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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 22:12

 

 

 

 

 

French.china.org.cn  12-09-2014

 

Un montant d'environ 576,5 milliards de francs CFA (1,153 milliard USD) est prévu d'être mobilisé par les autorités centrafricaines pour la relance de l'économie nationale, un des piliers principaux du Programme d'urgence pour le relèvement durable, a révélé à Xinhua la ministre centrafricaine de l'Economie, du Plan et de la Coopération internationale, Florence Limbio.

 

"Nous avons prévu pour les trois ans un montant de 576,5 milliards (de francs CFA) de besoins de financement. Nous pensons que l'Etat devrait intervenir pour une petite partie, puisque nous n'avons pas beaucoup de ressources propres, mais nous sommes en train de travailler avec les bailleurs de fonds pour pouvoir obtenir le financement de ces projets", a expliqué la ministre de l'Economie dans une récente interview avec Xinhua à Bangui.

 

L'utilisation de ces fonds, a-t-elle précisé, porte sur deux priorités : la mise en oeuvre des réformes économiques et financières puis la promotion d'une croissance vigoureuse et durable, un objectif qui implique la réhabilitation de l'outil de production des entreprises du secteur privé touchées par les pillages perpétrés par les groupes armés en conflit dans le pays, à savoir les ex-rebelles de la Séléka et leurs adversaires des milices anti-Balakas.

 

Les effets de cette crise sont néfastes sur les performances économiques globales. De 4% en 2012 après un rebond par rapport à l'année précédente où elle s'établissait à 3,3%, la croissance du produit intérieur brut (PIB) a enregistré une contraction de 39,7% en 2013, selon les estimations officielles qui chiffrent à environ 30 milliards de francs CFA (60 millions USD) les pertes subies par les entreprises. Cette détérioration des indicateurs économiques s'est accentuée avec le recul de l'investissement public de 163,5 milliards de francs CFA (327 millions USD) en 2012 à 124,2 milliards (248 millions USD) en 2013, suite à la suspension provisoire des décaissements des principaux projets financés par le Fonds international pour le développement agricole (FIDA), la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD). La prise du pouvoir de Michel Djotodia et de son ex-coalition rebelle de la Séléka le 24 mars 2013 à Bangui avait mis un coup d' arrêt à un retour en grâce de la République centrafricaine (RCA) auprès de ses partenaires au développement à travers un accord conclu par le gouvernement en juin 2012 avec le Fonds monétaire international (FMI) pour un programme appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC).

 

RETOUR DES CHANTIERS

 

"Les bailleurs de fonds ne nous ont pas laissé tomber. Ils étaient à nos côtés depuis l'élection de Madame la présidente de la République, la formation du gouvernement. Nous avons commencé à travailler très rapidement avec tous les bailleurs : l'Agence française de développement, la France à travers son ambassade, l'Union européenne, la Banque mondiale", soutient la ministre de l'Economie.

 

"Le dernier bailleur avec lequel nous avons commencé à travailler très sérieusement, nous avons d'ailleurs signé beaucoup de conventions, c'est la BAD qui est en train de nous décaisser 11 milliards de francs CFA (22 millions USD) dans le cadre de l'aide budgétaire", poursuit-elle.

 

Avec l'aide de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), de la force française Sangaris puis de la force européenne Eufor, le climat sécuritaire s'est considérablement amélioré à Bangui. Dans ce contexte, la capitale centrafricaine connaît en effet peu à peu le retour des chantiers routiers et immobiliers interrompus à cause des violences.

 

"Il y a pas mal de choses qui se font dans la ville de Bangui. C'est vrai qu'à l'intérieur du pays, compte tenu de l'insécurité, nous n'avons pas encore implémenté un certain nombre de projets. Mais nous pensons qu'avec l'arrivée des forces des Nations Unies, si on commence à avoir un peu de sécurité à l'intérieur du pays, nous allons reprendre nos activités de pôles de développement par exemple", insiste la ministre.

 

Avec la Banque mondiale, les autorités de transition centrafricaines comptabilisent une aide de 10 milliards de francs CFA (20 millions USD) pour le paiement de deux mois de salaires des fonctionnaires civils, sur quatre promis. Le même montant a été alloué au profit de la relance agricole.

 

C'est aussi le volume d'un financement accordé par le FMI en faveur de la balance de paiement dans le cadre de la Facilité de crédit rapide. Pour l'heure, 6 milliards francs CFA de ces fonds ont été décaissés et l'opération a été suspendue en raison, selon la ministre, de quelques incompréhensions.

 

"C'est vrai qu'il y a eu quelques petits soucis au niveau de l'utilisation de certains fonds, mais je pense qu'il faut que nous, gouvernement centrafricain, on explique et convainque le Fonds monétaire qu'il n'y a pas eu de problème particulier. De toutes les façons, nous sommes toujours en négociation avec eux. Il y a eu une mission qui est prévue d'arriver en Centrafrique bientôt", affirme la ministre.

 

ACCROISSEMENT DES INVESTISSEMENTS

 

Pour ses trois années d'exécution, le Programme d'urgence pour le relèvement durable est porté à un coût global de 1 500 milliards de francs CFA (3,33 milliards USD), soit en moyenne 500 milliards par an. L'apport propre de l'Etat centrafricain est estimé à 8,73%, soit 131 milliards (291 millions USD), le reste devant provenir des bailleurs de fonds.

 

Les autorités tablent sur un accroissement des investissements de l'ordre de 3,8% en 2014 et 5% en 2015, synonyme d'une reprise de la croissance à 1,3% et 5,1% au cours des deux années, suivie d'un bond spectaculaire à 8,2% en 2016.

 

Cette évolution des indicateurs dépendra cependant de la normalisation de l'activité sur le corridor Douala-Bangui par où transitent les échanges commerciaux de la RCA avec l'extérieur. Car à cause de l'insécurité les opérations se limitent pour le moment à deux convois hebdomadaires sécurisés de marchandises avec le concours des forces internationales.

 

"Deux fois par semaine, c'est vraiment insuffisant. C'est vrai que la MISCA a des problèmes d'effectifs et qu'on ne peut pas faire plus que ça. Mais je pense qu'avec l'arrivée de la MINUSCA (Mission de maintien de la paix des Nations Unies) on pourra négocier pour qu'il y ait plus de rotations. Avec l'arrivée des forces des Nations Unies, on aura une demande très forte", assure Florence Limbio.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : 576,5 milliards FCFA à mobiliser pour une croissance de 5,1% en 2015 (INTERVIEW)
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Centrafrique-Presse.com
11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 21:50

 

 

 

 

 

French.china.org.cn  12-09-2014

 

La baisse des rancoeurs entre les parties en conflit représentées surtout par les ex-rebelles de la Séléka et les milices anti-Balakas montre que la Centrafrique se dirige vers un apaisement, a rapporté dans une récente interview avec Xinhua le général Noël Léonard Essongo, représentant spécial à Bangui du président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise. "Tout à fait, les rancoeurs ont vraiment pris le dessus à un moment donné, mais je crois que de plus en plus les gens commencent à comprendre qu'il faudrait qu'ils aillent les uns vers les autres. C'est notre tâche ici, c'est ce que nous essayons de faire. Il y a moins de rancoeurs qu'avant", a souligné le chef militaire congolais, plus d'un mois après l'accord de cessez-le- feu du 23 juillet à Brazzaville.

 

Question : En tant que représentant spécial du médiateur, donc facilitateur du processus de sortie de crise en République centrafricaine, est-ce que vous rencontrez régulièrement entre les différentes parties prenantes, à savoir les partis politiques, les autorités de transition, les groupes armés et la société civile ?

 

Réponse : En effet, je rencontre régulièrement tout le monde : les partis politiques, les groupes armés, l'administration locale, le gouvernement. Je travaille pratiquement avec tout le monde. Toutes les portes me sont ouvertes, il faut le reconnaître, c'est intéressant. Ça nous permet d'avoir la même compréhension pour tout le monde. Ce qui nous embête, c'est que la Centrafrique est quand même un pays de la sous-région et nous ne souhaitons pas voir ce pays être la cinquième roue de la charrette. Tous les autres pays d'Afrique centrale devraient avoir leur coeur qui bat à l'unisson pour nous permettre d'aller de l'avant. Nous sommes au 21e siècle, vous voyez nous sommes ici dans un très beau pays, malheureusement les institutions ne marchant pas. C'est vraiment un retard absolu alors que ces populations-là ne méritent pas ce qu'elles sont en train de vivre en ce moment.

 

Q : Les différentes parties elles-mêmes, notamment ceux qu'on peut appeler les irréductibles qui contestent le nouveau gouvernement, vous facilitent-elles la tâche ?

 

R : Bien sûr que lorsque c'est comme ça la tâche n'est pas facilitée, mais nous sommes bien obligé de leur demander d'aller vers un consensus, parce que sans la compréhension mutuelle, c' est difficile de pouvoir avancer. Ce n'est pas la peine que chacun se mette à tirer la couverture de son côté ; ça ne sert à rien. Il est bon que tout le monde s'asseye, que tout le monde s'entende de manière à ce qu'on puisse aller de l'avant.

 

Q : En toute franchise, les rancoeurs et les haines prennent-elles le pas sur la volonté de concorde ?

 

R : Tout à fait, les rancoeurs ont vraiment pris le dessus à un moment donné, mais je crois que de plus en plus les gens commencent à comprendre qu'il faudrait qu'ils aillent les uns vers les autres. C'est notre tâche ici, c'est ce que nous essayons de faire. Il y a moins de rancoeurs qu'avant. Ce que vous écoutez de temps en temps à la radio, oui c'est vrai, mais il y a un travail qui se fait en dessous. On n'est pas obligé de le dire tous les jours, c'est un travail qui porte. C'est ainsi que vous voyez qu'aujourd'hui dans le gouvernement vous avez par exemple trois représentants de la Séléka. Le mouvement Séléka dit : ils ne font plus partie de notre mouvement. Mais hier, ils étaient capables de dire : écoutez, ces gars-là, nous ne voulons plus. Voyez-vous, là c'est radical. Le langage a quand même changé, il s'est amélioré et moi je crois qu'avec cette façon de faire nous allons gagner.

 

Q : Quels sont les responsables de la Séléka et des anti-Balakas que vous rencontrez ? Depuis la formation du gouvernement, les avez-vous rencontrés ?

 

R : Je rencontre tout le monde, j'ai des contacts avec tout le monde. C'est ça le plus important, parce que si je me mets à citer un, il y en a qui se verra lésé.

 

Q : Vous pouvez dire que nous allons vers un véritable apaisement dans les semaines, les mois à venir ?

 

R : Oui, dans les mois à venir, nous allons vers un apaisement. Déjà, voyez-vous il était impossible de circuler ici il y a quelques temps. Maintenant, on a l'occasion de circuler. On a l' occasion de discuter avec les gens, quel que soit le fait que les uns et les autres ont des positions tranchées. Aujourd'hui, après une discussion, on peut pendre rendez-vous pour une prochaine rencontre dans deux ou trois semaines, dans un mois. Nous revenons de Brazzaville, tout le monde n'a pas été au forum de Brazzaville, mais tout le monde est conscient de ce qu'en quelques mois ici à Bangui, d'ici la fin de l'année, nous allons nous retrouver pour le forum de Bangui et là c'est avec toutes les entités, avec tout le monde. Nous sommes en train de nous préparer en conséquence.

 

Q : Les anti-Balakas, les ex-Séléka, vous les encouragez à se muer en partis politiques ?

 

R : A s'accepter d'abord. Ils ont commencé à s'accepter. Tout ne se passe pas de la même façon au même moment partout, simplement parce que les moyens de communication ne sont pas très développés. Sinon, ils ont commencé à s'accepter un peu, difficilement mais ça se fait.

 

Q : Quelques exemples ?

 

R : Vous voyez par exemple le K5 que vous pouvez fréquenter aujourd'hui. Il y a quelques temps c'était impénétrable. Boy Rabe aujourd'hui est fréquentable. Aujourd'hui on parle de Bambari avec de grands mots. Nous sommes allé à Bambari entre-temps, on a vu que les camps sont divisés, c'est vrai, mais la circulation est au moins organisée pour quelques heures, etc. Je crois que dans quelques temps on arrivera à amener tout le monde à s'accepter et à sécuriser tout le pays, par les Centrafricains eux-mêmes.

 

Q : Pour vous, quels sont les obstacles qui subsistent ?

 

R : C' est la mésentente, simplement. Tant que les gens ne s'accepteront pas, voilà le point d'obstacle que je trouverai. Nous sommes en train de travailler avec les Nations Unies pour vulgariser l'accord (de Brazzaville), parce que l'accord n'est pas vulgarisé, il n'est pas bien compris de tout le monde. Nous allons nous mettre sur le terrain très bientôt. Quand il sera vulgarisé, à partir de ce moment-là on aura le forum de Bangui. Ça prend un peu de temps, c'est compte tenu des moyens de travail dont nous disposons, mais c'est utile, ce n'est pas du temps perdu. Un enfant, pour qu'il naisse, il faut neuf mois.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : la médiation rapporte une baisse des rancoeurs et des signes d'apaisement (INTERVIEW)
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Centrafrique-Presse.com
11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 18:58

 

 

 

 

 

http://www.adiac-congo.com/    Jeudi 11 Septembre 2014 - 18:15

 

L'Amnesty international entend consacrer un sujet interactif sur la République centrafricaine, permettant ainsi à la communauté internationale de mieux comprendre la situation  sur place. L’organisation initiatrice de ce projet, dite : « l’Amnesty Stories » a fait savoir que ce pays a été longtemps oublié par la communauté internationale.

 

Près de 2 ans après le début de la crise, la Centrafrique n'a toujours pas réussi à trouver le chemin de la paix. Les affrontements entre partisans de l'ex-Seleka et anti-balaka se poursuivent dans plusieurs provinces du pays. À la veille du déploiement des forces de l'ONU, Amnesty international consacre un dossier sur la Centrafrique, diffusé sur sa toute nouvelle plate-forme internet "Amnesty Stories" et dans laquelle le site internet "Le Nouvel Observateur" est partenaire.

 

Ce numéro d'Amnesty Stories s’articule autour de l’expertise de l'ONG, du travail pluriel des journalistes, envoyés spéciaux et correspondants des rédactions partenaires, et de photojournalistes. « Les travaux de William Daniels et de Michaël Zumstein, photographes qui se sont régulièrement rendus en RCA depuis le début du conflit, viennent renforcer le récit », a expliqué l'organisation internationale. Interactivité, repères historiques, diaporama, archives de presse, cartes, tout ceci a été pensé pour aider à comprendre ce pays où prédomine la haine et l'incapacité à vivre-ensemble.

 

La crise qui secoue la Centrafrique n’a pas laissé indifférentes les sensibilités humanitaires. « Au cours des huit années de mandat en tant que Haut-Commissaire, la situation en RCA m'a causé beaucoup d’angoisse, que mon récent voyage dans le pays. J'ai été profondément choqué par la barbarie, la brutalité et l'inhumanité qui caractérisent la violence présente dans le pays », s'alarmait déjà le 6 mars 2014, Antonio Guterres, Haut- Commissaire des Nations unies pour les réfugiés.

 

L’ONG internationale se dit, quant à elle, préoccupée du fait que longtemps, la République Centrafricaine a été oubliée par tous, y compris la communauté internationale. Ce n'est qu'en mars 2013 que ce pays d'Afrique centrale a attiré l’attention de la communauté internationale, alors qu’elle a connu de multiples crises ces dernières décennies. Le dernier coup d'État, le énième du genre,  mené par les rebelles de la Seleka, majoritairement musulmans et originaires du nord-est du pays, une région abandonnée par les régimes qui se sont succédé à la tête du pays, a remis en marche le cycle de violences. D’après l’organisation internationale l’Amnesty, tout cela se passe avec l'intérêt de la communauté internationale.

 

Tiras Andang et Fiacre Kombo (stagiaire)

Centrafrique : Amnesty international lance une nouvelle plate-forme internet
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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 18:49

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-09-11 15:09:01 - Le président François Hollande a fait part à Catherine Samba-Panza du ‘’soutien déterminé’’ de son pays à la République centrafricaine, insistant sur la détermination de Paris à ‘’contribuer’’ sur tous les plans ‘’à la résolution de la crise’’ qui sévit en RCA.


‘'La France continuera à apporter son soutien déterminé à la République Centrafricaine, afin de contribuer à la résolution de la crise, dans les domaines sécuritaires, humanitaires, financiers et de développement'', a notamment le président français, François Hollande dans une lettre adressée le 9 septembre à la Présidente de transition Catherine Samba-Panza et dont APA a reçu copie ce jeudi.

Pour le président français, la réunion que le Secrétaire général des Nations unies prévoit d'organiser en marge de l'assemblée générale de l'ONU, sera ‘'l'occasion pour les principaux partenaires de la RCA, dont la France de réitérer leur soutien à votre pays''.


Il a par ailleurs conseillé à la cheffe de l'état de maintenir le cap pour faire avancer le chantier de la transition qui selon lui est ‘'la mise en œuvre de l'accord de cessation des hostilités et du désarmement des combattants, la lutte contre l'impunité, le dialogue national, la remise sur pied des forces de sécurité, la reconstruction de l'Etat et la préparation des élections libres, régulières et transparentes''.


La correspondance de Hollande fait suite à une note de clarification sur le choix de la nomination du gouvernement Kamoun que lui avait envoyée la présidente centrafricaine au lendemain de la formation de la nouvelle équipe gouvernementale.

 

 http://www.apanews.net/article_read-804351-hollande-exprime-le-----soutien-dermine039---de-paris-ea-rca.html#sthash.1pFO7L3x.dpuf

Hollande exprime le ''soutien déterminé'' de Paris à la RCA
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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 18:47

 

 

 

 

 

11/09/14 (AFP)

 

Le président du Parlement de transition centrafricain, Alexandre-Ferdinand N'Guendet, est entré en guerre ouverte avec la présidente de transition, Catherine Samba-Panza Partisan de la nomination de Karim Meckassoua au poste de Premier ministre, Alexandre-Ferdinand N'Guendet, le président du Parlement de transition (CNT), avait un agenda à peine caché : forcer Catherine Samba-Panza à démissionner et assurer l'intérim.

 

C'est en tout cas ce qu'il a expliqué au médiateur congolais, Denis Sassou Nguesso, lorsque ce dernier a convoqué une partie des leaders politiques centrafricains, peu après la nomination de Mahamat Kamoun à la primature. Le plan de N'Guendet n'a pas eu le succès escompté auprès de DSN, même si ce dernier soutenait ouvertement Meckassoua.

 

Quant à Samba-Panza, qui a confirmé Kamoun, le 22 août, elle en a manifestement eu vent. Depuis, la guerre est déclarée entre cette dernière et N'Guendet. Devant plusieurs diplomates, le président du CNT a même expliqué avoir reçu des menaces de mort par SMS. Inquiets de ces tensions, les représentants de la communauté internationale à Bangui ont demandé aux deux protagonistes de "respecter l'esprit de la transition". 

Centrafrique : N'Guendet et son agenda caché
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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 18:20

 

 

 

 

Communiqué de presse de Nouredine Adam 

Les Séléka ne veulent plus être appelés Séléka ni ex-Séléka
Les Séléka ne veulent plus être appelés Séléka ni ex-Séléka
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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 13:06

 

 

 

 

 

Luanda - 10.09.2014 - mer. 19'20 - http://www.portalangop.co.ao/ - Le chef de l'Etat angolais, José Eduardo dos Santos, a analysé mercredi, à Luanda, avec le commandant des Forces de la Mission des Nations Unies en République Centrafricaine (RCA), le général Tumenta Martin, la situation politique et humanitaire qui prévaut dans ce pays de la Région des Grands Lacs.

 

Abordé par la presse, à l'issue de la rencontre, le général de nationalité  camerounaise a expliqué qu'il s'agissait de questions relatives à la mission des forces de maintien de la paix en RCA, qui joue depuis décembre 2013 un "rôle important" pour la reposition de l'ordre et la tranquillité dans ce territoire.

 

 "Le rôle de cette mission a permis de résoudre certaines situations dan la ville de Bangui (capitale de la RCA), où actuellement il est possible de circuler librement", a souligné Tumenta Martin, ajoutant que malgré le relatif calme dans cette ville, il y a encore une préoccupante situation du point de vue humanitaire.

 

Par ailleurs, il s'est dit aussi préoccupé du nombre insuffisant d'effectifs  dans cette mission, ayant annoncé l'intégration bientôt de plus de 10 mille troupes de l'ONU sur le terrain et qu'il y a des conditions logistiques pour supporter la présence de ce contingent militaire.

 

Actuellement, des effectifs français et de certains pays de l'Union Européenne sont en RCA pour garantir la sécurité et tranquillité du pays meurtri par une guerre civile interreligieuse.

Le Président de la République aborde la situation en RCA avec le commandant des forces de l'ONU
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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 18:44

 

 

 

 

 

http://fr.radiovaticana.va/   10/09/2014

 

Trois religieuses ont célébré  25 ans de vie religieuse dans la Fraternité des Petites Sœurs du Cœur de Jésus (congrégation autochtone de Centrafrique). La cérémonie a eu lieu, le dimanche 7 septembre 2014, dans l’archidiocèse de Bangui.

 

Les sœurs Marie-Catherine SOUROU NOUATIN, Paulette LONGBA et Sidonie Francine KAYA sont les trois religieuses qui ont célébré leur  jubilé d’argent, au cours de la messe d’action de grâce, présidée par l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné  NZAPALAINGA, dimanche 7 septembre, dans la paroisse Saint Pierre de Gobongo.

 

Dans l’homélie, le prélat a insisté sur la fraternité qui doit régner  dans la vie de chaque fidèle laïc et des serviteurs et servantes du Seigneur à l’instar des Trois Petites Sœurs du Cœur de Jésus,  qui totalisent  25 ans de vie religieuse.

 

Selon l’archevêque de Bangui, ces 25 ans de vie religieuse sont vécus avec la présence de Dieu et la force et courage qu’il a donné à chacune d’elle.

 

La cérémonie a été marquée par le renouvellement de l’engagement des trois religieuses. Chacune d'elle tenant chacune une bougie et la bénédiction de Mgr Dieudonné  NZAPALAINGA.

 

Rappelons que ce fut le 8 septembre 1988, que les sœurs Marie Catherine SOUROU NOUANTIN, Paulette LONGBA et Sidonie Francine KAYA avaient fait leur vœu perpétuel dans la Fraternité des Petites Sœurs du Cœur de Jésus, unique congrégation autochtone de la République Centrafricaine.

Centrafrique : Jubilé d'argent chez les Petites Sœurs du Cœur de Jésus
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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 18:38

 

 

 

 

 

Par Thierry Brésillon/AA - 09/09/2014

 

Un convoi de 344 véhicules de l'ONU, entre autres équipements logisitiques, a été déchargé, lundi, à Bangui, d'un cargo en provenance du port de Douala, au Cameroun, en préparation du déploiement des casques bleus en République Centrafricaine, prévu pour le 15 septembre. Une cérémonie officielle devrait en principe se tenir à la mi-septembre au camp Mpoko, à Bangui, qui scellera la présence de 7800 casques bleus sur le sol centrafricain, en attendant le déploiement progressif de nouveaux contingents, jusqu'au 30 avril, date à laquelle le nombre global des forces onusiennes sera ramené à 11 800.

 

Les soldats de l’ONU seront déployés sur tout le territoire centrafricain avec trois états-majors : un premier à Bouar dans l’ouest du pays, un deuxième à Kaga-Bandoro, dans le Centre-Ouest, et un troisième à Bria dans le Centre-Est. La Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), déployée en RCA depuis décembre 2013, compte actuellement 6000 militaires africains, opérant aux côtés des 2000 Français de l'opération Sangaris et des 150 hommes de l'opération de l'Union européenne pour la stabilisation en RCA (Eufor).


Mardi 1 septembre, la convention relative au transfert de compétence entre la MISCA et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a été signée au siège du Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA) à Bangui.


Votée à l'unanimité le 10 avril dernier, une résolution du Conseil de sécurité des Nations-Unies a créé une nouvelle mission de maintien de la paix en Centrafrique (MINUSCA), composée de 10.000 soldats et de 1800 policiers.


La Centrafrique est en proie depuis 2012 à un conflit intercommunautaire opposant milices à majorité chrétienne (les Anti-balaka) à une ancienne milice au pouvoir, à majorité musulmane (Séléka). Ce conflit a plongé le pays dans un cercle infernal de représailles acculant les habitants, notamment ceux de confession musulmane, à fuir leurs quartiers vers le nord du pays ou des contrées limitrophes.

Bangui: compte à rebours enclenché pour le déploiement des casques bleus
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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 17:33

 

 

 

 

 

MARIA MALAGARDIS ENVOYÉE SPÉCIALE À PERPIGNAN 

 

Libération 9 SEPTEMBRE 2014 À 17:06

 

GRAND ANGLE

 

Pillages, lynchages, mutilations de cadavres… le déchaînement de violences qui a balayé la Centrafrique est au cœur des images de Michael Zumstein, Pierre Terdjman et William Daniels, présentés à Perpignan.

 

L’air presque espiègle, la jolie Nelly sourit devant des ruines. Elle «se repose après avoir détruit des maisons de musulmans», nous apprend la légende de cette photo prise par Michael Zumstein à Bangui, capitale de la Centrafrique, fin janvier. Le photographe, qui a effectué plusieurs séjours dans ce pays depuis un an, expose pour la première fois son travail au festival Visa pour l’image à Perpignan. Cette année, trois expositions y sont consacrées à la descente aux enfers de la Centrafrique. On découvre ainsi les photos de Pierre Terdjman, et notamment celle qui illustre une affiche de Visa, vision saisissante d’un commerçant musulman poursuivant avec une machette un pilleur. Des scènes violentes ou désespérées que l’on retrouve aussi chez William Daniels, le troisième photographe qui évoque la Centrafrique à Perpignan.

 

«TÉMOIGNER POUR L’HISTOIRE»

 

Amorcée en mars 2013 par un coup d’Etat mené par une rébellion à dominante musulmane, la dérive du pays s’accélère à partir de septembre, lorsque, après plusieurs mois d’exactions commises par les nouveaux maîtres du pays, le rapport de force s’inverse sous la pression notamment de la France. La population chrétienne s’arme et se venge alors sur la minorité musulmane, accusée d’avoir fait cause commune avec les rebelles. Michael Zumstein, 44 ans, William Daniels, 37 ans, Pierre Terdjman, 35 ans, ont été les témoins de cette escalade meurtrière. Ils se sont croisés sur le terrain, partageant souvent la même voiture, logés dans le même hôtel, le pittoresque Relais des chasses tenu par Freddy. Ce vieux Français expatrié offrait chaque soir de généreuses tournées de «Baron de Valls», une piquette bien utile pour décompresser après des journées tendues, passées à «documenter l’actu, mais aussi à témoigner pour l’Histoire», souligne Zumstein. Alors que le couvre-feu plongeait Bangui dans une obscurité pleine d’incertitudes, ils se retrouvaient autour de la même table, les yeux rivés sur leurs écrans d’ordinateur, regardant défiler les images de la journée.

 

Comme les trois mousquetaires, ils étaient en réalité quatre : Jérôme Delay, correspondant de l’agence Associated Press pour l’Afrique, venant compléter le trio qui chaque matin «partait à la pêche aux infos, circulant dans la ville d’un massacre à un lynchage», explique Delay, le quinquagénaire de l’équipe. Daniels était peut-être plus réticent à travailler en bande, connaissant moins ses camarades qui, eux, se fréquentent depuis de longues années. «C’est Jérôme qui le premier, en 2002, m’a mis un appareil photo entre les mains», raconte Terdjman. «On se voit sur le terrain, mais aussi à Paris», ajoute Delay. Ses excellentes photos sur la Centrafrique auraient mérité une exposition supplémentaire, elles ont cependant été projetées lors d’une des soirées organisées à Perpignan.

 

Le festival offre à ces photojournalistes chevronnés une vitrine exceptionnelle. Mais alerter, rendre compte d’un drame au cœur de l’Afrique est rarement aisé. «Le public se lasse vite, n’a pas d’intérêt réel pour ces gens qui souffrent et qu’on a contribué à bousiller avec la domination coloniale et notre ingérence», constate Terdjman, dont les images ont été publiées par Paris-Match et le Figaro. «Le défi, c’est aussi de ne pas renforcer les clichés d’Africains condamnés à se massacrer en permanence», souligne de son côté Zumstein. Voilà près de vingt ans qu’il sillonne l’Afrique : «Avec l’expérience, quand une crise s’amorce, on a des antennes qui frétillent. Quand je suis parti pour la première fois à Bangui en septembre, les ONG tiraient déjà la sonnette d’alarme. Je sentais que la situation était en train de déraper et c’était d’autant plus stimulant qu’il y avait encore peu de couverture médiatique.»

 

Partir, revenir, repartir : pendant près d’un an, ils ont vécu cet aller-retour permanent, la plupart du temps à leurs propres frais, avec l’obsession de «rendre compte de la progression du conflit», rappelle Terdjman, et d’«aboutir à un travail complet», renchérit Zumstein, dont les images ont été publiées dans le Monde. «Quand on suit de cette façon le destin d’un pays, on finit par s’y attacher», observe Daniels. Il y retournera en octobre, grâce à la bourse Getty qu’il a reçue pendant le festival.

 

LA MORT COMME UNE OMBRE

 

Chaque conflit a ses particularités. La crise en Centrafrique a été marquée par une extrême violence mais aussi, paradoxalement, par une très grande facilité d’accès pour ces photographes qui pouvaient passer d’un camp à l’autre sans être inquiétés. «On avait parfois l’impression d’être invisibles au milieu des pillages et des lynchages», dit Delay. «J’ai eu beaucoup plus peur pour ma vie lors de la crise de 2011 en Côte-d’Ivoire et pourtant je n’avais jamais vu un tel déchaînement de haine», explique Zumstein, qui a toutefois renoncé à publier les photos les plus violentes «de peur de provoquer des réactions de rejet».

 

Le pic des violences est atteint en décembre et en janvier avec des pillages massifs, des cadavres émasculés ou décapités au milieu de foules en liesse, ivres de vengeance. Parfois, la petite équipe est amenée à lâcher l’appareil pour tenter de sauver des gens menacés. Ce n’était hélas pas toujours possible. «Quand les agresseurs sont deux ou trois, tu peux intervenir, mais quand c’est une foule de 400 personnes, il n’y a rien à faire et tu te contentes de photographier», explique Delay. Même si les menaces contre les journalistes étaient rares, Daniels se souvient avoir eu un couteau pointé sur lui à un barrage, en avril. Surtout, comme ses camarades, il n’oublie pas la mort de Camille Lepage, jeune photojournaliste venue s’installer en free-lance à Bangui et tuée dans des conditions encore obscures en mai. «Je la considérais un peu comme ma petite sœur», confesse Daniels. La mort de Camille plane toujours comme une ombre. Mais aucun d’eux n’a renoncé à repartir. «Le photojournalisme, c’est une passion, une conviction», explique Terdjman.

 

Lu pour vous : Bangui droit dans les yeux
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