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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 16:58

 

 

 

 

 

Par la rédaction pour L'union-L'Ardennais, Publié le 02/05/2014 Par Simon Ksiazenicki

 

REIMS (51).

 

Sensibiliser, mobiliser et trouver des solutions pour la République centrafricaine, voilà le défi lancé par le colloque rémois qui se déroule aujourd’hui.

 

Désiré Mackpayen en a gros sur le cœur. Professeur de droit et d’économie au CFA de Bétheny, ce Centrafricain de naissance, qui a rejoint la France en 1982 et a, depuis, obtenu la double nationalité, souffre de voir son pays plongé dans une troisième guerre civile en une décennie (voir par ailleurs). Pas résigné pour autant, il organise pour la deuxième année consécutive un forum afin de sensibiliser le public français et mobiliser la communauté internationale.

 

« Il faut que le problème soit traité, mais pour cela, il faut alerter les gens et surtout, apporter des solutions concrètes pour sortir de l’enlisement. » Pour cela, Désiré Mackpayen a réuni un panel d’experts de la République centrafricaine, comme Guy Sokambi, ambassadeur auprès de l’Union européenne, Jean-Dominique Penel, auteur et spécialiste de l’Afrique ou encore (sous réserve) Hugues Dobozendi, ancien président de l’Assemblée sous Jean-Bedel Bokassa.

 

Une équipe éclectique, qui interviendra le matin et organisera des ateliers l’après-midi.issue de ces ateliers, nous dégagerons des propositions cohérentes pour que le pays sorte de la crise, explique Mackpayen. Depuis la nomination de la Présidente de la transition, Panza» Un édifice fragile et long à bâtir.

 

Centrafrique, les défis de la transition, perspectives de sortie de crise et de développement : quelles solutions ?

 

Aujourd’hui, de 9 h 30 à 18 h 30, salle municipale Saint-Thierry à Reims.

De l’aide pour la Centrafrique

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 16:44

 

 

 

http://www.adiac-congo.com/content/centrafrique-le-quotidien-au-rythme-de-meurtres-pillages-et-deplacements

 

Samedi 3 Mai 2014 - 13:30

 

Les déplacements incessants et massifs de populations et la poursuite des violences prouvent combien la réconciliation entre séléka et anti-balaka semble une mission impossible malgré les efforts des soldats français et africains de l'opération Sangaris et de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), appuyés par des renforts européens de l’Eufor-RCA

 

Des observateurs avisés vont jusqu’à avancer que l’arrivée de la force de l’Union européenne en Centrafrique, devenue opérationnelle depuis mercredi, aura du mal à changer la donne. Composée actuellement d’environ 150 hommes, l’Eufor-RCA qui doit à terme atteindre les 800 soldats, sera chargée de sécuriser l’aéroport de Bangui et deux autres quartiers de la capitale durant les 6 mois que durera son mandat. Le relais de la force internationale en poste à travers le pays sera assuré par 12 000 Casques bleus de l’ONU dont le déploiement ne devrait pas intervenir avant septembre.

 

Selon des sources concordantes, la population est toujours sous pression en Centrafrique d’autant que la situation sur place demeure complexe et varie selon les régions et les localités. Ce qui fait que des milliers de personnes vivent encore retranchées dans des lieux de culte ou dans certains quartiers totalement enclavés, notamment à Bangui et à Boda. « Le niveau de peur et de violence est tel que les populations n’ont parfois d’autre choix que de partir ailleurs dans le pays ou par-delà les frontières afin d’échapper aux atrocités et aux menaces de mort qu’ils subissent au quotidien.

 

Qu’ils décident de rester ou de partir, il est fondamental que les civils et leurs biens soient respectés », a déclaré par exemple samedi Juerg Eglin, chef de la délégation du CICR en République centrafricaine. À Bangui, la capitale, le chef d’un quartier témoigne : « Nous ne pouvons plus nous déplacer librement depuis des mois. Nous sommes bloqués ici, privés de tout, avec la peur constante d’être tués. » Des familles entières doivent faire face à des problèmes récurrents d’insécurité et d’accès à la nourriture ou aux soins de santé et sont parfois sans nouvelles de leurs proches.

 

Le CICR souligne que les violences qui se poursuivent à travers la Centrafrique rendent l’accès aux structures de santé difficile si bien que les malades et leurs accompagnants ont peur de s’y rendre pour y recevoir des soins. « Il est primordial que tous les blessés et les malades puissent avoir accès aux soins dont ils ont besoin, sans discrimination : c’est une question de vie ou de mort. Nous appelons toutes les parties au conflit à garantir l’accès des patients aux soins médicaux et à respecter et protéger tant les patients que le personnel médical, en toutes circonstances », a lancé Juerg Eglin.

 

Pour l’heure, et en coopération avec la Croix-Rouge centrafricaine, le CICR s’emploie à améliorer les conditions de vie des déplacés, notamment sur le site de Mpoko, à Bangui, en livrant chaque jour de l’eau, en organisant le ramassage des ordures et en construisant des latrines. Il distribue également de la nourriture à des familles déplacées. Des dizaines de personnes ont pu ainsi bénéficier d’un accompagnement du CICR pour se rendre dans des structures médicales situées dans d’autres quartiers de Bangui.

 

La situation inquiétante qui prévaut en Centrafrique a conduit les organisations humanitaires comme Médecins sans frontières, le CICR et la Croix-Rouge centrafricaine, ainsi que les Croix-Rouge du Tchad, du Cameroun, de la République démocratique du Congo et du Congo, à renforcer leur action sur place. Elles poursuivent leurs efforts d’aide multiformes en faveur des membres des familles dispersées. Notons que des milliers de personnes sont déplacées à l’intérieur du pays ou cherchent refuge dans des pays voisins.

 

En rappel, la Centrafrique a sombré dans le chaos lorsque l’ex-rébellion Séléka, à majorité musulmane, a pris le pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014 dans un pays composé à 80% de chrétiens, multipliant les exactions. Pour faire face à cette situation, des milices chrétiennes, hostiles aux Séléka et plus généralement aux musulmans, se sont formées, semant elles aussi la terreur parmi les civils. Le conflit a fait des milliers de morts et près d’1,5 million de déplacés.

 

Nestor N'Gampoula

Centrafrique : le quotidien au rythme de meurtres, pillages et déplacements

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 12:36

 

 

 

 

 

http://fr.radiovaticana.va/news/2014/05/02/centrafrique_:_une_r%C3%A9conciliation_nationale_compromise/fr1-795619

 

 

(RV) Entretien- La dimension religieuse du conflit centrafricain est plus que jamais prégnante. Les musulmans sont clairement la cible des attaques des milices anti-balakas, composées de chrétiens. Malgré les appels au calme lancés à plusieurs reprises par les chefs des différentes communautés religieuses de République centrafricaine, rien n’y fait. Les exactions en tout genre affectent principalement les musulmans qui, dans l’ouest et à Bangui, sont contraints de vivre retranchés dans des quartiers bien spécifiques où ils sont sous la protection des forces africaines ou européennes.

En début de semaine, deux personnes ont été tuées et six autres blessées lundi en fin d’après-midi dans l’attaque d’un convoi de civils. L’assaut a été donné dans la région de Dékoa, à 300 kilomètres au nord de la capitale. Ce convoi de 1300 musulmans était parti dimanche dernier de Bangui, escorté par la MISCA, la force africaine en Centrafrique.


L’espoir d’une réconciliation nationale semble bien s’évanouir, ce que confirme Thierry Vircoulon, directeur pour l’Afrique centrale de l’International Crisis Group, même si on ne peut pas parler de partition


Cette évacuation, ce n’est que la fin de la position assez intenable dans laquelle sont les communautés musulmanes dans l’ouest du pays et à Bangui. De toute façon, le mouvement de départ des musulmans avait commencé au début de cette année avec des communautés qui se sont enfouies dès que les anti-Balaka ont commencé à prendre de l’espace. Ils se sont enfouis au Cameroun, au Tchad et puis, il y a une situation où dans les villes de l’ouest et à Bangui, des communautés musulmanes qui n’ont pas eu le temps de s’enfuir se sont retrouvés piégées. La division un peu religieuse du pays a commencé, en fait, depuis le début de cette année.

Finalement, selon vous, cette dernière évacuation des musulmans de Bangui n’est qu’un énième épisode de cette partition qui a tout de même lieu ou pas ?


Je ne parlerais pas de partition parce qu’il faudrait pour cela que certaines personnes décident de déclarer l’autonomie ou la sécession, etc. Ce que vous avez, c’est une redéfinition de la carte religieuse du pays avec, en effet, un ouest qui s’est maintenant quasiment vidé de ses populations musulmanes et un est, notamment un nord-est, où celles-ci sont majoritaires bien qu’il y ait encore et toujours des communautés chrétiennes dans cette zone. Donc, l’évacuation qui a eu lieu était en fait la fin du dilemme face auquel la Communauté Internationale se trouvait depuis au moins deux mois en RCA : c’est-à-dire soit maintenir ces musulmans piégés dans les villes de l’ouest -ce qui signifiait évidemment les protéger et les nourrir parce qu’ils ne pouvaient même pas sortir de leurs quartiers- soit, en effet, les évacuer comme ils le demandaient vers des environnements plus sécures. Donc, c’est ce qui a été effectivement décidé. Il y a eu un certain nombre de tergiversations et on se rappelle qu’au début, la position française était contre ces évacuations mais vouloir maintenir ces communautés dans des environnements hostiles, ça voulait dire aussi devoir les protéger.


Pourquoi le gouvernement centrafricain a dénoncé cette opération qu’il a qualifiée d’unilatérale ?

 

Le gouvernement de transition a besoin de pouvoir dire que la réconciliation entre les musulmans et les chrétiens est possible, que la coexistence est encore possible, etc. Or, ce qu’on a observé ces dernières semaines à Bangui, c’est une attaque en règle contre le quartier des musulmans qui s’appelle le PK-5. C’est toujours une hostilité extrêmement forte de la population banguisoise à l’égard des musulmans. Donc, j’aurais tendance à dire qu’on était pris entre le marteau et l’enclume. Le marteau, c’est le populisme vindicatif contre les musulmans et l’enclume, c’est d’avoir des musulmans armés au centre-ville de Bangui. Ceci crée une situation sécuritaire difficilement tenable.


Est-ce que c’est la fin des espoirs de réconciliation nationale ?

 

Je ne sais pas si c’est la fin des espoirs de réconciliation nationale mais quand vous discutez avec les musulmans, leur discours est extrêmement clair. Premièrement, ils ne se sentaient pas en sécurité là où ils étaient. Et deuxièmement, ils ne reviendront que lorsqu’ils se sentiront en sécurité. Donc, la sécurité reste le paramètre essentiel de toute réconciliation en Centrafrique.


Est-ce que cette évacuation est aussi le signe ou la preuve qu’il faut une plus grande implication des forces internationales et notamment, françaises et européennes pour réussir véritablement à stabiliser et surtout ramener la paix dans la République Centrafricaine ?

 

Il est clair que depuis le déploiement, à la fois de la mission française et plus récemment, de la mission européenne, Bangui reste très insécure. L’élément fondamental à régler maintenant, c’est restaurer la sécurité, l’ordre public à Bangui. Et après, pouvoir le faire dans le reste du pays. Mais tant que la question de la sécurité à Bangui ne sera pas réglée, rien ne pourra être réglé. Donc, il faut en effet une concentration des efforts sur la capitale.


Le fait que les musulmans se regroupent dans une partie du territoire et que les chrétiens soit plus regroupés dans une autre, est-ce que cela participe d’une politique consciente, délibérée de séparer correctement les deux communautés ou bien ce sont simplement les circonstances et les problèmes de sécurité qui amènent à cette séparation ?

 
Non, c’est clairement la campagne antimusulmane qui est menée par les anti-Balaka dans l’ouest du pays. C’est ça, la cause des déplacements de populations musulmanes et de leur insécurisation. Mais ce qu’il est assez important de remarquer, c’est que dans l’autre coté du pays, dans le nord-est notamment, on n’a pas de réactions similaires, c’est-à-dire qu’on n’a pas de représailles avérées pour le moment contre les communautés chrétiennes qui vivent dans ces territoires. Donc, c’est vraiment le résultat de la campagne antimusulmane qui a été menée par les anti-Balaka depuis le début de cette année.


Apparemment, le fond du problème, c’est bien les anti-Balaka. Comment faire pour les mettre hors d’état de nuire ?


Il y a plusieurs revendications qui restent actuellement sans réponse du côté des anti-Balaka. Il serait très important de travailler sur ces réponses. La première revendication, c’est celle d’avoir un programme de désarmement, démobilisation et réinsertion. Cette revendication a été émise il y a déjà plusieurs mois et pour le moment, elle est sans réponse. Et l’autre revendication, c’était d’obtenir des postes à la fois dans l’appareil sécuritaire et dans l’administration du gouvernement de transition. Là, je comprends qu’il y a des discussions qui sont en cours entre le gouvernement de transition et les responsables anti-Balaka. On va voir quels sont les résultats de ces discussions mais pour le moment, cette revendication n’a pas obtenue de réponse claire et nette. Je crois qu’il y a plusieurs milliers d’anti-Balaka qui se sont installés à Bangui, qui ont mis une pression considérable sur les autorités de transition et sur les forces internationales. Tant que la question de leurs revendications n’est pas traitée et qu’il n’y a pas une position claire du gouvernement de transition et éventuellement, de la Communauté Internationale là-dessus, on va rester dans cette situation extrêmement trouble. Une des grosses taches de la mission de l’Union Européenne, ça va être précisément d’améliorer la situation à Bangui mais tant qu’il n’y a pas de réponse aux revendications des anti-Balaka, faire la police ne suffira pas.


Quid de la Séléka ?

 

Je ne pense pas qu’ils aient été réduits au silence. Il se passe un certain nombre de choses dans la région du nord-est. On observe une certaine division au sein des commandants de l’ex-Séléka. Certains étant plus accommodants avec le gouvernement de transition que d’autres. Il y a incontestablement un risque de radicalisation aussi de leur coté parce qu’avec la campagne antimusulmane qui est menée dans l’ouest, ils pourraient se radicaliser. On ne peut pas exclure des représailles contre les chrétiens. Et puis surtout, ce qui est à craindre actuellement, c’est qu’une attaque ou un mouvement vers l’est des anti-Balaka ne produise une réunification de la Séléka puisqu’elle s’est maintenant désintégrée et elle est composée de nombreux commandants qui sont complètement autonomes. Mais si les anti-Balaka faisaient mouvement vers l’est, cela risquerait de provoquer un sursaut et, en quelques sortes, une résurrection de la Séléka.


 

Centrafrique : "une réconciliation nationale compromise" Thierry Vircoulon  sur radio Vatican

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 12:15

 

 

 

 

 

(La Voix de l'Amérique) 03/05/14

 

La présidente de la transition a prononcé un discours à Bouar pour l’occasion.

 

La vice-présidente du Conseil national de transition était présente sur place. Léa Kayassoum Doumta a expliqué à la Voix de l'Amérique que Mme Samba-Panza "a choisi cette ville parce que les différentes communautés continuent de vivre ensemble."

 

Mme Doumta a reconnu qu'après 100 jours, l'insécurité persiste dans certaines parties du pays : "notre armee est inexistante. Les populations n'ont personne pour les protéger."

 

Par ailleurs, ce vendredi, le Premier ministre André Nzapayéké a présenté la feuille de route de son gouvernement aux membres de la société civile ainsi qu’aux syndicats.

 

La restauration de la sécurité et la paix sur l’ensemble du pays ; l’assistance humanitaire ; l’élaboration d’une nouvelle constitution en vue des prochaines élections et la relance économique sont les principaux axes de cette feuille de route.

 

L’exécution dudit programme est estimée à plus de 220 milliards de FCFA.

 

http://www.lavoixdelamerique.com/content/les-100-jours-de-ca...

 

 

 

 

André Nzapayeke à la VOA : "Il faut accélérer le déploiement des casques bleus en Centrafrique"

 

(La Voix de l'Amérique) 03/05/14

 

Catherine Samba-Panza dirige la transition en Centrafrique depuis 100 jours. De quoi êtes-vous le plus satisfait ?

 

"Globalement, tous les Centrafricains ont compris qu’on doit tendre vers la paix et la réconciliation. Il y a un engouement pour reprendre une vie normale. On déplore cependant les quelques crimes qui ont lieu à Bangui et dans certaines régions."

 

Où en est l’économie centrafricaine ?

 

André Nzapayeke : "Je ne peux pas vous dire qu’elle est bonne. Elle est encore déplorable. Notre économie dépend entièrement du corridor qui va à Douala. Ce corridor est sécurisé mais ce sont beaucoup plus les humanitaires qui utilisent cette voie. Les besoins de financement actuels de la feuille de route sont de l’ordre d’1,5 milliard de dollars. Un plan Marshall coûterait beaucoup plus."

 

Les fonctionnaires ont-ils été payés ?

 

André Nzapayeke : "Nous sommes là depuis trois mois et nous avons payés les fonctionnaires trois fois."

 

Faut-il aujourd’hui un nouvel accord politique inclusif en Centrafrique ?

 

André Nzapayeke : "C’est certain. Il n’y a plus de raison de se battre aujourd’hui dans ce pays. Il faut se mettre autour d’une table pour donner au nouveau régime, issu des prochaines élections, une chance de redresser ce pays. D’ici le mois de novembre au plus tard, nous espérons organiser un grand forum national."

 

On parle d’un possible remaniement ministériel pour une action plus efficace du gouvernement. Confirmez-vous ?

 

André Nzapayeke : "Ce n’est pas que le gouvernement soit inefficace. Les gens doivent comprendre d’où nous venons, en particulier les medias. Je ne sais pas si certains se rendent compte de ce qu’était la RCA lorsqu’on m’a nommé en février dernier. C’est le jour et la nuit. Nous demandons de la compréhension. Il y a trop de passions dans ce pays. La blessure a été trop grande et trop forte. Il ne faut pas tout attendre du gouvernement. La population a aussi son rôle à jouer."

 

Propos recueillis par Nicolas Pinault

 

http://www.lavoixdelamerique.com/content/article/1906563.htm...

Les 100 jours de Catherine Samba-Panza à la tête de la Centrafrique
Les 100 jours de Catherine Samba-Panza à la tête de la Centrafrique

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 12:06

 

 

 

 

 

03/05/14  (Afriquinfos)

 

Le 30 avril, la France a engagé une compagnie de combat d’infanterie au sein de la mission européenne en République centrafricaine (EUFOR RCA). Cette unité provient du GTIA Savoie de la force Sangaris, comme cela avait été initialement planifié.

 

Les effectifs français au sein de EUFOR RCA sont désormais de 160 hommes. A terme, les armées françaises contribueront à cette mission à hauteur de 450 militaires. Parallèlement, le 30 avril, l’Union européenne a déclaré la capacité opérationnelle initiale de l’EUFOR RCA.

 

Le 1er avril, l’Union Européenne a annoncé le lancement de la mission EUFOR RCA, dont la France est nation cadre. Elle est commandée par le général de division Philippe Pontiès.

EUFOR - RCA : une compagnie du 152e RI arme la force de l’UE

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 11:52

 

 

 

 

 

 

Mis à jour le vendredi 2 mai 2014 à 9h31

 

Depuis plus d'un an, la Centrafrique est déchirée par un conflit entre deux communautés: les anti-balakas, des milices chrétiennes, et les sélékas, les milices à majorité musulmanes. La situation humanitaire se dégrade.

 

Pour un million et demi de personnes, c'est-à-dire un tiers de la population, se nourrir devient difficile.

 

Les plus fragiles sont les enfants. C'est ce qu'explique Denise Brown, elle est la directrice régionale du PAM, le Programme alimentaire Mondial pour l'Afrique de l'ouest : "Le nombre d’enfants qui sont malnutris sévères, qui doivent aller à l’hôpital, pour chercher une aide particulière, a triplé. Si ces enfants ne reçoivent pas l’aide qu’il leur faut, ils vont mourir".

 

La Centrafrique, c'est un pays qui vit essentiellement de l'agriculture.

 

Or, depuis le début des violences, les cultures ont été détruites. Les agriculteurs ont peur d'aller travailler aux champs.

 

C'est pourtant une période très importante, puisque c'est maintenant qu'il faut semer...

 

Le PAM distribue des semences et évidemment des vivres. Mais c'est très compliqué. "On a eu depuis deux semaines quatre camions attaqués, les chauffeurs blessés, des vivres volées. On a du mal à trouver des transporteurs qui veulent aller dans le centre du pays".

 

La saison des pluies qui est en cours va sans doute compliquer les choses parce que certains villages ne seront plus accessibles, comme les routes ne sont pas goudronnées.

Et puis c'est un problème qui est devenu régional. "Il y a à peu près 300 000 personnes qui ont quitté le pays pour le Tchad, le Cameroun, la RDC. Donc ils sont là parfois dans des camps, parfois dans des communautés. Ils ont besoin d’une aide, parce qu’ils ont tout laissé derrière. Il y a des gens qui ont marché pendant des semaines qui arrivent au Cameroun extrêmement faibles, les enfants malnutris et ils n’ont rien. Avec la communauté internationale, il y a une réponse qui a été préparée, mais on souffre du manque de ressource".

 

Le PAM n'a pour l'instant reçu qu'un quart du montant qui lui avait été promis pour faire face à la situation...

 

Le Programme de l'ONU rappelle l'urgence de sécuriser le pays. Une petite partie de la force européenne est arrivée sur place. Les Casques Bleus eux arriveront sur place en septembre prochain.

 

Avec Aline Wavreille

 

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_centrafrique-la-situation-humanitaire-est-tres-grave?id=8259780

Centrafrique: la situation humanitaire est très grave

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 11:19

 

 

 

 

 

 

par RFI  Olivier Rogez  25-04-2014 à 15:16

 

 

Dans Appels sur l’actualité, un auditeur s’interroge sur le paiement des fonctionnaires et agents de l'Etat en RCA, paralysée par les violences depuis un an.

Après six mois secs, ils ont commencé à percevoir courant mars leur premier salaire grave à une enveloppe congolaise. Des files d'attente interminables se sont formées très tôt devant les principales banques de Bangui, prises d'assaut par des citoyens impatients de récupérer leur argent.

 

Les fonctionnaires centrafricains auraient été enfin payés après six mois sans salaires. Qu’en est-il exactement ?


En sept mois les fonctionnaires, enseignants, magistrats, policiers ont touché deux mois de salaires. Le dernier a été payé la semaine dernière et les étudiants ont reçu en mars deux mois de bourse. Il faut comprendre que l'Etat est à terre en RCA. Depuis six mois, les caisses sont vides. Les seules recettes qui entrent au budget de l'Etat sont celles que procurent les douanes, et notamment le point de passage avec le Cameroun. Les secteurs diamantifère et aurifère sont désorganisés et ne produisent plus de recettes fiscales ; quant aux entreprises, elles sont à l'arrêt ou au mieux tournent au ralenti. Sans appui extérieur, aucun redémarrage n'est possible. Et cet appui commence à arriver. Le gouvernement est en discussion avec la Banque mondiale et le FMI. Et les pays voisins ont versé des fonds ou promis de le faire. La France via l'AFD, l’Agence française de développement, doit injecter dans les mois à venir près de 25 millions d'euros sous diverses formes. Notamment dans des projets créateurs d'emplois, comme des travaux d'aménagement de voirie. Le Congo-Brazzaville a apporté une aide budgétaire afin de payer les fonctionnaires. Et l'Angola en a promis une autre de 10 millions de dollars que le gouvernement attend avec impatience.

 

Peut-on voir dans cette première distribution de salaires un redémarrage de l’administration centrafricaine ? 

 

L'administration redémarre doucement mais avec d'énormes difficultés. Il faut souligner le civisme de certains fonctionnaires centrafricains. J'ai vu des professeurs d'école, des magistrats, des gardiens de prison assurer leurs fonctions malgré un manque de moyens criant. Les ministères n'ont aucun budget établi et fonctionnent parfois uniquement grâce aux bonnes volontés. Un exemple : au tribunal de grande instance de Bangui, les greffiers n'ont ni ordinateurs ni papier et doivent aller dans les cybercafés pour imprimer les documents nécessaires à l'établissement des actes de procédure. Dans les écoles, les professeurs n'ont plus de craie pour écrire au tableau et, sans l'Unicef qui distribue des kits scolaires, les enfants n'auraient ni cahier ni stylos. Outre le manque d'argent, le principal problème du redémarrage de l'administration, c'est le manque de sécurité. Les fonctionnaires musulmans ne peuvent plus aller travailler. J'ai ainsi croisé au PK5, l'enclave musulmane de Bangui, un fonctionnaire du ministère du tourisme qui ne peut plus aller au bureau : s'il quitte l'enclave, il risque de se faire assassiner par les milices anti-balakas. Au tribunal, les juges n'osent pas condamner les criminels, notamment les anti-balakas qui sème parfois la terreur dans les quartiers, car ils se disent menacés et craignent des représailles, le soir, lorsqu'ils rentrent dans les quartiers.

 

Peut-on parler d'un redémarrage effectif de l'Etat ?

 

Si l'administration recommence à fonctionner, il est clair qu'avant de pouvoir parler d'un redémarrage effectif de l'Etat, il faudra que la République centrafricaine soit à nouveau souveraine sur sa sécurité intérieure, ce qui est encore loin d'être le cas. Il n'y a plus de police, plus de gendarmerie et plus d'armée. La sécurité est assurée par les forces internationales, mais celles-ci ne sont pas en mesure de protéger efficacement les citoyens contre les criminels. Les forces de sécurité ont été désarmées en vertu d'une résolution de l'Onu qui interdit pour l'instant de les réarmer. L'Onu et les partenaires exigent des autorités qu'elles fassent le ménage au sein des forces de défense et de sécurité, qu'elles présentent des unités réformées composées de personnel dont ont s'est assuré qu'ils ne vendront pas leurs armes aux miliciens. Les ministères ont donc commencé ce travail de recensement et de recomposition des forces armées, mais cela prendra du temps.

En RCA, l'administration redémarre, avec d'énormes difficultés

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 11:10

 

 

 

 

http://www.lavoixdelamerique.com/   samedi, mai 03, 2014 Heure locale: 10:05

 

Nouvel exemple de la violence quotidienne à Bangui. 

 

Un employé local du Haut-Commissariat pour les Réfugiés a été tué jeudi matin dans le quartier PK16. Il travaillait pour le HCR depuis 2008.


Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances de cet indicent mais la mort de cet employé porte la marque des anti-balaka


C'est ce qu'a indiqué à la Voix de l'Amerique, Kouassi Lazare Etien, le représentant du HCR en Centrafrique.

 

Par ailleurs, d’après un notable de Miskine, une fusillade a opposé jeudi en début de soirée un élément des forces armées centrafricaines à un groupe d’anti-balaka.


Un homme a été tué et plusieurs autres grièvement blessés dans les tirs.


La situation s’est calmée quelques heures plus tard avec l’arrivée d’une patrouille des soldats français de l’opération Sangaris dans le secteur.


Notons qu’à l’intérieur du pays, au moins 15 personnes sont mortes jeudi dans une attaque d’hommes armés assimilés aux ex-Seleka à Markounda dans l’Ouham.

Un employé du HCR assassiné à Bangui

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 10:31

 

 

 

Centrafrique: les habitants de Markounda fuient les violences

 

par RFI   03-05-2014 à 00:38

 

Le bilan de la tuerie qui s'est produite le 1er mai dans la localité de Markounda à la frontière tchadienne pourrait s'élever à 30 morts selon des habitants de la localité contactés par RFI. Une vingtaine de corps ont déjà été identifiés. Une bande armée a attaqué cette localité après avoir mené ces derniers jours plusieurs raids meurtriers contre des villages de la zone. Elle a laissé derrière elle une ville vide de ses habitants.

 

Evrard Droukel est le secrétaire de la sous-préfecture de Markounda. Il était en ville lorsqu'une bande de plusieurs dizaines d'hommes armés a fait irruption jeudi dernier. Certains portaient des uniformes, d'autres des turbans autour de la tête afin qu'on ne les identifie pas. Rapidement ces hommes ont commencé à piller les maisons et à tuer de façon indiscriminée.

 

Evrard Droukel et les 15 000 habitants ont pris la fuite. Revenu sur les lieux, Evrard Droukel a constaté les dégâts. « On a dénombré une vingtaine de corps, d’autres ont été dévorés par les porcs. On n’a pas vraiment pu les identifier. »

 

Cette bande armée, qu'il dit être composée essentiellement de Peuls, a écumé plusieurs villages ces dernières semaines. « Ils ont commis les mêmes raids partout dans la sous-préfecture de Markounda. Plusieurs villages ont été incendiés, des gens abattus froidement comme à Markounda », témoigne le fonctionnaire.

 

"Ils sont venus à cheval et à pied. Quand je suis arrivé on tirait un peu partout en l’air. Ensuite ils ont encerclé le village, ils ont commencé à mettre le feu aux maisons…"

 

Evrard Droukel, secrétaire de la sous-préfecture de Markounda 02/05/2014 - par Olivier Rogez

 

La bande est partie vers la localité de Bémal, à l'Ouest. Manifestement, elle cherche à rejoindre un autre groupe d'ex-miliciens selekas qui a, lui aussi, écumé une série de villages ces derniers jours. A Paoua, la sous-préfecture de l'Ouham-Pendé, et plus importante ville de la zone, des renforts de la Misca ont été dépêchés.

 

Les autorités tchadiennes démentent formellement que des hommes armés aient pu franchir la frontière pour attaquer une localité centrafricaine. Les frontières du Tchad sont sécurisées, a réaffirmé le porte-parole du gouvernement à RFI.

 

 

RCA : L'armée tchadienne sollicitée après les incidents de Markounda

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L'HOMME EN RCA

 

Bangui, 02 mai (RJDH) – Treize personne dont 5 enfants ont été tuées dans la ville de Markounda (Nord), à la suite d’une attaque d’une bande armée qui serait venue du Tchad. Le forfait a été commis jeudi 1er mai, par un groupe associé à des peulhs. Les assaillants  ont également incendié des maisons et la population a fui pour se réfugier de l’autres côté de la frontière au Tchad.

 

 Un des volontaires de la Croix Rouge centrafricaine joint par le RJDH à Markounda, a fait savoir que les habitants de la ville ont dénombré ce matin treize morts, lorsqu’ils sont revenus dans la ville après le retrait des assaillants. Il a ajouté que des négociations ont été entamées avec les militaires tchadiens pour ramasser les corps qui traînent encore par terre à la merci des animaux.

 

 Selon Eugénie, une habitante de Markounda qui a  trouvé refuge dans la ville tchadienne de Koumba, les assaillants composés des hommes habillés en tenue militaire  et des peulhs enturbannés, sont entrés dans la ville hier dans l’après-midi et ils ont  ouvert  le feu sur la population. N’ayant pas  un autre endroit où se mettre à l’abri, elle s’est dirigée à la frontière pour trouver refuge à Koumba.

 

 Pélagie, mère de 4 enfants, ne sait pas où se trouve son fils aîné à la suite de ces événements.  Elle s’inquiète pour son enfant et souhaite repartir dans la ville de Markounda pour essayer de le retrouver. Les pourparlers entre les autorités locales de la ville de Markounda, les volontaires du sous-comité de la Croix Rouge Centrafricaine et les autorités militaires tchadiennes ont commencé ce vendredi matin afin de prendre des dispositions  pour lever les dépouilles créer les conditions de retour des déplacés dans la ville de Markounda.

 

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Centrafrique-Presse.com
2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 19:18

 

 

 



Bangui 30 avril 2014(RJDH)- Pour le leader de l’ex-Séléka, les derniers actes de violences commis depuis le week-end dernier  dans le nord de la RCA ne relèvent pas de ses hommes. Dans un entretien accordé  au Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme(RJDH), le Général Mohamed Moussa Dhaffane, réitère cette prise de position et s’insurge contre le projet de relocalisation des ses troupes à Sibut (centre).
 
RJDH : Depuis samedi dernier, de nouveaux cas de violences sont enregistrés dans le nord de la RCA, notamment à Boguila et Markounda. La Séléka est pointée du doigt à la fois par certaines autorités politiques et des humanitaires. Ce que dément la coalition dont vous êtes président. Réitérez-vous cette prise de position ?
 
Général Moussa Mohamed Dhaffane: Je la réitère puisque c’est la vérité. Ces hommes qui ont commis ces actes ignobles ne relèvent pas de la hiérarchie de la Séléka, même si on peut à un moment établir un lien entre ces hommes et la Séléka. Mais du moment où ces hommes n’obtempèrent plus, ils ne sont plus sous le commandement de la Séléka; cela veut dire qu’ils sont devenus des bandits. Ce sont des bandits et on les traitera comme tels. Je réitère que ces attaques ne sont pas perpétrées par la Séléka.
 
RJDH : Et qu’est-ce qui fait que certains hommes de la Séléka n’obéissent plus  aux ordres de leur commandement ?
 
Général Moussa Mohamed Dhaffane : Je ne vais pas jusqu’à dire  que certains hommes de la Séléka n’obéissent pas. Mais je suis en train de  réfléchir pour voir si ces hommes-là appartenaient effectivement à la Séléka, et qu’ils se sont désolidarisés de la Séléka. Mais du moment où il ya des gens qui n’obtempèrent plus et qui n’obéissent plus aux ordres de la Séléka, cela veut dire que ce sont des bandits. Ils doivent être traités comme tel.
 
Cependant, il y a un autre volet de la question que j’ai compris moi-même. Il y a des gens  qui ont assisté à des horreurs et qui ont subi la haine de leurs compatriotes et qui sont habités par l’esprit de vengeance et qui veulent vraiment prendre leur revanche pour ce qu’ils ont subi, notamment des pertes en vies humaines et des pertes matérielles. S’il ya des gens comme ça, ce qu’on peut faire c’est qu’ensemble avec le pouvoir  central, les humanitaires et la communauté internationale, c’est d’essayer de comprendre cela et prendre les mesures idoines pour que ces groupes de personnes au lieu de se faire justice, doivent comprendre qu’il y a une manière de se rendre justice qui est légale.
 
RJDH: Ces derniers événements remettent en cause les engagements des leaders de la Séléka qui se disent favorables à la paix et réconciliation. Que ferez-vous concrètement pour rassurer le peuple centrafricain ?
 
Général Moussa Mohamed Dhaffane: On se prépare déjà pour réorganiser le mouvement pour le rendre plus crédible  et plus acceptable. Et avec les revendications que nous avons, nous allons essayer de nous présenter comme tels  et puis en ce moment là, on pourra en parler. Pour le moment,  ce sont des choses qui se font au sein de la coalition, donc je ne peux pas en parler.
 
RJDH : Que dites-vous des dernières relocalisations de musulmans à Sido et à Kabo ?
 
Général Moussa Mohamed Dhaffane : Sur ce point, je reste sur les principes. Quand quelqu’un est en danger et qu’il n’est pas en sécurité, il faut lui trouver  la sécurité.  Et s’il est dans  un endroit où il n’est pas sécurisé, il faut lui trouver un endroit où il peut être en  sécurité et en sûreté. Sur le principe, je comprends pourquoi on veut déplacer des populations pour les sécuriser.
 
RJDH : Certains généraux vous ont élu dimanche dernier Président national de la Séléka. Quelle serait la  nouvelle responsabilité de Michel Djotodia dans le mouvement ?
 
Général Moussa Mohamed Dhaffane : Le Président Djotodia est un homme qui  a fait ses preuves. Il a géré le pays et par la force des choses, il a été obligé de démissionner. Il a démissionné pour sauver le pays, pour éviter un bain de sang à la République Centrafricaine. Je le salue pour cela. C’est un grand frère que je respecte. Cependant, dire que si je suis élu  comme président national, la place de Michel Djotodia pose problème, je ne pense pas. Je ne pense pas que le Président Djotodia pose problème. Ensemble  on a travaillé, ensemble on est en train de chercher à sortir de la crise.

RJDH : Etes vous toujours en relation avec ce dernier ?
 
Général Moussa Mohamed Dhaffane: Non, on ne s’est pas parlé. On ne se parle pas et il  est à Cotonou et moi je suis ici, donc on ne peut dire qu’on est en contact puisqu’on  ne s’appelle pas.

RJDH : La Séléka refuse le projet de relocalisation de ses hommes vers la ville de Sibut.  Qu’est-ce qui explique ce rejet?
 
Général Moussa Mohamed Dhaffane : D’abord au niveau de la méthodologie, ils ont faussé (échoué). Quel que soit ce qu’on veut, même si c’est le bien qu’on veut faire, il faut associer tout le monde. On ne peut pas  rester dans un bureau  et décider. Ce ne sont pas des animaux. Ce n’est pas du bétail qu’on doit transporter  par ici et par là. Mais ce sont des hommes .Ils sont là depuis un certain temps. Ce sont des gens qui ont exercé le pouvoir et qui l’ont remis, (des gens) qui sont cantonnés dans un camp, qui respectent les consignes et qui obéissent. Ils sont toujours là et ils ne dérangent personne.

 Mais si on veut aujourd’hui  les déplacer d’un point à un autre, il  faut au moins les associer pour leur expliquer la raison. Et ils ont quand même un chef que je suis. Personne n’est venu me consulter, personne n’est venu prendre mon avis. On ne peut se lever et dire qu’on va les déplacer. Ce n’est pas possible! Sur  le fond, j’accuse tous ceux qui militent et excellent dans  le projet de déplacement de ces combattants Séléka de Bangui vers Sibut, et ensuite vers d’autres localités,  de favoriser et d’encourager  la partition du pays.
  

Lu pour vous : Bangui : Le Général Moussa Dhaffane rejette la responsabilité de ses hommes dans les actes de violence commis au nord du pays

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