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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:29

 

 

 

 

 

 

BANGUI (Xinhua) - L'attaque du village camerounais de Gbiti (Est) dans la nuit du 16 au 17 novembre est l'oeuvre des éléments de la rébellion du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine, chef rebelle arrêté en septembre au Cameroun, a déclaré dans un communiqué lu jeudi matin sur les ondes de la radio nationale le porte-parole de la présidence, Guy Simplice Kodégué.

 

"Le gouvernement centrafricain tient à rappeler ce qui suit : les services de renseignement centrafricains ont été alertés du projet d'agression qui se tramait, impliquant, toute proportion gardée, les forces négatives se réclamant d'Abdoulaye Miskine. Diligence a été faite au gouvernement camerounais tendant à l'informer sur ce projet funeste quatre jours à l'avance", a-t-il dit.

 

Le porte-parole de la présidence a précisé que « devant cet acte odieux qui a entraîné la mort des ressortissants d'un peuple frère et ami de la Centrafrique, le gouvernement centrafricain tient à rassurer les autorités camerounaises que des dispositions seront prises pour traquer les éventuels auteurs, co-auteurs, complices où qu'ils se trouvent sur le territoire centrafricain, afin d'endiguer la racine du mal". "A ceux qui attisent le feu de la discorde et de la haine et qui incitent les uns et les autres à marcher dans le sens du gé nocide, je voudrais rappeler que la répression ne les épargnera pas", a conclu Guy Simplice Kodégué.

 

Membre fondateur de l'ex-coalition rebelle de la Séléka, le FDPC est un mouvement politico-militaire centrafricain qui a finalement choisi de rester à l'écart, pour des raisons non expliquées qui suscitent des interrogations, de la prise du pouvoir de Michel Djotodia le 24 mars à Bangui.

 

Au moment de cet épilogue de la bataille armée contre le régime de François Bozizé, son leader Abdoulaye Miskine, auquel une place a pourtant été accordée au sein des institutions de la transition politique dans le pays, avait préféré se replier avec ses hommes à la frontière camerounaise.

 

Déclaré blessé lors d'affrontements avec les combattants de la Séléka quelques temps après, il sera soigné à Bertoua, la principale ville de la région de l'Est du Cameroun, avaient confié récemment à Xinhua ses proches rencontrés à Bangui au lendemain de l'arrestation du chef rebelle en septembre par les services de sécurité camerounais, à la suite de l'assassinat d'un policier camerounais dans la région.

 

Sept personnes dont cinq assaillants, un soldat et un civil camerounais ont été tuées dans l'attaque de la localité de Gbiti samedi, selon le bilan officiel établi par le ministère camerounais de la Défense. Les autorités du Cameroun ont attribué la responsabilité de cette attaque où une dizaine d'autres assaillants ont été faits prisonniers, aux ex-rebelles de la Séléka (au pouvoir à Bangui).

 

Face à ces accusations, le président de la transition centrafricain Michel Djotodia a dû dépêcher mercredi son directeur de cabinet adjoint, Idriss Salao, auprès du pouvoir de Yaoundé. 

 

 

NDLR : Au cours de son entretien au Palais de la Renaissance le jeudi 21 novembre avec les leaders des partis politiques, le président Michel Djotodia a déclaré qu'Abdoulaye Miskine a été arrêté au Cameroun où il est toujours détenu, pour "fausse monnaie"

Centrafrique : Les rebelles d'Abdoulaye Miskine accusés par la Présidence
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Centrafrique-Presse.com
22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:23

 

 

 

 

(VOA) vendredi, novembre 22, 2013 Heure locale: 09:21

 

Le président centrafricain Michel Djotodia a dépêché des envoyés spéciaux dans les pays voisins pour plaider en faveur d'une aide à la stabilisation de la République centrafricaine (RCA). Un pays où règnent l’anarchie et l’insécurité depuis l’arrivée de Djotodia et de ses rebelles du Seleka au pouvoir en mars. 


L’envoyé spécial de Bangui, Idriss Salao s’est donc rendu au Cameroun pour solliciter l’appui des autorités camerounaises. Lors de cette mission, M. Salao, ministre et directeur adjoint du Cabinet Civil, a affirmé que la situation dans son pays s'aggrave.

S'adressant à la Voix de l’Amérique (VOA) après sa rencontre avec le Premier ministre camerounais, Philemon Yang, M. Salao a déclaré que le gouvernement centrafricain de transition a besoin d’aide non seulement des forces de maintien de la paix de l'Union africaine (UA), mais aussi des pays voisins.


L'UA se chargera d'une force de maintien de la paix de 3.500 hommes à partir de décembre pour enrayer la spirale de la violence. Une situation d’insécurité qui a commencé lorsque M. Djotodia et ses rebelles de la Seleka ont renversé le gouvernement en mars dernier.


Pendant ce temps, les Etats-Unis ont annoncé une aide de 40 millions de dollars. Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a dit regretter l’absence d’un gouvernement efficace, ajoutant qu’il n’y a aucune preuve que l'autorité de transition puisse mettre fin à ce qu'il appelle un « niveau de violence déplorable », causé notamment par d'anciens rebelles Seleka.


La visite de M. Salao au Cameroun intervenait moins d'une semaine après que des hommes armés de son pays eussent traversé la frontière et attaqué des soldats camerounais. Sept personnes, dont cinq des assaillants, ont été tuées.


En représailles, les Camerounais de l'Est ont commencé à bloquer les routes d'accès pour le transit des marchandises du port de Douala à la RCA enclavée.


M. Salao demande aux autorités camerounaises d’ouvrir les routes, avertissant que cela pourrait paralyser l’économie centrafricaine.


La communauté internationale se dit alarmée par les derniers développements en RCA avec la multiplication des pillages, viols, enlèvements et assassinats.


Pour James Kiven, un spécialiste de la prévention des conflits à l'Université de Buea, au Cameroun, la RCA est tout simplement un État défaillant.


« Nous avons affaire à un Etat qui est en train de connaitre politiquement un effondrement de l’Etat de droit ... un État qui est fonctionnellement incapable de se représenter l'échelle internationale. Je pense clairement que la République centrafricaine est un Etat en faillite », a dit M. Kiven.


Le Haut-commissariat de l’Onu aux réfugiés (HCR) estime que des centaines de milliers de Centrafricains ont dû abandonner leur domicile, et ont trouvé refuge dans les pays voisins. Le Cameroun héberge environ 60.000 réfugiés centrafricains.

 

Djotodia dépêche des émissaires pour plaider en faveur de la Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:21

 

 

 

 

AFP 21 NOVEMBRE 2013 À 10:48

 

D'après le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, la République centrafricaine est en proie au «désordre absolu». Les Etats-Unis aussi ont appelé à des sanctions contre les responsables des violences.

 

La République centrafricaine est «au bord du génocide», a déclaré jeudi sur la chaîne de télévision publique France 2 le chef de la diplomatie française Laurent Fabius. «Le pays est au bord du génocide (...). Aujourd’hui c’est le désordre absolu, vous avez sept chirurgiens pour 5 millions d’habitants, une mortalité infantile dans certains coins du pays de 25%, un million et demi de personnes qui n’ont rien, même pas à manger, et des bandes armées, des bandits, etc.», a indiqué Laurent Fabius. Il faut agir vite, a-t-il ajouté, comme l’avait dit la veille le président François Hollande qui a dénoncé les exactions commises dans plusieurs régions du pays.

 

«La France, les pays autour, la communauté internationale s’en préoccupent. L’ONU va donner une permission d’intervenir aux forces africaines (des pays alentour), à l’Union africaine et également à la France», a affirmé le ministre des Affaires étrangères, annonçant une résolution du Conseil de sécurité pour début décembre. Mais, a-t-il dit, «ce ne sera pas du tout le même genre d’intervention qu’au Mali, ce ne sera pas aussi massif et aussi durable».

 

La France, avec 420 hommes sur place, est «à l’appui des Africains», a-t-il ajouté. Laurent Fabius a estimé que «malheureusement», il y avait un risque que le pays devienne un sanctuaire terroriste. «Il y a déjà beaucoup de brigands et si les choses ne sont pas remises en ordre, il y a un risque de dissémination à partir de foyers terroristes», a-t-il souligné.

 

UNE SITUATION «PRÉ-GÉNOCIDAIRE»

 

A la tête d’une coalition rebelle, la Séléka, l’actuel chef d’Etat centrafricain Michel Djotodia a renversé le 24 mars le président François Bozizé. La Séléka a depuis été dissoute mais les forces de sécurité sont impuissantes à neutraliser les ex-rebelles. Après une relative accalmie, les violences ont repris depuis début novembre à Bangui, avec des attaques à main armée et des meurtres. Des exactions ont également été commises dans des provinces reculées.

 

Les Etats-Unis ont parlé de situation «pré-génocidaire». Ils ont appelé jeudi à des sanctions contre les responsables des violences en Centrafrique qui ont conduit les Nations unies à envisager d’y envoyer 6 000 Casques bleus. La communauté internationale devrait «imposer des sanctions aux auteurs de violences», écrit l’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’ONU, Samantha Power, sur son compte Twitter.

 

Elle souhaite par ailleurs «un déploiement rapide» de la totalité de la force africaine (Misca) qui tente de rétablir la sécurité en Centrafrique. Cette force est en cours de déploiement mais manque de matériel et de moyens financiers. Le secrétaire d’Etat américain, John Kerry (photo AFP), a annoncé mercredi le versement de 40 millions de dollars d’aide à cette force de l’Union africaine, jugeant qu’elle constituait «le meilleur mécanisme» pour faire face à la violence. L’ONU a aussi mis en garde contre le risque de génocide.

La Centrafrique est «au bord du génocide»
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Centrafrique-Presse.com
22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:18

 

 

 

 

 

http://www.france24.com  22/11/2013

 

Alors que les chancelleries occidentales préparent leurs concitoyens à une intervention armée en Centrafrique en évoquant un possible "génocide", FRANCE 24 examine quelles formes pourraient prendre cette future opération militaire.

 

Un pays "au bord du génocide" pour Paris, une situation "pré-génocidaire" selon Washington. Les capitales occidentales tirent la sonnette d’alarme sur la Centrafrique. Ce qui laisse peu de doute sur le fait qu’une opération armée internationale se prépare, alors que cette nation d’Afrique centrale est secouée par des affrontements communautaires meurtriers depuis la chute du président François Bozizé en mars dernier.

L’intervention qui se profile sera "complètement différente de l’opération Serval" engagée en janvier 2013 au Mali, selon le général Vincent Desportes, professeur associé à Sciences-Po et spécialiste des affaires militaires.

 

"Il ne peut pas y avoir de plans militaires aussi nets qu’au Mali, où les Français pouvaient aisément identifier les deux colonnes ennemies avant de les détruire. Il ne s’agit pas de reconquête mais de rétablissement et de stabilisation de l’ordre – une opération plus délicate et plus compliquée que Serval", souligne ainsi l’ancien directeur de l’École de guerre française.

 

Mettre fin au chaos à Bangui

 

L’intervention en Centrafrique débuterait ainsi par une sécurisation de la capitale Bangui, en proie à une recrudescence de banditisme, avant de s’étendre progressivement aux régions plus reculées du pays, où des affrontements meurtriers opposent groupes d’auto-défense chrétiens à des bandes armées d’anciens rebelles musulmans de la Seleka. Cette confessionalisation du conflit, sur fond de rivalité traditionnelle entre nomades et sédentaires, fait craindre des massacres de masse de part et d'autre.

 

"Une situation comme celle de la Centrafrique où les cibles ne sont pas clairement identifiées, où les gens ne portent pas d’uniforme, et où l’adversaire ne se saisit pas de territoires s’assimile à un vrai guêpier. C’est pourquoi la France y va sur la pointe des pieds", décrypte le général Desportes.

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a annoncé le mois dernier un renforcement du contingent français de 400 hommes, actuellement basés à l’aéroport de Bangui, la capitale. Des sources diplomatiques citées par l’AFP avaient alors précisé que le nombre de soldats français pourrait passer à 1200 hommes afin d’appuyer un soutien logistique à la force panafricaine Misca.

 

L'armée française en première ligne

 

Le chef de la diplomatie française se voulait rassurant sur l’engagement français en évoquant, jeudi 21 novembre, un simple "appui" à la force panafricaine et un déploiement qui "ne sera pas aussi massif ou durable" que celui au Mali. Les experts en affaires militaires soulignent, au contraire, que ces missions de sécurisation sont généralement très gourmandes en troupes au sol.

 

"Il y a un besoin immédiat en Centrafrique et il est évident que les militaires français vont faire le boulot eux-mêmes avant de passer la main à la Misca et de se constituer en force de réaction rapide", explique le général Desportes.

 

Washington a déjà annoncé le déblocage de 40 millions de dollars pour financer la Misca, qui devrait avoir un contingent total de 3 600 hommes. Notant les lacunes en termes d’équipement et d’entraînement de ces troupes panafricaines, le secrétaire-général de l’ONU, Ban Ki-moon, a, quant à lui, recommandé dans un rapport l’envoi de 6 000 à 9 000 casques bleus en Centrafrique. Ce document remis lundi dernier aux membres du Conseil de sécurité servira de base aux discussions qui s’engageront le 25 novembre à l’ONU, ultimes pourparlers diplomatiques avant l’entrée en scène des militaires.

Intervenir en Centrafrique "sera plus compliqué que l’opération Serval"
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Centrafrique-Presse.com
22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:15

 

 

 

 

http://www.bfmtv.com avec AFP  Le 21/11/2013 à 15:36 

 

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, se rendra ce vendredi à Libreville pour évoquer notamment la crise en République centrafricaine avec les autorités gabonaises, a indiqué jeudi le ministère de la Défense.

    
Selon son entourage, Jean-Yces Le Drian doit s'entretenir avec le président gabonais, Ali Bongo. Il évoquera avec les responsables gabonais "la crise en RCA et son impact régional", a souligné le porte-parole de la Défense, Pierre Bayle, lors du point de presse du ministère.

    
Mercredi, le président François Hollande a pressé la communauté internationale d'"agir" au plus vite pour mettre fin aux exactions contre la population en Centrafrique.

 

 

 

Centrafrique: une délégation du Quai d'Orsay en tournée en Afrique centrale

 

Paris (AFP) - 21.11.2013 19:32  Une délégation diplomatique française se rend de vendredi à lundi à Bangui, à Addis-Abeba au siège de l'Union africaine et dans plusieurs pays d'Afrique centrale pour évoquer la situation en Centrafrique, a indiqué jeudi une source diplomatique française.

 

L'objectif de cette tournée à Bangui, à Addis-Abeba, ainsi qu'au Tchad, au Cameroun et au Congo-Brazzaville, trois pays voisins de la Centrafrique, est d'évoquer la crise centrafricaine, son impact régional et l'organisation de la réponse de la communauté internationale face à cette situation, a-t-on précisé de même source.

 

La délégation, conduite par Alexandre Ziegler, le directeur de cabinet du ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, comprend des fonctionnaires du Quai d'Orsay ainsi que du ministère de la Défense.

 

De son côté, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian se rend vendredi à Libreville pour parler lui aussi de la crise centrafricaine avec les autorités gabonaises, selon le ministère de la Défense.

 

La République centrafricaine est "au bord du génocide", a déclaré jeudi Laurent Fabius, avant de partir pour Varsovie où il participe jeudi et vendredi à la conférence annuelle de l'ONU sur le climat.

 

Une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU est attendue début décembre pour permettre à la force africaine (Misca) et à la France d'agir pour protéger les civils en Centrafrique. Dans cette perspective, le président François Hollande a annoncé jeudi une augmentation sensible du nombre de soldats français, sans donner de précisions. Quelque 400 militaires français sont actuellement sur place.

 

Mercredi, M. Hollande avait pressé la communauté internationale d'"agir" au plus vite pour mettre fin aux exactions dans ce pays, livré à une insécurité généralisée depuis le renversement, le 24 mars, du régime de François Bozizé par une coalition rebelle qui a porté au pouvoir Michel Djotodia.

 

© 2013 AFP

Le Drian au Gabon évoquera la Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:13

 

 

 

 

 

 

Paris (AFP) - 21.11.2013 17:40 - La France veut "augmenter sensiblement" le nombre de ses soldats en République centrafricaine (RCA) tandis que la Guinée compte quelque 900 hommes au Mali, ont annoncé jeudi les présidents français François Hollande et guinéen Alpha Condé.

 

La France veut "augmenter sensiblement" le nombre de ses soldats en République centrafricaine (RCA) tandis que la Guinée compte quelque 900 hommes au Mali, ont annoncé jeudi les présidents français François Hollande et guinéen Alpha Condé.

 

Soulignant que la situation était "extrêmement grave" en RCA, le président français a indiqué que "la France qui a déjà 400 hommes sur place pour sécuriser notamment l'aéroport (de Bangui) et protéger ses ressortissants est prête à accompagner" le processus que les Nations unies sont sur le point d'engager.

 

"Selon la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies et selon la participation des contingents africains", la France "s'apprête à augmenter sensiblement (son) contingent", a-t-il précisé sur le perron de l'Elysée, au côté de son homologue guinéen, à l'issue d'un entretien.

 

"Dans quelques jours, une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies permettra aux Africains et à la communauté internationale d'agir", a-t-il rappelé.

 

"Des massacres ont déjà eu lieu, des exactions se sont produites, il y a même des conflits religieux qui sont en train d'apparaître", a fait valoir le chef de l'Etat français, relevant qu'il s'agissait "d'accompagner les Africains pour qu'ils assurent eux-mêmes leur sécurité".

 

Pour François Hollande "il n'y a pas de temps à perdre". La situation de la Centrafrique, a-t-il poursuivi, sera "au cœur des discussions" pendant le sommet de l'Elysée qui réunira une quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement africains les 6 et 7 décembre à Paris.

 

La Centrafrique s'enfonce dans le chaos, au rythme des violences quotidiennes dans les provinces reculées comme à Bangui, ce qui a poussé lundi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à demander l'envoi de 6.000 Casques bleus.

 

D'autre part,le président guinéen a indiqué que son pays allait "envoyer 927 soldats" au Mali, à Gao et Tombouctou, "au plus tard vers le mois de mars" pour renforcer la Mission intégrée de l'ONU pour la stabilisation au Mali (Minusma). Il faut "libérer le Mali définitivement" des islamistes toujours actifs au nord et "nous sommes décidés à accompagner IBK (le président malien Ibrahim Boubacar Keïta) dans la bataille pour l'unité du Mali", a-t-il dit.

 

François Hollande a "remercié" la Guinée pour sa participation à l'opération des Nations unies au Mali, jugeant que "ce groupe de 927 hommes était tout à fait essentiel pour sécuriser le territoire alors que la France va se retirer progressivement après les élections législatives" qui se tiennent en fin de semaine.

 

© 2013 AFP

 

 

 

Centrafrique : Le CNT décidé à prendre ses responsabilités, les Etats Unis mettent la main en poche

 

Radio Ndéké Luka jeudi 21 novembre 2013 13:40

 

Les conseillers nationaux sont résolus à prendre à bras le corps la situation sécuritaire en République Centrafricaine. Ils ont consacré les journées de mardi et mercredi à l’interpellation deux membres du Gouvernement d’Union Nationale de transition sur la question. Les échanges se sont déroulés au siège du Conseil National de Transition (CNT) à Bangui à travers un débat très houleux.


La sécurité publique et la Justice ont été les deux principaux points inscrits à l’ordre du jour de cette 4ème session extraordinaire du CNT dont les travaux ont pris fin ce mercredi à Bangui. Josué Binoua et Arsène Séndé, respectivement ministre de la Sécurité Publique et de la Justice ont été les ministres interpellés.


Le 1er a été interpellé mardi sur la situation sécuritaire en Centrafrique. Le second a répondu mercredi sur la recrudescence des crimes et délits graves commis sur l’ensemble du territoire, dont les auteurs ne sont nullement inquiétés par les responsables en charge.


Les conseillers se sont estimés insatisfaits des réponses fournies par Josué Binoua, ministre de la sécurité publique sur la question de la sécurité. Ils ont qualifié son argumentaire de superflu, ce que les centrafricains appellent « sango ti makara » en langue nationale. Idem pour le ministre Arsène Séndé de la justice dont les explications n’ont pas du tout convaincu les parlementaires sur le sujet.


Le ministre de la justice a reconnu la recrudescence des crimes et délits commis en Centrafrique, dans ses propos liminaires. Pour Arsène Séndé, face à la situation catastrophique, la justice ne peut mieux jouer son rôle que s’il y’a la sécurité, car il s’agit de deux institutions étroitement liées. « le problème de la recrudescence des crimes et des braquages dans notre pays est profond. Il y a un lien entre la sécurité et la justice. Je vous assure, sans la sécurité dan un pays, la justice ne peut rien faire. Vous savez, la justice travaille avec la police et la gendarmerie. Quand quelqu’un commis un crime, il faut que la police et la gendarmerie l’appréhendent pour que la justice fasse son travail ».


A l’issue de cette 4ème session extraordinaire du CNT, une résolution constituée de 10 points a été adoptée. Cette résolution prévoit le rétablissement de la paix et de la sécurité afin de conduire le pays vers la voie du développement, y compris l’interdiction de circuler à moto au-delà de 18 heures et le rétablissement des Forces Armées Centrafricaines (FACA) dans leur fonction dans un bref délai, comme exprimé par Alexandre Ferdinand Nguéndet, président du CNT : « les conseillers nationaux ont arrêté une résolution en dix points. D’abord la nomination d’un ministre au sein de la défense nationale et d’un ministre en charge de la communication, la dissolution du CEDAD et un appel à l’intention du gouvernement afin qu’il prenne ses responsabilités pour assurer la défense du peuple centrafricain et l’intégrité territorial ».


Les conseillers nationaux promettent que, si des actes concrets ne sont pas mis en œuvre dans l’urgence après cette 4ème session, ils mettront à profit les moyens coercitifs en leur possession pour contraindre le gouvernement de la transition à prendre ses responsabilités. 


Par ailleurs, les Etats-Unis se disent préoccupés par la situation en Centrafrique. Ils ont annoncé mercredi la libération de 40 millions de dollars, soit environ plus de 19 milliards de francs Cfa, pour la future force de maintien de la paix de l'Union africaine notamment la Mission de Soutien à la République Centrafricaine (MISCA).


Le secrétaire d'Etat John Kerry, qui a mis nommément en cause l'alliance rebelle de la Séléka affiliée au gouvernement, a déclaré dans un communiqué que : « les Etats-Unis ne voient aucune preuve que le gouvernement de transition de la République centrafricaine a la capacité ni même la volonté politique de mettre fin aux violences ». John Kerry appelle la communauté internationale à soutenir la Misca « afin de rétablir la sécurité dans le pays » à travers le déploiement de 3600 soldats environ.


Mercredi déjà, François Hollande a appelé la communauté internationale à « agir » en Centrafrique. Il dénonce les exactions qui se déroulent dans ce pays en proie au chaos. 

La France va renforcer son contingent en RCA, et la Guinée au Mali
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Centrafrique-Presse.com
22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:09

 

 

 

 

 

 

http://www.la-croix.com  21/11/13

 

La République centrafricaine est « au bord du génocide », selon le chef de la diplomatie française Laurent Fabius et un haut diplomate américain.

 

La Centrafrique est-elle au bord d’un génocide ? 

 

 « Il se produit en Centrafrique des actes abominables. Un chaos, des exactions extraordinairement graves ». François Hollande, jeudi 21 novembre, lors de la remise du prix de la Fondation Chirac pour la prévention des conflits au docteur Denis Mukwege et à Femmes Africa Solidarité, a tenu à conclure son discours par un nouvel appel à la communauté internationale. Face à l’urgence et aux 400 000 personnes déplacées en Centrafrique, « nous devons agir », a martelé le président de la République.

 « Le pays est au bord du génocide », a insisté le même jour Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, sur France 2. À Washington, un diplomate de haut rang, le directeur du bureau Afrique du département d’État, Robert Jackson, avait également parlé mardi dernier d’« une situation pré-génocidaire », devant une commission du Congrès. 

 

Le 1er  novembre, un responsable de l’ONU, Adama Dieng, avait également prévenu que la République Centrafricaine pourrait devenir le théâtre d’un «génocide», à l’heure où les violences inter-communautaires risquent de radicaliser chrétiens et musulmans.

 

 « Le terme de pré-génocide ne recoupe aucune valeur scientifique et juridique, précise Jacques Semelin, du Centre d’études et de recherches internationales (Ceri). C’est un terme que l’on utilise pour mobiliser l’opinion publique et les décideurs. C’est un signal d’alarme efficace pour dire qu’il est encore temps d’agir avant la catastrophe ».

 

 « Je trouve qu’il y a un usage du terme “génocide”  de plus en plus laxiste, en particulier depuis le Darfour, juge Roland Marchal du Ceri. En généralisant l’usage de ce terme, je ne suis pas sûr que l’on rende plus compréhensible la situation en République Centrafricaine ». 

 

D’autant qu’utilisé par la diplomatie américaine et française, le mot « génocide » n’a pas nécessairement le même sens. « Dans la culture anglo-saxonne, il équivaut à celui de ‘‘massacre de masse’’. Alors qu’en France, parler de génocide, c’est se référer à la Shoah. C’est parler de la destruction d’un groupe en tant que tel ! », nuance Jaques Semelin.

 

 Quelle est la situation ? 

 

Quel que soit le nom que l’histoire retiendra pour le drame de la Centrafrique, l’urgence humanitaire y est extrême. Depuis la chute du président François Bozizé, le 22 mars, et l’arrivée au pouvoir des rebelles de la Séléka, la République Centrafricaine est plongée dans le chaos. 

 

 Les rebelles ont pillé tout le pays : les villages, les villes, les centres administratifs, les centres de santé, les écoles, les églises… « Aujourd’hui c’est le désordre absolu, vous avez sept chirurgiens pour 5 millions d’habitants, une mortalité infantile, dans certains coins du pays, de 25 %, un million et demi de personnes qui n’ont rien, même pas à manger, et des bandes armées, des bandits, etc. », a détaillé Laurent Fabius.

 

Dans tout le pays, l’appareil d’État s’est effondré. Depuis le mois de mars, la population est sans défense face aux seigneurs de la guerre issus de la Séléka. Les exactions sont multiples : meurtres, viols, vols. Et l’impunité des rebelles, en particulier en dehors de Bangui, totale. 

 

À Bangui, 2500 soldats de la force africaine essayent d’assurer un semblant de sécurité. Mal armés, peu motivés, l’efficacité de ces hommes est quasiment nulle.

 

 Pourquoi les tensions communautaires augmentent-elles ? 

 

Les rebelles de la Séléka sont issus du nord du pays, majoritairement musulman. Ils ont été épaulés par des Soudanais et des Tchadiens de confession également musulmane. De sorte que ces rebelles apparaissent comme des combattants dont le trait commun est leur appartenance à l’Islam. 

 

Dans le sud, majoritairement chrétien, les musulmans sont de plus en plus assimilés aux rebelles de la Séléka et aux islamistes étrangers. « Ce pays est touché par des tensions entre musulmans et chrétiens de plus en plus fortes », souligne Roland Marchal. Elles font craindre, le jour où la Séléka sera battue, des représailles.

 

Dans ce contexte d’abandon, d’anarchie et d’agression, les populations se rabattent sur les solidarités communautaires et confessionnelles. Elles organisent leur propre défense en constituant des milices armées. Des milices composées de jeunes gens de confession chrétienne se sont déjà attaquées aux rebelles de la Séléka et à aux populations musulmanes, autant par punition que par prévention.

 

La France redoute par ailleurs une radicalisation islamiste en République Centrafricaine, avec l’arrivée de combattants étrangers. Selon un haut diplomate, « le cocktail est explosif. On trouve les Arabes islamistes du Darfour, les djan­djawids ; des djihadistes qui ont fui le Mali ; des combattants de Boko Haram… Beaucoup d’éléments de la Séléka ne parlent qu’arabe. Il y a déjà des régions dans lesquelles la consommation d’alcool et de porc est interdite. On constate que de très nombreuses églises chrétiennes ont été ciblées par les rebelles. » 

 

 Que fait la communauté internationale ? 

 

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a présenté lundi un rapport sur la Centrafrique. Il préconise plusieurs scénarios, dont une opération de maintien de la paix avec l’envoi de 6 500 à 9 000 casques bleus. Proposition qui doit être examinée, lundi 25 novembre, par le Conseil de sécurité. 

 

On s’attend qu’à l’issue de cet examen, le Conseil de sécurité adopte une résolution renforçant la force africaine. Cette résolution ira-t-elle plus loin ?« Je pense qu’elle va autoriser la France à intervenir sur le modèle du Mali : les Français en première ligne, les troupes africaines en second, avant la mise en place d’une opération casques bleus », pronostique Roland Marchal. Mais la diplomatie américaine reste réservée, aussi bien sur l’option africaine que sur celle d’une opération de maintien de la paix de l’ONU.

 

Selon des sources militaires, la France a déjà commencé à renforcer son dispositif en République centrafricaine. Disposant pour l’heure officiellement de 420 soldats sur place, elle prépare la projection d’un groupement tactique interarmes. 

 

Selon nos informations, un commando parachutiste est parti préparer cette projection. Des parachutistes du 8 RPIMa ont débarqué récemment à Bangui, officiellement dans le cadre d’une opération de relève. Des compagnies du 3e  RPIMa sont également mobilisées pour la République centrafricaine.

 

Si les moyens engagés par la France ne devraient pas être de même niveau qu’au Mali, la force française en Centrafrique devrait s’élever entre 1 000 et 1 500 soldats. Elle agira comme une force d’intervention rapide en vue d’aider les forces africaines à sécuriser le pays. 

 François Hollande, qui réunira le 6 décembre à Paris un sommet pour la paix et la sécurité en Afrique, l’a confirmé hier : « La communauté internationale doit agir. L’ONU s’y prépare. La France, une nouvelle fois, sera là en soutien des Africains. » 

 

Nathalie Lacube et et Laurent Larcher

 

Centrafrique : la France se prépare à intervenir

 

(Source : AFP) 21 nov. 2013

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, affirme aujourd’hui que la Centrafrique étant « au bord du génocide », l’ONU « va donner une permission d'intervenir aux forces africaines, à l'Union africaine et également à la France ». « Ce ne sera pas du tout le même genre d'intervention qu'au Mali, ce ne sera pas aussi massif et aussi durable », précise-t-il.

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU discutera lundi prochain de la situation, sur la base du rapport du Secrétaire général Ban Ki-moon, qui contient « plusieurs options pour renforcer le soutien à la force africaine », dont l'envoi de quelque 6 000 Casques bleus. La France pourrait toutefois intervenir avant l’autorisation officielle de l'ONU, en fonction de l’évolution de la situation.

 

 

Centrafrique : les États-Unis appellent à des sanctions

 

Le Point.fr - le 

 

Washington appelle jeudi à des sanctions contre les responsables des violences en Centrafrique qui ont conduit les Nations unies à envisager d'y envoyer 6 000 Casques bleus.

 

Les États-Unis ont appelé jeudi à des sanctions contre les responsables des violences en Centrafrique qui ont conduit les Nations unies à envisager d'y envoyer 6 000 Casques bleus. La communauté internationale devrait "imposer des sanctions aux auteurs de violences", écrit l'ambassadeur des États-Unis auprès de l'ONU, Mme Samantha Power, sur son compte Twitter. Elle souhaite par ailleurs "un déploiement rapide" de la totalité de la force africaine (Misca) qui tente de rétablir la sécurité en Centrafrique. Cette force est en cours de déploiement, mais manque de matériel et de moyens financiers.

 

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a annoncé mercredi le versement de 40 millions de dollars d'aide à cette force de l'Union africaine, jugeant qu'elle constituait "le meilleur mécanisme" pour faire face à la violence. La force africaine compte actuellement 2 500 soldats sur un total prévu de 3 600. Mais selon des diplomates et des sources militaires, ce nombre est insuffisant pour mettre un terme au chaos dans lequel s'enfonce la Centrafrique.

 

Situation "pré-génocidaire"

 

À la tête de la coalition rebelle Séléka, Michel Djotodia a renversé le 24 mars le président François Bozizé. Investi président, M. Djotodia a dissous la Séléka, mais les forces de sécurité sont impuissantes à neutraliser les ex-rebelles. Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a estimé jeudi sur la chaîne de télévision publique France 2 que la Centrafrique était "au bord du génocide" et confrontée à un "désordre absolu". 

 

Mardi, un responsable du département d'État s'était déjà alarmé devant une commission du Congrès d'une situation "pré-génocidaire" en Centrafrique, soulignant par ailleurs que les États-Unis ne soutenaient pas la création d'une mission de maintien de la paix de l'ONU.

Lupour vous : La situation devient critique en République Centrafricaine
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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:06

 

 

 

 

 

 

French.china.org.cn  le 21-11-2013

 

Ex-porte-parole de l'ex- coalition rebelle de la Séléka qui contrôle le pouvoir à Bangui depuis le 24 mars, le colonel Michel Narkoyo, actuellement commandant de la Gendarmerie nationale de la République centrafricaine (RCA), a admis jeudi à Xinhua la responsabilité de l'ex-rébellion dans le chaos sécuritaire observé dans ce pays d'Afrique centrale depuis huit mois.

 

"Je vous assure que nous sommes responsables de ce qui se passe aujourd'hui à Bangui et d'autres villes du pays. Et comme c'est nous qui sommes à l'origine du désordre, on assume", a déclaré dans un entretien téléphonique l'ex-gendarme de deuxième classe devenu colonel au sein de la rébellion qui a remplacé François Bozizé à la tête de la RCA par son leader Michel Djotodia.

 

Les huit mois d'exercice du pouvoir de l'ex-alliance rebelle hétéroclite ont engendré une grave crise sécuritaire et humanitaire ayant causé 1,6 million de déplacés sur une population de près de 5 millions d'habitants et environ 400 morts, selon les Nations Unies, un bilan d'ailleurs revu à la hausse à plus de 3.000 morts par des sources y compris judiciaires à Bangui.

 

Entre pillages, braquages, agressions, assassinats, exécutions sommaires, viols et autres atteintes aux droits de l'Homme, les exactions sont quasi-quotidiennes, de sorte que l'administration américaine et le gouvernement français ont rompu leur mutisme pour tirer la sonnette d'alarme en appelant à l'opérationnalisation d'une mission de paix internationale.

 

"La situation ici est très confuse (...) Il y a beaucoup d'armes dans la ville de Bangui qui ne sont pas encore ramassées", admet le colonel Narkoyo pour qui cependant "60% des exactions qui se passent aujourd'hui à Bangui, ce n'est pas la Séléka".

 

En cause plutôt, d'anciens soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) et les bandits admis dans les rangs de la Séléka pendant l'offensive contre le régime de François Bozizé.

 

Michel Narkoyo fait cependant part de la détermination du nouveau pouvoir à "ramener la paix en RCA". Dans cette optique, rapporte-t-il sans précision de chiffres, "on a arrêté beaucoup de personnes. Certains sont au niveau du parquet, d'autres sont incarcérées dans les maisons d'arrêt, et d'autres enfin ont été exécutées", des exécutions extrajudiciaires.

 

"Les suspects, on est en train de les arrêter. Cette nuit, nous avons mis la main sur deux braqueurs, ils sont à la disposition de la SRI (Section des recherches et des investigations, redoutable unité spéciale des services de renseignement qui a souvent servie de cachot pour des prisonniers politiques, NDLR)", avance-t-il.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : la Séléka "responsable" du chaos sécuritaire, admet le colonel Narkoyo, ex-dirigeant de l'ex-rébellion
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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:01

 

 

 

 

Le président centrafricain n'a aucune envie de rester au pouvoir: ça l'"empêche de dormir"

http://www.levif.be

 

jeudi 21 novembre 2013 à 16h11(Belga) Le président centrafricain Michel Djotodia, arrivé au pouvoir par les armes en mars, a affirmé jeudi n'avoir aucune "envie de (se) maintenir au pouvoir" car la gestion des problèmes du pays, plongé dans le chaos, l'"empêche de dormir".

 

"Là où je suis, je veux que les choses aillent pour le mieux, et vite, pour que je m'en aille. Je n'ai pas envie de me maintenir au pouvoir, je vais m'en aller", a déclaré le président, qui s'exprimait en sango, langue nationale centrafricaine, lors d'une rencontre au palais présidentiel, à Bangui, avec les représentants des partis politique. "Vous, vous dormez, mais nous ne dormons pas", a-t-il lancé à l'assistance: "Si vous ne dormez pas, comment pouvez-vous vous accrocher à quelque chose qui vous empêche de dormir? Parfois tu ne penses même pas à ta femme! Parfois, je me réveille en sursaut pour demander au ministre de la Sécurité ce qui se passe! ", a-t-il ajouté. La Centrafrique est livrée à une insécurité généralisée depuis le renversement, le 24 mars, du régime de François Bozizé par Michel Djotodia, à la tête de la coalition rebelle Séléka qu'il a ensuite dissoute. En principe, des élections générales doivent être organisées d'ici 2015, auxquelles les dirigeants actuels se sont engagés à ne pas se présenter. (Belga)

 

 

Centrafrique : le pouvoir de Djotodia s'avoue impuissant face au chaos examiné aux Nations Unies

 

French.china.org.cn  le 21-11-2013

 

Présente à Bangui avec une force d'environ 400 hommes prévue d'être triplée dans les semaines ou mois à venir, la France a dû attendre huit mois pour admettre, à la suite des Etats-Unis, que la République centrafricaine (RCA) est "au bord du génocide", conséquence d'une grave crise sécuritaire et humanitaire qui dépasse le pouvoir de Michel Djotodia à résoudre.

 

Confortées par les rapports d'organisations internationales de défense des droits de l'Homme comme Human Rights Watch (HRW), les déclarations du département d'Etat américain et du gouvernement français tendent à sonner l'alarme pour l'opé rationnalisation du projet d'envoi de 6.000 à 9.000 Casques bleus des Nations Unies pour sortir la RCA du chaos dans lequel elle est plongée depuis la prise du pouvoir des ex-rebelles de la Séléka le 24 mars à Bangui.

 

Les Nations Unies dressent un bilan de 1,6 million de déplacé s sur une population de près de 5 millions d'habitants et 400 morts, un chiffre jugé en deçà de la réalité et revu à la hausse à plus de 3.000 morts par des sources y compris judiciaires du pays.

 

Sur place dans la capitale centrafricaine, des réactions sont exprimées pour saluer le processus envisagé, lequel devrait venir renforcer le déploiement en vue dès décembre de la Mission internationale de soutien à la Centrafricaine (MISCA), une force régionale de plus de 3.000 hommes sous mandat de l'Union africaine (UA), en remplacement de la Force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC).

 

"Le pays est effectivement en situation de catastrophe, c'est une descente aux enfers. Mais l'envoi de Casques bleus n'est qu'une solution, qui ne suffira pas à résoudre les problèmes de fond de la Centrafrique aujourd'hui dont toute tentative de rè glement véritable doit d'abord passer par le désintéressement de ceux qui ont accompagné la Séléka au pouvoir", a jugé le journaliste et responsable politique Michel Alkhaly Ngady, joint jeudi à Bangui par Xinhua.

 

Porté notamment au pouvoir par une organisation hétéroclite de plusieurs mouvements rebelles sous le nom de l'alliance Séléka, Michel Djotodia, ancien fonctionnaire du ministère centrafricain des Affaires étrangères et ex-consul à Nyalla au Soudan, peine en effet à asseoir son autorité en tant que chef de l'Etat de transition face à des combattants dont le contrôle lui échappe.

 

De 4 à 5.000 éléments à l'origine parmi lesquels des mercenaires tchadiens et soudanais, les effectifs de cette coalition armée étaient estimés entre 20 et 25.000 à la fin de l'offensive contre le régime de François Bozizé, suite à une incorporation incontrôlée de repris de justice remis en liberté et de redoutables bandits en liberté dans la nature, de l'aveu même des dirigeants de l'ex-rébellion.

 

Le conflit terminé, aucune mesure n'a pu être prise pour payer et faire rentrer chez eux les mercenaires tchadiens et soudanais qui, sans prise en charge, se servent tout bonnement de leurs armes pour se faire payer sur la bête. D'où les violences et l'insécurité qui persistent à Bangui et d'autres villes centrafricaines huit mois après l'arrivée au pouvoir de Michel Djotodia.

 

Entre pillages, braquages, agressions, assassinats, exécutions sommaires, viols et autres atteintes aux droits de l'Homme, "les exactions sont quasi-quotidiennes et le pays est en train de s'é teindre à petit feu. Un pays sans armée, on s'imagine que toutes les dérives sont permises. Car, Djotodia n'a pas une force militaire conventionnelle sous la main", déplore Alkhaly Ngady.

 

A l'intérieur du pays, de nombreuses villes, caractérisées par une administration fantôme, comme notamment Bossangoa (Nord- Ouest), Bouca et Bouar (Nord) ou encore Bossembélé (Centre), sont devenues le théâtre d'une résistance armée des populations locales organisées en groupes d'autodéfense contre les ex-rebelles.

 

Ce sont des groupes qualifiés de milices que les nouveaux maî tres de Bangui décrivent comme étant instrumentalisés par l'ancien régime, accusé de tentatives de déstabilisation.

 

"Notre rôle, c'est de ramener la paix en RCA. Il n'y a pas autre chose que ça", a toutefois laissé entendre Michel Narkoyo, ex-porte-parole militaire de la Séléka propulsé après la prise du pouvoir du 24 mars à la tête des services de la Gendarmerie nationale où il servit avec le grade de gendarme de deuxième classe avant d'intégrer la rébellion au sein de laquelle il a pris les galons de colonel.

 

L'ex-dirigeant de l'ex-coalition rebelle joint en pleine patrouille jeudi, affirmait-il, se dit lui aussi favorable à l'envoi de missions de paix internationales. Car, avoue-t-il, "la situation ici est très confuse. Nos frères FACA (Forces armées centrafricaines, armée régulière, NDLR), on les a retrouvés ici à Bangui. Personne n'a désarmé. Les bandits qui ont rejoint la Sélé ka ont été équipés en armes. Il y a beaucoup d'armes dans la ville de Bangui qui ne sont pas encore ramassées".

 

Mais, se défend-il, "60% des exactions qui se passent aujourd'hui à Bangui, ce n'est pas la Séléka. Comme c'est nous qui sommes à l'origine du désordre, on assume".

 

Il fait part d'un manque criant de personnels qui rend "très difficile" la tâche de sécurisation de la capitale, où il dénombre un effectif de "moins de 400 gendarmes" opérationnels, et du reste du territoire national. "On demande de recruter de jeunes gendarmes pour faire ce travail", confie-t-il, ajoutant que pour l'heure "aucun ex-combattant de la Séléka n'a été recruté" dans ce corps.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

 

 

Le président centrafricain n'a aucune envie de rester au pouvoir: ça l'"empêche de dormir"
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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 10:54

 

 

 

 

 

Par Vincent Hugeux, publié le 21/11/2013 à  15:36

 

Paris oeuvre en faveur d'un engagement international résolu, seul capable d'enrayer la course à l'abîme de la République centrafricaine. Reste à en affiner les modalités. 

 

Mieux vaut tard que jamais. Enfin, le "concert des nations", que l'on sait volontiers cacophonique, apathique et procédurier, prend la mesure de l'épreuve meurtrière que traverse la République centrafricaine (RCA), plongée depuis des mois dans un infernal chaos. Prise de conscience qu'aura hâtée la France, ancienne puissance coloniale aiguillonnée par deux des spectres les plus obsédants de son passé-passif: la pathétique épopée, à Bangui, de "Sa Majesté Impériale" Bokassa 1er, protégé traité avec une coupable complaisance; et le génocide rwandais de 1994 dont Paris, frappé d'une troublante cécité, n'avait pas su, ou pas voulu, décrypter les prémisses. 

 

On a atteint le stade où les tueurs s'en prennent aux civils pour ce qu'ils sont 

 

Or, il y a urgence. Les gangs issus des rangs de la Seleka, cette coalition rebelle hétéroclite -et formellement dissoute- qui détrôna le 24 mars le président François Bozizé, persistent à semer la mort et la terreur. Pour l'essentiel aux dépens de la majorité chrétienne. Villages incendiés, exécutions sommaires, viols, pillages, paysans contraints de se terrer au coeur de la brousse dans des conditions sanitaires dantesques: on recense grosso modo 400 000 déplacés, tandis qu'un million de Centrafricains, soit un cinquième de la population, seraient menacés de disette. En représailles, des milices d'autodéfense, dites "anti-balaka", parfois encadrées par des nostalgiques du régime déchu, s'en prennent à la minorité musulmane. Dans un rapport remis lundi aux membres du Conseil de sécurité, le Secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon souligne le "niveau alarmant des violences intercommunautaires" et évoque le péril d'un "conflit religieux et ethnique à l'échelle du pays". 

 

Constat corroboré en ces termes par un "Africain" du Quai d'Orsay: "On a atteint le stade où les tueurs s'en prennent aux civils pour ce qu'ils sont. La Seleka bute des chrétiens parce qu'ils sont chrétiens. Et les milices butent du musulman parce que musulman." A Bangui même, théâtre depuis le début du mois d'un regain d'agressions crapuleuses, des bandits surarmés font leur miel de l'anarchie ambiante. Pour preuve, l'assassinat, le 17 novembre, d'un haut magistrat, épilogue tragique du braquage de son véhicule de fonction. Dans ce contexte les serments du président de facto Michel Djotodia, ex-figure de proue de l'insurrection, prompt à annoncer des " mesures exceptionnelles " visant à "rétablir la sécurité" et à afficher sa "détermination à traquer tous les criminels et les pillards" prêteraient à sourire si l'ironie était de mise. 

 

Résolution du Conseil de sécurité

 

Comment enrayer une telle course à l'abîme? Première étape, l'adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies, au mieux dans les premiers jours de décembre, d'une résolution dotant la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), instaurée sous l'égide de l'Union africaine (UA), d'un mandat "robuste". Le texte confierait aussi à la France, militairement présente sur place par l'entremise d'un détachement de 420 hommes chargés de sécuriser l'aéroport de la capitale -et appelé à être étoffé à brève échéance-, le soin de soutenir ladite Misca. Divers chiffres circulent quant à l'ampleur du renforcement de ce contingent. Sera-t-il porté à 800 soldats, à 1200? "Pas encore tranché, avance un diplomate très au fait du dossier. Une certitude: ce ne sera pas le Mali. On ne va pas dépêcher la cavalerie et l'artillerie lourde. Notre dispositif aura vocation à épauler la Mission africaine et à lui fournir ce dont elle manque le plus: des hélicos, du transport terrestre, des moyens de communication et du renseignement. Sauf surprise, il n'y aura pas d'envoi de renforts avant le vote de la résolution. Légalité d'abord: une telle initiative serait mal comprise."  

 

Ce ne sera pas le Mali, on ne va pas dépêcher la cavalerie et l'artillerie lourde 

 

Reste à lever une hypothèque: faudra-t-il convertir ce déploiement en Opération de maintien de la paix (OMP) onusienne ; et si oui, à quelle échéance? Six mois, un an? Dans son rapport, Ban Ki-moon envisage divers scénarios, dont les trois suivants: muscler la Misca et s'en tenir là ; envoyer 6000 à 9000 Casques Bleus, flanqués de 1700 policiers, formule qui a ses faveurs ; dupliquer le montage hybride imaginé pour la Somalie, où l'Onu équipe l'Amisom, le force de l'UA, financée à 90% par l'Union européenne. Séduisante sur le papier, cette dernière hypothèse risque de se heurter au veto du Congrès américain. "C'est aussi, comme toujours, une question d'argent", soupire un expert français. 

 

La crainte du procès en inaction

 

Compte tenu des lenteurs et des pesanteurs inhérentes à toute OMP, Washington privilégie l'option d'une Misca "dopée", laquelle recueillerait sans doute l'adhésion de la Russie et de la Chine. Et la France? "Pour nous, un vrai dilemme, admet-on au Quai. L'Union africaine affirme sa volonté de faire le job. Posture conforme à notre doctrine. Mais en a-t-elle la capacité? D'autant que nous sommes déjà sur le terrain. Si les choses tournent mal, on nous reprochera à coup sûr notre inaction." Là est la hantise héritée du funeste épisode rwandais: qu'un carnage survienne à 50 kilomètres de Bangui, et Paris encourra mécaniquement un procès en passivité. "A vrai dire, confie un conseiller de Fabius, on est un peu dans la seringue. Jamais la France n'a autant voulu se délester de son uniforme de gendarme de l'Afrique. Et voilà que sur le seul exercice 2013, il nous faut assumer deux interventions. En RCA comme hier au Mali, on y mettra les formes: agir avec les Africains, à leur demande, et sous la bannière de l'Onu."  

 

Auditionné mardi par la commission des Affaires étrangères de la Chambre des Représentants, le patron du bureau Afrique du département d'Etat américain a fait mention d'une "situation pré-génocidaire". Jugement avalisé ce jeudi matin sur France 2 par le chef de la diplomatie française Laurent Fabius. Hier, à la faveur du Conseil des ministres, François Hollande a enjoint la communauté internationale d'agir au plus vite et précisé que "la France compte bien prendre sa part de responsabilité". Encore faut-il, on l'aura compris, affiner les modalités d'un tel engagement et l'inscrire dans une démarche multilatérale. La paix demeure, à l'instar de la guerre, un art tout d'exécution. 

 

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/centrafrique-ce-que-prepare-la-france-pour-regler-le-chaos_1301635.html#oK1XSOrmt6KqH002.99

 

 

 

Centrafrique: Sanctions, le président poussé dans ses retranchements

 

BANGUI Jeudi 21 novembre 2013 | 16:52 UTC (© 2013 AFP) - Menaces de sanctions, dénonciation d'un risque de "génocide": les Occidentaux poussent le régime centrafricain dans ses derniers retranchements pour exiger la fin de mois d'exactions contre la population mais apparaissent divisés sur l'envoi d'une force de l'ONU pour rétablir la sécurité.

 

"Le pays est au bord du génocide (...)", a asséné jeudi le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

 

"Aujourd'hui c'est le désordre absolu, vous avez sept chirurgiens pour cinq millions d'habitants, une mortalité infantile dans certains coins du pays de 25%, un million et demi de personnes qui n'ont rien, même pas à manger, et des bandes armées, des bandits, etc.", a souligné M. Fabius.

 

La veille, le président François Hollande avait appelé les exactions en cours dans plusieurs zones du pays et pressé la communauté internationale "d'agir" pour mettre fin à ce "chaos".

 

Mardi le département d'Etat américain avait fait état d'une situation "pré-génocidaire" dans le pays, livré à une insécurité généralisée depuis le renversement le 24 mars du régime de François Bozizé par Michel Djotodia, à la tête de la coalition rebelle Séléka qu'il a ensuite dissoute.

 

Les antagonismes ici sont plutôt ethniques que religieux, avec désormais une véritable ligne de fracture entre chrétiens et musulmans, inexistante jusqu'il y a encore quelques mois.

 

Les exactions sans fin d'hommes armés issus de l'ex-rébellion et se revendiquant de confession musulmane ont provoqué en septembre et octobre des explosions de violences de populations, très majoritairement chrétiennes.

 

Cela a entraîné un cycle de représailles et contre-représailles meurtrières, entre milices d'auto-défense et ex-rebelles. Ces violences ont provoqué la fuite de dizaines de milliers de villageois, chrétiens et musulmans. Elles se concentrent essentiellement dans le nord-ouest, avec comme épicentre la ville de Bossangoa, et des craintes de massacres à grande échelle de part et d'autre.

 

A Bangui, où les armes de guerre prolifèrent, la situation est bien différente, avec une multiplication récente d'actes de banditisme, meurtres, vols...

 

Ailleurs dans le pays, des régions entières sont coupées de tout, immense trou noir où la population est abandonnée à elle-même. L'administration a disparu depuis des années, il n'y a pas de télécommunications et le réseau routier est à l'abandon.

 

Dans ce contexte, "il y a déjà beaucoup de brigands et si les choses ne sont pas remises en ordre, il y a un risque de dissémination à partir de foyers terroristes", a souligné M. Fabius.

 

Budget de l'Etat divisé par trois

 

C'est dans une de ces régions, la zone des "trois frontières" (Centrafrique, RDCongo, Soudan du Sud), que se terrerait Joseph Kony, chef de la sinistre rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), recherché depuis des années par la justice internationale pour crimes contre l'Humanité.

 

Ses derniers fidèles sèment la terreur et font régulièrement leur apparition dans cette région d'Obo, lors de raids sanglants pour piller les villages.

 

Selon l'ONU, le président Djotodia est entré en contact avec Kony pour favoriser sa reddition.

 

Dans un tel chaos, la communauté internationale doute de la capacité du régime de Bangui de redresser le pays, à l'économie ruinée et dont le diamant est la seule vraie richesse, devant l'agriculture et l'exploitation forestière.

 

Le gouvernement a d'ailleurs décidé à la mi-novembre de diviser par trois le budget de l'Etat 2013, en le ramenant des 395 millions d'euros initialement prévus à 131 millions.

 

"Les Etats-Unis ne voient aucun indice laissant penser que le gouvernement transitoire en RCA a la capacité ou la volonté politique de mettre un terme à la violence", a commenté mercredi le secrétaire d'Etat américain John Kerry, en dénonçant des "milices s'organisant de plus en plus en suivant des lignes communautaires et s'engageant dans des représailles visant les civils". Washington a également demandé jeudi des "sanctions" contre les coupables d'exactions.

 

Pour stabiliser la Centrafrique, la France - ancienne puissance coloniale - veut placer la force africaine en cours de déploiement sous mandat de l'ONU et se dit prête à augmenter sa présence miliaire - actuellement de 400 hommes - à Bangui.

 

La majorité des pays de la région soutiennent cette formule, essentiellement pour des considérations financières, la jugeant plus fiable qu'une force financée via l'Union africaine (UA).

 

Signe des divergences au sein du conseil de sécurité sur la mise sur pied d'une éventuelle force onusienne, les Etats-Unis ont fait savoir qu'ils n'étaient pas favorables à une telle option.

 

 

Centrafrique : une nouvelle guerre se prépare

 

http://www.leparisien.fr

 

Depuis le coup d’Etat, en mars, des rebelles de la Séléka dirigés par le président autoproclamé Michel Djotodia, la mort et le chaos règnent à Bangui et dans ses environs. L’armée française est sur le qui-vive.

 

L’œil collé au viseur de son puissant fusil à lunettes, le caporal Bertrand* surveille le moindre mouvement suspect sur l’axe Juliette, la seule voie d’accès à l’aéroport international de Bangui. La piste, recouverte d’une grosse couche de latérite rouge,...

 

Centrafrique : l'armée française va-t-elle intervenir ?

 

http://www.sudouest.fr

 

Selon le Nouvel Observateur, la France prépare une intervention militaire en Centrafrique. Un pays 'au bord du génocide...c'est le désordre absolu", confirme Laurent Fabius

 

Après la Libye en 2011 et le Mali en 2012 , la France se prépare à une nouvelle intervention militaire en République Centrafricaine. Selon le Nouvel Observateur, François Hollande a convoqué, jeudi matin à 8h30, un conseil restreint au sujet de l'État situé au sud du Tchad et à l'est du Soudan.

 

La République centrafricaine est "au bord du génocide", a indiqué jeudi sur France 2 le chef de la diplomatie française Laurent Fabius. Aujourd'hui c'est le désordre absolu, vous avez sept chirurgiens pour 5 millions d'habitants, une mortalité infantile dans certains coins du pays de 25%, un million et demi de personnes qui n'ont rien, même pas à manger, et des bandes armées, des bandits, etc."

 

"Il faut agir vite", a-t-il ajouté, comme l'avait dit la veille le président François Hollande qui a dénoncé les exactions commises dans plusieurs régions du pays.


Laurent Fabius a estimé que "malheureusement", il y avait un risque que le pays devienne un sanctuaire terroriste. "Il y a déjà beaucoup de brigands et si les choses ne sont pas remises en ordre, il y a un risque de dissémination à partir de foyers terroristes", a-t-il souligné.

 

A la tête d'une coalition rebelle, la Séléka, l'actuel chef d'Etat centrafricain Michel Djotodia a renversé le 24 mars le président François Bozizé. La Séléka a depuis été dissoute mais les forces de sécurité sont impuissantes à neutraliser les ex-rebelles. Après une relative accalmie, les violences ont repris depuis début novembre à Bangui, avec des attaques à main armée et des meurtres. Des exactions ont également été commises dans des provinces reculées.

 

Les Etats-Unis ont parlé de situation "pré-génocidaire". Le pays a appelé jeudi à des sanctions contre les responsables des violences en Centrafrique. L'ONU a aussi mis en garde contre le risque de génocide et envisage d'y envoyer 6.000 Casques bleus .

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a annoncé mercredi le versement de 40 millions de dollars d'aide à cette force de l'Union africaine, jugeant qu'elle constituait "le meilleur mécanisme" pour faire face à la violence.

 

La force africaine compte actuellement 2.500 soldats sur un total prévu de 3.600. Mais selon des diplomates et des sources militaires, ce nombre est insuffisant pour mettre un terme au chaos dans lequel s'enfonce la Centrafrique.

 

A ce jourla France compte déjà 410 hommes positionnés dans ce pays.

 

Lu pour vous : Centrafrique : ce que prépare la France pour régler le chaos
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