Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 01:42

 

 

 

Saragba Franck

 

 

La pagaille politico militariste qui prévaut sur l’ensemble du territoire national résulte d’un savoir faire initié naguère par un général, chef d’état major des armées de son Etat, aujourd’hui, président de la République. Suppôt légataire d’un « pseudo sursaut patriotique « au nom duquel la fétide ivraie avait été ensemencé par inadvertance en lieu et place de la bonne graine nourricière.


Latente putréfaction du régime politique en place qui allait crescendo au lendemain du 15 mars 2003, ce, malgré les nombreuses interpellations et autres tentatives de réconciliation aussi bien de la part de l’opposition démocratique que des groupes armés par le dialogue politique sont  restées vaines. Si le régime en place avait appliqué les recommandations du dialogue politique inclusif, nous n’en serions pas là.


A vouloir jouer trop au malin, voilà que toute la fétide puanteur de linges sales qui devraient se laver en famille se répand  au-delà de nos frontières. S’étale alors au grand jour les limites d’un régime politique aphone, entretenues par d’insouciants opportunistes prédateurs à la tête desquels se trouve un président incompétent et impopulaire de surcroît  va-t-en guerrière. Pendant que la généreuse population meurt par milliers dans l’indifférence générale des gouvernants et de la communauté internationale.


Bozizé doit admettre qu’il a échoué au bout de dix années, Il doit s’en aller.


Parce qu’il a voulu gouverner seul contre tous, le général Bozizé, en tant que chef politique, chef militaire, chef religieux  aura été le principale responsable du chaos instauré dans notre pays ces dix dernières années.


On aura beau accuser les régimes qui l’ont précédé  ou encore les groupes armées de tous les maux dont souffrent notre pays mais il va falloir reconnaitre que lorsque l’on accède au pouvoir de l’Etat, c’est toujours et normalement avec un projet de société dans le but d’améliorer les conditions d’existence de ses concitoyens, du développement de son pays. En fait, faire mieux que le régime qui  a précédé le vôtre, or, il faudrait se rendre à l’évidence que ce n’est pas le cas aujourd’hui. Quel est ou quels sont concrètement les projets réalisés par le régime en place  au bout de ces dix années ?


Le régime en place a repris toutes les tares et autres dysfonctionnements des précédents régimes qui ont eu à gouverner notre pays depuis plus de cinquante ans pour les perfectionner en un système destructeur performant. L’impôt de capitation de triste mémoire,  combien impopulaire auprès de nos concitoyens  a failli même faire son retour en ce moment de crise où la plupart des centrafricains se contentent d’un repas par jour. Les  maux dont souffraient nos concitoyens sous les précédents régimes ont été élevé à une puissance exponentielle.


 À quoi donc a servi le changement de régime dix ans après ? Bozizé doit admettre qu’il a échoué sur toutes les lignes au bout de ces dix années par conséquent il doit s’en aller. À ce moment-là, il faudrait avoir la dignité et l’honnêteté de s’arrêter avant qu’il ne soit trop tard. D’autant plus que le régime en place a pu disposer seul de tous les pouvoirs en même temps qu’il a bénéficié  de plus d’aides financières et techniques octroyées généreusement par des pays amis et des organismes internationaux qu’aucun autre régime n’a obtenu auparavant.


Le jeu indigne et dangereux que joue le général Bozizé.

 

Vassalisé  et redevable du président Tchadien pour l’avoir installé au pouvoir, le général centrafricain a du mal à s’émanciper de ce tutorat  encombrant qui lui impose de plus en plus ses diktats à la limite du supportable au point que le pays tout entier en pâtit. N’hésitant plus à s’immiscer  directement dans les affaires intérieures de la Centrafrique au point de saborder l’autorité de Bozizé dans son propre camp. Les centrafricains savent que c’est Deby qui préside à Bangui et qu’il ne lâchera pas ce dernier tant qu’il ne n’obtiendra pas de garantie sur la non exploitation du pétrole centrafricain pour au moins une vingtaine d’année. Auquel cas, Deby se chargera de trouver un homme de paille, ces assoiffés de pouvoir  du même acabit que le premier, prêt à vendre le pays  parmi l’opposition centrafricaine ou la rébellion pour refaire  encore aux centrafricains le même coup du « sursaut patriotique », et le tour est joué. Si des raisons inavouables comme l’exploitation du pétrole centrafricain lie le général Bozizé et le transforme en homme lige et les centrafricains en sous -hommes, alors l’histoire retiendra que Bozizé à jouer avec la vie de la Nation juste pour préserver un semblant de pouvoir. Ce qui constituerait un crime imprescriptible pour des générations. Pourquoi ne reprend t-il pas sa liberté en composant avec ses frères de l’opposition dans le but de quitter dignement le pouvoir pendant qu’il est encore temps ?  En composant sincèrement avec l’opposition démocratique, la société civile et la coalition SELEKA , il desserrera inévitablement l’étau de Deby qui l’étouffe et agace sérieusement les centrafricains. À l’opposition de lui garantir sa sécurité. Ne dit-on pas  que les affaires sales se lavent en famille ? Préfère t-il remettre son destin encore entre les mains de Deby qui n’a cessé de l’humilier  afin de le rendre impopulaire auprès des siens ?  Jusqu’où Bozizé est t-il prêt à accepter les diktats de Deby et à aller contre le peuple centrafricain ?

 

Aux abois et pour préserver son illégitime pouvoir décrié de toute part qui est plutôt sur la fin, le général cinq étoile fais recours à de vieilles recettes de dictateurs.

 

Chantages, menacent ou nominations complaisantes pleuvent de toute part au lieu de jouer à l’accalmie en ouvrant le débat et les négociations avec ses frères de l’opposition démocratique, de la société civile ainsi qu’avec ceux de la coalition SELEKA afin de trouver une issue heureuse. Le régime s’entête à désigner à tort soit les membres de l’opposition démocratique comme responsables de l’échec de son régime, soit des personnes anonymes qui sont accusés de vouloir faire un coup d’état. Arbitrairement arrêtés, ils croupissent désespérément dans la prison politique de Bossembele. À moins que ce soient les rebelles qui sont réunis au sein de la coalition SELEKA pour revendiquer leur dû suites aux différents accords signés qui sont indexés. Pire, le régime en place n’hésite pas à organiser ces derniers jours une marche de soutien à son régime en payant et livrant des jeunes désœuvrés contre la France et contre l’union Européenne avec pour consigne de mettre le feu aux drapeaux respectifs. Un acte condamnable qui démontre une fois de plus la mauvaise foi d’un régime ingrat à bout de souffle, incapable de remettre de l’ordre d’une manière rationnelle dans ses propres rangs mais toujours prompt à trouver des boucs émissaires ici et là.

 

Franck SARAGBA

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 23:54

 

 

 

logo CNRC-FB

COMMUNIQUÉ


Conseil National pour la Renaissance Centrafricaine – Finî Bêafrîka (CNRC-FB)

Réf. 12-12-22/013/CNRC-FB/BE/Rencontre des Opposants

 

 

RENCONTRE A PARIS DE TOUS LES PARTIS D’OPPOSITION
ET DE LA SOCIÉTÉ CIVILE

 

 

La gravité de la crise centrafricaine interpelle tous les Partis Politiques Centrafricains ainsi que la Société Civile, les personnes et organisations nationales et internationales concernées par la Paix en Afrique Centrale.

 

Aussi, le Conseil National pour la Renaissance Centrafricaine – Finî Bêafrîka (CNRC-FB) plate-forme politique ouverte à tous les Centrafricains, invite à une large réunion de concertation des partis politiques d’opposition présents sur le territoire européen ainsi que tous les Centrafricains de la Société Civile, personnalités politiques indépendantes et tous les démocrates,  afin de coordonner nos efforts pour  la sauvegarde de notre Nation.

 

Cette réunion est prévue pour le 27 décembre à Paris. Le lieu et l’heure seront confirmés dès que possible.

 

Fait à Paris le 22 Décembre 2012

 

 

 

Pour le Bureau Exécutif Provisoire

 

 

M. Saturnin NDOMBY

Conseiller ational Porte-Parole du CNRC-FB.

Président du FODEM

 

Contacts : Saturnin Ndomby : 07 55 57 01 65 : Manoel Mageot: 06 78 48 33 96

                   

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 22:42

 

 

 

rebelle centro Nord

 

 

LIBREVILLE (AFP) - 22.12.2012 20:52 -La coalition rebelle centrafricaine Séléka a annoncé samedi à l'AFP avoir pris deux nouvelles villes en Centrafrique vendredi, au lendemain de l'appel des chefs d'Etats d'Afrique centrale à la négociation.


"Hier (vendredi) soir, une colonne de véhicules des FACA (Forces armées centrafricaines) est venue au contact de nos positions. Nous avons répondu et avons été obligés de prendre Ippy (centre). Nous sommes actuellement postés à Ndassima (centre) que nous avons pris ce (samedi) soir", a affirmé à l'AFP à Libreville le porte-parole du Séléka, Eric Néris Massi, depuis Paris.

 

Le président centrafricain François "Bozizé n'a pas l'intention de respecter un cessez-le-feu et si ses colonnes viennent au contact, on n'aura d'autre choix que de réagir", a assuré le porte-parole, accusant le chef de l'Etat de "faire s'approcher une colonne de véhicules (des FACA) de Bria (ville diamantifère du centre prise par le Séléka mardi, ndlr) pour lancer une offensive".

 

Les rebelles de la coalition Séléka ont pris les armes depuis dix jours et se sont emparé de plusieurs villes du nord de la Centrafrique pour revendiquer notamment "le respect" de différents accords de paix signés entre 2007 et 2011, prévoyant un processus de désarmement et de réinsertion des ex-combattants.

 

Vendredi, les rebelles avaient pourtant assuré qu'ils suspendaient leurs opérations "afin de donner une chance au dialogue", tandis que les chefs d'Etats de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) s'étaient réunis à N'Djamena pour discuter en particulier de la crise centrafricaine.

 

Selon le communiqué final du sommet, la CEEAC a "exclu toute option militaire au règlement de la crise" et appelé à '"l'ouverture sans délai de négociations à Libreville" entre le Séléka et le gouvernement. Les chefs d'Etat d'Afrique centrale ont demandé "le retrait des rebelles à leur position de départ dans un délai n'excédant pas une semaine".

 

"Il est difficile pour nous d'effectuer un retrait sans accord préalable de cessez-le-feu", avait réagi vendredi M. Massi.

 

Le porte-parole s'était cependant dit "satisfait" de voir que les chefs d'Etats se penchaient sur la question nationale et s'était dit prêt à se rendre à Libreville pour des négociations. "Nous voulons la paix, la paix globale. Il nous faut des engagements fermes avec un calendrier d'exécution précis. Ainsi, nous demandons aux chefs d'Etat de la sous-région de nous aider à trouver cette paix globale et définitive", avait déjà annoncé M. Massi dans la journée de vendredi.

 

Mardi, la ville minière de Bria (centre) était tombée entre les mains des rebelles qui avaient attaqué la semaine dernière plusieurs autres localités du Nord, dont Ndélé. Jeudi, la rébellion a conquis une nouvelle ville, Batangafo, à 300 km au nord de Bangui mais en a perdu une autre, Kabo, à 60 km de là, reprise par les troupes régulières.

 

Pays enclavé parmi les plus pauvres de la planète, la Centrafrique était engagée depuis 2007 dans un processus de paix après des années d'instabilité, de multiples rébellions, mutineries militaires et putschs qui ont ravagé son tissu économique et l'ont empêché de tirer profit de ses ressources naturelles.

 

De nombreuses rébellions ont signé des accords et déposé les armes entre 2007 et 2011 mais, depuis septembre, des mouvements dissidents au sein des rébellions signataires sont apparus, tel la coalition Séléka qui regroupe des ailes dissidentes d'au moins deux mouvements.

 

© 2012 AFP

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 19:40

 

 

Serge-Mucetti.JPG

l'ambassadeur Serge Mucetti

Christian Guenébem

 

séance de déchirement du drapeau de la France 2

 

séance de déchirement du drapeau de la France

 

 

 

Diplomatie : L’Ambassadeur de France en RCA a dénoncé le 21 dénoncé les débordements constatés lors d’une marche pacifique contre Séléka au cours de laquelle certains symboles français ont été mis à mal.


Source : Radio Ndéké Luka 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 19:19

 

 

 

general-francois Yangouvonda Bozizé

 

 

Bangui, 22 déc (CAP) – D’après des informations dignes de foi, Francis Bozizé et son père ont dépêché depuis hier une colonne d’une dizaine de véhicules remplis de soldats de la garde présidentielle vers Kaga-Bandoro. Ils viennent encore il y a quelques heures, d’expédier également des renforts en direction de Bambari, huit véhicules bourrés des ex-mercenaires zakawa et autres délinquants ex-Faca radiés des effectifs de l’armée nationale que Francis Bozizé a rappelés et recrutés ces derniers jours moyennant la somme de 300.000 F CFA pour servir de chair à canon contre les hommes de SELEKA.


Il est donc clair que Bozizé ne veut pas la paix choisit de livrer son va-tout dans une guerre totale avant de quitter le pouvoir s’il est vaincu. Il n’entend pas mettre en œuvre quelque solution pacifique que ce soit qui passe par un quelconque dialogue avec la classe politique du pays, et surtout pas avec la rébellion de SELEKA que son émissaire Cyriaque Gonda qualifiait il n’y a pas longtemps « d’aventuriers ». Ses pairs de la sous-région qu’il n’a eu de cesse d’exaspérer et qui continuent encore de se mobiliser pour trouver une solution pacifique de sortie de crise doivent en tirer les conclusions. 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 18:14

 

 

Binoua 2

 

 

 

 

COMMUNIQUE GOUVERNEMENTAL N°2

 


Au lendemain du sommet extraordinaire de La CEEAC que la capitale tchadienne vient d’abriter dont l’ordre du jour était axé sur le Centrafrique conformément aux mécanismes de solidarité qui régissent la communauté s’agissant des questions d’ordre sécuritaire.  Le Gouvernement centrafricain se félicite de la mise en œuvre rapide des dits mécanismes et exprime sa profonde reconnaissance aux Chefs d’Etat et de Délégation ayant pris part au dit sommet pour leur disponibilité et la célérité avec lesquelles, ils se sont penchés sur la crise politico-militaire survenue  en Centrafrique. Il réaffirme  son entière adhésion aux décisions prises au cours de sommet qui vont dans le sens de rétablir et consolider la paix en Centrafrique gravement menacée par l’incursion dans le nord-est de la Centrafrique des forces rebelles se revendiquant du mouvement SELEKA.

 

Dans cet esprit, le Gouvernement rappelle  le caractère inopportun et injustifié des dites incursions qui paralysent le fonctionnement de l’administration et perturbent la vie des paisibles citoyens centrafricains dans les localités occupées par les rebelles. Cette situation d’occupation de facto du territoire national contraire au principe régalien d’intégrité territoriale aussi illégitime et illégale  est à l’origine de l’indignation et de la mobilisation des forces vives de la nation  notamment les députés de la nation, la jeunesse, les religieux qui continuent à juste titre  à s’élever contre l’agression dont est victime le pays. Aussi, le gouvernement voudrait-il s’inscrire dans la droite  ligne des décisions du sommet de N’Djamena pour rappeler que l’ouverture des négociations de Libreville décidé par les Chefs d’Etat au sommet de Ndjamena est subordonnée et nous citons le communiqué final à: « La cessation immédiate des hostilités, des violations des droits de l’homme et le retrait des rebelles à leur position de départ dans un délai n’excédant pas une semaine ».

 

Cette décision en parfaite adéquation avec les positions affirmées par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, la Commission de l’Union Africaine et la France en faveur du retour à la paix par le Dialogue en République Centrafricaine et qui justifie d’une part, nous citons le communiqué final, « La constitution de toute urgence d’une force d’interposition de la MICOPAX comprenant les éléments de la MICOPAX1 et ceux de la compagnie tchadienne déployée à Sibut ».  Le Gouvernement précise enfin qu’au demeurant le Président de la République François BOZIZE fidèle à sa politique de main tendue à l’opposition démocratique  et aux politico-militaires s’est toujours inscrit dans une dynamique de paix et de Dialogue à travers l’organisation de plusieurs concertations dédiées à la résolution de la crise que traverse le pays.

 

Il s’agit respectivement en 2004  du Dialogue national en 2008 du Dialogue politique inclusif et des Accords globaux de Libreville qui avaient consacré la fin des activités de mouvements rebelles en Centrafrique. Enfin, le Gouvernement rappelle que c’est à l’initiative du Président de la république qu’une équipe du BINUCA, de la MICOPAX et des FACA a rencontré Monsieur Michel NDOTODIA pour dialoguer avec lui le 17 décembre dernier. Le Gouvernement reste fidèle et respectueux des grandes décisions du sommet de Ndjamena, il reste disponible pour le dialogue à Libreville dès que le retrait des rebelles des localités occupées sera effectif.


 Or, depuis ce matin, les rebelles au lieu de se retirer  se sont emparés d’autre villes notamment IPPY, en violation flagrante de la décision des Chefs d’Etat à Ndjamena, 24H seulement après le sommet. Le Gouvernement demande par conséquent aux rebelles de cesser instamment les hostilités et de se retirer des localités occupées pour donner toutes les chances au Dialogue de Libreville.


Enfin, le Gouvernement prend à témoin la Communauté Internationale : L’Union africaine, la France, les Nations Unies, la CEEAC, sur le début du non respect des rebelles des grandes décisions du sommet de Ndjamena.

 

 

Fait à Bangui, le 22 décembre 2012

 

 

Pour le Gouvernement

Le Ministre de l’Administration

du Territoire et de la Décentralisation

Josué BINOUA

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 17:38

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

BANGUI : IL Y A MOINS DE FIÈVRE TYPHOÏDE À BANGUI QU’ON NE LE PENSE, SELON LES SCIENTIFIQUES

 

ipb.jpg

 

 

Bangui, 22 décembre (RJDH)–Dans les différents quartiers et arrondissements de Bangui, il ne se passe aucun jour où l’on entend parler de la fièvre typhoïde. Régime par-ci, régime par-là, l’on croirait à une épidémie de fièvre typhoïde dans la capitale centrafricaine. Sans vouloir minimiser cette maladie, les scientifiques pensent que la prolifération de la fièvre de typhoïde est liée à un problème de diagnostic.

 

« La fièvre typhoïde est définie comme étant une septicémie (une infection sanguine par les bactéries). C’est-à-dire lorsque les bactéries envahissent le sang », explique le Dr Clotaire Rafaï, médecin biologiste et responsable adjoint du laboratoire de biologie médicale de l’Institut Pasteur de Bangui (IPB). Cette infection bactérienne affecte certains organes qui sont au niveau des intestins. Puis les bactéries passent dans le sang.

 

Des signes qui prêtent à confusion

 

« Etant donné que c’est une infection bactérienne, le signe le plus constant est la fièvre qui persiste, malgré la prise des antipaludiques. Il y a aussi des manifestations digestives du genre douleur abdominale, la diarrhée, etc. », indique le Dr Rafaï. D’autres signes sont aussi les maux de tête, l’insomnie, le vertige, le vomissement, les maux de ventre et sang qui coule dans les narines, ajoute le Dr Mireille Denissio Morissi, chef de service du laboratoire de l’hôpital communautaire de Bangui. Lorsqu’elle atteint un certain niveau, les bactéries perforent les intestins et la douleur au niveau du ventre devient importante.

 

Le Dr Sébastien Breurec, chef de service du laboratoire de biologie médicale de l’IPB ajoute à cette  description, qu’il existe la phase de prolifération intestinale qui n’entraine pas forcément une diarrhée, mais aussi des constipations parce que le paludisme donne aussi assez régulièrement la diarrhée. C’est assez difficile de différencier ces deux pathologies qui posent un problème médical. Dans le processus de développement de la maladie, les bactéries vont passer dans le système immunitaire où elles font des décharges au niveau du sang. C’est à partir de ce moment qu’on parle de la fièvre typhoïde avec une possibilité de dissémination dans certains organes. « On peut en trouver au niveau hépatique, au niveau ménager, un peu partout ; et c’est ça qui fait vraiment la gravité », souligne-t-il.

 

Pour lui, ce qui fait que beaucoup de cas de fièvre typhoïde sont déclarés dans les quartiers se situe au niveau des signes qui sont difficiles à distinguer. « Le gros problème c’est finalement les signes qui ne sont pas forcément très spécifiques, c’est la fièvre. Les médecins traitent cela souvent comme le paludisme ; et si la goute épaisse est négative, ils traitent cela comme la fièvre typhoïde, sans avoir des éléments matériels, des éléments diagnostics biologiques manifestes pour dire vraiment que c’est une fièvre typhoïde. Très probablement, il y a un grand nombre de pathologies qui sont identifiées comme fièvre typhoïde sans être la fièvre typhoïde », estime le Dr Breurec.

 

La complexité du diagnostic

 

Les informations recueillies auprès de l’Institut Pasteur de Bangui révèlent qu’il existe plusieurs types d’analyse pour détecter la fièvre typhoïde. Mais le diagnostic le plus efficace est  l’hémoculture. « C’est-à-dire que l’on vous prend du sang qu’on va cultiver de façon à faire pousser des bactéries. Si on a une bactérie, on a tout une batterie de tests, de façon à identifier cette bactérie. C’est l’examen de référence », explique le Dr Breurec. Or, précise-t-il, les hémocultures sont rarement réalisées en Afrique pour plusieurs raisons. « Premièrement, c’est cher et deuxièmement il y a un manque d’habitude du personnel soignant de faire des hémocultures, parce qu’ils n’en ont pas à leur disposition. Même quand ils ont ces hémocultures, ils n’ont pas le réflexe de les faire ».

 

En dehors de ses aspects, il y’a aussi, selon lui, le fait que le personnel soignant est, la plupart du temps complètement débordé, il évite d’entreprendre cette analyse parce que c’est un examen qui prend un plus de temps. « Il faut prendre 10 à 15 ml de sang ; et en général, il faut faire deux hémocultures chez un patient, de façon à s’assurer que ça soit bien une infection bactérienne, avant que ça soit une fièvre typhoïde », dit-il.

 

En République centrafricaine, le test le plus connu et pratiqué dans les laboratoires des différents hôpitaux et centres de santé est le séro-Widal. Cet examen permet de détecter certains anticorps dirigés contre la bactérie. Le Dr Breurec indique que c’est le contact de la bactérie avec le système immunitaire qui fait que l’organisme va synthétiser des anticorps. Et c’est à partir de ces anticorps que l’on va essayer de mettre en évidence de façon à voir s’il y a une fièvre typhoïde. « Souvent, les tests qu’on utilise ne vont pas mettre en évidence des anticorps dirigés contre ces bactéries. Parfois, le test s’avère négatif alors que c’est bien une Widal. Pour ça, on dit toujours que le test de référence est l’hémoculture », rappelle-t-il.

 

Selon le Dr Rafaï, ce que l’on considère facilement comme étant la fièvre typhoïde sont des « des réactions qui sont faussement positives ». Il explique que généralement, quand les patients présentent la fièvre, les médecins pensent tout de suite au paludisme et les examens qu’ils demandent fréquemment sont soit la goûte épaisse, soir le sérodiagnostic de Widal, sans pour autant penser à l’hémoculture qui est l’examen de référence dans les analyses. Ce point de vue est partagé par le Dr Denissio Morissi de l’hôpital communautaire qui pense aussi que peu de personnes maîtrisent le processus de l’analyse au niveau des laboratoires, de sorte que plusieurs cas de fièvre typhoïde sont déclarés à tort. Pour elle, dans la plupart des cas déclarés, il s’agit de la « paratyphoïde ».

 

Le Dr Rafaï précise que les signes positifs apparaissent souvent très tardivement, parce que l’évolution de la maladie suit un processus à trois étapes appelées septénaires. Le premier septénaire est marqué par la fièvre et très peu de symptômes spécifiques. Le deuxième septénaire présente des signes spécifiques caractérisé par la fièvre avec des dissociations pou et température et parfois la diarrhée. Le troisième septénaire fait survenir des complications ; la bactérie atteint le système nerveux et d’autres complications viscérales. « Donc pendant cette période de l’évolution de la maladie, le sérodiagnostic du Widal peut s’avérer positif, faussement positif ou faussement négatif, d’où l’importance de faire l’hémoculture. C’est pourquoi la coproculture est demandée comme examen de suivi », renchérit-il.

 

Finalement, il paraît que c’est à cause des analyses inappropriées que beaucoup de cas de fièvre typhoïde sont déclarés à Bangui. « La fièvre typhoïde est moins que ce que l’on dit dans les quartiers ; plus que ce qui est diagnostiqué à l’Institut Pasteur de Bangui. Nous avons très peu de cas de fièvre typhoïde. On parlait de 20%, mais en réalité ce n’est pas vraiment le cas. Les cas dont on parle en dehors de Pasteur sont dus à des réactions faussement positives. Nous n’avons pas de statistique en tant que telle ; mais vu les résultats positifs, la fréquence serait moins élevée  que ce qui est estimé », dit-il.

 

Un fort taux de prévalence chez les hommes

 

Selon une étude de la prévalence de la fièvre typhoïde à l’hôpital communautaire de Bangui, réalisé en 2011, ces sont les hommes dont l’âge varie entre 25 et 45 ans qui sont plus contaminés. L’étude a été faite en prenant 50 patients dans les huit arrondissements de Bangui. Et le résultat donne un taux de 58% chez les hommes et 42% chez les femmes. Pour Hubert Célestin Touanet, technicien supérieur de la santé qui a réalisé cette étude, les hommes plus exposés à cette maladies parce qu’ils mangent plus dehors qu’à la maison, et dans des conditions insalubres. «Le pourcentage est élevé chez les hommes parce que la plupart pratique de petits métiers qui ne leur donne pas le temps d’aller manger à la maison. De ce fait ils sont obligés de manger des aliments souillés au bord de la route », a-t-il expliqué.

 

C’est dire que même s’il y a des difficultés de diagnostic, la maladie de la fièvre typhoïde demeure un problème de santé public. Le laboratoire de l’hôpital communautaire de Bangui reçoit au mois six cas par semaines. Pendant le mois de septembre 2012, par exemple, 106 cas se sont présentés. 36 ont été déclarés positifs et 12 étaient des effets de la paratyphoïde. Mais la prévention est possible.

 

Selon les spécialistes, la fièvre typhoïde se transmet couramment par l’intermédiaire d’eau contaminée par des bactéries, des aliments souillés, le non lavage des mains, le manque d’hygiène de l’environnement, de l’hygiène individuelle et collective. Finalement, l’on peut parler d’une maladie liée à la pauvreté. Car seules les pauvres  vivent dans des conditions d’hygiènes douteuses, c’est pourquoi ils sont exposés à cette maladie. Donc la prévention peut se faire par le respect des principes d’hygiène individuelle ou collective. Au-delà de l’hygiène, il existe aussi le vaccin contre la fièvre typhoïde à l’Institut Pasteur de Bangui.

 

Mais lorsqu’on est vraiment atteint par la maladie, un traitement efficace est possible, à travers l’antibiotique. Toutefois, le Dr Breurec déplore l’achat de ces produits dans la rue et leur utilisation  désordonnée. « Le problème est que ces antibiotiques ne sont pas forcément de bonne qualité, les traitements ne sont pas forcément pris pendant la bonne durée, ce n’est pas forcément une molécule adaptée. Et on se trouve dans la situation où il y a une augmentation de la pression de sélection des antibiotiques vis-à-vis du monde bactérien, et on va voir apparaitre des bactéries qui sont très résistantes aux traitements usuels », a-t-il souligné.

 

Jérémie Soupou

 

 

 

BANGUI : LA GRÈVE DU PERSONNEL D’APPUI AFFECTE LES ACTIVITÉS DE L’HÔPITAL COMMUNAUTAIRE

 

hopital-communautaire.jpg

 

 

Bangui, 22 décembre (RJDH)–Depuis le déclenchement de la grève du personnel contractuel et d’appui, il y a trois jours, certains services de l’hôpital communautaire de Bangui sont affectés. Des brancardiers aux filles de salle en passant par les surveillants, l’on constate des insuffisances.

 

Pourtant, la grève se poursuit encore, car aucune solution n’est encore trouvée pour calmer les manifestants. « Les autorités de l’hôpital communautaire n’ont pas encore répondu à notre préoccupation. Le ministre de la santé publique, Jean Michel Mandaba est venu nous parler, mais ce n’est pas la parole qui nous intéresse ; c’est le payement de nos arriérées de salaire qui importe », a relevé Benjamin Bialli, membre du collectif des grévistes.

 

« Plus de cinq contractuels sont actuellement chassés des maisons qu’ils louent parce qu’ils n’ont pas pu payer le loyer pendant des mois. D’autres sont dans l’incapacité de faire face aux redevances scolaires de leurs enfants. Trouver de la nourriture pour la famille pose problème, c’est pourquoi nous sommes obligés de poursuivre ce mouvement de grève », a déploré Sébastien Moussa, délégué du personnel contractuel.

 

En ce qui concerne les activités à l’hôpital communautaire, l’espace vert commence à être envahi par les mauvaises herbes, tandis que certains infirmiers et médecins sont obligés, de temps en temps d’accueillir des malades affaiblis, sur des fauteuils roulant.  Au niveau de la morgue, ce sont les parents eux-mêmes qui s’occupent des corps de leur proche. Un retard de procédure de la mise au frigo est considérable.

 

La grève avait débutée le 20 décembre dernier et devait prendre fin ce samedi. Une réunion s’est tenue ce matin pour reconduire le mouvement à partir de lundi 24 décembre prochain.

Ces personnes exigent de l’hôpital,  le payement de trois mois d’arriérées de salaires de trois mois et des indemnités de prestation de service.  Plus 100 employés sont concernés par ce mouvement.

 

 

 

BERBERATI/ BABOUA : LA POPULATION PROTESTE CONTRE LES ATTAQUES PERPÉTRÉES PAR DES REBELLES DANS LE NORD DE PAYS

 

Berberati/ Baboua, 22 décembre (RJDH)– Les habitants des préfectures de la Mambéré-Kadéï et de la Nana-Mambéré, ont organisé une marche, ce samedi 22 décembre, pour apporter leur soutien aux populations victimes des attaques rebelles et protester contre l’insécurité engendrée par ce mouvement armé dans le nord-est et le centre du pays.


« Non à la déstabilisation de la République centrafricaine, non à la division, non à la guerre, oui à l’unité nationale, à l’exploitation du pétrole, de l’uranium, du ciment, nous voulons la paix », ce sont les messages que l’on pouvait lire sur les banderoles déployées par les marcheurs.

 

A Baboua, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, les associations féminines, la jeunesse et les partis de la majorité présidentielle ont aussi marché. « Nous les femmes de la sous-préfecture de Baboua, refusons tout acte de rébellion dans une partie du pays ; nous disons non aux violences faites aux femmes et aux enfants, nous voulons la paix», a indiqué la présidente de l’association des femmes de cette localité, Nancy Kagavaro.

 

A Bangui, l’organisation des femmes centrafricaines (OFCA), le Conseil national de la jeunesse (CNJ) ainsi que des jeunes de quelques partis politiques de majorité présidentielle, ont marché le vendredi 21 décembre,  à travers les différentes artères de la ville de Bangui, pour protester contre les hostilités déclenchées par la coalition des groupes rebelles dénommés ‘’Séléka ‘’dans la région du nord-est, du centre et du nord de la République centrafricaine.

 

NDLR : Toutes ces marches contre la rébellion et l’insécurité dans le Nord-est sont le fruit de la manipulation de la bozizie et l’œuvre du KNK, personne ne peut en être dupe.

 

 

 

BABOUA: LA VIANDE DE BŒUF DEVIENT RARE SUR LE MARCHÉ

 

boucherie à Bouboui

 

 

Baboua, 22 décembre (RJDH) –La population de la sous-préfecture de Baboua (104 kilomètres de la ville de Bouar, ou est), a des difficultés pour s’approvisionner en viande de bœuf.  Cette rareté est liée à la période de transhumance et l’insécurité qui a sévi les derniers mois  dans cette localité.

 

D’après le constat fait par la Radio Maïgaro, « autour d’une seule table où la viande de bœuf  est étalée, on compte plus de 40 femmes qui se disputent. Certaines sont obligées parfois d’abandonner pour n’acheter que des légumes».

 

Maurice Barbou, un des bouchers de la place, a fait savoir que les bœufs sont devenus rares. « Ce matin, les autres bouchers n’ont pas pu acheter les bœufs, parce que les éleveurs ont  quitté les lieux à cause des menaces, certains sont partis en transhumance », a-t-il expliqué.

 

Le maire de la sous-préfecture de Baboua, David Ngboko, a indiqué que d’ici la saison des pluies cette rupture prendra fin.

 

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 17:06

 

 

 

Bozize-hagard.jpg

 

 

http://www.lavoixdelamerique.com  samedi, décembre 22, 2012 Heure locale: 16:02

 

Les rebelles affirment que leur progression rapide vise à évincer le président François Bozizé du pouvoir.

 

Les rebelles ont pris le contrôle d'une autre ville ce jeudi. La coalition des rebelles connue sous le nom Seleka a pris le contrôle de la ville de Batangafo, 300 kilomètres au nord de la capitale, Bangui. Il s'agit de la septième ville que les combattants rebelles ont saisie en une semaine.

 

Les rebelles affirment que leur progression rapide vise à évincer le président François Bozizé du pouvoir.

 

Mercredi, le Conseil de sécurité a exprimé sa "vive préoccupation" au sujet de la situation en République centrafricaine.


Dans un communiqué, le Conseil de sécurité a condamné les attaques ces derniers jours dans le nord-est de la RCA, affirmant que les combats sont une menace pour les civils et la stabilité de ce pays.


Les rebelles avaient pris, mercredi, la ville de Kabo, au lendemain de l’intervention des forces du Tchad voisin à la demande du Président centrafricain François Bozizé.


La Présidente de l'Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma a également exprimé sa préoccupation à propos de cette situation.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 16:56

 

 

 

Christian Guenébem

 

francois bozize

 

les-députés

 

séance de déchirement du drapeau de la France

 

soutien à Bozizé

 

 

BANGUI Samedi 22 décembre 2012 | 03:01 (Xinhua) - Ce vendredi à Bangui, les femmes, les jeunes réunis au sein du Conseil national de la jeunesse (CNJ), des sympathisants des partis de la majorité présidentielle, ont effectué une marche pour, disent-ils, condamner les attaques rebelles déclenchées depuis plus de dix jours dans le nord-est, le centre et le nord de la République centrafricaine.


Pour la présidente de l'Organisation des femmes centrafricaines (OFCA), Margueritte Kofio, les femmes ont décidé de marcher pour dire que le dialogue demané par les rebelles ne s'obtient pas au bout du canon. « Le dialogue sollicité ne s'obtient pas par les armes, ni par des exactions. C'est une violation de l'Accord de paix, toutes, nous disons "non", nous voulons la paix revienne. Les femmes de Centrafrique sont mécontentes », a-t-t-elle indiqué.


« Un pays ne progresse pas avec la guerre, ni le terrorisme, ni la barbarie ; c'est plutôt avec le dialogue, la concertation, le commun accord, la paix, la sécurité. Nous disons à ces fameux fils du pays de baisser les armes et venir rencontrer le gouvernement pour un dialogue digne, transparent et concret », a relevé Marguerite Kofio.


Pour elle, il n'est plus question que des « paisibles cultivateurs, chasseurs et les artisans miniers » deviennent brusquement la cible de leur « propres frères ». Les écriteaux des banderoles déployées par ces femmes disaient entre autres "non aux hostilités des groupes rebelles, nous voulons la paix".


Le Conseil national de la jeunesse s'est aussi joint à cette démarche. Cette institution a pour sa part remis des mémorandums à des personnalités étrangères et nationales. Le premier au représentant de l'Union européenne en Centrafrique, Guy Samzung et second au Premier ministre, Faustin Archange Touadéra, en l'absence du président François Bozizé qui se trouve actuellement au sommet de Ndjaména.


« Nous avons exprimé notre mécontentement, devant la communauté internationale. Nous avons demandé à l'Union européenne d'aider le gouvernement à mettre fin à ces histoires. Au président de la République, nous avons demandé qu'il fasse ce qui est de son pouvoir pour ramener la paix dans notre pays. On en a assez et nous voulons que tout cela cesse », a dit le président du CNJ, Christian Guenebem.


Cette marche des femmes et des jeunes intervient après celle improvisée des parlementaires, le 18 décembre dernier, en réaction contre les attaques rebelles dans le nord-est et le centre du pays.


Après avoir conquis six villes en dix jours d'assaut, les rebelles de l'alliance "Séléka" annoncent avoir suspendu les hostilités pour donner une chance au dialogue. Pour le moment, un sommet des chefs d'Eta de la CEEAC est convoquée à Ndjamena au Tchad, avec comme sujet principal la situation en Centrafrique.

 

 

 

NDLR : La bozizie est en danger : tous les bozizistes voient rouge et ne peuvent que se mobiliser pour la défendre. Encore faut-il que leur chef ne continue pas à s’entêter car même ses pairs naguère ses parrains et soutiens, sont exaspérés de lui. Il est devenu indéfendable parce qu’il n’écoute personne et croit qu’il est plus malin que tout le monde.


Complètement désespérée, la bozizie ne sait plus à quels saints se vouer. Louis Oguéré Ngaikoumon et l’appareil du KNK notamment en France, sont à la recherche frénétique de preuves ou de tout ce qui peut y ressembler pour tenter d’établir coûte que coûte que Martin ZIGUELE serait impliqué dans la rébellion et dans tous les cas derrière les rebelles du SELEKA.


 On le voit, la bozizie voit ses ennemis partout. Elle n’a pas hésité à mettre dans la rue ses députés,  les jeunes chômeurs, la jeunesse manipulée et les femmes du KNK pour accuser la France,  l’Union Européenne. Martin Ziguélé est le prochain bouc-émissaire désigné sur leur black list. 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 16:17

 

 

 

Boz tribune Hilton

 

 

RFI  samedi 22 décembre 2012

 

Les chefs d'Etats d'Afrique centrale se sont réunis à Ndjamena pour se pencher sur la crise en Centrafrique. Conclusion : ils recommandent l'ouverture « sans délai » de négociations entre le gouvernement de Bangui et les mouvements rebelles, et recommandent que ces discussions se tiennent à Libreville au Gabon. Celles-ci devraient donc non seulement regrouper le gouvernement centrafricain, les rebelles mais aussi l’opposition démocratique.


Le Tchad a abrité, ce vendredi 21 décembre, le sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) consacré à la crise centrafricaine. A l’issue de leurs travaux, les chefs d’Etat apportent un soutien militaire au président François Bozizé mais lui demandent d’ouvrir le dialogue avec les rebelles et l’opposition démocratique.


Pendant le huis clos avec ses homologues, François Bozizé a exposé dans les détails la situation qui prévaut dans son pays. Une situation qui nécessite la création de toute urgence d’une force régionale. Celle-ci viendra rejoindre la compagnie tchadienne qui a stoppé l’avancée des rebelles de la coalition Séléka vers Bangui.


Les chefs d’Etat ont aussi décidé de l’ouverture « sans délai » des négociations à Libreville, au Gabon. Des négociations qui devraient regrouper le gouvernement centrafricain, les rebelles mais aussi l’opposition démocratique. Il s’agira de revoir, sous la médiation du Congo, les conclusions et recommandations du dialogue inclusif de 2010. Qu’est-ce qui a marché, qu’est-ce qui n’a pas marché, et apporter les correctifs qui s’imposent.


C’est dire que sans être là, les rebelles ont pu avoir voix au chapitre puisqu'à Libreville, on reparlera de désarmement, de Commission vérité et réconciliation, etc. Mais avant de discuter, les rebelles sont priés de repartir à leur point de départ. Dans le Nord-Est, loin de Bangui. Et ils ont une semaine pour le faire.

 

Les victoires du Séléka


Depuis le 10 décembre et la prise de Ndélé, la coalition rebelle enchaîne les victoires sur tous les fronts. Sur le front militaire, tout d'abord. Après avoir réussi à fédérer plusieurs mouvements armés, le Séléka a enfoncé sans difficulté les lignes de l'armée centrafricaine. En une dizaine de jours, les rebelles sont arrivés jusqu'à Bria, au centre-est du pays, et à Batangafo plus à l'Ouest.


Selon une source diplomatique à Bangui, Michel Djotodia aurait sous ses ordres plusieurs milliers de combattants qui seraient désormais bien équipés grâce aux armes récupérées lors des conquêtes des villes abandonnées par les FACA. Sans l'intervention des soldats tchadiens que les rebelles évitent consciensieusement, la capitale centrafricaine serait peut-être d'ores et déjà à portée de tirs.

 

Vainqueur jusque-là sur le champ de bataille, la rébellion a également marqué hier des points sur le terrain diplomatique. Si l'appel à un retrait sur les positions de départ du Séléka a fort peu de chance d'être entendu, la demande d'ouverture sans délai de négociations à Libreville sonne, en revanche, comme une mise en garde pour François Bozizé.

 

Le message en creux des chefs d'Etat d'Afrique centrale à leur homologue centrafricain semble être celui-ci : « Parler avec vos ennemis avant qu'il ne soit trop tard ».

 

« Les chefs d'Etat ont décidé l'exclusion de toute option militaire pour régler la crise centrafricaine, l'ouverture sans délais de négociations à Libreville et le retour des rebelles à leurs positions antérieures dans un délai n'excédant pas une semaine. »

 

Nassour Guelengdouksia Ouaïddou  Secrétaire général de la CEEAC

 

Mais le Séléka veut des garanties avant de quitter les positions qu'il a conquises, à  commencer par la signature d'un cessez-le-feu. Il faut dire que les rebelles sont en position de force. Leur avancée dans le nord de la Centrafrique a été spectaculaire. En quelques jours seulement, la coalition rebelle est parvenue à se faire entendre.

 

Réaction du Séléka

 

Eric Massi, porte-parole de la coalition rebelle centrafricaine qui a pris plusieurs villes du nord et du centre de la Centrafrique, se dit satisfait que les dirigeants des Etats de la région se soient penchés sur la crise en RCA. Mais il reste tout de même prudent. Il affirme également que la rébellion maintient son gel des opérations militaires mais qu'elle n'entend pas, pour l'instant, se retirer des positions conquises.

 

« Nous avons demandé une médiation au Tchad, et nous constatons que cette médiation, suite à la décision des chefs d’Etat, est transférée à Libreville, sans que nous ayons été consultés. Je rappelle qu'aujourd'hui, nous n'avons pas de cessez-le-feu avec les autorités de Bangui, ni aucune garantie de la part du régime de François Bozizé que nos revendications seront effectivement traitées »


Eric Massi  Porte-parole du Séléka

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers