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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 21:26

 

Nicolas TIANGAYE

 Avocat à la Cour

 Ancien Bâtonnier de l’Ordre

 Ancien Premier Ministre

 74, Avenue B. BOGANDA

 B.P. 2094 BANGUI

 (République Centrafricaine)

                                                                    

                                                                                        Bangui, le 09 septembre 2016

Objet : Protestation

                                                                              

                                                         A

                                                        Monsieur Roland MARCHAL

                                                        (CNRS/Sciences PO Paris) - France

 

                                                        Monsieur

 

         Dans un rapport intitulé « Brève histoire d’une transition singulière. La République Centrafricaine de janvier 2014 à mars 2016 », que vous aviez présenté le 08 septembre 2016  à l’hôtel Ledger vous écrivez à la page 34 :

 

« Même la réputation de Nicolas TIANGAYE sortait entamée de cette période. Les gens- y compris certains de ses alliés politiques- évoquaient des achats immobiliers à Douala et à Orléans. D’autres rappelaient que si sa demeure à Bangui avait été pillée par la Séléka au début décembre 2013 (mais également par la population ensuite), il avait bénéficié d’un dédommagement très généreux du gouvernement qu’il conduisait encore ».

 

Vos affirmations infondées et diffamatoires relèvent de la mauvaise foi. Déjà en décembre 2013, vous aviez, en portant des attaques personnelles contre moi sur les ondes de Radio France Internationale, déclaré que les Préfets centrafricains qui avaient été nommés se promenaient à Paris alors que ces derniers n’avaient pas les moyens d’aller en villégiature aux bords de la Seine. Le mensonge était grossier.

 

Au sujet des achats immobiliers de Douala et d’Orléans, il est de notoriété publique que les biens auxquels vous faites allusion dans ces 2 villes ont été acquis depuis plus de 15 ans. Je totalise 33 ans d’exercice de la profession d’avocat dont je suis actuellement le Doyen au sein du Barreau Centrafricain. Je n’ai pas attendu d’être Premier Ministre pour avoir un logement.

 

S’agissant du « dédommagement très généreux » dont j’aurais bénéficié du Gouvernement que je dirigeais, j’autorise le « chercheur » que vous êtes à rendre publics les documents attestant de la véracité de vos allégations. Il y va de votre crédibilité.

 

Si le citoyen centrafricain que je suis vous est redevable de vos efforts pour rendre plus compréhensible la crise centrafricaine dans la perspective de sa résolution,  je reste sceptique sur votre probité intellectuelle.

 

Je regrette en outre que drapé dans vos certitudes de « spécialiste de l’Afrique Centrale », vous quittiez le champ de l’investigation scientifique pour régler des comptes personnels. La raison est simple : vous êtes instrumentalisé par des adversaires politiques bien connus pour nuire. Dès lors, vous n’êtes plus dans la recherche.

 

Je connais de vrais spécialistes des sciences sociales que je respecte pour leur rigueur scientifique, leur objectivité  et la distanciation épistémologique qu’ils s’imposent  dans l’analyse des faits sociaux et politiques complexes.

 

Votre démarche est intellectuellement malhonnête et moralement abjecte.

 

Par ce que vous avez délibérément opté pour un subjectivisme débridé et puéril, et à défaut d’imprimer une quelconque autorité scientifique à vos élucubrations tropicales dont vous êtes dorénavant le spécialiste autoproclamé, vous avez désormais la triste réputation d’être un propagateur patenté de mensonges, un vulgaire colporteur  de ragots  et  un fouineur nocturne de poubelles en service commandé.

 

Recevez Monsieur, mes meilleures salutations.

 

Ampliations :

  • Invités à la présentation                                              Me Nicolas TIANGAYE

du  rapport

Lettre de protestation de Me Nicolas TIANGAYE à Roland MARCHAL
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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 21:13

 

 

POINT DE VUE

 

Par Alfred Babo  LE MONDE Le 09.09.2016 à 15h37

 

Faut-il continuer d’organiser des élections présidentielles en Afrique ? Cette question peut être jugée provocatrice par les idéologues de la démocratie enAfrique. Cependant, elle fait suite à une observation des élections sur le continent africain ces vingt-cinq dernières années, particulièrement la dernière élection présidentielle au Gabon. Lorsque Jacques Chirac jugeait, au début des années 1990, que « la démocratie est un luxe pour l’Afrique », beaucoup d’Africains, y compris les intellectuels et politiques s’en étaient offusqués. Vingt-cinq ans après, la réalité du terrain ne lui donne-t-elle pas raison ?

 

La démocratie électorale en Afrique a échoué parce que les élections, notamment présidentielles, donnent d’observer trois constantes qui militent, à mon sens, pour leur abandon.

 

La démocratie, un luxe ?

 

Premièrement, l’élection présidentielle est improductive car non seulement elle est très onéreuse pour les pays africains, mais elle produit très peu de résultats positifs dans la vie des populations. La présidentielle ivoirienne de 2010 a été reconnue par l’ensemble des observateurs comme l’une des plus coûteuses au monde. Le coût de l’organisation du scrutin a été estimé à 300 millions d’euros, ce qui en faisait l’élection la plus chère d’Afrique

 

La démocratie en Afrique, dans des pays pauvres et très endettés, est devenue un véritable luxe. Ces pays font très souvent appel à des financements extérieurs auprès de l’Union européenne et d’autres bailleurs pour organiser les présidentielles. Mais tout cela pour quels résultats ? Dans de nombreux pays, l’élection met aux prises des factions, généralement à base ethnique et depuis longtemps embourbées dans des luttes de pouvoir fratricides.

 

De fait, le niveau de violence électorale (avant, pendant et après) est devenu la jauge du bon déroulement et de la crédibilité d’une élection. La dernière présidentielle du 27 août au Gabon s’est terminée par des violences exactement comme en 2009. Les violences électorales les plus graves sont celles qui se sont déroulées au Kenya en 2008, puis en Côte d’Ivoire en 2010 et, plus récemment, au Burundi en 2015. Le scrutin présidentiel à venir en République démocratique du Congo (RDC) a déjà généré des violences avant même que l’on ne se rapproche de son organisation.

 

En outre, même dans les pays considérés comme les plus avancés dans la consolidation de la démocratie comme le Ghana, le Mali, le Sénégal, et le Bénin, la présidentielle a polarisé les tensions et l’on a parfois frôlé la tragédie. Entendons-nous bien, l’absence de brutalité visible ne signifie pas qu’il n’y a pas de violation, même symbolique, des droits de l’homme par la restriction des libertés politiques, notamment l’emprisonnement, les tortures et les menaces des opposants, ainsi que des acteurs de la société civile (syndicats, unions, journalistes, etc.) avant ou après une élection. Ces violences en général débouchent sur la conservation du pouvoir par le président sortant ou le régime en place.

 

Deuxièmement, les élections présidentielles en Afrique ne débouchent que très rarement sur une alternance. En dehors de quelques pays comme le Ghana, le Mali, le Sénégal, le Bénin et le Malawi, l’alternance politique s’est faite soit par le biais des putschs ou soulèvements populaires lors du « printemps arabe », soit elle ne s’est pas réalisée. Le même président, le même clan ou système, trentenaire, voire cinquantenaire, demeure au pouvoir. Il en est ainsi du Togo et du Gabon, puis, dans une certaine mesure, de toute la sous-région de l’Afrique centrale notamment l’Angola, le Congo, le Tchad, la Guinée équatoriale, le Cameroun et, plus loin, leZimbabwe et l’Ouganda.

 

Inculture démocratique des classes politiques africaines

 

La tendance, la grande, reste la foire aux modifications des Constitutions pour que des présidents qui avaient accepté aux forceps le multipartisme, demeurent au pouvoir vingt-cinq ans après l’instauration de la démocratie.

 

Aujourd’hui, ils sont nombreux à se lancer dans l’aventure de la modification constitutionnelle en vue de conserver le pouvoir, à l’instar du Burundi, du Congo et du Rwanda. Ce sont des présidents qui organisent l’élection, et la gagnent inéluctablement. Dans un passé récent, Abdoulaye Wade avait essayé ce passage en force. En Côte d’Ivoire, la tentation reste grande avec le projet de nouvelle Constitution prévue par le régime en place.

 

Au Bénin, ce n’est pas faute d’y avoir pensé. Au Burkina Faso, la tentative de Blaise Compaoré a connu une fin fatidique. En RDC, les manœuvres sont en cours pour trouver les ressorts juridiques d’une éventuelle prolongation du mandat de Joseph Kabila. Ces manœuvres qui très souvent provoquent des violences, débouchent inexorablement sur la contestation des résultats.

 

Ce qui nous amène justement au troisième point : la contestation des résultats est devenue quasi consubstantielle à l’exercice de ces scrutins et dénote l’inculture démocratique des classes politiques africaines. L’opposition dénonce toujours des fraudes et demande l’annulation de l’élection. Depuis le 30 août, date de proclamation des résultats de la présidentielle gabonaise, le candidat de l’opposition, Jean Ping, n’a cessé de crier à la fraude tout en s’autoproclamant lui-même vainqueur du scrutin et président de la République en dehors de tout cadre juridique.

 

En 2015, en Guinée, l’opposant Cellou Dalein Diallo réclamait la reprise de l’élection avant même la fermeture des bureaux de vote. Lors de la présidentielle ivoirienne de 2015, les candidats de l’opposition tels Mamadou Koulibaly et Essy Amara ont suspendu leur participation avant même l’ouverture des bureaux de vote, dénonçant de graves irrégularités et la mainmise du président sortant, Alassane Ouattara, sur le processus. En face, le pouvoir, qui contrôle les organes électoraux pompeusement qualifiés d’« indépendants » bat toujours en brèche les contestations et recours des opposants et proclame vainqueur le président en place.

 

Penser autre chose que l’élection

 

Sur le continent, les élections présidentielles donnent à voir cette même complainte de fraude, de tricherie et de manque de transparence et d’équité. Pourquoi organiser une élection dont le processus est de toute façon remis en cause et ne débouche que rarement sur l’alternance, mais plutôt sur des violences, et des morts ?

 

Mon argument est qu’il ne faut pas organiser d’élection présidentielle dans certains pays africains. Ne pas le faire, c’est épargner des vies humaines, c’est épargner de l’argent, c’est s’émanciper d’acteurs politiques en manque d’inspiration. Le gain humain, économique, moral et politique de la non-organisation de présidentielles l’emporte sur le maintien d’un simulacre qui ne vise qu’à satisfaire la communauté internationale. Le modèle démocratique occidental, contrairement à la pensée distillée, n’est pas universel. Chaque société devrait s’inventer son propre modèle de gouvernance qui assure sa pérennité dans la paix et le progrès.

 

A ce titre, l’élection présidentielle pourrait être maintenue uniquement dans les pays où l’expérience semble fructueuse. Mais, dans les autres, il fautpenser à autre chose, avant que l’Occident ne trouve – encore – une autre « solution » à imposer aux Africains, faute d’avoir trouvé par eux-mêmes. Le régime parlementaire, entre autres, peut peut-être contribuer à réduiretensions et violences à l’échelon régional ou local plutôt que national. Aussi, un candidat à la présidentielle ivoirienne de 2015 avait proposé la brillante idée d’un système tout à fait inédit fondé sur une présidence tournante entre les régions ou blocs ethniques.

 

L’épicentre de l’élection serait alors dans la région chargée de désigner, parmi ses élus, celui qui accédera à la présidence. L’on pourrait exiger de tout candidat visant un siège régional, puis la présidence, d’obtenir un quota de signatures dans les autres régions. Ce qui l’amènerait à organiser une campagne nationale. Le président élu se prévaudrait ainsi d’une double légitimité, régionale et nationale. Ce système parlementaire tournant aurait l’avantage de régler la question ethnique récurrente, de pacifier les élections et garantir l’alternance.

 

Alfred Babo est d’origine ivoirienne. Il est sociologue et professeur d’études internationales à l’université américaine de Fairfield (Connecticut).

 

Alfred Babo

Lu pour vous : Faut-il continuer d’organiser des élections présidentielles en Afrique ?
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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 21:05
Lu pour vous : La Françafrique ressuscitée d’Hollande l’Africain

 

 

CHRONIQUE

 

Par Abdourahman Waberi (chroniqueur Le Monde Afrique) LE MONDE Le 07.09.2016 à 09h19


C’est par la peau de la nuque que l’actualité attrape les esprits paresseux ou dotés d’une mémoire de poisson rouge. Dans ces moments intenses, l’actualité impose ses lois, son rythme et, surtout, ses mots. Le nouveau hold-up électoral perpétré par Ali Bongo occupant l’actualité, c’est le mot « Françafrique » qui est désormais sur toutes les lèvres. Comme le refoulé freudien, il nous est revenu illico en pleine figure.

 

Au début des années 2000, un homme, droit comme un fil de plomb, a réussi l’exploit d’imposer ce terme dans l’espace public francophone. Ses nombreux ouvrages décapants, décrivant par le menu les mécanismes de la machinerie françafricaine, ne passaient pas inaperçus. Cet homme, disparu en 2005, s’appelait François-Xavier Verschave. On a essayé de le faire taire à coups de procès et d’attaques malveillantes. Il a résisté à la cabale, fondé avec d’autres compagnons l’association Survie, s’est défendu devant les tribunaux tout en prenant à témoin le grand public, preuves à l’appui.

 

Manteau de probité

 

Mais qu’est-ce la « Françafrique », se demandent les boétiens ? Pour François-Xavier Verschave, c’est « une nébuleuse d’acteurs économiques, politiques et militaires, en France et en Afrique, organisée en réseaux et lobbies, et polarisée sur l’accaparement de deux rentes : les matières premières et l’Aide publique au développement… Le système autodégradant se recycle dans la criminalisation. Il est naturellement hostile à la démocratie ». Quid de cette entreprise délictueuse qui fait injure à la patrie des droits de l’homme ?

 

Sous la présidence de François Hollande, les belles âmes ont voulu enterrer le mot et la chose. En vain. L’ancien député de la Corrèze eut beau déployer tout un arsenal rhétorique pour se tailler un manteau de probité candide, la tentation de sauter à pieds joints dans le fleuve Zambèze ne tient jamais longtemps pour tout occupant de l’Elysée. Pourquoi François le Second ne finirait pas par mordre dans la pomme qu’hier Nicolas, Jacques, François le Premier, Valéry, Georges et le grand Charles ont avalée avec entrain, pépins compris ?

 

Et ce qui devait arriver arriva. A la faveur de l’actualité, le mot revint presto dans l’espace public. Et avec lui le « destin africain » du président Hollande de refaire surface. « Hollande l’Africain », ça sonne comme un petit air connu, non ? Alors tendons l’oreille. Vous entendez la basse continue ?

 

Appelons à la barre un initié pour nous aider à détricoter les fils de cette histoire. Journaliste de RFI, Christophe Boisbouvier décrypte dans son ouvrage Hollande l’Africain (éd. La Découverte, 2015) la mue de l’ancien maire de Tulle, dévoilant comment l’intéressé est tombé amoureux d’un continent qu’il avait voulu longtemps tenir à distance. Un continent à présent au cœur de ses préoccupations politiques, économiques et sécuritaires.

 

Bidasses à Tombouctou

 

Pour asseoir sa politique africaine, l’Elysée a recours, aujourd’hui comme hier, aux réseaux plus ou moins occultes. Du Mali au Tchad, du Gabon à Djibouti, les conseils des hauts gradés pèsent lourd sur la balance, nous apprend Christophe Boisbouvier. En voulant se démarquer de son prédécesseur, François Hollande avait juré lors de sa campagne électorale de « rompre avec la Françafrique » et de ne plus « inviter les dictateurs en grand appareil à Paris ». Bien sûr, ces promesses se sont envolées et le locataire de l’Elysée s’est vite « africanisé »… dans la plus pure tradition de la Ve République.

 

Ainsi François Hollande continue-t-il d’inviter les satrapes africains sous les ors de l’Elysée mais il se déplace aussi pour les saluer chez eux, comme il l’a fait depuis 2012 en rendant visite au Congolais Joseph Kabila, au Camerounais Paul Biya, à l’Angolais José Eduardo dos Santos et au Tchadien Idriss Déby. Enfin, il ne se fait pas prier pour envoyer des troupes en Centrafrique, au Mali. Bref, ses amis ne reconnaîtraient pas l’homme qui s’occupe aujourd’hui des affaires africaines. L’Afrique offre à François Hollande le supplément de masculinité qui lui a fait si souvent défaut. En paradant avec les bidasses à Tombouctou, l’ancien premier secrétaire du Parti socialiste a montré au monde un visage des plus radieux. « Flamby » n’est plus. Place à Super Mario, pardon, Rambo ! La suite semble confirmer la mue survenue dans le nord du Mali et qui était loin d’être un caprice passager ou une pose destinée aux photographes.

 

L’heure du bilan sonnera bientôt pour François Hollande, son gouvernement et le PS, tous désavoués par les Français. Incapable de résister aux contraintes européennes, paralysé par les syndicats, sourd aux aspirations de ses concitoyens, flanqué d’un premier ministre agressif et omniprésent, François Hollande semble retrouver un peu d’oxygène qu’auprès de ses pairs africains. Depuis un quart de siècle, jamais la France n’a envoyé autant de militaires à l’étranger, et notamment au Sahel. Affaibli sur le plan intérieur, Hollande se donne l’illusion de la puissance, sur les champs de bataille.

 

Abdourahman A. Waberi est né en 1965 dans l’actuelle République de Djibouti. Il vit entre Paris et les Etats-Unis, où il a enseigné les littératures francophones aux Claremont Colleges (Californie). Il est aujourd’hui professeur à George-Washington University. Auteur, entre autres, d’Aux Etats-Unis d’Afrique (J.-C. Lattès, 2006), il a publié en 2015 La Divine Chanson (éd. Zulma).

 

Abdourahman Waberi chroniqueur Le Monde Afrique


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/09/07/la-francafrique-ressuscitee-d-hollande-l-africain_4993714_3212.html#0DYVS4FM4OUPj5mv.99

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 17:32

 

 

 

Par RFI Publié le 09-09-2016 Modifié le 09-09-2016 à 23:02

 

En Centrafrique, la France mettra fin à l'opération Sangaris fin octobre, mais ne quittera pas pour autant ce théâtre d'opérations. La présence française, qui avait atteint près de 2 500 hommes au plus fort, a été réduite à environ 300 soldats. Après Sangaris, la France souhaite conserver une position centrale au sein de la Minusca en occupant des postes clés au sein de l'état-major de la force onusienne. L'annonce de l'envoi de drones de reconnaissance devrait aussi renforcer sa position. La nouvelle a été annoncée jeudi soir 8 septembre par l'entourage du ministre Jean-Yves Le Drian lors d'une rencontre à Londres sur les missions de maintien de la paix de l'ONU.

 

En fournissant des drones tactiques, l'armée française donne à l'ONU des capacités que la Minusca n'a pas aujourd'hui. Les SDTI (Système de drone tactique intérimaire), qui seront vraisemblablement déployés en fin d'année, disposent d'une portée de 200 km et n'ont plus été utilisés en opération extérieure par l'armée française depuis quatre ans.

 

Ils permettront de surveiller les axes routiers, mais peuvent être également utilisés au-dessus des villes en cas de flambée de violence. A ce jour l'état-major assure ne pas encore avoir établi le calendrier de déploiement, et on ne précise pas le nombre ni les sites où ces drones seront envoyés.

 

Un positionnement en région permettrait d'avoir un « temps d'avance » en cas d'attaque vers la capitale Bangui. Ces petits drones de trois mètres de long sont facilement repérables, car peu silencieux, sont équipés d'une caméra noir et blanc, et bien sûr dépourvus d'armement.

 

Dans l'entourage du ministre de la Défense on précise que moins d'une centaine d'hommes seront déployés sous les couleurs des Nations unies pour les mettre en œuvre et pour analyser les images recueillies.

 

La France reste donc présente en RCA dans le secteur clé du renseignement en plus des militaires qui doivent être affectés à l'état-major des forces de la Minusca, le centre nerveux de la force onusienne.

 

Actuellement, la France aligne une centaine d'hommes dans la mission de formation EUTM RCA et dans la force onusienne, précise l'état-major. Une double présence qui persistera après la fin de l'opération Sangaris, sous une forme et dans des volumes encore à préciser.

RCA: la France fournira des drones tactiques à la Minusca
RCA: la France fournira des drones tactiques à la Minusca
RCA: la France fournira des drones tactiques à la Minusca
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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 16:57
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Tendance de la détérioration de la sécurité alimentaire

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 10 SEPTEMBRE 2016

 

Bangui, 09 Septembre 2016(RJDH)- La sécurité alimentaire en Centrafrique semble se dégrader. « Les persistances d’insécurité dans le pays limitent l’accès aux moyens d’existence et  d’assistance humanitaire dans certaines régions en Centrafrique », c’est ce qui ressort du résultat de l’analyse de classification intégrée de la phase humanitaire et de la sécurité alimentaire(IPC) publiée hier, 09 septembre 2016 à Bangui au cours d’une réunion entre le gouvernement et les agences des Nations-Unies.

 

Dans cette analyse de classification intégrée de la phase humanitaire et de la sécurité alimentaire (IPC) qui couvre la période de janvier à août 2016 qui classe la Centrafrique dans la phase d’urgence, Abel Kpawirena Namkoisse, Chargé de Mission au Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural a relevé que « le problème alimentaire persiste malgré que nous sommes en période de récolte et des interventions des partenaires sur  le terrain ». Il a rassuré que «  la République centrafricaine est loin de la famine car la population s’organise pour trouver quoi à se nourrir. Mais l’accès aux moyens d’existence surtout pour la population reste le vrai défi».

 

En 2015 la Centrafrique était en la phase d’urgence, cette situation s’est  légèrement  détériorée à cause de l’insécurité dans les zones de production.

 

 

Centrafrique : Tendance à la baisse des cas suspects de choléra

 

http://rjdh.org/PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 9 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 09 septembre 2016 (RJDH) — Les structures de lutte contre le choléra ont observé une régression du nombre de cas suspects de l’épidémie et encouragent les mesures préventives. 

L’épidémie de choléra marque les pas, c’est ce qui ressort du rapport des organes qui combattent cette maladie pour le bien être de la population : Neuf (09) nouveaux cas suspects sont enregistrés contre vingt (20) il y a deux semaines.

 

La baisse du nombre de cas suspects de choléra est enregistrée alors que depuis deux semaines, aucun cas de décès n’est noté par les structures de prise en charge de cette épidémie.

 

Selon le Rapport de Situation d’Urgence N°13 du Ministère de la Santé et ses partenaires, 249 cas ont été notifiés depuis le début de l’épidémie jusqu’à la date du 5 septembre 2016, dont 128 enfants de moins de 15 ans. Dix-neuf (19) décès ont été enregistrés dont 8 enfants de moins de 15 ans, et le dernier décès remonte au 15 août 2016. « De manière générale, la tendance évolutive du nombre de cas continue à décroître après le pic de la semaine 33 qui a atteint 85 cas. Les zones affectées restent les mêmes, notamment les Régions Sanitaires N°1, 4 et 7 », fait observer le Rapport.

 

La commune de Bimbo a enregistré 11 cas suspects et Damara 85 cas. En ce qui concerne Bangui, 93 cas ont été enregistrés à Galabadja dans le 8e arrondissement, tandis que 23 cas au 2e arrondissement. 3 cas sont notés au 6e arrondissement et 13 cas suspects au 7e arrondissement. Les sites des déplacés du 1er, 3e, 4e, 5e et 8e arrondissement de Bangui ont enregistré au totale 21 cas suspects de la maladie.

 

Dans ce document, l’OMS et l’UNICEF encouragent les acteurs de lutte contre cette pandémie à intensifier la sensibilisation sur les mesures d’hygiène et d’assainissement et à lutter contre la stigmatisation des malades du choléra et de leur entourage immédiat.  Laquelle stigmatisation  qui prend de plus en plus de l’ampleur au sein de la communauté.

 

L’épidémie de choléra a été déclarée en Centrafrique le 10 août 2016, après celle qui a touché la capitale en septembre 2011.

 

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 16:46

 

 

http://afrique.le360.ma/  09/09/2016

 

Kiosque Le360 Afrique. Après Teodorin Obiang Nguema qui sera finalement appelé à la barre pour "biens mal acquis", la justice française s'intéresse à plusieurs chefs d'Etat africains, tous d'Afrique Centrale. Des propriétés ont déjà été saisies et ce n'est qu'un début. Des enquêtes sont en cours.

 

Cette semaine, c’est Teodorin Obiang Nguema Mbasogo, le fils du président équato-guinéen qui fait l’actualité. La Justice française a décidé de le renvoyer en procès pour "bien mal acquis". Elle lui reproche la possession de biens estimés à plusieurs millions d’euros. Il s’agit de biens mobiliers et immobiliers qui auraient été acquis grâce à l’argent sale : corruption, détournement de fonds publics, etc. C’est ce qu’estiment l’association Sherpa auteur de la plainte, mais également Transparency International, selon le site de Radio France Internationale.


L'Afrique centrale remporte la palme


A côté de ce premier cas médiatisé, la justice française a décidé de s’attaquer de plein front aux biens mal acquis détenus en France par les chefs d’Etat ou ex-chefs d’Etat africains et leurs familles respectives. Ils ont pour point commun de diriger ou d'avoir été à la tête de pays d'Afrique Centrale.

 
Pour nombre d'observateur Teodorin Obiang Ngema est un bouc émissaire. L’association Sherpa avait mieux à faire, car certains chefs d’Etat de pays francophones sont plus connus pour leur extravagance en France. Leurs familles sont les rois du shoping et les hôtels de l’hexagone se les arrachent comme s’il s’agissait de têtes couronnées du Golfe persique.


Une propriété de Sassou déjà saisie


Il y a notamment Denis Sassou Ngesso du Congo. La justice lui a déjà saisi trois biens immobiliers de luxe, dont une villa et deux appartements. L’homme fort de Brazzaville est soupçonné d'avoir profité à outrance de la manne pétrolière du troisième producteur en Afrique Subsaharienne. Les juges français mènent l’enquête notamment sur des sociétés offshore qui auraient perçu des dizaines de millions d’euros. Mais, en février dernier, ses avocats ont porté plainte en France, affirmant que l’enquête est biaisée, puisqu’elle se fonde sur des documents erronés.

Bozizé et la famille Bongo en ligne de mire


Egalement dans le collimateur de la justice française, François Bozizé, l’ancien, le chef d’Etat centrafricain. L’homme est devenu en quelques années un grand propriétaire immobilier. Il possède aussi des voitures de luxe et des comptes bancaires. Mais, on sent le règlement de compte. Bozizé aurait eu la main trop lourde dans les dessous de table réclamés notamment à la société Areva pour les contrats miniers après le rachat de la société canadienne "Uramin".


Enfin, la famille Bongo du Gabon est pistée par les juges anti-biens mal acquis français. Une société immobilière a déjà été saisie, laquelle appartient en partie à Pascaline et aux nombreux héritiers du patriarche. Au total, il y aurait quelque 33 propriétés en France, uniquement dans des quartiers chics parisiens et sur la Côte d’Azur.

Lu pour vous : France-Afrique-Ces-presidents-menaces-de-poursuites-pour-biens-mal-acquis
Lu pour vous : France-Afrique-Ces-presidents-menaces-de-poursuites-pour-biens-mal-acquis
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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 16:43

 

 

 

 

Après son élection à la magistrature suprême, le premier President de la sixième République avait envisagé de mettre en place un gouvernement de rupture où la compétence et l'intégrité sont les critères dominants. Ce gouvernement avait pour mission de répondre dans un bref délai aux urgences définies par le President de la République. La majorité des centrafricains avait adhérer, avait espoir et tolérait les errements et les dérapages successifs des animateurs de la vie gouvernementale. Très vite, certains membres du gouvernement qui se sont retrouvés fortuitement ou par sérendipité dans cette équipe pour service rendu se sont distingués par leur amateurisme et la méconnaissance des missions qui leur sont attribuées.

 

Cet amateurisme relève t-il de l'incompétence ? Sont-ils victimes de la méfiance de leur collaborateur ? Ou alors sont-ils victimes de la rumeur publique déstabilisante qui est un sport de prédilection des centrafricains ? A titre de rappel, la méfiance est un état d'esprit de quelqu'un qui se tient sur ses gardes face à quelqu'un d'autre ou parfois de quelques choses. C'est un comportement formel de non-confiance basé sur de soupçons.

 

Tandis que la rumeur est la diffusion par tout moyen d'une information dont la véracité est douteuse, erronée ou incertaine. A titre d'illustration, les anciens membres de cabinet du gouvernement de transition ont formé et aidé la nouvelle équipe à élaborer le programme du gouvernement qui a reçu brillamment l'approbation des parlementaires. Ces derniers ont été remerciés comme des malpropres à travers des révocations et parfois sans proposition de postes. Il est vrai qu'une maxime politique dit "qui gagne les élections gouverne" et une autre annonce "qu'on ne gouverne qu'avec les siens" mais ce genre de pratiques est génératrice de haine, de méfiance épidémique qui peut s'étendre aux différents départements ministériels.

 

En attendant la grande réforme de la fonction publique centrafricaine qui doit supprimer ou créer des postes dans l'organigramme gouvernemental, les grands mouvements du personnel des départements ministériels tardent à venir. Ainsi, les fonctionnaires sont méfiants des nouvelles autorités et surtout sur le sort qui leur sera réservé. D'autres, animés de mauvaise foi font de rétention d'informations et/ou de dossiers pour se rendre utiles. Alors comment peut-on attendre la cohérence, la solidarité, la rapidité, l'efficacité et la compétitivité à un tel gouvernement ? Bousculé par l'urgence sécuritaire, le gouvernement se souci même peu de son efficacité et mélange les pinceaux pour restaurer la paix et l'autorité de l'Etat.

 

On s'interroge même si tous les départements ministériels ont mis en place un plan d'action car c'est trop facile d'accuser le premier ministre qui responsable de la politique gouvernementale devant le parlement. Comme la nature a horreur du vide, le manque de plan d'action et l'absence de réaction décisionnelle laisse une ouverture à la Minusca de faire irruption dans la vie politique centrafricaine en lieu et place des autorités élues. Face à ce monologue gouvernemental, cette cacophonie et le manque de cohérence de l'action gouvernementale, la population commence à douter sérieusement de la réelle capacité du gouvernement à rattraper le retard dans la réalisation des objectifs.

 

Pour ce faire, nous invitons solidairement le gouvernement à créer un climat de confiance et de lutter contre les rumeurs qui fragilisent l'efficacité et la compétitivité de l'action gouvernementale. Dès lors que le gouvernement ne parvient pas ou plus à relever le défi sécuritaire, condition sine qua non de toutes actions politiques, les députés qui représentent la souveraineté nationale et les défenseurs des intérêts des électeurs de sa circonscription doivent prendre leur responsabilité. L'assemblée nationale dispose d'un arsenal juridique consistant pour évaluer et contrôler l'action gouvernementale de façon permanente.

 

Cette évaluation à mi-parcours permettra à l'équipe gouvernementale d'ajuster et d'adapter sa politique. Ce contrôle se matérialise soit par la procédure de questions orales, des questions écrites, soit par la commission d'enquête parlementaire, par les auditions et enfin par le vote de défiance autrement appelé la motion de censure. Mais attention, ne le dites à personne, si on vous demande ne dites pas que c'est moi.

 

Paris le 10 septembre 2016.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.

 selemby_doudou_b@yahoo.fr

 

CENTRAFRIQUE : LA MÉFIANCE ET LA RUMEUR PUBLIQUE, FACTEURS DE RALENTISSEMENT DE L'ACTION GOUVERNEMENTALE.
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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 20:07

 

 

APA - Khartoum (Soudan) - 2016-09-09 17:41:37 Les présidents du Soudan, du Tchad et la République centrafricaine (RCA) ont convenu de déployer des forces régionales pour protéger leurs frontières communes.


S’exprimant lors d’une réunion tenue à El Fasher, la capitale de l’Etat du Nord Darfour, en marge des célébrations marquant l’achèvement du Document pour la paix au Darfour, les trois dirigeants ont déclaré que le principal objectif du déploiement des forces est de bloquer le mouvement de rebelles des deux côtés des frontières communes aux trois pays et mettre fin à la criminalité transfrontalière.

Le Ministre soudanais de l’information, Ahmed Bilal Osman a indiqué dans un communiqué de presse publié jeudi que les présidents Omar el-Béchir, Idriss Déby Itno et Faustin Archange Touadéra avaient discuté de la mise en œuvre de l’expérience soudano-tchadienne avec la République centrafricaine, par le biais d’un déploiement de forces conjointes sur les frontières de la RCA avec le Tchad et le Soudan.

Béchir et Deby ont réitéré leur soutien aux efforts de la RCA pour promouvoir la sécurité et la stabilité dans la région”, a déclaré le ministre soudanais.

“La réunion tripartite a abordé la situation en RCA et les moyens pour assurer la sécurité et la stabilité à ses frontières”, a-t-il ajouté.

Le Soudan et le Tchad ont établi une force conjointe de surveillance des frontières en 2010.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4862492#sthash.OskQyu31.dpuf

Soudan, Tchad et Centrafrique d'accord pour déployer des troupes à leurs frontières communes
Soudan, Tchad et Centrafrique d'accord pour déployer des troupes à leurs frontières communes
Soudan, Tchad et Centrafrique d'accord pour déployer des troupes à leurs frontières communes
Soudan, Tchad et Centrafrique d'accord pour déployer des troupes à leurs frontières communes
Soudan, Tchad et Centrafrique d'accord pour déployer des troupes à leurs frontières communes
Soudan, Tchad et Centrafrique d'accord pour déployer des troupes à leurs frontières communes
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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 18:38

 

PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE 

 

Bureau du Ministre Conseiller Spécial

 

Réunion d'urgence présidée par le Chef de l'Etat, réunissant le Gouvernement, les Ministres Conseillers du Président de la République, les Experts nationaux, la Communauté Internationale (PNUD, MINUSCA, Union Africaine, Union Européenne, CEEAC, LA FRANCE) et les institutions financières internationales (Banque Mondiale, Banque Africaine de Développement, Fond Monétaire International).

 

À l'ordre du jour: Problématique de la prochaine Conférence de Bruxelles, sans diplomatie et sans langage de bois...

 

Conclusion: Les chiffres ont été mis sur chaque priorité du pays après avoir parcouru toutes les 179 communes, organisé et tenu des réunions, accompli un travail de fourmis ayant bouffé des milliers d'heures.

 

 Le document final, toujours amendable, est suffisant pour aller à cette conférence à la date indiquée.

 

Fidele Gouandjika, Ministre Conseiller Spécial du Chef de l'Etat.

Table-ronde de Bruxelles : Réunion d'urgence à la présidence
Table-ronde de Bruxelles : Réunion d'urgence à la présidence
Table-ronde de Bruxelles : Réunion d'urgence à la présidence
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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 17:53
Lu pour vous : Sangaris: Le SDTI Sperwer part pour la RCA

 

 

http://www.air-cosmos.com/ 9 sept. 2016 | Par Guillaume Belan

 

Comme l'annonçait Air & Cosmos (relire ici), la France va déployer une unité de drones tactiques au sein de la force des Nations unies en Centrafrique (Minusca). C'est ce qu'a déclaré hier, Jean-Yves Le Drian, lors d'un déplacement à Londres.

 

Alors que la France réduit sa présence armée (opération Sangaris) et va bientôt fermer ce théâtre, le relais est assuré par la Minusca (mission de l'ONU en République centrafricaine), forte de plus de 10 000 soldats et dont le mandat vient d'être prolongé jusqu'au 15 novembre 2017.

 

Seul régiment de l'armée de terre mettant en oeuvre des drones tactiques, le 61ème Régiment d'Artillerie « Les diables noirs » va partir à la fin de l'année pour la République Centrafricaine. Selon une sources proche du dossier, ce déploiement est prévu pour novembre-décembre. En attendant de percevoir ses Patroller (lire ici), l'armée de terre devrait déployer un système de drones tactiques Sperwer SDTI (Système de Drone Tactique Intérimaire) de Safran, soit 6 vecteurs aériens armés par une quarantaine de soldats.

 

 

"La situation est calme" selon l’État Major des Armées (EMA). Un constat étonnant alors l'armée française déploie de nouveaux matériels en Centrafrique, preuve que le théâtre est loin d'être pacifié. Comme Air & Cosmos l'a déjà annoncé, l'EMA a confirmé que deux Tigre HAD rejoindront d'ici quelques jours l'opération Sangaris (relire ici notre article). Deux Tigre prendront la place de deux Gazelle. Le standard Appui Destruction (HAD) met en œuvre des missiles antichar Hellfire. Combiné, au sol, au déploiement de la version la plus aboutie du vénérable VAB (Véhicule de l'avant blindé) l'Ultima, ce déploiement de forces laisse à penser que la menace de type roquette RPG est bien réelle.

 

Le DRAC déjà sur place

 

L'EMA a par ailleurs annoncé que des système DRAC (Drone de Reconnaissance au Contact) conçu par Airbus, opéraient déjà depuis Damara, proche de Bangui. Peu de détails ont été communiqués, si ce n'est leurs missions: Surveillance, renseignement et appui des troupes au sol. Drone à propulsion électrique d'un poids de 8 kg, il est lancé à la main ou catapulté et permet des reconnaissances à courte distance pour les unités de contact. Le DRAC est mis en œuvre dans l'armée de terre par les BRB (Batterie de Renseignement de brigade). Ces unités très particulières font parties de la Brigade de Renseignement et mettent également en oeuvre des moyens de guerre électronique (brouillage, interception, écoute...). A priori, une batterie a donc été déployée, avec ses 3 DRAC et l'ensemble de ses moyens. Ces unités très particulières et discrète sont probablement accompagnées de détachement de renseignement humain. Des déploiements qui laissent présager que l'opération Sangaris pourrait se durcir, ou tout au moins s'inscrire dans la durée...

 

 

Le futur drone tactique de l'armée de terre est le Patroller de Sagem

 

http://www.air-cosmos.com/  21 jan. 2016 | Par Guillaume Belan

 

Surprise ! Alors qu'il y a plusieurs mois, le Watchkeeper de Thales (en service dans la Royal Army) était donné gagnant à la faveur de la coopération britannique, c'est le Patroller qui vient finalement de ressortir vainqueur de la procédure menée conjointement par la DGA (Direction générale de l'Armement) et la STAT (Section Technique de l'armée de terre) indique une source proche du dossier. La décision doit être validée en CMI (Comité interministériel d'investissement) début février. Le marché remporté par Sagem d'un montant de 300 millions d'euros couvre la livraison d'ici 2019 de 14 vecteurs aériens Patroller, soit 2 systèmes (un système étant composé de 5 vecteurs et d'une station sol) et de 4 autres vecteurs pour l'entrainement et la formation des forces, associé à 10 ans de maintien en condition opérationnelle (MCO). Les Lettre aux industriels sont parties mercredi.

 

Ce choix en faveur du motoplanneur allemand Stemme S15 dronisé par Sagem a été dicté par des considérations purement techniques. « Il n'y a aucune intention politique derrière ce choix » révèle une source bien informée au ministère de la Défense « l'armée de terre a mené ce projet avec la DGA et a entièrement soutenu ce choix». Bien qu'étant un facteur non déterminant, l'offre de Sagem était également la moins disante.

 

Le système Patroller l'emporte grâce à son excellente boule optronique associée à une plateforme civile "simple, robuste et produite en série" indique une autre source. « Il convient maintenant de constituer une offre championne en insérant sur le Patroller les points forts du drone Watchkeeper de Thales, souhaite un haut responsable militaire, à savoir son radar et sa liaison de données sol ».

 

Mené selon la réglementation européenne des marchés, ce choix ne remettra donc aucunement la coopération franco-britannique en cause. Pour Sagem, cela signifie la poursuite et le renforcement de son activité drone avec le maintien d'emplois en France, notamment à Fougères. Le Patroller est fabriqué à 80 % en France, contre 30 à 40% pour le Watchkeeper.

 

Sagem se succède donc à lui même dans la fourniture des drones tactiques de l'armée de terre (drone Sperwer SDTI). Ces plateformes sont mises en oeuvre par le 61ème Régiment d'artillerie "les diables noirs," qui va percevoir ses SDT à partir de 2018.

 

Bi-charge, de la classe des 1 tonne, le Patroller, avec plus de 14 heures d'autonomie est optionnellement piloté et s'insère dans un espace aérien civil. Le Système de Drone Tactique vise à donner à l'armée de terre un moyen aérien d'observation et de renseignement au plus proche des forces engagées au sol. Le drone Sperwer a été largement utilisé durant l'engagement français en Afghanistan.

Lu pour vous : Sangaris: Le SDTI Sperwer part pour la RCA
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