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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 16:01

 

 

 

carte Afrique

 

(Nerrati-Press 23/08/2012) 

Avis d'un journaliste sur l'avenir de L'Afrique. Qu'en pensez-vous? Très profond, à méditer !

Il arrive dans la vie qu'une conversation banale nous secoue pendant des heures voire des jours. J'attendais tranquillement un ami au terminus d'autobus de Montréal quand un monsieur d'un certain âge a pris place à mes côtés avant d'engager l'une des conversations les plus enrichissantes de ma vie. Professeur d'études stratégiques dans un institut international, l'homme connaît le continent africain comme le fond de sa poche. Son analyse, son point de vue sur notre avenir, donne froid dans le dos. Et s'il vous plaît, ne sortez pas la rancune du « colon nostalgique ». Lisez avec la tête et la raison ce qu'il dit.

Je vous rapporte fidèlement ses constats : « Cela fait maintenant plus de 25 ans que j'enseigne la stratégie. Dans ma carrière, j'ai eu affaire à des dizaines d'officiers et de hauts fonctionnaires africains. Je suis malheureusement obligé de vous dire ceci : du point de vue des études stratégiques, de l'analyse et de l'anticipation, je leur donne un gros zéro pointé. Nos stagiaires africains sont très instruits, ils ont de belles tenues militaires ou manient le français de manière remarquable, mais, dans les cours, ils ne nous apportent rien. Tout simplement, parce qu'à ma connaissance, dans toute l'Afrique francophone, il n'y a pas un seul centre d'études stratégiques et internationales avec des vrais professionnels à leur tête. Je vais vous expliquer pourquoi je n'ai aucun espoir pour ce continent. Au moment où je parle, le monde fait face à trois enjeux principaux : l'énergie, la défense stratégique et la mondialisation. Donnez-moi un seul cas où l'Afrique apporte quelque chose. Rien !

Commençons par l'énergie et précisément le pétrole. Tous les experts mondialement reconnus sont unanimes à reconnaître que d'ici 15 à 20 ans, cette ressource sera rare et excessivement chère. En 2020, le prix du baril tournera autour de 120 dollars. C'est conscients de cette réalité que des pays comme les USA, la France, la Chine, le Royaume Uni, etc. ont mis sur pied des task force chargés d'étudier et de proposer des solutions qui permettront à ces nations de faire main basse sur les ressources mondiales, de s'assurer que quoi qu'il advienne, leur approvisionnement sera assuré. Or, que constate-t-on en Afrique ? Les dirigeants de ce continent ne sont même pas conscients du danger qui les guette : se retrouver tout simplement privé de pétrole, ce qui signifie ni plus ni moins qu'un retour à la préhistoire ! Dans un pays comme le Gabon qui verra ses puits de pétrole tarir dans un maximum de 10 ans, aucune mesure de sauvegarde, aucune mesure alternative n'est prise par les autorités.

Au contraire, ils prient pour que l'on retrouve d'autres gisements. Pour l'Afrique, le pétrole ne comporte aucun enjeu stratégique : il suffit juste de pomper et de vendre. Les sommes récoltées prennent deux directions : les poches des dirigeants et les coffres des marchands d'arme. C'est pathétique. Ensuite, la défense stratégique. L'état de déliquescence des armées africaines est si avancé que n'importe quel mouvement armé disposant de quelques pick-up et de Kalachnikov est capable de les mettre en déroute. Je pense qu'il s'agit plus d'armées de répression intérieure que de guerre ou de défense intelligente. Pourquoi ? Parce que, comparées aux armées des nations développées, de la Chine, de l'Inde ou du Pakistan, les forces africaines rappellent plus le Moyen âge que le 21e siècle. Prenez par exemple le cas de la défense anti-aérienne.

Il n'y a quasiment aucun pays qui possède un système de défense équipé de missiles anti-aériens modernes. Ils ont encore recours aux canons antiaériens. Les cartes dont disposent certains états-majors datent de la colonisation ! Et aucun pays n'a accès à des satellites capables de le renseigner sur les mouvements de personnes ou d'aéronefs suspects dans son espace aérien sans l'aide de forces étrangères. Quelle est la conséquence de cette inertie ? Aujourd'hui, des pays comme les Etats-Unis, la France ou le Royaume-Uni peuvent détruire, en une journée, toutes les structures d'une armée africaine sans envoyer un seul soldat au sol... Rien qu'en se servant des satellites, des missiles de croisière et des bombardiers stratégiques. A mon avis et je crois que je rêve, si les pays africains se mettaient ensemble, et que chacun accepte de donner seulement 10 % de son budget militaire à un centre continental de recherche et d'application sur les systèmes de défense, le continent peut faire un pas de géant. Il y a en Russie, en Ukraine, en Chine, en Inde, des centaines de scientifiques de très haut niveau qui accepteraient de travailler pour 3000 dollars US par mois afin de vous livrer des armes sophistiquées fabriquées sur le continent et servant à votre défense.

Ne croyez pas que je rigole. Il ne faut jamais être naïf. Si la survie de l'Occident passe par une re-colonisation de l'Afrique et la mainmise sur ses ressources naturelles vitales, cela se fera sans état d'âme. Ne croyez pas trop au droit international et aux principes de paix, ce sont toujours les faibles qui s'accrochent à ces chimères. 

Je pense qu'il est temps de transformer vos officiers (dont 90 % sont des fils à papa pistonnés qui ne feront jamais la guerre et je sais de quoi je parle) en scientifiques capables de faire de la recherche et du développement.

Mais, je suis sceptique. Je crois que ce continent restera enfoncé dans le sommeil jusqu'au jour où le ciel lui tombera sur la tête.

Enfin, la mondialisation. Malheureusement, comme dans tous les autres sujets qui ont fait leur temps, les stagiaires africains que nous recevons sont d'excellents perroquets qui répètent mécaniquement les arguments qu'ils entendent en Occident. A savoir, il faut la rendre humaine, aider les pays pauvres à y faire face. Vous savez, dans mes fonctions, il y a des réalités que je ne peux dire, mais je vais vous les dire. La mondialisation est juste la forme moderne de perpétuation de l'inégalité économique. Pour être clair, je vous dirai que ce concept a un but : garder les pays pauvres comme sources d'approvisionnement en biens et ressources qui permettraient aux pays riches de conserver leur niveau de vie. Autrement dit, le travail dur, pénible, à faible valeur ajoutée et impraticable en Occident sera fait dans le Tiers-monde. Ainsi, les appareils électroniques qui coûtaient 300 dollars US en 1980 reviennent toujours au même prix en 2006. Et puisque l'Afrique n'a toujours pas un plan cohérent de développement économique et d'indépendance, elle continuera à être un réservoir de consommation où seront déversés tous les produits fabriqués dans le monde.

Pour moi, l'indépendance signifie d'abord un certain degré d'autonomie.

Mais, quand je vois que des pays comme le Sénégal, le Mali, le Niger, le Tchad ou la Centrafrique importent quasiment 45 % de leur propre nourriture de l'étranger, vous comprendrez qu'un simple embargo militaire sur les livraisons de biens et services suffirait à les anéantir.

Pour terminer, je vais vous raconter une anecdote. Je parlais avec un colonel sénégalais venu en stage chez nous il y a quelques mois. Nous regardions à la télévision les images de millions de Libanais qui défilaient dans les rues pour réclamer le retrait des soldats syriens de leur pays. Je lui ai demandé ce qu'il en pensait.

Il m'a répondu : « Les Libanais veulent retrouver leur indépendance et la présence syrienne les étouffe ». C'est la réponse typique de la naïveté emprunte d'angélisme. Je lui ai expliqué que ces manifestations ne sont ni spontanées ni l'expression d'un ras-le-bol.

Elles sont savamment planifiées parce qu'elles ont un but. Israël piaffe d'impatience d'en découdre avec le Hezbollah et puisque Tel-Aviv ne peut faire la guerre en même temps aux Palestiniens, au Hezbollah et à la Syrie, son souhait est que Damas se retire. Une fois le Liban à découvert, Israël aura carte blanche pour l'envahir et y faire ce qu'elle veut. J'ai appelé cet officier sénégalais il y a deux jours pour lui rappeler notre conservation. Malheureusement, il était passé à autre chose. Son stage ne lui a servi à rien. J'espère vraiment qu'un jour, les Africains auront conscience de la force de l'union, de l'analyse et de l'anticipation. L'Histoire nous démontre que la coexistence entre peuples a toujours été et sera toujours un rapport de force. Le jour où vous aurez votre arme nucléaire comme la Chine et l'Inde, vous pourrez vous consacrer tranquillement à votre développement. Mais tant que vous aurez le genre de dirigeants que je rencontre souvent, vous ne comprendrez jamais que le respect s'arrache
par l'intelligence et la force. Je ne suis pas optimiste. Car, si demain l'Union Africaine ou la CEDEAO décide de créer un Institut africain d'études stratégiques crédible et fiable, les personnes qui seront choisies se précipiteront en Occident pour apprendre notre manière de voir le monde et ses enjeux. Or, l'enjeu est autre, il s'agit de développer leur manière de voir le monde, une manière africaine tenant compte des intérêts de l'Afrique. Alors, les fonctionnaires qui seront là, à statut diplomatique, surpayés, inefficaces et incapables de réfléchir sans l'apport des experts occidentaux se contenteront de faire du copier-coller, ce sera un autre parmi les multiples gâchis du continent. Avant que vos ministères des Affaires étrangères ne fassent des analyses sur la marche du monde, ils feraient mieux d'en faire d'abord pour votre propre « intérêt ».

O.S. (journaliste, Montréal) : Veuillez transmettre ce message aux amis et connaissances africains et à tous ceux qui se soucient du réveil de l'Afrique.


Hamadou Yacouba

 

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 15:53

 

 

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GENEVE AFP / 06 décembre 2012 10h58- Des tests cliniques pour un nouveau médicament contre la maladie du sommeil viennent de commencer en République démocratique du Congo, a annoncé jeudi à Genève l'organisation DNDi (initiative pour des médicaments contre les maladies négligées).

Ces tests, menés auprès de patients atteints de cette maladie au stade 2, seront étendus prochainement en République centrafricaine.

Les tests concernent l’efficacité et la tolérance de ce traitement, des comprimés de fexinidazole, administré une fois par jour pendant 10 jours.

La maladie du sommeil, ou trypanosomiase humaine africaine (THA), est transmise par la piqûre de la mouche tsé-tsé. Elle est mortelle au stade avancé si elle n’est pas traitée.

Cette maladie sévit dans 36 pays d’Afrique sub-saharienne.

Près d’un quart des patients sont des enfants de moins de 15 ans et la majorité des cas signalés en Afrique surviennent en RDC.

Si les tests sont concluants, le fexinidazole sera le premier médicament administré par voie orale utilisé à la fois pour les stades 1 et 2 de la THA. Il permettra alors d’éviter des procédures de dépistage et de traitement lourdes, nécessitant des ponctions lombaires systématiques chez chaque patient diagnostiqué afin de déterminer le stade de la maladie et ainsi choisir le traitement approprié.

L’étude est menée par DNDi en collaboration avec l’Institut tropical et de Santé publique suisse (Swiss TPH), le Programme national de lutte contre la trypanosomiase humaine (PNLTHA) de la République Démocratique du Congo et de la République centrafricaine, et Médecins Sans Frontières (MSF).

Le médicament est développé conjointement par le groupe pharmaceutique français Sanofi et DNDi.

L’étude prévoit le recrutement de 510 patients sur cinq sites cliniques en RDC et un site en République centrafricaine.

Ce projet est financé par la Fondation Bill & Melinda Gates, Médecins Sans Frontières, et plusieurs pays européens, ainsi que par des donateurs individuels.


(©) 

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 00:54

 

 

 

Bozizé met les galons de colonel à son fils Francis

 

Depuis le coup d’état qui l’a porté au pouvoir en mars 2003, Bozizé a jusqu’ici montré aux Centrafricains et la communauté internationale qu’il n’est pas un homme d’honneur qui tient sa parole. Dans l’immédiat après son putsch et son auto-proclamation comme président de la République, il avait prétendu qu’il était venu juste pour nettoyer la maison Centrafrique et qu’il allait remettre le pouvoir au prochain président élu.

Or, lorsqu’il fallait normaliser la situation du pays après deux ans de régime de transition avec les élections de 2005, reniant ses promesses, ne voilà-t-il pas qu’il a fait organiser une « marche spontanée de jeunes » à travers la capitale qui réclamaient comme par hasard sa candidature à cette élection présidentielle. On connaît la suite.

Comme tout semble en ce moment inciter à le croire, Bozizé, à présent confronté à l’insurmontable difficulté constitutionnelle, est encore en train de vouloir recourir à la même recette de la « marche spontanée de jeunes » dans la ville dans le cas où la voie parlementaire très risquée pour modifier la constitution n’aboutirait pas, pour briguer encore sa succession en 2016 alors que théoriquement, son dernier mandat s’achèvera cette année-là.

Bozizé est en réalité dans une course désespérée au pouvoir à vie alors que tout semble jouer contre lui. Son impopularité est proportionnelle à sa paranoïa. Le bilan de sa gestion des affaires du pays en près de dix ans de pouvoir est plus que catastrophique. Presque tous les clignotants socio-économiques sont au rouge. La RCA est dans presque tous les domaines en queue de peloton si ce n’est la dernière de tous les classements. Or, plus Bozizé échoue, moins il a envie de quitter le pouvoir suprême car lâcher le pouvoir est pour lui et sa famille et surtout ses délinquants enfants, synonyme de descente aux enfers car ils auront immanquablement à répondre à la justice, perspective qu’ils redoutent  terriblement.

C’est dans cette logique que Bozizé joue son va-tout en faisant de la provocation comme le fait d’élever contre toute règle son fils Francis au grade de général de brigade sachant très bien que cela déplairait énormément aux Centrafricains et en particulier dans les rangs de l’armée. Est-il besoin de rappeler que ce même Francis Bozizé a été bloqué à l’école de gendarmerie de Kolongo le 2 août dernier par les jeunes mécontents du recrutement non seulement chaotique mais discriminatoire dans l’armée. Il a fallu dépêcher en catastrophe des zodiaques par le fleuve depuis le centre-ville pour pouvoir exfiltrer celui-ci. C’est un fait d’une extrême gravité qui doit être apprécié. comme tel.

De même, toujours le même 2 août dernier, le buste de Bozizé au Jardin du Cinquantenaire a été non seulement arraché mais enterré par les mêmes jeunes mécontents du recrutement dans l’armée alors même qu’il est toujours au pouvoir. C’est du jamais vu. Si on y ajoute l’incendie de la villa de Sassara de la première dame, la maman du même Francis en novembre 2011, tous ces faits majeurs, replacés dans le contexte du pays, sont de mauvais présage et annonciateurs d’une fin de règne et d’un prochain départ certain du pouvoir de Bozizé.

La rédaction 

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 00:49

 

 

 

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Slate Afrique 05/12/2012

Malgré une enquête qui classe le Congo-Brazzaville 183e sur 185 des pays où il est le plus difficile de faire des affaires, des entrepreneurs congolais essaient de faire avancer les choses.

Au Congo-Brazza, certains rapports économiques se suivent et se ressemblent. C’est le cas de l’enquête Doing Business, publiée chaque année par la Banque mondiale, qui, grâce à une dizaine d’indicateurs, mesure le climat des affaires dans les différents pays du monde.

Dans l’édition 2013, le Congo figure à une triste 183e place sur 185 pays, alors qu'il était 177e en 2011 et 181e en 2012.

Malgré une croissance de 4,9%, en 2012 (prévision du Fonds monétaire international), le Congo n’arrive donc pas à décoller dans ce classement, où il se rapproche de pays comme la République centrafricaine ou le Tchad aux potentiels bien différents et dont les richesses ramenées à la taille de la population sont moindres.

Grâce à ses ressources pétrolières, le Congo affiche, en effet, un revenu par habitant de 1.163.000 francs CFA (1773 euros) par an contre 353.000 francs CFA (538 euros) pour le Tchad et 241.000 francs CFA pour la RCA (367 euros).

Le rapport de la Banque mondiale identifie clairement deux points faibles dans ce pays de quatre millions d’habitants: d’une part, le niveau des taxes et du fardeau administratif qu’elles représentent et d’autre part, les difficultés pour importer ou exporter des biens au Congo, tant les tarifs douaniers sont élevés et les formalités complexes.

De nombreux obstacles

Rodrigue est un jeune entrepreneur congolais, qui après avoir vécu en France pendant plusieurs années, a fait le choix de revenir au pays pour monter son entreprise de bâtiment et de décoration intérieure. Il confirme qu’il lui a fallu s’armer de patience pour réussir à faire venir les matériaux nécessaires au lancement de son entreprise:

«J’ai commencé à travailler à Brazzaville, il y a un an et demi. Et je ne démarre véritablement mon activité que maintenant. J’ai eu besoin de tout ce temps pour maîtriser les procédures et dédouaner mes conteneurs de marbre et de pierres qui me permettent d’ouvrir. Il y a un grand nombre de formalités à remplir, il faut passer par différentes chambres et antichambres. Même pour un Congolais, comme moi, cela a été difficile de comprendre les rouages qui permettent de faire avancer le dossier. Il ne s’agît pas du tout de corruption pure et dure comme on l’imagine, c’est plus compliqué que cela. C’est un système personnalisé de services. A chaque étape il faut identifier la bonne personne, avoir son numéro de portable, la connaître et savoir à quel moment il faut donner quelques CFA, des petites sommes, pour que les formalités avancent

Pas question de baisser les bras pour autant:

«J’incite à 150% les entrepreneurs à venir développer des projets au Congo. A l’aune de la crise en Europe, on voit d’ailleurs de nombreux Congolais de la diaspora qui rentrent pour créer des entreprises dans les secteurs en développement comme la logistique ou le bâtiment», explique Rodrigue.

Pour Paul Kampakol, secrétaire général du Forum des jeunes entreprises du Congo (FJEC), le rapport Doing Business «exprime une réalité qu’on ne peut nier».

Le Forum des jeunes entreprises est une ONG qui accompagne les initiatives et la création de petites entreprises grâce à un appui administratif et un système de micro-financement. Selon Paul Kampakol, la question de l’accès au crédit est centrale:

«Au sein du Forum des jeunes entreprises, nous constatons chaque jour à quel point le système de financement des entreprises au Congo est bloqué. Nous avons récemment suivi un projet dynamique de construction de bateaux en lien avec la Banque mondiale. Il manquait 30 millions de francs CFA pour que ce projet puisse se lancer. Aucune banque ne s’est engagée à accorder ce crédit ou alors la quantité de papier et titres fonciers demandée était telle qu’elle rendait impossible l’accès à un prêt. (…) Un certain nombre de voyants sont en train de passer au vert toutefois. Des réformes structurelles sont en cours pour faciliter la création d’entreprise, ou simplifier le dédouanement au port de Pointe-Noire. Mais il faut poursuivre les efforts, notamment dans le domaine de la fiscalité et de la sécurisation juridique des investissements. De nombreuses PME que nous accompagnons ne savent pas précisément quand payer leurs impôts, où et à qui. Cette situation ne pousse pas les activités informelles à se régulariser, et certaines PME qui font les choses dans les règles en vont même parfois à se demander si elles n’auraient pas dû rester dans l’informel».

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 00:46

 

 

 

CPI siège La Haye

 

Slate Afrique 05/12/2012

 

Pour Jean-Yves Ollivier, fin connaisseur de l'Afrique depuis 40 ans, l'impartialité dont se prévaut la Cour pénale internationale est à géométrie variable.

Il y a six ans, le président ougandais Yoweri Museveni s’était résolu à en finir avec la guerre d’écorcheurs que l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) —une rébellion théocratique et tribale— infligeait au nord de son pays depuis vingt ans.

Pour Museveni, au regard des près de deux millions d’Ougandais chassés de leur foyer, dont plus de 60.000 enfants kidnappés et enrôlés de force comme enfants soldats ou esclaves sexuels, la paix n’avait plus de prix.

Aussi demanda-t-il à un ancien chef d’Etat éminemment respecté, le Mozambicain Joaquim Chissano, de bien vouloir entreprendre une médiation délicate et périlleuse. Chissano accepta et, en ma compagnie, rencontra le leader de la LRA, Joseph Kony, dans l’extrême-sud du Soudan, non loin de la frontière ougandaise.

Au terme de longs pourparlers, Chissano obtint de Kony l’arrêt de sa croisade politico-religieuse et son départ à la retraite, tranquillement dans un village, en échange de 2.500 têtes de bétail et de trois maisonnettes, pour lui et ses deux épouses.

Je ne l'aurais pas cru, moi-même, si je n’avais pas été là! Kony était prêt à faire la paix et à garder ses vaches, si seulement il était à l’abri de poursuites. Inutile de dire que le président Museveni y consentit sans hésitation.

Hélas, bien que Chissano se déplaçât en personne à La Haye pour négocier avec la Cour pénale internationale, le procureur de la CPI d’alors, l’Argentin Luis Moreno-Ocampo, refusa net au nom du sacro-saint principe de «l’impunité».

Quitte à punir des dizaines de milliers de civils, non seulement en Ouganda, mais aussi au Congo-Kinshasa et en République centrafricaine qui, depuis, ont été suppliciés par la LRA, une armée de desperados plus cruelle que jamais pour n’avoir plus rien à perdre.

Bref, en fermant la porte de sortie à Kony, la CPI a ouvert à un cortège d’innocents un boulevard de souffrances.

Pourquoi les inculpés sont-ils tous Africains?

Je suis favorable à une justice internationale. En 1998, j’aurais signé des deux mains le Traité de Rome, qui fut à l’origine de la CPI. Mais alors que cette cour fête ses dix ans de fonctionnement, je suis devenu l’un de ses ennemis déclarés.

Nous sommes désormais nombreux dans ce cas, notamment en Afrique, le continent d’où sont originaires tous les inculpés de la CPI. Il n’y aurait donc pas un seul crime contre l’humanité qui soit commis ailleurs?

Si c’était vrai, ce serait une excellente nouvelle, et l’on pourrait se contenter d’un tribunal spécial pour civiliser le «cœur des ténèbres». Écrire ces mots injurieux revient à exposer le néocolonialisme judiciaire de la CPI.

Mais ce n’est pas tout. En dix ans de procédures, la CPI n’a condamné qu’un seul prévenu, Thomas Lubanga, un «seigneur de guerre» parmi d’autres en République démocratique du Congo (RDC).

A la tête d’une milice tribale jusqu’à son arrestation en 2006, Lubanga a participé au conflit le plus meurtrier de l’histoire moderne de l’Afrique —5 millions de morts, ce n’est qu’un ordre de grandeur.

En mars 2012, soit six ans (!) plus tard, il a été condamné à 14 ans de prison pour le crime de guerre commis par tous les belligérants en RDC, à savoir l’enrôlement d’enfants-soldats. C’est trop ou trop peu: trop d’honneur pour un chefaillon de guerre ou trop peu de justice pour un bain de sang incommensurable avec les charges et la peine retenues contre le seul Lubanga.

Mais la CPI n’est pas à une absurdité congolaise près. Elle a aussi inculpé l’ancien vice-président de la RDC, Jean-Pierre Bemba, lequel avait obtenu 42 pour cent du suffrage universel au second tour de la présidentielle en 2006.

Ecroué en 2008, il doit assumer sa «responsabilité de supérieur hiérarchique», en répondant aux accusations de crimes de guerre et de crime contre l’humanité pour des viols commis par ses partisans armés en République centrafricaine.

Je connais très bien Jean-Pierre Bemba. Il est de notoriété publique que, à la demande de plusieurs chefs d’Etat d’Afrique centrale, je l’ai soutenu jusqu’en 2002, quand il est devenu vice-président et, à mes yeux, a perdu le sens de la mesure en se voyant déjà au zénith du pouvoir.

Cependant, malgré notre rupture, je suis convaincu que jamais Jean-Pierre Bemba n’aurait donné l’ordre à ses troupes, appelées au secours par l’ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé face à une rébellion, de piller et de violer à Bangui.

Bien entendu, il est légitime que la CPI mène son enquête. Mais combien d’années faut-il garder sous les verrous, «préventivement», l’un des hommes politiques les plus représentatifs au Congo-Kinshasa? La CPI ne semble avoir posé la question qu’au président Joseph Kabila, qui doit être content de savoir son rival loin de Kinshasa «au frais» à La Haye.

Comment ne pas conclure à une «justice des vainqueurs» quand la CPI accuse réception de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, obligeamment livré par son successeur au pouvoir, Alassane Ouattara, qui a semblé pourtant, pendant de longs mois, protéger son épouse, Simone Gbagbo?

Il ne faut pas être initié dans les arcanes de l’ancien régime pour savoir que l’influence et, donc, la responsabilité de cette dernière était au moins aussi grande que celle de son mari. Sans parler du fait que, menacés par une rébellion armée commettant son lot de crimes de guerre, les Gbagbo se sont défendus par les mêmes moyens que leurs rivaux aujourd’hui au pouvoir, et qui, eux, ne sont pas inculpés par la CPI.

Le syndrome de la justice des vainqueurs

La sacro-sainte impunité serait-elle à géométrie variable? Si c’est le cas, ne vaudrait-il pas mieux mettre l’exception au service de la paix?

La palme du non-sens politique et de la souffrance humaine prolongée revient à l’inculpation du président soudanais Omar el-Béchir, tenu pour responsable du «génocide» au Darfour.

C’est le fait d’armes historique de l’ex-procureur Moreno Ocampo, qui s’est «payé» le premier chef d’Etat poursuivi dans l’exercice de ses fonctions. Je m’empresse de dire que, génocide ou contre-insurrection, la sale guerre au Darfour a fait plus de 50.000 victimes directes, auxquelles il faut ajouter environ 350.000 autres qui ont succombé aux privations et maladies liées au conflit.

Mais qu’a changé à cette tragédie l’inculpation du général el-Béchir? Rien, si ce n’est sérieusement miner la crédibilité de la CPI, puisque le chef de l’Etat soudanais continue de gouverner son pays, de voyager à l’étranger et de négocier avec le monde entier, entre autres, la partition pacifique de son pays dont la partie méridionale est devenue indépendante en 2011.

Pire, les mouvements insurrectionnels au Darfour —aujourd’hui une bonne vingtaine, tant il semble difficile de s’unir face au mal absolu que serait le régime de Khartoum— n’ont jamais voulu négocier une paix honorable, contrairement aux rebelles du Sud-Soudan.

Ils sont convaincus que la communauté internationale finira bien par «enlever» leur ennemi. D’où des années de souffrances en plus, et ce n’est pas fini. Car à présent, les victimes d'hier, les «Africains» du Darfour censément en danger d’extermination par les «Arabes» au service d’él-Béchir, s’entretuent.

Le monde est trop complexe pour accorder l’impunité à des justiciers internationaux trempant leur orgueil dans le sang de victimes anonymes. Joseph Kony court toujours. S’il était arrêté demain, il faudrait juger avec lui la CPI. Pour complicité.

Jean-Yves Ollivier

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 00:36

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

BANGUI : L’ONU VEUT CONNAÎTRE LA SITUATION RÉELLE DES FEMMES VICTIMES DES CONFLITS EN RCA

 Mme-Bangura-Zainab-Hawa.jpg

 

Bangui, 5 décembre 2012 (RJDH) – Il existe très peu d’information sur les violences sexuelles dont les femmes ont été victimes pendant les conflits en République centrafricaine. C’est dans cette optique que la Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU en charge de cette question, Mme Zainab Hawa Bangura, est arrivée ce 5 décembre à Bangui, pour s’enquérir de la situation.

Accompagnée d’experts des Nations-unies, Mme Hawa Bangura qui a reconnu la « délicatesse de sa toute première mission après sa nomination en juin dernier » dit être venue rencontrer les différents acteurs de la vie nationale, les autorités politiques, la société civile, les ONG, les victimes elles-mêmes, afin d’avoir des informations claires et précises sur cette situation en Centrafrique.

Elle a affirmé à la presse que le choix porté sur la Centrafrique pour sa première mission en Afrique se justifie par le fait que ce pays fait partie des huit pays prioritaires pour elle. Elle affirme être venue « donner de l’espoir au peuple centrafricain, lui dire que la RCA n’est pas oubliée, puis avoir le plus d’informations qui seront mises à la disposition du Conseil de sécurité de l’ONU, afin de décider de ce qui doit être fait pour appuyer le pays dans ce sens ».

« Je n’ai pas choisi la République Démocratique du Congo, le Soudan ou le Darfour, parce que je veux montrer à ces femmes qu’elles ne sont pas oubliées, à la Centrafrique qu’elle n’est pas également oubliée. C’est pourquoi je suis venue, non pour une journée, mais pour toute une semaine afin de mieux m’imprégner de la situation », a-t-elle relevé.

Selon elle, « ce que nous sommes venus faire ici avec les experts doit être publié dans des médias internationaux afin de permettre à toutes les personnes de bonne volonté d’appuyer la Centrafrique dans cette lutte dont elle a déjà jeté les bases ».

En Centrafrique, depuis presqu’une décennie, les femmes restent toujours les toutes premières victimes des différents conflits armés que connaît le pays. Dans son ouvrage intitulé « Ces maux sans mots : l’impact des violences sexuelles subies par les femmes centrafricaines », le psychiatre André Tabo a mentionné que « les conflits militaro-politiques qu’a connus la Centrafrique ont été l’occasion de violences diverses, notamment sexuelles sur les femmes ( … ). Les victimes âgées entre 20 et 29 ans étaient les plus nombreuses (36,4 %) mais il y avait des mineures de moins de 15 ans (11 %) ».

Andé Tabo a fait savoir dans son ouvrage que la prise en charge de ces victimes avait été psychiatrique et psychosociale. Mais pour lui, « l’élimination des violences sexuelles sur les femmes passe nécessairement par la prévention des conflits armés en Centrafrique ».

Le calendrier de la mission de Mme Zainab Hawa Bangura prévoit une visite du terrain dans deux zones affectées par les conflits. Elle se rendra ce jeudi dans la ville de Paoua (Nord) où elle rencontrera les acteurs et les victimes des violences. Cette région a été théâtre, depuis 2005, de différents conflits entre l’armée, les différents groupes rebelles et autres groupes armés non identifiés qui y sévissent.

Le samedi, elle se visitera la ville de Bria (nord-est). Cette ville a connu l’année dernière les atrocités des affrontements des deux principaux ex-groupes rebelles, la Convention des patriotes pour la justice et la paix et l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement. Ces hostilités avaient exposé plusieurs milliers de femmes à toutes sortes de violence.

Cette visite est la première du genre, en Afrique, pour Zainab Hawa Bangura, depuis sa nomination en juin dernier à la tête de cette institution.

 

BANGUI : VERS LA FIN DU PROCESSUS DDR POUR L’APRD

 

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Bangui, 5 décembre 2012 (RJDH) – Les ex-rebelles de l’ancienne rébellion de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), seront bientôt totalement réinsérés dans leur communauté respective. Cette information a été donnée par l’expert national en réintégration, Paul Youmélé, dans un entretien avec le RJDH.

D’après le compte rendu d’une mission du comité de pilotage du programme Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR)  qui a sillonné en novembre dernier, les régions du nord et du centre-nord, où sont campés ces démobilisés, les activités de réinsertion avancent bien.

« Même si  des retards ont été relevés sur le terrain, nous pouvons dire que les petites activités menées par les démobilisés ont eu un succès pour le volet réinsertion », a dit  Paul Youmélé. Il rappelle que le projet de réinsertion a débuté au mois de mai dernier. Il a aussi expliqué que la notion de réinsertion en matière de DDR signifie que l’on doit exécuter des projets à court terme. Pour ce faire, le processus de réinsertion de ces ex-combattants devrait se terminer d’ici la fin décembre.

Paul Youmélé explique que ces projets dont l’exécution a démarré en mai 2011, ont été priorisés selon les contraintes climatiques. Les démobilisés ont d’abord démarré par l’agriculture, « notamment des cultures de court cycle, qui ont une durée de six mois maximum,  entre autre, le haricot, le sésame, le tabac et le manioc », a précisé l’expert national.

Le choix des cultures a été également fait d’une manière volontaire par les bénéficiaires du programme. L’exécution des projets a été confiée à des structures nationales et des ONG internationales présentes dans ces régions. Il s’agit de l’Agence centrafricaine de développement agricole (ACDA), la Jeunesse pionnière nationale (JPN),  l’ONG Jésuite réfugees services  (JRS) et le Conseil danois pour les réfugiés (DRC).

Lors de la dernière mission effectuée dans les préfectures de l’Ouham et l’Ouham-Péndé, Paul Youmélé a fait savoir que les activités avancent très bien, en dépit de quelques failles relevées au niveau des partenaires d’exécution et les bénéficiaires eux-mêmes.

Quelques difficultés relevées par le comité du pilotage

« A l’initial, le programme de réinsertion visait à consolider la paix et à relancer l’économie dans les zones affectées par les conflits politico-militaires. Ce qui n’a pas été compris par certains démobilisés, qui n’ont pas cru à l’aboutissement des projets dès le début. Cette faille a été également relevé du côté des partenaires d’exécution qui n’ont pas compris la mission qui leur a été assignée et qui se sont lancés dans le projet », a souligné Paul Youmélé.

« Les  petits projets ont été conçus dans le domaine agricole, de l’élevage de petits bétail, à savoir le porcin, la volaille et le caprin.  Nous avons remarqué que les activités avancent très bien, d’une manière générale. Mais nous déplorons quelques imperfections qui pourraient retarder la fin du projet », a-t-il indiqué.

En dehors des activités de l’élevage et de l’agriculture, certains démobilisés ont choisi l’apprentissage de petits métiers et du petit commerce. Paul Youmélé a par ailleurs indiqué que le programme de réinsertion est individuel. Mais l’idée de mettre les bénéficiaires en groupement est dans le souci de créer des coopératives qui pourraient se transformer en association à l’avenir.

Le programme de réinsertion prend en compte 4796 ex-combattants démobilisés de l’APRD dans les préfectures de l’Ouham et l’Ouham-Péndé. 15 projets communautaires seront réalisés dans ces zones, dont la  construction des centres de santés, du marché et des écoles. Mais le  choix de ces projets revient en grande partie aux autorités locales qui doivent dévider de ce qui doit être réalisé pour leur communauté.

S’agissant du processus du DDR dans le nord-est, Paul Youmélé a annoncé que le déclenchement est prévu pour le début de l’année 2013. Ce programme concerne entre autres, la Convention des patriotes pour la justice et la paix  (CPJP) d’Abdoulaye Issène et l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Zackaria Damane. D’après le ministère en charge de ce programme, 5000 éléments attendent le processus du DDR dans cette partie du pays.

L’APRD  a été dissout le 17  mai dernier par son leader, Jean-Jacques Démafouth, et ses combattants ont été désarmés et démobilisés et amorcent progressivement leur réinsertion. 

 

BAMBARI : DES FEMMES PROTESTENT CONTRE LA VIOLENCE À LEUR ÉGARD

 

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Bangui, 5 décembre 2012 (RJDH) Une centaine  des femmes de la sous-préfecture de Bambari (centre) ont organisé une marche pacifique, le mardi 4 décembre, pour protester contre les violences dont elles sont victimes dans leur milieu de vie.  C’est dans le cadre de la poursuite des activités de la journée internationale de lutte contre la violence à l’égard des femmes.

« Nous avons organisé cette marche pour protester contre les différentes violences perpétrées contre nous et nos filles. Nos maris sont les premiers acteurs de ces actes quotidiens au foyer, au champ et même dans la vie active », a fait savoir Clarisse Mokolangué, agente psycho-sociale de l’ONG Mercy Corps qui a appuyé cette initiative.

Cette activité intervient  deux jours après une campagne  de sensibilisation sur la lutte contre toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des jeunes filles, organisée par Mercy Corps, en collaboration avec l’association des femmes para-juristes de la Ouaka.

Le responsable du centre d’écoute des femmes para-juristes de Bambari, Lydie-Fernande Wiwili, a expliqué qu’il s’agit de mettre un accent particulier sur les violences basées sur le genre, et susciter un changement de comportement au sein de la population.

Une causerie débat autour des thèmes tels que ‘’De la paix chez soi, à la paix au monde’’ ‘’cessons avec le militarisme et arrêtons avec la violence’’, entre autres ont été  également développés.

Des campagnes de sensibilisation ont été menées dans les communes de Kada, de Liwa et de  Chimbolo, à la périphérie de la ville de Bambari. Ces activités ont démarré le lundi 3 et  ont pris  fin ce mercredi 5 décembre.

 

BOUAR : LA COMMUNAUTÉ IMPLIQUÉE DANS LA LUTTE CONTRE LA MORTALITÉ MATERNELLE

 

Bangui, 5 décembre 2012 (RJDH) – La société civile a été entretenue, le mardi 4 novembre, sur la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale, par une mission de l’organisation ‘’Alliance pour le rideau blanc’’ à Bouar (ouest). 

L’équipe conduite par le secrétaire général de cette structure,  Maurice Gbangua Yassi, a échangé avec les chefs de groupe, les chefs de quartier les organisations, en vue de les outiller et les mettre à contribution pour la  réduction de la  mortalité maternelle et néonatale dans la région.

Maurice Gbangua Yassi, a fait savoir que  les causes de la mortalité néonatales sont entre autres le retard accusé par les femmes enceintes pour les examens prénataux, le mauvais état des routes qui handicapent parfois le transfert des femmes en phase d’accouchement dans des centres de référence et le manque de soins appropriés dans les formations sanitaires.

« Si une femme enceinte présente des symptômes tels que la fièvre, les maux de tête, le saignement, le gonflement du pied, la perte des eaux et la convulsion, elle doit être immédiatement transférée dans un centre de référence pour des meilleurs soins, afin de sauver la vie de la mère et de son bébé », a-t-il indiqué.

Maurice Gbangua Yassi, a annoncé la mise en place d’un comité sous-préfectoral, ce mercredi 5 novembre, afin de redynamiser les activités de cette structure dans la sous-préfecture de Bouar.

L’Alliance du ruban blanc est une structure créée le 12 juin 2012. Elle est appuyée par la Campagne pour l’accélération pour la réduction de la mortalité maternelle (CARMA), sur financement  du Fonds des Nations-unies pour la population.  

 

BERBERATI : LES ENSEIGNANTS CONTRACTUELS REPRENNENT LES ACTIVITÉS

 

Bangui, 5 décembre 2012 (RJDH) – Une partie des enseignants contractuels de la ville de Berberati (ouest) a repris les enseignements le lundi 3 décembre grâce à la mobilisation des parents d’élèves et des autorités locales pour assurer leur salaire.

«Cette reprise est le résultat d’un consensus  trouvé avec  les parents d’élèves et les autorités locales qui s’engagent à  assurer la prise en charge des  enseignants contractuels », a déclaré Albert Sangba, un des manifestants.

Le consensus est que les parents ont décidé de verser la somme de 100 FCFA par élève pour soulager les enseignants.

Le chef de la circonscription scolaire de la Membéré-Kadéï, Paul Assomo, s’est réjoui de la reprise des cours et a demandé aux parents d’élèves d’honorer leur engagement vis-à-vis des enseignants et de  laisser leurs enfants venir à l’école.

Depuis plus d’un mois, les activités scolaires sont perturbées sur toute l’étendue du territoire de la République Centrafricaine, par la grève des enseignants contractuels qui revendiquent du gouvernement leur intégration dans la fonction publique.

 

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 18:22

 

 

 

Bozizé ailleurs


« Placé dans les mêmes conditions, les faits produiront toujours les mêmes effets ». Nos propensions au comportement de l’éternel adolescent politique ne manqueront pas de produire les mêmes effets désastreux sur la vie quotidienne du peuple si nous n’en prenons pas garde. Ainsi nous ne devrons pas perdre de vue que les recettes d’hier, qui ont prouvé leur limite, ne sont pas forcément adéquates pour nous sortir de la crise multiforme que connait actuellement le pays.

Quelques compatriotes, victimes de sévère amnésie politique, s’évertuent à nous convaincre de l’urgente nécessité de la tenue d’un dialogue politique, pensé et proposé par le Président BOZIZE, comme l’unique alternative à l’impasse politique actuelle alors que certains d’entre eux, du fait de la mascarade électorale de 2011, persistent dans une certaine logique politicienne à qualifier le quinquennat de Monsieur BOZIZE d’illégitime et d’illégal soulevant ainsi la pertinente question de droit qui fera, certainement, jurisprudence en Centrafrique si nous les suivons, tête baissée, dans cette ivresse politique.

Cette question de droit élémentaire consiste à savoir si les actes posés actuellement par Monsieur BOZIZE, Président convaincu, selon l’opposition radicale, de l’illégitimité et de l’illégalité sont-ils légitimes ? En d’autres termes, est ce que l’opposition radicale qui, à l’issue des élections frauduleuses de 2011, ne reconnait pas la légitimité et la légalité du quinquennat de Monsieur BOZIZE a-t-elle déjà vidé le contentieux fort relatif à cette illégitimité et à cette illégalité avant d’entamer le processus de dialogue avec ce dernier ?

Si ce contentieux n’est pas encore vidé, tout acte que posera le président frappé d’illégitimité c’est-à-dire celui dont l’élection ne remplit pas les conditions requises par la loi, qui n’est pas conforme au bon droit, qui est contraire à l’équité sur le plan moral, matériel et intellectuel, ne produira aucun effet juridique reconnu par le droit positif car, tous ses actes sont manifestement, entachés d’illégitimité indélébile.

Qu’en est-il d’un Président illégal ? Un président illégal est celui qui s’inscrit, logiquement, dans la dynamique d’un Président dépourvu de toutes balises juridiques se rendant ainsi éligible aux qualificatifs de Président frauduleux, de Président douteux, de président illicite, de Président interdit ou de Président prohibé.

En définitif un Président illégitime et illégal est, en toute logique, « infréquentable ».

Ceci étant, vouloir dialoguer avec un Président que l’on qualifie soi-même d’illégitime et d’illégal apparait, de toute évidence, contraire au bon sens, criminel à l’égard du droit positif et insultant à l’égard de l’intelligentsia et de tous les juristes centrafricains. C’est une question de mathématique politique. Ce n’est pas, la sommité juridique centrafricaine, maitre ZARAMBAULT-ASSINGAMBI qui me contredira !

A QUAND L’ANNULATION ET LA REPRISE DES ELECTION DE 2011 ?

Si l’opposition radicale respectait sa propre logique, elle devrait s’abstenir de sauter pieds et mains liés dans ce traquenard de dialogue politique qu’elle confond avec un fora qui nécessite la mobilisation, au préalable, de divers moyens matériels, humains et financiers, précédés d’une saine volonté politique de part et d’autre des protagonistes.

D’aucuns s’ergotent à présenter le dialogue politique comme la seule et unique alternative offerte par Monsieur BOZIZE à l’opposition politique permettant à cette dernière de sortir de sa longue agonie léthargique consécutive à la tentative de plastiquassions orchestrée par les pyromanes de KNK à la place dite Marabena lors de son unique tentative de rentrée politique en public.

Depuis ce jour, l’opposition radicale avance à reculant, évitant visiblement avec la peur au ventre, de faire parler d’elle négativement selon les critères retenus par le KNK, de croiser le regard très menaçant de la junte KNK,  préférant plutôt les communiqués et autres conférences de presse qui n’ont aucun impact réel sur le quinquennat de Monsieur BOZIZE. Et pourtant au sortir des élections de 2011, l’opposition radicale a retenu comme leitmotiv l’Annulation et la Reprise desdites élections, d’où la création, le 14 mars 2011 du Front pour l’Annulation et la Reprise de Elections de 2011, en abrégé FARE-2011 qui se contente seulement, aujourd’hui, de comptabiliser ses années d’existence comme si leur but premier était d’exister de cette manière jusqu’aux élections de 2016. 

LE PRINCIPE JURIDIQUE DE  ‘’NON BIS IN IDEM’’ EST A L’EPREUVE

Dans tout système démocratique, le dialogue politique est permanent comme en témoignent les multiples rencontres entre le pouvoir de Bangui et ses partenaires extérieurs, sans forcément faire l’objet d’un tapage à travers un fora à per diem débouchant, si nécessaire, sur la mise en place d’un gouvernement anti-démocratique dit de large consensus, d’union nationale ou de grande compromission. Ce principe est inscrit en bonne place dans la convention de Cotonou en son article 8.

 Depuis lors, les acteurs politiques centrafricains devraient faire du dialogue politique leur cheval de bataille en perpétuant cette tradition par l’entremise de rencontres, à la demande des uns et/ou des autres, entre le pouvoir légitime et légal et l’opposition radicale, entre l’opposition radicale et la société civile, entre la société civile et le pouvoir légitime et légal, entre la majorité et l’opposition radicale, entre l’opposition radicale et l’opposition collaboratrice, entre l’opposition radicale et l’opposition citoyenne (en gestation), entre l’opposition citoyenne et la majorité, entre la majorité et la société civile, entre l’opposition citoyenne et le pouvoir légitime et légal, entre l’opposition collaboratrice et l’opposition citoyenne bref, entre les différents acteurs de l’arène politique sans forcément transiter par l’organisation d’un grand fora dans la mesure où les grands problèmes du pays ont déjà fait, à maintes reprises, l’objet de diagnostics sérieux à travers les différents foras dont les conclusions souffrent de la non application tels que le dialogue politique de 2003, le dialogue politique inclusif (DPI) de 2008 et le forum de la diaspora de 2010 en passant par les différents états généraux organisés dans les différents ministères en Centrafrique .

DE L’INCOMPREHENSION  A LA STUPEFACTION

L’opposition politique centrafricaine, par son comportement ambigu à l’égard du pouvoir de Bangui, inspire de l’incompréhension à tout observateur sérieux débarqué dans ce pays car, d’une part l’opposition regroupée au sein de l’entité FARE-2011 déclare que le quinquennat de Monsieur BOZIZE est illégitime et illégal donc Monsieur BOZIZE lui-même est un Président illégitime et illégal, refuse depuis 2011 de prendre part à toutes les festivités officielles à l’instar du défilé commémoratif du 1er Décembre tout en siégeant avec les ministres nommés par Monsieur BOZIZE dans le cadre de la commission de révision du code électoral permettant ainsi à Monsieur BOZIZE de disposer d’un code électoral légitime et légal, fruit d’un consensus national et, d’organiser les élections de 2016 sans l’opposition si jamais celle-ci venait à boycotter ces élections pour une raison donnée.

D’autre part, l’opposition collaboratrice regroupée au sein de l’entité «Sauvons la Centrafrique », a reconnu Monsieur BOZIZE depuis 2011 comme le Président légitime et légal, a participé activement au défilé du 1er Décembre 2011 ; le 12 Novembre 2012, « comme de braves revenants », elle déclare que le pays va mal, qu’il faille organiser un dialogue politique pour le sauver. Elle a donc boycotté le défilé du 1er Décembre 2012 juste pour solliciter le dialogue et non dans le but de soulager la souffrance du peuple centrafricain.  De l’avis de beaucoup de Centrafricains, le pays va mal depuis les élections de 2011, au moment où les acteurs de « Sauvons la Centrafrique » collaboraient gracieusement au mépris de la souffrance du peuple. 

 L’incompréhension que suscite ce mélange hétéroclite rend stupéfait, non seulement tous les observateurs de la vie politique centrafricaine mais, concourt en général à renforcer le sentiment de l’indifférence de la part du peuple qui s’estime trahi, abusé et désabusé par les Hommes politiques qui lui donnent le sentiment de ne se préoccuper que de la recherche de leurs intérêts personnels en utilisant, si besoin est, la souffrance du peuple pour atteindre leurs objectifs à l’exemple de cette déclaration : « BOZIZE et ses ministres vivent bien, ceux qui souffrent c’est nous de l’opposition! ». La parole est l’abondance du cœur dixit la bible !

A la lumière de ce qui est explicité ci haut, demander au Président BOZIZE, dont la légitimité prête à caution, d’organiser un fora est l’expression d’une fuite en avant de l’opposition qui, à défaut de pouvoir occuper de manière efficiente l’espace politique nationale, se saisit de cette bouée de sauvetage à elle jetée par le même BOZIZE dont elle a affublé le quinquennat de qualificatif d’illégitime et d’illégal pour se donner une fausse conscience d’exister.

Paris le 4 Décembre 2012

Léopold Bara

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 14:17

 

 

 

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BANGUI AFP / 05 décembre 2012 12h47 - Une épidémie de rougeole a causé la mort de cinq enfants dans la région de Ngaoundaye en Centrafrique, frontalière du Cameroun et du Tchad, nécessitant l'intervention de l'Organisation mondiale de la Santé et de l'Unicef, a-t-on appris auprès du ministère de la Santé mercredi.

Une épidémie de rougeole (...) sévit en ce moment à Ngaoundaye. Plus précisément, il a été dénombré ces derniers temps 122 cas à Yémé dans la région de Ngaoundaye (ouest), essentiellement parmi les enfants, dont malheureusement cinq sont décédés, a déclaré un responsable de la communication du ministère centrafricain de la Santé, Modeste Hoza.

Avec le concours de nos partenaires que sont l'UNICEF (Fonds des Nations unies pour l'enfance) et l'OMS (Organisation mondiale de la Santé), des activités sont menées pour vacciner la population cible et venir en aide aux structures sanitaires de la région, a-t-il dit, sans préciser si l'épidémie était circonscrite.

La région de Ngaoundaye avait été secouée par les évènements militaro-politiques de 2005 à 2009, les affrontements entre les forces gouvernementales et les rebelles de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) faisant fuir la population dans les régions voisines, au Cameroun ou au Tchad.


(©) 

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 14:14

 

 

 

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4 décembre 2012 par Survie

Après quelques hésitations, le dictateur tchadien Idriss Déby sera reçu à l’Elysée par François Hollande mercredi. Cette rencontre plusieurs fois reportée, aura lieu sur fond de négociation sur une intervention militaire au Mali appuyée par la France, qui souhaite mobiliser les troupes claniques de l’armée tchadienne.

L’accueil annoncé à l’Elysée du dictateur tchadien Idriss Déby le 5 décembre conclut un vrai-faux suspense qui a duré plusieurs semaines. Les reports de ce rendez-vous sont probablement le signe de houleuses tractations dans lesquelles les questions liées aux violations des droits humains au Tchad n’auront au final pas pesé lourd face à la volonté de la France d’obtenir le soutien de N’djamena dans le dossier malien. En effet, pour des raisons géostratégiques décidées en dehors de la volonté souveraine du Mali, la France fait depuis plusieurs mois pression sur le président tchadien pour obtenir la participation de ses troupes et de ses moyens militaires dans l’ « opération africaine » qu’elle promeut. Une participation évidemment compromise si Hollande n’accepte pas de donner un minimum de caution diplomatique à Déby en le recevant à l’Elysée.

Le cas tchadien illustre cette incapacité de l’exécutif français à définir une ligne diplomatique claire et assumée concernant ses relations avec les dictateurs africains. A quoi bon en effet tenir un discours sur les droits humains sur les terres d’un dictateur à Kinshasa en octobre et se pincer le nez face à lui, si c’était pour rencontrer discrètement dans la même journée les despotes congolais et camerounais Denis Sassou Nguesso et Paul Biya ou si c’est pour recevoir à l’Elysée le dictateur tchadien Idriss Déby quelques semaines plus tard ? Rappelons qu’Idriss Déby, souhaitant faire jouer au maximum son potentiel de négociation, avait pris soin de décliner l’invitation à Kinshasa, sans doute d’en l’attente d’être « mieux traité » à Paris. C’était prendre peu de risques. Les visites ministérielles au Tchad en juillet dernier de Laurent Fabius et Pascal Canfin avaient en effet laissé envisager, sur fond de crise au Mali, une continuité dans la politique française de soutien « pragmatique » au dictateur, le chef de la diplomatie française y faisant étalage des « relations d’amitié qui demeurent » .

En fait d’amitié, c’est l’armée tchadienne qui est soutenue sans discontinuer par le dispositif militaire français Epervier, lancé en 1986 par le gouvernement Fabius – ce dispositif est constitué d’un millier d’hommes, d’une force d’aviation et de renseignement sophistiqué, renforcé ces dernières semaines. L’armée tchadienne, en phase avec la volonté farouche d’Idriss Deby de se maintenir au pouvoir, est une des plus puissantes de la région. Habituée à des opérations dans des zones désertiques, elle compterait « 30.000 hommes équipés d’armes modernes et de moyens aériens » [1] . Dans un pays classé parmi les plus pauvres de la planète, l’armée pléthorique de ce pouvoir couvé par les bons soins de la France aurait davantage de quoi inquiéter que de réjouir quiconque.

En effet, Idriss Déby est responsable d’une partie des massacres et atrocités commises sous le régime d’Hissène Habré, dont il fut le chef d’État-major, avant de le renverser en 1990 avec l’appui de la France. A la tête de l’État, il n’hésita pas à ordonner de nouveaux massacres et des exactions insoutenables [2] , et s’est maintenu au pouvoir par les armes, toujours soutenu par la France. Un soutien tricolore multiforme : économique, via les largesses en aide publique ; diplomatique, par la validation d’élections truquées (quand la France n’a pas elle-même contribué à organiser la fraude comme lors de la présidentielle de 2001) ; militaire enfin, l’armée française repoussant les rébellions de 2006 ou 2008 et continuant à fournir en armes un régime qui a renoncé à investir dans les secteurs sociaux de base et n’hésite pas, comme le dénonce Amnesty International, à recruter des enfants soldats.

Aujourd’hui, alors que les Tchadiens réclament la démocratie, la fin de la répression contre les opposants, victimes d’arrestations arbitraires, la vérité dans les multiples affaires criminelles impliquant le régime tchadien (dont la disparition de l’opposant Ibni Oumar Mahamet Saleh en février 2008), et surtout des politiques publiques au service des populations, la France accepte de redonner une caution d’honorabilité à Idriss Déby. Avec pour seul espoir que les soldats tchadiens, supposés spécialistes du Sahel (du moins quand la France les appuie), sinistrement réputés pour leur clanisme, leurs exactions et leurs multiples retournement d’alliances dans les différents conflits internes, ne constituent un soutien utile sur le terrain malien.

Naïvement ou à dessein, le Président de la république française s’engouffre dans une realpolitik promue avec son Ministre des Affaires Etrangères Laurent Fabius et opte délibérément, sous des prétextes fallacieux, pour une politique criminelle de réhabilitation d’un des pires despotes du continent. Un manque de lucidité particulièrement étonnant tant les exactions du régime Déby sont connues et documentées, y compris par des conseillers du président de la République, telle l’ancienne députée Marie-Hélène Aubert [3] qui de par ses travaux passés est bien informée de la nature du régime d’Idriss Déby .

Une diplomatie française qui s’évertue à voir Idriss Déby comme une solution plutôt que comme un problème n’est décidément pas prête à rompre avec la Françafrique.

Contact Presse : danyel.dubreuil@survie.org 01.44.61.03.25

 

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 06:15

 

 

 

Hydro Formule Zongo

 

dépôt carburant Dejean Perrière à Zongo

 

Inauguration dépôt carburant à Zongo

 

Bangui 4 déc (CAP) – Depuis 15h 30 heure locale, un incendie d’origine encore inconnue s’est déclaré dans la localité de Zongo située sur l’autre rive de l’Oubangui en face de Bangui, sur les cuves de stockage de carburant de la société Hydro-Formule appartenant aux hommes d’affaires José Perrière et Patrick Dejean et inaugurée seulement le 1er octobre dernier.

Toute l’après-midi de ce mardi jusqu’en début de soirée encore, les banguissois ont assisté depuis les rivages du fleuve Oubangui au désolant spectacle des cuves de carburant être la proie des flammes d’un incendie que sans doute, le manque de moyens appropriés des sapeurs- pompiers pour venir à bout de ce genre de sinistre, mettra du temps à être circonscrit.   

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