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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 16:00

 

 

 

 

 

VIRUS DU VIH 1

                             vue microscopique du VIH/SIDA

 

 

La situation des taux de prévalence du VIH/SIDA dans les différentes régions de la République centrafricaine a été présentée.

A Bangui la prévalence est de 3,1%

9,2 % dans la Haute-Kotto;

7,3 % dans la Nana-Mambéré;

6,8 % dans le Haut-Mbomou

4,5 % dans l’Ouham-Pendé

3,5 % dans la Mambéré-Kadéi

3,3 % dans la Ouaka

3,0 % dans l’Ombella-Mpoko

1,7 % dans la Sangha-Mbaéré

1,3 % dans la Nana-Gribizi

0,6 % dans la Kémo

0,6 % dans le Mbomou

0,5 % dans la Basse-Kotto

0,4 % dans la Lobaye

0,1% dans l’Ouham

La région de la Vakaga n’est pas encore évaluée selon les enquêtes. La situation globale actuelle de la République centrafricaine est de 4,9%.

 

A Washington, les scientifiques veulent en finir avec le sida

27 juillet 2012 | Par Michel de Pracontal

Éradiquer le VIH, une perspective réaliste ? C’est en tout cas l’objectif résolument affiché tout au long de la XIXè conférence internationale sur le sida, tenue du 22 au 27 juillet à Washington. « Nous voulons en finir avec le sida », déclarait, dès l'ouverture, le docteur Anthony Fauci, leader de la recherche sur le virus de l’immunodéficience humaine aux Etats-Unis, ajoutant : « Pas de promesses, pas de dates, mais nous savons que cela peut arriver. »

Lui faisant écho, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton affirmait clairement devant les 20.000 chercheurs et médecins réunis à Washington  « que les Etats-Unis sont engagés et resteront engagés au service de l’objectif d’une génération sans sida. » Et le président français, François Hollande, faisait diffuser un message vidéo débutant par cette affirmation : « Arrêter l’épidémie de sida dans le monde c’est possible. »

Mais peut-on y croire, alors que 34 millions de personnes dans le monde, dont les deux tiers en Afrique sub-saharienne, vivent avec le virus du sida ? Que 2,7 millions de personnes ont été nouvellement infectées en 2010 ? Que le HIV tue 1,8 million de personnes par an ? Que plus de 3 millions d’enfants sont séropositifs ? Que selon les statistiques de 2011, sur la planète, 330.000 bébés ont été contaminés par leur mère au cours de la grossesse, au moment de l’accouchement ou pendant l’allaitement ?

Malgré ces chiffres impressionnants, le New England Journal of Medicine (NEJM), référence internationale, publie un éditorial décrivant « un moment d’extraordinaire optimisme » motivé par « une série de percées scientifiques ». Citons notamment le premier cas de guérison apparemment définitive de l'infection au VIH, celui d'un patient berlinois traité en 2007. On peut aussi mentionner le fait que deux cohortes de patients, l'une américaine et l'autre française, ont permis de démontrer qu'un traitement antiviral précoce permet de réduire le risque de transmission du virus et de contrôler durablement l'infection.

Est-ce vraiment, pour reprendre le titre du NEJM, « le commencement de la fin pour le sida ? » Ceux qui suivent le sujet depuis des années se souviennent qu’on a déjà, par deux fois, en 1996 et 1999, annoncé prématurément la fin de l'épidémie (voir l’article du docteur Gilles Pialoux sur vih.org).

Guérison fonctionnelle: le virus est toujours présent, mais n'agit pas

Ces molécules ne font pas disparaître le virus, mais le rendent contrôlable par le système immunitaire du patient. En 2011, une étude américaine dirigée par Myron Cohen (université de Caroline du nord, Chapel Hill) a été menée sur des couples dont un des partenaires est séropositif et l’autre non. L’étude a porté sur 1763 couples sérodiscordants, originaires de neuf pays (Afrique du sud, Bostwana, Brésil, Etats-Unis, Inde, Kenya, Malawi, Thaïlande, Zimbabwe). Elle a montré qu’un traitement antiviral administré précocement réduit d’un tiers le risque d’un événement clinique grave ou mortel, et de 96% le risque de transmission du virus entre partenaires. Ces résultats, selon le NEJM, « ont conduit de nombreux spécialistes à affirmer ce qui a longtemps semblé impossible : qu’il serait possible de contrôler la pandémie de VIH. »

Une étude française a donné un résultat encore plus encourageant, bien que portant sur un petit effectif : celle de la cohorte Visconti, suivie par le docteur Christine Rouzioux. Il s’agit d’une quinzaine de patients qui ont été traités dans les dix premières semaines après l’infection, pendant une durée moyenne d’un peu moins de trois ans. Ces patients ont ensuite interrompu leur traitement. Plusieurs années après, sans aucun médicament, ils se portent bien, ne présentent pas de virus en quantité décelable, et ont un niveau élevé de lympocytes T4 (ces cellules du système immunitaire sont les premières cibles du VIH, et leur niveau est le principal indicateur de la progression de l’infection).

Six ans après l'arrêt du traitement, les patients de la cohorte Visconti sont dans un état de « guérison fonctionnelle » : le virus n’est pas éradiqué, mais les patients ont un réservoir de virus extrêmement bas. Pratiquement tout se passe comme si le VIH n’était plus là. Ces résultats plaident en faveur d'un traitement antirétroviral administré très tôt après l'infection, selon Charline Bacchus, l'une des chercheuses travaillant sur la cohorte Visconti.

L'état des patients Visconti est similaire à celui de patients que l'on appelle « contrôleurs à long terme », « contrôleurs du VIH » ou « elite controllers ». Ces derniers ont la particularité d'avoir un système immunitaire qui contrôle le virus, sans l'aide d'aucun traitement. Les contrôleurs du VIH ne tombent jamais malades, bien qu'ils soient infectés. Une faible quantité de virus reste détectable dans leur organisme, mais ils ne présentent aucun symptôme pendant une durée qui atteint jusqu'à vingt ans (on n'a pas assez de recul pour savoir ce qui se passe ensuite). Ces patients sont donc en état de guérison fonctionnelle spontanée.

Comprendre les mécanismes qui permettent à ces sujets d’être en contact avec le virus sans en souffrir est bien sûr une piste de recherche très prometteuse. Mais à ce jour, le phénomène reste inexpliqué.

 Le système immunitaire peut-il tuer toutes les cellules infectées?

Pris en charge par l’hématologue Gero Hütter, Brown a bénéficié d’un traitement inhabituel : il a reçu une greffe de moelle provenant d’un donneur naturellement résistant au virus ; les cellules souches de ce donneur sont dépourvues d’un récepteur utilisé comme « porte d’entrée » par le virus. Soigné en 2007, Timothy Brown n’a plus de virus détectable et ne reçoit pas de traitement depuis maintenant plus de cinq ans.

Bien qu’exceptionnel, ce cas suggère qu’une éradication du VIH est possible. Mais on n’a pas encore de méthode pour y parvenir de manière systématique, le traitement administré à Timothy Brown n’étant pas généralisable. Deux autres patients, traités aux Etats-Unis par l'équipe de Daniel Kuritzkes (Harvard Medical School) présentent une évolution un peu similaire. Ils ont été infectés pendant des années, ont reçu un traitement antirétroviral, et ont subi une greffe de moele. Mais contrairement au patient de Berlin, ils n'ont pas reçu des cellules résistantes au virus.

Or, au bout d'un certain temps, le virus est devenu indétectable dans le sérum de ces deux patients, comme dans leurs lymphocytes, et leur taux d'anticorps contre le VIH a baissé. L'un des patients est suivi depuis deux ans, l'autre depuis trois ans et demi.

Comment généraliser le résultat obtenu sur ces deux patients et sur Timothy Brown? La difficulté tient à ce qu'on ne maîtrise pas encore les mécanismes qui permettent au virus de se maintenir dans l'organisme malgré les traitements. On sait que le VIH, une fois introduit dans l’organisme, s’installe dans des « réservoirs » de cellules où il reste dormant pendant des années, sinon des dizaines d’années. Le problème est de le déloger de ces réservoirs, où il n’est pas atteint par les traitements antirétroviraux.

De plus, même si le traitement permet de réduire la présence du virus, cela ne signifie pas qu’il n’agisse plus du tout : il subsiste des mécanismes inflammatoires qui ont un effet délétère à long terme. Bref, contrôler le virus est une étape décisive, mais pas un aboutissement ultime.

3. Une stratégie scientifique orientée vers la guérison.

Pour dépasser les limites des traitements actuels, Françoise Barré-Sinoussi, co-découvreur du virus et prix Nobel de médecine, vient de présenter avec les scientifiques de l’IAS (International Aids Society)une nouvelle stratégie scientifique. Le programme de cette stratégie s’intitule, tout simplement : Vers la guérison du VIH (« Towards an HIV cure »).

Francoise_Barre-Sinoussi.jpg

 

Au stade actuel, cependant, ce programme comporte plus de points d’interrogation que de réponses. « Les thérapies antirétrovirales ne guérissent pas du VIH principalement parce que le virus intègre son génome dans l’ADN de cellules immunitaires ayant une longue durée de vie, les “cellules TCD4 mémoire”, et empêche le système iummunitaire de reconnaître et d’éliminer ces cellules, écrit Françoise Barré-Sinoussi dans un article cosigné avec le sidologue Steven Deeks dans Nature. Comprendre comment cette “latence” fonctionne, où se trouvent les cellules infectées et comment l’infection latente pourrait être bloquée sont les principaux points focaux de la recherche d’un traitement curatif. »

Mais, ajoutent les deux chercheurs, ce programme de recherche est basé sur l’hypothèse que toutes les cellules mémoire infectées pourraient être identifiées et tuées par le système immunitaire. La guérison en résulterait. L’ennui, c’est qu’il n’est pas certain que le système immunitaire ait vraiment la capacité de tuer ces cellules. Et il n’est pas certain non plus qu’il n’existe pas d’autres types de cellules susceptibles d’abriter le virus.

Une étude présentée à Washington (et publiée dans Nature) donne une piste intéressante: l'équipe de David Margolis (université de Caroline du nord, Chapel Hill) a utilisé un médicament, le vorinostat, pour forcer le virus latent à se manifester. Les chercheurs ont isolé des cellules CD4 T de huit patients chez qui le virus avait été rendu silencieux, et ils ont montré qu'une seule dose de Vorinostat entraînait une production d'ARN du virus. Ce résultat confirme qu'une stratégie possible pour éradiquer le virus consisterait à le forcer à s'exprimer, puis a tuer les cellules réservoir.

Une autre approche possible, évoquée ci-dessus, serait d'élucider les mécanismes qui protègent les « contrôleurs du VIH ». Leurs mécanismes de défense pourraient inspirer les scientifiques dans la conception d’une nouvelle approche en vue d’un vaccin, dans la mesure où les stratégies vaccinales classiques n’ont pas donné les résultats espérés.

4. La pandémie de VIH a commencé à reculer.

Malgré les chiffres très élevés indiqués ci-dessus, l’impact global du VIH est stable, sinon en légère diminution. Le nombre total de personnes touchées par le virus n’augmente plus guère depuis plusieurs années. Le nombre de personnes nouvellement infectées a diminué d’environ 20% depuis 1999. La transmission mère-enfant a été réduite de 50%, et Hillary Clinton a déclaré à la Conférence de Washington que cette voie de transmission pourrait être totalement éliminée d’ici 2015.

Cependant, il faut insister sur le fait que la pandémie pèse encore très lourdement sur les femmes, qui ont un risque de transmission hétérosexuelle plus élevé que les hommes et représentent la moitié des contaminations adultes (alors que la population homosexuelle masculine est un groupe à risque important sans équivalent féminin).

En pratique, les femmes risquent deux fois plus que les hommes d'être infectées par le virus lors d'un rapport hétérosexuel; dans de nombreux pays, elles n'ont pas facilement accès aux préservatifs, et elles sont aussi exposées au risque de rapports non consentis. Réduire la part de la contamination féminine est un objectif indissociable de celui qui consiste à éliminer la transmission mère-enfant.

La pandémie a cessé de progresser

Cela étant, il reste qu'on enregistre un recul planétaire, lent mais significatif, de la pandémie. En 2011, sur le continent africain, 1,2 million de personnes sont mortes du sida, soit une baisse de 22% par rapport à l’année 2005. En Amérique du sud, 57 000 personnes sont mortes en 2011 ; on enregistre une baisse de 9,5% des décès dus à l’infection depuis 2010. En revanche, on note une forte hausse du nombre de décès en Europe de l’est et en Asie centrale où 90 000 personnes, soit six fois plus qu’il y a 10 ans, sont mortes en 2011. Même constat pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord qui dénombrent 78,5% de plus de décès qu’en 2001, soit 25 000 cas.

En-dehors de ces augmentations locales, la pandémie a cessé de progresser. En Europe occidentale et en Amérique du nord, elle est stabilisée depuis le début des années 2000. 

5. Le problème du financement.

L’argent est le nerf de la guerre, et le combat contre le VIH n’échappe pas à la règle. Aujourd’hui, dans le monde, moins de la moitié des personnes qui auraient besoin d’un traitement peuvent effectivement y accéder. Pour augmenter significativement la proportion de malades traités dans les pays pauvres, tout en diminuant le nombre de nouvelles infections, il faudrait augmenter fortement le financement de la lutte contre le sida.

Selon un plan élaboré par les chercheursdu Programme des nations unies pour le HIV/sida (Onusida), l’investissement global dans les pays en développement devrait être porté, entre 2013 et 2020, d’un montant prévu d’environ 15 milliards de dollars par an à plus de 20 milliards par an. Soit une augmentation d’un tiers environ par rapport aux prévisions.

Le problème du financement se pose aussi pour la recherche, surtout en ces temps de restrictions financières. En particulier, le programme défendu par Françoise Barré-Sinoussi en vue d’un traitement curatif demandera de nouveaux investissements.

Aux Etats-Unis, le NIH (National Institutes of Health), principal organisme public de recherche, a consacré l’année dernière 56 millions de dollars à la recherche en vue d’un traitement curatif ; l’Institut californien de médecine régénérative a dépensé 40 millions de dollars pour développer des projets de thérapie génique visant par exemple à créer des cellules résistantes à l’infection ; en France, l’ANRS a investi 8,6 millions de dollars (7 millions d’euros) dans la recherche d’un traitement. Mais selon Françoise Barré-Sinoussi, il faudra sans doute investir dans la recherche des centaines de millions de dollars par an pour réussir à éradiquer le VIH.

Le défi du sida est donc économique autant que scientifique. Comme l’a déclaré à Wahington Michel Sidibé, le directeur exécutif d’Onusida : « La fin du sida n’est pas gratuite. Elle n’est pas trop chère. Elle est sans prix. »

2. Pourquoi la stratégie de l’éradication motive les chercheurs.

Puisque la guérison fonctionnelle est possible, pourquoi ne pas s’en contenter ? «Pour une grande majorité de patients, le traitement est efficace, explique le professeur Jean-François Delfraissy, directeur de l’ANRS (agence nationale de recherche sur le sida). Mais il reste assez contraignant, pas toujours exempt d'effets secondaires, et extrêmement coûteux. Même en version générique, un traitement à vie reste une dépense que beaucoup ne peuvent pas se permettre dans le Sud. Il faut donc envisager un monde sans sida, avec des patients qui au mieux, se seraient débarrassés du virus ou qui le contrôleraient à vie sans traitement et sans être infectieux. »

Le problème est qu’on ne sait pas, en général, faire disparaître le virus de l’organisme d’un patient. Une exception est le cas de Timothy Brown, citoyen américain vivant à Berlin, atteint de leucémie et infecté par le VIH.

Et cet optimisme affiché relève en partie d’une campagne de communication visant à inverser la tendance à la baisse des fonds de la recherche internationale. Il n’existe à ce jour aucune solution thérapeutique définitive à l’infection au VIH, et personne ne peut dire quand il y en aura une, si elle existe jamais. Pour autant, les progrès accomplis ces dernières années sont impressionnants et ne se limitent pas, comme dans les années 1990, à telle ou telle avancée ponctuelle. Revue de détail en cinq points :

1. Les thérapies antivirales permettent désormais une « guérison fonctionnelle ».

On dispose aujourd’hui d’un arsenal de molécules antivirales efficaces, qui neutralisent le virus, réduisent la contagion et augmentent considérablement l’espérance de vie des patients (en moyenne, un homme infecté par le VIHvit environ soixante ans, une femme soixante-dix ans). Selon une étude britannique, la UK Collaborative HIV Cohort, l’espérance de vie à l’âge de 20 ans d’un patient infecté par le virus a augmenté de 16 ans entre 1996 et 2009 (passant de 30 ans à 46 ans).

Cette amélioration considérable est due à l’essor des multithérapies, qui combinent en un même traitement deux, trois ou quatre molécules antivirales différentes, voire plus. On dispose aujourd’hui de plusieurs dizaines de molécules réparties en plusieurs grandes catégories : certaines bloquent la transcriptase inverse, l’enzyme qui permet au rétrovirus de transcrire son information génétique pour s’intégrer dans l’ADN de sa cellule hôte; d’autres empêchent la formation de protéines virales matures, ou inhibent d’autres mécanismes nécessaires à la propagation du virus.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 00:26

 

 

 

 

Des chiffres qui parlent d'eux-mêmes et qui démontrent à suffisance que face aux énormes besoins du pays dans le domaine de l'humanitaire, s'il n'y a vait pas la communauté internationale et les ONGs, que seraient les Centrafricains devenus ! Le grand nombre d'ONGs humanitaire de toutes sortes dans le pays est bien la preuve que tout va mal dans la gouvernance.  

 

La Rédaction

 

 

 

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 00:17

 

 

 

 

Pierre-Moussa.jpg

 

http://www.agenceecofin.com

(Agence Ecofin) - Le Congolais Pierre Moussa, ministre congolais de l'Economie, du Plan, de l'Aménagement du territoire et de l’Intégration, va remplacer le Camerounais Antoine Ntsimi à la tête de la Commission de la Cémac. L’information, bien qu’elle ne figure pas dans le communiqué officiel, a rapidement circulé hier, 25 juillet 2012, à Brazzaville au Congo, à l’issue de la conférence des chefs d’Etat de la Cémac.

Après l’examen des points à l’ordre du jour et les décisions prises, les chefs d’Etats des six pays membres de la Cémac (Cameroun, RCA, Tchad, Guinée équatoriale, Congo et Gabon) vont procéder à des nominations dans les organes et institutions de la Cémac (Voir encadré ci-dessous). Le poste de président de la Commission de la Cémac tant attendu est revenu au Congo.

L’actuel président de la Commission de la Cémac, Antoine Ntsimi, était en disgrâce avec le président centrafricain François Bozizé. Son départ était presque acquis. François Bozizé est d’ailleurs venu à Brazzaville avec des propositions, fondant son argumentation sur le principe de rotation au sein des institutions de la Cémac décidé à Bangui en 2010. Mais, au terme des discussions, ses pairs n’ont pas admis que le président de la Commission soit un Centrafricain, le siège de la Cémac étant déjà basé à Bangui en RCA.

Audit et suivi de la gouvernance

C’est ainsi qu’ils ont trouvé un compromis, car à défaut de la présidence de la Cémac, la Rca gagne quatre directions générales des organes de la Cémac, dont Air Cémac et la vice-présidence de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC).

Pierre Moussa va sans doute mettre un accent sur la sécurisation des financements de la Cémac, l’audit et le suivi de la gouvernance des institutions et organes et institutions spécialisés de la communauté. A l’ouverture du Conseil des ministres de l’Uéac il y a quelques jours il déclarait que : «la réflexion sur la sécurisation du financement de la communauté va de pair avec les moyens de contrôle des fonds qui sont alloués aussi bien par nos partenaires que par les Etats membres. Il va de soi que l’état d’avancement du dossier sur l’audit et le suivi de la gouvernance des institutions et organes et institutions spécialisés doit être au centre de nos préoccupations».

Mais à l’issue du Conseil des ministres, contre toute attente, les ministres ont instruit la Commission de la Cémac de convoquer une autre réunion du comité Inter-Etats en vue d’inscrire ces sujets à l’ordre du jour. C’est ce qui ressort du communiqué final qu’il a signé le 22 juillet dernier.

Les chefs d’Etat ont invité les nouveaux et anciens responsables à mettre un accent sur la transparence dans la gestion. «La conférence a salué le travail accompli par l’ensemble des responsables sortants dans l’exercice de leur mandat. Elle a invité les responsables entrants et ceux en place à inscrire leurs actions dans le cadre de la transparence dans la gestion et du renforcement de la collégialité dans les prises de décision», peut-on lire dans le communiqué final signé de Dénis Sassou N’guesso, président du Congo.

Désormais, c’est le président Gabonais, Ali Bongo, qui assurera la présidence en exercice de la Cémac.

Beaugas-Orain Djoyum

 

L’ensemble des nominations dans les organes et institution de la Cémac

A la commission de la Cémac :

Président, Congo

Vice-président, Guinée équatoriale

A la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (Bdéac)

Vice-présidence, République centrafricaine

A la Commission bancaire de l’Afrique centrale

Secrétaire général, Tchad

Secrétaire général adjoint, Cameroun

A la Commission de surveillance des marchés financiers (Cosumaf)

Président, Guinée équatoriale

Au Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale

Secrétaire permanent, Cameroun

A la communauté économique du bétail, de la viande et des ressources halieutiques (Cebevirha)

Directeur général, Gabon

Directeur général adjoint, Congo

A l’Organisation pour la coordination de la lutte contre les endémies en Afrique centrale (Océac)

Secrétaire général, Gabon

A l’Institut sous-régional multisectoriel de technologies appliquées, de planification et de et d’évaluation des projets (Ista)

Directeur général, Guinée équatoriale

Directeur général adjoint, Tchad

A l’Ecole d’hôtellerie et de tourisme de la Cémac

Directeur général, Centrafrique

A l’école Inter-Etats de douanes (Eied)

Directeur général, Gabon

Au pôle régional de recherche appliquée au développement des systèmes agricoles d’Afrique centrale (Prasac)

Directeur général, Centrafrique

A l’Institut sous-régional de statistique et d’Economie appliquée (ISSEA)

Directeur général Tchad

A l’institut d’Economie et des finances (Ief-pôle régional)

Directeur général, Guinée équatoriale

A Air Cémac

Directeur général, Centrafrique

A l’Agence de supervision de la sécurité aérienne en Afrique centrale (ASSA-AC)

Directeur général, Cameroun

Au comité Inter-Etats des pesticides d’Afrique centrale (CPAC)

Directeur général, Centrafrique

Extraits du communiqué final de la conférence des chefs d’Etats de la Cémac signé le 25 juillet 2012 à Brazzaville au Congo

 

 

cemac-27-juillet-2012.jpg 

 

Cémac : le conseil des ministres donne quitus à la gestion d’Antoine Ntsimi  

(Agence Ecofin) - La note d’information relative à la gestion des finances publiques préparée par le président de la Commission de la Cémac, Antoine Ntsimi, a été approuvé par le conseil des ministres de l’Union économique de I'Afrique centrale (Uéac) le 22 juillet 2012 à Brazzaville au Congo.

Dans le communiqué final du conseil des ministres, on peut lire «traitant de l’état d’avancement de la mise en œuvre des directives de gestion des finances publiques, le conseil des ministres, tout en félicitant la Commission de la Cémac pour la qualité du rapport produit, a pris acte de la note d’information produite». Le communiqué des ministres ne précise pas les périodes concernées par la note d’information produite.    

Contre toute attente

 Les ministres, contre toute attente, ont reporté à une date ultérieure l’audit et le suivi de la gouvernance des organes et institutions spécialisés de la Cémac. «Le conseil des ministres a instruit la commission de convoquer une réunion du comité inter-Etats en vue de l’examen des termes de référence y relatifs et d’autres questions pouvant faire l’objet, éventuellement, d’une inscription à l’ordre du jour de cette réunion», indique le communiqué final du conseil des ministres signé par Pierre Moussa, ministre congolais de l'Economie, du Plan, de l'Aménagement du territoire et de l’Intégration et président en exercice du conseil des ministres. Il faut noter que c’est le comité inter-Etats qui se charge de la préparation des délibérations du conseil des ministres.

Et pourtant, à l’ouverture des travaux du conseil des ministres, le ministre congolais de l'Economie, du Plan, de l'Aménagement du territoire et de l’Intégration a bien déclaré dans son discours d’ouverture que «la réflexion sur la sécurisation du financement de la communauté va de pair avec les moyens de contrôle des fonds qui sont alloués aussi bien par nos partenaires que par les Etats membres. Il va de soi que l’état d’avancement du dossier sur l’audit et le suivi de la gouvernance des institutions et organes et institutions spécialisés doit être au centre de nos préoccupations».

 Que s’est-il donc passé pour que cette question soit renvoyée par les ministres ? La conférence des chefs d’Etat de la Cémac va-t-elle examiner cette question alors que les ministres n’ont rien tranché ?

 La décision des ministres donnera encore du temps à Antoine Ntsimi, accusé de malversations financières, notamment de graves surfacturations, comme le relevait récemment la presse parisienne.

 Audit financier et comptable

 Dans tous les cas, il faudrait encore attendre bien longtemps pour en savoir davantage sur les pratiques de gestion de l’actuel président de la commission de la Cémac. Car c’est le 11 juillet dernier qu’Antoine Nstimi a lancé un appel d’offres pour la sélection d’un consultant chargé de réaliser un audit et le suivi de la gouvernance des organes et institutions spécialisées de la Cémac. Les finances de la Commission de la Cémac, de l’Organisation de coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique Centrale (Oceac) et de la Communauté économique du bétail, de la viande et des ressources halieutiques (Cebevirha) seront passées au peigne fin. Le consultant travaillera sur le contrôle des exercices allant de 2007 à 2011.

 Selon l’appel d’offres, «l’audit de bonne gouvernance comportera également un volet audit financier et comptable dont le but est la consolidation de la transparence et l’assainissement de la gestion des finances de la Communauté».

 Les chefs d’Etat de la Cémac réunis à Brazaville depuis ce mardi 24 juillet 2012 devront dans tous les cas examiner le cas Antoine Ntsimi. De nombreux chefs d’Etat sont favorables à son remplacement, selon le principe de la rotation à la tête des institutions de la Cémac décidé en janvier 2010 à Bangui. Pour mémoire, il y a quelques mois, le président de la République centrafricaine, François Bozizé, l’avait déclaré Persona non grata à Bangui, siège de la Commission de la Cémac.  

Beaugas-Orain Djoyum

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 18:19

 

 

 

 

 

saleh-kebzabo

MZ 3

 

26/07/2012 à 16h:25 Par Jeune Afrique

L'arrivée au pouvoir de François Hollande relance l'Internationale socialiste en Afrique francophone.

Depuis l'arrivée au pouvoir de François Hollande, l'Internationale socialiste (IS) est très convoitée, et les demandes d'adhésion en provenance d'Afrique francophone affluent ou se confirment. Les partis des deux opposants Saleh Kebzabo (Tchad) et Martin Ziguélé (Centrafrique), l'Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR) et le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), vont ainsi faire leur entrée lors du comité Afrique de l'IS, présidé par le Sénégalais Ousmane Tanor Dieng, qui se tiendra à Praia (Cap-Vert) les 30 et 31 juillet.

Autre formation candidate dans la perspective du Congrès de l'IS prévu fin août au Cap (Afrique du Sud) et auquel est annoncée Ségolène Royal : la Renaissance du Bénin (RB) de Léhady Soglo. Hasard ? Emmanuel Golou, le nouveau président du Parti social démocrate (PSD) béninois, déjà membre de l'IS, vient d'effectuer une tournée des « amis » à Paris. Rue de Solférino, c'est Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national à l'Europe et à l'international du PS, qui traite ces demandes d'adhésion. Toujours à la manoeuvre aussi, Thomas Melonio, l'ex-« Monsieur Afrique » du parti devenu conseiller à l'Élysée.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 18:15

 

 

 

 

Fomac forces

 APA-Libreville (Gabon) 2012-07-26 16:06:17 - Les troupes gabonaises, déployées en Centrafrique depuis dix ans, dans le cadre d’une opération de maintien de la paix doivent quitter ce pays en 2013, a annoncé à Libreville, le nouveau secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), le Tchadien Nassour Guelengdouksia Ouaidou.

‘’Nous avons un programme de faire remplacer les troupes présentes et de faire en sorte que les troupes centrafricaines assurent, à partir de fin 2013, la sécurité de l’Etat centrafricain.’’, a expliqué M. Nassour G. Ouaidou, à l’issue d’un entretien avec le ministre gabonais de la Défense nationale, M. Rufin Pacôme Ondzouga, mercredi dans la capitale gabonaise, siège de la CEEAC.

Des militaires gabonais avaient été déployés en Centrafrique dans le cadre de la Mission du Surveillance des Accords de Bangui (MISAB), créée le 31 janvier 1997 par une coalition de pays africains (Gabon, Burkina Faso, Mali et Tchad).

Déployée le 8 février 1997 et autorisée le 6 août 1997 par la résolution 1125 du Conseil de sécurité de l’ONU, le mandat de la MISAB a pris fin le 15 avril 1998 lorsque la France lui a retiré son soutien logistique et financier. Elle a été aussitôt remplacée par la MINURCA (Mission des Nations unies en République centrafricaine)

M. Nassour G. Ouaidou a pris ses fonctions à la tête de la CEEAC, le 28 février dernier, en remplacement du Congolais Louis Sylvain Goma qui a dirigé la CEEAC pendant 13 ans.

C'est en janvier dernier que Nassour Guelengdoukssia Ouaidou, ancien président de l’Assemblée nationale du Tchad, a été désigné nouveau Secrétaire général de la CEEAC, organisation créée en 1983 et regroupant dix pays: l’Angola, le Burundi, le Cameroun, la RCA, le Gabon, le Congo, la RDC, la Guinée Equatoriale, Sao Tomé et Principe et le Tchad.

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 17:52

 

 

 

 

 

 

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                                                  DECISION N° 007

 

Vu le décret n°76-0040 du 16 Janvier 1976, portant réglementation des associations en République du Sénégal ;

 

Vu le récépissé n°274 du 27 avril 2012 délivré par le ministère de l’intérieur de la République sénégalaise ;

 

Vu les dispositions du statut  et de règlement intérieur du collectif << touche pas à ma constitution. >> ;

 

Vu le procès verbal de l’assemblée générale constitutive du 28 février 2012 portant  mise en place du collectif  Centrafricain NE TOUCHE PAS A MA CONSTITUTION ;

 

Décide

 

Article 1 : Monsieur  Christian TOUABOY est nommé Conseiller Spécial du collectif.

 

Article 2 : la présente décision prend effet à partir  de la date de sa signature sera enregistré  et publié partout ou besoin sera.

 

                                                                          Fait à Dakar, le  26 juillet 2012

 

                                                                           Le Secrétaire General  

       

                                                                           Alix KOYANGOZO

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 17:14

 

 

 

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 OIF

ParRFI jeudi 26 juillet 2012

En RDC, alors que la ministre française déléguée à la Francophonie Yamina Benguigui est à Kinshasa, la direction de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti de l'opposant Etienne Tshisekedi (qui revendique toujours sa victoire à la dernière présidentielle), s'est rendue ce mercredi 25 juillet à l'ambassade de France. Elle y a déposé mercredi une pétition (portant 20 000 signatures selon le parti) pour demander la délocalisation vers un autre pays des assises la Francophonie prévue dans la capitale congolaise en octobre prochain.

En RDC, la délégation, conduite par le secrétaire général de l'UDPS Bruno Mavungu Pwati, s’est rendue à l'ambassade de France pour déposer une pétition afin de demander la délocalisation, vers un autre pays, du sommet de la Francophonie prévu dans la capitale congolaise en octobre prochain. Il a été reçu par l'ambassadeur Luc Hallade et le directeur de cabinet de la ministre.

« L’UDPS demande que ce sommet ne se tienne pas en République démocratique du Congo, explique Bruno Mavungu Pwati, que la tenue de ce sommet soit délocalisée dans un autre pays. Les raisons sont connues. Qui dirige le pays aujourd’hui ? Le président qui a été élu ne peut pas pour l’instant recevoir ses pairs parce que c’est lui, Etienne Tshisekedi, qui doit recevoir les présidents étrangers qui viennent dans notre pays. Vous savez que Kabila a tué à Kinshasa beaucoup de nos combattants, après les élections. Les chars ont circulé à travers la ville. Aujourd’hui le pays n’est ni géré, ni dirigé ».

La réponse de la majorité présidentielle arrive par la voix du ministre des Médias et porte-parole du gouvernement. Lambert Mende dénonce la démarche de l'UDPS. Pour lui, ce n'est ni à la France, ni à François Hollande de décider de l'endroit où devrait se tenir le sommet controversé.

« Le sommet de la Francophonie est une initiative de l’Organisation internationale de la Francophonie [OIF] dont le gouvernement français ne détient pas la propriété, annonceLambert Mende. Donc on s’étonne... Pourquoi diriger cette requête en direction du gouvernement français. C’est manifestement des orphelins de la Françafrique. C’est donc infantile et encore une fois aberrant.»

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 16:53

 

 

 

 

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Jeudi, 26 Juillet 2012 14:10

Jean Edouard Koyambonou, premier vice-président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), a été relaxé ce mercredi 25 juillet 2012, à l’issue du délibéré du Tribunal de Grande Instance de Bangui. Il a été trainé en Justice dans l’affaire Ministère public contre les nommés Koyambonou, Alain Yérima et Clarisse Bobongo.

Ces derniers ont été poursuivis pour faux, usage de faux, usurpation d’identité, recel et complicité de faux et usage de faux.

Selon les faits qui leur sont reprochés,  « Alain Yérima avait voulu évacuer sa fille Lida malade en France mais, ne sachant comment faire pour obtenir rapidement le visa, il s’est entendu avec sa sœur Clarisse, mère d’une petite fille Elalie 11 ans, de nationalité française. Il a fait usage de son passeport pour faire voyager sa fille Lida malade ».

Etant en difficulté pour se déplacer car son véhicule était tombé en panne, Alain Yérima a sollicité le concours de son père adoptif, qui n’est autre que Jean-Edouard Koyambonou ancien Premier Ministre pour les conduire à l’aéroport. Ce qui a été fait. C’est donc au moment des formalités que la police a découvert la tricherie. Au même moment, Koyambonou a été arrêté et écroué.

Ainsi, à l’issue du délibéré ce mercredi, la Cour a indiqué que le ministère public n’a donné  aucune preuve suffisante de ses allégations. Koyambonou n’a contribué à aucun moment dans quoi que ce soit sinon que de conduire son fils Alain et sa petite fille Lida qui devait voyager à l’aéroport. Les infractions ne cadrent donc pas avec les faits.

Cependant, les deux autres présumés que sont Alain Yérima et Clarisse Bobongo sont, quant à eux, condamnés à 6 mois d’emprisonnement avec sursis et une amende de 250.000 francs CFA chacun.

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 16:52

 

 

 

 

Feindiro

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 26 Juillet 2012 14:12

 « Je n’ai jamais pensé faire un coup d’Etat contre le régime de l’actuel président centrafricain François Bozizé et encore moins me procurer des armes depuis l’Angola, l’Ukraine ou sur internet ». C’est en ces termes que l’ancien Ministre de la Justice et de la Moralisation, Firmin FINDIRO, limogé le 16 juillet dernier, a réagi ce 26 juillet 2012, sur les ondes de Radio Ndeke Luka.

Cette réaction, la première du genre depuis son limogeage, fait suite aux rumeurs persistantes selon lesquelles Findiro serait impliqué dans une affaire d’éventuelle atteinte à la sureté de l’Etat aux côtés de l’ancien Ministre d’Etat aux Finances Sylvain Ndoutingaï.

Des rumeurs que l’ancien locataire de la Justice, dont les raisons du débarquement du gouvernement Touadera III, n’ont pas été  explicitées, a fortement démenties.

Dans une interview accordée à Radio Ndeke Luka en marge de sa passation de service avec son intérimaire celui de la Fonction Publique Noël Ramadan, Firmin Findiro a indiqué qu’ « il est satisfait de son parcours ministériel. « J’ai contribué à la construction de la paix et de mon pays longtemps victimes de destruction », a-t-il précisé.

Pour lui, « le Chef de l’Etat, de par son pouvoir discrétionnaire donne confiance à qui il veut et la retire comme bon lui semble. Et personne ne peut l’en empêcher. Tous ceux qui excellent dans ces rumeurs ne savent pas ce qu’ils disent et ce qu’ils font. Ce faisant, que le bon Dieu les pardonne de tels comportements tendant à ternir l’image de notre pays ».

L’ex-ministre de la Justice s’est vu refoulé de l’aéroport de Bangui Mpoko le 9 juin 2012 alors qu’il devait prendre un vol pour se rendre en France, officiellement pour des raisons de santé. Mais Firmin Findiro n’obtiendra l’autorisation de sortir du pays que quelques jours plus tard.

L’ancien ministre de la Justice a été limogé en même temps que  le Directeur général de la police Henri Wanzin Linguissara. Par la même occasion, François Bozizé s’est séparé de son Directeur de Cabinet Joël  Sinféi Moidamsé, général de police. Mais pour ce dernier le décret précise qu’il est « admis à faire valoir son droit à la retraite ».

Toutefois, tout comme son neveu Sylvain Ndoutingaï, ex Ministre d’Etat aux Finances, le président de la République n’a pas précisé les motifs du limogeage de ces personnalités.

 

NDLR : On s’en fout des démentis et dénégations de Findiro. Il n’y a pas de fumée sans feu. C’est à Bozizé qu’il a servilement servi jusqu’ici avec beaucoup de zèle et avec qui il a maintenant fort à faire de croire ou non à ses démentis. Une question demeure cependant sans réponse. Pourquoi Findiro a cru devoir demander l’asile politique auprès de l’ambassade du Botswana lors de son récent séjour parisien ? Que craignait-il ?

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 16:31

 

 

 

CEMAC chefs

 

 

Afrique Centrale: Le Congolais Pierre Moussa prend la tête de la CEMAC

Radio Ndéké Luka Jeudi, 26 Juillet 2012 14:08

La République Centrafricaine vient de perdre la présidence de la Commission de la Communauté Monétaire et Economique d’Afrique Centrale (CEMAC) au profit du Congo. C’est le congolais Pierre Moussa, qui prend désormais les commandes de cette institution sous-régionale. Il succède au camerounais Antoine Ntsimi dont la gestion a été très controversée.

La décision du passage de témoin a été prise le 25 juillet 2012 par les Dirigeants de la CEMAC lors de leur 11ème Sommet qui s’est tenu au Congo Brazzaville. Une décision issue d’âpres discussions.

Le président centrafricain François Bozizé a finalement opté pour le compromis qui, selon les confrères des médias présents au Sommet, a été arraché à l’issue de dix heures de travaux à huis clos.

Au nom d’un principe de rotation par ordre alphabétique à la tête de l’institution, François Bozizé, dont c’est le tour du son pays d’occuper ce poste, avait deux candidats en lice, d'autant que le départ d’Antoine Ntsimi, le président sortant déclaré persona non grata en Centrafrique, était acquis.

Les candidats centrafricains ont été les anciens Premiers ministres Enoch Dérant  Lakoue, président du Parti Social Démocrate et Elie Doté, actuel député du 4ème arrondissement.

François Bozizé n’a donc pas réussi à imposer ce principe instauré il y a seulement deux ans au sein de l’institution  mais dénoncé aujourd’hui par certains de ses pairs qui évoquent comme raison que la RCA ne peut pas cumuler le siège de la Cémac et la présidence de la Commission.

Après plusieurs heures de blocage, François Bozizé décroche. La RCA est écartée de la présidence de la Commission mais le principe de la rotation est réaffirmé. C’est donc le Congolais Pierre Moussa qui devient le nouveau président de la Commission, pour un mandat de cinq ans. Le prochain pays en lice est le Gabon.

Quant à la Centrafrique, elle obtient plusieurs lots de consolation : la vice-présidence de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale, quelques directions d’institutions régionales, et surtout la direction générale de la nouvelle compagnie Air Cémac qui n’est pas encore devenue opérationnelle.

Selon les Observateurs de la vie de l’institution, beaucoup de paramètres présageaient déjà l’échec de la RCA à obtenir le portefeuille de la présidence de la Commission. Il s’agit entre autres du retard accusé dans la proposition de sa candidature, plusieurs noms avancés au lieu d’un seul, l’irrégularité dans les cotisations à l’actif de l’institution.

Tandis que les autorités de la CEMAC n’ont accordé aucune accréditation aux médias centrafricains pour effectuer le déplacement de Brazzaville, une équipe de journalistes d’Etat aurait été dépêché tard mardi pour rattraper la clôture de l’évènement sur instruction du Président de la République François Bozizé.

 

 

 

NDLR : C’est vraiment la descente aux enfers qui se poursuit. Avec Bozizé à la tête de la RCA, les Centrafricains vont boire le calice jusqu’à la lie. Quand l’état centrafricain accumule plusieurs centaines de millions de F CFA d’arriérés de cotisations (UA, OIF, CEMAC, UNESCO, ONU pour ne citer que celles-là…)à presque toutes les institutions auxquelles elle appartient, il ne faut pas s’attendre à ce que sa voix puisse être entendue quelque part.

 

Si on ajoute à cela les turpitudes de Bozizé dans l’affaire Ntsimi, il ne fallait pas s’attendre à autre chose. On voit bien qu’une fois de plus, depuis le sommet de Bangui qui avait adopté le principe de la rotation pour tous les postes, la RCA est une fois de plus le dindon de la farce.

 

 

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FI 26 Juillet 2012

 

Le 11e sommet des chefs d'Etat de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cémac), s'est achevé mercredi soir à Brazzaville.

 

Les présidents des six pays de la sous-région (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine et Tchad) se sont finalement mis d'accord sur le pays qui assurera la présidence tournante de l'organisation après le Congo-Brazzaville - ce sera le Gabon -, ainsi que sur le nom du nouveau président de la commission de la Cémac : le Congolais Pierre Moussa.

François Bozizé - « Merci mon bien-aimé frère pour tout ».

Denis Sassou – Nguesso « C'est plutôt à toi que je dois dire un grand merci. C'est toi qui a fait des concessions. »

Ces amabilités échangées ce mercredi 25 juillet, entre le chef d'Etat centrafricain François Bozizé et le président congolais Denis Sassou Nguesso, traduisent bien le difficile compromis arraché à l'issue de quelque dix heures de travaux à huis clos.

 

 

 

 

 

Commission Cemac : Antoine Ntsimi débarqué de la présidence

 

http://www.lanouvelleexpression.info  Jeudi, 26 Juillet 2012 11:00 par Frank William Batchou, (Stagiaire)  

 

Le technocrate camerounais a été remplacé par le ministre du Plan et de l’aménagement territorial congolais Pierre Moussa.

Il était sur une chaise éjectable. Et l’hypothèse du probable départ d’Antoine Tsimi était au menu de toutes les discussions bien avant l’ouverture des travaux du sommet des chefs d’Etat de la Cemac. Lesquels se sont ouverts ce 25 juillet 2012 à Brazzaville au Congo. La nouvelle a été confirmée au terme de la première journée. Antoine Ntsimi a été remercié par ses paires. Une défaite pour cet expert banquier qui comptait briguer un second mandat. Pour François Bozizé, c’est à la fois une victoire et une défaite. Une victoire parce qu’ayant réussi à faire partir celui qui était devenu un opposant pour lui. Et une défaite parce qu’aucun de ses candidats proposés n’a été retenu : Elie doté, âgé de 65 ans, ancien premier Ministre du général président François Bozizé entre 2005 et 2008, et Enoch Dérant Lakoué âgé de 67 ans, ancien directeur national pour le Centrafrique de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (Beac). Pour les cinq prochaines années, la présidence de la Communauté des Etats de l’Afrique centrale sera assurée par le congolais Pierre Moussa. Jusque-là, ministre du Plan et de l’aménagement du territoire du Congo-Brazzaville. Il devient ainsi le deuxième président de la Commission Cemac après les mesures de réformes institutionnelles ayant marqué la transformation du Secrétariat Exécutif en Commission.

Au cœur d’un conflit diplomatique

La fin du règne du désormais ex président de la commission Cemac a été tumultueuse. Parce qu’au centre du conflit diplomatique qui a effrité les relations bilatérales entre la République du Cameroun et celle de la Centrafrique. Lui qui a été porté aux commandes de cette institution sous-régionale le 5 avril 2007. En guise de rappel, Antoine Ntsimi, sur ordre du président François Bozizé, a été recalé le 21 mars 2012 par le commissaire de l’aéroport international Bangui-Mpoko alors qu’il rendait à Bangui pour percevoir son salaire. Il a été obligé de reprendre le même vol pour repartir avec la consigne de ne jamais revenir sauf ordre contraire. Après cinq ans à la tête de la Commission de la CEMAC, Antoine Ntsimi qui devait passer la main à un centrafricain, s’est maintenu à son poste, faisant naître une guerre entre lui et l’Etat centrafricain, son président y compris.

De son côté, rapportait le site Camer.be, François Bozizé « aurait expliqué cette attitude par « l’arrogance impétueuse » du président de la Commission qui commençait à remettre son autorité en question. Le président centrafricain aurait également, d’après nos sources, fait savoir qu’en dehors des raisons purement personnelles, il lui a été donné de remarquer de concert avec deux autres chefs d’Etat de la sous-région que les dossiers piétinent depuis plus de quatre mois que son mandat est échu. Et que le patron exécutif de la Cémac est plus porté sur les commodités que lui confèrent sa fonction que sur les «vrais dossiers de la Cemac ». Pourtant, le camerounais était considéré par beaucoup comme  l’auteur de la réactivation des dossiers majeurs tels que : le passeport biométrique  dans la zone Cemac en 2005, et la mise en place de la zone de libre échange en 1997. Un travail, comme bien d’autres en cours, que devra poursuivre Pierre Moussa durant son mandat.

 

Cemac : Hymne au renouveau communautaire

http://quotidien.mutations-multimedia.comJeudi 26 juillet 2012 08:12

En ouvrant la 11e session de la Cemac, le président en exercice Denis Sassou Nguesso a fait un plaidoyer dans ce sens.

Le cliché était saisissant en fin de matinée d’hier au Palais des congrès de Brazzaville, où se déroule la 11e session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Le président centrafricain François Bozizé est assis côte à côte avec le président de la commission de la Cemac, Antoine Ntsimi. Au moment des acclamations, leurs regards se croisent par moment. Ce qui porte donc à croire que c’est le calumet de la paix, le parfait amour entre ces deux hommes, projetés ces derniers sur les devants de l’actualité par de lynchage. Un tel dispositif, d’après les exégètes, est un signal qui n’a pour but que d’en rajouter aux ingrédients d’un bon déroulement du sommet des chefs d’Etat de l’Afrique centrale. Lequel sommet ne manque pas d’enjeux.

Au moment où le président de la commission de la Cemac Antoine Ntsimi monte à l’estrade pour déclamer son allocution, son regard complice et approbateur rencontre celui de Bozizé. Brin d’applaudissements. « Chicago boy », s’emploie à présenter de long en large aux six chefs d’Etat son institution (la commission de la Cemac) ; il fait une sorte de bilan. Là aussi, il semble recevoir la bénédiction de ceux-là même qui l’ont porté à ce poste en 2007.
Le président en exercice de la Cemac, Denis Sassou Nguesso, quant à lui, s’attaquera sans circonlocutions aux problèmes qui minent la sous-région Afrique centrale. Pour lui, dans un contexte où d’autres sous-régions marquent des bons points par des initiatives certaines, point n’est besoin de faire du surplace ici.

Les mutations positives enregistrées ailleurs doivent inciter, selon son entendement, à la «relance». C’est en toute logique qu’il plaide pour une visibilité accrue des réformes communautaires. Et cette réforme, à l’en croire, doit passer par la mise en place des institutions sous-régionales, restées jusque-là lettres mortes. Il mise en première ligne sur la compagnie aérienne Air Cemac. Mais davantage, il plaide pour une intégration sous-régionale soutenue, matérialisée par la libre circulation. « Cette initiative va améliorer une transformation plus profonde de nos économies. », déclare-t-il.

Par ailleurs, le président congolais, Dénis Sassou Nguesso juge nécessaire d’avoir un programme économique sous-régional plus fort, ainsi que la mise en service d’un fond d’investissement public. «Il s’agit aujourd’hui d’aller plus loin », termine-t-il. Les travaux prévus à huis clos hier soir, devait permettre l’élection du nouveau président de la commission de la Cemac. Mais, l’on est déjà fixé sur la ville qui va accueillir le prochain sommet : Libreville au Gabon.

 

 

 

Afrique Centrale: Commission de la CEMAC - Pierre Moussa remplace Antoine Ntsimi

http://quotidien.mutations-multimedia.comPar Georges Alain Boyomo, 26 Juillet 2012

Selon des informations relayées hier par la télévision panafricaine Afrique media et confirmées par des sources crédibles, le nouveau président de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale est le Congolais, Pierre Moussa. Ce dernier remplace à ce poste le Camerounais Antoine Louis Ntsimi, qui occupait cette fonction depuis 2007.

D'après nos sources, la séance à huis-clos des chefs d'Etats de la Cemac pour désigner notamment le président de la Commission de la Cemac a été houleuse hier.

La Centrafrique qui tenait à placer son candidat a perdu la mise, du fait qu'elle abrite déjà le siège de la Commission. Mais convaincu par ses pairs, en pointe desquels Sassou Nguesso, que M. Ntsimi ne pouvait pas rempiler eu égard aux « casseroles » qu'il traîne depuis quelques temps, Paul Biya s'est plié à la volonté de la majorité.

Seulement pour « ménager » le Cameroun et Antoine Ntsimi, les chefs d'Etat de la sous-région ont porté leur choix sur l'un de ses amis, Pierre Moussa.

Ce dernier aurait reçu pour consigne de ne pas « remuer les casseroles » de Ntsimi, lequel a lancé il y a quelques jours un audit des institutions de la Cemac pour les exercices 2007,2008, 2009, 2010 et 2011. La suite nous édifiera.

Pierre Moussa est surtout celui-là qui a été commis par Dénis Sassou Nguesso, au plus fort de la crise entre le Cameroun et la Rca, au sujet d'Antoine Ntsimi, pour concilier les positions des deux parties.

Ministre d'Etat, ministre de l'Economie, du Plan, de l'Aménagement du territoire et de l'Intégration, ce dernier a ainsi été reçu en audience au palais de l'Unité par Paul Biya le 28 mars dernier.

Porteur d'un message du président en exercice de la Cemac d'alors, Sassou Nguesso, cet ancien Premier ministre congolais avait indiqué à la presse, au sortir de l'échange avec le chef de l'Etat, que le refoulement d'Antoine Ntsimi de Bangui relevait d'un malentendu.

Quelques temps après, Antoine Ntsimi regagnera Bangui. D'après nos sources, le mandat de Pierre Moussa à la tête de la Commission de la Cemac est de 5 ans, non renouvelable.

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