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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 12:22

 

 

 

 

Chouchouté par la franc-maçonnerie camerounaise depuis son renversement en mars, François Bozizé prépare ses valises sous la pression d'Idris Déby afin de poursuivre son exil au pays du christianisme céleste.

 

Membre assidu de l'Eglise du christianisme céleste qui l'a promu au grade de "Senior", François Bozizé n'a pas résisté aux appels des coreligionnaires qu'il a côtoyés pendant son exil au Bénin au début des années 2000. Confirmant nos informations publiées en mars (LC nº655), l'ancien chef d'Etat centrafricain devrait rejoindre ce pays dans les prochains jours. Outre des motivations spirituelles, ce déplacement s'explique par les fortes pressions d'Idriss Déby. Soucieux de la relative stabilité à Bangui, le président tchadien ne tient pas particulièrement à voir la présence de son ex-protégé s'éterniser dans un pays limitrophe de la Centrafrique. ...

 

 

Lire l'article complet dans la Lettre du Continent n° 659 du 22 mai 2013
 

Bozizé organise son second exil doré - (A lire dans la Lettre du Continent)
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Centrafrique-Presse.com
22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 12:20

 

 

LES CENTRAFRICAINS DE FRANCE

 

Le Collectif du 11 MAI

 

Paris, le 22 mai 2013

 

 

Objet : Remerciements adressés aux compatriotes,

aux amis de la Centrafrique ainsi qu’aux artistes

présents au rassemblement du 11 mai.

 

 

Après le joli succès de notre rassemblement le 11 MAI 2013, nous venons solennellement remercier tous nos concitoyens qui se sont déplacés pour venir soutenir notre combat pour la Paix à la Place de la Bastille à Paris, en Provinces (Lyon, Lille, Bordeaux, Toulouse,…) ou dans d'autres villes de l’étranger. Le Collectif s'est senti honoré de vos efforts, chers concitoyens et même amis de la Centrafrique. Votre présence a été un geste de soutien fort, une grande communion citoyenne pleine de sens pour notre peuple, notre Patrie tourmentée. Un très chaleureux remerciement aux artistes.

 

Les nombreuses associations et personnes au sein du Collectif ont travaillé ensemble, main dans la main, en laissant au vestiaire leurs divergences politiques, leurs différences sociales et ethniques pour arriver à ce résultat d’union. Nous continuerons sur cette voie de l'unité en invitant les bonnes volontés à rejoindre nos r action !

 

Chers compatriotes, l'heure est grave ! Le temps n'est plus à la critique, vaine, non constructive ! Il est temps d'entrer en action et de faire changer les choses.

 

Le combat continue... Nous organiserons encore des rassemblements jusqu'à ce que l'opinion publique daigne regarder en face les souffrances d'un peuple abandonné, asphyxié, massacré ! Et avec acharnement nous continuerons la lutte.

 

A ce jour, nous Centrafricains de France et du monde entier, restons et représentants une grande lueur d'espoir pour notre peuple par les actions que nous menons. ENSEMBLE CONTINUONS CE TRISTE ET LONG COMBAT.

 

Dans cet élan d’action et d’unité, Le Collectif prépare en ce moment un deuxième rassemblement qui se tiendra dans les semaines à venir à Paris, et certainement dans d’autres grandes de villes de France et de l’étranger. Celui-ci sera dédié à la récolte des aides humanitaires et sanitaires suivi d’un plan d’affrètement en Centrafrique. A cet effet,

chers compatriotes et amis de la Centrafrique, nous comptons une fois de plus, sur votre mobilisation.

 

Que la Paix, la Sécurité et la Justice reviennent en Centrafrique !

 

Pour Le Collectif du 11 MAI

 

Winnie Piroua

Maxime Nana

Alexis Bayoka

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Centrafrique-Presse.com
22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 11:46

 

 

L’expérience a démontré que le repli sur soi, voire l’isolement économiquement est un énorme handicap au développement. L’histoire de la Chine et de l’Inde du 3ème Millénaire prouve que, même pour les plus grands pays, la compétitivité internationale et l’intégration au marché mondial sont en fait incontournables. Mais quelles sont les chances pour un pays tel que la Centrafrique qui souhaite s’engager dans la course ? - En restant uniquement exportateurs de matières premières non transformées, je dirais que la réponse à la question est : - aucune chance, car les marchés porteurs, de nos jours, sont ceux des produits manufacturés à haute valeur ajoutée et des services.

 

Nous sommes donc « hors jeu » dans l’état actuel avec nos cadres juridiques, fiscaux et sociaux, sans parler de l’instabilité politique, qui sont restés parfaitement dissuasifs pour les investisseurs. La formation professionnelle est également inexistante et profondément inadaptée. Le coût des facteurs, qu’il s’agisse de l’électricité, des transports intérieurs, des services bancaires, portuaires et aéroportuaires, est très excessif.  Les infrastructures de base : routes, ports, énergie sont en ruine ou inexistantes. Le cadre macroéconomique est instable, l’inflation importante, le budget déséquilibré. Dans ces conditions, les investisseurs étrangers regardent évidemment ailleurs qu’en Centrafrique. Les capitaux locaux provenant de la perception des rentes ou de la corruption s’investissent hors du pays et les aides extérieures se demandent comment limiter les dégâts.

 

Face à tous ces maux et ces lourds handicaps, la véritable question qui se pose est celle de savoir comment allons nous faire pour créer un environnement global favorable à notre « entrée en jeu » ?

 

Il nous faut réagir faute de quoi, nous serons balayés par cette grande vague de la mondialisation. Nos productions, nos industries, nos populations risquent de ne pouvoir survivre dans un monde où, comme dans le modèle darwinien, ne survivent que les plus aptes.

Ce nouveau siècle dans lequel nous venons d'entrer est celui de l'intelligence;  - à nous de savoir faire preuve d'ingéniosité, de curiosité, d'imagination et d'adaptabilité. – A mon humble avis, les bases de notre modèle de développement, pour sortir de l’anonymat devront s’articuler autour de l’agriculture, le tourisme, le respect de l’environnement et autres.

 

Dans la 3ème partie de l’état des lieux de la Maison Centrafrique, je disais ceci : « Une prise de conscience commune, un engagement de tous les fils et filles de la Centrafrique sont indispensables si nous voulons être capables, d’ici à l’horizon 2025, de développer de façon autonome les moyens de nous nourrir, de nous loger, de nous vêtir, de  nous instruire, de nous soigner, de nous protéger, de cohabiter en toute intelligence, de regagner le respect des autres, et par voie de conséquence, notre dignité et de participer activement à l’éradication de la pauvreté, qui rappelons le n’est pas une fatalité ».

 

J’ai volontairement mis en premier « les moyens de nous nourrir » car il nous faudra produire d’abord pour nous. – S’articuler autour de l’Agriculture en premier, en produisant de manière suffisante pour nous, mais en ayant clairement à l’esprit la volonté et l’objectif de devenir à moyen terme le Grenier de la sous-région. - Pourquoi produire d’abord pour nous ?Réponse : parce que l’autosuffisance alimentaire, selon moi, doit être à la base de toutes nos prétentions. Car, retenons bien ceci : c’est seulement une fois que l’on a bien mangé et donc rassasié et en bonne santé, que l’on peut, en toute quiétude, penser à autre chose. Un peuple qui a faim ne pense pas à long terme.

 

Cette affirmation simple paraît désuète et basique mais elle est réaliste et primordiale. – Une fois que nous aurons suffisamment produit pour satisfaire nos besoins locaux, alors nous pourrons, en toute intelligence et objectivité, aller à la conquête des autres marchés de la sous-région et au-delà ; mais cela ne s’improvise pas. Pendant que nous nous donnerons les moyens pour « bien nous nourrir », nos stratèges devront déjà préparer les terrains et établir les stratégies qui nous faciliteront la conquête des autres marchés potentiels, afin d’y prendre très tôt des parts de marché conséquents, faisant de nous un acteur sous-régional reconnu.- Par Agriculture avec un Grand A, j’entends également agroalimentaire dans toute sa diversité. – Nous devrons également nous appuyer sur le tourisme qui, comme nous le savons tous, lorsqu’il est utilisé avec des objectifs clairs, peut devenir une industrie industrialisante. –Il y a un dicton Amérindien qui dit : « Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoissonnée, le dernier poisson capturée, alors seulement vous vous apercevrez que l’argent ne se mange pas ». – Les nations riches et principaux pourvoyeurs de l’APD sont de plus en plus en accord avec ce diction ; à nous de faire preuve d’intelligence et de réalisme en offrant notre participation. - Une stratégie spécifique, autour de la protection de l’environnement, devra donc nécessairement faire partie de notre arsenal de conquête afin de sortir de l’anonymat.

 

Pour réussir notre « entrée en jeu », il nous faut d’abord ingénieusement établir différentes stratégies conquérantes afin de remettre de l’ordre dans notre pays et d’engranger des revenus issus des plus values et de la valeur ajoutée que nous allons réaliser. La vérité donne et facilite le pouvoir de toute action politique, surtout lorsqu’il y a des réformes courageuses et importantes à entreprendre pour le bien-être à moyen et long terme de la nation toute entière.

 

Le processus de modernisation, qu’il nous faut impérativement et inéluctablement engager, impliquera non seulement les entreprises, petites ou grandes, qui doivent se restructurer, investir et se moderniser, mais aussi l’Etat Centrafricain. Ce dernier devra réformer ses politiques sectorielles, améliorer l’environnement juridique, fiscal et réglementaire, et revoir les conditions globales de compétitivité des entreprises qui vont de la politique macroéconomique et du taux de change, aux politiques qui influent directement sur les entreprises : - politique de l’énergie, des transports, de la formation professionnelle.

 

Nous ne pourrons pas réformer le pays sans passer un compromis historique avec le Peuple Souverain, afin que l’appropriation de la lutte contre la pauvreté soit l’affaire de tous et déclarée « CAUSE HISTORIQUE NATIONALE », et ce, jusqu’à ce que dans le classement mondial IDH (Indice de développement Humain) la RCA ne soit plus parmi les 50 derniers de la classe. – Notre pays en tant que Nation est à la croisée des chemins, et c’est notre responsabilité de choisir, pas demain ni après demain mais maintenant, la meilleure voie qui est celle de nous donner les moyens d’amorcer, à l’horizon 2025/2030, les bases solides de notre modèle de développement, qui se veut durable, équitable et solidaire. Nous n’avons pas d’autres choix, si nous ne voulons pas sombrer définitivement dans l’anonymat et la misère généralisée ; les conséquences seraient dramatiques et humainement catastrophiques. Notre leitmotiv : rétablir les lettres de noblesse du « Mieux vivre ensemble». Pour cela, il nous faut, dès aujourd’hui, être architecte et bâtisseur au pied du mûr de notre propre destin, afin d’enraciner profondément les fondations des meilleures conditions qui faciliteront notre quiétude et prospérité future. – Comme j’ai déjà eu à le dire dans l’une de mes précédentes publications : « Avant de monter en haut de l’escalier, il faut déjà monter la première marche ». Pour le cas Centrafrique, cette première marche c’est établir un véritable projet de société ambitieux et crédible,  un BUSINESSPLAN NATIONAL clairement expliqué au Peuple Souverain afin de susciter l’adhésion, pour que Chaque Centrafricaine et Centrafricain soit partie prenante dans les efforts à consentir au quotidien, étape par étape, pour amorcer le développement de notre chère et tendre République. Ce BusinessPlan National devra clairement promouvoir les stratégies de mise en action permettant réellement d’atteindre les objectifs fixés. Les résultats de nos performances forceront et façonneront le respect des autres à notre égard. - S’engager, engager une parole et faire en sorte que la parole soit respectée. C’est ainsi que l’on crée à terme le respect des autres et la crédibilité.

 

L’avenir de la Centrafrique ne dépend principalement que d’elle-même, mais le pays est dans une situation si difficile qu’il ne peut s’en sortir seul. Il a besoin d’aide, mais d’une aide qui débloque le plein usage de ses propres forces plutôt que d’une aide qui cherche à le façonner selon le modèle occidental.

 

L’aide que nous solliciterons devra être présentée et fournie sous forme de « Solidarité et NON de Charité Internationale ». Dans la prochaine publication, je reviendrai plus en détail sur ce que j’entends par cette affirmation ; ce sera l’occasion pour que nous parlions des ODM (Objectifs de Développement du Millénaire) plus connus en Centrafrique au travers du terme technique DSRP.

 

A l’instar du Japon qui au sortir de la guerre a eu besoin d’aide financière pour reconstruire le pays ; - aujourd’hui, la Centrafrique après un demi-siècle d’indépendance marquée par un sous-développement chronique et sa cohorte de coups d’états, rebellions, mutineries, pauvreté et sans volonté réelle, de la part des dirigeants de l’époque, d’accéder au bien-être de leurs populations, la Centrafrique de l’après 2013 a besoin d’une aide financière et technique massive afin de mettre en chantier les projets et réformes qui, à terme, permettront au pays de s’installer définitivement, donc durablement, sur les rails de la prospérité, de la démocratie, de l’éducation, de la santé, de la stabilité et du développement. – Pour cela, le pays a besoin d’établir un véritable projet de société clair et crédible pour les 10 à 15 prochaines années. – Sans projet de société cohérent, donc sans Businessplan (pour utiliser le langage des investisseurs et créateurs d’entreprise), il n’y aura pas d’aide massive, donc pas de financement ; on continuera à se contenter du DSRP et autres prêts, aides ou financements qui nous ont permis et nous permettent de maintenir la tête, à peine hors de l’eau, évitant ainsi la noyade. Cela fait plus de 50 ans que cela dure et nous connaissons le résultat : Certes, l’aide au développement protège de la famine, elle n’a jusque là guère provoqué le développement ni empêché la pauvreté de se répandre et de s’aggraver en Centrafrique.

 

Au bout de 53, ayons l’humilité et l’honnêteté intellectuelle de reconnaître que nous avons plus qu’abuser de notre droit à l’erreur dans ce domaine. -  Dans une acceptation ludique, l’erreur étant généralement perçue comme formatrice, et c’est par contre la récurrence d’une même erreur qui devient une faute ; cela fait longtemps que nous savons tous que l’aide au compte goutte n’est pas et n’a jamais été la solution. – Oui, mais comment voulez-vous que nous obtenions une aide financière et technique massive, si nous même nous ne savons pas exactement ce que nous voulons pour notre Pays et notre Peuple pour les 10, 15 à 20 ans à venir ? – Où est à ce jour de 2013, notre BusinessPlan National ? – Avec un projet de société clair, cohérent, crédible et ambitieux, nous pourrons aisément définir les conditions dans lesquelles le soutien de notre action est acceptable ; faute de quoi, nous continuerons à faire comme depuis toujours, c’est-à-dire, croire bon devoir laisser les autres penser pour nous, faire pour nous, décider pour nous et financer nous, alors que de la matière grise, nous en avons tous. Il est donc temps que nous utilisions la notre afin de promouvoir le BusinessPlan « Made in RCA ».  

 

Sans véritable projet de société cohérent, crédible et ambitieux, d’ici 2025 la pauvreté aura atteint un tel degré que les gens seront prêts à suivre le premier populiste qui émergera et plongera le pays dans le chaos, car l’Etat Républicain aura complètement disparu ; chaque chef de guerre annexera une partie de nos provinces et imposera son autorité par la terreur. Comprenez bien ce que je suis entrain de vous dire : -si nous ne faisons rien, là dès maintenant, c’est la somalisation de la RCA qui nous guette et, au mieux ce sera la partition du pays en 2 voir 3 micro Etats. Moi, je ne veux pas de cela pour mon pays, ni pour mes enfants,  ni pour la multitude de mes frères et sœurs en Christ, alors dès aujourd’hui, je tire la sonnette d’alarme et je crie aussi bien, aux oreilles de ceux qui veulent l’entendre, que de ceux qui ne mesuraient pas, jusqu’à ce jour, la gravité de la situation et ainsi qu’à ceux qui s’en foutent : « Attention, le danger nous guette, il frappe déjà à notre porte ; il nous faut rapidement mettre en chantier et en action différentes réformes indispensables ». Le peuple doit se réveiller et, s’il le faut, forcer la main de nos gouvernants afin qu’ils fassent ce dont pourquoi ils sont grassement payés. D’ailleurs, s’ils ne font rien, même leurs intérêts personnels et intimes seront impactés ; à bien réfléchir, ils n’ont plus le choix que de faire ce qu’ils doivent impérativement afin de laisser des traces positives dans l’Histoire du Pays et dans la Mémoire du Peuple Souverain.

 

Dans une publication précédente, j’écrivais ceci : « Lorsqu’on est Dirigeant, il faut comprendre que la principale mission est de servir le peuple et qu’on n’est pas Chef sans sujets ; - c’est grâce aux sujets qu’on est Chef. - La Communauté Internationale qui a accepté de nous aider et nous accompagner à avancer jusque-là a un rôle à jouer afin d’avoir une meilleure gouvernance dans notre pays. – L’aide au compte goutte ne suffit plus. Le peuple ne peut plus continuer à souffrir ainsi. - La Communauté Internationale devrait commencer à soutenir de véritable projet de société viable. - Elle devrait mettre en place un véritable système de surveillance afin de savoir vers quoi l’aide octroyée a été utilisée car, le but premier de toute aide est de soutenir les efforts du peuple à sortir de la spirale du sous-développement. - Aider les centrafricains ce n’est pas les remplacer ou faire à leurs places. - Nous ne disons pas qu’il faut remplacer les centrafricains pour aider les centrafricains à aller de l’avant, mais c’est de taper sur les doigts de ceux qui ne font pas ce qu’ils doivent faire parce qu’aujourd’hui le monde est devenu compétitif ; - on n’évalue plus quelqu’un sur le poste qu’il occupe mais sur le rendement qu’il produit au poste qu’il occupe. - Quand il n’est pas rentable, il faut l’enlever et mettre quelqu’un de plus compétent pour que les choses avancent ».

 

Nous avons besoin d’aide sous diverses formes : - don, prêt non-remboursable, prêt à taux minimum, assistance technique et autres, dans le seul but principal de nous fournir les moyens de travailler, afin de réduire la pauvreté et, un peu plus tard nous développer offrant ainsi des perspectives d’un avenir meilleur à nos populations.

 

Plus de 52 ans après l’indépendance le pays n’a pas avancé, le peuple survit or qu’il a tout pour être heureux. Nous qui sommes nés après l’indépendance et qui avons voyagé, côtoyé d’autres peuples, d’autres cultures, nous savons que des solutions existent et par volonté politique, détermination et pédagogie l’avenir sera meilleur chez nous aussi. Pour cela, il faudra désormais compter sur nous même, car les solutions du quotidien qui nous conviennent nous les connaissons ; - il faudra ensuite concevoir un véritable BusinessPlan National, puis avoir l’intelligence élégante de nous élever et d’admettre humblement que quand on ne sait pas comment faire, - pour gérer efficacement l’aide massive que notre modèle de développement nécessitera, et comme nous ne voulons pas faillir dans notre mission et surtout relever le défi que nous nous sommes collectivement fixés,- il n’y a pas de honte à demander d’apprendre auprès de plus qualifié que soit.

 

Il y a un proverbe Africain qui dit : «Si tu ne peux, seul, t’organiser et défendre le Pays de tes Pères, fais appel aux hommes plus valeureux et profites du séjour de tes hôtes, sur la Terre de tes Pères, pour te familiariser avec leurs techniques et méthodes de travail ; cela te servira dans l’avenir ».

L’avenir de la Centrafrique ne dépend principalement que d’elle-même, mais le pays est dans une situation si difficile  qu’il ne peut s’en sortir seul. Il a besoin d’aide, mais d’une aide qui débloque le plein usage de ses propres forces. – Ainsi, afin d’assimiler efficacement les méthodes de production, d’administration et de gestion efficace, nous devrons faire appel à l’assistance technique étrangère, à la coopération internationale, aux institutions de développement, à l’expertise des agences de développement, à la diaspora centrafricaine, aux jeunes diplômés centrafricains et africains qui résident en Occident, le tout pour que des cadres et techniciens compétents viennent en Centrafrique, dans un cadre prédéfini de partenariat avec les autochtones, sous l’œil fédérateur de l’Agence Spéciale de Développement que l’Etat devra mettre en place. - Grâce à ce système ingénieux de « learning by doing », aussi bien les cultivateurs Centrafricains que les technocrates sauront collectivement assimiler cette méthode d’auto-apprentissage par la  pratique du terrain productif, industriel, économique, administratif et de la bonne gestion financière ».

 

Tous ensemble, nous devrons faire des choses merveilleuses en Centrafrique ; nous démontrerons qu’il est possible en quelques années, lorsqu’on sait ce que l’on veut et où on veut aller, -d’où l’élaboration stratégique d’un BusinessPlan National clair, cohérent, crédible et ambitieux,- de sortir des méandres de la pauvreté, du sous-développement et d’être considéré par tous comme étant le Jeune Tigre au cœur de l’Afrique. - Nous devrons nous surpasser et remettre notre pays, notre peuple sur les voies du progrès, de la démocratie, du développement, des droits de l’homme. Les résultats de nos performances forceront le respect des autres à notre égard.

 

En matière d’aide financière, 1953 a été une année déterminante pour le Japon car c’est cette année-là qu’il a perçu le 1er prêt octroyé par la Banque Mondiale et ce une année avant que ce dernier n’adhère au Plan Colombo dont la durée de vie a été de 14 ans, c’est à dire jusqu'en 1966. - .Au début des années 1960, le Japon était le deuxième principal bénéficiaire des prêts de la Banque Mondiale après l’Inde. Ces prêts ont servi à la construction des autoroutes, des trains à grande vitesse et des centrales électriques, bref les infrastructures de base qui ont accompagné la période de grande croissance économique du Japon. - Les investissements dans les grandes entreprises comme Yawata Steel (Actuellement Nippon Steel), Toyota et les chantiers navals Mitsubishi ont été consentis par la Banque Mondiale, dont les prêts n’ont pris fin qu’en 1990, année qui a vu l’avènement du Japon en tant que deuxième donateur mondial derrière les Etats-Unis.

 

Nous aussi, en Centrafrique, lorsque nous aurons clairement établi un Businessplan National, un véritable projet de société visionnaire et nettement plus ambitieux que le DSRP, nous aurons besoin d’un Plan du type Colombo. - Notre objectif : - La croissance et le développement !…. assurant le Bien-être, la sécurité, la stabilité, le bien vivre ensemble, la prospérité, la solidarité entre toutes les personnes vivants en Centrafrique sans distinction d’âge, de couleur, de religion, d’appartenance sociale ; - l’essentiel étant de vivre en toute intelligence ensemble car au delà de nos nationalités, de notre statut social , de notre position dans le concert des Nations, nous sommes tous des Humains et vivons tous sur la même planète.

 

Ceci étant dit, alors, la question qui s’imposera à nous sera celle de savoir : qu’entendons-nous par développement ? - Il nous faudra donc d’abord répondre à cette question et ensuite y adjoindre en face les projets, qui à nos yeux, serviraient de catalyseur en faveur de cette alchimie complexe qu’est le développement de la Centrafrique d’autant plus que nous le voulons durable, équitable et solidaire. Le développement en Centrafrique devra se conjuguer prioritairement avec le verbe « être » qu’avec le verbe « avoir ». - Pour cela, il nous faudra établir de véritables stratégies qui devront nous permettre de réduire la pauvreté, de promouvoir l’éducation de qualité équitable pour tous, d’améliorer les conditions de vie et de santé, d’influer sur les idées, sur les savoir-faire et compétences locales, sur nos institutions chargées du développement et sur les politiques s’y afférant.

 

Pour la Centrafrique, l’heure est venue de se retrousser les manches, de prendre des décisions précises quant à notre avenir ; - il y a tellement de problèmes et le retard est tel qu’il m’a fallu faire une analyse profonde et spécifier notre stratégie de développement en fixant les étapes à suivre. – Je propose donc que notre modèle conquérant d’amorçage d’un développement durable, équitable et solidaire se fasse en trois phases :

  • La 1ère  se consacrera à mettre les bases indispensables soucieuses du bien-être du Peuple ».
  • La 2ème aura pour mission de structurer et fiabiliser les institutions d’un Etat de Droit
  • La 3ème devra mettre les bases solides favorisant un développement durable et stable

 

La jeunesse centrafricaine et la nouvelle génération, arrivées en âge de comprendre et prendre les choses en mains, en ont plus qu’assez d’appartenir à un pays minable, complexé où la médiocrité occupe une place considérable ; la jeunesse des rues, celle scolaire, veut également que les choses changent. - Cette jeunesse semi-lettrée écoute la radio et s’informe via d’autres médias et comprend mal que la République Centrafricaine reste à la traîne, alors que les autres avancent. – Il suffit de se promener dans Bangui et à travers le pays, en côtoyant le peuple et en échangeant avec lui, pour savoir que cette nouvelle génération désire ardemment être le pilier de cette reconstruction après ces décennies de tâtonnements, de non progrès, d’attentisme, de non développement. Le peuple est conscient qu’il est plus que temps de prendre notre destinée en mains afin d’offrir un meilleur devenir aux générations futures.

 

Les Réformes que je vais aborder dans les 25 prochaines publications peuvent parfois sembler fastidieuses, parfois basiques, parfois radicales, mais elles obéissent à des stratégies permettant d’installer des actions tenaces qui visent à labourer en profondeur un terreau social et psychologique complexe. – Le but étant d’apporter l’espoir à nos populations déshéritées et désœuvrées, ouvrant ainsi au dessus de leurs têtes un espace de ciel dégagé de tout nuage épais ; - ce qui leurs feraient dire en eux-mêmes : « Oui, Demain sera Meilleur ». - Cela devrait alors créer une dynamique favorisant, à terme, la stimulation de la volonté de chacun pour se battre au quotidien afin de sortir des méandres et des maux du sous-développement. Nous signerons ainsi l’acte de naissance de « Notre YES WE CAN national ».

 

Je disais plus haut que vu nos atouts, le modèle de développement que nous devrions mettre en place, pour sortir de l’anonymat, devra principalement s’articuler autour de l’agriculture. – Principalement ne veut pas dire exclusivement.- Jusqu’à ce jour l’agriculture Centrafricaine, malgré ses atouts, n’a pas su acquérir dans la sous-région la place qui lui revient. Cela est dû au fait que dans le passé, les gouvernants ont bâti sans intelligence des structures non viables du fait que les projets étaient initialement mal dimensionnés. Désormais, il nous faudra démontrer qu’en suivant des méthodes simples qui prennent en compte des réalités locales, il est tout à fait possible d’agir pour le meilleur, dans des contextes aux apparences figées.

La Centrafrique d’aujourd’hui, puisqu’elle désire s’en sortir, a l’impérieuse l’obligation de reprendre les rênes d’une gestion anarchique et cela grâce à des actions structurantes à coût limité. C’est à ce prix que l’amorçage d’un développement souhaitable d’ici 10 ans sera possible. Il nous faut réagir faute de quoi, nous serons balayés par cette grande vague de la mondialisation. Nos productions, nos industries, nos populations risquent de ne pouvoir survivre dans un monde où, comme dans le modèle darwinien, ne survivent que les plus aptes.

 

Ce nouveau siècle dans lequel nous venons d'entrer est celui de l'intelligence;  - à nous de savoir faire preuve d'ingéniosité, de curiosité, d'imagination et d'adaptabilité. - Les fruits de nos réflexions constructives, en faveur du bien-être de notre peuple, doivent nous surprendre positivement en premier lieu ; - cela façonnera plus tard le respect des autres à notre égard.

 

 

Cher lecteur et compatriote, merci d’avoir pris le temps de me lire. Avant de te coucher le soir, poses-toi la question : « Qu’ai-je Fais pour faire avancer Mon Pays aujourd’hui ? – Gui tênè ti ôkô bozo ti mbi la akè so mbi ? – Quel acte ai-je, directement ou indirectement, posé pour favoriser le bien-être des générations futures ? – L’avenir dans un « Mieux vivre ensemble en Centrafrique » a-t-il un jour fait partie ou fait-il encore partie de mes priorités au quotidien ? – Wala mbi kê na vourou bê ti molengué ti kodro, wala mbi kê na kota bê ti yé ti séssé ???.....». - Toutefois, souviens-toi qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire et qu’une action personnelle venant de toi, quel quelle soit, est espérée et attendue car : « Aucune Nation ne naît grande, les Grandes Nations sont l’œuvre de leurs citoyens ».La construction de notre Pays est l’affaire de TOUS. Notre YES WE CAN Collectif exige cette détermination individuelle.

 

 

CD. DARLAN

 

 

Consultant en Stratégies de Développement

 

E-mail : batir.rca@gmail.com

Le Développement Durable en RCA :  Face à la Mondialisation, il y a nécessité d’avoir un BusinessPlan National – Par Christian-D. DARLAN
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Centrafrique-Presse.com
21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 22:52

 

 

 

 

 

Intronisé par le Conseil national de transition (CNT) mis en place par ses propres soins, le nouvel homme fort de Bangui et leader de l'ex-rébellion de la Séléka, Michel Djotodia, a franchi un pas extrêmement important dans la reconnaissance de son pouvoir après sa tournée réussie dans les pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC).

 

Du Tchad d'Idriss Deby Itno, le parrain, au Congo de Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise centrafricaine, en passant par la Guinée équatoriale de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et le Gabon d'Ali Bongo Ondimba, le président de la transition en République centrafricaine (RCA) peut désormais se prévaloir des attributs de dirigeant fréquentable.

 

Presque deux mois après, les multiples condamnations qui avaient suivi la prise du pouvoir le 24 mars, au détriment de François Bozizé, de cet ancien fonctionnaire du ministère centrafricain des Affaires étrangères et ex-consul à Nyala ou Soudan apparaissent comme oubliées. De quoi à penser à une farce politique et diplomatique.

 

Comme le souligne fort à propos le politologue camerounais Firmin Mbala, à l'exception du Camerounais Paul Biya dont le régime se montre peu pressé de s'associer au carnaval communautaire, « la plupart des dirigeants (de la CEMAC, NDLR) qui l'ont reçu ont été plus ou moins partie prenante de son adoubement à la tête de la RCA, selon la formule bicéphale qu'on sait », avec un Premier ministre, Nicolas Tiangaye, doté des clés opérationnelles du pouvoir.

 

Par ricochet, l'objectif de la tournée régionale de présentation de Michel Djotodia la semaine dernière au Tchad, au Gabon et en Guinée équatoriale « est largement atteint », a noté l'universitaire à Xinhua. « Parrainé évidemment par le régime Deby, explique-t-il, Michel Djotodia est dans un scénario de civilianisation, c'est-à-dire qu'il se rend présentable aux yeux de la communauté si ce n'est internationale, du moins africaine ».

 

Replié à Yaoundé au Cameroun, le président déchu François Bozizé, lui-même tombeur d'Ange-Félix Patassé en 2003, a beau faire feu de tout bois par médias interposés en dehors des actions de coulisses pour appeler au secours pour son retour aux affaires, le constat impose plutôt de se conformer à la nouvelle donne, qui veut qu'une croix soit définitivement tirée sur l'ancien régime.

 

De l'avis de Mbala, « Djotodia comme Bozizé avant bénéficie de la prime de « democratising soldier », c'est-à-dire un homme capable d'assurer la stabilité sécuritaire de manière à ce qu'on passe ensuite à un régime civil dans un contexte pacifié ». Mais un bémol vient atténuer les ardeurs à cause du vide créé pour l'étape camerounaise dans la tournée de séduction de l'ex-chef rebelle.

 

« Il semble que, commente le politologue, il y ait un accord de principe avec Yaoundé, mais une date n'a pas encore été arrêtée. C'est une formule diplomatique qui laisse transparaître d'une part les réticences du régime camerounais à dérouler le tapis rouge au nouvel homme fort de Bangui, et d'autre part ce qu'on pourrait considérer comme l'agacement du régime de Bangui à voir se prolonger le séjour de François Bozizé au Cameroun. »

 

Dans ce pays, l'ex-chef d'Etat centrafricain « semble de surcroît bénéficier d'un ensemble de facilités pour le moins inattendues de la part du régime de Yaoundé ».

 

Cette attitude du pouvoir camerounais se perçoit comme une réaction à « la crainte du rôle grandissant du gendarme régional qu'est en train d'occuper le Tchad, plus précisément Deby ». Sans oublier qu'au plan purement interne, du point de vue sécuritaire, « depuis l'installation de la Séléka au pouvoir se sont multipliés des incidents sécuritaires à la frontière avec le Cameroun ».

 

A l'instar des échanges de tirs nourris entre les forces camerounaises et centrafricaines, certains des incidents évoqués ont été violents. A ce jour, un policier camerounais reste détenu par les rebelles Séléka.

 

Cette situation sécuritaire, croit savoir Firmin Mbala, enseignant à l'Université catholique d'Afrique centrale (UCAC) à Yaoundé, a probablement penché en faveur d'un séjour prolongé de François Bozizé, qui avait pourtant vocation à s'établir de manière transitoire, au Cameroun. « Bozizé connaissant bien le terrain, il peut aider les autorités camerounaises à stabiliser la situation à la frontière ».

 

En plus de cette menace, le Cameroun est confronté à des flux relativement massifs de réfugiés centrafricains sur son sol et qui viennent grossir les rangs d'une communauté de plusieurs dizaines de milliers de personnes antérieurement installées à l'Est et au Nord du pays. Cette présence est une source de préoccupation supplémentaire dans la mesure où certains réfugiés sont soupçonnés de détenir des armes.

 

En même temps, Michel Djotodia est soumis à l'obligation de convaincre les populations de son pays de sa capacité de rétablir la paix et la sécurité sur le territoire national afin de mettre un terme aux exactions (pillages, assassinats et viols) commises par ses hommes et d'autres groupes armés. Déjà, des voix s'élèvent pour attirer l'attention sur les risques d'une crise institutionnelle au sommet de l'Etat.

 

Depuis Paris en France où il est désormais établi après la disparition de son mentor en 2011 et suit de près l'évolution des événements en cours, Guy Kodégué, ex-porte-parole d'Ange-Félix Patassé, s'est inquiété dans un entretien téléphonique avec Xinhua de l'adoption par le CNT du principe de la motion de censure du gouvernement.

 

« Ce texte va à l'encontre des accords de Libreville. Juridiquement et politiquement, ça pose un problème pour une bonne régulation et un meilleur fonctionnement des institutions de transition », affirme Kodégué qui dénonce en outre les ambiguïtés de l'ordre protocolaire qui provoquent des disputes entre le Premier ministre et le président du CNT Alexandre Nguendet pour la place de deuxième personnalité du pouvoir.

 

 

Source: Agence de presse Xinhua  21-05-2013

Centrafrique : reconnaissance régionale partielle pour Michel Djotodia, le Cameroun en réserve (ANALYSE)
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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 14:35

 

 

 

 

Le Président Yayi Boni et le Bénin viennent de proposer l’asile politique au sulfureux capitaine malien Amadou Sanogo, auteur du coup d’Etat de mars 2012 au Mali, a déclaré vendredi à l’AFP Nassirou Arifari Bako,ministre béninois des affaires étrangères. Une villa située en bord de mer non loin de Porto Novo aurait déja été préparée pour accueillir le possible invité malien et sa famille.

 

« Le Bénin, dans sa dynamique de paix et pour accompagner le processus de démocratisation dans ce pays, offre l’asile doré au capitaine Sanogo », a déclaré Nassirou Arifari Bako.

 

De sources diplomatiques béninoises précisent que, la décision aurait été récemment prise à Bruxelles lors de la conférence des donateurs sur proposition du président Yayi Boni dans la dynamique de ne pas gêner, le processus électoral présidentiel annoncé, dans sa finalité, pour la fin juillet prochain.

 

La proposition de Cotonou intervient alors que le Mali se prépare en fin juillet, à sa première élection présidentielle depuis le putsch de 2012.

 

« Notre objectif est de soutenir le Mali et son processus électoral et d’apporter notre contribution aux efforts de la France et des partenaires au développement », a déclaré M. Bako.

 

« Le Canada et les Etats-Unis ne sont pas rassurés par la présence du capitaine Sanogo sur place à la suite de ses multiples interventions dans le processus électoral », a-t-il ajouté.

 

Le capitaine aurait pris connaissance de la proposition béninoise sans l'avoir pour l'heure officiellement commentée.

 

M. Sanogo, capitaine de l’armée malienne, avait renversé le régime du président Amadou Toumani Touré le 22 mars 2012 et précipité la chute du Nord aux mains d’islamistes armés liés à Al-Qaïda, qu’une intervention franco-africaine entamée en janvier a chassés de la région. 

 

 

© Afp : Afp avec camer.be

MALI: APRÈS BOZIZÉ, LE BÉNIN PROPOSE L’ASILE POLITIQUE AU CAPITAINE SANOGO
MALI: APRÈS BOZIZÉ, LE BÉNIN PROPOSE L’ASILE POLITIQUE AU CAPITAINE SANOGO
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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 14:00

 

 

 

Bangui 19 mai (CAP) - Michel Djotodia, président de la transition en République centrafricaine, est de retour au pays ce samedi 18 mai 2013 après sa première tournée sous régionale. Cette tournée l’a conduit au Tchad chez le président en exercice de la Communauté des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), au Gabon chez le président en exercice de la CEMAC et en Guinée Equatoriale. Michel Djotodia a été beaucoup attendu sur ce voyage, Il s'est brièvement expliqué devant les journalistes à l'aéroport des son retour.

 

Le premier d’ailleurs pour l’homme fort de Bangui. Selon Michel Djotodia, « l’objet premier de cette tournée est de rencontrer les chefs d’Etat de la sous région et leur faire part de notre gratitude et aussi de leur faire comprendre notre assurance de mener à bien la transition en Centrafrique. »

 

A Ndjaména au Tchad, Djotodia a été accueilli par son homologue Idriss Déby avec qui il a eu des entretiens. Au cours de cet entretien, Déby a promis son soutien à la Centrafrique à condition qu’il y ait la cohésion nationale et que la paix revienne dans ce pays. Le dirigeant centrafricain a reçu des consignes de son homologue de protéger les frontières centrafricano-tchadiennes et de rétablir l’ordre et la sécurité dans tout le pays.

 

A Libreville, Ali Bongo a aussi promis un total soutien pour permettre aux dirigeants de la transition de bien finir celle-ci. Ce dernier a posé les mêmes conditions que celui du Tchad. A Malabo, la délégation a été chaleureusement accueillie par Obiang Nguema. Il a fait les promesses d’aider financièrement et d’accompagner la Centrafrique toujours. La Guinée Equatoriale a aussi promis la formation des militaires centrafricains.

 

Sur la question de l’insécurité à travers le pays, M. Djotodia a signalé que « la République centrafricaine n’est pas le seul pays dans cette situation mais les dirigeants ont fait des efforts pour faire sortir le pays de l’impasse ». Il a aussi annoncé le lancement du processus désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants.

 

Ce déplacement a été une réussite pour l’homme fort de Centrafrique qui a bénéficié d’un grand accueil à l’aéroport de Bangui. Cependant, de grands défis l’attendent déjà au pays entre autres, la finalisation du processus de cantonnement des éléments de la séléka, leur désarmement ; la sécurité sur toute l’étendue du territoire centrafricain, la relance de l’économie, la reprise totale des activités administratives, etc.

Centrafrique : Retour au pays de Djotodia après une tournée sous régionale prometteuse
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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 13:50

 

 

 

 

 

Après avoir constaté la capitulation et la fuite du tyran et des siens, nous nous réveillons avec la gueule de bois, non du fait de réjouissances qui se seraient prolongées tard la nuit, ce qui aurait été somme toute logique et légitime, mais à cause du malheur dont est désormais coutumier le peuple centrafricain : les pillages, comme rétribution fatale des vainqueurs.

 

Or, nous savons que cette rétribution obtenue au bout du fusil au détriment de populations démunies et de villes mises à sac, annonce toujours d’autres rétributions du même type, s’étendant alors sur plusieurs années, au prix d’une mise sous cloche des institutions et du pays tout entier.

 

On sait que BOZIZE ayant accédé au pouvoir suite à une rébellion il y a dix ans, avec l’aide de mercenaires tchadiens, ceux-ci ont eu carte blanche pour se servir en pillant volant, violant et tuant. On connaît la suite : Dix années d’humiliations, de brimades, d’appauvrissement, de calamités de toutes sortes pour le peuple centrafricain.

 

Nous sommes stupéfaits, qu’une fois encore, en ce jour qui aurait dû être un jour de victoire pour le peuple centrafricain, celui-ci se retrouve comme par une implacable fatalité, victime des mêmes exactions, alors qu’on commençait à croire, que les choses étaient sous contrôle, à l’entrée de SELEKA dans la ville de BANGUI.

 

Si, effectivement, BOZIZE et les siens avaient quitté les lieux à 7 heures au plus tard ce dimanche 24 mars, pourquoi avoir besoin de laisser se perpétrer ces pillages à l’encontre de paisibles citoyens et ce saccage en règle qui se poursuivent jusqu’à ce jour ?

 

Constatant l’incapacité des nouvelles autorités centrafricaines à restaurer l’autorité de l’Etat et à assurer la sécurité des populations sur l’ensemble du territoire,

 

Nous dénonçons avec une extrême vigueur, les exactions commises par des éléments de SELEKA contre les personnes et les biens des centrafricains ;

 

Nous sommons les responsables de SELEKA de faire cesser immédiatement ces crimes commis contre le peuple centrafricain que leur premier souci devrait être de protéger ;

 

Nous appelons les Centrafricaines et les Centrafricains  à se dresser contre ces comportements odieux sur lesquels il faut exiger toute lumière soit faite ;

 

Nous exigeons que dès aujourd’hui se créent les conditions d’un changement radical des pratiques politiques afin que jamais, les Centrafricains n’aient plus à subir ces menées criminelles qui les ont réduits, pendant 53 ans, à la servitude dans leur propre pays.

 

Nous ne devons pas oublier que nous connaissons cette situation aujourd’hui parce que nous Centrafricains n’avons pas été capables de prendre en charge nous-mêmes les affaires de notre pays et nos propres vies, même lorsque nous nous sommes retrouvés en situation de le faire, prisonniers que nous sommes de petits calculs bassement matériels, limités à notre petite personne. Nous avons toujours, de tout temps laissé à d’autres le soin de dire et de faire à notre place, ce qui est bon pour nous.

 

Le problème est que, d’une manière ou d’une autre, nous nous sommes toujours retrouvés esclaves sur notre propre sol, nous contentant des miettes tombant de la table bien garnie de maîtres venant d’autres latitudes, confortablement et systématiquement installés, enrichis et gavés sur notre dos, avec la complicité de certains d’entre nous.

 

La manière dont les accords de LIBREVILLE ont été conduits nous en offre un bel exemple.

 

Aujourd’hui encore, force est de constater que les nouvelles autorités centrafricaines peinent à restaurer l’autorité de l’Etat et à convaincre de leur légitimité.

 

Que constate-t-on ?

 

Une insécurité généralisée

 

Une administration qui ne peut se remettre à fonctionner normalement, ne disposant plus des moyens matériels et financiers entièrement pillés par les troupes incontrôlées de SELEKA et par des bandes de malfaiteurs profitant du chaos ambiant.

 

Un secteur privé paralysé pour les mêmes raisons.

 

Il faut dès à présent tirer les conséquences de cet échec patent et tenter de trouver une solution viable car les populations centrafricaines n’ont que trop souffert de tant d’années de mauvaise gouvernance due à l’inconscience, à l’irresponsabilité, à l’incompétence et à l’incurie de ses dirigeants.

 

Alors que faire ?

 

 

I - REPENSER LA TRANSITION

L’administration provisoire peut-elle constituer une solution à la crise centrafricaine ?

Si les Centrafricains ne sont pas capables de résoudre leurs problèmes eux-mêmes, alors il faudra peut-être engager très rapidement une concertation en vue de l’instauration d’une administration provisoire de la République Centrafricaine, à l’image de ce qui a été fait pour le KOSOVO dans les années 90.

 

On se souvient qu'en 1999 suite à la crise qu'a connue le KOSOVO dans l'ex-Yougoslavie, les Nations unies ont instauré une administration provisoire sous la direction d'un Haut Représentant Civil de l’ONU.

 

Cette administration a eu pour objet de stabiliser le pays d'un point de vue administratif mais aussi par la protection de la population.

 

Elle a eu pour fonctions de :

 

-           Exercer les fonctions d'administration de base

 

-           Faciliter la reconstruction des infrastructures essentielles et l'acheminement de l'aide       humanitaire et de secours

 

-           Maintenir l'ordre public

 

  • Garantir et promouvoir les droits de l'homme et veiller à ce que tous les réfugiés et les personnes déplacées puissent rentrer chez eux en toute sécurité et sans difficulté.

 

En République Centrafricaine, on pourrait envisager de confier la direction d’une telle administration à une personnalité africaine indépendante et dont l’autorité serait indiscutable, comme Alpha Oumar KONARE, ancien Président du Mali et ancien Président de la Commission africaine, Jerry RAWLINGS, ancien Président du Ghana,  Joaquim CHISSANO, ancien Président du Mozambique, etc.

 

En tout état de cause cette personnalité ne devrait pas être un ressortissant d’Afrique centrale, ce qui garantirait son indépendance par rapport aux pouvoirs politiques de la sous-région.

 

Cette personnalité serait désignée en concertation entre le Secrétaire Général de l’ONU, le Président en exercice de l’Union Africaine et le Président en exercice de la CEMAC.

 

Le maintien de la sécurité pourrait être confié aux troupes de la CEAC (FOMAC) renforcées par celles de l’Union Africaine et des Nations Unies.

 

Il est évident que seules des forces neutres seraient en mesure de rétablir dans un délai raisonnable et maintenir efficacement la paix et la sécurité en République centrafricaine.

 

L’instauration de cette Administration devrait impliquer :

 

La refonte et la réorganisation des organes actuels de la transition.par :

 

  • La création d’un Comité centrafricain ayant à sa tête un président et qui ferait office de gouvernement travaillant en étroite collaboration avec les organes de l’administration onusienne. Sa composition, les modalités de son fonctionnement et de sa collaboration avec le Haut Représentant de l’ONU sont à définir.

 

  • La mise en place d’une Agence Africaine pour la Reconstruction à l’image de l’Agence Européenne du même nom, dont la composition et les compétences sont à définir.

 

Une des conséquences de la mise en place de ce système serait le retour à brève échéance de la libre circulation des personnes et des biens, par conséquent la reprise des activités administratives et économiques dans de meilleures conditions de sécurité sur l’ensemble du territoire.

 

Cette administration provisoire devrait couvrir le délai prévu pour l’actuelle transition. Ce délai serait mis à profit pour restructurer les forces centrafricaines de défense et de sécurité, préparer des élections libres.

 

L’enjeu serait pluriel :

 

  • Accompagner la République Centrafricaine dans la création des conditions qui lui permettraient de retrouver progressivement une stabilité nécessaire à son développement en évitant une guerre civile qui lui serait fatale ;

 

  • Aider à la restructuration des forces nationales de défense et de sécurité :

 

  • Aider à la restauration de l’autorité de l’Etat et à la création de conditions susceptibles de garantir la sécurité des populations sur l’ensemble du territoire ;

 

  • Etre assuré de la neutralité des forces chargées provisoirement de la sécurité sur l’ensemble du territoire

 

  • Permettre le cantonnement et le désarmement progressif des troupes irrégulières ;

 

  • Eviter la « somalisation » du pays ;

 

  • Aller à des élections libres et transparentes dans des conditions de neutralité et de sécurité optimales.

 

  • Avoir la garantie qu’à la fin de la transition, des forces armées partisanes, totalement dévouées à un seul camp, ne profiteront pas d’une position dominante pour orienter les élections dans un sens ou dans l’autre.

 

OUBANGUI PERSPECTIVES ne prétend nullement avoir trouvé une solution miracle et d’une universalité absolue pour guérir la République Centrafricaine de tous ses maux, ni que l’administration provisoire serait la panacée, mais le fait est qu’il y a urgence. Toutes les propositions visant à assurer et préserver les intérêts de notre pays sont les bienvenues.

Il est évident qu’il vaut toujours mieux être maître chez soi et donc responsable de sa propre destinée pour ne pas courir le risque qu’un étranger vienne balayer votre maison et s’en aille en vous dissimulant dans tous les coins des boules puantes qui vous pourrissent ensuite la vie pour son plus grand plaisir.

Mais pour éviter ce genre de désagrément, encore faut-il se comporter en homme responsable et capable de décider par et pour soi--même.

Les Centrafricains doivent très rapidement réfléchir à toutes les solutions envisageables pour sortir leur pays de l’impasse politique dans laquelle nous ont conduit BOZIZE et ses complices.

Nous ne pouvons assister impuissant à ce qui ressemble fort à une marche inexorable vers l’anéantissement de notre pays.

Entre tutelle infantilisante que nous n’avons cessé de connaître jusqu’à présent et accompagnement nous permettant à terme d’accéder à une indépendance réellement assumée, il nous faut choisir promptement.

 

II – QUE FAIRE  MAINTENANT QUE BOZIZE A ETE CHASSE DU POUVOIR ?

 

Déjà identifier et réprimer autant que faire se peut  tous ceux qui se sont livrés à des pillages et/ou à tout acte répréhensible.

Sans tarder mettre en place un organe avec pour mission de recenser tous les crimes du régime BOZIZE, de traquer BOZIZE, ses enfants et tous leurs complices partout où ils se trouvent afin de les attraire en justice.

Mettre en place  des équipes chargées d’étudier les voies et moyens de traquer tous ceux qui se sont rendus coupables de tels actes avec la bénédiction de ce régime et tous ceux qui se sont enrichis au détriment des Centrafricains et du pays. Il est légitime que l’Etat utilise toutes les voies de droit possibles aux fins de récupérer les fortunes illicites que des citoyens malhonnêtes se sont constituées à ses dépens

Nous devons très rapidement nous donner les moyens de localiser à travers le monde les comptes et biens mobiliers et immobiliers obtenus frauduleusement.

On ne doit cependant se limiter au bilan du seul régime BOZIZE.

De plus en plus nous parviennent en échos des noms de gens qui ont déjà sévi à la tête de l’Etat et qui, déjà, pointent le bout du nez pour susurrer à l’oreille de qui veut bien leur prêter attention, les immenses services qu’ils sont capables de rendre à la nation qu’ils on saigné à leur époque de gloire.

Il faut appeler les Centrafricains à la vigilance pour débusquer tous ces petits malins qui vont, comme des loups affamés, eux-mêmes vanter la science dont ils seraient pourvus et qu’ils seraient disposer à mettre, de manière très naturellement désintéressée, à la disposition du pays qu’ils ont toujours chéri et qu’ils ont dû, honteusement et malgré eux exploiter, terrifiés et pétrifiés qu’ils étaient par le Président de la République, leur mentor vénéré de l’époque.

Nous devons faire en sorte que l’impunité disparaisse de l’espace centrafricain.

Pour y parvenir, nous ne pouvons échapper à un bilan des régimes qui ont précédé celui de BOZIZE. Nous ne croyons pas qu’on puisse se passer de situer les responsabilités politiques passées qui ont contribué irrémédiablement à conduire notre pays dans un abîme dont nous avons peine à nous sortir. Ce n’est qu’à cette condition, en effet que nous préviendrions la réitération des mêmes travers de la part de tous ceux qui sont susceptibles de se retrouver aux commandes du pays.

Constater qu’il faut faire la paix en se réconciliant au nom de la fraternité entre Centrafricains ne suffit pas. Cela, on l’a éprouvé maintes et maintes fois et la fraternité n’est pas en cause en l’espèce.

Il ne s’agit pas de faits insignifiants troublant l’ordre public dans notre société traditionnelle de base - le village en l’occurrence, ou même le quartier – et susceptibles de se régler sous l’arbre à palabre.

Il est question de crimes et autres méfaits graves ayant mis et mettant encore en péril notre pays et son devenir, si nous n’y remédions très rapidement et résolument par des mesures fortes, signaux sans équivoque et dissuasifs à l’égard de tous.

Les nouvelles qui nous parviennent de Bangui, laissent apparaître que les  inconditionnels du « mangeoirisme », adeptes de la chevauchée fantastique au travers des régimes successifs que notre pays a connus, jouent déjà des coudes pour se positionner dans le sens du vent, prêts à se lancer dans une nouvelle aventure politique.

La course au recyclage politique est lancée.

Ces girouettes professionnels à la toxicité fortement destructrice voient dans le Comité National de Transition une cabine de décontamination politique, qui leur permettrait de redorer leur blason fortement souillé des malheurs des Centrafricains.

Dit-on que la composition du CNT est l’occasion d’une véritable bataille de chiffonniers, surtout à l’initiative de tous ces gens qui ont, parfois très récemment, contribué à la descente aux enfers de notre pays.

Certains n’hésitent pas à s’autoproclamer représentants de telle ou telle préfecture, contre le choix des habitants, ce qui donne lieu à des scènes tragi-comiques qui ridiculisent notre pays.

Déjà porté à 135 au lieu de 100, le nombre des membres du CNT finira par être triplé ou quadruplé pour intégrer tous les bras cassés de la politique centrafricaine.

Il faudra bien qu’un jour un patriote fasse réellement le ménage pour renvoyer définitivement chez eux tous ces soi-disant hommes politiques, dont le caractère nuisible pour la République Centrafricaine n’est plus à démontrer.

Personne ne prône une chasse aux sorcières, mais il faut admettre que la situation politique actuelle est totalement surréaliste.

Voilà une rébellion qui s’était donné comme objectif de mettre fin à un système qui  a usé des méthodes les plus barbares pour réduire au silence les populations centrafricaines.

Cette rébellion finit par s’installer au pouvoir en chassant l’odieux locataire des lieux qui cherchait à s’y incruster par tous les moyens.

On aurait pu penser que le nouveau pouvoir allait procéder au démantèlement du système inacceptable qui a justifié l’organisation de ladite rébellion.

A la stupéfaction des Centrafricains, un très grand nombre des partisans de l’ancien régime, notamment les députés de la précédente majorité familiale tant décriée en son temps, avec la complaisance des nouvelles autorités, se réinstallent avec fracas et arrogance dans des fonctions officielles dont l’accès leur devrait logiquement être interdit.

Cet état de fait est un mauvais signal en direction de tous ceux qui seraient appelés dans l’avenir à exercer des responsabilités dans notre pays. Assurés d’une impunité institutionnalisée, ils seront inévitablement tentés de reprendre à leur compte les pratiques antinationales qui ont infesté et gangrené la République Centrafricaine depuis plus d’un demi siècle.

A quoi sert-il de procéder à un changement aussi lourd de conséquences pour le pays pour finalement reprendre les mêmes et recommencer comme s’il ne s’était rien passé ?

Il est à craindre que de nouveaux venus en politique ne lorgnent avec une envie et une avidité décuplées sur ces pratiques bassement égocentriques qui, loin de préserver l’unité nationale, finissent toujours par la ruiner, puisqu’elles suscitent immanquablement frustrations et animosités.

A quoi bon changer pour ne rien changer ? Les Centrafricains se posent légitiment la question, craignant à juste titre que l’avenir, pour eux, ressemble furieusement au passé. Le chaos généralisé, pétri de terreur et d’insécurité, qui accompagne depuis plusieurs mois la conquête puis l’installation du nouveau pouvoir, n’est pas de nature à les rassurer.

La bagarre féroce que se livrent les nomades invétérés et facilement identifiables de la politique politicienne centrafricaine, laisse augurer très aisément de l’amoncellement inéluctable d’un terreau propice aux abus maintes fois dénoncés mais cependant profondément enracinés au cœur des sphères dirigeantes successives.

Aussi longtemps que les Centrafricaines et Centrafricains laisseront faire ces personnes malfaisantes et ne consentiront à s’opposer à elles frontalement,  les affaires publiques continueront à pâtir de leurs méfaits.

Il faudra bien que les responsabilités de ces personnes soient examinées très sérieusement, faute de quoi, nous irons une fois de plus vers des lendemains qui déchantent.

Il est très important que les Centrafricains s’expriment et disent haut et fort ce qu’ils veulent pour eux-mêmes et pour leur pays.

Centrafricaines, Centrafricains, nous ne pouvons assister, les bras croisés, à notre destruction par ces authentiques malfaiteurs, des gens sans foi ni loi !

Ce pays nous appartient, et à nous seuls !

Si nous ne nous révoltons et ne prenons  en main notre propre destinée, personne ne le fera à notre place.

Nous devons être conscients que si nous nous contentons d’être des spectateurs de notre propre destinée, notre malheur sera provoqué et entretenu pour le bonheur de nos ennemis qui sont déjà à l’œuvre.

Chers compatriotes, Réveillons-nous, faute de quoi nous avaliserions par notre inertie la disparition pure et simple de notre pays ! A moins d’accepter que d’autres, avec notre participation clairvoyante et vigilante nous aident à nous en sortir. Il faudra alors grever notre souveraineté de quelques concessions.

Chers compatriotes, il ne tient qu’à nous de « briser la misère et la tyrannie, en brandissant l’étendard de la patrie ».

Donnons nous les moyens de vaincre définitivement le chaos endémique de notre pays.

D’une part, la transition doit impérativement être repensée dans sa forme et dans ses modalités, et, sa conduite confiée à des hommes responsables et déterminés. De nouvelles discussions multipartites impliquant la communauté internationale s’imposent.

D’autre part, les Centrafricaines et les Centrafricains ont grand intérêt à faire montre d’une vigilance accrue et constante pour qu’une nouvelle tyrannie ne se substitue à celle qui vient de s’éteindre.

Nous devons très rapidement nous doter des moyens de nous prémunir contre l’arrogance dévastatrice des tenants du nomadisme politique qui n’en ont jamais assez de piétiner et d’humilier le peuple centrafricain et qui, aussitôt interrompus leurs forfaits, alors même que la fumée s’échappant des cendres de leur régime incendié n’est pas encore dissipée, se préparent, comme si de rien n’était à revenir à la charge.

Restituer la République Centrafricaine aux centrafricains et réaffirmer la primauté de ceux-ci sur leurs ressources naturelles

Promouvoir les droits prioritaires des centrafricains dans tous les aspects de la vie de leur pays,

Tel est le sens de l’engagement et du combat d’OUBANGUI PERSPECTIVES.

(Voir également, infra, de Maître Ignace OUNDA-MEYBI « Lettre à mes compatriotes » en date du 21 février 1990 dans laquelle étaient notées parmi les conditions de la reconstruction nationale, entre autres, la restauration de l’autorité de l’Etat par la reconquête de la souveraineté nationale ainsi que la reconquête de l’économie nationale).

 

Latillé le 24 mars 2013

Maître Ignace OUNDA-MEYBI

 

Poitiers le 21/02/90

OUNDA-MEYBI Ignace

               à

Mes compatriotes Centrafricaines et Centrafricains

 

                                              Chers compatriotes,

 

    A l’heure où le monde connaît des bouleversements très importants, à l’heure où l’intangibilité des frontières géopolitiques est mise à rude épreuve par les populations d’Europe de l’Est, à l’heure où l’apartheid en Afrique du Sud bat de l’aile, je vous invite à réfléchir sur l’avenir de notre pays, la République Centrafricaine. Il est évident qu’une réflexion sur la R.C.A. ne peut exclure le reste du continent africain.

    La R.C.A., comme la grande majorité des pays africains, se meurt. Elle se meurt dans l’indifférence générale : indifférence d’abord des nationaux qui, face à d’innombrables difficultés quotidiennes, se laissent aller à la résignation, croyant à tort que la meilleure solution est de se replier sur soi-même ; indifférence de la part de l’opinion internationale qui peut-être ne trouve aucun intérêt à s’émouvoir pour le sort des pays africains. Peut-être croit-on que l’Occident a délégué à la tête de nos états des « SAGES » - suivez mon regard – suffisamment compétents et honnêtes pour que nous n’ayons plus qu’à nous taire et à mourir en silence. Je voudrais simplement relever avec quelle légèreté les médias en France ont traité les évènements du Niger, du Gabon et de la Côte d’Ivoire*. Que penser, sinon que l’Afrique, de toute évidence, n’est pas l’Europe de l’Est ? Ceux qui nous gouvernent par « SAGES » interposés ne peuvent admettre que les peuples d’Afrique aient besoin de la moindre parcelle de liberté(1).

    Il appartient donc aux Centrafricaines et aux Centrafricains, aux Africaines et aux Africains de réfléchir sur les voies et moyens de s’en sortir et d’enrayer la descente vertigineuse vers des profondeurs de plus en plus sombres.

    En Centrafrique, tout se passe comme si les maux qui rongent le pays sont normaux. Tout se passe comme si les Centrafricaines et les Centrafricains reconnaissent tacitement aux dirigeants le droit de se comporter en rapaces et en fossoyeurs de la moralité. Ils ne se contentent pas de piller et de saccager le  pays. Ils débauchent des filles de 13, 14, 15 ans au vu et au su de tout le monde.

    L’incompétence, l’injustice même la plus flagrante, la corruption, les détournements de fonds publics n’étonnent plus. L’impunité est assurée pour tous ceux qui baignent dans les eaux du régime. Savez-vous qu’il ya deux ou trois ans, l’un des protégés du régime s’amusait à nommer des sous-préfets à sa guise ? Ses nominations étaient diffusées sur les ondes de Radio Centrafrique. Il a poussé l’audace jusqu’à se nommer Secrétaire Général de la F.N.E.C.( Fédération Nationale des Eleveurs Centrafricains ). Ce n’est qu’à ce moment-là que sa manœuvre a été découverte. Après un séjour en prison d’un an à peine, notre aventurier retrouve la liberté.

    Dans notre pays aujourd’hui, il paraît normal que le Président de la République installe les membres de sa famille à tous les postes – clefs de l’Etat, surtout là où l’on peut voler le plus d’argent possible pour remplir les caisses du clan. Il paraît normal que le Président de la République, qui n’était qu’un pauvre parmi les pauvres avant son accession au pouvoir, devienne après trois à cinq années à peine, le plus grand transporteur, le plus grand trafiquant de diamants et d’ivoire avec sa grande sœur, ex-vendeuse d’huile de palme sur le marché du KM5.

    Il ne surprend personne que le Chef de l’Etat fasse construire pour son propre compte un institut flamboyant accueillant des classes primaires, secondaires et supérieures, alors que tous les établissements scolaires, primaires, secondaires et supérieurs du pays n’arrivent plus à contenir ceux qui les fréquentent. Notons que l’institut de SON EXCELLENCE LE GENERAL D’ARMEE CINQ ETOILES - on ne saura jamais combien de guerres il a connues ni combien il en a remportées -, PRESIDENT DU R.D.C., CHEF DE L’ETAT, coûte cher. Pour y entrer, il faut avoir des parents fortunés ou ayant un sens poussé du sacrifice. La plupart des parents se trouvent plutôt dans la seconde catégorie. Il est connu que les vampires ne vivent que par le sang des autres. C’est dire qu’ils n’attachent aucun prix à la vie d’autrui et ne s’émeuvent point de sa souffrance. Certains élèves ou étudiants de son « EXCELLENCE » sont boursiers de l’état centrafricain qui paye en plus des droits à sa « SEIGNEURIE » pour les y inscrire.  Naturel n’est-ce-pas ? Tout est bon à prendre, et, pour un pillage organisé, on ne peut imaginer mieux.

    On ne peut parler de l’illustre institut sans mentionner l’inscription qu’on peut lire à l’entrée : « CHERCHE LA VERITE ET LA VERITE TE FERA HOMME LIBRE ». Au pays des vampires et des cupides, la vérité a décidément des reflets d’argent. Peut-être les locataires de l’établissement public décrépi situé juste de l’autre côté de la rue, rue longeant en outre le petit cours d’eau sale encombré d’herbes géantes et de détritus  qui traverse la ville de Bangui (2), aimeraient-ils eux-aussi connaître la liberté un jour en recherchant la vérité ? Mais le peuvent-ils ? Il leur faudrait pour y arriver franchir les portes de l’illustre institut de SON EXCELLENCE LE GENERAL CINQ ETOILES, CHEF DE L’ETAT – le « vieux nègre et la médaille », ce n’est jamais ridicule : d’ailleurs on sait que le ridicule ne tue pas -.

    En Centrafrique, certaines écoles abritent en réalité deux  établissements – on croit rêver -. Dans une même école, il peut y avoir deux directeurs, chaque directeur ayant sous son autorité un certain nombre d’enseignants. L’un des groupes ainsi constitués travaille dans la matinée et l’autre l’après-midi. Chaque demi-journée de quatre heures est divisée en deux parties. Des classes surchargées se relaient. En définitive, chaque classe ne dispose que de deux heures d’enseignement par jour. Cela suffit à vous donner une idée du système éducatif et, ce n’est que la partie émergée de l’iceberg.

    En Centrafrique, les hôpitaux sont devenus des mouroirs. On s’en méfie. Quand quelqu’un de votre famille est malade, vous hésitez à lui conseiller d’aller à l’hôpital. Il n’est pas rare qu’un patient admis dans un établissement hospitalier croit simplement à une retraite avant une mort certaine. L’insalubrité a atteint un niveau tel que, parfois, des patients admis à l’hôpital pour une maladie donnée, en repartent avec deux ou trois autres maladies s’ils n’y laissent leur peau. Y voir se promener fièrement et l’air goguenard des rats grassouillets est chose courante et banale. Si vous êtes admis dans un de ces établissements, soyez inspirés d’avoir vos médicaments y compris l’alcool qui est une « denrée rare ». Dans le cas contraire vous vous entendriez dire : « Si vous ne pouvez vous offrir des médicaments, laissez la place parce qu’il ya un autre malade qui attend » ! Le problème est que beaucoup sont obligés de laisser leur place parce que, en réalité, peu de gens peuvent s’acheter des médicaments. Pour les plus fortunés, il y a les cliniques. Les plus pauvres n’ont qu’à crever.

    Beaucoup de patients hospitalisés couchent sur des matelas pourris et humides, souvent recouverts de nattes qui finissent par s’imprégner de l’humidité des matelas, un cercle vicieux très dommageable pour une santé déjà affectée. Certains malades se contentent tout simplement de nattes posées à même le sol

    Dans les hôpitaux, il manque même du sérum. Certains hôpitaux de province connaissent un dénuement encore plus criant. Je citerais seulement l’exemple d’un établissement dont le bloc opératoire hors d’usage depuis de nombreuses années. Le chirurgien est obligé d’opérer à la lumière du jour, utilisant même un tissu usagé en guise de champs opératoires. Dans la salle d’accouchement a pris place depuis fort longtemps une table d’accouchement plus que sale et qui finit d’être rongée par une rouille épaisse et tenace.

                          Chers compatriotes, les Centrafricains ont la vie dure.

    Le plus grave en matière de santé c’est qu’il n’y a aucune politique de prévention. Le cadre de vie même du Centrafricain devient de plus en plus infect. Les banguissois, par exemple, ne peuvent plus faire autrement que de partager, toutes les nuits, leur lit avec des pelotons de moustiques qui, le jour, se réfugient dans les tas d’immondices, les marécages, les broussailles et autres repaires qui foisonnent dans la ville.

    Dans la journée, les moustiques passent le flambeau aux mouches. Celles-ci sont légion et passent aisément des WC sommairement aménagés à ciel ouvert aux assiettes. Les fosses d’aisance côtoient les puits.

    La poussière est partout présente et de manière fort peu discrète. Elle agresse les gens dans la rue, sur les engins à deux roues, dans les voitures et même dans les moindres recoins de la maison. Quand vient la pluie, la boue prend le relais. Au marché, vendeurs et clients y pataugent sans se poser des questions. Les bouchers et les vendeuses de poisson sont impuissants devant les hordes de mouches qui s’abattent sur les denrées proposées. Les clients eux-mêmes n’y font plus attention.

    Entre pelotons de moustiques et brigades de mouches, entre poussière et boue, les Centrafricains n’ont pas le choix. En tout état de cause, ils y laissent de leur santé.

    En Centrafrique aujourd’hui, il y a des cas de malnutrition. On y mange très mal en général. C’est surprenant dans un pays où l’agriculture devait être un secteur prospère. Nous avons, contrairement à beaucoup de pays confrontés  aux hostilités climatiques, la chance d’avoir des terres très fertiles. La végétation y est très abondante et verdoyante. Des grains de maïs ou des graines d’arachide même semés devant chez soi poussent aisément. Comment comprendre alors que les produits vivriers coûtent si cher ? Comment comprendre que les populations se nourrissent si mal, que les gens et particulièrement les enfants soient aussi maigres, d’une maigreur presque pathologique ?

    En matière de travaux publics, la situation est désastreuse. Les routes du pays sont en général en très mauvais état. La communication entre les villes, à quelque exception près, ressemble à une course d’obstacles. Je voudrais simplement citer les cas de la ville d’Obo, Bakouma ou Wada  qui sont coupées du reste du pays. Pour se rendre à Wada par exemple, il faut être un chauffeur expérimenté, être capable de se frayer un chemin à travers la savane et traverser les cours d’eau en repérant les endroits les moins profonds. Bref, c’est toute une aventure.

    L’affectation de fonctionnaires dans un certain nombre de villes est communément perçue comme une sanction disciplinaire et, d’ailleurs, souvent, les autorités nationales s’en servent comme telle.

    Pour protéger les quelques routes plus ou moins praticables, les autorités ont institué les barrières de pluie ; mais la propension des agents de l’Etat à la corruption ôte toute efficacité. De plus, il y a des véhicules privilégiés qui échappent aux barrières de pluie et ce ne sont pas forcément les plus petits. C’est le cas des gros camions du chef de l’Etat (BATA GNI NDOU) (3) ou de gens proches du pouvoir, acheteurs de café ou affairistes en tout genre. Or ce sont ces camions qui dégradent le plus les routes.

    Pour voyager en Centrafrique, il faut s’armer de patience parce que, en plus de l’état des routes, il faut faire face à différentes sortes de barrières : barrières de pluie, de police, de gendarmerie, des eaux et forêts. Chacune de ces barrières intervient à plusieurs reprises. Elles sont doublement inefficaces à cause de la corruption qui tient lieu de règle. Elles ont en premier lieu manqué leur but principal. En second lieu, elles font perdre du temps et donc ralentissent l’activité commerciale, industrielle ou autre.

    Dans la ville de Bangui, avenues et rues sont couvertes de trous au point que les voitures quittent souvent la chaussée pour les accotements, ravissant ainsi l’espace aux piétons. Quelqu’un a dit un jour ironiquement qu’il y aurait bientôt une ordonnance présidentielle autorisant les piétons à prendre la place des voitures sur la chaussée. Dans la plupart des cas, le goudron a disparu au profit de la poussière ou de la boue. Dans beaucoup de quartiers, après la pluie, il vaut mieux avoir une barque devant chez soi. Les égouts sont inexistants.

    Chers compatriotes, ces quelques exemples suffisent à démontrer l’absence de politique, l’incompétence, l’absence de patriotisme, l’incapacité, le manque de probité de ceux qui gouvernent notre pays. Celui-ci est géré comme une boutique dont le boutiquier et ses assistants n’auraient aucune règle et ne tiendraient aucune comptabilité dans le seul but de s’enrichir impunément en entretenant le flou.

    La République Centrafricaine vit ou plutôt survit au jour le jour. La jungle y a trouvé droit de cité. Mesures d’austérité frappant le peuple mais épargnant les dignitaires du régime et leurs proches, départ volontaire assisté, mesures de reclassement dans la fonction publique (banque de personnel), autant de symboles de la faillite de notre pays.

    Le régime de KOLINGBA, comme ceux qui l’ont précédé, a échoué. Il a échoué par absence de moralité. Il a échoué par absence de politique : absence de politique économique et sociale, de politique de santé et d’éducation, absence de politique en matière de justice, etc.

    Il a non seulement échoué sur le plan intérieur, mais également dans sa politique extérieure. Est-il besoin de dire que dans le concert des nations la République Centrafricaine n’a pas voix au chapitre ? Son chef se fait le plus discret possible dans les rencontres internationales. Sur des questions aussi importantes que l’apartheid, il n’y a aucune prise de position officielle. Notre chef d’Etat a été cependant l’un des premiers à donner son accord pour un sommet avec le président sud-africain Frédéric De KlerK. Dans ce domaine, comme dans beaucoup d’autres, le président centrafricain fait preuve d’un esprit grégaire déconcertant et sans commune mesure. Qu’on lui demande de renouer les relations diplomatiques avec Israël ou de construire un barrage sur l’OUBANGUI, il s’exécute sans se faire prier. Puisque son voisin a interdit le port de la cravate, lui aussi interdira le port de la cravate. Mais il n »expliquera jamais à ces concitoyens le pourquoi et le comment de ses actions politiques. L’engagement raisonné passe pour un vilain défaut au pays des moutons de Panurge.

    Notre pays est en faillite sur tous les points. Je pense cependant qu’il n’y a pas de fatalité. On peut apporter des solutions aux maux qui le rongent. Il faut d’une part de l’argent. Si on nous affirme qu’il n’y en a pas, il faut le prouver. Mais alors il faut nous expliquer comment font les dignitaires du régime pour s’enrichir de manière aussi insolente. Il faut d’autre part une volonté politique doublée d’un sens de l’intérêt général.

    Mon sentiment est que la reconstruction nationale passe par un certain nombre d’éléments déterminants :

   -Une gestion saine et rigoureuse du bien public. Elle implique qu’on évite le gaspillage par une meilleure définition des priorités et, par conséquent, une meilleure affectation des fonds publics. Toute confusion entre fonds publics et fonds privés devrait être sévèrement sanctionnée. Il faut mettre fin à des activités inutiles comme les grands bals ou autres festins, les missions et les campagnes économiques de complaisance qui permettent souvent aux heureux élus de soutirer un peu plus d’argent à l’Etat. Pour permettre une gestion rigoureuse du bien public, l’Etat devrait se doter de règles claires, précises et se donner les moyens de les appliquer.

    -Une restauration de l’autorité de l’Etat. Elle passe en premier lieu par la reconquête de la souveraineté nationale. La République Centrafricaine doit avant tout faire confiance aux Centrafricaines et aux Centrafricains et faire en sorte que cette confiance soit méritée. La réalité est qu’aujourd’hui notre pays est livré aux étrangers. Les nationaux sont contraints de jouer les figurants dans leur propre pays. Notre pays est bradé sous nos yeux et interdiction nous est faite de réagir.

    La restauration de l’autorité de l’Etat passe en second lieu par l’instauration d’institutions politiques crédibles et susceptibles de garantir les droits fondamentaux du citoyen : liberté d’expression, droit à l’éducation, droit à la santé, etc.

    Il faut également réorganiser l’administration et en assurer le bon fonctionnement. Notre administration a besoin de plus de déconcentration, de souplesse et d’efficacité. Elle doit toucher toutes les populations. Il faut redéfinir et préciser les compétences et les responsabilités des agents de l’administration. Un code de déontologie est nécessaire pour limiter les dérives de la mécanique administrative. On a besoin d’un corps de règles sanctionnant les écarts de conduite préjudiciables de la part des fonctionnaires. De nombreux détournements de fonds publics ou abus de pouvoirs restent impunis. Leurs auteurs connus de tout le monde ne sont même pas inquiétés. Plus les sommes volées sont importantes plus on a des chances de se voir confier des responsabilités encore plus importantes. Cette logique pour le moins bizarre et cynique préside à la destinée de la République Centrafricaine aujourd’hui. L’incompétence et la malhonnêteté appellent curieusement la confiance des autorités nationales.

    A notre avis, il est impérieux de mettre en place des tribunaux administratifs actifs. Un administré devrait avoir la possibilité d’attaquer l’Administration en justice, sous réserve pour celle-ci de se retourner contre l’agent défaillant.

    Il faut de même réorganiser les juridictions judiciaires, voter des lois réfléchies, car la R.C.A. connaît une carence législative dans de nombreux domaines. L’épanouissement de la doctrine serait un moyen de favoriser l’évolution des lois. Le pays est gouverné aujourd’hui à coup de décrets, ordonnances et lois aussi irréfléchis les uns que les autres. L’administration centrafricaine est tout simplement moribonde.

    La restauration de l’Etat passe enfin par une lutte acharnée contre la corruption. La respectabilité est un mot qui n’est certainement pas connu des autorités nationales, préfectorales, sous-préfectorales, etc. Comment un ministre, un préfet ou un sous-préfet peut-il valablement représenter l’Etat et se faire respecter s’il est corrompu par tous les commerçants de sa juridiction ? Là encore, il y a moyen de déloger les brebis galeuses. La corruption affecte l’Administration de haut en bas, dans tous les domaines. Pour la combattre, il faut ôter aux gens toute raison de se laisser corrompre. Cela suppose qu’on leur assure un certain revenu, un certain pouvoir d’achat, donc une vie acceptable. Un Etat qui assume ses obligations et devoirs serait plus crédible, donc plus à l’aise pour sanctionner. Mais un Etat qui cultive le gangstérisme et organise des rackets n’est pas qualifié pour imposer quelque loi que ce soit.

    -La reconquête de l’économie nationale. Elle consiste, par une politique fiscale incitative, à encourager les Centrafricains à accéder de plus en plus nombreux aux activités commerciales et industrielles. C’est d’abord à cette condition que nous pouvons espérer une reprise en main et une maîtrise de notre économie. Il est anormal que nous soyons aussi absents de secteurs aussi vitaux.

    Le gouvernement n’a aucune politique fiscale. En fait de fiscalité, il n’y a qu’un racket judicieusement organisé. Impôts, taxes en tous genres, amendes injustifiées, frais de douanes, tous aussi exorbitants les uns que les autres, constituent autant d’absurdités économiques et contribuent à rendre la vie des populations encore plus difficiles. L’ oligarchie au pouvoir échappe bien sûr à toutes ces impositions, ce qui explique qu’elle ne se soucie guère de l’amélioration du niveau de vie du peuple. Le problème est que même lorsque ces impositions frappent des produits importés, elles sont dans la plupart des cas injustifiables. Comble de malheurs, la production nationale, tous produits confondus, est souvent dérisoire ou même inexistante. La fiscalité élaborée par le gouvernement est guidée par le seul prétexte de renflouer les caisses de l’Etat – après évidemment que des mains occultes se soient servies -. Or, ce faisant, on pénalise le commerce, l’industrie et la consommation. On en arrive à annihiler toute possibilité d’amélioration du niveau de vie. La fiscalité est une chose indispensable, à condition qu’elle soit intelligente. Tout dépend du « pourquoi » et du « comment ».

    La reconquête de l’économie nationale implique aussi une réhabilitation de l’économie rurale. Il faut réhabiliter l’agriculture. Cela suppose un certain nombre de préalables : organisation d’un marché intérieur prolongé par la nécessaire recherche de débouchés extérieurs ; restauration et amélioration des voies de communication (voies fluviales et terrestres en priorité) permettant une meilleure circulation des produits. La baisse du prix des produits agricoles n’est possible qu’au prix d’une production accrue.

    Notre pays a besoin d’une politique économique résolue. Mais l’économique doit aller de pair avec le social. Il faut se donner les moyens d’un réel développement économique tout en veillant à une meilleure répartition des richesses, encourager l’initiative privée, la concurrence, tout en préservant l’équilibre social. Faire payer par exemple l’impôt à un chômeur relève du non sens et du cynisme. C’est pourtant la politique adoptée par les autorités centrafricaines. Dire qu’à la faculté de droit de Bangui, on apprend aux étudiants que l’impôt est fonction de la faculté contributive des individus. Il est certain qu’en RCA, l’Etat tel que le conçoivent nos dirigeants ne doit s’intéresser qu’à la contribution des citoyens au renflouement des caisses publiques. Le niveau et les conditions de vie du citoyen ne préoccupent personne. Un chômeur qui ne s’acquitte pas de l’impôt risque à tout moment de se faire embarquer lors des multiples contrôles de police ou de gendarmerie avec la prison au bout du chemin.

Comme le chômeur, l’agriculteur, l’artisan, l’ouvrier ou le commerçant le plus modeste n’existe pour l’Etat que grâce à l’argent qu’on lui soutire. Sa lutte quotidienne pour subsister n’est d’aucun intérêt.

    -Détermination d’un grand service public. A mon humble avis, certaines activités devraient relever uniquement du service public. C’est le cas de l’éducation, de la santé, des postes et télécommunications, de l’énergie par exemple. Il s’agit en bref de tous les secteurs où l’initiative privée risque d’introduire très vite des inégalités. De même que les cliniques privées favorisent une santé à deux vitesses, une pour les riches et une pour les pauvres, l’enseignement privé à l’inconvénient majeur de favoriser l’élitisme et, dans certains cas, d’assurer une formation au rabais. Avec l’émergence d’une santé et d’un enseignement privés, les établissements publics risquent d’être définitivement condamnés à la décrépitude. Il est primordial d’assurer le droit fondamental des citoyens à la santé et à l’éducation.

    Des domaines comme l’énergie ou les télécommunications, s’ils échappent à l’état peuvent finir par mettre en danger sa souveraineté. Je crois même que le service public doit être très large. Cela n’empêche pas de laisser à la libre concurrence un domaine tout aussi étendu. Pour certaines activités, on devrait adopter la formule de sociétés mixtes. Mais en aucun cas l’Etat ne doit faillir à son rôle régulateur. A l’intérieur même des domaines ainsi déterminés, certaines activités devraient être exclusivement réservées aux nationaux. Toutes ces solutions sont susceptibles de débats.

    -Une politique internationale plus dynamique et plus constructive.  La République Centrafricaine doit prendre toute sa place dans les organisations internationales, africaines en particulier. Je crois par exemple que l’U.D.E.A.C. pourrait largement contribuer au développement des pays membres, si les dirigeants de ceux-ci n’avaient pas en général une politique presque exclusivement tournée vers leur propre enrichissement et la préservation de leur pouvoir. Cette remarque vaut également pour l’O.U.A. qui est un grand ballet protocolaire.

    Comment comprendre qu’entre la République Centrafricaine et le Congo voisin il n’existe aucune route ? Existe-t-il même une piste ? Personne ne le sait. Tout reste à faire pour substituer aux relations de pure forme existant entre Etats africains des relations concrètes susceptibles de favoriser des échanges émancipateurs pour les peuples. Il est urgent de substituer à l’union de l’inutile l’union de l’utile. L’Afrique est un vaste marché que les Africains ont tout intérêt à conquérir. Le développement économique est un vain mot faute de relations économiques plus intenses entre les pays africains.

    Chers compatriotes, j’ai essayé à travers quelques exemples de faire le point de la situation catastrophique de la R.C.A.. Je m’en suis tenu à des faits vérifiables. Il aurait été impossible de vous donner une description détaillée des fourberies et exactions des imposteurs qui gouvernent notre pays. J’ai essayé de vous livrer le mieux possible mes sentiments, mes convictions et mes espérances. Si vous les partagez tant soit peu, si vous pensez que la corruption, l’incompétence, l’incapacité, le népotisme, l’opportunisme, la misère ne sont pas des fatalités, si vous croyez que l’intérêt général et le patriotisme méritent le respect, je vous propose de créer un mouvement d’idées porteuses d’espoir. Pour triompher des forces du mal, nous devons nous rassembler pour agir.

    Je vous propose la dénomination « OUBANGUI PERSPECTIVES ». Oubangui, parce que le nom « République Centrafricaine » manque d’authenticité. Sur ce point, Je ne cacherai pas que je suis très « bogandiste ». Vous me direz très certainement que c’est Barthélémy BOGANDA qui a fondé la R.C.A.. C’est certain, mais il l’a voulue dans la perspective d’une fédération en Afrique Centrale et je conviens que cette vision est très futuriste. Je suis convaincu qu’un jour nous devrons œuvrer dans le sens d’une union économique plus forte et, à long terme, d’une union politique en Afrique Centrale. C’est même la clef d’un développement réel de la région. C’est justement pour cette raison qu’il serait judicieux de renoncer  à un nom qui dans l’instant ne correspond à aucune réalité. Ce faisant, nous ouvririons la porte à une véritable union centrafricaine au sens fédéral du terme.

    OUBANGUI PERSPECTIVES se veut un mouvement d’idées pour la promotion de la Social-démocratie en Oubangui, dans le respect de nos réalités. Plus de développement économique mais aussi plus de justice sociale, droit fondamental à l’éducation et à la santé, créativité et dynamisme, liberté d’expression, sont les pièces maîtresses de notre action.

    Je n’attends pas que vous soyez d’accord avec moi sur tous les points. J’attends vos suggestions même contradictoires.

    Etudiants, ouvriers, agriculteurs, fonctionnaires, commerçants, parents ou enfants, jeunes ou vieux, nous sommes tous embarqués sur le même bateau. Celui-ci est à la dérive. Il nous appartient de le sauver des eaux.

 

                                                 Fraternelles salutations.

 

                                                             NOTES

 

1-Monsieur Jacques CHIRAC, président du R.P.R. et maire de Paris a déclaré à Abidjan les 22 et 23 février que le multipartisme est une « erreur politique, une sorte de luxe que les pays en voie de développement n’ont pas les moyens de s’offrir ». Il a également salué « l’œuvre visionnaire » de Félix HOUPHOUET-BOIGNY et HASSAN II en parlant de la construction de la basilique de Yamoussokro et de la grande mosquée de Casablanca.

    On ne peut être plus méprisant. Je me demande s’il aurait tenu les mêmes propos dans un pays d’Europe de l’Est.

-Monsieur Pierre MAMBOUNDOU , opposant au régime gabonais d’Omar BONGO a été expulsé vers le Sénégal le 28 février pour, dit-on, avoir ignoré son obligation de réserve. Celle-ci est apparemment d’application très sélective. Quand on est Roumain, Bulgare, Hongrois ou Chinois, on a le droit de pester contre le régime de son pays sur tous les toits en France. On a en plus l’appui sans réserve des autorités françaises. Quand on est africain, francophone de surcroît, le seul choix reste le silence. Naturellement, les droits de l’homme s’apprécient au regard des intérêts coloniaux. Les premiers s’arrêtent là où commencent les seconds.

-Monsieur Michel ROCARD, premier ministre français, parle de « rénovation politique » - trop vague donc très petit, en tout cas ambigu -.

-J’ai observé avec quelle habileté Monsieur Pierre BEREGOVOY, ministre de l’économie a évité au journal de 20 heures sur la Cinq la question sur une transition politique en Afrique.

    Dans l’ensemble, on est loin des dénonciations fracassantes des régimes communistes d’Europe de l’Est.

2-Il s’agit de la rivière Kouanga.

3-C’est le nom du village du président KOLINGBA. Ce nom est inscrit sur les camons de ce dernier.

*Saluons la prise de conscience, la maturité politique et le courage grandissants des peuples d’Afrique. Partout les valets du néo-colonialisme sont contestés. Dans de nombreux pays la résistance s’organise. Les régimes nigérien et kényan ont été ébranlés par des manifestations violentes. Au Gabon, en Côte d’Ivoire et au Sénégal les populations réclament la démission de régimes fantoches jusqu’ici considérés comme des vitrines de l’Afrique politique par leurs maîtres d’Occident.             

    Au Bénin, Mathieu KEREKOU, face à la détermination du peuple béninois, est obligé de faire de la figuration jusqu’aux prochaines élections où il passera sans aucun doute à la trappe.

    Le Réveil du continent africain n’est plus simplement un rêve. Il est plus que jamais une réalité.

                                                                             Ignace OUNDA-MEYBI

 

 

 OUBANGUI PERSPECTIVES  L’EPPOUVANTABLE TYRAN ET SES ENFANTS, RATES ET DELINQUANTS ONT FUI COMME DES RATS.  ET MAINTENANT ?
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Centrafrique-Presse.com
21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 13:40

 

 

 

 

Par RFI  dimanche 19 mai 2013 à 13:12

 

 

Les chefs d'état-major de l'Afrique centrale réunis ces vendredi 17 et samedi 18 mai à Libreville ont décidé d'envoyer des soldats supplémentaires en Centrafrique. Il y aura 1 200 soldats de plus sur place au plus tard le 5 juin. Les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) avaient décidé de porter les effectifs de la Force multinationale d'Afrique centrale (Fomac) à 2 000 hommes lors d'un sommet extraordinaire le mois dernier à Ndjamena. Le mandat de la Fomac a aussi été modifié : de force d'interposition, elle devient mission de pacification.

 

Sur le papier, les chefs d’état-major ont tout planifié. Les pays de la sous-région ont une semaine pour annoncer le nombre de soldats que chacun souhaite mettre à la disposition de la force.

 

Le 5 juin prochain, les 1 200 soldats supplémentaires attendus doivent être projetés à Bangui. « Nous espérons que les chefs d’Etat vont réagir promptement », a commenté un participant.

 

Pacifier le pays

 

Les chefs d’état-major ont par ailleurs sollicité la participation des soldats angolais, burundais et santoméens. Leur expérience permettra à la Fomac de remplir avec succès cette nouvelle mission.

 

La force a désormais pour mandat de pacifier le pays, désarmer les miliciens, refouler les rebelles non centrafricains, former les Forces armées centrafricaines (Faca) et sécuriser le processus électoral.

 

La durée de la mission passe de 18 à 20 mois, pour un coût total de 50 milliards de francs CFA. La CEEAC fournira 30 milliards. La France, l’Union européenne, l’Union africaine et l’ONU sont sollicitées pour financer le restant.

 


Source : http://www.rfi.fr/afrique/20130519-reunion-ceeac-libreville-1-200-soldats-plus-rca-debut-juin

 

 

 

La force africaine en Centrafrique renforce ses effectifs

 

LIBREVILLE 19 mai (Reuters) - Les effectifs de la force africaine de maintien de la paix en Centrafrique (Fomac), où la situation est décrite par l'Onu comme "anarchique", vont plus que doubler pour atteindre 2.000 hommes, ont annoncé samedi les chefs d'état-major des armées de la région à l'issue d'une réunion à Libreville.

 

"Il est essentiel aujourd'hui de modifier le mandat de la force régionale déployée en République centrafricaine (...). Il doit être réorienté vers le maintien de l'ordre et la sécurisation du processus électoral", a déclaré le général congolais Guy-Pierre Garcia.

La Fomac compte actuellement 730 soldats.

 

Des milliers de combattants rebelles du Séléka, au terme d'une offensive éclair, ont pris le contrôle de Bangui le 24 mars dernier, renversant le président François Bozizé.

 

Le chef du Séléka Michel Djotodia a été nommé président par intérim et il a promis de conduire le pays à des élections dans un délai de 18 mois mais ses forces sont accusées de graves violations des droits de l'homme.

 

 

Jean Rovys Dabany; Jean-Stéphane Brosse pour le service français

La CEEAC va envoyer 1200 soldats de plus en RCA début juin 2013
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Centrafrique-Presse.com
21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 13:30

 

 

 

 

 

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/  21.05.2013

 

Mali, Centrafrique, Livre blanc, terrorisme, coopération...: voici les thèmes dont vont débattre intervenants et auditeurs, lundi 27 mai, lors d'une conférence-débat organisée à Rennes par l'IRSEM. L'Institut a décidé de délocaliser ses interventions; cette première expérience aura donc lieu à Rennes (à 18h), en collaboration avec Ouest-France/Lignes de défense qui l'accueillera dans ses locaux de la rue du Pré-Botté, à Rennes (métro République). L'entrée sera libre.

 

Au menu: "après le Livre blanc, le Mali et la RCA, quelle présence militaire française en Afrique?".

 

Trois intervenants : 


- un officier supérieur français: le général de division de Langlois. Le général de division (2S) Maurice de Langlois est directeur du domaine "Sécurité européenne et transatlantique" de l'IRSEM, 


- une chercheuse de l'Irsem: Sonia Le Gouriellec. Spécialiste de l'Afrique de l'Est,

elle anime le blog Good Morning Afrika


- et un chercheur béninois: Oswald Padonou. Oswald Padonou est co-auteur du livre Le Bénin et les Opérations de Paix: pour une capitalisation des expériences, L'Harmattan, Paris, 2011. Il est également l'auteur de "La Force Africaine en Attente (FAA) à l’épreuve des crises et conflits : les défis d’un outil à renforcer", communication présentée lors du colloque des 26 et 27 avril 2012 organisé par l’Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole Militaire (IRSEM) à Paris.

 

Quant au rédacteur de ce blog, il sera à l'animation de cette table ronde à laquelle les organisateurs invitent tous ceux qui s'intéressent à l'Afrique, aux opex françaises, à la diplomatie, au développement... Et qui ont envie d'en débattre.

"La présence militaire française en Afrique": une conférence-débat à Rennes, le 27 mai
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Centrafrique-Presse.com
21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 13:22

 

 

 

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 21.05.2013 à 00h25 21.05.2013 à 09h15

 

La sanguinaire Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony, recherché par la Cour pénale internationale et Washington, a tué plus de 100 000 personnes en Afrique centrale ces vingt-cinq dernières années, selon l'ONU. Le groupe de rebelles armés conduit par Joseph Kony est aussi recherché pour l'enlèvement de 60 000 à 100 000 enfants et le déplacement de 2,5 millions de personnes, a indiqué lundi 20 mai Ban Ki-moon, dans un rapport sur l'Afrique centrale.

 

Le bureau de la haute-commissaire aux droits de l'homme, Navi Pillay, a établi ce bilan dans une étude sur les crimes de la LRA depuis 1987, qui doit être prochainement publiée, a précisé le secrétaire de l'ONU Ban Ki-moon dans un rapport sur l'Afrique centrale. Réputée être l'une des formations paramilitaires les plus brutales du continent, la LRA était active dans le nord de l'Ouganda depuis 1988, mais ses combattants se sont installés depuis 2005 dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), ainsi qu'en Centrafrique et au Soudan du Sud. Les rebelles sont tristement célèbres pour des pillages, viols, mutilations, meurtres et enrôlements forcés d'enfants ensuite utilisés comme soldats et esclaves sexuels.

 

L'armée ougandaise, appuyée par une centaine de soldats américains des Forces spéciales, mène depuis 2008 une chasse à l'homme pour retrouver Joseph Kony, qui se cacherait au Soudan avec la complicité d'éléments de l'armée soudanaise, selon l'organisation américaine Resolve LRA Crisis Initiative. Les Etats-Unis ont offert une récompense de 5 millions de dollars à toute personne qui donnerait des informations menant à sa capture.

 

Bien que l'intensité des attaques de la LRA ait faibli, Ban estime que des attaques"ont toujours lieu dans les zones frontalières reculées" de la république centrafricaine et de la RDC. La LRA a mené 212 attaques en 2012 qui ont fait 45 morts, et au cours desquelles 220 personnes ont été enlevées, dont un quart d'entre elles sont des enfants, selon l'ONU.

La sanguinaire LRA de Joseph Kony a fait plus de 100 000 morts
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