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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 02:23

 

 

Franck Saragba

 

 

 Acculé  par des raisons objectives, rappelé à l’ordre aussi bien  par la communauté nationale qu’internationale puis désavoué ouvertement par ses plus proches collaborateurs sur l’impossibilité d’organiser dans les délais impartis des élections justes, transparentes et crédibles, le général-président est aujourd’hui un homme seul qui ne comprend pas ce qui lui arrive. Isolé  et dépité, il a fini par reculer pour la première fois depuis son accession au pouvoir.

Indiscutablement la volonté affichée des uns et des autres a finalement eu raison de l’autoritarisme du général Bozizé. Le prétexte d’une légalité constitutionnelle avancé opportunément pour confisquer a posteriori les rênes du pouvoir par celui qui avait à maintes reprises déjà bafoué la même constitution n’a pas pesé lourd face à la mobilisation générale. La stratégie de vouloir recouvrir les flagrantes incompétences d’un régime en matière d’organisation des élections par le biais de la constitution n’a pas fonctionné. En dehors de quelques caciques de son parti le KNK, les Centrafricains ont dit cette fois-ci non au général-président. Un « NON  catégorique» au-delà des clivages politiques voir dans son propre camp pour rejeter unanimement sa tentative de faire une relecture bien singulière et surtout interchangeable de la constitution selon ses humeurs. Il ne fait aucun doute qu’une nouvelle ère vient de s’ouvrir pour notre pays.

La reculade du général Bozizé face aux vives réactions suscitées ici et là est une première depuis son accession au pouvoir. Jamais l’homme du 15 mars 2005 n’a autant cédé de terrain même au plus fort de multiples tensions et autres pressions que son régime et notre pays ont connu. Un geste que certains n’hésitent pas à considérer sur le plan politique comme un échec personnel. Pour la première fois le « héros » du 15 mars 2003  a baissé contre sa volonté les gardes mais a-t-il pour autant rompu les gardes et retrouver la voie de la sagesse ?

En tout cas, tout semble démontrer le contraire au vu du récent projet relatif à la prorogation de son  mandat jugé recevable par le bureau de l’assemblée nationale. Inévitablement cette reculade laissera des traces sur les lourdes armures du général-président qui ne s’attendait pas à un rapport de force aussi net en sa défaveur. Elle est également un message fort à l’endroit de tous ceux et celles qui concourent désormais à l’expression du suffrage universel dans notre pays. Dorénavant  les élus de la république sous couvert de leur mandat ne pourront plus faire ni décréter tout et n’importe quoi.

Par ailleurs, un coup vient d’être porté à la primauté de la constitution dans cette hiérarchie des normes établies et érigées en règle de fonctionnement. Tout cela, par la seule faute de l’incompétence du régime en place. Nous avons vu que dans le cas présent, la constitution de notre pays qui est plutôt une bonne constitution n’a rien à voir avec l’incompétence d’un régime qui n’a pas su depuis  2005, anticiper comme il se doit  pour préparer les échéances électorales de 2010. Il aurait fallu comme cela se fait partout ailleurs dans le monde que le régime anticipât sur les échéances à venir et confiât l’organisation de ces élections aux hommes compétents. Encore qu’il fallût en être conscient.

Une erreur de casting qui politiquement se paye cash aujourd’hui à l’heure du bilan. A travers cette amère expérience, les Centrafricains semblent franchir un cap dans la maturité politique et semblent vouloir rappeler au général ses manquements et autres nombreuses entorses à la constitution par conséquent, il était mal placé pour leur donner des leçons. Nos compatriotes ne tolèrent plus les approximations, les incohérences en un mot l’incompétence de leur gouvernant. N’est-ce pas plutôt très bien ainsi ? A ceux qui prétendent nous gouverner demain d’intégrer cette réalité.

La constitution ne s’applique ni au tiers, ni au deux tiers et moins encore selon le temps et le moment comme le voudrait le général-président mais elle doit s’appliquer complètement et d’une manière permanente pour tous, y compris au premier d’entre-nous, le président de la République.

LE REPORT DES ELECTIONS CONSTITUE UN ACTE SALVATEUR POUR LA NATION ENTIERE ET REPRESENTE UN PREMIER PAS VERS L’APAISEMENT.

Le report des élections générales avions-nous pensé, était la seule décision sage à prendre pour éviter le morcellement de notre pays. S’il constitue un acte salvateur pour la nation entière, elle représente en même temps un premier pas vers l’apaisement.

Un geste fort dont nous aurions inscrit le bénéfice entier au crédit du général-président si et seulement si on ne lui avait pas autant forcé la main jusqu’au dernier moment. Battu dans le bras de fer qui l’opposait avec l’opposition démocratique soutenue par la communauté internationale, il ne pouvait que reporter ces élections. Ce capital de sagesse est plutôt à inscrire au crédit de toute l’opposition démocratique qui pour une fois, a su revendiquer la même chose, à celui des courageux patriotes alliés et collaborateurs du régime qui lui ont déconseillé en vain sa stratégie suicidaire. Enfin, il est à inscrire en partie également aussi au crédit de la communauté internationale, des organisations non gouvernementales  qui ont bien compris la situation exceptionnelle combien explosive que traverse notre pays et le risque encouru si jamais on organisait les élections.

C’est en cela que le report sine die des élections présidentielles et législatives prévues alors pour le 16 mai par le général-président  constitue à n’en pas douter un acte salvateur pour la nation toute entière. Une certitude partagée par la majorité des Centrafricains qui ne voit pas comment on pourrait organiser une élection face aux manquements, aux insuffisances, aux incohérences relevés ici et là.  Un sentiment général  qui rassure et qui augure des lendemains meilleurs pour notre pays.

En définitive l’expérience que nous venons de subir nous démontre que lorsque l’opposition démocratique est unie et déterminée, pose ou porte des revendications d’intérêt général qui sont  claires, la communauté internationale ne peut que les suivre dans leur démarche  pour exercer une pression supplémentaire sur n’importe lequel de nos régimes.   

LE RECENT PROJET DE LOI RELATIF A LA PROROGATION DU MANDAT DU GENERAL-PRESIDENT, UNE VERITABLE TENTATIVE DE COUP D’ETAT CONSTITUTIONNEL. 

L’essentiel de ce projet de loi s’il venait à être adopté sera greffé  à l’article 24 de la constitution. Ce projet de loi dit en substance : 

 « Au cas où l'élection du président de la République intervient après la fin du mandat du président en exercice, ainsi que de celui de l'Assemblée nationale, le Premier ministre, chef du Gouvernement saisit la Cour constitutionnelle aux fins, d'une part, de constater l'expiration du mandat présidentiel et législatif, et d'autre part d'autoriser le président sortant à conserver ses prérogatives afin de faire organiser les nouvelles élections dans les nouveaux délais fixés par la Commission électorale. L'Assemblée nationale reste en fonction ».

Outre le caractère anticonstitutionnel dû notamment au fait que le législateur avait pris en amont la précaution de verrouiller notre constitution pour éviter ce genre de dérapage (article de maitre Zarambaud Assingambi, publié par le citoyen n° 3230 du 19/10/09). Il faut croire que ce projet de loi suscite quelques légitimes interrogations.

1° Notre pays vit une situation exceptionnelle à cause de l’incompétence d’un régime qui n’a pas su en 5 années, mettre en place l’organisation d’une élection libre, juste et crédible. N’est-il pas le seul responsable de cet état de fait ? A la situation exceptionnelle de notre pays, n’aurait t-il pas fallu des mesures exceptionnelles ? Par conséquent ne devrons-nous pas faire abstraction pour l’instant de la constitution qui ne veut plus rien dire à force d’être bafouer au bénéfice d’un texte consensuel et pragmatique ? Pourquoi le général Bozizé ne veut t-il pas élaborer un texte en commun avec l’opposition démocratique ? Un texte qui assurerait et garantirait l’organisation de ces élections.

2° Appartient t-il au régime de faire d’une manière unilatérale un projet de loi sachant que l’assemblée nationale est tenue par le régime ?

3° Dans le cas présent, Au nom de quoi et pourquoi il revient au seul premier ministre qui fait parti du pouvoir exécutif  le droit de saisir la cour constitutionnelle ? La période qui rend le mandat du président de la République illégitime ne concerne t’elle pas le premier ministre ? A-t-il une primauté sur les élus de la république ? La fonction de premier ministre, est-elle en train d’être sacralisée par cette loi ?

4° Le fait de décréter le premier ministre qui ne doit sa légitimité qu’au seul  président sortant comme celui qui doit autoriser ce dernier à conserver ses prérogatives a-t-il un sens ? Sommes-nous en train d’inventer un nouveau concept genre ?  A force de rajouter des additifs à notre constitution, ne vaut-il pas mieux mettre en place une nouvelle constitution ? N’est-ce pas un aveu cinglant pour dire que la constitution est incomplète et inadaptée à la situation actuelle ?

5° la prorogation du mandat du président de la République dont l’idée est acceptée par l’opposition démocratique par souci de préserver l’essentiel est-elle aussi valable pour le premier ministre  et les députés ?

6° La situation exceptionnelle dans laquelle se trouve notre pays ne mérite-t-elle pas en fait, des solutions consensuelles exceptionnelles ? 

Franck SARAGBA

« De l’esprit fini kodé »

 

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 22:13

 

 

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APA - Bangui 03-05-2010 (Centrafrique) Le président de l’Union des journalistes de Centrafrique, Maka Gbokossoto, a déploré lundi le fait que la presse centrafricaine reste toujours confrontée aux difficultés d’ordre économique, manque de moyens cruels de ressources humaines, matérielles et techniques.

Il a fait ce constat lundi 3 mai 2010 à l’occasion de la commémoration de la Journée mondiale de la liberté de la presse en Centrafrique sur le thème « la liberté d’information : le droit de savoir ».

« Dans ces conditions déplorables et dans le contexte des élections à venir, nous voudrions affirmer notre inquiétude pour une couverture médiatique correcte et efficiente », a ajouté Maka Gbokossoto.

Il a estimé que le gouvernement devra se pencher sur la question de la subvention de la presse privée en accélérant le processus d’octroi et de mise en œuvre des recommandations des premiers Etats généraux des médias centrafricains en souffrance depuis déjà trois ans.

 

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 21:51

 

 

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Bangui,3 mai 2010 (C.A.P)  - Le véhicule d’une mission du Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS) de retour de Ndélé (préfecture du Bamingui-Bangoran) d’une campagne de sensibilisation a été attaqué le dimanche 2 mai entre 10h et 12h (heure de Bangui)  par un groupe d’individus armés et non identifiés communément appelés « zaraguina » ou coupeurs de route à la sortie de la ville de Ndélé.

Le chef de mission qui se trouvait à bord a été grièvement blessé (grosse plaie et fracture à la jambe) et a pu être rapatrié lundi dans la journée sur Bangui par avion privé affrété et a pu être soigné à l'hôpital communautaire. Il serait actuellement hors de danger. En revanche le chauffeur est lui, porté disparu. 

Les coupeurs de route ont entièrement volé tout ce qu'il y avait dans le véhicule (ordinateur portable, téléphones portables, et autre somme d'argent). Les militaires des Faca du détachement de  Ndélé ont ramené le véhicule en ville pour tenter de le redémarrer.

Le 2 avril dernier, la ville de Ndélé avait déjà été attaquée et brièvement occupée par la rébellion de la CPJP avant que celle-ci ne soit repoussée. Depuis, les habitants ont fui pour la plupart en brousse et vivent dans la peur d’un nouveau retour des rebelles susceptible d’engendrer de nouveaux affrontements avec les éléments du détachement Faca qui stationnent dans la ville.   

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 17:40

 

 

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 Le spectacle qu’offre le KNK de Bozizé ces derniers temps sur la scène politique nationale dans ses préparatifs des élections législatives est pitoyable. Les différents postulants aux élections législatives sous la bannière KNK n’arrêtent pas de s’étriper littéralement dans les campagnes pour les primaires d’investiture sous le label. Plusieurs candidats, pourtant bozizistes de longue date, n’ont pu à leur grand dam, être retenus par la direction du KNK qui, bien souvent, leur a préféré certains opportunistes arrivés sur le tard. Cette situation a engendré du coup, une prolifération de candidats qui se lanceront néanmoins dans la bataille des législatives sous l’étiquette « indépendant ».

De même dans certaines circonscriptions de la capitale notamment, les militants de base KNK ont infligé de sévères et humiliantes défaites lors des primaires à des membres distingués du gouvernement particulièrement impopulaires comme le ministre des sports Simplice Zingas dans le 6ème arrondissement et celui des Postes et Télécommunications Thierry Maléyombo dans le 7ème arrondissement. Le cas de ce dernier est particulièrement pathétique parce que ministre résident de la Nana-Gribizi, il a été jugé indésirable par les KNK du coin.

Il a jeté son dévolu sur le 7ème arrondissement de la capitale où il a été désigné dans un premier temps comme candidat KNK après magouille mais c’était sans compter avec la détermination du député KNK sortant, un certain Jérôme Lavou qui a fait refaire les primaires car il était absent lors du premier vote et a gagné l’investiture. Aux dernières nouvelles, selon nos informations d’une source proche de la direction politique du KNK, Sylvain Ndoutingai aurait personnellement téléphone à la CEI pour qu’on retienne plutôt Thierry Maléyombo et non Jérôme Lavou. C’est cela la démocratie au KNK. Nous apprenons également que le même indéboulonnable ministre des mines, le célébrissime Sylvain Ndoutingai qui compte se présenter lui comme candidat aux législatives à Berbérati dans la Mambéré-Kadéi où est en même temps ministre résident, a été récemment lapidés par la population de la ville qui lui est totalement hostile.

 A Carnot 1, c'est la seconde épouse de Bozizé qui est  imposée par le KNK comme candidate tandis que la première dame officielle est candidate à sa propre succession à Bimbo. Ibrahim Aoudou Pacco, député sortant de Carnot 1 est désormais jugé indésirable aussi bien par la population que par l'état major du KNK dans cette circonscription.  Aoudou Pacco avait pourtant pompeusement épousé en troisième noce une nièce de Mme Monique Bozizé, Annette Ngaibona et était un moment l'homme des missions financières secrètes de Bozizé en Chine et dans les pays arabes du golfe. Apparemment il est tombé maintenant en disgrâce depuis son brutal limogeage de la société qui devait mettre en valeur le projet mirobolant à coup de centaines de milliards de l'Ile des singes en face de Bangui dont on n'entend plus parler. Récemment il a fallu que Francis Bozizé fasse déployer des GP sur l'aérodrome de Carnot  pour permettre à son avion d'atterrir car la population était déterminée à empêcher son atterrissage car elle ne veut plus le voir.

Le cas le plus incompréhensible est celui de Magloire Kolisso qui est un opérateur économique disposant de plusieurs bus et minibus (TODA Express , bien connu des Banguissois) pour le transport dans la capitale et en inter-urbain. Boziziste convaincu jusqu’à la moelle, il ne comprend pas jusqu’ici que Francis Bozizé pourtant son ami, n’ait pas accepté qu’il puisse bénéficier du soutien et du label KNK pour être candidat dans le 5ème arrondissement de Bangui. Toutes ses démarches ont été vaines et il a décidé de se présenter en « indépendant ». Ange-Félix Patassé ayant appris que le KNK n’a pas voulu de lui, lui fait appel et lui propose d’accepter qu’il le parraine tout en lui promettant une enveloppe de 15 millions de F CFA. Il répond à Patassé qu’il ira d’abord réfléchir. Par la suite, malgré son accord pour se faire parrainer par Patassé, il n’a jamais vu jusqu’ici la couleur des quinze millions promis par l’ex président. Et Kolisso d’en conclure qu’en réalité Patassé est désargenté et ne compte plus que sur les subsides que lui donne Bozizé. 

Selon certains observateurs avisés, le KNK de Bozizé est en train de se tirer des balles dans les pieds avec la façon dont se déroulent les élections primaires au sein de ce parti. Dans le 4ème arrondissement où se présente en personne Bozizé aux législatives, le suppléant qu’il a choisi qui n’est autre que son griot grandement détesté par la population, Zama Javon Papa, est fortement récusé par les jeunes KNK de cet arrondissement qui se même fendu d’un courrier à Bozizé pour le mettre en garde. Aux dernières nouvelles, Bozizé a préféré nommer son griot comme directeur général de la presse présidentielle.

Ce qui est vraiment scandaleux, c'est que Bozizé compte sur les décaissements à coup de milliards du Trésor public pour financer son parti et sa réélection qu'il recherche frénétiquement à coup de recrutement de "tontons macoutes" et de distribution de pistolets automatiques. Le garage CFAO de Bangui a commencé à livrer les pick-up Toyota BJ 75 acheminés sous bonne escorte à Sassara, véhicules dont Bozizé avait passé commande et achetés avec une partie des 26 milliards de F CFA octroyés par le FMI en novembre dernier. De même que le financement par l'Etat de l'association "Bozizé doit rester" qu'il a fait créer doit être condamner et dénoncer en tant que tel. Tout cela est inadmissible et mérite d'être lourdement sanctionné par les Centrafricains.

 

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 17:33

 

 

MAE France

 

 

Centrafrique Actualités diplomatiques du ministère français des Affaires étrangères  Point de presse du 30 avril 2010.

 PARIS, France, 3 mai 2010/African Press Organization (APO)/ — Actualités diplomatiques du ministère français des Affaires étrangères / Point de presse du 30 avril 2010.

(…)

(Avez-vous un commentaire sur le report des élections en Centrafrique ? La France avait, je crois, soutenu la date des élections. Est-ce que, de ce fait, le président centrafricain n’est plus invité au Sommet Afrique France ?)

 S’agissant des invitations lancées pour ce Sommet, je vous invite à vous rapprocher de la présidence de la République.

Pour les élections et dans le fil de ce que nous avions dit il y a quelques jours, la date du 16 mai ne nous paraissait pas de nature à permettre une organisation optimale de cette consultation.

 La Commission électorale indépendante centrafricaine ayant indiqué son incapacité technique à organiser la consultation le 16 mai prochain, le président Bozizé a admis hier, à l’occasion d’une réunion de l’ensemble des parties prenantes au processus électoral, l’hypothèse d’un report des scrutins au-delà de la date d’expiration de son mandat, le 11 juin prochain. Réaffirmant dans le même temps sa volonté de respecter la Constitution, il a demandé à l’Assemblée nationale de concevoir le support juridique qui pourrait être donné à ce report.

 La France qui est très attachée à ce que les élections en Centrafrique puissent se dérouler de façon libre, transparente et démocratique. Elle salue les efforts des autorités et des forces politiques centrafricaines pour parvenir à un consensus qui permette d’organiser ces élections dans le respect des institutions.

 

 SOURCE : France – Ministry of Foreign Affairs

 

 

NDLR : La traduction de ce langage diplomatique du Porte parole du Quai d'Orsay signifie que le gouvernement français demande clairement à Bozizé de rechercher le consensus avec l'opposition et de ne pas tenter un passage en force comme il est en train de le faire. Le gouvernement français prend donc ses distances avec sa tentation de retoucher la Constitution. Est-il en mesure de comprendre ce langage diplomatique ?

 

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 17:09

 

 

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Centrafrique prolongation du mandat présidentiel examinée par les députés

BANGUI (AFP) - 03.05.2010 13:37 - L'Assemblée nationale centrafricaine a entamé lundi l'examen d'un projet gouvernemental visant à "fixer un cadre juridique" à la prolongation du mandat présidentiel au-delà de juin et jusqu'à l'organisation des élections.

L'Assemblée nationale centrafricaine a entamé lundi l'examen d'un projet gouvernemental visant à "fixer un cadre juridique" à la prolongation du mandat présidentiel au-delà de juin et jusqu'à l'organisation des élections.

L'Assemblée nationale centrafricaine a entamé lundi l'examen d'un projet gouvernemental visant à "fixer un cadre juridique" à la prolongation du mandat présidentiel au-delà de juin et jusqu'à l'organisation des élections.

"Le bureau de l'Assemblée nationale a reçu le texte vendredi (30 avril). C'est la procédure de recevabilité qui commence", a déclaré le responsable de la communication de l'Assemblée, Jean-Christophe Touakouzou.

Durant cette première phase, "les présidents (des groupes parlementaires) vont examiner ledit texte à huis clos. Puis ce sera ensuite en Commission qu'il sera examiné, toujours à huis clos", a expliqué M. Touakouzou.

"Après cette procédure de recevabilité, le texte sera discuté en plénière en vue de son adoption. La date de cette plénière sera connue ultérieurement", a-t-il précisé.

La Centrafrique devait initialement organiser le 25 avril des élections présidentielle et législatives, qui ont ensuite été repoussées au 16 mai.

Ces scrutins ont été reportés une deuxième fois à une date non fixée pouvant dépasser le 11 juin, fin prévue de la présidence de François Bozizé.

Le report des élections était réclamé par la classe politique, mais également la société civile et des bailleurs de fonds du processus électoral, estimant que la Centrafrique ne rassemblait pas les conditions pour la tenue de scrutins exempts de contestation.

M. Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003, a été élu en 2005.

Il a invité l'Assemblée nationale à déterminer "un cadre juridique" pour la prolongation de son mandat.

Après l'annonce du report des élections, le 29 avril, le Collectif des forces du changement, qui regroupe l'opposition et des ex-rébellions, s'est engagé ne pas "contester la légitimité" de M. Bozizé jusqu'aux élections.

Dimanche, le Forum démocratique pour la modernité (Fodem)-France, parti centrafricain d'opposition en exil, a invité le parlement à interdire aux candidats à l'élection présidentielle de participer à la gestion du pays pendant la période de transition.

© 2010 AFP

 

 

En Centrafrique, l'Assemblée nationale examine à partir de lundi 3 mai 2010 un projet de loi pour prolonger le mandat du chef de l'Etat et celui des députés au-delà du 11 juin , au grand dam de l'opposition qui souhaite un accord politique. Les élections présidentielle et législatives qui étaient prévues le 16 mai ont été reportées. La commission électorale doit proposer un nouveau calendrier.

Si le projet de loi est adopté, un paragraphe sera donc ajouté à l'article 24 de la Constitution :

« Au cas où l'élection du président de la République intervient après la fin du mandat du président en exercice, ainsi que de celui de l'Assemblée nationale, le Premier ministre, chef du Gouvernement saisit la Cour constitutionnelle aux fins, d'une part, de constater l'expiration du mandat présidentiel et législatif, et d'autre part d'autoriser le président sortant à conserver ses prérogatives afin de faire organiser les nouvelles élections dans les nouveaux délais fixés par la Commission électorale. L'Assemblée nationale reste en fonction ».

L'opposition s'inquiète

Sur le fond, l'opposition est d'accord pour que le mandat du chef de l'Etat soit prolongé jusqu'aux élections. Mais pour Nicolas Tiangaye, le porte-parole du collectif des Forces du changement, « il ne faut pas toucher à la Constitution ». L'article 108 l'interdit. « La Constitution centrafricaine, explique-t-il, a prévu des verrous qui interdisent toute révision en ce qui concerne la durée et le nombre de mandats du chef de l'Etat ».

L'opposition s'inquiète aussi d'un scénario à l'ivoirienne, celui d'une élection sans cesse repoussée. « On n'a pas besoin de violer la Constitution pour prolonger le mandat du président, ajoute Nicolas Tiangaye, un accord politique suffit mais pour cela, il faut que le président Bozizé accepte la négociation directe avec nous ».

Dans le camp présidentiel, on fait valoir que c'est justement pour « donner un caractère juridique plus fort à un simple accord politique que ce choix a été fait.  Pourquoi est-on toujours dans la surenchère dans notre pays », s'exclame Henri Bolanga.

Le conseiller du chef de l'Etat souligne que le président François Bozizé a accepté le report des élections « pour éviter une nouvelle crise à la Centrafrique ». « Il ne faudrait pas, dit-il, trop tirer sur la corde ».

 

Source: RFI  3 mai 2010

 

NDLR : De quelle corde et de quelle surrenchère parle ce Henri Bolanga? D'où sort ce monsieur et de quoi se mêle-t-il ? Bozizé qui prétend être le garant de la constitution doit commencer par en respecter les principales dispositions, notamment celle de l'article 108 qui est d'une grande limpidité. Pourquoi craint-il tant l'accord politique que lui propose l'opposition ? Pourquoi choisit-il plutôt de violer la constitution ? Aussi bien lui que les députés sont en train d'évacuer les affaires courantes, leurs mandat étant déjà achevés. De quelle légitimité disposent encore les députés pour voter une loi constitutionnelle ? C'est un véritable coup d'Etat constitutionnel à la Mamadou Tandja que Bozizé est en train de procéder.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 00:16

 

 

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 Nouvelles de la bozizie

 

A la suite des révélations faites par Centrafrique-Presse sur la réunion tenue à Boali par Bozizé et ses « tontons macoutes », celle de vendredi dernier 30 avril a eu lieu non plus à Boali mais plutôt à Sassara dans la villa où sont entreposées des centaines de motos importées de Chine pour sa campagne. Leurs délibérations et échanges sur les renseignements de la semaine les ont conduits à prendre les décisions suivantes :

1°) - Des dizaines de jeunes originaires de l'Ouham-Pendé qui ont déjà été recrutés pour semer des troubles dans les centres de vote le jour des élections seront envoyés dans cette région malgré le report des élections pour se fondre dans la population et attendre les prochaines échéances pour passer à l'action. Bozizé a dit que c'est la seule région qui lui cause des soucis et il faut que les résultats des bureaux de vote de l’Ouham-Pendé soient invalidés pour « fait de troubles » le jour du scrutin.

2°) - Il a été demandé aux agents de renseignements d'utiliser les noms de code suivants pour désigner leurs cibles. C’est ainsi, "Zambie" est le nom de code recommandé pour parler de ZIGUELE, "Tahiti" pour parler de TIANGAYE, et "Palestine" pour parler de PATASSE.

3°) - Des décaissements très importants ont été opérés ces jours-ci en espèces au Trésor Public par Joël Moidamse Sinféi, chef de cabinet particulier de Bozizé, sur le chapitre budgétaire "sécurité". Ainsi il y a quelques jours, il s'est fait remettre deux jours de suite en espèces, la somme de cinq cent millions de francs CFA, soit au total 1milliard de francs CFA pour des prétendus besoins de sécurité. Ces décaissements ont été effectués sous la supervision directe du général Guillaume Lappo, nommé il y a peu DG du trésor pour les besoins de cette cause, et le Trésor Public tient un programme spécial pour ces décaissements à Moidamsé Sinfei.

Bozizé a ordonné que 250 millions de F CFA soient remis à son fils Francis afin que ce dernier remette 125 millions de F CFA à  Jean-Claude Ngouandja pour financer l’association politique BDR (Bozizé doit rester) et les autres 125 millions de F CFA au siège du KNK. Francis a refusé de remettre les fonds du BDR occasionnant la révolte ces jours-ci des activistes du BDR. Il a préféré financer les activités d’Apôtre YAKOTA le « tonton macoute » qui est leur antenne chargé de "traiter" le quartier SARA.

Elie Ouéfio qui a reconstitué ses antennes disséminées à l'intérieur du pays, devient maintenant la 7ème antenne de renseignements. Chaque équipe bénéficie de 3,6 millions de francs CFA de Joel Sinféi par semaine, ce qui fait un total de 25, 2 millions de F CFA par semaine.

Ngaïkoïsset affirme avoir intercepté ces jours-ci une communication au thuraya entre Abdoulaye Miskine et un certain Sara, prénom de son Florent, ce qui fait qu'il a mobilisé ses propres indicateurs pour rechercher ce jeune au quartier Sara. Ngaikoisset y descend personnellement toutes les nuits à partir de minuit pour ses recherches.

Une opération "Koudoufara" est en préparation pour tenter d'acheter les candidats de l’opposition aux législatives.

 

Bozizé a fait établir la liste de tous les GP radiés qui fréquentent Patassé pour les éliminer en douce.

 

 

NDLR : Toutes ces informations que Centrafrique-Presse publie en exclusivité comme d’habitude et dont l’authenticité ne fait aucun doute sont d’une gravité extrême. Saigner le Trésor public national pour le financement de la campagne du candidat François Bozizé est un crime économique passible de la haute cour de Justice. Il importe que les Centrafricains en mesurent clairement la portée. Dans un contexte national fait de sinistres divers, où végètent les fils du pays, où des centaines de milliers d’enfants centrafricains meurent de famine et de malnutrition sévère, il est proprement scandaleux que soient décaissés du Trésor public 125 millions de F CFA pour financer les activités d’une association politique dénommée Bozizé doit rester (BDR) qui bat campagne pour que le dictateur sanguinaire rempile encore cinq ans à la tête du pays, et que 125 autres millions de F CFA soient donnés au siège du KNK.

Avec 250 millions de F CFA, on peut par exemple doter les hôpitaux de Bangui de plusieurs appareils d’hémodialyse ou de mammographie afin de soulager la peine des Centrafricains contraints de se rendre chaque fois dans les pays voisins pour se faire soigner. C’est déjà le Trésor qui lui avait permis d’acheter l’épave du Hercules C 130 qui est toujours en réparation au Portugal. Si cette hémorragie du Trésor que fait subir au pays Bozizé ne suscite pas immédiatement l’indignation et la révolte des Centrafricains pour qu’ils décident de ne pas attendre jusqu’à la tenue des élections mais de passer à l’action pour le chasser maintenant, ce sera à désespérer d’eux. Quel seuil de prédation faudrait-il que Bozizé atteigne avant de déclencher la colère des Centrafricains, en ce moment où il est en train de manœuvrer pour faire proroger son mandat qui expire le 11 juin.  

 

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 00:05

 

 

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LIBREVILLE - 2 mai 2010 (AFP) — Le Forum démocratique pour la modernité (Fodem)-France, parti centrafricain d'opposition en exil, a invité dimanche le parlement centrafricain à voter une transition interdisant le pouvoir aux candidats à l'élection présidentielle, à la suite du report de ce scrutin.

Le Fodem-France, fondé en 1998 par l'ex-ministre et chef rebelle Charles Massi donné pour mort depuis janvier par ses proches, "dénonce la situation anticonstitutionnelle dans laquelle le second report des élections présidentielle et législatives (...) nous entraîne", déclare son président, Saturnin Ndomby, dans un communiqué reçu dimanche par l'AFP à Libreville.

Ces scrutins qui devaient d'abord avoir lieu le 25 avril, ont été repoussés au 16 mai. Ils ont de nouveau été reportés à une date non fixée pouvant dépasser le 11 juin, fin prévue de la présidence de François Bozizé qui a invité l'Assemblée nationale à déterminer un cadre juridique pour la prolongation de son mandat.

Dans son communiqué daté de samedi, le Fodem-France "propose" aux députés de "valider un schéma qui interdit aux candidats à l'élection présidentielle de participer à la gestion du pays pendant la période de +transition électorale+".

"Cette proposition a l'avantage d'apaiser et d'avoir un processus électoral crédible. Ainsi, les différents candidats se consacreront entièrement à leurs activités de propagande politique et électorale", explique-t-il.

Il exhorte les élus à "gérer la +patate chaude+ avec beaucoup de responsabilité" et "avant le 11 juin", pour doter le pays d'un "mécanisme légal" permettant de combler "le vide constitutionnel" et d'assurer "la continuité de l'Etat selon la loi".

Jusqu'à l'annonce, le 29 avril, du report des élections, M. Bozizé et l'ex-président Ange-Félix Patassé étaient les seuls candidats à la présidentielle.

Ce report était réclamé par la classe politique, mais également la société civile et des bailleurs de fonds du processus électoral, estimant que les conditions n'étaient pas réunies pour l'organisation de scrutins exempts de contestation.

Un collectif regroupant l'opposition et des ex-rebelles s'est engagé à ne pas "contester la légitimité" de M. Bozizé jusqu'au prochain scrutin.

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NDLR :  En fait, la Cour Constitutionnelle avait déjà donné son avis au projet de Bozizé - Gaombalet - Dondon et Abouka depuis longtemps. Ce lundi, il sera examiné en commission  à l'Assemblée Nationale. Dans cette commission il y a bien sûr comme par hasard Dondon et Abouka qui ont dû signer un deal avec Bozizé il y a fort longtemps. Le mandat des députés est presque fini comme celui de Bozizé. Celui des membres de la cour constitutionnelle également est finissant. C'est donc malgré cette situation de fin de règne que Bozizé tente un coup d'Etat constitutionnel alors que la constitution interdit formellement toute révision du nombre et de la durée du mandat du président de la République par voie parlementaire dans ces conditions.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 21:16

 

 

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BANGUI - AFP / 02 mai 2010 14h24 - Les prix des produits pétroliers ont enregistré des hausses de près de 4 à 7% en Centrafrique, à la demande d'institutions internationales opposées aux subventions gouvernementales, a appris l'AFP dimanche à Bangui de source officielle.

Au terme de la nouvelle tarification en vigueur depuis samedi, l'essence sans plomb est vendue 810 FCFA le litre (1,2 euro), soit 30 FCFA plus cher (+3,85%), selon l'Agence de stabilisation et de régulation des prix des produits pétroliers (ASRP).

Le pétrole coûte désormais 600 FCFA/litre (0,91 euro, 20 FCFA de plus, soit +3,45%). Le litre de fuel s'élève aussi à 600 FCFA, 25 FCFA de plus par rapport à l'ancien prix (+4,35%). Le gasoil, désormais proposé à 800 FCFA le litre (1,22 euro), enregistre la plus forte hausse, 50 FCFA sur l'ancien prix (+6,67%).

"Cette augmentation de prix a été demandée par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, qui ne sont pas pour la subvention desdits prix par le gouvernement", a expliqué le directeur général de l'ASRP, Eddy Hervé Nguérégaye.

"Cette subvention étatique destinée à atténuer les coûts aux consommateurs en raison de la crise dans le secteur pétrolier faisait souffrir l'Etat" en lui occasionnant des pertes, a-t-il ajouté.

Le Syndicat des conducteurs des taxis et bus (SCTB) a protesté contre cette nouvelle augmentation des prix des produits pétroliers, la quatrième en Centrafrique depuis janvier 2008.

Il a indiqué n'avoir pas été associé au processus de décision et s'attendre à un manque à gagner, en annonçant qu'il examinerait la question lundi lors d'une assemblée générale.

La Centrafrique est le seul des six pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (Cémac) qui ne produit pas de pétrole. L'or noir rapporte d'importants revenus aux autres membres de la Cémac: le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.

NDLR : Et dire que cette hausse signifie également ipso facto une augmentation de la marge que perçoit Bozizé sur tous les litres de produits pétroliers vendu à la pompe dans ce pays. Le FMI ne doit pas en être dupe.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 21:50

 

 

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                         Noel RAMADAN

 

 

APA - Bangui 01-05-2010 (Centrafrique) Plusieurs milliers des travailleurs centrafricains, affiliés sous la bannière des différentes centrales syndicales, ont pris part à un défilé marquant les festivités de la fête du travail, ce samedi sur l’Avenue des Martyrs, à Bangui, en présence du chef de l’Etat, François Bozizé.

Sur une des banderoles déployées à l’occasion, on pouvait notamment lire : ‘’ une élection transparente démocratique pour une cohésion sociale’’.

Le Secrétaire Général Adjoint de l’Union Syndicale des Travailleurs de Centrafrique, Noël Ramadan, a indiqué que ces dernières années, des avancées positives ont été faites par le gouvernement centrafricain, notamment en ce qui concerne le paiement régulier de salaires, l’apurement des arriérés de salaires dus par l’actuel régime et l’adoption d’un nouveau code du travail.

Cependant, a fait remarquer Noël Ramadan, beaucoup reste à faire, notamment en ce qui concerne le déblocage total des effets financiers des avancements dans la fonction publique ; l’apurement des arriérés de salaires des précédents régimes (le Rassemblement Démocratique Centrafricain et le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain), la revalorisation des allocations familiales et de la grille indiciaire enfin la publication du décret d’application de la loi portant statut général de la fonction publique, consigné dans le cahier de charges.

 

 

NDLR : Le paiement plus ou  moins régulier des salaires des fonctionnaires ne saurait constituer à lui seul, une politique de développement d'un pays au regard du nombre des agents de l'Etat ( à peine 20.000 fonctionnaires sur une population de 4,5 millions d'habitants ). Le paiement des salaires aux agents de l'Etat n'est pas une faveur que fait Bozizé. C'est un droit que l'Etat doit aux fonctionnaires qui travaillent. Il faut d'ailleurs voir à quel prix le pouvoir parvient-t-on à payer ces salaires. C'est à la suite d'un considérable endettement du trésor public vis à vis des banques de la place. Bozizé pense donc à tort que cela suffit à le rendre populaire et le fera réélire. On verra bien ce qui sortira des urnes.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
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