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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 02:02




Paris – (Pana) 01/12/2009 - Le coordinateur des Forces républicaines nouvelles (FRN), ex-rébellion centrafricaine, Christophe Gazambetty a confié, mardi à la PANA, avoir été empêché de prendre un vol à destination de Paris par les autorités de Bangui qui ont confisqué son passeport.

Je me trouvais jeudi soir sur le vol AF 883 en partance de Bangui pour Paris lorsque le commissaire de police de l'aéroport est venu m'inviter à descendre. Après la confiscation de mon passeport, j'ai été invité à me présenter à la direction de la police administrative, ce que j'ai refusé de faire", a-t-il raconté au téléphone.

L'ex-chef rebelle, qui était revenu à Bangui dans le cadre des accords de Syrte, a expliqué ses déboires par "la frilosité" du pouvoir centrafricain.

"Il n'y a aucune raison qui justifie l'atteinte à la liberté de circulation dont j'ai été victime. Je partais à Paris pour recevoir les soins que nécessite mon diabète chronique. Mais depuis que la rébellion a repris dans le nord le pouvoir fait preuve d'une grande frilosité", a-t-il regretté.

M. Gazambetty, ancien ambassadeur de Centrafrique à Pékin, a, par ailleurs, indiqué qu'il a saisi le Bureau des Nations unies en Centrafrique (BONUCA) sur sa situation.

"J'ai été reçu au BONUCA pour exposer ma situation et j'espère que les choses vont rentrer rapidement dans l'ordre. En tout état de cause, j'ai réservé une place sur le vol Paris-Bangui de jeudi soir. Et j'espère que cette fois, les autorités me laisseront partir", a-t-il encore dit, en justifiant son optimisme par la restitution de son passeport.

Les FRN ont accepté de déposer les armes et de rentrer dans le processus politique, en mai dernier, à la suite de la médiation libyenne qui a abouti aux accords intercentrafricains dits de Syrte.



NDLR : Ce monsieur était le porte-parole du FDPC d’Abdoulaye Miskine. C’est en tant que tel et non comme responsable des Forces Républicaines Nouvelles comme il l’affirme, qu’il s’était rendu à Bangui dans le même avion que Bozizé avec une bonne vingtaine d’éléments du FDPC dont aussi André Ringui Le Gaillard aujourd'hui membre de la CEI, après en effet, la signature de l’Accord de Paix Global par Miskine à Syrte le 3 juillet dernier. On sait ce qui est advenu desdits Accords de Paix. A la suite de l’arrestation de deux de ses éléments à Bangui, Miskine les a dénoncés dernièrement. Reste que pour dîner avec le diable, ne dit-on pas qu’il faut se munir d’une longue cuillère.  Le jeudi où il devait embarquer le soir n'était-ce pas le même jeudi où très tôt le matin, on avait appris l'attaque et la brève occupation de la ville de Ndélé par un autre mouvement rebelle, la CPJP. La "frilosité" du pouvoir de Bozizé à laquelle ce chef rebelle fait allusion pourrait probablement s'expliquer par cette raison.

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 01:11




Les magouilles électoralo-financières de Bozizé en 2004-2005 remontent en surface

Peu à peu, les diverses magouilles opérées par Bozizé et ses amis mafieux pour financer sa campagne électorale en 2004-2005 remontent à la surface mais on ne sait pas exactement combien d’affaires aussi sordides ont émaillé le passage de Bozizé à la tête de la RCA. C’est le cas de l’affaire dont nous publions ci-dessous le document d’assignation devant le Tribunal de commerce de Nanterre en France, demandée par l’avocat d’une jeune société française dénommée KIOSK INDUSTRY à qui Bozizé a passé une commande jamais honorée d’une centaine de bornes multiservices interactives pour les élections de 2005 pour un montant de 4.979.800 euros, situation qui a plongé la jeune entreprise dans des difficultés qui ont fini par entraîner sa mise en liquidation judiciaire.

C’est par l’intermédiaire de sa nièce, Annette Ngaibona devenue par la suite Mme Annette Ibrahim Paco, député de Carnot 1 de sinistre réputation, que l’affaire a été initiée. Mme Annette Ibrahim Paco est par ailleurs aujourd’hui présidente des femmes KNK à l'issue de leur congrès de M'baïki. Cette sale affaire porte un rude coup à l’image de marque de la République centrafricaine au travers de celle de son président du moment. Si Bozizé perd son immunité présidentielle après une défaite électorale par exemple, il deviendra ipso facto un gibier de prédilection de la justice internationale aussi bien pour ce genre d’affaire de créances impayées que pour d’autres auxquelles s’intéresse déjà la Cour pénale internationale.

Puisque la commande a été passée par le candidat François Bozizé Yangouvonda, on suppose que c’était pour les besoins de sa campagne de 2005. Par conséquent, c’est lui que cette sale affaire concerne. Assigné en justice en juin dernier, l’addition (c’est le cas de le dire) qu’il doit acquitter est particulièrement corsée. soit quatre millions neuf cent soixante dix neuf mille huit cent (4.979.800) euros ou trois milliards deux cent soixante six mille cinq cent vingt neuf mille six cent quatre vingt huit centimes (3.266.529,688) de F CFA pour la facture initiale de sa commande + sept millions cinq cent mille (7.500.00) euros à titre de dommages et intérêts + (150.000) euros ou neuf millions huit cent trente neuf mille trois cent cents quarante (9.839.340) F CFA au titre des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile, soit en tout douze millions six cent vingt neuf mille huit cents (12.629.800) euros ou en gros huit milliards deux cent quatre vingt quatre millions cinq cent quatre vingt treize mille (8.284.593,088) F CFA. C’est aussi une preuve que Bozizé a fait financer sa campagne de 2005 par des magouilles sur les fonds publics.

Selon nos informations d’une source qui a requis l’anonymat, pour sa campagne électorale de 2010, Bozizé vient de passer commande chez CFAO Bangui de plus d’une centaine de véhicules 4 x 4 pick-up ainsi que de plusieurs dizaines de motocyclettes pour un montant global de plusieurs milliards de F CFA. Il a même exigé que tout ce matériel roulant soit peint avant d’être livré, en orange, couleur de son parti KNK. On est curieux de connaître la provenance de ces milliards avec lesquels il va payer cette fois-ci on espère, ces véhicules de campagnes et ces motos.

Par ailleurs, il vient de faire procéder comme nous l’annoncions dans nos précédentes parutions de la semaine dernière, qu’il y a lieu de craindre que Bozizé ne détourne les 26 milliards de F CFA que le FMI vient de faire virer par la BEAC au trésor centrafricain destinés à l’apurement des dettes de l’Etat vis à vis des banques de la place dont le plafond est déjà très élevé, pour effectuer d’autres dépenses. Pour d’évidentes raisons électoralistes, il vient de faire procéder au versement de deux mois de salaires aux agents de l’Etat et on projette encore le paiement d’autres mensualités coup sur coup. On appelle à Bangui ce coup de Bozizé « deux SIM », allusion faite à certains téléphones mobiles dans lesquelles on peut glisser à la fois deux puces ou cartes SIM. Mais que représentent une vingtaine de milliers de fonctionnaires dans le corps électoral centrafricain ?

Rédaction C.A.P


ASSIGNATION

DEVANT LE TRIBUNAL DE COMMERCE DE NANTERRE

 

 

 

 

L'AN DEUX MILLE NEUF et le

 

 

A LA REQUETE DE :

Maître LEGRAS de GRANDCOURT, es-qualité de Mandataire Liquidateur de la société KIOSK INDUSTRY, domicilié 57/63 rue Ernest Renan - 92000 NANTERRE,

Ayant pour Avocat

Maître Michel DUTILLEUL-FRANCOEUR

Avocat au Barreau de Paris

39, avenue Victor Hugo 75116 PARIS

Tél: 01.40.67.91.66 - Fax: 01.40.67.97.01

Toque: A 416

 

 

 

J'AI:

DONNE ASSIGNATION A :

La REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Présidence de la République de Centrafrique BANGUI - CENTRAFRIQUE.

Ayant pour Avocat

Maître Wang-You SANDO

Avocat au Barreau du Val de Marne,

22 rue Jules Vanzuppe 94200 IVRY SUR SEINE

Tél: 01.46.70.28.18 -fax: 01.46.70.09.65

Tél: 01.40.67.91.66 - Fax: 01.40.67.97.01

Toque: PC 313

 

 

 

 

-2-

D'AVOIR A COMPARAITRE LE JEUDI 18 JUIN 2009 A 09H15

A l'audience et par devant Messieurs les Président et Juges composant le TRIBUNAL DE COMMERCE DE NANTERRE - 4 rue Pablo Neruda 92000 NANTERRE.

L'infol1nant que faute par elle de se présenter ou d~ se faire valablement représenter à cette audience, un jugement pourra néanmoins être rendu contre elle sur les seuls éléments fournis par son adversaire à cette audience ou toute autre audience ultérieure en cas de renvoi.

Lui rappelant qu'elle peut:

- soit se présenter seule devant le Tribunal

- soit se faire représenter ou assister par Avocat,

- soit se faire représenter par toute personne de son choix qui devra justifier d'un pouvoir spécial.

                        OBJET DE LA DEMANDE           

LES FAITS

La société KIOSK INDUSTRY était en 2004 une jeune start up, spécialisée dans la conception, la fabrication et la vente de bornes interactives multifonctions pour un usage orienté au grand public pouvant être installées soit à l'intérieur, soit à l'extérieur.

Les prototypes de ces bornes, véritables plate-forme multiservices, ont été installés dès la création de la société, notamment à la RATP dans le cadre du projet « culture attitude» ou encore, à titre d'essai, dans l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle pour le compte d'AIR FRANCE, bornes qui ont suscité de grandes marques d'intérêt de la part de cette Compagnie puisque, postérieurement, des bornes identiques ont été mises en service dans toutes les escales d'AIR FRANCE, en France, bornes que n'a pu fournir la société demanderesse en raison de ses difficultés financières qui ont abouti à sa mise en liquidation judiciaire.

-3-

Dans le courant de l'année 2004, la société KIOSK INDUSTRY a reçu de la part de la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE une demande d'informations sur les bornes car celle-ci souhaitait équiper le pays de bornes interactives devant être installées dans les centres administratifs, pôles universitaires et centres parapublics en vue des élections législatives et présidentielles devant se tenir dans le courant de l'année 2005 .

Les responsables de la société KIOSK INDUSTRY se sont rendus à BANGUI pour présenter l'activité de leur société et les produits réalisés et, à la suite de cette visite, au mois de septembre 2004, Madame Annette N'GAIBONA, Conseiller spécial du Président de la République de CENTRAFRIQUE, le Général François BOZIZE s'est rendue en FRANCE pour discuter avec les responsables de la société KIOSK INDUSTRY des possibilités et des conditions d'installation des bornes dans son pays.

A la suite de cette visite, sur la demande de Madame Annette N'GAIBONA, la société KIOSK INDUSTRY a adressé à la Présidence de la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, une proposition pour la réalisation et la mise en place de 100 bornes interactives dites « SECURE KIOSK ».

Cette offre a été acceptée par la Président de la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, François BOZIZE, et immédiatement, la société demanderesse lui a fait tenir des factures pro forma correspondant au coût de ses prestations.

Par télécopie en date du 13 septembre 2004, Monsieur le Président de la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE a en effet passé commande des 100 bornes « SECURE KIOSK » pour un montant de 4 979 800 €.

En suite de cette commande, Monsieur Robert DULAS, agissant pour le compte de la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE s'est mis en rapport avec la société demanderesse pour l'inviter à entamer sans délai la fabrication du matériel et sans attendre l'acompte tel qu'il était prévu dans les conditions générales de vente en remettant deux documents garantissant le paiement, à savoir:

-4-

1°) un mandat en date du 23 octobre 2004, libellé en ces termes:

« Dans le cadre de la préparation des élections législatives et présidentielles prévues en République Centrafricaine au cours du premier trimestre 2005, nous soussignés, Général de Division François BOZIZE, Président de la République, Chef de l'Etat donnons mandat à Monsieur Robert DULAS, passeport n° 03XY47296 délivré le 18-06-2003 en France, aux fins de lever les crédits nécessaires à l'acquisition de matériel de communication «bornes» d'information ou tout autre matériel adapté nécessaire pour le déroulement d'élection démocratique, juste et transparente.

Le présent Mandat est destiné aux organismes internationaux et institutions bancaires susceptibles d'octroyer un prêt ou un don à la République Centrafricaine pour l'aider à accomplir le processus électoral dans les conditions souhaitées par les communautés nationale et internationale.

Dans le cas d'un prêt, les négociations seront engagées en rapport avec le ministre centrafricain en charge des Finances. Aussi les garanties nécessaires à la contre-valeur du prêt consenti seront émises par la République Centrafricaine.

En foi de quoi, le présent Mandat est délivré pour service et valoir ce que de droit. »

2°) Un titre de garantie en date du 30 novembre 2004 signé par le Président de la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE conjointement avec son Ministre de l'Economie, libellé en ces termes:

«A l'attention de Monsieur Robert DULAS

Titulaire du mandat délivré par nos soins le 23 octobre 2004

TITRE DE GARANTIE

Nous soussigné François BOZIZE, Président de la République, Chef de ['Etat

Attestons mettre en déposit au sein de la Banque Commercial BANK OF CENTRAL AFRICA (CBCA)

-5-

La contrevaleur de CINQ MILLIONS D'EUROS nécessaire à la garantie du crédit négocié auprès des Institutions Financières dans le cadre des élections qui se dérouleront dans notre Pays au cours du dernier trimestre 2004 et du premier trimestre 2005.

Nous précisons que cette garantie sera appelable à première demande de l'organisme financier mettant en place la ligne de crédit souhaitée.

Fait pour valoir ce que de droit. »

Fort de la commande émanant de la plus haute autorité de la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE et des garanties offertes, la société KIOSK INDUSTRY a en parfaite confiance et toutes affaires cessantes, procédé à la fabrication des 100 bornes commandées, de telle manière qu'elles puissent être mises à la disposition et livrées à son client dans les premiers jours du mois de janvier 2005, malgré le fait que les conditions générales de vente avaient prévu le règlement d'un acompte de 40 % du prix.

Par courrier en date du 5 janvier 2005, la société KIOSK INDUSTRY a informé son cocontractant, le Général BOZIZE du fait que sa commande avait été réalisée et a adressé les factures correspondantes, en demandant qu'il lui soit envoyé une lettre de crédit irrévocable en règlement des sommes dues, en précisant qu'à réception de cette lettre de crédit et confirmation par sa banque, les bornes seraient immédiatement livrées.

La REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE n'a pas jugé utile de donner suite à ce courrier et ce n'est que le 1 cr février 2005 que Monsieur Robert DULAS en sa qualité de mandataire du Président de la République, informera la société KIOSK INDUSTRY qu'un premier règlement de 2500000 € allait intervenir immédiatement, en ajoutant que le dossier devait être clos dans les quinze jours suivants.

Cet engagement n'a été suivi d'aucun effet et toutes les démarches amiables qui ont été effectuées pour obtenir le règlement des sommes dues, resteront infructueuses.

-6-

Du fait de la défaillance de son client, la société KIOSK INDUSTRY n'a pas été en mesure de faire face à ses créanciers et a été contrainte de déposer son bilan; par jugement du Tribunal de Commerce de NANTERRE en date du 27 mars 2007, elle a été déclarée en liquidation judiciaire et Maître LEGRAS de GRANDCOURT a été désigné en qualité de Mandataire Liquidateur.

DISCUSSION

Il est constant:

- Que la commande de la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE est particulièrement précise et ne comporte aucune réserve et qu'en vertu du principe du consensualisme, après acceptation de son offre par la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, le contrat a été formé.

- Que la société KIOSK INDUSTRY s'est donc mise à exécuter le travail demandé, conformément aux spécifications contenues dans sa proposition et qu'au moment de la livraison, la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE n'a pas voulu exécuter tant son obligation de réception que son obligation de paiement.

Ainsi, la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE a parfaitement engagé sa responsabilité contractuelle et doit être condamnée à payer l'intégralité du prix des prestations commandées soit la somme de 4.979.800 €, d'autant que compte tenu de la spécification du matériel devant être livré, celui-ci n'a pu être revendu à d'autres clients.

La société KIOSK INDUSTRY, en outre, a subi un préjudice considérable.

En effet, le non règlement des factures l'a conduite au dépôt de bilan car elle n'a pu, malgré les efforts de ses actionnaires, honorer l'intégralité de ses dettes.

-7-

Ce manque de trésorerie lui a interdit de développer son activité alors que, parallèlement, le marché des bornes s'était particulièrement développé et qu'elle était en passe de devenir leader dans ce domaine.

Elle n'a pu, en particulier, concrétiser le marché des bornes AIR FRANCE dans les divers aéroports français, lequel représente plusieurs dizaines de millions d'euros de commandes, comme elle n'a pu poursuivre ses relations commerciales avec la RATP ou encore la SNCF dans la mesure où elle n'avait pas les moyens financiers pour effectuer les recherches nécessaires et, surtout, acquérir le matériel indispensable pour répondre aux commandes pouvant lui être passées.

Elle n'a pas non plus concrétisé un contrat particulièrement important avec la CNAM.

Bien plus, si la condamnation que ne manquera pas de prononcer le Tribunal et l'exécution de celle-ci permettra à la société KIOSK INDUSTRY de revenir in bonis, elle n'en restera pas moins marquée d'une tâche indélébile, à savoir, sa mise en liquidation judiciaire.

Or, cette mise en liquidation judiciaire, même si elle est rapportée, interdit à la société KIOSK INDUSTRY de postuler pour des marchés publics ou parapublics puisque, aux termes du Code des Marchés de l'Etat, les sociétés ayant été déclarées en redressement judiciaire et a fortiori mises en liquidation judiciaire, ne peuvent répondre à des appels d'offre soit de l'Etat soit d'organismes ou sociétés paraétatiques.

La société KIOSK INDUSTRY par là même voit se fermer une grande partie de son champ d'activité, lequel se limitera aux groupes privés.

En fait, elle devra sans nul doute modifier sa stratégie de développement et devra réembaucher de nouveaux ingénieurs et créer de nouveaux produits adaptés cette fois plus au secteur privé qu'au secteur public.

Ce chef de préjudice de préjudice est donc considérable et l'allocation d'une somme de 7 500000 € représente une réparation modeste du dit préjudice.

-8-

Enfin, il serait inéquitable de laisser à la charge de la société KIOSK INDUSTRY les frais irrépétibles qu'elle a exposés et il y a lieu de condamner la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE à lui payer une somme de 150000 € au titre des dispositions de l'article 700 du Code de Procédure Civile.

            PAR CES MOTIFS            

Vu l'article 1147 du Code Civil,

Constater que la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE n'a pas respecté ses obligations contractuelles et notamment celle de régler le prix d'acquisition des bornes réalisées par la société KIOSK INDUSTRY ;

En conséquence,

Condamner la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE à payer à la société KIOSK INDUSTRY:

1°) la somme de 4 979 800 €.

2°) la somme de 7 500 000 € à titre de dommages et intérêts.

Dire que ces sommes porteront intérêts au taux légal à compter de l'acte introductif d'instance.

Ordonner la capitalisation des intérêts, années par années, et ce conformément aux dispositions de l'article 1154 du Code Civil.

Condamner la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE à payer à la société KIOSK INDUSTRY une somme de 150000 € au titre des dispositions de l'article 700 du Code de Procédure Civile.

Ordonner l'exécution provisoire du jugement à intervenir.

Condamner la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE aux entiers dépens SOUS TOUTES RESERVES

-9-

Liste des pièces

01. Photo de Madame Annette N'GAIBONA prise à l'occasion de sa visite préalable à la commande

02. Télécopie de KIOSK INDUSTRY en date du 4 août 2004

03. Mandat à Monsieur DULAS en date du 23 octobre 2004

04. Offre de la société KIOSK INDUSTRY

05. Lettre de commande du Président de la République CENTRAFRICAINE en date du 23 septembre 2004

06. Titre de garantie du 30 novembre 2004

07. Lettre de KIOSK INDUSTRY en date du 5 janvier 2005

08. E-mail de Monsieur DULAS en date du 1er février 2005

09. Relance de KIOSK INDUSTRY en date du 24 février 2005

10. télécopie de KIOSK INDUSTR y en date du 1 er mars 2005

1l. relance de KIOSK INDUSTRY en date du 2 mars 2005

12. lettre de KIOSK INDUSTRY en date du 22 mars 2005

13. mise en demeure en date du 30 mars 2005

14. lettre de KIOSK INDUSTRY  en date du 13 avril 2005

15. lettre de KIOSK INDUSTRY en date du 26 aVlil2005

16. lettre de KIOSK INDUSTRY  en date du 5 juillet 2006

17. mise en demeure à la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE en date du 2 avril 2007

18. lettre à Monsieur l'Ambassadeur de CENTRAFRIQUE en date du 2 avril 2007

19. lettre à Monsieur l'Ambassadeur de CENTRAFRIQUE en date du 17 avril 2007

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 00:41




         siège de la CEMAC à Bangui

(Cameroun link 01/12/2009)



Au menu, le choix d’un nouveau gouverneur à la Beac, l’intégration régionale et les administrations provisoires des banques. Initialement prévue le 30 novembre, à Bangui, en Centrafrique, la conférence des chefs d’Etat de la Cemac va se tenir finalement le 14 décembre. L’information défile en boucle à la page d’avant-garde du site web de la Cemac depuis la semaine dernière. Elle a été reprise directement par plusieurs journaux en ligne comme Camerounactu.net, qui a été l’un des premiers d’ailleurs à annoncer son report en début du mois de novembre.

 De sources proches de la Cemac, citées par le journal du Rdpc, L’Action, l’élection présidentielle en Guinée Equatoriale a motivé ce report. En effet, expliquent les sources susdites, la date du 30 initialement arrêtée de commun accord par les dirigeants de la sous région n’arrangeait pas Teodoro Obiang Nguema, candidat à sa propre succession à l’élection présidentielle qui se déroulait le même jour.

Sauf miracle, les six chefs d’Etat vont se réunir le 14 décembre courant. Cette rencontre, vraisemblablement la dernière de l’année 2009, est pleine d’enjeux. Au regard des dossiers qui sont au menu des échanges. Le plus croustillant est sans doute le remplacement du gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), Philibert Andzembé, désavoué par Ali Ben Bongo Ondimba, à la suite des scandales financiers au Bureau extérieur de Paris (Bep) qui ont fait perdre plus de 19 milliards F Cfa à cette institution. Paul Biya, Idris Deby Itno, François Bozize, Theodoro Obiang, Sassou Nguesso et Ali Bongo doivent désigner le nouveau gouverneur. S’ils décident de ne pas sauter le verrou du consensus de Fort Lamy, ils suivront donc la proposition du Gabon. Dans le cas contraire, l’affaire devra se jouer avec dans le rôle principal, la Guinée Equatoriale qui se revendique la nouvelle place de leader.

Les autres dossiers sont, entre autres, le problème d’intégration régionale qui piétine jusqu’ici, précisément la problématique de la circulation des hommes et des biens avec, en toile de fond, la finalisation du projet du passeport biométrique Cemac, l’évaluation des reformes institutionnelles en cours, la validation de la feuille de route du Programme économique régional (Per) et son financement. L’autre grand sujet devant également être au menu est celui des administrations provisoires des banques. « Il s’agit d’un problème d’Etat », apprend-on

© Copyright Cameroun link

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 12:16




 

AFP  01/12/2009 | Mise à jour : 10:48

Le président centrafricain François Bozizé a appelé hier à l'unité pour les élections présidentielle et législatives prévues en 2010 à une date non fixée, dans un message à la nation adressé à la veille de la fête nationale.

"Pour l'année 2010, je souhaite, pour tous, que nous allions aux élections pour choisir nos futurs dirigeants dans l'unité, la dignité et la sincérité", a déclaré hier soir François Bozizé dans ce message diffusé par les médias publics. Il a appelé le gouvernement, l'administration, les forces de défense et de sécurité et la société civile à tous se "préparer à ces enjeux électoraux".

Aucune date n'a encore été fixée pour ces élections et des opposants ont exprimé leur scepticisme sur le calendrier électoral. Une Commission électorale indépendante (CEI), créée fin août, est chargée d'organiser et superviser ces scrutins. "Je formule le voeu que la CEI puisse redoubler d'efforts dans la préparation de ces élections", a dit François Bozizé.

Les Centrafricains célèbrent aujourd'hui le 51e anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine par Barthélémy Boganda, considéré comme le père-fondateur du pays dont l'indépendance a été proclamée le 13 août 1960.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 12:08




 
(Agence Centrafrique Presse 01/12/2009) - Le ministre d’Etat au Plan, à l’Economie et à la Coopération Internationale, M. Sylvain Maliko, et l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine, M. Shi Hu, ont signé, lundi 30 novembre 2009, à Bangui, un accord de coopération économique et technique, relatif à un prêt sans intérêt de 2,6 milliards FCFA, en présence du ministre des Finances et du Budget, M. Albert Besse.

 « Ce prêt sera destiné à l’achat de deux systèmes d’inspection mobile de conteneurs véhicules en vue d’accélérer les formalités du dédouanement, de lutter contre la fraude en Centrafrique et d’accroître les recettes douanières à l’Etat », a indiqué l’Ambassadeur Shi Hu.

 Le ministre d’Etat Maliko a déclaré quant à lui que « le gouvernement a entamé un vaste chantier de réforme de l’administration douanière, qui vise l’accroissement des recettes et doit nécessairement permettre de doter la douane d’outils technologiques modernes ».

« Cette nouvelle technologie de détection qui sera mise à la disposition de nos services douaniers aux différents postes de contrôle, permettra à notre pays d’améliorer les conditions de travail des douaniers, d’optimiser la performance de ces recettes et d’enrayer le phénomène de la fraude qui occasionne un manque à gagner très important », a-t-il ajouté.

Il faut rappeler qu’à l'occasion d'une visite d'amitié effectuée en Chine au mois de septembre dernier par le président François Bozizé,un accord de coopération économique et technique avait été signé pour un don à la Centrafrique d’un montant d’environ 7,8 milliards.


F. Biongo/ACAP.

© Copyright Agence Centrafrique Presse

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 04:41




 

Dès après sa désignation, nous avons été les premiers à attirer l’attention de l’opinion sur la véritable nature du vrai faux « Révérend pasteur » Joseph Binguimalet placé par Bozizé à la tête de la Commission électorale dite indépendante (CEI). Nous avons en outre dénoncé cette supercherie de Bozizé et sa clique qui consiste à s’assurer une surreprésentation dans la CEI en y désignant cinq personnes au nom des « pouvoirs publics » et cinq autres au nom de la « majorité présidentielle », soit en tout dix personnes qui représentent en réalité les intérêts de du même et seul Bozizé au sein de la CEI.

Parmi ceux qui siègent à la CEI au nom des « pouvoirs publics », il y a un certain Thomas Zadanga, un boziziste pur et dur, agent du trésor public national qui se retrouve également trésorier général de la CEI. Nous apprenons que le président et vrai faux pasteur de la CEI aurait remis à ce trésorier de la CEI, une facture pro forma qu’il se serait fait délivrer par un commerçant libanais de la place pour un lit à coucher d’une valeur de six millions (6) de F CFA. Comme par hasard, le nom de ce Libanais figure sur la liste des membres du comité des sages du parti KNK de Bozizé depuis leur dernier congrès de Mbaiki. C’est gros comme une maison cela correspond parfaitement aux mœurs en bozizie. Il faut bouffer au maximum et vite. Connaissant cette faune de prédateurs, tout indique qu’il s’agit pour eux de ponctionner six (6) millions de F CFA qu’ils pourront par la suite se partager entre protagonistes de cette scandaleuse affaire.

On ne peut qu’être écoeuré par le comportement de ces prédateurs cupides agglutinés au sein de la CEI à un moment où plusieurs centaines de milliers de petits centrafricains sont en proie à la famine et à une malnutrition infantile sévère dans de nombreuses préfectures de Centrafrique. Ces truands et corrompus de la CEI sont totalement indifférents et sourds à cette dramatique situation de famine quasi généralisée qui défraie pourtant la chronique à l’heure actuelle. On aimerait bien savoir sur quoi se couche le vrai faux pasteur Binguimalet depuis qu’il est rentré au pays dans le même avion que son compère Bozizé. Pourquoi la CEI doit –elle lui acheter un lit à 6 millions de F CFA ? Est-ce la vocation première de cette structure ? Ces gens marchent vraiment sur la tête !

Selon nos informations, l’ambassade de France à Bangui s’apprêterait si ce n’est peut-être déjà fait, à verser une enveloppe de 200.000 euros environ 150 millions de F CFA à la CEI pour lui permettre de démarrer ses activités. Il ne serait pas superflu qu’un contrôle strict de la moralité des dépenses et des règles de gestion financière rigoureuse soient mises en place pour l’utilisation de cet argent. Faute de cela, ce serait de l’argent jeté par la fenêtre pour l’enrichissement de quelques crapules.

Le travail cardinal qu’on attend de la CEI est surtout d’effectuer le recensement des citoyens centrafricains tant sur le territoire national qu’à l’étranger afin de constituer des listes électorales dignes de ce nom pour que des élections transparentes et crédibles puissent avoir lieu. Il n’est surtout pas question d’aller aux élections sur la base des fichiers du corps électoral qui ont servi à la mascarade électorale de 2005 ni les pseudos listes électorales clandestines de Bozizé et son parent ministre Elie Ouéfio. Bozizé et ses complices de la CEI sous-estiment l’ampleur de ce travail de recensement en parlant de l’accomplir en un mois. C’est tout simplement inadmissible et de la franche rigolade. Eu égard à la vraie nature et l’identité des personnes placées par Bozizé à la tête de la CEI, on est très peu surpris de la tournure que prennent les choses au sein de cette CEI. Les préoccupations de lit à coucher à 6 millions de F CFA sont aux antipodes du travail attendu de la CEI. Par conséquent, Centrafrique-presse exige la démission pure et simple du président de la CEI Joseph Binguimalet ainsi que celle de son fameux trésorier général, le boziziste pur et dur Thomas Zadanga. Honte à eux !

 

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 04:23




 

Linternationalmagazine.com  le 30/11/2009

La France et le Rwanda sont convenus de rétablir leurs relations diplomatiques, qui avaient été rompues en novembre 2006, annonce l’Elysée dans un communiqué.

"Le secrétaire général de la présidence de la République, M. Claude Guéant, s’est rendu aujourd’hui (dimanche) à Kigali (Rwanda) où il a eu des entretiens avec le président de la République du Rwanda, M. Paul Kagame", précise la présidence française dans un communiqué.

"A l’issue de ces entretiens, le président de la République française et son homologue rwandais sont convenus de rétablir les relations diplomatiques entre les deux pays", ajoute le communiqué.

Le Rwanda avait décidé le 24 novembre 2006 de rompre ses relations diplomatiques avec la France à la suite d’une procédure judiciaire menée par le juge antiterroriste français Jean-Louis Bruguière sur plainte des familles de l’équipage français de l’avion du président rwandais Juvenal Habyarimana, abattu en avril 1994.

A Kigali, la ministre rwandaise des Affaires étrangères a confirmé devant la presse la réconciliation franco-rwandaise. "Il s’agit de l’aboutissement des discussions que nous avons eues (...) et nous sommes persuadés que c’est le début de la mise en oeuvre de relations nouvelles, plus fortes et meilleures qu’elle ne l’ont jamais été", a déclaré Rosemary Museminali.

De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a parlé d’un "lent et patient effort" fourni en commun par Paris et Kigali. "Ces deux pays qu’unissent à la fois tant d’incompréhensions, de culture commune et d’espoirs partagés, vont reprendre leur marche solidaire", ajoute le ministre français dans un communiqué.

A Kigali, Claude Guéant a précisé que le nouvel ambassadeur de France au Rwanda serait nommé en Conseil des ministres dans les deux semaines qui viennent. "Le Rwanda a un grand rôle à jouer dans cette région en termes de développement et de sécurité. C’est aussi un exemple de bonne gouvernance pour l’ensemble de l’Afrique. Pour cette raison, la France a décidé de soutenir le Rwanda", a-t-il ajouté.

En octobre dernier, Paris avait refusé l’asile politique à la veuve de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana, dont l’assassinat en 1994 avait marqué le point de départ d’un génocide qui a fait 800.000 victimes. La France était accusée par les dirigeants arrivés au pouvoir à Kigali après le génocide d’avoir contribué aux crimes et protégé certains de ses auteurs en leur permettant de s’abriter sur son territoire. "La France n’oubliera aucune des victimes" du génocide, a dit à ce sujet Bernard Kouchner. Agathe Habyarimana a quitté le Rwanda trois jours après l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion du son mari, abattu par des missiles sol-air à son atterrissage à Kigali. Les magistrats antiterroristes français ont lancé en 2006 des mandats contre neuf officiels rwandais proches de Paul Kagame, leur imputant l’attentat du 6 avril 1994 et donc une responsabilité indirecte dans le génocide.

En mars dernier, la justice française avait par ailleurs levé le mandat d’arrêt visant Rose Kabuye, chef du protocole de la présidence rwandaise mise en examen pour son rôle présumé dans l’attentat contre Habyarimana. Le gouvernement rwandais avait à cette occasion exprimé sa "satisfaction". Arrêtée le 9 novembre 2008 en Allemagne, Rose Kabuye, considérée comme une proche du président Paul Kagame, avait été extradée vers la France. Elle a depuis regagné son pays.

 

Le Rwanda espère "assainir un climat qui a été empoisonné" avec la France

KIGALI (AFP) - lundi 30 novembre 2009 - 12h29 - Le Rwanda espère "pouvoir assainir un climat diplomatique qui a été empoisonné depuis 1994" avec la France, a déclaré à l'AFP la porte-parole du gouvernement rwandais, au lendemain de l'annonce de la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays.

Interrogée sur les accusations de Kigali quant à une implication française aux côtés du pouvoir hutu qui a perpétré le génocide de 1994 -- ce que Paris a toujours démenti --, Mme Louise Mushikiwabo a affirmé "qu'il n'y avait pas de contradiction entre tourner la page et ne pas oublier", dans une interview recueillie lundi au téléphone.

"C'est un peu ce qui se passe au Rwanda même", ajoute-t-elle, à propos du génocide dans lequel ont péri selon l'ONU 800.000 personnes, essentiellement d'origine tutsi, entre avril et juillet 1994.

"Dans les relations renouvelées entre la France et le Rwanda, c'est bien sûr un sujet un peu délicat. Mais c'est cela, le rôle de la diplomatie. Nous allons échanger, et essayer de s'entendre sur certaines réalités historiques", a poursuivi la ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement rwandais.

Paris et Kigali ont annoncé dimanche la reprise de relations diplomatiques que le Rwanda avait suspendues fin 2006, après l'émission de mandats d'arrêt par le juge français Jean-Louis Bruguière contre neuf proches de Paul Kagame, qu'il soupçonnait d'implication dans l'assassinat de l'ex-président rwandais Juvénal Habyarimana. Cet attentat est considéré comme l'élément déclencheur du génocide.

Si le Rwanda continue de juger "injustes" ces mandats, il ne s'attend pas à ce que la reprise des relations diplomatiques influe sur le cours de la justice française. "Les mandats d'arrêt étaient effectivement à l'origine de la rupture, mais c'est une affaire qui ne dépend que du pouvoir judiciaire, qui est indépendant du pouvoir politique à Paris comme à Kigali", commente la ministre.

Mme Mushikiwabo fait remonter la décrispation des relations franco-rwandaises à l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007, notant que "le président Sarkozy avait fait comprendre dès son arrivée au pouvoir qu'il allait essayer de résoudre le problème du Rwanda".

Enfin, "il n'y a aucune articulation" entre la reprise des relations franco-rwandaises et l'accession au Commonwealth du Rwanda, toutes deux annoncées dimanche, "juste une heureuse coïncidence", selon la ministre.

 

NDLR : Alors que Paris et Kigali refont la paix, nous apprenons d’une source qui a requis l’anonymat que Jean Luc Habyarimana, le fils du défunt président rwandais Juvénal Habyarimana, qui habite  à Courbevoie en région parisienne, s’agite et prend attache avec Fabien Singaye, un obscur conseiller rwandais du président centrafricain François Bozizé qui s’est fait beaucoup de fric en jouant les go between entre AREVA et le président centrafricain à propos des mines d’uranium de Bakouma situées dans le Sud-Est de la République centrafricaine. Jean Luc Habyarimana qui est Hutu, compterait en effet désormais sur Fabien Singaye et donc sur l’argent d’AREVA en quelque sorte  pour financer son entrée en politique au Rwanda afin de reconstituer le hutu-power dans ce pays. Kigali va certainement beaucoup apprécier ce genre de parrainage. A suivre…

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 04:19




Boureima Diallo L’Observateur Paalga

29 Novembre 2009

 

La Centrafrique entre de nouveau dans une zone de turbulence, à l'approche de la présidentielle. Sauf report de dernière minute en effet, le premier semestre de 2010 verra la tenue de la présidentielle en République centrafricaine (RCA). Et déjà, les états-majors des partis politiques y fourbissent leurs armes pour ne pas être gros-jean comme devant quand l'heure aura sonné.

Il y a quelques jours seulement, on notait le retour au bercail du président Ange Félix Patassé après un exil de six ans au Togo. Sitôt rentré que le fondateur du Mouvement patriotique pour la libération de Centrafrique annonçait officiellement sa candidature à la confrontation de 2010 et ceci, à 71 ans bien sonnés. Mais il n'est pas le seul, ce vieux briscard de la politique centrafricaine, à se positionner pour cette échéance électorale.

Il y a aussi et surtout Martin Ziguélé, son ancien Premier ministre avec lequel il ne parle plus le même langage et qui, on s'en souvient, avait failli mettre en ballottage le général Bozizé lors de la dernière élection à la magistrature suprême.

Avec ces deux poids lourds du landernau politique centrafricain, inutile de dire que Bozizé a du pain sur la planche, pour ne pas dire un vrai souci à se faire. Mais ses tracas ne s'arrêtent pas seulement là : une rébellion dénommée Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) refait parler d'elle depuis quelques jours. Cette rébellion armée, qui n'a toujours pas conclu d'accord de paix avec Bangui et qui, par conséquent, n'a pas intégré le processus de paix, est dirigée par Charles Massi.

Cet ancien ministre du gouvernement Patassé avait d'ailleurs annoncé à grand renfort de publicité avoir pris jeudi dernier la ville de Ndélé dans le nord du pays, à 100 km de la frontière tchadienne, lors de combats à l'arme automatique. A la clé, trois morts côté rebelle contre une dizaine dans les rangs gouvernementaux selon la CPJP.

Charles Massi, cet officier supérieur de l'armée centrafricaine, n'est autre que celui-là même qui avait été arrêté en mai dernier en territoire tchadien, près de la frontière centrafricaine, sous l'accusation de tentative de déstabilisation de la RCA. Libéré un mois plus tard par les autorités de N'Djamena, cet homme de 57 ans entend renverser coûte que coûte le président Bozizé qu'il accuse d'être à la base de la situation chaotique dans laquelle végète le pays.

L'homme ne démord aucunement de cet objectif. Et, naturellement, l'actuel chef d'Etat n'entend pas se laisser faire et ne manque aucune occasion pour qualifier Massi et ses amis d'assoiffés du pouvoir qui tentent par tous les moyens d'assouvir leurs intérêts égoïstes.

C'est dire donc que les hostilités sont ouvertes et que les pauvres populations vont de nouveau payer les pots cassés. Après la première attaque de 2008 et celle bien meurtrière de juin 2009 qui avait entraîné d'importants mouvements, les derniers combats vont davantage désorienter la population et la conduire vers une paupérisation avancée.

En seulement quelques heures de combats, on compte déjà plus de 600 réfugiés. On imagine bien que Bozizé, qui pour rien au monde ne se laisserait ravir son fauteuil moelleux de chef d'Etat, va puiser dans les maigres ressources publiques pour se réarmer conséquemment. La Centrafrique, qui, déjà, n'était pas si bien lotie en matière de prospérité, de développement, et ce, en dépit de ses fabuleuses ressources naturelles, va de nouveau sombrer dans les profondeurs du classement de l'indice du développement humain du PNUD.

Copyright © 2009 L'Observateur Paalga. Droits de reproduction et de diffusion réservés.

 

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 04:16




Tchad Centrafrique  menaces de mort sur les trois otages français

KHARTOUM (AFP) - 30.11.2009 18:46 - Les ravisseurs présumés de trois travailleurs humanitaires français enlevés récemment au Tchad et en Centrafrique ont menacé lundi de les tuer si la France ne négociait pas directement avec eux, selon un porte-parole des preneurs d'otages.

Les ravisseurs présumés de trois travailleurs humanitaires français enlevés récemment au Tchad et en Centrafrique ont menacé lundi de les tuer si la France ne négociait pas directement avec eux, selon un porte-parole des preneurs d'otages.

Les ravisseurs présumés de trois travailleurs humanitaires français enlevés récemment au Tchad et en Centrafrique ont menacé lundi de les tuer si la France ne négociait pas directement avec eux.

"Nous voulons négocier directement avec la France, mais la France veut négocier via une tierce partie comme le Tchad. Or nous rejetons cela", a dit à l'AFP Abou Mohamed Rizeigi, un porte-parole des ravisseurs. "Nous allons donc les tuer parce que la France ne veut pas négocier directement avec nous", a-t-il dit joint sur son téléphone satellitaire.

Ce groupe peu connu du Darfour, "les Aigles de libération de l'Afrique", a revendiqué le rapt d'un employé français de la Croix-Rouge internationale (CICR) enlevé il y a trois semaines dans l'est du Tchad, à une dizaine de kilomètres du Darfour, une région de l'ouest du Soudan en guerre civile.

Il a aussi revendiqué le rapt de deux humanitaires français de l'ONG Triangle GH kidnappés il y a une semaine à Birao, ville de la Centrafrique jouxtant le Darfour.

Un journaliste de l'AFP a pu entrer en contact jeudi dernier avec l'employé de la Croix-Rouge internationale kidnappé, mais pas avec les deux otages de l'organisation française Triangle GH.

Ce même groupe avait revendiqué l'enlèvement en avril de deux humanitaires -une Canadienne et une Française- de l'ONG Aide médicale internationale, libérées après 26 jours de détention. Les deux femmes avaient été enlevées dans une localité du Darfour-Sud, près de la Centrafrique et du Tchad.

© 2009 AFP

Des ravisseurs menacent de tuer des otages français en Afrique

Le 30/11/2009 à 17h33 GMT RMC

KHARTOUM (Reuters) - Un groupe affirmant avoir enlevé trois travailleurs humanitaires français au Tchad et en République centrafricaine menace de les tuer si Paris ne traite pas directement avec lui, annonce un porte-parole.

"Nous tuerons les otages si la France ne négocie pas directement avec nous", a déclaré à Reuters Mohamed al Rizeigi, qui s'est présenté comme le porte-parole du groupe intitulé "Les Aigles africains de la liberté".

"Nous le ferons un par un, et nous filmerons la scène", a-t-il ajouté, sans donner d'ultimatum.

L'un des travailleurs humanitaires, qui travaillait pour le Comité international de la Croix-Rouge, a été enlevé le 9 novembre par des hommes armés au Tchad, près de la frontière avec le Soudan.

"Je vais bien, je m'appelle Laurent Maurice", a pu déclarer en français à Reuters l'otage, qui a confirmé travailler pour le CICR.

Les deux autres Français capturés, qui sont membres de l'organisation lyonnaise "Triangle génération humanitaire" (TGH), l'ont été à Birao, dans l'extrême nord de la Centrafrique proche des frontières soudanaise et tchadienne. D'après Rizeigi, ils sont détenus séparément de leur compatriote du CICR.

Le porte-parole du groupe a affirmé que "Les Aigles africains de la liberté" étaient composés de jeunes Africains écoeurés par la politique de Paris sur le continent et qui veulent que la France serve les intérêts des peuples africains.

"Nous allons prendre pour cible les intérêts français dans toute l'Afrique", a poursuivi Rizeigi. "Nous avons des jeunes gens en Somalie (...), au Nigeria et en Erythrée qui réclament notre soutien."

Enfin, le porte-parole a affirmé que son groupe ne détenait pas Gauthier Lefevre, un employé du CICR ayant la double nationalité franco-britannique enlevé en octobre au Darfour.

"Nous n'avons rien contre le CICR, c'est la France que nous prenons pour cible", a-t-il dit dans un arabe dialectal utilisé au Soudan et au Tchad.

 

Opheera McdDoom, version française Philippe Bas-Raberin et Jean-Loup Fiévet

 

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 03:18




 

Par Jean.Francois Channon | Jeudi 26 novembre 2009 | Le Messager

 

C’est pratiquement un secret de polichinelle. Le sommet de la Communauté monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) qui devait se tenir à Bangui, capitale de la République centrafricaine au début du mois de décembre 2009 a été reporté. Joint au téléphone hier depuis Bangui par Le Messager, un haut cadre de la Commission de la CEMAC affirme que « pour l’instant, aucune date n’a été avancée. Il s’agit donc d’un report sine die. Vous savez qu’à la fin de ce mois de novembre, doit se dérouler l’élection présidentielle en Guinée équatoriale. C’est dire qu’il faut aménager une date acceptable par tous. Et c’est du ressort des chefs d’Etat. D’où entre autres, ce report… » Il en est de même du tournoi de football de la CEMAC qui précède généralement le sommet des chefs d’Etats et qui a aussi été reporté. Par contre, ce qu’on sait désormais avec certitude, c’est que le président en exercice de la CEMAC, François Bozizé et chef de l’Etat centrafricain, effectuera très prochainement une visite à Yaoundé. Celle-ci fait suite à une invitation que lui aurait adressée son homologue camerounais Paul Biya. Des sources poches du sérail politique, les préparatifs de ce déplacement de François Bozizé seraient actuellement en phase terminale. Aussi bien au niveau sécuritaire que diplomatique. Si nos sources au ministère des Relations extérieures restent encore avares en confidences, dans les coulisses, certains diplomates en charge du dossier CEMAC affirment qu’il s’agit d’une visite de travail, et dont l’axe principal, outre les relations bilatérales, concerne justement le dossier CEMAC.

 

Il faut rappeler que depuis la disparition d’Omar Bongo Ondimba, une grande majorité de l’opinion en Afrique en général, et en Afrique centrale en particulier voit en Paul Biya le nouveau leader de la sous région. Ceci nonobstant quelques bouderies respectives de la part du Congo (Denis Sassou Nguesso semble lui aussi revendiquer ce rôle de nouveau leader en Afrique centrale, comme en témoigne des petites frictions dont certains médias congolais s’en sont fait l’écho récemment) et de la Guinée équatoriale (du fait de sa subite richesse). En tout cas, dans cette recherche effrénée de leadership, et face au froid enregistré dans ses rapports avec Sassou Nguesso, notamment dans les tumultes relatifs au processus de la succession à son père, mais aussi face à un conflit que le Gabon a depuis quelques années avec la Guinée équatoriale sur une affaire de discussion de nappe pétrolière, Ali Bongo Ondimba semble avoir choisi son camp. Quelques jours seulement après la fin de l’élection présidentielle au Gabon, et alors qu’il n’était pas encore officiellement proclamé président, Ali Bongo Ondimba était venu à Yaoundé faire acte d’allégeance à l’endroit d’un « père » qu’il avait aussi qualifié devant les médias de « parrain ». Ainsi vu, pour le nouveau et jeune président gabonais, après la disparition de son père Omar Bongo Ondimba, Paul Biya est « le nouveau sage de l’Afrique centrale ». Une vision pratiquement partagée par Idriss Deby Itno. Lors de sa récente visite au Cameroun en octobre dernier, le président tchadien a couvert le président du Cameroun de nombreuses éloges ; synonymes en fait d’une couronne posée sur la tête de l’homme du 6 novembre 1982, et faisant de lui pratiquement le « leader » de l’Afrique centrale post Omar Bongo Ondimba.

« Petit frère et grand frère »

Ayant donc de son côté le Gabon d’Ali Bongo Ondimba, et le Tchad d’Idriss Deby Itno, il restait donc pour le président du Cameroun d’avoir la position de la République centrafricaine de François Bozizé pour qu’il puisse faire définir les nouveaux rapports de forces dans la sous-région. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que c’est pour cette raison que François Bozizé a été invité à Yaoundé. Il s’agit en fait d’une « convocation » d’un grand frère (Paul Biya) adressée à un petit frère (François Bozizé). Entre le Cameroun et la République centrafricaine, depuis toujours, il existe des rapports plutôt cordiaux. Hormis quelques frictions dues à l’action de quelques criminels armés (coupeurs de routes) qui sèment la terreur des deux côtés de la frontière. Dès son arrivée au pouvoir, François Bozizé s’était plus lié au doyen des chefs d’Etat de la sous-région Omar Bongo Ondimba. En 6 ans de pouvoir, le chef de l’Etat centrafricain a effectué à plusieurs reprises des visites à Libreville. Mais après la mort d’Omar Bongo Ondimba, médiateur officiel dans la crise centrafricaine, François Bozizé s’est retrouvé quelque peu orphelin et privé d’un lien affectif déterminant.

Dans une Afrique centrale ainsi sevrée du « Doyen Bongo », et où foisonnent dès lors des intérêts à la fois divers et égoïstes, le rapprochement avec Paul Biya apparaissait ainsi plus réaliste. Ceci pour des raisons historiques irréfutables. Il y a d’abord qu’une bonne partie de l’économie centrafricaine est dépendante du Cameroun. Notamment à travers le Port autonome de Douala où la RCA réalise le plus fort de ses importations et exportations. Ce qui n’est pas rien. Ensuite, les deux pays partagent une très longue frontière commune. Ce qui aussi n’est pas rien pour la sécurité des deux Etats. Et enfin, depuis le début de la crise centrafricaine, le Cameroun de Paul Biya n’a ménagé aucun effort à divers niveaux, pour voler au secours du président François Bozizé. Et cela, le président centrafricain lui en est reconnaissant. Sinon Paul Biya en l’invitant à Yaoundé entend bien le lui rappeler. Une source proche du sérail explique : « Ce qui est important à retenir est que cette visite doit pouvoir clarifier le ciel des relations entre Yaoundé et Bangui. C’est-à-dire que le grand frère Paul Biya devrait pouvoir avoir l’assurance de la sincérité de l’affection diplomatique et politique du petit frère François Bozizé dans l’univers de la sous-région d’Afrique centrale. C’est important. Les deux hommes d’Etat devraient donc pouvoir longtemps en parler avant le sommet des chefs d’Etat de la CEMAC, le premier sans Omar Bongo Ondimba, et dont les enjeux comme vous devez le savoir sont multiples et nombreux ».

 

Source : http://www.lemessager.net/?p=3346#comment-1758

 

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