Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 02:08

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 14-05-2014

 

Après avoir désigné un nouveau chef d'état-major pour remobiliser leurs troupes, en la personne du général Joseph Zindeko, samedi à Ndélé, une ville du Nord de la Centrafrique, les ex-rebelles de la Séléka annoncent la mise en place d'une "administration autonome" dans cette région, a confié mardi à Xinhua leur porte-parole, le colonel Djouma Narkoyo.

 

"On est tous dans le Nord. Les fonctionnaires qui sont aujourd'hui à Bangui ne peuvent pas venir travailler dans notre région. En attendant que les choses se normalisent, on veut mettre en place une structure pour assurer des soins de santé à nos enfants et s'occuper de leur éducation", a fait savoir le chef militaire qui a déclaré huit préfectures de la région sous contrôle de l'ex-rébellion.

 

Depuis la démission de la présidence le 10 janvier sous la pression des dirigeants d'Afrique centrale et de la France, de Michel Djotodia, leur leader qu'ils avaient porté au pouvoir le 24 mars 2013 après trois de conflit avec le régime de François Bozizé, les ex-hommes forts de Bangui se sont redéployés dans cette partie du territoire centrafricain riche en diamants et d'autres ressources minières importantes.

 

Les premiers à être désignés pour subir une opération controversée de désarmement menée par la force française Sangaris, déployée début décembre 2013 dans la capitale centrafricaine, les ex-rebelles, à dominante musulmane, étaient devenus, comme les populations de même obédience religieuse, la cible des attaques des milices d'autodéfense chrétiennes anti-Balakas (anti-machettes) fidèles à Bozizé.

 

Depuis lors, près d'un million de personnes, des Centrafricains et des étrangers, ont perdu la vie dans les heurts entre les deux protagonistes et pratiquement le nombre a fui les violences pour se trouver refuge dans des abris de fortune des sites de déplacés internes ou dans des camps de réfugiés dans des pays voisins, selon les Nations Unies pour qui presque la moitié de la population (4,6 millions d'habitants) a besoin d'une assistance immédiate.

 

Les populations musulmanes ont effectivement payé un lourd tribut de ces violences. "Nos frères musulmans ont quitté Bangui, parce que toutes nos maisons ont été détruites. Nos parents ont été brûlés et mangés même par les Banguissois. En réaction, nous avons décidé de rentrer chez nous, dans le Nord", rapporte le colonel Narkoyo qui, jusqu'à son repli à Bouar en février, était chargé de conduire les activités de la gendarmerie mobile centrafricaine à Bangui.

 

L'ex-alliance Séléka avait été elle-même aussi rendue coupable de pillages et de pires exactions à l'égard des populations civiles après sa prise du pouvoir de 2013. C'est ce qui vaut au général Nourredine Adam, un de ses dirigeants, d'être cité sur une liste de sanctions publiée par les Nations Unies et qui vise en outre François Bozizé et Levy Yakité, coordonnateur des miliciens anti-Balakas.

 

De la préfecture Nana-Gribizi à celle de la Vakaga, les ex- rebelles étendent à présent, quatre mois après la démission et le départ pour l'exil au Bénin de leur leader Djotodia, leur contrôle sur une large partie du territoire centrafricain comprenant aussi les préfectures de Ouaka, Basse-Kotto, Mbomou, Haut-Mbomou, Haute- Kotto et Bamingui-Bangoro, révèle Narkoyo.

 

Avec plus de 4.000 déclarés dans ses rangs, soit le même effectif en dehors d'environ 15 à 20.000 mercenaires tchadiens et soudanais et bandits de grand chemin venus gonfler les troupes après la chute du régime de Bozizé, cette organisation hétéroclite constituée à l'origine de plusieurs mouvements rebelles affirme installer son état-major à Bambari, à quelque 400 km au Nord de Bangui.

 

'Nous voulons mettre fin aux exactions qui ont lieu dans les régions. Ceux qui les commettent, ce ne sont pas des éléments de la Séléka. Ce sont des voleurs, des petits bandits. Ils profitent du désordre qui règne dans le pays pour commettre ces exactions. C'est la raison qui nous a poussés à mettre en place une chaîne de commandement", se défend toutefois le colonel Narkoyo.

 

L'ex-gendarme de deuxième classe promu colonel dans la rébellion a beau rejeter les soupçons de mise à exécution de la menace de partition de la Centrafrique en deux Etats distincts, dont un musulman au Nord et l'autre chrétien au Sud, pourtant brandie par eux-mêmes dès fin 2013, il n'empêche que la réorganisation annoncée en a tout l'air.

 

Pour le financement des services de son "administration", l'ex- alliance rebelle affirme n'avoir pas de souci majeur à se faire, eu égard à la richesse du sous-sol de la région sous contrôle. " Tout dépend de Dieu. Mais nous sommes dans une zone minière, la richesse du pays. Donc, on sait comment s'organiser pour avoir ces ressources. Depuis les événements du 5 décembre (attaque des anti- Balakas à Bangui, NDLR), on est toujours debout", soutient Narkoyo.

 

Il nie aussi tout rapprochement avec le Soudan voisin et le chantage vis-à-vis des autorités en place à Bangui qui, en l'absence d'une armée nationale, assistent impuissantes à ces développements inquiétants de la situation sociopolitique. "Il n'est plus question de mouvement politico-militaire", assure-t-il.

 

Mais une liste de revendications est égrenée. D'abord, "nous voulons le départ de tous les musulmans qui sont resté à Bangui pour qu'ils viennent nous rejoindre dans notre région. Parce que leurs vies ne sont plus en sécurité là-bas. Les enfants ne peuvent pas aller à l'école, les familles ne peuvent pas vaquer à leurs occupations", énonce le chef militaire.

 

Ensuite, "il y a aussi les pertes de biens. Il faut qu'il y ait une solution, soit la reconstruction des maisons, soit le dédommagement des victimes. Enfin, nous exigeons l'application de l'accord de N'Djamena (du 10 janvier, NDLR). Le président Djotodia avait accepté de démissionner sous une condition : il y a des postes clés que les dirigeants de la Séléka devaient occuper. Cela n'a pas été fait. Donc, c'est une injustice quelque part".

 

Selon lui, l'ex-rébellion devait occuper dans le nouveau gouvernement dirigé par André Nzapayeké, mais dans lequel elle compte trois représentants, les postes de Premier ministre, de ministre de la Défense, de la Sécurité, des Finances et des Mines. Ce qui n'était pas pour rassurer les autres parties prenantes du processus de transition qui peine à avancer.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique : l'ex-rébellion de la Séléka annonce une "administration autonome" dans le Nord

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 01:45

 

 

 

Reporters sans frontières (www.rsf.org)

 

Français (http://fr.rsf.org/rca-camille-lepage-fauchee-a-26-ans-en-13-05-2014,46276.html)

 

Communiqué de presse

 

13 mai 2014

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Camille Lepage, fauchée à 26 ans en plein reportage en Centrafrique La mort de la photographe freelance Camille Lepage, à l’âge de 26 ans est une tragédie pour le journalisme. Son corps a été retrouvé dans une voiture entre Bouar et Garoua Boulai, à l'ouest de la République centrafricaine sur la route menant au Cameroun. "La dépouille mortelle de Mme Lepage a été trouvée lors d'une patrouille de la force Sangaris, à l'occasion d'un contrôle effectué sur un véhicule conduit par des éléments anti-balaka, dans la région de Bouar" a dit l’Elysée.

 

"Nous sommes profondément choqués de cette tragique disparition d'une jeune journaliste qui faisait preuve d'un extraordinaire courage dans son travail quotidien, déclare Christophe Deloire secrétaire général de Reporters sans frontières. Nous avons eu la chance de la côtoyer entre deux reportages.

 

En décembre 2013 déjà elle nous faisait part du climat de tensions croissantes pour les journalistes en Centrafrique. Sa mort odieuse montre à quel point les journalistes sont exposés au danger dans leur recherche de l'information, en République centrafricaine comme sur d'autres terrains de conflit". Malgré son jeune âge, Camille Lepage avait déjà une riche expérience de reporter photographe. Après avoir sillonné l'Europe au début de sa carrière, elle avait couvert la Révolution égyptienne en 2011 avant de s'envoler vers l'Afrique où elle a capté les premiers pas du nouveau Soudan du Sud en 2012 et rappelé l'horreur des conflits des Monts Nuba au Soudan.

 

Passionnée par ce qu'elle appelait les "causes oubliées", elle était partie en Centrafrique avant même les débuts de l'opération Sangaris, pour témoigner du quotidien des populations victimes de cette guerre fratricide. Là, selon ses confrères, elle s'est illustrée par son courage, allant toujours au devant de l'action, au contact des ex-Seleka dans les quartiers de Bangui ou couvrant les opérations de désarmement. En septembre 2013, Reporters sans frontières lui avait prêté un gilet pare-balles pour un précédent reportage en République centrafricaine.

 

Le conflit en République centrafricaine, qui a débuté avec la prise de Bangui par la coalition rebelle des Seleka en mars 2013, a porté un grave coup à la liberté de l’information en Centrafrique. Les sièges de la majorité des radios et journaux ont alors été pillés par les rebelles des Seleka. Avec l’intensification du conflit en décembre 2013 et la montée des milices anti-balakas, les menaces se sont multipliées contre les journalistes, accusés par les deux bords de faire le jeu de l’une ou l’autre des factions.

 

Nombre d’entre eux ont été contraints de se cacher ou de quitter le pays après avoir fait l’objet de menaces de mort. Aujourd’hui encore, la majorité des journalistes centrafricains n’exerce plus et ceux qui l’osent se voient régulièrement menacés. La République centrafricaine a enregistré la plus grande chute au Classement de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières, avec une perte de 44 places.

 

Situé à la 65ème place en 2013, le pays figure à la 109ème place sur 180 pays dans l’édition 2014 du Classement. Selon le bilan établi par Reporters sans frontières, 75 journalistes sont morts dans le monde dans l’exercice de leur fonction en 2013. Depuis le début de 2014, 17 journalistes ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions. Camille Lepage est la 18ème de cette liste funèbre.

__________________________________________________

 

REPORTERS SANS FRONTIÈRES | REPORTERS WITHOUT BORDERS

Cléa Kahn-Sriber Responsable du Bureau Afrique / Head of Africa Desk __________________________________________________

47 rue Vivienne, 75002 Paris - France

 

Tel : (33) 1 44 83 84 76 Fax : (33) 1 45 23 11 51

 

 

Hollande: la journaliste tuée en Centrafrique sans doute tombée dans un guet-apens


Tbilissi - AFP / 13 mai 2014 22h06 - La photojournaliste française, Camille Lepage, tuée lors d'un reportage en République centrafricaine (RCA), est sans doute tombée dans un guet-apens, a déclaré le président français François Hollande à la presse mardi soir à Tbilissi.

Elle faisait des photos, elle pensait faire son devoir et elle est sans doute tombée dans un guet-apens, a indiqué le chef de l'Etat, soulignant que son assassinat ne resterait pas impuni.

Je demande aux journalistes de faire leur travail et en, même temps de prendre d'infinies précautions, a également dit le président, estimant que Camille Lepage évoluait dans des conditions extrêmement difficiles en République centrafricaine.

La presse est libre y compris de faire des reportages en zones de conflits et il n'est pas question de les empêcher, simplement de prévenir quand il y a des risques et il y en avait là où cette journaliste a été trouvée, a-t-il insisté.

Il y a une très grande violence dans ce pays, a mis en avant François Hollande. Heureusement que les Français sont là. Sinon, c'eût été un carnage, un massacre en Centrafrique, a encore estimé le chef de l'Etat à propos de l'intervention militaire française en RCA.

Nous devons continuer notre travail parce que c'est très important que ces bandes, ces milices armées soient mises hors de la Centrafrique, afin que la population civile puisse vivre en paix.

Au moment où nous apprenions la mort de cette jeune femme, nous avions aussi des informations sur d'autres massacres qui se sont produits en Centrafrique. Donc, plus que jamais nous avons besoin d'être présents avec les Africains, avec les Européens, en attendant l'opération de maintien de la paix, a aussi dit François Hollande, dans une allusion à un massacre de 13 personnes brûlées vives dans le centre du pays.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=477398

 

 

French journalist killed in Central African Republic

 

Tue May 13, 2014 8:25pm GMT

 

By John Irish and Crispin Dembasse-Kette

 

PARIS/BANGUI (Reuters) - A French journalist has been killed in Central African Republic, the office of President Francois Hollande said on Tuesday, the first death of a Western reporter in the country since France sent troops there in December.

 

French soldiers found the body of freelance photojournalist Camille Lepage, 26, in a vehicle they had stopped that was being driven by "anti-balaka" militia fighters, Hollande's office said in a statement.

 

The mainly Christian "anti-balaka" militias were created to combat the mostly Muslim Seleka rebels who seized power in March last year, since when the former French colony has descended into chaos and sectarian violence.

 

Lepage, who had worked for a range of media including Reuters, Le Monde, New York Times and the BBC, said on social media on May 6 that she was travelling with anti-balaka fighters to Amada Gaza in the west of the country near the border with Cameroon - where her body was discovered.

 

"She was probably ambushed," Hollande told reporters during a visit to Georgia. "We must do everything to find out why she was in this region, who captured her, how she died and make sure that her murderers do not go unpunished."

 

It was not clear who had killed the reporter but an aid worker in the region said that on Tuesday morning Christian militia were attacked by a group of armed Fulani herdsman.

 

Tit-for-tat violence between the two groups is frequent, he added, and is often provoked by the theft of the Fulanis' herds.

 

Father Jean Maruis Zoumaldé, director of Radio Siriri in Bouar, said: "It was the anti-balaka that recovered her body."

 

VAST

 

French and African forces have failed to stop intercommunal violence in Central African Republic, which has seen little but political instability and conflict since independence from France in 1960.

 

Troops have fanned out north and westwards from the capital Bangui in recent weeks in an attempt to control remote areas of the vast country, and to secure the main road from Bangui to Cameroon to where tens of thousands of locals have fled to escape the violence.

 

In an interview with photo blog PetaPixel in October, Lepage, who had been based in South Sudan since July 2012, said she had always wanted to live in places where nobody else wanted to go, and to cover conflicts.

 

"I want the viewers to feel what the people are going through, I'd like them to empathise with them as human beings, rather than seeing them as another bunch of Africans suffering from war somewhere in this dark continent," she said.

 

French army spokesman Gilles Jaron said bodies of four local villagers were also found with Lepage's in the vehicle, along with 10 gunmen who were now being questioned, he said.

 

In the nearby eastern region of Cameroon, suspected rebels from Central African Republic released 10 hostages seized last week, state radio said on Tuesday. Earlier this month, 18 Cameroon hostages were freed from rebels in the same region.

 

(Additional reporting by Elizabeth Pineau in Tblissi, Daniel Flynn in Bangui, Marine Pennetier and Natalie Huet in Paris and Emma Farge in Dakar; Editing by Natalie Huet and Robin Pomeroy)

RSF réagit à l'assassinat d'une photoreporter française en RCA

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 01:38

 

 

 

Communiqué de presse de l'AMMI confiant l'Ambassade Chrétienne de Bangui et Radio Néhémie à l'Etude de Me Christiane DORAZ SEREFESSENET DUSSEY

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 20:15

 

 

 

 

 

http://www.ouest-france.fr/sondage-centrafrique-un-francais-sur-deux-soutient-lintervention-2539044 

 

Selon un sondage Ifop pour l'édition du soir, 48% des Français soutiennent l'opération militaire en Centrafrique. C'est plus qu'en février.

http://memorix.sdv.fr/0/default/empty.gif

Sangaris n'a jamais eu la cote de Serval. L'opinion publique française préfère visiblement les actions militaires offensives et décisives, comme celle lancée au Mali en janvier 2013, plutôt que les interventions qui tournent à l'opération de police, à l'image de celle décidée en décembre 2013 pour éviter un bain de sang en RCA.

 

Lors du lancement de l'opération Sangaris et du déploiement des premiers soldats français à Bangui, seuls 51 % des sondés se disaient favorables. Ce (demi) soutien public s'est ensuite érodé : 44 % à la mi-décembre, 41 % début janvier, 42 % fin février…

 

Le dernier sondage Ifop, réalisé entre le 7 et le 13 mai pour l'édition du soir, révèle que désormais 48 % des Français soutiennent l'opération en RCA.

 

 

 

Sondage. Centrafrique : un Français sur deux soutient l’intervention

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 19:48

 

 

 

 

Tbilissi - AFP / 13 mai 2014 20h11 - Une photojournaliste française, Camille Lepage, a été tuée alors qu'elle effectuait un reportage en République centrafricaine (RCA), a annoncé mardi dans un communiqué le président français François Hollande.

 

La jeune femme était âgée de 26 ans et était représentée par le studio Hans Lucas, selon son site internet.

 

Le président de la République a appris avec une grande tristesse le décès de la journaliste Camille Lepage, qui effectuait un reportage en République centrafricaine, écrit la présidence dans un communiqué.

 

La dépouille mortelle de Mme Lepage a été trouvée lors d'une patrouille de la force Sangaris, à l'occasion d'un contrôle effectué sur un véhicule conduit par des éléments santi-balaka, dans la région de Bouar (Ouest), poursuit le texte.

 

Le chef de l'Etat a demandé l'envoi immédiat sur le site du drame d'une équipe française et de la police de la force africaine déployée en RCA et assure que tous les moyens nécessaires seront mis en oeuvre pour faire la lumière sur les circonstances de cet assassinat et retrouver les meurtriers de notre compatriote.

 

Le président Hollande a adressé ses plus sincères condoléances aux proches de la victime.

 

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a, de son côté, fait part de sa très vive émotion à l'annonce de ce décès. Il ne saurait y avoir d'impunité pour ceux qui, à travers les journalistes, s'en prennent à la liberté fondamentale d'informer et d'être informé, a-t-il fait savoir à l'AFP depuis les Etats-Unis.

 

 (©)  

 

 

Une journaliste française "assassinée" en Centrafrique

 

Une photojournaliste française, Camille Lepage, a été tuée alors qu'elle effectuait un reportage en République centrafricaine. Au moins treize personnes ont - elles été brûlées vives dans une maison d'un village de Centrafrique, a rapporté mardi une source de la gendarmerie à Bangui.

 

La jeune femme était âgée de 26 ans et était représentée par le studio Hans Lucas, selon son site internet.

 

"Le président de la République a appris avec une grande tristesse le décès de la journaliste Camille Lepage, qui effectuait un reportage en République centrafricaine", écrit la présidence dans un communiqué.

 

"La dépouille mortelle de Mme Lepage a été trouvée lors d'une patrouille de la force Sangaris, à l'occasion d'un contrôle effectué sur un véhicule conduit par des éléments anti-balaka, dans la région de Bouar" (Ouest), précise aussi le communiqué.

 

Dans le village où les personnes ont été brûlées, les victimes avaient été réunies de force, notamment par des combattants présumés de l'ex-rébellion Séléka, a expliqué la source de la gendarmerie.

 

Selon cette source, des hommes armés ont attaqué le village Dissikou dans la région de Kaga Bandoro samedi dernier. Ils ont pourchassé et capturé certains habitants.



(ats / 13.05.2014 20h23)

Une journaliste française assassinée en Centrafrique
Une journaliste française assassinée en Centrafrique

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 16:53

 

 

 

Bangui, 13 Mai (ACAP)-Le Premier ministre, chef du gouvernement de transition, André NZapayéké s’est réengagé à mettre en œuvre la feuille de route du gouvernement de transition dont le budget s’élève à sept cent trente milliards (713.000.000) de francs Cfa pour une période de 18 mois de transition, lors de la présentation de sa feuille route devant les conseillers nationaux, lundi 12 mai 2014 à Bangui.

 

Le but de cette séance est de recueillir les avis des conseillers nationaux sur les quatre principaux piliers de cette feuille de route approuvée par le Comité International de Suivi et adopté par le CNT sous le gouvernement Tiangaye III en novembre 2013. La feuille de route constituée de quatre principaux piliers sont : la restauration de la sécurité sur l’ensemble du territoire et la consolidation de la paix, l’assistance humanitaires aux personnes déplacées et celles qui en ont besoin, la politique et la gouvernance et la relance économique.

 

Le Premier ministre André Nzapayéké a fait savoir que sur les 713 milliards de francs Cfa de financement annoncés, 655 milliards sont à rechercher auprès des partenaires au développement de la République Centrafricaine. Par conséquent, il a lancé un appel pressant à la communauté internationale afin de mobiliser les ressources financières nécessaires pour la mise en œuvre de cette feuille de route.

Le premier ministre centrafricain réitère l’engagement de son gouvernement à mettre en œuvre la feuille de route

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 16:38

 

 (AFP 13/05/14)

 

Le commandant de la force de l'Union européenne en Centrafrique (Eufor-RCA), le général Philippe Pontiès, a estimé mardi que la situation dans Bangui s'était calmée au cours des deux derniers mois, tout en restant tendue dans certains quartiers. Selon lui, il resterait encore environ 6.000 musulmans à Bangui dont 3.000 dans le troisième arrondissement. La mission européenne s'y déploiera courant juin.

 

Les musulmans, assimilés à la rébellion Séléka, qui avait commis de nombreuses exactions depuis sa prise de pouvoir en mars 2013 avant d'en être chassée, ont été tués, pillés et traqués par les milices anti-balaka, à dominante chrétienne. "On voit des signes encourageants de stabilisation, les conditions de vie se sont améliorées à Bangui", a noté le général pendant une visite de l'état-major de l'opération situé à Larissa, dans le centre de la Grèce.

 

"Les marchés sont approvisionnés, les écoles ont rouvert, la Justice s'est remise au travail, de nombreux camions apportent des denrées depuis le Cameroun, il y a beaucoup de gens dans les rues" s'est félicité le général. "Mais, a-t-il ajouté, la situation reste tendue dans certains arrondissements de Bangui, les 3ème et 5ème, où vivent encore des musulmans et des chrétiens". Le général Pontiès a observé que "certains musulmans ont tendance à se radicaliser", mais qu'il est "extrêmement compliqué de faire la part des choses".

 

Il a précisé que la phase de déploiement de la mission Eufor-RCA se poursuivait "comme prévu". Elle compte actuellement 230 soldats français et estoniens qui assurent la sécurité de l'aéroport de Bangui et du camp de déplacés qui le borde et accueille actuellement 50 à 60.000 personnes. Selon le général Pontiès, le contingent finlandais devrait arriver d'ici la fin de la semaine, suivi par les Espagnols, les Géorgiens, puis des Tchèques, des Lettons et des Italiens.

 

L'Union européenne a annoncé le 1er avril le lancement de son opération militaire en Centrafrique, qui doit compter environ 800 hommes, en appui aux forces internationales française et africaine (Misca) déjà présentes sur le terrain. Le Conseil de sécurité de l'ONU a par ailleurs adopté le 10 avril une résolution autorisant le déploiement en septembre d'environ 12.000 Casques bleus pour rétablir l'ordre dans le pays, livré depuis un an aux violences intercommunautaires.

 

Le déploiement effectif de ces Casques bleus est prévu au 15 septembre.

RCA : la situation se calme à Bangui, de moins en moins de musulmans (commandant mission UE)

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 16:25

 

 

 

New Vision - 13 mai 2014

 

L’Ouganda enverra 400 troupes au sein de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA). Le ministre ougandais des Affaires étrangères, Sam Kutesa, en a fait l’annonce lors d’une visite à Paris où, après avoir rencontré Laurent Fabius vendredi, il a accordé lundi un entretien à RFI.

 

 

Uganda to send 400 peacekeeping troops to CAR

 

By Raymond Baguma and agencies

 

Uganda is to send 400 peacekeeping troops as part of the African-led International Support Mission to the war-stricken Central African Republic (MISCA). Foreign affairs minister Sam Kutesa was in the French capital Paris on Friday during which he met his French counterpart Laurent Fabius, to seek support to the UN General Assembly presidency. Kutesa was endorsed by AU to the UN general assembly presidency.

 

In an interview with the French Radio France International (RFI) on Monday, Kutesa said he had met Fabius and discussed the situation in CAR and Uganda was asked, and had accepted to send the troops. CAR degenerated into civil and religious violence after the Seleka junta; a grouping of five rebel movements of mainly Muslim, overthrew President Francois Bozize in March last year. Presently, CAR is faced with widespread violence with UN peacekeeping mission comprised of troops from France as well as other central African countries.

 

Presently, UPDF is operating in CAR under the AU-authorized Regional Taskforce to hunt for the Lord’s Resistance Army (LRA) leaders who remain a regional threat. Kutesa told RFI during the interview, “We hope that there will be a UN arrangement for equipment, but we’ve been asked for men, for troops.” Asked whether this would not stretch the Uganda which already has troops serving in Somali and South Sudan Kutesa said, “We have a lot more troops at home.

 

What we don’t have is equipment and money. But that’s also our contribution, you know, every country, every member of the UN has a duty to contribute to peace and security in the world. And that’s what we can contribute, so we are ready to do so.” Kutesa said he had drawn up priorities which he discussed with the French foreign minister, as well the French-Uganda cooperation on trade and investment.

 

Kutesa said during his term as president, priority will be given to implementation of the post-2015 MDG agenda, a reformed UN Security Council and dealing with conflict resolution and peace building.

Centrafrique : L'Ouganda enverra 400 soldats au sein de la MISCA

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 15:46

 

 

 

 

Bangui - AFP / 13 mai 2014 16h34 - Au moins treize personnes ont été brûlées vives dans une maison où elles avaient été rassemblées de force dans le centre de la Centrafrique par des combattants présumés de l'ex-rébellion Séléka et des Peuls armés, selon une source de la gendarmerie à Bangui.

 

Selon cette source, des hommes armés assimilés aux ex-Séléka et aux Peuls armés ont attaqué le village Dissikou dans la région de Kaga Bandoro samedi dernier. Ils ont pourchassé et capturé certains habitants, dont 13 d'entre eux ont été rassemblés de force dans une maison à laquelle les assaillants ont mis le feu après avoir barricadé les sorties. Un habitant qui tentait de s'échapper par une fenêtre a été criblé de balles.

 

Toutes ont péri carbonisées par l'incendie de la maison, a poursuivi la source, précisant que de nombreux autres habitants ayant réussi à prendre la fuite, sont arrivés horrifiés à Kaga Bandoro, où ils ont trouvé refuge à la cathédrale Sainte Thérèse. Interrogé mardi par l'AFP, un responsable de l'ex-rébellion a affirmé que les ex-Séléka ne s'aventurent plus depuis longtemps dans cette région, affirmant qu'il s'agissait de Peuls, dépossédés de leurs bêtes par les anti-Balaka (milices villageoises d'auto-défense, ndlr) et les villageois, qui mènent des représailles.

 

Depuis la prise de pouvoir de la rébellion Séléka en mars 2013, renversée en janvier 2014, la Centrafrique vit une crise sans précédent, rythmée par les exactions de l'ex-rébellion de la majorité musulmane en déroute, et celles des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka. Les régions centre et nord sont les plus sensibles du pays depuis plusieurs semaines, au cours desquelles de nombreux villages ont été attaqués, ainsi qu'un hôpital géré par l'ONG Médecins sans frontières début mai.

 

A Kaga-Bandoro, treize personnes, dont deux civils, ont été tuées dans des affrontements entre ex-Séléka et anti-balaka à la même période.

 

(©)

 

 

NDLR : Il est un fait que plusieurs éléments ex-Séléka continuent d'évoluer en électrons libres et que leur arrestation ou mise hors d'état de nuire devient une impérieuse nécessité car on ne peut les regarder constituer durablement un danger pour les populations de l'arrière-pays. Les graves tueries de Boguila, Markounda, Bémal et autres villages du nord de Paoua frontaliers au Tchad ainsi que l'attaque dont les éléments Sangaris ont fait l'objet la semaine dernière à Boguila-Kota, sont là pour en attester.

Au demeurant, on ne peut que s'interroger sur les objectifs réels que poursuivent ces criminels s'agissant de ces nouvelles tueries de Dissikou, perpétrées à peine 48 h seulement après la mise en place d'un nouvel état-major Séléka prétendument unifié,  et  surtout,  la crédibilité  de ce commandement à l'issue de ce congrès de Ndélé.

 

Centrafrique: 13 personnes brûlées vives dans le centre du pays Bangui

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 15:33

 

 

 

 13/05/14 (MondAfrique)

 

Les « Anti-Balaka » (caricaturalement les miliciens chrétiens de Centrafrique) doivent tenir un « congrès », ce mardi 13 mai, dans un lieu secret. Ce ne sera pas la fête du président tchadien. Grâce à Internet un groupe de « Jeunes Tchadiens » parvient régulièrement à faire connaitre au reste du monde des informations que les politiciens de l’Afrique centrale, et en particulier le dictateur de Ndjaména Idriss Déby, souhaiteraient qu’elles restent secrètes.

 

Ainsi ces journalistes de l’impossible viennent de diffuser une nouvelle importante, les « Anti-Balaka » (caricaturalement les miliciens chrétiens) doivent tenir un « congrès » ce mardi 13 mai…. L’information provient des proches du général Bozizé, l’ex-putschiste de la République Centrafricaine. Ce « congrès » tenu dans un lieu inconnu s’organiserait en « collaboration avec certains tchadiens du sud ». Le but de cette réunion plénière serait de mettre au point une action commune contre Idriss Deby.

 

Une offensive qui partirait du Sud du Tchad. Bongo et Sassou en renfort Ce congrès serait soutenu par Ali Bongo et Denis Sassou Nguesso, deux autres potentats qui ne portent pas Déby dans leur cœur. Un indice, " après recoupement des informations", un général de l’armée tchadienne, un ressortissant du sud, aurait disparu depuis quelques semaines. Il n’y a alors qu’un pas à désigner ce « déserteur » comme le futur chef militaire de "l' attaque " contre Déby….

 

Le décryptage des propos du « président » tchadien, en tout cas de ceux qu’il tient tôt le matin, ont en général un bon degré de crédibilité. Ainsi, lors d’un récent séjour à Mongo, pour le lancement de la « Campagne agricole », Déby a insisté dans un discours sur « les menaces de déstabilisation du Tchad».

 

Le maître de Ndjaména a prétendu que «certains esprits malveillants sont à l’œuvre et veulent replonger le Tchad dans la situation dramatique, celle qu’il a connue en 1979 (la guerre civile entre le Nord et le Sud) ». le site d’information de la présidence a même précisé que Déby allait «augmenter substantiellement le nombre des forces de défense et de sécurité dans la zone sud pour mieux sécuriser la population».

 

Confirmation, on constate déjà que le 12 mai, la frontière entre le Tchad et la RCA était close… Rappelons que Déby est présenté par nombre d’analystes comme celui qui se cache derrière la milice Séléka (dite « musulmane »), groupe armé qui, après avoir pris pouvoir à Bangui a semé la terreur en Centrafrique où près de 5 millions de personnes ont été déplacées et des milliers d’autres tuées.

 

Aujourd’hui l’ONU prévoit qu’à la fin de l’année près de 400 000 réfugiés seront en état de survie dans le sud tchadien.

 

Jacques Marie Bourget

 

http://mondafrique.com/lire/politique/2014/05/13/les-anti-ba...

Lu pour vous : Les Anti Balaka centrafricains veulent la peau d’Idriss Déby

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com