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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 00:53

 

 

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APA-Maputo (Mozambique) 15-11-2010 - La compagnie aérienne éthiopienne Ethiopian Airlines a annoncé le lancement de nouveaux services vers trois destinations africaines à compter du 1er décembre, notamment Maputo (Mozambique), Bangui (République centrafricaine) et Malakal (centre-est du Soudan), a appris APA lundi sur le site de la structure.

Elle desservira la capitale mozambicaine trois fois par semaine et quatre fois par semaine pour Bangui et Malakal (centre-est du Soudan), a indiqué la compagnie.

Ce nouveau service portera les destinations internationales d’Ethiopian Airlines à 60 dont 40 en Afrique.

Selon la même source, Ethiopian Airlines affirme détenir le plus grand réseau en Afrique en plus d’avoir le plus rapide taux de croissance parmi les compagnies aériennes du continent.

La Compagnie devrait recevoir le premier Boeing 777-200LR en Afrique en fin novembre, a indiqué la source, ajoutant que cinq commandes de Boeing 777-200LR annoncées pour desservir plusieurs destinations lointaines comme les axes Addis-Washington (USA) et Addis-Pékin (Chine).

Cette société nationale fondée en 1945 prévoit également le lancement d’un service quotidien sans escale sur l’axe Washington-Addis-Abeba, à bord d’un Boeing 777-200LR à partir du 16 décembre prochain, ce qui ramènera la durée du voyage à 12h 25 minutes.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 00:48

 

 

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Conakry (AFP) 16 novembre 2010 03:15 - Alpha Condé, opposant historique de 72 ans, a remporté l'élection présidentielle en Guinée avec 52,5% des voix contre 47,4 %% à son adversaire Cellou Dalein Diallo, a annoncé lundi soir la Commission électorale à Conakry. La capitale n'était toutefois pas exempte de heurts: des affrontements y ont fait au moins un mort.

Selon ces résultats provisoires, M. Condé a obtenu 1'474'666 voix contre 1'333'666 à son adversaire Cellou Dallein Diallo, a précisé la commission électorale. Le taux de participation a été de 67%.

L'annonce de la victoire de M. Condé, que l'intéressé avait revendiquée dans la journée, tout comme son adversaire, intervient dans un climat de vive tension à Conakry où des affrontements entre de jeunes partisans de M. Diallo et les forces de l'ordre ont fait au moins un mort et des dizaines de blessés.

Cellou Dalein Diallo a affirmé de son côté à l'AFP que ces violences avaient fait deux morts. Lundi soir, peu après l'annonce de la victoire de M. Condé, des coups de feu ont été entendus dans plusieurs quartiers de Conakry.

Appel à la "concorde"

Dans sa première déclaration après sa victoire, Alpha Condé a appelé à la "concorde" et "la fraternité", estimant que "le temps est venu de se donner la main" et d'oeuvrer "à la réconciliation nationale".

Alpha Condé, qui défendait les couleurs du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG), est une figure historique de l'opposition dont le combat politique remonte à la fin des années 1950.

Cellou Dalein Diallo a de son côté lancé "un appel pressant" à ses électeurs à "éviter" les violences en attendant que ses réclamations pour fraudes soient examinées par la Cour suprême qui doit confirmer les résultats provisoires.

La commission électorale a reçu 31 réclamations dont 28 de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), le parti de M. Diallo. Les observateurs internationaux ont jugé le scrutin, censé parachever la transition vers un pouvoir civil, libre et équitable.

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et celui de la Francophonie, Abdou Diouf, ont appelé les Guinéens "à accepter les résultats".

 

 

Alpha Condé déclaré vainqueur de l’élection présidentielle

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 15.11.10 | 13h13  •  Mis à jour le 15.11.10 | 22h19

Alpha Condé, opposant historique de 72 ans, a remporté l'élection présidentielle en Guinée avec 52,52 % des voix, selon les résultats provisoires officiels annoncés lundi 15 novembre par le président de la Commission électorale nationale indépendante. Peu après l'annonce de ces résultats, des coups de feu ont été entendus à Conakry, la capitale du pays.

A quelques heures de la diffusion officielle des résultats provisoires, les candidats à la présidentielle s'étaient tous les deux autoproclamés vainqueurs. Cellou Dalein Diallo s'est déclaré gagnant de l'élection, affirmant se baser sur des résultats "purgés" de "fraudes". Un peu plus tôt, c'est l'opposant historique de Guinée, Alpha Condé, qui revendiquait sa victoire. Les résultats partiels jusqu'alors publiés par la CÉNI donnaient alors Alpha Condé et l'ancien premier ministre Cellou Dalein Diallo au coude à coude.

"Moi, je sais que j'ai gagné", avait affirmé M. Condé, qui était opposé à l'ancien premier ministre Cellou Dalein Diallo. "J'ai gagné quatre communes sur cinq à Conakry, toutes les préfectures de Basse-Guinée à part Boké, toutes les préfectures de la Forêt et de la Haute-Guinée. Comment voulez-vous que je ne gagne pas ?" a-t-il ajouté.

M. Diallo avait demandé dimanche à la CÉNI de "prendre le temps" de bien examiner toutes les "réclamations" pour "fraudes" qu'il a présentées, menaçant de ne "pas accepter" les résultats du scrutin s'ils étaient annoncés immédiatement. "Quand on veut un Etat de droit, on commence par respecter le suffrage universel", lui a répondu M. Condé, ajoutant que "tout contentieux électoral doit être porté devant la Cour suprême".

INCIDENTS À CONAKRY

Peu après ces annonces et en dépit d'un appel "au calme et à la retenue" de Cellou Dalein Diallo, des incidents s'étaient déjà produits lundi matin entre ses partisans et les forces de sécurité dans différents quartiers de Conakry. Plusieurs rues de ces quartiers étaient barrées par les forces de sécurité, harcelées à coups de pierres et de projectiles divers jetés par des militants de l'Union des forces démocratiques de Guinée de M. Diallo, qui ont mis en place des barricades. Les forces de sécurité ont riposté avec des gaz lacrymogènes. Selon un bilan de la police, ces violences ont fait au moins un mort et des dizaines de blessés.

LA FRANCE APPELLE AU CALME

De son côté, la France a appelé lundi les candidats à la présidentielle au respect des "procédures légales" en cas de contestation des résultats. "Nous appelons les responsables politiques [guinéens] à continuer à placer l'intérêt de la nation au-dessus de toute autre considération afin de permettre, dans le calme, l'aboutissement du processus électoral et la désignation du nouveau président", a déclaré Bernard Valero, porte-parole au ministère des affaires étrangères.

La campagne électorale a été marquée depuis septembre par des violences politico-ethniques, M. Diallo étant d'ethnie peule et M. Condé malinké. Elles ont fait au moins un mort et des dizaines de blessés, selon divers témoignages.

Après cinquante-deux ans de régimes dictatoriaux ou autoritaires, les Guinéens ont voté massivement, le 7 novembre, pour départager deux civils, près de quatre mois après le premier tour du 27 juin. Lors du premier tour, M. Diallo était arrivé en tête avec 43 % des voix face à M. Condé (18 %). Mais le jeu des alliances et l'importance du vote ethnique en Guinée ont permis à M. Condé de refaire son retard, selon les résultats partiels de la CÉNI.

 

Coups de feu à Conakry après l'annonce de la victoire de Condé

CONAKRY - AFP / 15 novembre 2010 22h42 - Des coups de feu étaient entendus lundi soir dans plusieurs quartiers de Conakry après l'annonce de la victoire de l'opposant historique Alpha Condé à la présidentielle en Guinée, ont constaté un journaliste de l'AFP et des témoins.

Ces coups de feu, dont l'origine n'a pas pu être déterminée dans un premier temps, ont été entendus dans les quartiers où s'étaient produites des violences au cours de la journée de lundi, en particulier Ratoma et Hamdallaye.

Les rues de ces quartiers étaient en outre quadrillées par d'imposantes forces de sécurité, selon le journaliste de l'AFP.

Peu auparavant, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) avait annoncé la victoire d'Alpha Condé avec 52,5% des voix face à son adversaire, Cellou Dallein Diallo (47,4%).

Les quartiers où les coups de feu ont été tirés avaient été lundi le théâtre d'affrontements entre de jeunes partisans du candidat perdant, Cellou Dallein Diallo, et les forces de l'ordre qui ont fait au moins un mort et une trentaine de blessés, selon une source policière.

Ces quartiers sont en majorité peuplés de Peuls, l'ethnie de M. Diallo, M. Condé étant Malinké.

Dans les quartiers où vivent plus particulièrement les partisans de M. Condé, l'heure étant en revanche à l'explosion de joie.

Des violences politico-ethniques avaient marqué la campagne électorale du second tour de la présidentielle qui s'est déroulée le 7 novembre.

(©)

 

Alpha Condé remporte la présidentielle guinéenne

APA-Conakry (Guinée) 15-11-2010 - Le Pr Alpha Condé a remporté le deuxième tour de la présidentielle guinéenne du 7 novembre dernier en raflant 52,52 pour cent des suffrages contre 47,48 pour son challenger Cellou Dalein Diallo, selon les résultats provisoires publiés dans la soirée de lundi par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dirigée par le général malien Toumani Siaka Sangaré.

Agé de 72 ans, le Professeur Alpha Condé, opposant historique aux régimes de Sékou Touré et de Lansana Conté, avait obtenu 18 pour cent des suffrages du premier tour contre 43 pour cent pour son challenger l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo.

Le leader du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) est condamné en 1970 à mort par contumace en 1970 par feu Sékou Touré ce qui le contraint à rester en exil jusqu’au 17 mai 1991, sept ans après la mort du premier président de Guinée.

Il participe à la première présidentielle multipartite du pays, en 1993, contre Lansana Conté, au pouvoir depuis la mort de Sékou Touré en 1984.

Lansana Conté rafle officiellement la mise avec 51,7 % des voix, dans un climat de suspicion de fraudes dénoncées par l’opposition.

Il se présente de nouveau cinq ans plus tard mais cette fois il est purement et simplement kidnappé et emprisonné avant même la fin du vote. Cette fois encore Lansana Conté est déclaré vainqueur avec 56,1 pour cent des suffrages.

Il est mis en prison en compagnie d’autres opposants, accusé de préparer une rébellion.

En 2000, il est condamné, à l’issue d’un procès, à cinq ans d’emprisonnement, au motif d’atteinte à l’autorité de l’Etat et à l’intégrité territoriale. Une grâce présidentielle, obtenue grâce à une forte pression internationale, le libère en 2001.

 

 

 

Communiqué de presse OIF

 

 

CP/SG/JT/28/10

 

Paris, le 15 novembre 2010

 

Guinée : le Secrétaire général de la Francophonie appelle les candidats à accepter les résultats et à recourir exclusivement aux voies légales pour toute contestation éventuelle

 

Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, prend note des résultats provisoires du deuxième tour de l’élection présidentielle en Guinée, proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ce 15 Novembre 2010.

 

« Je félicite le peuple guinéen pour avoir participé massivement et dans le calme à cette élection, jugée par les observateurs nationaux et internationaux comme globalement libre, fiable et transparente, et rends hommage à la CENI pour la qualité de l’organisation de ce scrutin et au travail remarquable de son Président, le Général Siaka Toumani Sangaré, auquel j’apporte mon plein appui », a déclaré Abdou Diouf.

 

Le Secrétaire général de la Francophonie invite instamment les candidats à accepter les résultats dûment et régulièrement proclamés par les autorités compétentes. Il les exhorte à maintenir le climat serein et apaisé qui a régné le jour du scrutin et à recourir exclusivement aux voies prévues par la loi pour exprimer toute contestation éventuelle.

 

Rappelant l’engagement pris par les deux candidats de faire « de la journée du 7 novembre ainsi que de la période post-électorale un moment historique de confraternité retrouvée », Abdou Diouf formule l’espoir que cette élection ouvrira la voie à une ère de paix et de stabilité durables en Guinée. Il réitère la disponibilité de l’Organisation internationale de la Francophonie, à l’instar du soutien qu’elle a apporté tout le long de la phase de transition, à accompagner les efforts des nouvelles autorités issues de l’élection présidentielle du 7 novembre afin de consolider la paix, la démocratie et les droits de l’Homme, conformément aux dispositions de la Déclaration de Bamako.

 

Le Secrétaire général de la Francophonie saisit cette occasion pour saluer à nouveau l’engagement et la détermination du Général Sékouba Konaté, Président de la transition, et féliciter le Président du Faso, S.E Monsieur Blaise Compaoré, Médiateur dans la crise guinéenne, pour ses efforts constants en faveur de l’instauration d’une paix durable en Guinée.

 

 

L’OIF compte 56 Etats et gouvernements membres, et 19 pays observateurs. Pour plus de renseignements sur la Francophonie : www.francophonie.org

 

Julie Tilman, attachée de presse du Secrétaire général

julie.tilman@francophonie.org + 33.1.44.11.12.68

 

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 00:01

 

 

centrafrique

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 15 Novembre 2010 14:30

Le 8ème arrondissement de Bangui  était en effervescence le 15 novembre 2010 dans la matinée. Les jeunes de cet arrondissement ont barricadé la route menant à l’aéroport internationale Bangui M’Poko pour protester contre l’assassinat d’un jeune garçon de moins de 18 ans, tué par un officier de la Garde présidentielle. Après l’intervention des éléments de la garde présidentielle sur les lieux avec des tirs à balles réelles quatre personnes ont été blessés par balles, dont deux grièvement.

 

Tout a commencé avec la manifestation de jeunes, très remontés suite à l’assassinat d’un des leurs par un officier de la garde présidentielle. Ils ont érigé des barricades sur l’Avenue des Martyrs, proche du commissariat de 8ème  arrondissement. Ils ont saccagé la maison et la buvette du présumé meurtrier  et ont même brûlé deux voitures garées dans sa concession.

 

C’est alors que les éléments de la garde présidentielle envoyés pour ramener le calme sur les lieux ont ouvert le feu avec des tirs à balles réelles. Bilan provisoire : quatre civils blessés. Les blessés ont été transférés sur le champ au service des urgences de l’Hôpital Communautaire de Bangui. Parmi eux, un jeune homme d’une vingtaine d’année, un petit garçon de dix ans et deux filles d’au moins une vingtaine d’année.

 

Selon un témoignage recueilli sur les lieux par Radio Ndeke Luka, l’ordre d’ouvrir le feu sur la foule a été lancé par un gradé de ces éléments d’intervention.

 

Une des victimes explique qu’elle vendait des produits  au bord de la route quand une grenade lacrymogène a explosé à ses côtés. Pas question selon elle de saisir la justice, car « il n’y a pas de justice dans le pays ».

 

Signalons que deux jours auparavant, le 12 novembre précisément, les jeunes du 4ème arrondissement avaient manifesté de leur côté, leur mécontentement suite au décès d’un élève de 10 ans heurté par un véhicule militaire. La voiture revenait d’un enterrement et roulait à toute vitesse. Elle ne s’est même pas arrêtée.

 

 

 

 

Centrafrique : Détournement à la CEI une mission d’enquête sur le terrain

Ai- Rca- Lundi, 15 Novembre 2010 10:42 Une mission de sécurité de la Commission électorale indépendante (CEI)  pilotée par son  Directeur le  lieutenant Stève Yambété a effectué  une descente le 13 novembre  dans la sous-préfecture  de Boganagone, département de  la Lobaye,  pour besoins d’enquête suite aux rumeurs de détournement.

"J’ai été informé qu'il y a eu malversation et dysfonctionnement au sein de la CEI locale de Boganangone. Sur les 16 millions de FCFA octroyés par le  Pnud et destinés aux agents recenseurs, les membres du comité de gestion n'auraient  dépensé que 12 millions. Ils se seraient  partagés les 4 autres millions", a expliqué le   directeur de la sécurité de la CEI, le Lieutenant Stève Yambété qui conduisait  une mission d'enquête dans la sous-préfecture de Boganagone,  sur instruction du Président de la CEI, le Révérend Pasteur Joseph Binguimale.

A en croire M Yambété, « le sous-préfet serait aussi mouillé dans cette affaire ».

"Nous avons reçu la somme de 16 millions et nous avons entamé les dépenses conformément à des rubriques qui ont été indiquées. Il y a une indemnité de trop perçu qui a été très mal gobée par la population qui l'a considérée comme un  détournement", s'est défendu M Wanaté Zao Akoza, le sous-préfet de Boganangone et président du comité de gestion de la CEI locale  joint au téléphone par l'agence Ai.

Selon lui, face à cette situation, les membres du comité ont tous pris l'engagement de rembourser cette somme.

Il convient de préciser que, le rapport du comité de gestion de la CEI locale de la sous-préfecture de  Boganangone a été déposé depuis le 20 octobre dernier au bureau de la coordination de la Commission Electorale Indépendante (CEI) à Bangui.

Kabongo, Ai Bangui.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 04:43

 

 

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Ndéké Luka Dimanche, 14 Novembre 2010 14:20

Le débat autour de la clôture de dépôt des dossiers de candidatures en vue des élections présidentielle et législatives de janvier 2011 refait surface sur les ondes de Radio Ndeke Luka (RNL).

 

C’est avec l’Emission PATARA qui a réuni le 13 novembre 2010 sur son plateau quelques entités impliquées dans le processus ; à savoir le parti au Pouvoir représenté par le Ministre Fidèle Ngouandjika, Porte-parole du Gouvernement, l’opposition démocratique par Me Henri POUZERE, Coordonnateur de l’UFVN (Union des forces vives de la nation) et, Me Nicolas THIANGAYE, Porte-parole du CFC (Collectif des forces du changement), Florent SOKAMBI de l’ADP et, Fulgence Zéneth de l’ONE (Observatoire national des élections).

Le sujet a porté sur la date de clôture de ces candidatures qui n’a pas fait l’unanimité au sein de la classe politique centrafricaine.

L’opposition démocratique estime que cette date couvrant la période du 28 octobre au 08 novembre a été décidée de manière unilatérale par la CEI (Commission électorale indépendante) sous l’impulsion du Pouvoir en place. Elle a donc décidé de ne pas respecter ce délai fixé, selon elle, en violation de l’accord politique du 10 Août et de l’Art. 47 du Code électoral de la République Centrafricaine.

Le Ministre Fidèle Ngouandjika, Porte-parole du Gouvernement, représentant le Pouvoir public, a estimé que tout est question de consensus et c’est l’opposition politique qui n’a pas accepté de participer à ces élections.

Me Nicolas TIANGAYE, Porte-parole du Collectif des Forces du Changement, estime pour sa part qu’il s’agit plutôt là d’une manœuvre politicienne orchestrée par le Pouvoir et la CEI.

L’arbitrage est venu de l’Observatoire National des Elections. Fulgence Zéneth qui en est le Coordonnateur, interpelle la classe politique centrafricaine à faire une lecture saine de la Loi.

L’Emission PATARA passe en rediffusion sur RNL ce 14 novembre 2010 à partir de 17 heures locales (16HTU) et sur www.radiondekeluka.org

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 04:36

 

 

Bozize KNK

 

Binguis

 

 

 

Radio Ndéké Luka Dimanche, 14 Novembre 2010 14:23

Les 156 Agents recenseurs de la ville de Boganangone dans la Lobaye (Sud de la RCA), dont les indemnités ont été détournées seront bientôt soulagés. La Direction de Sécurité de la CEI vient de mettre la main sur les responsables du Comité de gestion de cette CEI locale, lesquels sont mis en cause dans cette affaire de détournement.

Dans les faits, sur 16.272.500 FCFA alloués par le PNUD pour couvrir les opérations de recensement électoral dans la circonscription de Boganangone, seulement 12.945.000 FCFA ont été correctement utilisés, tandis que le reliquat qui s’élève à hauteur de 3.327.500 F a été détourné.

Saisie de l’affaire, la réaction de la Commission Electorale Indépendante ne s’est pas faite attendre. Le Lieutenant Steve YAMBETE, Directeur de Sécurité de la CEI a procédé à l’arrestation des Cinq Membres du Comité de gestion accusés de détournement de ces fonds. Les personnes arrêtées reconnaissent les faits mais expliquent qu’ils se sont partagés  seulement 1.750.000 FCFA, soit un montant de 350.000 FCFA par personne et non la somme de 3 millions. Certains d’entre eux ont même proposé de rembourser.

 

NDLR : On s'en prend à des lampistes ! A quand l’arrestation des trois enfants Bozizé, de François et Monique Bozizé, de Joseph Binguimalé pour ne citer que ceux-là, qui se sont partagé indûment d’importants marchés qu’ils n’ont pas exécutés de plus de 500 millions de F CFA de gré à gré ? Avec quel argent Binguimalé s'est-il payé sa Porsche Cayenne et construit-il ses deux villas actuellement en chantier ? D'où vient la gloutonnerie de la CEI dont parle Bozizé ?

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 04:21

 

 

centrafrique

 

Radio Ndéké Luka Dimanche, 14 Novembre 2010 14:24

Manifestation dans la matinée de ce 14 septembre dans le 8ème arrondissement de la capitale centrafricaine. Les jeunes des quartiers environnants ont barré toutes les routes. Ils protestent contre l’assassinat, quelques heures plus tôt, d’un jeune garçon de moins de 20 ans par un officier de la Garde présidentielle.

 

L’incident s’est déroulé aux environs de 4 heures sur l’Avenue Mbaïkoua, au carrefour du 8ème  arrondissement de Bangui. Le jeune homme a été froidement abattu alors qu’il ramassait des sauterelles sous les lampes électriques au bord de la route. Selon un témoignage recueilli par Radio Ndeke Luka, il a été poursuivi par l’officier  qui l’a abattu de deux balles, le soupçonnant d’être un voleur.

 

La nouvelle a immédiatement déclenché une révolte des jeunes des quartiers proches du lieu du crime. Aux environs de 8 heures précises, ceux-ci avaient barré toutes les routes, empêchant toute circulation pour prouver leur manifester leur mécontentement.

 

La maison de l’officier a été saccagée ainsi qu’une buvette lui appartenant. Deux voitures trouvées à son domicile ont aussi été incendiées.

 

L’intervention des éléments de la garde présidentielle a permis de libérer le passage. Ces derniers ont tiré à balles réelles. Il y a eu au moins trois blessés, dont deux grièvement, transférés à l’Hôpital Communautaire de Bangui.

 

Par ailleurs, trois journalistes qui réalisaient des interviews sur l’évènement ont été arrêtés, bastonnés puis libérés  par les forces de l’ordre. Une partie de leur matériel de reportage a été confisquée.

 

Selon certaines sources, le meurtrier n’en est pas à son premier forfait. On ignore pour le moment quelles suites les autorités militaires et judiciaires donneront à cette affaire.

 

 

NDLR : La garde présidentielle de Bozizé, toujours elle ! Pourquoi ses éléments ne sont pas envoyés au front combattre les bandits de la LRA de Joseph Kony ?Non seulement ils tuent les Centrafricains mais ils sont impunis et protégés.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 04:13

 

 

Bozize KNK

 

 

Comme il en est devenu désormais coutumier, Bozizé convoque encore une grande messe ce lundi 15 novembre à 15 heures comme celle du 19 octobre dernier avec toutes les forces vives de la nation ainsi que l’ensemble du corps diplomatique et représentants des organisations internationales. C’est au cours de ce genre de réunion où il avait fini par en exclure manu militari Joseph Bendounga qui, une fois dans la cour du Palais de la Renaissance, avait fait l’objet d’un passage à tabac en règle par sa garde présidentielle. A qui le tour d'être lynché cette fois-ci ? Les ambassadeurs resteront-ils encore imperturbables si le même genre de spectacle se reproduisait ? 

Au moment où ses décisions dictatoriales et ses violations de la loi en cascade, en particulier celle du Code électoral pourtant promulgué par lui-même et son refus d’appliquer l’arrêt du Conseil d’Etat sur le découpage électoral bloquant totalement le processus électoral, si cette réunion de Bozizé n’a pas pour objet d’annoncer qu’il va revenir sur ses décisions scélérates pour permettre que se poursuive dans la sérénité la préparation consensuelle des élections dans le respect des dispositions de la loi, ce sera une réunion inutile de plus qui ne déloquera pas la situation actuelle.

Depuis sa lettre du 9 novembre adressée au ministre intérimaire de l’Administration du territoire et général d’opérette  Jules Bernard Ouandé pour demander la «conduite à tenir » face au cas du dossier de candidature du président du MLPC Martin Ziguélé avec ampliation à Bozizé « à titre de compte-rendu », le président de la CEI et vrai faux pasteur Joseph Binguimalé a ipso facto trahi sa totale subordination à ce dernier qui n’est pourtant lui aussi qu’un candidat comme tout autre. La preuve supplémentaire du manque d’indépendance de Binguimalé et celle de la structure qu’il préside a ainsi été révélée au grand jour et l’opinion a pu s’apercevoir qu’en réalité, la CEI était une douce supercherie car c’était Bozizé qui tirait les ficelles et dirigeait réellement cet organe censé préparer dans le consensus les élections.

 A-t-il subitement pris la dimension de la crise politique qu’il a créée dans le pays avec ses décisions autoritaires et la façon grotesque avec laquelle il a violé les dispositions du Code électoral s’agissant du délai légal de dépôt de candidature ?

S’est-il rendu compte que des élections dignes de ce nom ne peuvent avoir lieu en Centrafrique sans les deux partis politiques qui sont les seuls réellement représentatifs dans ce pays que sont le MLPC et le RDC ? Or en clôturant arbitrairement et illégalement le délai de dépôt des candidatures, les candidats de ces deux partis dont le dossier de l’un - Martin Ziguélé du MLPC est encore en souffrance à la CEI et le second Emile Gros Raymond Nakombo, venant d’être investi par le RDC n’a pas encore remis son dossier à la CEI – sont exclus de la compétition électorale, chose inconcevable.

 Va-t-il continuer à s’enfermer dans son autisme et annoncer plutôt qu’il décide d’aller malgré tout, seul aux urnes dans les conditions qu’il a fixées et en choisissant ses adversaires comme il vient de le faire, c'est-à-dire les candidats Ange Félix Patassé, Jean Jacques Demafouth et les trois rigolos qu’il a instrumentalisés et financés pour la galerie et tromper l’opinion ?

A-t-il enfin décidé de se séparer de son homme de main et complice Binguimalé dont plus personne, y compris les partenaires de la communauté internationale, ne veut à la tête de la CEI, surtout depuis sa dernière forfaiture ? On se perd véritablement en conjecture tant la situation dans laquelle Bozizé a plongé le pays à l’heure actuelle et se retrouve lui-même, est inextricable. Alors que l’opposition se prépare à mettre ses menaces plusieurs fois réitérées de se retirer de la CEI et du Comité de Suivi des Recommandations du DPI, tout en continuant d’exiger la démission de Binguimalé et l’application pleine et entière du Code électoral, on ne voit pas comment, sauf à ce que Bozizé lâche sérieusement du lest, la situation pourrait se normaliser.

 

Rédaction C.A.P  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 17:49

 

 

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BANGUI - AFP / 14 novembre 2010 16h06 - Au moins trois personnes ont été blessées dimanche dans le nord de Bangui lorsque des militaires sont intervenus pour disperser des manifestants qui protestaient contre le décès d'un jeune tué, selon les manifestants, par un militaire, a constaté un journaliste de l'AFP.

Aucun bilan n'était immédiatement disponible de source hospitalière et aucune réaction n'avait pu être obtenue des autorités, de l'armée et de la police.

Le journaliste de l'AFP a vu trois blessés - une jeune femme et deux hommes -, tous atteints par balle, qui ont été conduits à l'Hôpital communautaire de Bangui. La jeune femme semblait la plus grièvement touchée.

Selon des témoignages recueillis par l'AFP, dimanche matin, des habitants des quartiers Fouh et Miskine (8e arrondissement de Bangui) ont incendié un débit de boisson appartenant à un militaire et saccagé le domicile du même homme, qu'ils accusent d'avoir abattu avant l'aube un jeune qu'il soupçonnait de vol.

D'après des témoins, des groupes de personnes sont ensuite descendus dans la rue, incendiant des pneus et érigeant des barricades sur la voie, en réclamant justice pour la mort du jeune homme. La police a tenté de les raisonner, sans succès, et a fait appel à la Garde républicaine (GR, unité d'élite de l'armée) qui a tiré en l'air puis sur les manifestants.

Un calme relatif régnait depuis 14H00 locales (13H00 GMT) environ dans le 8e arrondissement à la faveur du déploiement de la police anti-émeutes, qui a permis de rétablir la circulation.

Lors de la dispersion de la manifestation, trois journalistes de deux radios locales ont été pris à partie par des soldats, qui les ont conduits au siège du Commando d'intervention rapide (CIR, unité de l'armée). Ils ont été libérés après environ deux heures et leurs magnétophones ont été confisqués.

Selon des habitants de Fouh, le militaire accusé de meurtre avait tenté de récupérer avec le jeune homme visé une poignée de sauterelles que celui-ci ramassait autour de son débit de boissons.

Ces insectes, appelés "kinda gozo" en langue nationale sango, prolifèrent en novembre et décembre à Bangui. Ils sont très prisés des Centrafricains, qui les récoltent pour les revendre à 100 FCFA (15 centimes d'euros) le sachet ou les consommer en famille.

"Après avoir demandé un paquet de sauterelles et s'être vu opposer un refus, le militaire a tenté d'arracher de force ledit paquet. N'ayant pu le faire, il a poursuivi et abattu le jeune homme l'accusant de vol", a raconté un habitant.

(©)

 

NDLR : Il faut bien que Bozizé et sa soldatesque fassent un peu usage des armes que le dépeceur achète massivement pour stocker. Les Centrafricains ne sont pas du gibier. Jusqu'à quand vont-ils continuer à faire couler impunément le sang des Centrafricains ?  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 16:24

 

 

carte centrafrique new200

 

 

 

 

Mes chers compatriotes,

 

 Je suis un Centrafricain de la Diaspora, et face à ce qui se passe en ce moment, j’ai décidé d’exprimer tout haut la peur que j’ai de voir basculer à nouveau notre pays dans la violence et l’horreur.

Jean-Pierre BEMBA avait envoyé ses troupes en Centrafrique pour prêter main forte à l'ancien président Ange Félix Patassé dont l'armée faisait face à la rébellion de BOZIZE. Des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ont alors été commis à grande échelle dans notre pays : les Banyamulengués ont massacré la population centrafricaine : des hommes, des femmes et des enfants ont été violés, torturés et tués, souvent en public; des maisons ont été dépouillées. Bangui et ses alentours ont été traumatisés. Des atteintes graves aux droits humains avaient été perpétrées contre vous, peuple centrafricain.

Maintenant BEMBA est devenu le premier suspect entre les mains de la Cour pénale internationale (CPI).

 

Vous qui avez vécu ces heures dramatiques, souvenez-vous que PATASSE était le commanditaire de cette opération. Souvenez-vous que ZIGUELE était son premier Ministre, que DEMAFOUTH était son ministre de la Défense, et Abdoulaye MISKINE le chef de sa garde rapprochée. Pourquoi ces personnes n’ont-elles pas été arrêtées ? C’est pourtant bien le pouvoir centrafricain qui était commanditaire de cette opération, donc le principal coupable. Tous ces gens doivent être poursuivis pour crimes de guerre devant la CPI. Ils seront rattrapés par la machine de la CPI, le Soudanais Omar El-Béchir en sait quelque chose. Ils doivent également être poursuivis par la Justice Centrafricaine pour « Haute Trahison » car ils ont introduit des barbares étrangers dans notre pays. Au lieu de cela, ils se pavanent en liberté et se moquent du peuple en osant se présenter aux élections présidentielles ! Centrafricains, n’oubliez pas que vous continuez à subir les atrocités les plus inimaginables de la part des seigneurs de guerre et autres mercenaires assoiffés de diamants, d’argent et de sexe. Le pouvoir ne vous protège pas. Tous ceux qui  aujourd'hui en République Centrafricaine, détiennent des parcelles de pouvoir qu'ils utilisent abusivement devraient être inspirés par le cas de Jean Pierre Bemba. Ils doivent faire attention au respect des droits humains fondamentaux.

 

Les vrais militants du MESAN, du RDC, du MLPC, les Centrafricains qui connaissent les valeurs de la République, les nombreux sympathisants de la candidate Marie-Reine HASSEN qui possède tous les atouts pour bien gouverner, se souviennent des principes de Boganda : Zo Kwe Zo, de Bokassa : Zo Ayèkè Zo, et de Kolingba : So Zo La.Que l’on se souvienne du Président DACKO qui aimait répéter : «  Kodro so a kè ti I. I vèni I yé kodro ni a hon n’doni. Wa n’dè a ga ti lo gui ti gui kobè ti yanga ». Aujourd’hui, c’est Kwa Na Kwa : vous pouvez mourir, Centrafricains, l’essentiel, pour votre Chef d’Etat et pour les candidats qui jouent le même jeu c’est d’aller coûte que coûte aux élections. Ils n’ont aucune crainte de créer une situation qui va rendre le pays ingouvernable.  Peu leur importe que notre pays retombe dans des violences et que vous, peuple centrafricain, en pâtissiez comme d’habitude. Ils vous abandonneront dans le feu et le sang pour s’envoler vers leurs fortunes amassées sur votre dos et cachées  dans des banques étrangères.

 

Quant aux candidats apparus comme par enchantement, sans avoir fait de déclaration de candidature et dont on ne connaît ni la biographie ni la profession de foi, les centrafricains ont déjà compris que ce sont des parachutés du régime. Ils connaissent leurs moyens financiers : par quel miracle ont-ils pu payer leur caution et posséder un bien immobilier ?

 

Chers compatriotes, on ne peut pas organiser des élections en RCA sans les principaux partis de l’Etat, le MESAN, le RDC et le MLPC. On ne peut pas tenir des élections avec seulement 30 % des électeurs.  Avec un seul parti représenté à l’Assemblée Nationale, le KNK, nous allons vers la disparition du multipartisme et la dictature d’un  parti « Inique ».

 

Les Centrafricains ne veulent plus être otages des jeux des « frères ennemis ». Il nous faut des candidats nouveaux qui ne font pas partie du système et qui ont les qualités nécessaires pour exercer les fonctions présidentielles. Les Centrafricains veulent la participation de tous les candidats de tous les partis politique, ainsi que les candidats indépendants, à des élections légitimes, transparentes et crédibles

 

Je tiens à dire au Président BOZIZE qu’il a là une véritable occasion de se racheter. S’il laisse passer cette occasion, il restera le responsable numéro un des évènements passés, actuels et à venir. Il devrait arrêter d’écouter les va-t-en-guerre et se méfier de cette fausse opposition qui lui promet ses voix et son soutien. S’il veut le bien de la Centrafrique et de ses populations, qu’il organise de véritables élections. Il n’a aucune obligation de mettre en place un gouvernement d’union nationale s’il prend son courage à deux mains et propose enfin un calendrier crédible.

 

Paris le 10 novembre 2010

 

Bernard-Christian M’BEZOUA

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 16:20

 

 

Lala

 

 

Certes, c'est ce qui justifie l'attitude indigne et anti-démocratique de Bozizé, le mardi 19 octobre 2010 au palais présidentiel, lors de la réunion de concertation relative au processus électoral, où le Président du parti MDRC, Joseph Bedounga s'était fait tabasser par des GP. Regardez ces images insoutenables ci-dessous afin de comprendre le fonctionnement du régime tortionnaire de Bozizé, au fanion d’autocrate, organisateur des élections pour sa propre succession.

 

Ce qui convient à élucider dans cette affaire est que «  quant le Général Bozizé était limogé de sa fonction, il était dans la galère et vivait de transport illicite (appelé «  gbalékouma » en sango) avec une 504 sans papiers en règles. Cependant, le Président Joseph Bédounga, transporteur légal ayant des gros véhicules au nom de la société : DOUNGA - MEUBLES, les deux routiers dans leurs exercices, avaient eu des altercations un jour, et Bozizé, le revanchard patenté lui a tenu grief pour l'avoir au tournant … »

 

C'est ainsi que, dès la prise de pouvoir de Bozizé le 15 mars 2003, sa préoccupation majeure était de régler le compte du Président Bédounga (l’emmerdeur, d'après lui) par le biais de l'institution de l'Etat, c'est-à-dire, l’inspection générale d'Etat et la gendarmerie. Tous ses véhicules gros-porteurs (CBH et Mercedes) et son permis d’exploitation forestière avaient été saisis sous prétexte qu'il devait beaucoup d’argent à l'Etat ! Du coup, il avait tout perdu et se retrouvait cloué au sol jusqu'à présent !!!

 

A cette époque, j'étais alors membre du gouvernement de transition, très touché de cette affaire qui n'était qu'un règlement de compte, je ne savais pas comment la défendre auprès du revanchard Bozizé. Un jour, une occasion m'était offerte pour venter les qualités et les mérites du Président Bédounga à Bozizé en vue de le laver de tout soupçon ; mais hélas, un revanchard reste toujours un revanchard !

 

Mon argumentaire était l’histoire du Président Bédounga de ses actes de bravoure à couper le souffle que j'aie racontée à Bozizé en 2003 dont j'ai évoqué dans mon livre (Centrafrique: mon combat politique, vers une nouvelle République) autobiographique. Sans commentaire, je vous laisse  parcourir l’histoire(en deux parties) de notre grand  animateur de la démocratie centrafricaine.

 

Par ailleurs, il faut noter que le plus souvent au conseil des Ministres, on me désignait pour assurer l’intérim de certains Ministres empêchés. Ainsi un jour, le Ministre de la Jeunesse, Sport, Arts et Culture, Monsieur Léon Salam, un jeune Ministre dynamique qui incarnait parfaitement la Jeunesse, était en mission à l’étranger et le Conseil m’avait désigné pour assurer son intérim. Au même moment, l’équipe nationale de foot Ball du Congo, « Diables rouges » devrait rencontrer l’équipe nationale de Centrafrique, « Tempête MOCAF » à Bangui-République Centrafricaine. La délégation congolaise était constituée en grande partie des dignitaires du régime. Du côté centrafricain, devraient prendre part au match au stade, le Président de la République Centrafricaine, le Premier Ministre et son gouvernement, le Président du Conseil National de Transition (faisant office de Parlement) avec ses Conseillers, le Président de la délégation spéciale et autres, bref toutes les autorités Centrafricaines. En ma qualité de Ministre intérimaire, je devrais accueillir tout ce monde au stade Barthélemy Boganda.

 

Après avoir accueilli tout le monde pour démarrer le match, j’ai accompagné le Président Bozizé sur le terrain pour donner le « Coup d’envoi », puis on était remonté à la tribune officielle reprendre place pour suivre le match.

Dans l’ordre de la disposition protocolaire des sièges, à la première rangée, il y avait trois sièges, où étaient assis à gauche, moi-même, à droit, le Premier Ministre et au milieu, le Président Bozizé. Comme je l’ai évoqué précédemment, le Président Bozize somnole sans gêne dans nos Conseils des Ministres, mais au stade, il voulait éviter pour ne pas donner une mauvaise impression .Ainsi, il s’était penché vers moi, à mon oreille droite tout en chuchotant : « Bevarrah, il faut me raconter une histoire drôle pour m’empêcher de dormir. Si non, je vais m’endormir et ce serait une honte pour nous ! » Alors j’avais choisi l’histoire d’un Président de parti politique, MDRC, de Joseph Bedounga, un leader Charismatique, stoïque et bouillant, mais mal compris par les autorités Centrafricaines que le Président Bozize lui cherchait  personnellement des ennuis dans ses entreprises.

 

J’avais débuté mon histoire en ventant les mérites du président Bedounga comme ci : « Président, le Président Bedounga que vous voyez est très intelligent et plus rusé que nous tous ! » Et le Président Bozize s’exclame et me met en défi en disant : « Ce n’est pas vrai ce que tu dis ! » Je le reprends en disant tenez : « Un jour j’ai téléphoné chez le président Bedounga pour une rencontre politique et malheureusement il avait fait la route de M’Baiki pour revenir à Bangui le soir. A l’une de ses quatre épouses qui avait pris le téléphone, je lui avais laissé un message comme quoi, dès que le Président rentrera, il faut qu’il m’appelle. » Le Président Bedounga était rentré chez lui à Bangui à l’heure et l’une des épouses en question lui avait fait la commission. Mais le Président Bedounga, en voulant m’emmerder avait attendu trois heures du matin pour me téléphoner. Dans mon sommeil profond, la sonnerie de mon téléphone m’avait réveillé en sursaut et j’avais décroché tout en répondant oui et, j’entendais : « C’est le président Bedounga, je voudrais parler au Président Lala.» J’avais répondu : « C’est bien moi. » Et le Président Bedounga dit : « Président, je m’excuse de vous téléphoner à cette heure-ci. C’est parce que vous aviez dit à l’une de mes épouses que je dois vous téléphoner dès mon retour à la maison et comme je viens d’arriver, c’est pour ça. » Troublé, je ne savais quoi lui dire ! Alors je lui avais dit que je passerai chez lui à 9 h 00 du matin.

 

 Pour conclure l’histoire, je dis au Président Bozizé, alors vous voyez comment le Président Bedounga est futé, il m’a eu intelligemment !!! Puis le Président Bozizé s’éclate de rire !

 Le match continuait, le stade était surchauffé ; les Diables rouges du Congo avaient déjà marqué un but en 20 minutes de jeu et ils menaçaient de marquer un deuxième. Nous avions encore un temps trop long devant nous, je ne devais pas laisser un moment de battement pour que le Président Bozizé ne puisse pas dormir, tel qu’il me l’avait demandé.

 Ainsi, j’étais passé à une autre histoire plus marrante, c’était toujours celle du Président Joseph Bedounga à la Commission préparatoire du grand débat national qui devait faire table rase au monopartisme pour instituer véritablement le multipartisme (démocratie) en Centrafrique qui est bafouillé par Bozizé  aujourd’hui.  

 

Tous les partis politiques Centrafricains étaient conviés aux travaux préparatoires dans la salle de conférences du secrétariat général du gouvernement. Cependant le Président Joseph Bedounga qui avait déposé la demande de reconnaissance de son parti politique depuis plus de trois mois sans l’obtenir, était parti comme tous les chefs de parti pour prendre part aux travaux. À l’ouverture des travaux, le Ministre délégué de l’intérieur et de la sécurité publique, Monsieur Augustin Gbanda, un ennemi juré du Président Bedounga était à la porte d’entrée de la salle de conférences avec ses assistants pour filtrer tout le monde. Il avait laissé rentrer tout le monde, sauf le Président Bedounga. Puis ils se trouvaient maintenant nez à nez ! Le Président Bedounga menaçait de lui bondir dessus pour passer. Le bruit avait attiré l’attention de tous les Chefs de partis et autres qui venaient de rentrer dans la salle. Ainsi, ils étaient tous sortis, prier le Ministre Augustin Gbanda de laisser le Président Bedounga participer aux travaux ; et, il avait fait sa rentrée tout énervé, puis, Mme Ruth Rolland l’avait invité à s’asseoir à côté d’elle. Il s’était assis bouche bée, ne disait rien et menaçait de regard farouche les Ministres dirigeants les travaux.

 

Face à ce désagrément, les Ministres cherchaient à le calmer pour démarrer les travaux. L’un d’eux, Président de la séance avait pris la parole en ces termes : « …votre participation aux présents travaux de la commission préparatoire du grand débat National est une reconnaissance tacite de votre parti ; vous êtes le dernier né de la famille, c’est-à dire, le  petit frère. Au nom de la famille politique ici présente, je vous souhaite la bienvenue ! » Avait déclaré le Ministre Mandaba Bornou.

 

 Le mot de « petit frère » avait choqué le Président Bedounga, mais il ne réagirait que le lendemain à une autre occasion. Il s’était calmé et les travaux avaient démarré et avaient suivi leur cours normalement jusqu’à l’après-midi où ils avaient patiné sur un thème intitulé : « décrispation de la situation politique, économique et sociale ». Il traitait de l’amnistie. On devrait amnistier qui ? Tout le monde afin de participer à la conférence ou quelques personnes seulement ? À cette question, nous avions passé tout l’après-midi et la soirée sans avancer d’un cran jusqu’à la fin des travaux de cette première journée.

 

 Je racontais cette histoire au Président Bozizé et il riait constamment aux éclats. Le public au stade pensait qu’il suivait attentivement le match, mais en réalité, non ! Il était là tout simplement pour honorer de sa présence d’une manière folklorique. Mais revenons au secrétariat général du gouvernement pour finir l’histoire.

 

Le lendemain, les travaux de la commission reprenaient sur le même thème notamment « la décrispation politique, économique et sociale » qui n’était pas épuisé la veille. Après environ une heure de débats sans bons résultats, parce qu’il faut donner, séance tenante, les noms des Politiciens opposants condamnés et proposés à être amnistiés. C’était une étude de cas par cas qui prendrait beaucoup de temps. Le Président Bedounga s’était fâché et avait demandé la parole au Président de la séance Monsieur Mandaba Bornou, assisté du Ministre Jean-Marie Bassia, Kpocka et autres. Ces barons de régime du Président André Kolimgba étaient tous contents de la demande pour prendre la parole du Président  Joseph Bedounga, surtout qu’il n’était pas intervenu depuis qu’il participait aux travaux. Mais ils le regretteraient amèrement ! Le Président Bedounga les décevra !

 

 Le Président Bozizé qui regardait le match sans suivre réellement, était pressé de connaitre la suite, et me posa la question : « …Et qu’est-ce que Bedounga avait dit ? » Et, j’avais répondu : « Président, comme je vous avais dit, le Président Bedounga est très rusé, vous allez voir comment il va rendre fou les dirigeants des travaux de la commission préparatoire du Grand débat National ! » Puis, le Président Bozizé me poussait à rentrer dans le vif du sujet en s’écriant : « Ha ! Raconte ! » C’est en ce moment là que je lui avais dit que, le Président Bedounga avait pris la parole et voila ce qu’il avait dit :

 

« Merci de m’avoir donné la parole. Je voudrais tout simplement vous dire qu’a mon humble avis, vous devrez demander à votre bonhomme d’amnistier tous les opposants sans exception, afin qu’ils participent à cette conférence nationale, au lieu de chercher à amnistier certaines personnes seulement ! » Soudain ! On entendait un cri d’indignation ! Les membres du gouvernement d’alors reçurent comme un coup de marteau et en furent ébranlés. La déclaration du président Bedounga était claire ; il parlait du Président André Kolimgba en le traitant de « bonhomme ». Mais le Président de la séance avait fait semblant de n’avoir pas bien saisi l’intervention du président Bedounga et lui posa la question : « je n’avais pas bien compris ce que vous avez dit ! C’est qui le bonhomme ? » Et, le Président Bedounga de renchérir : « C’est votre Président Kolimgba ! » Soudain, la salle était en effervescence ! Le Ministre Kpoka Jean prend immédiatement la parole et  fait une intervention musclée en disant : « la personnalité du Président André Kolimgba relève de l’institution supranationale et en aucun cas, il ne peut être traité ici d’un bonhomme !!! Je demande avec force au Président du MDRC, Joseph Bedounga de retirer cette appellation qui est une injure à l’endroit du chef de l’État. » Aussitôt le Ministre Jean-Marie Bassia avait pris la parole pour l’appuyer, suivit de l’intervention du Ministre Bingaba et autres du côté gouvernement.

 

 Vu que l’ambiance des travaux était devenue morose, l’un des participants parmi nous avait demandé une suspension de la séance pour 15 minutes, afin qu’on puisse convaincre le Président Bedounga à revenir sur ses propos. La suspension était accordée ; deux groupes s’étaient constitués, les membres du gouvernement restaient dans la salle et nous des partis politiques étions sortis de la salle pour se concerter en plein air dans la cour. Notre groupe avait regroupé des grandes figures de la politique Centrafricaine. à savoir : Enoch DERANT LAKOE, Timothée MALEDOMA, Abel GOUMBA, Ruth ROLLAND, Nditiféï-Boysembé, Katossi-Simany Hubert, Dr Mandaba, Didier Wangué, Béngué, Mamadou Sallé , BOUKANGA Auguste, LAVODRAMA Prospère, KOMBONAGUEMON, ZANIFEI-TOUAMBONA, BANGUI Sylvestre, DOBOZENDI,   WAKORO Vincent, BELLET Paul, MBOE Auguste, KOSH KOMBA Michel, LIKITI Benoît, MBOLIDI DAMADA Marie Claire, YERIMA Faustin,  etc. Bref, tous les grands noms de la politique centrafricaine étaient à cette commission préparatoire.

 

 Dans notre concertation, tout ce monde avait demandé au Président Bedounga de s’excuser à notre retour dans la salle. Il ne disait rien et restait bouche bée comme un culpabilisé qui cherche à se repentir. En donnant cette impression, tout le monde avait cru qu’à notre retour dans la salle, il va revenir sur ses propos pour s’excuser, mais non ! Il va encore surprendre tout le monde dans la salle.

 

 Le Président Bozizé qui suivait attentivement l’histoire que je lui racontais par rapport au Mach, s’écriait et me disait : « …Alors ! Qu’est-ce qu’il va encore faire ! » J’avais répondu au Président : « Tranquillisez-vous ! Je vous avais dit que le Président Bedounga est très intelligent et vous ne voulez pas me croire ! Vous allez voir !"

 

Les 15 minutes accordées étaient épuisées et on reprenait nos places dans la salle. Soudain un silence de mort s’instaurait. On se regardait dans les yeux tout en faisant attention au Président Bedounga qui devait prendre la parole. Puis le Président de la séance annonça : « Je donne la parole au Président Joseph Bedounga pour sa déclaration. » Maintenant la parole lui avait été donnée, voici ce qu’il avait dit : « Vous me demandez de retirer le mot de bonhomme que j’ai employé pour designer le Président Kolimgba, car ce mot vous choque ! Mais vous oubliez que hier à l’ouverture des travaux de la commission, vous m’aviez traité de petit frère et cela m’a beaucoup choqué aussi ! »

 

 En écoutant ça, le Président Bozizé s’éclatait de rire !  Et,  je lui avais dit, le Président Bedounga continuait son intervention en disant : « …Alors, si vous retirez le mot de petit frère que vous aviez prononcé à mon endroit, je le ferais autant pour votre Président Kolimgba, car je suis un responsable. J’ai quatre épouses qui vivent toutes chez-moi sous un même toit, alors que vous, vous avez chacun une seule épouse ou rien, des maîtresses par-ci par-là dans nos quartiers. Vous êtes des irresponsables et vous osez traiter un digne Chef de famille comme moi d’un petit ?  Quoi ? Petit Frère ? »

 

Aussitôt, c’était la mêlée générale dans la salle. Mme Ruth Rolland, général Maledoma Timothée et les autres se sont rués sur le Président Bedounga lui demandant à vive voix de retirer le mot de « bonhomme » sans condition préalable. Mais le Président Bedounga restait fermé sur sa décision. Les travaux étaient une fois de plus bloqués. Sans demander une pause, nous ressortions en masse aves le Président Bedounga pour le supplier.

 

 Quant au Président Bozizé, il riait en se tortillant alors que les Diables rouges du Congo étaient en train de nous (tempête-Mocaf de la RCA) battre. Face à cette gesticulation et de rire sans cesse du Président Bozizé, pour les officiels Congolais assis derrière nous à la tribune, le Président Bozizé exprimait une attitude de « Fair-play », alors qu’il ne suivait pas réellement le match.

 

 Pour terminer l’histoire du Président Bedounga, dans la cour du secrétariat général du gouvernement où nous étions sortis, tout le monde avait parlé au Président Bedounga comme la première fois pour lui faire changer d’avis, mais zéro ! Et, finalement on avait suspendu les travaux jusqu’au lendemain.

 

 A la reprise, on avait fait comme si rien n’était et on passa à un autre thème, puis le calme et la bonne ambiance étaient revenus.

 

 Pour clore, j’avais rappelé au Président Bozizé qu’il comprend maintenant pourquoi je dis que le Président Bedounga est très intelligent ! Et, il m’avait donné raison. C’était ainsi que j’avais joué au personnage bouffon de la cour pour tenir en éveil le Roi Bozizé  pendant un  match de football opposant le Congo à la Centrafrique.

 

La leçon qu’on peut tirer de ces histoires est que à l’époque du Président André Kolimgba où la démocratie n’était pas encore instituée, il y-avait la dignité humaine, le respect de la personne au sans de notre devise nationale : unité-dignité-travail. Les attaques étaient verbales et non physiques comme la barbarie du pouvoir en place aujourd’hui à Bangui.

 

 

                                                                                                                    Dr Bévarrah  Lala

 

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