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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 00:03

 

 

 

 

Bozizé ailleurs

Zama-Javan-Papa.jpg

 

Zama Javan Papa


 

Le fait pour les douaniers de l’aéroport de Roissy Charles De Gaulle d’avoir saisi et détruit le 25 septembre 2012 dernier les aliments de tous les passagers en provenance de Bangui dont le Président du MLPC, Martin Ziguélé qui a voyagé sur ce vol, dans le cadre d’une campagne de protection de certaines espèces animales, vous a donné l’occasion à travers les antennes de radio Centrafrique que vous vous êtes appropriée, de mettre sur la place publique vos pensées profondes ainsi que celles de votre mentor et maître à penser, le général François Bozizé.


Je m’étonne que les incidents de cette nature dont ont pourtant été victimes bien avant Martin Ziguélé, beaucoup de personnalités anciennes et actuelles ainsi que nombre de compatriotes – par exemple Mlle Nadège Bafatoro, sœur cadette de Renée Madeleine Sambo Bafatoro, députée KNK de Carnot 1, compagne du Président et député François Bozizé, le 18 septembre 2012 et dont la totalité des viandes destinée à la vente – n’aient pas donné lieu à autant de publicité négative.


La liberté d’aller et venir, de s’organiser en association ou en parti politique, le droit à la différence et d’appartenance à l’Opposition politique, sont autant de valeurs consacrées par la Constitution du 27 décembre 2004 de la République Centrafricaine et les textes réglementaires. L’ère de la pensée unique, du parti unique et de la dictature est à jamais révolue en République Centrafricaine. Il faut le savoir.


La campagne de dénigrement du Président du MLPC, à la lumière des termes, des idées, des images et du niveau de langue employé, a surtout permis de savoir que c’est le fait pour ce dernier de jouir de sa liberté d’aller et venir et de son droit à la différence et au libre choix de ses amis, qui vous choque et qui n’est pas toléré par le régime et ses porte-voix. Car si tant est que les relents des viandes boucanées étaient si répugnants et délictueux, tout autant qu’ils font la honte de ceux qui le transportent, que diriez-vous du général François Bozizé qui les hume depuis plus de dix ans, compte tenu de la proximité de sa résidence avec le plus grand marché de viande boucanée de Bangui ?


Plus grave, la décision du général François Bozizé d’aller commémorer à Paris le 52ème anniversaire de l’indépendance de la République Centrafricaine le 13 août 2012 dernier, a entraîné le convoyage par lui-même et la délégation qui l’a précédé d’une très importante quantité d’espèce faunique centrafricaine, notamment les chenilles, les singes, les antilopes, les gazelles et autres rats palmistes. Bonjour la protection des espèces !


Que je sache, ce convoyage ainsi que la bamboula à laquelle il a servi, au grand bonheur des compatriotes ayant pris part à ce banquet, n’a pas fait les choux gras de votre émission fétiche. Bien au contraire. C’est cela l’hommage du vice à la vertu ou mieux ou l’art du deux poids deux mesures.


Il y a bientôt dix ans que le général François Bozizé est au pouvoir. Dix ans au cours desquels sa mal gouvernance des affaires de l’Etat est unanimement décriée. Elle a eu pour conséquences, la malnutrition, la famine, la flambée des prix des produits agricoles et denrées de première nécessité, la faillite des systèmes de l’éducation et de la santé, la corruption, l’impunité, l’insécurité et j’en passe.


Il est tout de même surprenant et scandaleux qu’après presque dix ans de pouvoir, vous n’expliquiez tous les échecs enregistrés par votre régime – et ils sont nombreux – que par l’intervention des « Banyamuléngués » et l’exercice du pouvoir par le MLPC, exercice auquel le général François Bozizé a mis fin par son coup d’Etat le 15 mars 2003. On voudrait prendre les Centrafricains pour des canards sauvages qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Jusqu’à quand ?


Que le général François Bozizé se souvienne de ses conspirations et l’insécurité que son obsession pour la pouvoir l’amenait à entretenir régulièrement pour empêcher le MLPC de gouverner car il risque d’améliorer les conditions de vie du Peuple centrafricain et gagner la sympathie au leader d’alors et à sa politique.


Les réalisations anarchiques et toujours intéressées qui font illusion aujourd’hui mais qui résultent toutes d’une gestion clanique, affairiste, mafieuse et à la petite semaine – sans planification – ne peuvent être assimilées à un changement moins encore à un développement. Il suffit de constater l’état des infrastructures du pays et les divers classements mondiaux de la République Centrafricaine pour s’en convaincre.


Est-il besoin de rappeler aux « bâtisseurs » actuels de la RCA qu’une politique bien articulée donne des résultats probants à moyen terme, c’est-à-dire à partir de la 3ème année. On n’a pas besoin de s’éterniser au pouvoir pour cela.


Si après dix ans, la famine est confortablement installée dans le pays, que des cas de malnutrition sévère sont constatés à grande échelle, que des directeurs des hôpitaux en soient réduits à faire fouiller dans les vestiaires de leur personnel pour saisir des lots de médicaments de la rue qu’il vient vendre pendant ses tours de service, que les rues et routes sont toutes dégradées, que les ponts sont tous effondrés, une vérité s’impose, implacable : Bozizé a échoué sur toute la ligne !


Il est particulièrement indigne et cynique que ce soit vous, jeunes issus de la génération sacrifiée qui auriez pu devenir, n’eût été votre griotisme forcené, au mieux des soldats indisciplinés, des vigiles ou des conducteurs de moto-taxi, au pire des drogués au tramadol (tramol), au chief ou à l’Officer qui en soient réduits, après tout, à vanter les mérites de Bozizé votre bourreau. Comble de paradoxe.


L’incapacité de l’un (Séverin VELE-FAÏMINDI) à exercer comme rédacteur de débat à l’Assemblée nationale et de l’autre (Abakar PIKO) comme Préfet de la Lobaye (où le racket des sociétés et commerçants au nom du Général François Bozizé était devenu son exercice de prédilection) vous a valu à tous les deux d’être débarqués de ces fonctions auxquelles votre promoteur a cru un instant que vous seriez capables de les assumer. C’est pourquoi, le seul refuge qui vous est possible, parce que ne requérant aucune qualification particulière que celle de déblatérer sur les personnalités de l’Opposition avec le feu vert de votre mentor, reste la Cellule de la Communication de la Présidence de la République et l’émission Yé so é lingbi ti hinga sur le média d’Etat qu’est Radio Centrafrique.

 

Quant à Zama Javan Papa (Monsieur vous mentissez) et sa kleptomanie, on se souvient encore après son tour à la Section de Recherches et d’Investigations (SRI). Tous trois sachant à peine conjuguer un verbe du 1er groupe au présent de l’indicatif en Français mais surtout eu égard à votre passé bien connu de beaucoup de Centrafricains – sur lequel par décence je me tais mais y reviendrai avec force détails au cas où vous vous entêteriez à persister dans votre sordide et indigne entreprise - on comprend mal que vous puissiez à ce point être responsabilisés, qui plus est, à la Présidence de la République, réservée en principe à la crème de l’intelligentsia nationale. Retenez que le jugement de l’Histoire vous attend un jour pour vous donner l’occasion de rendre compte de vos actes, comportements et propos.


La jeunesse centrafricaine dont vous faites pourtant la honte mais que vous poussez, du fait de votre engagement aveugle à défendre l’indéfendable, se moque royalement de vos agissements et réprouve ce que votre mentor et sa progéniture lui fait subir. Il n’y a pas meilleure illustration que les événements du 2 août 2012 résultant de l’engagement payant dans l’armée centrafricaine, en réalité une vaste escroquerie qui a laissé sa marque indélébile sur le corps de la Jeunesse centrafricaine qui attend toujours d’être remboursée. Malheureusement, face à la détresse de celle-ci, votre régime fait le sourd et joue à l’aveugle. Jusqu’à quand ?

 

Sous ma plume désormais, étant entendu que la Présidence de la République dont vous êtes issus et d’où vous prenez vos directives de calomnies, le ministère de la communication qui vous donne libre accès à son antenne en y empêchant les autres, le Haut Conseil de la Communication qui vous bénit mais qui réprimande les autres, vous trouverez coup pour coup, une réplique en règle à vos campagnes contre les leaders politiques de l’Opposition empêchés par votre régime d’accéder aux médias d’Etat mais monopolisés par vous leurs détracteurs. Ce ne sera que justice. A bientôt.


Bangui, le 12 novembre 2012

 

Un Centrafricain Indigné

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 00:00

 

 

 

 

 

babaladdé



Radio Ndéké Luka Dimanche, 11 Novembre 2012 13:01

 

La sécurité des habitants de Mboki (est) est de plus en plus menacée par des hommes non identifiés. Le dernier cas en date a été une embuscade tendue le 9  novembre 2012 à un commerçant du coin sur l’axe Obo/Mboki par ces malfrats. Bilan : une somme de 200 000 francs CFA et une trentaine de téléphones portables emportés.

 

Selon la victime, interrogée par le correspondant de Radio Ndeke Luka, « ses ravisseurs ont parlé les langues « Arabe » et « Fulbé » au moment de leur action. Ils se réclameraient d’appartenir aux éléments du général tchadien Baba Ladé, leader du Front Populaire pour le Rassemblement (FPR) ». 

 

« Ces hommes armés, bien équipés, m’ont capturé dans la matinée du vendredi et m’ont passé à tabac avant de me dépouiller de tous mes biens. Je n’ai été libéré que le lendemain vers 10 heures locales (9HTU) », a raconté la victime.  

 

Le commerçant a ajouté que « quelques jours avant sa capture, ces hors la loi ont tiré plusieurs balles sur un divisionnaire d’impôts de la région. Ce dernier allait de Obo à Mboki. Un autre forfait date d’un mois où des bandits de grand chemin ont volé une somme de 300 000 francs CFA appartenant à 2 conducteurs de taxi moto sur le même axe ». 

 

La grande interrogation qui préoccupe à ce jour les observateurs de la vie sociale de cette région est cette supposée appartenance de ces hommes armés à la rébellion du FPR. Pourtant, il y a juste un mois Baba Ladé et une partie de ses éléments ont été extradés vers leur pays d’origine, le Tchad

 

Il est à noter que ces hommes armés viennent gonfler la liste des éléments de la rébellion de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony qui sévissent dans ces localités. Une rébellion que l’Union Africaine traque avec l’appui des soldats centrafricains, ougandais et américains.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 23:44

 

 

 

 

Formidable-Musiki-de-Paris.jpg

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 02:02

 

 

 

 

 

Yangou dans JA


 

 

 

Samedi, 10 Novembre 2012 11:09 AEM - AFP

 

BANGUI, République centrafricaine - Le capitaine Kévin Bozizé, l'un des fils du président centrafricain François Bozizé, a été placé en garde à vue le 6 novembre à Bangui pour n'avoir pas honoré des notes d'hôtel, a appris l'AFP de source de la gendarmerie samedi.

 

Selon la source, "le capitaine Kévin Bozizé est arrêté à la SRI (section recherche et investigation de la gendarmerie) en ce moment sur ordre du chef de l'Etat. Il a passé quelques jours à l'hôtel Ledger Plazza, et n'a pas honoré les notes de chambre, de repas et bien d'autres services. On estime le montant de ces notes à près de 8 millions FCFA (environ 12.000 euros)".

 

"Quand la directrice de l'hôtel a demandé le règlement de ces notes, celui-ci a refusé de les honorer. Mis au courant, son père l'a fait venir et devant la directrice, il a reconnu son passage à l'hôtel et affirmé avoir réglé toutes ses factures. Tous deux ont été arrêtés à la SRI, mais après vérification, la directrice a été remise en liberté", a ajouté la source.

 

Selon elle, "le chef de l'Etat s'est rendu compte ensuite que d'autres personnalités et surtout des officiers de l'armée se trouvaient dans la même situation. Il leur a demandé de régler leurs factures dans l'immédiat sous peine de poursuites judiciaires".

 

 

 

NDLR : A quoi jouent Bozizé et ses enfants réels ou adoptés ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 01:54

 

 

 

 

 

La malnutrition aigüe bat son plein à Boali


enfantsmalnutris23.jpg

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 10 Novembre 2012 12:09

 

Les services sanitaires de la ville de Boali font actuellement l’état de la malnutrition aigüe et sévère qui sévit dans la ville. Le médecin chef du centre hospitalier de cette ville estime à ¼ le nombre d’enfants actuellement en proie à cette maladie. Pour la réduction de ce fléau, le centre sanitaire de Boali dispose depuis quelques jours, d’une unité nutritionnelle de traitement ambulatoire.


Freddy Malemoto, Responsable de suivi de croissance au centre hospitalier de Boali,  a révélé à notre correspondant que « près de 100 enfants souffrent de la malnutrition sévère à Boali. Sur 10 enfants que nous avons recensés, au moins 3 à 4 enfants souffrent de la malnutrition aiguë ».


Dans presque tous les quartiers la ville, les enfants qui présentent les symptômes voient leur nombre croître depuis quelques mois.


Le médecin chef de l’Hôpital de Boali a estimé que « leurs prises en charge risquent de poser problèmes si des solutions ne sont pas envisagées à temps ».

 

Avec l’appui du Programme Alimentaire Mondiale (PAM), le centre hospitalier de cette ville centrafricaine est actuellement en mesure de distribuer des suppléments nutritionnels aux enfants.

 

Le correspondant conclut que les enfants de 0 à 59 mois sont les plus touchés par cette malnutrition.

 

 

NDLR : Encore un cinglant désaveu du ministre de l'agriculture et non moins milliardaire de Boy-Rabe qui a osé alléguer non sans cynisme il y a à peine quarante huit heures que les Centrafricains mangeaint au moins un repas par jour.

 


 

 

La corruption dans la ligne de mire de la société civile


Radio Ndéké Luka Samedi, 10 Novembre 2012 12:16

 

La société civile centrafricaine s’engage désormais a barré la route à la corruption qui paralyse l’économie de la RCA. Une trentaine de responsables des Organisations non gouvernementales de la République Centrafricaine ont pris part ce 8 novembre à un atelier de formation sur les techniques d’investigation liées aux actes de la corruption en Centrafrique. 

 

Durant trois jours de formation organisée par le Conseil Inter ONG en Centrafrique (CIONGCA), les participants ont été instruits sur le rôle des ONG des médias dans la lutte contre la corruption. 

 

L’un des formateurs, Jean Baptiste Koyassambia, a montré que, « l’enjeu de cette formation en République Centrafricaine est d’entretenir les concernés de ce phénomène en leur faisant connaitre les conséquences 

 

Modeste Gonda, président du CIONGCA, a également déclaré que la société civile centrafricaine mettra d’ici peu en place un réseau solide pour lutter contre la corruption sur l’ensemble du territoire. 

Il convient de signaler que cette formation a été organisée par le CIONGCA avec un appui financier de l’ambassade des Etats-Unis en Centrafrique.  

 

 

 

Surabondance des récoltes à Mobaye

 

 

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Samedi, 10 Novembre 2012 12:15

 

Les activités agricoles donnent des rendements satisfaisants dans la Préfecture de Mobaye (Sud-est) cette année. Certains aliments se vendent en ce moment à des prix abordables dans cette ville centrafricaine. L’abondance des pluies et la dégourdisse des paysans sont à l’origine de la profusion des produits vivriers dans cette région.

 

On retrouve ainsi le maïs, le riz, les arachides et les légumes. 5 épis de maïs se vendent actuellement à 50 F CFA (environs 0,83 euros), un petit sceau de riz à 750 FCFA (environs 1, 15 euros), ceci à la grande satisfaction des consommateurs, rapporte le correspondant de Radio Ndeke Luka à Mobaye.

 

Selon les paysans du secteur, « la saison des pluies est l’époque favorable à la culture. Elle rend le sol facile à labourer ».

 

Par contre, certains paysans ont indiqué à notre correspondant que « cette période est aussi la plus pénible pour enlever les mauvaises herbes à cause des eaux de pluies qui tombent régulièrement ».

 

Pour les habitants de cette Préfecture centrafricaine, la multitude des produits agricoles de cette année est en soit une « bénédiction » car le panier de la ménagère ne souffrira pas à Mobaye pour plusieurs jours.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 01:43

 

 

 

 

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Les familles SINGA et PELOFE ont la profonde douleur d’informer les parents, amis et connaissances du décès survenu dans sa soixante deuxième année des suites d’une longue maladie, de Monsieur Alphonse PELOFE en date du 8 novembre 2012 à 21h 25 à l’Institut Gustave Roussy de Villejuif en France.


Père de huit enfants, Alphonse PELOFE était enseignant, professeur d’Anglais des lycées et collèges d’abord en République centrafricaine puis en France où il vient d’être admis à la retraite. Il a également travaillé au service culturel de l’ambassade des USA à Bangui. Il fut un grand militant de l’Alliance Démocratique pour le Progrès (ADP) de Feu François PEHOUA de l’association pour le développement de Bossangoa (SODEBOS) et vice-président du Conseil/pays France du KNK.

 

La rédaction de Centrafrique-Presse présente à la famille du disparu et ses proches toutes ses condoléances les plus attristées.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 01:37

 

 

 

 

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Tribune libre de Roger  ANDJALANDJI

 



A propos de la question « La République Centrafricaine est-elle une démocratie ou cette démocratie reste telle à conquérir, comment envisager cette conquête… » Posée  par Marcello IMAYAKA-MOHELLET.

 

Dans sa tribune : La République Centrafricaine est-elle une démocratie ?  Publiée dans Centrafrique-Presse du jeudi 08 Novembre 2012, Marcello IMAYAKA-MOHELLET a retenu cinq grands critères « étroitement associés » pour définir la démocratie :

 

-          La souveraineté du peuple

-          La séparation des pouvoirs

-          L’égalité devant la loi ou le règne de la loi

-          La garantie des libertés fondamentales

-          L’alternance du pouvoir

 

S’il est évident que les cinq critères retenus par Marcello qualifient formellement un régime politique de régime démocratique, encore faut-il que cette démocratie porte les vertus des  cinq critères et que tous les  acteurs du jeu politique, aux premières loges desquelles se situe le corps des électeurs, les partis politiques de l’opposition, les partis politiques proches du pouvoir, les organisations de la société civile participent de manière efficiente à l’animation du jeu démocratique.

 

En République Centrafricaine, nous ne sommes pas dans  ce cas de figure. En dehors des artifices de la démocratie formelle, la construction démocratique se heurte à deux difficultés :

 

-          D’une part, la persistance des atavismes de l’idéologie de la « construction nationale » dans lequel s’inscrit volontairement le pouvoir politique afin de réduire toute opposition politique à un simple faire-valoir démocratique.

-          D’autre part, la lente mutation de l’opposition qui a visiblement du mal à inverser le rapport de force

 

Il y’a à l’évidence des questions de structure structurante dont la classe politique Centrafricaine au pouvoir n’a pas su prendre la mesure. Elle utilise les artifices de la démocratie tout en refusant de laisser se diffuser dans le pays les principes et les valeurs de la démocratie.

 

Dès lors, on peut penser que le jeu démocratique Centrafricain est  indissolublement  un « espace aménagé » par le pouvoir afin que celui-ci tire profit vis-à-vis de la communauté internationale.

 

Par ailleurs, de nombreux observateurs refusent désormais d’infliger au seul pouvoir la lente mutation du jeu démocratique, l’opposition et les autres acteurs du jeu politique (syndicats, organisations de la société civile) ont visiblement un déficit d’organisation, de vision et de cohérence et n’inventent pas assez des motifs politiques pour décanter le paysage politique Centrafricain depuis 2003.

En guise de conclusion, on peut dire de toute évidence que : les valeurs et principes de la démocratie ne se sont pas encore enracinés comme culture citoyenne au de la classe politique Centrafricaine.

 

Roger ANDJALANDJI , Paris

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 19:44

 

 

 

 

 

 

260 milliards présentés comme budget pour l’exercice 2013 en RCA.

 

 

Albert Besse

 

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 09 Novembre 2012 14:25


Le budget pour l’exercice 2013 de la République Centrafricaine s’élève à plus de 260 milliards de FCFA (environs 400 millions d’euros). La loi des finances y relative a été présentée ce matin par le ministre des Finances et du Budget Albert Besse, aux Elus de la Nation à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale à Bangui.


De ce qui ressort de ce projet de loi présenté ce 9 novembre aux députés par le ministre centrafricain des finances, « les ressources sont globalement estimées à 260,9 milliards FCFA (environs 433 millions d’euros) dans le projet de loi des finances 2013 reparties en ressources propres qui passeraient de 124,4 milliards FCFA (environs 190 millions d’euros) en 2012 à 139 milliards FCFA (environs 213 millions d’euros)en 2013, soit une hausse de 11, 78% ».

 

Selon le document, les grandes orientations de ce projet de loi des finances ont été présentées comme suit:

-Direction Générale des Douanes et Droits Indirects : 62,938 milliards FCFA (environs 95 millions d’euros)


-Direction Générale des Impôts et des Domaines : 65,739 milliards FCFA (environs 100 millions d’euros)

Direction Générale du trésor et de la Comptabilité Publique : 10,364 milliards FCFA (environs 15 millions d’euros)

 

Ce budget prévoit, en ce qui concerne les dépenses du personnel, la prise en compte des nouvelles recrues au sein des Forces armées Centrafricaines, l’intégration de 200 personnels de santé en renforcement de l’effectif du personnel de ce secteur ainsi que l’intégration de trois mille (3000) enseignants du fondamental I et II.

 

Les secteurs de la santé, l’éducation, le développement rural, l’équipement, l’hydraulique et l’énergie, les affaires sociales, les finances, l’économie, l’urbanisme, les eaux et forêts et les télécommunications vont bénéficier des dépenses d’investissement.

 


 

La RCA se fait une place dans le programme triennal du FMI


Radio Ndéké Luka Vendredi, 09 Novembre 2012 14:32

 

La République Centrafricaine a réalisé, en dépit de quelques faiblesses, un résultat encourageant dans le cadre de la première revue du programme triennal initié par le Fond Monétaire International (FMI). Il s’agit d’un projet appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit en faveur de ce pays. L’évaluation de cette revue a été faite le 7 novembre 2012 par une mission de cette institution financière internationale arrivée à Bangui le 24 octobre dernier.


Pendant son séjour dans la capitale centrafricaine, la mission a rencontré le président de la République François Bozizé, le président de l’Assemblée Nationale, Célestin Leroy Gaombalet, quelques membres du gouvernement. Le Directeur National de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) ainsi que les représentants des organisations de la société civile et des syndicats ont été aussi contactés.


L’exercice de la mission a constitué à évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la première partie de ce programme. Aussi, mettre à jour les objectifs pour le reste de l’année en cours et les orientations économiques et financières de 2013.


Selon Norbert Toé, Chef de la mission, interrogé par Radio Ndeke Luka, la mission a constaté « les efforts de renforcement de la gestion des finances publiques qui ont permis d’atteindre les objectifs du programme fixé au 30 juin : la mobilisation de recettes, le suivi opérationnel grâce à une meilleure utilisation des outils informatiques. Toutefois, elle a relevé quelques persistances de faiblesses dans la chaîne de dépenses avec la poursuite du recours à la procédure exceptionnelle dans le payement des dépenses. Les autres faiblesses constatées ont été le non-respect des priorités budgétaires, notamment en ce qui concerne la réduction des dépenses de la pauvreté et le dépassement du plafond de réduction des arriérés des payements intérieurs, des arriérés prévus bien sûr par le programme ».


A l’issue de cette mission, la RCA pourrait espérer un second décaissement d’un montant de 60 millions de Dollars, soit 5 milliards de FCFA, relatif à l’accord de décaissement au titre de la facilité élargie de Crédit du FMI. A cette fin, le gouvernement centrafricain s’est engagé à redoubler d’efforts, pour renforcer la gestion des finances publiques et veiller au respect de la procédure normale d’exécution de la dépense. Il s’est aussi engagé à assurer la transparence dans les opérations financières de l’Etat.


A titre de rappel, en juin dernier, le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un accord triennal en faveur de la République Centrafricaine au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). Montant total : environ 63,2 millions de dollars US, soit près de 31 milliards de francs CFA. Cette somme est destinée à appuyer le programme économique à moyen terme des autorités. Cette décision du Conseil d'administration permettra de décaisser immédiatement un montant d’environ 5 milliards 250 millions. Un grand bol d’air pour le gouvernement centrafricain.


Le communiqué publié par le FMI sur son site web explique que le programme des autorités centrafricaines « a pour objectif de consolider la stabilité macroéconomique en rétablissant la discipline budgétaire, en créant un espace budgétaire pour accroître les dépenses consacrées aux programmes sociaux essentiels et aux infrastructures de base, en renforçant les capacités et les institutions, ainsi qu'en accélérant les réformes structurelles de manière à éliminer les obstacles à la croissance ».

 

Pour l’organisation financière internationale, cet appui « tient compte de la fragilité du pays et vise à catalyser des financements des donateurs et à renforcer la coordination, tout en contribuant au redressement et aux efforts de réforme des autorités ». 

 

 

 

 

Kevin Bozizé arrêté pour non-paiement de frais d’hôtel à Bangui.


François Bozizé dans le bureau présidentiel. remarquez c

 

François et Kévin Bozizé dans le bureau présidentiel

 

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 09 Novembre 2012 14:34

 

Kevin Bozizé, l’un des fils du Président centrafricain François Bozizé, est depuis le 06 novembre 2012 en détention surveillée à la Section des Recherches et d’investigations (SRI) à Bangui. Il a été arrêté sur instruction de son père le Chef de l’Etat,pour n’avoir pas payé la facture de 7 000 000 FCFA (environs 10, 7 milles euros) à l’Hôtel Ledger Plazza à Bangui.  

 

Mécontent, son géniteur le Président de la République a donné le feu vert pour son arrestation. Il croupit pour l’instant derrière les barreaux de la prison de la SRI à Bangui. 

 

Selon des sources concordantes, plusieurs personnalités civiles et militaires centrafricaines ont également leurs noms dans le compte débiteur de Ledger Plazza. Le Chef de l’Etat centrafricain enjoint également ceux-ci de s’acquitter de leurs obligations dans un délai raisonnable. 

 

Pour rappel, le directeur commercial de l’Hôtel Ledger Plazza a également été écroué à la SRI suite à ces histoires de dettes multiples. Il a été arrêté au motif de la forte présomption de complicité qui avait pesé au départ sur sa personne dans cette affaire. Il a recouvré sa liberté.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 19:39

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pr. et Doyen Intérimaire Gaston N'Guérékata avec le Gouverneur de l'Etat du Maryland Martin O'Malley et Dr. Danette G. Howard, Ministre de l'Enseignement Supérieur du Maryland à leur droite lors d'un cérémonie académique à Morgan State University le 8 Novembre 2012.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 19:30

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Kabo : L’insécurité se généralise

 

 

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Kabo, 9 novembre 2012 (RJDH) – Des conducteurs de taxis-motos qui remorquaient des passagers ont été interceptés, le jeudi 8 novembre, par  une dizaine d’hommes armés non identifiés,  à 10 kilomètres de la ville de Kabo (nord). Le constat de la gendarmerie de la localité fait état d’une somme de près de quatre millions de FCFA emportée par ces malfrats.


D’après la description faite par les victimes, ces hommes possédaient, chacun une arme de guerre de marque Kalachnikov. Zackaria Ahamat, un conducteur de véhicule gros porteur, qui allait dépanner son véhicule embourbé à 25 kilomètres de la ville, a également témoigné qu’il s’est fait soutirer la somme de 350 000 FCFA par ces mêmes bandits.


Informés de la situation, les éléments de forces armées centrafricaines basés dans la ville de Kabo ont effectué une descente sur les lieux, mais ces bandits avaient déjà quitté les lieux de leur forfait.


Une source proche de la mairie de la localité a fait savoir qu’un village situé à 25 kilomètres sur l’axe Batangafo a également essuyé une attaque d’un autre groupe d’hommes armés, le mercredi 7 novembre.


« L’insécurité semble resurgir dans la ville de Kabo. La population court un risque de crise si la situation ne s’améliore pas », a-t-elle ajouté.

 


 

Batangafo : La commune de Wango attaquée par une bande armée

 

Batangafo, 9 novembre 2012 (RJDH) – La commune  de Wango située à 93 kilomètres de la ville de Batangafo (nord) a été attaquée, en début de cette semaine, par une bande armée non identifiée. Ces bandits se sont emparés des produits agricoles avant d’être repoussés par des jeunes constitués en groupe d’auto-défense.


Le maire de la localité, François Ndié, qui a confirmé cette information au RJDH, a fait savoir que  c’était aux environs de 15 heures que l’attaque avait eu lieu. L’attaque a été perpétrée au moment où le marché hebdomadaire se tenait dans la commune, regroupant plusieurs centaines de personnes. « Ces hommes armés ont surpris la population sur la place du marché en faisant des tirs en l’air. Une fois la foule dispersée, ils se sont emparés des produits agricoles et autres articles exposés pour la vente », a expliqué le maire.


Il poursuit qu’au bout de quelque temps, « les jeunes de la localité, constitués en auto-défense, ont réussi à s’organiser et revenir mettre les assaillants en débandade à l’aide des armes de fabrication artisanale. Aucun dégât humain n’a été enregistré dans les deux camps ».


François Ndié, a par ailleurs relevé que les autorités administratives et le détachement des Forces armées centrafricaines de Batangafo ont été alertées, mais sans aucune  réaction de leur part.

 


 

Bangui : Un enfant de 7 ans grièvement blessés par son père à cause de la nourriture

 

 

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Bangui, 9 novembre 2012 (RJDH) – Un garçon de sept ans a été battu et grièvement blessé, dans la nuit du 7 novembre,  par son père, au quartier Yangato dans le 5ème arrondissement de la ville de Bangui. Le mineur a été sauvé grâce à l’intervention des voisins.


A l’origine des faits, l’enfant affamé, aurait dérobé de la nourriture réservée à son père. « C’est étonnant ! C’est à cause de la nourriture que cet enfant a été agressé par son propre père. Malgré les multiples sensibilisations sur la protection et le respect des droits de l’enfant, certains parents continuent de violenter leurs enfants », s’est indigné Jacques Ngouandji, un témoin du drame.


Selon la même source, aucune poursuite judiciaire n’est lancée contre ce père. « C’est une affaire familiale qui ne concerne pas la justice », a déclaré la mère de l’enfant, citée par Jacques Ngouandji.

« Un cas similaire s’est produit dans le même quartier il y a quelque temps. Une grand-mère avait brûlé tous les vêtements de sa petite-fille âgée de huit ans, parce que celle-ci aurait volé une somme de 100 FCFA pour s’acheter un stylo », a révélé la même source.

 

 

NDLR : Gouandjika a pourtant osé affirmer que le Centrafricain mange un repas par jour. Le voilà démenti par la réalité quotidienne

 

 

 

Obo : Démarrage de la campagne de vaccination contre le polio

 

Obo, 9 novembre 2012 (RJDH) – Plus de six milles enfants de zéro à 59 mois ont été enregistrés pour bénéficier de la vaccination contre la poliomyélite dans toute la préfecture du Haut-Mbomou. Le lancement officiel de cette campagne a eu lieu ce vendredi 9 novembre à Obo (sud-est).


« Le manque de moyens logistiques, l’éloignement de la localité, l’état de dégradation avancé des routes et l’insécurité sont à l’origine du retard pris sur ces activités par rapport aux autres préfectures de la Centrafrique », a expliqué le docteur Tanguy-Edmond Kakombo, chef de la préfecture sanitaire du Haut-Mbomou.


Le préfet du Haut-Mbomou,  Albert-Boris Mbagalet, a quant à lui invité tous les leaders communautaires ainsi que les parents à faire vacciner leurs de la tranche d’âge indiquée afin de réduire l’influence de la polio dans la région.


La campagne de vaccination contre le virus de la poliomyélite  s’était déroulée du 2 au 4 novembre sur la majeure partie du territoire centrafricain.

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