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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 18:41

 

 

 

 

 

http://www.20minutes.fr/  17/06/2014 à 17h19 -- Mis à jour le 17/06/2014 à 18h22

 

REPORTAGE - Certains enfants arrivent seuls en provenance de République de Centrafrique. Le but des centres d’accueil qui leur sont dédiés dans les camps: retrouver leurs parents, ou à défaut un membre de leur famille pour les prendre en charge…

 

De notre envoyée spéciale à Sarh (Tchad)

 

Dairou a 3 ans. Dans le camp de Doyaba, près de Sarh dans le sud du Tchad, les animateurs du centre de regroupement des enfants non accompagnés le connaissent bien. Avec sa sœur, Oumoul, 4 ans, ils sont en effet arrivés seuls en provenance de République de Centrafrique (RCA), sans parents ni famille. Les frères et soeurs ont bénéficié du dispositif spécifique mis en place pour les «enfants non accompagnés» (ENA) grâce auquel ils ont pu retrouver la trace de leurs parents.

 

«Nous assurons la protection des enfants arrivés sans leur famille, et nous leur proposons des activités récréatives et psychosociales», explique Hassan Youssouf Fachir, superviseur des activités psychosociales au centre de regroupement des enfants non accompagnés de Doyaba.

 

Recherches pour réunir les familles

 

Dans la journée, les ENA sont invités à participer à diverses activités. Objectif: les divertir, mais surtout les amener à oublier ce qu’ils ont vécu. «Ils sont en situation de trauma, indique Hassan Youssouf Fachir. Certains enfants ont vu mourir leurs parents, certains venaient avec des machettes pour se protéger… Les premières semaines après leur arrivée, cela a été très difficile. Ils pleuraient beaucoup, ne mangeaient pas, ne jouaient pas… Il leur a fallu du temps pour intégrer les activités».

 

Chaque jour, des animateurs s’occupent de ces enfants seuls, particulièrement vulnérables. Ils sont nourris, habillés, envoyés à l’école (quand le camp le permet, comme ici à Doyaba), et soignés. La nuit, les enfants sont répartis par tente de huit. Les tout petits, eux, dorment dans une chambre avec une animatrice qui passe la nuit avec eux. A son arrivée, Dairou, qui était malade, a été pris en charge par le centre de santé mis en place par l’Unicef et ses partenaires locaux.

 

Le travail du centre de regroupement des enfants non accompagnés et de l’action sociale tchadienne ne s’arrête pas là. Il diligente aussi des recherches pour réunir les ENA et leur famille. «Nous prenons des photos des enfants, qui sont envoyées à tous les autres camps au Tchad, pour que les familles puissent les reconnaître», détaille Hassan Youssouf Fachir, qui précise que même lorsque les parents sont décédés, «une famille peut être composée des oncles, des tantes, de la famille élargie»«Nous conduisons des entretiens avec les enfants pour recueillir des informations à leur sujet, savoir s’ils ont des nouvelles de leur famille, s’ils savent où pourraient se trouver leurs parents ou au moins un membre de leur famille…».

 

«Je pensais que je ne les retrouverais jamais»

 

Dairou et Oumoul font ainsi partie des 173 ENA de Doyaba sur 400 qui ont retrouvé leur famille. Leur mère, Habsatou Abdoulaye, raconte: «Nous avons été séparés au moment de monter dans le convoi militaire. Il y avait une foule importante. Tous les gens voulaient monter en même temps. Moi j’ai pu monter dans le véhicule et j’attendais que mon mari m’amène les enfants, mais le véhicule a démarré, et ils n’ont pas pu monter.» La jeune femme ne sait pas vraiment comment ses enfants sont arrivés jusqu’à Doyaba, probablement dans un autre convoi militaire. «Je pensais que je ne les retrouverais jamais. Je n’espérais pas vraiment, je pensais qu’ils étaient perdus à jamais, ou même morts.»

 

Mais, à sa grande surprise, elle a vu les photos de ses enfants dans le camp où elle se trouvait, et elle a pu être transférée à Doyaba pour les retrouver, il y a un peu plus de deux mois. «Quand on réussit à réunir des familles, c’est une grande émotion», commente Hassan Youssouf Fachir, un sanglot dans la voix.

 

Au Tchad, à la recherche des familles d’enfants non accompagnés

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 18:39

 

 

 

 

http://sahel-intelligence.com/  17 juin 2014 par Frédéric Powelton 

 

Le porte-parole du HCR (Haut-Commissariat aux Réfugiés) Adrian Edwards, a porté en fin de semaine dernière, lors d’une conférence de presse au Palais des Nations à Genève, de graves accusations de violations de droit international contre le Tchad, concernant des expulsions de réfugiés.

 

Le HCR aurait en effet reçu des rapports selon lesquels des personnes fuyant l’insécurité en République centrafricaine, ont été refoulées au point de passage frontière entre les deux pays de Sido, au sud de la ville de Sarh. Centrafricains et Tchadiens, selon les informations du HCR, ces déplacés n’ont pu trouver asile au Tchad parce qu’ils n’ont pas été en mesure de prouver leur nationalité aux garde-frontières. Des discussions entre les autorités tchadiennes et le HCR sont actuellement en cours sur ces accusations qui, si elles sont avérées, vont à l’encontre du principe de droit international sur le non-refoulement.

 

Le HCR a également profité de cette occasion pour réitérer sa demande à tous les pays voisins de la Centrafrique, y compris au Tchad, de maintenir leurs frontières ouvertes aux réfugiés venant de Centrafrique. Les violences dans ce pays continuent à alimenter le flux de réfugiés qui fuient le pays, particulièrement vers le Tchad. Cette instance onusienne estime à 226 000 le nombre de personnes, qui ont fui la Centrafrique depuis le début de la crise dans ce pays en décembre 2012. Elles seraient 90 000 actuellement à s’être réfugiées au Tchad dont plus de 14 000 y sont arrivées ces six derniers mois.

 

Leur situation est souvent déplorable. Epuisés après des centaines de kilomètres parcourus dans des conditions très pénibles, plusieurs de ces réfugiés qui arrivent au Tchad souffrent de malnutrition. Les cas les plus sévères sont traités dans un hôpital à Goré, au sud-ouest du Tchad.

Le Tchad accusé de violations du droit international

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 18:38

 

 

 

 

 

17/06/14 (Jeune Afrique)

 

"Nous serons de retour au pouvoir à Bangui avant la fin de l'année", a confié récemment à un visiteur Michel Djotodia depuis son exil de Cotonou.

 

Depuis son exil de Cotonou, au Bénin, Michel Djotodia, le cofondateur de la Séléka (et ex-président autoproclamé de Centrafrique), n'a toujours pas digéré son éviction. "Nous serons de retour au pouvoir à Bangui avant la fin de l'année", a-t-il confié récemment à un visiteur, lequel l'a surpris en pleines tractations avec des hommes d'affaires. Selon Djotodia, aucune force présente sur le terrain, y compris les Français et le contingent de la Misca, ne sera en mesure de s'opposer longtemps à une nouvelle offensive de la Séléka, dont il évalue les effectifs à dix-sept mille hommes.

 

Visé par des sanctions de l'ONU et des États-Unis, Noureddine Adam, l'ex-homme fort de la Séléka, se trouve dans la région de Birao, dans l'extrême-nord du pays, selon l'un de ses lieutenants. "Il est auprès de ses troupes et se déplace entre Birao, Ndélé et Tiringoulu", affirme notre source, qui précise qu'Adam, après s'être réfugié à Cotonou, a séjourné deux semaines durant, à la mi-février, à Abuja, au Nigeria, où il a de la famille. Selon d'autres sources, sécuritaires celles-là, sa présence a ensuite été signalée au Darfour.

 

http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2788p008.xml0/seleka-m...

 

Lu pour vous : Centrafrique : Michel Djotodia ne renonce pas, Nourredine Adam court toujours

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 18:36

 

 

 

 

(Dw-World 17/06/14)

 

L'Union européenne confirme que sa force déployée en République centrafricaine depuis avril dernier a atteint «sa pleine capacité opérationnelle». Alors que les affrontements se poursuivent dans la capitale Bangui. L'Eufor compte désormais 700 soldats et gendarmes, majoritairement des soldats francais de l'opération «Sangaris». Fin mai, la force européenne disposait de 200 hommes en Centrafrique. Le déploiement de l'Eufor-RCA est régi par la résolution 2134 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adopté le 28 janvier dernier. Doté d'un mandat spécifique de 6 mois, la force européenne aura pour principale mission, d'assurer la sécurisation et la protection de l'aéroport international de Bangui-Mpoko. Elle devra également assurer la sécurité dans certains arrondissements de Bangui. Il s'agit notamment, des 3e et 5e arrondissements ou surviennent régulièrement les violences intercommunautaires. Avec pour objectif final, créer les conditions optimales pour le retour des personnes déplacées et réfugiées à leurs domiciles.

 

Toutes les promesses ne sont pas tenues

 

Si cette force européenne est «pleinement opérationnelle», tous les Etats contributeurs n'ont pas honoré leurs promesses. À l'origine, treize pays européens ont annoncé leur contribution à l'Eufor-RCA. Le Royaume-Uni, la Suède et le Luxembourg fournissent les capacités de transport aérien stratégique pour l'acheminement des troupes et du matériel. L'Allemagne, elle s'est engagée à envoyer sur place des moyens de transport de troupes, de matériels et sanitaire pour les blessés. Berlin compte aussi mettre à disposition d'autres appareils de transport aérien, de type Antonov. Enfin, près d'une centaine d'officiers d'état-major sera également dépêchés sur place.

 

En plus de la France et l'Estonie, l'Italie, le Portugal, la Pologne, l'Espagne, la Finlande, la Lettonie et la Géorgie fourniront des troupes. La Turquie avait évoqué l'envoi d'un contingent. Mais cette promesse n'a pas été concrétisée pour l'heure. Quant à la Pologne, elle n'enverra ses gendarmes qu'à la fin du mois de juin courant.

 

http://www.dw.de/700-hommes-de-leufor-en-centrafrique/a-1771...

 

700 hommes de l'Eufor en Centrafrique

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 18:35

 

 

 

 

17/06/2014 à 17:55 Par Jeune Afrique

 

La circulation des armes et leur prix ridicule sont une des causes majeures de l'insécurité en Centrafrique.

 

Deux cents francs CFA (0,30 euro) : c'est le prix dérisoire qu'il faut débourser à Bangui pour se procurer une petite grenade de fabrication chinoise. Un pistolet 9 mm, chinois lui aussi, se vend entre 5 000 et 10 000 F CFA et un pistolet-mitrailleur AK 47, 20 000 F CFA. Ces armes, qui se trouvent en abondance dans l'enclave musulmane du PK5, équipent également les milices anti-balaka des quartiers nord de la capitale, ainsi que celles de Bouar et de Bossangoa. Elles proviennent aussi bien des stocks de la Séléka, qui en a fait une large distribution auprès des populations sympathisantes, que de ceux des Forces armées centrafricaines (Faca), proches des anti-balaka.

Lu pour vous : Centrafrique : Prolifération des armes en Centrafrique : le prix de la mort

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 18:24

 

 

 

 

17/06/14 (Le Huffington Post)

 

Deux spectres hantent les interventions de maintien de la paix sur le continent africain. Le premier est le génocide rwandais de 1994, face auquel la communauté internationale a réagi, mais trop tard, par l'opération Turquoise. À cet égard, ce fut l'honneur de la France de s'interposer dans la guerre civile centrafricaine, qui menaçait de devenir à son tour un génocide.

 

Cependant, le second spectre est celui de la première bataille de Mogadiscio, en 1993. Deux cents hommes de l'opération Restore Hope, essentiellement américains, furent engagés dans des combats acharnés contre des miliciens somaliens trente fois plus nombreux. En mai 2014, deux mille soldats français tentent, aux côtés des forces africaines, de désarmer vingt mille rebelles de la Seleka et soixante-dix mille des anti-Balakas. Donc, en examinant lucidement les rapports de forces en présence - et même si chaque conflit possède sa logique propre -, nos troupes risquent à tout moment de subir un nouveau Mogadiscio pour avoir voulu éviter un Rwanda.

 

La comparaison de la crise centrafricaine avec celle de la Sierra Leone, dans les années quatre-vingt-dix, est pertinente mais cruelle : les Britanniques intervinrent, mais avec cinq mille hommes et non pas deux mille. L'opération Sangaris, elle, se fait avec moins de la moitié de ces effectifs pour un territoire dix fois plus étendu, ayant qui plus est pour voisines des zones de crise parmi les plus instables au monde. Pour des raisons de coût, aucun avion de chasse français, à l'instar du Rafale, n'a été engagé. Or, l'attaque du 5 mai a démontré le caractère indispensable d'un soutien aérien. Il vint alors du Tchad, qui depuis a retiré ses troupes. En outre, les témoignages de familles de soldats de Sangaris sont édifiants, et font écho au récent débat sur le risque de nouvelles coupes dans le budget de la Défense. Les soldats français sont, par exemple, "obligés de mettre des gilets pare-balles au niveau des portes du véhicule, sinon elles [les balles] les traversent."

 

De fait, le général Vincent Desportes, ancien directeur de l'Ecole de guerre, juge irresponsable de prolonger Sangaris "sans renforcer les troupes et sans poser la condition suivante à la communauté internationale : nous envoyons plus de soldats jusqu'à cet été mais au-delà, il faudra nous aider. Sinon, nous serons contraints d'abandonner la Centrafrique à son sort au mois d'août." Nous partageons son analyse, à l'heure où la France manque clairement de soutien en RCA.

 

Le contingent de l'opération européenne Eufor-Centrafrique est en effet limité et sa mission circonscrite à quelques zones. De plus, force est de constater que les capacités opérationnelles des troupes africaines de la MISCA sont réduites, en raison de difficultés structurelles comme l'absence de certains moyens logistiques ou de commandement. Seule l'ONU possède aujourd'hui l'intégralité des instruments de gestion de crise pour proposer une réponse globale, coordonnée et cohérente à ce conflit complexe. Aussi, nous appelons à une accélération de la transformation de la MISCA en une opération de maintien de la paix (MINUSCA), qui doit permettre le déploiement de 12 000 hommes pour septembre, comme prévu par la résolution 2149 du Conseil de sécurité.

 

C'est le métier et l'honneur de nos troupes de s'exposer au danger, mais pas à un degré tel qu'au moindre embrasement grave de très lourdes pertes sont probables. À cet égard, il est nécessaire de rappeler au gouvernement que la guerre est affaire grave, la plus grave de toutes. Dans le cadre de l'opération Sangaris, la France démontre qu'elle tient à assumer ses responsabilités mais elle ne peut tout faire. La communauté internationale doit aussi prendre sa part de responsabilité dans ce processus de stabilisation, et vite ! Sans ces renforts, la France n'aurait plus d'autre choix que de partir.

..

par Chantal JOUANNO, coordinatrice du contre-gouvernement de l'UDI, et Jean-Marie BOCKEL, contre-ministre UDI en charge de l'Afrique et de la francophonie, sénateurs, anciens ministres.

 

http://www.huffingtonpost.fr/chantal-jouanno/sangaris-centra...

 

Lu pour vous : Sangaris, Centrafrique: si la France n'obtient pas d'urgence des renforts, elle doit partir

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 18:17

 

 

 

 

RCA : le général Bellot des Minières à la tête de l'opération française Sangaris

 

(AFP 17/06/14)

 

Le général Eric Bellot des Minières a succédé mardi au général Francisco Soriano à la tête de l'opération militaire française Sangaris en Centrafrique, a indiqué l'état-major des armées françaises.

 

Agé de 50 ans, le général de brigade Bellot des Minières a commandé le 2e Régiment étranger de parachutistes (2e REP) avec lequel il à notamment servi en Afghanistan. Il était affecté à l'état-major depuis 2011.

 

La passation de commandement a eu lieu en milieu de journée sur le camp de l'aéroport de M'Poko à Bangui.

 

Ancien commandant des forces françaises au Gabon, le général Soriano commandait Sangaris depuis le début de l'opération, le 5 décembre 2013. L'intervention française avait été lancée pour tenter de mettre fin aux exactions et de rétablir une sécurité minimale dans le pays. Six mois plus tard, environ 2.000 militaires français sont toujours déployés en RCA, où les violences interconfessionnelles se poursuivent.

 

La future mission de maintien de la paix des Nations unies (MINUSCA) doit être opérationnelle le 15 septembre et prendre peu à peu le relais de Sangaris. "Nous l'accompagnerons jusqu'à ce qu'elle ait atteint sa pleine capacité, ce qui devrait se faire d'ici la fin de l'année", a précisé début juin le général Soriano.

 

 

RCA: changement de chef à la tête de Sangaris

 

17/06/14 (RFI)

 

En Centrafrique, la force militaire française Sangaris change de patron. Le général Francisco Soriano est remplacé à compter de ce mardi 17 juin par le général Eric Bellot des Minières. Ce légionnaire aura notamment pour mission d'appuyer le déploiement de l'opération onusienne de maintien de la paix dans le pays.

 

« Ici, Soriano, ça veut dire j’appelle la sécurité », plaisantait il y a quelques jours une haute personnalité de la transition. Six mois après son arrivée en Centrafrique à la tête de la force française Sangaris, le général Francisco Soriano repart donc à Libreville prendre le commandement des forces françaises au Gabon.

 

Arrivés au beau milieu de la bataille de Bangui entre anti-balakas et Seleka, les 2 000 militaires français avaient alors été accueillis en sauveurs. En six mois, le général Soriano aura déployé ses troupes en appui de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite de l'Union africaine, la Misca, un peu partout dans le pays et rouvert la route du Cameroun, principale voie d’approvisionnement.

 

Nouvelle étape avant la mise en place de la Minusca

 

Globalement, la force française aura probablement contribué à empêcher des massacres à grande échelle, voire un génocide. Pour autant, la situation reste explosive : les armes pullulent, le banditisme s’envole et les groupes armés sont toujours très puissants.

 

Après 200 jours de présence en Centrafrique, les soldats français suscitent aujourd’hui la déception, voire l’hostilité d’une grande partie de la population. L’opération, initialement de courte durée, s’installe sur du long terme. Le nouveau commandant de la force, le général Bellot des Minières devra notamment appuyer le déploiement progressif des casques bleus dans le pays à partir de septembre (Minusca).

 

Quant au retrait des soldats français, il n’interviendra qu’après, c'est-à-dire pas avant la fin de l’année 2014.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140617-rca-changement-chef-tete-...

RCA : le général Bellot des Minières à la tête de l'opération française Sangaris
RCA : le général Bellot des Minières à la tête de l'opération française Sangaris

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 20:10

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-06-16 15:42:40 - Les enseignants de l’Université de Bangui, membres du Syndicat national et autonome des enseignants du supérieur (SYNAES) ont démarré ce lundi une grève de trois jours, suite à une décision prise lors d’une assemblée générale extraordinaire tenue, samedi, sur le campus universitaire de Bangui.


Selon le rapporteur général du SYNAES, Jean Bruno Esaie Tozai, pendant ces trois jours, les grévistes vont faire des sit-in devant le rectorat et des piquets de grève sur tous les campus universitaires notamment à l'Ecole nationale supérieure (ENS) et l'Université de Bangui ‘'pour barrer la route aux ennemis de la paix, ceux qui ne veulent pas de l'éducation de nos enfants''.


En lançant ce mouvement d'humeur, les grévistes exigent le paiement intégral des frais de vacation et des heures supplémentaires de l'année académique 2011-2012 et l'intégration des enseignants contractuels du supérieur dans la fonction publique.

Ils revendiquent aussi l'insertion du corps des auxiliaires dans la nouvelle grille salariale et l'implication du SYNAES dans des prises de grandes décisions qui engagent la vie des enseignants du supérieur , l'octroi des bourses doctorales et le poste doctoral aux enseignants du supérieur.


Le SYNAES a été reçu par la ministre de l'Education nationale, Gisèle Bédan, mais cela n'a pas empêché la radicalisation de leur mouvement.

 

 http://www.apanews.net/article_read-606338-l--universitee-bangui-paralysepar-une-gre-des-enseignants.html#sthash.PkrPPPXE.dpuf

L'Université de Bangui paralysée par une grève des enseignants

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 19:52

 

 

 

 

BBC Afrique 16 juin, 2014 - 17:20 GMT  http://www.bbc.co.uk/  

 

En Centrafrique, les responsables de l’ex coalition rebelle seleka, contraints à abandonner le pouvoir en janvier dernier, et ceux des milices anti-balaka qui les ont longtemps combattus, s’accordent pour accepter le principe d’une médiation afin de sortir le pays de cette longue crise.

 

Un accord a été signé à Bangui, sous les hospices de l’ONG PARETO, chargée de cette médiation.

 

Depuis le départ en janvier dernier de Michel Djotodia, chef de l’ex coalition rebelle, au profit de la présidente actuelle Catherine Samba-Panza, la RCA est contrôlée par deux forces armées rivales toujours prêtes à en découdre. A défaut d’être désarmées de force, elles ont été tenues à distance par les forces internationales présentes dans le pays.

 

Au nord, il y a les ex rebelles de la seleka qui ont récemment installé leur état-major à Bambari, au centre du pays. Au sud, il y a les anti-balakas, des milices composées de paysans et d’anciens militaires fidèles au président déchu François Bozizé.

 

Ces deux mouvements viennent d’accepter le principe d’une médiation en signant un accord à Bangui, lundi. Cette médiation a déjà commencé à être mise en place par l’ONG nationale Pareto (Paix Réconciliation Tolérance). La prochaine étape, selon le coordonnateur de l’ONG Beni Kouyaté, sera la mise en place d’un comité mixte de réflexion seleka – anti-balaka.

 

L’accord a été paraphé coté seleka par l’ancien porte-parole Eric Massi, et coté anti-balaka par Patrice Edouard Ngaissona. Ce dernier a pourtant été destitué, un autre coordonnateur ayant été élu à sa place lors d’un congrès à Bangui.

 

RCA: accord entre Selekas et anti-Balaka
RCA: accord entre Selekas et anti-Balaka

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 19:34

 

 

 

 

http://survie.org/ 16 juin 2014 (rédigé le 30 mai 2014) par Yanis 

 

Le 5 juin marque les 6 premiers mois de la résolution 2127 de l’ONU autorisant le déploiement d’une force française en Centrafrique. Le moment adapté pour faire un premier bilan de cette opération qui ne devait durer que de « 4 à 6 mois ».

 

Le constat est sévère : la crise actuelle, qui avait débuté en décembre 2012 avec l’offensive de la rébellion Séléka et sa prise du pouvoir en mars 2013, n’a fait que s’accentuer depuis le lancement de l’opération Sangaris le 5 décembre 2013. On dénombrerait déjà 625 000 déplacés internes, dont environ 200 000 à Bangui, et plus de 300 000 réfugiés dans les pays voisins [1]. Le Tchad aurait ainsi rapatrié plus de 150 000 ressortissants entre décembre 2013 et février 2014 [2]. Au Cameroun, ce sont 85 000 personnes, principalement des femmes et des enfants, qui se sont installées de l’autre coté de la frontière. La situation humanitaire est alarmante : « sur les 22,6 millions de dollars (16,6 millions d’euros) demandés pour venir en aide à cette population de réfugiés, le HCR [Haut Commissariat des Nations Unis pour les Réfugiés] n’a reçu que 4,2 millions. De son côté, le Programme alimentaire mondial (PAM) n’a reçu aucune contribution » [3]. La situation n’est pas meilleure pour ceux qui ne se sont pas exilés, 1,9 millions de personnes étant dans une situation de précarité alimentaire.

 

D’autant que le travail des humanitaires devient de plus en plus dangereux. Le 26 avril dernier, 3 salariés de Médecins Sans Frontières ont trouvé la mort dans une attaque [4] à Nanga Boguila qui a fait 22 victimes au total. Le 30, c’est au tour de Première Urgence Aide Médicale Internationale de perdre 3 employés lors de l’attaque d’un de ses convois à la sortie de Bangui [5]. Ainsi, même si aucun bilan officiel n’a été annoncé, les victimes du conflit se comptent surement en milliers, les combats et exactions n’ayant jamais cessé depuis plus d’un an [6]. L’épuration ethnico-religieuse [7] s’est poursuivie, notamment à Bangui. Face à la violence des représailles inter-communautaires, les habitants « musulmans » du quartier PK12 ont ainsi quitté la ville fin avril, sous la protection de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (Misca), pour se réfugier à proximité de la frontière tchadienne [8]. Une opération d’évacuation qui a été ralentie par les réticences de Paris. Ainsi, la France est « accusée par les humanitaires d’avoir ralenti les opérations car elles incarnaient "un constat d’échec" de sa mission » [9]. En effet, la France défendait une politique de « sécurisation des populations et des enclaves ». Force est de constater qu’elle est incapable de tenir cette ligne stratégique.

 

Réorganisations des désorganisateurs

 

Au niveau politique, la situation n’est pas plus reluisante. Arrivée au pouvoir fin janvier après la mise à l’écart de Michel Djotodia par la France et ses relais françafricains (Idriss Déby, Sassou N’Guesso…) [10], Catherine Samba-Panza n’a pas brillé par son efficacité. Selon le sénateur Jean-Pierre Chevènement « le discours qui est tenu est souvent bien reçu et les analyses clairvoyantes, mais cela n’embraye sur rien et n’a que très peu d’effets concrets et ne se traduit pas par des engagements sur le terrain » [11]. A entendre la sénatrice Michelle Demessine, la critique vaut pour l’ensemble des responsables politiques : « les personnalités qui sont au pouvoir de transition sont excellentes pour le dialogue avec les capitales occidentales et les bailleurs de fonds mais cela n’a pas d’efficacité sur le terrain ». Peut-être parce que ces personnalités ont été parachutées par ces mêmes « capitales occidentales et bailleurs de fonds » et n’ont donc aucune légitimité sur le terrain [12]… Ce qui ne les empêche pas d’engager financièrement l’avenir des Centrafricains pour les années à venir : «  la République centrafricaine tentera de lever la somme de 5,5 milliards de francs Cfa sur le marché des titres publics » de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale en juin et en août 2014 (Agence Ecofin 21/04/2014). Ou comment accrocher un boulet à un pays en train de couler.

 

Loin des instances décisionnelles officielles, les différents groupes en lutte se réorganisent. C’est le cas de l’ex-Séléka qui a récemment tenu un congrès à N’délé qui a donné de nouvelles instances dirigeantes au mouvement. La rébellion n’en reste pas moins divisée, avec une branche politique qui siège dans les ministères et à la présidence à Bangui, et une branche militaire qui ne compte pas abandonner la lutte [13]. On notera que d’anciennes personnalités de la Séléka font désormais cavalier seul, à l’instar d’Abakar Sabone, qui a annoncé la création de son mouvement, l’Organisation de la Résistance Musulmane Centrafricaine (ORMC) [14]. A cela s’ajoutent toujours des bandes de pillards qui écument le nord-ouest du pays, aggravant d’autant le ressentiment des populations.

 

Du coté des milices anti-balaka, la situation n’est pas non plus stabilisée et il est difficile de savoir qui a un véritable pouvoir sur cet agrégat de milices et de bandes armées. Joaquim Kokaté, ancien coordinateur des anti-balaka nommé conseiller à la Primature, ne semble plus avoir la main sur ses troupes. Il est fortement concurrencé par Patrice-Edouard Ngaïssona, ancien ministre de Bozizé et « coordinateur politique » de milices anti-balaka, qui cherche à se positionner comme un interlocuteur incontournable pour stopper les violences contre les musulmans. Sous le coup d’un mandat d’arrêt, il est actuellement en liberté provisoire. Son leadership est contesté depuis la mi-mai par Sébastien Wénezoui, qui se présente comme le nouveau coordinateur général des anti-balaka. Celui-ci serait implanté dans le camp de déplacés de Mpoko, à coté de l’aéroport.

 

Enfin, reste le cas plus problématique de Lévy Yakété, le coordinateur du Mouvement de résistance populaire pour la refondation de la Centrafrique (MRPRC). Celui-ci est accusé par l’ONU de « s’être rendu au Cameroun et au Bénin pour tenter d’y recruter des combattants et d’avoir distribué des machettes aux jeunes chrétiens sans emploi » (Jeune Afrique, 26/05/2014). Il fait d’ailleurs partie, avec François Bozizé et Nourredine Adam, des personnes inscrites sur la liste noire du comité des sanctions du Conseil de Sécurité (impliquant un gel d’avoirs et une interdiction de voyager). Or, selon les déclarations qu’il a faites à RFI, cet acteur direct de la crise centrafricaine réside en France depuis octobre 2013… (RFI, 11/05/2014). Une question grave se pose donc désormais : comment la France, qui par la voix du général Soriano, le commandant de la force Sangaris, considère que « les miliciens centrafricains anti-balaka […] sont devenus les principaux ennemis de la paix » (RFI, 10/02/2014), peut-elle accueillir sur son sol un des responsables de ces milices ? Y aurait-il connivence entre les autorités françaises et les milices anti-balaka  ?

 

Les parrains s’activent

 

Pays en crise, la Centrafrique subit plus que jamais l’ingérence de pays étrangers, à commencer par ses voisins de la sous-région. L’action du Tchad, puissance tutélaire du pays depuis le début des années 2000, a été, une fois de plus, vivement critiquée fin mars, quand des éléments tchadiens de la Misca ont ouvert le feu le 29 mars à Bangui lors d’un accrochage avec les anti balaka, faisant 24 morts et plus d’une centaine de blessés (Jeune Afrique, 31/03/2014). Accusé par Thomas Théophile Tchimangoa, le ministre centrafricain de la Défense, de semer le désordre plutôt que de l’empêcher, le Tchad a décidé de retirer ses troupes de la Misca en signe de défiance envers les autorités centrafricaines.

 

Le Congo semble mieux tirer son épingle du jeu. On se souvient que Sassou N’Guesso s’était particulièrement impliqué dans les accords de Libreville, signés entre Bozizé et la Séléka. Par ailleurs, la direction de la Misca a été attribuée à un Congolais, le général Jean-Marie Michel Mokoko, ce qui reflète bien l’influence de ce pays sur la gestion de la crise. Afin d’asseoir son influence, Sassou avait même mis la main à la poche en 2013 en avançant 50 millions de dollars pour payer les fonctionnaires centrafricains (Le Figaro, 17/02/2014). N’ayant pas vu son poulain, Karim Meckassoua (qui avait aussi le soutien du ministre français de la Défense [15]), accéder à la présidence, il n’a pas réitéré le geste, obligeant Catherine Samba-Panza et la France à se tourner vers d’autres soutiens financiers. L’Angola a ainsi donné 10 millions de dollars début mars. Son dictateur, José Eduardo Dos Santos (34 ans au pouvoir) fut reçu par François Hollande à Paris quelques jours plus tard. Un signe de remerciement ? A la tête de la présidence de la Conférence internationale des Grands Lacs, Dos Santos compte bien renforcer son aura dans la sous-région.

 

Autre grand voisin de la Centrafrique, le Cameroun, semble jouer un jeu plus ambigu. Bien qu’il s’agisse du poids lourd économique de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale, celui-ci a envoyé moins de soldats au sein de la Misca que d’autres, comme le Burundi, alors même que c’est le général camerounais Martin Tumenta Chomu qui en a le commandement militaire. Plus problématique, comme nous le mentionnions plus haut, il semblerait que Lévy Yakété soit allé dans ce pays pour organiser la lutte des anti-balaka. On se souvient aussi que c’est au Cameroun que Bozizé, accusé par l’ONU d’être toujours actif dans la crise, se réfugia après son renversement. Paul Biya jouerait-il sur les deux tableaux ? Par contre il semblerait que l’Ouganda se soit positionné en faveur de Bozizé. Ainsi les milices anti-balaka qui ont déclenché l’assaut sur Bangui le 5 décembre 2013 « disposaient d’armes lourdes et légères neuves achetées grâce à des fonds réunis par la famille Bozizé, notamment en Ouganda auprès du président Yoweri Museveni » [16].

 

Enfin, on notera que la République Démocratique du Congo (RDC) se mobilise aussi fortement en Centrafrique à travers l’envoi de 850 soldats et de 150 policiers. Joseph Désiré Kabila a d’ailleurs lui aussi été reçu à l’Elysée par le président français afin d’évoquer la crise. Ce dernier lui a-t-il rappelé que la situation en RDC était « tout à fait inacceptable sur le plan des droits, de la démocratie et de la reconnaissance de l’opposition » comme il l’avait fait il y a un an et demi ? On peut en douter à l’heure où la France tente de trouver des effectifs pour la Minusca (Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine), la force de maintien de la paix des Nations Unies qui doit prendre la relève de la force africaine Misca le 15 septembre.

 

En tournée en Afrique de l’Ouest, Le Drian a ainsi abordé la question de la Centrafrique avec Macky Sall au Sénégal, avec Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire ou encore avec Mohamed Ould Abdelaziz en Mauritanie. Ce dernier, dont le régime ne brille pas pour son respect de la démocratie, a annoncé l’envoi de 1 000 soldats en Centrafrique. On le voit, la diplomatie française n’hésite pas à s’appuyer encore et toujours sur les pires régimes autoritaires africains pour garder son influence dans un pays de son pré carré.

 

 

[1Rapport de la mission en République centrafricaine du Sénat effectuée du 13 au 16 avril 2014

 

[2] « Tchad : Amnesty International réclame la réouverture de la frontière avec la Centrafrique », Jeune Afrique, 14/05/2014

 

[3] « Cameroun : 29 enfants ayant fui la Centrafrique morts d’épuisement », Jeune Afrique, 23/05/2014

 

[4] « Centrafrique : attaque sanglante contre des locaux de MSF », RFI, 28/04/2014

 

[5] « RCA : après une nouvelle attaque, l’inquiétude grandit au sein des ONG », RFI, 04/05/2014

 

[6] En témoignent les violents affrontements qui ont secoué le Nord Ouest du pays début mai, faisant 100 morts en une dizaine de jours.

 

[7] « Centrafrique : ni génocide, ni conflit religieux ! » , Billets d’Afrique, mars 2014

 

[8] « Centrafrique : la Misca évacue 1300 musulmans de Bangui », RFI, 27/04/2014

 

[9] « Centrafrique : dilemme politico-humanitaire sur le sort des musulmans », Jeune Afrique, 26/04/2014

 

[10] « Sangaris : la France au coeur du bourbier centrafricain », Billets d’Afrique, février 2014

 

[11] D’autant qu’à peine à son poste, elle a suivi le même travers clanique que ses prédécesseurs, nommant sa fille chef de cabinet particulier (La Lettre du Continent 2014/02/12)…

 

[12] Concernant cette proximité avec les bailleurs de fonds internationaux, on notera que la Banque mondiale a annoncé qu’elle débloquerait 30 millions de dollars pour payer les fonctionnaires à partir de la fin mai. Le Programme des Nations Unis pour le Développement (PNUD) payera pour sa part le salaire des policiers et des gendarmes.

 

[13] En témoignent les combats qui l’ont opposée à la force Sangaris fin mai (Reuters 24/05/2014).

 

[14] Au delà du nom même, qui revendique clairement le caractère confessionnel du mouvement (ce qui est un fait nouveau), on notera qu’Abakar Sabone milite depuis longtemps pour une partition du pays

 

[15] « Centrafrique : Catherine et les soudards », Jeune Afrique, 30/01/2014

 

[16] On notera que des soldats ougandais sont stationnés à l’extrême Est de la Centrafrique (épaulés par des forces spéciales américaines), officiellement pour lutter contre l’Armée de Résistance du Seigneur de Joseph Kony.

 

Intervention militaire Sangaris : l’heure du bilan (Survie)

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