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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 11:46

 

 

 

Les crises politico-militaires, qui ont entravés pendant longtemps,  les processus de développement économique de la République Centrafricaine depuis son accession à l’indépendance.  Nombreux observateurs, très souvent ne cessent d’indexer cette injuste tragédie. Par ailleurs sur les caractères essentiellement des faits. Mais aussi sur les cristallisations des problèmes de la gouvernance hasardeuses sans vision, ni  perspective avenir pour les citoyens basiques.  

 

Les qualifications ne manquent pas envers tous les dirigeants Centrafricains : pilotage à vue, gouvernance patrimoniale, clanisme, des bandes des copains… etc.  J’en passe. Cette situation on poussé des prétextes des énergumènes fou-furieux  à tort ou à raison, des soulèvements diverses et variées que la République Centrafricaine aujourd’hui n’a jamais trouvé une voie claire d’instabilités économiques, de développements.

 

Pour autant : Cette  République, malgré toutes ces difficultés à former autant des fils/filles de ce Pays, des cadres juristes, scientifiques et techniques. Tous ces dirigeants ont manqués de vision, dans  l’utilisation des toutes les ressources humaines, de qualités sur des bons critères : tels que la Compétence, de l’Expérience (savoir-faire), l’Intégrité (savoir être), s'avère un parcourt des combattants inqualifiables.

 

Seuls les courtisans doués pour des courtisaneries, et des flatteries souvent idolâtres, réussisses dans leurs projets sans conviction, non seulement pas pour aider leurs Pays malheureusement. Ils ou elles ont aucune  vision de la bonne gouvernance,  politique, pour le développement économiques du Pays. Leur objectif premier, pour vu que j’ai un titre honorifique en palliatif de mes échecs et parcours scolaires, universitaires, professionnelles et autres. Considérer que la politique est un tremplin, par manque de vigilances des faiseurs des rois, ils ou elles parviennent, malheureusement au détriment d’une réelle compétence. Depuis ce dernier temps, la République Centrafricaine à beaucoup gonflé le nombre des bras cassés dans les sphères politiques, administration d’état. Cette déficiente caractérisée surgirente, déclenche autre phénomène,  les factions armées sorties de tout bord, nous fait apparaître dans même occasion des généraux d’opérette sans discipline, ni d’état d’âme.  Prends en otage le peuple Centrafricain. Nous sommes nombreux à observer  avec beaucoup d’intérêt sur les jalons d’actions posés par le nouveau régime et son gouvernement attentivement. Savoir raison garder, en République Centrafricaine il n y a plus de la place à la médiocrité qui primait dans le passé. Mais au mérite, à l’excellence pour sauver notre Pays dans la pénombre obscurantisme, moyenâgeux.

 

Nous devrons tous œuvrés, que ces crises multiples politico-militaires qui demeurent, qui ont durement frappé notre Pays, piétinés le développement économique, continues de diffuser  les mêmes ondes de chocs négatifs, comme si elles n’ont pas atteints la cruauté avec une certaine régression sociologique, qu’aucun Pays de la sous-région dans son histoire ont atteints cela. Par ailleurs les dégressions  économiques avec des effets désastreux  nous interpelles et nous devrons réclamer  tous un effort de redressement vu les constats aujourd’hui. Il faut regarder maintenant devant et faire mieux. Nous devrons tous s’exiger l’excellence dans toutes entreprises, une gouvernance moderne, novatrice afin de relever notre Pays dans les concerts de la nation en vue d’un développement économique intégré. Introduire en mode de gouvernance moderne, j’attends l’introduction de la technologie dans les processus de reconstruction des administrations de l’Etat, pour mieux régulés les mécanismes de contrôles de l’Etat, dans l’exécution des tâches régaliennes.  

 

Notre Pays à tous les atouts nécessaires. Si ce n’est que, un problème d’organisation et de vision politique. Nous pouvions nous appuyer essentiellement par le biais de nos ressources humaines, naturelle « sous-sols », en utilisant dans son optimal ce que la nature nous a donnés. Que cette crise s’était vue propagée, en rejetant des millions de gens dans le dénuement les plus inhumaines.  Les pistes aujourd’hui sur le  DDR « désarmement démobilisation réinsertion » semble ardus … c’est le combat de David et Goliath, comme disait l’histoire : Subitement, le géant philistin, Goliath, se montra au sommet de la colline et ses paroles eurent la force du tonnerre : « Je défie quiconque de cette pitoyable armée, soit-il roi ou esclave, de se battre avec moi en duel. Le résultat de ce combat décidera du sort des deux nations, car la victoire du vainqueur sera la victoire de toute sa nation tandis que l'autre capitulera ». On critique hier sur des méthodes, démarches. On reprend les mêmes méthodes démarches de concertation, va savoir.  Il faut changer le fusil d’épaule, si ce n’est pas un abus de langage.

 

L’ordre institutionnel doit s’installer dans notre Pays, le régime, le pouvoir est maintenant légitime. Dixit dans le passé un de mes amis le régime de la transition n’était pas légitime, de facto non- respecté…etc. Peut-importe une transition, elle est dirigé par des fils et filles de ce Pays, le respect des institutions devraient être naturelle sans aucun prétexte. Tout bon fils de ce pays doit sortir de la médiocrité aider le Président maintenant légitimement élu par le peuple Centrafricain avoir les meilleurs approches de la réconciliation, de la reconstruction, afin que notre Pays sort dans cette crise aussi usante comme une grande maladie inguérissable. 

 

Tous  fils et toutes filles de la République doivent respectés les institutions et ces dirigeants.  Aucun marchandage ne devrait avoir une place quant à la négociation de la  gouvernance d’Etat, hors mis les caractères spécifiques des politiques des partis, de la société civil. Surtout ne pas s’affranchir des critères des  compétences, de l’expérience, d’intégrité assortie d’une vision de la gouvernance moderne. La rébellion armée est une méthode dévastatrice, y a qu’en Centrafrique les gens ne comprennent pas encore ça. Les ivoiriens ont vite compris que les seules voies de leurs salues c’est la renonciation, réconciliation et œuvrer pour la Paix. Maintenant se concentrer pour le développement de leur Pays.

 

Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois

 

Dixit, cet adage : Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Ce proverbe provient de la Grèce antique, et il est cité en Français dès le XVIème s. par Érasme.

 

On peut aussi le dire autrement : Au pays des aveugles, qui n'a qu'un œil est appelé monsieur.


Au pays des boiteux chacun pense qu'il marche droit. Dire les borgnes sont rois. En réfléchissant différemment et de manière plus rationnelle, vous direz ” aux pays des aveugles les borgnes, et encore plus les bons voyants, sont maudits et condamnés à mort. Pourquoi ?! Parce que les “non aveugles“ voient différemment. Parce que les “aveugles” ne sont pas habitués à voir autrement. Aussi parce que l'habitude, handicape l'intelligence et écrase la connaissance d’autrui, du différent, du non habituel."

 

Les personnes très médiocres se moquent de celles qui se taisent mais qui en savent plus. Le peuple Centrafricain a bien démontré. Ce même peuple surprenant attend des actions concrètes.

 

La République doive triomphée sur les ennemies de la Paix.

 

Diaspora. Fait à Lyon 28/04/2016

 

Mr. Aubin-Roger KOMOTO

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 00:02
La Centrafrique : sa découverte

 

 

http://www.lanouvellerepublique.fr/  27/04/2016 05:27

 

Hier soir, Yanis Thomas, militant de l'association Survie, a animé un débat autour de la Centrafrique, à Bressuire. Le jeune homme de 28 ans vient de publier " Centrafrique : un destin volé, histoire d'une domination française " (collection Dossiers noirs numéro 26, édition Agone, 13 €). Cet ouvrier agricole s'est passionné pour cet état d'Afrique.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre sur la Centrafrique ?

 

Yanis Thomas : « Je milite au sein de l'association Survie, qui travaille sur l'action de la France dans ses anciennes colonies africaines, depuis cinq ans. Je m'intéresse aux questions militaires. Fin 2012, au moment où la Seleka renverse le président François Bozizé, cette recherche m'est apparue importante. C'est un pays assez méconnu à remettre sur le devant de la scène. Cela a été une vraie découverte. »

 

Quelle est la trame de votre ouvrage ?

 

« C'est un peu un livre d'histoire sur le rôle de la France en Centrafrique. Je me suis appuyé sur des articles de journaux et des écrits d'historiens. Ce livre est une lutte contre l'oubli des événements de Centrafrique, qui vit une grave crise depuis 2012. C'est un modèle de la France-Afrique avec le soutien puis le renversement de Bokasa, celui de Bozizé ou actuellement l'opération Sengaris. Régulièrement, la France intervient ou à un rôle dans la situation en Centrafrique. »

 

Quel message voulez-vous que le lecteur retienne de votre livre ?

 

« Je voudrais qu'il s'interroge sur l'action de la France en Centrafrique. J'essaie de montrer les zones d'ombre à ne pas oublier. Mon livre n'est pas un aboutissement, mais un point de départ pour s'emparer de toutes les questions que pose l'intervention française. »

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 23:40

 

 

http://adiac-congo.com/  Mardi 26 Avril 2016 - 18:45

 

Absent le 16 avril dernier, lors de la prestation de serment de son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso, le nouveau président Centrafricain, Faustin Archange Touadera a effectué le 26 avril une visite de quelques heures pour la deuxième fois à Brazzaville, où il s’est entretenu avec le président Denis Sassou N’Guesso, fraichement réélu, et médiateur international dans la crise centrafricaine.

 

Devant la presse nationale et internationale, le chef de l’Etat Centrafricain, Faustin Archange Touadera, a indiqué qu’il est venu pour, non seulement féliciter le président Denis Sassou N’Guesso pour sa « brillante réélection », mais aussi pour exprimer dans les faits la reconnaissance de son peuple à l’égard du chef de l’Etat congolais pour tous les efforts consentis dans la recherche des solutions au conflit qui déchirait Bangui, et pour son implication dans le processus de transition en République centrafricaine, qui a abouti à la tenue réussie des élections présidentielle et législative.

 

« Pour des raisons d’agenda préalablement établi, nous n’avons pas pu effectuer le déplacement comme les autres pour venir assurer notre amitié au président Denis Sassou N’Guesso, dont le mandat a été renouvelé par le peuple congolais. C’est un fait important pour le Congo, mais aussi pour l’Afrique centrale, et pourquoi pas pour toute l’Afrique », a déclaré le président centrafricain.

 

« Le président Denis Sassou N’Guesso a beaucoup œuvré pour la paix en RCA. S’il y a eu des élections apaisées dans mon pays, c’est grâce aux efforts déployés par lui pour ramener la paix en tant que médiateur international dans cette crise. Et, il est de notre devoir de venir témoigner notre reconnaissance », a-t-il ajouté.

 

Répondant à la question sur le processus de désarmement en cours en RCA, le président Archange Touadera se doit de compter sur les Centrafricains, aussi, fondamentalement sur la diplomatie et la coopération internationales.

 

« Grâce à la médiation du président Denis Sassou N’Guesso, les partenaires de la communauté internationale sont venus au chevet de notre pays. Comme nous avons organisé les élections dans la transparence, et que le peuple centrafricain a montré sa volonté de tourner le dos au conflit, beaucoup de nos partenaires que nous rencontrons vont dans ce sens pour soutenir la paix, et nous appuyer dans le cadre du processus de désarmement que nous prévoyons dans les prochains jours », a expliqué le président, Archange Touadera.

 

« Depuis notre prise de fonctions, nous privilégions la paix et le dialogue avec les groupes armés. Nous avons entamé un processus de concertation avec l’ensemble de ces groupes pour voir comment allons-nous entamer ce processus. L’ensemble de ces groupes armés ont déjà signé des accords dans le cadre du DDR avec le gouvernement de transition. Nous allons multiplier les rencontres parce que le peuple centrafricain est fatigué de ce conflit récurrent. Lors des différents suffrages, il s’est exprimé pour dire qu’il veut la paix, et c’est dans ce sens que nous comptons travailler », a-t-il conclu.

 

Investi il y a près d’un mois, le nouveau président de la RCA a du pain sur la planche, car des défis énormes sont à relever. La réconciliation nationale des filles et fils de la Centrafrique, la reconstruction du pays et la relance de l’économie figurent parmi les défis qui attendent cet ancien Premier ministre centrafricain.

 

Rappelons qu' à la cérémonie d’investiture du président Denis Sassou N’Guesso, le 16 avril dernier, le chef d’Etat centrafricain a été représenté par son Premier ministre, Simplice-Mathieu Sarandji.

 

Yvette Reine Nzaba

 

Lu pour vous : Congo/RCA : Faustin Archange Touadera témoigne sa reconnaissance à Denis Sassou N’Guesso

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 23:29
Radio France Internationale à Bangui !
Radio France Internationale à Bangui !

 

Invitation,

 

Radio France Internationale à Bangui !

 

L'Alliance française de Bangui vous donne rendez-vous ce samedi 30 avril et ce lundi 02 mai à 15h pour venir assister aux enregistrements en public de l’émission de RFI "Appels sur l'actualité" animée par Juan GOMEZ à l’Alliance.

 

Juan GOMEZ animera ce samedi 30 avril un plateau autour de la thématique de la réconciliation. Il recevra à cette occasion Madame la Ministre des Affaires Sociales et de la Réconciliation nationale Virginie Baikoua et d'autres invités.

 

Monsieur le Président de la République Centrafricaine Faustin Archange TOUADERA sera l’invité d’honneur du plateau de Juan GOMEZ, lundi 02 mai. 
 


 

A cette occasion, Monsieur le Président répondra aux questions posées par des centrafricains.


 

Nous vous attendons nombreux pour assister à ces événements d'exception!


 

PS: La direction de l'Alliance demande au public souhaitant assister aux enregistrements en public de confirmer votre présence dans la mesure du possible par retour de mail et de se présenter dès 13h30-14h pour le filtrage de sécurité.


 

La Direction de l'Alliance Française de Bangui.


 

PS: Veuillez trouver en pièce jointe les affiches des événements

Nous vous rappelons que nous sommes présents sur Facebook.


-- 

Alliance Française de Bangui
Rue du Poitou
B.P. 971 Bangui 
République Centrafricaine

 

elf.afbangui@gmail.com

 

Facebook: Alliance française de Bangui

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 23:06

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, le 27 avril 2016 - La Force de la MINUSCA fera la démonstration de sa capacité aérienne au cours d’un exercice conjoint mené avec l’opération Sangaris, ce vendredi, 29 avril, dans la localité de Damara (40 km au nord de Bangui). L’annonce a été faite par le porte-parole de la Force, lieutenant-colonel Rachid El Meckaoui, au cours du point de presse hebdomadaire de la mission onusienne, mercredi à Bangui.

 

Baptisé «Bamara » (le lion en Sango), cet exercice militaire veut montrer que le départ de Sangaris ne laissera aucun vide sécuritaire car la MINUSCA a la capacité opérationnelle de surveiller l’espace aérien centrafricain et de fournir l’appui feu nécessaire aux troupes au sol. Désormais, les hélicoptères MI35 de la Mission effectueront seuls les tâches qui étaient jusqu’à présent partagées entre la Force et Sangaris. Ces appareils sont déjà entrés en service, notamment pour la sécurisation des convois commerciaux et lors de la cérémonie de prestation de serment du Président Touadéra.

 

Selon El Meckaoui, l’exercice se déroulera en présence du Président de la République et des membres du Gouvernement, des responsables des forces de défense et de sécurité nationales, du corps diplomatique et des responsables de la MINUSCA.

 

De son côté, le porte-parole de la mission, Vladimir Monteiro a annoncé que le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté la résolution 2281, dans laquelle il proroge jusqu'au 31 juillet 2016 le mandat de la MINUSCA. Le Conseil demande Secrétaire général, dans un délai de trois mois, de procéder à un examen stratégique de la Mission, dont les recommandations lui seront présentées. «Le futur mandat de la MINUSCA doit être adapté aux nouvelles circonstances découlant de la fin de la transition » a-t-il poursuivi.

 

Par ailleurs, dans le cadre de la concertation permanente avec les autorités nationales, le Représentant spécial du Secrétaire général s’est entretenu cette semaine avec le Premier ministre ainsi que les ministres des Affaires étrangères et de la Justice. Les questions liées au mandat de la MINUSCA ainsi que les défis du nouveau gouvernement ont été au centre de ces rencontres, a indiqué le Porte-parole de la Mission.

 

Monteiro a également annoncé le lancementdes processus d’enregistrement d’ex-combattants à Paoua et Bangui, lundi dernier, dans le cadre de projets de réduction de la violence communautaire. A Paoua, l’enregistrement des premiers bénéficiaires a débuté dans le village de Pende avec les ex-combattants du Groupe des Patriotes dirigé par Fidel. Ils sont au nombre de 317 dont 264 hommes et 53 femmes. Ce projet financé à hauteur de 3,5 millions de dollars par le Fonds de consolidation de la Paix des Nations Unies, est exécuté en partenariat avec l’Office international des migrations (OIM). Il couvre les préfectures de l’Ouham, l’Ouham-Pende et de la Nana-Mambéré. Il offrira des opportunités économiques à environ 7.000 personnes, combattants et membres des communautés. A Bangui, l’enregistrement a débuté à Boy-Rabe, dans le 4ème  arrondissement, en faveur des ex-combattants anti-balaka. Facilité par la coordination nationale des anti-Balaka, cet exercice de profilage est supervisé par le Haut-Commissariat national au Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et à la Réforme du secteur de la sécurité (RSS). En deux jours, 104 personnes ont déjà été inscrites sur une prévision initiale de 1000 combattants.

 

En sus des initiatives de réduction de la violence communautaire, Vladimir Monteiro a annoncé qu’à Bambari, les activités de relance du dialogue communautaire se sont poursuivies avec un atelier sur l’analyse des conflits locaux à l’attention des membres de la Commission pour le dialogue intercommunautaire.

 

Le Porte-parole de la police, Oana Andreea Popescu, a indiqué de son côté que la Police centrafricaine et la Gendarmerie nationale continuent de veiller à la protection des populations civiles, avec l’appui de la composante Police et de la Force de la MINUSCA, et des Forces Internationales, conformément au mandat de la mission. La police de la MINUSCA poursuit également ses missions notamment les opérations de lutte contre la délinquance et le renforcement des capacités des Forces de sécurité intérieures.

 

 

Centrafrique: le mandat de la Minusca prolongé et adapté aux besoins

 

Par RFI  27-04-2016 Modifié le 27-04-2016 à 23:37

 

Dans sa résolution 2281, le Conseil de sécurité vient de renouveler le mandat de la Minusca en Centrafrique jusqu'au 31 juillet. Une prorogation de trois mois afin de permettre la conduite d'un examen stratégique de la mission créée en avril 2014. La mission onusienne devra ajuster son mandat à la situation actuelle.

 

Deux ans après la création de la Minusca, certains enjeux ont changé en Centrafrique. La transition est terminée et les élections ont abouti à la mise en place de nouvelles autorités. Selon le Conseil de sécurité, le mandat de la mission onusienne doit donc être ajusté.

 

Dans sa résolution, il demande au secrétaire général de discuter avec le gouvernement centrafricain pour faire en sorte que le futur mandat de la Minusca s'adapte à cette nouvelle situation et il donne à Ban Ki-moon jusqu'au 22 juin pour faire des recommandations.

 

Les points à améliorer

 

Le 15 avril dernier, le patron des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, avait énuméré un certain nombre de points clés qui nécessitait des progrès. La mise en place effective d'un programme de DDRR (Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et Rapatriement des ex-combattants). La réforme du secteur de la sécurité, c'est-à-dire essentiellement de l'armée. Mais encore le rétablissement de l'autorité de l'Etat, le renforcement de l'appareil judiciaire et le dialogue avec les groupes armés qui contrôlent encore de vastes étendues du territoire.

 

Hervé Ladsous avait aussi évoqué ce « véritable fléau » que constituent les nombreuses allégations de viols et abus sexuels impliquant des casques bleus, en indiquant que le secrétariat travaillait au renforcement de l'assistance aux victimes et des poursuites judiciaires contre les auteurs présumés.

 

LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE AÉRIENNE DE LA MINUSCA PRÉSENTÉE AUX AUTORITÉS CENTRAFRICAINES

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 22:52
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le pré-DDR entre dans sa phase décisive

 

http://rjdh.org/  PAR NOURA OUALOT LE 27 AVRIL 2016

 

BANGUI, 27 avril 2016 (RJDH) — La Minusca a entamé dans ces derniers temps des activités du pré-DDR à Paoua et à Bangui. Il s’agit d’un processus de profilage socioprofessionnel. Ces activités d’après cette institution onusienne entrent dans le projet de réduction des violences communautaires. Cette information est donnée ce mercredi par Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca lors de la conférence de presse hebdomadaire.

 

L’enregistrement a commencé le 25 et 26 avril respectivement à Paoua et à Bangui. L’identification est faite en partenariat avec les groupes armés car, selon la Minusca, ils ont établis des critères. L’opération concerne tous les ex-combattants et les groupes d’auto-défenses.

 

La plupart de ces hommes armés ont répondu favorablement à cette activité, d’après Vladimir Monteiro porte-parole de la Minusca, « à Paoua l’enregistrement a commencé dans le village Pende. 317 personnes dont 53 femmes sont en train d’être enregistrés actuellement. L’enregistrement se poursuivra dans la préfecture de l’Ouham, Ouham-Pendé et Nana-Mambéré. A Bangui, le projet a commencé dans le 4ème arrondissement avec les ex-combattants Anti-Balaka du quartier Boy-Rabe. 104 personnes ont été enregistrées sur une prévision initiale de 10.000 ex-combattants. Le projet pourra s’étendre en fonction des résultats obtenus de cette première expérience ».

 

Pour Mamert Sinarinzi, responsable section DDR à la Minusca, le processus DDR pourrait être une réussite qu’à travers deux choses, « la volonté politique, c’est-à-dire les gens qui ont signé cet accord sont engagés réellement à aller de l’avant et mettre en œuvre ce qu’ils ont accès; et les principaux acteurs doivent aussi encourager leurs combattants à adhérer au processus ».

 

Pour lui, c’est un processus de sensibilisation qui doit être toujours dans la volonté politique. La restauration de la  condition sécuritaire est aussi importante pour que « les gens qui déposent les armes de retour dans leur communauté ne risquent pas quelques choses. C’est  une affaire de l’Etat et la Minusca vient seulement en appui », a dit ce dernier.

 

Le conseil de sécurité de la Minusca a adopté hier la résolution 22.81. Cette résolution prolonge le mandat de la Minusca à trois mois, à compter du 26 avril au 31 juillet 2016.

 

 

Centrafrique : Trois médailles de la paix décernées aux trois leaders religieux

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 27 AVRIL 2016

 

BANGUI, 27 avril 2016 (RJDH)–Les trois leaders de la Plateforme des confessions religieuses de Centrafrique ont reçu le 22 avril dernier chacun une médaille de la paix  par la fondation Hollandaise Roosevelt aux Pays-Bas. Cette médaille de paix leur a été décernée pour leur travail dans la recherche de la paix et de la cohésion sociale en RCA.

 

Ce prix est décrété en la mémoire de l’ex président américain Francklin Roosevelt qui avait proclamé les quatre vérités à savoir la liberté d’expression, la liberté de culte, le Droit à la vie et la liberté de la peur qui devraient être respectées à travers le monde.

 

Les trois leaders religieux à savoir Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga, l’Imam Oumar Kobine Layama, et le Pasteur Nicolas Guérékoyame Gbangou ont reçu cette médaille de la paix en reconnaissance de leur travail fait depuis trois ans que la crise militaro-politique a commencé en Centrafrique.

 

D’après le Pasteur  Nicolas Guérékoyame, ils n’ont pas été consultés au préalable, « nous nous sommes levés pour défendre le peuple centrafricain et lancer des appels à l’apaisement, au respect du Droit de l’Homme, au respect de la personne humaine et toutes nos activités étaient suivies à travers le monde. Voilà pourquoi nous avons été confiés aux Pays-Bas. Nous n’avons pas été de près associés au critère de choix mais il a plu à la fondation Roosevelt de nous désigner parmi les lauréats », a-t-il expliqué.

 

D’après ce dernier, cette médaille a une valeur importante, « nous avons bénéficié de cette médaille mais elle n’a pas été accompagnée de quoi que ce soit, sinon que de la reconnaissance internationale », a –t-il confié.

 

Ces trois leaders religieux affirment avoir placé cette médaille sous le signe de la compassion et de l’espérance pour le peuple centrafricain en général et en particulier ceux qui ont perdu des êtres chers et ceux qui ont subi des exactions et des sévices.

 

C’est la quatrième médaille reçue par ces religieux depuis leur implication dans la recherche de la paix en Centrafrique.

 

 

Centrafrique : 1315 Officiers et agents de police judiciaire prêtent serment

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 27 AVRIL 2016

 

BANGUI, 27 Avril 2016 (RJDH)—1315 Officiers de Police Judiciaire (OPJ) et agents de police judiciaire ont prêté serment ce mercredi 27 avril 2016. La cérémonie de la prestation a eu lieu au palais de l’Omnisport à Bangui en présence du corps judiciaire.

 

Des mains en l’air devant le Procureur de la République, le président tribunal de Grande Instance de Bangui et des Greffiers en Chef, ces 1.315 officiers de police judiciaire ont juré de respecter les engagements.

 

« Je jure ! », c’est en ces termes que les prestataires ont levé leurs mains droites pour prononcer ce mot à l’occasion de cette cérémonie après plusieurs années de retard pour des raisons de crises dans le pays.

 

Célestin Dokoula, chef d’État-major de la gendarmerie, a affirmé que cette prestation n’avait pas eu lieu dans le passé compte tenu du contexte de conflit en Centrafrique, « depuis les crises, les gendarmes formés n’ont pas ce privilège de prêter serment. Cette occasion nous est présentée aujourd’hui de les rassembler pour qu’ils puissent prêter serment et exercer leur devoir en tant que agents et officiers de police judiciaire », a indiqué Célestin Dokoula.

 

Le Procureur de la République Ghislain Gresenguet invite les prestataires à faire preuve de leurs engagements, « je vous invite à respecter vos engagements pris devant de la loi centrafricaine et non de faire des arrestations arbitraires »,  a lancé le procureur de la République.

 

Jules Davy-Kossa, Capitaine-médecin et l’un des prestataires, le travail étant difficile, ils vont  déployer des efforts pour mettre en application ces engagements.

 

Depuis 2013, les gendarmes n’ont pas prêté serment à cause la crise dans le pays.

 

 

Centrafrique: l’Organisation des  »mamans centrafricaines » invite le public à garder la ville propre

 

http://rjdh.org/  PAR JUDICAEL YONGO LE 27 AVRIL 2016

 

BANGUI, 27 avril 2016(RJDH) —la présidente de l’Organisation des  « Mamans Centrafricaines » pour le Développement (OMCD) Jeannette Santili, a dans une interview accordée au RJDH ce mercredi 27 Avril, invité la population Banguissoise à garder leur environnement sain. Un appel lancé suite au délabrement de la ville de Bangui.

 

RJDH : Madame la présidente de l’OMCD Jeannette Santili vous avez initié un projet d’assainissement de la ville de Bangui, pourquoi une telle initiative ?

 

JS : Dans la dénomination de l’Organisation, il y a le mot mamans, par ce que c’est elle qui est habilité à prendre soins de sa famille, d’assurer l’éducation des enfants voir de s’occuper de toute la famille. C’est pourquoi, nous avons eu cette vision de créer cette ONG. Nous avons intégré le volet environnemental par rapport au délabrement avancé de la ville de Bangui. Le financement de la BAD et l’appui de la Mairie de Bangui ainsi que le ministère du Plan, nous a permis de nettoyer les arrondissements de la capitale pour donner du travail aux mamans et aux jeunes. Donc, nous invitons les centrafricains à jeter les ordures dans les poubelles afin de faciliter le travail à cette organisation.

 

RJDH : A part le volet d’assainissement, existent-ils d’autres domaines d’activités de l’OMCD ?

 

JS : Vous savez le pays a connu des crises et le tissu social est déchiré. Maintenant on parle de la cohésion sociale, du pardon,  de vivre ensemble et l’OMCD a tendu la main en faisant appel aux maires de chaque arrondissement de Bangui.  A travers leurs concours, nous recevons des mains d’œuvre pour que chacun bénéficie de ce projet. Ceci pour permettre de vivre ensemble entre les habitants.

 

RJDH : Le projet tire à sa fin et d’autres endroits sont encore insalubres. Que comptez-vous faire après la fin de ce financement ?

 

JS : Cela fait plus d’une année que l’OMCD mène des activités avec ses propres moyens. C’est la première fois que nous avons reçu un financement de la Banque Africaine de Développement et cela a permis aux mamans et aux jeunes de souffler. Notre souhait envers les autres partenaires c’est de nous aider dans ce sens.

 

RJDH : Le projet d’assainissement à commencer depuis quelques semaines dans les arrondissements de Bangui, quelles en sont les avancées?

 

JS : C’est que nous avons décroché ce financement de la BAD, nous avons mis de boucher surtout la période coïncidait à l’investiture du président de la République puisse qu’il y avait des invités de marque conviés à cette cérémonie. Nous avons commencé à badigeonner la ville de Bangui afin de rendre au moins la ville saine. Nous avons procédé au désherbage et au ramassage des ordures. L’OMCD a fait le travail de sensibilisation des Banguissois  afin de ne pas jeter des ordures par terre. Nous avons créé des poubelles pour permettre aux gens de déposer des ordures afin de garder l’environnement sain.

RJDH : Madame Jeannette Santili merci !

JS : à moi de vous remercier !

 

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 13:15

 

 

French.china.org.cn  27-04-2016

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté mardi une résolution dans laquelle il proroge de trois mois le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA).

 

Dans cette résolution, les membres du Conseil décident de proroger ce mandat jusqu'au 31 juillet 2016 et ont autorisé la MINUSCA "à user de tous les moyens nécessaires pour s'acquitter de son mandat dans les limites de ses capacités et de ses zones de déploiement".

 

Le Conseil de sécurité se félicite par ailleurs "de l'investiture du président Faustin-Archange Touadéra le 30 mars 2016". Il se dit conscient que le futur mandat de la MINUSCA doit être adapté aux nouvelles circonstances découlant de la fin de la transition et que cela doit se faire en étroite consultation avec les autorités nouvellement élues.

 

Les membres du Conseil jugent nécessaire de proroger pour une courte période le mandat de la MINUSCA afin de permettre la conduite d'un examen stratégique de la Mission. Ils prient le secrétaire général de procéder à cet examen et de lui présenter des recommandations le 22 juin 2016 au plus tard.

 

Le 15 avril, à l'occasion d'une réunion du Conseil de sécurité sur la situation en République centrafricaine, le secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, s'était félicité des nombreux progrès réalisés au cours des deux dernières années par le pays en matière de paix et de réconciliation nationale.

 

"La République centrafricaine a passé un cap crucial avec la tenue, avec succès, d'élections libres et justes", avait salué M. Ladsous. "L'investiture du président Touadéra et la promulgation de la nouvelle constitution marquent la fin de la transition et ouvrent une nouvelle phase pour le pays", avait-il dit.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : le Conseil de sécurité proroge le mandat de la MINUSCA de trois mois

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 12:49

 

 

http://www.mondafrique.com/ 26/04/16 (MondAfrique) Par Aza Boukhris - 25 avril 2016

 

Le Ministre français des affaires étrangères Jean-Marc Ayrault s’apprête à imposer sa marque en Afrique centrale, largement délaissée par son prédécesseur Laurent Fabius.

 

Plusieurs ambassadeurs français arrivent au terme de leur mission en Afrique centrale et de l’ouest, une région stratégique secouée par de nombreux troubles. C’est l’occasion pour le nouveau ministre des Affaires Etrangères, Jean Marc Ayrault d’imprimer sa marque. Il découvre combien il est difficile de se faire une place au soleil africain face à l’activisme africain de Ségolène Royal, la présidente de la COP 21, et la mainmise du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, sur les dossiers de la zone sahélienne.

 

– Au Congo-Brazzaville, l’ambassadeur Jean-Pierre Vidon a fait valoir ses droits à la retraite à compter de mi-mai. Son successeur devra gérer la période post électorale difficile qui bouleverse actuellement le pays. Depuis la reconduction de Denis Sassou Nguesso, le 20 mars dernier à la tête de l’Etat après un scrutin contesté, les cicatrices de la guerre civile se sont en effet rouvertes, réveillant des antagonismes ancestraux notamment entre le nord et le sud du pays.

 

– En Centrafrique, l’ambassadeur Charles Malinas prépare son départ avec la satisfaction d’avoir réussi le pari d’organiser des élections dans un pays sans État et qui ont été, en dépit de nombreuses irrégularités, un succès pour la démocratie. Le peuple centrafricain a déjoué les pronostics en élisant Faustin-Archange Touadéra qui était loin d’être le candidat favori de la France. Le nouvel ambassadeur devra rapidement se mettre à la tâche afin de débloquer l’aide budgétaire promise par le président Hollande lors de la visite à l’Elysée du nouveau président centrafricain, le 20 avril dernier.

 

– Au Bénin, l’ambassadrice Aline Kuster-Menager arrive au terme de ses trois années de mission. Dans ce pays, l’ancien ministre des affaires étrangères Laurent Fabius a subit un camouflet de taille avec la défaite, aux dernières présidentielles, de l’un de ses proches, Lionel Zinsou, ancien de la banque Rothschild et du fonds PAI Partners.  Malgré ses nombreux soutiens à l’étranger, Lionel Zinsou s’est fait devancer par le très controversé Patrice Talon, largement plébiscité par les Béninois. L’ambassadeur de France devra jouer de ses qualités de diplomate avec le nouveau président toujours empêtré dans des affaires judiciaires et peu familier des affaires d’Etat.

 

– Au Tchad, la fin de la mission de l’ambassadrice Evelyne De Corps est prévue pour  l’automne prochain dans le sillage de la récente réélection du président Idriss Déby, alors qu’un climat de révolte agite la société civile et de certains segments de l’armée. Allié stratégique de la France dans la lutte contre le terrorisme dans la sous-région, le Tchad qui accueille le commandement de l’opération militaire Barkhane montre des signes importants de fragilités. La chute des prix du pétrole, la lutte contre Boko Haram, la porosité des frontières avec le Soudan et la Libye – deux Etats en proie à des troubles considérables – et la crise centrafricaine ont fragilisé Idriss Deby et son ethnie zaghawa. La cohabitation entre les militaires et des diplomates, une priorité historique pour la France au Tchad, pourrait déterminer le profil du nouvel ambassadeur. Dans l’arc sahélien où la France est engagée militairement, les postes des deux extrémités, Dakar et Ndjamena, sont évidemment stratégiques.

 

– Au Cameroun, l’ambassadrice Christine Robichon est aussi en fin de troisième année de séjour. La question de la poursuite du règne de Paul Biya (83 ans) est devenue brûlante dans le pays suite aux annonces répétées du clan Biya de vouloir modifier la Constitution afin d’organiser des élections anticipées en 2016 (initialement prévues pour 2018). La déstabilisation des zones de l’extrême nord, menacée par Boko Haram, le particularisme régional nostalgique de la période Ahidjo, les problèmes frontaliers avec la Centrafrique, le chômage massif des nombreux jeunes camerounais diplômés et à la chute du prix du pétrole sont les principales sources d’inquiétudes des observateurs internationaux. Le successeur de l’ambassadrice Christine Robichon sera en priorité mobilisé sur la question de la préparation des élections.

 

D’autres Etats hautement stratégiques dans la zone, tels que le Gabon ou encore la République démocratique du Congo connaitront des élections cette année. Après les scrutins contestés au Congo-Brazzaville, à Djibouti et au Tchad, comment la France se positionnera-t-elle dans ces deux pays ?

 

Lu pour vous : Afrique centrale : la valse des ambassadeurs français nommés par Laurent Fabius

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 12:44

 

 

Par Laurence Caramel (envoyée spéciale à New York) LE MONDE • 

 

Qui n’a pas entendu parler des Kayapo d’Amazonie dont le chef Raoni plaide pour les droits de son peuple partout à travers le monde ? Qui ne sait pas que derrière les pots de Nutella, ce ne sont pas seulement les orangs-outans mais d’autres peuples des forêts qui ont été chassés de leurs terres pour faire de la place aux plantations d’huile de palme ? Le sort des populations des forêts denses du bassin du Congo ne reçoit pas la même publicité.

 

Est-ce parce que des décennies de conflits et de sous-investissement ont jusqu’à présent tenu cette région plus à l’écart des investissements à grande échelle dans les secteurs de l’exploitation forestière ou de l’agrobusiness ? Pourtant, le rôle des populations autochtones dans la préservation des forêts tropicales est partout d’égale importance.

 

 « Si nous voulons protéger les forêts, nous devons protéger les droits des peuples indigènes et des communautés forestières qui gèrent ces espaces depuis des générations » a rappelé l’administratrice du programme des Nations unies pour le développement, Helen Clark, vendredi 22 avril, lors d’une rencontre sur « la protection des gardiens des forêts » organisée par la Ford Foundation en marge de la signature officielle de l’accord de Paris sur le climat aux Nations unies, à New York.

 

Deuxième massif tropical de la planète

 

« On ne peut pas ignorer le deuxième massif tropical du monde, il est la prochaine frontière à défendre si nous ne voulons pas que se reproduise ici l’histoire du Brésil, de l’Indonésie et de la Malaisie », prévient Frances Seymour, chercheuse au Center for Global development (CGD) et ancienne directrice du CIFOR (Centre de recherches international sur la forêt) « pour cela, il faut reconnaître les droits fonciers de ceux qui protègent la forêt. »

 

« DANS LE BASSIN DU CONGO, LES PEUPLES AUTOCHTONES ET LES COMMUNAUTÉS LOCALES NE POSSÈDENT AUCUN TITRE LÉGAL SUR LEURS TERRES » L’ONG RIGHTS AND RESSOURCES INITIATIVE

 

Or dans ce domaine, l’Afrique centrale est en retard. Selon une étude publiée en octobre 2015 par l’ONG, Rights and Ressources Initiative (RRI), moins de 3 % des terres gérées par des peuples autochtones ou des communautés locales sont assorties de titres de propriétés en Afrique contre 10 % à l’échelle mondiale. RRI tient une base de données recensant les droits accordés aux peuples indigènes et aux communautés locales dans 64 pays couvrant 82 % de la superficie terrestre.

 

Si en Ouganda, ce pourcentage atteint 67 %, au Liberia près de 32 % et au Mozambique 24 %, il est égal à zéro dans tous les pays du bassin du Congo. Le Cameroun et dans une moindre mesure le Congo ont toutefois démarqué une partie des terres au bénéfice de ces populations.

 

La RDC vient de franchir un pas important en donnant, par un arrêté publié en février dernier, la possibilité à des communautés locales de devenir propriétaires de concessions forestières à perpétuité pouvant s’étendre sur 50 000 hectares. Cette idée avait été introduite dans le code forestier en 2002 sans que suite soit donnée. En revanche, la situation des Pygmées - dont le nombre très approximatif est évalué à 700 000 personnes - reste inchangée.

 

Un chiffre suffit à comprendre pourquoi les écologistes convergent avec les militants des droits humains dans la défense des peuples autochtones : les espaces occupés par ces populations stockent environ 20 % du carbone forestier de toute la ceinture tropicale, selon une évaluation du Woods Hole Research Center, publiée en décembre 2015. Pour la RDC, ce chiffre dépasse 30 % et représente sept fois les émissions annuelles du pays.

 

Précieux alliés

 

« Il sera impossible de contenir le réchauffement planétaire en dessous de 2 °C sans mettre un terme à la déforestation », a rappelé à New York, Philip Duffy, le président de ce centre de recherches scientifiques. « Une action très volontariste pour préserver les forêts actuelles et reboiser massivement peut permettre de gagner plus d’une décennie dans le sevrage des énergies fossiles auquel le monde doit parvenir ».

 

Dans cette course contre la montre, les peuples autochtones et les communautés locales sont aux yeux des climatologues de précieux alliés. Reste à convaincre les gouvernements. Dans les contributions nationales déposées dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat par chaque pays signataire, seul le Cameroun parmi les pays d’Afrique centrale aurait jusqu’à présent prévu, selon RRI, de faire une place aux Pygmées dans sa stratégie de lutte contre le changement climatique.

 

Laurence Caramel envoyée spéciale à New York

Lu pour vous : Dans le bassin du Congo, les Pygmées, gardiens oubliés du climat

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 00:50

 

 

French.china.org.cn  le 27-04-2016

 

Le nouveau président centrafricain, Faustin Archange Touadéra, est arrivé mardi à Brazzaville, pour une visite de travail, a appris Xinhua de source proche de la présidence congolaise.

 

Le président Touadéra a été reçu en mi-journée à l'aéroport international Maya-Maya de Brazzaville, par son homologue congolais, Denis Sassou N'Guesso, ancien médiateur international dans la crise centrafricaine.

 

Le programme de travail prévoit un tête à tête entre les deux présidents. Au centre de cet entretien, outre les questions bilatérales, les problèmes de sécurité en Centrafrique où le président Touadéra poursuit les consultations avec les groupes armés, en prélude du programme de "désarmement, démobilisation, réinsertion".

 

Le nouveau président centrafricain, absent à l'investiture de son homologue congolais le 16 avril dernier à Brazzaville, est venu également le féliciter pour sa réélection.

 

Cette visite du président Touadéra est la deuxième à Brazzaville, depuis son élection le 14 février dernier.

 

Au plus fort de la crise centrafricaine, le Congo a apporté à ce pays une aide financière de plus de 25 milliards de F CFA. Il y a envoyé également plusieurs de ses soldats et policiers pour le rétablissement de la paix, rappelle-t-ton.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

Congo/Centrafrique : Le président Touadéra en visite de travail à Brazzaville

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