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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 11:03

 

 

 

 

19/05/14 (Rue89)

 

Enfin des lueurs d’espoir dans les ténèbres centrafricaines ? En avril dernier, la crise centrafricaine a connu une nouvelle accélération et s’était rapprochée, encore un peu plus, des crises devenues hors de contrôle, comme celle de Somalie.

 

Les assassinats de religieux, d’humanitaires et de journalistes, les affrontements de type militaire avec un appui aérien aux commandos Sangaris, le retrait temporaire d’ONG humanitaires et l’effacement du pouvoir exécutif, de plus en plus contesté par les nationaux et de moins en moins écouté par les partenaires étrangers, ne permettaient pas d’être optimiste.

 

Même si des massacres sont encore signalés, ici et là, et que les assassinats n’ont guère cessé comme en témoigne celui de la jeune journaliste française Camille Lepage, on peut néanmoins s’interroger. A la mi-mai, les premières lueurs d’espoir ne commencent-elles pas à poindre ?

 

Faits encourageants

 

Plusieurs faits nous paraissent encourageants et peuvent être de nature à briser l’interminable descente aux enfers :

 

Même si la situation dans l’arrière-pays est toujours hors de contrôle, une amélioration de la situation sécuritaire est constatée à Bangui, grâce à l’action déterminée de la Misca et de Sangaris. L’arrivée des précurseurs de l’Opération EUFOR-RCA annonce une consolidation de cette situation. Il est vrai aussi que les nombreux départs de musulmans ne sont pas étrangers à cette amélioration. La mise en place d’une Mission intégrée multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), pour le mois de septembre 2014, avec des opérations de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion des combattants, annonce le démarrage prochain du processus de sécurisation du pays. Encore faudra-t-il éviter les échecs des précédents DDR en se gardant des détournements massifs des financements extérieurs dédiés à un tel programme.
 

A l’occasion des cent jours de sa présidence, la Présidente de la Transition a reconnu que son bilan était très mince et que des erreurs avaient été commises. Elle a annoncé un réaménagement du gouvernement et une meilleure gouvernance. Une feuille de route devrait être prochainement adoptée. Espérons que le népotisme et le clientélisme ne présideront plus aux nominations et que les compétences soient, enfin, prises en compte. Il faudra aussi revoir la composition des cabinets présidentiels et du Premier ministre, pléthoriques et sources d’inaction et de gaspillage. Ce réaménagement gouvernemental devra être accompagné d’un remodelage du CNT afin de mieux tenir compte des réalités socio-politiques et d’éviter une sur-représentation de certains groupes.

 

Le Congrès de l’ex Séléka, tenu récemment à Ndélé devrait mettre fin à l’anarchie qui régnait dans cet ancien cartel, surtout depuis la démission de Michel Djotodia, le 10 janvier 2014. Cette réorganisation, même si elle ne concerne dans un premier temps que la branche militaire, devrait permettre au Gouvernement et aux Forces internationales d’avoir des interlocuteurs représentatifs et d’instaurer un dialogue constructif. Les exactions imputées parfois hâtivement aux ex Séléka pourront être attribuées aux véritables criminels. Pour les mêmes raisons, une clarification est aussi attendue des nombreux groupes se réclamant des anti-balaka. Trop de crimes et d’exactions sont imputés, de manière aléatoire, aux uns ou aux autres, alors qu’ils ont pour auteurs des éléments incontrôlés des ex mouvements rebelles comme l’APRD, la CPJP ou le FPR de Baba Laddé.

 

La décision du Conseil de Sécurité de geler les avoirs et d’interdire les voyages de François Bozizé, de Nourredine Adam et de Levy Yakété est encourageante. L’extension des sanctions à Michel Djotodia et à Abdoulaye Miskine, décrétées unilatéralement par le Président Obama, traduit la prise en compte de la gravité de la situation qui « …menace la sécurité et la politique des affaires étrangères des Etats Unis … ». L’impunité dont jouissaient les principaux protagonistes de la crise et les innombrables criminels de droit commun a été l’une des causes du développement de la sauvagerie. La première mission d’enquête de la Cour Pénale Internationale est également un signe que l’heure des sanctions arrivera prochainement.

 

La décision du Président tchadien Idriss Déby, du 9 mai, de fermer hermétiquement la frontière avec la Centrafrique, même si cette décision fait peu de cas de l’obligation de libre circulation entres les Etats de la Communauté Economique et Monétaire des Etats d’Afrique Centrale (CEMAC), devrait avoir un impact positif sur la sécurisation du territoire centrafricain. Les bandes armées, les trafiquants et les pillards vont voir restreindre leur liberté de circulation et rendre plus difficile leur ravitaillement. Cette décision du Président tchadien vient à la suite de celle qu’il avait prise, début avril, en retirant promptement le contingent tchadien de la MISCA, contribuant ainsi à mettre un terme à certaines accusations centrafricaines.

 

Les Agences de développement, en particulier l’Agence française de développement, viennent de lancer des programmes de développement à haute intensité de main-d’oeuvre. Ces actions de Paix contre Travail donneront des perspectives d’espoir à la jeunesse, en améliorant notablement leurs conditions de vie et, pour les combattants de tous bords, en leur faisant quitter l’univers de barbarie dans lequel ils sont enfermés et revenir aux préceptes de la morale. La paix arrivera plus par ces actions de développement économique et social que par la force des armes et le renforcement incessant des Forces internationales.

 

Oublier les Accords de Libreville ?

 

Ces légères avancées devront être consolidées et être confortées par d’autres décisions de nature politique et juridique. Ne conviendrait-t-il pas de ne plus faire référence aux Accords de Libreville du 11 janvier 2013, alors que les motivations de l’époque ont totalement disparu, que les principaux protagonistes de l’époque ont tous piteusement quitté la scène et que la répartition des pouvoirs a sensiblement évolué.

 

Faut-il encore conserver en l’état la Charte constitutionnelle du 18 juillet 2013, alors qu’une nouvelle ère politique a débuté le 10 janvier 2014, que la nature du bicéphalisme de l’exécutif a changé, que le Conseil National de la Transition, dans sa composition actuelle, ne peut exprimer la souveraineté nationale et que l’inéligibilité des principaux responsables actuels de l’exécutif et du législatif ne se justifie plus.

 

Il serait bon que les hommes et femmes politiques de premier plan puissent se consacrer pleinement à la réussite de la Transition plutôt que mettre toute leur énergie à la préparation des futures élections présidentielles et législatives qui pourront difficilement se tenir début 2015.

 

Aujourd’hui plus encore qu’hier, il ne suffit pas de tendre la sébile et de dresser des additions en centaines de millions d’euros, il faut aussi réhabiliter la vraie politique, celle qui est au service de toutes les composantes du peuple centrafricain et du développement de toutes les régions du pays.

 

http://rue89.nouvelobs.com/2014/05/18/centrafrique-elements-...

 

Centrafrique : des éléments encourageants pour éviter la « somalisation »
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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 18:35

 

 

 

 

19/05/14 (AFP)

 

Le Premier ministre centrafricain André Nzapayéké a condamné lundi dans une allocution les "velléités sécessionnistes" de l'ex-rébellion Séléka, chassée du pouvoir en janvier, et en pleine restructuration. "Le gouvernement de la transition condamne avec force les velléités sécessionnistes des aventuriers qui placent leurs intérêts égoïstes au-dessus de l'intérêt national", a déclaré le Premier ministre, quelques jours après la nomination d'un nouveau chef à la tête de la Séléka et l'installation à Bambari (centre) de son état-major.

 

La Séléka, coalition rebelle hétéroclite à dominante musulmane, avait pris le pouvoir en mars 2013, puis été mise en déroute début 2014 après la démission forcée de son chef Michel Djotodia de la présidence de la République. Désormais, les combattants du mouvement, sans réelle ligne de commandement, écument la province, se rendant coupables de nombreuses exactions.

 

Mi-mai, plusieurs cadres du mouvement avaient affirmé vouloir restructurer la Séléka, à l'issue d'une rencontre à Ndélé (nord). "Nous avons suivi le communiqué de Ndélé qui crée une armée parallèle, met en place un état-major militaire, une gendarmerie et une police. Aujourd'hui on nous parle de l'installation à Bambari d'un état-major et de l'occupation des services de l'Etat par des forces irrégulières. Ces actes ne sont rien d'autre qu'une tentative de division du pays afin de faire main basse sur ses richesses", a réagi lundi le Premier ministre.

 

"Aucune existence physique d'un état-major militaire ou d'une administration parallèle quelconque ne sera tolérée sur les 623.000 km2 qui constituent le territoire centrafricain", a poursuivi le chef du gouvernement, appelant l'armée française et la force de l'Union africaine (Misca) à "prendre toutes les dispositions pour mettre fin à ces dérives".

 

La crise centrafricaine a pris un tournant interconfessionnel depuis plusieurs mois, opposant les hommes de la Séléka, majoritairement musulmans, aux milices anti-balaka, essentiellement chrétiennes. Ces violences ont fait de nombreuses victimes et forcé les musulmans (minoritaires, moins de 20% de la population avant la crise) à fuir vers le Nord et le Centre, alimentant les craintes d'une partition du pays, à laquelle s'est toujours opposé le gouvernement de transition. 

Centrafrique: le gouvernement accuse la Séléka de "velléités sécessionnistes"
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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 18:07

 

 

 

 

 

par RFI 19-05-2014 à 17:05

 

Alors que les chefs d’Etat présents au sommet de Paris ont déclaré la guerre au groupe islamiste Boko Haram, l’Afrique du Sud relance l’idée d’une force de réaction rapide sur le continent. Ce lundi 19 mai, le président sud-africain Jacob Zuma a exprimé son inquiétude face à la résurgence des groupes armés en Afrique et a appelé l’Union africaine à restaurer la stabilité sur le continent.

 

Nigeria, Kenya, Centrafrique, pour l’Afrique du Sud, une force africaine de réaction rapide est plus que jamais urgente. Ce lundi matin, Jacob Zuma s’est inquiété de la résurgence de violence au Kenya et en République centrafricaine. Il a notamment condamné l’enlèvement de plus de 250 lycéennes par la secte Boko Haram au Nigeria. Pour le président sud-africain, ces différentes crises sont la preuve qu’une force africaine qui peut intervenir sans délai est nécessaire.

 

L’idée n’est pas nouvelle. Pretoria en parle depuis longtemps, mais le projet avance lentement. Certains membres de l’Union africaine estiment qu’une telle force serait une perte d’énergie, de temps, et surtout de ressources.

 

Pour Jacob Zuma, le sommet de Paris le week-end dernier et la promesse par plusieurs Etats occidentaux d’assistance pour lutter contre le groupe islamiste, est un affront. L’Afrique du Sud s’est toujours faite le chantre d’une solution africaine aux problèmes africains.

 

Le président Zuma attend la prochaine réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine pour relancer le projet. D’ici là, Pretoria doit envoyer une délégation au Nigeria à la fin de la semaine.

 

Insécurité en Afrique : Jacob Zuma pour une force de réaction rapide
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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 17:35

 

 

 

 

 

par Agence de Presse Africaine lundi 19 mai 2014   (© APA)

 

Le Premier ministre centrafricain, André Nzapayéké, a, dans une déclaration faite lundi à Bangui, demandé l’aide de la communauté internationale en vue de s’opposer au projet de partition de la RCA par la coalition Séléka et le mouvement anti-Balaka.

 

’’Comme vous le gouvernement a suivi un communiqué de Ndélé qui crée une armée parallèle, met en place un état-major, une gendarmerie et une police. Aujourd’hui on nous parle de l’installation de l’état-major à Bambari et de l’occupation des services de l’état par des forces irrégulières’’, a-t-il dénoncé avant de souligner que ces actes ne sont rien d’autre qu’une tentative de division du pays afin de faire main basse sur ses richesses.

 

Convoquant l’article de 20 de la charte constitutionnelle de transition, il a ajouté que ‘’l’usurpation de la souveraineté par coup d’Etat ou par tout moyen constitue un crime imprescriptible contre le peuple centrafricain. Toute personne ou Etat tiers qui accompli de tels actes sera considéré comme ayant déclaré la guerre au peuple centrafricain’’.

 

Ce faisant, Nzapayéké a dit qu’il compte sur la communauté internationale pour sauvegarder l’intégrité du territoire national. ‘’Au nom du peuple centrafricain je demande aux forces étrangères de prendre toutes les dispositions requises pour mettre fin à ces dérives’’.

 

Cette déclaration faite suite à la fermeture de la route menant sur de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, pour une durée de 48 heures par l’état-major de la Séléka, qui a installé son état-major dans ce lieu. Le mouvement anti-Balaka a fait la même chose à Boeing dans la commune de Bimbo, vers la sortie Sud.

 

Ainsi, le Gouvernement semble pris en tenaille, d’où la réaction du Premier ministre qui a martelé que ‘’des mesures seront prises pour bannir certaines pratiques discriminatoires dans notre administration. Le virus de l’exclusion sera combattu et seront aussi combattus eux qui violent l’article 21 de la charte constitutionnelle’’.

 

Centrafrique : la communauté internationale invitée à s’opposer à la partition du pays
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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 16:54

 

 

 

 

19/05/14(AFP)

 

Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, est attendu à Paris le 21 mai pour une rencontre avec son homologue français François Hollande consacrée à la crise centrafricaine mais où il sera aussi question de coopération économique et de politique congolaise.

 

Cette entrevue à l'Elysée était lundi le seul événement à l'agenda du chef de l'Etat congolais pour cette visite officielle éclair en France. MM. Hollande et Kabila doivent se rencontrer en présence de leurs ministres des Affaires étrangères respectifs, Laurent Fabius et Raymond Tshibanda.

 

Les autorités françaises et congolaises sont toutes deux préoccupées par la situation en Centrafrique, la France du fait de son engagement militaire sur place, et la RDC à cause des risques de déstabilisation provoqués par l'arrivée de réfugiés centrafricains sur son sol.

 

A l'heure actuelle, les pays européens ne montrent aucun empressement à envoyer des hommes soutenir le contingent français de l'opération Sangaris, qui soutient la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) déployée sous l'égide de l'Union africaine.

 

Selon un diplomate français, M. Hollande devrait présenter à M. Kabila une demande de renforcement du contingent congolais (environ 850 hommes) au sein de la Misca, ou, à défaut, chercher à obtenir l'assurance que les effectifs congolais seront maintenus.

 

La rencontre devrait également être l'occasion d'aborder le rôle que pourraient jouer les entreprises françaises dans le programme de développement de la RDC, dans la perspective du nouveau partenariat avec l'Afrique prôné par M. Hollande. Mais pour cela, les autorités françaises souhaitent une amélioration du climat des affaires au Congo, qui, en dépit d'une certaine amélioration, reste très mauvais, au vu des classements internationaux sur le sujet.

 

La situation politique interne de la RDC devrait aussi être abordée. Après le message délivré par Washington à M. Kabila l'enjoignant à respecter la Constitution congolaise et de ne pas se représenter à la présidentielle prévue pour 2016, M. Kabila pourrait être intéressé de connaître la position de Paris. La France devrait passer un message à l'occasion de la rencontre, indique-t-on de source diplomatique.

 

Les relations entre Paris et la RDC s'étaient tendues fin 2012 lorsque le président français avait fait la leçon à M. Kabila sur les questions des droits de l'Homme et de la démocratie, à Kinshasa même, où se tenait le sommet de la Francophonie. Les relations se sont néanmoins améliorées après que la France eut porté au Conseil de sécurité de l'ONU des résolutions soutenant la RDC dans sa lutte contre les groupes armés. Compte tenu des objectifs français du moment en Afrique, le message de M. Hollande à M. Kabila pourrait être moins ferme que celui des Américains.

 

Arrivé au pouvoir en 2001 à la mort de son père, Laurent-Désiré Kabila, chef rebelle devenu président par la force des armes, M. Kabila a été reconduit à la tête de l'Etat pour cinq ans en 2011 à l'issue d'un scrutin à la régularité contestée par l'opposition et la communauté internationale.

 

La Constitution congolaise lui interdit de briguer un nouveau mandat en 2016. L'opposition soupçonne le clan présidentiel de vouloir modifier la loi fondamentale pour permettre à M. Kabila de se maintenir à son poste, mais celui-ci n'a pas encore fait part publiquement de ses intentions. 

RDC-France: Hollande reçoit Kabila pour parler d'abord de la Centrafrique
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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 16:40

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 19/05/14- La France est toujours aux côtés des autorités légitimes de la Centrafrique, a déclaré le ministre français de La Défense, Jean Yves Le Drian, soulignant que son pays fera tout son possible pour que la République Centrafrique retrouve la paix en gardant son intégrité territoriale.

 

‘'Je suis venu faire le point avec le général Soriano, commandant en chef de l'Opération Sangaris, sur l'état de la situation sécuritaire en Centrafrique'', a déclaré dimanche à Bangui Jean Yves Le Drian, qui effectuait une visite de travail dans la capitale centrafricaine.

 

Si la situation sécuritaire à Bangui s'est nettement s'est améliorée, il reste cependant ‘'beaucoup à faire'' dans les provinces, a-t-il dit, reconnaissant qu'''il y a des situations encore difficiles''. Dans tous les cas, a souligné le ministre, la position de son pays n'a pas varié d'un seul iota quant aux différentes manœuvres militaires de la coalition Séléka dans le nord et au centre de la RCA. ‘'La France a été toujours opposée à toute forme de partition. Il y a une RCA qui doit retrouver totalement son intégrité'' a –t-il martelé.

 

Mettant en garde tous ceux qui œuvrent dans le sens contraire, il a souligné qu'''il y aune seule administration, celle qui est sous l'autorité de Mme Samba-Panza''. Le ministre Yves Le Drian a, pendant son court séjour à Bangui, rencontré la présidente de la transition Catherine Samba-Panza, en présence du ministre centrafricain de la Défense, Théophile Tchimangoa, et du chef d'état-major des forces armées centrafricaines, Jérôme Bouba.

Paris est pour l'intégrité territoriale de la RCA, selon Yves Le Drian
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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 16:15

 

 

 

DECLARATION

DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT

A LA NATION

 

 

BANGUI, LE 19 MAI 2014

 

 

Centrafricaines,

 

Centrafricains,

 

Chers Compatriotes,

 

J’ai décidé de m’adresser à vous aujourd’hui, après une série d’événements que notre pays a connus ces dernières semaines. Certains de ces événements comme la célébration des 100 jours de Son Excellence Madame la Présidente, l’approbation de la Feuille de Route de la Transition par le Conseil National de la Transition (CNT), l’approbation du Programme de réformes du Gouvernement par le Fonds Monétaire International (FMI) etc, sont des événements heureux qui nous permettent désormais d’aborder avec plus de sérénité la gestion future de la Transition, de disposer de plus de ressources pour financier les pensions et les bourses, ainsi que les activités liées au DDR et au fonctionnement des services sociaux..

 

Je remercie du fond du cœur, tous les Centrafricains, pour votre contribution personnelle au retour progressif à une vie normale en Centrafrique, notamment à Bangui. Nous venons de loin et nous avons encore un long chemin à parcourir, des pentes glissantes à gravir et des rivières pleines de crocodiles à traverser. Mais grâce à notre détermination, à la solidarité qui doit nous unir dans cette période difficile, nous trouverons une solution durable à cette crise.

 

Les événements heureux qui auraient pu nous donner espoir, sont malheureusement ternis par le comportement anti républicain et anti centrafricain de certains individus véreux qui ont choisi de faire du chaos, de la violence et des crimes leur fond de commerce.

 

Chers compatriotes

 

Comme vous, le Gouvernement a suivi le Communiqué de Ndélé qui créé une armée parallèle, met en place un état major militaire, une Gendarmerie et une Police. Aujourd’hui on nous parle de l’installation dans la ville de Bambari d’un état major et de l’occupation des services de l’Etat par des forces irrégulières.

 

Ces actes ne sont rien d’autres qu’une tentative de division du pays afin de faire main basse sur ses richesses.

 

Selon l’article 20 de la Charte Constitutionnelle de la Transition, « l’usurpation de la souveraineté par coup d’état ou par tout moyen constitue un crime imprescriptible contre le peuple centrafricain. Toute personne ou tout Etat tiers qui accomplit de tels actes sera considéré comme ayant déclaré la guerre au peuple centrafricain ».

 

Par conséquent, le Gouvernement de la Transition condamne avec force les velléités sécessionnistes des aventuriers qui placent leurs intérêts égoïstes au-dessus de l’intérêt national.

 

Pour ceux qui l’auraient oublié, je voudrais rappeler clairement le cours de Géographie de notre pays. La RCA est un pays de 623.000 km2 avec une population d’environ 4.500.000 d’habitants. Au Nord, elle fait frontière avec le Tchad, au Nord-Est avec le Soudan, au Sud-Est le Soudan du Sud, au Sud avec la RDC et le Congo, à l’Ouest avec le Cameroun.

 

La RCA n’a pas et n’aura pas d’autres frontières. Par conséquent, au nom du peuple Centrafricain, je demande aux forces que la Communauté Internationale a bien voulu mettre à notre disposition (MISCA et SANGARIS) de prendre toutes les mesures requises pour mettre fin à ces dérives sur l’ensemble du territoire.

 

Aucune existence physique d’un Etat Major militaire ou d’une Administration parallèle ne sera tolérée sur les 623.000 km2 qui constituent le territoire Centrafricain.

 

Pendant qu’à Bambari certains ne rêvent que de diviser le pays pour des raisons purement égoïstes, au quartier Boeing à Bangui, une autre Coordination et un autre Etat Major se mettent également en place. Le Gouvernement condamne également cet acte et demande à la MISCA et SANGARIS de ne tolérer aucune existence d’une Administration parallèle sur le territoire national.

 

       Enfin, il est  important de condamner tous ceux qui sapent l’autorité de l’Etat en tirant lâchement comme à Boda sur les enfants et des femmes en présence des membres du Gouvernement

 

Je voudrais adresser mes remerciements à tous les Centrafricains de tout bord, Séléka, anti-balaka, musulmans ou chrétiens, qui se battent pour réaffirmer le fait que l’intégrité de notre territoire n’est pas négociable. Le pays que Barthélémy BOGANDA nous a légué en héritage restera un et indivisible.

 

Son Excellence Madame le Chef de l’Etat avait souhaité comme vous le savez, un aménagement du Gouvernement pour accélérer le rythme de la Transition. La liste de ce Gouvernement retouché sera diffusée dans les prochaines heures.

 

Conformément au souhait du Chef de l’Etat, un rééquilibrage régional sera opéré. Pour la première fois dans l’histoire de ce pays, chaque Préfecture sera représentée au Gouvernement et les Ministres seront à la fois des Ministres-Résidents pour faire remonter au Gouvernement, en étroite collaboration avec le Conseil National de Transition (CNT), les préoccupations des populations de l’arrière pays. C’est le peuple centrafricain dans sa diversité qui sera réuni au sein de ce Gouvernement. Il s’agira d’un Gouvernement pour tous les Centrafricains. Il défendra avec ferveur l’intégrité de notre territoire national.

 

Pour ce faire, et en collaboration avec la Communauté Internationale, il jettera les bases de la reconstruction rapide de nos forces de défense et de sécurité : police, gendarmerie et armée. La Feuille de Route récemment approuvée par le CNT, guidera ses actions.

 

La question sécuritaire demeurera la priorité n°1 du Gouvernement et un accent particulier sera mis sur les bonnes pratiques dans la gestion de la chose publique.

 

Des mesures seront prises pour bannir certaines pratiques discriminatoires qui subsistent encore dans  notre Administration et le virus de l’exclusion sera combattu.

 

Seront également combattus, ceux qui violent l’article 21 de la Charte Constitutionnelle en mettant en place des partis ou groupements politiques basés sur l’ethnie, le sexe, la religion ou la région.

 

Chers compatriotes,

 

La situation de notre pays demeure très préoccupante. Les règles de la Transition sont l’émanation d’un compromis accepté par tous les acteurs politiques nationaux et internationaux. Il s’agit donc d’un Gouvernement de rassemblement comme vous le verrez bientôt dans sa composition. Ce Gouvernement vise tout d’abord à préparer des élections qui se tiendront dans quelques mois. Arrêtons donc les agitations inutiles  pour des postes éphémères au Gouvernement et organisons nous pour élections  J’en appelle donc à tous mes compatriotes, pour que nous opérions un rassemblement patriotique autour du Gouvernement. Mobilisons-nous, levons-nous comme un seul homme pour défendre notre patrie et pour soutenir la Transition et le Gouvernement.

 

Ne laissons plus les marchands de mirages nous diviser pour nous affaiblir. Ne laissons plus les ennemis de notre pays nous détourner de notre devoir à l’égard de notre peuple, ne les laissons plus manipuler et droguer nos enfants pour en faire des criminels irrécupérables. Restons soudés et solidaires, car c’est ensemble que nous triompherons. Seuls les braves sont capables de faire la paix. Choisissons tous ensemble le camp des braves et ayant le courage de la paix.

 

Je vous remercie.

 

 

DECLARATION  DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT  A LA NATION
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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 14:19

 

 

 

 

 

par RFI 19-05-2014 à 13:20

 

Le chef de la féroce rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), Joseph Kony, a nommé son fils comme adjoint, a indiqué l'armée ougandaise. Cette nomination pourrait être un signe que la LRA perd le contrôle d’une partie de ses troupes, selon les militaires.

 

Il s’appelle Salim Saleh Kony, aurait 22 ans et a probablement passé l’essentiel de ces années en brousse avec la LRA, la rébellion chassée d’Ouganda en 2006 et qui survit depuis éparpillée en petits groupes aux confins de la Centrafrique, de l’est du Congo, et du Soudan du Sud. Selon les propos d’un général ougandais rapportés par l’Agence France-Presse, Salim Saleh, jusqu’ici en charge de la sécurité de son père Joseph Kony, est désormais commandant de terrain. D’après la même source, cette promotion prouverait surtout que Kony a perdu le contact avec beaucoup de ses commandants.

 

La LRA, qui a ravagé le nord de l’Ouganda pendant plus de vingt ans, connaît il est vrai un sévère recul depuis plusieurs années. Les dernières attaques d’envergure du groupe remontent à 2008 et plusieurs de ses chefs ont été tués par l’armée ougandaise, appuyée par les forces spéciales américaines.

 

Des témoignages de déserteurs - les plus récents datent de décembre dernier - prouvent aussi que les groupes de rebelles sont disloqués sur le terrain. Certains seraient même sans contact avec leur état-major depuis plus de deux ans.

 

Enfin, plusieurs rapports parlent de moins de 200 combattants en activité. Le fils de Kony devient donc le numéro deux d’un mouvement très affaibli, mais qui continue de faire parler de lui au travers de la traque que lui livrent les Ougandais et les Américains bien sûr, mais aussi de brouilles diplomatiques. Kampala accuse en effet régulièrement Khartoum d’aider la rébellion de Kony, tandis que le Soudan dément.

 

Ouganda: le fils de Joseph Kony prend du galon à la LRA
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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 13:01

 

 

 

 

19/05/14 (Ouest-France)

 

Les militaires de l'opération Sangaris ont pris en charge les médicaments achetés grâce aux dons des lecteurs de Ouest-France et collectés par Ouest-France-Solidarité. La générosité des lecteurs de Ouest-France a permis de venir en aide aux Centrafricains. Dans ce pays en guerre, les besoins de la population sont immenses. Les dons des lecteurs de Ouest-France sont une bouffée d'oxygène. Ils ont permis d'acheter, grâce à Médecins du Monde, des médicaments et du matériel médical.

 

4,5 tonnes viennent d'être acheminées à Bangui, grâce au concours de l'armée française et de l'aide militaire européenne. Les militaires de la mission Sangaris ont déchargé les médicaments du C17. Sous une chaleur écrasante, ils ont arrimé les huit palettes sur un camion, assurant la sécurité du convoi jusqu'à l'évêché.

 

Sur le terrain, l'Église est la seule force civile organisée, accueillant tous ceux qui en ont besoin, quelle que soit leur religion. Alors qu'avec le drame, hôpitaux et dispensaires fermaient à travers le pays, seuls les douze dispensaires de l'Église catholique restaient ouverts. Mais très vite, ils furent pillés par la Séléka.

 

Les stocks de médicaments s'épuisèrent à toute vitesse : « Il fallait faire quelque chose pour sauver la population, explique le frère Elkana, coordinateur de l'action de santé. J'ai commencé à lancer des appels aux personnes de bonne volonté. » Des ONG sont venues en aide, puis les lecteurs de Ouest-France Solidarité.


« Nous ferons bon usage... »

 

Le frère Elkana a dressé la liste des médicaments indispensables et des dispensaires où ils seront livrés : « Nous ferons bon usage de ces dons. Nous allons faire les paquets et les acheminer grâce à la voiture que Ouest France Solidarité a mis à notre disposition. »

 

Sans attendre, une partie des médicaments a déjà été acheminée auprès de centaines de Peuls fuyant les exactions. L'archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga, inlassable artisan de la réconciliation avec l'Imam Omar Kobine Layama, a réussi à les rassurer et à les faire sortir de la brousse pour les protéger. Ils ont un grand besoin de soins.

 

Cette opération a coûté 95 331,53 € : 75 331,53 € pour les médicaments et le matériel médical et 20 000 € pour le 4x4. De plus, 10 000 € ont servi à soutenir l'action de Médecins du Monde, 7 000 € celle d'ATD-Quart monde. 7 680 € ont permis de financer quatre couveuses pour le service pédiatrique de l'hôpital de Bangui, par l'intermédiaire de l'Association « Vivre en famille » de Champsecret, dans l'Orne.

 

http://www.ouest-france.fr/ouest-france-solidarite-45-tonnes...

 

Ouest-France solidarité : 4,5 tonnes de médicaments viennent d'être acheminées à Bangui
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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 12:09

 

 

 

 

 

19/05/14(PANA)

 

Une opération de grande envergure de distribution de semences et d'outils a été lancée en République centrafricaine (RCA) pour venir en aide aux familles agricoles touchées par la crise. Il s'agit de la plus vaste intervention jamais entreprise dans le pays par l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation et ses partenaires humanitaires, selon un communiqué de la FAO reçu ce vendredi par la PANA à Rome.

 

Quelque 16 organisations internationales et ONG nationales collaborent avec la FAO pour surmonter les problèmes des routes inaccessibles et de la détérioration de la situation de sécurité, afin de garantir que les agriculteurs reçoivent les kits agricoles à temps pour la prochaine campagne de semis. Au total, 1.800 tonnes de semences de cultures de base et des outils manuels seront fournis d'ici fin mai à 75.700 familles vulnérables, soit 378.500 personnes, dans 15 préfectures de tout le pays victime des conflits.

 

La distribution a démarré fin avril et en l'espace de quelques jours, 11.600 ménages agricoles avaient déjà reçu leurs kits. Chaque famille reçoit 25 kg de semences et deux binettes pour pouvoir produire au moins 500 kg d'arachides, de maïs et de riz qui leur permettront de survivre pendant environ 4 mois. Le secteur agricole du pays a été gravement perturbé par les combats qui durent depuis décembre 2012 et qui ont entraîné une malnutrition chronique, une pauvreté extrême et un manque d'hygiène.

 

Quelque 1,6 million de personnes ont un besoin pressant de nourriture, tandis qu'un habitant sur cinq a abandonné son logement face aux violences. 'La livraison des kits agricoles est fondamentale, car elle permettra de conjurer une crise alimentaire et nutritionnelle à grande échelle dans tout le pays', a déclaré le Représentant de la FAO par intérim, Alexis Bonte. 'L'instabilité de la situation de sécurité complique considérablement les opérations et des convois d'aide ont été attaqués ces dernières semaines.

 

Toutefois, la FAO travaille avec le Cluster logistique et ses partenaires sur le terrain pour maîtriser ces problèmes et atteindre les familles d'agriculteurs vulnérables et nous avons bon espoir de parvenir à distribuer toutes les semences d'ici la fin du mois de mai', a ajouté M. Bonte. Outre l'aide d'urgence, la FAO s'emploie à revitaliser le secteur agricole et à renforcer la capacité des agriculteurs à résister à la crise dans le cadre d'un programme d'aide à plus long terme.

 

Suite à la mission conjointe que la FAO et le PAM ont menée en avril, les deux organisations ont averti que la République centrafricaine avait besoin d'une aide humanitaire de grande envergure pendant au moins 18 mois pour rebâtir les moyens d'existence et accroître la résilience de la population.

 

A ce jour, la FAO a reçu plus de 30 millions de dollars pour ses opérations en République centrafricaine, dont 14 millions sont alloués à la fourniture de kits agricoles aux ménages vulnérables. Néanmoins, il faut encore 17,5 millions de dollars pour reconstruire les moyens d'existence, ce qui permettra aux familles de se procurer des revenus d'ici la récolte, d'acheter de la nourriture au marché et de diversifier leurs activités pour avoir des recettes tout au long de l'année. 

Semences et outils pour les agriculteurs en Centrafrique
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