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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 00:35

 

 

 

 

http://www.dw.de/ 

 

En République centrafricaine, les exactions imputées aux miliciens anti-balaka se poursuivent dans la capitale et à l'intérieur du pays. Mais les responsables de cette milice d'autodéfense démentent formellement.

 

Les miliciens anti-balaka sont en effet accusés de s'attaquer régulièrement aux musulmans, pour la plus part reclus dans leur bastion, les quartiers PK 5 et PK 12 de Bangui. Certains d'entre eux ont d'ailleurs fui la capitale centrafricaine. S'il reconnaît l'existence de ces violences meurtrières à l'encontre des musulmans, le coordonateur adjoint chargé des opérations des anti-balaka, Sylvestre Yagouzou, disculpe ses éléments:

 

«Les malfrats, les braqueurs, les coupeurs de route qui étaient enfermés à la maison d'arrêt, tout ce monde-là est dehors. Ce sont eux qui se disent anti-balaka. Et ce sont ceux-là qui commettent des massacres, qui font de n'importe quoi. Les hommes politiques aussi ont recruté des gens au nom des anti-balaka. Nous, on contrôle nos hommes. Notre coordonateur général, Patrick Edouard Ngaissona, a demandé à tous les anti-balaka de ne pas faire n'importe quoi. Tout le monde est resté sur place.»

 

Des anti-balaka mal structurés

 

En dépit de ce démenti, nombreux sont les analystes qui reconnaissent cependant que les anti-balaka sont mal structurés et ne disposent pas d'un interlocuteur fiable, d'où les dérapages constatés. Le journaliste français et spécialiste de la Centrafrique, Antoine Glaser, est de cet avis.

 

«Malheureusement, la vérité, c'est que les anti-balaka, ne sont absolument pas structurés. En fait, c'est beaucoup plus la survie d'un certain nombre de groupes. On pourrait même dire parfois que ce sont de petits chefs de quartiers qui mobilisent les uns et les autres, souvent sur une base familiale ou clanique. Si les anti-balaka étaient aussi bien structurés, la situation, c'est horrible à dire, mais, ce serait beaucoup plus simple.»

 

Composés de villageois, de militaires et de jeunes désœuvrés, les anti-balaka sont aussi accusés de rançonner les populations. Début juin, le gouvernement centrafricain a saisi la Cour pénale internationale pour qu'elle enquête sur les crimes commis dans le pays, notamment par les ex-rebelles de la Séléka et les anti-balaka.

 

À noter que le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU a lui aussi fait part de son inquiétude. La Coordonnatrice humanitaire principale en République Centrafricaine, Claire Bourgeois, condamne fermement la recrudescence de la violence intercommunautaire dans la région de Bambari. L'attaque de la communauté peule près de Bambari lundi a entraîné des violences qui auraient fait une cinquantaine de morts selon un bilan provisoire de la force africaine Misca.

 

Lu pour vous : Les anti-balaka réfutent les accusations

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 09:14

 

 

 

 

25/06/14 (RFI)

 

En Centrafrique, Bambari était sous très haute tension encore mardi 24 juin. La ville du centre du pays avait été frappée par des violences la veille. Tout est parti d'une tuerie près du village de Liwa, à une dizaine de kilomètres de là. Ce même village où une dizaine de personnes avaient été tuées, le 12 juin dernier. La violence s'est ensuite propagée dans plusieurs quartiers de Bambari. Le bilan est de 30 à 58 morts.

 

« La situation s'est stabilisée, mais la tension est toujours très grande. Il y a encore eu un assassinat dans le quartier commerçant ce matin », témoigne une source humanitaire internationale sur place. Toute la journée de mardi, les ONG locales ou étrangères ont tenté de recueillir les informations sur les personnes tuées la veille, pour beaucoup inhumées rapidement par leurs proches. La journée de lundi aura coûté la vie à, selon les sources, 30 à 58 personnes.

 

Avant l'aube, lundi, un groupe d'anti-balaka a attaqué un campement peuhl, à proximité du village de Liwa, tuant 18 personnes. Quand la nouvelle de l'attaque a atteint Bambari, les esprits se sont enflammés. Pendant plusieurs heures, des maisons ont été incendiées, des gens assassinés à la machette dans plusieurs quartiers.

 

Les habitants ont afflué vers les sites de déplacés habituels. Les sites religieux ou proches des positions militaires internationales se remplissent de milliers d'habitants de la ville. Ils étaient encore, mardi soir, des milliers à l'évêché ou aux abords de la base occupée par les forces internationales.

 

Bambari cristallise les tensions depuis quelques semaines. L'état-major Seleka y a établi ses quartiers en mai dernier et, alors que durant des mois le chef local de la Seleka Ali Darass avait su maintenir une cohésion dans cette ville, cette nouvelle présence massive a soudain suscité l'inquiétude chez de nombreux habitants. La semaine dernière, une dizaine de corps suppliciés ont été repêchés dans la Ouaka, la rivière qui traverse la ville.

 

Pour beaucoup, l'attaque du campement peuhl est une opération de représailles à la tuerie survenue le 12 juin, lorsque des jeunes venus de Bambari avaient assassiné une dizaine de chrétiens dans ce même village de Liwa, pour sa part incendié. Un raid attribué à des jeunes musulmans voulant venger deux des leurs tués sur la route d'Alindao. La présence à Bambari des forces internationales Misca et Sangaris ne semble plus en mesure de contenir les flambées de violences devenues récurrentes.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140624-rca-violences-bambari-sou...

RCA: Bambari toujours sous haute tension après deux tueries

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 08:52

 

 

 

 

 

Le général De Gaulle, grand rassembleur, à peine enterré dans cette modeste terre de Colombey  les deux Églises, voit la troisième, la quatrième voire la cinquième république mercantile reprendre ses droits de dépeçage de l’Afrique .

 

L’éternelle infanterie coloniale des africanistes sous la plume de Thomas Flichy dans  son pamphlet (Pourquoi la guerre), au détour d’une phrase, décoche l’éternelle injure :``Dans la mesure où aucun état n’a véritablement existé…``

 

Ainsi parlait Hitler à propos des africains.

 

N’avez-vous pas, en violant le sol africain voici quelques siècles, rencontré des empires, des royaumes, des principautés, des Autorités morales partout? Vous les avez décapités! Vous n’avez  laissé  après vos dégâts que ruines et terre brûlée.

 

Qu’appelez-vous État? Les tribus gauloises? La royauté? La république mercantile?  Parvenus dans  ce dernier stade d’évolution, vous l’avez imposée par les armes aux États africains. Ceux-ci concevaient autrement l’Autorité gouvernementale, elle était liée à une conception morale et culturelle. L’absence de moralité d’un représentant du pouvoir l’excluait du Pouvoir. Nous sommes loin des copies conformes que vous nous imposez aujourd’hui par la corruption mercantile. Le peuple était libre, il produisait pour ses besoins, il était armé dès l’adolescence pour repousser les pillards arabisés hors de leur territoire.

 

L’Africain est le premier homme qui depuis des millénaires a accumulé l’expérience prudente du meilleur état qui soit dans le contexte très actuel du respect de la vie dans son environnement total (animisme).

 

Qu’avez-vous fait? Les forêts sont détruites, les eaux polluées, les villes insalubres, l’humanité bancale et affamée, la multitude de nègres blancs que vous fabriquez (serviteurs  zélés) participent au délabrement de l’Afrique et brisent l’élan de la Population à se prendre en main. Ainsi en 1905, en Centrafrique, en assassinant le roi Bangassou et la reine Na Té Légué vous avez décapité le Royaume Bandia , vieux de plus de cinq cents ans et riche de trente Rois consécutifs. Vos mercenaires ont caché leurs corps afin d’embrouiller le peuple qui vous avait accueilli cordialement.

 

En septembre 2014, 12 000 soldats mercenaires vont occuper la République Centrafricaine. Ce bordel,  installé pour la consolidation de votre tutelle, forcera une mutation de la Race Noire déjà affaiblie et divisée. Nous n’avons rien à gagner de cette occupation militaire  et vous? Tout a déjà était dit sur vos motivations profondes, il n’y a que vos intérêts que vous soignez. Mais, vos manœuvres et celles de vos acolytes et amis, sont maintenant bien connues.

 

Que dira l’Histoire de votre notion d’État?

 

Bamboté Makombo   21 juin 2014 / écrivain centrafricain.

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 08:45

 

 

 

 

2014-06-25 07:00:09  (Xinhua)

 

Le président de la Banque de développement des États de l'Afrique centrale (BDEAC) Michaël Adandé a déclaré mardi à Brazzaville que cette institution est disposée à participer à la reconstruction de la République centrafricaine (RCA), plongé depuis près de deux ans dans une crise politique et militaire.

 

"La banque n'attend pas. Récemment nous avons signé des conventions pour des projets en RCA, grâce à un accompagnement de la France. Nous avons également lancé les études dans les secteurs qui sont prioritaires à la banque, notamment l'énergie, les routes et le chemin de fer", a indiqué Michaël Adandé, au cours de réunion extraordinaire du conseil d'administration cumulée à l'assemblée générale de la BDEAC à Brazzaville.

 

Malgré la crise en RCA, devenue un facteur négatif pour les économies des six pays de l'Afrique centrale, la BDEAC a décidé, au cours de la double réunion, de débloquer 1.200 milliards de Francs CFA (environ 2,4 milliards de dollars). Ce fonds est destiné à financer des projets dans les secteurs de l'agro- alimentaire, la transformation du bois, ainsi qu'à la réalisation des études relatives à la restructuration des filières porcine et avicole.

La banque BDEAC aidera la Centrafrique dans la reconstruction

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 08:43

 

 

 

 

http://www.lematin.ma/   24 juin 2014

 

Le président de la Commission de la consolidation de la paix (CCP) de l'ONU, Antonio de Aguiar Patriota, a fait part de sa satisfaction, lundi à New York, de voir le Maroc assumer la présidence de la configuration centrafricaine et salué la «volonté et le courage» du Royaume à cet égard.

 

Le Maroc a non seulement la «volonté politique» mais également «le courage et les moyens» d'assumer cette position et «nous en sommes très heureux», a affirmé Antonio de Aguiar Patriota, également ambassadeur du Brésil à l'ONU, dans une conférence de presse en marge de la première session annuelle de la commission de la consolidation de la paix de l'ONU.

 

En cette qualité, le Maroc est appelé à contribuer à la coordination de l'action internationale en faveur du rétablissement de la sécurité et du retour à la paix et à la stabilité dans ce pays, rappelle-t-on.

 

L'ancien ministre brésilien des Affaires étrangères a de plus ajouté que le Royaume dispose d'«une ambassade à Bangui et de vols directs (vers ce pays) à travers la Royal Air Maroc».

 

En avril dernier, le ministre centrafricain des Affaires étrangères, Toussaint Kongo-Doudou, soulignait à la MAP que «les Marocains ne sont jamais partis. Ils nous ont accompagné jusqu'au bout», rappelant, en marge d'une réunion du Conseil de Sécurité sur la Centrafrique, que quelque soit le niveau de la crise, «l'ambassade du Maroc à Bangui est restée ouverte».

 

La Commission de consolidation de la paix (CCP) est un organe subsidiaire du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale. Elle a, pour rôle, d'améliorer la cohérence des interventions de la communauté internationale et d'élaborer une stratégie garantissant la convergence des efforts de l'ensemble des acteurs impliqués dans la gestion de chaque sortie de conflit. 

 

http://www.lematin.ma/express/2014/configuration-centrafrique_-le-president-de-la-ccp-de-l-onu-salue-la--volonte-politique--du-maroc/204681.html#sthash.ntoE89B7.dpuf

Centrafrique :  Le président de la CCP de l'ONU salue la «volonté politique» du Maroc

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 23:48

 

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2014-06-24 19:15:23 - Une nouvelle rébellion dénommée Union des Forces Armées Centrafricaines pour le Redressement (UFACAR) coordonnée par M Alain Hassane Dondaye a été officiellement lancée lundi lors d’une conférence de presse à Bangui.


Composé pour la plupart des principaux lieutenants de la rébellion du 15 mars qui ont porté au pouvoir le général François Bozize, ce mouvement a pour objectif principal de restaurer la paix, la cohésion nationale, le respect des principes de la laïcité de l'Etat et le respect du processus du DDR (désarmement, démobilisation et réintégration).

Cette rébellion est structurée en aile politique notamment un comité de pilotage sous la direction de M Alain Hassane Dondaye  et en une aile militaire composée du haut commandement dirigé par le Colonel Amadou Danzoumi et du bataillon d'intervention rapide (BIR) placé sous l'ordre du commandant Anatole Ngaya.

Dans son allocution, le coordonnateur Alain Hassane Dondaye a rappelé que l'UFACAR occupe une grande partie de la Centrafrique puisqu'elle est « solidement implantée dans une partie de Bangui, dans la Nana Mambéré, la Mambéré-Kadéi et la Ouaka ».


A l'en croire, l'UFACAR est née pour aider la transition jusqu'aux élections de février 2015, car ajoute-t-il «nous sommes là pour la cause de la République centrafricaine. Nous sommes là pour le retour à l'ordre constitutionnel et le respect du DDR » 


« Nous avons constaté que beaucoup des FACA se sont fondus dans la nature et qu'il fallait très vite les récupérer pour ramener l'ordre et pour redresser le pays » a confié à APA le porte-parole Franck Valence de Joie Rocard Samba, expliquant pourquoi l'opérationnalisation des FACA est une urgence.


« Pourquoi ce redressement ? Parce que nous avons constaté au jour d'aujourd'hui les gens jouent à la vie de la nation et l'intérêt national du pays est foulé au pied et qu'il fallait que les FACA puissent ramener l'ordre et la discipline », a –t-il expliqué.


S'adressant aux FACA pour leur adhésion au mouvement le porte-parole a lancé « un vibrant appel aux FACA qui se trouvent dans les différents mouvements politico-militaires de rejoindre les rangs de l'UFACAR » 


Le comité de coordination de ce mouvement a été mis en place le 16 avril 2014 et composé de Alain Hassane Dondaye, coordonnateur, le secrétaire général porte-parole est M Franck Valence de Joie Rocard Samba avec comme adjoint le Lieutenant Martial Nathan Kambassio.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=607000#sthash.6lUy0k0a.dpuf

Une nouvelle rébellion lancée à Bangui

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 23:32

 

 

 

 

http://www.lapresse.ca/   24 juin 2014 à 17h21

 

La situation politique en Centrafrique «s'est nettement détériorée depuis un mois», a affirmé mardi devant le Conseil de sécurité le représentant spécial de l'ONU en Centrafrique, le général Babacar Gaye.

 

«L'insécurité créée par les divers groupes armés s'améliore trop lentement pour satisfaire la population», ce qui alimente «des critiques croissantes» envers le gouvernement de transition et «risque de miner son autorité», a expliqué le général Gaye, qui s'exprimait par vidéoconférence depuis Bangui avant des consultations à huis clos au Conseil sur la RCA.

 

«Les élites politiques sont profondément divisées et il y a un haut niveau d'antagonisme et de méfiance parmi les acteurs politiques et entre les communautés», a-t-il ajouté. «Cela n'augure rien de bon pour la tenue d'élections crédibles au début de l'an prochain».

 

«Pour assurer une sécurité durable, le désarmement et un dialogue politique inclusif sont des étapes essentielles», préconise le général Gaye.

 

En attendant, il estime «qu'il y a un besoin urgent de renforcer les capacités de la Misca (force africaine en RCA)», car «les besoins de protection dans le pays sont énormes».

 

Environ 2000 militaires français sont déployés depuis fin 2013 en RCA dans le cadre de l'opération Sangaris, aux côtés de quelque 5000 soldats de la Misca, pour stopper les massacres commis par les milices chrétiennes anti-balaka et les ex-rebelles Séléka, à majorité musulmane.

 

À partir du 15 septembre, la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RCA (Minusca) doit prendre progressivement le relais. À terme, la Minusca doit compter 12 000 hommes, issus principalement de pays de la région.

 

Pour l'instant, a indiqué M. Gaye, la Minusca «augmente sa composante civile» avec pour objectif de la déployer en dehors de Bangui d'ici la fin juillet afin d'assister les autorités locales.

 

De leur côté, les soldats et policiers européens de l'Eufor-RCA «ont atteint leur pleine capacité opérationnelle» et protègent l'aéroport de Bangui et deux arrondissements de la capitale. Les effectifs prévus pour Eufor-RCA sont de 800 hommes, dont 600 soldats, venant de 12 pays.

 

Pour M. Gaye, les forces internationales ne peuvent cependant être efficaces «que si leurs efforts vont de pair avec des mesures efficaces pour étendre l'autorité de l'État», et notamment lutter contre l'impunité.

 

Centrafrique : la situation politique se dégrade, selon l'ONU

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 23:29

 

 

 

 

mardi 24 juin 2014 à 12 h 13 HAE Radio-Canada avec Reuters, Agence France-Presse et Associated Press

 

Au moins 22 personnes ont été tuées en deux jours d'affrontements à Bambari, alors qu'un groupe humanitaire met en garde contre un risque de génocide en République centrafricaine.

 

À Bambari, l'un des foyers de tension dans le pays, les troupes étrangères s'efforcent d'enrayer le cycle des violences entre communautés chrétienne et musulmane, qui s'est enclenché avec la victoire des ex-rebelles musulmans de la Séléka.

 

Un témoin affirme avoir compté 22 corps dans un village à sept kilomètres de Bambari à la suite de l'attaque des miliciens chrétiens anti-balaka.

 

« Certains étaient découpés en morceaux, et à d'autres ils avaient arraché le cœur », a raconté le témoin, qui a vu les corps de cinq enfants et de six femmes.

 

La Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), organisme non gouvernemental qui regroupe 178 organisations, a demandé mardi le retour d'un système judiciaire et pénal pour mettre fin aux violences et commencer à traduire en justice les responsables des massacres.

 

La République centrafricaine a sombré dans l'anarchie après le renversement par les rebelles musulmans du président François Bozizé, le 24 mars dernier. Depuis, plus d'un million de personnes ont été déplacées par la violence.

 

« Séléka (rebelles) et anti-balaka (milices) se rejoignent et se ressemblent donc dans l'horreur dans un conflit de la pauvreté qui, fait insolite, fait plus de morts que de blessés », peut-on lire dans leur rapport de 88 pages, qui a été compilé par deux enquêteurs entre l'été 2013 et février 2014.

 

La FIDH, comme d'autres ONG avant elle, dénonce les « crimes contre l'humanité » en cours dans ce conflit « de l'impunité ». « Ceux qui donnent les ordres aujourd'hui sont en train de se rendre responsables d'une épuration et de commettre des crimes internationaux dont ils devront rendre compte », souligne l'organisme.

 

La présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza a demandé ce mois-ci à la Cour pénale internationale (CPI) d'ouvrir une enquête sur les crimes commis le début des violences intercommunautaires.

 

Mais dans son rapport, la FIDH déplore un pouvoir central « faible » malgré l'arrivée en janvier de la nouvelle présidente.

 

Source : http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/2014/06/24/009-republique-centrafricaine-morts-genocide.shtml

 

Centrafrique : risque de génocide, prévient un organisme

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 23:27

 

 

 

 

 

Une cinquantaine de personnes ont été tuées en deux jours d'affrontements entre chrétiens et musulmans dans la région de Bambari, en République centrafricaine, selon des témoins. Des miliciens chrétiens anti-balaka ont estimé que ces tueries étaient le fait de "jeunes incontrôlés".

 

Bambari, à 380 km au nord-ouest de la capitale Bangui, est l'un des principaux foyers de tension dans le pays. Une première attaque, lancée à la périphérie de la ville lundi matin par des miliciens chrétiens "anti-balaka", a provoqué des représailles menées par des jeunes musulmans, ont rapporté des témoins.

 

L'un de ces témoins a évoqué mardi au moins 22 corps dans le village de Liwa, à sept kilomètres de Bambari, à la suite de l'attaque des "anti-balaka".

 

Robert Ponsien, qui coordonne l'action de l'ONG Médecins sans frontières (MSF) à Bambari, a déclaré que les violences de lundi y avaient fait 34 tués. "A l'hôpital, nous avons aussi 28 personnes blessées", a-t-il dit à Reuters. Un officier de la force de l'Union africaine en Centrafrique (MISCA) a lui évoqué 17 tués lundi.

 

6000 personnes ont fui

 

"Cette attaque a entraÎné des violences dans le centre de Bambari où des tirs ont été entendus dans certains quartiers, faisant quelques morts ainsi que des blessés et fuir au moins 6000 personnes à l'évêché, à la cathédrale Saint-Joseph notamment", a-t-il expliqué.

 

Des soldats français de l'opération Sangaris ont ensuite pris position pour faire baisser la tension dans Bambari, ville où l'ex-rébellion Séléka a établi son nouvel état-major depuis son départ en janvier 2014 de la capitale, Bangui, sous la contrainte des militaires français et africains.

 

Un porte-parole de la force française Sangaris a précisé que la situation avait dégénéré à Bambari lorsque des soldats ont quitté la ville pour aller enquêter sur les violences commises à Liwa.

 

Interrogés sur ces nouvelles violences, des responsables anti-balaka à Bangui ont nié que leurs miliciens en aient été à l'origine. Ils ont dit ne pas reconnaÎtre "ces jeunes incontrôlés agissant de leur propre chef pour des raisons inavouées et qui multiplient de tels actes dans la région". A chaque tuerie qui leur est attribuée, les anti-balaka se dédouanent, affirmant qu'elle est le fait de "faux anti-balaka".



(ats / 24.06.2014 19h45) 

Une cinquantaine de morts dans un nouveau massacre en Centrafrique

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 19:29

 

 

 

 

24/06/14 (BBC)

 

La ville de Bambari au centre de la RCA a connu de nouvelles violences ces deux derniers jours perpétrées par les milices anti-balaka et les ex-rebelles seleka qui ont fait plusieurs morts.

 

Des attaques suivies de représailles ont fait au moins 32 morts dimanche et lundi selon un dernier bilan fourni par les forces françaises de l’opération Sangaris actuellement déployées à Bambari.

 

Les témoignages recueillis sur place indiquent que ce sont les anti-balaka qui ont d’abord attaqué dimanche un camp d’éleveurs peuls aux environs de Liwa située à une dizaine de kilomètres de Bambari. 17 personnes ont été tuées dans cette attaque.

 

Le lundi, c’est au tour des ex-selekas qui n’ont pas pu se rendre à Liwa de faire usage de leurs armes à Bambari même, faisant au moins 15 morts. Des maisons ont également été incendiées. Les populations ont de nouveau afflué massivement vers les sites de déplacés par les quels l’évêché de la ville qui a accueilli plus de 5000 personnes.

 

Les causes de cette nouvelle flambée de violences remontent au 12 et 13 juin ou attaques de présumés anti-balaka dans ce même village de Liwa et les représailles des ex-seleka associés aux musulmans qui ont suivi ont causé la mort d’au moins 21 personnes.

 

La situation demeure toujours tendue dans la ville, une situation que les forces françaises affirment contrôlée. Toujours selon elles, aucune exaction n’a été constatée dans la ville ce matin.

 

Elles ont mis un place un dispositif sécuritaire En plus d’un hélicoptère qui survole la ville, deux sections soit 80 hommes y ont été déployées en soutient à un bataillon soit 150 hommes de la force africaine misca déjà présents dans la ville.

 

La ville de Bambari située au centre-est de la République Centrafricaine, zone sous contrôle de l’ex rébellion de la Seleka, était jusqu’ici épargnée par les violences intercommunautaires qui secouent le pays depuis plusieurs mois. Mais l’installation dans la ville de l’Etat-major militaire de l’ex-seleka et le positionnement des milices anti-balaka dans les alentours, ont brusquement fait monter la tension et donnent lieu régulièrement a des affrontements depuis le mois de mai.

 

http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2014/06/140624_car_bamba...

 

RCA : clashes entre miliciens à Bambari

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