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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 03:35

 

 

Boz et IDI

 

Tchadactuel.com  le 30 nov, 2012

 

Le Président Bozizé aurait enfin osé ! Installé au pouvoir par l’armée tchadienne et sécurisé par cette même armée, le Président centrafricain est considéré dans la sous-région comme étant le plus docile des caniches de Deby. Tous les Présidents de la sous-région ont pris un à un leur distance : sa suffisance, son arrogance et son manque de savoir-faire et savoir dire ont fini par agacer ses pairs, seul le centrafricain continue à s’aplatir devant Deby. Mais toute chose à sa fin.

Le Président centrafricain aurait pris la mesure des dégâts négatifs collatéraux sur l’opinion centrafricaine et internationale, de sa proximité avec le despote de N’Djamena ; alors il aurait commencé à prendre du recul. Bozizé aurait pris des contacts avec des pays ou personnalités dont jadis il passait par Deby, pire, pour ce dernier, Bozizé aurait envoyé un bon contingent centrafricain être formé en Afrique du Sud en vue de remplacer la garde rapprochée tchadienne. Autant des petits gestes d’indépendance que le despote n’ pas apprécié et en représailles, il retira le contingent tchadien chargé de la sécurité  de Bozizé.

En retirant les éléments tchadiens affectés à la protection rapprochée du Président Bozizé, Deby pensait que ce dernier courrait pour venir attraper ses pieds et s’excuser de ses mauvaises manières de ces derniers temps; mais non! Le Président Centrafricain, qui a longtemps souffert de l’étouffement de son grand voisin et de son Président envahissant, semble avoir pris goût de cette indépendance. Il s’est donc tourné carrément vers d’autres partenaires pour assurer sa protection avec plus d’indépendance et de dignité. Cette attitude de lèse-majesté n’a pas plu au dictateur tchadien, alors il a chargé le sinistre Abdoulaye Miskine de créer une rébellion anti-Bozizé à partir du sud du Tchad, bien sûr en mettant à sa disposition les résidus des combattants de Baba Ladé et des moyens matériels et financiers colossaux. On assistera dans quelques jours à une situation de désolation, de massacre et de pillage au sud du Tchad et au nord de RCA. Tout ceci à cause d’un despote qui ne trouve la quiétude que dans le malheur des  autres.

Beremadji Félix

N’djaména – Tchad

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 03:03

 

 

 

cargo-Iliouchine-76.jpg

 

BRAZZAVILLE (AFP) - 30.11.2012 21:46 - Un avion-cargo en provenance de Pointe-Noire au Congo a raté son atterrissage à l'aéroport de Brazzaville faisant une trentaine de morts parmi les habitants du quartier, a-t-on appris auprès des pompiers congolais.

Selon le responsable des services de secours, Georgelin Massemba, une trentaine de personnes habitant le quartier de La Poudrière, situé au bout de la piste de l'aéroport, ont été tuées lorsque l'appareil est sorti de la piste avant de s'écraser dans un ravin. L'équipage dont on ignore la composition exacte a également péri dans l'accident.

De nombreux blessés, une vingtaine, selon des témoins, ont été transportés à l'hôpital de Makélékélé, au Centre hospitalier universitaire et à l'hôpital militaire.

L'avion, un gros porteur Iliouchine, transportait des voitures et d'autres marchandises pour le compte de la compagnie locale Aero-services.

Selon un journaliste présent sur les lieux, l'accident semble être dû à un violent orage qui s'abattait sur la région. L'avion, qui n'a pas pu freiner suffisamment, est sorti de la piste, a rasé une quinzaine d'habitations, dont un bar, avant d'aller s'écraser dans un ravin et de prendre feu.

Deux heures après l'accident les pompiers fouillaient les décombres dans le quartier de La Poudrière pour tenter de dénombrer les victimes. Cet appareil, théoriquement utilisé pour le fret, est susceptible d'avoir transporté d'autres personnes que les membres d'équipage.

© 2012 AFP

 

Commentaire de Clément Boutet-Mbamba

La vie est parfois cruelle. Moins de 3 jours après la publication de la réflexion sur le transfert de l'aéroport de Bangui Mpoko de Bangui à Berengo, voilà qu'un avion en provenance Pointe-Noire pour Brazzaville a manqué son atterrissage à Maya Maya, causant 30 morts. Alors que le ministre délégué à l'aviation civile s’époumone à Bangui pour ridiculiser cette réflexion et que ses thuriféraires sont lancés à ma poursuite sur le net, l'actualité fait ce clin d'oeil aux gouvernants de Bangui pour leur dire que la fatalité n'est pas une normalité si l'on se donne les moyens pour l'éviter.

Maya Maya fut aussi rénové intégralement à coup de centaines de milliards de Fcfa et une seconde piste est  en construction. Les princes Congolais ont simplement oublié que comme Bangui-Mpoko, Maya Maya est aussi enclavé dans la ville.

Que ces 30 morts de Brazzaville reposent en paix et que leurs morts servent de leçon aux princes de Brazzaville, Kinshasa et surtout ceux de Bangui qui ne gouvernent qu'à vue en oubliant que gouverner, c'est prévoir.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 00:50

 

 

carte_centrafrique_432.gif 

 

Selon une information datée du 30 Novembre 2012 de l'AGENCE CENTRAFRIQUE PRESSE,  neuf leaders de l'opposition politique centrafricaine ont fait preuve d'une maturité politique notoire susceptible de donner beaucoup d'espoir au peuple centrafricain quant au calvaire que lui fait subir le pouvoir en place aujourd'hui à BANGUI.

 

En effet, à travers une « lettre de vœux » adressée à leurs militants à l'occasion de la célébration de la fête nationale du 1er Décembre à BOUAR, ces leaders ont eu la clairvoyance, qu'il faut saluer ici, de demander à leurs adhérents de ne pas prendre part aux festivités de cette fête, qui aurait dû être une liesse nationale en temps normal.

 

Comment peut-on accepter d'un « Président », qu'il se déplace dans un chef-lieu de Préfecture plongé depuis belle lurette dans l'obscurité, pour célébrer une fête qui n'est que sa propre fête ? Pourquoi a-t-il laissé BOUAR longtemps dans l'obscurité pour l'éclairer juste parce qu'il devait aller  y célébrer la fête nationale ? Et les habitants de BOUAR, pour ne pas parler des centrafricains en général, sont-ils assez naïfs, assez dupes pour avaler allègrement une telle pilule si amère ?

 

Les ponts qui se sont écroulés ailleurs sur toute l'étendue du territoire doivent-ils attendre une célébration nationale pour être enfin réparés ? Pauvre CENTRAFRIQUE ! Pauvres CENTRAFRICAINS !

 

Le pays n'est pas aussi pauvre que cela !

 

CENTRAFRICAINS, vous n'êtes pas aussi pauvres que cela !

 

On ne peut pas tromper un pays, un peuple à ce point. On ne peut pas tromper ce pays et son peuple de cette matière, tout le temps !

 

Quand est-ce que l'homme fort de BANGUI comprendra-t-il,  que la souffrance des banguissois qui doivent faire de longs détours pour contourner les ponts cassés dans la capitale, est une chose insupportable ? Quand comprendra-t-il, en tant que « soldat aguerri, s'il l'est vraiment », que la source de l'invasion d'une partie du territoire par des troupes rebelles vient du fait qu'on a été chercher des « soldats » ailleurs pour conquérir le pouvoir dans le pays et permettre ensuite à ces derniers de connaître le territoire pour y patrouiller en toute tranquillité et y exploiter les situations exploitables ?

 

A travers son déplacement à BOUAR pour y célébrer « sa » fête nationale, après avoir apporté la lumière à la ville qui est restée dans l'obscurité pendant des années et des années, l'homme fort de BANGUI fait la preuve que pour que ce pays sorte de son marasme, il suffit de multiplier les « fêtes nationales », pour lui donner l'occasion d'électrifier les villes de province, de réparer les ponts cassés en province, bref, de donner de la joie au peuple affamé et de le soigner de toutes les maladies dont il souffre.

 

Drôle de manière de gouverner un pays, de lui donner une orientation positive durable.

 

Le Palais omnisports de BANGUI est resté en état de délabrement pendant des années et des années. Il a fallu qu'une descendance de l'arbre royal soit hissée au-dessus de la hiérarchie basket-ballistique centrafricaine pour qu'en moins de deux mois, cet édifice, qui fut jadis le joyau du basket africain, renaisse de ses cendres.

 

Nous n'écrivons pas cet article parce que nous sommes farouchement opposé à ce qui se fait dans ce pays de BOGANDA, mais pour montrer tout simplement qu'avec un peu plus d'amour patriotique, un peu plus d'amour de nos pauvres parents, un peu plus de fierté,  beaucoup moins d'égoïsme, beaucoup moins de tribalisme, d'esprit recroquevillé sur la cellule familiale, et avec davantage d'amour pour le bien-être de tous, il est possible de soulever des montagnes avec le peu de moins dont on dispose, pour alléger les souffrances d'un plus grand nombre, et faire que la vie soit supportable pour tous.

 

Nous saluons les leaders de l'opposition qui ont pris une bonne initiative en demandant à leurs militants d'adopter un comportement qui n'est pas antinational, loin s'en faut, mais une attitude qui permet de mettre le doigt sur une dérive qui mérite d'être corrigée, corrigée le plus rapidement possible.

 

POUR LE BONHEUR DU CENTRAFRIQUE,

 

                                                                            QUE NE FERONS-NOUS PAS ?????????

 

ZAPA  AYEKE

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 00:47

 

 

MESAN-logo.JPG

 

Mes Chers Compatriotes,


Il y a 54 ans, du combat et de la vision de nos Pères Fondateurs, un jour nouveau s’est levé sur notre pays. Le 1er décembre 1958, la République naissait et l’espoir aussi.


54 années d’espérance, de joies et de souffrances, aux termes desquelles les enjeux du Rêve Centrafricain demeurent d’une actualité brûlante.


Aujourd’hui, nous aspirons toujours, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, à la construction de cette nation arc-en-ciel, rêvée et promise par Barthélemy Boganda.


Vers cette promesse, en ce jour de Fête Nationale, le peuple Centrafricain tout entier tend les bras.

Vers cette promesse, aux quatre coins du pays, des hommes et des femmes brandiront, dans le coeur et dans l’âme, le fier étendard de la patrie.


Vers cette promesse, nous marcherons avec confiance, détermination et sérénité, avec la conviction profonde qu’au bout du chemin, nos lendemains seront meilleurs.


Je vous souhaite à tous, Mes Chers Compatriotes, une bonne Fête Nationale et un joyeux 1er décembre.


Jean-Baptiste KOBA

Président du M.E.S.A.N.

« Zo Kwé Zo »

MESAN

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 00:38

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

OBO : LES HABITANTS D’UN VILLAGE SE RÉFUGIENT AU CENTRE-VILLE À CAUSE DE LA LRA

 

rebelle LRA

 

Obo, 30 novembre (RJDH)–Les habitants du village de Ngouli, situé à trois kilomètres de la ville d’Obo (sud-est) ont fui leur village pour se réfugier au centre-ville d’Obo pour échapper aux attaques de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), dont une forte présence est signalée dans la région.

« Nous avons quitté notre village parce que la présence des éléments de la LRA a été signalée partout. Nous ne pouvons pas nous déplacer plus loin pour vaquer à nos occupations », a témoigné une femme qui a elle aussi fui son village pour Obo.

La même source a précisé qu’au cours du déplacement vers le centre-ville, les habitants du village de Ngouli ont croisé une dizaine  de rebelles de la LRA  qui ont ouvert le feu sur eux, mais personne n’a été blessé.

Alors que les forces ougandaises basées dans le Haut-Mbomou avaient annoncé que la population pouvait désormais se déplacer au-delà de 25 kilomètres, la population est toujours exposée aux attaques de la LRA qui apparaissent même à trois kilomètres de la ville.

 

BOUAR : UNE FLAMBÉE DE PRIX À CAUSE DE LA FÊTE DU 1ER DÉCEMBRE

 

Bouar, 30 novembre (RJDH)–Le prix des denrées alimentaires est en hausse dans la ville de Bouar (ouest). Cette situation est due à l’arrive massive des délégations des différentes préfectures, pour le 54ème anniversaire de la  proclamation de la République centrafricaine, célébrée le 1er décembre.

La cuvette de manioc qui se vendait à 1500 FCFA coûte actuellement 2500 FCFA, l’igname se fait rare sur le marché, une cuvette de patate coûte actuellement 1800 FCFA contre 1000 FCFA auparavant, selon un constat de Radio Maïgaro. Le kilogramme de la viande de bœuf n’est plus le même, d’ailleurs la viande se fait rare sur le marché.

Nombreux sont les membres des délégations qui se plaignent de ce phénomène. « Nous ne pouvons pas manger à notre faim durant notre séjour parce que tout est devenu cher dans la ville », a fait savoir Rose  Ndoutia, membre de la délégation de la sous-préfecture de Paoua.

Du côté des commerçants, c’est un moment pour se faire de l’argent, en profitant de la présence des ‘’étrangers’’. Parce que, disent-ils, les prix avaient chutés sur le marché à cause de la mévente.

« Nos produits agricoles ont été exposés sur le marché pendant longtemps sans aucun  acheteur. Nous étions obligés de les solder. C’est pourquoi nous profitons de cette occasion pour récupérer», a dit Annie Ngaïssona, une commerçante.

 

BANGUI : VERS UNE SÉCURITÉ TRANSFRONTALIÈRE ENTRE LE TCHAD ET LA RCA

 

region tchad cameroun rca massi 0

 

Bangui, 29 novembre (RJDH) – Il y a un mois à Ndjamena, capitale de la République du Tchad, se tenaient les assises de la  commission mixte Tchad-Centrafrique sur la sécurité. Dans une interview avec le RJDH, le 27 novembre, le Haut-commissaire aux droits de l’homme, Dieudonné Abakar Nyakanda, qui a participé à ces travaux, espère que les relations entre les Tchadiens et les Centrafricains vont s’améliorer pour une paix durable entre les deux pays.

Plusieurs accords ont été signés à l’issue de cette rencontre. En dehors des questions sécuritaires, notamment les conflits qui surviennent presque chaque année entre des transhumants tchadiens et les autochtones de la région du nord de la République centrafricaine, les discussions ont également porté sur des questions économiques et sur les conditions de rapatriement  des 30 000 réfugiés centrafricains qui vivent au Tchad.

Aux environs de la ville de Batangafo (nord) environ 5 700 personnes déplacées internes vivent dans des camps dans des conditions humanitaires qui laissent à désirer. Ces populations ont été obligées de quitter leurs villages d’origines parce que leurs maisons et leurs champs ont été détruits par des transhumants venus du Tchad en février 2012. Dans la région de Kaga-Bandoro, il existe également des milliers de déplacés du fait des exactions des éléments du rebelle tchadien Baba-Laddé. C’est pour mettre fin à ces atrocités que cette commission a été créée.

Mais si des initiatives sont prises pour faire la paix entre les Tchadiens et les Centrafricains de la région du nord,  Dieudonné Abakar Nyakanda pense qu’il faut que les Centrafricains fassent la paix eux-mêmes aussi au niveau interne. Pour lui, seul le dialogue est la meilleure solution.

« Si on aime son pays, le meilleur moyen de faire entendre sa voix n’est pas de prendre les armes et d’aller tirer sur la population qu’on estime gouverner après tout. (…) Si on veut le pouvoir, c’est à Bangui ; si on veut le fauteuil du président, c’est au Palais de la renaissance à Bangui ; ce n’est pas en tuant des civils, sans défense, qu’on va trouver gain de cause », souligne-t-il.

Au sujet de la situation des droits de l’homme en République centrafricaine au cours de cette année qui s’achève, Abakar Nyakanda estime que l’essentiel dans un pays n’est pas seulement de faire arrêter les bruits de bottes pour parler des Droits de l’Homme.

« La santé, l’éducation, les problèmes sociaux, sont entre autres les notions contenues dans ce courant (…). L’idéal est que tout le monde vive sa vie sans crainte de quoi que ce soit. Mais dommage que la situation est difficile dans certaines régions du pays et nous en sommes conscients », relève-t-il.

Abordant la question des rebellions étrangères qui sévissent dans le pays, le Haut-commissaire aux Droits de l’homme affirme dit que des mécanismes sont en marche pour mettre ces groupes hors d’état de nuire.

« Dans le Sud-est, il y a la présence des instructeurs militaires américains, des soldats ougandais et centrafricains qui poursuivent la lutte contre la rébellion de l’Armée de résistance du seigneur de Joseph Kony. Dans le centre et le centre-nord, depuis près de deux mois, l’opération de rapatriement des éléments l’ex-rebelle tchadien, Baba-Laddé, s’est déroulée. Nous ne sommes pas sûr à 100% que tous les éléments sont rentrés chez eux, mais ce qui est certain, c’est que le maximum est fait », souligne Abakar Nyakanda.

Interrogé sur la position des défenseurs des droits de l’homme qui demandent une poursuite judicaires contre Baba-Laddé, pour les crimes commis sur le sol centrafricain par ses hommes, il dit aussi en être conscient, mais le moment n’est pas encore venu selon lui.

« Etablir la culpabilité du leader du Front populaire pour le redressement est aussi une préoccupation du gouvernement. Nous en sommes conscients ; mais nous ne pouvons pas risquer la vie de nos populations. Le moment n’est pas encore propice pour engager tout cela, vu que certains membres de cette rébellion seraient encore sur le territoire », précise le Haut-commissaire.

Toutefois, il se félicite des actions menées par les ONG de défense et de protection des  droits de l’homme pour aider la population à retrouver sa place dans la société centrafricaine. « Travailler dans le domaine des droits de l’homme, c’est prendre le poids du monde entier sur son cou. Mais certaines ONG arrivent à relever le défi. Elles méritent tous les compliments », conclut-il.

Hippolyte Donossio

 

BANGUI : BIENTÔT LES RÉFUGIÉS CONGOLAIS RASSEMBLÉS SUR UN SITE UNIQUE À ZÉMIO

 

RCA sud Est


Bangui, 29 novembre (RJDH)–En décembre prochain, les réfugiés congolais qui vivent dans les camps de Mboki et d’Obo (sud-est) seront tous transférés sur un seul site dans la ville de Zémio. L’annonce a été faite, le mercredi 28 novembre, par la représentante du Haut-commissariat des Nations-Unies pour les   réfugiés (HCR) en Centrafrique, Mme  Gogo Hukportie et le secrétaire général de la Commission nationale pour les réfugiés (CNR), Ange Gabriel Touaboy, lors d’une conférence de presse à Bangui.

Selon les intervenants, la décision de cette opération se justifie par le souci du gouvernement centrafricain et du HCR de mieux assurer l’assistance  et la protection de ces personnes vulnérables.

« La répartition des réfugiés dans les trois camps (Obo, Mboki et Zémio) pose problème dans la mesure où le gouvernement est très limité dans ses moyens d’action. En plus il compte sur l’expertise du HCR pour intervenir auprès de ces personnes, alors que cette structure n’est pas représentée dans les deux autres villes (Obo, Mboki)», a précisé Gabriel Touaboy expliqué.

En effet, les attaques perpétrées par les rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony  dans les villes d’Obo et de Mboki, la dégradation des routes qui relient les villes pendant la saison  des pluies en particulier, rend difficile l’acheminement des vivres et d’autres matériels destinés aux réfugiés. Le fait que le HCR ne dispose pas de bureau à Obo et à Mboki, l’empêche d’assurer correctement son mandat   d’assistance et de protection des réfugiés, a fait savoir la représentante du HCR, d’où nécessité de consolidé les camps pour faciliter les opérations.

Un autre  argument développé par les deux parties (gouvernement-HCR) pour justifier le choix porté sur la ville de Zémio pour la consolidation des camps des réfugiés est la présence des autres structures humanitaires dans cette localité, son accessibilité qui favorise l’acheminement de l’aide aux réfugiés.

« Il y a une forte présence des éléments des Forces armées centrafricaines dans la ville de Zémio. En plus, les autorités locales et les jeunes de cette localité ont pris l’initiative d’assurer la sécurité de leur localité en mettant en place une dynamique équipe d’auto-défense », a ajouté M. Touaboy.

Dispositifs préalables

Avant le démarrage des opérations de transfert prévu au début de mois de décembre prochain, le HCR et le gouvernement, en commun accord avec les autorités de la ville de Zémio, ont pris des initiatives pour  aménager le site d’accueil.

« Nous avons obtenu une parcelle de terre cultivable pour permettre aux réfugiés, une fois installés, d’exercer des travaux champêtres pour que ces  derniers  puissent assurer à moitié leur charge, en plus des distributions des vivres faites par le Programme alimentaire mondial. Six puits additionnels sont en construction ainsi que des infrastructures scolaires, afin de permettre aux enfants de continuer à étudier », a fait savoir la représentante du HCR, Mme  Hukportie.

Même, la vérification physique des réfugiés a été déjà faite dans les camps de Mboki et d’Obo, afin de permettre au HCR d’avoir des chiffres corrects. La seconde phase de ce travail sera consacrée au transfert des réfugiés.

S’agissant de la crainte et la  réticence de certaines personnes à l’arrivée des réfugiés, Mme Gogo Hukportie, a indiqué que des mesures ont été prises pour que ceux-ci vivent en harmonie avec la population autochtone et les autres réfugiés qui vivent avant dans cette localité. « Des activités de sensibilisation de la population ont été réalisées à travers les autorités locales,  pour préparer la communauté et les réfugiés qui sont installés à Zémio, à accueillir les autres  réfugiés», a-t-elle ajouté.

Au total 1 366 réfugiés congolais basés à Mboki et 998 autres du site d’Obo sont concernés par cette opération. En 2009, des personnes venues de la République démocratique du Congo ont fui leur pays à cause des attaques de la LRA. Cils ont trouvé refuge dans la préfecture de Haut-Mbomou, où elles ont été installées à Zémio, Mboki et Obo.  C’est en septembre 2012 que le   gouvernement centrafricain et le HCR ont entrepris le projet de consolidation des camps à Zémio.

V. Béro

 

MBOKI : CINQ ÉLÉMENTS DE LA LRA CAPTURÉS

 

Mboki, 29 novembre (RJDH)–Cinq éléments de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony ont été interceptés et livrés aux forces ougandaises par un groupe de pêcheurs, sur la rivière Mbomou (sud-est), le mercredi 28 novembre. La zone se situe entre la frontière avec la République démocratique du Congo

 « Nous les avons interceptés alors qu’ils cherchaient à regagner le sol centrafricain à bord d’une pirogue. Nous les avions attaqués à l’aide de bâtons et de machettes », a expliqué  Dieudonné Médoutini, l’un des pêcheurs.

La même source a indiqué que parmi ces cinq éléments, il y a deux femmes. Ces hommes sont actuellement transférés dans la ville d’Obo pour par les forces ougandaises.

 

BANGUI : L’UNICEF ÉVALUE SES ACTIVITÉS DE 2012 EN CENTRAFRIQUE

 

Bangui, 29 novembre (RJDH)–Plus de cinquante participants relevant des différentes entités gouvernementales, des ONG nationales et internationales et plusieurs autres bénéficiaires des programmes de l’Unicef ont procédé à l’évaluation des activités de cette agence des Nations-Unies en 2012, en Centrafrique. Des projections pour les prochaines années ont été également définies.

 Au total, six grands thèmes ont été développés par l’Unicef dans ses programmes en Centrafrique au cours de cette année. Les programmes ont été articulés autour du développement de l’enfant, l’éducation de base et la parité de sexe, eau et assainissement, la protection, la communication pour le développement, le programme politique social et la planification.

A travers cette assise, l’Unicef envisage, ensemble avec ses partenaires, le gouvernement, les ONG et les autres bénéficiaires, de projeter ses programmes et activités et la coopération jusqu’en 2016.

Les participants se sont penchés sur les notions de gestion basée sur les résultats et comment identifier l’impact des activités. Cette revue devrait permettre à l’Unicef de réajuster ses activités pour de meilleurs résultats dans les prochaines années

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 18:33

 

 

 

Martin ZIGUELE a accordé une longue interview à Afrique Éducation, qui paraît dans le numéro 359 daté du 1er au 15 décembre 2012

 

 

couverture-Afrique-Education-interview-MZ.JPG

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 18:27

 

 

 

Simon Kouloumba

 

 

Pour rendre hommage à Simon KOULOUMBA décédé le 26 novembre dernier à Paris, une veillée sera organisée par sa famille le samedi soir 1er décembre 2012 à la salle Taty/Metalarc au 22, rue de l’avenir 93 à Epinay-Villetaneuse (près de la gare d’Epinay sur Seine)

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 10:11

 

 

 

flash

 

FACA à Dembia

 

Bangui, 30 nov (CAP) – Des informations confirmées d’une source proche de l’état-major des FACA font état de la mort d’un capitaine tué hier à 15 km de Bouar dans des circonstances non encore élucidées mais certaines sources font état d’une attaque de forces rebelles.

Plusieurs convois et délégations partis de Bangui ont pris la route de la ville de Bouar et commencé à affluer depuis hier en vue de prendre part aux festivités du 1er décembre, date de la proclamation de la République centrafricaine.

Lors de l’attaque mardi dernier par des éléments rebelles à 15 km de Sibut sur le véhicule de Mme Marthe Yangba le Préfet de la Ouaka la blessant grièvement, ceux-ci avaient clairement affirmé leur détermination à empêcher le bon déroulement des festivités du 1er décembre Bouar. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 04:31

 

 

 

babaladdé

 

Les circonstances dans lesquelles la base des soldats du détachement des FACA de Kabo a été attaquée mardi dernier par surprise par des assaillants qui voulaient dit-on se ravitailler en armes et munitions, doivent faire réfléchir quelque peu la hiérarchie de ces malheureux soldats et leur état-major. Des leçons doivent impérativement être tirées de la mort de ces soldats et en particulier celle du capitaine Loutomo qui commandait la base, tué non pas par arme à feu mais suite aux tortures et tabassage qu’il a subis des assaillants qui l’ont littéralement enlevé et amené avec eux, chose inadmissible (on n’aurait d’ailleurs toujours pas retrouvé son corps selon nos informations).

Deux de leurs véhicules ont été incendiés et deux autres emportés, cinq soldats faits prisonniers d’après certaines sources, bref, une véritable bérézina. Les habituels communiqués triomphalistes et indécents de l’état-major qui parle généralement de FACA à la poursuite d’assaillants en débandade, prêtent à sourire si ce n’est à pleurer.

Selon des informations dignes de foi, seulement 100 éléments sur les 800 hommes de Baba Laddé qui avaient été conduits tambour battant sous bonne escorte en octobre dernier par les ministres Francis Bozizé et Josué Binoua depuis Ippy et remis aux autorités tchadiennes à Sido, auraient été admis à intégrer les effectifs de l’armée nationale tchadienne. Les 700 restants ont tranquillement regagné le territoire centrafricain, la région de Ouandago et Gondava, qu’ils connaissent bien et considèrent comme leur sanctuaire et où ils vivent comme poisson dans l’eau. Comment donc s’étonner du niveau de recrudescence de l’insécurité que connaît à nouveau la zone de Kabo depuis bientôt deux mois.

Toujours d’après nos sources dans la région de Batangafo et Kabo, des rumeurs persistantes circulaient depuis une dizaine de jours dans le coin, faisant état d’une attaque imminente de la base FACA de Kabo par des forces rebelles. Seuls l’état-major des Faca et le commandement du détachement de Kabo ne s’en sont pas inquiétés outre mesure. C’est un secret de polichinelle que lorsqu’ils sont envoyés en détachement dans l’arrière-pays, les soldats des FACA ont la vilaine et fâcheuse habitude de s’enivrer plus que de raison et d’être aveuglés par la gente féminine locale au point même de perdre de vue l’objet de leur mission. Puisse ce genre de situation dramatique comme celle de Kabo, leur donner à réfléchir et les aider à revenir sur le droit chemin.

Tout cela, ajouté à d’autres faits encore de la bozizie, augure du climat de fin de règne que vit actuellement ce régime désormais à l’agonie. La mise en débandade du seigneur de guerre de  l’UFDR Zakaria Damane dans la Vakaga par Djotodia Amnon Droko revenu militairement en force dans la région et l’allégeance que s’apprêtent à faire à ce dernier d’autres chefs rebelles du coin, n’augure pas des lendemains tranquilles dans la région de la Vakaga et de la Haute-Kotto. La politique de la mallette de billets d’argent de Bozizé vis-à-vis des chefs rebelles trouve désormais ses limites. La paix n’en est pas revenue pour autant dans le pays.

La rédaction

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 03:05

 

 

 

Touadera-KNK.JPG

 

Bangui 29 nov (CAP) - Selon des informations fiables recueillies par la rédaction de CAP auprès de certains députés participants au conclave du KNK qui s’est tenu le à Boali le week-end dernier, trois thèmes ont donné lieu à des exposés faits 1°) « La philosophie du KNK » par le secrétaire général du KNK, Louis Oguéré Ngaikoumon ;

2°) "Les missions assignées aux députés KNK " par le député de Mongoumba, Me Opalegnan, président de la commission des lois à l’assemblée nationale :

Enfin, le dernier conférencier était le premier ministre et vice-président du KNK, Faustin  Touadéra qui a traité le suivant : « Bilan du parti depuis les dernières élections jusqu’à maintenant et ce qui reste à faire jusqu’à 2015 ».  Toujours d’après nos sources, ce dernier aurait été copieusement et poliment conspué par l’auditoire des députés qui n’ont pas manqué de réitérer leur exigence de voir le mathématicien de Boy-Rabe rendre son tablier.

C’est Me Opalegnan qui est désormais celui que Bozizé a ciblé et confié la responsabilité de conduire la délicate manœuvre de modification constitutionnelle devant lui permettre d’être à nouveau candidat en 2016. C’est le président de la commission des lois qui est chargé de flairer le moment opportun pour introduire les modifications des articles 24 et 108 de la constitution qui empêchent pour le moment Bozizé de tourner en rond.

Une première occasion a été perturbée par les accusations radiophoniques très embarrassantes de la député de Bambari, Solange Ndakala Pagonendji. Me Opalegnan a dû reculer sans doute pour mieux sauter ultérieurement.

L’idée d’un prochain congrès extraordinaire du KNK aurait été lancée à l’issue du conclave de Boali. Cette assise verrait le départ de Joseph Kiticki Kouamba, actuel Président intérimaire. Le Président fondateur du parti serait secondé directement par le nouveau SG qui pourrait être l’ancien coordonnateur du « BDR » et actuel ministre de la sécurité publique Claude Richard Gouandjia selon certaines indiscrétions. Louis Oguéré Ngaikoumon regagnerait son poste d’ambassadeur à Yaoundé.      

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