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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 05:38

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

BANGUI : ENVIRON 1200 ENFANTS SÉROPOSITIFS PRIS EN CHARGE PAR LE COMPLEXE PÉDIATRIQUE

 

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Bangui, 04 décembre (RJDH)–Sur 4000 enfants malades du sida, environ 1200 sont pris en charge au complexe pédiatrique de Bangui, a fait savoir le directeur de cette structure, le docteur  Jean Chrysostome Gody, dans un  entretien avec le RJDH, la semaine passée. « On attendait à peu près 4000 enfants à prendre en charge, basé sur les projections programmatiques, on devait faire des projections sur la base de  la transmission mère-enfant du VIH qui est autour de 20% », a indiqué le Dr Gody.

D’après lui, même si ce taux est à encore de type préventif, il s’est nettement amélioré et l’on peut s’attendre à une transmission autour de 10% et très bientôt à autour de 5%. Mais une projection étaient faite sur les naissances attendues et la proportion des femmes  atteintes du VIH/sida, les chiffres seraient plus élevés, soit environ 10 000 enfants attendus pour être traité.

Il a expliqué qu’au niveau du complexe pédiatrique de Bangui qui est la seule structure du pays qui assure le traitement des enfants malades du VIH/sida, au total 1200 enfants sont suivis par le centre, dont 650 environ sont sous traitement antirétroviral (ARV), les 460 autres sont perdus de vu.

« Mais c’est une histoire  liée à l’irrégularité d’approvisionnement due aux moments difficiles connus autour de 2010, avec le gel de fonds de nos partenaires, et cela avait beaucoup affecté notre programme ; parce que les enfants ne venaient plus et nous cherchons à les récupérer actuellement », a fait savoir Dr Gody.

Il a par ailleurs annoncé des initiatives visant à ouvrir d’autres centres de prise en charge pédiatrique du VIH à l’intérieur du pays. Parce qu’ici cette activité est confiné au complexe pédiatrique de Bangui.

« La décentralisation n’a pas encore commencé réellement. Nous en sommes en train de faire la cartographie des formations sanitaires susceptibles de prendre en charge des enfants. La semaine passée j’étais à Boali pour cela», a-t-il dit. Dans ce centre, l’on peut compter difficilement dix enfants pris en charge et une trentaine à Bégoua.  « C’est pour dire que très peu d’enfants sont prise en charge à la périphérie de Bangui », a-t-il expliqué.

Les partenaires qui appuient cette lutte sont entre autres l’Unicef qui a appuie la  restructuration de l’hôpital, apporte une assistance technique au complexe pédiatrique dans l’élaboration du plan stratégique et programmatique, etc. Il y a également le Fonds mondial qui s’occupe des médicaments. L’ONG ESTHER (Ensemble pour une solidarité thérapeutique en réseau) apporte aussi de l’aide notamment en matière d’équipements.

En dehors des aspects médicaux, le Dr Gody, estime que l’un des défis majeurs à relever au niveau de sa structure est de faire en sorte que les ressources humaines soient disponibles et compétente. « Pour le transfert des connaissances, nous avons suffisamment d’expérience pour la prise en charge du VIH. Pour preuve, dans le réseau des pédiatres dont nous faisons partie, nous sommes très bien placés au niveau international. Quand l’OMS sort les normes et les recommandations, des directives ; nous les adaptons aux réalités africaines », a-t-il précisé.

Le directeur du complexe pédiatrique de Bangui estime que l’Etat centrafricain doit honorer ses engagements visant à renforcer son apport financier au système de santé, recommandé à Abuja en 2006 obligeant les Etat africains à contribuer à hauteur de 15% du budget national.

 

NDÉLÉ : LA RÉCUPÉRATION DE L’UFDR PAR UN ANCIEN REBELLE INQUIÈTE LA POPULATION

 

Zakaria-Damane.jpg

 

Ndélé, 04 décembre (RJDH)–C’est dans la peur que la population de la ville Ndélé (Nord-est) a célébré la  fête de la proclamation de la République centrafricaine, le 1er décembre dernier. Cette peur est liée à la présence des hommes de Michel Mbororo, ex-cofondateur du groupe armé de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement  (UFDR), qui a repris la tête du mouvement.

 Selon la population jointe depuis Ndélé, Michel Mbororo et ses hommes ont fait incursion dans la ville, le 26 novembre passé. Des personnes surprises sur la place du marché  ont été obligées de partir en débandade, croyant à une attaque d’hommes. Une situation qui a obligé les enseignants de l’école préfectorale de la ville de Ndélé à libérer les élèves et de suspendre les activités pédagogiques.

C’est depuis les affrontements de 2007 avec l’armée centrafricaine que Michel Mbororo, à la tête d’une dizaine d’homme ont trouvé refuge  au Tchad puis au Soudan. Des sources bien informées affirment que l’homme est de retour en octobre à la tête de plusieurs centaines d’éléments dont des Centrafricains, des Tchadiens et des Soudanais.

Après son retour, Michel Mbororo ne partagerait pas la collaboration du leader de l’UFDR,   Zakaria Damane,  qui a adhéré au processus de paix et a signé avec le gouvernement l’Accord  global  de paix de Libreville et le cessez-le-feu avec l’autre rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP).

Il revendique également la présidence de l’UFDR. Certaines personnes affirment que Michel Mbororo et ses  éléments commencent déjà à occuper certaines bases de l’UFDR où se trouvent encore des éléments en instance du programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) dans les villes de Sam-Ouaddja et de Ndélé.

D’après les informations, le programme DDR en faveur des combattants de l’UDFR et de la CPJP devrait démarrer dans les prochains.

 

BIRAO : DES PRODUITS AGRICOLES RAVAGÉS PAR LE FEU DE BROUSSE

 

Birao, 04 décembre (RJDH)–Des étendues de champs  appartenant à une dizaine de personnes ont été ravagées par le feu de brousse, le dimanche 2 novembre à Birao (nord-est). Deux greniers et une maison ont été également détruits. Les victimes appellent à l’aide.

D’après les témoignages recueillis par la Radio Yata, l’incident s’est produit au moment où les propriétaires des parcelles étaient à l’église. « Le feu provenait de la parcelle défrichée par un cultivateur voisin. Celui-ci préparait le sol pour les prochaines semences », a expliqué une des  victimes, Didier Roukoumoundjou.

Les propriétaires des champs détruits et la population craignent de retomber dans des problèmes alimentaires. « Nous avions l’espoir d’échapper à la crise alimentaire des derniers mois ; mais avec cette catastrophe, nous avons peur de revivre les mêmes situations », a-t-il ajouté.

La plupart des champs et des greniers brûlés contenaient du mil, qui est l’aliment de base dans cette partie du pays et d’autres produits vivriers. Les victimes de cet incendie lancent un SOS au gouvernement, aux Nations-Unies et aux ONG pour qu’une intervention.

Au mois d’octobre dernier, certains agriculteurs de la ville de Birao s’étaient  plaints du fait que tous les produits agricoles ont été détruits par des inondations, liées à  des pluies à répétition, qui se sont abattues sur la ville pendant les mois d’août et de septembre. Les produits sont entre autres le sorgho, le haricot et le sésame.

 

BANGUI : LA COMMUNAUTÉ INITIÉE AU RESPECT DES DROITS HUMAINS

 

Bangui, 04 décembre (RJDH)–Les membres des neufs diocèses de la République centrafricaine ont été invités à s’impliquer dans le respect des droits humains. C’était au cours d’une rencontre qui s’est déroulée du 4 au 6 décembre à Bangui, la Commission Épiscopale Justice et Paix (CEJP).

 Au cours de cette rencontre, l’accent été mis sur les droits des prisonniers, qui doivent, malgré leur statut, jouir de leurs droits en tant qu’être humain.

 « L’état de droit ne doit pas s’arrêter aux portes des prisons. Les personnes qui s’y trouvent sont aussi des humains et ont besoin que leurs droits soient respectés, comme tous les autres citoyens», a déclaré Mgr Albert Vanbuel, président de la CEJP.

D’après lui, il y a des dérapages importants dans les prisons en Centrafrique. Les prisonniers ne sont pas traités selon les normes juridiques. C’est pourquoi cette initiative a été prise pour combattre cette injustice.

« Notre travail, c’est de dénoncer ces mauvaises pratiques et de chercher à corriger l’injustice qui sévit dans la plupart des préfectures de la Centrafrique, même à Bangui. Nous luttons pour un changement, afin que les prisonniers soient respectés et qu’ils bénéficient de leurs droits, même s’ils ne sont pas totalement libres », a mentionné Albert Vanbuel.

Cette formation a reçu l’appui de l’USAID, une ONG américaine qui œuvre dans la promotion et du respect des droits de l’homme.

 

KABO : LES ACTIVITÉS REPRENNENT APRÈS UN MOMENT D’INSÉCURITÉ

 

Kabo, 04 décembre (RJDH)–Les activités ont repris dans la ville de Kabo (nord), après un affrontement qui a opposé les éléments des Forces armées centrafricaines(FACA) à un groupe d’hommes armés, la semaine dernière.  Cette information a été confirmée par le maire de la localité,Abdel Atis Mahamat,  joint par le RJDH, ce mardi 4 novembre.

« Le calme est revenu dans la ville de Kabo. La population a repris ses activités quotidiennes. Les élèves du collège d’enseignement général et des écoles primaires ont repris le chemin de l’école. Les activités économiques ont aussi commencé et les services de l’hôpital qui avaient cessé de fonctionner sont déjà opérationnels », a-t-il expliqué.

Le maire a par ailleurs précisé qu’une partie des personnes qui ont fui la ville, pendant cet évènement,  est déjà de retour. Mais d’autres sont encore dans la brousse. « Avec le temps, tout rentrera dans l’ordre », a témoigné  Abdel Atis Mahamat qui a signalé une présence renforcée des FACA dans la localité.

La semaine passée, un affrontement  avait opposé les éléments des FACA à une bande armée à 25 kilomètres de la ville de Kabo. Le bilan faisait état de neuf morts du côté des forces régulières et deux véhicules incendiés par les rebelles.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 05:21

 

 

 

course pirogue 1er décembre 2012

 

 

A tous ceux qui sont morts pour la patrie centrafricaine, nos prières vous accompagnent et paix à vos âmes.

 

A tous ceux qui sont morts pour la commémoration du 1er Décembre 2012, en sacrifice pour un pouvoir égoïste sinon imprégné de pratiques rebouteuses, magiques, néfastes et machiavéliques censées les maintenir  le plus longtemps possible au pouvoir et aux commandes du CENTRAFRIQUE.

 

Nous pensons à ces bourgeons de jeunes filles employées comme majorettes chargées d'aller faire la joie du prince à BOUAR, alors qu'il y a de nombreuses jeunes filles  sur place qui auraient bien pu être formées pour jouer le même, ces jeunes bourgeons que la mort a cueillis de plein fouet sur des routes sur lesquelles le roi de CENTRAFRIQUE ferme les yeux pour ne pas voir la dangerosité qu'elles représentent compte tenu de l'état de délabrement avancé qui les caractérisent, paix à leurs âmes, nos prières les accompagnent.

 

Nous pensons à ces naufragés de l'oubangui qui, en voulant se réjouir et faire plaisir à leurs compatriotes lors de cette journée qui normalement doit être une journée de liesse populaire, une journée de plein bonheur pour tous, cette journée du 1er Décembre si chère à tous les CENTRAFRICAINS, nous pensons donc à ces naufragés de ce 1er Décembre 2012, dont les noms viennent rallonger la liste de tous ceux-là qui ont perdu leur vie pour le bien-être de ce pays, ces victimes qui, aujourd'hui, ont sacrifié leur souffle pour permettre à un pouvoir moribond et irresponsable de se donner l'air de s'occuper de ce « pauvre » pays et de son « pauvre » peuple, en laissant croire à tous qu'ils célébraient la fête nationale alors qu'ils n'étaient que des outils de propagande et des offrandes sacrificielles aux mannes occultes.

 

CENTRAFRICAINS, CHERS PARENTS, LA COUPE EST PLEINE.

 

Nous perdons nos filles, nos sœurs, nos frères, nos mères dans un pays qui se dit souverain.

 

Nous perdons nos filles, nos sœurs, nos frères et nos mères sur des routes qui ne sont que des coupe-gorge, et pourtant nous avons un « gouvernement » chargé d'assurer notre sécurité dans nos déplacements à l'intérieur de ce pays qui est le nôtre.

 

Nous perdons nos filles, nos sœurs, nos frères et nos mères à cause de quelques bandes armées qui nous empêchent de vivre dans la quiétude, et pourtant nous avons une armée censée nous protéger, quelque soit l'endroit où nous nous trouvons sur le territoire national.

 

CENTRAFRICAINS, CHERS PARENTS, LA COUPE EST PLEINE.

 

Un 1er Décembre 2012, pendant que certains de nos frères et sœurs meurent ce même jour pour le pays, non pas de maladie mais des causes d'une gouvernance calamiteuse d'arrivistes et d'opportunistes  regroupés sous la forme d'un clan, le roi de la jungle fait tomber sur ses acolytes une pluie  d'élévations militaires et de grades en tous genres.

 

Des petites bandes armées mettent le peuple CENTRAFRICAIN à genoux, voilà que l'armée centrafricaine, parce  que le roi doit s'assurer la totale obédience de ses chefs militaires, se retrouve avec une cohorte de généraux, des gradés d'un des derniers échelons militaires, qui ne manqueraient pas de prendre leurs jambes à leur cou dès le sifflement de la première balle ennemie.

 

HONTE A EUX, HONTE A CES GENERAUX DE PAILLE !

 

Eux que la honte a quittés depuis. Ont-ils encore le sens de l'honneur ? Accepter de se faire épingler des étoiles sur la poitrine quand le peuple se fait égorger dans les champs, sur les routes alors qu'ils savent qu'ils n'ont même pas la mitrailleuse dont les crépitements pourraient faire fuir plus d'un, alors qu'ils savent très bien qu'ils n'ont pas l'étoffe du chef militaire qui conduirait ses troupes à la victoire en cas d 'affrontement ! Comment accepter de porter les galons d'un des chefs d'une armée qui n'est que l'ombre d'un rassemblement d'hommes sans pouvoir de nuisance ?

 

Même les éléments de la garde territoriale que PAPA BOGANDA avait combattue à l'époque, étaient beaucoup plus efficaces et plus redoutables que le simulacre d'organisation militaire que nous avons aujourd'hui.

 

Et le ridicule de tout ça, c'est que dans la même famille, le CENTRAFRIQUE se retrouve avec deux généraux. Allez savoir.

 

Allez savoir et cherchez à savoir combien de pays au monde ( mises à part les républiques bananières ) disposent d'un tel effectif de généraux dans une seule et même famille.

 

CENTRAFRICAINS, CHERS PARENTS, LA COUPE EST PLEINE.

 

Le roi de BANGUI se moque du CENTRAFRIQUE, il se moque des CENTRAFRICAINS tout comme il se moque de notre armée car s'il y avait encore des militaires valables dans cette armée, ils ne toléreraient pas une telle dérive.  Nous ne parlerons pas de la représentation nationale, qui n'est constituée que d'une bande d'affamés ne songeant qu'à remplir leur ventre et qui font fi de toute la misère autour d'eux, alors qu'ils auraient dû se préoccuper d'une telle anomalie,                        qui n'est pas loin d'une mégalomie qui ne veut pas dire son vrai nom.

 

DEUX GENERAUX DANS LA MEME FAMILLE, IL NE RESTE PLUS QU'A  AVOIR LE

PRESIDENT ET L'UN DE SES FILS COMME PREMIER MINISTRE.

 

Attendons de voir  ce que nous réservera la révision constitutionnelle si nous laissons faire les choses. Ce à quoi nous ne pouvons pas croire.

 

YETI VOUNDOU

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 15:57

 

 

 

vaccination contre la polio

 

 (Radio Ndeke Luka 04/12/2012)

 La vie des enfants non immunisés de Centrafrique est menacée avec la persistance du virus de la poliomyélite dans le pays. Malgré deux récentes compagnes de vaccination sur presque l’étendue du territoire, des enfants en sont encore victimes. Des cas sont en effet signalés dans les préfectures de l’Ouham, l’Ouham-Péndé, la Nana Mambéré, la Mambéré Kadéï, et la Lobaye. L’information vient d’être confirmée par le ministère centrafricain de la santé publique. Selon les autorités sanitaires, des mesures d’éradication sont déjà prises pour bouter cette pandémie hors de la RCA.

Interrogé par Radio Ndeke Luka, Dr Modeste Hoza Directeur de communication en matière de santé au ministère centrafricain de la santé, a affirmé que la poliomyélite est à nouveau signalée dans certaines villes de provinces. Quelques cas ont été dépistés dans 5 grandes villes centrafricaines. Les analyses faites en laboratoire par l’Institut Pasteur à Bangui ont mis en évidence l’existence du virus. Un garçon de 17 mois paralysé par la poliomyélite est depuis quelques jours hospitalisé à l’hôpital de Bégoua dans l’Ombella M’Poko (centre-sud) pour des soins curatifs. 

Or, « d’autres cas restent encore à confirmer dans les villes actuellement touchées » a indiqué Dr Hoza. Pour ce faire, la population doit être informée et mise à contribution pour signaler tous les cas de paralysie semblable à celle de la poliomyélite. 

Le ministère centrafricain de la Santé publique a affirmé avoir déjà pris des dispositions pour lutter contre la présence du virus sur l’ensemble du pays. Il a évoqué la présence sur le terrain d’une équipe d’experts nationaux et étrangers notamment du Centre Américain de contrôle des maladies, de l’UNICEF et de l’OMS. Certaines ONG se sont également mobilisées pour contrer la progression du virus dans les villes encore non affectées. 

Pourtant le Gouvernement centrafricain avec l’appui de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a lancé en novembre 2012 une compagne de vaccination contre la poliomyélite dans de nombreuses villes de la RCA. Une campagne qui semble n’avoir pas grand effet sur le virus qui refait surface après quelques semaines. De nombreux enfants cachés par leurs parents n’avaient pas pu être immunisés contre le virus. Ceux-ci sont certainement vulnérables.

Il convient de rappeler qu’ailleurs, cette maladie est presque oubliée tandis qu’en RCA elle est encore d’actualité.

© Copyright Radio Ndeke Luka

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 14:05

 

 

 

carte_centrafrique_432.gif

 

 

Mon odyssée en Centrafrique, en juillet 2012, à l’occasion de l’ordination épiscopale des quatre nouveaux évêques du pays, m’a véritablement permis de saisir in situ l’ampleur de l’agonis du peuple centrafricain. Devant un tel chaos, l’interpellation de l’Eternel dans la Genèse face au crime fratricide de Caïn trouve ici toute sa résonnance et m’amène à hurler d’exaspération : « Caïn où est ton frère Abel ? »  Abel, c’est le peuple centrafricain qui se meurt inexorablement écrasé par ses sinistres bourreaux dans un abject dessein  habilement planifié depuis les événements de 2003 de sinistre mémoire.

« Caïn où est ton frère Abel ? »

La terrible question de l’Eternel à Caïn m’a hanté et m’a taraudé durant tout mon séjour banguissois, les yeux embués de larmes, la pensée et l’âme en berne, la joie de vivre et l’espérance envolée.

Bangui une ville fantomatique ; Bangui la coquette est devenu Bangui la roquette ; une triste cité sans foi ni loi, privée de lumière et d’eau courante, bardée de ruines et de ponts coupés.

De fait, le pays s’éteint sous la férule implacable de multiples groupes armés qui le pillent, le rançonnent sous le regard impuissant et complice de ses soi-disant dirigeants. Bangui a subi une dégringolade d’un demi-siècle depuis l’apothéose de 1960, la mémorable année de son indépendance.

« Caïn où est ton frère Abel ? »

C’est au Magistrat suprême, le Chef de l’Etat, que s’adresse d’emblée cette question à laquelle il s’est toujours dérobé arguant de son « immunité si impériale d’être élu démocratiquement » et de ne pas être « le gardien de son frère », donc des centrafricains.

« Caïn où est ton frère Abel ? »

Et les magistrats et les autres hauts dirigeants de dénier leurs responsabilités. Que dire ?

Ils ne sont que des exécutants passifs voués à l’élaboration et à l’application stricte des lois et décrets au bon vouloir de la Très Haute Autorité.

 « Caïn où est ton frère Abel ? »

L’opposition et la société civile doivent être vigilantes et engagées en se gardant de se faire phagocyter par un pouvoir démagogue et vorace ; elles doivent donc œuvrer pour une alternance responsable, évitant ainsi de s’engluer dans cette vertigineuse descente aux enfers du pays.

« Caïn où est ton frère Abel ? »

Les responsables religieux de toutes les confessions ne sont guère épargnés par cette interpellation divine, eux qui, tout en montrant des mains, prient et bénissent Caïn tous les jours que Dieu fat.

« Caïn où est ton frère Abel ? »

Que dire des parents ? Leur mutisme, leur   dérobade face aux désespérés de leurs enfants qui sont assassinés comme Abel !                                                                                                                                                                 

« Caïn où est ton frère Abel ? »

A chacun de nous tous, à toute la diaspora centrafricaine mesurons nos responsabilités et demandons-nous ce que nous pouvons faire pour soutenir et aider notre pays en dérive. Prenons garde à l’œil d’Abel implacablement fixé sur chacun de nous. Personne ne peut se défausser. En chacun de nous, Caïn peut se loger prêt à tuer sans remords son frère Abel, en reniant par exemple notre, en déniant nos responsabilités dans les facilités, les complicités, les compromissions, l’indifférence, la soumission, la peur…

Soyons des êtres libres, responsables, résolument debout pour le développement et la prospérité de notre pays et le triomphe de la démocratie.

Faute de nationalisme, de militantisme, d’abnégation, d’altruisme et de solidarité, la Centrafrique poursuivra inévitablement sa descente aux enfers avec la troublante question divine adressée à nous tous « Caïn où est ton frère Abel ? »


 NGARO Socrate

Homme de la rue

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 11:31

 

 

 

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COTONOU 04/12/2012-(Xinhuanet )- Le président en exercice de l'Union Africaine (UA), Boni Yayi, a appelé, ce lundi à Cotonou, les dirigeants politiques du continent à oeuvrer à l'amélioration de la gouvernance politique, économique et financière de l'Afrique en vue de soutenir le progrès et l'émergence du continent africain.

"Longtemps considéré comme un continent en proie à l'instabilité, à la misère et aux conflits fratricides, l'Afrique apparaît aujourd'hui comme le continent de l'avenir, porteur d'espoir en raison de son fort taux de croissance économique dans le contexte de la crise financière internationale", s'est-il réjoui.

S'exprimant lors de l'ouverture de la 19ème réunion du Forum pour le partenariat avec l'Afrique qui a eu lieu ce lundi à Cotonou, Boni Yayi a estimé que le continent doit cette évolution notamment à l'amélioration de la gouvernance politique, économique et financière qui résulte des efforts tant individuels que collectifs des fils de l'Afrique.

Dans cette démarche vers le progrès et l'émergence, a-t-il préconisé, l'Afrique doit relever certains défis, notamment celui de la stabilité, de la paix et de la sécurité sans lesquelles aucun développement n'est possible, à celui de la croissance économique inclusive, en passant par le défi de l'agriculture et de l'économie verte et celui de la réalisation effective de l'intégration économique qui passe par la mise en place des infrastructures ferroviaires, portuaires, aéroportuaire, routières ainsi que les infrastructures énergétiques et de télécommunications.

"Tous ces défis ne peuvent être relevés qu'à la seule condition que l'Afrique soit déterminée à combattre les fléaux que constituent la corruption, l'impunité et à renforcer les pratiques de bonne gouvernance fondées sur l'obligation de résultats et la reddition des comptes", a-t-il souhaité.

© Copyright Xinhuanet

 

 

NDLR : Le président béninois dont certains compatriotes envoutent le président centrafricain à travers leur secte de l'église du christianisme céleste a-t-il les moyens de mettre fin à ce lavage de cerveau de son homologue centrafricain ? 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 11:28

 

 

CPI-siege-La-Haye.jpg


(Dakaractu 04/12/2012)


La communication et ‘’les pratiques’’ de la Cour pénale internationale (CPI) font que son fonctionnement est marqué par des ‘’dérives’’ de nature à saper sa crédibilité et à hypothéquer son avenir, dix ans après sa création, a estimé, lundi à Addis-Abeba, le politologue franco-sénégalais Albert Bourgi. 

‘‘Aujourd’hui, il n’est pas audacieux ni exagéré de dire que l’avenir de la CPI s’assombrit de plus en plus’’, a-t-il soutenu, à l’ouverture d’un atelier international organisé par le Laboratoire de prospective et de science des mutations de l’université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, sur le thème ‘’L’Afrique et la gouvernance judiciaire mondiale’’

Outre des universitaires sénégalais, une centaine de délégués venus de différents pays d’Afrique, d’Europe et des Etats-Unis participent à cet atelier qui se tient sous l’égide du Centre international d’études et de recherches stratégiques et prospectives de Dakar (CIERSP). La rencontre va également aborder les relations entre l’Afrique et la CPI. 

A sa création en 2002, la CPI était ‘’toute auréolée’’ de prestige, d’autant qu’elle était attendue au tournant de la lutte contre l’impunité, une ‘’mission hautement humanitaire’’, a dit Bourgi, professeur de relations internationales à l’université de Reims, en France. 

Selon Albert Bourgi, professeur des universités, ces 10 dernières années ont cependant démontré que la CPI ‘’se cherchait une voie, (ce qui est illustré) par ces espèces de dérives qui ont marqué sa communication et ses politiques’’. 

Au nombre des éléments constituants ‘’l’acte d’accusation’’ de la CPI, tel que dressé par ses contempteurs, il a souligné le fait que cette juridiction est ‘’devenue purement et simplement un organe d’exécution (des directives) du Conseil de sécurité de l’ONU’’

Le politologue a également évoqué ‘’les pratiques’’ du procureur de la CPI, soulignant que le travail d’investigation sur lequel celui-ci se base ‘’se résume tout simplement à reprendre les griefs et les actes d’accusation qui sont dressés sur un certain nombre d’Etats qui influent’’, y compris les Etats-Unis qui ne sont pourtant pas partie de la juridiction internationale. 

Selon Albert Bourgi, ‘’la collusion entre la CPI et le Conseil de sécurité de l’ONU est d’autant plus dangereuse que le second a le pouvoir de saisir directement la Cour’’, qui se révèle comme un ‘’organe d’administration onusien. S’y ajoute un ‘’mélange plus ou moins dangereux au service des intérêts politiques, économiques et militaires’’, a-t-il martelé. 

Les insuffisances relevées dans les procédures de la CPI, la ‘’politisation’’ de ses actes ajoutées aux ‘’désinvoltures’’ de son procureur ‘’ont de toute évidence contribué à jeter un doute sur l’indépendance de la Cour et sur son statut juridique tout court’’, a-t-il dit. 

La CPI a par conséquent pris ces dernières années la forme d’une ‘’justice des vainqueurs au service d’une orientation politique qui serait conforme’’ aux attentes du Conseil de sécurité de l’ONU. Ce qui fait que, selon Bourgi, la conduite de ses poursuites et enquêtes se trouve de plus en plus imprégnée de ‘’considérations politiques’’. 

La CPI en définitive ‘’fait aujourd’hui l’objet d’une très grande défiance’’, compte non tenu de ‘’coût financier exorbitant’’, de sorte que pour faire son diagnostic, ‘’c’est une mort prochaine annoncée et il ne faut pas en être triste’’, a conclu le politologue franco-sénégalais.

 APS 

Mame Khary Ndaw

© Copyright Dakaractu

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 04:23

 

 

 

Bozizé met les galons de colonel à son fils Francis

Bozizé épinglant sans honte les galons de "colonel" sur les épaules de son rejeton Francis  

 

 

Parmi les nouveaux étoilés de l’armée centrafricaine que vient d’élever le non moins « général d’armée » François Bozizé à l’occasion de la fête nationale du 1er décembre, il y a bel et bien également le rejeton Jean Francis Bozizé, le ci-devant ministre délégué auprès de son père chargé de la défense et des anciens combattants dont la nomination a été dissimulée parmi les autres impétrants.


Déjà nommé « colonel » dans des conditions pour le moins farfelues et ubuesques, le voilà élevé dans des circonstances tout aussi scandaleuses et grotesques sinon plus invraisemblables encore comme « général de brigade ». Le ridicule ne tue vraiment pas en bozizie. Ce fiston qui ne dispose même pas d’un numéro matricule dans les forces armées centrafricaines est devenu par la seule volonté et aveuglement de son père « colonel » et aujourd’hui « général ».


Ainsi, comme son père, Jean Francis, aura accédé sans que rien, absolument rien ne puisse le disposer, à l’une des plus hautes hiérarchies du métier des armes comme naguère au temps de Bokassa où un certain François Bozizé, sorti dernier de sa promotion de l’Ecole Spéciale de Formation des Officiers d’Active (ESFOA), avait rapidement gravi les échelons non pas du fait de son aptitude particulière, ses qualités intrinsèques exceptionnelles et sa bravoure militaire, mais tout tristement à force de vendre ses frères d’armes par la délation et à coup de fiches mensongères adressées à l’ex-empereur.


Quoi d’étonnant que la médiocrité et la faiblesse affligeante de l’armée centrafricaine aujourd’hui que tous les Centrafricains déplorent et dénoncent, n’aient d’égale que la boulimie des galons. La nullité de ceux-là-mêmes qui prétendent commander cette armée n’a hélas d’équivalent que leur seul souci de s’en mettre plein les poches et de rouler les mécaniques et les épaules avec des galons qui ne correspondent en rien aux normes et standards observables dans des armées nationales comparables à la nôtre et dignes de ce nom.


Plus cette armée centrafricaine est incapable de faire face à ses obligations et d’accomplir ses missions régaliennes avec efficacité, plus le nombre de ses généraux augmente. C’est totalement incompréhensible. D’où vient cette logique absurde qu’il est plus que temps d’arrêter ? Nombre de ces « généraux » en carton ou en feuilles de palmier sont ouvertement la risée des hommes de troupes et des sans grades dont ils ont pris la mauvaise habitude condamnable de détourner les primes et autres petits avantages qui leurs sont alloués.


En revanche, la seule activité dans laquelle Bozizé et son fils Francis excellent, c’est l’achat d’armement. Chine, Afrique du Sud et Ukraine, voilà leurs pays de prédilection où ils ne cessent de s’approvisionner coûteusement et hors budget à tout moment et dans des quantités considérables. Que comptent-ils faire de ces armes car si au moins elles pouvaient servir à nos soldats à défendre l’intégrité du territoire et assurer la sécurité des citoyens, autant de besoins qui sont malheureusement loin d’être  garantis. On n’ose croire qu’ils achètent ces armes, juste pour le plaisir d’en accumuler et pour se rassurer psychologiquement comme ces deux hélicoptères de combat ukrainiens qui moisissent dans des hangars à l’escadrille de M’poko.


La rédaction     

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 01:20

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

BANGUI : MSF PROMEUT LA PRÉVENTION DE LA TRANSMISSION DU VIH/SIDA DE LA MÈRE À L’ENFANT

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Bangui, 03 décembre (RJDH)–Dans un document publié par l’ONG Médecins sans frontières (MSF), à l’occasion de la célébration de journée mondiale de lutte contre le VIH/sida, il apparait que la prévention de la transmission de cette maladie de la mère à l’enfant (PTME), permet d’éviter 95 % des infections pendant la grossesse, l’accouchement et  l’allaitement.

Dans cette perspective, cette organisation affirme avoir traité 3300 personnes à travers des programmes de prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTM), en République centrafricaine au courant de l’année qui s’achève.

Cette initiative vise, selon MSF, à éduquer et à sensibilisation la population à la prévention de  du sida à travers la distribution des préservatifs, des tests du VIH avec une assistance avant et après les  tests, des traitements et la prévention d’infection. Le programme assure également, dans le de la transmission de la mère à l’enfant, un soutien psychologique et la fourniture d’antirétroviraux pour les patients aux stades cliniques avancés de la maladie.

« Quand les femmes arrivent, on leur distribue des cartes, puis on prend les constances, on prend les signes vitaux et on passe au conseil qui se fait au niveau de la maternité pour expliquer les modes de transmission du VIH/Sida. Les avantages et les inconvénients de connaître sa sérologie, puis on demande aux femmes si elles sont prêtes pour le test ; si elles acceptent, on passe à l’examen», a expliqué Stella, sage-femme chargée du PTME du projet MSF de Zémio (sud-est).

En dehors de MSF, il existe d’autres structures humanitaires qui s’intéressent à la lutte contre la pandémie du sida. En prélude à la journée mondiale de lutte contre le VIH/sida, le ministère de la santé publique, en partenariat avec des structures humanitaires et certaines agences du système des Nations-unies, ont rendu public le résultat d’une enquête qui révèle que le taux d’infection du VHI/sida en République Centrafricaine est de 4,9% actuellement, contre 6,9 en 2006.

Toutefois, il y a encore en Centrafrique, des régions où les malades du sida ont des difficultés d’accès aux médicaments antirétroviraux à cause du manque des structures d’accueil. A Bambari (centre), les personnes vivant avec le VIH/sida se plaignent de leurs conditions sanitaires et alimentaires. Cette situation a poussé la majorité des malades à cesser de prendre les ARV.

« Depuis quelques temps, nous subissons des ruptures dans la prise des médicaments et le programme alimentaire mondiale a cessé de nous fournir des vivres. Ce qui a découragé beaucoup d’entre nous à venir à l’hôpital pour prendre les ARV », a expliqué Jeannot Nguérénendji, président du Réseau centrafricain des personnes vivant avec le VIH/sida de la ville de Bambari.

Didace Méya, responsable du service la distribution des ARV de cette localité a témoigné que son service a déjà enregistré 45 malades qui ont décidé de ne plus prendre leurs ARV. « Ils disent qu’ils n’ont rien à manger », a-t-il ajouté.

La  même source lance un appel au gouvernement et aux partenaires de venir au secours de ces malades,  afin de mettre fin à ce problème.

Lors d’une rencontre avec les députés le 22 novembre dernier à l’Assemblée nationale à Bangui, le docteur Ludovic Fiomona, expert VIH au Comité national de lutte contre le sida, a expliqué que seulement 15 000 malades ont accès au traitement, sur un financement du Fonds mondial, sur les 40 000 personnes qui sont dans le besoin.

A cause de sa coïncidence avec la fête nationale, le 1er décembre, la journée mondiale de lutte contre le VIH/sida est célébrée en République centrafricaine le 3 décembre de chaque année.

 

 

BATANGAFO : LA FÊTE DU 1ER DÉCEMBRE REPORTÉE À CAUSE DE L’INSÉCURITÉ

 

Batangafo, 03 décembre (RJDH)–Les festivités marquant le 54èmeanniversaire de la proclamation de la République centrafricaine,   célébrée le 1er décembre, ont été  reportées à une date ultérieure dans la ville de Batangafo (nord) à cause de l’insécurité.

« Nous avons reporté les manifestations parce que la population de la ville de Batangafo et des villages environnants vivent dans l’insécurité. Les activités seront programmées quand le calme sera revenu », a déclaré le sous-préfet  de la localité, Edmond Sacko.

Plusieurs entités se sont préparées pour ces manifestations. Bernard Yolo, directeur de l’école sous-préfectorale A et représentant des enseignants de la localité, a fait savoir que le collectif des enseignants est d’accord avec la décision du sous-préfet.

« La population de Batangafo vit dans l’insécurité depuis trois mois. D’après le constat, c’est la plupart du temps, pendant des évènements  de ce genre que la ville est victime des attaques des hommes armés, à l’exemple du 1er décembre 2010 », ajouté Bernard Yolo.

Depuis ces derniers mois, les villages qui entourent la ville de Batangafo font l’objet d’attaques d’hommes armés, basés à quelques kilomètres de la ville de Kabo. Cette bande commet des exactions sur la population.

 

BANGUI : LA POPULATION INVITÉE À JETER LES BASES DU DÉVELOPPEMENT DU PAYS

 

Boz à Bouar

 

Bangui, 03 décembre (RJDH)–Dans le traditionnel discours à la nation, à l’occasion de la célébration du 1er décembre, date de la proclamation de la République centrafricaine, le président François Bozizé, a demandé à ses compatriotes de ‘’rompre définitivement au passé et de serrer les coudes pour jeter les bases  d’un véritable  développement du pays’’.

 Le président centrafricain, qui a demandé à son peuple de ‘’garder espoir et de croire au destin du pays’’, pense que les prochaines cinquante années doivent donner à tous les Centrafricains, la volonté de rompre définitivement au passé et travailler au développement du pays.

François Bozizé est convaincu qu’en jetant un regard rétrospectif, « nous sommes appelés à tirer les leçons du passé et les erreurs qui ont jalonné notre parcours et retardé la marche de notre pays vers la paix, le progrès et la prospérité (…). Les erreurs ou les lacunes constatées doivent être corrigées, les acquis doivent être consolidés, capitalisés et jalousement préservés », a-t-il fait mention.

Abordant le sujet de la situation politique du pays dans son discours, le Président centrafricain se montre optimiste.  « Je me réjouis du consensus dégagé autour de l’épineux problème de la révision du code électoral ayant abouti à la création d’une autorité nationale des élections qui sera désormais chargée de gérer les futures élections en  République centrafricaine », a-t-il dit.

En ce qui concerne l’impatience de l’opposition pour l’ouverture d’un dialogue avec le pouvoir, François Bozizé a affirmé tenir « ma ferme volonté de maintenir le dialogue sur les grands sujets engageant la vie de la nation. Car,  c’est ensemble, au-delà de nos clivages que nous construirons un pays prospère où il fait bon vivre », a réitéré François Bozizé.

La vraie préoccupation des centrafricains en ce moment est celle de la sécurité. Le pays est confronté à des multiples rebellions nationales et étrangères dont les actions bloquent le développement socio-économique du pays.

Le président Bozizé a dit avoir pris conscience de la situation. Et, « C’est pour moi l’occasion, une fois de plus de tendre une main fraternelle aux compatriotes égarés qui continuent encore de perturber la quiétude de nos frères et sœurs dans certaines régions de notre pays, afin qu’ils puissent revenir sur le droit chemin ».

Le programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion des ex-combattants (DDR), le rebelle tchadien Baba-Laddé, et Joseph Kony et sa bande de l’Armée de résistance du Seigneur n’ont pas échappé François Bozizé dans son discours.

En parlant de l’économie, François Bozizé a mentionné les « performances économiques appréciables réalisées en 2011, avec un taux de croissance du PIB réel stabilisé à 3,13%. Cette performance a eu comme avantage  le satisfécit des partenaires techniques et financiers, justifié par la conclusion du programme de facilité élargie de crédit avec le Fonds monétaire international le 25 juin 2012 », a-t-il dit.

C’est la ville de Bouar (ouest) qui a accueilli le traditionnel défilé du 1er décembre 2012 commémorant le 54ème anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine.

 

BANGUI : UN CAS DE POLIOVIRUS SAUVAGE DÉTECTÉ À BÉGOUA

 

 

 vaccination contre la polio

 

Bangui, 03 décembre (RJDH)–Un nouveau cas de  poliomyélite  aurait été détecté au centre de santé de Bégoua, à la  sortie nord de la ville de Bangui. Un prélèvement a été fait et envoyé en Afrique du Sud la semaine passée, pour des analyses devant permettre de définir la nature de ce virus, a annoncé le directeur de la santé publique, le docteur Louis Namboua.

Le Dr Namboua a fait savoir que malgré les trois campagnes de vaccination de lutte contre la poliomyélite qui ont eu lieu, sur toute l’étendue du territoire centrafricain cette année, le polio virus  sauvage (microbe attrapé dans la nature à l’air libre) continue de faire des victimes.

« La victime  a quitté la ville de Bozoum (nord) pour venir s’installer dans la commune de Bégoua. Elle présentait des symptômes qui sont entre autres, la paralysie au niveau des deux  bras et des deux jambes. Des analyses sont en cours », a expliqué directeur de la santé publique.

Une nécessité de vaccin contre la polio s’impose

Le docteur Namboua a déploré le fait que le programme élargi de vaccination  (PEV), ne fonctionne que lorsqu’il y’a une campagne nationale de vaccination. « S’il n’y a pas d’activité, les enfants sont à la merci de la contamination, alors que ceux de zéro à cinq ans devaient recevoir l’antipolio, dès la naissance et la campagne ne vient que compléter », a-t-il relevé.

Il regrette également le fait que, selon lui, « l’intérêt de la vaccination n’est encore bien connu par le public. Il est important que la communauté locale soit impliquée totalement dans le processus de lutte contre le virus sauvage de la poliomyélite. La sensibilisation doit être intense et appliquée », a-t-il poursuivi.

Il a par ailleurs annoncé trois passages de vaccination contre la polio au cours de ce mois dans la préfecture de l’Ouham-Pendé et la région de Bangui.

D’après lui, le constat est que les enfants sont mal ou ne sont pas du tout vaccinés. C’est pourquoi il y a des poches de résistance. Il a ainsi demandé aux parents faire vacciner systématiquement leurs enfants en vue de barrer la route à cette maladie.

Auguste Bati-Kalamet

 

 

BERBERATI : DES FEMMES SE MOBILISENT POUR LUTTER CONTRE LE SIDA

 

ruban sida

 

Berberati, 03 décembre (RJDH)-Les femmes leaders de la ville de Berberati (ouest) viennent de mettre en place une association dans le cadre de la lutte contre le VIH/sida.

Selon la présidente de cette association, Lydie Josiane Talo, la mission assignée à cette plateforme est de sensibiliser  la population à la fidélité entre les couples, l’abstinence en milieu jeune et le dépistage volontaire, afin de réduire la vulnérabilité chez les personnes appartenant aux catégories sociales ciblées.

« Les personnes ciblées par nos activités sont les femmes au foyer, les jeunes garçons, les jeunes filles et les administrateurs ; parce que nous avons constaté que c’est quand les gens sont bien instruits, avec un peu de moyens financiers qu’ils sont le plus infectés », a-t-elle indiqué.

Ces femmes sollicitent l’implication des autorités locales et des partenaires au développement pour la réussite de leurs activités.

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 00:57

 

 

 

course pirogue 1er décembre 2012

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 00:23

 

 

 

nouvel aéroport Bangui Mpoko maquette

 

Suite à la publication  du contre-projet Bangui-Béréngo en lieu et place de la rénovation de Bangui-Mpoko, le Professeur Yves Boulvert, ancien Directeur de l’ORSTOM à Bangui et actuellement membre de l’Académie Française des Sciences d’Outre-Mer a écrit à Clément Boutet-Mbamba une lettre pour donner son opinion sur ce projet en contribuant au débat.

Rédaction CAP

 

Yves Boulvert

À

Clément De Boutet

 

Paris, 2/12/2012

 

Monsieur,

 

 

         Demeurant très attaché à la RCA et à Bangui, J’ai lu avec intérêt votre note sur Bangui-Mpoko […].

         Rappel : avec mon ouvrage sur le Centenaire de Bangui, avait été coédité par l’ORSTOM et l’IGN un atlas cartographique sur Bangui 1889-1989. Je suis revenu à Bangui en 2004 (cf. Mondes et Cultures, Séance à l’Académie des Sciences d’Outre-Mer du 7 janvier 2005 : « Retour à Bangui quarante ans après … ». Enfin, à côté de ma participation au tome XI d’Hommes et destins (ASOM – L’Harmattan, 2011, 789 p.), avec J. Callède, nous avons publié un CDRom : « Le bassin de l’Oubangui », monographie hydrologique en soulignant effectivement les potentialités hydroélectriques de la Lobaye. Toutefois l’inauguration du barrage de Boali vers 1995 aurait dû être accompagnée d’une nouvelle usine remplaçant Boali 1-2-3 vétustes.

         Pour moi, le mauvais classement international de la RCA est dû à une mauvaise gouvernance : B. Boganda n’a pas été remplacé. Il ne peut y avoir d’investissements massifs dans ce pays tant que l’insécurité des routes et pistes y empêche tout commerce et développement agricole. Ce n’est pas le 14ème problème.

         Je me méfie des estimations démographiques, ne croyant qu’aux recensements fiables : la dépopulation de l’Est centrafricain doit se poursuivre : exode rural.

         Problème 7 : je crois plus au péril fécal qu’aux industries polluantes : lesquelles ?

         Je suis surpris du temps de livraison des bagages : 2 à 3h ! En 1990, il y avait encore 3 vols hebdomadaires vers Paris contre un aujourd’hui.

         J’ai vu construire il y a un demi-siècle, l’aéroport de Bangui-Mpoko dans un secteur alors mal drainé et inhabité. Le trafic est-il suffisant pour justifier son déplacement à Bérengo, construit effectivement pour les seuls besoins personnels de Bokassa, une folie alors ! Pourquoi pas ? Il y a là un site dégagé, inoccupé.

 

 

         A propos de chemin de fer, la seule locomotive centrafricaine (un objet de musée) subsistait en 1990 dans un hangar près des rapides de Zinga qu’elle servait à contourner autrefois.

         Une dernière remarque : tous les grands travaux projetés pour Bangui impliquent le renoncement au transfert de la capitale vers Bambari ou Sibut, Grimari, Bossembélé. Qui financerait un tel transfert ?

         Avec tous les vœux pour une vie meilleure pour les Centrafricains dans un pays modernisé.

Yves Boulvert

2/12/2012

       

CV

 

BOULVERT Yves

Membre titulaire 4e section,

Élu le 02/12/1994

Directeur de recherche à l’IRD depuis 1984 (ex-ORSTOM) (er)

Chercheur pédologue à l’ORSTOM au Niger, Sénégal, en Centrafrique depuis 1963

Membre de la Société de Géographie depuis 1982

Membre de la Société des explorateurs français depuis 1993

Domaine de compétences :

Afrique noire : géographie physique, pédologie, géomorphologie, phytogéographie, histoire des explorations. Pays étudiés : Centrafrique, Guinée, Niger. Pays ou régions parcourues : Afrique occidentale, centrale, orientale et australe ; Amérique du Nord et du Sud ; Asie (du Proche à l’Extrême-Orient) ; Pacifique (de l’Australie aux Galapagos), Europe

Biographie :

Yves Boulvert est diplômé de Paris-Grignon puis Agro-Paris Tech (Ingénieur agronome en 1961). Il obtint une licence ès-sciences (Sorbonne, 1962) et devint docteur d’État ès sciences naturelles (Dijon, 1990).

Il fut responsable à l'ORSTOM (Office de la recherche scientifique et technique outre-mer) en Centrafrique en 1989.

Bibliographie :

Carte pédologique de la République centrafricaine. ORSTOM, 1983

Carte phytogéographique de la République centrafricaine. ORSTOM, 1986 et 1987

Agroclimatologie du Centrafrique. ORSTOM, 1988

Bangui 1889-1989 : un siècle de croissance. Atlas – IGN, 1989

Bangui 1889-1989 : points de vue et témoignages. Sépia, 1989

Documents phytogéographiques sur les savanes centrafricaines. ORSTOM, 1995

Étude géomorphologique de la République centrafricaine. ORSTOM, 1996

Notice et carte morphopédologique à 1/500 000 de République de Guinée (accompagnée de volumes annexes : éléments du climat guinéen, documents phytogéographiques...).  IRD, 2003

Carte morphopédologique interactive à 1/200 000 de République de Guinée (cédérom). IRD, 2005

Le bassin de l’Oubangui : hydrométrie, climatologie… (cédérom). IRD, 2010

Source : http://www.academieoutremer.fr/academiciens/fiche.php?aId=223 

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