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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 01:39

 

 

 

couverture Afrique Education interview MZ

 

 

AFRIQUE EDUCATION Numéro 359 – du 1er au 15 décembre 2012  

CENTRAFRIQUE

Martin Ziguelé parle

Propos recueillis par Jean Paul Tédga

 

Fraudes électorales, installation d’une dynastie Bozizé au pouvoir, insécurité sur tout le territoire, Assemblée nationale monocolore, opposition victime de brimade, mal-gouvernance, politique africaine de François Hollande, Françafrique, etc.

S’il y avait une élection présidentielle aujourd’hui en RCA, Martin Ziguelé aurait de fortes chances de la gagner.

 

AFRIQUEDUCATION : Vous avez assisté au Congrès du parti socialiste français, à Toulouse, fin octobre. Après avoir écouté les discours prononcés par François Hollande à Dakar et à Kinshasa, sur ce qui va être la politique africaine de la France, sous son quinquennat, que ressentez-vous en tant chef de l’opposition centrafricaine et quel commentaire faites-vous ?


Martin Ziguélé : Il faut d’abord rappeler que la France a des relations anciennes, solides et multiformes avec les pays africains, consolidées pour beaucoup d’entre eux, par le partage d’une même langue et d’une même histoire. C’est pour ces différentes raisons que tout changement de pouvoir, en France, est ausculté à la loupe par tous les décideurs en Afrique, même s’ils n’en laissent rien paraître officiellement. Je pense que, nous, Africains, de l’opposition démocratique comme du pouvoir, devons-nous réjouir du nouveau discours politique en France. En effet, à ma connaissance, tous les chefs d’Etat africains, aussi bien, que leurs opposants, affirment tous les jours, et encore plus, pendant nos campagnes électorales, qu’ils veulent construire des états de droit, promouvoir la bonne gouvernance, défendre et faire respecter les libertés individuelles et collectives, etc. Je pense que c’est le même discours que le parti socialiste tient depuis toujours, et encore fin octobre dernier, au Congrès de Toulouse, que le candidat Hollande a tenu pendant sa campagne, et que le président Hollande a tenu, à Dakar et à Kinshasa. Cela dit, j’ai beaucoup apprécié le courage politique dont a fait montre le président François Hollande pour avoir exprimé, aussi bien, à Dakar qu’à Kinshasa, sa croyance aux valeurs et idéaux que partagent les sociaux-démocrates et les forces de progrès. Je ne m’attendais pas à moins. Mon seul souhait est que cette ligne politique soit traduite en actes, et qu’elle soit tenue dans la durée.

 

On note une volonté du président français de mettre fin à la Françafrique, ce qui entraîne des réactions de colère et de repli sur soi venant de certains chefs d’Etat africains. D’aucuns souhaitent même se coaliser pour faire bloc contre François Hollande. Le président français est-il sur la bonne voie ? Que faites-vous, opposants africains, pour l’aider à tenir bon ?


La Françafrique est décriée depuis de très longues années, et c’est bien l’Afrique et les peuples africains qui en paient le plus grand prix, en matière de corruption, de violences politiques et de mauvaise gouvernance. Tout Africain responsable ne peut que souhaiter la fin d’un système opaque et désuet. Tous les démocrates africains, qu’ils soient du pouvoir ou dans l’opposition, souhaitent la fin de la Françafrique parce que c’est un système indéfendable politiquement, économiquement et moralement. Nous luttons, tous, pour l’avènement de nouvelles relations d’amitié sincère et de vrai partenariat mutuellement réciproque entre la France et l’Afrique. Les réactions de certains chefs d’Etat auxquelles vous faites allusion, à supposer qu’elles soient vraies, ne pourront pas prospérer car toute lutte victorieuse doit se fonder sur des causes justes. Enfin, pour ma part, c’est dans le cadre de l’Internationale Socialiste et des relations normales entre partis membres que mon parti, le MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain) entretient des relations normales avec le PS français ainsi qu’avec d’autres partis frères africains notamment. Par conséquent, partageant le même crédo politique, notamment, sur l’Afrique, notre soutien politique et moral est acquis à cette nouvelle politique africaine. Il en est de même, je le crois, pour les autres partis progressistes africains.

 

Quand on vous a écouté à Toulouse, à la tribune du Congrès du parti socialiste, on s’est rendu compte, très vite, que la République centrafricaine allait très mal. Qu’est-ce qui ne tourne pas rond dans votre pays ? Quelles sont les raisons qui vous poussent à être très inquiet ?

Je dis et répète que la République centrafricaine est dans une situation de blocage politique, née des élections frauduleuses de janvier 2011, doublée d’une insécurité généralisée et d’une mauvaise gouvernance sans précédent. L’exaspération de mes compatriotes est à son comble, du fait qu’ils sont convaincus que les autorités en place ont de fait démissionné et abandonné le pays comme une pirogue à la dérive. Les conséquences pour la population centrafricaine, aujourd’hui, sont la faim qui les tenaille au point que manger une fois par jour est un exploit, la dénutrition et la malnutrition surtout infantiles, les maladies et le piteux état des formations sanitaires et la corruption du personnel médical qui y sévit, les éruptions de violences provenant des multiples rébellions autochtones et allogènes, le racket et les exactions répétées des forces de défense et de sécurité sur les barrières illégales dressées à travers le territoire. Comment ne pas être inquiet devant la descente aux enfers de son propre pays, de sa patrie ?

 

Aujourd’hui, le FARE-2011 dont fait partie le MLPC ne reconnaît pas le pouvoir en place et souhaite l’annulation et la reprise des élections du 23 janvier 2011. Le pouvoir n’est pas de cet avis. N’y a-t-il pas de possibilités de dialoguer pour arriver à un compromis ? Pourquoi ce dialogue de sourds ? Pourquoi la situation est-elle bloquée ? Comment la décoincer ?


Comme je viens de l’affirmer, le blocage de la situation actuelle de notre pays résulte à n’en pas douter, des désastreuses élections de janvier et mars 2011, et du mépris constant du général Bozizé vis-à-vis des partis de l’opposition et leurs leaders. Lorsque les résultats d’élections sont frauduleux, et donc, non crédibles, celui qui s’en prévaudra n’aura aucune légitimité qui lui permettra de gouverner dans la paix et la quiétude. C’est malheureusement cette voie que le général Bozizé a choisie, en se faisant élire au premier tour dans des conditions opaques, et en cooptant dans une Assemblée dite nationale où aucun opposant n’est représenté, plusieurs membres de sa famille, aux côtés des membres de son parti. Cette première, depuis les élections multipartites de 1993 unanimement saluées à l’époque par la communauté internationale, ne pouvait que conduire le pays dans l’impasse puisqu’il est désormais clair que ce qui sous-tend la démarche de FrançoisBozizé est la confiscation et la conservation du pouvoir au profit d’un seul individu, sa famille et son parti. L’exigence formulée par l’opposition de voir les résultats des élections du 23 janvier 2011, être annulés et celles-ci reprises est une question de principe. Il s’agit de ne pas encourager la fraude électorale dans le pays à l’avenir en ne créant pas une jurisprudence de reconnaissance de la pseudo victoire du fraudeur d’élections et de s’accommoder avec son pouvoir illégitime. C’est plus d’un an seulement après, au mois de mai dernier et à la suite de nombreuses et diverses pressions que le général Bozizé a reconnu qu’il y a eu des irrégularités lors des dernières élections et accepté la nécessité d’un dialogue politique inter-centrafricain pour surmonter le blocage de la situation. Depuis lors, c’est le statu quo.

 

Si le président François Bozizé vous proposait de former un gouvernement d’union que vous dirigeriez en tant que chef de l’opposition, accepteriez-vous ? Si oui à quelles conditions ?


Tout parti politique a pour vocation de prendre le pouvoir et de l’exercer. Je suis président d’un parti politique qui a déjà accédé au pouvoir démocratiquement par des élections transparentes et crédibles et qui a donc eu par le passé à gérer le pays. Le combat que je mène à la tête de mon parti vise à accéder à nouveau démocratiquement au pouvoir, que le coup d’état du général Bozizé a ravi par la force, pour pouvoir rassembler les Centrafricains et mettre en œuvre le projet de société et le programme du MLPC. Cela est également vrai des autres partis politiques de l’opposition démocratique aux côtés desquels nous luttons. Actuellement, je pense que ce que les Centrafricains attendent de moi comme des autres responsables des partis de l’opposition, n’est point un replâtrage ou un colmatage des débris du gouvernement du général Bozizé dont le bilan catastrophique pour le pays n’est plus à démontrer.

 

A Toulouse, vous avez déclaré, je vous cite : « Toute manipulation visant à modifier les termes de notre constitution, en vue d’un troisième mandat à la tête du pays et de l’instauration d’une dynastie familiale, sera considérée comme un crime contre le peuple centrafricain ». Où avez-vous entendu parler de troisième mandat ou de dynastie familiale en RCA ? Le pouvoir vous accuse de lui faire un procès d’intention. Est-ce faux ?


Bientôt, cela fera dix ans que le général Bozizé qui a pris le pouvoir de la façon que l’on sait, est au pouvoir. Il n’a eu de cesse de poser des actes et prononcer des discours que la plupart des Centrafricains ont encore en mémoire et qui permettent d’avoir une certaine grille de lecture et un décodeur de son comportement politique. Il ne se cachera donc pas derrière son petit doigt et finira tôt ou tard par abattre ses cartes. L’opinion nationale et internationale verra bien de quel côté se trouve la vérité.

 

En tant que partis d’opposition, rencontrez-vous des contraintes dans l’exercice de votre activité ? Si oui lesquelles ?

Vous connaissez bien la situation dans laquelle se débattent la plupart des partis d’opposition en Afrique : la vie d’opposant n’y est pas un long fleuve tranquille et elle est surtout loin de ressembler à ce qu’on peut imaginer sur les autres continents. Les opposants africains sont généralement obligés de se battre contre des régimes autocratiques dont les tenants tiennent à conserver le pouvoir par tous les moyens et le plus longtemps possible. Le MLPC, mon parti, n’y échappe pas. Vous vous êtes aussi sans doute fait l’écho des tracasseries policières et les entraves à la liberté d’aller et venir dont j’ai parfois personnellement fait l’objet ainsi que Me Nicolas Tiangaye également leader d’un parti d’opposition, privé de passeport et empêché d’effectuer des déplacements dans le cadre de sa profession d’avocat. Je ne parle pas des interdictions de tenir des marches et autres meetings ou de faire une rentrée politique de nos partis. Ces activités pourtant garanties par la constitution sont assimilées et interprétées par le régime en place comme visant à troubler l’ordre public et sont systématiquement interdites. Je passe sur les menaces et fausses accusations de tentatives d’atteinte à la sûre-té de l’Etat régulièrement proférées par le pouvoir contre les leaders de l’opposition, et à plusieurs reprises contre moi. Tout cela pour tenter de vous saper le moral et vous faire perdre du temps et de l’énergie, c’est bien connu et de bonne guerre. Nous faisons avec.

 

Le président du Tchad a retiré le contingent qui assurait la protection rapprochée du président Bozizé fin octobre. Le président ougandais va retirer, également, l’unité de l’armée ougandaise qui est en RCA pour traquer Joseph Kony et sa bande. On parle du retrait des forces gabonaises en début de l’année prochaine. Tous ces différents retraits sont annoncés presqu’au même moment. Que cachent-ils ? Pourquoi abandonne-t-on subitement François Bozizé qu’on protégeait depuis des années ?


Les contingents faisant partie des forces de l’Afrique centrale (MICOPAX) sont dans notre pays dans le cadre des décisions communément prises par les Etats de la CEMAC, par solidarité avec la RCA en proie depuis fort longtemps à d’énormes et récurrents problèmes d’insécurité et pour le maintien de la paix dans la sous-région. Elles ont pré-vu se retirer de notre pays après dix années de présence. S’agissant des éléments tchadiens de la sécurité rapprochée de François Bozizé, seul ce dernier peut expliquer les raisons de leur départ, que j’ignore totalement.

 

Tous les pays de la CEMAC, enclavés ou non, sont producteurs de pétrole, sauf la RCA. Est-ce une anomalie géologique ou la volonté souveraine de votre président de ne pas se livrer à une telle activité ?


Plusieurs recherches et travaux de prospection ont montré qu’il y a du pétrole en abondante quantité dans plusieurs régions différentes du sous-sol centrafricain. Le gouvernement centrafricain a déclaré qu’un permis pétrolier a été octroyé aux Chinois sur une partie de l’ancien permis de M. Grynberg et cette entreprise est déjà à pied d’œuvre pour faire des forages exploratoires dans la zone de l’extrême Nord-Est du pays. Cependant, vous comprendrez aisément que l’exploitation du pétrole et même de toute autre activité minière dans un site à travers le territoire national exige aujourd’hui qu’un minimum de conditions de sécurité soit réuni dans le pays, ce qui est loin d’être le cas présentement. Or, l’insécurité généralisée qui règne dans l’arrière-pays ne permet point le déroulement des activités économiques et industrielles quelconques. Vous n’êtes pas sans savoir qu’en septembre dernier, le site du groupe du géant du nucléaire français AREVA a été attaqué à Bakouma dans le Sud-Est de la RCA par des hommes armés inconnus. Cette fâcheuse situation, ajoutée à bien d’autres facteurs encore, a contraint ce groupe à suspendre pour une durée indéterminée sa présence à Bakouma.

 

L’opposition centrafricaine n’exerce pas un contrôle véritable sur l’exploitation des ressources du sous-sol centrafricain. Qu’est-ce qui vous en empêche ? L’exploitation de l’uranium, des diamants et même de la forêt, se fait de façon opaque. Le peuple centrafricain accuse l’opposition d’être complice. A-t-elle tort ?


Dans une démocratie, c’est dans le cadre de l’exercice des contre-pouvoirs - en l’occurrence le parlement - que l’on reconnaît à l’opposition que celle-ci peut parvenir à contrôler la gestion des affaires du pays et notamment l’exploitation des ressources naturelles telles que les richesses minières et forestières que vous citez et dont regorge effectivement la RCA. Dès lors où le pouvoir du général Bozizé a tout fait pour barrer la route de la représentation nationale à l’opposition lors des dernières élections législatives, l’Assemblée nationale, haut lieu de contrôle de l’action de l’exécutif, est actuellement une chambre monocolore. L’opposition n’a donc pas voix au chapitre actuellement dans ce pays. C’est cette grave et honteuse réalité qui doit être sue en dehors des frontières de la RCA. Le peuple ne peut nullement accuser l’opposition d’une quelconque complicité avec le pouvoir en place car il sait que l’opposition n’est pas à l’Assemblée nationale pour exercer quel -que contrôle que ce soit sur les revenus tirés de l’exploitation du sous-sol national. Vous comprenez donc les raisons fondamentales de notre exigence politique d’annulation et de reprise des élections que certains jugent superfétatoires. On ne peut nous demander de contrôler l’exécutif tout en déniant le droit d’être à l’Assemblée.

 

Les ministres Sylvain Ndoutingaï et Firmin Findiro, ont fui le pays, accusés d’avoir fomenté un coup d’état contre le président Bozizé. Confirmez-vous qu’ils voulaient déposer François Bozizé ou s’agit-il simplement d’une volonté du chef de l’Etat de dégager deux ministres qui l’empêchaient de tourner en rond paisiblement ?


Seules ces deux personnalités en question et le général Bozizé sont à même d’apporter les réponses à vos questions. Tout ce que je sais, est que ces deux personnes ont été bel et bien brutalement limogées du gouvernement. Le régime de Bangui n’a fourni aucune explication officielle sur le limogeage de ces deux piliers du pouvoir, ni donné les raisons de cette disgrâce.

 

Vous êtes président d’un grand parti, le MLPC, qui a dirigé la RCA (vous-même avez déjà été premier ministre). Comment réagissez-vous au refus de la RCA de soutenir le candidat Jean Ping présenté par le Gabon à la présidence de la Commission de l’Union africaine pour un deuxième mandat, alors que tous les pays membres de la CEEAC devaient s’aligner comme un seul homme derrière Ping?


Ni moi ni mon parti ne sommes actuellement aux affaires, par conséquent, je ne peux répondre valablement à votre question, ignorant les éléments d’appréciation et les tenants et aboutissants de ce dossier. Cela dit, force est de constater que la diplomatie du pouvoir en place à Bangui manque pour le moins de cohérence et obéit à des critères très alambiqués. A cela, il faut également ajouter que bien souvent, le gouvernement centrafricain actuel, faute d’être à jour dans le paiement des cotisations dues à certaines institutions internationales dont la RCA est membre, notre pays est souvent privé de vote ou même du droit à la parole ainsi que de certains avantages et privilèges accordés aux pays en situation régulière. Il est même déjà malheureusement arrivé que le gouvernement fasse appel à certains pays amis pour apurer certains impayés de cotisations, ce qui pose vous vous en doutez, un réel problème de souveraineté de notre pays car, comme chacun sait, qui paye commande.

 

Ali Bongo Ondimba a-t-il raison de retirer les troupes gabonaises à cause de cette trahison ?


Je rappelle une fois de plus que c’est depuis plus de dix ans que certains pays frères et voisins, dans le cadre de la solidarité au sein de la CEMAC d’abord, puis ultérieurement, de la CEEAC, ont accepté d’envoyer à Bangui des contingents de leurs forces armées avec l’appui logistique de la France, pour aider au retour de la paix et au renforcement de la sécurité dans le pays. Cette situation qui peut être comprise et défendue à un moment donné ne peut durer ad vitam aeternam. On ne peut s’accommoder durablement d’une situation censée être exceptionnelle et temporaire, devenir progressivement définitive. C’est au pouvoir en place de réunir les conditions nécessaires pour que les forces armées centrafricaines puissent assumer les responsabilités et les missions régaliennes qui fondent leur raison d’être à savoir, défendre l’intégrité du territoire et assurer la sécurité et la libre circulations des biens et des citoyens sur toute l’étendue du territoire national.

 

Vous êtes proches des socialistes actuellement au pouvoir. Le président de la RCA peine à se faire recevoir par François Hollande avec qui vous entretenez des relations depuis des années. Au nom de l’intérêt supérieur de la RCA, pourquoi n’intercédez-vous pas en sa faveur ?


Ce n’est pas mon rôle d’interférer dans les relations d’Etat à Etat, la diplomatie centrafricaine existe et fait son travail. Au demeurant, je n’ai pas entendu le gouvernement centrafricain se plaindre de ce que vous affirmez. Un problème qui ne se pose pas n’existe pas.

 

Vous êtes une alternative crédible en cas d’alternance en RCA. Quels moyens vous donnez-vous pour ne plus vous faire voler votre victoire la prochaine fois ?


Les moyens qu’un démocrate peut et doit se donner c’est-à-dire celle de la force du droit dans le cadre des lois et règlements de mon pays et le soutien et la vigilance de mes compatriotes. Nous venons d’adopter par consensus à l’issue de quatre ateliers avec l’appui de la communauté internationale, la création d’une Autorité nationale chargée de gérer les élections et un nouveau code électoral qui devrait régir désormais les élections en RCA répondant aux standards internationaux de nos jours, incluant des listes et cartes électorales biométriques et bien d’autres dispositions encore, afin que le désordre délibéré et les fraudes massives constatées et enregistrées lors de la mascarade électorale du 23 janvier 2011 ne soient plus qu’un mauvais souvenir.

 

Et pour conclure ?

Je reprendrai, à l’endroit de mon peuple et de mon pays que j’aime tant, la célèbre phrase de feu Sylvanius Olympio, premier président du Togo indépendant : « Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour se lève toujours ».

Je finis en appelant les Centrafricains à garder de l’espérance, même si le parcours tumultueux et les résultats décevants de notre pays n’y incitent pas. Nous continuons la lutte politique pour une alternance démocratique et dans la paix dans notre pays, pour que le Centrafricain retrouve justement des raisons d’espérer.

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 01:02

 

 

 

centrafrique psd bozize 0

 

CENTRAFRIQUE

Source : Jeune Afrique

 

Les 24 et 25 novembre à Boali, François Bozizé, le président centrafricain, a convié les députés du parti au pouvoir (le KNK) à débattre de son éventuelle candidature à la présidentielle de 2016. Pour pouvoir briguer un troisième mandat, il envisage de faire modifier par voie parlementaire les articles 24 et 108 de la constitution. Problème: le texte actuel stipule que le nombre et la durée des mandats présidentiels ne sont pas révisables. Pour faire passer la mesure, le pouvoir pourrait en même temps soumettre aux députés d'autres modifications constitutionnelles comme la création d'un Sénat, l'abolition de la peine de mort ou la refonte du code électoral.

 

NDLR : On voit très mal comment Bozizé et ses suppôts pourraient s’y prendre pour modifier la constitution actuelle afin de lui permettre de se représenter en 2016 à l’élection présidentielle car la particularité de l’actuelle constitution est qu’elle exclut totalement le nombre et la durée du mandat présidentiel du champ de toute révision. Les modifications de la constitution envisagées pour la création du Sénat, l’abolition de la peine de mort et la refonte du code électoral ne sauraient être étendues et concerner les articles 24 et 108 qui sont d’une très grande clarté et ne sauraient donner lieu à d’autres interprétations fantaisistes.


Art.24 : Le Président de la République est élu au suffrage universel direct et au scrutin  secret, majoritaire à deux(2) tours.

La durée du mandat du Président de la République est de cinq (5) ans. Le mandat est renouvelable une seule fois.

Art.108 : Sont exclus de la révision : la forme républicaine et laïque de l’Etat ; le nombre et la durée de mandat présidentiels ; les conditions d’éligibilité ; les incompatibilités aux fonctions de Chef de l’Etat ; les droits fondamentaux du citoyen.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 00:13

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 01 Décembre 2012 15:13

Le président centrafricain François Bozizé a décidé de commémorer cette année la proclamation de la République Centrafricaine, 1erdécembre, à Bouar (Centre-ouest) après avoir célébré le 13 août dernier à Paris. «  C’est parce que le Gouvernement fait de la décentralisation une préoccupation majeure et que l’axe Bangui-Douala constitue un fer de lance pour l’économie centrafricaine ». C’ainsi que le Chef de l’Etat a justifié dans son discours, le choix de la ville de Bouar pour commémorer ce 1er décembre 2012. 54 années après la proclamation de la République Centrafricaine, le pays demeure encore une nation fragile sur de nombreux points, a reconnu le Président centrafricain.

En plus du Chef de l’Etat, l’ensemble du Gouvernement, de nombreux dignitaires locaux et étrangers ont répondu présents au rendez-vous. Radio Ndeke Luka y a également envoyé une mission spéciale.

Selon les envoyés spéciaux de Radio Ndeke Luka à Bouar, les cérémonies qui ont débuté dans la matinée, aux environs de 10 heures avec l’arrivée du Président Bozizé, et qui ont pris fin à 14 heures 10 minutes, se sont bien déroulées de manière générale. L’attribution des titres honorifiques, le discours du Chef de l’Etat, un défilé civil et militaire, ont constitué les temps forts de cet évènement qui a duré plus de 4 heures de temps.

Dans son discours à la population en langue nationale (Sango), le président François Bozizé a relevé que la RCA d’aujourd’hui n’est pas très différente de celle des années 60. L’insécurité et la dégradation des infrastructures publiques font d’elle le « Dernayo », c’est-à-dire le dernier de tous ses Etats voisins. Le Chef de l’Etat a également regretté que certaines bandes armées hostiles au pouvoir, sévissent encore sur le territoire national, malgré le départ de Baba Laddé au Tchad. Très furtivement, il a évoqué la révision de la constitution pour la bonne tenue des élections en 2016.

Poursuivant son allocution, François Bozizé a affirmé que la RCA a, en perspective, de nombreux chantiers dont l’inauguration d’une nouvelle usine de coton dans la ville de Bossangoa (Nord), et la reprise des travaux de la cimenterie à N’zila. Il a aussi annoncé la réduction des heures de délestages dans la capitale centrafricaine dans un futur proche, grâce à la mise en marche de l’usine électrique de Boali 3 ainsi que la réhabilitation de nombreuses routes dégradées sur l’ensemble du territoire.

Par contre, le Chef de l’Etat n’a aucunement fait allusion ni à la grève des enseignants qui paralyse actuellement le système éducatif centrafricain, ni aux problèmes liés à la jeunesse et à la vie de la femme centrafricaine.

Le président centrafricain a conclu son discours en invitant le peuple centrafricain à lui faire confiance ainsi qu’à son Gouvernement.

Contrairement à certaines villes de provinces qui commémoreront cette fête nationale en différé, la célébration du 1er décembre à Bangui a consisté en une course de pirogues sur le fleuve Oubangui et des concerts publics sur la place du Cinquantenaire, au PK0 et au Rond-point de Pétévo, une organisation de la municipalité au profit du public banguissois.

La République centrafricaine a été proclamée le 1er décembre 1958. Le 13 août 1960 le pays a accédé à l'indépendance.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 06:46

 

 

 

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Bangui 2 déc (CAP) - La course des pirogues de cet après-midi a tourné au vinaigre. Une pirogue aurait télescopé une baleinière. Le bilan serait très lourd. Plusieurs morts, des blessés graves et des disparus, on ne sait encore exactement. Le service des urgences de l’Hôpital Communautaire est bondé. A tous ceux-là il faut rajouter les accidentés des motos taxis. Un 1er décembre infernal.

Beaucoup de compatriotes maudissent Bozizé dont la présidence est émaillée par la disparition de nombreux compatriotes.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 06:26

 

 

 

Bozizé met les galons de colonel à son fils Francis

 

Bangui, 1er déc (CAP) - 27 généraux pour une armée d’à peine 5.000 hommes, c’est franchement beaucoup trop et ridicule à la fois ! Le prétendu général d’armée autoproclamé François Bozizé Yangouvonda non compris, on comptabilise 27 généraux, peut-être qu’on en oublie, à la tête des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Depuis le 30 novembre 2012 et sauf omission, sept nouveaux généraux  viennent s’ajouter aux 19 précédents, ce qui fait un total 27.

Très complexé vis-à-vis de certains d’entre eux dont il connaît bien le rang qu’ils ont occupé à leur sortie de l’ESFOA, Bozizé pense que la seule façon de les amadouer est de les gâter en étoiles, salaires et bagnoles afin qu’ils ne soient point mécontents de lui et qu’ils soient à l’abri des éventuels coups d’état. Cette politique n’en fait que davantage des généraux d’opérette qui ne font nullement hélas, l’honneur de l’armée nationale.      

Le moins qu’on puisse dire est que pour la plupart, ces étoiles ne sont nullement méritées et ne correspondent à aucun exploit militaire digne de ce nom. Certains promus ont un parcours vraiment atypique et ne réunissent aucun critère ni objectif ni valable pour passer général. Si Bozizé pouvait soigner la troupe comme il le fait pour ces généraux, l’armée centrafricaine serait sauvée.

Pendant que la pluie d’étoiles tombait, on est estomaqué d’apprendre aussi qu’on rapatriait de Kabo les dépouilles de plusieurs soldats, officiers et hommes du rang, qui ont trouvé la mort on ne sait trop pour quelle cause car on n’ose imaginer que c’était pour la RCA. Certaines informations font état de ce que les corps de ces militaires n’auraient pas été remis aux familles mais enterrés dans une fosse commune. On attend le démenti de l’état-major des FACA.

 

GAMBI Antoine, 4*, Général de Corps d’armée

YANGONGO Xavier Sylvestre, 4* Général de Corps d’armée, ancien ministre

BEMAKASSOUI, 3*, Général de Division

NADO Abel, 3* Général de Division, ancien ministre

NGAÏNDIRO Gabriel, 3* Général de Division

DJENGBOT Guillaume Lucien, 3* Général de Division

MOBEBOU François, 2* et 3* Général de Division depuis le 30 novembre 2012

KASSA Aimé, 3* Général de Division

SEREGAZA Dieudonné, 2*

DOLEWAYA, 2*

LAPO Guillaume, 2*Chef d’état-major

KOSSI NGUENEBEM Alphonse, 2* médecin

DIMASSE Paul, 2* ambassadeur en Afrique du Sud

GUITINZIA Romain, 2* médecin, actuel directeur de l’Hôpital Communautaire

DIMBO, 2*retraite

NOYAGA Luc, 2* pilote à la retraite

BOMBAYAKE Ferdinand, 2* ancien DG sécurité présidentielle à la retraite

NDOUGOU Raymond Paul, 2* ancien ministre

OUANDE Jules Bernard, Général de Division ancien ministre

OUEDANE Gaston attaché militaire ambassade Paris

A noter que les généraux appartenant à la 2ème section, c’est à dire comme à la retraite dans l’administration continuent de percevoir 80% de leur solde du temps où ils étaient opérationnels. Dans l’armée, les généraux ne sont pas admis à la retraite.

NGAÏFEÏ Ludovic (a offert à Bozizé vainement sa démission de l’armée à plusieurs reprises)

GAMBOR Gaston,  ancien ministre, membre Haut Conseil Communication

LENGBE Thierry, Commandant ESFOA camp Kassai

SALLE Michel ancien ministre

METINKOUE Thierry Marie, (ancien DG de la Gendarmerie)

MBAY Parfait, ministre

SAMBIA Chrysostome, (DG actuel de la Gendarmerie)

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 04:19

 

 

 

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Source : http://www.legrigriinternational.com

Ont voté pour

Afrique du Sud, Algérie, Angola, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cap Vert, République centrafricaine, Comores, Congo, Côte d'Ivoire, Djibouti, Egypte, Erythrée, Ethiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Kenya, Lesotho, Libye, Mali, Mauritanie, Maroc, Mozambique, Namibie, Niger, Nigeria, Sao Tome Principe, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Sud Soudan, Soudan, Swaziland, Tanzanie, Tchad, Tunisie, Zambie, Zimbabwe.

 

Se sont abstenus

Cameroun, République démocratique du Congo, Malawi, Rwanda, Togo

Aucun pays africain n'a voté contre

5 pays étaient absents lors du vote dont trois pays africains

Guinée Équatoriale, Liberia, Madagascar (+Ukraine et Kiribati)

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 04:09

 

 

 

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Yaoundé

 

 

RFI samedi 01 décembre 2012

Les banques camerounaises « sont très souvent des instruments de corruption, de blanchiment d'argent et de financement du terrorisme ». Tel est le constat sans appel dressé par la Conac, l’organe officiel de lutte contre la corruption au Cameroun, à l’occasion de la publication de son rapport annuel.

La Conac épingle sévèrement les banques camerounaises pour leur rôle dans le blanchiment d’argent. L’organe officiel de lutte contre la corruption publie notamment le montant des flux suspects repérés par le renseignement financier : plus de 600 millions d’euros entre 2006 et 2011. Selon le rapport, l’activité mafieuse des banques a même permis de financer un groupe terroriste qui n’est pas nommé mais qui a bénéficié de deux milliards de francs CFA, soit plus de trois millions d’euros.

La Conac déplore au passage une insidieuse sophistication dans les détournements de deniers publics et le blanchiment d’argent en 2011. Au niveau des banques, mais pas seulement, le rapport indexe aussi les projets initiés par le gouvernement comme un secteur particulièrement touché. Deux des projets phare du régime sont mentionnés comme faisant l’objet de graves détournements des deniers publics : le projet de barrage hydro-électrique de Lom Pangar à l’est du pays et celui de construction d’un port en eau profonde à Kribi dans le Sud.

Pas moins de 65 % des prétendus propriétaires des terres indemnisées sur ce site sont « des délinquants à col blanc » affirme la Conac, avant de conclure : « Aucun secteur n’est épargné par le phénomène de la corruption au Cameroun ».

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 03:02

 

 

 

Bozizé en galante compagnie KNK

 

Le 1er décembre 2012  marque le 54ème anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine. Dans un pays oû l’insécurité, la faim, la dégradation des infrastructures… ont atteint leur paroxysme, voici le discours langue de bois et creux de François Bozizé au peuple centrafricain prononcé par lui à Bouar. Le seul fait majeur de ce 1er décembre est la pluie d'étoiles que Bozizé a fait tomber sur un certain nombre d'officiers pantouflards de Bangui alors que de pauvres soldats se font massacrer dans les provinces comme récemment à Kabo. C'est ainsi qu'aux termes de plusieurs décrets lus à la radio nationale, les colonels Ludovic Ngaiféi, Thierry Lengbé, Gaston Gambor ont été élevés au grade de généraux de brigade et le général de brigade François Mobébou au grade de général de division. Trois colonels de gendarmerie, Chrysostome Sambia, Métinkoué et Anicet Parfait Mbaye ont également été promus généraux de brigade. L'armée centrafricaine est ainsi devenue avec Bozizé une véritable armée mexicaine avec beaucoup de généraux au mètre carré que d'hommes de troupe. Bozizé veut sans doute acheter le silence et le soutien de ces "généraux d'opérette" à son projet de modification constitutionnelle, personne n'en est dupe. S'agissant des hommes de Baba Laddé qui sont presque tous revenus s'installer tranquillement sur le territoire centrafricain, Bozizé feint-il de l'ignorer ou ment-il par omission ?

La rédaction

 

Centrafricaines

Centrafricains,

Mes chers compatriotes,

1er décembre 1958-1er décembre 2012, voilà déjà 54 années que, des cendres de la colonie appelée Oubangui-Chari, naquit la République centrafricaine sous le régime de l’autonomie interne consacrée dans la Constitution de la République Française d’Octobre 1958.

Comme vous pouvez l’imaginer, ce nom République Centrafricaine, à lui seul évoquait le rêve de l’unité dans la diversité, la liberté et la dignité de tout un peuple. La République Centrafricaine portait en lui-même une vision sans cesse renouvelée, un programme politique, c’est-à-dire la volonté d’un homme de créer un espace économique afin de répondre aux multiples défis qui s’imposent aux jeunes nations appelées à assumer leur destin commun.

Je veux parler de Feu Barthélemy BOGANDA, président fondateur de la République Centrafricaine.

Le rêve de notre héro national n’a pas été compris à son époque. L’évolution actuelle du monde, caractérisée par la mondialisation des économies et la globalisation des échanges, imposent désormais à tous les Etats, de créer des espaces économiques permettant d’assurer les meilleures conditions de la satisfaction des intérêts de leurs peuples. Cette nouvelle marche du monde lui donne aujourd’hui raison.

Centrafricaines

Centrafricains,

Mes chers compatriotes,

Aujourd’hui, 54 années se sont écoulées depuis la proclamation de notre République. Il est d’usage qu’à cette date, l’anniversaire de cet événement éminemment historique, soit célébré dans l’allégresse.

En tant que Père de la Nation, je me fais le devoir  d’adresser ce message à mes compatriotes pour leur demander de garder espoir et de croire au destin de notre pays.

Les cinquante prochaines années qui ont démarré doivent donner à chaque centrafricaine et à chaque centrafricain, la volonté de rompre définitivement avec la passé et de se serrer les coudes pour qu’ensemble, nous puissions jeter les bases d’un véritable développement de notre pays.

Ce pays que nous avons en partage ne peut être construit que par la participation de toutes les bonnes volontés, de toutes les forces vives de la nation. Je crois au génie centrafricain et à sa capacité à transcender les contradictions parfois légitimes, pour se retrouver et travailler ensemble, pour le seul bonheur du peuple centrafricain.

C’est pourquoi, j’exhorte mes compatriotes pour que ce moment nous offre une occasion d’un dialogue véritablement constrictif, empreint de fraternité et de cordialité qui nous conduirons à apprécier la mesure du chemin parcouru et mieux, nous permettront d’appréhender efficacement les enjeux et les défis qui sont les nôtres.

La commémoration de cette journée doit nous donner, encore une fois, l’occasion de nous ressaisir et porter haut les valeurs qui nous unissent à savoir l’unité, la dignité et le travail. Je ne peux que me réjouir de voir mes compatriotes, la commémoration avec ferveur dans l’unité, la paix et la concorde nationale.

Nous avons le devoir de ne pas oublier nos héros, Feu Barthélemy BOGANDA et ses compagnons qui ont payé le prix fort pour poser les fondements de la République.

Centrafricaines

Centrafricains,

Mes chers compatriotes,

En jetant un regard rétrospectif, nous sommes appelés à tirer les leçons du passé, des difficultés et les erreurs qui ont jalonné notre parcours et retardé la marche de notre pays vers la paix, le progrès et la prospérité. Les erreurs ou lacunes constatées doivent être corrigées, les acquis doivent être consolidés, capitalisés et jalousement préservés.

Je mesure l’importance de mes compatriotes et leur soif de voir leurs conditions de vie s’améliorer le plus rapidement. Je vous demande de faire confiance à notre gouvernement car notre pays sort d’une longue période d’instabilité dont les effets néfastes sur les secteurs socio-économiques ne sont plus à démontrer. La vie d’un peuple n’est pas un fleuve tranquille. Malgré les soubresauts que notre pays a connus, nous devrions avoir plus confiance en l’avenir.

C’est pourquoi, j’ai instruit le gouvernement à poursuivre les actions au travers des objectifs essentiels que j’ai définis :

Consolidation de la paix, le gouvernement et l’Etat de droit en République centrafricaine ;

Relance de l’économie ;

Développer le capital humain et les services sociaux essentiels.

Sur le plan politique, je demeure convaincu que seul le dialogue et la concertation doivent guider les acteurs politiques de notre pays aux fins de créer un climat favorable à l’apaisement et au développement.

Beaucoup de mes compatriotes continuent de s’interroger sur le sens de mon appel à la concertation politique depuis 15 mars 2012.

Je tiens à réaffirmer à mes compatriotes, qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition, ma ferme volonté de maintenir le dialogue sur les grands sujets engageant la vie de la nation, car c’est ensemble, au-delà de nos clivages, que nous construirons un pays prospère et où il fait bon vivre.

Je me réjouis encore une fois du consensus dégagé autour de l’épineux problème de la révision du code électoral ayant abouti à la création d’une Autorité nationale des élections qui sera désormais chargée de gérer les futures élections en République centrafricaine.

Sur le plan sécuritaire, j’ai fait de la sécurité ainsi que de la quête permanente de la paix, une exigence nécessaire pour asseoir les véritables bases du développement de notre pays.

Notre pays était confronté, comme vous le savez, à de multiples rébellions dont les actions ont sapé les structures socioéconomiques et ont rendu encore difficile, la vie de mes compatriotes dans les régions du Nord-Ouest et Est du pays.

Je note avec satisfaction, l’amélioration de la situation sécuritaire, grâce aux efforts de notre armée, avec l’appui indispensable des forces mises à la disposition de notre pays, par les pays frères de la CEEAC et de la Communauté internationale. J’en profite pour rendre un vibrant hommage à tous ceux qui ont contribué au retour de la paix en République centrafricaine.

Cette situation nous donne un signe d’espoir avec la mise en œuvre du Programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) qui résulte de l’Accord de paix global conclu à Libreville.

Les actions décisives de nos Formes armées ont, non seulement, permis de neutraliser le potentiel militaire du rebelle tchadien Baba Ladé, mais aussi de l’obliger à abdiquer. Ce qui a permis son départ du pays suivi du rapatriement de l’essentiel de ses éléments au Tchad. Cependant, il existe encore quelques poches résidentielles qui continuent de perturber la quiétude de nos vaillantes populations.

La redynamisation de la Réforme du secteur de sécurité (RSS) avec la mise en place d’une stratégie nationale et l’accélération du DDR, ont permis de créer les conditions satisfaisantes de stabilité et de paix et République centrafricaine. C’est dans cette dynamique que 6 500 ex-combattants ont été démobilisés dans le Nord-Ouest.

Ces actions seront poursuivies dès la fin de la saison des pluies.

Dans le cadre de la sécurisation de leurs frontières communes, le Centrafrique, le Soudan et le Tchad ont mis en place une force tripartite qui est déjà opérationnelle.

Par ailleurs, les FACA mènent la lutte contre la LRA à l’Est de la République centrafricaine avec le soutien de l’Armée Ougandaise et d’une unité spéciale de l’Armée américaine, en coordination l’Union africaine et l’Organisation des nations unies.

A cet égard, le retour définitif de la paix dans l’ensemble du territoire demeure toujours pour moi, l’une des premières priorités nationales, car sans la paix, il n’y a aucun espoir de construire un Centrafrique nouveau. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai toujours abordé cette douloureuse question avec prudence et lucidité, dans un esprit d’écoute et d’ouverture.

C’est pour moi l’occasion, une fois de plus, de tendre une main fraternelle aux compatriotes égarés qui continuent encore de perturber la quiétude de nos sœurs et frères dans certaines régions de notre pays, afin qu’ils puissent revenir sur le droit chemin.

Sur le plan économique, je tiens encore, une fois de plus, à souligner que malgré un contexte international et sous-régional difficile, la République centrafricaine a réalisé des performances économiques appréciables. Le taux de croissances du PIB réel s’est stabilisé à 3,3% en 2011, tiré par la bonne tenue de la production agricole vivrière et la reprise des principaux produits d’exportations tel que le coton, le café, le tabac, le bois, etc.

Ces effort ont été couronnés par le satisfecit de nos Partenaires techniques et financiers justifié par la conclusion du programme de Facilité élargie de crédit (FEC) avec le Fonds monétaire international (FMI), le 25 juin 2012.

L’éducation et la santé doivent rester pour le gouvernement, des défis à relever dans le cadre de l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

C’est pourquoi, il y a urgence aussi à agir en matière de santé publique. Notre plateau technique demeure encore limité, les effectifs du personnel, réduits ; et une frange importante de nos concitoyens éprouve encore des difficultés d’accès au services de santé.

Fidèle à mon serment de loyauté envers le peuple centrafricain, je me dois d’œuvrer en faveur de la reprise économique qui ne se fera que par l’engagement effectif de tous, à accepter avec courage, les réformes entreprises afin d’éradiquer la pauvreté à laquelle notre pays reste toujours confrontée.

Centrafricaines

Centrafricains,

Mes chers compatriotes,

 Qu’il me soit permis de saluer ici, la Communauté internationale qui n’a cessé d’être au chevet de la République centrafricaine et qui apprécie, à sa juste valeur, les efforts du peuple centrafricain à travers ses dirigeants.

Je remercie madame la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies, ainsi que le Système des Nations unies en République centrafricaine pour l’appui consenti ô combien important pour la consolidation de la paix et le soutien multiple au développement de notre pays. Je remercie également l’Union européenne au travers de sa Représentation en tant que premier bailleur, et dont le soutien n’est plus à démontrer.

Je félicite les Institutions de Bretton Woods, je veux citer la Banque mondiale, et le FMI dont l’appui à la République centrafricaine, en matière de bonne gouvernance, n’est plus à démontrer. Je n’oublierais pas aussi le rôle essentiel de notre partenaire privilégié, la France à travers l’AFD, ainsi que nos amis, la République populaire de la Chine et l’Inde qui nous accompagnent dans notre marche vers le développement.

Fort de tout ce qui précède, le gouvernement a engrangé des succès significatifs qui, me semble-t-il ne sont pas bien perçus par nos populations voire même peu connus de certains de nos partenaires. C’est pourquoi, j’engage le gouvernement à faire connaître régulièrement au peuple et à travers tous nos partenaires les progrès enregistrés dans les différents domaines. Ce déficit de communication est préjudiciable à l’atteinte des objectifs que le gouvernement s’est fixé et ouvre la voie aux marchands d’illusions dont les objectifs recherchés sont de nuire la République centrafricaine.

Notre pays s’est doté depuis la Table ronde des bailleurs de fonds, tenue à Bruxelles les 16 et 17 juin 2011, de son deuxième Document de stratégies de réduction de la pauvreté (DSRP 2). Dans cette perspective, le gouvernement est en entrain de finaliser la stratégie croissance accélérée pro-pauvres conformément au Cadre d’accélération des OMD1+. Sur la base des Grappes et croissance identifiées autour de l’Agriculture, les Mines et la Forêt, d’énormes potentialités s’ouvrent en vue de relever les défis qui s’imposent à nous, en matière de développement.

Les programmes et projets sur financement extérieurs dans les domaines des infrastructures tels que les transports, l’énergie, les télécommunications pourraient renforcer les perspectives de croissance d’autant plus qu’ils s’ajoutent à de nombreux projets d’investissement dans les secteurs miniers et pétroliers.

Je fais de l’agriculture la priorité des priorités dans ma politique de développement. Je ne ménagerais aucun effort pour faire de ce secteur le levier de la croissance économique de notre pays.

C’est dans ce cadre que j’ai initié avec l’appui de la FAO, de la CEEA, le Nouveau partenariat pour le développement économique de l’Afrique (NEPAD) de l’Union africaine, la Banque mondiale, une stratégie de développement de l’agriculture articulé autour du Programme national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire (PNSIASA).

Ce vaste programme qui sera mis en œuvre sous peu, avec l’appui de la Communauté internationale, va améliorer le cadre de vie de nos paysans et éleveurs, par des techniques de production adéquates.

Centrafricaines

Centrafricains,

Mes chers compatriotes,

J’ai décidé, cette année, de célébrer la fête de proclamation de notre République centrafricaine à Bouar. Au-delà des aspects festifs tout à fait légitimes, je veux ainsi appeler l’attention de tous, sur la nécessité pour nous de redynamiser nos provinces. Cette œuvre effective de la décentralisation et de la régionalisation, qui permettra de rapprocher l’administration de nos populations.

La redynamisation de nos provinces implique aussi, la création des pôles de développement, véritables moteurs pour la croissance économique de nos infrastructures administratives et économiques. Une plus grande appropriation de nos populations du rôle clé qu’elles sont appelées à jouer au niveau local s’impose.

Je veux ici réaffirmer que le développement de notre pays peut se faire que si nos administrations déconcentrées disposent des infrastructures nécessaires à favoriser l’implantation des unités de production et si l’autorité de l’Etat est fermement réaffirmée.

Nos régions doivent être au centre de nos préoccupations. En optant pour la pratique de décentralisation, j’ai voulu créer un environnement favorable au développement de nos régions. Les réformes importantes ont déjà été initiées à ce sujet.

La prochaine adoption des textes de la loi par notre Assemblée nationale, permettra tout d’abord de rendre concrète la volonté du gouvernement d’aller vers plus de décentralisation et de responsabilisation au niveau local.

Il s’agit pour nous de redéfinir les fonctions de l’Etat autour de ses missions régaliennes, de responsabiliser davantage les administrations décentralisées pour asseoir l’autorité de l’Etat, de fournir les services sociaux de base de qualité aux populations par le biais d’une véritable démocratie à la base au travers des élections locales.

Elle permettra ensuite, la signature des protocoles de transfert des compétences et des ressources entre l’Etat et toutes les communes pour leur permettre de mettre en œuvre leurs programmes d’investissement prioritaires.

Face au destin national et à la gravité de la charge qui m’incombe, j’ai toujours donné le meilleur de moi-même avec l’équipe qui m’entoure, pour mériter votre confiance et remplir fidèlement mon devoir de gardien de la Constitution, de garant de l’intégrité du territoriale, de la cohésion nationale et du fonctionnement régulier de nos institutions républicaines.

La paix revenue, la République centrafricaine, riche de son potentiel naturel et humain, offrira toutes les possibilités d’investissements publics et privés pour la prospérité de nos populations.

Au gouvernement, j’ai donné mission de redoubler d’efforts pour traduire en actes la forte aspiration au bien-être, massivement exprimée, lors de dernières élections de 23 janvier 2011.

Je tiens à ce que toutes les femmes et tous les hommes qui m’accompagnent dans l’exécution du contrat de confiance qui me lie au peuple, comprennent et acceptent que cette mission ne crée pas une catégorie de citoyens privilégiés, au-dessus des autres et de la loi. Au contraire, cette charge se décline en un sacerdoce sans ambiguïté : il est question de servir et non de se servir.

Déjà, comme vous le savez, j’ai instruit le Premier ministre, de se conformer à l’obligation de vous informer régulièrement sur les actions du gouvernement.

Je rappelle à mes compatriotes que notre pays sort d’une longue période de déliquescence à tous les niveaux. La reconstruction de ce qui a été détruit pendant des années de conflits ne peut se faire que si chacun de mes compatriotes s’engage résolument vers la voie du progrès.

Ne nous laissons pas gangrener par les sirènes du désespoir orchestrées par des compatriotes qui ont perdu le sens du nationalisme et qui ne prêchent que le malheur à tout bout de champ. Notre ambition reste et restera le développement socio-économique de notre pays.

Je veux que chaque centrafricain se libère de la fatalité qui ne cesse de nous empêcher d’aller de l’avant et s’appropriée du nouvel élan que nous nous sommes fixés pour faire de la République centrafricaine, un pays émergeant à l’horizon 2025.

Face à ces grands défis et malgré les efforts entrepris par le gouvernement, nous nous confrontons encore malheureusement, à attitude de certains de nos compatriotes qui affichent des comportements déviants justifiant la mal gouvernance dans certains secteurs d’activités.

Je vous ai déclaré, il y a un peu plus d’un an, et le confirme, que la récréation est définitivement terminée. Je ne tolérerai jamais la mauvaise gestion des deniers publics encore moins la corruption et les détournements des deniers publics. Personne ne sera épargnée quelle que soit sa position.

La nouvelle Haute autorité nationale de lutte contre la corruption qui verra le jour très prochainement sera un instrument efficace au service de la bonne gouvernance.

Centrafricaines

Centrafricains,

Mes chers compatriotes,

Nantis des ressources naturelles qui sont les nôtres, nous ne pouvons pas nous laisser aller au désespoir. Pourquoi nous laisser aller au désespoir dans un pays qui regorge d’énormes potentialités ? Pourquoi ne voulons-nous pas affronter les difficultés par le travail en créant de la richesse ? Pourquoi nous apitoyons-nous sur nos sorts alors que nous pouvons tirer des enseignements de nos frères étrangers qui travaillent avec acharnement ?

Je lance un appel pressant à tous mes compatriotes de prendre leur destin en main. j’instruis le gouvernement à créer les conditions saines pour la promotion des investissements dans notre pays. Le développement du secteur productif permettra de créer plus de richesses afin d’améliorer les conditions de vie de nos compatriotes.

C’est pourquoi, à vous les jeunes, je dis qu’il est temps de profiter des richesses de votre pays. Organisez-vous en coopératives, créer des entreprises, initiez des projets de développement pour votre propre épanouissement et de la prospérité de notre société.

Le gouvernement a mis en place un ensemble de dispositifs pour encourager les initiatives privées et surtout la promotion des entrepreneurs centrafricains. Une stratégie de l’émergence d’une nouvelle bourgeoisie nationale a été mise en place à cet effet. Je crois en votre capacité et à votre génie créateur.

Je me tourne vers vous les femmes, qui sont nos mamans, nos épouses, nos filles. De tout temps, vous avez contribué de manière remarquable à la paix et au développement socioéconomique. Je vous exhorte à plus d’initiatives dans la mise en œuvre des  projets porteurs pour le développement de notre pays. Prenez toute votre place dans la construction d’une nouvelle Centrafrique. J’ai fait de la promotion du genre, mon cheval de bataille afin que les femmes soient traités au même titre que les hommes.

A vous mes compatriotes agriculteurs, éleveurs, pêcheurs et vous tous qui habitez nos campagnes, je voudrais ici vous exprimer mon admiration et vous adresser mes félicitations pour les sacrifices consentis en dépit de toutes les difficultés que vous rencontrez dans votre travail afin de continuer à nourrir le peuple.

A tous les compatriotes qui ont choisi le dur métier de la vie, artisans miniers, maçon, plombier, etc., nous mettrons tout en œuvre pour vous aider à faire de vos activités créatrices de richesses et d’emploi, un véritable levier de promotion sociale.

J’ai foi en l’avenir de mon pays. Je crois en la capacité de mes compatriotes à s’unir pour qu’ensemble, nous relevions le défi de la pauvreté.

La position géographique de notre pays est plus un atout qu’un handicap. Mobilisons-nous pour gagner le pari du développement.

Vive la République centrafricaine !

Que Dieu bénisse notre pays et bionne fête à tous !

Je vous remercie.

 

 

 

Dans son discours à la population en langue nationale (Sango), François Bozizé a relevé que la RCA d’aujourd’hui n’est pas très différente dcelle des années 60. L’insécurité et la dégradation des infrastructures publiques font d’elle le « Dernayo », c’est-à-dire le dernier de tous ses Etats voisins. 
(…) Très furtivement, il a évoqué la révision de la constitution pour la bonne  tenue des élections en 2016.

[Source Radio Ndeke Luka]
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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 20:46

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

 

FACA drapeau

 

KABO : DES CORPS SANS VIE DES SOLDATS RETROUVÉS ET TRANSFÉRÉS À BANGUI

 

Kabo, 30 novembre (RJDH)– Sept corps des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) ont été retrouvés le jeudi 29 novembre dans la brousse, à 25 kilomètres de la ville de Kabo (nord) et transférés à Bangui. Ces militaires ont été tués lors d’un affrontement les opposant à une bande armée, qui serait les dissidents de la Convention des patriotes pour la justice et la Paix (CPJP), en début de la semaine.

D’après les informations recueillies par le RJDH,  les victimes sont des officiers, des sous-officiers et des hommes de rang. « Nous avons retrouvé le corps du capitaine qui a été enlevé par ces rebelles au moment de l’attaque, ainsi que ceux d’un lieutenant, d’un sergent  et de quatre soldats », a témoigné une source militaire.

Après la découverte, les corps ont été immédiatement transférés à Bangui. Deux éléments des FACA seraient encore portés disparus, à en croire la source.

Depuis plus de deux mois, les villages qui entourent les villes de Kabo font l’objet d’attaques d’hommes armés, basés à quelques kilomètres de la ville de Kabo sur l’axe Batangafo. Cette bande commet des exactions sur la population et des passagers souvent remorqués sur des taxi-motos.

D’après les témoignages recueillis, ce groupe d’hommes armés serait composé des dissidents de la CPJP rénovée qui avait attaqué les villes de Damara et de Sibut au mois de septembre dernier. C’est en attaquant leur position que ces éléments des FACA ont été tués.


 

NDLR : Ce bilan est une véritable hécatombe pour ces soldats des FACA qui ne doivent plus continuer à perdre inutilement la vie pour le pouvoir agonisant de Bozizé. Que dit Francis Bozizé et son état-major ? C’est triste et écoeurant de constater que pendant que ces fils du pays tombent comme des mouches dans l’arrière-pays, Bozizé remet des étoiles de général à Bangui à des officiers pantouflards dont bon nombre ne le méritent nullement. Le nombre pléthorique de généraux de l’armée centrafricaine aujourd’hui n’a aucune justification rationnelle. Cela cache mal la volonté de Bozizé d’acheter l’approbation d’un certain nombre d’officiers de l’armée de ses manœuvres de modification constitutionnelle pour être de nouveau candidat à l’élection présidentielle en 2016.   

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 20:25

 

 

 

carte_centrafrique_432.gif

 

*   *   *

1er Décembre 1958 – 1er Décembre 2012 : 54 ans écoulés depuis la transformation, juridique, de l’ancien territoire français d’Outre-Mer en Afrique Centrale dénommé« OUBANGUI-CHARI » en « RÉPUBLIQUE », d’où sa nouvelle dénomination actuelle de : « RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE » ou, pour faire court : « CENTRAFRIQUE » (Le).

Que d’espérance suscitée à l’époque, au sein de la Nation toute entière, par cette proclamation mais, aussi, que d’affreuses déconvenues, depuis la mort accidentelle de l’exceptionnel concepteur et promoteur de la Nation qu’est Barthélémy BOGANDA !

L’état de décrépitude actuellement atteint par la Nation ne devrait, en tout état de cause, que conduire à une douleur indicible, vivace et muette, face à l’impuissance avérée des autorités, depuis les années 60, à promouvoir une concorde nationale fiable et stable, ainsi qu’un développement socio-économique digne de la vision, profondément digne et hautement patriotique, de Barthélémy BOGANDA.

Personnellement, je ne me laisserai pas abattre par cette tragique réalité, et invite mes chers compatriotes, quels qu’ils soient, où qu’ils se trouvent et quoi qu’ils fassent, à ne point se laisser abattre : nous crucifierions alors une seconde fois, et à notre tour, Barthélémy BOGANDA.

En son honneur, et en souvenir de son sacrifice, relevons la tête, essuyons nos larmes, souhaitons-nous, les uns les autres, une bonne fête de la proclamation de la République Centrafricaine puis posons, radicalement, dès aujourd’hui et sans hésitation, le tout premier acte fondateur d’une concorde nationale renouvelée, imperméable à toute crise ultérieure éventuelle, et donc des plus stable, pour le devenir bien compris de nos descendants. Cet acte fondateur n’est autre, à mes yeux, que le pardon des offenses subies dans nos familles, nos quartiers, nos villages, nos villes, notre profession, nos relations citoyennes, ecclésiales, etc.

Réconcilions-nous, même avec plus petits que nous, le cas échéant, mais après avoir confessé, nous-mêmes, nos propres défaillances à l’égard des uns et des autres, qu’ils soient petits ou grands, car nul de nous n’est parfait.

Dans ce but, prenons tout ce mois de Décembre 2012, si cela est bon à vos yeux, et travaillons à rétablir nos relations interpersonnelles brisées, en toute discrétion, bien entendu, mais en toute sincérité puis, le 1er janvier 2013, prenons le temps d’élever nos cœurs et nos mains, désormais purifiés, devant le trône de la grâce pour ceux qui connaissent Jésus-Christ, qui nous a réconciliés avec Dieu le Père par le sacrifice volontaire de Sa propre vie.

Alors seulement l’Éternel des cieux entendra nos cris de détresse et y répondra, c’est absolument certain de Sa part, en transformant les circonstances et les acteurs de l’extrême misère sévissant actuellement sur toute l’étendue du territoire national.

Nous en reparlerons.

Bonne et heureuse fête de ta proclamation en tant que « République », Centrafrique, mon pays.

CENON, le 1er Décembre 2012

C. MABADA-MABAYE - Pasteur

http://www.philadelphie-infos.net/

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