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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 17:20

 

 

 

carte-RCA-zonessecurit2010

 

 

Depuis le 10 Décembre dernier la RCA est encore secouée par une crise militaire conduite par la coalition SELEKA.

En moins de deux semaines les principales villes du Nord et du Centre ont été occupées, n’eurent été les différentes actions et interventions de la communauté internationale, les rebelles auraient marché sur la capitale Bangui avec toutes les graves conséquences que cela comporte.

Ce mémo fera  un bref historique des crises militaro-politiques qui secouent la RCA  depuis bientôt deux décennies ; ensuite s’appesantira sur les attentes de la société civile centrafricaine et enfin formulera des recommandations.

 

Bref historique des crises militaro-politiques


La RCA, à l’instar de nombreux pays africains francophones, a renoué avec le système multipartite dans les années 90 et a été un bel exemple d’élections démocratiques quand en 1993, le candidat de l’opposition en l’occurrence Mr Ange Patassé allait gagner les élections face au Président Kolingba qui était à la tête du pays à l’époque.

Malheureusement très vite cette belle expérience allait être mise à mal par une série de mutineries démarrée en 1997 accentuée par le coup d’Etat manqué du 28 Mai 2001  initié par le même Kolingba, alors que le Président venait d’être réélu en 1999.

Il convient de noter que même élu démocratiquement, le Président Patassé du moins son régime a brillé par une gestion presque anachronique caractérisée par le népotisme, le clientélisme, l’affairisme bref une mal gouvernance ayant conduit à une situation socio-économique des plus désastreuses avec pour conséquence de longs mois d’arriérés de salaires, pensions et bourses, chutes des productions agricoles et d’élevage, baisse drastique du pouvoir d’achat.

La grogne sociale et le mécontentement général firent le lit de la rébellion conduite par le Général Bozizé qui eut raison du régime par le coup d’Etat du 15 Mars 2003

Baptisé « sursaut patriotique », celui-ci a eu l’adhésion de toute la classe politique qui avait fini par légitimer un régime issu des armes et non des urnes.

Le couronnement de ce consensus national fut le Dialogue National qui a regroupé une bonne partie des forces vives.

En 2005 Bozizé se fait élire au deuxième tour d’une élection transparente et crédible, cependant non seulement les recommandations du Dialogue National avaient été reléguées aux oubliettes, mais encore la gestion de la chose publique devenait anachronique et très vite les mêmes causes produisant les mêmes effets la RCA devait être confrontée de nouveau à des crises politico-militaires.

A telle enseigne qu’un Dialogue Politique Inclusif eut lieu en 2008 avec la participation du Président Patassé et au cours duquel des recommandations pertinentes furent prises avec à la clé un comité de suivi de mise en œuvre de ces recommandations.

Malheureusement celles-ci comme les premières  ne furent que très partiellement exécutées.

Les élections présidentielles et législatives prévues en 2010, ne se tinrent qu’en 2011, après plusieurs atermoiements.

L’organisation a été si catastrophique que les résultats ont été contestés par tous les observateurs tant nationaux qu’internationaux, particulièrement les législatives.

L’opposition ayant boycotté celles-ci, le parlement est quasiment monocolore avec principalement le parti au pouvoir et quelques partis satellites. Il faut noter une forte présence de la famille présidentielle à ce niveau.

En 2012, la situation était si délétère que la Communauté Internationale particulièrement l’OIF s’était investie pour appeler à un nouveau dialogue entre les acteurs politiques. Même le Président du Tchad s’est aussi investi dans ce sens.

Malheureusement le pouvoir a joué à l’autruche et les conséquences ne sont pas faites attendre ; les armes ont pris le relais et la suite nous la vivons.

 

Les attentes de la Société Civile Centrafricaine

 

La société civile est d’abord surprise de ce que, en prônant le dialogue, on privilégie surtout les deux camps protagonistes armés, à savoir la rébellion et le gouvernement.

D’autant plus que l’essentiel des déclarations tournent autour de la constitution d’un Gouvernement d’Union Nationale, donnant l’impression que les problèmes graves  que la RCA connaît depuis deux décennies se résumeraient à un partage de gâteau.

En effet nonobstant plusieurs fora (Grand Débat National, Dialogue National, Dialogue Politique Inclusif……) ; la RCA est toujours en proie avec ce cycle infernal de violence qui revient tous les dix ans.

La société civile est convaincue que la solution aux problèmes centrafricains ne passe ni par les armes encore moins par d’incessants dialogues  sans lendemain.

Les maux qui gangrènent la RCA est connue aussi bien des centrafricains que des observateurs avisés.

La mal gouvernance est la principale plaie de ce pays.

 Le manque de volonté politique des différents acteurs constitue aussi un des problèmes du pays.

La misère et l’immoralité de la plus grande frange de la population sont des facteurs déterminants dans les différentes crises que connaît le pays ces deux dernières décennies.

De ce qui précède, la prochaine rencontre doit non seulement regrouper les différentes franges de la population mais aborder les problèmes de fonds qui sont soulevés ci-dessus.

 

 

Des recommandations


Participation de toutes les franges de la population : Majorité, opposition démocratique, opposition armée, confessions religieuses, société civile, partenaires sociaux ;

Revue des différents accords de paix avec leur actualisation et un nouveau chronogramme de mise en œuvre ainsi que la structure de suivi dotée d’une autonomie administrative et financière et jouissant d’une réelle indépendance, cette structure peut être présidée par une autorité étrangère ;

Mise en place d’un gouvernement de transition renfermant des compétences techniques issues des différentes parties qui mettra en œuvre le programme arrêté en commun ;

Mise en place de la structure de gestion des élections avec un chronogramme précis pour l’organisation des élections municipales, législatives et présidentielles ;

Mise en place d’un Conseil National de Transition en lieu et place de l’Assemblée Nationale qui  doit être dissoute ;

Mobilisation de ressources suffisantes pour la mise en œuvre des actions prévues dans le DSRP2 relatives à la lutte contre la pauvreté ;

Mobilisation des ressources et appui à la société civile centrafricaine pour des actions dans le cadre de la prévention et gestion des conflits et la moralisation de la population

Mise en place d’un groupe de sages médiateurs centrafricains susceptibles d’être les véritables acteurs à l’avenir dans le processus de la consolidation de la réconciliation et de la paix.

 

Personnalités susceptibles de faire partie du groupe des sages

MM. MAIDOU Henri : Ancien Premier Ministre

          GBEZERA BRIA Michel : Ancien Premier Ministre

         TCHENDO Vermont Joseph : Ancien Ministre d’Etat

          ODOUDOU Léon : Ancien Ministre

          BOUNANDELE KOUMBA : Ancien Ministre

          KOMBO YAYA :                  Ancien Ministre

        MOKAMANEDE Godefroy : Ancien Ministre

 

Mmes EPAYE Béatrice :   Député

             GOUMBA Anne Marie : Ancien Député

             SAMBA PANZA Cathérine : Ancienne Présidente du Comité de Suivi du DPI

              MOKODOPO Eliane :   Ancien Ministre

              SOKAMBI Pierrette : Médecin

 

 

 

                                            Godefroy W.MOKAMANEDE


Président du Comité de Pilotage PREGESCO-RCA

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 16:56

 

 

 

 

le-Pape-copie-1.jpg

 

AFP   07/01/2013 à 13:11


Le pape Benoît XVI a lancé lundi des appels pressants pour des solutions négociées dans les guerres, jugeant notamment que le conflit en Syrie n'aurait que des vaincus s'il se prolonge, et que la Centrafrique ne devait pas tomber dans "les affres de la guerre civile".

 

Le pape Benoît XVI a lancé lundi des appels pressants pour des solutions négociées dans les guerres, jugeant notamment que le conflit en Syrie n'aurait que des vaincus s'il se prolonge, et que la Centrafrique ne devait pas tomber dans "les affres de la guerre civile".


Devant les représentants d'organisations internationales et les ambassadeurs des 179 pays accrédités auprès du Saint-Siège rassemblés dans la splendide Salle Royale du Palais pontifical, alors que le président Bachar al-Assad a prôné une "solution politique", le pape a prédit que "le conflit ne connaîtra pas de vainqueurs mais seulement des vaincus s'il perdure, ne laissant derrière lui qu'un champ de ruines".


Dans ce traditionnel discours prononcé en français chaque début d'année, qui indique la ligne diplomatique du Saint-Siège, le pape a évoqué "les effroyables souffrances" des Syriens et demandé aux chefs des Etats concernés d'être "sensibilisés, afin que soient fournies de manière urgente les aides indispensables pour affronter la grave situation humanitaire", renouvelant "son appel afin que les armes soient déposées et que prévale le plus tôt possible un dialogue constructif".


"Suite à la reconnaissance de la Palestine comme Etat observateur non membre des Nations Unies", le pape a aussi demandé aux Palestiniens et Israéliens de "s'engager pour une cohabitation pacifique dans le cadre de deux Etats souverains".


Il a évoqué "la liberté de professer publiquement sa religion" en Afrique du Nord en plein bouleversement, assurant notamment les Egyptiens "de sa proximité".


Il a condamné de nouveau "le fanatisme pernicieux de matrice religieuse" notamment au Nigeria, qui agit "comme si la haine voulait transformer les temples de prière et de paix en autant de centres de peur et de division".


Il a souhaité que le Mali "suscite une attention efficace" de la communauté internationale, et évoqué les crises, tensions et conflits en Irak, en République démocratique du Congo et dans la Corne de l'Afrique.


Dans ce discours, le pape a estimé que "la construction de la paix passe par la protection des droits fondamentaux" et l'observation des "principes inscrits dans la nature de l'homme".


Sans faire cette fois allusion aux projets de loi dans différents pays pour légaliser le mariage gay, le pape a dénoncé vigoureusement l'euthanasie, la libéralisation de l'avortement, "gravement contraire à la loi morale". En affirmant cela, l'Eglise "ne manque pas de compréhension et de bienveillance, y compris envers la mère", a-t-il estimé.


Il a dénoncé "la marginalisation de la religion dans la vie sociale" et critiqué implicitement les dirigeants occidentaux qui s'en prennent à l'objection de conscience invoquée par les chrétiens quand des lois sont contraires à leur foi: "interdire l'objection de conscience individuelle et institutionnelle, au nom de la liberté et du pluralisme, ouvrirait paradoxalement les portes à l'intolérance et au nivellement forcé", a-t-il jugé.

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 16:32

 

 

 

Ali Bongo à Malabo

 


LE MONDE | 07.01.2013 à 11h39 Par Christophe Chatelot - Bangui, envoyé spécial

 

Aller à Libreville, pour quoi faire ? Une grande incertitude planait encore, dimanche 6 janvier, sur la tenue et la teneur des discussions prévues trois jours plus tard dans la capitale gabonaise, organisées par la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale pour tenter de mettre un terme à la crise sécuritaire qui secoue la Centrafrique depuis un mois. Les délégations du pouvoir, de l'opposition démocratique ainsi que celle de la rébellion de la Séléka, partie à l'assaut du pays depuis le 10 décembre 2012, étaient attendues, lundi 7 janvier, à Libreville. "Quel est le cadre des discussions ? Quel est le calendrier ? On ne sait pas ce qui va se passer", confessait, samedi, un diplomate dubitatif.


Toutes les parties en présence semblent avoir accepté le principe de négociations sous des auspices internationaux. Pour des raisons différentes. La rébellion, groupement hétéroclite de mouvements politico-militaires aux objectifs incertains, y gagnerait une reconnaissance internationale. Le pouvoir, barricadé dans Bangui, gagnerait du temps face à un mouvement ayant conquis en quelques semaines les deux tiers du pays. Et l'opposition se prend à croire que cette situation pourrait lui permettre de se débarrasser d'un président affaibli et d'une majorité parlementaire issue d'élections hautement contestables en 2011.


Sauf que l'on voit mal comment rapprocher les points de vue"Personne n'est prêt pour que Libreville soit une réunion constructive. Il faut des négociations, mais il y a trop de précipitation", s'inquiète Guy Samzun, le chef de la délégation de l'Union européenne en Centrafrique.

 

"METTRE SUR LA TABLE TOUS LES SUJETS, SANS TABOU"

 

Illustrant ces incertitudes, la délégation de la Séléka, qui devait partir dimanche pour Libreville, convoyée par la Fomac, les forces d'interposition régionales déployées en Centrafrique, est restée sur le tarmac de Bria, au centre du pays, en attendant un avion qui n'est jamais venu, bloqué à Bangui pour des raisons techniques, selon les explications officielles. "Mais, du coup, on ne sait plus très bien si la Séléka est encore décidée à aller à Libreville", se demandait un diplomate.


Sur le fond, la rébellion et l'opposition veulent profiter de Libreville pour "mettre sur la table tous les sujets, sans tabou", explique Martin Ziguélé, opposant et ancien premier ministre. Derrière cette formule se cache la question du départ de François Bozizé, trois ans avant la fin de son mandat. Elu au terme d'un scrutin, qualifié de "mascarade" par Martin Ziguélé, et affaibli par l'émergence d'un nouveau mouvement rebelle, le chef de l'Etat centrafricain peut sans doute compter sur le soutien de ses pairs de la région, congolais, gabonais et tchadien notamment. "Aujourd'hui, ils ne veulent pas cautionner le départ forcé d'un président par les armes, ce serait un précédent qui pourra inspirer des mouvements sur leur propre sol", explique un proche du dossier.


"La démission du président ? La dissolution de l'Assemblée ? C'est irrecevable", tranche Josué Binoua, ministre de l'administration du territoire. "On veut bien évaluer l'application de l'accord de paix de 2008 , mais nous avons fait ce que nous pouvions", ajoute-t-il. "Et de quoi discuter avec des gens qui ont raté leur coup d'Etat ?" Les discussions, si elles ont lieu, s'annoncent tendues.

 

Source : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/01/07/centrafrique-incertitudes-sur-la-tenue-des-negociations_1813501_3212.html

 

 

 

NDLR : La mauvaise gouvernance de Bozizé à l'origine de la crise actuelle ne se réduit pas seulement à la non application des multiples accords successivement signés par le gouvernement avec les multiples rébellions souvent dans des conditions opaques. La démission de Bozizé ainsi que la dissolution de l'assemblée nationale et du gouvernement Touadéra sont exigées et s'imposent en raison de ce que ces institutions sont l'émanation d'élections reconnues par tous comme étant frauduleuses, d'où le blocage actuel du pays qui est aussi une des motivations de Séléka. Si Bozizé et ses partisans estiment que ces exigences sont irrecevables, de quoi parlera-t-on à Libreville ? 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 16:16

 

 

Eric Massi Séléka

 


Bangui 07 Janvier 2013 - 08:03 – (Xinhua) Le porte-parole et coordonnateur international de la rébellion centrafricaine Séléka, Eric Massi, a déclaré dimanche à Paris que la rébellion était prête à participer à des négociations à Libreville pour discuter des "conditions de départ" du président François Bozizé et d'une "solution politique", a rapporté l'agence de presse AFP.


"Le départ de Bozizé n'est pas négociable. Il ne veut pas partir mais il n'a pas les moyens de rester", a-t-il indiqué. "Ce dont nous devons parler avec les chefs d'Etat d'Afrique centrale, c'est des conditions du départ de M. Bozizé, des garanties pour sa sécurité et celle de sa famille, afin qu'il puisse se retirer dans la dignité".


Affirmant qu'il ne savait pas les questions à examiner à Libreville, M. Massi a déclaré que "nous devons fixer les points à discuter: un, le départ de Bozizé, et deux, la solution politique à mettre en oeuvre ensuite", a-t-il dit, demandant "un peu de temps pour préparer la réunion".


Eric Massi, qui est basé à Paris et doit faire partie de la délégation du Séléka, a confirmé que le chef des rebelles Michel Djotiodia s'était engagé à aller à Libreville. 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 15:55

 

 

 

Boz centrafrique

 

 


Acculé par les rebelles de Séléka (Coalition en langue sango), François Bozizé, pasteur de son état et pas moins général, instrumentalise la diversité religieuse du pays pour tenter de se maintenir au pouvoir. Pour le moment, à défaut d'intervention divine, celle de la sous-région maintient son pouvoir.

 

On peut dire que François Bozizé est chanceux. Grâce à la prompte réaction des troupes du Tchad d’abord, puis de la FOMAC (Force multilatérale d’Afrique centrale) et maintenant de l’Afrique du Sud, il sauve momentanément son pouvoir. Désormais, il envisage les négociations [ouverture prévue mardi 8] avec les rebelles à Libreville (Gabon), avec moins de pression. 

 

Mais il est des signes qui ne trompent pas sur la détermination du président centrafricain à s’accrocher au pouvoir. Bozizé a ainsi activé une jeunesse dite patriotique et même fait appel aux disciples de sa confession religieuse, pour lui venir en aide. Cela rappelle, de triste mémoire, le scénario ivoirien avec Laurent Gbagbo, ses jeunes patriotes et ses évangélistes. C’est un cocktail extrêmement dangereux, dont l’explosion a donné les résultats que l’on sait : une guerre civile post-électorale avec des milliers de morts. 



François Bozizé ne semble pas avoir peur d’emprunter ce chemin sans issue du nationalisme étriqué et des délires mystico-religieux. En armant des jeunes miliciens à Bangui, avec pour mot d’ordre de stopper les "étrangers", en attaquant l’ambassade de France, en impliquant ses coreligionnaires dans le débat politique, Bozizé applique le même mode opératoire que Gbagbo. Il distille ainsi au sein de la société centrafricaine le poison de la xénophobie dont les conséquences sont toujours catastrophiques. 


Du reste, on est étonné de voir qu’un dirigeant, qui se dit prêt au dialogue, s’adonne à de telles pratiques mégalomanes. D’habitude, on n’instrumentalise pas tant une partie de la population, pour ensuite quitter volontairement le pouvoir. Au contraire, c’est pour y rester. 

 
Par cette attitude très aventuriste, Bozizé laisse donc percevoir une croyance ancrée en certains dictateurs : celle d’avoir été choisi par Dieu, pour présider aux destinées de la Centrafrique. On n’est pas loin des délires d’un certain Jean Bedel Bokassa [1966-1976], dont Bozizé fut d’ailleurs un zélé serviteur. 


Sa dernière trouvaille, c’est d’accuser les rebelles d'être des extrémismes religieux. Un argument qui, comme on le sait, fait généralement tilt à l’oreille des dirigeants américains. Mais cette fois-ci, le fil semble trop gros, pour prendre. Il faut donc s’attendre à des négociations très difficiles à Libreville entre une rébellion en position de force et un président qui se croit investi d’un pouvoir divin. 


Ces discussions annoncées sont aussi un test pour le président gabonais, Ali Bongo Odimba, appelé ainsi à jouer le rôle qu’affectionnait son père [Omar Bongo], qui était présenté comme le "sage" de l’Afrique centrale. 


En attendant de voir ce que donnera le dialogue promis, il faut craindre que cette nouvelle crise centrafricaine ne laisse des traces indélébiles dans la société : la haine et les divisions alimentées par l’irresponsabilité des dirigeants au pouvoir.

 

Le Pays   Mahorou Kanazoe  7 janvier 2013

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 15:12

 

 

 

Bozizé Bangui M'poko

 

 Boz-et-Sassou.JPG

 

 

 

Crise centrafricaine: Bozizé à Brazzaville rencontre le médiateur Sassou

 

BRAZZAVILLE 7 janv (AFP) – Le président centrafricain François Bozizé est arrivé lundi à Brazzaville pour un entretien avec son homologue congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise entre Bangui et la rébellion du Séléka.


François Bozizé a été accueilli à l'aéroport par Denis Sassou Nguesso, et les deux chefs d'Etat se sont ensuite dirigés vers le palais présidentiel.

 

Dans le cadre de cette "visite officielle", le président congolais "va échanger avec son homologue sur la crise qui déchire son pays", a indiqué à l'AFP une source à la présidence congolaise.

 

Denis Sassou Nguesso doit assurer une médiation à Libreville entre le gouvernement centrafricain et la coalition rebelle du Séléka qui a pris les armes le 10 décembre et contrôle une grande partie du pays.

 

Le début du dialogue de sortie de crise était initialement prévu mardi. Mais le porte-parole de la coalition Séléka, Eric Massi, tout en se déclarant prêt à y participer, a souhaité dimanche un report pour mieux se préparer. Il a continué d'exiger le départ du président Bozizé, au pouvoir depuis 2003.

 

Les rebelles du Séléka ont pris deux nouvelles villes samedi et se trouvent, selon le gouvernement, à 12 kilomètres de Damara, dernier verrou situé à 75 km au nord de Bangui et où est stationnée la force d'interposition d'Afrique centrale (Fomac).

 

"Nous devons oeuvrer inlassablement à la consolidation de la paix en République Centrafricaine, en amenant le gouvernement et la rébellion armée au dialogue", avait déclaré plus tôt dans la journée Denis Sassou Nguesso, lors d'une cérémonie de voeux à une centaine de diplomates accrédités au Congo.

 

"C'est ici l'occasion d'inviter la communauté internationale à soutenir les efforts de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) en vue de restaurer la stabilité nécessaire au développement de ce pays frère", a ajouté le dirigeant congolais, dont le pays est membre de la CEEAC.

 

"Votre implication personnelle dans la tenue de ces pourparlers (...) témoigne de votre profond attachement à la cause de la paix dans la sous-région", avait répondu lors de cette cérémonie l'ambassadrice de Centrafrique Charlotte Fayanga

 

"Votre riche expérience de médiateur, nous en sommes certains, pèse de tout son poids dans les différentes initiatives prises ici et là pour trouver des solutions durables aux différents conflits qui minent l'Afrique", avait ajouté l'ambassadrice, doyenne du corps diplomatique.

 

Outre le cas de la Centrafrique, le dirigeant congolais a évoqué celui de la République démocratique du Congo voisine: l'armée congolaise affronte depuis mai dans l'est le Mouvement du 23 mars (M23), une rébellion que l'ONU dit soutenue par le Rwanda et l'Ouganda - ce que nient ces pays.

 

"Il est bon, comme cela se fait actuellement, de s'appuyer sur la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs pour promouvoir un règlement qui préserve la paix et la sécurité dans la région, ainsi que la souveraineté et l'intégrité territoriale de la RDC", a insisté Denis Sassou Nguesso.

 

Copyright © 2013 AFP. Tous droits réservés.

 

 

 

 

Centrafrique François Bozizé rencontre Denis Sassou Nguesso à Brazzaville

 

07/01/2013 à 16h:50 Par Jeune Afrique

 

Le président centrafricain, François Bozizé, tente de reprendre la main dans la crise qui secoue le pays. Il s’est rendu, lundi 7 janvier, à Brazzaville afin de rencontrer son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso, médiateur entre Bangui et la rébellion du Séléka.


Les rebelles réclament son départ. Mais François Bozizé est bien décidé à user de la diplomatie sous régionale pour rester à son poste. Alors qu’il semble prêt à se rendre aux négociations de Libreville, le président centrafricain a rendu visite au médiateur de la crise en Centrafrique, Denis Sassou Nguesso, à Brazzaville. Le chef d’État congolais doit être l’ordonnateur des négociations qui vont s’ouvrir prochainement au Gabon.


« Nous devons oeuvrer inlassablement à la consolidation de la paix en République Centrafricaine, en amenant le gouvernement et la rébellion armée au dialogue », avait déclaré, samedi 5 janvier, Denis Sassou Nguesso, lors d'une cérémonie de voeux à une centaine de diplomates accrédités, au Congo.


"Il n’a pas les moyens de rester"


Le début du dialogue de sortie de crise était initialement prévu mardi 8 janvier alors que les délégations devaient arriver lundi à Libreville. Mais le porte-parole de la coalition Séléka, Eric Massi, tout en se déclarant prêt à y participer, avait souhaité dimanche un report pour mieux se préparer. Il a continué d'exiger le départ du président Bozizé. « [Son] départ n'est pas négociable. Il ne veut pas partir mais il n'a pas les moyens de rester », a-t-il ainsi déclaré.


En attendant le début des négociations, les rebelles du Séléka se sont encore rapprochés de Bangui. Ils ne sont qu’à 12 kilomètres de Damara, ville considérée comme le dernier verrou avant la capitale centrafricaine.

 


BBC Afrique 7 Janvier, 2013 - 12:12 GMT

 

Le président centrafricain François Bozizé est parti lundi à Brazzaville pour y rencontrer Denis Sassou Nguesso.

Le président congolais doit assurer une médiation à Libreville entre le gouvernement centrafricain et la coalition rebelle du Séléka.

François Bozizé devrait revenir à Bangui dans l'après-midi, selon une source gouvernementale citée par l’AFP.

A Libreville, les préparatifs continuent en prévision des pourparlers ces prochains jours entre les rebelles et le gouvernement centrafricain.

Les délégations pourraient arriver lundi dans la capitale gabonaise.

Le début des pourparlers était initialement prévu mardi.

Toutefois, le porte-parole de la coalition Séléka, Eric Massi, a souhaité dimanche un report pour mieux se préparer.

Eric Massi a par ailleurs confirmé que le chef des rebelles, Michel Djotiodia, s'était "engagé à aller à Libreville".

Selon le ministre centrafricain de l'Administration territoriale, Josué Binoua, chacune des délégations qui sera composée de quinze membres a remis des "propositions de sortie de crise" au comité de suivi dirigé par Denis Sassou Nguesso.

Les rebelles continuent de réclamer le départ du pouvoir du président François Bozizé.

Dernier verrou

Ce dernier aurait prévu de rejoindre Libreville "plus tard", une fois les négociations entamées.

Sur le terrain, les rebelles du Séléka sont à 12 kilomètres de Damara, ville située à 75 km au nord de Bangui, considérée comme le dernier verrou protégeant la capitale, et où est stationnée la FOMAC, la force d'interposition d'Afrique centrale, a déclaré le ministre de l'Administration territoriale Josué Binoua.

L’Afrique du Sud a quant à elle prévu de déployer 400 soldats en République centrafricaine, dont 200 sont déjà à Bangui.

 

 

 

NDLR : Selon nos informations, Bozizé serait parti à Brazzaville pour demander pardon au président Sassou avec lequel ses relations avaient connu dernièrement quelles turbulences au point que Bozizé ait refusé Brazzaville comme lieu de la rencontre de médiation qui doit se tenir maintenant à Libreville. Brazzaville reprocherait à Bozizé son ingratitude caractérisée et l’affaire de la perte de la présidence de la Commission de la CEMAC aurait aussi laissé un goût amère chez Bozizé et le candidat malheureux Enoch Dérant Lakoue. En réalité le vrai candidat de Bozizé était l’actuel Premier Ministre Faustin  Touadéra mais Bozizé n’a jamais eu le courage de le présenter officiellement. 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 05:01

 

 

 

Parfait Mbaye et Jean Willybiro Sako à Bouar

 Jean Willybiro Sako ici à droite, chef de la délégation bozizéenne pour Libreville avec à ses côtés le général d'opérette Parfait Anicet Mbaye à la tribune officielle le 1er décembre dernier à Bouar

 

 

 

RFI   lundi 07 janvier 2013  De notre envoyé spécial à Bangui

 

Les différentes délégations qui doivent participer aux discussions de Libreville sont attendues ce lundi 7 janvier dans la capitale gabonaise. Certaines délégations partiront de Bangui. C'est le cas du gouvernement, de l’opposition démocratique et des observateurs centrafricains. Les rebelles, eux, prendront un vol qui va les chercher à l’intérieur du pays. Le vol était prévu initialement ce dimanche mais il a été retardé pour des raisons techniques.

 

C’est finalement ce lundi que les trois délégations centrafricaines devraient prendre le chemin de Libreville. Le vol qui devait aller chercher les rebelles à l’intérieur du pays a été retardé d’une journée pour des raisons techniques. Les rebelles disent avoir attendu toute la matinée à l’aérodrome, puis avoir été avertis en début d’après-midi de ce report.


Les délégations qui partent de Bangui doivent, elles aussi, s’envoler aujourd’hui. Elles ont avant leur départ apporté les dernières retouches aux documents qu’elles présenteront à Libreville pour essayer de convaincre les chefs d’Etat du bien-fondé de leurs revendications. Les uns ont bien l’intention de demander le départ de François Bozizé, les autres de plaider son maintien jusqu’au terme de son mandat, en 2016.


Selon une source diplomatique régionale, une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de la CEEAC se tiendra dans les jours qui viennent, « afin d’évaluer la situation en Centrafrique et d’écouter un rapport de la communauté régionale ». Une réunion du comité de suivi de l’accord de paix global de 2008, présidé par le Congo, est également prévue. A la suite de ces deux réunions, un sommet doit rassembler les chefs d’Etat de la CEEAC pour qu’ils se prononcent sur les solutions de sortie de crise.

 

 

NDLR : Selon nos informations, les autorités gabonaises accueillent du lundi 7 au 9 janvier 2013 à Libreville une importante délégation turque conduite par le Premier Ministre Erdogan en personne ce qui ne manquera pas d’avoir des répercussions sur le déplacement et la présence des rebelles de Séléka et la délégation de l’opposition démocratique centrafricaine attendus dans la capitale gabonaise.


C’est Bozizé qui, lors du mini-sommet de N’djaména de fin décembre dernier, a pratiquement imposé le choix de Libreville car il à récusé N’djaména et Brazzaville comme lieux des pourparlers et de rencontre avec les rebelles. Le Président Ali Bongo aurait accepté ce choix de Libreville à la stricte condition que les présidents tchadien et congolais y soient également. D’où le scénario actuel qui risque d’accoucher d’une souris malgré l’excitation des uns et des autres. 

 

Cela dit, on ne doit nullement s'attendre à ce que Libreville chasse Bozizé du pouvoir parce que tout le monde en Centrafrique exige son départ. Il va résister fortement. Ses partisans s'arc-boutent déjà avec l'argument selon lequel il a été élu et doit terminer son mandat. Ils oublient de dire évidemment de dire comment il a été élu car c'est très embarrassant d'avouer qu'il a réalisé un incontestable hold-up électoral qui est précisément à l'origine de son actuelle impopularité et contestation. Même son Premier Ministre le mathématicien de Boy-Rabe, Faustin Touadéra que l'on a pas entendu depuis le début de cette crise, a curieusement retrouvé la voix le samedi dernier au PK 0 pour défendre le maintien de son boss au pouvoir. Visiblement il y a péril en la demeure de la bozizie.  

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 04:34

 

 

 

FOMAC Tchadiens à damara

 

 

RFI   lundi 07 janvier 2013

 

Selon les autorités centrafricaines, les rebelles de la Seleka sont à 12 kilomètres de Damara, et même à Damara centre, ville située à 75 km au nord de Bangui et considérée comme le dernier verrou protégeant la capitale. C'est également dans cette ville qu'est stationnée la force d'interposition d'Afrique centrale. Les rebelles, injoignables ce dimanche soir, n'ont pas confirmé. Par ailleurs, l'Afrique du Sud a envoyé cette semaine un contingent de 400 hommes à Bangui aux côtés des forces centrafricaines.


Josué Binoua  Ministre de l'Administration du territoire


« Depuis quatre jours, les rebelles font des exercices de tirs à l'arme lourde qui sont entendus dans tout Damara ».

 

DES RENFORTS SUD-AFRICAINS POUR L'ARMÉE CENTRAFRICAINE

 

A Bangui, le régime a reçu le renfort cette semaine d'un important contingent de soldats sud-africains « bien équipé », basé non loin de la résidence du président, selon une source militaire, d'après les informations de l'AFP. Des informations confirmées ce dimanche 6 janvier par la présidence sud-africaine et le ministère de la Défense qui assure avoir déployé 400 soldats pour soutenir l'armée centrafricaine.


L'Afrique du Sud a déjà des soldats déployés en République centrafricaine dans le cadre de la coopération militaire entre les deux pays. Le mandat court jusqu'en mars 2018. Mais, il y a quelques jours, Jacob Zuma a autorisé l'envoi d'un nouveau contingent. Mac Maharaj, le porte-parole de la présidence sud-africaine, assure que ce dernier va travailler conjointement avec le dispositif de la force multinationale d'Afrique centrale et avec les 600 soldats français également à Bangui. Mais il ne précise pas où ils sont exactement déployés.


« Le président Jacob Zuma a autorisé le déploiement de 400 membres des forces nationales de défense sud-africaines en République centrafricaine, pour apporter leur soutien conformément à une obligation internationale de l'Afrique du Sud envers la Centrafrique. Ces soldats sont employés depuis le 2 janvier de cette année et ce jusqu'au 31 mars. Ils vont aider notamment l'armée centrafricaine à s'organiser, mais également à planifier et instaurer les processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration. L'envoi des troupes sud-africaines en Centrafrique doit participer aux efforts sud-africains pour apporter la paix et la stabilité dans la région », a ainsi expliqué le porte-parole de la présidence sud-africaine.


En 2007, lors de l'opération Morero, les troupes de l'armée sud-africaines étaient déjà intervenues pour sécuriser le palais présidentiel à Bangui.

 

 

NDLR : Bozizé est en train d'internationaliser cette crise. Tout le territoire centrafricain et en particulier la capitale Bangui devient progressivement un véritable théâtre d'opération militaire où se concentrent des troupes de plusieurs pays différents mais il trouve que tout cela ne suffit pas. Il vient de dépêcher son ministre des affaires étrangères, le général Antoine Gambi en Angola sans doute pour tenter de convaincre les autorités de Luanda de lui envoyer aussi des troupes pour le "sécuriser" car visiblement il ne sent pas en sécurité avec la présence à Bangui de certains pays qu'il soupçonne plutôt d'être venus pour le renverser du pouvoir. L'effort de guerre qu'il doit consentir actuellement pour rester au pouvoir doit être conséquent il sera obligé de vider ses différents comptes bancaires et écouler son stock de diamants afin d'acheter les armes et payer les mercenaires qu'il recrute à tour de bras.  

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 03:49

 

 

 

Boz gros plan

 

 

Alors que le monde entier a découvert son impuissance face aux attaques des rebelles de la Seleka, le président Bozizé persiste dans sa médiocrité.

Après avoir simulé le limogeage de son fils Francis et récupéré entièrement le portefeuille de la Défense, Bozizé a décidé de reconduire son acolyte Jules Bernard Ouandé à la tête de l'état-major des FACAS, (Forces Armées Centrafricaines) au grand dam des militaires Centrafricains démoralisés depuis des lustres.

Officiellement, Bozizé veut restructurer son armée, mais en cumulant le ministère de la défense en violation de la constitution, comme il le fait en réalité depuis dix ans, le président continue de trahir ses troupes.

En reconduisant le général et député Jules Bernard Ouandé, un homme fatigué, souvent ivre, colérique et adepte de la grandiloquence, le président Bozizé montre qu'il ne fait confiance qu'à son ombre.

L’idylle de ses deux frères jumeaux commence à l'Ecole Spéciale des officiers d'Active (ESFOA) de Bouar où ils finissent respectivement dernier et avant dernier de leur promotion.

En 2003 lorsque le locataire du palais de la Renaissance chasse Ange Félix  Patassé président démocratiquement élu du pouvoir, il nomme le Général Ouandé Chef d’État-major avant de lui confier le ministère de la sécurité publique.

En 2011, il  impose sa candidature aux législatives au détriment de celui de son parti le KNK et gagne grâce aux fraudes, aux menaces et aux intimidations à l'égard des habitants de son arrondissement.

Le pays qui souffre d'insécurité chronique n'a visiblement pas d'importance aux yeux du président Centrafricain qui se soucie plus de son pouvoir que de sécuriser les 623 000 kilomètres carré qui constituent sa superficie.

Les colonels dont un bon nombre sont passés à l'école de guerre de Paris et d'autres grands centres de formations du monde sont négligés, car ils représentent un danger pour le pouvoir de Bangui qui ne voit le mal que sur des hommes intègres. Écartés des postes clés au sein de l'armée, ils sont remplacés par les officiers de moindre valeur et il n'est donc pas étonnant de constater le désordre et l'indiscipline qui caractérisent aujourd'hui la grande muette Centrafricaine.

La dernière nomination des faibles officiers au grade de généraux et les promotions fulgurantes de Francis Bozizé ou Sylvain Ndoutingai et autres proches du président au détriment des valeureux soldats sont une des raisons  de cette débâcle.

En obtenant également l'arrivée des militaires Sud-Africains conjuguée aux nombreuses forces étrangères sur le territoire Centrafricain pour protéger son royaume, le Président Bozizé a repris son souffle. Il est fort possible que la situation des Centrafricains de l'arrière-pays se dégrade encore davantage. Bangui va continuer avec les difficultés habituelles: coupures intempestives de courant et d’eau, routes défoncées, voitures de luxe, signes ostentatoires de richesses, cigares dans les boîtes de nuit, prostitution, racket, enlèvement, brutalité et famine, qui font désormais partie de son quotidien.

Un adage dit pourtant« gouverner c'est prévoir», mais en Centrafrique on vit au jour le jour comme le président qui raccourcit l'avenir en ignorant le présent de ses compatriotes.

 

Wilfried Maurice Sebiro

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 03:03

 

 

 

 

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Steve Yambété au stade 20000 places de Bangui, rivalisant avec Lévy Yakité

 



Bangui 6 janv (CAP) - Le policier qui s'est autoproclamé lieutenant des forces armées centrafricaines, champion en détournement et arnaqueur en bozizie, Stève Yambété, continue ses basses besognes après l'échec du topo visant à faire sortir des jeunes dans la rue pour un troisième meeting de Bozizé.


On le voit donc, après son grand rival Lévy Yakité qui fait aussi de la courbette devant Bozizé, pour monter des jeunes "patriotes" qu'il a armés de machettes et d'arcs contre des ressortissants du nord de la République centrafricaine que ce suppôt de Bozizé appelle "parents des rebelles".


Yambété a réuni dans l'après-midi de ce dimanche des jeunes désoeuvrés et sans issue qu'il a enrôlés dans une milice qu'il a mise en place, au stade 20.000 places à Bangui. Il était question pour ce « doungourou » de Bozizé de les monter contre les nordistes
d'obédience musulmane.


Comme ce dernier n'était pas content du ratissage qu'ils (avec Bozizé) ont fait dans le 8ème arrondissement de Bangui en endeuillant de nombreuses familles musulmanes, il a préféré passé par ses miliciens pour finaliser son sale boulot. Yambété a ouvertement dit à ces jeunes
en sango " tongana ala fa oko i fa bale oko, tongana ala fa bale oko i fa ngbangbo ti fa na ala so eke bouba zo ape" (s'ils tuent 1 on en tue 10 et s'ils tuent 10 nous on tue 100 nordistes pour leur prouver que nous on est pas bête).


Ainsi, on a donc vu en moins de deux semaines, plus d'une centaine de cas de disparition chez les ressortissants du nord de la RCA signalés. Mais depuis, aucun des enlevés n'est rentré chez lui. On ne cesse de retrouver des corps dans des endroits éloignés, présentant des sévices corporels. Jusqu'à quand Bozizé et ses jokers vont-ils arrêter de faire couler inutilement le sang des innocents centrafricains? Ces jeunes qui se laissent aujourd'hui manipuler et fabriquer en véritables machines à tuer, doivent savoir que le vrai avenir de la RCA les attend.

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