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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 23:12
Centrafrique: le Tchad rejette le rapport de l'ONU accusant ses soldats d'exactions

 

 

 

 

02/06/17 (AFP)

 

Le Tchad s'est vivement opposé aux conclusions d'un rapport de l'ONU publié cette semaine accusant ses soldats d'exactions en Centrafrique entre 2013 et 2014, dans un courrier officiel dont l'AFP a reçu une copie vendredi.

 

"Le gouvernement du Tchad proteste vivement contre ce rapport rédigé à charge", "truffé d'allégations mensongères, diffamatoires et attentatoires à la dignité des soldats tchadiens", écrit le ministre de la Justice tchadien dans une lettre datée du 24 mai et adressée au Haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme.

 

Le ministre Ahmat Mahamat Hassan ajoute que le Tchad "s'oppose" à la publication de ce rapport qui a finalement été rendu public mardi dans la perspective de la mise en route à Bangui de la Cour pénale spéciale (CPS).

 

L'enquête de l'ONU détaille 620 crimes commis par des militaires ou des groupes rebelles en Centrafrique entre 2003 et 2015, dont de nombreuses exactions avec morts de civils impliquant des soldats tchadiens.

 

Les forces tchadiennes formaient le plus important contingent de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca) de décembre 2013 à mi-avril 2014, date de leur retrait prématuré suite aux accusations d'exactions.

 

Le Tchad se réserve "le droit de reconsidérer (ses) relations avec les différentes instances des Nations unies", selon la lettre du ministre de la Justice.

 

La Centrafrique a basculé dans l'anarchie en 2013 avec le renversement de l'ancien président François Bozizé par des groupes armés Séléka pro-musulmans, entraînant une contre-offensive des milices à majorité chrétienne anti-balakas.

 

L'intervention de la France (décembre 2013-octobre 2016) et de la force de la Minusca (12.500 Casques bleus) ont ramené le calme dans la capitale mais la violence des groupes armés a redoublé ces dernières semaines dans l'intérieur du pays.

 

Le Tchad a été souvent montré du doigt pour soutenir les rebelles de la Séléka.

 

 

Exactions en Centrafrique : le Tchad accuse l’ONU de diffamation

 

02 juin 2017 à 16h11  Par Jeune Afrique avec AFP

 

Le gouvernement tchadien a, dans une lettre datée du 24 mai, vivement rejeté un rapport de l'ONU accusant des soldats tchadiens d'exactions contre des civils en Centrafrique entre 2013 et 2014.

 

« Le gouvernement du Tchad proteste vivement contre ce rapport rédigé à charge », « truffé d’allégations mensongères, diffamatoires et attentatoires à la dignité des soldats tchadiens », écrit le ministre de la Justice tchadien, Ahmat Mahamat Hassan, dans une lettre datée du 24 mai adressée au Haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, dont l’AFP a reçu une copie vendredi. Il ajoute que le Tchad « s’oppose » à la publication de ce rapport qui a finalement été rendu public mardi dans la perspective de la mise en route à Bangui de la Cour pénale spéciale (CPS).

 

Si l’ONU pointe les exactions des soldats tchadiens, notamment dans la mort de civils, ils ne sont pas les seuls visés par ce rapport qui détaille 620 crimes en Centrafrique entre 2003 et 2015. Celui-ci « recense les graves violations du droit international relatif aux droits de l’homme et au droit international humanitaire commises par des forces gouvernementales successives et divers groupes armés locaux et étrangers, ainsi que par des forces de défense internationales et étrangères », expliquent les Nations unies.

 

Le Tchad souvent montré du doigt pour son action en Centrafrique

 

Les forces tchadiennes formaient le plus important contingent de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca) de décembre 2013 à mi-avril 2014, date de leur retrait prématuré à la suite des accusations d’exactions. Le pays a été souvent montré du doigt pour son soutien aux rebelles de la Séléka.

 

Le Tchad « se réserve le droit de reconsidérer (ses) relations avec les différentes instances des Nations unies », selon la lettre du ministre de la Justice.

 

La Centrafrique a basculé dans l’anarchie en 2013 avec le renversement de l’ancien président François Bozizé par des groupes armés Séléka pro-musulmans, entraînant une contre-offensive des milices à majorité chrétienne anti-balakas. L’intervention de la France (décembre 2013-octobre 2016) et de la force de la Minusca (12 500 Casques bleus) a ramené le calme dans la capitale mais la violence des groupes armés a redoublé ces dernières semaines dans l’intérieur du pays.

 

Pour rappel, en janvier 2017 la justice française à clos plusieurs enquêtes à l’encontre de 14 soldats français, sur des viols présumés qui auraient été commis en Centrafrique pendant l’opération Sangaris entre décembre 2013 et juin 2014. C’est déjà un rapport de l’ONU, ayant fuité dans le quotidien britannique The Guardian en avril 2015, qui avait donné l’alerte.

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Centrafrique-Presse.com
2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 23:10

 

 

 

 

Au lendemain des élections présidentielles, le Président de la République a prôné la politique de rupture lors de la prestation de serment et a institué une règle morale pour la démocratie centrafricaine : se présenter à l'élection présidentielle même sans conviction et soutenir le candidat qui est en ballottage favorable au second tour. C'est ainsi qu'on devient ministre ou ministre conseiller spécial dans le pays de Boganda. Avec la cooptation des avares, le peuple avait un brin d'espoir et croyait au miracle.

 

Après quatorze mois de gouvernance, le peuple a commencé progressivement à émettre des doutes sur la capacité réelle de ce pouvoir à gérer la chose publique en temps de crise. Au chapitre des constats, des tueries galopent à grande échelle, le pouvoir peine à imprimer sa marque de fabrique, l'insécurité gagne douze préfectures sur seize, augmentation de la fréquence des agitations des groupes armés et les tissus économiques en lambeaux...

 

Au moment où les centrafricains ne savent plus à quel saint se vouer, un ministre conseiller spécial du Président de la République se fait remarquer par des propos et agitations qui profilent en filigrane une insulte au peuple centrafricain. Une vidéo de ce dernier qui a fait une sérieuse audience sur Facebook a fait bondir le curieux citoyen lambda qui ne cesse de s'interroger : cette vidéo a t-elle été faite sur initiative du pouvoir ? Toute personnalité politique appartenant au régime peut-elle faire une vidéo qui engage le pouvoir ?

 

A t-il reçu mandat pour parler au nom du gouvernement ou de la présidence alors qu'il est en visite de famille ou privée en France ? Une personnalité de cette calibre n'est-elle pas soumise au secret d'état ou secret défense ? Ce dernier est-il un membre du gouvernement ? Assiste t-il au conseil des ministres ? Est-il le seul ministre conseiller spécial à la présidence de la République ? Et pourquoi c'est toujours lui ?

Eu égard à son rang, il se croit tout permis ? Nous estimons opportun de définir et d'encadrer les missions d'un conseiller spécial à la présidence. Sa proximité avec le chef de l'Etat lui confère le caractère de spécial de ses conseils. En clair, c'est un confident, une boite à idées, un outil d'aide à la prise de décisions. Il a la noble mission de peaufiner la stratégie, la communication et l'image du Président de la République. Il doit intervenir sur les médias pour la promotion du Président de la République mais ce dernier ne cesse d'empiéter sur le territoire et les compétences du porte parole de la présidence.

 

Nous estimons qu'il est dans ses droits de faire la propagande du chef de l'Etat partout où il se trouve mais il le fait très maladroitement même en défaveur de son mentor car il est obligé de conjuguer plusieurs verbes au passé pour dire la même chose. En outre, nous avons beaucoup d'admiration pour sa franchise mais dès lors qu'on est conseiller spécial d'un Président de la République, on doit encadrer ses propos et sorties médiatiques.

 

Ce personnage fougueux mérite t-il vraiment d'être un interlocuteur privilégié d'un Président de la République ? Dans l'affirmative, pourquoi le pouvoir de Bangui s'indigne ou s'insurge t-il lorsqu'on le traité d'amateur ou de guignol ? Était-il une bonne idée de s'entourer des anciens présidentiables prêts à mettre les bâtons dans les roues ? Après le feuilleton de gueuleton avec des photos ridicules et insolites, vinrent les séries de vidéos dans lesquelles il vante les vielles compétences de la présidence qui n'ont plus rien à prouver et en panne d'imagination.

 

Mais en quatorze mois quelles sont les réalisations de cette vieille garde ? Sachant que le tissu politique et sécuritaire sont très fragiles, ses propos et agitation sont de nature à monter une communauté contre une autre et portent une atteinte grave à l'éthique et la morale de la profession. Il exagère même en mettant au défi les parlementaires qui viennent d'accorder une grâce au gouvernement de n'avoir initié aucune loi contributive à la résolution de la crise.qui traduit et justifie le climat électrique et délétère qui existait entre le parlement et le gouvernement.

 

Ainsi, qui accuse qui ? Quels sont la morale et les enseignements de cette fracassante sortie médiatique ? Quel est ce genre de régime qui "s'autosatisfait" et exclu toute contradiction au risque d'être accusé de coup d'état et de déstabilisation du régime ? Il est temps de lui rappeler que ces méthodes calquées sur le modèle roumain de Ceausescu sont obsolètes, désuètes et vidées de son contenu. Pour finir, nous invitons humblement le Président de la République, le gouvernement ainsi que les parlementaires de visionner la vidéo et d'en tirer les leçons. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Paris le 2 juin 2017

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections

CENTRAFRIQUE : LE POUVOIR MESURE T-IL LA PORTÉE, LA DANGEROSITÉ DES PROPOS ET AGITATIONS DU MINISTRE CONSEILLER SPÉCIAL GOUANDJIKA ? par Bernard Selemby Doudou
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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 23:06
Centrafrique : le général Abdoulaye Miskine intègre le processus de paix et de réconciliation

 

 

 

http://www.adiac-congo.com  Vendredi 2 Juin 2017 - 15:30

 

Le ministre-conseiller à la présidence, chargé du DDR, Jean Wilybiro Sako et le président du Front démocratique du peuple centrafricain (Fdpc), le général Abdoulaye Miskine ont signé le 1er juin à Brazzaville, l’avenant de l’accord de Bangui relatif au désarmement, à la démobilisation et à la réinsertion des ex-combattants (DDR).

 

L’acte a été posé en présence du ministre de l’Intérieur et de la décentralisation représentant du chef de l’Etat congolais, Raymond Zéphirin Mboulou. A en croire l’ex-ministre d’Etat centrafricain, les treize autres mouvements armés avaient déjà paraphé l’accord de Bangui, sauf le Fdpc dont le leader avait sollicité un petit temps d’observation.

 

« Notre pays entretient des rapports de fraternité et de solidarité avec le Congo. Nous bénéficions du soutien et de l’accompagnement des frères congolais dans la recherche de la paix et de la stabilité en Centrafrique, à travers notamment le président Denis Sassou N’Guesso, désigné par ses pairs, médiateur dans la crise centrafricaine. C’est dans ce cadre de la recherche de la paix et de la stabilité dans notre pays que le président Faustin Archange Touadera nous a dépêchés à Brazzaville pour rencontrer notre compatriote Abdoulaye Miskine qui y vit depuis quelques années, en vue de la signature de l’avenant relatif à l’accord de Bangui », a-t-il déclaré.

 

Invité par un journaliste à présenter à l’opinion internationale la situation réelle de la Centrafrique, le ministre-conseiller Jean Wilybiro Sako a indiqué que depuis le Forum qui s’est tenu à Brazzaville, le dialogue de Bangui et les élections politiques populaires qui ont amené le président Faustin Archange Touadera au pouvoir, la République centrafricaine a installé toutes ses institutions constitutionnelles en dépit du fait qu’il existe encore à l’intérieur du pays quelques poches de résistance.

 

« Aujourd’hui, le gouvernement a entamé le processus de restructuration de l’armée, avec le DDR en vue de faire asseoir la paix et la sécurité pour que la Centrafrique retrouve sa place dans le concert des nations et amorce son développement tous azimuts. Nous pensons qu’avec la signature de cet avenant et le soutien de la communauté internationale, la Centrafrique amorce un grand tournant de son histoire récente. Le Fdpc est maintenant, au même titre que les autres mouvements armés, membre du Comité consultatif de suivi qui est l'organe de pilotage du DDR », a conclu Jean Wilybiro Sako.

 

Roger Ngombé

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 23:03

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

A BIRAO LES AUTORITES TRADITIONNELLES JOUENT UN ROLE CLE DANS LA COHESION SOCIALE

 

Bangui, 2 juin 2017 – Dans la ville de Birao, préfecture de la Vakaga (nord-est de la Centrafrique), le vivre-ensemble entre les communautés est une réalité grâce aux efforts des autorités traditionnelles pour la cohésion sociale dans cette localité située près de la frontière tchado-soudanaise. « La population de Birao est composée à 80% de musulmans et 20% de chrétiens. Nous n’avons jamais vécu ce qui se passe dans d’autres villes du pays, nous vivons ensemble comme des frères et sœurs et nous ne sommes pas prêts à accepter qu’on vienne nous diviser », a souligné le Sous-préfet de Birao, Ramadan Abdel Kader.

 

A cet effet, les autorités traditionnelles mènent des activités axées sur la cohésion sociale, avec l’appui de la MINUSCA qui dispose d’un bureau et d’un contingent de soldats de la paix dans la ville. « Le bureau local de la MINUSCA à Birao mène très régulièrement des séances de sensibilisation, des ateliers de formation en faveur des leaders communautaires et de la jeunesse sur le rôle des autorités traditionnelles et administratives », a témoigné le Préfet de la Vakaga, Ousmane Mahamat. « Une initiative qui commence déjà à porter des fruits, car je me rends compte que mon pouvoir est de plus en plus renforcé », dit pour sa part, le Sultan de la Vakaga, Ahmat Mustapha Am-Gabo, une autorité traditionnelle respectée de la population. Le Sultan précise que l’action de la Mission lui a permis d’étendre son autorité et son influence dans tout la préfecture.

 

D’autre part, le préfet de la Vakaga a déploré les difficultés notamment des services sociaux de base qui ne sont plus opérationnels ainsi que de l’absence des fonctionnaires. « Les fonctionnaires ne sont pas en place, les écoles tournent au ralenti, les routes ne sont pas faites. Nous nous approvisionnant à partir du Tchad et du Soudan. Tout est prioritaire dans la Vakaga et à Birao ».

 

Malgré la présence des groupes rebelles du Front Populaire pour Renaissance en Centrafrique (FPRC) et du Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ), les habitants la ville de Birao vivent dans la cohésion sociale.

 

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d'information publique

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR |

A BIRAO LES AUTORITES TRADITIONNELLES JOUENT UN ROLE CLE DANS LA COHESION SOCIALE
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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 23:27

 

 

 

 

http://www.un.org 1 juin 2017 – La Coordinatrice humanitaire en République centrafricaine (RCA), Najat Rochdi, a exhorté jeudi la communauté internationale à se rallier d'urgence derrière les acteurs humanitaires qui s'efforcent d'assister des milliers de civils dans le pays.

 

« La fréquence et la brutalité des attaques à Bangassou, Bria, Alindao et dans d'autres localités ont atteint des niveaux qui n'avaient pas été enregistrés depuis août 2014 », a déclaré Mme Rochdi lors d'une réunion d'information pour les États membres organisée à l'Office des Nations Unies à Genève.

 

« Il existe des signes profondément inquiétants de manipulation de la religion visant à déclencher la dernière vague d'attaques qui a secoué le pays », a prévenu celle qui occupe également les fonctions de Coordinatrice résidente des Nations Unies en RCA. « Il faut rapidement saisir ce qui pourrait présenter la dernière occasion d'empêcher une nouvelle escalade de la crise ».

 

De nouveaux foyers de violence ont vu le jour à travers la Centrafrique et d'atroces crimes intercommunautaires divisent et éparpillent le tissu social du pays, a indiqué le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA). Au cours des deux dernières semaines, plus de 100.000 personnes ont été nouvellement déplacées.

 

Dans la ville de Bria, au centre de la RCA, la violence qui a éclaté à la mi-mai a déraciné plus de 40.000 personnes. En attaquant la ville de Bangassou, dans le sud-est du pays, où la coexistence pacifique a résisté à tous les épisodes

 

violents précédents, les groupes armés ont attaqué un symbole de cohésion sociale. Les combats ont tué plus de 100 personnes et contraint des milliers à fuir leur maison.

 

« Ce n'est pas le moment de renoncer à la paix »

 

« Les communautés déplacées par ce regain de violence ont cherché refuge dans des zones que nous pouvons difficilement atteindre. Les acteurs humanitaires font face à des défis logistiques et de sécurité, aggravés par des déficits de financement, » a déclaré Mme Rochdi. « À moins que les acteurs humanitaires ne disposent de moyens suffisants, des dizaines de milliers de personnes parmi les plus vulnérables seront exclues de l'aide, plusieurs d'entre elles seront tuées, et des zones entières du pays se retrouveront abandonnées », a-t-elle prévenu.

 

La recrudescence de la violence a engendré un accroissement considérable du nombre de déplacés à l'intérieur du pays, comptabilisant aujourd'hui plus de 500.000 personnes pour la première fois depuis 2014. Un nombre presqu'autant élevé de personnes a trouvé refuge dans les pays voisins. Au total, aujourd'hui, plus d'une famille sur cinq a été obligée de quitter leur maison.

 

« Cette nouvelle escalade survient à un moment où les communautés en République centrafricaine ont désespérément besoin de relèvement et de reconstruction. Cette crise de plus en plus aigüe nécessite un engagement fort de tous les partenaires, » a déclaré Mme Rochdi. « Ce n'est pas le moment de laisser tomber la population de la République centrafricaine. Ce n'est pas le moment de renoncer à la paix ».

 

Les nouvelles urgences augmentent les besoins déjà immenses en assistance humanitaire, découlant d'une crise de quatre ans et aggravés par le manque d'infrastructures et de développement de nombreuses régions du pays.

 

En RCA aujourd'hui, près d'une personne sur deux dépend de l'aide humanitaire pour survivre, un ratio parmi les plus élevés au monde. Près de la moitié de la population est confrontée à l'insécurité alimentaire. Le plan de réponse humanitaire pour 2017 qui s'élève à 399,5 millions de dollars n'a jusqu'à présent été financé qu'à hauteur de 25%.

Crise humanitaire en Centrafrique : ce n'est pas le moment d'abandonner la population civile, prévient l'ONU
Crise humanitaire en Centrafrique : ce n'est pas le moment d'abandonner la population civile, prévient l'ONU
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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 18:39
Sept casques bleus blessés dans une attaque en RCA

 

 

Sept casques bleus blessés dans une attaque en RCA

 

APA-Bangui (Centrafrique) -  jui 01, 2017 à 16:57 - Sept casques bleus de nationalité mauritanienne ont été blessés lors d’une patrouille de routine qu’ils effectuaient à Mobaye, localité du sud est de Centrafrique, a annoncé, jeudi à Bangui, Vladimir Monteiro.

 

Selon le porte-parole de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique, les casques bleus sont tombés dans une embuscade tendue par un groupe armé qui occupe la ville de Mobaye après avoir mis en fuite une bonne partie des habitants.

 

‘’La riposte des casques bleus a été robuste occasionnant la débandade du groupe armé’’, a indiqué Vladimir Monteiro.

 

Selon des sources sécuritaires, la ville de Mobaye est dans une insécurité totale depuis le 25 mai dernier. Des hommes armés supposés appartenir à la milice anti balaka s’attaquent à une faction des ex sélékas composés en majorité de peulhs.

 

Les combats entre ces groupes armés ont fait plus d’une vingtaine de morts sans compter la destruction des ponts qui relient la Mobaye à d’autres villes et l’incendie de plusieurs villages qui ceinturent la ville.

 

Selon Vladimir Monteiro, ces rebelles s’en prennent aux civils et casques bleus et cela est ‘’intolérable’’.

 

En dépit des assurances, la MINUSCA a du mal à ramener la sécurité à Mobaye, d’où la fuite de plusieurs habitants vers la République démocratique du Congo voisine.

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 18:34
Portrait : Toussaint Muntazini Mukimapa, procureur de la Cour pénale spéciale de la Centrafrique

 

 

Portrait : Toussaint Muntazini Mukimapa, procureur de la Cour pénale spéciale de la Centrafrique

 

www.adiac-congo.com   Jeudi 1 Juin 2017 - 14:15

 

Le haut magistrat, originaire de la RDC, vient d’effectuer son premier séjour à Bangui, en Centrafrique, depuis le jeudi 25 mai dernier. Il a comme mission d’enquêter sur les crimes commis par les groupes armés depuis 2003. Créée en 2015, la Cour pénale spéciale (CPS) centrafricaine a pour mandat d’enquêter, de poursuivre et de juger les crimes résultant de violations graves des droits de l’homme en RCA.

 

Le 15 février 2017, le président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadéra, a nommé Toussaint Muntazini Mukimapa, originaire de la République démocratique du Congo (RDC), au poste de procureur près la Cour pénale spéciale (CPS) de la République Centrafricaine. Il définira l'orientation des enquêtes et donc des futurs procès. Licencié en droit de l’université nationale du Zaïre (Campus de Kinshasa) en 1977, option Droit privé et judiciaire, le colonel Toussaint Muntazini a gravi tous les échelons de la magistrature militaire depuis le grade judiciaire de substitut de l’auditeur militaire de garnison jusqu’à celui de premier avocat près la haute Cour militaire, soit, le deuxième rang hiérarchique après celui d’auditeur général, chef de corps des magistrats militaires des parquets. Toussaint Muntazini Mukimapa a effectué l'essentiel de sa carrière au ministère de la Défense en RDC. Il est un habitué des instances internationales, respecté dans le milieu de la justice. Avant sa nomination au poste de procureur de la CPS ,il était, depuis 2003, directeur de cabinet de l'auditeur général des forces armées en RDC. À ce poste, le colonel Muntazini a notamment accompagné les agences onusiennes et les ONG dans l'appui aux juridictions. Magistrat militaire depuis la fin des années 1970, il a contribué à un certain nombre de condamnations dans des dossiers de crimes internationaux : crimes de guerre ou crimes contre l'humanité.

 

Point focal de la CPI en RDC

 

En effet, le nouveau procureur de la CPS était aussi le point focal de la Cour pénale internationale (CPI) auprès de la justice militaire congolaise. A ce titre, il a joué un rôle majeur dans la mise en place des instruments juridiques censés faciliter l’interaction de la justice militaire congolaise avec la CPI sur l’aboutissement des procédures relatives aux ressortissants congolais déférés devant la CPI. Dans ce cadre, il a été évidemment un acteur de premier plan dans le transfèrement vers La Haye des Congolais Thomas Lubanga et Germain Katanga, condamnés par la CPI, et de Mathieu Ngudjolo Chui (par la suite acquitté). En 2015, Toussaint Muntazini avait initié un processus en RDC censé accélérer les procédures des poursuites des crimes internationaux qui relèvent de la compétence de la CPI. Lors de ses précédentes fonctions, indique-t-on, le haut magistrat congolais a, en coordination avec tous les partenaires de la justice militaire, contribué à la planification et à la mise en œuvre des activités de renforcement des capacités des acteurs judiciaires, particulièrement en matière de crimes internationaux et de ceux relatifs aux violences sexuelles. En outre, explique-t-on, son expérience de manager et de formateur, alliée à celle d’officier du ministère public, dont la carrière a été entièrement vouée à soutenir l’accusation dans des contextes post-conflits fort délicats, lui seront particulièrement utiles dans l’exercice de son actuelle fonction de procureur spécial de la CPS. « Les défis sécuritaires peuvent compromettre les enquêtes. Mais nous sommes là pour les affronter. Avant même de venir, j’étais conscient que beaucoup de défis allaient se poser à moi. Si j’ai accepté d’exercer ce mandat, c’est parce que je me sens prêt à affronter ces défis et je sens que j’aurais le soutien des autorités et du peuple tout entier », a déclaré le procureur de la CPS, lors de son séjour en Centrafrique.

 

Quid de la Cour pénale spéciale?

 

La Cour pénale spéciale de la République centrafricaine a été créée par la loi n°15.003 du 3 juin 2015. Elle est compétente pour enquêter, instruire et juger les violations graves des droits de l’Homme et les violations graves du droit international humanitaire, commis sur le territoire de la République centrafricaine depuis le 1er janvier 2003, telles que définies par le Code Pénal centrafricain et en vertu des obligations internationales contractées par la République centrafricaine en matière de droit international, notamment le crime de génocide, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre objets des enquêtes en cours et à venir.

 

Il s’agit d’une juridiction spéciale intégrée dans le système judiciaire national pour une durée de cinq ans renouvelables. Elle applique le droit pénal et procédural centrafricain, avec la possibilité de se référer aux normes et règles internationales pour combler des lacunes ou insuffisances du droit national. Elle bénéficie d’une primauté de compétence vis-à-vis des autres juridictions nationales et travaillera en complémentarité avec la CPI qui a une primauté de compétence (elle se désistera au profit de la CPI en cas de besoin).

 

La Cour pénale spéciale est composée d’une chambre d’instruction, d’une chambre d’accusation spéciale, d’une chambre d’assises et d’une chambre d’appel. Elle est assistée dans ses actes quotidiens par un Greffe. Le Ministère public y est représenté par le Parquet du Procureur Spécial et la police judiciaire par l’Unité Spéciale de Police Judiciaire.

 

Elle bénéficie du concours d’un personnel international, soit 12 magistrats internationaux au moins (dont le Procureur Spécial International) et un Greffier international adjoint, aux côtés du personnel national, soit 13 magistrats centrafricains au moins (dont le Président de Cour) sans compter le personnel d’appui. A ce nombre s’ajoutent les officiers de police judiciaire de l’Unité Spéciale de police judiciaire qui sont tous Centrafricains.

 

Patrick Ndungidi

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 18:29
Lu pour vous : Vers une « congolisation » de la Centrafrique

 

 

Vers une « congolisation » de la Centrafrique

 

http://mondafrique.com  Par  Aza Boukhris  1 juin 2017

 

Népotisme, clientélisme et affairisme expliquent que la Centrafrique vit sa crise la plus grave depuis l'indépendance

 

En février 2016, l’élection du « candidat du peuple et des pauvres », Faustin-Archange Touadera, ancien Premier ministre ( 2008-2013) du Président Bozizé, avait créé d’immenses espoirs pour le relèvement du pays. En juin 2017, les espoirs ont laissés place à une désillusion. Comme ses prédécesseurs, le président Touadera n’a pu résister au népotisme, au clientèlisme et à l’affairisme de son clan. Il donne l’illusion de présider, mais son territoire se réduit de jour en jour.

 

Massacres hebdomadaires

 

Jamais, la République centrafricaine n’a connu une telle crise à la fois humanitaire, sécuritaire et politique. Les ONG humanitaires et les Casques bleus ne sont même plus épargnés, près de 20 % de la population survit misérablement dans des camps de déplacés internes et de réfugiés externes, 70% de la population a besoin d’assistance alimentaire, les massacres quasi hebdomadaires se font en dehors des radars, les deux tiers des seize préfectures ( départements) ne sont plus vraiment contrôlées par Bangui, les services publics sont dévitalisés, beaucoup d’agents publics ne survivent que grâce à leur fonction, les institutions de contrôles financier et administratif ne fonctionnent plus depuis longtemps, la Justice est à l’arrêt sauf pour des affaires mineures tenant lieu d’alibis. L’impunité, pilier de survie du régime, provoque un appel d’air pour les mercenaires venant des pays voisins et constitue un climat propice aux trafiquants multicartes et aux hommes d’affaires véreux qui prospèrent dans cet eldorado minier et forestier.

 

Cette situation dégradée ne suscite que des condamnations verbales, bientôt à cours d’épithètes, mais pas de véritable pression politique de la part des bailleurs. Les plus hauts responsables de l »ONU, du FMI, de la BAD, de la Banque Mondiale se sont déplacés récemment à Bangui. Ils ont réaffirmé leur soutien fînancier à la Centrafrique, ce qui est heureux et indispensable, mais ils auraient dû aussi être beaucoup plus exigeants vis-à-vis du respect de l’Etat de droit et notamment dans les domaines de la comptabilité publique et de la Justice.

 

La congolisation de la Centrafrique

 

Les derniers événements dramatiques de la partie orientale du pays, s’ajoutant aux malheurs des habitants du nord-ouest, traduisent cruellement, à la fois, le faible impact de la Minusca sur la crise, malgré ses 12 000 Casques bleus, et l’incapacité des gouvernants centrafricains à construire un processus politique de réconciliation nationale. Cette situation n’est pas sans rappeler celle de la République Démocratique du Congo (RDC) avec l’ONU présente depuis 1999 et une Monusco qui n’obtient pas de résultats concrets. Là encore, un pouvoir confortablement installé dans la capitale se contente de veiller à annihiler et combattre toute velléité d’opposition.

 

Les populations des deux rives de l’Oubangui et du Mbomou, faisant office de frontière sur 1577 km, appartiennent aux mêmes groupes ethniques, ce qui facilite les flux commerciaux et les trafics en tous genres. Cette osmose est facilitée par la disparition progressive des fonctions régaliennes en RDC et RDA. Les provinces congolaises du nord-Ubangui et du bas-Uele sont livrées à elles-mêmes depuis de nombreuses années, tandis que les services publics centrafricains ont aussi quasiment disparu, dans cette partie orientale du pays. Seules quelques villes-enclaves, contrôlées par la Minusca, comme Bambari, échappent au contrôle des bandes armées, qu’elles soient des résurgences de l’ex Seleka ou appartenant à la nébuleuse antibalaka.

 

La proximité des multiples rébellions congolaises constitue un danger de contamination en RCA et un facteur de risque de pérennisation de la crise centrafricaine. Cette congolisation n’était-elle pas présente dans la nomination subliminale du magistrat militaire congolais, le colonel Toussaint Muntazini-Mukimapa, dans les fonctions de Procureur général de la Cour Pénale Spéciale ?

 

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 18:28
Le contingent camerounais en Centrafrique pourrait passer de 750 à 1 000 soldats

 

 

Le contingent camerounais en Centrafrique pourrait passer de 750 à 1 000 soldats

 

http://www.camernews.com

 

Ce déploiement se fera dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA), dont le but est d’aider les dirigeants de la République centrafricaine à faire face au regain d’insécurité, notamment dans la partie Ouest, frontalière avec le Cameroun.

 

Le Cameroun, qui compte déjà un contingent de 750 éléments en Centrafrique, pourrait envoyer 250 autres éléments pour permettre à ce pays en butte à une insécurité inquiétante de renforcer la sécurité des biens et des personnes.

 

Selon APA qui relaie cette information mercredi, des batailles entre bandes rivales qui ont fait plus de 100 morts ces deux derniers mois auraient amené les autorités centrafricaines à requérir une aide supplémentaire du Cameroun. Ces exactions ont provoqué le déplacement des populations et ainsi plus de 2000 personnes se sont réfugiées au Cameroun ces derniers jours.

 

Cette situation s’avère préoccupante dans la mesure où le Cameroun a accueilli au cours de ces quatre dernières années, près de 100 000 réfugiés centrafricains installés dans une dizaine de sites à l’Est du Cameroun, apprend-on.

 

L’on se souvient qu’en avril dernier, le ministre centrafricain de la Défense, Joseph Yakete, avait effectué une visite de travail au Cameroun, dans le cadre du renforcement de la coopération militaire entre les deux pays.

 

Le ministre centrafricain de la Défense nationale et son homologue camerounais, Joseph Beti Assomo, ont signé des accords qui permettront aux ressortissants de son pays de suivre des formations militaires au Cameroun.

 

Durant son séjour au Cameroun, le ministre centrafricain avait notamment visité l’École internationale des forces de sécurité (EIFORCES), l’École militaire interarmées (ÉMIA) et l’École supérieure internationale de guerre (ESIG).

 

Le 3e contingent des soldats camerounais de la MINUSCA, constitué de 750 soldats, est présent en Centrafrique depuis août 2016. La participation des militaires camerounais à la MINUSCA se fait désormais sur la base d’un contrat individuel, dans lequel sont précisés les droits et obligations des membres du contingent. Il s’agit désormais d’éviter tout malentendu, selon le Gouvernement camerounais.

 

En septembre 2015, 200 soldats camerounais de retour de Centrafrique avaient marché dans les rues de Yaoundé, la capitale du Cameroun, pour manifester contre le non-paiement des primes. Le Chef de l’État, Paul Biya, avait instruit le déblocage de près de 6 milliards de FCFA pour régler la situation. Il a par la suite signé un décret portant revalorisation de ces primes, les faisant passer de 250 000 FCFA par mois à 450 000 FCFA par mois et par soldat. Désormais, les soldats engagés dans les contingents camerounais de maintien de la paix sont assujettis à la signature d’un contrat.


http://www.camernews.com/forces-armees-le-contingent-camerounais-en-centrafrique-pourrait-passer-de-750-1-000-soldats/#UCJdl5ti3QfcYCle.99

 

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 18:26
LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE RISQUE DE REPLONGER DANS UNE CRISE MAJEURE

 

 

LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE RISQUE DE REPLONGER DANS UNE CRISE MAJEURE

(Genève, 1er juin 2017) : La communauté internationale doit se rallier d'urgence derrière la communauté humanitaire qui s'efforce d'assister des milliers de civils en République centrafricaine, a annoncé aujourd'hui la Coordinatrice humanitaire dans le pays lors d'une réunion d'information aux États membres de l'ONU à Genève.

 

« La fréquence et la brutalité des attaques à Bangassou, Bria, Alindao et d’autres localités ont atteint des niveaux qui n’avaient pas été enregistrés depuis août 2014, » a déclaré Najat Rochdi, Coordinatrice humanitaire et Coordinatrice résidente des Nations Unies en République centrafricaine. « Il existe des signes profondément inquiétants de manipulation de la religion visant à déclencher la dernière vague d'attaques qui a secoué le pays. Il faut rapidement saisir ce qui pourrait présenter la dernière occasion d'empêcher une nouvelle escalade de la crise ».

 

De nouveaux foyers de violence ont émergé à travers le pays et d’atroces crimes intercommunautaires divisent et éparpillent le tissu social du pays. Au cours des deux dernières semaines, plus de 100 000 personnes ont été nouvellement déplacées. Dans la ville de Bria, au centre, la violence qui a éclaté à la mi-mai a déraciné plus de 40 000 personnes. En attaquant la ville de Bangassou, au sud-est, où la coexistence pacifique a résisté à tous les épisodes violents précédents, les groupes armés ont attaqué un symbole de cohésion sociale. Les combats ont tué plus de 100 personnes et contraint des milliers à fuir leur maison.

 

« Les communautés déplacées par ce regain de violence ont cherché refuge dans des zones que nous pouvons difficilement atteindre. Les acteurs humanitaires font face à des défis logistiques et de sécurité, aggravés par des déficits de financement, » a déclaré Mme Rochdi. « À moins que les acteurs humanitaires ne disposent de moyens suffisants, des dizaines de milliers de personnes parmi les plus vulnérables seront exclues de l'aide, plusieurs d’entre elles seront tuées, et des zones entières du pays se retrouveront abandonnées ».

 

La recrudescence de la violence a engendré un accroissement considérable du nombre de déplacés à l’intérieur du pays, comptabilisant aujourd’hui plus de 500 000 personnes pour la première fois depuis 2014. Un nombre presqu’autant élevé de personnes a trouvé refuge dans les pays voisins. Au total, aujourd’hui, plus d'une famille sur cinq a été obligée de quitter leur maison.

 

« Cette nouvelle escalade survient à un moment où les communautés en République centrafricaine ont désespérément besoin de relèvement et de reconstruction. Cette crise de plus en plus aigüe nécessite un engagement fort de tous les partenaires, » a déclaré Mme Rochdi. « Ce n'est pas le moment de laisser tomber la population de la République centrafricaine. Ce n’est pas le moment de renoncer à la paix ».

 

Les nouvelles urgences augmentent les besoins déjà immenses en assistance humanitaire, découlant d'une crise de quatre ans et aggravés par le manque d'infrastructures et de développement de nombreuses régions du pays.

 

En République centrafricaine aujourd'hui, près d'une personne sur deux dépend de l'aide humanitaire pour survivre, un rapport parmi les plus élevés au monde. Près de la moitié de la population est confrontée à l’insécurité alimentaire. Le plan de réponse humanitaire pour 2017 qui s’élève à 399,5 millions de dollars n'a jusqu'à présent reçu que 25% de financement.

 


Pour plus d’informations, veuillez contacter :


Jens Laerke, OCHA Geneva, laerke@un.org, Tel.: +41 22 917 11 42, Cell: +41 79 472 9750


Yaye Nabo Sene, OCHA RCA, seney@un.org, Cell: +236 70087565


Les communiqués de presse OCHA sont disponibles sur www.reliefweb.int

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