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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 22:20

 

 

 

 

Habre.jpg


RFI lundi 12 novembre 2012

 

« Hissène Habré a prélevé illégalement plusieurs milliards de francs Cfa avant sa fuite au Sénégal. Il s'agissait d'argent volé au peuple tchadien qu'aucune banque sénégalaise n'aurait dû accepter »... Voilà ce que dit aujourd'hui Me Mahamat Hassan Abakar, ancien magistrat, ancien président de la Commission d'enquête du Tchad, auteur aux éditions l'Harmattan d'un livre sur « Les crimes et détournements de l'ex-président Hissène Habré ».


Mais il précise aussi que l'Etat tchadien n'a jamais réclamé avec conviction cet argent parti au Sénégal dans les bagages de l'ancien chef d'Etat. Le Premier ministre sénégalais, Abdoul Mbaye, a ces jours-ci reconnu avoir accepté les fonds d'Hissène Habré à son arrivée au Sénégal. Abdoul Mbaye dirigeait alors une banque et n'a fait, dit-il, que son métier en prenant cet argent, d'autant que la loi sur le blanchiment d'argent n'existait pas encore au Sénégal.

 

 

 

« L'ex-président Hissène Habré, à la veille de sa fuite (...) a pris une somme de 3,5 milliards. Il a demandé à tous les cadres de lui remettre l'argent en leur possession... »


Me Mahamat Hassan Abakar  (Ancien magistrat, ancien président de la Commission d'enquête du Tchad).

 

 

 

 

 

NDLR : Non seulement Hissène Habré a tué des centaines de Tchadiens mais vidé aussi les caisses du pays avant de partir s'exiler au Sénégal où cet argent a été accueilli à bras ouverts,  tranquillement fait l'objet de blanchiment et profité largement à certaines personnes sans que les autorités de ce pays ne se soient posé la moindre question. Aujourd'hui, le problème rebondit dans la classe politique sénégalaise et certaians ont mauvaise conscience mais cela montre bien que c'est pour tout cela que le Sénégal a traîné les pieds jusqu'ici car n'a jamais réellement voulu juger le criminel et voleur Hissène Habré. On voit apparaître aussi clairement les limites des partisans de vouloir juger à tout prix les dictateurs africains en Afrique car certains pays africains refusent de jouer le jeu en protégeant scandaleusement ces tyrans.

 

 

 

 

 

Tchad : le secteur public repart pour une semaine de grève


 

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RFI  lundi 12 novembre 2012 

 

La septième semaine de grève des travailleurs du secteur public débute ce lundi au Tchad. Depuis le mois de juillet, ils débraient régulièrement pour obliger le gouvernement à appliquer un accord portant sur l'augmentation des salaires. Malgré des discussions ce week-end entre gouvernement et syndicats, la grève reprend cette fois pour toute la semaine.


Les travailleurs ont décidé de maintenir la pression sur le gouvernement. Ils avaient dégarni les hôpitaux pendant trois jours la semaine dernière, obligeant les autorités à faire appel au personnel de santé des armées. Cette fois-ci, l’Union des syndicats du Tchad entend débrayer toute la semaine.


En fin de semaine dernière, le Conseil national de dialogue social, une structure tripartite où siègent gouvernement, patronat et syndicats, a essayé de pousser les parties à discuter. Le gouvernement s’est dit prêt à discuter de tous les points, mais demande une suspension de la grève. On ne peut négocier dans une atmosphère de tension, ont expliqué les représentants du gouvernement.


L’Union des syndicats du Tchad se dit aussi prête à suspendre la grève. Mais à condition que les retenues de salaire des travailleurs grévistes, les affectations sanctions et autres mesures de rétorsions soient levées. Elle ajoute aussi la condamnation des responsables et du directeur de publication de N'Djaména Bi-Hebdo à cause d’une pétition contre le régime.


Jusqu’à dimanche soir, les parties ne se sont pas entendues et le communiqué conjoint annonçant la suspension de la grève, le temps des discussions, n’a finalement pas été signé. La grève d’une semaine renouvelable est donc lancée à partir de ce lundi

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 22:17

 

 

 

 

Bozizé en galante compagnie KNK

 

 

Décidément, on n'aura rien compris et rien vu dans ce pays. Et décidément, avec ce triste constat, on pourra conclure qu'on ne verra jamais rien, en dépit de toutes les manœuvres politiques qui ont mis bon nombre de Centrafricains dans les geôles de la République, poussé bon nombre d'entre eux à l'exil, entraîné certains d'entre eux dans des retraites anticipées en dépit de leur âge et parfois de leurs expériences tant nécessaires à la formation de la jeunesse, et à l'aiguillage général de la boussole nationale, en vue d'une orientation réelle vers l'horizon du développement économique du pays et du progrès social de l'entité nationale.

 

La République Centrafricaine est un bateau ivre : ivre de ses hommes politiques, aussi bien de l'opposition que de ceux au pouvoir.

 

A un moment où les hommes politiques de l'opposition devaient comprendre depuis bien longtemps que le pouvoir en place n'entend rien de tous les cris de détresse, de toutes les  lamentations qu'ils peuvent exprimer pour solliciter telle ou telle correction dans la gestion des affaires publiques, à un moment où en dernier lieu ils devaient comprendre que le pouvoir en place n'avait que faire des résolutions du Dialogue Politique inclusif auquel ils avaient contribué, avec le pouvoir, à organiser pour le mener à bon port, à un moment où les résolutions de ce dialogue inclusif, en dépit de leur bon sens, n'ont été que de la fumée qui devait se dissiper dans le ciel ombrageux de Centrafrique, comme la fumée d'autres conférences nationales jetées aux oubliettes ou perdues dans les archives nationales, à un moment où des élections, présidentielle et législatives ont été honteusement organisées et  frauduleusement remportées par ceux qui avaient les parcelles de pouvoir souvent soumises à caution et au questionnement, à un moment où un organe s'est constitué pour demander l'annulation et la reprise de ces élections contestées, comment ne peut-on pas comprendre l'autisme et l'aveuglement du pouvoir en place, face aux revendications de l'opposition ?

 

Peut-on être aussi indulgent pour ne pas dire aussi naïf pour laisser le pouvoir vous mener par le bout du nez, en sachant bien entendu que vous finirez par perdre votre nez par la force des choses, à force de le voir tiré avec l'extrême vigueur qu'on connaît de la part des inconditionnels du pouvoir en place ?

 

La République Centrafricaine est un bateau ivre car on voit l'image que le pays affiche aujourd'hui à travers la dégradation extrême de ses voies de communication, la souffrance extrême de son peuple à travers les affres d'une famine quotidienne, les douleurs des maladies en tous genres qui font le calvaire de sa population, l'abandon à leur triste sort de cette génération d'enfants sans éducation ou à l'éducation hasardeuse et aléatoire.

 

Quand la plupart des pays qui entourent le Centrafrique font des efforts dans l'amélioration des conditions de vie de leurs populations, le Centrafrique, lui, croule sous les coups de boutoir d'un pouvoir qui n'a aucune complaisance pour ses malheurs, il croule sous les coups de boutoir d'éléments effarouchés venus de tous les horizons pour se paître de la chair appauvrie du peuple centrafricain.

 

Au vu de cette situation catastrophique, l'exigence d'un autre dialogue politique inter centrafricains n'est qu'une stratégie de courte vue, pour ne pas être une autre manipulation du peuple centrafricain si ce n'est la manipulation de l'opposition politique elle-même. Situation fort lamentable et qui fait verser des larmes.

 

L'opposition n'a plus rien à demander au pouvoir, car le pouvoir a décidé depuis bien longtemps de n'en faire qu'à sa tête. Tout ce qu'elle a à faire, comme il y a tellement de partis politiques au point qu'on a beaucoup de mal à savoir qui fait quoi, qui pense quoi réellement, c'est de se passer de toutes les envies et de toutes les faims, pour constituer une seule et grande force de frappe certaine d'ébranler le pouvoir autiste de Bangui. Le linge sale se lave en famille dit-on. Le pouvoir n'a jamais voulu laver ce linge avec les partis de l'opposition. Donc l'opposition devait comprendre que s'il y a un linge sale en son sein, il lui appartient de se ressaisir, de se retrouver pour le laver afin de se donner les moyens  d'offrir au CENTRAFRIQUE, la voie de sortie de toutes ses misères.

 

Mawa na vundu

 

 

 

 

NDLR : Le dialogue est préférable aux armes que certains ont cru devoir prendre depuis dix ans bientôt que Bozizé est au pouvoir, sans jamais apporter le changement que souhaitent ardemment les Centrafricains. Il est vrai que Bozizé exaspère les fils du pays avec ses nombreuses roublardises politiques et sa mauvaise façon de jouer la montre mais l'opposition démocratique doit rechercher la meilleure manière de le contraindre à mettre absolument en oeuvre les décisions prises par consensus à l'issue d'un dialogue politique. Aujourd'hui où Bozizé est objectivement affaibli par les purges successives de certains piliers importants de son pouvoir (cf le limogeage de Ndoutingaï et le départ en exil de Firmin Findiro notamment) et qu'il est fragilisé par ailleurs par le retrait de ses anges-gardiens tchadiens, ce serait de la cécité politique et particulièrement stupide de ne pas profiter de cette situation quand l'adversaire est désormais dos au mur. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 21:42

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

 

 

Bangui : La pneumonie, principale cause de mortalité des enfants de zéro à cinq ans

 

 

pneumonie-poumons-alveoles.jpg

 

 

Bangui, 12 nov. (RJDH) – Environ 30 enfants de zéro à cinq sur 100, meurent de pneumonie en République centrafricaine, selon des sources médicales. Pour le Dr Jean-Chrysostome Gody, directeur du complexe pédiatrique de Bangui, l’ignorance de cette maladie par des parents est l’une des principales causes de cette situation.


Il a fait savoir que sur 100 parents, 75 ignorent cette maladie, et 25 en ont une idée.« Nous avons constaté que beaucoup de parents ne connaissent pas cette maladie. Certains la considèrent comme la toux et la grippe. D’autres préfèrent soigner  leurs enfants avec des médicaments traditionnels », souligne-t-il.


Connue comme une maladie infectieuse des poumons provoquée  par une bactérie ou par des virus, la pneumonie est l’une des maladies les plus dangereuses pour des enfants de zéro à cinq ans. Elle se manifeste par la toux et des difficultés de respiration avec le battement des ailes du nez.


Le Dr Gody signale également que 35 enfants sur 100 ont accès au vaccin contre la pneumonie et 25% autres suivent actuellement un traitement antibiotique.


En vue de faire connaître davantage cette maladie et en prélude à la journée de lutte contre la pneumonie célébrée ce lundi 12 novembre, le Réseau des Journalistes pour les droits de l’Homme(RJDH) en partenariat avec le Fonds des Nations-Unies pour l’enfance (UNICEF), a organisé du 5 au 9 novembre, un atelier de formation sur cette maladie à l’intention des journalistes venus de Bangui et de l’intérieur du pays.


Le but est de donner aux participants des connaissances de base sur la pneumonie, c’est-à-dire leur faire comprendre ses symptômes, ses modes de transmission, comment la prévenir, comment la traiter, entre autres. Ces connaissances vont permettre ensuite aux journalistes de mener une campagne plus efficace auprès de la population contre cette maladie.


Dans ce partenariat UNICEF-RJDH, une vaste campagne de communication sera faite dans toutes les radios communautaires sur la pneumonie, l’objectif étant de réduire le taux d’infection et de mortalité des enfants de zéro à cinq ans, liés à cette maladie.


Instaurée en 2009, la journée mondiale de lutte contre la pneumonie a pour but de sensibiliser les populations à la pneumonie en tant que problème de santé publique et de contribuer à la prévention de millions de décès évitables d’enfants qui surviennent chaque année.

 


 

Obo : Sécurité renforcée autour d’une école à cause de la LRA

 

 

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Obo, 12 novembre 2012 (RJDH) – Des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) multiplient les patrouilles, depuis le samedi  autour  de l’Ecole catholique associée d’Obo (sud-est). Des rumeurs faisaient état de l’attaque de cet établissement par des rebelles de l’armée de résistance du seigneur (LRA), la semaine dernière. Selon l’armée, la sécurité des élèves sera assurée durant toute l’année scolaire.

 

Ce matin, les éléments des FACA de la mission régionale de l’Union africaine pour la lutte contre la LRA, se succèdent à cette école, et ce, de 6 heures 30 minutes à 12 heures.

 

« Nous allons maintenir ces éléments autour de cette école pour donner aux élèves l’occasion de terminer sans inquiétude, l’année académique 2012-2013 », a affirmé le lieutenant Justin Bilal, coordonnateur centrafricain des opérations des FACA sur le terrain.

 

Le jour de cette rumeur, le mercredi 7 novembre, une partie de la population de la ville d’Obo était prise de peur. Des cas de déplacement de personnes ont été aussi signalés.


Par ailleurs, une mission des cadres militaires américains de lutte contre la LRA, basée en Ouganda, devrait arriver dans les prochains jours en Centrafrique pour échanger avec les autorités du pays sur une meilleure façon d’impliquer l’armée centrafricaine dans la lutte contre la LRA.

 


 

Mboki : Une personne morte dans une attaque d’une bande armée

 

RCA sud Est

 

 

 

Mboki, 12 novembre 2012 (RJDH) – Une personne a trouvé la mort et trois autres ont été blessées, le  11 novembre, dans une attaque d’une bande armée non identifiée,  au village de Kanango, à 15 kilomètres de la ville de Mboki (sud-est).Les victimes sont des passagers remorqués sur des taxis-motos, en provenance de la ville d’Obo et à destination de Mboki.


D’après les témoignages d’un des conducteurs de taxi-moto, victime de cette attaque, les hommes armés étaient au nombre de trois et avaient tiré sur le véhicule des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) qui suivait.


Selon ses explications, le passager qui est mort sur-le-champ a reçu la balle au moment où il est descendu de la moto et voulait repartir vers le véhicule militaire pour se protéger. C’est donc dans sa course qu’il  a été atteint.


Au cours d’une réunion qu’il a présidé ce lundi, le maire de la ville de Mboki, Marie-Claire Ndjada, s’est inquiété de ces attaques qui ciblent des véhicules militaires censés assurer la sécurité de la population.

 


 

Kaga-Bandoro : Des victimes d’accusation de sorcellerie témoignent leur malheur

 

 

RCA hydrographie nord ouest

 

 

Kaga-Bandoro, 12 novembre 2012 (RJDH) – Des victimes de violence physique liée  à l’accusation de la sorcellerie ont témoigné leur malheur, le samedi 10 décembre à l’envoyé spécial du RJDH dans la ville de Kaga-Bandoro (nord).

 

C’était à l’occasion  d’une campagne de sensibilisation sur la prévention des violences liées aux pratiques de charlatanisme et de la sorcellerie (PCS), organisée  par le projet de renforcement d’un Etat de droit (PRED) du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en partenariat avec le Réseau des journalistes pour les droits de l’Hommes (RJDH).


« J’ai subi toutes sortes de violences de la part de mes voisins.  La plus récente est celle où j’ai été accusé d’avoir envoûté un enfant. Je me suis plainte au commissariat pour demander aux  autorités de faire venir mes agresseurs pour que l’affaire soit traitée en justice, mais ceux-ci ont refusé de répondre à la convocation », a expliqué Charlotte Blagué, une victime.

 

Une autre personne qui a requis l’anonymat, indiqué qu’elle est traumatisée à cause de la torture subie, toujours pour accusation de sorcellerie.  « Un jour, j’ai tentée de me suicider, c’est une autorité communale qui  m’a sauvé la vie, parce que je ne peux pas supporter de vivre dans cette situation », a-t-elle ajoutée.

 

Une  femme d’une quarantaine a elle aussi témoigné  avoir perdu sa  mère dans la même situation. Celle-ci qui a été battue à mort parce qu’elle était accusée de sorcellerie.


Durant une semaine, le RJDH en partenariat avec le PNUD ont mené une campagne de sensibilisation de la population sur les violences liées aux pratiques de charlatanisme et de sorcellerie dans les villes de Bossangoa (nord) et de Kaga-Bandoro.

 

 

 

Batangafo : Vers la fin des conflits entre éleveurs et agriculteurs

 

 

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Batangafo, 12 novembre 2012 (RJDH) – Après sa mise en place le 3 septembre dernier, le comité mixte composé des éleveurs et des agriculteurs se met à l’œuvre pour trouver des moyens devant permettre d’arrêter les conflits entre les deux communautés. Ce comité sillonne les différentes communes pour mettre en place des cellules de gestion des crises.

 

Ces cellules sont représentatives des deux communautés. Composés de huit membres ces cellules ont la même mission, celle de prévenir et de gérer les crises entre éleveurs et agriculteurs.

 

Le 10 septembre, l’équipe de Marc Déléro, président du comité de gestion des crises, a procédé à l’installation de la cellule de gestion des crises de la commune de Wassi. Cette cellule est présidée par un agriculteur, Thomas Dawé, secondé d’un éleveur, Mahamat Yacoub. Ceux-ci seront appuyés de deux conseillers et de deux rapporteurs, postes équitablement répartis entre les deux communautés.

 

Ainsi, les deux parties ont accepté, à l’unanimité, de créer une zone agricole d’un rayon de 5 kilomètres autour des villages et d’une zone d’élevage au-delà de ce périmètre. Les deux communautés ont été invitées au strict respect de ces zones, afin d’éviter d’éventuels confits.

 

Le comité poursuivra cette mission dans toutes les cinq communes de Batangafo. A compté du 25 novembre prochain, le comité mettra en place des cellules des communes de Dédé, d’Ama et de Bakassa. Le comité a fixé la date butoir des opérations au 3 décembre.

 

A Batangafo, il ne se passe jamais une saison sèche sans qu’éleveurs et agriculteurs s’affrontent. Les derniers accusent les premiers de détruire leurs champs avec leurs troupeaux de bœufs. Ces problèmes se soldent souvent par des cas de mort d’hommes.

 

 

 

Bangui : Des policiers et des gendarmes initiés à la protection des droits humains

 

 

képi

 

 

Bangui, 12 novembre 2012 (RJDH) – Afin d’améliorer le traitement des affaires liées aux pratiques coutumières, le Conseil danois pour les réfugiés (DRC), avec l’appui de l’Union Européenne, a entamé la formation d’une  soixantaine de policiers et de gendarmes à Bangui.

 

« Il faut que les agents de la police judiciaire puissent prendre conscience de la gravité de la situation. La première porte d’entrée des accusés et des présumés coupables, c’est la police et la gendarmerie. Il faut qu’ils soient en mesure de protéger ces personnes vulnérables », a souligné Célestin Lotomo, directeur de l’école nationale de la police centrafricaine.

 

Selon lui, « la population est toujours prête à porter des jugements traditionnels sur des présumés sorciers, voleurs, féticheurs, sans attendre que la justice fasse son travail, ce qui est une violation des droits humains », a-t-il ajouté.

 

De son côté, l’expert juridique nationale auprès de DRC, Gervais Ngovo, souhaite que les forces de l’ordre mènent des enquêtes dans le respect et la dignité humaine.  Car le traitement des personnes accusées de sorcellerie ou de fétichisme en campagne laisse à désirer.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 21:28

 

 

 

 

 

 

7 attaques en l’espace d’un mois à Mboki


RCA sud Est

 

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 12 Novembre 2012 13:12


Les attaques en mains armées prennent actuellement des proportions très inquiétantes dans la région du Haut Mbomou (est). Le dernier incident en date a fait 1 mort, plusieurs autres blessées et un véhicule militaire complètement incendié. C’est le bilan d’une attaque commise le 11 novembre 2012 par des hommes armés non identifiés à 15 kilomètres de la ville de Mboki (est). 


Des sources concordantes ont apporté que les assaillants appartiendraient aux rebelles incontrôlés du Front Populaire pour le Redressement (FPR) du général tchadien Baba Ladé.


Cette attaque est la 7ème du genre en un mois. Les malfrats se sont servis d’une lance-roquette pour détruire le véhicule des Forces Armées Centrafricaines (FACA) en partance vers Obo (est), a raconté le correspondant de Radio Ndeke Luka.


Un des passagers, fonctionnaire à la direction des Impôts, a déclaré que « l’attaque en question a visé aussi sa vie. Car, il y a 3 jours, les mêmes ravisseurs lui ont déjà tiré plusieurs balles au moment où il effectuait une mission à Obo ».


Face à la montée sans cesse de ces attaques, les autorités locales ont du coup, conseillé à leurs administrés de ne plus se déplacer au de-là de 3 kilomètres de la ville. Or, il y a quelques mois, le rayon sécuritaire indiqué était de 25 kilomètres.

 


 

Plus d’un millier de victimes de la LRA secouru en vivres


 

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Radio Ndéké Luka Lundi, 12 Novembre 2012 13:14

 

Ouf de soulagement pour les 1309 victimes des attaques du septembre dernier perpétrées par les rebelles de l’Armée de Résistances du Seigneur (LRA) à Bangassou II (est). Elles ont été assistées le 11 novembre 2012 par le Programme Alimentaire Mondial (PAM) avec 38 tonnes de vivres. Un geste humanitaire composé de denrées de base telles que sel, huile, haricot, sucre et riz. 

 

Ce don est intervenu une semaine après celui du Comité International de la Croix Rouge (CICR) composé de draps, nattes, des morceaux de savon, assiettes et vêtements et une somme de d’argent dont le montant n’a pas été communiqué. 

 

Selon certains bénéficiaires interrogés par le correspondant de Radio Ndeke Luka, cette assistance vient compenser en partie tout ce qu’ils ont perdu en termes de réserves alimentaires au cours de ces attaques. Des attaques opérées justement à Bangassou II entrainant le déplacement d’un nombre important des familles entières.  

 

Par ailleurs à Nola (ouest), 5 700 personnes composées de femmes allaitantes, enceintes et enfants malnutris ont bénéficié dimanche dernier toujours du PAM des vivres similaires. Il s’agit d’une réponse à la crise alimentaire qui frappe ces derniers temps. 

 

Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka, le geste a été le fruit d’une doléance de la population formulée au PAM par le biais de leur ministre résident Abdou Karim Méckassoua.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 21:25

 

 

 

 

 

JP-Bemba-Gombo.jpg



AFP 12/11/2012


L'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba demande à Kinshasa de "mettre fin à la guerre à l'est" dans une lettre datée de lundi et signée de la Haye (Pays-Bas), où l'ancien chef rebelle est incarcéré et jugé pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.


La missive a été lue lundi à Kinshasa par Thomas Luhaka, secrétaire général du Mouvement de libération du Congo (MLC), l'ex-milice de M. Bemba qui compte 23 députés à l'Assemblée nationale -- faisant du MLC le deuxième parti d'opposition derrière l'Union pour la démocratie et le progrès social.


"Je demande au pouvoir en place de prendre ses responsabilités, de mettre fin à la guerre à l'est du Congo et à l'insécurité qui y règne, protéger les populations civiles, restaurer l'autorité de l'Etat, éviter la partition du pays", écrit M. Bemba.


L'est de la République démocratique du Congo connaît un regain de violences depuis six mois, avec l'apparition d'une nouvelle guérilla, le Mouvement du 23 mars (M23) dans la province du Nord-Kivu, riche en minerais.


Selon l'ONU, les combats entre l'armée et le M23 ont fait environ 390.000 déplacés et plus de 60.000 Congolais ont fui au Rwanda et en Ouganda.


"Le plus urgent et le plus important est de sauver le Congo. (...) Je lance cet appel solennel à la réconciliation, à l'unité et à la cohésion nationales, à toutes les Congolaises et à tous les Congolais où qu'ils se trouvent, afin de sauver la patrie en danger", poursuit M. Bemba.


Il a par ailleurs évoqué les "frustrations nées d'un processus électoral décrié par tous", faisant référence aux élections présidentielle et législatives contestées de 2011, remportées par le chef de l'Etat sortant Joseph Kabila et son camp.


M. Bemba a également jugé "fondamental" d'oeuvrer pour "l'instauration d'une vraie démocratie". En octobre, le président français François Hollande avait qualifié d'"inacceptable" la situation des droits de l'Homme et de la démocratie en RDC. Joseph Kabila avait répliqué que son pays n'était "pas du tout complexé".


Jean-Pierre Bemba, 49 ans, a été vice-président de la RDC de 2003 à 2006. Il est jugé par la Cour pénale internationale de la Haye pour des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre qu'auraient commis sa milice du MLC en 2002-2003 en Centrafrique.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 20:21

 

 

 

Collectif Touche pas à ma Constitution

 

 

DECISION N° 014

 

 


Vu le décret n°76-0040 du 16 Janvier 1976, portant réglementation des associations en République du Sénégal ;

  

Vu le récépissé n°274 du 27 avril 2012 délivré par le ministère de l’intérieur de la République sénégalaise ;

 

Vu les dispositions du statut  et de règlement intérieur du collectif «  touche pas à ma constitution » ; 

Vu le procès verbal de l’assemblée générale constitutive du 28 février 2012 portant  mise en place du collectif  Centrafricain « TOUCHE PAS A MA CONSTITUTION » ;

 

                                                      DECIDE

 

Article 1er : Monsieur, André Romaric NDORAMA SEREFIO  est nommé Représentant du Collectif à BANGUI (RCA).

 

Article 2 : la présente décision prend effet à partir  de la date de sa signature sera enregistré  et publié partout ou besoin sera.

 

                                                               Fait à Dakar, 12 Novembre  2012

 

                                                             Le Coordonnateur General Adjoint

                                                                        Kenny ZOUNGARANI 

 

 

 

 

sensibilisation-Collectif-TPMP.JPG

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 16:31

 

 

 

 

 

Boz rêvant

 

 

ADP- ASD- CRPS- LÖNDÖ- MDREC- MLPC- PATRIE- RDC- UDPP

 

 

 

COMMUNIQUE CONJOINT

 

 

 Une importante rencontre regroupant  tous les partis politiques et toutes les coalitions de l’Opposition Démocratique a eu lieu ce jour 12 Novembre 2012 à Bangui. Il s’agit des formations suivantes :

 

-Le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011 en abrégé FARE- 2011 réunissant le MLPC, le  RDC, la CRPS et  l’ASD.

-Sauvons le Centrafrique  composé de l’ADP, du PATRIE et de LÖNDÖ.

-Le MDREC

-L’UDPP.

 

 L’objet de cette rencontre est de procéder à l’analyse globale de la situation de déliquescence de l’Etat Centrafricain et des souffrances de la population.

 

 A cette occasion, les leaders de l’Opposition Démocratique constatent avec regret et amertume que le Dialogue Politique inter- Centrafricain annoncé le 15 Mai 2012 par le Général François BOZIZE devant l’opinion nationale et internationale peine à se concrétiser.

 

 Six (06) mois se sont écoulés, la situation continue de s’aggraver tant sur les plans  politique, économique, social, culturel que sécuritaire.

 

 L’Opposition Démocratique soucieuse de la dégradation très avancée de l’état de notre pays, exige la tenue immédiate du Dialogue Politique inter- centrafricain

 

 

 

            Fait à Bangui le 12 novembre 2012

 

 

 

Ont signé :

 

-         Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP)

         Honoré DOUBA 

 

-         Alliance pour la Solidarité et le Développement (ASD)

 Christophe BREMAÏDOU 

 

 

-         Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS)

 Maître Nicolas TIANGAYE 

 

 

-         LÖNDÖ

Jean-Paul SEKOLA 

 

 

-         Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique  (MDREC)

Joseph BENDOUNGA 

 

 

-         Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain  (MLPC)

 Martin ZIGUELE 

 

 

-         Parti Africain pour la Transformation Radicale et l’Intégration des Etats  (PATRIE)

 Maître Crépin MBOLI- GOUMBA 

 

 

-         Rassemblement Démocratique Centrafricain  (RDC)

     Louis Pierre GAMBA 

 

 

-         Union Démocratique du Peuple pour le Progrès  (UDPP)

 MAÏTART DJIM-AREM

 

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 01:31

 

 

 

 

 

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ABUJA AFP / 11 novembre 2012 22h31- Des dirigeants africains réunis dimanche à Abuja se sont prononcés en faveur de l'envoi au Mali d'une force de 3.300 soldats, pour une durée d'un an, afin de reconquérir le Nord du pays occupé par des groupes islamistes armés, a déclaré le président ivoirien Alassane Ouattara.


Nous prévoyons 3.300 soldats pour une durée d'un an, a dit M. Ouattara aux journalistes, à l'issue du sommet ayant réuni des dirigeants des 15 pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et de quelques autres pays africains, dans la capitale nigériane.


Ces soldats proviendraient prioritairement des pays membres de la Cédéao mais pourraient également être fournis par d'autres Etats non membres, a-t-il dit.


Nous avons des pays qui offrent des bataillons, d'autres des compagnies (...). Il y a, bien sûr, le Nigeria, le Sénégal, le Niger, le Burkina Faso, nous avons également des pays comme le Ghana (...), le Togo, a-t-il dit, citant des pays membres de la Cédéao.


M. Ouattara a également mentionné d'autres pays non membres : le Tchad, également, pourrait participer et nous avons eu des contacts avec d'autres pays : la Mauritanie, l'Afrique du Sud, a-t-il dit.

Le Mali s'était résolu, le 24 septembre, devant l'ONU, à demander une intervention militaire de la Cédéao pour l'aider à reconquérir le Nord, passé sous le contrôle des islamistes d'Al-Qaïda au Maghreb islamique et d'autres groupes armés.


Le chef de l'Etat ivoirien, président en exercice de la Cédéao, a dit espérer que le Conseil de sécurité des Nations unies donnerait son feu vert à une intervention internationale fin novembre ou début décembre.

Dans son discours de clôture du sommet, M. Ouattara avait auparavant déclaré : Nous nous sommes entendus notamment sur la composition de la force, les termes de référence de ses missions, le volume de son effectif, la durée de son mandat et les modalités du déploiement des troupes. Il n'y a désormais plus d'équivoque sur la question.

 

Interrogé ensuite par la presse sur le financement de cette force, M. Ouattara a notamment répondu : une fois que le Conseil de sécurité aura validé tous ces dispositifs, la question du financement relèvera plutôt des Nations unies et donc les tours de table vont se faire comme d'habitude.

Ce sont les Nations unies qui organiseront à ce moment-là le soutien financier et prendront en charge toute la logistique () bien sûr avec le soutien de la Cédéao et de l'Union Africaine, a-t-il affirmé.

 

M. Ouattara a évoqué une volonté commune de donner une chance à la paix par le dialogue, cinq jours après que le groupe Ansar Dine (Défenseurs de l'islam) eut solennellement affirmé à Ouagadougou qu'il rejetait toute forme d'extrémisme et de terrorisme et appelait à la négociation avec Bamako.

 

Notre commune volonté de donner une chance à la paix par le dialogue avec les groupes rebelles dans le respect de la souveraineté, de l'unité, de la laïcité, de l'intégrité territoriale du pays, nous offrira des scénarios différenciés dans le traitement de la riposte à prévoir dans le cadre de la pacification du Nord du Mali, a dit M. Ouattara dans son discours.

 

Au cours d'une brève conférence de presse, M. Ouattara a déclaré que les dirigeants africains avaient parlé de la formation de 5.000 personnes au Mali.

 

Concernant le soutien à l'armée malienne, des ministres de cinq pays européens - France, Allemagne, Italie, Pologne et Espagne - doivent se réunir jeudi à Paris pour discuter de la mise sur pied d'une mission européenne d'entraînement qui compterait au moins 200 soldats.

 

Par ailleurs, M. Ouattara a évoqué l'hypothèse d'élections au 2e semestre 2013 au Mali, actuellement dirigé par des autorités de transition.

 

Le coup d'Etat militaire du 22 mars avait renversé le président Amadou Toumani Touré, et l'ancien président de l’Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, avait été investi en avril président par intérim.


(©)

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 00:38

 

 

 

 

CBM


 

Propos généraux

 

L’avant-projet de la Loi des Finances 2013 comporte les dispositions suivantes (1) :


Proposition 1 : « Tout citoyen centrafricain âgé de 18 à 64 ans, à l’exclusion des élèves et étudiants, non soumis  à  l’un quelconque des Impôts prévus par le Code Général des Impôts est astreint au paiement d’une « contribution citoyenne » d’un montant de 10.000 Fcfa. Un arrêté du ministre en charge des finances et du budget fixera les modalités de perception. »


Proposition 2 : « Tout citoyen centrafricain âgé de 18 à 59 ans, résident sur le territoire national est astreint au paiement d’une contribution dite « contribution citoyenne » d’un montant annuel forfaitaire suivant les tranches d’âge ci-après, à l’exclusion des fonctionnaires et agents de l’Etat, assujettis aux impôts prévus par le Code Général des Impôts, des élèves et étudiants.

18 à 39 ans : 5000 Fcfa

40 à 59 ans : 3000 Fcfa


Un arrêté du ministre en charge des finances et du budget fixera les modalités de perception »


Proposition 3 : « Tout citoyen centrafricain âgé de 18 à 64 ans, résidant sur le territoire national est astreint au paiement d’une contribution dite « contribution citoyenne » d’un montant annuel forfaitaire suivant les tranches d’âge ci-après, à l’exclusion de fonctionnaires et agents de l’Etat assujettis aux impôts prévus par le Code Général des Impôts, des élèves et étudiants.

18 à 39 ans : 1500 Fcfa

40 à 64 ans : 1000 Fcfa


Un arrêté du ministre en charge des finances et du budget fixera les modalités de perception ».


La « Contribution Citoyenne », une trouvaille d’outre-tombe que le gouvernement a de la peine à finaliser laissant à l’assemblée nationale le soin de trancher. Curieuse démarche quand on sait  que l’assiette fiscale est variable.

 

 

 

Fiscalité-Fiction


Il apparaît, sur la foi du recensement général de la population de décembre 2003 réactualisé en 2008 que, la structure démographique de la population centrafricaine se répartit comme suit(2) :

v    0 à 14 ans :        41,9 % soit  1.885.500 personnes

v  15 à  64 ans :         53,9 % soit  2.425.500 personnes

v  65 ans et plus :        4,2 % soit 189.000 personnes

 

Si l’on prend en compte les catégories non concernées par le projet de restauration de l’Impôt per capita version 2013, on peut dire que celui-ci concernerait environ deux millions (2.000.000) de personnes.  Une fois  l’estimation démographique effectuée, cet impôt générerait :


Ø  Proposition 1 : Vingt milliards de Fcfa (20.000.000.000 Fcfa)

Ø  Proposition 2 : Neuf milliards de Fcfa (9.000.000.000 Fcfa)

·      18 à 39 ans : Sept milliards cinq cents millions de Fcfa (7.500.000.000 Fcfa)

·      40 à 59 ans : Un milliard cinq cents millions de Fcfa (1.500.000.000 Fcfa)

Ø  Proposition 3 : Deux milliards huit cents cinquante millions de Fcfa

·      18 à 39 ans : Deux milliards deux cents cinquante millions de Fcfa (2.250.000.000 Fcfa)

·      40 à 64 ans : Six cents millions de Fcfa (600.000.000 Fcfa)


La fourchette est élastique ! On « comprend » dès lors que le gouvernement qui, dans ses attributions fixe  « …la nature, le montant et l'affectation des ressources et des charges de l'Etat pour l’exercice déterminé compte tenu d'un équilibre économique et financier qu'elles définissent. » se défausse.

 

Un impôt inique

 

La « Contribution Citoyenne »  rappelle étrangement l’Impôt Personnel Numérique (IPN). Celui-ci concernait tous les hommes à partir de 18 ans excepté les chefs de familles de trois enfants minimum. Chaque contribuable devait payer 2000 Fcfa pour l’IPN auquel s’ajoutait une TA (Taxe additionnelle) de 1500 Fcfa.

 

En 1993 il a rapporté Cinq cents millions de Fcfa (500.000.000 Fcfa) à l’Etat centrafricain alors que son assiette théorique était d’environ Un milliard trois cents millions de Fcfa (1.3000.000.000 Fcfa).

 

Qui plus est que « Le coût des contrôles (ou de la répression) était bien élevé pour recouvrir des sommes dans chaque cas très faibles » (3). Cet impôt, de sinistre mémoire était par-dessus tout inique, d’où une impopularité proverbiale.

 

L'autorité coloniale avait mis en place un vaste programme d'exploitation des territoires conquis. L’objectif se résumait en l’exploitation éhontée des colonisés au bénéfice des intérêts économiques, politiques et sociaux du colonisateur. Il prenait appui sur deux bases, le travail forcé et une fiscalité arbitraire car non assise sur les revenus : l’impôt per capita.

Si le travail forcé a été aboli en 1946 par la loi Houphouët-Boigny (*), tout au moins dans le texte, l’impôt per capita connut de beaux jours dans l’Afrique postcoloniale et en République Centrafrique rebaptisé Impôt Personnel Numérique.

Jusqu’en 1993 année de sa suppression deux mois après le changement d’Octobre, près de 96% de la population active centrafricaine était assujettie à l’Impôt Personnel Numérique avec les tracasseries des forces de l’ordre et de la justice, une condamnation de trois à six mois pouvait être infligé au contrevenant, la délation…et la misère puisque vivant au dessous du seuil de subsistance.

C’est en cela que réside l’iniquité combien de fois dénoncée de cet impôt.


« Une culture de rente dont les revenue était censé assurer le paiement de l’impôt, le coton, était imposée. En 1936 l’impôt était de 20 F, le kilo de coton-graine valait 0,60 F et les femmes adultes y étaient assujetties.

« C’est donc pour une famille 67 kilos de coton qu’il fallait produire pour s’acquitter des impôts. les rendements étaient très bas, de l’ordre de 200 kg/ha et la superficie obligatoire pour chaque famille était d’une corde, c’est-à- dire une parcelle carrée dont le côté était mesuré par une corde de 70 mètres, soit une superficie de 0,5 hectares. Dans ces conditions, la plus grande partie de la récolte était nécessaire pour couvrir l’impôt qui était d’ailleurs perçu le jour du paiement de la collecte. » (4).


Peu ou prou de changements après le 13 aout 1960, le taux de paupérisation des Centrafricains se maintenait, s’accélérait même.

 

Une réalité sociale dramatique : Chômage, sous-emploi, pauvreté extrême


Avec une population active estimée à 2.425.000 personnes soit 53% de sa population globale, la République Centrafrique abrite derrière les chiffres et les statistiques, une réalité sociale néandertalienne. Si le taux de chômage officiel était de 8% en 2001, il est passé à 20,6% en 2012 sans compter le taux de sous-emploi en fait du chômage déguisé.


Si l’on considère les critères d’éligibilité à l’IPN pour calculer le taux de chômage réel, celui où la précarité professionnelle est incluse en ayant à l’esprit que 90% des emplois en Centrafrique proviennent de l’informel, on a les réalités suivantes :


·         Environ 30.000 fonctionnaires soit  1,2% de la population active ;

·         Environ 55.000 salariés du privé (personnes ayant un salaire régulier et mensuel) soit 2,2% de la population active ;

·         Environ 2.170.500 personnes relevant du domaine agricole soit 86,1% de la population active ;

·         Environ 254.500 personnes sans activité soit 10,5% de la population active ;

 

Force est de constater :


-        D’une part ceux qui disposent d’une stabilité professionnelle avec un salaire mensuel et qui représentent 3,2% de la population active soit 85.000 personnes avec la plus faible grille salariale de la zone CEMAC (secteurs publics et privés confondus)…et

-        D’autre part les précaires, pas de salaire mensuel ni indemnité, soit 96,8% de la population active c’est à dire 2.425.000 personnes.

 

Ce serait cette seconde catégorie, qui sera assujettie à la « Contribution Citoyenne ».  Rien que de pauvres hères, croupissant dans des conditions immondes.

Les réalités sont dramatiques :

Au niveau des cultures d’exportation (5) les productions de la République Centrafricaine de 2012 ressemblent à celles de l’Oubangui-Chari de 1930 :

·         Coton-graine : 10.600 tonnes en 2010 ;

·         Café : 5296 tonnes en 2010 ;

Au niveau des produits de consommation locale : manioc, banane, maïs….l’on a constaté une contraction de la production. L’offre ne répond plus à la demande, elle-même bridée : faible pouvoir d’achat, traitement des fonctionnaires non revalorisé depuis une éternité. Résultat : inflation au niveau du panier de la ménagère, pénurie, famine, mortalité…une somalisation méthodique et silencieuse.

A cela il faut ajouter la dégradation des infrastructures routières qui affecte les revenus des agriculteurs centrafricains. Or ces derniers constituent 86% de la population active, les principaux concernés par la « Contribution Citoyenne ».

 

Quelle est la cause des difficultés financières chroniques de l’état centrafricain ?


Depuis le 13 aout 1960 jusqu’à ce jour, la République Centrafricaine n’a jamais eu un budget équilibré. D’ailleurs le crédo des libérateurs depuis 2003 puis des ouvriers en 2005  est : « il suffit d’un rien, d’un petit coup de main ou de souffle et la Centrafrique redémarrera ».


La finalité de tout impôt est de financer les dépenses publiques, de contribuer à la régulation de l’économie et de procéder à une redistribution sociale. Certes son principe repose sur un engagement citoyen avec son corollaire la solidarité. Or de nos jours, l’Etat centrafricain est un état failli. Il n’assure pas, loin s’en faut, de protection sociale à ses citoyens. Les dispensaires et les hôpitaux sont des mouroirs, l’école payante bien qu’offrant des infrastructures lunaires,  les routes sont retournées à la nature, l’environnement se dégrade, l’insalubrité s’installe…Une contribution financière sans les avantages attendus d’un Etat, peu importe qu’il soit de providence ou pas, est abjecte sinon criminelle.


Jouant sur cette fonction originelle, le gouvernement a créé il y a quelques semaines un artefact de 20.000 Fcfa sur tous les titres de transport au départ et à destination de la République Centrafricaine par la voie aérienne. L’objectif de cette taxe est de financer paraît-il le remboursement du prêt de 60 milliards de Fcfa destinés aux travaux de rénovation de l’Aéroport International Bangui-M’poko. Une nouvelle blague fiscale « made in Touadera III »  après celle du Gateway unique.


A l’heure où tous les pays de la sous-région même le dernier né, le Sud-Soudan, prennent le chemin du développement en innovant et en modernisant les mécanismes de financement et en initiant des grands travaux pour s’arrimer définitivement à la modernité et le 21ème siècle, le retour déguisé de l’Impôt Per Capita près de cent dix ans(110) ans après sa création et 19 ans après sa suppression est une insulte à l’intelligence du Centrafricain, à sa souffrance et à sa grande Histoire.


L’unique interrogation que les actuelles autorités doivent se poser est la suivante : quelles sont les causes des difficultés financières chroniques de notre pays depuis 1960 en général et en particulier depuis 2005 ?

 

Epilogue : une usine à gaz

Les femmes centrafricaines qui constituent 52% de la population et les jeunes  de 18 à 35 ans sont les plus concernés par le retour déguisé de l’Impôt Per Capita. Or ceux-ci sont les plus touchés par le chômage, le sous-emploi, la pauvreté, la précarité, l’exclusion…etc.

L’article 15 de la Constitution du 27 décembre 2004 écrit expressis verbis : « Tous les Citoyens sont égaux devant les charges publiques et notamment devant l’impôt ». Cette égalité se fonde sur une imposition éthique et la solidarité. Le projet de création de ce nouvel impôt aura des incidences tragiques car la situation économique et sociale du Centrafricain est désastreuse. Mieux encore, nous assistons à la violation du principe constitutionnel de cette égalité fisclae. Et il conviendra à ce que Nous, Peuple de Centrafrique ; fassions échec à cette nouvelle « blague made in Touadera III » si l’Assemblé Nationale validait ce projet de loi par une saisine de la Cour Constitutionnelle.

La courbe de Laffer enseigne que « les hauts taux tuent les totaux » traduction « trop d’impôts tue l’impôt ».

Nulle part dans l’actualité fiscale mondiale de ces derniers temps, on a vu l’Etat prendre chez les pauvres pour financer ses objectifs. Tous ceux qui ont osé le faire, ont fini par en payer le prix politique.

Aucune fiscalité dans le monde et en Afrique ne se fait sans assiette réelle. Ceux qui tentent le retour déguisé de l’Impôt Per Capita, sont vraiment hors du temps…et le peuple centrafricain va leur indiquer la porte de sortie car loin d’être la concrétisation d’une promesse électorale, la suppression de l’Impôt Personnel Numérique à partir de 1994 est une conquête sociale et politique qu’aucune gymnastique budgétaire n’est autorisée à remettre en cause.

 

Clément DE BOUTET-M’BAMBA.

 

 

Post-Scriptum : Les femmes représentent 52% de la population centrafricaine mais elles constituent la catégorie qui est la plus touchée par la pauvreté, le chômage, le sous-emploi, la famine, les IST, le VIH, l’analphabétisme…Or le projet de lois des finances 2013 dans son chapitre réintroduisant l’Impôt de Capitation ne fait aucune distinction entre les hommes et les femmes.

 

1 : Le Confident n°3079 du 29 Octobre 2012. Projet de Loi présenté le 09.11.12 à l’Assemblé Nationale.

2 : RGPH 2003, Gouvernement Centrafricain

3 & 4 : Alain LEROY, Abel  MAZIDO : Patassé supprime les impôts : un rêve d’Ange-Heureux in Politique Africaine n° 53 mars 1994,

5 : déclaration de politique générale du PM Faustin Archange Touadera, 18 mai 2011, Bangui (RCA) 

* : Loi n° 46-645 du 11 avril 1949

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 00:08

 

 

 

 

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François Bozizé dans le bureau présidentiel. remarquez c

 

Kévin ici avec papa François Bozizé

 

 

Bangui 11 nov 2012 (CAP) - Lors de l'inauguration de l’hôtel de luxe, le Ledger Plazza de Bangui le 15 septembre dernier, la facture salée d'un montant de 8 millions F CFA d’un des occupants de la suite junior répondant au nom de Kévin Bozizé qui y a séjourné plus d'un mois, en invitant matin midi et soir, copains et copines pour y faire la bamboula, a été présentée par le directeur de l’hôtel (un citoyen belge) au général président François Bozizé.

 

Simulant d'être énervé tout en récupérant la note qu'on lui a tendue comme s’il allait néanmoins finir par régler la note, Bozizé ordonne à sa suite sécuritaire de mettre dehors  manu militari l'intrus, ce qui fut fait. Mais avant de quitter l’établissement, Kévin Bozizé a bien pris soin d’embarquer les draps de lit et autres peignoir, serviettes de toilette de la suite qu’il avait occupée. Non content de cela, il a même renvoyé après à l’hôtel un proche à lui ramasser les savonnettes et autres produits cosmétiques se trouvant dans la suite.  Depuis, plus de nouvelles.


Soudainement, ce mardi 6 novembre 2012, les éléments de la garde présidentielle débarquent à l'hôtel et exigent au directeur commercial de l’hôtel, un citoyen du Congo Brazzaville et deux employés de la réception de monter dans le véhicule, direction la SRI. On leur reproche « d’avoir laissé Kévin Bozizé occuper aussi longtemps les lieux » occasionnant une facture aussi élevée.

 

Gardés à vue plus de trois jours à la SRI, le directeur commercial a même dû être admis d’urgence au dispensaire de la gendarmerie en raison d’une forte crise d’hypertension artérielle, les trois employés de l’hôtel sont remis en liberté. La nouvelle anime les potins dans la ville de Bangui où les comportements de la progéniture présidentielle amusent tout autant qu'ils révoltent. Jusqu'à quand ?

 

 

 

 


Arrestation du fils de François Bozizé


BBC Afrique 11 novembre, 2012 - 12:27 GMT

 

Le président centrafricain, François Bozizé aurait ordonné la détention de son fils, Kevin Bozizé, pour avoir refusé de payer sa facture d’hôtel, qui s’élèverait à 12.000 d’euros.

 

La facture comprend le prix d’une chambre, le repas et d’autres prestations au Ledger Plaza Hôtel à Bangui, la capitale centrafricaine.

 

Kevin Bozizé a été arrêté la semaine dernière.

 

Selon l’Agence France Presse, le fils du président ainsi que la responsable de l’hôtel avaient été arrêtés dans un premier temps.

 

Une source anonyme citée toujours par L’AFP, affirme que le président centrafricain avait convoqué son fils et la directrice, et que Kevin Bozizé avait confirmé avoir séjourné à l’hôtel, et qu’il avait payé toutes ses factures.

 

Mais après vérification, la directrice a été libérée.

 

Le correspondant de BBC Afrique à Bangui a indiqué qu’il n’est pas clair si le fils du président a été déjà libéré, ou s’il est toujours maintenu en détention.


 

 

Centrafrique: un fils du président en garde à vue sur ordre du chef de l’Etat

 

http://oeildafrique.com


Le capitaine Kévin Bozizé, l’un des fils du président centrafricain François Bozizé, a été placé en garde à vue le 6 novembre à Bangui pour n’avoir pas honoré des notes d’hôtel, a appris l’AFP de source de la gendarmerie samedi.


Selon la source, « le capitaine Kévin Bozizé est arrêté à la SRI (section recherche et investigation de la gendarmerie) en ce moment sur ordre du chef de l’Etat. Il a passé quelques jours à l’hôtel Ledger Plazza, et n’a pas honoré les notes de chambre, de repas et bien d’autres services. On estime le montant de ces notes à près de 8 millions FCFA (environ 12.000 euros) ».


« Quand la directrice de l’hôtel a demandé le règlement de ces notes, celui-ci a refusé de les honorer. Mis au courant, son père l’a fait venir et devant la directrice, il a reconnu son passage à l’hôtel et affirmé avoir réglé toutes ses factures. Tous deux ont été arrêtés à la SRI, mais après vérification, la directrice a été remise en liberté », a ajouté la source.

 

Selon elle, « le chef de l’Etat s’est rendu compte ensuite que d’autres personnalités et surtout des officiers de l’armée se trouvaient dans la même situation. Il leur a demandé de régler leurs factures dans l’immédiat sous peine de poursuites judiciaires ».


AFP

 

 

Le président centrafricain fait arrêter son fils...à cause d'une facture d'hôtel non payée

 

Slateafrique

 

Ce n’est pas toujours facile d’avoir un père président. Et ce n’est pas Kevin Bozizé, l'un des fils du président centrafricain François Bozizé qui vous dira le contraire.

 

Le président centrafricain aurait ordonné la détention de son fils le 6 novembre dernier car celui-ci avoir refusé de payer sa facture d’hôtel qui s’élèverait à 12.000 d’euros, rapporte le site d’information de la BBC.

La facture comprend le prix d’une chambre, le repas et d’autres prestations au Ledger Plaza Hôtel à Bangui, la capitale centrafricaine, poursuit la BBC.

 

Le fils serait derrière les barreaux depuis la semaine dernière. Le responsable de l’hôtel aurait également été arrêté en même temps que le fils, selon l’agence France Presse.

 

«Quand la directrice de l'hôtel a demandé le règlement de ces notes, celui-ci a refusé de les honorer. Mis au courant, son père l'a fait venir et devant la directrice, il a reconnu son passage à l'hôtel et affirmé avoir réglé toutes ses factures. Tous deux ont été arrêtés à la SRI (section recherche et investigation de la gendarmerie), mais après vérification, la directrice a été remise en liberté», ajoute le site du magazine Afrique Expansion, d'après la même source de l'Agence France Presse. 

 

Jusqu’à maintenant, le correspondant de la BBC à Bangui a indiqué qu’il ne savait pas si le fils du président avait été libéré.

 

Lu sur BBC, Afrique Expansion

 

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