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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 21:18
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Un front anti-amnistie prend forme dans le pays

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 24 AVRIL 2017

 

BANGUI, 24 avril 2017 (RJDH)—L’idée d’amnistie défendue par l’Union Africaine en Centrafrique, est combattue par la quasi-totalité des forces vives de la nation. Un bloc s’est naturellement créé contre cette idée.

 

L’amnistie, selon une source à la représentation de l’Union Africaine en Centrafrique, fait partie des recommandations du sommet de la CEEAC tenu à Libreville le 30 novembre 2016. Le communiqué final dudit sommet consulté par le RJDH, n’a cependant pas explicitement évoqué la question d’amnistie. Le document parle « d’accord de paix avec les groupes armé ».

 

La représentation de l’Union Africaine en Centrafrique, mène depuis quelques semaines des consultations pour comme nous a confié un leader religieux, « préparer l’esprit des forces vives de la nation à l’idée d’amnistie ».

 

De nombreuses organisations de la société civile, des formations politiques se sont d’ors et déjà liguées contre cette idée. Mathias Morouba, coordonnateur national adjoint du Réseau des ONG de défense des droits de l’Homme qualifie l’idée de projet funeste, « c’est avec indignation que le réseau des ONG de promotion et de défense des Droits de l’Homme a appris, le projet funeste et macabre de l’Union Africaine d’inciter le gouvernement centrafricain de faire adopter une loi d’amnistie », dénonçait cet avocat.

 

L’archevêque de Bangui, le cardinal Dieudonné Nzapalainga souhaite que les responsables des crimes commis ces dernières années répondent de leurs actes. Pour le prélat, « l’amnistie ne résoudra pas le problème bien au contraire » a-t-il déclaré au micro de nos confrères de Ndeke Luka.

 

De sources concordantes, des contacts sont pris au niveau de la société civile et des politiques pour faire bloc contre l’amnistie, « nous savons que certaines organisations poussent cette idée mais à l’heure où je vous parle, nous avons mis les batteries en marche pour qu’une synergie se dégage contre cette idée malsaine que le peuple centrafricain a rejetée lors des consultations populaires à la base et le forum de Bangui », confie un leader de la société civile.

 

Un front anti-amnistie est en train de prendre forme en Centrafrique. Des actions pourraient être organisées dans les jours à venir pour dénoncer l’amnistie, selon des sources proches des organisations de la société civile contactées par le RJDH.

 

Mais ce front devrait faire face à l’habileté de la communauté internationale qui, dans la plupart des cas, obtient toujours en Centrafrique ce qu’elle veut. Le président Faustin Archange Touadéra s’est toujours dit opposé à l’impunité. Mais là, il s’agit encore des déclarations publiques et des positions officielles qui, en politique ne reflètent pas toujours la position réelle des officiels.

 

Le président tchadien, Idriss Déby lors d’une visite d’Etat en France s’était montré favorable à l’idée d’amnistie en Centrafrique, idée qui selon lui « favoriserait la réconciliation entre les frères centrafricains ». Vu le poids qu’a ce chef d’Etat dans le circuit diplomatique africain voire, mondial, on ne peut penser qu’à un combat rude entre la frange de la communauté internationale qui se propose de porter cette idée et les organisations nationales qui s’y opposent.

 

 

Centrafrique : Des combattants du FPRC désignés responsables des sites miniers dans le Sud-Est du pays

 

PAR JEAN-MARIE ANDIBIKOUNDA LE 24 AVRIL 2017

 

NZACKO, 24 Avril 2017(RJDH)—Le haut commandement du FPRC a désigné certains de ses cadres militaires, responsables des sites miniers qu’il a conquis ces derniers jours dans le Sud-Est. Ces derniers ont été présentés ce 24 avril à la population de Nzacko.

 

Ces nominations, selon les informations RJDH, ne concernent pas seulement le secteur minier. Une source locale contactée parle de la nomination des chefs de la police, de la gendarmerie, des douanes et des mines. Le FPRC prend le contrôle de tous ces secteurs dans le Sud-Est de la République Centrafricaine après avoir chassé les éléments de l’UPC qui étaient entre temps maitres des lieux.

 

Les combattants du FPRC nommés, ont pris fonction après avoir été présenté aux autorités municipales et à la population réunie. Les autorités locales contactées n’ont pas souhaité se prononcer sur cette question par peur pour leur vie. « C’est eux qui contrôle tout ici. Nous devons faire avec comme cela était le cas avec l’UPC », confie un notable sous l’anonymat.

 

Azor Khalit, sous-chef d’Etat-major du FPRC, contacté par le RJDH trouve normal la nomination de ces combattants. Pour lui, ce dispositif va leur permettre de subvenir aux besoins du mouvement. « Nous avons chassé ceux qui maltraitaient la population mieux vaut mettre un système en place pour nous permettre de subvenir à nos besoins et de veiller aussi sur la population », confie-t-il.

 

Selon une source au ministère des finances, le contrôle des sites miniers et des douanes par les groupes armés fait perdre à l’Etat des centaines de millions de Fcfa par mois.

 

Depuis 2013, les zones minières du nord, du centre et du Sud-Est sont sous contrôle des groupes armés qui, dans ces zones lèvent aussi l’impôt et perçoivent les droits de douane.

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Centrafrique-Presse.com
24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 21:01
Centrafrique : une réunion sur le désarmement se tiendra en fin mai
Centrafrique : une réunion sur le désarmement se tiendra en fin mai

 

 

 

http://www.adiac-congo.com Lundi 24 Avril 2017 - 12:42

 

Le chef du programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), Jean-Marc Tafani, a annoncé que les autorités centrafricaines et internationales se retrouveront du 25 au 27 mai à Bangui, pour discuter des modalités de mise en œuvre de ce plan en Centrafrique

 

Jean-Marc Tafani s’exprimait le 22 avril dernier, soit un jour après la tenue réussie de la quatrième réunion sur le DDR entre le gouvernement centrafricain et quatorze groupes armés dans la capitale centrafricaine. « Les négociations doivent encore se poursuivre et la prochaine réunion du Comité consultatif de suivi du DDR aura lieu du 25 au 27 mai », a-t-il précisé.

 

Pour le chef du DDR, le programme de désarment des groupes armés est en marche puisque des avancées importantes ont marqué la dernière rencontre du gouvernement centrafricain avec ces groupes. « « Les avancées générales sont assez importantes (…) le plan national de DDR a été rédigé avec les détails des étapes de la mise en œuvre du projet », a-t-il indiqué.

 

La dernière réunion de Bangui a permis aux groupes armés présents de répondre aux propositions du gouvernement et de la Minusca, notamment sur le projet pilote qui doit réintégrer des ex-combattants dans la vie civile et dans l’armée. Et chaque groupe s’est mis d’accord avec les autorités gouvernementales pour présenter quarante anciens combattants devant intégrer ce projet pilote.

 

« Nous avons été surpris que les membres des différents groupes armés aient adhéré à ces projets sans trop de commentaires et soient prêts à nous faire parvenir d’ici la semaine prochaine la liste de leurs 40 éléments », s’en était félicité le ministre en charge du DDR, Jean Willibiro-Sako.

 

Malgré cela, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), faction de l’ex-rébellion Séléka dirigée par Noureddine Adam, qui était venu pour la première fois à une réunion du DDR, a posé plusieurs conditions, a expliqué Jean-Marc Tafani.

 

Le FPRC veut notamment « un accord politique qui prévoit leur participation dans le gouvernement » et « plus de programmes de développement dans leurs régions du nord de la Centrafrique », ou encore la mise en place de « forces mixtes musulmanes et chrétiennes », selon le chef du DRR.

 

Ce programme, dont le budget a été bouclé avant la réunion de Libreville avec un financement à hauteur de 45 millions de dollars par la Banque mondiale, les Nations unies et le gouvernement centrafricain, prévoit de désarmer les ex- combattants avec la réinsertion de 5.000 d’entre eux dans la vie civile.

 

La Centrafrique peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l’ex-président François Bozizé par la rébellion Séléka, à dominante musulmane. La contre-offensive des anti-balaka, des milices majoritairement chrétiennes, a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

Nestor N'Gampoula

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Centrafrique-Presse.com
22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 20:53
Centrafrique: négociations sans précédent en vue du désarmement des milices
Centrafrique: négociations sans précédent en vue du désarmement des milices
Centrafrique: négociations sans précédent en vue du désarmement des milices

 

 

 

 

22 avril 2017, 19h42

 

Des négociations sans précédent sous l'égide de l'ONU entre le gouvernement centrafricain et l'ensemble des groupes armés du pays ont eu lieu en fin de semaine à Bangui en vue d'accélérer le désarmement de ces milices, responsables de nombreuses exactions.


Pour la première fois dans le programme de Désarmement démobilisation réinsertion (D, le gouvernement s'est assis à la même table que l'ensemble des groupes armés dans ce pays, l'un des plus pauvres du monde et qui connaît, selon l'ONU, une "recrudescence de la violence" depuis septembre 2016.


Le "DDR" est invoqué sans relâche par le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra depuis son arrivée au pouvoir en mars 2016 à la tête d'un pays qui peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par la rébellion Séléka, à dominante musulmane.


La contre-offensive des miliciens anti-Balaka, majoritairement chrétiens, a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.


L'intervention de la France et de l'ONU a permis d'endiguer des massacres de masse. Un nouveau président a été élu en mars 2016. La capitale Bangui a retrouvé un calme relatif, mais des groupes armés maintiennent une insécurité permanente dans plusieurs régions.


"Les avancées générales sont assez importantes (...) le plan national de DDR a été rédigé avec les détails des étapes de la mise en oeuvre du projet", a commenté samedi Jean-Marc Tafani, chef du programme DDR de la Mission des Nations unies pour la Centrafrique (Minusca), à propos de cette rencontre qui a eu lieu jeudi et vendredi avec des représentants de 14 groupes armés.


"La prochaine réunion du Comité consultatif de suivi du DDR aura lieu du 25 au 27 mai", a-t-il précisé, joint par l'AFP depuis Libreville


Le "DDR" est désormais financé et chiffré: 45 millions de dollars, débloqués par la Banque mondiale, l'ONU et le gouvernement centrafricain, doivent permettre le désarmement des combattants et la réinsertion de 5.000 d'entre eux dans la vie civile et - pour une minorité - dans les forces armées.


Répondant à des craintes d'organisations internationales sur une possible impunité pour les ex-combattants, M. Tafani a indiqué que "les personnes soupçonnées de crimes divers seront soumises à la justice" et "écartées du programme de DDR". "Pendant la réunion, certains groupes se sont exprimés contre ce processus", a-t-il cependant noté.


Outre le DDR, la Centrafrique mise sur une Cour pénale spéciale (CPS) pour tenter de conforter le retour à la paix. Cette CPS se présente comme une juridiction mixte avec des magistrats centrafricains et étrangers. Elle doit prochainement commencer ses travaux pour juger tous les crimes contre l'humanité depuis 2003.


- Des négociations difficiles –


Le président Touadéra se félicite régulièrement d'avoir déjà rallié onze des quatorze groupes armés recensés en Centrafrique au processus du "DDR".
 

Venu pour la première fois à une réunion DDR, le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), faction de l'ex-rébellion de la Séléka dirigée par Noureddine Adam, a posé plusieurs conditions, a indiqué M. Tafani.


Le FPRC veut notamment "un accord politique qui prévoit leur participation dans le gouvernement", "plus de programmes de développement dans leurs régions du nord", ou la mise en place de "forces mixtes musulmanes et chrétiennes", selon M. Tafani.


L'autorité de l’État peine à s'étendre au-delà de Bangui et la Minusca (12.500 hommes), qui sécurise en priorité les grandes villes, n'a rien pu faire pour éviter la mort il y a un mois de plusieurs dizaines de personnes - selon des témoins -, victimes de bandes armées dans la région de Bambari (centre), deuxième ville du pays.


Pays à l'histoire mouvementé depuis son indépendance en 1960, la Centrafrique a connu dans le passé plusieurs processus de désarmement.


"Il est compliqué (pour les groupes armés, ndlr) d'abandonner certaines ressources très importantes pour passer dans un métier normal", explique M. Tafani, allusion à l'enjeu du contrôle des richesses (or, diamant, commerce du bétail...).


"Le DDR ne va pas résoudre tous les problèmes de la Centrafrique (...), il faut être modeste et réaliste", relève auprès de l'AFP le représentant de la Banque mondiale en Centrafrique, Jean-Christophe Carret, qui estime que "c'est le développement qui va empêcher les crises". La Centrafrique est classée 188e et dernière à l'Indice du développement humain (IDH).


"Il est important que l'on continue de maintenir la République centrafricaine dans l'agenda de la communauté internationale, surtout sur les questions humanitaires", avait souligné fin mars M. Touadéra.

 

AFP

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Centrafrique-Presse.com
22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 18:26

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

 

Bangui, le 21 avril 2017 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) exprime sa volonté de travailler avec les différentes parties afin de répondre aux problèmes auxquels font face la ville de Paoua et les zones environnantes (préfecture de l’Ouham Pendé). L’annonce a été faite vendredi lors d’une rencontre entre une délégation de la Mission et les autorités administratives de cette localité du nord-ouest de la RCA.

 

« Nous allons travailler en étroite coordination avec les autorités nationales et les partenaires pour traiter les problèmes évoqués. Sur la question des groupes armés, par exemple, nous sommes dans un processus de dialogue sur le DDRR très important qui a démarré », a expliqué le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et chef de la Mission, Parfait Onanga-Anyanga, en réponse aux préoccupations exprimées par les représentants de la sous-préfecture, de la mairie, de la justice et des forces de sécurité intérieure.

 

Les autorités locales ainsi que les représentants de la société civile ont salué l’appui de la MINUSCA dans le retour au calme dans la ville de Paoua ainsi que l’appui au secteur judiciaire, en particulier les transfèrements de prisonniers, tout en regrettant une certaine insécurité dans les zones environnantes en raison de la présence des groupes armés comme le MPC/RJ, le 3R et les anti-balakas. « Il y a des notes d’espoir mais aussi des défis d’où la nécessité de redoubler les efforts dans cette partie du pays. Nous allons poursuivre ces efforts avec les autorités », a-t-il ajouté.

 

Le Représentant spécial a par ailleurs rendu hommage aux autorités locales, judiciaires et sécuritaires pour leur travail et leur présence dans la région « malgré les difficultés, pour s’assurer que l’autorité de l’Etat est présente. Pour leur part, le Commandant de la Force, Général Balla Keita, et le Chef de la Police, Général Roland Zamora, ont annoncé quelques mesures prises par la MINUSCA pour s’assurer que les populations ne sont pas victimes d’exactions de la part des groupes armés mais aussi pour renforcer les moyens de travail de la justice comme la réhabilitation du centre de détention de Paoua.

 

Le Représentant spécial et sa délégation se sont entretenus avec des représentants des groupes armés RJ (Révolution et Justice) et Groupe des Patriotes, qui ont fait part de leur satisfaction de rencontrer la MINUSCA et « poser leurs problèmes », notamment le DDR et l’impact de la transhumance sur la saison agricole.

 

Dans ses propos, le Représentant spécial a fait part de l’insécurité posée par les groupes armés et dénoncée par les populations locales, tout en appelant à la fin des violences commises par les groupes armés. « Le pays est à un tournant important. Il est engagé dans le temps de la paix et on ne va pas s’arrêter. On n’a pas besoin de faire la guerre ni de créer des conditions de violence contre les populations pour faire revendiquer quoi que ce soit », a expliqué le Représentant spécial. Il a invité les groupes armés à être des acteurs de paix, car seuls les Centrafricains peuvent construire le pays.

 

Au cours de la visite, la délégation a eu une session de travail avec les responsables des agences onusiennes et des représentants d’organisations humanitaires au cours de laquelle, le Représentant spécial a appelé les différentes parties à travailler ensemble afin de répondre de manière plus efficace aux difficultés. S’adressant particulièrement aux acteurs humanitaires, le Chef de la MINUSCA a rappelé que l’action humanitaire « est dans le mandat de la Force et un devoir pour la Mission ». Par ailleurs, le Représentant spécial s’est adressé aux soldats de la paix de la MINUSCA pour les encourager dans leur mission de protection des populations mais aussi leur rappeler leur devoir de prévenir et combattre tout risque d’exploitations et abus sexuels.

 

Les représentants de l’Union africaine et de l’ambassade de France faisaient également partie de la mission à Paoua, dans le cadre de la coordination des efforts des partenaires pour mieux appuyer la République Centrafricaine.

 

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Division de Communication Stratégique et d'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR |

LES RESPONSABLES DE LA MINUSCA A PAOUA POUR ECOUTER LES AUTORITES, ACTEURS LOCAUX ET GROUPES ARMÉS
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Centrafrique-Presse.com
22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 18:24

 

 

 

La Centrafrique, représentée par le ministre des mines, de l'énergie et de l'hydraulique a signé des conventions minières avec la société chinoise Tien Pao SARL. La validation de ces contrats a été rendue possible grâce à une décision rendue par la Cour constitutionnelle. En effet, le pouvoir exécutif a saisi officiellement la dite Cour pour interpréter l'article 60 de la constitution. Cet article dispose en ces termes que "le gouvernement a l'obligation de recueillir l'autorisation de l'assemblée nationale avant la signature de tout contrat relatif aux ressources naturelles ainsi que des conventions financières. Il est tenu de publier le dit contrat dans les huit (8) jours franc suivant sa signature".

 

Après avoir statué, la Cour constitutionnelle a décidé en conformité avec l'esprit de la loi que "seul le bureau de l'assemblée nationale" pouvait se prononcer sur la question en estimant que la plénière de l'assemblée nationale même en l'absence du sénat ne peut produire un acte administratif qui est un acte règlementaire, une prérogative du pouvoir exécutif. Cette décision souveraine de la haute cour a suscité des indignations des observateurs de la vie politique centrafricaine qui se sont insurgés sur différents supports des réseaux sociaux. Cette polémique a suscité l'interrogation du citoyen lambda qui se pose légitimement les questions suivantes : l'interprétation des dispositions constitutionnelles est-elle exclusivement réservée aux initiés ? Cette interprétation suit-elle la pensée du législateur ? La cour constitutionnelle s'est-elle reportée au débat parlementaire pour décrypter l'intention du législateur ? L'esprit des débats parlementaires était-il conforme à l'interprétation ?

 

En donnant une orientation à l'article 60 de la constitution, pourquoi la cour constitutionnelle n'a pas émis de réserves d'interprétation ? La forte pression politique a t-elle biaisé l'interprétation de la haute cour ? Cette lecture version Cour constitutionnelle était-elle l'unique option ? Les conseillers de cette cour étaient tous unanimes à cette interprétation ? Existait-il des voix dissidentes au sein de la Cour ? En cas d'obscurité ou de divergence d'opinions entre les conseillers, ont-ils eu le droit de solliciter l'expertise ? Les conseillers de la Cour constitutionnelle s'intéressent-ils ou font-ils de la politique ? Peut-on dire que cette décision est juridique ou politique ? Existe t-il une main invisible derrière cette décision ? La haute cour est-elle politisée pour obéir aux exigences des politiques ? Le mode de désignation des conseillers de la Cour par l'exécutif laisse laisse t-il entrevoir un devoir de subordination ? Les conventions minières ont-elles été publiées conformément à la loi ?

 

Bref, le citoyen lambda se perd dans cette panoplie de questions sans réponses. Il est important de rappeler que la Cour constitutionnelle est hiérarchiquement la plus haute juridiction, il a le monopole de l'interprétation du contenu de la constitution. Ces décisions s'imposent souverainement au pouvoir public, à toutes les autorités administratives, juridictionnelles et même à toutes les personnes physiques ou morales. Outre la proclamation des élections et le contentieux électoral, la haute cour est le seul organe habilité à interpréter la constitution. Le caractère sacré et intouchable de la constitution ne donne pas droit à n'importe qui de l'interpréter. Même celles ou ceux qui ont fait des études juridiques ont du mal à donner des interprétations justes et unanimes. Nos compatriotes exagèrent souvent dans l'exercice de se substituer aux professionnels. Alors, laissons au juge le droit de juger ou d'interpréter des lois comme nous laissons aux historiens le droit d'écrire l'histoire. Il faut noter que l'interprétation de la loi est un exercice très technique qui échappe même aux juristes car c'est un sujet à polémiques.

 

L'interprétation de la Constitution ne contient non seulement des règles de procédure mais doit aussi respecter des principes. Ces principes n'admettent pas une application ou interprétation littérale des textes ou articles de la constitution. Cela suppose un recours à des méthodes spécifiques dépassant ainsi la compréhension du public. Il faut ainsi distinguer ce qu'on appelle "la loi et l'esprit de la loi" surtout veiller à ne pas violer l'esprit ou la pensée du législateur. Tout porte à croire que les avis de la Cour constitutionnelle sont pilotés par le gouvernement car les conseillers doivent leur nomination à l'exécutif. Pour lever tout soupçon ou équivoque, il faut interpréter les articles de la constitution au regard de la constitution elle même au lieu de les interpréter isolement. L'interprétation doit être l'expression d'une certaine valeur et surtout de la fonction de la constitution dans la société et en tenant compte des réalités sociales. Il ne faut pas oublier aussi que la "raison d'Etat" peut interdire l'interprétation stricto sensu du texte. Après analyse, la décision de la Cour constitutionnelle laisse entrevoir la théorie selon laquelle le bureau de l'assemblée nationale est élu et mis en place par les députés, ainsi le bureau de l'assemblée nationale est l'incarnation des députés et est considéré comme des "grands électeurs" à l'instar des élections sénatoriales en France. Cette vague de contestation de la décision de la Cour constitutionnelle suscite des inquiétudes et interrogations : à l'avenir les conseillers de la Cour constitutionnelle vont-ils entrés en concurrence ou se substitués au législateur ? Sont-ils devenus des outils pour déformer, retrancher ou rajouter aux pensées du législateur ?

 

Nous tenons à rappeler que le pouvoir de censurer les lois, de biaiser la pensée du législateur ne confère pas aux conseillers de la Cour un pouvoir législatif qui est un privilège des parlementaires. Pour finir et en tout état de cause, bonne ou mauvaise interprétation, la décision de la Cour constitutionnelle est souveraine et opposable à tous. Dorénavant, c'est cette lecture de l'article 60 de la constitution qui est privilégiée nonobstant les contestations ou supputations de l'opinion publique. Les parlementaires sont ainsi privés de leur espoir de connaître des contenus des conventions souscrites par l'Etat centrafricain. En conséquence, la jurisprudence s'aligne sur la version de la Cour constitutionnelle. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Paris le 22 avril 2017

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections.

CENTRAFRIQUE : SOUSCRIPTION DES CONTRATS MINIERS, L'INTERPRÉTATION DE LA CONSTITUTION EST-ELLE RÉSERVÉE AUX INITIÉS ?  par Bernard SELEMBY DOUDOU
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Centrafrique-Presse.com
22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 18:16
Des avancées enregistrées sur les préparatifs du désarmement en Centrafrique
Des avancées enregistrées sur les préparatifs du désarmement en Centrafrique
Des avancées enregistrées sur les préparatifs du désarmement en Centrafrique

 

 

 

https://www.voaafrique.com

 

Des avancées "assez importantes" ont marqué la première réunion des autorités centrafricaines et internationales avec l'ensemble des groupes armés qui sèment la violence en Centrafrique, a déclaré samedi le chef du programme de désarmement.

 

"Les avancées générales sont assez importantes (...) le plan national de DDR a été rédigé avec les détails des étapes de la mise en oeuvre du projet", a indiqué Jean-Marc Tafani, chef du programme Désarmement démobilisation réinsertion, joint par l'AFP depuis Libreville au terme de la rencontre qui a eu lieu vendredi avec des représentants de 14 groupes armés.

 

Les négociations doivent encore se poursuivre et "la prochaine réunion du Comité consultatif de suivi du DDR aura lieu du 25 au 27 mai", a-t-il dit.

 

Le programme, dont le budget a été bouclé avant la réunion avec un financement à hauteur de 45 millions de dollars par la Banque mondiale, l'ONU et le gouvernement centrafricain, prévoit de désarmer les combattants avec la réinsertion de 5.000 d'entre eux dans la vie civile.

 

Pour la première fois dans le programme de DDR, le gouvernement centrafricain s'est assis à la même table que l'ensemble des groupes armés responsables de nombreuses exactions dans le pays.

 

Venu pour la première fois à une réunion DDR, le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), faction de l'ex-rébellion de la Séléka dirigée par Noureddine Adam, a posé plusieurs conditions, a indiqué M. Tafani.

 

Le FPRC veut notamment "un accord politique qui prévoit leur participation dans le gouvernement", "plus de programmes de développement dans leurs régions du nord de la Centrafrique", ou encore la mise en place de "forces mixtes musulmanes et chrétiennes", détaille le chef du programme DDR.

 

La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par la rébellion de la Séléka, à dominante musulmane. La contre-offensive des anti-balaka, des milices majoritairement chrétiennes, a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

Avec AFP

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Centrafrique-Presse.com
22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 18:03
RCA: tous les groupes armés se réunissent pour parler désarmement
RCA: tous les groupes armés se réunissent pour parler désarmement
RCA: tous les groupes armés se réunissent pour parler désarmement
RCA: tous les groupes armés se réunissent pour parler désarmement
RCA: tous les groupes armés se réunissent pour parler désarmement
RCA: tous les groupes armés se réunissent pour parler désarmement
RCA: tous les groupes armés se réunissent pour parler désarmement
RCA: tous les groupes armés se réunissent pour parler désarmement
RCA: tous les groupes armés se réunissent pour parler désarmement

 

 

 

Désarmement en RCA: un projet pilote pour réintégrer d'ex-combattants

 

Par RFI Publié le 21-04-2017 Modifié le 22-04-2017 à 03:30

 

En Centrafrique, la quatrième réunion du comité de suivi du DDR, le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion, s'est achevée vendredi après-midi 21 avril. Quelques avancées notables, comme la mise en place d'un projet pilote engageant 40 ex-combattants par entité à un retour à la vie civile et dans l'armée.

 

Le message est clair pour le gouvernement, le processus de DDR est en marche.

 

Bien que le FPRC de Nourredine Adam et la branche Mokom des anti-balakas n'aient pas encore signé l'accord, ces derniers ont accepté de se rendre à la table des négociations et feront part des discussions à leurs bases respectives.

 

Ce comité de suivi est considéré comme un succès pour le gouvernement. D'abord, parce que pour la première fois les quatorze groupes armés du pays étaient présents autour de la table. Notamment le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam, qui était là en qualité d'observateur, et la branche Mokom des anti-balakas, même s'ils n'ont pas encore signé l'accord.

 

Douze des quatorze groupes ont donc répondu présents aux propositions du gouvernement et de la Minusca, notamment sur le projet pilote qui va réintégrer des ex-combattants dans la vie civile et dans l'armée. Chaque groupe armé s'est mis d'accord avec le gouvernement pour présenter dès la semaine prochaine quarante anciens combattants qui intégreront le projet pilote du DDR.

 

Jean Willybiro-Sako, ministre en charge du DDR s'en félicite. « Nous avons été surpris que les membres des différents groupes armés aient adhéré à ces projets sans trop de commentaires et soient prêts à nous faire parvenir d'ici la semaine prochaine la liste de leur 40 éléments. »

 

Vingt d'entre eux seront réinsérés dans la vie civile, notamment à travers des programmes de formation, et les vingt autres réintègreront les forces armées centrafricaines.

 

Prochaine réunion fin mai

 

La réunion a également permis de former les comités locaux qui feront le lien entre Bangui et les provinces pendant toute la période du DDR.

 

De son côté, Lambert Lissane, le porte-parole du FPRC, a rappelé que toutes les conditions n'étaient pas réunies pour aboutir à un désarmement total, et qu'il avait émis des conditions pour intégrer ce processus du DDR. Notamment des postes dans la haute fonction publique et des conditions d'amnistie. « Nous avons demandé qu'il y ait un accord préalable parce que nous n'avons pas confiance, explique-t-il. L'expérience nous a démontré lorsque nous avons connu la période de gruerre en 2006-2007 que parfois les autorités promettent. Nous voulons un document qui pourrait nous servir de portefeuille. Si les autorités n'appliquent pas, nous aurons un témoignage à brandir. »

 

La prochaine réunion du comité de suivi devrait se dérouler les 25 et 26 mai. Cela laissera le temps à chacun de prouver sa bonne volonté pour le retour de la paix en Centrafrique.

 

 

RCA: tous les groupes armés se réunissent pour parler désarmement

 

Par RFI Publié le 20-04-2017 Modifié le 20-04-2017 à 20:43

 

En Centrafrique, les 14 groupes armés que compte le pays se sont retrouvés ce jeudi 20 avril pour la première fois autour de la table du Comité consultatif de suivi chargé de piloter le programme de désarmement, démobilisation, réinsertion (DDR). Le président centrafricain Touadéra a promis qu’il n’y aurait pas de sujet tabou.

 

C’est dans la grande salle de cinéma du palais présidentiel que s’est tenue cette séance d’ouverture du comité de suivi du DDR. A la tribune, Lambert Lissane, le représentant du FPRC de Noureddine Adam, a rappelé pourquoi son groupe avait refusé de participer aux précédentes réunions, notamment en raison de campagnes médiatiques mensongères, a-t-il affirmé.

 

C’est ensuite Maxime Mocome, le chef d’une branche des anti-balaka, qui s’est exprimé devant l’assemblée, justifiant ses précédents refus de participer au Comité consultatif au nom du droit à la résistance contre la répression. En affirmant désormais qu'il faut que la guerre cesse en Centrafrique.

 

Après cette première journée solennelle, les participants doivent entrer dans le vif du sujet ce vendredi. Mais le détail des points qui fâchent, à savoir le nombre d'éléments de chaque groupe reversés dans les forces de défense et de sécurité et le volume d'éléments renvoyés dans leurs communautés, seront discutés plus tard. Selon les estimations du gouvernement, le programme DDR concernerait environ 5 000 combattants. La grande majorité serait accompagnée vers un retour à la vie civile. Une minorité, 10 à 20 %, seraient reversée après évaluation dans les corps en uniformes (armée, police, gendarmerie, etc.). Un programme test concernant 500 combattants doit être discuté dès ce vendredi.

 

Mais les dissonances se sont déjà fait entendre à la tribune. Le FPRC n'est pas d'accord avec les conditions d'éligibilité des combattants démobilisables et intégrables aux corps en uniformes. Conditions fixées par le Forum de Bangui en 2015. « Le FPRC conditionne sa participation effective à la signature préalable d'un accord politique », martèle Lambert Lissane, le représentant du mouvement de Noureddine Adam. Celui-ci prévoirait notamment des postes dans les administrations, voire au gouvernement et pourquoi pas des amnisties.

 

Cette question d’amnistie paraît tout de même peu probable alors que la communauté internationale continue de militer contre et que cette affaire avait été exclue par tous les signataires lors du Forum de Bangui il y a deux ans.

 

Les anti-balaka de Maxime Mocome critiquent quant à eux le nombre trop faible selon eux de places réservées aux combattants dans les corps habillés. Les discussions s'annoncent donc longues et difficile, d'autant que sur le terrain les combats se poursuivent entre la coalition dirigée par le FPRC et l'UPC dans l'est du pays.

 

 

INVITÉ AFRIQUE

 

Jean Willybiro-Sako: première réunion des «14 groupes armés» sur le DDR en RCA

 

Par Christophe Boisbouvier RFI

 

En Centrafrique, c'est une nouveauté, les rebelles nordistes de l'ex-Seleka acceptent de parler du programme Désarmement-Démobilisation-Réinsertion (DDR), que la Banque mondiale s'apprête à financer. La preuve : jeudi 20 avril à Bangui, les 14 groupes armés du pays se sont retrouvés au côté du président Touadera pour en discuter. Jean Willybiro-Sako, le ministre conseiller spécial à la Présidence chargé du programme DDR, témoigne.

 

RFI : Les quatorze groupes armés autour de la table ce jeudi c’était une première ?

 

Jean Willy Biro Sacko : Oui, depuis le début du Comité consultatif de suivi, qui a été mis en place par le chef de l’Etat, c’est la première fois que nous sommes arrivés à réunir tous les quatorze groupes armés, effectivement.

 

Combien de combattants seraient concernés par le futur DDR ?

 

Nos estimations tournent autour de 5 000 environ.

 

Mais 5 000 combattants pour quatorze groupes, ça veut dire qu’il n’y a pas plus de 300 combattants par groupe ?

 

Le DDR va surtout s’appliquer à ceux qui seront capables de restituer une arme de guerre. Mais cela ne signifie pas que nous allons nous contenter que de prendre en compte ces 5 000 hommes. Egalement, il y aura un programme spécifique pour répondre aux problèmes de tous les accompagnateurs et autres assistants à la vie de leur communauté.

 

Et alors ces 5 000 combattants que vont-ils devenir ? Est-ce qu’ils vont plutôt être intégrés dans l’armée et la police ou est-ce qu’ils vont plutôt revenir à la vie civile ?

 

Il y a quelques-uns qui vont intégrer les forces de défense et de sécurité, qu’il s’agisse de l’armée, des forces de police et de gendarmerie, les Eaux et forêts, etc. Mais l’essentiel du DDR va concerner surtout ceux qui doivent être réintégrés dans leur communauté à travers des activités agricoles, d’élevage, etc.

 

Quand vous dites que l’essentiel va revenir à la vie civile, c’est 80% ?

 

Il faut compter au moins 80 à 90% qui doivent regagner normalement la vie civile. Tous ne pourront pas regagner l’armée pour tenir compte de l’équilibre dans les forces armées qui ne pourront pas être constituées seulement d’anciens éléments des groupes armés.

 

Les quatorze groupes armés étaient donc tous là ce jeudi, mais du côté des ex-Seleka, le FPRC de Noureddine Adam par exemple, n’a été représenté que par l’un de ses porte-parole et il n’est venu qu’en traînant des pieds.

 

Il a traîné des pieds, c’est vrai, parce qu’il est l’un des derniers à avoir regagné vraiment l’équipe du DDR, mais il fallait faire une longue négociation pour arriver à le convaincre d’envoyer enfin des représentants au sein du Comité consultatif du DDR. Ce n’était pas chose facile, mais finalement nous avons ces représentants qui sont là. D’ailleurs, l’occasion leur a été donnée de pouvoir intervenir publiquement devant les chefs de l’Etat, donc ils ont pris part activement aux travaux de la journée.

 

Le FPRC, par exemple, il n’est pas satisfait des résultats du Forum de 2015 qui excluait toute amnistie et il veut la signature d’un nouvel accord politique comme préalable à sa participation au DDR à venir.

 

Oui, comme le président Touadéra le dit, il n’y a aucun sujet tabou, toutes les questions seront examinées sur la table. Néanmoins, dans le programme DDR tel qu’envisagé, le DDR ne va pas soutenir une idée d’impunité, une idée d’amnistie, qui pourrait donner l’impression qu’on peut commettre tous les actes et comme par le passé, être amnistié et recommencer. Donc cette fois-ci, la justice doit fonctionner normalement, elle doit se faire.

 

L’accord-cadre de ce DDR, c’est donc ce fameux Forum qui s’est tenu à Bangui, il y a deux ans, mais aujourd’hui, il y a une médiation de l’Union africaine en vue de la signature d’un nouvel accord politique. Est-ce que cet accord pourrait être signé avant le démarrage du DDR ?

 

Non, je crois qu’il s’agit d’activités d’accompagnement des efforts du gouvernement, des efforts du chef de l’Etat. Il ne s’agit pas de venir lui imposer une nouvelle démarche. Qu’il s’agisse de l’initiative africaine, qu’il s’agisse de l’initiative de l’OCI, ou de Sant’Egidio, toutes les initiatives cherchent à apporter des contributions dans le dialogue qui se met en place et en tenant compte des engagements de l’Etat dans le cadre de la réconciliation nationale. Nulle part, il n’a été encouragé l’esprit de créer l’amnistie, l’esprit de créer l’impunité, ce qui pourrait porter préjudice à toutes les nombreuses victimes de tous ces crimes. D’ailleurs, il y a un tribunal pénal spécial qui se met en place, justement pour essayer de juger les actes qui ont été commis pendant cette période-là. Donc ce tribunal va bientôt entrer en activité.

 

Et du coup, vous ne craignez pas que les ex-Seleka comme ceux du FPRC de Noureddine Adam refusent d’être démobilisés ?

 

Je ne pense pas parce qu’on ne peut pas venir au DDR en ayant encore l’esprit de pouvoir plus tard continuer à faire usage des armes.

 

Mais tout de même, pour rassurer ces anciens Seleka, pour rassurer aussi ces anti-balaka pro-François Bozizé comme ceux de Mocome, est-ce qu’il ne faut pas prévoir un accord politique qui accompagne le futur DDR ?

 

Oui, l’accord politique, il en a été question lors des travaux effectivement. Les discussions politiques pourront avoir lieu, mais les accords politiques ne signifient pas forcément amnistie et autres. Les accords politiques peuvent porter sur les rôles à jouer dans l’administration, dans le gouvernement, dans la vie sociale, etc. Il s’agit de venir discuter, voir quelles places peuvent être offertes à ces compatriotes.

 

On peut envisager l’entrée de plusieurs représentants de ces groupes armés dans un futur gouvernement ?

 

Je ne suis pas Premier ministre ni chef d’Etat, je ne peux pas me prononcer sur une telle chose parce que ce n’est pas de la compétence du DDR.

 

RCA: tous les groupes armés se réunissent pour parler désarmement
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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 17:59
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Des détonations répétées d’armes à Bozoum inquiètent la population

 

PAR ALBAN JUNIOR NAMKOMONA LE 22 AVRIL 2017

 

BOZOUM, 22 Avril 2017(RJDH) —Les habitants de Bozoum au nord-ouest du pays s’inquiètent des détonations d’armes, surtout la nuit dont ils ignorent les raisons. Ils appellent le gouvernement à l’action pour les rassurer et les sécuriser.

 

Cette inquiétude intervient alors que le contingent camerounais de la Minusca s’est retiré de la ville au profit des zones de tension. Bozoum localité située au nord-ouest n’est pas loin des foyers de tensions de Boccaranga, Koui où sévissent les groupes armés.

 

Selon les informations RJDH, les éléments de la Minusca en patrouille dans la localité et les groupes armés sont mis en cause et la population les accusent d’avoir tiré pour troubler la population.

 

Certaines personnes contactées par le RJDH se disent traumatisées. « Ils sont nombreux à craindre pour leurs sécurité et ont choisi regagner la brousse pour se mettre à l’abri. Chaque nuit, des personnes qui souffrent de l’hypertension sont transférées à l’hôpital à cause de ces détonations. Nous ne savons pas quoi faire face à ces hommes en armes qui nous envahissent et profèrent parfois des menaces à l’endroit des gens », a expliqué un habitant de Bozoum.

 

La population inquiète appelle le gouvernement à prendre ses responsabilités. « Les éléments de la Minusca ne sont plus stable dans la ville, nous sommes abandonnés à nous même. Notre soucis est que le gouvernement trouve une solution rapide afin d’assurer notre sécurité et éviter le pire », a habitant joint par le RJDH.

 

La Minusca n’a pas été joignable suite à la plainte de la population de Bozoum, localité où les observateurs redoutent la monté de la violence en période de transhumance.

 

 

Centrafrique : L’honorable Agou propose le service militaire obligatoire et l’éducation civique à l’école

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 21 AVRIL 2017

 

BANGUI, 21 Avril 2017(RJDH)—le député du premier arrondissement de Bangui Augustin Agou a annoncé l’idée de soumettre à l’Assemblée une proposition de loi tendant à faire du service militaire une obligation et l’éducation civique dans le système éducatif. Idée lancée ce 15 avril lors de la restitution parlementaire à ses électeurs. La restitution, une initiative soutenue par l’Institut Républicain International (IRI).

 

La restitution parlementaire est un devoir pour les élus de la nation pour revenir devant les électeurs et rendre compte de ce qu’ils ont fait au nom des électeurs. Un exercice auquel Augustin Agou s’est soumis ce 15 avril sur le terrain Bonga-Bonga dans le premier arrondissement de Bangui. Cette activité de restitution parlementaire intervient après que les députés de Berbérati, Ndélé, Bimbo et Bossangoa ont, avec l’appui de l’Institut Républicain International (IRI), restitué à la population les travaux menés au sein de la 6e législature.

 

Devant le déficit de la citoyenneté, l’honorable Augustin Agou est favorable au service militaire pour les élèves avant d’aller à l’université « nous allons essayer de faire une proposition de loi à l’Assemblée pour qu’on puisse dire qu’à partir de ce moment-là, les élèves qui ont leur baccalauréat avant d’entrer à l’université doivent faire le service militaire obligatoire», a-t-il projeté.

 

Il a en outre milité pour la réintégration de l’éducation civique dans le système éducatif centrafricain « l’instruction civique à l’école primaire est très importante, donc je pense qu’il est temps qu’on ramène l’ancien système pour éduquer nos enfants dans les écoles primaires. Depuis un an, à ma connaissance, nous n’avons pas encore voté un texte de loi concernant l’école » a-t-il expliqué.

 

Les jeunes de Generation Democracy se réjouissent de l’exercice qui participe à la consolidation de la démocratie « cet exercice est normal dans une démocratie et nous saluons la disponibilité de l’honorable Augustin Agou qui est revenu devant les électeurs pour leur expliquer ce qu’il a fait en leur nom » a développé M. Kolongato.

 

L’échange est important et les électeurs souhaitent la pérennisation de l’initiative « c’est une grande première et cela m’a permis de l’interpeller sur les affaires que font les députés sur le dos de la population. Il a parlé de la haute autorité à la bonne gouvernance. Mais dans sa réponse, il m’a rassuré qu’il n’y a aucun texte d’exonération des députés et c’est ce que j’ai retenu » a remarqué un électeur.

 

Augustin Agou alors candidat avait proposé à ses électeurs un projet axé sur l’éducation nationale de qualité. Elu depuis près d’un an à l’Assemblée, il a présenté un bilan lié à sa participation au vote notamment à la loi sur la parité et sa proposition de loi est un vœu pieux que les électeurs attendent lors de la prochaine restitution parlementaire.

 

 

Centrafrique : Ferdinand Alexandre Nguendet accuse le gouvernement de complicité avec Ali Daras

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 20 AVRIL 2017

 

BANGUI, 20 Avril 2017(RJDH) —le président du RPR Ferdinand Alexandre Nguendet a accusé le gouvernement de complicité avec les groupes armés, ce qui explique selon lui, le laxisme du gouvernement dans le processus d’arrestation d’Ali Daras et de ses hommes après les crimes commis. Propos tenus lors d’un point de presse ce 19 Avril à Bangui.

 

Ferdinand Alexandre Nguendet est porteur d’une pétition tendant à obtenir l’adhésion des centrafricains en vue d’arrêter Ali Daras qui sévit au centre et à l’est du pays. Son accusation contre le gouvernement est faite alors sa pétition lancée il y’a un mois a recueilli plus de 600 000 signatures.

 

La pétition de Alexandre Ferdinand Nguendet vise Ali Darass de l’UPC, Sidiki du mouvement 3R, Joseph Kony de la LRA et bien d’autres chefs de groupes armés.

 

Selon le président du Rassemblement pour la République(RPR), les dirigeants actuels sont complices de ces chefs rebelles qu’il qualifie de criminels. « En ce moment, le pays est en train d’être occupé par des hommes de Ali Darass, et ces mercenaires venus du Tchad, du Sud-Soudan, du Niger, de la Mauritanie et bien d’autres pays. Et à 75 kilomètres de Bangui, des éléments de Ali Darass disposent des armes lourdes, mais pourquoi nous assistons à un silence complice des décideurs du pays », a dénoncé Alexandre Ferdinand Nguendet.

 

Le collectif auteur de cette pétition annonce la remise prochaine d’un mémorandum au secrétaire général des Nations-Unies pour l’arrestation des auteurs de crimes en République Centrafricaine.

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 17:57
L’Ouganda retire ses forces de la république Centrafricaine

 

 

 

http://www.agenceafrique.com  Bangui© 2016 Agence Afrique 20/04/2017 

 

L’armée ougandaise a annoncé ce mercredi, dans un communiqué, que ses troupes ont entamé leur retrait de la République centrafricaine (RCA), suite à la neutralisation de la rébellion de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) dans le pays.

 

Un premier groupe de 31 soldats sur les 2.000 déployés en Centrafrique aurait déjà atterri mardi à Gulu, dans le nord de l’Ouganda.

 

«La décision de se retirer est fondée sur le constat que la mission consistant à neutraliser la LRA a été accomplie avec succès», a déclaré le porte-parole de l’armée, le général Richard Karemire, précisant que le chef de la rébellion, Joseph Kony, qui ne dispose plus que d’une centaine d’homme, est désormais «affaibli et inefficace.»

 

Le communiqué assure aussi que la LRA «ne représente plus une menace significative pour la sécurité de l’Ouganda». Notons que ce mouvement rebelle, créé dans le nord de l’Ouganda en 1988 a pour principal objectif de renverser le président ougandais, Yoweri Museveni pour mettre en place un régime fondé sur les Dix commandements de la Bible.

 

Les Etats-Unis reconnaissent aussi que l’opération consistant à mettre hors état de nuire la LRA a été un succès. Fin mars, l’armée américaine avait annoncé qu’elle retirerait ses conseillers militaires déployés en Centrafrique.

 

Ces différentes armées ont été déployées en RCA dans le cadre de la mission de l’Union africaine de lutte contre la LRA. Les soldats américains y étaient pour soutenir les Forces africaines spéciales africaines.

 

D’après l’ONU, la rébellion ougandaise a déjà tué plus de 100.000 personnes et enlevé plus de 60.000 enfants, en Ouganda et dans les pays voisins. Son chef, qui est considéré par Etats-Unis comme un terroriste, est recherché par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité.

 

Certains observateurs, sont d’avis que Joseph Kony, jusqu’ici en liberté, représente toujours une menace pour les civils, malgré l’affaiblissement de sa capacité d’action.

 

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 17:54

 

 

 

QUI ?


- Abdou Dieng, Directeur régional du Programme alimentaire mondial (PAM),


- Richard Danziger Directeur régional de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM)


- Yves Habumugisha, Directeur régional des affaires humanitaires et d'urgence de l’Afrique de l'Ouest pour l’ONG World vision


- Allegra Maria Baiocchi, Représentante régionale pour l'Afrique de l'Ouest et centrale du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA)

 

QUO ?


- Visite en République centrafricaine des Directeurs régionaux du PAM, de l’OIM, d’OCHA et de l’ONG World Vision


- QUAND ?


- Du 25 au 28 avril 2017
 

Où ?


- Bangui et Paoua (Ouham-Pendé)

 

Quatre directeurs régionaux représentant la communauté humanitaire en Afrique de l’Ouest et du Centre seront en visite officielle en République Centrafricaine du 25 au 28 avril. Accompagnés de la Coordonnatrice Résidente et Humanitaire du système des Nations Unies, Mme Najat Rochdi, ils se rendront d’abord à Paoua, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé qui a connu un regain de violence et de nouveaux mouvements de populations ces dernières semaines. Ils rencontreront ensuite les principaux acteurs humanitaires et les autorités nationales et locales à Bangui afin d’aborder les questions urgentes de la détérioration de l’accès à l’aide humanitaire ainsi que le sous-financement de plusieurs acteurs-clé et les conséquences sur les centrafricains affectés par la violence et le conflit.

 

Cette visite sera l’opportunité de rappeler la nécessité de garantir un accès humanitaire sans condition conformément aux principes de neutralité et d’impartialité et au respect du Droit humanitaire international. La protection des civils figure également parmi les thèmes que la mission mettra en exergue. Durant leur visite, les Directeurs régionaux porteront aussi leur attention sur des activités pilotes combinant aide humanitaire et développement et ayant pour but d’aider les centrafricains à sortir de la crise.

 

En RCA aujourd’hui, près de la moitié de la population dépend de l’aide humanitaire pour vivre. Plus de 2,2 millions de personnes ont besoin d’assistance humanitaire sur une population totale de 4,6 millions. Un centrafricain sur cinq est soit déplacé dans son propre pays, soit réfugié au Tchad ou au Cameroun. Le nombre de déplacés ne cesse d’augmenter depuis la recrudescence des violences en octobre 2016 et le nombre de déplacés internes a augmenté de 6% le mois dernier, suite aux dernières attaques menées par des groupes armés, en particulier dans les régions de Ouaka (Bambari), Haute Kotto (Bria) et Ouham Pendé (Bocaranga).


Le plan de réponse présenté par les Nations Unies et ses partenaires, conjointement avec le gouvernement, nécessite un financement total de 399,5 millions de dollars américains, et n’est à ce jour financé qu’à hauteur de 7%. Les principaux acteurs humanitaires œuvrant en République Centrafricaine sont préoccupés par le risque qu’un sous-financement chronique n’entraîne une perte des résultats acquis ces dernières années accroissant le risque de retomber dans une crise de plus grande envergure.

 

Virginie Bero


Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)


République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)


Email: berov@un.org| Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int

 

VISITE DE HAUT NIVEAU DES AGENCES DES NATIONS UNIES EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
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