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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 23:21

 

 

 

 

 

11/06/14(The Associated Press)

 

BANGUI, République centrafricaine – Des affrontements entre combattants musulmans et civils chrétiens auraient fait au moins 21 morts en République centrafricaine, dont deux personnes qui auraient été exécutées publiquement devant un tribunal.

 

Un résidant de la ville centrale de Bambari a expliqué mercredi que la violence a éclaté après que des villageois aient tué deux musulmans qui circulaient à moto dans le village voisin de Liwa, lundi.

 

Des combattants musulmans auraient ensuite attaqué Liwa et Bambari, lançant des grenades et incendiant plus d’une centaine de résidences.

 

Quelques combattants étaient affiliés à la coalition rebelle Seleka qui gouvernait le pays avant d’être chassée du pouvoir en janvier.

 

Bambari avait jusqu’à présent été essentiellement épargnée par la violence qui a fait des milliers de victimes et déplacé près d’un million de personnes depuis décembre.

Des affrontements font 21 morts en Centrafrique
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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 22:23

 

 

 

 

10/06/14 (AFP)

 

La Géorgie a envoyé des troupes en Centrafrique pour aider la force de l'Union européenne à lutter contre les violences communautaires et inter-religieuses dans ce pays, a annoncé mardi à l'AFP son président, Giorgi Margvelashvi.

 

"La Géorgie fournit des troupes à la mission de l'Union européenne en République centrafricaine dans le cadre de sa responsabilité à contribuer à la sécurité mondiale", a déclaré le président géorgien, interrogé par téléphone.

 

Quelque 140 soldats ont été déployés pour participer à cette mission, l'Eufor-RCA, mandatée pour pacifier la capitale Bangui, a précisé mardi le ministère géorgien de la Défense dans un communiqué. L'Eufor-RCA a été déclarée opérationnelle le 30 avril et elle est composée de quelque 200 hommes, essentiellement des militaires français mais aussi des Estoniens.

 

Environ 2.000 militaires français sont déployés depuis fin 2013 en Centrafrique dans le cadre de l'opération Sangaris, aux côtés des quelque 5.000 soldats de la force africaine Misca, pour stopper les massacres commis par les milices chrétiennes anti-balaka et les ex-rebelles Séléka, à majorité musulmane.

 

Depuis la prise de pouvoir par la rébellion Séléka en mars 2013, renversée en janvier 2014, la Centrafrique vit une crise sans précédent. Les exactions des groupes armés contre les civils ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

En novembre 2013, Bruxelles avait invité Tbilissi à participer aux opérations européennes de gestion de crise. En février dernier, la Géorgie avait promis de fournir quelques officiers à une mission européenne visant à entraîner l'armée malienne.

 

La Géorgie, ex-pays soviétique aujourd'hui soutenu par l'Occident, doit officiellement signer un accord d'association avec l'UE le 27 juin à l'occasion d'un sommet européen et Tbilissi espère que cet accord lui permettra d'avancer vers une adhésion à l'UE.

 

La Géorgie a par ailleurs 1.500 soldats actuellement engagés en Afghanistan, faisant de ce pays le plus grand contributeur non-membre de l'Otan à la Coalition internationale en Afghanistan (Isaf). Ce chiffre doit être bientôt divisé de moitié avec le retrait programmé des forces internationales cette année.

 

Centrafrique : la Géorgie envoie des troupes pour aider la force européenne
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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 22:13

 

 

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2014-06-10 19:38:16

 

Le gouvernement centrafricain, par la voix du ministre de la justice, Garde des Sceaux, Mme Gaudeuille, a annoncé ce mardi, avoir saisi la Cour Pénale Internationale (CPI) aux fins d’enquêter sur « la situation en République Centrafricaine depuis le 1er août 2012et au cours de laquelle des crimes relevant de sa compétence ont été commis ».


Au cours de cette déclaration, Mme Isabelle Gaudeuille a déclaré que « les multiples cas de crimes contre l'humanité et autres odieuses violations généralisées des droits de l'homme perpétrées dans notre pays depuis 2012 ont ému la communauté internationale ».


Préoccupée par la situation de la RCA, a-t-elle précisé « Madame la procureure de la CPI qui, après plusieurs déclarations tenues courant 2013, a décidé le 7 février 2014 d'ouvrir une enquête préliminaires sur ces violations des droits de l'homme dans notre pays afin d'envisager de se saisir de notre cas »


En attendant les conclusions de la CPI quant à l'opportunité d'ouvrir cette enquête, les autorités de transition centrafricaines se sont félicitées de la sollicitude de la CPI pour le sort du peuple centrafricain avant d'encourager la Cour à aider les autorités de transitions dans cette la poursuite et le jugement des auteurs des plus graves de crimes. 

« Les victimes réclament justice, car les individus qui ont choisi le crime comme mode d'affirmation de leurs revendications doivent faire face à la justice tôt ou tard », clame –t-elle.


La ministre centrafricaine de la Justice a rassuré la CPI de l'appui sans faille du gouvernement de son pays, assurant que « la justice centrafricaine va apporter son appui total à la CPI pour que les commanditaires de ces crimes soient poursuivis, mis hors d'état de nuire, afin d'enrayer ce cycle infernal de violence et en finir avec l'impunité »


La présidente par intérim de la Centrafrique avait, dans son adresse à la nation du 30 mai, demandé officiellement à la procureure de la CPI, d'enquêter sur la situation en Centrafrique depuis le 1er août 2012.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=605880#sthash.LjWS0KAw.dpuf

La CPI saisie pour enquêter sur la situation en Centrafrique
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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 22:09

 

 

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2014-06-10 19:23:14 - « Seul un dialogue vrai et sincère abordant les questions de fonds et n’excluant aucun centrafricain peut ramener la sécurité et la paix », a déclaré mardi à Bangui, la présidente par intérim de la Centrafrique, Mme Catherine Samba-Panza.


Procédant au lancement des travaux d'un atelier de concertation préparatoire à la reprise d'un dialogue politique national en Centrafrique, elle a estimé que « seule la lutte contre la mal gouvernance, l'injustice et l'impunité pourra aider la RCA à sortir définitivement et durablement des crises à répétition qui ont conduit son pays au fond du gouffre ». 


Elle a estimé en outre que l'atelier qui regroupe des personnalités représentatives de toutes les sensibilités et des compétences reconnues de la Centrafrique doit jeter « les bases objectives et solides du processus politique de dialogue et de réconciliation nationale » 


Pour le directeur du bureau Afrique du Centre pour le dialogue humanitaire (CDH) de Genève, M Alexandre Liebeskind, la tenue de cet atelier est un « signe d'espoir et un message contre la méfiance, le pessimisme et l'indifférence ».


« Lorsque autant de leaders décident de transcender tous les clivages pour apporter leur contribution à la construction de leur pays, c'est un grand signe d'espoir » a –t-il dit.


En a croire M Liebeskind, « l'avenir, la paix et le développement, seront avant tout l'œuvre des Centrafricaines et des Centrafricains ».


Cet atelier de soixante et douze heures a pour but de récréer un espace de dialogue politique, détruit par la crise que traverse la RCA depuis décembre 2012 et également d'amener des leaders centrafricains a échanger des points de vue sur le conflit actuel. 


Au cours des travaux de l'atelier, les trente participants vont se pencher sur les raisons de l'échec des précédents dialogues, relever les défis majeurs au processus de la paix et identifier la meilleure voie pour une solution durable.


Pour rappel, un dialogue politique inclusif (DPI) s'est tenu à Bangui en 2008 et avait regroupé tous les acteurs politiques centrafricains. 

 

 http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=605876#sthash.29XbQZ72.dpuf

''Seul un dialogue sincère peut ramener la paix en Centrafrique'' ( Catherine Samba-Panza)
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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 15:31

 

 

 

10/06/14 (AFP)

 

Le général Francisco Soriano, commandant de l'opération française en Centrafrique Sangaris a déclaré mardi à l'AFP que les miliciens chrétiens anti-balaka, qui "vivent sur la population" sont "aujourd'hui un frein à la paix".

 

"Les anti-balaka aujourd'hui sont un frein au retour à la paix parce qu'ils se sont érigés en milices d'auto-défense qui petit à petit vivent sur la population et ce n'est pas acceptable", a déclaré le général Soriano, dans un entretien avec l'AFP.

 

"Les groupes armés en général sont un frein au retour à la paix", a-t-il ajouté, assurant que le pouvoir de nuisance des anti-balaka n'avait pas été sous-estimé: "la menace anti-balaka, elle a été bien vue".

 

Environ 2.000 militaires français sont déployés depuis décembre 2013 en Centrafrique dans le cadre de l'opération Sangaris, aux côtés des quelques 5.000 soldats de la force africaines Misca, pour stopper les massacres commis par les milices anti-balaka et les ex-rebelles Séléka, à majorité musulmane.

 

Après s'être déployées à Bangui, puis à l'ouest et à l'est du pays, les troupes françaises prennent position en ce moment dans un "couloir central" qui va vers le nord. "Aujourd'hui même nous sommes à Dékoa (centre) où les groupes armés Séléka et anti-balaka s'affrontent, pour ramener la sécurité", a expliqué le général Soriano.

 

"On va rester sur place un certain temps. Après on se déploiera" plus au nord "vers Kaga-Bandoro", a-t-il précisé. Encore plus au nord, dans la région de Ndélé, les forces spéciales françaises sont en opération depuis plusieurs jours.

 

Aujourd'hui, "tout le territoire n'est pas encore totalement couvert" par les forces internationales, a reconnu le commandant de l'opération française, "car le territoire est très grand" et que c'est "un travail qu'on doit faire avec la Misca".

 

Depuis la prise de pouvoir de la rébellion Séléka en mars 2013, renversée en janvier 2014, la Centrafrique vit une crise sans précédent. Les exactions des groupes armés contre les civils ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

Centrafrique: les anti-balaka "un frein au retour à la paix" (général français)
Centrafrique: les anti-balaka "un frein au retour à la paix" (général français)
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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 15:21

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) -  2014-06-10 13:30:03 - L’apôtre Théodore Kapou, 50 ans, a annoncé qu’il allait se présenter à l’élection présidentielle de février 2015 en Centrafrique, soulignant qu’il compte se poser en candidat pour la refondation et la reconstruction de son pays.


''Ce qui se passe aujourd'hui montre la fin d'une époque et du système qui a été mis en place depuis l'indépendance de notre pays. Cela a prouvé ses limites'', a affirmé L'ancien président de la communauté des églises apostoliques de Centrafrique, s'adressant lundi à la presse locale.


Selon l'apôtre Kapou, ‘'avec l'aide de Dieu, ensemble et avec tous les Centrafricains musulmans et chrétiens nous entrerons dans une ère nouvelle''.


‘'C'est pourquoi, a-t-il indiqué, je viens comme fils de ce pays pour postuler à la magistrature suprême de mon pays afin d'introduire la Centrafrique dans cette nouvelle ère qui consistera à refonder la Centrafrique et à construire la nouvelle Centrafrique sur des nouvelles bases''.


L'apôtre Théodore Kapou est marié et père de huit enfants.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=605833#sthash.8AS7T215.dpuf

L'apôtre Théodore Kapou candidat à la présidentielle centrafricaine
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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 15:08

 

 

 

 

 

par RFI 10-06-2014 à 10:32

 

Une réunion du processus de Kimberley, ce régime international de certification des diamants bruts, qui permet d'éviter le commerce des diamants exploités pendant les conflits, a démarré, lundi, à Shanghai en Chine. Depuis mai 2013, la Centrafrique a été suspendue de ce processus et Bangui demande la levée des sanctions. L’industrie du diamant représente la première source de revenus du pays et fait travailler près de 100 000 personnes.

 

Aujourd’hui, nous sommes en train d’approcher des requis minimums. C’est-à-dire qu’il n’y ait pas de personnes en armes qui exploitent directement du diamant, qu’il n’y ait pas de personnes qui soient en mesure de détourner le diamant des mains de telle ou telle personne, que les gens qui transportent et négocient le diamant puissent le faire par la voie officielle, c’est-à-dire sur Bangui. Maintenir les sanctions, c’est renforcer les réseaux de fraudes et de fraudeur qui sont en train de se mettre en place. Parce qu’en réalité, aujourd’hui, si les réseaux se sont mis en place c’est parce que la sanction perdure, qu’il y a du diamant qui est là, disponible, et qu’il devient plus facile à ces réseaux d’opérer. Lever la sanction, avec des mesures de contrôle beaucoup plus important des trafics, fera en sorte que ce diamant-là sera plus facile et moins coûteux de l’exporter par la voie officielle à Bangui que de le faire en contrebande.

 

Maxime Kazagui secrétaire permanent adjoint du processus de Kimberley pour la RCA10/06/2014 - par Gaëlle Laleix

 

 

RCA : le prix de la crise

 

RFI  mardi 10 juin 2014 Laurent Correau

 

La Centrafrique. RFI vous fait part, jour après jour, de l’actualité de ce pays qui s’est enfoncé dans la violence en raison de l’absence d’Etat et de justice. Grand Reportage s'intéresse aujourd'hui aux conséquences de cette crise sur la population. Maisons détruites, populations déplacées, greniers et élevages pillés. L'économie de survie qui permettaient aux populations de tenir bon a été déstabilisée. Centrafrique : le prix de la crise, une enquête de Boris Vichith et Laurent Correau.

Diamants de Kimberley : la RCA demande la levée des sanctions
Diamants de Kimberley : la RCA demande la levée des sanctions
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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 15:06

 

 

 

 

 

http://www.lepoint.fr/  Le Point.fr - Publié le 10/06/2014 à 11:49 - Modifié le 10/06/2014 à 12:24

 

Haut responsable chez les ex-Seleka, Éric Massi juge que la situation actuelle en Centrafrique est le résultat de plusieurs poisons.

 

Le Point Afrique : Comment expliquez-vous ce regain de violence en Centrafrique ?

 

Éric Massi : Il faut comprendre que les ennemis de la paix sont partout. Certains cherchent la paix pour leur propre intérêt au lieu de la chercher pour tous. Alors que nous faisons justement des efforts pour sortir de la guerre, ils cherchent à maintenir la violence pour déstabiliser la transition.

 

Vous pensez à qui comme ennemi de la paix aujourd'hui ?

 

Le véritable ennemi de la paix, c'est la peur, la colère, la vengeance et la haine. Les ennemis de la paix sont ceux qui manipulent les Centrafricains et font naître tous ces sentiments.

Quelle est la responsabilité de la Seleka dans les violences actuelles ?

 

L'ex-coalition Seleka s'est réunie à Ndélé du 9 au 11 mai 2014 pour son congrès militaire. À cette occasion, une chaîne de commandement, l'état-major du Mouvement, a été mise en place afin de présenter des interlocuteurs militaires au gouvernement de transition et aux institutions internationales. Dans le même temps, nous avons choisi une coordination politique provisoire pour mieux accompagner le processus DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion), censé ramener la sécurité dans notre pays. Je suis membre de cette coordination politique où je m'occupe de la médiation avec les ONG et les Institutions internationales. Nous avons entamé un processus politique pour ramener la paix dans notre pays, car, selon nous, la solution en Centrafrique n'est pas militaire, mais politique. Il y a certaines personnes à Bangui qui ont choisi l'option des armes et de la rue, car elles ne trouvent pas leur intérêt dans le processus politique qui a démarré après le congrès de Ndélé. Les anti-balaka ont également tenu leur assemblée générale récemment pour désigner leur chef d'état-major et leur coordinateur politique. Mais certaines divisions et querelles de leadership sont nées depuis. Nous attendons effectivement de voir si les anti-balaka s'engagent sincèrement dans un processus politique de résolution du conflit.

 

La coalition Seleka a pourtant pris les armes pour le pouvoir...

 

Tout à fait. Les éléments de l'ex-coalition sont partis de Birao et sont arrivés à Bangui. Ils ont pris le pouvoir par les armes. Ils ont remis ce pouvoir à Michel Djotodia et aux politiques. Il se trouve que Michel Djotodia n'a malheureusement pas su assumer son autorité et a été contraint à la démission. Nous avons tous une part de responsabilité dans ce conflit. C'est pour cela que son issue ne peut qu'être politique. Il appartient à tous les acteurs de ce pays de prendre leurs responsabilités et de faire en sorte que tous les éléments en armes puissent, dans le cadre du processus DDR, retrouver une place légitime dans la société. C'est la seule condition pour que la sécurité soit rétablie pour tous les Centrafricains.

 

En attendant, la communauté internationale a dû intervenir pour mettre fin au conflit, la France en premier ? 

 

Je voudrais juste préciser que la force française de la mission Sangaris intervient en support des forces africaines de la Misca (mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine). La France n'est pas à la tête de cette mission de rétablissement de la paix. Ce sont toujours les Africains qui conservent la maîtrise de l'agenda puisque la Misca est une force de l'Union africaine.

 

La réalité du terrain n'est-elle pas autre ?

 

La coopération de la France avec l'Afrique est une coopération qui dépasse le simple cadre centrafricain. Je vous rappelle qu'il y a eu un sommet France-Afrique à Paris au mois de décembre 2013. Sommet au cours duquel la France et les États africains ont défini des règles de partenariat pour la mise en oeuvre d'une force africaine d'intervention rapide visant justement à aider à la résolution des conflits. Il est important que nous puissions, dans le cadre de la réforme de notre système de sécurité, doter nos armées de moyens matériels de formation et d'encadrement adéquats. La France, en tant que partenaire, s'est engagée à apporter son aide. Et je pense que c'est dans ce cadre-là qu'elle intervient. Elle est donc bien dans son rôle.

 

Que savez-vous des circonstances de la mort de la journaliste Camille Lepage, tuée le 11 mai dernier en Centrafrique ?

 

Je n'ai pas d'informations particulières en dehors de ce que j'ai pu lire dans les médias. Je ne pourrai donc pas me prononcer sur les circonstances de sa mort. D'ailleurs, j'exprime mes condoléances à sa famille. Par contre, je tiens à rappeler que nous sommes dans une situation de conflit. Les journalistes sont très exposés. Il faut absolument que l'on puisse leur permettre de travailler partout dans de bonnes conditions. Nous attendons les résultats de l'enquête. Manifestement, les conditions de sécurité autour de Camille Lepage n'étaient pas réunies pour lui permettre, malheureusement, de survivre à sa mission. J'espère que nous en tirerons les leçons et que l'ensemble de la presse et des journalistes internationaux prendront toutes les précautions pour ne pas se retrouver exposés à de pareilles situations.

 

Lu pour vous : Eric Neris : "Nous avons tous une part de responsabilité dans ce conflit"
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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 15:04

 

 

 

 

10/06/14 (AFP)

 

Le Représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Centrafrique, le général Babacar Gaye, "souhaite" que la situation en Centrafrique permette "une réduction des effectifs" français déployés dans le pays en septembre, a-t-il dit lundi à l'AFP.

 

Le général Francisco Soriano, commandant de l'opération française en Centrafrique Sangaris, avait indiqué vendredi que le retour de ses soldats commencerait à partir du 15 septembre, date du début de l'opération de maintien de la paix de l'ONU.

 

"Nous allons voir ce que sera la situation en septembre mais (...) moi ce que je souhaite c'est que nous soyons dans un environnement où une réduction des effectifs de Sangaris puisse se faire sans que cela ne mette en cause la sécurité et la stabilité de la situation", a déclaré M. Gaye.

 

Le Représentant spécial a estimé qu'on était encore dans une "crise" en Centrafrique. "La violence a diminué mais elle reste dans le pays très largement au dessus de la normale, essentiellement car nous n'arrivons pas encore à restaurer l'autorité de l'Etat et ses outils régaliens", a-t-il souligné.

 

Sur l'effort de réconciliation mené par les autorités de transition, il a jugé que "ni la volonté ni l'engagement" ne leur avait fait défaut. "Peut être que l'effort n'a pas encore trouvé tout l'écho attendu mais la réconciliation ne se décrète pas", a-t-il dit.

 

Environ 2.000 militaires français sont déployés depuis fin 2013 en RCA dans le cadre de l'opération Sangaris, aux côtés des quelques 5.000 soldats de la force africaines Misca, pour stopper les massacres commis par les milices chrétiennes anti-balaka et les ex-rebelles Séléka, à majorité musulmane.

 

A partir du 15 septembre, la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RCA (Minusca) doit se mettre en place et se substituer progressivement aux forces internationales présentes actuellement. A terme, la Minusca doit compter 12.000 hommes, issus principalement de pays de la région.

 

Depuis la prise de pouvoir de la rébellion Séléka en mars 2013, renversée en janvier 2014, la Centrafrique vit une crise sans précédent. Les exactions des groupes armés contre les civils ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

L'attaque de l'église de Fatima au cours de laquelle 17 personnes ont été tuées le 28 mai a provoqué un regain de violences dans les jours qui ont suivi à Bangui avec des manifestations au cours desquelles plusieurs personnes ont été tuées, avant un relatif retour au calme dans la capitale.

Centrafrique: l'ONU "souhaite" qu'une réduction des effectifs français soit possible en septembre (Gaye)
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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 15:03

 

 

 

 

10/06/14 (RFI)

 

A Bangui, les armes sont partout, sauf dans les casernes. Les FACA - les Forces armée centrafricaines - ont été désarmées par les Seleka et l’embargo de l’ONU interdit toujours de réarmer les soldats centrafricains. Les autorités de transition essaient d’obtenir la levée de cette interdiction.

 

Personne n’habite au camp Kassaï. Toutes les habitations ont été détruites et, chaque matin, des centaines de militaires aux treillis souvent dépareillés affluent en ordre dispersé au camp, comme on vient à l’usine.

 

L’entraînement est succinct : pas de maniement des armes, puisque ces hommes en sont privés, mais du sport et même, le samedi, un enseignement religieux. « Suite aux derniers évènements, nous essayons de renforcer ces séances d’enseignement public pour permettre de croire et de pardonner à son prochain », expose le lieutenant Alain Aimé, du bataillon du Génie. « Il faut que nous lavions les esprits. Donc, c’est vraiment très important pour les soldats, protestants, catholiques. Y compris les musulmans. Mais malheureusement, ils ne sont pas parmi nous, c’est dommage », note-t-il. Le lynchage d’un musulman après une cérémonie militaire officielle en février aura achevé les velléités de retour des plus courageux.

 

Une solde, mais pas de fusil

 

A Kassaï, il y a quatre bataillons d’environ 400 hommes. Mais rares sont ceux qui sont au complet. 8000 FACA ont été recensé dans tout le pays par la présidence centrafricaine qui travaille à la levée des sanctions onusiennes qui privent encore aujourd’hui ces soldats de leur armement. « Qui dit armée, dit armes. Sans armes, il n’y a pas d’armée », martèle le lieutenant Jean Gustave, du bataillon de soutien. « Il faut d’abord qu’il y ait cette base-là, il faut que ce soit des gens armés pour faire leur boulot. Donc, quand on parle d’armée, c’est nécessairement d’armement. » A défaut de toucher leur fusil, les FACA touchent à nouveau leurs soldes, depuis le mois de mars. Une motivation pour venir pointer au camp le matin.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140610-armee-centrafricaine-touj...

L’armée centrafricaine toujours privée d’armes
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