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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 16:16

 

 

 

 

23/06/14 (AFP)

 

La Centrafrique, pays "complètement détruit", a besoin d'un "gouvernement fort" pour sortir de la situation "quasi-anarchique" créée par la crise armée ouverte en 2013, a affirmé lundi Médecins sans frontières (MSF).

 

"C'est un pays complètement détruit", a déclaré à Nairobi lors d'une conférence de presse Sylvain Groulx, qui était jusqu'à ces derniers jours le chef de mission de l'ONG en Centrafrique.

 

La situation est "quasi-anarchique", le gouvernement "n'a aucun contrôle sur Bangui et certainement pas (sur) les provinces", a-t-il souligné.

 

Aujourd'hui, la Centrafrique a "besoin d'un gouvernement fort" et "uni", a-t-il insisté, en appelant à la "volonté politique des Centrafricains".

 

Pour l'heure, "on voit qu'il y a des fractures" au sein du gouvernement, de même que les groupes armés sont déchirés "en interne" par des conflits, a-t-il dit.

 

Dans ce pays qui traverse une crise sans précédent depuis 2013, les civils vivent au rythme des exactions commises par les ex-rebelles Séléka, majoritairement musulmans, et les milices anti-balaka, principalement chrétiennes, malgré le déploiement de forces internationales.

 

Formé en janvier, le gouvernement de la présidente de transition, Catherine Samba Panza, est entravé par de vives tensions internes.

 

"Le gouvernement a ses responsabilités" et doit "s'efforcer de sécuriser, de réconcilier", a encore jugé M. Groulx.

 

"Il doit y avoir une vision" commune entre le gouvernement et les donateurs extérieurs mais parvenir à une telle vision est "impossible" sans sécurité, a-t-il assuré.

 

Sur le plan humanitaire, "il y a de grands besoins aujourd'hui. Malheureusement ces problèmes d'insécurité qui persistent font qu'aujourd'hui il n'y a pas assez d'acteurs humanitaires sur le terrain et pas assez qui est fait par les agences onusiennes", a-t-il insisté.

 

Les exactions des groupes armés contre les civils ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

La Centrafrique a besoin d'un "gouvernement fort" contre l'anarchie (MSF)

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 15:02

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2014-06-23 12:15:04 - Des épouses de soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) en poste à Birao, dans l'extrême nord de la Centrafrique, une zone menacée de reprise des hostilités par une rébellion en gestation, ont pris d'assaut, lundi, la devanture de la résidence de la cheffe de l'état sise à Ngaragba, proche de la prison centrale de Bangui dans le 7è arrondissement, pour demander la relève des troupes stationnées dans cette zone.


Aux dernières nouvelles, « l'aérodrome de Birao est passé ce lundi 23 juin sous le contrôle de cette rébellion qui est lourdement équipée», a confié à APA un des soldats joint au téléphone. 


Une rébellion en gestation à Birao, dans l'extrême nord de la République centrafricaine (RCA), a lancé le 16 juin dernier un ultimatum de 15 jours aux Forces armées centrafricaines (FACA) et à celles du Soudan, qui constituent les Forces tripartites Tchad-RCA-Soudan, leur demandant de se désengager et libérer les lieux.

Cette rébellion composée majoritairement de généraux dissidents de la Coalition Séléka, selon les informations recueillies, a menacé d'attaquer les positions des forces ciblées si elles ne quittent Birao. 


« Faites quelque chose pour vos militaires, nos maris», maman la présidente, a lancé une des épouses de militaires rappelant : « nos époux ont passé déjà deux ans à Birao sans être relevés ».


Le ministre de la défense, le général Théophile Tchimangoa, qui suivait cette marche pacifique, est intervenu pour prendre cinq déléguées pour les accompagner dans la résidence présidentielle.


Les forces multinationales basées à Birao ont pour mission de contrôler les flux migratoires aux frontières Tchad-RCA-Soudan, d'y assurer la sécurité des personnes et des biens et précisément du site d'exploration pétrolière de Boromata à Birao. 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=606877#sthash.jD7lbu03.dpuf

Manifestation d'épouses de soldats des FACA en poste à Birao

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 14:59

 

 

 

 


L'histoire explique le présent et permet de le comprendre. Elle sert à préparer l'avenir et est le seul ingrédient de la vie sur lequel l'homme dispose d'un contrôle complet. Si la RCA de 2014 est devenu un territoire où il y a des morts et des mourants car aucune loi n’est respectée, cela est inscrit dans son histoire.

Tout, absolument tout fut dit pour justifier la naissance et la folle aventure des Khmers rouges centrafricains appelés SELEKA. La principale justification réside dans l’abandon des préfectures de la Bamingui et de la Vakaga qui forment avec la Haute Kotto, la région n° 5 dite du Fertit.


La Bamingui Bangoran et la Vakaga, ce sont 104.700 km² soit 16% du territoire national pour quatre-vingt-quinze milles quatre cents quatre-vingt-quatre(95484) habitants soit 1,90% de la population nationale constitués des tribus Aiki(roungarisés), Arabes (Heymat, Ta'aisha et Rizaykat), Banda, Fer (Kara), Gèmé, Gùlà, Haousa, Litos, Mvang (vang), Nduka, Rounga, Sara dunjo, Sara Kaba, Wada et Yulu. C'est par cette région que l'islam fit son entrée sur le territoire de l'actuelle RCA entre les 16 ème et 18ème siècles. 

En 1891 Mohamed El Senoussi, un Rounga originaire du Soudan est installé à Ndélé comme Sultan par son oncle Rabah qui a déposé le Sultan Kober, un Nduka, fondateur de la ville de Ndélé. Les Rounga sont un groupe ethnique originaire du Salamat (Tchad) et du Darfour/Kordofan (Soudan), ils sont une sorte de dérivés des Banda et des Saras. Entre 1890 et 1900, Mohamed El Senoussi déporte environ 6000 esclaves par an vers le Moyen-Orient via le Tchad et la Libye soit 60.000 (1) personnes essentiellement des Gula, Banda, Mandja et certains Rounga. Cette razzia a modifié durablement la démographie de la région et les stigmates sont encore visibles de nos jours. Ainsi la préfecture de la Bamimgui Bangoran qui fait 58.200 km² dispose d'une densité de moins d'UN habitant au KM²(0,7) soit la plus faible de toute la RCA. Le Dar El Kouti « le Pays des Végétations denses » (1890-1911) fut le dernier grand état esclavagiste de toute l'Afrique (Afrique du Sud incluse). Ndélé était à son apogée, la 1ère véritable cité cosmopolite du territoire qui deviendra l'actuelle RCA grâce au commerce des esclaves. Atteignant déjà à l'époque près de 30.000 habitants au moment où Bangui en comptait à peine 10.000.

À l'instar des quatorze autres préfectures de la RCA, la Bamingui et la Vakaga sont restées à l'âge de la pierre taillée du développement post-révolution industrielle. Même les préfectures où l'on extrait du diamant depuis 90 ans, l’étranger qui y pénètre a de la peine à croire que c'est bien de ces endroits là que proviennent les diamants de Centrafrique qui rendent tant de personnes folles. Bria, Berberati et Carnot sont en 2014 de gros villages.


Il n y a pas eu en RCA depuis 1958(proclamation de la République) certaines régions développées au détriment d'autres. Avant Djotodia, la RCA connut cinq chefs d'état. Si l'on se rend aujourd’hui à Mokinda (Dacko), Berengo (Bokassa), Kembe (Kolingba), Paoua(Patassé) et Benzambé(Bozizé) ; on verra des villages figés au stade primaire de l'évolution. 

Aujourd'hui, ici et là, naissent des structures supposées défendre « les musulmans ». Ailleurs, ce sont des individus autoproclamés « généraux » c'est à dire jouissant d'une promotion illicite, ce qui est interdit à la fois par le Coran et la Bible, donc « une promotion HARAM » qui réclament l'application des accords (promesses) de Ndjamena encadrant les démissions de Djotodia et Tiangaye. Une Libanisation en douce du pays c'est à dire une répartition des fonctions politiques sur une base religieuse, enterrant de fait, le caractère LAÏC de la RCA.


Il y a peu avec Bozizé, nous déplorions sa tendance à la gestion clanique du pouvoir. Avant lui, le même reproche fut fait à Patassé lorsque les trois premières personnalités du pays pendant quatre ans (1999 -2003)  étaient originaires du même groupe ethnique et de la même ville. Avant Patassé, c'était à Kolingba que ce procès fut intenté au civil et au militaire. 


Avec la Seleka, nous passons du procès en « tribalisme » au procès en « religion », de l'alibi ethno-régional à l'alibi religieux. Et pourtant Gazambeti, Neris, Kodegue, Mboli Goumba et tralala ne sont pas à ce que je sache, originaires de la Vakaga ou de la Bamingui et encore moins des musulmans. 


Aujourd'hui certains Seleka prétendent défendre les musulmans, ce qui n'était pas le discours entre décembre 2012 et mars 2013. Au nom de cette défense catégorielle, ils exigent une Libanisation du pays ou sa division. A côté, le Gabon à majorité chrétienne est dirigé par des musulmans depuis 1967. La Côte d'ivoire à majorité chrétienne est dirigée par un musulman mais dans ces deux pays, on ne parle pas de Libanisation du processus politique. Pourquoi l'arrivée de Djotodia au pouvoir fut-elle le point de départ de l'utilisation de l'alibi religieux et sa démission, l’élément déclencheur du chantage à la partition?

Sans s'en rendre compte, depuis le début de cette crise, on ne parle presque plus des ethnies. Gbanou, Mbati, Langbassi, Mbemou, Ngama, Dagba, Ali...le discours ethnique ou son apologie a disparu. Est-ce le début de la naissance de l'identité centrafricaine ? Ce sentiment que l'identité nationale dépasse les locales dont elle est la somme ? Je formule les vœux qu'il en soit ainsi !

Revenons aux Khmers rouges centrafricains, oups, la Seleka. Loin de défendre les musulmans de Centrafrique, nous sommes là en face d'une entreprise purement criminelle dont les méthodes rappellent la traite negro-orientale avec Rabah et El Senoussi. Voire avec les vrais Khmers rouges du Cambodge.

Une entreprise criminelle qui est parvenue à prendre le pouvoir car la gestion de l'ordre politique en RCA depuis la restauration de la République en 1979 a créé les conditions de la liquidation de toutes les institutions nationales (Ce n'était guère mieux de 1958 à 1979).
 

Il y a une dizaine d'année, j'évoquai la théorie des dates clés. C'était avant la rébellion des Ex Libérateurs (Sabone&Co) en 2006. Il s'agissait d'une réflexion autour de certaines dates centrales liées à des événements dont les conséquences cumulées font de la RCA de 2014, UN ETAT NEANT :

-1946 : la 1ère élection de Boganda (le 10 novembre)
-1956 : la Loi Cadre (23 juin)
-1966 : le Coup d’État de la St Sylvestre (1er janvier) 
-1976 : la proclamation de l'empire centrafricain (4 décembre)
-1986 : la constitution du 28 novembre
-1996 : les 3 mutineries (18 avril, 18 mai, 15 novembre)
-2006 : la Rébellion des ex Libérateurs (avril)

Nous ne nous sommes pas réveillés un bon matin pour nous retrouver au fond du trou. La descente fut une belle, lente et progressive trajectoire avec quelques moments d’éclaircis qui nous donnèrent l'illusion d'être dans une société normale. Jamais nous n'avons voulu rattraper les précédentes erreurs et à chaque changement, l'impulsion espérée se transforme rapidement en immobilisme amplifiant le défaut originel.

Alors que les problèmes centraux ne sont pas encore résolus:
1. sécurité, assistance humanitaire et pacification ;
2. réunification territoriale du pays;
3. Remise en ordre de l'administration et de la justice ;

Nous voilà déjà en train de préparer le prochain bal des dupes appelé « dialogue » ou le bal des conjurés nommé « élections ».

La situation est trop grave pour qu'on continue ainsi de nous amuser et de fatiguer ceux qui veulent aider la RCA et ses populations.

Nous devons accepter de faire le deuil de ce pays que nous avons toujours cru Riche, Uni, Unique, Béni des dieux, convoité pour son sol et son sous-sol, pays avec une seule langue nationale, pays de Boganda...Ce pays-là n'a été qu'une illusion ou a cessé d'exister. C'est le prix à payer pour obtenir la Renaissance. Pour cela, la RCA doit mourir pour espérer revivre car c’est un nouveau pays que nous devons FONDER. En effet la RCA n’est un pays normal et ses réalités sont anormales. Continuer de croire au contraire, nous fais passer à côté de l'essentiel en prolongeant notre agonie.

LA RCA EST MORTE, VIVE LA RCA. 

 

 

Clément DE BOUTET-M'BAMBA

Post-Scriptum : pour ceux qui veulent savoir, les principaux sites du marché aux esclaves de Centrafrique (1870 - 1911) se situaient à :


- Site de Mbonzo et port de Mongoumba, rassemblement des esclaves
- Tata (Palais) du sultan Senoussi à Ndélé 
- Sites de kaga Yara et de Kaga Poungoubou à Ndélé, refuges d’esclaves
- Zériba (entrepôts) des Sultans Bangassou 
- Village des esclaves – Bamingui-Bangoran
- Marché aux esclaves de Yamando

 

1 : Les razzias esclavagistes débutèrent sur le territoire de l'actuelle RCA par le bassin de l'Ouéle et de l'Oubangui vers 1850 sous les ordres du pacha Zubeyr, un bahara du Haut-Nil dont Rabah était un Lieutenant. Les estimations sur le nombre d'esclaves originaires du territoire de l'actuel Centrafrique ne se limitent pas à la période de 1890 – 1900 mais sur une période plus longue. Le sous peuplement du Haut Mbomou, de la Haute Kotto, de la Vakaga et de la Bamingui trouve ici explication.

 

LA RCA EST MORTE, VIVE LA RCA par Clément DE BOUTET-M'BAMBA

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 13:27

 

 

 

 

http://alpesdusud.alpes1.com/ 

 

Hautes-Alpes – 23/06/2014 à 12:15 - Des militaires du 3ème escadron de combat du 4ème Régiment de Chasseurs (RCH), basé à Gap, ont participé à une reconnaissance offensive, entre le 15 et le 18 juin, en République centrafricaine (RCA).

 

Selon le Ministère de la Défense, les militaires Gapençais, présents dans la cadre de l’opération Sangaris, ont été engagés dans le Nord-Ouest de la RCA « pour reconnaître une zone fragilisée par la présence avérée de groupes armés près de la frontière tchadienne ».

 

Selon le communiqué officiel du ministère de la Défense, « cette opération de plusieurs jours a permis de contraindre un groupe armé qui menaçait la population du village de Bodjobo, qui s’était réfugiée en brousse ». Les militaires Français « ont procédé au désarmement de miliciens surpris par la rapidité de la manœuvre. Leurs armes ont été saisies ».

 

Parallèlement, le 2ème escadron de combat du 4ème Régiment de Chasseurs (RCH), déployé en RCA depuis mars dernier, devrait être rapatrié en France au mois de juillet.

 

Environ 2.000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 5.800 hommes de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (MISCA). Lancée le 5 décembre 2013 par François Hollande, l’opération Sangaris « vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel », rappelle le Ministère de la Défense.


 

Hautes-Alpes : des militaires Gapençais désarment des miliciens

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 10:24

 

 

 

 

par RFI 23-06-2014 à 10:24

 

En Centrafrique, la presse est de nouveau en deuil. Une journaliste de la radio Bé Oko de Bambari, Blanche Elisabeth Olofio est décédée dimanche à Bangui de complications liées à ses blessures. Elle avait été violemment frappée par les hommes de la Seleka à Bambari en janvier 2013. Sa mort montre à quel point la prise en charge des blessés est problématique en Centrafrique.

 

En janvier 2013, les Seleka entrent dans Bambari. Ils sont guidés par une personne mal intentionnée vers la maison de Blanche Elibateh Olofio, journaliste à la radio Be Oko. Les rebelles se livrent au pillage de son domicile. Quand la journaliste vient constater les faits, elle est passée à tabac.

 

Des blessures dont elle ne s'était jamais vraiment remise. « Elle avait reçu des coups de crosse sur la tête, sur la colonne vertébrale, raconte un membre de sa famille. Elle a succombé ce dimanche matin vers 6 heures et le docteur a dit que c’était suite au passage à tabac des Seleka ».

 

Les hôpitaux de Bangui mal adaptés et en surcapacités

 

La mort de Blanche Elisabeth vient rappeler à quel point la prise en charge des blessés est difficile dans une Centrafrique en crise. Agressée à Bambari, il a fallu qu'elle soit transférée à Bangui pour être traitée, car certains types de blessures ne peuvent être soignés dans les hôpitaux de l'intérieur du pays.

 

« Il faut que l’état du patient permette son transfert d’une province à la capitale, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas, explique Jean-François Sangsue, le chef de délégation du CICR Bangui. Et si l’état le permet, encore faut-il avoir la possibilité logistique de faire ce déplacement et trouver une structure d’accueil qui puisse encore admettre un nouveau blessé ».

 

Arrivée à Bangui, Blanche Elisabeth Olofio a continué à payer le prix de la crise. Faute de scanner adapté dans la capitale, ses blessures n'ont jamais pu être parfaitement diagnostiquées. Son évacuation sanitaire vers un autre pays avait été demandée par les médecins, mais elle n'a pas pu avoir lieu par manque de moyens.

RCA: mort d’une journaliste centrafricaine blessée à Bambari

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 10:08

 

 

 

 

 

23/06/14 (PANA)

 

L’Agence américaine pour le développement international (USAID) va accorder 5 millions de dollars au Programme alimentaire mondial (PAM) en vue de satisfaire aux besoins alimentaires des déplacés partis de la République centrafricaine (RCA) pour se réfugier au Cameroun, a indiqué, ce vendredi, l’ambassade des Etats-Unis au Cameroun.

 

Cette contribution de l'USAID permettra de combler le besoin urgent en denrées alimentaires provoqué par la récente arrivée de plus de 86.000 réfugiés centrafricains au Cameroun.

 

L’aide va se décliner en un approvisionnement de 14.000 tonnes de denrées alimentaires variés achetées localement pour permettre au PAM de nourrir 100.000 réfugiés, les plus vulnérables et les plus exposés à l'insécurité alimentaire et soutenir les communautés hôtes dans les régions de l'Admaoua et de l'Est pendant les huit prochains mois.

 

Les familles vulnérables recevront des paniers complets contenant du maïs, des féculents, de l'huile végétale et du sel iodé pour remédier aux carences en oligoéléments en vue de prévenir et traiter la malnutrition aiguë.

 

L'USAID met également l'accent sur l'approvisionnement en aliments enrichis pour les enfants réfugiés de la RCA et les femmes enceintes, aussi bien que celles qui allaitent.

 

Le nombre de réfugiés qui entrent au Cameroun a fortement augmenté depuis quelques mois, avec la situation sécuritaire qui s’est empirée en République centrafricaine.

 

En mai dernier déjà, le PAM et d'autres agences des Nations unies ont déclaré que le flux de réfugiés au Cameroun est au 'niveau 3' d'urgence et pensent que 100.000 réfugiés de plus pourraient arriver les prochains mois.

 

Selon la porte-parole du PAM, Fabienne Pompey, on enregistre près de 31% de nouveaux arrivants de la RCA qui souffrent de malnutrition aigüe et ont besoin de toute urgence d'aide humanitaire, puisqu'ils n'ont pas assez de terre pour cultiver et ont un accès très limité aux denrées alimentaires dans les marchés locaux à cause du faible pourvoir d'achat et des prix élevés.

 

«De plus, le contexte actuel de sècheresse et d'inondation dans la région du Nord-Cameroun depuis 2007 a favorisé la destruction des habitats et aggravé l'insécurité alimentaire dans les populations qui cohabitent présentement avec les réfugiés » a-t-elle ajouté.

 

Au début de l’année en cours, l'USAID avait déjà accordé au PAM, une somme de 7,7 millions de dollars pour appuyer les réfugiés vulnérables et les communautés hôtes au Cameroun.

 

Les Etats-Unis en aide aux réfugiés centrafricains du Cameroun

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 10:00

 

 

 

 

 

23/06/14 (RFI)

 

La République centrafricaine est victime d'une « double prédation » de ses richesses, de la part des autorités et des groupes armés. C'est l'analyse faite par l'International Crisis Group, dans un rapport qui vient de sortir. Pour son directeur Afrique centrale, Thierry Vircoulon, l'une des priorités aujourd'hui est de déloger les groupes armés des zones d'exploitation de diamant par le déploiement de forces internationales.

 

Dans un rapport qui vient de paraître, l'organisation International Crisis Group (ICG) s'intéresse aux trafics de richesses en République centrafricaine. Elle y analyse comment, au fil des ans, un système de « double prédation » a été mis en place : un système d'exploitation à des fins privées de certaines richesses, soit par des proches du pouvoir, soit par des groupes rebelles. L'État centrafricain, par conséquent, n'en a pas tiré les recettes dont il aurait eu besoin.

 

Pour Thierry Vircoulon, directeur du projet Afrique centrale à ICG, il est important de mettre fin à ce système pour reconstruire l'État centrafricain. Le secteur du diamant, en particulier, pourrait être l'un des premiers à être repris en main par les autorités étatiques.

 

« Avant la crise, le secteur du diamant était en quelque sorte partagé entre le gouvernement à Bangui, et les groupes armés de l’UFDR [l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement, ndlr] et la CPJP [Convention des patriotes pour la justice et la paix, ndlr], qui contrôlaient les zones de production de diamant dans le Nord-Est, rappelle Thierry Vircoulon. Et quand la Seleka est arrivée au pouvoir l’année dernière, ces dirigeants ont cherché à étendre leur contrôle sur le secteur du diamant dans son ensemble ».

 

Afin de reprendre la main sur ce secteur, une solution consisterait à déployer sur place des troupes sous mandat international. « Il va falloir que les forces internationales se déploient dans ces zones, de manière à repousser ces groupes armés. Cela permettrait à l’État centrafricain de reprendre le contrôle de ces zones et de remettre en place un système d’exportation légitime ».

 

Thierry Vircoulon rappelle que des mesures allant dans ce sens ont déjà été appliquées avec succès, notamment en Sierra Leone : « Ce type de mesure, tel le déploiement des casques bleus dans des zones de diamant, a déjà été fait en Sierra Leone il y a dix ans, alors que le pays était confronté à un problème similaire. Le contrôle de l’État sur les zones de production de diamant a été rétabli grâce aux internationaux, et désormais la Sierra Leone exporte légitimement des diamants et en récupère les recettes qui s’imposent ».

http://www.rfi.fr/afrique/20140622-reprendre-main-le-diamant...

Reprendre la main sur le diamant, un défi pour l'Etat centrafricain

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 09:58

 

 

 

 

 

23/06/14 (APA)

 

Deux éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche dans la capitale centrafricaine, Bangui.

 

La première victime, un caporal, a été pris en otage et décapitée et son corps jeté sur le pont du quartier Yakité dans le 3è arrondissement de la capitale.

 

Ses parents attristés et furieux voulaient à tout prix transporter sa dépouille jusqu’au palais de la renaissance pour le présenter à la présidente de transition.

 

Chemin faisant, ces manifestants à bord d’un véhicule pick-up transportant le corps et accompagné de centaines de personnes, scandaient : « armez nos FACA et désarmez le quartier KM5».

 

Arrivés à la Place de la République, au centre ville, les manifestants ont été stoppés par des tirs de grenades lacrymogènes des troupes de la MISCA basées sur place.


Le centre ville s’est vidé de ses occupants, majoritairement des vendeurs, et les commerces ont aussitôt fermé leurs rideaux.

 

La seconde victime, ayant le grade de caporal chef, selon les témoins, venait de braquer une moto à SICA I. En route pour Miskine, son quartier de résidence, dans le 5è arrondissement, il a été aperçu par les éléments des forces de sécurité intérieure basés devant l’Ecole Nationale de l’Administration et de la Magistrature (ENAM).

 

Ceux-ci lui ont intimé l’ordre de s’arrêter et face à son refus, ils ont fait de tirs de sommation. Le braqueur s’est arrêté mais c’était pour dégoupiller sa grenade. Au moment de la lancer sur les policiers et gendarmes, l’un d’entre eux ouvrit feu faisant exploser la grenade sur lui.

 

Deux éléments des Faca tués à Bangui

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 09:39

 

 

 

 

 

le vendredi 20 juin 2014

 

Si le Cameroun est le pays voisin accueillant le plus grand nombre d’enfants réfugiés, le Tchad est également concerné par l’aggravation de la situation humanitaire en Centrafrique. Six mois après le début de la crise, plus de 100 000 personnes ont trouvé refuge au Tchad, majoritairement des enfants et des femmes. Les moyens manquent pour leur venir en aide.

 

Urgence Centrafrique

 

Je donne

 

De plus en plus de personnes se réfugient au Tchad, en laissant tout derrière elles. Bien qu’elles soient dorénavant en sécurité, ces populations se retrouvent dans une grande précarité, sous des abris de fortune.

 

© UNICEF Tchad/2014/Andriamasinoro

 

La crise humanitaire en Centrafrique, quelques chiffres :

 

• 4,6 millions de personnes touchées
• 2,3 millions d’enfants touchés
• 625 000 enfants déplacés à l’intérieur du pays
• 347 000 personnes réfugiées au total dans la région
• 80 000 réfugiés au Cameroun, dont plus de la moitié des enfants
• Plus de 100 000 personnes réfugiées au Tchad, essentiellement des femmes et enfants
 

J’agis maintenant !

 

Je fais un don.

 

Pendant que la crise en République centrafricaine s’enlise dangereusement, la situation humanitaire s’aggrave à l’échelle régionale, que ce soit au Cameroun comme au Tchad. Les deux pays voisins accueillant le plus de réfugiés centrafricains.
 
Depuis six mois et l’éclatement du conflit, la Centrafrique compte ses morts et ses blessés : des dizaines d’enfants décédés, plusieurs centaines d’enfants blessés. Sans oublier les conséquences désastreuses sur les mouvements de population, avec plus d’un demi-million de personnes déplacées, dont au moins la moitié sont des enfants.

 

Pour beaucoup de Centrafricains, l’ultime issue de secours pour échapper aux violences aveugles est d’emprunter les voies incertaines de l’exil vers les pays voisins. 347 000 personnes, dont deux tiers d’enfants, ont fui leur pays pour trouver désespérément un abri, un soutien, un appui.

 

Les réfugiés ont besoin d’une assistance vitale !

 

Imaginez quelques instants ce que peuvent vivre ces réfugiés lorsqu’ils arrivent en sécurité de l’autre côté de la frontière. En fuyant les violences, ils ont tout quitté, tout laissé derrière eux, en tirant un trait sur leur ancienne vie sans savoir quand ils pourront la retrouver, ni ce qui les attend devant eux. En arrivant dans les camps de réfugiés au Tchad, ils sont démunis, apeurés, traumatisés. C’est là que l’étape de reconstruction débute pour ces milliers d’enfants réfugiés, à commencer par une assistance vitale en eau, en santé, nutrition et un soutien psychosocial indispensable. L’éducation est également un domaine important, car ces enfants réfugiés ont dû stopper leur parcours scolaire brutalement. Des écoles temporaires sont montées pour leur permettre de reprendre le chemin de l’école. 


Répartis dans plusieurs villes et plusieurs sites d’accueil, ce sont majoritairement des femmes et des enfants qui ont besoin de cette assistance vitale.

 

Évitons une catastrophe humanitaire, soutenez l’UNICEF !

 

La pénurie de fonds est très préoccupante. La crise qui sévit aujourd’hui en République centrafricaine et dans les pays voisins est la situation d’urgence la plus importante à l’échelle régionale mais celle qui bénéficie du moins de financements pour la mise en œuvre de programmes d’aide humanitaire.

 

Moins d’un quart seulement du montant prévisionnel des besoins pour aider les réfugiés au Tchad est atteint. Ce qui fait dire à Bruno Maes, le représentant de l’UNICEF au Tchad que « sans financements supplémentaires, nos interventions ne pourront être maintenues au-delà du mois de juillet ».

 
L’UNICEF au Tchad intervient auprès de ces populations depuis leur arrivée et continue d’étendre ses actions dans les zones de transit et d’accueil au sud du pays et dans la périphérie de la capitale, Ndjamena.

 

Afin d’éviter une catastrophe humanitaire, face aux besoins de plus en plus importants de ces populations et au manque de financements disponibles, l’UNICEF en appelle à votre générosité.

 
Faites un don pour les enfants victimes du conflit en Centrafrique !

Merci.

Source : http://www.unicef.fr/contenu/actualite-humanitaire-unicef/2014/06/20/de-la-centrafrique-au-tchad-la-desolation-des-refugies-21944 

 

 

Urgence - De la Centrafrique au Tchad, la désolation des réfugiés

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Centrafrique-Presse.com
23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 09:09

 

 

 

 

 

 

Disait mon cher compatriote Mr. Alain LAMESSI en titrant son édito sur le site  Les plumes de RCA : Sous le régime de la transition tous les chats sont gris. Ce qui m’inspire à travers l’analyse de ce digne fils du Pays, qui  relevait l’inefficience de toutes ces Transitions au passage et surtout celle qu’on nous a vendus comme une Transition dite des Technocraties, qui ne nous dévoilerons a jamais le bon outil et les méthodes de travails, une carence réellement apparue  dans les non maîtrises des indicateurs, aussi dans les méthodes de résolutions de cette crise insistante. Même si, la soutraitance est au frais de la communauté international, la médiation militaire et, ainsi que l’opérabilité technique.

 

Mais que fait le gouvernement  dit des Technocrates ?

 

Ce Gouvernement des Technocrates manque cruellement de propositions, des méthodes, d’anticipation. Mais quand il faut en faire, c’est des propositions hasardeuses comme nous avons vues le 8 Juin 2014 ! Désarment volontaires on connait tous les résultats, ils sont sans surprises! Après tout ça ! Silence Radio de la part de l’initiateur ! Le Chef de la Transition Technocratique pour sa méthode hasardeuse, à cela s’ajoute une ivresse après l’échec de désarmement volontaire, ou le peuple Centrafricain constate cette euphorie demande aux rebelles Séléka et Anti-Balaka d’observer une trêve pour la coupe du monde. J’imagine que Monsieur veut regarder tranquillement la coupe du monde. De qui on se moque-ton ? En attendant les fugitifs Centrafricains dans la brousse et tous ceux qui sont dans des camps de fortunes crèves de faim, accusent la famine d’intempéries, de maladies ?!

 

Les caractéristiques de cette faillite du Gouvernement de Transition des Technocrates dans la gestion de cette crise, la politique de prévention du Gouvernement de Transition des Technocrates devrait être forte des propositions, et devrait s’exercer en amont, en coordination avec la communauté internationale, prioritairement en direction de la situation de fragilité qu’on connait aujourd’hui de l’Etat Centrafricain, dont la situation a un impact direct, non seulement sur le peuple Centrafricain, mais sur les Etats en Afrique Central et la sous région. Chose qui est quasiment sous estimé depuis toujours, dans le passé par les précédents pouvoirs.

 

En toute chose malheur est bon ! J’espère maintenant le temps de sommeil est fini, le Gouvernement Centrafricain doit s’armer d’une capacité de réaction s’appuiera sur un système de veille et d’alerte précoce, tous les exécutifs devraient maintenant êtres attentifs aux organisations de tout genre, qui devraient déceler et analyser au plus tôt les indicateurs annonciateurs de crise, nous éviterons cette ignoble carnage humaine dans l’église de Fatima et autre endroit sur le territoire centrafricain. Les technocrates devront nous démontrés leur capacité d’adaptation dans toute les situations données, ramener à la raison les différents antagonistes autour d’une table ronde. C’était l’objet des propositions du 1 Juin 2014 sur Centrafrique presse ;

 

Crise Centrafricaine : Sommes-nous dépourvue d’intelligences ou manque de volontés Politiques de relever ceux défis, de cette Anarchie généralisée ? J’avais essayé de donner des pistes de réflexions et de propositions aux différents antagonistes et dirigeants de cette Transition modestement que possible entant que l’un des fils de ce Pays.

 

Historiquement, les Etats en faillites se caractérisent notamment par une gouvernance faible, des capacités administratives limitées, des crises humanitaires chroniques, des tensions sociales persistantes, des violences récurrentes ou des répercussions soudaines de guerres civiles, une contestation de la légitimité ou de la souveraineté du régime et l’isolement sur la scène internationale.

 

L’évaluation du degré de faillite d’un Etat nécessite des modes d’analyse spécifiques pour isoler les facteurs les plus pertinents bien souvent noyés au cœur d’une masse des informations souvent mensongères où disqualifies les repères habituels, par un manque des méthodes claires et nettes, ces informations mensongères n’ont plus la même pertinence et où la corrélation entre critères devient une indispensable clé de lecture. Peuple centrafricain, hommes et femmes politique, les organes de presse. Notre Pays, notre Etat est en faillite depuis très longtemps pour cause de faiblesse de certains des enfants de ce Pays qui se disent politique, ou nostalgique d’une appartenance fanatique…etc. ! Beaucoup des fils et des filles de ce Pays, en ayant les faiblesses d’avoir la haine gratuite pour diffuser sur le Net, la diffamation en vers X, au lieu d’avoir la bonne lecture de la situation et le risque encouru notre Pays, et au lieu de faire d’effort de contribution de la sortir de cette descente enfer de notre Pays ! Que nous avons construits petit à petit, en même temps  déconstruire notre système de valeur.

 

Une fois encore de plus, je m’apprête de livrer mes réflexions, elles ont pour vocation de mettre en valeur  les analyses et les différents étapes conduisant progressivement l’Etat Centrafricain dans une situation de fragilité à la défaillance la faillite, et la crise. Elle propose, (En premier lieu l’Analyse) une grille d’analyse permettant de suivre et de caractériser l’Etat de notre Pays au travers de ces différentes étapes et (En second lieu l’approche de discernement) des clés de discernement complémentaires. Cette approche permet d’identifier des leviers d’action susceptibles de faciliter la planification opérationnelle pour l’avenir.

 

La particularité de cette approche d’éviter l’internelle recommencement, et tomber dans les erreurs du passé et de privilégier le référentiel «Gouvernance, Sécurité, Développement » qui paraissaient plus pertinents pour caractériser une spirale de crise. Elle se distingue en cela de l’approche traditionnelle articulée autour des trois domaines : « Gouvernance, Société, Développement »

 

Les aspects sécuritaires sont primordiaux, vus le temps qui cours ! Mais ne peuvent être examinés spécifiquement car ils sont intrinsèquement liés aux trois domaines proposés. Ils doivent alors faire l’objet, dans chacun de ces champs, d’une analyse spécifique…etc.

 

L’Analyse de la situation qui prévale

 

La caractérisation vue la somme de l’état Centrafricain concerné, ces trois domaines d’approche s’effectuent :

  • les structures politiques ayant été déjà aux affaires, ainsi leurs pratiques de la gouvernance (réussite ou pas réussite !)
  • les impacts sur les aspects sociologiques et sociétaux de leurs passages,
  • absences des démarches seines sur l’économie et le développement.
  •  

Dans ce cadre, la matrice de caractérisation suivante permet de suivre la dynamique d’effondrement et de classer l’évolution de la situation par les points : / A: Fragilité- Faiblesse / B : Défaillance- Déconstruction / C : Faillite-Cessation / D : Crise déclarée.

Les points de caractérisations de l’effondrement de l’Etat Centrafricain et le classement

 

I - SUR la POLITIQUE et la GOUVERNANCE

 

Point A : Fragilité- Faiblesse

Absence de pratiques élémentaires de bonne gouvernance, structures administratives et de sécurité faibles, défaillantes, despotiques, corruptions.

Point B : Défaillance- Déconstruction

Armée et forces de l’ordre démobilisées ou négligées, démotivées, indisciplinés provoque une crise, (la mutinerie contre le pouvoir de l’Etat).

Point C : Faillite-Cessation

Impossibilité pour l’Etat d’assurer sa propre sécurité, institution publiques processus politiques et mécanismes locaux dépourvus d’efficacité et de légitimité.

Point D : Crise déclarée

                Groupes armés soutenus par d’autre Etats, Trans-nationalisation des phénomènes.

 

II - ASPECTS SOCIOLOGIQUES et SOCIETAUX

 

Point A : Fragilité- Faiblesse

Incapacité de fournir des services vitaux à la population, Pauvreté chronique, Phénomènes perturbateurs, groupes rebelles, idéologiques, terroristes, criminalisations de revendications.

Point B : Défaillance- Déconstruction

Mécontentement de la population, Regroupements identitaires et communautaires, Apparition de zones grises, Revendications séparatistes, Populations déplacées

Point C : Faillite-Cessation

Les mouvements de contestation se fédèrent, Instrumentalisation des phénomènes identitaires et communautaires, Apparition de factions, Émeutes.

Point D : Crise déclarée

Impact sur les populations : besoins primaires, accès aux soins, à l’éducation, infrastructures, Exacerbation des revendications communautaires.

 

III – ECONOMIE et DEVELOPPEMENT

 

Point A : Fragilité- Faiblesse

Développement économique, Financier entravé, Privatisation de l’économie

Point B : Défaillance- Déconstruction

                Prélèvements sur les rentes (pétrole ?, matière première), Sécurité = coût d’exploitation

Point C : Faillite-Cessation

Corruption des élites politiques et administratives, Menace sur les Indépendances

Point D : Crise déclarée

Menaces sur les activités d’extraction, Manque de Modèle d’Organisationnel, Fuite des élites, Exodes, Economie de guerre

 

Cette matrice résume la dynamique d’effondrement

 

Un Etat qui s’effondre évolue comme un système complexe constitué de trois principaux sous-systèmes :

  • politique et gouvernance,
  • aspects sociologiques et sociétaux,
  • économie et développement.

La problématique sécuritaire ne constitue pas à proprement parlé un sous-système en soi mais n’est que la conséquence induite par la dégradation de ces trois sous-systèmes.

Chacun de ces sous-systèmes suit sa propre trajectoire d’effondrement. Compte-tenu des interactions s’opérant entre sous- systèmes, l’analyse ne peut se porter indépendamment sur chacun d’entre eux. Elle a pour objectif la caractérisation des phénomènes et évènements par l’approche d’indicateurs-types.

 

Chacun des trois sous-systèmes peut s’analyser en détail.

 

Ces grilles visent à :

 

  • identifier les indicateurs-types les plus pertinents caractérisant l’effondrement de l’Etat et la possible imminence d’une crise,
  • enrichir ces indicateurs-types et caractériser leur évolution,
  • identifier les acteurs ou les groupes d’acteurs, leurs modes d’action,
  • Évaluer des prises d’amplitude ou déceler l’entrée en résonance des phénomènes
  •  

LES INDICATEURS-TYPES : POLITIQUE ET GOUVERNANCE

 

Souveraineté et pratiques de gouvernance :

 

  • Exercice des tâches régaliennes (sécurité /droit et justice /finance et monnaie) ; souveraineté (capacité exercer son autorité politique) ; Légitimité (capacité à faire accepter son autorité politique)
  • Responsabilité (capacité à rendre compte auprès de la population ou de communauté internationale)
  • Perte de contrôle du territoire (zones grises – sanctuarisation)
  • Perte de contrôle des frontières
  • Perte de l’application du monopole de la force (forces armées, police, gendarmerie)

 

Contrôle de l’appareil d’Etat

 

  • Perte ou absence de contrôle des Agences publiques (Administrations centrales…etc.)
  • Déviance des pratiques des services de sécurité intérieure

 

Application des tâches principales

 

  • Dégradation ou absence de services publics essentiels (sécurité, éducation, santé, transports)
  • Inefficacité du système judiciaire ou opacité de fonctionnement

 

Liberté fondamentales

 

  • Système de répression à la solde du pouvoir
  • Attente aux libertés : presse, religion, opinion, expression
  • Pyramide des âges et jeunesse de la population
  • Accès aux besoins primaires
  • Rivalités pour le contrôle des territoires
  • Intensité des rivalités de frontières
  • Pénuries alimentaires ou épidémies
  • Mouvements de répression ethniques ou politiques*
  • Accès aux lieux de croyance ou de mémoire
  • Forte concentration de population dans certaines régions

 

Regroupements communautaires et menaces sur la cohésion

 

  • Exacerbation des tensions
  • Groupes communautaires de substitution aux services à la population, connexions entre groupes
  • Rivalités entre groupes communautaires
  • Insécurités transfrontalières
  • Rancœurs et frustrations communautaires
  • Mythes et facteurs de cohésion nationale contestés

 

Violences génératrices de conflit

 

  • Entre communautés
  • A l’encontre du pouvoir en place
  • A l’encontre d’un pays voisin

 

LES INDICATEURS-TYPES : ECONOMIE ET DEVELOPPEMENT

 

Indices de déclin économique

 

  • PIB
  • Endettement du pays
  • Revenu individuel moyen
  • Secteurs d’activité
  • Performance des entreprises

 

Critères macro-économiques

 

  • Dépendance vis-à-vis du prix des matières premières
  • Flux d’investissements étrangers
  • Capacité à rembourser la dette nationale
  • Capacité à payer les salaires des fonctionnaires et pensions
  • Dépendance vis-à-vis des aides humanitaires et action internationales

 

Inégalités de développement

 

  • Education
  • Emploi / chômage des jeunes
  • Répartition des richesses
  • Famines, épidémies

 

Il faut ajouter des Clés de discernement complémentaires

 

Deux clés de discernement absolument tenir compte de la situation actuelle de la République Centrafricaine vue son état de fragilité de cette crise multiforme :

 

  • une approche spécifique des notions de souveraineté en péril, de légitimité et de démocratie en Etat faible lesquelles doivent être elles -aussi relativisée et adaptée à la culture politique et aux pratiques sociétales de notre Pays (culture, religion, maturité politique)
  •  
  • les temps des supposés politiques avoués, juste par positionne pour la présidentielle, sans tenir compte des enjeux sociétaux, économiques propre de notre pays, après cette Transition qu’il faut sérieusement recadrer.

 

Enfin, l’analyse doit aussi intégrer des données qui dépassent la seule échelle du pays. L’analyse et les grilles de suivi peuvent être croisées par groupes de pays pour aborder la crise au niveau régional. On pourra ainsi en déduire des leviers d’action sur le plan national et à l’échelle régionale.

 

En disant ça ! Je ne dis rien. Il faut nous les Centrafricains, devrons pousser notre vigilance au delà de cette Transition, dans les choix au moment de la reprise de l’ordre constitutionnel pour le bien être de tous. Ces analyses! Elles ont pour objectif d’apporter des éléments pour comprendre et améliorer l’interopérabilité de cette crise, pour préparer nous même notre future.

 

Fait à Lyon 22 Juin 2014

 

Mr. Aubin-Roger KOMOTO

 

Ingénieur Consultant SI & SGBDRs

 

 

Tribune libre : La Centrafrique : Pays de tous les paradoxes, ou un vaste chantier des expériences politico-militaires insolites ! par Aubin-Roger Komoto

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