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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 17:40


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BANGUI (AFP) - vendredi 15 janvier 2010 - 15h23 — L'opposition et les ex-rébellions centrafricaines ont annoncé vendredi qu'elles suspendaient leur participation à la Commission électorale indépendante (CEI), dont elles forment la moitié des membres, et ont exigé la démission du président de la CEI, jugé partial.

Le groupe des partis de l'opposition, celui des ex-rébellions et celui dit des "autres partis", représentés par 15 personnes au sein de la CEI qui compte en tout 30 membres, "suspendent leur participation à la CEI", a annoncé à l'AFP Jean-Jacques Demafouth, président de l'une des principales ex-rébellions.

Tous "exigent la démission immédiate" de Joseph Binguimalé, président de la CEI.

Cette structure, qui compte aussi des représentants de la majorité présidentielle, des pouvoirs publics et de la société civile, a été créée en août 2009 pour organiser et superviser les élections présidentielle et législatives prévues cette année à une date non encore fixée.

Les opposants et ex-rebelles reprochent à Joseph Binguimalé "la violation de son serment, une absence totale d'indépendance, une manipulation en vue de favoriser une fraude électorale massive, une moralité douteuse, une incompétence notoire", a ajouté M. Demafouth.

M. Binguimalé, censé être neutre, "a décidé de +marcher sur+ le Code électoral en mettant en place des comités locaux (de la CEI) monocolores KNK (Kwa na kwa, parti présidentiel)", a assuré Me Nicolas Tiangaye, président de la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS), du groupe des "autres partis" (opposition modérée).

Selon Me Tiangaye, ces comités locaux ont été installés "au détriment des autres entités parties prenantes du Dialogue politique inclusif (DPI)", forum sur la paix ayant réuni fin 2008 pouvoir, opposition, mouvement rebelles et société civile pour tenter de sortir le pays de plusieurs années d'instabilité et de guerre civile.

Joint par l'AFP, le porte-parole de la CEI, Rigobert Vondo, a regretté la décision des opposants et ex-rebelles, tout en atténuant sa portée.

"Nous prenons acte de la décision de l'opposition. Mais la CEI continue de faire avancer le processus électoral avec ceux qui sont restés", a déclaré M. Vondo, un des représentants de la majorité présidentielle.

L'opposition a aussi suspendu sa participation au bureau de la CEI, dont le premier vice-président et deux des neuf membres sont ses représentants, selon M. Demafouth.

Outre la démission du président de la CEI, l'opposition, "exige la dissolution de tous les comités locaux, d'ambassade et de consulats illégalement nommés", selon M. Demafouth.

Elle demande aussi "un audit des finances de la CEI et l'application immédiate de la recommandation du DPI relative à la mise en place d'un cadre permanent de concertation en vue de prévenir de nouvelles crises politiques".

Les autorités centrafricaines n'ont annoncé aucune date pour les scrutins généraux de cette année. Selon l'ONU, ces élections "doivent se tenir avant la fin avril 2010 pour être constitutionnelles".

Copyright © 2010 AFP

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 17:05


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REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE                                UNITE-DIGNITE-TRAVAIL

 

COLLECTIF DES FORCES DU CHANGEMENT

(Composé des entités représentées au Dialogue Politique Inclusif)

 

DECLARATION LIMINAIRE


L'indépendance, l'impartialité et-la neutralité de La Commission Electorale indépendante (CEI) constituent la garantie essentielle pour des élections transparentes, justes et équitables.

Si tous les membres de cette institution sont désignés sur la base des critères de compétence, d'intégrité et de civisme, son Président doit jouir d'une autorité intellectuelle et morale qui le place au-dessus de tout soupçon.


Or, le Pasteur Joseph BINGUIMALE est loin de réunir toutes ces qualités pour conduire le processus électoral dans la paix et la concorde nationale.

En effet, il affiche publiquement son allégeance au Président Bozizé.


Dans un communiqué qu'il avait publié le 09 Novembre 2009 et s'adressant au Chef de l'Etat, il déclarait: « ... la CEI par ma voix souhaite très vivement que des moyens nécessaires au parfait accomplissement de cette noble et exaltante mission Nationale que votre Excellence a bien voulu nous confier soient disponibles ... » On s'interroge sur la mission que le Chef de l'Etat lui a confiée alors qu'il a été élu par les membres de la CEI pour conduire le processus électoral dans l'impartialité la plus totale en s'appuyant uniquement sur le Code électoral.


Depuis quelques jours, le Président BOZIZE a enclenché la première phase du processus du hold - up électoral avec la complicité du Président de la Commission Electorale Indépendante dont la compétence, la moralité et l'indépendance sont désormais sujettes à caution.


Le Collectif des Forces du Changement porte à la connaissance de l'opinion nationale et internationale que le Général BOZIZE soutenu par le Pasteur BINGUIMALE a décidé de marcher sur le code électoral en mettant en place des comités locaux monocolores KNK au détriment des autres entités parties prenantes au Dialogue Politique inclusif.


I)  Quotas et composition des entités


La loi est claire sur ce point, puisque l'article 12 alinéa 3 du code électoral précise que la « CEI est constituée des entités représentées au Dialogue Politique Inclusif (DPI) ».

Le 23 décembre 2009, le Pasteur BINGUIMALE a fait publier « les noms des Partis politiques et organisations des différentes entités faisant partie de la CEI ».


Alors que le décret portant mise en place de la CEI pris en application du code électoral avait prévu 5 représentants par entité, le Pasteur BINGUIMALE a réduit le nombre des représentants de certaines entités à 3 (Majorité Présidentielle) '3 (Pouvoirs publics) et 4 ( Société Civile).


A ) Entité: Majorité Présidentielle


Le Pasteur BINGUIMALET a exclu de la CEI des partis politiques de cette entité qui avaient apporté une contribution significative à la réussite du Dialogue Politique Inclusif (DPI), lesquels ont participé à toutes les phases du processus (Comité Préparatoire, Comité d' Organisation des Travaux du DPI, Comité ad hoc pour la relecture du Code électoral, Gouvernement post DPI, Comité de Suivi des Recommandations du Dialogue Politique 1nclusif).

Et il a introduit dans la CEI le Parti du Général Bozizé dénommé KNK 'qui n'avait aucune existence légale lors des travaux du DPI et qui de surcroît ne figure dans aucun des organes susvisés crées par le DPI.


B ) Entité: Mouvements Politico-militaires


Le Pasteur BINGUIMALET a également introduit des mouvements politico ­militaires n'ayant pas pris part au DPI (JLC, FALC) et dont on a jamais entendu parler. Sont exclus de la CEI des mouvements politico-militaires ayant participé au DPI.


C) Entité: Société Civile


Les organisations des Droits de l'Homme et les syndicats qui ont pris une part active au DPI en sont exclus.

L'objectif recherché est de remplacer tous les partis et associations exclus de la CEI par des militants KNK déguisés pour permettre à ces derniers d'avoir une majorité mécanique en vue de faciliter le holp-up électoral qui est entré dans sa phase opérationnelle par le noyautage des structures de la CEI


II) Mise en place des Comités locaux


Le 24 décembre 2009 le Président de la CEI envoie aux « points focaux des différentes entités» une lettre dont aucun parti n'a accusé réception et ayant pour objet la « désignation de vos représentants dans les Comités locaux ».


Le même jour, il signe des ordres de mission pour les superviseurs de la CEI avec comme date de départ le 24 décembre 2009 alors que dans sa lettre du 24 décembre 2009, il demandait aux «différentes entités» de lui «faire parvenir dans un meilleur délai la liste de (leurs) représentants dans les Comités locaux» !


C'est dans ce contexte que des Comités locaux ont été nommés par des préfets, sous préfets et maires à la solde du pouvoir.

Des postes dans les bureaux revenant de droit à l'opposition, à la Société civile ou aux mouvements politico- militaires ont été occupés par les membres de KNK.


Dans les provinces, la composition des CEI s'est faite en violation du code électoral.

A Douala, le Consul a pris une circulaire accordant 10 places à la société civile, avec des organisations fictives dont celle « des enfants nés au Cameroun» c'est-à-dire des mineurs!


C'est le Consul qui propose deux candidats à la présidence du Comité alors que la loi prévoit que le bureau est dirigé par «un (1) Président, une personnalité Centrafricaine neutre élue par les membres des Comités sous ­préfectoraux, d'arrondissement, d'Ambassade ou de consulat sur proposition conjointe de chaque entité à raison d'un candidat par entité»

Cette règle a été bafouée tant en province qu'à l'étranger.


III) Gestion solitaire des fonds de la CEI


Il est de notoriété publique que les fonds de la CEI sont gérés dans l'opacité par son Président en dehors de toute règle d'orthodoxie financière.

De graves soupçons de corruption et de détournements de deniers publics pèsent sur lui.

Face à cette situation qui menace gravement la tenue d'élections libres, transparentes et équitable et pour ne pas apporter sa caution à une mascarade électorale, le Collectif des forces du Changement :


1) Suspend sa participation à la CEI


2) Exige la démission immédiate du Président de la Commission Electorale Indépendante pour violation de son serment, absence totale d'indépendance, manipulation en vue de favoriser une fraude électorale massive, moralité douteuse, incompétence notoire.


3) Exige la dissolution de tous les Comités locaux, d'Ambassade et de consulats illégalement nommés et l'installation de nouveaux Comités conformément au code électoral et au décret portant mise en place de la commission Electorale Indépendante (CEI).


4) Exige la dissolution des délégations spéciales nommées en violation des recommandations du Dialogue Politique Inclusif.


5) Exige un audit des finances de la CEI


Demande l'application immédiate de la recommandation du DPI relative à la mise en place d'un cadre permanent de concertation et de dialogue en vue de prévenir de nouvelles crises politiques.
 

Fait à Bangui, le 13 Janvier 2010


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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 23:09


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APA Bangui 14-01-2010 (Centrafrique) Les évêques de Centrafrique ont plaidé pour la transparence des élections de 2010 et invité les candidats à ce scrutin à respecter leurs adversaires politiques et le verdict des urnes, dans un message au peuple de Dieu et aux hommes de bonne volonté, remis mardi au président François Bozizé.

« Nous réitérons ce message et vous exhortons à ce que ces prochaines échéances électorales soient un véritable chemin de maturité politique et démocratique », souligne le message.

Les prélats mettent en garde contre les mauvais choix qui entraînent des regrets durables, la frustration voire des crises. « Vous êtes libres et vous devez voter en hommes libres, sans préjugés, sans peur et sans contraintes », ajoute le texte.

Selon les évêques centrafricains, l’impunité et la corruption sont à combattre dans toutes les institutions ecclésiastiques et étatiques, pour une vraie justice sociale.

« C’est de cette manière que nous avancerons ensemble vers une paix durable qui est un don de Dieu aussi fruit de nos efforts », poursuit le message, exhortant les hommes politiques à prendre conscience de leurs rôles combien déterminants dans le changement social, économique et politique de notre pays.



NDLR : Ces prélats feraient mieux de s'assurer que les élections vont effectivement se tenir et dans quelles conditions de préparation. On constate qu'ils n'ont rien dit lorsque Bozizé a scandaleusement propulsé à la tête de la CEI un vrai faux pasteur dont il s'est en secret attaché la complicité et dont l'opposition exige maintenant la démission. Ils n'ont rien dit non plus lorsque Bozizé a bloqué jusqu'ici l'argent de la CEMAC destiné au financement du DDR dont le bon déroulement devrait permettre la bonne tenue des élections. Il y a malheureusement lieu de reconnaître que l'écrasante majorité des évêques de Centrafrique sont des expatriés européens dont les préoccupations sont hélas assez éloignées de celles des Centrafricains.

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 23:04


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APA Bangui 14-01-2010 (Centrafrique) Le Comité international olympique (CIO) a décerné son trophée 2009 au président centrafricain François Bozizé, a appris APA.

Le trophée a été remis à titre exceptionnel au chef de l’Etat centrafricain, jeudi à Bangui, par le président de l’Association des comités olympique nationaux olympiques (ACNOA), M. Lansana Palenfo.

A cette occasion, François Bozizé a affirmé que le sport brille dans son pays à travers les différentes manifestations sportives organisées aux plans national et international.

Le sport unit le peuple et au seuil de cette nouvelle année, « nous devons nous inspirer de la charte olympique pour bâtir un Centrafrique dans la paix », a-t-il déclaré.

Le président de l’ACNOA a fait savoir que le CIO, conformément à la charte olympique, envisage de soutenir tout gouvernement qui s’implique dans le développement du sport, car le sport un vecteur de développement et de consolidation de la paix.

Le président Bozizé est le premier chef d’Etat à recevoir le trophée du CIO qui récompense généralement les personnalités défendant les valeurs olympiques.



NDLR : C'est vraiment étrange ! On ne peut que s'interroger sur les véritables raisons ou justifications de cette distinction qui a priori, ne correspond à rien du tout, l'heureux récipiendaire n'ayant fait preuve d'aucun mérite sportif particulier.

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 22:44


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Bangui, 14 janv.2010 (C.A.P) - Le Collectif des Forces de Progrès qui réunit les partis MLPC, ADP, AFD, LONDO, ainsi que l’Union des Autres Partis sous la coordination de Me Crépin Mboli-Goumba comprenant le Forum Civique de Timothée Malendoma, le CPRS de Me Nicolas Tiangaye, ainsi que Jean Jacques Demafouth au nom des mouvements politico-militaires, a tenu ce jeudi 14 janvier un point de presse dans la salle Mazette à Bangui.

A cette occasion, plusieurs griefs ont été reprochés au président de la Commission Electorale le vrai faux pasteur Joseph Binguimalet. Ce dernier avait, avant de se rendre en France pour y passer les fêtes de fin d’année en famille, officiellement émis prétendument des ordres de mission pour dépêcher en province des représentants de la CEI pour une campagne de sensibilisation.

En vérité et secrètement, ces missions avaient été envoyées pour mettre en place des comités locaux de la CEI. Les représentants des partis d’opposition au sein de la CEI ont ainsi pris la main dans le sac ce vrai faux pasteur en pleine magouille pré-électorale au profit du camp bozizéen.

Le pot aux roses ayant été découvert, les forces de progrès et leurs représentants dans la CEI ont décidé ce jour, de suspendre leur participation à la Coordination de la dite commission électorale jusqu’à nouvel ordre et exigé la démission de son président dont la malhonnêteté a été débusquée.  

En outre, le Collectif des Forces de Progrès exige également l’annulation et la dissolution des comités locaux de la CEI clandestinement et illégalement mis en place en province par Joseph Binguimalet. Il exige que soit aussi annulé le mouvement des délégations spéciales. Le processus électoral, une fois de plus, a du plomb dans l’aile par la faute du clan bozizéen et sa tête de pont infiltrée au sein et à la tête de la CEI.

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 22:04


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         Ambassadeur Jean-Pierre Vidon


Allocution de l’Ambassadeur, Haut Représentant de la République française, Doyen du Corps diplomatique, à l’occasion de la présentation des vœux à S. Exc. Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat et à Madame Monique Bozizé, Première dame de Centrafrique



Palais de la Renaissance (11 janvier 2010)

 

Monsieur le Président de la République,

Madame,

Monsieur le Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Francophonie,

Madame et Messieurs les Ambassadeurs et chefs de mission diplomatique,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations internationales,

Messieurs les Consuls,

Mes chers collègues,

 

            Le privilège m’échoit de prendre aujourd’hui la parole, au nom de l’ensemble des représentants à Bangui des Etats et des institutions internationales qui entendent manifester, par une présence permanente en République centrafricaine, l’intérêt qu’ils portent, Monsieur le Président de la République, à votre pays. Je ne saurais cependant omettre d’associer à mon intervention les représentants des Etats et des organismes internationaux qui sont accrédités en RCA sans y être résidents. Leurs échanges avec les autorités centrafricaines, en particulier lors de leurs visites, participent aussi de cet intérêt dont je suis persuadé qu’il trouve un écho favorable et justifié de la part de Votre Excellence.


            Ainsi, en notre nom à tous, il m’est particulièrement agréable de former à Votre intention, à celle de Madame Monique Bozizé, Première Dame de Centrafrique, à l’endroit de Votre famille mais aussi pour Votre gouvernement et pour le Peuple centrafricain, nos vœux très sincères de bonne et heureuse année 2010.

            Puisse ce millésime, qui ouvre la seconde décennie du siècle, voir la paix se consolider, la prospérité se dessiner et le bien-être s’accroître pour toutes et pour tous dans un esprit de concorde et de partage.

           
L’année qui vient de s’achever s’était ouverte avec une feuille de route prometteuse, celle des recommandations du Dialogue politique inclusif qui reflétaient l’ensemble des attentes exprimées tout au long des travaux. Le nombre des défis à relever était considérable. Depuis lors, nous avons suivi avec toute l’attention voulue les avancées intervenues. Il en est allé ainsi, en particulier, du processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion de ceux qui ont accepté de déposer les armes, et des étapes qui vont conduire aux élections présidentielles et législatives dont le peuple centrafricain attend qu’elles soient libres, transparentes et démocratiques.

           
            Des pas décisifs ont été accomplis. Ils ont nécessité volonté politique, esprit de dialogue, arbitrage parfois. Ils ont montré que les mécanismes de la démocratie avaient fonctionné. Des enjambées, Monsieur le Président de la République, n’en sont pas moins indispensables, pour les semaines qui viennent, afin que les échéances soient respectées; ces enjambées justifieront, à n’en point douter, la poursuite de votre forte implication.

 
            Nous savons combien elle a été décisive  pour que soit écartée la tentation de différer les élections en remettant en cause les exigences posées par la constitution. Nous savons aussi le prix que vous attachez à des échanges directs avec les membres du comité de pilotage du DDR et l’engagement qui a été le vôtre pour surmonter les pesanteurs qui entravaient, à moment donné, la poursuite de ce processus. Nous sommes également persuadés que votre volonté de dialoguer contribuera à convaincre ceux qui n’ont pas encore entendu les appels à la paix et dont l’écoute est essentielle pour que puissent s’accomplir les prochaines étapes du DDR.
  

           Tels sont nos espoirs alors que débute une année cruciale pour la République centrafricaine. Les partenaires que nous sommes ont pour objectif d’apporter, sous des formes diverses, notre soutien à votre pays.

            De ce soutien de la communauté internationale, vous avez eu la preuve en atteignant, le 30 juin dernier, le point d’achèvement de l’initiative « pays pauvre très endetté », ouvrant ainsi de nouvelles perspectives de développement. 

           C’est aussi avec pour ambition un appui plus efficace que le cadre multilatéral de la présence internationale évolue. Ainsi, le BONUCA devient-il, cette année, le BINUCA, c’est-à-dire le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine sous la direction de la représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies, l’Ambassadeur Sahle-Work Zewde, et avec pour objectif de mieux coordonner les activités des différents organismes du système des Nations Unies présents sur le terrain.
 

            Et c’est aussi dans un esprit d’intégration plus avancée que, désormais, une délégation de l’Union européenne dirigée par notre collègue, l’Ambassadeur Guy Samzun, assure la représentation de l’Union dans son ensemble ce qui me permet de m’effacer dans ce domaine et d’éviter, en ce qui me concerne, un cumul des mandats jusqu’alors incontournable.

             Je ne saurais conclure sur cette actualité de la représentation internationale sans rappeler que le souci d’apparaître mieux structurés a conduit les consuls à créer une association du corps consulaire, initiative pertinente qui leur permettra de mieux affirmer leur spécificité au sein des représentants internationaux. J’en félicite chaleureusement son président, le consul de Turquie, Hicham Kamach. 

           Ainsi 2010, Monsieur le Président de la République, de par ses enjeux, sera une année marquante pour votre pays. Elle lui offrira l’occasion de donner de la République centrafricaine l’image d’un Etat qui a achevé sa marche vers le retour à la paix dans le respect des valeurs de la démocratie.
 

           Puisse, cet objectif être atteint, sous votre impulsion, par les Centrafricains et les Centrafricaines. Ils méritent, pour y parvenir, notre confiance et notre soutien.


NDLR : Bozizé comprend t- il toutes  ces subtilités du langage diplomatique que manie à souhait cet ambassadeur qui devrait davantage être direct et concret dans son adresse. Par exemple, il devrait demander clairement à Bozizé de remettre l'enveloppe de 8 milliards de F CFA de la CEMAC, destinéee au financement du DDR qui, faute d'argent, est complètement à l'arrêt.
 

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 21:58


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APA Bangui 14-01-2010 (Centrafrique) Le collectif du changement, qui regroupe l’opposition démocratique et le mouvement politico-militaire (APRD), a suspendu jeudi sa participation à la Commission électorale indépendante (CEI) et exigé la démission du président de cette structure Joseph Binguimalé.

Le collectif accuse M. Binguimalé de perpétrer un hold-up électoral en mettant en place des comités locaux monocolores de la convergence KNK, le parti au pouvoir, au détriment d’autres entités parties prenantes au Dialogue politique inclusif (DPI).

Les manœuvres du président de la CEI sont en violation de son serment, dénotent une absence totale d’indépendance et relèvent d’une manipulation destinée à favoriser une fraude électorale massive, d’une morale douteuse et d’une incompétence notoire, estime le collectif des partis politiques.

Il exige également la dissolution de tous les comités locaux d’ambassade et de consulats, l’installation de nouveaux comités conformément au code électoral et au décret portant mise en place de la CEI, la dissolution des délégations spéciales nommées en violation des recommandations du DPI et un audit des finances de la CEI, l’application immédiate de la recommandation du DPI relative à la mise en place d’un cadre permanent de concertation et de dialogue en vue de garantir de nouvelles crises politiques.

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 21:54


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Anne Lauvergeon-copie-1

Le 13/01/2010 - Proche neveu du président François Bozizé, le lieutenant-colonel Sylvain Ndoutingaï, ministre d'Etat chargé des mines et de l'énergie, vient, selon nos informations, de lancer deux missiles épistolaires sur Areva Centrafrique. Les deux courriers sont datés du 8 décembre 2009.

Le premier rappelle au groupe Areva qu'il s'était engagé à démarrer le projet d'exploitation du gisement d'uranium de Bakouma en 2010. Or, le conseil d'administration du 19 novembre du groupe français n'a pas inscrit ce projet sur ses tablettes. La deuxième missive cinglante concerne le transfert à l'Etat centrafricain du titre UraMin (racheté 2,5 milliards $ par le groupe français), concessionnaire du gisement de Bakouma. Le ministre d'Etat est devenu très procédurier… Interrogé par La Lettre du Continent, Areva indique que 25 millions $ d'investissements sont prévus en 2010 sur Bakouma et que, par ailleurs, les papiers d'UraMin sont en cours de transmission. Il n'y plus qu'à guetter le facteur…

Désormais numéro deux du régime, Sylvain Ndoutingaï, en très grande forme, a également adressé une mise en demeure à George Forrest, "facilitateur" entre l'Etat centrafricain et Areva dans l'attribution du contrat de Bakouma. Pour ses bons offices, Forrest a "hérité" en mai de sept permis de recherche d'uranium, en bordure de la concession du groupe français. Sylvain Ndoutingaï réclame aujourd'hui à Forrest "le paiement intégral du montant du bonus de signature fixé". Il n'en précise pas le montant. Dommage…

 

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 21:50


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Mme Denise Massi

NDLR : Il fallait s’en douter. Gêné aux entournures par ce qu’il faut bien appeler dorénavant l’affaire Massi, Bozizé ne pouvait pas s’accommoder de la présence, au demeurant opportunément très embarrassante, de sa remuante épouse à Bangui, à quelques 24 heures de l’ouverture du sommet des chefs d’Etat de la CEMAC que doit abriter la capitale centrafricaine. L’expulsion par Bozizé de Mme Denise Massi est bien la preuve que le cas Massi est une patate chaude à propos duquel le dictateur sanguinaire de Bangui n’a pas l’intention de s’expliquer. Les informations les plus alarmantes circulent pourtant depuis plusieurs semaines sur le sort réel de Charles Massi qui aurait été arrêté dans les tout derniers jours de l’année 2009 par les autorités tchadiennes et vraisemblablement livré à Bozizé dans les tout premiers jours de 2010. Depuis, on ne sait plus rien de lui. En dépit des dénégations des autorités tchadiennes et celles de Bangui, le pire est donc à craindre pour la vie de Charles Massi. La tenue à Bangui du sommet des chefs d’Etat de la CEMAC doit être une occasion pour que la lumière soit apportée par Bozizé à ses homologues sur le sort de Massi.  

 

 

Exclusif : l’épouse de Charles Massi arrêtée à Bangui en attente d’expulsion vers la France

BANGUI – (L’Indépendant) – 14 janvier 2010 – L’épouse de l’ex-ministre et principal dirigeant de la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix), a été arrêté jeudi en fin d’après midi à Bangui, a-t-on appris auprès de l’un des avocats de la famille.

« J’étais avec madame Massi au domicile familiale lorsqu’une vingtaine de policiers ont fait irruption vers 17 heures dans les lieux, disant qu’ils sont venus à la recherche de ma cliente. Nous leur avons posé la question de savoir s’ils avaient un mandat. Et ils ont répondu que l’ordre venait d’en haut. Devant notre insistance ils ont fini par provoquer les instructions de ce mystérieux supérieur. C'est manu-militari qu'elle a été conduite à l'aéroport de Bangui où elle se trouve actuellement en zone de rétention en attente d'une expulsion vers la France ce soir », a expliqué par téléphone Me Mathias Morouba, ajoutant que « ses téléphones ont été arrachés et confisqués afin de l’empêcher de prévenir sa famille ».

 « Madame Massi est une centrafricaine. Elle est née ici et est mariée à un Centrafricain. Comment peut-on expulser quelqu’un de son pays. Il s’agit purement et simplement d’une déportation », s'est-il interrogé.

Me Mathias Morouba a déclaré que selon la loi centrafricaine, «il appartient au ministre de l’Administration du territoire de notifier un arrêté d’expulsion à l’intéressé dans les règles de l’art et lui indiquer un délai pour quitter le territoire national. D’ailleurs, celui-ci dispose d’un moyen de recours contre la décision. En l’espèce, on est devant un cas flagrant de violation des droits élémentaires ».

Denise Massi est arrivée mercredi à Bangui pour faire toute la lumière sur le sort de son époux, en détention selon certaines sources dans un lieu secret en Centrafrique après avoir été arrêté au Tchad et remis aux autorités centrafricaines. Elle dit être sans nouvelles de son mari depuis le 19 décembre dernier qu’il est porté disparu.

 Le 10 janvier, une source militaire centrafricaine avait affirmé à l'AFP que lors du transfert de Charles Massi à Bangui entre le 1er et le 2 janvier, l’un de ses hommes aurait été exécuté pour « refus d’obtempérer aux consignes ».

Est-ce à dire que c’était une manière déguisée d’annoncer l’exécution sommaire de Charles Massi ? Il faut le craindre. Car le régime de Bangui n’est pas à un crime près.

Charles Massi, 57 ans, a été plusieurs fois ministre et est le principal dirigeant de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), une rébellion active dans le nord-ouest de la Centrafrique.

 

Adrien Poussou  

Source : http://www.lindependant-cf.com

 

 

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 15:40


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Haïti : des dizaines de milliers de morts, des dégâts "inimaginables"

WASHINGTON - Le séisme dévastateur qui a frappé Haïti mardi a provoqué la mort de "dizaines de milliers" de personnes et causé des dégâts d'une étendue "inimaginable", a jugé jeudi la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, sur les chaînes de télévisions américaines.

"Nous savons déjà que (les morts) se compteront par dizaines de milliers (...). La zone (du séisme) a été très durement touchée. Cette zone est une des plus peuplées d'Haïti", a dit Mme Clinton sur MSNBC, au sujet du tremblement de terre qui a frappé Port-au-Prince, la capitale surpeuplée.

Le tremblement de terre d'une magnitude 7 a provoqué des dégâts "d'une étendue inimaginable", a encore lancé Mme Clinton sur une autre chaîne, CBS.

Les Etats-Unis collaborent "étroitement avec le gouvernement haïtien" pour tenter de venir en aide aux milliers de victimes du désastre, a souligné la chef de la diplomatie américaine qui a annulé un voyage dans le Pacifique pour rentrer à Washington suivre la crise qui touche le pays caribéen.

Toujours sur CBS, Mme Clinton en a appelé à la "générosité" de ses compatriotes, les exhortant à faire des dons.

La cellule mise en place par le département d'Etat a déjà levé "environ trois millions de dollars", a-t-elle rapporté.

La veille, son époux, l'ancien président Bill Clinton, avait également lancé un appel aux contributions financières, "même un ou deux dollars", pour parer aux urgences après le violent séisme.

Jeudi, dans les colonnes du Washington Post, M. Clinton a jugé que le désastre se classait parmi les "pires catastrophes humanitaires dans l'histoire du continent américain".

"Les premières estimations montrent que près de trois millions de personnes --soit un tiers de la population haïtienne-- ont besoin d'assistance", écrit M. Clinton qui occupe le poste d'envoyé spécial des Nations unies pour Haïti.

"Ce dont Haïti a le plus besoin, c'est d'argent pour (acheter) de l'eau, des vivres, des abris et du matériel médical de base", a affirmé Bill Clinton.

Les autorités haïtiennes n'ont pas encore avancé de bilan humain de la catastrophe. Mais selon le Premier ministre Jean-Max Bellerive, il pourrait largement dépasser les 100.000 morts.

(©AFP / 14 janvier 2010 14h26)

 

Haïti :  Le chaos et l’impuissance

Caroline Stevan Le Temps

Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées par le tremblement de terre, selon les chiffres d’Hillary Clinton ce midi. Washington va envoyer 3500 hommes. L‘Onu avoue être toujours sans nouvelles d’une centaine d’expatriés

Bâtiments écroulés, cadavres étalés sur le sol, blessés bloqués au milieu des gravats ou errant dans la rue, habitants paniqués: Haïti s’est réveillé mercredi matin sur des scènes d’apocalypse. La plupart de ses dix millions d’habitants n’avaient pas dormi, hantés par la crainte de nouvelles secousses. Le tremblement de terre de la veille, qui avait frappé vers 17 heures, a été ressenti jusqu’à Cuba, 300 kilomètres plus loin. La secousse a duré une longue minute, soulevant une noire poussière. De magnitude 7 sur l’échelle de Richter, le séisme a dévasté l’île.

Port-au-Prince, capitale surpeuplée de l’un des Etats les plus pauvres de la planète, est «détruite», dit un témoin. De nombreux édifices, dont le Palais national, le parlement, des ministères et la prison principale, se sont effondrés. Les premiers récits disent l’effroi et la désolation. On redoute des morts par milliers, prisonniers des gravats. On croise des blessés tous les deux pas dans la rue.

Le premier ministre Jean-Max Bellerive évoquait hier après-midi un bilan «bien au-dessus des 100000 décès». 3,5 millions de personnes vivaient dans la zone la plus touchée. L’épicentre se trouve à seulement quinze kilomètres de la capitale. Les villes de Jacmel et Carrefour sont aussi sinistrées.

Près d’une quinzaine de répliques ont été enregistrées dans les heures suivant le choc. Eau, électricité et télécommunications ont été coupées. Les routes sont défoncées ou jonchées d’obstacles. Des dégâts qui sèment le chaos.

Hier, les informations du terrain ne parvenaient qu’au compte-gouttes, le réseau téléphonique ayant été largement détruit. Internet s’est fait le relais de témoignages, photos et vidéos à l’appui. Grâce à Twitter, Richard Morse, propriétaire du fameux hôtel Oloffson perché sur les hauteurs de Port-au-Prince, a pu commenter les événements toute la nuit. «Vu une photo du Palais, il est détruit.» «Entendu une rumeur concernant l’effondrement de l’hôpital, je n’en sais pas plus.» «La batterie de mon téléphone s’épuise. Bientôt, nous ne pourrons plus communiquer.»


NDLR : On ne peut qu'être en peine devant ce tableau apocalyptique. A rappeler que plusieurs Centrafricains dont Jean Lambert Ngouandji ancien journaliste à radio Ndéké Luka, Fulgence Zeneth et bien d'autres encore travaillent dans ce pays dans le cadre de la MINUSTAH. Aux dernières nouvelles, la dizaine de Centrafricains vivant à Haïti se porteraient bien ainsi que leurs familles.

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