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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 18:01

 

 

 

 

armes sasies

 

La réinsertion des ex-combattants effective dans le Nord Centrafricain

Radio Ndéké Luka Mardi, 14 Août 2012 14:17

Le programme du Désarmement Démobilisation et Réinsertion(DDR) a finalement repris à Ngaoundaye et Bocaranga. Les ex-combattants du mouvement rebelle de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) de ces 2 villes, ont reçu leurs lots de kits de réinsertion ce 12 août 2012 à Bocaranga (nord).

Repartis par groupe de 8 à 12 personnes, ces ex-combattants  ont reçu par entité 10 machettes, 10 houes, 1 lime, 1 paire de gants et 1 décamètre pour mesurer des parcelles agricoles, rapporte le correspondant de RNL.

A cela s’ajoutent, des boutures de manioc, les semences de sésame et des haricots. Au total, 80 groupements d’ex-combattants retenus pour les sous-préfectures de Ngaoundaye et Bocaranga sont les bénéficiaires de ces kits.

Hormis les outils, chaque groupe a reçu de plus, une enveloppe de 120.000 FCFA pour aider ses membres dans l’aménagement des parcelles à cultiver. Ce don  a été pour certains groupements, un gain supplémentaire vu qu’elles disposent au préalable des hectares de plantations avant même la réception de ces kits.

Avec ces lots de matériels, les ex combattants de l’APRD recensés dans l’Ouham Péndé, notamment à Ngaoundaye et Bokaranga ont ainsi intégré la phase effective de leur réinsertion après les opérations de désarmement et de démobilisation.

Les bénéficiaires, par le biais de leur délégué, Joseph Solobaye, ont salué ce geste et ont souhaité que le Gouvernement centrafricain fasse des efforts pour réhabiliter les pistes rurales de la région afin de faciliter l’écoulement de leurs produits.

Le Directeur de l’Unité de Suivi et Evaluation du Programme DDR,Albert Kongbo, souhaite pour sa part que « les bénéficiaires fassent bon usage de ces dons ».

Le don a été financé par le Fonds pour la consolidation de la paix en partenariat avec le Programme des nations unis pour le développement (PNUD).

 

Encore16 personnes enlevées à Bakouma par des inconnus

localisation-de-la-ville-de-bakouma

 

Mardi, 14 Août 2012 14:16

Bakouma vit depuis plus de 2 mois une situation sécuritaire peu habituelle.  16 personnes ont été de nouveau prises en otage par des hommes armés non identifiés ce 12 août.

14 personnes sur les 16 enlevées, ont réussi à s’échapper de l’emprise de leurs ravisseurs tandis que 2 jeunes filles de moins de 14 ans sont restées entre les mains de ces derniers.

« Des hommes armés ont fait irruption le week-end dernier dans le village Wanda situé à 95 kilomètres de Bangassou sur l’ancienne route nationale numéro 9 reliant Bangassou à la sous-préfecture de Bakouma. Ils ont également pillé les greniers des paysans », a rapporté le correspondant de RNL.

Pour certains habitants de la localité, « ces hommes armés seraient assimilés aux hommes de Joseph Kony et leur effectif est précisément inestimable pour l’instant ».

Après les attaques de Bakouma en juin dernier, des témoins ont rapporté à Radio Ndeke Luka qu’il s’agissait d’un groupe d’hommes d’au moins 200 éléments qui seraient des « tongo-tongo », appellation locale des hommes de Joseph Kony.

Si l’on prête foi aux témoignages des habitants de Bakouma et ses environs, les enlèvements et visites inopinées seraient attribués aux éléments de l’Armée de Résistance du Seigneur de Joseph Kony.

Pour arrêter les manœuvres de Kony et ses éléments, l’Union Africaine et les Nations Unies se sont mis d’accord en juin dernier pour appuyer la République Centrafricaine dans cette lutte.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 17:56

 

 

 

F Saragba

La systématisation, la permanence, le recours automatique au pouvoir discrétionnaire du chef de l’Etat ces derniers temps pour régler des actes ordinaires de gouvernement ont fini par supplanter la logique purement administrative, impersonnelle au profit des intrigues  dirigistes et pernicieuses du tout politique. Celui-ci a effacé désormais la fine pellicule qui fixe et consacre les limites des différents pouvoirs entre eux, annihile toute garantie de continuité, de disponibilité des institutions de la république qui sont sensées êtres au service du plus grand nombre. La mise en avant d’une manière rédhibitoire remet en cause la portée générale des textes fondamentaux qui sont institués après de longues procédures par les constituants, conformément au concept de la démocratie représentative et de la république.

« L’Aura » de discernement requise, le caractère exceptionnel auxquels sont rattachés ce pouvoir pour en donner une dimension presque « sacrée » et indiscutable sont rompus. L’illusion qui jusque-là est entretenue par la rareté et le mystère font place à la banalité, à la légèreté et à l’accoutumance. Ainsi donc, le pouvoir discrétionnaire par conséquent exceptionnel  s’est immiscé complètement et entièrement en lieu et place du pouvoir ordinaire. Les non-dits, les graves et grotesques manquements voir les incompétences et autres actes innommables de nos gouvernants trouvent ici l’expression de leur plate justification dans le pouvoir discrétionnaire du chef de l’état. Cet ersatz de la monarchie  et des régimes dictatoriaux qui octroie un pouvoir exceptionnel à un homme, simple mortel, imparfait par nature n’est t-il pas antinomique de la démocratie représentative ?

En démocratie représentative, le président de la république, brillant soit t-il n’est-il pas  seulement que le dépositaire d’un certain ordre moral et économique consenti dont l’ordonnateur demeure le peuple souverain d’où il tire sa légitimité et envers lequel il doit rendre nécessairement sinon obligatoirement compte. On voit bien que l’immanence des questions relatives aux pouvoirs politiques dans la citée trouvent un sens vrai et pratique que si elle se rapporte au temps présent et aux questionnements du moment. Les interrogations de nos concitoyens doivent trouver des réponses claires et bien définies. Notre destin commun ne doit pas rester dans le flou, soumis  à la seule  fantaisie, aux caprices déviants, aux extravagances d’une personne sous le prétexte qu’il est le président de la république. Une incompatibilité qui demande à être corriger rapidement afin que la loi fondamentale s’impose à tous car nul n’est au dessus de la loi. En octroyant un  pouvoir discrétionnaire à un homme, président de la république soit-il, nous créons innocemment  un demi dieu dans un concept de la démocratie représentative qui ne s’y prête. Ne devrions-nous pas dissocier une fois pour toute le domaine sacré de la spiritualité d’avec les questions « bassement »politiques ? La cohérence nous invite à poser sérieusement la question de la préservation du pouvoir discrétionnaire du chef de l’Etat dans sa globalité. Ce sont ces prérogatives octroyées à tort qui privilégient et encouragent le règne d’un homme en affaiblissant les institutions alors que notre pays a besoin plutôt aujourd’hui des institutions fortes. Raisons pour lesquelles, le pouvoir discrétionnaire du chef de l’Etat doit être abrogé au bénéfice d’institutions fortes.

L’histoire de notre pays depuis ces cinquante dernières années est une histoire « d’hommes forts « et d’institutions faibles. Depuis la disparition tragique du président Barthélémy Boganda, l’inconsolable et orphelin peuple centrafricain est à la recherche en vain  d’un hypothétique homme providentiel de la même stature que celui-ci. Si nous avions des institutions fortes, la question ne se poserait pas, elles auraient comblées naturellement le vide provoqué.

Le pays tout entier semble à jamais être suspendu à la recherche ou plutôt à l’apparition de ce sauveur qui viendrait mettre fin à son agonie. Pourtant, des régimes politiques à la tête desquels « des hommes forts « se sont succédés et ont régné sans partage dans le pays. Tour à tour, ces régimes et ces présidents hors normes qui semblaient êtres des intouchables tant leur pouvoir terrorisait et traumatisait la majeure partie de la population. Au fil du temps, ces différents régimes se sont mis à se détruire de l’intérieur. Eux qui disposaient de pouvoir absolu voit peu à peu décroitre leur influence et finissent piteusement tels de vulgaire usurpateurs. Sitôt en difficulté les quelques partisans zélés, fieffés, fossoyeurs du pays et autres collaborateurs opportunistes du régime quittent sans vergogne le navire en désignant comme seul responsable  le président déchu. Les principaux notables du régime, les conseillers et autres collaborateurs de premiers rangs du « monarque » déchu qui ne sont évidemment responsables en rien et de rien. Il en a été ainsi depuis toujours. La logique « de l’homme fort ou de l’homme providentiel qui frôle avec le culte de la personnalité  est une réalité. Elle est encore aujourd’hui entretenue par la classe politique centrafricaine à travers des appellations aussi invraisemblables que : le père de la nation, le grand président, l’homme fort, le grand berger, le guide, le pays de untel ou de tel autre…

Nos concitoyens doivent s’émanciper et s’affranchir de toutes ces appellations ringardes et inappropriées dont le seul intérêt est de les préparer, de les conditionner à accepter aveuglement sous le couvert du pouvoir discrétionnaire du président de la république l’inacceptable à moins que ce ne soit l’inexplicable. Autrement dit, il n’y a pas d’homme fort dans une démocratie représentative comme la nôtre mais tout simplement des hommes avec leurs qualités et défauts fussent-ils présidents qui sont au service des institutions de la République pour une durée déterminée.

Franck SARAGBA

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 17:45

 

 

 

 

    Josué Binoua

 

 

DISCOURS DU MINISTRE DE L’ADMINISTRATION DU TERRITOIRE ET DE LA DECENTRALISATION  JOSUE BINOUA A L’OCCASION DE L’OUVERTURE DES TRAVAUX DU GROUPE DE TRAVAIL RELATIF A LA PREPARATION DU 3° ATELIER SUR LA REVISION DU CODE ELECTORAL

Madame la Représentante du Secrétaire Général des Nations Unies, messieurs et mesdames les Ambassadeurs, mesdames et messieurs les Représentants des différentes institutions, membres du comité de concertation sur la révision du Code Electoral

A l’occasion de l’ouverture des travaux du groupe de travail relatif à la préparation du 3° atelier sur la révision du Code Electoral, je voudrais vous exprimer au nom du Gouvernement et du Président de la République, mes vifs remerciements. Ces remerciements vont aussi à l’endroit de tous ceux qui de façon sincère contribuent à la promotion de la Démocratie dans notre pays, la République Centrafricaine.

La démocratie se traduit dans la pratique par l’organisation périodique de scrutins ouverts qui permettent au peuple souverain de choisir librement ses dirigeants d’entre une multiplicité de candidats ; et les règles devant régir la réalisation effective crédible, impartiale et transparente de ces scrutins, doivent être fixées par la constitution et par les lois et règlements. Point n’est besoin de rappeler ici quelles sont les modalités d’adoption de ces textes, elles sont prévues par la constitution et sont connues de tous.

Mais, pour réduire au minimum les risques de contestation et de troubles liés aux processus électoraux, le Gouvernement a jugé bon de se concerter avec toutes les parties prenantes à ces processus avant de soumettre son projet de Code Electoral, pour adoption à l’assemblée Nationale. C’est dans cet esprit que j’ai mis en place le « Comité de concertation sur la révision de Code Electoral » en date du 17 novembre 2011. L’Arrêté qui met en place ce comité indique clairement quelles en sont la mission et la composition. On n’y reviendra pas.

Depuis lors, 02 ateliers se sont tenus en novembre 2011 et en janvier 2012. Il ressort de ces 02 ateliers :

1) Que le Gouvernement fait preuve d’ouverture dans la recherche d’un modèle d’OGE (Organismes de Gestion des Elections) qui garantisse tout à la fois la professionnalité des acteurs, la minorisation des coûts, la transparence des opérations et leur impartialité, ainsi que la paix e la sécurité dans le pays.

2) Cette ouverture du Gouvernement n’est pas toujours bien comprise par certains, qui y voient comme un signe de faiblesse et qui voudraient y trouver l’occasion de faire de la surenchère tendant à réduire à néant les prérogatives des pouvoirs publics dans la gestion de l’Etat.

 

3) A défaut malheureusement, de trouver un consensus sur un point important, le recours au vote, voir l’application, stricte des textes de loi en vigueur devront désormais s’imposer comme d’ultimes solutions aux éventuelles tentatives de blocage.

 

Cependant, nous avons bon espoir que nous n’aurons pas à connaître de telles évolutions et que le consensus prévaudra entre les fils de ce pays qui sauront s’entendre sur une question presque majeure, comme celle-ci. Dans ce sens, la mise en place de ce groupe de travail dont la composition a été suggérée par nos partenaires techniques et financiers, vise à baliser le terrain :

- Fixation des dates

- Détermination du budget

- Détermination des participants

- Définition de modes d’adoption de décision

- Organisation des travaux

- Définition des modalités de restitution des travaux en commission et en plénière…etc

 

En tant que membre de ce groupe de travail, vous êtes mesdames et messieurs appelés à venir à bout de tout cela en 03 jours, soit jusqu’au vendredi après-midi. Les résultats de vos travaux seront comme vous devez vous en douter soumis à l’approbation de l’atelier avant toute mise en oeuvre.

En citant « Sénèque », je dirai :

« Ce n’est pas parce-que les choses sont difficiles que nous n’osons pas,

mais c’est parce-que nous n’osons pas que les choses sont difficiles. »

-Fin de citation-

Sur ce, je vous souhaite bon travail et à vendredi.

 

Je vous remercie tous

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 13:03

 

 

 

 

 

 

Bozize-et-Sylvie-Mazoungou.JPG

 

 

 

 

 

Est-ce la première dame Monique Bozizé qui est assise ici à côté de son président  d'époux ? Bien sûr que non ! Monique Bozizé qui se trouve pourtant à Paris depuis plusieurs mois on ne sait trop pour quelles raisons, avait tout simplement boycotté la présence de son époux au Hilton de Roissy.

 

Son absence a été fort remarqué par tous les observateurs durant toute cette bamboula du Hilton. Le lendemain, selon nos informations, Bozizé a dû faire un saut vite fait pour lui faire un kiss avant de sauter dans son avion et regagner Bangui.

 

D'aucuns spéculent que c'est même pour elle que Bozizé aurait décidé de faire le déplacement de Roissy pour ne pas dire de Paris, car il ne savait pas exactement ce que lapremière dame faisait en France depuis déjà plusieurs mois. 

 

Sur cette photo, est-ce une illusion d'optique mais on crorait que  la ministre du tourisme Sylvie Mazoungou aurait tranquillement pris la place tant convoitée de première dame de Centrafrique.

 

 

La Rédaction

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 00:53

 

 

 

 

 

 

 

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L'appel des démocrates et des médias centrafricains à boycotter le bradage des festivités du 13 août, jour d'anniversaire de l'indépendance de la République centrafricaine à Paris n'as pas été suivi. Sans penser aux nombreux crève-la-faim du pays, quelques centaines de Centrafricains ont néanmoins répondu à l'invitation du chargé de mission de la diaspora qui disparaîtra aussi vite, les lampions de ce banquet éteints. Plus attirés par le banquet qui était au programme, ils ont oublié pendant quelques heures leurs compatriotes restés au pays totalement meurtris par les fâcheuses conséquences de la mauvaise gestion bozizéenne.

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Comme annoncé par notre rédaction, l'artiste BB Matou a bel et bien accepté l'invitation du président centrafricain. Accompagnés de ses danseuses et de nombreux musiciens, ses artistes n'ont pas boudé cette reconnaissance tardive et circonstancielle.

Pour ce non-événement, M. Bozizé a traîné dans sa suite son ministre d'Etat, l'éternel Jean Willybiro Sacko, modérateur de la séance et homme de service tout terrain, la ministre du tourisme et patentée du KNK, Mme Sylvie Mazoungou, M. Emmanuel Bongopassi le nouvel ambassadeur retraité de longue date qui reprend du service, son griot David Gbanga Directeur général de Radio Centrafrique qu'il a ranimé des cendres du DVA (Départ Volontaire Assisté), son parent Laure Esaïe Nganamokoye de sa presse présidentielle, son fils le Député Socrate Bozizé et de quelques membres du gouvernement.

L'absence de la première dame, Mme Monique Bozizé pourtant présente en France depuis plusieurs mois, a été très remarquée.

Pour le président cette manifestation est la suite logique des fêtes qu'il a décidé de décentraliser, histoire d'être le plus près possible des Centrafricains. Mais a-t-il le droit de s’absenter du pays le jour d’une fête nationale ? Tout le problème est là. Là où le bât blesse c'est que dans l'histoire du monde, aucun président n'a fêté l'indépendance de son pays en dehors de son territoire.

Si le locataire du palais de la renaissance a profité d'une visite privée ou d'affaires mafieuses comme ce fut le cas à Düsseldorf en 2004 alors qu’il venait à peine de prendre les commandes du pays au début de son règne pour venir amadouer ses compatriotes, c'est peine perdue. Le meeting du Hilton apporte plus des problèmes avec les dépenses qu'il a occasionnées que des solutions de réconciliation entre tous les Centrafricains.

 

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La présence de deux journalistes griots qui ne jurent que par Bozizé dans la délégation n'a pas suffi au ministre d'EtatJean Willybiro Sacko de se faire humilier en assurant l'animation de la rencontre. Les problèmes des Centrafricains de la diaspora ont été vaguement évoqués et demeurent toujours sans solutions concrètes. Aucune échéance n’a été donnée pour le passeport biométrique dont le gouvernement a annoncé récemment la délivrance imminente à l’ambassade de Paris.

 

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Mis à part le compatriote Godefroy Gondjé représentant du collectif «Touche pas à ma constitution » qui a bousculé le président sur son inavouable projet de modification du nombre du mandat présidentiel, les autres orateurs se sont contentés de parler des projets dans divers domaines sans oublier ses farouches militants qui ont, soit demandé leur réhabilitation dans leur fonction perdue récemment ou bien des témoignages d'amour et de reconnaissance en vers ce chef qui n'aime pas les intellectuels.

D'ailleurs tout le long de son discours, il n'a pas manqué de fustiger ses adversaires les traitant de vampires et même des financiers des événements du 2 août. « La pauvreté est grande, la jeunesse veut s'occuper, c'est pour cette raison là qu'il y a eu beaucoup d'inscrits pour le recrutement dans l'armée » C’est un peu court comme explication des récentes émeutes du 2 août dernier. Quant aux résultats et aux méthodes de son ministre de la défense qui n’est autre que son propre fils Francis, il récuse toutes défaillances.

Amnésique, Bozizé lâche : « Il y a des gens qui veulent venir au pouvoir par des voies illégales » Quand on sait par quelle voie lui il a accédé au pouvoir, cela prête beaucoup à sourire.

Pour M. Yangouvonda l'opposition est responsable de tous les maux et fléaux qui frappent son pays : « Nous avons eu sans cesse des dialogues mais personne ne respecte les recommandations qu'ils accouchent, on va cesser ces grimaces, on va arrêter de chercher à empêcher ce que font les autres ». C’est le voleur qui crie au voleur ! C’est pourtant lui-même qui refuse systématiquement de mettre en œuvre les mesures consensuellement approuvées lors de ces dialogues.

Enfin pour répondre au couturier Oumarou qui avait demandé la reconstruction de l'usine UCATEX, il a cru bon dire « Nous avons détruit cette société nous-mêmes ». Pour rappel Bozizé est au pouvoir depuis presque 10 ans, il est donc responsable au même titre que ses prédécesseurs.

C'est vers 21 heures que les convives ont troqué la salle de conférence contre celle de la réception où ont été proposés aux convives, champagne, vin, petits fours, chenilles apportées de Bangui, cuisses de poulets et feuilles de manioc « goundja » avec chikwangue... l'ambiance était bon enfant, tout ceci pimenté par l'artiste BB Matou dont les jeunes danseuses bien taillées attiraient les regards de ces badauds dont la plupart étaient venus chercher une place au soleil à l'image de leurs prédécesseurs comme le député Zingas prêt à s'agenouiller devant le raïs pour s'en mettre plein la poche. Ce rendez-vous n'a sans doute pas apporté les éléments de réponse aux maux du pays de Boganda, père fondateur qui jadis, recevait les honneurs ce jour du 13 août.

A Paris, Wilfried Maurice Sébiro pour CAP

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 21:30

 

 

 

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Invité par les organisateurs à prononcer le discours ci-dessous devant le général Bozizé lors de la réunion du 13 août 2012 au Hilton, Bertrand Kemba n’a pu avoir le temps matériel de le faire faute d'un timing respecté par la coordination de la rencontre. C’est la raison pour laquelle il a sollicité les colonnes de Centrafrique-Presse pour néanmoins porter à la connaissance des Centrafricains, le contenu dudit discours, estimant que l'opinion doit être informée de ce qui s'était passé lors du forum sur la diaspora qui avait eu lieu au pays. Si on veut vraiment corriger les erreurs pour que les mêmes choses ne reviennent pas, pourqu'enfin on s'occupe réellement des problèmes de la diaspora comme cela se fait ailleurs.

 

 

Discours du Coordonnateur à l’occasion de la fête du 13 Août à Paris.

 

Monsieur le Président de la République, Monsieur le Ministre d’Etat, Messieurs les Membres du Gouvernent, Monsieur l’Ambassadeur, Chers frères et amis de la Centrafrique présents à la manifestation d’aujourd’hui,    

Nous remercions ceux qui nous ont donné l’occasion de prendre la parole en ce jour de la commémoration de la fête de l’indépendance de notre pays, en tant qu’ancien Coordonnateur de la diaspora centrafricaine pour délivrer notre message concernant le travail qui avait été commencé dans le cadre de la préparation du forum de Bangui en juin 2010 et qui malheureusement n’a pas été mené à son terme.  

Monsieur le Président, la fréquence de vos rencontres avec la diaspora, celle de  France, témoigne de l’importance que vous accordez à cette communauté,  la plus représentative de notre pays à l’étranger. Mais les rencontres fussent-elles nombreuses ne peuvent remplacer les actes concrets qui sont les reflets d’une volonté politique.  

Ainsi Monsieur le Président, la diaspora centrafricaine de France, quand on lui  avait donné l’occasion, s’était mobilisée pour préparer un forum qui lui était destiné et dont vous avez honoré de votre présente aux assises à Bangui.  

Quel espoir n’avait-on pas créé à cet effet. Pour la première fois se tenait dans notre pays un forum spécifique à la diaspora à l’instar de ce qui se passait partout ailleurs sur notre continent.  

Quel en est le résultat aujourd’hui Monsieur le Président. Nous ne pouvons   indéfiniment multiplier des rencontres sans résultat concret à travers un calendrier de suivi et de mise en œuvre.  

Les difficultés de tous ordres que la diaspora rencontre que se soit dans le cadre d’accès aux marchés publics qui sont l’apanage des bureaux d’études étrangers bien introduits dans les rouages de l’administration centrafricaine ou encore en matière de créations d’entreprises, nous avions voulu en chercher les solutions à travers le forum de l’époque.  

Aucun résultat probant n’en est sorti malheureusement. Ceux qui souhaitent le maintien du statu quo ont finalement eu gain de cause peut on dire.  

Monsieur le Président, ayant marqué votre intérêt pour ce forum, il aurait fallu qu’il soit mis en place un comité ou une cellule de suivi des recommandations à l’effet de vous renseigner sur un calendrier de mise en œuvre pour les projets retenus.    

Malgré les difficultés de s’accorder à Bangui, nous avions écrit au Premier Ministre à notre retour à Paris pour l’informer des problèmes rencontrés afin d’étudier avec le Gouvernement d’autres voies et mécanismes de relance du processus afin que la diaspora ne continue à rester sans repère quant à son organisation et la mobilisation des moyens envers le pays à travers des incitations. A ce jour, aucune suite n’est venue du Gouvernement.  

Dés l’annonce du forum à l’époque, brisant les tabous de  règle en la matière, nous avions volontairement transgresser les termes de références que les organisateurs du forum proposaient, tout en gardant son esprit pour étudier tout ce qui est possible d’être entrepris par la diaspora et surtout chercher des solutions quant à notre propre organisation .    

C’est ainsi que nous avions créé des commissions thématiques où chacun de par son expérience ou par sa vision des choses a pu apporter des contributions desquelles se sont dégagées des synthèses que nous avions apportées au forum.  

Malheureusement, les organisateurs ont cherché plutôt à nous diviser en imposant leurs propres thèmes pour le forum au détriment d’un travail d’équipe effectué à travers un comité de pilotage pendant plusieurs mois en concertation avec la diaspora centrafricaine des grandes villes françaises (Paris, Lyon, Bordeaux, Lille etc.) Les synthèses de ces concertations vous ont été remises lors d’une rencontre à Paris avant la tenue du forum.    

Il n’était nullement dans notre intention d’imposer nos vues à l’Etat, il lui appartenait au vu de nos besoins de discerner ce qu’il pouvait faire à court et  moyen terme,  en fonction de ses possibilité et l’assistance de nos amis.  

Un forum de la diaspora est avant tout destiné aux centrafricains de l’extérieur qui à travers leurs parcours et expériences se doivent de faire des propositions sur les relations qu’ils souhaitent tisser avec leurs pays pour favoriser les investissements ou tout autre projet qu’ils veulent mener chez eux.    

Le message était censé d’abord venir de nous avant de recueillir les observations et questionnements de nos partenaires dans le cadre du forum comme vous l’aviez souligné vous-même lors d’une audience que vous nous aviez accordée à Paris en mai 2010.  

Il y a eu au pays des forums et états généraux sectoriels dans des domaines divers que sont les mines, l’agriculture, la santé, l’éducation et en février 2009, il y a eu un forum des investisseurs à l’initiative du Ministère du commerce.    

Un forum de la diaspora comme cela se fait partout ailleurs est destiné avant tout aux acteurs de la diaspora.    

Notre démarche visait d’abord un cadre institutionnel à travers la mise en place des textes de base, et les outils d’accompagnement des investissements avant de susciter des projets individuels.  C’est ainsi que les débats et les échanges avaient été initiés dans des commissions thématiques dont la plus représentative était la commission entreprise.   

Les restitutions et échanges dans cette commission avaient donné à des propositions suivantes :    

Les propositions de résolution des obstacles du Guichet unique de Douala porte d’entrée dans notre pays. (problèmes en partie résolus depuis par la concertation entre les trois Etats concernés, Cameroun, Centrafrique et Tchad pour favoriser la circulation des biens et des personnes)    

La mise en place d’un nouveau code des PME (dont un projet a déjà été envoyé au Ministère des PME). Malheureusement notre proposition a été écartée  comme dans bien d’autres cas d’ailleurs  pour faire place à propositions des bureaux d’études étrangers qui n’ont pas la science plus infuse que nous ;  

A titre d’exemple, la TVA qui est la première source de revenu de l’Etat et dont nous maitrisons bien le mécanisme de par notre expérience, nous avons été écartés d’une mission d’audit au profit d’un bureau d’étude étranger qui malheureusement a échoué dans sa mission. Cet audit aurait permis de réduire de manière substantielle, les dettes de l’Etat vis-à-vis des Banques. Des exemples comme celui-là sont légions dans notre pays alors que la diaspora dispose des ressources permettant de faire face à des grandes missions.    

On ne peut parler d’investissement au pays en l’absence de cadre juridique adapté. C’est ainsi que la diaspora dans le cadre du forum, avait à l’étude un code des PME créant des conditions propices à ses interventions.  

Ainsi à travers ce code des PME, les pouvoirs publics devraient s’accorder sur les critères permettant de classer les différentes catégories d’entreprise en TPE Micro et PME,  pour à la fois des besoins statiques mais aussi pour promouvoir les politiques adaptées en fonction de la taille de l’entreprise.  Le code des PME devait également aborder les divers points ci après :  

La politique de financement de la PME à travers la mise en place d’un Fonds  d’investissement ou d’autres mécanismes pour pallier l’insuffisance des circuits  bancaires locaux  

Les conditions d’accès aux marché publics ou la diaspora doit être sollicitée afin de voir des domaines ou son expertise peut être sollicitée  

Les incitations en matière de sous-traitance ou de partenariat de sorte réserver 25 % des marchés aux PME locales à défaut s’acquitter d’une retenue à la source de 5 à 10 % devant alimenter un Fonds de promotion de la PME centrafricaine (pour la formation des cadres de ces PME)  

Des incitations fiscales douanières ou matière d’embauche étaient également à l’étude dans ce code de PME.  

La création d’un Centre d’affaires généralistes pour l’hébergement des pépinières d’entreprises de la diaspora voire même au delà.    

La mise en place d’un fonds d’investissement pour le financement des projets de la diaspora et aussi des PME dont les caractéristiques étaient envisagées dans le nouveau code des PME.  

La création d’un Centre de Gestion Agréé pour le suivi comptable des projets.    

La pérennisation des outils de communication à travers des Guides économiques ou tous autres supports pour valoriser l’économie de notre pays comme les sites web,         

L’exemple des thèmes abordés dans la commission entreprise était suffisant pour montrer la perspicacité des travaux effectués dans les autres commissions où l’apport de la diaspora était à la hauteur des attentes et besoins de notre pays.  Ces besoins étaient valorisés à travers les commissions santé, éducation, culture et sport, commission sociale et organisation de la diaspora.  

Notre souhait était que le forum organisé à l’initiative du Gouvernement et des partenaires au développement réussisse amplement et constitue un véritable amorçage des bonnes relations entre le pays et la diaspora, de sorte que la mise en œuvre des résolutions qui en résultaient ne devaient pas être des simples vœux pieux et traduisent une véritable volonté politique de notre Etat.    

La diaspora en tant qu’entité ne peut être qu’apolitique. Ainsi en tant qu’acteurs neutres, nous pouvons œuvrer pour les intérêts du pays de par nos expériences et vécus à l’étranger transcendant les clivages politiques qui sont de règles dans toutes démocraties.

 Pour terminer Monsieur le Président, la question à se poser est de voir comment la diaspora qui a aussi sa part de responsabilité de l’échec du forum et le Gouvernement peuvent tirer les leçons de ce diagnostic et envisager de nouvelles voies et moyens pour que la diaspora centrafricaine arrive un jour à jouer de rôles aussi importants à l’instar des autres pour leurs pays.

  Nous vous remercions Monsieur le Président et toutes les personnalités et public ici présents pour l’attention que vous avez bien porté à notre allocution.

 

Le Coordonnateur de la diaspora

 

Bertrand KEMBA

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 16:09

 

 

 

 

 

buste-boz.jpg

 

 

 

Le buste de Bozizé reconstruit après les évènements du 2 août à Bangui

Radio Ndéké Luka Mardi, 14 Août 2012 14:11

Les usagers du Jardin du Cinquantenaire peuvent désormais revisiter ce site. Le buste du président François Bozizé vient d’être reconstruit et remis au public ce 14 aout 2012, par la municipalité de Bangui.

Le buste a été enlevé lors des manifestations des jeunes contre ce qu’ils ont appelé des « irrégularités » constatées au cours de leur recrutement dans les rangs des Forces Armées Centrafricaines (FACA).

Des manifestations qui se sont soldées le 2 août dernier par la dégradation de certains édifices publics notamment la mise en sacs de la mairie du 7ème arrondissement, la destruction d’un pont dans le même arrondissement, l’enlèvement du buste du Chef de l’Etat et la destruction en partie du monument du 15 Mars.

Au nombre de ces actes inciviques a figuré la casse du portail de la maison carcérale de Ngaragba, où plus de 500 prisonniers en ont profité pour prendre la poudre d’escampette.

Selon Nazaire Guénéfeï Yalanga, maire de la ville de Bangui, « il s’agit plutôt d’une incompréhension  qui a de conséquences dévastatrices sur les édifices de la mairie. Il était donc urgent de restaurer ces patrimoines au profit de la population ».

Pour lui, « ce qui s’est passé, a été l’œuvre de la jeunesse. Une chose est de s’énerver et une autre est de connaitre ses limites. J’invite la population à une protection de tous édifices publics ».

Dans une interview accordée à une chaine internationale et diffusée ce mercredi, le président centrafricain François Bozizé a indiqué que « notre jeunesse, qui voulait à tout prix être incorporée dans les forces de défense de sécurité centrafricaine, a été tout simplement manipulée par nos détracteurs habituels. Le recrutement, ce n’est pas la première fois que nous le faisons et il y en aura d’autres par la suite. Nous prendrons les dispositions nécessaires pour que les défaillances de ce genre ne puissent pas se répéter ».

Au sujet d’une accusation liée a une éventuelle faveur faite exclusivement  à son ethnie « Gbaya », pour ce recrutement, le Chef  de l’Etat a affirmé que « le recrutement en question a été fait à ciel ouvert, au stade 20 000 places de Bangui. Les examinateurs ont été des militaires issus de tous les corps des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Il n y a pas eu des ethnies telles que  Mandja, Kaba voire Gbaya pour défavoriser les candidats. D’ailleurs on m’appelle dans mon pays en Sango (langue nationale), « Gbia ti a mara Koue », c’est-à dire le président de toutes les ethnies ».

Il est à noter que les candidats appelés à s’engager dans l’armée nationale ont été contraints à verser une somme de 5 000 francs CFA comme frais de dossier. Une première du genre dans l’histoire de ce pays. Ceux déclarés candidats malheureux se sont énervés en partie à cause du versement de cette somme provenant de la vente de certains de leurs biens.

 

 

NDLR : Un nouveau buste peut remplacer ce qui a été arraché mais rien ne saurait restaurer l’impopularité de Bozizé qui est maintenant à son maximum dans le pays et particulièrement auprès de la jeunesse centrafricaine. Si ce Nazaire Guénéfeï Yalanga  mettait autant de rapidité à réhabiliter les ponts de la ville de Bangui dont le sort n'intéresse pas les autorités comme il le fait pour le buste de Bozizé, sa capitale aurait une meilleure allure qu'actuellement et ses administrés seraient contents de lui.  Il n'y a pas que le buste de Bozizé qui compte dans la ville.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 15:25

 

 

 

 

Bozizé en galante compagnie KNK

 

 

François Bozizé: «Une bouffée d’oxygène et le pays repartira et pourra peut-être même surprendre»

ParBoniface Vignon RFI mardi 14 août 2012

En Centrafrique, le président François Bozizé a été récemment confronté à un mouvement de contestation d'une partie de la jeunesse du pays. De passage à Paris, le président centrafricain a accepté d'accorder un entretien à RFI. Il y revient sur les manifestations, la traque du rebelle tchadien Baba Laddé et l'insécurité sur le territoire national.

RFI : Quinze manifestants et trois gendarmes blessés lors d'affrontements violents à Bangui. Des manifestants qui vandalisent des monuments à votre gloire et qui pénètrent dans l'enceinte d'une prison pour libérer des centaines de détenus. Etait-ce le début du printemps arabe centrafricain ?

F B : Ce n’est pas le cas en Centrafrique. C’était une autre affaire. Notre jeunesse, qui voulait à tout prix être incorporée dans les forces de sécurité centrafricaines, a été tout simplement manipulée par nos détracteurs habituels. Le recrutement, ce n’est pas pour la première fois que nous le faisons. Il y aura d’autres recrutements par la suite. Nous prendrons les dispositions nécessaires pour que les défaillances de ce genre ne puissent pas se répéter.

Vous parlez de défaillances et on vous accuse d’avoir favorisé votre ethnie : l’ethnie Gbaya ?

C’est un recrutement qui s’est fait à ciel ouvert, au stade de 20 000 places de Bangui. Les examinateurs ont été des gens choisis dans l’armée, la gendarmerie, la police. Il n’y a pas eu de Gbayas, ni de Mandjas et Kabas ou autres. Je le dis en sango, la langue nationale, on m’appelle le « président Ti a marakwe », qui veut dire le président de toutes les ethnies.

Vous affirmez qu’Abdel Kader Baba Laddé n'est plus sur le sol centrafricain. Et pourtant quelques poches de résistance de son mouvement sont toujours signalées. Alors le départ annoncé de Baba Laddé n'est-il pas en fait un simple repli tactique?

La base de Baba Laddé en Wandago a été détruite par les forces coalisées centrafricano-tchadiennes. Il est en fuite et selon les renseignements qui nous parviennent, il doit se trouver au Soudan du Sud. Mais bien sûr, au cours de cette opération, ils ont été dispersés dans la nature et il y a quelques rares personnes qui circulent encore et qui, pour se nourrir, procèdent à des actes que nous déplorons.

Autre chef de guerre, Joseph Kony. Vous assurez qu'il sera bientôt neutralisé, mais il court toujours malgré les offensives que vous menez en commun avec l'armée ougandaise ?

Des dispositions sont prises en ce sens au niveau centrafricain comme au niveau des trois armées de la sous-région : l’armée congolaise, l’armée du Soudan du Sud et l’armée ougandaise. Nous sommes aidés par les forces américaines qui sont sur place. Les opérations se poursuivent et tôt ou tard, nous mettrons la main dessus.

Cette affirmation, vous la faites depuis quand même quelques temps ?

 

Oui. Nous avions affaire à une personne qui est très rodée dans la guérilla, la guérilla dans une région comme la nôtre où il y a la forêt, la savane boisée et autres. Ce qui rend difficile l’opération.

La France a toujours une base militaire en République centrafricaine. Pourquoi ses soldats ne participent pas à la traque de ces deux chefs de guerre ?

Nous venons de signer un nouvel accord avec la France, il y a à peine un an et demi. Et ces accords ne permettent pas aux forces armées françaises de participer aux opérations militaires sur le territoire centrafricain. La France ne voudrait pas jouer le gendarme en Afrique. Les forces françaises viennent en appui des décisions prises, soit aux Nations unies, soit au niveau de l’Union africaine, et elles se limitent à cela.

Les installations du groupe Areva ont été récemment pillées à Bakouma alors que le groupe français avait déjà repoussé de deux ans l'exploitation de la mine d'uranium. N'est-ce pas un prétexte de plus, cette insécurité, pour reléguer aux calendes grecques cette exploitation ?

C’est pénible de parler de cette affaire. Effectivement, selon la convention qui a été signée il y a quatre ou cinq ans, en janvier 2010, nous devions passer en phase d’exploitation. Il y a eu du retard et au moment des événements du tsunami au Japon, la partie d’Areva s’est présentée à nous pour dire que le cours de l’uranium avait chuté. Et, ce faisant, ils se trouvent maintenant face à des difficultés pour exploiter et voudraient repousser à plus tard, un, deux ans, trois ans, avant de pouvoir prétendre revenir l’exploiter. Nous y sommes. Tout cela ne sont que les arguments qui, selon nous, ne tiennent pas debout, mais cependant les négociations se poursuivent. Nous pensons que d’ici peu, nous trouverons une solution pour que cet uranium puisse être exploité une fois pour toute au profit de la population centrafricaine.

Avez-vous d'autres alternatives en ce moment ? Est-ce que vous pensez par exemple aux Chinois ?

Les Chinois ne se sont pas intéressés à l’uranium pour le moment. Bien sûr, si au cours de nos entretiens avec la partie Areva, s’il y a une possibilité, nous allons nous rapprocher des Chinois, il faut voir s’ils peuvent collaborer avec Areva pour exploiter cet uranium.

Malgré toutes vos richesses, diamant, bois, or, coton etc… la situation du pays s'améliore pas. Peut-on continuer, comme vous le faites, à tout mettre sur l'insécurité ?

 

L’insécurité a créé beaucoup de tort dans le pays, il faut reconnaître cela. Et ensuite, les querelles intestines et les mutineries ou autres, le passé a été lourd et pour remonter la pente, nous pensons que tous les fondamentaux sont là. Il suffit d’un peu d’oxygène. Une bouffée d’oxygène et le pays repartira et pourra peut-être même surprendre, si Dieu le veut.

 

 

NDLR : Bozizé n'a que ce tte formule de "bouffée d'oxygène" dans la bouche mais la vraie solution pour que la RCA s'en sorte est son départ de la tête du pays car c'est lui la source de tous les maux. Tant qu'il sera là, aucune bouffée d'oxygène ne pourrait constituer la solution car le sens de prédation qui caractérise son régime est tellement dévastateur qu'une seule bouffée d'oxygène ne suffira point.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 14:44

 

 

 

 

 

On comprend pourquoi on dit qu'il n'y a plus de « makongos » frais sur les marchés de Bangui! Ils ont raflé toutes les chenilles sachant bien que le Centrafricain ne peut plus s'acheter de la viande ni du poisson, en raison de leur prix élevé et de la pénurie courante...

Des « makongos » en valise diplomatique... voyageant dans la "suite présidentielle" pour échapper à la douane! On aura tout vu. On imagine la stupeur de certains invités étrangers lors de ce banquet de la folie…. ! Voilà comment on s'est moqué des Centrafricains qui meurent de faim au pays.  Cela devrait valoir au coupable principal, Bozizé, une campagne de désobéissance civique...

Rédaction CAP

 

 

 

 

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plats du banquet

 

 échantillons de plat de chenilles (makongos), maboké et chikwangue servis lors du banquet bozizéen

 

 

 

menu Bozizé au Hilton

 

 

 

 

participantes au banquet du diable 

 

 

 quelques participants heureux et participantes heureuses au banquet du diable

 

 

 

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 participante au banquet 8

 

 

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BB Matou et son groupe musical invités personnels de Bozizé

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 14:31

 

 

 

 

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DECLARATION RELATIVE A LA 11ème  SESSION ORDINAIRE DE LA CONFERENCE DES CHEFS D’ETAT DE LA CEMAC

DU 25 JUILLET 2012 A BRAZZAVILLE

 

 

 Les  relations entre le Cameroun et la RCA deux pays membres de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) avaient connu un refroidissement à la suite de l’incident relatif au refoulement du territoire Centrafricain de Monsieur Antoine N’TSIMI, Ancien Président de la Commission de la CEMAC de nationalité camerounaise, dont l’arrogance légendaire et le mépris pour les autorités et le peuple Centrafricains étaient de notoriété publique.

 

 Ce dernier contre toute évidence, n’avait pas caché son ambition de voir son mandat renouvelé à la tête de l’Institution, estimant qu’aucun Centrafricain n’était capable de lui succéder.

 

 En effet, lors de la 10ème  Session Ordinaire de la Conférence  des Chefs d’Etat de la CEMAC tenue à Bangui les 16 et 17 Janvier 2010, il a été « décidé du principe de la rotation par ordre alphabétique des Etats Membres, de tous les postes de responsabilité au niveau de l’ensemble des Institutions, Organes et Institutions Spécialisées de la CEMAC » (article 1er de l’Acte Additionnel n° 16/CEMAC/CCE/10 mettant fin au consensus de Fort- Lamy et instituant le principe de la rotation …).

 

 Ce principe a été réaffirmé lors de la session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat tenue à Brazzaville le 07 Juin 2010.

 

 Les Chefs d’Etat avaient « après débats, arrêté les principes suivants :

 

·         La rotation est intégrale. Tout Etat membre, y compris celui abritant le siège d’une institution communautaire, peut pourvoir au poste de premier dirigeant de cette institution ;

·         L’uniformisation des durées des mandats à 5 (cinq) ans à l’exception de ceux de la BEAC ;

·         Les mandats en cours vont à leurs termes ». (Communiqué final de la Session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat. Brazzaville, 07 Juin 2010).

 

 Lors de la 22e Session Ordinaire du Conseil des Ministres de l’Union Economique de l’Afrique Centrale (UEAC) tenue à Brazzaville le 19 Décembre 2011, «  le Conseil des Ministres a, en outre, réaffirmé le principe de la rotation tel qu’adopté par la Conférence des Chefs d’Etat ». (Communiqué Final 22e Session Ordinaire du Conseil des Ministres de l’Union Economique de l’Afrique Centrale UEAC Brazzaville,19 Décembre 2011).

 

Sur cette base, il était indéniable que c’était le tour de la République Centrafricaine d’occuper la Présidence de la Commission de la CEMAC à l’issue de la 11ème Session Ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEMAC tenue à Brazzaville, le 25 Juillet 2012.

 

Grandes ont été la surprise et la déception des Centrafricains d’apprendre le revirement opéré lors de ce sommet au détriment de notre pays.

 

L’attribution à la RCA de la Vice- Présidence de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC) ou des Directions Générales d’institutions ou organes virtuels c’est-à- dire non encore opérationnels ne saurait compenser une telle perte.

 

S’il est incontestable que ce sont les intérêts et les rapports de force qui dictent la conduite des Etats dans les relations internationales, la Convention Républicaine pour le Progrès Social constate avec amertume que depuis leur retour de Brazzaville, les officiels Centrafricains n’ont publié aucun communiqué, ni fait aucune déclaration pour informer le peuple Centrafricain de ce qu’on peut désormais considérer comme une humiliation nationale. C’est à croire qu’ils n’ont  aucun compte à rendre à notre peuple.

 

L’opposition démocratique centrafricaine n’étant pas représentée à l’Assemblée  monocolore et familiale pour interpeller le Gouvernement sur ce camouflet, la Convention Républicaine pour le Progrès Social exige que :

 

(1) Toute la lumière soit faite sur les circonstances de l’échec essuyé par notre pays à la 11ème Session de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEMAC à Brazzaville ;

(2) L’opposition démocratique ait accès aux médias d’Etat pour s’exprimer sur la question.

 

Fait à Bangui, le 09 Août 2012       

                                                                   

 

                                                                           Le Président

 

 

Maître Nicolas TIANGAYE

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