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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 00:13

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 01 Décembre 2012 15:13

Le président centrafricain François Bozizé a décidé de commémorer cette année la proclamation de la République Centrafricaine, 1erdécembre, à Bouar (Centre-ouest) après avoir célébré le 13 août dernier à Paris. «  C’est parce que le Gouvernement fait de la décentralisation une préoccupation majeure et que l’axe Bangui-Douala constitue un fer de lance pour l’économie centrafricaine ». C’ainsi que le Chef de l’Etat a justifié dans son discours, le choix de la ville de Bouar pour commémorer ce 1er décembre 2012. 54 années après la proclamation de la République Centrafricaine, le pays demeure encore une nation fragile sur de nombreux points, a reconnu le Président centrafricain.

En plus du Chef de l’Etat, l’ensemble du Gouvernement, de nombreux dignitaires locaux et étrangers ont répondu présents au rendez-vous. Radio Ndeke Luka y a également envoyé une mission spéciale.

Selon les envoyés spéciaux de Radio Ndeke Luka à Bouar, les cérémonies qui ont débuté dans la matinée, aux environs de 10 heures avec l’arrivée du Président Bozizé, et qui ont pris fin à 14 heures 10 minutes, se sont bien déroulées de manière générale. L’attribution des titres honorifiques, le discours du Chef de l’Etat, un défilé civil et militaire, ont constitué les temps forts de cet évènement qui a duré plus de 4 heures de temps.

Dans son discours à la population en langue nationale (Sango), le président François Bozizé a relevé que la RCA d’aujourd’hui n’est pas très différente de celle des années 60. L’insécurité et la dégradation des infrastructures publiques font d’elle le « Dernayo », c’est-à-dire le dernier de tous ses Etats voisins. Le Chef de l’Etat a également regretté que certaines bandes armées hostiles au pouvoir, sévissent encore sur le territoire national, malgré le départ de Baba Laddé au Tchad. Très furtivement, il a évoqué la révision de la constitution pour la bonne tenue des élections en 2016.

Poursuivant son allocution, François Bozizé a affirmé que la RCA a, en perspective, de nombreux chantiers dont l’inauguration d’une nouvelle usine de coton dans la ville de Bossangoa (Nord), et la reprise des travaux de la cimenterie à N’zila. Il a aussi annoncé la réduction des heures de délestages dans la capitale centrafricaine dans un futur proche, grâce à la mise en marche de l’usine électrique de Boali 3 ainsi que la réhabilitation de nombreuses routes dégradées sur l’ensemble du territoire.

Par contre, le Chef de l’Etat n’a aucunement fait allusion ni à la grève des enseignants qui paralyse actuellement le système éducatif centrafricain, ni aux problèmes liés à la jeunesse et à la vie de la femme centrafricaine.

Le président centrafricain a conclu son discours en invitant le peuple centrafricain à lui faire confiance ainsi qu’à son Gouvernement.

Contrairement à certaines villes de provinces qui commémoreront cette fête nationale en différé, la célébration du 1er décembre à Bangui a consisté en une course de pirogues sur le fleuve Oubangui et des concerts publics sur la place du Cinquantenaire, au PK0 et au Rond-point de Pétévo, une organisation de la municipalité au profit du public banguissois.

La République centrafricaine a été proclamée le 1er décembre 1958. Le 13 août 1960 le pays a accédé à l'indépendance.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 06:46

 

 

 

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Bangui 2 déc (CAP) - La course des pirogues de cet après-midi a tourné au vinaigre. Une pirogue aurait télescopé une baleinière. Le bilan serait très lourd. Plusieurs morts, des blessés graves et des disparus, on ne sait encore exactement. Le service des urgences de l’Hôpital Communautaire est bondé. A tous ceux-là il faut rajouter les accidentés des motos taxis. Un 1er décembre infernal.

Beaucoup de compatriotes maudissent Bozizé dont la présidence est émaillée par la disparition de nombreux compatriotes.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 06:26

 

 

 

Bozizé met les galons de colonel à son fils Francis

 

Bangui, 1er déc (CAP) - 27 généraux pour une armée d’à peine 5.000 hommes, c’est franchement beaucoup trop et ridicule à la fois ! Le prétendu général d’armée autoproclamé François Bozizé Yangouvonda non compris, on comptabilise 27 généraux, peut-être qu’on en oublie, à la tête des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Depuis le 30 novembre 2012 et sauf omission, sept nouveaux généraux  viennent s’ajouter aux 19 précédents, ce qui fait un total 27.

Très complexé vis-à-vis de certains d’entre eux dont il connaît bien le rang qu’ils ont occupé à leur sortie de l’ESFOA, Bozizé pense que la seule façon de les amadouer est de les gâter en étoiles, salaires et bagnoles afin qu’ils ne soient point mécontents de lui et qu’ils soient à l’abri des éventuels coups d’état. Cette politique n’en fait que davantage des généraux d’opérette qui ne font nullement hélas, l’honneur de l’armée nationale.      

Le moins qu’on puisse dire est que pour la plupart, ces étoiles ne sont nullement méritées et ne correspondent à aucun exploit militaire digne de ce nom. Certains promus ont un parcours vraiment atypique et ne réunissent aucun critère ni objectif ni valable pour passer général. Si Bozizé pouvait soigner la troupe comme il le fait pour ces généraux, l’armée centrafricaine serait sauvée.

Pendant que la pluie d’étoiles tombait, on est estomaqué d’apprendre aussi qu’on rapatriait de Kabo les dépouilles de plusieurs soldats, officiers et hommes du rang, qui ont trouvé la mort on ne sait trop pour quelle cause car on n’ose imaginer que c’était pour la RCA. Certaines informations font état de ce que les corps de ces militaires n’auraient pas été remis aux familles mais enterrés dans une fosse commune. On attend le démenti de l’état-major des FACA.

 

GAMBI Antoine, 4*, Général de Corps d’armée

YANGONGO Xavier Sylvestre, 4* Général de Corps d’armée, ancien ministre

BEMAKASSOUI, 3*, Général de Division

NADO Abel, 3* Général de Division, ancien ministre

NGAÏNDIRO Gabriel, 3* Général de Division

DJENGBOT Guillaume Lucien, 3* Général de Division

MOBEBOU François, 2* et 3* Général de Division depuis le 30 novembre 2012

KASSA Aimé, 3* Général de Division

SEREGAZA Dieudonné, 2*

DOLEWAYA, 2*

LAPO Guillaume, 2*Chef d’état-major

KOSSI NGUENEBEM Alphonse, 2* médecin

DIMASSE Paul, 2* ambassadeur en Afrique du Sud

GUITINZIA Romain, 2* médecin, actuel directeur de l’Hôpital Communautaire

DIMBO, 2*retraite

NOYAGA Luc, 2* pilote à la retraite

BOMBAYAKE Ferdinand, 2* ancien DG sécurité présidentielle à la retraite

NDOUGOU Raymond Paul, 2* ancien ministre

OUANDE Jules Bernard, Général de Division ancien ministre

OUEDANE Gaston attaché militaire ambassade Paris

A noter que les généraux appartenant à la 2ème section, c’est à dire comme à la retraite dans l’administration continuent de percevoir 80% de leur solde du temps où ils étaient opérationnels. Dans l’armée, les généraux ne sont pas admis à la retraite.

NGAÏFEÏ Ludovic (a offert à Bozizé vainement sa démission de l’armée à plusieurs reprises)

GAMBOR Gaston,  ancien ministre, membre Haut Conseil Communication

LENGBE Thierry, Commandant ESFOA camp Kassai

SALLE Michel ancien ministre

METINKOUE Thierry Marie, (ancien DG de la Gendarmerie)

MBAY Parfait, ministre

SAMBIA Chrysostome, (DG actuel de la Gendarmerie)

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 04:19

 

 

 

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Source : http://www.legrigriinternational.com

Ont voté pour

Afrique du Sud, Algérie, Angola, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cap Vert, République centrafricaine, Comores, Congo, Côte d'Ivoire, Djibouti, Egypte, Erythrée, Ethiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Kenya, Lesotho, Libye, Mali, Mauritanie, Maroc, Mozambique, Namibie, Niger, Nigeria, Sao Tome Principe, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Sud Soudan, Soudan, Swaziland, Tanzanie, Tchad, Tunisie, Zambie, Zimbabwe.

 

Se sont abstenus

Cameroun, République démocratique du Congo, Malawi, Rwanda, Togo

Aucun pays africain n'a voté contre

5 pays étaient absents lors du vote dont trois pays africains

Guinée Équatoriale, Liberia, Madagascar (+Ukraine et Kiribati)

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 04:09

 

 

 

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Yaoundé

 

 

RFI samedi 01 décembre 2012

Les banques camerounaises « sont très souvent des instruments de corruption, de blanchiment d'argent et de financement du terrorisme ». Tel est le constat sans appel dressé par la Conac, l’organe officiel de lutte contre la corruption au Cameroun, à l’occasion de la publication de son rapport annuel.

La Conac épingle sévèrement les banques camerounaises pour leur rôle dans le blanchiment d’argent. L’organe officiel de lutte contre la corruption publie notamment le montant des flux suspects repérés par le renseignement financier : plus de 600 millions d’euros entre 2006 et 2011. Selon le rapport, l’activité mafieuse des banques a même permis de financer un groupe terroriste qui n’est pas nommé mais qui a bénéficié de deux milliards de francs CFA, soit plus de trois millions d’euros.

La Conac déplore au passage une insidieuse sophistication dans les détournements de deniers publics et le blanchiment d’argent en 2011. Au niveau des banques, mais pas seulement, le rapport indexe aussi les projets initiés par le gouvernement comme un secteur particulièrement touché. Deux des projets phare du régime sont mentionnés comme faisant l’objet de graves détournements des deniers publics : le projet de barrage hydro-électrique de Lom Pangar à l’est du pays et celui de construction d’un port en eau profonde à Kribi dans le Sud.

Pas moins de 65 % des prétendus propriétaires des terres indemnisées sur ce site sont « des délinquants à col blanc » affirme la Conac, avant de conclure : « Aucun secteur n’est épargné par le phénomène de la corruption au Cameroun ».

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 03:02

 

 

 

Bozizé en galante compagnie KNK

 

Le 1er décembre 2012  marque le 54ème anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine. Dans un pays oû l’insécurité, la faim, la dégradation des infrastructures… ont atteint leur paroxysme, voici le discours langue de bois et creux de François Bozizé au peuple centrafricain prononcé par lui à Bouar. Le seul fait majeur de ce 1er décembre est la pluie d'étoiles que Bozizé a fait tomber sur un certain nombre d'officiers pantouflards de Bangui alors que de pauvres soldats se font massacrer dans les provinces comme récemment à Kabo. C'est ainsi qu'aux termes de plusieurs décrets lus à la radio nationale, les colonels Ludovic Ngaiféi, Thierry Lengbé, Gaston Gambor ont été élevés au grade de généraux de brigade et le général de brigade François Mobébou au grade de général de division. Trois colonels de gendarmerie, Chrysostome Sambia, Métinkoué et Anicet Parfait Mbaye ont également été promus généraux de brigade. L'armée centrafricaine est ainsi devenue avec Bozizé une véritable armée mexicaine avec beaucoup de généraux au mètre carré que d'hommes de troupe. Bozizé veut sans doute acheter le silence et le soutien de ces "généraux d'opérette" à son projet de modification constitutionnelle, personne n'en est dupe. S'agissant des hommes de Baba Laddé qui sont presque tous revenus s'installer tranquillement sur le territoire centrafricain, Bozizé feint-il de l'ignorer ou ment-il par omission ?

La rédaction

 

Centrafricaines

Centrafricains,

Mes chers compatriotes,

1er décembre 1958-1er décembre 2012, voilà déjà 54 années que, des cendres de la colonie appelée Oubangui-Chari, naquit la République centrafricaine sous le régime de l’autonomie interne consacrée dans la Constitution de la République Française d’Octobre 1958.

Comme vous pouvez l’imaginer, ce nom République Centrafricaine, à lui seul évoquait le rêve de l’unité dans la diversité, la liberté et la dignité de tout un peuple. La République Centrafricaine portait en lui-même une vision sans cesse renouvelée, un programme politique, c’est-à-dire la volonté d’un homme de créer un espace économique afin de répondre aux multiples défis qui s’imposent aux jeunes nations appelées à assumer leur destin commun.

Je veux parler de Feu Barthélemy BOGANDA, président fondateur de la République Centrafricaine.

Le rêve de notre héro national n’a pas été compris à son époque. L’évolution actuelle du monde, caractérisée par la mondialisation des économies et la globalisation des échanges, imposent désormais à tous les Etats, de créer des espaces économiques permettant d’assurer les meilleures conditions de la satisfaction des intérêts de leurs peuples. Cette nouvelle marche du monde lui donne aujourd’hui raison.

Centrafricaines

Centrafricains,

Mes chers compatriotes,

Aujourd’hui, 54 années se sont écoulées depuis la proclamation de notre République. Il est d’usage qu’à cette date, l’anniversaire de cet événement éminemment historique, soit célébré dans l’allégresse.

En tant que Père de la Nation, je me fais le devoir  d’adresser ce message à mes compatriotes pour leur demander de garder espoir et de croire au destin de notre pays.

Les cinquante prochaines années qui ont démarré doivent donner à chaque centrafricaine et à chaque centrafricain, la volonté de rompre définitivement avec la passé et de se serrer les coudes pour qu’ensemble, nous puissions jeter les bases d’un véritable développement de notre pays.

Ce pays que nous avons en partage ne peut être construit que par la participation de toutes les bonnes volontés, de toutes les forces vives de la nation. Je crois au génie centrafricain et à sa capacité à transcender les contradictions parfois légitimes, pour se retrouver et travailler ensemble, pour le seul bonheur du peuple centrafricain.

C’est pourquoi, j’exhorte mes compatriotes pour que ce moment nous offre une occasion d’un dialogue véritablement constrictif, empreint de fraternité et de cordialité qui nous conduirons à apprécier la mesure du chemin parcouru et mieux, nous permettront d’appréhender efficacement les enjeux et les défis qui sont les nôtres.

La commémoration de cette journée doit nous donner, encore une fois, l’occasion de nous ressaisir et porter haut les valeurs qui nous unissent à savoir l’unité, la dignité et le travail. Je ne peux que me réjouir de voir mes compatriotes, la commémoration avec ferveur dans l’unité, la paix et la concorde nationale.

Nous avons le devoir de ne pas oublier nos héros, Feu Barthélemy BOGANDA et ses compagnons qui ont payé le prix fort pour poser les fondements de la République.

Centrafricaines

Centrafricains,

Mes chers compatriotes,

En jetant un regard rétrospectif, nous sommes appelés à tirer les leçons du passé, des difficultés et les erreurs qui ont jalonné notre parcours et retardé la marche de notre pays vers la paix, le progrès et la prospérité. Les erreurs ou lacunes constatées doivent être corrigées, les acquis doivent être consolidés, capitalisés et jalousement préservés.

Je mesure l’importance de mes compatriotes et leur soif de voir leurs conditions de vie s’améliorer le plus rapidement. Je vous demande de faire confiance à notre gouvernement car notre pays sort d’une longue période d’instabilité dont les effets néfastes sur les secteurs socio-économiques ne sont plus à démontrer. La vie d’un peuple n’est pas un fleuve tranquille. Malgré les soubresauts que notre pays a connus, nous devrions avoir plus confiance en l’avenir.

C’est pourquoi, j’ai instruit le gouvernement à poursuivre les actions au travers des objectifs essentiels que j’ai définis :

Consolidation de la paix, le gouvernement et l’Etat de droit en République centrafricaine ;

Relance de l’économie ;

Développer le capital humain et les services sociaux essentiels.

Sur le plan politique, je demeure convaincu que seul le dialogue et la concertation doivent guider les acteurs politiques de notre pays aux fins de créer un climat favorable à l’apaisement et au développement.

Beaucoup de mes compatriotes continuent de s’interroger sur le sens de mon appel à la concertation politique depuis 15 mars 2012.

Je tiens à réaffirmer à mes compatriotes, qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition, ma ferme volonté de maintenir le dialogue sur les grands sujets engageant la vie de la nation, car c’est ensemble, au-delà de nos clivages, que nous construirons un pays prospère et où il fait bon vivre.

Je me réjouis encore une fois du consensus dégagé autour de l’épineux problème de la révision du code électoral ayant abouti à la création d’une Autorité nationale des élections qui sera désormais chargée de gérer les futures élections en République centrafricaine.

Sur le plan sécuritaire, j’ai fait de la sécurité ainsi que de la quête permanente de la paix, une exigence nécessaire pour asseoir les véritables bases du développement de notre pays.

Notre pays était confronté, comme vous le savez, à de multiples rébellions dont les actions ont sapé les structures socioéconomiques et ont rendu encore difficile, la vie de mes compatriotes dans les régions du Nord-Ouest et Est du pays.

Je note avec satisfaction, l’amélioration de la situation sécuritaire, grâce aux efforts de notre armée, avec l’appui indispensable des forces mises à la disposition de notre pays, par les pays frères de la CEEAC et de la Communauté internationale. J’en profite pour rendre un vibrant hommage à tous ceux qui ont contribué au retour de la paix en République centrafricaine.

Cette situation nous donne un signe d’espoir avec la mise en œuvre du Programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) qui résulte de l’Accord de paix global conclu à Libreville.

Les actions décisives de nos Formes armées ont, non seulement, permis de neutraliser le potentiel militaire du rebelle tchadien Baba Ladé, mais aussi de l’obliger à abdiquer. Ce qui a permis son départ du pays suivi du rapatriement de l’essentiel de ses éléments au Tchad. Cependant, il existe encore quelques poches résidentielles qui continuent de perturber la quiétude de nos vaillantes populations.

La redynamisation de la Réforme du secteur de sécurité (RSS) avec la mise en place d’une stratégie nationale et l’accélération du DDR, ont permis de créer les conditions satisfaisantes de stabilité et de paix et République centrafricaine. C’est dans cette dynamique que 6 500 ex-combattants ont été démobilisés dans le Nord-Ouest.

Ces actions seront poursuivies dès la fin de la saison des pluies.

Dans le cadre de la sécurisation de leurs frontières communes, le Centrafrique, le Soudan et le Tchad ont mis en place une force tripartite qui est déjà opérationnelle.

Par ailleurs, les FACA mènent la lutte contre la LRA à l’Est de la République centrafricaine avec le soutien de l’Armée Ougandaise et d’une unité spéciale de l’Armée américaine, en coordination l’Union africaine et l’Organisation des nations unies.

A cet égard, le retour définitif de la paix dans l’ensemble du territoire demeure toujours pour moi, l’une des premières priorités nationales, car sans la paix, il n’y a aucun espoir de construire un Centrafrique nouveau. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai toujours abordé cette douloureuse question avec prudence et lucidité, dans un esprit d’écoute et d’ouverture.

C’est pour moi l’occasion, une fois de plus, de tendre une main fraternelle aux compatriotes égarés qui continuent encore de perturber la quiétude de nos sœurs et frères dans certaines régions de notre pays, afin qu’ils puissent revenir sur le droit chemin.

Sur le plan économique, je tiens encore, une fois de plus, à souligner que malgré un contexte international et sous-régional difficile, la République centrafricaine a réalisé des performances économiques appréciables. Le taux de croissances du PIB réel s’est stabilisé à 3,3% en 2011, tiré par la bonne tenue de la production agricole vivrière et la reprise des principaux produits d’exportations tel que le coton, le café, le tabac, le bois, etc.

Ces effort ont été couronnés par le satisfecit de nos Partenaires techniques et financiers justifié par la conclusion du programme de Facilité élargie de crédit (FEC) avec le Fonds monétaire international (FMI), le 25 juin 2012.

L’éducation et la santé doivent rester pour le gouvernement, des défis à relever dans le cadre de l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

C’est pourquoi, il y a urgence aussi à agir en matière de santé publique. Notre plateau technique demeure encore limité, les effectifs du personnel, réduits ; et une frange importante de nos concitoyens éprouve encore des difficultés d’accès au services de santé.

Fidèle à mon serment de loyauté envers le peuple centrafricain, je me dois d’œuvrer en faveur de la reprise économique qui ne se fera que par l’engagement effectif de tous, à accepter avec courage, les réformes entreprises afin d’éradiquer la pauvreté à laquelle notre pays reste toujours confrontée.

Centrafricaines

Centrafricains,

Mes chers compatriotes,

 Qu’il me soit permis de saluer ici, la Communauté internationale qui n’a cessé d’être au chevet de la République centrafricaine et qui apprécie, à sa juste valeur, les efforts du peuple centrafricain à travers ses dirigeants.

Je remercie madame la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies, ainsi que le Système des Nations unies en République centrafricaine pour l’appui consenti ô combien important pour la consolidation de la paix et le soutien multiple au développement de notre pays. Je remercie également l’Union européenne au travers de sa Représentation en tant que premier bailleur, et dont le soutien n’est plus à démontrer.

Je félicite les Institutions de Bretton Woods, je veux citer la Banque mondiale, et le FMI dont l’appui à la République centrafricaine, en matière de bonne gouvernance, n’est plus à démontrer. Je n’oublierais pas aussi le rôle essentiel de notre partenaire privilégié, la France à travers l’AFD, ainsi que nos amis, la République populaire de la Chine et l’Inde qui nous accompagnent dans notre marche vers le développement.

Fort de tout ce qui précède, le gouvernement a engrangé des succès significatifs qui, me semble-t-il ne sont pas bien perçus par nos populations voire même peu connus de certains de nos partenaires. C’est pourquoi, j’engage le gouvernement à faire connaître régulièrement au peuple et à travers tous nos partenaires les progrès enregistrés dans les différents domaines. Ce déficit de communication est préjudiciable à l’atteinte des objectifs que le gouvernement s’est fixé et ouvre la voie aux marchands d’illusions dont les objectifs recherchés sont de nuire la République centrafricaine.

Notre pays s’est doté depuis la Table ronde des bailleurs de fonds, tenue à Bruxelles les 16 et 17 juin 2011, de son deuxième Document de stratégies de réduction de la pauvreté (DSRP 2). Dans cette perspective, le gouvernement est en entrain de finaliser la stratégie croissance accélérée pro-pauvres conformément au Cadre d’accélération des OMD1+. Sur la base des Grappes et croissance identifiées autour de l’Agriculture, les Mines et la Forêt, d’énormes potentialités s’ouvrent en vue de relever les défis qui s’imposent à nous, en matière de développement.

Les programmes et projets sur financement extérieurs dans les domaines des infrastructures tels que les transports, l’énergie, les télécommunications pourraient renforcer les perspectives de croissance d’autant plus qu’ils s’ajoutent à de nombreux projets d’investissement dans les secteurs miniers et pétroliers.

Je fais de l’agriculture la priorité des priorités dans ma politique de développement. Je ne ménagerais aucun effort pour faire de ce secteur le levier de la croissance économique de notre pays.

C’est dans ce cadre que j’ai initié avec l’appui de la FAO, de la CEEA, le Nouveau partenariat pour le développement économique de l’Afrique (NEPAD) de l’Union africaine, la Banque mondiale, une stratégie de développement de l’agriculture articulé autour du Programme national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire (PNSIASA).

Ce vaste programme qui sera mis en œuvre sous peu, avec l’appui de la Communauté internationale, va améliorer le cadre de vie de nos paysans et éleveurs, par des techniques de production adéquates.

Centrafricaines

Centrafricains,

Mes chers compatriotes,

J’ai décidé, cette année, de célébrer la fête de proclamation de notre République centrafricaine à Bouar. Au-delà des aspects festifs tout à fait légitimes, je veux ainsi appeler l’attention de tous, sur la nécessité pour nous de redynamiser nos provinces. Cette œuvre effective de la décentralisation et de la régionalisation, qui permettra de rapprocher l’administration de nos populations.

La redynamisation de nos provinces implique aussi, la création des pôles de développement, véritables moteurs pour la croissance économique de nos infrastructures administratives et économiques. Une plus grande appropriation de nos populations du rôle clé qu’elles sont appelées à jouer au niveau local s’impose.

Je veux ici réaffirmer que le développement de notre pays peut se faire que si nos administrations déconcentrées disposent des infrastructures nécessaires à favoriser l’implantation des unités de production et si l’autorité de l’Etat est fermement réaffirmée.

Nos régions doivent être au centre de nos préoccupations. En optant pour la pratique de décentralisation, j’ai voulu créer un environnement favorable au développement de nos régions. Les réformes importantes ont déjà été initiées à ce sujet.

La prochaine adoption des textes de la loi par notre Assemblée nationale, permettra tout d’abord de rendre concrète la volonté du gouvernement d’aller vers plus de décentralisation et de responsabilisation au niveau local.

Il s’agit pour nous de redéfinir les fonctions de l’Etat autour de ses missions régaliennes, de responsabiliser davantage les administrations décentralisées pour asseoir l’autorité de l’Etat, de fournir les services sociaux de base de qualité aux populations par le biais d’une véritable démocratie à la base au travers des élections locales.

Elle permettra ensuite, la signature des protocoles de transfert des compétences et des ressources entre l’Etat et toutes les communes pour leur permettre de mettre en œuvre leurs programmes d’investissement prioritaires.

Face au destin national et à la gravité de la charge qui m’incombe, j’ai toujours donné le meilleur de moi-même avec l’équipe qui m’entoure, pour mériter votre confiance et remplir fidèlement mon devoir de gardien de la Constitution, de garant de l’intégrité du territoriale, de la cohésion nationale et du fonctionnement régulier de nos institutions républicaines.

La paix revenue, la République centrafricaine, riche de son potentiel naturel et humain, offrira toutes les possibilités d’investissements publics et privés pour la prospérité de nos populations.

Au gouvernement, j’ai donné mission de redoubler d’efforts pour traduire en actes la forte aspiration au bien-être, massivement exprimée, lors de dernières élections de 23 janvier 2011.

Je tiens à ce que toutes les femmes et tous les hommes qui m’accompagnent dans l’exécution du contrat de confiance qui me lie au peuple, comprennent et acceptent que cette mission ne crée pas une catégorie de citoyens privilégiés, au-dessus des autres et de la loi. Au contraire, cette charge se décline en un sacerdoce sans ambiguïté : il est question de servir et non de se servir.

Déjà, comme vous le savez, j’ai instruit le Premier ministre, de se conformer à l’obligation de vous informer régulièrement sur les actions du gouvernement.

Je rappelle à mes compatriotes que notre pays sort d’une longue période de déliquescence à tous les niveaux. La reconstruction de ce qui a été détruit pendant des années de conflits ne peut se faire que si chacun de mes compatriotes s’engage résolument vers la voie du progrès.

Ne nous laissons pas gangrener par les sirènes du désespoir orchestrées par des compatriotes qui ont perdu le sens du nationalisme et qui ne prêchent que le malheur à tout bout de champ. Notre ambition reste et restera le développement socio-économique de notre pays.

Je veux que chaque centrafricain se libère de la fatalité qui ne cesse de nous empêcher d’aller de l’avant et s’appropriée du nouvel élan que nous nous sommes fixés pour faire de la République centrafricaine, un pays émergeant à l’horizon 2025.

Face à ces grands défis et malgré les efforts entrepris par le gouvernement, nous nous confrontons encore malheureusement, à attitude de certains de nos compatriotes qui affichent des comportements déviants justifiant la mal gouvernance dans certains secteurs d’activités.

Je vous ai déclaré, il y a un peu plus d’un an, et le confirme, que la récréation est définitivement terminée. Je ne tolérerai jamais la mauvaise gestion des deniers publics encore moins la corruption et les détournements des deniers publics. Personne ne sera épargnée quelle que soit sa position.

La nouvelle Haute autorité nationale de lutte contre la corruption qui verra le jour très prochainement sera un instrument efficace au service de la bonne gouvernance.

Centrafricaines

Centrafricains,

Mes chers compatriotes,

Nantis des ressources naturelles qui sont les nôtres, nous ne pouvons pas nous laisser aller au désespoir. Pourquoi nous laisser aller au désespoir dans un pays qui regorge d’énormes potentialités ? Pourquoi ne voulons-nous pas affronter les difficultés par le travail en créant de la richesse ? Pourquoi nous apitoyons-nous sur nos sorts alors que nous pouvons tirer des enseignements de nos frères étrangers qui travaillent avec acharnement ?

Je lance un appel pressant à tous mes compatriotes de prendre leur destin en main. j’instruis le gouvernement à créer les conditions saines pour la promotion des investissements dans notre pays. Le développement du secteur productif permettra de créer plus de richesses afin d’améliorer les conditions de vie de nos compatriotes.

C’est pourquoi, à vous les jeunes, je dis qu’il est temps de profiter des richesses de votre pays. Organisez-vous en coopératives, créer des entreprises, initiez des projets de développement pour votre propre épanouissement et de la prospérité de notre société.

Le gouvernement a mis en place un ensemble de dispositifs pour encourager les initiatives privées et surtout la promotion des entrepreneurs centrafricains. Une stratégie de l’émergence d’une nouvelle bourgeoisie nationale a été mise en place à cet effet. Je crois en votre capacité et à votre génie créateur.

Je me tourne vers vous les femmes, qui sont nos mamans, nos épouses, nos filles. De tout temps, vous avez contribué de manière remarquable à la paix et au développement socioéconomique. Je vous exhorte à plus d’initiatives dans la mise en œuvre des  projets porteurs pour le développement de notre pays. Prenez toute votre place dans la construction d’une nouvelle Centrafrique. J’ai fait de la promotion du genre, mon cheval de bataille afin que les femmes soient traités au même titre que les hommes.

A vous mes compatriotes agriculteurs, éleveurs, pêcheurs et vous tous qui habitez nos campagnes, je voudrais ici vous exprimer mon admiration et vous adresser mes félicitations pour les sacrifices consentis en dépit de toutes les difficultés que vous rencontrez dans votre travail afin de continuer à nourrir le peuple.

A tous les compatriotes qui ont choisi le dur métier de la vie, artisans miniers, maçon, plombier, etc., nous mettrons tout en œuvre pour vous aider à faire de vos activités créatrices de richesses et d’emploi, un véritable levier de promotion sociale.

J’ai foi en l’avenir de mon pays. Je crois en la capacité de mes compatriotes à s’unir pour qu’ensemble, nous relevions le défi de la pauvreté.

La position géographique de notre pays est plus un atout qu’un handicap. Mobilisons-nous pour gagner le pari du développement.

Vive la République centrafricaine !

Que Dieu bénisse notre pays et bionne fête à tous !

Je vous remercie.

 

 

 

Dans son discours à la population en langue nationale (Sango), François Bozizé a relevé que la RCA d’aujourd’hui n’est pas très différente dcelle des années 60. L’insécurité et la dégradation des infrastructures publiques font d’elle le « Dernayo », c’est-à-dire le dernier de tous ses Etats voisins. 
(…) Très furtivement, il a évoqué la révision de la constitution pour la bonne  tenue des élections en 2016.

[Source Radio Ndeke Luka]
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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 20:46

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

 

FACA drapeau

 

KABO : DES CORPS SANS VIE DES SOLDATS RETROUVÉS ET TRANSFÉRÉS À BANGUI

 

Kabo, 30 novembre (RJDH)– Sept corps des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) ont été retrouvés le jeudi 29 novembre dans la brousse, à 25 kilomètres de la ville de Kabo (nord) et transférés à Bangui. Ces militaires ont été tués lors d’un affrontement les opposant à une bande armée, qui serait les dissidents de la Convention des patriotes pour la justice et la Paix (CPJP), en début de la semaine.

D’après les informations recueillies par le RJDH,  les victimes sont des officiers, des sous-officiers et des hommes de rang. « Nous avons retrouvé le corps du capitaine qui a été enlevé par ces rebelles au moment de l’attaque, ainsi que ceux d’un lieutenant, d’un sergent  et de quatre soldats », a témoigné une source militaire.

Après la découverte, les corps ont été immédiatement transférés à Bangui. Deux éléments des FACA seraient encore portés disparus, à en croire la source.

Depuis plus de deux mois, les villages qui entourent les villes de Kabo font l’objet d’attaques d’hommes armés, basés à quelques kilomètres de la ville de Kabo sur l’axe Batangafo. Cette bande commet des exactions sur la population et des passagers souvent remorqués sur des taxi-motos.

D’après les témoignages recueillis, ce groupe d’hommes armés serait composé des dissidents de la CPJP rénovée qui avait attaqué les villes de Damara et de Sibut au mois de septembre dernier. C’est en attaquant leur position que ces éléments des FACA ont été tués.


 

NDLR : Ce bilan est une véritable hécatombe pour ces soldats des FACA qui ne doivent plus continuer à perdre inutilement la vie pour le pouvoir agonisant de Bozizé. Que dit Francis Bozizé et son état-major ? C’est triste et écoeurant de constater que pendant que ces fils du pays tombent comme des mouches dans l’arrière-pays, Bozizé remet des étoiles de général à Bangui à des officiers pantouflards dont bon nombre ne le méritent nullement. Le nombre pléthorique de généraux de l’armée centrafricaine aujourd’hui n’a aucune justification rationnelle. Cela cache mal la volonté de Bozizé d’acheter l’approbation d’un certain nombre d’officiers de l’armée de ses manœuvres de modification constitutionnelle pour être de nouveau candidat à l’élection présidentielle en 2016.   

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 20:25

 

 

 

carte_centrafrique_432.gif

 

*   *   *

1er Décembre 1958 – 1er Décembre 2012 : 54 ans écoulés depuis la transformation, juridique, de l’ancien territoire français d’Outre-Mer en Afrique Centrale dénommé« OUBANGUI-CHARI » en « RÉPUBLIQUE », d’où sa nouvelle dénomination actuelle de : « RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE » ou, pour faire court : « CENTRAFRIQUE » (Le).

Que d’espérance suscitée à l’époque, au sein de la Nation toute entière, par cette proclamation mais, aussi, que d’affreuses déconvenues, depuis la mort accidentelle de l’exceptionnel concepteur et promoteur de la Nation qu’est Barthélémy BOGANDA !

L’état de décrépitude actuellement atteint par la Nation ne devrait, en tout état de cause, que conduire à une douleur indicible, vivace et muette, face à l’impuissance avérée des autorités, depuis les années 60, à promouvoir une concorde nationale fiable et stable, ainsi qu’un développement socio-économique digne de la vision, profondément digne et hautement patriotique, de Barthélémy BOGANDA.

Personnellement, je ne me laisserai pas abattre par cette tragique réalité, et invite mes chers compatriotes, quels qu’ils soient, où qu’ils se trouvent et quoi qu’ils fassent, à ne point se laisser abattre : nous crucifierions alors une seconde fois, et à notre tour, Barthélémy BOGANDA.

En son honneur, et en souvenir de son sacrifice, relevons la tête, essuyons nos larmes, souhaitons-nous, les uns les autres, une bonne fête de la proclamation de la République Centrafricaine puis posons, radicalement, dès aujourd’hui et sans hésitation, le tout premier acte fondateur d’une concorde nationale renouvelée, imperméable à toute crise ultérieure éventuelle, et donc des plus stable, pour le devenir bien compris de nos descendants. Cet acte fondateur n’est autre, à mes yeux, que le pardon des offenses subies dans nos familles, nos quartiers, nos villages, nos villes, notre profession, nos relations citoyennes, ecclésiales, etc.

Réconcilions-nous, même avec plus petits que nous, le cas échéant, mais après avoir confessé, nous-mêmes, nos propres défaillances à l’égard des uns et des autres, qu’ils soient petits ou grands, car nul de nous n’est parfait.

Dans ce but, prenons tout ce mois de Décembre 2012, si cela est bon à vos yeux, et travaillons à rétablir nos relations interpersonnelles brisées, en toute discrétion, bien entendu, mais en toute sincérité puis, le 1er janvier 2013, prenons le temps d’élever nos cœurs et nos mains, désormais purifiés, devant le trône de la grâce pour ceux qui connaissent Jésus-Christ, qui nous a réconciliés avec Dieu le Père par le sacrifice volontaire de Sa propre vie.

Alors seulement l’Éternel des cieux entendra nos cris de détresse et y répondra, c’est absolument certain de Sa part, en transformant les circonstances et les acteurs de l’extrême misère sévissant actuellement sur toute l’étendue du territoire national.

Nous en reparlerons.

Bonne et heureuse fête de ta proclamation en tant que « République », Centrafrique, mon pays.

CENON, le 1er Décembre 2012

C. MABADA-MABAYE - Pasteur

http://www.philadelphie-infos.net/

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 03:35

 

 

Boz et IDI

 

Tchadactuel.com  le 30 nov, 2012

 

Le Président Bozizé aurait enfin osé ! Installé au pouvoir par l’armée tchadienne et sécurisé par cette même armée, le Président centrafricain est considéré dans la sous-région comme étant le plus docile des caniches de Deby. Tous les Présidents de la sous-région ont pris un à un leur distance : sa suffisance, son arrogance et son manque de savoir-faire et savoir dire ont fini par agacer ses pairs, seul le centrafricain continue à s’aplatir devant Deby. Mais toute chose à sa fin.

Le Président centrafricain aurait pris la mesure des dégâts négatifs collatéraux sur l’opinion centrafricaine et internationale, de sa proximité avec le despote de N’Djamena ; alors il aurait commencé à prendre du recul. Bozizé aurait pris des contacts avec des pays ou personnalités dont jadis il passait par Deby, pire, pour ce dernier, Bozizé aurait envoyé un bon contingent centrafricain être formé en Afrique du Sud en vue de remplacer la garde rapprochée tchadienne. Autant des petits gestes d’indépendance que le despote n’ pas apprécié et en représailles, il retira le contingent tchadien chargé de la sécurité  de Bozizé.

En retirant les éléments tchadiens affectés à la protection rapprochée du Président Bozizé, Deby pensait que ce dernier courrait pour venir attraper ses pieds et s’excuser de ses mauvaises manières de ces derniers temps; mais non! Le Président Centrafricain, qui a longtemps souffert de l’étouffement de son grand voisin et de son Président envahissant, semble avoir pris goût de cette indépendance. Il s’est donc tourné carrément vers d’autres partenaires pour assurer sa protection avec plus d’indépendance et de dignité. Cette attitude de lèse-majesté n’a pas plu au dictateur tchadien, alors il a chargé le sinistre Abdoulaye Miskine de créer une rébellion anti-Bozizé à partir du sud du Tchad, bien sûr en mettant à sa disposition les résidus des combattants de Baba Ladé et des moyens matériels et financiers colossaux. On assistera dans quelques jours à une situation de désolation, de massacre et de pillage au sud du Tchad et au nord de RCA. Tout ceci à cause d’un despote qui ne trouve la quiétude que dans le malheur des  autres.

Beremadji Félix

N’djaména – Tchad

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 03:03

 

 

 

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BRAZZAVILLE (AFP) - 30.11.2012 21:46 - Un avion-cargo en provenance de Pointe-Noire au Congo a raté son atterrissage à l'aéroport de Brazzaville faisant une trentaine de morts parmi les habitants du quartier, a-t-on appris auprès des pompiers congolais.

Selon le responsable des services de secours, Georgelin Massemba, une trentaine de personnes habitant le quartier de La Poudrière, situé au bout de la piste de l'aéroport, ont été tuées lorsque l'appareil est sorti de la piste avant de s'écraser dans un ravin. L'équipage dont on ignore la composition exacte a également péri dans l'accident.

De nombreux blessés, une vingtaine, selon des témoins, ont été transportés à l'hôpital de Makélékélé, au Centre hospitalier universitaire et à l'hôpital militaire.

L'avion, un gros porteur Iliouchine, transportait des voitures et d'autres marchandises pour le compte de la compagnie locale Aero-services.

Selon un journaliste présent sur les lieux, l'accident semble être dû à un violent orage qui s'abattait sur la région. L'avion, qui n'a pas pu freiner suffisamment, est sorti de la piste, a rasé une quinzaine d'habitations, dont un bar, avant d'aller s'écraser dans un ravin et de prendre feu.

Deux heures après l'accident les pompiers fouillaient les décombres dans le quartier de La Poudrière pour tenter de dénombrer les victimes. Cet appareil, théoriquement utilisé pour le fret, est susceptible d'avoir transporté d'autres personnes que les membres d'équipage.

© 2012 AFP

 

Commentaire de Clément Boutet-Mbamba

La vie est parfois cruelle. Moins de 3 jours après la publication de la réflexion sur le transfert de l'aéroport de Bangui Mpoko de Bangui à Berengo, voilà qu'un avion en provenance Pointe-Noire pour Brazzaville a manqué son atterrissage à Maya Maya, causant 30 morts. Alors que le ministre délégué à l'aviation civile s’époumone à Bangui pour ridiculiser cette réflexion et que ses thuriféraires sont lancés à ma poursuite sur le net, l'actualité fait ce clin d'oeil aux gouvernants de Bangui pour leur dire que la fatalité n'est pas une normalité si l'on se donne les moyens pour l'éviter.

Maya Maya fut aussi rénové intégralement à coup de centaines de milliards de Fcfa et une seconde piste est  en construction. Les princes Congolais ont simplement oublié que comme Bangui-Mpoko, Maya Maya est aussi enclavé dans la ville.

Que ces 30 morts de Brazzaville reposent en paix et que leurs morts servent de leçon aux princes de Brazzaville, Kinshasa et surtout ceux de Bangui qui ne gouvernent qu'à vue en oubliant que gouverner, c'est prévoir.

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