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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 21:05

 

 

Simon Kouloumba

 

La levée du corps de M. Simon KOULOUMBA, Ingénieur pétrochimiste, ancien DG de PETROCA et Conseiller à la Présidence, décédé à Paris le lundi 26 novembre 2012 aura lieu à l'hôpital Ste Perrine au 45, Rue Mirabeau à Paris (75016) à 13h00 le mardi 4 décembre 2012 (avec un départ programmé à 14h00 pour l'aéroport CDG).

Sa dépouille sera ramenée à Bangui puis à Ngaké/Alindao par le prochain vol Paris/Bangui d'Air France en date de mercredi 5 décembre 2012.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 19:25

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

BANGUI : UNE SITUATION ALIMENTAIRE PRÉOCCUPANTE DANS LA VAKAGA

 

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Bangui, 28 novembre 2012 (RJDH) – Frappée par une crise alimentaire en mai dernier, la préfecture de la Vakaga (nord-est) connait encore une situation alimentaire précaire. La population n’arrive toujours par à bien se nourrir après l’intervention des Nations-unies qui lui ont apporté de l’aide.

Pour la plupart des habitants de la ville de Birao, interrogés par le RJDH, il est difficile pour la population des villes touchées par cette famine, de retrouver leur niveau de vie initial, en dépit de l’intervention humanitaire du mois d’août, où des vivres ont été largués à une partie de la population.

« Notre ville a été victime d’une crise alimentaire il y a de cela six mois. Mais jusqu’à présent, nous avons du mal à nous reconstituer ; parce que nous avons mangé nos semences à cause de la faim. J’ai comme impression que cette crise persiste encore dans la région », a indiqué une autorité sous-préfectorale qui a requis l’anonymat.

En plus, une grande partie des champs a été inondés par les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville entre les mois d’août et septembre. Pour la même source, il y a une crainte de la population pour un probable retour de la crise  alimentaire dans la région.

« Nos récoltes ont été détruites parce que les parcelles des champs ont été inondées pendant un mois et demi. J’ai tout perdu et je ne sais comment nourrir mes enfants», s’est lamentée une cultivatrice, mère de dix enfants.

Moussa Ibrahim, un habitant de la ville de Birao, s’est dit inquiet de la situation  alimentaire, craignant que la population revive la même situation de la dernière fois. « Le gouvernement et les structures humanitaires présentes en RCA n’interviennent qu’en retard lorsqu’un évènement arrive dans la Vakaga », a-t-il déploré.

A cause de cette inondation qui a détruit les récoltes, nombreux sont des habitants de la ville qui sollicitent une nouvelle intervention.

« Nous demandons au gouvernement et aux structures humanitaires de nous venir en aide. Sinon, la situation sera plus grave que celle qui vient de se produire », a déclaré Ramadine Katré, une mère de famille.

Une source relevant du Programme alimentaire mondiale (PAM) a annoncé qu’un projet pour une assistance alimentaire et sanitaire, en faveur de la population de la Vakaga est déjà soumis aux bailleurs de fonds. Une réponse positive de leur part permettrait d’organiser une nouvelle intervention.

Sur les 45 000  personnes affectées par cette crise, 11 000 personnes ont bénéficié d’une assistance alimentaire. Environ 350 tonnes de nourriture ont été distribuées en août dernier.

 

BAMBARI : CINQ CAS DE DÉCÈS LIÉ À LA PNEUMONIE

 

pneumonie-poumons-alveoles

 

Bambari, 28 novembre 2012 (RJDH) Entre le mois de juillet et septembre, au moins cinq  cas de décès des enfants de zéro à cinq ans, liés à la pneumonie  ont été déclarés à l’hôpital préfecture de la Ouaka (centre), sur  432 enfants personnes enregistrées. L’information a été livrée par le chef de la préfecture sanitaire de la Ouaka, le docteur Ernest Kalton dans une émission sur Radio Béoko.

D’après le Dr Kalton, il y a deux causes de la propagation de la pneumonie dans la préfecture de la Ouaka. Dans un premier « le personnel soignant ne sait pas faire la distinction entre les infections respiratoires aigües et la pneumonie qui est une inflammation respiratoire. Certains agents de santé considèrent les symptômes de la pneumonie comme les manifestations des infections respiratoires », a-t-il relevé.

De ce fait il y a déjà des difficultés au niveau du diagnostic, ce qui engendre parfois une fin fatale pour les enfants.

Mais il y a aussi l’ignorance des parents vis-à-vis de cette maladie qui est pourtant fréquente dans la préfecture de la Ouaka. Ces derniers refusent de faire vacciner leurs enfants ou de suivre régulièrement le calendrier vaccinal, c’est pourquoi les enfants sont explosés à cette maladie.

Le docteur Kalton invite les parents à faire vacciner leurs enfants et de suivre le calendrier vaccinal afin de les protéger contre la pneumonie. En dehors du paludisme, la pneumonie est l’une des principales causes de décès des enfants en République centrafricaine.

 

BOUAR : DES JEUNES APPRENNENT COMMENT CONCEVOIR DES PROJETS

 

Bouar, 28 novembre 2012 (RJDH) A l’initiative de l’Agence centrafricaine pour la formation professionnelle et l’emploi (ACFPE),   une quarantaine de jeunes de la ville de Bouar (ouest) ont acquis des connaissances sur les techniques de conception de projets bancables.

Cette activité s’est déroulée le mardi 27 novembre. L’objectif est d’amener les jeunes de cette partie de la République centrafricaine, à promouvoir l’auto-emploi en créant des activités génératrices de revenu.

Le chef d’agence de l’ACEFPE de Bouar,  Honoré Yakoubou,  a fait savoir que cette assise orientée sur la conception, la gestion d’un projet s’inscrit dans le cadre de la troisième mission de sa structure, à savoir le développement de la libre entreprise.

Il  a également indiqué que  des microcrédits seront octroyés aux 46 participants à cette formation, s’ils parviennent à présenter des projets intéressants. Ces microcrédits vont leur permettre d’entreprendre des activités génératrices de revenu.

En dehors des jeunes, certaines associations communautaires ont également pris part à cette formation.

 

BAMBARI : LES AUTORITÉS MUNICIPALES INVITÉES À LA TRANSPARENCE DANS LA GESTION DE LA CHOSE PUBLIQUE

 

Bambari, 28 novembre 2012 (RJDH) Inciter les autorités locales à pratiquer une gestion transparente et rationnelle des ressources communales, tel est l’objet d’une mission du ministère de l’administration du territoire et de décentralisation, qui séjourne depuis hier à Bambari (centre).

La mission est conduite par l’inspecteur central Alexandre Kouroupé-Awo. Elle a pour but  d’inspecter et d’enquêter sur les administrations de la mairie de la ville. Après une journée de travail, plusieurs failles ont été découvertes.

Au niveau du service de comptabilité par exemple, le journal comptable n’est pas à jour.  Il ressort de même que les activités de la municipalité, des biens communaux ont été vendus de manière illicite au mois de septembre.

Alexandre Kouroupé-Awo, a pour cela interpellé les responsables du service de délivrance des actes de décès, d’en respecter les principes. Il a rappelé que des médecins doivent être impliqués dans le processus, si la personne meurt à l’hôpital ou dans un centre de santé.

Dans le cas contraire, les chefs de quartiers seront désormais mis à contribution. Cette disposition est prise par les textes en vigueur, mais la municipalité de Bambari ne l’applique pas.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 19:21

 

 

 

Bourgi

 

PARIS 28.11.2012 13h18 (Sipa) -- Le barreau de Paris a suspendu pour deux ans, dont six mois ferme, l'avocat Robert Bourgi qui, en septembre 2011 avait déclaré à plusieurs médias avoir joué un rôle d'intermédiaire dans le financement occulte du clan Chirac par des chefs d'Etat africains, indique le site Lextimes.fr reprenant l'édition en ligne du bulletin du barreau de Paris.

Dans un entretien au Journal du dimanche le 11 septembre 2011, puis sur BFM-TV, M. Bourgi avait affirmé avoir participé à des remises de fonds occultes à MM. Chirac et Villepin, provenant de chefs d'Etat africains. Par la suite, dans différents médias, il avait estimé à 20 millions de dollars le montant des sommes versées entre 1995 et 2005 précisant avoir seulement accompagné les porteurs de valises.

Affirmant ne disposer d'aucune preuve de ses affirmations, M. Bourgi, inscrit au barreau de Paris depuis 1993, avait expliqué à la presse vouloir soulager sa conscience.

La formation disciplinaire a "considéré que ces faits constituaient des manquements aux principes essentiels", notamment "d'honneur, d'indépendance, de prudence, ainsi qu'aux dispositions régissant les conflits d'intérêts et le secret professionnel". Il lui est également interdit de se présenter à toute élection professionnelle pendant 10 ans, précise l'édition le bulletin du barreau dans son numéro du 27 septembre qui donne des extraits de la décision anonymisée.

Après les propos de M. Bourgi, les instances ordinales avaient ouvert une enquête déontologique sur "la réalité des missions" que l'avocat déclarait avoir accomplies, rappelant que les "principes qui gouvernent la profession d'avocat ne permettent en aucun cas de procéder aux actions telles que relatées dans la presse". De son côté, le parquet de Paris avait diligenté une enquête préliminaire en septembre 2011 avant de la classer sans suite un mois plus tard, aucun élément ne pouvant accréditer les allégations de M. Bourgi.

M. Bourgi peut faire appel de cette décision devant la cour d'appel de Paris. Comme le Conseil de l'ordre des avocats de Paris.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 19:16

 

 

 

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On apprend à l’instant que désormais certaines personnes sont au-dessus de la loi et par la force de leurs relations et du canon peuvent dicter leur conduite à la justice et s’asseoir sur des décisions rendues exécutoires.

Qu’on en juge :

La société SCD est une société qui exerce ses activités dans la Lobaye, sous la direction du sulfureux italien Bagarella. Ce Bagarella a exercé en Côte d’Ivoire, avant de prendre la poudre d’escampette et de laisser une ardoise estimée à des milliards de FCFA, avec des familles laissées sur le chemin.

Après avoir bourlingué en Sierre Leone et au Ghana, avec la même pratique, il atterrit en RCA  et se met en tête de refaire la même chose.

Il réussit à convaincre une société de droit américain, World Wide International de lui avancer des fonds pour l’achat des équipements nécessaires au lancement des activités. Très convaincant, avec un bagou irrésistible comme savent l’avoir les bons truands, les dirigeants de la société World Wide lui avancent la coquète somme de 1 200 000 euros, à charge pour lui de procéder au remboursement.

La société Word Wide  entre également à hauteur de 22% dans le capital de la société. Nous sommes en 2007.

Les mêmes faits placés dans les mêmes conditions produisant les mêmes effets, Bagarella travaille, ne rembourse pas ses dettes. Au contraire, il vire l’argent sur un compte logé à la Chabi du Maroc, Avenue Kleber à Paris.

Tant et si bien que, de guerre lasse après plusieurs tentatives infructueuses, la société World Wide décide une première fois de saisir la justice et de désigner enfin ses administrateurs dans la SCD.

Machiavélique, Bagarella donne l’impression d’entendre raison et de payer. Il rembourse jusqu’à un certain montant, reste 350 000 000 FCFA.  Las, le naturel reprend le dessus. Il saisit le tribunal de commerce de Bangui en 2010, pour que le Tribunal efface 100 000 000 F CFA de la créance de la société World Wide. Du jamais vu ! Mais non ! Nous sommes en Centrafrique. Le tribunal accorde cette faveur, d’autant plus que la société World Wide n’est pas au courant.

Après avoir vainement attendu, la société World Wide décide de saisir la justice et recontacte un Avocat. Lequel découvre l’étendue des dégâts. Mais en bon praticien, réussi,  malgré les tentatives de corruption et d’intimidation, à obtenir une décision, confirmée en appel et demandant à la société SCD de payer 351 000 000 F CFA à la société World Wide.

Une saisie est pratiquée, et fidèle à ses habitudes, Bagarella prend la poudre d’escampette. 

Sur ces entrefaites survient un certain Fadoul, propriétaire de Renault, société basée à Bangui. Lequel a été contacté par Bagarella. Ce Fadoul possède également des sociétés dans le bois en Côte d’Ivoire, et est actionnaire dans une société de bois à Bangui, SCAF, laquelle est actuellement en saisie pour des pratiques douteuses.

Le dénommé Fadoul envoie son bras droit à Bangui du nom de Wissam, lequel roule des mécaniques, se promène avec aide de camp.

Wissam, à l’entendre parler, a décidé avec son patron Fadoul de sauver la RCA et de lui amener des investisseurs. Il a décidé de sauver cette société par pure philanthropie. D’ailleurs, la société World Wide est dirigée par quelqu’un qui est dans la mafia, qui a abusivement utilisé à son insu le nom d’un fils du Chef de l’Etat. Et il considère que la loi n’a pas été dite, il faut refaire ce procès pour que lui puisse accepter cette décision. Rien que ça !

Il décide d’aller voir le Procureur de la République, Alain Tolmo, spécialiste des accusations de coup d’Etat avec 200 euros, pour l’impressionner et lui remettre un soi-disant document qui prouve que la société World Wide est dans la mafia.

Pour se faire entendre, il enrôle un certain « Colonel » Dazoumi, lequel reçoit un véhicule bleu de marque Mitsubishi pick-up, vendu par la société de Monsieur Fadoul.

Dazoumiappelle Tolmo et l’instruit afin de donner une suite favorable à la demande de ce bienfaiteur. Tolmo appelle l’huissier de justice Apatio, le menace et lui demande de tout arrêter immédiatement.

Entre temps, d’autres pressions sont exercées sur d’autres magistrats, pour leur demander de suspendre l’arrêt de la cour d’appel devenu pourtant exécutoire ! En toute illégalité, parce qu’en la matière, c’est désormais la Cour Commune de Justice d’Abidjan qui est compétente. L’actuel Ministre de la justice le sait, il a été Vice-Président de cette cour.

Aujourd’hui, la question est celle de savoir si des Libanais peuvent venir faire leurs lois, déculotter les magistrats, leur donner des miettes, les humilier, se prétendre du pouvoir.

Contacté, l’avocat de la société victime de ses agissements, Maître Crépin Mboli-Goumba, dit mener un combat de principe pour le triomphe du droit et déterminé à aller jusqu’à Abidjan s’il le faut.

 

La rédaction

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 19:11

 

 

 

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L’encre continuera de couler à propos des dialogues en Centrafrique, Kodrô tî ê kwë!  Et sans un autre espace d’expression politique et citoyenne, le Net et les journaux privés resteront les lieux accessibles au grand dam du citoyen et paysan centrafricain lambda que nous ne savons atteindre par l’écriture.

Pour rappel, une importante rencontre regroupant tous les partis politiques et toutes les coalitions de l’Opposition Démocratique a eu lieu le 12 Novembre 2012 à Bangui pour exiger la tenue d’un dialogue.


Cette démarche s’inscrit dans une logique patriote qui a sa source dans l’histoire de l’exercice des pouvoirs dans l’humanité.

Prenons d’abord le livre Stèles  du journaliste chinois Yang Jisheng

( voir  http://www.centrafrique-presse.info/site/info-annonce_et_divers-1887.html  )  Stèles : la grande famine en Chine, 1958-1961 »,  documente la plus grande catastrophe politique et humanitaire du XXe siècle, les 36 millions de morts de la famine due au Grand Bond en avant, un plan de développement  économique.  La famine menace la RCA (comme l’avait prévu Grand K, paix à son âme) au regard de  la situation sociopolitique et économique; un pays  sans électricité, sans Eau potable, sans ponts, sans routes, sans écoles, sans hôpitaux,  etc. Nous savons tous qu'il est difficile de manger trois fois par jour alors qu'on a pas besoin d'irrigation pour planter le manioc et que la RCA n’a pas besoin de technologie particulière pour traiter la farine de manioc ou de maïs en quantité suffisante.

De la là se pose la question légitime sur les ambitions politiques en République Centrafricaine !  Cette question de manque d’ambition et d’amour de la part des qui justifie la lecture du livre de Yang Jisheng ?

Pour ceux qui s’intéressent vraiment aux erreurs politiques de l’histoire, il faut  penser à un autre livre "Le Dialogue aux enfers entre Machiavel & Montesquieu", un pamphlet de Maurice Joly (1829-1878) paru en 1864 à Bruxelles chez A. Mertens et fils, un classique philosophiques sur les erreurs politique, livre toujours d'actualité.

Ainsi, selon

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dialogue_aux_enfers_entre_Machiavel_et_Montesquieu,

Machiavel et Montesquieu échangent quelques propos sur la politique moderne, et la façon la plus  efficace pour quelques hommes politiques - toute considération de morale mise à part - d’acquérir et de conserver indéfiniment le pouvoir, mettant des hommes de paille aux places clé de la société. Dans ce dialogue aux enfers, Montesquieu, conformément à son rôle historique, met l’accent sur la séparation des pouvoirs, l'État de droit, la souveraineté de la nation, mais Machiavel retourne à chaque fois ses arguments pour montrer comment ces notions nobles peuvent être détournées au service d'un homme, ici Napoléon III qui n'est jamais cité, manipulant toutes les composantes de la société. 

Avec ces deux lectures, on est tenté de poser la questions aux Centrafricains :  Que faisons-nous de ces leçons du passé? Qu'en est-il des expériences des autres WADE, MOUBARAK, BEN ALI, CEAUCESCU, MOBUTOU, BOKASSA.  On me dira que ceux qui ont le pouvoir aujourd’hui sont plus chanceux que ceux que je viens de citer. Ils sont tellement croyants du slogan « Ad vitam æternam » ( cette expression latine qui signifie : « jusqu'à la fin des jours », « à jamais », « pour la vie éternelle », « pour l'éternité ») qu’ils pensent que cela n’arrive qu’aux autres.

Beaucoup de compatriotes pensent à juste titre que le dialogue n’est plus possible avec le général Bozizé et son régime au vu des expériences de dialogues dans le passé. Néanmoins, nous de l’opposition radicale croyons que le dialogue politique doit faire référence. Un dialogue  politique avec l’opposition est la seule voix pour  sortir de l’impasse politique en République Centrafricaine.

Il se trouve que ce sont les protecteurs de Bozizé qui lui ont conseillé le dialogue auquel il se refuse. L’histoire politique de l’humanité est pleine de leçon d’échecs politique par absence d’esprit du dialogue. Naturellement, dans un tel dialogue politique, il chacun arrivera avec sa vision  et ses propositions de  solutions.  

C'est sûrement la peur du lendemain politique qui anime l’instinct de rejet de tout dialogue. Or quand  on gère le présent dans la justice, la transparence économique et politique, il n'y a aucune raison d'avoir peur du futur. Et la croyance au principe «  Ad vitam æternam «  est une grosse erreur politique.

En France, une réflexion est cours pour amplifier l’action de toutes les coalitions de l’Opposition Démocratique du 12 Novembre 2012 et rendre visible et audible l’exigence la tenu d’un dialogue politique en Centrafrique.  Ce travail d’amplification passera forcément par une action des sympathisants et membres des partis - Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP) ;- Alliance pour la Solidarité et le Développement (ASD) ; Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) ;- LÖNDÖ ; - Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique (MDREC) , - Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) - Parti Africain pour la Transformation Radicale et l’Intégration des Etats (PATRIE) - Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), - Union Démocratique du Peuple pour le Progrès (UDPP)

Paris le 28 Novembre 2012

Jean-Pierre MARA

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 19:05

 

 

 

 

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« On ne naît pas femme, on le devient… » Simone De Beauvoir

Depuis presque deux décennies, femmes, filles de Centrafrique vous êtes de plus en plus violées, bafouées, piétinées, effrayées, terrorisées, refoulées, esclavagisées, violentées, méprisées…et privées de tous les droits humains les plus élémentaires sur tout le territoire de notre pays. Vous payez le prix fort des mutineries, des coups d’Etat réels et supposés, des rébellions, de la voyoucratie d’Etat ou pas. Pourtant ce n’est pas pour un tel sort que vous vous êtes mobilisées au début des années 1990. Vous le savez mieux que quiconque, des échéances à fort enjeux approchent et il convient de s’interroger.

En 2016, les institutions de la res publica devraient être renouvelées par le biais d’élections dont la crédibilité est menacée par de nombreuses distorsions, des velléités de confiscation, de manipulation, de tripatouillage de tous ordres et de tous types : élections présidentielles, parlementaires et peut être municipales (les dernières municipales remontent à 1988). D’ici aux échéances normales, combien de femmes auront été violées, combien auront subi le droit de « cuissage », combien souffriront du regard condescendant et infériorisant, au grand dam de l’association des femmes juristes, commerçantes, wali gara et autres ?

Le problème de fond est que l’horizon 2016 est chargé d’incertitude pour un peuple souffrant de nombreux maux. Un peuple à la recherche silencieuse d’issues durables aux malheurs qui le frappent, par la faute collective de ses dirigeants et de ses aspirants dirigeants. Un peuple qui ne croit plus en la parole  et en la crédibilité des politiques. Tous ces aspects ont plus de sens pour les femmes de Centrafrique, des villes, des villages, des espaces ruraux et péri-urbains criminalisés.

Il est de notre responsabilité citoyenne, de dessiner les pistes de la rupture, les conditions du changement. Et si les femmes étaient l’une des forces motrices majeures de l’espérance, voire d’une  Renaissance indispensable déjà rêvée par Barthélémy Boganda au moment de la proclamation de la République Centrafricaine le 1er décembre 1958. Cet hymne de la Renaissance est devenu également un leitmotiv relayé en ce moment de l’histoire nationale, par une part croissante de centrafricaines et de centrafricains, de l’intérieur et de l’extérieur du pays.  Il est devenu une matrice et un horizon politique à partager avec tous depuis le 13 août 2012, date de la création d’une plate-forme novatrice nommée Conseil National de la Renaissance Centrafricaine, Finî Beâfrica CNRC-FB. C’est dans cette perspective que je m’adresse à vous.

Femmes de Centrafrique, vous êtes les piliers qui tiennent la famille et notamment l’éducation et les soins aux enfants, quand les hommes s’adonnent à d’autres choses plus légères…

Vous centrafricaines, vous êtes caractérisées par votre courage, votre détermination, votre jusqu’auboutisme. Vous étiez seules à enterrer les morts à des moments tragiques de l’histoire de notre pays «  a koli a kpè ! ». Vous êtes désormais les garants de la dignité, de l’humanité et peut être du changement. 

A l’instar de vos consœurs d’Afrique, vous avez su créer un nouveau mode de résistance, la grève du sexe ! Vous avez ainsi un moyen de pression pour manifester avec humour et conviction, les exigences sociales.  Interpeller les consciences individuelle et collective, vous êtes les vecteurs vertueux de la lutte démocratique sans recourir à la violence. J’ose vous proposer d’expérimenter ce mode d’action de revendication le moment venu. Pour le respect de la constitution et notamment pour imposer la stricte application des dispositions limitant le nombre de mandats. Je vous invite à rejoindre la construction d’un espace qui travaille à définir un projet politique permettant de relever notre pays, au-delà des formations partisanes existantes qui sont décrédibilisées.

Dans ce projet, des politiques spécifiques doivent être portées pour les femmes de Centrafrique, nos grands-mères, nos mères, nos épouses, nos sœurs et nos filles. Quelques pistes à cet égard, que je verse au débat pour la Renaissance Centrafricaine :

Le viol doit être élevé au rang de crime quel qu’en soit l’auteur. Il devra être imprescriptible et assorti de plus lourdes peines.

La priorité nationale donnée à l’Education et à la Formation, doit dégager un indicateur d’objectif chiffré de scolarisation et d’alphabétisation des filles. Elles ont le droit par ailleurs d’être des élites pour le management des secteurs public et privé. Eduquer une femme c’est éduqué une nation ne dit-on pas chez nous !

Un projet de loi qui inscrira l’obligation de quota au profit de femmes dans les organisations politiques, les entreprises, et les postes éligibles municipaux, régionaux et nationaux, les postes dans les organismes internationaux au titre des quotas de la RCA .

Ce que je crois et que je propose à votre réflexion :

Vous devez prendre la plus grande place possible dans la mobilisation et la vigilance actuelle, pour organiser et préparer les conditions du changement qui est nécessaire et ne qui peux attendre.

Je suis convaincu que vous serez à l’initiative concrète des grandes évolutions dans notre pays, dans les domaines de l’éducation, de l’économie, de la défense et de la sécurité nationale, la culture et le social…Vous êtes ce que Gisèle Halimi, brillante avocate tunisienne appelle « le moteur et l’aile marchante à part entière avec l’homme ».

Parce que vous n’êtes pas en situation de décision, notre nation a erré sur les sentiers du tribalisme, de la division, de l’incompétence, des violences de tous ordres et de tous types. L’on peut constater l’affaiblissement du sens patriotique et du bien commun. De plus votre absence, a également joué sur la capacité des partis politiques à prendre en charge la mobilisation populaire, pour rétablir la dignité des citoyens et la respectabilité de notre pays.

Vous étes réduites au rang « d’applaudimètres » et « d’actrices folkloriques » pour meubler la galerie et donner vos votes sans contrepartie de promesse de progrès social, économique et humain…A vous et à vous seules de rompre avec ce manque de considération !

Pour innover nous avons besoin de vous, pour refonder et renouveler la confiance en la politique (la gouvernance des affaires communes), nous avons besoin de vous…

Pour insuffler un nouvel élan à notre démocratie chèrement acquise au début des années 1990, il faut que les affaires de la res publica soient avant tout les vôtres. Arithmétiquement, si toutes les femmes en âge de voter s’engagent dans la gestion du village, du quartier, de la commune, de la région et du pays, les arbitrages et les décisions changeront de nature et seront empreintes de pragmatisme. On le constate au Libéria, reconstruit après la guerre par une femme, une grande africaine Sir Hellen Jhonson…

Je compte sur votre ténacité pour qu’une vraie coalition de l’opposition, opposition véritablement alternative soit mise en place : un regroupement, un projet et un programme d’actions assorti d’une transition démocratique indispensable à la déconfiture actuelle, des groupes de travail et des groupes d’actions inter-partis traversant tout le pays. C’est l’idée centrale d’un Conseil National pour la Renaissance Centrafricaine ouvert aussi à celles et ceux qui n’étaient pas engagés jusque-là ! N’ayez pas peur car vous êtes les moteurs et les gardiennes de l’espérance. 

Je fais le pari en cette fin d’année 2012, que la Renaissance culturelle, sociale, économique et politique de la République Centrafricaine dépend des femmes centrafricaines, qui se lèvent et feront jaillir un autre avenir.

 

 

Jean-Pierre Redjekra

Conseiller National à la stratégie, à la mobilisation, à l’organisation

Plate-forme du Conseil National de la Renaissance Centrafricaine, Finî Beâfrica – CNRC-FB

(Ces réflexions n’engagent que son auteur)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 13:02

 

 

 

RCA hydrographie nord ouest

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 28 Novembre 2012 07:32

De violents affrontements entre les FACA et des éléments non identifiés ont fait 8 assaillants tués et deux tués et des blessées côté Forces Armées Centrafricaines (FACA). Le combat a eu lieu dans la journée du 26 novembre 2012 à 100 kilomètres de Kabo localité située sur l’axe Moïssala vers le Tchad (nord de la République Centrafricaine).

L’information a été confirmée dans la journée de ce mardi à Radio Ndeke Luka par les autorités militaires de la région. Selon ces sources, « il s’agit des échanges de tirs entre des hommes armés assimilés aux éléments du général rebelle tchadien Baba Ladé du Front populaire pour le Rassemblement (FPR). Ils ont été associés avec à ceux de Abdoulaye Miskine du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) une autre faction rebelle du pays ».

« Les FACA ont mis en déroute les assaillants. Deux véhicules des FACA sur quatre ont été brûlés par les assaillants avant de prendre la fuite. », rapportent ces autorités.

« L’armée nationale contrôle la totalité de la ville de Kabo et la population vaque librement à ses occupations quotidiennes. Selon ces autorités, la population n’a pas coopéré avec les FACA.

Abdoulaye Miskine a été pourtant, l’un des signataires de l’Accord de Paix global de Libreville en 2008 avec le pouvoir de Bangui. Au sujet des éléments du FPR, Baba Ladé et une partie de sa troupe ont été extradés au Tchad en octobre dernier. Une extradition intervenue quelques jours après la reddition de Baba Ladé aux FACA à Ippy (centre-est de la RCA).

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 03:58

 

 

 

 

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Bangui 28 nov (CAP) - Avec Bozizé Yangouvonda ses parents et amis, on aura tout vu. La semaine dernière, le sulfureux Cyriaque Gonda président du PNCN s'est marié en grande pompe à Bangui avec Patrice Edouard Ngaïssona comme témoin majeur. La cérémonie civile s'est déroulée à l'Assemblée Nationale. La bénédiction nuptiale à la cathédrale de Bangui par Monseigneur Dieudonné Nzapalainga.


Ensuite Gonda a privatisé le jardin du cinquantenaire pour un vin d'honneur où il y avait toute la jet set KNK et apparentée de Bangui. Puis c'est le stade de 20.000 places qui fut privatisé pour la soirée de gala.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 03:45

 

 

 

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Nous apprenons le décès le lundi 26 novembre 2012 dans sa soixante troisième année, à l'Hôpital Ste Perrine à Paris des suites d'une longue maladie de Simon KOULOUMBA, ingénieur pétrochimiste, ancien DG de PETROCA, ancien Conseiller à la présidence en matière d’énergie du président Ange-Félix PATASSE.

 

La rédaction de Centrafrique-Presse présente à sa famille et proches du disparu, ses condoléances les plus attristées

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 01:24

 

 

 

 

Bozizé en galante compagnie KNK


 

 

La brutale décision de mise à la retraite du général de police  Joël Sinféi Moidamsé, son chef de cabinet particulier, prise par Bozizé peu après les limogeages des deux demi-dieux Ndoutingaï et Findiro, aurait été motivée en réalité par Francis Bozizé. Selon des informations dignes de foi parvenues à la rédaction de Centrafrique-Presse, Bozizé s’apprêterait à nommer bientôt le même Joël Sinféi Moidamsé à une importante fonction dans la bozizie.


Cela d’autant plus que l’intéressé, d’après nos informations, aurait adressé à Bozizé peu après la diffusion du décret l’envoyant à la retraite, une lettre d’allégeance et d’aplatissement afin de toujours mériter la confiance de son maître et ménager son avenir. Il réaffirmait à Bozizé dans cette lettre, sa disposition à continuer de travailler pour lui sous-entendu, à fouiner dans Bangui et à faire des fiches de délation pour lui.


Comme par hasard, par ces temps de fortes turbulences du bateau de la bozizie, il est de plus en plus question que Joël Sinfei Moidamsé prenne la succession de Claude Richard Gouandja comme ministre de la sécurité publique de même que du retour d’Elie Ouefio, ancien secrétaire général du KNK et de la présidence et actuellement ambassadeur de Centrafrique en RDC, au ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation à la place de Josué Binoua, Bozizé ayant toujours tendance à tribaliser encore davantage son pouvoir quand la situation devient de plus en plus incontrôlable pour lui.


C’est ainsi que toujours d’après nos informations, il est aussi question de la nomination d’Aristide Briand Reboas, ex DG de Bureau National de la Documentation (Service de Renseignements du régime) entre temps parti en formation de détective, comme Chargé de mission pour les questions de Joseph Kony et de la LRA.

Quant au ministre actuel de la Sécurité publique, Claude Richard Gouandja, pour avoir réussi à limoger le très corrompu commissaire de l’aéroport Bangui-M’poko qui n’est autre que le frère cadet du fameux Joël Sinféi Moidamsé, il s’est attiré la haine des gbaya boys autour de Bozizé, notamment celle de Landry Touaboy un des aides de camp de Bozizé, et le tristement capitaine Vianney Semndiro. Ils seraient allés jusqu’à promettre de faire la peau à Claude Richard Gouandja qu’ils considèrent comme un « dangereux ambitieux » dont ils ne cachent pas leur intention d’obtenir aussi le départ de ce ministère.

 

Toujours selon nos sources, après son limogeage, l’ex commissaire de l'aéroport Moïdamse, serait passé auprès de différentes agences des compagnies aériennes (Kenya Airways, Taag, Royal Air Maroc etc..) pour retirer et encaisser à son profit personnel, les chèques destinés au ministère de la sécurité publique. Aux dernières nouvelles, Fidèle Gouandjika alias le milliardaire de Boy-Rabe, perçu par la bozizie comme tête de pont des Ngbaka-Mandja de Damara, dernièrement accusé et menacé par Bozizé de préparer aussi son renversement, n'est pas encore limogé du gouvernement.


La rédaction

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