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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 02:03

 

 

 

 

Les-Fauves-du-basketball.jpg

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 02 Octobre 2012 13:40

 

Pour la seconde fois consécutive, la République Centrafricaine, pays organisateur du Tournoi de la Zone IV édition 2012 vient de faire un exploit en battant le Cameroun sur le score de 79 contre 58. Une victoire enregistrée lors du deuxième jour de ce tournoi, le 1er octobre, à Bangui. Vaincu, le coach camerounais a signalé quelques irrégularités organisationnelles et d’arbitrage avant et au cours de cette rencontre.


Devant des milliers de spectateurs comme à l’ouverture, le coup d’envoi du deuxième match du tournoi de la Zone IV a été donné, ouvrant la rude bataille entre les Lions Indomptables du Cameroun et les Fauves de Centrafrique. Le Président centrafricain François Bozizé a de nouveau encouragé les Fauves à travers sa présence. Une présence qui a sûrement motivé les Fauves pour les porter au score final de 79 contre 58 (soit une différence de plus de 10 points) en faveur des centrafricains.


A Radio Ndeke Luka, le coach centrafricain, Fréderic Goporo, a laissé entendre que cette seconde victoire consécutive est méritée. Toutefois, ses poulains ont encore quelques points à travailler. « C’est une très bonne équipe. On a commencé avec des difficultés comme le match contre la République du Congo. Ils ont bien géré le match mais, ils ont un peu fléchi dans les rebonds et les camerounais ont dominé avec les rebonds », a reconnu le coach centrafricain.


Par contre, le coach camerounais, interrogé par le reporter de RNL, a mentionné quelques problèmes d’organisations qui  selon lui sont responsables de la flexion du Cameroun devant la RCA.  « Nous sommes en route depuis 2 jours, parce qu’on est partis de Yaoundé pour dormir à Douala pour prendre l’avion à  10 heures et jouer le match à 18 heures. Le tout fait 3 jours ».


Le coach camerounais, Etienne ABong Koua, signale aussi que l’arbitrage a été favorable pour les Centrafricains « Les arbitres là sont de quelles nationalités ? Depuis quand un arbitre accompagnateur à fait l’arbitrage de son match ? Vous voyez tous ce que ça peut comporter. Et on s’en est plaint », regrette-t-il.


Toujours selon le coach camerounais, bon nombre de choses ont joué en défaveur des Lions Indomptables, même les machines« A un moment le tableau de 30 secondes ne marchait plus. A quoi ça sert entre nous en Afrique Centrale ?, s’est-il interrogé. En dépit de tout, « je reconnais que les centrafricains sont de bons basketteurs », a-t-il conclu.

 

 

 

 


La FIBA Afrique voudrait que la Centrafrique organise un tournoi continental

 

Par Fleury Koursany - 02/10/2012


Cette déclaration a été faite à l’ouverture du tournoi de la zone 4 qui s’est ouvert dans la Capitale centrafricaine

 

Le Président de FIBA Afrique, M. Juvenal Lofoma ayant fait le déplacement de Bangui pour le tournoi de la zone 4, qualificatif pour Abidjan 2013, a émis le vœu que la République Centrafricaine puisse organiser d’ici peu, un tournoi continental du basket-ball. Profitant de la circonstance, M. Lofoma, après avoir remercié les autorités centrafricaines et le peuple centrafricain pour cet accueil chaleureux réservé à toutes les délégations présentes à Bangui pour prendre part à ce tournoi a solennellement émis ce vœu de voir notre pays organiser une phase finale de l’Afrobasket. Le stade Omnisport de Bangui répond à toutes les normes internationales en la matière et voir votre pays organiser un tournoi continental, ce serait un autre cadeau que le Président de la République offrira à la jeunesse centrafricaine.


L’allocution du Président de la Fédération Centrafricaine de Basket-Ball, Joseph François Bozizé lui a permis de remercier personnellement le président de la République François Bozizé et tous les partenaires qui ont cru en la nouvelle équipe dirigeante du basket centrafricain en finançant les travaux de réhabilitation de l’Omnisport de Bangui. Inauguré en 1977 par l’ex Empereur Jean Bedel Bokassa, l’Omnisport, rajoute le Président de la Fédération Centrafricaine de Basket-ball a été saccagé en 1979 après la chute de l’ex Empereur. Depuis lors, les différents régimes qui se sont succédé l’ont abandonné aux rats, serpents et autres reptiles.


Il fallait donc un sursaut d’orgueil de la part de la nouvelle équipe dirigeante de la Fédération centrafricaine de Basketball pour que cet édifice sportif soit réhabilité. A cet effet, Joseph François Bozizé a clairement mentionné que si le Chef de l’Etat a personnellement soutenu ce projet, ce n’est pas parce qu’il est son fils mais c’est grâce au sérieux et le sens de responsabilité de la nouvelle équipe dirigeante.


«Avant son (l’actuel président de la FCBB) arrivée à la tête de cette fédération, le gouvernement avait débloqué 300 millions Fcfa pour la réhabilitation du Centre National Martin Ngoko et rien n’a été fait jusqu’à maintenant. Je suis convaincu que le Président de la République fera la même chose avec d’autres compatriotes qui se montreront honnêtes et dignes», a indiqué Joseph François Bozizé. Il a également rendu un vibrant hommage à l’ancien Empereur allant jusqu’à demander à ce que chacun reconnaisse, en dépit de ce que l’on pourrait lui reprocher que Jean Bedel Bokassa était un bâtisseur.


Signal fort

 

«En dotant notre pays d’un complexe moderne, le gouvernement a envoyé un signal fort à tous les sportifs centrafricains et particulièrement sa jeunesse», a déclaré le président de la FCBB. A l’endroit de cette jeunesse, le président de la Fédération Centrafricaine de Basket ball a demandé une prise de conscience. «Prenons donc notre destin en main et agissons ensemble pour bâtir la République Centrafricaine. Travaillons, travaillons et espérons», a martelé Joseph François Bozizé. Il en a profité pour émettre le vœu que notre pays puisse organiser d’ici peu, une compétition de basketball à l’échelle continentale.

 

Le tournoi qualificatif de Bangui devrait regrouper 6 pays d’Afrique Centrale notamment le Congo, la RD Congo, le Cameroun, le Tchad, le Gabon et la République Centrafricaine. A ce jour, seuls la RCA, le Congo et la RD Congo ont pris part à l’ouverture du tournoi. Le Cameroun ayant annoncé son arrivée pour ce 1er Octobre 2012 et devra directement affronter la RD Congo. Le Gabon et le Tchad n’ont confirmé leur participation au tournoi de Bangui.

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Centrafrique-Presse.com - dans Sports
3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 01:58

 

 

 

frontière RCA Cameroun

 

 

 

 

Source: Le Messager  Lundi, 01 Octobre 2012 09:59 

 

Garoua-Boulaï. Ils ont été enlevés dans leurs plantations samedi dernier par des rebelles centrafricains. Quatre Camerounais sont gardés en otage par des rebelles centrafricains depuis samedi dernier, 29 septembre. L’enlèvement a eu lieu dans des champs entre Sabongari, le dernier quartier de la ville frontalière de Garoua-Boulaï, et le village Yoko Siré, sur la route de Bertoua, dans la région de l’Est. D’autres cultivateurs ont pu s’enfuir à temps. L’un d’eux dit bien connaître les personnes enlevées. Il s’agit des nommés Justin Haman, Daniel Adamou, Antoine et Soloso.


Des sources à la légion de gendarmerie de l’Est indiquent que cinq Camerounais revenaient de leurs plantations situées à la frontière entre le Cameroun et la République centrafricaine, du côté de Yoko Siré. Ils ont été interpellés par des rebelles. Ceux-ci ont remis la somme de 80.000 F.Cfa à Daniel Ngozo, l’un des otages. Ils l’ont chargé d’aller acheter des provisions, en retenant les quatre autres. Mais David Ngozo n’est pas revenu.


Courroucés, les rebelles ont sommé le chef du village Yoko Siré de retrouver leur émissaire et les vivres. Ils ont en outre réitéré la demande de libération, sans condition, de leurs deux camarades arrêtés par les militaires camerounais du Bataillon d’intervention rapide (Bir), le 21 septembre dernier, au quartier Sabongari, à Garoua-Boulaï.


Base arrière


Nos sources précisent que les deux rebelles arrêtés ont été transférés à la Légion de gendarmerie de l’Est, à Bertoua, où ils sont interrogés. Les rebelles, hostiles au régime du président centrafricain François Bozizé, ont installé une première base à 9 km de Yoko Siré. De là, ils viennent se ravitailler en vivres dans la ville camerounaise de Garoua-Boulaï et commettent des exactions en territoire camerounais. Ils ont ainsi effectué un raid le 28 août au village Namoya, pillant des maisons. Le 23 septembre, ils ont attaqué le poste de péage de Garoua-Boulaï et tué trois personnes.


Jusqu’ici, les autorités camerounaises ont prescrit aux populations camerounaises d’éviter de se rendre en forêt et de fréquenter les milieux communs aux Centrafricains, à savoir les rivières, les champs, etc. Les forces de défense et de sécurité recherchent activement David Ngozo. La ville de Garoua-Boulaï reste sous haute surveillance des éléments du Bir, de jour comme de nuit.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 03:23

 

 

 

 

Francis Bozizé

 

 

 

marché à bétail de Bouboui

CHAINE VIANDE

 


 

Nature opération

Coût

Bénéficiaire

Observations

 

 

Location bétaillère

 

5 000 Fcfa

par tête de bétail

 

SEGA

Taxes payées au marché à bétail

 

Taxe d’abattage

 

4 500 Fcfa

 

SEGA

 

Taxe FIDE

1 000 Fcfa

FIDE

 

 

Manutention bétaillère

 

1 000 Fcfa

par tête de bétail

 

Association bouchers

A SEGA

Programmation d’abattage

 

3 000 Fcfa

par tête

 

Par le Chef du parc

Sacrificateur

1 000 Fcfa

par tête

Intéressé

 

Dépouillage

5 00 Fcfa

par tête

Dépouilleur

 

Fendeur

1 000 Fcfa

par tête

Intéressé

 

Sciage en 2 de la carcasse

 

500 Fcfa

ou morceau viande

 

 

Intéressé

 

Inspection

-

Inspecteur

Paiement en nature

Lavage boyau

50 Fcfa

par boyau

Intéressé

 

Chargement

3 000 Fcfa

Fourgon SEGA ou taxi

 

 

Prix d’une bête sur pied de 5 ans = 525 000 Fcfa


Prix d’une bête sur pied de 4 ans = 450 000 Fcfa


Prix d’une bête sur pied de 3 ans = 350 000 Fcfa


Marché parallèle de Ndokpan (PK 22) : entre 2000 et 3000 bêtes mises en vente par jour


Marché officiel de Boboui (PK 45) : entre 60 et 100 bêtes mises en vente par jour


Besoin consommation par jour Bangui : plus ou moins 300 bêtes


Total marchés Bangui, Bimbo et Bégoua : 27 boeufs

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 01:27

 

 

 

 

Gabirault

 

 

ACD

5, square Jacques Amyot

77100 Meaux

Tél : 09 51 27 50 98

Courriel: interocher@yahoo.fr

 

RNA :W 771009635 du 06/06/12

Journal Officiel 01524 du 16/06/12

SIREN 752 933 390 du 24/07/12

SIRET 752 390 00011 du 24/07/12

 

 

CONFERENCE DE L’ACD A ORLEANS LE 22 SEPTEMBRE 2012

 

MOT LIMINAIRE DU PRESIDENT DE L’ACD

 

Mes chers compatriotes,


Je vous remercie pour votre présence à cette conférence dont la date a certainement bousculé vos calendriers respectifs. Votre présence témoigne néanmoins de votre attachement à notre très riche et très beau pays.


Je tiens d’abord à remercier les compatriotes d’Orléans pour leur invitation, l’accueil et l’organisation de cette première rencontre de l’ACD, toute naissante.


Des rencontres comme celle-ci vont se poursuivre un peu partout car il nous faut prendre conscience du retard, du recul de notre pays et réfléchir pour son avenir.


C’est précisément cette préoccupation qui justifie la création de l’ACD (Association Centrafrique Demain) dont l’appellation est significative par rapport à l’avenir de notre pays qui doit se construire maintenant sur des bases durables.


Chaque génération devant travailler pour une autre, nous avons collectivement failli à ce devoir, ne voyant que nos intérêts dans le présent sans nous préoccuper de ceux de nos enfants, nos petits enfants dans le futur.


Nous devons prendre conscience que la borne, ou la limite supérieure de la génération présente sera la borne, la limite inférieure de la génération future. Autrement dit si la génération actuelle ne laisse que des ruines, des fléaux, celle à venir ne se reposera pas sur une fondation, un socle solide pour avancer et s’épanouir.


Le thème de notre rencontre d’aujourd’hui concerne justement : le retard, le recul et l’avenir de la République Centrafricaine.


Soyons tous à l’aise et débattons avec sincérité, objectivité pour déterminer, comprendre la responsabilité de chacun de nous au sein de la nation centrafricaine par rapport à cette situation, mais surtout réfléchir à l’avenir de nos enfants et petits-enfants.


Il n’y a pas de fatalité pour notre pays contrairement à une pensée qui semble malheureusement gagner beaucoup de compatriotes, et ne nous décourageons pas face au retard, voire au recul du pays.

A force de comparer le passé, même colonial avec le présent dans notre pays, nous aurons tendance comme certains compatriotes, à désespérer.


Tournons au contraire nos regards vers l’avenir avec la résolution de le construire durablement à partir des expériences du passé et du présent.


Le désenclavement physique de notre pays doit d’abord être précédé d’un désenclavement mental. Par ailleurs, son développement socio-économique doit d’abord être mental.

Les nations actuellement développées n’ont pas connu que le bonheur dans leur passé, mais elles ont su néanmoins tirer les leçons de leurs difficultés pour façonner leur présent, tout en continuant à réfléchir sur l’avenir, en tentant même de le devancer, de le façonner par des idées novatrices.


La révolution américaine était l’affaire d’une élite qui a organisé les anciennes colonies par d’importants changements intellectuels guidés par des idéaux républicains et démocratiques, qui forment aujourd’hui les valeurs américaines, à travers des textes de référence (Déclaration d’Indépendance, Constitution) dans lesquels sont affirmés les droits à la liberté, à l’égalité et à la recherche du bonheur.


La révolution française a été également l’oeuvre d’une élite (philosophes des lumières), c'est-à-dire un courant intellectuel du XVIIIème siècle, créé en France, ayant eu pour but de sortir le peuple de l’obscurantisme par la connaissance.


Vous êtes pour la plupart des cadres de valeur, réunis ce soir dans cette salle, et si l’ACD commence ses actions par une série de conférences de conscientisation de la diaspora au développement de notre pays, c’est justement parce que celle-ci peut y jouer un rôle déterminant.


Les élites des pays qui viennent d’être cités n’avaient pas attendu d’être d’abord au pouvoir pour rechercher des solutions aux problèmes de leurs nations respectives.

Ces élites ne se sont pas non plus contentées de leurs intérêts égoïstes ou uniquement de ceux de leurs familles.


Pour mieux vous faire comprendre les raisons qui justifient la création de l’Association Centrafrique Demain (ACD), nous allons d’abord passer brièvement en revue la manifestation de la cause profonde du retard et même du recul de la République Centrafricaine au niveau de ses différentes composantes.


La mauvaise gouvernance est jusqu’ici considérée comme la principale cause du retard et du recul de la République Centrafricaine depuis son indépendance. Mais en réalité, elle n’est qu’un aspect des conséquences de l’absence cruelle de civisme au sein des différentes composantes de la nation centrafricaine. L’incivisme s’y manifeste très clairement de la manière suivante :


1° AU NIVEAU DES DIRIGEANTS DU PAYS


La République Centrafricaine n’avait certes pas assez de cadres au moment de son indépendance, mais elle a eu la chance d’avoir très tôt un leader d’exception en la personne de son Président Fondateur Barthélémy BOGANDA.


Le grand travail d’éducation politique entamé par le défunt Président BOGANDA était essentiel pour faire des Centrafricains de bons citoyens préparés au développement national.


La devise du pays: UNITE-DIGNITE-TRAVAIL, accompagnée de cinq verbes tirés de la bible :

INSTRUIRE-NOURRIR-SOIGNER-VÊTIR-LOGER étaient déjà un programme entier, tout indiqué pour l’épanouissement général des Centrafricains par des notions de civisme, de citoyenneté et de civilité.

Rappelons d’abord brièvement que :


-LE CIVISME est le sentiment d’appartenir à une nation, ce qui implique non seulement des devoirs, mais des obligations envers elle. Il ne crée pas seulement une relation verticale avec la nation, mais aussi une relation horizontale entre les citoyens.


Les deux rapports sont réciproques de telle sorte que lorsqu’on contribue à faire respecter les droits de certains, on contribue également à obliger les autres à respecter leurs obligations.

Cela revient à travailler pour les citoyens et pour l’Etat, garant des droits et obligations.

Le civisme est essentiel dans tout pays car il contribue à la pratique effective des droits et obligations ainsi qu’à l’instauration de la justice politique.


-LA CITOYENNETE quant à elle, est l’état, la qualité de citoyen.

Elle permet à un individu d’être reconnu comme membre d’une cité (à l’époque antique) et d’un Etat (aujourd’hui). D’une simple appartenance à une possession coloniale avant l’indépendance, notre appartenance à une nation nécessitait un grand travail d’éducation à la citoyenneté, ce qui ne s’est pas poursuivi après la mort du président BOGANDA, les premiers acquits s’étant progressivement effrités pour disparaître totalement aujourd’hui.


C’est la citoyenneté qui permet de participer avec responsabilité à la vie politique comme électeur ou élu conscient de la recherche du bien-être de ses compatriotes.


-LA CIVILITE a également toute son importance dans la vie en société.


Elle se traduit par le respect de soi et des autres.

Même si la civilité n’est pas codifiée en imposant son respect, elle a également toute son importance dans la vie d’une société, d’une jeune nation surtout jeune comme la nôtre, car elle est également l’état d’esprit qui consiste à penser que la majorité a raison. Ainsi, une personne peut bien être sociable par divers aspects, mais subir la froideur des autres si elle commet un acte d’irrespect.


Les trois valeurs décrites brièvement ci-dessus sont fondamentales pour l’épanouissement d’une jeune nation comme la nôtre et sont d’ailleurs activement recherchées dans les pays pourtant développés, comme le prouve l’accent mis de plus en plus sur celles-ci en France.


J’ai retracé tout ceci pour montrer comment notre pays, peu peuplé, disposant d’énormes richesses naturelles non encore entièrement identifiées, était déjà sur une très bonne voie pour devenir grâce à sa langue commune, ses valeurs morales, intellectuelles, son éducation, ses cadres, ses forces militaires, sa force de production, une nation enviée de tous les pays africains, au lieu de la risée dont elle fait l’objet par nos propres fautes.


En effet, le travail de cohésion de la population, d’éducation politique, d’égalité des centrafricains commencé par le défunt Président BOGANDA n’a pas été poursuivi par ses successeurs, même si son nom a toujours été cité en référence du bout des lèvres pour ses grandes idées.


Les successeurs du défunt Président BOGANDA se sont au contraire illustrés par la recherche des objectifs contraires à l’épanouissement de la population en créant consciemment ou inconsciemment une culture d’incivisme par :


-la division, l’exclusion, le tribalisme, la haine gratuite, les intrigues, l’encouragement des fiches de délations monnayées, devenues un moyen d’ascension sociale pour certains, mais en réalité de la destruction inconsciente de la nation ;


-les pratiques de blocage, d’étouffement des compatriotes pour les anéantir socialement, politiquement, économiquement parfois par simple plaisir de faire souffrir, effacer des noms et se vanter d’être les seuls riches, les seuls sur la scène politique ;


-l’utilisation de la politique comme moyen d’enrichissement rapide, d’appauvrissement des compatriotes pour une divergence d’opinions etc..

La politique centrafricaine fait perdre de l’espoir aux générations futures car sans réelle perspective d’avenir, ce qui a malheureusement poussé un auditeur à écrire un jour à la Radio Centrafrique en disant regretter d’être né centrafricain.


2° AU NIVEAU DES PARTIS POLITIQUES


Formés pour la plupart sur des bases familiales, ethniques, régionales, les partis politiques centrafricains n’ont pas éduqué politiquement la population, mais sont au contraire à l’origine de la division en son sein, de son intoxication, de sa désinformation, de la délation et des intrigues à des fins politiques, avec des effets destructeurs sur le pays, en toute insouciance.


Les débats sur de grandes questions nationales sont souvent ramenés à des considérations familiales, tribales, régionales, ou de groupes, avec de multiples conséquences qui génèrent des crises à répétition, préjudiciables au développement national.

Les partis politiques ont brisé l’unité nationale, sacrifié l’intérêt national pour des raisons égoïstes, avec bien évidemment des guerres de succession interne.


La plupart de leurs créateurs n’ont pas le sens de l’Etat et les militants ne sont pas formés dans ce sens afin d’accepter l’alternance à différents niveaux, faire preuve d’amour, d’acceptation, de tolérance des autres considérés à tort comme des ennemis.

Les partis politiques centrafricains sont pour la plupart créés et utilisés comme une rente, un fonds de commerce qui passe d’un régime au pouvoir à un autre sans complexe pour des intérêts purement personnels.


Il est évident que dans ces conditions la politique qui devrait rechercher le bien-être de la population, ne puisse pas lui inspirer confiance, surtout que ses acteurs disent tout et le contraire en même temps, se caractérisant par des voltefaces troublants.


Le plus grave est que tout se passe comme si l’on se dit à chaque fois du côté de l’opposition ou de groupes ethniques « NOTRE TOUR VIENDRA AUSSI UN JOUR », et du côté de l’ethnie ou de chaque régime au pouvoir : « LES AUTRES L’ONT FAIT, C’EST AUSSI NOTRE TOUR MAINTENANT ».


Or rien n’est aussi catastrophique qu’un tel raisonnement dans lequel l’idéal de la construction nationale manque totalement et se perpétue de génération en génération donnant une bonne place à l’esprit de vengeance entre partis ou ethnies, de profits égoïstes au détriment de l’intérêt national.


3° AU NIVEAU DES CADRES


Les cadres formés, compétents, dynamiques ne manquent pas pour le développement de la République Centrafricaine. Leurs idées constructives sont par contre combattues, étouffées, car jugées comme des ambitions dangereuses de nature à gêner ceux qui ont un autre objectif à atteindre pendant qu’ils sont en fonction.


Pour préserver leurs postes, ces cadres sont obligés d’éviter de frustrer, de complexer leurs supérieurs, en adoptant la passivité, la médiocrité de ceux-ci pour la vulgariser ainsi dans toute la structure de l’Administration.

 

Ainsi, au lieu de l’excellence recherchée ailleurs, c’est la médiocrité qui arrange nos dirigeants avec bien évidemment des conséquences sur le pays qui recule. Le silence devant les pratiques odieuses au détriment de l’intérêt national devient dans ces conditions un critère de mérite, de choix à des postes de responsabilité, indépendamment de l’appartenance à l’ethnie, région ou parti au pouvoir. Le meilleur cadre devient finalement celui qui est silencieux sur tout, qui ne gêne pas par des analyses objectives, le sens de l’Etat, la transparence, l’esprit républicain.

 

Les conditions socio-économiques dans un pays où la fonction publique est le principal employeur, les perspectives de gain facile et d’accession à des fonctions supérieures ont amené la majorité des cadres à s’engager dans cette voie, à s’y évertuer même avec zèle pour protéger leurs intérêts.

D’autres choisissent de plus en plus le départ du pays, ce qui constitue bien évidemment une perte pour l’Etat, la formation des cadres qui constituent la première richesse d’un pays comme le nôtre étant très coûteuse.


Tout ceci explique que les cadres centrafricains sont brillants ailleurs, mais ne réussissent pas souvent dans leur pays à cause d’un environnement néfaste qu’ils ont créé eux-mêmes, fait d’absence de civisme, de responsabilité, de solidarité, d’amour. Ils passent d’un régime à un autre avec la même attitude, sont spécialistes de volte-face et contribuent ainsi à l’impasse du pays tout simplement parce que la force de tout chef, chef d’Etat compris, repose sur son entourage, surtout s’il est mal choisi ou composé des mêmes qui passent d’un pouvoir à un autre avec la même expertise, la même expérience totalement négatives, voire nocives.

 

4°LES JEUNES : Animés pourtant après leurs études de bonnes initiatives, d’idées nouvelles, ils deviennent rapidement les élèves d’une catégorie de sombres fonctionnaires carriéristes, s’habituent à la médiocrité, à la passivité, à de mauvaises pratiques pour rechercher la confiance et les postes au lieu de mettre seulement en avant leur mérite professionnel. Ainsi, l’imagination qui devrait être au service de la construction nationale est utilisée comme sombre moyen d’ascension sociale, ce qui enfonce bien évidemment le pays dans son enlisement.

 

5° AU NIVEAU DES FONCTIONNAIRES ET AGENTS DE L’ETAT


L’intégrité, la conscience professionnelle, le sens du service public, le respect de la hiérarchie font de plus en plus défaut dans la fonction publique. Ces valeurs morales font place au développement de la corruption, au laxisme généralisé, au manque d’initiative, d’esprit de service, à la démotivation, à la lenteur abusive dans le traitement des dossiers, à la pratique de leur blocage, de leur disparition par pure malveillance, au non respect des horaires de travail, au retard et absentéisme persistants, à la paresse et fainéantise chroniques, bref au faible rendement. La rigueur y est perçue comme de la méchanceté, la transparence comme un manque à gagner pour beaucoup, les postes é les plus recherchés étant ceux qui offrent des opportunités de corruption etc.

Le pourcentage de faux diplômes, le recrutement complaisant par chaque régime au pouvoir des membres de son parti sont en grande partie à l’origine de la désastreuse situation de la fonction publique.

 

6° AU NIVEAU DES OPERATEURS ECONOMIQUES


Les opérateurs économiques étrangers sont les plus entreprenants dans le pays et dans tous les secteurs au détriment des nationaux, manquant non seulement de culture en affaires (ce qui devrait être encouragé), mais freinés également par des tracasseries administratives, fiscales et douanières. Les Etrangers ont certes toute leur place dans le développement économique de la République Centrafricaine. Cependant favoriser le contrôle entier de l’économie nationale par des opérateurs économiques étrangers pour la plupart douteux, pendant que les Nationaux sont freinés par malveillance est un très grave incivisme au niveau de l’Etat au sein duquel les protecteurs, complices de cette situation devenue une rente personnelle sont nombreux.


Les opérateurs économiques centrafricains s’appuient également comme les autres sur tout pouvoir en place pour préserver leurs activités, ce qui n’est pas non plus gratuit et optent de plus en plus pour le statut de député comme moyen de trafic d’influence, ce qui réduit également les débats sur les grandes questions nationales à des considérations personnelles, partisanes.


7° AU NIVEAU DE LA POPULATION


La population est maintenue dans l’ignorance de ses droits civiques et citoyens par les pouvoirs qui ont eu jusqu’ici à se succéder à la tête du pays. Cette sombre stratégie a essentiellement pour but de la manipuler politiquement surtout à l’occasion de grands évènements dans le pays, notamment par l’intoxication, la désinformation, le mensonge tortueux, au lieu de l’éduquer à la connaissance de ses droits politiques, économiques et sociaux.


Les conséquences de ce manque de civisme, de citoyenneté se ressentent très clairement à l’occasion des élections .C’est généralement cette seule circonstance qui lui permet de découvrir, comprendre qu’elle dispose d’un droit citoyen, le droit de vote. Bien que lucide, mais enfermée dans un cycle infernal de misère dont elle ne sait comment sortir, elle utilise naïvement ce droit.

Au lieu d’en faire une arme pour faire obtenir l’amélioration de ses conditions de vie, elle l’utilise pour une bouteille de bière de circonstance, regrettant rapidement ce geste qui se répète à chaque occasion.

L’incivisme au sein de la population a atteint un niveau indescriptible du fait qu’elle n’a pas la notion de l’Etat, considéré ainsi comme une structure n’appartenant à personne.


C’est ainsi qu’il n’est pas rare de voir des biens publics volés, pillés en toute insouciance (tôles, portes, bancs d’écoles enlevés pour un usage privé). Les différents évènements que le pays a connus ont toujours donné l’occasion de pillages de biens tant publics que privés, revendus tranquillement sur le marché. L’absence de civisme est telle que la population souhaite que de telles occasions se reproduisent assez souvent, une mentalité très inquiétante pour la nation.

Le recours à la justice populaire souvent dramatique et le non respect de l’autorité se développent, encourageant de plus en plus la rébellion armée désastreuse pour un pays qui aspire à la paix pour s’épanouir.

 

8° AU NIVEAU DE L’EGLISE

 

En dehors de l’Eglise catholique dont les prises de position face aux graves souffrances de la population sont souvent claires, les autres confessions religieuses ont toujours observé une neutralité nébuleuse. La neutralité de l’Eglise comme institution à l’égard de la politique peut se comprendre. Mais son silence face aux souffrances, aux convulsions où se débattent désespérément des hommes et des femmes, contraires à la parole de Dieu, est inexplicable par rapport à sa mission évangélique.


La neutralité longtemps observée par les chrétiens de l’Eglise Protestante ainsi qu’aujourd’hui celle du Réveil a été préjudiciable, dangereuse car signifiant clairement qu’en tant que disciples de Jésus devant pourtant pratiquer l’amour, la paix, la justice, la tolérance, ils n’ont qu’à croiser les bras, demeurer de simples témoins désintéressés, impassibles des souffrances incessantes de leurs semblables. Cette passivité a été exploitée pendant des décennies par la politique que ces chrétiens considèrent curieusement comme un domaine réservé à des païens, c'est-à-dire ceux qui n’ont pas la crainte de Dieu.


Dans ces conditions, au lieu de l’esprit évangélique qui aurait du maintenir, guider ces mêmes chrétiens, c’est au contraire celui de division imposée par la politique qui a finalement gagné l’Eglise en Centrafrique ainsi que les chrétiens, devenus aussi nocifs que les païens.

 

NB : Un livre en cours d’édition concernant la place du chrétien dans la vie politique traite cette question avec plus de détails.

 

9° AU NIVEAU DES FORCES DE DEFENSE ET DE SECURITE

 

Alors que la présence des forces de défense et de sécurité devrait rassurer comme l’indique leur nom, celles-ci sont au contraire devenues la terreur de la population qu’elles rackettent, pillent, maltraitent, tuent parfois par pur plaisir, croyant naïvement que la tenue garantit toute impunité.

 

La force et l’arbitraire ont ainsi pris place et goût et utilisent tous les moyens pour se maintenir et dominer un peuple sans vision ni intérêts communs, divisé, désorienté, n’ayant que les yeux pour pleurer son sort.

L’absence de civisme et ses conséquences décrites au niveau des différentes composantes de la nation montrent que notre pays est victime, malade de sa propre mentalité.

 

Comment dans ce cas s’étonner de son retard, de son recul, du désespoir des jeunes instruits, dynamiques, sans emploi, en âge de travailler dont le nombre augmente chaque année, mais dont l’avenir est sans perspective ?

Comment s’étonner de la misère galopante, et des mauvaises conditions de vie de la population dont le taux de mortalité est inquiétant ?

 

Comment s’étonner un jour d’une explosion sociale aux conséquences imprévisibles difficiles à réparer d’une société où une minorité dispose de tout alors que la majorité manque de tout ?

Ces séries de questions préoccupantes interpellent chacun de nous et nous n’avons pas nécessairement besoin d’être à la tête du pays, au gouvernement, dans l’administration, dans un parti politique pour y réfléchir.

Ne pas en prendre conscience signifierait ne pas se préoccuper de l’avenir de ses propres enfants et petits-enfants qui vont plus souffrir demain, le présent étant déjà sombre.

C’est donc un cas de conscience collective.

 

Le redressement de cette situation est une tâche immense, difficile, de longue haleine.

Ne pas l’entreprendre maintenant, ou même commencer, signifierait laisser cette situation se dégrader davantage avec des conséquences accrues sur l’avenir de nos propres enfants et petits -enfants.

L’ACD se fixe dans ce cadre des objectifs reposant sur plusieurs piliers :

 

1° EDUCATION D’ENVERGURE DE LA POPULATION AU CIVISME ET A LA CITOYENNETE ;


2°EDUCATION DE LA MÊME POPULATION AUX TECHNIQUES D’AUTOPRISE EN CHARGE ;


3°CONFERENCES ET SEMINAIRES DE FORMATION DES FONCTIONNAIRES ET AGENTS DE L’ETAT AU DEVELOPPEMENT ;

4°CONFERNCES DE SENSIBILISATION DE LA DIASPORA AU DEVELOPPEMENT.


C’est cette conférence concernant la diaspora qui commence ce soir par Orléans.

Je vous remercie et me tiens maintenant à votre disposition pour répondre à toutes vos questions.

 

 

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 22:05

 

 

 

 

Les patrons de la société Hydro-Formule, José Perrière et Patrick Dejean

 

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José Perrière

 

 

 

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Patrick Dejean

 

 

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coupure de ruban de Hydro-Formule

 

 

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Patrick Dejean et José Perrière ici à gauche avec les autorités de Zongo (RDC)

 

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Zingas était aussi de la partie

 

 

 

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concert de Koffi Olomidé à Zongo pour l'inauguration de Hydro-Formule

 

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 21:55

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA) 

 

Bangui : Quatre personnes tuées par des militaires au PK12

 

 

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Bangui, 01 octobre 2012 –RJDH) – Quatre personnes ont été tuées ce dimanche 30 septembre, par les éléments tchadiens de la garde présidentielle, au PK 12, à la sortie nord de Bangui. Cela se passe cinq jours après un incident malheureux provoqué par un ex-militaire et qui avait fait deux morts.


D’après plusieurs témoignages recueillis par le RJDH, l’événement a déclenché au moment où deux éléments tchadiens ont voulu faire le rapport sexuel avec une fille après une soirée. Devant la résistance de la fille qui ne comprenait pas comment elle se retrouvait avec deux hommes, les deux  militaires ont commencé à la brutaliser. Un élément de la gendarmerie présent sur les lieux, se serait interposé pour sauver la fille.


« Après les éléments ont été désarmés et ont été passés à tabac par la foule en colère. C’est alors qu’ils ont fait recours à leurs frères d’arme qui gardent la résidence présidentielle qui sont venus ouvrir le feu sur la foule, faisant quatre morts sur le champ », a expliqué un témoin. Des sources médicales parlent de plusieurs dizaines de blessés dont certains par balle.


« Nous déplorons cet assassinat et le silence complice du gouvernement. Nous allons porter plainte devant la justice. Trop c’est trop », a affirmé un parent d’une des victimes qui fond en sanglot.

Le 26 septembre dernier, un civil et un militaire ont été tués et une dizaine de personnes blessées dans l’explosion d’une grenade, toujours au PK12.


 

Obo : Une captive de la LRA retrouve la liberté

 

Obo, 01 octobre 2012 –RJDH) – Une jeune femme âgée de 23 ans, capturée par la rébellion de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), a réussi à s’enfuir le jeudi 27 septembre, grâce à une attaque de l’armée ougandaise, à Démbia à 70 kilomètre de la ville d’Obo (sud-est). Sa sécurité est assurée actuellement par le détachement ougandais, en attendant le processus de réunification.


L’information a été livrée ce lundi par le colonel Milton Katarinyebwa de l’armée ougandaise au cours de la réunion hebdomadaire de sécurité. Il a expliqué que lorsqu’elle s’est enfuie, la victime présentée à la population de Dembia. Elle a ensuite été remise aux forces armées centrafricaines qui les ont remise ensuite à l’armée ougandaise.


D’après le colonel Katarinyebwa, c’est la représentation de l’ONG Coopi d’Obo qui sera chargée de son accompagnement jusqu’à sa réintégration dans la société.


Les informations révèlent que cette jeune femme aurait été capturée aux alentours de la ville de Rafaï, par les éléments du général de la LRA, Domenic Ongwen, dont la présence est signalée dans le sud-est.

En vue d’impliquer la population dans la lutte contre la LRA, les conseillers militaires américains qui appuient les forces armées centrafricaine et ougandaise dans la région, ont lancé la semaine passée une communication anti-Kony.


Dans les principales où les personnes ont le plus été affectées par la LRA, les photos des principaux leaders de la LRA sont affichées pour permettre à la population de les identifier  s’ils venaient à faire un mouvement dans la zone. Il s’agit de Joseph Kony et des hommes de main tels que Domenic Ongwen et Okot Odhiamba, tous poursuivis par la Cour pénale internationale.

 


 

Kabo : Deux présumés éléments incontrôlés du FPR blessés par des FACA

 

Kabo, 01 octobre 2012 –RJDH) – Deux présumés éléments incontrôlés du Front populaire pour le redressement(FPR) d’Abdel Kader Baba-Laddé, ont été blessés par les éléments des Forces armées centrafricaines (FACA). Ces hommes auraient tenté de braquer un véhicule de transport en commun qui venait de la ville de Sido pour Kabo (nord).


D’après les informations, l’événement s’est produit le samedi 29 septembre, aux alentours du village de Bokandi, à environ 26 kilomètre de la ville de Kabo. Ces deux éléments qui voulaient arrêter le véhicule pour piller les passagers, ont été attaqués par des militaires qui escortaient le camion.


Lorsqu’ils ont été rattrapés après les blessures, ils ont été identifiés comme des éléments de Baba-Laddé qui sont en cours de regroupement dans la région de Moyen-Sido, à la frontière entre le Centrafrique et le Tchad, à 61 km de Kabo,  pour être rapatriés dans les prochains jours au Tchad.


Une mission des autorités locales et militaires s’est rendue hier au village de Bokandi pour constater les faits. La mission a dénombré les éléments du FPR basés à proximité de ce village. 46 hommes étaient basés à 1 km du lieu de l’attaque.  Un autre groupe composé de 36 éléments serait également au village de Farazala à 36 Kilomètres de Kabo.


Dans un entretien avec le correspondant, ce matin, le sous-préfet de Kabo, Albert Mbongo, a confirmé que ces hommes blessés appartenaient au FPR et a indiqué qu’ils étaient transférés au centre de santé de Kabo pour des soins.


Le lancement du rapatriement des éléments de Baba-Laddé a eu lieu ce lundi à Bangui. Le premier convoi devrait quitter la République centrafricaine le 3 octobre prochain.

 


 

Bangui : Départ du convoi du rapatriement des éléments du FPR

 

 

Baba laddé FPR

 

 

Bangui, 01 octobre 2012 –RJDH) – Les 14 véhicules militaires et civils affrétés pour le rapatriement des éléments de l’ex-rébellion tchadienne du Front populaire pour le redressement (FPR) de Baba-Laddé, ont  quitté Bangui ce lundi, en début d’après-midi, à destination de la ville d’Ippy (centre-est).


Le regroupement des hommes a démarré depuis plus de trois semaines. « C’est justement après l’accord que nous avons signé à Ndjamena, le 8 septembre dernier avec les autorités tchadiennes et le chef du FPR qui a enclenché le processus », a fait savoir Paulin Pomodimo, médiateur de la République et président du comité de rapatriement.


Les opérations qui débutent ce jour ne doivent pas excéder le délai d’un mois, selon le document de Ndjamena. « Il y a plusieurs centaines d’entre eux qui sont déjà basés au village de Madounguéré, à 45 kilomètres d’Ippy. D’autres sont en route, à pieds, à destination de la ville de Sido dans le nord. Nous allons les regrouper tous surplace à Sido avant de les remettre aux autorités tchadiennes », a mentionné le médiateur.


Paulin Pomodimo a fait savoir que les éléments seront désarmés avant d’embarquer dans les véhicules. « Si nous ne pouvons pas les ramasser tous en même-temps, un second convoi peut faire à nouveau une navette pour ramasser le reste », a-t-il fait observer. Par ailleurs, l’alimentation des éléments sera assurée par le Programme alimentaire mondial.


Depuis le retour du général Baba-Laddé au Tchad, le 5 septembre dernier, un comité a été mis en place pour conduire les opérations de rapatriement de ses quelques 3000 hommes. Il est présidé par le médiateur de la République, Mgr Paulin Pomodimo, appuyés par le Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique, le Haut-commissariat des Nations-Unies  aux réfugiés (HCR) et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et force multinationale de la CEMAC.


Selon le programme, l’opération définitive de rapatriement aura lieu le 3 octobre prochain avec l’acheminement de la première vague.


 

Bakouma : Les parents des victimes mécontents de la libération de Mararv

 

Bakouma, 01 octobre 2012 –RJDH) – Les parents des 13 jeunes dont les corps ont été retrouvés mutilés dans une mine, dans la zone de chasse d’Eric Mararv, propriété du safari CAWA à Bakouma (sud-est), ont exprimé leur mécontentement face à la décision de la justice qui a libéré sans condition, Eric Mararv et 12 de ses employés.


« Nous sommes très mécontents de la décision de la justice qui a ordonné la ‘’libération immédiate  et sans condition’’ du propriétaire de safari CAWA, Erik Mararv, son employé Britannique, David Simpson et son personnel local», a déclaré Faustin Bandoulou, président de l’association des parents des victimes, joint par le RJDH ce lundi.

 

Les parents parlent de ‘’trahison’’ de la justice vis-à-vis de cette décision. « Nous avions fait confiance à la justice de notre pays; mais elle nous a trahis. Ce massacre ne pouvait pas être aussi facilement attribué aux éléments de l’Armée de résistance du seigneur de Joseph Kony, car rien ne prouve  que c’est cette rébellion qui a commis cet acte », a-t-il ajouté.

 

Pour lui, une confrontation entre les parents des victimes et Eric Mararv et ses employés était indispensable avant la délibération, « même s’il y’a existence du doute pénal et que la justice, après les enquêtes, décidait de classer le dossier », estime Faustin Bandoulou.

 

Le porte-parole de la société CAWA Jacques Aïmoussa, interrogé à ce sujet a répondu que la justice est l’instance suprême, donc je ne souhaite pas commenter sa décision. Mais si les prétendus parents des victimes sont mécontents, ils ont la possibilité de saisir la justice ».

 

En mars dernier, le propriétaire de la société de safari CAWA, Erick Mararv, son employé britannique, David Simpson, et 11 de ses employés locaux ont été interpellés et maintenus à la prison centrale de Ngaragba à Bangui, parce qu’ils avaient découvert dans leur zone de chasse, 13 corps mutilés dans une mine.

 

Eric Mararv avait toujours clamé son innocence, attribuant ce massacre aux rebelles de la LR. Après les investigations de la justice, il a été libéré, avec tous ses employés le 6 septembre. Le procès-verbal de la justice affirme avoir  ordonné la ‘’libération immédiate’’ des inculpés et classé le dossier, estimant qu’il y avait ‘’existence du doute pénal’’ dans le dossier.

 

 

 

Bria : Un conducteur de taxi-moto assassiné par des inconnus

 

Bria, 01 octobre 2012 –RJDH) – Le corps d’un jeune homme âgé de 22 ans, conducteur de taxi-moto, à été retrouvé, le samedi 29 septembre dernier,  à 7 kilomètre de la ville de Bria (nord-est). Il serait victime d’un enlèvement selon la population.


Selon les informations, la veille de sa mort, la victime transportait deux personnes qui voulaient sortir de la ville. La population soupçonne ces deux hommes d’avoir assassiné ce jeune, car la moto n’a pas retrouvé jusqu’ici ; seul le corps a été retrouvé par un artisan minier qui se rendait dans un chantier d’extraction de diamant.

 

Une équipe composée de militaires et de conducteurs de taxi-moto s’est rendue sur les lieux pour faire le constat et ramener le corps. Le résultat de l’autopsie de effectuée à l’hôpital de Bria indique que la victime a succombé à une plaie profonde au cou.

 

A la périphérie de la ville de Bangui, des cas de braquage ou d’enlèvement des conducteurs de taxi-moto par des personnes mal intentionnées sont de temps en temps enregistrés.

 


 

Mbaïki : Vers la prévention du choléra dans le sud

 

Mbaïki, 01 octobre 2012 –RJDH) – La population du village de Zinga (sud), à la frontière avec la République démocratique du  Congo, a reçu un don de produits pharmaceutiques de prévention et de premiers soins contre le choléra, de la part du ministre de la santé, Jean-Michel Mandaba.


En remettant les médicaments, Jean-Michel Mandaba a fait savoir que ce geste se situait dans le cadre de la prévention du choléra. Les produits sont entre-autres des gants, des seringues et des sérums glucosés.


Pour lui, la localité de Zinga est l’une des localités les plus exposées à plusieurs types de maladies, compte tenu de sa situation géographique. En plus, alors qu’il compte plus de 800 habitants, le village ne dispose que d’un forage et de quelques latrines.


Ces produits ont été remis aux populations à l’occasion du lancement de la campagne de vaccination contre la poliomyélite, le 28 septembre dernier. En 2011, la région du sud de la République centrafricaine a été frappée par l’épidémie de choléra.

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 17:23

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Lundi, 01 Octobre 2012 13:31


Encore un cas d’altercation meurtrière au PK 12. 6 personnes dont 2 éléments de la garde présidentielle (GP) ont été tuées dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2012, à la sortie nord de Bangui. L’altercation a eu lieu entre certains éléments de la garde présidentielle, certains jeunes du PK12 et un officier de la gendarmerie.


« Les 2 éléments ont été tués par accident, alors qu’ils voulaient se replier à leur base du PK 12, située à la résidence du Chef de l’Etat François Bozizé. Il s’agit d’un char renversé et qui a écrasé l’un des militaires », ont indiqué les témoins.


Dans les faits, a expliqué ce lundi à Radio Ndeke Luka un témoin, « 2 éléments tchadiens de la GP, dans un état d’ébriété avancé faisait la cour à une fille envoyée payer de la farine de manioc. Elle passait devant le bar "Week-end Bar"  sis PK 12. Cette dernière a opposé un refus catégorique. Un refus qui a énervé ses bourreaux qui l’ont accusé d’avoir volé leur téléphone portable. Et ils ont commencé à lui proférer de menaces ».


« Face à ces menaces jugées injustes, les jeunes du PK 12 sont intervenus pour secourir la fille. A ce moment arrivait un officier de la gendarmerie pour calmer la tension », a précisé la source.

« Furieux, un des militaires a giflé l’élément de la maréchaussée. La tension est montée d’un cran et les GP en ont profité pour appeler un renfort. Quelques minutes plus tard, un char accompagné d’un véhicule de marque Land Cruiser a fait débarquer sur les lieux d'autres éléments bien armés, a mentionné le jeune.

 

Apeurée, la population a pris fuite face aux tirs nourris effectués par ces militaires. Des tirs qui ont coûté la vie à des innocents, a ajouté la même source.


Selon ce jeune, "certains militaires et gendarmes en poste au PK 12 ont déserté leur base respective pour se mettre à l’abri. Il a fallu l’intervention d’un élément des Forces Armées Centrafricaines (FACA), de retour d’un détachement en province pour repousser ces GP qui ont terrorisé les habitants de 18 heures à minuit ".

 

Radio Ndeke Luka propose de se rapprocher auprès de la hiérarchie militaire pour sa version des faits sur l’évènement du dimanche.

 

En moins de 2 semaines, au moins 8 personnes ont été tuées au PK 12. Des bavures militaires ou autres altercations sont les principales causes de ces décès.

 

 

 

NDLR : On croyait que les zakawa tchadiens de la protection de Bozizé étaient rappelés chez mais il faut croire qu’il n’en est rien à en juger par ces incidents à l’origine de ces tueries. Bozizé boira le calice des zakawas qui l’ont amené au pouvoir jusqu’à la lie malheureusement des Centrafricains innocents en payent chaque jour un prix fort mais cela durera jusqu’à quand.

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 15:09

 

 

 

 

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Communiqué de presse du FPR   

No 012/BE/2012


Le Bureau Politique du FPR, tient à informer l’opinion nationale et internationale que des incidents graves se sont produits en Centrafrique dans l’une de ses bases de regroupements situé à ketté-Sido, où des militaires centrafricains ont ouvert le feu sur des combattants du FPR blessant l’un d’eux.

 

Malgré la bonne volonté de nos deux chefs d’Etats qui s’attèlent inlassablement au retour effectif de la paix dans nos deux pays, Le bureau politique du FPR déplore les conditions organisationnelles de la mise en œuvre de l’accord de paix sur le terrain.


Le bureau politique du FPR condamne fermement ces incidents survenus sur le terrain, qui ne sont pas de nature à faciliter le regroupement de ses hommes, dans les délais prévus.

 

                                               Fait le 30 sept. 2012

                                         P. le Bureau politique du FPR  

                                                Le vice Président

                                                Ardo BAOURO G.

Contacts : 


00235 93 78 18 90    N’Djamena

00221 70 738 43 82  Dakar

00249 995 66 03 80  Soudan

 

 

 

NDLR : Que dit l'état-major de FACA sur cet incident ?

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 14:52

 

 

 

 

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Afrik.com lundi 1er octobre 2012 / par Fred Krock

 

(De notre correspondant)


La communauté chinoise en République centrafricaine a célébré, le 28 septembre à Bangui, le 63eanniversaire de son pays. Sun Haichao, ambassadeur de la République populaire de Chine en Centrafrique et son épouse ont accueilli à cette occasion le président centrafricain, François Bozizé Yangouvonda, les membres du gouvernement centrafricain et les autres ambassadeurs accrédités en Centrafrique.


La soirée du 28 septembre a vu la communauté chinoise rassemblée autour de son ambassadeur en République centrafricaine, Sun Haichao pour commémorer le 63e anniversaire de leur pays, la République populaire de Chine. Si cela a été un moment de rencontre pour cette communauté, cela a également été une occasion de dresser un bilan de la coopération sino-centrafricaine tant du côté chinois que du côté centrafricain.


A cette occasion, l’ambassadeur chinois Sun Haichao a d’abord remercié tous ses invités dont le président de la République centrafricaine, François Bozizé Yangouvonda, le ministre de la Coopération internationale, Dorothée Malénzapa, les membres du gouvernement et les ambassadeurs accrédités en Centrafrique. Il a ensuite fait le point sur la santé de la coopération entre les deux pays. Depuis trente ans déjà, la Chine a opté pour une politique d’ouverture sur le monde et surtout en Afrique. Le diplomate a fait savoir qu’en 2011, le flux commercial entre la Chine et l’Afrique a atteint un seuil de 163,3 milliards de dollars US (environs 125 millions d’euros), faisant de la Chine le premier partenaire commercial de l’Afrique avec un taux d’investissements directs d’environ 14,7 milliards de dollars US (plus de 11 milliards d’euros) et plus de 2 000 entreprises chinoises implantées en Afrique.


La Chine de plus en plus présente en Afrique

 

En ce qui concerne la coopération avec la RCA, M. Haichao a évoqué le récent voyage du Chef de l’Etat centrafricain François Bozizé en Chine, où il a participé à la foire internationale d’investissement et du commerce. Pêle-mêle, il a cité quelques réalisations passées dont la réhabilitation de l’hôpital de l’Amitié, la construction de la ferme agricole de M’Poko, des bourses d’études accordées par la Chine aux étudiants centrafricains, l’assistance de la mission médicale chinoise à Bangui, etc.


Pour terminer son discours, l’ambassadeur a annoncé d’importants chantiers à venir pour la RCA. Il s’agit d’une prochaine mission ministérielle qui sera conduite par la ministre de la Coopération internationale, Dorothée Malénzapa en Chine pour un séminaire bilatéral ; la centrale hydroélectrique de Boali 3 ; le pont Sapéké ; l’Ecole de la formation professionnelle du centre pilote des technologies agricoles ; ainsi que les projets de forages, de l’énergie solaire.


Quant à Mme Malénzapa, elle s’est réjouie de la bonne coopération entre la Chine et son pays, car dit-elle, « la RCA est heureuse de compter parmi les nations africaines que l’histoire a unies à la Chine dès l’aube des indépendances et qui se flattent non pas sans raison de cette amitié exemplaire ». Profitant de l’occasion, le membre du gouvernement a fait un plaidoyer auprès du gouvernement chinois par rapport à la dégradation sans précédent des infrastructures en République centrafricaine.

 

 

 

 


NDLR : Et dire que lorsque Bozizé venait de prendre le pouvoir en mars 2003, il voulait renouer avec Taiwan. Aujourd’hui, sa lune de miel avec Beijing se poursuit. Non seulement la République populaire de Chine est sa plus grande pourvoyeuse d’armement mais il lui a confié les travaux d’exploration du pétrole de Gordil. Actuellement ce sont des médecins chinois qui le soignent. Quoi de plus normal mais Beijing a la mémoire courte car c’est le régime du MLPC de Patassé qui a renoué avec lui alors que le général Kolingba avait choisi d’entretenir des relations plutôt avec Taiwan.

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 14:09

 

 

 

 

 

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BANGUI, 29 sept 2012 (AFP) - Le président centrafricain François Bozizé a rendu hommage à la Force multinationale de l'Afrique centrale, composante militaire de la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique, dans un discours diffusé à la radio nationale samedi.


La Force multinationale (Fomac), arrivée dans le pays en 2008, en remplacement d'une précédente force présente depuis 2002, a compté jusqu'à 500 soldats provenant du Gabon, de la République Démocratique du Congo, du Tchad et du Cameroun. Elle se retire progressivement du pays, qu'elle doit avoir quitté définitivement avant le 31 décembre 2013.

 

"Les contingents (de la Fomac) ont consenti d'énormes sacrifices pour la consolidation de la paix et la stabilité, avec responsabilité", a affirmé M. Bozizé vendredi au Camp militaire M'poko, situé près de l'aéroport de Bangui.

 

"La Fomac (a) assuré le déploiement et la sécurisation du matériel électoral, rétrocédé aux forces armées centrafricaines des matériels et des casernes militaires, et mené des opérations de sécurisation du terrain, qui ont largement contribué au bon déroulement des opérations électorales et au maintien de la stabilité", a ajouté le président.

 

"Sa participation aux questions politiques, notamment le rapatriement de Baba Laddé et l'instauration d'un climat favorable aux négociations entre le gouvernement et la (rébellion) CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix) ont conféré à cette force sous-régionale une dimension internationale", a-t-il déclaré.

 

La CPJP, dernière grande rébellion centrafricaine active, a intégré fin août le processus de paix en cours depuis 2008. Le chef rebelle tchadien Baba Laddé qui sévissait dans le centre du pays s'est rendu le 2 septembre.

 

Aujourd'hui, la Fomac est composée essentiellement de quelque 300 soldats gabonais. Les forces armées centrafricaines peinent toujours à contrôler l'ensemble du territoire, toujours en proie à des groupes armés, des coupeurs de routes ou des braconniers.


 

 

NDLR : "La Fomac (a) assuré le déploiement et la sécurisation du matériel électoral, rétrocédé aux forces armées centrafricaines des matériels et des casernes militaires, et mené des opérations de sécurisation du terrain, qui ont largement contribué au bon déroulement des opérations électorales et au maintien de la stabilité".


Cet hommage si appuyé de Bozizé au rôle de la FOMAC dans sa prétendue victoire électorale de janvier 2011 est très suspect car tout le monde n’a pas la même lecture de cette « sécurisation du terrain » par la FOMAC à laquelle il fait allusion. La vérité est que la FOMAC a accompagné le processus de fraudes massives des scrutins du 23 janvier 2011. Comme par hasard, c’est seulement maintenant et à la faveur de la révision du code électoral que Bozizé et ses doungourous sont obligés d’admettre l’existence de graves dysfonctionnements.   

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