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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 16:24

 

 

 

 

(Jeune Afrique 27/03/14)

 

La présidente de la transition Catherine Samba-Panza a demandé publiquement le réarmement de l'armée, de la police et de la gendarmerie centrafricaine. Problème : la communauté internationale est loin de partager son point de vue.

 

Y aurait-il un début de tension entre Catherine Samba-Panza et la communauté internationale ? Pour la première fois depuis son élection le 23 janvier, la présidente de la transition a publiquement fait part de ses divergences avec la stratégie mise en place par ses partenaires extérieurs. C'est la question des Forces armées centrafricaines (Faca) qui pose problème.

 

"Dès mon élection, j’ai demandé le réarmement de nos militaires, de nos gendarmes et de nos policiers. Mais j’ai été confrontée à un refus poli de la part du Conseil de sécurité des Nations unies," a-t-elle déclaré mercredi 26 mars dans un discours à la nation.

 

Samba-Panza précise que "toutes les armes saisies par les Sangaris et la Misca (la force africaine) sont détenues par ces forces et n’ont jamais été restituées à la partie centrafricaine" et qu'elle a "saisi à plusieurs reprises le Comforce de la Sangaris et de la Misca à ce sujet". Sans succès donc. Pas étonnant sachant que la Misca comme les militaires français comptent détruire les stocks d'armes saisis.

 

Mise sous tutelle

 

"La question du réarmement de nos forces ne dépend pas que de moi. Je m’emploie tous les jours à convaincre nos partenaires extérieurs", poursuit-elle. Une confirmation, s'il en fallait, que la Centrafrique est proche de la tutelle.

 

Ce manque de marge de manœuvre rend la mission de Catherine Samba-Panza - conduire la Centrafrique à des élections libres - bien délicate. Et le temps presse. "Chaque jour qui passe nous enfonce encore un peu plus dans l'abîme", admet-elle.

 

Par Vincent DUHEM

Lu pour vous : Centrafrique : Catherine Samba-Panza plaide pour le réarmement de l'ensembe des forces armées

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 13:47

 

 

 

 

par RFI  26-03-2014 à 10:09

 

Depuis ce week-end, en trois jours, une vingtaine de personnes ont été tuées selon diverses sources. Médecins sans frontière dit avoir ramassé au moins 38 blessés dans les rues de Bangui. Les forces internationales sont intervenues pour démanteler des barricades érigées par des milices anti-balakas dans plusieurs quartiers de Bangui. Des échanges de tirs ont opposé les miliciens et les forces internationales.

 

Dans la moiteur d’une capitale écrasée à la fois sous la chaleur et la violence, les habitants de Bangui ont connu mardi 25 mars leur quatrième journée de tension consécutive. Depuis samedi dernier, les milices anti-balakas tirent  des coups de feu dans plusieurs quartiers de la capitale. Samedi, c’était au PK5. Lundi et mardi dans les quartiers combattants, Miskine et Gobongo.

 

Les anti-balakas ont dressé des barricades que les forces internationales ont démantelées. Mardi, encore des échanges de tirs ont opposé les militaires de la Misca aux anti-balakas. Tandis qu’un hélicoptère de la force Sangaris survolait les quartiers chauds.

 

L'implication des Burundais

 

Un responsable de la Misca accuse les anti-balakas de s’en prendre désormais ouvertement aux soldats africains et notamment au contingent burundais. Les Burundais sont devenus impopulaires aux yeux des plus radicaux qui font courir en ville les rumeurs les plus folles à leur sujet.

 

Pour les responsables de la Misca, si les Burundais sont impopulaires c’est qu’ils font leur travail, notamment aux abords de l’enclave musulmane du PK5 qu’ils protègent des miliciens et des pillards.

 

Globalement la Misca relève que les anti-balakas hésitent de moins en moins à s’en prendre aux contingents étrangers. Pour preuve dans la ville de Boali lundi, où un soldat congolais a été tué par les miliciens, portant à 21 le nombre de morts au sein de la force africaine.

 

Ce mercredi matin, Bangui se réveille dans le calme mais si chacun espère que le cycle de violence va s’arrêter, personne ne se risque à hasarder le moindre pronostic sur le déroulement de cette journée qui débute.

Nouvelle flambée de violence à Bangui
Nouvelle flambée de violence à Bangui

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 13:35

 

 

 

 

 

Jeuneafrique.com  26/03/2014 à 13:15 Par Vincent Duhem

 

La Misca (force africaine) a officiellement déclaré la guerre aux milices anti-balaka : elles sont désormais considérées "comme des ennemis", a déclaré mercredi le général Jean-Marie Michel Mokoko.

 

"Désormais, nous considérons les anti-balaka comme des ennemis de la Misca. Et nous les traiterons en conséquence". Mercredi 26 mars dans un entretien à la radio privée centrafricaine Radio Ndeke Luka, le chef de la Misca, le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko a été très clair.

 

"Ils se permettent de tirer sur des gens qui sont venus ici pour essayer de mettre un terme à cette crise au bénéfice du peuple centrafricain dont ils font partie", a poursuivi le général, ajoutant : "nous les tenons pour responsables des attaques ciblées qui ont visé nos éléments ces derniers jours".

 

Cette annonce, qui équivaut à une déclaration de guerre, est la conséquence directe du regain de violences constaté ces derniers jours à Bangui, où une vingtaine de personnes ont été tués.

 

Samedi et dimanche, des affrontements ont éclaté au PK-5 entre des groupes armés, opposant notamment des anti-balaka et des pillards à des musulmans encore retranchés dans ce secteur. Et dans la nuit de mardi à mercredi, des tirs sporadiques ont été entendus dans des secteurs de la ville où sont installés des anti-balaka, qui ont par ailleurs érigé des barricades sur certaines artères de la ville, perturbant la circulation.

 

Actes de destabilisation

 

Près d'un an après le coup d'État du 24 mars 2013 et plus de deux mois après le départ du chef de la Séléka, Michel Djotodia, les forces internationales ont donc un nouvel ennemi : des milices d'autodéfense peu à peu récupérées politiquement et dont une partie mène aujourd'hui régulièrement des actes de déstabilisation reproduisant par endroit les méfaits de la Séléka.

 

L'approche du gouvernement lui a valu d'être accusé de collusion avec les milices.

 

Cette faction - bien équipée, composée notamment d'officiers des Forces armées centrafricaines et d'ex-membres de la garde présidentielle -, a pour coordonnateur politique Patrice-Édouard Ngaïssona, 46 ans. Président de la Fédération centrafricaine de football (FCF) et ancien ministre de François Bozizé, Ngaissona est aujourd'hui en fuite.

 

Face à cette menace, les autorités centrafricaines, démunies de moyens financiers et militaires, tentent l'apaisement. Plusieurs leaders anti-balaka ont ainsi été nommés à des postes de responsabilités, comme le capitaine Joackim Kokaté (ministre Conseiller à la primature en charge du DDR, Désarmement, démobilisation, réinsertion), ou le commandant Charles Ngremangou (directeur de cabinet du ministre de la Défense). Ce dernier serait un collaborateur de longue date de Jean-Françis Bozizé, le fils de l'ancien président centrafricain, soupçonné par la France de manipuler les anti-balaka.

 

Une approche contestée par certains observateurs et qui a valu au gouvernement d'être accusé de collusion avec ces milices. "Comment expliquer que l'arrestation de Ngaïssona [un temps annoncée par la Misca, NDLR], tarde tant ? Ou que la petite dizaine de leaders anti-balaka arrêtés en février se soient si facilement évadés de la prison de Ngaragba ?", s'interroge un diplomate africain.

Lu pour vous : Centrafrique : comment lutter contre les anti-balaka ?

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 13:20

 

 

 

 

Bruxelles (AFP) - 27.03.2014 12:07

 

La chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton, à Bruxelles le 21 mars 2014

 

La chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton, s'est alarmée jeudi de "l'escalade de la violence" ces derniers jours en Centrafrique, et a appelé la communauté internationale à "agir rapidement".

 

"Je suis alarmée par la détérioration de la situation à Bangui et l'escalade de la violence depuis le 22 mars", indique Mme Ashton dans un communiqué sur "la situation extrêmement grave" dans le pays africain.

 

"Les attaques" contre des civils "sont inacceptables", ajoute-t-elle, en se déclarant particulièrement préoccupée par "la vulnérabilité des minorités qui sont victimes d'actes de représailles".

 

"L'action combinée de la force africaine Misca et de l'opération française Sangaris est essentielle pour réduire la tension et rétablir l'ordre public dans les meilleurs délais", poursuit Mme Ashton. "Les attaques les visant sont donc inacceptables".

 

Bangui a connu ces derniers jours une flambée de violences qui a fait une vingtaine de morts. Des affrontements ont éclaté entre des groupes armés, opposant notamment des miliciens anti-balaka, majoritairement chrétiens, et des pillards à des musulmans. Le chef de la Misca a annoncé mercredi que la force africaine considérait "les anti-balaka comme des ennemis" et qu'ils seraient traités "en conséquence".

 

Pour Mme Ashton, "la situation présente un risque accru pour le processus de transition, l'intégrité territoriale et la stabilité de l'Afrique centrale". "La communauté internationale doit agir rapidement pour prévenir de nouveaux bains de sang en Centrafrique" et "l'UE entend prendre sa part dans ces efforts", précise-t-elle.

 

Les pays européens rechignent depuis des semaines à mobiliser les effectifs et les moyens, notamment logistiques, nécessaires au lancement de la mission militaire Eufor-RCA, destinée à venir en appui aux forces africaines et françaises.

 

Son lancement, prévu initialement la semaine dernière, a donc été reporté.

 

Le président français François Hollande avait appelé vendredi, à l'occasion d'un sommet européen, ses homologues à "faire un effort" pour mobiliser les quelque 500 militaires nécessaires au début du déploiement.

 

© 2014 AFP

L'UE s'alarme de la situation "extrêmement grave" en Centrafrique

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 13:12

 

 

 

 

par RFI   27-03-2014 à 07:46

 

La force africaine en Centrafrique (Misca) a ouvertement déclaré la guerre aux miliciens anti-balaka, après la nouvelle flambée de violences qui a fait près de vingt morts depuis samedi 22 mars, à Bangui. Lundi, un soldat congolais de la Misca a été tué dans une embuscade à Boali. La veille, dans la capitale, trois personnes de la Misca ont été blessées dans l'attaque de leur voiture. Interviewé par RFI, ce mercredi 26 mars, le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko, chef de la Misca, a déclaré la guerre aux miliciens anti-balaka. « Désormais, nous considérons les anti-balaka comme des ennemis de la Misca. Et nous les traiterons en conséquence », a-t-il annoncé.

 

« Nous ne cherchons pas à faire monter la tension, nous sommes venus ici pour les aider à recouvrer la paix, la restauration de l’autorité de l’Etat. C’est leur pays et si les anti-balaka estiment qu’ils constituent une force politique, qu’ils se tournent alors vers l’autorité nationale pour faire valoir leurs revendications »

 

Général Jean-Marie Michel MokokoChef de la Misca, la force africaine en Centrafrique26/03/2014 - par Boniface Vignon

 

Le général Mokoko sur RFI: «les anti-balaka sont des ennemis»

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 12:50

 

 

 

 

 

RFI 27/03/14

 

A Bangui, des milliers de musulmans vivent toujours dans deux enclaves encerclées par les anti-balaka, la première au PK-5 et la seconde au PK-12, deux quartiers de la capitale. Au PK-12, quelque 3 000 personnes rêvent de pouvoir rejoindre le nord du pays et attendent désespérément une aide internationale.

 

Environ 3 000 musulmans, dont 150 orphelins survivent au PK-12, l’une des deux dernières enclaves musulmanes de Bangui. Beaucoup de ces déplacés dorment à même le sol au bord de la route. La nourriture est rare, la sécurité tout autant. La plupart ont fui les violences, beaucoup ont perdu des enfants ou des parents. « Cela fait trois mois que je suis ici, trois mois que je dors dehors avec les enfants. Il y en a des malades, de fièvre jaune, de paludisme. Même moi je suis mal. On souffre trop », raconte Yaya, d’origine soudanaise, qui vit à Bangui depuis quarante ans.

 

Abdel Haffiz, professeur d’économie, est l’un des responsables de cette communauté naufragée. Pour lui l’avenir passe par l’exil vers le nord. « Tous ceux qui ont quitté leurs maisons et qui se sont retrouvés ici n’ont plus rien chez eux. Leurs maisons ont été pillées, détruites. Là où nous sommes, les gens sont démunis. On est menacés jour et nuit, on nous agresse tout le temps avec des armes, avec des grenades, et il n’y a personne pour nous protéger », s’indigne-t-il.

 

Anour Dibrine a tout perdu lui aussi. Désormais, son objectif est simple : partir pour Kabo, une ville où les musulmans sont majoritaires. « Kabo est mieux sécurisée. Ma femme et mes enfants sont déjà là-bas. Je ne reviendrai pas tant que la situation ici ne se sera pas calmée. Dans le pire des cas, le mieux serait de scinder le pays, avec les musulmans au nord et les chrétiens au sud », considère Anour.

 

Mais le dernier convoi sécurisé est parti il y a déjà un mois. Depuis plus rien. Chaque jour, les déplacés prient pour que les Nations unies affrètent un convoi. Mais rien ne bouge. Les déplacés du PK-12 se sentent abandonnés.

 

Les chefs religieux centrafricains rencontrent le pape François

 

Ils continuent leur tour du monde. Après New York et les Nations unies où ils disent avoir obtenu des garanties pour le déploiement rapide d'une force de maintien de la paix de l'ONU, les leaders religieux centrafricains se sont entretenus avec le pape François. Pendant quelques minutes, en marge de la grande audience générale place Saint-Pierre, l’archevêque catholique, l’imam et le chef de la communauté protestante ont exposé au pape les épreuves que traverse leur pays.

 

Le chef de l’Église catholique a promis de parler du conflit centrafricain avec le président américain Barack Obama, qu’il rencontre pour la première fois ce jeudi. « Restez unis, ne laissez pas les événements vous diviser », a recommandé le pape en invitant les responsables religieux à bien rester proches de leur peuple. A leur tour, ils ont demandé au pape François de plaider en faveur d’une aide humanitaire des pays riches à la République centrafricaine.

 

Au Vatican, les leaders religieux se sont aussi longuement entretenus avec le secrétaire d’État du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin, bras droit du pape François. Dès lors, le pape devrait prendre la parole à nouveau pour appeler à la paix en République centrafricaine. Une terre « souvent oubliée des hommes », avait-il notamment déploré le jour de Noël.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140327-centrafrique-bangui-naufr...

A Bangui, les naufragés du quartier PK-12 (RFI)

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 12:37

 

 

 

 

(AFP 27/03/14)

 

BANGUI, (AFP) - La force de maintien de la paix européenne en Centrafrique doit se déployer "immédiatement" pour protéger les civils dans ce pays confronté depuis quelques jours à une nouvelle flambée de violences, a réclamé Amnesty International mercredi.

 

"L'Union européenne (UE) doit immédiatement mettre en oeuvre son projet de déployer des troupes de maintien de la paix pour protéger les civils en République centrafricaine, en proie à une nouvelle vague de violences inquiétante", selon le communiqué de l'organisation de défense des droits de l'Homme.

 

"De plus en plus de quartiers de Bangui passent sous le contrôle des milices anti-balaka, qui ont mené ces derniers jours des attaques répétées contre des civils et des soldats de maintien de la paix de l'Union africaine (Misca)", ajoute le texte.

 

Formées en réaction aux exactions perpétrées pendant des mois par les combattants essentiellement musulmans de la Séléka sur la population, les milices majoritairement chrétiennes anti-balaka s'en prennent depuis à la population musulmane, qui fuit massivement le pays.

 

"Cette poussée de la violence est très préoccupante, étant donné le contexte de nettoyage ethnique, les crimes de guerre et crimes contre l'humanité à travers la République centrafricaine depuis décembre dernier", affirme Christian Mukosa, chercheur pour l'Afrique centrale à Amnesty International.

 

"Le petit contingent de troupes de maintien de la paix sur le terrain ne sera pas en mesure de protéger efficacement les civils sans plus d'aide de la communauté internationale", martèle M. Mukosa.

 

Depuis début décembre et le déclenchement de l'opération française Sangaris (2.000 hommes), la Misca (6.000 hommes) a été considérablement renforcée en effectifs et en matériels (blindés notamment), mais les violences continuent de façon quotidienne.

 

Une force européenne (Eufor) devait se déployer la semaine dernière en appui aux forces déjà présentes sur place, en attendant une prise de relais par une force de l'ONU, toujours hypothétique.

 

Mais une centaine de soldats européens manquent toujours à l'appel pour lancer l'opération, les pays européens ayant surtout les yeux rivés sur la crise ukrainienne.

Centrafrique: Amnesty International demande le déploiement d'urgence de la force européenne

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 12:26

 

 

 

 

 

(AFP 27/03/14)

 

BANGUI, AFP) - La présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, a estimé mercredi que les forces internationales ne doivent pas devenir les "cibles" des groupes armés dans son pays, livré au chaos depuis un an, dans un message diffusé à la radio nationale.

 

"La (force africaine) Misca et la (force française) Sangaris travaillent dans une impartialité totale. Et il n'est pas tolérable que ces forces deviennent des cibles de certains groupes armés qui ne veulent pas la paix", a déclaré la présidente Samba Panza.

 

"Il n'y aura pas de zone de non droit, tant à Bangui qu'à l'intérieur du pays. La Misca et la Sangaris procèderont au désarmement de tous les groupes sur l'ensemble du territoire. Faites-moi confiance", a martelé la présidente.

 

Les forces internationales "sont en cours de déploiement en ce moment sur l'ensemble du territoire (...) L'administration centrafricaine se déploie progressivement et partout sur l'ensemble du territoire national", a averti Mme Samba Panza.

 

Cette déclaration intervient après que la force africaine en Centrafrique (Misca) a ouvertement déclaré la guerre mercredi aux miliciens majoritairement chrétiens anti-balaka, après une nouvelle flambée de violences qui a fait 20 morts à Bangui ces derniers jours.

 

"Désormais, nous considérons les anti-balaka comme des ennemis de la Misca. Et nous les traiterons en conséquence", a annoncé mercredi le chef de la Misca, le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko, dans un entretien à la radio privée centrafricaine Radio Ndeke Luka, après les récentes violences à Bangui au cours desquelles les soldats africains ont essuyé des tirs de la part d'anti-balaka et riposté.

 

Formées en réaction aux exactions contre la population perpétrées pendant des mois par les combattants essentiellement musulmans de la Séléka après leur prise du pouvoir en mars 2013, les milices anti-balaka s'en prennent depuis à la population musulmane.

 

L'ancienne colonie française est livrée au chaos depuis et traverse une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés fuyant les violences.

Centrafrique: les forces internationales ne doivent pas être "les cibles" de groupes armés selon la présidente

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 12:21

 

 

 

 

(AFP 27/03/14)

 

Des tirs et des détonations d'origine indéterminée ont été entendus dans la nuit de mercredi à jeudi à Bangui, où des barricades érigées par des miliciens anti-balaka perturbaient dans la matinée la circulation, ont indiqué des habitants.

 

Les tirs ont cessé à la levée du jour comme les jours précédents. Aucun bilan d'éventuelles victimes n'était disponible dans l'immédiat.

 

La circulation était toujours perturbée sur les principales avenues du nord de la capitale centrafricaine par des barricades érigées par des miliciens majoritairement chrétiens anti-balaka, selon des habitants joints par l'AFP.

 

La force africaine (Misca), qui a annoncé qu'elle considère désormais les anti-balaka comme des "ennemis", avait dégagé mercredi une partie de ces barricades.

 

Bangui a connu ces derniers jours une flambée de violences qui a fait une vingtaine de morts. Samedi et dimanche, des affrontements ont éclaté dans le quartier PK-5 entre des groupes armés, opposant notamment des anti-balaka et des pillards à des musulmans encore retranchés dans ce secteur.

 

Lors des affrontements, les soldats de la Misca et ceux de l'opération française Sangaris ont essuyé des tirs et ont riposté.

 

Face à ces tirs, le chef de la Misca, le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko, a annoncé mercredi que la force africaine considérait "les anti-balaka comme des ennemis" et qu'ils seraient traités "en conséquence".

 

"La Misca et la (force française) Sangaris travaillent dans une impartialité totale. Et il n'est pas tolérable que ces forces deviennent des cibles de certains groupes armés qui ne veulent pas la paix", a réagi la présidente Catherine Samba Panza mercredi soir.

 

Le représentant spécial de l'ONU à Bangui, le général Babacar Gaye, a lui aussi condamné ces attaques "très graves" et a appelé les anti-balaka à "se ressaisir".

 

Formées en réaction aux exactions contre la population perpétrées pendant des mois par les combattants essentiellement musulmans de la Séléka après leur prise du pouvoir en mars 2013, les milices anti-balaka s'en prennent depuis à la population musulmane, qui fuit massivement le pays.

 

L'ancienne colonie française est livrée au chaos depuis et traverse une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés.

Centrafrique: tirs nocturnes et barricades à Bangui

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 01:22

 

 

 

http://www.tv5.org/   26.03.2014  Par Frantz Vaillant

 

Un renfort de 150 soldats des forces spéciales, 5 avions de transport, des drones... Les États-Unis ne lésinent pas sur les moyens pour arrêter Joseph Kony. Ce chef de l'"Armée de résistance du Seigneur" (LRA) est responsable, selon l'ONU, de la mort de plus de 100 000 personnes. Et cela fait vingt-cinq ans que ses soldats rivalisent d'atrocités pour satisfaire leur chef sanguinaire, familier des plus terribles exactions : viols, mutilations, enrôlements forcés d'enfants, esclaves sexuels... Retour sur le parcours sanglant d'un illuminé.

 

La chasse au fou 


Cette fois, les États-Unis semblent bien décidés. Il faut capturer Joseph Kony. Alors, pour y parvenir, l'administration Obama a mis le paquet : 250 hommes des forces spéciales, 5 avions de transport, plusieurs drones... Et aussi, parce qu'il ne faut négliger aucune piste, et donc miser sur une éventuelle trahison, il est également prévu une prime de 5 millions de dollars à quiconque permettra l'arrestation du chef sanguinaire et de deux de ses hommes. 


Si l'opération est d'envergure, le territoire de cette chasse à l'homme l'est tout autant. Joseph Kony et ses combattants pourraient avoir trouvé refuge dans les forêts de Centrafrique, dans le nord-est de la République démocratique du Congo et au Soudan du Sud. Ce n'est certes pas la première fois que les américains et les forces ougandaises unissent leurs efforts pour retrouver Joseph Kony. Mais la capture, le 12 mai dernier à Kampala, de César Acellam, l'un de ses principaux commandants, a peut-être changé la donne. L'officier a parlé. Il a dû fournir quelques renseignements sur les modes opératoires de son chef comme, par exemple, la géographie de ses déplacements. Précieux.

 

Tu ne tueras point

 
Rares sont les informations fiables sur le chef de l'Armée de résistance du Seigneur, la LRA. Mais les légendes abondent sur Joseph Kony. L'homme qui est recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité aurait pourtant commencé sa vie sociale comme… enfant de chœur ! 


Né à Odek en 1961, Joseph Kony a vu le jour au nord de l'Ouganda parmi le peuple Acholi. Ses parents sont des paysans. "Dès sa naissance, il se tenait debout !" affirmera sans ciller sa sœur aînée Gabriella. C'est sa tante, Alice Auma, mystique de la tribu, qui l'initie à la sorcellerie. Elle dirige un groupuscule "le Mouvement Esprit Saint", qui cherche à renverser le gouvernement de Kampala. Son neveu est un jeune homme doué, qui se révèle bientôt obsédé par le concept d'un "homme nouveau", pur. 


Son cercle d'influence grandit peu à peu. On se presse pour écouter sa parole. Il rêve de Dieu et dans ses songes, il l'affirme, le Seigneur lui délivre des messages qui lui montrent le chemin. Kony devient soldat dans l'armée de l'Ouganda démocratique populaire (UPDA). Mais quand ses dirigeants signent un accord de paix en 1988 avec le gouvernement ougandais, accord qui prévoit l'intégration des ex-rebelles dans les forces loyalistes, Kony le refuse. Avec d'autres soldats, il crée un premier mouvement, l'Armée démocratique de l'Ouganda qui devient, en 1991, l'Armée de résistance du Seigneur. Qui l'aime le suive. Gare aux autres !

 
Joseph Kony mêle croyances africaines, islam et christianisme extrémiste. Lui seul est dépositaire de la Parole divine, lui seul connaît les chemins du savoir qui permettra de délivrer le peuple de la souffrance, de la torture et de la faim. Il devient le chef des rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) et tous se battent contre le gouvernement du président Yoweri Museveni. Le but est de le remplacer par un régime fondé sur les Dix Commandements de la Bible. Dans le livre saint, "Tu ne tueras point" est le sixième. Ils le violeront tous les jours. 

 

Tuer ses parents 


La folie meurtrière peut commencer. Elle dure depuis vingt-cinq ans. 


Joseph Kony et ses hommes vont se livrer à une farandole d'atrocités inouïes, au gré de ses visions toujours plus délirantes. Elles ne peuvent être discutées, sous peine de mort. 

 

Par exemple, le vélo. Il n'est plus un simple objet de locomotion mais, selon Kony, le moyen de locomotion préférée des "indics". Il fait donc sectionner à coup de machettes les jambes des cyclistes qu'il rencontre. Défense est faite à ses interlocuteurs de lui poser des questions ou de le regarder dans les yeux. Avec ses hommes, au nombre de plusieurs milliers, il investit des villages, massacre ses habitants... et enlève les enfants. Des dizaines de milliers de gamins. Ils grossiront les rangs de ses unités combattantes, ces  pillards sanguinaires soumis, eux aussi, à la prière du loar (mot de la langue acholi qui désigne le messager divin). Pour les endurcir, on les  oblige à tuer leurs parents et leurs amis. Un lavage de cerveau à base d’oracles de Kony achève de dissoudre leurs dernières résistances. Les autres, les récalcitrants, sont immédiatement abattus. La fièvre meurtrière s'empare de ces gosses désormais possédés. Les enfants-soldats coupent les lèvres des femmes et incendient les villages. Pourquoi cette cruauté ? "Une punition de Dieu" dit sobrement Kony.

 

"La volonté de Dieu" 


Les fillettes, elles, seront les "femmes" de ses soldats-pillards. Alice, une rescapée, se souvient de son arrivée au camp militaire de la LRA, après avoir assisté à l'exécution de sa famille. Elle avait livré son témoignage à l'hebdomadaire The East African, en 2002 : "Un homme aux cheveux longs, à l'air cruel, est sorti de la hutte devant laquelle nous étions assis. Il nous a tout d'abord fixés sans prononcer une parole. Puis il nous a finalement dit : 'Je vous souhaite la bienvenue à tous ; vous n'êtes pas ici par accident, mais par la volonté de Dieu. Vous allez le servir à travers moi et libérer votre pays. Quiconque essaiera de fuir connaîtra le même sort que ces gens', a-t-il dit en nous montrant la porte de l'une des huttes. A l'intérieur, se trouvaient les corps de trois garçons et d'une fille. Ils avaient été décapités. Kony(car c'était bien lui) nous a dit que c'était une juste punition de Dieu pour avoir refusé de le servir." 


Pour fuir cette terreur, les civils se réfugient dans des camps "protégés" situés dans le nord de l’Ouganda. 

 

L'indignation timide 


Mais rien n'est simple. Les observateurs de défense des droits humains constatent des violations imputables aux rebelles, mais aussi au gouvernement. Désormais, l'ultra-violence de l'Armée de résistance du Seigneur impacte trois pays : l’Ouganda, le Soudan et la République démocratique du Congo (RDC). La LRA s'allie avec l'Armée de libération du Rwanda (ALIR) et d'autres groupes rebelles. L'effet dévastateur est démultiplié. Les bandes armées s'attaquent aux convois humanitaires et continuent de saccager et massacrer des villages entiers lors de raids souvent improvisés. 


Les rapports, nombreux, des ONG qui dénoncent l'atrocité des exactions reçoivent alors un accueil poli, une indignation timide de la part de la "communauté internationale". Cependant, le 5 décembre 2001, le département d’État américain inscrit la LRA sur la liste des organisations terroristes. En novembre 2003, Jan Egeland, le secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des affaires humanitaires déclare : "Je ne vois pas d'autre endroit au monde qui connaisse une urgence de la taille de l'Ouganda et qui reçoive aussi peu d'attention". 

 

60 000 enfants enlevés 


Le 20 mai 2013, Ban Ki Moon, le secrétaire général des Nations unies, dévoile son rapport sur l'Afrique centrale. Les chiffres sont terribles. Selon l'ONU, l'Armée de résistance du Seigneur de Joseph Kony, recherché par la Cour pénale internationale, a tué plus de 100 000 personnes en Afrique centrale ces vingt-cinq dernières années. Son groupe de rebelles armés est aussi recherché pour l'enlèvement de 60 000 à 100 000 enfants et le déplacement de 2,5 millions de personnes. 

Selon de récentes informations, souvent venues de transfuges, plusieurs cadres de Joseph Kony sont morts tués dans les combats par l'armée ougandaise ou assassinés sur ordre de Joseph Kony lui-même. Okot Oddhiambo, numéro 2 de la LRA, recherché par la Cour pénale internationale, serait mort lors d'une offensive ougandaise. Les forces armées de la LRA se résumeraient à quelques centaines d'hommes. Le moment semble propice pour mener à bien la traque conduite par les Etats-Unis. 

Bien entendu, l'aide armée des Etats-Unis n'est pas exempte d'arrière-pensée politique. 
Pourquoi donc cette assistance ? La LRA ne constitue pas, loin s'en faut, une menace pour les États-Unis. Mais l'administration Obama estime que cette aide peut être un moyen utile, sinon efficace, pour établir ou consolider des partenariats politiques avec les gouvernements africains dans des régions où des organisations terroristes, comme Al-Qaïda, sont en pleine expansion. Par ailleurs, en capturant Joseph Kony, les États-Unis ne seraient pas fâchés de faire un fameux coup d'éclat et démontrer ainsi, avec une telle prise, que le respect aux principes des droits de l'Homme n'est, pour eux, pas un vain mot.

 

Lu pour vous : Ouganda : Joseph Kony traqué

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