Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 17:59

 

 

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) -19/06/14 - En prélude à la réunion du Comité Régional de Libreville prévue du 23 au 28 juin prochain, la ministre du Commerce, Mme Gertrude Zouta a procédé ce jeudi au lancement des travaux d’un atelier du comité national sur la validation des dossiers de négociations de l’Accord de Partenariat Economique entre l’Afrique Centrale et l’Union Européenne (APE AC UE).

 

Les travaux qui vont se dérouler jusqu'au 20 juin verront la participation des représentants de la présidence, de la primature, du conseil national de transition et du ministère.

 

Selon les organisateurs, cette réunion nationale a pour objectif d'apprécier les conclusions de la réunion du comité régional de coordination des négociations tenue à Brazzaville du 26 au 30 mai 2014 et d'adopter la position dans les différentes questions à débattre, au cours de la prochaine réunion de Libreville.

 

Toujours selon cette source, ces conclusions sont axées sur le commerce des services et investissements, les tarifs douaniers, les mesures d'accompagnement et la poursuite de l'examen des textes de l'accord.

 

La ministre centrafricaine du commerce, Gertrude Zouta, a dans son intervention félicité les négociateurs nationaux qui, malgré la situation du pays ont accepté de travailler et d'examiner en profondeur ces questions avant de les exhorter « à continuer dans ce sens pour qu'une fois au terme des négociations, que les capacités de nos entreprises soient renforcées et que l'économie de notre pays soit remise à niveau »

 

Bangui se concerte sur la validation de l ' Accord de partenariat économique entre l'Afrique Centrale et l'UE
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 17:51

 

 

 

 

 

19/06/14 (Afrique Inside)

 

Avec l'aide du Congo et de la communauté internationale, les autorités centrafricaines se mobilisent pour trouver le moyen de réintégrer le processus de Kimberley, l'organisation internationale de certification de diamants bruts dont le pays a été suspendu après la chute de l'ancien président François Bozizé. En proie au chaos et aux violences perpétrées par des groupes rebelles qui s'affrontent dans le pays, la Centrafrique envisage de réformer le secteur minier pour éviter que la manne diamantifère ne profite aux diverses factions rebelles.

 

Avant de sombrer dans le chaos et la violence, la Centrafrique tirait 40% de son produit intérieur brut du commerce de diamants pour une production annuelle estimée à 400.000 carats. Elle a été intégrée au Processus de Kimberley en janvier 2003 avant d’être suspendu en mai 2013 deux mois après la chute de l’ancien président François Bozizé et la prise de pouvoir de Michel Djotodia, l’ancien président le transition centrafricaine. Une suspension visant à éviter ainsi l’infiltration des diamants bruts dits de conflits dans le circuit officiel de la commercialisation. Le processus de Kimberley est un régime international de certification des diamants bruts, qui réunit gouvernements et industriels du diamant dont l’objectif est d’éviter de négocier sur le marché mondial l’achat des diamants présentés par des mouvements rebelles dans le but de financer leurs activités militaires. L’accord a été signé en 2000 à Kimberley en Afrique du Sud par le Canada, les Etats-Unis et l’Union Européenne. Il rassemble en tout 81 pays.

 

Malgré la crise et l’insécurité en RCA, les autorités du pays et la société civile mobilisent leurs efforts pour annuler la sanction et réintégrer l’organisation internationale de certification de diamants bruts. Pour y parvenir, elles souhaitent s’inspirer du modèle congolais en matière de gestion du secteur des mines. Au terme de consultations avec le ministère des Mines et de la Géologie, la Centrafrique envisagerait un dialogue inclusif avec toutes les parties centrafricaines impliquée en faveur d’une levée de sanction et de consulter la communauté internationale et ledit Processus de Kimberley ainsi que le Congo voisin pour réformer en profondeur le secteur minier même si dans le contexte de crise actuelle, la priorité en Centrafrique reste le désarmement et la sécurité.

 

« les diamants du pouvoir »

 

La question du diamant a toujours été au cœur de la gouvernance du régime Bokassa, Patassé et Bozizé. Arrivé au pouvoir le 15 mars 2003, François Bozizé s’est empressé d’annuler tous les permis de prospection et d’extraction, y compris la Colomba Mines, l’entreprise de son prédécesseur Ange-Félix Patassé qu’il a chassé du pouvoir avec l’aide de mercenaires. Il instaure alors un nouveau code minier en 2004 avec la volonté de l’aligner sur les normes internationales en vigueur. A la suite de quoi, la plupart des compagnies minières internationales auraient quitté le pays face aux exigences des autorités centrafricaines. Selon l’international Crisis Group, le niveau trop élevé de taxation a largement favorisé la contrebande. Profitant des faiblesses étatiques, de la criminalité et d’une extrême pauvreté, diverses factions rebelles ont mis à profit la manne diamantifère pour acheter des armes.

 

Du temps de Jean Bedel Bokassa, la folie du diamant semblait s’être emparée de la Centrafrique. L’ancien président n’hésitait pas à étaler la manne diamantifère à la face du monde entier en offrant des plaquettes entières à ses amis étrangers. Illustration avec l’affaire des diamants qui éclate en France en 1973, le Canard Enchaîné révèle que Valérie Giscard d’Estaing, alors Ministre des Finances, a lui-même reçu plusieurs plaquettes de diamants. La première étant estimé à 150000 euros. L’exploitation du diamant en Centrafrique a débuté en 1927 avec essentiellement des gisements alluvionnaires autour des rivières Mambere et Lobaye au Sud-Ouest ; autour de la rivière Kotto dans l’Est. D’après les statistiques du Bureau d’évaluation et de contrôle de diamant et d’or (BECDOR), la Centrafrique a exporté 311 784 carats en 2009. Ce qui est peu comparé au Botswana, le premier exportateur de diamants africain et deuxième exportateur mondial derrière la Russie, avec en moyenne 32 millions de carats chaque année. Mais il faut savoir que les statistiques concernant la RCA ne prennent pas en compte la contrebande.

 

Véronique Mansour

 

Lu pour vous : Centrafrique : l’économie du diamant, une clef de stabilité?
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 16:59

 

 

 

 


Bangui - AFP / 19 juin 2014 15h46 - Au moins 10 corps portant des marques de sévices ont été repêchés depuis lundi dans la rivière Ouaka dans la région de Bambari (Centre), où l'ex-Séléka, la rébellion centrafricaine à dominante musulmane, a établi son nouvel état-major, a-t-on appris jeudi auprès de la gendarmerie.

Au moins 10 corps portant des traces de sévices flottant sur la rivière Ouaka à Bambari ont été repêchés depuis le début de la semaine, provoquant la consternation et suscitant des inquiétudes parmi les habitants qui continuent de fuir vers l'évêché, a indiqué à l'AFP sous couvert d'anonymat une source de la gendarmerie centrafricaine.


Les corps jetés dans la rivière sont tous des hommes. Ils portent des traces de tortures, de coups et blessures à l'arme blanche ou par balle et ont les mains et les pieds ligotés dans le dos et reliés par des cordes. Une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances exactes de ces tueries, a ajouté cette source.


De son côté, un journaliste local s'exprimant lui aussi sous couvert d'anonymat pour des raisons de sécurité a précisé: les corps retrouvés sont affreusement mutilés. L'horreur et la panique se sont emparées de Bambari. Les conditions de vie sont rendues exécrables par les ex-Séléka qui infiltrent facilement les quartiers pour s'attaquer aux civils. Certes les soldats français (de l'opération Sangaris) sont là, ils les traquent, mais ils sont présents dans les quartiers en tenue civile.

Il y a deux semaines des affrontements entre groupes armés ont eu lieu au village Liwa dans la région de Bambari faisant au moins 22 morts.


Interrogé par l'AFP au sujet des corps repêchés, Amadi Nedjad, porte-parole de l'ex-Séléka a démenti que son mouvement ait commis des exactions à Bambari.

Les éléments de l'ex Séléka sont tous cantonnés à présent à Bambari. On ne peut pas dire que ce sont eux qui quittent leurs lieux de cantonnement, pourtant surveillés par les forces françaises de Sangaris et africaines de la Misca, pour aller commettre des exactions, a-t-il affirmé.


A la suite de la prise du pouvoir en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka - renversée en janvier - des exactions similaires avaient été commises à Bangui contre les éléments des forces armées centrafricaines (FACA) et des civils par les combattants Séléka.


De nombreux corps présentant des traces de sévices, voire mutilés, avaient été repêchés dans l'Oubangui, entraînant l'ouverture d'une enquête par le parquet de Bangui.

Lundi, l'organisation Médecins Sans Frontières (MSF) avait dénoncé l'utilisation systématique de la violence par les groupes armés contre les populations dans la région de Bambari.


Depuis plus d'un an, la Centrafrique vit une crise sans précédent. Les exactions des groupes armés contre les civils ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, dont de nombreux civils musulmans contraints à fuir des régions entières face aux violences des milices chrétiennes anti-balaka.



(©) Description : http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=489491

Centrafrique : une rivière charrie des corps suppliciés
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 16:55

 

 

 

 

http://www.lesechos.fr/   JEAN-FRANÇOIS FIORINA / DIRECTEUR ADJOINT | 


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-100969-larmee-francaise-au-coeur-du-nouvel-arc-de-crises-africain-1014850.php?wKRXrKFbvQTHmi2C.99

 

L’organisation du salon Eurosatory, cette semaine à Paris Nord Villepinte, est l’occasion de s’intéresser aux théâtres d’opérations extérieures de l’armée française en Afrique. Où il apparaît qu’une "approche globale" de ces conflits impose une analyse géopolitique.

 

La récente visite de Laurent Fabius à Alger, après celle de Jean Yves Le Drian le mois dernier, atteste de l’importance accordée par Paris à la situation au Sahel. Notamment au sud de la Libye, où a émergé un véritable " trou noir sécuritaire" ( Le Figaro, 09/06/2014), provoqué par la chute de Kadhafi et, paradoxalement, par le succès de l’intervention française au Mali. Et où djihadistes et trafiquants – qui sont souvent les mêmes – profitent de l’absence de l’État pour prospérer.

 

Mais la dégradation de la situation sécuritaire concerne bien d’autres zones. La carte des principales interventions militaires françaises n’est-elle pas parlante ? De l’opération Serval au Mali depuis janvier 2013 à Sangaris en République centrafricaine, au mois de décembre de la même année, les troupes françaises semblent suivre la dynamique territoriale d’un "arc de crise" africain, depuis les confins du Sahara et du Sahel jusqu’en Afrique centrale. Un vaste espace qui est aussi l’un des deux principaux couloirs de communication du continent (avec le rift africain), et qui correspond à la zone de contact entre les mondes – et les peuples – du désert et de la savane, voire de la forêt.


C’est ce qu’observe l’africaniste Bernard Lugan dans un récent numéro spécial de L’Afrique réelle (n°53) : " Après la région saharo-sahélienne, une nouvelle ligne de fracture s’est en effet ouverte en Afrique centrale. Elle court depuis le Nigeria à l’Ouest jusqu’à la région du Kivu à l’Est, touchant le nord du Cameroun, les deux Soudan et la RCA". Une situation qui met cruellement à jour les deux principaux problèmes de l’Afrique, d’ailleurs totalement imbriqués : la fragilité de nombreux Etats, et la prégnance des fractures ethniques.

 

De l’ethnique au religieux ?

 

Les conflits de la région semblent toujours davantage marqués par le facteur religieux. Mais les oppositions religieuses sont-elles si récentes ? Ne puisent-elles pas aussi à d’autres sources ? Bernard Lugan rappelle que toute la bande sahélienne est depuis le XVIIIe siècle le théâtre d’une expansion de l’islam en direction du sud, où résident des populations d’ethnies de tradition animiste.

 

À l’époque coloniale, ces populations se convertissent en masse à la religion de leurs " protecteurs" européens : le christianisme. Lugan relève aussi ce prolongement de l’ethnique vers le religieux au Nigéria : " Les fondamentalistes musulmans qui contrôlent le nord du Nigéria cherchent à exacerber la fracture entre le Nord et le Sud ; et cela afin d’imposer l’indépendance du Nord qui deviendrait ainsi un État théocratique".

 

L’action de la Seleka en Centrafrique relève du même processus : " Le conflit ethnique de RCA est donc peu à peu devenu religieux, engerbant en quelque sorte les composantes ethniques régionales avec tous les risques internationaux qu’une telle évolution implique". Ainsi, au départ simple " coalition de plusieurs tribus nordistes, dont les Gula et les Runga, le Seleka fut rejoint par des pillards venus tant du Tchad que du Soudan".

 

L’exacerbation des tensions religieuses est certes liée pour partie au contexte international. Comme l’écrit Didier Giorgini dans la revue de géopolitique Conflits (n°1), " certains islamistes considèrent la lutte contre les chrétiens en Afrique comme une sorte de conflit à échelle réduite de ce que serait à l’échelle du monde la lutte Islam-Occident, une sorte de "conflit périphérique" ou de conflit limité à défaut d’avoir la possibilité d’étendre leur champ d’action à toute la planète".

 

Les victimes sont donc essentiellement les populations chrétiennes, comme au Nigéria, ou encore les musulmans relevant de l’" islam des terroirs" (Omar Saghi). En effet, l’islam sahélien conserve des pratiques traditionnelles jugées scandaleuses pour les rigoristes wahhabites et autres salafistes, chaque partie s’accusant mutuellement d’activisme prosélyte. C’est ce qui explique, notamment, la campagne de destruction des mausolées de Tombouctou, lors de son occupation par les islamistes en 2012-2013.

 

Les auteurs de Centrafrique, pourquoi la guerre ? (sous la direction de Thomas Flichy de la Neuville, Lavauzelle, 2014) décrivent également une forme de " cannibalisation de l’islam national par l’islam transnational". Le facteur religieux n’est donc pas binaire, opposant simplement les musulmans aux chrétiens. Il déchire les communautés elles-mêmes. Au point que la religion semble surtout contribuer à "sanctifier" d’anciennes lignes de fractures ethniques, à exacerber des tensions déjà à l’œuvre, souvent depuis longtemps.

 

Une zone de défaillance étatique qui se dilate…

 

La plupart des conflits du moment voient la prégnance des facteurs ethniques. Au Nigéria, Bernard Lugan estime que tout le nord du pays est devenu une immense zone grise en raison des apparentements ethniques transfrontaliers. Les peuples haoussas, fulanis et kanouris s’entraident ou s’opposent au mépris des frontières étatiques.

 

Ces affrontements ethniques pourraient conduire, par emboîtement d’échelles, à une totale fragmentation de la région. Lugan rappelle que c’est ce processus qui a été observé au Soudan : "À une guerre raciale entre "Arabes" nordistes et "Noirs" sudistes, succéda en effet une guerre ethnique entre les deux principales ethnies nilotiques du Soudan du Sud", rendant ce nouvel État pratiquement ingouvernable.

 

La faillite de la construction étatique est illustrée par la dynamique des forces centrifuges qui conduisent à de nombreuses sécessions de fait. On le constate au Mali, où aucune solution politique ne pourra être trouvée sans une reconnaissance, à tout le moins, de la spécificité touarègue au nord du pays. De nombreux autres espaces de l’Afrique saharo-sahélienne basculent dans la catégorie des "zones grises". Tandis qu’en RCA, c’est la réalité même de l’État issu de la colonisation qui est en cause.

 

C’est ce qu’observent les auteurs de "Centrafrique, pourquoi la guerre ?", lorsqu’ils écrivent que " depuis l’indépendance, la Centrafrique a retrouvé son instabilité antérieure. Dans ces circonstances, parler d’"État failli" serait un contresens, dans la mesure où aucun État n’a jamais véritablement existé, les affrontements ethniques et religieux contemporains ne faisant que révéler la fragilité d’une frontière désarmée, vulnérable à toutes les agressions".

 

L’Afrique recèle certes un formidable potentiel de développement. Mais le continent reste déchiré par de profondes fractures géopolitiques qu’il serait pour le moins naïf de sous-estimer. Les interventions que l’armée française est contrainte d’y mener aujourd’hui en témoignent. Sachant qu’elle ne saurait prendre le risque d’être considérée localement comme ennemie, et qu’elle ne pourra pas tout régler à elle seule. Va-t-elle d’ailleurs pouvoir continuer à intervenir autant, à l’avenir, au vu des restrictions budgétaires ?

 

Seules des solutions politiques permettent la sortie par le haut des conflits. Si elles entendent s’inscrire dans la durée, ces solutions exigeront sans doute de mieux prendre en compte la réalité du continent, c’est-à-dire celle des structures politiques spécifiquement africaines.

 

@JFFiorina

L’armée française au cœur du nouvel "arc de crises" africain
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 16:33

 

 

 

 

Bangui, 19 juin (ACAP)- La Présidente Centrafricaine de transition, Catherine Samba-Panza se trouve depuis hier mercredi à Oslo en Norvège.

 

En qualité d’invitée d’honneur, Catherine Samba-Panza est à Oslo pour prendre part à la douzième édition du Forum de dialogue humanitaire qui devrait démarrer mercredi. 
  
Organisé par le Centre de dialogue humanitaire, ce forum qui se poursuivra jusqu'à samedi prévoit des échanges sur les crises que connaissent le monde et en même temps des partages d'expériences dans le règlement des conflits. 


La Présidente Catherine Samba-Panza profitera de ce forum pour présenter la situation sécuritaire et humanitaire qui prévaut en Centrafrique depuis l’éclatement de la crise afin de mobiliser la communauté internationale à la cause de la RCA. 
  
D’éminentes personnalités parmi lesquelles l’ancien Secrétaire général des Nations unies Kofi Annan et l’ancien Président américain, Jimmy Carter prendront part à ces assises. 

 

 

 

 

La Présidente Centrafricaine, Catherine Samba-Panza à Oslo en Norvège
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 13:55

 

 

 

 

19/06/14 (RFI)

 

A Bangui, lundi 16 juin, Seleka et anti-balaka ont signé un premier document. Un texte qui officialise le début de discussions autour de l'ONG Pareto, qui joue le rôle de médiateur. Eric Neris Massi a signé au nom de la Seleka, Patrice-Edouard Ngaissona pour les anti-balaka. Les deux parties estiment que c'est un premier pas aller vers un cessez-le-feu. Néanmoins, cet accord reste fragile, car les deux groupes armés sont extrêmement divisés.

 

Ni les anti-balaka, ni la Seleka ne commentent l'accord signé ce lundi en présence de six membres de chaque mouvement armé. « Ce silence, ça fait partie de la stratégie, indique l'un des participants. Nous voulons que l'information passe auprès des combattants, mais aussi dans les villages sans provoquer de nouveaux troubles. » « Il y aura bientôt, nous espérons d'ici dix jours, une déclaration commune, un appel au cessez-le-feu », ajoute un membre de la partie adverse.

 

A l'origine de ce premier pas, il y a l'ONG Pareto, Paix réconciliation et tolérance, créée en janvier 2014 par Emile Gros Raymond Nakombo, un homme connu autant sur la scène politique que dans le secteur des affaires. C'est le coordinateur de l'organisation, le Guinéen Béni Kouyaté, qui a été chargé de mener les tractations.

 

« Samedi dernier, le premier tête-à-tête entre Eric Massi et Patrice Edouard Ngaissona a été glacial, mais le travail effectué depuis le mois de mars a porté ses fruits », indique à RFI le médiateur. « C'est une bonne initiative, c'est toujours bon de dialoguer », décrypte un diplomate occidental en poste à Bangui, qui conclut : « Reste à voir si les signataires de ce texte seront capables d'aller plus loin, et surtout de contrôler leurs combattants toujours actifs sur le terrain. »

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140619-rca-contient-accord-signe...

RCA: que contient l’accord signé entre la Seleka et les anti-balaka?
RCA: que contient l’accord signé entre la Seleka et les anti-balaka?
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 23:35

 

 

 

 

19/06/14 (Investir au Cameroun)

 

Le transport des marchandises entre la République centrafricaine (RCA) et le Cameroun a repris depuis le 16 juin 2014, a-t-on appris de bonnes sources. En effet, au terme d’une réunion de crise catalysée par le Bureau de gestion du fret terrestre (BGFT), et tenue le même jour dans les locaux de la sous-préfecture de Garoua-Boulaï, localité de la région de l’Est du Cameroun frontalière à la RCA, les 400 camionneurs garés depuis le 5 juin dans cette ville camerounaise ont été rassurés sur les mesures de sécurité à prendre par les autorités centrafricaines, une fois la frontière camerounaise traversée en direction de Bangui.

 

Ils ont donc aussitôt repris leurs activités, en dépit de l’aveu de la Misca de pouvoir être efficace dans la sécurisation des cargaisons de marchandises parties du Cameroun, pour l’approvisionnement de la capitale centrafricaine. En effet, a-t-on appris de très bonnes sources, au cours de la réunion du 16 juin 2014, le commandant camerounais de la Misca, le Général Tumenta, a fait dire à son représentant qu’il serait intéressant pour les camionneurs desservant la RCA, de se munir de GPS ou de téléphone Thuraya, afin de pouvoir signaler à la Misca des situations de détresse, de manière à faciliter l’intervention de cette force panafricaine.

 

La décision de suspendre le transport en direction de la RCA avait été prise le 5 juin 2014, à la suite de l’assassinat par des personnes présentées comme des anti-balaka centrafricains, du camionneur camerounais Adamou Alhadji. Cette énième exaction a été perpétrée en territoire centrafricain.

 

Pour rappel, depuis le déclenchement de la crise politique dans ce pays de la zone Cemac en mars 2013, les transporteurs camerounais se sont plusieurs fois rebellés contre l’insécurité prévalant sur la route Garoua-Boulaï- Bangui, mettant ainsi en péril les 55 milliards de francs Cfa de marchandises centrafricaines qui transitent par le Cameroun chaque année, selon les statistiques de la douane camerounaise.

 

 

Reprise du transport des marchandises entre le Cameroun et la République centrafricaine
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 23:33

 

 

 

 

 

18/06/14 (Dw-World)

 

C'est le titre d'un rapport que l'organisation internationale sur la bonne gouvernance, l'International Crisis group, ICG, vient de publier sur la Centrafrique. Dans ce rapport, l'organisation affirme que la crise actuelle en République centrafricaine, qui a débuté en décembre 2012, a participé à la faillite de l'Etat. Le rapport met surtout à l'index le pillage qu'ont orchestré bon nombre de dirigeants qui ont fait main basse sur l'économie illicite du pays.

 

Pour cette organisation, le bref passage de la Seleka au pouvoir, entre mars et décembre 2013, a été marqué par une gouvernance en trompe l'œil. Et Joseph Bindoumi, le président de l'association centrafricaine des droits humains, d'ajouter :

 

« Le régime Seleka nous a amené là où nous n'étions jamais arrivés avant en termes de crimes, d'abus et de mauvaise gouvernance. Si certains hauts responsables d'Afrique ou d'ailleurs, ont soutenu Michel Djotodia avec le régime Seleka, je me rappelle vous avoir dit une fois que dans le régime Seleka, il n’y avait que des pyromanes, c'est-à-dire ceux qui avaient mis le feu au pays et qui étaient revenus comme des pompiers pour éteindre le même incendie donc cela ne m'étonne pas que des gens qui avaient donné l'impression de soutenir Djotodia l'ont laissé faire les pires exactions qu'ait connues le pays. »

 

Le président de l'association centrafricaine des droits humains, Joseph Bidoumi, fait aussi allusion au soutien du Tchad apporté au pouvoir de l'ancien président Michel Djotodia et de l'intervention des soldats envoyés par N’djamena en RCA. Pour lui tout cela a participé à faire de la Centrafrique un état sans droit ni loi.

 

Un constat relevé par l'ICG, dans son dernier rapport sur la Centrafrique. Selon les experts de l'International Crisis Group, la Seleka s'est illustrée comme un régime de bandits qui a vidé les caisses de l'Etat, et fait sienne les réseaux de trafic d'or, de diamants et d'ivoire dont certains de ses éléments étaient les principaux commanditaires.

 

Enfin, le rapport met en cause l'intervention internationale pilotée l'Union africaine, les Nations unies et la France. Des forces jusque-là incapables de stabiliser le pays. L'ICG demande aux armées étrangères présentes en RCA de renforcer la protection des civils pour permettre le retour d'un système effectif de gouvernance à même de fournir des services minimum de base aux populations.

 

Et pour permettre cela, l'ONG centrafricaine Paix-Réconciliation-Tolérance, PARETO, qui a initié une action de médiation entre anti-balakas et ex-Séléka. Une médiation qui, il y a deux jours de cela, a permis aux responsables des anti-balaka et ex-Seleka, groupes armés en conflit en Centrafrique, de se rencontrer et de discuter. Et les dirigeants de ces deux groupes ont décidé de prochainement mettre en place un comité conjoint de réflexion sur la situation que vit leur pays.

 

Néanmoins, pour l'instant aucun détail n'a filtré sur la date et le lieu de cette prochaine rencontre. Mais, selon l'ONG Pareto, les deux groupes armés ont la volonté d'aller de l'avant afin de mettre un terme aux souffrances des populations.

 

Depuis la destitution en janvier dernier du président Michel Djotodia, chef de l'ex-coalition rebelle Seleka, au profit de Catherine Samba-Panza, les deux mouvements armés continuent de s'affronter. A défaut d'être désarmées de force, ils ont été tenus à distance par les forces internationales présentes dans le pays. Au nord se trouvent les ex rebelles Seleka avec un QG à Bambari. Au sud, les anti-balaka, milices fidèles à l'ancien président François Bozizé. La réconciliation envisagée devra donc briser de nombreuses entraves…

 

Il s'agit pour la Seleka et les anti-balaka de trouver des solutions à plus de 15 mois de crise. Une crise marquée par des massacres ethnico-religieux. Néanmoins, la tentative de dialogue est positivement appréciée par la communauté internationale et autres observateurs. D'ailleurs, dans le pays, on assiste à une reprise des activités économiques et au paiement des salaires des agents de l'état. Mais l'insécurité est loin d'avoir régressé.

 

Les ingrédients de l'instabilité demeurent. Les anti-balaka et la séléka continuent de s'affronter. La semaine dernière, au moins 22 personnes été tuées à Liwa, un village situé à 10 km de Bambari. Malgré cette situation, l'ONG Pareto espère que bientôt, les débats entre les deux mouvements pourront mettre fin à ces événements malheureux.

 

http://www.dw.de/centrafrique-de-la-pr%C3%A9dation-%C3%A0-la...

 

 

La crise centrafricaine : de la prédation à la stabilisation

 

Nairobi/Bruxelles  |   17 juin 2014 Thibaud Lesueur, analyste pour l’Afrique centrale

 

Pour stabiliser la République centrafricaine (RCA), le gouvernement de transition et ses partenaires internationaux doivent compléter l’approche sécuritaire par la relance de l’économie productive et la lutte contre la corruption et les trafics.

 

« La mauvaise gouvernance et la prédation ont détruit ce qui restait de l’Etat, de l’économie et ont appauvri la population. ... L’actuel mandat de la mission de maintien de la paix n’est pas à la hauteur du défi centrafricain ».

 

Des décennies de mauvaise gouvernance et de prédation par les autorités centrafricaines et les groupes armés ont conduit au déclin de l’économie et à l’effondrement de l’Etat en 2013. L’intervention internationale privilégie l’approche sécuritaire au lieu de proposer une stratégie de stabilisation globale. Dans son dernier rapport, La crise centrafricaine : de la prédation à la stabilisation, l’International Crisis Group affirme la nécessité d’une approche qui articule l’opération de maintien de la paix avec la relance de l’activité économique, le soutien à la reconstruction de l’Etat et la lutte contre les trafics.

 

Les conclusions et recommandations principales du rapport sont:

 

La demande du gouvernement de transition pour un soutien international fort crée l’occasion de nouer un partenariat durable entre nouvelles autorités et acteurs internationaux, notamment le G5 – les Nations unies, l’Union européenne, les Etats-Unis, l’Union africaine et la France – et les Etats voisins.

 

Ce partenariat devrait aller au-delà des mesures d’urgence et inclure un soutien aux institutions étatiques, à la lutte contre la corruption et les trafics ainsi qu’une relance de l’économie formelle. La nouvelle mission des Nations unies (Minusca) devrait élargir son mandat pour répondre à ces objectifs.

 

Pour combattre la prédation d’Etat et améliorer la gestion des finances publiques, le gouvernement de transition et ses partenaires internationaux devraient s’accorder sur une gestion partagée des principaux services financiers.

 

Pour lutter contre les réseaux de trafics illégaux, le gouvernement de transition devrait enquêter sur les fonds présumés détournés par les deux gouvernements précédents avec l’aide d’Interpol, des bailleurs de fonds et des Nations unies. Une cellule spécialisée devrait être créée au sein de la Minusca pour enquêter sur les trafics d’or, d’ivoire et de diamants.

 

Pour redynamiser l’économie, le gouvernement, le secteur privé et les bailleurs devraient lancer des chantiers à haute intensité de main d’œuvre dans le secteur agricole et les travaux publics. Cela permettrait de créer de l’emploi, en particulier pour les jeunes et les combattants

 

« La mauvaise gouvernance et la prédation ont détruit ce qui restait de l’Etat, de l’économie et ont ap-pauvri la population », affirme Thibaud Lesueur, analyste pour l’Afrique centrale. « L’actuel mandat de la mission de maintien de la paix n’est pas à la hauteur du défi centrafricain ».

 

« Les acteurs internationaux en Centrafrique et le gouvernement de transition doivent comprendre qu’une opération de maintien de la paix n’est pas une stratégie mais un outil », affirme Thierry Vircoulon, directeur du projet Afrique centrale. « Tant qu’ils n’établiront pas un réel partenariat pour combattre les causes profondes de la crise et changer le système de gouvernance, ils sont condamnés à répéter les erreurs du passé ».

 

 

 

La crise centrafricaine : de la prédation à la stabilisation

 

Rapport Afrique N°21917 juin 2014

 

SYNTHESE ET RECOMMANDATIONS

 

La crise actuelle en République centrafricaine, qui a débuté en décembre 2012, marque la désagrégation de l’Etat, conséquence de la double prédation des autorités et des groupes armés. La Seleka a amplifié et porté à son paroxysme la mauvaise gouvernance des régimes précédents. Ses dirigeants ont pillé ce qui restait de l’Etat et fait main basse sur l’économie illicite du pays. Afin de rompre avec le cycle des crises qui caractérise la Centrafrique et de favoriser l’émergence d’un Etat fonctionnel capable de protéger ses citoyens, il est impératif de rendre l’intervention internationale plus efficace en y adjoignant comme priorités, en plus de la sécurité, la relance de l’éco­nomie productive et la lutte contre la corruption et les trafics. Seul un partenariat étroit entre le gouvernement de transition, les Nations unies et le groupe des internationaux impliqués dans cette crise (G5) permettra de relever ce défi. Ce partenariat doit notamment comprendre l’affectation de conseillers techniques étrangers au sein des ministères clés.

 

Le bref passage de la Seleka au pouvoir, entre mars et décembre 2013, a été marqué par une gouvernance en trompe l’œil. Affichant publiquement de bonnes intentions, le régime n’a cessé de commettre des exactions. En digne héritière des régimes précédents, la Seleka s’est adonnée au banditisme d’Etat en vidant le Trésor public et en commettant de nombreux abus de pouvoir pour s’enrichir indûment. Elle s’est également efforcée de faire main basse sur les réseaux de trafic les plus lucratifs (or, diamants et ivoire) dans lesquels certains de ses éléments étaient déjà impliqués avant d’accéder au pouvoir. L’économie de pillage mise en œuvre par la Seleka a achevé ce qui était un Etat fantôme. Par ailleurs, le ciblage systématique par les milices anti-balaka des civils musulmans, dont beaucoup sont commerçants, est venu porter un coup supplémentaire à l’économie.

 

Bien que l’effondrement de l’économie ait précédé celui de l’Etat, l’intervention internationale actuelle pilotée par le G5 (Union africaine, Nations unies, Union européenne, Etats-Unis et France) pare au plus pressé et continue d’appréhender la crise actuelle à travers un prisme sécuritaire. Cette attitude alimente un effort international de mobilisation de troupes mais condamne la communauté internationale à répéter des interventions superficielles qui ne traitent pas la principale cause de la crise : la prédation structurelle. La protection des civils est certes importante, mais il est également crucial de relancer l’activité économique et d’assainir la gestion des finances publiques afin de construire un système effectif de gouvernance capable de fournir des services à l’ensemble de la population – chrétiens comme musulmans.

 

L’intervention internationale sera matérialisée en septembre par une nouvelle mission des Nations unies (Minusca). En plus de son mandat actuel de protection des populations, de soutien à la transition, d’assistance humanitaire et de défense des droits de l’homme, elle doit inciter à une meilleure gouvernance en faisant de la reconstruction de l’économie et des fonctions clés de l’appareil d’Etat ainsi que  de la lutte contre certains trafics une priorité. La région et les organisations multilatérales concernées doivent également être impliquées. Les récentes sanctions ciblées adoptées contre plusieurs personnalités en République centrafricaine et à l’étranger doivent s’inscrire dans une stratégie plus large de relance de l’économie.

 

Ce partenariat étroit entre le gouvernement et la communauté internationale risque de trouver une opposition parmi les politiciens proches des groupes armés et ceux qui ont déjà les yeux rivés sur une hypothétique élection présidentielle. Mais la demande du gouvernement de transition pour un soutien international fort crée l’occasion de nouer un partenariat durable et d’adopter des mesures afin de stabiliser le pays tout en posant les fondations d’un changement de gouvernance.

 

RECOMMANDATIONS

 

Pour définir une stratégie de reconstruction stabilisatrice qui bénéficie à l’ensemble de la population centrafricaine

 

Au gouvernement de transition, aux bailleurs et au G5 :

 

1.  Conclure un partenariat pour la transition qui inclut :

 

a) un accord sur les modalités d’une cogestion de certaines fonctions d’Etat génératrices de revenus, une sélection stricte des candidats pour les postes de responsables administratifs et un programme rigoureux de formation de nouveaux fonctionnaires ;

 

b) la création d’emplois, l’assainissement des finances publiques et la lutte contre les réseaux de prédation ; et

 

c) la mise en place de groupes thématiques inter-bailleurs chargés de piloter la mise en œuvre des politiques de création d’emplois, d’assainissement des finances publiques et de lutte contre les réseaux de prédation sous l’autorité du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies.

 

Pour créer des emplois

 

Au gouvernement de transition, au secteur privé et aux bailleurs :

 

2.  Lancer des projets de relance de l’agriculture et de réhabilitation d’infrastructures à haute intensité de main-d’œuvre.

 

3.  Identifier et soutenir les activités créatrices d’emplois dans le secteur privé.

 

Pour lutter contre la corruption dans l’Etat

 

Au gouvernement de transition et aux bailleurs :

 

4.  Affecter des experts techniques avec droit de veto sur les dépenses dans les ministères des Finances et des Mines et dans les principales entreprises publiques.

 

5.  Réformer le système fiscal en créant un organisme unique de collecte des taxes.

 

6.  Renforcer les organes de contrôle des dépenses et former des organisations de la société civile à la surveillance de la gestion publique.

 

Pour lutter contre la prédation

 

Au gouvernement de transition :

 

7.  Lancer des enquêtes sur les avoirs présumés détournés par les équipes des deux gouvernements précédents et requérir à cet effet l’assistance d’Interpol, des bailleurs de fonds et des Nations unies.

 

Aux Nations unies, aux pays de la région, au gouvernement centrafricain et aux organisations spécialisées :

 

8.  Forger un consensus sur la lutte contre les trafics internationaux trouvant leur origine en Centrafrique et former une cellule de lutte contre les trafics de diamants, or et ivoire, ainsi que le braconnage militarisé, intégrée à la Mission des Nations unies, la Minusca.

 

9.  Reprendre le contrôle des principaux sites de production d’or et de diamants en déployant des forces internationales et des fonctionnaires centrafricains et relancer le mécanisme de certification du Processus de Kimberley pour les diamants provenant de ces zones sous contrôle.

 

Au gouvernement de transition, aux Nations unies et aux bailleurs :

10.  Revitaliser et améliorer l’impartialité du système judiciaire à Bangui et dans les villes sécurisées par les forces internationales en affectant une assistance technique conséquente au niveau des services de police et de la magistrature.

 

Pour former une nouvelle élite administrative 

 

Au gouvernement et aux bailleurs :

 

11.  Elaborer et mettre en place des programmes rigoureux de formation de nouveaux fonctionnaires dans les domaines des travaux publics, des finances et de la sécurité.

 

Nairobi/Bruxelles, 17 juin 2014

 

Lu pour vous : Centrafrique : « De la prédation à la stabilisation »
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 22:00

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-06-18 20:30:00 - La République centrafricaine s’achemine vers la levée de la suspension du processus de Kimberley de certification des diamants, une sanction prise à son encontre au lendemain du putsch de 24 mars 2013, a déclaré le ministre des Mines et de l’Energie.


Olivier Malibangar qui s'adressait à la presse locale, mardi à Bangui, a conduit récemment une délégation d'experts centrafricains à la Commission d'Intercession du Processus de Kimberley de Shangai


''Grâce au travail que nous avons mené, nous avons réussi à convaincre le processus du bien-fondé de la levée de cette sanction. Et nous nous acheminons progressivement vers les dernières étapes devant permettre la prise de cette décision'', a déclaré, mardi à la presse locale, le ministre des Mines qui faisait le compte-rendu de sa mission effectuée à Shangaï.


‘'Pour preuve que, nos plaidoyers ont porté de fruits, a ajouté le membre du gouvernement la commission va commanditer une mission en Centrafrique pour vérifier les véracités des bonnes évolutions enregistrées. Et c'est sur le rapport que va produire cette mission que la sanction sera donc prononcée''.


‘'Le seul point qui reste à traiter c'est l'aspect sécuritaire'', a-t-il relevé, assurant que le gouvernement s'y attèlera avec les forces étrangères déployées en Centrafrique.

Selon M Malibangar, l'évolution enregistrée se situe à plusieurs niveaux, notamment l'aspect sécuritaire et le redéploiement en province des services civils et militaires du ministère des Mines pour la normalisation du fonctionnement interne de l'administration minière.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=606557#sthash.ivJHalsp.dpuf

RCA : vers la levée de la suspension du processus de Kimberley
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 20:20

 

 

 

 

Par Source: Sahel-intelligence.com - 18/06/2014

 

Le Haut-Commissariat aux Réfugiés accuse le pays de Toumaï de violations de droit international, concernant des expulsions de réfugiés

 

Le porte-parole du HCR () Adrian Edwards, a porté, lors d’une conférence de presse au Palais des Nations à Genève, de graves accusations contre le Tchad. Le HCR aurait en effet reçu des rapports selon lesquels des personnes fuyant l’insécurité en République centrafricaine, ont été refoulées au point de passage frontière entre les deux pays de Sido, au sud de la ville de Sarh. Centrafricains et Tchadiens, selon les informations du HCR, ces déplacés n’ont pu trouver asile au Tchad parce qu’ils n’ont pas été en mesure de prouver leur nationalité aux garde-frontières.

 

Des discussions entre les autorités tchadiennes et le HCR sont actuellement en cours sur ces accusations qui, si elles sont avérées, vont à l’encontre du principe de droit international sur le non-refoulement. Le HCR a également profité de cette occasion pour réitérer sa demande à tous les pays voisins de la Centrafrique, y compris au Tchad, de maintenir leurs frontières ouvertes aux réfugiés venant de Centrafrique. Les violences dans ce pays continuent à alimenter le flux de réfugiés qui fuient le pays, particulièrement vers le Tchad. Cette instance onusienne estime à 226 000 le nombre de personnes, qui ont fui la Centrafrique depuis le début de la crise dans ce pays en décembre 2012. Elles seraient 90 000 actuellement à s’être réfugiées au Tchad dont plus de 14 000 y sont arrivées ces six derniers mois.

Leur situation est souvent déplorable. Epuisés après des centaines de kilomètres parcourus dans des conditions très pénibles, plusieurs de ces réfugiés qui arrivent au Tchad souffrent de malnutrition. Les cas les plus sévères sont traités dans un hôpital à Goré, au sud-ouest du Tchad.

Droits: des Centrafricains et Tchadiens n’ont pu trouver asile au Tchad
Repost 0
Centrafrique-Presse.com