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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 18:38

 

 

 

 

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Faut-il rappeler que notre pays a sans doute figuré, de 1966 à 1972, parmi les plus ambitieuses nations d'Afrique? Cette période a vu naître l'émergence d'un État centrafricain volontariste, audacieux, créatif, catalyseur d'énergie.


Durant ces années, la planification a occupé une part éminemment substantielle et stratégique dans le processus d'élaboration des politiques de développement.


C'est au sein du ministère du Plan qu'a été formulée, mise en œuvre, de manière cohérente, la stratégie de développement de l'agriculture et de l'industrie. Il suffit de consulter les indicateurs économiques de cette période, pour constater que l'économie centrafricaine n'a jamais été aussi prospère.

 

Aujourd'hui ce qui me frappe dans notre pays, c'est l'absence d'un État interventionniste, à la fois concepteur et pilote de la machine économique.


Il nous manque un État à la fois souple et fort, appuyé sur une fonction publique efficace et moderne, et capable de se rendre maître de l'environnement économique. Pour reprendre une métaphore sportive, le "club" Centrafrique donne sans arrêt l'impression de subir le match. Il ne sait ni attaquer, ni défendre. Non seulement il n'a aucune stratégie, mais il lui manque aussi la créativité, l'audace, la volonté de gagner. Bien évidemment, on ne peut pas toujours gagner. Mais pourquoi nous résigner à une déroute continuelle?

 

J'observe que la faiblesse de notre économie tient en grande partie à nos carences institutionnelles parmi lesquelles il me suffit de mentionner le manque de vision et de stratégie "développementalistes", une administration démotivée et inefficace, l'absence d'un ambitieux plan national de développement à long terme, méthodiquement élaboré par et pour les Centrafricains. En résumé, notre pays souffre d'un déficit institutionnel chronique.

 

Nos performances économiques, au moment où nous avions un État fort, sont la preuve qu'un État audacieux, créatif, et une fonction publique dévouée ne sont pas des chimères. Il est urgent de redonner à l'État centrafricain son rôle et sa légitime intervention dans la conduite du développement. Il est encore possible d'y parvenir. Comment? En adoptant les mesures suivantes:

 

 

UNE VISION POUR 2032: UNE AMBITION POUR VINGT ANS

 

Notre pays est désormais confronté à un choix déterminant: prendre le chemin du développement ou s'exposer à la faillite de notre démocratie et à une dangereuse marginalisation par des voisins plus ambitieux, plus performants et plus conquérants. Le gouvernement centrafricain doit, dès à présent, élaborer une nouvelle politique économique et mettre en œuvre, région par région, un ambitieux plan national à long terme pour renforcer les capacités de l'Etat, éradiquer la pauvreté, moderniser notre économie et relever le défi de transformer notre pays en une économie à revenu intermédiaire à l'horizon 2032.

 

Il est donc urgent, par-delà la stabilité macro-économique, de nous forger une vision volontariste pour une transformation rapide du pays, avec l'adhésion de toutes les composantes de la Nation, la société civile, les partis politiques, les syndicats, le secteur privé, le gouvernement, l'Etat dans son ensemble.

Tel devrait être le mot d'ordre prioritaire et permanent

 

UN «CHEF D'ORCHESTRE» AU CŒUR DU GOUVERNEMENT.

 

Pour revenir à la métaphore footballistique, Il est de coutume d'entendre affirmer qu'un match de football se gagne ou se perd au milieu de terrain.

Le "club" Centrafrique doit disposer d'un milieu capable à la fois de proposer les options stratégiques favorables à l'équipe et d'organiser l'intelligence collective de la sélection. Une nouvelle politique économique pour le développement et le redressement national ne peut être envisagée sans un dispositif institutionnel efficace et performant. Pour gagner le match du développement, le gouvernement doit s'employer à plus de cohérence, d'homogénéité, de synergie et de coordination dans la formulation et l'exécution de ses politiques publiques, notamment dans le domaine économique.

 

À cet effet, au cœur du gouvernement, je propose la création d'un grand ministère de la Coordination Économique, du Plan et du Développement (MCEPD), englobant le Plan, le Budget, la Coopération Internationale, et l'Économie. Sous l'impulsion du Premier Ministre, ce super-ministère jouera un rôle central dans la coordination et l'harmonisation des politiques publiques de notre pays. Véritable "chef" d'orchestre gouvernemental, son rôle impliquera d'élaborer et de mettre en œuvre des plans stratégiques à long terme, de contrôler l'affectation et le rendement des ressources budgétaires, de s'assurer de l'application des orientations stratégiques des plans de développement, d'harmoniser les politiques publiques des ministères économiques et de promouvoir la coopération internationale. Ce super-ministère symboliserait ainsi la détermination du gouvernement à accorder une extrême priorité au développement économique et traduirait son engagement pour la poursuite systématique et résolue de plans de développement à long terme.

 

UNE FONCTION PUBLIQUE AU SERVICE DU DÉVELOPPEMENT

 

Un autre volet du dispositif institutionnel, nécessaire à la mise en œuvre d'une nouvelle politique économique, relève du fonctionnement de l'administration publique. L'Etat Centrafricain se doit de disposer des capacités et des compétences administratives, techniques et politiques pour fixer les objectifs nationaux et mettre en œuvre les politiques de développement. Il se doit de reposer sur une fonction publique efficace, cordonnée et compétente, qui place au-dessus de toute considération personnelle, politique ou autre, la réalisation des objectifs fixés par l'Etat.

 

Pour y parvenir, notre pays a besoin d'une grande réforme de la fonction publique. À cet égard, je propose la création d'une Commission de la Fonction Publique (CFP), organisme central chargé de la gestion et de la compétitivité des agents publics. Cet organisme aura pour mission de concevoir et de mettre en œuvre une vaste réforme de l'administration publique qui devrait s'articuler autour des axes suivants:

 

- Adoption d'une nouvelle politique de gestion des ressources humaines fondée sur la compétence

 

- Optimisation du mode de recrutement et revalorisation des statuts des agents publics

 

- Introduction d'une culture du mérite, du résultat et de la performance

 

- Formation permanente des agents administratifs axée sur une plus grande spécialisation plutôt que des profils généralistes.

 

«CENTRAFRIQUE S.A.», UN PARTENARIAT SECTEUR PUBLIC ET SECTEUR PRIVÉ.

 

Le secteur privé en Centrafrique doit être le principal moteur de la croissance, tandis que le secteur public doit conduire le développement et assurer la réalisation des objectifs socio-économiques nationaux.


Pour atteindre les objectifs de la Vision 2032, une étroite collaboration entre le gouvernement et le secteur privé est cruciale. Bien plus qu'un dispositif institutionnel, cette collaboration doit être le fruit d'un nouvel état d'esprit dans la relation secteur public-secteur privé. Le gouvernement centrafricain doit être animé par la conviction que le moteur de la croissance réside dans la pleine coopération entre secteurs privé et public et que seul un solide partenariat permettrait de concrétiser le dessein national.

 

En conséquence, notre gouvernement se doit désormais de penser la Nation comme une entreprise, la Société Anonyme Centrafrique, dont les partenaires pour le développement national sont le gouvernement, le secteur public et le secteur privé.


Le succès de cette nouvelle approche du développement national dépendra de la volonté et de la détermination des pouvoirs publics centrafricains à créer les conditions d'un dialogue public-privé favorable au développement. Pour ce faire, il est important de définir et d'établir des mécanismes de construction de la confiance entre le secteur public et le secteur privé. Ces mécanismes peuvent concerner à la fois des modes de coordination entre les acteurs (du secteur public/privé) mais également la création de nouveaux organes ou la proposition de chartes éthiques en termes de comportement à adopter. À cet effet, je propose les initiatives suivantes:

 

- Renforcement et diversification des organes de consultation et des mécanismes de discussion, de collaboration entre les secteurs public et privé.

Les principaux objectifs seront de réduire les divergences entre les deux secteurs et d'enclencher une dynamique nouvelle de consultation et d'amélioration du contenu des politiques publiques.

 

- Instauration et application d'une "Charte Client" au sein de l'appareil gouvernemental et public pour améliorer la qualité des services destinés au secteur privé. À travers cette charte, l'appareil public et gouvernemental s'engage à offrir aux "clients" usagers des services de qualité, simples et accessibles.

 

- Diversification des méthodes et instruments de diffusion des informations publiques destinées au secteur privé. Le gouvernement centrafricain doit redoubler d'effort pour une communication concertée et partagée dans le but de faciliter l'accès aux lois, règlements, et services fournis par le secteur public.

 

- Adoption, pour les agents publics, d'un code national de conduite régissant les relations entre les secteurs public et privé sur la base du concept de la Société Anonyme Centrafrique. La finalité de ce code sera de préciser les règles de conduite et les normes à respecter dans le cadre du partenariat pour le développement entre les agents publics et le secteur privé.

 

C'est en adoptant des mesures similaires, fondées sur l'intervention énergique de l'État, que l'Europe d'après-guerre est parvenue à se reconstruire et se réindustrialiser. Ruinés au lendemain du conflit mondial, la France, l'Allemagne, l'Italie, les pays du nord ont su placer leurs États au centre d'un projet mobilisateur pour l'ensemble de la société.

 

Ce fut également le cas en Asie, où des États moteurs du développement se sont vu assigner pour mission première de stimuler l'essor industriel. Le Japon, la Corée du Sud, Hong-Kong, Singapour, Taïwan, l'Indonésie, la Malaisie, la Thaïlande et plus récemment le Vietnam ont eu pour trait commun l'adoption d'un système institutionnel résolument prescripteur.

 

Le "miracle centrafricain" est également possible. Je propose que nous libérions ce génie du développement économique qui sommeille en chacun d'entre-nous.

Nous l’avons démontré par le passé. Nous le pouvons encore. Mais nous ne quitterons le banc de touche qu’à la condition que l’Etat centrafricain puisse, dès à présent, « gouverner le marché » en fixant la direction, le rythme et les objectifs à atteindre. Nous y parviendrons en cessant d’être spectateurs de notre propre histoire. Nous y parviendrons en redevenant auteurs et acteurs de notre propre avenir. Voilà ce qui est en jeu.

 

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Contact : lettredumesan@ymail.com

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 19:30

 

 

 

 

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NOTE D’INFORMATION

 

Ouverture du 3ème atelier sur la révision du code électoral

 

(10 Septembre 2012) 


Bangui le 07 Septembre 2012- Dans le cadre du processus de révision du code électoral, le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, avec l’appui technique et logistique de la communauté internationale y compris le Bureau Intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix en Centrafrique (BINUCA) et l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) organise, du 10 au 13 septembre 2012, le 3ème Atelier du Comité de concertation sur la révision du code électoral, à l’Hôtel Ledger Plazza à Bangui.

L’objectif recherché par ces assises est de trouver un consensus autour de l’Organe de Gestion des Elections (OGE) qui va être responsable de l’organisation des élections futures en République Centrafricaine, dans un climat de paix et de concorde nationale.

 

Les participants à cette rencontre seront l’Administration publique, les partis politiques de la majorité présidentielle et de l’opposition, la société civile et les confessions religieuses. Au rang d’observateurs, le BINUCA, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l’Union Africaine (UA), l’Union Européenne (UE), l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), l’Ambassade de la France et l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique.

Le principal point à l’ordre du jour est l’étude des 5 propositions d’OGE présentées par les différents groupes que sont :


-        Le Gouvernement ;

-        Les partis politiques de la majorité présidentielle (KNK, GPPMP et alliés) ;

-        Le FARE-2011 ;

-        L’URD ;

-        La société civile.


Prendront part aux assises, les experts internationaux du système des Nations Unies et ceux de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).


Online :

http://binuca.unmissions.org/Default.aspx?tabid=2876&ctl=Details&mid=5201&ItemID=486699&language=fr-FR  

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 18:57

 

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

 

 

Bangui : Le patron du safari CAWA libéré avec ses employés après 6 mois de détention

 

 

 

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Le propriétaire de la société de safari CAWA, et douze de ses employés en détention à la maison d’arrêt de Ngaragba à Bangui, ont été libérés le jeudi 6 septembre. Ils étaient interpellés depuis le mois de mars après la découverte de 13 corps de jeunes dans une mine, à l’intérieur de la concession de chasse de cette société, dans la ville de Bakouma (Sud-est).


D’après le procès-verbal de notification dont le RJDH a reçu une copie, la justice affirme avoir  ordonné la ‘’libération immédiate’’ des inculpés et classé le dossier, estimant qu’il y avait   ‘’existence du doute pénal’’ dans le dossier.


Après cette décision, le suédois Erick Mararv, propriétaire de la société et son employé  britannique, David Simpson, ont immédiatement quitté la capitale centrafricaine, ce 7 septembre à destination de leur pays respectif. Depuis leur inculpation, les présumés coupables de cette affaire n’ont jamais cessé de clamer leur innocence, attribuant ce massacre à la LRA.


La société CAWA  qui pratique la chasse aux grands animaux (panthère, buffle, éléphant…), est la propriété du Suédois, Erik Mararv et ses frères et sœurs. Il s’agit donc d’une entreprise familiale. Erik Mararv est né en République centrafricaine et y a grandi. Ses parents s’étaient implantés depuis plusieurs décennies dans la préfecture de la Mambéré-Kadéi (ouest) et conduisaient le projet Sangha Forage qui intervient dans la construction des forages.


Créé en 2006, elle emploierait  près de 250 personnes, originaires de Bakouma ou des villages environnants.

 

 

 

NDLR : On voit qu’avec la disgrâce des deux frères Findiro, l’ex-demi-dieu Firmin Findiro aujourd’hui en cavale et son frère aîné Laurent Findiro sous-préfet de Bakouma et leurs magouilles criminelles, cette sombre affaire dans laquelle ils sont impliqués à fond ne pouvait que connaître un tel dénouement.

 

 

 

 

Bambari/Kaga-Bandoro : Sentiment mitigé sur le rapatriement de Baba-Laddé

 

 

babaladdé

 

 

7 Septembre 2012 Les  habitants des régions qui ont subi les exactions des éléments du chef rebelle tchadien, Abdel Kader Baba-Laddé, se disent  d’une part contrariés  et d’une part soulagés de son rapatriement.


Dans la ville Bambari  (centre), ce rapatriement ne rencontre pas l’agrément de la population qui estime que celui-ci devait être poursuivi pour tout le mal qu’il a fait à la population civile. Mais dans la commune de Ouandago, situé à 48 kilomètres de la ville de Kaga-Bandoro (nord), les personnes se disent libéré du joug du Front populaire pour le redressement (FPR).


Plus d’une dizaine de personnes interrogées par le correspondant du RJDH ce vendredi 7 août, à Bambari, ont exprimé un sentiment de frustration. Pour la plupart, le leader du FPR a commis de nombreux exactions et des abus sur la population et mérite d’être jugé.


« Nous réclamons que la justice soit faite, car nos femmes ont été violentées, nos enfants ont été enrôlés  dans cette rébellion, nos frères ont été froidement abattus, nos maisons ont été pillées et détruites», a déploré un habitant du quartier Kidjigra à Bambari.


Une habitante du quartier Hadji  a pour sa part dit que « ce chef rebelle  nous a fait  tant souffrir,  ce n’est pas la meilleure décision que de le rapatrier, Baba-Laddé doit être jugé ».


A Ouandago, l’avis n’est pas du tout le même, «nous nous réjouissons  du rapatriement de ce  chef rebelle et nous demandons  au gouvernement de nous venir en aide, car nous avons perdu nos maisons, beaucoup de biens. Notre santé est affectée et même l’éducation de nos enfants a été compromise par Baba-Laddé. Nous souhaitons que la paix soit garantie », a affirmé Apollinaire Barkoa, un habitant de la localité.


Thomas Fikiraet Frédérique  Ngodi,  tous  des  pêcheurs, espèrent désormais  circuler librement pour vaquer à leurs activités de pêche sans crainte, souhaitant que les éléments de cette rébellion tchadienne soient vite rapatriés.


La commune de Ouandago  constitue l’une des bases du FPR de  Baba-Laddé. C’est là où ses  hommes ont été attaqués par les forces armées centrafricaines et tchadiennes.

 


 

Obo : Des femmes accouchent à domicile

 

L’hôpital de la ville de Djéma (sud-est), est dépourvu de personnel qualifié et de matériel, cette situation fait que de nombreuses femmes accouchent sans aucune assistance d’un personnel soignant.


« Notre hôpital est dépourvu de tout. Les femmes accouchent à la maison ; seules des matrones traditionnelles les assistent parce qu’il n’y a ni d’infirmiers ni de sage-femme »,  a déploré Catherine Toumokpio, une habitante de Djéma.


La même source précise que cette situation a amené certaines femmes a accouchés des mort-nés, d’autres qui devaient subir des interventions chirurgicales  meurent en cours de route parce qu’elles sont transportées  à l’aide des motos, à destination de la ville de Zémio située à 95 kilomètres.


La population lance un appel au gouvernement et aux partenaires au développement qui œuvrent dans le domaine de la santé, pour voler au secours des femmes de la localité.

 


 

Mbaïki : cinq enfants décédés des suites de diarrhée et vomissement

 

Cinq enfants  dont l’âge varie entre deux et huit  ans  sont morts  des suites de diarrhée et de vomissement, dans  la semaine allant du  27 août au 1er septembre,  dans la commune de  Bokoma, à  40 kilomètres  de la sous-préfecture de  Mbaïki (sud), a signalé le chef de centre.


«Nous avons enregistré cinq enfants dont l’âge varie entre deux et huit ans, victimes de la diarrhée et de vomissement. Ce nombre nous effraie. Un rapport a été envoyé au centre de santé préfectoral de Mbaïki. Nous attendons impatiemment la suite », a-t-il  précisé.


D’après le responsable du service de vaccination, le docteur Lucien Zimao, « on ne peut parler d’épidémie  en ce moment, puisqu’il n’y a pas eu de confirmation au niveau de Bangui ».

 


 

Boali : Accès difficile à l’eau potable et aux soins de santé

 

Les habitants du  village  de Yamien situé à 133 kilomètre  de Bangui, dans la sous-préfecture de Bossembele (sud-ouest),  ont  des  difficultés d’accès à l’eau potable et aux soins dans le centre de santé.


« Tôt le matin, les femmes et les enfants  parcourent  de longues distances  pour  s’approvisionner en eau de source non aménagée, appelée Djobo et de la rivière de  Gbatin. Pendant la saison sèche, c’est un véritable calvaire, du fait que l’unique  source tarit. Il n’y a aucun forage dans le village », a expliqué Mr Wagalé  Anatole, habitant le village Yamien.


Isabelle Ngbanamikian, qui habite le même village se plaint des nombreux cas de maladies dus à  la consommation de l’eau de la rivière. Elle évoque entre autres  la fièvre typhoïde et les vers intestinaux.


En plus des difficultés d’accès à l’eau potable, le village de Yamien ne dispose pas de centre de santé. «  L’unique  poste de santé créé en 1988 ne fonctionne plus depuis plusieurs mois, à cause du   manque de personnel soignant. La population locale se soigne avec des médicaments de la rue vendus par les commerçants ambulants, d’autres utilisent des médicaments traditionnels pour guérir certaines maladies », a ajouté Isabelle Ngbanamikian.


Le   village de Yamien  compte 400 habitants constitués majoritairement  des enfants et des femmes.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 17:39

 

 

 

 

ndele

 

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 07 Septembre 2012 13:41

 

La Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) n’est pas responsable des exactions commises ces derniers temps dans le Bamingui-Bangoran (nord). Les responsables de cette ex-rébellion, transformé récemment en parti politique, ont demandé à leurs éléments de déposer les armes après la signature de l’Accord de Paix Globale avec Bangui.

 

Ces propos sont tenus sur les ondes de Radio Ndeke Luka ce 7 septembre 2012 par Idriss N’Daré, représentant du président de la CPJP à Ndélé. Le numéro II de la CPJP a ainsi rassuré que seul le désarmement pourra permettre de mettre fin aux exactions en cours dans la région.

 

Selon Idriss N’Daré, interrogé par un envoyé spécial de Radio Ndeke Luka à Ndele, « nombreux sont certains inconnus qui opèrent souvent au nom de la CPJP. Eu égard de la porosité des frontières de la république centrafricaine avec ses voisins, les armes sont vendues comme des arachides au marché, donc sans réglementation. Seul, le processus du Désarmement Démobilisation et réinsertion pourrait déterminer qui est qui après la remise des armes par la CPJP au gouvernement ».


D’après des habitants de la ville, « continuer de voir des éléments se balader en armes n’est pas rassurant quant à un retour véritable de la paix. Selon eux, seul le désarmement pourra les rassurer ».


Il faut dire qu’à ce jour, dans la ville de Ndele, la plupart des éléments continuent de se balader en arme. On retrouve les éléments armés des Forces armées centrafricaines en faction à certains endroits de la ville. Des éléments de l’Union des Forces Démocratiques pour le rassemblement (UFDR) et de la CPJP se baladent également en armes.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 16:17

 

 

 

 

Armoiries-de-la-RCA.jpg

 

 

Actualité de l'ambassade de la République centrafricaine à Paris

 

                                                     NOTE D'INFORMATION


L’Ambassade, Haute Représentation de la République Centrafricaine auprès de la République Française, porte à l’attention de la communauté centrafricaine qu’une délégation technique, conduite par Monsieur Jacques MBOSSO, Ministre de la justice, Président du comité de délivrance des passeports biométriques sera à Paris le Jeudi 13 Septembre 2012.


La délégation a pour mission de collecter toutes les données relatives à l’établissement des passeports biométriques.


Le calendrier des activités de la mission se présente comme suit :


Du vendredi 14 au mardi 18 Septembre 2012 inclus de 8h30 à 19h00, excepté le dimanche 16 septembre 2012.


Les conditions à remplir sont les suivantes :


1-/ Une somme (frais) de 120 euros en espèces ;


2-/ Deux (2) photos d’identité sur fond blanc ;


3-/ Une copie d’acte de naissance légalisée par l’Ambassade ;


4-/ Une copie de certificat de nationalité centrafricaine légalisée par l’Ambassade (condition indispensable mais pas nécessaire).


Par ailleurs, le comité tient à préciser que les passeports ne seront délivrés qu’à Bangui. Les ayants-droit seront avisés par la voie diplomatique afin de procéder au retrait.

L’Ambassade, Haute Représentation de la République Centrafricaine auprès de la République Française, saurait infiniment gré aux compatriotes pour leur promptitude habituelle.

                                                 Fait à Paris le 7 Septembre 2012



Egide GOUGUIA


Chargé d’Affaires a.i
 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 15:33

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Vendredi, 07 Septembre 2012 13:31

 

Un lieutenant de la Garde Présidentielle a abattu avec son arme deux éleveurs. Un des éléments qui était avec lui en a blessé trois. L’incident s’est produit jeudi 6 septembre 2012 au village Koukourou situé à la sortie nord de Bangui, à 21 kms de la capitale centrafricaine.

 

En riposte, les éleveurs ont abattu à leur tour un élément des FACA. L’officier quant a lui a pu se sauver. Radio Ndeke Luka a pu recueillir sur place les premiers témoignages sur cet incident. Un début de panique avait d’ailleurs commencé à gagner la capitale, surtout au niveau du PK 12 et des quartiers de Fouh, Gobongo. La rumeur faisait état à ce moment-là d’une attaque des hommes de Baba Ladé. On sait à présent qu’il n’en était rien.

 

Selon les témoignages recueillis auprès des habitants du village par une équipe de Radio Ndeke Luka, « il s’agit d’une violente dispute entre un officier de la garde présidentielle et un groupe d’éleveurs qui a viré au drame ».


Les mêmes sources révèlent que l’officier militaire est surnommé  « sorcier Aladjamba » par les populations du coin en raison de sa propension à s’en prendre aux éleveurs pour les dépouiller du produit de la vente de leur bétail. Il arrive même qu’il les dépossède tout simplement de leurs bœufs. Il avancerait toujours, pour justifier ce qui est considéré sur place comme un racket, le prétexte selon lequel le Chef de l’Etat a interdit la vente et le stockage du bétail aux alentours de la ville.

 

Les populations rencontrées parlent de ce énième incident ayant provoqué mort d’homme comme d’un acte prémédité. Elles en veulent pour preuve que le lieutenant avait brandi la menace de tuer, deux jours auparavant.

Le béret du lieutenant a été retrouvé sur place après sa fuite et deux de ses éléments de sexe féminin ont été capturés puis relâchés par les éleveurs jugeant qu’elles n’ont rien à voir avec l’acte posé par l’officier Aladjamba.

 

Les corps des deux éleveurs tués ont été acheminés à la mosquée de PK12 et inhumés dans la matinée de vendredi 7 septembre.

 

Pour le moment aucune réaction n’a pu être obtenue du côté des autorités, tant gouvernementales que militaires sur cet incident. Aux dernières nouvelles, la tension demeure vive au sein de communauté des éleveurs. Ils sont toujours munis de gourdins, arcs, couteaux et autres armes blanches.

 

 

 

NDLR : La présence au sein des effectifs de la garde présidentielle de tueurs et autres criminels bien identifiés comme tels ne paraît nullement déranger Bozizé et son fils Francis outre mesure. L’impunité et la protection dont ceux-ci continuent de bénéficier de la part de ces derniers ne peuvent qu’encourager ces assassins à poursuivre et multiplier leurs abominables forfaits vis-à-vis des éleveurs mbororos qui continuent eux-aussi malheureusement à payer un lourd tribut à ce régime agonisant.  

 

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 15:12

 

 

 

 

Entête Collectif T

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 15:04

 

 

 

 

Entête MLPC

 

 

 

 

DECLARATION

 

           Les terribles révélations sur le hold-up électoral de 2011 savamment organisé et conduit par les faucons  du régime en place, au nombre desquels figure la championne en art de frauder, Madame Marie Solange PAGONENDJI NDAKALA, démontrent à suffisance que le Général François Bozizé, ses députés et autres alliés n’ont aucune légitimité.

 

         L’histoire retient et retiendra assurément que les élections groupées de 2011 ont été une vaste mascarade électorale et une honteuse régression de la démocratie chèrement acquise par le peuple Centrafricain.

 

         En effet, la semaine écoulée, la presse a publié des fac-similé des documents à l’entête, l’un du Ministre du développement du Tourisme et de l’Artisanat, l’autre celui du KNK, Parti du Président de la République, le Général François Bozizé, mais tous deux revêtus de la signature de madame  Marie  Solange   PAGONENDJI   NDAKALA, Ministre à l’époque des faits chargée du développement du Tourisme d’une part et Secrétaire Nationale aux Organisations Nationales du KNK d’autre part.

 

         Les deux documents publiés ont mis à nu les stratégies éhontées de fraudes électorales tant au niveau  de l’organisation que des résultats sensés être obtenus par le KNK et appuyées par la Commission Electorale Indépendante (CEI) présidée par le Pasteur Joseph BINGUIMALE assisté du tristement célèbre Rigobert VONDO.

 

         Aujourd’hui, la Communauté Nationale et Internationale comprend aisément pourquoi l’Opposition  Démocratique a rendu public le même jour du scrutin, une déclaration dénonçant la prétendue élection dès le premier tour du Général François Bozizé   et ses députés de famille, de clan et de parti  plébiscités par la filouterie, le vol, les menaces, le trafic d’influence, etc le tout avec préméditation.

 

          Force est aussi de comprendre pourquoi des compatriotes épris de justice, de liberté, de démocratie et de progrès ont décidé en âme et conscience de mettre en place le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011 (FARE-2011)  qui depuis toujours défend les  acquis démocratiques et dénonce également les manouvres grossières de conservation coûte que coûte du pouvoir de l’Etat par le Général François Bozizé.

 

           Il en est de même de la tentative de caporalisation des travaux du 3ème atelier sur la révision du Code Electoral et la volonté manifeste d’un membre du Gouvernement de tirer à boulets rouges sur le Représentant de l’Union Européenne qui ne ménage aucun effort pour sortir la R.C.A du fond du gouffre.

 

         En tout état de cause, la publication de ces deux documents de stratégies de fraude électorale qui remet en cause l’élection du Général François Bozizé et ses députés KNK, renforce le peuple Centrafricain  de prendre conscience et de dire ‘’halte au hold-up électoral’’ et ‘’ Plus Jamais cela’’.

 

            De même, l’opinion nationale et internationale doivent plus que jamais soutenir le mouvement ‘’ NE TOUCHE PAS A MA CONSTUTUTION’’ afin d’éviter à la R.C.A, l’asservissement, l’inconsidération et la régression démocratique.

 

          Au moment où la question des élections est remise à l’ordre du jour avec la tenue du 3ème atelier sur la révision du code électoral, la publication de ces deux documents fait peser une lourde hypothèque sur ses travaux dont la finalité devient un non sens, tant que le Général François Bozizé et ses faucons dépourvus de toute conscience nationale et de patriotisme tels que Madame  PAGONENDJI  NDAKALA et autres survivront au sommet de l’Etat.

 

            Devant, la gravité des actes mis en évidence par ces deux documents, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) membre à part entière du FARE- 2011 adressera dans les tout prochains jours une lettre ouverte à la Cour Constitutionnelle afin de mettre en évidence les éléments constitutifs de l’escroquerie nationale commise pendant les élections groupées de 2011.

 

 

                                                                         Fait à Bangui, le  03 Septembre 2012

 

 

                             Pour  le Bureau Politique

                                 Le 1er Vice Président

 

 

 

          Gabriel Jean Edouard KOYAMBOUNOU

 

 

 

 

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 22:36

 

 

 

 

 

des-rebelles-tchadiens.jpg

 

 

 

Baba-Laadé-N'djaména

 

 

Par Boundi Ouoba, 5 Septembre 2012 Le PAYS


Le Tchad, un pays désormais sans rébellion ; personne ne l'aurait cru. D'autant que quatre ans plus tôt, des rebelles avaient assiégé Ndjamena la capitale et menaçaient de solder les comptes au président Idriss Deby qui, rappelons-le, est un ancien maquisard. Mais aujourd'hui, cela n'est qu'un lointain souvenir puisque l'un après l'autre, tous les foyers de rébellion se sont éteints.

 

Et, même l'impondérable chef du Front populaire pour le redressement (FPR), Abdel Kader Baba Laddé, a finalement décidé de rentrer dans la république en déposant les armes. Fin de balade donc pour un homme qui, à la vérité, troublait aussi bien le sommeil de Bangui que de Ndjamena.

 

Certes, Baba Laddé, on le sait, était depuis peu militairement assoupi, si fait qu'il n'avait pas d'autre choix que de signer sa reddition. Mais quand un rebelle, pour une raison ou pour une autre, en vient à accepter de déposer les armes, surtout sans effusion de sang, il y a de quoi s'en féliciter. Cela participe d'un souci d'apaisement et de réconciliation. Et c'est bien le président Deby qui se frotte actuellement les mains, lui qui, on se rappelle, est parvenu à mettre sous l'éteignoir bien des rébellions que d'aucuns croyaient indécrottables.

 

C'est tout à son honneur, même s'il est encore trop tôt pour lui de crier victoire. Car, les mêmes causes produisant les mêmes effets, il n'est pas exclu que surgissent de nouveaux foyers de tensions aussi longtemps que prévaudra la mal-gouvernance et que seront confisquées les libertés publiques.

 

Plutôt que de s'en réjouir outre mesure, la reddition du rebelle Baba Laddé doit pousser le président Déby à la réflexion. C'est une épine de moins qui, en même tant qu'elle soulage, doit constituer un fil d'Ariane pour les autorités tchadiennes dans leur quête de l'unité nationale.

 

Et cela passe aussi par le respect de la parole donnée. En tout cas, on suppose qu'avant d'accepter de déposer les armes, le chef du FPR qui est déjà arrivé à Ndjamena, a eu la garantie que Deby ne lui fera pas la peau. Dans le cas contraire, ce nouvel accord risque encore de connaître le même sort que celui de 2009, année où Baba Laddé avait été arrêté et extradé par Bangui.

 

Peut-être revient-il aussi à ce dernier de savoir se tenir à carreau comme l'a si bien fait l'ancien rebelle Goukouni Weddeye qui, depuis des lustres, mène une vie paisible à Ndjamena. Mais en même temps, l'extinction des rébellions enlève tout prétexte de mauvaise gestion de la manne pétrolière à Déby. Il ne peut plus dire que les folles dépenses, c'est pour l'effort de guerre.

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 22:15

 

 

 

 

Gabirault

 

 

DECISION N° 01/ACD/12 PORTANT DESIGNATION D’UN REPRESENTANT DE L’ACD EN CÔTE D’IVOIRE



  

 

Vu les dispositions des articles  2, 5 et 6 de la loi du 1er juillet 1901 concernant les associations en France ;                                                                                                                                                                  

 Vu l’article 1er du décret du 16 août 1901 concernant les associations en France ; 

                                                         

 Vu le récépissé de déclaration n° W771009635 de la sous-préfecture de Meaux (Seine et Marne) en date du 06 juin 2012 ;                                                                                                                                 

 

Vu la publication de la création de l’ACD au journal officiel de la République Française sous le n°1524 du 16 juin 2012 ;                                                                                                                                                         

 Vu le certificat d’inscription de l’ACD à l’INSEE (Institut National pour la Statistique et  les Etudes Economiques), au Répertoire des entreprises  et Etablissements en France sous le n°752 933 390 du 24 juillet 2012 ;                                                                                                                                                                                                                                             Vu le procès verbal de l’Assemblée Générale Constitutive de l’ACD portant approbation des statuts et du règlement intérieur de l’ACD en date du 25 mars 2012 ;

                                                                                                                                                                                                                                                                              Vu le procès-verbal de l’Assemblée Générale Constitutive de l’ACD du 25 mars 2012 portant élection du bureau; 

                                                                                                                                                   

Vu le procès-verbal de la 2e Assemblée Générale Extraordinaire de l’ACD du 04 août 2012 portant modification partielle des dispositions des statuts, du règlement intérieur et de la composition du Bureau ; 

                                                                                                                                                                                                                        

Vu le Procès-verbal du Conseil d’Administration de l’ACD en date du 28 août 2012         approuvant la désignation d’un représentant en République de Côte d’Ivoire ;

                                                              

 

DECIDE

 

 

Article 1er : Monsieur Francis GOMBE Consultant-Formateur  est désigné en qualité de Représentant de l’ACD en République de Côte d’Ivoire ;


Article 2 :L’intéressé est soumis à une neutralité politique dans le cadre de ses activités de Représentant de l’ACD.


Article 3 : la présente décision qui prend effet à compter de la date de sa signature, sera communiquée partout où besoin sera.

 

                                                                    Fait à PARIS le 

                                                                   

 

                                                                             Le Président

 

                                                                   Emmanuel Olivier GABIRAULT

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