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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 17:17

 

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 21 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 21 septembre 2016 (RJDH)–Anicet Georges Dologuelé prend la parole pour la première fois depuis son échec au second tour de la présidentielle. Il est dur avec le président et surtout continue de douter de la victoire de Touadera. Le bilan des cinq mois de la présidence de Touadera  est vide, selon le chef de l’URCA qui pense que le président de la République peine à organiser son équipe et à rassurer le peuple. Une interview accordée au RJDH le 20 septembre 2016.

 

RJDH : Anicet Georges Dologuelé bonjour 

 

Anicet Georges Dologuelé (AGD) : Bonjour

 

RJDH : Vous êtes président de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA). Vous avez perdu la présidentielle au second tour face à Faustin Archange Touadera qui vient de passer cinq mois au pouvoir. Que vous inspire les cinq mois de présidence de votre président actuel ?

 

AGD : Ecoutez ! Nous avons choisi au niveau de l’URCA d’être en accord avec nous-mêmes.  Dès lors que nous avons pris la décision avec nos alliés de renoncer aux résultats pour reconnaitre Touadera président, nous nous sommes dit qu’il faut le laisser travailler. Pendant cinq mois, nous l’avons laissé travailler. C’est la première fois que je prends la parole depuis la fin des élections et nous constatons que rien ne se passe. Non seulement rien ne se passe de positif sur tous les plans, mais en plus, la situation sécuritaire se dégrade, et le pays est de plus en plus envahi par les bandes armés. Donc nous avons estimé qu’il était temps que nous jouons notre rôle de parti. Un parti qui perd les élections devient parti d’opposition donc il fallait que nous jouons notre rôle de parti d’opposition. Il fallait que nous jouions notre rôle au côté des populations pour défendre les droits de la population et rappeler au gouvernement les engagements pour lesquels il a été élu.

 

RJDH : On ne peut pas dire que le degré d’échec est le même sur tous les plans. Mais sur quel aspect vous pensez que Touadera foncièrement échoué ?

 

AGD : Je pense que le minimum pour cinq mois, c’est qu’un gouvernement donne l’impression de fonctionner.

 

RJDH : Vous avez l’impression donc que le gouvernement Touadera ne fonctionne pas.

 

AGD : Mais oui. Vous et moi, nous le constatons, tout le monde le constate, tout le monde se plaint. Moi je suis chef d’un parti. J’écoute la population, les plaintes me parviennent de partout. J’ai passé quelques semaines en Europe, on m’appelle pour me dire qu’est ce qui se passe, le pays est à l’arrêt.

 

Aujourd’hui les ministères ne fonctionnent pas parce que les ministres travaillent sans cabinet. Donc on bricole. Le minimum quand même pendant cinq mois c’est qu’on mette une équipe qui démarre le programme de société pour peu qu’il y a un programme de société.

 

RJDH : On peut penser que c’est à cause de l’échec que vous faites ce procès. Alors que vous affirmez que l’équipe actuelle a échoué sur tous les plans, la BEAC annonce la reprise de la croissance économique à 6%.

 

AGD : Il ne faut pas vous laisser leurrer par cela. Quand on part de 0, c’est très facile d’atteindre 10%.

 

RJDH : C’est quand même quelque chose Monsieur le président.

 

AGD : vous avez-vous l’impression que l’économie bouge positivement ? C’est simplement sur l’année, c’est-à-dire qu’une partie a été faite avec le gouvernement de transition. C’est aussi le sentiment que les opérateurs économiques ont qu’après les élections, on va aller vers une ère nouvelle. Cela leur donne du courage d’avancer dans leurs activités. Mais ça sera très vite bloqué par ces questions sécuritaires. Donc il ne faut pas s’accrocher à de petits, moi, j’étais ministre des Finances, je suis économiste. Il ne faut pas s’accrocher à ces petits chiffres pour dire que tout va bien. Quand tout va bien, la population doit le sentir au quotidien.

 

RJDH : Le président Touadera a amorcé le DDRR. N’est ce pas que sur ce volet il rassure ?

 

AGD : Non, non, non, pas du tout. Ce sont des slogans. Vous savez combien de temps, il a fallu pour mettre en place des équipes ?

 

RJDH : Le président voulait écouter d’abord, selon  lui pour éviter un  autre échec !

 

AGD : Non ! On n’a pas inventé le DDRR, cela s’est passé dans beaucoup de pays, avec plus ou moins de succès. Il suffit de s’inspirer de ce qui s’est passé ailleurs, de suivre le processus et de faire en sorte que les bandes armées soient rassurées que quelque chose est en cour avec un calendrier précis, cela leur permettra de ne pas être impatientes, comme aujourd’hui, il y a beaucoup d’impatience. Cette communication avec les groupes armés pour dire, voilà ce qui se met en place, voilà le calendrier. Cela a  manqué !

 

RJDH : Mais on ne peut pas mettre en place un calendrier  alors que l’argent qui doit servir au DDRR n’est pas encore disponible !

 

AGD : L’argent ne viendra jamais s’il n’y a pas une organisation. Et si on met cinq mois pour démarrer une organisation, comment voulez-vous que l’argent vienne ?

 

RJDH : A l’issue du second tour, Faustin Archange Touadera vous a rendu visite au domicile. Après on parlait d’union sacrée. Où en sommes-nous avec cette union ? Est-ce la fin aujourd’hui avec cette prise de position ?

 

AGD : On ne peut parler de fin que s’il n’y a pas eu de début.

 

RJDH : Mais au moins vous avez discuté avec Touadera et à nos confrères de Jeunes Afrique vous avez reconnu l’existence de l’union sacrée entre vous et Touadera sur les questions sécuritaires.

 

AGD : Ce n’est pas l’existence d’une union sacrée. Il nous a demandé, à mes alliés et moi de renoncer à faire de l’opposition pendant quelques mois et de nous réunir toute la classe politique derrière les questions de sécurité pour faire en sorte que les bandes armées sentent qu’en face il y a un bloc, que les bailleurs de fonds sentent qu’il y a un bloc pour faire en sorte que les choses avancent vite.

 

Nous avons donné notre accord, à partir de là, c’est une notion qui ne doit pas restée théorique. Il doit avoir des réunions pour coucher sur papier. C’est quoi cette union sacrée ?  Quelle est la part des uns et des autres dans le travail qui va être fait ? C’est ça l’union sacrée, ce n’est pas de la théorie.

 

Il faut mettre ça en musique d’abord en le mettant sur papier, pour qu’il y ait de discussion autour. Vous de la presse, vous devez donner votre avis. Ce n’est pas banal que dans un pays, à un moment T, que tout le monde se réunisse et épouse la même manière de penser sur des dossiers précis. Ce n’est pas banal. Donc le fait d’avoir le challenger ne suffit pas. Cela fait six mois qu’il m’a rencontré. Vous avez-vous l’impression qu’il y a eu une réunion sur cette question-là ? On a un document qui circule que vous avez vu ? Rien ne s’est passé et la sécurité se dégrade. Quand il m’avait rencontré tout était au point zéro, les élections venaient de se passer, tous les groupes armés attendaient qu’on leur fasse des propositions. Aujourd’hui, l’insécurité est partout. Si on avait fait cette union, si on avait eu des discussions, si on avait ensemble réfléchi sur la solution, je pense qu’on aurait pu aborder différemment ces questions-là.

 

RJDH : Aujourd’hui l’échec de l’union sacrée comme vous l’expliquez, vous amène à reprendre le leadership de l’opposition ?

 

AGD : Ce n’est pas une question de leadership de l’opposition. Je joue mon rôle de chef de parti qui n’ayant pas été au pouvoir, est forcément de l’autre côté et qui doit veiller à ce que les engagements que les candidats ont pris, que ces engagements soient mis en musique ou au moins qu’il y ait démarrage pour cela.

 

RJDH : Le regain de violence à Bangui et dans plusieurs villes de l’arrière pays pousse certains politiques à accuser la Minusca d’attentiste et de n’avoir pas fait ce qu’il faut pour protéger la population civile? Partagez-vous cette accusation ?

 

AGD : Permettez-moi de compatir avec toutes les populations qui vivent dans l’insécurité, dans la peur, qui ont perdu les membres de leur famille, qui ont eu les membres de la famille blesses ou qui ont perdu des biens.  Je dois compatir avec les malades qui ont dû être sortis de l’hôpital à Kaga Bandoro.

 

Aujourd’hui il y a l’insécurité un peu partout dans le pays , on parle de Kaga Bandoro, de Kouango, il y a Bangassou qui est en passe d’être attaqué, dans le nord ouest beaucoup de villes et villages sont occupés et le pays est entrain d’être envahi par les bandes armées.

 

La question est de savoir pourquoi cela se passe ainsi ? Pourquoi pendant trois ans, ce n’est pas le cas et brusquement en quelques semaines, en quelque mois, on revit ce cauchemar que les Centrafricains ont vécu, il y a trois ans ? La seconde chose, c’est la réponse à votre question la Minusca.

 

RJDH : Mais Monsieur le président, pourquoi selon vous ce regain de violence maintenant?

 

AGD :  Pourquoi est ce que le président  s’est précipité pour recevoir les groupes armés, alors qu’il n’avait ni cabinet, ni gouvernement, et donc aucun plan. Pourquoi s’est il précipité pour les recevoir alors qu’il n’avait rien à leur proposer ?

 

Le président a mis le pays en danger. Lorsqu’on est chef d’Etat, on met en place une équipe qui écoute, qui prépare le terrain d’abord. Et quand on reçoit les responsables des groupes armés, c’est pour leur proposer des solutions. Mais il les reçoit avant la mise en place du gouvernement. Ils ont peut être cru que c’était une consultation pour faire partie du gouvernement.

 

Le président Touadera met le pays en danger avec ses improvisations. Et donc, maintenant il faut rattraper car rien n’est jamais perdu. Quand vous avez les groupes armés en face, soit vous avez la force, vous les écrasez, soit vous n’avez pas de force vous dialoguez. Mais ne mettez pas la population en danger.

 

RJDH : Alors de quel coté se trouve aujourd’hui Touadera. A t-il la force pour écraser ou qu’il doit négocier parce qu’il n’a pas cette force?

 

AGD : A votre avis ?

 

RJDH : C’est votre avis qui compte à l’instant, Monsieur le président.

 

AGD : S’il avait la force, vous et moi, on serait rassuré. Mais aucun Centrafricain n’est rassuré   aujourd’hui.

 

RJDH : Par rapport à l’accusation contre la Minusca puisque je disais tantôt que beaucoup accusent la Minusca d’attentiste par rapport à la situation sécuritaire.

 

AGD : Les forces d’intervention des Nations-Unies n’ont pas été créées en Centrafrique, elles existent depuis des années, et ce n’est pas la première mission des forces d’intervention des Nations-Unies. Et donc, nous savons exactement comment elles fonctionnent. Le gouvernement doit savoir comment déclencher le processus d’intervention des forces.

 

Il ne faut pas faire du populisme. Les hauts responsables de l’Etat allez dire à la radio que voilà, c’est la faute de tel. Il faut plutôt prendre le temps de voir avec les forces de la Minusca, dans quelle condition elles doivent intervenir pour arrêter ces violences-là. Tout cela, c’est le travail qui doit être organisé. Mais en faisant du populisme en disant à la population que ce n’est de notre faute, c’est les autres. Ça veut dire quoi, pourquoi  on a été élu alors ? Donc je pense que tout est rattrapable, mais il faut faire un travail organisé et sérieux.

 

RJDH : Vous pensez que le travail n’est pas encore organisé et sérieux aujourd’hui ?

 

AGD :   Non, non, non  ça va dans tous les sens. C’est ce que tout le monde remarque, il n’y a pas d’organisation. C’est ce que tout le monde remarque. On a comme impression que quelque chose n’est pas pensé.

 

RJDH : Vous avez perdu la présidentielle et la présidence de l’Assemblée Nationale, est ce que vous êtes arrivé quand même à digérer ce double échec aujourd’hui.

 

AGD :  je n’avais aucune envie de devenir président de l’Assemblée Nationale.

 

RJDH : Mais vous vous êtes quand même présenté !

 

AGD : Je me suis présenté parce que le président dans sa logique d’union sacrée, me faisait comprendre qu’il fallait que je joue un rôle.

 

RJDH : Donc, il vous a poussé à vous présenter et vous a aussi rassuré de son soutien, probablement.

 

AGD : Non, pas du tout. Il nous a appelés, tous les trois, mes amis Meckassoua, Ziguélé et moi, pour nous dire cinq jours plutôt qu’il ne soutiendrait personne et qu’il nous laisse aller en compétition saine. Mais la veille et le jour de vote, il a fait orienter le vote vers quelqu’un. Donc, il a faussé le jeu. De la même manière que les jeux des élections présidentielles ont faussé, de la même manière ces élections ont été faussées. Pour moi qui démarre la vie politique, c’est beaucoup plus d’enseignement qu’autre chose. Ce n’est pas la déception, c’est des enseignements sur la manière de faire la politique en Centrafrique.

 

RJDH : Quelle est aujourd’hui la santé de votre parti, l’URCA ?

 

AGD : Alors vous savez que l’URCA a été crée en janvier 2014, et donc nous avons deux ans et demi de vie.  J’ai été agréablement surpris de voir que partout où j’ai circulé en Centrafrique, y compris quand  vous traverser  des villages, l’URCA est implanté. D’ailleurs si nous avons eu ce résultat, c’est parce que nous avons eu un parti qui a organisé le message du parti et du candidat pour que les Centrafricains nous connaissent.  N’oubliez pas que 90% de ma vie, je l’ai passé à l’étranger. Donc, il a fallu que ce parti soit efficace pour obtenir ces résultats-là.

 

Aujourd’hui, nous avons 13 députés, c’est  peu, mais vous notez avec moi, que c’est l’un des plus gros chiffres au niveau des partis politiques à l’Assemblée Nationale, donc c’est un parti politique qui a fait beaucoup d’effort. Ce n’est pas suffisant !

 

Depuis les élections, nous avons un plan en veilleuse, parce qu’il faut laisser les uns et les autres digérer  ce qui s’est passé. Aujourd’hui,  nous entrons dans une remobilisation des troupes pour qu’on réorganise le parti, pour qu’on fasse le bilan de ces élections  et qu’on prépare l’avenir.

 

RJDH : Vous avez mis beaucoup d’argent lors de la dernière élection, pouvez vous nous dire combien l’URCA a globalement dépensé ?

 

AGD : Je n’ai pas encore fait le compte rendu de la campagne au parti, donc je ne vais pas le faire à la presse.

 

RJDH : Anicet Georges Dologuélé, je vous remercie !

 

AGD : C’est moi qui vous remercie.

 

Propos receuillis par Sylvestre Sokambi

 

Centrafrique : « Le président Touadéra met le pays en danger avec ses improvisations » affirme Anicet Georges Dologuelé
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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 17:01
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique Les initiateurs d’une marche contre la Minusca brièvement arrêtés à Bangui

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MATONGO LE 21 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 21 Septembre 2016(RJDH)—Abdel Kader Kalil un des leaders de l’ex-Séléka et Etienne Oumba chef de quartier Gobongo2, initiateurs de la marche contre la Minusca tenue ce jour 21 Septembre ont été arrêtés avant d’être libérés quelques heures après.

 

C’est en pleine marche que Abdel Kader Kalil et Etienne Oumba ont été arrêtés.  De sources proches de la police, la brève arrestation de ces deux leaders fait suite à l’interdiction de la marche par le ministère de la sécurité publique. Ces derniers ont été auditionnés sur procès verbal par le directeur général de la police avant d’être libérés.

 

Pour Etienne Oumba, chef de quartier Gobongo2 dit n’avoir pas été informé de l’interdiction de la marche. Pour lui, tenir cette marche contre la Minusca était un devoir, « c’est vrai que nous n’étions pas au courant de l’arrêté annulant la marche d’aujourd’hui. Mais même si nous l’étions, on tenait coute que coute faire cette marche car la Minusca à dépassé les limites, trop de morts dans l’arrière-pays ce n’est pas normal », confie t-il.

 

Abdel Kader Kalil, dit avoir reçu autorisé par un ministre à tenir cette marche malgré son interdiction, « hier j’étais à la police pour la suite de l’autorisation mais vue la situation de la ville de Kaga-Bandoro et autres, on nous a dit de repousser à une date ultérieure. Le même soir j’ai reçu un appel d’une autorité m’autorisant à faire la marche et je n’arrive pas à comprendre. Mais que la Minusca ne veille ou pas elle partira car nous allons réorganiser encore cette marche », promet.

 

Le leader de la Séléka n’a pas souhaité donné le nom de l’autorité qui lui a donné l’ordre de tenir cette marche. Mais des sources bien informées, contactées par le RJDH pointent le ministre de la sécurité publique Jean Serge Bokassa. La rédaction a tenté, cependant en vain d’entrer en contact avec cette autorité pour en savoir d’avantage.

 

Depuis le regain de violence dans l’arrière-pays, plusieurs organisations de la société civile projettent d’organiser des manifestations hostiles à la Minusca. La marche de ce jour, est la première de ces manifestations.

 

 

Centrafrique : Plus de 3500 déplacés après les violences de Kouango

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 21 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 21 septembre 2016—Dans son aperçu humanitaire de la semaine, la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a fait état de 3500 déplacés suite aux violences qui ont secoué les villages environnants de Kouango. Ces personnes auraient besoin d’aide d’urgence, selon le document de OCHA dont nous avons eu copie.

 

Les violences de Kouango, selon la coordination des affaires humanitaires, ont fait 19 morts, 13 villages incendiés soit 481 maisons brulées. Le document de Ocha précise que les villages situés entre PK9 et PK13, se sont vidés de leurs populations suite à ces violences « les localités situées entre PK9 et PK13 sur l’axe Kouango-Bianga, se sont complètement vidées de leurs habitants. Idem pour les habitants de certains villages du secteur fleuve » a relevé le document.

 

Les 3500 déplacés, d’après l’aperçu humanitaire de Ocha, ont trouvé majoritairement refuge en brousse et dans une ile sur le fleuve entre la RCA et la RDC. Ceux-ci, selon le document ont besoin d’aide d’urgence « les besoins prioritaires des personnes déplacées internes en brousse sont en terme de protection, d’accès à l’abris, à la nourriture, à l’eau et aux soins de santé »peut-lire dans le document.

 

De sources bien informées, des discussions sont en cours entre les partenaires pour l’acheminement d’une aide d’urgence aux personnes affectées par le regain de violence à Kouango.

 

Dans son document, la Coordination des Affaires Humanitaires a souhaité le renforcement des dispositifs sécuritaires pour rassurer et dissuader les auteurs de ces violences.

 

La Minusca interrogée au sujet de Kouango ne semble pas avoir des données précises sur ce qui s’y est passé.

 

 

Centrafrique : L’épidémie de Variole du Singe (Monkey Pox) refait surface à Mingala dans la Basse-Kotto

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 21 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 21 septembre 2016 (RJDH)—Au moins 14 cas dont un décès, c’est le bilan de l’épidémie de Variole du Singe (Monkey Pox), rapporté par des humanitaires dans quatre villages de la sous-préfecture de Mingala dans la Basse-Kotto.

 

Selon les informations en notre possession, le 1er cas aurait été enregistré le 14 août et le 1er décès le 15 septembre 2016. 10 autres cas de décès non élucidés, selon une source sanitaire dans la région ont été rapportés par la communauté pendant la même période.

 

Certains cas sont pris en charge au niveau du poste de santé de Irra Banda environ 50 km de Mingala, axe Mingala tandis que d’autres sont transférés à l’hôpital d’Alindao, rapporte Ocha dans son aperçu humanitaire de cette semaine.

 

Aucune réaction officielle du gouvernement n’est encore enregistrée au sujet de cette épidémie même si certaines sources au ministère de la santé affirment que le département est en train de prendre des dispositions pour organiser la riposte.

 

C’est la quatrième fois que Monkey Pox apparait en Centrafrique. La première fois, c’était dans le Mbomou en 2001, la seconde dans la Haute-Kotto en 2014, la troisième fois dans le Mbomou en janvier 2016 et cette fois-ci. Si le ministère de la santé confirme ces soupçons,  ce sera le quatrième cas.

 

Cette maladie a été détectée pour la première fois chez les humains en 1970 en République Démocratique du Congo.

 

 

Centrafrique : Gaston Nguerekata annonce la tenue d’un congrès du PARC pour mettre fin à la dissidence

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 21 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 21 septembre 2016—Le Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC), sera réuni en congrès extraordinaire le samedi 24 septembre prochain. L’annonce a été faite par Gaston Mandata Nguerekata qui compte mettre fin à la dissidence qui existe depuis plus d’un mois.  

 

Le congrès du PARC est envisagé pour régler les problèmes qui sont à l’origine de la dissidence, selon Gaston Mandata Nguerekata « le PARC sera réuni en congrès sur demande des militants qui ont signé une pétition à ce sujet comme nous l’exigent les textes de base du parti. Il sera question pour nous, de nous pencher sur les problèmes qui existent afin de les régler une fois pour toutes » a-t-il expliqué.

 

Gaston Mandata Nguerekata dit compter sur cette rencontre pour remobiliser ses troupes « c’est l’occasion pour nous de laver en famille les linges sales. Je suis rassuré de l’issue de ce congrès extraordinaire qui nous permettra de mettre fin à la dissidence en écoutant les uns et les autres pour trouver une solution consensuelles à ce qui est arrivé » espère t-il.

 

Le président du PARC a indiqué que toutes les tendances seront invitées pour donner la chance à tout le monde de se prononcer. Il rappelle que les décisions qui seront prises lors de cette rencontre, devront s’imposer à tous « nous allons appeler tout le monde y compris les dissidents. Ce sera l’occasion pour eux de s’exprimer. Je serai aussi là pour répondre. A la fin, les décisions que nous allons prendre, vont s’imposer à tout le monde comme le recommandent nos textes de base » a rappelé Gaston Nguerekata.

 

Le PARC est secoué depuis un mois par une dissidence portée par l’ancien secrétaire général. Ce courant avait annoncé la destitution de Gaston Nguerekata comme président du parti, une décision que le professeur a qualifié d’illégale.

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 15:33

 


Source : Présidence RCA

 

New York, Benjamin Hôtel_20 sept  Le Président de la République Son Excellence, Professeur Faustin Archange Touadera a reçu en audience hier à 20 heures, Son excellence M. Shannon, Sous- Secrétaire d’État américain aux Affaires Politiques.


Accompagné de quatre collaborateurs, M. Shannon était venu rappeler au Président centrafricain que le gouvernement américain suit de près grâce à l'Ambassadeur Hawkins, les défis importants qu'il commence à relever dans le domaine de la Sécurité, la Réconciliation et de l’Économie.

 

M. Shannon a aussi assené au Président Touadera que la communauté internationale dans son ensemble a pris un engagement pour la RCA et que les États Unis entendent maintenir leur soutien au gouvernement centrafricain en dépit de leur calendrier électoral.

 

Prenant la parole à son tour, le Président Touadera a remercié les USA pour ses nombreuses actions en faveur de la RCA, que cela soit sur le plan bilatéral que multilatéral. Il a rappelé que les USA étaient les plus gros contributeurs de la MINUSCA qui assure actuellement la sécurité des institutions et du territoire centrafricain en l'absence des Forces de Défense et de sécurité, en reconstruction.


Touadera a émis les vœux que les États unis puissent continuer à contribuer au maintien de la paix en s'appuyant sur la mobilisation des électeurs centrafricains lors dernières échéances présidentielles et législatives, et leur soif pour le retour définitif de la paix dans leur pays.

 " Si les USA ne nous aident pas, nous allons nous retrouver dans les travers du passé" a déclaré le Président Touadera.

 

Face aux menaces de la LRA, face à la persistance de la guerre civile au Soudan du sud et de l'annonce du retrait de l'Armée ougandaise dans l'Est de son pays, le Président Touadera a émis le souhait que les américains forment rapidement une unité des Forces Armées Centrafricaines sous la couverture de l'EUTM.


L'objectif est de permettre aux militaires centrafricains d'apporter un soutien à leurs homologues américains sur le terrain.

 

Finissant ses propos, le Président Touadera sollicite un soutien financier aux américains pour boucler le budget du Désarmement qui est la clé de la réussite du processus de la pacification en cours.

 

Le Sous-secrétaire d’État américain reconnait l'impatience des populations centrafricaines pour le retour de la paix et l'impact négatif que cette situation peut engendrer sur le Président Touadera sur plan politique. M. Shannon a réitéré l'engagement des USA à travailler avec le Président Touadera.

LE PRÉSIDENT A REÇU EN AUDIENCE LE SOUS-SECRÉTAIRE D’ÉTAT AMÉRICAIN AUX AFFAIRES POLITIQUES, M. SHANNON
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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 15:04

 

ENTRETIEN

 

Propos recueillis par Abdourahman Waberi (chroniqueur Le Monde Afrique)

 

LE MONDE Le 20.09.2016 à 14h48 • Mis à jour le 20.09.2016 à 16h37

 

L’écrivain franco-congolais Alain Mabanckou vient de publier Le monde est mon langage (Grasset, 2016), un essai engageant et vagabond d’excellente facture. L’auteur de Verre cassé rend hommage aux auteurs qui l’ont nourri, de la Sénégalaise Aminata Sow Fall au Français Jean-Marie Gustave Le Clézio, en passant par l’académicien d’origine haïtienne Dany Laferrière. Attentif aux revendications des jeunesses africaines, Alain Mabanckou pressent un vent contestataire se lever sur le bassin du Congo. Prophétique ?

 

Dans votre dernier essai, vous mettez à nouveau en avant Pointe-Noire, votre ville natale. Pourriez-vous nous parler un peu plus de Brazzaville ?

 

Alain Mabanckou Pointe-Noire demeure mon obsession dans la création, tandis que Brazzaville est une ville que j’ai découverte un peu plus tard lorsque j’étais étudiant. Pourtant, on ne rappelle jamais assez que Brazzaville était la capitale de la France libre de 1940 à 1942, et on ne parle souvent que de l’Appel lancé le 18 juin 1940 par le général de Gaulle à Londres ! Cette ville demeure le lieu de notre histoire africaine, mais aussi le refuge de la France pendant qu’elle était occupée par les nazis. C’est pour cela que j’avance souvent que tous les Français sont des Congolais et qu’au regard de la place que Brazzaville a occupée dans l’Histoire, on ne devrait même plus embêter les Congolais mais leur dire merci tous les jours, voire décréter en France une journée de mémoire pour cette page de l’histoire des Français…

 

Vous avez récemment mis en évidence cette entité que vous avez appelée le bassin du Congo ? Qu’est-ce qui la caractérise ?

 

J’ai en effet parlé de « révolution du bassin du Congo » pour circonscrire ce qui se passe actuellement en Afrique centrale sur le plan politique. Je fais référence au Congo-Brazzaville, à la République démocratique du Congo (RDC), au Gabon, au Cameroun, à la République centrafricaine et à l’Angola, à cette boucle qui constitue le bassin versant du fleuve Congo. Le fleuve Congo, on le sait, est l’un des plus importants au monde, et le bassin du Congo réunit donc tout un vaste ensemble de pays s’étendant sur plus de quatre millions de kilomètres carrés, avec presque une centaine de millions d’habitants. La population dans ces espaces doublera d’ici à 2035, avec de plus en plus de jeunes. Or les pratiques politiques dans cette région sont des plus archaïques et parmi les plus dictatoriales de l’histoire du Continent noir. Je pourrais même avancer que c’est le dernier territoire de la Françafrique, théâtre des bidouillages de Constitutions pour le maintien des monarques qui sont au pouvoir, en moyenne, depuis trente ans !

 

Une révolution globale est inéluctable et des signes sont de plus en plus visibles avec l’exaspération des populations – comme récemment au Gabon et au Congo-Brazzaville où on a assisté à une mascarade d’élections présidentielles. Progressivement donc, la conscience des peuples s’inscrit dans une lutte collective, les problèmes des uns ayant forcément des similarités avec ceux des voisins. Dans ces conditions, les frontières héritées de la colonisation et les nationalités deviennent subsidiaires puisque les causes et les effets des tragédies sont les mêmes ici et là. La révolution du bassin du Congo traduit la prise de conscience d’un destin commun des peuples opprimés et appauvris face à des pouvoirs qui, eux, sont solidaires dans leur dictature et se donnent la main pour maintenir leur autocratie.

 

Vous êtes aujourd’hui l’écrivain africain le plus en vue en France. Est-ce que cela vous donne une responsabilité autre qu’artistique ? Est-ce là la raison de votre engagement politique contre les dictatures africaines en général et celle de Denis Sassou-Nguesso en particulier ?

 

Je reste convaincu que le rôle de l’écrivain – ou d’un artiste – n’est pas seulement de fabriquer les rêves : il doit aussi les accompagner. Les politiciens africains actuels sont responsables de la dégradation de la vie des Africains qui n’auront jamais appris le jeu de l’alternance en politique. La révolution du bassin du Congo suppose donc un réveil de ces peuples, la fin d’un sommeil qui dure depuis les indépendances et le refus systématique de ces politiques qui relèvent de l’époque de l’homme de Cro-Magnon. La raison de mon engagement est liée aux pleurs de cette jeunesse que j’entends, aux larmes de ces filles et de ces garçons que je rencontre en France ou qui m’écrivent d’Afrique. C’est un engagement destiné à éradiquer l’opprobre que ces dictateurs accrochés au pouvoir jettent sur tout un continent, au point que l’image que l’on retient désormais de nous dans le monde est en accord avec les préjugés des siècles passés où les Africains étaient considérés comme des êtres frappés d’une malédiction atavique sur un continent de ténèbres, de barbarie et d’éternels conflits ethniques.

 

Adversaire déclaré du régime dictatorial d’Ismaël Omar Guelleh à Djibouti, je ne peux plus mettre les pieds dans mon pays natal depuis sept ans, qu’en est-il pour vous ? Que risquez-vous concrètement ?

 

J’admire votre courage – et vous honorez non seulement les Djiboutiens, mais toute la jeunesse africaine qui, plus que jamais, a besoin de notre voix. Vous aurez compris que, comme vous, je suis persona non grata au Congo parce que je m’exprime. La dictature et la littérature n’ont jamais fait bon ménage. Victor Hugo a été banni en 1851 et n’est revenu de son exil qu’en 1870. Parce qu’il s’indignait contre le coup d’Etat perpétré par Louis-Napoléon Bonaparte. Hugo était constant, opiniâtre et disait qu’on pouvait arracher l’arbre de ses racines, mais on n’arrachera jamais le jour du ciel ! Je ne suis pas en exil, ce sont les dictateurs qui sont en exil car, en ce qui me concerne, le Congo n’est plus au Congo, il est partout où les gens comme vous se lèvent pour mettre un terme au viol de la liberté d’expression des peuples de notre continent.

 

Achille Mbembe, le penseur camerounais que vous avez invité au Collège de France lors de votre cours, estime que « si les Africains veulent la démocratie ils doivent en payer le prix ». Qu’en pensez-vous ?

 

J’ai de l’admiration pour Achille Mbembe qui est le plus brillant des penseurs africains actuels. C’était un honneur pour moi de l’inviter à mon colloque organisé au Collège de France en mai. Je suis conscient que, face à une dictature, la réponse du peuple prend toujours du temps. Qui aurait par exemple imaginé un jour que le monarque Blaise Compaoré, président pendant vingt-sept ans, aurait fui comme un larron dans une foire devant la détermination du peuple burkinabé ?

 

Vous avez écrit une lettre ouverte au président François Hollande puis vous avez été reçu à l’Elysée par le chef de l’Etat et au Quai d’Orsay par M. Ayrault. Quel est votre sentiment général ? Quel bilan tirez-vous de ce militantisme ?

 

Les discussions que nous avons eues ont été enrichissantes. Je reste toutefois sur ma faim, car le peuple congolais n’est toujours pas libre et des prisonniers politiques sont de plus en plus nombreux dans les geôles. La France est, semble-t-il, le premier partenaire économique du Congo. Cela implique-t-il aussi de cautionner ou de sponsoriser les dictatures ? Nous ne devons pas attendre que la France fasse quelque chose de spectaculaire : ce serait non seulement une attitude de soumission, mais une preuve que, malgré les indépendances africaines, les nations du Continent noir n’auraient pas encore atteint l’âge de puberté. C’est dans ce sens que les propos d’Achille Mbembe que vous avez rappelés sont d’actualité.

 

Vous vous définissez comme un oiseau migrateur évoluant entre trois continents, l’Afrique, l’Europe et l’Amérique, où vous enseignez les littératures francophones à l’Université de Californie de Los Angeles. Comment voyez-vous l’Afrique de demain ?

 

Je ne suis pas un pessimiste. Il y a des pays – comme le Bénin – qui montrent qu’une autre forme de politique est possible en Afrique, avec de vrais changements, avec des femmes et des hommes politiques qui mettent en avant l’intérêt collectif et qui ont le souci de laisser aux générations futures des ressources nécessaires pour le rayonnement du pays et le bien-être de la communauté. C’est l’Afrique de demain, celle de la culture de la tolérance, de l’alternance et de l’acceptation d’une fin de cycle pour l’avènement d’un autre par la volonté populaire.

 

Quand je parle de « révolution du bassin du Congo », cela peut faire sourire certains, mais elle est là, proche, imperceptible pour les dictateurs qui portent encore leurs lunettes noires des années 1960. Elle est là, cette révolution, silencieuse et inéluctable comme tous les grands bouleversements sociopolitiques que ce monde a connus. Les autocraties du bassin du Congo ne savent pas qu’elles portent en elles les fissures qui engendreront progressivement leur destruction. On peut déjà noter la présence de ces fissures que ces mêmes dictateurs essaient demaquiller par un lifting grossier de leur Constitution et le recours immodéré aux ténèbres afin de couper les nouveaux réseaux de communication et de commettre sans vergogne des tricheries pendant les élections présidentielles. Combien de temps cela va-t-il durer ? Les dictateurs croient toujours avoir le temps, mais la montre appartient au peuple.

 

Producteur de musique congolaise, promoteur de la Sape, vous débordez allègrement les disciplines et les cases…

 

J’aime aider les artistes : c’est pour cela que je fais de temps à autre de la production musicale avec le label Lusafrica, distribué par Sony Music. J’ai produit deux albums de Black Bazar sous la direction artistique de Caroline Blache. Je reste toujours dans cette dynamique de production lorsque je rencontre des musiciens qui me plaisent et font preuve de professionnalisme. Actuellement, j’écris des textes pour le prochain album du Franco-Rwandais Gaël Faye, qui est devenu également un écrivain à succès avec son premier roman Petit pays (Grasset, 2016).

 

Pour la Sape, c’est sans doute un appel de mes origines congolaises. Je le fais aussi pour faire connaître des talents : je pense au styliste Jocelyn Armel, « Le Bachelor », que j’ai immortalisé dans Le monde est mon langage… La Sape est donc un langage, un moyen de recourir à l’esthétique, loin des conventions. C’est cette rupture qui m’intéresse.

 

Abdourahman A. Waberi est né en 1965 dans l’actuelle République de Djibouti. Il vit entre Paris et les Etats-Unis, où il a enseigné les littératures francophones aux Claremont Colleges (Californie). Il est aujourd’hui professeur à George-Washington University. Auteur, entre autres, d’Aux Etats-Unis d’Afrique (J.-C. Lattès, 2006), il a publié en 2015 La Divine Chanson (éd. Zulma).

 

Abdourahman Waberi chroniqueur Le Monde Afrique

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/09/20/alain-mabanckou-les-dictateurs-croient-avoir-le-temps-mais-la-montre-est-au-peuple_5000729_3212.html#Z5tulU9L4gIbDpmk.99

Lu pour vous : Alain Mabanckou : « Les dictateurs croient avoir le temps, mais la montre est au peuple »
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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 14:14

 

 

 

Nul ne peut mettre en doute le fait que l’une des causes profondes de la crise structurelle et multidimensionnelle que connaît aujourd’hui la RCA réside dans le problème de l’insertion ou de la réinsertion professionnelle mal finalisée (ou mal ficelée) de nos jeunes, des combattants et désormais éternels ex combattants. Du coup, ces derniers demeurent susceptibles de devenir la proie ou des Desperados à la solde d’aventuriers de tous poil, sans foi ni loi ou servir une cause illégitime, négative, nocive voire funeste pensée par un illuminé ou un assoiffé de pouvoir ou du sang des Centrafricains. Ceci, dans le seul et unique but de satisfaire un intérêt égoïste et personnel.

 

C’est pourquoi, nous pensons que le temps est plus qu’arrivé de déclarer et crier haro sur cette hémorragie sans fin qui mine et encalmine la société centrafricaine dans son ensemble, créant ainsi les conditions de son dépérissement et de sa paupérisation. Partant, handicapant gravement son développement, au passage censément, représentatif de l’alpha et l’oméga de toute politique publique digne de ce nom.

 

Sans plus tarder, afin d’espérer obvier définitivement à la crise de la société centrafricaine, dans ses dimensions multiformes, il est impératif que le nouveau gouvernement puisse prendre les mesures qui s’imposent- en ce qui concerne les jeunes désœuvrés en général, les combattants ayant vocation à intégrer les programmes de démobilisation dans le cadre du dispositif DDRR (Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Réinsertion) et les sempiternels ex combattants qui doivent malheureusement leur statut à l’échec des précédents dispositifs DDRR-, sur l’ensemble du territoire national. C’est-à-dire à Bangui et dans les principales villes de l’intérieur du pays profond.

 

Il s’agit de développer tous azimuts notamment une politique de l’apprentissage par la création des Centres (ou Instituts)  de formation professionnelle aux métiers du secteur primaire, secondaire et tertiaire d’une part (I) et de définir et mettre en œuvre,  à court terme, une politique économique favorable à l’éclosion et au développement de l’embryon des PME et PMI existantes d’autre part (II).

 

I. Développer une politique de l’apprentissage par la création de Centres de formation professionnelle aux métiers de proximité.

 

Cette vaste politique de l’apprentissage doit concerner TOUT le pays. Donc, pas uniquement Bangui, généralement conçue, dans la mémoire collective, comme unique épicentre de toutes les activités. Une sorte de plaque tournante où tout se fait, où tout doit être fait, entrepris.

 

Dans cette optique, il faut changer de paradigme, les mentalités longtemps ancrées. Il s’agit, ici, de prendre le taureau par les cornes, c’est-à-dire, de conduire une véritable politique de décentralisation ou autrement de déconcentration en matière d’apprentissage et de formation professionnelle et technique.

 

Il s’agit subséquemment de répondre aux besoins de nos populations et de notre économie

 

Cela concerne les secteurs dits primaire (A), secondaire (B) et tertiaire (C).

 

Cela suppose aussi la création, en amont, d’un Centre de préparation et de formation à la citoyenneté et au civisme en direction notamment du public des Combattants à démobiliser et à réinsérer et des éternels ex Combattants après ces années de crises politico militaires à répétition qui ont achevé de laminer le tissu social du pays (D).

 

Il convient, à travers ce vaste programme relatif aux différents corps de métiers, de moderniser notre tissu économique et social et, par là même, soutenir la croissance économique indispensable et créatrice d’emplois.

 

A. Dans le secteur primaire

 

Le gouvernement du Président Touadera doit profiter du rendez-vous historique de Bruxelles de novembre prochain avec les bailleurs de fonds pour leur présenter les différents projets structurants et sectoriels qui se déclinent comme suit :

 

1. Dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage

 

Le Président nouvellement élu et son gouvernement désigné de fraîche date doivent s’atteler rapidement à créer des écoles de formation aux métiers de l’agriculture et de l’élevage (EFMAE). L’agriculture et l’élevage représentant les 2 principales mamelles de l’économie du pays. En attendant l’exploitation hypothétique du pétrole.

 

Il s’agit d’organiser, dans la foulée, les métiers dits de bouche : boucherie, charcuterie, restauration, boulangerie, etc.

 

Il s’agit aussi de développer une économie de travail.

 

B. Dans le secteur secondaire

 

Le Président nouvellement élu et son gouvernement doivent s’attacher à mettre en place, sur l’ensemble du territoire national, des centres de formation professionnelle et technique en vue de répondre aux besoins des petites unités de productions industrielles et notamment des PMI et aussi de permettre à nos jeunes en apprentissage, aux combattants démobilisés et en voie de réinsertion, aux éternels ex combattants, de créer leur propre outil de travail à la sortie de leur formation. Ce, grâce à la mise en place, par les pouvoirs publics, d’un véritable statut de l’auto entrepreneur ou, plus généralement, de l’auto entreprenariat.

 

Cela concerne indistinctement :

 

1. les métiers de la bijouterie

 

2. les métiers de la cordonnerie

 

3. les activités de la serrurerie

 

4. Etc.

 

C. Dans le secteur du tertiaire

 

Le Président nouvellement élu et son gouvernement doivent, sans tarder, favoriser la création d’écoles de formation professionnelle et technique.

 

1. Dans le domaine de l’automobile :

 

a) Les métiers de la mécanique et de l’électricité automobiles

b) L’entretien automobile : la pneumatique, le nettoyage, etc.

 

2. Dans le domaine du bâtiment et des travaux publics

 

a) Les métiers de la maçonnerie

b) Les métiers de l’électricité

c) Les métiers de la menuiserie

d) Les métiers de la plomberie

e) Les métiers de la peinture

 

3. Dans le domaine de l’esthétique

 

a) Les activités de coiffure

b) Les activités de couture

c) Les activités de remise en forme

 

4. Dans le domaine des Arts plastiques

 

a) Les activités de sculpture et de peinture

b) les activités de tapisserie

c) les métiers de la maroquinerie

 

D. La création d’un Centre de formation à la citoyenneté et au civisme

 

Sans vouloir passer par pertes et profits la question de l’impunité en RCA – sujet auquel j’ai déjà consacré un chapitre entier- et afin de prévoir l’insertion sociale des Combattants ou éternels ex combattants, le nouveau gouvernement doit s’atteler à créer d’une sorte de Centre de préparation et de formation à la Citoyenneté et au Civisme en direction de ce public particulier. Le mot « particulier » est usité, à dessein, pour tenir compte des traumatismes post conflit qu’a connu le pays. Notre pays pourrait, dans cette perspective, s’inspirer de l’expérience rwandaise qui a plutôt été un franc succès après le génocide de 1994.

 

Fort de tout ce qui précède, nous proposons de porter sur les fonts baptismaux un Département de rang ministériel en charge cumulativement des enjeux de l’emploi, de la formation professionnelle et technique, des PME et PMI. Autant de problématiques qui vont de pair, c’est-à-dire qui se conjuguent ensemble en vertu d’une certaine cohérence.

 

La coordination de cette politique d’insertion et/ou de réinsertion sociale des publics concernés avec une vaste politique d’apprentissage et de formation professionnelle et technique suppose la conception, in fine, d’une stratégie économique globale et crédible.

 

II. Définir et mettre en œuvre une politique économique favorable à l’éclosion et au développement de PME- PMI sur l’ensemble du territoire national

 

On ne dira jamais assez que si aucune œuvre humaine n’est parfaite en soi, en tout temps et en toutes circonstances, la réflexion (I) doit précéder l’action(II).

 

A. Concevoir une politique économique globale et crédible

 

L’Etat (à savoir le Président de la République, le gouvernement et le nouveau Parlement) doit définir une politique afin de permettre à notre économie d’attirer les entreprises les plus performantes et les plus compétitives et, par ricochet, de créer de la richesse et des emplois en faveur de nos jeunes. Nous pensons, ici, aux entreprises industrielles, commerciales et artisanales envisagées sous l’angle de PME- PMI (Petites et Moyennes Entreprises- Petites et Moyennes Industries).

 

Cela suppose de prendre rapidement les mesures destinées à améliorer le cadre macro économiques du pays.

 

Cela suppose de prendre les mesures propres à rendre très compétitive notre économie.

 

Cela passe par l’édiction de décisions ayant vocation à permettre à nos jeunes, aux combattants et éternels ex combattants de s’insérer plus facilement dans le tissu économique et industriel.

 

L’Etat doit s’atteler à définir un statut de l’entreprenariat et/ou de l’auto entreprenariat.

Des initiatives fortes devraient être prises en direction de nos partenaires techniques et au développement afin de nous aider à rendre opérationnelles ces différentes mesures. Car, il y va de notre cohésion sociale, du pacte républicain cher à notre cœur.

 

Dans cette perspective, nous préconisons la création pure et simple d’un Ministère en charge de l’Economie et du Développement.

 

 

B. Mettre en œuvre, à brève échéance, une politique d’envergure de développement économique

 

Si l’Etat centrafricain veut définitivement tourner la page des vieux démons du passé qui ont douloureusement amoindri ses capacités opérationnelles d’intervention et ses choix d’avenir, il doit administrer au pays un remède de cheval c’est-à-dire mettre en œuvre les mesures économiques et sociales idoines. Le remède doit être ajusté au mal. N’oublions pas que le mal centrafricain est profond ; il est dû à nos propres turpitudes et égarements.

 

Nous voulons que la RCA fasse dorénavant du développement la pierre angulaire de sa politique afin de résolument situer son destin dans la mondialisation à l’instar des pays du continent en quête et en mal du statut de l’émergence. En dépit de son retard, notre pays peut se mettre au diapason. Cela est une question de volonté politique.

 

Notre pays doit construire des infrastructures dignes d’un Etat moderne.

 

Compte tenu des contraintes du mécanisme du crédit bancaire, nous pensons que l’Etat doit créer les conditions nécessaires afin de mettre en place un système de micro crédit ou de la micro finance et ainsi permettre d’offrir aux jeunes et aux femmes des perspectives plus radieuses en termes d’insertion sociale et professionnelle.

 

Nous avions déjà abordé ces mesures dans les thématiques précédentes relatives aux enjeux économiques, financiers et sociaux de la RCA disponible sur les réseaux sociaux.

Nous ne pourrions ici passer sous silence les différentes mesures déjà élaborées, de concert, avec nos partenaires au développement dans le cadre de l’assistance technique bilatérale et multilatérale.

 

La mise en œuvre rapide de ces différentes mesures devrait venir renforcer la politique de réconciliation nationale et de cohésion sociale, chère à notre cœur, afin de sceller et recoudre le pacte républicain sérieusement mis à mal après les longues années de crise politico militaire à répétition.

 

Fait à Paris, le21/09/2016

 

 

Wilfried Willy HETMAN ROOSALEM

 

Observateur attentif de la vie publique centrafricaine

Le défi de l’insertion professionnelle et/ou de la réinsertion socio professionnelle des jeunes en général, des Combattants et éternels ex combattants en particulier en RCA par Wilfried Willy HETMAN ROOSALEM
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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 22:49

 

 

Bonne nouvelle pour les malades du Sida qui ne sont pas encore traités. Le gouvernement centrafricain va recevoir dès le mois prochain un membre du gouvernement italien et quelques responsables de la communauté Sant' Edigio.

 

Ces derniers viennent à Bangui dans le cadre du programme "DREAM" pour créer un centre des traitements anti- rétro viraux et d'aides alimentaires aux malades du Sida.

 

Présent au Kenya, en Mozambique, au Zimbabwe et au Malawi où il soigne actuellement plus de 300 mille personnes, le Programme "Dream-RCA" sera le premier, d'un grand nombre de projets que le gouvernement italien sous la houlette du Président Sergio Mattarella entend mener en RCA.

 

Après avoir hérité d'un pays en faillite, le Président Touadera ne ménage pas ses efforts. Il continue de poursuivre une offensive diplomatique pour sortir la RCA son ornière.

 

Source : Présidence RCA

SIDA: LE PRESIDENT TOUADERA OBTIENT DU GOUVERNEMENT ITALIEN ET DE SANT' EDIGIO, LA CREATION D'UN DEUXIEME CENTRE DU TRAITEMENT EN PLUS DE CELUI DU COMITE NATIONAL DE LUTTE CONTRE LE SIDA.
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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 22:01

 

 

http://www.jeuneafrique.com/ 20 septembre 2016 à 20h01 Par Matthieu Kairouz

 

Dans la nuit du 20 au 21 septembre 1979, une opération menée par les services secrets français aboutit à la destitution de Jean-Bedel Bokassa, alors en déplacement dans la Libye de Kadhafi. Une nouvelle ère s'ouvre après une décennie de règne sans partage du "Napoléon centrafricain" et trois années d'un éphémère empire.

 

La chute de l’empereur autoproclamé de Centrafrique tranche avec le faste de son couronnement, le 4 décembre 1977. Le 21 septembre 1979, c’est presque en catimini que Jean-Bedel Bokassa est destitué. Seul point commun entre les deux événements, que séparent près de 14 ans : la France est présente dans les deux cas. Mais pas avec les mêmes intentions.

 

Depuis la nuit du 20 au 21 septembre, l’aéroport de Bangui est en effet le lieu d’un intense ballet. L’opération Caban (pour CentrAfrique-BANgui) a commencé. Furtivement, les parachutistes français prennent position dans la ville. Aucun coup de feu ne sera tiré : les seuls membres des forces centrafricaines qui disposent d’armes – la garde personnelle de l’empereur – se rangent rapidement derrière les troupes françaises.

 

Mais les militaires français ne sont pas les seuls à jouer un rôle de premier plan. Un homme bien connu des Centrafricains est aussi de la partie. Il s’agit de David Dacko, premier président du pays, qui avait été renversé lors du coup d’État de la Saint Sylvestre, la nuit du 31 décembre 1965, par son cousin, le jeune colonel Jean-Bedel Bokassa.

 

Dès le 22 septembre, les imposantes statues de l’empereur sont déboulonnées par une foule enthousiaste

 

Ce même David Dacko, qui était conseiller personnel de l’empereur depuis 1976, s’adresse aux Centrafricains dans la journée du 21 septembre par le biais d’un message radiodiffusé. « Depuis treize ans, le pays a été exploité par celui qui s’en est fait proclamer empereur et a rabaissé notre patrie aux yeux du monde par ses excès, son ridicule et sa folie des grandeurs, puis l’a entièrement ruinée. L’économie est détruite. Il n’y a plus de routes, plus, de commerce, plus de production, les fonds publics et les aides extérieures ont été détournés par Bokassa et virés sur des comptes en Suisse et en Europe… »

 

Il assure également « avoir été plusieurs fois sollicité par les Centrafricains et les nombreux amis de l’extérieur, dont la France, qui restent dévoués et efficaces en dépit du discrédit du régime ». Un peu plus tard, à minuit et demi, il annoncera la fin de la monarchie, déclarera la République et instaurera un gouvernement de salut public. Et le lendemain, les imposantes statues de l’empereur sont déboulonnées par une foule enthousiaste.

 

La France face à la Libye de Kadhafi

 

Les relations bilatérales entre « l’empire » et l’ex-puissance coloniale viennent de connaître un revirement aussi brutal que soudain. Jusque là, entre les nombreuses chasses de Valéry Giscard d’Estaing dans la savane centrafricaine et le fantasque couronnement de Bokassa, largement financé par la France, la proximité entre les chefs d’État français et centrafricain n’était plus à démontrer. Plusieurs éléments permettent d’expliquer cette nouvelle donne : un massacre d’écoliers et d’étudiants, en janvier-mars 1979, a choqué la communauté internationale et le récent rapprochement entre Bokassa et la Libye a suscité l’ire de Paris.

 

Très vite, l’opération Caban mené par le SDECE (services secrets français), va se transformer en opération Barracuda à la demande de David Dacko et en vertu des accords de défense bilatéraux ratifiés au lendemain des indépendances. Même si les blindés et véhicules français patrouillent dans Bangui, l’atmosphère reste calme. Les quelques soldats et conseillers militaires libyens se rendent sans coup férir, quand ils ne se réfugient pas dans l’ambassade de la Jamahiriya.

 

Les procès du « Napoléon centrafricain »

 

Le désormais ex-empereur de Centrafrique est voué à finir sa vie en exil. Il réside pendant quatre ans à Abidjan, puis part en France pour « jouir » de son château d’Hardricourt, en banlieue parisienne. En 1980, la cour de justice de Bangui le condamnera à mort par contumace pour « assassinat, recel de cadavres, anthropophagie, atteinte aux libertés individuelles, coups et blessures volontaires et détournement de fonds publics ».

 

Même reclus et isolé, le châtelain centrafricain continuera à faire parler de lui, notamment avec la révélation en octobre 1979 de l’affaire des diamants par l’hebdomadaire satirique français Le canard enchaîné, compromettant ainsi Giscard d’Estaing et sa réélection à la tête de la France en 1981.

 

En raison de son idéalisation du mythe napoléonien – qu’il entend toujours incarner -, Bokassa se décide à rentrer en Centrafrique en octobre 1986, espérant un plébiscite de la population. Il n’en sera rien.

 

À la chute du tyran, les portes du palais impérial de Berengo avaient été ouvertes, et les secrets de l’empereur dévoilés. Les Centrafricains sont au faits des horreurs du régime (sévices et tortures dans les geôles centrafricaines) et de la mégalomanie de Bokassa, que de nouveaux ennuis judiciaires attendent dès son retour.

 

Devant les difficultés du présent, l’on a tendance à idéaliser le passé…

 

Au terme d’un procès fleuve de 6 mois, initié le 26 novembre 1986, Jean-Bedel Bokassa sera condamné une seconde fois à la peine capitale mais acquitté pour la présomption d’anthropophagie. La peine sera finalement commuée en prison à vie, puis à 10 ans de réclusion. L’ex-empereur recouvrera la liberté en 1993, gracié par le président Kolingba. Trois ans plus tard, il rendra l’âme à Bangui.

 

Même si cela peut surprendre, une certaine nostalgie de l’empire et de l’empereur subsiste chez certains en Centrafrique. Une fébrile flamme entretenue par ses descendants, mais aussi par François Bozizé qui, à l’occasion de la fête nationale du 1er décembre 2010, signait un décret réhabilitant l’empereur. Devant les difficultés du présent, l’on a tendance à idéaliser le passé…

Lu pour vous : Ce jour-là : le 21 septembre 1979, la chute de Bokassa 1er, empereur de Centrafrique
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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 17:42

 

 

 

« Nous allons transformer notre pays en un vaste chantier offrant des OPPORTUNITES D’EMPLOI AUX JEUNES, créant des richesses pouvant être redistribuées de manière équitable…».

 

Cette annonce, le Président Faustin Archange TOUADERA, l’avait faite dès les premiers jours de son élection à la magistrature suprême, et bien avant même son investiture en tant que Chef d’Etat. C’est dire combien les responsables politiques de la RCA sont préoccupés par l’important défi que constitue l’accès aux emplois, de tous les Centrafricains où qu’ils se trouvent.

 

C’est là un défi de taille qui nécessite des solutions adaptées, des solutions de grande portée, c’est-à-dire des solutions qui s’inscrivent à la fois dans l’air du temps, et sont donc susceptibles d’aller au-delà de la seule « centrafricanosphère ».

 

Autant le dire clairement, si les non-Centrafricains, comme on peut le constater, sont aujourd’hui capables de postuler et obtenir des postes et des marchés en RCA, pourquoi donc s’interdire, d’ouvrir aux cadres centrafricains, des opportunités pouvant leur permettre de s’intégrer en dehors de la sphère nationale ? Il convient donc de porter suffisamment à la connaissance de tous, les possibilités d’emplois statutaires, de même que toutes celles qu’offrent régulièrement, les nombreuses candidatures ouvertes au sein des organismes internationaux, des ONG, des institutions sous-régionales et régionales, de même que celles des Nations unies. Tout cela, implique une volonté et une détermination de tous les instants. Il faut simplement avoir le courage d’aller jusqu’au bout de ses ambitions et chercher sans relâche.

 

A vrai dire, le principal problème des cadres centrafricains, n’est pas tant le chômage, que le sous-emploi ou le mauvais emploi des compétences. Aujourd’hui, il est question non seulement d’élargir l’accès aux responsabilités publiques, aux entreprises et ONG, mais aussi, de faire en sorte que les entrepreneurs puissent être compétitifs et profiter rapidement des opportunités offertes par le marché.

 

Dans cette perspective, AFRIJOB STORE, le premier site centrafricain de recherche d'emploi en ligne et de mise en relation, vise avant tout à pallier rapidement et efficacement, un vide très préjudiciable aux employeurs et demandeurs d’emploi, jusqu’alors privés d’outils de référence et de qualité. Il s’agit en fait, de relever un défi, grand, noble et exaltant qui est celui de l’emploi en Centrafrique.

 

Si AFRIJOB STORE a été créé sans vous, il ne peut cependant vous aider et vous être utile sans vous, c’est-à-dire sans votre participation personnelle et votre propre engagement. L’avenir est à ce prix.

 

La première présentation de ce projet ambitieux a en effet eu lieu à l’Alliance Française de Bangui le 03 septembre dernier. Et c’est ici le lieu de remercier toutes les autorités centrafricaines qui n’ont ménagé aucun effort pour faciliter et permettre la réussite de cette rencontre entre futurs partenaires.

 

Nos remerciements vont également à l’endroit de tous les invités et tous ceux qui avaient bien voulu faire le déplacement de l’Alliance Française.

 

D’autres présentations suivront en France et au Canada. Dans différents pays d’Afrique, d’Europe, d’Amérique, et dans tous les coins de la planète où résident des Centrafricains et où il nous sera possible de nous rendre, AFRIJOB STORE s’engage, afin de contribuer à la réalisation de votre rêve d’emploi qui est notre devoir.

 

Désormais, vous pouvez vous rendre sur le site officiel,

 

www.afrijobstore.com

 

N’hésitez pas à nous faire parvenir par tous moyens, vos critiques et suggestions.

AFRIJOB STORE : RELEVER LE GRAND DEFI DE L’EMPLOI DES CENTRAFRICAINS
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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 17:33
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Des représailles d’hommes armés proches de l’ex-Séléka signalées à Kouango

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 20 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 20 Septembre 2016 (RJDH)—Des représailles des hommes armés proches de l’ex-Séléka sont signalées à Kouango depuis la semaine dernière. Plusieurs morts ont été recensés, selon des sources concordantes. 

 

Ces représailles auraient fait, selon des témoins arrivés de Kouango, une douzaine de morts à la sortie sud de Kouango. De sources bien informées, tout serait parti de la mort d’un sujet musulman à 17 km de Kouango « ces représailles font suite à la mort d’un jeune musulman qui a été tué à NKoui à 17 km. Pour venger leur coreligionnaire, des jeunes proches de l’ex-Séléka ont réprimé la population. Ils ont Incendié plusieurs maisons et tué de nombreuses personnes sur l’axe Bianga. Une douzaine de corps a été retrouvé mais c’est peut être plus », a rapporté Placide Gawa-Pagonendji, parent d’une des victimes, rencontré au port de Ouango à Bangui. Le chef du village Sokambi et son fils, ont été tués, selon la même source.

 

Le bilan provisoire d’environs douze morts risque de s’alourdir car selon nos informations, plusieurs personnes sont portées disparues depuis l’incursion de ces hommes armés dans les villages environnants de Kouango « beaucoup de parents sont introuvables depuis ces représailles. Nous savons que certains habitants du village Gbagaya, se sont noyés en tendant de rejoindre  le Congo Démocratique par nage ».

 

Davy Yama 3ème vice président de l’Assemblée Nationale et député de Kouango 1, contacté par le RJDH a promis réagir sauf qu’au moment où nous mettons sous presse, il ne s’est pas encore manifesté.

 

Les violences de Kouango ont eu lieu quelques jours avant celles qui ont fait une vingtaine de morts à Kaga Bandoro. Pour le moment, ni la Minusca, ni le gouvernement n’ont encore réagi par rapport à cette situation.

 

Kouango compte aujourd’hui deux gendarmes et une centaine de casques bleus. Cette sous-préfecture est contrôlée par l’ex-Séléka depuis février 2013.

 

 

Damara : La sous-préfète se félicite de la stabilité retrouvée

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 20 SEPTEMBRE 2016

 

Damara, 20 septembre (RJDH)—La ville de Damara ancienne ligne rouge du temps de la rébellion Séléka, est en train de retrouvé le calme. C’est l’impression de la sous-préfète Mme Chour née Géneviève Gbadin, exprimée dans une interview accordée au RJDH.

 

La situation sécuritaire de Damara, selon la sous-préfète s’est nettement améliorée, « quand j’étais arrivée à Damara la ville était le théâtre d’affrontements entre des groupes armés et la population vivait dans la psychose. Mais ces derniers temps, le calme est revenu. Certes, les gens ont des armes, mais ils ne se baladent plus avec elles dans la ville. La population circule et vaque librement à leurs activités quotidiennes», a-t-elle déclaré.

 

Les différents services de l’Etat sont opérationnels, d’après la sous préfète qui se dit fière de cette situation, «  le retour de la sécurité à Damara a favorisé, la restauration de l’autorité de l’Etat dans la ville. Tous les services de l’Etat sont opérationnels. Les travaux de réhabilitation du bâtiment de la Sous-préfecture sont en finition et bientôt nous y emménagerons. Je suis rassurée par cet élan », confie-t-elle.

 

C’est à Damara que le convoi des fugitifs de l’ex-Séléka a enregistré la première résistance avant d’être stoppée à quelques kilomètres de Sibut par la Minusca.

 

 

Centrafrique: Le trafic d’ossements humains s’amplifie à Nola

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 20 SEPTEMBRE 2016

 

NOLA, 20 septembre 2016(RJDH)—-Le commerce d’ossements humains prend de plus en plus de l’ampleur à Nola. Plusieurs corps ont été déterrés ces derniers temps à Nola, selon Ibrahim Beninga, président de l’Antenne du Bureau régional des Droits de l’Homme qui condamne cette pratique.

 

De sources dignes de foi, plusieurs tombes ont été profanées à Nola, ces derniers temps dans le but de retirer des organes humains qui seraient vendus à prix d’or. « Il ne se passe plus un seul jour que des corps soient déterrés. La semaine dernière par exemple, un individu a exhumé un cadavre et a enlevé le crâne. Après le forfait, les membres de la famille ont inhumé à nouveau le corps. La pratique est redevenue récurrente à  Nola » a expliqué Ibrahim Beninga, président de l’Antenne du Bureau régional des Droits de l’Homme de Nola.

 

Le commerce des organes serait très lucratif dans la région, «  certaines personnes ont abandonné les activités champêtres, commerciales et diamantifères au profit de ce trafic grâce à l’argent que génère cette pratique. On nous dit qu’un crâne est échangé contre une importante somme d’argent et des motos. Il semblerait qu’un crâne coute en 5 et 16 millions Fcfa »rapporte Ibrahim Beninga qui dénonce cette pratique et appelle à l’intervention de l’Etat « nous dénonçons cette manière et appelons à l’intervention rapide des autorités afin de mettre fin à cela » lance t-il.

 

La reprise du commerce des ossements humains à Nola est signalée après plusieurs mois de suspension suite à un combat acharné mené par les autorités de la localité et les membres de la société civile.

 

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Centrafrique-Presse.com
20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 17:13
Nouvelles nationales sur APA
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Les réfugiés centrafricains au Mali veulent rentrer 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-09-20 13:03:15 Les réfugiés centrafricains au Mali ont lancé mardi matin sur une radio privée de Bangui un SOS dans lequel ils demandent au gouvernement de les aider à rentrer au pays.


Déplorant le mauvais traitement qu’ils subissent de la part de la représentation du HCR au Mali, certains des réfugiés expliquent qu’ils sont contraints de dormir dans des espaces publics avec plusieurs enfants.

 
Nombreux, y compris les enfants, ont été brutalisés par la police alors qu’ils manifestaient, samedi dernier, devant la représentation locale du HCR, pour revendiquer le droit à la scolarisation de leurs enfants, le droit à la santé et à des meilleures conditions de vie. 


La situation des réfugiés centrafricains du Mali est similaire à celle du Bénin et du Burkina-Faso. Certains réfugiés dans ces deux pays comptent rallier le Mali pour faire partie des rapatriés, selon des sources bien informées à Bangui.


Selon le HCR, 6.597 Centrafricains réfugiés dans les pays voisins sont rentrés en 2016. La grande majorité d’entre eux soit 6.588 sont des volontaires au retour. 

Environ 468.000 Centrafricains sont encore réfugiés dans les pays de la sous-région et ailleurs. En Afrique de l’ouest, ils sont au moins cinq cents dont une centaine au Mali.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4863247#sthash.cBhjn0lY.dpuf

 

 

Le président Touadéra rencontre la diaspora centrafricaine d’Europe le 29 septembre

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-09-20 12:29:59 Le Président Faustin Archange Touadéra a profité de son récent passage en Italie sur le chemin des Etats-Unis où se tient l’assemblée générale de l’ONU, pour annoncer qu’il allait rencontrer les Centrafricains de France et d'Europe le 29 septembre prochain à Paris.


Le chef de l’Etat a précisé qu’il entretiendra ses compatriotes de ses premières actions en matière de la recherche de la paix, de la réconciliation, du DDRR, du retour de l'autorité de L’État, de la réforme de l'administration, de l'assainissement des finances publiques, de la formation des forces de sécurité et de son offensive diplomatique.

Le Président centrafricain Faustin Archange Touadéra avait quitté Bangui samedi dernier pour les Etats Unis d’Amérique où en plus de la 71ème session de l’assemblée générale des Nations Unies, il prendra part à une rencontre sur la situation économique de l’Afrique.

 
Selon une source proche de la présidence centrafricaine, Touadéra fera un séjour de 14 jours aux Etats-Unis.


Il mettra à profit son séjour américain pour rencontrer les principaux responsables des institutions financières internationales comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international qui appuient la République Centrafricaine.


C’est la 2ème fois que Faustin Archange Touadéra foule le sol américain depuis son élection à la magistrature suprême au mois mars dernier.

 
A l’invitation du Secrétaire général des Nations Unies, il s’était rendu aux USA en juin dernier pour participer à une réunion sur le Sida.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4863243#sthash.xfX4wSUD.dpuf

 

 

RCA : le marché à bétail relocalisé dans le 6ème arrondissement de Bangui

 

APA-Bangui(Centrafrique) - 2016-09-20 13:32:02 Le marché à bétail, situé précédemment à 45 km de Bangui, se trouve désormais dans le 6ème arrondissement de la capitale centrafricaine, selon un arrêté du ministre de l’Elevage et de la Production animale, Youssouf Yérima Mandio, qui vise ainsi un meilleur contrôle sur la consommation de la viande de bœuf à Bangui.


Avec le retour progressif de la sécurité à Bangui, les éleveurs qui s’étaient réfugiés dans les pays voisins sont revenus avec leur troupeau.

 
Cela a favorisé une recrudescence des abattages clandestins des bêtes dans la ville de Bangui puisque le marché à bétail où les transactions se faisaient n’est plus fréquenté par les bouchés à cause de son éloignement de la capitale et de l’insécurité.

La SEGA qui est chargée d’approvisionner les marchés en viande n’avait plus le contrôle sur les bêtes abattues.


Cette situation inquiète le gouvernement à cause des abattages clandestins qui occasionnent la consommation de la viande impropre susceptible de causer un problème de santé publique dans le pays.


Le nouvel arrêté vise à contraindre les marchands de bœufs à passer sous la surveillance de l’Etat afin que les services du ministère de l’Elevage puissent percevoir les taxes et autres impôts destinés à renflouer les caisses de l’Etat car la crise a occasionné l’incivisme fiscal dans le secteur.


Avant la crise militaro-politique que le pays a connu, la SEGA abattait 200 têtes de bœufs par jour pour la consommation des Banguissois. Après cette crise, elle ne tue que 150 et ceci depuis trois mois.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4863252#sthash.Ol6ga1MS.dpuf

 

 

La MINUSCA dénonce ''les violences et pillages'' en Centrafrique 

 

APA-Bangui (Centrafrique) -2016-09-20 13:07:48 La Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) dénonce, dans un communiqué reçu mardi à APA, ‘’les actes de violence et de pillage’’ survenus samedi à Kaga Bandoro, suite à des tensions entre éléments anti-Balaka et ex-Séléka à Ndomete puis à Kaga Bandoro au centre nord de la Centrafrique.


''La MINUSCA regrette la perte de vies humaines et les blessés enregistrés et dénonce par ailleurs les attaques contre la communauté humanitaire et le personnel des Nations Unies’’, indique le communiqué qui renseigne qu’un travailleur humanitaire a été sérieusement blessé.


Tout en appelant ‘’les protagonistes à cesser immédiatement les hostilités, la MINUSCA, souligne le communiqué, ‘’met en garde tous ceux qui facilitent et alimentent ces tensions dans la préfecture de la Nana Gribizi ou ailleurs en Centrafrique dans le but de mettre en cause la stabilité’’ de la Centrafrique.

‘’La MINUSCA a décidé de renforcer son dispositif militaire à Kaga Bandoro et Ndomete pour prévenir toute détérioration de la situation, conformément à son mandat de protection des populations civiles’’, selon le communiqué.

 
La Force de la MINUSCA est déjà intervenue à Ndomete pour séparer les belligérants afin d’éviter des répercussions sur la population civile, ainsi qu’à Kaga Bandoro afin de renforcer la sécurité dans la localité, notamment tant celle de l’hôpital que des déplacés. Elle poursuit également des patrouilles dans la ville et sur l’axe Kaga Bandoro-Ndomete.


La MINUSCA est en contact permanent avec les autorités centrafricaines ainsi qu’avec les responsables locaux pour des mesures conjointes, afin de mettre un terme aux violences. En attendant, indique le communiqué, ‘’la Mission appelle les communautés de Kaga Bandoro à ne pas céder à la panique et à rejeter toute tentative de manipulation ou tout désir de vengeance’’

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‘’La MINUSCA, assure le communiqué, continue de suivre de près l’évolution de la situation tant à Kaga Bandoro que sur l’ensemble du territoire national et n’hésitera pas à prendre des mesures appropriées pour éviter toute déstabilisation et pour assurer l’intégrité territoriale de Centrafrique’’.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4863249#sthash.4DvHFP0L.dpuf

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