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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 12:54


Khadafi.jpg

 

(Pana) Benghazi - 27/02/2010 - Le guide Mouammar Kadhafi a reçu vendredi à Benghazi les présidents de la Guinée-Bissau, Malam Bacai, de la Centrafrique, François Bozizé, de Sao Tomé, Fradique de Menzez, les Premiers ministres du Lesotho Pakilita Mosisisili et de la Somalie, Omar AbdelRachid, annonce une source officielle libyenne.


Ils étaient venus participer aux festivités organisées jeudi à Benghazi à l'occasion de la célébration de la naissance du Prophète Mohamed (PSL).


Ces rencontres ont permis de passer en revue le processus de l'Union africaine (UA) et les questions relatives à la sécurité et à la paix sur le continent.


Le responsable somalien a salué les efforts du guide Kadhafi et ses initiatives pour restaurer la paix et la stabilité en Somalie.


Le Premier ministre somalien a informé le guide Kadhafi des derniers développements de la situation dans son pays, indique la même source.



NDLR : Pour Bozizé, toutes les occasions sont bonnes...!

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 12:42


JJDemafouth

COMMUNIQUE DE PRESSE


Le Haut Conseil du Commandement de l’Armée Populaire pour la Restauration de la République et de la Démocratie « APRD » réunit en session extraordinaire les 23 et 24 février 2010, COMMUNIQUE ce qui suit :

 

Alors que le programme du DDR suit son cours, le Haut Conseil du Commandement de l’APRD constate depuis une semaine le déclenchement d’une campagne de dénigrement à l’endroit de monsieur Jean-Jacques DEMAFOUTH, Président de l’APRD.


Cette campagne de dénigrement fait suite à l’échec de la mission du Comité de Pilotage à Kaga Bandoro au début de ce mois de février 2010.


Cette mission avait 4 objectifs :

 

1) La mise en place des comités locaux du programme DDR


2) Le paiement d’une prime globale d’alimentation fournie par le gouvernement


3) Le lancement d’une campagne de sensibilisation à l’endroit des combattants et des autres groupes cibles.


4) La présentation et l’installation des observateurs militaires de la CEEAC chargé de procéder à la vérification des listes des combattants, étape importante avant de procéder au cantonnement et au désarmement.


Que s’est-il passé exactement à Kaga Bandoro ?


Lors du déroulement de cette mission l’APRD a pu constater que :


- le lendemain de l’arrivée de la mission, le conseiller à la Présidence de la République, monsieur MBANGO, normalement co-président, avec monsieur DEMAFOUTH de cette mission, a convoqué une réunion regroupant les membres de la mission et les autorités locales, en tenant a l’écart le Président de l’APRD, pourtant vice Président du Comite de Pilotage ; ce ne sera que deux heures après le début de cette réunion que le Président de l’APRD sera appelé, au moment même ou le Colonel LAKOYE faisait son entrée dans Kaga Bandoro ;

- lors de la première réunion tenue avec le Colonel LAKOYE, les autorités locales avaient déjà constitué le COMITE LOCAL du DDR, sans la participation de l’APRD, en violation des Termes de Référence des Comites Locaux, et qu’il était alors simplement demande a l’APRD de communiquer le nom de ses représentants ;


Suite aux réserves émises par l’APRD, un consensus sera trouvé et le Comite Local sera mis en place lors d’une réunion tenue a l’Inspection Académique en présence des notables lors de cette réunion, alors que les discussions se poursuivaient sur le deuxième point concernant la formation des membres des Comites Locaux, le Préfet de la Nana Gribizi a invite le Colonel LAKOYE et ses Officiers a le suivre dans son bureau pour une information, le Préfet était assisté de colonels LEPPA et KOGBIA des FACA, ceci, une nouvelle fois, en tenant a l’écart le Président de l’APRD ;


Lors de cette entrevue, le Préfet informera le Colonel LAKOYE que le Chef de l’Etat lui avait donné l’instruction de venir payer les PGA directement aux combattants en précisant expressément que le Colonel LAKOYE et son adjoint n’étaient pas concernes par cette remise et que seuls les Commandants de Site de regroupement et les hommes de rang étaient concernes. Le Colonel LAKOYE a alors déclaré qu’il n’avait plus rien à faire dans ce Bureau. Chaque Commandant de Zone a alors pris la parole pour marquer son étonnement sur la méthode et dire que tout paiement devait passer obligatoirement par leur hiérarchie, ils ont également indiqué qu’il n’était pas acceptable que tous les Hommes (Officiers, Sous Officiers et hommes de rang perçoivent tous le même montant et ont fait remarquer que deux de leurs bases situées près de Bouca et de Kabo avaient été rattachées au Préfet de l’Ouham alors que suivant l’Organisation de l’APRD celles-ci dépendent de Kaga Bandoro

Suite à ce blocage des tentatives de compromis ont été recherchées par le Président de l’APRD et par certains membres de la mission mais en vain, le Conseiller MBANGO s’est montre intraitable sur la question du paiement des PGA et a proféré des menaces directes à l’endroit de certains membres de la mission.


C’est ainsi qu’après deux jours de tentatives sans aucun résultat sur ce point, la mission est retournée sur Bangui.

 

Suite au retour de la mission, le Comite de pilotage s’est attelé a trouver une solution et a pratiquement abouti lorsque, a notre grande surprise, le Chef de l’Etat a entamé une campagne de dénigrement du Président de l’APRD à Kaga Bandoro et à Paoua, campagne relayée par les Medias d’Etat.


Nous nous posons la question de savoir est ce vraiment notre prise de position à Kaga Bandoro qui a nécessité tout ce brouhaha à l’endroit du Président DEMAFOUTH ?


Pourquoi ne pas s’attaquer directement à nous puisque c’est nous qui avons refusé la procédure de paiement proposée. Le Président DEMAFOUTH a au contraire essayé de nous persuader d’assouplir nos positions et c’est ce que nous avons fait. Mais pourquoi un tel acharnement ?


Nous rappelons à l’opinion nationale et internationale que c’est nous qui avons choisi monsieur Jean-Jacques DEMAFOUTH Avocat à la Cour de Paris pour présider notre mouvement et de nous conduire à la paix pour le meilleur devenir du peuple centrafricain. Dès sa désignation il a utilisé ses relations pour créer les conditions de notre participation au processus de paix dans notre pays. Il a conduit avec dignité et professionnalisme les négociations de Libreville ayant abouti aux différents accords. Il a participé au dialogue politique inclusif et a marqué d’une encre indélébile le nom de l’APRD dans l’histoire politique de notre pays. Malgré notre refus, il nous a convaincu de participer au gouvernement issu du DPI. Il a accepté de laisser son cabinet à Paris pour venir à Bangui nous représenter au Comité de Pilotage et vivre dans des conditions difficiles. Car contrairement à ce que dit le Président de la République, le Président de l’APRD vit à Bangui dans le camp de la FOMAC dans des conditions de sobriété d’un camp militaire loin du luxe ostentatoire que l’on tente de faire croire. Le Président de l’APRD n’est ni logé par le Gouvernement ni véhiculé par la Présidence de la République. Le Président semble oublier le succès de la première campagne de sensibilisation et la levée des barrières. Nous informons son Excellence Monsieur le Président de la République que le Président de notre mouvement rends compte régulièrement de ses activités et nous pouvons dire ceci :

« Jamais monsieur le Président de la République ne lui a remis une somme de 340.000.000 Fcfa pour le paiement de notre PGA. Nous savons que pour la première campagne de sensibilisation, le Gouvernement a mis sur un compte à la CBCA une somme d’environ 290.000.000 pour cette campagne. Pour le décaissement il a fallu la signature du Ministre d’Etat GONDA, du Président DEMAFOUTH, et du Conseiller MBANGOT. Le Ministre d’Etat Gonda a nommé un comptable chargé de la gestion de ces fonds. En ce qui concerne notre Président il a cogéré avec le Ministre d’Etat la somme de 60.000.000 qui est la partie qui concerne la prise en charge alimentaire des mouvements qui avaient présenté la listes de leurs combattants et dont les sites avaient été visités. Il s’agit de l’APRD, l’UFDR et du FDPC exclusivement pendant la période de campagne de sensibilisation.


Nous rappelons qu’en ce qui nous concerne, que nous avons reçu au cours de cette première campagne des fonds en deux phases. Une première phase lors de la tournée des mains de notre président en présence du Ministre d’Etat à Ngaoundaye, Paoua et Kaga Bandoro et les décharges existent. Ensuite la seconde phase a été effectuée par le Président de l’APRD en présence de monsieur le sous-préfet de Paoua dans le camp de la FOMAC et à Kaga Déré en présence de monsieur le Préfet de la Nana Gribizi et les décharges existent. Nous avons que l’UFDR et le FDPC ont reçu de cette manière leur part et les décharges existent aussi.

Pourquoi essayer de jeter l’opprobre sur quelqu’un qui ne vous a jamais fais du mal. Bien au contraire c’est grâce à sa signature qu’aujourd’hui l’opinion nationale et internationale sait que la paix est revenue dans notre pays.


L’APRD  :


Considérant l’importance que le DDR revêt pour la Consolidation de la paix dans notre Pays ;

Consciente que cette campagne de dénigrement basée sur des fausses informations n’a d’autre but que de chercher a nous diviser et a nous détourner de l’essentiel qui reste la réussite du DDR et l’instauration d’une Paix durable dans le Pays.


REAFFIRME son engagement dans le processus de consolidation de la Paix ;


REAFFIRME sa confiance en son Président Jean-Jacques DEMAFOUTH, Président qu’elle a librement choisi et dont elle a pu mesurer les efforts accomplis depuis la signature des Accords de Paix et l’engagement du processus DDR ;


PRIE INSTAMMENT tous les acteurs du DDR, nationaux et internationaux de poursuivre les efforts accomplis pour la Paix et les assure de toute la collaboration et la détermination de l’APRD à réussir ce programme du DDR cher à son Président.


INFORME la communauté internationale et nationale que des menaces d’atteinte à la vie de notre Président Jean-Jacques DEMAFOUTH ont été proférées et que nous rendons responsables les autorités centrafricaines de tout ce qui pourra lui arriver. Nous exigeons la présence de notre Président au moment du paiement de la PGA car nous devons aussi dire exactement au peuple Centrafricain ce que nous avons perçu. Car on voudrait nous faire payer avec des miettes et dire demain que nous avons reçu gros.


ATTIRE fermement l’attention de Messieurs les préfets qui tentent par des manoeuvres dilatoires de contacter des officiers de l’APRD sous le couvert d’appartenance ethnique ou autre, que ces actions sont vaines et ne diviserons pas l’APRD. Bien au contraire elles freinent le processus DDR avec les conséquences désastreuses pour notre pays et démontrent le mépris vis-à-vis de notre hiérarchie.


DEMEURE confiant dans la volonté du Chef de l’Etat et de son Gouvernement de conduire notre pays dans la voie de la Paix, dans la concertation permanente et lui assure son soutien à cet effet.


Fait à Paoua le 25 Février 2010


Le Haut Conseil du Commandement de l’APRD


Le Colonel TCHEBO Henri alias WAFIO

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 01:35


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N'DJAMENA - Le chef du département de maintien de la paix de l'ONU, Alain Le Roy, est arrivé mercredi soir à N'Djamena, pour discuter avec les autorités de leur demande d'un retrait rapide du Tchad de la mission de l'ONU Minurcat, a-t-on appris jeudi auprès de cette mission.

M. Le Roy, qui se trouve au Tchad jusqu'à lundi, "va faire un aller-retour dimanche à Abéché", dans l'est du Tchad, a affirmé à l'AFP sous couvert d'anonymat un responsable de la Minurcat (Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad).

Durant son séjour, il s'entretiendra avec plusieurs dirigeants tchadiens et rencontrera aussi "éventuellement" le président Idriss Deby Itno, a-t-on ajouté de même source.

Le 17 février, Alain Le Roy et son collègue de l'ONU chargé des Affaires humanitaires, John Holmes, avaient annoncé que l'ONU et le gouvernement tchadien négociaient pour trouver un accord sur l'avenir de la Minurcat, dont le mandat expire le 15 mars.

Le président Deby a qualifié d'"échec" cette force, dont dépend la sécurité de près de 500.000 civils - des réfugiés soudanais, centrafricains et des déplacés tchadiens - dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique, deux pays affectés par la guerre au Darfour (ouest du Soudan).

La Minurcat, créée par une résolution de l'ONU en 2007, est aussi chargée de favoriser le retour volontaire des réfugiés et de faciliter l'aide humanitaire. Le Conseil de sécurité lui a exprimé son soutien et a encouragé la poursuite de négociations avec N'Djamena sur son avenir.

Dans un rapport publié jeudi, l'Institut d'études sur les conflits et l'action humanitaire (Iecah), basé à Madrid, estime que ne pas renouveler le mandat de la Minurcat reviendrait à laisser les réfugiés et déplacés "sans protection dans un environnement d'insécurité et d'anarchie comme l'est du Tchad".

"La communauté internationale, et particulièrement les membres du Conseil de sécurité, ne doivent pas laisser un demi-million de personnes abandonnées" à leur sort, déclare Jesús Nuñez Villaverde, chef de l'Iecah et auteur de ce rapport intitulé "Minurcat: réalisations, déceptions et un futur fragile".

L'Iecah exhorte Alain Le Roy à convaincre le président Deby de maintenir la force onusienne "jusqu'à ce que le gouvernement tchadien soit prêt à garantir la protection des civils" dans l'est du pays, protection qui devrait être "une priorité".

Toutefois, souligne-t-il, "la Minurcat n'est pas la panacée pour tous les problèmes structuraux du Tchad et ne résoudra pas le (problème) global de l'insécurité et de l'impunité sans appui national et international véritable".

Selon l'institut, à mi-février 2010, quelque 3.500 des 5.200 soldats prévus (67%) de la Minurcat étaient déployés.

(©AFP / 25 février 2010 23h19)



NDLR : On le voit clairement, la République centrafricaine qui permet de justifier l’appellation MINURCAT ne compte en réalité pour pas grand chose. Les Nations unies discutent la raison d’être de cette mission seulement avec le Tchad. Dans ce débat, que pensent les autorités de Bangui ? On n’en sait trop rien jusqu’à présent alors qu’au 15 mars prochain, il est question du départ de la MINURCAT. Bangui a-t-il les mêmes moyens de défense que N’djaména ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 00:42


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Arrivée du cercueil d'André Kolingba à l'aéroport Bangui-Mpoko


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Arrivée du cercueil à la morgue du CNHUB


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Le président Bozizé et celui de l'Assemblée nationale
ainsi que le Premier Ministre autour du cercueil

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Désiré Kolingba et Mme Mireille Kolingba sur le cercueil


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Quelques ministres de Bozizé autour du cercueil
On reconnaît ici Mackouzangba, Ngon-Bba, Ngouandjika, Zingas


Arrivée à Bangui de la dépouille du défunt président André Kolingba 

APA Bangui (Centrafrique) La dépouille mortelle de l’ancien président centrafricain, André
Kolingba
, décédé le 7 février dernier à Paris à l’âge de 73 ans, est arrivée jeudi à Bangui, a constaté APA.

Elle a été accueillie par le président François Bozizé, qui avait à ses côtés, notamment le président de l’Assemblée nationale, Célestin Leroy Gaombalet, le Premier ministre, Faustin
Archange Touadéra
, et  l’ambassadeur de France, Jean Pierre Vidon.

Après les honneurs militaires rendus un détachement de la garde républicaine des Forces armées centrafricaines (FACA), le cortège funèbre s’est ébranlé pour la morgue du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Bangui, en empruntant notamment l’avenue de la
réconciliation et de l’indépendance où s’étaient massés plusieurs milliers de personnes et des militants de son parti pleurant à chaudes larmes.

A la morgue, de nombreux Centrafricains sont allés rendre un dernier hommage à celui qui fut leur chef d’Etat. Dans le long cortège se trouvaient également des personnalités du pays.
André Kolingba, décédé d’un cancer de la prostate, a assumé les fonctions de chef d’Etat de 1981 à 1993. Il  laisse une veuve et de nombreux enfants.

 

Centrafrique: arrivée à Bangui du corps de l'ex-président André Kolingba

BANGUI - La dépouille mortelle de l'ex-président centrafricain André Kolingba décédé le 7 février en France est arrivée jeudi matin à Bangui, une semaine plus tôt que la date annoncée par le gouvernement centrafricain, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'épouse du défunt, Mireille Kolingba, accompagnait le corps qui a été débarqué d'un vol Air France vers 07H00 locales (06H00 GMT) en présence de plusieurs autorités, dont le président François Bozizé, ainsi que de plusieurs centaines de militants et curieux encadrés par un dispositif sécuritaire.

Le corps a été transporté vers la morgue du Centre national hospitalier universitaire de Bangui.

Aucune explication n'avait pu être obtenue sur le changement du calendrier diffusé cette semaine par le gouvernement qui annonçait l'arrivée de la dépouille mortelle d'André Kolingba le 4 mars, et ses obsèques le 5, au dernier jour d'un deuil national de sept jours.

Selon un nouveau programme officiel communiqué jeudi soir, le deuil national a débuté le même jour et sera observé jusqu'au 3 mars.

"Les obsèques nationales (...) sont fixées au 2 mars", date retenue également pour son inhumation.

Un proche du défunt a indiqué à l'AFP qu'un caveau avait été préparé dans l'enceinte de son domicile à Bangui.

André Kolingba, ancien général d'armée, est décédé le 7 février à Paris à l'âge de 73 ans d'un cancer de la prostate.

Il était arrivé au pouvoir en 1981 par un coup d'Etat, en renversant le président David Dacko (1979-1981). En 1987, il avait créé le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), qui demeure parti unique jusqu'au début des années 1990. La pression de la rue et des grèves sans précédent dans le pays l'avaient contraint à autoriser le multipartisme en 1991.

Il s'est maintenu au pouvoir jusqu'en 1993, date des premières élections démocratiques remportées par Ange-Félix Patassé (1993-2003). M. Patassé a été renversé par un coup d'Etat de François Bozizé, actuellement au pouvoir.

(©AFP / 25 février 2010 22h28)


NDLR : La modification intervenue dans le programme et calendrier officiels des obsèques du président André Kolingba est essentiellement due à la fermeté dans le refus de sa veuve Mireille Kolingba, de se soumettre à la volonté de Bozizé qui avait initialement voulu effectuer préalablement son déplacement au Koweit et renvoyer les funérailles au 5 mars après son retour de voyage. La position catégorique de Mireille Kolingba semble traduire son fort mécontentement à l'égard du pouvoir de Bangui. Certaines informations font en effet état de ce que la pension d'ancien chef d'Etat d'André Kolingba n'aurait plus été versée depuis bien longtemps à l'intéressé qui aurait ainsi vécu ses derniers moments dans une certaine indigence, situation qui a laissé une amertume certaine à sa veuve.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 18:28


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(Le Temps.ch 25/02/2010)


Le Fonds mondial de lutte contre ces trois maladies, basé à Genève, a besoin d’environ 15 à 18 milliards de dollars pour atteindre ses objectifs. La décision doit tomber cet automne. Interview de son directeur, le Français Michel Kazatchkine

«D’ici à 2015, on devrait pouvoir dire: c’est le début de la fin des épidémies de sida, tuberculose et paludisme!» estime Michel Kazatchkine. Cela pour autant que les Etats accordent au Fonds mondial de lutte contre ces trois maladies, qu’il dirige, les budgets nécessaires. Ceux-ci vont être débattus en octobre, lors de sa séance de reconstitution de fonds pour les trois prochaines années. Un rendez-vous qui constituera donc une étape déterminante pour cet acteur principal dans l’aide développement.

Constitué en 2001 dans la foulée du sommet du G8 de Gênes, le Fonds mondial (FM) est basé à Genève, où son secrétariat emploie 568 personnes de 97 nationalités. Son modèle de fonctionnement? Un partenariat public-privé, qui vise à collecter, puis à allouer des ressources financières. «Nous ne menons pas nous-mêmes d’action sur le terrain, dit Michel Kazatchkine. Nous soutenons des programmes élaborés par les pays eux-mêmes, sur un mode orienté vers les résultats: nous ne débloquons les fonds pour chaque phase que si les objectifs proposés pour la précédente ont été atteints», en termes par exemple de personnes séropositives mises sous médicaments antirétroviraux (ARV), du nombre de tuberculeux ayant accès aux soins, ou de pourcentage de gens disposant de moustiquaires imprégnées. «Ce concept change profondément la vision politique de l’aide au développement et son appropriation par les pays concernés», souligne le directeur général du FM.


Le Temps: A mi-chemin vers les Objectifs du millénaire pour le développement, qui visent notamment à réduire d’ici à 2015 l’extrê­me pauvreté et la mortalité infantile, comment voyez-vous l’année cruciale qui s’ouvre pour le FM?

Michel Kazatchkine: Après l’échec mondial à la Conférence de Copenhague sur le climat, j’espère que la mondialisation ne se résumera pas à une suite d’opportunités économiques avant tout – c’est la direction que semblent prendre les dirigeants du G20, qui détiennent 85% du pouvoir économique mondial. Je souhaite qu’en 2010 le développement prenne vraiment pied dans les discussions politiques. Et que, avec dans le viseur les Objectifs du millénaire qui seront évalués en septembre par l’ONU, la santé reste aussi importante que les autres sujets proprement techniques liés au développement.

Il suffit de regarder la période 2000-2010: les progrès accomplis dans la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme se mesurent à une échelle que même les spécialistes n’imaginaient pas. Un exemple? En 2004, seules 200 000 à 300 000 personnes séropositives suivaient un traitement ARV. Aujourd’hui, 4 millions y ont accès. Rien qu’en Afrique, 40 à 45% des individus vivant avec le VIH prennent les médicaments dont ils ont besoin. Ce sont là des constats que parfois les gens des pays riches n’entendent pas: tout le monde n’a pas fait la transition entre les images de désolation et l’espoir.

Ce qui ne doit pas simplifier votre message…

– Il est ardu pour moi de bien cibler mon plaidoyer. Si je suis trop optimiste, l’opinion publique se distancie de ces problématiques, estimant qu’elles sont suffisamment prises en charge. Mais si j’insiste trop sur les aspects tragiques – 2 millions de morts par an du sida; 430 000 enfants qui naissent infectés chaque année dans les pays pauvres, alors que rien qu’en France il n’y en a eu que quatre en 2009 –, cela décourage les politiciens, qui pensent que leurs contributions ne sont qu’une goutte d’eau dans la lutte contre ces maladies.

Au final, je vais tout de même axer mon discours sur les progrès qui ont généré beaucoup d’espoirs et montré qu’il serait possible, d’ici à 2015, de mettre fin à la transmission du VIH de la mère à l’enfant – il faut pour cela 600 millions à 1,3 milliard de dollars par an d’ici à 2015. Cela ouvrirait la porte à une génération sans sida, une étape symboliquement très forte!

Concernant le paludisme, le FM a permis la distribution de 104 millions de moustiquaires à ce jour. Et il s’est engagé à en financer 250 millions d’autres. Or il en faudrait 300 à 320 millions, pour un coût de 2 à 3 milliards de dollars par an, afin d’atteindre une couverture dite «universelle» – on considère qu’avec une couverture de 60% des besoins la mortalité des enfants de moins de 5 ans baisse de 50 à 70% dans l’année qui suit. On serait donc théoriquement capable de rendre possible un monde sans paludisme d’ici à 2015, alors qu’il y a trois ans un enfant en mourrait toutes les 30 secondes en Afrique.


– On comprend donc qu’il vous manque de l’argent. Les Etats tiennent-ils leurs engagements?

– Au sommet du G8 de Gleneagles en 2005, qui avait été très porteur autour du développement et de l’Afrique, des engagements avaient été pris. Aujourd’hui, seuls 40% des fonds promis ont été accordés. J’en conclus que si les citoyens se disent vraiment concernés par la mondialisation (on peut s’en assurer lors de chaque catastrophe de grande ampleur), cela ne se traduit pas chez les politiciens par une priorité suffisante donnée au thème du développement.

– La Suisse est-elle un bon contributeur du FM?

– La Suisse, souvent vue comme terre d’accueil ou siège des organisations internationales, reste un des faibles donateurs, en proportion. Le pays alloue 0,4% de son produit national brut (PNB) à l’Aide publique au développement (APD), et 0,34% de celle-ci au Fonds mondial – soit 6 millions par an en 2008 et 2009. Les gros contributeurs du FM, comme la France, lui allouent jusqu’à 3% de leur budget de l’aide au développement; tous les Etats s’étaient engagés à allouer à l’APD 0,7% de leur PNB. Certes, la Suisse soutient nombre d’actions d’aide au développement, mais en mode bilatéral, à travers la Direction du développement et de la coopération (DDC). Ce qui lui permet d’acquérir une certaine visibilité.

Or on peut se demander jusqu’à quel point les programmes bilatéraux menés par les pays peuvent vraiment changer la donne des épidémies mondiales. Je ne dis pas qu’il faut cesser ces derniers, mais que l’un ne doit pas exclure ou trop amoindrir l’autre. Et qu’il faut définir précisément qui doit faire quoi. Les programmes bilatéraux ciblés s’avèrent, par exemple, très utiles pour apporter une aide technique en cas de flambée d’une épidémie.


– Etes-vous inquiet pour la suite?

– Oui. Lors du sommet du G8, l’an dernier à L’Aquila, les sujets de la santé et du développement ont largement été passés sous silence. Dans la presse, complètement. Je souhaite que le premier ministre canadien, qui organise le prochain G8 en juin, mette spontanément le sida, la tuberculose et le paludisme dans les discussions sur la santé, car ces trois maladies sont parmi les principales causes de mortalité chez les femmes et les enfants. Par contre, le prochain G20 a lieu en Corée du Sud en novembre. Et cet Etat, qui figurait parmi les plus pauvres quand il a été institué en 1948, est désormais très engagé dans le développement, puisqu’il est contributeur du FM. Cela dit, dans l’immédiat, je ne suis, c’est vrai, pas très optimiste.

– Les contributions des puissances naissantes, telle la Chine, sont-elles à la hauteur de vos espérances?

– La grande question est de savoir si la Chine, jusque-là récipiendaire «nette» de fonds du FM, et qui ne veut pas (encore) être vue comme un pays riche, va se muer en donatrice du FM. Car la Chine ne peut pas vouloir entrer politiquement dans la gouvernance mondiale sans s’engager aussi dans les efforts de solidarité globaux. Le risque est alors que les grands donateurs du FM deviennent petit à petit hésitants s’ils voient que ces puissances naissantes ne soutiennent pas le FM. Mais il semble que le gouvernement chinois y travaille. Car il y a eu un précédent intéressant: en 2007, après le G8 de Saint-Pétersbourg, la Russie s’est engagée à «rembourser» l’équivalent des fonds (plus de 220 millions de dollars) dont le pays avait bénéficié du FM, et qui ont aidé le pays à lutter contre la tuberculose et le sida en mobilisant les ONG de la société civile. C’est là une transition très intéressante, prélude d’un changement profond dans la perspective du développement des économies émergentes.

– Ces derniers mois, la grippe A(H1N1) a accaparé l’attention (médiatique). Au détriment des fléaux contre lesquels lutte le FM, et de vos soucis de finances?

– Je tire deux conclusions de tout cela: d’abord, l’apparition d’une nouvelle épidémie, communiquée à souhait par l’Organisation mondiale de la santé, a permis d’ancrer dans l’opinion publique le fait que la santé est une affaire globale, et non nationale. Toutefois, cela a aussi montré que, dans la panique, on s’occupe d’abord de soi; les politiciens se sont rués sur les vaccins pour leur pays. Et la presse a nourri les angoisses des gens, et vice versa. Ainsi, personne ne se préoccupait de la situation au… Laos. Les pays en développement ont disparu de l’écran-radar… Même si, là-bas, la question de la grippe porcine reste à des lieues de leurs préoccupations en matière de santé, malgré les progrès d’éducation et d’information…
Tout cela aura-t-il un impact sur la reconstitution de nos fonds pour les trois prochaines années? L’échelle à laquelle nous agissons est différente. Il faut au FM environ 15 à 18 milliards de dollars pour atteindre ses objectifs. Nous allons présenter divers scénarios aux donateurs. La crise économico-financière est un très gros problème, car les Etats n’hésitent pas à couper d’abord dans les budgets de l’aide au développement. D’un autre côté, malgré la crise, je sens des vents favorables. Certains gros contributeurs (Etats-Unis ou Japon) ont indiqué qu’ils accroîtraient leur part. Cela dit, je sais que ce n’est pas en m’adressant aux ministres des Finances des pays riches que j’atteindrai le budget prévu. Car il est clair qu’il s’agira uniquement de décisions éminemment politiques. Celles-ci détermineront l’échelon sur lequel se trouvera le monde en 2015, dans les domaines du développement et de la santé.

Olivier Dessibourg

© Copyright Le Temps.ch

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 18:22


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jeudi 25 février 2010, par Philippe Leymarie

Avant l’opération « réconciliation » de M. Nicolas Sarkozy au Rwanda, ce 25 février, il y avait la veille un déplacement au Gabon qui fleurait bon la « Françafrique » à l’ancienne. « Il n’y a plus de pré carré et il ne doit plus y en avoir », déclarait pourtant le président dans un entretien publié par le quotidien gabonais L’Union le jour même où il atterrissait à Franceville (tout un programme !) pour y déposer une gerbe au mausolée d’Omar Bongo, mort en juin dernier après avoir dirigé le Gabon pendant quarante et un ans. Une visite qui a consacré le choix en faveur d’un maintien de la base militaire française de Libreville, au Gabon, alors que l’implantation de Dakar, après celle d’Abidjan, est en voie de fermeture…

Dirigé aujourd’hui par Ali Bongo, ancien ministre de la défense de son père – une succession sinon imposée, du moins « accompagnée » par le parrain français –, l’accommodant Gabon a été préféré au semi-turbulent Sénégal. Et tant pis si, du coup, le soi-disant nouveau cours des relations de la France avec ses anciennes colonies en prend un coup : « l’émirat » gabonais, avec son million et demi d’habitants, est pourtant le symbole même de cette « Françafrique » que l’actuel gouvernement français affirme ne plus vouloir incarner :

 
 le maintien d’une base militaire à Libreville (actuellement, 950 hommes) continuera donc de servir d’assurance-vie au régime gabonais… et aux 10 000 ressortissants et 120 entreprises tricolores (dont le pétrolier Total) ;


 moins excentré que Dakar, ce point d’appui permettra de continuer à rayonner sur le Golfe de Guinée (et son pétrole !), et sur les pays en crise d’Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire, Guinée, Niger) comme d’Afrique centrale (Tchad, Centrafrique, Cameroun, les deux Congo…) – c’est-à-dire de continuer à jouer, en y mettant tout de même les formes, au « gendarme de l’Afrique ».

Révision des accords militaires

Le nouvel accord de défense signé mercredi avec le Gabon ne prévoit plus, à l’inverse des anciens accords de défense liant la France à ses anciennes colonies africaines, d’intervention automatique de Paris en cas de menace extérieure comme intérieure. Après le Cameroun et le Togo, le Gabon est le troisième pays africain à réviser ainsi des accords militaires qui, pour certains, remontaient à leur indépendance en 1960.

Mais ce réexamen n’a pu être mené à bien avant la fin 2009, comme annoncé par Nicolas Sarkozy. Six accords de défense sont encore en discussion : Centrafrique (pour réviser l’accord conclu en 1960), Gabon (1960), Côte d’Ivoire (1961), Sénégal (1973), Djibouti (1977), Comores (1978). Ces textes devaient être intégralement publiés, mais on n’a encore rien vu ! De même, il avait été promis d’associer le parlement à leur élaboration : il n’en a rien été.

En outre, comme le fait remarquer à son tour Raphaël Granvaud, de l’association Survie [1], cette révision des accords de défense ne concerne que la partie émergée de l’iceberg. Une myriade d’accords militaires dits « techniques » ne sont pas couverts par cette promesse de transparence : « Et ils suffisent pour légitimer toute une gamme de moyens militaires permettant de faire pencher la balance du côté souhaité, sans forcément engager des troupes françaises de manière directe et frontale sur le champ de bataille : fourniture de matériels de guerre, de renseignements militaire, de “conseillers” qui planifient les opérations ; interposition entre belligérants et sanctuarisation de sites stratégiques au profit d’un camp ou d’un autre, sous couvert d’évacuation de ressortissants ou d’opération humanitaire, etc. »

Certes, « la France n’a pas vocation à maintenir indéfiniment des forces armées en Afrique », comme le déclarait Nicolas Sarkozy lors d’un discours devant les députés sud-africains, le 28 février 2008. Mais, tout au long de la Ve République, elle l’a fait. Et une partie de ces troupes sont toujours sur place, cinquante ans après la vague des indépendances.

C’est d’ailleurs sous la pression de la crise économique, autant que par dessein politique, que la retraite est lancée (ou accélérée, car elle était déjà bien engagée) : l’Afrique ne compte plus que pour 3 % dans le commerce extérieur de la France (1% pour la zone franc), contre 40% dans les années 1960. Ses principaux clients africains, aujourd’hui, sont hors zone francophone : Angola, Afrique du Sud, Nigeria.

Souveraineté sénégalaise

Le Sénégal, qui fête le cinquantième anniversaire de son indépendance le 4 avril prochain, a présenté la fermeture de la base française de Dakar comme un symbole de souveraineté retrouvée. Le président sénégalais Abdoulaye Wade avait estimé, l’an dernier, que cette présence militaire française – si elle pouvait s’expliquer pour certains pays aux régimes fragiles – n’avait pas de justification au Sénégal. Le nouvel accord entre Paris et Dakar, qui devrait être signé avant le 4 avril, sera axé sur la coopération militaire technique.

L’évacuation, par les 1 200 soldats des Forces françaises du Cap-Vert, du cantonnement de Bel Air – un site unique, non loin de la corniche, face à l’île de Gorée – libérera une quarantaine d’hectares de terrains dans un secteur foncier stratégique, au cœur de la capitale, où il est déjà question de projets hôteliers. La « plate-forme régionale de coopération » qu’il est question de laisser à Dakar, en remplacement de la base, sera à effectifs très réduits, avec des groupements air et marine : ils auront à gérer les escales, et les dépôts de matériel – au profit de pays ouest-africains ou de forces françaises en transit. Quant au Bataillon d’infanterie de marine, il sera sans doute dissous, mettant fin à une présence séculaire...


Sarkozy signe la fin de la France Afrique et propose un nouveau contrat

APA Libreville 25-02-2010 (Gabon) Le président français Nicolas Sarkozy a décrété, mercredi à Libreville, la mort de la France-Afrique et proposé au Gabon un « nouveau contrat qui témoigne d’une relation décomplexée qui prendra la forme d’un Plan d’action pour mettre en œuvre un partenariat stratégique entre nos deux pays ».

« Cette refondation est nécessaire. Je souhaite également qu’elle soit exemplaire des nouveaux rapports que la France veut, pour le demi-siècle à venir, établir avec le continent africain », a déclaré M. Sarkozy, dans une allocution prononcée à la Cité de la démocratie.

Il a décliné les orientations essentielles du plan d’action : coordonner les positions sur les sujets globaux, intensifier le dialogue politique, poursuivre le dialogue et la coopération sur les questions migratoires, poursuivre la coopération policière bilatérale et l’étendre au renforcement des capacités de la police aux frontières.

Le plan d’action proposé par Sarkozy met également l’accent sur la lutte contre la fraude documentaire et le démantèlement des réseaux de passeurs ainsi que sur la préservation de l’environnement et des ressources naturelles et sur d’autres secteurs comme l’agriculture, les infrastructures, l’éducation et la formation professionnelle, l’enseignement supérieur et l’appui aux entreprises gabonaises.

M. Sarkozy a qualifié la sécurité et la défense, qui font aussi partie intégrante du plan, de « domaine emblématique de la refondation de notre relation ».

Rappelant que « la présence militaire française sur le continent africain repose toujours sur des accords conclus il y a maintenant cinquante ans, dans le contexte radicalement différent de la décolonisation et de la guerre froide », Sarkozy a annoncé la fin de la négociation pour parvenir à de nouveaux accords.

Cette négociation a été engagée, il y a quelques mois avec le Gabon, comme les autres partenaires africains de la France conformément à la volonté exprimée par M. Sarkozy en février 2008, de renégocier les accords de défense conclus par la France sur la base de trois principes : adaptation, équilibre et transparence.

Mercredi à la cité de la démocratie, le Gabon et la France ont procédé à la révision de leur accord de défense qui remonte au 17 août 1960, aux termes duquel Paris dispose sur le territoire gabonais d’une force pré positionnée, le 6ème Bataillon d’infanterie et de marine (BIMA).

C’est également dans le cadre de cet accord que Paris est intervenu en 1964 pour rétablir Léon Mba, le père de l’indépendance, qui venait d’être renversé par un coup d’Etat, l’unique que le Gabon ait connu à ce jour.

Nicolas Sarkozy a qualifié le 6ème BIMA « d’élément majeur de notre coopération militaire ». « Accompagnant vos efforts dans la constitution de votre propre outil de défense, cette force contribue aussi à la stabilité de la région », a-t-il déclaré.

« EIle est présente à vos cotés en République centrafricaine où elle assure le soutien de la MICOPAX, que pilote le Gabon », a-t-il dit, soulignant que « cette action conjointe est pour moi un exemple concret du partenariat stratégique que je souhaite aujourd’hui renforcer ».

Le Gabon est devenu mercredi le 3ème pays du giron francophone à réviser ses accords de défense avec la France, après le Cameroun et le Togo.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 18:14


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Bangui, 25 fév (ACAP)-Les élections présidentielles et législatives auront lieu le dimanche 25 avril 2010, a-t-on appris, jeudi 25 février à Bangui, de source officielle.

Selon le décret signé ce jeudi par le président de la République François Bozizé, la campagne électorale s'ouvrira le lundi 12 avril 2010 et prendra fin le vendredi 23 avril à minuit.

Le scrutin est ouvert du 6 heures à 16 heures sans interruption sur toute l’étendue du territoire national et dans les représentations diplomatiques et consulaires retenues dans le cadre de l’actuel processus électoral en ce qui concerne l’élection présidentielle.

 Les élections législatives se tiendront quant à elles uniquement sur le territoire national.

Le président François Bozizé a également pris un décret procédant au remplacement des représentants de l’opposition démocratique et des mouvements politico-militaires siégeant à la Commission Electorale Indépendante (CEI).

Il convient de rappeler que l'opposition démocratique et les groupes armés avaient suspendu leur participation aux travaux de la CEI à la mi-janvier pour exiger la démission du président de cet organe, accusé de partialité et d'incompétence.

Suite à des négociations menées par le Médiateur de la République, Mgr Paulin Pomodimo, les opposants ont signé, à la mi-février dernier, un protocole d'accord qui les engageaient à reprendre leur place au sein de la CEI.

 

NDLR : C’est tout simplement de la fuite en avant et un acte digne d’un désespéré. Cette manœuvre de Bozizé visiblement aux abois, est grosse comme une maison car elle vise uniquement à lier les mains des nouveaux représentants de l’opposition qui doivent faire leur entrée à la CEI et les empêcher de proposer un calendrier électoral qui aille au delà de la fin de son mandat.

Mais comment peut-on décemment convoquer un corps électoral qu’on ne connaît point ! Quels citoyens prendront part à ces élections ?! La CEI est en pleine effervescence ; son président doit faire l’objet d’un audit dont on attend impatiemment les résultats ; les remplaçants des anciens délégués de l’opposition démocratique membres de la CEI convaincus de corruption n’ont pas encore prêté serment et encore moins pris leur fonction ; autant de problèmes qui font que cette CEI est actuellement sens dessus dessous et à l’effectif  incomplet. Ce qui est totalement ridicule c'est que le décret fait allusion au degré de préparation de la CEI et cite en référence son président, celui-là même qui fait justement l'objet de récusation et d'un audit.

On ne va pas aller aux urnes pour les besoins d’aller aux urnes si les conditions de déroulement d’une bonne élection ne sont pas réunies. Bozizé et son clan ont certes une peur bleue d’un vide constitutionnel à l’issue de son mandat mais ils ne font rien pour que ces conditions minimales pour la tenue d’élections crédibles ne soient réunies.

 Aujourd’hui, ces conditions sont premièrement : la réalisation du programme DDR.

Secondo : le recensement par la CEI du corps électoral et l’établissement de listes électorales fiables donc incontestables. Si ces deux préalables ne sont pas remplis il est vain et inutile de parler d’élections en Centrafrique.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 21:40


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Source: Comité d'Aide Médicale

Date: 23 Feb 2010


Du 12 au 19 décembre dernier, le chef de mission Clotaire Tapsoba et la consultante médicale du CAM Géraldine Brun, ont effectué une mission d'évaluation à Obo dans le Haut Mbomou (sud-est de la RCA).

Le sud-est de la République Centrafricaine (RCA) souffre aujourd'hui de son isolement, de pénurie de ressources et d'insécurité. A cela s'ajoute, l'état déplorable dans lequel se trouve l'unique hôpital de la région, qui s'efforce, malgré tout, de répondre au mieux aux besoins des communautés locales.

Bordée au sud par la République Démocratique du Congo et à l'est par le Soudan, la préfecture du Haut Mbomou est victime d'attaques incessantes de la part de l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA). Depuis l'incursion de ce groupe rebelle ougandais dans le sud-est du pays en 2008, l'insécurité s'est accrue dans la région, contraignant la majorité des centres de santé de cette région à fermer. Depuis lors, une grande partie de la population locale n'a que très peu, voire plus accès aux soins de santé.

La crise humanitaire que traverse actuellement le Haut Mbomou suscite peu d'intérêt de la part du gouvernement centrafricain et de la communauté internationale. C'est dans ce contexte que le Comité d'Aide Médicale a réalisé une mission exploratoire en décembre 2009 afin de déterminer les besoins en santé des déplacés internes, des réfugiés et des populations locales présents dans le Haut Mbomou, principalement dans l'hôpital du chef-lieu de la région, Obo.

Les conclusions de cette mission se sont avérées désastreuses. En effet, l'hôpital d'Obo est peu fonctionnel, moins de 12% des naissances sont assistées par du personnel qualifié, et les deux ONG locales implantées dans la région sont submergées par l'immensité du travail à accomplir.

Grâce aux financements des Nations Unies (Programme des Nations Unies pour le Développement et l'Organisation Mondiale de la Santé), et malgré un contexte sécuritaire inquiétant, le CAM débutera un projet sur l'hôpital d'Obo au début de l'année 2010 afin de favoriser l'accès aux soins à des communautés qui ne demeureront plus dans l'oubli dans cette région de la Centrafrique

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 19:51


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DAKAR (AFP) - mercredi 24 février 2010 - 13h33 - Coups d'Etat en série en Afrique de l'Ouest, élections contestées, tentation de succession dynastique: 20 ans après la vague démocratique ayant balayé le continent, la démocratie donne des signes d'essoufflement en Afrique.

Derniers exemples en date illustrant ce "reflux démocratique", qui touche particulièrement les ex-colonies françaises: le coup d'Etat militaire au Niger et les violences en Côte d'Ivoire émaillant le processus électoral devant mener vers un scrutin présidentiel sans cesse repoussé depuis ... 2005.

Après le putsch ayant renversé le 18 février le président Mamadou Tandja, démocratiquement élu mais qui avait lui-même réalisé un coup de force avec la dissolution du gouvernement et de la Cour constitutionnelle, une question est sur de nombreuses lèvres: "et maintenant à qui le tour?".

En moins de deux ans, des coups d'Etat ont déjà eu lieu en Mauritanie (6 août 2008), en Guinée (23 décembre 2008), à Madagascar (17 mars 2009) et au Niger (18 février). Et en mars 2009, la Guinée-Bissau a subi le double assassinat de son chef des armées et de son président Joao Bernardo Vieira.

"Le système démocratique qui avait été construit par consensus au début des années 90, avec les conférences nationales, a été gangrené", indique à l'AFP le responsable de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho), Alioune Tine.

"Il y a un renforcement du pouvoir personnel, des +leaders charismatiques+, au détriment des institutions, qui s'affaiblissent. Certains chefs d'Etat veulent s'éterniser et mourir au pouvoir. Il y a un détournement des Constitutions, des élections et du processus démocratique", souligne-t-il.

De plus, la tentation de succession dynastique via des élections contestées mine toutes tentatives d'enraciner les règles démocratiques sur le continent. En République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, alors tout juste âgé de 29 ans, a très vite succédé à son père, Laurent-Désiré, assassiné en 2001 par un de ses gardes du corps.

Au Togo, le général Gnassingbé Eyadéma, après avoir dirigé le pays pendant 38 ans a laissé à son décès en 2005 le fauteuil présidentiel à un de ses fils, Faure Gnassingbé, élu dans des circonstances chaotiques. Ce dernier se représente le 4 mars pour un deuxième mandat.

Et au Gabon, Ali Bongo a succédé l'année dernière à son père Omar Bongo, souvent considéré comme le symbole de la "Françafrique" et qui était resté 41 ans au pouvoir. Au Togo comme au Gabon, la France a été accusée d'avoir favorisé ces successions familiales. Paris a démenti à plusieurs reprises.

Les oppositions de plusieurs autres pays mettent déjà en garde sur la répétition de ce schéma, notamment en Egypte, en Libye ou même au Sénégal, pourtant longtemps considéré comme la vitrine de la démocratie en Afrique francophone.

Comme le souligne Patrick N'Gouan, coordinateur national de la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI), "en Côte d'Ivoire comme en Afrique, celui qui a le pouvoir politique a le pouvoir économique, car il contrôle les richesses nationales".

"En Côte d'Ivoire, ceux qui étaient pauvres il y a quelques années sont devenus riches!", relève-t-il. D'où la tentation de garder la pouvoir aussi longtemps que possible, au besoin en modifiant la Constitution, comme au Cameroun en 2008, pays dirigé depuis 1982 par Paul Biya, 76 ans.

Mais s'il y a actuellement un "retour de manivelle" et "des assauts assassins contre la démocratie, il y a aussi aussi des ripostes fortes de la part de le société civile ou de l'armée", veut croire un observateur international en Afrique de l'Ouest.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 16:54


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Bangui, (AFP) - le 24 février 2010, 13h49 - Le président centrafricain François Bozizé a accusé des responsables du comité de pilotage du désarmement dans son pays d'avoir détourné des fonds alloués à cette opération, ce qu'a démenti mercredi un des mis en cause, l'ex-chef rebelle Jean-Jacques Demafouth.

"J'ai donné 340 millions de FCFA (plus de 518.000 euros) au comité de pilotage pour la première phase de la campagne de contact et de sensibilisation" sur le désarmement, en cours, "mais Demafouth et les responsables du Comité ont empoché l'argent", a affirmé le président Bozizé dans des déclarations rapportées lundi et mardi par les médias publics.

"Ils ont placé cet argent sur leur compte en banque en Europe. Ils projettent de se lancer dans la course à la présidence contre moi", a ajouté M. Bozizé dont le pays doit organiser cette année une élection présidentielle et des législatives.

La commission électorale a proposé la date du 18 avril pour le premier tour, et le 23 mai pour le second tour, mais ce calendrier n'a pas encore été validé officiellement, a dit à l'AFP un des responsables de cette organisme.

Joint mercredi par téléphone, Jean-Jacques Demafouth, président de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD, ex-rébellion) et un des vice-présidents du comité de pilotage, a démenti ces accusations.

M. Demafouth, qui se trouvait en France pour une "urgence familiale", a assuré n'avoir "jamais reçu des mains du président de la République une quelconque somme" pour le désarmement.

M. Bozizé "avait fait virer (dans une banque) une somme d'environ 300 millions FCFA (457.000 euros) qui a permis l'organisation de la première campagne de contact et de sensibilisation", a-t-il expliqué.

M. Bozizé "avait fait virer (dans une banque) une somme d'environ 300 millions FCFA (457.000 euros) qui a permis l'organisation de la première campagne de contact et de sensibilisation", montant incluant 60 millions FCFA (près de 92.000 euros) "pour la prise en charge alimentaire de tous les ex-combattants" rebelles, a-t-il expliqué.

"Ce fonds a été géré par le ministre d'Etat à la Communication, Cyriaque Gonda, et moi-même. (...) Les rapports ont été remis au président de la République", a-t-il précisé.

M. Gonda, également vice-président du comité de pilotage, n'était pas disponible pour s'exprimer sur le sujet, a indiqué à l'AFP son entourage.

Le comité de pilotage du programme de démobilisation, désarmement et réintégration (DDR), mis en place en janvier 2009, est présidé par l'ONU et comprend des représentants du gouvernement et des principales ex-rébellions.

L'opération doit permettre notamment de démobiliser quelque 8.000 ex-combattants, d'après l'ONU.


NDLR : Bozizé nous parle de quelques 3 centaines de millions de F CFA remis au comité de pilotage. Or tout le monde sait qu'il détient de la CEMAC la somme de 8 milliards de F CFA. Il est vain qu'il puisse lancer une polémique pour 340 millions de F CFA seulement sur les huit milliards qu'il thésaurise on ne sait trop pourquoi. Si des rapports lui ont de surcroît été adressés sur l'utilisation de l'argent qu'il prétend avoir remis au comité de pilotage, c'est à lui de dire si cette enveloppe a été bien gérée ou non et pas de venir suspecter a priori Demafouth et Gonda, dont il n'est nullement question de faire l'avocat cependant, d'avoir empoché l'argent pour acheter des armes contre lui. Bozizé aurait remis cette enveloppe au BINUCA, nous n'en serions pas là. On finit par se demander s'il ne recherchait pas la situation actuelle où se trouve le DDR...!

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