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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 12:15

 

 

 

 

RFI  vendredi 13 septembre 2013 à 09:01

 

La situation reste toujours instable dans le nord de la Centrafrique. Depuis le week-end dernier, on assiste à un regain de violence à Bossangoa. Le bilan fait état d’une centaine de morts et des maisons incendiées. Plusieurs personnes ont fui la ville et plus de 4500 autres ont trouvé refuge, à l’évêché, pour se mettre à l’abri des règlements de compte. Par ailleurs, chrétiens et musulmans s’accusent mutuellement de créer des tensions.

 

Avec notre envoyé spécial à Bossangoa,

 

La tension reste toujours vive à Bossangoa. Chrétiens et musulmans ne s’affrontent pas directement pour l’instant ici, mais ils se regardent en chien de faïence.

 

Tout a commencé quand des hommes armés ont attaqué la position des ex-Séléka et les membres de la communauté musulmane samedi dernier. Les représailles de la Séléka ont été cruelles. Il y a eu des morts et plus 4500 personnes ont trouvé refuge chez les prêtres catholiques et comptent y rester, malgré le manque d’assistance. « Nous allons rester ici aussi longtemps qu’il le faut. Nous voulons la présence d’une force neutre, pour sécuriser la ville. C'est à ce moment-là que nous rentrerons chez nous » raconte un témoin.

 

Du côté de la communauté musulmane, on se dit aussi victime et on affirme qu’il ne faut pas assimiler des éléments de la Séléka aux musulmans. « Actuellement nous, les musulmans, nous souffrons beaucoup. C’est notre pays, nous sommes nés ici. Mais nos frères nous prennent toujours pour des étrangers. Ils nous assimilent à leur malheur et nous ne comprenons pas. Nos enfants souffrent de faim. Qu’allons-nous faire, qu’allons-nous faire ? La ville de Bossangoa est aussi la nôtre. Nous demandons la paix, nous voulons que la paix se fasse » assure un autre homme.

 

La représentante du secrétaire général des Nations unies chargée des affaires humanitaires, Kaarina Immonen, qui s’est rendue jeudi à Bossangoa, a appelé les autorités à vite agir afin de mettre de l’ordre.

 

Centrafrique : situation toujours tendue à Bossangoa (RFI)
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Centrafrique-Presse.com
14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 11:40

 

 

 

Je me félicite de la dissolution de la Coalition rebelle seleka par le Chef d’Etat de la Transition et encourage l’intensification des opérations du désarmement des détenteurs et porteurs illégaux d’armes et munitions de guerre sur toute l’étendue du territoire et de leur neutralisation.

 

Dans moins de 18 mois le gouvernement de la Transition devra organiser les élections présidentielles et législatives dans notre pays.

 

Afin de donner une autre chance à la République Centrafricaine d’exister en tant qu’Etat démocratique et respectueux des droits humains, le respect scrupuleux de la Charte Constitutionnelle de Transition consensuelle par le Président de la République Monsieur Michel DJOTODIA et l’ancien Chef d’Etat Monsieur François Bozizé est une obligation non négociable.

 

C’est pourquoi il devient urgent d’organiser une grande campagne d’information et de sensibilisation de tous nos compatriotes (surtout les électeurs) sur la parfaite connaissance de la Charte Constitutionnelle, des enjeux et alternatives politiques des toutes prochaines élections dans notre pays.

Fait à Carpati le 14 septembre 2013.

 

Fidele Gouandjika

Ancien ministre,  Homme Politique indépendant.

 

 

Le "milliardaire de Boy-Rabe" approuve la dissolution de Séléka
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Centrafrique-Presse.com
14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 11:30

 

 

 

 

Dissolution de la colaition Séléka et la CPJP 

Décret de dissolution de la coalition Séléka et de la CPJP
Décret de dissolution de la coalition Séléka et de la CPJP
Décret de dissolution de la coalition Séléka et de la CPJP
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Centrafrique-Presse.com
14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 00:03

 

 

 

 

 

 

Les événements du 24 mars 2013  qui ont vu la prise de pouvoir par la coalition SELEKA en République Centrafricaine, ont entrainé la suspension de la Constitution du 27 décembre 2004 et par voie de conséquence, la dissolution des Institutions Républicaines.

Pleinement impliquée dans la résolution de la nouvelle crise que traverse la RCA, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) avait recommandé la création d’un CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION (CNT) lors du troisième Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement tenu le 03 avril 2013 à Ndjamena.

 

 Le quatrième Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement tenu à Ndjamena le 18 avril 2013 en a précisé la mission:

 « Le Conseil National de Transition dispose de la plénitude du pouvoir législatif. Il est chargé de préparer le projet de Constitution à soumettre au suffrage populaire.

L’urgente mission du Conseil National de Transition est d’élaborer et d’adopter une Charte Constitutionnelle de la transition organisant l’ensemble des pouvoirs publics de la transition conformément à l’Accord de Libreville, à la Déclaration de Ndjamena, au consensus populaire et de la classe politique centrafricaine »

 

Le 05 juillet 2013 le Conseil National de Transition a adopté la Charte Constitutionnelle de Transition (CCT) ; celle-ci a été promulguée par le Chef de l’Etat le 18 juillet 2013.

C’est désormais la Loi Fondamentale de la République Centrafricaine pour la période de la transition.

Elle nécessite quelques explications compte tenu de ses spécificités.

Il faut d’emblée souligner l’implication de la CEEAC dans la détermination du cadre et des principes de la transition.

 

  1. LA FORTE IMPLICATION DE LA CEEAC DANS LA DETERMINATION DU CADRE GENERAL ET DES PRINCIPES DE FONCTIONNEMENT DE LA TRANSITION

 

 

La Charte Constitutionnelle de Transition a pour cadre de référence : l’Accord Politique de Libreville du 11 janvier 2013 et les décisions des troisième et quatrième Sommets des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC des 03 et 18 avril 2013.

 Le Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement du 18 avril 2013 a précisé : « les Accords de Libreville du 11 janvier 2013 sont et demeurent le noyau central des arrangements politiques durant la transition »

 

Que reste-t-il de l’Accord Politique de Libreville du 11 janvier 2013?

 

 L’Accord politique de Libreville du 11 janvier 2013 avait décidé en son article 2 de l’institution d’un gouvernement d’Union Nationale inclusif et de la désignation d’un Premier Ministre de consensus issu de l’opposition en la personne de Nicolas TIANGAYE. Le Premier Ministre désigné a été confirmé par le Chef de l’Etat de la Transition.

 

L’Accord de Libreville avait également précisé en son article 6 que Le Premier Ministre  et les ministres du Gouvernement d’Union Nationale ne pouvaient être destitués durant la période de transition, en contrepartie, ils ne pouvaient  être candidats aux prochaines élections présidentielle et législative.

 

Suite aux événements du 24 mars il a été décidé par le Sommet de Ndjamena du 18 avril 2013 que le Chef de l’Etat de la transition, le Premier Ministre, les membres du gouvernement, les membres du Bureau du CNT ne pouvaient se présenter aux élections législatives et présidentielle qui seront organisées durant la transition. Ces dispositions  ont été reprises par la Charte Constitutionnelle de Transition. Cependant, des remaniements ministériels sont désormais possibles.

 

L’Accord politique de Libreville avait également arrêté les priorités du gouvernement d'Union Nationale, priorités qui ont été reprises par la « Déclaration de Ndjamena » et par la Charte Constitutionnelle de Transition sous la  dénomination de « feuille de route de la transition ».

 

Ce qui reste très certainement le « noyau central » auquel fait référence le Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement du 18 avril 2013 sont les principes à la base du fonctionnement de la transition et qui constituent « l’esprit de Libreville »  : Le dialogue inclusif entre les Parties, la bonne foi des Parties pour l’exécution des décisions prises et la volonté commune d’œuvrer pour la réconciliation nationale, l’abstention de tout recours à la force pour le règlement des différends, le recours à l’arbitrage du Comité de Suivi en cas de litige ou désaccord et, si nécessaire, le recours à la Conférence des Chefs d’Etat, le respect des droits de l’homme, le recours au consensus de façon prioritaire pour la prise de décisions et au compromis.

 

Le Sommet du 18 avril 2013 a défini dans la « Déclaration de Ndjamena » les grandes lignes de la transition et a notamment décidé de la fixation de la durée de la transition à 18 mois, de la tenue d’élections au cours de cette période, de l’élaboration par le CNT d’une Charte Constitutionnelle de Transition, de la mise en place d’une Cour Constitutionnelle de Transition. Le Sommet du 18 avril 2013 a également décidé de revoir  à la hausse le nombre des membres du CNT et de l’appellation officielle du Chef de l’Etat de la Transition.

 

 

 

  1. LA CHARTE CONSTITUTIONNELLE DE TRANSITION : UN COMPROMIS POUR LA PAIX ET POUR UN RETOUR A L’ORDRE CONSTITUTIONNEL

 

L’objectif de la transition et de la mise en place d’une Charte constitutionnelle est de parvenir, dans un délai raisonnable, à un retour à l’ordre constitutionnel par l’organisation d’élections libres et transparentes.

 

2.1 La transition constitutionnelle :

Le mot « transition » vient du latin « transitio » qui signifie « passage », ainsi par transition constitutionnelle on entend le passage d’une constitution à une nouvelle constitution.

La Constitution est la loi Fondamentale de l’Etat, elle définit notamment les règles de base d’organisation des pouvoirs de l’Etat, le pouvoir exécutif, législatif et judiciaire, elle énonce également les libertés fondamentales et les principes de la République. Une Constitution ne prévoit jamais sa fin, elle est sensée être intemporelle.

 

On doit faire face à une transition lorsque la Constitution a été suspendue ou abrogée, souvent à la suite d’une révolution, d’une crise politique ou d’un coup d’Etat. Il s’agit la d’un changement brusque. On entre alors dans une phase de transition constitutionnelle.

 

Une Charte Constitutionnelle de transition est un acte qui vient remplacer la Constitution et qui doit conduire au rétablissement de l’ordre constitutionnel. Elle est un compromis nécessaire pour parvenir à rétablir la légalité constitutionnelle. Il va falloir tout d'abord déterminer qui a le pouvoir constituant dans cette période. L’organe qui a le pouvoir constituant a le pouvoir d’élaborer la Constitution. Ce pouvoir a été attribué au Conseil National de Transition où siègent les entités censées représenter la nation à défaut de pouvoir représenter le peuple souverain, absent de la transition. Le Conseil National de Transition est chargé d’une part, d’élaborer et d’adopter la Charte Constitutionnelle et d’autre part, d’élaborer le projet de la future Constitution. Celle-ci sera soumise à l’approbation du peuple qui retrouvera alors sa souveraineté.

 

2.2 Une Constitution « sui generis »

Du fait qu’elle est une « charte constitutionnelle », Constitution de la République durant la période de Transition, elle est  un compromis. Cette Loi Fondamentale sort du cadre classique des régimes politiques tels qu’on les connaît et les étudie. Elle comporte des spécificités qui en font un texte spécial, particulier, « sui generis »,  terme latin qui signifie « de son propre genre ».

Ainsi, cette Charte comporte un certain nombre de dispositions générales tirées de la Constitution de 2004 mais également des dispositions spécifiques organisant le fonctionnement des organes de la transition.

 

  1. LE RAPPEL DES DROITS FONDAMENTAUX DE L’HOMME ET DU CITOYEN ET DES PRINCIPES FONDAMENTAUX DE LA REPUBLIQUE
  2.  

Les dispositions générales de la Charte sont fortement inspirées de la Constitution de 2004 elles font l’objet des Titre I et II.

Le Titre I proclame les Droits Fondamentaux de l’Homme et du Citoyen  auxquels la République est attachée, les principes du gouvernement démocratique. Quelques ajouts ont été opérés par rapport à 2004, notamment,  le fait que nul ne peut être contraint à la déportation et le principe du droit à réparation pour tout individu dont les droits reconnus auront été spoliés (art.18) ainsi que le droit à la protection médicale.

Il n’est donc pas nécessaire d’examiner ces droits et principes dans leur détails même s’ils sont de première importance ; ce qu’il y a lieu de souligner, c’est le fait que la Charte Constitutionnelle de Transition les proclame à nouveau afin d’affirmer que la période de transition doit se situer dans un cadre démocratique et que les droits fondamentaux de l’homme doivent être respectés.

« La République Centrafricaine est un Etat de droit, souverain, indivisible, laïc et démocratique. » (Art.19 al.3)

L’organisation des pouvoirs de la transition démontre le souci de procéder à une légitimation des différents pouvoirs en mettant l’accent sur l’aspect réunificateur et consensuel de ces désignations.

 

  1.  LES MODES DE LEGITIMATION DES ORGANES DE LA TRANSITION

 

4.1 Le  Conseil National de Transition, organe constituant et législatif est composé des différentes entités représentatives de la société centrafricaine

 

Le Sommet de Ndjamena avait demandé que soit revue la composition du CNT afin que celui-ci assure une « représentation populaire répondant aux critères présidant aux découpages électoraux traditionnellement suivis dans les Pays à système démocratique » Il a ainsi décidé de porter le nombre des Conseillers Nationaux qui étaient alors de 105 à 135.

L’arrêté 007 du Premier Ministre a procédé à cette augmentation révisant ainsi l’arrêté 005 du 13 avril 2013 qui portait création et composition du Conseil National de Transition. Cette organe est désormais composé des représentants des préfectures(25), de la ville de Bangui (2), des Partis politiques (29),de la coalition SELEKA (15), des politico-militaires non combattants ((1), des groupes politico-militaires n'ayant pas renonce a la lutte  armée (1 siège restant a  pourvoir), des confessions religieuses (6)de la société civile (5), des medias et autres (7), des professions libérales (6), des organisations des femmes (9), des organisations des jeunes (5), des réseaux des organisations des droits de l’Homme (5), des Syndicats (6), du patronat (4), du secteur informel (2), des chambres consulaires(4), de la diaspora (3).

 

4.2  Le Chef de l’Etat de la Transition est élu par l’organe législatif

 Le quatrième sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC tenu à Ndjamena le 18 avril 2013, a  constaté  dans la « Déclaration de Ndjamena  l’élection du Chef de l’Etat  en ces termes :

 

« Considérant le document portant procès verbal n 001/CNT/SG du 16 avril 2013 portant élection de Mr. DJOTODIA AM -NONDROKO Michel, Président de la République, Chef de l’Etat… Prennent acte de la mise en place du Conseil National de Transition et notent l’élection du Président de la République par cet organe »

La Charte Constitutionnelle de Transition  a confirmé ce mode de désignation :

 

« Le Chef de l’Etat de la Transition est élu par le Conseil National de Transition pour la durée de la Transition » (art.23 al.1).

 

4.3 Le Chef du Gouvernement, issu de l’opposition démocratique, est désigné par consensus

« Le gouvernement d’Union Nationale est dirigé par un Premier Ministre, Chef du Gouvernement, issu de l’opposition » (Art.4 Accord de Libreville). Le Premier Ministre de consensus, Nicolas TIANGAYE, avait effectivement était nommé par le Chef de l‘Etat d’alors François BOZIZE, il sera confirmé par le Chef de l’Etat de la Transition.

La Charte Constitutionnelle de Transition dispose en son article 29 :

 

«  Le Chef de l’Etat de la Transition entérine la désignation du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, conformément à l’Accord politique de Libreville du 11 janvier 2013. Sur proposition du Premier Ministre, il nomme les membres du gouvernement et met fin à leurs fonctions. »

 

 De ces modes de désignation vont correspondre un certain nombre de règles  relatives aux pouvoirs des divers organes ; le  compromis et la concertation devant prévaloir.

 

 

  1. LE COMPROMIS POUR LA DETERMINATION DES POUVOIRS DES ORGANES DE LA TRANSITION ET LA CONCERTATION POUR LEUR FONCTIONNEMENT

5.1 Les pouvoirs de l’exécutif redéfinis dans le sens du renforcement de la concertation et de la responsabilisation

 

L’exécutif est bicéphale ainsi l’article 22 de la Charte Constitutionnelle de Transition dispose : «Le pouvoir exécutif est composé du Chef de l’Etat de la Transition et du Premier Ministre, Chef du Gouvernement de Transition » 

 

Les pouvoirs du Chef de l’Etat : des attributions fondamentales classiques :

 

La Charte Constitutionnelle de Transition a conféré au Chef de l’Etat de la Transition des attributions fondamentales classiquement dévolues au Chef de l’Exécutif.

 

Ainsi, le Chef de l’Etat incarne et symbolise l’unité nationale, il veille au respect de la Charte Constitutionnelle de Transition, assure par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’Etat., il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, de la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national ,et du respect des engagements internationaux ;  il le Chef suprême des armées, il  assure le maintien de l‘ordre et de la sécurité publique, il est le garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire, il le droit de grâce, il préside  les Conseils des Ministres, il promulgue les lois, il accrédite les Ambassadeurs et envoyés spéciaux et les Ambassadeurs et envoyés spéciaux sont accrédités auprès de lui, il négocie, approuve et ratifie les Traites et Accords internationaux. Le Chef de l’Etat communique avec le Conseil National de Transition par des messages qu’il délivre ou fait lire et qui ne donne lieu a aucun débat, ni vote.

 

Il veille à la mise en œuvre de la feuille de route de la Transition par le gouvernement

 

Les pouvoirs du Premier Ministre :

Le Premier Ministre a également des pouvoirs propres : il coordonne les activités du gouvernement qui dispose de l’administration, il exerce le pouvoir réglementaire en prenant des arrêtés et autres actes réglementaires, il assure l’exécution des lois, il préside les conseils de Cabinet et les Comités Ministériels, il préside le comité de trésorerie et en rend compte au Chef de l’Etat. Il met en œuvre la feuille de route de la transition, enregistre les décisions prises et veille à leur exécution.

 

Le Chef de l’Etat de la transition peut déléguer ses pouvoirs au Premier Ministre, à l’exception du pouvoir de nomination et de cessation des fonctions des membres du gouvernement, ce pouvoir de nomination est donc un pouvoir exclusif du Chef de l’Etat. Par délégation du Chef de l’Etat, le Premier Ministre et les Ministres concernés négocient et approuvent les Accords de coopération, les accords de prêts, les conventions de financement et les accords internationaux en matière de développement économique.

A coté de cela, la Charte a institué une concertation quasi permanente entre le Chef de l’Etat et le Premier Ministre sur un certain nombre d’attributions.

 

Le contreseing et la concertation sont deux spécificités de la Charte Constitutionnelle de la Transition. L’un ne va pas sans l’autre et l’un renforce l’autre.

 

5.2  Les pouvoirs partagés: la concertation et le contreseing

 

La concertation pour une transition apaisée :

La concertation  qui doit prévaloir entre le Chef de l’Etat et le Premier Ministre est rappelée dans plusieurs articles : les articles relatifs à l’exercice du droit de grâce du Chef de l’Etat, l’article 31 qui stipule que les décrets sont pris en conseil des ministres par consensus, la nomination aux hautes fonctions civiles et militaires par le Chef de l’Etat se fait en accord avec le premier ministre et donc en concertation avec lui ; le Premier Ministre, en concertation avec le Chef de l'Etat, met en œuvre la feuille de route de la transition et fixe l’ordre du jour du Conseil des Ministres.

Le contreseing pour des responsabilités partagées

En droit constitutionnel, le contreseing est le fait pour une autorité d’apposer sa signature sur un acte tel qu’un décret et d’en endosser ainsi la responsabilité avec l’autorité qui a pris l’acte.

Ce n’est pas une spécificité centrafricaine, en effet, le contreseing est prévu par exemple dans l’article 19 de la Constitution française.

 

La Charte institue le contreseing en son article 30 al.2:

« Le Chef de l’Etat de la Transition promulgue les lois et signe les décrets délibérés en Conseil des Ministres. La promulgation des lois et la signature des décrets délibérés en Conseil des Ministres font l’objet du contreseing du Premier Ministre. Le Ministre concerné contresigne le décret dans les matières relevant de ses compétences. »

Le décret relève du pouvoir exclusif du Chef de l’Etat car il est la seule Autorité qui puisse prendre des décrets.

La promulgation des lois relève également de la seule compétence du Chef de l’Etat.

 

Cependant, toute promulgation de loi est soumise au contreseing, ainsi que les décrets délibérés en Conseil des Ministres. Le contreseing des décrets est double, celui du Premier Ministre et celui du Ministre concerné.

 

Ainsi, en ce qui concerne les nominations aux hautes fonctions civiles et militaires, le Chef de l’Etat nomme aux hautes fonctions civiles et militaires en accord avec le premier ministre, en conseil des ministres. Ces décrets font l'objet du contreseing du Premier Ministre et du Ministre concerne (art.32 al.2)

 

L’absence du contreseing lorsque celui-ci est requis entraîne la nullité de l’acte.

 

Le contreseing a été introduit pour favoriser la concertation et la collaboration entre le Chef de l’Etat, le Premier Ministre et les Ministres, concertation et collaboration sans lesquelles la transition serait un échec, mais aussi pour instituer une solidarité et des responsabilités partagées dans la gestion de la transition. Le contreseing, qui n’est pas un simple visa, engage la responsabilité de celui qui appose sa signature, il est également une manifestation du consentement au contenu du décret contresigné et un engagement pour son exécution.

 

Par contre, le contreseing ne s’applique pas aux actes suivants : la nomination du Premier Ministre, l’exercice du droit de grâce, l’octroi des distinctions honorifiques, les nominations au sein de la Présidence de la République et l’organisation des Services du Chef de l’Etat.

 

En ce qui concerne le Conseil National de Transition, il est organe constituant et organe législatif,  ses pouvoirs sont donc importants mais ils ont été également limités par la Charte Constitutionnelle de Transition conformément aux décisions de Libreville et de Ndjamena.

 

  1.   L’étendue et les limites de la compétence du CNT

 « Le pouvoir législatif et constituant de la République Centrafricaine est exercé par le Conseil National de la Transition » (art.49 de la CCT)

 « Chaque conseiller national est représentant de la nation » (art.50)

Un pouvoir  constituant est un pouvoir  chargé d’élaborer la Constitution. Dans des situations de changements brusques de régimes soit par des révolutions, des crises internes ou des coups d’Etat,  les constitutions sont suspendues ou abrogées, avec pour conséquence la suspension ou la dissolution des institutions républicaines. Il faut alors designer le pouvoir constituant qui sera chargé d’élaborer une nouvelle Constitution. On a souvent recours à une Assemblée Constituante, en l’occurrence, le CNT a été désigné organe constituant mais également législatif. La spécificité est que cet organe est chargé d’élaborer et d’adopter la Charte Constitutionnelle, mais aussi d’élaborer la future Constitution qui, elle, sera soumise au peuple par referendum. Pour ce faire, le CNT n’agit pas au nom du peuple souverain, mais au non d’un consensus national et de la volonté d’instances régionales. Il a un pouvoir originaire et non institué.

 

En ce qui concerne le pouvoir législatif, la liste des matières qui sont du ressort de la loi et donc de la compétence du CNT est la liste qui figurait dans la Constitution de 2004.

Une attribution tout à fait spécifique du CNT est l’élection du Chef de l’Etat de la Transition. Cette élection a été instituée pour que le Chef de l’Etat de la Transition soit désigné par les entités représentatives de la société centrafricaine.

 

Autre attribution spécifique, du CNT, sa participation  à la détermination du contenu de la  feuille de route que doit élaborer le gouvernement. Ainsi, dans le cadre des priorités fixées par Libreville et confirmées par N’Djamena, le gouvernement doit élaborer la feuille de route de la transition, qu’il doit soumettre à l’approbation du Comité de suivi de Libreville et au Groupe international de contact. Une fois adoptée en Conseil de s Ministres, la feuille de route est soumise au CNT qui peut l’enrichir, et le gouvernement doit alors tenir compte de ces enrichissements, c’est donc une obligation.

 

Par contre deux limitations importantes des pouvoirs du CNT ont été insérées dans la Charte conformément aux Accords : l’impossibilité pour le CNT d’utiliser la motion de censure ou le vote de confiance contre le gouvernement et le recours au vote bloqué pour l’adoption de quelques textes de lois spécifiques.

 

L’article 74  de la Charte Constitutionnelle de Transition dispose : « toute question de confiance, toute motion de défiance ou de censure est irrecevable pendant la durée de la transition ».

L’Accord de Libreville avait institué le vote bloqué (vote en l’état) pour certains textes,

 

Le vote bloqué est une « procédure qui permet au gouvernement d’obliger l’Assemblée à se prononcer par un seul vote sur tout ou partie du texte en discussion, en ne retenant que les amendements proposés par lui ». Cela correspond donc à une limitation du droit d’amendement des parlementaires et permet à l’exécutif de faire approuver ses projets de loi dans leur intégralité. Cette exigence a été reprise par la Charte Constitutionnelle de Transition en ce qui concerne le Code Electoral, et, dans une moindre mesure, le projet de loi des finances à l’occasion duquel le CNT se prononce en ne retenant que les amendements acceptés par le gouvernement. De même,  La révision de la Charte Constitutionnelle n’intervient que lorsque le projet a été voté en l’état par le CNT à la majorité des ¾ des membres qui la composent.

 

Ainsi, le Chef de l’Etat exerce les pouvoirs classiquement dévolus au Chef de l’Exécutif ;  le Premier Ministre voit ses pouvoirs renforcés par le contreseing comparé à ceux normalement dévolus à un Premier Ministre de déconcentration ; il ne peut être destitué mais il doit exercer ses pouvoirs en concertation avec le Chef de l’Etat et vice-versa. Le CNT, organe constituant et législatif ne peut cependant pas renverser le gouvernement par le vote d’une motion de censure, il n’a pas en outre, dans des domaines définis, la possibilité d’apporter des amendements à certains projets de loi du Gouvernement.

 

La Charte institue également conformément aux recommandations du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC, une Cour Constitutionnelle de Transition.

 

  1. LA PROTECTION DE LA CHARTE CONSTITUTIONNELLE DE TRANSITION PAR LA COUR CONSTITUTIONNELLE DE TRANSITION

      Au niveau de la composition de la Cour Constitutionnelle de Transition, l’aspect genre a été pris en compte, ainsi, la Cour Constitutionnelle de Transition comporte obligatoirement 4 femmes juges. La précédente Cour devait comporter au moins 3 femmes.

La Cour Constitutionnelle de Transition prête serment devant l’organe législatif. 

               

Dans la Constitution de 2004 il était prévu que la Cour Constitutionnelle prête serment au cours d’une cérémonie solennelle présidée par le Président de la République en présence du Bureau de l’Assemblée Nationale. La difficulté de la situation de cette transition est que le Chef de l’Etat n’avait pas encore prêté serment et de ce fait, il ne pouvait logiquement recevoir le serment des membres de la Cour, C’est ainsi que le CNT a opté pour la prestation de serment devant lui, celle-ci a eu lieu le 16 août,  puis le Chef de l’Etat a prêté serment devant la Cour le 18 août en présence du Président SASSOU NGUESSO du Congo, Médiateur, et du Président DEBY du Tchad, Président en exercice de la CEEAC.

 

     En ce qui concerne la compétence de la Cour, la loi 13.002 promulguée par le Chef de l’Etat le 14 août 2013 porte organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle de Transition. Sa compétence est déterminée par l’article 76 de la Charte et le chapitre 2 de la loi du 14 août, ce sont des attributions classiques mais qui prennent toute leur importance dans le contexte de la période de transition.

 

La Cour Constitutionnelle de Transition a pour mission de trancher les conflits de compétence au sein du pouvoir exécutif, entre le pouvoir législatif et exécutif et entre l’Etat et les collectivités territoriales, c’est une fonction de régulation qui confère à la Cour Constitutionnelle un pouvoir important en cette période délicate. Elle  doit veiller à la régularité des consultations électorales, examiner et en proclamer les résultats, juger de la constitutionnalité des lois organiques et des règlements ordinaires, connaître du contentieux électoral…La Cour Constitutionnelle de Transition recevra le serment du président qui sera élu à l’issu des consultations organisées durant la transition.

 

La Cour Constitutionnelle de Transition a un véritable rôle d’arbitre : son existence est liée à la période de Transition, elle siffle le début du match par la prestation de serment du Chef de l’Etat de la Transition. Durant la transition, elle veille à ce que les acteurs respectent les règles contenues dans la Charte constitutionnelle. Elle sifflera la fin du match en recevant le serment du Président élu.

 

 Elle a une compétence « erga omnes »  terme latin signifiant « à l’égard de tous ». Ainsi,

 « Les décisions de la cour ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics, à toute autorité administrative et juridictionnelle et à toute personne physique et morale, » (art.84 al.1), « tout texte déclaré inconstitutionnel est nul et de nul effet. Il ne peut être promulgué ni appliqué. S’il est en vigueur, il est retiré de l’ordonnancement juridique » (Art.84 al.2)

 

  1. LA PROTECTION DE LA TRANSITION PAR LES INSTANCES REGIONALES

 

La Médiation Internationale est une institution de contrôle et de recours pendant la période de la Transition.

La Charte Constitutionnelle prévoit l’intervention du Médiateur dans les situations suivantes :

La période de transition commence à courir à compter de la cérémonie de prestation de serment du Chef de l’Etat donc le 18 août 2013. En ce qui concerne la durée de la transition, celle-ci est rappelons le de 18 mois mais avec la possibilité de porter ce délai à 24 mois mais sur avis conforme du Médiateur (art.102 de la CCT). L’avis conforme signifie que le Médiateur doit obligatoirement être d’accord avec la prolongation proposée conjointement et motivée du Chef de l’Etat, du Premier Ministre et du Président du CNT.

En cas de litige ou de désaccord persistant survenant entre les Institutions de la transition celles-ci ont l’obligation à l’initiative de la partie la plus diligente, de recourir dans un premier temps au Comité de Suivi, et si nécessaire au Médiateur et en dernier recours a la Conférence des Chefs d’Etat de la CEEAC.

En ce qui concerne la révision de la Charte Constitutionnelle de Transition, celle-ci fait l’objet du Titre XI, l’avis conforme du Médiateur est également requis. Une procédure est prévue à cet effet donnant l’initiative de la révision au gouvernement ou aux 2/3 des conseillers nationaux.

 

  1. LES GARDE-FOUS DE LA TRANSITION 

8.1  L’impossibilité de réviser certaines dispositions de la Charte 

Si la révision de la Charte est possible, par contre, certaines questions sont expressément exclues par l’article 101 de la révision ceci pour une cohérence de dispositions de la Charte. Il s’agit notamment des inéligibilités, de l’irrévocabilité du Premier Ministre, de l’impossibilité de diminuer ses attributions, des incompatibilités, des droits et libertés fondamentaux du citoyen et bien entendu de ce même article 101, en toute logique.

 

8.2  Les incompatibilités et les inéligibilités 

Les incompatibilités prescrites au Chef de l’Etat, au Premier Ministre, aux membres du Gouvernement, aux membres du CNT, aux membres de la Cour Constitutionnelle sont fixées par la Charte Constitutionnelle de Transition ainsi que les diverses inéligibilités, elles sont un gage de bonne gestion et de transparence. Les inéligibilités qui font l’objet de l’article 106 ont été prévues afin d’éviter les conflits d’intérêt et de favoriser le déroulement d’une transition apaisée.

 

8.3  Le passage du flambeau : du régime d’exception au retour à l’ordre constitutionnel 

Ce retour à l’ordre constitutionnel se fera par l’adoption de la nouvelle Constitution et l’installation des institutions prévues par celle-ci.  Ceci est organisé par l’article 104 de la Charte. La dernière institution de la transition à disparaître sera la Cour Constitutionnelle de Transition, après l’installation effective de la Cour Constitutionnelle issue de la future Constitution.

 

Bangui, Septembre 2013.

 

Professeur DARLAN Danièle

Professeur de Droit

Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (Université de Bangui)

Vice-Présidente de la Cour Constitutionnelle de Transition

 

LA CHARTE CONSTITUTIONNELLE DE TRANSITION DU 18 JUILLET 2013 :  UN COMPROMIS POUR LA PAIX EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE par Danièle DARLAN
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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 23:55

 

 

 


 

Le président centrafricain, Michel Djotodia, a annoncé, vendredi, la dissolution de la Séléka, dans une déclaration au palais présidentiel à Bangui. Cette coalition avait renversé sous sa direction le président François Bozizé.

 

« À compter de ce jour, la coalition rebelle Séléka et la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP, rébellion dont une faction est alliée au Séléka) n’existent plus. Elles sont dissoutes », a déclaré, vendredi 13 septembre, en langue nationale sango Michel Djotodia, à l’issue d’une réunion consacrée à la crise dans son pays. « Tous ceux qui vont continuer à se réclamer de ces entités seront considérés comme des bandits », a-t-il ajouté. Il n’a toutefois pas précisé la manière dont cette dissolution sera mise en oeuvre mais, selon une source proche de la présidence, des textes précisant cette décision devraient être publiés prochainement.

 

La coalition Séléka compte environ 25 000 combattants, dont 20 000 ralliés de la dernière heure au moment de la prise de Bangui le 24 mars, selon des estimations du nouveau régime. Nombre de ces hommes n’obéissent qu’à leurs chefs directs, qui se sont taillé des fiefs en province et à Bangui. Des combattants – incontrôlés selon les autorités – sont accusés de multiples exactions, de violences et de pillages à répétition contre la population.

 

Guerre de confessions ?

 

Michel Djotodia a également évoqué la situation dans la région de Bossangoa, à 250 km au nord-ouest de Bangui, où de violents affrontements entre forces du nouveau régime et partisans du général Bozizé ont fait près de 100 morts dimanche et lundi. Selon lui, il n’y a tout simplement pas eu de combats. « Il n’y a eu aucun combat dans la région de Bossangoa, les assaillants sont plutôt venus avec un objectif précis : s’en prendre à un groupe donné de la population et faire des civils des boucliers humains en cas de riposte des forces de défense et de sécurité. »

 

Selon la présidence, les partisans de l’ex-président s’en sont pris aux habitants de confession musulmane. Michel Djotodia est le premier président musulman d’un pays très majoritairement chrétien. « Des familles de confession musulmane ont été massacrées, des maisons et des greniers incendiés, poussant la population civile à fuir, pour se refugier en brousse. En représailles, des personnes innocentes ont été tuées », s’est insurgé mercredi le Premier ministre, Nicolas Tiangaye, lors d’une conférence de presse. Ces affrontements ont encore aggravé une situation humanitaire et sécuritaire déjà chaotique dans le pays depuis la prise du pouvoir par le Séléka.

Centrafrique : Michel Djotodia annonce la dissolution de la Séléka
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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 23:53

 

 

 

 

LIBREVILLE Vendredi 13 septembre 2013 | 00:53 UTC (Xinhua) - Le Secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), Allam-Mi Ahmad, en mission à Bangui (Centrafrique) a demandé aux rebelles, sans les citer, de mettre immédiatement fin aux exactions contre les paisibles populations et promis que la force régionale présente dans le pays doit "neutraliser d'urgence les forces négatives dans le pays et à protéger les populations civiles en détresse".

 

"Le Secrétariat général de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC) condamne ces exactions et demande à leurs auteurs d'y mettre immédiatement fin", souligne un communiqué de l'institution d'intégration régionale publié jeudi soir à Libreville.

 

Selon le texte, "la situation sécuritaire en République Centrafricaine se caractérise par un regain de violence armée et de graves exactions contre les populations civiles, notamment dans la partie Nord-Est du pays".

 

"Face à cette situation, les chefs d'Etat et de Gouvernement de la CEEAC, après s'être concertés autour du Président en Exercice de la Communauté, ont décidé de renforcer immédiatement, en effectifs et en moyens matériels, la Force Multinationale de l' Afrique Centrale (FOMAC) actuellement déployée en République Centrafricaine et constituant le socle de la Mission Internationale de Soutien à la République Centrafricaine, sous Conduite Africaine (MISCA)", ajoute le texte.

 

"La FOMAC renforcée est instruite pour s'employer à neutraliser d'urgence les forces négatives dans le pays et à protéger les populations civiles en détresse", s'engage la CEEAC qui coordonne tous les efforts de retour de la paix dans ce pays riche en diamant et en bois.

 

La chute du général François Bozizé suite à un coup d'Etat militaire perpétrée par les rebelles de la Séléka a accentué les exactions contre les civiles dans ce pays.

 

Bangui, capitale centrafricaine, a été soumise à des graves pillages suivi des assassinats et meurtres. La violence s'est ensuite déportée au nord est où quelques 100 morts ont été enregistrés ces derniers jours suite aux combats opposant des présumés partisans de l'ancien président François Bozizé à la Séléka.

 

 


La FOMAC doit neutraliser les forces négatives en Centrafrique (officiel)

 

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) 13/09/2013- Le Secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), Allam-Mi Ahmad, a annoncé dans un communiqué jeudi que la Force Multinationale de l’Afrique Centrale (FOMAC) actuellement déployée en Centrafrique doit « neutraliser d’urgence les forces négatives dans le pays et à protéger les populations civiles en détresse ».

 

« La FOMAC renforcée est instruite pour s’employer à neutraliser d’urgence les forces négatives dans le pays et à protéger les populations civiles en détresse », a promis le patron de la CEEAC qui coordonne tous les efforts de retour de la paix dans ce pays riche en diamant et en bois.

 

« Le Secrétariat général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) condamne ces exactions et demande à leurs auteurs d’y mettre immédiatement fin », poursuit le communiqué de l’institution d’intégration régionale publié jeudi soir à Libreville son siège.

 

Selon le texte, « la situation sécuritaire en République Centrafricaine se caractérise par un regain de violence armée et de graves exactions contre les populations civiles, notamment dans la partie Nord-Est du pays ».

 

« Face à cette situation, les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC, après s’être concertés autour du Président en Exercice de la Communauté, ont décidé de renforcer immédiatement, en effectifs et en moyens matériels, la Force Multinationale de l’Afrique Centrale (FOMAC) actuellement déployée en République Centrafricaine et constituant le socle de la Mission Internationale de Soutien à la République Centrafricaine, sous Conduite Africaine (MISCA) », ajoute le texte.

Centrafrique : La CEEAC demande aux rebelles de mettre immédiatement fin aux exactions contre la population
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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 23:49

 

 

 

 

BRUXELLES Vendredi 13 septembre 2013 | 09:55 UTC (© APO) – “Je condamne fermement l’assassinat de deux humanitaires en République Centrafricaine. Il est inconcevable et inacceptable de viser des individus qui travaillent pour sauver la vie d’autrui. Mes pensées sont avec les familles, les amis et collègues des victimes’’ déclare Kristalina Georgieva, Commissaire pour la coopération internationale, l’aide humanitaire et réaction aux crises.

 

« Ceci est une tragédie humaine. Les deux humanitaires travaillaient pour Acted, une organisation non gouvernementale française. Acted est une organisation humanitaire partenaire de l’Union Européenne qui reçoit de notre part des fonds pour ces activités en RCA. La situation humanitaire de ce pays est dramatique et tout doit être fait afin de protéger la population civile, les humanitaires et de respecter les principes humanitaires. »

 

« J’ai suivi avec une inquiétude croissante la situation humanitaire qui s’est détériorée rapidement dans les dernières semaines au Nord-Ouest de la RCA. La sécurité est devenue un problème majeur, restreignant les mouvements des humanitaires et leurs capacités de venir en aide aux populations en besoins. Encore plus alarmant sont les faits de meurtres (y compris d’exécutions), torture, de violence y compris de violence sexuelle, d’extorsion et de taxation illégale, de pillage et la destruction de maisons et de champs qui affectent la population entière de ce pays, une population déjà démunie qui est poussée à ses limites. Cette situation est clairement inacceptable.”

Centrafrique : Kristalina Georgieva dénonce la ‘‘tragédie humaine’’
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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 23:47

 

 

 

BANGUI Jeudi 12 septembre 2013 | 20:17 UTC (Xinhua) - Dix-sept éléments de la Séléka reconnus coupables d'actes de violences et de pillages, lors des attaques du quartier Boy-Rabe à Bangui, ont été condamnés mercredi à 8 ans de prison ferme et une amende de 250.000 FCFA (environs 500 dollars US) chacun.

 

Selon le jugement du tribunal de grande instance de Bangui, ces 17 condamnés sont coupables des vols, destruction des biens appartenant à autrui, et acte de nature à troubler l'ordre public. Deux autres inculpés ont été relaxés et un mandat d'arrêt a été lancé contre cinq autres qui ont pris fuite.

 

Le 20 août dernier, une opération de désarmement au quartier Boy-Rabe, par les éléments de la Séléka a débouché à des cas de pillage et d'assassinat. Le bilan officiel faisait état d'une dizaine de personnes tuées et des blessés. Ce procès intervient alors que la situation reste confuse dans la capitale et les autres villes de ce pays de l'Afrique centrale où des rebelles regroupés dans une alliance, la Séléka, avait renversé par force le régime de François Bozizé, au mois de Mars.

 

 Les agents des ONGs humanitaires telles que l'Agence d'aide à la Coopération Technique et au Développement ( ACTED), Médecin sans frontière (MSF), le comité internationale de la Croix-Rouge (CICR), Action contre la faim (ACF), ont manifesté mercredi dans la matinée à Bangui pour dénoncer les actes de violence sur le personnel humanitaire.

 

Deux agents de l'ACTED, ont été tués samedi dernier par des éléments de la Séléka à Bossangoa (nord). Bossangoa et Bouca, deux villes situées au nord du pays ont été attaquées par des hommes armés qui se revendiquaient proche de François Bozizé.

 

Dans une déclaration diffusée mercredi soir à la radio nationale, le porte-parole de la présidence Guy Simplice Kodégué a précisé que le bilan provisoire de l'affrontement dans le nord est de 100 morts et une quarantaine de blessés. Un bilan précédent par la présidence faisait état d'une soixantaine de morts. 

 

Centrafrique : 17 éléments de la Séléka condamnés à 8 ans d'emprisonnement
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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 12:48

 

 

 

Le numéro 01 d'Afrique Presse pour la saison 2013-2014 aura lieu le vendredi 13 septembre 2013 à partir de 10h 45, dans les studios de TV5 sis au 131, avenue de Wagram, 75017 (métro Wagram).

 

Présentation:

 

Assane Diop

 

Les invités:

 

- Pierre Benoît: TV5MONDE

- Vincent Hugeux: L'Express

- Jean-Baptiste Placca: Editorialiste

- Martin Ziguele: ancien premier ministre centrafricain

 

Le thème de la semaine

 

La République centrafricaine est-elle un Etat failli ? Depuis l'arrivée au pouvoir en mars dernier des ex-rebelles de la Séléka, le pays a sombré dans un vaste chaos insécuritaire. Quelles perspectives pour la transition initiée par le régime de Michel Djotodia ?

 

Diffusions et rediffusions TV5MONDE:

Afrique: Vendredi entre 23h 30 et minuit, heure de Dakar.

France, Belgique, Suisse(FBS) : Samedi à 12h, heure de Paris.

Etats-Unis: Samedi à 05h 30, heure de New York.

Europe: Samedi à 06h 25, heure de Paris.

Orient : Dimanche à 08h, heure de Beyrouth.

Rediffusions Afrique: Samedi à 20h, heure de Dakar; Rediffusion Europe: Lundi à 08h 35, heure de Berlin, Rediffusions FBS: Lundi à 08h 45, heure de Paris.

 

 

 

Martin ZIGUELE invité de l'émission Afrique Presse du vendredi 13 septembre
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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 12:10

 

 

 

 

http://www.la-croix.com  10/9/13

 

Un mouvement rebelle se réclamant du président déchu François Bozizé a attaqué les forces du nouveau régime à l’Ouest du pays.

 

Les combats reprennent en Centrafrique. Six mois après avoir renversé le chef de l’État François Bozizé au cours d’une offensive éclair, la coalition Séléka est confrontée à un mouvement rebelle se réclamant du président déchu. 

 

Les affrontements entre les troupes de la Séléka et la rébellion se concentrent depuis dimanche 8 septembre bautour de la ville de Bossangoa, située à 250 km au nord-ouest de Bangui. Au moins soixante personnes ont été tuées de part et d’autre en 48 heures de combat.

 

Les combats ont frappé sans discrimination les porteurs d’armes et les habitants des villages autour de Bossangoa, poussant sur les routes des centaines de familles. Deux travailleurs humanitaires d’Acted ont également été tués par des soldats de la Séléka qui les prenaient pour des espions. 

 

« La sécurité ne cesse de se détériorer au fil des semaines, observe André Munger, en charge de la Centrafrique chez Médecins sans frontières. Les villageois fuient en brousse, ce qui augmente les risques de paludisme et de malnutrition. »

 

LA CENTRAFRIQUE S’ENFONCE DANS LE CYCLE DES RÉBELLIONS ET REPRÉSAILLES

 

La nouvelle rébellion est un assemblage hétéroclite de milices d’autodéfense et de soldats de l’ancienne armée (Faca) fidèles au président en fuite François Bozizé. D’après des témoignages recueillis sur place, les combattants disposeraient d’armes et d’uniformes. « C’est le début des opérations destinées à remettre au pouvoir le président Bozizé », a affirmé son porte-parole Lévy Yakété. Le dirigeant déchu ne se cache plus. Il a précisé lors d’une visite en France au mois d’août son intention de reprendre le pouvoir « si l’occasion se présentait. »

 

Les rebelles s’appuient sur le mécontentement des villageois et des citadins, épuisés par des mois de privations et effrayés par les pillages et les exactions commises par les forces incontrôlées de la Séléka. « Les gens n’en peuvent plus, témoigne l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné NzapalaingaLa situation humanitaire et l’insécurité ne cessent de s’aggraver. La vie des civils n’a plus beaucoup d’importance. Quand la population exaspérée manifeste sa colère contre les soldats, ils répondent par une violence aveugle, sans discernement. »

 

La Centrafrique s’enfonce en effet dans le cycle des rébellions et représailles. Entre le 16 et le 20 août, les soldats ont incendié 4 500 maisons près de Bouar, à l’Ouest du pays, après des heurts avec des jeunes du village. Une quarantaine de paysans et quatre militaires sont morts durant les affrontements.

 

DES RELATIONS DÉGRADÉES ENTRE CHRÉTIENS ET MUSULMANS

 

Dans leur vengeance, les hommes de la Séléka ont épargné les maisons de la communauté musulmane dont les membres sont présentés comme des fidèles du nouveau régime. « Ce qui est inquiétant, c’est l’écart qui s’est développé entre la communauté musulmane et les autres, note le P. Aurelio Gazzera, missionnaire italien. Il faudra beaucoup de temps pour reconstruire, mais beaucoup plus de temps pour créer une coexistence pacifique… »

 

Les relations entre les chrétiens et la minorité musulmane de Centrafrique ne cessent de se dégrader malgré les appels au calme lancés par de nombreux responsables religieux. Des tensions attisées par les hommes en armes. « Les rebelles pro-Bozizé n’hésitent pas à cibler des musulmans et des mosquées, s’inquiète une source diplomatique. En représailles, les soldats de la Séléka s’en prennent aux chrétiens, ce qui risque à un moment ou un autre de provoquer la révolte de la population. »

 

Entre division, corruption, incompétence et manque de ressources, les nouvelles autorités de Bangui affichent jour après jour leur impuissance. Le président Michel Dotojia a fait arrêter le directeur général du trésor public, Judes-Alex Ketté. Le haut fonctionnaire est accusé d’avoir empoché une partie des 910 000 € dépensés cet été pour l’achat des décorations portées par le chef de l’État lors de la cérémonie de prestation de serment. Les pierres précieuses étaient du toc...

 

Alors que le pays se fragmente et s’enfonce dans la crise humanitaire, l’évêque de Bangassou, Mgr Juan José Aguirre, en est convaincu : « Seule une intervention de la communauté internationale peut empêcher ce pays de sombrer ».

 

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SANT’EGIDIO PROMEUT UN PACTE DE RÉCONCILIATION

 

Un appel pour la « paix et la réconciliation nationale en République centrafricaine » a été signé lundi 9 septembre à Rome entre la communauté de Sant’Egidio, et des membres du gouvernement de transition, responsables religieux et représentants de la société civile de Centrafrique.

 

Ce « pacte républicain » , une « sorte de code éthique » selon le président de Sant’Egidio, Marco Impagliazzo, sera présenté dans les prochains jours, à Bangui, au président et au chef du gouvernement centrafricains pour être approuvé. 

 

Il met l’accent sur la sécurité des citoyens, subordonnée au nécessaire« désarmement des milices », la nécessité de « garantir le retour des réfugiés ainsi que leur réinsertion », le « refus de la violence comme moyen d’accéder au pouvoir » et la création d’un « climat de dialogue constructif entre les parties » . 

 

Ce pacte relève la nécessité de renforcer les institutions, afin de parvenir à des élections dès que possible, il insiste aussi sur « la lutte contre la corruption et la défense de la propriété publique et privée ».

 

OLIVIER TALLÈS

 

 

NDLR : S'agissant de la corruption et des malversations qui continuent malheureusement de défrayer la chronique, on ne peut reprocher au président Michel Djotodia de vouloir chercher à rassembler les Centrafricains en se refusant à la tentation de pratiquer la chasse aux sorcières contre les anciens dignitaires vereux de la bozizie qui ont longtemps bénéficié de l'impunité et qui peuplent encore énormément l'administration centrafricaine hélas.

Lu pour vous : Rébellions et exactions déchirent la Centrafrique
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