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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 14:55

 

 

 

 

NEW YORK14/06/14 (Xinhua) - Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a exprimé vendredi sa préoccupation concernant la situation pour les enfants en République centrafricaine six mois après que les combats ont atteint la capitale Bangui, avec de nombreux enfants morts, des centaines de blessés et des milliers de déplacés.

 

"La violence en République centrafricaine d'une grande brutalité et les enfants n'ont pas été épargnés", a rappelé le représentant de l'UNICEF en Centrafrique, Souleymane Diabaté. "En moyenne, au moins un enfant a été mutilé ou tué par jour lors des affrontements au cours des derniers six mois. Ce cycle de violence doit s'arrêter."

 

L'UNICEF a affirmé avoir confirmé que 277 enfants ont été mutilés et 74 tués au cours des derniers six mois. Le véritable nombre de décès est probablement bien plus élevé, notamment en prenant en compte le nombre d'enfants morts de maladies à cause de l'effondrement des services de santé.

 

La dégradation de la situation dans plusieurs régions du pays, y compris la capitale, continue de forcer un grand nombre de civils à quitter leurs foyers. Actuellement, il y a plus d'un million de personnes déplacées, dont au moins la moitié sont des enfants. Il y a 347.000 qui ont fui le pays, dont les deux-tiers sont des enfants, et qui sont actuellement des réfugiés au Cameroun, au Tchad, en République démocratique du Congo et en République de Congo.

 

L'UNICEF travaille avec les autres agences humanitaires onusiennes pour aider les civils, et notamment pour protéger les enfants, assurer des endroits sûrs pour l'éducation et offrir un soutien psycho-social. L'UNICEF travaille également pour assurer que les enfants séparés retrouvent leurs familles et pour démobiliser les enfants-soldats.

 

Le plus grand défi est le manque de moyens financiers. Sur les 120 millions de dollars nécessaires pour financer l'action humanitaire, l'agence n'a reçu 25%.

 

"Nous sommes engagés à poursuivre notre travail et à faire notre mieux pour les enfants de la République centrafricaine", a indiqué M. Diabaté. "Mais la communauté internationale doit aussi apporter sa contribution."

 

Centrafrique : L'UNICEF préoccupé par la dégradation de la situation pour les enfants

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 14:53

 

 

 

 

 

14/06/14 (AFP)

 

Trois personnes ont été tuées samedi en Centrafrique dans des affrontements entre des musulmans armés à Bangui, a-t-on appris de source policière centrafricaine.

 

"Des affrontements ont éclaté en fin de matinée au restaurant Beau Séjour dans le quartier du PK-5 entre des musulmans. Au moins trois personnes toutes des sujets musulmans ont été tuées dans des circonstances qui ne sont pas encore élucidées", a expliqué à l'AFP sous couvert d'anonymat cette source policière.

 

"Les soldats burundais de la force africaine Misca basés dans le secteur ont aussitôt réagi pour séparer les deux camps. Les affrontements se sont arrêtés", selon la même source.

 

Le PK-5, situé dans le 3è arrondissement de Bangui, est le lieu de retranchement des derniers musulmans de la capitale centrafricaine, d'où sont partis aussi plusieurs dizaines de milliers fuyant les violences intercommunautaires en Centrafrique.

 

Depuis la démission forcée en janvier de Michel Djotodia, premier président musulman du pays, porté au pouvoir en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka à dominante musulmane, le PK-5 est l'objet d'attaques de miliciens chrétiens anti-balaka visant les ex Séléka et les civils musulmans.

 

Le 28 mai, à la suite d'affrontements entre anti-balaka et musulmans du PK-5, une attaque contre la paroisse catholique Notre Dame de Fatima avait fait au moins 17 morts à Bangui.

 

Depuis début 2013, la Centrafrique, pays à l'histoire pourtant particulièrement troublée, traverse une crise sans précédent.

 

Les exactions des groupes armés contre les civils ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

Face à la persistance des violences malgré le déploiement de forces internationales, les autorités de transition ont saisi la Cour pénale internationale des crimes contre l'humanité perpétrés par les groupes armés.

 

Centrafrique : 3 tués dans des affrontements entre musulmans à Bangui

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 23:57

 

 

 

 

Un ouvrage majeur sur la sorcellerie centrafricaine

 

http://mondafrique.com/  DECRYPTAGES - PAR JEAN-PIERRE TUQUOI - Publié le 13 Juin, 2014

 

Quiconque a vu des images des combattants de la Séléka ou des anti-balaka, les deux mouvances qui s’affrontent aujourd’hui en République de Centrafrique (RCA) n’a pu qu’être frappé par les gris-gris de toutes sortes qu’ils portent. Autour du cou, des bras, de la tête les jeunes soldats exhibent des amulettes censées les protéger dans les combats et les aider à vaincre leur adversaire. Andrea Ceriana Mayneri, un des rares jeunes universitaires à avoir sillonné la Centrafrique, s'est penché sur ces croyances fétichistes dans un passionnant ouvrage, qui éclaire la tragédie d'aujourd'hui.

 

Les membres de la Séléka et les anti-balaka n’ont pas le monopole des croyances fétichistes. Il y a peu, en République démocratique du Congo, pays voisin de la Centrafrique, les guerriers may-may en guerre contre les milices hutues dans le Kivu étaient convaincus de leur invincibilité due à l’eau « fétichisée » dont ils s’étaient enduits au cours de cérémonies.  Si l’un d’eux était blessé (ou tué) c’était simplement, disaient-ils, que le rite propre à les rendre invulnérables n’avait pas été accompli dans les règles.

 

Quantité d’anthropologues – et avant eux de missionnaires catholiques et protestants- se sont penchés avec érudition sur cet aspect de la culture africaine qui continue à nourrir des destins et des vies peu communes. Jeune anthropologue, très bon connaisseur de la Centrafrique  qu’il a arpentée pendant des années loin de Bangui, , a opté pour une approche originale : il s’est penché sur la vie d’un jeune homme appelé Ngoutidé qui, dans les années 1960, fit de la lutte anti-fétichiste sa raison d’être jusqu’à devenir dans l’imaginaire local, après sa disparition, une sorte de prophète investi de pouvoirs surnaturels.

 

Tel un miraculé 

 

Ngoutidé, de son vrai nom Raymond Gonemba-Obal, est né vers 1939 (la date précise est inconnue) en pays banda, le centre de la Centrafrique. Jusqu’au début des années 1960 il mène une existence ordinaire dans un village. Il est marié et travaille à l’entretien des routes.

 

Agé d’une vingtaine d’années il tombe malade, manque mourir avant de recouvrir soudainement la santé, tel un miraculé, le jour où un prêtre le baptise dans le village où il agonisait. Nous sommes en 1962.

 

Dès lors, la vie de Ngoutidé change du tout au tout. Devenu catholique il fait de la lutte contre le fétichisme sa raison d’être parcourant les villages du pays banda avec des moyens de fortune, détruisant les fétiches que lui apportent les habitants et leur remettant en échange des images pieuses, des médailles et des croix confectionnées par lui-même.

 

Son succès est immense. Une foule l’accompagne dans tous ses déplacements et propage son nom associé à des miracles. La hiérarchie catholique, elle, s’en méfie. Si elle a tout lieu de se réjouir du succès de Ngoutidé qui remplit les églises (il vomit les temples protestants) l’indépendance du nouveau converti, son côté incontrôlable, lui déplait. Même attitude ambigüe des nouvelles autorités (la Centrafrique a acquis son indépendance au début des années soixante) qui, selon certains témoignages évoqués par l’auteur, avaient songé à l’arrêter et à le transférer à Bangui, la capitale, avant de l’expédier en France puis au Vatican, officiellement pour y être soigné.

 

Ni disciple, ni témoignage

En fait, le « prophète » Ngoutidé va de lui-même cesser progressivement  et sans explication sa croisade contre le fétichisme et les associations initiatiques qui lui sont attachées. A la fin des années soixante, alors que la foule de ses fidèles commence à se réduire, il se retire dans le village où il vécu et ne fait plus parler de lui comme destructeur de fétiches mais comme… coureur cycliste jusqu’à son décès en 1993 ou 1994. Il ne laisse ni disciple, ni consigne, ni témoignage…

 

Andrea Ceriana Mayneri souligne bien dans son ouvrage combien l’engagement de Ngoutidé ne peut se comprendre si on ne le rapproche pas de celui d’autres « prophètes » qui ont connu eux aussi leur heure de gloire en Centrafrique (l’Oubangui-Chari de la colonisation française) et au-delà dans toute cette partie de l’Afrique centrale, de l’ex Zaire au Cameroun. Barthélémy Boganda, prêtre avant de se lancer en politique jusqu’à devenir le père de l’indépendance de la Centrafrique, appartient à cette grande famille des « prophètes inspirés » comme Simon Kimbangu dans l’ancien Congo belge ou Karnu à l’origine de la « révolte des houx » en Oubangui Chari dans les années vingt. Tous incarnaient à des degrés différents la résistance au colonisateur blanc.

 

Vingt ans après sa disparition la mémoire de Ngoutidé n’a pas disparu de l’imaginaire. Les centrafricains pourraient lui reprocher d’avoir fait disparaitre tout objet cultuel dans le pays banda au profit d’un catholicisme importé. Ce n’est pas le cas. Il reste confusément une sorte de demi-dieu qui a pu  s’attaquer les sorciers, les vaincre et éradiquer les croyances fétichistes parce qu’il était plus puissant. Son prosélytisme catholique est laissé de côté. Ngoutidé demeure « le plus grand des banda ».

 

SORCELLERIE ET PROPHETISME EN CENTRAFRIQUE

 

L’imaginaire de la dépossession en pays banda

 

ANDREA CERIANA MAYNERI

 

Coll. Religions contemporaires

 

Ed Karthala 257 pages

 

Vient de paraître : SORCELLERIE ET PROPHETISME EN CENTRAFRIQUE

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 23:51

 

 

 

 

FIDH - Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme



Communiqué de presse



La FIDH appelle la Procureure de la CPI à ouvrir une enquête sur les crimes graves commis en RCA


 

Paris, le 13 juin 2014 - Le 12 juin, la Procureure de la Cour pénale internationale (CPI) informait avoir été saisie par la Présidente de la transition en République centrafricaine (RCA) afin d’ouvrir une enquête sur les crimes de la compétence de la CPI, commis en RCA depuis le 1er août 2012. 


« La CPI doit sans plus attendre agir en RCA, afin de prévenir la perpétration de nouveaux crimes et de poursuivre les auteurs des crimes de guerre et crimes contre l’humanité qui sont commis depuis trop longtemps dans ce pays » a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH 


La FIDH a mené plusieurs missions d’enquête en Centrafrique, dont les dernières en juillet 2013 et février 2014, et a pu établir l’ampleur, la nature et les responsabilités des crimes perpétrés, principalement entre l’été 2013 et février 2014. La nature des crimes perpétrés en Centrafrique depuis la fin 2012 et en particulier depuis mars 2013 et le 5 décembre 2013 répond manifestement à la qualification de crimes internationaux. L’attaque systématique de civils, la planification de certaines attaques, les exécutions sommaires, les viols et autres actes de violences sexuelles, le recrutement d’enfants soldats, les destructions de biens religieux, la persécution des populations, la destruction d’habitations et les autres violations graves des droits humains sont manifestement constitutifs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité au regard des textes nationaux et internationaux, en particulier les articles 7 et 8 du Statut de Rome créant la Cour pénale internationale (CPI). 

La Centrafrique est aujourd’hui un pays coupé en deux, l’est et le nord toujours occupés par les milices de la coalition des groupes armés de la Séléka, et l’ouest en proie à une épuration politico-religieuse contre les populations essentiellement musulmanes menées par les milices anti-balaka, malgré la présence de 8 000 hommes des forces africaines de la MISCA et françaises de l’opération Sangaris. 

La FIDH a pu constater le dénuement extrême et l’absence totale de capacité de la justice centrafricaine pour répondre pleinement à ces crimes. La FIDH avait néanmoins salué la création d’une Cellule spéciale d’enquête et d’instruction (CSEI), par décret présidentiel le 8 avril 2014, qu’elle avait proposé aux autorités. 

« L’action de la CPI est complémentaire de celle de la justice nationale pour traduire en justice les plus hauts responsables des crimes perpétrés en Centrafrique, d’autant que certains des présumés responsables identifiés par la FIDH ne sont pas sur le territoire centrafricain » a déclaré Me Patrick Baudouin, président d’honneur et responsable du Groupe d’action judicaire de la FIDH.. 

La FIDH appelle le Bureau du Procureure à diligenter ses enquêtes et poursuites contre les plus hauts responsables de toutes les parties au conflit. 

La FIDH et ses partenaires en RCA mènent depuis 2002 des enquêtes régulières sur les crimes de droit international commis dans ce pays, qui avaient été décisives dans l’ouverture de la première enquête de la CPI sur les crimes commis depuis 2002 en RCA, et qui ont abouti au procès en cours contre Jean-Pierre Bemba.


Contacts presse:


Arthur Manet (Français, anglais, espagnol) - Tel: +33 6 72 28 42 94 (à Paris) – Email : presse@fidh.org


Audrey Couprie (Français, anglais, espagnol) - Tel: +33 6 48 05 91 57 (à Paris) – Email : presse@fidh.org

La FIDH appelle la Procureure de la CPI à ouvrir une enquête sur les crimes graves commis en RCA

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 23:37

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

relatif aux contre-vérités propagées par certains organes

de presse contre Martin ZIGUELE et autres.

 

           

Depuis quelques temps, des contre-vérités manifestes diffusées dans l’intention délibérée de nuire sont propagées contre le Président du MLPC, Martin ZIGUELE et autres par les organes de presse suivants :

-       La Paix

-       L’Expansion

-       La Fraternité

-       Palmarès

-       Le Peuple

-       Libre Opinion

-       Les Collines de l’Oubangui.

 

           Ces organes de presse manifestement mal intentionnés et engagés au service des agents de la déstabilisation des forces de progrès, ont publié dans leurs colonnes des articles tendant à faire croire à l’opinion nationale et internationale que l’ancien Chef de l’Etat de la Transition, Michel DJOTODIA astreint pourtant à l’obligation de réserve, a déclaré sur les ondes de la station radio BBC que « les Présidents François HOLLANDE, Idriss DEBY ITNO, Denis SASSOU NGUESSO, Martin ZIGUELE, Nicolas TIANGAYE ET Jean Jacques DEMAFOUTH sont à l’origine de la tragédie que vit le peuple centrafricain et qu’ils doivent être traduits devant l a justice ».

 

         Le Bureau Politique du MLPC, conscient de la gravité d’une telle propagande, a vérifié cette information auprès de la direction de la BBC à Londres et de son correspondant à Bangui, M. Junior LINGANGUE. Tous deux ont formellement démenti cette information qui se révèle être finalement le fruit de la pure imagination de cette catégorie d’organes.

 

          Le Bureau Politique du MLPC rappelle et pense pour sa part que la presse centrafricaine est régie par l’Ordonnance n°05.002 qui fait obligation à tout organe de ne publier que des informations vérifiées.

 

        Malheureusement et malgré les incessants procès en diffamation intentés contre ces malfaiteurs de la presse écrite et le rappel à l’ordre de l’autorité de régulation (OMCA), le ridicule sur fond de nécessité avancée se poursuit et décrédibilise toute la presse privée dans son ensemble, alors que quelques-uns respectent la déontologie de la profession.

 

         Le Bureau Politique du MLPC épris de démocratie et de respect des textes règlementaires de la République ne saurait tolérer un tel dérapage qui a pour seul but de tromper et de manipuler la conscience nationale, à un moment où notre pays aspire à la paix.

 

         En conséquence, le Bureau Politique du MLPC met en demeure ces organes patentés de la désinformation d’apporter la preuve irréfutable de leurs accusation contre le  Président Martin ZIGUELE et autres et saisir la Cour Pénale Internationale pour avoir joué un rôle dans la tragédie que vit la RCA.

 

Dans le cas contraire, ils seront poursuivis  en justice car, trop c’est trop.

 

 

NB : pour toute vérification, se renseigner sur le site de la station BBC

bbcafrique@bbc.co.vk

 

Fait à Bangui, le 13 Juin 2014

 

Pour le Bureau Politique

 

Le 2eme Vice Président

 

Jacquesson MAZETTE

 

Communiqué de presse du MLPC

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 23:35

 

 

 

 

13/06/14 (Le Monde)

 

Cent vingt gendarmes en treillis dépareillés s’agitent sur le gravier mouillé de la place d’armes Martin-Lingoupou. Vraies clés de bras, fausses dispersions de manifestants, intervention rapide avec des fusils et des pistolets de bois bleus. Devant la tribune ministérielle, les agents s’efforcent de démontrer qu’après huit semaines de stage, ils sont aptes à « la gestion démocratique des foules ».

 

La formation a été dispensée par une société française, Gallice, sur fonds privés. « Un peu moins d’un million d’euros pour former et rééquiper en partie environ 280 policiers et gendarmes », précise Frédéric Gallois, un ancien commandant du GIGN reconverti dans la sécurité privée.

 

Niel Telecom, propriété de Laurent Foucher, un homme d’affaires proche de Claude Guéant, est l’un des principaux bailleurs de l’opération. Sous embargo des Nations unies, la République centrafricaine n’a pas le droit d’importer du matériel militaire mais une « tolérance » a été accordée pour les forces de l’ordre.

 

Spécialement imaginés pour un petit déjeuner pratique et gourmand, découvrez de délicieux chaussons fourrés, au chocolat, à la framboise ou à l’abricot.

 

Alors que la sécurisation du pays a été déléguée aux forces africaines de la Misca et françaises de « Sangaris », en trop faible nombre pour remplir pleinement cette mission, et que l’armée centrafricaine est tenue à l’écart du processus, ce qui provoque une grogne inquiétante des soldats, policiers et gendarmes sont désormais priés de reprendre leurs activités, même si les moyens font défaut et que leur sens de l’éthique est sujet à caution. « Je dispose de près de 3 900 hommes mais ils ne sont pas équipés. Pour l’instant, nous n’avons que 14 véhicules octroyés par les Nations unies. Nous ne vivons que par les aides de la communauté internationale. Les agents reviennent pour toucherleur solde mais pour relancer les activités, il faudrait qu’ils ramènent les armes qu’ils dissimulent encore », explique le ministre de la sécurité publique, Denis Wangao Kizimale, derrière ses épais verres fumés.

 

Cette indigence matérielle, il suffit de se rendre dans les locaux de la direction des services de la police judiciaire pour la mesurer. Dans son grand bureau tout vide, le colonel Jean-Pierre Ngbo-Toubakete raconte que « les forces internationales nous demandent denous contenter de monter des procédures mais pas d’aller chercher les bandits ». « De toute façon, avec deux fusils et cinq matraques, nous ne pouvons rien face à des malfrats bien armés. » Ses services, ajoute l’officier, ont été tout d’abord pillés par les ex-rebelles à majorité musulmane de la Séléka, qui avaient pris le pouvoir en mars 2013, puis cambriolés dans la nuit du 25 avril. « Regardez, il ne nous reste qu’un seul ordinateur donné par le ministère de la justice », se désole le colonel Ngbo-Toubakete.

 

Dans cette tentative de remise en route de la chaîne pénale, la justice est elle aussi en phase de renaissance. Dans l’immense salle du tribunal de grande instance de Bangui, de présumés délinquants sont jugés pour des vols d’ordinateurs à la Caisse nationale de sécurité sociale, de motos, de tôles ondulées, des outrages à magistrat, dans des audiences correctionnelles de flagrants délits.

 

Le petit banditisme au quotidien est sur les bancs, mais pas les grands criminels, auteurs ou commanditaires des exactions commises depuis la fin 2012.

 

« On me dit qu’il faut juger les Séléka mais ils sont tous partis escortés par les forces internationales. Pour les milices anti-balaka [à majorité chrétienne, anti-musulmans], nous ne jugeons que les individus isolés. On ne peut pas s’en prendre aux groupes qui peuvent venir nous attaquer jusqu’au tribunal. Il y a trop de menaces et nous ne sommes pas invulnérables », reconnaît Ghislain Grésenguet, le procureur de la République du pays, pistolet à la ceinture.

 

De fait, les dossiers criminels, les massacres comme les assassinats ciblés, sont en souffrance, car, selon M. Grésenguet, « les magistrats attendent d’avoir une vision claire de ce qu’il faut faire ». « Il y a des discours contradictoires. Le pouvoir politique nous dit qu’il faut lutter contre l’impunité, mais en même temps, il dit qu’il faut ouvrir le dialogue. »

 

« Nous vivons dans une insécurité totale. Les priorités sont diffuses et je doute que la justice fasse partie des priorités », ajoute un juge sous couvert d’anonymat.

 

« LES GENS ONT PEUR DES REPRÉSAILLES »

 

Si elle se félicite notamment de la réouverture d’un tribunal en province, à Bouar, grâce à la protection des forces étrangères, la garde des sceaux, Isabelle Gaudeuille, admet sans détour que l’institution dont elle a la charge est encore convalescente. « Les gens ont peur des représailles, alors ils ne déposent pas plainte. Les policiers et les gendarmes ne peuvent se rendre dans certains quartiers pour mener des interpellations. Le temps de la main tendue semble terminé, mais les gros poissons ne sont pas dans la nasse, d’autant que lorsque l’on lance des mandats d’arrêt contre eux, ils disparaissent avec la complicité des forces de l’ordre », dit la ministre. Ne disposant ni des moyens d’enquête ni de poursuites, les autorités centrafricaines ont saisi la Cour pénale internationale.

 

La maison centrale de Ngaragba est aujourd’hui le seul établissement pénitentiaire fonctionnel du pays. Les 303 détenus, selon le dernier décompte, se partagent entre des blocs dénommés « Maison Blanche » pour les personnalités, « Couloir » ou « Irak » pour les autres. Nombre d’entre eux se plaignent d’avoir été jetés là depuis plusieurs mois sans mandat de dépôt.

 

En mars, quelques jours après la « réfection » de la prison, onze chefs anti-balaka se sont fait la belle. Depuis le 31 mai, douze autres prisonniers manquent à l’appel. Pour escalader les murs d’enceinte, les fugitifs ont utilisé les portes des toilettes. Le mirador était désert. Le régisseur des lieux, le commandant Barnabé Konzelo, reconnaît que ces évasions n’auraient pas été possibles « sans la complicité des gardes ».

 

Cyril Bensimon

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/06/13/l-etat-cent...

Lu pour vous : L’Etat centrafricain reste sans moyens face aux milices

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 23:33

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 13/06/14- La présidente de la transition en Centrafrique, Catherine Samba-Panza, n’est pas candidate à l’élection présidentielle de février 2015, a annoncé la maire de Bangui, Hyacinthe Wodobode, au sortir d’une rencontre tripartite tenue au Palais de la Renaissance.

 

‘'Ceux qui ont des ambitions politiques n'ont qu'à patienter et à l'accompagner dans la transition, parce que, la présidente de transition Samba-Panza ne sera pas candidate à la présidentielle de février 2015'', a déclaré à la presse la maire de Bangui Hyacinthe Wodobode au sortir de cette rencontre.

 

Tenue jeudi sous la présidence de Catherine Samba-Panza, la rencontre tripartite avait pour objet de trouver un consensus au tour des solutions à proposer pour mettre fin à la grève des impayés de la mairie, déclenchée spontanément, mercredi dernier.

 

Pour Mme Wodobode, la mairie n'est pas la seule concernée par ce mouvement d'humeur puisqu'elle fait partie des institutions de la périphérie qui sont notamment la Cour constitutionnelle, le Conseil national de transition et l'Office national de l'informatique. Aux employés de ces structures, le gouvernement leur a ‘'demandé une certaine compréhension, une certaine patience ‘', a-t-elle souligné.

 

Selon la maire de Bangui, ‘'Le ministre des finances a donné des instructions pour que dans les jours à venir les personnels de ces différentes institutions puissent recouvrer leurs droits''.

 

« Nous sommes sortis un peu satisfaits de cette réunion. Et comme la présidente de la transition a instruit le ministre des finances nous allons voir si cette instruction sera respectée'', a pour sa part, lancé le syndicaliste Norbert Karakombo, secrétaire général des travailleurs de la mairie de Bangui.

 

‘'Si rien est fait, à partir d'aujourd'hui jusqu'à lundi 16 juin prochain, nous allons déposer un préavis de grève'', a-t-il, toutefois, prévenu.

 

Présidentielle centrafricaine : Catherine Samba-Panza n'est pas candidate

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 23:32

 

 

 

 

13/06/14(Jeune Afrique)

 

Y a-t-il eu soulèvement populaire à Bangui fin mai, ou manipulation pour déguiser une tentative de coup d'État ? Les autorités centrafricaines sont persuadées que la deuxième hypothèse est la bonne.

 

Les autorités centrafricaines sont convaincues d'avoir déjoué une tentative de coup d'État déguisée en soulèvement populaire dans les jours qui ont suivi l'attaque contre l'église Notre-Dame-de-Fatima, le 28 mai à Bangui. Le lendemain, des barricades ont en effet été dressées dans toute la ville. Le surlendemain, plusieurs milliers de personnes ont marché sur le PK0 ("Point kilométrique 0").

 

Leur progression n'a été stoppée qu'au niveau du siège du Trésor public. Les autorités affirment que les manifestants avaient été payés et qu'ils étaient encadrés par des membres des forces armées (Faca) en civil. L'objectif était paraît-il de permettre aux membres de l'ex-Garde présidentielle de s'emparer du palais de la Renaissance.

 

Le 31 mai, le Premier ministre, André Nzapayeké, a même affirmé détenir la preuve que des mercenaires venus de la RD Congo se trouvaient à Bangui depuis la fin du mois d'avril. Des suspicions renforcées par la découverte par les forces internationales, peu avant l'attaque de Fatima, d'une cache d'armes appartenant aux anti-balaka à proximité du PK5.

 

http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2787p008.xml10/coup-d-...

Lu pour vous : Centrafrique : coup d'État ou pas ?

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 23:31

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 13/06/14- Les forces internationales déployées en Centrafrique vont poursuivre leurs missions, a déclaré vendredi à Bangui, le général Francisco Soriano de l’opération Sangaris, avant de se réjouir de la ‘’parfaite collaboration’’ existant entre elles et de leur détermination à sécuriser la Centrafrique.

 

''Les missions en Centrafrique ne vont pas changer. Il y aura une parfaite collaboration entre les trois forces étrangères en présence et qui continueront la sécurisation de la République Centrafricaine avec la même intensité sous le commandement de mon successeur'', a notamment Soriano, au sortir d'une audience avec la président Catherine Samba-Panza à qui il était venu ses adieux à la veille de son retour en France.

 

En Centrafrique, a-t-il réaffirmé, ‘'il y aura trois forces qui travailleront ensemble. Il s'agit notamment la Force de l'Union Africaine (la Misca) ; celle de l'Union Européenne (Eufor-RCA) et les Troupes françaises de Sangaris''.

 

A en croire le général, ces forces déployées en Centrafrique témoignent des efforts consentis par la communauté internationale ‘'qui s'est vraiment intéressée à la République Centrafricaine'' pour ramener la paix et la sécurité en vue de permettre le développement et l'acheminement des aides humanitaires.

 

Le général Francisco Soriano, commandant de la force française de la Sangaris, était arrivée à Bangui au mois de décembre 2013.

La mission des forces internationales en RCA se poursuivra (chef Sangaris)

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 23:25

 

 

 

 

 

13/06/14 (RFI)

 

Il y a quelques semaines encore la paroisse de Don Bosco dans le nord de Bangui accueillait près de 50 000 déplacés centrafricains. Ils sont dix fois moins aujourd'hui sur le site, mais ceux qui ont tout perdu n’ont pas d’autre choix que de rester.

 

La pluie et l’accalmie sécuritaire ont poussé la grande majorité des réfugiés à rentrer chez eux, mais certains sont contraints de rester, comme Ange, un ancien haut fonctionnaire qui ne peut pas rentrer chez lui au PK12 : « Je suis là depuis le 5 décembre, j’ai été pillé et j’ai même reçu une balle. Je suis ici avec toute la famille. Ma maison a été détruite et je suis dans l’impossibilité d’aller la reconstruire et ce cas-là est valable pour beaucoup de gens à PK12. C’est pour cela que nous restons ».

 

Ange espère une aide financière pour reconstruire sa maison et en attendant il reste. L’argument financier est d’ailleurs souvent avancé par les derniers déplacés de Don Bosco. C’est aussi le cas de Marcel. Comme beaucoup, il était locataire de sa maison et en six mois, il a accumulé des dettes qu’il ne peut pas payer. Ce maçon attend désormais de trouver du travail pour pouvoir rembourser et rentrer chez lui : « Si je trouve du travail maintenant, les problèmes seront bien allégés, mais pour le moment, il n’y en a pas et c’est un peu lourd ».

 

A Don Bosco, la plupart des déplacés ne viennent pas de très loin : quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres, le plus souvent. Ce n’est toutefois pas le cas d’Aristide, il est instituteur dans le camp et il y a trois mois, il est venu à pied de Kaga-Bandoro à plusieurs centaines de kilomètres de Bangui. Il a perdu tout contact avec sa famille réfugiée en brousse : « Je ne sais pas comment rentrer et avec quelles conditions sécuritaires. Il n’y a pas de transports donc mes questions sont sans réponse ».

 

En attendant de trouver une réponse, Aristide espère ne pas avoir à passer une nouvelle nuit debout à cause de la pluie.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140613-rca-rencontre-derniers-de...

 

RCA : rencontre avec les derniers déplacés de Don Bosco à Bangui

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