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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 13:37

 

 

Lien URL où on peut télécharger également les textes officiels de Brazzaville

 

http://minusca.unmissions.org/LinkClick.aspx?fileticket=Y1wvr5xC50w%3D&tabid=5620&mid=9615&language=en-US 

 

 

NDLR : Si ce texte est un accord de cessation des hostilités comme on le prétend,  il ne devrait concerner en principe que les deux principaux belligérants armés qui empoisonnent l'existence des Centrafricains à savoir la Séléka et les anti-balakas. On a quelque mal à comprendre les raisons qui peuvent justifier les nombreuses signatures au bas du document de certains individus insignifiants et sans poids réel dans le pays, personnages dont on peut aisément se douter que c'est uniquement pour d'évidentes raisons de necessité alimentaire qu'ils se sont bousculés pour se rendre coûte que coûte à Brazzaville.     

Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville
Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville
Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville
Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville
Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville
Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville
Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville
Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville
Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville
Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville
Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville
Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville
Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville
Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville
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Centrafrique-Presse.com
25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 11:34

 

 

 

 

 

 

25/07/14 (RFI)

 

Les autorités centrafricaines et la médiation internationale le répètent : l’accord trouvé à Brazzaville mercredi 23 juillet n'est qu'une première étape. La cessation des hostilités est un préalable indispensable au déroulement du reste du processus qui doit ramener la paix et permettre la tenue des élections, l'an prochain.

 

Dans l'accord signé mercredi 23 juillet (dont une copie a été mise en ligne par la mission des Nations unies en Centrafrique - ici, en pdf) par des représentants des anti-balaka et de la Seleka, les deux parties s'engagent à ne plus commettre un certain nombre de crimes : exécutions sommaires, torture ou encore incendie de villages. Elles s’engagent aussi à cantonner leurs hommes dans un délai raisonnable.

 

La première étape sera donc la mise en application de cet accord. Dans les prochains jours, selon le Premier ministre André Nzapayéké, le recensement et le cantonnement des combattants doivent se mettre en place un peu partout dans le pays.

 

Ensuite il faudra discuter des conditions du programme de désarmement démobilisation et réinsertion (DDR). Concernant les 2 600 combattants de la Seleka déjà cantonnés à Bangui, leur réinsertion pourra commencer. Les autorités de transition, avec les Nations unies, envisagent de les conduire dans les régions de leur choix.

 

Consultations

 

Sur le plan politique, le remaniement annoncé début mai puis reporté à l'après-Brazzaville devrait intervenir dans les tout prochains jours. Mais la prochaine étape du processus de réconciliation, ce sont ces fameuses consultations qui doivent se tenir dans les 16 préfectures du pays.

 

Les populations de provinces poseront leurs doléances et choisiront des représentants. Là encore les autorités de transitions veulent aller vite. Une fois ces consultations terminées, à partir de la mi-octobre, débutera à Bangui le Forum de réconciliation et de reconstruction nationales. Sorte d'Etat généraux inclusifs, rassemblant des représentants de groupes armés, des partis, du gouvernement du Conseil national de transition (CNT), de la société civile, et des leaders traditionnels ou religieux.

 

Objectif : permettre aux élections de se tenir dans un climat de sérénité l'an prochain, mais surtout asseoir durablement la paix, dans un pays ruiné par les crises à répétition.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140725-apres-brazzaville-prochai...

 

 

 

 

André Nzapayéké: en RCA, «le peuple veut la paix tout court»

 

 

25-07-2014 à 13:04 par Nathalie Amar RFI

 

L'accord sur la cessation des hostilités en République centrafricaine a été conclu le mercredi 23 juillet à Brazzaville. Un accord que certains accueillent déjà avec scepticisme. André Nzapayéké, Premier ministre de la transition en République centrafricaine, assure au contraire que cet accord est « accord est nécessairement viable ».

 

RFI : Pensez-vous que l’accord conclu à Brazzaville soit viable ?

 

André Nzapayéké : Cet accord est nécessairement viable parce que les personnes qui l’ont signé, ce sont les personnes les plus élevées dans les hiérarchies des différents groupes armés.

 

Mais le fait que le porte-parole du bureau politique des Seleka dénonce cet accord au moment même où Mohamed Moussa Dhaffane le signe, cela ne vous inquiète-t-il pas ?

 

Le porte-parole des Seleka n’est que le porte-parole. La personne habilitée réellement à signer à Brazzaville, chez les Seleka, c’est Dhaffane. Et Dhaffane est la troisième personnalité dans la hiérarchie actuelle des Seleka. S’il a accepté de signer, nécessairement toute la hiérarchie Seleka, et même la base, l’a autorisé à signer.

 

Donc, pour vous, Mohamed Dhaffane engage l’ensemble du mouvement, et l’accord de Brazzaville ne risque pas d’être démenti sur le terrain...

 

La question du terrain, ça c’est autre chose. Il y a aura toujours certaines personnes qui tenteront d’avoir un avis contraire et toujours des insatisfaits. Maintenant, il nous revient à nous tous qui avons apposé nos signatures de se serrer les coudes pour que l’on aille dans un même sens.

 

Comment, après Brazzaville, comptez-vous reprendre la main ? Aujourd’hui, à Bangui, une partie de la classe politique a dit ses réticences à voir l’avenir du pays décider à l’étranger. Ils avaient même parlé d’« humiliation »...

 

On donne l’impression que c’est Brazzaville qui a piloté les choses. Non, la partie centrafricaine, le gouvernement a mis en place une équipe qui a été la seule à avoir produit tous les documents qui ont été mis en place. C’est nous qui avons tout fait. Il y aura toujours des réticences de certaines personnes qui ne veulent pas de la paix, ou qui veulent la paix sous leurs conditions. Le peuple veut la paix tout court. Et j’ai été très déçu de voir certaines personnes qui aspirent à être des dirigeants de ce pays refuser littéralement de donner cette possibilité au peuple de retrouver la paix en refusant d’aller à Brazzaville.

 

Brazzaville, par exemple, ne dit rien du désarmement des combattants. Or, on sait que cette question du Désarmement Démobilisation Réinsertion (DDR) est essentielle. Que proposez-vous ?

 

Nous, nous l’avons déjà trouvé en national. Le problème DDR est déjà là. La première phase commence déjà dans les jours qui viennent. Nous sommes en train de travailler avec les Nations unies sur les Seleka qui sont à Bangui, dont le cas est le plus urgent. Ils sont quasiment enfermés dans des camps. On leur a donné la priorité et nous allons petit à petit nous attaquer, dès que la cessation des hostilités sera effective sur le terrain, au cantonnement des différents combattants.

 

Le cantonnement, c’est une chose. Mais pour le désarmement, qu’est-ce qui sera proposé, par exemple, à ceux qui acceptent de déposer les armes ?

 

Nous éviterons, dans la mesure du possible, de jouer le jeu du désarmement classique : argent contre armes. Parce que là, cela risque d’être extrêmement dangereux. Les stocks d’armes en République démocratique du Congo, ici, au Nord, vont se retrouver sur le territoire centrafricain pour gagner de l’argent. Nous allons donc, dans la mesure du possible, mettre en place avec les familles beaucoup plus de programmes de développement et de réinsertion socio-professionnelle des personnes qui vont être désarmées, pour leur donner un avenir sûr. On va essayer aussi de relancer le secteur minier en utilisant ces personnes.

 

Qui financera cette réinsertion et quelle est l’échéance que vous vous fixez ?

 

D’ici septembre, nous allons faire une grande conférence des bailleurs de fonds pour présenter déjà un programme de développement économique. L’idée de lancer un plan Marshall doit être relancée avec l’accord qui vient d’être signé à Brazzaville, sur la cessation des hostilités. Nous ferons tout pour que ça dure, pour que les forces onusiennes qui vont arriver à partir du 15 septembre nous aident à jeter les bases de la reconstruction du pays. Nous sommes sur le bon chemin.

 

Votre priorité, quand vous êtes arrivé à ce poste, c’était l’arrêt des exactions. On a vu début juillet à Bambari que les violences se poursuivent. Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné d’après vous ?

 

Je ne peux pas dire que quelque chose n’a pas fonctionné. On ne peut pas s’attendre à ce que, dans les conditions dans lesquelles nous avons retrouvé ce pays en janvier, tout soit comme un robinet qu’on ferme.

 

Le moyen de garantir le retour à la sécurité ne serait-il pas d’accélérer aussi le dialogue politique, un dialogue national inclusif ?

 

C’est ce que nous sommes en train de faire maintenant. Ce qui s’est passé à Brazzaville, c’est la première grande étape. Maintenant, nous allons formaliser les choses. Nous allons déjà penser à élargir le gouvernement pour pouvoir y inclure la plupart de la classe politique et aussi les groupes armés, bien sûr. Parce que c’est quand même un pas de géant et une véritable concession que certains ont fait à Brazzaville. Donc, en contrepartie, il faut aussi quelque chose. Il faut les associer.

 

C’est-à-dire qu’il y aura des postes pour la Seleka dans le prochain gouvernement ?

 

En tout cas, pour ceux qui ont participé à Brazzaville, il y aura nécessairement une place dans la gestion de la transition.

 

Ce remaniement, qui était annoncé comme imminent début mai par la présidente Catherine Samba-Panza, est donc toujours d’actualité ? Il est pour bientôt ?

 

Ce remaniement, après Brazzaville, sera pour très bientôt. Je ne peux pas vous dire exactement quand. Dans les prochains jours, vous aurez des nouvelles.

 

Vous avez l’assurance que c’est vous qui conduirez à son terme la transition ?

 

Il n’y a aucune raison pour que ce ne soit pas moi. Personne ne m’a dit que ce ne serait pas moi. J’étais venu pour aider la présidente dans cette activité de la transition. Nous essayons de faire de notre mieux. Les choses avancent dans le bon sens. Mais il n’y a que madame la présidente qui décide de tout cela. Entre elle et moi, vraiment il n’y a pas l’ombre de quoi que ce soit.

 

Le couple exécutif fonctionne bien ?

 

Le couple exécutif fonctionne à merveille !

 

Après Brazzaville, les prochaines étapes vers une paix durable en RCA
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Centrafrique-Presse.com
25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 11:32

 

 

 

 

 

Bangui 25/07/14 (APA) - La présidente de transition centrafricaine, Mme Catherine Samba Panza, s’est félicitée jeudi à Bangui, de la signature d’un accord de cessation des hostilités entre les groupes armés de son pays, soulignant que ce texte constitue un premier pas dans le processus de réconciliation nationale.

 

S’exprimant devant la presse locale à l’aéroport international Bangui Mpoko, à son retour de Brazzaville ou s’est tenu du lundi au mercredi des pourparlers inter-centrafricains, Samba Panza a déclaré que l’accord conclu au terme des assises va permettre d’arrêter les violences.

 

« Nous allons désormais voir ensemble comment instaurer un véritable dialogue, une véritable réconciliation entre les Centrafricains, et comment procéder au désarmement et à la réinsertion, tout en définissant quel type de désarmement et quelle type de réinsertion nous voulons» a-t-elle souligné.

 

Selon la cheffe de l’état de transition, à l’issue de ce genre de rencontre, un changement politique devrait s’opérer.

 

« Il faut faire des efforts pour davantage d’ouverture, davantage d’implication de toutes les sensibilités de la société centrafricaine pour qu’il y ait une dynamique pour aller vers la paix » a-t-elle insisté.

 

Elle a plaidé pour une réelle implication de toutes les entités signataire de cet accord de cessation des hostilités, invitant les groupes armés à sensibiliser leurs bases « pour qu’on arrête de découper les personnes, et de tirer sur les gens»

 

L’Accord de Brazzaville est un premier pas dans le processus de réconciliation nationale (Samba Panza)
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Centrafrique-Presse.com
25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 11:29

 

 

 

 

 

 

WASHINGTON, 25/07/14 (Xinhua) -- Les Etats-Unis ont indiqué jeudi qu'ils se félicitaient de la décision des différentes parties de mettre fin à la violence en République centrafricaine.

 

Les représentants des groupes armés des ex-Séléka et des anti-balaka, ainsi que ceux du Conseil national de transition de Centrafrique, ont signé mercredi un accord de cessez-le-feu pour mettre fin à la violence dans le pays.

 

"Cet accord de cessation des hostilités représente un pas important vers l'arrêt du bain de sang en République centrafricaine et prépare la voie pour une transition politique pacifique et démocratique", a indiqué dans un communiqué la porte-parole du département d'Etat américain Marie Harf.

 

Les Etats-Unis appellent "fermement" les différentes parties à mettre en oeuvre pleinement les termes de l'accord et à agir rapidement pour organiser des négociations supplémentaires permettant de trouver une issue politique, a précisé Mme Harf.

 

"Nous appelons les différentes parties à prendre des mesures significatives pour ramener la paix, la stabilité et la justice au peuple de la République centrafricaine", a-t-elle ajouté.

Les Etats-Unis se félicitent de l'accord de cessez-le-feu en République centrafricaine
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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 11:16

 

 

 

 

"Repenser la sécurité en République centrafricaine"

 

par Augustin Jérémie Doui-Wawaye

 

Edition L'Harmattan (12 euros)

 

 

Livre - Vient de paraître : Repenser la sécurité en République centrafricaine par Augustin Jérémie Doui-Wawaye
Livre - Vient de paraître : Repenser la sécurité en République centrafricaine par Augustin Jérémie Doui-Wawaye
Livre - Vient de paraître : Repenser la sécurité en République centrafricaine par Augustin Jérémie Doui-Wawaye
Livre - Vient de paraître : Repenser la sécurité en République centrafricaine par Augustin Jérémie Doui-Wawaye
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Centrafrique-Presse.com
24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 21:04

 

 

 

 

 

Bangui (AFP) - 24.07.2014 13:21 - Par Christian Panika à Bangui, Jean-Pierre Campagne à Libreville

 

L'accord de cessation des hostilités en Centrafrique entre anti-balaka et Séléka, arraché in extremis par les médiateurs mercredi à Brazzaville, avant la clôture d'un Forum chaotique censé réconcilier les groupes armés qui dévastent leur pays, suscite beaucoup de doutes jeudi à Bangui sur ses chances de succès.

 

"Que peut apporter ce fameux accord de cessez-le-feu sur le terrain, dès lors que l'ex-Séléka continue de massacrer et que les balaka le font aussi? Sangaris et Misca, à quoi servez-vous sur la terre centrafricaine?", interpelle jeudi le quotidien de Bangui, l'Agora.

 

La dizaine de petits quotidiens de Bangui et les habitants de la capitale partagent ce scepticisme, après des mois de terribles violences, quant à la volonté des groupes armés de faire taire les armes et à la capacité des forces française Sangaris et africaine Misca de faire respecter ce cessez-le-feu,.

 

"L'accord de cessez-le-feu n'est que de la poudre aux yeux. Comment fera-t-on appliquer un tel accord à des gens qui refusent même d'être désarmés? Et qui va imposer cela, si déjà le désarmement par les forces internationales pourtant autorisé par les Nations Unies n'est pas suivi d'effet par ces forces qui brillent par leur passivité et une incroyable inertie devant les massacres des civils?", s'interroge Christelle Makamamon, juriste.

 

"C’est uniquement pour sauver la face du président congolais et médiateur de la crise centrafricaine Denis Sassou-Nguesso que malgré elle, contrainte et forcée, la Séléka a été obligée de co-signer le fameux accord de cessation des hostilités", estime le site internet Centrafrique-Presse.

 

"Dès lors, poursuit Centrafrique-Presse, quelles sont les chances qu’un accord signé dans de telles conditions soit mis en œuvre et respecté une fois tout ce beau monde revenu au bercail ? Quasiment nulles!".

 

- L’amnistie, pas une option -

 

Le résultat des négociations dans la capitale congolaise est très en-deçà des objectifs annoncés et a été effectivement obtenu grâce à une forte implication de la médiation congolaise pour obtenir l'adhésion de l'ex-rébellion Séléka, qui s'était retirée très rapidement des discussions en exigeant une partition du pays.

 

La communauté internationale organisatrice du Forum, notamment la France, fortement impliquée pour sortir de la dérive son ancienne colonie, ne voulait pas clore Brazzaville sur un échec.

 

Et dès le lendemain, Paris a fermement appelé au respect de cet accord.

 

"Il s’agit maintenant de répondre aux attentes de la population centrafricaine, en respectant la parole donnée et en mettant en œuvre le processus de désarmement. Il s'agit aussi, pour toutes les parties prenantes, de poursuivre le dialogue politique et d'assurer le succès de la transition devant conduire aux élections", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

 

La question de la reconnaissance officielle d’une partition exigée par la Séléka, qui a bloqué les discussions, souligne en fait une réalité déjà existante sur le terrain. L'ex-rébellion à dominante musulmane tient en effet l'essentiel du nord et de l'est du pays, frontaliers du Tchad et du Soudan. Depuis des années, Bangui ne contrôle plus ces vastes régions, abandonné aux rébellions et aux coupeurs de route, ce qui a d'ailleurs permis à la Séléka d'avancer rapidement sur Bangui, avec le soutien du Tchad, pour renverser en mars 2013 le président François Bozizé.

 

Les anti-balaka et autres milices chrétiennes et animistes écument le nord-ouest et l'ouest, rançonnant les voyageurs sur les routes et les civils, quand elles ne pillent pas les convois d'aide humanitaire.

 

L'autre question soulevée dans la presse est celle des concessions et promesses faites aux uns et aux autres pour qu'ils signent cet accord.

 

"Vers une immunité pour les ténors de la Séléka?", s'interroge ainsi le quotidien Le démocrate.

 

Une option dénoncée par les ONG de droits de l'homme, notamment Human Rights Watch, qui, rappelant dans un communiqué les "milliers de victimes" du conflit, affirme que "l’amnistie pour les principaux responsables de crimes contre l'humanité et autres crimes odieux n'est tout simplement pas une option".

 

Le coordonnateur anti-balaka Patrice-Edouard Ngaissona, et le numéro 3 de la Séléka, Mohamed-Moussa Dhaffane, signataires de l'accord et désireux d'entrer au gouvernement, se sont déclarés très confiants mercredi à Brazzaville sur le respect de leur engagement.

 

Il semble probable que soit annoncé bientôt un nouveau gouvernement élargi, exigé récemment au sommet de l'Union africaine de Malabo à la présidente Catherine Samba Panza par les "parrains" voisins de la RCA, le Tchad et le Congo.

 

© 2014 AFP

Centrafrique: un accord de cessez-le-feu, oui, et après ?
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Centrafrique-Presse.com
24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 19:11

 

 

 

 

 

 

Jeudi 24 Juillet 2014 - 18:18

 

À l’issue de trois jours de tractations entre les protagonistes de la crise centrafricaine, la médiation internationale, menée par le chef de l’État congolais, Denis Sassou N’Guesso, soutenu par la communauté internationale, a obtenu auprès des différentes parties présentes à Brazzaville, la signature d’un accord de cessation des hostilités en vue de garantir la libre circulation des personnes et des biens en Centrafrique

 

Émouvante et pleine de signification, la cérémonie de clôture du Forum pour le dialogue et la réconciliation nationale en Centrafrique constitue (en dépit des choses dites et entendues dans les coulisses) un tournant dans la crise centrafricaine. Ceci pourvu que les protagonistes, une fois retournés au bercail, donnent véritablement la preuve «d’un désarmement de leur cœur » comme ils l’ont déclaré devant la communauté internationale.

 

Première étape d’un long processus dont l’issue sera connue dans les prochains jours en terre centrafricaine, l’accord de cessation des hostilités arraché à Brazzaville peut être considéré, sauf pour les pessimistes, comme une nouvelle page ouverte vers la recherche de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Centrafrique, en attendant le désarmement conditionné quant à lui à l’accord politique.

 

« Devant le monde entier nous prenons un engagement ferme, définitif et irréversible pour la cessation des hostilités. La RCA est la seule chose au monde que les Centrafricains ont en commun (…). Nul n’a le droit de prendre les armes pour terroriser ou terrifier tout un peuple », a déclaré le chef de la délégation de l’ex coalition séléka, Mohamed Moussa Dhaffane.

 

L’engagement des ex-sélékas interpelle à la fois les anti-balakas, d’obédience chrétienne et majoritaire en Centrafrique, afin de mettre un terme à la stigmatisation et à la chasse aux musulmans. Les dirigeants de cette coalition qui n’entendent pas ramer à contrecourant de cet accord, se disent prêts à ranger leurs armes.

 

« Le mot d’ordre doit être exécuté et nous n’accepterons pas que le peuple centrafricain continue de souffrir. Dès notre retour à Bangui, des délégués ici présents vont être envoyés dans les préfectures pour faire respecter notre engagement », a déclaré le coordonnateur des anti-balakas, Patrice Édouard Ngaïssona, ajoutant que son mouvement est représenté dans dix des douze préfectures de la Centrafrique.

 

Une avancée à consolider par l’engagement politique et le désarmement

 

L’accord est signé certes, les engagements fermes pris et le pardon au peuple demandé, cependant seule la suite du terrain va nous dire si les prochaines consultations prévues tant à Bangui qu'ailleurs, permettront de déterminer l’avenir de ce pays en proie à un conflit politico-religieux. Car, l’ex-coalition séléka qui a boycotté les travaux en commission, pour des raisons dites légitimes, pourrait peut-être formuler d’autres revendications ou exigences plus cruciales tels que la partition du pays ou l’obtention d’un poste de Premier ministre comme entendu dans les coulisses.

 

« Sans détours nous disons que s’agissant du DDR nous sommes disposés à le faire. Mais pour le moment nous disons que ce point doit être intégré dans l’accord politique qui devrait être discuté sérieusement entre les partenaires au développement à Bangui ou dans un autre lieu neutre pour dissiper tout malentendu », a souligné le chef de la coalition des ex-sélékas.

 

En effet, en médiateur averti et avisé, le chef de l’État congolais qui s’est réjoui de ce premier résultat a précisé à la presse que le désarmement est une disposition technique qui nécessite des moyens financiers et matériels importants. « C’est une organisation qu’il faut engager progressivement », a-t-il déclaré.

 

Sur l’ambition des ex-sélékas d’être impliqués dans la gestion des institutions de transition, Denis Sassou N’Guesso a rappelé : « La configuration des nouvelles institutions n’était pas à l’ordre du jour au Forum de Brazzaville. Même s’il y avait lieu, cela doit se faire en terre centrafricaine en donnant la possibilité au peuple de décider sur le type d’institution dont il peut avoir besoin. »

 

Pour sa part, consciente que le chemin à parcourir est encore long, la présidente de la transition, Catherine Samba Panza, affirme ne pas désespérer. « Nous sommes arrivés à une réconciliation entre Centrafricains. C’est le premier pas et nous allons ensemble surmonter les difficultés et les obstacles qui se dressent devant nous », a-t-elle précisé tout en remerciant le médiateur et son équipe pour ce premier ‘’grand pas’’ franchi. 

 

Plus d’une trentaine de signataires pour approuver l’acte posé

 

La signature de l’accord de cessation des hostilités par une trentaine de personnalités représentant les groupes armés, la société civile, les acteurs politiques, la diaspora centrafricaine et les confessions religieuses et musulmanes (par Mgr Dieudonné Nzapalainga et l’Imam Kobine Layama) a été le moment fort pour ceux qui, hier, se regardaient en chiens de faïence.

 

Un acte minutieusement préparé par la médiation qui tenait à donner au monde la preuve d’une Centrafrique « pacifiée » et « unifiée ». C’était l’occasion, pour les protagonistes d’oublier les invectives et autres écarts de langages observés pendant les discussions en groupe, de se parler et de présenter entre eux, mais aussi aux milliers des réfugiés qui souffrent hors du territoire, les excuses les plus sincères.

 

Accolades par ci, poignées de mains par là, les filles et fils de Centrafrique ont, pour cimenter l’accord, chanté à l’unisson l’hymne de leur pays. Une manière d’oublier le passé douloureux et de tourner la page noire de la patrie qu’ils ont en commun. « Cet accord de cessation des hostilités qui vise à ramener la paix appelle la contribution, l’apport et l’engagement de tous. Il engage tout l’état-major de l’ex-coalition séléka, même Michel Djotodia », lançait Mohamed Moussa Dhaffane. 

 

Guy-Gervais Kitina

Crise centrafricaine : ex-sélékas et anti-balakas s'engagent à faire taire les armes
Crise centrafricaine : ex-sélékas et anti-balakas s'engagent à faire taire les armes
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Centrafrique-Presse.com
24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 19:06

 

 

 

 

 

AFP le 24/07/2014 à 11:18

 

Le forum de Brazzaville pour la paix en Centrafrique a accouché péniblement mercredi soir d'un accord de cessez-le-feu, le premier après huit mois d'un déchaînement de violences intercommunautaires, mais sa capacité à durer est déjà mise en doute.

 

Le résultat des négociations dans la capitale congolaise est très en-deçà des objectifs annoncés et a été obtenu grâce à une forte implication de la médiation congolaise pour obtenir l'adhésion de l'ex-rébellion Séléka, qui s'était retirée très rapidement des discussions.

 

L'accord a été signé par des représentants des deux principaux belligérants : la Séléka, à dominante musulmane, et les milices anti-balaka, formées majoritairement de combattants chrétiens, ainsi que par des représentants politiques, religieux, ou civils centrafricains et des parrains étrangers, comme le président congolais Denis Sassou Nguesso.

 

Entamé lundi, le "Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique" n'est pas parvenu à atteindre l'objectif d'un accord fixant le cadre du désarmement et de la démobilisation des milices ni l'établissement d'une feuille de route pour un nouveau processus de normalisation politique.

 

Mais "Brazzaville constitue (un) premier pas" avant un dialogue national et un "forum de réconciliation nationale qui clôturera formellement le processus que nous venons d'engager", a assuré M. Sassou Nguesso.

 

- "Tout le monde va suivre" -

 

Depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la Séléka, la Centrafrique, ancienne colonie française riche en diamants et en uranium, est plongée dans le chaos.

 

Le pays compte des centaines de milliers de déplacés et, depuis décembre, les combattants de la Séléka et les milices anti-balaka s'affrontent dans un cycle d'attaques et de représailles qui a fait des milliers de morts, principalement des civils.

 

"Le préalable de tout, c'était la cessation des hostilités", a déclaré la présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba Panza. Présidente sans pouvoir, Mme Samba Panza est arrivée à son poste en janvier après l'éviction de Michel Djotodia, qui avait chassé M. Bozizé mais s'était révélé incapable d'assurer la stabilité du pays.

*

Il reste à voir si l'accord pourra tenir dans la durée. Une des difficultés pour sa mise en oeuvre tient aux divisions internes au sein de la Séléka et au fait que les anti-balaka sont un mouvement sans organisation centralisée.

 

"Tout le monde va suivre", a assuré Patrice-Edouard Ngaissona, coordonnateur national anti-balaka, tandis que Mohamed-Moussa Dhaffane, signataire pour la Séléka, assurait qu'il engageait toutes les composantes de son mouvement.

 

Un représentant ministériel centrafricain présent à Brazzaville ne cachait cependant pas ses doutes et sa déception en émettant "beaucoup de réserves" sur la capacité de l'accord à ramener enfin la paix.

 

L'accord "repose sur des bases extrêmement ténues" puisqu'"il n'y a pas vraiment eu de dialogue pendant ces trois jours entre la Séléka et les autres participants" et que "se pose encore la question de la représentativité des uns et des autres", estime Thierry Vircoulon, directeur du programme Afrique centrale du groupe de réflexion International Crisis Group.

 

A Brazzaville, M. Dhaffane avait posé comme préalable à toute discussion l'acceptation du principe d'une division du pays, position jugée inacceptable par la grande majorité des négociateurs et par la France, dont quelque 2.000 soldats sont actuellement déployés en Centrafrique, au côté d'une force de l'Union africaine comptant environ 5.800 militaires.

 

Selon le projet d'accord, les parties "s'engagent à renoncer a tout projet de partition" de la Centrafrique et la question se pose des garanties ou promesses que M. Dhaffane a pu obtenir avant de signer finalement un tel texte.

 

Copyright © 2014 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

 

Centrafrique : signature d'un accord de cessez-le-feu fragile à Brazzaville
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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 11:55

 

 

 

 

 

Par Lefigaro.fr avec AFP  24/07/2014 à 13:02

 

Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a appelé aujourd'hui les différents groupes armés de Centrafrique à "respecter la parole donnée", au lendemain de la signature à Brazzaville d'un accord de cessez-le-feu entre la Séléka à dominante musulmane et les anti-balaka majoritairement chrétiens.


"Je salue la signature à Brazzaville de l'accord de cessation des hostilités", a déclaré Laurent Fabius, en rendant hommage à "la détermination" de la présidente de transition Catherine Samba Panza"Les participants au forum de Brazzaville ont pris l'engagement de renoncer à la violence, pour faire repartir la République centrafricaine sur de nouvelles bases. Cet engagement doit être soutenu", a-t-il poursuivi. "Il s'agit maintenant de répondre aux attentes de la population centrafricaine, en respectant la parole donnée et en mettant en oeuvre le processus de désarmement. Il s'agit aussi, pour toutes les parties prenantes, de poursuivre le dialogue politique et d'assurer le succès de la transition devant conduire aux élections", a-t-il conclu.


Le forum de Brazzaville pour la paix en Centrafrique a accouché péniblement hier soir d'un accord de cessez-le-feu, le premier après huit mois d'un déchaînement de violences intercommunautaires, mais sa capacité à durer est déjà mise en doute. L'accord a été signé par des représentants des deux principaux belligérants : la Séléka, à dominante musulmane, et les milices anti-balaka, formées majoritairement de combattants chrétiens, ainsi que par des représentants politiques, religieux, ou civils centrafricains et des parrains étrangers, comme le président congolais Denis Sassou Nguesso. Le résultat des négociations dans la capitale congolaise est très en-deçà des objectifs annoncés et a été obtenu grâce à une forte implication de la médiation congolaise pour obtenir l'adhésion de l'ex-rébellion Séléka, qui s'était retirée très rapidement des discussions et demandait une partition de la Centrafrique.

Centrafrique : "respecter la parole" (Fabius)
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Centrafrique-Presse.com
24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 11:44

 

 

 

 

 

par RFI 24-07-2014 à 09:44

 

Le Forum de Brazzaville pour la paix en Centrafrique s'est achevé mercredi soir par la signature d'un accord de cessez-le-feu a minima, loin des objectifs fixés. L'accord a été signé par une quarantaine de représentants, centrafricains et étrangers. Mais déjà, des voix se font entendre pour dénoncer le texte, notamment au sein de la Seleka.

 

Pour Denis Sassou-Nguesso, le président congolais et médiateur de la crise centrafricaine, il y avait de la satisfaction après cette signature : « Il fallait bien commencer par la cessation des hostilités. Les engagements qui viennent d’être pris constituent les fondations, les repères pour un long processus à poursuivre et à consolider en terre centrafricaine ».

 

Les deux premiers à parapher l'accord de fin des hostilités ont été Mohamed Moussa Dhaffane, pour la Seleka, et Patrice-Edouard Ngaissona, pour les anti-balaka. Par ce texte, les deux groupes armés s'engagent à mettre un terme aux exactions, à cantonner leurs hommes, à lever les barrages et à permettre la libre circulation dans les zones qu'ils contrôlent. Mais rien ne semble prévu pour le désarmement. Au vu des conditions de son accouchement, la question de la viabilité de cet accord minimal se pose d’ores et déjà.

 

Signera, ne signera pas ? Jusqu'au dernier moment, la délégation Seleka aura laissé planer le doute. Et il aura fallu une audience chez Denis Sassou Nguesso pour débloquer les négociations gelées par les conditions posées par la Seleka, et rejetées en bloc par les autres parties et les médiateurs internationaux.

 

Un accord arraché de haute lutte, ce qui n’a rien de surprenant pour Abdoulaye Bathily, le représentant spécial des Nations unies pour l'Afrique centrale : « Ce pays meurtri par une des crises les plus graves de l’Afrique contemporaine ne pouvait pas, et nous nous y attendions, se régler d’un clin d’œil. Il fallait un travail en profondeur avec les acteurs pour les convaincre de la nécessité de l’arrêt des violences et des hostilités. Maintenant, le plus difficile reste encore à faire avec naturellement la question du désarmement ».

 

Vieilles revendications

 

Dès le début des travaux, en effet, en jetant sur la table des négociations la question de la partition du pays, les délégués de la Seleka étaient à deux doigts de torpiller le Forum de Brazzaville. Était-ce là leur intention, ou souhaitaient-ils faire avancer de vieilles revendications comme la primature dans le prochain gouvernement, ou encore une intégration de leurs éléments dans la future armée ?

 

Le plus difficile maintenant, va être de faire appliquer cet accord, comme l’explique l’ancien Premier ministre, Anicet Dologuélé : « Le processus qui démarre devra être suivi avec beaucoup d’attention par tous les participants au Forum de Brazzaville pour qu’il y ait des résultats tangibles pour le pays ».

 

Si certains observateurs émettent des doutes quant à la capacité de la chaîne de commandement anti-balaka à faire appliquer l'accord par sa base, ils sont encore plus dubitatifs à propos de la Seleka. À Brazzaville, comme en Centrafrique ou au Bénin, cette semaine, l'ex-rébellion est apparue incapable de masquer ses divisions. Des divisions qui risquent d’ailleurs de réduire à néant l’accord trouvé à Brazzaville

 

Fractures au sein de la Seleka

 

À peine signé à Brazzaville par le numéro 3 de la Seleka, le porte-parole du bureau politique de l’ex-rébellion dénonçait en effet le texte, affirmant qu'il n’engageait que ses signataires et pas la Seleka. « Nous ne reconnaissons pas cet accord, qui ne nous engage pas » déclarait ainsi à RFI Habylah Awal, au moment même où le texte était pourtant signé. « Nous sommes suffisamment représentatifs pour faire appliquer l'accord », lui a rétorqué Mohamed Dhaffane, pour rassurer mercredi soir, ceux qui doutent de la viabilité du texte signé à Brazzaville.

 

Cet épisode montre clairement les fractures qui existent au sein de la Seleka, sur les questions essentielles. Déjà, mercredi soir Habylah Awal apparaissait réticent à la signature d’un accord, soutenant toujours la position, toujours défendue alors par Dhaffane, de la partition du pays. Dans un entretien accordé à RFI, il expliquait qu’il n’était « pas question de signer un accord avec les anti-balaka, tant qu'ils ne demandaient pas pardon à la communauté musulmane ».

 

En renonçant à la partition et en acceptant de signer l'accord, Dhaffane a-t-il contrevenu aux ordres reçus à Cotonou de Michel Djotodia à la veille du forum ? « La partition est une menace que brandissent Djotodia et Nourredine pour éviter les sanctions et les poursuites. Mais même avec leurs hommes à Birao, ils sont minoritaires aujourd'hui », estime un cadre du mouvement. D'un côté la partition, de l'autre, la paix avec les anti-balakas et le partage du pouvoir : l'ex-rébellion est à l'heure du choix.

Brazzaville: à peine signé, l'accord sur la Centrafrique déjà menacé (RFI)
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