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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 00:47

 

 

 

Francois-Hollande-Elysee.jpg

 

 

PARIS (AFP) - 11.10.2012 20:06 - Par Samir TOUNSI et Anne LE COZ


A la veille de son premier déplacement présidentiel en Afrique, François Hollande a exposé jeudi les principes d'une "nouvelle politique" de la France envers le continent noir, qu'il souhaite mener dans le "respect et la transparence", avec l'urgence de la situation au Mali en toile de fond.

 

Attendu à Dakar vendredi, puis à Kinshasa samedi pour le sommet de la Francophonie, le président français avait choisi de répondre depuis l'Elysée aux questions de France24, RFI et TV5Monde, trois médias à forte audience en Afrique.

 

"Vous me parlez de +Françafrique+, il y aura la France, et il y aura l'Afrique. On n'aura pas besoin de mêler les deux mots", a-t-il dit.

 

Plaidant pour "une nouvelle politique, respectueuse, transparente", il a souhaité voir dans l'Afrique "un continent d'avenir", "c'est-à-dire des pays qui connaissent une forte croissance".


Le chef de l'Etat a refusé "une diplomatie qui serait celle de nos intérêts économiques": "C'est fini le temps des émissaires, des intermédiaires, (...) que nous pouvions emmener dans nos bagages".


"Je souhaite que Total puisse prendre des positions (en Afrique), mais dans la transparence", a-t-il insisté pour illustrer son propos, citant la première entreprise française.


Evoquant sa première étape sénégalaise, le successeur de Nicolas Sarkozy a écarté l'idée "de faire un discours pour effacer un précédent" à Dakar, où son prédécesseur avait déclenché en juillet 2007 une polémique en parlant devant des étudiants de l'homme africain "pas assez entré dans l'histoire".

 

"Nous avons à la fois une reconnaissance par rapport à l'Afrique, à ce qu'elle nous a apporté. Et aussi des fautes qui doivent être rappelées: ce qu'a été la colonisation et avant, ce qu'a été la traite négrière", a-t-il déclaré.

 

Le Mali sera la toile de fond du déplacement de François Hollande, qui a catégoriquement rejeté toute négociation préalable à une intervention militaire africaine sous l'égide de l'ONU dans le nord du pays, position défendue la veille par le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon.

 

"Discuter avec qui ? Avec Aqmi? Qui peut imaginer qu'il puisse y avoir là des conversations qui puissent être utiles?", a déclaré le chef de l'Etat, qui a rappelé que la France pourrait fournir une aide logistique mais "pas d'hommes au sol, pas de troupes françaises engagées".

 

"Pour couper la route des terroristes, il faut avoir une politique internationale, c'est ce que je veux faire au Mali", a-t-il détaillé. "C'est en laissant Aqmi, c'est-à-dire Al Qaïda, prospérer dans le Sahel, que je ferais courir un risque à mon pays parce que le terrorisme peut venir de là", a-t-il insisté, promettant en France d'"éliminer" les cellules d'islamistes radicaux après l'opération antiterroriste commencée samedi.

 

Prochainement attendu à Alger, M. Hollande a assuré qu'il voulait "rassurer l'Algérie", qui "regarde aujourd'hui avec distance une possible intervention" à ses frontières dans le Nord-Mali.

 

Après Dakar et l'île de Gorée, M. Hollande est attendu samedi à Kinshasa, après avoir longtemps hésité et pris l'avis d'ONG qui lui ont "conseillé d'aller en République démocratique du Congo".

 

M. Hollande a souhaité que "le processus démocratique engagé puisse aller jusqu'au bout" dans le pays-hôte du sommet de la francophonie: "J'en parlerai avec le président Kabila et (...) aussi avec l'opposition", a-t-il souligné, alors qu'il doit s'entretenir samedi soir avec Etienne Tshisekedi, principal opposant à Joseph Kabila.

 

© 2012 AFP

 

 

 

 

 

Comment Hollande a préparé son discours de Dakar


 

11/10/2012 à 20:03 Judith Duportail Le Figaro

 

Le chef de l'État a consulté des spécialistes du continent africain pour préparer son très attendu discours de vendredi à Dakar.


Description : http://www.lefigaro.fr/icones/coeur-.gif

Pour la première fois depuis son élection, François Hollande se rend en fin de semaine en Afrique subsaharienne. Il prononce vendredi à Dakar un discours, avant de se rendre à Kinshasa pour le Sommet de la francophonie. Son intervention est très attendue au Sénégal: «Cinq ans après, que doivent attendre l'Afrique et les Africains du deuxième discours de Dakar?» s'interrogeait mercredi le site Seneweb. Le pays garde en effet en mémoire la polémique suscitée par Nicolas Sarkozy en 2007, qui avait notamment déclaré que «l'homme africain n'était pas assez entré dans l'histoire».


François Hollande n'est pas connu pour être très versé dans les affaires africaines, où il ne s'est rendu qu'une fois, lors d'un stage à l'ENA. Mais le président entend parler à l'Afrique «avec de nouveaux mots», comme l'a annoncé la ministre déléguée à la Francophonie, Yamina Benguigui, lors d'une conférence de presse jeudi 3 octobre.

 

«François Hollande prenait des notes»


Pour trouver ces «nouveaux mots», François Hollande a rencontré lundi six intellectuels africains lors d'une réunion de travail à l'Élysée, comme le relatait Le Lab mercredi. Parmi eux, le congolais Elikia M'Bokolo, directeur du centre d'études africaines à l'EHESS. «Nous lui avons tour à tour fait part de ce que nous pensions être les attentes des Africains à son discours. François Hollande était très intéressé et prenait beaucoup de notes», sourit Elikia M'Bokolo.

 

«Je pense que François Hollande ne doit pas venir rectifier le discours de Nicolas Sarkozy, il doit venir avec son propre discours.» Un conseil que semble avoir entendu l'Élysée, qui affirmait mercredi que le discours de Dakar ne serait en aucun cas une réponse à celui de Nicolas Sarkozy. «Il s'agit de porter une vision de l'Afrique et de la manière dont on souhaite qu'elle se développe», a-t-on souligné.

 

«Je lui ai suggéré de relire le discours d'Obama à Accra, au Ghana, où le président américain saluait la vitalité démocratique du pays. François Hollande devra trouver un équilibre entre saluer la démocratie sénégalaise et critiquer les défaillances congolaises. C'est selon moi cet équilibre qui sera le plus intéressant à analyser», poursuit le chercheur.

 

Le président s'est aussi entretenu avec Sidiki Kaba, avocat sénégalais et président d'honneur de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH). Était aussi présent Mamadou Diouf, directeur des African Studies au sein de la prestigieuse université new-yorkaise Columbia, présenté par Seneweb comme «le Guaino africain de Hollande».

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 00:40

 

 

marché à bétail de Bouboui

 

 

 

Chaîne de spéculation sur le prix du bœuf à Sibut

 

 


 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 11 Octobre 2012 14:46


La viande de bœuf  coûte actuellement très chère à Sibut (centre). Un bœuf de  2 ans coûte facilement 350 000 FCFA (soit environ 229 euros). Les habitants de cette sous-préfecture centrafricaine se lamentent de cette  spéculation, allant des éleveurs dans les pâturages aux bouchers dans les marchés, sur le prix de la viande de bœuf.


Selon le vice-président des bouchers de Sibut, Christian Richard Yangamoundjou, « ce phénomène de profit et de la surenchère sur le prix d’un bœuf est essentiellement dû au départ de nombreux éleveurs qui ont quitté la région pour des raisons de sécurité ». Il explique que, pour l’achat d’un bœuf, un boucher de Sibut doit parcourir plus de 120 kilomètres pour accéder aux campements des éleveurs. Ces éleveurs, à leur tour vendent, le plus souvent un bœuf de 2 ans à 350 000 FCFA aux intermédiaires qui le revendent légèrement plus cher aux bouchers.


« Sur les marchés de Sibut, les bouchers préfèrent vendre la viande par tas qu’au kilogramme », déplore Nadège, une mère de famille. Selon elle, « c’est pour gagner plus de bénéfice que les bouchers font ainsi.»


La situation  est loin de s’améliorer vu que les vendeuses de morceaux de viandes au détail, communément appelées « waligaras », profitent de la situation pour spéculer sur le prix de la viande boucanée. Pour conséquent, la population de cette ville ne mange pas à sa faim depuis que le prix du bœuf a augmenté, constate le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la localité.


En dépit de ces tracasseries et de l’ampliation des prix par niveau, la viande de bœuf se vend quotidiennement sur tous les marchés de la ville de Sibut, conclut le correspondant.


 

 

L’Armée Congolaise renforce certains hôpitaux de Bouar


Radio Ndéké Luka Jeudi, 11 Octobre 2012 14:44

 

Le Détachement d’Instruction et d’Appui Logistique des Forces Armées Congolaises aux Forces Armées Centrafricaines, vient de doter certains hôpitaux de la ville de Bouar (centre-nord), ce 10 octobre, en couverture de lits et bien d’autres équipements. Les bénéficiaires ont réceptionné leurs présents avec gratitude.

 

Selon le colonel de l’Armée congolaise, Aurélien Mboubikouloumbi, à Bouar, « ces dons s’inscrivent dans le cadre des actions civilo-militaires qui consistent à apporter un appui matériel aux civils ».

 

Parmi les centres hospitaliers qui ont reçu ces équipements, le correspondant de Radio Ndeke Luka a mentionné, l’Hôpital Préfectoral de Bouar qui a reçu 100 couvertures de lits d’hôpitaux ; le village d’enfants SOS a lui aussi bénéficié de 100 couvertures de lits, 200 cahiers de 192 pages et 6 boites de craie.

 

Le Dr Daniel Weyayongai, de l’Hôpital Préfectoral de Bouar, se réjouit de  cette dotation. Selon lui, elle permettra aux malades d’échapper aux multiples piqures de moustiques responsables du paludisme.

 

En dehors de ceux-ci, chacune des 3 équipes de la Sous Ligue de Bouar, notamment,  Marie Mère de l’Eglise, Réal CBCA et les Abeilles de Maïgaro, a également reçu 16 maillots de sports.

 

Il convient de rappeler que le Détachement d’Instruction et d’Appui Logistique des Forces Armées Congolaises est arrivé à Bouar depuis le 19 juillet dans le but d’encadrer les nouvelles recrues dans les rangs des Forces Armées Centrafricaines.

 

 

 

Les bailleurs de fonds se préoccupent de l’Aéroport Bangui M’Poko.

 

 

aeroport Bangui Mpoko

 

 

maquette-Bangui-Mpoko.JPG

 

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 11 Octobre 2012 14:47

 

L’Aéroport Bangui M’poko, vitrine de la République Centrafricaine, sera bientôt rénové. Les partenaires techniques et financiers ont ouvert ce 11 octobre à Bangui une table ronde y relative. Il est question de déterminer la contribution de chaque partenaire dans la réalisation de ce projet qui nécessite 60 milliard de FCFA (soit environ 39360 euros). Lequel projet  est financé à 85 pourcent par la Chine.

 

Interrogé sur la fermeture ou non de l’Aéroport Bangui M’Poko pendant ces travaux, le Gestionnaire des Travaux, Ange-Christian Kossi-Mazouka, de répondre  que, « l’aéroport va être toujours opérationnel. Les travaux seront effectués par zonage avec des horaires bien définies. Il y aura des heures décalées et des heures de travail ».

 

Les travaux de cette concertation, ouverts par le premier ministre centrafricain  Archange Faustin Touadera, se poursuivent en ce moment à l’Hôtel Ledger Plazza à Bangui. Les grandes résolutions seront publiées à la fin de la séance.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 00:35

 

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

 

 

Bangui : Avis partagé des Centrafricains sur la peine de mort

 

 

me-bruno-gbiegba.jpg

 

Me Hyacinthe Bruno Gbiégba

 

 

Bangui, 11 octobre 2012 (RJDH) – lors que la société civile plaide pour l’abolition de la peine de mort en République centrafricaine, le législateur n’a pas encore voté la loi y relative.  C’est autour du thème « Regards centrafricains sur la peine de mort », qu’une discussion s’est ténue, le mercredi 9 octobre,  entre le public et le comité de réflexion sur l’abolition de cette peine.


Cet échange a été organisé à l’occasion de la célébration du 10ème anniversaire de la journée mondiale contre la peine de mort, à l’initiative conjointe du Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique, l’ambassade de France et de l’Union européenne.


« Si les brigands cessent de tuer, la peine de mort peut être abolie en République centrafricaine. Enlever la peine de mort c’est favoriser les multiples cas de tueries et des braquages dans la ville », a déclaré un député de la nation au cours des échanges.


Celui-ci évoque le dysfonctionnement de l’appareil pénitentiaire qui  n’arrive pas à contraindre les condamnés à purger correctement leurs peines.  « Une fois condamné et détenu dans une maison pénitentiaire, quelques jours plus tard,  le coupable recouvre la liberté et continue à commettre les mêmes dégâts », a-t-il ajouté pour défendre son argument relatif au maintien de la peine de mort.


Pour Me Hyacinthe Bruno Gbiégba, président de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture et la peine de mort, la RCA est un pays abolitionnisme,  et « nous demandons au gouvernement de prendre un texte pour abolir la peine de mort ».


Selon lui, la peine de mort est l’expression de la vengeance, alors que la justice a été initiée par l’homme pour permettre à celui qui a commis une faute de se corriger et de se ‘’resocialiser’’. En appliquant la peine de mort, on ne donne pas de chance à la personne condamnée de changer.


Pour certains citoyens, la peine de mort est une bonne disposition, même si  depuis 31 ans, elle n’est plus appliquée en République centrafricaine. « La peine de mort  fait partie intégrante de la Constitution centrafricaine et on doit en faire usage », a fait savoir Robert Danwé, participant à cette rencontre.


Me Alain Dominic Panguidji, président du comité de réflexion sur l’abolition de cette peine, a fait savoir qu’un nouveau projet de loi relatif à l’abolition de la peine de mort est déjà initié par le gouvernement et sera soumis à l’Assemblée nationale pour adoption.


« Toutefois, il y’a une peine de substitution qui consiste à soumettre les condamnés aux travaux forcés à perpétuité, mais cette peine aussi reste à revoir », a-t-il ajouté.

 


 

 

Mbaïki/Obo : Des parents interpellés sur l’éducation des jeunes filles

 

Bangui, 11 octobre 2012 (RJDH) - La journée internationale de la jeune fille est célébrée ce jour jeudi 11octobre, sous ‘’le thème mariage précoce et ses conséquences’’. A Obo (sud-est) et à Mbaïki (sud), les autorités administratives, sanitaires et académiques ont  interpellé les parents d’élèves sur la scolarisation des filles et la  lutter contre le mariage précoce.


« La maternité de l’hôpital préfectoral a enregistré plusieurs cas graves chez des jeunes filles, au moment de l’accouchement. Il y’en a qui perdent la vie,  d’autres ne peuvent plus donner naissance, puisque leur organe de procréation est endommagé à cause des grossesses précoces. Tout cela constitue les conséquences des mariages forcés et précoces », a expliqué Victorine Fionganazoui, sage-femme à la maternité d’Obo.


Elle a appelé les parents à la vigilance, la surveillance et à l’éducation de leurs filles. « Vous devez être sévères ; imposez-vous pour l’éducation de vos enfants, les filles en particulier, parce qu’elles seront les futurs cadres pour la communauté », a-t-elle ajouté.


Un responsable d’une ONG internationale qui travaille dans le domaine de la santé à Obo estime que les cas de grossesses non-désirées sont à réduire parmi les jeunes filles. « Les parents doivent veiller sur l’éducation des enfants afin d’éviter des grossesses non-désirées des hommes irresponsables », a-t-il dit.


A Mbaïki, le chef de secteur scolaire, M. Yamawane,  a souhaité que les parents mettent un accent particulier sur l’éducation des filles parce que « l’expérience a montré que la majorité des filles de cette localité ne fréquentent pas l’école  à cause de leurs parents  qui préfèrent les donner en mariage pour avoir de l’argent, ce qui est une violation des droits des filles à l’éducation» a-t-il ajouté.


Le chef de secteur lance un appel aux parents d’inscrire à l’école toutes les filles en âge de scolarisation et de mettre une barrière aux mariages précoces.


A Bangui, une marche a été organisée pour inviter les parents à inscrire leurs filles à l’école. La journée internationale de la jeune fille a été célébrée trois semaines après la rentrée des classes 2012-2013.

 


 

Bozoum/Bria/Zémio : Des enfants dépourvus d’acte de naissance

 

Bangui, 11 octobre 2012 (RJDH) – Après trois semaines de la reprise des activités scolaires dans le sud-est, le nord et le centre de la République Centrafricaine, la majorité des élèves inscrits en première année de cours d’initiation (CI) n’ont pas présenté d’acte de naissance. Le constat a été fait par  les  correspondants du RJDH dans chaque localité.


A Bozoum (nord), dans les six écoles que compte la ville, l’enquête démontre que trois écoles connaissent le problème de manque d’acte de naissance des enfants qui viennent de faire leurs premiers pas à l’école.


Le directeur du fondamental 1, mixte A, Fulbert Moéréïssé Peya, a fait savoir  que sur 160 élèves nouvellement inscrits en classe de CI dans son établissement, seulement 15 enfants ont un acte de naissance.  Basile Boula, directeur du fondamental 1 mixte B, a  également expliqué que sur 79 élèves inscrits en première année 18 ont présenté un acte de naissance. Le directeur de l’école plateau dans la même circonscription, Jeannot Banda, déplore le sort des enfants de son école qui ne disposent pas d’acte de naissance.


Selon les chefs d’établissements, ‘’l’ignorance et la négligence des parents’’ sont à l’origine de cette situation déplorable pour les enfants. Des parents interrogés à ce sujet ont évoqué  l’éloignement de leurs villages  des services de déclaration de niveau de la mairie. Ils déplorent aussi la lenteur administrative à la mairie.


A Bria (centre-est), « sur 155  inscrits au CI à l’école  de Yidjama, 28 parents ont présentés l’acte de naissance de leurs enfants. En cours moyen 2ème année, sur un total de 28 enfants inscrits, un seul élève  dispose d’acte de naissance », a expliqué le directeur de l’école,  Florentin Gounalahou.


Les  parents ont fournis comme raison, les multiples conflits qui ont sévi dans la région et qui ont eu une répercussion sur le fonctionnement de l’administration. Ils parlent aussi de perte de document liée au déplacement.


Dans le sud-est, précisément à Zemio, le directeur de l’école des déplacés du site B, Hilaire Mboli-Guipa, a également signifié que pour l’année précédente, sur 48 enfants inscrits en classe de CI, aucun ne possède un acte de naissance.


D’après le directeur de cette école, « les parents sont des déplacés qui ont tout perdu ; à cet effet, l’école ne met pas beaucoup d’accent sur les actes de naissances, sauf le cas des élèves qui vont se présenter au concours d’entrée en 6ème et au certificat d’étude du fondamental 1 ».

Le 6 octobre dernier, dans la préfecture de la Lobaye (sud), deux adolescents de 12 et 13 ans, qui ne disposaient pas d’acte de naissance et qui revendiquaient leur droit à l’éducation, avaient porté plainte contre leurs parents au village de Ndolobo, à 18 kilomètres de la ville de Mbaïki.

 

Boali : Quatre filles victimes d’excision

 

Boali, 11 octobre 2012 (RJDH) – Quatre filles ont été excisées au mois de septembre dernier au village de Birlo, situé à 15 kilomètres de la ville de Boali (sud-ouest). Pour  Divine Ndélaféi, gynécologue  à l’hôpital de Boali, mise au courant de cette pratique, l’excision a des répercussions néfastes sur la santé de la femme.

« L’excision est une pratique chirurgicale qui s’effectue au niveau de l’organe génital. Elle peut  entraîner des conséquences lamentables sur la santé de la personne qui l’a subit, entre autres  l’insatisfaction du plaisir sexuel chez la femme, elle peut aussi provoquer une hémorragie qui se termine par une anémie », a-t-elle expliqué. De même, il y a le risque de contamination du VIH/sida au cours de l’opération parce que souvent une seule lame peut être utilisée pour toutes les excisées».

Selon la même source, cette pratique joue également sur la santé de reproduction. « Dans la plupart des cas, l’excision provoque un cancer au niveau du col de l’utérus.

De son côté, Hilaire Mbandon, commandant de la brigade de la gendarmerie de Boali, a rappelé que la pratique de l’excision est sanctionnée par les lois centrafricaines. Les peines que peuvent encourir ceux qui se livrent à cette pratique sont entre autres des amendes ou les travaux forcés.

Chaque année à Boali, au mois d’août et de septembre, des dizaines de filles sont conduites dans la brousse pour y être excisées. Les villages où cette pratique est la plus répandue sont les villages de Gbamian et de Birlo.

 

Mbaïki : Une femme accusée de sorcellerie

 

Mbaïki, 11 octobre 2012 (RJDH) – Une femme âgée de 60 ans, soupçonnée par les habitants du village de Botoko, situé à 27 kilomètres de la ville de Mbaïki (sud), d’avoir transmis la sorcellerie  à une jeune fille le mercredi 10 octobre, est contrainte de rester au chevet du malade et de la guérir.

Selon les explications des parents de la présumée victime de cette transmission de sorcellerie la fille serait actuellement habitée par ‘’un esprit maléfique’’ qui se manifeste en elle. De même dans son état d’inconscience, elle citerait à tout moment au nom de la vieille femme accusée.

« Nous demandons à cette femme de faire tout pour que notre fille retrouve le plus vite possible la guérison. Sinon elle sera condamnée à rester à son chevet. Au cas contraire elle doit s’attendre à un règlement de compte », a déclaré un membre de la famille de la fille.

La femme est actuellement récupérée et protégée par un homme d’Eglise pour échapper à la violence  des habitants de ce village.

Le 19 septembre dernier, deux femmes soupçonnées de sorcellerie ont été tuées, brûlées et enterrées dans une fosse commune, au village de Kapou (sud), à 60 kilomètres de la ville de Bangui. Un officier de la gendarmerie qui a confirmé l’information a fait savoir qu’une enquête a été ouverte pour mettre la main sur les auteurs de cet acte.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 00:47

 

 

 

 

 

 

Helicopter_Ecureuil.jpg

 hélicoptère Ecureuil

 

 

 

Dauphin-helico.jpg

 

hélicoptère Dauphin (ici au salon du Bourget)

 

 

 

Deux compatriotes pilotes sont actuellement victimes de son ingratitude et de sa paranoïa

 

Enquête CAP


Le jeudi dernier, après sa descente de l’hélicoptère qui l’a ramené de Bayanga, depuis quelque temps c’est le nouvel endroit que Bozizé affectionne pour se reposer et se livrer à ses pratiques occultes, on l’informe que l’eau et l’électricité ont été coupées dans les appartements où sont logés les membres de l’équipage tchadien du Hercules C 130 appelé encore « Air Bezambé » qui ne vole pratiquement pas (ndlr : il se trouve d’ailleurs actuellement encore à Lisbonne) mais qu’il entretient coûteusement ainsi que l’équipage, entièrement pris en charge aux frais de la princesse. Bozizé s’énerve et déclare : « ils vont payer », faisant clairement allusion au pilote et co-pilote de l’Ecureuil à bord duquel il se trouvait ce 22 décembre 2009 et qui avait failli faire un crash. 


On se souvient en effet que le 22 décembre 2009 revenant de Bossangoa pour Bangui, l’hélicoptère Ecureuil de Bozizé a dû faire un atterrissage d’urgence en pleine brousse aux environs de la localité de Ndjoh. C’est après plusieurs heures de marche et de recherche que des éléments de sa garde présidentielle ont pu retrouver les naufragés pour les ramener à Bangui. L’expertise technique de l’appareil ultérieurement effectuée par Mat Aviation qui a dépêché des techniciens sur les lieux a conclu à l’usure prématurée de certaines pièces sur un des moteurs de l’Ecureuil en raison des situations habituelles de surcharge dans lesquelles l’appareil est obligé de fonctionner.


Mat Aviation a réparé l’appareil qui a été ramené à Bangui et une reprise a été faite pour l’acquisition d’un autre hélicoptère Dauphin toujours chez Mat Aviation en France, que Bozizé utilise actuellement. C’est d’ailleurs toujours les capitaines Ngaindiro et Ngaitoua qui ont ramené le Dauphin depuis Toussus Le Noble jusqu’à Bangui au bout de 22 jours de route. Le 29 mars 2012 après la traditionnelle cérémonie de Bobangui, cet appareil a conduit Bozizé à Bayanga dans le sud-ouest du pays mais un début d’incendie a aussi contraint le pilote à effectuer un atterrissage d’urgence. Rien ne dit que plusieurs années après, Bozizé n’accusera pas encore le pilote de vouloir le tuer cette fois-là aussi.

 

La raison de la colère de Bozizé est le lien entre cette affaire de coupure et le propriétaire des appartements loués pour l’équipage tchadien du Hercules C 130 n’est autre que le capitaine David Ngaitoua, copilote du fameux Ecureuil. Les factures d’eau et d’électricité étant en son nom, celles-ci n’ont plus été réglées depuis qu’il a été arrêté et détenu à la SRI d’où les coupures. En effet, ce dernier a été convoqué un soir du 15 mai 2012 et s’y trouve toujours à ce jour. Des premiers interrogatoires auxquels il a été soumis, il ressort que l’on accuse ainsi que le pilote titulaire de L’Ecureuil, le capitaine Jérôme Ngaindiro qui se trouvait à ce moment en stage de formation à Bruxelles - au sujet de l’incident de vol du 22 décembre 2009 - d’avoir voulu en réalité, attenter à la vie de Bozizé. En outre, il lui est aussi reproché de s’être réjoui devant des proches, de la perspective d’accession imminente à la tête du pays de Sylvain Ndoutingaï.

 

La question se pose vraiment de savoir pourquoi certains fils du pays doivent essuyer le courroux et les menaces de Bozizé à cause de ce Ndoutingaï alors que ce dernier continue tranquillement de bénéficier de ses bonnes grâces. Il lui a fait remettre un nouveau passeport et la coquette somme de 25 millions de F CFA sortis du trésor pour qu’il aille se reposer au Maroc et maintenant au Burkina-Faso depuis quelques jours. Au regard du sort fait à son compagnon mécanicien navigant David Ngaitoua, le pilote Jérôme Ngaindiro qui après avoir fini son stage à Bruxelles, a décidé de ne pas regagner Bangui et s’est retranché en France où il a  sollicité début juillet dernier l’asile.

 

Me Nicolas Tiangaye, l’avocat du capitaine David Ngaitoua, reconnaît que malgré ses efforts et initiatives, le dossier n’avance pas. En clair, on a encore à faire à un cas d’arbitraire pur et simple et  d’un « prisonnier personnel » du général Bozizé, exemple par excellence d’un état de non droit et de république bananière.  Aux dernières nouvelles, tous les comptes bancaires du capitaine Ngaitoua à Bangui auraient été saisis et les avoirs retirés au profit d’une jeune femme, ancienne avocate française radiée du barreau dont le chemin a croisé celui des deux capitaines Ngaitoua et Ngaindiro lors de leur stage en France en 2010. Celle-ci serait descendue à Bangui en aventure et se trouverait à présent être dans les bonnes grâces de Francis Bozizé et son père. Elle serait vraisemblablement, selon Ngaitoua et Ngaindiro, à l’origine de leurs ennuis avec le général Bozizé.

 

La Rédaction

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 23:22

 

 

 

 

 

Armoiries de la RCA


Radio Ndéké Luka Mercredi, 10 Octobre 2012 14:15

 

A l’heure où le monde est à sa 10ème célébration de la journée internationale contre la peine de mort, ce 10 octobre, la République Centrafricaine fait encore partie des 50 Etats qui valident la peine capitale dans leurs dispositifs pénaux. Même si depuis 31 ans elle n’est pas appliquée, la peine de mort  fait partie intégrante de la constitution centrafricaine. Toutefois, les négociations avec les autorités centrafricaines  sont en cour en vue de retirer la peine de mort du code pénal de la Centrafrique.

 

Contre cette pratique jugée « inhumaine » par les 130 pays qui l’ont abolie, la République Centrafricaine reconduit, après chaque modification de son code pénal, la peine de mort parmi les sanctions judicaires valables d’être infligées à un homme qui enfreint la loi.

 

A l’occasion de la journée internationale contre la peine de mort, célébrée aujourd’hui, le président de l’Action Chrétienne pour l’Abolition de la Torture (ACAT), Me Hyacinthe Gbiegba, déclare que « des démarches sont entreprises auprès des autorités centrafricaines pour une abolition totale de la peine capitale en RCA ».

 

Vu l’importance de la question, Me Hyacinthe Gbiegba révèle aussi que  « nous venons de saisir le Président de la République, François Bozizé, pour lui demander de prendre une décision politique allant dans le sens de l’abolition de la peine de mort ».

 

En ce jour, l’ACAT fait également un plaidoyer auprès du Gouvernement centrafricain pour appuyer la demande déjà faite au Chef de l’Etat, François Bozizé.

 

Pour les pays qui ont mis un terme à la peine de mort, l'idée selon laquelle l'on puisse mettre fin à la vie d’un humain au nom de la justice « va à l'encontre des valeurs de l'humanité elle-même » commente le monde.fr ce 10 octobre. Il argumente en jugeant que « la peine capitale est incompatible avec le respect des droits de l'homme » car « l'exécution des personnes innocentes suffit à vider la peine capitale de toute légitimité ».

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 18:53

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)


 

Obo : Joseph Kony se serait réfugié dans la préfecture de la Vakaga

 

Kony en brousse avec ses hommes

 

 

Obo, le 10 octobre 2012 (RJDH) – Le leader de l’Armée de résistance du seigneur (LRA)  Joseph Kony, se trouverait dans la préfecture de la Vakaga (nord-est) avec certains de ses hommes, selon le témoignage d’une  femme de 19 ans qui s’est échappée de la captivité, le 27 septembre dernier.


 L’information a été livrée, le lundi 8 octobre, par le colonel ougandais Milton Katarinyebwa, au cours de la réunion hebdomadaire de sécurité. D’après le témoignage de la jeune fille à Radio Zéréda,  il y aurait  environ 18 groupes des hommes de Joseph Kony en République centrafricaine.


« Ils se sont divisés en groupes de 30 à 100 personnes et œuvrent sous le commandement   de trois officiers. Il y’ a Okelo Johnson qui a remplacé le général Dominic Ongwen qui est malade, Le second chef est  Okot Odhiambo et Kivola », a expliqué la jeune femme.


Cette victime est actuellement confiée à une structure humanitaire présente à Obo pour une observation psycho-sociale.


Par ailleurs les forces armées américaines basées à Obo ont installé le mercredi passé  un deuxième panneau d’affichage des informations concernant la LRA au quartier AIM. Elles se proposent de continuer à installer d’autres panneaux dans les autres villes du Haut-Mbomou dans les prochains jours.


 

Bangui : Il n’y aurait pas 3000 éléments du FPR en Centrafrique

 

Bangui, le 10 octobre 2012 (RJDH) – Le nombre des éléments de l’ex-rébellion tchadienne du Front populaire pour le redressement (FPR) d’Abdel Kader Baba-Laddé présents sur le sol centrafricain n’atteint pas 3000 personnes. L’hypothèse a été émise le 9 octobre, par Firminho Ferreira, chargé de communication du comité  de rapatriement de ces hommes.


Firminho Ferreira répondait ainsi à l’inquiétude de la population qui se demande si les 3000 hommes annoncés par Baba-Laddé le 8 septembre dernier à Ndjamena pourront tous regagner leur pays le Tchad.


Pour lui, le chiffre revendiqué par Baba-Laddé est au-dessus de la réalité. « C’est un peu exagéré le chiffre. Nous pensons peut-être à un millier d’hommes. En fixant ce chiffre, Baba-Laddé voulait peut-être opérer une dissuasion. Nous avons aussi connu des cas similaires avec certaines rébellions centrafricaines, lors du processus de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). Celles-ci avaient donné des chiffres élevées de leurs éléments, mais dans la vérification le nombre était toujours en-dessous », explique-t-il.


Il précise que l’essentiel est que « ces hommes aient la volonté de rentrer dans leur pays, afin de laisser en paix la population centrafricaine qui a déjà trop souffert à cause des armes ». Les premiers éléments de cette rébellion ont été remis aux autorités tchadiennes, avant-hier, en présence de leur chef.

L’opération se poursuit encore, en dépit du délai imparti qui est arrivé à expiration. Une dizaine d’entre eux, constitués en majorité des femmes et des enfants se sont présentés le lundi 8 octobre, et sont logés en ce moment à la mairie de Bambari (centre), en attente de leur rapatriement.


« Nous habitons très loin dans la brousse.  Le véhicule de rapatriement était parti avant notre sortie. C’est pourquoi nous avons pris  un véhicule de transport en commun pour descendre à Bambari  attendre notre rapatriement », a  fait savoir une des 18 personnes.


Amasséka Obin, premier adjoint au maire de la ville de Bambari  a précisé que sa structure n’a pas de moyens suffisants pour prendre en charge ces éléments. Toutefois il fait appel aux structures impliquées dans le processus du rapatriement de s’en occuper.


Alors qu’à Kabo, une source militaire a confié au RJDH que deux éléments auraient fui pour échapper au rapatriement. Mais le document signé à Ndjamena atteste que « tous les éléments récidivistes seront considérés comme des cibles militaires et encourent tous les risques ».

 


 

Bangui : « La peine de mort est inhumaine » d’après ACAT-RCA

 

Bangui, le 10 octobre 2012 (RJDH) – L’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture et la peine de mort (ACAT-RCA)  déclare que la peine de mort constitue une violation caractérisée du droit fondamental à la vie et les méthodes d’exécutions constituent également  une violation.

Cette déclaration a été faite le mercredi, 10 octobre,  par  Me Bruno Hyacinthe Gbiegba, président de cette structure, à l’occasion de la journée mondiale contre la peine de mort, célébrée sous le thème « Pour un monde meilleur ».


Selon lui, «la peine de mort reste inhumaine et est un instrument de vengeance qui ne saurait inscrire dans un processus de justice ».


Me Bruno Hyacinthe Gbiégba a également évoqué l’intervention de Pape Benoit XVI,  le 19 Novembre 2011 au Benin, qui attire l’attention des responsables de la société sur « la nécessité de faire tout ce qui est dans la mesure du possible pour arriver à l’élimination de la peine capitale, ainsi que sur la réforme du système pénal pour que la dignité humaine du prisonnier soit respectée ».


Il a par ailleurs rappelé que des progrès, dans le domaine de l’abolition de la peine de mort, ont été enregistrés au cours des dix dernières années en Centrafrique. Il invite toutefois le gouvernement centrafricain à ratifier le deuxième  protocole facultatif  qui rapporte le pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort et à le retirer du dispositif pénal centrafricain.

 


 

Bouar : Bilan et perspectives du comité préfectoral de lutte contre le VIH/sida

 

Bouar, le 10 octobre 2012 (RJDH) – Le comité préfectoral de lutte contre le VIH/sida et  le comité national de lutte contre le sida (CNLS) ont organisé une réunion d’échange, le mardi 9 octobre,à Bouar (ouest), au cours de laquelle  les préfectures sanitaires ont présenté le bilan du taux de prévalence du VIH/sida pour l’année 2011 dans leur région respective.


D’après les informations livrées au cours de cette région, les zones les plus affectées par le VIH/sida sont entre autres les préfectures de la  Nana-Mambéré (ouest) dont le taux de prévalence est de 5%, la Haute-Kotto (nord-est) avec 9% et le Haut- Mbomou (sud-est)13%.


« Cette assise vise  à sensibiliser les responsables des comités locaux des sept préfectures sur les perspectives de lutte contre le sida. Nous nous sommes basés sur les plans et les  stratégies, les actions à mener pour atteindre l’objectif qui consiste à réduire le taux du VIH/sida jusqu’à 0% en 2015 », a expliqué le docteur Ludovic Fiomona.


Les préfectures qui ont pris part à cette rencontre sont la Sangha-Mbaéré, la Mambéré-Kadéi, l’Ouham, l’Ouham-Pendé, la Lobaye, la Nana-Mambéré et l’Ombella-Mpoko.

 


 

Bria : Manque de tables-blancs au lycée Dialé

 

Bria, le 10 octobre 2012 (RJDH) – Le lycée Dialé de la ville de Bria (centre) est dépourvu des table-bancs, en ce début d’année scolaire. La majorité des élèves s’asseyent  sur des briques et d’autres sur des fenêtres des salles de classe pour suivre les enseignements.


André Lemercier, proviseur dudit lycée, a fait savoir que son établissement compte   1000 élèves pour  155 tables-bancs. « Pour les neuf salles de classe que compte le lycée, il y a 17 tables-bancs par salle », a-t-il déploré.


Aroun Zouma, élève au second cycle témoigne que les  élèves  de la classe de 6ème, 5ème et 4ème se bousculent tous les jours pour trouver de la place, à cause de l’insuffisance des tables-bancs. Ceux qui habitent proche de l’établissement emmènent des chaises ou autres accessoires pour s’asseoir.


« Nous demandons au gouvernement de nous venir en aide,  en fournissant des tables-bancs au lycée, car le nombre des élèves s’accroît »,  a dit André Lemercier.

 


 

Zacko : La maternelle de Zacko, menacé de fermeture

 

Zacko, le 10 octobre 2012 (RJDH) – L’école maternelle de la ville de Zacko (sud-est) éprouve des difficultés pour reprendre les activités scolaires, depuis la rentrée scolaire, a fait savoir Fernand Yamo, président de l’association des parents d’élèves, lors d’une assemblée générale tenue le 8 septembre.


Cet établissement connait ces difficultés à cause du contrat rompu entre l’ONG ‘’Agir pour Zacko’’ qui finançait l’école depuis 2010.


« L’avenir  de nos enfants est menacé parce qu’on ne sait pas comment on va payer ceux qui les encadrent. C’est depuis 2010 que cette ONG nous aide dans le payement de ces enseignants et en nous fournissant également du matériel didactique », a expliqué Fernand Yamo.


Par ailleurs, il demande au gouvernement, aux personnes et aux organisations de bonne volonté de venir en aide à cette école. « Car le droit de nos enfants à l’éducation risque d’être compromis cette année », a-t-il lancé.


Créée en 2010 avec l’appui financé de l’ONG agir pour le Zacko, l’école maternelle de Zacko compte une quarantaine d’élèves.

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 18:44

 

 

 

 

babaladdé

 

 

 

BANGUI, 10 octobre 2012 (IRIN) - Les préparatifs du rapatriement de 3 000 partisans de l’ancien chef rebelle tchadien ont débuté à Bangui, la capitale de la République centrafricaine (RCA). En cas de succès, cette opération d’une durée d’un mois constituera une étape importante pour le retour de la paix et de la sécurité dans le nord et dans le centre-nord de la RCA.

Abdel Kader Baba-Laddé, le chef du Front populaire pour le redressement (FPR), s’est rendu le 3 septembre et est arrivé au Tchad deux jours plus tard pour négocier la paix avec le gouvernement. Un comité – présidé par le Médiateur de la République centrafricaine, Paulin Pomodimo, et soutenu par les Nations Unies et la force multinationale déployée en RCA – a été formé pour superviser le rapatriement de ses partisans de nationalité tchadienne – une minorité d’entre eux a été recrutée en RCA.


Ces partisans abandonnent la ville d’Ippy, située au centre de la RCA, où le FPR s’est retranché après l’attaque lancée conjointement par les forces armées de la RCA et du Tchad en janvier 2012. « Les femmes et les enfants feront partie du premier convoi, et les hommes suivront », a dit Ferreira Firmhino, directeur de cabinet du médiateur de la République et président du comité de rapatriement. Ils se rendront d’abord à Bangui.


Après plusieurs tentatives de négociations et de dialogue infructueuses, le « général » Baba-Laddé s’est rendu, déclarant qu’il allait « faire la paix avec les habitants de la République centrafricaine ».


Les militants des droits de l’homme sont cependant opposés à son rapatriement sans condition, même s’il est salué par les civils déplacés par les opérations du FPR.

 

Plus de 20 000 déplacés


M. Baba-Laddé, un ancien membre des forces de police tchadiennes, est arrivé en RCA en 2008, profitant de l’absence quasi-totale de forces de sécurité dans le nord-ouest du pays.

Principalement basé dans la commune de Ouandago, son groupe, qui incluait de jeunes chômeurs originaires de la région, a été accusé d’avoir commis des atrocités contre des civils. Selon un rapport du 29 mai 2012 présenté par le Bureau Intégré de l'Organisation des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA), 22 000 personnes ont été déplacées par le FPR.

Les pasteurs Fulani ont également été pris pour cible : ils ont dû faire face à des attaques à mains armées et à des demandes de rançon. « Parfois, M. Baba-Laddé s’emparait de notre bétail. Lorsqu’il en avait envie, il l’achetait au prix qu’il souhaitait payer. Il nous a également fait escorter par ses hommes jusqu’au marché au bétail de Bangui : nous y vendions nos animaux et lui donnions l’argent pour qu’il nous laisse repartir », a dit Diodi, un négociant en bestiaux de Bangui.


 La présence de M. Baba-Laddé a également eu des répercussions sur le désarmement, la démobilisation et la réintégration (DDR) d’autres combattants en République centrafricaine.

Un expert du BINUCA associé au programme de DDR a dit à IRIN que l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), un groupe armé basé dans le centre-nord de la RCA, avait conditionné son désarmement au désarmement ou au rapatriement des forces de M. Baba-Laddé. Cette décision a entraîné la suspension des opérations de DDR en septembre 2011. Il a fallu attendre que les forces de M. Baba-Laddé soient « neutralisées » en janvier pour que l’APRD soit complètement désarmée et démobilisée.


Revendications de justice


 Après la reddition de M. Baba-Laddé, le Réseau des organisations de promotion et de défense des droits de l’homme (ROPDDH), une organisation non gouvernementale (ONG) locale, a indiqué que les crimes qu’ils avait commis « pourraient relever de la compétence de la Cour pénale internationale ».


Le 4 septembre, le ROPDDH a publié un communiqué de presse demandant que justice soit faite pour « les nombreuses victimes du banditisme » de M. Baba-Laddé.


Le Conseil national de médiation pense que cette revendication est « juste et normale », mais pas urgente. « Il ne s’agit pas d’une priorité. Il n’est pas question de lancer des poursuites contre cet homme alors que ses partisans sont toujours armés et se trouvent en RCA », a dit le médiateur Paulin Pomodimo.


Le médiateur a également indiqué qu’il n’y aurait pas de programme de DDR pour les partisans centrafricains de M. Baba-Laddé. Ils seront simplement regroupés à Bangui avant d’être renvoyés au sein de leur communauté respective, à l’exception de ceux qui ont accepté l’offre du Tchad de s’installer sur son territoire.

 

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 17:30

 

 

 

 

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PARIS, 9 oct 2012 (AFP) - Trois jours avant sa première visite en Afrique, le président français François Hollande a haussé le ton, mardi, vis-à-vis de Kinshasa, jugeant la situation démocratique en République démocratique du Congo (RDC) "tout à fait inacceptable".


Au côté du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, en visite à Paris, le président français a vivement critiqué la politique de l'immense pays d'Afrique centrale présidé par Joseph Kabila depuis l'assassinat de son père, Laurent Désiré, en 2001.


"La situation dans ce pays est tout à fait inacceptable sur le plan des droits, de la démocratie, et de la reconnaissance de l'opposition", a déclaré M. Hollande, attendu samedi dans la capitale congolaise avec une vingtaine d'autres chefs d'Etats et de gouvernements pour le 14e sommet de la Francophonie.


La riposte de Kinshasa n'a pas tardé. Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a estimé que ce jugement de François Hollande ne correspondait "à aucune réalité". "C'est au peuple congolais d'accepter ou ne pas accepter une situation au Congo", a-t-il insisté auprès de l'AFP.

 

"Nous sommes le pays le plus avancé dans les droits de l'opposition", a soutenu le porte-parole, suggérant au président français de "compléter son information" pour rendre son voyage à Kinshasa "très utile"...

 

Ce durcissement des positions intervient alors que, durant l'été, une grande partie de l'opposition congolaise et plusieurs associations en France avaient demandé à François Hollande de ne pas se rendre à Kinshasa, pour ne pas conforter un "régime illégitime en matière de démocratie et de respect des droits de l'homme". M. Hollande avait finalement décidé d'y aller, mais en avertissant qu'il pourrait "tout dire, partout".

 

De Kinshasa, "pays marqué par un certain nombre de difficultés démocratiques", François Hollande entend s'adresser "à tous les francophones mais aussi aux Africains" pour leur dire que le français est "une langue de valeurs, de principes". Il a cité "la démocratie, la bonne gouvernance et la lutte contre toutes les corruptions".

 

Au plan diplomatique, le président français a toutefois pris la défense de la RDC, en évoquant "l'agression" dont le pays est l'objet dans sa partie Est et en réclamant la protection de ses frontières.

Le conflit du Nord-Kivu y oppose l'armée congolaise au Mouvement du 23 mars (M23), né d'une mutinerie d'officiers tutsis soutenus, selon l'ONU, par le Rwanda voisin.


A Paris, Clément Boursin, de l'association Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT), a salué les "paroles fortes" de François Hollande qui traduisent "certainement le mécontentement de Paris vis-à-vis de toutes les promesses faites durant l'été par les autorités congolaises et qui n'ont pas été tenues".


La France demandait un procès "équitable et transparent" des responsables de l'assassinat, en 2010, du militant des droits de l'homme Floribert Chebeya. Mais une audience cruciale a été reportée après le sommet. L'ONG fondée par Chebeya, qui accuse l'ancien chef de la police nationale, le général John Numbi, d'être le "suspect numéro 1", a dénoncé une "manoeuvre dilatoire".


La France avait aussi demandé une réforme de la Commission électorale, très critiquée lors des élections controversées de 2011. Réforme qui reste en discussions à l'Assemblée, de même que la création d'une Commission consultative des droits de l'homme, annoncée mais pas encore votée.


"La promesse de délivrer une invitation officielle de l'Etat congolais au cinéaste belge Thierry Michel, auteur d'un documentaire sur l'affaire Chebeya, n'a pas non plus été tenue", relève Clément Boursin.


Mardi, Audrey Gaughran d'Amnesty International a regretté, dans un communiqué, que l'"impunité pour les violations du droit international" soit "devenue la règle en RDC".

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 17:23

 

 

 

 

Denguess

 



BRAZZAVILLE, 09 oct 2012 (AFP) - Charles Zacharie Bowao, l'ancien ministre congolais de la Défense, a été inculpé dans le cadre de l'enquête sur les explosions d'un dépôt de munitions qui ont tué près de 300 personnes début mars à Mpila, un quartier de Brazzaville.

 

Dans une lettre datée du 7 octobre adressée au Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir), dont l'AFP a obtenu copie, M. Bowao affirme qu'il a été inculpé par le doyen des juges d'instruction du tribunal de grande instance.

 

Il est reproché à M. Bowao ses "maladresse, imprudence, inattention et négligence ayant causé les événements (explosions) du 4 mars et occasionné des morts, des blessures et des dégâts matériels importants".

 

Ces explosions dans un dépôt de munitions de la caserne des blindés de Mpila, un quartier de l'est de Brazzaville, ont fait officiellement près de 300 morts, plus de 2.300 blessés et 17.000 sans-abris.

 

Quelques jours après, M. Bowao, alors ministre de la Défense, avait qualifié ces explosions d"incident mineur sans importants dégâts". Il n'a pas été reconduit à son poste lors du dernier remaniement ministériel, survenu le 25 septembre dernier.

 

Selon l'ancien ministre, professeur de philosophie à l'université publique, son inculpation est un "dérapage d'autant plus grave qu'une telle inculpation devrait concerner toute la chaîne de commandement militaire, voire ceux qui avaient la responsabilité de financement et de construction des dépôts de munitions, des magasins d'armes".

 

Selon lui, "tout porte à croire qu'il s'agit d'une machination politicienne". Il annonce qu'il va commencer par récuser le juge d'instruction qui est politiquement instrumentalisé".

 

Dans le cadre de cette enquête 26 personnes essentiellement des militaires ont été inculpées et écrouées à la maison d'arrêt où elles attendent un jugement dont la date n'a pas été fixée.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 00:59

 

 

 

 

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http://french.peopledaily.com.cn 09.10.2012 13h41


La mission de consolidation de la paix en République Centrafricaine (MICOPAX), opérant dans ce pays sous l'égide de la Communauté économique de l'Afrique centrale (CEEAC), accuse un déficit de 25 milliards de FCFA (environ 50 millions de dollars américains) du fait des retards dans le règlement des cotisations, a annoncé lundi à Libreville le secrétaire général de la CEEAC, Nassour Guelengdousia Ouïdou.


"Il y a certains pays qui ne paient pas du tout", s'est alarmé le secrétaire général de la CEEAC lors d'une réunion au siège de l'institution à Libreville.


M. Guelengdousia Ouïdou, de nationalité tchadienne, a refusé de révéler à la presse la liste de mauvais payeurs.


La CEEAC compte dix Etats membres, à savoir la République démocratique du Congo (RDC), le Burundi, l'Angola, Sao Tomé et Principe, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo-Brazzaville, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad.


La MICOPAX a pris en 2008 le relais de la Force multinationale en Centrafrique (FOMUC), créée en octobre 2002 par la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), suite à la crise au sommet de l'Etat centrafricain qui opposait l'ancien président Anges Félix Patassé à François Bozizé, l'actuel chef de l'Etat.


Sa mission prendra fin en 2013, selon une récente décision des Etats membres.

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