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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 13:05

 

 

 

 

 

http://fr.radiovaticana.va/ 

 

(RV)  2014-05-31 13:03:57 Le Pape François a nommé un coadjuteur pour le diocèse centrafricain de Kaga-Bandoro. Il s’agit d’un franciscain polonais de 63 ans, qui vit en Centrafrique depuis 25 ans : le père Tadeusz Kusy, actuellement Maître des Postulants et chargé de la formation à Bangui. 


Kaga-Bandoro, située à 350 Km de la capitale, est un carrefour incontournable pour les différents acteurs du conflit en cours, sur la route vers le Tchad. Ce jeune diocèse est dirigé depuis près de dix ans par un salésien belge, Mgr Albert Vanbuel, qui avait récemment annoncé son intention de démissionner l’année prochaine pour atteinte de la limite d’âge. Fin 2013, il avait été empêché par les belligérants de se rendre à Bangui. Cette affaire avait défrayé la chronique. Au cours des derniers mois, selon la presse locale, il a tenté tant bien que mal de jouer les médiateurs, en l’absence de toute autorité publique, aussi bien auprès de la Séléka que des anti-Balakas. Mgr Vanbuel est respecté même par ceux qui sont en conflit. 


Au mois de mars, dans les colonnes du journaldebangui.com, il déplorait la confessionnalisation du conflit : les anti-Balakas ne sont pas des milices chrétiennes, soulignait-il, ce sont des gens qui veulent réagir contre la mort de leurs proches qu’ils imputent à tort aux musulmans en tant que tels. Il a essayé de dialoguer avec les Imams, mais eux aussi sont partis.


Missionnaire en Centrafrique depuis 1994, Mgr Vanbuel est le cofondateur de deux maisons salésiennes dans son pays d’adoption qu’il décrit comme une des nations les plus pauvres de la terre, alors qu’elle ne manque pas de richesses : minerais, diamants, bois,etc. Des richesses qui pourraient la rendre prospère, a-t-il expliqué lors de son passage à Rome au mois de mars, mais qui, au contraire, sont à l’origine de guerres et de violences, avec un dessin d’expansion islamique. 80% des rebelles viennent des pays voisins, avait-il encore indiqué, dans des propos rapportés par l’agence salésienne ANS. 


Dans son diocèse, la pauvreté est extrême ; les jeunes désœuvrés sont facilement portés à la violence ; les distances, l’insécurité sociale et le manque de moyens de transport rendent les mouvements difficiles. Aucune paroisse ne possède un véhicule, il n’y en a qu’un seul, à disposition de l’Evêque. Mgr Vanbuel voudrait que l’Eglise locale s’émancipe et devienne africaine. Mais un long travail de formation reste à faire. 

Centrafrique : nouveau coadjuteur pour le diocèse de Kaga-Bandoro

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 13:02

 

 

 

 

 

31/05/14 (Le Monde)

 

L'assassinat d'une quinzaine de personnes, mercredi 28 mai, dans l'église Notre-Dame de Fatima, a été le détonateur de la contestation. Il est encore difficile de sonder la profondeur du sentiment mais des milliers de manifestants ont exprimé, jeudi et vendredi, leur colère contre une partie des forces internationales déployées en République centrafricaine.

 

Soldat du contingent africain sous mandat onusien de la force Misca à Bangui, le 30 mai 2014.

 

Parmi les revendications lancées sur le bitume de Bangui parsemé de barricades, le retrait du contingent burundais de la mission onusienne Misca et le désarmement de tous les groupes combattants, à commencer par les derniers miliciens du quartier majoritairement musulman de PK5.

 

« SANGARIS DÉGAGEZ ! SAMBA-PANZA DÉMISSION »

 

Comme les soldats tchadiens auparavant, le bataillon venu du Burundi est accusé de ne protéger que la communauté musulmane. Ses tirs à balles réelles, qui ont provoqué la mort, vendredi, d'au moins deux manifestants (qui « n'étaient pas tous mains nues », selon le général Martin Tumenta Chomu, commandant de la force africaine) n'ont pas amélioré sa cote de popularité auprès des protestataires.

 

La France et la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, perçue comme sa « protégée », sont également vilipendées par une partie de la foule. Alors que le centre-ville, paralysé, s'est réveillé au son d'un concert de casseroles, des graffitis badigeonnés à la hâte (« Sangaris dégagez ! Samba-Panza démission ») sont apparus sur les murs. Des soldats français ont été visés par des tirs. Les forces internationales ont annoncé qu'elles réagiraient « avec la plus grande détermination à toute prise partie » de leurs soldats ou à des menaces contre des habitants.

 

Il y a six mois, Bangui attendait pourtant avec impatience le déploiement des forces françaises. La paix, espérait-on ici, était au bout du fusil des militaires français, censés connaître la Centrafrique sur le bout des doigts. La réalité s'est avérée bien plus complexe.

 

La Séléka au pouvoir et la minorité musulmane ont été les premières à contester l'intervention lancée en urgence le 5 décembre 2013. Bangui venait de connaître un assaut des milices anti-balaka et la contre-attaque féroce de la Séléka. La mission des militaires français, chargés d'appuyer les contingents sous mandat de l'Union africaine, ne pouvait commencer dans des conditions plus périlleuses. En lançant tout d'abord des opérations de désarmement et de cantonnement des combattants Séléka, les musulmans se sont retrouvés livrés à la vindicte des anti-balaka. Il y a quelques jours, une source officielle française reconnaissait sa crainte de voir un jour Paris subir « le faux procès d'avoir favorisé l'épuration confessionnelle en Centrafrique ».

 

« AUCUNE SOLUTION »

 

Alors que leur pouvoir de nuisance avait été sous-estimé, les groupes anti-balaka, le plus souvent mal armés, mal encadrés, désunis, sont devenus progressivement une source majeure de préoccupation, mais les effectifs manquent pour mener des actions de police. Leurs différents « coordonnateurs » assurent se tenir à l'écart des manifestations mais, selon plusieurs sources, des barrages en ville sont supervisés par ces miliciens.

 

Reste que si des hommes politiques tentent de profiter des évènements, le mouvement de ras-le-bol de la population est réel. Qu'importent les tirs de sommation des soldats africains de la Misca, les pierres qui entravent l'avenue Barthélémy-Boganda, José Perrière est venu partager une brique de vin rouge avec quelques amis. « Les gens en ont marre. Ils sont déçus. Ils voient toutes ces forces mais aucune solution », analyse l'homme d'affaires.

 

Passe alors Jean-Serge Bokassa en tenue sportive. Le fils de l'empereur est allé soutenir le mouvement de protestation. Il reprend à son compte les revendications exprimées. « Peut-être qu'on attendait trop de Sangaris », estime l'ancien ministre, dont la France avait installé puis déposé le père dans les années 1970.

 

Cyril Bensimon

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/05/31/en-centrafr...

 

Lu pour vous : En Centrafrique, la colère monte contre les forces internationales

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 12:33

 

 

 

 

 

 

Ce n'est pas faire de « l'anti sambaïsme primaire » lorsqu'on dénonce l'amateurisme aux allures cyniques de l'actuel exécutif. En effet, dans un pays en crise où devenir ministre est l'objectif principal de tous ceux qui nous ont pris en otage, on n'annonce pas un remaniement gouvernemental des jours en avance. La logique aurait voulu des consultations en coulisse si nécessaire et que les décisions soient rendues publiques plus tard. 


Jugez par vous même :


1. le 06 mai 2014, Samba Panza annonce un réaménagement du gouvernement pour qu'il soit plus représentatif. Une dizaine de jours plus tard, son 1er ministre annonce l'imminence d'un gouvernement « prefectocratique », une nouvelle « centrafricanerie » ;


2. 8 mai, les anges de la mort de la seleka se réunissent en conclave à Ndélé ;


3. 12 mai, congrès des antibalakas suivi de la guerre de leadership entre Ngaïssona et Wenezouï ;


4. 17 mai, la Seleka nomme une administration parallèle et l'installe à Bambari (chantage à la partition) suivi de la guerre de leadership entre Dhaffane et Hissen avec en toile de fond, la traditionnelle opposition entre Rounga et Goula ;


5. 18 mai, le ministre français de la défense Le Drian se rend à Bangui pour faire la médiation entre Samba Panza et Idriss Deby Itno qui exige que le premier ministre soit obligatoirement un musulman ;


6. 22 mai, Samba Panza se rend au NYFA à Libreville où un mini sommet la réunit avec Ali Bongo et Laurent Fabius, sujet du conclave : l'arbitrage gouvernemental ;


7. 23 mai, l'UDECA de Faustin Zameto intègre l'AFDT ;


8. 24 mai, les anciens bras droit du Président Bozizé, Elie Doté et Zingas créent « Kelemba PDS » le 62ème parti politique né sur les bords de l'Oubangui ;


9. 26 mai, trois jeunes musulmans sont sauvagement tués à Bangui ;


10. 28 mai , Samba Panza se rend à Brazzaville pour voir avec Sassou les derniers arbitrages à propos du gouvernement qui passerait de 20 à 25 membres... et toujours le 28 c'est à dire à quelques heures de la publication de ce gouvernement prefectocratique, la chapelle Notre Dame de Fatima est prise d'assaut, une vingtaine de morts, plus de 30 otages et autant de blessés.


11. 29 mai, le Premier Ministre accuse et parle de complot dont certains conjurés seraient ses proches ainsi que ceux de la Cheffe de l’État de Transition.


12. 30 mai, comme réponse, Samba Panza décrète 3 jours de deuil national.

 

L’élément déclencheur de cette nouvelle tragédie est le discours du 06 mai car il a autorisé tous les chantages :


-la Seleka ou son « donner moi la primature, la défense, les mines et l'intérieur » c'est à dire la libanisation du pays ou je le divise en deux ;


-Ngaïssona et son opération « vous voyez, je rends au procureur les biens que je détiens injustement... »


-Dhaffane et son : « ce sont les accords de N’Djamena ou rien »


-Léopold Bara et son fameux congrès Antibalaka de Boeing
- etc

 

Pour ne pas avoir su comment se gère un remaniement gouvernemental, la Cheffe de l’État transitoire et son Premier Ministre sont à l'origine du présent chaos. En annonçant tambour battant leur gouvernement « prefectocratique », ils ont paralysé l'administration, les initiatives et libéré les ambitions démesurées qui sont à l'origine du présent chaos. Une certaine presse faisait récemment écho du fait que certains ministres étaient aux abonnés absents depuis le 06 mai.

 

Le déni de réalité de l'actuel exécutif transparaît clairement dans le discours de la Cheffe de l’État Transitoire de ce jour 30.05.14 et les accusations du Premier Ministre du 29.05.14 : le summum de l'amateurisme pendant ce temps, le pays et le peuple sont abandonnés.

 

Gouverner un pays en crise n'est pas une classe d'apprentissage.

 

Clément De Boutet-M'bamba

 

AMATEURISME ET DÉNI DE RÉALITÉ = BANGUI EN FEU par Clément De Boutet-M'bamba

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 22:56

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le mercredi 28 mai 2014, la paroisse Notre Dame de Fatima a été le théâtre d'un ensemble de crimes odieux digne d'un acte de terrorisme perpétré sur plusieurs familles de Centrafricains déplacés.

 

En présence de cette situation inhumaine, le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) présente aux familles éprouvées ses condoléances les plus émues et tient à appeler l'attention du gouvernement sur ce qui suit :

 

   Le retour de la paix dans notre pays ne devrait pas être perçu comme une simple nécessité comme cela semble l'être, mais comme une EXIGENCE NATIONALE. Pour ce faire, il est plus qu'impérieux de procéder au DESARMEMENT SANS CONDITIONS DE TOUTES ES FORCES NON-CONVENTIONNELLES qui écument la ville de Bangui et celles de nos provinces.

 

Le RDC demande impérativement au gouvernement de mettre en œuvre les résolutions des nations-unies et de veiller particulièrement à la mise en application :

 

  1. la résolution  2121 du 10 octobre 2013, paragraphe 8 en ce qui concerne le dépôt des armes par l'ex coalition Seleka et tous les groupes armés ;
  2.  
  3. la résolution 2127 du 05 décembre 2013, paragraphes 28 et 50 en ce qui concerne les mandats de la MISCA et des forces Françaises de l'opération Sangaris relatifs à :
  4.  
  • la protection des civils et le rétablissement de l'ordre public par des « MESURES APPROPRIEES »
  • la stabilisation du pays et la restauration de l'autorité de l'état sur l'ensemble du territoire ;
  • la sécurisation des humanitaires en vue de la fourniture d'aide aux populations en danger ;
  • le désarmement de toutes les forces non-conventionnelles dans l'optique du processus de démobilisation et réinsertion des ex-combattants.
  •  

Il demande instamment au gouvernement de tout mettre en œuvre pour identifier les auteurs de tous les assassinats perpétrés et non encore poursuivis et particulièrement, ceux du 28 mai 2014, ainsi que leurs complices et déterminer la responsabilité du contingent Burundais de la MISCA qui n'a pu ni su s'interposer pour éviter le drame déploré.

 

 

Fait à Bangui le 29 mai 2014,

 

Pour le Bureau Politique,

le Secrétaire Général Adjoint, Porte-Parole du RDC

 

Me Blaise Fleury HOTTO

Le RDC exige le désarmement sans conditions des forces non conventionnelles

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 22:07

 

 

 

 

 

30/05/14 (AFP)

 

Au milieu des barricades qui coupent l'avenue de France dans le centre de Bangui, une petite foule interpelle les soldats français qui patrouillent à pied: "allez désarmer PK-5!", crient-ils en parlant du quartier à majorité musulmane de la capitale centrafricaine.

 

La ville s'est réveillée vendredi au milieu des cris de milliers de manifestants qui convergeaient vers le centre pour dire leur colère après la tuerie qui a fait 17 morts mercredi dans l'église Notre-Dame-de-Fatima. Puis au son des rafales d'armes automatiques tirées par les forces militaires internationales pour disperser la foule dans une ville paralysée par les barricades. Durant la journée, au moins trois personnes ont été tuées durant les protestations.

 

A la mi-journée, devant l'université de Bangui, sur l'une des barricades montées par la population au petit matin, des étudiants en colère demandent le départ de la force française Sangaris et des soldats burundais de la mission africaine Misca, accusés d'avoir laissé se perpétrer le massacre de Notre-Dame-de-Fatima.

 

"Samba-Panza égale Séléka", crient les étudiants: ils s'en prennent à la présidente de transition Catherine Samba-Panza en l'assimilant aux ex-rebelles musulmans, accusés par les chrétiens d'avoir terrorisé la population quand leur chef, Michel Djotodia, était au pouvoir de mars 2013 à janvier dernier.

 

Aujourd'hui, les derniers musulmans de Bangui se concentrent dans le quartier "PK-5", après l'exode de l'immense majorité des musulmans face aux exactions des milices chrétiennes anti-balaka, rivales de la Séléka.

 

Plus tard dans l'après-midi, près du centre, avenue de l'Indépendance. Des soldats français escortent, fusil d'assaut en main, des blindés et des bulldozers dépêchés pour démanteler les barricades.

 

- Sirènes hurlantes -

 

Toutes sirènes hurlantes, une petite ambulance blanche de la Croix-Rouge arrive dans ce maëlstrom de blindés et de tractopelles qui déblaient les gravats. Elle ralentit, marque un temps d'arrêt puis repart sur le côté, condamnée à faire un détour.

 

Des soldats camerounais de la Misca, kalachnikov en main, sont là pour aider à sécuriser la zone pendant que les Français poussent les rochers sur les côtés. Un Centrafricain s'adresse à l'un des Camerounais: "Si un homme vient chez toi pour tuer ta femme et tes enfants", dit-il en mimant le geste de tirer avec une arme, "et si toi tu n'as pas d'armes, qu'est-ce que tu fais ?", demande le garçon. "Il faut que tu brûles sa maison!", enchaîne-t-il.

 

Dans le même groupe, fichu bleu noué sur le tête, Clémentine, une mère de sept enfants, est en colère contre les musulmans: "ils sont armés jusqu'aux dents, et nous on a rien".

 

"Ils demandent la réconciliation devant, mais derrière ils nous tuent, tous les jours. On n'en veut plus chez nous. Qu'ils retournent dans leur pays", crie-t-elle, index levé.

 

Un soldat français écoute la foule, agacé. Il lance: "Ils nous demandent de désarmer le +PK-5+ mais le temps qu'on passe ici à enlever les barricades, on ne le passe pas là-bas".

Un peu plus loin, avenue de France, d'autres barricades sont installées tous les cinquante mètres. La même équipe française vient les démonter. Au bruit métallique des tractopelles qui raclent le bitume se mêlent les cris des hommes et des femmes qui conspuent les Français sur le bord de la route. "Allez désarmer PK-5!", hurle une femme, soutenue par la foule.

 

"On va barricader 5.000 fois s'il le faut", promet un homme.

 

De fait, à quelques mètres de là, un manifestant traîne déjà la souche d'un arbre pour installer une nouvelle barricade, quelques minutes après le passage des Français.

 

A la nuit tombante, quelques heures plus tard, toutes les barricades avaient été réinstallées, a constaté l'AFP. Et les tirs résonnaient au loin dans la ville déserte

 

A Bangui, la foule aux soldats français: "Allez désarmer les musulmans!"

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 17:22

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2014-05-30 13:25:40 - La présidente de la Transition en Centrafrique, Cathérine Samba Panza, a demandé vendredi aux forces de défense et de sécurité de « prendre toutes les mesures qui s’imposent pour que toute la lumière soit faite sur les événements de Notre Dame de Fatima et que leurs auteurs soient traqués jusque dans leur dernier retranchement pour être traduits en justice ».


« Ce n'est pas en cultivant la haine et l'esprit de vengeance que nous allons sortir de la crise actuelle qui a des racines profondes », a fait remarquer Mme Samba-Panza dans un message à la nation suite aux violences qui se sont répandues dans le pays après la tuerie intervenue dans l'église Notre Dame de Fatima faisant une quinzaine de morts.


« Notre grand malheur aujourd'hui c'est que personne ne veut écouter l'autre », a-t-elle déclaré.


Pour mettre un terme à ces piques de violence, la cheffe de l'Etat s'est engagée à prendre toutes « les dispositions pour que le désarmement tant demandé se fasse partout y compris dans le 3 è et le 5è arrondissement ». 


Le pays ne disposant pas de forces armées, la présidente de la Transition a demandé l'appui des forces étrangères déployées en Centrafrique.


« J'instruis les Sangaris et la MISCA d'apporter tout l'appui nécessaire à la police et à la gendarmerie pour faire aboutir rapidement les procédures déjà engagées dans tous les cas similaires et le cas particulier de l'église de Fatima », a encore dit Cathérine Samba-Panza.


Elle a fait remarquer que la recrudescence périodique des actes terroristes dans la capitale est due non seulement au fait les auteurs des crimes à répétition « continuent de circulent librement» mais aussi aux ennemis de la paix qui « caressent le rêve d'une troisième transition et qui ne ménagent aucun effort pour saper tous les efforts déployés par les autorités actuelles allant dans le sens d'une réconciliation des communautés musulmanes et chrétiennes ».


En mémoire des victimes tombées sous les balles des terroristes et ceux blessées encore en vie la cheffe de l'Etat a décrété trois jours de deuil national « où les drapeaux seront mis en berne » et instruit le gouvernement de prendre en charge les soins des rescapés du carnage de l'église de Fatima et leur fournir un appui nécessaire.

Elle a par ailleurs condamné fermement ces actes terroristes tendant à annihiler tous les efforts du gouvernement centrafricain.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=604998#sthash.bfhyNMfo.dpuf

Catherine Samba-Panza prête à tout pour défendre son

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 15:12

 

 

 

 

 

30/05/14 (Dw-World)

 

La capitale centrafricaine est secouée de nouveau par une vague de violence. Vendredi, un accrochage entre des soldats burundais de la Misca et un groupe de manifestants armés a fait au moins deux morts.

 

Selon la force africaine de maintien de la paix Misca, le groupe de manifestants aurait ouvert le feu contre la base des soldats burundais. Ces derniers ont donc riposté. Bilan : Deux personnes tuées par balle et plusieurs autres grièvement blessées.

 

Situation sécuritaire instable

 

Actuellement un calme précaire se serait installé selon le Général Martin Toumenta Chomou, le commandant de la Misca.

 

« Nous avons un dispositif de défense qui repose sur la sécurisation de la ville, dans tous les huit arrondissements. Chaque jour nous améliorons le dispositif sécuritaire. Nous ne pouvons pas dire que ce soit calme total mais jusqu'ici à ce moment-ci il n'y a plus de tirs. »

 

Un accrochage entre les soldats burundais de la Misca et des hommes armés a fait deux morts vendredi à Bangui

 

Un accrochage entre les soldats burundais de la Misca et des hommes armés a fait deux morts vendredi à Bangui

 

Le regain de violence à Bangui fait suite à l'attaque d'une église mercredi, c'est ce qui a mis le feu aux poutres. En effet depuis l'attaque de l'église Notre-Dame de Fatima par un groupe armé c'est la confusion dans la capitale centrafricaine. L'attaque qui a fait une quinzaine de morts suscite depuis de vives réactions.

 

Protestations à Bangui

 

Des barricades ont été érigées, ce matin plusieurs marches ont rassemblé des centaines de manifestants avec des revendications multiples : certains exigent le départ de présidente de transition Catherine Samba-Panza, d'autres le départ de certaines forces militaires étrangères, notamment les Burundais de la Misca. Ils sont accusés par les manifestants de laisser faire les violences contre les chrétiens. Pour le général Chomou, il s'agit d'accusations sans fondement.

 

« Le contingent burundais de la misca occupe une zone très sensible de la ville notamment le troisième et le cinquième arrondissement. Ce sont des zones qui sont très fréquemment attaqué et ce contingent défend valablement ses positions. Ceux qui sont en train d'attaquer ces positions n'arrivent pas à atteindre leur objectif, donc ils ne peuvent pas être content du travail que ce contingent fait. »

 

Des véhicules de la force française Sangaris ont également été visés par des tirs ce matin à Bangui. En plus du renforcement de leur dispositif, les forces française et africaine ont lancé un appel au calme diffusé sur les medias centrafricains.

 

http://www.dw.de/bangui-toujours-sous-tension/a-17672737

 

Bangui toujours sous tension
Bangui toujours sous tension

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 15:01

 

 

 

 

30/05/14 (AFP)

 

La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, a qualifié vendredi d'"acte terroriste" l'attaque contre une église de Bangui qui a fait 17 morts mercredi et provoqué une nouvelle flambée de violences dans la capitale.

 

"C'est le fait que les auteurs des crimes à répétition continuent de circuler librement qui explique cette recrudescence périodique des actes terroristes", a déclaré dans une allocution radiodiffusée Mme Samba Panza, en mentionnant l'attaque contre l'église Notre-Dame-de-Fatima et en dénonçant "une situation de guérilla urbaine".

 

La présidente a également demandé aux manifestants "qui ont érigé les barricades dans les quartiers de les enlever immédiatement. Parce que ce n'est pas dans le désordre qu'on peut gérer un pays. Je ne veux pas que le sang du peuple centrafricain continue de couler", a-t-elle ajouté, en décrétant un deuil national de trois jours en mémoire des victimes de l'église.

 

Mme Samba Panza a également demandé aux forces française Sangaris, africaine Misca et européenne Eufor-RCA "d'apporter tout l'appui nécessaire à la police et à la gendarmerie centrafricaines, pour qu'elles fassent aboutir rapidement les procédures déjà engagées dans tous les cas similaires et dans le cas particulier de l'église de Fatima" visant à arrêter les coupables.

 

Pour rétablir la sécurité dans Bangui, "nous avons besoin de l'implication de toutes nos forces de défense et de sécurité, y compris les forces armées centrafricaines", a-t-elle poursuivi.

 

L'armée centrafricaine - qui doit être entièrement refondue - est toujours casernée et sans arme. "Les discussions sont bien avancées avec la communauté internationale qui commence à comprendre nos préoccupations à ce sujet", a-t-elle commenté.

 

Alors que depuis quelques semaines, Bangui semblait retrouver un début de normalité - du moins pendant la journée - l'attaque sans précédent à la grenade et à l'arme automatique mercredi soir d'une église où sont réfugiés depuis des mois des déplacés a servi de détonateur. Selon le Haut-commissariat de l'ONU aux réfugiés, au moins 17 personnes ont été tuées et 27 enlevées.

 

L'attaque a été perpétrée par un groupe d'hommes armés assimilés par des témoins à l'ex-rébellion Séléka, majoritairement musulmane.

 

Deux personnes ont été tuées par balle vendredi matin, selon des témoignages de manifestants confirmés par une source militaire. Au moins trois autres ont été blessées par balle, dont deux grièvement, et conduites à l'hôpital communautaire de Bangui, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Jeudi déjà de nombreuses barricades avaient été érigées sur les principaux axes de Bangui et des échauffourées entre jeunes et forces africaines ont fait plusieurs blessés du côté des civils.

Attaque contre une église à Bangui: un "acte terroriste" selon la présidente

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 14:50

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2014-05-30 13:25:40 - La présidente de la Transition en Centrafrique, Cathérine Samba Panza, a demandé vendredi aux forces de défense et de sécurité de « prendre toutes les mesures qui s’imposent pour que toute la lumière soit faite sur les événements de Notre Dame de Fatima et que leurs auteurs soient traqués jusque dans leur dernier retranchement pour être traduits en justice ».


« Ce n'est pas en cultivant la haine et l'esprit de vengeance que nous allons sortir de la crise actuelle qui a des racines profondes », a fait remarquer Mme Samba-Panza dans un message à la nation suite aux violences qui se sont répandues dans le pays après la tuerie intervenue dans l'église Notre Dame de Fatima faisant une quinzaine de morts.


« Notre grand malheur aujourd'hui c'est que personne ne veut écouter l'autre », a-t-elle déclaré.


Pour mettre un terme à ces piques de violence, la cheffe de l'Etat s'est engagée à prendre toutes « les dispositions pour que le désarmement tant demandé se fasse partout y compris dans le 3 è et le 5è arrondissement ». 


Le pays ne disposant pas de forces armées, la présidente de la Transition a demandé l'appui des forces étrangères déployées en Centrafrique.


« J'instruis les Sangaris et la MISCA d'apporter tout l'appui nécessaire à la police et à la gendarmerie pour faire aboutir rapidement les procédures déjà engagées dans tous les cas similaires et le cas particulier de l'église de Fatima », a encore dit Cathérine Samba-Panza.


Elle a fait remarquer que la recrudescence périodique des actes terroristes dans la capitale est due non seulement au fait les auteurs des crimes à répétition « continuent de circulent librement» mais aussi aux ennemis de la paix qui « caressent le rêve d'une troisième transition et qui ne ménagent aucun effort pour saper tous les efforts déployés par les autorités actuelles allant dans le sens d'une réconciliation des communautés musulmanes et chrétiennes ».


En mémoire des victimes tombées sous les balles des terroristes et ceux blessées encore en vie la cheffe de l'Etat a décrété trois jours de deuil national « où les drapeaux seront mis en berne » et instruit le gouvernement de prendre en charge les soins des rescapés du carnage de l'église de Fatima et leur fournir un appui nécessaire.

Elle a par ailleurs condamné fermement ces actes terroristes tendant à annihiler tous les efforts du gouvernement centrafricain.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=604998#sthash.P7fbP5Wz.dpuf

Samba-Panza déterminée à ne reculer devant rien pour défendre son pays

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 14:32

 

 

 

Réaction de condamnation du MLPC des massacres de l'église de Fatima

Le MLPC condamne énergiquement le carnage de l'église de Fatima
Le MLPC condamne énergiquement le carnage de l'église de Fatima
Le MLPC condamne énergiquement le carnage de l'église de Fatima

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