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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 01:09

 

 

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Centrafrique : l’UA salue les progrès réalisés

6 déc. 2012

Le Conseil de paix et de sécurité de l’UA a adopté aujourd’hui, lors de sa 345e réunion, une décision saluant les avancées enregistrées en République centrafricaine et encourageant Bangui à poursuivre ses efforts. Le Conseil de paix et de sécurité a notamment appelé le gouvernement centrafricain à persévérer en ce qui concerne la promotion du dialogue nationale, la mise en œuvre du programme DDR, le programme RSS ainsi que l’approfondissement des réformes engagées dans le domaine socio-économique et le renforcement de la gouvernance. Le CPS a néanmoins souligné que de nombreux défis politiques, sécuritaires, socio-économiques et humanitaires subsistaient et mis en garde toute personne tentée de saper le processus de consolidation de la paix en Centrafrique.

(Source : UA)

 

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 345ème réunion tenue le 6 décembre 2012, a adopté la décision qui suit sur la situation en République centrafricaine (RCA):

Le Conseil,

1.    Prend note du rapport de la Présidente de la Commission sur la situation en RCA [PSC/PR/2(CCCXLV)] et de la communication faite par la Représentante spéciale de l’UA en RCA, ainsi que des déclarations faites par le Représentant permanent de la RCA auprès de l’UA, et les représentants de Nations unies et de l’Union européenne (UE);

2.    Rappelle le communiqué PSC/PR/COMM.1(CCLV) adopté lors de sa 255ème réunion, tenue le 23 décembre 2010;

3.    Se félicite des avancées enregistrées en RCA, notamment les initiatives prises en vue de la promotion du dialogue entre l’ensemble des acteurs politiques et sociaux, les efforts entrepris pour promouvoir la sécurité et mettre en œuvre les différents Accords conclus avec les groupes politico-militaires actifs sur le terrain, y compris en ce qui concerne le programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR), les mesures prises pour faciliter la relance de l’économie nationale et lutter contre la pauvreté;

4.    Souligne qu’en dépit des avancées ainsi enregistrées, la RCA continue d’être confrontée à de nombreux défis, tant politiques, sécuritaires, socio-économiques qu’humanitaires. À cet égard, le Conseil encourage le Gouvernement centrafricain à persévérer dans ses efforts, en particulier pour ce qui est de la promotion de dialogue, de la mise en œuvre du programme DDR dans le cadre des Accords signés avec les groupes politico-militaires, du renforcement des capacités des Forces de défense et de sécurité, y compris la mise en œuvre effective de la réforme du secteur de la sécurité, la poursuite et l’approfondissement des réformes engagées dans le domaine socio-économique et le renforcement de la gouvernance;

5.    Lance un appel aux autorités centrafricaines compétentes pour qu’elles parachèvent le Code électoral, sur la base du consensus auquel les parties centrafricaines sont parvenues, et ouvrent la voie à son adoption rapide par le Parlement;

6.    Met en garde tous ceux qui seraient tentés de saper le processus de consolidation de la paix, de la sécurité et de la stabilité en RCA, et souligne qu'ils seront tenus responsables de leurs actes. À cet égard, le Conseil prie la Commission de lui soumettre des recommandations sur des sanctions contre les groupes politico-militaires et d'autres éléments qui entravent les efforts visant à rétablir la sécurité et qui sont impliqués dans des exactions contre la population civile et d'autres violations du droit international humanitaire;

7.    Félicite la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), l’UE, le Bureau intégré des Nations unies en RCA (BINUCA) et l’ensemble des partenaires bilatéraux et multilatéraux pour l’appui qu’ils apportent à la RCA, et les exhorte à poursuivre et à intensifier leurs efforts. Le Conseil exhorte encore une fois les États membres, notamment dans le cadre de l’Initiative de solidarité africaine (ISA), lancée par la Commission en juillet 2012, de contribuer activement au processus de reconstruction et de développement post-conflit en RCA. A cet égard, le Conseil prie la Commission de prendre toutes les mesures nécessaires pour renforcer son action de plaidoyer en faveur de la RCA;

8.    Exprime son appréciation à la Mission de consolidation de la paix de la CEEAC en RCA (MICOPAX) pour le rôle crucial qu’elle joue dans le processus de stabilisation de la RCA, et prend note du fait que la MICOPAX va se désengager de la RCA le 31 décembre 2013. A cet égard, le Conseil prie la Commission d’initier les consultations requises avec la RCA, la CEEAC, l’UE, les Nations unies et les partenaires bilatéraux concernés aux fins de lui soumettre, dans un délai de trois mois, des recommandations sur les modalités d’un appui approprié aux autorités centrafricaines dans le domaine de la sécurité, prenant en compte les capacités actuelles des Forces de défense et de sécurité de la RCA; 

9.    Encourage la Commission de poursuivre les efforts engagés en appui à la stabilisation de la RCA et au processus de reconstruction et de développement post-conflit du pays, en particulier dans le cadre de l’ISA, de l’Initiative de Coopération régionale pour l’Élimination de la LRA (ICR-LRA) et du programme conjoint d’appui UA-Banque mondiale dans le domaine du DDR. A cet égard, le Conseil demande à la Commission d’ajuster en tant que de besoin le mandat du Bureau de Liaison en RCA; 

10.    Décide de rester activement saisi de la situation et de l’examiner tous les six mois sur la base de rapports intérimaires soumis par la Présidente de la Commission.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 23:15

 

 

Voilà ce qui reste du dépôt d'hydrocarbure de la société Hyrdo-Formule de José Perrière et Patrick Dejean de Zongo (RDC) en face de Bangui, sur l'autre rive de l'Oubangui après l'incendie qui l'a ravagé le mardi dernier. Tristes images !


La rédaction 

 

 

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 23:10

 

 

Bangui-transport.jpg 

 

Selon une étude très récente, rendue publique par une radio internationale, la capitale du CENTRAFRIQUE, BANGUI, occuperait l'avant-dernière place des villes au monde où il ne faudrait pas s'aventurer, tant la dangerosité de la conduite automobile y a atteint des sommets. En effet, l'étude  place BANGUI juste après BAGDAD, mais avant PORT-AU-PRINCE dans ce classement des villes à éviter. A noter que même des villes croulant au moment où nous parlons sous des tonnes de bombes, ont un bien meilleur rang que notre pauvre capitale. C'est dire !

 

BANGUI fut connue à une époque pas très lointaine comme l'une des villes les plus coquettes d'Afrique, un berceau qui accueillait avec bienveillance, dans son havre de paix,  les visiteurs  venant de tous les coins du monde. Elle est aujourd'hui une ville à éviter, une ville qui fait fuir. Tout cela à cause du cynisme d'un homme et d'une équipe au pouvoir. Un homme incapable de voir les choses, un homme incapable  du moindre effort de clairvoyance, de vision, pour ne pas parler de prévision, un homme entouré de parasites qui ne peuvent vivre autrement qu'en applaudissant à ses égarements, en contre partie des pauvres porte-feuilles ministériels ou autres titres obtenus par d'insoutenables flagorneries.

 

A ce point, l'on serait tenté de croire à un je-m'en-foutisme caractérisé et caractériel. Un je-m'en-foutisme qui pousse à penser que celui qui gouverne le CENTRAFRIQUE aujourd'hui n'est pas centrafricain. Car si centrafricain il l'était vraiment, il pourrait à la limite éprouver quelque sentiment de honte face à l'image du CENTRAFRIQUE qu'il fait afficher partout dans le monde, qu'il soit couché dans l'une de ses multiples chambres à BANGUI ou en province, ou qu'il soit perdu dans un hôtel quatre ou cinq étoiles à l'étranger.

 

Il devrait avoir honte de ce qu'en dépit des milliards de cfa que les institutions internationales ont pompés dans le grenier financier du CENTRAFRIQUE pour lui donner un peu plus de souffle, aucun changement positif n'a été enregistré, eu égard à l'amélioration des conditions de vie des CENTRAFRICAINS, pire !

 

Il devrait avoir honte car de tous les hommes qui ont eu l'honneur de présider aux destinées de ce pays, lui seul a pu bénéficier de toutes les aides les plus significatives qui auraient pu donner au CENTRAFRIQUE un visage nouveau, un visage beaucoup plus attirant.

 

Force est de constater que c'est malheureusement sous son règne, « impitoyable », que le CENTRAFRIQUE dévale à toute allure la pente de la colline menant au royaume des morts, aux enfers tout simplement.

 

Le Président actuel est-il vraiment centrafricain ? S'il l'est, eh bien, il est grand temps qu'il le prouve. Il est grand temps car si le peuple peut continuer à boire de l'eau polluée pendant un bon moment, s'il peut continuer à avaler des microbes pendant un bon moment en espérant que cela ne l'amènera pas à l'agonie, ce qui est sût, c'est que ce peuple finira un jour par avoir mal. Et Dieu sait que quand quelqu'un a mal, vraiment très mal, il se fiche des carats de diamant et des liasses de billets qu'on pourra lui miroiter pendant les affres de sa maladie, car il est désormais prêt à tout.

 

Le Président, centrafricain, doit comprendre cela.

 

NOUS SOMMES FIERS D'ETRE CENTRAFRICAINS.

NOUS AVONS HONTE DE L'IMAGE QU'AFFICHE NOTRE PAYS AUJOURD'HUI.

NOUS AVONS HONTE DE CEUX QUI LE MENENT  A LA DEROUTE.

 

ME AYEKE TI MA NA NDO.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 23:07

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Jeudi, 06 Décembre 2012 14:19

La population de Obo dans le Haut-Mbomou (Extrême Est) est exposée à une rude saison sèche. Elle doit vivre cette réalité en plus de l’insécurité permanente liée aux exactions des hommes de la LRA. Loin d’être une catastrophe climatique, la saison sèche 2012 frappe pour cette fois, ladite ville avec un peu plus de sévérité. Pénurie d’eau, rareté de certains produits vivriers et une crevasse de la peau en sont le lot. Cette information nous a été rapportée ce 6 décembre 2012 par le correspondant de Radio Ndeke Luka à Obo.


Depuis plus de trois semaines, le début des temps secs font tarir de nombreux puits et forages dans la ville de Obo. L’accès   à l’eau potable devient de plus en plus distant pour de nombreux ménages. En plus, c’est un parcours de combattant. Femmes et enfants doivent faire de longues queues quotidiennes pour s’approvisionner en eau potable. 


Les habitants font aussi face à des nuits intensément froides et des jours excessivement chauds. Le correspondant parle d’un soleil caniculaire.

Le vent sec y souffle à longueur de journée. Pour conséquence, la peau de nombreux enfants et autres personnes ne pouvant s’offrir du lait corporelle se dessèche et blanchie. Le vent en question froisse et craquèle les lèvres a expliqué notre correspondant.


L’impact de cette sècheresse touche en plus le régime alimentaire de la population de cette localité. Certains légumes et produits vivriers se perçoivent occasionnellement ou pas sur les marchés de la ville. Julienne, mère de famille rencontrée par le correspondant, a confirmé cette information après avoir effectué une tournée infructueuse sur les marchés de la ville. Elle n’a rien trouvé de ce qu’elle veut pour nourrir sa famille.


Par contre, ce soleil d’aplomb constitue une plus-value pour les vendeurs et consommateurs du manioc de la localité. Les tubercules de manioc sèchent plutôt que d’habitude, histoire de vendre rapidement. Cependant, les vraies raisons de cette saison sèche aux allures sévères à Obo ne sont encore pas connues des autorités de ladite ville, encore moins du Gouvernement centrafricain. Toutefois, devant ce problème naturel contraignant et qui dure souvent près de six mois dans cette région, la population de Obo se dit passive. Par contre, elle souhaite déjà le retour des pluies pour bouter cette étouffante saison, a conclu le correspondant.

 

Par ailleurs, cette ville, quand bien même isolée de Bangui et affectée par des problèmes d’insécurité, enregistre en 2012 une croissance démographique sans précédent. Pour la population autochtone, cette fertilité proviendrait de la consommation du sel iodé. Aussi, une bonne partie de ce peuplement émigre depuis fin novembre dernier vers le sud soudan jugeant qu’il fait beau vivre dans ce pays voisin de la Centrafrique.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 23:00

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

BANGUI : LA FAUNE DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE EST MENACÉE SELON L’AMBASSADEUR DES USA

 

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Bangui, 6 décembre (RJDH)–La faune de la République Centrafricaine est menacée par le phénomène de braconnage et de trafic illicite des espèces sauvages. C’est le constat fait par l’ambassadeur des Etats-Unis en poste à Bangui, Lawrence D. Wohlers, à l’occasion de  la journée internationale de la protection de la faune, célébrée le mercredi 5 décembre.

Selon l’ambassadeur Wohlers, le commerce illégal d’espèces menacées est évalué à plusieurs milliards de dollars. «  La demande de plus en plus intense pour les produits issus d’animaux terrestres emblématiques et culturels d’Afrique, notamment les éléphants et les rhinocéros, met en danger la paix et la sécurité, particulièrement dans la région de l’Afrique centrale », a-t-il souligné.

Il a déploré le fait que la République Centrafricaine, qui comptait dans les années antérieures 35 000 éléphants, n’en compte actuellement que 50 dans le Nord-est du pays. « Si des mesures additionnelles ne sont pas prises, bientôt la quasi-totalité des espèces qui constituent l’héritage unique de la RCA et d’autres pays du continent vont rapidement disparaître », a indiqué l’ambassadeur des USA.

Pour lui, les mesures prises jusqu’à présent ne sont pas suffisantes devant cette menace. Les gardes forestiers et les forces de l’ordre ne sont pas en mesure d’affronté des braconniers de plus en plus nombreux,  lourdement armés et soutenus de l’extérieur.

« Pire encore, les prix élevés des produits de braconnage favorisent la corruption. Sur le terrain, l’argent frauduleux généré par ce commerce remplit les poches seulement de quelques intermédiaires et commerçants. Ceux qui facilitent l’envoi sur les marchés où des vendeurs peu scrupuleux les revendent à des prix exorbitants. Mais les gros bénéficiaires sont à l’extérieur », a déploré Lawrence Wohlers.

Il a également précisé que le trafic d’espèces sauvages peut aussi poser un risque pour la santé publique pour la population telle que le VIH/sida, la grippe aviaire ou le virus d’Ebola, peuvent être provoquées par les agents infectieux transmissibles de l’animal à l’homme.

Il a par la même occasion encouragé l’initiative de certains groupements de la jeunesse qui luttent contre cette pratique et a lancé un appel à la population d’agir contre le braconnage et la commercialisation illégale de la viande de brousse.

« On ne peut pas arrêter ce trafic sans l’engagement de chacun. Les partenaires internationaux ne peuvent venir qu’en complément du travail effectué par les citoyens sur le terrain », a conclu Lawrence D. Wohlers.

La République Centrafricaine est l’un des pays d’Afrique riche en faune dans la partie Nord-est. Mais cette richesse est menacée par des braconniers et le trafic illicite des espèces sauvages par des hommes armés venus des pays frontaliers avec la RCA.

 

BANGUI : IL N’Y A PAS D’ÉPIDÉMIE DE POLIO, SELON L’ANALYSE MÉDICALE

 

vaccination contre la polio

 

Bangui, 6 décembre (RJDH) –Le résultat des prélèvements effectués sur un enfant victime de  paralysie à Bégoua à la sortie nord de Bangui, a révélé que cet enfant ne souffrait pas de poliomyélite. L’information a été donnée par le Dr Patrice Féiléma, directeur par intérim du Programme élargi de vaccination (PEV), ce jeudi dans un entretien avec le RJDH.

Après avoir été paralysé et suspecté d’être victime du polio virus sauvage, des prélèvements ont été faits et envoyé en Afrique du sud pour des analyses. Mais les résultats parvenus le  3 décembre, prouvent que les causes de ce handicap ne proviennent pas du polio virus sauvage.

« La version selon laquelle un enfant admis à l’hôpital de Bégoua était victime de la poliomyélite, n’est pas vrais. Le résultat des analyses de laboratoires de Johannesburg en (Afrique du Sud) et d’Atlanta (Etats-Unis) sont négatifs. Cette paralysie n’est pas liée à la poliomyélite », a déclaré Dr Féïléma.

Il a annoncé une conférence de presse dans les prochains jours pour informer la population sur cette situation.

La semaine passée, des rumeurs circulaient sur une probable épidémie de poliomyélite dans certaines régions de la République centrafricaine à cause d’un enfant atteint de paralysie hospitalisé au centre de santé de Bégoua.

 

BOUAR : LES AUTORITÉS S’ORGANISENT POUR LUTTER CONTRE LES ACTES DE VANDALISME

 

Bouar, 6 décembre (RJDH)–Plus de 500 jeunes ont été recrutés le mercredi 5 décembre, par les  autorités administratives  de la ville de Bouar (ouest), pour protéger la ville contre les actes de vandalisme.

Cette initiative a été prise à l’issue d’une réunion présidée par le sous-préfet de la ville de Bouar, Michel Yambété. La mission assignée à ces jeunes qui vont jouer le rôle d’auto-défense,  est de lutter contre les actes de vandalisme souvent perpétrés sur les infrastructures et de réhabiliter les canaux qui logent les rues de la ville.

« Les actes de vandalisme se multiplient  dans la ville, le vol devient de plus en plus fréquent, les cultivateurs en sont souvent victimes. C’est mieux de trouver une solution rapide et durable pour freiner cette barbarie. C’est pourquoi  nous avons décidé de recruter ces jeunes», a fait savoir Michel Yambété.

Il a cité l’exemple de la société Energie centrafricaine (Enerca) qui avant d’être réhabilité, à l’occasion de la fête nationale du 1er décembre, a vu ses installations détruits par la population qui volait constamment les câbles. Pendant qu’ils vont veiller sur les infrastructures, ils vont aussi assurer la sécurité de la population.

Le maire de la ville de Bouar, Ali Ahoudou Mounou, a indiqué que chaque quartier de la ville aura dix jeunes auto-défenses qui vont assurer la surveillance de la localité, en commun accord avec les habitants. « Les cinquante huit quartiers de la ville seront couverts des jeunes capables qui font la ronde à tour de rôle », a-t-il ajouté.

Il a fait savoir que la route qui a été réhabilitée à l’occasion de la fête du 1er décembre, doit être protégée contre l’érosion, c’est pourquoi les jeunes qui sont recrutés vont creuser des canaux. Les travaux vont démarrer dans un bref délai.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 22:40

 

 

 

kiosque-eau-Bangui.jpg

 

BANGUI AFP / 06 décembre 2012 19h16 - La Banque africaine de développement (BAD) a accordé 13 milliards de Francs CFA (19,8 millions d'euros) au gouvernement centrafricain sous forme de prêt et de dons pour financer un programme d'eau et d'assainissement, a constaté l'AFP jeudi.

L'accord vise notamment l'approvisionnement en eau potable dans (certaines) provinces où le taux (de desserte en eau) est faible en ce moment, selon le représentant de la BAD en Centrafrique, Modibo Sangaré.

Ce sous-programme a pour objet d'augmenter le taux de desserte de 23 à 67%, et le taux d'accès à l'assainissement de 1,7% à 10% à l'horizon 2015, a-t-il ajouté.

A Bangui, le débit est faible compte tenu des installations qui sont vétustes. Donc on intervient en urgence, a déclaré M. Sangaré.

La BAD a ouvert un bureau cette année en Centrafrique et ce projet devrait s'étaler sur quatre ans.

Cela concourt à la réduction de la pauvreté et à la sortie de la République Centrafricaine de la zone de sous-développement vers un développement, a affirmé le ministre centrafricain du Plan, Abdou Karim Méckassoua.

Les conflits armés, le banditisme et le mauvais état des routes ont aggravé la situation humanitaire en Centrafrique, pays pauvre aux besoins énormes.


(©) 

 

 

NDLR : On est quand même bien obligé de constater que le ministre Karim Meckassoua est le seul membre de ce gouvernement de la bozizie en fin de règne, à décrocher semaine après semaine, quelques milliards de la BAD, de la BADEA, pour certains projets de développement et de lutte pour la réduction de la pauvreté. Souhaitons que ces milliards soient effectivement utilisés à bon escient et pas détournés. Tous les autres membres du gouvernement, y compris le premier des ministres, ont visiblement baissé les bras depuis fort longtemps. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 16:01

 

 

 

carte Afrique

 

(Nerrati-Press 23/08/2012) 

Avis d'un journaliste sur l'avenir de L'Afrique. Qu'en pensez-vous? Très profond, à méditer !

Il arrive dans la vie qu'une conversation banale nous secoue pendant des heures voire des jours. J'attendais tranquillement un ami au terminus d'autobus de Montréal quand un monsieur d'un certain âge a pris place à mes côtés avant d'engager l'une des conversations les plus enrichissantes de ma vie. Professeur d'études stratégiques dans un institut international, l'homme connaît le continent africain comme le fond de sa poche. Son analyse, son point de vue sur notre avenir, donne froid dans le dos. Et s'il vous plaît, ne sortez pas la rancune du « colon nostalgique ». Lisez avec la tête et la raison ce qu'il dit.

Je vous rapporte fidèlement ses constats : « Cela fait maintenant plus de 25 ans que j'enseigne la stratégie. Dans ma carrière, j'ai eu affaire à des dizaines d'officiers et de hauts fonctionnaires africains. Je suis malheureusement obligé de vous dire ceci : du point de vue des études stratégiques, de l'analyse et de l'anticipation, je leur donne un gros zéro pointé. Nos stagiaires africains sont très instruits, ils ont de belles tenues militaires ou manient le français de manière remarquable, mais, dans les cours, ils ne nous apportent rien. Tout simplement, parce qu'à ma connaissance, dans toute l'Afrique francophone, il n'y a pas un seul centre d'études stratégiques et internationales avec des vrais professionnels à leur tête. Je vais vous expliquer pourquoi je n'ai aucun espoir pour ce continent. Au moment où je parle, le monde fait face à trois enjeux principaux : l'énergie, la défense stratégique et la mondialisation. Donnez-moi un seul cas où l'Afrique apporte quelque chose. Rien !

Commençons par l'énergie et précisément le pétrole. Tous les experts mondialement reconnus sont unanimes à reconnaître que d'ici 15 à 20 ans, cette ressource sera rare et excessivement chère. En 2020, le prix du baril tournera autour de 120 dollars. C'est conscients de cette réalité que des pays comme les USA, la France, la Chine, le Royaume Uni, etc. ont mis sur pied des task force chargés d'étudier et de proposer des solutions qui permettront à ces nations de faire main basse sur les ressources mondiales, de s'assurer que quoi qu'il advienne, leur approvisionnement sera assuré. Or, que constate-t-on en Afrique ? Les dirigeants de ce continent ne sont même pas conscients du danger qui les guette : se retrouver tout simplement privé de pétrole, ce qui signifie ni plus ni moins qu'un retour à la préhistoire ! Dans un pays comme le Gabon qui verra ses puits de pétrole tarir dans un maximum de 10 ans, aucune mesure de sauvegarde, aucune mesure alternative n'est prise par les autorités.

Au contraire, ils prient pour que l'on retrouve d'autres gisements. Pour l'Afrique, le pétrole ne comporte aucun enjeu stratégique : il suffit juste de pomper et de vendre. Les sommes récoltées prennent deux directions : les poches des dirigeants et les coffres des marchands d'arme. C'est pathétique. Ensuite, la défense stratégique. L'état de déliquescence des armées africaines est si avancé que n'importe quel mouvement armé disposant de quelques pick-up et de Kalachnikov est capable de les mettre en déroute. Je pense qu'il s'agit plus d'armées de répression intérieure que de guerre ou de défense intelligente. Pourquoi ? Parce que, comparées aux armées des nations développées, de la Chine, de l'Inde ou du Pakistan, les forces africaines rappellent plus le Moyen âge que le 21e siècle. Prenez par exemple le cas de la défense anti-aérienne.

Il n'y a quasiment aucun pays qui possède un système de défense équipé de missiles anti-aériens modernes. Ils ont encore recours aux canons antiaériens. Les cartes dont disposent certains états-majors datent de la colonisation ! Et aucun pays n'a accès à des satellites capables de le renseigner sur les mouvements de personnes ou d'aéronefs suspects dans son espace aérien sans l'aide de forces étrangères. Quelle est la conséquence de cette inertie ? Aujourd'hui, des pays comme les Etats-Unis, la France ou le Royaume-Uni peuvent détruire, en une journée, toutes les structures d'une armée africaine sans envoyer un seul soldat au sol... Rien qu'en se servant des satellites, des missiles de croisière et des bombardiers stratégiques. A mon avis et je crois que je rêve, si les pays africains se mettaient ensemble, et que chacun accepte de donner seulement 10 % de son budget militaire à un centre continental de recherche et d'application sur les systèmes de défense, le continent peut faire un pas de géant. Il y a en Russie, en Ukraine, en Chine, en Inde, des centaines de scientifiques de très haut niveau qui accepteraient de travailler pour 3000 dollars US par mois afin de vous livrer des armes sophistiquées fabriquées sur le continent et servant à votre défense.

Ne croyez pas que je rigole. Il ne faut jamais être naïf. Si la survie de l'Occident passe par une re-colonisation de l'Afrique et la mainmise sur ses ressources naturelles vitales, cela se fera sans état d'âme. Ne croyez pas trop au droit international et aux principes de paix, ce sont toujours les faibles qui s'accrochent à ces chimères. 

Je pense qu'il est temps de transformer vos officiers (dont 90 % sont des fils à papa pistonnés qui ne feront jamais la guerre et je sais de quoi je parle) en scientifiques capables de faire de la recherche et du développement.

Mais, je suis sceptique. Je crois que ce continent restera enfoncé dans le sommeil jusqu'au jour où le ciel lui tombera sur la tête.

Enfin, la mondialisation. Malheureusement, comme dans tous les autres sujets qui ont fait leur temps, les stagiaires africains que nous recevons sont d'excellents perroquets qui répètent mécaniquement les arguments qu'ils entendent en Occident. A savoir, il faut la rendre humaine, aider les pays pauvres à y faire face. Vous savez, dans mes fonctions, il y a des réalités que je ne peux dire, mais je vais vous les dire. La mondialisation est juste la forme moderne de perpétuation de l'inégalité économique. Pour être clair, je vous dirai que ce concept a un but : garder les pays pauvres comme sources d'approvisionnement en biens et ressources qui permettraient aux pays riches de conserver leur niveau de vie. Autrement dit, le travail dur, pénible, à faible valeur ajoutée et impraticable en Occident sera fait dans le Tiers-monde. Ainsi, les appareils électroniques qui coûtaient 300 dollars US en 1980 reviennent toujours au même prix en 2006. Et puisque l'Afrique n'a toujours pas un plan cohérent de développement économique et d'indépendance, elle continuera à être un réservoir de consommation où seront déversés tous les produits fabriqués dans le monde.

Pour moi, l'indépendance signifie d'abord un certain degré d'autonomie.

Mais, quand je vois que des pays comme le Sénégal, le Mali, le Niger, le Tchad ou la Centrafrique importent quasiment 45 % de leur propre nourriture de l'étranger, vous comprendrez qu'un simple embargo militaire sur les livraisons de biens et services suffirait à les anéantir.

Pour terminer, je vais vous raconter une anecdote. Je parlais avec un colonel sénégalais venu en stage chez nous il y a quelques mois. Nous regardions à la télévision les images de millions de Libanais qui défilaient dans les rues pour réclamer le retrait des soldats syriens de leur pays. Je lui ai demandé ce qu'il en pensait.

Il m'a répondu : « Les Libanais veulent retrouver leur indépendance et la présence syrienne les étouffe ». C'est la réponse typique de la naïveté emprunte d'angélisme. Je lui ai expliqué que ces manifestations ne sont ni spontanées ni l'expression d'un ras-le-bol.

Elles sont savamment planifiées parce qu'elles ont un but. Israël piaffe d'impatience d'en découdre avec le Hezbollah et puisque Tel-Aviv ne peut faire la guerre en même temps aux Palestiniens, au Hezbollah et à la Syrie, son souhait est que Damas se retire. Une fois le Liban à découvert, Israël aura carte blanche pour l'envahir et y faire ce qu'elle veut. J'ai appelé cet officier sénégalais il y a deux jours pour lui rappeler notre conservation. Malheureusement, il était passé à autre chose. Son stage ne lui a servi à rien. J'espère vraiment qu'un jour, les Africains auront conscience de la force de l'union, de l'analyse et de l'anticipation. L'Histoire nous démontre que la coexistence entre peuples a toujours été et sera toujours un rapport de force. Le jour où vous aurez votre arme nucléaire comme la Chine et l'Inde, vous pourrez vous consacrer tranquillement à votre développement. Mais tant que vous aurez le genre de dirigeants que je rencontre souvent, vous ne comprendrez jamais que le respect s'arrache
par l'intelligence et la force. Je ne suis pas optimiste. Car, si demain l'Union Africaine ou la CEDEAO décide de créer un Institut africain d'études stratégiques crédible et fiable, les personnes qui seront choisies se précipiteront en Occident pour apprendre notre manière de voir le monde et ses enjeux. Or, l'enjeu est autre, il s'agit de développer leur manière de voir le monde, une manière africaine tenant compte des intérêts de l'Afrique. Alors, les fonctionnaires qui seront là, à statut diplomatique, surpayés, inefficaces et incapables de réfléchir sans l'apport des experts occidentaux se contenteront de faire du copier-coller, ce sera un autre parmi les multiples gâchis du continent. Avant que vos ministères des Affaires étrangères ne fassent des analyses sur la marche du monde, ils feraient mieux d'en faire d'abord pour votre propre « intérêt ».

O.S. (journaliste, Montréal) : Veuillez transmettre ce message aux amis et connaissances africains et à tous ceux qui se soucient du réveil de l'Afrique.


Hamadou Yacouba

 

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 15:53

 

 

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GENEVE AFP / 06 décembre 2012 10h58- Des tests cliniques pour un nouveau médicament contre la maladie du sommeil viennent de commencer en République démocratique du Congo, a annoncé jeudi à Genève l'organisation DNDi (initiative pour des médicaments contre les maladies négligées).

Ces tests, menés auprès de patients atteints de cette maladie au stade 2, seront étendus prochainement en République centrafricaine.

Les tests concernent l’efficacité et la tolérance de ce traitement, des comprimés de fexinidazole, administré une fois par jour pendant 10 jours.

La maladie du sommeil, ou trypanosomiase humaine africaine (THA), est transmise par la piqûre de la mouche tsé-tsé. Elle est mortelle au stade avancé si elle n’est pas traitée.

Cette maladie sévit dans 36 pays d’Afrique sub-saharienne.

Près d’un quart des patients sont des enfants de moins de 15 ans et la majorité des cas signalés en Afrique surviennent en RDC.

Si les tests sont concluants, le fexinidazole sera le premier médicament administré par voie orale utilisé à la fois pour les stades 1 et 2 de la THA. Il permettra alors d’éviter des procédures de dépistage et de traitement lourdes, nécessitant des ponctions lombaires systématiques chez chaque patient diagnostiqué afin de déterminer le stade de la maladie et ainsi choisir le traitement approprié.

L’étude est menée par DNDi en collaboration avec l’Institut tropical et de Santé publique suisse (Swiss TPH), le Programme national de lutte contre la trypanosomiase humaine (PNLTHA) de la République Démocratique du Congo et de la République centrafricaine, et Médecins Sans Frontières (MSF).

Le médicament est développé conjointement par le groupe pharmaceutique français Sanofi et DNDi.

L’étude prévoit le recrutement de 510 patients sur cinq sites cliniques en RDC et un site en République centrafricaine.

Ce projet est financé par la Fondation Bill & Melinda Gates, Médecins Sans Frontières, et plusieurs pays européens, ainsi que par des donateurs individuels.


(©) 

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 00:54

 

 

 

Bozizé met les galons de colonel à son fils Francis

 

Depuis le coup d’état qui l’a porté au pouvoir en mars 2003, Bozizé a jusqu’ici montré aux Centrafricains et la communauté internationale qu’il n’est pas un homme d’honneur qui tient sa parole. Dans l’immédiat après son putsch et son auto-proclamation comme président de la République, il avait prétendu qu’il était venu juste pour nettoyer la maison Centrafrique et qu’il allait remettre le pouvoir au prochain président élu.

Or, lorsqu’il fallait normaliser la situation du pays après deux ans de régime de transition avec les élections de 2005, reniant ses promesses, ne voilà-t-il pas qu’il a fait organiser une « marche spontanée de jeunes » à travers la capitale qui réclamaient comme par hasard sa candidature à cette élection présidentielle. On connaît la suite.

Comme tout semble en ce moment inciter à le croire, Bozizé, à présent confronté à l’insurmontable difficulté constitutionnelle, est encore en train de vouloir recourir à la même recette de la « marche spontanée de jeunes » dans la ville dans le cas où la voie parlementaire très risquée pour modifier la constitution n’aboutirait pas, pour briguer encore sa succession en 2016 alors que théoriquement, son dernier mandat s’achèvera cette année-là.

Bozizé est en réalité dans une course désespérée au pouvoir à vie alors que tout semble jouer contre lui. Son impopularité est proportionnelle à sa paranoïa. Le bilan de sa gestion des affaires du pays en près de dix ans de pouvoir est plus que catastrophique. Presque tous les clignotants socio-économiques sont au rouge. La RCA est dans presque tous les domaines en queue de peloton si ce n’est la dernière de tous les classements. Or, plus Bozizé échoue, moins il a envie de quitter le pouvoir suprême car lâcher le pouvoir est pour lui et sa famille et surtout ses délinquants enfants, synonyme de descente aux enfers car ils auront immanquablement à répondre à la justice, perspective qu’ils redoutent  terriblement.

C’est dans cette logique que Bozizé joue son va-tout en faisant de la provocation comme le fait d’élever contre toute règle son fils Francis au grade de général de brigade sachant très bien que cela déplairait énormément aux Centrafricains et en particulier dans les rangs de l’armée. Est-il besoin de rappeler que ce même Francis Bozizé a été bloqué à l’école de gendarmerie de Kolongo le 2 août dernier par les jeunes mécontents du recrutement non seulement chaotique mais discriminatoire dans l’armée. Il a fallu dépêcher en catastrophe des zodiaques par le fleuve depuis le centre-ville pour pouvoir exfiltrer celui-ci. C’est un fait d’une extrême gravité qui doit être apprécié. comme tel.

De même, toujours le même 2 août dernier, le buste de Bozizé au Jardin du Cinquantenaire a été non seulement arraché mais enterré par les mêmes jeunes mécontents du recrutement dans l’armée alors même qu’il est toujours au pouvoir. C’est du jamais vu. Si on y ajoute l’incendie de la villa de Sassara de la première dame, la maman du même Francis en novembre 2011, tous ces faits majeurs, replacés dans le contexte du pays, sont de mauvais présage et annonciateurs d’une fin de règne et d’un prochain départ certain du pouvoir de Bozizé.

La rédaction 

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 00:49

 

 

 

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Slate Afrique 05/12/2012

Malgré une enquête qui classe le Congo-Brazzaville 183e sur 185 des pays où il est le plus difficile de faire des affaires, des entrepreneurs congolais essaient de faire avancer les choses.

Au Congo-Brazza, certains rapports économiques se suivent et se ressemblent. C’est le cas de l’enquête Doing Business, publiée chaque année par la Banque mondiale, qui, grâce à une dizaine d’indicateurs, mesure le climat des affaires dans les différents pays du monde.

Dans l’édition 2013, le Congo figure à une triste 183e place sur 185 pays, alors qu'il était 177e en 2011 et 181e en 2012.

Malgré une croissance de 4,9%, en 2012 (prévision du Fonds monétaire international), le Congo n’arrive donc pas à décoller dans ce classement, où il se rapproche de pays comme la République centrafricaine ou le Tchad aux potentiels bien différents et dont les richesses ramenées à la taille de la population sont moindres.

Grâce à ses ressources pétrolières, le Congo affiche, en effet, un revenu par habitant de 1.163.000 francs CFA (1773 euros) par an contre 353.000 francs CFA (538 euros) pour le Tchad et 241.000 francs CFA pour la RCA (367 euros).

Le rapport de la Banque mondiale identifie clairement deux points faibles dans ce pays de quatre millions d’habitants: d’une part, le niveau des taxes et du fardeau administratif qu’elles représentent et d’autre part, les difficultés pour importer ou exporter des biens au Congo, tant les tarifs douaniers sont élevés et les formalités complexes.

De nombreux obstacles

Rodrigue est un jeune entrepreneur congolais, qui après avoir vécu en France pendant plusieurs années, a fait le choix de revenir au pays pour monter son entreprise de bâtiment et de décoration intérieure. Il confirme qu’il lui a fallu s’armer de patience pour réussir à faire venir les matériaux nécessaires au lancement de son entreprise:

«J’ai commencé à travailler à Brazzaville, il y a un an et demi. Et je ne démarre véritablement mon activité que maintenant. J’ai eu besoin de tout ce temps pour maîtriser les procédures et dédouaner mes conteneurs de marbre et de pierres qui me permettent d’ouvrir. Il y a un grand nombre de formalités à remplir, il faut passer par différentes chambres et antichambres. Même pour un Congolais, comme moi, cela a été difficile de comprendre les rouages qui permettent de faire avancer le dossier. Il ne s’agît pas du tout de corruption pure et dure comme on l’imagine, c’est plus compliqué que cela. C’est un système personnalisé de services. A chaque étape il faut identifier la bonne personne, avoir son numéro de portable, la connaître et savoir à quel moment il faut donner quelques CFA, des petites sommes, pour que les formalités avancent

Pas question de baisser les bras pour autant:

«J’incite à 150% les entrepreneurs à venir développer des projets au Congo. A l’aune de la crise en Europe, on voit d’ailleurs de nombreux Congolais de la diaspora qui rentrent pour créer des entreprises dans les secteurs en développement comme la logistique ou le bâtiment», explique Rodrigue.

Pour Paul Kampakol, secrétaire général du Forum des jeunes entreprises du Congo (FJEC), le rapport Doing Business «exprime une réalité qu’on ne peut nier».

Le Forum des jeunes entreprises est une ONG qui accompagne les initiatives et la création de petites entreprises grâce à un appui administratif et un système de micro-financement. Selon Paul Kampakol, la question de l’accès au crédit est centrale:

«Au sein du Forum des jeunes entreprises, nous constatons chaque jour à quel point le système de financement des entreprises au Congo est bloqué. Nous avons récemment suivi un projet dynamique de construction de bateaux en lien avec la Banque mondiale. Il manquait 30 millions de francs CFA pour que ce projet puisse se lancer. Aucune banque ne s’est engagée à accorder ce crédit ou alors la quantité de papier et titres fonciers demandée était telle qu’elle rendait impossible l’accès à un prêt. (…) Un certain nombre de voyants sont en train de passer au vert toutefois. Des réformes structurelles sont en cours pour faciliter la création d’entreprise, ou simplifier le dédouanement au port de Pointe-Noire. Mais il faut poursuivre les efforts, notamment dans le domaine de la fiscalité et de la sécurisation juridique des investissements. De nombreuses PME que nous accompagnons ne savent pas précisément quand payer leurs impôts, où et à qui. Cette situation ne pousse pas les activités informelles à se régulariser, et certaines PME qui font les choses dans les règles en vont même parfois à se demander si elles n’auraient pas dû rester dans l’informel».

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