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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 16:35

 

 

entete-Seleka.JPG

 

COMMUNIQUE DE PRESSE


Relatif aux opérations d'appel à la haine, d'intoxication de masse et de mensonge grotesque du Général Bozizé, ses enfants et ses amis pour ingérer le Tchad dans le conflit centrafricano-centrafricain

 

AVANT TOUT, la Séléka lance un appel solennel au Conseil de Sécurité des Nations-Unies, au Secrétaire Général de l'Onu et à la Présidente de la Commission de l'Union Africaine afin de suivre de TRES PRES ce qui se passe en ce moment en Centrafrique. François Bozizé a créé un sentiment anti tchadien et anti français dans l'opinion publique Banguissoise pour combattre la Séléka. C'est un génocide en gestation, c'est la haine contre des populations étrangères vivant en RCA. Nous vous prévenons que toute action militaire étrangère en Centrafrique pourrait avoir un revers non souhaitable et de lourdes conséquences sur les populations civiles innocentes. La RCA n'est pas la propriété de Bozizé et encore moins une terre conquise. Nous voulons le Dialogue, nous attendons des garanties de la part du Gouvernement de Bangui comme voulu par les dirigeants de la CEEAC à Ndjamena. Depuis ce temps, même les prisonniers ne sont pas encore relâchés pour montrer la bonne foi du Gouvernement.


Nous portons à la connaissance de l'Opinion nationale et internationale que c'est en raison d'importantes manœuvres d'envoi de troupes pour attaquer nos positions en dépit de la trêve observée,  que nous décidé d'occuper préventivement la ville d'Ippy et environs comme avertissement au Gouvernement qui s'acharne à expédier des troupes pour nous combattre. Pendant que le Sommet de Ndjamena se tenait, le Ministère de la Défense a renforcé en même temps ses positions à Bambari en prélude à une grande offensive contre nos positions sur la route de Bria. La prise de la ville de Bambari ce jour 23-12-12 est notre dernier et ultime avertissement.


Déjà hier, le 22-12-12, aux alentours de la ville des Brés, les FACA sont parvenus à attaquer nos positions sur la route de Bamingui. Nous nous sommes défendus en faisant face à cette colonne ennemie de 10 véhicules lourdement armés venus de Bangui.


Nous avons incendié 3 véhicules, récupérés 5, et 2 se sont enfuis. Nous avons aussi récupéré beaucoup d'armes automatiques de petits et gros calibres et des munitions comme à chaque attaque. Nous avons enregistré 3 blessés graves dans nos rangs, pas de morts.


Il y'a eu plus d'une dizaine de morts du côté des FACA ainsi que des blessés et fuyards en débandade dans la brousse. D'où qu'ils viennent, nous les attendrons en nous avançant, comme eux.


Le 23-12-12, suite à la tragique défaite d'hier, le Général Bozizé ayant déjà intoxiqué l'opinion des Chefs d'Etat de l'existence parmi nous des combattants Tchadiens, Nigériens et Soudanais et du soutien de la France, le Tchad a dépêché ce matin une colonne de 29 véhicules remplis de soldats Tchadiens armés qui ont traversé la frontière Sido en direction de Kabo. S'il y'avait des Tchadiens en notre sein nous n'aurions pas sollicité la médiation du Président de la République sœur du Tchad.


Donc, c'est le moment où jamais de dénoncer vigoureusement et avec véhémence les manœuvres de mauvaise augure tendant à inviter coute que coute le Tchad dans ce conflit centrafricano-centrafricain.


Nous demandons à nos frères des FACA de ne pas se faire tuer inutilement pour tenter vainement de défendre un régime prédateur déjà longtemps chancelant, mais de faire plutôt l'économie de ce qui leur reste de force pour servir la Patrie dans le cadre de la Défense du Territoire, et des missions républicaines futures qui leur seront dévolues, si jamais le Général Bozizé opte pour la guerre.


Si nous ne sommes pas encore entrés à Bangui, c'est par politesse africaine légendaire au Chefs d'Etat et de Gouvernement qui se sont réunis à Ndjamena, au Conseil de sécurité des Nations-Unies et à l'Union Africaine qui ont très vite affiché une condamnation de principe et appelé au dialogue. Alors,… de grâce, que le Général Bozizé et ses enfants qui gouvernent seulement Bangui, contre la volonté populaire, arrêtent de nous provoquer.


La Séléka est truffée de cadres et intellectuels Centrafricains de tous bords pouvant assurer valablement la relève et transiter vers la BONNE GOUVERNANCE.

 

Fait le 23 décembre 2012

 

Pour la Séléka


Justin Mambissi Matar

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 16:29

 

 

 

Doui-Wawaye.JPG

 

RCA carte MAE France

 

 

 

Le Nord-ouest de la République centrafricaine est une région à forte densité démographique qui abrite 1 million des 4.216.666 millions d’habitants que compte la République centrafricaine. Cette a  souvent abrité des bases de rébellion. C’est, d’ailleurs dans cette localité que François Bozizé a ramassé les armes pour, enfin, renverser le pouvoir de Bangui en 2003.

 

Après les élections de mai 2005 et la victoire du François Bozizé, des mouvements armés se sont créés dans cette région du Nord. Il s’agit le plus souvent d’une des parties de l’armée en désertion  et des ex combattants rebelles ou membres de l’armée démobilisés mais non désarmés.  Ils croient en leur légitimité car ils protègent la population civile locale contre les agissements criminels des bandits palliant ainsi l’absence de l’autorité de l’Etat centrafricain dans cette partie du territoire.  Au départ alors, l’action de ces hommes armés rentrait dans le cadre d’une délinquance classique.

 

Chronique de la rébellion en République centrafricaine

 

La présence de ces groupes armés dans le Nord de la République centrafricaine a très vite suscité une vive réaction du pouvoir central de Bangui cherchant à éviter la constitution de véritables rebellions. Les attaques vont entraîner une radicalisation des mouvements armés contre le gouvernement.  En l’espace de quelques mois,  des forces armées non étatiques vont pulluler dans cette  région du Nord-Ouest.  La rébellion était  dominée par l’APRD (Armée Populaire pour la Restauration de la République et la Démocratie) dirigée par l’ancien ministre de la Défense Jean-Jacques Demafouth. Elle associait sept (7) autres mouvements rebelles à savoir : le FUC ( Front Uni pour le Changement)  dirigé par Mahamat Nour Abdelkerin, le FDPC (Front Démocratique du Peuple Centrafricain) à sa tête le général Abdoulaye Miskine de son vrai nom Martin Koumtamadji, le GAPLC (Groupe d’Action Patriotique de Libération de Centrafrique) de Michel Djotodia, le MLCJ (Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice)  dirigé par Abakar Sabone, le MPRC (Mouvement Patriotique pour la Restauration de la République Centrafricaine), le FDC (Front Démocratique Centrafricaine) dirigé par Justin Hassane et la CPJP (Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix) dont le principal représentant est Abdoulaye Issene mais le leader du groupe  fut le disparu Charles Massi.


Dans le même temps,  à la mi-juin 2006, la République centrafricaine s’est trouvée  face à une seconde rébellion organisée dans la région peu peuplée du Nord-Est, limitrophe du Darfour  et de l’Est du Tchad.  Il s’agit du GAPLC (Groupe d’Action Patriotique pour la Libération de Centrafrique) dirigé également par Michel Djotodia, du MLCJ (Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice) dont le Chef est Abakar Sabone.  

 

Ces deux mouvements rebelles, composés de plus de cent  cinquante (150) rebelles, vont hanter tout le Nord de la République centrafricaine.  Cette région est donc en proie à une incessante insécurité. L’appartenance ethnique dans ces groupes armés est mise en évidence. Par ailleurs, le Tchad est lourdement impliqué dans  les différents mouvements rebelles.

 

Revendication

 

Les différentes rébellions se présentent comme des mouvements de contestation des autorités en place. Leurs chefs refusent l’ordre institutionnel établi. Pour justifier leur action les rebelles mettent en avant la mauvaise répartition des richesses nationales, les disparités ou les inégalités socioéconomiques de l’espace national. Ils dénoncent donc une injustice flagrante, insupportable, source de frustrations à laquelle il faut mettre un terme. Ces mouvements armés sont mus par des revendications diverses notamment : la contestation de la régularité des élections présidentielles, la condamnation de la mauvaise situation économique génératrice de pauvreté. Ils agissent également pour des raisons personnelles comme des arriérés de salaires pour les fonctionnaires. En contre partie de ces revendications, Ils réclament une redistribution équitable des richesses du pays, une lutte efficace contre la corruption, des mesures pour contrer les discriminations ethniques et l’insécurité dans le Nord du pays. Voilà ce qui, en principe et au-delà des motivations individuelles des leaders, sert de motifs fondateurs, d’alibi ou de justification sociale, politique, morale et psychologique ou intellectuelle  aux différents mouvements de rébellion en République centrafricaine.

 

L’échec des accords de paix

 

« Nous voulons la paix en République centrafricaine  et la paix en Afrique centrale ». Telles sont les paroles qui sont aux lèvres des acteurs de la crise centrafricaine. « Comme dans  toute situation insurrectionnelle notre lutte de libération s’est accompagnée de graves dérapages  commis (…) notamment par ceux qui se sont mis résolument au service d’une noble cause. Homme, c’est-à-dire capable d’erreur, du fond du cœur (…) pardon à la Centrafricaine et aux centrafricains espérant que cela pourra contribuer à apaiser les cœurs, panser les meurtrissures » affirmait François Bozizé avant que le peuple centrafricain ne lui donne la légitimité politique et constitutionnelle.

 

Hélas, en République centrafricaine, des accords de paix entre les acteurs de la crise centrafricaine n’ont cessé d’être signés. Le 13 avril 2007 un accord de paix a été signé entre le gouvernement centrafricain et l’UFDR à Birao. Celui-ci prévoit une amnistie pour l’UFDR, sa reconnaissance en tant que parti politique et l’intégration de ses combattants dans l’armée. Le 21 juin 2008 il y a eu signature de l’accord global de paix sous la médiation du Président gabonais agissant en tant que Président du Comité ad hoc dans l’espace CEMAC sur les questions centrafricaines entre le Gouvernement de la République centrafricaine d’une part et les Mouvements politico-militaires centrafricains d’autre part. Le 3 juillet 2009 il eut une autre signature de l’acte d’adhésion au processus de paix en République centrafricaine à Syrte en Lybie par le FDPC sous les bons offices du Président Libyen.

 

Ces arrangements politiques n’ont fait que profiter à Jean-Jacques Demafouth au lendemain du dialogue politique inclusif puisque SELEKA menace depuis le 17 décembre 2012 de renverser le pouvoir de François Bozizé. Le schéma est connu  en République centrafricaine : accords de paix, pardon, dialogue politique. Il s’agit d’un perpétuel recommencement.


La reprise des hostilités : SELEKA

 

SELEKA est une coalition composée de trois groupes rebelles : la CPSK (Convention Patriotique pour le Salut wa Kodro), la CPJP (Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix) et l’UFDR (Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement). SELEKA n’a de réelles visées séparatistes ou  révolutionnaires.


Qui soutient SELAKA ? Quelle est sa capacité de nuisance ? Quel est son objectif ? N’est-ce pas  que les soutiens de SELEKA sont dans l’actuel pouvoir de Bangui si l’on se rappelle le cas Charles Massi ?

 

La principale revendication de SELEKA reste et demeure l’application de l’Accord de Libreville notamment le DDR pour Désarmement, Démobilisation et Réintégration. 

Mais, il n’y a pas de raison de nier l’affaiblissement de l’Etat centrafricain. Face à l’échec du Gouvernement de François Bozizé à promouvoir et à garantir le bien être et le bien vivre de sa population, l’analyse de la situation permet de comprendre les formes que l’Etat centrafricain revêt : déflation, dépérissement, déliquescence, éboulement, évanescence et faillite, crise de l’Etat tout court sont autant des caractéristiques de l’Etat centrafricain impuissant à remplir  ses fonctions les plus élémentaires.

 

La République centrafricaine a besoin de sécurité

 

La République centrafricaine ne mérite pas de ployer sous le poids des hostilités. Il y en a des centrafricains qui sont nés, grandis et même morts par et dans les conflits qui affectent la République centrafricaine. En République centrafricaine, l’insécurité évoque la peur, l’angoisse devant l’absence de paix et de tranquillité sociales. Cette menace sur les personnes et leurs biens vient d’une absence ou d’une insuffisance de protection assurée par l’Etat. Les acteurs du dialogue passé sont toujours les protagonistes des hostilités d’aujourd’hui.

 

Aussi quelle empreinte les différents soulèvements militaires vont-ils laisser dans l’histoire de la République centrafricaine ? Est-ce que ce seront les cadavres, le sang des concitoyens ou des actes de destruction des biens des particuliers et des biens publics ?


Alors, il faut comprendre  que la paix se trouve dans l’application consciente et le respect scrupuleux des accords et des  engagements régulièrement conclus. Les acteurs de la crise centrafricaine ont parcouru des milliers de kilomètres pour aller chercher des facilitateurs afin de régler cette crise. Les émissaires africains ou d’autres pays, malgré leur bonne volonté, ne peuvent aboutir. Ils doivent faire face à un océan de mauvaise foi et de manque de patriotisme des leaders politiques et du Gouvernement centrafricains. Les acteurs de la crise centrafricaine ont conscience que la résolution de ladite crise passe par les Centrafricains eux- mêmes. Il appartient à la République centrafricaine de faire des plans de sortie de crise d’abord avec ce qu’elle a. Le monde ne la laissera pas toute seule. Il va forcément aider la République centrafricaine. C’est dire que la paix en République centrafricaine, c’est d’abord l’affaire des Centrafricains eux-mêmes.

 

Pour atteindre cet objectif, il a donc été nécessaire de dresser un bilan des causes de l’instabilité : les soulèvements militaires, l’armée, la situation de l’extrême pauvreté, la porosité des frontières, la libre circulation des armes, l’absence du multipartisme, l’absence du dialogue, l’absence de compromis...bref, tous les ingrédients sapant les fondements de l’Etat de droit et de la démocratie.

 

Dès lors, il est possible d’envisager un accord selon  différentes perspectives : les types de sujets à aborder, la finalité de l’accord et son champ d’application matériel.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 16:23

 

 

 

rebelle centro Nord

 

 


BANGUI AFP / 23 décembre 2012 16h07- La coalition rebelle centrafricaine du Séléka, qui a pris les armes le 10 décembre, s'est emparée dimanche de Bambari (centre-sud), l'une des principales villes du pays, au terme de combats avec les forces armées, a-t-on appris de sources concordantes sur place.


Au bout d'une heure de combats, la ville (de Bambari) est tombée aux mains des rebelles qui contrôlent en ce moment le centre-ville, a affirmé par téléphone à l'AFP un observateur sur place ayant requis l'anonymat.

 


Les FACA (Forces armées centrafricaines) étaient en progression vers Bria (ville tenue par le Séléka depuis mardi ndlr), mais à 5 km au nord de Bambari, les rebelles ont attaqué. Les combats se sont ensuite étendus au centre-ville, a-t-il ajouté.

 


Les tirs continuent en ville, mais les FACA se replient progressivement en direction de Grimari (à 40 km de Bambari), a pour sa part affirmé l'évêque de Bambari, Mgr Edouard Mathos dans un entretien téléphonique durant lequel des détonations étaient clairement audibles.

 

Dimanche après-midi, ni le gouvernement ni les FACA n'avaient encore réagi à ces informations.

 

Bambari, l'une des plus importantes villes du pays et capitale de la région de la Ouaka, constituait l'une des places fortes des FACA.



Samedi, le Séléka, qui regroupe plusieurs rébellions, avait annoncé la reprise des hostilités, malgré sa promesse de geler les opérations et l'appel lancé par le gouvernement pour négocier. Le Séléka avait alors affirmé avoir pris le contrôle de la ville aurifère de Ndassima (à 18 Km de Bambari) et de celle voisine d'Ippy, dans le centre du pays.



En début de semaine, les rebelles avaient affirmé avoir pris le contrôle de plusieurs villes du nord de la Centrafrique, dont la ville diamantifère de Bria.


(©)

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 16:15

 

 

 

francois bozize

 

 

Le président François BOZIZE ne s'est pas rendu ce matin, à son Eglise de "Nouveau Jérusalem" situé au quartier GALABADJA, dans le 8ème arrondissement de Bangui, pour des évidentes raisons d'insécurité. A Bangui, où la population croupit sous la hantise d'une attaque des éléments infiltrés de la coalition des rébellions contre le pouvoir actuel, le chef de l'Etat a réuni son staff restreint en présence de son général de fils Jean Françis BOZIZE, ministre délégué à la Défense et du Pasteur Bernard YANGA d'origine béninoise et ancien tuteur de BOZIZE dans les années 80, pour faire l'oraison funèbre du sommet de N'DJAMENA.


François  BOZIZE a demandé à Jean Françis BOZIZE, son fils héritier présomptif de s'organiser à assumer la relève en cas d’affrontement aux contingences fâcheuses, dans Bangui, cette capitale agonisante de la République centrafricaine, où l'impopularité du régime est à son comble. Après l'échec du mini-sommet de N'DJAMENA, la résignation gagne gravement le président BOZIZE qui ne sait plus à quelle énergie se vouer, dénonce un complot international contre le pétrole de CENTRAFRIQUE qu'il a attribué aux Chinois en violation du permis octroyé, il y a plus d'une décennie à l'Américain Grynberg.


Il ne croit plus aux rounds de négociations avec les rébellions et encore moins en la capacité du président gabonais Ali BONGO ONDIMBA à dépêcher une opération aéroportée pour prendre de revers les principales poches de résistance des rebelles, dans la partie nord du pays. On se souvient qu'en 2006-2007, feu président El hadj Omar BONGO ONDIMBA avait négocié et obtenu de son homologue français Jacques CHIRAC, le bombardement aéroporté, une véritable traque sanglante  que l'aviation de l'armée française basée à LIBREVILLE et N’DJAMENA, avait administrée aux populations ROUNGAS, GOULAS et SARA-KABA du nord CENTRAFRIQUE.


On avait déploré des centaines de morts parmi les populations civiles. Aujourd'hui, le président socialiste François HOLLANDE ne souhaite pas concéder cette faveur répressive à son homologue gabonais, mal vu à Paris. Et encore moins pour voler au chevet d'un apprenti dictateur sans force de surcroît général d'armée de T.T.N (Tourougou Ténè Ndjoni) sans troupes combattantes.


Selon nos sources, le commandement opérationnel dispose d'un plan F.B (François BOZIZE ) de sortie de crise politico-militaire, en cas de refus du Président Idriss DEBY ITNO d'intervenir en CENTRAFRIQUE pour déloger comme d'habitude, dix années durant, les forces rebelles. Le lieutenant Hubert  BANE des troupes amphibie à Bangui, a remis les noms des présidentiables répertories sur une liste pour en faire des boucliers humains en cas d'attaque des domaines présidentiels à Bangui.


En outre, les services impécunieux de Jean Françis BOZIZE ont du mal à verser 25% à une société Ukrainienne de vente d'armes qui devrait livrer plusieurs dizaines de tonnes d'armes de destruction massive à l'intérieur du pays. Ils ont reçu en renfort l'assistance du député Socrate BOZIZE, très introduit chez les trafiquants d'armes pakistanais implantés en ROUMANIE. Toujours en relation avec Socrate BOZIZE,  un chrétien libanais Joseph JAHA, influent membre de la pègre moyen-orientale inféodée au réseau de recyclage des fonds de drogue dans l'achat de diamants, a promis verser la moitié du financement de cette opération aéroportée. Un HUTU rwandais, membre du sérail du Président Juvénal HABYARIMANA "AKAZU", a remis au chef de l'Etat centrafricain, le plan de nettoyage ethnique qui a fait ses preuves en 1994 au RWANDA, avec le premier génocide des TUTSI et les HUTUS modérés.


Comme une cerise sur le gâteau, le français d’origine corse Armand IANARELLI, sociétaire du groupe CASTEL à Bangui, ancien mercenaire aux Comores aux côtés de l'affreux BOB DENARD, ami du président BOZIZE a proposé une onéreuse transaction financière  par l'entremise d'un ancien banquier camerounais afin de payer rapidement la société ukrainienne pour accélérer l'acheminement en CENTRAFRIQUE des cargaisons d'armes. Des contacts ont été établi à BRUXELLES et LILLE avec les démarcheurs d'ensevelissement de déchets industriels moyennant une forte somme d'argent pour constituer la trésorerie de guerre du tandem IANARELLI/BOZIZE

 

La rédaction

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 15:46

 

 

Bozizé hagard

 

 

 

Bozizé fait le tour des morgues de la capitale


Bangui, 23 déc (CAP) - Bozizé, son fils Francis, Eugène Ngaikoisset et ses sécurocrates sont en train de faire le tour des morgues de la capitale pour voir les blessés et les dépouilles de nombreux soldats ramenées des différents fronts où il ne cesse de dépêcher des véhicules remplis de chair à canon.


Aux dernières nouvelles, les hommes de SELEKA viennent de faire leur entrée dans la ville de Bambari chef-lieu de la préfecture de la Ouaka. On apprend aussi la reprise de la ville de Mbrés dans la préfecture du Bamingui-Bangoran.

 

 

 

Les rebelles prennent une des principales villes de Centrafrique



BANGUI AFP / 23 décembre 2012 15h37- La coalition rebelle centrafricaine du Séléka, qui a pris les armes le 10 décembre, s'est emparée dimanche de Bambari (centre-sud), l'une des principales villes du pays, au terme de combats avec les forces armées, a-t-on appris de sources concordantes sur place.

 


Au bout d'une heure de combats, la ville (de Bambari) est tombée aux mains des rebelles qui contrôlent en ce moment le centre-ville, a affirmé par téléphone à l'AFP un observateur sur place ayant requis l'anonymat. Cette information a été confirmée par l'évêque de la ville Edouard Mathos



(©)

 

Bozizé fait le tour des morgues de la capitale

 

Bangui, 23 déc (CAP) - Bozizé, son fils Francis, Eugène Ngaikoisset et ses sécurocrates sont en train de faire le tour des morgues de la capitale pour voir les blessés et les dépouilles de nombreux soldats ramenées des différents fronts où il ne cesse de dépêcher des véhicules remplis de chair à canon.


Aux dernières nouvelles, les hommes de SELEKA viennent de faire leur entrée dans la ville de Bambari chef-lieu de la préfecture de la Ouaka. On apprend aussi la reprise de la ville de Mbrés dans la préfecture du Bamingui-Bangoran. 

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 14:36

 

 

 

Eric Massi

 

 

            L’ALLIANCE « SELEKA »                          REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

            CPSK-CPJP-UFDR-FDPC                                   UNITE-DIGNITE-TRAVAIL

           

COMMUNIQUE


L’alliance SELEKA dénonce les agressions des autorités de Bangui contre ses positions et l’absence de volonté du Président François Bozizé de privilégier le dialogue. Elle demande au Président François BOZIZE et au Gouvernement centrafricain :


de cesser immédiatement de semer la confusion et d’attiser les hostilités sur le territoire national,


de faire preuve de sincérité dans la mise en œuvre des engagements pris lors du sommet de Ndjamena du 21 décembre 2012.


La SELEKA tient à porter à la connaissance du peuple Centrafricain et des Chefs d’Etats de la CEEAC les faits suivants :


Le vendredi 21 décembre 2012 :


Francis BOZIZE (fils de François BOZIZE et Ministre de la Défense) a procédé à l’enrôlement d’ex-libérateurs et de jeunes désœuvrés à Bangui moyennant une somme de 300 à 500 000 F CFA par élément, afin de les envoyer au front.


une colonne de 10 véhicules de la garde présidentielle, lourdement armés, a pris la direction de Kaga-Bandoro avec à leur tête le Commandant Abdoulaye.

 

Le samedi 22 décembre 2012 :

Sur l’axe Ippy – Bria : 4 véhicules des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont été interceptés par les éléments en poste avancé du SELEKA. Il a ensuite été procédé à la vérification du secteur, ce qui a conduit nos éléments à prendre position à Ndassima.


Dans le secteur de Mbrès : 8 véhicules de la colonne de la garde présidentielle se sont lancés à la poursuite de nos éléments stationnés dans la zone. A 30 kilomètres de Bamingui, 5 véhicules ont été interceptés par la SELEKA et 3 véhicules ont rebroussés chemin. Le Commandant Abdoulaye qui dirigeait cette opération a été blessé et se trouve actuellement à l’hôpital de Kaga-Bandoro, le bilan provisoire est de  25 soldats prisonniers et 12 blessés.


A Bambari : les jeunes et ex-libérateurs recrutés la veille à Bangui sont arrivés en fin d’après-midi dans la ville de Bambari. Une partie de ces éléments étaient déguisés en soldats Tchadiens de la MICOPAX et arboraient le turban de l’armée tchadienne afin de créer la confusion sur le terrain.

A Batangafo et Bossangoa : 2 colonnes de 10 véhicules de l’armée tchadienne se sont positionnées pour sécuriser ces deux villes.


Compte-tenu de ce qui précède et afin d’éviter toute confusion sur le terrain qui pourrait conduire à de nouveaux accrochages non souhaités par la SELEKA, nous demandons :


aux autorités de Bangui : d’officialiser immédiatement un cesser le feu et de rappeler les éléments envoyés au contact de nos positions afin de permettre le rétablissement immédiat d’un climat apaisé favorable au dialogue,


au commandement des forces tchadiennes intégrées dans la MICOPAX : de nous indiquer la position de leurs troupes actuellement déployées sur le territoire national afin qu’aucune confusion ne puisse être faite avec les éléments envoyés par François et Francis BOZIZE.


aux Chefs d’Etats de la CEEAC : de rappeler au Président François BOZIZE la nécessaire sincérité dans la mise en œuvre du dialogue suite aux décisions prises lors du sommet de Ndjamena.

 

La SELEKA rappelle que dans l’objectif de privilégier le Dialogue et la Paix, elle a décidé de geler ses positions et demandé la médiation de la République du Tchad. Cela a conduit les Chefs d’Etats de la CEEAC à décider de « l’ouverture sans délai de négociations à Libreville » entre l’alliance et le Gouvernement centrafricain afin de revisiter les précédents accords de paix de 2008 et 2010.

 

La SELEKA réaffirme son engagement à privilégier la médiation des Chefs d’Etats de la CEEAC pour trouver une solution permettant de ramener une paix globale et durable en République centrafricaine.

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 14:29

 

 

 

bozize-2

 

 

Nous, intellectuels et personnalités politiques centrafricains de la diaspora et de Centrafrique, exprimons nos soutiens les plus vifs à la coalition rebelle SELEKA.


Sachant que le seul mal centrafricain de ces dix dernières années s’appelle BOZIZE et sa fratrie composée en majorité des ses enfants illettrés et délinquants ajoutée à une basse court d’incompétents et d’opportunistes, nous demandons aux partenaires de la Centrafrique et à ceux dont les symboles ont fait l’objet de profanation sur instigation de BOZIZE et de ses complices de soumettre BOZIZE au même que le dictateur syrien BACHAR EL ASSAD et de lui réserver le même sort que ce dernier.


Par la même occasion, nous exhortons les soldats de rang, les sous-officiers et officiers des Forces Armées Centrafricaine (FACA) à déserter massivement et à rejoindre leurs frères d’arme du SELEKA pour la libération finale du peuple centrafricain.


Aux jeunes recrutés comme chaire à canon, nous vous demandons de rejoindre le SELEKA avec tout le nécessaire mis à votre disposition.


Pour nous contacter: ralliementcollectif@rocketmail.com  

 

Fait à Paris le 23 Décembre 2012

 

Le Secrétaire Général Adjoint


Germain KOYANGBO

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 05:21

 

 

 

rebelle centro Nord

 

 

Par RFI – 23 déc 2012

 

Au lendemain de l'appel à la négociation des dirigeants des Etats d'Afrique centrale, les rebelles centrafricains du Séléka assurent, ce samedi 22 décembre, avoir conquis trois nouvelles localités. Cette communication intervient alors que le gouvernement confirme être toujours prêt à discuter, mais à condition que les rebelles se retirent sur leurs anciennes positions.


La trêve n'a pas duré. Les rebelles poursuivent leur progression. Selon le colonel Narkoyo, l'un des porte-parole du Séléka, ses combattants ont conquis ce samedi soir la localité de Koukourou, près de Ndélé, après un accrochage avec une colonne des Forces armées centrafricaines (FACA).


Dans une autre zone, un détachement rebelle parti des environs de Bria, au centre-est du pays, est entré dans la matinée dans la ville d'Ippy. Puis, dans l'après-midi, celui-ci a poussé son avancée jusqu'à Ndassima.


Selon le Séléka, ces nouvelles conquêtes ne remettent pas en cause les promesses de la veille, qui consistaient à geler les positions. D'après un porte-parole de la rébellion, il s'agissait simplement d'une action préventive visant à mettre en déroute des soldats loyalistes préparant une attaque.


La tension monte à Bangui

D'autres sources avancent une version bien différente. Selon elles, quatre véhicules rebelles ont pénétré dans Ippy pour aller se ravitailler en carburant, alors que les quelques FACA de la ville avaient déjà décampé. En revanche, plus au sud, à Bambari, un habitant assure que l'armée a renforcé ses positions samedi après-midi.

 

D'après cette source, des soldats centrafricains, mais aussi tchadiens, sont venus se masser dans cette ville pour faire barrage à la progression des rebelles. La guerre est encore loin de Bangui, mais la tension monte dans la capitale de la RCA. Ce samedi, dans le quartier du PK5, des jeunes ont manifesté leur disponibilité pour aller épauler l'armée.


Source: RFI

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 02:15

 

 

 

 

S’il y a une caractéristique intolérable du pouvoir de Bozizé qui est une grave et qui est à dénoncer fermement car il s’agit d’une violation inadmissible des droits de l’homme, c’est sa propension à procéder aux enlèvements des citoyens pour les mettre au frais dans des endroits secrets et spéciaux tel que les geôles sordides du camp de Roux, situées sur la moyenne corniche du Bas Oubangui, l’OCRB ou la prison spéciale et personnelle de Bozizé du centre d’instruction militaire de Bossembélé surnommée « Guantanamo », placée sous le commandement du sanguinaire tristement célèbre capitaine Vianney Semndiro, où les visites sont interdites et où les détenus subissent des sévices et tortures cruelles, voire dans certains cas, disparaissent purement et simplement. Bozizé et ses enfants terribles qui se permettent de faire arrêter arbitrairement des citoyens, de les jeter en prison ou de vouloir les enterrer vivant, doivent le moment venu, rendre des comptes à la justice s’ils sortent vivant de l’apocalypse populaire qui les attend s’il advenait que le président de papa perde son pouvoir qui est en train de vaciller ces jours-ci.


La rédaction 

 

 

 

general-francois Yangouvonda Bozizé

Bozizé et ses enfants terribles 

 

Francis Bozizé

 

Djodjo Bozizé casque aux oreilles

Djodjo Bozizé

 

 

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Papy Bozizé

 

 

 

Rodrigue Bozizé

Rodrigue Bozizé  

 

 

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Socrate Bozizé 

 

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Kévin Bozizé

 

 

 

Les détenus de la prison du centre d’instruction militaire de Bozizé à Bossembélé dont on ignore le sort : (liste non exhaustive)

 

Jean Bianga

 

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Brice Quentin Gouhoutou, Caporal-chef arrêté par François Joseph Bozizé alias Djodjo depuis le 15 mars 2012 à 19 h 45. Sa famille est sans nouvelles de lui depuis cette date. Son père, le Pasteur Barthélemy GOUHOUTOU a écrit au ministre de la justice en date du 23 août 2012, lettre demeurée jusqu'ici sans réponse.  

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Crépin Moussa

 

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Serge Venant Magna

Serge Magnan, enlevé un beau matin de son bureau au cabinet du ministre des finances depuis un peu plus de quatre mois maintenant. Sa famille qui ignore ce qu'on lui repproche est sans nouvelle de lui jusqu'à présent. Son épousé, étudiante en 5ème année de médecine, vient de décéder à Dakar en laissant un bébé de 5 mois. Des rumeurs font état de sa présence au "Guantanamo" de Bossembélé.  

 

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Les disparus, avec forte présomption d’avoir été torturés et assassinés

 

 

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* Charles Massi, colonel, ancien ministre d’Etat, leader de la CPJP, porté disparu de puis fin décembre 2009. Peu de temps après sa disparition, son épouse qui a été refoulée de Bangui par Bozizé alors qu'elle tentait d'obtenir des informations sur le sort de son mari, décède à Paris peu après son retour de la RCA. 

 

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* Hassan Ousman, leader de mouvement politico-militaire, le MNSP, porté disparu depuis janvier 2010 alors qu’il était hébergé au camp M’poko de la MICOPAX

 

 

 

caporal Abdel Kani Djimé

 

 

* Abdel Kani Djimé, Caporal, ex-aide de camp de Charles Massi, Sa disparition remonterait au 24 septembre 2012 dans le 5èeme arrondissement de Bangui, date de son enlèvement par un mystérieux commando. 

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 01:50

 

 

 

 

 

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Roland Marchal

 

L’universitaire Rolland Marchal

 

Sonia Rolley : Rolland Marchal bonjour,  pourquoi est- ce que cette rébellion ressurgit aujourd’hui ?

 

Rolland Marchal : Il y a plusieurs réponses possibles. La première c’est le fait que le DDR, c’est à dire la mise en œuvre des accords de paix signés à Libreville traîne pas uniquement d’ailleurs à cause du gouvernement mais en particulier à cause du gouvernement. La deuxième chose c’est le sentiment que le pouvoir actuel s’est largement replié sur Bangui au cours des dernières années et n’a guère montré d’intérêt pour ce qui se passe en province et on a vu dans la facilité avec laquelle les Faca ont été défaites (les forces armées centrafricaines)

 

Le troisième point, il y a le sentiment que ce pouvoir est paradoxalement affaibli par sa propre victoire aux élections législatives et présidentielles de 2011, dans la mesure où le parti du président a tout pris et ou la population a marqué de plus en plus une forte distance avec le régime et disons une impopularité qui est réelle dans les couches populaires. Et puis peut-être dernier point, tout le monde a compris durant le printemps que le président Bozizé était un peu sale au niveau régional dans la mesure ses principaux appuis  notamment le président Sassou Nguesso et le président Déby, après lui avoir prodigué mois après mois des conseils, ont sans doute baissé les bras tellement ils étaient abattus par l’absence de réactivité de la présidence centrafricaine.

 

Sonia Rolley : Mais qui sont ces rebelles et on s’imagine que s’il y a une offensive c’est qu’il y a un soutien quelque part alors par qui sont-ils soutenus ?

 

Rolland Marchal : Alors ces rebelles initialement partent de fractions dissidentes, de groupes qui existent et qui sont signataires des accords de paix. Effectivement ils ont réussi à s’adjoindre des leaders qui avaient été en fait largement opposés au processus de négociations et aux des accords de paix même si aujourd’hui ils les revendiquent. Ces gens-là visiblement sont arrivés avec de l’argent et des équipements militaires, alors savoir si c’est leurs amis politiques ou une partie de la diaspora centrafricaine qui a payé ou s’il y a eu derrière des aides d’état ou comme on l’entend aussi, des alliances avec des grands commerçants donc cela, c’est quelque chose que l’histoire nous apprendra et c’est certainement une question qu’on peut se poser. Et de fait, ce qu’on a vu ce sont des groupes qui d’une part ont bénéficié d’armements conséquents et qui d’autre part n’étaient pas naïfs d’un point de vue militaire. L’opinion publique centrafricaine a été très choquée par des embuscades extrêmement sanglantes qui font que tout d’un coup, l’armée centrafricaine a perdu beaucoup de soldats qui ont été hachés menu par les rebelles.

 

S R : Est-ce qu’il y a une grogne au sein des forces armées centrafricaines ?  

 

R M : On a une armée qui est d’abord complètement démoralisée avec des officiers supérieurs qui sont vraiment plutôt en retrait, soit parce qu’ils font leurs petites affaires, soit parce que ce sont des officiers qui considèrent que l’armée est complètement bridée par les décisions politiques, par les alliances quelque fois un peu étranges du président lui-même et que dans ces conditions-là, se battre n’a pas grand sens.

 

S R : On a l’impression  que la Centrafrique, à vous entendre est un total vide sécuritaire !

 

R M : J’ai hélas peur que cela ne soit pas inexact. Sans doute une inquiétude des observateurs centrafricains et internationaux c’est que le président Bozizé, lorsqu’il est arrivé au pouvoir était à sans doute le mieux à même de régler ce problème, mais ce qu’on voit c’est  que dix ans après, on est dans une déliquescence qui est extrêmement inquiétante avec un état qui  fondamentalement, s’est rétracté sur la seule capitale et qui du coup laisse tout cet espace libre pour tous les aventuriers de quelque origine qu’ils soient.

 

S R : Pourquoi est-ce que la sous-région se mobilise alors pour soutenir François Bozizé ?

 

R M : La politique du pire, ce serait effectivement de laisser cette rébellion aller de l’avant et avec sans doute, parce que ce n’est pas un scénario absurde des combats à Bangui, je crois que tout le monde est convaincu qu’aujourd’hui, cette nouvelle constellation de rébellions n’est absolument pas une alternative crédible pour la sécurisation  de la Centrafrique. 

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