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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 12:43

 

 

 

 

 

02/06/14 (Le Pays) du Burkina

 

La présidente de la transition en Centrafrique, Catherine Samba-Panza, vient de taper du poing sur la table. Reste à en mesurer l’écho dans ce pays empli de bruits, ravagé par le désordre, la haine, la désolation et la mort. Qui pis est, l’horizon des périls est loin de s’être dégagé. Prise à la gorge par la bestialité des milices Séléka et anti-Balaka, la Centrafrique s’étrangle jour après jour. C’est à se demander si, à cette allure, l’on ne s’achemine pas vers une guerre civile à caractère ethno-religieux, voire un génocide. Ce faisant, on comprend la récente et ferme réaction de Catherine Samba-Panza, qui a notamment appelé au désarmement de ces milices. Sera-t-elle entendue ? Rien n’est moins sûr.

 

Catherine Samba-Panza pourra-t-elle faire entendre raison à ses frères centrafricains mus par la loi du Talion ?

 

Cette sortie de la présidente de la transition, on le sait, faite suite à l’attaque d’une église, ces derniers jours, à Bangui, la capitale centrafricaine, qui aura laissé sur le carreau une quinzaine de macchabées, dont un prêtre centrafricain. En représailles et comme on pouvait s’y attendre, des mosquées ont été prises pour cible. Comment Catherine Samba-Panza pourra-t-elle, dans ces conditions, faire entendre raison à ses frères centrafricains opposés par la religion et par l’ethnie, et plus que jamais mus par la loi du Talion ? Comment pourra-t-elle agir sur des communautés ennemies qui, dans un ultime instinct de survie, n’ont pas d’autre choix que de garder l’arme au pied, pour se prémunir contre toute attaque-surprise ? Bien sûr, cette loi du Talion n’est ni acceptable, ni défendable. D’autant qu’elle procède d’une logique cruelle et qui plus est, périlleuse, dans la mesure où elle nourrit la spirale de la violence et de la vendetta.

 

Un cycle de vengeance qui semble, du reste, avoir fini par exaspérer et pousser la communauté internationale à éprouver une certaine lassitude vis-à-vis du drame centrafricain. Va-t-on vers un conflit oublié ? En tout état de cause, la tâche de reconstruction de la Centrafrique semble des plus ardues pour celle qui en tient les rênes aujourd’hui. Une tâche d’autant plus cyclopéenne pour Samba-Panza que bien de ses concitoyens voudraient bien la voir échouer dans sa lourde mission ; eh oui ! En eau trouble, il s’en trouve toujours des pêcheurs qui veuillent bien tirer leur épingle du jeu. Et parmi eux, figurent certainement ceux que le pouvoir centrafricain qualifie de taupes au sein du gouvernement, qui seraient de connivence avec les groupes armés.

 

Le pouvoir doit se départir des incohérences suicidaires comme la participation de la Séléka et des anti-Balaka au gouvernement

 

C’est du moins ce que pense fermement le Premier ministre centrafricain. Certes, le pouvoir s’est gardé de les nommer. Mais la cible est connue : les mandants des anti-Balaka et de la Séléka au sein de l’exécutif centrafricain.

 

Si tant est qu’ils travaillent, comme on le dit, à détricoter ce que le pouvoir s’emploie à tricoter, pourquoi ne pas rompre les amarres avec eux ? Peut-on dîner avec le diable et le combattre ?

 

On peut être d’accord avec Catherine Samba-Panza que la solution du problème centrafricain réside dans le désarmement des milices. Plus facile à dire qu’à faire ! Une gageure s’il en est, d’autant qu’on a justement affaire à des milices et non à des armées conventionnelles. Car, si le militaire répond d’une hiérarchie et d’une structure bien connue, avec laquelle on peut toujours prendre langue, il en va autrement pour les milices qui confinent à des armées mexicaines. Avec qui discuter ? Et si d’ailleurs ces milices se montraient disposées au désarmement, qui pourrait jurer, la main sur le cœur, qu’elles auraient alors remis toutes les armes en leur possession ?

 

Et quid des armes blanches ? Peut-on récupérer tout ce qu’une milice, une communauté, etc., peut compter d’armes blanches ? Le sinistre apport de la machette dans le génocide rwandais ou dans la longue tragédie sierra léonaise, est de triste mémoire. C’est dire si Catherine Samba-Panza a fort à faire. Tout comme l’ONU qui vient de mêler sa voix à la sienne pour appeler au désarmement des milices. Bien sûr, tout aurait été différent si la volonté de parvenir à la paix, de part et d’autre des frères ennemis centrafricains, y était. Cela dit, Samba-Panza doit accepter qu’elle a, elle aussi, sa part de responsabilité dans la situation actuelle que traverse son pays. A la chienlit centrafricaine, elle doit répondre par une gouvernance politique qui seye, en l’occurrence un pouvoir fort. Et il importe que le pouvoir comprenne que cette gouvernance doit se départir une fois pour toute des incohérences suicidaires comme la participation de la Séléka et des anti-Balaka au gouvernement. De toute façon, cette option politique s’est avérée jusque-là inopérante.

 

Par Cheick Beldh’or SIGUE — Le Pays

Lu pour vous : Désarmement de la séléka et des anti- balaka : peut-on dîner avec le diable et le combattre ?

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 12:20

 

 

 

 

 

02/06/2014 à 12:38 Par Jeune Afrique

 

Selon une enquête interne à la Séléka, le général Mohamed Moussa Dhaffane serait à l'origine de l'affrontement qui, le 24 mai à Bambari (Centre), a opposé des éléments de la rébellion centrafricaine à la force française Sangaris. Soucieuse d'apaiser les inquiétudes de la communauté internationale concernant la création à Ndélé d'un nouvel état-major, l'ancienne rébellion devrait prochainement dépêcher une délégation auprès des chefs d'État de la sous-région.

 

Une enquête interne à la Séléka a conclu à la responsabilité du général Mohamed Moussa Dhaffane dans l'affrontement qui, le 24 mai à Bambari (Centre), a opposé des éléments de la rébellion centrafricaine à la force française Sangaris. Il est reproché à l'ancien ministre d'État chargé des Eaux et Forêts dans le gouvernement de Nicolas Tiangaye d'avoir ordonné le mouvement des pick-up lourdement armés qui ont échangé des tirs avec des soldats français. Sur la base de ces éléments, la coalition rebelle pourrait envisager de procéder dans les prochains jours à l'arrestation du général Dhaffane. L'incident meurtrier a été directement géré par SMS par le général Didier Castres, sous-chef d'état-major des opérations à l'état-major des armées françaises, et Éric Neris Massi, médiateur de la Séléka pour les relations avec les ONG et les organisations internationales.

 

Une délégation de la branche politique de la Séléka devrait prochainement se rendre à Brazzaville par vol spécial au départ de Bangui. Objectif : rendre compte au président Sassou Nguesso, médiateur de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) en Centrafrique, des résultats du congrès du mouvement qui s'est tenu le 11 mai à Ndélé (Nord). La délégation se rendra ensuite au Cameroun, au Gabon, en Guinée équatoriale et au Tchad. Les anciens rebelles cherchent à apaiser les inquiétudes de la communauté internationale concernant la création à Ndélé d'un état-major dirigé par le général Joseph Zindeko.

Lu pour vous : Centrafrique : la Séléka fait le ménage dans ses rangs et tente de rassurer

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 11:37

 

 

 

 

 

02/06/14 (BBC)

 

Catherine Samba Panza annonce que des enquêtes sont en cours pour identifier les "agitateurs qui essayent de manipuler les jeunes pour des raisons purement politiques".

 

"Dès que nous aurons des faits avérés, je pourrai en parler de manière plus précise", a-t-elle ajouté, réagissant aux récentes violences à Bangui, la capitale de la Centrafrique.

 

La présidente par intérim a rendu visite à des blessés, dans un hôpital de Bangui.

 

La Centrafrique a connu de nouvelles violences durant ces derniers jours. Mercredi, 17 personnes ont été tuées dans l’attaque de l'église Notre-Dame de Fatima, dans la capitale.

 

Catherine Samba Panza dit avoir constaté des "avancées notables", durant ces derniers mois, en ce qui concerne la sécurisation du pays.

 

"Un complot planifié"

 

Mais "ces avancées ne plaisent pas à tout le monde. Il y a des ambitions, avérées, cachées. Ce sont ces agitateurs qui en sous-main essayent de manipuler, d'instrumentaliser les jeunes pour des raisons purement politiques", a-t-elle déclaré.

Elle n'a pas donné de précisions sur l'identité de ces "agitateurs".

 

Avant elle, le Premier ministre André Nzapayéké avait attribué jeudi le regain de violences à "un complot planifié" par des "hommes politiques très proches du pouvoir".

 

http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2014/06/140601_rca-samba...

Centrafrique : Samba Panza accuse

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 11:25

 

 

 

 

 

02/06/14 (RFI)

 

La transition est fragile en République centrafricaine. L'attaque d'une église à Bangui mercredi a fait une quinzaine de morts et l'appel au désarmement de la présidente de la transition Catherine Samba-Panza, qui a suivi, inquiète les musulmans du quartier PK5 de Bangui. La sécurisation de la transition et la manière dont celle-ci est gérée sont au coeur des préoccupations des politiques centrafricains.

 

On l'a vu ces derniers jours parmi les manifestants et parfois même sur les barricades, l'ancien ministre et fils de feu l'empereur Bokassa, Jean-Serge Bokassa veut faire entendre sa voix.

 

S'il affirme soutenir la transition, Jean-Serge Bokassa estime aussi que le pouvoir doit absolument désarmer les musulmans du PK5. Un discours virulent qui traduit un courant de pensée très répandu à Bangui. « Aujourd’hui le Kilomètre 5 jouit d’un statut privilégié, c’est tout simplement inacceptable, assure Jean-Serge Bokassa. Donc nous avons organisé une marche pacifique, tout simplement pour exprimer notre indignation, tout simplement pour honorer la mémoire que toutes ces personnes qui ont trouvé la mort dans cet attentat[l'attaque contre l'église Notre-Dame de Fatima de Bangui NDLR] et pour demander au gouvernement trois revendications précises.

 

La première revendication c’est le désarmement du K5 ; la deuxième revendication porte sur le retrait du contingent burundais : ce sont des soldats qui sont prompts à tirer sur des civils alors qu’ils sont venus ici pour désarmer des groupes armés. La troisième revendication c’est de rendre opérationnelles les FACA, les Forces armées centrafricaines : il est inconcevable qu’un Etat digne de ce nom puisse ne pas avoir son propre système de défense, de sécurité. Nous ne pouvons pas assister, comme c’est le cas aujourd’hui, aux opérations de désarmement, avec tous les balbutiements qu’il y a, sans que nous même nous puissions y prendre part ».

 

Un désarmement sans condition également pour le RDC

 

Du côté du RDC, le Rassemblement démocratique centrafricain, parti de l'ex-président Kolingba, on affiche un soutien aux autorités de la transition mais on souhaite aussi qu'elles fassent preuve de plus d'efficacité dans le désarmement de tous les groupes armés. Le pouvoir de transition doit fait preuve de davantage d'efficacité et accélérer le retour à l'ordre constitutionnel. « Le peuple centrafricain tout entier aujourd'hui ne veut pas rester dans cette situation de transition. Nous avions convenu de conduire la transition, nous avions convenu tous de réussir la transition..., explique Blaise Fleury Hotto, porte-parole du RDC. Et notre objectif aujourd’hui c’est le retour à l’ordre constitutionnel. Il faut que les autorités s'assument pour emmener la République centrafricaine vers la fin de la transition pour un retour à l'ordre constitutionnel. C'est plus important que tout le reste ».

 

Mais les autorités de la transition ne se donnent pas les moyens de réussir . « Il y a longtemps que le RDC a attiré l’attention des autorités de la transition sur la question essentielle du désarmement. C’est une question cruciale. Il faut absolument que le désarmement se fasse et cela sans condition, sur tous les groupes armés et sur toutes les forces non conventionnelles ».

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140601-rca-transition-centrafriq...

Transition en Centrafrique : les appels au désarmement se multiplient

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 11:22

 

 

 

 

 

 

02/06/14 (Afrikarabia)

 

Depuis 4 mois, les soldats congolais intégrés au sein de la force africaine en Centrafrique vivent sans salaire, dans des conditions précaires. Une situation ubuesque alors que le contingent congolais pourrait faire partie de la future mission des Nations-unies.


Les FARDC stationnés en République centrafricaine (RCA) sont-ils abandonnés ?

 

 Selon une source centrafricaine proche des autorités de Bangui, les 850 soldats congolais et les 150 policiers présents en Centrafrique dans la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misac) n’ont pas perçu leurs soldes depuis près de 4 mois. Ironie du sort pour cette source, les soldats congolais « font un excellent travail au sein de la Misca et sont très appréciés des Centrafricains ».

 

Surveillance des anciens Séléka à Bangui

 

Depuis le retrait mi-avril des troupes tchadiennes de la Misca, les soldats de la République démocratique du Congo (RDC) composent le gros des troupes africaines en RCA et se retrouvent en première ligne. Les FARDC constituent désormais une pièce maîtresse du dispositif sécuritaire déployé en Centrafrique aux côtés des 2.000 soldats français de Sangaris. Une compagnie congolaise est stationnée à Bangui, en charge de la surveillance des anciens éléments de la Séléka restés dans la capitale et encore armés. Les autres soldats sont basés à Bossangoa, Bria, Mobaye ou Batangafo, où ils ont remplacé les éléments tchadiens qui se sont retirés de la Misca.

 

Une neutralité dans le conflit

 

En Centrafrique, les soldats congolais ont une bien meilleure image que dans leur propre pays. Il faut dire que ce sont des troupes d’élites, les meilleures dit-on, qui ont été envoyées en RCA. « Lorsqu’ils stationnaient dans le quartier Fatima, où ils ont été remplacés par des Burundais, explique notre source centrafricaine, la population n’a cessé de les réclamer » .Contrairement aux Burundais, accusés par la population de soutenir « les musulmans », « les Congolais affichent une neutralité autant vis à vis des anti-balakas que des ex-Séléka », constate ce conseiller.

 

« Ils vivent en revendant les packs d’eau de la Misca »

 

Pourtant, les soldats congolais vivent dans des conditions « plus que précaires » en Centrafrique. En témoigne notre source proche de la présidence centrafricaine : « pour l’instant, ils n’ont pas encore touché la moindre solde. Cela fait 4 mois qu’ils sont en Centrafrique et ils n’ont qu’une seule tenue militaire. Ils n’ont pas de rechange, pas de télévision, ils dorment à même le sol et n’ont que 3 ou 4 vieilles Jeeps pour les interventions. L’armement est aussi très sommaire : ce sont essentiellement de vieilles Kalachnikovs. Les militaires n’ont pas d’argent pour acheter des crédits téléphoniques. Le service du renseignement du bataillon n’a pas d’abonnement téléphonique. Ils sont obligés d’acheter des petits crédits de 1000 F CFA pour téléphoner à ceux qui sont sur le front. Ils vivent en revendant aux Centrafricains les packs d’eau qu’offre la Misca (2.000 F CFA) pour pouvoir s’acheter des cigarettes ou des crédits téléphoniques. C’est un peu la honte » , conclut-il.

 

« Les soldes incombent à la Misca » selon Kinshasa

 

Un ancien officier congolais, présent en Centrafrique, s’est ému de la situation de ses ex-collègues. Il a décidé de contacter le Vice-premier ministre en charge de la Défense nationale, Alexandre Luba Ntambo, ainsi que le Chef d’Etat major général, qui a donné pour toute réponse que « la RDC était un pays post-conflit » . Pour Alexandre Luba, « il ne revient pas à la RDC de payer ses soldats, mais cela incombe à l’Union africaine » . Selon cet ancien officier congolais, la Misca aurait demandé à la RDC d’ouvrir un compte bancaire pour ses soldats en Centrafrique, ce qui aurait été fait. Il ne resterait plus qu’à la Misca de régulariser la situation. Concernant le manque de matériel et de logistique, le Vice-premier ministre congolais affirme « ne pas être au courant de la situation »

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Les FARDC futurs casques bleus ?

 

La révélation des conditions exécrables dans lesquelles travaillent les soldats congolais en Centrafrique tombe au plus mauvais moment. Les autorités centrafricaines, la France et désormais les Nations-unies qui préparent l’envoi de casques bleus en RCA, ont besoins de nouvelles troupes africaines pour composer leurs contingents. Et depuis la semaine dernière, la capitale centrafricaine renoue avec la violence après l’attaque de l’église Notre-Dame de Fatima. La Centrafrique pousse donc la communauté internationale pour que la RDC puisse intégrer la mission de l’ONU. François Hollande souhaite également que la RDC s’implique davantage dans la crise centrafricaine en augmentant le nombre de ses soldats. En contrepartie, la France devrait user de son influence au Conseil de sécurité pour la RDC fasse partie intégrante de la future mission des Nations unies en Centrafrique prévue à l’automne, mais plus vraisemblablement fin 2014.

 

Christophe RIGAUD – Afrikarabia

 

http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-les-soldats-congolais-s...

 

RDC : les soldats congolais sans solde en Centrafrique

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 11:20

 

 

 

 

 

02/06/14 (RFI)

 

Ils étaient quelques centaines à manifester ce samedi 31 mai au PK5. Les derniers musulmans de Bangui veulent quitter la capitale. Ils dénoncent l'attitude de Catherine Samba-Panza, jugeant qu'elle les met en danger. Les habitants du PK5 redoutent de se voir désarmer par la force après les propos tenus vendredi par la présidente qui a parlé d'un désarmement général de toute la ville. Les musulmans craignant d'être abandonné à la colère des anti-balaka veulent désormais quitter la capitale.

 

Encerclé et confinés depuis décembre dans leur quartier, les musulmans du PK5 sont à fleur de peau. Lorsque la présidente appelle à désarmer toute la ville y compris le quartier musulman, les habitants du PK5 se voient déjà livrés aux hordes anti-balakas. Saoudi Dodo a participé à la marche de ce samedi contre le désarmement du quartier.

 

« C'est une manière claire de nous envoyer à la mort. Nous disons "non" ! On ne va jamais désarmer. Ce n'est pas la peine pour nous aujourd'hui de vouloir rester dans ce pays, parce que la présidente ne nous aime pas, elle est contre nous. Nous préférons que les Nations unies nous regroupent et nous sortent du pays. C'est tout ce que nous demandons. »

 

Pourtant, depuis décembre, ce sont les forces internationales qui protègent le quartier contre les attaques anti-balakas, et cela ne devrait pas changer. Quant au désarmement, Charles Malinas, l'ambassadeur de France à Bangui, rappelle qu'il est prévu par les résolutions onusiennes.

 

« La réaction des musulmans du kilomètre 5 n'est pas étonnante. En même temps, ce qu'a dit la présidente, ce n'est jamais que ce que prévoit les résolutions du Cconseil de sécurité et que les forces en présence mettent en oeuvre au travers de ce qu'on appelle dans notre jargon les "mesures de confiance" qui permettent le désarmement, mais le désarmement en sécurité. Parce qu'il ne faut pas que les musulmans du kilomètre 5 se retrouvent en danger du jour au lendemain. »

 

Mais au PK5 les habitants ont parfois le sentiment que le pouvoir de transition leur est hostile. La peur et les fantasmes sont nourris par six mois de violence quotidienne dans ce quartier d'où les musulmans ne peuvent sortir sans risquer leur vie.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140601-rca-musulmans-anti-balaka...

RCA : les musulmans du PK5 craignent pour leur vie

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 17:19

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-06-01 16:09:41 - Le Premier ministre centrafricain, André Nzapayéké a lancé, dimanche à Bangui, un appel au calme et au travail, demandant surtout aux étudiants et aux élèves de reprendre le chemin de l’école et de l’Université dès demain lundi, sans oublier les militaires à qui il a conseillé de se rendre dans les casernes.


‘'Je demande donc à la population de reprendre le travail demain, nos enfants doivent retrouver le chemin de l'école, les étudiants le chemin de l'université, les travailleurs, le chemin de leur travail et les FACA leurs camps'', a notamment dit le Premier ministre centrafricain. 


S'adressant spécialement aux Forces de défense et sécurité (FDS), il a déclaré : ‘'le gouvernement ordonne à tous les policiers, gendarmes et soldats de regagner les camps avec tous leurs effets militaires pour les faire déclarer afin de ne pas compromettre l'avenir des FDS aux yeux de la communauté nationale et internationale''.

Pour le chef du gouvernement, la discipline qui caractérise l'armée va permettre au gouvernement, avec l'appui de la communauté internationale, de tout faire pour que l'armée nationale puisse retrouver sa gloire d'antan ‘'puisque de nombreux pays amis sont prêts à aider les autorités de transition dans cette œuvre''.


Après l'attaque meurtrière de la paroisse Notre dame de Fatima, la ville de Bangui a été paralysée par des échauffourées entre la population exaspérée et les forces étrangères déployées en Centrafrique. 

 

http://www.apanews.net/article_read-605146-le-pm-centrafricain-appelle-ses-concitoyens-eeprendre-le-travail.html#sthash.SYRPgi9U.dpuf

Le PM centrafricain appelle à une reprise du travail dès lundi

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 17:10

 

 

 

 

 

par RFI   01-06-2014 à 16:09

 

 

La présidente de transition Catherine Samba-Panza s’est rendue ce dimanche matin à l'hôpital général de Bangui, au chevet des victimes des violences de ces derniers jours dans la capitale centrafricaine. Des blessés pour certains défigurés, mutilés par des éclats de grenades.

 

Catherine Samba-Panza a tenu à apporter son soutien moral, assurant de sa compassion, mais aussi un soutien financier, afin de « faire face aux exigences de leur état en terme de médicaments et de nourriture (...) Il était important que je vienne vers cette frange de la population qui continue de souffrir des exactions et des dommages collatéraux », a-t-elle déclaré à l’issue de sa visite.

 

La présidente de transition est revenue sur la question du désarmement, qui « ne se fera pas dans le désordre », a-t-elle insisté. « Il faut que ce soit organisé avec la Misca, Sangaris et les forces de défense intérieure pour mettre en place un programme qui en même temps protège les populations. Il n’est pas question d’arriver, de boucler les 3e et 5e arrondissements, de désarmer et de laisser les populations à la merci de ceux qui voudraient venir les attaquer ».

 

Un discours visant à rassurer les habitants du PK5, dernière antenne musulmane de la capitale centrafricaine. Et par ailleurs, Catherine Samba-Panza a indiqué que des enquêtes étaient en cours pour déterminer qui était à l’origine des violences des derniers jours. « Il y a des ambitions, des ambitions avérées, des ambitions cachées, et ce sont ces agitateurs qui, en sous-marins, essaient de manipuler, d’instrumentaliser les jeunes pour des raisons purement politiques », a-t-elle dit.

 

Centrafrique: Catherine Samba-Panza au chevet des victimes des violences

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 16:59

 

 

 

 

 


Bangui AFP / 01 juin 2014 15h55 - La récente flambée de violences interconfessionnelles à Bangui, à nouveau calme dimanche, est le fait d'agitateurs qui essayent de manipuler les jeunes pour des raisons purement politiques, a affirmé la présidente centrafricaine Catherine Samba Panza.


Elle s'est rendue dimanche matin à l'Hôpital général au chevet de Banguissois blessés lors de l'attaque, qu'elle avait qualifiée vendredi de terroriste, de l'église Notre-Dame de Fatima, où 17 personnes ont péri mercredi.


Je ne comprends pas la raison de toutes ces violences, a déclaré Mme Samba Panza, soulignant des avancées notables ces derniers mois dans la sécurisation du pays.

Selon elle, ces avancées ne plaisent pas à tout le monde. Il y a des ambitions, avérées, cachées. Ce sont ces agitateurs qui en sous-main essayent de manipuler, d'instrumentaliser les jeunes pour des raisons purement politiques.


La présidente n'a pas donné de précisions sur l'identité de ces agitateurs. Des enquêtes sont en cours. Dès que nous aurons des faits avérés, je pourrai en parler de manière plus précise, a-t-elle dit.


Le Premier ministre centrafricain André Nzapayéké avait déjà attribué jeudi ce regain de violences à un complot planifié par des hommes politiques très proches du pouvoir, dont certains se trouveraient autour même de son propre cabinet et de celui de la présidente, sans en dire plus.


Dans une volonté de réconciliation, des responsables proches des groupes armés Séléka, majoritairement musulmans, et anti-balaka, majoritairement chrétiens, ont été intégrés à la présidence et à la primature au moment de la constitution de ces cabinets, en janvier.


Bangui est sous tension depuis la tuerie de mercredi. Vendredi, trois personnes ont été tuées par balle et plusieurs blessées au cours de marches rassemblant des milliers de manifestants, qui exigeaient le désarmement du quartier PK-5, la dernière enclave musulmane de Bangui, et le départ des soldats burundais de la force de l'Union africaine (Misca), accusés d'avoir laissé se dérouler le drame de l'église.

Face à cette volonté de désarmer le PK-5, que des milliers de musulmans ont déjà fui pour échapper aux exactions des anti-balaka, une marche a été organisée samedi dans le quartier. Entre 200 et 300 musulmans ont clamé qu'ils refusaient tout désarmement, craignant d'être tués s'ils rendaient leurs armes.


La volonté de désarmer est certaine, a réaffirmé Mme Samba Panza. Mais on ne désarmera pas dans le désordre. Il n'est pas question d'arriver, de boucler le quartier PK-5, de désarmer comme ça et de les laisser (les musulmans) à la merci de ceux qui voudraient venir les attaquer.


La présidente a dit qu'elle avait eu des entretiens avec des représentants du PK-5 et que le désarmement se ferait avec l'armée française, la Misca et les forces centrafricaines. Nous allons désarmer progressivement tout en assurant la protection de la population, a-t-elle assuré, sans donner de date.


Le calme régnait dimanche dans Bangui. Les nombreuses barricades érigées sur les principaux axes de la capitale ces derniers jours avaient disparu, permettant la reprise de la circulation après plusieurs jours de paralysie.


Depuis la prise de pouvoir en mars 2013 du président Michel Djotodia, soutenu par la rébellion musulmane Séléka, la crise centrafricaine a pris un tour interconfessionnel au fil des exactions des rebelles contre la population, chrétienne à plus de 80%. Après l'intervention militaire française le 5 décembre, M. Djotodia et la Séléka ont été écartés du pouvoir début janvier.


Depuis, les musulmans de Bangui - comme ailleurs en Centrafrique -, accusés de connivence avec la Séléka, sont régulièrement victimes de violentes attaques des anti-balaka qui ont conduit la plupart d'entre eux à prendre la fuite.



(©) Description : http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=483504 

Les violences à Bangui dues à des manipulations politiques

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 16:57

 

 

 

 

 

 

http://www.kipa-apic.ch/ 

 

Il faut rechercher «avec patience le dialogue et la pacification»   

 

Rome, 1er juin 2014 (Apic) Le pape François a lancé dimanche 1er juin 2014 un vibrant appel à la paix en Ukraine et en République Centrafricaine. Devant plus de soixante mille personnes, il a demandé aux fidèles de prier pour les «victimes des tensions» en Ukraine et en Centrafrique, à l’occasion de la prière du Regina Caeli. Depuis une fenêtre du Palais apostolique, le souverain pontife a en outre renouvelé son appel à rechercher «avec patience le dialogue et la pacification», dans ces pays touchés par de graves violences.

 

«C’est avec l’âme triste que je prie pour les victimes des tensions qui se poursuivent encore dans certaines régions de l’Ukraine mais aussi en République centrafricaine. Je renouvelle mon appel plein de tristesse à toutes les parties impliquées pour que soient dépassées les incompréhensions et que soient recherchés avec patience le dialogue et la pacification», a-t-il déclaré. Dans ses saluts, le pape a également évoqué la situation dramatique en Syrie, autre pays au cœur de ses pensées et de ses prières. Il a ainsi salué les campeurs italiens et les cyclistes qui ont donné naissance à l’initiative «un kilomètre pour la Syrie».

 

Journée mondiale des Communications sociales

 

Le 1er juin était également la Journée mondiale des Communications sociales, dont le thème était la communication au service de la culture de la rencontre. «Les moyens de communication sociaux peuvent favoriser le sens de l’unité de la famille humaine, la solidarité et l’engagement pour une vie digne pour tous. Prions pour que la communication, sous toutes ses formes, soit au service de la rencontre entre les personnes, les communautés, les nations, une rencontre fondée sur le respect et sur l’écoute réciproque», a relevé le pape.

 

(apic/radvat/imedia/be)

Rome: Le pape lance un appel pour l'Ukraine et la Centrafrique lors du Regina Caeli

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