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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 01:28

 

 

 

 

 

Socrate-Bozize-Pdt.JPG

 

Chronique people des fils à papa

Alors qu’une écrasante majorité de Centrafricains, particulièrement les banguissois, souffrent actuellement des fâcheuses conséquences de la mauvaise gouvernance de leur père, faites de délestages chroniques de courant, de manque d’eau potable et autres pénuries en chaîne de médicaments, de viande, de sucre bref, de la plupart des produits de première nécessité dont les prix ont terriblement augmenté, les rejetons de Bozizé continuent de vivre dans une absolue insouciance.

Les  photos qui suivent relatent le dernier évènement qui a réuni tous les amis et compères de Socrate Bozizé il y a quelques jours à son domicile de la cité UAP, située juste à côté du ministère des affaires étrangères à Bangui. C’était suite à la cérémonie de remise de prix du fameux « trophée Bamara » de Mobili Gnawa Cyrille à Socrate pour sa fondation « Espoir ». Le champagne a visiblement coulé. Si ce n’était pas en Centrafrique, on aurait dit que c’est une série comique des Ivoiriens ou Nigerians ou autres Burkinabés mais on est bien à Bangui.

Même si les enfants ne ressemblent pas obligatoirement à leurs géniteurs, ce qui est écœurant ici, c’est de voir Arsène Boro se ridiculiser de la sorte. Lui, fils du grand Commandant de gendarmerie Boro, un homme de valeur et de principe.Un des anciens collègues d’Arsène au séminaire de Yaloké durant deux années a confié à la rédaction de CAP ne pas s’expliquer toute cette déviance de ce garçon.

Rédaction C.A.P

 

 

 

  Socrate-servant-le-champagne-a-Freddy-Bouedjilla.JPG

 

 

 

 

Arsene-Boro-Socrate-et-Mobili-Gnawa.JPG

 

 

 

Salomon-Kotro-Socrate-Cyrille-Mobili-Gnawa.JPG 

 

 

 

Freddy-Bouedjilla-et-Boby-Nzabakomanda.JPG

 

 

 

Boby-Nzapakomanda-Yakoma-Socrate-Cyrille-Mobili-Gnawa-et-Fr.JPG

 

 

 

la-bande-autour-de-Socrate.JPG 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 00:02

 

 

 

 

 

les-manifestants-du-4e-arrondissement-de-bangui-photo-rjdh

buste manquant de Bozizé

maison-d-arret-de-Ngaragba.jpg

 

JF-Boz.jpg

 

Bangui, 2 août 2012 C.A.P) – Suite aux troubles dont plusieurs quartiers et points sensibles de Bangui ont été l’objet depuis ce matin, et après avoir été exfiltré du 6ème arrondissement où il était bloqué en trouvant refuge chez des religieux, le ministre délégué à défense, Francis Bozizé a convoqué de toute urgence au camp Béal où se trouve son cabinet et le ministère de la défense ainsi que le siège de l’état-major des Faca une conférence de presse afin de « lancer un appel au calme ».

Alors que les jeunes non retenus réclamaient la restitution de leur 5.000 F CFA de frais de dossier de candidature, le ministre Francis Bozizé a osé demander aux parents des jeunes manifestants de les maintenir chez eux pendant que les manifestants continuaient toujours dans la soirée, de dresser des barricades sur les principaux axes routiers du quatrième arrondissement, d’avoir recours aux cailloux et autres armes blanches contre les éléments de la garde présidentielle et de brûler des pneus et autres vieux objets. Dans la nuit c'est-à-dire quelques minutes après la rencontre de Francis avec la presse, on entendait encore plusieurs signe d’un probable affrontement entre les jeunes et ces éléments de la garde prétorienne de Bozizé.

En moins d’un mois, sur le dos des pauvres jeunes désœuvrés, Francis et son ministère ont récolté plus de 50 millions de F CFA sans compter  les sommes d’argent récoltées ici et là pour soi-disant faire enregistrer quelques noms. On dit Bozizé très furieux de la méthode employée par son fils pour « arranger » les choses. Ainsi, pendant que Francis tentait de se justifier devant les journalistes dont certains étaient déjà échaudés, au quartier Fouh dans le 4ème arrondissement, une source précisait que des gendarmes blessés probablement par les manifestants avaient été conduits à l’hôpital communautaire de Bangui.

 Naturellement, cette manifestation a fait trembler la bozizie d’où cette communication à la hâte de Francis Bozizé, alors que les manifestants disent vouloir entendre Bozizé lui-même avant de décider quoi faire ensuite. Les manifestants ayant ciblé clairement pour les détruire certains symboles de la bozizie comme le buste de Bozizé à la place du Cinquantenaire et la statuette du « libérateur », cela est très lourd de signification et traduit l’impopularité et le rejet massif dont le régime bozizéen fait actuellement l’objet. Bozizé est encore au pouvoir et son buste est déboulonné publiquement. C’est grave pour lui. Que nous réserve les prochains jours…. ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 20:56

 

 

 

 

 

OUGANDA-LRA-ACHELLAM

 

 

RDCongo/Ouganda/Centrafrique/Burundi/ONU

2 août 2012 - L’ONU indique dans un communiqué de presse publié aujourd’hui que l’ex-commandant et numéro 4 de la LRA, Caesar Acellam Otto, s’est confié le 27 juillet au Représentant spécial du Secrétaire général et chef  du BINUCA, Abou Moussa, ainsi qu’à l’Envoyé spécial de l’UA pour la question de la LRA, Francisco Madeira.

Après avoir exprimé son souhait de contribuer efficacement à la lutte contre la LRA, M. Otto a notamment expliqué les motivations actuelles des exactions de la LRA, le mode opératoire de ses membres, les conditions de vie dans les villages ou dans les brousses où ils opèrent, les sources de financement du groupe armé ainsi que la localisation de Joseph Kony. M. Otto, âgé de 49 ans, a passé plus de 24 années dans les rangs du groupe rebelle. Arrêté le 12 mai en République centrafricaine, il est actuellement détenu à Kampala.

(Source: ONU)

 

 

NDLR : Si avec ces informations qu'a fournies cet ancien proche compagnon de Kony on n'arrive pas encore à le capturer, ce serait à désespérer de tous ceux qui sont soi-disant en train de le traquer.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 20:35

 

 

 

 

 

 

Près de 3000 banguissois, majoritairement de Boy-rabe ont pris d'assaut la ville de Bangui suite à la diffusion hier par radio Centrafrique de la liste des nouvelles recrues des FACA. Ils ont cassé Ngaragba et les prisonniers sont dans la rue. L'école de Gendarmerie de Kolongo  est assiégée et le ministre délégué à la défense Francis Bozizé a dû être exfiltré de là-bas en zodiaque par le fleuve. Il a convoqué une conférence de presse au camp Béal, sans doute pour donner sa version des choses. (à suivre)

La circulation interrompue sur l'avenue des martyrs ainsi que celle de l’indépendance ou le buste du général Bozizé en face du Lycée Boganda sur la place du Cinquantenaire au carrefour du quatrième arrondissement, a été brisé et arraché par les manifestants. Il ne reste plus que ceux de ses prédécesseurs. Voir photo ci-dessous.

Rédaction C.A.P

 

 

 

 

 

buste manquant de Bozizé

 

buste manquant de Bozizé, ici tout à fait à droite sur la photo, arraché par les manifestants

 

 

 

statue du libérateur 

 

cette statue du "libérateur", symbole de la bozizie, située au carrefour du 4ème arrondissement a été aussi détruite

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 19:08
 
 
 
 
Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)
Bangui : Manifestation des candidats malheureux au concours de recrutement dans les FACA
 les-manifestants-du-4e-arrondissement-de-bangui-photo-rjdh
 
La maison d’arrêt centrale de Ngaragba, située dans le 7èmearrondissement de Bangui a été détruite en partie, ce jeudi par des jeunes candidats malheureux au concours de recrutement dans l’armée centrafricaine.
Ces jeunes qui se disent victimes de discrimination ont manifesté à travers toutes les grandes artères de Bangui, pour contester, selon eux, ‘’l’opacité’’ dans laquelle le recrutement a été fait. Ils ont enlevé les portails de la prison, et plusieurs prisonniers ont profité de l’occasion pour s’évader.
Du quatrième au cinquième arrondissement en passant par le sixième et le  septième arrondissement les jeunes ont  occupé les grands carrefours de la capitale, brûlant des pneus et criant à l’injustice. Le buste du président de la République, François Bozizé, qui figure parmi ceux des cinq anciens chefs d’Etat, dans Jardin du cinquantenaire, dans le quatrième arrondissement de Bangui a été également détruit.
« Nous dénonçons la manière dont le recrutement a été fait. Nous demandons également le remboursement de nos frais  de participation qui s’élèvent à 5000 FCFA », déclarent en chœur les  manifestants.
Depuis ce matin, ce sont les forces de l’ordre qui essaient de  contenir les manifestants, elles utilisent des gaz lacrymogènes ou  tirent en l’air pour  les disperser, mais en vain.
Il faut rappeler qu’au début du mois de juillet, un appel au recrutement des jeunes  dans les forces armées centrafricaines a été lancé. Pour 600 places, environ 10 000 candidatures ont été enregistrées. La proclamation a eu lieu mercredi soir. 650 candidats ont été retenus, d’où le mécontentement des autres qui pensent que le recrutement a été fait sur une base ethnique.
Jusqu’ici, les l’Etat-major des armées ne s’est pas encore prononcé sur la situation.
 
Bangui : Vers le pourrissement du stock des aliments réfrigérés
 Bangui centre
 
Bangui, 02 août 2012 (RJDH) – Le stock d’aliments réfrigérés risque de pourrir dans les prochains jours à cause des délestages intempestifs engagés par la société Energie centrafricaine (Enerca) pour ses travaux. Les vendeurs sont en train d’évacuer ces aliments, et la population craint pour sa santé.
Dans les ménages, le constat est amer. « Depuis hier, les viandes que j’achète au marché sont pourries. Je me demande si je ne suis pas en train d’empoisonner ma famille au lieu de la nourrir », s’interroge Nadine Mvogo, une habitante du quartier Benz-vi.
Au marché central de Bangui, les commerçants de la viande de bœuf, de poisson et d’œufs affirment être frappés de plein fouet en ce moment. « Nous allons connaître une grande perte puisque nos viandes sont toutes pourries. Il n’y a pas d’électricité et les chambres froides dans lesquelles nous conservons nos marchandises ne peuvent plus supporter les charges, vu que les délestages sont de longue durée », a affirmé une vendeuse de viande de bœuf au marché central de Bangui.
Pour ce faire, certains commerçants sont en train d’écouler à un  prix dérisoire leurs aliments réfrigérés. Selon Abdel Chaïb, commerçant grossiste, « nous voulons juste éviter le pire, c’est-à-dire la perte de tous nos produits, c’est pourquoi nous les vendons maintenant ».
Le ministère de la Santé publique a pour sa part mis en garde la population contre la consommation d’aliments pourris. Selon un responsable de service de prévention des épidémies, les aliments comme le yaourt, la viande et les œufs en décomposition peuvent provoquer des maladies comme la diarrhée et bien d’autres conditions, qui peuvent être nuisibles pour la santé.
Les travaux en cours à l’Enerca s’effectuent sur les installations de ses usines de Boali 1 et 2. Un calendrier de planification de distribution de l’électricité a été mis en place. Les travaux en cours réduisent jusqu’à 55% des capacités de production de l’Enerca. Elle ne distribue maintenant que 8 mégawatts pour toute la ville de Bangui. Les travaux vont durer jusqu’au 10 août prochain.
 
Bouar : Présence d’un groupe d’hommes en arme signalée
 
 
Bouar, 02 août 2012 (RJDH) – Au total, 200 hommes armés non identifiés sillonnent les alentours du village de Gnakai, à 70 kilomètres de la ville de Bouar (ouest). Cette information a fait l’objet d’une réunion, le samedi 28 juillet, entre les autorités locales et le président de la jeunesse de Bouar.
« Ces hommes armés sont rapides dans leur déplacement et ne sont pas stables. Ils sillonnent la préfecture, géographiquement  dans le nord, afin de réussir leur objectif », a témoigné  une source à la sortie de cette rencontre.
« Nous avons organisé cette réunion, avec toutes les autorités et les opérateurs économiques, pour trouver de stratégies afin de lutter contre l’insécurité causée par ces hommes armés », a expliqué Privat Lékpanga, président de la jeunesse de la ville de Bouar.
Selon la même source, « le village de Gnakai est devenu le théâtre de déplacements de plus de 200 personnes soupçonnées d’être des éléments du rebelle tchadien Baba-Laddé », a ajouté le président de la jeunesse.
 
Sido: Les habitants de Molo quittent pour le centre
 
Sido, 02 août 2012 (RJDH) – La population du  village de Molo, localité située à cinq kilomètres de Sido, a trouvé refuge au centre Sido (nord) depuis quelques jours suite à la présence d’hommes armés dans les campagnes, selon le président de l’Association locale de la jeunesse.
Selon les informations, la population a quitté la campagne pour des  raisons de sécurité. Les habitants de ce village s’inquiétaient des éléments  du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), un groupe armé installé dans cette localité.
Le président de l’Association de la jeunesse rapporte qu’un guetteur du village, après une visite effectuée mercredi au village de Molo, signalait que ces hommes armés avaient déjà quitté les lieux ».
Depuis quelques mois, la présence de groupes armés en mouvement est signalée dans cette localité du nord-ouest.

Boali : Deux personnes mortes pour une histoire de vol de bétail

betail-a-abattre.jpg 

 

Boali, 02 août 2012 (RJDH) – Deux personnes ont trouvé la mort, le mardi 31 juillet, au marché à bétail  du village de Bouboui, à 45 kilomètres de Bangui, sur l’axe Bangui-Boali (ouest).

D’après les témoignages recueillis, un groupe de jeunes hommes aurait volé un bœuf  appartenant à un éleveur peulh. Ce dernier aurait suivi la trace des voleurs et les aurait surpris en train de transformer le bœuf abattu en viande boucanée.  Apercevant l’éleveur, les bandits se seraient servis d’une arme de fabrication artisanale et l’auraient tué.

Informés du drame, poursuit le même témoin, les autres éleveurs se seraient lancés à la poursuite des voleurs en fuite.  Sous le coup de la colère,  les éleveurs seraient tombés sur un passant et l’auraient abattu.

Une enquête a été ouverte par la gendarmerie de Boali  afin de trouver les coupables.

 

Bangui : L’insalubrité gagne les marchés de la ville

marche-a-Bangui.jpg

Bangui, 02 août 2012 (RJDH) – Les  marchés de la ville de Bangui  sont envahis par des ordures et des flaques d’eau. D’autres commerçants vendent à même le sol. C’est ce qu’a pu constater le RJDH, qui a sillonné quelques marchés, ce jeudi 2 août.

« C’est un risque pour la santé de la population de la ville de Bangui et de ses environs. Les marchés sont malpropres et il y a des ordures un peu partout. S’il y a de la diarrhée et des maladies parasitaires, c’est à cause de ces cas d’insalubrité », a déploré Maurice Namngana, maire du 8ème arrondissement.

Selon Jean-Paul Ballet, vice-président de l’association des commerçants et commerçantes du marché Combattant,  « nous sanctionnons de trois mois de suspension de vente toute personne responsable de cette insalubrité au sein du marché ».

« Je suis obligée d’acheter des légumes qui sont vendus à même le sol. Leurs prix sont moins chers que ceux étalés sur les  tables », a confirmé Martine, une des consommatrices de légumes de Gobongo, un arrondissement de Bangui.

Quant à Adèle Biasset, vendeuse des légumes au marché de Combattant, elle explique que  les clients ne sont pas assez nombreux. « Si nous vendons les marchandises sur les tables dans le marché, les feuilles de nos légumes vendus moisissent. Nous perdons des clients. C’est pourquoi nous préférons vendre au bord de la route », a-t-elle dit.

 

Mbaiki : Maltraitance des enfants pendant la période des chenilles

chenilles
 

Mbaïki, 02 août 2012 (RJDH) – Les enfants âgés de moins de cinq ans sont souvent exposés au paludisme  pendant la  période  des chenilles  à Mbaïki (centre-sud) et certains en meurent même parfois suite aux mauvais traitements des parents.

« Nous avons enregistré plusieurs cas de décès d’enfants ce dernier temps. Même à l’hôpital de Mbata, les  majors ont déjà totalisé trois cas de décès d’enfants dus au paludisme, dont l’origine remonte à la période de la cueillette des chenilles », a expliqué Ambroisine Maka, major à la pédiatrie de l’hôpital de Mbaïki.

Celle-ci identifie l’humidité de la forêt, le manque d’hygiène et la malnutrition comme les facteurs qui peuvent favoriser le paludisme et ouvrir la porte à l’anémie chez l’enfant.

« A Mbaïki, les femmes et les hommes accourent chaque jour dans la forêt à la recherche de chenilles (mets comestible). Chaque jour, certains enfants en provenance de ces campements souffrent de paludisme », a constaté Ambroisine Maka.

 
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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 17:45

 

 

 

 

ANSAR-DINE-27-mai-2012.jpg

 

 Le Canard Enchainé N°4788 du 1er août 2012

Y ALLER ou pas ? La France assure que l’intervention est « probable ». Mais sans elle. Le président ivoirien, Alassane Ouattara, qu’elle est « inévitable ». Mais avec l’appui matériel de la France (et des Etats Unis). L’Union africaine est hésitante. Depuis que les intégristes musulmans, alliés aux Touareg, ont fait du nord du Mali un fief d’Al Qaida, l’Afrique et l’occident rivalisent d’impuissance.

Illustration : la visite que Fabius, ministre des Affaires étrangères, vient de boucler au Niger, Burkina, Sénégal et Tchad. Sur ces quatre pays, dont Fafa a rencontré les présidents, seuls le Niger et le Tchad seraient vraiment résolus à appuyer une action armée. Problème : le Niger n’est pas capable de garantir la sécurité intérieure dans son immense territoire. Au nord, les groupes islamistes rebelles y circulent comme chez eux. Le Tchad, qui, lui, dispose de troupes solides, redoute pour sa part l’éternelle agression venue du Soudan.

De plus, Paris n’a qu’une confiance limitée en Idriss Deby, le peu fréquentable dictateur de N’Djamena. Celui-ci a profité quand même de la visite française pour réclamer une livraison de missiles Milan (Chirac en avait naguère fourni), mais sans succès.

Quant au Burkina, traditionnel allié de la France dans la région, il a réservé un accueil frisquet à Fabius après que Laurent Bigot, sous-directeur Afrique de l’Ouest au Quai d’Orsay, a tenu sur le pays des propos incendiaires. Le 16 juillet dans un colloque, il a qualifié le Mali de pays « gangrené par la corruption », avant d’affirmer que le Burkina ne valait pas mieux et qu’il pourrait bien subir prochainement un coup d’Etat à la malienne !

Même si elle disposait de soutiens plus enthousiastes, la France ne jouerait pas les va-t-en-guerre. D’abord parce qu’elle est paralysée par la détention de six otages, probablement aux mains d’Al-Qaida au Maghreb islamique – AQMI-, qui règne au Nord-Mali. Ensuite parce que Hollande a répété qu’il voulait rompre avec l’interventionnisme (façon Françafrique), maqué ou non, de ses prédécesseurs.  Enfin parce que rien ne semble possible sans l’appui de l’Algérie.

Or, même si le président Bouteflika avait admis, le 15 juillet, devant Fabius qu’il faudrait agir militairement, il refuse – officiellement – « toute ingérence étrangère en Afrique », surtout celle des français. Le passé cinquantenaire de la guerre d’indépendance est encore vivace, et celui, tout récent, du renversement de Khadafi, qui a bouleversé la région et armé les islamistes, n’est pas près de passer !

Pendant ce temps, les islamistes ricanent dans leur barbe. A Aguelhok (Nord-Mali), le 29 juillet, un couple a été lapidé pour crime de vie commune hors mariage. Au nom d’Allah miséricordieux.

J.-F.J.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 17:11

 

 

 urgent

 

 

les-manifestants-du-4e-arrondissement-de-bangui-photo-rjdh.jpg 

 

statue-du-liberateur.JPG

 statue du prétendu "libérateur" sis au carrefour du 4ème arrondissement qui a été cassée

 

Bangui, 2 août (C.A.P) - Depuis 9 heures, Bangui connaît une série de manifestations dont plusieurs points stratégiques de la ville sont touchés. Selon nos informations, tout serait parti de la proclamation des résultats du test d’entrée dans les forces armées centrafricaines dont les frais du dépôt des dossiers étaient fixés à 5.000 F CFA par les autorités militaires sur ordre de Francis Bozizé en personne qui a fait de ce recrutement, son affaire. Son objectif : tenter de contrebalancer le poids des nombreux partisans infiltrés par Ndoutingaï dans l’armée.

Malheureusement, comme il fallait s’y attendre, ce recrutement fut clanique et a reposé essentiellement sur la corruption et le népotisme. De nombreux jeunes désœuvrés qui ont sacrifié leurs modestes moyens financiers dans l’espoir d’être retenus et de pouvoir servir leur pays ont été très frustrés et déçus de ne pas figurer parmi les 700 impétrants. Plus de 10.000 dossiers de candidatures avaient pourtant été déposés.

Sur les 700 personnes appelées sur les ondes de la radio Centrafrique en début d’après-midi du 1er août, plusieurs d’entre elles auraient bénéficié d’appuis soit, parce qu’appartenant à l’ethnie Gbaya ou alors pour avoir corrompu certaines autorités militaires. Le reste des dossiers a été rejeté sans remboursement des frais, ce qui a mis le feu aux poudres.

Ainsi, ces jeunes qui ont vu leur espoir se transformer en illusion, se sont révoltés et sont descendus dans les rues de Bangui. Le plus gros de la masse a démarré depuis le quartier Pétévo dans le 6ème arrondissement pour faire le tour de la ville en passant par la Primature avant d’arriver au croisement du 4ème où d’autres jeunes les ont rejoints.

Ils ont commencé par enlever le drapeau entre les mains de la fameuse statue de « libérateur » avant de casser purement et simplement plus tard cette statue. Ils ont ensuite barricadé l’intersection des avenues Indépendance, Koudoukou et Boy-Rabe du 4ème arrondissement avant de marcher sur la prison centrale de Ngaragba où ils ont mis en déroute les militaires qui s’y trouvaient et cassé la porte principale pour libérer les prisonniers.

C’est la panique totale à Bangui car même les gardes prétoriennes de Bozizé n’ont pu contenir les manifestants. Cela démontre cette incapacité du pouvoir de Bangui à faire face à certains problèmes graves du pays. Coincé à Pétévo vers l’Ecole de gendarmerie, Francis Bozizé a dû être exfiltré par deux zodiaques acheminés par le fleuve Oubangui. Depuis, les manifestants s’en prennent même aux passants et journalistes et autres badauds. Au lieu de la police, ce sont les éléments de la Garde présidentielle qui essaient sans succès de contenir le soulèvement, en tirant parfois à balles réelles sur les jeunes manifestants.

Il faut rappeler que des  précédents concours de recrutements dans la police et la gendarmerie ont déjà donné lieu à de tels  abus et des choses inadmissibles qui ont suscité également des mécontentements mais qui n'ont pas connu une telle ampleur que cette fois-ci. Ce recrutement dans les Faca a permis à Francis Bozizé de s'en mettre plein les poches, environ 50 millions de F CFA d'engrangés. Pour 700 à 800 places, près de 10 000 dossiers de candidatures à raison de 5000 F CFA ont été enregistrés.

Vendredi de la semaine dernière, un début d'incendie s'est déclaré dans le bureau de Francis Bozizé. Il a fallu aux pompiers casser la porte du bureau pour y accéder et éteindre le feu qui serait parti du climatiseur dont tout le système a été démonté. Une enquête aurait été ouverte pour déterminer les causes de l'incendie.

Aux dernières nouvelles, la tête de Bozizé sur la place du cinquantenaire, qui se trouve à côté de celles de Boganda, Dacko, Bokassa, Kolingba et Patasse, aurait été cassée. Cela en dit long sur le degré d'impopularité actuelle de l'intéressé dans le pays. Presque dix ans après son coup d'Etat, Bozizé ne peut imaginer pareille situation. Ndoutingaï et Findiro doivent rigoler tranquillement dans leur barbe actuellement.

 

 

 

Résultats du recrutement dans les FACA contestés à Bangui

 

affrontements-a-Bangui-recrutement-Faca.jpg

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 02 Août 2012 15:09

 

L’Ecole Nationale de la Gendarmerie de Kolongo à l’instar de certains quartiers de la ville de Bangui a été secouée ce 2 août 2012, par les candidats malheureux au concours d’intégration au sein des Forces Armées Centrafricaine (FACA).  Ils ont ainsi rejeté en bloc les résultats de ce concours diffusés mercredi soir sur les ondes de la radio Nationale.

 

A titre d’illustration, personne ne peut franchir dans la matinée de ce jeudi la voie qui mène à cette école : des milliers de manifestants  constitués essentiellement de ces candidats s’y sont massés.

 

Et ce n’est pas tout ! Au rond-point du 4ème arrondissement de Bangui ce sont encore de sévères barricades accompagnées d’incinération de pneus, qui bloquent les itinéraires de PK 12, KM5 et Centre -Ville.

 

Interrogés par Radio Ndeke Luka, certains candidats malheureux ont réagi en ces termes : « C’est une honte nationale, car les résultats issus de concours ne reflètent pas la réalité. Certains candidats retenus n’ont jamais passé le test et moins encore les examens médicaux. Ils nous ont purement et simplement remplacés par les membres de leurs familles venus de leurs propres villages. C’est une grande première dans l’histoire du pays de procéder à un recrutement monnayé. Nous avions d’ailleurs vendu une partie de nos biens pour payer les frais de ce concours fixé à 5000 francs CFA ».

 

Aucune réaction des autorités militaires sur ce mécontentement des candidats n’a encore été enregistrée. Aussi, le nombre exact de ceux appelés à se rendre à Bouar (ouest) pour la formation  proprement dite n’est pas encore connu.

 

L’autre disfonctionnement à relever dans ce dossier est que même le nombre exact de places ouvertes au concours n’a pas été spécifié, a indiqué sous couvert de l’anonymat à Radio Ndeke Luka, un des candidats malheureux.

 

Toutefois, plus de 9 000 candidats étaient en lice. Ces derniers avaient déposé leurs dossiers dans les huit arrondissements de la ville après que la hiérarchie militaire ait lancé un communiqué relatif à ce recrutement. Selon les observateurs de la vie sécuritaire, ce recrutement pourrait contribuer à la révision en hausse du nombre des soldats centrafricains pour faire face aux différentes rébellions qui écument le pays.

 

 

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 01:49

 

 

 

 

 

 agence-DHL-Centrafrique-Bangui.JPG

                                       agence DHL Centrafrique à Bangui

 

note-DG-DHL.JPG note-DG-DHL-2.JPG

 

Un ressortissant camerounais nommé Michel FOBAIN, DG de DHL Centrafrique, avait pour habitude depuis longtemps, de rouler dans la farine les services du fisc et des douanes centrafricains.  Le manque à gagner se chiffrerait pour la douane à environ 600 millions de F CFA  et 300 millions de F CFA pour les impôts. Le milliard de F CFA presqu'atteint.

Ce qui est encore plus hallucinant, c’est que ce monsieur aurait poussé son sens de l’escroquerie jusqu’à créer carrément un bureau de change à Bangui avec la complicité de l'ex-ministre des finances et ex-demi-dieu Sylvain Ndoutingaï, qui aimait pourtant se faire passer pour un grand nationaliste.  

Le pot aux roses ainsi que les plans rocambolesques auraient été découverts par Albert Besse, celui-là même qui a précédé et vient encore de succéder au même Ndoutingaï à la tête du ministère des finances et du budget. Immédiatement, le parquet a été saisi lequel a émis illico presto une interdiction de sortie du territoire à l’encontre de l’escroc que la rédaction publie ci-dessous le fac simile. Informés, les employés de DHL auraient exprimé leur indignation et signé une pétition pour exiger la démission de leur patron, le citoyen camerounais.

 Peut-on imaginer qu'un Centrafricain puisse faire pareille chose au Cameroun? En Centrafrique cela est parfaitement possible, la preuve ! Espérons que ce n'est pas la SODIF du truand et ex-mercenaire Armand Ianarelli par ailleurs ami de Bozizé qui a monté cette affaire pour redorer son blason ainsi que celui du ministre Besse.  

Rédaction C.A .P

 

 

 

interdiction-de-sortie-du-territoire.JPGinterdiction-de-sortie-du-territoire.-2-JPG.JPG

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 01:35

 

 

 

 

 Chronique people de Bangui

 

 

Après l’épisode de Teddy Bozizé et sa bande qui voulaient enterrer vivants Sadate Ali Zaoro et son ami Justino Dede Sombo pour une sombre histoire de fille, on croyait que les enfants Bozizé se seraient calmés car l’affaire avait suffisamment défrayé la chronique et suscité une grande émotion à Bangui. En fait, il n’en est rien. Non seulement les enfants Bozizé n’ont rien compris et tiré aucune leçon de ce dossier mais plus grave, ils sont convaincus d’avoir réalisé un exploit en voulant enterrer des gens vivants et s’enorgueillissent même de cela.

 

Trois amis des enfants Bozizé venus en principe pour des vacances à Bangui se sont embrouillés avec leurs rejetons  de Bozizé d’amis pour des histoires de filles. Il s’agit d’Arsène Boro dit bouffon des Bozizé, Christian Gonissa dit Kiki Go et Sydney Bogo dit Sidi Gebo). Pour une histoire de fille, ces trois larrons ont décidé d’agresser un certain Freddy Bouedjila pourtant lui aussi venu de France comme eux, qu’ils ont sauvagement roué de coups et même blessé.

 

Pour leur malheur, leur victime est un grand ami de Socrate Bozizé ce qui n’est pas rien. Outre cela, un des trois potes venus de France Arsène Boro en l’occurrence, sortirait avec Mlle Symphora Reckian qui se trouve être une ancienne copine de Joseph Bozizé dit Djodjo

 

Djodjo Bozizé prend les deux affaires de filles en main et se rend chez Arsène Boro. Celui-ci absent de chez lui, Djodjo se défoule sur Mlle Symphora Reckian son ex copine qu’il passe à tabac puis la charge du message qui suit pour les trois compères à savoir Arsène Boro Christian Gonissa et Sydney Bego. « Dis leur que si je les croise ils sont morts. Ce que Teddy à fait ne suffit pas aux parisiens? De toute façon, personne ne passera l’aéroport Bangui Mpoko car les noms et photos sont la bas ».

 

Aux dernières nouvelles, Kiki Gonissa aurait traversé le fleuve Oubangui pour gagner  Zongo en RDC. Sidi Gebo aurait réussi à gagner le Cameroun où il cacherait encore. 

 

Arsène Boro quant à lui, aurait téléphoné à Djodjo pour lui demander pardon et serait toujours à Bangui.

Rédaction C.A.P

 

 

 

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                                            Freddy Bouédjila

 

 

 

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                    Arsène Boro en train d'être décoré ici par Francis Bozizé

 

 

 

 

Kiki Gonissa 

 

                               Christian Gonissa dit Kiki

 

 

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                 Sydney Bog dit Gebo (ici au milieu de la photo)

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 01:14

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de lhomme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

Sam-Ouandja : Deux fois plus de décès d’enfants victimes du paludisme

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Sam-Ouandja, 01 août 2012 (RJDH) – Une soixantaine de décès d’enfants liés au paludisme associé à l’anémie sévère et  à la diarrhée ont été  enregistrés, de mai à juillet, au centre de santé de Sam-Ouandja (sud-est), soit presque le double qu’à la même période l’an dernier.  Seize autres décès, cette fois de personnes vivant avec le VIH/sida, ont aussi été constatés par suite d’une rupture prolongée de produits antirétroviraux.

Selon Romaric Tchémango, assistant de santé et chef du centre de santé par intérim de la localité, un total de 62 enfants a trouvé la mort au cours de ces trois mois, comparativement à 32 cas de décès pour la même période en 2011.

«L’unique centre de santé de cette commune est  isolé de la préfecture de la  Haute-Kotto. Ce centre manque quasiment de tout : des médicaments, du personnel qualifié, et ainsi de suite. Le centre reste inefficace par rapport aux besoins de la population », a-t-il fait savoir.

Selon la même source, le prix  des médicaments vendus sur le marché est élevé. Il y a manque de produits antipaludiques dans la ville. Une ampoule d’artémethere coûte 1500 FCFA sur le marché.  Face à cette réalité, poursuit l’assistant de santé, la situation sanitaire de la population est précaire.

Par ailleurs, celui-ci a fait savoir que  les antirétroviraux sont épuisés depuis novembre 2011. Les personnes atteintes du VIH/sida, explique-t-il, ont connu du jour au lendemain des rechutes. On note actuellement environ 16 cas de décès.

Autre obstacle à l’approvisionnement en médicaments : l’état de dégradation avancée  de la  route. Depuis quelque mois, le comité de gestion du centre de santé ne peut plus s’approvisionner. Le chef de centre se trouve donc depuis le mois de juin à Bria en quête de médicaments.

« La situation géographique de la ville et la dégradation de l’état de la route  qui relie Sam-Ouandja à Bria sont de vrais problèmes. L’impraticabilité des routes affecte  le ravitaillement du centre de santé en produits pharmaceutiques », déplore le chef de centre intérimaire.

Romaric Tchémango lance un appel au gouvernement et aux humanitaires pour qu’ils viennent en aide aux personnes vivant avec le VIH/sida qui manquent de moyens financiers pour se faire soigner.

 

Bangui : Les ménages manquent d’eau à cause des délestages intempestifs

 kiosque eau Bangui

 

Bangui, 01 août 2012 (RJDH) – La Société de distribution d’eau en Centrafrique (Sodeca) n’arrive plus à distribuer de l’eau dans tous les quartiers de Bangui, depuis le dimanche 29 juillet. Les délestages intempestifs liés aux travaux sur les installations de la société de l’électricité Energie centrafricaine (Enerca) en sont la cause. Cette situation prive les ménages d’une alimentation en eau potable.

Pour s’approvisionner en eau, les femmes sont obligées de se réveiller tôt le matin et de parcourir plusieurs kilomètres à travers la capitale. « Je suis partie de chez moi à 3 heures du matin pour chercher de l’eau à Gobongo, qui se trouve à 4 kilomètres de ma maison », a témoigné Gisèle Ali, une mère dans la trentaine, habitant le quartier Fouh.

Les quelques rares puits qui contiennent encore de l’eau sont fermés à clé par leur propriétaire. « Nous sommes obligés de patienter pour que les propriétaires puisent d’abord avant de nous autoriser à puiser. Souvent, l’eau est déjà sale, mais nous sommes tenues de  faire avec », a affirmé Odette Yabada, une habitante du quartier Boy Rabe.

Le service de distribution d’eau de la Sodeca justifie ce problème par le fait que l’Enerca constitue sa principale source d’alimentation en électricité. « Nous avons des groupes électrogènes de secours. Seulement, ces groupes ne peuvent pas gérer l’ensemble de nos pompes à eau. Les groupes ne peuvent travailler que deux à trois heures par jour. En plus, chacun consomme en moyenne 100 litres de carburant par heure, puisque ce sont des grandes machines que nous utilisons », a affirmé Yves Yalanga, chef de service de production à la Sodeca.

En ce qui concerne la distribution d’eau dans toute la capitale, Yves Yalanga a expliqué que la société dispose de châteaux ayant de gros réservoirs. Après pompage et traitement, nous  envoyons l’eau dans un réseau qui l’achemine dans ces châteaux. Par la suite, nous les distribuons dans toute la ville. « Mais s’il n’y a pas d’électricité, ces travaux deviennent impossibles, car les groupes électrogènes  n’ont pas la même capacité que le courant électrique », a-t-il précisé.

Pour certains quartiers qui n’ont quasiment pas d’eau depuis le déclenchement de ce désagrément, le chef de service de production de la Sodeca affirme que « dans nos réservoirs, il y a des limites que l’eau que nous pompons doit atteindre afin que ce soit distribuée dans des quartiers à haute altitude, comme le 4earrondissement. Pour cela, il faut des heures de pompage, mais avec la situation actuelle, il nous sera difficile de les atteindre, vu que nos heures de travail sont considérablement réduites ».

Les travaux en cours à l’Enerca s’effectuent sur les installations de ses usines de Boali 1 et 2. Un calendrier de planification de distribution de l’électricité a été mis en place. Les travaux en cours réduisent jusqu’à 55% de capacité de production de l’ENERCA. Celle-ci ne distribue maintenant que 8 Mégawatts pour toute la ville de Bangui. Les travaux vont durer jusqu’au 10 août prochain.

Nola : Sept quartiers inondés- les jeunes se mobilisent

Nola, 01 août 2012 (RJDH) – Sept quartiers de la sous-préfecture de Nola (sud) ont été inondés, le 30 juillet, des suites d’une pluie diluvienne. Des jeunes de la localité se sont aussitôt mobilisés pour réhabiliter les canaux bouchés.

« Nous sommes victimes de l’inondation après les pluies abondantes du 23 au 30 juillet. Sept quartiers ont été engloutis, parce que les caniveaux sont bouchés. La circulation devient  inaccessible pendant plusieurs heures », a expliqué Pierre Moussa, chef du quartier Moussa.

Selon lui, des maisons risquent de s’écrouler si la situation perdure. Toujours selon la même source, des cas de maladies liées à cette inondation pourraient aussi être déclarées.

Face à cette situation, le chef du quartier et les jeunes se sont organisés pour réhabiliter les canaux qui ont été bouchés par l’érosion.

 

Bakouma : Le personnel de la société AREVA auditionné sur la dernière attaque de la LRA

 Bakouma sur carte google

 

Bakouma, 01 août 2012 (RJDH) – Cinq délégués du personnel d’AREVA et quelques travailleurs de cette société française d’exploration minière, ainsi que des parents de victimes d’attaques de la LRA contre cette même société ont été auditionnés par la mission spéciale du Bataillon B2, dirigée  par le commandant Guy Serge Wondi, du 22 au 27 juillet, à Bakouma (sud-est).

Selon le témoignage d’un membre du personnel auditionné, qui a requis l’anonymat, « les dépositions ont été faites sur les circonstances de l’attaque par des éléments de la LRA à la société AREVA. Aucun travailleur n’a été interpellé suite aux dépositions recueillies par la mission spéciale ».

Cette deuxième mission d’enquête, conduite par le bataillon B2, une unité de la garde présidentielle chargée d’enquêtes spéciales, a donné lieu à une réunion avec les autorités locales, le 26 juillet. Les responsables de la mission ont ensuite quitté la ville de Bakouma pour Bangui.

Aucune déclaration n’a été faite au sortir de cette rencontre avec les autorités de la localité. Le RJDH n’a pas pu joindre ces autorités de la ville de Bakouma pour des raisons techniques.

 

Bouar : Bonne gouvernance et droits humains au cœur d’un atelier de formation

 

Bouar, 01 août 2012 (RJDH) – Un atelier de formation sur la bonne gouvernance et la notion de droits humains, à l’intention des leaders administratifs et communaux de la préfecture de la Nana-Mambéré (ouest), s’est tenu le mardi 31 juillet.

« Nous avons constaté que les autorités locales n’ont pas encore saisi la notion du respect des droits de l’homme. Cette formation va les amener à comprendre la différence qui existe entre les pouvoirs législatif, institutionnel et exécutif », a expliqué Sylvestre Namdanga, officier des droits de l’homme au Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA), organisateur de l’atelier.

Selon lui, les leaders doivent être les porte-parole auprès de la population pour qu’il y ait un Etat de droit. La justice populaire est à combattre. Ensuite, il faut sensibiliser les gouvernés à la bonne gouvernance et à la consolidation de la paix.

« Ce programme va se  poursuivre dans les préfectures  de l’Ouham-Pendé, de la Mambéré-Kadéï et de la Sangha-Mbaéré, avec les mêmes objectifs », a conclu Sylvestre Namdanga.

 

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