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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 00:28
Lu pour vous : Centrafrique : Fin de la mission de revue du FMI

 

Centrafrique : Fin de la mission de revue du FMI

http://www.africtelegraph.com/ LAZARD OBIANG 4 NOVEMBRE 2016

 

Une équipe du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par M. Samir Jahjah a séjourné à Bangui du 28 octobre au 4 novembre 2016 pour mener la première revue du programme appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). L’accord, d’un montant de 83,55 millions de DTS, a été approuvé par le Conseil d’administration du FMI le 20 juillet 2016. L’examen du dossier par le Conseil d’administration du FMI est provisoirement prévu pour décembre 2016.

 

Au terme de la mission, M. Jahjah a rendu publique la déclaration suivante :

 

« L’équipe des services du FMI et les autorités centrafricaines ont eu des entretiens sur les développements économiques récents en République centrafricaine et sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre du programme appuyé par la FEC.

 

« La mission a conclu un accord au niveau des services du FMI avec les autorités sur les politiques économiques et financières qui pourraient sous-tendre l’approbation de la première revue du programme triennal appuyé par la FEC, sous réserve de la confirmation des assurances de financement des partenaires au développement. Le programme économique du pays est globalement conforme aux objectifs, tous les critères de réalisation quantitatifs ayant été observés, à l’exception du critère relatif à la non accumulation d’arriérés extérieurs. Les réformes structurelles sont progressivement mises en œuvre et tous les repères structurels ont été tenus, parfois avec retards.

 

« La détérioration de la situation sécuritaire, en dépit du dialogue engagé avec les groupes armés, a porté atteinte à l’activité économique. La croissance du PIB se situe à 4,5 % et 5 % en 2016 et 2017 respectivement, en léger repli par rapport aux projections initiales de 5,2 % et 5,5 %. Les prix de certaines denrées ont augmenté, l’inflation annuelle moyenne étant désormais projetée à 5,1 %, contre une prévision initiale de 4 %. La loi de finances rectificative de 2016, adoptée le 30 septembre, consacre une plus forte mobilisation des recettes intérieures, dans un contexte de faibles recettes fiscales provoqué par la crise de 2013. La mission salue les efforts déployés par les autorités pour apurer les arriérés de salaire et pension et maîtriser la masse salariale de la fonction publique. La mission se réjouit des mesures adoptées par les autorités afin d’assurer le paiement des dépenses prioritaires, dont les traitements et salaires, et constituer une réserve budgétaire pour l’exercice prochain de manière à faire face à la volatilité de l’aide extérieure.

 

« La mission salue les efforts consentis par les autorités pour accélérer la préparation de leur nouveau Plan de relèvement et de consolidation de la paix (PRCP) qui servira de base à leur stratégie à moyen terme et à la loi de finances de 2017. Le PRCP vise à réduire la pauvreté, à promouvoir une croissance économique inclusive, à accroître davantage la mobilisation de recettes intérieures et à rétablir la crédibilité et la transparence du processus budgétaire. Les progrès dans la consolidation de la paix et la mise en œuvre rapide des réformes structurelles et du programme d’investissement public contribueront à assurer une croissance économique à moyen terme d’environ 5,5 %, à ramener l’inflation annuelle à 3 % et à réduire le déficit primaire intérieur à 1 % du PIB d’ici 2019. Cela permettra de diminuer la dette publique.

 

« La mission a discuté les mesures envisagées en matière d’administration des recettes et de gestion des finances publiques. Ces mesures prévoient des contrôles renforcés de l’assiette fiscale et des exonérations, une amélioration de l’information relative à l’exécution budgétaire afin d’accroître la transparence, une meilleure gestion de la trésorerie pour mieux hiérarchiser les dépenses et une meilleure maîtrise de la masse salariale pour pouvoir procéder à de nouvelles embauches dans les secteurs de la santé et de l’éducation. La mission salue la participation des autorités au nouveau cadre de renforcement des capacités du FMI, qui permettra d’intensifier l’assistance technique et la formation. »

 

La mission a été reçue en audience par le Président Touadera et a rencontré le Ministre des Finances et du Budget, M. Dondra, le Ministre de l’Économie, du plan et de la coopération, M. Moloua, le Directeur national de la BEAC, M. Chaïbou, les membres de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, les partenaires techniques et financiers et des représentants d’ONG, de la société civile et du secteur privé. La mission tient à remercier les autorités de leur chaleureuse hospitalité, de leur excellente collaboration et de la qualité des échanges.

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 00:26
Lu pour vous :Guinée équatoriale : la justice suisse saisit 11 véhicules de luxe de Teodorin Obiang
Lu pour vous :Guinée équatoriale : la justice suisse saisit 11 véhicules de luxe de Teodorin Obiang

 

Guinée équatoriale : la justice suisse saisit 11 véhicules de luxe de Teodorin Obiang

Le fils du président équato-guinéen et vice-président est poursuivi par le parquet genevois pour « blanchiment d’argent » et « corruption ».

 

Le Monde.fr avec AFP et AP Le 04.11.2016 à 10h21 • Mis à jour le 04.11.2016 à 11h46


La justice genevoise a annoncé, jeudi 3 novembre, avoir procédé lundi au séquestre de onze véhicules de luxe appartenant à Teodorin Obiang, fils du président de Guinée équatoriale et vice-président. Les autorités suisses soupçonnent de « blanchiment d’argent » et de « corruption ». Les voitures ont été saisies sur le tarmac de l’aéroport de Genève.

 

Un porte-parole du procureur genevois a annoncé « l’ouverture d’une procédure pénale dirigée contre Teodorin Obiang », confirmant des informations parues dans la revue suisse L’Hebdo. C’est « dans le cadre de cette procédure » que les voitures en questions ont été séquestrées, dans la zone fret de l’aéroport de Genève, selon le communiqué. L’enquête se poursuivant, la justice genevoise préfère pour le moment ne faire aucun autre commentaire.

 

Une des sept Koenigsegg One produites dans le monde


Selon L’Hebdo, on compte parmi les véhicules saisis une Porsche 918 Spider, évaluée à plus de 750 000 euros, une Bugatti Veyron, estimée à 2 millions, ainsi qu’une Koenigsegg One, un bolide suédois fabriqué à seulement sept exemplaires dans le monde - qui vaudrait plusieurs millions euros.

 

Le magazine avait révélé il y a plusieurs mois « les allées et venues incessantes des avions privés du clan Obiang à Genève » et ce, de janvier 2015 à mars 2016. Pendant cette période, alors que « les autorités américaines et françaises enquêtaient sur lui, Teodorin Obiang gérait ses affaires depuis Genève ».

 

En effet, la justice française s’intéresse aussi de près à Teodorin Obiang. Accusé de s’être bâti indûment en France un patrimoine considérable, il sera jugé à partir du 2 janvier 2017 à Paris dans l’affaire des « biens mal acquis ». Il y est poursuivi pour « blanchiment d’abus de biens sociaux », « détournement de fonds publics », « abus de confiance » et « corruption ».

 

Finalement, « après plusieurs demandes d’entraide adressées par la France, le Ministère public genevois a décidé d’ouvrir sa propre enquête », a-t-on appris le 18 octobre dernier. Il semblerait que rapidement après la confirmation de l’ouverture de l’enquête, plusieurs voitures ont été entreposées sur le tarmac. Mais Teodorin Obiang n’a pas réagi assez vite pour parvenir à faire sortir ses voitures du pays.


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/11/04/guinee-equatoriale-la-justice-suisse-met-sous-sequestre-11-vehicules-de-teodorin-obiang_5025231_3212.html#8YG8OXZl2Y6MxyuT.99

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 00:24

 

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 4 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 4 novembre 2016 (RJDH)—Les habitants du Km5 ont demandé aux Nations-Unies et au gouvernement Centrafricain d’œuvrer pour la libre circulation et pour un dialogue sincère entre chrétiens et musulmans afin d’amorcer la réconciliation. Demandes exprimées lors de la visite du Secrétaire générale  adjoint des Nations-Unies, Jan Eliasson mercredi 3 novembre dans la localité.

 

Lors de sa visite en Centrafrique, le N°2 des Nations-Unies, Jan Eliasson était au Km5 et camp des déplacés de l’aéroport Bangui-Mpocko.

 

Au Km5, les leaders communautaires et associations musulmanes du Km5 ont profité de l’opportunité de la présence Secrétaire générale  adjoint des Nations-Unies, Jan Eliasson dans leur localité pour  exprimer leurs attentes en prélude à la table ronde des bailleurs de Fonds qui aura lieu à Bruxelles (Belgique) le 17 novembre.

 

Ali Ousmane, président de la Coordination des Organisations Musulmanes de Centrafrique (COMUC) a relevé que la guerre n’apportera pas la paix, « c’est plutôt le dialogue sincère et franc entre les centrafricains qui pourra amener la paix dans le pays. Notre souhait, c’est le dialogue après Bruxelles », a-t-il dit.

 

Libre circulation, cohésion sociale, vivre ensemble sont autant de souhait de cette communauté. Adja SimbaKatidja, vice-présidente de l’Association des Femmes Musulmanes a souhaité aussi que l’ONU apporte un soutien sans faille au gouvernement pour la sécurité dans le 3e arrondissement et à travers le pays.

 

Selon elle, « l’ONU doit toujours soutenir les actions de la société civile afin de favoriser le relèvement et le développement du pays mais aussi appuyer le processus du désarmement afin de garantir le retour de la paix ».

 

Le Président de la Jeunesse Musulmane, Moussa Ibrahim, a noté pour sa part que sans la libre circulation, il sera difficile de parler de la réconciliation, « nous déplorons l’insécurité car nous jeunes, nous sommes victimes de tout et sommes la chair à canon. Sans la liberté de circulation, la réconciliation sera difficile car, nous n’avons pas accès à l’éducation et aux soins », a-t-il déploré.

 

Le Vice-Secrétaire général des Nations Unies, Jan Eliasson, a appelé tout le peuple Centrafricain à choisir la voie de la réconciliation pour bâtir ensemble la République Centrafricaine (RCA), en déclarant que la violence n’a jamais été une « solution durable ». Il a ajouté que « l’avenir, c’est la réconciliation, même si ce n’est pas très populaire. Il y a une voie et une route qu’il faut choisir : quel avenir voulez-vous léguer à vos enfants ? Il faut être ensemble, bâtir le pays avec les ressources dont il dispose », a indiqué Jan Eliasson.

 

Jan Eliasson était en visite de 48H en Centrafrique, dans le but de préparer la rencontre de Bruxelles dont il conduira la délégation des Nations-Unies.

Centrafrique : Les habitants du KM5 demandent la libre circulation et un sincère dialogue pour la reconciliation
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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 00:21
Cameroun : l'ONU prévoit une hausse du flux de réfugiés centrafricains à plus de 275.000 en 2017

 

Cameroun : l'ONU prévoit une hausse du flux de réfugiés centrafricains à plus de 275.000 en 2017

YAOUNDE, 04/11/16 (Xinhua) -- Le flux de réfugiés centrafricains continuera de croître pour atteindre jusqu'à plus de 275.000 en 2017 au Cameroun, en raison de la persistance des violences à Bangui et d'autres localités centrafricaines, indique une projection établie par les Nations Unies.

 

Pour 2016, les estimations font état de 253.000 réfugiés centrafricains, contre 233.000 l'année précédente, dont une grande majorité dans la région de l'Est du Cameroun et le reste dans celle de l'Adamaoua, deux régions frontalières de la République centrafricaine (RCA) et en proie des incursions sporadiques de groupes armés venus de ce pays voisin.

 

Ce sont des personnes ayant fui les violences dans leur pays dues à la crise provoquée par la prise du pouvoir de l'ex-coalition rebelle de la Séléka contre le régime de François Bozizé le 24 mars 2013 à Bangui.

 

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et le gouvernement camerounais ont annoncé il y a quelques mois la signature d'un accord tripartite avec le pouvoir centrafricain en vue des retours volontaires.

 

Selon le système des Nations Unies au Cameroun, la mise en œuvre de ce processus apparaît aujourd'hui difficile à cause de la poursuite de la dégradation de la situation sécuritaire en RCA qui continue de contraindre à l'exil de nombreux Centrafricains, faisant redouter au contraire l'arrivée de nouveaux afflux de réfugiés sur le sol camerounais.

 

Ces réfugiés sont installés pour une partie dans des camps et pour l'autre au sein des communautés locales, et en 2017 un accroissement à 275.800 est projeté, a annoncé récemment la coordinatrice du système des Nations Unies au Cameroun et représentante-résidente du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Najat Rochdi.

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 00:18
Lu pour vous : Depuis 12 ans, au lycée horticole de Varzy, ils œuvrent pour les enfants du Centrafrique

 

Association

 

http://www.lejdc.fr/ 04/11/2016

 

L’association Maboko na Maboko s’active depuis douze ans entre les murs du lycée horticole rural privé au profit des enfants de Sibut.

 

Née en 2004 autour de Sœur Yvette, l'association Maboko na Maboko tient, depuis douze ans, ses engagements auprès des enfants de l'école de Sibut, en Centrafrique.

 

La Congrégation des sœurs de la Sainte-Famille, à laquelle appartient Sœur Yvette, œuvre, aux côtés des Fonds des nations unies pour l'enfance (Unicef), de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), auprès des enfants de Centrafrique, ce pays de quatre cent cinquante millions d'habitants, au cœur de l'Afrique qui, depuis 2004, est en proie aux guerres civiles.

 

Une action dédiée aux autres

 

C'est ainsi, à l'initiative de Sœur Yvette, et pour mener « une action dédiée aux autres », qu'un groupe d'élèves du lycée horticole rural privé (LHRP) du Haut Nivernais, en BTA (Brevet de technicien agricole, aujourd'hui Bac pro), certains membres du personnel et du conseil d'administration ont fondé l'association Maboko na Maboko ("main dans la main" en dialecte local). L'objectif premier était de financer la scolarité des élèves de la maternelle au primaire et de permettre à de jeunes orphelins de suivre leur formation en apprentissage.

 

L'association envoyait donc, au départ, par containers, du matériel, notamment de jardinage, pour répondre aux exigences de la formation des jeunes orphelins. Et, parce qu'au lycée une filière service est dispensée, du matériel de puériculture était aussi acheminé pour les familles.

 

Il s'est très vite avéré que les marchandises étaient détournées. Parti de Dunkerque et à peine débarqué sur les côtes occidentales de l'Afrique, le précieux chargement, pour éviter les tirs nourris de la guerre civile, parcourait la brousse. Il ne résistait, dès lors, pas aux pilleurs.

 

Très rapidement, donc, la décision a été prise d'envoyer de l'argent. Et, pour être plus sûr que ce dernier arrive à destination et soit utilisé pour les enfants, la présidente de l'association, Sandryne Lauverjon, transfert les fonds au siège de la Congrégation des Sœurs de la Sainte-Famille à Besançon. Cette dernière se charge de les faire parvenir sur place, notamment lors d'un déplacement d'un des membres de la congrégation vers la Centrafrique.

 

Tous les ans, c'est une aide financière d'environ 1.500 € que l'association apporte pour les enfants de l'école de Sibut, somme réunie par deux opérations bol de riz dans l'année, une à Noël et l'autre à Pâques.

 

Dans un climat de guerres civiles, la troisième en neuf ans, l'école connaît des fluctuations d'effectifs. Au plus fort de la guerre, l'école n'a rouvert ses portes en 2014 qu'avec peu d'enfants, cent cinquante-cinq à la rentrée. Les parents les gardant chez eux, de peur qu'ils ne perdent la vie durant l'heure de trajet parfois nécessaire à certains d'entre eux pour rejoindre le centre scolaire. À la dernière rentrée, ce sont trois cent soixante-dix enfants qui ont rejoint les bancs de l'école.

 

Un repas par jour 
 

Depuis le 1 er octobre 2014, l'argent collecté par l'association Maboko na Maboko, en plus du règlement des frais de scolarité, permet d'offrir un repas par jour, après les cours du matin, à tous les élèves.

 

Dans ce pays, où la malnutrition sévère continue de toucher gravement les populations, en particulier les enfants, c'est parfois le seul repas de leur journée. Il suffit de 0,75 centime d'euros pour offrir riz, légumes, haricots en grains, et sardines en sauce avec des grains de courge pour nourrir un enfant une fois par jour.

 

Durant la semaine de la Solidarité internationale, de lundi 14 à vendredi 18 novembre, tous les élèves du lycée seront sensibilisés pour cette cause. « Nous manquons toujours de bonnes volontés pour poursuivre notre engagement », note Sandryne Lauvergeon. « Et puis, tous les ans, de nouveaux élèves sont susceptibles de rejoindre l'association et d'apporter de nouvelles idées ».

 

Anne Magnard

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 00:16
Lu pour vous : Pourquoi un pasteur évangélique français a demandé pardon en Centrafrique

 

Pourquoi un pasteur évangélique français a demandé pardon en Centrafrique

http://urbi-orbi-africa.la-croix.com/ 4 novembre 2016

 

En déplacement à Bangui en octobre, Alain Stamp a demandé pardon, au nom de la France, à 350 responsables évangéliques réunis en forum.

 

La scène se déroule à Bangui, le 11 octobre dernier. Entre 300 et 350 personnes sont réunies dans la capitale centrafricaine. Il y a là des responsables évangéliques venus de tout le pays, pour assister pendant quatre jours à un « Forum des évangélistes » organisé par l’Alliance évangélique centrafricaine.

 

Lorsqu’il arrive devant l’assistance, Alain Stamp, l’un des responsables du Conseil national des évangéliques français (Cnef) commence par cette phrase étonnante. « Je crois que j’ai un double handicap : je suis blanc et je suis Français. » Devant lui, des dizaines de personnes approuvent en silence. « J’ai alors simplement demandé pardon pour les actions graves, inadmissibles et révoltantes que mon pays a commis en Centrafrique, et exprimé mes regrets et ma compassion », raconte-t-il. « La réaction a été merveilleuse et bruyante de joie ! »

 

Armes, richesses du sous-sol

 

Pourquoi avoir exprimé une telle demande de pardon ? « Dès mon arrivée à Bangui, j’ai été en contact avec un pasteur, également haut fonctionnaire, qui a insisté sur la responsabilité de la France dans la situation du pays », répond le responsable français. Il cite notamment l’exploitation des richesses du sous-sol ou encore les ventes d’armes.

 

« En entendant parler cet homme, je me suis rendu compte que j’avais, en tant que chrétien et que pasteur, perdu toute crédibilité. » Or lors du forum de Bangui, le responsable évangélique devait précisément intervenir sur un sujet délicat : « Face à la souffrance et l’épreuve. »

 

« Confiance spirituelle »

 

« Je perdais mon droit d’être écouté et entendu par les pasteurs qui étaient en face de moi, poursuit Alain Stamp. Le premier sens de ma demande de pardon a donc été une démarche spirituelle. » Une manière, selon lui, d’entrer dans une « relation de confiance spirituelle » avec ses interlocuteurs.

 

Dans les jours qui suivent, il accueille lui-même des demandes de pardon, notamment de la part de plusieurs jeunes présents, venu faire cette démarche pour regretter leur réaction « contre la France ». « L’un d’entre eux m’a demandé pardon au nom de la jeunesse centrafricaine. »

 

« Plate-forme interreligieuse pour la paix »

 

Au cours de ce forum, les participants ont notamment abordé la question du « pardon » et de la « guérison ». Deux thèmes centraux pour les Églises dans ce pays, et en particulier les Églises évangéliques. Les débats ont été clos en présence du président du pays, Faustin-Archange Touadéra, élu en mars dernier à la tête du pays.

 

Le président de l’Alliance évangélique centrafricaine, Nicolas Guérékoyame-Gbangou, est l’un des membres de la plate-forme interreligieuse pour la paix, créée en 2013 aux côtés de côtés de l’archevêque de Bangui, le cardinal Dieudonné Nzapalainga, et de l’imam de Bangui, Oumar Kobine Layama.

 

La Centrafrique éprouve de grandes difficultés à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l’ex-président François Bozizé par des rebelles séléka (« coalition » en sango) majoritairement musulmans, qui avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka majoritairement chrétiennes.

 

Loup Besmond de Senneville

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 00:51

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, le 3 novembre 2016 - Le Vice-Secrétaire général des Nations Unies, Jan Eliasson, appelle les Centrafricains à choisir la voie de la réconciliation pour bâtir ensemble la République centrafricaine (RCA), en soulignant que la violence n’a jamais été une « solution durable ». Jan Eliasson qui s’adressait à la presse à la fin de sa visite de 48 heures dans le pays, a affirmé avoir dit à tous ses interlocuteurs que « la réconciliation doit être au cœur de tous les efforts ».

 

« L’avenir, c’est la réconciliation, même si ce n’est pas très populaire. Il y a une voie et une route qu’il faut choisir : quel avenir voulez-vous léguer à vos enfants ? Il faut être ensemble, bâtir le pays avec les ressources dont il dispose », a indiqué Jan Eliasson. « En 40 ans de diplomatie, je n’ai jamais vu la violence mener à une solution durable », a ajouté le Vice-Secrétaire général, citant l’exemple du Rwanda qui a opté pour la réconciliation après le génocide et qui connaît depuis une évolution sociale et économique importante.

 

Le Vice-Secrétaire général qui dit avoir noté « de la tension et une tendance à la polarisation », affirme toutefois quitter Bangui « avec espoir ». « C’est votre pays. Nous, la communauté internationale, voulons vous aider. La tâche est grande mais les Nations Unies et la communauté internationale sont à vos côtés. Nous sommes vos partenaires », a-t-il dit.

 

Au cours de son séjour, Jan Eliasson a été reçu par le Président Faustin Archange Touadéra et s’est adressé aux députés à l’Assemblée Nationale. Le Vice-Secrétaire général s’est également entretenu avec des représentants de la société civile et la plateforme religieuse. Il a également participé  à une réunion de travail sur le DDR organisée par la Présidence de la République, et s’est déplacé au PK5 et au camp des déplacés internes à Mpoko.
 

 

Le Vice-Secrétaire général sera l’un des participants à la réunion des bailleurs de la RCA, organisée par l’Union européenne le 17 novembre à Bruxelles. « Dans deux semaines, je dirigerai la délégation des Nations Unies à la conférence des donateurs à Bruxelles. Ensemble nous voulons proposer des actions concrètes pour la reconstruction des infrastructures du pays, la promotion de la réconciliation et le renforcement de l’état de droit. Nous voulons créer des opportunités pour tous les Centrafricains», a conclu Jan Eliasson.

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Bureau de la Communication et de l'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

 

RCA: le numéro deux de l'ONU à la rencontre des habitants du PK5

 

Par RFI Publié le 03-11-2016 Modifié le 03-11-2016 à 23:15

 

Le vice-secrétaire général de l'ONU a achevé ce 3 novembre au soir sa visite en Centrafrique. Jan Eliasson voulait se rendre compte de la situation par lui-même, avant de conduire la délégation des Nations unies à la Conférence des donateurs sur la RCA qui se tiendra à Bruxelles dans deux semaines. Ce jeudi, il est allé à la rencontre des représentants de la société civile du Kilomètre 5, dernier quartier musulman de Bangui.

 

Assis face à ses interlocuteurs dans la cour de la mosquée centrale, Jan Eliasson les écoute plaider pour une intégration des musulmans dans la construction du pays. Les vieux, les femmes, les jeunes également, comme Moussa Ibrahim Mamadou. « Nous vivons dans une prison à ciel ouvert. Il y a des efforts qui ont été faits de part et d’autre. Nous avons voté, mais le problème reste intact, M. le [vice]-secrétaire général des Nations unies. Le Kilomètre 5, le PK5, représente la République centrafricaine. On veut que vous demandiez à nos dirigeants d’être à côté de nous pour nous écouter. »

 

Jan Eliasson répond en martelant un plaidoyer pour le dialogue et la réconciliation. « Vous n’êtes pas seul », ajoute le vice-secrétaire général des Nations unies. « Je vous promets que je vais donner le message [...] Je vais le passer aussi au Conseil de sécurité et à la réunion internationale à Bruxelles, assure-t-il. J’ai aussi parlé pendant des heures hier avec le président Touadéra, j’ai parlé avec le président de l’Assemblée nationale et je peux vous dire que j’ai apporté le message qu’à vous : il faut avoir la réconciliation, il faut avoir le dialogue, il faut avoir la libre-circulation. Ce n’est pas normal de vivre comme ça. »

 

Et de conclure : « Votre pays doit être riche, votre pays doit être heureux. C’est aller contre l’histoire que d’aller contre cette direction. »

« L’AVENIR, C’EST LA RECONCILIATION », LANCE LE VICE-SECRETAIRE GENERAL DE L’ONU AUX CENTRAFRICAINS
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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 22:57
RCA: le numéro 2 de l’ONU en visite à Bangui

 

 

 

Par RFI Publié le 03-11-2016 Modifié le 03-11-2016 à 12:05

 

Le numéro 2 de l'ONU était en visite à Bangui, ce mercredi. L'occasion d'évaluer la situation en RCA, deux semaines avant la conférence des donateurs qui aura lieu à Bruxelles. Jan Eliasson a d'abord été reçu par le président, Faustin-Archange Touadéra, dans la matinée. Il a ensuite pris la parole, à l'Assemblée nationale, devant les députés pour réaffirmer le soutien de l'ONU, et pour évoquer, également, la sécurité en Centrafrique au moment où les casques bleus de la Minusca sont les cibles de nombreuses critiques.

 

Très attendu sur la question sécuritaire, Jan Eliasson a été interpellé par le président de l’Assemblée nationale Karim Meckassoua, sur la recrudescence des violences et les difficultés des casques bleus à les enrayer, notamment à Kaga-Bandoro il y a trois semaines. Sur ce point, le numéro 2 de l’ONU a eu notamment cette phrase : « Nous avons tiré les leçons de ces événements douloureux et nous ferons tout ce que nous pouvons pour prévenir la répétition de telles atrocités ».

 

A la sortie, le député URCA Anicet Georges Dologuélé, chef de file de l’opposition, estime en tout cas que le message des députés est passé : « Personne ne peut sous-estimer l’action de la Minusca. Nous sommes là, en paix, parce qu’eux et les forces françaises ont été là. Mais comme les violences reprennent, nous n’avons pas envie de retomber dans l’état dans lequel était le pays avant leur arrivée. C’est pour cela qu’il est important que ces forces soient plus offensives. Et c’est ça que la représentation nationale a demandé à travers notre président ».

 

Jan Eliasson a réaffirmé aussi l’engagement des Nations unies à être aux côtés des autorités centrafricaines, notamment à la Conférence des donateurs qui aura lieu à Bruxelles le 17 novembre. Un rendez-vous important pour Bertin Béa, député du KNK : « Il faut qu’on crée des conditions de développement pour garantir la vraie sécurité durable au peuple centrafricain. Et nous fondons beaucoup d’espoir par rapport à la table ronde de Bruxelles. C’est vraiment crucial. C’est un tournant crucial dans la vie socioéconomique, politique, sécuritaire de notre pays ».

 

A Bruxelles, l’ONU présentera un plan de relèvement de la Centrafrique élaboré avec le gouvernement, l’Union européenne et la Banque mondiale.

 

« La conférence des donateurs à Bruxelles est une question de vie ou de mort pour ce pays. Il faut qu’en avançant sur le front de la sécurisation du pays, que nous avancions aussi sur le plan du relèvement économique pour que cet Etat soit viable, pour qu’il ait les moyens de sa politique. C’est pour ça que la Conférence de Bruxelles n’est pas un exercice banal. »

 

Martin Ziguélé

 

03-11-2016 - Par Pierre Pinto

 

 

Centrafrique: le numéro 2 de l'ONU rassure après les violences et le retrait français

 

03/11/16 (AFP)

 

Les Nations unies ont "tiré les leçons" des récentes violences en Centrafrique, a assuré son vice-secrétaire général en visite à Bangui, où il a promis "un plan national pour le relèvement" de ce pays toujours menacé par les groupes armés.

 

Le vice-secrétaire général des Nations unies, Jan Eliasson, a terminé jeudi une visite de trois jours, intervenue entre la fin officielle de l'opération militaire française Sangaris proclamée lundi et une "conférence des donateurs" à Bruxelles le 17 novembre.

 

"Le mois d’octobre a été particulièrement violent", a-t-il souligné mercredi devant les députés centrafricains, dans une allusion aux affrontements à Kaga-Bandoro (au moins 37 morts), Bambari (25 morts dont six gendarmes) et dans la capitale Bangui (une dizaine de victimes).

 

"Nous avons tiré les leçons de ces évènements douloureux et ferons tout ce qui est en nos capacités pour prévenir de telles atrocités", a-t-il ajouté alors que le manque de réactivité des Casques bleus de la Minusca (12.500 au total) a été mis en cause à Kaga-Bandoro.

 

L'ONG Human Rights Watch (HRW) avait ainsi demandé mardi aux Nations unies de renforcer la protection des civils, dans un rapport sur ces violences perpétrées par des miliciens ex-séléka majoritairement musulmans.

 

"Avec le gouvernement centrafricain, l’Union européenne, l’ONU, et la Banque mondiale, nous avons élaboré un +plan national pour le relèvement+. Ce plan sera présenté et examiné à la conférence des donateurs à Bruxelles le 17 novembre, où je dirigerai la délégation des Nations Unies", a ajouté M. Eliasson.

 

Les besoins de la Centrafrique s'élèverait à trois milliards de dollars sur cinq ans, indique-t-on de source onusienne.

 

Pendant son séjour, le haut-responsable de l'ONU a rencontré le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, et effectué des visites sur le terrain.

 

"Je suis venu écouter vos doléances pour les transmettre à Bruxelles", a-t-il ainsi déclaré aux habitants du quartier musulman du PK5, théâtre dimanche soir d'un règlement de compte meurtrier entre groupes d'auto-défense ex-séléka.

 

"Ayez espoir. La communauté internationale fera tout pour vous aider à vous en sortir", a-t-il promis aux déplacés du camp de Mpoko, situé près de l'aéroport de Bangui.

 

La Centrafrique peine à se relever du chaos des massacres communautaires commencés après le renversement en 2013 du président François Bozizé par les séléka, dont la prise du pouvoir avait entraîné la contre-offensive des rebelles anti-balaka principalement chrétiens.

 

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 22:50
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le PUR appelle à la démission du Premier Ministre pour déficit de résultats

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 3 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 03 novembre 2016—Le président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), Eddy-Symphorien Kparékouti a demandé la démission du Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji pour manque de résultats. Il a estimé dans une déclaration publiée ce jeudi 3 novembre que le chef du gouvernement n’a pas pu en sept mois rassurer sur le plan sécuritaire qu’il a pourtant posé comme sa priorité. 

 

Pour le président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction, le regain de violence, ces derniers temps en Centrafrique est la preuve de l’échec du premier ministre qui a fait de la sécurisation du pays la priorité de sa politique générale.

 

« Dans le cadre de cet élan républicain et face à l’échec patent du gouvernement actuel sur la question sécuritaire qui, pourtant figurait au premier plan de la politique générale présentée par le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji devant la représentation nationale en juin 2016, le Parti de l’Unité et de la Reconstruction appelle à la démission dans un bref délai du Premier Ministre nommé par violation de la constitution. Cette démission s’explique aussi par un déficit de résultats » lit-on dans la déclaration du PUR.

 

Eddy-Symphorien Kparékouti dit soutenir l’idée de l’union sacrée qui, selon lui doit conduire à la mise en place d’un nouveau gouvernement qu’il qualifie d’union sacrée. Le président du PUR estime que « la démission du premier ministre permettra au Président de la République de mettre en place un gouvernement d’union sacrée, suite logique du consensus qui découlerait du pacte républicain souhaité par le Chef de l’Etat et appuyé par les forces vives de la Nation ».

 

Il a ajouté dans sa déclaration que la nouvelle équipe gouvernementale que le président du PUR appelle de ses vœux, doit selon lui renforcer l’unité des forces vives de la Nation et devra s’attaquer aux défis actuels de sécurité.

 

« Le gouvernement d’union sacrée aura pour tâche essentielle de consolider le rassemblement républicain, indispensable pour la réconciliation véritable dont a besoin la République. En plus, cette équipe gouvernementale aura à créer un bloc compact pour dissuader toute velléité guerrière et préparer le pays à amorcer le DDRR voire la phase du développement », a fait savoir Eddy-Symphorien Kparékouti.

 

Le président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction est le premier politique centrafricain a appeler à la démission du Premier ministre après les concertations des forces vives de la Nation, le 29 octobre dernier./

 

 

Centrafrique : Situation humanitaire déplorable à Kaga-Bandoro

 

http://rjdh.org/ PAR DANIEL NGUERELESSIO LE 3 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 3 novembre 2016 (RJDH)–Les conditions d’hygiène, eau et assainissement déplacés de Kaga-Bandoro devant la base de la Minusca sont très déplorables. Ces déplacés sont victimes le 12 octobre des attaques armées.

 

A moins de trois semaines, les lieux sont pollués, des défécations à l’air libre, aux abords des pistes d’atterrissage des avions et aux ruelles. Cela risquerait d’engendrer des maladies si les acteurs humanitaires en domaine du wash n’interviennent pas à temps, c’est le constat fait un responsable du site au RJDH.

 

Selon les informations du RJDH, depuis que les déplacés se sont installés, les aides d’urgence tardent à venir, par ailleurs, ils se disent menacer par des Anti-Balaka.

 

Enoch Nago Ngoya, président du site des déplacés de Kaga-Bandoro, a précisé que « ces personnes vulnérables vivent dans des conditions très précaires, ils ne disposent pas de latrines, ni d’eau potable et d’abris adéquats, alors que des évaluations se font à plusieurs reprises ».

 

A ces  préoccupations hygiéniques, s’ajoutent celles sécuritaires. Enoch Nago Ngoya a indiqué que les déplacés sont terrorisés par les Anti-Balaka qui logent dans le site et menacent la population civile. Pour lui, une réunion s’est tenue le week-end dernier à cet effet pour mettre un terme au désordre dans le site.

 

Selon la récente évaluation, au moins 20.000 déplacés vivent dans le site de Kaga-Bandoro. Des structures humanitaires qui avaient suspendu leurs interventions reprennent petit à petit.

 

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 00:18
En visite en Centrafrique, Jan Eliasson rappelle que l'ONU est là pour protéger la population

 

 

http://www.un.org/ 2 novembre 2016 – A l'occasion d'une visite de deux jours en République centrafricaine, le Vice-Secrétaire général de l'ONU, Jan Eliasson, a rappelé que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies dans ce pays (MINUSCA) était là pour protéger la population face aux violences.

 

« Le mois d'octobre a été particulièrement violent. Cela a eu pour résultat la mort tragique de nombreuses personnes et plusieurs blessés, notamment ici à Bangui, à Bambari ou à Kaga Bandoro. Nous avons tiré les leçons de ces évènements douloureux et ferons tout ce qui est en nos capacités pour prévenir de telles atrocités », a dit M. Eliasson lors d'un discours prononcé devant l'Assemblée nationale à Bangui.

 

Le Vice-Secrétaire général a fortement condamné ces violences et a assuré la détermination des Nations Unies « à faire toute la lumière sur l'incident regrettable de lundi dernier à Bangui », en référence à des manifestations contre le gouvernement et les Nations Unies qui ont été accompagnées de violences le 24 octobre.

 

« La MINUSCA soutiendra toute demande formulée par les autorités judiciaires de la République centrafricaine à cet effet », a-t-il ajouté.

 

« J'affirme sans ambiguïté que la Mission est là pour protéger la population centrafricaine et elle le fera en toute impartialité. Nous respectons le droit de chacun de manifester pacifiquement et protégerons ce droit si nécessaire », a-t-il encore dit. « Mais, je vous appelle aussi à ne pas céder aux discours provocateurs ou aux tentatives de déstabilisation de vos nouvelles institutions démocratiques par les ennemis de la paix. Nous devons ensemble faire front contre ceux qui veulent empêcher la marche résolue et pacifique du pays vers plus de progrès et de prospérité partagée ».

 

Lors de sa visite entamée mardi, M. Eliasson a notamment rencontré le Président Faustin-Archange Touadéra. « Pour venir ici, j'ai traversé la ville et j'ai été frappé de constater les progrès considérables accomplis par la République centrafricaine et la vitalité de son peuple », a-t-il dit aux membres de l'Assemblée nationale.

 

Selon lui, le succès des élections peut servir d'exemple pour l'Afrique centrale et tant d'autres pays du monde. « Votre élection à cette Assemblée et le rétablissement de l'ordre constitutionnel n'auraient pas été possibles si les forces de la paix n'avaient pas vaincu les forces de la haine », a-t-il souligné.

 

Le Vice-Secrétaire général a estimé que pour aller de l'avant, « il faudra traiter les causes profondes du conflit, mettre fin à l'impunité, favoriser l'ouverture politique et lutter contre la marginalisation de certains groupes et de certaines communautés ».

 

Il a rappelé qu'avec le gouvernement centrafricain, l'Union européenne, l'ONU et la Banque mondiale ont élaboré un « plan national pour le relèvement », qui sera présenté et examiné à la conférence des donateurs à Bruxelles le 17 novembre.

 

« Devant vous aujourd'hui, je réaffirme la profonde détermination de l'Organisation des Nations Unies et de la communauté internationale à honorer pleinement leur partenariat avec la République centrafricaine », a ajouté M. Eliasson. « En ce qui concerne l'ONU, l'appui que nous avons fourni dans les domaines de l'aide humanitaire, de la réconciliation, du relèvement et du développement, et bien entendu, la présence de la MINUSCA, sont les preuves de notre engagement ».

 

Il a précisé que l'ONU continuera d'exiger des Casques bleus une conduite exemplaire et un respect strict de la politique de tolérance zéro contre l'exploitation sexuelle et les abus sexuels.

 

 

Centrafrique : L’ONU appelle la communauté internationale à faire de la table ronde de Bruxelles un succès

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 2 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 2 Novembre 2016(RJDH) —- Le vice-Secrétaire des Nations-Unies Jan Eliasson a appelé la communauté internationale à soutenir le plan de consolidation et de relèvement pour les cinq années à venir. Déclaration faite devant les Parlementaires ce 2 novembre à Bangui au moment où le gouvernement se prépare pour la table ronde de Bruxelles du 17 novembre.

 

Ces jours-ci, l’hémicycle de l’Assemblée Nationale ne tarit pas de visites des hautes personnalités étrangères. Après le Ministre français de la défense, Jean Yves Le Drian qui a échangé avec les Députés centrafricains, c’est au tour du vice-Secrétaire des Nations-Unies Jan Eliasson de dialoguer avec les Parlementaires, aujourd’hui, 02 novembre. A deux semaines de la Table Ronde de Bruxelles sur la Centrafrique, le N°2 de l’ONU a interpellé la communauté internationale en faveur du succès de ce programme de relance socioéconomique.

 

Devant les Députés, le vice-Secrétaire des Nations-Unies, Jan Eliasson a fait un  plaidoyer en faveur de la République Centrafricaine alors que l’insécurité grandissante à l’intérieur du pays commence a inquiété l’opinion sur la réussite de cette rencontre avec les bailleurs.

 

Jan Eliasson, a encouragé la communauté internationale à se mobiliser pour le succès de la conférence des donateurs prévue pour ce 17 novembre à Bruxelles «  pour appuyer le plan de relance pour les cinq prochaines années », a-t-il justifié.

 

Il a par ailleurs ajouté que « les Nations-Unies et la Communauté internationale ont formé un partenariat solide avec la République Centrafricaine et son peuple ».

 

La visite du sous-Secrétaire Général des Nations-Unies intervient après la ville morte du 24 octobre 2016 initiée par la société civile pour exiger le départ des forces de la Minusca accusées d’ « attentistes » face au regain de violences./

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