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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 11:20

 

 

 

 

30/05/14 (AFP)

La capitale centrafricaine est restée sous extrême tension jeudi, avec des barricades érigées en ville et des échauffourées entre jeunes et soldats africains, au lendemain de l'attaque inédite d'une église ayant fait une quinzaine de morts.

 

"Plusieurs civils" ont été blessés dans l'après-midi dans le centre de Bangui au cours d'échauffourées avec des soldats de la force africaine Misca, a indiqué à l'AFP le colonel Bengone Otsaga, chef de la police de la mission.

 

Un peu plus tôt, des soldats africains avaient effectué des tirs de sommation pour disperser des jeunes qui tenaient des barricades, en vain.

 

Dans le même quartier, un jeune homme a été blessé par balle dans des circonstances non élucidées, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Dans le quartier de Lakouanga, dans le centre-ville épargné jusque-là par les violences, la mosquée a été saccagée par des civils en colère.

 

De nombreuses barricades, dont s'échappait parfois une colonne de fumée noirâtre visible au loin, avaient été érigées dans la journée dans toute la ville. Bangui s'en trouvait paralysée, taxis et bus ne circulant plus.

 

En fin de journée, les militaires français de la force Sangaris et les soldats de la Misca avaient pu retirer beaucoup de ces barricades, permettant au convoi de la présidente centrafricaine, Catherine Samba Panza, de retour de Brazzaville, de circuler sans encombre entre l'aéroport et ses bureaux.

 

Mais une poignée de barricades, trop volumineuses, n'avaient pu être démontées, notamment aux abords du quartier majoritairement musulman du PK-5.

 

Et les forces militaires ne cachaient pas leur crainte que des représailles soient en préparation, après l'attaque de l'église Notre-Dame de Fatima mercredi. Des militaires de Sangaris et de la Misca, ont été positionnés autour du PK-5.

 

"Complot"

Jeudi, le Premier ministre centrafricain, André Nzapayéké, a attribué ce regain de violences à "un complot planifié" par des "hommes politiques très proches du pouvoir".

 

"Il y a un certain nombre d'hommes politiques connus qui sillonnent les rues, qui demandent la démission du gouvernement, de la présidente", a-t-il dit, en pointant les responsabilité "de personnes qui sont très proches du pouvoir, qui sont même autour du cabinet de Madame la présidente, autour de mon cabinet".

 

L'Union européenne s'est déclarée "extrêmement préoccupée" et a appelé les autorités du pays à "poursuivre sans relâche leur action en faveur de la réconciliation nationale".De son côté, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a "condamné fermement les récentes attaques en République centrafricaine, y compris l'attaque contre l'église Notre-Dame de Fatima à Bangui", selon son porte-parole Stéphane Dujarric.

 

Plusieurs témoins ont raconté à l'AFP comment s'était déroulée l'attaque de l'église: des hommes armés ont pénétré dans l'enceinte de Notre-Dame de Fatima pour y lancer des grenades et tirer dans la foule des déplacés qui y étaient réfugiés depuis plusieurs mois.

 

L'attaque, attribuée par les témoins à des hommes de l'ex-rébellion Séléka à dominante musulmane, a fait une quinzaine de morts, dont un prêtre.

 

Le curé de la paroisse, le père Gabriel, était dans le presbytère de l'église quand les assaillants ont attaqué dans l'après-midi. Pendant un long moment, des "tirs nourris de mitraillette" et des "détonations lourdes" ont résonné dans l'enceinte de l'église, a-t-il expliqué.

 

La crise centrafricaine a pris un tour interconfessionnel en janvier, après le départ forcé du président Michel Djotodia et de son mouvement rebelle, la Séléka, qui avait pris le pouvoir en mars 2013.

 

Après la mise en déroute de la Séléka, les populations musulmanes de Bangui, accusées de connivence avec la rébellion, ont été victimes de nombreuses exactions de la part des milices chrétiennes anti-balaka, conduisant de très nombreux musulmans au départ ou à l'exil.

Dans la capitale, des violences sporadiques continuent de se produire malgré la présence des forces Sangaris et Misca, notamment entre des chrétiens et les rares musulmans restés en ville.

 

Toutefois, ces dernières semaines, Bangui avait connu une relative accalmie.

 

Après la fuite à l'étranger, ou dans le nord et le centre du pays, de nombreux musulmans de Bangui, c'est surtout la province qui a été récemment le théâtre de violences meurtrières.

 

C'est la première fois depuis plus d'un mois que des barricades sont érigées dans les rues de Bangui. A ces check-points improvisés, des dizaines de jeunes ne cachaient pas leur colère envers la force multinationale, qu'ils accusent d'avoir "laissé faire" l'attaque de l'église.

 

Prise entre deux feux, la Misca peine à rétablir l'ordre, dans l'attente des 12.000 Casques bleus promis par l'ONU pour septembre.

Bangui sous tension après l'attaque d'une église, "complot" selon le Premier ministre

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Centrafrique-Presse.com
29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 23:19

 

 

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2014-05-29 12:37:43 - L'attaque d'une église par un groupe armé, mercredi après-midi, dans l'église Notre-Dame de Fatima, dans le centre de Bangui non loin du PK-5, quartier musulman de la capitale, faisant dix morts, dont un prêtre, a plongé ce jeudi, Bangui, la capitale dans une ambiance de peur et de fébrilité, a constaté APA.


Plusieurs barricades ont été érigées par les habitants de Bangui dans les intersections des grandes artères de la capitale, empêchant ainsi la circulation des véhicules de transport en commun et ceux des particuliers.


Le Centre-ville est désert ce jeudi, la Mosquée de Lakouanga, dans le 2è arrondissement incendiée par les manifestants qui ont aussi organisé une marche pacifique.

« Cette église est un lieu de refuge pour tous les déplacés. Et ces déplacés ont été attaqués par des mercenaires, par des criminels venant du KM5, le centre commercial. Il y a une dizaine de morts et plusieurs personnes déportées et plusieurs autres blessées» s'est indigné l'ancien ministre de la jeunesse, des arts et de la culture, M Jean Serges Bokassa, lors d'une marche pacifique pour « marquer son indignation contre ce massacre et dénoncer la partialité des troupes burundaises».

 
« Trop c'est trop. Nous allons rester ici jusqu'à une semaine. Nous réclamons au gouvernement centrafricain l'armement des Forces des Armées Centrafricaines (FACA) pour assurer notre sécurité »
a lancé un jeune en colère derrière la barricade érigée. 


« Je suis là pour soutenir mes frères. Beaucoup de jeunes et même un prêtre ont été tués par les musulmans de KM5 » a réitéré une habitante, seins nus, arme blanche en main.


« Je ne suis d'accord avec les agitations de nos jeunes qui sont l'avenir de la RCA. Mais je désapprouve le fait qu'ils brûlent des pneus sur la voie publique qui vont sans doute endommager le goudron » a fait observer un officier de la gendarmerie nationale.


Le reporter de APA de passage sur les lieux ce jeudi matin, s'est entretenu avec un des témoins de la scène qui a dû la vie sauve en se cachant dans l'une des toilettes du site « j'ai compté de mes propres yeux 9 corps allongés sans vie. Parmi ces corps celui du prêtre Nzale qui a été tué parce que refusant de monter dans le véhicule pour se faire prendre comme otage. Ils lui ont tiré à bout portant. Il a succombé peu après» a-t-il témoigné tout en sanglotant.


Aucune déclaration officielle n'a été faite suite à cet évènement tragique. La primature a annoncé dans les prochaines heures une déclaration du premier ministre André Nzapayéké.

 

http://www.apanews.net/article_read-604931-lendemain-de-l---attaque-meurtrie-d---une-eise-bangui-paralyse.html#sthash.wMB4vNwL.dpuf

Lendemain de l'attaque meurtrière d'une église, Bangui paralysée

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 23:11

 

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2014-05-29 14:57:51 - Le Premier ministre centrafricain, André Nzapayéké, a donné mandat aux forces étrangères déployées en Centrafrique de ratisser dans les quartiers de Bangui et les préfectures, menaçant les fauteurs de troubles que « le gouvernement n’assistera pas en spectateur à la prise en otage du peuple centrafricain par les anti-balaka d’un côté et les ex séléka de l’autre ».

 

Il a fait cette déclaration ce jeudi, au lendemain de l''attaque meurtrière par un groupe armé, de l'église Notre-Dame de Fatima, dans le centre de Bangui non loin du PK-5, quartier musulman de la capitale, faisant dix morts, dont un prêtre.


«En attendant la restructuration en cours de nos Forces de Défense et de Sécurité (FDS) , je donne mandat aux forces internationales de Sangaris, la MISCA et l'EUFOR-RCA pour ratisser les quartiers de Bangui et les régions de nos préfectures qui servent de zones de non droit aux criminels de tout bord » a ordonné le chef du gouvernement. 


Par conséquent M Nzapayéké a mis en garde les fauteurs de troubles. 

« Je voudrais dire fermement aux vendeurs d'illusions qui sont les mêmes qui sèment le chaos depuis un certain temps que le bras qui tend la main du rassemblement et de réconciliation a une longueur limitée. », a –t-il dit.


A en croire le chef du gouvernement, l'attaque de l'église a pour objectif d'entretenir l'insécurité empêcher la relance économique et retardé le retour des déplacés dans leurs domiciles respectifs. 


« Les ennemis de notre nation, souligne-t-il, profitent toujours de l'accalmie pour commettre les crimes les plus odieux pour réduire à néant les efforts du gouvernement », note –t-il. 


Face à ces exactions, selon M Nzapayéké la contribution de tous les Centrafricains est « capitale » d'où la nécessité selon lui, pour le gouvernement de lancer un appel au peuple centrafricain lui demandant de dénoncer courageusement les criminels, aux familles de reprendre en main l'encadrement moral et l'éducation de leurs enfants. 

« Je condamne énergétiquement ces actes de barbarie dont le but est de provoquer l'effondrement moral et la désintégration de notre nation »a-t-il conclu.

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=604950#sthash.ep14tOeH.dpuf

Le PM centrafricain donne carte blanche aux troupes étrangères de traquer les fauteurs de troubles à Bangui

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 22:56

 

 

 

Emile Gros Raymond

        NAKOMBO

 ******************

        CABINET

Communiqué de presse n°06

 

C’est avec une réelle consternation que j’ai appris la tragédie qui s’est déroulée hier à l’église notre Dame de Fatima de Bangui. Quels que soient les mobiles, rien, absolument rien ne saurait justifier que l’on s’en prenne gratuitement à des civils, de surcroit dans un lieu de culte.

 

Cette tragédie vient rallonger la liste de celles auxquelles nous faisons face depuis décembre 2012.

 

Parmi les missions confiées aux autorités de la Transition, il y a la pacification et la sécurisation de la République Centrafrique et de tous ses  Fils et Filles. La nature et la gravité du massacre de Fatima prouvent que cette mission n’est pas correctement exécutée pour l’heure.

 

J’appelle les autorités de la Transition à prendre toutes les dispositions nécessaires pour que cessent maintenant les inadmissibles atteintes aux droits humains.

 

Les forces Africaine, Européenne et Française présentes en République Centrafricaine ont reçues des nations-unies, mandat pour l’aider à se pacifier et se reconstruire. Le temps est donc venu pour que les résolutions autorisant ces interventions dans notre pays soient intégralement exécutées.

 

Au peuple de Centrafrique, tout en partageant ta peine et en condamnant avec la dernière rigueur le massacre de Fatima, je t’appelle de Bambouti à Bocaranga, d’Amndafok à Bayanga à te lever comme un seul homme pour briser la tyrannie du chaos afin que la République soit restaurée.

 

 

Bangui 29 mai 2014

 

Émile Gros Raymond NAKOMBO

Communiqué de presse d'Emile Gros Nakombo

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 22:50

 

 

 

 

 

http://www.la-croix.com/   29/5/14 - 17 H 55

 

La ville de Bambari (centre-est de la Centrafrique) est le théâtre depuis quelques jours d’affrontements entre l’armée française et des musulmans liés à la Séléka.

 

Dans cette ville où la Séléka a installé son état-major, la France veut rétablir l’ordre mais peine à rassurer la communauté musulmane.

 

« Vous êtes Français ? », crache le jeune homme, un gourdin clouté à la main, tandis qu’une centaine de ses camarades armés de machettes, poignards, arcs et flèches entourent le pick-up en hurlant : « Vous ne passerez pas ! », « À mort les Français, à mort Sangaris », « Sangaris, génocide »

 

DES SOLDATS JUGÉS COMPLICES DES ANTIBALAKA

 

Dans le véhicule assiégé, Ruben de Koning, Américain en mission pour l’ONU à Bambari (centre-est de la Centrafrique), répond calmement :« Non, nous ne sommes pas français mais américains et anglais. » « Nous sommes des journalistes américains et anglais », ajoute sans se démonter le Britannique Dann Flenn, de l’agence Reuters.

 

Peine perdue. Les émeutiers s’excitent. Certains frappent les vitres, d’autres le capot, tentent d’ouvrir les portes arrière. À l’évidence, ces jeunes musulmans du barrage du pont de l’Ouaka veulent tuer. Ils ne veulent pas des soldats de Sangaris, jugés complices des antibalaka. Ils sont drogués au tramadol, un cachet contre la douleur absorbé à haute dose avec de l’alcool de palme.

 

LES RAISONS DE LA HAINE ?

 

En face d’eux, à deux ou trois cents mètres, des soldats du groupement tactique interarmes (GTIA) Scorpion, le GTIA de Sangaris chargé de se déployer dans l’est de la Centrafrique depuis le 28 mars. Ils tiennent la rive gauche. Mais ils n’interviennent pas sur le barrage. Ils l’avaient fait savoir quelques minutes plus tôt aux passagers du véhicule, dans lequel il y a trois Français.

 

« S’ils sont américains, il faut qu’ils passent pour raconter ce que Sangaris nous fait ici », reprend l’un des émeutiers. « D’accord », dit un autre. L’avant du véhicule est libéré. Deux hommes font signe au chauffeur de rouler, appellent les plus agités au calme. La voiture peut enfin traverser le pont. Quelle est la raison de cette haine, ce jour-là, à Bambari ? Que reprochent-ils à Sangaris ?

 

LES CRAINTES DES MUSULMANS DE BAMBARI

 

Trois jours plus tôt, dans son fief de Bambari, le général Joseph Zoundeko, le nouveau chef de l’état-major de la Séléka, affirmait à La Croix : « Nous nous sommes installés à Bambari non pour préparer la partition du pays mais pour protéger la population des antibalaka. Nous voulons bien collaborer avec Sangaris mais nous constatons que plus les Français se déploient en RCA, moins il y a de musulmans. Il y a un lien de complicité entre Sangaris et les antibalaka. »

 

L’affirmation du général Zoundeko n’est pas isolée. Elle reflète les craintes des musulmans de Bambari. Qu’ils soient commerçants, responsables associatifs, religieux, déplacés de Bangui, jeunes ou vieux, riches ou pauvres… ils ont peur d’être à leur tour la cible des antibalaka, comme l’ont été leurs frères de Bangui, puis ceux de l’ouest.

 

D’autant que la menace s’approche d’eux. Il y a quelques jours, ils apprenaient que la ville de Grimari, où Sangaris s’est déployé fin avril (80 km à l’ouest de Bambari), était désormais quadrillée par les antibalaka.« Ils sont environ 300, reconnaît un officier du GTIA Scorpion, armés de fusils et de machettes en ville. »

 

Conséquence ? Les musulmans de Grimari prennent la fuite. La route entre les deux villes est devenue dangereuse pour eux. Les commerçants musulmans sont obligés de passer par des chauffeurs chrétiens pour éviter les attaques.

 

Ce que n’a pas fait Issa Adam, il y a deux jours. Parti chercher lui-même son fils réfugié au Tchad pour qu’il puisse passer son bac à Bambari, ils ont été attaqués à une quarantaine de kilomètres de Grimari. Quatre morts, dont son fils de 21 ans, Elias Adam. Une semaine plus tôt, c’est une mosquée du village d’Awatché, à 25 km de Bambari, qui était incendiée. Une première dans la région. Et puis, un chef peul et sa famille (musulmans), massacrés à proximité de ce village. Des exactions attribuées aux antibalaka.

 

Paniqués, les Peules d’Awatché ont quitté leur village pour se réfugier à Bambari, tandis que des éléments de la Séléka partaient en expédition punitive contre les chrétiens d’Awatché jugés complices des antibalaka. Maisons incendiées, chrétiens tués : la réaction a été particulièrement violente.

 

Pour fuir les représailles de la Séléka, les villageois ont trouvé refuge en brousse, quitte à ne plus manger pendant des jours, à dormir dans la forêt et s’exposer au paludisme. Alertée, la force Sangaris s’est bien déplacée à Awatché, mais bien trop tard. Pour l’heure, c’en est fini de la cohabitation entre les Peuhles et les chrétiens d’Awatché.

 

De même, à Bambari, le souvenir des exactions, des crimes et des vols commis par la Séléka à son arrivée, en décembre 2012, a laissé des traces profondes parmi leurs victimes chrétiennes qui crient vengeance. C’est sur un tel terreau que les antibalaka prospèrent. C’est pourquoi la Séléka apparaît à de nombreux musulmans comme un ultime recours avant disparition.

 

RECADRER LES CHEFS DE LA SÉLÉKA

 

C’est dans ce contexte que deux jours plus tôt, les chefs de quartiers, les cadres administratifs, les présidents d’associations, les chefs religieux, chrétiens et musulmans, et les responsables de la Séléka étaient convoqués à l’amphithéâtre de l’École normale d’instituteurs (ENI) de Bambari pour entendre l’ambassadeur de France.

 

Charles Malinas s’est ainsi employé à recadrer les chefs de la Séléka, jugeant nul et non avenu leur état-major, réaffirmant l’unité du pays contre toute velléité de partition… passant sans doute un peu vite sur les peurs des musulmans. Résultat, son discours fut chaudement applaudi par les chrétiens présents dans la salle, mais froidement accueilli par les musulmans.

 

Dès le lendemain matin, la ville était coupée en deux, les armes étaient sorties et actives, des barrages s’élevaient dans la zone musulmane, tandis que les chrétiens se réfugiaient dans l’évêché ou s’enfuyaient dans la brousse pour éviter la colère des jeunes musulmans. Les soldats français se repliaient pour plusieurs jours sur la rive droite de l’Ouaka afin d’éviter l’affrontement direct.

 

Encouragées par Sangaris, les autorités catholiques et musulmanes essaient ensemble de rassurer les esprits. Si les Français ont repris pied sur la rive gauche, ils ne peuvent pas grand-chose contre le départ des familles musulmanes qui ne se sentent plus en sécurité à Bambari. Et ils ne voient pas que dans leur dos, parmi les jeunes chrétiens, malgré les appels au calme de l’évêque Édouard Mathos, des noyaux durs sont en train de se former en vue de la revanche, espérée pour bientôt.

 

LAURENT LARCHER (à Bambari)

 

(Joseph Zindeko chef d'état-major Séléka)

Lu pour vous : En Centrafrique, les Français dans la tourmente

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 22:36

 

 

 

 

 

http://www.lesoir.be/ 

 

L’Union européenne a fait part jeudi de sa préoccupation face aux violences en République centrafricaine, au lendemain de l’attaque d’une église ayant fait une quinzaine de morts, a indiqué un porte-parole de la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton. «Nous sommes extrêmement préoccupés par la poursuite des violences en République centrafricaine, en particulier par les rapports faisant état d’attaques contre des civils réfugiés dans des lieux de culte», a déclaré ce porte-parole.

Violences en Centrafrique: l’UE «préoccupée»

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 22:34

 

 

 

 

http://www.un.org/ 

 

29 mai 2014 – Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a condamné jeudi les récentes attaques en République centrafricaine, notamment celle contre l'église Notre-Dame de Fatima mercredi à Bangui, au cours de laquelle un nombre indéterminé de personnes ont été tuées, y compris le prêtre, tandis que d'autres ont été enlevées.

 

Cette attaque intervient après de nouvelles violences dans la capitale centrafricaine en début de semaine au cours de laquelle trois jeunes musulmans ont été brutalement tués par des membres présumés des anti-Balaka alors qu'ils se rendaient à un match de football visant à promouvoir la réconciliation interconfessionnelle.

 

« Le Secrétaire général encourage les Autorités de transition de la République centrafricaine à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher de nouvelles violences dans la capitale et dans le reste du pays, et à prendre des mesures concrètes pour garantir que les responsables de ces crimes répondent de leurs actes », a dit son porte-parole dans une déclaration à la presse.

 

Ban Ki-moon « appelle les forces internationales présentes en République centrafricaine à prendre toutes les mesures nécessaires en vue de soutenir ces mesures. »

 

« Le Secrétaire général appelle à la fin immédiate du cycle de violences et de représailles. Il encourage les dirigeants de la République centrafricaine et les partenaires de la sous-région à travailler avec la Mission des Nations Unies MINUSCA pour faciliter une avancée significative du dialogue national et de la réconciliation afin de tracer la voie vers une paix durable », a ajouté son porte-parole.

Centrafrique : Ban Ki-moon appelle à mettre fin au cycle de représailles meurtrières

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 22:30

 

 

 

Appel pour la paix

Appel de certains partis pour la paix

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 22:13

 

 

 

 

 

Une mosquée de Bangui, en Centrafrique, a été saccagée jeudi, ont rapporté des témoins. Cette attaque s'est produite au lendemain de celle opérée contre une église de la capitale par des jeunes musulmans, qui a fait une dizaine de morts.

 

Des jeunes gens issus des milices chrétiennes anti-balaka ont dressé des barricades à l'aide de pneus enflammés pour bloquer les rues où peu d'habitants s'aventuraient. Ils craignaient une nouvelle flambée de violences religieuses et de représailles contre les musulmans encore présents dans la ville.

 

L'attaque de la mosquée du quartier de Lakouanga n'a pas fait de victime, l'édifice étant vide à ce moment-là. Mercredi, c'est l'église Notre-Dame de Fatima, où se sont réfugiés plusieurs milliers de chrétiens déplacés par les violences, qui avait été attaquée par des hommes armés. Jonas Bekas, prêtre de la paroisse, a fait état de onze morts.

 

Le raid contre l'église a fait suite à un accrochage entre miliciens chrétiens et habitants du quartier musulman de PK5, selon des témoins.

 

Réaction trop lente

 

Sébastien Wenezoui, un chef des anti-balaka, a accusé les forces internationales déployées en Centrafrique d'avoir abandonné l'église à ses assaillants, pointant en particulier les soldats burundais de la Misca, la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous commandement de l'Union africaine. Il a aussi jugé que les soldats français de l'opération Sangaris n'avaient pas réagi assez vite.

 

"Ce qui nous blesse le plus est que la France est ici pour protéger la population civile. La Misca est ici aussi pour protéger la population mais quand nous avons appelé les Burundais, ils ne sont pas venus", a-t-il déclaré à l'agence Reuters par téléphone.

 

Un porte-parole de la Misca, Francis Che, a démenti que la force africaine ait réagi trop lentement, ajoutant qu'une enquête avait été ouverte. "Les gens doivent comprendre que nous les réprimerons et les traduirons devant la justice nationale ou internationale", a-t-il dit.



(ats / 29.05.2014 18h25)

Une mosquée saccagée à Bangui après l'attaque d'une église

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 14:02

 

 

 

 

http://www.lapresse.ca/   29 mai 2014 à 08h24 | Mis à jour à 08h24

 

ALLAN WOODS, MICHELLE SHEPHAR  Toronto Star

 

Moustapha Saboun n'a jamais réussi à se faire élire comme conseiller municipal et a eu encore moins de chance lorsqu'il s'est porté candidat à la mairie de Sherbrooke, en 2009. Aujourd'hui, cet immigré de la République de Centrafrique tente d'accomplir une mission pour le moins improbable: bâtir un parti politique sur les cendres encore chaudes d'un conflit meurtrier qui a opposé les milices chrétiennes - les anti-Balaka - à la Seleka, une coalition de rebelles musulmans lourdement armée.

 

Depuis quelques mois, les Nations unies mettent en garde contre la menace d'un génocide en Centrafrique. Quelque 500 000 personnes ont fui leurs villages et au moins la moitié des 4,6 millions d'habitants ont besoin d'une aide humanitaire.

 

La stabilité passe par la réconciliation et l'avènement d'un nouveau gouvernement formé des leaders de la Seleka et des anti-balaka. Une grande part de cette responsabilité incombera à Moustapha Saboun, nommé secrétaire général de l'aile politique de la Seleka, plus tôt ce mois-ci.

 

«La lutte dans laquelle nous sommes actuellement engagés vise à faire cesser les massacres», a affirmé M. Saboun au Toronto Starlors d'un bref passage à Sherbrooke, où réside sa famille. «Nous devons nous en occuper avant même de parler de développement. Nous voulons la paix, mais c'est impossible sans justice et sans réconciliation.»

M. Saboun apparaît comme un architecte pour le moins improbable de l'avenir de la Centrafrique. Sa feuille de route comporte son lot d'échecs depuis son arrivée au Canada il y a un quart de siècle. Il a perdu deux élections municipales, son mariage n'a pas duré et ce père de famille monoparentale a vécu de l'aide sociale pendant une décennie.

 

Implication à distance

 

En mars 2013, le musulman Michel Djotodia, soutenu par la Seleka, a pris le pouvoir en Centrafrique, mettant fin aux 10 ans de règne du président chrétien François Bozizé. À ses côtés, à titre de conseiller présidentiel: le frère de M. Saboun, Abakar Sabone, impliqué dans la rébellion depuis plusieurs années.

 

L'an dernier, Moustapha Saboun a reçu un appel du président Djotodia lui demandant de servir en qualité de directeur général de l'agence de télécommunication de la Centrafrique, un poste clé dans un pays où les cellulaires et les messages textes sont un moyen de communication essentiel.

 

«Lorsque les Seleka sont arrivés au pouvoir, le président m'a appelé et a dit: «Voilà, c'est le moment de venir nous aider», indique Saboun. Je pensais que c'était une bonne occasion.»

 

Bien avant que le parti ne prenne le pouvoir, M. Saboun agissait à titre de secrétaire général de la Seleka, affirme un ami, Augustin Mangaphi. «Nous étions en contact avec eux là-bas, et d'ici, à Sherbrooke, nous coordonnions les décisions politiques. Les décisions militaires étaient prises sur le terrain», dit Mangaphi.

 

M. Saboun explique: «J'avais mis en place toutes les règles internes du mouvement, travaillé sur la façon dont les élections devaient se tenir et sur la façon dont on pouvait former un parti politique pour prendre le pouvoir par la grande porte.»

 

Il laisse cependant entendre que sa contribution à la Seleka est strictement politique. «Je suis inutile pour les stratégies militaires, je n'y connais rien et ce n'est pas mon truc. Il faut que ce soit clair.»

 

Dérapage

 

Six mois après avoir pris le pouvoir, le régime corrompu de la Seleka a fait des ravages. Djotodia a rapidement perdu le contrôle des milices, dont les membres terrorisaient la population, ce qui a conduit à la mise sur pied de troupes anti-balaka issues en gros de la majorité chrétienne du pays.

 

Le président a ordonné la dissolution de la milice en septembre 2013, mais son appel a été ignoré. En décembre, le chaos s'était installé. En deux jours, 1000 personnes ont été tuées dans des affrontements. Djotodia a cédé aux pressions internationales et abandonné la présidence avant de se réfugier au Bénin.

 

«C'est une bonne chose qu'il soit parti, dit M. Saboun. Mais pas de la manière dont ça s'est fait. Ç'aurait dû être négocié en douceur et toutes les personnes armées jusqu'aux dents auraient dû être intégrées dans les forces policières locales ou nationales et dans l'armée.»

 

Les milices des deux côtés se sont déchaînées, commettant les pires atrocités, massacrant des gens simplement en fonction de la rue où ils habitaient, des vêtements qu'ils portaient ou du Dieu qu'ils priaient.

 

M. Saboun affirme que les milices de la Seleka veulent la paix, mais la sécurité est la priorité. Pour le moment, les rebelles vivent dans la crainte de représailles s'ils sont désarmés, explique-t-il.

 

Un rôle délicat

 

Le gouvernement intérimaire dirigé par la présidente de transition Catherine Samba-Panza a demandé aux deux groupes de choisir des leaders politiques pour travailler à la réconciliation. Mais la rencontre de la Seleka s'est conclue par la nomination de leaders pour les forces policières et militaires, de même que pour la structure politique, ce qui laisse craindre une aggravation des conflits sectaires.

 

M. Saboun, fils de marchand de diamants, arrivé à Montréal dans les années 80 pour étudier au MBA, sait que la bataille est tout sauf gagnée, alors que la souffrance continue. «Un dialogue? On essaie. Mais si nous poussons trop fort, on nous dit que nous sommes avec le gouvernement, que nous avons été achetés, dit-il. Mais si nous défendons la Seleka, on nous traite d'extrémistes. Nous nous retrouvons au milieu et notre rôle est très délicat. Mais c'est le prix à payer, puisque nous n'avons pas d'autre choix.»

 

 

(Mustapha Saboun)

Lu pour vous : Un Sherbrookois engagé dans le conflit en Centrafrique

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