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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 04:17

 

 

 

 

 

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Bangui, 8 nov. (ACAP)-Le ministre de la Santé Publique de la Population et de la lutte contre le Sida, Jean Michel Mandaba a déploré le drame que vit la République Centrafricaine en matière de mortalité maternelle, dont le ratio est estimé à 850 décès de femmes pour 100.000 naissances vivantes, à l’ouverture des travaux de l’atelier d’élaboration des messages clés sur la lutte contre les pratiques sociales discriminatoires et les violences sexuelles qui augmentent la mortalité maternelle en République Centrafricaine, lundi 5 novembre 2012, à Bangui.

 

L’objectif de l’atelier est d’élaborer les messages clés en vue de sensibiliser les communautés sur les pratiques traditionnelles néfastes qui constituent les violences à l’égard des femmes afin de réduire la mortalité maternelle infantile en République Centrafricaine    

 

Durant trois jours, une vingtaine des professionnels des médias et les représentants des ONG locales ont été édifiés sur la problématique de la mortalité maternelle et la situation de la violence basée sur le genre en RCA. 

 

Le ministre Mandaba a relevé que les différentes pratiques sociales discriminatoires, les violences sexuelles telles que les violences physiques, les grossesses non désirées, les grossesses précoces, les interruptions volontaires de grossesses, l’excision, les interdits alimentaires et autres tabous que vivent quotidiennement les femmes contribuent de façon non négligeables à augmenter la mortalité maternelle en République Centrafricaine.  

 

Il a souligné qu’environ cinq femmes meurent chaque jour en RCA des suites de complications liées à la grossesse et à l’accouchement, ajoutant que certaines de ces complications découlent des pratiques traditionnelles néfastes à la santé de la femme. 

 

C’est pourquoi, le ministre Jean Michel Mandaba a réitéré l’engagement du gouvernement centrafricain à mettre tout en œuvre pour lutter contre les cas de décès de femmes et atteindre ainsi l’objectif Numéro 05 du Millénaire, qui est d’accélérer la réduction de trois quart des taux de mortalité maternelle par rapport aux taux présents, d’ici 2015.  

 

Il faut rappeler que la République Française s’est engagée lors de la réunion du G8 des 25 et 26 juin 2010 à Muskoka, au Canada, à allouer un montant de 500 millions d’euros pour lutter contre la mortalité maternelle. Cet appui s’inscrit dans le cadre d’un projet sous-régional du Fonds de Solidarité Prioritaire qui est mis en œuvre par ONU-FEMMES en partenariat avec les autres Agences du Systèmes des Nations Unies.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 03:17

 

 

 

 

Mackpayen-Centro.JPG



Bangui, 8 nov (CAP) - L’affaire de Le Centrafricain Mackpayen s’emballe. Il y a 48 heures, l’orphelin de Firmin Findiro, le procureur de la République Alain Tolmo, a cherché à faire signer au Tchadien également arrêté dans cette rocambolesque histoire de tentative de coup d’Etat et d’atteinte à la sûreté d’Etat, un procès-verbal d’audition dans lequel il reconnaissait connaître Mackpayen tout en l’accusant de vouloir faire un coup d’Etat. Le Tchadien a refusé de se prêter à un tel jeu.


Cette affaire qui ressemble à un mauvais canular car relevant d’un savant montage de toute pièce, serait prévue pour être jugée le 14 novembre prochain. Il sera très difficile à la bozizie de convaincre qu’on peut faire un coup d’Etat avec 200 euros en poche et quelques kalachnikov avec deux ou trois chargeurs. En attendant, Mackpayen est toujours en geôles au camp de Roux devenu une prison spéciale et familiale de Bozizé et ses enfants qui y font enfermer qui ils veulent.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 02:52

 

 

 

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Kévin ici avec lunettes et Papy Bozizé


 

 

Bangui, 8 nov (CAP) - Kévin qui se dit aussi être un fils Bozizé a été victime  il y a quelques semaines, d’un accident vasculo-cérébral (AVC) et a entamé des démarches pour être évacué à Lyon en France pour se faire soigner. Alors qu’il a réussi à se faire déjà décaisser 8 millions de CFA plus un billet aller- retour du trésor public centrafricain pour venir en France, il a trouvé cette enveloppe insuffisante et a cru devoir aller demander une aide financière supplémentaire à son président de père. Mal lui en a pris car informé des abus de Kévin, au Ledger Plazza de Bnagui,  Bozizé  n’a rien fait d’autre que de le faire arrêter et mettre en geôles à la SRI.


Informé des agissements de Kévin, Bozizé l’attendait semble-t-il au tournant. Il reprocherait à son fils d'avoir occasionné une ardoise salée au Ledger Plazza de Bangui où il a fait héberger à plusieurs reprises en son nom des hommes d'affaires véreux et des escrocs religieux de tout bord.

 

Il est vrai que depuis l’ouverture de ce luxueux hôtel à Bangui, la plupart des délinquants enfants de Bozizé dont ce Kévin, Socrate et ses amis tels que Steve Koba nouveau et arrogant conseiller à la présidence, sans compter Djodjo, pour ne citer que ceux-là, y ont quasiment installé leurs quartiers et consomment et font héberger des gens à l’œil.  

 

Steve Koba par exemple est carrément installé à demeure dans cet hôtel alors qu’il a un domicile à Bangui et est censé travailler à la présidence mais il est visible toute la journée au Ledger selon des témoins. C’est ainsi qu’il a même fait arrêter de façon spectaculaire pour le punir un de ses amis, Eric Olivier Adalla-Picra par l’OCRB. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 01:56

 

 

 

 

Djodjo Bozizé casque aux oreilles

 

                             Djodjo Bozizé

 

 

Est-ce la perspective de leur éventuel départ en exil ou par la seule ivresse du pouvoir de leur président de père mais toujours est-il qu’il ne se passe pas de jour en Centrafrique sans que les frasques et exploits extravagants de la progéniture vraie et apparentée du général Bozizé ne défraie la chronique. Entre Aimé Vincent Bozizé alias Papy qui joue au gouverneur et premier douanier à Bouar, Teddy Bozizé qui veut enterrer des gens vivants ou Françoic Joseph Bozizé alias Djodjo qui spolie des commerçants nigérians et les fait mettre en geôles au camp de Roux sans jugement depuis 16 mois aujourd’hui, cela commence vraiment à bien faire. Les Centrafricains ne savent plus où se mettre avec les exactions des enfants de Bozizé. Cela ne doit plus durer ainsi.

 

Dans une de ses récentes parutions, la rédaction de Centrafrique-Presse révélait le scandale de la détention arbitraire depuis 16 mois dans les geôles du camp de Roux sans la moindre comparution de plusieurs commerçants nigérians et un Américain qui ont été dépouillés par le super délinquant nommé François Joseph Bozizé alias Djodjo d’une somme de 70.000 US $ et d'autres biens.


La rédaction vient de recevoir encore de la part de ces pauvres malheureux un second cri de détresse qu’ils lui lancent pour attirer l’attention des organisations de défense des droits humains et alerter l’opinion publique nationale et internationale sur l’intolérable situation dans laquelle ils se trouvent au camp de Roux à Bangui.

 

Que fait l’ambassade du Nigéria à Bangui ? Que fait la section des droits de l’homme du BINUCA ? Que font la Ligue centrafricaine des droits de l’homme, l’OCDH ? La côte d’alerte est atteinte voire dépassée. Que reproche-t-on à ces citoyens nigérians car la situation qu’on leur fait vivre est tout simplement inhumaine et doit être dénoncée ?


La rédaction 

 

 

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 20:10

 

 

 

 


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Radio Ndéké Luka Jeudi, 08 Novembre 2012 14:41

 

2 des 3 ex-combattants de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) du village Ngrévaye (nord) se sont lancés ces derniers temps dans l’agriculture et le petit élevage. Ils ont à cet effet investi de manière positive les kits issus de leur Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR).


Dans une dépêche diffusée ce 7 novembre 2012 par le correspondant de Radio Ndeke Luka, un des 2 démobilisés cultive 2 hectares : 1 en coton et 1 en arachides. A côté de cette activité champêtre, ce dernier s’occupe aussi du petit élevage avant de regagner le rang des Forces Armées Centrafricaines (FACA).


Les chiffres sont plutôt parlant chez le 2ème démobilisé père de 7 enfants. Il cultive également 2 hectares dont 1 en coton et 1 autre pour divers produits agricoles. Le champ du coton de cet ex-combattant a donné du travail à la population au moment du sarclage. Il dispose aussi d’un petit élevage, 10 porcs et 15 poulets, a indiqué le correspondant.


Le démobilisé espère gagner une somme de 2 500 000 francs CFA, confiant dans le bon entretien de ses champs. Il affirme en tant qu’ancien rebelle, il ne pas subit pas la stigmatisation de la part des populations de son village, a t-il conclut.


Plus de 2000 ex-combattants de l’APRD ont été désarmés, démobilisés et réinsérés dans l’Ouham Péndé et la Nana Gribizi (nord). Un projet piloté par le gouvernement centrafricain en partenariat avec ses bailleurs de fonds. La dernière phase des opérations concernera entre autres les anciens combattants de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) et l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) opérant dans le nord et nord-est du pays. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 19:51

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

 

 

Bangui : « Le centrafricain mange désormais au moins une fois par jour » (dixit Fidèle Gouandjika)

 

 

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Bangui, 8 novembre 2012 (RJDH) - Le Centrafricain mange désormais au moins une fois par jour d’après le ministre de l’agriculture Fidèle Gouandjika. L’information est rendue publique ce 8 novembre au RJDH. Selon le ministre, la situation est en amélioration pour qu’à l’horizon 2020, le centrafricain ait la capacité de manger un plat copieux trois fois par jour.


La réponse du ministre est relative à la plainte de la population qui affirme ne pas manger correctement ne fût-ce qu’une seule fois par jour, alors que Fidèle Gouandjika avait déclaré en janvier 2009, pouvoir œuvrer pour donner la possibilité à la population de manger trois repas au quotidien.


Le ministre formule son argument à base des « témoignages de la population, des rapports d’experts et des reportages et micros-trottoirs faits par la presse ». Pour lui, « ce n’est pas vraiment suffisant pour que la population mange seulement une fois par jour. Mais nous pouvons dire que la situation se stabilise et c’est une excellente nouvelle que toute la population doit s’en réjouir ».


Dans les villes et les villages de Centrafrique, le constat est presque identique. Non seulement qu’il est difficile de trouver de quoi manger, mais les rares repas que chaque famille s’offre, n’est pas souvent de bonne qualité. Les ménages préfèrent privilégier la quantité que la qualité du repas.


Pour Fidèle Gouandjika, « le pays commence à offrir à la population des conditions favorables pour lui permettre de cultiver afin de s’offrir de bonne nourriture. Il appartient à tout un chacun de travailler dur ».


Le ministre de l’agriculture a évoqué les crises militaro-politiques qu’a connus le pays comme la véritable pièce maitresse de la sous-alimentation que connaisse la population centrafricaine. Pour lui « Le sol centrafricain est très propice à l’agriculture. Il suffira d’une seule décennie de stabilité pour que le pays connaisse un véritable boum de développement à cause de l’agriculture qui représente 54% du PIB du pays ».


Cette nouvelle est rendue publique alors qu’une crise alimentaire a été déclarée par la communauté humanitaire présente en République centrafricaine, dans la région de Vakaga (nord-est). La crise concerne plus de 45 000 personnes.

 

 

NDLR : Le milliardaire de Boy-Rabe qui lui roule dans la boue de Bangui dans ses limousines, se moque vraiment des Centrafricains. Si lui dont le salaire de ministre sert juste comme argent de poche a les moyens de festoyer et faire la bamboula à la boîte de nuit du Ledger Plazza en buvant du champagne, c’est très loin d’être le cas du citoyen centrafricain lambda qui contrairement à ses allégations, continue de peiner pour trouver de quoi ne pas mourir de faim.  

 

 

 

 

Bangui : Les personnes vivant avec le VIH s’organisent pour leur cause

 

 

 

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Bangui, 8 novembre 2012 (RJDH)- Les personnes vivant avec le VIH/Sida continuent d’être stigmatisées en Centrafrique. Pour remédier à ce problème, elles prévoient mettre en place un bureau dénommé ‘’Vie associative’’ composé des membres du Réseau des personnes vivants avec  le VIH (RECAPEV), pour défendre leur cause.


Ce comité sera chargé de traiter les questions liées aux conditions de vie de ses membres, notamment les victimes d’agressions, de stigmatisation et de discrimination. Une formation des dix membres de la coordination du RECAPEV est prévue la semaine prochaine à Boali, pour les initier à établir des plans d’action en vue conduite les activités.


Les discriminations à l’égard des personnes vivant avec le VIH sont nombreuse tant à Bangui, qu’à l’intérieur du pays. « J’ai été humiliée, dénigrée suite à mon statut de séropositif. Quand je tombe malade je n’ai pas d’argent pour payer des médicaments, le pire est que je n’ai rien à manger pour suivre le traitement des antirétroviraux, ce qui m’a poussé a abandonné la prise de ces médicaments », a témoigné une jeune femme âgée de 25 ans.


La gestionnaire-comptable du RECAPEV, Marie Gbénou,  a quant à elle souligné que des cas similaires sont fréquents. « Nous n’avons pas le pouvoir de juger ni de poursuivre les présumés agresseurs des malades du sida », a-t-elle fait savoir.

 


 

Boda : Le manque de personnel et d’infrastructure scolaire pose de problème à Boganangone

 

 

ecole en RCA

 

 

Boda, 8 novembre 2012 (RJDH)- La scolarisation des enfants dans la commune de Boganagone, localité située à 150 kilomètres de la ville de Boda (sud) pose un véritable problème. Ce problème est  lié au manque d’enseignants qualifiés et à l’absence d’infrastructure scolaire, a fait observer le chef secteur scolaire de la localité, Eric Patric Bounguélé.


« Un peu partout dans la communes, les écoles primaires connaissent un manque cruel d’enseignants qualifiés. Les salles de classes ne sont tenues que par des maîtres-parents », a-t-il expliqué.

Eric Patric Bounguélé, a par ailleurs relevé l’absence d’un établissement scolaire dans la localité, ce qui entraine parfois la déperdition scolaire.


« Compte tenu des distances que parcourent les élèves qui sont admis au concours d’entrée en 6ème pour aller étudier soit à Boda ou Yaloké. Certains élèves abandonnent les études au profit des activités dans les chantiers d’extraction de l’or, chez les garçons et le mariage précoce pour les filles », a-t-il ajouté.


La commune de Boganagone compte plus de 30 000 habitants. C’est l’une des localités où la scolarisation est lésée au profit des activités minières.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 19:40

 

 

 

 

 

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(OperationsPaix.net 08/11/2012)

 

 Le Directeur général de la Gendarmerie nationale centrafricaine, Pierre Chrysostome Sambia, et la responsable de l’unité des institutions sécuritaires du BINUCA, Sossi Tatikyan, ont ouvert hier la formation des officiers de police judiciaire (OPJ) de la gendarmerie nationale. « Cette formation se justifie par les modules sur les droits de l’Enfant, le concept genre et la RSS qui seront développés par les officiers du BINUCA.


L’importance de cette formation se situe dans la complexité de la mission de la police judiciaire pour une justice qui garantit les droits reconnus aux citoyens par la Constitution », explique Mme Tatikyan. Cette formation accueille 25 commandants d’unités territoriales et se déroule du 6 novembre 2012 au 5 janvier 2013. Elle a pour objectif d’initier les OPJ aux instruments juridiques et aux procédures judiciaires, ainsi qu’à améliorer leurs capacités dans le domaine de la police judiciaire.

 

(Source : ONU)

 

© Copyright OperationsPaix.net

 

 

 

NDLR : On a beau avoir les OPJ les mieux formés, tant que les autorités de la bozizie ne se départiront pas de leur conception moyenâgeuse de la justice et du droit, on ne sortira pas du tunnel et de l’obscurité. Actuellement par exemple, dans nombre de cas, les délais de garde à vue des prévenus ne sont jamais respectés. Pourquoi ?

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 19:34

 

 

 

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(Gabon Eco 08/11/2012)


 La deuxième session ordinaire du parlement de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) pour l'année 2012, qui se déroulait à Malabo en Guinée Equatoriale, est terminée. L’évènement a été notamment marqué par l’élection du Gabonais, Vincent Bouyou Mavoungou, au poste de président du parlement de la CEMAC. Le Gabonais remplace à ce poste le Congolais Pierre Ngolo.


Les sessions parlementaires de l’espace communautaire, qui ont pris fin le 6 novembre 2012, ont été conclues sans l'approbation définitive du projet de budget de la CEMAC pour l'année 2013, ce, en raison de nombreuses contraintes. Par ailleurs, une session extraordinaire devant permettre son examen est prévue du 15 au 26 novembre en cours.


Les autres temps forts de ce rendez-vous de Malabo ont été la restructuration des organes du parlement de l’espace CEMAC, et l’examen du programme d'actions du nouveau président de la commission Pierre Moussa.

 

Au cours de cette session, les députés ont fait le point sur leur participation à un séminaire de formation, dont les assises étaient axées sur l'élaboration, l'adoption, l'exécution et le contrôle du budget.


C’est au cours de mêmes assises que M. Vincent Bouyou Mavoungou, également député à l’Assemblée Nationale gabonaise, a été élu Président du Parlement de la CEMAC.


Diplômé de l'Université de Strasbourg et docteur d'État en sciences de l'information et de la communication de l’université de Paris II (Panthéon-Assas), il est également titulaire d’une maîtrise en sciences politiques.


Le nouveau Président du parlement de la CEMAC a, par le passé, occupé plusieurs hautes fonctions, dont celles de Directeur Général du cabinet civil de la Présidence de la République, maire de la ville de Lambaréné d'où il est originaire, Vice-Président de la commission des Affaires Sociales et Culturelles, professeur à l'Ecole d'Administration du Gabon (ENA) et à l'Université Omar Bongo.

 

Conformément à l'article 16 du règlement interne du parlement communautaire, après son élection, M. Vincent Mavoungou Bouyou a présenté les autres membres de la Chambre. Parmi eux, les Vice-Présidents originaires de la Guinée-Equatoriale, de la République Centrafricaine, du Congo Brazzaville, du Tchad et du Cameroun.

 

Le poste de Premier Secrétaire est revenu à la Guinée-Equatoriale, tandis que le deuxième poste est occupé par le Cameroun. La commission financière quant à elle, sera chapeautée par le Gabon et le Tchad.


le 08-11-2012 Source : Gabon Eco Auteur : ASMP

 

© Copyright Gabon Eco

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 19:23

 

 

 

 

La Rwandaise Scholastique Mukasonga, la surprise du prix Renaudot 2012


 

Scholastique-Mukasonga_0.jpg

 

 

Par Siegfried Forster  RFI mercredi 07 novembre 2012


Elle ne figurait pas dans la sélection, mais elle a été distinguée ce 7 novembre avec le prix Renaudot pour son quatrième livre et premier roman Notre-Dame du Nil, publié dans la collection Romans noirs chez Gallimard. La Rwandaise Scholastique se considère comme une « écrivaine francophone, pas française ». Et elle est une survivante. Aujourd’hui âgée de 56 ans, elle a perdu sa mère et 37 membres de sa famille lors du génocide rwandais en 1994.


Notre-Dame du Nil n’est pas un témoignage du carnage, mais une fresque pour comprendre les premières prémices du génocide. L’histoire se déroule dans un lycée de jeunes filles, nommé « Notre-Dame du Nil ». A 2 500 mètres d’altitude, ce pensionnat isolé du reste du monde, est considéré comme une institution pour former l’élite des jeunes filles rwandaises. Et cela tombe bien, un certain Monsieur de Fontenaille, un peintre blanc fasciné par les jeunes filles tutsies, est complètement persuadé que les Tutsis sont les descendants des « pharaons noirs »...


Ecrire et témoigner, pour Scholastique Mukasonga, ce sont les deux faces de la même histoire. Ecrire, un devoir, résultat d’un « exil intérieur » entamé longtemps avant d’avoir trouvé en France un exil extérieur : « J’étais destinée à être la mémoire de la famille, parce que j’ai appris le français, parce que le français était le passeport international ».

 


 

Scholastique Mukasonga


Par Yasmine Chouaki RFI

 

Rwandaise, née en 1956, Scholastique Mukasonga connaît dès l’enfance la violence et les humiliations des conflits ethniques qui agitent le Rwanda. En 1960, sa famille est déplacée dans une région insalubre du Rwanda, Nyamata au Bugesera. En 1973, elle est chassée de l’école d’assistante sociale de Butare et doit s’exiler au Burundi. Elle s’établit en France en 1992.


En 1994, année du génocide des Tutsi, un million de morts en cent jours, elle apprend que 27 membres de sa famille ont été massacrés, dont sa mère Stefania…


Douze ans plus tard, Inyenzi ou les Cafards, récit autobiographique, est publié par Gallimard et marque l’entrée de Scholastique Mukasonga dans la littérature qui, pour elle, s’apparente au territoire de la mémoire.


En 2008, elle publie, toujours chez Gallimard, un second ouvrage, La Femme aux pieds nus, hommage rendu à sa mère et à toutes les mères courage. Le livre a reçu le prix Seligman contre le racisme.


En 2010, grâce à L’Iguifou, une véritable poésie s’affirme : chacune des pages ouvre un horizon de couleurs, de fleurs, d’arbres, d’oiseaux, de sensations tactiles ; en somme, un florilège de beauté qui contrebalancerait la cruauté humaine.


Le 1er mars 2012, son dernier ouvrage Notre-Dame du Nil est publié chez Gallimard.

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 01:38

 

 

 

 

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Mercredi, 07 Novembre 2012 18:13 Par Rémi Carayol Jeuneafrique.com


Au rythme actuel des travaux, pas sûr que la mine d'Imouraren entre en activité en 2014, comme promis. Niamey craint même que le groupe français reporte le projet, comme il l'a fait en Centrafrique et en Namibie.

Le torchon ne brûle pas encore entre Areva, le leader mondial de l'énergie nucléaire, et l'État du Niger, mais il s'en faudrait de peu. Peut-être est-ce pour cette raison que le numéro un du groupe, Luc Oursel, s'est rendu en personne (et en toute discrétion) à Niamey les 22 et 23 octobre, accompagné du directeur du pôle mines, Olivier Wantz. Selon une source nigérienne, le président du directoire d'Areva a fait le déplacement pour évoquer la mise en place d'une plateforme réunissant les quatre filiales que compte le groupe dans le pays : les trois sociétés d'exploitation Somaïr, Cominak et Imouraren et l'entité représentante du groupe, Areva NC Niger. Le projet rencontre l'hostilité de l'État, actionnaire minoritaire de certaines de ces entités, qui craint une entourloupe visant à « faire perdre des dividendes et des emplois [au] pays ». Mais en réalité, la mission du grand patron était plus large. Il était urgent d'arrondir les angles avec le pouvoir politique.


Car depuis quelque temps le Niger s'impatiente de voir le site d'Imouraren, dans la région d'Agadez (Nord), ressembler enfin à une véritable mine. Le projet est majeur. Avec une production attendue de 5 000 tonnes par an pendant trente-cinq ans, l'exploitation d'Imouraren, l'une des plus importantes réserves au monde d'uranium (180 000 tonnes estimées), propulsera le Niger au rang de deuxième producteur mondial, derrière le Kazakhstan. Très convoité, le permis d'exploitation avait été accordé à Areva en janvier 2009 par le régime de Mamadou Tandja après d'intenses tractations. Depuis, Niamey ne voit rien venir.

 

Enlèvement


Le ministre des Mines, Omar Hamidou Tchiana, a visité les lieux le 10 octobre. « Sur l'ensemble des travaux de construction du complexe industriel, tout tourne au ralenti. Avec ce que j'ai vu, je crains que l'exploitation ne soit encore reportée ! » déplore-t-il. À l'origine, Areva devait démarrer l'exploitation en 2012. Puis en 2013. Puis en 2014... L'entreprise avait une bonne excuse : après l'enlèvement par des groupes liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) de l'un de ses salariés à Arlit, en septembre 2010 (ainsi que de son épouse et de quatre employés d'une filiale française), il avait rapatrié tous ses expatriés.


« Cet enlèvement a eu pour conséquence de vider le chantier de tous les employés, à l'exception de la sécurité », expliquait récemment Imad Toumi, directeur général d'Areva NC Niger. Mais aujourd'hui, un an après le retour des expatriés, « cette raison n'est plus valable », tranche Omar Hamidou Tchiana. Il rappelle que près de 300 soldats nigériens ont été déployés pour assurer la sécurité du site. « À ce rythme, ça ne commencera pas avant 2018 », poursuit le ministre. Entre sa première visite sur le site, il y a dix mois, et la dernière, il dit n'avoir vu aucune avancée. Une impression confirmée par plusieurs responsables d'ONG. « Moi, je n'ai rien vu de nouveau, à part quelques soubassements en béton et des engins en plus », constate Almoustapha Alhacen, président de l'association Aghir in'man.


Il y a quelques mois, Areva, qui n'a pas souhaité répondre à notre demande d'explications, affirmait au contraire que, sur place, les engins miniers étaient en cours d'assemblage et que les travaux de la base de vie et de la piste d'atterrissage étaient en voie d'achèvement. Une source interne qui a visité le site il y a peu affirme que les travaux sont bien avancés, hormis l'aérodrome et la langue de bitume qui doit relier le principal axe routier de la région à la mine. « Ces travaux sont réalisés par des entreprises locales. Le retard peut s'expliquer par leur manque d'organisation et de ressources techniques », explique notre source. Selon Areva, 1 100 statutaires et 800 sous-traitants s'activent sur place.


Omar Hamidou Tchiana, le ministre des Mines, a visité les lieux le 10 octobre.


Peu convaincu par les arguments du groupe français, le ministre prévient : « Le président délégué d'Areva a parlé d'un démarrage au second semestre 2014. Ça ne pourra pas aller au-delà. » Si le Niger hausse le ton, c'est parce qu'il ne veut pas vivre la même mésaventure que la Centrafrique et la Namibie, où Areva a annoncé le report de l'exploitation des mines de Bakouma et de Trekkopje, acquises en 2007 lors du rachat de la junior canadienne Uramin. Dans les deux cas, Areva a avancé le même argument selon lequel l'exploitation de ces sites ne serait pas rentable compte tenu de l'état actuel du marché - le cours de la livre d'uranium est passé de 135 à 46 dollars (de 90 à 35 euros) entre 2007 et 2012, en raison notamment de la catastrophe de Fukushima au printemps 2011. Depuis, la colère gronde à Bangui.


« Quand vous voyez la barque de votre voisin brûler, mouillez la vôtre. » Citant ce dicton local, le ministre nigérien des Mines dit ne pas vouloir vivre une telle situation. Il sait toutefois que la mine d'Imouraren est autrement plus stratégique que celles de Bakouma et Trekkopje. Lorsqu'en décembre 2011 la presse française avait évoqué la décision d'Areva, en ces temps délicats, de geler les investissements (1,2 milliard d'euros) à Imouraren, la firme s'était empressée de démentir. « C'est un projet majeur pour nous », indique une source interne. Pour en convaincre le gouvernement, le représentant du groupe sur place a annoncé le 17 octobre que le siège d'Areva NC Niger verrait prochainement le jour. Après quarante ans de présence dans le pays, il était temps.

 


 

NDLR : S’il est vrai que l’effondrement du cours mondial de l’uranium depuis la catastrophe de Fukushima a joué contre le site de Bakouma en Centrafrique, il n’en est pas moins aussi vrai que les autorités de Bangui n’ont rien fait pour que la décision de retrait d’AREVA du site ne leur tombe pas sur la tête. Il en ainsi de l’indifférence totale qu’elles ont affichée quant à la sécurité de la zone où se situe le site de Bakouma. Même lorsque le site a été attaqué en septembre dernier, les autorités de Bangui n’ont même pas daigné mettre pieds à Bakouma pour s’enquérir de la situation.  

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