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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 15:33

 

 

 

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Suite à la prorogation, le 24 janvier par le Conseil de Sécurité dans sa Résolution 2088 (2013), du mandat du Bureau intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA)  jusqu’au 31 janvier 2014, via lequel le Conseil demande au Gouvernement, à la coalition « Séléka », aux groupes armés et à l'opposition démocratique de « s'acquitter de bonne foi de leurs obligations découlant de la Déclaration de principe signée à Libreville le 11 janvier 2013 », la Représentante spéciale du SG des Nations Unies en RCA et chef du BINUCA, Mme Margaret Vogt, a briefé, le même jour depuis Bangui, la presse internationale basée à New York, par visioconférence, sur la situation en cours dans le pays. C’était en présence de  la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Coordonnatrice résidente et Coordonnatrice humanitaire, Mme Kaarina Immonen, arrivée à Bangui le 23 janvier, et des chefs de sections Politique, Droits de l’Homme et Appui aux Institutions sécuritaires du BINUCA. 


A l’intention des media,  Mme Vogt a d’abord rappelé  le contexte  ainsi que  les évènements survenus suite  à l’offensive militaire  de la coalition « Séléka contre les forces du Gouvernement centrafricain, le 10 décembre 2012», avant de passer en revue les difficultés inhérentes à l’application des accords.


« Alors que nous suivions de près leurs activités depuis  un certain temps, a-t-elle assuré, nous avons cependant été surpris par la vitesse avec laquelle la coalition Séléka a pris le contrôle de 12 villes et localités du Nord et du Nord-est de la RCA, entre le 10 et le 23 décembre 2012 ».Mme Vogt a  aussi fait mention  de la « panique » suite à la menace  brandie par la « Séléka »  de poursuivre son offensive jusqu’à Bangui, et lorsqu’elle s’était emparée de la deuxième ville du pays. C’est dans ce contexte, dit-elle, que le Gouvernement tchadien a décidé de déployer des troupes à Sibut. Mais ces forces n’ont pas pu empêcher que cette ville tombe entre les mains de la coalition. Damara étant située à seulement 60 kilomètres de Bangui, les Nations Unies ont décidé d’évacuer les membres de leurs personnels et leurs familles, a indiqué Mme Vogt, soulignant qu’une grande partie est déjà de retour dans le pays.


Ces évènements sont intervenus alors que des progrès avaient été accomplis en RCA, a relevé la Représentante spéciale. En effet, a-t-elle  rappelé,  le Gouvernement centrafricain avait décidé  de mener à son terme la réforme  du code  électoral, notamment avec l’accord des autres parties. En outre, la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), seul mouvement non encore signataire de l’Accord de paix Global de Libreville de 2008, avait décidé d’y adhérer, ouvrant ainsi la voie à la conduite  du processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR), même si le financement nécessaire faisait toujours défaut. Autre avancé,  le Gouvernement centrafricain avait  conclu un accord avec le Fonds Monétaire International (FMI), a indiqué Mme Vogt.


Saluant la contribution de la CEEAC, la Représentante spéciale a dit être impressionnée par la diligence avec laquelle les dirigeants de la CEEAC ont réagi peu  après la chute de Sibut. Les pourparlers ont été  organisés à Libreville, malgré la  période des fêtes de noël et du jour de l’an, sous la médiation du Président de la  République du Congo, Denis Sassou Nguessou, a-t-elle fait remarquer, saluant, par la même, l’engagement des troupes régionales pour sauver Bangui, avec le déploiement de contingents du Cameroun, de la République du Congo et du Gabon, qui ont rejoint sur place les forces tchadiennes. La France et l’Afrique du Sud ont aussi contribué à cet effort, a-t-elle rappelé. Comme l’a fait valoir MmeVogt, la revendication  des rebelles était  basée sur leur conviction selon laquelle le Président de la RCA avait perdu toute légitimité, ce que les Chefs d’État de la région ont  rejeté,  étant entendu qu’il avait été élu démocratiquement.

 

Toutefois,  ils ont obtenu l’accord du Président  Bozizé pour  le partage  du pouvoir. L’accord politique prévoit donc que le Président de la RCA restera au pouvoir jusqu’à la fin de son mandat en 2016, mais que le Premier ministre devra être  issu de l’opposition et qu’un gouvernement d’union nationale sera constitué, pour une période d’un an. Le gouvernement aura comme mission de restaurer la sécurité, d’organiser des élections législatives, de procéder aux réformes des secteurs judiciaire, économique et social, et de mettre en œuvre le programme de DDR.


En ce qui concerne l’accord de cessez-le-feu, il exige le retrait de toutes les troupes de la coalition Séléka, la cessation des hostilités et la libération des prisonniers de guerre.

Mme Vogt a dit qu’elle espérait que le retrait des combattants de la Séléka permettrait de donner aux organisations d’aide un accès humanitaire aux populations affectées.

L’accord de cessez-le-feu appelle aussi à faire cesser la violence sexuelle et le recrutement d’enfants soldats, a-t-elle souligné.


Mme Vogt a  par ailleurs  indiqué qu’un Comité de suivi de ces accords avait été constitué, indiquant que l’une des préoccupations de la coalition Séléka était relative à « ce qui allait arriver à ses militants ». Occasion pour elle de saluer l’engagement pris par le leadership de ladite coalition à s’assurer du respect, par ses troupes, des accords signés.  Les Nations Unies, a-t-elle assuré, apportent leur appui technique et logistique dans les efforts en vue de la pleine mise en œuvre des accords.


Autre point soulevé par la Représentante spéciale était relative à la reprise duprocessus de DDR qui, a-t-elle souligné, « nécessitera davantage de  moyens financiers », sans oublier que « nous devons également impliquer les pays de la région, car de nombreux  affrontements sont l’œuvre de groupes venant d’autres pays. Et la Représentante spéciale de plaider en faveur de plus de  soutien de la communauté internationale.


En réponse aux allégations faisant état de pillages  d’hôpitaux, Mme Vogt a indiqué qu’un message clair avait été envoyé pour dénoncer ces faits. En ce qui concerne les cas d’enlèvements, nous prévoyons d’envoyer sur place une mission  d’investigation.


Autre question de la presse, la relative polémique autour du déploiement des troupes sud-africaines en RCA. En réponse, Mme Vogt a salué toute contribution, d’où qu’elle provienne, ayant empêché la prise de Bangui car, a-t-elle rappelé, « la coalition de la Séléka était aux portes de Bangui ». Mme Vogt a également confirmé que le BINUCA travaillait avec les organisations non gouvernementales nationales et internationales, tout en précisant que la situation sécuritaire avait affecté leur travail. Les déplacements sont devenus difficiles dans le pays, a-t-elle expliqué.


Le 11 janvier dernier, la Représentante spéciale avait présenté au Conseil de Sécurité un aperçu de la situation en RCA, par visioconférence depuis Libreville, au Gabon, où se sont tenus les récents pourparlers de paix ayant abouti à la signature de trois accords le même jour, notamment une déclaration de principe visant à résoudre la crise politique et sécuritaire en RCA, un accord de cessez-le-feu et un accord politique qui définit les modalités du partage du pouvoir et de gestion de la période de transition.

 

 

 

NDLR : Mme Vogt doit revoir sa copie s'agissant de la présence à Bangui des troupes étrangères, particulièrement celles de l'Afrique du Sud dont les chefs d'Etat de la CEEAC réunis à Libreville avaient formellement demandé le retrait, principe également réffirmé dans le texte des fameux accords de Libreville. Au lieu de cela, Mme Vogt parle d'autres choses. 

 

 

 

 

« Mon arrivée en RCA intervient à un moment clef de la vie sociopolitique du pays », dit Mme Immonen

La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en  République  centrafricaine, Coordonnatrice résidente et Coordonnatrice  humanitaire,  Mme Kaarina Immonen,  est  arrivée à  Bangui le  23 janvier 2013 et a immédiatement pris fonction.

« J’arrive à un moment clef de la vie sociopolitique de la RCA et mesure les défis  actuels du pays, et m’inscris dans la poursuite de l’appui qu’apporte l’ONU », a fait observer Mme  Immonen qui se dit  :  « particulièrement honorée de travailler aux côtés de la Représentante spéciale du  Secrétaire général des Nations Unies en RCA et chef du BINUCA, Mme Margaret Vogt, et son équipe, ainsi que l’ensemble des Agences, Programmes et Fonds des Nations Unies dans le pays ».

 

Dans les jours et semaines à venir, souligne la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général,  « je compte rencontrer les dirigeants du pays et les partenaires nationaux et internationaux, dont je salue ici l’engament et le travail déjà abattu et en cours».


Nommée le 11 décembre 2012 par le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, Mme Immonen possède plus de 16 ans d’expérience dans les domaines de la prévention des conflits, des stratégies de relèvement au sortir d’un conflit, du développement et de la conduite d’opérations sur le terrain.

 

Avant  sa nomination, Mme Immonen a occupé différents postes au sein du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), y compris en tant que Coordonnatrice résidente de l’ONU et Représentante résidente du PNUD en Moldavie, de 2007 à 2012.Mme Immonen a également été Représentante résidente adjointe du PNUD en Fédération de Russie et a assumé des fonctions similaires  en Géorgie. Elle a commencé sa carrière en tant qu’« Administrateur auxiliaire » du PNUD au Congo, avant d’occuper plusieurs postes, toujours au sein du PNUD, au Vietnam, au Rwanda, au Kenya et au Cambodge.

 

Mme Immonen est diplômée en sciences politiques et en relations internationales de l’Université de Genève et de l’Institut universitaire des hautes études internationales de Genève, en Suisse.


La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Coordonnatrice résidente et Coordonnatrice humanitaire remplace à ce poste, M. Modibo Ibrahim Touré, lequel avait pris fonction en juillet 2012.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 15:26

 

 

 

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LIBREVILLE AFP / 28 janvier 2013 14h23 - Le principal opposant gabonais André Mba Obame, absent de la scène politique depuis cinq mois, a invoqué lundi des attaques mystiques pour expliquer ses problèmes de santé, et a promis de reprendre très bientôt son combat politique.

 

Dans une interview à l'AFP, M. Mba Obame, qui revendique la victoire à la présidentielle 2009, remportée par Ali Bongo, et qui s'était autoproclamé président en 2011, assure qu'il a été l'objet d'attaques mystiques répétées, très fortes, très puissantes. Peut-être que vous trouverez ça difficile à comprendre (...) pas forcément rationnel et cartésien.



J'ai été à plusieurs reprises dans un état de coma avec une paralysie presque totale et des difficultés d'élocution. Ca ressemble à un AVC (accident vasculaire cérébral) mais il n'y pas de traces d'AVC au niveau du cerveau, a-t-il assuré.



Pour se soigner, la médecine traditionnelle lui a demandé un isolement le plus total, le silence, le recueillement, a-t-il ajouté pour justifier ses cinq mois d'absence pendant lesquels la rumeur a souvent annoncé son décès.



Cette lourde épreuve m'a rendu plus fort. Bientôt. Très bientôt (...) je vais pouvoir sortir de l'isolement et reprendre une vie normale, et dans ma vie normale il y a le combat politique, a-t-il déclaré.


Agé de 55 ans, M. Mba Obame, qui était rentré au Gabon en août après 14 mois d'absence pour d'autres problèmes de santé, s'exprime encore avec difficulté, se déplace avec une béquille, et n'a pas encore récupéré toutes ses facultés physiques notamment du côté gauche.

 

Secrétaire exécutif de son parti l'Union nationale (UN) qui a été dissous après son auto-proclamation comme président, M. Mba Obame continue de réclamer une conférence nationale souveraine réunissant pouvoir, opposition et société civile -à l'image de celle qui avait donné naissance au multipartisme en 1990 -- afin d'élaborer une nouvelle Constitution et d'organiser la tenue d'élections générales.



Le président Bongo a balayé cette idée la qualifiant de véritable coup d'Etat constitutionnel.

 

La conférence nationale est incontournable. Elle aura lieu. Il n'y aura peut-être pas de conférence nationale souveraine convoquée par le pouvoir (...), mais on a a vu des pays où il y a eu des Conférences nationales non convoquées par le pouvoir, au Niger, au Sénégal, a expliqué AMO, comme le surnomme les Gabonais.

 


On va l'organiser dans les prochaines semaines,
a-t-il ajouté.


M. Mba Obame estime que même dissous son parti est encore plus fort: L'UN va diriger ce pays très prochainement, pendant longtemps et de manière démocratique.



Ex-ministre de l'Intérieur d'Omar Bongo, décédé en 2009, M. Mba Obame a comparé son pays à la crise centrafricaine: Le président centrafricain François Bozizé a promis le dialogue (avec l'opposition) puis il a cherché à gagner du temps et il a pratiquement tout perdu.



Ce qui est arrivé au président Bozizé va arriver à d'autres, et notamment ici au Gabon, a-t-il prévenu.


(©) 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 15:05

 

 

 

Bozizé perdu

 

 

 

Afrik.com  LUNDI 28 JANVIER 2013 / PAR FRED KROCK

 

(De notre correspondant)

 

La question de la formation du nouveau gouvernement de transition a été évoquée par le Premier ministre, Me Nicolas Tiangaye, le 25 janvier, lors d’une conférence de presse qu’il a animée au siège du gouvernement. Aujourd’hui, seule la majorité présidentielle, des cinq entités, n’a pas encore déposé les noms de ses ministres. Et les choses trainent en longueur pendant que la souffrance du peuple s’accentue par effets collatéraux de la crise.

 

Depuis le 17 janvier 2013, le Premier ministre devant conduire le gouvernement de transition en République centrafricaine a été nommé par décret présidentiel. Il s’agit de l’avocat Me Nicolas Tiangaye. Cependant, il se pose un problème, surtout le facteur temps, dans la constitution du gouvernement qui est élargi à cinq entités, à savoir la coalition rebelle Séléka, la majorité présidentielle, l’opposition démocratique, les politico-militaires et la société civile. Cependant, la majorité présidentielle traine en longueur l’envoi de la liste de ses ministrables.


Cette rétention de la liste des personnes devant représenter la majorité présidentielle au sein de ce nouveau gouvernement de transition cache mal l’intention totalitariste de Bozizé et de son parti le KNK, à tirer le drap de leur côté, quand bien même que le Premier ministre a envoyé à l’avance, à chaque partie, la configuration de son gouvernement. Et cela corrobore le retard cillement orchestré par Bozizé, lorsque les Centrafricains attendaient la nomination du chef du gouvernement connu d’avance depuis Libreville. Le président est allé même loin, pour décliner, à son niveau, la taille et la clé de répartition du gouvernement, tâche qui revient exclusivement au Premier ministre qui doit former son gouvernement comme il l’entend avant de le soumettre à la signature du président de la République.


A ce jour, à en croire Me Nicolas Tiangaye, toutes les autres parties ont déjà envoyé leur liste conformément à la configuration qui leur a été adressée, il ne reste que la majorité présidentielle. Par contre, le Premier ministre, est resté imperturbable quant à ces manigances bozizéennes, car dit-il « … nous attendons encore la liste de la majorité présidentielle. Mais, il n’y a aucun problème ».


Crise économique


Entre temps, il y a la grogne des populations par rapport aux effets de la crise, tant les Centrafricains sont encore replongés dans la patience, en attendant les nouveaux dirigeants qui doivent ouvrir des chantiers pour que la vie reprenne en République centrafricaine. Retrouver la paix est une chose, mais vivre c’est-à-dire profiter de cette paix en est une autre. Le pays est de plus en plus asphyxié par les effets collatéraux de la crise, étant donné que les provinces ont épuisé leurs réserves de produits de première nécessité (savon, sucre, pétrole…) et la capitale Bangui n’est plus approvisionnée en denrées alimentaires, faisant place à la flambée des prix de tous bords. Le soulagement ne viendra que lorsque les nouveaux membres du gouvernement prendront leur fonction pour libérer les routes et favoriser les échanges.


Le président Bozizé doit prendre la mesure de cette situation pour faire parvenir rapidement la liste des ministres de son entité au siège du gouvernement, afin de libérer le peuple.

 

 

NDLR : Selon nos informations, la fameuse liste des ministrables de Bozizé tant attendue aurait enfin été acheminée samedi dernier au PM lequel serait même déjà allé rencontrer Bozizé dès dimanche avec sa liste des membres de son gouvernement mais selon certaines indiscrétions, Bozizé ne voudrait pour rien au monde et comme par hasard, lâcher les ministères des mines, de l'Administration du Territoire et celui chargé du DDR. Affaire à suivre. Bozizé aurait proposé pour faire partie du gouvernement certaines personnalités médiocres et très controversées autour de lui, toujours les mêmes dont les noms reviennent pourtant très souvent dans les affaires de détournement de deniers publics restés toujours impunis à ce jour et le pillage des caisses de certaines institutions. Le plus dur commence...! 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 14:54

 

 

 

 

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Bozizé, un chef d’Etat sous tutelle qui fait l’autruche !!!

 


Malgré cette posture combien piteuse sinon humiliante, requinqué par la foule de désœuvrés soudoyés au coût de 500 FCFA la présence qui l’a acclamé sur 2 kilomètres allant de la sortie de l’aéroport au quartier Combattant, Bozizé a fini par s’auto mentir qu’il est rentré victorieux de Libreville. Il ne lui manqua que la couronne de Laurier. Mais il est une loi fondamentale : on ne change pas sur place des vaincus en vainqueurs écrit  Antoine de Saint-Exupéry dans Pilote de Guerre. Chacun de nous est libre de nommer son vainqueur mais il faut pouvoir jouir de la victoire. Le KNK et sa majorité présidentielle s’agitent  parce qu’ils sont vaincus. C’est parce que la RCA renaît, non autour d’eux, mais sans eux. Le nombre de conseillers et chargés de missions et autres commissaires à la présidence de la République sera drastiquement réduit et harmonisé avec notre capacité de trésorerie. La présidence de la République sera désormais dissociée du secrétariat général de KNK.

 

Quand est-ce que Bozizé comprendra-t-il qu’il est entouré d’une pléthore d’apprentis intellectuels qui font tout au pif? Les accords de Libreville ne prévoient pas de poste de vice-premier ministre. D’où sort cette idée saugrenue de vice-premier ministre chargé des Affaires étrangères? Que disent les accords sur le ministère des Finances ? Et ce machin que l’on appelle l’ONU ; que veut-il ?

 

 

On prête à Enoch Dérant Lakoué l’intention de se voir à la tête du ministère des Finances.

 

La République centrafricaine a perdu la présidence de la CEMAC par l’entêtement de son président Bozizé à présenter à ses pairs la candidature d’Enoch Dérant Lakoué. Celui qui apparait comme la panacée de Bozizé ne jouit pas d’une grande estime aux seins des institutions de la CEMAC. En effet, lorsqu’Enoch Dérant Lakoué a réussi à se faire nommer directeur national de la BEAC à Bangui en dépit de son âge, il a habité pendant 10 mois chez lui laissant vacante la cossue villa de la BEAC destinée à loger le Directeur National et sa famille.  Le hic c’est qu’Enoch Dérant Lakoué réclamera de la comptabilité de la BEAC un versement de 30.000.000 FCFA à titre de loyer dont il a fixé la mensualité à 3.000.000 FCFA. De là partit son discrédit dans toute la zone CEMAC. Dans l’affaire SONATU, malgré le fardeau de la preuve, Enoch Dérant Lakoué fera libérer son parent Jude Alex Ketté. En réponse à mon insistance sur la culpabilité aveuglante de ce dernier, Enoch Dérant Lakoué le fait nommer DG du Trésor public centrafricain. Une belle démonstration de poigne comme s’il en était besoin.


Les accords de Libreville stipulent que le portefeuille de ministre de l'Economie devait être dévolu à une personnalité neutre, mais néanmoins reconnue pour ses compétences techniques, de façon à rassurer les bailleurs de fonds et les organisations internationales et commencer à remettre le pays en état de marche. Enoch Dérant Lakoué et François Yangouvounda Bozizé sont des parallèles confondus pour ne pas dire fusionnés ! De son passage à la primature on ne retient que le fameux slogan « kougbé ti mango ». Celui qui apparait aux yeux de Bozizé comme son Raymond Barre (éminent économiste français) national ne saurait résoudre nos équations économiques actuelles en s’appuyant sur des théories, j’allais dire obsolètes, des années 1970. Il faut à tête du ministère des Finances et de l’Economie un Economètre sinon un Statisticien aux connaissances actuelles ou actualisées. 

 

Rappelons-nous que l’UE par la voix de S.E. M. Guy Samzun souhaite un niveau de compétence technique au sein du gouvernement d’union. "Il ne faut pas que ce soit purement politique. Etant donné la tâche à accomplir, il faut un gouvernement qui soit composé de toutes les parties mais aussi un niveau technique de compétence et de gens intègres" (ahttp://centrafrique-presse.over-blog.com/article-la-centrafrique-dans-l-attente-d-un-premier-ministre-d-union-nationale-114353097.html).

 

Grâce na Séléka

 

N’eût été l’avancée fulgurante et combien salutaire de Séléka vers Bangui, Bozizé et son KNK continueraient à nous manquer royalement d’égard et assouvir leurs pulsions impériales. Depuis le 11 janvier 2013, la RCA n’est plus le butin de guerre de Bozizé. Merci, Séléka ! Merci, la CEEAC ! Affranchis du clan Bozizé et son KNK, il nous revient désormais de profiter pleinement de ce clin d’œil providentiel. Unissons-nous et retroussons les manches car l’un des préjudicesd’avoir refusé de prendre part à la vie politiqueest que l’on finit par être gouverné par ses subordonnés(Platon). C’est pas demain la veille que la providence nous fera un second clin d’œil. Aux demandes répétées de la reprise des élections de 2011, Bozizé répondait par une formule profondément cynique « mbi koro lé ti FARE ». Une allusion à peine voilée à la mort précipitée du fondateur de FARE 2011, feu le président Ange Félix Patassé. Avons-nous vraiment le besoin et les moyens de dépenser mensuellement 83.200.000 FCFA en moyenne pour maintenir en place une Assemblée nationale monocolore qui votera en l’état ?

 

Les troupes étrangères doivent rester pour éviter un « nouveau Mali » (ONU) dixit Mme Vogt

 

Hier, ce machin que l’on appelle ONU s’est appuyé sur les résolutions de la CEDEAO, une organisation sous-régionale, pour permettre à Nicolas Sarkozy d’installer son ami Alassane Ouattara à Abidjan.  Aujourd’hui, ce même ONU passe outre l’UA pour torpiller les résolutions d’une autre organisation sous-régionale en l’occurrence la CEEAC connues sous le vocable des accords de Libreville. La décision de maintenir à Bangui les troupes sud-africaines et ougandaises n’est ni avisée ni judicieuse. Il s’agit là d’un étai sur lequel Bozizé s’appuiera sans hésitation pour polir tant que faire se peut les points des accords de Libreville qui lui semblent rugueux. Pourquoi Mme Margaret Vogt a-t-elle décidé de rééditer les erreurs de Mme Shale-Work Zewde ? Mme Vogt nous aiderait en poussant dans le sens de la dissolution immédiate de l’Assemblée ce qui nous fera économiser au-bas mots 915.200.000 FCFA (indemnités parlementaires sur 11 mois) pour financer les élections anticipées prévues dans les accords de Libreville.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 01:09

 

 

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Monsieur  DAMBALE Bonaventure

120, Bd du Roi BAUDOIN

GAND (Belgique)

 

 

DROIT DE REPONSE à Monsieur Michel MANDABA du P.D.G. – Bangui

 

Monsieur MANDABA,

 

En lisant vos propos vaniteux et irresponsables relatifs au MLPC et sur son Président Martin ZIGUELE dans les colonnes de Centrafrique Presse du 26 janvier 2013, en tant que Centrafricain et militant de ce Parti, je me fais l’ultime devoir de vous adresser quelques éléments de réponse.


En dehors de vos allégations mensongères et fallacieuses sur le fond et la forme de votre article, je dois vous rappeler à l’ordre que vous étiez militant du MLPC et que vous avez occupez des postes de responsabilité dans ce Parti pendant des années au vu et su des Centrafricains.


Votre histoire que vous racontez ça et là dans les colonnes des journaux ressemble à celle « d’une grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf » à mon avis, n’est-ce-pas ? Avez-vous des comptes personnels à régler avec Monsieur Martin ZIGUELE ? Vous connaissez très bien son adresse à Bangui, allez le voir. Vous savez très bien que Monsieur ZIGUELE est un homme de dialogue et non un provocateur. Il vous recevra comme par le passé.


Quelque part dans votre texte, vous dites bien que vous êtes un homme responsable, parce que vous avez créé un Parti politique et vous agissez d’une manière irresponsable en vous prenant aux autres citoyens au risque de vous faire prendre au tournant.


Pour avoir été Secrétaire Général du bureau politique d’un Parti, le MLPC qui était déjà au pouvoir par rapport à votre bébé prématuré de P.D.G en gestation de vie, vous n’êtes pas censé ignorer qu’au MLPC on entre librement et on sort librement d’après nos textes.


Par conséquent votre départ de ce Parti par oisiveté politique vers le pouvoir de BOZIZE et le KNK est considéré pour nous du MLPC comme un non événement, sinon c’est un soulagement pour notre Parti qui a besoin des militants intègres, et non des quémandeurs, des voyous et des oisifs comme vous l’êtes.


En dernier point, je vous rappelle que le MLPC est organisé tel que dans le cas qui est le vôtre, et ça vous devez le savoir, ce n’est pas le Président du Parti qui court derrière un militant sortant. Mais celui-ci, pour revenir doit passer devant des instances prévues à cet effet. A moins que vous ayez oublié nos règles de fonctionnement.


Juridiquement, savez-vous que vous êtes en train de courir le risque sur un terrain qui peut vous coûter cher ou pas ? Nous militants, nous sommes capables de régler ce contentieux par tous les moyens à notre convenance si vous persistez sur notre chemin, croyez-moi vous allez nous trouver.


A bon entendeur, salut.


Gand, le 27.01.2013


B.DAMBALE  (BELGIQUE)

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 00:55

 

 

 

 

Bozizé saluant le gl Dhaffane

 


RFI par Francis Kpatindé dimanche 27 janvier 2013

 

A y regarder de près, la situation actuelle en République centrafricaine présente de nombreuses similitudes avec la crise qui a secoué la Côte d’Ivoire de 2002 à 2011. Qui, du chef de l’Etat François Bozizé, et du Premier ministre du gouvernement d’union nationale Nicolas Tiangaye, remportera le bras de fer qui s’annonce à Bangui ?


Sous bien des aspects, la situation actuelle en République centrafricaine a un air de déjà vu. Les similarités sont pour le moins troublantes avec les soubresauts qu’a connus la Côte d’Ivoire à compter du dernier trimestre de 2002. Profitant de l’absence du chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, en visite officielle en Italie, des demi-soldes avaient vainement essayé de prendre le pouvoir avant de battre en retraite vers Bouaké, dans le Centre, et de prendre le contrôle de la moitié nord du pays.


Le président Gbagbo, rentré précipitamment de Rome, réussira à conserver son emprise sur ce que certains dénomment encore aujourd’hui la « Côte d’Ivoire utile », à savoir Yamoussoukro, la capitale politique et administrative, une bonne partie de l’Ouest, dont le port cacaoyer de San Pedro, mais aussi l’Est, et surtout le Sud où plastronne la mégapole d’Abidjan.


En Centrafrique, au terme d’une offensive fulgurante, la rébellion de la Seleka (« coalition », en sango) a pris le contrôle de la moitié d’un pays pratiquement deux fois plus grand que la Côte d’Ivoire, laissant au régime du président François Bozizé l’autre moitié, dont la bande de terre centrale menant à Bangui, « la coquette ». Alors, Abidjan et Bangui : même combat, mêmes stratégies, même issue ?


Comme naguère Gbagbo, Bozizé se prépare à la résistance


Afin d’éviter d’avoir à se retrouver dans la position de président potiche, Gbagbo avait installé unshadow cabinet au palais présidentiel, pour doubler l’action du gouvernement et pouvoir suivre en parallèle les grands dossiers de l’Etat.


Des indiscrétions en provenance de la Centrafrique laissent croire que Bozizé, qui n’entend pas se laisser dépouiller de toutes ses prérogatives, ne fera pas autre chose. Par ailleurs, il a fallu attendre le dernier trimestre de 2010 pour que la présidentielle ivoirienne, normalement prévue pour 2005, se tienne. Si demain, faute de moyens financiers ou pour cause de manœuvres politiciennes, la transition centrafricaine venait à perdurer, ce serait du pain béni pour l’actuel locataire du palais de la Renaissance, dont le second et ultime quinquennat s’achève en 2016.


Le président Bozizé a d’ailleurs donné le ton en mettant une semaine (après l’accord de Libreville, le 11 janvier 2013) avant de signer, le 17 janvier 2013, le décret de nomination de l’ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats, Nicolas Tiangaye, au poste de Premier ministre. Et une dizaine de jours supplémentaires avant de communiquer à ce dernier, le 26 janvier, la liste des cadres de la « majorité présidentielle » appelés à siéger au gouvernement d’union nationale de transition. Autant dire que la guerre des nerfs entre les deux têtes de l’exécutif a déjà commencé !


Les rebelles ivoiriens et la Seleka ont conservé une partie du territoire national


De 2002 jusqu’au dénouement guerrier de la crise ivoirienne, le 11 avril 2011, les rebelles de Guillaume Soro ont occupé sans discontinuer la portion du territoire qu’ils contrôlaient. A l’aune de ce précédent, on voit mal la Seleka, co-signataire de l’Accord de Libreville, restituer dans l’immédiat les terres conquises, au risque de ne plus apparaître comme l’interlocuteur incontournable qu’elle est devenue par la force des armes. D’autant plus que Bozizé, que l’on dit aussi rusé et manœuvrier que Gbagbo, n’a sans doute pas dit son dernier mot. Gbagbo contrôlait la « Côte d’Ivoire utile ».


Bozizé a toujours la mainmise sur une partie du territoire et, surtout, la capitale, Bangui, où sont regroupés les symboles visibles de tout pouvoir qui se respecte : le palais de la Renaissance, le Parlement, les ministères, les radio et télévision nationales, l’aéroport international Mpoko et les chancelleries étrangères.


« Il y a certes beaucoup de similitudes entre les deux situations, mais il y a aussi quelques différences, nuance Gilles Olakounlé Yabi, directeur pour l’Afrique de l’Ouest de l’International Crisis Group. La rébellion de septembre 2002, en Côte d’Ivoire, a d’abord commencé dans une logique de coup d’Etat directement dans la capitale, avant de se muer en contrôle d’une partie du territoire par un groupe armé. La descente-éclair, en Côte d’Ivoire, c’était plutôt en 2011, mais le contexte était différent. Par ailleurs, en Côte d’Ivoire, la force extérieure tampon et la zone de confiance se sont mises en place en réaction à la rébellion, alors qu’en Centrafrique, la force régionale était déjà en place, précisément en raison de la situation sécuritaire, préoccupante depuis des années. »


Aujourd’hui, deux Centrafrique se regardent en chiens de faïence


Pourtant, comme naguère en Côte d’Ivoire, ce sont aujourd’hui deux Centrafrique qui s’observent avec des arrière-pensées, séparées par une « zone de confiance » placée, ici, sous l’autorité des éléments de la Force multinationale d’Afrique centrale (Fomac).


« L’une des similitudes avec la crise ivoirienne, c’est que l’essentiel des revendications proviennent, ici comme là-bas, de la frange nord du pays, à majorité musulmane, où le sentiment d’exclusion paraît plus exacerbé », relève le Premier ministre Nicolas Tiangaye, lors d’un entretien téléphonique. Et ce n’est pas tout. Abidjan a eu Charles Blé Goudé et ses « patriotes » du Congrès panafricain des jeunes patriotes (COJEP), des groupes d’autodéfense chargés de protéger la patrie « menacée » (et Laurent Gbagbo) face au « diktat » des Nations unies et de l’ancienne puissance coloniale, la France.


Bangui, tout comme Abidjan, a ses « patriotes » et ses miliciens


S’inspirant du modèle ivoirien, Bangui a également eu, aux heures de braise (décembre 2012 et début janvier 2013) ses propres « patriotes », regroupés dans une Coalition citoyenne contre les rébellions armées (COCORA). Répondant aux mots d’ordre de leur chef, Lévi Yakité, ils avaient manifesté devant l’ambassade de France, coupable, à leurs yeux, de ne pas voler au secours de Bozizé.


Les mêmes avaient érigé des barricades dans la capitale, avant d’en accepter le démantèlement dès l’arrivée sur place d’un contingent sud-africain, chargé de protéger Bozizé, ses proches et son palais. « Bangui, ce n’est pas Abidjan, en termes d’importance stratégique et de présence physique de ressortissants français, poursuit Gilles Yabi. Cela limite la capacité à faire pression localement pour un engagement militaire français aux côtés du pouvoir. Par ailleurs, la présence d’une force régionale africaine – déjà sur place – réduit l’exposition française. »


A ses débuts, et avant de se fondre dans une structure unique baptisée les Forces nouvelles, la rébellion ivoirienne était trigonocéphale. Le Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (MPCI), le Mouvement populaire ivoirien pour le grand Ouest (MPIGO) et le Mouvement pour la justice et la paix (MJP), contrôlaient, chacun, une principauté dans le septentrion et la région Ouest. Cette dispersion et les rivalités entre comzones (commandants de zones) susciteront de vives tensions, parfois accompagnées de purges violentes, comme en témoigne la liquidation, sans autre forme de procès, du chef de file du MPIGO, Félix Doh, en avril 2003.


En ce qui la concerne, la Seleka a préféré partir à la bataille en rang serré dans une coalition hétéroclite de six ou sept mouvements militaro-politiques. Pour autant, elle n’est jusque-là pas épargnée par les velléités schismatiques et les querelles de chefs, comme en attestent les algarades récurrentes entre les différentes chapelles qui la composent. Ces altercations, liées à des considérations de préséance, donnent un avant-goût des tiraillements à venir.


Omerta sur l’origine des fonds et les noms des commanditaires


Si nombre de chefs de l’ex-rébellion ivoirienne continuent de pratiquer l’omerta sur l’origine du financement et sur l’identité des parrains de leur mouvement, certains admettent désormais, mais mezza voce, qu'ils doivent beaucoup au Burkina Faso, qui leur a servi de sanctuaire.


Silence radio, également, du côté de la Seleka, dont les responsables sont avares en commentaires sur tout ce qui touche à la genèse du mouvement, à ses parrains, au profil de ses différents chefs, l’origine des armes qui lui ont permis, en quelques semaines, de prendre le contrôle de la moitié - sinon plus - du territoire centrafricain. Certains évoquent, sans en apporter la preuve, la « complicité » du Soudan avec la rébellion et la « duplicité » du Tchad vis-à-vis de François Bozizé, que Ndjamena contribua à installer au pouvoir par les armes en 2003, avant de se brouiller quelque peu avec lui les mois précédents l’irruption de la Seleka sur le devant de la scène.


« Les prolongements extérieurs de la rébellion ivoirienne étaient identifiables, c’est moins le cas en République centrafricaine », analyse Albert Bourgi, professeur de droit public à l’Université de Reims, dans le nord-est de la France.


Face à l’avancée de la Seleka, le président français, François Hollande, a clairement opposé une fin de non-recevoir à l’appel à l’aide de son homologue centrafricain. Jacques Chirac n’a pas fait autre chose dès l’annonce de la tentative de coup d’Etat du 19 septembre 2002 en Côte d’Ivoire. Il s’est contenté d’appeler au calme et d’offrir l’asile politique à Gbagbo, comme pour bien signifier à l’opinion que le sort du turbulent président ivoirien était scellé. Refus poli de l’intéressé qui regagna Abidjan, en plein tumulte, non sans avoir lancé en direction des membres de sa délégation, à Rome : « Qui m’aime me suive ! » On connaît la suite…

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 00:32

 

 

 

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S. Mazoungou ici en tenue orange du KNK à la fête d'investiture de Bozizé à Landja

 

 

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Bozizé et Sylvie Mazoungou au Hilton de Roissy

 

 

Partie incognito de Bangui au plus fort moment de la crise due à la fulgurante avancée de Séléka vers la capitale, l’ex-ministre du tourisme de la bozizie, Sylvie Mazoungou a sans doute cru que les jours de Bozizé étaient comptés et qu’il fallait battre en retraite avant qu’il ne soit trop tard. C’est ainsi que dans un premier temps, elle a pu gagner Douala par la route à bord d’un véhicule du ministère du tourisme,  pour ensuite prendre l’avion pour la France où selon nos informations, elle s’est immédiatement mise en hibernation.

Depuis, pas moyen de la joindre au téléphone. Même ses camarades ouvriers et ouvrières du KNK et de l’organisation des femmes du parti bozizéen en France et ceux qui se considèrent ou que l’on peut également considérer comme étant ses proches n’arrivent pas à la contacter. Issue des rangs de la diaspora parisienne du KNK, Sylvie Mazoungou que d’aucuns pronostiquaient il n’y a pas si longtemps comme une des femmes qui avaient le vent en poupe au sein de la bozizie et surtout auprès de Bozizé en personne au point qu’ils l’imaginaient même déjà succéder à Faustin Touadéra à la primature ou au moins qu’elle prenne la tête de l’organisation nationale des femmes du KNK ou tout simplement l’OFCA, a quitté apparemment le navire ivre de Bozizé pour le moins, à l’anglaise.

Il est vrai que le raccourci pourrait vite être fait lorsqu’au cours de la bamboula de Bozizé du 13 août dernier au Hilton de Roissy, son fauteuil était juste à côté de celui de Bozizé à la tribune de la salle. En effet, elle faisait partie en août dernier de la délégation politique conduite par le ministre d’état Jean Willybiro Sako, Bernard Bonda, Gina Sanzé, Aurélien Zingas, le futur ambassadeur de la bozizie à Paris Emmanuel Bongopassi, venue en précurseur préparer l’arrivée de leur vedette au Hilton.

Aujourd’hui, selon nos informations, comme bien d’autres, Sylvie Mazoungou ne figure vraisemblablement pas sur la liste des ministrables que Bozizé a proposée au nouveau premier ministre Tiangaye, ce qui laisse évidemment supposer que l’aventure banguissoise de la grande militante KNK de la diaspora parisienne prend ainsi fin. Elle aurait quitté Bangui, d’après nos informations, en laissant derrière elle une ardoise d’au moins sept mois de loyers impayés pour la villa d’un particulier qu’elle louait au quartier Ouango à Bangui. Idem pour les prestations d’une société de sécurité qui assurait la protection de ladite résidence.

 

La Rédaction

 

 

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 23:55

 

 

 

Fraîchement nommé Général par Bozizé dans ce qu'il faut désormais appeler la promotion du 1er décembre 2012, l'ex colonel, le Général "James" Gaston Gambor avait tout comme le général Anicet Parfait Mbaye, disparu de la circulation lorsque Seleka était annoncé aux portes de Bangui.


A la faveur de la relative accalmie qui règne dans la presqu’île de Bangui, le revoilà qui a refait surface au dancing du Ledger Plazza à la faveur de ce réveillon surréaliste organisé dans ce cinq étoiles 26 jours après le jour de l'an à cause paraît-il de la crise de l'époque. Comme si le calendrier s'était arrêté à Bangui. C'est vraiment le monde à l'envers. Cela rappelle cette ballade surréaliste sur l'Oubangui alors que la rébellion avançait à sa guise vers la capitale.

 

La Rédaction 

 

 

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 23:40

 

 

 

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Je dédie ce poème au peuple Centrafricain dans la douleur depuis 60 ans.

 

Centrafrique, après soixante ans perdus

sèche ton sang reviens te construire

Koli mo oko tu ne crains personne

 

Centrafrique, tu n'es pas éduqué

logé ni nourri soigné ni vêtu

de ton immensité ton bien disait

Boganda

 

Ce Grand Pays a perdu son temps

durant soixante ans d'indépendance

la saison sèche les éperviers volant

haut ont rempli leurs gosiers de toi

l'étranger te dispute les os des chiens

squeletiques qui fait semblant de te donner

 

Centrafrique volé de ton estomac vide

tes enfants n'accourent pas à l'école

la moindre fièvre bouillante n'est

pas soignée, les chants des deuils

de leurs parents à leur oreille

 

Centrafrique, tu dis quelle pitié sur Nous

cette immensité, ce Grand Pays des Bantous

n'a d'avenir que ses larmes 

amères, tu n'as pas de postes des

fonctions d'argent depuis soixante ans

 

Centrafrique, détrompe-toi, reviens

sèche ton sang de colère reviens

le Bali toutes les rivières sont là

l'Esprit de nos Pères pour cultiver

soigner vêtir nourrir nos

Terres cette immensité de Boganda

 

Koli!Tu manques à ce Pays

reviens seul Centrafrique

prends-toi dans tes bras forts!

 

Bamboté Makombo

 

24 janvier 2013

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 23:35

 

 

 

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Sous le prétexte de prendre part aux accords politiques de Libreville sur la résolution de la crise politico-sécuritaire en Centrafrique  des hommes et des femmes vont réinvestir la sphère politique  de la transition sous couvert de la participation de la société civile à l’exercice  du pouvoir.

 

C’est l’occasion ici de s’interroger sur la nature  de cette « société civile » dont on a du mal à analyser les contours et la pertinence de son action politique en faveur de la défense et consolidation des acquis démocratiques dans  notre pays.  D’autant plus que durant dix ans cette société civile, contrairement à celle des années 90, a été absorbée et encadrée par l’Etat KNK au point où elle n’a jamais réussi  son « institutionnalisation » et sa « politisation » afin d’offrir aux citoyens centrafricains en lutte contre la dictature des  « Libérateurs »  un espace social de résistance   aux violations répétées   de la constitution, à la prédation économique, au triomphe de l’impunité et au mépris de la loi.

 

En effet,  sous la pression de la communauté internationale,  la problématique de la consolidation de la démocratie en Centrafrique a facilité l’émergence sur la scène politique nationale d’acteurs nouveaux issus des ONG, Associations, Eglises, Mouvements de défense des droits de l’homme… généralement classés dans la « société civile ».  L’expérience de cette nouvelle forme d’association au pouvoir politique de la société civile a tourné ces dix dernières années  à un subtil jeu « d’encadrement » et de « contrôle » de cette société civile par l’entremise du CIONGCA (Conseil Inter ONG en Centrafrique) dont la caractéristique principale est de produire des orientations et les conditions de cette nouvelle forme « conventionnée » de participation politique.

 

C’est comme cela  qu’en Centrafrique, durant dix ans et par inaction, la société civile a évité l’affrontement avec le pouvoir sur des questions de violation régulière des libertés fondamentales et du recul constant des acquis démocratiques. Elle n’a fait que s’accommoder des formes  conventionnelles de participation politique (séminaires, ateliers, conférences…) tout en évitant de jouer son rôle « d’espace d’interpellation démocratique ». C’est en cela qu’elle porte, en partie, une responsabilité morale, par inaction, dans la récente crise.

 

Nul n’est  besoin de rappeler que  dans les années 90, la société civile n’avait pas hésité, parfois, à se confronter violement avec le pouvoir pour faire reculer l’arbitraire et, ce faisant, à créer les conditions d’un meilleur respect de l’Etat de droit sans lequel il n’y aurait pas eu de démocratie en Centrafrique. Les SONNY  COLLET et autres Docteur CONJUGO se sont mobilisés au risque de leur vie pour défendre une certaine idée de l’éthique politique, de la démocratie ou tout simplement de la dignité humaine et ceci au-delà des revendications catégorielles.

 

Roger ANDJALANDJI, Sociologue, Paris

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