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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 01:49

 

 

 

hôtel 300 chambres Bangui

 

 

 

 

Le nouvel et superbe hôtel Ledger Palace de Bangui qui vient à peine d’être ouvert semble déjà être vite devenu un repère de truands qui écument la capitale centrafricaine. Beaucoup de faits divers s'y déroulent quotidiennement. Outre les activités classiques et habituelles d’un palace de ce genre, on assiste aussi étrangement parfois à des éclats de voix, des engueulades entre bandes mafieuses, des arrestations musclées par la police du pouvoir, de certaines personnes mises en cause dans des fiches de délation du régime en place et qui sont signalées comme prenant tranquillement un pot dans le bar de ce palace, des traquenards, des festins, des frimes, bref, un peu de tout...

 

C’est ainsi que le jeudi 9 août dernier, s’est opérée l’arrestation spectaculaire d’un quidam. Un commissaire de police de l’OCRB s’étant pointé à un des bars du Ledger Palace avec quatre éléments armés jusqu’aux dents pour interpeler devant plusieurs témoins éberlués dont des personnalités étrangères, un certain Eric Olivier Adalla-Picra qui y prenait tranquillement son thé. Renseignement pris. Celui-ci aurait tenu quelque part des propos malveillants à l’endroit de Bozizé et son fils ministre délégué à la défense, Jean Francis du même patronyme. Eh oui, en bozizie, c’est un crime de lèse-majesté, la RCA étant transformée par Bozizé et son clan, en une prison à ciel ouvert.

 

C'est aussi là que l'on trouve des ministres, dignitaires du pouvoir et autres conseillers et certains personnages hauts en couleur qui viennent faire la roue ou recevoir leurs invités. Tous les jours, il se passe toujours quelque chose d’insolite dans cet hôtel. Il faut dire que pendant longtemps, en raison de la mauvaise réputation du pays en matière d’insécurité et du fait du très mauvais climat des affaires en Centrafrique de Bozizé, peu d’hommes d’affaires daignent prendre le chemin de Bangui malgré les incessants appels du régime en place et les interviews et autres publi-reportages tarifés de Bozizé.


Face à la vétusté de l’Oubangui Hôtel, la compagnie Air France qui y faisait accueillir auparavant ses équipages, avait fini par faire aménager à grands frais quelques chambres à l’Hôtel du Centre pour le repos des équipages de son unique vol régulier hebdomadaire qui dessert Bangui. Selon nos informations, en principe lesdites chambres devraient être exclusivement réservées aux équipages Air France et ne plus être attribuées après leur départ de l’hôtel mais c’est peine perdue car cette clause n’est point respectée par la direction de l’hôtel qui les attribue tranquillement à d’autres clients en attendant le prochain retour des hôtesses, stewards et pilotes de la compagnie aérienne française.

 

Nous venons d’apprendre qu’avec l’ouverture du Ledger Palace, ce problème vient d’être résolu car la direction d’Air France aurait décidé que dorénavant ses équipages puissent descendre dans ce nouvel établissement. Avant l’ouverture du Ledger Palace, les seules infrastructures de la place qui faisaient office d’hôtel étaient l’Oubangui Hôtel, ex-Sofitel et l’Hôtel du Centre, ex-Hôtel Saint-Sylvestre si réputé du temps de l’ex- empereur Bokassa. Tout ce qui concerne désormais ce pays se décline en termes du passé et d’ « ex ». Ex ceci, ex cela car le temps de gloire et la belle époque de « Bangui la coquette ville de pari » est bien loin derrière.

 

Que retiendrons les Centrafricains du passage à la tête de leur pays sinon que quelques emplacements dans la ville tels que le fameux Jardin du Cinquantenaire où on vient d’y arracher son buste lors des émeutes du 2 août dernier, ainsi que la place du « libérateur ». Bozizé est obligé, alors qu’il est encore au pouvoir, de déployer des soldats pour la protection de ces places à sa gloire. Du jamais vu et franchement pathétique.

Bozizé délocalise même désormais les célébrations des fêtes nationales du pays comme celle du 13 août au Hilton de Roissy comme il vient de le faire, contre toute raison et en dépit des mises en gardes de nombre de ses compatriotes fermement opposés à une telle hérésie mais l’homme, complètement dépassé par les événements, n’en a rien à foutre...  


La Rédaction

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 00:16

 

 

 

 

hissene-habre-14-oct-2011

 


 

DAKAR (Sénégal) AFP / 22 août 2012 23h57- Le Sénégal et l'Union africaine (UA) ont signé mercredi soir à Dakar un accord portant création d'un tribunal spécial pour juger au Sénégal l'ex-président tchadien Hissène Habré, réfugié dans ce pays et poursuivi pour crimes contre l'humanité, ont annoncé les deux signataires.


Cet accord entre l'UA et le gouvernement de la République du Sénégal sur la création de chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises en vue du procès de M. Habré a été signé par Mme Aminata Touré, ministre sénégalaise de la Justice, et Robert Dossou, représentant de l'UA.


A travers l'accord, nous réglons la procédure par laquelle le procès doit se tenir. Nous nous acheminons directement vers l'ouverture de l'instruction. Il n'y a plus d'obstacles, a déclaré Mme Touré à la presse.


Elle a ajouté: Ceci est un grand pas, nous marquons une étape décisive vers un procès équitable. Nous avons perdu beaucoup de temps, mais l'essentiel est en train d'être fait. Nous nous acheminons résolument vers la tenue d'un procès tant attendu. (...) Nous sommes en train d'écrire une nouvelle page du droit international et c'est à l'honneur de l'Union africaine.


L'UA se réjouit de ce que le principe de (lutte contre) l'impunité prend désormais corps. Nous sommes sur le segment de parcours qui va déboucher sur la démonstration que l'Afrique peut juger l'Afrique, et cette preuve se fait au Sénégal, a de son côté affirmé Robert Dossou.


Hissène Habré vit en exil à Dakar depuis sa chute en 1990 après huit ans au pouvoir (1982-1990). Il est accusé de crimes contre l'humanité, crimes de guerre et torture. Le Sénégal, qui avait accepté en 2006 de le juger à la demande de l'UA, n'a jamais organisé le procès sous le mandat de l'ex-président Abdoulaye Wade son successeur Macky Sall, qui a pris ses fonctions le 2 avril dernier, s'est engagé à ce que le jugement débute d'ici à la fin de l'année.

La Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye, saisie par la Belgique en février 2009, avait ordonné en juillet à Dakar de poursuivre sans aucun autre délai Hissène Habré ou de l'extrader.

Les chambres africaines extraordinaires créées mercredi sont au nombre de quatre: deux pour l'instruction et l'accusation, une Cour d'assises et une Cour d'appel. Elles doivent toutes être présidées par un magistrat africain assisté de juges sénégalais, avaient indiqué les deux parties fin juillet lors d'une réunion à Dakar.


Les faits pour lesquels M. Habré sera jugé concernent la période allant du 7 juin 1982 au 1er décembre 1990, selon ces deux parties.


Nous comptons démarrer avec les ressources déjà disponibles. Nous pensons que le budget (pour la tenue du procès) pourra être mobilisé, a indiqué la ministre Touré.


L'accord Sénégal-UA a été salué dans un communiqué par le Comité international pour le jugement équitable de Hissène Habré, regroupant plusieurs ONG de défense des droits humains dont Human Rights Watch (HRW) et la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho), et deux associations de victimes tchadiennes.


Le document engage les parties à ce projet et à un calendrier selon lequel le tribunal serait opérationnel avant la fin de l'année, a précisé le comité dans un communiqué.


Nous sommes aujourd'hui plus près de la justice, a déclaré Alioune Tine de la Raddho, cité dans le texte. Nous espérons que les donateurs accepteront d'aider au financement du nouveau tribunal, a dit Reed Brody de HRW.


Le précédent budget avait été estimé à 8,6 millions d'euros avec des contributions annoncées par le Tchad l'Union européenne (UE), la Belgique, les Pays-Bas, l'UA, l'Allemagne, la France et le Luxembourg mais cet argent promis n'existe plus, avait récemment déclaré à Dakar M. Brody.


(©)

 

 

 

 

NDLR : Les diverses protections sénégalaises et l'impunité dont continue de jouir ce criminel à Dakar depuis des lustres sont insupportables et constituent un véritable scandale. Il est plus que temps que cela finisse bien un jour et qu'aboutisse la quête de justice de ses victimes.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 23:32

 

 

 

Eric-de-Putter.JPG

 

 

Français assassiné à Yaoundé : le doyen de l’Upac en détention provisoire


ParRFI mercredi 22 août 2012

 

Au Cameroun, du nouveau dans l’enquête sur l'assassinat d'un jeune enseignant français de 31 ans à Yaoundé en juillet dernier. Le doyen de la faculté protestante où Eric de Putter enseignait a été arrêté et placé en détention provisoire. C’est le deuxième suspect interpellé dans le cadre de cette enquête.


C’est à l’issue d’une audition chez le juge chargé d’instruire l’affaire que le doyen de l’université où enseignait Eric de Putter a été interpellé et placé en détention provisoire jeudi. C’est le second suspect arrêté dans le cadre de cette enquête.


Début août, un pasteur centrafricain, étudiant dans la même faculté, avait été interpellé, soupçonné d’avoir commandité l’assassinat. La piste du règlement de compte au sein du campus semble donc se préciser à mesure que l’enquête se poursuit.


Eric de Putter, 31 ans, avait été retrouvé poignardé à son domicile en plein cœur du campus de l’Université protestante d'Afrique centrale de Yaoundé le 8 juillet. Très rapidement, les témoignages de ses proches ont révélé que le volontaire se sentait menacé. Selon ces mêmes sources, il entretenait des rapports tendus avec les responsables de l’établissement protestant en raison de ses dénonciations sur la gestion de la faculté. L’enseignant avait d’ailleurs avancé la date de son départ pour la France.

 


 

Cameroun : un pasteur aux arrêts dans le cadre de l’assassinat d’un enseignant français     

 

Yaoundé (Cameroun) 2012-08-22 12:52:31 (APA)  - Le doyen de la faculté de théologie protestante et de sciences religieuses de l'Université protestante d'Afrique centrale (UPAC) de Yaoundé, Jean-Bosco Ngend, a été placé sous mandat de dépôt par la police judiciaire dans le cadre de l’assassinat, le 8 juillet dernier, d’un enseignant expatrié de cette institution, le Français Eric de Putter, a-t-on appris mercredi de source policière.


Il y a de cela un mois, le pasteur Barka Nado, de nationalité centrafricaine et également enseignant dans cet établissement confessionnel, soupçonné d’avoir commandité cet acte, avait été placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Yaoundé.


Eric de Putter, 31 ans, avait été assassiné nuitamment de deux coups de couteau à sa résidence, sise au campus de l’UPAC alors qu’il venait manifestement d’ouvrir sa porte à un visiteur sans la moindre méfiance.

Selon des indiscrétions puisées auprès de l’enquête, la victime avait, quelques semaines plus tôt, rejeté les travaux de thèse de Barka Nado qu’il jugeait ''médiocres’’.


Dans le même temps, Eric de Putter était connu pour ses dénonciations véhémentes quant à la gestion, jugée calamiteuse, de l’UPAC en général.

 


 

Un suspect interpellé dans l’affaire du Français assassiné à Yaoundé


RFI mercredi 15 août 2012

 

L'enseignant Eric de Putter avait été retrouvé mort à son domicile début juillet 2012 sur le campus de l’université protestante d’Afrique centrale (Upac), où il enseignait. Le présumé coupable est un de ses anciens élèves. Un « bouc-émissaire » selon les proches du Français.

 

D’après l’information révélée par le quotidien Le Jour, le principal suspect est un pasteur centrafricain. Cet étudiant à l’université protestante où enseignait Eric de Putter a été placé en détention provisoire il y a une quinzaine de jours. Il est, de sources concordantes, soupçonné d’avoir commandité ce meurtre par vengeance, sa thèse ayant été rejetée par le jeune professeur français, ce que confirme l’encadrement de la faculté.

 

De bonnes sources, plusieurs témoins sont par ailleurs convoqués devant le juge d’instruction cette semaine dans le cadre de son éventuelle inculpation.

 

Depuis qu’Eric de Putter a été retrouvé poignardé à son domicile en juillet, des témoignages concordants ont révélé que le bénévole entretenait des rapports tendus avec certains responsables de l’université. Sa rigueur et ses dénonciations sur la gestion de la faculté lui auraient valu de solides inimitiés et même des menaces. Si bien qu’aujourd’hui, des proches d’Eric de Putter s’interrogent sur la piste privilégiée par la police camerounaise et craignent que le suspect ne soit qu’« bouc-émissaire ».

 


 

Un enseignant français assassiné à l'arme blanche au Cameroun

 

RFI mardi 10 juillet 2012

 

Un jeune Français a été assassiné à coups de couteaux dimanche 8 juillet au soir à son domicile à Yaoundé, la capitale camerounaise. Eric de Putter, 31 ans, y travaillait comme enseignant volontaire.

 

Eric de Putter a été assassiné dimanche aux alentours de 19 heures sur le campus de l’université protestante d’Afrique centrale, en plein cœur de Yaoundé.

 

L’enseignant de 31 ans a succombé aux coups de couteaux de son agresseur, alors qu’il se trouvait dans sa maison, au sein de la partie résidentielle du campus, une zone fréquentée en fin de journée.

Du crime crapuleux au règlement de compte, aucune hypothèse n’est pour l’instant exclue. Une enquête a été ouverte par la police camerounaise et des témoins ont été auditionnés, afin d’appréhender le ou les auteurs de ce meurtre.


Le services de l’ambassade de France sur place se disent par ailleurs mobilisés. Sur le campus, les collègues de l’enseignant en théologie son abasourdis. Tous décrivent un jeune homme apprécié de ses collaborateurs et de ses élèves.


Eric de Putter était arrivé au terme de son contrat de deux ans, comme volontaire de la solidarité internationale. Il devait rentrer en France d’ici à quelques jours, en compagnie de son épouse.

 

 


 

NDLR : Si des pasteurs se mettent à régler leurs différends à coups de poignard, sur quel chemin vont-ils demain conduire leurs brebis? Celui des abattoirs très certainement! On connaissait déjà les fous de Dieu de certaines religions, mais on dirait que ça devient une épidémie qui gagne toutes les religions maintenant.


Il faut croire, hélas c'est triste mais c'est comme si "tout foutait" le camp; il n'existe plus rien auquel l'homme puisse s'accrocher ou se prévaloir: la religion, la politique, le sport, la famille, les amis, la morale, l'honnêteté etc...Vivement que l'on se réveille car le chaos n'est pas loin.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 23:16

 

 

 

 

 

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22 AOÛT 2012 © koaci.com. Après le coup d’état militaire du 22 mars dernier qui a mis fin à son mandat, l’ex président Ahmadou Toumani Touré (ATT) contrairement à ce qu’on pourrait penser occupe ses journées à ce qui s’apparente à des vacances dorées, bien loin des problèmes sociopolitiques de son pays. 

 

Depuis le coup d’état militaire du 22 mars dernier effectué par les bérets verts du capitaine Sanogo, ATT comme il est affectueusement appelé par ses concitoyens, a trouvé asile au Sénégal sur invitation du président Macky Sall .

 

Avec toute sa famille, sa femme Lobbo Touré, ses filles Fanta et Mabo ainsi que leurs petits-enfants Ils résident à Dakar, au ‘petit palais’ une résidence réservée aux invités de marque. Il revient des iles canaries, ou toute la famille a passé trois semaines de vacances.

 

Sa vie semble désormais bien loin des audiences et des tracas politiques même s’il reçoit de temps en temps des amis comme les présidents Denis Sassou Nguesso (République du Congo) et Idriss Déby Itno (Tchad) entre autres.


Même s’il ne désespère pas de retourner dans son pays, il doit être patient car certains maliens ne lui ont pas pardonné sa gestion des débuts de la crise au nord du pays qui avait conduit au massacre de plusieurs militaires.

 

Plusieurs voix s’élevaient dans le pays l’accusant d’avoir ‘vendu ‘ le Mali, en raison de son attitude passive face à l’avancée des islamistes à l’époque de son mandat, ainsi que tout récemment sa non-implication dans la résolution de la crise dans le pays.


4 mois après le coup d’état, le Mali est divisé en deux, entre le nord dirigé par trois groupes islamistes et le sud par le président par intérim Dioncounda Traoré avec son premier ministre qui viennent de doter le pays d’un gouvernement de 31ministres pour gérer la crise.


Nanita © 

 

 

 

 

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Intervention militaire au Mali pas exclue si les négociations échouent

 


DAKAR AFP / 23 août 2012 03h24 - Une intervention militaire de l'Afrique de l'Ouest au Mali n'est pas à exclure dans ce pays dont le Nord est occupé par les islamistes armés si les négociations en cours venaient à échouer, a estimé tard mercredi soir le président nigérian Goodluck Jonathan lors d'une visite à Dakar.


La Cédéao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) va certainement intervenir militairement (mais) avant tout, nous sommes en négociations, a déclaré à la presse M. Jonathan après un entretien et un dîner avec son homologue sénégalais Macky Sall au palais présidentiel.


Je pense que, à travers les négociations, nous serons en mesure de résoudre cette crise. Nous n'avons pas forcément besoin d'une intervention militaire (...) mais si cela échoue, nous n'avons pas d'autre choix, a-t-il ajouté.


La Cédéao est engagée dans la médiation pour résoudre la crise malienne née d'un coup d'Etat militaire ayant renversé le président Amadou Toumani Touré (ATT) le 22 mars, putsch qui a précipité la chute du vaste nord du pays aux mains de groupes armés mêlant au départ rebelles touareg, islamistes extrémistes et autres criminels. Aujourd'hui, les islamistes ont évincé leurs ex-alliés touareg du Nord et contrôlent désormais totalement ces régions.


L'Afrique de l'Ouest prépare le déploiement au Mali de quelque 3.300 soldats avec le soutien de plusieurs pays occidentaux au plan logistique, mais les contours de cette force restent encore flous.

La Cédéao dit attendre la demande formelle de Bamako ainsi qu'un mandat du Conseil de sécurité de l'ONU. Dans le même temps, elle a entamé des discussions avec certains des groupes armés présents dans le nord du Mali.


La diplomatie ou la négociation est la (première) étape, l'intervention militaire est l'extrême. Quand la négociation échoue, alors on peut parler d'intervention militaire, a insisté Goodluck Jonathan.

Nous devons stabiliser le gouvernement à Bamako, je pense qu’à travers la négociation, nous serons en mesure de résoudre cette crise, a estimé le président nigérian, arrivé mercredi soir à Dakar pour une visite officielle jusqu'à jeudi en fin de matinée, d'après son programme.

Le président Macky Sall n'a pas fait de déclaration. M. Sall a accordé l'asile au président malien renversé ATT, installé avec sa famille dans une villa pour hôtes de marque à Dakar.

Le chef de l'Etat nigérian a toutefois exclu l'usage de la force contre Boko Haram, groupe islamiste auteur de nombreux attentats sanglants dans son propre pays. D'après diverses sources au Mali et à l'étranger, des combattants de Boko Haram sont présents dans le nord du Mali.

Le gouvernement du Nigeria ne mobilisera pas de troupes pour éliminer une partie du Nigeria, non, parce que les terroristes (...) se mêlent à la population civile. Si on utilise une grande puissance de feu, il y aura beaucoup de victimes innocentes. On doit donc être très prudent car c'est une situation très délicate, a affirmé Goodluck Jonathan.


Le 18 août, le gouvernement nigérian a fait état de contacts avec Boko Haram. Les attentats de ce groupe ont fait plus de 1.400 morts depuis 2010 dans le nord et le centre du Nigeria, selon l'organisation Human Rights Watch (HRW).


(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 22:47

 

 

 

 

 

Dans son audience du 7 août 2012 la cour de cassation de Bangui a rendu son verdict dans l'affaire de l’incendie du supermarché Rayan qui est un véritable scandale judiciaire révélateur du côté « république bananière » du régime de Bozizé, de la méchanceté pure et simple de Bozizé et de la conception moyenâgeuse de la justice du président du même nom. Encore une fois, le Libanais Ali El Akhrass et ses amis et complices, l’ex-demi-dieu Firmin Findiro et Bozizé ont perdu et doivent avoir honte. Centrafrique–Presse publie ci-dessous l’excellent mémoire en défense de Me Zarambaud Assingambi adressé à la Cour de Cassation qui est un chef d’œuvre d’argumentation juridique à enseigner aux étudiants en droit et aux avocats stagiaires. Ultérieurement la rédaction publiera également la décision de la Cour de Cassation.


La Rédaction

 

 

 

 

Zarambaud

 

 

 

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                                                     Me ZARAMBAUD Assingambi

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 21:01

 

 

RADIO ND K LUKA

 

 

Elles dénoncent l’abus d’autorité dans la prison de Bozoum


Radio Ndéké Luka Mercredi, 22 Août 2012 15:45

 

Les gardiennes de la maison carcérale de la ville de Bozoum (nord-ouest) sont montées ce 21 août 2012 au créneau pour dénoncer les abus d’autorité dont elles font objet de la part de certaines personnalités de la localité. Elles ont de ce fait menacé d’observer un arrêt de travail et exigé par la même occasion de meilleures conditions de travail.


Selon les informations rapportées ce mardi par le correspondant de Radio Ndeke Luka, « tout part de l’irruption d’un adjoint au commissaire de la ville de Bozoum dans cette prison pour ordonner la libération de sa belle-sœur. Un acte posé malgré le refus de ces gardes en charge de la maison carcérale ».


Pour ces gardiennes, « un tel comportement traduit sans doute le non-respect par cet officier de la Police de leur profession. Elles se sont dites prêtes à tout abandonner et à porter l’affaire devant leur hiérarchie ».


« Le mot d’ordre de cet arrêt de travail a été d’ailleurs déjà lancé. Nous attendons d’entrer dans la phase pratique a affirmé Natacha Ndokoyanga », responsable de ces gardiennes.

Interrogé à son tour, le commissaire adjoint mis en cause a rejeté en bloc cette accusation. J’ai simplement voulu rendre visite à ma belle-sœur et non pour la libérer comme l’ont attesté ces gardiennes, a-t-il indiqué.


Signalons qu’aucune négociation ou réaction officielle n’est encore enregistrée sur cette affaire afin de décrisper la tension entre ces 2 parties.

 


 

Ban Ki-moon : « l'esprit d'entraide améliore les conditions humaines pour tous »


Radio Ndéké Luka Mercredi, 22 Août 2012 15:38  

 

Dans son adresse à la planète à l'occasion de cette journée célébrée le 19 août dernier, le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a indiqué que : « Cette année, la Journée mondiale de l'aide humanitaire offre une occasion historique de rassembler un milliard de personnes du monde entier, pour soutenir une idée puissante : l'entraide des gens ».  Pour lui, « un simple geste d'un voisin à un autre, l'esprit d'entraide améliore les conditions humaines pour tous ».


Le patron de l'organisme onusien a parlé aussi « de la nécessité d'apporter des vivres au Sahel et une aide urgente aux civils syriens victimes des bombardements de la guerre qui oppose le pouvoir en place et les rebelles depuis plus d'une année. Cette action sera, selon lui, la meilleure manière de rendre également hommage aux nombreux travailleurs humanitaires morts en service ».


En prélude à la commémoration de cette journée, les Nations unies ont lancé depuis quelque temps une campagne pour sensibiliser l'opinion internationale à l'importance des activités humanitaires dans le monde.

À ce jour, cette campagne a franchi le cap des 100 millions de participants, marquant, d'après le secrétaire général de l'ONU, une « première étape cruciale » vers l'objectif d'un milliard, qui doit être atteint le 19 août à l'occasion de la Journée mondiale de l'aide humanitaire.


Intitulée « I Was Here », la campagne orchestrée par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha), permet aux participants de transmettre des messages de soutien dans lesquels ils s'engagent en faveur d'une action humanitaire, quelle que soit son envergure.


A titre de rappel, la Journée mondiale de l'aide humanitaire a été proclamée par l'Assemblée générale de l'ONU en 2008 afin de sensibiliser l'opinion publique au travail humanitaire dans le monde.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 20:36

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)


 

Bangui : Les structures humanitaires déplorent le sous-financement des activités en RCA

 

 

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Bangui, 22 août 2012 (RJDH) – A l’occasion de la journée mondiale de l’aide humanitaires célébrée, ce mercredi en différé en République centrafricaine, plusieurs organisations ont déploré le ‘’sous-financement’’ de l’action humanitaire dans ce pays.


 « La mobilisation des fonds pour le financement des projets humanitaires est l’un des grands problèmes dans ce pays. Je crois que les bailleurs devraient  songer à mettre plus d’argent pour couvrir les activités humanitaires en République centrafricaine», a fait remarquer un travailleur humanitaire.


Pour cette source, le fait que la République centrafricaine soit le deuxième  pays d’Afrique subsaharien, après la Somalie, dont la moitié de la population vit de l’action humanitaire, devait susciter l’intérêt des personnes de bonne volonté en faveur de ce pays.


En dehors des difficultés de mobilisation de ressources, les travailleurs humanitaires évoquent globalement, les problèmes de sécurité et d’infrastructures, notamment le mauvais état des routes qui freinent leurs activités.


« Avec la saison des pluies, les routes sont presque impraticables dans l’arrière-pays. Par ailleurs, à cause de l’insécurité, nous devons  souvent solliciter une escorte militaire pour atteindre des zones telles que Zémio, Mboki et Obo (sud-est)», a souligné un autre travailleur humanitaire.

 


 

Boali : Deux personnes mortes dans une attaque armée

 

 

 

homme armé

 

 

Boali, 22 août 2012 (RJDH) – Deux hommes ont été tués, des boutiques ont été pillées, le dimanche 19 août, au village de Boudili, à 75 kilomètres de la ville de Boali (sud-ouest) par un groupe d’hommes armés non identifiés. L’attaque s’est déroulée autour de 24 heures.


  « Nous étions réveillés par des coups de feu qui venaient de toutes les directions. Les assaillants ont encerclé le village, empêchant les habitants de sortir. C’est à ce moment qu’ils ont commis leur forfait», a expliqué Mauricette N’Ga, une habitante du village qui a trouvé refuge à Boali.


D’après le témoignage de la même source, l’une des victimes est un religieux.   Ces bandits l’ont tué et emporté l’argent de l’église qu’il gardait à la maison. Plusieurs autres personnes ont été battues et deux boutiques ont été pillées.


« En se retirant du village, ces hommes nous ont fait savoir qu’ils ont attaqué le village parce que la population avait trahi leur position aux forces armées centrafricaines (FACA). Ils ont promis de revenir si la population continuait à collaborer avec les forces gouvernementales», a expliqué la même source.


Les autorités communales et le détachement des FACA, alertés, se sont rendus sur les lieux, le lundi 21 août pour constater les faits. Ils ont également sensibilisé la population sur son implication dans la quête de la sécurité, notamment en donnant des informations aux forces de défense, en cas d’éventuelle attaque.


« Nous nous sommes rendus dans ces différents villages pour motiver les chefs et les appeler à la vigilance, parce que la question de la sécurité concerne d’abord la population locale », a fait savoir l’adjoint au maire de la ville  Boali, Dieudonné Gbayama.

 


 

Bangui : Quatre enfants sur dix souffrent de la malnutrition en RCA

 

 

 

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Bangui, 22 août 2012 (RJDH) – Quatre enfants sur dix souffrent de la malnutrition en République centrafricaine, selon un rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation (FAO), publié le 20 août, sur le site du Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA).


 Il s’agit  des enfants de moins de cinq ans. Le document indique  aussi qu’un enfant de la même tranche d’âge sur dix connait une carence de croissance.  Par ailleurs, les préfectures où la malnutrition est plus sévère sont  la Lobaye (sud), la Vakaga (nord-est), l’Ouham (nord) et la ville de Bangui.


Le document mentionne que plus de 776 000 personnes en dehors de la capitale soit 20% de  population souffrent d’insécurité alimentaire.


« 1,92 millions de personnes sont estimées avoir besoin d’une aide humanitaire. Pour faire face à la situation d’insécurité alimentaire actuelle, un effort commun a été lancé par le gouvernement, les Nations Unies et la communauté humanitaire, qui en mi -août a reçu environ 54% de son financement requis soit 134 millions de dollars », indique le document.


Selon la FAO,  cette situation est la conséquence de l’insécurité  qui perturbe  la production agricole et compromet la sécurité alimentaire.


Compte tenu de l’ampleur de ce phénomène, le gouvernement centrafricain et ses partenaires ont lancé, en juin dernier, une enquête nationale sur la malnutrition. Le résultat de cette enquête devrait permettre d’élaborer une politique de promotion de la sécurité alimentaire.

 


 

Bria : Un jeune homme blessé par un élément des Forces armées centrafricaines

 

 

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Bria, 22 août 2012 (RJDH) – Un jeune homme âgé de 30 ans,  boutiquier au marché central de Bria (nord-est), a été blessé par balle, par un élément  du détachement des Forces armées centrafricaines (FACA). La victime se trouve actuellement à l’hôpital pour des soins.


Le drame s’est produit dans la nuit du mardi 21 à mercredi 22 août, aux environs de  22 heures, alors que le jeune homme rentrait d’une visite, d’après le témoignage de la victime.


« Le militaire m’a demandé de lui donner mon téléphone et tout ce que j’avais sur moi, mais j’ai refusé. C’est ainsi qu’il a utilisé son arme pour me casser la  jambe gauche avant de me dépouiller de tout (téléphone et argent)», a-t-il relaté.


Interrogé par le correspondant du RJDH sur place à Bria, le chef du détachement militaire a affirmé avoir été informé de la situation et a promis de transférer le présumé agresseur à Bangui pour « répondre de ses actes devant l’Etat-major.


 

Kabo : Les victimes d’inondation appellent à l’aide

 

Kabo, 22 août 2012 (RJDH) – Les 500 personnes victimes des pluies diluviennes qui  se sont abattues du 7 au 9 août dernier sur la ville de Kabo (nord), ont   lancé un appel à l’aide à l’endroit des structures humanitaires et du gouvernement.


 Il s’agit des personnes dont les maisons et les champs ont été détruits par la pluie et qui éprouvent des problèmes d’abri et de nourriture


« Ma maison a été détruite et mon champ de trois hectares a été complètement inondé. Jusqu’à ce jour, je n’ai reçu  aucune aide », se plaint René Féïkéram, un chef de ménage.


Christine Gbédama, mère de neuf enfants, demande une assistance alimentaire et sanitaire au gouvernement et aux structures humanitaires   « parce que notre situation est très alarmante », a-t-elle ajoutée.


Du 7 au 9 août  la ville de  Kabo a été victime des inondations qui ont  détruit une centaine de maisons. 

 


 

Mbaïki : La Croix-Rouge locale fait le bilan d’une inondation

 

 

 

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Mbaïki, 22 août 2012 (RJDH) – Une équipe de la Croix-Rouge préfectorale de la Lobaye, procède depuis le mardi 21 août,  à l’état des lieux du village Bangui-Bouchia (sud), où des maisons ont été détruites par une pluie diluvienne, dans la nuit du 18 au 19 août.


 D’après les informations, le village a été inondé, plusieurs maisons ont été détruites et faisant des sans-abri.

Le président préfectoral de la Croix-Rouge à Mbaïki, a fait savoir qu’au stade actuel, sa structure se limite à constater les dégâts. La deuxième phase sera consacrée à la mobilisation des ressources pour répondre aux besoins des sinistrés.


Plus de 100 personnes seraient touchées par cette catastrophe.

 


 

Bambari : Appel à l’aide en faveur des enfants en situation difficile

 

Bambari, 22 août 2012 (RJDH) – L’Organisation du développement des enfants africains du monde (ODEAM) de la sous-préfecture de Bambari, lance un appel aux organismes nationaux et internationaux, pour venir en aide aux enfants  en situation difficile, afin de favoriser leur scolarisation l’année prochaine.


  Selon cette organisation plus de trois cent enfants rendus vulnérables, n’ont pas été à l’école l’an passé, par manque de soutien financier et matériel.


« Nous lançons un appel à l’endroit des humanitaires, nationaux et internationaux de venir en aide à ces enfants, en leur donnant des fournitures scolaires, des habits et un appui financier. Les familles d’accueil sont parfois dépassées», a suggéré Sylvain Ouamba, président de l’ODEAM.


Selon lui la situation de ces enfants vulnérables est  préoccupante. Ce sont des enfants orphelins, accueillis par des familles de bonne foi. Mais le constat est que le niveau de  leur  scolarisation a régressé  l’année passée, faute de moyen financier et matériel.


L’ODEAM est une association religieuse créée en 2005, elle œuvre dans le cadre de la protection des enfants en situation difficile.

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 13:01

 

 

 

logo FARE 2011

 

 

 

DECLARATION  RELATIVE A LA PRISE DE POSITION DU MINISTRE   DE L’ADMINISTRATION DU TERRITOIRE ET DE LA DECENTRALISATION SUR LE PROCESSUS DE LA REVISION DU CODE ELECTORAL

 


 

L'opposition démocratique centrafricaine a suivi avec stupéfaction la Déclaration véhémente et passionnée faite en date du 12 août 2012 par le Ministre de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation  lui-même sur les médias publics, au sujet des modalités d'organisation des prochaines réunions de concertation sur la révision du Code électoral de la République Centrafricaine.

 

Ne pouvant rester sans réaction face à cette sortie médiatique déplorable, qui fait suite à plusieurs vaines et grossières tentatives du même Ministre  lors des deux précédents ateliers sur la révision du Code électoral d’imposer sans nuance ses propres vues, le FARE-2011 tient  à  porter à l'attention de l'opinion nationale et internationale ce qui suit :

 

Le processus de révision du Code électoral de notre pays doit être consensuel, puisqu'il  s'agit uniquement de doter notre pays d'instruments électoraux efficaces et impartiaux, afin de respecter le suffrage des centrafricains et d'éviter des crises politiques postélectorales comme c'est le cas aujourd'hui.

 

         Faut-il le rappeler, la même communauté internationale qui est aujourd'hui indexée à travers le Chef de la Délégation de l'Union Européenne, a déjà eu à œuvrer pour une bonne préparation de ce  processus de révision du Code électoral centrafricain, notamment en finançant une mission d'études de plus d'un mois du même Ministre de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation et de sa délégation au Sénégal, au Cameroun, au Ghana, au Bénin et au Québec. Meilleure diligence aurait été pour le Ministre de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation de commencer par produire un rapport de mission justifiant et la forme et le fond de ses propres arguments de travail.

 

Le Chef de la Délégation de l'Union Européenne, est bel et bien Ambassadeur selon la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques du 18 avril 1961, ratifiée par la République Centrafricaine le 5 avril 1962 (Loi N°62.298 du 5 Avril 1962), contrairement aux affirmations hasardeuses du Ministre de l’Administration du Territoire et de la décentralisation qui, par ignorance, lui dénie ce titre.

 

Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. En effet, si aujourd'hui, le Chef de la Délégation de l’Union Européenne se charge de consulter les parties prenantes sur les modalités consensuelles de conduite des prochains ateliers de révision du code électoral, le Ministre de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation devrait plutôt l'en remercier et l’en féliciter au lieu de le vilipender publiquement et outrageusement. C'était au Ministre de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation, bien avant le premier atelier de Novembre 2011, de consulter les différentes  parties prenantes pour convenir des règles du jeu. Or, c'est l'absence de cette diligence élémentaire qui nous a conduit à l'impasse actuelle.

 

C'est pourquoi, l'opposition démocratique centrafricaine, qui met la déclaration du Ministre de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation sur le compte d'une diversion tendant à masquer sa propre carence, demande à tous les pays amis et frères de la République Centrafricaine, ainsi qu'aux organisations internationales, et notamment  à la Délégation de l'Union Européenne de continuer à œuvrer sans relâche pour la paix et le développement de notre pays, et à aider le peuple centrafricain dans sa quête du bien-être.

 

 

Fait à Bangui, le 17 Août 2012


 Pour le  FARE 2011                       

Le  Coordonnateur                                                      

 

 

Maître Nicolas TIANGAYE  

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 00:38

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

 

 

Bangui : MSF regrette le peu d’intérêt des bailleurs pour le secteur de la santé en RCA

 

 

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Bangui, 21 août 2012 (RJDH) – Le président international de l’ONG Médecins sans Frontières (MSF), Unni Karunakara, a déploré le peu d’intérêt des organisations internationales intervenant dans le secteur de la santé en République centrafricaine, alors que le pays présente d’énormes besoins dans ce domaine.


 « Les acteurs internationaux ont également réduit leur financement de la santé en République centrafricaine, c’est inacceptable », dit-il dans une interview publiée sur le site de MSF le 17 août, après une visite effectuée en Centrafrique au mois de juillet dernier.


En dehors du  peu d’intérêt des bailleurs pour la RCA, Unni Karunakara évoque aussi ‘’manque d’engagement du gouvernement qui ne consacre, jusqu’ici que 10 pour cent de son budget à la santé, en contradiction avec Déclaration d’Abuja qui engage tous les Etats à en consacrer 15 pour cent de leur budget à la santé.


Tous ces aspects font que la situation sanitaire de la population est déplorable, dont celle des enfants. « Il est impératif que les enfants aient un meilleur accès aux soins de santé »,  déclare-t-il.  Pour Unni Karunakara, un nombre important d’enfants de moins de cinq ans meurent à domicile et d’autres à cause de la distance à parcourir pour atteindre le premier centre de santé.


Il souligne que les différentes enquêtes réalisées par MSF en RCA révèlent des taux de mortalité alarmants, comparables à ceux des plus graves crises mondiales. « L’année passée, MSF a mené cinq études distinctes sur la mortalité et les résultats obtenus sont particulièrement inquiétants. Notre plus récente enquête à ce sujet, réalisée le printemps (saison des pluies) dernier dans le nord-ouest du pays », souligne-t-il.


Le président de MSF déplore le fait que des maladies responsables du plus  grand nombre de décès en République Centrafrique sont des maladies traitables, telles que le paludisme, le VIH/sida et la tuberculose.

D’après l’analyse de docteur Unni Karunakara, les causes de cette mortalité élevée sont multiples : l’accès limité aux soins de santé, les ressources humaines extrêmement limitées et la rareté de personnel qualifié.

 

« Le pays ne dispose que d’une poignée de médecins spécialisés et ne compte environ que 300 médecins généralistes pour une population d’environ quatre millions d’habitants », indique-t-il.

Il évoque également la question de la  pauvreté  qui fait que des personnes malades ne peuvent pas se rendre à l’hôpital parce que toutes les prestations médicales sont payantes.

 

 


Mboki : L’armée ougandaise suspend le transport des civils

 

 

 

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Mboki, 21 août 2012 (RJDH) – L’armée ougandaise a décidé de suspendre le transport des civils, depuis le début du mois d’août, de sorte  que les habitants des villes de  Mboki, Djéma,Obo et Bambouti (sud-est) éprouvent des   difficultés pour se déplacer.


 Depuis  deux ans, le tronçon Djéma, Obo et Bambouti est devenue infréquentable  pour    population civile à cause des multiples agressions et enlèvements des rebelles de l’Armée de résistance du seigneur  (LRA) de Joseph Kony.  De ce fait, le détachement ougandais avait décidé d’assurer le transport de la population à bord de ses véhicules de patrouille. Mais cette activité vient d’être suspendue.


D’après un haut gradé de l’armée ougandaise qui a annoncé la nouvelle, ce transport a été suspendu à cause des multiples cas d’accident qui surviennent pendant les déplacements, du fait du mauvais état des routes. En plus,  la prise en charge des victimes de ces accidents est assurée par le gouvernement ougandais. C’est pourquoi l’Etat-major a décidé de ne plus assurer le transport des civils, pour éviter des charges.


Un marchand d’arachide qui circulent  les différentes villes, Richard Zoukpati, a fait savoir que   « le refus de l’armée ougandaise d’aider la population a fait qu’une centaine de Centrafricains sont bloqués actuellement au  Sud-soudan. Parce qu’en dehors des  véhicules militaires, il n’y a aucun moyen de transport dans cette région », a-t-il déploré.


Paul Bokon,  habitant  la ville de Djéma, a  pour sa part indiqué que  cette situation a des répercussions sur la population, notamment en matière d’approvisionnement en produits de premières nécessité ».

 

 


 

Bambari/Obo: Des jeunes se soulèvent contre les forces de défense

 

 

 

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Bambari/Obo, 21 août 2012 (RJDH) – Des jeunes de la ville d’Obo (sud-est) ont agressé, le dimanche 19 août, un élément des Forces armées centrafricaines(Faca), en poste sur une barrière que la population trouve illégale. Ce soldat aurait tenté d’influencer un conducteur de mototaxi pour le rançonner.


« Nous nous sommes révoltés contre cet élément des Faca, parce qu’il a brandi son arme sur un conducteur de mototaxi pour le rançonner. Ce n’est pas normal. En plus, il a battu un chef de quartier», a déclaré un des manifestants qui a requis l’anonymat.


Les manifestants ont battu l’élément de Faca, avant de démanteler toutes les barrières illégales. Car d’après les informations recueillies, les forces de défense auraient érigé des barrières à tous les cinq kilomètres de la ville.


Dans la sous-préfecture de Bambari (centre-est) où ces genres de cas sous aussi  fréquemment enregistrés, la commission épiscopale Justice et paix a adressé une correspondance aux autorités administratives et  militaires,  le mardi 19 juillet dernier pour attirer leur attention sur le sujet.

 

 


 

Bangui : Mauvaises conditions d’abattage des bœufs constituent un danger pour la santé

 

 

abattage clandestin de boeuf

 

 

 

Bangui, 21 août 2012 (RJDH) – La consommation de la viande de bœuf abattu dans de mauvaises conditions hygiéniques, peut entraîner beaucoup de maladies chez l’homme, a fait observer Noël Foimboulé, technicien de santé à l’hôpital de Bouar (Ouest).


 Depuis un certain temps, la population des  sous-préfectures de Bouar, Kaga-Bandoro (nord), Bria (centre-est) et  Berberati (ouest), se plaint du fait que les bêtes sont abattues à même-le –sol, à cause du manque d’abattoir.


« Les conséquences qui  découlent de la consommation de la  viande de bœuf abattu dans ces conditions sont entre autres la contraction des maladies telles que la tuberculose, la malformation congénitale et la prolifération des  vers intestinaux à l’exemple de ténia », a indiqué Noël Foimboulé.


Le délégué des bouchers au marché central de Bouar, René Ben-Poko, a fait savoir que la  dégradation de l’abattoir est intervenue après le disfonctionnement de l’agence de la Société de distribution d’eau centrafricaine.


La ville de Bria  se trouve aussi  dans la même situation. L’abattoir  a été construit en 1968, mais depuis lors, il  n’a jamais été réhabilité. « La Terrace est couverte  de  trous remplis d’eaux stagnantes.  Ces eaux  développent des larves d’asticots. C’est pourquoi les bouchers sont obligés d’abattre les bœufs à même-le-sol »,  a expliqué un agent de perception de la société de gestion des abattoirs  de la ville de Bria.


Selon un agent d’hygiène de Kaga- Bandoro, l’abattoir devrait être un lieu bien propre. Mais le constat est que les autorités ne s’intéressent pas  à sa réhabilitation. «  Situé à 15 mètres de la rivière Gribizi, cet emplacement constitue un danger pour la santé de la population.  Car certaines personnes utilisent l’eau de la rivière pour faire la vaisselle ».


A Berberati, la situation  reste inchangée après la grève des bouchers depuis le mois de juillet. Ils   ont réclamé de la Société d’Etat de gestion des abattoirs,  la réhabilitation de l’abattoir.

 


 

Sam-Ouandja : Une association locale désinfecte des puits

 

Sam-Ouandja, 21 août 2012 (RJDH) –  Au total 31 puits ont été désinfectés, du  14 au 20 août,  dans la ville de Sam-Ouandja, par une association de jeunes, dénommée ‘’Echo du développement’’.


 « Nous avons constaté que les puits ne répondent plus aux normes d’hygiène, c’est pourquoi nous avons décidé  de faire cette opération»,  a fait savoir Albert  Déa-Ngassa, technicien assistant  en  eau,  hygiène et assainissement de la ville de Sam-Ouandja.


« Nous avons juste désinfecté une trentaine de puits parce que les produits étaient insuffisants », a-t-il expliqué ajoutant que les produits utilisés sont ceux des restes laissés  par une structure humanitaire qui n’est plus dans la région.


L’association a profité de l’occasion pour  sensibiliser la population sur la nécessité d’entretenir les puits  afin d’éviter la pollution.  Les alentours des puits ont été également  nettoyés.

 


 

Bria : Une mineure violée par trois adolescents

 

Bria, 21 août 2012 (RJDH) – Une mineure âgée de huit ans a été violée, le 15 août, par trois jeunes hommes âgés de 16 à 18 ans, dans la  sous-préfecture de Bria (nord-est).


Dafio Emmanuel,  témoin de l’événement, affirme que « ces jeunes ont conduit la fille dans une ferme loin de la ville pour commettre leur forfait. Je les ai surpris de passage quand je rentrais du champ », a-t-il relaté.


Les résultats des examens médicaux effectués par le docteur Thimer Ndakoma, médecin-chef de l’hôpital préfectoral de Bria, ont relevé que la fillette a été dépucelée. Elle  est actuellement sous surveillance médicale.


Les trois présumés  violeurs sont détenus au  commissariat de la police pour des enquêtes.

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 00:04

 

 

 

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Visiblement les évènements du 2 août n'ont pas encore interpellé les enfants de Bozizé sur la fin prochaine de leur royaume. Non content de la parution sur CAP d’un article l’égratignant en lien avec la direction du service du passeport biométrique qu'il administre, le rejeton de Bozizé  ne cesse de proférer des menaces de mort par téléphone au journaliste Wilfried Sebiro de la rédaction de CAP.


Qui est Socrate Bozizé? Né le 22 avril 1978, il a été élevé par sa mère décédée entre temps, qui fut naguère une des maîtresses du soldat Bozizé. Il a depuis, rejoint son père et paraît disputer depuis lors, la succession avec l’autre rejeton  Francis.


Il repart à la case du départ chez sa mère et se retrouve coincé au quartier Lakouanga où il fut arrêté par les militaires aux ordres du président Patassé après la fuite de son père. Grâce à une marche organisée par les jeunes de son quartier, il fut libéré.


En 2003, son père renverse le président Patassé et lui confie plusieurs postes de responsabilité où il a quasiment échoué à chaque passage. Directeur d'une éphémère compagnie aérienne appartenant à un Libanais de Brazzaville, directeur du bureau d'achat de diamant Lobaye Gold qui fit faillite quelques mois seulement après sa création. Son passeport porte la mention Conseiller spécial qui lui permet d'aller mendier auprès de certains chefs d'État Africains.


Il s'agenouille devant Abdoulaye Wade du temps qu'il dirigeait le Sénégal pour lui quémander de l'argent. Il fait la même chose avec les présidents: Sassou Nguesso du Congo Brazzaville, Ali Bongo Odimba du Gabon et Idriss Déby du Tchad. Son père se serait même fâché et l'aurait traité de « con » devant ses amis pour ses mauvaises manières. Il fréquente également l'homme d'affaires Camerounais Michel Fotso.


Adepte du bling bling à haute dose, il utilise l'argent qu'il récolte çà et là pour entretenir exclusivement ses deux femmes qu'il a officiellement épousées et ses nombreuses maîtresses qui résident dans plusieurs pays. Zélé, il attribue des responsabilités à ses proches  « téparos » ou mange merde à qui il assène des coups de gifles pour un oui ou un non. Il vient d'écarter un certain Louis Gervais Centrafricano-Camerounais qui habite à la rue Adrienne appelée également Yabanda.


Ce dernier paie son imprudence en révélant à la première femme de son patron Mamie, que Socrate a fait venir sa maîtresse Nafi, mannequin à Paris, pour fêter en grandes pompes son anniversaire. M. Louis Gervais était à la fois son commissionnaire et coursier, il était spécialisé dans le transfert d'argent aux heureuses élues du prince de Benzambé sur le plan national et international.


Son ex-coursier lui ramenait également tous les matins des petits fours et croissants offerts par les amis libanais qui tiennent toutes les boulangeries et pâtisseries en Centrafrique. A tout honneur tout seigneur, Socrate possède officiellement comme son père et son cousin Ndoutingaï, une deuxième femme, une certaine Edith Mazékéssabou à qui il loue un appartement à 700.000 F cfa à Dakar. Il loue au quartier Miskine de Bangui à côté de Mirandela pour la modique somme de 150.000 Fcfa une maison à Mlle Massouka Kouki qui n'est autre que la cousine de sa maîtresse Ingara, la fille de l'ex premier ministre Henri Maïdou qui est chef de service à Eco Bank. Ingara Maïdou a été arrachée aux forceps des mains d'un citoyen gabonais qui les a retrouvés en flagrant délit amoureux.


Une autre de ses conquêtes est la veuve du défunt ministre Thierry Van den Bos qui habite au quartier 14 villas en face de PAM (Programme Alimentaire Mondial). Cette dernière lui avait sucré une bonne partie de la fortune qu'il avait amassée grâce aux marchés d'achat des urnes confiés par le sulfureux Binguimalé Joseph le vrai faux pasteur qui présidait la CEMI en 2010 -2011.


Autre élément à apporter à ce triste et pathétique dossier, sa proximité et complicité avec son frère cadet Kévin alias « tabah n'a pas de problème » qui leur ont permis de distribuer moyennant espèces trébuchantes, des passeports aux ressortissants libanais et autres proches du régime. Son frère a établi des faux passeports diplomatiques à M. Rami patron d'Ali Baba, à Hassan Sawal, conseiller du chef de l'État et à un Libanais chrétien dénommé Joseph avec mention « conseiller diplomatique du chef de l'État centrafricain ».


Escroc, ce Joseph a fait croire à Kévin Bozizé qu'il pouvait solliciter un financement pour équiper l'armée centrafricaine. Nécessiteux, il accompagne ce larron à Zurich en Suisse ainsi qu'en Turquie avant de perdre ses traces. Bredouille, il prend quartier au méridien porte maillot pendant deux mois et se fait expulser pour non-paiement de frais hôteliers. Il se fait accueillir par Melle Reine Yémbé qui habite dans le 16e arrondissement de Paris. Ce n'est qu'après deux semaines qu'un de ses amis de bonne foi lui transfert de l'argent pour régler ses dettes, de se procurer un billet d'avion et rentrer au bercail. Toutes ces malversations ont été concoctées grâce à la bénédiction de son frère aîné Socrate.


Rappelons que ce Socrate qui croit à l'éternité de son pouvoir et celui de son père est très ingrat. Il a oublié les jeunes de Lakouanga qui se sont mobilisés pour sa libération. Arrogant et zélé, il a oublié les Centrafricains qui lui donnaient parfois 500 f cfa lorsqu'il était agent d'accueil dans une boutique de réparation de téléphone portable.


La famille Kabero lui voue une haine pour avoir laissé mourir Ludovic son ami et meneur de la marche pour sa libération. Ce dernier avait catégoriquement refusé d'intervenir pour l'obtention d'un visa français afin de venir se faire soigner.


Enfin ce prince irresponsable est incapable de finir l'unique maison dont il entamée la construction il y a 8 ans malgré les nombreux détournements qu'il opère et les fonds qu'ils quémandent aux chefs d'Etat africains comme rappelé plus haut.


Aux dernières nouvelles il a construit une deux pièces à la hâte pour lui permettre et à ses amis députés et ministres, ou quelques nantis de la place de s'adonner à leur sport favori qui n'est autre chose que les compagnies galantes.


Le député et voleur Simplice Zingas qui fait des pieds et des mains à Bozizé pour retourner au gouvernement, détiendrait même un double de ses clés. Socrate a été élu par effraction député de la ville de Gambo dont il n'est pas originaire, il n'y avait jamais mis pied avant les campagnes électorales. Ambitieux mais faute de niveau d’instruction, il pense réaliser son rêve d'acquisition du pouvoir par la force, seul moyen que son clan dispose à présent.


Si le philosophe Socrate est considéré comme l'un des inventeurs de la philosophie morale, la comparaison avec le Socrate de Bozizé s'arrête à cette homonymie. Ainsi le philosophe Socrate disait : «  Si un âne te donne un coup de pied, ne lui rends pas ». Nous avons été insultés et traités de malades ; cela ne nous empêchera pas de prendre le risque d'informer nos lecteurs.


Wilfried SEBIRO

 

 

 

 

 

 

Centrafrique: Socrate Bozizé promet la mort au journaliste Sebiro et à sa famille

 

21 août - Le député mal élu de Gambo continue de proférer des menaces de mort au journaliste Sebiro. Après ses insultes d'hier à 17 heures 03mn, il a récidivé aujourd'hui à 18 h 57, toujours avec son numéro fétiche : le 00(236)75502723.


-          Allo !

-          Oui

-          je vais te faire chier la merde, tu es un prostitué, espèces de villageois, tu vas pleurer ta famille avec tes yeux, je sais déjà là où tu habites, tu vas voir je vais te faire chier ta merde... je vais... te … faire chier ta... merde.(...)


Voilà quelqu'un qui est soit disant député et fils de président de la République d'un pays qui raisonne de la sorte. Ce n'est pas de sa faute, il est là par un accident de l'histoire. Il promet la mort à Wilfried Sebiro  et à sa famille. Ne sait-il pas que personne sur cette terre était immortel. Tu peux tuer aujourd'hui tout le monde mais tu dois savoir que ton tour viendra.


Tu as grillé ton rêve de remplacer un jour ton père, le monde entier sait déjà que tu es aussi un sanguinaire. Tu es quand même culotté de prétendre tuer le journaliste que je suis, qui vit en France qui est un État de droit. Si cela est possible au pays de ton père, ici tu passeras le reste de ta vie en prison.


Aux gens qui doutent encore du rêve des Bozizé d'utiliser la force pour contrôler la RCA toute leur existence, ils ont à travers cette affaire la preuve de leur plan machiavélique.


Incapable de chasser les rebelles qui occupent quasiment tout le pays, Socrate et son clan préfèrent s'acharner sur les démocrates. La ville de Gambo qui a de nombreuses potentialités a du pain sur la planche car son député exporte mal son image. (Affaire à suivre)

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