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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 01:26

 

 

 

 

 

 

les-manifestants

seul manque le buste de Bozizé

les-manifestants-du-4e-arrondissement-de-bangui-photo-rjdh

Par Johnny Vianney BISSAKONOUEchos de Centrafrique 4 août 2012

La manifestation des candidats malheureux au recrutement dans les rangs des Forces Armées Centrafricaines a failli virer au drame. Nous sommes passé à deux doigts d’une révolution, voyez plutôt les faits qui se sont déroulés le 02 Aout dernier:

Les manifestants du 7e Arrondissement de la ville de Bangui se sont attaqués en début d’après-midi à la prison centrale de NGARAGBA où ils ont cassé toutes les portes de cette principale maison carcérale de la capitale permettant ainsi aux prisonniers de s’évaporer dans la nature. Seuls quelques prisonniers expatriés ne sachant où aller se sont empêchés de s’enfuir. Ajouté à cela, le pont du camp Kassaï conduisant à la caserne militaire qui a également été cassé.

Des dégâts matériels ont aussi été enregistrés dans certains arrondissements de la capitale dans la matinée :

Le monument du 15 Mars 2003 situé au rond-point du 4e arrondissement et qui commémore la date du putsch qui a porté au pouvoir le General François Bozizé a été désarmé de son AK-47 et de son drapeau. Parmi les bustes de tous les Présidents de Centrafrique posés au monument du cinquantenaire celui du Président Bozizé a tété cassé. Des jeunes  ont bravé les militaires, affronté les balles réelles,  barricadé les routes etc. Pour protester contre ce qu’ils appellent spoliation, recrutement clanique, fraude massive. Le Centrafrique est passé à deux doigts d’un « printemps centrafricain »…Une goutte d’eau qui a failli déborder la vase. Dommage que les autorités n’y ont encore vu comme d’habitude que de la manipulation. Ces jeunes seraient manipulés par les opposants selon le Ministre délégué à la Défense et fils du Chef de l’Etat.

Mais réfléchissons objectivement au pourquoi de ce drame qui a plongé le centrafricain dans la peur et la crainte de revivre des événements douloureux d’un passé encore récent.

Il faut d’abord noter que les frais de dépôt de dossier de candidature étaient fixés à 5.000 Frs CFA, sans compter qu’il fallait constituer son dossier c’est-à-dire payer le certificat de nationalité, le casier judiciaire, les photos d’identités etc.

Se sacrifier pour 5.000 Frs CFA me direz vous, mais cette somme représente beaucoup de choses et rien à la fois en Centrafrique. Des jeunes ont affirmé avoir vendu leurs biens, leur strict nécessaire pour réunir cet argent. Trouver 5.000 frs CFA est très difficile à Bangui, tout comme on achète presque rien avec cette somme en Centrafrique. Les prix des denrées de premières nécessités ont connu des hausses vivement décriées par la population malgré un arrêté bloquant lesdits prix. Le centrafricain moyen vit en dessous du seuil de la pauvreté avec moins d’un dollar par jour.

Trouver un emploi en Centrafrique tient presque du miracle. Il existe dans le pays un collectif de diplômés sans emploi qui fait grève régulièrement pour l’intégration de ses membres dans la fonction publique. L’inégalité sociale atteint un niveau si flagrant que la majorité de la population qui souffre commence à détester cette minorité qui croule sous la richesse. Des gens qui naguère n’avaient rien mais qui aujourd’hui sont de multi millionnaires juste parce qu’ils sont du clan du chef de l’état.

Ensuite, on organise un test sans définir les critères de sélections. Tout le monde pouvait postuler vu qu’il n’y’avait pas de profil spécifié. On fixe le montant du dépôt de candidature à 5.000FrsCFA, on prend plus de 10.000 dossiers, fait passer un test à 10.000 candidats pour finalement retenir environs 700 personnes.

Les événements du 02 Août 2012 devraient faire réfléchir ceux qui sont au pouvoir. L’histoire nous apprend que c’est la rue, et la révolution populaire qui a renversé de nombreux régimes si forts soient ces derniers. La maxime reste incontestée : On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps.

Mais s’ils s’obstinent à voir dans toutes les revendications de la manipulation politiques…

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 01:21
 
 
 
 
 émeute du 2 août à Bangui
Calme précaire à Bangui après les manifestations du 2 Août
Radio Ndéké Luka Samedi, 04 Août 2012 14:47
Le calme est revenu dans la capitale centrafricaine après les différentes manifestions dans plus de 3 arrondissements de Bangui ce 3 août 2012. C’est le constat fait par Radio Ndeke Luka après avoir fait un tour dans quelques arrondissements et le centre-ville de la capitale centrafricaine. Toutefois, des militaires sont placés à certains endroits stratégiques pour renforcer la sécurité dans la ville.
Hier, les candidats malheureux au concours de recrutement dans les rangs des forces armées centrafricaines ont contesté les résultats arrêtés par le ministère de la défense nationale. Jugeant que le dénouement du concours a fait l’objet d’une injustice et d’un favoritisme, les candidats malheureux en colère ont violemment manifesté, d’abord dans le 4ème arrondissement dans la matinée du 2 août ensuite dans le 7ème arrondissement et enfin légèrement dans le 5ème arrondissement en début de soirée.
Routes barricadées, pneus incendiés en pleine avenues, jets de pierre sur les forces de l’ordre, destructions de quelques édifices publics dont l’effigie du Président François Bozizé à la place du cinquantenaire et le pont de Kassaï. L’arme du que portait le militaire sculpté tenant le drapeau national, symbole du monument des libérateurs à l’intercession du 4èmearrondissement, a été enlevée de son dos par les manifestants dans l’après-midi.
L’incident qui a couronné la journée du 2 août a été la libération de tous les prisonniers de la prison centrale Ngaragba dans le 7ème arrondissement.
Dans la soirée, le Ministre délégué à la défense nationale, Francis Bozizé, dont le passage dans le 7ème arrondissement a suscité la colère des habitants, s’est adressé à la population sur les incidents de la journée. Le ministre délégué à la défense a, dans sa déclaration, déploré ce qui s’est produit à la maison d’arrêt Ngaragba et il a aussi indiqué que les candidats retenus seront encore filtrés afin que les meilleurs poursuivent leur formation à Bouar avec ceux du Congo et du Gabon.
Il a appelé les manifestants à se ressaisir même s’ils ont été les malheureux ou sujets de manipulations quelconques, « vous avez déjà vos noms dans notre base de donnés », les a-t-il rassuré. Des inquiétudes ont continué à planer sur les banguissois relatives à une intensification des manifestations dans la nuit obscure de la capitale. Mais  aucun incident majeure n’a été signalé ou ne s’est produit.
Toutefois, quelques échanges de tirs entre des personnes civiles et les porteurs de tenues d’environ 5 minutes ont eu lieu dans le 4ème arrondissement vers la tombée de la nuit du 2 août.
 
 
La SODECA sous le joug de l’ENERCA
 
SODECA.jpg
 
Radio Ndéké Luka Samedi, 04 Août 2012 14:49
 
La Société de distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA) porte elle aussi le poids des délestages liés aux travaux de maintenance de l’usine de l’ENERCA  de Boali 2. Elle se dit dans l’incapacité d’établir un planning de distribution d’eau par secteur en ce temps de crise dans la capitale Bangui.
 
Le Directeur Technique de la SODECA, Pierre-Alfred Lebaramo, confirme que le délestage a considérément bouleversé la production d’eau potable au profit de toute la population banguissoise. Selon lui, les groupes électrogènes de la société ne sont pas en mesure de faire face à tout le besoin de la capitale en eau potable. Il a expliqué que « pour la SODECA ce n’est pas aussi simple que l’ENERCA de déconnecter les gens. Ce sont des conduits de canalisations hydrauliques qui sont fixes et en profondeurs ».
 
Le Chef du Service Electromécanique de ladite société, Jacob Feidea, a attesté que « les groupes électrogènes ne produisent que 950 à 1.000m3 par heure contre 1.500 avec l’ENERCA pour toute la zone de Bangui ».
 
Cette situation met des ménages en difficultés dans la capitale centrafricaine. Ayant parcouru quelques arrondissements de Bangui, Radio Ndeke Luka a pu constater que la majorité des points de vente d’eau visités sont fermés et déserts ce 3 août.
 
Pourquoi ? « Par ce qu’il n’y pas d’eau », a répondu sèchement un jeune homme vendeur d’eau au quartier Dédéngué 5 dans le 4eArrd de Bangui. Quelques curieux venus inspecter les lieux pour ‘’on ne sait jamais si l’eau est  à la fontaine ‘’de Dédéngué 5 ont désespérément laissé entendre que « la fontaine est fermée depuis le matin, nous attendons jusqu’au soir pour revérifier si l’eau reviendra ».
 
les ménagères des quartiers Mandaba et Boy-rabe (4ème arrd) se sont dites dépassées par les allers et retours quotidiens inutiles. « Tous les matins c’est les mêmes tracasseries de la recherche d’eau. Après avoir servi les 10 premiers récipients, le gérant annonce la rupture totale de l’eau», ont-elles martelé. Une habitante du quartier Mandaba, Hortense Songomale, a expliqué que « nous puisons de l’eau de puits, ce n’est pas de l’eau potable. Nos enfants souffre de la diarrhée à cause des eaux de puits ».
 
De toutes les façons, c’est une crise passagère, car dans une émission de Radio Ndeke Luka, ce 4 août, dénommée ‘Education Civique’’, les responsables de l’ENERCA dont la Directrice de Production a rassuré les habitants de Bangui que les délestages prendront fin d’ici peu, quitte aux centrafricains d’user encore de patience pour que la lumière revienne et que la SODECA distribue à nouveau de l’eau aux banguissois.
 
 
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Centrafrique-Presse.com - dans Société
5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 01:10

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Bambari : Vers la réduction de la pratique néfaste à l’égard des femmes et des enfants

 une-mère-dans-un-hopital

 

Bambari, 4 août 2012 (RJDH) – Trente membres du comité de surveillance des droits de la femme ont terminé, vendredi 2 août, un atelier de formation sur les droits de la femme et des enfants, notamment la violence basée sur le genre, en vue de réduire les pratiques néfastes à l’égard des femmes et des enfants dans la sous-préfecture de Bambari (centre).

Organisé par le Centre d’écoute des femmes para-juristes en partenariat avec l’ONG Mercy-corps, cet atelier de deux jours a permis aux  participants d’être édifiés sur les notions des droits humains, en particulier la protection des  femmes et des enfants, le concept genre, l’excision et la violence basée sur le genre.

« Le rôle du comité  de surveillance est d’identifier les personnes vulnérables, les repérer  puis, informer le centre d’écoute sur leur situation et sensibiliser la population sur les violences basées sur le genre », a fait savoir Clarisse Mokolango, agent psycho-social au centre d’écoute de Bambari.

 

Obo : Deux nouveaux produits de contraception disponibles à l’hôpital préfectoral

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Obo, 4 août 2012 (RJDH) – Deux nouveaux produits pharmaceutiques de lutte contre les grossesses non désirées et pour l’espacement des naissances sont désormais disponibles  à l’hôpital d’Obo (centre-est).

Il s’agit de Jadelle et de Diu.«  Le Jadelle est un médicament qui est  installé sous la peau et le Diu dans l’utérus de la femme pour une durée de dix ans. Toutefois, le Jadelle  peut être retiré du corps de la femme lors qu’elle veut tomber enceinte », a expliqué Yvon  Jacques Gonakpa, infirmier accoucheur à l’hôpital d’Obo.

Ces produits ont été présentés ce vendredi à la population, par Yvon  Jacques Gonakpa, de retour de Nairobi au Kenya, où il est allé apprendre comment les utiliser.

Selon la même source,  les filles âgées de 18 ans peuvent utiliser ces produits contraceptifs  pour éviter les grossesses non désirées et poursuivre leurs études.  Ces produits seront distribués également dans les centres de santé de Zémio et de Mboki.

 

Grimari : Les tracasseries routières continuent

transport-rte-de-Boali.jpg 

 

Grimari, 4 août 2012 (RJDH) – Les passagers d’un véhicule  de marque CBH immatriculé BG 072  en provenance de Bangui et à destination de Bangassou (est) ont été bloqués, le jeudi aux environs de 20h, sur une barrière érigée à deux kilomètres, à l’entrée de la ville Bambari.

Le véhicule a été immobilisé par des agents des eaux et forêts parce que les passagers auraient refusé de verser  de l’argent de ‘’formalité d’usage’’ qu’il leur aurait demandé.

Le conducteur du véhicule explique que « ces agents extorquent à chaque voyage une somme de 1500 FCFA à chaque passager ; mais que pour cette fois, tous les passagers ont refusé de la verser, c’est pourquoi le véhicule a été bloqué».

Un décret présidentiel exigeant le démantèlement des barrières illégales érigées sur les routes a été pris en juin dernier par le chef de l’Etat, François Bozizé. Toutefois, certains  porteurs d’uniforme poursuivent cette pratique.

 

Boali : Les filles libres sensibilisées à l’utilisation systématique des préservatifs

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Boali, 4 août 2012 (RJDH) – L’association nationale des jeunes femmes actives pour la solidarité (ANJFAS), sensibilise depuis plusieurs jours, à travers un atelier, les filles libres de Boali, au port systématique de préservatifs.

Cette initiative a été prise suite au constat selon lequel plusieurs filles libres auraient  quitté la capitale, Bangui, pour se rendre dans la sous-préfecture de Boali (95 kilomètres) et se livrent à la prostitution, au risque de s’exposer au VIH /sida.

« Cet atelier vise à sensibiliser les filles libres qui ont opté librement aux activités sexuelles. Celles qui ont voulu se faire dépister, nous leur donnons des bons de test, pour la connaissance de leur statut  sérologique », a expliqué Jean-Nazer Ngaissona, chargé de suivi et évaluation de l’ANJFAS.

Celui-ci poursuit qu’il est question d’inciter ces filles libres à l’utilisation systématique et correcte des préservatifs, masculins et féminins.

« Ce ne sont pas seulement les filles libres qui sont exposées, toutes les couches sociales sont concernées par ce problème. Nous disons aux femmes et aux hommes, aux jeunes et aux adultes de se faire dépister et d’avoir un comportement responsable », a ajouté Jean-Nazer Ngaïssona.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 01:01

 

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 04 Août 2012 14:32

La Fédération centrafricaine de football ne dispose que de 2 jours pour régler les arriérés de salaires de l’entraineur national des Fauves le français Jules Accorsi qui s’élève à 129.600 € soit près de 100 000 000 de franc CFA.

Cette mise en demeure fait suite à une requête déposée au siège de la FIFA à Zurich en Suisse par l’ancien entraineur des Fauves, Jules Accorsi le 16 juillet 2012.

Dans la lettre adressée au Secrétaire Général de la Fédération Centrafricaine du Football, Elie Delphin Feidangamo, la FIFA précise : « nous vous invitons à nous faire parvenir votre position en réponse à la plainte de l’entraineur M. Jules Accorsi…d’ici jusqu’au 6 août 2012 au plus tard ». La correspondance ajoute que  « si nous ne recevons pas de réaction de votre part dans le délai imparti, nous supposerons que vous ne souhaitez pas apporter de commentaires sur l’affaire en question et nous soumettrons le présent cas à la commission du statut du joueur pour considération et décision formelle sur base des documents contenus dans le dossier ».

La Fédération centrafricaine de football a reconnu en début juillet dernier qu’elle doit à Jules Accorsi de l’argent parce qu’il n’a plus perçu son salaire de sélectionneur centrafricain depuis octobre 2011.

En plus du motif de non-paiement de salaires, les avocats de Jules Accorsi, Redouane Mahra et Tatiana Vassine, ont aussi soulevé dans les documents annexés à la lettre de la FIFA, un autre point à savoir « la résiliation du contrat aux torts exclusifs de la Fédération Centrafricaine de Football ». Selon ces avocats, ce second motif a poussé l’entraineur Jules Accorsi à condamner la FCB à lui verser au total 159.600soit 104.530.000 FCFA.

150.000 € soit 98.250.000 pour les avantage en nature et 9.600 € soit 6.288.000 correspondant à des billets d’avions Bastia-Bangui au nombre de 4.

Le conseil de l’ancien sélectionneur centrafricain souligne aussi que c’est, « depuis la prise de position de Jules Accorsi en 2012 que l’équipe de Centrafrique a été en constante évolution, glanant des victoires de prestiges dans les qualifications à la Coupe d’Afrique des Nations 2012 contre l’Algérie ou le Maroc ».

Pour conséquences, ses avocats ont ajouté qu’ « au-delà de résultats sportifs que Monsieur Accorsi préparait depuis le début de son contrat, cette privation de manière brusque le prive de la reconnaissance sportive due à la visibilité et légitimité en découlant auprès de futurs employeurs (club et fédérations) ».

Du point de vue de l’instance suprême du football mondial relativement à ses textes réglementaires et statuaires, la fédération centrafricaine de football, s’expose à de nombreuses sanctions allant de l’obligation de jouer à huis clos  à la rétrogression en passant par l’exclusion des compétitions internationales, conformément aux articles 3 et 12 de la FIFA.

La FIFA se réserve aussi le droit, au pire des cas, d’ordonner l’exclusion de l’équipe centrafricaine des deux prochaines compétions internationales, que sont la coupe d’Afrique des nations 2013 et la coupe du monde 2014 pour lesquelles les Fauves sont actuellement sur une bonne voie.

Au lieu de 159.600 € réclamés par la partie de la défense de Jules Accorsi, la FIFA demande à la République Centrafricaine de ne verser à ce dernier avant 2 jours rien que la somme de 129.600 € soit 84 880 000 FCFA au terme d’un règlement à l’amiable.

Pour le moment, la Fédération Centrafricaine du Football ne s’est pas encore prononcée officiellement sur la correspondance provenant de Zurich. Tout porte à croire qu’une réponse sera le plutôt adressée à la FIFA pour que l’espoir des centrafricains de voir les Fauves à la CAN ne s’assombrisse pas dans les 2 jours de mis en demeure.

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 11:45

 

 

 

 

 

 

Nic Tiangaye

 

RFI samedi 04 août 2012

Le calme est revenu après les affrontements du jeudi 1er août à Bangui, entre les forces de l'ordre et des jeunes qui protestaient contre la liste des 600 futurs gendarmes sélectionnés parmi plusieurs milliers de candidats. Les manifestants accusaient le gouvernement d'avoir privilégié les candidats issus de la même ethnie que le président centrafricain. Vrai ou faux, le ministre de la Défense, Jean-Francis Bozizé, fils du chef de l'Etat, accuse de son côté l'opposition de manipuler ces jeunes. Ce que récuse Nicolas Tiangaye, leader d'un parti de l'opposition et coordinateur du Front pour l'annulation et la reprise des élections de 2001.

 

« Nous avons été surpris par la spontanéité de ces soulèvements »

Nicolas Tiangaye (Coordinateur du Front pour l'annulation et la reprise des élections de 2001)

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 03:38

 

 

 

Pr-Nguerekata-gaston-M.jpg

 

 

 

 

Déngo kongo ti pakara Gaston Mandata Nguérékata

 

Mbi bara ala kouè.

Mbi ita ti ala Gaston Mandata Nguérékata, Kota oua fango mbéti ti a da sendagui na gbata ti Baltimore na l’état oko ti sésé ti America.

I ma a téné na lango usé ti nzé ti kukuru ti ngou saki usé na baléoko na usé, a maséka ti gbata ti Bangui a sara ngonjo mingui, ngonjo ni so, a yéké nda li ti kizama so a la mou la ni ti mu a maséka na kua ti turugu ti kodro ti é, iri ti a zo so si ala ouara kizama ni a yéké na légé ni pépé.

So a molengué so a téné so a yéké kota téné mingui. Kodro ti é a yéké kodro ti zo kwé zo. Boganda a téné nga a téné kodro ti é a yéké kodro ti justice sociale.

Tonga na la so molengué a passé kizama  si a mou iri ti mbéni séwa ndé si a zia na place ti lo, so ayéké na légué ni pépé. Nzapa a yé so pépé. I ké so na kuru gô. Yé so a si na lango usé ti nzé ti kukuru so a yéké kota yé mingui so a lingbi ti si mbéni pépé.

Mbi hunda na goverment ti kodro ti é ti téné lo zia na séssé mbéni commission ti a ndjoni a molengué ti kodro so li ti ala a yéké da, si a lingbi ti gbou li ti ala da si a mou solution. A zou so ayéké na gbengbi ngo si a hounda nguiza ti téné a zia iri kiri kiri ti a zo na liste ni so, a goué na ala na ngbanga ti téné kékéréké a yi so a si encore apè. I ké so na kuru gô.

Ti téné a molengué ti kodro a ba nzoni. Ala so a sara kizama so ala sara sacrifice mingui. A baba na a maman ti a la a ba passi mingui.  A zo so a mou nguiza ti téné a zia iri ti ala na. Mbi hunda ti téné commission so a ba légué hio si kodro a ga ndjoni. Husu-husu a yéké ndjoni apè. Mbi ké so na kota gô.  Mbi mou na ala singuila !

     

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DECLARATION DU Pr GASTON MANDATA NGUEREKATA RELATIVE AUX TROUBLES DU 2 AOUT A BANGUI

 

Réagissant aux troubles dont Bangui a été le théâtre dans la journée du jeudi 2 août en raison du désordre et de l’injustice nés de la proclamation la veille sur les antennes de Radio Centrafrique des noms de ceux des jeunes compatriotes qui ont été retenus pour faire leur entrée dans les forces armées centrafricaines, le Pr Gaston Mandata Nguérékata a fermement condamné et dénoncé dans une déclaration faite en langue nationale le sango depuis Baltimore (USA), les cas flagrants d’injustice et de corruption qui ont entaché la procédure des opérations de ce recrutement dans l’armée nationale.

Cette une situation selon lui, est de nature à entamer gravement la paix sociale dans notre pays. Rappelant à la suite de Barthélémy Boganda, le Pr Nguérékata a affirmé que la RCA doit être un pays de justice sociale et de paix.

Il recommande fortement au gouvernement et propose urgemment la mise en place d’une commission composée de compatriotes avisés et  au-dessus de tout soupçon pour examiner ce dossier et faire au besoin traduire en justice tous ceux qui seraient convaincus de faits de malversation et de corruption avérée.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 01:27

 

 

 

 

 

 JF Boz

 

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                                                     seul manque le buste de Bozizé

 

Les résultats du recrutement dans les Faca piloté de bout en bout par le ministre délégué à la défense nationale qui n’est autre que Jean Francis Bozizé, ne pouvaient que déclencher le mécontentement qui a viré à l’émeute du 2 août.

Alors qu’il a été exigé 5000 F CFA de frais de dossier de candidature aux jeunes désoeuvrés des huit arrondissements de la capitale pour 700 à 800 places seulement prévues, les organisateurs se sont retrouvés avec un surbooking de 10.000 candidatures enregistrées un aussi un pactole conséquent de quelques 50 millions de F CFA auxquels il faut ajouter diverses enveloppes de corruption des organisateurs par ceux des candidats qui, pour s’assurer absolument de figurer à tous les coups sur la liste des retenus, n’ont pas hésité à brader des meubles, des téléphones portables et autres biens personnels à cette fin.

Selon des informations de sources dignes de foi au sein de la bozizie, deux personnes ont tout faussé. Il s’agit de la maîtresse favorite de Bozizé, Renée Madeleine Bafatoro et le rejeton Jean Francis Bozizé lui-même organisateur du recrutement. La première aurait envoyé trois autocars entiers de la SONATU dans la ville dont elle est prétendument députée à savoir Carnot, ramener des jeunes qu’elle a exigé qu’ils soient inscrits d’office sur la liste des sélectionnés. Jean Francis Bozizé aurait également fait de même avec les villes de Kabo dont il est aussi soi-disant député. Voilà « l’armée  nationale » qu’ils voulaient former !

Dès lors, il était quasiment impossible qu’il puisse rester encore assez de places pour les innombrables candidats de la capitale qui se sont fait littéralement racketter. Voilà le point de départ et les véritables raisons qui expliquent les manifestations de mécontentement et du ras le bol du 2 août des jeunes qui n’ont cessé d’être manipulés et instrumentalisés par Bozizé depuis qu’il est arrivé au pouvoir.

On se souvient que c’étaient ces mêmes jeunes qu’il avait fait marcher en 2004 pour le « supplier » d’être candidat à tout prix à l’élection présidentielle de 2005. Ce sont ces mêmes jeunes qui, moyennant des petits sous, sont envoyés dans la rue pour des prétendues marches  pour des causes perdues dont seuls Bozizé et son KNK ont le secret. Ils avaient été jetés dans les rues de la capitale pour soutenir par exemple Saifee Durbar, l’ami escroc indo-pakistanais de Bozizé dont la France réclamait l’extradition à la Grande Bretagne.

Aujourd’hui, ces jeunes ont compris à quel point ils sont chaque fois utilisés à des fins politiques sans grande contrepartie. Peu avant la mascarade électorale de 2011, Bozizé était allé poser à Boy-Rabe la première pierre pour la construction de logements sociaux. Où en sommes-nous actuellement avec ces logements sociaux ? Mêmes les jeunes centrafricains se rendent de plus en plus compte que Bozizé n’est qu’un menteur et un roublard. Il pense qu’il peut rouler tout le monde dans la farine tout le temps. Ce n’est pas vrai. Le masque sur son visage est en train de tomber pour laisser place à sa vraie figure.

L’arrachage de son buste qui figuraient aux côtés des autres chefs d’Etat de la RCA au Jardin du Cinquantenaire situé en face du Lycée B.Boganda est lourd de signification et est la preuve que les jeunes ont compris seul lui n’est pas digne de figurer à côté de ceux de Barthélémy Boganda, David Dacko, Jean Bedel Bokassa, André Kolingba et Ange-Félix Patassé. Généralement dans le monde, c’est à la chute d’un dictateur que le peuple déboulonne sa statue. Il en a été ainsi de Saddam Hussein d’Irak et même Bokassa en Centrafrique en 1979 sur la place Valéry Giscard D’estaing à Bangui.

Ce qui s’est passé à la prison de Ngaragba est également d’une très grande portée politique. 750 prisonniers dans la nature après effraction de la porte principale par les émeutiers du 2 août, ce n’est pas un hasard. Parmi cet effectif, il y a sans doute des personnes qui n’avaient rien à y faire. Beaucoup ont probablement été jetés arbitrairement en prison pas la justice personnelle de Bozizé et Findiro.

C’est fort de tout cela qu’au lieu de faire un examen de conscience et méditer sur leurs erreurs et leurs fautes de gestion des affaires du pays, Bozizé et son fils tentent de se défausser sur les hommes politiques et l’opposition politique dont ils voient la main partout derrière tout. C’est trop facile. Quels sont les hommes politiques qui ont bloqué Francis Bozizé à Kolongo lors des émeutes ? Quels sont les hommes politiques de l’opposition qui ont arraché le buste de Bozizé du Jardin du Cinquantenaire ou cassé le portail de la maison d’arrêt de Ngaragba ?

Les jeunes centrafricains que le régime Bozizé a toujours instrumentalisés commencent à voir clair dans les tromperies de ce pouvoir et à prendre conscience de ses responsabilités. Il est vain de voir nécessairement derrière eux quelqu’un qui tire les ficelles. La mise à sac hier par les émeutiers de l’entreprise qui fabrique des bancs d'école qu'on dit appartenir à une copine de Francis Bozizé  et qui se situe derrière les locaux de la primature, en dit long sur la détermination des jeunes. (Voir photos ci-dessous)

La Rédaction

 

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maison-saccagee.JPG 

émeute du 2 août à Bangui

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 22:46

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Bangui : 750 détenus libérés par des candidats malheureux des FACA

 la-prison-centrale-de-ngaragba-photo-rjdh.jpg

 

Bangui, 3 août 2012 (RJDH) – Environ 750 prisonniers de la maison d’arrêt centrale de Ngaragba, dans le 7e arrondissement de Bangui, se sont évadés, le  jeudi 2 août, suite à la manifestation des candidats malheureux au concours d’entrée dans les rangs des Forces armées centrafricaines (FACA).

« C’est aux environs de 13 heures que nous avons entendu des bruits de foule au carrefour. Les manifestants ont brulé des pneus en chantant l’hymne national. Ils sont ensuite venus défoncer le portail de la maison d’arrêt avec un morceau de fer, puis sont entrés », témoigne un greffier de la maison d’arrêt, qui a requis l’anonymat.

Le greffier poursuit son récit. « Ces jeunes, munis  de couteaux, de machettes  et de gourdins, ont libéré les prisonniers et les autres détenus, les invitant à sortir de leurs chambres. Les manifestants ont profité de l’occasion pour voler les literies, les biens et les ustensiles de cuisine des prisonniers, pour finalement saccager les locaux ».

Selon une source digne de foi, environ 15 militaires et 20 civils qui se trouvaient en prison avant d’être relâchés sont revenus d’eux-mêmes se présenter à la maison d’arrêt après le retrait des manifestants.

En plus de la prison centrale de Ngaragba, qui a été saccagée, les manifestants s’en sont pris aux mairies du 7e et  du 8earrondissement de Bangui. Ils ont aussi tenté de détruire un pont dans le 7earrondissement. Plusieurs monuments historiques de la municipalité de Bangui ont également été détruits.

Dans une déclaration qu’il a faite aux environs de 20 heures, le mardi 02 août, le ministre délégué à la défense, Jean Francis Bozizé, a invité les manifestants au calme, tout en estimant qu’ils ont été manipulés.

En juillet dernier, un appel au recrutement des jeunes dans les forces armées centrafricaines a été lancé. Pour 600 places, environ 10 000 candidatures ont été enregistrées. La proclamation a eu lieu mercredi soir. 650 candidats ont été retenus, d’où le mécontentement des autres qui pensent que le recrutement a été fait sur une base ethnique.

 

Bangui : Les pharmaciens s’inquiètent du programme de délestages

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Bangui, 3 août 2012 (RJDH) – Les pharmaciens de Bangui s’inquiètent face au prolongement des délestages intempestifs dans la ville, en dépit des mesures qu’ils ont prises, ceux-ci craignent que certains médicaments qui nécessitent une conservation au frais périssent.

Dans une tournée de plusieurs pharmacies de Bangui effectuée, le vendredi 3 août, par le RJDH, les mesures prises par plusieurs d’entre elles semblent être les mêmes. « Nous avons un groupe électrogène qui nous aide à conserver nos produits », a affirmé un employé de la Pharmacie Notre Dame.

Seulement, cette mesure ne semble pas pouvoir tenir pour les prochains jours de délestage. « Souvent, la nuit, les batteries dont nous disposons pour la conservation de nos produits arrivent à se décharger. Et cela n’est pas bon pour certains médicaments, comme l’insuline, qui doivent être strictement conservés à basse température », précise une vendeuse de médicaments à la Pharmacie de l’Amitié.

Le souhait de tous les pharmaciens, ajoute cette vendeuse,  est de « voir l’Enerca remédier à ce problème et reprendre ses activités normales, car nous sommes dans un domaine très sensible pour la santé de toute la population ».

Les travaux en cours à l’Enerca s’effectuent sur les installations de ses usines de Boali 1 et 2. Un calendrier de planification de distribution de l’électricité a été mis en place. Les travaux en cours réduisent jusqu’à 55% de la capacité de production de l’Enerca. Celle-ci ne distribue maintenant que 8 mégawatts d’électricité pour toute la ville de Bangui. L’Enerca précise que les travaux vont durer jusqu’au 10 août prochain.

 

Bangui : Campagne de dépistage de la maladie du sommeil

 

Bangui, 3 août 2012 (RJDH) – Une campagne de dépistage actif de la maladie du sommeil, aussi appelée trypanosomiase humaine africaine, organisée par l’ONG Médecins sans Frontières (MSF), a pris fin le 20 juillet, à Mboki (sud-est).

D’après un document émis par le service de communication de cette structure, au terme de cette campagne de trois semaines, l’équipe de MSF a vu 4534 personnes, soit des réfugiés, des déplacés, des autochtones et des peulhs. Six cas de la maladie du sommeil ont été diagnostiqués et traités au sein de cet échantillonnage.

Le traitement des femmes enceintes, poursuit le même document, a fait l’objet d’une attention particulière. En début de grossesse et porteuses parfois de la maladie du sommeil, certaines futures mères ne peuvent commencer leur traitement contre cette maladie qu’au deuxième trimestre de leur grossesse, « car, administrés au premier trimestre, ces médicaments peuvent nuire à la bonne santé du futur nourrisson ».

Le docteur Brian D’Cruz, médecin de l’équipe mobile de MSF, explique qu’ «  après sept jours de traitement pour les patients  en phase 1 et dix jours de traitement pour les personnes  en phase 2, les patients vont recouvrer totalement leur bonne santé et pourront reprendre une vie normale».

La maladie du sommeil est une maladie tropicale due à un parasite transmis à l’humain par la mouche tsé-tsé. La maladie suit deux phases : la première est caractérisée par de la fièvre, des maux de tête et des douleurs articulaires ;  la seconde, dite neurologique, se produit lorsque le parasite infecte le système nerveux central.

 

Mbaïki : Une trentaine de personnes mordues par des chiens et chats enragés

 

Mbaïki, 3 août 2012 (RJDH) – Vingt-cinq personnes ont été mordues par des chiens enragés et  trois  autres, par des chats enragés,  au village de Yawa, situé à 7 kilomètres de la  sous-préfecture de Boganda (centre-sud).

 « Les prélèvements  faits sur ces chiens et ces chats, qui ont été analysés  à l’Institut Pasteur de Bangui, confirment  que ces animaux domestiques sont atteints de la rage », a indiqué Alphonse Yangué, chargé de  la société d’État de gestion des abattoirs de Mbaïki.

Les  personnes mordues par les animaux enragés attendent pour être évacuées  à  l’Institut Pasteur de Bangui pour y recevoir des traitements.

 

Bambari : La population se mobilise pour faire fonctionner sa radio

 

Bambari, 3 août 2012 (RJDH) – Une campagne de financement en vue de relancer les activités de Radio Bé-Oko, une station tombée en panne depuis le 23 mars, est lancée à travers les différents quartiers et villages de la préfecture de la Ouaka (centre).

Il s’agit d’une initiative de l’association dénommée les Amis de la radio Bé-0ko. L’objectif est de relancer les activités de la station. «En tout, 59 quartiers vont contribuer de l’argent et des enveloppes ont été distribuées aux chefs de quartiers et de villages ainsi qu’aux chefs de groupe », a fait savoir Célestin Yétomane, coordonnateur de cette association.

« Nous avons écrit  des correspondances  aux partenaires afin de nous venir en aide,  mais sans suite. C’est ainsi que nous avons décidé de faire cette nouvelle cotisation.  Au mois de mai dernier, la population avait  déjà contribué une somme de 250 000 FCFA. Si tout va bien, la radio sera opérationnelle à compter du 13 août»,  estime Célestin Yétomane.

 

Bozoum : Une campagne de vaccination des enfants contre la polio

 

Bozoum, 3 août 2012 (RJDH) – Une campagne de vaccination contre la poliomyélite, auprès des enfants de 0 à 5 ans, est organisée, ce vendredi 3 août, par le Centre de santé préfectoral de Bozoum.

« Nous avons organisé cette campagne pour des enfants de 0 à 59 mois, pour lutter contre la poliomyélite. Il faut prévenir puisque nous faisons frontière commune avec la République du Tchad où sévit cette maladie », a  expliqué le docteur Samuel Nzalapa, chef de centre de l’hôpital préfectoral de Bozoum.

Selon lui,  deux cas de polio ont été enregistrés dans la région en mai 2011. Le 1er cas a été signalé dans le village d’Amafouta, dans la sous-préfecture de Batangafo, et le second, dans la préfecture de l’Ouham.

Cette campagne de vaccination est organisée dans toute la préfecture de l’Ouham-Pendé.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 20:23

 

 

 

 

 

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03/08/2012

Les ennuis français du fils du président équato-guinéen s'accumulent dans l'affaire des "biens mal acquis": cible d'un mandat d'arrêt international, privé de ses grands crus et de ses voitures de luxe, Teodorin Obiang a vu son hôtel particulier parisien saisi mi-juillet.

Ce bâtiment de six étages, situé avenue Foch (Paris XVIème), d'une valeur de 100 à 150 millions d'euros, a été saisi le 19 juillet, a annoncé vendredi à l'AFP une source proche du dossier.

Confirmée de source judiciaire, cette saisie a eu lieu quelques jours après l'émission d'un mandat d'arrêt international contre Teodorin Obiang, qui avait refusé de se présenter à une convocation.

Les juges, qui le soupçonnent d'avoir détourné des fonds publics de son pays, avaient en vain convoqué le fils de Teodoro Obiang Nguema à deux reprises en vue d'une mise en examen.

L'ambassade de Guinée équatoriale en France n'avait pu être jointe vendredi soir.

Dans ce somptueux hôtel particulier de plusieurs milliers de mètres carrés accueillant notamment une boîte de nuit et un salon de coiffure, les juges avaient déjà saisi en février 200 m3 de biens de très grande valeur lors d'une perquisition hors normes qui avait duré dix jours et nécessité plusieurs camions.

Les enquêteurs étaient notamment partis avec des tableaux de maître, une horloge d'une valeur estimée à 3 millions d'euros, du mobilier de prestige et d'autres biens précieux, tels de grands vins (Petrus, Romanée-Conti...) coûtant plusieurs milliers d'euros la bouteille.

En septembre 2011, la justice avait déjà privé Teodorin Obiang de onze bolides (Ferrari, Bugatti, etc.).

"Usage diplomatique"

La Guinée équatoriale avait aussitôt alors exprimé sa "totale indignation" devant ce qu'elle estimait être une "illégitime persécution". Mais la famille Obiang avait été déboutée d'une procédure en référé intentée contre la saisie.

Après cette spectaculaire perquisition, les juges avaient convoqué une première fois en mars M. Obiang mais le gouvernement équato-guinéen s'y était opposé en signe de protestation.

Teodorin Obiang a été nommé fin mai deuxième vice-président de son pays après avoir exercé la fonction de ministre de l'Agriculture depuis 2008.

Selon son avocat, Emmanuel Marsigny, Teodorin Obiang bénéficie à ce titre d'une immunité, de même que l'hôtel particulier: "L'immeuble appartient à la Guinée équatoriale, c'est un immeuble d'Etat à usage diplomatique, la justice n'a pas du tout le droit de le saisir", a-t-il réagi vendredi.

Les juges enquêtent depuis décembre 2010 sur les conditions dans lesquelles trois chefs d'Etat africains - Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodoro Obiang Nguema et le défunt président gabonais Omar Bongo Ondimba - ont acquis un important patrimoine immobilier et mobilier en France.

Les ONG Sherpa et Transparence International France sont à l'origine de la plainte qui a déclenché cette triple enquête.

L'enquête a récemment conduit les enquêteurs en Espagne pour interroger des propriétaires de sociétés forestières ayant dû fuir la Guinée équatoriale, qui auraient été ruinés par le paiement de commissions illégales à Teodorin Obiang en tant qu'ancien ministre de l'Agriculture.

Ce dernier est également visé par une plainte pour corruption aux Etats-Unis, où le département américain de la Justice (DOJ) le soupçonne d'avoir exigé le paiement de taxes de la part d'entreprises, et de détournement de fonds publics. Le DOJ cherche lui aussi à obtenir la saisie de biens sur le sol américain.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 19:50

 

 

 

 

 

 

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http://www.20minutes.fr

03.08.12 à 17h51 Reuters - Le ministère de la Défense centrafricain a accusé ce vendredi l'opposition d'être derrière des manifestations qui ont mené à des affrontements violents jeudi entre jeunes et forces de l'ordre à Bangui, la capitale centrafricaine. Des jeunes ont protesté jeudi en bloquant les principales artères de la ville, mettant le feu à des barricades. Des coups de feu ont éclaté alors que les forces de sécurité tentaient de disperser le rassemblement.

Des manifestants ont vandalisé des monuments à la gloire du président François Bozizé et ont pénétré dans l'enceinte d'une prison, libérant des centaines de détenus. Quinze manifestants et trois gendarmes ont été blessés au cours des affrontements qui ont suivi.

Falsification des résultats

«Nous savons que ces jeunes ont été manipulés par des politiciens, mais l'opposition devrait comprendre que ces actes les déshonorent, eux ainsi que notre jeunesse», a déclaré le ministre de la Défense et fils du président, Jean-Francis Bozizé, sur les ondes de la radio d'État.

François Bozizé a pris le pouvoir par un coup d'État en 2003 et a remporté les élections en 2005. Il a été réélu en janvier, à la suite d'un vote contesté par l'opposition. Les manifestations ont éclaté après l'annonce à la radio de la liste des 600 futurs gendarmes sélectionnés parmi quelque 5.000 candidats. Les manifestants accusent le gouvernement d'avoir falsifié les résultats afin de favoriser l'ethnie Gbaya du président Bozizé.

«Le camp Bozizé doit comprendre que le temps de ses méthodes diaboliques où des candidats échouaient parce qu'ils n'appartenaient pas à son ethnie ou à son parti est révolu», a déclaré à Reuters un manifestant, qui a ajouté : «Nous sommes tous Centrafricains.»

 

NDLR : C’est trop facile. Il ne faut pas que le rejeton Bozizé lance pour rien des accusations en l’air mais désigne lesquels « hommes politiques » ont manipulé les jeunes. En matière de manipulation des jeunes oisifs pour les mettre dans la rue ou leur faire faire des marches, Bozizé et le KNK sont champions. Malheureusement pour eux, le vent a tourné et ce sont ces mêmes jeunes, notamment ceux de Boy-Rabe, qui se retournent aujourd’hui contre le régime, et particulièrement Bozizé père dont ils ont arraché et dit-on, enterré le buste du Jardin du Cinquantenaire. Etre encore au pouvoir et voir son buste déjà déboulonné, c’est une première mondiale. Bozizé et son fils doivent faire leur introspection et méditer sérieusement cet affront au lieu d’accuser les hommes politiques ou l’opposition qui n’ont rien à voir avec ce qui s’est passé le 2 août à Bangui.  

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