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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 00:44

 

 

 

 

biya-9-DEC-2011

 

 

www.lanouvelleexpression.info Mardi, 27 Mars 2012 08:43 par Christophe Mvondo

Tandis que l’opinion s’émeut sur l’acte anti-diplomatique du président Bozize, Bangui évoque l’attitude irrévérencieuse d’Antoine Tsimi vis-à-vis des autorités centrafricaines source de la colère de chef d’Etat centrafricain. L’affaire choque les autorités de Yaoundé et l’ensemble de l’opinion publique camerounaise. Le ministère des relations extérieures a rendu public un communiqué pour indiquer que les autorités camerounaises ont saisi le président en exercice de la Cemac, Denis Sassou Nguesso du Congo pour trouver un règlement de l’incident qui a traîné dans la boue, l’honneur de toute une organisation sous-régionale.

Le 21 mars 2012, alors qu’il rentre d’un voyage à l’étranger à bord d’un aéronef de la compagnie Ethiopian Airlines, Antoine Ntsimi, le président de la Commission de la Cemac n’a pas pu débarquer à l’aéroport de Bangui. Et pour cause, un déploiement de hauts gradés de la police et de l’armée lui signifie l’interdiction de séjourner en République centrafricaine. Il a dû poursuivre un voyage qu’il n’avait pas programmé dans ce vol qui quittait Bangui pour Addis-Abeba.

Des sources concordantes font état d’un caractère irrévérencieux du fonctionnaire de la Cemac vis-à-vis du chef d’Etat centrafricain. Le président Bozize en a donc après Antoine Tsimi qu’il trouve suffisamment inerte. Il indexe notamment de nombreux dossiers importants de la Cemac qui n’avancent pas. Il chercherait ainsi à obtenir son limogeage à tout prix.

La République centrafricaine est un pays enclavé de la Cemac au même titre que le Tchad. De longues années de guerre n’ont pas permis à véritable décollage du pays au plan des infrastructures et du niveau de vie des populations ; c’est un pays qui dépend en partie de la collaboration avec le Cameroun où un pourcentage très important de ses biens en import comme en export transite.

Nombreux sont les Camerounais qui pensent que pour cela, les autorités centrafricaines devraient traiter les Camerounais avec beaucoup d’égards. Ce n’est pas le cas. Avant l’expulsion musclée du Camerounais président de la Commission de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale, des militaires centrafricains sont entrés en territoire camerounais et ont opéré des exactions sur de paisibles citoyens de notre pays.

Et si Bozize disait tout haut ce que les autres pensent tout bas ? La République centrafricaine est avec le Congo et le Tchad, les trois pays qui ont supprimé les visa d’entrée dans leur territoire tandis qu’on s’épie encore entre le Cameroun, la Guinée équatoriale et le Gabon où les visas d’entrée coûtent plus chers que les visas européens délivrés dans nos pays.

Les Camerounais, malgré le poids économique, de leur pays dans la sous-région, malgré sa situation stratégique, et l’hospitalité de ses populations, sont toujours malmenés partout dans les pays de la Cemac. Une xénophobie inexplicable envers eux s’est développée au cours des deux dernières décennies en faisant des Camerounais des personnes à abattre.

Le cas d’Antoine Tsimi montre jusqu’où le manque de considération vis-à-vis du Cameroun a culminé. Le chef de l’Etat centrafricain avait d’autres voies de recours mais il a préféré l’humiliation qui ne grandit pas la Cemac, mais l’affaiblit. Car désormais, dans l’espace Cemac, tous les Etats membres savent qu’on peut interpeller le patron de cette institution, en plein aéroport comme un vulgaire bandit pour peu qu’on ne soit pas d’accord avec son rythme de travail.

 

 

NDLR : Cela s’appelle jouer à la victimisation. Cet article nombriliste feint d’ignorer le calvaire des Centrafricains qui voyagent sur les routes camerounaises pour une raison ou une autre endurent car la corruption des fonctionnaires de ce pays dépasse tout ce que l’on peut imaginer. Sans vouloir faire l’avocat de Bozizé qui n’avait pas à prêter le flanc aux provocations de ce minable Ntsimi qui ne mérite que ce qui lui arrive et sur le sort duquel on ne devrait point verser la moindre larme, les Camerounais n’ont franchement aucune leçon d’intégration sous-régionale à donner à ses voisins. La locomotive que le Cameroun aurait dû être pour les autres pays la CEMAC n’a toujours pas quitté la gare de Yaoundé. Leur chef d’Etat est perpétuellement en vacances à l'étranger et on peut compter sur les doigts de la main le nombre de réunions sous-régionales où il participe aux côtés de ses pairs. Comment peut-on avancer collectivement dans de telles conditions de mépris des autres ! Que le Camerounais regardent un peu la poutre qu'il y a dans leurs yeux !

Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 00:27

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

 

17 artisans miniers tués sur ordre dun chef de parc à Nguinguidja

Radio Ndéké Luka Mercredi, 28 Mars 2012 15:45

Les droits des animaux primeraient-ils sur les droits de l’Homme? Difficile de répondre à cette interrogation. 17 artisans miniers ont été torturés et tués par des archers sur le chantier d’exploitation de l’or de Nguinguidja, localité située dans la sous-préfecture de Bakouma (extrême-est).

L’ordre de cette tuerie a été donné par le responsable d’un parc national appelé « Safari Kawa ». Il a reproché aux jeunes le fait qu’ils aient illégalement procéder à l’exploitation artisanale de l’or sur un site interdit qu’est justement le parc.

Des témoins interrogés le 27 mars 2012 par le correspondant de Radio Ndeke Luka ont affirmé que « pour intimider ces artisans miniers, le responsable de ce parc leur a présenté 3 crânes humains ».

Alertées, les forces de défense et de sécurité se sont rendues sur les lieux. Elles ont procédé à l’arrestation de ce responsable. Il a été par la suite transféré à la Section de recherches et d’investigations (SRI) à Bangui pour nécessités d’enquête.

Face à ce comportement inhumain, la population s’est soulevée et a brûlé un véhicule de cette société. Aussi, une marche pacifique a été organisée pour dénoncer ce qu’elle appelle « un carnage humain ». Un mémorandum a été remis au préfet de la région.

Dans le document en question, les mécontents ont exigé la traduction effective de ce présumé criminel et ses complices devant la Justice et la fermeture immédiate du site de la Safari Kawa.

Le préfet de la région a convoqué une réunion d’urgence avec la population pour calmer la tension. Il a promis aux manifestants de tout mettre en œuvre pour trouver une solution à leur revendication.

A titre rappel, en 2011, des archers de la ville de Bambari (centre-est) ont été engagés par les opérateurs économiques du secteur minier de Mbomou et Haut Mbomou pour sécuriser les chantiers. Il s’agit d’une réponse aux exactions de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony, une rébellion qui sévit en maitre dans ces préfectures.

 

 

La mangue, une manne qui comble la ration alimentaire à Bangui

mangues.JPG

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 28 Mars 2012 15:47

Il suffit de se balader dans la ville de Bangui ou de faire le tour de certains ménages pour se rendre à l’évidence que la mangue est en passe de devenir le principal aliment très prisé par les centrafricains. Pendant que certains la mangent pour complément en vitamine ou calories, d’autres en  mangent comme complément ou en remplacement des repas.

Ceci démontre que la saison des mangues apparait comme un moment de bonheur pour certaines familles surtout démunies. Ces mangues viennent combler le vide de la ration alimentaire dans ces familles.

Seulement, la cueillette des mangues contribue à un fort taux de la déperdition scolaire si non d’absentéisme chronique de certains élèves. Ces derniers préfèrent plutôt sécher les cours au profit de la recherche de la mangue.

Selon certains consommateurs interrogés ce 28 mars 2012 par Radio Ndeke Luka, « n’ayant pas la possibilité d’avoir 3 repas par jour comme vainement prôné par le gouvernement, nous sommes obligés de faire recours aux mangues pour assurer la ration alimentaire de notre famille. Aussi, pour contourner la montée en flèche des prix des denrées alimentaires, les mangues constituent une porte de sortie facile pour joindre les 2 bouts. Nous consommons les mangues parce qu’elles sont très digestives ».

Selon Léon Modomalé, Chef de section de l’information, éducation et communication au Ministère de la santé, « la mangue est riche en vitamine, sels minéraux et glucide. Sa consommation est bonne pour l’organisme, car elle calme la faim. Toutefois, indique-t-il, des précautions hygiéniques méritent d’être prises pour éviter d’avaler les microbes : Bien la laver, se laver les mains ».

Léon Modomalé  conclut que « la consommation excessive de la mangue provoque la constipation ».

 

NDLR : Voilà à quoi sont réduits les Centrafricains aujourd’hui sous le règne de Bozizé-Ndoutingaï-Findiro. C’est bien triste ! Le pays produit au moins des mangues contrairement à quelqu’un qui disait qu’il ne « produirait rien et n’exporterait aussi rien !

Centrafrique-Presse.com - dans Nation
29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 00:21

 

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com

http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Bangui, 28 Mars 2012

logo MSF

 

 

Bangui : MSF distribue des kits aux déplacés à 5Km de Batangafo

L’organisation médico-humanitaire d’urgence Médecins Sans Frontières (MSF) a réparti la semaine dernière 154 kits et des biens de première nécessité au déplacés à 5 km de Batangafo, dans le Nord de la République Centrafricaine, a rapporté mercredi le service de communication de cette structure.

Au total 836 déplacés des villages Ngapélé, Mbala, Kagoro et Bofondo, victimes de plusieurs des attaques des éleveurs communément appelés « Mbararas » par la communauté locale, pont bénéficié de ces kits.

Au début de la semaine du 13 février 2012, le village Ngapélé a été attaqué et cette attaque a obligé les habitants du village à trouver refuge dans les villages voisins. « L’objectif des activités menées par MSF était de distribuer des kits, garantir les standards minimums d’eau, hygiène et assainissement et l’accès aux soins de santé pour les déplacés », a expliqué Pablo Marco, chef de mission de MSF en République centrafricaine.

Les produits distribués sont des bâches en plastique, des moustiquaires, des jerrycans et d’autres articles de première nécessité, en plus de ration d’urgence pour permettre aux déplacés d’avoir des conditions minimums de vie. Ces activités ont été réalisées en collaboration avec les chefs de villages, ainsi que les autorités administratives. Cette activité a été accompagnée de soins médicaux à l’hôpital de Batangafo, appuyé par MSF.

Cette action humanitaire de MSF intervient après une visite des villages affectés le 9 mars 2012. Au cours d’un entretien avec les chefs de villages, le constat d’une aide d’urgence a été relevé, d’où cette action.

D’après MSF, les habitants du village de Bofondo qui compte 49 ménages pour 244 habitants ont eu peur des attaques et se sont déplacés vers le village de Bobazi. Après les évènements qui avaient eu lieu à Ngapélé, le 13 et 14 du mois de février dernier, le nombre d’habitants à Bobazi a triplé avec l’arrivée de 162 ménages composés de 957 personnes.

 

 

Bangui : La SODECA obligée de creuser le fleuve à cause de l’étiage

 kiosque eau Bangui

 

Depuis environ un mois, la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) a entamé des travaux sur ses installations techniques au niveau de l’Oubangui, pour conserver l’eau à distribuer à la population à cause du faible débit de l’eau du fleuve, a constaté le RJDH ce matin.

Selon le directeur technique de la SODECA, Pierre-Alfred Lebaramo, le niveau de l’eau a considérablement baissé et le débit est passé de 32.000 m3 22.000 m3. Avec cette situation, « la capacité des pompes d’aspiration devient faible, c’est pourquoi nous sommes obligés de constituer cette digue pour retenir l’eau au niveau du quartage pour le traitement et la distribution », a-t-il expliqué.

Selon lui, avec cette accentuation de la saison sèche, la capacité des machines d’aspiration de l’eau à distribuer à la population devient très faible, d’où l’initiative consistant à creuser davantage le fleuve au niveau des installations technique pour trouver un début de solution à ce problème.

« Ce travail devait se faire depuis longtemps, mais le bateau qui devait faire ce travail est en panne au niveau de la SOCATRAF (société centrafricaine de transports fluviaux), c’est ainsi que nous avons employé les manoeuvres pour dégager le sable et creuser un peu plus en profondeur », a expliqué le directeur technique de la SODECA

Il a fait remarquer que depuis 30 ans le fleuve Oubangui n’a jamais atteint ce niveau d’étiage. Car cette année, « les machines qui aspirent l’eau du fleuve ne peuvent pas bien fonctionner, parce que le niveau est trop faible et c’est grave », a-t-il indiqué.

Interrogé sur la situation de la, population au cas cette situation perdurait, Pierre-Alfred Lebaramo a fait remarquer que la SODECA avait envisagé des travaux à moyen terme pour créer des forages spéciaux en vue de renforcer le système de ravitaillement en eau et chercher d’autres sources d’approvisionnement d’eau pour appuyer le réseau.

Il faut souligner que cette difficulté technique de la SODECA vient compliquer la situation de la population en matière d’accès à l’eau potable.

Centrafrique-Presse.com - dans Société
28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 03:38

 

 

 

 

Teodorin Obiang Nguema

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 27.03.2012 à 17h37

Les juges d'instruction français chargés de l'enquête sur les "bien mal acquis" des chefs d'Etat africains ont demandé au début de mars un mandat d'arrêt international pour "blanchiment" contre le fils du président de Guinée équatoriale, Teodorin Obiang Nguema, a-t-on appris de source proche de l'enquête. Le mandat d'arrêt est émis dans le cadre de l'enquête sur le patrimoine français de M. Obiang Nguema, a précisé une source judiciaire.

Les juges d'instruction Roger Le Loire et René Grouman ont, comme le veut la procédure, demandé au préalable l'avis du procureur dans une ordonnance transmise début mars. Le procureur n'a pas répondu à ce jour, a-t-on précisé de même source. Les magistrats, qui seront libres de décider en dernier ressort, estiment qu'il existe des soupçons de fraude dans l'acquisition d'un très important patrimoine, notamment immobilier, en France par Teodorin Obiang, fils de Teodoro Obiang et ministre de l'agriculturedans son pays.

Le gouvernement de Malabo a récemment refusé que le fils du président Teodoro Nguema Obiang Mangue réponde à la convocation des juges d'instruction dans cette enquête. Ils ont par conséquent lancé la procédure pour qu'un mandat d'arrêt international soit émis, selon la source.

SOUPÇONS CONFORTÉS

Les magistrats, saisis depuis 2010 malgré l'opposition du parquet d'une information judiciaire sans précédent pour "recel de détournement de fonds publics", validée par la Cour de cassation en 2010, soupçonnent que les biens ont été achetés avec des fonds publics équato-guinéens pour un profit privé.

Ils avaient relancé l'enquête pénale sur ce dossier en diligentant le 14 février dernier une perquisition dans l'appartement de Teodoro Obiang Nguema, situé sur la très chic avenue Foch, dans le 16e arrondissement de Paris. Le faste des lieux avait médusé les policiers de l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF). Au terme de cette perquisition longue de dix jours, des oeuvres d'art et des vins fins ont été extraits pour plusieurs millions d'euros. L'immeuble est évalué à 150 millions d'euros.

Dans une lettre transmise le 12 mars à la chancellerie française, le ministre de la justice équato-guinéen, Francisco Javier Ngomo Mbengono, décrit cette opération comme une intrusion illégale dans des locaux diplomatiques. En février, le Quai d'Orsay avait assuré que l'immeuble ciblé par les juges "relevait du droit commun". Mais dans son courrier, M. Ngomo Mbengono affirme que son pays a déclaré l'immeuble comme étant affecté à sa mission diplomatique en octobre 2011. Le président Obiang a par ailleurs annoncé en septembre 2011 la nomination de son fils comme délégué permanent adjoint de Guinée équatoriale auprès de l'Unesco. Selon ses conseils, ce titre lui permet de bénéficier de l'immunité diplomatique.

Pour l'organisation anticorruption Transparency, à l'origine de l'affaire, l'opération a conforté le soupçon selon lequel les dirigeants équato-guinéens, dont Teodorin Obiang, le fils du président, pillent les caisses de l'Etat.

L'enquête sur le patrimoine français de Teodorin Obiang a été l'ultime rebondissement de l'affaire dite des "biens mal acquis" par des chefs d'Etat africains, initiée en décembre 2010. Sans précédent en Europe, la procédure vise aussi les biens détenus en France par les familles d'Ali Bongo (Gabon), Denis Sassou N'Guesso (Congo-Brazzaville), qui possèdent respectivement à Paris 39 et 24 propriétés immobilières de luxe et environ 200 comptes bancaires au total.

Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 01:33

 

 

 

Ntsimi Chicago Boy

 

Affaire Antoine NTSIMI : Le Cameroun a mal à ses voisins

 

© BORIS BERTOLT | Mutations YAOUNDE - 26 MARS 2012

 

Les ressortissants camerounais sont régulièrement victimes d’expulsions, d’agressions et parfois de mort dans leurs pays d’accueil en Afrique Centrale.

Antoine Ntsimi, président de la commission de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) se souviendra certainement pour le reste de sa carrière professionnelle de ce mercredi 21 mars 2012, date à laquelle il a été violenté et refoulé de l'aéroport de Bangui en République centrafricaine.

L'ancien ministre des Finances du Cameroun s'apprêtait à regagner ses bureaux dans la capitale centrafricaine, qui abrite le siège de la commission de la Cemac. Cet incident diplomatique est certainement le point le plus culminant des rapports conflictuels qui existent depuis plusieurs mois entre le président de la République centrafricaine, François Bozizé et le président de la Commission de la Cemac. L'ancien général d'armée accuse le diplomate camerounais de bloquer le fonctionnement de l'institution.

Loin d'être un incident diplomatique isolé, les violences perpétrées contre Antoine Ntsimi doivent être rangées dans le registre des frustrations quotidiennes dont sont victimes les Camerounais dans les autres pays de la sous-région, mais aussi et souvent en territoire Camerounais par les ressortissants étrangers. Pour ce dernier cas, l'évènement le plus récent est celui survenu le 24 novembre 2010 où des militaires centrafricains ont attaqué un poste de gendarmerie et brûlé le drapeau du Camerounais à la frontière.

Des coups de feu avaient été entendus dans la ville frontalière de Garoua Boulaï. Il aura fallu l'intervention du Bir, situé à Mombal (30 kilomètres de la ville), pour mettre fin à la panique causée par les militaires centrafricains dans cette localité. Sur cet incident, les autorités centrafricaines n'avaient pas trouvé utile de présenter des excuses aux populations camerounaises.

Mais il n'y a pas que la République centrafricaine qui pose des problèmes. La Guinée Equatoriale fait figure de tête de proue en termes de violences quotidiennes contre les Camerounais.

A titre d'exemple, Martine Angèle Ze Ngongang, jeune Camerounaise de 25 ans, a perdu la vie en octobre dernier en Guinée Equatoriale, tuée par des soldats de l'armée locale à ?, lors d'un contrôle de routine à quelques 100 kilomètres du Cameroun. Dans le même temps, Balbine Esther Ebela, a été grièvement blessée, amputée de la jambe gauche et opérée de la jambe droite.

En 2008, les deux pays ont frôlé la crise diplomatique lorsqu'un pêcheur Camerounais a été tué par des forces équato-guinéennes au large de Campo, localité situé au Sud du Cameroun à la frontière avec la Guinée équatoriale. Ce pays avait par la suite unilatéralement fermé la frontière. En guise de protestation, le gouvernement du Cameroun avait décidé de rappeler son ambassadeur à Malabo. Les relations entre les deux pays se normaliseront par la suite. Mais n'empêche qu'aucune semaine ne passe sans que des Camerounais soient expulsés de ce pays «frère et ami».

Violences

Pourtant, à tous les sommets, les chefs d'Etat de la sous-région ne manquent pas de magnifier l'amitié qui les lient et leur volonté de construire l'intégration sous-régionale. L'ambassadeur du Gabon au Cameroun, Pierre Madoungou, célèbre à toute occasion à lui offerte, «le caractère privilégié et particulier des relations existantes si heureusement entre les deux pays». Mais les chiffres parlent d'eux-mêmes:

En Janvier 2010, 31 Camerounais ont été expulsés du Gabon; le 26 février 2010, 64; le 07 mars 2010, 15. En juin 2011, une dizaine de Camerounais sont expulsés du Gabon. On leur reproche le pillage des réserves d'or. Sur ce coup, le gouvernement gabonais avait été obligé de s'expliquer auprès des autorités de Yaoundé. Ali Bongo avait à cet effet envoyé un émissaire auprès de Paul Biya.

Avec le voisin tchadien, les relations sont également loin d'être sereines. Régulièrement, des incursions de coupeurs de route de ce pays, qui agissent en complicité avec des Camerounais, sèment le désarroi parmi les populations dans les régions septentrionales. Tout récemment, des ressortissants du Tchad ont semé le trouble dans la ville de Ngaoundéré, blessant des policiers camerounais.

Le seul pays avec lequel le Cameroun à moins de mal à partir dans ses relations frontalières et de voisinage, c'est le Congo-Brazzaville de Denis Sassou Nguesso. Au-delà de quelques rares cas de violences principalement liés au banditisme transfrontalier, il n'y a pas grand chose à signaler. C'est peut-être pour cela que sur l'affaire Antoine Ntsimi, Paul Biya s'est remis à Denis Sassou Nguesso «aux fins de règlement de la situation ainsi créee, dans le souci de préserver la dynamique de l'intégration régionale cher à nos pays et à nos peuples».



CEMAC: L’option controversée du Cameroun

Les autorités camerounaises consultent et négocient, même quand le camp adverse franchit le Rubicond.

Face aux expulsions et violences faites aux Camerounais par des ressortissants des pays voisins en zone Cemac, le pouvoir de Yaoundé alterne fermeté et mollesse, au goût de certains observateurs. Le rappel de l'ambassadeur du Cameroun à Malabo suite à la mort d'un pêcheur et la fermeture de sa frontière par la Guinée Equatoriale, apparait comme une exception. Il n'est donc pas surprenant, pensent certains analystes qu'après avoir personnellement instruit le ministre des Relations extérieures, Pierre Moukoko Mbonjo, de recevoir Antoine Louis Ntsimi pour s'enquérir de la situation, Paul Biya laisse Dénis Sassou Nguesso régler cette nouvelle crise.

De fait, pour réguler la coopération bilatérale, il existe entre le Cameroun et ses voisins de l'Afrique centrale des commissions-mixtes. Ces commissions sont des cadres légaux et administratifs d'évaluation du niveau de coopération entre les deux pays. La dernière s'est tenue les 21 et 22 mars derniers à Libreville entre le Cameroun et le Gabon. Après celle de 1997. Avec le Tchad, une commission mixte a eu lieu en décembre 2010 à Yaoundé, 12 ans après celle de NDjamena. La dernière commission mixte entre le Cameroun et la République centrafricaine s'est tenue en septembre 2010, mais avait pour priorité la construction de la voie ferrée Ngaoundéré-Bangui.

La 4e commission mixte ad hoc entre le Cameroun et la Guinée Equatoriale concernant les affaires consulaires et celles de la sécurité frontalière s'est déroulée pour sa part les 6 et 7 mars. De ces rencontres, aucune décision forte en matière de gestion de l'immigration ou des flux frontaliers n'est enregistrée. Des thématiques rattachées à la politique intérieure de chaque Etat. Dès lors, pas étonnant que les expulsions se fassent régulièrement sans concertation.

Paul Biya semble avoir une prédilection pour la négociation, même lorsque les occurrences exigent plus. Ainsi, à chaque fois qu'un cas d'expulsion ou de violences se pose, le chef de l'Etat reçoit en audience l'émissaire du pays voisin concerné. Ce fût le cas avec Jean-François Kidongou, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité publique, de l'Immigration et de la Décentralisation, lors de l'expulsion de centaines d'africains dont des Camerounais en mars 2010, ou encore Juan Antonio Bibang Nchuchuma, secrétaire d'Etat équato-guinéen à la sécurité nationale et l'ambassadeur de Guinée Equatoriale au Cameroun, M. Pedro Ela Nguema Buna après la mort de Martine Angèle Ze Ngongang et l'agression de
Esther Balbine.

Fait rare, les gouvernements camerounais et équato-guinéens ont décidé des indemnisations de 8.25 et 7 millions de francs Cfa en qualité «d'indemnisations symboliques» pour des victimes d'expulsions lors de la dernière commission mixte. Ils ont parlé officiellement, précisant que les «bourreaux» ont été radiés de l'armée et condamnés à des peines de six mois d'emprisonnement. Hospitalisée à Malabo, Balbine Esther a reçu 3 millions Fcfa du gouvernement équato-guinéenne, et 5.75 millions du gouvernement camerounais, dont 5 pour les soins médicaux, 750.000 Fcfa pour son escorte et 500.000 Fcfa en plus pour le poste consulaire du Cameroun à Bata.

 

CEMAC: Trois fonctionnaires camerounais séquestrés à l'aéroport de Bangui - Ils voulaient se rendre au Cameroun

 

YAOUNDE - 26 MARS 2012

©GEORGES ALAIN BOYOMO | Mutations

 

Les nuages s'amoncellent en peu plus dans le ciel des relations entre Yaoundé et Bangui. Après le refoulement ? d'humiliation du président de la commission de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale, Antoine Ntsimi, mercredi dernier à l'aéroport international de Bangui MPoko, trois fonctionnaires camerounais en service au sein de cette instance de la Cemac, qui voulaient emprunter un vol de la compagnie Ethiopian airlines samedi dernier à destination du Cameroun, en vue de se rendre au Tchad voisin, ont été retenus à l'aéroport de Bangui au moment où ils effectuaient les formalités de police.

Le commissaire de cet aéroport, qui a posé cet acte à l'encontre des trois fonctionnaires de la Cemac, a dit agir sur instruction du procureur de la République de la capitale centrafricaine. En plus d'être interpellés, les trois ressortissants camerounais ont subi une «fouille systématique et humiliante», au terme de laquelle leurs passeports (passeports diplomatiques et passeport Cemac) ont été retirés, d'après nos sources.

Alerté, le chargé d'affaires du Cameroun à Bangui, le ministre plénipotentiaire Nzoyoum volera au secours de ses compatriotes. Nos sources indiquent que pendant près de 3h, le commissaire de l'aéroport n'a pas daigné l'écouter. Finalement, après des négociations serrées, en fin d'après-midi, vers 18h, le chargé d'affaires obtiendra que les trois Camerounais puissent être libérés «provisoirement» et qu'ils regagnent leurs domiciles à Bangui afin de se présenter ce lundi matin devant le procureur de la République. Ils pourraient être accusés de «faux et usage de faux».

Au cours de son séjour samedi à l'aéroport, le chargé d'affaires apprendra en effet que les trois Camerounais ont été interceptés parce qu'ils étaient porteurs d'ordres de mission signés par une personnalité qui n'a plus qualité à signer de tels documents, en l'occurrence Antoine Louis Ntsimi, dont le mandat de cinq ans à la tête de la Commission de la Cemac a déjà expiré, selon les autorités centrafricaines.

Mais le Camerounais est candidat à sa propre succession et espère mettre en déroute l'un de ses deux challengers centrafricains pressentis, Élie Doté (65 ans), ancien Premier ministre de François Bozizé (2005-2008), et surtout Enoch Dérant-Lakoué (67 ans), ex-directeur national pour la Centrafrique de la Banque des États de l'Afrique centrale (Beac) et proche du président congolais, Sassou Nguesso. C'est d'ailleurs à Brazzaville que doit se tenir le prochain sommet des chefs d'État de la Cemac, probablement au mois de mai prochain. Le Cameroun, à travers le ministre des Relations extérieures, qui a interpellé le président en exercice de la Cemac, Dénis Sassou Nguesso vendredi après «l'humiliation» subie par Antoine Ntsimi n'attendra certainement pas ce mois-là pour être rétabli dans son honneur et sa dignité.

 

 

 

 

Mathias-Eric-Owona-Nguini-bon.jpg

 

Mathias Eric Owona Nguini : «Il est temps que les autorités camerounaises tapent du point sur la table»

 

Écrit par Propos recueillis par Christophe Mvondo lanouvelleexpression.info Mardi, 27 Mars 2012 09:25

 

Le politologue donne une lecture de la crise qui oppose le Cameroun à la République centrafricaine suite à l’expulsion d’Antoine Tsimi de la RCA siège de la Commission de la Cemac qu’il préside.

 

 

Peut-t-on s’étonner de l’attitude des  autorités centrafricaines ?

 

Cela amène à se poser des questions parce que les moyens utilisés pour exprimer leur position sur le fonctionnement de la commission de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale est un peu particulier. Il s’agit manifestement d’une méthode cavalière à travers laquelle les autorités centrafricaines veulent poser leur problème ; celui du renouvellement de la présidence de la Commission de la Cemac qu’ils pensent désormais devoir leur revenir.

 

Comment expliquer cet affront ?

 

Il est vrai que le Cameroun subit un certain nombre d’actes venant des pays voisins et frères qui montrent clairement que la considération qu’il y avait pour le Cameroun est en nette baisse. Ce manque de respect est à la fois dû à la perception de plus en plus négative que ces pays voisins ont du Cameroun, et est dû également à la volonté de ces pays de s’affirmer face à un pays qui s’est toujours posé comme le leader de la Cemac et en fait aux atermoiements de Yaoundé en ce qui concerne précisément la manière d’assumer et d’assurer son leadership dans le cadre de l’intégration sous-régionale en zone Cemac.

 

Quelles peuvent être les conséquences?

 

Elles sont essentiellement celles qui tiennent à une réputation de plus en plus problématique du processus d’intégration régionale en Afrique centrale. Les méthodes utilisées par le président Bozize montrent très clairement que l’Afrique centrale a mal à son intégration régionale et il est important qu’au plus haut niveau, des réunions viennent aplanir les divergences qui se manifestent de manière aussi brutale entre la République centrafricaine et le Cameroun avant que cela ne dégrade plus l’image de la zone Cemac.

 

Comment faire pour résoudre cette crise ouverte ?

 

Les autorités de Yaoundé doivent envoyer une délégation à Bangui pour véritablement savoir ce que veut le chef d’Etat centrafricain. Et à partir de cela d’envisager, si cela est possible, une rencontre au sommet dans le cadre de la Cemac pour les chefs d’Etat en vue d’aplanir un différend qui pourrait dégrader encore plus l’image de la Cemac. C’est préoccupant de voir que pour résoudre des différends les Etats de la Cemac puissent recourir à des manœuvres qui sont véritablement peu diplomatiques.  

 

Pensez-vous que la Cemac a encore un véritable à venir quand le pays qui était plus souple comme la Rca arrive à un tel niveau de radicalisation ?

 

 

On est un peu étonné de ce durcissement de ton. C’est peut-être parce que le président Bozize considère que désormais, et compte tenu des évolutions qui se sont faites, entre les Etats en ce qui concernent la répartition d’un certain nombre de positions d’importantes dans les institutions de la Cemac, le chef d’Etat centrafricain considère que le poste de président de la Commission de la Cemac devrait désormais revenir à un centrafricain. Si cela peut toujours être défendu, on est quand-même un peu étonné par les méthodes utilisées pour faire valoir son point de vue.

 

Une incursion des hommes en armes de la RCA suivi d’abus sur les populations ?

 

 

C’est une situation symptomatique qui indique effectivement le malaise qui existe entre le Cameroun et ses voisins notamment la Rca et cela est également un signe de la déconsidération de plus en plus grande que nos voisins ont pour nous. On peut effectivement lier cela aux tergiversations de Yaoundé dans la conduite de son rôle de leader en matière d’intégration régionale Cemac. Il est temps que les autorités camerounaises tapent du point sur la table et prennent leurs responsabilités pour recadrer l’intégration régionale en faisant jouer au Cameroun, le rôle qui est le sien ; celui d’un leader actif et non un leader qui se contente de présumer de sa position de préséance.

 

Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 01:15

 

 

 

 

Ntsimi et Boz

 

 

 

 

L'idée d'expulser Antoine NTSIMI a été cogitée depuis un moment dans la bozizie. Outre ce que Bozize lui reproche, il y a aussi le fait qu’il ne voyait pas le Camerounais lui apporter de l'argent à titre personnel ou au titre d'appui à l'Etat, Bozizé croyant que dans le fonctionnement de la CEMAC, de l’argent serait généré dont une partie devrait lui être reversée.

Monté par le Ministre d'Etat aux Finances Sylvain NDOUTINGAI, celui de la Justice Firmin FINDIRO et aussi ses enfants Bozize, l’opération de refoulement de NTSIMI était pensée et conçue de telle sorte que s'il y avait eu une quelconque résistance de la part de ce dernier, il se serait copieusement fait tabasser et cela aurait été mis sur le compte de la « légitime défense ».

Selon nos informations d’une source proche du dossier ayant requis l’anonymat, c’est Mme Léocadie FINDIRO également d’origine camerounaise et du même groupe ethnique que NTSIMI, (Etone) qui aurait fourni les informations utiles à son ministre de mari en ces termes : " Ntsimi lorsqu’il fut ministre des finances, était très ordurier, violent, insolent, et bagarreur. C'est pour cette raison qu'on l'a surnommé au Cameroun « CHICAGO BOY ». Il aimait exiger des hommes d'affaires 30% de commissions sur toutes affaires qui lui étaient soumises, d'où son surnom de « M.30% » que les Camerounais lui ont trouvé. Lors de la dévaluation du FRANC CFA en  1994, NTSIMI ayant eu vent en tant que ministre des finances avant tout le monde, s'est mis à informer les banques et à leur signer des autorisations de transfert d'argent à coups de milliards, ce qui a fait qu'il a gagné beaucoup de milliards qui lui ont tourné la tête au point de construire une somptueuse villa de 12 mètres de haut. Ces informations ont permis àBozizé et son clan de projeter de le violenter au cas où il aurait tenté de résister à la notification de son interdiction de débarquer à Bangui.

Un autre scénario devait consister en une tentative de braquage à mains armées à sa résidence par des éléments qui avaient même déjà commencé à effectuer des tours de reconnaissance autour de ladite résidence.

Bozizé et son camp, galvanisés par l'interview accordée à Alain FOKA sur RFI par le Président gabonais Ali ONDIMBA au sujet de la présidence de la CEMAC qui dans sa réponse, a abondé dans le même sens que Bozizé, ont été déterminés à passer à l'acte sur, toujours selon nos informations. Il aurait également confié à son entourage avoir le soutien de ses autres pairs de l’Afrique centrale, Paul Biya mis à part.

Pour Bozizé, seuls ses opposants Martin ZIGUELE, Emile NAKOMBO et PATASSE, accorderaient beaucoup d'importance au Cameroun.

Toute cette opération NTSIMI aurait été effectuée contre l’avis du général Antoine GAMBI ministre des affaires étrangères, toujours d’après nos informations.

 

Olivier Guimbioko

Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 00:38

 

 

 

 

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La rencontre de Martin ZIGUELE avec la communauté des Centrafricains de Montpellier a eu lieu le samedi 24 mars 2012

 

 

 

 

1- SITUATION POLITIQUE

 

L’histoire politique de notre pays est jalonnée de coups d’Etat militaires, dont le dernier fut celui de François Bozizé le 15 Mars 2003. Cette instabilité a été un handicap pour le développement de notre  pays en dépit de ses nombreuses richesses potentielles.

         Conscients de cette histoire difficile, les partis politiques de  l’Opposition Démocratique dont le MLPC, avions tout  mis en œuvre pour préserver la stabilité politique et sociale, dans une sous-région troublée depuis plus d’une décennie.

 C’est ainsi que pour éviter une crise institutionnelle résultant de l’expiration du mandat du Président de la République et de celui des Députés le 11 Juin 2011, du fait de l’état d’impréparation des élections,  nous avons proposé  en toute responsabilité de prolonger le mandat du Président de la République, jusqu’aux élections groupées de 2011 sur la base d’un Accord Politique permettant une préparation consensuelle et apaisée des élections.

Notre proposition a été rejetée avec mépris par le Général François Bozizé qui, en lieu et place de cette solution  politique, a préféré instrumentaliser les institutions (Cour Constitutionnelle et Assemblée Nationale) afin de  modifier les dispositions relatives à la durée du mandat du Président de la République et celui des Députés, alors que celles-ci sont non modifiables selon les termes de cette même Constitution.

    S’étant ainsi affranchi, à la faveur de cette manipulation constitutionnelle, de toute obligation de respect de tous ses engagements antérieurs, le général François Bozizé s’emploiera à déstructurer et à caporaliser la Commission Electorale indépendante, pour s’assurer de la victoire avant même les scrutins. La traduction concrète de cette volonté délibérée du pouvoir à été la mauvaise organisation,  à dessein, de  ces élections du 23 janvier 2001 qui se sont déroulées dans un désordre « organisé » afin de faciliter des fraudes massives au profit de François Bozizé.

         Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, nous avons  véritablement assisté à un simulacre d’élections.  Il ne nous restait plus d’autre choix que de demander le  27 Janvier 2011 le départ de nos représentants de la Coordination Nationale de la Commission Electorale Indépendante (CEI), et ne pas reconnaître les résultats de ces simulacres d’élections. Il faut souligner qu’en dehors de l’opposition démocratique,  différentes rapports des experts de l’Union Européenne (UE), de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), de l’Electoral Institute of South Africa (EISA) et de l’Observatoire National des Elections (ONE,  ont entretemps conclu que ces élections ont été émaillées de  dysfonctionnements tels qu’ils leur  ôtent tout caractère régulier et rendent leurs résultats  « sujets à caution ».

 Déterminés à demeurer dans le cadre de la loi, nous avons  introduit des requêtes motivées en annulation, auprès de la Cour Constitutionnelle. Les décisions rendues par cette juridiction nous ont apporté la preuve supplémentaire que seule la volonté de François Bozizé était la base du droit dans notre pays.

C’est donc devant la fermeture hermétique de toutes les voies de recours, que nous avons décidé de nous retirer définitivement du processus électoral, et de créer  le 4 Mars 2011 le FARE -2011dont les objectifs sont la défense de la Constitution de la République Centrafricaine et la préservation de ses acquis démocratiques ; l’annulation et la reprise des élections groupées du 23 Janvier 2011 dans le strict respect de la Constitution, du Code Electoral et des Recommandations du Dialogue Politique Inclusif ; la dissolution de la Commission Electorale Indépendante et sa recomposition ; et enfin la sensibilisation  et la mobilisation de l’ensemble des populations centrafricaines en vue d’atteindre ces objectifs.

 

Pourquoi ces  objectifs ?

 

·        La défense de la Constitution de notre pays et la préservation de  nos acquis démocratiques

 

      Devant les menaces répétées et persistantes de retour à l’autocratie et à l’autoritarisme, nous avons décidé d’inscrire en priorité notre lutte  dans la sensibilisation et la mobilisation de l’opinion nationale et de la Communauté Internationale, pour que notre peuple, comme partout ailleurs aujourd’hui, puisse choisir librement ses dirigeants et représentants.

 La démarche hégémonique et  brutale de François Bozizé pour gagner «  à tout prix» les élections présidentielle et législatives de janvier 2011 avec une majorité absolue à l’Assemblée Nationale est motivée par sa volonté non dissimulée de modifier la Constitution, afin de lever la limitation actuelle à deux du nombre de mandats présidentiels et de se donner ainsi la possibilité de se représenter à un troisième mandat présidentiel, puis enfin au-delà de cet horizon, d’assurer sa succession dynastique au pouvoir.

Coutumier des violations impunies de la Constitution, du Code Electoral et des lois et Règlements de la République, et se considérant au-dessus des  décisions de justice tel que l’Arrêt rendu en septembre 2010 par le Conseil d’Etat sur le découpage électoral suite à sa saisine par l’Opposition Démocratique, François Bozizé a démontré à plusieurs reprises son allergie à toute forme de contre-pouvoirs, et il semble vivre l’architecture constitutionnelle, institutionnelle et législative de notre pays comme un corset dont il doit se défaire.

 

·        L’’annulation et la reprise des élections groupées du 23 Janvier 2011

 

    Outre la prétendue réélection de François Bozizé à plus de 66% au premier tour,  la farce électorale de janvier 2011 a accouché d’un fait inédit dans notre pays. En  effet, pour la première fois depuis notre retour au multipartisme en octobre 2003, l’ensemble de l’opposition démocratique est exclue de l’Assemblée Nationale. Ce  lieu universel du débat démocratique, qui dans notre pays a toujours été représentative des forces politiques nationales depuis 2003, est désormais transformée en une chambre d’enregistrements composée ainsi qu’il suit :

-          Nombre total de sièges : 105

-          Nombre de sièges occupés par le KNK, Parti au pouvoir : 79

-          Nombre de sièges occupés par les alliés du KNK : 10

-          Nombre de sièges occupés par les indépendants : 10

-          Nombre de sièges occupés par les non inscrits : 05

 

Cela se passe de commentaires, surtout que bon nombre de ces prétendus « députés » sont membres de la famille même de François Bozizé. Ainsi, dans cette institution banalisée et ramenée au niveau d’un Parti Unique, les débats contradictoires sont inexistants.

 Comment la fonction constitutionnelle de contrôle de l’action de l’exécutif pourra t’elle s’exercer par une telle assemblée dite nationale ?

Comment peut-on prétendre améliorer la gouvernance et lutter contre la pauvreté dans un pays où les institutions de contre-pouvoirs sont vidées de leur contenu et de leur substance ?

Où doivent s’exprimer les partis politiques ? N’avons-nous pas le droit  d’être représentées à l’Assemblée nationale pour y parler de notre pays et de notre peuple ? Où devons nous exercer notre action politique et exercer notre droit de contrôle de l’exécutif?

C’est devant ce déni éhonté de représentation, que nous exigeons l’annulation des élections présidentielle et législatives du 23 Janvier 2011 et leur reprise conformément aux dispositions de la Constitution, du Code Electoral, des lois et Règlements de la République, ainsi que des recommandations pertinentes du Dialogue Politique Inclusif.    

 

 

·        La  mise en place d’un dispositif électoral neutre et indépendant des partis en compétition :

 

         Après avoir atteint ses objectifs premiers, François Bozizé a procédé à la dissolution de la Commission Electorale Indépendante par décret présidentiel, sans autre forme de procès.

Puis, toujours constant dans sa démarche, il a commencé à dérouler depuis quelque mois la deuxième étape de sa stratégie, qui n’a qu’un seul objectif : exclure les partis politiques de la structure qui devra gérer les prochaines échéances électorales et, en confier de fait la totalité de la gestion au Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.  Dans cette nouvelle structure de gestion des élections, le Ministre de l’Administration du Territoire s’est attribué l’essentiel des compétences organisationnelles des élections, reléguant ainsi les Partis Politiques (toutes tendances confondue) au rang passif d’observateurs.

Fidèle à ses habitudes , François Bozizé, après avoir fait financer une mission d’études par les bailleurs de fonds qui souhaitaient un dispositif consensuel, les a pris de vitesse pour mettre en place  son propre projet de loi mettant en place cette nouvelle organisation, pire à tous points de vue que la précédente, et l’a fait transmettre derechef, à l’assemblée nationale qui siège à compter de ce 1er mars 2012.

Ce projet de loi rejeté par toute la classe politique et la société civile centrafricaines, et qui confie la gestion des élections au Ministère de l’Administration du Territoire c’est à dire aux seuls militants du KNK  nommés par le Général Bozizé dans ce département, consacre définitivement l’option antidémocratique et dictatorial d’un pouvoir aux abois.

            Ce projet de loi qui a supprimé le deuxième tour pour l’élection des députés, porte les germes d’une grave crise politique dont le régime a mal mesuré les conséquences.

Dans l’histoire politique de la RCA, il n’a jamais été organisé une élection à un seul tour. Le Rassemblement Démocratique Centrafricain, à l’époque parti unique, avait organisé un scrutin législatif à 2 tours.

 

Le principe majoritaire étant le fondement de la démocratie, l’élection des députés avec un suffrage minoritaire est la plus grave atteinte à la gouvernance démocratique.

Ce projet de loi inique et scélérat est le test avant-coureur d’une modification de la Constitution afin de faire sauter le verrou constitutionnel de la limitation du mandat présidentiel.

Il avait pourtant prévenu : pendant tout le processus électoral qu’il régulait à coup de réunions publiques incantatoires, il disait tout haut que tous les problèmes liés aux élections découlaient de la présence des partis politiques à la Commission Electorale Indépendante, et de ce qu’il considérait comme la mise à l’écart du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

 Désormais, nous serons le seul pays au monde à légiférer en matière électorale à contre-courant du mouvement de l’histoire. L’ultime étape de cette démarche, ne l’oublions pas, est la modification prochaine de la Constitution.

        

·        La sensibilisation et la mobilisation  des populations centrafricaines en vue d’atteindre ces objectifs

 

La problématique fondamentale aujourd’hui en République centrafricaine est  l’existence même de la démocratie pluraliste. L’exercice de la vie démocratique devient chaque jour, au gré de François Bozizé, de plus en plus squelettique, dans un contexte  de négation délibérée des principes universels admis de toute société humaine.

         Dans toute démocratie, les partis politiques concourent à l’animation de la vie politique et à l’expression du suffrage populaire, base incontestable de toute légitimité. La série des violations impunies et répétées par le pouvoir de François Bozizé de la Constitution, des lois et règlements de la République, les graves atteintes quotidiennes des libertés individuelles et collectives, l’exclusion de l’opposition des institutions et du cadre politique formel, sont autant d’actes graves pour la paix et la sécurité dans notre pays, et expliquent grandement nos contreperformances économiques et sociales.

              

2- SITUATION ECONOMIQUE ET SOCIALE

 

Un an de confiscation du suffrage populaire, un an d’échec pour le pouvoir au quintuple plan politique, sécuritaire, économique, social et culturel. Le Général Bozizé a dressé lui- même un bilan calamiteux de son propre régime.

Déjà Président du Comité de trésorerie qui décide des dépenses quotidiennes de toute la République en lieu et place du Directeur général du trésor qui est comptable public,  il a dissous en janvier dernier les conseils d’administration de toutes les entreprises et offices publics, pour instaurer un Conseil Spécial de surveillance et de redressement des entreprises et offices publics dont il est naturellement le Président.

Donc au total, le général BOZIZE est tout à la fois Président de la République, Ministre de la défense, Ministre des Mines, Ministre de l’Aviation Civile, Président du Comité de trésorerie de l’Etat, et enfin, Président Directeur général de toutes les entreprises et offices publics.

La vie des centrafricains aujourd’hui se résume à ces points : pas d’eau, pas d’électricité, circulation des biens et des personnes cahoteuse sur l’étendue du pays, pénurie de la viande de bœuf, flambée des prix des matières premières, malnutrition infantile dans plusieurs régions, etc.

L’espérance de vie du centrafricain est passé de 54 ans à 46 ans, reculant d’une année tous les six mois. La corruption a plombé notre pays, pour la troisième année consécutive, au dernier rang du classement « Doing Business » de la Banque Mondiale.

           

          Les dictatures prospèrent à cause du silence des démocrates, c’est pour cette raison que nous ne devons pas nous taire.

C’est pourquoi, le MLPC  lance un appel à tous les centrafricains sans distinction à s’opposer par des moyens démocratiques aux dérives autocratiques en cours dans notre pays du fait régime illégitime du Général Bozizé qui, se trouvant dans l’incapacité de sortir le pays de la crise dans laquelle il l’a plongé, pratique une politique de fuite en avant..

Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 00:17

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

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L’eau potable, une denrée rare à Bangui

Radio Ndéké Luka Mardi, 27 Mars 2012 14:31

L’eau potable devient de plus en plus une denrée rare dans certains quartiers de la ville de Bangui. Les populations parcourent des dizaines de kilomètres à la recherche de ce précieux liquide indispensable à la vie humaine. Le constat a été fait le 26 mars 2012, par les reporters de Radio Ndeke Luka.

De Gobongo à Boy-rabe, en passant par la cité Jean XXIII jusqu’au PK 11 et bien d’autres secteurs, la crise d’eau potable se fait sentir. Plusieurs bornes fontaines sont fermées.

Des enfants, pousse-pousse en mains, accompagnés de leurs mères avec des cuvettes sur la tête, parcourent tous les quartiers à la recherche de cette denrée.  Parfois, ils se réveillent à trois heures du matin afin de trouver un peu d’eau. Mais ces efforts sont souvent vains. Dans certains quartiers, c’est même une veillée qui est organisée autour des fontaines avec tous les risques, ceci en vue de ramener l’eau à la maison.

« Nous ne savons quoi faire pour nos procurer de l’eau potable. Pourtant, la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA) nous envoie régulièrement des factures que nous payons, même si l’eau n’a pas été consommée », ont clamé certains consommateurs interrogés par Radio Ndeke Luka.

Mais cette pénurie ne demeure pas sans explication. Pierre-Alfred Lébaramo, directeur technique de la SODECA justifie cette situation par le fait que « la rivière Oubangui a complètement tari. Cet étiage sévère ne permet plus à cette unique société de distribution de collecter l’eau dans sa pompe. Pour lui, les difficultés ne viennent pas des installations techniques ».

Toutefois, pour pallier cette situation, la SODECA a engagé des piroguiers pour faire le dragage des zones de captage en vue d’avoir de l’eau pour ses consommateurs.

Cette pénurie d’eau dans plusieurs quartiers de Bangui intervient moins d’une semaine, après que le pays ait célébré la journée mondiale de l’eau. Le constat fait à cette occasion était que c’est presque l’ensemble du pays qui est touché par ce problème d’approvisionnement en eau potable malgré un réseau hydrographique dense.

 

Un officier de la FOMAC grièvement blessé et une femme tuée, calme précaire à Combattant

Radio Ndéké Luka Mardi, 27 Mars 2012 14:40

Un calme précaire est revenu dans la matinée de 26 mars 2012, au quartier Combattant situé dans 8ème arrondissement de la ville de Bangui. Une accalmie intervenue suite à l’agression dans l’après-midi du dimanche, d’un officier des Forces Multinationales d’Intervention en Afrique Centrale (FOMAC) par des bandits riverains au Camp M’poko, où sont basés les militaires.

Dans les faits ont expliqué des témoins à Radio Ndeke Luka, « l’officier en question de nationalité congolaise de Brazzaville, a été poignardé par 2 malfrats. Ces derniers ont tenté de déposséder leur victime de ses biens. La victime suit encore ce lundi des soins intensifs au dispensaire de ce camp».

« Cette situation a occasionné une réaction systématique de ses frères d’armes qui ont improvisé une descente musclée  dans le quartier suspecté d’abriter les malfrats. Ils ont procédé à des fouilles dans plusieurs ménages, pour rechercher les auteurs de ce crime crapuleux », ont indiqué d’autres témoins.

« Les actions menées en représailles par les éléments de la FOMAC, ont entrainé  la mort d’une femme et de nombreux cas de blessés graves. Du coup, une vive tension s’est déclenchée entre les parties en conflit », ont remarqué certaines sources.

Par peur de représailles, plusieurs autres personnes ont du quitter  le secteur, pour trouver refuge dans d’autres quartiers. La Police et la Gendarmerie ont multiplié des actions pour rétablir l’ordre dans ce quartier.

Il faut dire que les relations entre les éléments de la FOMAC et une partie de la population riveraine sont toujours conflictuelles. Ces militaires en mission d’appui à un retour définitive de la paix en République Centrafricaine ont toujours fait l’objet de vol.

A titre de rappel, en avril 2011, un lieutenant du contingent congolais a été poignardé par des malfrats. Il a été évacué à Libreville au Gabon. Au mois de mai de la même année 2 militaires du contingent tchadien  ont été victimes d’une agression. L’un d’autres eux était décédé.

Le 11 mars 2012, un autre militaire toujours de nationalité congolaise a été dépossédé de son téléphone portable et d’une somme de 20 000 francs CFA (environ 30 euros). Dimanche 18 mars de cette même année, 2 éléments du contingent gabonais ont été pris en otage par la bande de ces mêmes bandits. Une importante rançon leur a été versée par les frères d’armes  des otages avant toute libération.

Il y a juste une semaine au PK 12, un militaire du Bataillon d’Intervention Territorial (BIT) a tiré à bout portant sur un élément de la garde présidentielle. Le décès de ce militaire avait provoqué des vives tensions avant la gendarmerie n’ait calmé la situation.

 

Plus de 20 personnes atteintes de la rage à Bozoum

Radio Ndéké Luka Mardi, 27 Mars 2012 14:38

Difficile de se promener ces derniers temps dans la ville de Bozoum sans risque d’être mordu par un chien enragé. Plus de 20 personnes sont déjà atteintes de cette maladie. Elles manquent de vaccin contre la rage. La situation perdure depuis  2 semaines.

L’information est confirmée ce mardi 27 mars 2012 par le correspondant de Radio Ndeke Luka. Pour l’instant, les professionnels de santé de la localité peinent à dire avec exactitude le nombre exact des personnes infectées.

Selon le correspondant, « le centre de santé de Bozoum vient de commander des vaccins depuis Bangui, des vaccins destinés à immuniser les chiens et les personnes infectées contre la maladie ».

 

Centrafrique-Presse.com - dans Nation
28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 00:10

 

 

 

 

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Par Georges Njamkepo, Consultant en poste à Bangui - 27/03/2012

«Je suis un témoin permanent de ce qui s’est passé à Bangui et aussi Camerounais que je suis, je ne peux accepter de soutenir l’insoutenable… »

Depuis quelques jours, nous assistons entre Brazzaville, Yaoundé et Bangui, à un balai diplomatique pour lever l’hypothèque crée par l’incident qui est intervenu à l’aéroport international Bangui M’Poko le mercredi 21 mars 2012, où Monsieur Antoine NTSIMI, ci-devant Président de la Commission de la CEMAC, a été déclaré indésirable. Il a du reprendre son vol avec Ethiopian Airlines vers Addis-Abeba, perturbé par la scène qu’il venait de vivre. En effet, prié fermement de remonter dans l’avion par le protocole d’Etat centrafricain et pressé par le commissaire de l’aéroport de Bangui qui tenait entre ses mains une paire de menottes, dont il n’aurait pas hésité à faire usage, c’est la queue entre les jambes que Monsieur Antoine NTSIMI s’est vu obligé de remonter dans l’avion pour continuer, contraint et forcé, un voyage qu’il n’avait pas prévu d’effectuer jusqu’à Addis-Abeba. Contrairement a ce qui est dit dans les colonnes des journaux camerounais, il n’y a pas d’incident diplomatique entre Yaoundé et Bangui, il en faudrait un peu plus pour cela, parce que le Cameroun est représenté actuellement à Bangui par un Chargé d’affaires, un homme de grande qualité qui attire à lui le respect de ceux qui sont en contact avec la représentation diplomatique du Cameroun, aucune raison de créer un incident.

 Le problème est ailleurs et il importe de rétablir la vérité car je suis un témoin permanent de ce qui s’est passé à Bangui et aussi camerounais que je suis, je ne peux accepter de soutenir l’insoutenable, de conforter l’incurie et d’accompagner les errements d’un individu qui dès les premiers jours de son magistère à Bangui en 2008, s’est permis d’insulter copieusement, consciencieusement et avec une fréquence de métronome, le Président Bozizé, Chef d’un Etat frère, Chef d’un Etat tout simplement, président de la République de Centrafrique. Parce que je suis un voyageur impénitent qui pour des raisons professionnelles est toujours entre deux avions, je suis profondément touché et choqué par cet incident, j’en ai honte parce que je ne reconnais pas dans les gestes de ce monsieur, la légendaire hospitalité, la grande fraternité du peuple camerounais vis-à-vis des autres peuples du monde… Je ne reconnais pas en ce monsieur, la main tendue que nous les Camerounais savons pouvoir donner aux autres, quelque soient les circonstances… je ne comprends pas et je refuse de comprendre que dans la posture de leader économique de la sous-région, nous ne puissions pas transformer cette position en leader politique et leader d’opinion pour offrir aux autres l’exemplarité de ce qu’est la gestion de la puissance et de la force…

Nous avons eu (j’ai personnellement eu) l’occasion de prévenir à plusieurs reprises, certaines autorités camerounaises, dont l’ancien ambassadeur du Cameroun, feu Joseph FOFE (de regrettée mémoire), sur l’inconduite et le comportement déviant et barbare de ce monsieur qui se permettait systématiquement d’interpeller les centrafricains par des noms d’oiseau et de singe, livrant ainsi au peuple hôte, le niveau de sauvagerie et de barbarie qui habite les bantous, malgré la posture que leur impose le statut de diplomate dont ils sont les bénéficiaires. Aucune tenue, pas sortable pour un sou, la brutalité, la férocité, la bestialité chevillée au corps…

 

Ntsimi Chicago Boy

 

 

Oui, les Camerounais de Bangui et d’ailleurs (Brazzaville, Yaoundé, Libreville…) et les autres étaient tous informés des frasques verbales de «Chicago Boy», mais personne ne disait rien, personne comme toujours au Cameroun n’a cru devoir faire un rappel à l’ordre, et cet incident vient nous rappeler la réalité des vilainies qui ont souvent été dites par ce monsieur… En rappel, il nous est dit que Monsieur Antoine NTSIMI est diplomate, que pour lever son immunité diplomatique, il est nécessaire, aux termes des textes de la CEMAC et de la convention de Vienne, que les Chefs d’Etats membres de l’organisation se réunissent pour sanctionner le fautif. Combien de temps alors, le Président centrafricain devait-il soutenir et supporter, continuer et accepter, gober et digérer les insultes d’un individu qui dit-on, détient les prérogatives, les avantages et les privilèges d’un chef d’état sans en avoir les obligations et les devoirs et sans Etat à diriger. Qui est ce monsieur qui se permet de mettre à bas l’image de son propre pays, par un comportement aussi déplacé?

Représentant de son pays et de l’institution, tel est l’homme qui a pour mission de défendre les intérêts de la sous-région et qui nous prouve si de besoin, que la CEMAC est tout simplement un repaire de fonctionnaires incompétents, fruits de la politique des chaises musicales, des individus avachis dans une tour nauséabonde, qui errent dans leurs bureaux sans raison et dont on refuse la présence dans leurs pays, qu’on s’en va cacher à Bangui comme le cousin qui nous fait honte... et qui pour exister, croient qu’il faut créer la sensation à travers de la violence verbale et de la grossièreté de bas étage… Sinon, comment comprendre qu’un individu de cet acabit ait pu passer à travers les mailles du filet et se vautrer dans le fauteuil présidentiel de la commission de la CEMAC, insultant en même temps le peuple centrafricain qui lui donne l’hospitalité, les peuples de la CEMAC qui paient les factures de ses dépenses somptuaires qui n’ont aucune résonnance face aux réels besoins et soucis de la sous-région, le peuple camerounais dont il est issu et enfin et pas des moindres, le Président de la République du Cameroun qui a pris le soin de le désigner pour représenter son pays.

Connu d’une façon notoire par toute la diplomatie en poste à Bangui, reconnu comme un individu de mauvaise éducation, de qualité humaine approximative, de fréquentation exécrable, Monsieur Antoine TSIMI s’est illustré durant tout son séjour en RCA, par des actes répréhensibles par la morale et la diplomatie, insultant à tout va, menaçant à travers un comportement de tyran de banlieue, violant les principes élémentaires de la politesse, de la courtoisie, du savoir-vivre, hypothéquant ainsi l’existence, que dis-je, l’essentiel et l’essence de cette ensemble sous régional. Il aurait fallu être présent pour y assister, scandaleux, honteux, dégradant, croyant donner le soufflet aux Centrafricains, le peuple camerounais a encore été insulté et vilipendé comme souvent à l’étranger, par l’un des siens.

Quand ce n’est pas un escroc à la petite semaine, c’est un diplomate à la recherche de sensations qui se permet de trainer le peuple camerounais dans la boue… et à Bangui, aucun Camerounais ne se permet plus de prononcer le nom de ce monsieur en public, tellement ils en ont la honte,… Malgré sa position de Chef de mission diplomatique, je milite pour qu’un châtiment exemplaire soit appliqué à cet individu, le fouet par exemple, ce monsieur doit être sanctionné avec la dernière énergie, d’abord par son pays et ceux qui le dirigent, ensuite par la CEMAC et tous les peuples frères de la sous-région, il doit être banni… Parce qu’il a manqué de respect à tous ceux à qui il était censé apporter service, il a manqué de retenue devant les contingences immédiates de la vie, il lui a manqué le discernement qui s’impose à tout diplomate en poste, un devoir de réserve qui fait la différence, il a fait preuve de faiblesse et d’impotence, ce qui est interdit à un fonctionnaire de son niveau, il a finalement atteint avec une escalade précipitée, son seuil d’incompétence.

J’ai dit!

 

NDLR : Ce monsieur fait couler de la salive et perdre du temps aux gens pour rien. Son mandat a pris fin depuis le sommet des chefs d’Etat de la CEMAC de janvier 2010 mais malheureusement son successeur n’a pas été désigné par ces derniers. Alors qu’à l’issue de ce sommet de Bangui, le principe des postes tournants a été décidé, la question de savoir à quel pays revient de proposer un candidat pour le Secrétariat Exécutif ne se pose pas puisqu’il est admis que c’est la RCA qui doit proposer un candidat. Toutes ses indemnités de départ et autres salaires et solde de tout compte ont été déjà versés à Ntsimi mais avec son ego surdimensionné, le « Chicago boy » ou « M. 30% » comme on l’appelle au Cameroun, fait des manœuvres pour qu’on parle indéfiniment de lui car avec ses frasques, il n’est pas sûr que Paul Biya lui propose quelque chose à son retour définitif à Yaoundé.

Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 11:14
 
 
 
Ntsimi et Boz
 
 
Affaire Antoine NTSIMI: Le Cameroun a mal à ses voisins
© BORIS BERTOLT | Mutations YAOUNDE - 26 MARS 2012
Les ressortissants camerounais sont régulièrement victimes d’expulsions, d’agressions et parfois de mort dans leurs pays d’accueil en Afrique Centrale.
Antoine Ntsimi, président de la commission de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) se souviendra certainement pour le reste de sa carrière professionnelle de ce mercredi 21 mars 2012, date à laquelle il a été violenté et refoulé de l'aéroport de Bangui en République centrafricaine.
L'ancien ministre des Finances du Cameroun s'apprêtait à regagner ses bureaux dans la capitale centrafricaine, qui abrite le siège de la commission de la Cemac. Cet incident diplomatique est certainement le point le plus culminant des rapports conflictuels qui existent depuis plusieurs mois entre le président de la République centrafricaine, François Bozizé et le président de la Commission de la Cemac. L'ancien général d'armée accuse le diplomate camerounais de bloquer le fonctionnement de l'institution.
Loin d'être un incident diplomatique isolé, les violences perpétrées contre Antoine Ntsimi doivent être rangées dans le registre des frustrations quotidiennes dont sont victimes les Camerounais dans les autres pays de la sous-région, mais aussi et souvent en territoire Camerounais par les ressortissants étrangers. Pour ce dernier cas, l'évènement le plus récent est celui survenu le 24 novembre 2010 où des militaires centrafricains ont attaqué un poste de gendarmerie et brûlé le drapeau du Camerounais à la frontière.
Des coups de feu avaient été entendus dans la ville frontalière de Garoua Boulaï. Il aura fallu l'intervention du Bir, situé à Mombal (30 kilomètres de la ville), pour mettre fin à la panique causée par les militaires centrafricains dans cette localité. Sur cet incident, les autorités centrafricaines n'avaient pas trouvé utile de présenter des excuses aux populations camerounaises.

Mais il n'y a pas que la République centrafricaine qui pose des problèmes. La Guinée Equatoriale fait figure de tête de proue en termes de violences quotidiennes contre les Camerounais.

A titre d'exemple, Martine Angèle Ze Ngongang, jeune Camerounaise de 25 ans, a perdu la vie en octobre dernier en Guinée Equatoriale, tuée par des soldats de l'armée locale à ?, lors d'un contrôle de routine à quelques 100 kilomètres du Cameroun. Dans le même temps, Balbine Esther Ebela, a été grièvement blessée, amputée de la jambe gauche et opérée de la jambe droite.
En 2008, les deux pays ont frôlé la crise diplomatique lorsqu'un pêcheur Camerounais a été tué par des forces équato-guinéennes au large de Campo, localité situé au Sud du Cameroun à la frontière avec la Guinée équatoriale. Ce pays avait par la suite unilatéralement fermé la frontière. En guise de protestation, le gouvernement du Cameroun avait décidé de rappeler son ambassadeur à Malabo. Les relations entre les deux pays se normaliseront par la suite. Mais n'empêche qu'aucune semaine ne passe sans que des Camerounais soient expulsés de ce pays «frère et ami».
Violences

Pourtant, à tous les sommets, les chefs d'Etat de la sous-région ne manquent pas de magnifier l'amitié qui les lient et leur volonté de construire l'intégration sous-régionale. L'ambassadeur du Gabon au Cameroun, Pierre Madoungou, célèbre à toute occasion à lui offerte, «le caractère privilégié et particulier des relations existantes si heureusement entre les deux pays». Mais les chiffres parlent d'eux-mêmes:
En Janvier 2010, 31 Camerounais ont été expulsés du Gabon; le 26 février 2010, 64; le 07 mars 2010, 15. En juin 2011, une dizaine de Camerounais sont expulsés du Gabon. On leur reproche le pillage des réserves d'or. Sur ce coup, le gouvernement gabonais avait été obligé de s'expliquer auprès des autorités de Yaoundé. Ali Bongo avait à cet effet envoyé un émissaire auprès de Paul Biya.
Avec le voisin tchadien, les relations sont également loin d'être sereines. Régulièrement, des incursions de coupeurs de route de ce pays, qui agissent en complicité avec des Camerounais, sèment le désarroi parmi les populations dans les régions septentrionales. Tout récemment, des ressortissants du Tchad ont semé le trouble dans la ville de Ngaoundéré, blessant des policiers camerounais.
Le seul pays avec lequel le Cameroun à moins de mal à partir dans ses relations frontalières et de voisinage, c'est le Congo-Brazzaville de Denis Sassou Nguesso. Au-delà de quelques rares cas de violences principalement liés au banditisme transfrontalier, il n'y a pas grand chose à signaler. C'est peut-être pour cela que sur l'affaire Antoine Ntsimi, Paul Biya s'est remis à Denis Sassou Nguesso «aux fins de règlement de la situation ainsi créee, dans le souci de préserver la dynamique de l'intégration régionale cher à nos pays et à nos peuples».



CEMAC: L’option controversée du Cameroun
Les autorités camerounaises consultent et négocient, même quand le camp adverse franchit le Rubicond.
Face aux expulsions et violences faites aux Camerounais par des ressortissants des pays voisins en zone Cemac, le pouvoir de Yaoundé alterne fermeté et mollesse, au goût de certains observateurs. Le rappel de l'ambassadeur du Cameroun à Malabo suite à la mort d'un pêcheur et la fermeture de sa frontière par la Guinée Equatoriale, apparait comme une exception. Il n'est donc pas surprenant, pensent certains analystes qu'après avoir personnellement instruit le ministre des Relations extérieures, Pierre Moukoko Mbonjo, de recevoir Antoine Louis Ntsimi pour s'enquérir de la situation, Paul Biya laisse Dénis Sassou Nguesso régler cette nouvelle crise.
De fait, pour réguler la coopération bilatérale, il existe entre le Cameroun et ses voisins de l'Afrique centrale des commissions-mixtes. Ces commissions sont des cadres légaux et administratifs d'évaluation du niveau de coopération entre les deux pays. La dernière s'est tenue les 21 et 22 mars derniers à Libreville entre le Cameroun et le Gabon. Après celle de 1997. Avec le Tchad, une commission mixte a eu lieu en décembre 2010 à Yaoundé, 12 ans après celle de NDjamena. La dernière commission mixte entre le Cameroun et la République centrafricaine s'est tenue en septembre 2010, mais avait pour priorité la construction de la voie ferrée Ngaoundéré-Bangui.
La 4e commission mixte ad hoc entre le Cameroun et la Guinée Equatoriale concernant les affaires consulaires et celles de la sécurité frontalière s'est déroulée pour sa part les 6 et 7 mars. De ces rencontres, aucune décision forte en matière de gestion de l'immigration ou des flux frontaliers n'est enregistrée. Des thématiques rattachées à la politique intérieure de chaque Etat. Dès lors, pas étonnant que les expulsions se fassent régulièrement sans concertation.

Paul Biya semble avoir une prédilection pour la négociation, même lorsque les occurrences exigent plus. Ainsi, à chaque fois qu'un cas d'expulsion ou de violences se pose, le chef de l'Etat reçoit en audience l'émissaire du pays voisin concerné. Ce fût le cas avec Jean-François Kidongou, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité publique, de l'Immigration et de la Décentralisation, lors de l'expulsion de centaines d'africains dont des Camerounais en mars 2010, ou encore Juan Antonio Bibang Nchuchuma, secrétaire d'Etat équato-guinéen à la sécurité nationale et l'ambassadeur de Guinée Equatoriale au Cameroun, M. Pedro Ela Nguema Buna après la mort de Martine Angèle Ze Ngongang et l'agression de
Esther Balbine.

Fait rare, les gouvernements camerounais et équato-guinéens ont décidé des indemnisations de 8.25 et 7 millions de francs Cfa en qualité «d'indemnisations symboliques» pour des victimes d'expulsions lors de la dernière commission mixte. Ils ont parlé officiellement, précisant que les «bourreaux» ont été radiés de l'armée et condamnés à des peines de six mois d'emprisonnement. Hospitalisée à Malabo, Balbine Esther a reçu 3 millions Fcfa du gouvernement équato-guinéenne, et 5.75 millions du gouvernement camerounais, dont 5 pour les soins médicaux, 750.000 Fcfa pour son escorte et 500.000 Fcfa en plus pour le poste consulaire du Cameroun à Bata.
 
 
CEMAC: Trois fonctionnaires camerounais séquestrés à l'aéroport de Bangui - Ils voulaient se rendre au Cameroun
 
 
 
YAOUNDE - 26 MARS 2012

 
©GEORGES ALAIN BOYOMO | Mutations
 
 
 
Les nuages s'amoncellent en peu plus dans le ciel des relations entre Yaoundé et Bangui. Après le refoulement ? d'humiliation du président de la commission de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale, Antoine Ntsimi, mercredi dernier à l'aéroport international de Bangui MPoko, trois fonctionnaires camerounais en service au sein de cette instance de la Cemac, qui voulaient emprunter un vol de la compagnie Ethiopian airlines samedi dernier à destination du Cameroun, en vue de se rendre au Tchad voisin, ont été retenus à l'aéroport de Bangui au moment où ils effectuaient les formalités de police.

Le commissaire de cet aéroport, qui a posé cet acte à l'encontre des trois fonctionnaires de la Cemac, a dit agir sur instruction du procureur de la République de la capitale centrafricaine. En plus d'être interpellés, les trois ressortissants camerounais ont subi une «fouille systématique et humiliante», au terme de laquelle leurs passeports (passeports diplomatiques et passeport Cemac) ont été retirés, d'après nos sources.
 
Alerté, le chargé d'affaires du Cameroun à Bangui, le ministre plénipotentiaire Nzoyoum volera au secours de ses compatriotes. Nos sources indiquent que pendant près de 3h, le commissaire de l'aéroport n'a pas daigné l'écouter. Finalement, après des négociations serrées, en fin d'après-midi, vers 18h, le chargé d'affaires obtiendra que les trois Camerounais puissent être libérés «provisoirement» et qu'ils regagnent leurs domiciles à Bangui afin de se présenter ce lundi matin devant le procureur de la République. Ils pourraient être accusés de «faux et usage de faux».
 
Au cours de son séjour samedi à l'aéroport, le chargé d'affaires apprendra en effet que les trois Camerounais ont été interceptés parce qu'ils étaient porteurs d'ordres de mission signés par une personnalité qui n'a plus qualité à signer de tels documents, en l'occurrence Antoine Louis Ntsimi, dont le mandat de cinq ans à la tête de la Commission de la Cemac a déjà expiré, selon les autorités centrafricaines.
 
Mais le Camerounais est candidat à sa propre succession et espère mettre en déroute l'un de ses deux challengers centrafricains pressentis, Élie Doté (65 ans), ancien Premier ministre de François Bozizé (2005-2008), et surtout Enoch Dérant-Lakoué (67 ans), ex-directeur national pour la Centrafrique de la Banque des États de l'Afrique centrale (Beac) et proche du président congolais, Sassou Nguesso. C'est d'ailleurs à Brazzaville que doit se tenir le prochain sommet des chefs d'État de la Cemac, probablement au mois de mai prochain. Le Cameroun, à travers le ministre des Relations extérieures, qui a interpellé le président en exercice de la Cemac, Dénis Sassou Nguesso vendredi après «l'humiliation» subie par Antoine Ntsimi n'attendra certainement pas ce mois-là pour être rétabli dans son honneur et sa dignité.
 
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