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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 19:37

 

 

 

 

Bozizé seul

 


BANGUI, 26 décembre (Reuters) - Les rebelles centrafricains ont progressé mercredi vers Bangui en contournant la dernière grande ville contrôlée par le gouvernement plus au nord, a-t-on appris de plusieurs sources.

 

D'après un responsable militaire et un travailleur humanitaire, les rebelles étaient en fin d'après-midi autour de Damara, à 75 km au nord de la capitale, après avoir contourné Sibut, où quelque 150 soldats tchadiens s'étaient déployés pour bloquer leur progression vers le sud.
"C'est vrai, ils sont aux portes de Bangui", a déclaré un responsable du gouvernement sous le sceau de l'anonymat.


(Paul-Marin Ngoupana et David Lewis; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 19:32

 

 

FH

 

Ambassade de France à Bangui

Communiqué de presse publié le 26 Décembre 2012 par l’Elysée

Suite à la manifestation qui a pris pour cible ce matin, sans raison connue, l’ambassade de France à Bangui, le Président de la République a demandé au Ministre de la Défense de prendre toutes les dispositions pour assurer la sécurité de l’enceinte diplomatique et la protection de nos ressortissants en lien avec les autorités centrafricaines. Ces mesures ont été mises en œuvre dans les délais les plus courts et seront prolongées autant que nécessaire.

Le Président de la République se tient régulièrement informé de la situation.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 15:34

 

 

 

ambassadeur-de-france-c3a0-batangafo

Serge Mucetti, l'ambassadeur de France dans une école de déplacés vers Batangafo

 

BANGUI AFP / 26 décembre 2012 15h27- Plusieurs centaines de manifestants proches du pouvoir ont lancé mercredi des projectiles sur l'ambassade de France à Bangui, après avoir observé un sit-in devant l'ambassade des Etats-Unis, pour dénoncer la passivité de l'ancienne puissance coloniale devant l'avancée d'une coalition rebelle qui s'est emparée d'une partie du pays, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Nous sommes ici à l'ambassade de France, parce que c'est la France qui nous a colonisés. Mais la France a tendance à nous lâcher. On n'a plus besoin de la France, la France n'a qu'à prendre son ambassade et partir, a affirmé une manifestante.

 

La France n'a pas respecté la convention de défense entre elle et la République Centrafricaine. Nous dénonçons cette attitude, a pour sa part déclaré un étudiant qui a requis l'anonymat.

Durant la manifestation, plusieurs jeunes ont jeté des projectiles sur les locaux de l'ambassade dont certains ont cassé des vitres, ainsi que sur la représentation d'Air France, a constaté l'AFP.

Auparavant, les manifestants, membres d'associations proches du Kwa Na Kwa (le parti du président François Bozizé), ont observé un sit-in devant l'ambassade des Etats-unis. Munis de sifflets et de branches de palmiers, ils ont scandé en sango, la langue nationale: i yé gui siriri (nous voulons la paix, non à la guerre).


L'ambassadeur de France a protesté contre la manifestation qu'il a qualifiée de particulièrement violente.


Ce matin, une manifestation violente s'est déroulée devant l'ambassade des Etats-Unis d'Amérique, et s'est prolongée par une manifestation particulièrement violente devant la chancellerie de France, avec des jets de projectiles, avec des bris de vitres. Le drapeau français a été descendu de son mât et emporté par des manifestants, a déclaré l'ambassadeur Serge Mucetti.

 

Cette situation est totalement inadmissible. Je demande au gouvernement de la République centrafricaine de faire respecter les accords internationaux en cette matière. Ceux qui ont agi de la sorte sont des ennemis de la République centrafricaine, a-t-il ajouté.

 

Depuis le 10 décembre, la coalition rebelle du Séléka a pris plusieurs villes importantes du pays, revendiquant le respect d'accords de paix signés entre 2007 et 2011.

 

Malgré l'appel des autorités et des pays voisins à la négociation, le Séléka a avancé rapidement sans rencontrer de résistance, et se trouve désormais non loin de la capitale centrafricaine. Les rebelles ont demandé mercredi dans un communiqué que le pouvoir de Bangui rende les armes.



(©) 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 15:08

 

 

 

Air France

 

 

 

Paris 26 déc (CAP) - Compte tenu de la brusque dégradation de la situation à Bangui où Bozizé a ordonné que ses partisans s'en prennent aux intérêts français et aillent manifester violemment devant l'ambassade de France qu'il considère comme responsable de ses malheurs, le vol régulier d’Air France parti de l’aéroport Paris CDG de Roissy ce mercredi 26 décembre, serait dérouté vers un autre aéroport d’un pays voisin ou même en train de faire demi-tour. 

 

 

ALERTE - Centrafrique: des manifestants s'en prennent à l'ambassade de France à Bangui


BANGUI AFP / 26 décembre 2012 14h53- Plusieurs centaines de personnes ont lancé mercredi des projectiles vers l'ambassade de France à Bangui, après avoir fait un sit-in devant l'ambassade américaine pour dénoncer la situation dans le pays dont une partie est occupée par la coalition rebelle, a constaté un journaliste de l'AFP.

Nous sommes ici à l'ambassade de France, parce que c'est la France qui nous a colonisés. Mais la France a tendance à nous lâcher. On n'a plus besoin de la France, la France n'a qu'à prendre son ambassade et partir, a affirmé une manifestante.



(©) 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 14:46

 

 

Kodegue.jpg


 

Face à l'avancée du groupe SELLEKA vers BANGUI, la capitale centrafricaine, et malgré les appels au dialogue pour une sortie de crise inter centrafricaine, le Président BOZIZE s'obstine dans une logique guerrière.  


Faisant fi du glaive de la sagesse africaine, les jeunes de son parti le KNK, ont été instrumentalisés à la manière de GOEBELS, des drapeaux français et de l'Union Européenne ont été déchirés en signe de représailles inopportunes, ce à quoi nous autres centrafricains condamnons avec la dernière force.


Les slogans du type la « France DEHORS » constituent une fuite en avant du gouvernement centrafricain et de Bozize de rejeter sur la France la seule responsabilité des malheurs du Centrafrique et des centrafricains. Et en même temps Monsieur BINOUA sollicite une aide de la France pour sauver un régime antidémocratique ,alors que le Président BOZIZE procède à des recrutements des mercenaires KODOS ,des anciens partisans de l'ex président Hissene HABRE ainsi que de certains membres de groupes affiliés à Goukouni Weddeye. Ce qui traduit une fois de plus la volonté manifeste de BOZIZE de mettre en péril la vie du peuple centrafricain depuis son accession au pouvoir par les armes le 15 mars 2003;


Aussi et de source digne de foi, le Président François BOZIZE a engagé des moyens financiers importants pour l'acquisition des matériels de guerre non conventionnels en provenance de la République d'Angola afin de contrer l'avancée des hommes de la coalition SELEKA au mépris des instruments juridiques internationaux dûment ratifiés par la RCA


Au vu de cette dérive dictatoriale, nous élevons une très vive protestation au nom de l'intérêt supérieur de la nation centrafricaine et appelons une nouvelle fois le Président BOZIZE à renoncer à ces actions qui vont plonger la centrafrique dans une guerre civile inutile. Elles constituent un acte de très haute trahison vis à vis du peuple centrafricain et passible d'un jugement spécial devant le Tribunal de l'histoire de notre pays. Le dialogue reste et demeure la seule et unique voie pour la résolution de cette crise.


En adéquation avec la mobilisation des Chefs d'États d'Afrique Centrale, nous exhortons Son Excellence, Le Président de la République soeur du Tchad, a tiré les conséquences de cette nouvelle donne et, de prendre toutes les dispositions comme à l'accoutumée, afin de protéger les populations civiles victimes déjà de certaines exactions , plus particulièrement dans la ville de SIBUT ainsi que les autres villes où sont stationnées les troupes tchadiennes.


Par ailleurs, nous en appelons à la communauté internationale d'agir le plus vite possible, car demain, il sera trop tard.


FAIT A PARIS LE 26/12/2012


KODEGUE GUY SIMPLICE


Ancien PORTE PAROLE DU PRESIDENT PATASSE

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 14:30

 

 

Christian Guenébem

 

 

 

séance de déchirement du drapeau de la France

 

 

séance de déchirement du drapeau de la France 2

 

 

Bangui 26 déc (CAP) – Les devantures des chancelleries de la France et des USA à Bangui ont fait l’objet ce jour de violentes manifestations de militants du parti du général Bozizé lequel considère que le refus des pays occidentaux d’intervenir militairement comme en 2007 la France l’avait fait, pour stopper l’avancée des rebelles vers le centre du pouvoir à Bangui, comme un complot visant à le destituer.


C’est carrément à bord des véhicules des FACA que des manifestants du KNK sont transportés pour être déposés devant l’ambassade de France à Bangui. Un groupe des bandits qui ne savent quoi faire dans la vie acceptant pour des besoins alimentaires de marcher sous une bonne escorte de la police et de la gendarmerie jusqu’à l’Ambassade de France afin de tenter d’y pénétrer et déchirer encore le drapeau de la République française. En passant par le centre-ville, ils ont récupéré un blanc au point zéro pour le maltraiter.

 

Cette marche fait suite aux incessants appels lancés par certains membres dirigeants du KNK ces deux dernières nuits et traduit aussi le profond désarroi du général Bozizé. Munis de feuilles de palmier, ils proclament que c’est la France qui alimente cette rébellion sur fond de pétrole. Bozizé veut transformer la France en bouc-émissaire de son échec à la tête après dix années de gestion calamiteuse.


Par ailleurs selon nos informations, Bozizé a ordonné à une équipe de mécaniciens de l’escadrille de retaper quelques vieux coucous de combat ukrainiens qui moisissaient jusqu’ici dans les hangars afin que dès demain, ils puissent survoler les positions des rebelles de SELEKA et les bombarder même en leur balançant des grenades. Il a aussi fait retirer tous les téléphones portables aux mécaniciens qui s’activent sur les appareils dans les hangars de l’escadrille de peur qu’ils ne soient perturbés dans leur travail.


Devant la dégradation de la situation et la multiplication des agressions des suppôts du régime contre tous les blancs pris pour Français, plusieurs diplomates à Bangui tiennent Bozizé et son fils Francis pour personnellement responsables de cette montée de haine anti-française. La représentation des Nations Unies à Bangui réfléchit sérieusement au déclenchement du plan d’évacuation de tout le personnel expatrié vers le Cameroun.


Un signe des temps, Danzoumi Yalo alias colonel Daz, un guignol et grand délinquant de la bozizie très célèbre à Bangui, a choisi d’expédier trois de ses véhicules pour les mettre à l’abri au Cameroun mais ils ont été arraisonnés à la frontière.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 13:26

 

 

 

Eric Massi

 

 

L’ALLIANCE « SELEKA »                                                                               REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

CPSK-CPJP-UFDR-FDPC                                                                                            UNITE-DIGNITE-TRAVAIL

 

 

 

 

COMMUNIQUE

 


Prenant en compte la déroute totale et généralisée du régime de BANGUI ainsi que l’inquiétude de la population centrafricaine, en général, et de celle de BANGUI, en particulier, notamment concernant l’imminence d’une attaque de la capitale par nos troupes ; la SELEKA vous informe que :


Par mesure de sécurité et de protection des populations civiles, nous ne considérons plus nécessaire de mener la bataille de BANGUI et d’y faire entrer nos troupes, car le Général François BOZIZE YANGOUVONDA, défaitiste à tous les niveaux, a déjà perdu le contrôle du pays.

 

Nous demandons à tous les fils et filles de Centrafrique, à tous les éléments des Forces de Défense et de Sécurité (FACA, Gendarmerie, Police, Garde Présidentielle) encore fidèles au régime de François BOZIZE, de faire preuve de calme et de retenue,  de déposer immédiatement les armes et de se rallier au processus de dialogue en vue de l’instauration d’une paix durable et définitive en RCA.

 

Nous avons donné d’utiles instructions à toutes nos forces établies sur le territoire national d’assurer désormais la sécurité des populations et la protection de leurs biens en vue de leur permettre de vaquer librement à leurs occupations.

 

Nous demandons aux fonctionnaires et agents de l’Etat de reprendre sans délai leurs activités pour permettre la reprise des activités économiques et sociales. Par ailleurs, le « SELEKA » demande à toutes les populations centrafricaines où qu’elles se trouvent, d’accepter et de collaborer, dans la paix et la concorde nationales, avec les éléments du « SELEKA », désormais investis des missions de service public.

 

Le « SELEKA » tient à rappeler que, loin de s’en prendre aux populations vulnérables, l’objectif qu’elle a toujours recherché, est de permettre et contribuer par ses actions à la recherche des solutions appropriées en vue d’une paix globale, durable et définitive en République centrafricaine, elle invite.

                                                                       Fait le 26 décembre 2012


LE PORTE-PAROLE COORDONNATEUR INTERNATIONAL

 


Eric MASSI

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 13:00

 

 

 

francois bozize

 


LIBREVILLE AFP / 26 décembre 2012 12h45 - La coalition rebelle du Séléka, aux portes de la capitale centrafricaine, a demandé au pouvoir mercredi de déposer les armes, tout en considérant inutile de livrer bataille à Bangui, face à un Président, François Bozizé qui a déjà perdu le contrôle du pays.


Nous demandons à tous les fils et filles de Centrafrique, à tous les éléments de forces de défense et de sécurité encore fidèles au régime de François Bozizé (...) de déposer les armes immédiatement, déclare le Séléka dans un communiqué.

 

Par mesure de sécurité et de protection des populations civiles, nous ne considérons plus nécessaire de mener la bataille de Bangui et dy faire entrer nos troupes, car le Général François Bozizé (...) a déjà perdu le contrôle du pays, ajoutent les rebelles.


Le Séléka demande à toutes les populations centrafricaines où qu’elles se trouvent, d'accepter et de collaborer, dans la paix et la concorde nationales poursuit le document.


Le Séléka, qui a pris les armes le 10 décembre pour réclamer le respect d'accords de paix conclus entre 2007 et 2011, s'est rapidement emparé de villes stratégiques, Bria (centre), Bambari (centre sud), avant de prendre Kaga Bandoro (centre nord) mardi, s'approchant dangereusement de Bangui par le nord et par l'est.


Sous-équipée, démotivée et mal organisée, l'armée régulière n'a opposé que peu de résistance à l'avancée du Séléka.


Un contingent de l'armée tchadienne, arrivé la semaine dernière comme force d'interposition et non d'attaque selon N'Djamena, est positionné sur le dernier axe routier menant à Bangui, mais n'a pour le moment pas montré son intention de combattre les rebelles.



(©) 

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 12:14

 

 

 

Bozizé hagard

 

Christian Guenébem

 

 

BANGUI 25-12-2012 à 21h45  (Reuters) - Les rebelles centrafricains ont pris mardi la ville de Kaga Bandoro, dans le centre du pays, malgré la présence de soldats tchadiens censés soutenir les forces armées gouvernementales (FACA), a-t-on appris de source autorisée.


La chute de cette localité, située à 330 km au nord de la capitale, Bangui, intervient alors que le commandement de l'alliance rebelle Séléka avait annoncé la suspension de sa progression.

 

Avec Kaga Bandoro, les rebelles étendent leur contrôle sur le nord et l'est de la Centrafrique.

 

"Ils ont pris la ville après une brève bataille", a déclaré Rigobert Enza, qui travaille à la mairie de la ville. Il s'est dit surpris par l'absence de réaction des soldats tchadiens présents dans la ville.

 

Dans l'entourage du président François Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup de force en 2003 et vainqueur depuis de deux élections, un haut responsable confie mardi soir sous couvert d'anonymat que "la situation est devenue très sérieuse".

 

L'alliance Séléka regroupe des combattants issus de précédents mouvements de rébellions qui affirment que le président Bozizé n'a pas respecté les termes d'un accord de paix datant de 2007.

 

Leur progression a poussé le gouvernement du Tchad voisin, à envoyer des troupes afin d'appuyer les autorités de Bangui tandis que les chefs d'Etat ou leurs représentants d'une dizaine de pays de la région, réunis vendredi à N'Djamena, ont lancé un appel à l'arrêt des combats et à l'ouverture d'un dialogue avec Bangui.

 

La France, ancienne puissance coloniale, a condamné lundi "la poursuite des hostilités en République centrafricaine de la part des mouvements rebelles".

 

"Il est nécessaire de parvenir à un règlement politique de la crise actuelle. C'est pourquoi nous appelons toutes les parties centrafricaines à s'engager sans délai et de bonne foi dans les négociations qui doivent s'ouvrir à Libreville, sous l'égide de la communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), entre le gouvernement centrafricain, les mouvements rebelles et l'opposition démocratique", a ajouté le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

 

Le Quai d'Orsay estime à 1.200 le nombre de Français vivant en République centrafricaine, pour la plupart à Bangui.

 

 

Paul-Marin Ngoupana; Henri-Pierre André pour le service français

 

 

 

NDLR : Ne sachant plus à quels saints se vouer, Bozizé a ordonné que ses suppôts du KNK s'en prennent aux intérêts de la France à Bangui. Agence d'Air France, Ambassade de France etc....C'est ainsi qu'après l'affligeant spectacle de la place de la République offert par ses éléments du KNK qui ont payé des jeunes pour déchirer en public le drapeau de la France et de l'UE le jour même où Bozizé prenait part à N'djaména au sommet d ela CEEAC sur son cas,  des drapeaux français continuent toujours d'être déchirés à Bangui par des militants du KNK, transformant subitement on ne sait pourquoi, la France en son principal bouc-émissaire du naufrage de la bozizie et du désastreux bilan de son chef. 

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 12:05

 

 

 

 

general-francois Yangouvonda Bozizé

 


(L'Observateur Paalga 26/12/2012)

 

Depuis quelque temps, François Bozizé doit être en train de lire et de relire la Bible sous toutes ses coutures. Le pasteur évangélique qu’il est, qui troque souvent son costume de chef d’Etat contre celui de ministre du culte, doit sans doute retrouver le réconfort dont il a besoin.

Il doit bien se demander si cette mise en garde de Jésus à un de ses disciples dans l’évangile de Matthieu 26 v52 : «Remets ton épée à sa place; car tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée» ne va pas s’appliquer à lui. En effet, le général va-t-il partir par les mêmes moyens que ceux par lesquels il est venu au pouvoir ? En rappel, c’est le 15 mars 2003 qu’il a pris le pouvoir, par les armes, avec l’appui du président tchadien, Idriss Deby; malheureusement, il n’aura pas le temps de s’attaquer au vrai défi du développement, occupé qu’il est à gérer les multiples rébellions et mutineries qui ont fini par ravager le tissu économique de ce pays aux immenses ressources naturelles.


Il y a de cela deux ans, les troupes tchadiennes ont dû déloger les rebelles de Birao (nord de la Centrafrique) pour sauver le tombeur de Patassé. Cette année encore, le voici confronté à la coalition Séléka, qui regroupe plusieurs rébellions revendiquant notamment le «respect» des différents accords de paix signés entre 2007 et 2011, prévoyant un processus de désarmement et de réinsertion des anciens combattants. Quelque deux (2) semaines d’hostilités ont suffi à inquiéter le régime de Bangui, qui a dû faire appel de nouveau à son voisin du Nord pour sauver les meubles.


Face aux loyalistes, qui ne font visiblement pas le poids, les croquants ont fait une percée significative, provoquant ainsi un sommet des chefs d’Etats de la communauté des Etats d’Afrique centrale (CEMAC) à N’Djamena vendredi dernier. Ceux-ci n’ont pas eu d’autres choix que de demander au pouvoir en difficulté d’engager des négociations avec les insurgés tout en demandant «le retrait des rebelles à leur position de départ dans un délai n’excédant pas une semaine», comme le veut Bangui.


Qu’à cela ne tienne, les assaillants, qui avaient promis de geler leurs opérations pour favoriser les négociations, sont passés à l’offensive samedi en s’emparant en trois (3) jours de trois (3) nouvelles villes. On a l’impression que l’histoire repasse les plats dans cette Centrafrique, car ce dont on accuse Bozizé, c’est ce qu’il reprochait à celui qu’il a déposé sans coup férir. Une fois le pouvoir acquis, il s’est lancé dans son exercice solitaire, et il doit être de ceux qui pensent qu’il faut se scotcher au fauteuil.


Ceux qu’il faut plaindre, ce sont les civils pris entre deux feux avec le drame humanitaire qui pourrait s’en suivre si les hostilités devaient continuer. Bozizé ou ses adversaires du moment, c’est blanc bonnet, bonnet blanc .L ‘expérience a montré que ceux qui aspirent au pouvoir deviennent allègrement de véritables fossoyeurs des idées qu’ils défendaient bec et ongles. Espérons que le président pasteur fera sienne cette sagesse de Salomon dans Ecclésiaste 3, qui dit qu’il y a un temps pour toute chose sous le soleil, pour ne pas ramer à contre-courant de l’histoire au détriment de son peuple.


Abdou Karim Sawadogo

 

© Copyright L'Observateur Paalga

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