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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 00:55

 

 

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Source : Bakchich mardi 5 octobre par Urba Neel

Dix mois est sans nouvelles du chef rebelle centrafricain Charles Massi. Selon sa famille, il aurait été enlevé au Tchad en décembre et remis aux autorités centrafricaines qui l’auraient torturé à mort.

Charles Massi est mort, assassiné et les preuves s’accumulent.

Massi ? Un acteur clef de la politique centrafricaine et grand commis de l’État. Né le 25 juillet 1952 à Baboua, dans la région de Nana-Mambéré, dans l’ouest du pays, non loin de la frontière camerounaise, Charles Massi était devenu, après des études suivies à l’École de Santé navale de Bordeaux, pharmacien-biologiste des armées avec le grade de commandant. Régulièrement ministre et député, de 1993 à 2007, il est aussi le fondateur de son parti, le Fodem.

La situation, souvent chaotique de Centrafrique, chavire un peu plus il y a deux ans avec l’apparition de différents mouvements en rébellion contre le pouvoir de François Bozizé. Mais, le Dialogue Politique Inclusif (DPI), placé sous l’égide de feu le président gabonais Omar Bongo, conduit à un « accord de paix » signé le 20 décembre 2008. Un processus de démobilisation, désarmement et réintégration des rebelles est alors enclenché. Mais tous les mouvements n’ont pas signé cet accord, c’est le cas la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), présidée par Charles Massi

Et c’est coiffé de sa casquette d’insurgé que Massi part pour le Tchad début 2009, afin de négocier un accord bilatéral avec Bangui, cette fois sous l’égide du patron de N’Djamena, Idriss Déby.

Maçonneries

Mais, le 16 mai 2009 dans le Sud tchadien, il est arrêté alors qu’il roule vers la Centrafrique. Sur l’intervention de la France, et, dit-on, des francs-maçons, il est libéré le 8 juillet 2009, après avoir manifesté son « intention de faire la paix avec le régime centrafricain ». Il est autorisé à rester au Tchad.

Le président Bozizé refuse désormais de négocier quoi que ce soit avec lui. Il décide donc d’en appeler à un autre médiateur, le congolais Denis Sassou Nguesso, le dictateur de Brazzaville. On raconte qu’après la mort de Bongo, l’influence de ce dernier serait plus importante que celle de l’autre triste sire, Déby, le potentat tchadien : Sassou est plus élevé que Deby dans les grades de la franc-maçonnerie d’Afrique Centrale.

François Bozizé, également franc-maçon, devrait donc se révéler plus sensible à une intervention du grand maître congolais désormais taulier des loges.

Toujours est-il que Charles Massi s’envole début décembre 2009 pour le Congo, avec l’assentiment de l’honnête Deby, dit aussi «  débit de boisson » tant il aime le bordeaux. En réalité le rebelle Massi, en transit à Douala, s’éclipse pour remonter vers le Tchad, sans doute pour y réceptionner des armes… En tout cas le croit-il. En fait, trahi par des hommes de sa garde, Massi est tombé dans un piège, face à un homme qui lui braque son arme sous le nez : « Ne bougez plus. » C’est fini, le colonel est arrêté.

Cadeau

Cet événement est l’occasion de réchauffer des relations bien dégradées entre le Tchad et la Centrafrique. Bangui livre alors à N’Djaména le « général » Baba Ladde, un rebelle tchadien réfugié en Centrafrique. Et N’Djaména fait cadeau de Charles Massi à Bangui, non sans avoir obtenu l’assurance « qu’aucun mal ne lui serait fait ». Bien sûr. Le 16 décembre, c’est un détachement de la garde présidentielle centrafricaine, conduit par le capitaine Vianney Sem Ndiro, qui vient chercher le prisonnier.

Arrivé en Centrafrique le drame se joue pour Massi. Il est arraché à son siège, ligoté et battu à mort, son corps est jeté à l’arrière d’un pick-up. Certains témoins, des Africains bavards, affirment que le coup de grâce lui a été asséné par un « haut personnage de l’État ».

Findiro a dit

Très vite, la famille et les partisans de Charles Massi s’inquiètent. Peu à peu, des informations filtrent, des photos extraites de deux vidéos, dont l’un au moins a été tourné avec un téléphone portable, circulent. Heureusement, en France comme en Afrique, veillent de gentils procureurs comme Firmin Findiro, maître du parquet à Bangui.

Le 16 août dernier ce magistrat déclare sans honte : « L’enquête n’a révélé aucun élément matériel plausible de nature à attester la disparition, a fortiori la torture et l’assassinat, de monsieur Charles Massi dans les locaux du camp de Roux ou de la prison de Bossembélé. » Findiro a raison, ce n’est peut-être pas dans un camp mais tout simplement au bord d’une piste que Massi a reçu dans la tête une balle tirée par «  une haute personnalité »…

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 23:07

 

 

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On se souviendra que lorsque Bozizé avait pris le pouvoir à Bangui dans les conditions que l’on sait le 15 mars 2003, il avait beaucoup hésité en raison de ce que son parrain le président Idriss Déby du Tchad fricotait avec Taiwan et à cause de la diplomatie du carnet de chèque qu’affectionne ce dernier, à poursuivre les relations diplomatiques et de coopération que le régime MLPC du président Ange Félix Patassé avait rétablies avec la République populaire de Chine après que le pouvoir du général André Kolingba eut entretenu d'excellents rapports avec Taiwan. Bozizé avait même déjà pris discrètement langue avec des émissaires de Taiwan. C’est grâce aux présidents Omar Bongo Ondimba et Denis Sassou Nguesso que Bozizé a fini par renoncer à ces intentions du début et maintenir les relations de la République centrafricaine avec la République Populaire de Chine.

Depuis, Beijing semble avoir oublié les tergiversations de Bozizé à son égard et sans doute afin de l’empêcher de basculer dans les bras de Taiwan, a renforcé les liens avec Bangui et multiplié les gâteries en direction de l’homme du 15 mars 2003. C’est surtout dans le domaine  des fournitures d’armes de guerre que Bozizé a démarré ses rapports avec Beijing. A la suite d’un long séjour en Chine de son homme de confiance de l’époque, le député de Carnot 1 Ibrahim Aoudou Pacco, plusieurs tonnes d’armes et munitions de guerre sont débarquées sur le tarmac de l’aéroport Bangui-Mpoko en échange de diamants. Les caisses portaient l’adresse de ce dernier.   

Après une seconde visite officielle en Chine, Bozizé a obtenu la livraison de plusieurs centaines de milliers de T-shirts, casquettes, motos, vélos et autres gadgets pour campagne électorale. Il vient encore d’achever son troisième séjour en République Populaire depuis qu’il est à la tête de la République centrafricaine, précédé par une forte délégation de son parti le KNK dont les pratiques et la philosophie sont pourtant aux antipodes de ceux du Parti Communiste Chinois (PCC) qui entretient désormais d’étroites relations avec lui.

Bozizé a été rejoint pendant son récent séjour en Chine par son illustre ministre d’Etat chargé des mines et non moins argentier, l’indéboulonnable Sylvain Ndoutingai. On peut aisément deviner qu’il a sans doute été beaucoup question d’uranium de Bakouma et exploitation du pétrole centrafricain que Bozizé tient à céder aux Chinois. Le ministre des Affaires étrangères Antoine Gambi avait déjà rencontré au cours de cette année son homologue chinois lors du contre-sommet sur le nucléaire convoqué à Téhéran par le président Mahamoud Ahmadinejad.

Face à cette diplomatie et coopération chinoise particulièrement serrée avec Bozizé, plus d’uns au MLPC ne comprennent pas que le PCC puisse entretenir des rapports aussi étroits avec un dictateur aussi sanguinaire que Bozizé et son parti réactionnaire KNK tout en n’écartant pas la possibilité de revoir les relations de la RCA avec Beijing au cas où le MLPC viendrait à reconquérir le pouvoir. Est-ce un signe qui va dans ce sens quand, bien qu’actuellement présent à Bangui, Martin Ziguélé le président du MLPC a préféré se faire plutôt représenter aux festivités du 1er octobre 2010, 61ème anniversaire de la République Populaire de Chine que de répondre lui-même à l’invitation de M. Shi Hu, ambassadeur de Chine à Bangui ?  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 22:21

 

 

MRH

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

COMMUNIQUE DE PRESSE N°07

DE LA CANDIDATE A LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

MARIE REINE HASSEN

                                   CANDIDATE INDEPENDANTE

 

 

 

********************************

 

Marie-Reine HASSEN rencontrera la communauté Centrafricaine de France le samedi 16 octobre 2010 à Paris pour un après-midi d’échanges et de débats autour du thème : « Quelle Centrafrique pour demain ?»

 

Les amis de la RCA, de la Diaspora Africaine et de tous les Continents, sont cordialement invités à venir partager leurs opinions. 

 

Cette rencontre se tiendra de 13 h à 17 h à la Bourse du Travail, 3 rue du Château-d’Eau, 75010, Métro République, dans la salle POTIER.

 

Pour toute information complémentaire, appelez Edmond au 06 21 09 94 82, ou Eli au 06 71 92 36 81. 

 

Fait à Paris le 1er octobre 2010

 

Marie-Reine HASSEN

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 18:31

 

 

Sud Est RCA

 

Paris, France 02/10/2010 (Pana) - Le président du Conseil national de la résistance, (CNR, nouveau regroupement de la rébellion centrafricaine), Christophe Gazam Betty, a présenté vendredi à Paris, un plan de sortie de la longue crise politique que connaît son pays, assurant qu'il est fondé sur «des propositions réalistes».

«Notre regroupement est un partenaire permanent à un dialogue véritable et aussi une force de propositions qui souhaite contribuer à sortir la Centrafrique de cette crise politique sans fin», a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse.

Le plan du CNR prévoit l'ouverture des discussions inclusives sur les causes profondes de la crise à répétition dans son pays et sur les orientations à lui donner pour le protéger de la mauvaise gouvernance.

«Pour nous, tout ce qui doit être envisagé doit désormais avoir pour ambition de mettre un terme à l'immobilisme et à la léthargie engendrés par la mal- gouvernance. Nous ne pouvons plus continuer à faire l'économie d'un débat franc sur le mal qui mine notre pays», a insisté l'ancien ambassadeur de République centrafricaine (RCA) en Chine.

Les propositions de la coalition des mouvements rebelles centrafricains comprennent la tenue des élections générales libres, démocratiques et transparentes sous l'égide d'une Commission électorale nationale indépendante (CENI).

«Il s'agit d'un passage obligé pour sortir le pays de la crise. On ne peut envisager le retour de la confiance dans les institutions de la République sans un scrutin libre, transparent et démocratique», a ajouté le chef rebelle centrafricain.

Après une longue période d'actions isolées, les mouvements rebelles centrafricains ont récemment mis en place le CNR qui regroupe la Convention pour le peuple, la justice et le progrès (CPJP), le Collectif des officiers libres (COL), le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) et les Forces républicaines nouvelles (FRN).

Le CNR compte également en son sein des personnalités politiques et des acteurs de la société civile.

 

 

 

NDLR : Qui a dit que Bozizé est intéressé par un plan de sortie de crise ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 18:18

 

 

Kony

 


Bangui / Khartoum 4 octobre 2010 (CICR) - Sept enfants ont rejoint leurs familles à Obo (République centrafricaine) et le Sud Soudan avec l'aide du Comité international de la Croix -Rouge (CICR ) . Ils ont été séparés de leur famille il ya plusieurs années par la violence armée dans la région.

«Les enfants ont enduré des souffrances immenses et une grande partie de leur enfance leur a été enlevée », explique Alexandra Goodlad, chef du bureau du CICR dans l'est de la République centrafricaine (RCA). Il y a eu quatre enfants de Obo, à Tambura au Sud-Soudan, puis à Juba et Yei, avant le retour de Tambura à Obo avec trois enfants en route vers leur domicile en République centrafricaine. «Etre réunis avec leurs familles est une première étape sur la longue route de la reprise ", a expliqué Goodlad.

David (17) et son jeune frère Peter ont été enlevés en 2008 lorsqu'un groupe armé a attaqué leur village au Sud-Soudan. Les frères ont été séparés et conservés au sein du mouvement, en traversant d'abord dans la République démocratique du Congo et en République centrafricaine.

«Nous avons dû effectuer de lourdes charges aux pieds nus à travers la brousse tous les jours», explique David. «Celui qui est devenu trop faible serait tué ou laissé sans nourriture. J'ai rêvé tant de fois du moment où j'ai enfin pu rentrer chez eux. "

Mais quand David a finalement réussi à s'enfuir, il se trouve loin de chez eux, dans le nord-est de la RCA. Il s'approcha de la Croix-Rouge centrafricaine Société, qui ont contacté le CICR. David a été pris en charge à Bangui et dans la recherche de sa famille au Soudan a commencé.

Quand il est retourné au Soudan, David découvre que Peter a également fait son retour. " C'est un moment incroyable pour nous, "dit leur frère aîné. «Nous avions abandonné tout espoir. Nous pensions qu'ils étaient morts tous les deux. "

Le rétablissement des liens familiaux est une des priorités de la Croix -Rouge et du Croissant-Rouge. Depuis le début de l'année 2010, le CICR et la Croix-Rouge centrafricaine ont permis l'échange de 417 messages Croix-Rouge et ont réuni neuf enfants avec leurs familles. Au Soudan, le CICR et le Croissant-Rouge soudanais ont effectué plus de 10.000 messages et a retrouvé 13 enfants avec leurs familles.

Pour de plus amples renseignements, s'il vous plaît contacter:

Watson Ewan , Bangui CICR , tél : +236 72 07 69 64 ou +236 75 20 28 58

Aleksandra Matijevic Mosimann , CICR Khartoum, tél : +249 1 83 476 464 ou +249 912 170 576

Nicole Engelbrecht , CICR Genève , tél : +41 22 730 22 71 ou +41 79 217 32 17

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 16:29

 

 

Binguis

 

 

Radio Ndéké Luka Dimanche, 03 Octobre 2010 13:41

Certains électeurs de Bangui et ses périphéries se font inscrire 2 voire 3 fois dans les différents postes de recensement électoral.

 

A titre d’exemple un jeune habitant le quartier  Fondo de Bangui,  a été appréhendé samedi 2 octobre 2010, en possession de 3 récépissés de cartes lecteurs. Il a été appréhendé dans le village  de Zérékongo M’poko sur la route de Boali (nord de Bangui), par des membres du comité de soutien  au candidat indépendant à la présidentielle, Ange Félix Patassé.

 

Le mis en cause  a d’ailleurs reconnu les faits. Interrogé par Radio Ndeke Luka, il n’a pas voulu fournir les raisons de son comportement, se contentant de reconnaitre avoir violé la loi et indiqué qu’il s’en remettait à la justice de son pays.

 

Claude Salla, un habitant du Pk 24 et témoin des faits a invité sur les ondes de Radio Ndeke Luka, la Commission Electorale Indépendance à  redoubler de vigilance  pour la suite des opérations du recensement électoral.

 

La date des élections est fixée pour le 23 janvier 2011 après un double report.

 

 

 

NDLR : Qu'il y a-t-il d'étonnant que l'opération de recensement commence déjà à déraper ainsi. Face au manque d'argent à la CEI dû au serrage de vis par le PNUD de la gestion des fonds alloués par l'UE aux élections, le vrai faux pasteur Binguimalé ne peut plus faire ce qu'il veut et menace à présent de démissionner. On nous signale qu'à Paoua, le sous-préfet monnaye le recrutement des agents recenseurs à coup de 25 000 F CFA. Tout cela montre bien que certains sont décidés à saboter le travail capital du recensement du corps électoral. Cela est scandaleux et inadmissible. Il ne saurait y avoir d'élections dignes de ce nom sans un recensement satisfaisant. Tout le monde doit en avoir clairement conscience.   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 16:20

 

 

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Radio Ndéké Luka Dimanche, 03 Octobre 2010 13:42

Les habitants des villages périphériques de la ville de Birao (nord de Centrafrique) migrent vers cette ville pour échapper aux exactions des rebelles de l’Armée de Résistance pour le Seigneur (LRA) qui avancent, selon plusieurs témoignages, à grand pas.

 

Le correspondant de Radio Ndeke Luka à Birao a constaté dimanche 3 octobre, que les forces de défense et de sécurité, sous la coupe de l’armée nationale centrafricaine présente à Birao, quadrillent la ville pour faire face à toute éventualité.

 

Des informations recueillies sur place auprès des populations ayant déserté leurs villages et ayant trouvé refuge à Birao, indiquent que les éléments de la LRA se dirigent désormais vers le village Bouroumata (nord-ouest), et sont poursuivis par ceux de l’ex rébellion de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR).

 

Signalons que la LRA de Joseph Koni a déjà attaqué 3 villages de cette zone et a pris en otage toute une famille.

 

 

 

NDLR : On voit ici les limites de l'action des cellules d'auto-défense sur lesquelles compte le rejeton de Bozizé  et ministre de la défense Francis, qui prétend que la défense du territoire n'était pas seulement l'affaire de l'armée.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 16:12

 

 

Jean-Francis-Boziz-.jpg

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 04 Octobre 2010 13:43

L’insécurité dans le nord-est et le sud-est de la Centrafrique, l’occupation des villes centrafricaines par des rebellions centrafricaines et étrangères. Tous ces points ont été évoqués ce 04 septembre 2010 par Jean Francis Bozizé, ministre centrafricain délégué à la défense nationale dans un entretien accordé à  Radio Ndeke Luka.

 

Jean Francis Bozizé confirme que les éléments rebelles de la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix) de Charles Massi,  ont bel et bien pris le contrôle de la ville de Yalinga sans combat après les échecs répétés de ces derniers pour occuper la localité de Ndélé.

 

Le ministre s’est félicité en revanche de l’organisation des populations de Birao en cellules d’auto défense pour faire face aux incursions de la LRA dans la ville. « La protection du territoire, a-t-il déclaré, n’est pas la seule  affaire de l’armée »

 

Au sujet de l’appui de la France aux Forces armées centrafricaines pour neutraliser la LRA de Joseph Koni, le ministre a révélé qu’un accord de principe de Paris a déjà été donné au président centrafricain lors de sa visite en France à l’occasion de la célébration du 14 juillet dernier. Pour l’instant poursuit-il, « des techniciens sont en train de faire un travail sérieux sur le dossier ».

 

Interrogé sur le déroulement des élections dans les zones en proie à des instabilités manifestes, le ministre a expliqué que toutes les dispositions sont en train d’être prises pour un déroulement correct du scrutin dans ces zones. « Des plans sont en train d’être élaborés a-t-il ajouté. L’armée est une grande muette. Il y a des choses qu’il ne faut jamais révéler au grand public dans le domaine militaire. Mais les forces armées centrafricaines sont là pour protéger la population ».

 

Il a cité la présence des forces multinationales présentes sur le territoire centrafricain et qui aideront à la sécurisation de ces zones.

 

 

 

NDLR : Ce rejeton de Bozizé se moque vraiment du monde. Est-il moins grave que les FACA perde le contrôle de Yalinga que Ndélé ? Jusqu'à quand lui et son père vont-ils continuer à sous-traiter la défense du territoire national aux armées étrangères ? A quoi sert l'armée nationale si le ministre de la défense doit davantage compter sur les cellules d'auto-défense pour défendre les villes et les populations.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 15:48

 

 

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Source : El Pais (Madrid) repris dans le Courrier international n° 1039 du 30 septembre au 6 octobre 2010

L’ancienne colonie française, maltraitée par plus de dix ans de dictature, s’enfonce dans la misère. Elle n’intéresse plus l’Occident, et sa population tente de survivre tant bien que mal.

L’horreur règne dans le service de pédiatrie de l’hôpital de Batangafo, en République centrafricaine(RCA). Qussi, 29 ans, espère que Pamilla et Nguéra, ses jumelles de 1 an, survivront à la fièvre élevée et à la diarrhée – provoquées par le paludisme – qui ont conduit à leur hospitalisation quatre jours plus tôt. Elle se rappelle encore que, deux ans auparavant, ses jumeaux de 5 mois sont morts dans ce même hôpital, des suites de la même maladie, tout ça parce qu’ils n’avaient pas été traités à temps. A l’époque, elle avait recouru à la « médecine traditionnelle », et le traitement prescrit par le guérisseur avait retardé de plusieurs jours la prise en charge médicale de ses enfants. A 600 kilomètres au sud de Batangafo, dans un hôpital de la ville de Boda, une cinquantaine d’enfants s’efforcent tant bien que mal de survivre à la malnutrition. Une partie du personnel de ces deux hôpitaux appartient à Médecin Sans Frontières (MSF). La crise qui touche les pays développés ayant drastiquement réduit l’activité dans les mines d’or et de diamants, les habitants de la région restent le ventre creux. Dans ce genre de situation, ce sont toujours les enfants qui souffrent le plus. Dans le nord du pays, près de la frontière avec le Tchad, des centaines de familles construisent des cahutes dans un camp de déplacés improvisé, afin de passer la saison des pluies. Elles ont dû abandonner leur village après que les forces armées centrafricaines (FACA) ont lancé des opérations pour arrêter les rebelles qui y font la loi depuis des années.

Cela n’a rien d’exceptionnel en République centrafricaine, pays oublié entouré d’Etats rendus tristement célèbres par les conflits incessants qui les secouent : le Tchad au nord, le Soudan à l’est, le Cameroun à l’ouest ; le Congo RDC au sud. De nouveaux fléaux frappent la RCA et ses 4,3 millions d’habitants (dont la moitié a moins de 18 ans) : la violence, les déplacements permanents de villages entiers, l’absence de système sanitaire et éducatif décent, la corruption qui règne dans toutes les strates de la société, les épidémies de paludisme et de maladie du sommeil (transmise par la mouche tsé-tsé), la malnutrition…Bref, une situation inextricable, jamais mentionnée dans les médias, dont le protagoniste principal fut Jean Bedel Bokassa – empereur de sinistre renommée, au pouvoir entre 1966 et 1979. Il a légué au pays un système corrompu et violent, consolidé au cours des décennies suivantes par des coups d’Etat successifs qui ont amenés au pouvoir des militaires en quête de fortune. De la colonisation française, il ne reste rien sinon la langue, quelques bâtiments qui tombent en ruine et les intérêts des entreprises hexagonales exportatrices de bois, d’uranium et de métaux précieux. Bangui, la capitale est à l’image de la Centrafrique d’aujourd’hui. A deux heures du matin, son minuscule aéroport évoque une gare routière désertée. Il ne sert à rien d’essayer de faire la queue devant le fonctionnaire en tenue camouflée chargé de vérifier les passeports : la centaine de voyageurs présents se ruent vers lui dans le but d’être les premiers à lui tendre leurs documents officiels. Pendant ce temps, les bagages s’amoncellent au bout d’un tapis roulant qui avance au rythme nonchalant de l’Afrique, avant de les laisser tomber sur le sol de ciment. Bangui « la Coquette » annonce un panneau à l’entrée de la ville. C’est le nom que lui ont donné les Français. On peut à peine le déchiffrer, car les rares réverbères qui fonctionnent encore sont équipés d’ampoules bien peu puissantes. A cette heure, les 400 000 habitants de Bangui dorment, et le seul bruit audible est celui des générateurs qui alimentent la ville en électricité, puisque son unique centrale ne fonctionne pas vingt-quatre sur vingt-quatre. Un bruit caractéristique de la nouvelle bande sonore des capitales des pays pauvres…

Batangafo décrite comme une ville, et il est vrai que près de 28 000 personnes y vivent, dont plus de la moitié a moins de 18 ans. Elle ressemble toutefois plus à un terrain vague géant, sans électricité ni eau courante ni quoi que ce soit qui ressemble à une rue. Les huttes de pisé aux toits de chaume se succèdent, et des centaines d’enfants à moitié nus vous accueillent d’un sourire éclatant. Ce qui tient lieu d’aéroport fait penser à une route de campagne espagnole de quelques centaines de mètres : c’est tout juste assez pour permettre aux avions d’atterrir. Les seuls bâtiments qui ne sont pas faits de pisé sont la mairie, la sous-préfecture, les sièges de quelques ONG et, bien sûr l’hôpital, formé d’un ensemble de bâtisses construites dans les années 1930 et qui se sont détériorées faute de moyens suffisants versés par les autorités sanitaires. En 2006, la section espagnole de Médecins sans frontières était d’ailleurs chargée de la gestion du système de santé du pays.

Heurts avec les rebelles

Le service de pédiatrie est plein à craquer. Et cela alors que nous ne sommes qu’à la fin du mois d’avril : la saison des pluies, responsable de centaines de cas de paludisme, n’a pas encore commencé. Y sont hospitalisés 61 enfants, de quelques mois à 4 ans. Leurs pleurs sont en sourdine, comme s’ils n’étaient pas destinés à être entendus.

Qussi Dorkas à 29 ans. Elle est assise sur l’un des lits entassés dans le baraquement, un frêle bébé dans les bras. A ses côtés se trouve Justine, sa fille de 4 ans, qui tient dans ses bras un autre bébé. Il s’agit de Pamilla et Nguera, deux jumelles d’une dizaine de mois, qui ont été piquées, probablement la même nuit, par des anophèles. Elles ont le paludisme et sont hospitalisées depuis quatre jours, souffrant de fièvre et de diarrhées. On voit saillir de leurs bras squelettiques la perfusion par laquelle elles reçoivent leur traitement. « Je viens de Batangafo. Mon mari m’a abandonnée il y a quelques mois, explique la jeune femme. Il y a quelques jours, mes filles sont tombées malades et cette fois, je suis tout de suite venue à l’hôpital. Je n’ai pas envie de revivre ce que j’ai vécu il y a deux ans, lorsque mes jumeaux de 5 mois sont morts parce que j’avais attendu trop longtemps. »

Si, à partir de Batangafo, on roule deux heures sur la route de terre rouge, on arrive au village de Kabo, le dernier que l’on puisse atteindre en toute sécurité. A partir de là, et jusqu’à la frontière avec le Tchad, l’armée régulière et les rebelles se livrent d’incessants affrontements pour obtenir le contrôle de la zone. Selon le dernier compte-rendu du Bureau du représentant spécial du secrétaire général pour la protection des enfants dans les conflits armés, il y aurait en RCA plusieurs groupes rebelles contrôlant chacun une zone. Tous pratiquent l’enlèvement et le recrutement d’enfants soldats. Des années durant, l’Armée pour la restauration de la démocratie (APRD) fut le groupe le plus actif de la région de Kabo. Il est aujourd’hui en plein processus de désarmement et a libéré plus de cent enfants qui étaient retenus en otages depuis plusieurs années. Ils ont l’air si inoffensifs quand ils font s’arrêter les 4x4 des ONG, inspectent l’intérieur du véhicule et les invitent à continuer leur chemin après avoir levé une rudimentaire barrière en bois. L’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), elle aussi en plein désarmement, a aujourd’hui pratiquement disparu de la circulation. Deux groupes demeurent en revanche très actifs : le FPR, un groupe de Tchadiens qui se comportent comme de véritables brigands et vivent en rackettant les véhicules qui croisent leur chemin ; et, surtout, les forces démocratiques populaires de Centrafrique (FDPC). C’est d’ailleurs ces dernières que vise l’offensive des FACA. Le 25 mars 2010, les guerilleros des FDPC ont pris en otage un groupe de représentants des Nations Unies venus négocier leur désarmement. Quelques jours plus tard, l’un d’eux était exécuté. Le conflit est monté d’un cran.

En avril, les FACA ont réuni les chefs des tribus de la région – de Kabo à la frontière tchadienne – pour leur annoncer une offensive en bonne et due forme. Quiconque resterait dans la région serait considéré comme un complice des FDPC. En l’espace de quelques semaines, la majorité des villages avaient été désertés. Entre 5 000 et 10 000 personnes avaient abandonné leur maison et fui précipitamment. L’histoire se répète. En 2008, pendant les affrontements les plus violents opposant l’armée régulière aux forces rebelles, près de 12 000 personnes avaient dû quitter leur village et passer plusieurs mois dans des camps de déplacés. Beaucoup n’ont jamais pu rentrer chez elles. Quand on arrive au camp, c’est l’étonnement. Le makoundi (chef du village de Bokayanga, à 14 kilomètres au nord de Kabo, explique qu’il est arrivé une semaine auparavant avec les quelque 1 000 habitants dont il a la charge, et qu’ils ont dû partir en hâte. « L’armée nous a dit un jour que nous devions quitter notre village sur le champ. Il est désormais désert et nous ne savons pas quand nous pourrons y retourner. Alors que ça faisait déjà des mois qu’on était obligé, chaque jour, de fuir dans les champs à cause des affrontements entre l’armée et les rebelles. » Augustine Dienba a 64 ans et 12 enfants. Son mari, agriculteur, est resté près du village où ils habitaient auparavant et se nourrit de manioc pour survivre. Il les rejoindra bientôt. Après avoir erré deux jours durant, ses enfants à ses côtés, Augustine est finalement arrivée dans ce camp le 17 avril. Elle a construit une cabane en bois. « Des mois difficiles nous attendent, explique-t-elle. Maintenant, on sait ce que c’est. On a déjà passé plus d’un an ici, en 2008. » Médecins sans frontières a donné deux kits de survie à Augustine et sa famille afin qu’ils puissent s’installer dans le camp. Chacun contient une grande bâche faisant office de toit, deux couvertures, deux moustiquaires, dix mètres de corde, une natte, un pain de savon, quatre assiettes, quatre verres, quatre fourchettes, quatre cuillères, un couteau, un bidon d’une capacité de vingt litres et un sac. C’est tout ce qu’ils possèdent. Mais ils sont convaincus que les Nations unies feront à un moment donné des distributions alimentaires. Le sud de la RCA a longtemps été une région riche. Cette région frontalière du Cameroun et du Congo regorge d’or et de diamants et exporte du bois vers les pays voisins. A 2àà kilomètres au sud de Bangui se trouve Boda qui, avec ses 25 000 habitants, est la ville la plus importante de la région. C’était auparavant une sorte d’îlot de prospérité au milieu de la pauvreté. Il y avait même l’électricité. Puis, l’Europe et les Etats-Unis sont entrés en récession, et le marché du diamant s’est effondré du jour au lendemain. Les prix ont non seulement diminué de plus de la moitié, mais la demande elle-même a baissé. La plupart des mines ont fermé, et elles qui fonctionnent encore aujourd’hui tournent au ralenti.

De minuscules diamants

Personne à Boda ne veut évoquer le sujet. Tout le monde sait que les diamants ont permis la création et le développement de la ville. Aujourd’hui, cependant, ils n’apportent même plus le pain quotidien. Des centaines de jeunes ayant abandonné l’école déambulent dans les rues, en quête de travail, et des familles entières sont durement touchées par la disparition de la poule aux œufs d’or. Les mines, à ciel ouvert, font penser à une immense flaque d’eau et de boue, où 200 ouvriers s’affairent tels des fourmis, déplaçant par pelletées la terre d’une flaque à une autre. Sur les hauteurs se trouve une espèce d’abri, une natte posée au sol, sur laquelle sont assis trois Arabes qui donnent des ordres aux surveillants. Le travail est dur. Très dur. Comme l’énorme trou de boue se trouve à une cinquantaine de mètres du lit du fleuve, de l’eau jaillit du sol à chaque pelletée. La réside la difficulté. Il faut délimiter des petites parcelles d’eau, à environ 5 mètres de profondeur, dans lesquelles on crible les pierres pour chercher les minuscules diamants. Samuel ne doit pas avoir plus de 15 ou 16 ans, bien qu’il affirme en avoir 18. Il vient de sortir de la mine et s’apprête à se reposer un peu. Seulement vêtu d’un maillot de bain moderne et moulant, il tend sa pelle à celui qui prend le relais. « Le travail est très dur mais au moins c’est un travail, et on est payé, affirme-t-il. Je ne peux venir ici qu’une semaine par mois au plus, et je gagne 1000 F CFA par jour (environ 10 euros par semaine). Cela me permet d’aider ma famille. Je ne sais pas à quoi ressemblent les diamants. Je n’en ai jamais vu. La plupart d’entre nous se contentent de creuser, sans s’arrêter. D’autres viennent ensuite, des personnes de confiance qui cherchent les diamants dans la zone délimitée. Quant à nous, nous creusons, nous nous reposons un peu et nous nous remettons au travail. Si nous nous arrêtons, nous sommes virés. Mais je peux m’estimer heureux : à chaque fois qu’ils m’embauchent, je gagne quelques milliers de francs. »

Javier Ayuso

 

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 01:29

 

 

Bozize KNK

 

 

Bakchich dimanche 3 octobre par Francesca Gasse

Arnaque à l’africaine

La collaboration sino-africaine connaît encore quelques ratés. Ainsi le fils du bon président centrafricain François Bozizé a-t-il été délesté de près de 100 000 euros à Paris, le plus naturellement du monde. Le petit Kevin, pas encore 30 ans, en balade dans la Ville lumière, se pique d’acheter un peu d’or. Pour commencer petit, il prête 100 000 euros à un intermédiaire. Un « cuisinier sarthois », comme le désignent les flics, qui répond au doux nom de… Zhenping Xia. À charge pour le cuistot de trouver des revendeurs. Armés de faux documents de douanes, deux escrocs camerounais délestent Zhenping des 100 000 euros sans jamais lui livrer l’or. Un peu chocolat de s’être fait rouler dans une farine bien peu précieuse, le couple sino-centrafricain a porté plainte. L’un des escrocs a été arrêté le 5 septembre. Sans qu’aucune trace ni du grisbi ni de l’or ait été retrouvée. Après les diamants de Bokassa, l’or perdu de Bozizé. La Centrafrique continue d’écrire sa légende…

 

NDLR : Les Centrafricains en ont qu'assez et veulent en finir avec les présidents commerçants et hommes d'affaires comme Bozizé qui, depuis son arrestation avec sa mallette de diamants à Dusseldorf en juin 2004, n'a eu de cesse de souiller l'image de marque de la République centrafricaine. On se souvient aussi qu'un fay man camerounais avait arnaqué Mme Monique Bozizé d'une somme de 25 millions de F CFA qu'il lui avait promis de multiplier Firmin Feindiro, le procureur en service commandé des Bozizé avait fait arrêter le camerounais qui fut détenu plusieurs semaines à la SRI mais craignant que son procès ne puisse entraîner un indécent déballage préjudiciable à la Première dame, le fay man fut purement et simplement remis en liberté.  Une seule solution : BOZIZE DOIT PARTIR !

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