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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 13:51

 

 

 

 

30/05/14 (AFP)

 

Dix-sept personnes ont été tuées et 27 ont été enlevées mercredi dans l'attaque de l'église Notre Dame de Fatima à Bangui, a indiqué vendredi à Genève une porte parole du Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations unies (HCR).

 

Mme Fatoumata Lejeune-Kaba a indiqué que l'enceinte de l'église abritait près de 9.000 déplacés au moment de l'attaque: "au moins 17 ont été tués et 27 ont été enlevés par les assaillants et conduits vers une destination inconnue".

 

"Les attaquants sont arrivés sur des pick-up en début d'après midi, ils ont lancé des grenades puis ouvert le feu sur les gens. Un prêtre a été tué pendant l'attaque et deux adultes et deux enfants ont succombé jeudi à leurs blessures", a ajouté la porte-parole du HCR, indiquant que l'agence de l'ONU "ne sait vraiment pas qui étaient les assaillants".

 

L'attaque a été attribuée par des témoins à des hommes de l'ex-rébellion Séléka à dominante musulmane.

 

Le site de l'église est maintenant totalement vide, a précisé le HCR soulignant que cela a été "la pire attaque contre un centre de déplacés à Bangui depuis que le groupe Seleka a été écarté du pouvoir en janvier dernier".

 

"Des églises, des monastères, des mosquées ont constitué des abris sûrs pour les déplacés de Centrafrique. A Bangui, 32 des 43 centres de déplacés sont des institutions religieuses", a ajouté la porte-parole. Elle a précisé que les déplacés qui ont fui l'église ont trouvé refuge dans d'autres centres mais beaucoup sont partis "sans rien, sans argent, sans nourriture, sans matelas, certains étaient blessés par balle".

 

Il y a au total 425.000 déplacés en Centrafrique, dont 132.000 à Bangui.

 

Centrafrique: 17 tués, 27 civils enlevés mercredi dans l'attaque d'une église

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 13:38

 

 

 

 

http://www.jeuneafrique.com/   30/05/2014 à 13:48 Par Vincent Duhem

 

Au moins deux personnes sont mortes vendredi lors d'une manifestation organisée à Bangui. La présidente de la transition Catherine Samba-Panza a appelé les Centrafricains au calme et décrété un deuil national de trois jours après l'attaque contre une église, mercredi.

 

La Centrafrique traverse une nouvelle crise aigüe. Depuis le début de la matinée, vendredi 30 mai, des rafales sont entendues dans plusieurs quartiers de Bangui. Des barricades ont été érigées dans les rues de la capitale paralysée. Des marches rassemblant des milliers de personnes ont également été organisées lors desquelles deux personnes ont été tuées par balles, selon des témoignages de manifestants, confirmés par une source militaire. Au moins trois autres personnes ont été blessées par balle, dont deux grièvement, et ont été conduites à l'hôpital communautaire de Bangui.

 

La majorité de ces manifestants sont à l'heure actuelle rassemblés dans le quartier de Lakouanga, où une mosquée a été incendiée jeudi. Ils réclament le départ du contingent burundais et la démission de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza.

 

Selon une source sécuritaire française, la force Sangaris a été visée par des tirs. "Des groupes armés refusent de désarmer et s'en prennent à la Misca et à Sangaris", a indiqué cette source. "Nous essuyons des tirs sporadiques quand des véhicules de la force passent mais ces groupes armés ne tiennent pas de position", a-t-elle poursuivi.

 

Confrontée à une nouvelle crise majeure, Samba-Panza, qui a regagné Bangui jeudi après un tête à tête avec le chef de l'État congolais, Denis Sassou Nguesso, à Brazzaville, s'est exprimée au palais de la Renaissance appelant ses concitoyens au calme. Elle a également décrété un deuil de trois jours pour rendre hommage aux victimes de l'attaque de l'église Notre-Dame de Fatima, point d'orgue d'une semaine de violences.

 

Pressions

 

Dimanche, trois jeunes musulmans du quartier Pk5 à Bangui sont enlevés puis mutilés. Les habitants du dernier bastion musulman de la capitale centrafricaine décident alors de répliquer. Lorsque, mercredi, un groupe d'anti-balaka infiltrés dans le camp de déplacés de l'église Notre-Dame de Fatima attaquent le PK5, des hommes en armes les attendent et les pourchassent jusque dans la cour de l'église. Le lourd bilan fait état d'au moins 15 morts dont un prêtre italien.

 

Certaines sources imputent ce regain de tensions à l'incertitude qui entoure le remaniement ministériel. Annoncé il y a plus d'un mois, le gouvernement tarde a être formé. "Certains pourrissent la situation pour mettre la pression en espérant obtenir un poste en retour", estime un conseiller de la présidente. À la demande de la communauté internationale, Catherine Samba-Panza a consulté ses pairs de la sous-région. Ces derniers ont demandé des ajustements, ce qui expliquerait en partie ce retard, poursuit le conseiller.

 

Dans le même temps, la présidente a d'ores et déjà annoncé à certains ministres, comme ceux de la Défense et de la Sécurité, qu'ils ne feraient pas partie de la nouvelle équipe.

_________________

 

Par Vincent DUHEM


 

Lu pour vous : Violences en Centrafrique : Samba-Panza appelle au calme et décrète un deuil national de trois jours

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 13:21

 

 

 

 

30/05/14 (RFI)

 

La situation reste confuse à Bangui, ce vendredi 30 mai, alors que la tension semblait retomber hier soir. Des détonations ont été entendues ce matin dans la capitale centrafricaine. Selon plusieurs témoignages, deux personnes ont été tuées par balle et plusieurs autres blessées. Les soldats africains et français de la Misca et de l’opération Sangaris sont toujours déployés dans la ville. Une opération militaire lancée après l’attaque meurtrière qui a coûté la vie à une quinzaine de personnes.

 

Les manifestations se poursuivent en ce moment même à Bangui. Plusieurs milliers de personnes sont toujours regroupées à Lakouanga où elles ont convergé aux premières heures du jour.

 

Selon nos informations, recueillies auprès de plusieurs sources - dont une source militaire - deux de ces manifestants ont succombé à des blessures par balle et plusieurs ont été blessés. « Nous maintenons le cap des manifestations. Ce n’est pas fini », confie malgré tout une personne présente dans ce rassemblement. « Un rassemblement pacifiste et spontané », selon ce Banguissois.

 

Les manifestations demandent notamment le retrait du contingent burundais de la Misca qu’ils jugent hostile et à qui ils reprochent de ne pas être intervenu lors de l’attaque de Notre-Dame de Fatima, attaque qui a fait une quinzaine de morts dont un prêtre mercredi 28 mai.

 

Dans la foule, des messages également pour appeler au départ de la présidente de transition, Catherine Samba-Panza. Cette dernière doit s’exprimer dans les heures qui viennent. Son message devrait être relayé sur les ondes d’une radio locale. Par ailleurs, dans un communiqué, les forces françaises et africaines ont indiqué qu'elles « réagiront avec la plus grande détermination à toute prise à partie ».

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140530/2min/-rca-encore-tirs-ban...

 

 

Bangui: « des assaillants en 4x4 qui avaient des lance-roquettes et des grenades »

 

30/05/14 (La Voix de l'Amérique)

 

Au moins quinze personnes, dont un prêtre, ont été tuées mercredi à Bangui et une trentaine blessées dans l'attaque d'une église par un groupe armé et au cours des violences qui ont suivi.

 

Des tirs étaient entendus dans plusieurs quartiers de Bangui en fin de soirée mercredi, notamment à Boy Rabe et Fouh, deux fiefs des miliciens chrétiens anti-balakas. Plusieurs barricades ont été dressées dans la soirée sur des axes routiers de la capitale.

 

Les témoins de l'attaque de l'église Notre-Dame de Fatima dans le centre de Bangui au cours de laquelle une quinzaine de personnes a été tuée mercredi, racontent aussi les "tirs de mitraillette sans fin", les cadavres qui jonchent le sol.

 

"J'étais au marché en face de l'église", raconte à l'AFP le pasteur Padou Romaric. "Il y avait des anti-balakas (milices chrétiennes) dans le quartier et des soldats burundais ont tiré en l'air pour les faire fuir. Des musulmans, qui suivaient les soldats de la force africaine, en ont profité" pour entrer dans l'église.

 

Ces assaillants "sont arrivés à bord de deux 4x4 blancs et de motos", dit le pasteur Romaric. "Ils avaient des lance-roquettes, des grenades. Quand ils sont entrés dans l'enceinte de l'église, ils ont lancé leurs grenades. Il y avait tellement de blessés que je ne pouvais pas les compter".

 

Plusieurs milliers de déplacés ont trouvé refuge dans l'enceinte de l'église depuis quelques mois, depuis que des violences interconfessionnelles ont plongé la Centrafrique dans le chaos et poussé 2.000 soldats français et 5.000 soldats africains à se déployer sur le terrain.

 

http://www.lavoixdelamerique.com/content/bangui--des-assaill...

 

RCA: encore des tirs à Bangui, deux morts et plusieurs blessés
RCA: encore des tirs à Bangui, deux morts et plusieurs blessés

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 13:16

 

 

 

 

30/05/14 (Afrique Inside)

 

Les autorités de la transition centrafricaine semblent de plus en plus contestées sur fond d’un regain de violences dans la capitale Bangui. Depuis plusieurs jours, on assiste à une recrudescence des actes de violences. Pas plus tard que ce vendredi matin, le centre-ville a été le théâtre de rafales de tirs non loin du palais présidentiel pour disperser des manifestants venus exprimer leur colère. Un mécontentement généralisé puisqu’aux alentours de l’aéroport, plusieurs marches ont rassemblé des milliers de personnes.

 

Ces dernières réclament la démission du gouvernement et le départ de certains contingents étrangers dont les Burundais accusés de laisser faire les violences anti-chrétiens. Depuis jeudi, plusieurs barricades ont été érigées à Bangui au lendemain d’une attaque meurtrière dans une église qui a fait 15 morts. Celle-ci est attribuée par des témoins à des hommes de l’ex-rébellion Séléka à dominante musulmane.

 

L’atmosphère est extrêmement tendue à Bangui et après l’attaque de l’église Notre-Dame de Fatima mercredi, les forces militaires internationales assurent la sécurisation du quartier PK-5 par crainte de représailles. C’est la première fois depuis plus d’un mois que des barricades sont installées dans les rues de Bangui. Une fois encore la MISCA, la force africaine sur place est visée, cette fois, les manifestants lui reproche d’avoir « laissé faire » l’attaque de l’église.

 

Ainsi, le cycle de violences perdure et ce sont les mêmes accusations qui reviennent après le départ de la MISCA des troupes tchadiennes, elles-mêmes accusées de soutenir les ex-séléka de confession musulmane. Désormais, les autres contingents de la MISCA sont incriminés par la population.

 

La Transition menacée à la veille d’un remaniement

 

Aux tensions inter-confessionnelles et sécuritaires, s’ajoutent également des tensions politiques. En effet, le Premier ministre centrafricain, André Nzapayéké, attribue ce regain de violences à un complot fomenté par des proches du pouvoir, et cela alors que la Centrafrique reste dans l’attente d’un prochain remaniement annoncé par la présidente de la transition Catherine Samba-Panza.

 

Cette dernière a pris ses fonctions il y a 100 jours mais fort de la contestation généralisée en raison des violences qui perdurent, la dirigeante centrafricaine arrivée au pouvoir après la démission de Michel Djotodia, espère mettre en place un gouvernement plus inclusif et représentatif de toutes les forces de la nation. Une annonce loin de convaincre la population car jusqu’à présent, les promesses de la transition n’ont pas été tenues.

 

Le dialogue avec l’ancienne rébellion séléka et les milices anti-balaka reste caduque. Retranchés dans le nord du pays, les ex-séléka ont entamé une restructuration politique et militaire dans le but se relancer sur la scène politique et de dialoguer avec la transition mais les dernières violences dans la capitale Bangui témoigne de l’incapacité des cadres de l’ancienne rébellion à tenir ses bases.

 

Pourtant ces dernières semaines, une relative accalmie était revenue à Bangui où sont déployées les forces africaines, françaises et européennes. Mais le effectifs restent insuffisants et le déploiement de 12.000 Casques bleus est vivement attendu, un déploiement trop tardif de l’avis de Me Catherine Samba-Panza, la dirigeante de la transition aujourd’hui vivement contestée voire même menacée.

 

Véronique Mansour

Centrafrique : regain de violence, le pouvoir menacé ?

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 12:10

 

 

 

 

30/05/14 (AFP)

 

Des véhicules de la force française Sangaris ont été visés par des tirs vendredi matin à Bangui où les forces internationales sont confrontées à une nouvelle flambée de violences, a-t-on appris de source militaire.

 

"La force Sangaris a subi des tirs au moins une fois ce matin à Bangui", a indiqué cette source. Les soldats ont répliqué avec des "tirs de semonce" en l'air. "Il n'y pas de blessés du côté de Sangaris", a-t-on ajouté sans plus de détails.

 

"Des groupes armés refusent de désarmer et s'en prennent à la Misca (force africaine) et à Sangaris", a indiqué cette source. "Nous essuyons des tirs sporadiques quand des véhicules de la force passent mais ces groupes armés ne tiennent pas de position", a-t-elle poursuivi.

 

"Tout est mis en oeuvre par la force internationale pour ramener le calme" dans Bangui, où deux personnes ont été tuées par balle et plusieurs ont été blessés lors de manifestations de la population pour protester contre la présidente de transition et les forces internationales jugées incapable de désarmer les groupes armés.

 

Les forces française et africaine ont lancé un appel au calme vendredi dans un message diffusé par les radios centrafricaines. Elle ont prévenu qu'elle réagiraient "avec la plus grande détermination à toute prise à partie" de leurs soldats ou de menaces contre des habitants de Bangui.

Bangui: la force Sangaris visée par des tirs, pas de victime

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 11:37

 

 

 

Bangui: forces françaises et africaines "réagiront avec la plus grande détermination à toute prise à partie"

 

BANGUI AFP / 30 mai 2014 11h26 - Les forces française Sangaris et africaine Misca en Centrafrique réagiront avec la plus grande détermination à toute prise à partie de leurs soldats ou de menace contre des habitants de Bangui, annonce un communiqué diffusé vendredi par les forces internationales, confrontées à une nouvelle flambée de violences


Les forces Misca et Sangaris jugent préoccupante la situation pour les habitants de Bangui et lancent un appel au calme dans un communiqué adressé aux radios centrafricaines.

La force internationale réagira avec la plus grande détermination à toute prise à partie de ses soldats ou menace contre les habitants de la capitale, annoncent les militaires.

Afin d'éviter tout débordement, Misca et Sangaris ont déployé (...) un important dispositif dans la capitale mercredi soir après l'attaque meurtrière contre une église au cours de laquelle une quinzaine de personnes ont été tuées.


Banguissois, ne vous opposez pas aux mouvements de la force internationale. Ne construisez pas de barricades, ne gênez pas ses opérations, demandent la Misca et Sangaris.

La confusion régnait à Bangui vendredi matin. Deux personnes ont été tuées par balle et plusieurs autres grièvement blessées lors de manifestations réclamant le départ de la présidente de transition centrafricaine et du contingent burundais de la force africaine.


Plusieurs marches ont rassemblé des milliers de manifestants vendredi matin dans une capitale paralysée par des barricades érigées jusque dans le centre-ville.

Les manifestants ont des motivations multiples. Certains demandent le départ de la présidente de transition Catherine Samba-Panza, d'autres le départ de certaines forces militaires étrangères, notamment les Burundais de la Misca accusés par les manifestants de laisser faire les violences anti-chrétiennes, après l'attaque meurtrière contre une église mercredi, ou encore le désarmement du quartier à majorité musulmane du PK-5.



(©) Description : http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=483040 

 

 

Centrafrique: deux manifestants tués par balle, plusieurs blessés

 

30/05/14(AFP)

 

Deux personnes ont été tuées par balle et plusieurs autres grièvement blessées à Bangui vendredi lors de manifestations réclamant le départ de la présidente de transition centrafricaine et du contingent burundais de la force africaine, selon des sources concordantes.

 

Deux personnes ont été tuées par balle, selon des témoignages de manifestants confirmés par une source militaire. Au moins trois autres personnes ont été blessées par balle, dont deux grièvement, ont été conduites à l'hôpital communautaire de Bangui, a constaté de son côté un journaliste de l'AFP.

 

Un des manifestants tués a été touché par balle, et plusieurs autres ont été blessés, au cours d'échauffourées avec des forces africaines de la Misca, dans le centre de Bangui, vendredi matin, a indiqué une source policière à l'AFP.

 

Plusieurs marches ont rassemblé des milliers de manifestants vendredi matin dans une capitale paralysée où il n'y a aucune circulation et où les boutiques ont fermé.

 

Les manifestants dont les motivations sont multiples, demandent le départ de la présidente de transition Catherine Samba-Panza, le départ de certaines forces militaires étrangères déployés dans le pays, notamment les Burundais accusés de laisser faire les violences anti-chrétiens, ou le désarmement du quartier à majorité musulmane du PK-5, selon les témoignages recueillis.

Centrafrique: deux manifestants tués par balle, plusieurs blessés
Centrafrique: deux manifestants tués par balle, plusieurs blessés

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 11:35

 

 

 

 

 

NEW YORK (Nations Unies), 30/05/14 (Xinhua) -- Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a fermement condamné, jeudi, les récentes attaques en République centrafricaine et appelé à "la fin immédiate du cycle de violences et de représailles" dans le pays.

 

M. Ban a notamment condamné l'attaque perpétrée mercredi contre l'église Notre-Dame de Fatima à Bangui, au cours de laquelle un nombre indéterminé de personnes ont été tuées, y compris le prêtre, tandis que d'autres ont été enlevées.

 

Cette attaque intervient après de nouvelles violences dans la capitale centrafricaine en début de semaine au cours de laquelle trois jeunes musulmans ont été brutalement tués par des membres présumés des anti-Balaka alors qu'ils se rendaient à un match de football visant à promouvoir la réconciliation interconfessionnelle.

 

Le chef de l'ONU "encourage les Autorités de transition de la République centrafricaine à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher de nouvelles violences dans la capitale et dans le reste du pays, et à prendre des mesures concrètes pour garantir que les responsables de ces crimes répondent de leurs actes", a dit son porte-parole dans un communiqué de presse.

 

M. Ban "appelle les forces internationales présentes en République centrafricaine à prendre toutes les mesures nécessaires en vue de soutenir ces mesures".

 

"Le secrétaire général appelle à la fin immédiate du cycle de violences et de représailles. Il encourage les dirigeants de la République centrafricaine et les partenaires de la sous-région à travailler avec la Mission des Nations Unies MINUSCA pour faciliter une avancée significative du dialogue national et de la réconciliation afin de tracer la voie vers une paix durable", a ajouté son porte-parole.

Ban Ki-moon appelle à la fin immédiate des violences en Centrafrique

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 11:34

 

 

 

 

 

BRAZZAVILLE, 30/05/14 (Xinhua) -- Avec l'imminence de l'arrivée des casques bleus des Nations Unies en septembre prochain en République Centrafricaine (RCA) et l'intensification des échanges attendue vers ce pays, le seul corridor entre Douala (Cameroun) et Bangui (RCA) ne suffira plus.

 

Dans cette vision, une délégation de Bangui conduite par le ministre du Transport et de l'aviation civile, Arnaud Djoubaye- Abazène, séjourne depuis mercredi à Brazzaville, où elle demande aux autorités congolaises une offre de transport plus développée sur l'axe fluviale Congo-Oubangui.

 

Cet axe, anciennement appelé Trans-équatoriale, part du port maritime de Pointe-Noire pour rallier Brazzaville, via le Chemin de fer Congo-Océan (CFCO), puis s'achemine vers Kinshasa et l'hinterland de la République démocratique du Congo (RDC) pour atteindre enfin la République Centrafricaine par les fleuves Congo et Oubangui.

 

"Nous investissons beaucoup sur les infrastructures de base dans le but d'accroître l'offre de transport. Nous ne pouvons que nous réjouir de cette opportunité", a réagi le ministre congolais des Voies navigables et de l'Economie fluviale, Gilbert Mokoki.

 

Le Congo, qui veut s'appuyer sur le transport et sa position stratégique de transit pour diversifier l'économie, consacre depuis quelques années de lourds investissements dans ce domaine, en l'ouvrant à des partenariats avec des privés internationaux.

 

Le port de Pointe-Noire, le seul en eau profonde de la sous- région d'Afrique centrale et capable d'accueillir des bateaux de grand tonnage, est désormais concédé à la société française Bolloré, qui modernise notamment son terminal à conteneurs.

 

Quant au port fluvial de Brazzaville, son projet de modernisation est lui aussi en cours d'exécution, impliquant la société française Necotrans. Celle-ci s'est engagée à développer les activités de manutention et d'aconage, pour un investissement d'environ 24 milliards Francs CFA (environ 48 millions USD).

 

Congo-RCA : la redynamisation de la liaison fluviale devient urgente

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 11:29

 

 

 

 

Rafales de tirs dans Bangui, des manifestants réclament la démission du gouvernement

 

30/05/14 (AFP)

 

Des rafales de tirs automatiques ont résonné vendredi matin dans le centre de Bangui et dans la zone de l'aéroport alors que des milliers de manifestants marchaient dans les rues de la capitale pour réclamer la démission du gouvernement de transition, a constaté l'AFP.

 

Plusieurs rafales de tirs automatiques ont été entendues vers 06H00 dans le centre-ville, fait rare dans ce quartier de la capitale, proche du palais présidentiel, alors que des groupes de manifestants marchaient dans la rue.

 

Le calme y était revenu peu après 07h00 alors que les manifestants avaient quitté la zone, a constaté l'AFP.

 

Dans d'autres quartiers, notamment près de l'aéroport, plusieurs marches rassemblaient des milliers de personnes réclamant la démission du gouvernement de transition centrafricain et le départ des certaines forces militaires étrangères, notamment les Burundais accusés de laisser faire les violences anti-chrétiens.

 

Certains manifestants tapaient sur des casseroles pour exprimer leur colère, selon des témoignages recueillis par téléphone.

 

Les forces militaires et la police ont procédé à des tirs de sommation dans plusieurs quartiers de la capitale pour empêcher les manifestants de progresser, a indiqué à l'AFP une source militaire sans donner davantage de précisions.

 

Des barricades ont été installées vendredi dans plusieurs quartiers de la ville.

 

Aucun véhicule ne circulait dans les rues de Bangui vendredi matin et un hélicoptère militaire français survolait la ville.

 

La capitale centrafricaine connaît un regain de violences depuis quelques jours. Jeudi de nombreuses barricades ont été érigées sur ses principaux axes et des échauffourées entre jeunes et forces africaines ont fait plusieurs blessés du côté des civils, au lendemain d'une attaque meurtrière qui a fait 15 morts dans une église.

 

Jeudi après-midi, le Premier ministre centrafricain, André Nzapayéké, a attribué ce regain de violences à "un complot planifié" par des "hommes politiques très proches du pouvoir".

 

La crise centrafricaine a pris un tour interconfessionnel en janvier, après le départ forcé du président Michel Djotodia et de son mouvement rebelle, la Séléka, qui avait pris le pouvoir en mars 2013.

 

Après la mise en déroute de la Séléka, les populations musulmanes de Bangui, accusées de connivence avec la rébellion, ont été victimes de nombreuses exactions de la part des milices chrétiennes anti-balaka, conduisant de très nombreux musulmans au départ ou à l'exil.

 

 

Centrafrique: journée particulièrement tendue à Bangui

 

30/05/14 (RFI)

 

En République centrafricaine (RCA), la journée de ce jeudi 29 mai a été particulièrement tendue au lendemain de l’attaque de l’église Notre-Dame de Fatima qui a coûté la vie à une quinzaine de personnes. La capitale centrafricaine était paralysée et ce soir la Misca, la force militaire africaine, et les troupes de Sangaris, l’opération militaire française en RCA, sont déployées ostensiblement pour éviter un regain de violence.

 

Les forces internationales sont massivement déployées dans Bangui, en particulier dans les quartiers très sensibles des IIIe et Ve arrondissements, dans l’ouest de la ville.

 

Cet après-midi, la Misca s'est affairée à démanteler la plupart des barricades érigées plus tôt un peu partout en ville. Il reste encore des barricades composées de gros blocs de béton.

 

« Nous ne pouvons, pour l’instant, les déplacer », a expliqué à RFI un officier de la Misca. Au moins un civil a été blessé au cours des opérations de démantèlement.

 

Dans la matinée, au total il y avait une vingtaine de barricades composées de pneus en feu, de meubles, de rondins de bois, une manière pour la population de faire part de son indignation suite à l’attaque meurtrière, la veille, de l’église Notre-Dame de Fatima qui a coûté la vie à une quinzaine de personnes dont un prêtre.

 

Toute la journée de ce jeudi, les grands axes de la capitale sont restés pour ainsi dire déserts. Rares étaient les véhicules à circuler et les boutiques ont gardé le rideau baissé.

Sur RFI, le Premier ministre André Nzapayéké, estime qu'un « complot » est à l'œuvre pour perturber la transition.

 

« Il y a un certain nombre d'hommes politiques connus qui sillonnent les rues, qui font des annonces, qui demandent la démission du gouvernement et de la présidente », affirme André Nzapayéké.

 

Le Premier ministre se refuse à donner des noms mais indique que certaines des personnes auxquelles il pense travaillent autour de son propre cabinet et de celui de la présidente Catherine Samba-Panza.

 

Quant au représentant de l'ONU en Centrafrique, le général Babacar Gaye, il appelle les politiques, les religieux, les chefs de groupes armés et l'ensemble des Centrafricains, quel que soit leur niveau, à un sursaut national en faveur de la paix et du dialogue.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140529-centrafrique-journee-part...

Rafales de tirs dans Bangui, des manifestants réclament la démission du gouvernement
Rafales de tirs dans Bangui, des manifestants réclament la démission du gouvernement
Rafales de tirs dans Bangui, des manifestants réclament la démission du gouvernement

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 11:24

 

 

 

 

RCA à nouveau des tirs et des manifestants dans les rues de Bangui

 

30/05/14 (RFI)

 

Ce vendredi 30 mai, de nouveaux tirs ont retenti dans les rues de Bangui. La journée du 29 mai avait été particulièrement tendue après l'attaque de l'église Notre-Dame de Fatima qui a coûté la vie à une quinzaine de personnes. La capitale centrafricaine reste paralysée. Misca et Sangaris se déployent ostensiblement pour prévenir de nouvelles violences. Le Premier ministre estime qu'il y a un « complot planifié ».

 

A Bangui, la situation est extrêmement tendue ce vendredi 30 mai au matin. La cité se réveille au rythme des tirs au fil des rues. Dans le centre-ville, des rafales de tirs d’armes automatiques ont retenti dès 5 h 30, heure locale. Au même moment, de source militaire on signalait également des tirs près de l’aéroport de Mpoko qui se trouve à côté de la base des soldats de la force française Sangaris et de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca).

 

Des centaines de jeunes sont d'ailleurs réunis dans les rues de la capitale, des milliers, selon une autre source pour appeler, selon nos premières informations, à la démission de la présidente de transition Catherine Samba-Panza, ainsi que de son gouvernement. Les manifestants demanderaient aussi le départ des forces militaires étrangères déployées en RCA.

 

Paralysie

 

Ce jeudi 29 mai, les soldats de la Misca ont passé des heures à démanteler les barricades érigées quelques heures plus tôt un peu partout en ville. Des opérations qui ont parfois donné lieu à des échauffourées.

 

Hier, Bangui était paralysée. Les boutiques et échoppes sont restées fermées. Et un climat d'extrême tension régnait partout après l'attaque de l'église de Fatima qui a coûté la vie mercredi 28 mai à une quinzaine de personnes. Dans le 2e arrondissement, dans le quartier de Lakouanga, une mosquée a même été mise à sac ce jeudi matin.

 

Interrogé par RFI, le représentant spécial de l'ONU, Babacar Gaye, a appelé les politiques, les religieux, les chefs de groupes armés, et l'ensemble des Centrafricains quel que soit leur niveau de responsabilité, à un sursaut national en faveur de la paix et du dialogue.

 

Un « complot planifié »

 

Quant à André Nzapayéké, le Premier ministre centrafricain, il a affirmé qu'il existe un « complot planifié » pour perturber la transition. Il accuse des hommes politiques, dont certains selon lui sont autour de son cabinet et du cabinet de la présidente, Catherine Samba Panza de vouloir déstabiliser le régime.

 

André Nzapayéké est catégorique. Toutes les trois semaines environ des actes violents viennent saper le processus de paix et il existe, dit-il, un complot planifié pour perturber la transition. Il pointe un doigt accusateur vers certains hommes politiques mais aussi vers les cabinets, le sien comme celui de la présidente « On nous signale aussi un certain nombre de personnes qui sont déjà très proches du pouvoir, qui sont déjà autour du cabinet de madame la présidente, autour de moi, et il est clair et net qu’il y a quelque chose qui se passe derrière ».

 

Le Premier ministre se refuse à donner les noms de ceux qui selon lui déstabilisent en sous-main. Mais l'on sait que la transition a cette spécificité que les cabinets du Premier ministre et de la présidente ont été constitués pour créer des ponts avec les groupes armés, et pour neutraliser certains éléments en les intégrants dans la structure politique.

 

Ainsi le cabinet de Catherine Samba Panza a intégré plusieurs responsables de l'ex-Seleka, la rébellion nordiste, tandis que le cabinet d'André Nzapayéké s'est plutôt ouvert à la mouvance anti-balakas.

 

Qu'il y ait au sein de ce cabinet des personnes qui jouent un jeu trouble n'est pas une surprise. En revanche, que le Premier ministre dénonce ces agissements est le signe que les autorités de la transition n'entendent pas rester sans réactions face aux bouffées de violence.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140530-craintes-destabilisation-...

 

 

Centrafrique: la situation sécuritaire demeure préoccupante, selon la présidente de transition

 

BRAZZAVILLE, 30/05/14 (Xinhua) -- La présidente de la transition de la République centrafricaine (RCA), Catherine Samba Panza, a déclaré jeudi à Brazzaville que la situation sécuritaire dans son pays demeurait préoccupante malgré des avancées réalisées depuis son arrivée au pouvoir en janvier dernier.

 

"La situation que nous avions dès le début de l'année était telle que malgré des efforts qui ont été accomplis, elle reste quand même encore préoccupante dans la mesure où il faut assurer une certaine protection aux populations. Nous ne sommes pas encore arrivés à ce niveau-là et donc le défi sécuritaire demeure", a-t-elle indiqué, en compagnie du chef de l'Etat congolais, Denis Sassou N'Guesso, médiateur de la crise en RCA.

 

S'expliquant sur l'objet de sa visite dans la capitale congolaise, Mme Samba Panza a dit qu'elle vient rencontrer M. Sassou N'Guesso pour faire le point de l'évolution de la situation à tout point de vue en RCA.

 

"Nous sommes venus discuter encore des grandes questions qui nous préoccupent au niveau du pays comme au niveau de la sous-région", a-t-elle dit.

 

A propos de la tenue des élections en Centrafrique, elle a précisé qu'"il appartient aux autorités de la transition de tout mettre en oeuvre pour créer les conditions sécuritaires, politiques et sociales pour arriver à ces élections en février 2015".

 

RCA : à nouveau des tirs et des manifestants dans les rues de Bangui
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