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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 12:08

 

 

 

 

 

 

http://www.aed-france.org/   Le 4 juillet 2014

 

A l’issue de la Conférence Episcopale de Centrafrique (CECA) qui s’est tenue le 28 juin dernier à Bangui, les évêques ont publié un document de neuf pages relatant la douloureuse année écoulée, offrant un décryptage de la crise actuelle, et proposant des solutions concrètes pour demain. Retour sur les points essentiels.

 

 Conférence Episcopale de Centrafrique

 

MESSAGE DES EVEQUES

 

AUX CHRETIENS, AUX HOMMES ET AUX FEMMES DE BONNE VOLONTE

 

L’ampleur de la crise a été phénoménale et ses conséquences énormes. Elle n’a épargné aucun aspect de la Nation au point que le constat était celui du « jamais vu… ». Un an plus tard, où en sommes-nous ? Que sont devenues les différentes propositions de sortie de crise ?

 

SITUATION PRESENTE

 

Les odieuses exactions commises par l’ex-coalition seleka et les nombreuses violations des droits de l’homme ont induit la montée en puissance des anti-balaka, improprement présentés comme milice chrétienne par de nombreux medias étrangers. Le pays est tombé dans une spirale de violences (…) Madame Catherine Samba Panza a été alors élue pour présider au destin du pays et mener à terme la transition. (…) Malheureusement l’espoir tarde à se matérialiser au profit de cette population en très grandes souffrances.

 

Mobilisation de la communauté internationale


Les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies ont permis le déploiement des forces françaises et le passage du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine. Nous saluons l’engagement de l’Union Européenne à travers le déploiement de l’Eufor-RCA.

Insécurité


Les tueries de masse ont certes diminué à Bangui, mais la République centrafricaine est loin de retrouver sa quiétude d’antan. Les populations sont prises à partie par les peulhs, les mbarara, les archers, les seleka, les anti-balaka ainsi que des LRA qui écument la campagne en semant la mort. (…) Tuer, incendier des maisons voire des villages entiers, traquer des gens en brousse deviennent désormais des actes anodins et sans poursuite judiciaire.

 

Menaces visant le personnel pastoral 


En dehors des actes de vandalisme perpétrés contre les institutions ecclésiales et de profanation à l’endroit de nos églises, nous condamnons avec la plus grande fermeté les innombrables attaques orientées contre le personnel pastoral. Il s’agit notamment des menaces physiques contre les prêtres de Ndélé, de Mala et de Bozoum, la tentative d’enlèvement du curé de Kèmbè, l’enlèvement, la séquestration, les tortures et la tentative d’assassinat de l’évêque de Bossangoa en compagnie de trois de ses prêtres, l’abominable et cruel assassinat de l’abbé Christ Forman Wilibona du diocèse de Bossangoa, la torture psychologique imposée aux prêtres et aux religieuses de Dékoa. Les paroisses de Bokaranga et de Ngaoundaye ont été directement attaquées, mitraillées et pillées. Les Pères et les soeurs ont dû fuir la mission sous des menaces pour dormir quelques jours en brousse. Le récent massacre lâche et insensé perpétré contre les déplacés du site de la paroisse Notre Dame de Fatima, durant lequel l’abbé Paul-Emile Nzale a été abattu, prolonge ainsi la longue liste des victimes de cette folie meurtrière. A ces faits s’ajoutent des crimes odieux perpétrés contre les pasteurs de l’Association des Eglises Evangéliques en Centrafrique.

 

Institutions de l’Etat en panne 


Le quotidien du peuple centrafricain est devenu précaire (…) Le mouvement des populations indique542.400 personnes déplacées internes (PDI) en RCA. (…) L’éducation risque de devenir un luxe réservé uniquement à certains privilégiés. Que faisons-nous de la majorité des enfants qui n’ont accès ni à l’école, ni à un enseignant ? L’accès aux soins de santé est rendu particulièrement difficile à cause de la mobilité incessante des populations et la grandissante insécurité qui les a contraintes à trouver refuge en brousse. Les prix ont flambé sur nos marchés.


Certains membres de l’ex-coalition seleka ont annoncé publiquement la partition du pays. Nous pensons que la solution à notre problème passera par l’acceptation de l’autre.

 

POUR UNE SORTIE DE CRISE

 

Désarmement


Le désarment constitue une clé majeure dans la désescalade des tensions et dans le processus de résolution de la crise. Il est urgent de procéder sans complaisance au désarmement de toute personne en possession illégale d’armes de guerre.

 

Réhabilitation des forces armées centrafricaines


Il se pose un véritable problème quant à la souveraineté de notre pays qui manque d’armée. (Il faut) ne ménager aucun effort pour réhabiliter, dans les plus brefs délais, les Forces armées centrafricaines (FACA) et les doter de moyens adéquats pour leur mission.

 

Cohésion sociale 


La crise qui mine la Centrafrique, depuis plus d’un an, est un phénomène complexe dont les causes sont multiples et très profondes. Or pour des raisons inavouées, un subtil déplacement sémantique a été opéré du terrain militaro-politique au religieux. Instrumentaliser l’antagonisme religieux semble davantage porteur de l’exacerbation de la haine et des tensions intercommunautaires. Conscients de ce grand danger, les responsables religieux se sont mobilisés pour dénoncer une telle manipulation qui continue à faire des victimes innocentes. Ce n’est que par notre engagement pour la cohésion sociale que nous triompherons de cette crise. Il est de notre devoir de consolider les acquis du vivre-ensemble dans le respect mutuel et la véritéNous manifesterons la maturité de notre foi et notre sens de responsabilité chrétienne (…) en créant, au niveau de nos régions, villes et communautés, des organes permanents de dialogue intercommunautaire.

 

(L’intégralité du document : MESSAGE DES EVEQUES 28 JUIN 2014)

 

Fait à la CECA, le 28 juin 2014

 

 S. E. Mgr Dieudonné NZAPALAINGA Cssp

Archevêque Métropolitain de Bangui

Président de la Conférence Episcopale Centrafricaine

S. E. Mgr Nestor Désiré NONGO AZIAGBIA SMA

Evêque de Bossangoa

Vice-Président de la Conférence Episcopale Centrafricaine

S. E. Mgr Perin GUERRINO Mccj

Evêque de M’Baïki

S. E. Mgr Edouard MATHOS

Evêque de Bambari

S. E. Mgr Albert VANBUEL

Evêque de Kaga-Bandoro

S. E. Mgr Juan José AGUIRRE MUNOZ, Mccj

Evêque de Bangassou

S. E. Mgr Armando GIANNI Ofm

Evêque de Bouar

S. E. Mgr Cyr Nestor YAPAUPA

Evêque d’Alindao

S. E. Mgr Dennis Kofi AGBENYADZI SMA

Evêque de Berbérati

Mgr Thaddeus KUSY

Evêque coadjuteur nommé de Kaga-Bandoro

 

 

L'appel des évêques centrafricains

 

http://fr.radiovaticana.va/  2014-07-03 17:43:26 

 

(RV) Des groupes armés font aujourd’hui la loi dans certaines régions centrafricaines, un constat que dénoncent les évêques de Centrafrique. Ils se sont réunis en session annuelle du 26 juin au 3 juillet au siège de la conférence épiscopale à Bangui, la capitale. L’occasion de transmettre un message aux chrétiens et aux hommes et aux femmes de bonne volonté.


Les évêques centrafricains appellent à œuvrer en faveur de la cohésion sociale et adressent des paroles d’espérance à la population qui souffre. Hélène Destombes a joint sur place Mgr Nestor-Désiré Nongo-Aziagbia, l'évêque de Bossangoa. Il évoque une partition de fait dans le pays et dénonce les violences

 

CENTRAFRIQUE : « il est urgent de procéder au désarmement »
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Centrafrique-Presse.com
3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 22:24

 

 

 

 

 

http://www.jeuneafrique.com/    03/07/2014 à 12:14 Par Vincent Duhem

 

Indispensable attribut du pouvoir ou plaisir dispendieux, l'avion présidentiel est un objet mythique. De Bouteflika à Biya en passant par Déby Itno, les dirigeants africains ne s'en privent pas plus que les autres.

 

L'ancien président centrafricain François Bozizé (2003-2013) n'a jamais eu d'avion officiel. C'était pourtant l'un de ses plus vifs souhaits. Alors parfois, las d'utiliser les Falcon 900 loués par son conseiller spécial Saifee Durbar, et les jets privés affrétés via des compagnies gabonaises et congolaises, ou mis à disposition par des pays amis, Bozizé utilisait son vieux C-130 Hercules.

 

L'appareil, un avion de transport militaire américain piloté par des officiers tchadiens puis par un équipage portugais, avait été acheté d'occasion en 2006 aux États-Unis pour 1,65 milliard de F CFA (2,5 millions d'euros). C'est à son bord qu'il est allé signer, en janvier 2013 à Libreville, l'accord qui lui permit de conserver le pouvoir quelques mois de plus. Cette fois-là, l'engin a tenu le choc, mais, auparavant, lors d'un voyage à Libreville également, l'un des moteurs avait refusé de s'allumer, forçant la délégation présidentielle à rentrer à Bangui en stop.

 

Le C-130 n'est pas le seul appareil à avoir causé des frayeurs à l'ancien président. Le 29 mars 2012, il se rend au village de Boganda à bord de son hélicoptère de commandement, un Dauphin blanc acheté d'occasion en Italie - celui-là même avec lequel il prendra la fuite lors du coup d'État de mars 2013. Au retour, l'appareil manque de prendre feu en plein vol : panique, atterrissage d'urgence. Bozizé et les quelques personnes qui l'accompagnaient ce jour-là, notamment sa femme Monique, devront marcher plus d'une heure dans la brousse avant d'atteindre le premier village.

 

Très vite, l'incident est imputé à son neveu, Sylvain Ndoutingaï, alors ministre des Finances et du Budget, que certains accusaient de fomenter un coup d'État. En disgrâce depuis quelques semaines, celui qui fut numéro deux du régime pendant neuf ans sera limogé en juin de la même année. Les pilotes du Dauphin, eux, croupiront en prison jusqu'à la prise de pouvoir par l'ex-Séléka. Catherine Samba-Panza, chef de l'État provisoire (elle doit quitter son poste à la fin de la transition, programmée pour février 2015) connaît elle aussi la précarité dans les transports aériens.

 

Sans avion à sa disposition, elle dépend de la générosité de ses pairs de la sous-région. Début mars, le Congolais Joseph Kabila lui a ainsi envoyé un appareil pour qu'elle se rende à Kinshasa. Quinze jours plus tard, c'était au tour du Gabonais Ali Bongo, qui l'invitait à Libreville. Un avion de la présidence gabonaise l'a même conduite au sommet Union européenne-Afrique à Bruxelles les 2 et 3 avril.

Lu pour vous : Centrafrique - Avions présidentiels : Bozizé, ses hélicos et son vieux coucou
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Centrafrique-Presse.com
3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 22:11

 

 

 

 

  

APA-Bangui (Centrafrique) 2014-07-03 17:41:59 - La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Centrafrique (MISCA) ne s’occupe pas seulement des questions sécuritaires mais a aussi « la charge de suivre le processus électoral et d’apporter le concours nécessaire qu’il faut », a déclaré jeudi le chef de la mission onusienne, le général Jean Marie Michel Mokoko.


S'exprimant au sortir d'une séance de travail avec le bureau de l'autorité nationale des élections conduit par son président Dieudonné Kombot Yaya, au siège de l'institution électorale à Bangui, le général Mokoko s'est réjoui des avancées opérées par l'Agence nationale des élections (ANE), ajoutant toutefois qu'il reste encore beaucoup à faire.


Selon une source proche de l'ANE, le chef de la MISCA est venu présenter à son hôte le nouveau responsable de la section élection de la MISCA et en même temps échanger avec lui sur leurs missions respectives dont le dénominateur commun est l'organisation des élections. 


Le général Jean Marie Michel Mokoko est en service à Bangui depuis le 19 décembre 2013.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=607700#sthash.A0uHIpPT.dpuf

 

La MISCA souligne son rôle dans le processus électoral en Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 17:28

 

 

 

 

 

http://radiookapi.net/  le 3 juillet, 2014 à 12:17

 

Le maire de Zongo, Michel Siazo Yeke Yeke, annonce que des Centrafricains hébergés dans le camp de Mole regagnent progressivement Bangui. Grâce à une baleinière affrétée par le gouvernement centrafricain, quatre rotations ont été effectuées entre Bangui et le port de Zongo mercredi 2 juin. Elles ont transporté plusieurs personnes qui ont renoncé à leur statut de réfugié, dénonçant les mauvaises conditions de vie dans ce camp aménagé par la HCR.

 

Les autorités de Zongo affirment avoir sensibilisé ces réfugiés, avec le concours de la Monusco, pour un retour ordonné dans leur pays. Plus de quatre cents réfugies centrafricains, dont une soixantaine de femmes et plus de quarante-cinq enfants, avaient quitté à pied le camp de Mole mercredi 25 juin pour regagner leur pays. Mais les autorités de Zongo s’opposaient à tout retour des réfugiés non programmé par une commission tripartite HCR –RDC-RCA.

 

Mais Michel Siazo Yeke Yeke assure que toutes les conditions sont actuellement réunies pour organiser ce retour:

 

«Après que j’ai fait rapport à l’ambassadeur de la RDC en RCA. Celui-ci a saisi les autorités centrafricaines. Ils ont eu des discussions. Et c’est comme ça que le gouvernement centrafricain a finalement accepté de mettre à disposition quelques embarcations pour récupérer ceux qui avaient renoncé à leur statut de réfugié.»

 

Les réfugiés qui ont choisi de renter chez eux devaient se mettre en ordre avec la Direction générale des migrations (DGM), a précisé la même source.

 

Ces Centrafricains qui voulaient quitter le camp de Mole déploraient notamment une mauvaise situation alimentaire et sanitaire et accusaient le HCR de ne pas scolariser leurs enfants comme il l’avait promis.

 

De son côté, le HCR a rejeté en bloc ces accusations, indiquant qu’à partir du moment où ces réfugiés ont signé un mémorandum renonçant volontairement à leur statut de réfugié, il ne les considérait plus comme tel.

 

Ces réfugiés vivaient depuis 2013 dans ce camp à la suite de l’insécurité qui prévaut dans leur pays depuis plusieurs mois.

Zongo : rapatriement progressif des Centrafricains
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Centrafrique-Presse.com
3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 17:02

 

 

 

 

 

03/07/14 (AFP)

 

Les ex-rebelles centrafricains de la Séléka, contraints d'abandonner le pouvoir en janvier, mènent toujours des attaques meurtrières, amenant des habitants à dénoncer l'inertie des forces internationales censées les protéger.

 

Au moins 11 civils ont été tués ces trois derniers jours dans le nord-ouest et le centre du pays, dans des attaques attribuées aux ex-Séléka, ont indiqué jeudi des sources au sein de la force africaine en RCA (Misca).

 

"Huit personnes en tout ont été tuées entre lundi et mercredi à Batangafo (nord-ouest) et plusieurs blessées par des éléments armés identifiés par les habitants comme étant des ex-Séléka basés dans la région", a-t-on précisé.

 

Les localités de Batangafo, Kabo, Bouca, Markounda, Bossangoa, Nanga Boguila, Nana Bakassa, toutes situées dans la préfecture de l'Ouham (nord-ouest), sont depuis des mois le théâtre d'attaques et d'affrontements entre milices chrétiennes anti-balaka se réclamant du président déchu François Bozizé et l'ex-rébellion de la Séléka, majoritairement musulmane.

 

Ces violences ont fait plusieurs dizaines de morts ces dernières semaines et entraîné des déplacements de population vers d'autres régions du nord-ouest et la capitale Bangui.

 

Dans le centre du pays mercredi, ce sont trois personnes qui ont été tuées et une blessée au cours d'une attaque d'ex-Séléka contre le village de Ngakobo, situé près de Bambari, selon une source à la Misca.

 

Là aussi, selon un scénario immuable, la population a fui en brousse pour échapper aux assaillants.

 

- "Ils ne protègent pas les populations" -

 

Joint par l'AFP, Ahmad Nejad, porte-parole de l'état-major Séléka, a déclaré que des "éléments sont allés à Ngakobo pour protéger la population, après avoir été informés d'une attaque d'anti-balaka contre des civils. Mais ce n'était pas pour tuer des habitants".

 

A chaque attaque contre les civils, les Séléka comme les anti-balaka démentent être responsables.

 

A Batanfago, comme à Ngaboko, la population se plaint de l'inertie de la Misca.

 

Selon plusieurs témoignages d'habitants, les soldats congolais et camerounais de la force, présente dans Batanfago, ne sont pas intervenus pour protéger les civils.

 

"Ils ne protègent pas les populations et laissent faire les ex-Séléka. Nous sommes totalement abandonnés. Que les autorités de Bangui, les forces internationales, réagissent rapidement pour freiner ces exactions", a déclaré Marcel M'baïlem, un habitant de Batangafo joint par téléphone.

 

Selon la radio nationale centrafricaine, "ces exactions sont commises au vu et au su des forces internationales qui n'ont pas réagi".

 

Deux mille militaires français de l'opération Sangaris sont présents en Centrafrique ainsi que 5.000 soldats de la Misca, dans l'attente d'un déploiement de 12.000 Casques bleus prévu au plus tôt mi-septembre.

 

L'absence d'une armée régulière, en déliquescence, ajoute à la marge de manoeuvre des groupes armés, notamment des ex-Séléka, qui en plus de leur activité militaire dans le nord-ouest et le centre, règnent en maîtres dans tout le nord et l'est.

 

Récemment, l'ex-numéro deux de la Séléka, Noureddine Adam, sous le coup de sanctions internationales en raison des exactions de la Séléka quand elle était au pouvoir à Bangui (mars 2013-janvier 2014) a lancé un "ultimatum" aux quelques soldats d'une force tripartite RCA-Soudan-Tchad, basée à Birao (nord), pour qu'ils s'en aillent. Ce qu'ils ont rapidement fait.

 

Depuis le début des violences intercommunautaires à grande échelle en décembre 2013, la Centrafrique, qui compte près de 5 millions d'habitants, déplore plusieurs milliers de morts et plusieurs centaines de milliers de déplacés.

 

Par Christian PANIKA

Centrafrique: les ex-rebelles Séléka toujours actifs, la population dénonce l'inertie des forces internationales
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Centrafrique-Presse.com
3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 17:01

 

 

 

 

 

03/07/14 (RFI)

 

Sa maison avait été pillée fin janvier 2014 à Bangui avec à l'intérieur le travail de toute une vie, celui de Samuel Fosso, célèbre photographe camerounais dont le travail est exposé à Londres, New York et Paris. Heureusement, un photojournaliste français qui passait par là, a reconnu les clichés de l’artiste et a pu sauver une partie des négatifs avec l’aide de l’organisation Human Rights Watch. Ces archives ont été remises symboliquement à Samuel Fosso, le mercredi 2 juillet, dans la galerie de son marchand dans le quartier du Marais à Paris.

 

Au milieu de la petite pièce aux murs blancs sur lesquels sont accrochés des grands formats de Samuel Fosso, trois malles bleues en ferrailles sont empilées les unes sur les autres. A l’intérieur, un véritable trésor : les archives du photographe camerounais, des négatifs qui remontent parfois aux années 70, l’époque du studio « National » de Bangui, où Samuel a commencé à se mettre en scène et à se photographier avec les fins de pellicule de ses clients alors qu’il n’avait que 13 ans.

 

Ces négatifs ont été sauvés du pillage à Bangui fin janvier par Jérôme Delay, un photojournaliste français, qui passait par là par hasard et qui a reconnu le travail de l’artiste. Avec l’aide de Peter Bouckaert, directeur de la section urgences de l’ONG Human Rights Watch, les deux hommes ont pu éviter que ce patrimoine ne parte en fumée. « C’était très compliqué, on était dans une maison en train d’être pillée. Certains avaient des grenades à la main. Ils marchaient sur des photographies dispersées au sol dont la valeur était de plusieurs milliers d’euros, tout cela pour aller arracher le toit de la maison… Pour moi, sauver ces archives, c’était un moment de beauté au milieu de la barbarie », explique Peter Bouckaert, particulièrement honoré d’avoir contribué à préserver l’œuvre du photographe connu dans le monde entier pour ses autoportraits fantaisistes évoquant notamment les grandes figures du panafricanisme et de la lutte des droits civiques aux Etats-Unis dans la série « African Spirits ».

 

Une centaine de kilos d’archives

 

Après le sauvetage, le nettoyage et le classement de cette énorme quantité de négatifs, se pose désormais la question de la mise en valeur de ces archives. « Il va falloir numériser, restaurer et archiver ces négatifs, c’est un travail de fou, il y en a pour 500 000 dollars. On n’a pas l’argent pour le moment, il va falloir constituer un dossier pour trouver les fonds, cela pourrait prendre 7 ou 8 ans. Dans nos métiers, le temps prend son temps », prévient Jean-Marc Patras, galeriste et marchand du photographe.

 

Lors de cette petite cérémonie, l’artiste, très ému, s’est contenté de quelques mots de remerciements devant l’assistance, le sourire aux lèvres mais aussi un voile de tristesse devant les yeux. Samuel Fosso vit très mal cet exil forcé loin de son pays d’adoption. Aujourd’hui, il n’a qu’une seule idée en tête : revenir à Bangui, le plus rapidement possible.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140703-rca-archives-retrouvees-p...

 

RCA : les archives retrouvées du photographe camerounais Samuel Fosso
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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 12:26

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) -  Plus de quatre cent des six mille réfugiés centrafricains du camp de Molé, une localité en République démocratique du Congo, sont rentrés mercredi à Bangui, a constaté APA.


Selon la police centrafricaine, ces réfugiés ont marché depuis le camp des réfugiés de Mole à Zongo avant de traverser la rive du fleuve de l'Oubangui grâce à des embarcations affrétées par la présidente Catherine Samba-Panza.


Plusieurs navettes sur le fleuve Oubangui supervisées par le ministre de la Sécurité publique, le Colonel Denis Ouangao Kizimalet, la ministre de la Santé publique, des Affaires sociales, des Actions humanitaires, Docteur Marguerite Samba-Maliavo, ainsi par l'ambassadeur de la RD Congo en poste à Bangui, Prof Gaspard Mugaruka, ont rendu possible le retour des réfugiés.


‘'Les réfugiés centrafricains du Camp de Molé ont décidé de rentrer à Bangui parce qu'ils sont victimes de maltraitance de la part du HCR, d'arrestations arbitraires par les autorités militaires et civiles du pays hôte et aussi à cause des difficiles conditions de vie dans ce site'', a confié à APA, le président des réfugiés, François Emmanuel Kouzouaki-Yondo.


‘'Vaut mieux rentrer et mourir de faim chez soi, que de mourir de faim à l'étranger'', a-t-il ajouté.


Selon M. Yondo, les réfugiés centrafricains ont été refoulés du territoire congolais et non rapatriés volontairement. Parce que a-t-il dit ‘'la DGEM de Zongo, nous a appelés pour nous dire, si jusqu'à 17H heures locales, le gouvernement centrafricain ne trouve pas de moyens pour vous ramener à Bangui, les forces de sécurités congolaises vont nous conduire à une destination inconnue. Dans ce cas précis nous sommes dans l'espace de refoulement''. 


Ne partageant pas ces déclarations, l'ambassadeur de la RDC, Gaspard Mugaruka, a déclaré : ‘'il s'agit de réfugiés centrafricains qui ont demandé à regagner leur pays c'est un mouvement volontaire. Je voudrais aussi préciser qu'au départ il y a eu une sorte de politisation du camp de Mole par des individus qui ont incité les autres à quitter le camp et qui ont même brulé les abris implantés par le HCR''. 


Il a ajouté : ‘' Les quatre individus arrêtés à Zongo, ce sont des personnes qui ont commis des gaffes au niveau du camp. Et parmi eux il y a un qui a commis un viol sur une mineure centrafricaine''.


‘'Si c'était vraiment un refoulement, l'ambassadeur de la Rd Congo ne devrait pas être là pour les accueillir. C'est du mensonge'', a martelé, pour sa part, le ministre centrafricain de la Sécurité publique, le Colonel Denis Ouangao Kizimalet, déplorant le fait que ‘'les réfugiés centrafricain ont rompu unilatéralement le contrat avec le HCR''. 

 

http://apanews.net/article_read-607662-400-regiecentrafricains-quittent-la-rdc-pour-rentrer-eangui.html#sthash.84B55tpX.dpuf  

400 réfugiés centrafricains quittent la RDC pour rentrer à Bangui
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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 11:54

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-07-03 09:50:46 - La Banque africaine de développement (BAD) a mis à la disposition de la République centrafricaine deux dons d’un montant tant total de 11 milliards de FCFA, le premier, offert directement, s’élève à 12,7 millions d’UC et le second, remis à travers le Fonds africain de développement (FAD), pour un montant de 2,3 millions d’UC.


Les accords dans ce sens ont été signés mercredi à la Primature par la ministre de l'Economie, du Plan, Florence Limbio, et le représentant résident de la BAD en Centrafrique Modibo Sangaré, sous le parrainage du Premier ministre André Nzapayéké.

Selon la BAD, ces fonds vont permettre d'une part au gouvernement centrafricain de restaurer l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire à travers le redéploiement des fonctionnaires, la réhabilitation de leurs outils de travail et le paiement des salaires. 

D'autre part, ils serviront à financer les opérations de l'autorité nationale des élections, à relancer l'activité économique en soutenant la reprise du dialogue secteur privé-état ainsi que la réinsertion des ex-combattants dans la vie active.

‘'Je me réjouis de la conclusion heureuse de ces accords, car le programme qui en découdra permettra de répondre à l'une des préoccupations du gouvernement de transition à savoir la relance des activités économiques et l'amélioration de la gestion des finances publiques'', a dit la ministre, Florence Limbio, en signant les accords.


De son côté, le chef de la délégation BAD, le directeur du département d'appui à la transition, Sibry Tapsoba a indiqué que cette signature est très importante, car ‘'elle vient redémarrer une coopération RCA/BAD qui s'est ralentie mais qui ne s'est jamais arrêtée''.


Le représentant résident de la BAD, Modibo Sangaré a, quant à lui, rappelé que son institution a du suspendre par mesure de sauvegarde le processus d'adoption d'un document de stratégie pays pour la RCA qui couvrait la période 2013-2014 ainsi que ses opérations en cours à cause des évènements survenus le 24 décembre 2013.

‘'Grâce à la qualité du dialogue constant maintenu entre le gouvernement te la BAD, les opérations ont pleinement repris et le nouveau document d'assistance intérimaire à la transition ainsi que le programme d'appui à la sortie de crise et la relance économique ont pu être préparés et adoptés selon une procédure d'urgence'', a-t-il souligné.


Selon M. Sangaré, le décaissement de ces deux fonds dépendra de la poursuite des actions à mener pour satisfaire rapidement aux conditions de décaissement et l'ouverture de deux comptes spéciaux au nom du programme à l'agence nationale de la BEAC.


La délégation de la BAD, arrivée mardi à Bangui, s'est entretenue d'abord avec la ministre de l'Economie, du Plan, Florence Limbio, puis avec la présidente Catherine Samba-Panza.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=607656#sthash.pqMwhaJ7.dpuf  

Don de 11 milliards de FCFA de la BAD à la RCA
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Centrafrique-Presse.com
3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 11:52

 

 

 

 

 

02/07/14 (APA)

 

La Radio et la Télévision centrafricaines seront bientôt sur satellite, a annoncé, mardi à Bangui, le Premier ministre André Nzapayéké, en faisant le compte rendu de la mission qu’il a effectuée récemment à Istanbul en Turquie, sur invitation de son homologue turc. ‘’La ministre de la communication a fait un certain travail à Paris. Nous sommes très avancés avec le Canal Plus dans les discussions pour que justement Radio Centrafricaine et la Télévision Centrafricaine soient sur satellite », a notamment dit M Nzapayéké qui, de retour en Turquie, a fait une escale à Paris en France où il s’est entretenu avec la diaspora centrafricaine et les conseillers à la présidence.

 

Durant sa visite de plus d’une semaine en Turquie, la délégation centrafricaine a échangé avec les partenaires sur la coopération bilatérale, l’évolution de la situation en Centrafrique avant de solliciter de l’assistance d’Istanbul dans beaucoup de domaines.

Pour M. Nzapayéké, ‘’aller se ressourcer, prendre de conseil et apprendre auprès de la Turquie est une nécessité ».

 

‘’La Turquie est un pays qui a traversé certaine période difficile dans son histoire, qui a une expérience dans la lutte contre le terrorisme, dans l’intégration de ses armées. C’est aussi ce pays qui nous aidés dans les relations que nous entretenons avec l’organisation de la conférence islamique », a confié à APA le chef du gouvernement André Nzapayéké.

 

A en croire M Nzapayéké, l’aspect sécurité avec en toile de fond la restructuration des Forces armées centrafricaines (FACA) n’a pas été occulté, sans oublier l’octroi de bourses d’étude aux étudiants centrafricains méritants.

 

S’expliquant sur son escale dans la capitale française, il a déclaré : ‘’les Centrafricains résidant à Paris se posent beaucoup de questions sur ce qui se passe en Centrafrique. Il était absolument utile de les rassurer et de leur donner les versions des faits telles qu’elles sont ».

La Radio et la Télévision centrafricaines bientôt sur satellite
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Centrafrique-Presse.com
3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 11:50

 

 

 

 

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/   Lutte Ouvrière n°2396 du 4 juillet 2014

 

En Centrafrique, les tueries qui se sont déroulées les 23 et 24 juin dans la région de Bambari ont montré une nouvelle fois à quel point sept mois d'intervention militaire française n'ont rien réglé.

 

Au sommet de l'État, la présidente mise en place par la France, Catherine Samba-Panza, s'affaire à des combinaisons ministérielles censées ramener la paix en permettant aux différentes parties d'accéder à la mangeoire gouvernementale. Mais, sur le terrain, plus personne n'obéit à personne, et le pays est devenu un champ d'affrontements entre milices locales regroupées sous le nom d'anti-balakas ou d'ex-Sélékas.

 

Des bandes de brigands purs et simples s'y rajoutent, avec pour seul objectif de contrôler les quelques richesses du pays, les mines de diamants en particulier, et de rançonner la population.

 

À Bambari, les violences ont éclaté après l'assassinat dans leur campement d'une vingtaine d'éleveurs peuls. Un cycle de représailles et de contre-représailles s'est alors enclenché, aboutissant au massacre final. 70 personnes au moins ont été tuées dans les affrontements, et 150 maisons incendiées. Deux semaines auparavant, 22 personnes avaient été tuées dans un village voisin par une bande d'hommes armés assimilés à des Peuls ou à des ex-Sélékas. De tels enchaînements de tueries, la plupart du temps ignorées, sont la réalité quotidienne que vivent aujourd'hui les Centrafricains, qu'ils soient chrétiens ou musulmans.

 

Lorsqu'en décembre 2013 les troupes françaises ont débarqué à Bangui, il s'agissait juste, pour François Hollande, de ramener ce pays à la dérive dans l'orbite de l'impérialisme français. Quelques coups de fusil étaient censés mettre en fuite les rebelles de la Séléka qui s'étaient emparés du pouvoir, et un gouvernement « légitime », c'est-à-dire allié de la France, comme l'avaient toujours été les gouvernements centrafricains, allait pouvoir se mettre en place. Tel était le scénario du « processus politique » concocté à Paris. Sept mois après, l'intervention militaire se poursuit dans un pays en proie aux pires violences, où l'immense majorité de la population musulmane a dû s'enfuir au Cameroun ou au Tchad et où chacun craint pour sa vie.

 

Ce triste bilan suffit à prouver que l'intervention militaire française n'a d'autre motif que la défense des intérêts de l'impérialisme français, et c'est bien pourquoi il faut y mettre fin.

 

Daniel MESCLA

Centrafrique : hors d'Afrique les troupes françaises !
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