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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 02:07

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

KABO: LA VILLE ATTAQUÉE PAR DES HOMMES ARMÉS


 

rebelle-centro-Nord.jpg

 


Kabo, 19 décembre (RJDH)–Une bande armée dont l’identité demeure inconnue a attaqué la ville de Kabo (nord), tôt ce mercredi, mettant la population en débandade. Ces hommes armés ont attaqué  la base des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) et récupéré des armes et des véhicules avant de se retirer vers la sortie nord de la ville.


« C’était aux environs de quatre heures du matin  que la ville a été envahie par des hommes armés.  Ils sont venus sur des chevaux et des motos. Ils ont ouvert le feu sur les FACA basés à Kabo. Après quelques moments d’échange de tirs,  les éléments de la force régulière se sont enfuis, ainsi que la population», a témoigné un habitant de Kabo, depuis sa cachette.


Un religieux  de la localité a fait savoir que le  chef du bureau de la douane de Kabo a été enlevé par ces hommes. Dans le mouvement, ces hommes ont demandé à la population de ne pas avoir peur.


Selon la même source, en se retirant de la ville, les assaillants ont pris la direction de la ville de Batangafo. Où ils ont emportés des bœufs des habitants. Le bilan de cette attaque n’est pas encore connu.


A Batangafo,  certaines personnes admises à  l’hôpital  ont été relâchées sur instruction du superviseur local, pour des mesures de sécurité.


« Nous avons appris que les rebelles qui ont attaqué Kabo ce matin se dirigent vers Batangafo ; ils seraient à 25 kilomètres de la ville. Les éléments des FACA qui sont basés dans la ville ont pris des dispositions. Ils se sont déplacés  à deux kilomètres de la ville », a fait savoir un habitant de Batangafo. Plusieurs personnes attribuent cette attaque aux éléments du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine, un proche de l’ancien et défunt président Ange Félix Patassé.


Pendant ce temps, la ville de Mbrés  (Centre-nord) est occupée mardi 18 décembre, en fin d’après  midi, par des hommes de coalition des  groupes  rebelles  ‘’Séléka’’ ou  alliance, après l’attaque de la ville de Bria (centre).


D’après le témoignage des habitants de cette localité qui ont pris la fuite pour trouver refuge dans la  ville de Kaga-Bandoro, localité située à 90 kilomètres de Mbrés, c’est vers 15 heures que les rebelles ont envahi la ville. Selon une source  humanitaire, sept éléments des Forces  armées centrafricaines ont été  blessés et sont actuellement au centre de santé de  Dékoa (centre-nord).


«  La population est sur ses gardes et se demande de quel côté les assaillants viendraient. Certaines personnes commencent à se réfugier dans des champs.  Les agents de l’Etat  ont  décidé de fermer  les portes des bureaux administratifs aux environs de  11 heures pour rejoindre leurs familles », a constaté le correspondant du RJDH à Kaga-Bandoro.


Face à cette situation d’insécurité qui perdure dans le nord-est et le centre du pays, le Conseil inter organisation non gouvernementale en Centrafrique (CIONCA) a, dans un communiqué publié ce mercredi 19,   «  condamné avec  plus grande fermeté la violence d’où qu’elle vienne  ainsi qu’avec la remise en cause de l’ordre républicain, et demande la cessation immédiate des hostilités et des  violations des droits humains ».


CIONCA exhorte tous les acteurs  concernés par cette crise de  promouvoir le dialogue dans le strict respect de l’unité nationale,  et demande  la tenue urgente de la réunion du comité de suivi des accords de Libreville ainsi que  la libération sans condition des otages.


 

BIRAO: UNE SITUATION ALIMENTAIRE HYPOTHÉTIQUE

 

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Birao, 19 décembre (RJDH)–La situation alimentaire pourrait se dégrader dans la préfecture de la Vakaga (nord-est), à cause de nombreux cas d’incendie, d’inondation et d’insécurité que connaît cette région.


Au total 36 personnes sont victimes d’un feu de brousse qui a ravagé  27 hectares de champs.  Ce bilan a été communiqué, le mardi 18 décembre  par Achille Kodé Modjokossa, président de la Croix-Rouge locale de Birao.


Celui-ci  a fait savoir que suite à des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville entre les mois d’août et septembre, les produits agricoles ; à savoir le sorgho, le haricot et le mil, entre autres, ont été détruits par l’inondation. En plus, les deux derniers incendies lié au feu de brousse, ont fait environ 27 hectares de champs partis en fumée. Et les victimes de ces catastrophes demeurent non assistées.


« Les populations de la Vakaga sont dépassées par ce qui se passe. Elle pense que le gouvernement et les ONG internationales doivent voler à leurs secours pour éviter une probable crise alimentaire dans la région dans les prochains mois», a souligné Achille Kodé Modjokossa.


Selon la même source, la plupart des champs inondés et incendiés contenaient du haricot, du maïs, du manioc, du sésame et du mil qui sont les aliments de base de la population locale et plusieurs autres produits de consommation.


Avec la recrudescence de la violence dans le nord-est du pays, la population de la Vakaga qui avait déjà subi les atrocités des  attaques de la rébellion de  l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement(UFDR) en 2006-2007, s’inquiète de sa situation alimentaire.

 

La crainte de la population se fonde aussi sur le fait que la région a connu une crise alimentaire entre mai et août 2012. Face à cette crise, les structures humanitaires et les agences du système des Nations-Unies ont dû organiser  des opérations de largage de vivres à une partie de la population, soit 11 000 personnes ; car 45 000 personnes étaient touchées par cette crise alimentaire.

 

Depuis la naissance des rebellions qui ont créé des situations d’insécurité et d’instabilité, la situation humanitaire se dégrade de plus en plus dans la préfecture de la Vakaga.

 

« La population est inquiète pour le moment par rapport à tout ce qui se déroule autour de notre région. La majorité des gens n’ont pas encore repris la vie normale après les évènements douloureux que nous avons connus dans le passé », a déclaré un habitant de Birao, joint au téléphone.

 

La même source affirme que certaines personnes envisagent de quitter la ville pour ne pas revivre la situation du passé, d’autres se demandent à quel saint se vouer.

 

 

MBAÏKI : QUATRE CAPTIFS LIBÉRÉS

 

 

Mbaïki, 19 décembre (RJDH)–Quatre personnes sont sorties de leur captivité, le mardi 18 décembre, après avoir été prises en otage par une bande armée non identifiée, entre les villages de Bobékiti et de Boboua situé à 55 kilomètres de la ville de Mbaïki (sud).

 

Les victimes se trouvent actuellement à la gendarmerie de Mbaïki. « Elles  ont besoin d’une assistance sanitaire et alimentaire. L’élément de la gendarmerie  de Ngoto qui a été également enlevé demeure toujours porté disparu », a annoncé le secrétaire général de  la préfecture de la Lobaye, Moussa Kongate.

 

Il a indiqué que  des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA)  se sont lancés à la poursuite des ces malfrats ; mais jusqu’ici, leurs traces n’ont pas été retrouvées.

 

Par ailleurs il a déploré le fait que « ces éléments des FACA, au lieu de se contenter de rechercher des bandits armés qui créent l’insécurité dans la région, commettent des exactions sur la population civile. Ces derniers ont rançonné les habitants du village de Bossoui », a expliqué Moussa Kongate.

 

Le lundi 17 décembre, un élément de la gendarmerie en provenance de Ngoto à destination de Bangui a été enlevé par des personnes armées non identifiées. Quatre autres sont également prises en otage dans un chantier d’extraction de diamant. Une somme de 15 million de FCFA a été volée par ces bandits.

 

 

BOSSANGOA : MAUVAISE FRÉQUENTATION DES FEMMES ENCEINTES AUX CONSULTATIONS PRÉNATALES

 

Bossangoa, 19 décembre (RJDH)–Très peu de femmes enceintes fréquentent les formations sanitaires pour des consultations prénatales dans la ville de Bossangoa (nord), a constaté Radio Maria-Beafrika. Les raisons de cette démotivation sont d’une part, le mauvais accueil de ces femmes par le personnel soignant et d’autre par l’ignorance de l’importance de ces examens par les concernées.

 

« Le personnel soignant, notamment les infirmières  qui doivent accueillir les femmes enceintes ne remplissent pas convenablement leur tâche.  En plus ces dernières passent beaucoup de temps avant de se faire consulter,  alors  ces femmes enceintes ont également plusieurs activités au courant de la journée », relève Radio Maria-Beafrika.

 

Face à cette situation, le chef de la préfecture sanitaire de l’Ouham, le docteur Joachim Ténguéré, envisage d’initier une activité de communication visant à sensibiliser le personnel soignant et les femmes enceintes à cette question.

 

« Ce problème nous amène à réfléchir sur le plan intégré de communication ; car la consultation prénatale permet de dépister les femmes enceintes, en vue de rompre la chaîne de  transmission du VIH/sida  de la mère à l’enfant », a jouté le Dr Ténguéré.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 01:35

 

 

Voici les conseils par pays que prodigue le Quai d'Orsay, ministère français des affaires étrangères, aux ressortissants français au sujet de la situation sécuritaire de la République centrafricaine. Avec une telle situation dans le pays, comment voulez-vous que des investisseurs étrangers puissent mettre pieds dans une telle jungle. Le tout est assorti d'une carte en couleurs de la RCA assez édifiante qui fait ressortir la géographie de l'insécurité endémique dans ce pays à la tête se trouve un général soi-disant d'armée d'opérette du nom François Bozizé Yangouvonda.  Les grands discours de la bozizie sur la venue des investisseurs dans ce pays ne sont que du bavardage destiné à amuser la galerie. Les Centrafricains sont très peu fiers de leur pays dont les pseudos dirigeants leur font honte.

 

 

La rédaction  

 

 

RCA-carte-MAE-France.JPG

 

 

République Centrafricaine


Source : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/republique-centrafricaine-12224/ 


Dernière mise à jour le: 19 décembre 2012 - Information toujours valide le: 20 Décembre 2012

 

Les rebelles de l’UFDR se sont emparés des villes de Ndélé, Sam-Ouandja, Ouadda, Bamingui, Ippy, Bria et Kabo. La situation sécuritaire est donc encore plus dégradée au Nord et à l’Est du pays compte tenu des affrontements entre rebelles et forces centrafricaines. Il est rappelé aux ressortissants français qu’il est formellement déconseillé de se rendre au Nord et à l’Est de la République centrafricaine figurant en zone rouge sur la carte (voir rubrique « Sécurité »).

 

Dans ce contexte, une vigilance particulière est recommandée en zone orange, déconseillée sauf raison impérative.

 

Il est par ailleurs recommandé de se renseigner sur l’évolution de la situation avant de se rendre en République centrafricaine.

 

Sécurité

 

La plus grande partie du territoire centrafricain connaît toujours des troubles significatifs ou est susceptible d’en connaître (voir la rubrique « Dernière minute »). Les déplacements dans ces régions sont déconseillés, sauf raison impérative (zone orange), voire formellement déconseillés (zone rouge). Ceux qui devraient néanmoins être entrepris en zone orange, notamment pour motif professionnel, supposent de voyager en convoi et de disposer d’une autorisation des autorités, tout particulièrement dans les zones de ressources minières. Le tourisme y est à exclure.

 

Il est en outre indispensable, lors de tout déplacement, de pouvoir justifier de son identité et de la régularité de son séjour.

 

La situation en RCA pouvant évoluer assez rapidement, il est recommandé aux voyageurs, dans tous les cas, de prendre l’attache préalable de la section consulaire de l’ambassade et, pour les visiteurs, de se faire inscrire en protection (tél :   +236 21 61 30 00  ).

 

La circulation routière exige certaines précautions : 

 

Rouler doucement et s’arrêter à toute injonction des forces de l’ordre, en particulier à la tombée de la nuit. Dans ce cas, rester courtois et faire montre de patience. Beaucoup de contrôles sont abusifs, mais il faut savoir négocier calmement le "passage". 
 

 

En cas d’accident de la route avec dommages corporels, des représailles de la population locale sont à craindre. Dans la mesure du possible, ne pas s’arrêter et gagner sans attendre, selon le cas, un commissariat ou une brigade de gendarmerie, afin de déclarer l’accident. La section consulaire de l’ambassade devra également être prévenue au plus tôt (tél :      +236 21 61 30 00      ).

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 00:59

 

 

 

RCA-situation-populations-deplaceesau-15-oct-2012.JPG

 

 

GENEVE, Mercredi 19 décembre 2012 | 20:12 (Xinhua) - La situation humanitaire en République centrafricaine s'est dégradée suite au contrôle de plusieurs villes du nord et du centre par des groupes armés, a annoncé mercredi le Comité international de la Croix rouge (CICR).

 

Alors que plusieurs villes du nord et du centre de la République centrafricaine sont tombées sous le contrôle de groupes armés, des milliers de personnes ont fui par crainte de nouveaux combats.

 

« La situation est très complexe compte tenu du nombre d'acteurs en présence et des mouvements de population que les combats ou la crainte de nouvelles violences ont engendrés », a expliqué Georgios Georgantas, chef de la délégation du CICR à Bangui.

 

« Nos équipes sont à pied d'oeuvre afin de venir en aide aux personnes touchées par les violences, notamment celles qui fuient leur foyer ou celles qui sont blessées lors des combats », a ajouté M. Georgantas.

 

A Ndélé, dans le nord du pays, l'une des premières villes attaquées il y a dix jours, le nombre de personnes ayant fui de chez elles pour chercher protection à la mission catholique ou dans une base militaire située à proximité de l'aéroport augmente chaque jour. D'autres préfèrent rester en dehors de la ville, dans des abris sommaires installés aux abords de leurs champs.

 

Mardi dernier, le CICR a acheminé 16 000 litres d'eau potable vers la mission catholique et la base militaire où les familles déplacées ont trouvé refuge », a indiqué Gabriel Mukalaï, chef de la sous-délégation de Ndélé.

 

 

NDLR : Conséquence de la situation actuelle d'insécurité en RCA, la coordination des agences du système des Nations Unies à Bangui aurait décidé d’instituer la phase 3 de l’échelle de sécurité qui exige que tous le personnel de ces agences qui travaillent dans l’arrière-pays regagne Bangui. C’est ainsi que selon nos informations, ceux de l’UNICEF de Bossangoa dans l’Ouham aurait quitté la ville pour regagner Bangui. Devraient suivre également ceux de Paoua dans l’Ouham-Pendé. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 00:38

 

 

 

Michel Djotodia

Michel Djotodia 

 

Bangui, 19 déc (CAP) - D’après des informations émanant de ses proches qui sont très inquiets, l’ancien ministre proche de l'UFDR et actuel député de Birao Gontran Djono Ahaba qui a déjà passé trois mois au « Guantanamo » de  Bossembélé dans l’affaire Jean-Jacques Demafouth, la prison spéciale de Bozizé, serait porté disparu depuis quelques semaines.


Toujours selon notre source, des hommes armés sillonnent actuellement les domiciles des musulmans d'ethnie Goula de Bangui et en auraient déjà arrêté trois.


La raison que ceux-ci seraient de connivence avec les rebelles qui combattent actuellement le pouvoir de Bozizé dans les préfectures de la Vakaga, la Haute-Kotto et le Bamingui-Bangoran.

 

A rappeler que l'actuel président du mouvement politico-militaire UFDR, Michel Djotodia Amnon Droko est Goula. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 00:18

 

 

deby-o

 

militaires tchadiens

 

Ursula Soares RFI mercredi 19 décembre 2012

 

Après avoir, ces derniers jours, pris plusieurs localités comme Ndélé et Bria en République centrafricaine (RCA), les rebelles de la coalition Seleka ont poursuivi leur progression en prenant, ce mercredi 19 décembre, la localité de Kabo, située à 350 km au nord de Bangui. Cependant, le président François Bozizé a été renforcé par l’arrivée, mardi, de troupes tchadiennes qui ont réussi à stopper l’avancée rebelle. Entretemps, le gouvernement tchadien se prépare à accueillir, dans les prochains jours, autour d’une table de négociations, les belligérants et le gouvernement centrafricain, à Ndjamena.

 

Selon plusieurs observateurs, l’intervention militaire et diplomatique du Tchad est en train de changer la donne et devrait empêcher les rebelles de s’approcher de la capitale. Depuis mardi, une colonne de soldats tchadiens campe dans la ville de Sibut – à 100 km au nord de Bangui - et sécurise l’accès à la capitale centrafricaine.

 

Des pourparlers en vue

 

Le gouvernement tchadien assure que ses forces armées, en RCA, ne visent pas à protéger un camp plutôt qu’un autre. Ils sont là pour s’interposer et non pas pour s’opposer aux forces rebelles. « C’est une mission de sécurisation de la population ; une mission d’interposition pour que les hostilités sur le terrain s’arrêtent et que le langage de la paix, du dialogue prenne le dessus sur le langage des armes », affirme Hassan Sylla, porte-parole du gouvernement tchadien, joint par RFI. Et il ajoute que les rebelles et le gouvernement se préparent à aller à Ndjamena pour négocier.

 

« Les rebelles veulent négocier à N’Djamena avec les forces loyalistes et le gouvernement centrafricain ».

 

HASSAN SYLLA Porte-parole du gouvernement tchadien

 

Du côté du gouvernement, le parti présidentiel KNK appelle à la répression militaire contre « des aventuriers » tout en proposant une réconciliation nationale. Joint par RFI, Cyriaque Gonda, ancien négociateur avec les groupes rebelles, actuellement responsable du parti présidentiel, salue la présence de l’armée tchadienne et précise que le chef de l’Etat, François Bozizé prône, lui aussi, le dialogue.

 

« Le dialogue est déjà accepté par le chef de l’Etat. »

Cyriaque Gonda Responsable du parti présidentiel PNCN

 

Du côté de l’opposition centrafricaine, on appelle au cessez-le-feu et au dialogue politique pour sortir durablement de la crise en Centrafrique. « Tous les soubresauts que connaît notre pays sont la conséquence du non-respect, par Bozizé, des accords de paix », estiment neuf partis d’opposition qui ont signé, ce mercredi 19 décembre, une déclaration commune.

 

Joint par RFI, Maître Nicolas Tiangaye, président de la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS) considère que l’opposition doit également participer aux pourparlers de Ndjamena.

 

« Nous pensons qu’il faut qu’il y ait un dialogue global pour régler, de façon définitive, l’ensemble des crises auxquelles notre pays est aujourd’hui confronté ».

 

Maître Nicolas Tiangaye Président de la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS)

 

Du côté des rebelles, Michel Djotodia, président de l’UFDR - principale composante de l’alliance Séléka -, joint par RFI, affirme que les Tchadiens lui ont demandé de patienter. Il se dit prêt à négocier et à aller à Ndjamena pour des pourparlers mais il attend d’être officiellement invité.

 

La France, ex-puissance coloniale, a dénoncé « un recours à la violence inacceptable », souligné l’importance de la mise en place d’un « large dialogue national » en Centrafrique et se dit prête à « favoriser le bon déroulement de ce dialogue avec les Nations unies, l’Union africaine, l’Union européenne et tous les partenaires internationaux », a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères, Philippe Lalliot.

 

Le choix du Tchad

 

Cette fois-ci, le Tchad ne semble pas choisir l’option des armes pour régler ce nouveau conflit politico-militaire en Centrafrique. Les troupes tchadiennes jouent l'interposition ; elles ne sont présentes que sur l'axe nord-sud pour verrouiller l'accès à Bangui.

 

 

Ainsi, les militaires tchadiens assurent une présence mais ne semblent pas vouloir se lancer dans la traque aux rebelles qui ont continué leur progression. Le dispositif tchadien empêche certes la prise de la capitale centrafricaine par la rébellion mais maintient la pression militaire sur le pouvoir centrafricain.

 

Cela signifie-t-il que Ndjamena veut obliger le président Bozizé à négocier ? En mai dernier, son homologue tchadien, Idriss Deby, en visite à Bangui, avait recommandé l'ouverture d'un dialogue entre Centrafricains. Le pouvoir tchadien - qui a volé au secours du régime de Bangui à plusieurs reprises – juge-t-il, aujourd'hui, que François Bozizé est devenu trop impopulaire pour bénéficier encore de son soutien ? En Centrafrique, les crises à répétition (conséquences d'accords de paix non respectés et d'absence de dialogue) ont-elles fini par lasser le voisin tchadien préoccupé par le risque d'une instabilité chronique à sa frontière sud ?

 

Autant d'éléments qui pourraient expliquer que Ndjamena choisisse, cette fois, de défendre l'option du dialogue pour régler la crise centrafricaine.


 Qui sont les rebelles ?

 

La coalition rebelle, créée au mois d'aout dernier, s'est constituée sur la base de factions dissidentes de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) et de la Convention des patriotes du salut et du kodro (CPSK). C'est Michel Djiotodia qui a repris les rênes de l'UFDR à son neveu, Zakaria Damane. Il apparait aujourd'hui comme l'homme fort de la Seleka, l'alliance rebelle. L'actuelle CPJP, originellement créée par le colonel Charles Massi - arrêté et disparu dans des conditions troubles - est dirigée par Noureldine Adam qui serait en fait d'origine tchadienne. Enfin, à la tête du CPSK figure Dhaffane Mohamed-Moussa, emprisonné au Tchad après l'arrestation de Charles Massi, dont il était proche. Dhaffane est, aujourd’hui encore, en résidence surveillée à Ndjamena. Il y a quatre mois, le CPJP et le CPSK ont signé un accord militaire stratégique auquel a adhéré l'UFDR. L'alliance a mené, dès le mois de septembre, ses premières incursions dans des localités centrafricaines. Et depuis deux semaines, les rebelles ont pris Ndele, Kabo, Ouadda, au nord, et ont progressé jusqu'à Bria, ville minière située au centre du pays. La rébellion semble bien armée et équipée de véhicules probablement volés aux forces armées centrafricaines (FACA). Pour se financer, les rebelles tireraient profit du diamant et bénéficieraient de ressources, via des réseaux étrangers. Le chef de l'UFDR a par exemple, dans le passé, occupé le poste de consul au Soudan. La Seleka accueille également des combattants de diverses nationalités : Tchadiens, Soudanais et peut-être même Nigérians.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 23:49

 

 

 

Cyriaque Gonda et Mme

 


BANGUI (Xinhua) Mercredi 19 décembre 2012 | 20:42- Le président du Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN), un parti de la majorité présidentielle, Cyriaque Gonda a condamné mercredi au cours d'un point de presse, les attaques des dissidents des groupes armés de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) et de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) dans le nord-est qui mettent la paix, la stabilité et la sérénité de la population à rude épreuve, depuis plus d'une semaine.


  « En tant qu'ancien ministre d'Etat en charge du processus de paix, en tant que président du PNCN, j'exprime ici notre condamnation la plus ferme. Nous condamnons avec vigueur cette menée meurtrière des fils du pays contre leur propre pays avec comme alliés, des étrangers du Soudan ou d'une partie des autres pays. Nous pensons que la paix, le dialogue réclamés ne peuvent pas s'obtenir au bout du canon », dit-il.


Cyriaque Gonda, ancien ministre d'Etat qui avait représenté le gouvernement centrafricain dans les négociations avec les groupes rebelles et la signature des signatures des différents accords, a dit avoir été « peiné de voir une fois encore l'image sinistre » des événements de 2006-2007, avec l'entrée de l'UFDR. Il réfute l'argument de la coalition des groupes rebelles selon lequel les termes de l'Accord global de paix de Libreville n'auraient pas été respectés par le gouvernement.


« En ma qualité de négociateur et signataire de l'Accord global de Libreville, de négociateur et signataire du document cadre du désarmement, d'organisateur du Dialogue politique inclusif (2008) et responsable du processus de paix à l'époque, je me porte à faux par rapport à la justification de M. Djotodja et ses alliés avec lesquels j'ai eu à négocier personnellement au Benin. Je me porte à faux quant à cette justification qui consiste à dire que l'Accord global de paix de Libreville a été violé », indique M. Gonda.


Il a expliqué que l'accord global de paix de Libreville comportaient cinq rubriques, à savoir « l'amnistie a été donnée, le retour des combattants et des personnes en exil a été réalisé, l'implication des cadres des mouvements rebelles et autres dans la gestion de la chose publique a été faite, le désarmement a été entamé depuis 2009 et enfin des élections inclusives ont été organisées incluant des rebelles, ce qui est une innovation dans le monde entier ; où des hommes qui concourent à la prise du pouvoir par les armes ont été impliqués dans le processus de prise de pouvoir par les urnes ».


Pour lui, tout ce qui reste non accompli dans le l'a mise en oeuvre de l'Accord global de paix de Libreville est l'accomplissement du programme de désarmement dans le nord-est concernant l'UFDR et autres. D'après le président du PNCN, dans tout accord, si une des parties constate que certains aspects ne sont pas appliqués, l'idéal est de s'asseoir et de trouver des solutions adéquates. « La solution de violenter la population, de mettre la population dans la brousse, d'attaquer les autorités administratives, d'attaquer les forces armées centrafricaines n'est pas une solution de sincérité », a-t-il estimé.


De ce fait, il demande aux assaillants de se retirer des villes occupées et laisser les populations venir vaquer à leurs occupations. Qu'ils repartent dans leurs positions initiales, qu'ils renouent avec le dialogue ; car on ne peut pas réclamer le dialogue et continuer de prendre des villes et semer la désolation dans les populations.


Interpellé sur la question du renfort de l'armée tchadienne, Cyriaque Gonda a répondu que cet appel est "obligatoire". « Aujourd'hui la déstabilisation de la République centrafricaine concerne aussi bien le Tchad, le Cameroun et les autres pays frontaliers. Le fait de faire venir les troupes tchadiennes pour appuyer les forces armées centrafricaines n'est que normal dans le cadre des accords et dans le cadre de la fraternité. »


Le nord-est et le centre de la République centrafricaine sont depuis plus d'une semaine en proie à des attaques d'une coalition de groupe rebelle. Au total six importantes ville de cette partie du pays sont déjà sous occupation rebelle.

 

 

Centrafrique : Le parti présidentiel appelle à la réconciliation et à la fermeté

 

BANGUI Mercredi 19 décembre 2012 | 17:33 (AFP) - Le parti du président centrafricain François Bozizé, confronté à une rébellion armée de plus en plus menaçante, a appelé à la réconciliation de tous les Centrafricains mais aussi à la fermeté militaire contre "des aventuriers" et "mercenaires".


La prise de position du parti Kwa Na Kwa (Le travail rien que le travail) constitue la première réaction officielle du camp présidentiel à la série d'attaques lancées depuis le 10 décembre dernier par la coalition rebelle Séléka contre des villes du nord et du centre.


Le parti Kwa Na Kwa (Le travail rien que le travail) "demande fraternellement aux compatriotes égarés (...) qui ont choisi de contribuer à ces opérations de déstabilisation de saisir les mains paternellement tendues du président de la République", a déclaré à la télévision son porte-parole du KNK, Rigobert Vondo.


Mais, "le KNK n'admettra jamais que des aventuriers assoiffés de pouvoir continuent de prendre les Centrafricains et les Centrafricaines en otage" et les Forces armées centrafricaines de se doivent de prendre "leurs responsabilités en libérant le peuple des griffes de ces mercenaires".

 

Le Séléka a pris mercredi la ville de Kabo (nord) à 350 km de Bangui après avoir capturé la ville minière de Bria (centre) la veille.


La coalition a menacé de renverser le gouvernement du président Bozizé, en exigeant "le respect" de différents accords de paix signés entre 2007 et 2011. Ces accords prévoyaient notamment un processus de désarmement et réinsertion des combattants, mais un de ses membres a récemment souligné que "rien n'a été fait pour (les) sortir de la misère".

 

©

 

NDLR : Selon nos informations, Cyriaque Gonda aurait reçu de Bozizé la somme de 2 millions de F CFA pour tenir cette conférence de presse destinée à faire la propagande de la bozizie. Si Bozizé avait seulement écouté tous ceux qui lui avaient gentiment conseillé d’organiser dans les meilleurs délais un dialogue inter-centrafricain afin de décrisper la situation socio-politique du pays bloquée depuis les pseudos élections volées de 2011. Comme il n’entend que le langage des armes et non celui de l’opposition démocratique, le voilà bien servi avec l’action des mouvements politico-militaires qui parlent un langage qu’il comprend bien. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 23:46

 

 

general-francois Yangouvonda Bozizé

 

 

RCA : l’armée tchadienne intervient

 

BBC Afrique 19 Décembre, 2012 - 17:14 GMT

 

Plusieurs centaines de soldats tchadiens sont arrivés en Centrafrique pour épauler l'armée qui a perdu plusieurs localités en l'espace de deux semaines.

 

Les forces gouvernementales centrafricaines tentent de s'organiser pour faire face à l'avancée des rebelles de la coalition Séléka.

 

Après avoir pris la ville minière de Bria, dans le centre du pays, la rébellion s'est emparée mercredi de Kabo, dans le nord.

 

Le ministre de la Défense, Jean-François Bozizé, a affirmé que les troupes gouvernementales mettraient tout en oeuvre pour repousser les rebelles.

 

Séléka - qui signifie "alliance" - est une coalition composée de factions dissidentes des mouvements rebelles qui existaient déjà et qui avaient conclu des accords de paix avec le gouvernement en 2007.

 

 

Les rebelles qui, dans un premier temps, réclamaient la renégociation de ces accords - non appliqués, selon eux - menacent désormais de renverser le président François Bozizé.

 

La tension est perceptible dans la capitale Bangui au lendemain d'une manifestation organisée par des des députés favorables à l'ouverture des pourparlers entre le gouvernement et les rebelles en vue de trouver une issue négociée au conflit.


Le Tchad avait aidé François Bozizé, allié fidèle et ancien chef rebelle, à prendre le pouvoir en 2003.

 

 

Centrafrique: le président compte sur les soldats tchadiens face à la rébellion


BANGUI (AFP) - 19.12.2012 20:17 - Par Christian PANIKA

 

Les rebelles centrafricains qui menacent de renverser le régime de Bangui ont poursuivi leur offensive lancée la semaine dernière en prenant mercredi une nouvelle ville du nord mais le président François Bozizé a été renforcé par l'arrivée de soldats de son allié tchadien.

 

Les rebelles centrafricains qui menacent de renverser le régime de Bangui ont poursuivi leur offensive lancée la semaine dernière en prenant mercredi une nouvelle ville du nord mais le président François Bozizé a été renforcé par l'arrivée de soldats de son allié tchadien.

 

La France, qui a condamné les attaques, et l'opposition centrafricaine, qui rend le chef d'Etat co-responsable de "la tragédie", ont chacune appelé à un large dialogue national tandis que le parti présidentiel prônait la fermeté et que l'Union africaine exigeait un retrait sans condition des rebelles.

 

Après avoir capturé et pillé mardi la ville minière de Bria, le Séléka ("alliance" de plusieurs factions rebelles) a pris Kabo, à 350 km au nord de la capitale, selon des responsables militaires et de la rébellion.

 

Les rebelles ont dit se diriger ensuite vers Batangafo, à 60 km au sud de Kabo, où des coups de feu ont été entendus par des habitants.

 

Ces deux villes sont distantes de plus de 400 km de Bria, zone diamantifère, que le Séléka tenait toujours mercredi, selon des habitants.

 

Le nombre d'insurgés impliqués dans l'offensive commencée le 10 décembre dans le nord de la Centrafrique est difficile à évaluer. Mais des analystes soulignent que leur avancée illustre la faiblesse de soldats des forces armées centrafricaines (FACA) souvent sous-payés, démotivés et mal encadrés et la difficulté du régime à contrôler l'ensemble du territoire.

 

Face à la menace, le président Bozizé a fait appel mardi à son allié tchadien et l'arrivée de soldats de N'Djamena, rompus au combat, à bord d'une vingtaine de véhicules, devrait empêcher les insurgés de s'approcher de Bangui.

 

Le gros des troupes tchadiennes s'est positionné à Dekoa, à 200 km au nord de la capitale pour en bloquer l'accès, selon une source militaire centrafricaine, tandis qu'un petit détachement est parti en direction de Bria.

 

Le Tchad du président Idriss Deby avait déjà aidé M. Bozizé à prendre le pouvoir en 2003 et était intervenu pour chasser des rebelles de Birao, capitale du nord, fin 2010.

 

Joint au téléphone, un des chefs rebelles, le "colonel" Djouma Narkoyo a cependant assuré: "les Tchadiens ne nous font pas peur, nous nous battrons jusqu'au bout".

 

La Croix rouge souligne que des "milliers de personnes ont fui" leurs maisons depuis le début des combats.

 

Le respect des accords de paix en question

 

Le Séléka exige "le respect" de différents accords de paix signés entre 2007 et 2011, prévoyant notamment un processus de désarmement et réinsertion des ex-combattants.

 

Le parti présidentiel KNK a appelé à la répression militaire contre "des aventuriers", exhortant les FACA à "libérer le peuple des griffes de ces mercenaires". Il a toutefois aussi évoqué "les mains paternellement tendues du président de la République".

 

L'opposition estime que "la conquête des villes (par les rebelles) a été rendue facile par la déliquescence de l'armée nationale dont le premier responsable est le général François Bozizé".

 

"Tous les soubresauts que connaît notre pays sont la conséquence du non-respect" par M. Bozizé des accords de paix, estiment neuf partis d'opposition dans un communiqué demandant la tenue d'un grand dialogue national.

 

La France, ex-puissance coloniale, a dénoncé "un recours à la violence inacceptable" et souligné l'importance de la mise en place d'un "large dialogue national".

 

La présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini-Zuma, a estimé que la prise des villes hypothèque "tous les efforts de consolidation de la paix" et demande aux rebelles "de se retirer immédiatement et sans condition".

 

Pays enclavé parmi les plus pauvres de la planète, la Centrafrique était engagée depuis 2007 dans un processus de paix après des années d'instabilité, de multiples rébellions, mutineries militaires et putschs qui ont ravagé son tissu économique et l'ont empêché de tirer profit de ses ressources naturelles.

 

Le pays de 5 millions d'habitants a été dirigé d'une main de fer pendant 13 ans (1966-1979) par le mégalomane Jean-Bedel Bokassa, qui s'était même fait couronner empereur en 1976 avant d'être renversé en 1979.

 

De nombreuses rébellions ont signé des accords et déposé les armes entre 2007 et 2011 mais depuis septembre des mouvements dissidents au sein des rébellions signataires sont apparus. C'est notamment le cas du Séléka qui regroupe des ailes dissidentes d'au moins deux mouvements.

 

© 2012 AFP

 

 

 

Centrafrique : Appui confirmé de l'armée tchadienne pour combattre les rebelles dans le nord

 

BANGUI Mercredi 19 décembre 2012 | 20:48 (Xinhua) - Des éléments de l'armée tchadienne sont entrés par le nord et se dirigent vers le nord-est, la zone des hostilités pour aider l'armée centrafricaine à repousser les rebelles de la coalition "Séléka" qui progressent depuis plus d'une semaine vers le centre du pays.

 

D'après les témoignages d'un habitant de la ville de Kaga- Bandoro (centre-nord) joint par téléphone mercredi par l'agence Chine Nouvelle, « des militaires tchadien sont arrivés dans la ville autour de 14h00. Ils se sont reposés et ont pris la direction de la sous-préfecture de Bamingui ».

 

La ville de Bamingui, tout comme celles de Ndélé, Sam-Ouandjia, Ouadda et Bria, sont actuellement sous occupation rebelle. A chaque fois, les forces régulières ont été délogées par les rebelles. Des informations provenant de sources militaires signifient que l'armée tchadienne a été sollicitée par le président centrafricain François Bozizé qui n'aurait plus l'intention de négocier avec les rebelles.

 

Alors que les forces tchadiennes venaient de passer là mardi, la ville de Kabo a été attaquée tôt ce mercredi. La population est en débandade, depuis quatre heures du matin, à cause de cet événement dont l'identité des auteurs n'est pas encore connue. Ceux-ci ont attaqué la base des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) et récupéré les armes et les véhicules avant de se retirer vers la sortie nord de la ville.

 

« C'était aux environs de quatre que des hommes armés ont envahi la ville. Ils sont venus sur des chevaux et des motos. Ces assaillants ont ouvert le feu sur les éléments des FACA qui sont basés à Kabo. Actuellement les forces de défense se sont enfuies, ainsi que la population locale », a témoigné un habitant qui était en train de quitter la ville pour trouver refuge dans la brousse.

 

Selon la même source, ces hommes ont pris la direction de la ville de Batangafo. Le bilan de cette attaque n'est pas encore établi, car la population et les autorités locales sont en fuite. La ville de Mbrés (centre-nord) serait également contrôlée par les rebelles depuis ce matin.

 

En janvier dernier, c'étaient les forces tchadiennes qui avaient aidé les forces armées centrafricaine à neutraliser le chef rebelle tchadien, Abdelkader Baba-Laddé et ses éléments dans le centre-nord.

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 19:30

 

 

 

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Bangui, 19 décembre (RJDH) –Le Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN) une formation politique de la majorité présidentielle, condamne la prise des villes du pays par des groupes rebelles. Dans une conférence de presse qu’il a tenu ce matin à Bangui, Cyriaque Gonda, président de ce parti et ancien ministre d’Etat en charge des négociations avec les rebellions s’est ‘’peiné’’ par ces événements.


«  En tant qu’ancien ministre d’Etat en charge du processus de paix, en tant que président du PNCN j’exprime ici notre condamnation la plus ferme. Nous condamnons avec vigueur cette menée meurtrière des fils du pays contre leur propre pays avec comme alliés, des étrangers venus du Soudan ou d’une partie des autres pays. Nous pensons que la paix, le dialogue réclamés ne peuvent pas s’obtenir au bout du canon », dit-il.

 

Cyriaque Gonda affirme ne pas comprendre pourquoi les rebelles qui attaquent des villes dans le nord-est et le centre trouvent comme justification la non application de l’Accord global de paix de Libreville (2008). « L’accord de Libreville prévoyait l’amnistie des rebelles, le retour des réfugiés politiques et des militaires, l’implication des cadres des rebellions dans la gestion de la chose publique, des élections inclusives avec l’implication des rebelles et enfin le désarmement », mentionne-t-il.

 

Pour lui, « toutes ces choses ont été faites et il ne reste que la finition du processus de désarmement des rebelles, qui est en marche depuis 2009. Dire que les accords de paix n’ont pas été respectés, je me porte en faux », a indiqué l’ancien ministre d’Etat qui avait signé au nom du gouvernement tous ces accords avec les leaders des groupes armés.

 

« Nous pensons de notre part que dans tout accord si une clause n’a pas encore été réalisée, n’est pas appliquée qui tarde à être appliquée, les parties doivent s’asseoir immédiatement trouver des solutions pour soit accélérer  soit changer de méthode de mise en œuvre. La solution de violenter la population, de mettre la population dans la brousse, d’attaquer les autorités administratives, d’attaquer les forces armées centrafricaines n’est pas une solution de sincérité », a fait remarquer Cyriaque Gonda.

 

Il demande par ailleurs aux assaillants de se retirer des villes qu’ils occupent et de laisser les populations venir vaquer à leurs occupations. « Qu’ils repartent dans leurs positions initiales, qu’ils renouent avec le dialogue ; car on ne peut pas réclamer le dialogue et continuer de prendre des villes et semer la désolation parmi les populations», a-t-il suggéré.

 

S’agissant du recours aux troupes tchadiennes, Cyriaque Gonda affirme que « c’est nécessaire, dans le cadre des accords et dans le cadre de la fraternité. La déstabilisation de la République centrafricaine aujourd’hui concerne aussi bien le Tchad, le Cameroun que tous les autres pays frontaliers », a-t-il relevé.

 

 

 

NDLR : Selon nos informations, ce conférencier aurait reçu une enveloppe de 2 millions de F CFA pour ce faire de la part de Bozizé. Cyriaque Gonda feint d’ignorer que c’est à cause de la filouterie, la roublardise et le refus de son mentor Bozizé d’appliquer scrupuleusement les recommandations du dialogue politique inclusif (DPI) de 2008 que nous en sommes arrivés à la présente situation. La surdité dont Bozizé a fait preuve jusqu’ici en tournant en bourrique l’opposition sur la nécessité d’un nouveau dialogue est à l’origine de l’exaspération d’un certain nombre de compatriotes notamment ceux des mouvements politico-militaires. On ne peut attendre éternellement les caprices et la seule volonté de Bozizé. Mis à la touche de la bozizie depuis un petit moment, Gonda qui vient de se marier en grande pompe, profite de la situation actuelle pour se rappeler au bon souvenir de Bozizé et lui faire comprendre qu’il est prêt à reprendre du service à ses côtés. Personne ne peut en être dupe.    

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 18:26

 

 

 

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BANGUI, 19 DEC (REUTERS) - Les rebelles de la coalition "SELEKA" rejoints ce matin par une autre faction rebelle du FDPC d'Abdoulaye MISKINE continuent d'étendre leurs tentacules à travers le pays.


Après la prise de la ville minière de Bria hier à 600 km au centre-est, ils se sont emparé aujourd'hui de la ville de Kabo située à environ 400 km au nord du pays, ville par où était passé hier le renfort Tchadien devant prêter mains fortes au régime de Bangui.


Joint aujourd'hui au téléphone par Reuters, l'un des responsables de la coalition rebelle le colonel Joseph ZOUNDEKO de l'UFDR affirme:


" La ville de Kabo est sous notre contrôle depuis ce matin. Les combats n'ont pas duré. Nous avons aussitôt mis en débandade la troupe gouvernementale présente dans la ville en faisant 12 tués, 6 prisonniers et quelques blessés qui sont présentement à l'hôpital "


" Nos forces continuent de s'élargir car ce matin, nous avons été rejoint par le FDPC d'Abdoulaye MISKINE et nos prochaines étapes actuellement sont les villes de Bouca et Batangafo " a poursuivi le colonel ZOUNDEKO.


 Parlant du renfort Tchadien arrivé hier à Kaga-Bandoro à 333 km et dont une partie a poursuivi son parcours jusqu'à Sibut à 185 km de Bangui ou elle est stationnée, le colonel ZOUNDEKO répond:


 " Nous demandons à DEBY de ne pas se mêler de nos affaires. C'est une affaire purement centrafricano-centrafricaine. Ses troupes doivent se tenir à distance de nos positions autrement dit, nous utiliserons ce que nous n'avons pas encore utilisé "


" La présence du président BOZIZE sur le terrain nous a été signalée depuis deux jours mais nous prions pour l'avoir vivant " a poursuivi le colonel.


 Ces déclarations du colonel ZOUNDEKO ont été également réitérées dans une dépêche envoyée aujourd'hui à la radio privée NDEKE LUKA qui émet à partir de Bangui.


Interrogé sur ce nouveau développement, le ministre délégué à la défense Jean Francis BOZIZE est intervenu sur NDEKE LUKA et a déclaré:


" Nos forces sont en train de se réorganiser pour la reconquête de toutes les localités sous contrôle rebelle "

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 17:15

 

 

 

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Addis Abéba, le 19 Décembre 2012 : La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-ZUMA, suit avec une très vive préoccupation la situation en République Centrafricaine, marquée notamment par l’occupation des villes de Ndélé (dans le  centre nord), Sam Ouandja,  Bamingui, (dans le  nord-est) et Bria (dans le centre) par une coalition de forces rebelles.


La Présidente de la Commission condamne fermement cette occupation qui constitue une violation flagrante de l’Accord de Paix Global (APG) de Libreville et hypothèque tous les efforts de consolidation de la paix, ainsi que le programme de désarmement, de démobilisation, et de réinsertion dans le nord-est. Elle demande aux forces rebelles coalisées de se retirer immédiatement et sans condition de toutes les localités qu’elles occupent et de cesser toute action armée. Elle réitère la détermination de l’UA à prendre des sanctions à l’encontre des groupes et de leurs dirigeants, auteurs des attaques armées. 


La Présidente de la Commission demande aux groupes rebelles de s’engager résolument dans la voie du dialogue, et de s’inscrire dans le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration  dans le nord-est.  Elle  invite le Gouvernement et tous les acteurs politiques, ainsi que les mouvements politico- militaires, à privilégier le dialogue, à placer l’intérêt supérieur de leur pays au-dessus de toute considération et de s’abstenir de toute action pouvant compromettre les acquis encore fragiles du processus de paix et de reconstruction post conflit dans le pays. 


La Présidente salue la  contribution du gouvernement du Tchad à la stabilisation de la situation sécuritaire de la RCA et encourage les pays membres de la CEEAC et la Communauté internationale dans son ensemble à soutenir la RCA dans ses efforts de consolidation de la paix et à apporter l’aide humanitaire nécessaire aux populations affectées.

 

 

 

NDLR : L'UA devrait plutôt rappeler sa représentante à Bangui qui, le 6 décembre dernier encore, écrivait dans une déclaration ubuesque d'une incroyable cécité qu'il y avait des progrès dans la situation sécuritaire en Centrafrique.  Moins d'une semaine après, Ndélé était pris. Quand et qu'est ce que l'Union Africaine attend pour ouvrir les yeux sur la réalité de la situation en Centrafrique. Au lieu de dissuader les funestes projets de Bozizé , elle attend de dire encore amen à la modification constitutionnelle que Bozizé compte réaliser afin de briguer encore un autre mandat en 2016. 

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