Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 00:29

 

 

 

 

 

 

soldats-francais.jpg

N'DJAMENA AFP / 09 mai 2012 21h04 - Un militaire tchadien circulant sur une motocyclette a tiré sur deux soldats français qui sortaient de la base française du dispositif Epervier à N'Djamena, blessant un des militaires français à un coude, a appris mercredi l'AFP de source concordantes.

Les deux soldats français à bord de leur véhicule sortaient de la base et un individu à bord d'une motocyclette a tiré quatre balles en direction des soldats français, blessant l'un d'entre eux à un coude, a indiqué à l'AFP une source proche de l'ambassade de France au Tchad.

Le soldat a été admis à l'antenne médicale française. Il s'en est tiré et va être évacué, a ajouté la même source.

Un officier de la police judiciaire tchadienne a confirmé cette version précisant: la personne qui a tiré sur les militaires français est un militaire tchadien. Il a été arrêté et se trouve actuellement au B2 (deuxième bureau, renseignements militaires).

La France dispose dans le cadre de l'opération Epervier déclenchée en 1986 de 950 hommes au Tchad, comprenant notamment un important dispositif aérien avec des avions de chasse.

La base française à N'Djamena communique avec l'aéroport de N'Djamena. La base d'Abéché dans l'Est, de moindre importance, est également située sur l'aéroport.

Le 11 août 2010, date anniversaire des cinquante ans de l'indépendance du pays, le président tchadien Idriss Deby Itno avait remis en cause Epervier, lançant: Nous nous acheminons vers une révision de l'accord de siège entre Epervier et le Tchad.

Il reprochait notamment à la France de ne rien payer pour sa présence militaire. La présence de militaires français est mal vécue par une partie de la population.


(©)

Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 00:22
 
 
 
 
Centrafrique-Bengassou_0.jpg
 
DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES
Bangui, le mercredi 09 Mai 2012
Mboki : Des marchands de bétails attaqués par la LRA
Huit marchants de bétail ont été attaqués et dépouillés  de leurs biens  hier  par l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de joseph Kony,   à environ 30 km de la ville de Mboki, a annoncé ce matin l’adjoint au maire de la ville, Mullaire Mokpidié.
Il a expliqué qu’il s’agit des sujets soudanais qui sont venus acheter des bœufs à Mboki. Ils ont été attaqués sur le chemin du retour en pleine brousse et ont été dépossédés de tous leurs biens, dont les bœufs qu’ils ont achetés.
Dans cette attaque, un des commerçants âgé de 35 ans a été blessé par balle, car après leur forfait,  les assaillants ont tiré sur leurs victimes pendant qu’ils se retiraient.
« La victime a reçu une balle dans l’abdomen, elle a été réanimée ce matin par ses parents qui se sont dépêchés sur les lieux et l’ont ramené à Mboki »,a expliqué Mullaire Mokpidié, joint par téléphone par le RJDH.
La victime a été ramenée à Mboki par le groupe d’auto-défense constitué de jeunes de la ville qui s’est rendu sur les lieux ce matin, car les quelques éléments des forces armées centrafricaines basés à Mboki affirment qu’ils ne sont pas autorisés à opérer au-delà d’1 Km.
« Nous demandons  au gouvernement de réagir en revoyant  la décision qui interdit aux  Forces armées centrafricaines (FACA) et la gendarmerie  de ne pas sortir à 1km au-delà  de la ville », a souhaité Nicaise Fabouyo, président de la jeunesse de Mboki.                          
 
Bouar : Des femmes victimes de violence domestique formées aux AGR
Au total 30 femmes victimes de violences basées sur le genre identifiées par le centre d’écoute des femmes juristes sont  en  formation sur les activités génératrices de revenu (AGR) depuis mardi 08 mai au centre Marie Marthe de Bouar, a rapporté ce matin radio Maïgaro.
Ces femmes victimes ont été identifiées comme ayant des conditions de vie les plus difficiles. Organisée par le centre d’écoute des femmes juristes de Bouar, cette formation vise à renforcer les capacités de ces femmes afin qu’elles soient capables de  répondre aux besoins élémentaires de leur foyer..
« Le niveau de la pauvreté chez ces femmes victimes de violence  est accentué  et un effort reste à faire en ce qui concerne l’indépendance  financière de ces femmes », a expliqué l’officier juriste du centre d’écoute de Bouar, Lucie Boalo.
L’initiative de cette formation sur les AGR se situe dans le processus de l’autonomisation de la femme et la promotion du genre dans la préfecture de la Nana-Mambéré.
 
Mbaïki : La question sécuritaire au centre d’une réunion
La question de la  sécurité a été au centre d’une réunion présidée hier par le préfet de la Lobaye, Abakar Picko, avec les responsables de Forces de l’ordre, les chefs de villages, les chefs de groupes et les notables de Mbaïki, a  rapporté radio Songo.
Le but de cette rencontre était de mettre en place un système  de patrouille dans la ville. Il a également été débattu de la mise en place de groupes d’auto-défense à travers les différents arrondissements, afin de garantir la sécurité.
D’après les informations rapportées par radio Songo, la présence d’éléments inconnus serait constatée dans la Lobaye.
 
Nola : Pas de médicaments pour les malades de trypanosomiase
Les 23 personnes souffrant de la maladie de sommeil dépistées durant les trois premières semaines du mois d’avril dans les communes de Salo et Bilolo sont transférés à l’hôpital préfectoral de Nola depuis le 5 mai dernier pour des soins, mais les médicaments ne sont pas disponibles, rapporté Radio Kuli Ndunga.
Bien que ces malades soient transférés à l’hôpital préfectoral de Nola pour des soins, les médicaments ne sont pas encore disponibles pour faciliter leur prise en charge. A cet effet, le Dr Julien Iya, médecin chef de l’ l’hôpital préfectoral lance un appel au ministère de la santé et aux partenaires pour répondre à ce besoin.
Selon le directeur de la région sanitaire N° 2, le Dr Paterne Tembeti, la maladie de trypanosomiase humaine africaine est revenue en force dans la sous- préfecture de Nola, d’où nécessité d’une prise en charge  des cas dépistés.  
 
        
Bambari : Un présumé rebelle tué par les jeunes au village Guidji
 
Un présumé rebelle du Front populaire pour le redressement (FPR) du chef rebelle tchadien Baba-Laddé, a été tué par les jeunes du village Guidjia,  à 22 km de la Sous-préfecture de Bakala le samedi dernier,  a rapporté radio Linga de Bambari.
 
Selon une victime interrogée par radio Linga, l’évènement  s’est déroulé autour de 10h au village Guidjia où se trouvent des chantiers d’exploitation de diamant et d’or. Trois personnes armées sont entrées dans le chantier et ont pris par la force des vivres, des grammes d’or, quelques points de diamant et la somme de 2 millions FCFA chez les artisans miniers.
 
Au moment où ils commettaient leur forfait, quelques jeunes alertés se sont constitués en groupe d’auto-défense et leur ont tendu une embuscade. Lorsqu’ils voulaient se retirer du village, ils ont été attaqués.
 
Un des trois présumés rebelles a été tué sur-le-champ et les autres se sont enfuis. Dans la foulée, deux jeunes du village ont été blessés et se trouvent actuellement à l’hôpital de Bambari pour des soins.
 
 
 
Bangui : Le programme DDR reprend dans le Centre-nord
 
Les opérations de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des ex-combattants des  groupes armés, ont repris le samedi 05 avril dans le Centre-nord de la République centrafricaine, a annoncé radio Néhémie.
 
Il s’agit des groupes armés tels que l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) basée  dans la préfecture de la Nana-Gribizi, le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC).
 
Pour le moment le programme vise les ex-combattants  cantonnés à Kaga-Bandoro, Ouandago, Bouca pour l’APRD et Kabo pour les éléments du FDPC. Les opérations dans la partie Nord-est devraient suivre plus tard au profit de l’Union des forces démocratique pour le rassemblement (UFDR) et de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP).
 
Le ministre délégué en charge du DDR et 2ème vice-président du comité de pilotage du programme, Xavier Sylvestre Yangongo, a annoncé samedi qu’un comité de suivi sera mis en place pour accompagner les ex-combattants dans leur communauté dans le cadre du processus de la réconciliation.
 
Lancée le 25 juin 2011, le programme avait été suspendu pour manque de financement. Cette première phase avait permis de désarmer au total 4797 ex-combattants de l’APRD.
 
Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 00:17

 

 

 

 

 

Socatel-Bangui-Sica.JPG

                                      Socatel Bangui SICA

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 09 Mai 2012 13:20

Le mécontentement du personnel de la Société Centrafricaine de Télécommunications (SOCATEL) est loin de prendre fin. Les agents ont une fois de plus débrayé ce 9 mai 2012. Ces derniers ont organisé un sit-in devant le cabinet du ministre en charge des Postes et Télécommunications et des Nouvelles Technologies, pour réclamer le payement de 7 mois d’arriérés de salaire.

Tous ont entonné une chanson en langue Nationale le Sango : « Payer nos 7 mois d’arriérés de salaire, nous mourons de faim ». Interrogés par radio Ndeke Luka, certains ont déclaré que « le gouvernement les a tout simplement abandonnés. Nous sommes expulsés par nos bailleurs et nos enfants subissent le même sort à l’école. Nous ne savons plus quoi faire ».

Face à ce mécontentement, les responsables des centrales syndicales de la SOCATEL ont été immédiatement reçus par le ministre chargé des Postes Télécommunications pour une tentative de négociation.

Toutefois, ces leaders ont projeté tenir une Assemblée Générale dans l’après-midi de mercredi pour rendre compte de cette action à leur base. C’est la énième fois que le personnel de la SOCATEL débraye.

Appelée société « mère » des télécommunications en République Centrafricaine, la SOCATEL a été fragilisée par une rude concurrence des sociétés privées du même secteur. Une partie de son personnel a été compressée. Pour preuve, on compte 4 réseaux de téléphonie mobile dans le pays avec des offres attrayantes.

Centrafrique-Presse.com - dans Société
10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 00:10

 

 

 

 

pompes.jpg

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 09 Mai 2012 13:21

La République centrafricaine sera bientôt approvisionnée en produits pétroliers du Tchad. Ce pays voisin entend ainsi exporter ses hydrocarbures en terre centrafricaine. Pour matérialiser la coopération, un accord a été signé lundi 7 mai 2012, à N'Djamena, capitale tchadienne.

Le document a été paraphé par le Directeur Général de la Société des Hydrocarbures du Tchad(SHT), Mahamat Kasser Younous, et celui de l’Agence de Stabilisation et de Régulation des Prix des Produits Pétroliers (ASRP) de la Centrafrique, Eddy Guéréngaye.

Selon Léopold Mboli-Fatrane, ministre centrafricain de l'Energie et de l'Hydraulique cité par une presse internationale qui a mis en ligne cette information, les 2 pays envisagent la signature d'autres accords commerciaux dans les mois à venir tout en spécifiant que, « Ces négociations sont suivies avec beaucoup d'attention par les plus hautes autorités des 2 pays ».

A titre de rappel, le président Idriss Déby Itno a effectué une visite de travail et d'amitié en République centrafricaine samedi et dimanche derniers. Dans un communiqué conjoint, les deux pays ont réaffirmé leur engagement à faire fructifier davantage leurs relations de coopération bilatérale dans de nombreux domaines, notamment sécuritaire, économique et technique.

Le gouvernement centrafricain a exprimé de manière particulière, sa volonté d'importer les hydrocarbures du Tchad et de rendre formel le commerce du bétail qui provient également de son grand voisin du Nord.

En juin 2011, le Tchadest entré dans le cercle des pays producteurs de pétrole avec la mise en service de la raffinerie de Djarmaya à 80 kilomètres au nord de la capitale, exploitée par l'Etat tchadien et la compagnie chinoise CNPCI (respectivement à hauteur de 40% et 60%).

Disons que la République centrafricaine, pour assurer son autonomie en produits pétroliers, a lancé un chantier en 2011 à Birao (nord) pour l’exploitation de son propre pétrole. Un chantier dont les travaux sont conduits par une compagnie chinoise.

Centrafrique-Presse.com - dans Economie
9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 01:33

 

 

 

Sarko-Bozize.jpg

Bangui 8 mai (C.A.P) - Lorsqu’à 20 h dimanche dernier les chaînes de télévision françaises ont annoncé la victoire de François Hollande, en dehors les présidents des grands pays occidentaux qui se sont dépêchés d’adresser un message de félicitations au nouveau président élu de la France, on n’a enregistré pour l’Afrique que les messages de félicitations du roi Mohamed VI du Maroc et Jacob Zuma d’Afrique du Sud. Aucun chef d’Etat aussi bien de l’Afrique de l’Ouest, ni de l’Est et encore moins d’Afrique centrale n’a cru devoir adresser le même jour des félicitations à François Hollande.

C’est le lendemain  lundi qu’on a annoncé les timides messages présidentiels de certains pays africains. L’Ivoirien Alassane Ouattara qui était pourtant en France en visite privée est allé rendre visite de consolation à l’Elysée à son ami qui venait d’être battu et n’adresse de félicitation au nouvel élu qu’après son passage à l’Elysée. Mardi, il repart tranquillement à Abidjan sans avoir rencontré François Hollande.

A notre connaissance et jusqu’à plus amplement informé, le seul président africain qui, de passage à Paris pendant la campagne électorale et donc avant son élection du 6 mai 2012 qui a eu le courage de recevoir le candidat François Hollande lorsque Nicolas Sarkozy était encore au pouvoir, est Mahamadou Issoufou du Niger.

Toujours ce même mardi, Radio Centrafrique donne lecture d'un message de félicitation de François Bozizé, président de la République centrafricaine adressé à François Hollande pour sa brillante élection. Malgré le caractère purement protocolaire et diplomatique de ce genre de message, on est quand étonné  que Bozizé qui, non seulement est un ex-putschiste et voleur d’élections, croît devoir donner du "M. le Président et cher Ami" à François Hollande, mais ose appeler ainsi le tout nouveau président français. Faut-il en pleurer ou en rire ?

Il faut le relever et le dire, François Hollande n’est pas l’ami de François Bozizé. Leur ressemblance s’arrête uniquement au même prénom qu’ils portent. Leur profil, parcours, idéologie, valeurs et conception de la société, n’ont rien de commun. Celles de François Hollande sont aux antipodes de ce putschiste, dictateur et oppresseur de son peuple qu’est François Bozizé. Ils ne peuvent pas, ne sont pas et ne seront pas des amis.

Cela doit être clair dans la tête de Bozizé. Cela d’autant plus qu’il n’y a pas si longtemps, le pitre de porte-parole du gouvernement de Bozizé s’était permis de publier un communiqué de presse pour insulter le Parti socialiste français tout en lui prédisant qu’il ne reviendrait plus jamais au pouvoir ainsi que son homologue centrafricain, le MLPC de Martin Ziguélé.

Quand on sait que les perspectives de la victoire électorale de François Hollande avaient fait paniquer littéralement la bozizie à Bangui, on peut comprendre sans l’admettre que Bozizé cherche déjà visiblement et désespérément une opération de séduction et à essayer de se vendre au nouveau président de la République française mais naturellement ce dernier et les Centrafricains ne peuvent en être dupes.

François Bozizé feint-il d’ignorer que son « homonyme » François Hollande avait clairement annoncé au cours de sa campagne électorale qu’il voulait que « le 6 mai 2012 soit un jour terrible pour les dictateurs et une bonne nouvelle pour les démocrates ».  Bozizé qui est un dictateur et non un démocrate doit se sentir visé par cette déclaration qui est un avertissement sans frais qui lui est aussi adressé.

Lui et le soi-disant président de l’assemblée nationale monocolore actuelle, Célestin Leroy Gaombalet, alias « Gaou la fumée » doivent mettre à la poubelle leur projet scélérat de nouveau code électoral et de modification constitutionnelle visant à sauter le verrou sur le nombre de mandat du président de la République centrafricaine pour que Bozizé puisse s’éterniser au pouvoir. François Hollande étant fermement opposé aux fraudes électorales et aux modifications constitutionnelles par certains potentats africains du même acabit que Bozizé, lui et sa clique doivent renoncer définitivement à leur volonté de manipulation de la constitution. A bon entendeur, salut !

Centrafrique-Presse.com - dans Politique
9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 01:24

 

 

 

 

 

francois-hollande-8-mai-2012.jpg

 

RFI mardi 08 mai 2012

Un peu plus d'un million des Francais établis hors de l'Hexagone ont voté lors du second tour du scrutin présidentiel, dimanche 6 mai 2012. Selon les chiffres publiés sur le site du ministère des Affaires étrangères, les Français de l'étranger ont majoritairement voté pour Nicolas Sarkozy avec 53,6% des suffrages contre 46,95% pour François Hollande. Dans les grandes villes africaines, les Français étaient plus partagés.

Les grandes villes africaines totalisent un peu plus de 21% du corps électoral des Français de l'étranger. Et d'Abidjan à Johannesburg en passant par Niamey, Nouakchott, Libreville ou encore Kinshasa, c'est le président sortant qui arrive en tête. Dans la capitale économique ivoirienne, Nicolas Sarkozy domine son adversaire avec plus de 65% des voix. En Afrique du Sud, son score dépasse même les 68% des suffrages exprimés.

Enfin à Libreville au Gabon, Nicolas Sarkozy est largement devant François Hollande tout comme à Djibouti où le président sortant totalise un peu plus de 60% des voix contre un peu plus de 38% pour François Hollande.

L'Algérie plébiscite Hollande

François Hollande qui a toutefois séduit ailleurs en Afrique. C'est le cas en Algérie où il est littéralement plébiscité avec plus de 87% des suffrages tout comme au Mali avec pas moins 77% des voix. C'est à peu près dans les mêmes proportions qu'il devance le président sortant chez les Français du Burkina Faso. Enfin au Sénégal au Cameroun à Madagascar ou encore en Centrafrique les Français ont, à l'image de leurs compatriotes de la métropole, tourné la page Nicolas Sakozy avec une nette victoire de François Hollande.

Dernier enseignement du vote des Français de l'étranger, une très faible mobilisation avec un taux d'abstention estimé à plus de 57%.

 

Mahamadou Issoufou, président du Niger

 

Par Christophe Boisbouvier RFI  mardi 08 mai 2012

 

« L’Afrique a besoin de consolider sa transition démocratique. Nous avons malheureusement des mouvements de recul au point de vue démocratique et j’espère que le président Hollande peut accompagner, comme beaucoup d’autres partenaires au monde, le processus démocratique en Afrique ».

La victoire d'un socialiste français vue par un socialiste africain. Est-ce que tout va être rose désormais entre la France et le Niger ? Pas si simple !

Au lendemain de l'élection en France de François Hollande, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, réagit au micro de Christophe Boisbouvier.

Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 01:17

 

 

 

 

 

Donald-Kaberuka.jpg

                                            Donald Kaberuka

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 08 Mai 2012 13:25

La Banque Africaine de Développement (BAD) se rapproche davantage de la République Centrafricaine. Elle vient de rendre opérationnel ce 8 mai 2012, un bureau National de liaison dans ce pays pour une coopération renforcée. La cérémonie a été présidée par le Général Antoine Gambi ministre des Affaires Etrangères en présence de Donald Kaberuka président du groupe de la BAD et des partenaires du développement en RCA.

Selon André Nzapa Ayeke, Administrateur auprès de la BAD, « l’installation de ce bureau est un plus pour la RCA. La présence physique d’une institution à travers ses experts dans un pays est un facteur déterminant pour une coopération. Le pays aura le privilège à l’information ».

Pour Fidèle Gouandjika, ministre du développement Rural, « le bureau servira de liaison avec le Gouvernement. C’est une aubaine pour le pays qui a beaucoup travaillé avec cette institution financière africaine. D’ailleurs, plusieurs projets sont en cours notamment ceux de l’amélioration des infrastructures rurales pour la réduction de la pauvreté ».

Depuis 1972, année du début de ses interventions en RCA, le Groupe la Banque Africaine pour le Développement a financé 37 opérations totalisant un volume d’engagements nets de plus de 142 milliards de FCFA, sous forme de prêts et de dons.

Centrafrique-Presse.com - dans Economie
9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 01:14

 

 

 

 

 

Ntsimi 2012

07/05/2012 à 15h:32 Par François Soudan

Mis en cause pour sa gestion de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale, le président de la Commission, Antoine Ntsimi Menye, dénonce une conjuration contre sa personne. Hélas pour lui, de nombreux éléments ne plaident pas en sa faveur.

Antoine Ntsimi Menye n'a jamais été particulièrement réputé pour sa modestie. Aussi bien le site que son étrange « comité de soutien » vient de créer pour riposter à la « médiocre tentative de déstabilisation » dont il se dit victime (en réalité, l'enquête publiée début avril par J.A. sur sa gestion) et pour soutenir sa candidature à sa propre succession à la tête de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac), s'intitule en toute humilité lhommeindispensable.com. On peut ainsi lire sur ce portail, le troisième du genre entièrement consacré à louer les vertus hors normes du patron de la Cemac (avec antoinentsimi.com et cemac2012.com), qu'« un certain nombre d'ennemis intérieurs au Cameroun, mais aussi de détracteurs historiques centrafricains et plus largement d'ennemis de la Cemac » tenteraient « un coup de force » pour le bouter hors d'une institution qu'il préside avec une rigueur exemplaire. Ce « groupement odieux » (sic) aurait donc fait publier des « pièces comptables imaginaires » dans « un petit journal » - évidemment rémunéré pour la tâche - dans le but d'intoxiquer l'opinion. Mais que l'on se rassure : face aux « gazouillis d'une certaine presse partisane », l'homme indispensable « affiche le plus simple mépris » et plus que jamais « concentre toute son énergie à son travail ».

Affolement

Serein, Antoine Ntsimi ? Rien n'est moins sûr. Outre que la théorie du complot exposée ci-dessus dénote une évidente fébrilité, pour ne pas dire un certain affolement, le président de la Commission et ex-ministre camerounais des Finances, karatéka émérite, semble surtout soucieux de multiplier les contre-feux.

Cascade de prélèvements en espèces, Conseil des ministres fictif...

Aux chefs d'État des pays membres de la Cemac, il explique ainsi que tout le mal vient de l'un d'entre eux, le Centrafricain François Bozizé, à qui, en gestionnaire sourcilleux des deniers communautaires, il aurait refusé un important prêt et qui, depuis, aurait juré sa perte, au point de le faire refouler de Bangui le 21 mars dernier. Avec les journalistes camerounais, tout au moins ceux d'entre eux qui se montrent sensibles à sa bienveillance1, il joue de la corde nationaliste : pays leader de la zone Cemac, le Cameroun ne saurait céder le fauteuil de président de la Commission qu'il détient sans discontinuer depuis quarante-sept ans et surtout pas au profit d'un ressortissant du pays le plus pauvre de la région. Quant à Jeune Afrique, enfin, ce « petit journal » qui semble lui causer tout de même beaucoup de soucis et lui prendre beaucoup de son temps, Antoine Ntsimi parle de « financements obscurs » versés pour le dénigrer. L'objectif de cette ligne de défense hasardeuse est assez élémentaire : le débat doit porter sur tout sauf sur l'essentiel, à savoir la gestion de cette institution communautaire, laquelle n'a encore jamais été auditée. Des multiples dysfonctionnements révélés par J.A. (cascade de prélèvements en espèces, location d'avions à des tarifs exorbitants, « caisses d'avances » non justifiées, acte additionnel faisant référence à un Conseil des ministres qui ne s'est jamais tenu, etc.), aucun n'est démenti, pas même commenté - et pour cause : tout est hélas exact. Seule une facture de l'hôtel Méridien Étoile de Paris concernant une réception à laquelle aurait participé, le 14 février 2012, le directeur général de l'Agence française de développement, Dov Zerah, fait l'objet d'une mise au point. On le comprend : non seulement Dov Zerah a démenti sa présence à cette réception, mais il a décidé de porter plainte et a commis pour cela l'un des ténors du barreau parisien, Pierre Haïk.

Sur le site Cemac 2012, on peut donc lire depuis une dizaine de jours qu'Antoine Ntsimi « dément catégoriquement l'authenticité » de cette facture, dont ni lui ni ses services « n'ont eu connaissance ». Antoine Ntsimi, il faut le reconnaître, a raison sur un point : il s'agit là vraisemblablement d'une fausse facture. Reste à savoir qui l'a établie et surtout pourquoi Roger Faustin Ndzana, homme de confiance et bras droit de Ntsimi depuis l'époque où ce dernier était ministre des Finances (et actuel représentant adjoint de la Cemac à Yaoundé), l'a fait régulariser avec l'aval explicite du président de la Commission. J.A. s'est en effet procuré la fiche de dépenses engagées, le mandat de paiement et l'avis de crédit correspondant au centime près à cette fameuse facture du Méridien (13 079 783 F CFA, soit 19 940 euros), lesquels ont été visés le même jour, 29 février 2012, par le contrôleur financier de la Cemac, l'Équato-Guinéen Pablo Alogo, autre proche du président de la Commission.

Vertige

Si l'on en croit ces trois documents, la facture en question est intervenue comme justificatif dans le cadre de la régularisation partielle d'une caisse d'avance retirée (en liquide comme toujours) par M. Ndzana le 9 février. Le motif figure en toutes lettres : « réception ». Est-il besoin de commenter ?

Les fausses factures de l'hôtel Méridien? Une goutte d'eau dans un marécage d'opacité.

Significative, l'affaire du Méridien n'en est pas moins anecdotique au regard de ce qui apparaît comme un marécage d'opacité inexplorée. J.A. a ainsi en main une décision remontant à mars 2011, visée et tamponnée par le même Pablo Alogo, contrôleur financier de la Cemac, aux termes de laquelle Antoine Ntsimi s'accorde à lui-même une « avance de solde au titre du régime indemnitaire de cessation d'activité » - en d'autres termes, un parachute doré - d'un montant de 400 100 000 F CFA (610 687 euros). Somme déductible du milliard de F CFA de son solde de tout compte, détaillé dans un acte additionnel en date du 25 février 2011. Rien d'anormal à cela, même si les chiffres donnent un peu le vertige, si ce n'est que chercher à percevoir ses indemnités de départ tout en s'employant à rester en poste pose un évident problème de cohérence juridique et morale. C'est ce qui s'appelle vouloir le beurre et l'argent du beurre2... Antoine Ntsimi a-t-il encaissé cet argent ? À tout le moins, la question devrait lui être posée, tout comme il serait intéressant de connaître les détails des marchés qu'il a conclus au nom de la Cemac, de gré à gré, avec diverses sociétés privées. Le groupe camerounais Ketch, par exemple : 530 millions de F CFA pour de menus travaux d'urgence au siège de la Cemac avant le sommet de Bangui en janvier 2010, ou encore le cabinet sénégalais Performances Management Consulting, pour un montant beaucoup plus important, dans le cadre de diverses consultations sur les réformes de la communauté et le recrutement de personnels par internet - la plupart des recrutés ayant été in fine refoulés de la Cemac à leur arrivée à Bangui, pour procédures non conformes.

Billetterie

Autre étrangeté, le protocole d'accord conclu début 2008 entre Antoine Ntsimi lui-même et une agence de Douala, Camship Voyages, dont le responsable n'est autre que le maire de Douala 1er, Jean-Jacques Lengue Malapa. Depuis, cette agence dont le compte à la Citibank de Douala est le même que celui de la Camship Investment Corporation, société de financement du groupe mixte Camship que dirige l'homme d'affaires René Mbayen, bénéficie d'une quasi-exclusivité sur les voyages du staff de la Cemac, à commencer par ceux du président de la Commission lui-même. Et cela rapporte : 58 millions de F CFA en billetterie, rien que pour les cinq premières semaines de 2012, si l'on en croit les factures que s'est procurées J.A., dont 50 millions concernent les voyages du seul Antoine Ntsimi et de son épouse.

Ntsimi a-t-il touché des indemnités de départ? Si oui, comment peut-il prétendre rester?

Il faudrait éplucher cinq années de comptabilité, de retraits multiples en espèces et de « système Ntsimi », mais qui le fera ? « Au siège, à Bangui, tout le monde a peur de lui, et ses affidés verrouillent la machine », confie un cadre de la Commission. Ordonnateur suprême des crédits de la Cemac, Ntsimi a placé un proche, le Camerounais Léopold Woguia, au poste de directeur administratif et financier. Sa belle-soeur, Jeanne Eda Boula, dirige le service des achats, et sa nièce, Malaika Ndoumbe Ngollo, ainsi que le fidèle Ndzana veillent sur le bureau de la Cemac à Yaoundé, véritable plaque tournante des multiples remboursements et avances dont bénéficie la présidence de la Commission.

Gardes du corps

Il existe certes en théorie des organes de contrôle de la Cemac (cour des comptes, cour de justice, Parlement), ainsi qu'un comité inter-États de douze membres - nommés pour trois ans, mais dont la plupart siègent depuis plus de dix ans - chargé de l'examen des dossiers soumis aux chefs d'État. Mais l'influence, voire le contrôle qu'exerce Antoine Ntsimi sur l'ensemble de cet appareil est efficace. Sur les nombreux cadres de la Cemac rencontrés au cours de notre enquête, aucun n'a ainsi accepté d'être nommément cité.

Il faudrait éplucher cinq années de comptabilité, mais qui le fera?

Mercredi 25 avril, Antoine Ntsimi est finalement revenu à Bangui, un mois après en avoir été éconduit. Entouré, comme d'habitude, de ses gardes du corps - d'anciens gendarmes camerounais recrutés comme « experts chargés de la sécurité » -, le président de la Commission s'est fait plutôt discret. « Il a même serré les mains de ses employés, ce qui ne lui arrivait plus depuis longtemps », murmure un témoin. Le président Bozizé, qui ne souhaitait plus le revoir chez lui, s'est finalement laissé convaincre par ses pairs - en particulier le président en exercice de la Cemac, Denis Sassou Nguesso. Il faut bien en effet qu'Antoine Ntsimi regagne le siège de la Commission si l'on veut que le prochain sommet des chefs d'État, prévu pour dans une poignée de semaines à Brazzaville, puisse être préparé. À titre additionnel, les six patrons de la région ont fait savoir à Antoine Ntsimi qu'il allait être entendu sur son propre bilan à la tête de l'institution - sans que l'on sache encore très bien s'il aura ou non valeur de testament. Quoi qu'il en soit, ce bilan n'aura guère d'intérêt et assez peu de valeur s'il n'est pas vérifié et complété par un audit indépendant, c'est-à-dire non régional, sur la gestion de toutes les instances de la Cemac. Ce qui a été fait pour la Banque des États de l'Afrique centrale (Beac) se doit de l'être pour la Cemac. Nul ne doit plus pouvoir s'affranchir des règles de la bonne gouvernance, fût-il un homme « indispensable ».

1. A contrario, on relèvera le travail professionnel du journaliste Beaugas-Orain Djoyum, du quotidien Le Jour, qui a enquêté auprès de la Beac pour vérifier - avant de valider - l'authenticité des documents comptables publiés par J.A.

2. Signalons à titre de repère qu'Antoine Ntsimi, dès son arrivée à la tête de la Cemac, en 2007, a exigé et obtenu que son salaire soit multiplié par deux et aligné sur celui du gouverneur de la Beac. Ses émoluments nets, indemnités comprises, sont aujourd'hui de 21,7 millions de F CFA (33 000 euros) par mois, auxquels il convient d'ajouter le logement de fonction, les véhicules, personnels, agents de sécurité, frais divers, etc., intégralement pris en charge par la Cemac.

Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 01:10

 

 

 

Hollande-Sarko.jpg

 

L'élection présidentielle vient à peine de donner son verdict et de pourvoir la FRANCE d'un nouveau chef de l'État. Après une campagne âpre, dont la fin n'a pas manqué de donner à l'un et à l'autre des deux candidats finalistes de la course au fauteuil présidentiel l'occasion de faire feu de tout bois pour convaincre le peuple Français de la nécessité de faire le bon choix, ces deux protagonistes n'ont pas manqué de se livrer une bataille sans merci pour mettre à nu les faiblesses de l'adversaire. En témoigne, entre autres joutes verbales, l'unique débat télévisé qui a vu les deux hommes faire étalage de leurs compétences dans la maîtrise des sujets d'ordre économique,  sécuritaire, social ou international. En dépit des contradictions et parfois du ton péremptoire qu'on pouvait relever de part et d'autre, le débat s'est déroulé avec une dignité dont seuls peuvent faire preuve les grands hommes.

 

La cérémonie du 8 MAI, fête de l'armistice de la deuxième guerre mondiale, est venue couronner cette qualité propre aux grands hommes, celle de vite oublier pour ne tenir compte que de l'essentiel, l'intérêt primordial de la NATION.

 

Ainsi, en invitant son adversaire d'hier à célébrer au même titre que lui la cérémonie du 8 MAI, le Président NICOLAS SARKOZY a fait preuve, à cette occasion, d'une magnanimité et d'une hauteur d'esprit qu'on ne retrouve que chez les grands hommes. Il faut aussi reconnaître que FRANCOIS HOLLANDE, le nouveau chef de l'état, qui n'a pas encore pris ses fonctions, aurait bien pu décliner, avec beaucoup d'habileté, l'invitation de participer côte à côte à la cérémonie, en compagnie de celui qui, quelques heures plus tôt, fut son plus farouche adversaire. Le geste est lui aussi digne d'éloges.

 

Cette capacité à dépasser les sentiments personnels enrobés dans un égoïsme assassin des intérêts de l'État et des populations qu'on est censé protéger et faire évoluer, a été perçue dernièrement au SENEGAL, avec la reconnaissance rapide de sa défaite par le Président sortant ABDOULAYE WADE, et la mise en place d'une coalition permettant à MACKY SALL de gagner l'élection présidentielle dans son pays. Tout le monde salue encore cette alternance pacifique.

 

L'image de NICOLAS SARKOZY et FRANCOIS HOLLANDE déposant ensemble la gerbe de fleurs à la mémoire du soldat inconnu, a surpris et même fait couler plus d'une larme à beaucoup d'africains qui l'ont vue et plus particulièrement à beaucoup de centrafricains qui ont eu l'occasion de la percevoir.

 

Que l'adversaire d'hier devienne très vite le frère, le compagnon de l'heure parce que l'intérêt majeur de la NATION le commande, est une leçon qui doit s'incruster dans la réflexion des dirigeants centrafricains « responsables », et des hommes politiques de ce pays, pour être la boussole de leurs actions et de leur comportement.  Ces hommes doivent grandir dans leur tête et dans leur cœur, pour mieux appréhender les problèmes qui se posent à leur nation, afin de se hisser à la hauteur des différents enjeux. La mesquinerie et la médiocrité n'ont jamais rien produit de louable, pas plus que l'esprit de division et de clan ne peut avoir le dessus sur la solidarité de la communauté tout entière.

 

Seules les actions désintéressées ont porté leurs auteurs au firmament de la célébrité et de la mémoire de leurs congénères.

 

Les hommes politiques de CENTRAFRIQUE n'ont qu'à regarder avec un œil plus critique les images de la cérémonie du8 MAI 2012 à PARIS, pour les confronter avec les images des centrafricains et des centrafricaines du sud-est du pays, déplacés de leurs villages par esprit de survie pour chercher à trouver refuge dans la nature, sans la moindre garantie de survie. Ils n'ont qu'à confronter ces images pour comprendre l'urgence d'un changement de comportement qui ne sera pas seulement vital pour le peuple, mais un changement de comportement qui leur évitera aussi de ressentir tous les remords qu'ils ne ressentent volontairement pas aujourd'hui,  et qui demain, pourraient les envahir et les accabler.

 

C'est dire que si l'on souhaite un mieux-être pour les centrafricains, ce qui est loin d'être le cas actuellement, il faut se prémunir d'un esprit démocratique, un esprit d'ouverture, qui demande le dépassement de soi,  l'amour  et la compréhension de l'autre et des autres.

 

Le changement de Président en FRANCE ne peut pas être le lit sur lequel les centrafricains doivent se coucher pour attendre un changement en CENTRAFRIQUE. Ce lit, ils doivent le fabriquer eux-mêmes, à travers une bonne prise de conscience des problèmes actuels, une bonne analyse des solutions et un changement évident et urgent de leur comportement. La tâche peut s'annoncer difficile, mais elle est à portée de main, pourvu qu'on le veuille.

 

La FRANCE est grande parce qu'elle est gouvernée par de grands hommes. La REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE sera grande quand elle sera gouvernée par des hommes aussi « grands ».

 

Zo na kodro ti lo.

Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 01:03

 

 

 

 

Saulet-Clotaire.JPG

 

Nous voulons assumer ici notre centrafricanité en criant : GLOIRE A DIEU ! Ce faisant, nous n’avons aucune propension pour un quelconque prosélytisme religieux dans la mesure où nous condamnons sans équivoque et par principe, tout intégrisme religieux, tout  intégrisme politico-religieux et tout intégrisme humanitaro-politico-religieux. Bien que cette dernière forme de courant obscurantiste, apparue en Centrafrique en juillet 2001, ait failli noyauter la société centrafricaine en raison de la démission de l’Etat face à ses devoirs naturels de satisfaction des besoins vitaux des larges masses populaires et, nonobstant l’appartenance depuis quelques années, par erreur, d’un parti politique centrafricain à l’Internationale socialiste qui, par essence défend des valeurs de gauche dont la tolérance, le dialogue, la rigueur, la probité morale et intellectuelle ou la conquête du pouvoir par la voie démocratique, laquelle Internationale socialiste ne peut devenir un purgatoire pour les bourreaux du peuple centrafricain, ni un paillasson sur lequel ces mêmes bourreaux vont essuyer leurs bottes ensanglantées depuis les représailles des évènements des 28 mai 2001et 25 octobre 2002 et qui, aujourd’hui, se la coule douce en France sous un parapluie de mensonges politiques et historiques qu’il faut méthodiquement et patriotiquement démonter, nous voulons vous inviter à méditer avec sérénité, la victoire de François HOLLANDE…

 

Mes cher-e-s Compatriotes,

 

Pour notre part, nous ne sommes pas sans savoir qu’en politique et durant des campagnes électorales, des discours sont généralement tenus pour convaincre des électeurs ou pour stimuler des partisans, des promesses solennelles sont faites, le plus souvent sans lendemain, pour séduire, comme le fameux « nguinza ayèkè ga pan! » de 1992-1993 dont nous avons fait l’amère expérience…

Nous Centrafricain-e-s, devons nous départir de tout infantilisme politique, tant dans nos analyses que dans nos actes. Car, il n’appartient pas aux autres de trouver des solutions à nos problèmes ou au problème que nous représentons par notre passé politique…

 

Par contre, nous devons faire montre de maturité politique et non faire étalage de cet infantilisme politique dont la manifestation concrète a été cette annonce surréaliste que nous avons lue sur une ‘’TV sur Internet’’ d’un parti politique qui, au lieu de populariser les luttes que le peuple centrafricain mène quotidiennement pour sa survie (insécurité à Bria, les tongo tongo de l’Armée de Résistance du Seigneur de Joseph Kony qui écument l’Est du pays, les ponts qui n’existent plus dans la capitale centrafricaine, les graves dysfonctionnements des systèmes éducatif et sanitaire etc), ou bien faire des contre - propositions concrètes pour redresser le pays dans tous les domaines et prendre ainsi à témoin l’opinion nationale et internationale de l’obscurantisme supposé ou réel du Pouvoir établi à Bangui, ce parti politique a poussé à l’extrême ce qu’un compatriote a appelé depuis le début des années 2000, la « bêtise politique centrafricaine » pour annoncer l’inauguration de ce média par la retransmission en direct au profit des internautes Centrafricain-e-s qui, pour la plupart, sont en Europe et en Amérique et qui, comme nous, avons suivi plutôt à la télé, l’intégralité de cet exercice démocratique qui a opposé les deux finalistes des élections présidentielles françaises. Alors que le camarade François HOLLANDE que nous nous devons d’appeler maintenant « Monsieur le Président de la République », le Parti socialiste et l’Internationale socialiste ne pourraient qu’attendre de ce parti qu’il prouve ce dont il est capable de faire pour la défense des valeurs de gauche en République Centrafricaine, les responsables de ce parti se sont mis à plat ventre, comme au temps béni des colonies, alors que l’on ne leur a même pas demandé de le faire et que cette façon de faire est aux antipodes de la nouvelle pratique qu’entend mettre en place le 7ème Président de la Vè République !  

 

Au lieu de nous réjouir béatement en croyant tout aussi béatement que, par une baguette magique, ce parti politique centrafricain qui, répétons-le, par inadvertance politique, a réussi à être admis au sein de l’Internationale socialiste alors que sa place ne peut être que dans la poubelle de notre histoire, va être porté au pouvoir en République centrafricaine en 2016, pour prendre ainsi la place de ceux qui nous font encore descendre dans les bas fonds de la régression en Centrafrique et ce, encore par notre faute et à cause de la Transition Consensuelle 2003-2005 non balisée, nous ferons mieux de nous imprégner de ce que Mme Edwige AVICE, ancien ministre français de la Coopération sous François MITTERRAND, avait dit : ‘’ La considération que l’on accorde à un pays passe d’abord par la conviction partagée qu’il est capable d’inventer ses réponses et qu’il ne les attend pas seulement de l’extérieur, quitte à souhaiter une aide pour les appliquer’’.    

 

Puisque nous pensons que nous-mêmes, pris individuellement, avons aussi notre propre part de responsabilité - aussi minime soit-elle -, dans la DECHEANCE MORALE, SPIRITUELLE, INTELLECTUELLE, POLITIQUE, amorcée paradoxalement et véritablement depuis le 22 octobre 1993 en République centrafricaine, nous osons, sans faire du prosélytisme religieux et nous le répétons pour mieux nous faire comprendre,- tout en rappelant notre fort attachement à une ‘’ laïcité centrafricaine’’ et Jean JAURES, Aristide BRIAND en ont défini pour la France -  nous osons donc vous inviter, comme nous eûmes l’habitude de le faire à l’époque de KOLINGBA où la journée du 30 juin de chaque année fut consacrée aux jeûnes et aux prières, vous inviter à méditer ce passage :

 

« Si Mon peuple sur qui est invoqué Mon nom s’humilie, prie et recherche Ma face, s’il revient de ses mauvaises voies, Moi, Je l’écouterai des cieux, Je lui pardonnerai son péché et Je guérirai son pays ». ( Second Livre des Chroniques 7/14)

 

Nous terminons, en raison de la forte religiosité des Centrafricain-e-s, et nous ne deviendrons jamais pour autant un Etat théocratique, en vous suggérant - et ce n’est pas un crime de « lèse - laïcité » pour certains anti-cléricaux invétérés - à méditer les 63 versets du chapitre 16 du livre d’Ezéchiel.

 

Que Dieu bénisse le Centrafrique !

Centrafrique-Presse.com - dans Opinion