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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 02:25

 

 

 

Bozize-et-Thomas-Yayi-Boni.jpg

 

 

Le Monde.fr | 05.01.2013 à 11h23 05.01.2013 à 18h30


Propos recueillis par Hélène Sallon


La crise en Centrafrique devrait être au cœur de pourparlers dans les prochains jours à Libreville sous l'égide de la Communauté des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), qui a annoncé l'arrivée dimanche 6 janvier au Gabon d'une délégation de la rébellion. Ces discussions avaient été proposées la semaine dernière par le président centrafricain François Bozizé, suite à une médiation du président de l'Union africaine, le président béninois Thomas Boni Yayi. Les rebelles du Séléka se trouvaient alors, après une offensive éclair, à seulement 160 kilomètres de la capitale, Bangui, protégée par un verrou de la Force multinationale d'Afrique Centrale (FOMAC), composée en grande partie d'unités tchadiennes rompues au combat. Certaines composantes de la rébellion ont toutefois démenties l'envoi d'une délégation à Libreville, à l'instar d'Eric Massi, le porte-parole de la Séléka, qui a affirmé vendredi ne pas être au courant de négociations imminentes et a réitéré l'opposition de la rébellion à toute négociation avec le président Bozizé.

 

 

Roland Marchal

 

Roland Marchal, politologue au Centre d'études et de recherches internationales (CERI, Sciences Po) spécialiste de l'Afrique sub-saharienne, revient sur les incertitudes qui entourent la tenue de négociations à Libreville.


La rébellion semble divisée sur l'opportunité de discussions avec le président Bozizé à Libreville dimanche. Comment analyser les annonces et contre-annonces qui entourent la tenue de ces discussions ?


Les discussions de Libreville soulèvent de nombreuses questions. Une composante de la rébellion, la Convention patriotique pour le salut du Kodro (CPSK) de François Nelson Ndjadder, veut négocier. Les autres composantes sont plus ambiguës ou silencieuses. Il y a donc un problème de représentation au sein de la rébellion : il y a une représentation extérieure — dans laquelle on retrouve notamment son porte-parole Eric Massi et François Nelson Ndjadder — et des hommes qui, sur le terrain, ont d'autres priorités.


Se pose également le problème de légitimité d'un mouvement qui avait des ambitions limitées — conquérir le nord-est du pays et faire aboutir leurs revendications sur le programme DDR (Désarmement, Démobilisation et Réintégration) — et s'est retrouvé à la tête d'une entreprise militaire qui a rencontré des succès. Ils sont arrivés aux portes de Bangui sans avoir discuté entre eux de ce qu'ils voulaient.


Le deuxième problème pour la rébellion est la composition de la table de négociations à Libreville qui peut les mettre dans une situation minoritaire par rapport à d'autres partis politiques ou de nouveaux groupes dormants et diasporiques qui n'ont pris part à rien jusqu'à présent et sont invités aux négociations. Tout d'un coup, à l'annonce de négociations, beaucoup de nouvelles organisations sont apparues et des fronts armés qui menaient ici et là des petites actions se sont exprimés. On ne sait pas non plus qui va représenter la société civile, faiblement structurée.


Le président béninois a conclu un accord sympathique [donnant lieu à ces discussions] mais la difficulté est de savoir comment le mettre en musique. Il y a de nombreux choix à faire et on ne sait pas qui va les faire. Ni la CEEAC ni le président Bozizé ni les rebelles n'ont défini les critères de participation. La rébellion peut très bien se dire que c'est une usine à gaz et qu'elle ne veut pas être à Libreville. C'est une question de crédibilité pour elle.


Le président Bozizé a-t-il quant à lui un réel intérêt à négocier ?


Il y a un doute sur la volonté de Bangui de négocier. En voyant l'évolution de la situation sur le terrain, on peut penser que les négociations s'avèrent sans objectif. Au moment de la visite du président béninois, pour négocier un accord, le président Bozizé n'avait aucune assurance sur l'aide que lui apporteraient des contingents de la CEEAC. Il était seul avec son armée donc il a fait un compromis.


Mais, il y a eu un changement majeur avec l'arrivée de deux cents soldats sud-africains envoyés, avec du matériel, par le président Jacob Zuma, certainement en échange de contrats miniers importants. Cela signifie que le président centrafricain s'organise pour une contre-offensive. Ces soldats vont certainementaider à organiser l'armée centrafricaine pour attaquer les rebelles. Bozizé sait désormais qu'il peut aller aux négociations et mobiliser l'aide internationale, tout en préparant la contre-offensive. Il est en train de reprendre la main. On a pu voir ça à Bangui ces derniers jours avec la remobilisation et le contrôle des quartiers musulmans.


De leur côté, les rebelles doivent décider si ils attaqueront les premiers ou tenir le choc contre la première offensive du pouvoir. Il y a désormais des Centrafricains qui disent avoir vu les rebelles et avoir constaté qu'au final, ils ne sont pas si nombreux ni si fortement armés qu'on a pu le dire par le passé. La force de la Séléka a peut-être été un peu surévaluée. Si c'est le cas, dans une bataille frontale, les soldats sud-africains, bien que peu nombreux, pourront faire le ménage.


Le président Bozizé avait proposé la formation d'un gouvernement d'union nationale. Est-ce envisageable ? Comment expliquer par ailleurs sa décision de démettre son fils Jean-Francis Bozizé de ses fonctions de ministre délégué chargé de la défense, et de limoger le chef d'état-major ?


La proposition que le président Bozizé avait avancée de former un gouvernement d'union nationale a peu de chance de se concrétiser. Les gouvernements d'union nationale sont rarement une réussite. Par le passé, le président Bozizé a eu quelques difficultés à faire place à une plus grande indépendance de l'opposition, on peut imaginer qu'il change d'attitude mais c'est peu probable.


Il a limogé son fils, ministre délégué à la défense et le chef d'Etat-major pourmontrer qu'il prend acte des erreurs faites, notamment envers les officiers les plus professionnels de son armée. Mais, ce sont des changements symboliques, notamment en ce qui concerne son fils. La personnalité pressentie pour remplacer le chef d'Etat-major appartient à son cabinet personnel, ce ne serait donc pas une ouverture aux yeux de la population ni de l'armée professionnelle.


Comment peut évoluer la situation dans les prochains jours ?


On est dans une période de pause qui peut peut-être se prolonger un peu mais aucune des parties n'a intérêt à ce que cela dure trop longtemps. Pour les rebelles, plus le temps passe plus leurs fractures apparaissent. Le président Bozizé sait que si le conflit dure, sa faiblesse pourrait apparaître plus structurelle que conjoncturelle.


La question se pose de savoir ce que vont faire les forces de la CEEAC, notamment les Tchadiens et Congolais qui avaient assuré l'immunité au président Bozizé ? Il y a le risque pour eux que le président Bozizé reprenne la main sur la rébellion sans eux, avec l'aide de l'Afrique du sud. Quel est le rôle de la Force multinationale d'Afrique centrale (FOMAC) si elle n'est pas capable de geler le renforcement du pouvoir militaire à Bangui ? Quel est le rôle de l'Union africaine, dirigée par Nkozasana Dlamini-Zuma, la femme du président sud-africain, alors même que ce dernier envoie des troupes en Centrafrique ?


Comme dans tous les conflits, c'est la population qui va payer le prix le plus fort dans sa chair et par les pillages. On a pu observer un comportement très inquiétant et problématique des armées étrangères, avec des cas de viols notamment. L'Etat centrafricain doit rétablir l'autorité de l'armée. On peutcomprendre qu'il veuille contrôler les quartiers musulmans, jugés hostiles aupouvoir, mais il doit le faire dans les règles. Du côté des rebelles, il y a peu de témoignages civils dans les zones conquises car les rebelles coupent les bornes téléphoniques et téléphones satellitaires. Mais, certains témoignages font état d'une détérioration des relations entre les civils et les rebelles, qui pourraient s'être livrés à des pillages et des assassinats.


Propos recueillis par Hélène Sallon

 


Les rebelles prennent deux nouvelles villes avant les négociations


Les rebelles centrafricains de l'alliance Séléka ont pris deux nouvelles villes samedi 5 janvier alors que les préparatifs pour des négociations réunissant le pouvoir, la rébellion et l'opposition politique à Libreville la semaine prochaine s'accélèrent.


Alindao, une ville de 40 000 à 50 000 habitants, est située à une centaine de kilomètres au sud-est de Bambari, tandis que Kouango, ville plus petite, se trouve à une centaine de km au sud de Bambari, dans un cul-de-sac routier se terminant sur le fleuve Oubangui qui marque la frontière avec la République démocratique du Congo.


Il s'agit sans doute d'une démonstration de force du Séléka avant les négociations, l'intérêt stratégique de ces deux villes éloignées de Bangui semblant faible dans l'optique d'une éventuelle attaque de la capitale. (AFP)

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 02:11

 

 

 

Carte-RCA-prefectures.JPG


 

RFI  samedi 05 janvier 2013

 

En Centrafrique, les versions des rebelles et du gouvernement divergent ce soir, samedi 5 janvier, après la prise de deux nouvelles villes par les hommes de la Seleka. Ces derniers assurent n'avoir fait que se « défendre après des provocations des troupes gouvernementales ». Pour le directeur de la communication présidentielle, cela témoigne plutôt du manque de fiabilité de la Seleka, alors que des négociations doivent débuter entre le pouvoir, la rébellion et l’opposition la semaine prochaine à Libreville, au Gabon.


Alors que des discussions doivent se tenir dans les jours prochains au Gabon, les rebelles de la Séléka sont entrés samedi 5 janvier dans deux nouvelles villes, Alindao et Kouango, respectivement à 100 kilomètres au sud-est et au sud de Bambari. Ces deux villes se situent à l'est de Sibut, la ville où ils avaient arrêté leur progression.


Selon Javan Zama, directeur général de la presse présidentielle de François Bozizé, cette avancée démontre que les rebelles ne sont pas crédibles et sont incapables de tenir parole. « La population s’est réveillé le matin avec des coups de feu de partout et les rebelles sont rentrés. Nous sommes au courant de 6 morts déjà à Alindao et trois à Kouango », a-t-il déclaré.

 

Javan Zama, directeur général de la presse présidentielle de François Bozizé


« C’est un véritable mensonge. Les autorités ont donné des instructions fermes aux forces de l’ordre. Ce sont les rebelles qui, dans l’esprit de destruction qu’ils continuent de nourrir, sont en train de faire mal à la population. »


De leur côté, les rebelles prétendent qu'ils n'ont fait que répondre à des provocations des troupes du régime, comme l’explique François Nelson Ndjadder, coordinateur et délégué en Europe de la CPSK, l'une des composantes de la coalition Seleka :« Ce sont les éléments du général Bozizé qui ont attaqué nos positions. Nous avons donc lancé une offensive sur ces deux villes. » François Nelson Ndjadder reconnaît aussi l’importance stratégique de ces deux villes pour les rebelles, qui accusent François Bozizé d’envoyer « discrètement ses mercenaires et ses milices » à Bambari afin d’attaquer les positions de la Seleka.


François Nelson Ndjadder, un des porte-parole de la rébellion


« Je vous assure qu’il n’y a pas eu de pertes civiles, nous n’avons pas fait de mal à la population ».

 

 

Par ailleurs, Sylvain Groulx, le chef de la mission de Médecin sans frontières (MSF), affirme que le conflit centrafricain affecte des dizaines de milliers de personnes, tout en estimant que la situation humanitaire n’est « pour le moment » pas « alarmante », car les Centrafricains sont «malheureusement habitués » à des événements de ce genre.


« Dès qu'il y a des rumeurs ou des sons de coups de feu, les populations fuient les villes, généralement en direction de leurs champs », a-t-il expliqué, précisant toutefois que la crise pourrait s’aggraver si elle venait à durer.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 02:00

 

 

 

Bruno-Paravisini.JPG

 

http://www.ladepeche.fr   05/01/2013 03:46


Pour rappel : la 1re compagnie et une partie de l'État-major du 8e RPIMa sont stationnées en Centrafrique depuis le 7 novembre. Les 180 Castrais constituent l'essentiel d'un détachement de 240 hommes, placés sous le commandement du lieutenant-colonel Benoît Fine, actuel second du Huit. En cas de crise, l'envoi d'un renfort est automatiquement programmé. Ce qui est le cas depuis le 25 décembre. Ce renfort est assuré par le 6e Bataillon d'infanterie de marine (BIMa) basé à Libreville au Gabon.

 

Ce Bataillon est actuellement commandé par… un Castrais, le colonel Bruno Paravisini ! Cet ancien second du quartier Fayolle et sa famille résident en effet dans le quartier du Travet. Le détachement français de Centrafrique, et en particulier son état-major, s'est donc intégré à celui du colonel Paravisini. Benoît Fine devenant ainsi son adjoint le commandant Nicolet l'adjoint du chef opérations de l'état-major du 6e BIMa, qui, outre une partie de son état-major, est arrivé avec deux compagnies (l'une issue du 2e REI de Nîmes et l'autre du 2e REP de Calvi).

S.B.


La Dépêche du Midi

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 01:51

 

 

 

(A ne pas confondre avec les "patriotes" du KNK qui commettent actuellement des exactions et sèment la haine dans Bangui)

 


 

Information du Bureau Exécutif de GPCA

 « Groupe des Patriotes Centrafricains »

 

Groupe-des-patriotes-centrafricains-logo.JPG

 

Le Groupe Des Patriotes Centrafricains « GPCA » Est une association apolitique à but non lucratif, regroupant les Centrafricains et Centrafricaines de 4 coints du globe terrestre : c'est-à-dire de l’Est à l’Ouest et du Nord au Sud, sans appartenance ethnique ni politique.  Crée par des Jeunes intellectuelles en date du 04 Avril 2012, en s’inspirant du modèle du développement des pays émergents, vu les difficultés rencontrées sur le territoire national.

 

Notre Vision :

Mener des activités patriotiques ;

Promouvoir la culture de la paix et de la non violence sur toute l’étendue du territoire de la République Centrafricaine;

Sensibiliser les Patriotes sur le territoire national et dans la Diaspora à travers des réflexions et  manière dont les institutions de l’Etat sont gérées ;

Eveiller la conscience nationale sur la situation alarmante que vive la population Centrafricaine ;

Développer dans l’esprit de la jeunesse l’esprit de la créativité et de l’auto-prise en charge ; 

 

Composition du Bureau :

1 - Leader Des Patriotes : N’DOROMA SEREFIO André Romaric ;

2 - Vice Leader des Patriotes : Yves SIOBOUA ;

3 – Secrétaire General : MOUSSA Cyrille ;

4 - Trésorier General: NGAÏDAMA OROMBIA Romaric Joas ;

5 - Conseiller Juridique : DILLODO Eric Parfait ;

6 - Charger des Arts et Cultures : MADAMOE Johnson ;

7- Chargé des Relation Extérieure et Porte Parole : BIRO Sosthène Tiburce ;

 

Les Grands Patriotes Centrafricains profitent de cette occasion pour souhaiter leurs meilleurs vœux à tous les Patriotes Centrafricains et Centrafricaines, que l’année 2013 soit pour tout le monde une année de consolidation de la paix, de progrès, de conciliation et du développement durable.

Tout en tenant compte des derniers évènements qui multiplient la souffrance des Patriotes Centrafricains et Centrafricaines, Nous encourageons tous les protagonistes à promouvoir la culture du dialogue pour une résolution pacifique de cette crise.  

 

Pour nous Joindre : Tel (00236) 72664629 / 75122988 ; E-mail « gpca_centrafrique@yahoo.fr ». 

 

Ci-joint : Récépissé de déclaration de l’association.

 

                                                                                     Fait à Bangui, le 04 Janvier 2013

                                                                   Le Leader des Patriotes Centrafricains

N’DOROMA SEREFIO André Romaric

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 01:46

 

 

 

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2013-01-05 01:36:31L'Afrique francophone est en pleine tourmente au moment où les Lions d'Afrique anglophone rugissent, avec des croissances économiques spectaculaires. Qui est le nouveau champion de la croissance économique en Afrique subsaharienne en 2012?

Non, ce n’est pas la Côte d’Ivoire, ni le Sénégal ou le Gabon. Il faut sortir du jardin francophone pour rencontrer l’Afrique qui marche.

Le champion de la croissance au sud du Sahara, c’est une ancienne colonie britannique, sortie il y a dix ans d’une terrible guerre civile, la Sierra Leone, avec une hausse fulgurante de 32% de son PIB grâce à son minerai de fer et son pétrole.

Le pays fait peu parler de lui et est quasi-absent des médias francophones couvrant l’Afrique.

Et pourtant, cet élève un peu timide du fond de la classe, encore classé parmi les pays les plus pauvres de la planète, vient de décrocher les félicitations du jury et succède à un autre «lion africain», le Ghana, anglophone lui aussi, boosté par le pétrole, qui passe de 13,6% en 2011 à un confortable 8,8% en 2012, selon le FMI.

En 2011, la croissance économique de la Sierra Leone était déjà honnête (+5,1%) et devrait rester très élevée en 2013 (+9,1%). Le sous-sol regorge de diamants, or et bauxite et du pétrole off-shore devrait également aider au décollage du pays.

Stabilité politique et envol économique

Cerise sur le gâteau, la croissance de l’économie va de pair avec l’enracinement démocratique. Pas mal. En conséquence, il serait temps de s’intéresser enfin à cette «success story» à l’Africaine.

Le président Ernest Bai Koroma qui a réussi à attirer de nombreux investissements étrangers vient de se faire réélire dès le premier tour avec près de 60% des voix lors d’un scrutin applaudi par la communauté internationale mais passé largement inaperçu.

Ce presque sexagénaire est peu connu hors de son pays, il préfère se concentrer sur les affaires intérieures plutôt que jouer les divas aux sommets de l’Union africaine, ce chrétien va à la messe les dimanches mais assiste aussi tous les vendredis à la grande prière du vendredi avec les musulmans.

Bref, il panse les plaies de la guerre et s’active pour sortir de la pauvreté ses concitoyens. Même si, bien sûr, tout n’est pas rose et une importante corruption accompagne la forte croissance du PIB.

La deuxième plus forte croissance économique de l’Afrique subsaharienne est enregistrée par un pays francophone, le Niger, avec un beau 14%, qui contraste fort avec le maigre 2,3% de 2011. Mais la performance de 2012 est largement superficielle, essentiellement due au début de l’exploitation du pétrole.

Et ne suffit pas à faire de ce pays un «lion d’Afrique», car il est toujours classé parmi les plus pauvres du monde, avec un indice de développement catastrophique et une explosion démographique qui handicape tout développement.

Le Niger pourrait en outre être contaminé par le «cancer islamiste» qui a gangréné le Nord-Mali. Les perspectives de croissance économique s’établissent à 6,6% en 2013, espérons qu’aucun «fou de Dieu» ne transforme le rêve nigérien naissant en cauchemar durable.

Angola, le nouvel eldorado

Le pays occupant la troisième place du podium des champions de la croissance 2012 n’est ni anglophone, ni francophone, mais lusophone: l’Angola qui dispute au Nigeria la place de premier producteur africain de pétrole et qui bénéficie d’investissements massifs de la Chine.

L’Angola passe de 3,4% de croissance en 2011 à 9,7% en 2012 et devrait frôler les 7% en 2013. Tout roule donc pour l’inamovible président Dos Santos, au pouvoir depuis… 1979.

Le Liberia avec une croissance de 8,8%, en partie boostée par le pétrole, coiffe au poteau, en 2012, la «locomotive ivoirienne» qui rebondit (+8,1%) après la grave crise de 2011 qui avait fait plonger son PIB de près de 5%.

Mais on attendait mieux de l'Eléphant ivoirien, les autorités ayant promis une croissance à deux chiffres. Les prévisions pour 2013 ne sont en outre que d’un peu plus de 6%.

Le président Alassane Ouattara a encore du pain de la planche. Sur le plan économique d’abord mais aussi pour stabiliser la situation intérieure, avec des opposants armés qui multiplient les raids ces derniers mois et une politique de réconciliation qui est trop lente.

Les conflits, boulets des francophones

La Côte d’Ivoire est symptomatique de cette Afrique francophone qui pleure en regardant ses voisins anglophones, notamment le cousin ghanéen, prendre le train de la croissance. Il est toujours frustrant de rester à quai à l’heure de l’émergence africaine. De rater son rendez-vous avec l’Histoire.

En 2012, de la crise au Nord-Mali en passant par la rébellion en Centrafrique et dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), les pays ayant le Français en partage ont occupé la mauvaise rubrique de l’actualité.

Et cela devrait continuer en 2013. Rien n’est réglé au Nord-Mali, sous la coupe de bandes armées islamistes qui détruisent des mausolées, témoignages uniques de l’histoire subsaharienne, et terrorisent les populations avec une application médiévale de la charia.

La force militaire ouest-africaine, soutenue logistiquement par Paris et Washington, n’est pas encore sortie des cartons. Et les premiers mouvements auront lieu au plus tôt en septembre 2013. Avec d’ici là, des risques de contagion à la Mauritanie, au Niger et peut-être dans le sud algérien.

Autre foyer de tension francophone, la Centrafrique avec le pouvoir du président François Bozizé très menacé par une alliance hétéroclite de rebelles depuis qu’il semble lâché par la France et son ex-parrain tchadien. Qui lui succèdera pour gouverner le «ventre mou de l’Afrique»?

Difficile là encore d’être optimiste pour ce pays encore hanté par les folies de Bokassa (qui a dirigé le pays de 1966 à 1979).

S’il plonge dans l’anarchie, il pourrait devenir le repère de tous les rebelles de la région, à l’instar de ce qui est en train de se passer dans le Nord-Mali, devenant ainsi une zone grise de plus sur le continent.

Et la situation dans Kivus congolais, une région potentiellement très riche mais encore une fois déstabilisée par une rébellion soutenue par le Rwanda, ne devrait pas en 2013 faire monter la côte de l’optimisme francophone.

Pour couronner le tout, autre indicateur du retard francophone, la croissance économique dans les pays de la zone Franc est depuis au moins 10 ans systématiquement inférieure à la moyenne subsaharienne.

Elle fait pourtant jeu égal avec la moyenne subsaharienne en 2012 autour de 5,5%, mais c’est uniquement grâce aux chiffres exceptionnels du Niger. En 2013, la croissance de la zone Franc devrait atteindre 4,9%, encore une fois en dessus des 5,3% de l’Afrique subsaharienne.

Début octobre à Paris, lors d’une cérémonie marquant le 40e anniversaire de la zone France, le président Ouattara avait reconnu qu’il fallait se bouger:

«L’heure de l’Afrique a sonné» et «les pays de la Zone Franc ne peuvent rester en marge de cette dynamique.»

Atteindre «l’émergence à brève échéance» constitue «un pari à notre portée», a-t-il espéré. Espérons donc qu’en 2013 les Lions d’Afrique rugissent (aussi) en français.

Par Adrien Har

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 01:37

 

 

 

 

communique-Gabirault-du-5-janv.JPGcommunique-Gabirault-du-5-janv-2-.JPG

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 01:30

 

 

 

carte RCA zone en crise

 

 

http://www.humanite.fr    5 Janvier 2013

 

Les rebelles centrafricains du Séléka ont pris deux nouvelles villes ce samedi. Les ONG de leur côté se sont alarmées de la crise humanitaire qui semble s'aggraver dans la région. Les préparatifs pour des négociations réunissant le pouvoir, la rébellion et l'opposition politique à Libreville la semaine prochaine s'accélèrent.


"Les rebelles ont pris deux villes près de Bambari (centre) : Alindao et Kouango. Cela montre leurs velléités de faire la guerre même quand il y a des négociations", a déclaré à l'AFP le ministre de l'Administration territoriale Josué Binoua. Alindao, une ville de 50000 habitants environ, est située à une centaine de kilomètres au sud-est de Bambari, tandis que Kouango, ville plus petite, se trouve à une centaine de km au sud de Bambari, près de la frontière avec la République démocratique du Congo. Il s'agit sans doute d'une démonstration de force du Séléka avant les négociations, l'intérêt stratégique de ces deux villes éloignées de Bangui semblant faible dans l'optique d'une éventuelle attaque de la capitale.


Négociations en danger

 

Les préparatifs pour les négociations à Libreville, probablement le 8 janvier, se sont accélérés. Les modalités pratiques ont été arrêtées. Trois délégations seront présentes : gouvernement, opposition de Libreville et rebelles du Séléka. "Le gouvernement demande à la communauté internationale de tirer les conséquences de ce non respect de leur propre parole", a commenté un ministre. De son côté le président Bozizé a prévenu qu'il comptait terminer son mandat courant jusqu'en 2016, après avoir fait des concessions, proposant notamment un gouvernement d'union nationale, plan soutenu par les pays voisins. Comme le Séléka exige avant tout son départ, l'espoir de voir les négociations aboutir est mince. La rébellion elle-même, très hétéroclite, ne présente pas un front politique uni.


Crise humanitaire


Les troupes rebelles se trouvent à seulement 160 kilomètres de la capitale centrafricaine, Bangui, après avoir pris plusieurs villes du pays depuis le début de leur offensive le 10 décembre. La communauté internationale veut éviter à tout prix un "bain de sang" et le chaos à Bangui. Craintes amplement partagées par les ONG. L'Unicef s'était alarmé vendredi de la croissance du nombre d'enfants soldats dans les milices, samedi c'est ACF qui s'alarme de la malnutrition aigüe sévère, pathologie chronique en République Centrafricaine, qui touche quasiment 1 enfant sur 10. « La récente dégradation de l’état sécuritaire en République Centrafricaine (RCA) a contraint les équipes d’Action contre la Faim à réduire temporairement certaines activités et programmes en cours dans le pays » a annoncé l'ONG qui se dit prête toutefois à lancer des actions d'urgence.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 01:10

 

 

 

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Centrafricains, Centrafricaines d’Ici et de là-bas,

Chers Compatriotes

Chers partenaires bilatéraux, amis de la République Centrafricaine ;

 

 

Je voudrais tout d’abord demander au nom du peuple Centrafricain un grand pardon aux pays amis dont les représentations diplomatiques ont été saccagées par les partisans du régime de Bangui ; ces partisans portaient clairement les couleurs du KNK le parti unique dans cette démonstration. Ils ont été instrumentalisés par le pouvoir du général Bozizé pour montrer au monde entier que les Centrafricains sont primitifs et n’aiment pas la France ; Nous dénonçons cette instrumentalisation. Les partis politiques confirment ICI que tout le peuple centrafricain ne s’est pas associé à ces actes de vandalisme orchestré par le pouvoir ;

En votre nom, centrafricains de France rassemblés ici, j’exprime notre compassion à la souffrance du peuple, ce peuple qui subit toutes formes d’exactions et calvaires à chaque crise politique ou militaire, devenu une habitude centrafricaine tous les 10 ans

Notre compassion va aussi envers toutes ces familles endeuillées,  déportées, arrêtées par les fils de Bozizé, ou encore ceux qui sont séquestrés parce qu’ayant une opinion politique autre que celle du général Bozizé et de ses partisans du KNK  

Chers Compatriotes

Chers partenaires bilatéraux ;

Si les problèmes que connait notre pays depuis 2003 ont un seul nom, leur solution a aussi un seul nom;

Si l’heure est arrivée pour identifier ces problèmes, l’heure est aussi arrivée pour trouver la solution ; le général François Bozizé, son gouvernement et son parti unique.

L’insécurité qui règne dans notre pays depuis 2003 à un nom, toutes les rebellions qui ont sévi dans notre pays comme le FPR de Baba Ladé, la LRA de Joseph Koni ou encore l’APRD, la CPJP, l’UFDR, etc.. ont toutes donné pour justifications l’attitude d’un seul homme, le général François BOZIZE

Le Problème de notre pays s‘appelle BOZIZE et la solution c’est BOZIZE

15 mars 2003, alors que Patassé est en visite au Niger, son Chef d’Etat Major entré en dissidence un an auparavant, le général Bozizé prend le pouvoir à Bangui.  Autoproclamé président de la République, il suspend la Constitution, promulgue des actes constitutionnels  et dissout l’Assemblée nationale en déclarant n’être venu que pour restauré l’ordre constitutionnel

N’avait-il pas dit  aux journalistes à Libreville  en 2004 qu'il ne sera pas candidat aux élections présidentielles de 2005 ? 

N’avait-il pas réprimandé le Président de la Commission de l'Union Africaine de l'époque que ce  dernier ne devrait pas s'ingérer dans les affaires centrafricaines lorsqu’il était question de sa parole d’officier ayant affirmé ne pas se présenter Candidat aux élections de 2005 ?  Il condamna l’Union Africaine d’ingérence ! C’est la même Union Africaine qu’il appelle aujourd’hui au secours!

Chers Compatriotes

Chers partenaires bilatéraux ;

Depuis son coup d’Etat, le général Bozizé s’est montré non intéressé par une solution durable susceptible de briser le cercle vicieux entretenant conflit et pauvreté, ce dont souffre le peuple Centrafricain.

Que peut encore apporter un général Bozizé à la RCA qu’il n’ait pu depuis 10 ans ?  Si en 10 ans, il n’a su respecter les multiples recommandations formulées suite aux multiples dialogues et accords  signés avec les Rébellions, que peut-il encore apporter à la RCA aujourd’hui?

Le régime du général Bozizé semblait trop soucieux de l’opposition démocratique et des Intellectuels ;  il était trop peu concerné par ce qui se passe en dehors de la capitale, Bangui, pour investir le temps et les efforts nécessaires à la stabilisation du pays.

Le général Bozizé et son Gouvernement ont constamment évité pour ne pas dire refusé de respecter l’esprit et la méthode du consensus ;

Le général Bozizé et son gouvernement ont instauré un parti unique le KNK dans l’optique de modifier la constitution pour s’éterniser au pouvoir ;

Bozizé et son gouvernement ont refusé d’adopter la bonne gouvernance ; ils ont préféré la prédation d’Etat ; tous ses Ministres sont des milliardaires, pendant que les ponts s’écroulent un à un dans Bangui et dans l’arrière pays;

BOZIZE et son gouvernement ont préféré utilisé les retombées des ressources minières  DIAMANT ET URANIUM ou encore les redevances Télécoms pour s’enrichir  à titre personnel; ainsi, ils ont des comptes  dans les iles caïmans, en Afrique du Sud ou en Afrique de l’Ouest; pendant ce temps, il n’y a pas d’électricité,  pas d’eau potable,  pas de routes, pas de téléphones fixes; pas de médicaments dans les hôpitaux ; les centrafricains ne mangent plus à leur faim

BOZIZE et son Fils ont refusé de reformer le secteur de la défense et de la sécurité pour protéger l’intégrité du territoire ; ils ont préféré investir dans la prison de luxe de Bossembélé ou croupissent les Ministres dissidents ou des opposants soupçonnés d’atteinte à la personne de Bozizé, des ses femmes  ou de ses enfants

BOZIZE et son gouvernement ont refusé d’adopter le respect de l’indépendance des institutions; il n’y a pas de justice en République Centrafricaine, un Etat de Non-Droit ; on assiste impuissant aux humiliations d’officiers ; d’hommes politiques ; pour rien on ridiculise les Centrafricains aux postes frontières (aéroports, ports ; etc) Tu me connais ? Je suis demi-Dieu ; tu me connais ; je suis un Bozizé ; tu me connais ; je suis KNK ;  Les enfants de Bozizé enterrent des Centrafricains vivants pour des affaires de jalousie

BOZIZE et son Gouvernement ont tout mis en ouvre pour écarter l’opposition politique de la Représentation populaire, l’Assemblée Nationale ;  une opposition qui n’a pas accès aux médias d’Etat qui sont la Radio et la Télévision ; une opposition qui n’est pas autorisée à prendre la parole en public, à parler au peuple ; Une opposition qui ainsi, ne peut contribuer à l’équilibre des pouvoirs.

Chers Compatriotes

Chers partenaires bilatéraux ;

BOZIZE et le KNK ont fait de la RCA une dictature déguisée et cela sous l’œil complaisant de la communauté Internationale ;

Bozizé est un général, un officier  sans parole! il est un homme qui ne respecte pas sa propre parole, écrite ou orale ;

Bozizé n’est pas un officier crédible et on ne peut pas lui faire confiance aujourd’hui ; Ceux qui ont signé des accords avec lui en ont fait les frais.

Pendant les dernières mascarades d’élections, il avait promis d’utiliser le financement de l’union Européenne dans la transparence ; Tenez, ce sont ses enfants qui ont fabriqué les cartes d’électeurs et qui ont acheminés les urnes. Les listes électorales étaient manuscrites. Tout cela démontre la nature de la transparence des dernières élections.

Comment peut on organiser des élections groupées avec 5 candidats à présidentielle, une vingtaine de partis aux législative et sortir une Assemblée Nationale avec 90% des députés appartenant au seul parti au pouvoir?

Comment peut-on avoir un Président, ses femmes, ses fils, ses neveux, ses oncles, OUI presque toute sa famille élus députés?

Depuis janvier 2011 ; l’opposition démocratique dénonce le pouvoir de BOZIZE sans être entendu ;

Depuis janvier 2011 ; l’opposition démocratique demande la reprise des élections alors que BOZIZE  n’y accorde que du mépris et de l’abnégation

Les rebellions de la LRA de KONI et de BABA Ladé du FPR ont sévi et sévissent dans l’arrière pays sans être inquiétées

Il parait que les forces armées centrafricaines, les FACA comptent 4 000 personnes dont 3 000 civils et 1 000 hommes d’armes; de quel peuple se moque t-on ?  Comment peut-on efficacement protéger 4 millions de Centrafricains avec une armée de 1000 soldats ? Pourtant Bozize et son fils ont acheté des armes ! Mais l’armée nationale a été transformée en corps de protection, garde présidentielle. Comment s’étonner du nombre de rebellions depuis le 15 mars 2003.

Il parait que les fonctionnaires sont payés régulièrement  et à terme échu ; de quel peuple se moque t-on ? Il y a 4 millions de Centrafricains dont 25.000 fonctionnaires soit 0,05% de la population; Payer régulièrement les fonctionnaires est une obligation d’un gouvernement, ce n’est pas un acte de réussite politique ni une bienveillance de la part d’un Président. C’est le droit absolu de ceux qui travaillent.

Il parait qu’il veut rester coûte que coûte au pouvoir et c’est pour cette raison qu’il envoie ses partisans caillasser l’ambassade de France et des Etats-Unis d’Amérique afin de poussez ces pays à intervenir pour le maintenir au pouvoir. Peut-on ordonner de brûler le drapeau d’un pays, puis demander l’aide de ce dernier ?

Il parait aussi que depuis quelques jours le général Bozizé est ouvert au dialogue  et veut instaurer un gouvernement d’Union nationale

Chers Compatriotes

Chers partenaires bilatéraux ;

Depuis octobre 2012 l’opposition démocratique demande au général Bozizé d’ouvrir le dialogue inter Centrafricain recommandé par le Présent DEBY, ce que le général BOZIZE a toujours refusé, préférant de continuer mobiliser son parti pour la modification de l’article NR de la Constitution qu’il a lui-même promulgué et qui limite les mandats à deux ;

La radio et la Télévision Centrafrique sont exclusivement utilisées par le KNK ou les partisans  animent des émissions génocidaires appelées YE SO E LINGBI TI HINGA, émissions lors desquelles les griots du régime insultent les leaders de l’opposition, les dénigrent utilisant toutes les expressions négatives possibles, etc..

ET DERNIEREMENT..Quand l’opposition avait appelé le général Bozizé à ouvrir le dialogue, il avait opposé un refus ; Maintenant que  ses partenaires armés, ceux avec qui il avait signé des accords, disent non par ce qu’il n’a pas respecté sa parole et se trouve dos au mur; le général BOZIZE découvre subitement les vertus du dialogue et se dit prêt à ne pas briguer un troisième mandat.

Le général avoue t-il ainsi qu’il refusait les dialogues ? Avoue-t-il ainsi qu’il s’apprêtait à modifier la constitution ? Donne-t-il raisons maintenant à l’opposition ?

Combien de Dialogues faut-il avoir  pour que le Général BOZIZE puisse écouter son peuple ?

Combien de gouvernements d’Union faut-il encore instaurer pour que le pays sorte de la misère?

Général BOZIZE, sachez que tous les 4 millions de Centrafricains ne veulent pas être Ministres dans un gouvernement, fusse-t-il d’union de tous les Centrafricains; les Centrafricains veulent des politiciens responsables qui œuvrent pour le bien-être du peuple ; les Centrafricains ne veulent pas de pasteurs qui leur jettent des billets de banque  à leur passage, jeter de l’argent par la fenêtre est un acte méprisant;

Les Centrafricains ne veulent plus de dirigeants politiques qui utilisent les biens publics aux couleurs de leur parti, par exemple les motos de l’escorte officielle  aux couleurs du KNK; Pouvez-vous vous imaginer une seule seconde la police nationale française aux couleurs du parti socialiste ?

Général BOZIZE, vous avez assez ridiculisé le peuple en jetant vos billets flambants neuf par la vitre de vos voitures de luxe ;  4 millions de Centrafricains ne mangent pas à leur faim ; la jeunesse Centrafricaine n’a pas de travail; le peuple Centrafricain veut la liberté d’aller et venir, il veut des infrastructures de bases qui lui permettront de faire son commerce dans la paix ; il veut être protégé ; Les Centrafricains aspirent simplement à être libres

 

Chers Compatriotes

Quel Centrafricain peut encore faire confiance à des promesses de la part d’un officier qui ne respecte pas la parole donnée écrite ou orale ?

L’Heure est très grave ! Les responsables sont clairement identifiés ; le général François Bozizé, son gouvernement et son parti unique le KNK  

La solution aux problèmes de ce pays  ainsi que les de pouvoirs qu’il faut avoir dans ce pays ! Telles sont les questions majeures qui sont posées aujourd’hui

Concernant la prise de pouvoir par la force, tout bon démocrate ne peut applaudir un coup d’Etat ; C’est pourquoi nous ne pouvons être favorables à la prise du pouvoir par la force : BOZIZE est le spécimen même de la prise de pouvoir par la force et nous en a fait la démonstration en 10 ans.

La solution au problème de ce pays, c’est le pouvoir du général BOZIZE ; qu’il quitte et laisse la place à un nouvel organe QUI doit naître par la NEGOCIATION et  par le CONSENSUS ; 

Centrafricains, allons aux négociations de Libreville  avec l’objectif de mettre en place un nouvel organe qui devra s’atteler au travail de remise en état des institutions indépendantes les unes des autres.

A la coalition SELEKA, nous demandons de répondre aux questions suivantes: Qui êtes Vous ? Qui est derrière Vous ? Que voulez Vous faire de la RCA ? Quelle est la place de la démocratie multi partite ? Quelle est la place de l’alternance politique ? Quelle est la place de la séparation des pouvoirs ? Quelles est la place de la Femme et de la Jeunesse ? Quelle est la place de l’Etat de droit. Venez à Libreville adoptées les propositions concrètes  qui seront faites par les partis politiques de l’opposition démocratiques. La solution au problème de notre pays est politique et passe par le départ du général Bozizé, de son gouvernement.

Centrafricains, demandons à tous ceux qui iront aux négociations de Libreville  d’y aller avec l’objectif de mettre en place un nouvel organe qui devra s’atteler au travail de remise en état des institutions indépendantes les une des autres afin de nous permettre de construire un vrai Etat de droit.

Nous sommes toute fois inquiets du support de la coalition des Chefs d’Etat Africains. Nous espérons que pour une fois, ils sauront transgresser la question de la légitimité de Bozizé. Les partis politiques de l’opposition démocratique avaient remise en cause cette légitimité dès la proclamation des résultats des élections groupées de janvier 2011.

Nous sommes inquiets des interférences de tout ordre qui se dessine. C’est pourquoi nous devrons être vigilants dans ces négociations.

Soutenons ces négociations de Libreville avec l’espoir qu’il en sorte un résultat parachevé par la mise en place d’un comité de suivi permanent composés des pays amis et des institutions suivantes (USA, CEEAC - UA – UE – ONU) pour veiller à la stricte application des engagements de sortie de crise qui seront arrêtés et ceci avec des mécanismes contraignants pour toutes les parties ;

 

Chers Compatriotes

Indépendamment de la position des grands partis politiques au pays, le Rassemblement en France des Partis Politiques de l’Opposition Démocratique Centrafricains opte pour la négociation du départ de BOZIZE, la seule solution paisible au problème que connait notre pays ; le général BOZIZE est le Problème et la Solution. Il doit quitter de lui-même le pouvoir  pour éviter le pire à la population de Bangui

Compatriotes ; ensembles, nous disons

NON  au général BOZIZE et au KNK

NON à l’instrumentalisation de la jeunesse, des femmes et des pauvres.

NON aux arrestations et aux déportations

Nous demandons aux forces africaines envoyées par leur pays de ne pas se livrer à des exactions contre les populations centrafricaines comme à l’époque de BEMBA

Que les négociations de Libreville aboutissent au départ de BOZIZE pour que les CENTRAFRICAINS repartent à ZERO dans la construction d’une nouvelle République.

Vive la République Centrafricaine,

Vive le Multipartisme

Pour que vive le peuple Centrafricain

Je vous demande de chanter l’Hymne National

 

Paris le 5 Janvier 2013

Jean-Pierre MARA,

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 01:01

 

 

 

Bozyangou

 

 

Mon général

 

En ma qualité d´ancien officier centrafricain, je me suis toujours réservé d´intervenir dans le débat politique de mon Pays. Et pourtant dans mon fort intérieur, je me reproche d´assister en témoin passif à la mise à  mort programmée et voulue de ce Pays par ceux qui prétendent le gouverner.

 

J´interviens aujourd´hui pour dire au général Bozize de tirer toutes les conséquences des derniers évènements de cette fin d´année 20012.

La déliquescence, la déconfiture de l´Armée centrafricaine est à l´image de son chef suprême. Cette Armée a été politisée et détournée de sa mission régalienne qui est la protection de l´intégrité du territoire et de sa population.

 

Le non-respect de l´éthique militaire, l´indiscipline caractérisée, le clientélisme et les officiers généraux attirés par le gain facile, voilà en bref  l´état de notre chère armée centrafricaine ( je ne mets pas en doute la compétence et l´intégrité morale de la plupart de nos vaillants officiers mais d´une poignée qui croit dur comme fer qu´il faut faire allégeance aux autorités politiques au pouvoir pour mériter son galon ).

 

Les généraux compétents qui ont fait leur preuve en ayant à une époque donnée dirigé cette armée sont écartés, abandonnés à leur triste sort et malheureusement sont en train de mourir à petit feu. L´exemple des généraux Mazi et Kassa en dit long. L´armée centrafricaine n´est pas seulement décapitée mais dépourvue de ses racines.

 

Mon général que comptez-vous faire en écartant ces jeunes officiers dynamiques et compétents tels que Ludovic Ngaifei, Jean Pierre Dolewaya, Gilles Kogbia et autres!

La plus belle manière, mon général, de démentir vos détracteurs serait de démissionner et de dire publiquement  j´ai échoué, je démissionne.

 

Les centrafricains vous applaudiront et vous serez à nouveau auréolé comme en 2003 quand vous rentriez triomphalement à Bangui. Ce ne sont pas les conseils de monsieur Laurent Ngon-Baba ou les déclarations farfelues des généraux de la FOMAC qui vont régler en profondeur les problèmes centrafricains. Ces généraux savent je l´espère qu´aucune armée étrangère mêmes les plus puissantes n´ont réussi à écraser totalement une rébellion sur son propre territoire.

 

Vous portez en ce moment une lourde responsabilité quant au devenir de votre pays. Pour une fois que les différentes rebellions se sont regroupées sous la bannière de Seleka et veulent aller à la négociation est une opportunité espérée pour le gouvernement, l´opposition politique et la rébellion de pouvoir sortir ce pays de son malaise chronique.


Je vous exhorte de remettre vos habits de général et de prendre une décision courageuse. Mon général, la Centrafrique vous entends et vous attends. Le temps presse.

Sachez que ceux qui vous applaudissent aujourd´hui seront vos bourreaux de demain.

 

Que DIEU bénisse la Centrafrique!

 

Très respectueusement

 

Lieutenant Baudouin Boykoule-Nzongele (Suède).

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 00:56

 

 

 

Bozizé et ses partisans

 

 

http://www.dw.de 


La Centrafrique est un pays qui fait rarement parler de lui dans la presse allemande. Mais en ce début 2013, il occupe une bonne place dans les journaux.


Cela bouillonne au coeur de l'Afrique, écrit le Tagesspiegel de Berlin. Après la reprise de la guerre civile dans l'est de la République démocratique du Congo, la République Centrafricaine voisine est le théâtre d'une rébellion dont souffre principalement la population civile dans ce pays misérable. Depuis des années le gouvernement centrafricain est régulièrement confronté à des insurrections et des rébellions. En dehors de Bangui, la capitale, il n'a pratiquement plus aucune influence. François Bozizé, note le journal, avait été plutôt bien accueilli par la population après son coup d'Etat contre Patassé en 2003. Mais très vite le vieux schéma du clientélisme ethnique a repris le dessus à Bangui. Et si François Bozizé a largement gagné les élections de 2005 et 2011, les tensions dans le pays n'ont jamais diminué. Pour la Süddeutsche Zeitung, la rapide avancée des rebelles en si peu de temps est sans doute un indice du degré de sous-équipement et de démoralisation de l'armée centrafricaine. La crise est en outre révélatrice de la fragilité du pays, l'un des moins développés au monde. En tant que voisine du Soudan, du Soudan du sud et de la République démocratique du Congo, la République Centrafricaine est de surcroît située dans une région extrêmement instable.

 

Selon die tageszeitung, François Bozizé est précisément aidé par son grand voisin du sud, la RDC. Selon la rébellion, note le journal, 300 militaires de la garde présidentielle congolaise ont été envoyés à Bangui. Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais, a confirmé leur stationnement en Centrafrique, mais souligné que cet effectif était présent depuis près de trois ans dans le cadre de la FOMAC, la force multinationale d'Afrique centrale. Or selon les rebelles et une partie de l'opposition ce sont en revanche des unités toute fraiches. Une intervention officielle du président congolais Joseph Kabila en faveur de Bozizé réveillerait de sinistres souvenirs, écrit le journal. Il y a dix ans des troupes congolaises étaient déjà à Bangui pour protéger le président Ange-Félix Patassé d'une rébellion dirigée par François Bozizé. L'ancien rebelle et plus tard vice président congolais Jean-Pierre Bemba les avait envoyés. Il est jugé maintenant par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre présumés, commis par ces soldats.

 

Les nouvelles rebellions africaines


La Centrafrique n'est donc pas le seul pays en Afrique à connaître une rébellion. C'est précisément ce qui inspire une longue réflexion à die tageszeitung, qui écrit ceci: Des miliciens et des rebelles lourdement armés, sur des camions et des pick-up, qui filent à travers la brousse et arrachent une localité après l'autre au contrôle de l'Etat: ce phénomène a marqué l'Afrique en 2012 - des combattants touaregs et des islamistes dans le Nord-Mali aux rebelles du Séléka en Centrafrique en passant par le M23 en République démocratique du Congo. Ces nouveaux guerriers de l'Afrique remportent des victoires spectaculaires qui peuvent ensuite s'évaporer tout aussi rapidement. Ils rappellent à quel point l'ordre africain post-colonial repose sur des pieds d'argile. Ce rappel, poursuit le journal, arrive au bon moment. L'image traditionnelle de l'Afrique comme continent des crises et des catastrophes a été trop vite remplacée, dans la perception internationale, par une nouvelle image, celle d'une Afrique comme continent des espoirs et des opportunités. Autrefois c'étaient les réfugiés et les affamés qui faisaient les grands titres, aujourd'hui ce sont les taux de croissance et les records à l'exportation. En vérité, souligne le journal, il n'y a pas de contradiction entre les deux images. Certaines régions d'Afrique connaissent un boom économique, d'autre un boom des conflits. Les acteurs sont parfois identiques et les deux phénomènes sont plus profondément liés que ne veulent l'admettre les afro-pessimistes comme les afro-optimistes. Et la TAZ poursuit plus loin par cette réflexion: plus l'essor de l'Afrique est rapide, plus la concurrence s'aiguise entre les gagnants potentiels et plus ils ont de moyens à leur disposition pour se livrer cette concurrence par les armes.

 

Mugabe s'accroche au pouvoir


Des troubles sanglants, le Zimbabwe en a également connus aprés les élections générales de 2008. La presse allemande craint que cela ne se repète à l'issue des prochaines élections. La date n'est pas encore connue, note la Süddeutsche Zeitung, mais le président Mugabe veut qu'elles aient lieu rapidement, au plus tard en juin. Sa campagne électorale a commencé depuis longtemps. Et la peur que le pays ne replonge dans le chaos va en s'amplifiant. Car depuis les troubles de 2008, le pays s'est vu imposer un compromis: sous la pression internationale, Mugabe, qui est au pouvoir depuis 1980, a été forcé d'accepter un gouvernement d'union nationale avec le MDC de l'opposant Morgan Tsvangirai. Depuis, c'est plutôt le statu quo qui gouverne. Robert Mugabe, l'ancien combattant pour la liberté devenu autocrate, aura 89 ans en février. Qu'il soit pressé d'organiser des élections tient peut-être à son grand âge. Mais les défenseurs des droits civiques exigent l'application préalable de réformes importantes.

 

Enfin l'afflux de Portugais en Angola fournit un autre sujet à la presse allemande. Plus de 100 000 Portugais ont trouvé refuge dans leur ancienne colonie pour fuir la crise de l'euro et la politique d'austérité de leur gouvernement. Et cela donne, lit-on dans la Süddeutsche Zeitung, cette caricature dans un magazine angolais. Première scène, elle se déroule il y a 20 ans, un Angolais, sa valise à côté de lui, prend congé de sa femme: "bonne chance, je pars au Portugal travailler dans le bâtiment". Deuxième scène, c'est un Portugais cette fois qui dit à sa femme "Bonne chance, je pars en Angola travailler dans le bâtiment". Les espoirs, poursuit le journal, sont souvent déçus. Dans le bâtiment justement, l'afflux d'ingénieurs portugais est si grand que les salaires qui leur sont payés ont diminué de moitié par rapport à ceux d'il y a deux ou trois ans. Luanda passe après Tokyo pour la ville la plus chère au monde pour les étrangers. L'eau minérale est importée du Portugal, les légumes d'Afrique du sud - une économie artificielle alimentée par le pétrole et les diamants et une corruption qui confine au grotesque.

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