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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 00:16

 

 

 

 

Eric Massi Séléka

 

http://afrikarabia.blogspirit.com  30 décembre 2012

 

Désormais aux portes de Bangui, plus rien ne semble pouvoir arrêter les rebelles du Séléka. Le président centrafricain, François Bozizé, abat ses dernières cartes en proposant la nomination d'un gouvernement d'union nationale… ce que refusent la rébellion. Selon le Séléka, la chute de Bangui serait une question d'heures.

 

La rébellion centrafricaine du Séléka estime dimanche soir pouvoir faire tomber Bangui "à tout moment" et "au plus tard mardi". Certains éléments de la coalition du Séléka se trouveraient "à moins de 10 km" de la capitale centrafricaine, selon un porte-parole contacté ce dimanche par Afrikarabia. L'étau se resserre donc autour du président François Bozizé, qui vient de faire plusieurs gestes envers la rébellion : il propose des négociations sans délai, de former un gouvernement d'union nationale et promet de ne pas se représenter en 2016. "Trop tard" répondent les rebelles, pour qui, François Bozizé "avait cette possibilité depuis 2007". Dans un dernier sursaut, François Bozizé demande une rencontre avec François Hollande, celui-là même qu'il accusait il y a encore quelques jours de vouloir le renverser. Le président français a appelé, dimanche soir, toutes les parties au calme, sans faire mention de la demande de rencontre.



En position de force, la rébellion rejette en bloc toutes les propositions de négociations de François Bozizé et demande à l'Union africaine (UA) de "faire comprendre" au président centrafricain "qu'il doit accepter de partir". "François Bozizé n'est plus légitime, ni crédible pour dialoguer", nous explique un porte-parole de la coalition. "Nous ne voyons aucune objection à la formation d'un gouvernement d'union nationale… mais sans Bozizé ! On pourra peut-être lui proposer l'amnistie, mais c'est tout !". Au sein du mouvement rebelle, la page Bozizé semble déjà tournée. "On croit même savoir", me confie un membre du Séléka, "que François Bozizé se réfugiera au Bénin si les choses tournent mal". "C'est aussi pour cela que le président béninois Yayi Boni était ce dimanche à Bangui", conclut mon interlocuteur. Selon Eric Massi, un porte-parole du Séléka à Paris, la rébellion contrôlerait 85% du territoire.


Christophe RIGAUD – Afrikarabia

 

 

NDLR : De source sûre, on apprend que 500 combattants zaïrois ont travresé le fleuve Oubangui ce soir pour voler au secours de Bozizé. Une partie est constituée de mercenaires recrutés par Bozizé et une autre est composée d'éléments de Joseph Kabila. Il est donc clair que malgré les pseudos démentis de Lambert Mendé, la présence à nouveau de Banyamulengués sur le sol centrafricain est une réalité indiscutable désormais.

 

Selon certaines informations, c'est le président Sassou Nguesso qui aurait refusé la contribution de soldats ougandais à qui Bozizé avait également fait appel pour lui venir en aide afin de reconquérir les villes dont SELEKA assure présentement le contrôle.

 

On le voit, pendant que Bozizé endort les gens avec sa prétendue main tendue et son acceptation d'un dialogue sans conditions, il se réorganise en douce pour lancer des contre-attaques. C'est inadmissible et personne ne peut plus se faire avoir avec les roublardises de ce Bozizé. A la demande de Denis Sassou Nguesso, il se rend demain lundi 31 décembre à Brazzaville pour une visite éclair.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 00:13

 

 

 

palais-Elysee.JPG

 

 

PRÉSIDENCE

DE LA RÉPUBLIQUE

______

Service de presse

Paris, le 30 décembre 2012

 

 

COMMUNIQUE

 

 

 

Le Président de la République suit avec la plus grande attention les derniers développements en République Centrafricaine, notamment après la rencontre entre Monsieur François BOZIZE, Président de la République Centrafricaine et Monsieur Boni YAYI, Président de la République du Bénin, Président de l'Union Africaine.

 

Il salue les efforts en cours du Président de l'Union Africaine et de la CEEAC pour trouver une issue négociée à la crise. Le Président appelle toutes les parties à cesser les hostilités et à dialoguer.

 

La France rappelle également que toutes les mesures pour garantir la sécurité des communautés françaises et étrangères doivent être prises par les autorités en place.

 

 

 

Le service de presse PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE 01 42 92 84 12 / 87 29 www.elysee.fr

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 19:28

 

 

 

Martin-Ziguele-10.JPG

 

BANGUI, 30 déc 2012 (AFP) - Le principal opposant centrafricain, l'ancien Premier ministre Martin Ziguélé, estime qu'il "n'y a pas de solution militaire" à la crise de son pays dont la capitale Bangui est menacée par les rebelles, tout en accusant le président François Bozizé d'être responsable de l'émergence de cette rébellion.


"Il n'y a pas de solution militaire. Aucune armée au monde ne peut amener les gens à se tolérer. Il n'y a que le dialogue", a-t-il déclaré à l'AFP.


"Il faut que les Centrafricains décident de se parler, d'avancer ensemble. On ne peut pas mettre un soldat de la paix derrière chaque Centrafricain", a-t-il poursuivi, confirmant que l'opposition participerait aux négociations de Libreville si elles ont lieu.


"Si la guerre était une solution à ce pays, on serait au paradis", a-t-il souligné, évoquant les années de rébellions et de putschs qui ont miné la vie de ce pays de cinq millions d'habitants parmi les plus pauvres de la planète.


"Les crises récurrentes, le problème de la sécurité, de l'économie ont une cause unique: la gouvernance", a-t-il ajouté, accusant le président Bozizé, qui avait renversé en 2003 le défunt président Ange-Félix Patassé, d'être à l'origine de l'émergence des rebelles.


"Il faut que les forces politiques soient représentées à l'Assemblée nationale. 2011 a marqué le refus d'aller plus loin dans la démocratie. C'était une mascarade", a-t-il dit.

 
En 2011, M. Bozizé avait remporté une victoire écrasante à la présidentielle et l'opposition avait boycotté le deuxième tour des législatives.


"Il y a une assemblée sans opposition dans un pays où il n'y a que des problèmes. C'était clair qu'on s'acheminait vers une crise. On nous interdit de manifester. Quand vous fermez les portes à l'expression des différences, ce sont les extrêmes qui s'expriment", a ajouté M. Ziguélé.

"Nous sommes pour la négociation mais contre la prise de pouvoir par les armes", a-t-il souligné.


    M. Ziguélé a rappelé qu'il était le Premier ministre de Patassé lorsque Bozizé avait pris le pouvoir par la force: "J'ai déja vécu cette situation en 2003. Le dernier carré autour du président joue le suicide", a-t-il commenté.


Il s'est toutefois refusé à toute prévision: "Je ne sais pas ce qui va se passer et c'est ça qui est grave. La réalité sur le terrain évolue très rapidement. Ce serait de la divination! Ce que j'espère, c'est que les affrontements cessent et que les Centrafricains se parlent".

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 18:24

 

 

 

 

 

Bangui ville

 


Le Figaro.fr avec agences 30/12/2012 à 17:00 

 

 

Le ministère de la Défense a indiqué aujourd'hui que 180 militaires français supplémentaires étaient arrivés à Bangui en Centrafrique. Ces hommes sont dépêchés depuis le Gabon.

Il s'agit "d'avoir sur place un dispositif permettant de faire face à toute évolution de la situation et le cas échéant d'assurer la sécurité des nos ressortissants", a déclaré à l'AFP le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major des Armées.


Hier déjà, il avait été annoncé que 150 militaires étaient venus renforcer la présence française sur place.  Désormais, 580 soldats français sont présents à Bangui.


Sur le terrain, la ville a été placée hier soir sous couvre-feu. Les rebelles du Séléka pourraient entrer dans la capitale dès "ce soir ou demain matin".


Toutefois, le président centrafricain François Bozizé s'est déclaré  prêt à former un gouvernement de coalition avec les rebelles et a accepté le principe de pourparlers de paix au Gabon sans conditions préalables. Le chef de l'Etat a ajouté qu'il ne briguerait pas en 2016 un nouveau mandat à la tête de la RCA.  Il a tenu ces propos devant la presse à l'issue d'un entretien à Bangui avec son homologue béninois, Thomas Yayi Boni, par ailleurs président en exercice de l'Union africaine.

 

 

NDLR : Bozizé ne peut plus berner personne. Ce n’est pas un homme qui tient parole. La seule solution aujourd’hui, il doit partir ! 


La soeur cadette de Bozizé Joséphine Kéléfio se trouve depuis plusieurs jours déjà à Cotonou. Une fille de Bozizé qui est arrivée à Brazzaville avec sa petite fille et ont été logées au Ledger  au lieu d'une villa comme elle l'espérait. Elle appelle son père à Bangui qui lui demande de mettre le cap dur Cotonou car "on aime pas les Bozizé à Brazzaville" selon Bozizé. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 18:14

 

 

 

 

 

 

 

bozizebangui


BANGUI (AFP) - 30.12.2012 15:34 - Par Patrick FORT

 

Bangui, où un couvre-feu a été instauré de 19H à 5H, vit désormais dans la peur, surtout à la tombée de la nuit, avec des rues désertes et silencieuses où évoluent des hommes armés de machettes et de flèches, alors que les rebelles se rapprochent de la capitale.

 

Avec la prise de la ville symbolique de Sibut, à 160 km au nord par l'alliance Séléka qui veut renverser le président François Bozizé, la situation s'est brusquement tendue dans la capitale de près d'un million d'habitants dont la majorité vit dans la pauvreté, sous un océan de toits de tôles au bord de routes de terre poussiéreuses en cette saison sèche.

 

Si la journée, Bangui "la coquette" comme elle est surnommée, paraît calme, la nuit elle se transfigure.

 

Samedi soir, à l'annonce du couvre-feu, magasins, restaurants et bars ont fermé en toute hâte tandis que toute circulation de voiture cessait. "Le couvre-feu m'a presque empêchée de dormir tellement c'était silencieux", a déclaré une habitante, évoquant "un calme angoissant".

 

A ce silence s'ajoute l'obscurité dans une ville faiblement électrifiée et où les coupures de courant durent plusieurs heures de la nuit.

 

Dans le centre-ville, la nuit, les bruits des groupes électrogènes couvrent les conversations des dizaines de gardiens équipés de machettes, embauchés pour éviter les pillages. Parfois, l'un d'eux racle son couteau sur le trottoir, créant un bruit inquiétant, même si ces gardes improvisés et impassibles, prenant le thé, n'ont aucune attitude agressive.

 

"L'insécurité est partout"

 

La situation est différente dans les quartiers périphériques où, à l'appel du pouvoir, des groupes "d'autodéfense" formés de jeunes ont mis en place des barrages pour contrôler les routes et, officiellement, éviter les infiltrations de rebelles.

 

"On a distribué des paquets de machettes à des désoeuvrés. Ils contrôlent tout le monde et demandent de l'argent pour le café. Parfois, ils prennent tout l'argent", affirme un habitant d'un quartier nord, sous le couvert de l'anonymat.

 

Ces quartiers, fiefs du président Bozizé, sont situés sur la route du nord qui mène vers l'insaisissable ligne de front qui ne cesse de reculer avec la retraite continuelle des Forces armées centrafricaines, sous-équipées, démotivées et mal payées.

 

"J'ai très peur. Je suis musulman. J'hésite à sortir", affirme cet habitant. Les groupes "d'autodéfense" "ne font pas la différence entre les rebelles musulmans et les musulmans tout court. C'est du n'importe quoi", dit-il.

 

La situation est similaire à Kassai, un quartier de la périphérie est. "Ils m'ont contrôlé alors qu'ils me connaissent. On est inquiet. Ils sont armés de machettes et de Kokora" (flèches en sango, langue nationale), rapporte un chauffeur de taxi.

 

"Les jeunes ont cru bon de prendre des initiatives qu'ils appellent de la +vigilance+. Si la personne paraît suspecte, ils la remettent à la police", a expliqué à l'AFP le ministre de l'Administration territoriale Josué Binoua, précisant que le président Bozizé a donné des instructions pour que tout racket ou agression soit "sanctionné".

 

Néanmoins, des témoignages concordants parlent d'arrestations abusives et de disparitions. Selon un proche du pouvoir, "il y a une opération +Hibou+ des forces de l'ordre qui arrêtent de nombreux musulmans".

 

Le principal opposant, l'ancien Premier ministre Martin Ziguelé, a "dénoncé" dimanche ces pratiques et la "recherche de boucs émissaires". "On n'a pas besoin de forces supplétives ou d'organisations spéciales pour assurer la sécurité en lieu et place de la police ou la gendarmerie", a-t-il déclaré à l'AFP.

Le porte-parole de la coalition Séléka, Eric Massi, qui n'a pas exclu d'attaquer la capitale, s'est dit "inquiet de la situation sécuritaire à Bangui" pour les familles et proches du Séléka "qui sont harcelés, intimidés et même enlevés".

 

L'éventualité d'une attaque rebelle fait trembler de nombreux habitants. "J'ai peur. Si les rebelles viennent, comment on va faire pour manger?", affirme Marie une vendeuse ambulante, enceinte, qui réside dans l'est de la ville.

 

Gabin, un habitant des quartiers nord, soutient le régime et l'instauration du couvre-feu: "L'insécurité est partout. Les rebelles sont à 160 km. Le gouvernement a raison. Le couvre-feu va permettre de contrôler les intrus".

 

Une des peurs du régime est en effet l'infiltration d'éléments de la rébellion. "Pour prendre d'autres villes, ils arrivent par groupes de trois, quatre discrètement, et après ils sont dans la place", affirme une source au ministère de l'Intérieur.

 

"On prie Dieu. Dieu est le seul à pouvoir nous sauver", affirmait un serveur dimanche alors que Bangui s'apprêtait à vivre sa deuxième nuit sous couvre-feu et sous la menace rebelle.

 

© 2012 AFP

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 17:58

 

 

 

 

Boz-et-Yayi.JPG

 

par RJDH-RCA le 30 décembre 2012

 

Bangui, 30 décembre (RJDH)–Le président centrafricain François Bozizé a affirmé sa volonté de se rendre au Gabon ‘’sans conditions et sans délai’’ pour le dialogue avec les rebelles de la coalition Séléka. Le dialogue dont l’issue pourrait être, selon lui, la formation d’un gouvernement d’union nationale qui réunirait et l’opposition démocratique, les politico-militaires membres du Séléka.


Cette déclaration a été faite au sortir d’un huis clos avec le président béninois et président en exercice de l’Union Africaine (UA), Thomas Boni Yayi, arrivé à Bangui ce dimanche pour  encourager le processus de dialogue déjà engagé par la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC).


« Je m’engage à  respecter la décision des chefs d’Etat de la CEEAC prises à Ndjamena au Tchad. Je suis prêt à me rendre à Libreville, sans conditions et sans délai, pour discuter avec les frères centrafricains de l’accord global de paix et du dialogue politique inclusif. A l’issue de cette rencontre, nous serons sûrement en mesure de mettre en place un gouvernement d’union nationale pour gérer ce pays qui a tant souffert », a déclaré François Bozizé.


Il a successivement demandé pardon à la population des villes occupées par les rebelles, à la France, aux Etats-Unis et aux Nations-Unies pour les désagréments enregistrés au cours des dernières manifestations à Bangui, en guise de protestation contre la rébellion.


En ce qui concerne en particulier l’ancienne puissance coloniale, François Bozizé a formulé le vœu de rencontrer le président François Hollande pour, dit-il, « débattre des questions qui intéressent profondément la République centrafricaine’’


Le président béninois a appelé les belligérants à l’arrêter des hostilités et de dialoguer. « L’appel que je lance à toute la classe politique centrafricaine, à tous les acteurs politico-militaires est qu’il faut mettre un terme à la violence. Il faut qu’ils rentrent et qu’ils puissent gérer dans la concorde, un gouvernement d’union nationale », a-t-il lancé à l’endroit de toutes les forces vives de la nation.


Yaya Boni a rassuré le peuple centrafricain que l’UA s’engage à aider la République centrafricaine dans le processus de paix et demande aux rebelles de cesser les hostilités et de dialoguer avec le gouvernement pour une solution pacifique.


« Le continent africain ne doit pas continuer à afficher une telle image. Nous sommes un continent qui veut renforcer son unité, travailler pour la stabilité, la paix et la sécurité (…).  Pour la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, la fin de  l’impunité de nos pays respectifs », a-t-il déclaré.


La venue du président de l’UA va renforcer les négociations déjà engagées par la CEEAC. Mais les rebelles occupent déjà depuis deux jours, la ville de Sibut, située à 160 kilomètres de la capitale centrafricaine.

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 17:47

 

 

 

Boz centrafrique

 

                

 

                   Vlassov TATENE

                   15, route d’Arpajon

                     91 000 EVRY                                                    

 

                                                                                                  Le Général GARCIA

                                                                                                    Chef de mission de la CEEAC.

                                                                                                        Evry, le 30 décembre 2012.     

 

                                                Mon Général,


    J’ai le regret de porter à votre connaissance le sentiment de la majorité des centrafricains opprimés  par le régime tyrannique de BANGUI.


Depuis que vous dirigez la mission qui vous a été confiée, l’avez-vous exécutée avec   honneur ? Quand le régime de BANGUI s’opposait à l’opposition démocratique  de manifester, droit garanti par la constitution, qu’avez-vous fait ?


Les nombreux centrafricains qui disparaissent encore aujourd’hui, n’interpelle pas votre conscience ?


Le syndicat des Chefs des Etats de la CEEAC, les ONG de droits de l’homme sont muets  comme des carpes sur les exécutions extrajudiciaires ainsi que les disparitions. De fait, vous êtes complice de ce régime tyrannique.


Vous voulez entrer en conflit avec SELEKA, en vertu de quel mandat ?


Les menaces proférées à l’encontre de SELEKA sont à l’encontre du peuple qui tente de briser la tyrannie. En prenant une telle position, vous vous êtes discrédité, vous êtes i impartial.


Le peuple libre et souverain a le droit de choisir son chemin.


Je pense que votre pays, le Congo, qui une démocratie parfaite, n’acceptera pas votre discours.


Je tenais à vous faire  savoir notre sentiment sur votre discours.


Veuillez agréer, Mon Général, l’expression de mes sentiments distingués.

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Centrafrique-Presse.com
30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 17:41

 

 

 

Bozize-et-ses-partisans.jpg



BANGUI AFP / 30 décembre 2012 17h28- Le président centrafricain François Bozizé a demandé dimanche à rencontrer son homologue français François Hollande dans une allocution à l'issue de sa rencontre avec le président de l'Union Africaine Thomas Boni Yayi au sujet de la crise en Centrafrique.



Je profite de l'occasion pour adresser au président français François Hollande ma disponibilité pour le rencontrer, si son programme le permet. Je crois qu'au cours de cette rencontre, nous pourrons débattre des questions profondes qui intéressent la République Centrafricaine, ce pays qui a trop souffert, abandonné à lui-même, a déclaré François Bozizé.



(©) 

 

 

NDLR : Le ridicule ne peut tuer Bozizé. Payer des jeunes pour déchirer le drapeau français et les envoyer après caillasser l’ambassade de France et demander après à voir François Hollande, est un peu fort de café. Bozizé se fout de la gueule du monde mais ses jours sont comptés.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 17:22

 

 

 

carte_centrafrique_432.gif 


 

La crise actuelle qui secoue la République Centrafricaine est la conséquence logique de l’incurie depuis longtemps établie du Régime bozizéen qui aujourd’hui aux abois, tente de faire diversion, en s’en prenant tantôt aux intérêts français, tantôt aux américains tour à tour accusés fort opportunément de manipuler les rebelles ou de ne pas soutenir le gouvernement centrafricain – si tant est qu’il s’agisse réellement d’un gouvernement – face aux « méchants et épouvantables rebelles, ces fils indignes de la nation.

 

Voilà déjà bientôt 10 ans que cette équipe de prébendiers écume l’espace centrafricain, pillant, saccageant, rackettant, enlevant, emprisonnant, torturant

 

En effet, la liste des maux dont ces filles et fils indignes accablent notre pays désormais exsangue, du fait de leurs menées irresponsables et assassines est interminable :

 

Un Etat embryonnaire et moribond,

 

Un pays mis en coupe réglée par des faux dirigeants avides de pouvoir et d’argent souillés du sang et des souffrances des Centrafricaines et des Centrafricains

 

Une économie exsangue qui se caractérise en plus par l’exclusion de la quasi-totalité des domaines d’activité essentiels des seuls nationaux réduits au rôle de figurants

 

Corruption généralisée, pillage systématique des deniers publics et autres ressources du pays (un Ministre a acquis il y a peu 2 limousines avec lesquelles il se promène sans vergogne sur des routes défoncées, narguant ostensiblement des populations réduites au silence et à une indicible misère)

 

Tribalisme, clientélisme, incompétence de ceux qui sont censés avoir la responsabilité de la destinée du pays (ces chers excellences et autres très honorables et honorables – en Centrafrique tout est dans le titre -)

 

Disparitions inexpliquées, arrestations et emprisonnements arbitraires, insécurité récurrente

 

Difficultés à assurer le pain quotidien, délabrement de toutes les infrastructures, scolaires, universitaires, sanitaires, routières (effondrement de tous les ponts dans Bangui rendant dangereuses et compliquées la communication entre les quartiers)

 

Coupures incessantes d’électricité, absence d’eau potable, etc.

 

Comment s’étonner que des centrafricains courageux aient pris les armes pour en finir avec des gens sans foi ni loi, qui ne veulent entendre raison.

 

Y avait-il un autre moyen, face à un homme qui bafoue ostensiblement les principes démocratiques et dont on sait que, ces jours-ci, après des élections truquées dont il s’obstine à ne pas revenir sur les résultats, il ourdissait avec ses hommes de mains, malgré ses récentes dénégations, un complot contre les institutions, notamment la constitution qu’il voulait modifier pour pouvoir se présenter une troisième fois aux élections présidentielles, pour le plus grand malheur de la République Centrafricaine. ?

 

Cette crise donne aux Centrafricains une occasion unique de se concerter aux fins de bâtir une véritable nation, à condition d’impulser un projet présentant un certain nombre de lignes de force :

 

Bilan des 52 années d’indépendance, donc des différents régimes qui se sont succédés à la tête de notre pays:

 

La consolidation de l’unité nationale ayant pour socle la langue nationale, le SANGO, appelée à jouer un rôle majeur. Il est temps pour nous de renouer résolument avec le sentiment commun d’appartenance nationale qui, en raison de pratiques politiques criminelles, s’est considérablement érodé mais qui, malgré les coups portés depuis de nombreuses années par des citoyens partisans d’un clanisme acharné, reste bien vivace

 

La construction d’une véritable démocratie où la liberté d’expression assure au peuple un pouvoir politique réel lui permettant, de manière transparente, de peser sur la gestion des affaires nationales (élections présidentielles et législatives) et locales (élections municipales)

 

La restructuration des institutions politiques et du système administratif afin de leur donner un contour et un contenu plus clairs et de leur conférer plus d’efficience

 

La promotion d’une société qui crée les conditions pour chacun de s'émanciper par son travail mais également une société où personne ne sera abandonnée à son triste sort du fait du hasard des naissances ou des accidents et autres contingences malheureuses de la vie

 

L’édification d’une telle économie ne peut devenir possible que si elle procède d’une claire conscience de nos besoins particuliers nécessitant des réponses adaptées. La satisfaction de tels besoins suppose la mise en valeur de ressources propres sans lesquelles l’indépendance nationale demeurerait une chimère.

 

Une politique sociale s'appuyant également sur des secteurs publics forts dans les domaines traditionnellement dévolus à la puissance publique : restauration et restructuration des services publics d'éducation, de santé, d'exploitation routière (désenclavement intérieur et extérieur pour faciliter la circulation des personnes et des biens).

 

C’est l’occasion pour la République Centrafricaine de sortir de l’abîme dans lequel il depuis trop longtemps.

 

OUBANGUI PERSPECTIVES appelle à un dialogue national sans exclusif.et à la constitution d’un gouvernement d’union national.

 

Ce gouvernement devra être conduit par un Premier Ministre issu d’une discussion entre toutes les organisations représentatives de la société centrafricaine.

 

Nous profitons de cette occasion pour dénoncer avec force la disparition d’ADOUM  SALE qui aux dernières nouvelles auraient été enlevé le 25 décembre en début de soirée par des membres des « bérets verts », c’est-à-dire de la Garde présidentielle.

 

 

Cet enlèvement s’ajoute à la longue liste des disparitions nocturnes perpétrées par les hommes de BOZIZE qui en a fait, on le sait une pratique politique systématique.

 

Nous demandons aux forces vives de la nation qui seront présentes aux négociations de LIBREVILLE d’exiger que BOZIZE et son équipe apportent des éclaircissements sur toutes ces disparitions et qu’ils libèrent immédiatement tous ceux qui en ont été victimes.

 

Il est impératif que ces libérations, au même titre que tous les accords jusqu’à présent foulés au pied par BOZIZE fassent partie des conditions incontournables de la poursuite de ces pourparlers et du dialogue national qui devra nécessairement suivre

 

1l est impératif d’exiger la fin des arrestations arbitraires et autres éliminations dont le régime en place est coutumier.

 

Il est important que tous ceux qui ont connaissance de ces pratiques et de personnes qui en seraient les victimes de les dénoncer en se manifestant auprès d’organisations susceptibles de participer au dialogue national.

 

EXIGEAONS LA CONSTITUTION IMMEDIATE D’UN CONSEIL DE SURVEILLANCE DES CENTRES PRIVATIFS DE LIBERTE

 

L’action des rebelles doit permettre à notre pays de créer les conditions de l’avènement d’un « printemps » centrafricain.

 

C’est pourquoi, le meilleur service que la France et les Etats-Unis peuvent rendre à la République Centrafricaine est de se montrer insensible aux larmes de crocodile de BOZIZE et de ne surtout pas voler à son secours.

 

Il est important en revanche qu’ils volent au secours du peuple centrafricain, en se montrant intraitable avec BOZIZE qui, en l’état actuel de déliquescence de son pouvoir n’aura d’autre choix que la soumission à des discussions en vue de la formation d’un gouvernement d’union, sous la conduite d’un premier Ministre choisi par l’opposition.

 

« TEL EST PRIS QUI CROYAIT PRENDRE ».

 

Que les Centrafricains ne s’y méprennent pas !

Le pays n’aura pas une autre occasion comme celle-ci, propice à l’émergence de conditions qui leur permettraient de réorienter positivement la vie de leur pays.

Il est surréaliste de voir BOZIZE jouer les vertueux en déclarant :

 

« Nous demandons à nos cousins français et aux Etats Unis d'Amérique qui sont des grandes puissances, de nous aider à faire reculer les rebelles à leur base initiale de façon à permettre la tenue du dialogue à Libreville pour résoudre la crise actuelle,


Il n'est pas question de les laisser tuer les Centrafricains, de les laisser détruire les maisons, piller les biens et nous demander le couteau sous la gorge d'aller à ce dialogue a ajouté le président. 

C'est un complot contre la République Centrafricaine, c'est un complot contre son peuple. (...) Tous les autres chefs d'Etat centrafricains ont connu cela : Boganda a été assassiné pour cela, Bokassa a été ramené au pays menottes aux poignets, Kolingba, Patassé ont connu cette situation, et aujourd'hui c'est au tour de Bozizé d'être menacé a-t-il martelé, faisant référence à des anciens présidents » (Centrafrique Presse).

 

BOZIZE donne l’impression de découvrir :

 

qu’il ne faut pas détruire, il n’a fait que cela depuis sa prise de pouvoir ;

 

qu’il ne faut pas piller, alors qu’avec les siens, ses enfants, sœurs, frères neveux, cousins et autres proches, il a méthodiquement mis le pays en coupe réglée ;

 

qu’il faut dialoguer dans la paix, sans « couteau sous la gorge », alors qu’il a allègrement piétiné tous les accords issus des différents dialogues qui ont émaillés son régime qui a érigé la violence et de la brutalité, entre autres, des méthodes de gouvernement ;

 

qu’il n’est pas bon de comploter, alors que la subversion a été la source de son pouvoir et demeure la source essentielle de son comportement à la tête du pays ;

 

que le sous-sol centrafricain regorge de richesse alors que

 

que tous ses prédécesseurs auraient tous été victimes de complot, notamment PATASSE, alors que celui-ci a précisément été victime d’un complot ourdi par BOZIZE lui-même qui n’a pas hésité à manger la main qui l’a nourri.

 

Nous réaffirmons notre opposition à toute prise du pouvoir par les armes.

 

Toutefois, il convient de reconnaître que SELEKA est la résultante d’une situation créée par le régime en place, dans la même veine, mais en pire que tous ceux qui l’ont précédé.

 

Au lieu de nous contenter de « faire la fine bouche » au regard de la crise militaro-politique grave que connaît notre pays, nous devons nous en saisir pour poser les bases d’un système tourné réellement vers la création de conditions d’une vie meilleure pour les Centrafricaines et les Centrafricains.

 

Sans dire que la rébellion constitue la voie idéale du changement, saisissons l’occasion même imparfaite que SELEKA nous offre pour pouvoir avancer ; mais prenons garde de donner à François BOZIZE une chance de se retourner et de reprendre ses esprits.

 

Donnons-nous aujourd’hui, sans tarder, les moyens de ne pas regretter d’avoir laisser passer uns telle opportunité.

 

Souvenons-nous à chaque instant que l’opposition démocratique qui se bat, il faut le reconnaître depuis de nombreuses années comme elle peut, n’a pu obtenir du régime actuel qu’indifférence et irrespect.

 

Prenons garde à ses esprits, bien-pensants et bonnes âmes, qui, convaincus d’être l’alpha et l’oméga des sciences politiques et confortablement installés dans leur canapé en cuir, seraient tentés de jeter un regard dédaigneux sur des Centrafricains qui n’ont certainement pas eu d’autre choix que de prendre les armes pour parvenir se rendre audibles.

 

Exigeons l’ouverture immédiate d’un dialogue avec une représentation exhaustive de toute la société civile centrafricaine.

 

Nous appelons en conséquence les Centrafricaines et Centrafricains à la vigilance et à la fermeté face aux manœuvres dilatoires déployées par ce régime honni dont les exactions ne sont plus à démontrer.

 

Le Secrétaire Général                                                                                      Le Président

 

 

 

 

Edouard BOMANHGAYEN                                                              Ignace OUNDA-MEYBI

bomanra@hotmail.fr                                                                         iom.avocat@orange.fr

 

 

Orléans le 28 décembre 2012                                                                                                                        

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 16:51

 

 

 

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BANGUI AFP / 30 décembre 2012 17h03 - Le président de la Centrafrique François Bozizé a promis un gouvernement d'union nationale après le dialogue avec la rébellion du Séléka à Libreville, et affirmé qu'il ne se présenterait pas à sa propre succession en 2016, a annoncé le président de l'Union africaine à l'issue de sa rencontre avec le chef de l'Etat centrafricain.


François Bozizé est prêt à se rendre à Libreville ce jour même si ses pairs le lui demandent, et s'est dit prêt au dialogue avec la rébellion qui doit conduire à un gouvernement d'union nationale, a affirmé le président de l'Union africaine (UE) Thomas Boni Yayi.


Il m'a confirmé qu'en 2016, il ne sera pas candidat (à sa propre succession) et qu'il va respecter les dispositions constitutionnelles, a ajouté M. Boni Yayi.


Le président centrafricain a été très critiqué ces derniers mois par l'opposition qui le soupçonnait de vouloir modifier la Constitution afin de briguer un troisième mandat.

Les négociations de Libreville, proposées par les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), porteront sur les différents accords de paix conclus entre 2007 et 2011 avec les rébellions, comme le Séléka le souhaitait.


Le Séléka, qui a repris les armes le 10 décembre, s'est assuré le contrôle de la majeure partie du territoire centrafricain à une vitesse fulgurante et sans rencontrer de véritable résistance.


Durant toute sa progression, la rébellion a affirmé être prête à la négociation. Elle réfutait jusqu'à présent vouloir marcher sur Bangui tout en continuant à conquérir de nouvelles villes.



Mais dimanche matin, le Séléka a demandé le départ du président centrafricain François Bozizé et n'excluait plus de prendre Bangui.



De leur côté, les pays d'Afrique centrale ont averti qu'ils s'opposeraient à une avancée des rebelles sur la capitale dont ils ne sont plus qu'à 160 km.



(©) 



 

 

 

NDLR :  Bozizé a demandé pardon à la France et aux USA et se dit prêt à rencontrer François Hollande. Au moment où tout le monde ne réclame plus que son départ, plus personne ne peut encore croire à ses promesses qu'il ne tient jamais et ses discours ne sont plus ni audibles ni crédibles. 

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