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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 16:22

 

 

 

Le Président                                               

 

 

COMMUNIQUE  DE PRESSE

 

 

A partir de ce jour et partout dans le monde, y compris dans notre cher pays la République centrafricaine, la communauté musulmane dans son ensemble entame le mois de jeûne, le saint mois du Ramadan.

 

 Les évènements douloureux qui se déroulent dans notre pays depuis plus d’un an,  ont engendré et continuent d’engendrer des violences aveugles, dont sont d’abord victimes les enfants, les femmes et les vieillards. La situation est difficile, mais nous n’avons pas d’autre choix que de reconstruire notre vivre- ensemble, et surtout notre mieux vivre- ensemble.

 

C’est pourquoi au nom de notre Parti le MLPC, au nom de notre  Bureau Politique, et mon nom propre, je souhaite à tous mes frères et sœurs musulmans centrafricains et du monde entier,  un mois de recueillement et de prière le plus paisible possible, et une bonne santé malgré les épreuves physiques du jeûne, car dans toutes nos religions issues du Livre, Dieu est d’abord Amour.

 

"Réponds à la mauvaise action par l'action la meilleure." Le Saint Coran, XXXXI, 34.

 

Fait à Bangui, le 28 juin 2014

 

Le Président du MLPC

 

Martin ZIGUELE

Voeux de bon ramadan du Président du MLPC aux musulmans centrafricains et du monde entier
Voeux de bon ramadan du Président du MLPC aux musulmans centrafricains et du monde entier

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 15:19

 

 

 

 

30/06/14 (Le JDD)

 

La Centrafrique ne fait plus la Une des journaux mais la situation sur place reste très préoccupante, pour les Français comme pour les Africains. Les massacres des derniers jours en plein cœur du pays montre que la situation sécuritaire n'est toujours pas réglée, sept mois après le début de l'intervention militaire.

 

Les milices chrétiennes anti-balaka et les ex-rebelles musulmans de la Seleka continuent de s'entretuer. Un cycle de représailles qui semble sans fin, des horreurs que les forces armées françaises et africaines ne parviennent plus à empêcher. La France semble incapable de ramener le calme. Mais si cette crise est ethnique, sectaire et mafieuse, elle est avant tout politique. Et de ce point de vue , la France ne peut pas tout faire et tout décider.

 

La situation est telle que les forces françaises seront peut-être amenées à rester plus longtemps que prévu. Et il y a urgence, car au centre de l'Afrique, voir perdurer un non-état plongé dans une telle barbarie, ne peut que produire des métastases, le terrorisme se nourrissant de tout ce qui n'est pas sous contrôle.

 

http://www.lejdd.fr/International/Afrique/La-Centrafrique-es...

Lu pour vous : La Centrafrique est-elle encore au centre?

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 15:17

 

 

 

 

 

  le 30 juin 2014

 

La reine est donc nue. Publiquement déshabillée. Rarement une telle humiliation fut infligée au dirigeant d’un pays. La scène s’est déroulée le 27 juin dernier à Malabo, lors du sommet de l’Union africaine. Les chefs d’Etat membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) – Idriss Déby, Paul Biya, Denis Sassou-Nguesso, Ali Bongo et Teodoro Obiang – décident de consacrer une partie de leur précieux agenda à la crise centrafricaine. D’abord invitée à livrer un exposé de la situation dans son pays, la présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba-Panza, fut priée par ses pairs de quitter la salle de réunion. C’est donc assise dans un fauteuil, dans un couloir, à la manière d’un élève au piquet, que Catherine Samba-Panza aura attendu la fin de ces concertations des dirigeants de la CEEAC sur la situation en cours dans son pays. Les journalistes présents n’en ont pas cru leurs yeux.

 

Mais la présidente de la transition centrafricaine semble avoir survécu à cette humiliante épreuve. En effet, aucune déclaration de sa part, pour déplorer le traitement qui lui a été ainsi infligé par les chefs d’Etats de la CEEAC dont certains n’hésitent plus à rappeler devant les objectifs des caméras qu’ils sont devenus les principaux bailleurs de fonds d’une Centrafrique qu’ils portent à bout de bras depuis plusieurs mois. Visiblement excédés par le boulet centrafricain, affichant ouvertement leur mépris à l’égard de la présidente centrafricaine, ces dirigeants n’ont pas résisté à faire fi des codes diplomatiques et des usages protocolaires pour, au fond, souligner ce que l’on savait déjà : pourquoi associer à une réunion de chefs d’Etat, la représentante d’un Etat inexistant ? L’insolite image de Catherine Samba-Panza, esseulée dans un couloir à Malabo résume, à elle seule, la tragédie et l’interminable agonie de la Centrafrique…

 

Mais alors, quelle aura donc été l’issue de ce huis-clos des dirigeants de la CEEAC consacré à la situation centrafricaine ? 

 

L’objectif aura été de fixer une nouvelle « feuille de route » à la présidente Catherine Samba-Panza. Sommée d’appliquer ces recommandations, la dame de Bangui a donc pris acte, avec une docilité remarquée, de ces nouvelles recommandations, énoncées à la manière d’une mise en demeure. Et que lui recommande-t-on ? Quelles sont donc ces mesures aussi urgentes que lumineuses dont la mise en application devrait mettre fin au chaos centrafricain ? Principales recommandations : un remaniement du gouvernement, tenant compte d’une « large ouverture », notamment à la communauté musulmane du Nord de la Centrafrique. Autre « souhait » émis par ces parrains et syndics de faillite de la Centrafrique : l’organisation d’un « dialogue inclusif » entre tous les Centrafricains, y compris les ex-Seleka et les anti-balakas. La date de cette réunion qui devrait se tenir à Brazzaville n’est pas encore fixée… Premier commentaire d’un observateur présent à Malabo : « Tout ça pour ça ?… »

 

Cependant, au-delà l’apparente vacuité de cette « feuille de route » et, aussi, de son caractère injonctif, deux remarques s’imposent. 

 

En incitant l’exécutif transitoire centrafricain à mettre en place un gouvernement fondé sur des motifs confessionnels, les chefs d’Etat de la CEEAC ont-ils pris la mesure des conséquences d’une telle « recette » ? Alors même que l’on n’a cessé de souligner que les affrontements intercommunautaires n’étaient qu’une des manifestations, et non pas la source de la tragédie centrafricaine, une telle mesure, si elle venait à être appliquée, consacrerait définitivement « l’essence » religieuse de la crise en cours. Une manière, en somme, de travestir un peu plus la réalité, et donc, de différer la résolution d’une crise fondamentalement politique. Cette recette qui consiste à associer tous les protagonistes d’un conflit, au sein de gouvernements dits « d’union nationale », ou « d’ouverture » n’est pas nouvelle. Pire, elle s’apparente, depuis quelques années, à une méthode automatique et répétitive, sans cesse proposée, et toujours vouée aux pires issues.

 

Par ailleurs, à propos de la tenue annoncée d’un « dialogue inclusif entre tous les Centrafricains », 

 

cette question, irrésistible : a-t-on jamais vu la tenue d’un dialogue « exclusif » ? Plus sérieusement, que peut-on attendre d’un énième dialogue « inclusif » qui, comme chacun le sait déjà, ne servira, une fois encore, qu’à prolonger, un peu plus, les thérapies aléatoires et capricieuses qu’on assène à la Centrafrique ? Un dialogue qui réunirait, dit-on, les ex-Seleka et les anti-balakas… et tous les autres… En somme, une gigantesque foire où se côtoieraient des Centrafricains de bonne volonté et la noria d’assassins et autres coupe-jarrets assurés de leur impunité, à la faveur de ce rituel faussement réconciliateur… Que peut-on attendre de ces groupes devenus, au fil des mois, de véritables organisations criminelles, inaptes à énoncer les contours d’un projet politique, auto-exclus de l’espace politique ordinaire, prédateurs en quête d’un pouvoir sans responsabilité, dans le seul but de prolonger, avec une inquiétante jubilation, leur danse de fin du monde sur la dépouille d’un pays ?… On achève bien la Centrafrique… Dans la perspective du « dialogue inclusif », les anti-balakas ont commencé à envoyer des signaux, attestant de leur « unité », leur volonté de « participer à la vie politique », leur « désir de réconciliation avec les musulmans ». Le porte-parole des anti-balakas, le bien nommé Emotion Brice Namsio, se souvient, soudain : « Notre pays est un pays laïque. Les musulmans et les chrétiens vivaient depuis longtemps ensemble, dans la symbiose. Nous avons intérêt à ramener la paix ». Sinistre galéjade…

 

Les chefs d’Etat des pays membres de la CEEAC peuvent-ils croire, eux-mêmes, en la pertinence de la « feuille de route » produite à Malabo ? 

 

On n’ose le penser, sauf à admettre que ces dirigeants sont collectivement mus par un incommensurable cynisme ou un goût immodéré pour l’ordonnancement du désastre. A moins que cette feuille de route, par-delà sa confondante légèreté, ne soit que le cache-sexe d’un agenda non encore révélé. Probablement, un agenda « non inclusif », excluant les Centrafricains de toute décision concernant ce qui reste de leur pays.

 

Francis Laloupo

 

Union africaine – Centrafrique : L’agenda du naufrage par Francis Laloupo

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 15:16

 

 

 

 

 

30/06/14 (BFM TV)

 

La Centrafrique reste profondément meurtrie et n'est pas encore sortie du conflit inter-religieux, qui fait chaque jour de nouvelles victimes. Mais des bénévoles se mobilisent pour venir en aide aux civils. Le sommet de l'Union africaine, qui vient de se clore à Malabo, n'a pas révolutionné la situation terrible de la Centrafrique. La présidente de la transition, Catherine Samba Panza, a parlé de remaniement de son gouvernement. Est-ce bien de cela dont le pays a besoin? Les 2.000 soldats français, dans l'opération Sangaris, les 700 Européens de la Force européenne, et les 5000 soldats africains de la Force multinationale ne suffisent pas à faire régner l'ordre sur un territoire grand comme la France plus le Bénélux. Heureusement que la population n'y est que de 4,5 millions.

 

La catastrophe sécuritaire, dans laquelle des brigands, des milices locales, et des soldats du désespoir des deux camps se croisent, se battent, et surtout se livrent à des exactions, a fini par ressembler à du nettoyage confessionnel. Tous les jours, les musulmans fuient Bangui, et ceux qui restent dépendent de la protection de Sangaris, le temps de trouver une porte de sortie. Naguère les chrétiens et animistes se cachaient dans la forêt pour échapper aux forces musulmanes, dont une grande proportion de Tchadiens.

 

Des femmes se mobilisent en France

 

Cependant, la diaspora centrafricaine se mobilise en France, surtout sur les réseaux sociaux. Les sœurs Ducasse, Tiga et Cathie, sont liées au monde médiatique franco-africain, où l'on est plusieurs choses à la fois: mannequin, animatrice, réalisatrice, humanitaire. Tiga a même été chroniqueuse à TF1 pour l'émission "Les Enfants de la Télé". Elles animent "Coup de pouce des Anges", association créée pour secourir les enfants de RCA.

 

Réunies dans un festival humanitaire de rue dans l'est parisien ce 27-28-29 juin, avec leur mère notamment, les Ducasse ont rendu hommage à Camille Lepage, la photojournaliste assassinée dans la brousse centrafricaine. Et elles veulent lever des fonds pour acheter, et surtout livrer à bon port, des médicaments de première nécessité. "Il n'y a pas une famille qui ne soit endeuillée par cette guerre... Nous voulons apporter des médicaments et faire livrer des médicaments qui ne disparaîtraient pas à l'aéroport!" souligne Tiga.

 

Pour l'heure les chefs d'État africains parlent de "dialogue" entre factions, évoqué au sommet de Malabo. Mais pour le peuple centrafricain, le moment de vérité viendra lorsque les médicaments arriveront à l'aéroport de Bangui.

 

Harold Hyman

 

http://www.bfmtv.com/international/centrafrique-politiques-p...

Centrafrique: les politiques piétinent, les bénévoles s'activent

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 15:14

 

 

 

 

30/06/14 (APA)

 

Les musulmans de Centrafrique ont entamé ce dimanche, le mois de ramadan placé cette année sous le signe du « vivre-ensemble », a constaté APA.

 

L’Imam de la mosquée de Combattant, à Bangui, Oumar Kobine Layama, président de la communauté islamique de Centrafrique (CICA) a lancé un appel à la communauté musulmane et chrétienne l’invitant à l’apaisement et au pardon durant ce mois de jeun et de prières.

 

« Soyons persuadés que est le pardon est la seule porte de sortie de nos difficultés, de sortir le pays de cette crise et dans ce bon monde ainsi que le départ pour l’au-delà a-t-il dit. Pour le président de la CICA, le ramadan est « un mois de paix, de l’amour du prochain, du pardon, de repentance, de charité et d’entraide, de fraternité et de la cohésion ».

 

Il a exhorté les musulmans du pays a consacré ce mois béni à la purification des cœurs car selon lui « le meilleur parmi les pêcheurs est celui qui se repent ».

 

« Après tant de destructions, de violences et de non-respect des droits de l’homme, voici le moment propice pour tout espoir envers Dieu et toute confiance envers ses semblables de tout pardonner » a conclu l’Iman Kobine Layama.

Début du ramadan en RCA sous le signe du « vivre-ensemble »

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 15:08

 

 

 

Le sommet de l'UA a fixé la feuille de route pour la Centrafrique

 

28/06/14(RFI )

 

Le sommet de l'Union africaine s'est terminé ce vendredi 27 juin. L'agriculture et les enjeux sécuritaires ont été au coeur des débats. Mais le sommet a été surtout marqué par une réunion en marge qui a rassemblé les chefs d'Etat d'Afrique centrale à propos de la situation en Centrafrique.

 

Outre le président Idriss Déby, le Camerounais Paul Biya, le Congolais Denis Sassou-Nguesso, le Gabonais Ali Bongo ainsi que l'hôte de la réunion, le président de la Guinée équatoriale Teodoro Obiang, ont participé à cette réunion à laquelle a aussi pris part la présidente de la transition centrafricaine Catherine Samba-Panza. Six mois après son élection, celle-ci a reçu une nouvelle fois le soutien de ses pays voisins, mais un soutien assorti de certaines conditions.

 

« Je suis une femme de combat. Je ne suis pas femme à démissionner », a confié hors micro la présidente de transition centrafricaine. « Nous soutenons sans réserves Madame Catherine Samba-Panza », a lancé de son côté le secrétaire-général de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale, le Tchadien Ahmat Allami.

 

De fait, dans leur communiqué final, les chefs d'Etat ont réitéré leur soutien à la présidente de la transition, mais ils ont aussitôt ajouté qu'ils prenaient acte de sa volonté de remanier son gouvernement. C'est une façon à peine voilée de faire savoir à leur interlocutrice qu'ils l'invitaient très fortement à ouvrir largement son futur gouvernement à la communauté musulmane du nord de la Centrafrique.

 

Au début de la réunion, les présidents de la sous-région ont écouté un exposé de Catherine Samba-Panza. Celle-ci a reconnu des « insuffisances ».

 

Puis ils l'ont invité à sortir de la salle et se sont concertés entre eux. A la fin, ils l'ont rappelée pour lui dire qu'ils souhaitaient que tous les Centrafricains, y compris les ex-Seleka et les anti-balakas se retrouvent prochainement dans un grand forum, à Brazzaville, à une date qui reste à déterminer.

 

A Bangui,les anti-balakas affichent leurs bonnes résolutions

 

Les anti-balakas ont tenu ce vendredi une réunion destinée à prouver qu'ils avaient retrouvé leur unité. Sébastien Wenezoui et Patrice Edouard Ngaissona, les deux chefs qui s'étaient divisés en mai, ont présenté aux commandants de zone de l'intérieur du pays, mais aussi aux représentants des autorités et de la communauté internationale, la nouvelle organisation de leur mouvement.

 

Au cours de la réunion d'hier, les chefs anti-balakas ont officialisés leur volonté de s'organiser et de parler d'une seule voix. Ils ont également réaffirmé leur désir de réconciliation avec les musulmans qu'ils avaient longtemps pris pour cible.

 

« Notre pays est un pays laïque. Les musulmans et les chrétiens vivaient depuis longtemps ensemble, dans la symbiose. Nous avons intérêt à ramener la paix », lance Emotion Brice Namsio, porte-parole du nouveau bureau.

 

Pour le chef du gouvernement centrafricain, André Nzapayéké, cette clarification des interlocuteurs est en soi une bonne chose pour le processus de dialogue : « en ma qualité de Premier ministre, je suis encouragé de voir que ces gens ont enfin compris qu'il faut vraiment calmer le jeu, et s'ils réussissent à s'entendre entre eux, je pense que l'on pourra enfin ouvrir un dialogue politique. »

 

La réorganisation des anti-balakas intervient alors qu'une première médiation entre séléka et anti-balakas avance progressivement sous l'impulsion d'une ONG centrafricaine. Le Premier ministre, lui, a indiqué à RFI sa volonté de faire en sorte que le dialogue s'accélère dans les semaines qui viennent pour que les machettes repartent dans les champs et servent à l'agriculture.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140627-le-sommet-ua-fixe-feuille...

 

 

 

Centrafrique : feu vert des dirigeants de la CEEAC pour un nouveau gouvernement de transition

 

MALABO, 28/06/14 (Xinhua) -- Annoncé depuis plus d'un mois par les rumeurs, un nouveau gouvernement est en voie d'être formé en République centrafricaine (RCA) à l'initiative de la présidente de transition Catherine Samba-Panza, à en croire un communiqué de presse publié à l'issue d'un sommet de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) vendredi à Malabo.

 

Pour la première fois depuis son élection par le Conseil nationale de transition (CNT, Parlement provisoire en plus depuis un an) suite à la démission forcée sous la pression de ceux-ci et de la France le 10 janvier de Michel Djotodia porté au pouvoir par son ex-coalition rebelle de la Séléka en mars 2013, Mme Samba-Panza a pris part à un sommet réunissant la quasi-totalité des dirigeants de cette région.

 

Après un exposé "sur la situation politique, sécuritaire et humanitaire" dans son pays, ces leaders sous l'instigation du Tchadien Idriss Deby Itno, président en exercice de la CEEAC, ont annoncé lui avoir "réitéré leur soutien dans l'accomplissement de sa mission pour la reconstruction de son pays. Ils ont par ailleurs pris acte de sa volonté de remanier son gouvernement", souligne le communiqué de presse remis à Xinhua.

 

Ancienne maire nommée de Bangui, Catherine Samba-Panza forme en ce moment la tête de l'exécutif intérimaire centrafricain avec le Premier ministre du gouvernement d'union nationale André Nzapayéké, précédemment vice-président de la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC) à Brazzaville, élu comme elle par le CNT, sur la base de l'accord de Libreville du 11 janvier 2013.

 

C'est le remplaçant de Nicolas Tiangaye, également débarqué au même titre que Michel Djotodia à cause de son incapacité à faire baisser les tensions interreligeuses et intercommunautaires en RCA entre les ex-rebelles de la Séléka à dominante musulmane et les milices d'autodéfense chrétiennes anti-Balakas (anti-machettes) fidèles au président déchu François Bozizé.

 

Irritée par les blocages dans la mise en œuvre du processus censé aboutir à la tenue d'élections démocratiques pour la désignation d'un nouveau chef de l'Etat en février 2015, la présidente de transition s'est montrée impatiente à former un nouveau gouvernement. Le communiqué de presse n'indique cependant pas si un nouveau Premier ministre sera nommé en remplacement de Nzapayéké.

 

Au cours de leur rencontre tenue en marge du 23e sommet de l'Union africaine (UA), les dirigeants de la CEEAC se sont aussi inquiétés de la poursuite des exactions et ont recommandé à "l'ensemble des groupes armés, les forces politico-militaires et la classe politique centrafricaine à cesser toute forme de violence" et "à s'engager dans une recherche de solution pacifique et politique pour sortir leur pays de la crise", indique le communiqué de presse.

 

Prenaient part à ce sommet, outre le président tchadien, ses homologues équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, camerounais Paul Biya, congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur de cette crise, gabonais Ali Bongo Ondimba, sao-toméen Manuel Pinto da Costa et le vice-président angolais Manuel Domingos Vicente.

 

Le secrétaire général de la CEEAC, Ahmad Allam-Mi, était aussi présent, avec les représentants spéciaux du secrétaire général de l'ONU et de la présidente de la Commission de l'UA en RCA, le général Babacar Gaye, et son collègue le général Jean-Marie Michel Mokoko.

 

 

La présidente Samba Panza, figurante dans la crise centrafricaine

 

27/06/14 (AFP)

 

Incapable d'enrayer les violences depuis son arrivée au pouvoir, obligée de quémander des soutien financiers extérieurs, la présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza joue un rôle de figuration quand les voisins de la région décident de l'avenir de son pays.

 

L'image perle d'elle-même: alors que les chefs d'Etats et de gouvernement sont réunis vendredi à huis clos en marge du sommet de l'Union africaine (UA) de Malabo pour parler de la crise centrafricaine, Mme Samba Panza patiente en pianotant sur sa tablette, assise dans un large fauteuil de velours rouge, dans un couloir ouvert au public près de la salle de réunion.

 

Tous les patrons de l'Afrique centrale étaient là: le Tchadien Idriss Déby Itno, le Congolais Denis Sassou Nguesso - qui est aussi médiateur international de la crise centrafricaine - l'Equato-guinéen Obiang Nguema Basogo, le Gabonais Ali Bongo Ondimba. Fait rare, même le président camerounais Paul Biya, qui se déplace très peu, avait répondu présent.

 

Et, en l'absence de la principale intéressée, ils se sont dits "préoccupés" face à l'enlisement du conflit, tout en appelant fermement les autorités de transition à instaurer un vrai dialogue entre les groupes armés qui dévastent le pays.

 

Depuis son arrivée au pouvoir en février, la présidente, sans police ni armée, s'est montrée tout aussi impuissante à réconcilier anti-balaka et ex-Séléka qu'à s'imposer face aux chefs d'Etat voisins comme le Tchad et le Congo, au pouvoir depuis des années. Et d'autant plus influents que leur soutien financier est crucial pour maintenir la Centrafrique à flot, ne serait-ce que pour payer les salaires de ses fonctionnaires.

 

A propos d'un éventuel remaniement à venir, le président Biya a assuré qu'ils n'étaient "pas entrés dans ces détails, c'est aux Centrafricains eux-même de décider s'ils veulent un nouveau Premier ministre".

 

Certes, la présidente a été invitée à présenter sa feuille de route au début de la rencontre avec ses pairs d'Afrique centrale, alors que son pays est suspendu de l'UA depuis le début de la crise en 2013. Mais les échanges se sont arrêtés là. Et aussitôt après, elle a quitté la salle pour laisser les chefs d'Etat et de gouvernement discuter entre eux..

 

 

 

Centrafrique: "la situation s'enlise" selon le président tchadien

 

27/06/14 (AFP)

 

Le président tchadien Idriss Déby Itno a jugé vendredi que "la situation s'enlisait" en Centrafrique, lors d'une réunion des dirigeants de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC), en marge du sommet de l'Union africaine (UA) à Malabo vendredi.

 

"La situation s'enlise malgré les efforts de la CEEAC", a déclaré le président Déby à l'ouverture de la réunion, à laquelle était conviée la présidente de transition centrafricaine Catherine Samba Panza, dont le pays est suspendu de l'UA depuis le début de la crise en 2013.

 

Le chef de l'Etat tchadien a souligné la "nécessité d'instaurer un dialogue franc et sincère" entre toutes les parties au conflit centrafricain.

 

La présidente Samba Panza, qui s'est exprimée en début de la réunion, a ensuite quitté la salle. Ses pairs se sont entretenus pendant plus d'une heure, tandis qu'elle attendait dans les couloirs du palais des Congrès de Malabo.

 

Etaient notamment présents le Camerounais Paul Biya, le Gabonais Ali Bongo et le Congolais Denis Sassou Nguesso, ainsi que le président en exercice de l'UA, le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.

 

Ils ont examiné "les problèmes auxquels la transition est confrontée: les questions humanitaires, la question des groupes armés qui déchirent le pays voire (le) menacent de partition", a ajouté M. Déby à l'issue du huis-clos.

 

"Nous estimons que il est temps vraiment de taper très fort pour que la paix revienne", a-t-il affirmé, en "prenant des décisions fortes".

 

Interrogé sur un éventuel retour du contingent tchadien dans la force africaine Misca engagée en Centrafrique, et dont il avait décidé le retrait en avril, Idriss Déby a assuré que "le problème n'a pas été posé".

 

Le Tchad, qui influence la politique centrafricaine depuis des années, a joué un rôle majeur dans cette crise, et faisait partie des plus gros contributeurs de la Misca jusqu'à son retrait.

 

Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka, la Centrafrique vit une crise sans précédent marquée par de terribles violences interconfessionnelles. Les exactions des groupes armés contre les civils ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

Rien que depuis lundi, près de 70 personnes ont été tuées et une centaine blessées dans le centre de la Centrafrique, dans des affrontements entre miliciens chrétiens anti-balaka et ex-rebelles Séléka, majoritairement musulmans, selon la Misca.

Centrafrique : feu vert des dirigeants de la CEEAC pour un nouveau gouvernement de transition

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 12:52

 

 

 

 

 

27/06/14 (RFI)

 

Depuis longtemps, les autorités de transition et les diplomates internationaux déplorent de ne pas avoir d'interlocuteurs fiables au sein du mouvement centrafricain des anti-balaka. La Seleka, de son côté, a mis en place une structure hiérarchisée, un état-major regroupant les différents chefs de guerre, et s'apprête à se doter d'une véritable aile politique. C'est maintenant aux anti-balaka de tenter d'unifier leurs voix. Ils se réunissent ce vendredi 27 juin à Bangui pour accorder leurs violons sur leur stratégie.

 

La scission au mois de mai entre les anti-balaka du 4e arrondissement conduits par Edouard Patrice Ngaïssona et ceux du sud-ouest de Bangui, emmenés par Sebastien Wenezoui, semble oubliée. Les deux hommes se sont mis d'accord il y a quelques jours. Ngaïssona sera le coordinateur national et Wenezoui, son adjoint.

 

C'est donc pour enterrer solennellement la hache de guerre que cette réunion a été organisée par deux ONG centrafricaines, Pareto et Mouda. Les deux chefs souhaitent même aller plus loin pour « montrer au monde qu'ils ne sont pas des bandits et qu'ils sont déterminés à aller vers la paix et la réconciliation », explique-t-on au sein de l'ONG Pareto.

 

Mise ne place d’une plate-forme de réflexion

 

Les commandants de zone, les comzones, anti-balaka venus de tout le pays ou presque, sont attendus à Bangui. « Le but, c'est aussi de discuter avec les comzones pour voir comment ils doivent se comporter avec les forces internationales et avec les autorités de transition, explique Sebastien Wenezoui. On prévoit aussi de mettre en place une plate-forme de réflexion pour orienter nos actions en faveur de la paix ».

 

Par ailleurs, la semaine dernière, toujours sous l'égide de Pareto, une rencontre entre des cadres Seleka et anti-balaka a eu lieu à Bangui pour amorcer des discussions entre les deux groupes ennemis.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140626-rca-bangui-anti-balaka-un...

 

RCA: à Bangui, les anti-balaka unifient et organisent leur mouvement
RCA: à Bangui, les anti-balaka unifient et organisent leur mouvement

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 12:51

 

 

 

 

 

27/06/14 (APA)

 

Les 113 soldats des Forces Armées Centrafricaines de la Force Tripartite Tchad-RCA-Soudan vont quitter Birao, ce jeudi à destination d’Amdafock au Soudan pour attendre l’ordre de Bangui.

 

Ce départ intervient à cinq jours de la fin de l’ultimatum lancé par une rébellion en gestation à Birao à l’endroit du contingent centrafricain.

 

« Nous avons constaté la présence des généraux et colonels de l’ex coalition séléka tels que Mahamat Adam Nourredine, Arda, Abrass et autres » a rapporté un élément des FACA joint au téléphone.

 

Selon cette source, les rebelles, armes en main ont jalonné la route que « nous allons prendre pour sortir de Birao »

 

« Ce déplacement est rendu possible grâce aux véhicules de transport des troupes soudanaises affrétés pour la circonstance» s’est –il réjoui.

 

Cependant à Bangui, aucune déclaration officielle n’a été faite sur cette affaire.

Départ de Birao du Contingent Centrafricain de la force tripartite Tchad-RCA-Soudan

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 12:50

 

 

 

 

 

MALABO, 27/06/14 (Xinhua) -- Un sommet de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) sur la crise en République centrafricaine (RCA) aura lieu vendredi sous la conduite de son président en exercice, le Tchadien Idris Deby Itno, en marge du 23e sommet de l'Union africaine (UA) organisé à Malabo en Guinée équatoriale, a appris Xinhua d'une source interne à cette organisation.

 

Avec la participation d'une quarantaine de chefs d'Etat, le sommet de l'UA se tient sans la présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, à cause de la suspension de son pays de l'organisation panafricaine après la prise du pouvoir le 24 mars 2013 à Bangui de Michel Djotodia, leader de l'ex-coalition rebelle de la Séléka contraint à la démission lui-même en janvier dernier.

 

Mais cette crise marquée par la persistance des violences à l'origine de la mise en retrait forcée de Djotodia sous la pression des chefs d'Etat de la CEEAC et de la France, constitue l'un des sujets des discussions des participants au rendez-vous de la capitale équato-guinéenne officiellement consacré à l'agriculture et à la sécurité alimentaire en Afrique.

 

"Evidemment, la situation est très difficile. Même si sur le plan sécuritaire propre la MISCA (Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine, NDLR) a quand même fait un travail remarquable avec peu de moyens, parce qu'il faut noter qu'il y a eu une pression extraordinaire juste pour transformer la mission des Nations Unies", a souligné à Xinhua le commissaire à la paix et la sécurité de l'UA, Smaïl Chergui.

 

Opérationnelle depuis le 19 décembre 2013 en remplacement de la Force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC) est une force autorisée par une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU. Composée de plus de 6.000 hommes issus essentiellement de cette région, elle se prépare à passer le relais dès le 15 septembre à une mission de maintien de la paix de 12.000 hommes de l'organisation mondiale.

 

Pour le commissaire Smaïl Chergui, "une fois que la résolution est passée, plus personne ne pensait nous aider. On demande des choses extraordinaires à la force de l'Union africaine, mais personne ne pense nous aider. Il n'y a que les Etats-Unis qui continuent à nous fournir des moyens roulants et l'Union européenne qui paie les salaires. Mais on n'a pas eu d'aide supplémentaire pour faire mieux."

 

Par souci de solidarité envers la RCA, la CEEAC fournie également à ce pays une aide financière servant au paiement des fonctionnaires. "D'autres font des déclarations comme si c'était eux qui paient les salaires. Mais c'est en fait les pays d'Afrique centrale qui paient les salaires pour stabiliser et permettre une reconstitution du tissu social dans ce pays qui a été ébranlé par ce conflit interreligieux", confirme le diplomate africain.

 

A l'exception de José Eduardo dos Santos d'Angola et de Joseph Kabila de la République démocratique du Congo (RDC), tous les chefs d'Etat de la CEEAC ont répondu présent au 23e sommet de l'UA qui s'achève vendredi avec comme l'une des premières activités de cette journée le sommet convoqué par le président tchadien, comme en juillet 2013 et en janvier dernier à Addis-Abeba en Ethiopie.

Centrafrique : un sommet de la CEEAC vendredi à Malabo en marge du 23e sommet de l'UA

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 01:58

 

 

 

 

 

26/06/14(Organisation de la presse africaine (OPA) 

 

BANGUI (© APO) - Le PNUD, en partenariat avec le Fonds pour la consolidation de la paix et la Banque mondiale, a pris des mesures pour réhabiliter un système de paiement pour les fonctionnaires de la République centrafricaine.

 

Dans le cadre de ses efforts pour réhabiliter et soutenir les services gouvernementaux à Bangui, le PNUD a transféré à la Banque des Etats de l’Afrique centrale la moitié d’une somme totale de 4,6 millions de dollars en provenance du Fonds de consolidation de la paix des Nations Unies, qui couvriront les salaires de 3 417 policiers et gendarmes pour les mois de mai à août. La Banque mondiale sera chargée de payer les salaires du reste de la fonction publique.

 

La violence sectaire en République centrafricaine, qui s’est accompagnée d’un effondrement complet de la sécurité, de l’autorité de l’État et de la primauté du droit, a entraîné des milliers de morts, forcé des centaines de milliers de personnes à fuir et créé une crise humanitaire en plein essor.

 

« Si la police n’a pas de système de paiement adéquat, il est peu probable qu’elle aidera au maintien de l’ordre et à faire appliquer la loi. Dans la situation actuelle, qui est extrêmement volatile, s’assurer qu’ils reçoivent un salaire est un bon début, » a déclaré Aurelien Agbenonci, Représentant résident du PNUD en République centrafricaine.

 

Les paiements sont effectués par le biais d’un fonds fiduciaire multipartenaires géré par le PNUD, à la suite d’un exercice de vérification mené conjointement par le PNUD avec la Banque mondiale en mai 2014, qui a produit une liste de 20 000 fonctionnaires agréés.

 

Les gendarmes et policiers patrouillent les rues de Bangui avec la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) et les troupes françaises de la Sangaris, aidant à rétablir l’ordre et à faire appliquer la loi dans les rues de la capitale.

 

Cet effort fait suite à l’appel du Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, en février, qui exhortait à stabiliser la situation sécuritaire en Centrafrique par le biais d’un soutien financer visant à aider le nouveau gouvernement de transition à jeter les bases de la restauration du secteur de la justice et de la réconciliation.

 

La Commission de consolidation de la paix des Nations Unies a également souligné l’importance pour l’ONU d’aider le gouvernement de transition à rétablir la loi et l’ordre civil de manière rapide.

 

En mai, le Premier ministre s’est félicité du lancement du nouveau système, affirmant qu’il avait été « dicté par la nécessité de respecter les règles élémentaires de bonne gouvernance. »

 

Des formations sur le terrain devront avoir lieu à l’automne de 2014, renforçant les capacités des agents de police et de gendarmerie à enquêter et à poursuivre les crimes en collaboration avec la branche judiciaire. Ces formations s’ajouteront au soutien matériel déjà fourni par le PNUD et le Fonds pour la consolidation de la paix, y compris les véhicules fournis pour les patrouilles conjointes au sein de la capitale.

 

Le PNUD appuie le rétablissement des services publics essentiels en République centrafricaine

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