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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 12:54

 

 

 

 

 

http://survie.org/   Le 1er juillet 2014 (rédigé le 28 avril 2014) par Raphaël Granvaud

 

Dans une interview à Jeune Afrique, le ministre de la Défense reconnaît quelques erreurs… pour mieux éluder les questions les plus dérangeantes.

 

On est loin de l’assurance initiale avec laquelle le chef de l’Etat avait vendu l’opération Sangaris, se faisant fort de ramener la paix, la stabilité et d’organiser les élections en 6 mois. Selon D. Merchet, « les militaires [avaient] convaincu le président de la République que la partie serait facile » (Blog Secret Défense, 24/02) Aujourd’hui, le ministre de la Défense confesse à trois reprises une erreur d’appréciation, pour justifier l’incapacité de Sangaris à empêcher l’épuration ethnique dont la population musulmane a été victime : « on découvre l’ampleur des haines interreligieuses, probablement sous-estimées et qui justifient d’autant plus notre intervention et son urgence ». Mais l’excuse témoigne surtout que les ressorts de la crise restent incompris ou négligés : les crispations identitaires et religieuses ne sont pas la cause, mais le produit des affrontements en Centrafrique. Elles ont été instrumentalisées sous Bozizé, exacerbées par les exactions de la Séléka au pouvoir, et ont connu un coup d’accélérateur à la suite des massacres et des représailles contre les civils qui ont suivi l’offensive des anciens partisans de Bozizé, le 5 décembre. Ces derniers avaient alors tenté, sous le masque des anti-Balakas, de prendre de vitesse la force Sangaris en discussion à l’ONU.

 

Préméditation

 

A ce sujet, Merchet rapporte : « la préparation de ce coup de force était parfaitement connue des autorités françaises, qui n’ont pourtant rien fait » (17/03). La question se pose de savoir si les risques de cette attaque ont été sous-estimés ou simplement ignorés. Alors que la priorité des autorités françaises est alors de dégager Djotodia, n’a-t-on pas estimé cyniquement que la pression des anti-Balakas pouvait concourir à cet objectif ? D’autant que les promesses de désarmement « impartial » de toutes les milices ont rapidement fait long feu, le désarmement ne touchant (modérément) que les Sélekas. « Nous avions sous-estimé la capacité de nuisance des anti-balaka », affirme Le Drian. Depuis, les anti-Balakas se sont engouffrés dans la brèche, tentant de profiter de l’avance de Sangaris et de la Misca [1], voire s’affrontant à leurs soldats, au point d’amener le général Soriano, commandant de la Misca, à les qualifier de « principaux ennemis de la paix » le 10 mars dernier.

 

Si le ministre ne semble pas avare d’autocritiques, celles-ci ne vont pas jusqu’à reconnaître le rôle déstabilisateur des ingérences étrangères appuyées par la diplomatie française, celle du Tchad en particulier, et même après que Déby ait décidé de faire défection, retirant (officiellement) ses troupes, pour protester contre les accusations du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme contre les soldats tchadiens. Cela n’empêche pas non plus le ministre français de continuer à dicter publiquement aux autorités centrafricaines leur feuille de route : « il faut ouvrir le processus politique. Et ça, c’est la responsabilité de Mme Catherine Samba-Panza. Elle doit faire un geste [envers la Séleka ?], et cela doit se faire en bonne intelligence avec les chefs d’État voisins [Déby ?], qui n’ont aucun intérêt à ce qu’il y ait une partition de la Centrafrique ». Cela dit, bien entendu sans vouloir s’« immiscer dans la politique d’un gouvernement, quel qu’il soit »…

 

[1] MISCA : Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine

 

Centrafrique : Sangaris Le Drian à confesse

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 12:52

 

 

 

 

 

01/07/14 (APA)

 

Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), le général Babacar Gaye, a révélé, lundi à Bangui, qu’il avait adressé ses félicitations à la présidente Catherine Samba-Panza pour la confiance que lui ont renouvelée ses pairs de la sous-région dans la poursuite de la transition jusqu’à son terme.

 

« Nous voulons battre le fer pendant qu’il est chaud. La réunion de Malabo est une réunion très importante. J’ai au demeurant félicité la Présidente pour la confiance qu’il lui a été réitérée d’une manière non équivoque par ses pairs de la sous-région pour conduire cette transition à bon port », a confié à la presse le général Babacar Gaye au sortir d’une audience avec Samba-Panza au palais de la renaissance à Bangui.

 

Pour M Gaye, la prochaine réunion du groupe international de contact à Addis-Abeba va permettre de relancer la transition puis beaucoup de réflexions et décisions ont été prises à Malabo.

 

Selon M Gaye, la relance de la transition se fera ‘’par des décisions qui vont permettre aux Centrafricains de s’exprimer, de dire comment ils veulent sortir de cette crise qui fait la violence au quotidien en continue un problème pour nous qui sommes au chevet de la RCA ».

 

Il a ajouté qu’il était ‘’heureux de rencontrer la présidente engagée et décidée comme d’habitude à mener à bon port le bateau centrafricain ».

 

A en croire le chef de la MINUSCA, les casques bleus vont apporter un plus aux forces étrangères. ‘’La Sangaris et la MISCA déployées en Centrafrique ont contenu ces violences. Mais il faudrait très certainement des effectifs supplémentaires pour pouvoir faire encore plus et c’est ce que la MINUSCA qui sera opérationnelle à la mi-septembre va apporter », a-t-il assuré.

 

‘’Aux côtés de ses présences militaires qui sont indispensables, il faut un processus politique pour traiter les causes de ces violences qui n’ont pas leur raison d’être et c’est cela justement que Malabo et ensuite Addis-Abeba vont permettre de relancer » a-t-il conclu.

Catherine Samba-Panza félicitée par le chef de la MINUSCA

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 12:49

 

 

 

 

 

01/07/14 (Reuters)

 

Des affrontements entre des soldats de l'armée ougandaise présents en Centrafrique et des rebelles de la Séléka ont fait au moins une quinzaine de morts dimanche et lundi, a-t-on appris auprès de sources présentes sur place.

 

Les forces ougandaises mènent des opérations contre les insurgés ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), qui ont fait de la Centrafrique l'une de leurs bases arrières.

 

Dimanche et lundi, elles n'ont pas ouvert le feu sur des hommes de la LRA mais sur la Séléka lors de combats qui se sont déroulés dans l'est du pays, une zone sillonnée par plusieurs mouvements armés.

 

"Les Ougandais ont tiré par erreur sur nos hommes qu'ils ont pris pour des membres de la LRA", a déclaré à Reuters Eric Massi, un représentant de la Séléka installé à Bangui.

 

"Il y a eu 15 morts et trois blessés dans nos rangs. Et il y a eu trois morts et trois blessés de leur côté", a-t-il ajouté. "Nous tentons de calmer la situation."

 

Un prêtre de cette région frontalière avec la République démocratique du Congo, Bienfait Walibanga, a confirmé qu'il y avait eu des affrontements mais a livré une version et un bilan différents.

 

Selon lui, un soldat ougandais a trouvé la mort dimanche dans une attaque menée par la Séléka et deux membres du groupe rebelle ont été tués lors de tirs de représailles. Les forces ougandaises auraient tué 14 rebelles de la Séléka lundi lors de nouveaux accrochages.

 

La Séléka, un groupe à majorité musulmane, s'est emparée du pouvoir en Centrafrique en mars 2013 avant de le quitter en janvier dernier sous la pression de la communauté internationale.

 

(Crispin Dembassa-Kette; Simon Carraud pour le service français)

RCA-Combats entre armée ougandaise et Séléka, au moins 15 morts

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 12:48

 

 

 

 

 

 

Ce manque de discernement dans les sentiments personnels, et confondre ces convictions sur  le plan politique, exercice difficile de certains(es) fils et filles dans notre Pays, diasporas, ils ou elles brillent de cette confusion du genre, excellent que dans des animosités outrancières !

 

Pourtant ne devront-ils pas mesurer les conséquences d’une telle démarche ou posture négative exprimée ou véhiculée ! En ayant cette justesse de la conjoncture que nous vivons en ce moment sur notre territoire la République Centrafricaine, notre cher Pays paradoxalement ?

 

Si nous nous posons clairement cette question : A qui profite cette crise perpétuelle, encouragée par   tous ces désordres généralisés en Centrafrique ?  On peut encore sauver notre Pays

 

Notre pays la Centrafrique et son peuple continuent de connaître de manière continuelle des fréquentes violations physiques, psychologiques, pire encore au passage, la perte de l’intégrité de notre territoire. Aujourd’hui, tous nos systèmes de valeurs déconstruits, remplacés par de la barbarie, de l’impunité généralisée, encouragée par des prises de positions très souvent surprenantes, la coalition Séléka vis-à-vis de nos soldas basés a Birao contrains de vider le lieu. Nous somme dans quelle République ?! Une Armée régulière mise à la porte de son territoire intrigante !

 

Depuis notre indépendance de manière graduelle, ce peuple souffre sans cesse. La Centrafrique Pays de tous les paradoxes ! La conscience politique est quasiment sélective dans l’esprit de certains fils et filles du Pays, quand ce n’est pas à leur faveur, et si à la rigueur ça les arrange ! Le bilan désastreux est pourtant là ! Calamiteux ! On continue de persister et signer sous quelconque prétexte !  Très souvent on dit que c’est dans les moments de douleur que la famille doit s’unir afin de se soutenir ; trouver ensemble des réponses pour éviter tout recommencement d’une situation. Nous ne devrons pas nous complaire dans des positionnements égoïstes, de diffamations, de mensonges, la jalousie, des méchancetés gratuites, de fanatismes nostalgiques du passé, et laisser l’essentiel à côté « la survie de notre Patrie ».

 

Je suis persuadé que le meilleur est en nous tous (ttes), comme le pire ! Aussi par ailleurs, on ne peut pas être bon, non plus en tout et cela dans toutes les disciplines.  Mais en notre qualité d’être humain, on ne peut qu’apprendre à s’améliorer.

 

Chacun de nous devons avoir la perception de cette crise de manière sérieuse qui nous frappe tous (ttes) et nous divise en même temps. En faire un combat personnel en direction de la recherche des solutions objectives dans les résolutions de cette crise, de la Paix, et d’union nationale. Avec un peu de lucidité et de réflexions, savoir prendre des risques, un peu de créativité ! S’inspirer des outils existants,  si possible l’adapter à la crise multiforme dans notre Pays, aider notre Pays à la sortie de cette crise, sans déverser dans les bassesses.

 

Nous serons les seuls à avoir les solutions de nos problèmes, l’exercice n’est pas facile peut être contraindre avec toutes ces faiblesses et ces forces ! Mais nécessaire.

 

Ps) J’avais proposée une feuille de route pour la Sortie de Crise en République Centrafricaine le 1 juin 2014 sur Centrafrique presse.

 

Titre de publication :

 

Crise Centrafricaine : Sommes-nous dépourvue d’intelligences ou manque de volontés Politiques de relever ceux défis, de cette Anarchie généralisée ?

 

Toute une démarche consensuelle proposée mérite une réflexion, au lieu que les dirigeants de la sous région continuent de nous ridiculisés a travers l’exécutive de la Transition.

 

Quels N ième Forums encore à Brazzaville qui se profile ? Pour décider et pour faire quoi ? 

 

Patriotiquement, que Dieu Bénisse la Centrafrique Libre.

 

Fait à Lyon le 30 Juin 2014

 

Mr. Aubin-Roger KOMOTO

 

Ingénieur Consultant SI & SGBDRs

Le manque de discernement dans nos sentiments, ainsi la confusion de ces convictions sur le plan politique ! par Aubin Roger Komoto

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 12:39

 

 

 

 

 

 

01/07/14 (RFI)

 

De passage en France, le Premier ministre centrafricain, André Nzapayéké, a accordé un entretien à RFI dans lequel il passe en revue plusieurs dossiers importants : début du ramadan, situation dans le nord-est du pays, réconciliation. Au même moment, les chefs d’Etat de la CEAC réfléchissaient à Malabo aux moyens de relancer la transition.

 

Les musulmans de toute la planète entrent dans le mois sacré de ramadan, quel message souhaitez-vous adresser, à cette occasion, aux musulmans centrafricains dont beaucoup ont dû fuir le pays ?

 

Je voudrais souhaiter bonne fête de ramadan à tous les musulmans. Les valeurs du ramadan sont des valeurs de paix, de fraternité, d’amour. Ce mois de juin est un mois béni pour nous. Nous avons eu un long week-end de Pentecôte qui s’est déroulé sans accroc, sans coup de feu, sans tuerie. Cette fête chrétienne a été respectée par tout le monde et c’était extraordinaire. Ensuite, la Coupe du Monde est venue. J’ai demandé à tout le monde de se rassembler autour d’un seul roi pendant cette fête-là, c’est le roi football. Qu’on laisse la jeunesse centrafricaine admirer ses vedettes. Nous allons tout faire pour arriver réellement à un cessez-le-feu pendant cette période de ramadan. Le dialogue va être accentué pour que les valeurs du ramadan nous permettent de consolider les fondements de la paix.

 

Beaucoup des musulmans centrafricains ont fui le pays, ils sont au Cameroun ou au Tchad. Est-ce que vous leur dites qu’un retour est possible ?

 

Un retour est possible et c’est une obligation du gouvernement. Cela fait partie des obligations de la feuille de route : tout faire pour que les déplacés internes retournent chez eux et que les réfugiés qui sont à l’extérieur reviennent. Vous savez, la communauté musulmane joue un rôle extrêmement important dans l’économie nationale. Nous sommes devenus un des premiers pays d’élevage d’Afrique et celui-ci est tenu à 98% par des Peuls qui sont en grande majorité musulmans.

 

Aujourd’hui, avec ce qui s’est passé, le départ d’une grande partie des membres de cette communauté, la destruction de beaucoup de commerces, les ressources de l’Etat, l’emploi en Centrafrique ont été fortement impactés. Beaucoup de jeunes se retrouvent sans activité. Avant, ils travaillaient dans le commerce du diamant, dans le commerce traditionnel... La communauté musulmane était au centre de ces activités assurant une partie importante du développement économique de la République centrafricaine. Ceux qui s’attaquent à cette communauté ne pensent pas aux conséquences pour l’Etat. Et si les Seleka ont commis des exactions en Centrafrique, il est absolument aberrant de confondre Seleka et musulmans.

 

L’économie centrafricaine s’appuie aussi fortement sur la fonction publique avec l’argent que les fonctionnaires réinjectent dans le circuit. Où en est-on du paiement des salaires ? Il y a des engagements qui ont été pris par la communauté internationale, est-ce que cela vous permet d’y voir plus clair sur le paiement de ces salaires ?

 

Quand le gouvernement a été mis en place fin février, ce sont d’abord les pays de la CEEAC, nos voisins immédiats, qui ont volé à notre secours. Le premier pays à avoir apporté une contribution était la République du Congo. Le président Sassou-Nguesso a donné immédiatement des instructions pour que sans tarder on nous verse la contribution congolaise de la CEEAC, avec comme souhait de mettre à la disposition de la république Centrafricaine 100 millions de dollars, dont la moitié irait directement dans les caisses de l’Etat pour le paiement des salaires. Le président du Congo a été le premier pour faire le geste, immédiatement suivi de l’Angola, du Gabon et des autres pays.

 

Ça nous a permis de payer les salaires jusqu’ici, y compris les bourses, les pensions, les retraites... Depuis février, il n’y a eu aucun mois d’interruption. Sur les ressources que nous recevons de l’extérieur, nous n’avons pas été en mesure de payer le mois de novembre, décembre et janvier. Et donc, nous avons prévu de les payer sur nos ressources propres au fur et à mesure que nous serons en mesure de mobiliser des ressources. A partir du mois de mai, la Banque mondiale va prendre en charge les salaires des fonctionnaires civils jusqu’en août. Pendant quatre mois. Les Nations unies prendront en charge les salaires des policiers et des gendarmes et les salaires des militaires (donc des FACA) seront versés sur nos ressources propres.

 

Nous avons, pour ce qui est des salaires, de la visibilité jusqu’au mois d’août 2014 mais nous avons déjà des discussions encourageantes avec d’autres partenaires pour la suite. Nous mettons aussi en place une stratégie de réformes de la gestion de nos finances publiques et évidemment, à long terme, il faudrait que nous soyons en mesure de générer nos propres ressources. Nous ne pouvons pas continuer à dépendre éternellement des ressources extérieures.

 

Que se passe-t-il à Birao dans l’extrême nord-est du pays, pourquoi les FACA, les Forces armées centrafricaines ont-elles dû quitter la localité ?

 

Quitter la localité, c’est trop dire. Comme vous le savez, je suis allé au Soudan récemment. Il était question de revoir un peu la stratégie de la tripartite…

 

La force tripartite dans laquelle on avait le Tchad, le Soudan et la République centrafricaine…

Exactement, pour la protection de ce triangle Tchad, Soudan, Centrafrique. Vous savez que le Tchad s’est retiré de la tripartite et nous l’avons beaucoup regretté. Compte tenu des difficultés que rencontre notre pays, nous avons eu également quelques difficultés à pouvoir maintenir l’opérationnalité de nos troupes. Donc, un des objectifs de la mission au Soudan était de voir ce qu’on pouvait faire ensemble, comment le Soudan pouvait nous aider à renforcer la tripartite en attendant le retour du Tchad. Parce que nous sommes convaincus que nous sommes quand même des pays frères. Nous n’avons pas de problème particulier ni avec les autorités tchadiennes, ni avec la population tchadienne. Les individualités originaires du Tchad qui font quelques exactions en Centrafrique ne représentent en rien l’Etat tchadien ou la nation tchadienne.

 

Donc le but était de voir avec le Soudan, qui a une armée beaucoup plus forte que la notre, ce qu’il pouvait faire pour nous aider, notamment pour maintenir une certaine capacité de cette tripartite à protéger les frontières. Il est d’abord question de procéder à la relève des soldats centrafricains qui sont là-bas. Le Soudan va nous aider avec des moyens aériens à faire la relève des troupes qui étaient de la tripartite, les ramener à Bangui et ramener de nouvelles troupes. Ces troupes passeront nécessairement par Nyala [dans le Darfour, au Soudan, ndlr] pour pouvoir être transportées sur Bangui, parce que les gros porteurs qui doivent transporter ces troupes ne peuvent pas atterrir à Birao. Les troupes ne sont pas en train de se « retirer » comme on le dit, ni de quitter Birao mais c’est vraiment dans le cadre de cette stratégie qu’il y a ce mouvement de troupes.

 

Est-ce que vous avez eu connaissance d’un ultimatum qui aurait été envoyé aux FACA pour qu’ils quittent Birao ?

 

Je ne suis pas au courant d’un ultimatum spécifique. Ça ne changerait rien. Les FACA continueront leur travail.

 

Est-ce que vous êtes inquiet des mouvements qui se font dans cette partie du pays, la Vakaga, à Birao même, avec la volonté de certains de jouer un rôle déstabilisateur ?

 

Nous sommes inquiets et le Soudan est inquiet aussi, ainsi que le Tchad. Vous savez, c’est une zone presque de non-droit dans ce triangle. Le président Omar el-Béchir nous a parlé des quelques difficultés qu’il rencontre déjà au Darfour et souhaite nous aider justement à juguler toutes ces questions-là. Il y a beaucoup de trafic d’armes, de drogue, d’ivoire, d’or, de diamants. Et ce sont justement ces trafiquants qui tiennent absolument à continuer à semer le trouble dans cette zone pour affaiblir l’Etat et continuer à faire ce qu’ils font.

 

Qui joue un rôle déstabilisateur à l’heure actuelle dans cette partie nord-est de la Centrafrique ?

 

Ce sont les mêmes qui ont semé la zizanie déjà quand les Seleka étaient au pouvoir à Bangui, qui ont causé beaucoup de crimes, qui ont pillé les biens de l’Etat, mis la main sur les régies financières et qui aujourd’hui ont peur de perdre tout cela. Ils se replient sur la zone nord-est et tentent justement de créer une situation de fait pour parler de sécession, négocier avec le gouvernement et garder leur emprise sur les richesses du Nord-Est.

 

Ce n’est même plus une aile de la Seleka, parce qu’aujourd’hui la Seleka que nous connaissons a mis en place une coordination politique. Certains membres de cette coordination sont au gouvernement. Je parle par exemple du coordonnateur général lui-même, le général Abdoulaye Hissène. Il est ministre conseiller auprès de Mme la présidente de la République. Un des porte-paroles les plus connus, Néris Massi, est un haut cadre de l’Etat, du ministère de l’Aviation civile. Un des très hauts cadres, Sabone, est directeur général de l’Agence de régulation des télécommunications (ART). Ce sont quand même des postes de confiance que nous avons donnés à ces personnes parce que nous ne les considérons pas comme des adversaires. Nous sommes un gouvernement dont l’objectif est de ramener les Centrafricains autour d’une même table. Nous n’avons pas d’adversaire.

 

Bien sûr, il y a des extrémistes qui souhaitent continuer la guerre, qui continuent à parler de sécession… Qui sont-ils ? Une infime minorité de gens qui ont laissé vraiment un souvenir macabre en Centrafrique et ce sont les mêmes qui veulent maintenant continuer à perpétuer leurs exactions dans la partie nord-est du pays.

 

Au moment du congrès de Ndélé, le gouvernement avait fait part de ses craintes sur une tentative de sécession de la Seleka. Aujourd’hui, avec notamment les actes qui ont été posés par la Seleka « officielle », vous sentez-vous rassuré ?

 

Tant que tout le processus n’est pas bouclé, on ne peut pas parler de satisfaction. Je n’ai pas encore de raison d’être rassuré. Ce sont des intentions qui ont été annoncées. Nous les avons écoutées. Nous regardons. Nous essayons aussi de faire de notre côté un effort pour faciliter cette évolution positive – manifeste – de la Seleka.

 

Qu’attendez-vous aujourd’hui concrètement de la Seleka. Quel geste, quelle action ?

 

D’abord, nous attendons de la Seleka qu’elle démontre aux Centrafricains clairement sa volonté d’aller vers la paix. Parce qu’au quotidien, quand une personne sort de sa maison, cette personne a besoin de tranquillité. Vous assistez à ce qui se passe dans la région de Bambari, il faut que la Seleka tienne ses troupes. Il n’y a pas de raison qu’il y ait aujourd’hui continuellement au sein de la Seleka des gens en rupture de ban qui font ce qu’ils veulent, qui assassinent et qui tuent. Il faut que ça cesse. La même chose est valable pour les anti-balaka qui doivent cesser ces exactions. C’est absolument aberrant et ridicule de continuer ce qui se passe aujourd’hui. Le temps de la guerre est fini. Tous les Centrafricains aspirent vraiment à la paix. Ils doivent le comprendre.

 

Vous évoquiez l’armée tchadienne et vous sembliez dire que vous seriez favorable à son retour au sein de la Misca et des forces tripartites…

 

Je souhaite absolument le retour des forces tchadiennes. Le Tchad a toujours volé à notre secours, que ce soit sur le plan de la sécurité ou sur le plan économique. Donc, pour moi nous ne pouvons pas nous passer de renforcer nos relations avec le Tchad. La survie de la République centrafricaine dépend de la qualité de nos relations avec le Tchad.

 

On parle d’un remaniement ministériel depuis plusieurs semaines. Est-il pour bientôt ?

 

Il arrivera et ce sera pour bientôt. C’est moi-même qui l’avais annoncé et malheureusement, nous avons eus après mon annonce, quelques désistements pour justement se préserver une possibilité pour se présenter à l’élection présidentielle. Mais ça nous a mis en difficulté pour choisir à nouveau, parce que nous avions adopté une stratégie qui consistait à faire représenter quasiment toutes les régions du pays. Et cette stratégie qui n’était pas facile à mettre en place a été perturbée par ces désistements.

 

Suite à cela, on a dû revoir un peu notre copie. Pour que cette nouvelle copie soit acceptée par tout le monde, nous avons la présidente et moi choisi également d’ouvrir le dialogue là-dessus avec ceux qui nous aident, surtout nos amis de la sous-région. Et c’est ce que nous sommes en train de faire. Je crois que nous sommes quasiment au bout du processus maintenant. C’était simplement une question de calendrier et je pense que le gouvernement ne va pas trop tarder.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140630-rca-le-temps-guerre-est-f...

RCA : «Le temps de la guerre est fini», selon le Premier ministre

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 12:29

 

 

 

 

 

BBC Afrique  1 juillet, 2014 - 10:16 GMT

 

Le Conseil mondial du diamant, CMD, se dit alarmé par le constat que les diamants centrafricains sont toujours exportés, malgré la suspension de ce pays du Processus de Kimberley.

 

Le CMD rassemble les industries du diamant et de la bijouterie, tandis que le Processus de Kimberley est un mécanisme mis en place pour juguler le trafic des diamants dits du sang.

 

La République Centrafricaine a été suspendue de Kimberley en mai 2013, en raison de la guerre civile qui déchire le pays.

 

Le Conseil mondial du diamant rappelle que tant que la suspension n'est pas levée, le commerce de diamants centrafricains est illicite.

 

Et il met en garde dans un communiqué: les contrevenants seront bannis de toutes les bourses de diamant dans le monde.

 

Le Conseil invite aussi les membres de l'industrie à dénoncer toute activité suspecte aux autorités en charge du Processus de Kimberley.

 

Pour Edward Asscher, président du Conseil Mondial, l'affaire est capitale.

 

Car le commerce illicite de diamants sape non seulement les efforts de la communauté internationale pour restaurer la paix mais il met aussi en danger la réputation du Processus de Kimberley et les efforts pour éradiquer le trafic de diamants de la guerre.

 

La levée de la suspension de l'embargo, pourtant sollicitée par Bangui, n'est pas pour demain.

 

Il faut pour cela qu'une mission du Processus de Kimberley se rende en Centrafrique et donne son feu vert, précise Edward Asscher.

 

Or, en raison de l'insécurité, une telle mission est improbable dans l'avenir proche, dit le communiqué.

 

La présence de diamants centrafricains dans les zones frontalières au Cameroun avait pourtant été dénoncée au début de l'année par le Processus de Kimberley.

 

Le ministre des mines de ce pays avait annoncé des mesures de sécurisation des sites de production, en avril.

 

RCA : le diamant circule malgré l'embargo

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 11:26

 

 

 

 

30/06/14 (APA)

 

APA-Bangui (Centrafrique) - Les enseignants du supérieur en Centrafrique, membres du Syndicat autonome des enseignants du supérieur (SYANES) ont entamé ce lundi une grève de 21 jours pour réclamer le paiement des frais de vacation de l’année académique 2011-2012 ainsi que l’avancement autres.

 

La décision de la reconduction de cette grève a été prise samedi dernier lors de l'assemblée général extraordinaire du Syndicat autonome des enseignants du Supérieur (SYNAES).

 

Au cours de cette rencontre le SYANES a fait le compte rendu des différentes démarches entreprises pour la résolution de cette grève. Ces démarches n'ont pas abouti.

 

‘'Trois jours puis huit jours, nous avons comme impression que le gouvernement de transition fait la sourde oreille à nos revendications. Toutefois, nous allons maintenir notre position. Pourquoi ne pas passer à une vitesse supérieure si le besoin se fait sentir ?'', a lancé un enseignant gréviste.

 

De son côté, les centrales syndicales des travailleurs de Centrafrique menacent d'aller en grève si ‘'le gouvernement ne verse pas aux fonctionnaires affectés en provinces et non encore contrôlés leurs salaires du mois de mai''.

 

Le gouvernement, avec l'appui des partenaires au développement, a organisé au mois d'avril dernier un contrôle physique de tous les agents et fonctionnaires de l'Etat.

 

Grève de 21 jours des enseignants de l'Université de Bangui

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 17:45

 

 

 

 

dimanche, 29 juin 2014 17:10

 

IRIB-En marge du 23e sommet de l'Union Africaine

 

qui s'est tenu dans la capitale de Guinée équatoriale, à Malabo cette semaine, l'organisation a incité la Centrafrique à préparer l'organisation d'élections pour l'année 2015. « Le gouvernement doit continuer à prendre ses responsabilités pour influer sur la vie politique du pays et préparer réellement la mise en oeuvre de la feuille de route pour qu'on ait les élections en 2015. Je ne sais pas si nous pourrons tenir la date de février 2015, mais dans tous les cas il faut au moins s'y préparer », a indiqué le commissaire à la paix et la sécurité de l'UA, Smaïl Chergui, rapporte Xinhua.

L’UA appelle la Centrafrique à préparer la tenue d’élections en 2015

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 17:02

 

 

 

 

 

https://www.bakchich.info  par Xavier Monnier 

 

Dernières nouvelles des aventures françaises au Mali et en Centrafrique. Avec en prime un étrange virement d'Areva-Uramin vers Bangui en 2008...

 

Pour accéder aux quart de finale du Mondial brésilien (Coupe du Monde Fifa 2014 au Brésil selon l'appellation officielle), la France va batailler avec le Nigeria, géant d'un continent où elle a tendance, depuis des décennies, à s'embourber.  Sa dernière rencontre officielle face à une équipe africaine s'est soldée par une défaite (2-1) à Bloemfontein, au coeur du pays Boer, ponctuant la déroute de sa campagne sud-africaine en 2010. A peine un an plus tôt, face au Nigeria, les Bleus de Raymond Domenech s'étaient piteusement inclinés dans l'enceinte de Geoffroy-Guichard à Saint Etienne. Pas de quoi pavoiser avant le huitième de finale brésilien, d'autant que l'Afrique ne réussit guère à la France ces derniers temps. Et il ne s'agit plus de football.

 

Depuis son accession au pouvoir, le président Hollande a endossé avec entrain le casque colonial pour s'en aller guerroyer au Mali, lutter contre le risque jihadiste, et en Centrafrique, afin d'éviter un bain de sang politico-ethnico-confessionnel. Au moment de commenter les résultats de ces expéditions, la plus grande pudeur est de mise…

 

JEUX DE MAINS, JEUX PAS BIEN MALIENS

 

Dans les rangs de l'armée, l'opération Serval n'avait d'autre objectif que de «butter le plus de connards possibles». Comprendre les fanatiques qui ont rêvé de recréer un Empire malien régi par la charia. Contrat en partie rempli sur ce point. Néanmoins Bamako a depuis montré son incapacité à se restructurer, le pouvoir central à pacifier les zones aux mains des touaregs et l'armée à bouter les islamistes hors des sables du Sahel. Pour parachever le tableau, le président Malien Ibrahim Boubacar Keïta, élu en juillet 2013 avec le soutien de la France, s'est révélé un ami de 20 ans de l'épouvantail du grand banditisme corse, Michel Tomi. Sous surveillance policière depuis 2012, visé par une information judiciaire en juillet 2013, le Corsafricain biberonné au sein des réseaux Pasqua a été mis en examen, notamment pour corruption d'agent public étranger, début juin. L'homme est soupçonné d'avoir soudoyé IBK afin d'obtenir des contrats pour lui et ses amis… Le dossier, suivi par Manuel Valls alors au ministère de l'Intérieur, a fuité juste avant son départ vers Matignon. Et provoqué un joli ramdam diplomatique entre Paris et Bamako, ainsi que des fritures sur les ligne reliant l'Elysée à Matignon et le Quai d'Orsay. «Pour faire pression sur IBK, le pouvoir fait fuiter une enquête, au risque de la compromettre», fulmine un haut magistrat quand les avocats de Tomi crient à la procédure politique. Une réussite, seulement surpassée par l'épopée centrafricaine.

 

LES PARRAINS D'AFRIQUE CENTRALE

 

Depuis l'intervention français en décembre 2013, plus connu sous le nom de Sangaris, deux présidents se sont déjà succédés, entraînant avec eux deux gouvernements qui ont échoué à faire réintégrer l'Union Africaine au pays. Surtout Bangui, malgré ses demandes, est toujours suspendu du processus de Kimberley, créé pour éviter que ne prolifèrent les diamants du sang et qu'ils n'alimentent les conflits dans les zones riches en gemmes. «Les zones diamantifères, au Sud Ouest et au Centre sont aux mains des ex Séléka», résume un ancien de la présidence centrafricaine. Ces milices qui ont renversé le président Bozizé au printemps 2013 et porté à la présidence Michel Djotodia « ont la main sur les filières, les mines et se financent ainsi.» De la définition des diamants du sang.

 

La manne manque cruellement aux finances centrafricaines, exsangues, qui doivent s'en remettre aux oboles internationales pour payer les 20 000 fonctionnaires. A ce petit jeu, les parrains de la sous-région se relaient pour mettre la main à la poche. Après Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et Dos Santos (Angola), c'est Teodorin Obiang (Guinée Equatoriale) qui s'est acquitté d'une obole en tant qu'hôte du sommet de l'Union Africain à Malabo. 

 

La situation place la Centrafrique sous tutelle de ses voisins...et la France en position d'équilibristes. Le Quai d'Orsay comme l'Elysée se voient contraints de prendre la langue diplomatique la plus doucereuse pour recevoir le soutien de dirigeants poursuivis en France dans la procédure des Biens Mal Acquis, et dont l'interprétation des droits de l'homme et de la démocratie est toute personnelle.

 

Pour ne rien arranger, un Ex continue de roder autour du pays: François Bozizé, putschiste légitimé par les urnes avant d'être débarqué par la rébellion en mars 2013. L'ancien général-président rêve toujours d'un retour à la tête de l'Etat centrafricain. «Il attise les foyers de tensions, fulmine un de ses opposants. Il a financé et manipulé les anti balaka (milice chrétiennes) pour qu'elle chasse les Séléka, mais cela n'a fait qu'aggraver les tensions dans le pays». 

 

Le jackpot Uramin

 

Malgré les sanctions de l'ONU qui pèsent sur lui, l'homme se balade d'Ouganda en Somalie, réglant ses faux frais avec le trésor de guerre accumulé lors de son passage au pouvoir. Rien de comparable avec les fortunes des familles Obiang, Bongo ou Sassou, mais un pécule conséquent. Et en partie approvisionné par la France! Comme l'a déjà évoqué Bakchich, une irradiante hypothèse a agité le microcosme françafricain. Qu'Areva, le géant du nucléaire ait alimenté les finances de Bozizé, mannes de son exil guerrier.

 

En septembre 2008 par exemple Areva, a versé 8 millions de dollars depuis un compte de la Barclays Bank vers un compte spécial, ouvert à la banque centrale d'Afrique Centrale, chapeauté par la banque de France. Le virement a donné lieu à une foultitude d'échanges que Bakchich publie bien volontiers.

 

«Sauf que si l'argent a bien été versé par Areva, il a rapidement disparu du compte, confirme à Bakchich un ex de la présidence centrafricaine. Bozizé et son neveu Ndoutingaye (ndr: ministre des mines) en ont fait leur affaire». 

 

Et à en croire Vincent Crouzet, auteur du roman Radioactif, ce n'est pas la seule fois qu'Uramin a abondé le compte de son excellence Bozizé. Lors de l'achat même d'Uramin par Areva, son clan aurait bénéficié d'une commission de 49 millions de dollars a écrit l'écrivain consultant, avant de réitérer devant les services de la brigade financière à la mi-juin.

 

Depuis  avril la justice française enquête sur les conditions du rachat d'Uramin par Areva, quand le pouvoir centrafricain a mandaté deux équipes de chasseurs aux trésors sur les traces du grisbi de Bozizé. 

 

Des investigations qui promettent de parcourir l'Afrique du Sud, les Iles vierges Britanniques et les comptes publics français. L'Etat demeure actionnaire à 85% d'Areva. Le 1er financier de Bozizé et des rebelles centrafricains?

FRANÇAFRIQUE: CE QUE L'OUBANGUI CHARRIE
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Centrafrique-Presse.com
30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 16:33

 

 

 

 

 

http://www.camer.be/

 

Sans doute une rébellion de trop, dans un contexte suffisamment trouble où chaque jour la sécurité des populations est menacée par des bandes armées qui n’obéissent qu’à des chefs de guerre véreux, sans idéologie, sans vision claire de l’avenir de leur pays. C’est ainsi qu’en début de semaine, une nouvelle rébellion dénommée, Union des Forces Armées Centrafricaines pour le Redressement (Ufacar) coordonnée par Alain Hassane Dondaye a été officiellement lancée lundi dernier, lors d’une conférence de presse à Bangui. 

 

Celle-ci est composée pour la plupart des principaux barons de la rébellion du 15 mars qui ont porté au pouvoir le général François Bozize, ce mouvement a pour objectif principal de restaurer la paix, la cohésion nationale, le respect des principes de la laïcité de l’Etat et le respect du processus du Ddr (désarmement, démobilisation et réintégration). 

 

Elle est structurée en ailes politique notamment un comité de pilotage sous la direction de M Alain Hassane Dondaye) et en une aile militaire composée du haut commandement dirigé par le colonel Amadou Danzoumi et du bataillon d’intervention rapide (Bir) placé sous l’ordre du commandant Anatole Ngaya. 

 

Ce nouveau son de cloche qui plus est, vient de l’ex président déchut François Bozizé, n’apporte manifestement rien de nouveau pour sortir de la crise et ramener la paix et la concorde entre tous les Centrafricains.

 

Voici donc un pays riche en ressources minières, notamment en diamant et également pourvu par la nature en ressources forestières et qui demain pourrait devenir un important producteur de pétrole dans la sous région d’Afrique centrale, mais qui, du fait de la turpitude de ses dirigeants n’arrive pas à trouver ses marques, concernant son développement endogène et harmonieux.

 

C’est la cacophonie totale sur le terrain entre les Séléka qui ont pris le pouvoir par coup d’Etat en mars 2013, essentiellement musulmans dans un pays dont 80% de la population est chrétienne. Et aujourd’hui, les Anti Balaka, faction chrétienne, se livrent à une chasse féroce et impitoyable contre leurs frères musulmans du pays, dont beaucoup sont contraints à l’exil. Ce qui apparaît malheureusement aujourd’hui, c’est que les Centrafricains jouent avec la vie de la nation tout en hypothéquant leur propre avenir. 

 

Car, qu’on se le dise, ce ne sont pas la France et la Misca qui viendront définitivement résoudre leur problème de cohésion nationale et leur permettre de jouir de manière optimale de toutes leurs richesses naturelles. Par conséquent, un sursaut de conscience nationale est indispensable afin que tous les compatriotes de Barthélémy Boganda, le père de la nation centrafricaine, assimilent la vision futuriste axée sur un développement soutenu par le patriotisme. Vision de nature à promouvoir l’émancipation  de tous les Centrafricains. Bien évidemment, la route est encore longue pour y parvenir.

 

© Cameroon Tribune : WAFFO MONGO

 

Lu pour vous : RCA : CACOPHONIE DANGEREUSE

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