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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 11:17

 

 

 

 

 

 

Après des décennies de pilotage à vue dues à des gestions du pouvoir hasardeuses parfois chaotiques, la République centrafricaine a rendez-vous avec son histoire et son destin. C’est dire qu’elle se trouve plus que jamais, aujourd’hui, à la croisée des chemins.

 

Sa population est suspendue en permanence à la décision de ses dirigeants. Dans cette optique, deux alternatives implacables s’imposent pour trouver une issue durable à la grave crise qui secoue depuis bientôt deux ans la RCA. Soit choisir de se satisfaire du statu quo ante, position peu avantageuse lorsque l’on sait que le pays poursuit sa descente aux enfers malgré l’investissement et la bonne volonté de la communauté internationale (I), soit choisir de se sortir de cette crise qui devient, chaque jour un peu plus, endémique par le haut (II).

 

Choisir la voie du salut suppose toutefois un acte de courage et une méthode cohérente qui ressortissent à la dimension d’un homme ou d’une femme d’Etat.

 

I.Le choix de la politique du statu quo ante : une position à rapidement dépasser

 

C’est le fait de choisir de ne rien faire ou d’assurer le service minimum sans rapport avec les véritables enjeux. Autrement dit, faire la politique des petits pas. C’est un choix peu avantageux pour le pays et, par conséquent, n’a pour l’instant produit aucun résultat satisfaisant. Or, le peuple a besoin de boussole, d’orientation, de cap politiques clairs pour espérer voir des lendemains meilleurs.

 

La RCA ne peut plus se permettre le luxe de louvoyer, de tergiverser. Trop de sang a coulé. Pratiquement, chaque jour, malheureusement, le pays enregistre sa comptabilité macabre. Nos compatriotes majoritairement de confession musulmane sont continûment pourchassés, harcelés, menacés de mort et contraints d’accepter les opérations de relocalisation, payant ainsi quasiment le même lourd tribut que les populations à majorité chrétienne et animiste soumise aux exactions de toutes sortes à l’époque du régime sélékiste. Ce, sans qu’aucune mesure de sûreté  ne soit prise pour assurer leur intégrité physique. La vie humaine n’a pas de prix. Cela ne peut plus durer.

 

Le peuple veut voir dégager une politique volontariste de sortie de crise et non se contenter de replâtrage, un cautère sur une jambe de bois. Nous osons cette affirmation péremptoire car, plus de 3 mois après la mise en place du gouvernement de transition, l’on n’a toujours pas une vision claire des réformes nécessaires à la hauteur des nombreux défis. Le peuple et la communauté internationale, qui nous vient en aide s’impatientent.

 

Nous sommes pressés- c’est un euphémisme de bon aloi- de voir naître une stratégie globale de stabilisation et de règlement définitif de cette crise multiforme et multidimensionnelle. Avec nous, la communauté internationale, qui est venue à notre chevet, a également hâte d’entrevoir rapidement une issue favorable et durable de cette crise. N’oublions pas qu’elle ne restera pas indéfiniment à nos côtés. Sachons raison garder prendre les taureaux par les cornes. Le temps nous est compté.

 

Le monde nous regarde. L’Afrique nous regarde.

 

Dans ces conditions, nous sommes en droit de nous demander à quand le lancement attendu, conformément à la résolution onusienne, du processus de réconciliation nationale que nous aussi attendons de nos vœux.

 

Sans plus tarder, une feuille de route claire doit être tracée et connue du public. Chaque chef de département ministériel doit faire connaître ses objectifs à atteindre à court terme.

 

Au moment où, j’écris ces lignes, je suis au regret de relever avec un pincement au cœur que nombre de nos compatriotes déplacés intérieurs et extérieurs continuent de camper dans des abris de fortune aux abords de l’aéroport de Bangui et ailleurs sur le territoire national ou en dehors de nos frontières, exposés à la faim et aux violences et à la merci des intempéries et des maladies (épidémies), à l’approche de la saison des pluies et sont, de facto, sans prise directe sur leurs destins. Cela ne peut plus durer.

 

Des mesures urgentes à caractère humanitaire doivent être prises afin de soulager les souffrances de nos concitoyens.

 

Quand on fait de la politique- a fortiori quand on a entre les mains le destin d’une nation-, il faut savoir poser des actes forts en temps opportun. C’est à l’aune de cette considération, qu’on mesurera la grandeur d’un homme ou d’une femme d’Etat. Les moyens, on peut toujours les trouver pour peu qu’on en ait la volonté et la détermination. Mais le statu quo n’est plus tenable et doit être dépassé. D’autant plus qu’il a, jusque-là, montré ses limites patentes.

 

II.Le choix de la politique de sortie de la grave crise par le haut

 

Il  s’agit ici de prendre les taureaux par les cornes, de s’attaquer aux vrais problèmes auxquels le pays est confronté. Nous ne le dirons jamais assez, mais la priorité des priorités demeure l’enjeu sécuritaire.

 

L’armée doit être restructurée et remembrée afin qu’elle puisse remplir son rôle de principale actrice de sauvegarde de l’intégrité territoriale et de protectrice du peuple. A cet égard, une vaste réforme du secteur de la sécurité doit être entreprise afin de doter notre armée de moyens adéquats. Si l’armée centrafricaine n’a su jusqu’ici remplir sa mission, c’est parce qu’elle n’a pas été correctement prise en charge.

 

Les précédents régimes qui ont succédé au pouvoir ont préféré, de tout temps, privilégier une approche ethno-régionaliste de l’armée au détriment d’une vision nationale et républicaine de cette armée.

 

C’est dans ce contexte que des négociations doivent être engagées avec la communauté internationale (l’ONU et la France) afin de permettre à notre outil de défense et de sécurité d’être opérationnel sur le terrain. Car sans moyen, il ne pourrait remplir utilement sa mission. Dans cette perspective, nous appelons à la levée, au moins, partielle de l’embargo sur les armes qui pèse sur notre pays depuis l’éclatement du conflit afin que notre système de défense et sécurité puissent remplir fidèlement sa mission.

 

Si cette mesure (d’embargo) a été, un temps, compréhensible dans son principe, elle devient aujourd’hui dépassée à l’épreuve des faits. Un réarmement, ne serait-ce, que partiel et allégé de nos forces armées pourrait leur permettre d’effectuer la tache principale de cantonnement et de désarmement des milices et des bandes armées ; les forces armées centrafricaines (FACA) ayant l’avantage de mieux connaître les réalités du terrain- connaissant les coins et recoins du pays-, sans vouloir réduire l’action efficace et salutaire menée par les forces impartiales.

 

Les forces de police et de gendarmerie doivent rapidement monter en puissance afin d’assurer la sécurité des populations à l’intérieur des villes et villages.

 

Les forces internationales (les forces françaises de Sangaris et les forces africaines de la Misca) ne sauraient se substituer indéfiniment aux forces nationales dont elles ne devraient venir qu’en appui.

 

Le gouvernement de transition doit faire de la question de l’urgence humanitaire la seconde priorité nationale. Dans cette perspective, il doit créer les conditions optimales et convaincre les déplacés de regagner chez eux afin de réduire les risques encourus liés notamment à leur sécurité physique et aux épidémies et aggravés avec l’avènement de la saison des pluies.

 

Rétablir l’autorité républicaine sur l’ensemble du territoire national afin de permettre aux préfets et sous-préfets de rejoindre leurs postes nous paraît être la troisième priorité nationale.

 

Inciter les enseignants du primaire et du secondaire à rejoindre leurs lieux d’affectation respectifs en province afin d’éviter aux écoliers et élèves une année blanche participe également de ces actions prioritaires.

 

Rétablir et poursuivre l’amélioration du cadre macro économique du pays afin d’attirer les investisseurs et accroître l’assiette fiscalo-douanière de l’Etat deviennent un impératif catégorique. Condition sine qua non pour mériter la confiance des bailleurs de fonds et des partenaires au développement.

 

Compte tenu de l’état de nos finances publiques particulièrement exsangues- l’Etat centrafricain peine, aujourd’hui, à réunir sur fonds propres et sans l’aide financière extérieure l’équivalent de la masse salariale mensuelle soit la coquette somme de quatre milliards de francs CFA pour payer les salaires de la fonction publique et régler les dépenses de fonctionnement-, on pourrait, par exemple, songer à réduire la voilure en révisant drastiquement à la baisse le nombre des conseillers à la Présidence de la République qui font désormais office de gouvernement bis et à la Primature. Ceci, sans impact positif et portée réelle pour le pays en termes d’efficacité de l’action publique.

 

Sensibiliser les paysans et éleveurs à la reprise des activités agrestes et agro-pastorales pour lubrifier la machine économique et surtout alimenter nos marchés en produits alimentaires est de nature à contribuer à l’apaisement du tissu social.

 

Restaurer un minimum d’Etat de droit, par la remise en marche des Cours et tribunaux, contribue à regagner la confiance des partenaires. Réhabiliter les établissements pénitentiaires, maisons d’arrêt et de correction et lieux de privation de liberté et de détention du pays sont des mesures salutaires et de salubrité publique.

 

Mettre en place une commission pluraliste chargée d’organiser une conférence nationale de réconciliation sur le modèle sud-africain de la Commission vérité et réconciliation est l’une des priorités majeures de cette période de transition. A cet égard, on pourrait utilement bénéficier de l’expertise et de l’expérience sud-africaines en la matière.

 

Les Centrafricains doivent réapprendre à dialoguer, à se parler et à vivre ensemble au-delà de leur appartenance politique, ethnique et religieuse.

 

Un véritable travail d’éducation civique, grâce à la mobilisation tous azimuts des medias, doit être opéré en direction des populations afin de les sensibiliser à la promotion des valeurs de paix, d’unité, de civisme et de respect des droits humains et de la personne humaine. Il ne saurait être toléré, sous aucun prétexte, que des individus se livrent à des meurtres suivis de la commission même isolée d’actes d’anthropophagie et de cannibalisme. Ces pratiques et mœurs ne sauraient avoir cours et prospérer sur notre sol.

 

Concomitamment à ces actions à mettre en œuvre, qui relève de la compétence du pouvoir exécutif, nous pouvons le moment venu compter sur la perspicacité, la sagacité et la diligence des membres du Conseil national de transition (CNT), notre organe législatif transitoire, qui joue également le rôle d’organe constituant afin d’élaborer un projet de Constitution consensuel qui pourrait permettre d’éviter au pays de retomber dans les affres de la division et de la guerre civile.

 

Nous souhaitons que le gouvernement de Madame la Présidente de transition Catherine Samba Panza et de monsieur le Premier  ministre André Nzapayéké se saisisse, d’ores et déjà, de ces propositions qui relèvent du simple bon sens,- propositions, qui loin de constituer la solution d’exhaustivité à toute épreuve et ne prétendent nullement régler tous les problèmes de la RCA,- pour impulser une nouvelle dynamique à l’action gouvernementale et ainsi permettre au pays d’aller de l’avant c’est-à-dire sortir de cette grave crise par le haut.

 

Le pays n’a plus de temps à perdre et l’on ne doit pas tout attendre de la communauté internationale qui a déjà dû, à son corps défendant, peser de tout son poids pour nous éviter un bain de sang et une hémorragie économique et sociale. Les contributions à l’effort de paix, à travers des débats constructifs, peuvent aussi émaner de citoyens de bonne volonté épris de liberté, de justice, d’amour et de développement du pays sans arrière-pensée ni calcul politique.

 

                                                                                        Fait à Paris le 26/04/2014

 

 

                                                                                      Wilfried Willy ROOSALEM

Peut-on raisonnablement admettre une issue honorable à la grave crise centrafricaine ? par Wilfried Willy ROOSALEM

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 10:59

 

 

 

Messe d’Action de Grâce

 

Pour les défunts de la famille MARA, célébrée par

 

Père  Irénée PASSY le dimanche 4 Mai 2014 à 12h

 

Eglise Sainte Bernadette au 18/24 rue de la côte d'or,

 

94500 CHAMPIGNY SUR MARNE

 

Pour :

 

Yvonne Lafandéma, maman de Jean-Pierre MARA

 

Kurt Braun, papa de Sabine MARA

 

Clément Maranzapa, papa de Jean-Pierre MARA

 

Pierre-Lambert Mangambas, oncle Jean-Pierre MARA

 

Michel Mataragba, papa de Paola Mataragba Kizima

 

Et pour tous ceux qui sont morts en son absence au pays

 

Par le RER E arrêt Les Bouleleraux Champigny

 

133 Boulevard Aristide Briand, 94500 Champigny-sur-Marne

 

Prendre la direction nord-est sur Bd Aristide Briand vers Rue du Lieutenant André

Ohresser 57 m, Prendre à droite sur Rue du Lieutenant André Ohresser 350 m

 

Prendre à gauche sur Bd Gabriel Péri , Traverser le rond-point 550 m

 

Prendre légèrement à droite sur Rue de la Côte d'Or

 

Votre destination se trouvera sur la droite 250 m Eglise Sainte Bernadette 

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 10:45

 

 

 

Ce dimanche 27 avril 2014 à 13 heures, au camp BSS à Bangui, les militaires et combattants de l'ex Coalition Séléka, regroupés dans les trois sites de cantonnement à Bangui, ont tenu une réunion de restitution des résolutions sorties de la Concertation extraordinaire du 26 avril 2014. Il s'agit résolutions suivantes :

 

1) Légitimation par acclamation du Général Dhaffane Mohamed-Moussa en qualité de Président National de la Séléka,

 

2) Rejet total et catégorique du "Mémorandum d'entente pour la relocalisation vers un site de transit à Sibut et l'organisation du retour des combattants ex-Séléka actuellement dans Bangui vers leurs communautés d'origines" signé entre le Général de Brigade Thomas Théophile Tchimangoua, Ministre de la Défense dans le Gouvernement de Transition et Monsieur Aubin Issa Issaka de l'ex coalition Séléka. Ce document étant signé sans consultation de la base et sans implication de la Direction politique de la Séléka,

 

3) Désignation de l'Etat Major et mise en place d'un bureau devant coordonner les affaires militaires à Bangui en appui au Président National en attendant l'élection du reste des membres. 

 

En conséquence, il n'y aura pas de désarmement sans un processus clairement défini,  il n'y aura plus d'ambiguïté sur la représentativité politique de la Séléka car le président par intérim est désormais investi de tous les pouvoirs nécessaires à ses fonctions. Aucun officier de la Séléka ne prendre la liberté de signer un quelconque document au nom du mouvement sans passer par le Président. 

 

Un communiqué de presse avec les détails y relatifs sera rendu public dans les heures à venir.

Annonce des ex-Séléka

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 01:27

 

 

 

 

 

BANGUI  le 27-04-2014 à 22h10 (Reuters) - Au moins 22 personnes, dont 15 dirigeants locaux et trois employés de l'organisation humanitaire Médecins sans Frontières (MSF), ont été tuées dans une attaque commise dans une localité de Centrafrique, a-t-on appris auprès des autorités.

 

L'attaque a eu lieu samedi à Nanga Boguila, à environ 450 km au nord de la capitale, Bangui.

 

 Selon Gilles Xavier Nguembassa, ancien député de la ville, des rebelles de la Séléka, composée essentiellement de musulmans, se sont rendus dans un centre médical de MSF avec l'espoir d'y trouver de l'argent.

 

Quatre personnes sont mortes lorsqu'ils se sont approchés de la ville mais la plupart des victimes ont été tuées dans l'attaque du centre médical alors que s'y déroulait une réunion de dirigeants locaux, a-t-il ajouté, en s'appuyant sur le récit de témoins avec lesquels il s'est entretenu.

 

Un porte-parole de MSF a confirmé que des membres de son organisation étaient morts, sans plus de détails.

 

Il n'a pas été possible de joindre de responsable de la Séléka dans l'immédiat.

 

 

(Crispin Dembassa-Kette; Bertrand Boucey pour le service français)

 

 

 

Lu pour vous 

 

Centrafrique : Un groupe armé attaque la ville Boguila

 

(Alwihda Info) Rédigé par Abdou Baya - 27 Avril 2014 modifié le 27 Avril 2014 - 20:56

 

BOGUILA (Alwihda Info) - Un groupe d'homme armés a attaqué la ville de Boguila hier aux environs de 16 heures. Les assaillants sont venus du Cameroun voisin et appartiennent au même groupe qui a été signalé à la frontière avec le Tchad. 

Les assaillants ont semé la mort sur leur passage, emportant un nombre considérable de bétail et tirant sur tout ce qui bouge causant 16 morts et 6 blessés. Parmi les victimes, il y'a des notables de la ville. L'Hôpital de Boguila où se tenait une réunion entre le personnel de MSF Hollande et la population, a également été attaqué et les assaillants ont emporté des ordinateurs, de l'argent et autres biens appartenant à l'organisation MSF et à l'Hôpital de la ville.

 

L'origine de ce groupe armé

 

Après vérifications, la piste Séléka est écartée puisque le groupe n'est pas opérationnel dans la zone, si ce n'est plus au sud vers Bossangoa, Bouca et Batangafo. 
 

La Séléka à qui on endosse régulièrement la responsabilité des attaques perpétrés dans le pays n'est pas impliquée dans cette attaque. "Ils ont tué mon frère, je l'ai est vu, ce ne sont pas des Séléka", précise un habitant. Un notable, joint par téléphone, assure également que "ces gens ne sont pas des Séléka". La coalition qui avait été accusée à tort d'enlèvements et assassinats de missionnaires dans la région du Nord-ouest de la RCA confirme également ne pas être "impliquée dans cette affaire". 

Le mystère plane sur l'origine de ce groupe. Voudraient-ils se positionner dans ce climat d'insécurité pour s'imposer comme interlocuteurs dans la résolution de la crise en RCA ? Des sources concordantes précisent qu'il s'agit d'anciens combattants de l'APRD de Jean-Jacques Demafouth et du FDPC d'Abdoulaye Miskine. Une autre source évoque le mouvement Révolution et justice du colonel Sayo.


Par ailleurs, le Tchad affirme disposer d'informations d'une tentative de déstabilisation à partir de ses frontières et a mis en alerte ses forces de sécurités.

 

Attaque en Centrafrique, 22 morts dont du personnel de MSF
Attaque en Centrafrique, 22 morts dont du personnel de MSF

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 18:11

 

 

 

 

 

samedi 26 avril 2014  par Agence de Presse Africaine - apanews.net

 

Les journalistes José Richard Pouambi et Stéphane Patrick Akibata, issus respectivement des médias publics et de la presse privée, ont été élus vendredi représentants des médias publics et privés au sein du Haut conseil de la communication.

 

Les candidats à cette élection organisée par l’Union des journalistes centrafricains (UJCA) étaient José Richard Pouambi et Julie Ewango pour le compte des médias d’Etat tandis que Hilaire Guitongo et Stéphane Patrick Akibata, battaient campagne pour solliciter les suffrages des journalistes du secteur de privé.

 

Selon le président de l’UJCA, Maka Gbossokoto, les élections seront entérinées par un décret du président de la transition.

 

« Etant en liberté provisoire et vainqueur de cette élection, c’est que quelque part c’est la main de Dieu. Et pour ce faire je n’ai aucune crainte » s’est réjoui Stéphane Patrick Akibata dévoilant en même temps la tâche qui attend les élus.

 

« Nos devoirs c’est de défendre les intérêts des professionnels des médias ».

 

« Quand je vois la forte mobilisation de mes consœurs et confrères qui ont porté leur choix sur moi c’est plutôt de l’émotion. Je vais m’employer à ne pas les décevoir », a promis José Richard Pouambi, après son élection.

 

La période de transition est très sensible, a-t-il fait remarquer, invitant les professionnels des médias à se mettre en conformité avec les textes régissant la corporation pour éviter tout dérapage avec des conséquences graves pour leurs auteurs.

 

Le haut conseil de communication de la transition comportera neuf membres.

 

Centrafrique : Election des représentants de la presse au Haut Conseil de la Communication

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 17:58

 

 

 

 

2014-04-26 10:42:53  xinhua

 

Les confrontations entre groupes armés et attaques directes lancées contre des villages se sont poursuivies ces dernières semaines dans le centre de la République centrafricaine, a indiqué vendredi le porte-parole onusien Stephane Dujarric.

 

"Plus de 4.500 personnes dans la préfecture de Ouaka et 800 personnes dans celle de Kemo ont fui leur domicile et trouvé refuge sur des sites religieux afin d'éviter d'être pris dans des tirs croisés", a indiqué le porte-parole, citant le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), lors d'un point de presse régulier.

 

Selon lui, la terrible situation humanitaire à Boda s'est quelque peu améliorée pour environ 24.000 personnes vulnérables. "Elles ont reçu de l'aide alimentaire et médicale, ainsi que des denrées alimentaires, des articles non alimentaires, de l'eau et un soutien en matière d'assainissement et d'hygiène".

 

Le Programme alimentaire mondial (PAM) indique que ses distributions de vivres se poursuivent à Boda afin d'aider les personnes qui ont été isolées en raison de la violence et qui n'ont pas accès à des moyens de subsistance ou à un marché, a ajouté M. Dujarric.

 

"Le PAM a maintenant transféré plus de 1.800 tonnes de nourriture vers les provinces, dont plus de 80% en provenance de Bangui", a-t-il précisé.

 

Pendant ce temps, le Fonds des Nations Unies pour l' enfance (UNICEF) indique que le nombre d' enfants traités pour malnutrition aiguë sévère, dans le plus grand centre d' accueil de patients à Bangui, pendant le premier trimestre 2014, a triplé comparé au chiffre de l' année précédente

 

Enfin, M. John Ging, Directeur des opérations de l'OCHA, visitera la République centrafricaine du 26 au29 avril, a ajouté le porte-parole.

 

Selon les estimations, des milliers de personnes auraient été tuées en Centrafrique, et 2,2 millions, soit la moitié de la population totale du pays, ont actuellement besoin d'aide humanitaire à cause du conflit qui a éclaté en décembre 2012 avec la première vague d'attaques des rebelles de la Seleka. 

Les confrontations et les attaques directes se poursuivent en Centrafrique (ONU)

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 17:35

 

 

 

 

BANGUI, 27/04/14 (ONU) (AFP) - L'accrochage violent entre des soldats français de l'opération Sangaris et un groupe armé jeudi dans un quartier musulman de Bangui a fait sept morts, a indiqué la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) dans un rapport parvenu samedi à l'AFP. Le nombre de blessés n'a pas été fourni par la Minusca dans ce texte publié par sa "section sécurité" et daté de vendredi.

 

Trois maisons de la zone ont par ailleurs été "presque complètement endommagées", a fait savoir l'ONU, pour qui la communauté musulmane du 5e arrondissement de Bangui, où l'incident s'est produit, est "très remontée contre les Français" suite à cette riposte "très musclée".

 

La Minusca, qui a pu déterminer la chronologie précise de l'accrochage, confirme que Sangaris a "violemment riposté" durant des échanges de tirs de "toutes sortes de calibres" avec "des éléments armés non identifiés" et qu'un "soutien aérien" avait été mobilisé. L'armée française n'a pu être jointe pour commenter le rapport onusien. Vendredi, une source proche de Sangaris avait déclaré à l'AFP que l'armée française, prise à partie, avait riposté.

 

Les combats avaient duré plus de quatre heures, selon une source au sein de la force africaine Misca. Selon le porte-parole de la communauté musulmane du PK5, Abakar Moustapha, l'accrochage avait fait "cinq morts et plusieurs blessés" parmi les habitants du quartier. "Des soldats français inspectaient une maison suspectée d'abriter des armes au quartier camerounais (du PK5) quand ils ont été pris à partie par des jeunes manifestant leur colère", avait-il relaté.

 

"Cette manifestation a dégénéré en échange de tirs entre les Français et certains jeunes armés", avait assuré M. Moustapha. La Centrafrique, l'un des pays les plus pauvres du monde, traverse depuis plus d'un an une crise sans précédent qui a fait des milliers de morts et près d'un million de déplacés. 

Centrafrique: 7 morts dans l'accrochage entre soldats français et hommes armés jeudi à Bangui

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 17:31

 

 

 

 

 

(RFI 26/04/14)

 

A Bangui, les éléments de la Seleka encore cantonnés dans la capitale ont signé mercredi un mémorandum d'entente avec le gouvernement centrafricain de transition. Ils sont 2700, environ, à être concernés par cet accord qui porte sur le transfert des ex-rebelles à Sibut, en attendant un retour dans leurs communautés d'origine.

 

« Nos éléments ont accepté d’y aller, mais il y a certaines préoccupations à leurs yeux, qui n’ont pas été prises en compte », explique Moustafa Abacar, le porte-parole du comité militaire de la Seleka. Il fait le tour des cantonnements de Bangui pour expliquer aux hommes de la Seleka le contenu de l'accord et pour avoir leurs avis.

 

« Les éléments disent que lorsqu'ils font route de Bangui vers Sibut, ils devraient garder leurs armes jusqu’à l’arrivée au point de transit. Parce qu’il y a beaucoup de bandits qui sont sur le trajet. Et partir complètement dépouillés, les exposerait à beaucoup d’accidents en cours de route », rapporte Moustafa Abacar.

 

Selon lui, les anciens éléments de la Seleka se demandent ce qui les attend une fois qu'ils auront quitté Bangui. Si certains doivent être raccompagnés chez eux, d'autres ne savent pas vraiment où aller. C'est notamment la préoccupation des plus jeunes.

 

Moustafa Abacar rapporte également les préoccupations d'anciens militaires, les Forces armées centrafricaines (FACA). Ceux « qui ont travaillé avec la Seleka et qui aujourd'hui, sont menacés, n'ont plus la possibilité d'aller travailler, de rejoindre leur foyer dans la ville, explique-t-il. Les hommes ont demandé que le gouvernement et les partenaires puissent se prononcer sur ce sujet. »

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140426-rca-inquietude-ex-selekas...

RCA: inquiétude des ex-sélékas sur leur évacuation de Bangui

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 17:28

 

 

 

 

BOUCA, 26 avril 2014 (AFP) - Des villages entiers sont brûlés à dix kilomètres de Bouca, ville du centre de la Centrafrique, que ses habitants disent "martyre" de la Séléka : fréquemment, l'ex-rébellion y revient, pille et tue une population à bout de souffle. La dernière incursion, cette semaine, a dévasté la ville. Quatre véhicules de la Séléka (groupe armé à dominante musulmane au pouvoir en Centrafrique de mars 2013 à janvier 2014) transportant une centaine d'hommes ont terrorisé Bouca de mardi à jeudi.

 

Cinq personnes, dont Léon, un "cordonnier un peu fou", un professeur et "une femme enceinte", n'auront pas survécu à leur passage, selon le bilan de la Croix-Rouge locale. Vols et pillages ont été recensés. Avant d'arriver à Bouca, l'AFP croise vendredi une dizaine de personnes en fuite. Les premiers pas dans la ville sont suffocants. Tout a été détruit. Des rangées de maisons calcinées, sans toits, dont des pans de murs sont tombés, s'offrent à perte de vue. Quelques hommes marchent vite entre les décombres. Les habitants se cachent. "Quand ils sont arrivés mardi, ils ont commencé par tirer. Ils ont tout pillé et tout mis dans leurs véhicules. Puis ils sont partis", raconte Edgar Touanganda, un commerçant de 25 ans, dont la femme et les deux enfants sont réfugiés "au champ".

 

Les hommes de la Misca postés dans la ville n'ont "rien fait", s'énerve-t-il. "Quand les Séléka sont arrivés, ils sont repartis dans leurs bases". "Nous avons agi dans la limite de notre mandat, qui nous demande de nous interposer mais pas de tirer les premiers", répond un soldat de la Misca, disant ne pas avoir connaissance de morts ni de pillages.

 

La Misca protège la population, poursuit le militaire. Quelques centaines de mètres plus loin, ses frères d'armes sont stationnés à l'entrée d'une paroisse, dans laquelle quelque 4.000 personnes vivent depuis le "9 septembre 2013", le jour où le pire des exactions a commencé, selon Nathanaël Wagandi, le président de la Croix-Rouge locale. Au total, 164 personnes, dont 124 chrétiens et 40 musulmans, ont péri de mort violente à Bouca entre le 21 mars et le 30 octobre 2013, déplore-t-il. Bien plus ont été massacrées dans les champs environnants.

 

Au total, 1.825 maisons ont été détruites, lit-il dans un petit cahier. Douze personnes sont également mortes de leur séjour forcé dans la paroisse, où les conditions d'hygiène sont déplorables. - "Mensonges" - La minorité musulmane, harcelée par les milices pro-chrétiens anti-balaka qui ont incendié la mosquée, a fui la ville il y a plusieurs semaines déjà. "Bouca était une ville riche", un centre régional, mais elle est devenue "une ville-martyre", constate Frédéric Rédibalé, un responsable du centre de santé local.

 

Dans la nuit de vendredi à samedi, un petit bébé est né, sourit Alice-Rose Befio, la responsable de la maternité municipale. Mais la veille, une femme enceinte, arrivée à terme, a perdu son nourrisson, après 43 km à pied pour rejoindre l'hôpital le plus proche, se désole-t-elle. Les habitants, à qui l'aide humanitaire parvient au compte -goutte, se nourrissent depuis des mois de ce qu'ils trouvent dans les champs. Plus grave, ils consomment aussi les graines destinées à leurs semences futures, ce qui veut dire qu'il n'y aura pas de prochaine récolte.

 

L'avenir paraît très sombre. Le colonel Abelkader Safi Oumar, qui dirigeait les hommes de la Séléka cette semaine à Bouca, a de son côté rejeté des "mensonges". "Nous n'avons rien fait, il n'y a eu aucun pillage", a-t-il expliqué rapidement, par téléphone. Un long accrochage a toutefois opposé ses hommes à une "résistance" locale, reconnaît-il. Les anti-balaka, armes artisanales au poing et gris-gris à la ceinture, disent quant à eux protéger les leurs, dans une ville jusque là sous leur contrôle, même face aux armes lourdes de la Séléka. "Nous sommes des chasseurs. Nous savons nous battre sur notre territoire. Eux sont des tireurs. Ils tirent n'importe où", affirme leur leader, le capitaine Charles, demandant à la Misca, qui "ne veut pas travailler" mais "empêche ses hommes de tirer", de "partir".

 

A l'instar du clergé de Bouca. Craignant d'être pris pour cible par la Séléka, après la mort d'un prêtre cette semaine et la séquestration d'un évêque, deux pères et deux soeurs ont simplement quitté la zone mardi. Laissant leurs ouailles à leur triste sort. 

Centrafrique: Bouca, "ville-martyre" des anciens rebelles Séléka

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 17:24

 

 

 

 

 

BANGUI, 26 avril 2014 (AFP) - Les matches de première division du championnat de football centrafricain ont été suspendus après qu'un supporteur a récemment tenté de jeter une grenade dans le public de l'équipe adverse à Bangui, a-t-on appris auprès de la ligue de football samedi.

 

Les rencontres de première division qui devaient se dérouler entre jeudi et dimanche ont été annulées. "Il s'agit d'un petit report (...) Il faut qu'on se réunisse au niveau de la Ligue pour prendre les dispositions qui conviennent", a déclaré à la presse Serge Hyppolite Mayeur, vice-président de la Ligue. Le 19 avril, la reprise du championnat national de football de première division avait été interrompue après qu'un supporteur du Stade centrafricain (SCAF) a tenté de jeter une grenade sur ceux du Réal Comboni (autre équipe de la capitale).

 

Sa tentative, qui n'a pas causé de victimes, faute de savoir manipuler l'engin explosif, a entraîné une débandade des supporteurs, des officiels et des joueurs pris de panique. L'homme soutient le Stade Centrafricain, dont la plupart des joueurs habitent les quartiers Nord, et notamment Boy-rabé, fief des milices chrétiennes anti-balaka, selon une source policière.

 

Le championnat de football venait juste de reprendre. Tous les matches de cette compétition avaient en effet été une première fois suspendus suite à l'explosion de violences qu'a connues Bangui début décembre, lorsque les anti-balaka affrontaient les ex-rebelles majoritairement musulmans de la Séléka, brièvement au pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014.

 

La Centrafrique a sombré il y a plus d'un an dans un chaos sans précédent marqué par des violences intercommunautaires qui ont fait des milliers de morts. Le stade Barthélémy Boganda avait déjà connu l'an dernier un premier incident qui avait entraîné l'arrêt momentané des compétitions, après l'irruption d'ex-Séléka armés sur le terrain pendant un match de championnat junior. 

Centrafrique: le championnat de football suspendu après une tentative de jet de grenade par un supporteur

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