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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 00:20

 

 

 

La population Centrafricaine n’est pas en mesure d’argumenter face à la machine des Nations Unies pour faire prendre conscience de la dimension de sa vulnérabilité humaine. Les fonctionnaires de la Communauté Internationale, que ce soient des Africains, des Européens, des Asiatiques ou des Américains, opèrent en Centrafrique dans une logique d’expérimentation, laissant de côté les réalités culturelles des hommes dont les armes constituent un fonds de commerce.

 

C’est pour cela que j’exprime par cette déclaration mon soutien total à la position de mes sept collègues députés de la Nana-Gribizi rendue publique ce matin.

 

Député de la Nation, indépendant, membre de la majorité présidentielle à l’Assemblée Nationale, je présente mes condoléances à toute la population Centrafricaine pour les drames de ces derniers jours.

 

J’affirme que toutes négociations engagées à ce jour n’ont apporté aucun résultat car ceux qui vivent de la violence et des armes ne comprennent que le langage de la force et qu’il faille changer de stratégie face à la barbarie et le banditisme.

 

Considérant la Résolution 2301 (2016) S/RES/2301 (2016) adoptée par le Conseil de Sécurité à sa 7747ème séance du 26 juillet 2016, particulièrement les sections sur le processus politique (Nr 8, 9 et 11) et la décision Nr 34 de ladite résolution sur l’objectif stratégique de la MINUSCA qui est d’aider à créer des conditions qui permettent de réduire durablement la présence de groupes armées.

 

La note d'information et la Conférence de presse du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Centrafrique, Parfait Onanga-Anyanga   en date du 24 août 2016 est explicite à ce sujet ; il appartient au gouvernement d’instruire toutes actions pour application par la MINUSCA sur la base de la résolution susmentionnée.

 

Nous, élus de la Nation, ne pouvons restés muets devant le rebondissement des actes d’insécurité sur toute l’étendue du territoire.

 

La seule manière de désarmer l’ennemie, c’est d’être plus fort qu’elle. Toute négociation avec un plus fort que soit est vouée à l’échec.

 

 

 

Sachant que le désarmement à base de volontariat ne peut aboutir en raison de la composition hétéroclite des bandes armées (des étrangers vivant de mercenariat) ,  je déclare que la stratégie du DDRR nécessite un préalable qui consiste au recrutement de plus 10.000 soldats à former dans l’immédiat.  

 

Je déclare que même sous embargo, la République doit demander à ses partenaires d’être sans pitié contre des actes de barbarie. Pour cela, j’appelle le gouvernement de son Excellence Faustin Archange TOUADERA de faire appliquer à la lettre la convention militaire avec nos partenaires militaires ‘France, Afrique du Sud, etc..), qui précisent que le gouvernement de la République centrafricaine peut faire appel, en cas d’agression.  Les images de la barbarie de ces derniers jours prouvent à suffisance la justification d’une action militaire d’envergure en République Centrafricaine.

 

Les auteurs de ces crimes sont des bandits, des mercenaires étrangers et des criminels qu’il faut arrêter et punir au nom et pour l’honneur du peuple Centrafricain.  Aucun Centrafricain ne peut mutiler son frère.

 

Le Président de la République et le Ministre de la Défense doivent instamment instruire la MUNUSCA à encercler, ratisser ces zones pour arrêter les auteurs de crime contre l’humanité.

 

Vive la République Centrafricaine, pour que vive le peuple Centrafricain

 

 

Jean-Pierre Mara

 

Député de Mala

Déclaration de soutien à la position des trois Députés de la Nana-Gribizi sur la vulnérabilité de la population Centrafricaine
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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 00:15
NOMINATION D'UN CARDINAL, UNE AUBAINE POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE par Bernard Selemby Doudou

 

NOMINATION D'UN CARDINAL, UNE AUBAINE POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE.

La crise centrafricaine a connu un épilogue cauchemardesque. On a dénombré des milliers de morts, des mutilés, des déplacés, des réfugiés, des viols, des destructions des biens meubles et immeubles...bref un pays quasi inexistant, en perte de repères. Les rapports des experts de toutes disciplines ont confirmé que les conditions d'organisation d'une élection libre, crédible et transparente ne sont pas réunies. Dans ces mêmes circonstances de temps et de de lieu, l'évêque de Bangui dénommé Dieudonné Nzapalaïnga a pris son bâton de pèlerin, accompagné du révérend pasteur Nicolas Grekoyamé et l'imam Oumar Kobine Layama, ils ont joué le rôle de Moïse qui jadis sauva les enfants d'Égypte. Ce sacré trio a œuvré au péril de leur vie pour apaiser les cœurs et sauver ce qui pouvait l'être. Un périple national et surtout international pour éveiller les consciences sur ce qui s'apparentait à un génocide en Centrafrique. Le message du trio national a convaincu le pape qui, contre toute attente et tout avis décida d'effectuer une visite sur la terre natale de l'abbé Boganda.

 

Après le retour à l'ordre constitutionnel, le pays connaît un semblant de sécurité et de paix en dépit de quelques actes criminels commis de façon intempestive. Comme si la venue de la sainteté en Centrafrique ne suffisait pas, le pape dans son angelus du dimanche 09 octobre 2016 à la basilique Saint pierre de Rome a élevé 17 cardinaux dont celui qui sera dans l'histoire de l'église catholique le plus jeune cardinal a seulement 49 ans. Cet évêque qui est né d'un père oins et inspiré de la puissance divine qui lui donna un nom et prénom prémonitoires comme s'il était dans le secret du futur. En élevant l'évêque centrafricain, le pape a envoyé un message fort à mon pays, une sorte de béatification de tous ceux qui sont morts dans cette sanglante crise d'où la nécessité d'exhorter mes compatriotes à jouir pleinement de cette fierté nationale.

 

Depuis l'avènement des nouvelles autorités, toutes les initiatives humaines ont échoué, les stratégies politiques et les diplomaties ont également échoué. Le pape en élevant son serviteur a donné une piste à explorer aux nouvelles autorités pour apaiser les cœurs et véhiculer des messages de paix. Le gouvernement doit saisir cette ultime opportunité pour utiliser au maximum ce trio comme un instrument, un outil de consolidation des acquis sécuritaires. En outre, nous proposons aux nouvelles autorités d'ériger une place de la capitale en leur nom pour les honorer et pour immortaliser ce trio. A l'instar des rôles joués par des responsables religieux Desmond Tutu d'Afrique du Sud et Laurent Mosengwo au Congo démocratique, nous invitons les autorités centrafricaines de confier les différents programmes du moment en commençant par le programme DDRR à ce trio au lieu de les confier aux prédateurs qui n'attendent qu'à démocratiser leurs ventres. N'oublions pas que par expérience, les conflits à caractère religieux sont particulièrement difficiles à résoudre, surtout qu'on ne peut pas construire durablement une paix sur les cendres de l'injustice et de l'impunité. Mais attention, ne le dites à personne, si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 12:15
IMPRESSIONS DE BANGUI (suite) par David KOULAYOM-MASSEYO

 

 

  

     Usant de la « Taqiyya » ( ruse ) comme tout bon djihadiste qui se respecte, les ex-Séléka ont laissé croire qu’ils n’attendaient que la fin des élections pour déposer les armes .  Seuls des naïfs peuvent croire ces prédateurs sans foi ni loi qui considèrent toute la RCA comme un butin de guerre et non comme une terre à mettre en valeur . Les récentes tueries de Bangui, Bambari, Kouango, Koui, Ndomété, Kaga-Bandoro venant s’ajouter à d’autres tueries commises depuis ce jour funeste où ces hommes ont foulé le sol sacré de nos ancêtres, démontrent à satiété leur volonté de domination et d’exploitation . Tout le reste n’est que  de la mauvaise littérature .

 

    IV . LA DEUXIEME PHASE OU LE PLAN B DES SELEKA

 

    Si les ex-Séléka étaient des démocrates, ils auraient transformé leur mouvement en parti politique pour participer aux élections générales en Centrafrique . Mais ce conglomérat nébuleux d’hypocrites et de mercenaires, recrutés à l’étranger et envoyés en Centrafrique a une mission bien déterminée à accomplir : empêcher le bon fonctionnement du pays en occupant ses centres névralgiques, ses nœuds de communications, en pillant et surtout en tuant indistinctement pour faire peur à la plus grande masse .

    Le paradoxe est que ces assassinats, ces meurtres d’innocents se commettent quotidiennement sous le regard ( complice ? ) des douze mille hommes déployés en RCA par l’ONU sans oublier les fameux Sangaris  (1) !

Dans leur jargon, la guerre en Centrafrique est qualifiée de « guerre de basse tension » . Mais pour nous, chaque Centrafricain qui meurt est un Centrafricain de trop !

     Que fait la Minusca en RCA ? Désarmer ou partir doit devenir le SLOGAN des Centrafricains face aux troupes de l’ONU .

    D’autre part, l’exécutif centrafricain doit cesser sa politique des petits pas, de négociations interminables, de jeux de dupes : on ne négocie pas indéfiniment avec les ennemis de la paix ! La RCA doit se doter des moyens militaires ( Faca, fin de l’embargo ), juridiques ( arrestation des leaders et leurs acolytes ) et administratifs ( douaniers, gendarmes et policiers doivent arraisonner tout colis suspect entrant en RCA ) pour juguler la crise qui paralyse notre patrie . Quelques questions basiques peuvent être posées :

-qui continue à ravitailler les ex-Séléka en armes et munitions ?

-pourquoi cette passivité des troupes de l’ONU qui confine à la connivence et/ou à la complicité ? L’incapacité des troupes onusiennes pour contrôler un petit périmètre comme le kilomètre cinq ( PK5) interpelle gravement …

-enfin pourquoi ces troupes armées jusqu’aux dents, dotées de moyens de communication les plus sophistiqués arrivent-elles toujours en retard sur les lieux où sont commis les forfaits ?

     Ceux qui osent encore dire et écrire que la guerre en RCA est confessionnelle sont de triples idiots qui répètent à l’envi une ineptie . Qui a vu des Séléka faire leurs cinq prières quotidiennes ? Si cette guerre est confessionnelle, alors pourquoi c’est le nouveau cardinal centrafricain qui tend la main aux musulmans du kilomètre cinq à ses risques et périls et l’imam Kobyna est-il menacé de mort par ses coreligionnaires ?

     La triste vérité est que les mercenaires apatrides qui occupent notre pays sont attirés par les énormes potentialités de cet Eldorado, naguère surnommé la Suisse africaine . Ils sont là pour nos forêts, nos pâturages, nos savanes herbeuses, nos diamants, notre or, notre pétrole, nos cours d’eau …en profitant de la déliquescence de l’Etat . Ce sont des voleurs, des brigands et il faut les traiter comme tels . Ce qui implique qu’il ne faut plus leur ouvrir les portes du palais de la Renaissance qu’ils viennent souiller de leurs mains et pieds maculés du sang centrafricain . Basta !

Pourquoi les ex-Sélékistes ne troqueraient-ils pas leurs engins de mort contre des houes, des socs, des charrues, des tracteurs pour mettre en valeur cette terre (623 000 km2)  qui les aimante et qu’ils prétendent aimer ?

 

      La capacité de nuisance, la volonté de détruire la RCA ( cf destruction de l’Etat Civil, des écoles et bâtiments publics …) étaient manifestes dès l’entrée des mercenaires dans le pays . D’ailleurs, aux temps jadis, c’est ainsi qu’opéraient les esclavagistes venus du Nord qui ont dépeuplé le nord-est de la RCA . De nos jours, les chevaux et les chameaux sont remplacés par de puissantes quatre roues motrices surmontées de mitrailleuses . Les razzias ( rezzous) d’antan se sont modernisées mais le but reste le même : quand on veut détruire un peuple, on vole sa mémoire . Cette destruction est puissamment soutenue aujourd’hui par le Soudan et surtout le Tchad à qui la France des Droits de l’Homme laisse les mains libres en Centrafrique .    

 

1 . Les soldats français de la mission Sangaris sont régulièrement traités de « voleurs de diamants » par les habitants de Bangui lorsqu’ils patrouillent . A quoi eux répondent « voleurs de tôles » . En Centrafrique, le vol n’est pas à la même échelle .

     La suite au prochain numéro .

 

                                                                  Le 14 Octobre 2016

                                                                  David KOULAYOM-MASSEYO .

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 11:13
Violence en Centrafrique : Le président TOUADERA décrète un jour de prière et de deuil national

 

 

15 octobre 2016

En République centrafricaine, le président Faustin-Archange Touadéra s’est exprimé sur les ondes nationales, vendredi 14 octobre 2016, deux jours après la flambée de violences dans la ville de Kaga-Bandoro. Ce samedi est déclaré « journée nationale de deuil et de prière ».

« Je condamne énergiquement les actes de violence aveugle qui répandent la terreur parmi la population civile innocente. » Dans une courte allocution énergique mais modérée, le président Touadéra a partagé toute sa solidarité avec le peuple centrafricain et les familles endeuillées.

Puis il a réaffirmé sa priorité : « Je m’engage à tout mettre en œuvre pour rétablir durablement la paix dans cette partie du territoire et dans tout le reste du territoire national. La solution est le DDRR 'désarmement, démobilisation, réinsertion et Rapatriement des ex-combattants),  Le DDRR pour retirer les armes qui ne cessent de semer la désolation dans les foyers. »

Un président déterminé à poursuivre dans le processus de désarmement et dans sa lutte contre l’impunité. « Ceux qui s’engagent dans la violence répondront tôt ou tard de leurs actes devant la justice. Ces nombreux actes de barbarie ne resteront pas impunis », promet-il.

Les Centrafricains interrogés après cette allocution attendaient des actes forts comme le renforcement et le déploiement des forces nationales sur tout le territoire.

« Je demande donc aux groupes armés de prendre conscience des souffrances de la population de cette localité et au-delà, de la population centrafricaine, et leurs aspirations à vivre en paix. Le peuple veut la paix, il ne veut pas la guerre »

 

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 10:59
1er Atelier national sur l'économie numérique à Bangui

 

1er Atelier national sur l'économie numérique à Bangui

 

A l’initiative du Ministère des Postes, Télécommunications chargé des Nouvelles Technologies d’Information et de Communication et sous le très Haut Patronage du Président de la République, Chef de l’Etat,

 

Son Excellence le Pr Faustin Archange TOUADERA,

 

se tiendra à Bangui pour la première fois les 17 et 18 octobre 2016

 

à l’Hôtel LEDGER PLAZA sur le thème :

 

L'Economie numérique, un défi pour la République centrafricaine

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 10:54
Lu pour vous : Cardinal Nzapalainga : « Je vous le dis, il y a un Dieu pour les pauvres »

 

 

Loup Besmond de Senneville (avec AFP), le 10/10/2016 à 17h11

Quelques heures après l’annonce du choix du pape de le créer cardinal, l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga a promis qu’il se rendrait bientôt dans le quartier musulman PK5, symbole des tensions en Centrafrique.

« Je n’ai pas été appelé pour moi-même. J’ai été appelé pour notre pays. C’est après une grave crise que le pape est venu dans notre pays. Et c’est encore après la résurgence des violences ces derniers jours, que le pape m’a promu cardinal. Je vous le dis, il y a un Dieu pour les pauvres », a déclaré le futur cardinal Dieudonné Nzapalainga, dimanche 9 octobre, devant des centaines de personnes réunies à la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée-Conception, à Bangui.

L’archevêque de la capitale centrafricaine a été nommé dans la liste des cardinaux qui seront créés lors du prochain consistoire, le 19 novembre à Rome, par le pape François. S’exprimant en sango, il a promis de se rendre dans le quartier musulman PK5 de la ville, symbole des tensions de la Centrafrique.

« Très rapidement je serai au PK5 pour rencontrer mes frères. Je dis bien mes frères, pour qu’ensemble nous puissions faire revenir la paix au PK5 et dans notre pays », a-t-il souligné.

Plusieurs milliers de ses compatriotes en majorité chrétiens, se sont massés le long des avenues pour le saluer, l’ovationner et l’accompagner à la cathédrale. La gendarmerie a dû encadrer son véhicule pour le faire avancer à travers la foule en transe.

« Nous aurions aimé le voir, le féliciter, regrette Mariam Haïdara, habitante du quartier musulman PK5. Mais nous ne pouvons pas mettre le nez dehors maintenant qu’il fait nuit. Mais, nous le verrons bientôt. C’est un homme de paix et nous avons soif de paix. »

Spiritain, l’archevêque de Bangui est le premier cardinal centrafricain de l’histoire.

Loup Besmond de Senneville (avec AFP)

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 10:35
Lu pour vous : Raid meurtrier contre les déplacés de l’évêché de Kaga Bandoro

 

 

http://www.la-croix.com/14/10/2016 à 17 h 08

Des ex-seleka ont attaqué le camp de déplacés de l’évêché de Kaga Bandoro, dans le centre de la Centrafrique, dans la nuit de mercredi 12 octobre.

Une quarantaine de personnes ont été tuées dans ces violences, une semaine après des violences intercommunautaires à Bangui qui avaient fait une dizaine de morts.

Scène de guerre, à Kaga Bandoro, dans le centre de la Centrafrique. À la suite de la mort d’un milicien ex-seleka (rébellion à majorité musulmane) qui tentait de voler un groupe électrogène, ses camarades de combat ont attaqué le camp de déplacés de l’évêché, dans la nuit de mercredi 12 octobre.

Présents sur place, les Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) ont ouvert le feu sur les assaillants. Le bilan fait état d’une quarantaine de morts dont une douzaine d’assaillants et un agent de santé du Comité internationale de la Croix-Rouge (CICR).

« Toutes les ONG ont suspendu leur activité », témoigne de Bangui, Camille Miel, coordinatrice urgence de Solidarités International, « les personnels ont été évacuées où sont sur le point de l’être. Personne n’a été épargné par les attaques, les vols et les violences. »

Les violences sont-elles terminées à Kaga Bandoro ?

Vendredi 14 octobre, la situation était toujours très tendue dans la ville. Depuis mercredi soir, plusieurs quartiers sont la cible des pilleurs : maisons individuelles, bâtiments administratifs, bureaux d’ONG, maison de l’évêque et bâtiments de la mission catholique…

Les dégâts semblent considérables comme en témoigne l’état du camp de déplacés de l’évêché : les deux tiers du site a été incendié. « Depuis mercredi, entre 5 000 et 10 000 personnes ont trouvé refuge près du camp de la Minusca. On ne connaît pas le nombre de ceux qui ont fui dans la forêt, on ne connaît pas le nombre de villages touchés par ces violences », précise Camille Miel.

Y a-t-il une recrudescence des violences ?

Depuis le début du mois d’octobre, les combats entre les miliciens ex-Séléka et les combattants anti-Balaka (groupe d’autodéfense à majorité chrétienne) ont touché les régions occidentale, orientale et centrale du pays et la capitale, Bangui, selon la Minusca.

Pour la seule ville de Bangui, au moins onze personnes ont été tuées et 22 blessées lors d’affrontements qui ont suivi l’assassinat d’un officier de l’armée le 4 octobre, et quatorze personnes sont toujours portées disparues, toujours selon la Minusca.

Le HCR s’est dit particulièrement inquiet de l’insécurité croissante dans la préfecture orientale du Haut-Mboumou, qui abrite 2 748 réfugiés congolais à Zemio, 1 057 Congolais à Obo, ainsi que 4 222 réfugiés sud-soudanais à Bambouti.

Comment expliquer cette recrudescence de violence ?

Les groupes liés aux ex-seleka et aux anti-balaka n’ont toujours pas été désarmés. Pour l’heure, personne n’est parvenue à leur faire rendre les armes, ni la force française Sangaris, ni la Minusca, ni les forces de l’ordre centrafricaines.

Par manque de volonté ou de moyen, Paris a très vite renoncé à cette mission jugée trop dangereuse, l’ONU ne s’est jamais mobilisée en ce sens et les différents gouvernements centrafricains qui se sont succédé depuis 2014 affichent une volonté jamais suivie d’effets.

Parmi ces groupes, on compte de nombreux coupeurs de route, des voleurs, des opportunistes, des soldats étrangers venus profiter du désordre centrafricain pour en tirer un bénéfice personnel ou communautaire.

Enfin, ces groupes sont souvent au service de politiques et d’opérateurs économiques qui veulent leur part dans l’exercice du pouvoir et la prédation des richesses centrafricaines. La voie des armes est un chemin habituel en RCA pour se faire une place dans la société comme en témoignent les coups d’État militaires qui rythment son histoire depuis son indépendance.

Que fait l’armée française ?

Quant à la force française Sangaris, elle ne fait plus grand-chose. Depuis le 12 août 2016, elle s’est totalement regroupée sur le camp M’Poko, à l’aéroport de Bangui. Dans le bulletin hebdomadaire sur l’actualité des opérations de l’armée françaises, il n’est plus question de Sangaris.

À ce jour, elle serait dotée d’un effectif de 350 militaires, de 80 véhicules et d’un hélicoptère. Les 30 et 31 octobre, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est attendu à Bangui pour officialiser la fin de cette opération, lancée le 5 décembre 2013.

LAURENT LARCHER

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 10:08
Centrafrique: à Kaga-Bandoro, une population paralysée par la peur

 

 

Par RFI Publié le 14-10-2016 Modifié le 14-10-2016 à 22:58

Kaga-Bandoro, dans le centre de la Centrafrique, est à l'arrêt depuis mercredi. Les violences qui ont fait 37 morts ont achevé de couper la ville en deux. Les habitants qui dépendent de l'assistance humanitaire voient les ONG réduire la voilure et craignent de nouvelles violences.

Depuis trois jours, Kaga-Bandoro est paralysée par la peur. Au sud de la ville, 6 000 déplacés sont toujours massés autour de la base de la Minusca et du bâtiment du bureau conjoint. Déplacés et habitants craignent une nouvelle éruption de violence, de nouveaux pillages. Ils craignent la pluie, la boue et les maladies qu'elles charrient comme le choléra. Mais par-dessus tout, ils ont faim. La peur les empêche de circuler et surtout de se rendre dans le nord de la ville, chez les commerçants musulmans où ils pourraient s'approvisionner, de l'autre côté du pont qui marque désormais la séparation entre les deux Kaga-Bandoro.

De l'autre côté de ce pont, la peur est là aussi. Peur que les anti-balaka contre-attaquent en représailles aux violences commises par les ex-Seleka. Peur des pillages et du racket aussi.

La peur n'épargne pas les ONG et les humanitaires qui réduisent leurs activités sur place faute de sécurité.

Dans ce contexte, les patrouilles de la Minusca se font visibles. Accusés par les autorités et le clergé local de n'avoir pas su efficacement protéger les civils mercredi, les casques bleus pakistanais, burundais, rwandais sont postés aux points sensibles rejoints depuis jeudi soir par une quarantaine de Bangladeshis. Ce samedi, le coordinateur humanitaire est attendu à Kaga-Bandoro accompagné de la ministre de la Réconciliation ainsi que des représentants d'agences comme le Programme alimentaire mondial. Objectif : évaluer les besoins urgents des 12 000 déplacés de la région et des 120 000 personnes qui ont besoin d'une assistance alimentaire.

 

REVUE DE PRESSE AFRIQUE 

A la Une: Centrafrique, au-dessous du volcan

 Par 

 Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a suspendu ses activités à Kaga-Bandoro, confirme le Réseau des journalistes pour les droits de l’homme (RJDH) en Centrafrique, qui souligne que « l’assassinat de l’agent de santé du CICR dans cette ville intervient quatre mois après celui d’un agent d’une autre ONG opérationnelle dans cette ville du centre de la RCA ».

Et, effectivement, de nombreux bâtiments administratifs ont aussi été pillés lors des violences, ajoute le RJDH. Une autorité locale jointe dans la journée parle de pillage systématique des résidences et autres édifices publics « les agents de l’Etat aussi ont trouvé refuge à la Minusca puisque les résidences et autres édifices de l’Etat sont systématiquement attaqués ».

 
Selon Caritas de Bandoro, cité par le RJDH« la maison de l’évêque et plusieurs autres bâtiments de la mission catholique sont touchés par cette vague de pillage ».
 
Trente-sept morts mercredi à Kaga-Bandoro, donc… Mais « 47 blessés ont été enregistrés, complète Les Dépêches de Brazzaville. Le CICR confie avoir évacué à Bangui 9 blessés graves, dont l’état nécessite des interventions plus poussées », précise également le quotidien congolais. Ces violences, en tout cas, reposent une fois encore la question des milices. Ce grave incident prouve à souhait que les armes continuent de circuler illégalement en RCA. « Tant que ce sera ainsi, le pays ne sortira pas de l’ornièresoupire Le Pays, au Burkina-Faso. Tant qu’il y aura des milices qui auront des armes par-devers elles, les risques de dérapages de ce genre ne manqueront pas », prévient ce quotidien ouagalais.

 
Des milices qui sont, la plupart du temps, instrumentalisées. Comment les « endiguer » ? La solution est « locale », explique Le Potentiel. Certes, il y a les programmes de désarmement, de démobilisation et de réinsertion. Mais ces programmes ne constituent habituellement, souligne le quotidien kinois, qu’un « volet de “liquidation” de certaines interventions françaises en Afrique menées avec des forces armées locales ». Non, selon Le Potentiel, qui évoque l’exemple des gardes forestiers dans l’est de la République démocratique du Congo, « c’est parfois dans les champs, les déserts, les montagnes et les forêts que les solutions émergent ».

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 10:02
Les attaques contre civils et Casques bleus ne resteront pas impunis, rappelle le Chef de la MINUSCA

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Bangui, le 14 octobre 2016 – un convoi provenant de Bambari et sécurisé par le contingent mauritanien de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a été pris pour cible dans une attaque armée survenue, le jeudi 13 octobre, aux environs de 19 heures entre Grimari et Sibut.

 Selon les premiers éléments disponibles, un groupe d’éléments armés estimés à une cinquantaine a pris à partie les Casques bleus et les civils du convoi, alors que ces derniers tentaient de réparer un des véhicules du convoi tombé en panne.


Les Casques bleus ont aussitôt riposté à cette attaque qui a occasionné le décès d’un civil appartenant au convoi et fait cinq blessés dans les rangs des casques bleus. Les blessés reçoivent des soins prodigués par les médecins militaires du contingent mauritanien. On dénombre également deux personnes tuées du côté des assaillants lors des échanges de feu. Deux armes ont par ailleurs été récupérées.

La MINUSCA exprime sa vive indignation par rapport à cette nouvelle attaque dirigée contre des civils et son personnel sur le terrain pour des motifs aussi inconnus qu’injustifiés.

La MINUSCA tient à insister sur le fait que porter atteinte à la vie d’un Casque bleu peut être considéré comme un crime de guerre et est punissable conformément aux lois internationales en vigueur.


« Tous les efforts seront déployés pour retrouver les auteurs de cette attaque afin qu’ils répondent de leurs forfaits devant la justice», a indiqué le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga.

La MINUSCA est plus que jamais déterminée à poursuivre ses missions de sécurisation des populations civiles et de soutien à l’extension de l’autorité de l’Etat en toute impartialité et avec rigueur.

______________________________________________________________________________

 

Bureau de la Communication et de l'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine  

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 22:13

 

LA BANQUE MONDIALE S’ACTIVE DANS LES TRAVAUX DE DESENCLAVEMENT DU NORD EST DE LA RCA

 

Une délégation de la Banque Mondiale conduite par M. Marc Navelet a échangé, dans la matinée du 14 octobre 2016, avec le Ministre de l’Equipement, des Transports, de l’Aviation civile et du Désenclavement, Theodore Jousso. L’objet de la rencontre  : conclusions de la mission effectuée par l’équipe de la Banque.

 

Marc Navelet était accompagné de Mme Andrew Losos, de M. Shruti Vijayakumar, et de M. Cyprien d’Harcourt.

Les échanges entre le membre du gouvernement et ses hôtes se sont déroulés en présence du Coordonnateur du Projet de Facilitation des Transports et du Transit en zone CEMAC (PFTT-CEMAC) -Composante Centrafricaine, Noël Gbeba. 

 

La mission a partagé avec le Ministre Théodore Jousso les conclusions assorties d’une semaine de travail qu’elle a réalisé en République Centrafricaine dans le cadre de la supervision des projets financés par la Banque Mondiale et de l’identification de certains projets. 

 

L’équipe de la Banque Mondiale a évalué les travaux des deux projets en cours de réalisation, notamment le Projet de Facilitation des Transports et du Transit en zone CEMAC (PFTT-CEMAC) -composante centrafricaine  et le projet de connectivité de la partie nord-est de la RCA.

 

Les échanges sur le PFTT-CEMAC ont porté, premièrement, sur la réfection du tronçon Baoro-Bouar dont le but est de faciliter les transactions commerciales entre la République Centrafricaine et le Cameroun et, deuxièmement, sur la construction de la plate-forme de Béloko où toutes les marchandises en provenance du Cameroun seront dédouanées. 

 

S’agissant du projet de connectivité démarré il y a quelques mois, il vise la réouverture de l’axe routier Kaga Bandoro-Ndélé. L’un des plus importants travaux de ce projet est la reconstruction du pont Bamingui, impraticable depuis plusieurs années. 

 

Le but recherché à travers la mise en œuvre de ce projet de connectivité est « d’offrir aux populations locales la possibilité d’écouler facilement leurs produits agricoles », a expliqué M. Marc Navelet. Il s’agit, par ailleurs, de donner l’opportunité à ces populations « de récréer leurs liens de solidarité », a-t-il ajouté.

La mission de la Banque Mondiale a également identifié plusieurs projets visant la réouverture de routes vers de nombreuses zones de production en RCA, a annoncé M. Marc Navelet.

 

La Banque Mondiale, toujours au chevet de la RCA

 

Pour sa part, le Ministre Théodore Jousso s’est réjoui de la qualité des informations fournies par l’équipe de la Banque Mondiale. Il a remercié l’institution financière internationale des efforts qu’elle ne cesse de déployer en faveur de la République Centrafricaine. « La Banque Mondiale a été toujours a notre côté, pour nous aider à reconstruire notre pays », a témoigné le Ministre.

Le membre du gouvernement n’a pas manqué de souligner que tous les volets du PFTT-CEMAC touchent les secteurs très importants du développement de la RCA. Surtout qu’il est question de réduire la pénibilité des populations en matière de transport, d’améliorer la fluidité du trafic et de réduire le délai  de dédouanement ainsi que les barrières physiques le long du corridor Bangui-Douala. 

Théodore Jousso d’ajouter que le désenclavement de la partie nord-est de la RCA est d’autant plus stratégique qu’il vise à renaitre les activités touristiques cynégétiques dont le pays a tant besoin pour la relance de son économie. 

En outre, ce projet de connectivité permettra au gouvernement centrafricain de déployer facilement les fonctionnaires et agent de l’Etat dans les préfectures du nord-est et ainsi d’avoir une bonne surveillance des activités dans la région.  

C’est donc une nouvelle ère qui va très bientôt s’ouvrir pour les populations de la partie nord-est de la RCA, longtemps isolée du reste du pays. 

LA BANQUE MONDIALE S’ACTIVE DANS LES TRAVAUX DE DESENCLAVEMENT DU NORD EST DE LA RCA
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Centrafrique-Presse.com