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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 19:39

 

 

 

 

 

Bokassa-et-Bozize.JPG

 

On distingue ici derrière l'ex-empereur, n° 3 en uniforme militaire, un certain François Bozizé, Georges Bokassa en ° 2 et le général Mayomokola à gauche de Bokassa

 

 

 

DE BOKASSA A BOZIZE : Vive l’Empire

 


« LE CHIEN EST PARTI, IL RESTE LES CHIOTS »  Inscription sur une pancarte des manifestants devant le monument  Boganda, Bangui 20 Septembre 1979

 

Détours de l’histoire


 Construit par la société yougoslave Energoproject dans la dynamique de la victoire des fauves au Championnat d’Afrique de Basket-Ball de 1974, inspiré par François Pehoua, le stade omnisport de Bangui n’abrita jamais  de compétition sportive majeure.


Confisqué  indûment pour les pitreries  de l’autocouronnement du 04 décembre 1977, il devint, aux lendemains de « l’opération Barracuda », pour nombre de Banguissois, un défouloir comme pour dire enfin ce qu’ils pensent de ce qui fut appelé « la bouffonnerie du siècle. »


De 1979 à 2012, le squelette de l’édifice en déshérence, subit les outrages du temps et des maraudeurs. 


C’est à la faveur du tournoi qualificatif de la zone 4 pour l’Afrobasket 2013,  qu’il fut rénové et renoua avec sa destination originelle. (1)


Ye so ala lingbi ti inga (2)


D’où vient cette idée saugrenue de baptiser ce monument dédié à la jeunesse « omnisport Jean Bedel Bokassa »(3) ? Celui-là, en guise de modèle ?


Ses forfaits sont pourtant légion.


Citons celui rapporté par Didier Bigo : «Tout au long des quatorze ans, nous n'assisterons pas à une militarisation des rapports sociaux, mais, tout au contraire à une [civilisation de l'armée] : celle-ci n'ayant plus aucun rôle, aucune fonction, sinon celle de main-d’œuvre corvéable à merci pour les plantations personnelles de Bokassa à Béréngo.


Seulement dans le cas Centrafricain, le procès nous a appris, par l'intermédiaire de Moyama Clément, intendant militaire, que Bokassa avait pris une série de décisions intégrant nombres des membres de sa famille dans les forces armées Centrafricaines. Cela va des nourrissons jusqu'aux grands garçons, en passant par des sœurs ou des tantes, comme il l'a reconnu dans un fou rire. Ainsi, certains nourrissons, nommés immédiatement soldats de deuxième classe, devenaient caporaux-chefs à l'âge de quatre ans, et étaient payés en conséquence, soit, pour la famille, près de quatre millions de FCFA... »(4) Modèle de probité ?


L’odieux assassinat des bébés, les jumeaux MEYA. Amour de la jeunesse centrafricaine ? Dans un de ses discours, il leur garantissait la mort : « mon gnon mènè mbi kè gnon ; …yè ti guangou àkè wara ala, dondo mama ti ala na asoviétique ni, tongana ala gui mbi, mbi yéké ti na ndo ti ala  etc. ». (5). Ces événements ne sont donc pas le produit d’un dérapage.

 

Partout, dans le périmètre du complexe omnisport, veille la mémoire des Martyrs : lycée, avenue, stèle nous rappellent leur sacrifice. Voici que  leur bourreau est convoqué à se fondre au milieu du cercle des Innocents, ceux qui, dans un élan vaillant ont brisé la tyrannie, sa tyrannie !

 

Bokassa a été jugé et condamné de manière équitable au moment où ses équivalents européens, les époux Ceausescu, eux, l’étaient de manière expéditive avec une exécution sommaire à la clé.

Bokassa a été jugé et condamné. Seul. Ainsi en avait été décidé par la justice centrafricaine. La roumaine a choisi un chemin différent.

Soit.

La décision est définitive. Elle a l’autorité de la chose jugée et n’a fait l’objet d’aucun recours, ni en cassation, ni en révision. Elle fait partie du patrimoine historique centrafricain, africain et mondial.

 

 Le pire qui puisse à présent arriver est que Bozizé se prenne pour un vrai chef d’état (6)


Célébrer un criminel, le vanter,  revient, in fine,  à faire l’apologie de ses crimes. Impensable pour le gouvernement de la République ! C’est comme si l’Allemagne de Merkel réhabilitait Hilter. Que le Tchad de Dédy-Itno réhabilitait Habré ou l’Ouganda de Museveni, Amin Dada.

 

Nous avions entendu sur les ondes de France 2, le 23 janvier 2011 ces propos singuliers (7) :


« On l’a réhabilité pour essayer de faire la propreté dans nos pensées…pour donner l’idée de réconciliation nationale. » 


« …La propreté dans nos pensées… » ? Comme si le linceul blanc des innocents n’était pas maculé de sang, du sang  de couleur rouge comme celui du drapeau centrafricain, symbole de celui de nos ancêtres «Longtemps soumis, longtemps brimé par tous»!

 

« L’idée de réconciliation nationale » ? Tout pour Bokassa, rien pour les victimes. Une réconciliation de dupes. Les Banza, Mbongo, Mandaba, Kengueleoua, Obrou, Meya, Maleyambo, Dejean, Izamo, Mounoumbaye, etc.  Leurs ayant-droit, les Dondra, la liste est longue, extra-longue.

 

 Le « Réhabilitateur-en-Chef » devrait avoir le courage de ses actes et mener son raisonnement à terme. Par Le décret du 30 novembre 2010, Jean Bedel Bokassa est réhabilité et rétabli dans tous ses droits. Le plus grand de ceux-ci est le statut d’Empereur. En conséquence il  y aura lieu de restaurer la Constitution Impériale du 4 décembre 1976.

L’empire restauré, un Bokassa sera remis sur le trône à Béréngo et le « Réhabilitateur-en-Chef » deviendrait ainsi Président du Gouvernement à Bangui et… le rester ad vitam-aeternam. Pour lui, plus de souci de modification constitutionnelle.


S’il en reste qu’un, je serais celui-là  (8)


Pour lors, je me suis juré de ne pas mettre le pied dans le complexe omnisport tant qu’il portera le nom de ce criminel.

Ce lieu pourrait simplement se dénommer : « Complexe omnisport de Bangui » comme le fut le Stade Olympique en son temps avant de devenir Stade Barthelemy Boganda ou encore le « Stade Municipal ».

J’invite tous les centrafricains à en faire de même malgré notre passion pour le sport, pour nos sportifs et notre amour pour notre pays.

 

Prenons exemple sur ce jeune ingénieur de l’époque, Pockomandji SONY, dont la bravoure a traversé les âges et le temps pour arriver à nous aujourd’hui et qui avait refusé de participer à une compétition dans l’enceinte de ce gymnase à Bangui car il avait servi de salle de tribunal dans l’affaire Obrou (9).

 

En réaction, Bokassa lui avait intenté un procès cousu de fil blanc sous le fumeux prétexte de trahison. Il comparut devant un tribunal militaire dont le procureur  était l’actuel général Yangongo.

 

J’exhorte les Centrafricains non seulement à boycotter le Complexe Omnisport Jean Bedel Bokassa mais aussi à faire barrage à l’autre projet immonde qui dort dans les tiroirs du « Réhabilitateur-en-Chef » qui est celui de dénommer l’Université de Bangui du nom de…Jean Bedel Bokassa alors que la précédente administration universitaire avait évoqué celui d’Abel GOUMBA, retoqué par le « Réhabilitateur-en-Chef ».


Soyons sur nos gardes : « LE CHIEN EST PARTI, IL RESTE LES CHIOTS », l’empire n’a pas été renversé le 20 septembre 1979 (10).

 

 

 

Clément DE BOUTET-M’BAMBA

 

 


 

1 : à l’occasion de cette rénovation expresse, j’avais publié un communiqué pour féliciter le bureau de la FCBB pour cet exploit et ai appelé à ce que cette rénovation soit poursuivie après le tournoi.

2 : Ce que vous devez savoir en Opposition à « Ce que nous devons savoir » émission Radiophonique à la réputation sulfureuse. « Le vous devez savoir » est ici adressé à ceux qui ont pris cette abjecte décision.

3 : in Le Confident n° 3088 du 12.11.12.

4 : in Pouvoir et Obéissance en Centrafrique, Didier Bigo, Editions Karthala-Mai 1989, ISBN : 2-86537-213-8, Page 83.

5 : Extrait d’un discours prononcé par Jean Bedel Bokassa lors des évènements de Janvier et Avril 1979 : http://www.youtube.com/watch?v=UQiJl7e2hfU 

Ø  « mon gnon mènè mbi kè gnon » : Tu bois du sang, je boirai du sang et qui peut aussi être traduit par : si tu veux du sang, tu auras du sang ;

Ø  «  tongana ala gui mbi, mbi yéké ti na ndo ti ala » : Si vous me provoquer, je vais me déchaîner, me défouler sur vous.

Ø  «yè ti guangou àkè wara ala » : Ma (la) Riposte sera rude ;

Ø  « dondo mama ti ala na asoviétique ni.. » : Grossièreté que je me refuse de traduire car relative à la femme. Celle-ci est considérée comme une insulte au sommet de la pyramide des insanités.

6 : Editorial de Francis Laloupo, Afrique-Asie n°136, avril 2003.

7 : Propos tenus à Bangui  le 23.01.11 alors qu’il s’apprêtait à voter et diffuser par la chaîne de télévision française France 2 dans le cadre de l’émission « Complément d’enquête : Nos amis les dictateurs : La Nostalgie Bokassa ». Paris 14 février 2011.

8 : Sous-titre emprunté à « Ultima verba » in Les Châtiments, Victor Hugo.

9 : le 3 février 1976, alors qu’il s’apprête à embarquer de l’aéroport de Bangui pour Ndélé, Jean Bedel Bokassa est victime d’une tentative de coup-d ‘état sur initiative du Commandant Fidèle Obrou. Cette tentative échoua. Puis un procès expéditif est organisé et une condamnation à mort suivit de l’exécution est prononcée pour :


Ø  Fidèle Obrou,

Ø  Martin Meya

Ø  Robert Zatao

Ø  Barthélémy Gandjia

Ø  Pierre Faustin Maleyombo

Ø  François Kossi

Ø  N’diaye Moussa

Ø  Marc Antoine Caldo


10 : « J’ai pris la décision de rétablir la République Centrafricaine et de vous appeler officiellement à vous unir à moi pour renverser la monarchie de Bokassa » David Dacko, Bangui 20 septembre 1979.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 16:46

 

 

 

 

 

carte-ndele.jpg


 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 15 Novembre 2012 14:34

 

3 morts et 2 blessés côté centrafricain, 2 blessés dans le rang des tchadiens et 1 côté  soudanais. C’est le bilan d’un incident survenu à Birao (nord) dans la nuit du 14 au 15 novembre 2012 à la base militaire de la force tripartite République Centrafricaine, Tchad, Soudan. Il s’agit des représailles des éléments du contingent tchadien sur leurs frères d’armes centrafricains.


Dans les faits, a rapporté le correspondant de Radio Ndeke Luka, un soldat tchadien ivre, après qu’il ait regagné tard le camp militaire en question s’est blessé par maladresse avec sa propre arme.  Sans aucune vérification, les autres soldats tchadiens présents à la base, ont systématiquement ouvert le feu sur les FACA tuant 3 d’entre eux prétextant que ce sont ces éléments centrafricains qui ont tiré sur l’un des leurs. Du coup, des armes de tous calibres ont crépité toute la nuit.


Des tirs qui ont encore retenti dans la matinée de ce jeudi contraignant certains habitants  à se terrer chez eux, et d’autres à  s’enfuir dans la brousse, à la suite de ceux qui avaient fui la veille, a ajouté le correspondant.


Face à cette situation, une réunion de crise a été convoquée d’urgence par les autorités locales pour rétablir le calme et rassurer ceux qui ont pris la fuite de regagner leur domicile.


Des folles rumeurs sur une éventuelle attaque de la ville de Birao par les ex-rebelles de l’Union des forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) sont signalées ces derniers temps.

 


 

NDLR : C’est une situation totalement inadmissible que des soldats centrafricains en mission de sécurisation de la zone frontalière se fassent abattre ainsi comme des lapins par ceux du Tchad affectés à la même mission. Si le président Déby a retiré ses soldats qu’il a mis à la disposition de Bozizé depuis son coup d’Etat de 2003 c’est précisément en raison de leur régulière implication dans des provocations et rixes qui entraînent souvent la mort de gendarmes ou militaires centrafricains. Bozizé doit prendre ses responsabilités. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 00:47

 

 

 

Bozizé seul

 

 

 

Le président centrafricain François Bozizé avait promis un dialogue avec l'opposition qui tarde à venir.

 

RFI mercredi 14 novembre 2012


En République centrafricaine, l’opposition demande l’ouverture d’un dialogue avec le pouvoir, suite à une rencontre organisée le 15 mai entre le président François Bozizé et les chefs des partis de l’opposition, lorsque le chef de l'Etat avait annoncé l’ouverture d’un dialogue franc et individuel avec eux.


Il y a six mois, le président François Bozizé proposait aux partis politiques de dialoguer avec lui. Mais depuis, aucune invitation officielle n’est venue de la présidence. Aujourd’hui, l’opposition réclame l’ouverture du dialogue.


« Le 15 mai 2012, le général François Bozizé avait annoncé la tenue d’un dialogue politique inter-centrafricain. Malheureusement, ce dialogue tarde à venir et c’est la raison pour laquelle toutes les forces de l’opposition démocratiques se sont réunies pour exiger la tenue de ce dialogue dans les meilleurs délais. Il faudrait que tout le monde se retrouve autour d’une table pour débattre des questions d’intérêt national », plaide Maître Nicolas Tiangaye, le coordonnateur du Front pour l'annulation et la reprise des élections 2011 (FARE-2011), une plateforme de l’opposition.


Pendant ce temps, certains partis politiques, membres de l’opposition, affirment avoir déjà été reçus par le président Bozizé. Mais pour Maître Nicolas Tiangaye, les véritables problèmes du pays n’avaient pas été abordés, d’où cette urgence. « Sur le plan sécuritaire, notre pays est confronté à de véritables défis, affirme-t-il. Il y a les rébellions étrangères qui sont encore sur le territoire national, sans parler d’autres rébellions qui sont en train de naître. Sur le plan économique, Doing Business vient de classer la RCA comme le dernier pays au monde en termes de climat des affaires ».


Pour l’instant, le pouvoir en place n’a pas encore répondu à cette exigence de l’opposition. Le dialogue est rompu depuis les élections présidentielles et législatives de 2011, l’opposition contestant toujours la victoire du président Bozizé.

 

 

 

 

NDLR : Bozizé traîne encore les pieds parce que sans doute ses gourous béninois ne lui ont pas encore donné le top départ de ce dialogue politique inter-centrafricain que la communauté internationale demande aussi de façon pressante.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 00:28

 

 

 

 

Sekouba-Konate-et-ITNO.png

 

Sékouba Konaté et Idriss Déby

 

 

milttchadien.jpg

  

 

Jeuneafrique.com


Exclusif. Après des mois d’hésitation, le chef de l’État tchadien, Idriss déby Itno, a décidé d’engager ses troupes au Nord-Mali. C'est ce qu'il a confié lors d'un entretien, mercredi 14 novembre à N'Djamena, au commandant de la Force africaine en attente (FAA, de l'UA), le général guinéen Sékouba Konaté.  


C’est à un de ses frères d’armes, le général Sékouba Konaté, qu’Idriss Déby Itno a réservé la primeur de sa décision. Mercredi 14 novembre au matin, au cours d’un entretien à la présidence, à N’Djamena, le chef de l’État a confié au commandant de la Force africaine en attente (FAA, de l'UA) que « les forces tchadiennes sont à la disposition de l’Union Africaine et de la Cedeao [pour une intervention au Nord-Mali, NDLR], si elles en font la demande ».

 

La décision était dans l’air depuis lundi, avec l’arrivée de l’ancien président guinéen de transition dans la capitale tchadienne. Officiellement, Sékouba Konaté venait parler de la mise en œuvre du processus devant aboutir à la mise en place de la force africaine en attente. Mais le sujet de la crise au Mali était incontournable.

 

Idriss Déby Itno, qui pourrait se rendre à Paris avant la fin de l'année, a donné son accord à la participation de l'armée tchadienne pour une intervention au Mali, mais a souhaité que l’Union africaine et la Cedeao fassent une requête en ce sens. D’autres discussions sont prévues pour déterminer le niveau de participation des Tchadiens (nombre de soldats, moyens). Selon des sources militaires, les troupes d’élite de l’unité anti-terroriste, formées dans le cadre de la coopération avec les États-Unis, devraient former la tête de pont du détachement tchadien.

 

Les raisons de l’hésitation

 

Convié à participer au sommet de la Cedeao consacré au Mali, la semaine dernière à Abuja, Déby Itno s’était fait représenter par son Premier Ministre, Emmanuel Nadingar, qui s’est contenté de dire que le Tchad réservait sa réponse.

 

 

« Cette affaire concerne d’abord l’Afrique de l’Ouest, on a parlé du Tchad dès que l’idée d’une intervention étrangère a été évoquée. N’étant pas de l’Afrique de l’Ouest, nous devions ménager les susceptibilités des autres puissances de la sous-région », explique un diplomate sous couvert de l'anonymat. Qui évoque, sans le citer, le Nigeria avec lequel le Tchad a quelques difficultés au sujet de Boko Haram. Les autorités nigérianes sont très remontées contre les Tchadiens, qu’ils soupçonnent de fermer les yeux sur les activités de la secte islamiste sur son territoire. Sur ce dossier, N’Djamena a visiblement préféré jouer profil bas.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 00:04

 

 

 

 

 

Me Lambert ZOKOEZO est décédé


De sources proches de sa famille, nous apprenons la mort de Me Lambert ZOKOEZO, avocat au barreau de Bangui, fondateur de l'Observatoire Centrafricain des Droits de l'Homme (OCDH), des suites d’une longue maladie, décès survenu dans sa soixante onzième année le samedi 10 novembre 2012 à l’Hôpital Jean Jaurès à Paris.

 

 

 


 

Décès de Mme Marie-Thérèse Gervil-YAMBALA


Nous apprenons également le décès de la veuve du colonel, ancien ministre et ancien ambassadeur Jean-Louis Gervil-YAMBALA, Marie-Thérèse Gervil-YAMBALA survenu le lundi 12 novembre 2012 des suites d’une longue maladie à l’Hôpital Paul Brousse de Villejuif. Elle fut Inspecteur des Douanes.

 

Aux familles éprouvées et proches des disparus, la rédaction de Centrafrique-Presse adresse ses condoléances les plus émues.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 23:25

 

 

 

 

 

 

Nouveau renvoi du procès des 3 présumés conspirateurs contre l’Etat


Mackpayen Centro

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 14 Novembre 2012 15:08

 

Le procès des trois présumés conspirateurs d’une tentative de coup d’Etat a été de nouveau renvoyé. Une nouvelle date a été fixée au 28 novembre 2012 par le tribunal correctionnel de Bangui.  Les avocats des prévenus, absents du pays, ont demandé et obtenu le renvoi de l’audience prévu initialement ce mercredi 14 novembre.


Dans la cohorte d’avocats, seul Maître Matthias Bartélémy Morouba était présent à l’audience qui a duré quelques minutes. Interrogé par Radio Ndeke Luka, il a expliqué que ses collègues qui se trouvent encore à l’étranger pour des raisons professionnelles, ont au préalable saisi officiellement le tribunal de Grande Instance de Bangui pour solliciter le renvoi de l’audience de leurs clients. C’est cette demande qui a motivé la décision prise par le tribunal de reporter le procès à plus tard, soit dans environ deux semaines.


Me Morouba a également expliqué que « le dossier Makpayen (ndlr, un des accusés), en particulier, nécessite la présence de tous les avocats ».


Pour rappel, les trois accusés ont été arrêtés au mois d’octobre dernier. Ils avaient été présentés à la presse par le Procureur de la République, Alain Tolmo, comme ayant préparé un coup d’Etat et un attentat contre la vie du président centrafricain, François Bozizé. Tous sont poursuivis pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat.


 

NDLR : Pourquoi s’évertuer à faire croire que cette affaire montée de toute pièce relève de la justice alors qu’on sait bien que dans cette bozizie, tous les dossiers de prétendue « atteinte à la sûreté de l’état » ne sont que pur délire paranoïaque du régime. Le cas Jean Jacques Demafouth accusé du même grief est encore là dans la mémoire des Centrafricains. La dérisoire quantité de pseudos pièces à conviction saisies soi-disant sur les prévenus est bien la preuve qu’on a encore à faire à un histoire d’arbitraire et de coup d’état imaginaire dont le régime de Bozizé nous a souvent habitué.

 

 

Chaine de grèves et de préavis déclenchée en RCA

 

Parfait-Anicet-Mbaye.jpg

 

Anicet Parfait Mbaye "briseur de grève"

 

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 14 Novembre 2012 14:14

 

La République Centrafricaine évolue depuis la fin du mois d’Octobre 2012 au rythme des grèves et préavis de grèves plurisectorielles. Les ministères de l’Education Nationale, de la Santé Publique, de l’Urbanisme et des Mines en sont les plus touchés. Une situation qui semble faire monter les nuages à Bangui et dans quelques villes de provinces.

 

La grève des enseignants contractuels de Centrafrique persiste dans la capitale centrafricaine et gagne déjà plusieurs villes de provinces. Ceux du fondamental I des villes de Nola (Ouest) et Bossangoa (Nord) sont rentrés dans la danse ce 14 novembre. Ils suspendent les cours pour exiger du Gouvernement leur intégration dans la fonction publique à l’instar de leurs collègues des villes de Bangassou, Berberati, Mbaïki, Bozoum et Kaga Bandoro qui ont les uns après les autres lâché les craies pour réclamer leur intégration.


A côté du secteur de l’éducation, il y a le ministère de la santé qui enregistre aussi, ce 14 novembre, une grève du personnel contractuel. Ceux de l’Hôpital de l’Amitié à Bangui se disent contraints de cesser le travail pour le non-paiement de leurs salaires des mois de Septembre et d’Octobre dernier 2012.

 

Marcellin Gbango, délégué du personnel contractuel à l’hôpital de l’Amitié a martelé qu’ils ne se remettront dans leurs blouses qu’après satisfaction de leurs revendications.

 

Le département centrafricain de l’Urbanisme n’en est pas épargné. Le président de la délégation spéciale de la ville de Bangui a depuis le 8 novembre sur sa table une demande d’audience de la Coordination Syndicale des Fédérations de Transports de taxis, bus et receveurs dont l’objet porte sur le mauvais état des routes et les taxes de stationnements.

 

Cette coordination demande de rencontrer vivement le premier citoyen de la ville de Bangui pour un dialogue social. Selon elle, cette audience vise à échanger sur 5 points relevant de la compétence du Maire. Elle martèle que, si le Maire persiste dans son mutisme à ne pas les recevoir, à la prochaine sortie des éléments de la police municipale pour la collecte des taxes de stationnements, tous les conducteurs des bus et taxis marqueront un arrêt de travail.

 

Le dernier ministère paralysé est celui des mines. Le personnel de l’Office de Recherche Géologique et d’Exploitation (ORGEM), et le personnel du Compte des Minéraux et Gemmes (COMIGEM), attendent vainement les réactions suite à un préavis de grève qu’ils ont remis à leur ministre. Ils réclament depuis 72 heures le paiement de leurs arriérés de salaires de plus de 10 mois.


 

NDLR : Le ministre d’Etat Anicet Parfait Mbaye, briseur de grève attitré du gouvernement Touadéra, parviendra-t-il à désamorcer toutes ces grèves comme il a l’habitude de le faire dans le secteur des transports pour les conducteurs de taxis et mini-bus ?

 

 

Pas de banque de sang dans la Ouaka depuis des mois

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 14 Novembre 2012 14:08

 

La Préfecture Sanitaire de la Ouaka (Centre) est depuis plus d’un mois confrontée à un problème de banque de sang. La nouvelle a été portée haut ce 13 novembre par un médecin de la région à Radio Ndeke Luka. En réaction, certaines Organisations Non Gouvernementales (ONG) qui interviennent dans la région se sont mobilisées pour ravitailler les 60 formations sanitaires (FOSA) de cette région en sang. 

 

Dr Ernest Kalthan, le chef de la Préfecture Sanitaire a indiqué que le problème de transfusion sanguine à l’hôpital régional et universitaire de Bambari est réel. A cela s’ajoute la rupture de ravitaillement en médicaments à laquelle leur préfecture fait face depuis plus d’un mois.  

 

Cette situation compromet le bon fonctionnement des 60 formations sanitaires que compte la Ouaka et qui ne sont plus en mesure d’assurer les soins aux nombreux patients dont les traitements nécessitent des perfusions sanguines, a ajouté Dr Ernest Kalthan.  

 

En plus de cette difficulté, le médecin déplore une déficience de personnel qualifié dans la Préfecture Sanitaire de la Ouaka. Selon lui, « les agents sanitaires compétents se comptent sur les bouts de doigts dans notre région ». 

 

Par ailleurs, des cas de vols organisés par certains parents des malades consistant à emporter des matériels de santé constituent d’autres types d’ennuis amplifiant les disfonctionnements au sein de cette formation sanitaire. 

 

L’intervention des ONG visant à ravitailler l’Hôpital de Bambari en sang constitue, pour le chef de la Préfecture Sanitaire, un réel motif de satisfaction.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 23:14

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

 

 

rebelles centros Kabo

 

Kabo : L’insécurité persiste dans la zone

 

Kabo, 14 novembre 2012 (RJDH) – Un homme âgé de 32 ans a été tué et une femme violée, le lundi 12 novembre, à 18 kilomètres de la ville de Kabo (nord) sur l’axe Sido, par une bande armée non identifiée. Le lendemain, des passagers qui voyageaient à moto, en provenance de Kabo et à destination de Batangafo, ont également été interceptés par une autre bande armée.


D’après des témoignages recueillis, la personne morte était un vendeur de miel qui rentrait du marché hebdomadaire où il était allé vendre ses produits. Quant à la femme victime de viol est une habitante de la ville de Kabo.


Les passagers interceptés sur l’axe Batangafo-Kabo se sont fait soutirer la somme de deux millions de FCFA. Il y a parmi les victimes de ce braquage un infirmier de l’ONG Médecin sans Frontières (MSF) qui allait doter de médicaments, une formation sanitaire à 34 kilomètres de la localité.


« Ils ont emporté les médicaments et une somme de 110 000 FCFA », a-t-il témoigné.


Les forces de sécurité et de défense sont descendues sur les différents lieux, mais les malfrats s’étaient déjà retirés. La population locale soupçonne des éléments incontrôlés du Front démocratique du peuple centrafricain, d’Abdoulaye Miskine, d’être à l’origine de cet acte.

 


 

Bangui : Une famille poursuivie pour assassinat d’une présumée sorcière

 

Bangui, 14 novembre 2012 (RJDH) – Les parents d’une jeune femme, assassinée le samedi 10 novembre dernier pour accusation de sorcellerie, ont porté plainte contre la famille des présumés assassins, le lundi 12 novembre, à la fois tribunal de grande instance de Bangui et à la brigade criminelle.


« Nous sommes obligés de porter plainte contre les membres de cette famille pour qu’ils répondent de cet acte inhumain devant la justice. La République centrafricaine est un Etat de droit et les personnes qui se sentent frustrées doivent respecter les procédures judiciaires», a expliqué le pasteur François Pérépéré-Ndokobanda, oncle paternel de la défunte.


Celui-ci clame l’innocence de la victime parce qu’il n’y a aucune preuve. Les obsèques de la défunte ont été organisées par l’église évangélique des Frères de  Bédé au quartier Combattant dans le 8ème arrondissement de Bangui.


En effet, cette femme, accusé d’avoir envoûté sa coépouse a été décapitée à coup de hache par les membres de la famille de sa rivale au quartier Yangato dans le 5ème arrondissement de Bangui. Les présumés auteur de ce crime qui ont pris la fuite sont toujours recherchées par la gendarmerie.

 


 

Ndélé : Vers la protection de la femme en période des conflits

 

 

femmes-de-Ndele.jpg

 

 

Ndélé, 14 novembre 2012 (RJDH) – Une soixantaine de femmes membres de l’Organisation des Femmes Centrafricaines (OFCA), de la ville de Ndélé (nord-est), ont été entretenues sur le ‘’guide des médiateurs pour la prise en considération de la violence sexuelle en période de conflit dans les Accords de paix et de cessez-le-feu’’.


La rencontre a eu lieu le mardi 13 Novembre, à l’initiative du Bureau Intégré des Nations Unies pour la consolidation de la Paix en République Centrafricaine (BINUCA).

Ce rendez-vous visait à partager avec les participantes, le contenu d’un document élaboré par les Nations-Unies, pour la prise en considération de la violence sexuelle liée au conflit dans les accords de paix et de cessez-le-feu.


« Les femmes et les enfants sont les premières victimes des conflits. Nous souhaitons une mobilisation des femmes et des médiateurs pour lutter contre la violence sexuelle dans les conflits et mettre fin à l’utilisation de la violence sexuelle comme méthode et tactique de conflit par les belligérants », a déclaré Hiroko Nagao de la Section Genre du BINUCA.

 

Une des participantes a soulignée qu’il est important que les Nations-Unies mettent en place une structure d’appui pour venir en aide aux femmes victimes de cette forme de violence. Elle a aussi insisté sur la nécessité de sensibiliser la population et les forces armées au respect des femmes en période de conflit.

 

Cette rencontre avec les femmes de Ndélé s’inscrit dans le cadre de la venue prochaine, en Centrafrique, de la représentante spéciale du Secrétaire général des Nations-Unies pour la lutte contre la violence sexuelle dans les conflits, Zainab Hawa Bangura.

 

 

 

Yaloké : Des femmes accouchent à domicile au village de Gaga

 

 

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Yaloké, 14 novembre 2012 (RJDH) – La majorité des femmes qui habitent le village de Gaga, situé à 35 kilomètres de la sous-préfecture de Yaloké (sud-ouest),  accouchent à la maison sans aucune assistance médicale, à cause de l’inexistence de centre de santé. Le constat a été fait par l’envoyé spécial du RJDH, dans la localité.

 

«  Nous ne disposons pas  de centre de santé, c’est grâce aux matrones traditionnelles que la les femmes de notre localité accouchent et dans des conditions déplorables. Il n’y a même pas de consultations prénatales, rien du tout ! », a expliqué Annie Bazoulou, mère d’une famille.

 

La même source indique que si la situation se complique pendant l’accouchement, les parents sont obligés de déplacer les femmes à l’aide de mototaxi vers à l’hôpital de Yaloké, pour de meilleurs soins.

 

Alexis Béina, maire de la commune de Guézéli, demande au gouvernement et aux partenaires qui œuvrent dans le domaine de la santé, de venir en aide à cette population abandonnée à elle-même.

 

 

 

Berberati : Vers une auto-prise en charge alimentaire des personnes vivant avec le VIH/sida

 

 

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Berberati, 14 novembre 2012 (RJDH) – Les personnes vivant avec le VIH/sida de la ville de Berberati (ouest) ont  bénéficié d’un crédit d’un montant de  500 000 FCFA, ce mercredi 14 novembre de la part de la Croix-Rouge locale, sur un financement  de la Croix-Rouge finlandaise.

 

Le président sous-préfectoral de la Croix-Rouge locale de Berberati, Mahamat Ali  Dibrine, qui a procédé à la remise du crédit aux malades, a précisé que chaque bénéficiaire doit recevoir la somme de 50 000 FCFA pour lui permettre de mener des activités génératrices de revenus, devant leur faciliter une auto-prise en charge alimentaire.

 

« Ce geste est fait pour permettre aux personnes vivant avec le VIH/Sida d’exercer des activités génératrices de revenu pouvant leur  permettre d’assurer leur auto-prise en charge alimentaire. Le remboursement se fera à long terme », a-t-il ajouté.

 

 

 

Bambari : La mairie collecte des fonds pour construire des points d’eau

 

 

 

 

 

Bambari, 14 novembre 2012 (RJDH) – Les habitants de la ville de Bambari (centre), sont invités à verser chacun, la somme de 500 FCFA, pour permettre à la mairie de construire des forages  et résoudre les problèmes d’accès à l’eau potable. C’est une initiative du maire de la ville, Marie Francine Baninga.

 

« Nous allons commencer par la sensibilisation des groupements qui existent dans la ville afin que ceux-ci motivent la population pour une contribution volontaire. La somme fixée à 500 FCFA, va permettre à la municipalité de construire des forages, dans toute la ville », a expliquée Marie Francine Baninga.

 

Suite à une panne technique du générateur de la société de distribution d’eau de la ville, la mairie avait lancé, le 29 octobre, un appel aux ONG internationales pour appuyer la population en construisant des forages dans la ville.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 19:20

 

 

 

 

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Si l’on en croit un article de Centrafrique Presse paru le 14 novembre 2012 sur le site http://centrafrique-presse.over-blog.com/, le Général Président François BOZIZE envisagerait de faire sauter le verrou constitutionnel de la limitation du mandat présidentiel, ce qui pourrait alors lui offrir personnellement le droit d’être rééligible non seulement en 2016 mais aussi éventuellement ad vitam aeternam. Toute la question que l’on est en droit de se poser ici est de savoir tout simplement si la Loi Fondamentale de notre pays, la Constitution du 28 décembre 2004, autorise une telle modification. La réponse à cette interrogation est absolument et fermement négative.


Ce point de vue est loin d’être une attaque ad hominem à l’endroit du Général Président François BOZIZE. Cette démarche est strictement juridique, citoyenne, et fondamentalement républicaine.


La révision du mandat présidentiel Centrafricain est absolument impossible sur le plan juridique (I). Sur le plan politique, l’idée même d’un tripatouillage de l’article de la constitution concernant le mandat présidentiel s’avère extrêmement dangereux et explosif (II).


I / L’EXCLUSION DU MANDAT PRESIDENTIEL DU CHAMP DE LA REVISION CONSTITUTIONNELLE


A / LE PRINCIPE DE LA REVISION DE LA CONSITUTION CENTRAFRICAINE


Même si la possibilité de révision de la Constitution est prévue à l’article 106 de la Constitution du 28 décembre 2004, il reste que cette ouverture reste strictement encadrée et exclut de son champ matériel un certain nombre de questions notamment la question du nombre et de la durée du mandat présidentiel.


En effet, l’article 106 dispose « L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et à l’Assemblée Nationale statuant à la majorité des deux tiers (2/3) des membres qui la composent ». De cette disposition, il ressort que les compétences rationae personae de l’initiative de la révision de la Constitution ne sont reconnues qu’au Président de la République et à l’Assemblée Nationale à condition que les deux tiers (2/3) des Députés y soient favorables. Donc si le Président de la République François BOZIZE veut faire modifier la Constitution, il en a la possibilité mais la révision ne doit pas porter sur un certain nombre de questions comme le mandat présidentiel.


Par ailleurs, aux termes de l’article 107 de la Constitution, la révision de la Constitution n’intervient que si elle a été votée par l’Assemblée Nationale à la majorité des trois quarts (3/4) de ses membres ou alors par le Peuple Centrafricain se prononçant par voie de référendum.

 

B/ L’INTANGIBILITE DU MANDAT PRESIDENTIEL CENTRAFRICAIN


En République Centrafricaine, le mandat présidentiel est de 5 ans renouvelable une seule fois. L’article 24 de la Constitution du 28 décembre 2004 dispose : « Le Président de la République est élu au suffrage universel direct et au scrutin secret, majoritaire à deux (2) tours. La durée du mandat du Président de la République est de cinq (5) ans. Le mandat est renouvelable une seule fois… » Le Président François BOZIZE ayant été élu en 2005 et réélu en 2011 est donc formellement interdit par la Constitution du 28 décembre 2004 d’être candidat à l’élection présidentielle de 2016.


L’article 108 de la Constitution énumère les matières qui sont réputées juridiquement intangibles, intouchables, inchangeables et interdites de révision. L’article 108 dispose en effet « Sont exclus de la révision : la forme républicaine et laïque de l’Etat ; le nombre et la durée de mandat présidentiels ; les conditions d’éligibilité ; les incompatibilités aux fonctions de Chef de l’Etat ; les droits fondamentaux du citoyen ». Il est donc clairement interdit de toucher au nombre de mandats et à la durée du mandat présidentiel Centrafricain.


Ainsi, toute modification du nombre et de la durée de mandats présidentiels que ce soit par vote de l’Assemblée Nationale ou par référendum  est absolument réputée inconstitutionnelle, nulle et de nul effet.


II / DE L’IMPRUDENCE POLITIQUE D’UN TRIPATOUILLAGE DU MANDAT PRESIDENTIEL


A / UN CONTEXTE POLITIQUE  NATIONAL POTENTIELLEMENT HOSTILE A L’IDEE DE TOUCHER AU MANDAT PRESIDENTIEL


Prendre le risque de modifier l’article 24 de la Constitution Centrafricaine serait politiquement imprudent.                           

En effet, le contexte politique actuel en Centrafrique ne se prête pas à une éventuelle modification du nombre et de la durée de mandats présidentiels. Les adversaires politiques du Général Président François BOZIZE ont encore en mémoire le putsch du 15 mars 2003. Les élections générales (présidentielle et législative) du 23 janvier 2011 sont qualifiées de hold-up électoral. Le FARE continue de réclamer avec force l’annulation et la reprise de ces élections qu’il juge truquées. Le Président BOZIZE est contesté dans sa légitimité. L’assemblée Nationale est jugée illégitime, familiale, et monocolore, l’opposition démocratique étant tenue à l’écart de ce cadre républicain de débat politique à cause du hold-up électoral de 2011.


A l’heure où l’état centrafricain semble grippé,  des hommes armés signalés ça et là, et que les opposants démocratiques revendiquent la tenue immédiate d’un dialogue politique national, il est inopportun d’envisager la révision de l’article 24 de la Constitution.


B /UNE OPINION INTERNATIONALE SENSIBLE A TOUTE INSTRUMENTALISATION CONSTITUTIONNELLE.


Aujourd’hui, l’opinion internationale est très sensible sur les questions liées aux modifications des lois fondamentales notamment à la révision constitutionnelle de la par des dirigeants africains pour se cramponner au pouvoir et léguer celui-ci à leur fils. L’ancien Président Abdoulaye WADE avait bien essayé en 2011 de réviser la Constitution pour instaurer un « ticket présidentiel » afin de garantir une succession dynastique à son fils Karim WADE ; mais l’opposition Sénégalaise avec des dissidents de la majorité présidentielle bien regroupée comme un seul homme et soutenue par la majorité de la société civile a pu faire échec à ce sinistre projet. WADE alias « Gorgui »  et son fils Karim devaient battre en retraite.


Le Président américain Barack OBAMA a plusieurs fois multiplié ses déclarations en faveur de la démocratie et de l’Etat de droit en Afrique. Le Président François Hollande a quant à lui prouvé clairement aux dictateurs qu’il ne faudrait pas compter sur son silence ou sa complicité pour s’adonner au tripotage des règles du jeu démocratique. Lors du sommet de la Francophonie tenu récemment à Kinshasa, l’attitude affichée par le Président Français envers ses homologues jugés pas démocrates est mémorable et constitue un sérieux avertissement pour tous ceux qui torpillent les règles de l’alternance au pouvoir en Afrique. Son refus de recevoir un certain nombre de dirigeants africains considérés comme mal élus en dit long.


Avec ce projet de modification du mandat présidentiel, François BOZIZE franchit la ligne rouge. Et le peuple centrafricain se mobilisera sous plusieurs formes comme un seul homme pour faire échec à ce sinistre projet et le destituer de son trône. On n’est plus à l’époque impériale de BOKASSA que vous adulez tant, mon Général. ! Maintenant, c’est la démocratie et l’alternance ainsi que le respect de la Constitution.


Mon Général, terminez votre mandat et prenez votre retraite en 2016 !

 

 

CLOVIS OUEFIO                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 18:43

 

 

 

 

Kévin Bozizé

 

Kévin Bozizé

 

http://letemps.sn  14 nov 2012

 

 

Socrate Bozizé et son père à Gambo

 

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Au moment oû l’ex-Président sénégalais, Abdoulaye Wade sort ses griffes, se faisant menaçant parce que son fils, qu’il a couvé pendant ses 12 années de règne avec tous les privilèges et honneurs, risque la prison pour enrichissement illicite, ailleurs en Afrique, plus précisément en Centrafrique, le Président François Bozizé mettait son fils en prison. Kevin Bozizé (c’est son nom) a été interpellé le 6 novembre dernier, par la Section recherche et investigation de la gendarmerie sur ordre de son père, pour avoir refusé de payer ses factures d’hôtel estimés à environ 8 millions de FCFA.


Le fils indélicat serait à ce jour toujours détenu par la Section recherche et investigation de la gendarmerie.

 

 

 

 

NDLR : Bozizé a seulement feint d’être en colère contre son fils délinquant. Il a toujours protégé ses enfants qui rivalisent dans la bêtise et les exactions. La preuve en est que depuis lundi dernier, il a demandé à son autre fils Francis de le faire libérer le Kévin en question ainsi que les employés de l’hôtel qui ont été abusivement mis en geôles à la Section Recherche et Investigation de la gendarmerie, véritable police politique du régime de Bangui.

 

Bozizé n'est donc pas plus vertueux que Me Abdoulaye Wade. Comme ce dernier, il s'apprête aussi à faire modifier par le parlement la constitution de la RCA pour faire sauter le verrou du nombre de mandat présidentiel afin de briguer à nouveau sa propre succession alors qu'il est en train d'accomplir son dernier mandat.


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Sylvie Mazoungou ici avec le Directeur du Ledger Plazza

 

 

Cette affaire de note impayée de certaines personnalités du régime de Bangui concernerait également la ministre du Tourisme, Mme Sylvie Mazoungou qui y passerait aussi ses journées selon les affirmations d’un quotidien de Bangui en l’occurrence Le Démocrate du 13 novembre qui croît l’avoir appris.

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 18:36

 

 

 

logo CNRC-FB

 

 

Communiqué du CNRC-FB du 12 novembre 2012

 


 

 

Réf.  12-11-12/005/COM/CNRC-FB/BE/I10n CL Ghana.

 

 

Le dimanche 11 Novembre 2012, le bureau du Conseil Local du CNRC-FB du Ghana a été installé au cours d’une réunion publique tenue au quartier Lapaz (Accra).

Ont été élus conformément aux dispositions statutaires un Bureau composé comme suit :


1- Coordonateur: TRIBUNAL DIBO Junior Uris
2- Secr
étaire General: LOBANGA NDOYE Dieu-benit
3- Tr
ésorière KOUDOU-SINGA Fidelia Tyffanis
4- Commissaire au compte: GRENGBO BELLY-A-KASSA Rudy Chancelys
5- Animateur culturel: BISSAHOLO Ken Juv
énal

 

Le conseil local a pour mission de sensibiliser activement les compatriotes en vue de la plus large adhésion à Renaissance Centrafricaine au Ghana. Il devra contribuer à promouvoir les objectifs du mouvement.  Le Conseil Local du Ghana a reçu les félicitations du Bureau Exécutif et du Président, le Professeur Gaston Mandata N’Guérékata.


Fait à Pointe-à- Pitre le 11 novembre 2012.

 

Pour le Bureau Exécutif provisoire


Le Président Gaston Mandata Nguérékata                                          

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