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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 17:47

 

 

 

 

13/10/14 (AFP)

 

La présidente de la transition centrafricaine Catherine Samba Panza va entamer mardi une série de rencontres avec les "forces vives de la Nation" visant à mettre fin au désordre que connaît le pays, ont annoncé ses services lundi.

 

Mme Samba Panza recevra des délégations pendant une demi-heure chacune, chaque jour à 10H00 (09H00 GMT) de mardi à vendredi, selon le programme diffusé à la radio d'Etat, sans autres précisions.

 

Appelant ses concitoyens à reprendre des activités normales après cinq jours de violences à Bangui, le Premier ministre centrafricain Mahamat Kamoun avait annoncé ces consultations dimanche soir.

 

La présidente Samba Panza doit selon lui "engager une série de rencontres avec l'ensemble des forces vives de la Nation afin de réaffirmer sa volonté de conduire la transition dans un climat apaisé et sa détermination à conclure dans les meilleurs délais cette parenthèse de l'histoire politique de notre pays par l'organisation d'élections".

 

Les violences qui ont éclaté mardi 7 octobre ont fait au moins dix morts, de nombreux blessés et des milliers de déplacés.

 

Un timide retour à la normale était constaté lundi à Bangui, où les conducteurs de bus et taxis --qui s'étaient mis en grève-- ont notamment repris leurs activités, même si des barricades leur interdisaient toujours certaines avenues.

 

En réaction à des meurtres attribués à des musulmans, des barricades avaient été érigées par des individus se réclamant des anti-balaka -- des milices majoritairement chrétiennes qui avaient mené une sanglante chasse aux musulmans au début de l'année --, mardi et mercredi dans les quartiers nord de la capitale, puis jeudi dans le centre-ville.

 

Des affrontements violents les ont opposés aux forces nationales et étrangères (françaises, européennes et onusiennes) déployées à Bangui. Ces violences ont été accompagnées de pillages de commerces et d'habitations.

 

Les violences, les plus fortes depuis la fin août, ont fait au moins dix morts, dont un Casque bleu pakistanais.

 

Elles ont nettement baissé en intensité ce week-end, mais des anti-balaka ont refusé de suivre l'appel à une trêve lancé par leurs responsables après une rencontre avec la présidente Catherine Samba Panza, dont ils réclament le départ.

 

Le chef de la mission des Nations Unies sur place (Minusca), Babacar Gaye, a souligné lundi que le Centrafricains devraient eux-mêmes parvenir à surmonter leur difficultés.

 

"Il y a un problème de réconciliation, il y a un problème de cohabitation entre les communautés et un problème de sursaut dans la population, dans les élites, pour remettre ce pays sur les rails. C'est le peuple centrafricain qui doit le faire", a-t-il insisté.

Centrafrique: la présidente va rencontrer dès mardi "les forces vives de la Nation"
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Centrafrique-Presse.com
13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 17:30

 

 

 

 

http://www.journaldebangui.com/   13/10/2014

 

Deux partis politiques ont demandé, samedi, 11 octobre le départ de la présidente centrafricaine Catherine Samba Panza emboitant le pas aux milices Anti-balaka et Séléka. Le Bloc démocratique pour la reconstruction (BDR), une plateforme politique qui regroupe la Mouvance « Zo kwé zo » de Mouhamar Bengue Bossin et le « Kwa na kwa » parti politique de l’ancien président François Bozizé, a exigé le départ de la présidente de la transition. « La crise que nous vivons aujourd’hui est l’aboutissement de l’incapacité, de l’inconscience et de l’irresponsabilité de Samba Panza. Elle doit laisser la place à un autre fils du pays capable d’arrêter la souffrance du peuple centrafricain. Si Samba Panza pouvait désarmer, elle l’aurait déjà fait, ce n’est pas aujourd’hui qu’elle le fera» a déclaré le porte-parole du BDR Mohamar Bengue Bossin.

 

Le Parti pour la gouvernance démocratique (PGD) de Jean-Michel Mandaba est allé plus loin pour demander quant à lui, la démission des trois têtes de la transition, à savoir la présidente de la transition Catherine Samba Panza, le Président du CNT Alexandre Ferdinand Nguendet et le Premier ministre Mahamat Kamoun. «Le peuple ne doit pas être indéfiniment pris en otage. Samba Panza, Ngendet et Kamoun ne constitueront jamais une alternative crédible à la crise que nous traversons, » a déclaré le président du PGD Jean Michel Mandaba.


Sur fond d’une nouvelle flambée de violence déclenché mardi, 07 octobre Séléka (milice musulmane) et Anti-Balaka(milice chrétienne) avait demandé mercredi le départ de la présidente centrafricaine. Des membres du gouvernement ont condamné vendredi cette demande qualifiant la revendication des deux milices de « coup d’Etat ».


La Centrafrique a renoué mardi avec les violences intercommunautaires entre musulmans et chrétiens entrainant la capitale Bangui dans une escalade qui a fait plus de 14 morts en 3 jours dont un casque Bleu.

Lu pour vous : RCA: des partis politiques demandent la démission de la présidente du pays
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Centrafrique-Presse.com
13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 17:14

 

 

 

Les Centrafricains doivent surmonter eux-mêmes leurs divergences (chef Minusca)

 

13/10/14 (AFP)

 

Les Centrafricains doivent surmonter eux-mêmes leurs divergences car les forces internationales ne pourront pas régler la crise sans réconciliation nationale, a exhorté lundi le général Babacar Gaye, chef de la mission des Nations Unies sur place, la Minusca.

 

"Sans doute allons-nous démanteler les barricades, sans doute allons-nous nous en prendre à ceux qui ont des armes, mais ça ne suffit pas", a-t-il observé, alors que certains axes de Bangui sont encore obstrué par des barricades, après les violences de la semaine dernière.

 

La population "sait très bien qu'il ne s'agit seulement pas pour avoir la paix d'avoir des soldats dans la rue", a-t-il observé, après une rencontre avec le ministre centrafricain des Affaires étrangères Toussaint Kongo Doudou.

 

"Il y a un problème de réconciliation, il y a un problème de cohabitation entre les communautés et un problème de sursaut dans la population, dans les élites pour remettre ce pays sur les rails. C'est le peuple centrafricain qui doit le faire", a-t-il insisté. "Nous sommes là pour l'accompagner."

 

"L'insécurité est généralisée", et "mes propres personnels des Nations Unies se sentent en insécurité parce qu'on leur a tiré dessus", a reconnu le responsable onusien.

 

"Ce n'est quand même pas la faute des Nations Unies si dans cette ville, chaque fois qu'on attrape quelqu'un on le tue, on le dépèce", a déploré le général Gaye, disant comprendre les inquiétudes des habitants.

 

Les violences qui ont éclaté mardi 7 octobre ont fait au moins 10 morts, de nombreux blessés et des milliers de déplacés.

 

Un retour timide à la normale était constaté lundi à Bangui où les conducteurs des taxis et bus, qui s'étaient mis en grève, ont repris leurs activités, même si des barricades leur interdisaient toujours certaines avenues.

 

Une banque, les marchés, les commerces et quelques entreprises ont rouvert, mais toute l'administration n'a pas repris un fonctionnement normal, les Banguissois hésitant encore à reprendre le chemin du travail.

 

 

Le Général Babacar Gaye appelle les Centrafricains à une cohabitation pacifique

 

13/10/14 (APA)

 

APA-Bangui (Centrafrique) - Le chef de la Mission des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA), le Général Babacar Gaye, a reconnu, lundi à Bangui, la détérioration de la sécurité en RCA, soulignant toutefois qu’au lieu de s’en prendre aux forces onusiennes les Centrafricains feraient mieux de régler leurs problèmes de cohabitation en s’investissant dans la réconciliation nationale.

 

''Ce n'est quand même pas la faute des nations unies si dans cette ville chaque fois qu'on attrape quelqu'un on le tue et ont le dépèce. Il y a un problème de réconciliation, de cohabitation entre les communautés. Il y a un problème de sursaut dans la population, parmi les élites pour remettre ce pays sur les rails'', a déclaré le général Babacar Gaye au terme d'une audience avec le ministre centrafricain des Affaires étrangères, Toussaint Kongo Doudou.

 

A en croire, le chef de la MINUSCA, le ministre, en tant qu'ancien fonctionnaire des Nations unies, a encouragé sa mission à faire preuve de fermeté face aux fauteurs de trouble.

 

‘'Le ministre s'est fait l'écho des frustrations tout à fait légitimes et compréhensives des populations par rapport à une détérioration de la situation sécuritaire dans la ville de Bangui", a souligné général Babacar Gaye, ajoutant que la réponse à donner aux préoccupations des populations est que ‘'la Minusca est déterminée à les aider et que nous apportons cette aide avec beaucoup d'humilité. Que ce qui ne marche pas qu'on le porte à notre connaissance''.

 

''Je lui ai donné les assurances sur notre engagement, notre détermination à cet égard. Mais je lui aussi fait observer que cette situation nous interpelle tous dans toutes les dimensions qu'elle comporte » a conclu le général Babacar Gaye.

 

L'audience s'est déroulée au ministère des Affaires étrangères, en présence de deux diplomates onusiens qui accompagnaient le général Babacar Gaye.

 

 

NDLR : ''Ce n'est quand même pas la faute des nations unies si dans cette ville chaque fois qu'on attrape quelqu'un on le tue et ont le dépèce. Il y a un problème de réconciliation, de cohabitation entre les communautés. Il y a un problème de sursaut dans la population, parmi les élites pour remettre ce pays sur les rails'', a déclaré le général Babacar Gaye.

 

Réponse : C'est bien la faute des Nations Unies si les bandes armées dont plusieurs résolutions du Conseil de sécurité ont exigé le désarmement, ne le sont toujours pas  mais continuent hélas de dicter leur loi et de sévir impunément dans le pays, en particulier à Bangui, Bambari, Dékoa, Kaga-Bandoro et autres villes de l'arrière-pays. 

 

Le Général Babacar Gaye appelle les Centrafricains à une cohabitation pacifique
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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 17:11

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-10-13 14:42:34 - Le général Léonard Essongo, représentant du président congolais, médiateur dans la crise en Centrafrique, a attiré l’attention des Centrafricains sur la nécessité de ne pas détruire les efforts de paix déployés par la communauté internationale, en s’adonnant en permanence à des actes de violence.


"Il ne faudrait pas que nous fassions de la crise centrafricaine une crise oubliée. Il faudrait faire attention à ce qui arrive en Centrafrique", a-t-il averti, au sortir d'une audience avec la présidente de la Centrafrique, Catherine Samba-Panza, lundi à Bangui.


''Les gars qui nous accompagnent-là (la communauté internationale), ils n'ont pas tous leurs intérêts ici. Chacun d'eux a un calendrier que nous ne connaissons pas. Du jour au lendemain, ils peuvent s'en aller et nous voilà dans des mauvais draps", a ajouté Léonard Essongo qui ne cache pas le risque de voir la communauté internationale se détourner de la Centrafrique. 


Parlant de son entrevue avec Catherine Samba-Panza qui a porté sur la crise sécuritaire et politique en Centrafrique et le rôle des forces étrangères, il a souligné pour le déplorer le regain de violence noté ces derniers jours à Bangui.


"On était bien parti après le Forum de Brazzaville, après la réunion de haut niveau faite à New York. Nous étions suffisamment bien partis et on ne comprend pas pourquoi tout cela soit retombé comme ça d'un seul coup dans l'eau", a-t-il souligné 


Le général Léonard Essongo a indiqué qu'il va rendre compte de la situation au médiateur, le président congolais Denis Sassou Nguesso lequel a besoin de tout savoir au sujet des avancées enregistrées depuis le forum de Brazzaville et les causes des derniers affrontements à Bangui.

 

 http://www.apanews.net/article_read-806853-les-centrafricains-inviteeesser-la-violence-et-ererver-la-paix.html#sthash.aetT55Vq.dpuf

Les Centrafricains invités à cesser la violence et à préserver la paix
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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 17:10

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-10-13 15:53:25 - Le Premier ministre centrafricain, Mahamat Kamoun, a pris part, lundi à Bangui, à une cérémonie d’hommage rendu aux deux soldats de maintien de la paix morts en Centrafrique.


Il s'agit du caporal Jean Paul Nizigiyimana du Burundi décédé le 10 octobre des suites d'une courte maladie et du soldat Sepoy Fahad Iftikhar du Pakistan, tué jeudi dernier, dans une embuscade tendue par des hommes armés.


"La disparition de ces deux soldats de la paix a d'abord une dimension humaine qui n'échappe à aucun douleur. J'imagine la détresse de leurs familles et la souffrance infinie de leurs proches", a dit le chef de la MINUSCA, le général Babacar Gaye, durant l'hommage tenu au siège de la MINUSCA à Bangui en présence notamment du corps diplomatique et des forces étrangères.


Profitant de ce moment de recueillement et de réflexion, il a souligné que les douze mille hommes de la mission de l'ONU ‘'sont prêts à sacrifier leur vie pour mettre en œuvre le mandat qui leur a été confié''. 


Le Général Gaye a toutefois lancé un appel pour l'arrêt des hostilités, martelant que "les actes de violences inouïes et gratuites dont nous sommes les témoins doivent immédiatement cesser" 


Au sujet des deux soldats décédés, il a déclaré : ‘'A travers eux, sont unis dans un acte d'ultime sacrifice, deux continents à savoir l'Afrique et l 'Asie, deux religions sous un même drapeau c'est un message de détermination et d'espoir qu'ils nous laissent".


Pour sa part, le chef du gouvernement Mahamat Kamoun après avoir présenté les condoléances du peuple centrafricain à la MINUSCA s'est dit profondément attristé par les actes de violences dirigées contre les forces étrangères venues pour appuyer le gouvernement centrafricain. 


"Ces deux disparitions, a ajouté le Premier ministre, plongent le peuple centrafricain dans une situation de désarroi et d'émotion profonde. Le peuple centrafricain est bien conscient des services'' qu'il lui a rendus.

 

 http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=806863#sthash.yO2DfcTh.dpuf

Le PM centrafricain assiste à l'hommage des deux soldats de la MINUSCA décédés
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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 17:07

 

 

 

 

Par RFI 13-10-2014 à 15:52

 

A Bangui, un calme précaire règne ce lundi après plusieurs jours sous haute tension en République centrafricaine. Pour autant, la ville reste comme paralysée, les commerces sont fermés et la circulation est quasiment inexistante dans les rues de la capitale.

 

« C'est trop calme », confiait à RFI un haut fonctionnaire centrafricain qui décrit une ville sans activité ou presque. Les banques et commerces sont fermés. Même si quelques échoppes ont ouvert dans le centre-ville, Bangui est encore à l'arrêt. Des barricades sont toujours dressées par endroits et des tirs très sporadiques se sont fait encore entendre dans la matinée.

 

Certains taxis circulent, mais la plupart refusent de reprendre le travail pour raison de sécurité, en particulier dans les quartiers, de Miskine, Combattants, Gobongo, Ouhango, ou Boy-Rabe. « Il y a des types armés qui s'en prennent aux taxis, explique l'un d'entre eux. A Ouhango un chauffeur s'est fait braquer son taxi ce matin, il n'a pu le récupérer que grâce à l'intervention du contingent rwandais ».

 

Ville morte

 

Selon une source syndicale, ce sont des anti-balaka qui s'en prennent au taxis. « Ils veulent que Bangui soit ville morte pour pouvoir mener à bien leurs projets », commente cette source.

 

Cette tension et la quasi-paralysie de Bangui ont d'ailleurs poussé Mahamat Kamoun à reporter son grand oral devant le Conseil national de transition initialement prévu ce lundi. Le Premier ministre devait venir s'expliquer devant les conseillers nationaux sur les fonds angolais. Mais le gouvernement de transition préfère attendre d'être certain d'avoir le quorum de conseillers.

RCA : Bangui paralysée après plusieurs jours de tension
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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 11:10

 

 

 

 

13/10/14 (AFP)

 

Bangui a connu lundi matin un timide retour à la normale après les violences de la semaine dernière qui ont fait une dizaine de morts et paralysé la capitale centrafricaine, a constaté un correspondant de l'AFP.

 

La reprise des activités des transports en commun - taxis, motos-taxis et bus - amorcée dimanche en fin d'après-midi s'est confirmée avec plus de véhicules en circulation dans la majeure partie de la ville, survolée en permanence par des hélicoptères des forces internationales.

 

Malgré une pluie diluvienne, de nombreux piétons marchaient également sur les principales avenues pour se rendre au travail ou au marché.

 

La nuit de dimanche à lundi a été nettement plus calme que les précédentes, seuls quelques tirs sporadiques d'origine indéterminée étant entendus.

 

Quelques barricades érigées la semaine dernière par des manifestants étaient toujours visibles.

 

En réaction à des meurtres attribués à des musulmans, des barricades avaient été érigées par des individus se réclamant des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka, mardi et mercredi dans les quartiers nord de la capitale, puis jeudi dans le centre-ville.

 

Excédés par les agressions dont ils sont l'objet, les chauffeurs de taxis banguissois s'étaient de leur côté mis en grève, paralysant la capitale.

 

Des affrontements violents ont opposé les manifestants se revendiquant des anti-balaka aux forces étrangères (françaises, européennes et onusiennes) déployées à Bangui. Ces violences ont été accompagnées de pillages de commerces et d'habitations.

 

Les violences, les plus fortes depuis la fin août, ont fait au moins dix morts, dont un Casque bleu pakistanais. Elles ont très nettement diminué en intensité depuis samedi.

 

Dimanche le Premier ministre centrafricain, Mahamat Kamoun, avait appelé la population à reprendre ses activités dès lundi.

 

La Centrafrique, ancienne colonie française au fort potentiel minier et agricole, a plongé dans un chaos sans précédent début 2013 avec l'arrivée au pouvoir de la Séléka, une coalition rebelle à majorité musulmane, qui a pillé et placé le pays en coupe réglée jusqu'à son départ sous la contrainte en janvier 2014.

 

Mais les troubles intercommunautaires se sont poursuivis, des milices majoritairement chrétiennes persécutant à leur tour les musulmans.

Centrafrique: timide retour à la normale à Bangui
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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 10:51

 

 

 

 

13/10/14 (AFP)

 

Des affrontements ont opposé dimanche dans le sud de Bangui des miliciens anti-balaka ne voulant pas de la trêve demandée par leurs responsables et des soldats centrafricains, a indiqué une source de la Minusca, la force de l'ONU sur place.

 

Selon cette source, "des tirs nourris ont été entendus dans la matinée dans les quartiers du 6ème arrondissement au sud de Bangui comme Pétévo et Guitangola, ainsi que dans la sous-préfecture de Bimbo à la sortie sud (de la ville), provoquant une débandade des habitants vers les autres quartiers environnants et les paroisses proches".

 

Après avoir refusé d'enlever leurs barricades, les anti-balaka ont "été délogés de force par des éléments des FACA (Forces armées centrafricaines) habitant ces quartiers", a précisé la source.

 

"Après avoir été délogés, les anti-balaka ont tiré des coups de feu et en ont profité pour piller certains domiciles de particuliers. Ils ont au passage saccagé le commissariat du 6ème arrondissement nouvellement reconstruit, emportant des ordinateurs et des imprimantes", a poursuivi cette source, précisant que l'un d'eux a été arrêté et un autre blessé.

 

"Nous ne nous reconnaissons pas dans les négociations qui ont été engagées hier (samedi) par les responsables anti-balaka et la présidente de transition dont nous demandons toujours le départ", a déclaré un responsable anti-balaka opérant dans le sud de la capitale, sous couvert d'anonymat.

 

La présidente de la transition Catherine Samba Panza avait reçu samedi des responsables des anti-balaka, milices majoritairement chrétiennes qui avaient mené une macabre chasse aux musulmans au début de l'année, et qui ont été en pointe dans les combats ayant secoué Bangui depuis mardi.

 

Tandis que la présidence espère une "décrispation", les responsables anti-balaka ont lancé un appel à la trêve et demandé à leurs hommes de démanteler les barricades encore en place dans plusieurs quartiers de Bangui.

 

En réaction à des meurtres attribués à des musulmans, des barricades avaient été érigées par des individus se réclamant des anti-balaka, mardi et mercredi dans les quartiers nord de la capitale centrafricaine, puis jeudi dans le centre-ville. Des affrontements violents ont opposé ces hommes aux troupes étrangères (françaises, européennes et onusiennes) déployées à Bangui.

 

Les violences ont fait au moins dix morts, dont un Casque bleu pakistanais. Elles ont très nettement diminué en intensité depuis samedi, la ville restant survolée en permanence par des hélicoptères des forces internationales.

 

 

chef anti-balaka Sylvestre Yagouzou au téléphone

Centrafrique: nouvelles violences à Bangui, dissensions entre anti-balaka
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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 10:27

 

 

 

 

http://www.bbc.co.uk/  BBC Afrique

 

Le Premier ministre centrafricain appelle ses compatriotes à reprendre leurs activites quotidiennes dès ce lundi matin. Cette requête intervient cinq jours après la reprise d'affrontements intercommunautaires.

 

C'est par un appel lancé à la radio nationale centrafricaine que Mahamat Kamoun, le premier ministre s'est adressé tant aux travailleurs du secteur public que privé, ainsi qu'aux banques, aux commerces, aux entreprises et à l'administration.

 

Il leur a demandé de reprendre le chemin du travail dès ce lundi 13 octobre 2014.

 

Il a affirmé que "le gouvernement a d'ores et déjà pris toutes les dispositions afin que cette reprise se fasse dans les conditions de quiétude et de sécurité nécessaires" alors que de nombreuses rues de Bangui de la capitale sont toujours bouchées par des barricades.

 

Mahamat Kamoun a ajouté que tous les acteurs impliqués dans le processus de transition sont également exhortés à gérer les divergences politiques en privilégiant l'intérêt de la nation conformément à l'esprit de l'accord de paix de Brazzaville du 23 juillet 2014 librement signé par tous.

 

Négociations

 

Il a également donné l'information selon laquelle la présidente Catherine Samba Panza allait entamer une suite de rencontres avec l'ensemble des forces vives afin "de réaffirmer sa volonté de conduire la transition dans un climat apaisé et sa détermination à conclure dans les meilleurs délais cette parenthèse de l'histoire politique de notre pays par l'organisation d'élections".

 

En réaction à des meurtres attribués à des musulmans, des barricades ont été dressées par des individus disant appartenir aux milices chrétiennes anti-balaka, mardi et mercredi dans les quartiers nord de Bangui, puis jeudi dans le centre-ville. Des affrontements violents ont opposé ces miliciens aux forces étrangères déployées à Bangui.

 

Le ton accusateur même s'il n'a nommé personne, le Premier ministre Mahamat Kamoun a indiqué que plusieurs renseignements recoupés indiquent que certaines personnalités politiques et militaires sont bien impliquées dans les distributions d'armes et d'argent qui ont alimenté ces violences.

 

NDLR : Si est vrai que « certaines personnalités politiques et militaires sont bien impliquées dans les distributions d'armes et d'argent qui ont alimenté ces violences » comme l’insinue le PM, il faut donner leurs noms et procéder à leur interpellation pour les confier à la justice afin qu’elle puisse s’occuper de leur cas. Crier sans cesse au complot et s’en tenir seulement aux insinuations revient à céder à la paranoïa et contribue à rendre inutilement  délétère le climat politique dans le pays.

L'appel de Mahamat Kamoun (BBC Afrique)
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Centrafrique-Presse.com
13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 09:39

 

 

 

 

13/10/14 (AFP)

 

L'incertitude régnait dimanche à Bangui après deux jours de calme relatif, des miliciens anti-balaka refusant la trêve à laquelle ont appelé leurs responsables après avoir renoué le dialogue avec la présidente de la transition centrafricaine Catherine Samba Panza.

 

Après cette rencontre qui s'est déroulée samedi, une source proche des anti-balaka a expliqué que "les deux parties ont convenu de la mise en place d'un groupe de travail et de contact en vue de réfléchir sur les moyens pouvant permettre de désamorcer la crise", et mettre fin aux violences intercommunautaires qui ont fait une dizaine de morts depuis mardi.

 

"Du côté des anti-balaka, un appel à la trêve a donc été donc lancé. Des consignes ont été données pour la levée des barricades dans les quartiers en vue de faciliter la reprise des activités", a-t-on ajouté de même source.

 

Mais tous ne sont pas d'accord chez les anti-balaka, ces milices majoritairement chrétiennes qui avaient mené une macabre chasse aux musulmans au début de l'année.

 

"Nous ne nous reconnaissons pas dans les négociations qui ont été engagées hier (samedi) par les responsables anti-balaka et la présidente de transition dont nous demandons toujours le départ", a déclaré à l'AFP un responsable anti-balaka opérant dans le sud de la capitale, sous couvert d'anonymat.

 

Selon une source à la Minusca, la force de l'ONU sur place, des affrontements ont opposé dimanche des anti-balaka à des soldats centrafricains au sud de Bangui.

 

Les premiers ont érigé des barricades, avant d'en être délogés par les seconds puis ont pillé des maisons et saccagé un commissariat. Ils ont ensuite repris leurs places sur les barricades, selon la Minusca.

 

"Nos positions ont été attaquées aujourd'hui dans le 6ème arrondissement par des hommes des forces armées centrafricaines montés par les autorités", a noté Igor Lamaka, un anti-balaka affirmant être leur nouveau porte-parole.

 

"Nous disons qu'il n'y a plus de trêve. Nos positions sont maintenues dans la ville. Nous ne bougerons plus. Nous demandons le départ de la présidente de transition et de son Premier ministre. C'est l'unique condition pour un retour à la paix", a-t-il déclaré à l'AFP.

 

Rencontrer les forces vives

 

Avant que leurs responsables ne renouent le dialogue avec Mme Samba Panza, les anti-balaka avaient demandé son départ il y a quelques jours, lui reprochant de n'avoir pas su répondre aux attentes des Centrafricains et évoquant le détournement présumé de 2,5 millions de dollars donnés en liquide par le gouvernement angolais.

 

Pour compliquer la situation, des membres de la minorité musulmane ont érigé des barricades dans le 3ème arrondissement de la capitale, pour réclamer notamment la libération de coreligionnaires.

 

D'après l'un de leurs représentants ayant requis l'anonymat, "nous avons appris que la présidente est en train de vouloir libérer des responsables anti-balaka qui pourtant font partie des groupes armés qui terrorisent les populations centrafricaines, musulmanes et chrétiennes. C'est pourquoi nous exigeons que les musulmans détenus depuis huit mois soient aussi libérés".

 

Parmi les cinq revendications transmises par les anti-balaka à la présidente figure la libération de leurs responsables actuellement sous les verrous

 

Sur le terrain, les violences ont très nettement diminué en intensité depuis samedi.

 

L'activité est restée très réduite dimanche dans la capitale, survolée en permanence par des hélicoptères des forces internationales, faute notamment de transports en commun, bus et taxis. Les stations-service n'ont en effet rouvert qu'au compte-goutte et les chauffeurs demandent aussi que leur sécurité soit assurée, alors que de nombreuses barricades sont toujours en place.

 

Dimanche soir, le Premier ministre Mahamat Kamoun a appelé la population à reprendre une vie normale dès lundi.

 

"Le gouvernement (...) a d'ores et déjà pris toutes les dispositions afin que cette reprise se fasse dans les conditions de quiétude et de sécurité nécessaires", a-t-il assuré dans une allocution radiodiffusée.

 

Il a également annoncé que la présidente Samba Panza allait bientôt rencontrer "l'ensemble des forces vives de la Nation" pour tenter d'aplanir les divergences.

 

En réaction à des meurtres attribués à des musulmans mardi et mercredi, des barricades avaient été érigées par des individus se réclamant des anti-balaka. Des affrontements violents ont opposé ces hommes aux troupes étrangères (françaises, européennes et onusiennes) déployées à Bangui.

 

Les violences ont fait au moins dix morts, et de nombreux blessés. Plusieurs milliers de Banguissois ont dû fuir leur domicile.

 

 

NDLR : "Nos positions ont été attaquées aujourd'hui dans le 6ème arrondissement par des hommes des forces armées centrafricaines montés par les autorités"...! Igor Lamaka, un anti-balaka. 

Voilà des propos qui prouvent clairement, s'il en était encore besoin, qu'avec les anti-balakas on n'a pas à faire à une "guerre asymétrique" mais bel et bien à une guerre classique où les positions des uns et des autres sont bien connues ce qui en principe, devrait pourtant faciliter la résolution de cette énième tentative de prise de pouvoir par les bozizistes déguisés en anti-balakas.   

Centrafrique: incertitude à Bangui où des anti-balaka refusent la trêve
Centrafrique: incertitude à Bangui où des anti-balaka refusent la trêve
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