Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 13:53

 

 

 

 

(Agence d'information d'Afrique centrale 28/05/14)

 

La présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, est arrivée à Brazzaville le 28 mai pour une visite de travail de deux jours durant lesquels elle fera le point de la situation sécuritaire et humanitaire de son pays avec le médiateur de la crise, Denis Sassou N’Guesso.

 

« C’est toujours avec beaucoup de plaisir que je reviens à Brazzaville, je m’y sens un peu chez moi. Je suis venue échanger avec le président Denis Sassou N’Guesso qui est le médiateur de la crise centrafricaine. En tant que médiateur et accompagnateur de cette crise, il nous revient de nous retrouver pour faire le point de l’évolution de la situation. Je suis donc venue discuter des grandes questions qui préoccupent mon pays et aussi la sous-région », a-t-elle déclaré à sa descente d’avion.

 

Invitée par la presse à commenter la situation qui prévaut ces derniers jours en République centrafricaine, Catherine Samba-Panza a expliqué qu’il y avait désormais une lueur d’espoir même si la situation sécuritaire restait encore préoccupante. Elle a, par ailleurs, ajouté que les autorités centrafricaines mettaient tout en œuvre pour que les premières élections démocratiques soient organisées au mois de février 2015.

 

« Entre le moment où je suis arrivée à la tête de l’État, en janvier dernier, et le moment où je vous parle, il y a eu des avancées significatives. La situation s’est beaucoup améliorée tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays. Mais la situation sécuritaire reste encore préoccupante », a conclu Catherine Samba Panza.

 

Interrogé sur sa méthode de gestion de la crise, Denis Sassou N’Guesso a déclaré que sa stratégie consistait à maintenir le contact avec les autorités centrafricaines, l’Union africaine et la communauté internationale.

 

« Nous pensons que la RCA est une partie de nous-mêmes. Dans ce cadre, nous faisons tout ce qui est possible pour que la paix et la sécurité reviennent dans ce pays. Nous œuvrons pour que les institutions démocratiques se remettent en place et, surtout, que le peuple centrafricain, qui est aujourd’hui éparpillé dans la sous-région et peut-être même déplacé à l’intérieur du pays, retrouve la paix, la dignité et reprenne la vie comme avant. C’est donc notre mission en notre qualité de médiateur, mais aussi de chef d’État de la sous-région et voisin de la RCA », a souligné Denis Sassou N’Guesso.

 

Rappelons que Catherine Samba-Panza est à la tête du gouvernement de transition depuis janvier 2014. Elle a succédé à Michel Djotodia. Elle a effectué sa première visite officielle à Brazzaville le 8 février, deux semaines après sa prestation de serment, le 24 janvier à Bangui.

 

Tiras Andang

Crise centrafricaine : Catherine Samba-Panza fait le point avec le médiateur Denis Sassou N’Guesso

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 13:41

 

 

 

Jeudi 29 Mai 2014

 

Hier Mercredi 28 Mai 2014 s’est produit à l’Église Notre-Dame de Fatima, à BANGUI, un carnage si horrible que les mots manqueront, à jamais, pour en déplorer et condamner, avec la dernière vigueur, et la conception, et l’exécution.

 

En tant que citoyen centrafricain formellement attaché, comme la majorité de ses concitoyens et chrétien, de surcroît, mes pensées les plus émues vont, avant tout, aux familles des victimes, à qui j’adresse mes vives condoléances les plus attristées. Que l’Éternel des cieux les serre Lui-Même contre Son cœur et les console dans cette détresse abyssale à laquelle ils ont été si brutalement confrontés.

 

Quant à mon peuple qui, j’en suis convaincu, est aussi secoué par cette tragédie que les familles des disparus, je prie qu’il ait la sagesse d’assurer et d’assumer sa foi en Jésus-Christ, le Fils de Dieu qui, injustement cloué à la croix de Golgotha, n’a, en rien, maudit Ses bourreaux, mais a plaidé leur pardon auprès de Dieu le Père et indiqué la véritable raison de leur acte, si odieux, de Le crucifier, Lui, le Juste : « …Ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Luc 23 : 34)

 

Et c’est vrai : autant les chefs religieux juifs étaient aveuglés puis inspirés par Satan, l’Ennemi de Dieu, dans leur cruelle tentative de faire échouer la mission suprême de Christ : sauver les âmes, autant les islamistes d’aujourd’hui, convaincus que hors l’islam il n’y a point de salut, sont manipulés par ce même Ennemi du Dieu vivant, Créateur de toute chose, au point de n’accorder aucune valeur à quelque vie que ce soit, tant que celle-ci n’épouse pas leur religion. D’où tous ces massacres odieux et successifs qui, depuis des lustres, marquent la vie nationale dans telle localité, ou dans telle autre.

 

La solution la plus fiable face à un tel déchaînement de haine et de cruauté pseudo-religieuses mais, en réalité, politiciennes ?

 

L’amour des ennemis, selon le Seigneur Jésus :

 

« 43 Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. 44  Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, 45  afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. 46 Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez–vous ? Les publicains n’agissent–ils pas de même ? 47 Et si vous saluez seulement vos frères, que faites–vous d’extraordinaire ? Les païens n’agissent–ils pas de même ? 48 Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » (Matthieu 5 : 43 – 48)

 

Mais alors : qui réparera les torts injustement subis de la part des ennemis de notre âme ?

En toute société humaine, donc aussi en Centrafrique, ce rôle incombe, légitimement, au gouvernement et aux hommes de loi, expressément établis à cet effet par la pleine souveraineté de Dieu et qui, à leur tour, doivent s’appuyer sur l’intervention légale des forces de l’ordre et de sécurité en vue d’arrêter puis de traîner en justice les criminels de tous acabits sévissant sans pitié contre leurs concitoyens, si intégralement attachés, et en tout temps, à la paix.

 

Au-delà des autorités légales établies, il  y a le Dieu souverain, Maître absolu et éternel de tout l’Univers que Sa main a créé et qui, substantiellement, est « juste dans toutes Ses voies, et bon dans toutes Ses œuvres « (Psaume 145 : 17), au point de ne jamais faire miséricorde à qui ne fait pas miséricorde (Jacques 2 : 13) en sorte que, quiconque croit pouvoir piétiner les droits d’autrui et massacrer sa vie ne peut et ne doit s’attendre à aucune délivrance, ni aucune miséricorde, quand viendra son tour de rendre compte de tous les torts commis.

 

Il est écrit, en effet : « 7 Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi. » (Galates 6 : 7)

 

Ne l’oublions donc jamais, chers concitoyens professant Jésus-Christ comme notre Sauveur et notre Seigneur : « 31 C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant » (Hébreux 10 : 31) à qui appartient, de toute éternité, la vengeance : en effet, jamais Il ne laissera impuni le sang injustement répandu de tout innocent ou alors, Il n’est plus le Dieu dont le trône est fondé sur la justice et le droit. » (Psaume 89 : 15) ce qui, au grand jamais, ne se produira.

 

C. MABADA-MABAYE

MASSACRE DE L’ÉGLISE NOTRE-DAME DE FATIMA – APPEL À LA MISE EN PRATIQUE RIGOUREUSE DE L’ÉVANGILE DE JÉSUS-CHRIST À L’ÉGARD DE NOS ENNEMIS Par Céphas MABADA-MABAYE

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 12:41

 

 

 

 

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

 

Justice – Liberté – Travail

 

Membre de l’Internationale Socialiste

 

M.L.P.C

 

            Présidence du Parti    

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF AU CARNAGE DE L’EGLISE DE FATIMA

 

 

Au moment où certaines voix s’élèvent pour affirmer que la situation sécuritaire s’est améliorée en RCA, le mercredi 28 mai 2014 dans l’après-midi, les ennemis de la paix et partisans coûte que coûte de la violence aveugle ont encore frappé à l’église Notre dame de Fatima dans le 3ème arrondissement de Bangui. On dénombre près d’une vingtaine de morts dont l’abbé Paul Emile NZALE qui a succombé à l’hôpital des suites de ses blessures. On compte également une trentaine de blessés dont certains sont grièvement atteints, ce qui fait craindre un éventuel alourdissement de ce bilan déjà élevé.

 

Ce massacre vient encore malheureusement s’ajouter au crapuleux et inadmissible assassinat le dimanche 25 mai dernier, de trois jeunes musulmans atrocement exécutés et mutilés dans le 5ème arrondissement de Bangui par des hommes armés réputés être des anti-balakas. Les mots ne suffisent plus pour qualifier cette barbarie dont les limites sont sans cesse quotidiennement repoussées et qu’absolument rien ne saurait justifier.

 

Le Mouvement de Libération du peuple Centrafricain (MLPC), parti démocratique épris de paix et prônant la voie pacifique pour la résolution des conflits, ne peut que :

 

  • Condamner une fois encore avec la dernière énergie ces crimes odieux et aveugles d’un autre âge qui endeuillent hélas régulièrement des familles  centrafricaines et exaspèrent de plus en plus les citoyens ;

 

  • Il réitère son pressant appel aux forces internationales MISCA et SANGARIS, à qui plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies ont pourtant clairement donné mandat de désarmer, y compris par la force, toutes les bandes armées qui continuent d’opérer tranquillement en toute impunité sur le territoire national, de procéder sans délais et sans atermoiements à l’application de toutes les dispositions des dites résolutions ;

 

  • Il exhorte les autorités nationales de la transition à faire preuve de la plus grande fermeté vis-à-vis de toutes les bandes armées plutôt que de laisser entrevoir à certains de leurs leaders qu’ils pourraient être associés à la gestion des affaires du pays alors qu’ils ont le sang de leurs compatriotes sur les mains;

 

  • Exige des autorités judiciaires de tout faire pour rechercher et retrouver les auteurs et coupables présumés de ces crimes afin de les livrer à la justice ;

 

  • Pour finir, le Mouvement de Libération du peuple Centrafricain, souhaite prompt rétablissement aux blessés et présente ses condoléances les plus émues et toute sa compassion aux familles et proches de toutes les victimes de ce drame ainsi qu’au clergé centrafricain qui vient encore malheureusement, de perdre un des siens.

 

Fait à Bangui, le 29 mai 2014

 

Pour le Bureau Politique

 

 

Martin ZIGUELE

Le MLPC condamne le carnage de l'église de Fatima

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 12:32

 

 

 

 

 

Le Monde.fr | 28.05.2014 à 22h40 • Mis à jour le 29.05.2014 à 09h40 |Par Cyril Bensimon

 

La dépouille de l’abbé Paul-Emile Nzalé repose sur une table de carrelage froid. Ce n’est pas la première fois qu’un religieux est tué en République centrafricaine mais à Bangui, les répercussions de cette mort, et d’une dizaine d’autres depuis dimanche, laissent craindre une nouvelle vague de violences. Signe de la montée des tensions, des barricades ont été érigées jeudi 29 mai dans plusieurs endroits de la capitale.

 

Mercredi, aux environs de 15 heures, des assaillants venus du quartier PK5 ont lancé une attaque sur l’église Notre-Dame de Fatima, dans le quartier du même nom. On n’ose imaginer les cris de terreur lorsque « les groupes de musulmans de la rue poussière » ont pénétré dans la concession où s’abritent, chaque nuit, des centaines de familles.

 

« On a entendu toutes les tonalités d’armes pendant plus d’une heure. Les gens étaient réfugiés derrière l’église et dans les bureaux… Heureusement que les anti-balaka sont venus pour nous protéger. Sinon il y aurait eu beaucoup plus de morts», raconte le père Gabrielle Perobelli.

 

GRENADES DANS UNE ÉGLISE

 

Le missionnaire italien dit avoir compté 11 morts après le raid. Aux moins trois autres sont morts dans des hôpitaux. Six cas, dont certains graves selon le CICR, étaient soignés mercredi soir au bloc de l’hôpital communautaire de Bangui. Un nombre indéterminé d’autres victimes auraient également été transportées dans un autre centre de santé de la ville.

« Regardez celui là, une balle perdue à frotter sa tête. Une balle reçue il faudrait plutôt dire », s’exclame Geordanne Sokambi en désignant un adolescent aussi hébété que chanceux. Elle et son frère Michel viennent de déposer leur voisin touché d’une balle à la jambe gauche. Sur les bancs de l’hôpital communautaire ils racontent que « les musulmans sont venus nombreux. En véhicule, d’autres à pied. Ils ont jeté des grenades, tiré à l’intérieur de l’église.

 

RAPTS ET RANÇONS

 

Les rumeurs les plus inquiétantes circulaient mercredi soir. Plusieurs survivants assurent qu’une quarantaine de personnes ont été enlevées par les assaillants. Ali, un ancien boulanger du PK5 reconverti en milicien, confirme à sa manière. « On a attrapé des gens qui ne parlaient ni Sango (la langue nationale), ni français. Ce doit être des mercenaires congolais car ils ne parlent que le Lingala », prétend-il.

 

Le rapt contre rançon, dans le meilleur des cas, est devenu l’une des armes de la guérilla qui se poursuit dans quelques parties de Bangui. Cet homme qui dit avoir participé au raid estime qu’il ne s’agissait que d’une riposte après que des miliciens anti-balaka aient attaqué plus tôt dans l’après-midi son quartier.

 

« Hier, (mardi) ils nous ont encore attaqué jusqu’à minuit et aujourd’hui ils sont venus en trois colonnes. La tuerie de Notre-Dame de Fatima, ça ne nous concerne pas mais les anti-balaka nous attaquent depuis là-bas», ajoute Ousmane Aboubacar qui se présente comme le porte-parole des musulmans centrafricains.

 

« PASSER À L'OFFENSIVE »

 

Ces violences interviennent alors que les tensions autour du dernier bastion de la communauté islamique de la capitale se sont encore ravivées depuis dimanche.

 

Ce jour là, trois jeunes musulmans ont été lynchés et mutilés alors qu’ils se rendaient à un match de football de « la réconciliation ». D’autres auraient été enlevés par un groupe d’anti-balaka. Depuis, attaques et contre-attaques se succèdent autours du PK5.

 

De bonne source, dans ce réduit où sont confinés les derniers musulmans de Bangui, le mot d’ordre qu’il fallait « passer à l’offensive » a été transmis. Avant de subir de nouvelles vagues qui viendront encore les écumer.

 

Une frontière invisible traverse la Républicaine centrafricaine. Aucune barrière ne la détermine, pas même une ficelle ne vient couper la piste couleur de brique mais, sur un axe nord-sud, le pays est coupé en deux. Les combattants de la Séléka, rejoints par bon nombre de musulmans chassés de la capitale ou de l’ouest, se sont réfugiés dans l’est de la RCA. Bambari, à 388 kilomètres au nord-est de Bangui, est la nouvelle base des ex-rebelles. La cohabitation entre communautés était réelle, mais la tension est subitement montée mercredi 21 mai après le passage de représentants de la communauté internationale et des autorités centrafricaines. Ceux-ci étaient venus signifier aux officiers de la Séléka que leurs troupes devaient être cantonnées et qu’il n’était pas question d’installer une administration parallèle. Pendant trois jours, les soldats français déployés sur place ont eu des accrochages avec les ex-rebelles et se sont retrouvés confrontés à des foules hostiles. Des milliers de chrétiens ont fui leur domicile par peur de représailles pour aller se serrer dans les églises de la ville. Dimanche, la situation a commencé à s’apaiser.

 

Lu pour vous : Nouvel épisode de terreur meurtrière en Centrafrique
Lu pour vous : Nouvel épisode de terreur meurtrière en Centrafrique

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 11:53

 

 

 

 

 

29/05/14 (AFP)

 

Des barricades ont été érigées jeudi dans les rues désertes de Bangui par des jeunes en colère contre les musulmans, au lendemain de l'attaque d'une église du centre de la capitale centrafricaine dans laquelle une quinzaine de personnes ont péri.

 

Des coups de feu sporadiques ont été entendus dans le centre-ville de Bangui, forçant les rares boutiques ouvertes à fermer rideau, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Des blocs de béton, des pneus en feu et des morceaux de bois ont été rassemblés par des jeunes au milieu de la route dans plusieurs quartiers du centre de Bangui: à Bea-Rex, au rond-point des Nations unies et à Benz-vi. D'autres barricades ont été vues à Fouh, fief des milices chrétiennes anti-balaka.

 

A Bea-rex, deux blindés de la force de l'Union africaine en Centrafrique (Misca) étaient garés près de la barricade et des troupes burundaises patrouillaient à pied dans le quartier dans la matinée.

 

C'est la première fois depuis plus d'un mois que des barricades sont érigées dans les rues de Bangui. Les jeunes qui les ont montées font valoir leur colère après l'attaque de l'église Notre-Dame de Fatima mercredi soir, au cours de laquelle une quinzaine de personnes, dont un prêtre, ont été tuées.

 

"Nous sommes là depuis 04H00 du matin pour que les Burundais quittent le quartier, nous sommes mécontents", a déclaré à l'AFP Henri-Morel Feiganazoui, un habitant de 28 ans qui reproche aux soldats africains de la Misca d'avoir protégé les assaillants de l'église Fatima. L'information n'a pu être confirmée par aucune source indépendante.

 

Une quinzaine de jeunes manifestaient dans le quartier PK-3 en brandissant des affichettes anti-Burundais. "Contingent burundais OUT, on n'en veut plus", était-il écrit sur l'une d'entre elle.

 

En dehors des rassemblements de jeunes, les rues étaient désertes jeudi matin à Bangui. Aucun bus ne circulait et les magasins étaient fermés jeudi, plus que de coutume en ce jour férié.

 

Dans la capitale, où les violences interconfessionnelles qui déchirent le pays ont contraint de nombreux musulmans à fuir, "un regain de tension très net" se fait sentir depuis quelques jours, notamment aux abords du quartier musulman PK-5, a affirmé une source proche de l'armée française à l'AFP.

 

 

Centrafrique: regain de violence à Bangui

 

par RFI 29-05-2014 à 13:20

 

L'attaque contre le site de Notre-Dame de Fatima à Bangui aurait fait au moins une quinzaine de morts, et plusieurs dizaines de blessés ce mercredi 28 mai, à Bangui. Une source de la Misca, la force militaire africaine, contactée par RFI, évoque quant à elle une vingtaine de morts.

 

L’attaque s’est déroulée dans l’après-midi, dans le quartier de l'église Notre-Dame de Fatima, près du centre de Bangui. En début d'après midi, des hommes armés sont entrés dans l'enceinte de l’église catholique, alors que des fidèles étaient réunis à l’intérieur de l’édifice pour une cérémonie religieuse à la veille de la fête catholique de l'Ascension. Ils ont ouvert le feu et jeté des grenades. Le site de l'église Notre-Dame de Fatima abritait près de 5 000 déplacés. Bon nombre d'entre eux ont fui hier vers les quartiers voisins

 

Il y aurait une quinzaine de morts dont un prêtre, Paul-Emile Nzale, agé de 76 ans. Une source de la Misca, la force de maintien de la paix africaine, évoque quant à elle une vingtaine de morts. Un bilan qui pourrait s’alourdir car des combats se sont poursuivis dans la soirée.

 

Par ailleurs, les assaillants, dont on ignore pour l’heure les motivations, auraient kidnappé plusieurs personnes. Les informations dont dispose RFI sont, pour le moment, assez contradictoires sur ce point.

 

Barricades

 

En réaction à cette attaque, des barricades ont été érigées dans plusieurs quartiers de Bangui, notamment au rond-point des Nations unies, dans le centre-ville. En fin de journée, un hélicoptère de l’armée française survolait la capitale centrafricaine, et la Misca a déployé des renforts dans la capitale.

 

Alors qui a déclenché cette flambée de violence ? Pour les uns, tout cela est l'oeuvre d'extrémistes musulmans retranchés au Pk5. Pour les autres, c'est un mauvais coup des antibalakas destiné à semer le chaos. Une chose est certaine, la mèche est allumée et l'on redoute un nouveau cycle de représailles meurtrières.

 

Centrafrique: barricades et regain de tension à Bangui après l'attaque d'une église

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 00:50

 

 

 

 


BANGUI AFP / 29 mai 2014 00h30 - Au moins quinze personnes, dont un prêtre, ont été tuées mercredi à Bangui et une trentaine blessées dans l'attaque d'une église par un groupe armé et au cours des violences qui ont suivi, a-t-on appris dans la soirée de source militaire.


Des tirs étaient entendus dans plusieurs quartiers de Bangui en fin de soirée mercredi, notamment à Boy Rabe et Fouh, deux fiefs des miliciens chrétiens anti-balakas. Plusieurs barricades ont été dressées dans la soirée sur des axes routiers de la capitale.


En cette veille d'Ascension, des hommes armés ont fait irruption et tué plusieurs personnes mercredi après-midi dans l'église Notre-Dame de Fatima, dans le centre de Bangui non loin du PK-5, quartier musulman de la capitale, selon les premiers éléments. Des combats opposant anti-balakas et musulmans ont suivi aux abords de l'église où des milliers de déplacés avaient trouvé refuge.


Un premier bilan de ces violences avait fait état d'une dizaine de morts, en fin d'après-midi. Plus tard en fin de soirée, un nouveau bilan faisait état de quinze personnes tuées et une trentaine blessées, alors que les violences se poursuivaient, selon une source militaire à Bangui.


De son côté, les forces africaines de la Misca font état de vingt morts. Cinq cadavres ont été transférés à la morgue de l'hôpital général, a constaté un journaliste de l'AFP.


Un prêtre âgé de 76 ans, Paul-Emile Nzale, a été tué au cours de ces violences, a annoncé à l'AFP l'archevêque Dieudonné Nzapalainga.


On ne peut être que triste devant ces morts. Depuis quelques jours, il y a des affrontements dans ce quartier, a-t-il dit à l'AFP.


La très grande majorité des quelques milliers de déplacés qui avaient trouvé refuge dans et aux abords de l'église ont fui le quartier.


La crise centrafricaine a pris un tournant interconfessionnel depuis plusieurs mois, entre ex-rebelles Séléka, à dominante musulmane, et miliciens chrétiens anti-balaka.

Ces violences ont fait de nombreuses victimes et forcé les civils musulmans, minoritaires, à fuir des régions entières du pays, essentiellement vers le Nord et le Centre, alimentant les craintes d'une partition du pays.


A Bangui, où les violences ont contraint de nombreux musulmans à fuir, un regain de tension très net se fait sentir depuis quelques jours, a affirmé une source proche de la force française Sangaris à l'AFP.


Trois personnes ont ainsi été décapitées dimanche en marge d'un match de foot organisé à Bangui pour tenter de réconcilier chrétiens et musulmans.


Sur les 2.000 soldats français déployés en Centrafrique, quelque 700 sont mobilisés à Bangui où on les voit patrouiller dans les rues à bord de blindés légers. Les forces africaines de la Misca comptent un peu plus de 5.000 soldats africains déployés dans le pays.



(©) Description : http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=482674

Bangui: 15 personnes, dont un prêtre, tuées dans l'attaque d'une église

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 00:07

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) -2014-05-28 12:59:02 - L’ambassadeur de France à Bangui, Charles Malinas, a déclaré, mercredi dans la capitale centrafricaine, que son pays était favorable à un retour de la République centrafricaine dans le Processus de Kimberley, une mesure qui, selon le diplomate, devrait permettre aux Centrafricains de jouir du ‘’commerce légal’’ de leurs ‘’ressources naturelles’’.


''La France est aux cotés de la RCA pour faire en sorte que le commerce légal des ressources naturelles, de l'or, de diamant et des matières précieuses puisse reprendre'', a notamment dit l'ambassadeur de France, au sortir d'une rencontre avec le ministre des Mines et de l'Hydraulique, Olivier Malibangar.


La participation de la RCA à la réunion des pays membres du processus de Kimberley à Shangai en Chine au mois de juin prochain, la suspension de la RCA dans le Processus de Kimberley et le commerce légal des ressources minières ont été au centre des entretiens entre les deux hommes.


A la question de savoir si la mesure prise contre Bangui est ‘'une sanction'', Charles Malinas a simplement déclaré : ‘'c'est une décision prise par le processus à la suite des évènements du 24 mars''.


A en croire le diplomate français, la reprise du commerce légal des ressources minières centrafricaines fera de sorte que la RCA et les Centrafricains pourront jouir du produit de ces ressources.

''C'est une bonne nouvelle de voir la France aux cotés de la RCA pour plaider sa cause auprès du processus de Kimberley. La France a promis d'aider le RCA à sortir la tête de l'eau'', s'est félicité le membre du gouvernement.

 

http://apanews.net/article_read-604851-la-france-favorable-au-retour-de-la-rca-dans-le-processus-de-kimberley-ambassadeur.html#sthash.EVSlNXvq.dpuf

La France favorable au retour de la RCA dans le Processus de Kimberley (ambassadeur)

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 00:00

 

 

 

  

APA-Brazzaville (Congo) –2014-05-28 14:35:29 - La présidente de la transition en Centrafrique, Catherine Samba-Panza, a déclaré, mercredi à Brazzaville, que sous sa direction ‘’des avancées’’ ont été obtenues dans son pays en matière de sécurité, soulignant que l’objectif principal des autorités centrafricaines est d’arriver à l’instauration totale de la sécurité afin de procéder à l’organisation des élections.


''Au plan sécuritaire des avancées ont été observées depuis que je suis est à la tête de l'Etat Centrafricain, c'est-à-dire en janvier 2014. A Bangui et même à l'intérieur du pays, la sécurité a connu des avancées, mais on n'est pas encore arrivé au point zéro (…) la question sécuritaire demeure ‘', a notamment dit Catherine Samba-Panza, à son arrivée à Brazzaville, en fin de matinée, pour une visite de travail de 84 heures.


S'adressant à la presse au salon d'honneur de l'aéroport de Maya-Maya, peu après l'accueil du président congolais Denis Sassou N'Guesso, Samba-Panza a ajouté que ''l'objectif de la transition est d'organiser les élections. Il appartient aux autorités de la transition de tout mettre en œuvre pour que les conditions sécuritaires, politiques et sociales soient réunies et qu'on arrive à ces élections décidées pour-2015''.


Pour sa part, le président congolais, médiateur dans la crise centrafricaine, a déclaré : ''nous déployons toute l'énergie en donnant le maximum, c'est ce que nous tentons de faire. Nous n'épargnons aucun effort pour maintenir le contact avec les autorités centrafricaines. Nous maintenons les contacts avec l'UA, avec la communauté internationale, de manière général, à travers le groupe international de suivi qui a tenu d'ailleurs plusieurs réunions, ici à Brazzaville et ailleurs''.


‘'Nous pensons que la République centrafricaine est une partie de nous-mêmes, donc nous faisons tout ce qui est notre possible pour que la paix et la sécurité reviennent en Centrafrique pour que les institutions démocratiques se remettent en place et surtout le peuple centrafricain qui est aujourd'hui éparpillé retrouve la paix et la dignité'', a-t-il dit.


Il ajouté : ''nous épargnons aucun effort pour cela en tant que médiateur mais aussi en notre qualité de chef d'un Etat de la sous région et voisin en plus''.

 

http://apanews.net/article_read-604859-catherine-samba-panza-signale-%E2%80%98%E2%80%98des-avance----dans-la-seriten-rca.html#sthash.9WmsJnz8.dpuf

Catherine Samba-Panza signale ‘‘des avancées'' dans la sécurité en RCA

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 23:31

 

 

 

A lire dans les publications de la Fondation Jean Jaures  Note n°219 - Fondation Jean-Jaurès - 27 mai 2014 - page 1

 

http://www.jean-jaures.org/Publications/Notes/La-situation-en-Republique-centrafricaine 

 

27 Mai 2014

La situation en République centrafricaine

par Martin Ziguélé

La situation en République centrafricaine
 

 

La situation en République centrafricaine demeure empreinte de vives tensions entre les ex-Selekas et les anti-Balakas. Martin Ziguélé, Président du MLPC, revient sur l’instabilité chronique qui agite son pays et propose des solutions pour une sortie de crise....

La situation en République centrafricaine par Martin ZIGUELE

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 22:21

 

 

 

 


BANGUI AFP / 28 mai 2014 22h39 - Au moins dix personnes, dont un prêtre, ont été tuées mercredi à Bangui lors de violences dans un quartier de la capitale centrafricaine où vivent musulmans et chrétiens, a-t-on appris de sources concordantes.

Dix personnes ont été tuées et plusieurs blessées au cours de ces violences qui ont éclaté dans l'après-midi aux abords de l'église Notre-Dame de Fatima, dans le centre de Bangui, où des milliers de déplacés avaient trouvé refuge, ont indiqué à l'AFP une source policière centrafricaine et une source militaire.


Des échanges de tirs continuaient en début de soirée, notamment aux abords du quartier majoritairement musulman de PK-5. Un hélicoptère survolait Bangui, a constaté un journaliste de l'AFP. Des barricades ont été érigées dans plusieurs quartiers, selon des sources militaire et policière.


Il n'était pas possible dans l'immédiat de connaître les circonstances exactes de ces nouvelles violences.


D'autres sources ont fait état d'un bilan plus lourd. Cinq cadavres ont été transférés à la morgue de l'hôpital général, où la situation était tendue, a constaté un journaliste de l'AFP.


Un prêtre âgé de 76 ans, Paul-Emile Nzale, a été tué au cours de ces violences, a annoncé à l'AFP l'archevêque Dieudonné Nzapalainga.


On ne peut être que triste devant ces morts. Depuis quelques jours, il y a des affrontements dans ce quartier, a-t-il dit à l'AFP.


Un nombre important de déplacés qui avaient trouvé refuge sur place ont fui le quartier.

La crise centrafricaine a pris un tournant interconfessionnel depuis plusieurs mois, entre ex-rebelles Séléka, à dominante musulmane, et miliciens chrétiens anti-balaka.

Ces violences ont fait de nombreuses victimes et forcé les civils musulmans, minoritaires, à fuir des régions entières du pays, essentiellement vers le Nord et le Centre, alimentant les craintes d'une partition du pays.

A Bangui, où les violences ont contraint de nombreux musulmans à fuir, un regain de tension très net se fait sentir depuis quelques jours, a affirmé une source proche de la force française Sangaris à l'AFP.

Sur les 2.000 soldats français déployés en Centrafrique, quelque 700 sont mobilisés à Bangui où on les voit patrouiller dans les rues à bord de blindés légers. La mission de l'ONU, la Misca, compte un peu plus de 5.000 soldats africains déployés dans le pays.


(©) Description : http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=482661

Centrafrique: 10 personnes, dont un prêtre, tuées dans des violences à Bangui

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com