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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 14:43

 

 

AMBASS~2

 


YAOUNDE -19/01/2011-(Xinhuanet)  Déjà observée en novembre 2010 à Douala au Cameroun lors des inscriptions sur les listes électorales soldées par un mort, la tension s'annonce vive à l'occasion des élections présidentielle et législatives de dimanche en Centrafrique, a confié dans un entretien à Xinhua l'ambassadeur de ce pays au Cameroun, Louis Oguéré-Ngaïkoumon.

 

Oguere-Ngaikoumon-Louis.jpg

De l'avis du diplomate, les violences annoncées par des "informations persistantes" sont une manœuvre des rebelles du Front pour la démocratie du peuple centrafricain (FDPC, non partie prenante du dialogue politique inclusif de décembre 2008 entre le pouvoir et l'opposition) pour empêcher la tenue des élections.

Question : Comment se préparent les élections du 23 janvier au Cameroun ?

Réponse : Au Cameroun il y a très longtemps, à cause des reports, que l'on s'est vraiment préparé ici. On a les différents partis politiques qui sont là. On a le KNK (le Kwa na Kwa) du président de la République. Il y a aussi le MLPC (Mouvement pour la libération du peuple centrafricain, ndlr) qui à la fois appartenait à Patassé et Ziguélé maintenant. Le président Patassé qui est candidat indépendant a ses partisans aussi. Il y a aussi un noyau des partisans du RDC (Rassemblement démocratique du peuple centrafricain, ancien parti unique créé par le défunt président André Kolingba, ndlr). Tout ce monde-là s'est organisé il y a longtemps.

Je puis vous assurer que c'est suite à cette organisation, dont l'inscription sur les listes électorales, qu'il y a eu les événements de Douala (en novembre 2010, ndlr), liés à l'esprit non seulement du report mais du refus d'aller aux élections. Des informations persistantes signalent des troubles en vue. Les autorités centrafricaines ont été contactées et c'est dans ce contexte que nous sommes. Il y a eu mort d'homme à Douala.

Q : D'après vous, quels sont les auteurs de ces manœuvres ?

R : Il y a un groupe de rebelles dit FDPC (Front pour la démocratie du peuple centrafricain, ndlr) qui a refusé de venir au dialogue à Bangui, le dialogue politique et inclusif. Tout le monde est arrivé sauf ce groupe-là et puis c'est le groupe qui continue à faire les attaques sur le terrain.

Q : C'est le groupe qui opère dans le Nord-est ?

R : Oui, qui attaque et est chassé. Et puis ils sont à 1.000 km de Bangui, à Birao, à la porte du Darfour. Chaque fois qu'ils attaquent, ils sont chassés. Evidemment, vous comprenez que cette zone qui se trouve à proximité du Darfour est un foyer d'insécurité.

Q : Combien d'électeurs ont été recensés au Cameroun ?

R : Au Cameroun, à Yaoundé précisément, nous avons à peu près 3.000 électeurs recensés. Ça devrait être les consulats de Douala et de Yaoundé. Maintenant, avec tout ce qui s'est passé à Douala, ils sont venus, ils ont tout déchiré, ils ont tout cassé. Le consulat est fermé pratiquement, l'administration ne fonctionne pas. Alors, sur quelle liste on va aller organiser les élections à Douala ? Voilà le problème. Les machines ont été cassées, ensuite on a égorgé un jeune plancton qui n'était même pas lié au service de l'organisation des élections.

Q : A combien est estimée la communauté centrafricaine au Cameroun ? Je vous pose la question, en fait c'est pour savoir si le nombre de 3.000 électeurs traduit un engouement pour ces élections ?

R : Au Cameroun, je ne peux pas vous donner avec précision le nombre de Centrafricains. Mais, ils sont nombreux. Le groupe qui s'est réellement recensé avec précision, ce sont les réfugiés placés sous la protection du HCR (Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, ndlr). La communauté centrafricaine qui est ici se structure en trois groupes. Le premier groupe, ce sont ceux qui sont venus pour des raisons économiques et se sont installés. Le deuxième groupe, c'est ceux-là qui sont partis du pays parce qu'il y a eu des problèmes politiques. C'est eux les réfugiés. Dans ce groupe de réfugiés-là, il y a deux groupes : les réfugiés officiellement identifiés par le HCR, mais il y a aussi un autre groupe qui est là, pas clairement identifié et c'est dans ses rangs que souvent il y a des malfrats, des gens qui attaquent. Ceux-là, on les compte comme des rebelles.

Le dernier groupe, ce sont les étudiants, les diplomates que nous sommes et quelques fonctionnaires de la Banque centrale (Banque des Etats de l'Afrique centrale, ndlr) et d'autres institutions qui sont ici. Les Centrafricains sont nombreux ici parce que la région qui fait frontière avec le Cameroun est l'une des plus peuplées de la République centrafricaine ; elle est beaucoup plus proche du Cameroun que de Bangui. Pour le nombre de 3.000 électeurs, le Code électoral qui a été adopté par toutes les parties prenantes au processus électoral dit que les réfugiés ne votent pas. C'est un document consensuel qui réglemente le bon fonctionnement des élections en Centrafrique. C'est l'une des raisons pour lesquelles il y a eu des incidents en Douala.


Par Raphaël MVOGO

© Copyright Xinhuanet

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 02:11

 

 

Caravane Tiangaye CRPS

 


Bangui 18/01/2011 (Xinhua) - Tee-shirt, casquettes à l’effigie des candidats, caravanes à motos ou en véhicules, des chansons composées au nom des candidats, mégaphone à la bouche, etc...Bangui, capitale de la République Centrafricaine, vit depuis une semaine dans une fièvre en vue des élections présidentielle et législatives du 23 janvier prochain.


"Premier tour KO", c’est le slogan de la quasi-totalité des candidats, qui organisent ponctuellement des meetings. Tandis que les partisans, ils parcourent les arrondissements dans la journée et le soir, ils veillent dans les quartiers généraux de leurs candidats, chantent et dansent promettant la victoire qu’ils souhaitent avoir.


Aucun incident majeur n’a été signalé jusqu’aujourd’hui, mais un grand souci demeure : la liste électorale n’est toujours pas affiché et tous les voteurs ne disposent pas la carte d’électeur.


Quant à l’agression subie par deux candidats aux législatives du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) en campagne dans le Nord-ouest, "ce sont des cas isolés, vous savez, le chemin du paradis est toujours semé d’embuche", a commenté le rapporteur général de la Commission électorale indépendante (CEI) Rigobert Vondo.

 

Aussi, des militants de tel ou tel parti déchirent les effigies de tel ou tel autre candidat dans certains quartiers, ce qui a été dénoncé par la CEI.


Pour sa part, le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a mis en garde les candidats qui utilisent des bâches distribuées aux réfugiés pour construire les hangars dans leurs quartiers généraux.


Au moment du passage des candidats ou de leurs représentants à la radio ou à la télévision nationale, un membre du Haut conseil est présent pour constater d’éventuel dérapage et faire un rapport qui est publié le lendemain.


"Nous espérons que la campagne électorale va continuer sur ce ton ainsi que le vote proprement dit et la proclamation des résultat", a souhaité un citoyen rencontré par Xinhua.

La semaine prochaine s’annonce décisive parce que la plupart des candidats feront leur campagne aux provinces avant de revenir sur Bangui pour la dernière phase de la campagne, qui s’achèvera le vendredi 21, deux jours avant le scrutin.

 

 

NDLR : Bozizé, Ndotingai et le KNK sont champions toute catégorie de distribution de t-shirts, casquettes, vélos et autres gadgets électoraux mais se heurtent cependant au refus des populations de participer à leur meetings.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 00:42

 

 

Martin Ziguélé affiche

 

 

 

PROGRAMME DE CAMPAGNE DU CANDIDAT

MARTIN ZIGUELE A L’INTERIEUR DE LA RCA

 

Date

Lieu

Activité - Meeting

Observations

Samedi 15 janvier 2011

Tournée dans la Mambéré-Kadéi et la Sangha-Mbaéré

 

 

 Carnot- Berbérati-Nola

 

Dimanche 16 janvier 2011

Basse-Kotto/Mbomou

Ouaka

 

Mobaye- Bangassou- Bambari-

 

Lundi 17 janvier 2011

Haute-Kotto et Bamingui-Bangoran

 

Bria-  Ndélé-Bamingui-Bangui

 

Mardi 18 janvier 2011

Kemo

Intervention radio et télévision

 

Mercredi 19 janvier 2011

Nana-Gribizi/ Ouham-Pendé

 

Kaga-bandoro- Paoua-Bocaranga

 

Jeudi 20 janvier 2011

Ouham

Bossangoa- Bozoum- Bouar

 

Vendredi 21 janvier 2011

 

 

Meeting de clôture de la campagne

 

Samedi 22 janvier 2011

 

 

 

Dimanche 23 janvier 2011

 

 

 

 

 

NB : Martin ZIGUELE a débuté sa campagne en province par Boda et Mbaiki dans la Lobaye, raison pour laquelle ces deux villes ne sont pas mentionnées dans ce tableau. 

 

 

NDLR : Depuis que la campagne électorale pour les présidentielles et législatives du 23 janvier a démarré, le candidat du MLPC Martin ZIGUELE, après une conférence de presse et un meeting place Marabéna à Bangui, a sauté dans l'avion pour enchaîner les meetings populaires en province et autres rencontres avec ses compatriotes.

 

Partout où il est passé, non seulement l'accueil que lui réservent les populations est des plus chaleureux et délirants mais il est littéralement escorté par les populations à pieds depuis les aérodromes jusqu'au coeur des villes (environ une dizaine de kms) où les meetings qu'il tient ensuite draînent des dizaines de milliers de Centrafricains très enthousiastes et prêts à voter pour lui pour en découdre avec le dictateur sanguinaire Bozizé.

 

C'était par exemple le cas à Berbérati samedi dernier et à Bambari dimanche où les gens ont délaissé la réunion de la candidate du KNK, la ministre du tourisme, Mme Solange Ndakala Pagonendji alias arôme Maggi, pour aller rejoindre le gigantesque meeting (environ 20.000 personnes en liesse l'ont applaudi à tout rompre) de Martin ZIGUELE au stade préfectoral de Bambari.

 

Pendant ce temps, Bozizé se rend ici et là au pas de course pour se livrer à son passe temps favori : dénigrer au maximum l'adversaire qu'il craint le plus à savoir Martin Ziguélé. A Bouar notamment, il n'a mis en tout et pour tout que 10 à 15 mn, le temps de proférer quelques menaces et chantage si on ne vote pas massivement pour lui. A Carnot également, il n'a guère mis du temps et est reparti en colère car quelqu'un dans la foule a osé lui réclamé les diamants qu'il leur a volés. 

 

On a peu d'écho de la campagne des autres candidats à la présidentielle. Patassé alias "petit frère de Jésus" par exemple, est imperturbablement cloîtré entre ses quatre murs à Bangui tout en affirmant être toujours dans la course même après avoir déposé son recours en annulation du scrutin à la Cour constitutionnelle. Va-t-il au moins mettre quand même pieds à Berbérati avant la fin de la campagne ? Rien n'est moins sûr. 

 

Les premiers observateurs internationaux du scrutin du 23 janvier commencent déjà à arriver dans la capitale Bangui. Certains n'ont pas caché leur stupéfaction de constater que les listes électorales ne soient toujours pas affichées à trois jours du vote. On semble aller tout droit vers une grande pagaille le jour J.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 00:34

 

 

Boz-et-Hu-Jin-Tao.jpg

 

Ai- Rca- Mardi, 18 Janvier 2011 15:34  A la tête d'une délégation de 7 personnes, le Directeur Général Zhang Min de PTI-IAS Petroleum Company, une société pétrolière chinoise, est arrivé le 17 janvier à Bangui pour la cérémonie de lancement des travaux d'études sur le Bloc B, a appris l’agence Ai.

 De sources officielles, la première pierre  a été posée ce jour  à Birao dans la Vakaga en présence du chef de l'Etat sortant François Bozize.

" Nous allons procéder ce jour à la cérémonie d’ouverture des travaux de démarrage de l'exploration pétrolière du bloc B à Birao dans la Vakaga ",  a déclaré M Lian Sheng Zhang.

De sources généralement bien informées,  le bloc B de Birao attribué  à ce consortium couvre une superficie de 800Km2.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : La Chine soutient un dictateur sanguinaire à qui elle vend d'importantes quantités d'armes de guerre et fournit des milliers de matchettes que Bozizé distribue à tour de bras à ces miliciens pour tuer des Centrafricains qui commettront la faute irréparable de ne pas voter pour lui. Cela doit être su par l'opinion nationale et internationale.   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 00:30

 

 

Emile Gros Raymond Nakombo-copie-1

 

 

A partir du discours prononcé par le candidat Nakombo devant la diaspora centrafricaine de France et les interventions de ses représentants sur les ondes, on retient que le programme politique du candidat du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), un parti dit ‘‘libéral reculé’’, tourne autour du projet Sewa Oko (Une seule famille). Selon Nakombo, c’est une stratégie adoptée pour impulser le décollage de la RCA.

Avec son projet, Nakombo, élu, compte ‘élargir son gouvernement et l’administration à toutes les compétences disponibles’.

Sur le plan politique, le RDC  compte  sur l’unité nationale, facteur de paix, la sécurité sur l’ensemble du territoire, le renforcement de l’État de droit et la démocratisation, la bonne gouvernance, la transparence dans la gestion des biens publics, l’intégration régionale et la diplomatie.

En économie, le parti prône la relance et la modernisation du secteur privé par la formation et la création d’emplois pour les jeunes, l’industrialisation, le développement des activités génératrices de revenus, l’exploitation et le partage des richesses, le désenclavement extérieur ainsi que le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Au plan social, Nakombo prône l’autosuffisance alimentaire, l’accès à l’eau potable, aux infrastructures routières et  sanitaires, à l’électricité, à l’éducation, à la protection de l’environnement et à la salubrité.

Il faut, selon lui, bâtir un pays où les enfants ne tomberont pas malades et les femmes ne mourront pas en couche faute de soins de santé adéquats

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 00:16

 

 

Bozizé KNK

 

 

17 janvier 2011 By admin

 

En l’absence d’un document contenant le programme détaillé du candidat François Bozizé, la rédaction a dû recourir à l’intervention de son Directeur national de campagne sur Radio Centrafrique.

Il en ressort que le programme du général Bozizé, président sortant et fondateur de Kwa Na Kwa (KNK), parti se réclamant de l’obédience travailliste, peut se résumer par la consolidation de l’État de droit et de l’unité nationale en vue de continuer l’œuvre de reconstruction nationale sur des bases justes et démocratiques sous le leitmotiv de : « Le travail rien que le travail ».

Ce programme qu’il propose pour le nouveau quinquennat qu’il sollicite s’articule autour des trois points suivants.

Sur le plan politique, le candidat  propose le renforcement de la démocratie, de l’autorité de l’État et l’institution d’une administration équitable.

Au plan économique, le désenclavement de l’agriculture et  de l’élevage, avec le souci d’éponger la dette des coton-culteurs et de doter  chaque paysan de charrue pour la culture du coton,  du café et d’assurer à terme la gratuité des engrais.  La poursuite de l’assainissement des finances publiques, l’octroi de crédits grâce à l’encouragement et à l’implantation des institutions bancaires dans les provinces.

Sur le plan social, le candidat, qui se targue d’avoir mis un terme au cercle vicieux des arriérés de salaires, de bourses et de pensions, s’engage à consolider ces acquis et à promouvoir les droits des groupes vulnérables (femmes, jeunes, minorités ethniques, handicapés).

Il prône, par ailleurs, la poursuite de la réforme du secteur de la sécurité (RSS) afin de restaurer la sécurité et l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.

 

 

NDLR : "En l’absence d’un document contenant le programme détaillé du candidat François Bozizé, la rédaction a dû recourir à l’intervention de son Directeur national de campagne sur Radio Centrafrique". Qu'y-a-t-il d'étonnant à cela ! Non seulement Bozizé n'a pas de programme à proposer aux Centrafricains, ne serait que par démagogie et histoire de faire semblant mais en tant que président sortant et candidat à sa succesion, il se devait de dresser le bilan de ses huit ans aux commandes du pays qui l'autoriserait à demander à ses compatriotes de le réélire. En campagne à Carnot, un citoyen lui a demandé de rendre les diamants que lui et Ndoutingaï leur ont volés, suscitant son courroux. La triste réalité est en effet que Bozizé n'a aucune vision de l'avenir à court, moyen et long terme de la RCA. A Bouar, Bozizé a mis en tout et pour tout 10 à 15 mn et a remis les gaz. Il n'a aucune envergure pour prétendre diriger un pays. Il doit tout simplement partir !   

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 00:12

 

 

vote d'une femme en Afrique

 

 

Le Président de La CEI confirme la date du 23 janvier pour les élections en Centrafrique

APA Bangui (Centrafrique)  18 janvier 2011 - Le Président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), de Centrafrique, Joseph Binguimalet, a confirmé la date du 23 janvier 2011 pour la tenue des élections présidentielle et législatives.

‘’L’objectif de la CEI est de tenir les élections le 23 janvier prochain et elle y parviendra’’, a –t-il soutenu lundi à Bangui, lors d’un point de presse. Il a rassuré que par mesure de précaution, les listes électorales seront bel et bien affichées avant le jour du scrutin.

‘’Si ces listes qui sont manuelles se perdent ou subissent des actes de vandalisme, la CEI ne les aura plus, et cela peut causer des désagréments aux électeurs’’, a –t-il assuré.

Joseph Binguimalé a également rassuré que les missions de déploiement du matériels électoral lourd sont parvenues à destination après vérification. Le matériel sensible (bulletin de vote, encre indélébile, cachets et autres) est en train d’être mis en route.

Selon lui, la CEI dispose à cet effet de quarante (40) camions et de trois (3) avions pour les localités lointaines, difficiles d’accès par la voie routière. Pour les candidatures aux législatives la CEI a publié la liste définitive comprenant huit cent quatre et vingt-neuf (889) candidats.

Six cent vingt et quatre (624) proviennent des partis politiques soit 70% tandis que deux cent soixante et cinq (265) candidats se présentent comme indépendants représentant 29,80%.

En plus du Premier ministre, Chef du Gouvernement, quinze (15) ministres sur trente et deux (32) sont candidats (50%) notamment dans les circonscriptions électorales.

Cinq (05) présidentiables sont candidats aux législatives dans les circonscriptions électorales(le Président sortant François Bozizé, Ange-Félix Patassé, Emile Gros Raymond Nakombo, Martin Ziguélé, Jean Jacques Démafouth).

 

Centrafrique : Cap sur le scrutin du 23 janvier 2011!

Par Sébastien Lamba - 18/01/2011

Les listes ne seront affichées que le jour de l’élection parce qu’elles sont manuelles

 

Le Président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), Joseph Binguimalé a déclaré dans un point de presse, à Bangui, ce 17 janvier que l’objectif pour la CEI est le 23 janvier 2011. En faisant l’état des lieux du processus électoral a rassuré que les listes électorales seront bel et bien affichées avant le jour de l’ouverture du scrutin. La CEI, par mesure de précaution, retarde l’affichage car si ces listes qui sont manuelles se perdent ou subissent des actes de vandalisme (ce que je ne souhaite pas), la CEI ne les aura plus, et cela peut causer des désagréments aux électeurs a-t-il avancé

 

Le Président de la CEI, Joseph Binguimale a également rassuré que les missions de déploiement du matériels électoral lourd sont parvenues à termes après vérification. Le matériel sensible (bulletin de vote, encre indélébile, cachets et autres) est en train d’être mis en route. Selon lui, la CEI dispose à cet effet de quarante (40) camions et de trois (3) avions pour les localités lointaines, difficiles d’accès par la voie routière. Il faut retenir que pour les candidatures aux législatives la CEI a publié la liste définitive comprenant huit cent quatre et vingt neuf (889) candidats. Six cent vingt et quatre (624) proviennent des partis politiques soit 70% tandis que deux cent soixante et cinq (265) candidats se présentent comme indépendants représentant 29,80%.


En plus du Premier ministre, Chef du Gouvernement, quinze (15) ministres sur trente et deux (32) sont candidats (50%) notamment dans les circonscriptions électorales. Cinq (05) présidentiables sont candidats aux législatives dans les circonscriptions électorales ci-après: 4ème arrondissement de Bangui, le Président sortant François Bozizé; A Berbérati I, Ange-Félix Patassé et Emile Gros Raymond Nakombo; Bocaranga II, Martin Ziguélé; Sibut, Jean Jacques Démafouth.
http://jj.demafouth.free.fr

 

 

Le bulletin unique en usage pour le scrutin du 23 Janvier 2011

Par S.-P. Ndouba, jde - 17/01/2011

bulletin-de-vote.jpg

 

Environs 2, 2 millions d'exemplaires sont disponibles et seront distribués par la commission électorale indépendante

 

Pour la deuxième fois consécutive, les électeurs centrafricains vont utiliser un bulletin unique pour élire le président de la République et les députés à l'Assemblée nationale. Ce bulletin, dont environ 2, 2 millions d'exemplaires ont été livrés à la CEI le 4 janvier dernier, est une bande de papier glacé de 51, 5 cm de long sur 20 cm de large. Plié en quatre, ses dimensions sont ramenées à 20 cm sur 10, permettant un passage aisé par la fente de l'urne. Il offre suffisamment d'espace pour disposer les numéros d'ordre, noms et logos d'une quinzaine de candidats ainsi que des cases destinées à être cochées par l'électeur. Une fois dans l'isoloir, ce dernier peut donc cocher, à l'aide d'un cachet, la case correspondant au candidat de son choix, avant de revenir glisser son bulletin dans l'urne.

Le vote de cette année est facilité par le nombre relativement réduit de candidats à la présidentielle, à savoir 5 (contre 11 en 2005), ce qui a permis de disposer sur le bulletin des photos suffisamment éloquentes des candidats. La multiplicité des bulletins de vote appartient désormais à l’histoire. Adopté par l'Assemblée nationale en 1999, le choix du bulletin unique pour mettre un terme à la multiplicité des bulletins de vote a été entériné par le Conseil national de transition (CNT, parlement de transition) mis en place après le coup de force qui porta le général François Bozizé au pouvoir, le 15 mars 2003. L'argument qui avait prévalu lors des débats était que ce bulletin était plus économique et, surtout, plus adapté au profil de l'électorat centrafricain dont une bonne frange est analphabète.

Certains électeurs banguissois ont conforté cet argument par leurs réponses. L’identification des candidats sur le bulletin unique se fera sans encombre parce que «chaque candidat se trouve au côté de son emblème». Le bulletin unique libère la femme de la pression du mari, qui était tenté, autrefois, de chercher à vérifier le vote de son épouse. Désormais, cette pratique n’est plus possible.

 

NDLR : Une des preuves de la médiocrité et de l'incompétence de Binguimalé et sa clique de la CEI est la photo de l'ex candidat Justin Wilité pourtant disqualifié par la Cour constituttionnelle qui figure sur le bulletin de vote. C'est un cas d'annulation du scrutin.   

 

Voici quelques chiffres et modalités pratiques à propos des élections de 23 janvier

Par journaldebangui.com - 16/01/2011

La campagne électorale s’arrête le 21 janvier 2011 à minuit

 Selon la liste mise à disposition par la commission électorale indépendante, ils seront quelques 885 candidat aux législatives à aller solliciter les suffrages des électeurs dimanche 23 janvier. Il est clair que ce dimanche 16 janvier, les électeurs ne savent à quels saints se vouer. Les listes des électeurs ne sont pas encore disponibles sur les lieux de votes. Tout au plus les centres de votes sont connus. Le reste n’est pas disponible. Certains électeurs ont des cartes d’autres pas. Cependant chaque citoyen centrafricain inscrit sur une liste est convoqué pour aller voter.

La liste définitive des candidats aux élections législatives du 23 janvier 2011

Malgré le non affichage des listes électorales on dénombre au total: 5 candidats à la présidentielle et 885 aux législatives. Ils iront chercher les suffrages des électeurs.

1 842 160 électeurs sont recensés sur les listes pour 4573 bureaux de votes provisoirement validés, soit 423 bureaux supplémentaires par rapport à 2005

2 millions de bulletin disponibles aussi bien pour la présidentielle que pour les législatives
160 000 listes manuelles d’émargement photocopiées

C’est avec la carte manuelle que les électeurs iront voter. L’idée des cartes d’électeurs informatisées ayant été abandonnée. Si l’on est inscrit sur une liste sans carte, l’on peut aller voter soit à l’aide de la carte d’identité, soit sur le témoignage du chef de quartier.

Les bureaux de vote sont généralement installés dans des écoles. En cas de force majeur, ils peuvent être installés dans lieux publics aménagés pour cela.

Dans un bureau de vote il y a un président et deux assesseurs dont le second fait office de secrétaire. Tous doivent signer tous les procès-verbaux à la fin du scrutin.

Les bureaux de vote ouvrent le matin à six heures et ferment à 13 heures. C’est alors qu’ils se transforment en centre de dépouillement.

La diaspora votera à travers 8 représentations à savoir, au Congo Brazzaville, au Tchad, au Cameroun, au Gabon, au Benin, en Côte d’Ivoire, au Maroc et en France.

 

La commission électorale indépendante continue les préparatifs du scrutin

Par S.-P. Ndouba, jde - 17/01/2011

Le document indiquant les différentes étapes du vote est disponible à la CEI!

 

Au-delà des nombreux défis individuels ou catégoriels que doivent relever les Centrafricains à l'occasion des prochaines élections générales, il y a celui qui interpelle l'ensemble de la communauté nationale, à savoir réussir, en temps et en argent, l'organisation d'un scrutin. Autrement dit, programmer et préparer des opérations de vote, en évaluer le coût et s'en tenir scrupuleusement à ce qui est prévu.

Or, force est de reconnaître qu'à une semaine du 23 janvier, date du scrutin, nombre de données liées au processus électoral demeurent confidentielles: le budget global, les listes électorales ou encore le nombre d'urnes estimé à 14 000 pour doter 4 573 bureaux de vote censés accueillir 1 842 160 électeurs recensés entre septembre et octobre 2010, sans qu'on sache combien de postes de recensement avaient été ouverts. Même la publication du rapport d’audit de la Commission électorale indépendante (CEI), dirigée par le pasteur Joseph Binguimalé et décriée pour une gestion «opaque», n’a pas été jugée prioritaire par le président François Bozizé.

Depuis la restauration du pluralisme politique en 1991, les Centrafricains ont pourtant organisé quatre scrutins, dont le premier a permis une alternance pacifique en octobre 1993, tandis que le dernier en date (2005) a valu à certains membres de la Commission électorale mixte indépendante (CEMI), autour de «l’apôtre» Théodore Kapou, d'être sollicités pour mettre leur expertise au service de leurs homologues ivoiriens. Malheureusement, tout ce capital a fondu comme du beurre en raison des nombreuses controverses qui ont fréquemment grippé le processus électoral, provoquant des reports successifs, faisant du chronogramme et du budget de la CEI de véritables serpents de mer.


Une organisation impeccable peut redorer le blason de la RCA

Pour redorer le blason de la République Centrafricaine en matière électorale, il faudrait que chacun des acteurs nationaux, à savoir la CEI, le ministère de l’Administration du territoire, les agents électoraux ainsi que les électeurs, aient à cœur de sauver ce qui reste du processus, c’est-à-dire le scrutin du 23 janvier. Or, la CEI et les agents recenseurs ne sont toujours pas quittes quant aux arriérés d’indemnités, tandis que les candidats à la présidentielle, en dehors de François Bozizé, sont entrés en campagne à reculons, continuant de réclamer le report des élections. Tout cela n’est pas de nature à rassurer le peuple centrafricain surtout les couches les plus pauvres et les plus vulnérables, les divers partenaires et la communauté internationale qui ne sauraient tolérer des tergiversations politiciennes tendant à saboter le processus électoral, et, ce faisant, à retarder le développement socio-économique de la patrie de
Barthélemy Boganda.

 

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 23:04

 

 

Binguimale2 0

 

3 avions et 40 camions pour le transport du matériel électoral

Radio Ndéké Luka Mardi, 18 Janvier 2011 12:22

« Les missions de déploiement des matériels lourds des élections sont parvenues à terme. Les matériels sensibles sont en train d’être acheminés  les uns après les autres. Et les arriérés des indemnités des commissaires locaux et des agents de recensement leurs ont été déjà versés ». C’est le bilan de l’avancement actuel du processus électoral présenté le 17 janvier 2011 par Joseph Binguimalé président de la CEI (Commission électorale indépendante) à la presse nationale et internationale au siège de cette institution à Bangui.

Joseph Binguimalé a affirmé que toutes les dispositions nécessaires ont été déjà prises par la CEI afin de respecter la tenue des élections en date du 23 janvier. « Les missions de déploiements des matériels lourds sont arrivées à terme, les matériels sensibles sont entrain d’être acheminés, les arriérés d’indemnités ont été payés », dit-il.

Le président de la CEI a révélé que l’institution dispose de 3 avions et 40 camions pour l’acheminement de ces matériels. « Les avions desserviront les régions éloignées comme celles de la Vakaga ou du Haut Mbomou où l’accès par voie terrestre est un peu difficile dès ce 18 janvier », a précisé Joseph Binguimalé.

En ce qui concerne l’affichage des listes électorales à 48 heures du scrutin, question qui provoque inquiétude et scepticisme, Rigobert Vondo, rapporteur général de la CEI, a indiqué que « tout citoyen centrafricain en âge de voter et inscrit sur les listes électorales, votera.  Ceux qui ont perdu leur carte d’électeur voteront par dérogation ou sur présentation des cartes d’identité authentiques », a-t-il précisé.

Pourtant certains faits vérifiés par Radio Ndeke Luka contredisent les assurances données par les responsables de la CEI. Des centres de vote attendent encore de recevoir du matériel électoral. Mardi 17 janvier, la CEI continuait encore de recevoir des dossiers de candidats se présentant pour le recrutement des présidents des bureaux de vote.

Tard dans la soirée, vers 22heures (21H TU) les sous-préfets des villes de provinces ont été bloqués au palais de l’Assemblée nationale, siège de la CEI. Des éléments des Forces Armées centrafricaines (FACA) avaient bloqué les sorties. Ne pouvaient sortir et rentrer chez eux que ceux qui acceptaient de partir avec leur lot de matériel électoral léger. Les sous-préfets, convoqués à cette fin à Bangui, exigeaient que leur transport soit payé. Ce que la CEI a refusé et demandé que les issues soient bloquées.

 

NDLR : C'est tout de même hallucinant de voir qu'à quelques trois jours de la date du scrutin, Binguimalé et Bozizé puissent faire encore recours à leur technique de séquestration des gens sous la menace des armes au siège de la CEI pour les les faire travailler sous la contrainte et contre leur gré. C'est le cas des Sous-Préfets venus chercher le matériel électoral qu'on a empêché de quitter le siège de la CEI. C'est un scandale.

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 03:27

 

 

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Par Europe1.fr  17 janvier 2011 à 10h08

 

L'ex-président tunisien serait parti avec plus d'une tonne d'or. Sa fortune est immense.

Banques, transports, immobilier, en Tunisie les Ben Ali sont partout. L'ex-président aurait amassé une fortune estimée à 5 milliards d'euros pendant ses 23 ans à la tête de la Tunisie. Le président en fuite ne possédait rien avant d'accéder au pouvoir.

Hôtels particuliers et comptes en Suisse

Des banques privées en Tunisie, plusieurs compagnies aériennes, comme Carthago Airlines ou Nouvel Air, des hôtels 5 étoiles en Tunisie, des hôtels particuliers en Argentine ou au Brésil... la liste des biens de Ben Ali est difficile à dresser. L'ex-président tunisien posséderait également des comptes en Suisse, dont la valeur est impossible à estimer.

En France, Ben Ali serait propriétaire d'un immeuble en plein coeur de Paris estimé à 37 millions d'euros. Le président en fuite posséderait également des avoirs dans plusieurs banques françaises. La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a indiqué lundi sur Europe 1 que Tracfin, l'organisme de lutte contre les mouvements suspects de capitaux, exerçait une "vigilance particulière" sur les mouvements de fonds et les demandes de transferts.

Comptes vidés et fortune transférée

La semaine dernière, au plus fort de la crise, la famille Ben Ali a liquidé tous ses comptes, selon un journaliste tunisien interrogé par Europe 1. "Ils ont vidé les caisses, jusqu'à la dernière minute, pour qu'il ne reste rien", raconte Slim Bagga.

Le Monde croit savoir que la famille aurait emporté dans sa fuite plus d'une tonne et demie de lingots d'or. L'équivalent de 45 millions d'euros, précise le quotidien. C'est Leïla Ben Ali, la femme de l'ex président tunisien, qui se serait rendue à la Banque de Tunisie pour les récupérer, avant de s'envoler pour Dubaï. L'information n'a pas été confirmée depuis, mais l'une des premières décisions du gouvernement de transition à peine formé a été de limoger le gouverneur de la BCT, Thoufi Baccar, remplacé par Mustapha Kamel Nabli, ancien économiste en chef du département Moyen-Orient de la Banque Mondiale (BM).

Il y a quelques mois, selon le journaliste tunisien, la femme de l'ex-président aurait également anticipé la fin de règne de son mari malade. Leïla Ben Ali, surnommée "La Régente" et détestée par le peuple tunisien, a transféré la quasi totalité de sa fortune à Mohammed, leur fils de 5 ans.

 

La chute du Mur de Tunis

(Slate.fr 17/01/2011)


Soyons optimiste: l'ère qui s'ouvre peut être celle d'un capitalisme démocratique, s'appuyant sur une jeunesse éduquée et ayant compris que le royaume de dieu n’est pas de ce monde et que les imams ne font pas de bons directeurs d’usines.

Un Mur est tombé à Tunis comme hier à Berlin. Cette «révolution du jasmin» pourrait ouvrir une nouvelle ère dans le monde arabo-musulman, une ère moderne, une ère libérale et une ère «bourgeoise», dans le sens où Marx avait qualifié la révolution française. Une ère fondamentalement neuve qui pourrait tourner la page de la solution religieuse dominante depuis vingt-cinq ans dans la région et ouvrir celle d’un capitalisme démocratique et libéral. La première révolution dans le monde arabe est un événement considérable. Tunis comme Berlin.

On formule là une hypothèse démocratique que je reconnais bien optimiste, l’Histoire est tragique. Mais il y a des raisons objectives d’y croire. Si le régime Ben Ali est tombé si vite, c’est qu’il était beaucoup plus fragile qu’on l’avait mesuré, que tout le monde l’avait mesuré. C’est le cas de nombreux autres pays de la région: Libye, Algérie, Egypte, pour donner une liste courte.

Le web, amplificateur de désir de liberté

La première raison est l’envie de liberté, grossie ces dernières années par le niveau éducatif élevé de la population. Erreur de Ben Ali (engagée sous Bourguiba) d’avoir créé des Bac+2 ou Bac+4 mais de n’avoir pas su promouvoir une économie qui les emploie, de s’être contenté en gros du commerce et du tourisme qui n’offrent que des jobs peu qualifiés. Erreur qu’on lui pardonnera vite, celle-là, car ce gisement de diplômés représente maintenant la meilleure chance de l’avenir de la Tunisie.

Besoin de liberté amplifiée ensuite, par les télévisions étrangères en accès libre et par Internet. Il y aurait 4 millions d’internautes en Tunisie pour une population de 10,5 millions de personnes. Et il y aurait 1,8 million de comptes Facebook. A ce sujet, on peut se demander si les révélations de Wikileaks sur la corruption et la prévarication du régime n’ont pas été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Les Tunisiens savaient le régime pourri, mais de le lire sur le web sous la plume de diplomates américains, lesquels citent des officiels tunisiens, a pu allumer la mèche. Peut-être que Wikileaks finalement aurait l’effet libertaire auquel croit son créateur…

Mais bien sûr, revenons à notre marxiste révolution «bourgeoise»: cette liberté est réclamée d’autant plus fortement que le chômage est massif. Cette «infrastructure» fait baril de poudre: le monde arabo-musulman est en échec général sur la question sociale. Le taux de chômage y est le plus élevé du monde, 25% en moyenne régionale, et il frappe particulièrement les jeunes, qui représentent les deux tiers de la population. Et le péril monte encore: le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord ont besoin de créer 80 à 100 millions d’emplois d’ici à 2020 pour absorber les générations à venir. L’Afrique du Nord est, selon tous les classements comme ceux du Forum économique mondial, la zone la moins attractive pour les capitaux. Quand l’Asie émerge, quand l’Amérique latine suit, quand même l’Afrique sub-saharienne commence son décollage, le monde arabo-musulman n’a toujours pas trouvé sa place dans la mondialisation, hormis l’exploitation des hydrocarbures. Les explications sont connues: éducation insuffisante et confiée aux religieux (avec des exceptions donc), système politique autoritaire et policier et stratégie économique de libéralisation motivée par la corruption et la captation au profit des dirigeants et de leurs familles. A ce schéma trop général, il faut bien sûr apporter des nuances: tous les pays sont différents.

Mais l’échec social demeure la marque de fabrique de la région

.Dieu ne donne pas d'emploi

Echec qui remonte au «socialisme arabe» des Nasser et des militaires algériens, cette époque de la guerre froide durant laquelle la région était, avec des exceptions et des nuances, dans l’orbite de Moscou. L’argent a été gaspillé dans une gestion bureaucratique et les projets étatistes. Même échec côté Golfe –contrée, elle, dans l’orbite de Washington, où la rente pétrolière a été placée dans les banques occidentales à partir de 1973. Elle a contribué à l’inflation mondiale et s’est dissoute dedans.

C’est sur ce terreau qu’est né l’islamisme, ici à Ryad encouragé officiellement comme opium des peuples –pour rester marxiste– et là, de l’Iran à l’Algérie dans l’espoir que la pureté religieuse éradiquera la corruption et saura dans le dénuement donner une fierté. Les Frères musulmans ont su au départ développer un islam de quartiers, proche des gens, capable de rendre des services, un islam de solidarité. D’où le succès. D’où le durcissement policier des régimes menacés.

Mais, c’est la leçon de cette révolution du jasmin, la solution religieuse a tourné court. On n’a pas entendu, dans les manifestations, la voix des islamistes. Restons prudents, mais le silence religieux est frappant. Les Tunisiens ont-ils compris que le royaume de dieu n’est pas de ce monde et que les imams ne font pas de bons directeurs d’usines? Est-ce à cause des dangers du radicalisme Ben Laden? Est-ce à cause de l’échec de l’Iran? En tout cas, la solution religieuse n’a pas été évoquée, n’est plus évoquée. Mon optimiste hypothèse est que la fausse solution de dieu commencerait, à partir de Tunis, à être remisée à sa place, à la mosquée, dans une version modernisée de la foi. Le test sera évidemment le résultat des partis religieux à de futures élections. Mais mon pari est que leur score restera mesuré, le peuple tunisien, éduqué, a envie de liberté et il a compris et que l’emploi viendra d’un capitalisme libéral et d’une insertion dans la mondialisation. Derrière le Mur de Berlin, le décollage a été parfois long, toujours chaotique. Mais Pologne, République tchèque ou pays baltes ont réussi. La Tunisie a les atouts d’un pays balte.


Eric Le Boucher

© Copyright Slate.fr

 

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 02:58

 

 

Martin Ziguélé affiche

 

 

 BANGUI -17/01/2011(Xinhuanet) Le président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) Marin Ziguélé, candidat pour la deuxième fois consécutive à l'élection présidentielle, propose comme action à court terme (1 à 12 mois) dans son programme politique, « la réforme radicale » de l'administration centrafricaine.

« Si je suis élu président de la République, j'engagerai un audit pour réorganiser l'ensemble des structures administratives », dit-il dans ce programme, ciblant notamment la présidence de la République, la primature, les ministères et les différentes institutions de l'Etat.

Martin Ziguélé envisage dans le cadre de la bonne gouvernance de revoir les profils de postes, des effectifs et des rémunérations, dans toutes les structures administratives, l'effectif des retraités et des étudiants boursiers. Ce pour rendre les charges salariales compatibles avec les ressources financières disponibles.

Après avoir constaté que les fonctionnaires et agents de l'Etat affectés dans certaines régions du pays regagnent difficilement leur poste, le président du MLPC, promet, s'il était élu d'instaurer des mesures d'incitation aux fonctionnaires et agents de l'Etat pour qu'ils restent en poste dans toutes les régions du pays, dit-t-il dans son programme politique.

Par ailleurs, pour une bonne administration à la base, il s' engage à redynamiser l'Ecole nationale d'administration et de la magistrature (ENAM) en ouvrant des cycles de formation initiale des cadres devant travailler dans les régies financières, l' administration du territoire, la diplomatie, la magistrature.

Au niveau de la police, chargé d'assurer en premier la sécurité de la ville, Martin Ziguélé promet dans les douze premier mois de son pouvoir, une redynamisation de l'Ecole nationale de police par l'ouverture de formation des commissaires, d'inspecteurs et de spécialistes de la police scientifiques.

Pour lui, cette initiative devrait permettre à la République Centrafricaine de « répondre au défi du terrorisme, de la criminalité transfrontalière et du blanchiment d'argent sale ainsi que du trafic d'enfants ».

Martin Ziguélé a organisé ce vendredi un meeting à Mbaïki, chef-lieu de la préfecture de la Lobaye au Sud de Bangui.

© Copyright Xinhuanet

 

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