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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 00:55

 

 

 

Elie Oueifio  Juan-Gomez.jpg

 

                                                                                    Juan Gomez de RFI

Le ministre Elie Oueifio

limogé après l'émission                

 

Appels sur l'actualité  sur RFI : Centrafrique : vers un boycott de l'opposition

mardi 20 avril 2010 10 h 30 à 11 h

Par Juan Gomez RFI

 

A un mois des élections présidentielles et législatives en République centrafricaine, les opposants n’ont toujours pas déposé de candidatures et menacent de boycotter.
Ils estiment que toutes les conditions ne sont pas réunies pour un scrutin fiable et exigent un report des élections.

Que pensez-vous de cette revendication ?

Que vous inspire la stratégie du boycott ?


Parmi les auditeurs de RFI à qui le célèbre animateur Juan Gomez a donné la parole en direct à l’antenne ce jour 20 avril, il y avait aussi un certain Elie (ndlr : dans cette émission, on ne décline que les prénoms) qui devait sans doute être l’ancien ministre centrafricain de l’Administration du Territoire Elie Oueifio qui devait sans nul doute ignorer qu’au moment où il s’exprimait sur RFI, Bozizé avait déjà signé le décret pour le limoger du gouvernement. En effet une heure après l’émission de Juan Gomez, Radio Centrafrique a diffusé les décrets qui relevaient deux ministres du gouvernement dont Elie Oueifio. Il a néanmoins appelé avec beaucoup d’insistance depuis Bangui pour intervenir dans l’émission où il a fait un vigoureux plaidoyer pro domo en faveur de ce que Bozizé et son pouvoir aurait abattu comme travail pour permettre la tenue des élections. Le ministre Elie Oueifio  a bredouillé sa réponse sur une question de Juan Gomez qui lui a rappelé une phrase de Martin Ziguélé qui dénonçait la cruelle absence des listes électorales qui est une des principales raisons du refus de l’opposition d’aller aux urnes. Elie Oueifio était l’avant dernier internant à qui l’animateur de l’émission avait donné la parole à l’antenne. Dur dur d’être ministre de Bozizé en Centrafrique !

 

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 22:36

 

 

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Le processus électoral en Centrafrique est à la croisée des chemins. Il faut que les Centrafricains patriotes et démocrates en prennent bien conscience. C’est à tort que certains compatriotes critiquent sans ménagement l’opposition en croyant qu’elle serait responsable de la situation actuelle. Il n’y a pas une autre alternative. Il ne faut pas se méprendre sur les véritables enjeux de ces élections. Ou bien elles élections se tiendront lorsque les conditions préalables minimales auront été réunies et cela se fera largement après la fin du mandat constitutionnel de Bozizé, ou bien elles ont lieu aux dates arbitrairement et unilatéralement fixées par Bozizé dans les conditions chaotiques actuelles.

C’est à dire sans listes électorales fiables puisque la CEI sous l’instigation de l’incompétent et corrompu Binguimalé se refuse à procéder à un recensement électoral digne de ce nom, sans que les nombreuses rébellions qui pullulent dans le pays soient démobilisées et désarmées etc…et c’est la catastrophe. Bozizé rempilera pour encore cinq années supplémentaires avec la perspective qu’il caresse déjà de procéder à la révision par voie parlementaire de la constitution actuelle qui interdit un troisième mandat à la même personne.  Autrement dit, les Centrafricains se le farciront jusqu’à plus soif et probablement se paieront ensuite pourquoi pas son fils Jean Francis comme on le dit. Ce n’est pas une hypothèse d’école mais un cas de figure hautement probable.  

Si les élections se déroulent le 18 mai ou le 6 juin comme on prête encore à Bozizé l’intention de faire un énième report, il faut savoir que ce ne sera pas des élections transparentes, ni démocratiques ni crédibles. Les bailleurs de fonds de la communauté internationale qui ont pourtant donné leur accord pour les financer et ont toujours souhaité ouvertement sans être entendus, et avec raison, le report de ces élections. Ils n’enverront pas d’observateurs et d’autres mesures désagréables pour le régime et le pays suivront également si Bozizé s’entête à organiser coûte que coûte que les élections aux dates arbitraires qu’il a retenues dans le désordre et conditions chaotiques actuelles.

La question ne se pose pas de savoir si l’opposition est prête à aller aux urnes ou pas. Bien d’exemples en Afrique ont montré que si l’opposition ne veille pas bien à ce que les conditions minimales préalables à la tenue d’élections transparentes et crédibles soient réunies, en acceptant de prendre part aux élections généralement organisées sur les conditions des pouvoirs en place, elle ne fera que légitimer la réélection des potentats qu’elle cherche à remplacer. Il en a été ainsi des récentes élections au Gabon et au Togo.

Les oppositions dans ces deux pays ont été bêtement piégés non seulement par le mode de scrutin à un seul tour institué pour d’évidentes raisons politiciennes afin d’empêcher une union sacrée de l’opposition au second tour contre eux par les défunts présidents Omar Bongo Ondimba et Gnassingbé Eyadéma, mais n’ont pas été fichus de s’unir derrière un candidat unique. On connaît la suite. Il ne sert donc à rien de se presser pour accompagner les tyrans qui se portent candidats à leur succession dans l’espoir qu’ils rempileront inévitablement grâce aux techniques de fraudes électorales de plus en plus sophistiquées qu’ils ne cessent de mettre au point au gré des scrutins.

Pour une fois que l’opposition centrafricaine essaie de tirer leçon de la mauvaise expérience et de l’infortune de celle d’autres pays frères, on doit non seulement la féliciter mais l’encourager à persévérer dans la vigilance dont elle fait présentement preuve vis à vis des manœuvres machiavéliques de Bozizé. Celui-ci dispose non seulement d’un plan précis de hold-up électoral mais aussi de quelques individus patentés tels que le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé chargés de le réaliser.   

Avant que certains cherchent inutilement à polémiquer avec l’opposition en lui reprochant de n’être pas prêt à aller aux urnes et de se cacher derrière son petit doigt, ils doivent se poser une seule question. Peut-t-on faire des élections sans listes électorales ou sans que le corps électoral soit défini ? Or c’est le cas actuellement avec les cafouillages et tâtonnements de Binguimalé à la tête de la CEI. Peut-t-on sérieusement faire des élections avec seulement la moitié de la population et du territoire national actuellement occupée par des rébellions ? Ces questions sont incontournables et doivent être obligatoirement résolues avant qu’on parle d’élections. En faire un préalable n’est pas craindre d’aller aux urnes. C’est tout simplement vouloir que les élections ne puissent pas être discréditées et considérées après leur tenue comme une simple mascarade ou donner lieu à des contestations susceptibles d’aggraver la fragile situation.   

 

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 22:32

 

 

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BANGUI AFP / 20 avril 2010 21h53 - Le vice-ministre chinois du Commerce, en visite en Centrafrique, a annoncé des dons et un prêt de son gouvernement de plus de 15 millions d'euros pour ce pays, principalement pour un projet de centrale électrique, dans une déclaration diffusée mardi par la radio nationale.

"Le gouvernement chinois a décidé de faire un don de 20 millions de yuans (plus de 1,4 milliard de FCFA/près de 2,2 millions d'euros) et un prêt sans intérêt de 120 millions de yuans (plus de 8,4 milliards de FCFA/13 millions d'euros)", a notamment affirmé le vice-ministre Fu Ziying, qui s'exprimait lundi soir après avoir été reçu par le président centrafricain François Bozizé.

Ces montants sont "destinés principalement à réaliser le projet de centrale de Boali 3 (environ 80 km au nord-ouest de Bangui)" pour l'approvisionnement en électricité de la Centrafrique, a expliqué M. Fu, qui a signé plusieurs accords de coopération avec le ministre centrafricain de la Coopération internationale, Sylvain Maliko.

Début avril, les deux pays avaient paraphé un contrat d'assistance chinoise relatif au projet de centrale hydraulique de Boali 3, d'un coût global de 15 millions de FCFA (près de 23 millions d'euros).

"La Chine va aider la Centrafrique à réaliser un projet d'énergie solaire, un projet de forage pour l'alimentation en eau", ainsi qu'"à construire une école d'amitié sino-africaine et fournir un lot d'équipements médicaux et de matériel" de lutte contre le paludisme, a encore déclaré le vice-ministre chinois du Commerce.

Selon lui, la Centrafrique recevra également de la Chine "un lot de biens d'un montant de 5 millions de yuans (plus de 350 millions de FCFA/près de 544.000 euros) pour contribuer à des actions de célébration" du cinquantenaire de son indépendance.

Fu Ziying, qui était arrivé dimanche à Bangui, a quitté la Centrafrique lundi soir. La Chine a financé dans ce pays plusieurs infrastructures, dont un hôpital en cours de construction au sud de la capitale pour 3 milliards de FCFA (près de 4,6 millions d'euros), des logements sociaux ainsi qu'un stade de 20.000 places livré en 2007.

 

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 22:18

 

 

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La lutte contre le paludisme fait des progrès. Alors que la maladie provoquait en 2000 le décès d'un million de personnes par an, quelque 200'000 vies ont pu être sauvées l'an dernier, ont indiqué les agences de l'ONU.

"Beaucoup de progrès ont été réalisés en dix ans, mais ces progrès restent fragiles", a affirmé à Genève le Dr Pascal Villeneuve, de l'UNICEF, en vue de la Journée mondiale contre le paludisme du 25 avril.

Selon le "Partenariat Faire reculer le paludisme" (Roll back malaria), 211'000 décès ont été évités entre 2001 et 2006. En 2007, 118'900 vies ont été sauvées, en 2008 159'300, et en 2009 192'600. L'estimation pour 2010 est de 225'800 décès évités, ce qui ferait tomber le nombre de décès annuels à moins de 800'000 par an.

Plus de 90% des décès surviennent parmi les enfants de moins de cinq ans en Afrique subsaharienne. Quelque 250 millions de cas de malaria sont enregistrés chaque année.

La réduction du nombre de décès a été le résultat d'une série de mesures. Entre 2004 et 2009, le financement international de la lutte contre le paludisme a décuplé, pour atteindre 1,8 milliard de dollars l'an dernier.

La production mondiale de moustiquaires imprégnées a été multipliée par cinq, pour atteindre 150 millions. La distribution des combinaisons thérapeutiques à base d'artémisinine a passé d'un demi-million de doses en 2001 à 160 millions en 2009.

Malgré ces progrès, le monde reste loin d'une couverture universelle. Il faudrait tripler l'aide et distribuer 350 millions de moustiquaires imprégnées pour parvenir à cet objectif.

Des disparités importantes existent entre pays africains. La couverture en moustiquaires imprégnées a atteint par exemple en 2009 62% en Zambie et 60% à Madagascar, mais elle n'est que de 8% au Nigéria.

(ats / 20 avril 2010 14:57)



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Centrafrique-Presse.com - dans Sciences
20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 18:48

 

 

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BANGUI AFP / 20 avril 2010 19h09 - Le président centrafricain François Bozizé a limogé mardi les ministres Cyriaque Gonda et Elie Ouéfio, jusqu'alors considérés comme deux de ses proches, ainsi que son conseiller et porte-parole de la présidence, selon des décrets lus mardi à la radio nationale.

Cyriaque Gonda, qui est président du Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN, majorité présidentielle), a fait son entrée au gouvernement en 2008, après avoir été ministre conseiller et porte-parole du président. Jusqu'à mardi, il était ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.

Ses fonctions de porte-parole du gouvernement ont été confiées au ministre de l'Agriculture, Fidèle Gouandjika, selon un autre décret. Son remplaçant au ministère de la Communication n'a pas été désigné.

Juriste politologue et ancien fonctionnaire international, Cyriaque Gonda avait conduit pour le camp du pouvoir les négociations avec les rébellions centrafricaines ayant abouti à la signature en 2008 et 2009 d'accords de paix entre Bangui et plusieurs mouvements insurgés.

Il a aussi été un des principaux organisateurs du Dialogue politique inclusif, forum de paix et de réconciliation intercentrafricain tenu à Bangui en décembre 2008.

Il avait été récemment critiqué par M. Bozizé, qui l'a accusé de détournements de fonds alloués pour la campagne de sensibilisation sur le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) de quelques 6.000 ex-combattants.

Ces accusations visaient aussi le chef de l'ex-rébellion l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), Jean-Jacques Demafouth, qui a rejeté les allégations du président.

Autre personnalité limogée du gouvernement: Elie Ouéfio, qui était ministre de l'Administration du Territoire, selon un des décrets diffusés par Radio-Bangui.

Ancien préfet dans l'ouest du pays et au gouvernement depuis 2009, M. Ouéfio avait en charge la préparation des élections présidentielle et législatives fixées au 16 mai, en collaboration avec la Commission électorale indépendante (CEI).

L'opposition et les ex-rébellions boycottent ces scrutins, initialement programmés le 25 avril et reportés sur proposition de la CEI, estimant que le pays n'est pas prêt pour organiser des élections dans de bonnes conditions et réclamant notamment un recensement électoral.

François Bozizé a par ailleurs démis Côme Zoumara de ses fonctions de ministre conseiller et porte-parole de la présidence centrafricaine. M. Zoumara fut conseiller de M. Bozizé en matière de Défense globale et ministre des Affaires étrangères.

Les remplaçants de MM. Ouéfio et Zoumara n'ont pas été désignés.

 

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 14:21

 

 

F Bozizé Yangouvonda

 

 

 

Bangui, 20 av. (Acap)- Le président de la République, François Bozizé, a pris mardi 20 avril 2010 à Bangui, un décret limogeant deux ministres du gouvernement Faustin Archange Touadéra ainsi que le porte-parole de la présidence de la République.

Selon le décret lu à la Radio nationale en mi-journée, le ministre d’Etat, en charge de la Communication, du Civisme, de la Réconciliation Nationale et du Suivi du Dialogue, Cyriaque Gonda, porte parole du gouvernement, et le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Elie Ouéfio, ont été relevés de leurs fonctions. Le ministre Côme Zoumara perd son poste de porte parole à la présidence de la République.

Un autre décret du président de la République, François Bozizé, nomme l'actuel ministre du Développement Rural et de l’Agriculture, Fidèle Gouandjika, porte parole du gouvernement.

Le limogeage de ces personnalités intervient 48 heures après la clôture des opérations de révision des listes électorales dont le déroulement a pourtant été jugé très satisfaisant par les principaux responsables de la Commission électorale indépendante (CEI).

Deuxième vice-président du comité de pilotage du programme de désarmement des ex-rebelles (DDR), le ministre d’Etat Cyriaque Gonda est également président du Parti National pour un Centrafrique Nouveau (PNCN), qui a quitté le Groupe des partis politiques de la majorité présidentielle (GPPMP) il y a quelques mois.

Le ministre Elie Ouéfio, quant à lui, est le Secrétaire Général du parti travailliste Kwa Na Kwa ( KNK), créé en août 2009 par le président François Bozizé.

 

Centrafrique : deux ministres et le porte-parole de la présidence limogés

(Xinhua) mardi 20 avril 2010 - Le président de la République centrafricaine (RCA) François Bozizé a limogé le ministre d’Etat chargé de la Communication, du Civisme, de la Réconciliation nationale et du Suivi du Dialogue, M. Gonda Cyriaque, et le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, M. Élie Wefio.

Ces deux ministres étaient dans le liste des membres du gouvernement formé le 19 janvier 2009.

Selon les deux décrets lus à la radio nationale, le président Bozizé a également limogé le porte-parole de la présidence de la République, M. Côme Zoumara, qui avait occupé de septembre 2006 à janvier 2008 le portefeuille des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Francophonie.

 

 

 NDLR : Ces mesures sont la traduction du profond désarroi dans lequel se trouvent plongés actuellement Bozizé et son clan. Leur échec momentané dans la réalisation de leur plan de hold-up électoral doit sans doute leur occasionner quelques insomnies, d’où la recherche de quelques bouc-émissaires à qui imputer cette mauvaise passe. Pour retrouver la sérénité dans le processus électoral, on attend également et surtout, le départ du corrompu et incapable vrai faux pasteur Joseph Binguimalé qui fait la honte au pays.

Oueifio est taxé par Francis Bozizé le fils de son père, de rouler pour l'opposition. Côme Zoumara est accusé d'être incompétent et totalement absent du débat électoral actuellement très âpre dans lequel Bozizé a nettement le sentiment de n'être pas soutenu par ceux à qui il a fait confiance et qui ne sont là en rélité pour se remplir seulement les poches.Si ce vent continue de souffler, il finira par emporter tout le gouvernement Touadéra dont les jours sont de plus en plus comptés avec l'arrivée à grands pas de la fin du mandat constitutionnel de Bozizé le 11 juin prochain.

 

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 12:26

 

 

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    Elie OUEIFIO                                                               Cyriaque GONDA

 

 

Bangui, 20 avril 2010 - (C.A.P) - Par décrets présidentiels lus à la radio nationale, le président François Bozizé vient de faire le ménage dans son propre camp. Il a ainsi limogé simultanément ses deux parents Cyriaque Gonda, ministre d'Etat chargé de la communication, de la réconciliation nationale et de l'éducation civique ainsi que Elie Oueifio, ministre de l'Administration territoriale et de la décentralisation et non moins Secrétaire général de son parti KNK et de Sodebos, l'association des ressortissants de la ville de Bossangoa. Un autre décret signé de Bozizé a aussi relevé de ses fonctions, Côme Zoumara, conseiller à la présidence et porte parole du président de la République.

 

On ignore les vraies raisons officielles de cette charrette de limogeages de ces personnalités pourtant très proches de Bozizé depuis un certain temps déjà. S'agissant cependant du cas de Cyriaque Gonda, on peut présumer que ses rapports avec Bozizé n'étaient plus au beau fixe ces derniers moments. Depuis la tenue du DPI en décembre 2008 dont la réussite relative avait été mise à son actif et permis qu'il soit élevé au rang de ministre d'Etat, Bozizé le soupçonnait néanmoins de s'être beaucoup enrichi en détournant une bonne partie de l'argent destiné à l'organisation du Dialogue Politique Inclusif. Récemment encore, Bozizé n'a pas hésité à accuser nommément en public dans un discours prononcé à Paoua, le ministre d'Etat Gonda ainsi que le président de l'APRD Jean Jacques Demafouth, tous les deux président et vice président du comité de pilotage du programme DDR des ex-combattants rebelles, de détournement de l'argent du DDR qu'il leur aurait remis.

 

Certains observateurs avisés à Bangui s'attendaient plus ou moins au limogeage de Cyriaque Gonda du gouvernement car il était devenu pour Bozizé, un véritable "opposant" à son régime malgré les gages de soutiens et de loyauté que Cyriaque Gonda avec son parti politique le PNCN, ont tenté de lui fournir. Pour Bozizé, on ne peut en même temps prétendre appartenir à son camp et être leader d'un autre parti politique autre que le KNK. Gonda vient de payer quelque part, le prix de cette "incompatibilité" politique, aux yeux de Bozizé. Une autre raison qu'on peut risquer à l'appui du nouveau sort de Gonda est le reproche que lui fait Bozizé et certains bozizistes bon chic bon genre qui habituellement, considère Cyriaque Gonda comme un "intello", ce que eux ne sont pas. En bozizie, il ne faut pas être ou montrer qu'on est un intellectuel.

 

En ce qui concerne Elie Oueifio, son départ du gouvernement peut être interprété comme étant dû au dur constat tardivement fait par Bozizé lui-même, du peu reluisant spectacle qu'offre le chaotique processus électoral sous sa responsabilité. depuis les ratés sur le code électoral jusqu'à la mise ne place de la CEI, Elie Oueifio n'a pas fait montre d'une particulière compétence et n'a pas été exempt de tout reproche, c'est le moins qu'on puisse dire. Bien que parent à Bozizé, ce dernier s'est sans doute rendu compte que le critère de parenté ne signifie nullement efficacité.

 

Or depuis ses fonctions de préfet de la Mambéré Kadéi à Berbérati, Elie Ouiefio a surtout brillé par son zèle à défendre le bozizisme. Tout cela a des limites. Mais sans doute, la principale raison du départ de Oueifio, hormis l'incompatibilité de ses fonctions de ministre de l'Administration du territoire donc chargé de l'organisation des élections aux côtés de la CEI, avec son titre de secrétaire général du parti présidentiel KNK depuis le congrès de Mbaiki, serait l'altercation avec le fils Jean Francis Bozizé qui aurait eu lieu devant le père. Son collègue ministre délégué chargé de la défense l'aurait curieusement accusé de rouler pour l'opposition et Sylvain Ndoutingai. L'opposition  exigeait avec raison depuis longtemps qu'Elie Oueifio renonce soit à ses fonctions au gouvernement, soit à celles du KNK. C'est maintenant chose faite  mais il reste le cas de l'incompétent et corrompu vrai faux pasteur Joseph Binguimalé de la CEI.   

 

Enfin le cas de Côme Zoumara est quelque peu atypique. Patron de la secte des rosicruciens de Bangui, c'est autour de sa passion pour tout ce qui est mystique que Zoumara s'est rappoché au départ de Bozizé. Propulsé contre toute attente un temps ministre des affaires étrangères, il n'a nullement brillé par ses compétences à gérer les dossiers de ce difficile département pour n'en avoir pas la carrure. Il s'est surtout illustré par son implication dans des trafics mafieux en tout genre, allant par exemple de la vente frauduleuse des passeports diplomatiques aux missions secrètes à gros sous que Bozizé lui confiait. Sans un background sérieux ni compétence quelconque, Côme Zoumara était davantage un truand parvenu à se hisser dans les hautes sphères du pays à la faveur du putsch de Bozizé qui se révèle lui-même, n'être qu'un vulgaire aventurier en mal d'argent et d'enrichissement rapide, sans réelle dimension ni compétence particulière pour diriger un pays. Son limogeage peut aussi s'expliquer par son absence total dans le débat électoral qui bat son plein en ce moment où Bozizé se sent éseulé au milieu des attaques tous azimuts de l'opposition sans que son porte parole ne daigne ouvrir la bouche.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 01:56

 

 

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    Albert Besse, ministre centrafricain

          des Finances et du Budget

 

Les actes avilissants que posent chaque jour qui passe Bozizé et sa clique sont si humiliants pour la RCA qu’on est souvent partagé entre l’écoeurement d’en parler et la nécessité patriotique de ne pas se taire et de les dénoncer à tout prix.  Ils font réellement honte à leur pays. Le 19 novembre 2009, le siège de la BEAC informait les autorités centrafricaines d’un virement de près de 26 milliards de F CFA qu’il a effectué au profit du Trésor public centrafricain provenant des Allocations de DTS que le FMI mettait à la disposition de l’Etat centrafricain, manne destinée en principe à apurer les dettes de l'Etat auprès des banques de la place et à assurer certaines dépenses d’éducation et de santé.

Connaissant la cupidité et la boulimie financière des autorités de Bangui, elles se sont dépêchées de dilapider cet argent tombé du ciel pour le paiement de deux mois de salaires aux fonctionnaires et le reste a servi à acquérir auprès du garage CFAO à Bangui et à Dubaï plus d’une centaine de pick-up 4 x 4 pour la campagne du candidat François Bozizé aux élections présidentielles. En clair, le FMI venait de financer sans s’en rendre compte, la campagne électorale pour la réélection de Bozizé. La mauvaise  utilisation de cet argent a même occasionné l’envoi à Bangui par le FMI, d’une mission de contrôle qui est repartie à Washington avec les copies des factures des véhicules pick-up achetés chez CFAO.

On découvre aujourd’hui avec effarement que tellement contents d’avoir impunément détourné cet argent de l’usage auquel il était destiné par le FMI, le ministre de Finances de Bozizé, se permet maintenant de mendier la part du Congo Brazzaville.  Il s’est donc fendu  fin février dernier, d’un scandaleux et atterrant courrier classé "confidentiel" au Gouverneur de la BEAC pour solliciter la rétrocession de la part des Allocations de DTS du Congo Brazzaville comme le montre la copie de sa lettre que nous nous sommes procurée et que nous publions ci-dessous.

Dans les relations entre le FMI et les différents pays membres, il faut rappeler que certains pays prévoyants laissent leurs DTS dans leur compte comme ressources pour les générations futures ou encore comme provision pour pallier à d’éventuelles déconvenues financières (retard de paiement des échéances du Fonds ou autres…). La RCA a décidé elle, d’utiliser ses DTS. La BEAC agissant pour le compte du FMI, a déduit les intérêts sur le tirage, les échéances de dettes et autres frais et lui a reversé le reliquat de la contre valeur en monnaie locale.

Selon nos informations, la part des Allocations DTS du Congo (Allocation générale 62 714 809 DTS et Allocation spéciale 7 254 842 DTS, représente une bagatelle de 70 000 000 de DTS soit 65 000 000 euros environs, soit 45.916.990.000 milliards de F CFA, presque le double de la part de la RCA qu'ils avaient précédemment entièrement consommée. Un véritable tonneau des danaïdes.L'argument des prétendus "énormes besoins de reconstruction de la RCA derrière lequel ils se retranchent ne convainc personne.

Bien repus par les 26 milliards de F CFA de la RCA qu’ils ont mangés, Bozizé et sa clique se pourlèchent maintenant les babines et salivent encore abondamment sur la part de DTS du Congo. C’est de la boulimie financière ! Dans son courrier, le ministre centrafricain Besse prétend que « la reconstruction de la République Centrafricaine est contrainte par d'énormes besoins de financements ». On veut bien le croire mais l’utilisation qu’il ont faite des 26 milliards auxquels il faut ajouter les 8 milliards de F CFA de la CEMAC destinés au DDR dont on ne sait toujours pas à ce jour ce que Bozizé en a fait, soit 34 milliards de F CFA en tout, permet de douter sérieusement de la sincérité des propos du ministre Albert Besse dont on note au passage comme par hasard, la rapide progression des travaux de sa villa dans Bangui.

Faut-il rappeler que le même Congo Brazzaville dont Bozizé et son ministre Besse convoitent la part d’Allocations DTS, a déjà contribué pour 1 milliard de F CFA dans les huit de la CEMAC que visiblement Bozizé a dilapidés et a beaucoup de peine à justifier. A présent, comme des sangsues,  ils veulent encore sucer le même Congo qui a tout de même fait montre de tant de générosité à l’égard de leur régime. Cela s’appelle de l’ingratitude entre Etats, pays frères et voisins. C’est totalement inadmissible !

Par ailleurs, selon des informations sollicités auprès d’une source à la BEAC qui souhaite conserver l’anonymat, le Comité ministériel auquel fait allusion dans son courrier Albert Besse, n’aurait donné uniquement son accord que pour la rétrocession des allocations générales. En outre, la BEAC est obligé le cas échéant de procéder à la rétrocession préalable de la part du des DTS du Congo quitte à ce pays, de décider souverainement d’en faire ce que bon lui semble.

En tout état de cause, une autorisation préalable du FMI est requise dans l’éventualité de rétrocession de ces DTS d’un pays à un autre. Ce n’est manifestement pas demain la veille pour les ogres financiers actuellement au pouvoir à Bangui, de dévorer les milliards du Congo frère et voisin.

Rédaction C.A.P

 

 

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 MINISTERE DES FINANCES                           REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

      ET DU BUDGET                                                          Unité- Dignité - Travail

             ******                                                                                 ******

DIRECTION DE CABINET

 

0175 09/MFB/DIR-CAB/CMECO

                                                                               Bangui, le 20 février 2010

 

                                                                                  Le Ministre des Finances et du Budget

                                                 Bangui (RCA)         

                        A

                                                                                  Monsieur le Gouverneur de la Banque des                                                                          Etats de l'Afrique Centrale (BEAC)            

                                   Yaoundé

 

Objet : Utilisation des Droits de Tirage Spéciaux (DTS)

 

Monsieur le Gouverneur,        

Suite aux entretiens que nous avons eus en marge de la  dernière réunion du Comité Monétaire et Financier de la République centrafricaine (RCA), j'ai l'honneur de solliciter l’utilisation des Allocations des Droits de Tirage Spéciaux (DTS) du CONGO (Brazzaville).

En effet la reconstruction de la République Centrafricaine est contrainte par d'énormes besoins de financements et nous comptons aussi sur l’assistance de la BEAC pour faire face à cette situation.

Mes Services Techniques compétents se tiennent à votre disposition pour échanger sur les conditions de mise à disposition des éléments constitutifs des DTS Congo (Allocation Générale et Allocations Spéciales) et des montants respectifs pour un choix judicieux.

Votre diligence m'obligerait.

 

Albert BESSE

 

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 01:46

 

 

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Dans son interview à l’hebdomadaire jeune Afrique qui vient de paraître cette semaine, le président tchadien Idriss Déby relance la controverse sur les circonstances de la disparition ou plutôt de la mort plus que probable du colonel Charles Massi. Il relate pour se dédouaner lui, la version que Bozizé a donnée à sa demande, sur la disparition de l’ex patron de la rébellion de la CPJP, aux chefs d’Etat des pays de la CEMAC réunis au sommet de cette organisation à la mi-janvier dernier à Bangui. Le président tchadien affirme clairement à Jeune Afrique : « je n’ai rien à voir avec l’enlèvement et le massacre de Charles Massi ».

En revanche, à la question qui lui a été posée de savoir si c’est lui qui a extradé ou livré Massi à Bozizé, voici la réponse d’Idriss Déby : « Charles Massi s’est effectivement rendu à N’Djamena et je l’ai reçu, avec l’accord du président Bozizé. Je l’ai encouragé à rentrer en Centrafrique pour participer au processus électoral, mais il voulait également la garantie du président du Congo, Sassou Nguesso. J’ai contacté ce dernier, qui a accepté de le recevoir en présence du président Bozizé. J’ai donc revu Massi et je lui ai fait remettre un billet d’avion pour Brazzaville. Nous étions alors tout début janvier, peu avant le sommet de la CÉMAC à Bangui. Mais Charles Massi a profité de l’escale de Douala pour disparaître, et réapparaître quelques jours plus tard à la tête de ses hommes à la frontière tchado-centrafricaine, où il a été tué au cours d’un accrochage avec l’armée. C’est du moins ce que nous a dit le président Bozizé lors du compte rendu qu’il a fait à ma demande devant les chefs d’État, en marge du sommet de Bangui, le 16 janvier ».

La version qu’a fournie Bozizé devant ses pairs de la CEMAC selon laquelle Charles Massi aurait été tué au cours d’un accrochage avec l’armée centrafricaine n’est pas la même que celle qu’il a donnée publiquement le 30 janvier lors d’une rencontre avec les partis politiques en présence du corps diplomatique. En marge du sommet de l’UA à Addis-Abeba fin janvier, répondant aux questions de l’envoyé spécial de Radio France Internationale de savoir s'il savait si le chef rebelle était mort ou en vie, Bozizé avait répondu "Je ne sais pas". Et lorsque le journaliste a rappelé que selon l'épouse de Charles Massi, (elle-même décédée au mois de mars dernier), l'ex-ministre est décédé, François Bozizé a commenté, excédé: "Son épouse est peut-être mieux placée". Le président centrafricain a également qualifié d'"inventions" les informations de Denise Massi et du parti de Charles Massi selon lesquelles le chef rebelle a été arrêté le 19 décembre en territoire tchadien puis remis fin décembre par N'Djamena à Bangui.

Le fait que pour la disparition de la même et seule personne Bozizé donne plusieurs versions différentes selon la qualité de ses interlocuteurs, est le signe évident de son profond embarras face au sort fait à son ancien ministre d’Etat. Si Charles Massi a été tué par les Faca comme il l’a déclaré devant ses homologues présidents de la CEMAC, on doit pouvoir remonter la chaîne de commandement du détachement Faca qui combattait contre le groupe de Charles Massi lorsqu’il a trouvé la mort. On devrait être en mesure de savoir où, quand, comment et par qui il a été tué. Or jusqu’aujourd’hui, le mystère reste entier et Bozizé continue de se murer dans un silence assourdissant. Même vis à vis des autorités françaises au plus haut niveau qui cherchent à connaître la vérité sur cette affaire, il joue au chat et à la souris.

Maintenant que le président tchadien vient par ses propos de relancer l’affaire Massi, Bozizé ne continuera pas indéfiniment à se taire ni à se retrancher derrière d'autres. La mort d’un homme pèse toujours sur la conscience de l’assassin et hantera ad vitam aeternam ses nuits. Idriss Déby qui a déjà suffisamment d'ennuis chez lui et aussi en France puisque les députés s'en mêlent, avec l'affaire de la disparition de son opposant Ibni Omar Mahamat Saleh qui continue de lui empoisonner la vie, n'a pas du tout besoin ni envie qu'on lui fasse encore porter le chapeau d'une autre disparition d'opposant, cette fois-ci  imputable à Bozizé de Centrafrique.

 

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 00:58

 

 

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Mahmoud Ahmadinejad et Hugo Chavez

 

La question se pose sérieusement de savoir ce qu’est allé chercher le ministre centrafricain des affaires étrangères, le général Antoine Gambi à Téhéran, répondant ainsi favorablement à l’invitation du très controversé président iranien Mahmoud Ahmadinejad en prenant part à la drôle de réunion convoquée par ce dernier en réplique au récent sommet tenu à Washington par Barack Obama sur le désarmement nucléaire de la planète. On n’imagine pas que sans l’accord préalable de son patron, le président Bozizé, le général Gambi aurait effectué ce déplacement. L’appât du gain et des pétrodollars iraniens ne suffisent pas expliquer cette présence du ministre centrafricain.

En creusant un peu, on s’aperçoit aisément que la République centrafricaine est un pays qui possède dans sa partie sud orientale d’importants gisements d’uranium à bonne teneur à Bakouma que le géant français AREVA cherche à exploiter mais la cupidité des dirigeants actuels de Bangui les amène à multiplier les obstacles sur la voie d’AREVA. Mme Anne Lauvergeon, la patronne d’AREVA, vient de reporter sine die la visite qu’elle devait effectuer en Centrafrique.

On peut comprendre que le président centrafricain François Bozizé et son indéboulonnable et corrompu ministre des mines Sylvain Ndoutingai, ne puissent pas se désintéresser des offres d’autres partenaires autres qu’AREVA. L’Iran du président Ahmadinejad ayant actuellement comme on le sait, un énorme besoin d’uranium en yellow cake, il n’est pas exclu que la République des mollahs soit hautement intéressée par les mines d’uranium de Centrafrique.

C’est sans doute la véritable raison qui peut expliquer et justifier que Bozizé ait accepté de dépêcher son ministre des affaires étrangères Téhéran prendre part à cette réunion bizarre. Cela est d’une extrême gravité car visiblement, les autorités centrafricaines n’ont pas conscience et ne prennent pas l’exacte mesure de la gravité de la situation dans laquelle elles se s’engagent et mettent leur pays.  

Seuls huit ministres des affaires étrangères (Irak, Syrie, Liban, Oman, Arménie, Turkménistan, Centrafrique et Swaziland), ont participé à la réunion de Téhéran en dehors des vice-ministres de Russie, du Qatar, des Emirats arabes unis et un «assistant spécial du chef de la diplomatie chinoise. Le chef de l'Organisation de la conférence islamique Ekmeleddin Ihsanoglu et des représentants de l'AIEA et de l'ONU étaient également présents.

La République centrafricaine était quasiment le seul pays potentiellement producteur d’uranium à être représentée par son ministre des affaires étrangères, situation qui la fait davantage remarquer par son isolement. Aucun autre pays africain producteur ou possédant de l’uranium (Niger, Namibie, Gabon, etc… pour ne citer que ceux-ci) n’a pris part à cette réunion d’Ahmadinejad.

La participation des autorités centrafricaines à la réunion de Téhéran confirme en outre certaines informations qui circulent depuis déjà quelque temps dans les milieux des services secrets de certains pays  qui ont beaucoup à redouter de l’obtention par l’Iran d’une bombinette nucléaire, faisant état de l’existence d’un axe Bangui-Caracas-Téhéran-Pyong-Yang pour le trafic d’uranium. Une chose est sûre, le très corrompu ministre des mines de Bozizé, Sylvain Ndoutingai a séjourné dernièrement à deux reprises à Caracas au Venezuela de Hugo Chavez après que Bozizé lui-même ait aussi participé au Venezuela en septembre 2009, au sommet Afrique-Amérique latine sur invitation du même Hugo Chavez. Il n’a sans doute pas seulement été question que de pétrole entre Bozizé et Chavez. Si le second a les moyens de faire face aux menaces de représailles des grands, le retour du bâton pourrait être douloureux pour le premier.

 

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