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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 22:04

 

 

 

 

 

marabout-de-Wade.jpg

 

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http://www.slateafrique.com  03/10/2012


Des chefs d’Etat africains ne parviennent pas à gouverner sans s'entourer des conseils plus ou moins avisés d'experts en sciences occultes. Petit florilège.

 

En Afrique, ils sont légion les chefs d’Etat qui ont été ou qui sont encore sous l’emprise de gourous de tout acabit.

 

Lesquels personnages influencent bien souvent de façon négative dans la gestion des affaires de l’Etat, en tirant par contre le meilleur profit. Au détriment de l’amélioration des conditions de vie des peuples à laquelle les deniers publics sont censés être utilisés.


Si cette propension tient au fond à la conception traditionnelle du pouvoir en Afrique, il n’en demeure pas moins vrai qu’elle a la vie dure. Autrefois, en effet, tout chef traditionnel ou roi avait son gourou.


Qu’il soit chef spirituel, marabout ou sorcier, c’est selon. Homme dont l’influence ou le pouvoir dépasse même celui du vrai détenteur qui en est investi, il figure dans le premier carré des conseillers de la cour.


Et pour cause, il est crédité de pouvoirs protecteurs face à tout danger et d’une grande sagesse. Des atouts dont il devrait faire profiter le chef et lui permettre de bien gérer son mandat pour le bonheur du peuple. Mais cela n’a pas souvent été le cas.

 

 


10— Idriss Déby Itno

 

Avant d’arriver au pouvoir, le président Idriss Déby Itno était déjà un abonné aux marabouts. C’est bien l’un d’eux qui lui a prédit qu’il allait devenir président de la République du Tchad.

Son compagnon de maquis, le général Gouara Lassou raconte:  


«Alors que nous étions dans le maquis au Soudan, en plein doute, Idriss Déby et moi sommes allés un jour consulter un marabout. C’est lui qui l’avait trouvé. Au cours de la séance, il a dit à Déby qu’il allait accéder au pouvoir bientôt.»


On ne lui connaît pas ouvertement de marabouts africains actuellement. Pourtant ses opposants les plus farouches de l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) croient savoir qu’il a viré son marabout-voyant depuis une quinzaine d’années, Aladji Abdoulaye Maïga dit Fara, en 2009.


Motif: Appelé d’urgence pour une consultation, il aurait dit que «le président doit prendre des congés, car il est las et les problèmes qui s’amoncellent à l’horizon sont gigantesques. Le marabout a peur que le président ne puisse pas y faire face.»

 


9— Blaise Compaoré

 

A ses débuts, le président Blaise Compaoré était l’un de ceux qui ont compté de nombreux marabouts de diverses nationalités à son service.


Mais aujourd’hui, son ami et conseiller personnel Mustapha Chafi semble avoir éclipsé tout le monde. Il faut dire que le richissime homme d’affaires Mauritano-Nigérien lui rend d’éminents services pour qu’un autre puisse lui porter ombrage.


On lui doit en effet, grâce à sa médiation, les différentes libérations d’otages occidentaux enlevés par Al Qaida au Maghreb Islamique (Aqmi) dans le Sahel.


Mustapha Chafi qui est pourtant un homme d’apparence affable et simple, est si puissant à Ouagadougou (la capitale du Burkina Faso) qu’à prononcer son nom dans un milieu suffirait à faire frémir plus d’un.

Omniprésent dans l’entourage de plusieurs chefs d’Etat d’Afrique de l’Ouest, sa discrétion contraste largement avec son influence.

 


8— Boni Yayi

 

Les évangélistes américains sont de plus en plus influents au sommet des pouvoirs africains au plus haut sommet par le truchement de leurs pasteurs locaux.


On les retrouve dans les premiers cercles des présidents Thomas Boni Yayi du Bénin notamment.

Et leur influence est indéniable, sans qu’on sache vraiment s’ils parlent de religion ou de business ou encore des deux à la fois.


Une chose est sûre, c’est qu’ils mettent leur puissant lobby aux Etats-Unis d’Amérique au service des chefs d’Etat auxquels ils servent de gourous au-delà de la religion.


Il n’y a qu’à voir le rôle qu’a joué et continue de jouer le pasteur Michel Aloko dans l’entourage du président Boni Yayi, pour s’en convaincre.


Dans un livre violemment critiqué par la presse béninoise et intitulé Refondation: mythe ou réalité, le pasteur Michel Aloko cite le livre de Jérémie 18 V1-17:  


«Regarde, je t’établis aujourd’hui sur les nations et sur les royaumes, pour que tu arraches et que tu abattes, pour que tu ruines, pour que tu bâtisses et que tu plantes…»

  Ce qui a fait dire à La Presse du Jour de Cotonou que sur bien des passages «son opuscule viole la laïcité et les droits de l’homme».


D’abord influent dans le premier cercle du président Boni Yayi, il a été bombardé président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), puis désavoué, avant d’emboucher la trompette récemment pour la révision de la Constitution en faveur d’un troisième mandat de Boni Yayi.


Mais sans succès. Il reste cependant un homme clé dans l’entourage du chef de l’Etat dont le gendre est aussi pasteur.

 


7— François Bozizé

 

Dans l’entourage des chefs d’Etat qui sont de confession chrétienne, il est à remarquer de plus en plus de gourous d’un nouveau type aujourd’hui.


Le président François Bozizé de Centrafrique est ainsi sous influence de ses coreligionnaires chrétiens célestes (Eglise du christianisme céleste).


Une église fondée au Bénin (ex-Dahomey), en 1947 par le pasteur Joseph Oschoffa qui, persécuté par le régime marxiste-léniniste du président Mathieu Kérékou, s’est finalement exilé dans sa ville natale d’Imèko au Nigeria, où il est finalement décédé.


Mais son église a continué à grandir et est devenue influente à travers le monde actuellement.

Chaque fois que le président centrafricain effectue un voyage officiel au Bénin, il ne manque pas de communier avec les hauts responsables béninois du christianisme céleste.


Découverte lors de son exil au Bénin de 1983 à 1987, il en est devenu un pasteur. A la question de Jeune Afrique de savoir comment il avait survécu aux différentes péripéties qu’il avait traversées avant son avènement au pouvoir, François Bozizé a répondu:


«Par la prière. Au Bénin, je m’étais converti au christianisme. La foi, depuis ne m’a plus quitté.»

 

 

 

NDLR : Ce que cet article ne mentionne pas est le fait que cette addiction de Bozizé aux marabouts et autres gourous n'est pas gratuite bien au contraire. Ces marabouts et Béninois qui marchent pieds nus pour la plupart en provenance d'Afrique de l'Ouest, qui viennent très souvent le voir à Bangui ne repartent pas les mains vides mais les valises pleines de cash et avec large sourire aux lèvres. 


6— Mouammar Kadhafi

 

L’ex-guide libyen, Mouammar Kadhafi, se méfiait beaucoup des marabouts blancs. Il avait certes des amis dans les milieux politiques occidentaux, mais pas autant de conseillers occultes qu’on en rencontre dans les couloirs des palais présidentiels en Afrique noire.


Celui qui s’était fait couronné «Roi des rois africains» ne se servait pas seulement des têtes couronnées d’Afrique pour assouvir ses ambitions mégalomaniaques.

Mouammar Kadhafi était aussi très soucieux d’échapper aux tentatives de renversement de son régime et de conserver son pouvoir par tous les moyens.


Ainsi, certains chefs traditionnels africains dont le seul souci était de lui soutirer le plus d’argent possible, ne se sont pas fait prier pour lui vendre tous les boniments à leur disposition.


Avant le déclenchement de la révolution libyenne, il aurait été soi-disant doté de «pouvoirs mystiques» par des marabouts: ils étaient censés le rendre invulnérable aux balles. La suite des événements, avec sa capture et son assassinat à Syrte, a prouvé néanmoins qu’il ne s’agissait que d’une arnaque pure et simple.


5— Abdoulaye Wade

 

A ses compagnons des années 1974 à 1980 de Guédiawaye et Pikine qui sont venus lui demander de faire attention à ce qui est arrivé au président tunisien Zine el Abidine Ben Ali, le président Abdoulaye Wade du Sénégal avait répondu:  


«Ceux qui pensent que cela peut m’arriver rêvent. Ils sont des méchants et des jaloux. Mais qu’ils sachent que mes marabouts sont plus forts que les leurs.»

  Ce qui en dit déjà long sur ses rapports avec les marabouts.


La stratégie de conquête et de conservation du pouvoir du président Abdoulaye Wade était basée sur des marabouts, que ce soit ceux qui sont versés dans la religion ou ceux qui sont supposés détenir des pouvoirs surnaturels.


Pour de nombreux Sénégalais, c’est sous sa présidence que le pays est entré de plain-pied dans l’instrumentalisation des marabouts. Tant qu’ils servaient ses intérêts, il les choyait. Mais dès qu’ils se montraient récalcitrants, il les vouait aux gémonies.


Comme un papillon, Abdoulaye Wade a ainsi volé de marabout en marabout. Il est passé de Serigne Abdoul Khadre à Serigne Saliou, Elhadj Bara et Cheikh Sidy Mokhtar. Dans un ultime baroud d’honneur pour conserver le pouvoir, c’est Cheikh Béthio Thioune qui va tenter de sauver le fauteuil du président Wade face à son ex-Premier ministre Macky Sall en organisant un grand meeting de soutien en sa faveur le 17 mars 2012. Mais, finalement, le pouvoir du peuple sénégalais aura été plus fort que celui des marabouts d’Abdoulaye Wade.


4— Omar Bongo Odimba

 

A u Gabon, il est de notoriété publique que le président Omar Bongo était un franc-maçon. Initié à Angoulême, il a été le Grand Maître de la loge du Gabon, aujourd’hui reprise par son fils, Ali Bongo Odimba.


Le père était tout aussi très attaché au mysticisme africain. Il n’a jamais cessé de s’entourer de gourous de toute nationalité, jusqu’à la fin de ses jours.


Mais de tous, il avait une préférence pour les Béninois. Peut-être en raison du fait que le pays est considéré comme le berceau du vaudou et que cela fait l’objet de tous les fantasmes imaginables.


Jusqu’à la mort du président de la Communauté nationale du culte vaudou du Bénin (Cncvb), Sossa Guèdèhounguè était l’un de ses gourous attitrés.


Comme en attestaient ses fréquents voyages au Gabon sur invitation du président gabonais à l’époque.  


«Le jour où nous avons destitué Sossa Guèdèhounguè et Dagbo Hounon de la présidence de la Cncvb qu’ils se disputaient tous deux, le président Omar Bongo a appelé au téléphone Sossa Guèdèhounguè juste après. Il voulait s’enquérir de la véracité de ce qu’il venait d’apprendre dans les medias», confie un ancien membre de la Cncvb.

3— Seyni Kountché

 

Au Niger, Amadou Oumarou dit Bonkano (le chanceux) qui était le marabout du président Seyni Kountché, avait des pouvoirs si étendus qu’il en imprégnait la vie sociopolitique du pays.

Le journaliste Francis Kpatindé écrivait à son propos:  


«Autodidacte souvent drapé dans de grands boubous blancs, la tête enveloppée d’un turban immaculé, les yeux dissimulés derrières d’éternelles lunettes noires, un chapelet à la main, et le coran sous le bras, Bonkano n’était qu’un simple planton, lorsqu’il fit la connaissance du futur président Kountché en 1969


L’homme qui est devenu le marabout de Seyni Kountché avait réussi à embrigader le président de la République qu’il s’est construit un empire économique.


Les affaires de Bonkano étaient si prospères qu’ils pouvaient se permettre de corrompre une panoplie de fonctionnaires et d’officiers en leur distribuant des liasses de billets de 50.000 à 500.000 francs CFA (76 à 763 euros) tous les samedis à son domicile.


En 1983, l’ancien garde-cercle, ancien planton devenu marabout et richissime homme d’affaires, a jugé qu’il pouvait lui aussi assumer les plus hautes charges de l’Etat et devenir président de la République. Il tenta alors un coup d’Etat, sans succès qui précipita sa déchéance.

2— Gnassingbé Eyadema

 

Gnassingbé Eyadema était particulièrement connu pour s’attacher les services des sorciers blancs. Lui-même faisant d’ailleurs de la sorcellerie africaine sa propre affaire.


Il n’y a pas de doute que Gnassingbé Eyadema avait ses marabouts africains. Cependant, beaucoup de fables infondées ont circulé à son propos, en l’occurrence concernant ses derniers jours en 2005. Le constitutionnaliste français, Charles Debbasch, restera le plus célèbre des marabouts blancs d’Eyadema.


En tant que conseiller, il aura été à l’origine de tous les tripatouillages de la Constitution du Togo, des actes extrêmement habiles. Il est vrai que Debbasch est un constitutionnaliste de très haut niveau.


Dans une «autre vie» ce juriste a été conseiller de Valéry Giscard d’Estaing, alors locataire de l’Elysée (de 1974 à 1981).


Toute chose que l’ancien président du Mali et ancien président de la commission de l’Union africaine, Alpha Omar Konaré, qualifiait de «debbascheries contraires  au fonctionnement optimal des institutions démocratiques».

1— Mathieu Kérékou

 

Au lendemain de l'agression armée dirigée contre le régime marxiste-léniniste du Bénin par le mercenaire français Bob Denard, en 1977, le président Mathieu Kérékou avait jugé bon de devoir s’attacher les services d’un gourou.

 

Ainsi atterrit au Bénin, le sulfureux marabout malien, Mohamed Cissé. Les Béninois se souviennent toujours, du reste, du tout-puissant marabout malien, conseiller occulte et vrai patron de la sécurité présidentielle.

 

Il régna en maître sur le pays pendant des années et en profita pour piller allègrement les banques béninoises, jusqu’à leur faillite. Ce prestidigitateur analphabète usait ainsi de son influence auprès du président Mathieu Kérékou pour décider de qui devait être nommé ministre ou directeur général de telle ou telle autre société.

 

En rançonnant au passage les candidats au poste par des déclarations écrites sur l’honneur de payer le montant requis pour leur nomination. Surnommé le «Djinn» (génie), il connaîtra finalement un triste sort quand le peuple béninois se révolta et exigea la démocratie à la fin des années 1980.

 

Ayant compris fort tardivement qu’il l’avait abusé pendant des années, le président Mathieu Kérékou ne se fit pas faute de lancer un mandat d’arrêt international contre son marabout Mohamed Cissé.


Arrêté en Côte d’Ivoire, avec l’aide du président ivoirien Félix-Houphouët-Boigny, il fut jeté à la prison civile de Porto-Novo au Bénin.


 

Jamais sans mon marabout

 

 

Il est difficile, voire impossible pour un chef d’Etat africain, quelle que soit sa religion, de faire table rase de certaines croyances ancestrales dont le recours aux marabouts.

 

Comme on peut s’en rendre à l’évidence en Afrique, à chaque chef d’Etat son marabout, son gourou, son sorcier blanc ou noir.

 

Ils ont beau être occidentalisés ou connaître la logique du cartésianisme, il reste que beaucoup d’entre eux sont des conservateurs invétérés.

 

Dès lors qu’il s’agit de tout faire pour conquérir et conserver le pouvoir, ils recourent aux mêmes pratiques que les rois qui régnaient autrefois sur le continent.


 

Pierre Cherruau et Marcus Boni Teiga

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 18:18

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l ’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)


 

Bangui : Début de regroupement des éléments de Baba-Laddé pour rapatriement

 

 

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Bangui, 3 octobre 2012 (RJDH) – Six pick-up font la navette depuis ce matin entre la ville d’Ippy et le village de Madounguéré (centre) pour regrouper les éléments de l’ex-rébellion tchadienne du Front populaire pour le redressement (FPR), afin de les rapatrier vers le Tchad. 15 camions gros porteurs assureront le rapatriement de ces hommes d’Ippy vers la ville de Sido, à la frontière centrafricano-tchadienne.


Le cantonnement se fait dans le village Madounguéré qui a été visité hier par le ministre délégué à la défense, Jean-Francis Bozizé et le médiateur de la République, Mgr Paulin Pomodimo.


Certains membres de la mission joints par le RJDH affirment avoir constaté la bonne volonté des éléments du FPR, à coopérer pour la réussite de cette opération. « Nous sommes ensemble avec leur point focal ; celui-ci est en contact à tout moment avec ces éléments et nous sommes certains que tout finira bien », a affirmé un membre de la délégation.


Après le regroupement, le premier convoi devrait acheminer environ 500 personnes, en majorité des femmes et des enfants.


Depuis le retour du général Baba-Laddé au Tchad, le 5 septembre dernier, un comité a été mis en place pour conduire les opérations de rapatriement de ses quelques 3000 hommes. Il est présidé par le médiateur de la République, Mgr Paulin Pomodimo, appuyés par les Nations Unies, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et force multinationale d’Afrique centrale e la CEMAC.

 


 

Mboki : Deux taxis-motos interceptés par des hommes armés non identifiés

 

Mboki, 3 octobre 2012 (RJDH) – Deux conducteurs de taxis-motos ont été interceptés, le mardi  2 octobre, aux environs de 14 heures, par des hommes armés non identifiés, à 20 kilomètres de la ville de Mboki, sur l’axe Zémio (sud-est).


D’après le témoignage d’une victime, Amit Kasmis, les malfaiteurs étaient nombreux et se cachaient dans la brousse et sept d’entre eux sont sortis pour les braquer.  « Six d’entre eux portaient des ténues militaires de l’armée ougandaise. Ils parlaient le Sango et l’Arabe. Ils  détenaient des armes automatiques (kalachnikov)».


« Ils ont pris sur moi une somme de 380 000 FCFA, deux téléphones portables, neuf  paquets de produits vétérinaires. C’est lorsqu’ils ont écouté un bruit de moteur qu’ils se sont retirés tout en emportant mon  vêtement qu’ils m’ont obligé à enlever », a t’il ajouté.


Le président du comité préfectoral de l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme, Moïse Goro, a confirmé l’information et a fait savoir qu’il existe des bandits armés qui manœuvrent dans la localité. Il a appelé à la responsabilité des autorités locales pour assurer la sécurité dans la région.


Cette attaque a eu lieu après celle du mois de septembre sur le même axe, contre les éléments des Forces armées centrafricaines (FACA).

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 18:15

 

 

 

 

 

fauves-Football_RCA.JPG

 


La Centrafrique a pris l’ascenseur pour gagner 15 places au classement mondial et devenir la 9ème nation africaine. Destin contraire pour la Libye qui chute de 17 rangs et passé de la 4ème place à la 11ème place continentale.

 

La Centrafrique a pris l’ascenseur pour gagner 15 places au classement mondial et devenir la 9ème nation africaine. Destin contraire pour la Libye qui chute de 17 rangs et passé de la 4ème place à la 11ème place continentale. Les autres bouleversements notables  à la baisse concernent  la Sierra Leone ( - 8)le Cameroun (-10), le Congo (11-). En revanche les plus belles progressions  sont mettre au compte  du Cap Vert (+14), le Libéria (+13), le  Zimbabwe (+9) et  la Guinée (+7).


Le Top 20 africain (au 3 octobre 2012)

 

1.Côte d’Ivoire, 951 pts (16e). 2. Algérie, 802 pts (24e). 3. Ghana, 722  pts (31e). ). 4 Mali, 759 pts (27e). 5. Egypte, 634 pts (40e).  6. Zambie, 631 pts (41e). 7. Tunisie, 620 pts (45e). 8. Gabon  610 pts (47e). 9. Republique Centrafricaine 593 pts (49e). 10.  Cap Vert, 587 pts (51e). 11. Libye, 578 pts (53e). 12. Guinée, 515 pts (62e).  13. Nigéria, 511 pts (63e).14. Sierra Leone, 499 pts (67e). 15. Sénégal, 492 pts (68e). 16 Cameroun, 475 pts (71e). 17. Bénin, 453 pts (74e). 18.Maroc, 451 pts (75e). 19. Afrique du Sud, 448 pts (76e). 20.Angola, 419pts (83e). 


© copyright Starafrica.com

 

 

 

 

 


Classement Fifa : le bond de la Centrafrique !

 

 

Centrafrique.jpg


http://www.afriquefoot.fr  Par Mohamed, le 03 octobre 2012 à 18h43 

 

Jusqu’où va grimper la République centrafricaine dans le classement Fifa des équipes nationales ?


Les Fauves du Bas-Oubangui ont encore bondi de 15 places dans le dernier classement publié en octobre par la fédération internationale de football, se hissant à la 49ème place .

 

C’est la septième progression consécutive pour les Centrafricains, qui pointaient encore à la 131ème position en mars dernier.

 

La Centrafrique devient ainsi la neuvième nation dans le top 10 des sélections africaines, derrière le Gabon (47ème).

 

Il faut dire que les hommes d’Hervé Loungoundji ont enchaîné les bonnes performances ces derniers mois, éliminant notamment l’Egypte de la course à la qualification à la CAN 2013 en juin dernier. Toujours en course dans ces éliminatoires, ils ont d’ailleurs défait le Burkina Faso (1-0) au match aller du dernier tour de la phase qualificative.

 

Parmi les autres progressions notables, on remarquera l’envolée du Cap-Vert, récent vainqueur du Cameroun, qui grimpe de 14 places pour se positionner au 51ème rang, devant la 11ème sélection du continent noir.

 

La Côte d’Ivoire reste leader du top africain et pointe à la 16ème place du classement général.

 

 

Le classement des sélections africaines :

 

1. Côte-d’Ivoire (16ème)
2. Algérie (24ème)
3. Mali (27ème)
4. Ghana (31ème)
5. Egypte (40ème)
6. Zambie (41ème)
7. Tunisie (45ème)
8. Gabon (47ème)
9. République centrafricaine (49ème)
10. Cap Vert (51ème)

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Centrafrique-Presse.com - dans Sports
3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 18:00

 

 

 

 

Consulat-de-RCA-a-Douala.jpg

 

devanture du Consulat de RCA à Douala  


 

Enquête de CAP


Suite à de nombreux abus et d’usage illégal de plaques diplomatiques centrafricaines sur d’innombrables véhicules au Cameroun, le consul général de Centrafrique au Cameroun a décidé de prendre le taureau par les cormes pour mettre de l’ordre même le cri d’alarme de ce diplomate ne semble impressionner personne au Cameroun.


«Avoir le passeport diplomatique ne veut forcement pas dire qu’on a droit à une plaque d’immatriculation sans passer par les procédures normales» dit-il. Il ajoute même « qu’il est actuellement le seul de la région, habilité à rouler dans une voiture immatriculée CC (Corps diplomatique). «Je suis en train d’écrire aux ministères camerounais des relations extérieures et des transports pour que ça cesse» avertit-t-il.

 

Outre le problème des plaques diplomatiques, il y a aussi la gestion du guichet unique centrafricain au port de Douala qui laisse à désirer ce qui préoccupe également Marie Louis Denis Magnonde qui dénonce les pratiques obscures et frauduleuses qui constituent un énorme manque à gagner pour l’état centrafricain. Le retrait du port de Douala des marchandises en partance pour Bangui donne souvent lieu à de graves irrégularités et dysfonctionnements de toutes sortes.

 

Presque tous les douaniers et les agents du service des impôts au niveau du guichet unique et de l'antenne de Douala ont leur véhicule estampillé Corps Consulaires (CC). Le tripatouillage de la fiche technique des véhicules importés afin d'en minorer la valeur imposable et du coup les Droits et Taxes est monnaie courante.

En réalité il s'agit d'une pratique frauduleuse permettant de faire passer un véhicule importer d'Europe comme étant celui du consulat afin de le soustraire aux procédures douanières et le conduire allègrement au niveau de la frontière. Une fois sur le territoire centrafricain, le véhicule reçoit une plaque d'immatriculation et rentre tranquillement à Bangui. Ce réseau se prolonge jusqu'au ministère des transports qui est habilité à délivrer les plaques d'immatriculation.

 

Le Consul qui normalement devrait être l'autorité hiérarchique tant au niveau du Consulat que sur les douaniers travaillant tant à l'antenne des Douanes qu'au Guichet unique, voit son autorité foulé aux pieds du fait que les Gbaya boys des Douanes à Douala dont le terrible tribaliste Vincent Yankoissé (inspecteur des Douanes) Chef du guichet unique.. .

 

Un véritable réseau est mis en place au niveau du guichet unique et l'antenne des douanes à Douala qui permet à des fraudeurs, camerounais pour la plupart, de contourner les douanes camerounaises, faisant passer les marchandises comme celles, destinées à la RCA. Et on s'étonne du peu de recettes des douanes centrafricaines.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 17:54

 

 

 

babaladdé


Radio Ndéké Luka Mercredi, 03 Octobre 2012 16:15

 

Les opérations de rapatriement des hommes de Baba Laddé démarrent ce 3 octobre à Ippy (centre-nord). Une mission conjointe du ministère centrafricain de la Défense Nationale et du ministère de l’Administration du Territoire, conduite par le Médiateur de la République, Paulin Pomodimo, a séjourné à Ippy depuis hier dans la ville à cet effet.


Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka à Bambari, les hommes de Baba Ladé se sont déjà rassemblés dans les villes de Bria (nord-est), Ippy et Kabo (nord), dans l’attente de leurs évacuations. 14 véhicules ont quitté la capitale centrafricaine ce 2 octobre pour procéder à leur rapatriement au Tchad.


Le ministre centrafricain délégué à la défense, Jean Francis Bozizé, explique au correspondant de RNL à Bambari que, le but de cette mission est de se rendre compte de l’effectivité du rapatriement des hommes du chef rebelle Baba Ladé. Il ajoute que, le départ de ses éléments aura pour itinéraire, Bambari, Sibut, Kaga Bandoro Kabo et Sido (nord).


Pour le ministre de l’Administration du Territoire, Josué Binoua, « c’est un ouf de soulagement ». Toutefois, il invite les habitants de la région à doubler de vigilance car certains individus se présenteront au nom des hommes de Baba Ladé pour racketter dans la zone.


Un meeting est prévu  ce mercredi l’Hôtel de Ville de Bambari avec toutes les couches sociales pour des raisons sécuritaires.


Pour rappel, ces éléments ont montré leur détermination  à avancer vers la paix en libérant sans condition 3 éleveurs, le 13 septembre dernier.  En remettant les otages à leurs parents, le chef d’état-major du FPR, leColonel Ali Darrassa a, au nom de ses frères d’armes,  demandé pardon pour toutes les exactions commises par le FPR en RCA pendant plus de quatre années.


Un geste qui a touché un habitant de Ippy « les éléments de Baba Laddé viennent par-là de démontrer qu’ils sont prêts pour le retour de la paix dans la région ».


Il convient également de rappeler que,  ce rapatriement fait suite à un accord signé, entre les autorités tchadiennes, centrafricaines et le chef rebelle Baba Laddé à N’Djamena. Un convoi d’une vingtaine de véhicules est en train d’arriver à Ippy en vue de ramener ces hommes dans leurs pays, le Tchad.

 

 

 

 

NDLR : On a quand même beaucoup de mal à imaginer qu'il ait pu avoir autant de combattants de Baba Laddé y compris lui-même, sur le sol d'un pays qui se dit "souverain" disposant d'une armée ayant à sa tête un général cinq étoiles, un rejeton ministre délégué à la défense qui a été fait colonel par son papa et des services de sécurité censés garantir l'intégrité de ses frontières et de son territoire.

 

 


Rentrée au bercail de soldats rebelles


BBC Afrique 3 octobre, 2012 - 17:13 GMT

 

Les opérations de rapatriement des quelques 3000 éléments de l'ex-rébellion tchadienne du Front populaire pour le redressement (FPR) d'Abdel Kader Baba-Laddé au Tchad ont démarré mercredi en Centrafrique.

Une première vague de 500 soldats accompagnés de leurs familles sont déjà regroupés à 3 kms de la ville de Ippy au Centre-est du pays en attente de départ.


Ils vont rejoindre leur leader qui, lui, a déjà été extradé au Tchad le 05 septembre dernier après sa reddition aux autorités centrafricaines.


Cette extradition fait suite à un accord de paix tripartite signé le 08 septembre à N'Djamena entre Baba Laddé, les autorités tchadiennes et centrafricaines.


Ces ex-rebelles sont convoyés depuis le village Madounguéré près de la Sous-préfecture de Ippy dans la Ouaka au Centre-est du pays.


Ils se sont rassemblés depuis plus de trois semaines dans les villes de Bria (nord-est), Hippy et, Kabo (nord), dans l'attente de leur évacuation.


Les 14 véhicules militaires et civils affrétés pour le rapatriement de ces éléments de l'ex-rébellion tchadienne du FPR, sont partis de Bangui lundi, en début d'après-midi.

Les opérations qui débutent ce jour ne doivent pas excéder le délai d'un mois, selon le document de Ndjamena.


Pour le Conseil National de la Médiation de la République Centrafricaine qui pilote les opérations, « il y a plusieurs centaines d'entre ces ex-rebelles qui sont déjà basés au village de Madounguéré, à 45 kilomètres d'Ippy. D'autres sont en route, à pieds, à destination de la ville de Sido dans le nord. Ils vont être regroupés tous surplace à Sido avant d'être remis aux autorités tchadiennes ».


L'accord prévoit aussi que ces éléments soient désarmés avant d'embarquer dans les véhicules.

Par ailleurs, l'alimentation des éléments sera assurée par le Programme alimentaire mondial (PAM).

Le départ du Chef rebelle Baba Laddé et ses hommes sans être inquiétés par la Justice centrafricaine avait suscité de vives réactions au sein des ONG de défense des Droits de l'Homme.

Certains ont même déposé plainte contre cette rébellion étrangère, qui, selon elles, a suffisamment commis des exactions sur des milliers de civils sur le territoire centrafricain.

A propos de cette revendication, le Médiateur de la République, Mgr Paulin Pomodimo fait savoir que, « ce n'est pas la priorité ».


Selon lui, « On ne peut lancer une poursuite judiciaire contre cet homme alors que ses éléments ont encore des armes en main et sur le territoire centrafricain ».


Depuis le retour du général Baba-Laddé au Tchad, le 5 septembre dernier, un comité a été mis en place pour conduire les opérations de rapatriement de ses quelques 3000 hommes.



Il est présidé par le médiateur de la République, Mgr Paulin Pomodimo, appuyés par le Bureau des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix en Centrafrique (BINUCA), le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), la force multinationale de maintien de la paix en Afrique centrale (MICOPAX) et, le Ministère centrafricain de la défense nationale.

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 13:55

 

 

 

 

 

Ndoutingou

 

 

Ouagadougou, 3 octobre 12 – (Afrique Nouvelle) – l’ex ministre centrafricain des Finances et du Budget, Sylvain Ndoutigaï,  a été aperçu mardi à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso où il a installé sa famille et dispose d’important patrimoine immobilier, par le correspondant d’Afrique Nouvelle sur place.

 

M. Ndoutingaï que toute la République Centrafricaine appelait ironiquement « le vice-président » en raison de son influence réelle ou supposée sur le président François Bozizé a été limogé du gouvernement le 1er juin 2012 sans aucune explication officielle (mettant ainsi fin à près de dix ans de carrière ministérielle débutée en mars 2003)  et placé un temps en résidence surveillée à Bangui.

 

Depuis plusieurs mois, la rumeur évoquait un complot qu’il aurait ourdi pour s’emparer du pouvoir avec la complicité de certains membres du gouvernement, notamment de l’ex-ministre de la justice, Firmin Findiro. Ce dernier avait quitté Bangui clandestinement trouvant refuge d’abord à Tours (Indre-et-Loire) où il possède un appartement avant de s’installer, dit-on, provisoirement, en Belgique. Il compte y déposer une demande d’asile. 

 

Début août 2012, M.  Ndoutingaï, colonel de 40 ans considéré par  le président centrafricain qui ne lui refusait rien, comme son propre fils, avait réussi à bénéficier d’une évacuation sanitaire au Maroc.

 

Né dans la ville de Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham, rien ne prédestinait Sylvain Ndoutingaï à occuper les plus hautes fonctions de l’État. Pourtant, à la faveur du changement de régime de 2003,  il a été nommé ministre des Mines puis est très vite devenu l’un, si ce n’est l’homme clé du régime avant de tomber en disgrâce.

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 02:46

 

 

 

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Il paraît que les diplomates sont astreints à un droit de réserve mais comme en RCA nous faisons les choses toujours de travers, voilà ce que l'ambassadeur de la RCA aux Nations-Unies vient d'écrire sur son mur facebook. Est-ce le prélude à une candidature annoncée pour 2016 de la part de Charles Armel Doubane ou tout simplement l'envie de se faire virer par sa majesté Yangouvonda 1er. Au rang des diplomates qui l'ouvrent dès que la petite occasion se pointe, il faut maintenant ajouter Charles Armel Doubane au bataillon. C'est la réhabilitation du gymnase omnisports de Bangui qui a déclenché la logorrhée de l'ambassadeur....Que dira-t-il lorsque les différents ponts effondrés de Bangui seront réhabilitées !


Rédaction CAP

 


 

"Et un! Et Deux!...Ca ne va pas et ne doit pas s'arrêter là. Nous allons nous qualifier pour Abidjan. C'est bien. Mais que ces victoires sportives entrainent un nouveau départ pour la renaissance de la RCA dans tous les domaines: routes, ponts, écoles, dispensaires et hôpitaux, sécurité, respect des droits de l'homme etc...


Si après 30 ans le complexe omnisport a été réhabilité sur fonds propres, c'est que nous pouvons faire des exploits partout si nous le voulons. A CHACUN SA RESPONSABLITE, SON POSTE, SES DEVOIRS. ET LES LEADERS a qui nous avions confié nos vies, prenez la tête de cette croisade. Faites nous rever. YES WE CAN. Nous aussi sommes des Hommes et avons un Etat la République Centrafricaine." signé   Charles Armel Doubane

 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 02:33

 

 

 

 

 

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YAOUNDE 02/10/2012 (Xinhuanet) - Quarante après sa mise en place en 1972 suite à des accords de coopération monétaire initiés par la France, la zone franc composée de quinze pays d'Afrique maintient sa configuration d'espace monétaire commun, un attelage unique au monde ayant survécu au franc français érigé d'office d'ancrage au franc CFA, originellement franc des colonies françaises d'Afrique.

 

Cette zone représente une partie importante du continent africain. Sur les 54 membres de l'Union africaine (UA) puis le Maroc, elle regroupe autour de la France huit pays d'Afrique de l'Ouest (Bénin, Côte d'Ivoire, Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo), six d’Afrique centrale (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine et Tchad) et les Comores.

 

Mis à part le Cameroun, le Togo, la Guinée équatoriale et la Guinée-Bissau, les autres pays de la zone sont des ex-colonies françaises. A la faveur des accords de coopération monétaire de 1972, les quatorze premiers pays sont liés par le franc CFA, connu aujourd'hui sous l'appellation de franc de la Communauté financière africaine.

 

Créée officiellement en décembre 1945, cette monnaie commune et le franc comorien étaient arrimés au franc français jusqu'à l'adoption de l'euro en 1999. Sa convertibilité diffère d'une région à l'autre, de sorte que le franc CFA d'Afrique centrale ne se change pas directement avec son pendant d'Afrique de l'Ouest.

 

La Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) naît en 1959, à la veille des indépendances, en remplacement de l'institut d'émission de l'Afrique occidentale française (AOF), qui regroupait les colonies françaises établies dans cette région.

 

C'est aussi la date de l'avènement de la Banque centrale des Etats de l'Afrique centrale et du Cameroun (BCEAEC), devenue plus tard la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC).

La Banque centrale des Comores succède pour sa part l'institut d'émission des Comores en 1981. Quatre principes fondamentaux guident la coopération monétaire entre la France et ses partenaires africains : garantie de convertibilité illimitée apportée par le Trésor français, fixité des parités, libre transférabilité et centralisation des réserves de change.

 

En contrepartie de la garantie du Trésor français, il est requis des trois banques centrales africaines de déposer une partie de leurs réserves de change sur un compte dit « d'opérations », ouvert dans les livres du Trésor français. De 100% au départ, le montant des avoirs déposés a évolué à 65% puis 50% à l'heure actuelle.

 

A la disparition du franc français, l'ancrage des francs CFA et comorien a été ajusté pour être raccordé à l'euro, mais sans que les deux monnaies disposent d'un lien direct avec la Banque centrale européenne (BCE).

 

« C'est la France qui a sollicité les institutions européennes pour leur dire : j'ai mes accords avec mes anciennes colonies, je veux continuer comme c'est, je ne veux pas qu'on puisse les modifier. Les Européens ont signé donc une décision pour reconnaître que la France puisse continuer à exploiter son fonds de commerce colonial et dans l'esprit qu'elle-même maîtrise », explique l'ingénieur financier camerounais Babissakana.

 

Chaque année, les ministres français et africains des Finances ainsi que les gouverneurs des banques centrales tiennent deux réunions statutaires, une en Afrique et l'autre à Paris, comme c'est le cas de celle qui aura lieu les 4 et 5 octobre à Paris, avec au menu la commémoration des 40 ans de la zone franc.

 

Zone franc : 40 ans après, vif débat sur la vieille coopération monétaire entre la France et l'Afrique (ANALYSE)

 

Les 4 et 5 octobre à Bercy, siège du ministère français de l'Economie et des Finances à Paris, les 15 pays de la zone franc d'Afrique se réuniront pour célébrer avec les autorités françaises les 40 ans d'une coopération monétaire jugée inégale avec l'ex-puissance coloniale que des analystes appellent à abolir par l'adoption par les pays africains de leurs propres monnaies.

En prélude aux prochaines Assemblées générales du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, la rencontre-anniversaire de la capitale française placée marquée par un colloque sous le thème "Regards croisés sur les 40 ans de zone franc" symbolise, comme de tradition, une sorte d'agencement du fonctionnement de la zone franc avant les réunions de deux institutions de Bretton Woods, a déclaré à Xinhua l'ingénieur financier camerounais Babissakana.

 

En Afrique, l'émergence de nouvelles pensées idéologiques a suscité une remise en cause d'une coopération monétaire jugée plutôt protectrice des intérêts de la France au détriment de ses vis-à-vis du continent noir. Les réactions exprimées jugent surannée l'existence de la zone franc 40 ans après sa création et plus de 50 ans après les indépendances africaines.

 

Pour cette configuration sans pareil au monde, l'analyste financier camerounais Boniface Tchuenkam y voit un des vestiges de la colonisation française en Afrique qui ne se justifie plus aujourd'hui. "Si au début des indépendances l'Afrique n'avait pas de cadres compétents pour gérer la convertibilité de sa monnaie, 50 ans après ce n'est plus possible. Déjà dans les années 70, l'Afrique avait des cadres compétents".

 

"L'Afrique a son porte-monnaie qui est gardé en France. On ne peut pas se dire indépendants ayant son porte-monnaie dans le sac d'une autre personne. C'est la France qui décide ce qu'elle nous donne et nous ne pouvons pas décider de placer notre argent dans un autre pays comme le Japon ou les Etats-Unis, même si les conditions de rentabilité sont favorables", ajoute-t-il.

 

30 MILLIARDS USD DE RESERVES

 

Structurellement, la zone franc se compose de huit pays d'Afrique de l'Ouest (Bénin, Côte d'Ivoire, Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo), de six d'Afrique centrale (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine et Tchad) et des Comores. En février, le montant total des réserves extérieures de ces pays tournaient autour de 15.000 milliards de francs CFA (30 milliards USD). Comme Tchuenkam, Babissakana pense que cet argent représente du pain béni pour l'Etat français. "La France a signé des accords de coopération qui sont des accords d'aide. On peut dire que c'est l'inverse ; c'est plutôt les Etats africains qui sont en train d'aider la France à financer son budget à des taux concessionnels".

 

Sur ces réserves monétaires, un taux d'intérêt de 1,75 à 2,5% est appliqué, soit un taux marginal, "le plus faible que la France peut payer sur les crédits qu'elle reçoit, parce que la France émet beaucoup de titres pour avoir l'argent", observe l'ingénieur financier pour qui si les avoirs logés au Trésor français étaient placés sur les marchés financiers à un taux de rendement de 8 voire 10%, ils procureraient d'importantes devises aux pays africains pour financer leurs économies.

 

"Au début, rappelle-t-il, quand on était des colonies ou des pays sous tutelle, la France avait 100% des réserves extérieures de nos pays. Toutes ces réserves lui appartenaient. Après les indépendances, ils ont ajusté que maintenant vous êtes obligés de déposer 65% contre un fameux principe qui est complètement dénué de fondement, qui est la garantie, c'est-à-dire que c'est des dépôts qu'on donne en contrepartie de la garantie que la France accorde au franc CFA".

 

Depuis juillet 2009, le volume des dépôts a été officiellement ramené à 50%. "Ça dépasse même 50%, parce que dans la gestion même effective, les banques centrales continuent à déposer plus, surtout la BEAC. Mais la BCEAO essaie de ramener à 50%. Mais, en tout état de cause, ces réserves financent l'Etat français et l'Etat français paie un intérêt au taux marginal de la Banque centrale européenne", note Babissakana.

 

En 1994, dans un contexte d'ajustements structurels vécus par les pays africains en pleine crise économique comme une pilule amère de la part du FMI et de la Banque mondiale quelques années plus tôt, le franc CFA a subi une dévaluation de 50% de sa valeur par rapport à la parité avec le franc français, une situation venue accentuer la paupérisation des populations africaines. De fait, aux yeux de Boniface Tchuenkam, la zone franc sous contrôle français apparaît comme "un des éléments de la pauvreté qui est entretenue ici en Afrique francophone".

 

"Il faut profiter de ces 40 ans pour dissoudre cette histoire- là et qu'on prenne nos responsabilités pour récupérer notre argent et le gérer nous-mêmes".

A ceux qui affirment que l'attelage monétaire commun a assuré aux pays africains une stabilité macroéconomique, il soutient qu'il est impossible de parler de gain. "Ce que nous perdons est plus grand que ce que nous gagnons. Tout à l'avantage de la France. C'est avec le contrôle de cette zone qu'elle nous tient".

 

ACCELERER LA CREATION D'UNE MONNAIE COMMUNE AFRICAINE

 

C'est un avis partagé par Babissakana qui milite de son côté pour que les pays d'Afrique francophone s'associent véritablement aux pays Etats du continent pour accélérer le processus de création d'une monnaie commune africaine, élément clé pour la réussite de la renaissance africaine et de l'intégration économique tant proclamées sous forme de slogans lors des sommets de l'Union africaine (UA).

 

Il suggère une réforme de la politique de pilotage et de supervision du système de la micro-finance qui, à son avis, porte les stigmates des fameux accords de coopération monétaire décriés. Même proposition pour le système qui impose la présence d'administrateurs et de censeurs dans les trois banques centrales africaines de la zone : la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC), la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest ( BCEAO) et le Banque centrale des Comores.

 

Au Cameroun par exemple, près de 400 établissements de micro- finance sont recensés, "mais ces institutions sont exclues services publics de la banque centrale, c'est-à-dire qu'elles n'ont pas accès à la centrale des risques, la même chose pour les incidents de paiement". Comble, la Commission bancaire d'Afrique centrale (COBAC) ne dispose pas de moyens pour venir superviser un système pourtant essentiel pour le fonctionnement de l'économie, déplore l'ingénieur financier.

 

Caricaturée par le fameux concept de "Françafrique" qui a fait émerger un florilège de réseaux mafieux et de chantage politique à l'égard de l'élite gouvernante en Afrique, la relation franco- africaine est ponctuée de coups d'Etat et d'interventions musclées opérées depuis Paris pour mettre au pas ou faire disparaître des dirigeants rebelles à la protection des intérêts français dans leurs pays.

 

"La France, avance Babissakana, n'a pas intérêt à avoir des pays démocratiques en face, parce que si vous mettez en place des institutions démocratiques, des présidents élus démocratiquement, la question monétaire va être absolument tranchée. Parce que des Etats normaux, avec une gouvernance normale, avec des peuples qui veillent à ce que les institutions fonctionnent dans leur intérêt, la première des choses, ça sera de mettre fin à ces accords monétaires".

"La montée d'autres puissances, notamment la Chine, l'Inde, a fait que ces dernières années le centre de gravité de l'économie mondiale s'est déplacé de l'Occident vers l'Orient, et la structure des échanges a été modifiée de façon importante, de sorte que pour l'avenir, nous on n'a aucun intérêt à rester enfermés dans des accords de coopération totalement dépassés qu'on avec la France", conclut-il.


Par Raphaël MVOGO

 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 02:26

 

 

 

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Un peu plus de trois ans après la révélation du scandale qui avait écorné en 2009 l’image de marque de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), les premières condamnations ont commencé à tomber.

 

En effet, l’un des principaux protagonistes des détournements de fonds qui ont éclaboussé le Bureau extérieur de la Banque centrale à Paris a écopé d’une peine de prison à vie. En son audience du 28 septembre dernier, la chambre criminelle du tribunal de grande instance du Mfoundi (Cameroun) a condamné l’ancien délégué du Gouverneur à Paris, Roger Kemadjou, à l’emprisonnement à vie et à décerné un mandat d’arrêt à son encontre.


Par ailleurs, tout en ordonnant la confiscation des biens saisis du prévenu,  le tribunal  « reçoit la BEAC en sa constitution de partie civile et condamne Kemadjou Roger à lui payer la somme de 26 402 153 277f cfa », lit-on dans les extraits du jugement que nous avons pu nous en procurer une copie et qui égrène différentes condamnations pécuniaires pour la réparation du préjudice causé à la Banque centrale de la CÉMAC (communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale). Roger Kemadjou ne s’étant pas présenté à son procès, ce jugement a été rendu par défaut. 

 

Il faut rappeler qu’entre 2004 et 2008, trente millions d’euros (dix-neuf milliards de francs CFA) au minimum ont été détournés au sein du bureau de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) à Paris. L’image de la Banque centrale, qui était jusqu’à ce scandale réputée sérieuse et prudente, avait pris un méchant coup de griffe, contraignant celle-ci a porté plainte dans les Etats de la CEMAC dont les ressortissants étaient soupçonnés et en France.  

 

En août 2011, l’hebdomadaire Jeune Afrique avait révélé que trois des principaux responsables désignés du scandale ont été discrètement mis en liberté provisoire alors qu’ils étaient incarcérés à Libreville depuis octobre 2009. Il  s’agit de Armand Brice Nzamba, ex-comptable au bureau parisien de la Beac, Marion Karin Leflem, son épouse, et Maurice Moutsinga, ancien directeur de la comptabilité et du contrôle budgétaire au siège de Yaoundé.  


Source : Afrique Nouvelle

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 02:20

 

 

 

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Bangui : Les centrafricains du FPR seront réintégrés dans leur communauté respective

 

 

Baba laddé FPR

 

 

Bangui, 2 octobre 2012 (RJDH) – Des jeunes centrafricains  qui ont manœuvré dans l’ex-rébellion tchadienne du Front populaire pour le redressement (FPR) d’Abdel Kader Baba-Laddé, seront réintégrés dans leur communauté d’origine, au même titre que les éléments tchadiens qui sont en cours de  rapatriement au Tchad, annonce le Conseil national de la médiation.


« Le document signé à Ndjamena le 8 septembre dernier atteste que les éléments tchadiens vont être rapatriés chez eux. Le Tchad a affirmé qu’il est disposé à accepter certains éléments centrafricains qui veulent regagner son territoire. Nous avons alors décidé de réintégrer les jeunes centrafricains qui sont dans les rangs de ce mouvement dans leur communauté respective », a fait savoir le médiateur de la République, Mgr  Paulin Pomodimo.


Interrogé sur l’effectif exact des jeunes centrafricains concernés par ce processus, le médiateur de la République répons qu’il ne dispose pas encore de chiffres « parce que Baba-Laddé lui-même ne dispose pas d’un chiffre exhaustif de ses éléments, dispersés dans le nord et le centre-est de notre pays ».


Au sujet de la revendication de société civile centrafricaine qui veut un procès contre le leader du FPR, à cause des exactions commises par ces éléments sur des civils sur le territoire centrafricain, Mgr Pomodimo trouve l’idée « juste et normale». Pour lui, « ce n’est pas la priorité. On ne peut lancer une poursuite judiciaire contre cet homme alors que ses éléments ont encore des armes en main et sur le territoire centrafricain ».


Toutefois, « ce moment viendra peut-être. Mais le Conseil national de la médiation est pour la paix, et nous ne pouvons véhiculer que le message de la paix, dans tous les processus », précise-t-il.

Depuis le retour du général Baba-Laddé au Tchad, le 5 septembre dernier, un comité a été mis en place pour conduire les opérations de rapatriement de ses quelques 3000 hommes. Il est présidé par le médiateur de la République, Mgr Paulin Pomodimo, appuyés par les Nations Unies, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et force multinationale d’Afrique centrale e la CEMAC.


Selon le programme, le premier convoi aura lieu le 3 octobre prochain avec l’acheminement de 500 personnes.


 

Bria : Des barrières illégales indignent la population

 

Bria, 2 octobre 2012 (RJDH) – Les habitants de la ville de Bria (centre) se disent indigné par des barrières illégales, érigées par certains éléments des forces de défense et de sécurité, pour rançonner les passagers ou de les soumettre  à toute autre forme de violence.


D’après des témoignages recueillis par Radio Barangbaké, le passage des habitants sur l’axe Bria-Yalinga est conditionné par le versement d’une somme de cinq cent à mille francs (500 à 1000 FCFA) imposé par des militaires en poste dans la région. La personne qui n’a pas d’argent est soumise à un travail obligatoire, entre autres, le débroussaillage d’une certaine parcelle.

 

« Nous sommes soumis à des travaux forcés si nous n’avons pas d’argent pour franchir les barrières. Nous versons cinq cent ou mille FCFA à chaque barrière, à la moindre résistance,  ces militaires nous torture», a expliqué Martin Ndaya, habitant de Yalinga.

 

Selon la même source, la liberté d’aller et de venir est compromise par des tracasseries routières qui sont contraires à la loi. « Nous sommes maltraités chez nous-mêmes. Notre droit de circuler librement est bafoué par nos propres frère», a-t-il déploré.

 

 

 

Berberati : Deux enfants sur cinq n’ont pas été vaccinés contre la polio

 

Berberati, 2 octobre 2012 (RJDH) – Deux enfants sur cinq n’ont pas été vaccinés contre la poliomyélite dans les 4èmeet 5ème  arrondissements de la ville de Berberati (ouest), à cause de la réticence des parents. Le constat a été fait, ce mardi 2 septembre, par Corneille Yanguéndji,  responsable du Programme élargi de vaccination (PEV) de la ville.

 

Selon lui, ces enfants n’ont pas reçu le vaccin parce que « leurs parents affirment qu’ils font la fièvre après chaque campagne de vaccination contre la poliomyélite ».

 

Toutefois, a-t-il ajouté, la fréquentation s’est améliorée grâce au travail de l’équipe de sensibilisation qui a pu convaincre certains parents. Mais d’autres, ceux des quartiers Potopoto et Ketté, en particulier, se sont systématiquement opposés à la campagne.

 

Le préfet de la Mambéré-Kadéi, Rémy Féidangamo, qui était également  intervenu dans la sensibilisation, a rassuré la population de la disponibilité du personnel soignant à s’occuper  des  enfants qui connaitraient des effets secondaires de la vaccination.

 

La  campagne de vaccination qui a démarré le 29 septembre a pris fin le lundi 1er  septembre dans la ville de Berberati.

 

 

 

Birao : Une assistance matérielle du CICR à des sinistrés

 

Birao, 2 octobre 2012 (RJDH) – Plus de 500 personnes victimes des dégâts causés par les pluies diluviennes, au début du mois de septembre, à Birao (nord-est), ont reçu une assistance matérielle du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), le dimanche 30 septembre.

 

Le don est constitué des ustensiles de cuisine, des couvertures, des bâches, des moustiquaires et du savon. Pour le CICR, cette assistance a été organisée pour soulager les ménages qui ont perdu leurs biens, durant la pluie qui s’est abattu sur ville de Birao le 12 septembre dernier.

 

Par ailleurs, il a ajouté que, le recensement des personnes dont les champs ont été inondés, va commencer ce mardi 2 octobre, afin que ceux-ci bénéficient également d’une aide.

 

L’une des bénéficiaires de cette assistance, nommée Kaltouma, a témoigné sa reconnaissance  au CICR tout en demandant aux autres structures humanitaires de leur venir également en aide. La distribution a été faite en collaboration avec les volontaires de la Croix-Rouge locale de Birao.

 

 

 

Bozoum : Vers la prévention de la violence envers les personnes vulnérables

 

Bozoum, 2 octobre 2012 (RJDH) – La population de la ville de Bozoum (nord) a été invitée à s’impliquer dans la prévention des cas réguliers de violence dont sont victimes des  vieillards, des veuves et des mineures, entre autres.

 

La rencontre a été initiée par  le Projet du renforcement de l’Etat de droit (PRED), à la mairie de Bozoum, dans le cadre de ses activités de sensibilisation, visant à réduire la violence au sein de la société et promouvoir l’Etat de droits en République centrafricaine.

 

Lambert Alfred Massougbou, expert national auprès du PRED, a déconseillé à la population la pratique de la justice populaire. Il a fait savoir que cette campagne a été organisée à cause du constat selon lequel de nombreux cas de violence sont enregistrés sur des personnes dont « les victimes les plus chanceuses échappent à la mort et dont la plupart se trouvent  en prison sans protection judiciaire ».

 

Les chefs de groupe et les chefs de quartier, les leaders communautaires, les responsables des différentes confessions religieuses, les organisations et associations qui luttent contre la violence liée aux pratiques de charlatanisme et de la sorcellerie ont pris part à cette activité.

 

 

 

Boali : Quatre enfants sur cent ont un acte de naissance

 

Boali, 2 octobre 2012 (RJDH) – Sur une centaine d’enfants présentés à l’école de Bogoura pour une inscription, quatre seulement ont un acte de naissance, a déploré le directeur du fondamental 1 de ce village,  Mathieu Ouiligalé, dans un entretien avec la Radio ICDI, le lundi 1er octobre.

 

Selon la même source, le phénomène de non déclaration des naissances tend à se généraliser dans le secteur de Bogoura pour des raisons que l’on ignore encore. Or cela a eu répercussion sur l’éducation des enfants.

 

« Plusieurs enfants, dès la naissance n’ont pas été déclarés, et cela constitue un handicap pour leur scolarisation. Plusieurs jeunes de cette localité ont également ce problème parce qu’ils ont d’énormes difficultés à se faire délivrer la carte nationale d’identité ou d’autres documents administratifs », a souligné Simon Namsenmo, conseiller à la mairie de Boali.

 

Il a rappelé que la mairie de Boali avait installé en 2011 un poste secondaire à Bogoura, afin de permettre aux parents de déclarer leurs enfants, mais ce bureau ne fonctionne plus depuis plusieurs mois.

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