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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 18:39
La tension monte entre cultivateurs et éleveurs centrafricains

 

 

 

Par RFI Publié le 02-02-2016 Modifié le 02-02-2016 à 11:09

 

En République centrafricaine (RCA), la crise et la présence des groupes armés dans la région de Kabo ont entraîné des modifications des routes de transhumance. D’un côté, les éleveurs se plaignent de problèmes d'accès à l'eau et d'insécurité sur les routes, de l’autre, les cultivateurs affirment que leurs champs sont dévastés par les bœufs et accusent leurs propriétaires de violences.

 

La dualité entre cultivateurs et éleveurs est un sempiternel problème en RCA, souligne le représentant des éleveurs de Kabo, une zone proche de la frontière tchadienne. Il reconnaît toutefois que la crise a désorganisé les comités mixtes qui avaient l'habitude de se réunir pour anticiper et atténuer les conflits.

 

Mais les éleveurs préviennent les agriculteurs de leur passage, affirment-ils. Faux, rétorque Marcel, habitant d'un petit village : « Eux ils viennent pour manger les tiges de mil. Nous on doit les couper et après attendre une semaine pour venir ramasser la tige. On n’a pas pu le faire, car ils ne nous ont pas prévenus. Ils sont venus brusquement, comme ça. »

 

Les ex-Seleka contrôlent la région

 

Plusieurs groupes d'éleveurs circulent dans cette zone : des Centrafricains, mais aussi des nomades venus du Tchad, pointés du doigt par les agriculteurs. Ils profiteraient d'une certaine impunité due au fait que ce sont les ex-Seleka qui contrôlent la région.

 

« Quand ils arrivent, on n’a rien à faire parce que nous n’avons pas de fusils. Nous sommes des paysans. S’ils veulent saccager des choses, qu’ils y aillent et puis c’est tout », estime ainsi Jonas.

 

Après plusieurs récoltes manquées, la prochaine campagne agricole s'annonce cruciale, d'autant que la moitié de la population centrafricaine est menacée de famine, selon l'ONU.

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 18:11
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Les jeunes de l’AFDT libérés sur ordre du parquet

 

http://rjdh.org/ PAR NERVA NGANG NDOUNGA LE 2 FÉVRIER 2016

 

Les six(6) jeunes de l’AFDT arrêtés le 29 janvier, suite à la manifestation devant la Minusca, ont été  relâchés, hier lundi dans les après-midi par le  procureur de la République. Ces derniers ont passé 48 heures dans les geôles.

 

Parmi les six militants détenus, tous des hommes, nous avons Dominique Yandocka, le coordinateur national de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT), Aristide Ziguélé, fils du candidat malheureux à la présidentielle Martin Ziguélé,  et l’un des  chauffeurs de ce dernier. Quatre étaient détenus au CNS et deux autres au commissariat de la police du Port. Ces derniers ont affirmé avoir été torturés, des allégations difficiles à confirmer.

 

« On nous traitait comme si nous étions des terroristes. On nous a mis dans une cellule de 5m sur 5 où il y avait déjà une trentaine de personnes avec deux bidons coupés qui servaient de pots pour l’urine et les selles. On n’avait pas droit au médicament, visite et autres. Peu après, on est  sorti de là, on nous a déshabillés pour nous exposer à une foule qui nous traitait de tout », a expliqué Aristide Ziguélé.

 

Ces jeunes de l’AFDT ont été présentés au parquet qui a décidé de les relâcher. De sources bien informées, le dossier aurait été considéré comme vide par le procureur de la République qui n’a pas souhaité se prononcer dessus.

 

Ces six jeunes ont participé, le 29 janvier dernier, à une manifestation interdite par les autorités de la transition. Rappelons que les manifestants réclamaient l’annulation du 1er tour de la présidentielle.

 

 

800 ménages sans abris suite à un incendie sur le site des déplacés de Kaga-Bandoro

 

http://rjdh.org/ PAR DANIEL NGUERELESSIO LE 2 FÉVRIER 2016

 

Huit cent abris détruits, c’est le bilan d’un incendie signalé ce matin au camp des déplacés du site de l’évêché à Kaga-Bandoro dans la Nana Gribizi.

 

Treize blessures dont 11 femmes et 2 hommes sont présentement à l’hôpital pour des soins. Selon les témoins, c’est suite à la mauvaise manipulation du feu par les enfants que l’incendie s’est déclenché.

 

« Personne ne pouvait arrêter le feu, car le tentes sont trop serrées. Chaque personne cherchait à s’occuper de ses biens avant de penser aux autres. Ce qui fait que plusieurs déplacés ont perdu leurs biens », a expliqué un témoin joint par le RJDH.

 

Enoch Nagongoya, président du site de l’évêché de Kaga-Bandoro a regretté cet incendie. «Toutes les huttes sont parties en fumée. C’est la quasi-totalité des étales installés sur le site de l’évêché qui sont brulés. C’est un événement très douloureux », a-t-il regretté

 

Huit cent(800) ménages sont sans abris présentement. Pour le moment ces personnes sinistrées ne savent où dormir.

 

 Un incendie similaire s’était déclaré sur le site des déplacés de Notre Dame des Victoires de Bambari,  vendredi 22 janvier 2016 faisant  156 tentes brûlées, 13 blessés et d’énormes dégâts matériels.

 

 

La station Total du rond-point des Martyrs fermée suite à une décision de justice

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 2 FÉVRIER 2016

 

La station Total du rond-point des Martyrs dans le deuxième arrondissement de Bangui a été mise sous scellée ce mardi 2 février 2016 suite à une décision de justice. Selon les informations du RJDH, cette situation est liée à un conflit qui oppose Total à Tradex depuis quelques années.   

Le conflit entre ces deux sociétés, selon nos sources, est lié au terrain qu’occupe Total au niveau du rond-point des Martyrs. « Le terrain qu’utilise TOTAL au niveau des Martyrs appartient au groupe de la société TRADEX. Les deux sont allées au tribunal qui a dit que le terrain doit revenir à TRADEX », a confié une source proche du dossier.

 

Les cadres des deux sociétés contactés n’ont pas souhaité se prononcer sur cette affaire. Le parquet de Bangui a reconnu qu’il s’agit de l’exécution d’une décision de justice sauf que les conséquences doivent être mesurées avant de l’appliquer. Le procureur dit suivre de près cette affaire qui, selon lui serait remontée à la présidence de la République.

 

Le huissier de la Justice qui a procédé à l’opération n’a pas souhaité lui aussi commenté cette affaire.

 

 

Les habitants de Nguerengou satisfaits du travail des FACA redéployées dans le village

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 2 FÉVRIER 2016

 

Les habitants de Nguerengou, village situé à 26 km de Bangui, se disent rassurés par la présence des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Ces derniers se félicitent du travail que font ces Forces sur la barrière de Nguerengou.

 

Bruno Zokoue habitant dudit village se réjouit de la présence des FACA. « L’ambiance est bonne depuis que nous avons les FACA. Les habitants qui avaient fui, ont commencé à regagner le village. Les patrouilles de ces soldats nous rassurent », a-t-il expliqué.

 

Flora Marceline  Gbédékouzou, cheffe du village Nguerengou 1 trouve que le retour des FACA est un soulagement pour ses habitants. « Nous avons beaucoup souffert pendant la crise, on a fui pour trouver refuge dans la brousse et nous avons demandé le redéploiement des FACA. Aujourd’hui, nos militaires sont là et les résultats sont satisfaisants. Les gens vaquent librement à leurs occupations », a-noté cette autorité locale.

 

Romaric, un autre habitant du village Nguerengou, salue le retour des FACA et déplore le comportement des forces onusiennes.  « On ne comprend pas pourquoi les forces onusiennes ne veulent pas que les FACA puissent fouiller les véhiculent qu’ils escortent. Cela a failli déboucher sur des accrochages entre les deux forces », a-t-il regretté.

 

Le chef de détachement  des FACA au village Nguerengou, le Sergent Bertrand Doko confirme les faits en ces termes. « Notre présence a rassuré les habitants qui commencent à regagner la localité. Les activités reprennent aussi. Mais le seul problème que nous avons est que les contingents burundais et rwandais ne veulent pas qu’on fouille les véhicules qu’ils escortent. La population a failli se révolter contre eux le mercredi dernier », a- précisé le sergent.

 

Ces accusations portées contre les forces onusiennes ne sont pas encore confirmées après avoir tenté de joindre ces contingents.

 

Depuis le 13 décembre 2013, de nombreux habitants du village Nguerengou ont trouvé refuge dans la brousse à cause des exactions des Anti-Balaka, présents sur la barrière. Les éléments de ce groupe armé ont disparu depuis le redéploiement des FACA dans la localité, le 06 janvier 2016.

 

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 17:54

 

 

02/02/16 (AFP)

 

La Cour pénale internationale (CPI) rendra le 21 mars son jugement contre l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, accusé de crimes commis en 2002 et 2003 par sa milice en Centrafrique.

 

Il s'agit du premier jugement contre un ancien vice-président et le quatrième en tout rendu par la CPI, entrée en fonction en 2003 à La Haye.

 

La juge brésilienne Sylvia Steiner lira le jugement le 21 mars à partir de 14H00 (13H00 GMT) en audience publique, a indiqué la CPI dans un communiqué. "Le verdict (...) peut soit acquitter soit condamner l’accusé", a précisé la même source.

 

Si l'accusé est reconnu coupable, une peine sera déterminée à un stade ultérieur. Un appel est possible dans cette affaire marquée par des accusations de subornations de témoins.

 

Quelque 1.500 miliciens de Jean-Pierre Bemba s'étaient rendus en Centrafrique en octobre 2002 pour soutenir le président Ange-Félix Patassé, victime d'une tentative de coup d'Etat menée par le général François Bozizé. Selon l'accusation, ses hommes avaient alors violé, tué et pillé la population civile.

 

M. Bemba, qui plaide non coupable, est responsable de ces actes, selon le bureau du procureur, en tant que "chef militaire" et en vertu du principe de la "responsabilité du commandant".

 

Vice-président de la République démocratique du Congo de 2003 à 2006, il doit répondre de crimes contre l'humanité et crimes de guerre, des meurtres, viols et pillages.

 

Selon la défense, l'ancien vice-président congolais n'avait aucun contrôle sur ses miliciens en Centrafrique et n'est donc pas responsable de leurs crimes.

 

Jean-Pierre Bemba, 53 ans, est écroué à la prison de la CPI à La Haye, depuis juillet 2008. Son procès s'était ouvert en novembre 2010 et s'était achevé en novembre 2014 avec le réquisitoire et la plaidoirie.

 

La CPI a autorisé près de 3.000 victimes à participer à la procédure. Elles peuvent prétendre à d'éventuelles réparations et indemnisations.

 

Parallèlement, il est poursuivi devant la CPI avec quatre de ses proches, co-accusés, pour des subornations de témoins présumées dans le cadre de son procès.

 

Le procès de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, premier ex-chef d'Etat poursuivi par la CPI, s'est ouvert jeudi à La Haye.

Procès Bemba/Centrafrique: la CPI rend son jugement le 21 mars
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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 11:20

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org/  lundi 1 février 2016 12:23

 

Les candidats aux législatives des trois circonscriptions électorale du 5e arrondissement sont montés au créneau ce lundi. Ils ont réclamé au cours d'une réunion regroupant une trentaine d'entre eux, le départ du rapporteur général du démembrement de l'Autorité Nationale des Elections (ANE) local. 


Ils ont accusé le rapporteur général d’être à l'origine de nombreuses fraudes enregistrées lors du scrutin législatif dans cette circonscription, annulé par la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT).


« Les candidats à la députation des trois circonscriptions du 5e arrondissement se sont réunis pour dénoncer un certain nombre de choses notamment le fait que certains membres du démembrement local de l'ANE puissent prendre cause pour certains candidats et organiser toute une stratégie pour pouvoir privilégier ces candidats lors du scrutin prochain. (…) C'est une réalisation qui est mise en place pour profiter à certains candidats. Ce stratagème est mis en place par le rapporteur du démembrement local de l'ANE. Nous réclamons son départ si cela est possible », a expliqué Cécile Digo Kolingba, candidate dans la 2e circonscription du 5e arrondissement.


« Nous allons adresser une requête à l'ANE pour que des mesures soient prises pour que, lors du scrutin prochain, les mêmes choses ne puissent pas se reproduire, à savoir la distribution de la carte électorale à des fins d'un candidat », a-t-elle précisé. 


Elle a conclu que les  candidats aux législatives des trois circonscriptions électorales du 5e arrondissement vont formuler des recommandations à l'endroit de l'institution en charge de l'organisation des élections. « Nous allons faire des recommandations à l'ANE pour  demander d'échanger les membres du bureau de vote d'un arrondissement à un autre pour plus de transparence pour le scrutin prochain ».


Gervais Ngouaye, candidat dans la 3e circonscription du 5e arrondissement, a soutenu cette dénonciation. Il a estimé que les fraudes électorales constatées le 30 décembre dernier, ont été à l'origine de l'annulation des résultats des législatives sur l'ensemble du territoire.


La rédaction de Radio Ndeke Luka n'a pas pu joindre le président du démembrement de l'ANE du 5e pour avoir sa version des faits.

5e arrondissement de Bangui : les candidats aux législatives crient à la fraude
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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 11:05
Centrafrique : Abdallah Kadre Hassan limogé des Finances

 

 

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 1 FÉVRIER 2016

 

Le Ministre Centrafricain des Finances et du Budget vient d’être limogé par décret présidentiel ce lundi 1er février 2016. Des raisons de ce départ ne sont pas encore connues mais des sources de la présidence lient l’affaire à l’incendie la semaine dernière de la Direction générale du Budget.

 

C’est le ministre délégué aux finances, Célestin Yanendji relevé de son poste qui prend la place d’Abdallah Kadre aux Finances.

 

Les raisons du limogeage du ministre des Finances ne sont pas encore clairement établies. Des sources de la présidence parlent de l’incendie  la semaine dernière de la Direction générale des Budgets. « Lors de l’incendie, il y a des papiers importants qui ont disparu, voilà tout ce que je peux vous dire en ce moment », a confié un cadre à la présidence de la République.

 

Ce remaniement est intervenu quelques jours après l’incendie qui aurait brulé plusieurs documents. D’autres sources parlent du bilan de son département qu’il vient de présenter sur les chaines de la radio et télévision nationale, qui comporterait des irrégularités.

 

Le Ministre Abdallah Kadre a été plusieurs fois membre du gouvernement.

 

 

NDLR : A rappeler qu'Abdallah Kadre est le demi-frère du PM Mahamat Kamoun

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 10:20
Elections en RCA : la honte de la République  par William Béni NDIOH

 

 

 

Huit jours après la proclamation des résultats des élections du 30 décembre 2015 par la Cour constitutionnelle de transition, le climat général empesté d’odeur de suspicion règne dans le pays. A Bangui, la rue grouille de causeries dont le sujet porte naturellement sur l’actualité : les élections. Si la présidentielle ne constitue guère une préoccupation pour les uns, les législatives dont les résultats du premier tour sont purement et simplement annulés par la Cour du Sir Zacharie Ndouba et ses acolytes restent une pilule difficile à avaler par les candidats qui avaient vendu propriétés, siphonné leurs économies et bradé autres biens précieux avant la campagne pour le premier tour du scrutin. Beaucoup n’ont plus le minimum pour offrir ne fût-ce qu’un repas à leur progéniture. Ce sont ceux-là à qui on demande de repartir à zéro pour une course dont les gagnants sont connus d’avance.

 

La décision prise par la Cour constitutionnelle ouvre véritablement la voie à tout sauf la paix. L’histoire de la RCA aura retenu en gras cette date du 25 janvier 2015 cet acte honteux et irresponsable posé par nos concitoyens qui ont choisi la voie de la facilité et l’obéissance éhontée à la fraude et la tricherie aux yeux du monde prouvant ainsi notre faiblesse congénitale et notre incapacité à dire non à cette fameuse communauté internationale qui joue au vampirisme. Se nourrir de notre sang en créant des conflits permanents pour justifier sa présence en terre centrafricaine. Le chuchotement du public en dit tout.

 

La Cour n’a pas dit le droit. Elle a préféré jeté la patate chaude qu’elle avait sous la main afin de respirer oubliant qu’elle a fait le même geste en glissant une peau de banane sous les pieds de l’ANE, de dame Samba-Panza et ses amis de la Communauté internationale. La Cour ayant compris que ce groupe avait beaucoup plus le regard rivé sur la présidentielle, il fallait laisser couler les choses en obéissant docilement mais en même temps annuler les législatives ce qui par ricochet, prouve que tout est à reprendre à zéro. Le forcing opéré par la communauté internationale qui demande aux « candidats malheureux » de se taire et d’accepter le verdict de Zacharie Ndouba ne va pas s’arrêter en si beau chemin. Il doit aller jusqu’au bout de sa logique : la validation des scrutins en dépit des fraudes et irrégularités connues de tous.

 

A terme il faut envisager deux choses :

 

1. Un faible taux de participation aux prochains scrutins qui, certainement, risque de décrédibiliser les élections et ouvrir de nouvelles tensions dont on a plus besoin.

 

2. Un retour à la case de départ, c’est-à-dire, l’annulation de l’ensemble des élections, la reconstitution de l’ANE avec la nomination d’hommes et de femmes dotés d’une intelligence certaine et d’une morale sans faille capables de redresser la situation et en même temps changer l’image négative qui est collée à la peau de la république.

 

Rien n’est sûr que le point 2 puisse être accepté du moment où les bailleurs ne vont plus s’engager à jeter l’argent par la fenêtre comme ils l’ont fait en 2015. Donc il faudra accepter même si tout est bancale mais la gestion du pouvoir par les usurpateurs ne sera pas facile car ils auront en face d’eux des catégories attachées à la vérité qui joueront à la veuve sous la fenêtre du juge en train de demander que justice lui soit rendue. Sombres perspectives pour une communauté internationale incapable d’appliquer les résolutions onusiennes en éradiquant les groupes armés mais qui se complait à cautionner la fraude, le pillage des ressources et la gabegie.

 

William Béni NDIOH

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 10:38
Centrafrique: à Kabo, isolé, on vit la campagne dans l'insécurité (RFI)

 

 

Par RFI  01-02-2016 Modifié le 01-02-2016 à 02:11

 

La ville de Kabo, située au centre-nord de la RCA, à 70 km de la frontière tchadienne, est au cœur d’une zone toujours aux mains de l’ex-Seleka. Les combattants ont empêché la tenue du référendum, entrainant l’arrivée d’un petit contingent de vingt-six casques bleus de la Minusca. Le premier tour des élections s’est en revanche déroulé dans le calme, même si certains bureaux ont fermé à 16h pour éviter l’insécurité plus forte la nuit. Mais la présence de ces hommes armés, complique la vie des populations.

 

Comment les électeurs ont-ils arrêté leur choix dans cette région reculée ? A quoi ressemble une campagne électorale à Kabo et ses environs ?

 

« Le problème de l'insécurité totale se pose. Vous savez, Kabo est l'azimut de la rébellion. » Enoch sort rarement de Kabo, surtout la nuit. Et pour voyager, il faut avoir beaucoup d'argent. Sur les quelque 110 km qu'il y a entre Kabo et Kaga-Bandoro, au sud-est, il peut y avoir quatorze barrières, souffle-t-il.

 

Eloi, lui, habite un petit village entre Kabo et la frontière tchadienne. Comme de nombreux habitants de la zone, il dénonce des cas de racket commis par certains éléments de l'ex-Seleka. « Ici, on a ni les gendarmes, ni les policiers. On appelle les Seleka, c'est eux maintenant les autorités. Les autorités de l'Etat avant, ils étaient formés. Ils connaissent bien les droits et les devoirs des citoyens ; mais eux, ils ne les connaissent pas. Ils ont besoin d'argent. »

 

Les hommes de l'ex-Seleka ont mis en place des barrières de contrôle, à l'entrée et à la sortie de Kabo, sur l'axe principal nord-sud de la ville. Ils occupent aussi les locaux de la police et de la gendarmerie. Il y a quatre mois, un sous-préfet nouvellement nommé a subi des menaces, il n'est pas resté plus de 48h dans la ville. Les 26 éléments de la Minusca, sous-équipés, observe un couvre-feu à 17h. Si ces dernières semaines, la tension était un peu retombée, la situation reste volatile. Il y a quatre jours, des différends entre des combattants de deux factions rivales des ex-Seleka a fait un mort à l'arme blanche.

 

Le difficile accès à l'information, l'absence physique des candidats

 

Dans le petit village de Mudu, entre Kabo et le Tchad, même le réseau téléphone ne passe pas. Alors, pour s'informer sur les élections, c'est la débrouille, souligne Jonas : « Cette année la campagne a été très difficile. Elle s'est faite sournoisement, de bouche-en-bouche. Il y a de l'insécurité, on ne pouvait pas aller [aux meetings] et être reconnus ! »

 

Les habitants de Kabo et les déplacés, installés aux abords de la ville, sont à peine mieux lotis, confirme Crépin, pourtant avide de se renseigner sur les programmes : « La campagne est médiocre. On a pas bénéficié des journaux. La radio de Bangui fonctionne difficilement. Il y a quelques postes récepteurs, mais il n'y a pas de moyens pour acheter des piles pour écouter les infos. »

 

Quelques rares candidats aux législatives ou leurs représentants ont toutefois sillonné Kabo et ses environs. En revanche, les habitants rencontrés ne se souviennent pas avoir vu de représentants des prétendants à la présidence. Choisir en conscience n'est donc pas évident. « Pour nous, lettrés, ce n'est pas difficile ; mais pour ceux qui ne comprennent pas, qui ne savent pas lire ou écrire, cela pose problème. Or, il faut quand même penser pour faire un bon choix. Je pense que celui qui est admis à la députation ou aux élections, il doit faire quelque chose pour moi. Il y en a qui vont voter compte-tenu de l'argent. »

 

De nombreux habitants espèrent maintenant une visite des deux finalistes à la présidentielle, ce serait une signe fort pour cette région qui se sent oubliée. « Cela fait trois ans que l'Etat a quitté Kabo, rappelle Faustin, un autre habitant du village. On n'a pas vu de gendarmes, ni de policiers, ni d'enseignants... alors, on a l'espoir que les élections soient transparentes et que le gouvernement reprenne le travail pour nous envoyer sécurité, santé et éducation. La RCA est vaste », ce n'est pas seulement la capitale Bangui, insiste Faustin. « Celui qui sera élu devra veiller sur tous les Centrafricains, car chez nous à Kabo, nous vivons seulement grâce aux ONG qui nous donnent un peu de nourriture. Sinon, on moisit. »

 

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 10:09
RCA : abus sexuels “sans précédent” de soldats sur des enfants

 

 

http://www.islametinfo.fr/ 01/02/2016 08:55:16

 

La Centrafrique devient la honte de toutes les armées qui ont participé à l’intervention militaire dans le pays. Français, géorgiens, bangladais, marocains ou encore nigériens sont accusés d’avoir agressé sexuellement des enfants centrafricains.

 

L’ONU enquête actuellement sur cette énième affaire de pédophilie en Centrafrique. Les différentes missions militaires organisées par les Nations Unis et la France est en train de se transformer en scandale planétaire sans précédent.

 

En 2015, les soldats français avaient été accusés par des enfants d’avoir profité de leur détresse pour les violer. En 2016, une nouvelle affaire vient entacher l’uniforme militaire.

 

 

La France voudrait mettre fin à l'opération Sangaris en Centrafrique

 

http://www.leparisien.fr/ 31 Janv. 2016, 18h47 

 

Jean-Yves Drian voudrait clore ce dossier dans le courant 2016. Invité ce dimanche du Grand Jury de RTL/LCI/ Le Figaro, le ministre de la Défense a expliqué que la France souhaitait mettre fin à son opération militaire, baptisée Sangaris, en Centrafrique.

Paris voudrait remplacer les militaires en place depuis 2013 par un plus petit contingent et une opération internationale de formation de l'armée centrafricaine. 

«Je souhaite que cela soit fait au cours de l'année 2016 et qu'il reste (...) de petites unités comme c'était le cas auparavant», a indiqué Jean-Yves Le Drian. Au plus fort de l'opération, 2.500 soldats français se trouvaient en Centrafrique. Il en reste 900 aujourd'hui. La France voudrait ramener le contingent à environ 300 soldats. 

Des soldats européens pour former l'armée centrafricaine ?

 

 Les Nations unies ont déployé parallèlement une force de quelque 10.000 hommes, la Minusca, dans laquelle des soldats français sont également impliqués. Cette opération aide notamment à sécuriser les élections en vue d'une transition politique dans le pays : le second tour de l'élection présidentielle et le premier tour des législatives - scrutin annulé en raison de nombreuses irrégularités - auront lieu le 14 février. Pour Jean-Yves Le Drian, le rôle de la Minusca «va être croissant pour assurer la sécurité sur le territoire et la sécurité du nouveau pouvoir politique.» 

La mission de la Minusca a notamment été entachée par des scandales sexuels. Plusieurs contingents, dont des Français, sont accusés d'avoir abusé des enfants et des adolescents pendant leurs séjours sur place.

 
Le ministre de la Défense a également confié son espoir d'un engagement de l'Union européenne en Centrafrique. Lors d'une réunion prévue les 3 et 4 février prochains, il a prévu de demander aux ministres européens de s'engager à former l'armée centrafricaine.  

Le déclenchement de Sangaris le 5 décembre 2013 a permis d'arrêter les tueries de masse en Centrafrique. La force a aussi garanti la sécurité des fragiles institutions de transition de la présidente Catherine Samba Panzaen rendant difficile toute velléité de coup d'Etat. En revanche, le pays n'a pas été réellement pacifié et des groupes armés sont encore présents dans plusieurs provinces. 

 

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 09:51
Peut-on encore organiser des élections crédibles en Centrafrique ?

 

 

 

Tout le monde en convient, l’organisation par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) du référendum constitutionnel et des scrutins groupés de la présidentielle et des législatives qui viennent d’avoir lieu en Centrafrique est tellement chaotique que les prétendis résultats qui sont issus ne reflètent nullement l’expression de la volonté d’une majorité de Centrafricains. Cette pagaille électorale vient s’ajouter aux mascarades d’élections de 2005 et 2011 pour achever de convaincre certains que c'est impossible d’organiser des élections crédibles en Centrafrique ou que les Centrafricains sont incapables d’organiser de bonnes élections.

 

Des élections présidentielles et législatives avec des résultats crédibles et incontestés ont pourtant été organisées avec succès en 1993 par une certaine Commission Electorale Mixte Indépendante (CEMI), structure voulue et mise en place par le collectif des candidats à l’élection présidentielle d’alors. Pour une première expérience dans le genre en Afrique, il y a tout lieu de s’en féliciter. Ces élections ont vu le président sortant, le général président André Kolingba qui voulait se succéder à lui-même - être battu dès le premier tour de scrutin puisqu’il n’est arrivé qu’en quatrième position - au profit d’Ange Félix Patassé élu au second tour de scrutin contre le Pr Abel Goumba.

 

Douze années après, les élections présidentielles et législatives organisées en 2005 par le président François Bozizé pour légitimer le pouvoir qu’il a pris par coup d’état en mars 2003 ont été en réalité gagnées par Martin Ziguélé qui avait mis le général putschiste en ballottage dès le premier tour de scrutin mais le président du MLPC a été contraint de « reconnaître sa défaite » et de féliciter le « vainqueur » François Bozizé. On saura après qu’un citoyen béninois expert en manipulation informatique des données électorales travaillant au PNUD de Bangui acheté par Bozizé a arrangé la « victoire » de ce dernier ainsi que « l’élection » d’environ quatre vingt (80) députés au second tour des législatives pour la majorité présidentielle alors qu’aucun candidat n’a été élu au premier. Il y a lieu de rappeler également que Me Nicolas Tiangaye a été lui aussi privé de sa victoire aux législatives dans la première circonscription du 4ème arrondissement confisquée par le même François Bozizé candidat aux législatives lui aussi.

 

En 2011, le même François Bozizé conclut un deal avec Joseph Binguimalet, un compatriote ancien chauffeur d’ambassade reconverti en vrai faux pasteur et porté comme par hasard à la tête d’une commission électorale prétendument indépendante,  pour opérer une grossière mascarade et un véritable hold-up électoral dont les résultats frauduleux ont été immédiatement contestés par l’opposition démocratique d’alors malgré leur approbation par une cour constitutionnelle dont les membres ont été grassement arrosés à l’époque par Bozizé et donc étaient aux ordres. Un rapport d’experts de l’Union européenne qui a financé en grande partie cette farce électorale au profit du potentat de l’époque a décrit en détail le modus operandi des fraudes massives surtout dans les bureaux de vote des huit arrondissements de la capitale.

 

Les conséquences de ces honteuses élections frauduleuses sont l’entrée massive et scandaleuse de la famille Bozizé à l’assemblée nationale et le blocage de la vie politique nationale qui en a suivi en raison de la surdité et de l’autisme du même Bozizé. L’usure du pouvoir et la mal gouvernance aidant, notamment celle des forces armées, il n’a fallu qu’une quinzaine de jours à peine à la rébellion armée de la coalition Séléka qui a déclenché les hostilités à partir de la ville de Ndélé pour se retrouver aux portes de Bangui. On ne le dit pas assez mais l’état de déconfiture très avancée de l’armée nationale et des forces de sécurité dont la gestion relevait exclusivement de Bozizé et son fils Jean Francis était tel que la protection qu’ils sont allés chercher auprès de l’armée de Jacob Zuma n’a pas suffi ni permis de les tirer d’affaire. Ils durent abandonner le pouvoir et détaler devant les rebelles de Séléka.  Ce sont là des faits qu’il faut rappeler aux Centrafricains dont certains ont la mémoire bien courte.

 

La création d’une Autorité Nationale des Elections (ANE) consensuelle, voulue tant par la majorité présidentielle que l’opposition démocratique de l’époque et désormais chargée d’organiser les élections, a résulté des déplorables et invraisemblables conditions dans lesquelles se sont déroulées les élections de 2011 où la partialité avérée des fonctionnaires de l’administration du territoire a été pointée du doigt. Ceux qui ont porté l’ANE sur les fonts baptismaux ne pouvaient nullement se douter que leur création serait au cœur d’une hallucinante pagaille organisationnelle qui irait jusqu’à l’annulation pure et simple des scrutins groupés du 30 décembre 2015 par la cour constitutionnelle de transition même si cette dernière, sans doute à cause des pressions qu’elle a reçues, a choisi de valider la présidentielle et d’annuler les législatives. L’ANE telle qu’elle est actuellement composée, tant dans sa direction à Bangui que dans ses démembrements de province, est disqualifiée pour organiser d’autres élections. Elle n’inspire plus confiance donc pourquoi s’acharner à lui confier l’organisation d’autres scrutins ! A cause de cette ANE qui fait honte, les Centrafricains passent pour être des rigolos incapables d’organiser des élections dignes de ce nom avec des résultats crédibles.

 

L’organisation du référendum du 13 décembre 2015 qui n’avait pas un enjeu particulièrement disputé, avait déjà donné lieu à un gigantesque désordre n’ayant pas rendu possible l’obtention d’un taux de participation électoral et des résultats fiables. Le plus sidérant est que les choses se sont encore davantage détériorées avec les scrutins groupés du 30 décembre 2015. Les responsables de l’ANE qui ont prétendu tirer enseignements de leur échec organisationnel du référendum constitutionnel n’ont à nouveau pas été à la hauteur de leur mission. Le recrutement comme agents électoraux de personnes à peine lettrées et manifestement incompétentes sur des bases familiales, de copinage et de népotisme tant pour le recensement des électeurs que pour l’organisation du vote et la saisie des résultats, a eu raison de l’ANE dont les deux principaux responsables, est-il besoin de le rappeler, avaient comme par hasard, démissionné de leurs fonctions quelques mois plus tôt.

 

Comment accepter que l’ANE n’ait même pas été en mesure de fournir, et c’est le minimum qu’on attendait d’elle, un chiffre correct du taux de participation des électeurs à une élection. C’est une évidence que l’ampleur et la gravité des irrégularités lors des opérations de vote ainsi que la non fiabilité de la chaîne de collecte des documents électoraux et le traitement des données par le système informatique de l’ANE jettent une suspicion légitime et un réel discrédit sur les résultats des élections du 30 décembre 2015. En cela, le refus de la cour constitutionnelle de transition d’annuler également le scrutin présidentiel qui a pourtant eu lieu le même jour et dans les mêmes conditions que les législatives est très curieux, illogique et incompréhensible.

 

C’est une décision bancale qui laisse évidemment un arrière-goût amère de nature à générer des frustrations qui pèseront incontestablement sur l’évolution de la vie politique nationale qui n’en a pas besoin même si les décisions de la cour constitutionnelle ne sont pas susceptibles de recours. On voit bien ici les limites de la méthode du recours aux voies légales pour la contestation des résultats électoraux. Tant pis pour ceux qui se font voler aux élections et qui saisissent la cour constitutionnelle. C’est inadmissible ! L’annulation de la présidentielle du 30 décembre s’impose donc comme pour les législatives du même jour et apparait dorénavant comme la condition pour rasséréner le climat socio-politique dans un contexte électoral tendu et dont rien ne doit servir de détonateur. La communauté internationale qui a tant voulu la tenue de ces élections doit prendre à nouveau ses responsabilités car l’élection d’un président par défaut, loin d’arranger les choses, ne mettra pas forcément un terme à la longue et interminable crise centrafricaine.

  

La rédaction

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Centrafrique-Presse.com
1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 09:32
RCA - La force française Sangaris ramenée autour de 300 hommes

 

 

http://la-kabylie.com/  31 Janvier, 2016, 21:47 | Auteur: Phil Beauvilliers

 

C'est le principal reproche fait à l'opération Sangaris par des responsables centrafricains et des analystes: ne pas avoir procédé au désarmement de tous les groupes armés et milices, alors que c'était au départ une de ses principales missions.

 

Le ministre de la Défense a également ajouté que l'ONU à travers la "Minusca", va avoir un rôle "croissant pour assurer la sécurité sur le territoire et la sécurité du nouveau pouvoir politique". Ce dimanche, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, a annoncé qu'il souhaitait mettre fin à son opération militaire en Centrafrique en 2016. "J'espère pouvoir obtenir cela de mes collègues dans quelques jours", a estimé M. le Drian.

 

Paris voudrait remplacer les militaires en place depuis 2013 par un plus petit contingent et une opération internationale de formation de l'armée centrafricaine.

 

Interrogé lors de l'émission Le Grand Jury sur RTL/LCI/Le Figaro, il a déclaré: "Il faut aboutir à un gouvernement d'union nationale (...) Il y a un processus politique sérieux en cours, validé par le Conseil de sécurité à l'unanimité".

 

Ce dispositif de surveillance des lieux de culte et de centaines de cibles potentielles pour des attaques terroriste comprend actuellement 10.000 hommes, un chiffre qui ne sera donc pas diminué, malgré les contraintes importantes que cela fait peser sur l'armée française.

 

L'armée française, mobilisée sur de nombreux fronts antiterroristes - y compris sur le territoire national avec 10.000 hommes déployés depuis les attentats de Paris en 2015 - ne compte pas en revanche réduire la voilure au Sahel.

 

L'armée va continuer à adapter les conditions d'hébergement des militaires, souvent précaires, notamment en région parisienne, a assuré le ministre de la défense.

 

 

Ce niveau de mobilisation, exceptionnel depuis la professionnalisation en 1997 des armées, pèse sur le temps d'entraînement des soldats, passé à 64 jours seulement, alors que l'objectif est de 90 jours. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

 

  

Centrafrique : la France veut mettre un terme à l’opération « Sangaris » en 2016

 

Le Monde.fr avec AFP Le 31.01.2016 à 22h12 • Mis à jour le 01.02.2016 à 08h39


« L’objectif, c’est que l’opération “Sangaris” en tant que telle s’arrête (…) au cours de l’année 2016 », a déclaré le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, dimanche 31 janvier, lors de l’émission « Le Grand Jury » pour RTL, LCI et Le Figaro. Ce retrait passera par une réduction croissante des effectifs militaires français en Centrafrique.

Le contingent, qui compte aujourd’hui 900 soldats – ils étaient jusqu’à 2 500 au début de l’opération –, sera ramené à environ 300 hommes. A terme, ne resteront que « de petites unités comme c’était le cas auparavant », a précisé le ministre.

Les Nations unies ont déployé parallèlement une force de quelque 10 000 hommes, la Minusca, qui aide notamment à sécuriser les élections. Le second tour du scrutin présidentiel, prévu le 14 février, tout comme le nouveau premier tour des législatives, devrait mettre fin à la transition politique en Centrafrique.

M. Le Drian a aussi émis l’espoir que l’Union européenne s’engage, lors d’une réunion informelle des ministres de la défense européens les 3 et 4 février à Amsterdam, à former l’armée centrafricaine.

Mission inaccomplie

Le déclenchement de « Sangaris » le 5 décembre 2013, après le renversement du président François Bozizé par les rebelles de la Séléka, a permis d’arrêter les tueries de masse et de ramener un semblant de normalité à Bangui. La force a aussi garanti la sécurité des fragiles institutions de transition de la présidente Catherine Samba Panza, en rendant impossible toute velléité de prise du pouvoir par la force.

En revanche, le pays n’a pas été réellement pacifié et des groupes armés sont encore présents dans plusieurs provinces. C’est le principal reproche fait à l’opération « Sangaris » par les responsables centrafricains et les analystes : ne pas avoir procédé au désarmement de tous les groupes armés et milices, alors que c’était au départ une de ses principales missions.

« Barkhane » maintenue

 

L’armée française, mobilisée sur de nombreux fronts antiterroristes – y compris sur le territoire national avec 10 000 hommes déployés depuis les attentats de Paris en 2015 – ne compte pas en revanche réduire la voilure au Sahel. Le dispositif « “Barkhane” n’a pas vocation à être allégé », a souligné le ministre de la défense. L’opération mobilise 3 500 hommes sur cinq pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina Faso).

 

 

Le chef d’état-major, le général Pierre de Villiers, a souligné vendredi que l’armée française était « au taquet » et que tout nouveau déploiement nécessiterait de réduire la présence militaire ailleurs ou d’augmenter le budget de la défense. La France pourrait être notamment amenée à intervenir en Libye, aux côtés des Etats-Unis et d’autres pays européens ou de la région, si un gouvernement d’union nationale libyen est effectivement mis en place et demande de l’aide pour rétablir la sécurité dans le pays.

RCA - La force française Sangaris ramenée autour de 300 hommes  

http://la-kabylie.com/  31 Janvier, 2016, 21:47 | Auteur: Phil Beauvilliers

C'est le principal reproche fait à l'opération Sangaris par des responsables centrafricains et des analystes: ne pas avoir procédé au désarmement de tous les groupes armés et milices, alors que c'était au départ une de ses principales missions.

Le ministre de la Défense a également ajouté que l'ONU à travers la "Minusca", va avoir un rôle "croissant pour assurer la sécurité sur le territoire et la sécurité du nouveau pouvoir politique". Ce dimanche, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, a annoncé qu'il souhaitait mettre fin à son opération militaire en Centrafrique en 2016. "J'espère pouvoir obtenir cela de mes collègues dans quelques jours", a estimé M. le Drian.

Paris voudrait remplacer les militaires en place depuis 2013 par un plus petit contingent et une opération internationale de formation de l'armée centrafricaine.

Interrogé lors de l'émission Le Grand Jury sur RTL/LCI/Le Figaro, il a déclaré: "Il faut aboutir à un gouvernement d'union nationale (...) Il y a un processus politique sérieux en cours, validé par le Conseil de sécurité à l'unanimité".

Ce dispositif de surveillance des lieux de culte et de centaines de cibles potentielles pour des attaques terroriste comprend actuellement 10.000 hommes, un chiffre qui ne sera donc pas diminué, malgré les contraintes importantes que cela fait peser sur l'armée française.

L'armée française, mobilisée sur de nombreux fronts antiterroristes - y compris sur le territoire national avec 10.000 hommes déployés depuis les attentats de Paris en 2015 - ne compte pas en revanche réduire la voilure au Sahel.

L'armée va continuer à adapter les conditions d'hébergement des militaires, souvent précaires, notamment en région parisienne, a assuré le ministre de la défense.

Ce niveau de mobilisation, exceptionnel depuis la professionnalisation en 1997 des armées, pèse sur le temps d'entraînement des soldats, passé à 64 jours seulement, alors que l'objectif est de 90 jours. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

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