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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 20:33

 

 

 

Après deux ans de suspension pour cause de conflit, la compagnie aérienne Kenya Airways a décidé d’augmenter ses vols à destination de Centrafrique, selon un communiqué de la représentation de la compagnie à Bangui. Kenya Airways a repris depuis un an ses vols à destination de Centrafrique, indique-t-on. Désormais les vols de Kenya Airways passent de deux à trois fois par semaine.

 

La destination Centrafrique devient fréquentable et constitue un plus pour l’économie centrafricaine. Bangui n’attire plus depuis un certain temps les compagnies aériennes à cause de l’insécurité qui y règne.

 

Apanews

KENYA AIRWAYS AUGMENTE LE NOMBRE DE SES VOLS À DESTINATION DE BANGUI

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 20:30

 

 

La cérémonie marquant la fin de la quatrième et la dernière session de formation des douaniers sur le nouveau régime de transit communautaire en zone CEMAC s’est déroulée le 17 juin 2016 à la salle de conférence de l’Institut des Statistiques et Etudes Economiques et Sociales (ISEES) à Bangui. En présence de M. Bertin Dimanche, chargé de mission en matière des recettes et représentant du Ministre des finances et du budget empêché. Le rideau est tombé sur la quatrième et la dernière session de formation des cadres et agents de la Douane centrafricaine sur la nouvelle procédure du régime de transit communautaire en zone CEMAC.

 

Démarrée le 8 février 2016, cette série de formations organisée par le Projet de Facilitation des Transports et du Transit en zone CEMAC (PFTTCEMAC) – Composante centrafricaine grâce au financement de la Banque Mondiale vise à renforcer les capacités des participants afin de les « hisser au rang de leurs pairs de la sous-région », a précisé le coordonnateur dudit projet, Noël Gbeba. Dans la mesure où « la vulgarisation de la nouvelle procédure du régime de transit communautaire constitue, aujourd’hui, l’une des mesures phares de modernisation de l’administration centrafricaine », a pour sa part renchéri Frédéric Théodore Inamo, Directeur Général des Douanes et Droits Indirects.

 

Problèmes et solutions

 

Les participants aux différents ateliers de formation organisés par le PFTT-CEMAC ont été outillés sur les bases juridiques du nouveau régime de transit communautaire en zone CEMAC, les éléments principaux tels que le cautionnement unique et les simplifications au régime, les échanges électroniques des informations et la juxtaposition des systèmes sydonia++ et world transit. Lors de débats, très enrichissants, les participants ont égrené un chapelet de difficultés qui mettent à mal le fonctionnement de la Douane centrafricaine ces temps-ci. Outre l’insuffisance en personnes ressources, la Douance centrafricaine est confrontée au manque de moyens logistiques et autres équipements pour assurer la surveillance tant terrestre que fluviale.

 

A cela s’ajoute le manque de formation des douaniers constatés dans différents domaines spécifiques, le retard dans le traitement des manifestes par les autorités portuaires camerounaises et les tracasseries que subissent les transporteurs centrafricains à Yassa au Cameroun. Les participants aux ateliers de formation ont choisi comme solutions : la transmission automatique des manifestes aux douaniers du guichet unique de transit de la Douane par les autorités camerounaises ; la création d’une aire de stationnement pour les transporteurs centrafricains à Yassa ; la mise en œuvre des mesures incitatives du point de vue des salaires, du plan de carrière pour motiver les douaniers aux fins de leur permettre de bien sécuriser et renflouer la caisse de l’Etat ; la formation dans les domaines spécifiques comme la lutte contre les stupéfiants et des médicaments contrefaits ; le recrutement d’autres agents d’exécution à la Douane ; la réhabilitation du poste de contrôle douanier du pk 26 ; la dotation de la Douane en moyens roulants, en outil de communication et équipements spécifiques (torches, marquages à décharges électroniques, gilets de protection, ballons gonflables de secours…).

 

La Douane centrafricaine, un grand chantier Comme on le voit, beaucoup de chemin reste à parcourir pour la Douane centrafricaine. Frappée de plein fouet par la dernière crise militaro-politique, cette structure se doit de sortir la tête de l’eau à cette ère de la dématérialisation des administrations douanières marquée par la promotion du concept « douane numérique ».

 

C’est pourquoi, la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects gagnerait « à saisir l’opportunité qu’offre la Banque Mondiale pour préparer la mise en œuvre de la nouvelle procédure de transit communautaire », a souligné Frédéric Théodore Inamo. Notons que la Banque Mondiale a toujours été au chevet de la Douane centrafricaine. Appui d’autant plus justifié que les recettes de la Douane centrafricaine représentent plus de 40% du budget de l’Etat. Aujourd’hui, la Banque se propose d’injecter d’autres milliards de francs CFA dans les projets de réforme de cette Douane, dans le but d’aider la RCA à sortir du marasme économique.

 

Source : Cellule de la Communication du PFTT-CEMAC-Composante Centrafricaine

Les Douaniers centrafricains recommandent de mesures vigoureuses pour sauver leur maison

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 20:26

 

 

Communiqué de presse

 

24 JUIN 2016

 

Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge exprime sa vive préoccupation face au regain de violences observé ces derniers jours à Bangui et dans plusieurs villes et localités de la République centrafricaine (RCA) et leurs conséquences sur la situation humanitaire déjà très difficile des populations civiles.

 

« Nous appelons toutes les parties ainsi que les acteurs impliqués dans les violences à épargner les populations civiles et les combattants qui ont cessé de se battre », affirme Monsieur Jean-François Sangsue, chef de la délégation du CICR en RCA.


« Face à la hausse de criminalité dans le pays, laquelle affecte toutes les couches de la société, nous insistons sur le fait que les travailleurs humanitaires ont besoin de sécurité pour être en mesure d'apporter soutien et assistance aux plus nécessiteux », déclare Monsieur Antoine Mbao Bogo, président national de la Croix-Rouge Centrafricaine (CRCA).


Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est représenté en RCA par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, le Comité international de la Croix-Rouge, la Croix-Rouge Centrafricaine, la Croix-Rouge française et par le Croissant-Rouge du Qatar.

 

Pour la CRCA : Antoine Mbao-Bogo, Président national


Pour la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge :

Richard Hunlede, représentant-pays

 

Pour le CICR : Jean-François Sangsue, chef de délégation

 

Informations complémentaires :


Germain Mwehu, CICR Bangui, tél. : +236 75 64 30 07

République Centrafricaine: La Croix-Rouge s’inquiète pour les populations civiles et ceux qui leur portent assistance

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 20:43
Obsèques de Mme Tanga née Jeanne Matrou Yangbanga
Obsèques de Mme Tanga née Jeanne Matrou Yangbanga

 

Elle a été inhumée au cimetière familial au village Gbango au PK 40 Route de Damara

 

Vie militante

 

  • Militante de la première heure du MLPC
  • A gravi tous les échelons, de la cellule au Bureau Politique en passant par l’OLFC devenue MLFC
  • Conseillère politique nationale (CPN) du Haut-Mbomou
  • Directrice Régionale de Campagne pour le Mbomou et le Haut-Mbomou lors des dernières élections
  •  

Vie associative

 

  • Membre du CIAF/Centrafrique
  • Membre du Comité Ad hoc chargé de la préparation du Congrès de l’OFCA
  • Membre de la Fraternité St Joseph

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 20:05

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2016-06-25 13:55:14 Les membres du gouvernement et du cabinet présidentiel réfléchissent depuis ce samedi à Bangui, sur le processus de mise en place de la Commission vérité, justice, réparation et réconciliation en Centrafrique.


La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine, Diane Corner, mentionne que ce mécanisme de résolution de conflit répond bien au contexte centrafricain.


‘‘La Commission vérité, justice, réparation et réconciliation en Centrafrique apparait comme un ensemble de mécanisme permettant de sauver des situations conflictuelles graves, ou encore confirme des objectifs réalistes permettant d’échapper à l’escalade de la violence et de la vengeance’’, a déclaré Diane Corner.


Et d’ajouter : ‘’Je pense que ces définitions répondent à la situation actuelle de la République centrafricaine qui vient de connaître des situations de conflits et qui sont est résolues’’.


Selon elle, ce mécanisme judiciaire permet aux victimes collectives et individuelles de faire connaître leur souffrance et de pouvoir décider de leur avenir. 


Il offre aussi, poursuit-elle, une occasion historique unique aux décideurs actuels et aux citoyens centrafricains de rechercher la vérité sur tout ce qui a divisé la société et de mener avec succès le processus de la réconciliation. 


En séjour ce samedi à Bangui pour une visite du travail, le vice-président de la Commission-Paix et Sécurité de Burundi, membre du Parlement de la Région des Grands Lacs, Simon Bizimungu a exprimé la ferme détermination du parlement des Grands Lacs à soutenir les nouvelles autorités centrafricaines et les à encourager dans certaines initiatives relatives à la reconstruction du pays.


« L’objectif de notre mission est d’évaluer et apprécier les projets réalisés dans le domaine de la consolidation de la paix en République Centrafricaine », a-t-il dit. 


Simon Bizimungu a apprécié à sa juste valeur les élections qui se sont déroulées en République Centrafricaine, et qui ont abouti par la mise en place de nouvelles institutions.

Il a rappelé que certains parlements de la sous-région des grands lacs ont eu par le passé des expériences similaires à celles qu'a connues la République Centrafricaine. 

Il estime que les parlementaires de la région des grands lacs, par leurs expériences, peuvent aider la République Centrafricaine à se reconstruire.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=4856003#sthash.oxThsFFE.dpuf

Bientôt une commission justice et vérité en Centrafrique

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 19:57

 

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 25 JUIN 2016

 

BANGUI, 25 juin 2016 (RJDH)—Dans sa déclaration vendredi 24 juin 2016 après la libération des six policiers retenus en otages par des groupes armés au KM5 à Bangui, le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera s’est montré ferme face aux groupes armés dans le pays. Touadera a qualifié de provocation ces actes ‘’inacceptable pour défier l’autorité de l’Etat’’.

 

Le chef de l’Etat Centrafricain, en rappelant les derniers faits, pointe du doigt un groupe se réclamant d’auto-défense dans les 3e et 5e arrondissements de Bangui, « il est connu qu’il s’agit d’un groupuscule de personnes entretenant des milices armées dans les 3e et 5e arrondissements, notamment : Haroun Gaye, Issa Capi alias 50/50, Abdel Abdoul, Abdoul Danda, ALMERY Matar alias Force et tant bien d’autres… », a précisé Faustin Archange Touadera.

 

Pour le président Touadera, il s’agit là de la provocation pour « pousser le gouvernement à agir pour qu’ils mettent la ville à feu et à sang et pour qu’une fois de plus l’on crie aux victimes. Voilà ce que recherchaient les auteurs de cet acte crapuleux et terroriste. J’ai prêté serment devant le peuple de faire rétablir l’ordre et la sécurité sur l’ensemble du territoire national. Je ne faillirai pas à mon devoir », a déclaré avec une certaine fermeté le président.

 

Le président centrafricain a ajouté qu’il ne peut accepter que des bandits troublent impunément l’ordre public et menacent la sécurité, « je mets en garde tous les auteurs et commanditaires de ces crimes crapuleux et les préviens qu’ils répondront de leurs actes devant la justice. Il n’y aura pas d’impunité. Je dis à tous les chefs des groupes armés qu’il faut cesser le désordre et les provocations inutiles. L’ordre doit maintenant régner », a-t-il martelé.

 

Cette prise de position du président Touadera intervient alors que le pays est replongé dans des violences. Certaines villes de provinces et la capitale Bangui connaissent une flambée de violence.

 

Après son investiture le 30 mars et la mise en place du gouvernement le 11 avril dernier, la présidence a ouvert des négociations avec les groupes armés afin d’obtenir leur adhésion au processus du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR), une autre étape cruciale pour le retour de la sécurité en Centrafrique. Parallèlement au processus du DDRR, la restructuration des Forces Armées Centrafricaines a été mise en marche.

 

Dans une déclaration faite le 16 juin par le premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, il avait dénoncé le projet d’un coup d’Etat, trois jours avant le rapt des policiers dans le KM5. Plusieurs villes de provinces, notamment Ngaoundaye, Batangafo, Ouandago, Kabo…ont enregistré des affrontements entre les fractions des ex-Séléka et des attaques contre les civils.

Centrafrique : Touadera affirme une fermeté face aux groupes armés

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 19:51

                                                                                                                  

 

Ma chère patrie a renoué avec les démons du passé : l'insécurité, des enlèvements, des vols, des populations encore déplacées, la nouvelle dimension de prise d'otage, des affrontements armés, des morts, des larmes, des familles endeuillées etc... Les centrafricains sont fatigués de tout ça, mais toutes ces hostilités vont prendre fin quand ? Qui a intérêt à ce que les hostilités militaires reprennent ? La constitution n'a t-elle pas spécifié expressément que la personne humaine est sacrée et inviolable ?

 

Depuis l'avènement des nouvelles autorités, nous avons constaté que des efforts mesurés ont été faits mais ces derniers sont insuffisants pour la consolidation des acquis de la paix. Les nouvelles autorités n'ont pas intégré le caractère exceptionnel de l'héritage et gèrent le pays comme si elles ont hérité d'un pays normal. A situations exceptionnelles, solutions exceptionnelles. Au delà de toutes considérations, nous nous réjouissons du communiqué de presse de la présidence de la République qui a fermement condamné la recrudescence de l'insécurité.

 

Il en est de même pour la présidence de l'assemblée nationale qui en plus de la condamnation a pris une décision proportionnée en convoquant une session extraordinaire pour faire des propositions au gouvernement. Ce dernier qui ne semble pas se préoccuper véritablement de l'insécurité doit lier l'acte à la parole au lieu de se contenter qu'à la réorganisation de son cabinet. Le gouvernement n'a t-il pas la notion du "choix du moment" ? Ce moment est-il propice pour prioriser les nominations dans les cabinets ? Le pouvoir a été élu sur la base d'un projet de société. A ce titre, vous ne devrez pas attendre deux mois pour mettre en place votre cabinet ?

 

Ce laxisme chronique et épidémique caractérisé par une indécision, une hésitation confirme l'amateurisme et le statuquo de la situation sécuritaire dans notre pays. On constate un mélange total de pinceaux, un manque de préférence dans les priorités démontre une non-préparation à exercer la fonction. Pendant que les centrafricains pleurent, meurent, enterrent leurs morts, la primature chargée de mettre en oeuvre les orientations politiques définies par le President de la République se contente de partager des postes en élargissant le gouvernement à 39 ministres selon la lecture juridique de l'article 2 du décret réorganisant le cabinet du chef du gouvernement.

 

Au regard du contexte socio-politique actuel, ce pays avait-il vraiment besoin de 39 ministres ? A t-on pensé aux conséquences sur le maigre budget de l'Etat ? Nous espérons que le bilan des 100 jours leur permettra de faire une évaluation à mi parcours et de redéfinir les nouveaux objectifs pour aboutir à des résultats escomptés. A défaut d'oubli, nous pouvons nous permettre de vous rappeler que l'urgence demeurent le rétablissement et la consolidation de la paix, la restauration de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire national, et de procéder de façon méthodique et progressive au désarmement des groupes armés.

 

Nous rappelons par ailleurs que le deuxième axe du projet de société du candidat indépendant numéro 2 aux élections présidentielles faisait allusion à la sécurisation du territoire national afin de rassurer le peuple. Cette lenteur dans la prise des décisions interroge...savait-il véritablement qu'il pouvait gagner ces élections ? En trois mois de règne, n'a t-il toujours pas compris que le souci de la communauté internationale ne se limitait seulement qu'à la mise en place d'un pouvoir légitime ? Le reste importe peu et pour preuve, la France a annoncé le retrait des forces "sangaris" automatiquement après son investiture alors qu'elle savait pertinemment que les groupes armés étaient seulement cantonnés mais pas désarmés.

 

Et qu'elle savait entre autres que la Centrafrique ne possède pas une armée régulière ordonnée et hiérarchisée. La France avait déjà entrevu la recrudescence de l'insécurité, il appartient désormais à l'élu de la nation de prendre ses responsabilités vis à vis de ses électeurs. Les autorités politiques centrafricaines ne sont pas encore bien intégrées dans la culture des grandes démocraties du monde. Sous d'autres cieux et à la lecture de la recrudescence de l'insécurité, certains chefs de départements ministériels auraient déjà presenté leur lettre de démission au President de la République.

 

Pour revenir au fait, pourquoi le mode d'expression des groupes armés demeurent les armes ? N'y a t-il pas de dialogue franc avec les représentants ? Ne sont-ils pas entendus ? Il est notoire que la guerre ne peut se dissocier de l'économie car c'est un moyen de s'approprier des richesses ou de satisfaire des intérêts multiples ( politique, économique, religieux...). Face à cette situation, l'Etat doit rester uni, solidaire et ferme car la force doit toujours rester à la loi et la justice qui a vocation d'être juste doit traquer, poursuivre et traduire les auteurs, co-auteurs et instigateurs devant les tribunaux compétents. La fermeté est la règle mais il faut aussi chercher à comprendre les causes de cette crise en vue de l'éradiquer par un compromis ou une solution politique. Mais attention, ne le dites à personne, si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.                           

 

Yaoundé le 24 juin 2016.
 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections

 

DES MORTS ET ENCORE DES MORTS, FAUT-IL UN SEUIL POUR RÉAGIR EFFICACEMENT ? par Bernard SELEMBY DOUDOU

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 18:51

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

CP/SPK#15/2016

 

 

Bangui, le 25 juin 2016 - La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) salue la libération des six policiers centrafricains retenus en otage par des éléments armés.

 

La Mission salue la persévérance de l’équipe de négociateurs qui a permis la libération des otages sans nécessité de recours à la force.

 

Tout au long de cette crise, la MINUSCA a sécurisé la zone afin de prévenir d’autres incidents, contribué au bon déroulement des négociations et plaidé en faveur de leur issue pacifique, aux côtés de plusieurs acteurs centrafricains.

 

La MINUSCA exhorte la population, dont la majorité est désireuse de vivre paisiblement, à davantage œuvrer dans la recherche de la paix et la promotion du dialogue intercommunautaire.

 

La MINUSCA réitère sa conviction que la violence n’est pas un moyen acceptable de régler les conflits.

 

Dans le cadre de son mandat, la MINUSCA apporte son appui à la réhabilitation et au renforcement du système judiciaire centrafricain afin que les coupables puissent répondre de leurs forfaits conformément à la loi, et tous les citoyens bénéficier d’une justice forte, impartiale et équitable.

 

 

RCA: les policiers retenus dans le quartier PK5 ont été libérés

 

Par RFI Publié le 24-06-2016 Modifié le 24-06-2016 à 23:46

 

En Centrafrique, après plusieurs jours de négociations, les six policiers enlevés dimanche par le groupe d'autodéfense du PK5, le quartier musulman de Bangui, ont été libérés vendredi 24 juin. Cette prise d'otage était une réaction à l'interpellation lors de contrôles de routine de 26 musulmans qui n'avaient pas de papiers, parmi lesquels deux membres du groupe d'autodéfense. Ce même groupe avait pris d'assaut un commissariat du quartier lundi pour prendre d'autres policiers en otage, obligeant la Minusca à intervenir.

 

Les six policiers vont bien, ils sont en bonne santé, a indiqué le député et médiateur dans cette affaire, Hamadou Aboubakar Kabirou.

 

Un véhicule de la Minusca a transporté les policiers du quartier du PK5, où ils étaient détenus, au palais présidentiel. Le chef de l'Etat, Faustin-Archange Touadéra les a reçus en fin d'après-midi.

 

Négociations difficiles

 

La remise des otages ne s'est pas faite sans difficulté. Leur libération était initialement prévue à la mi-journée vendredi. Mais alors qu’un véhicule de la Minusca était sur place pour les escorter vers la présidence, les ravisseurs ont exigé que deux de leurs membres soient aussi transportés par la mission des Nations unies pour être entendus par le chef de l'Etat. Mais la Minusca a refusé de les prendre en charge et la libération a alors fini par capoter.

 

Les négociations ont donc continué en début d'après-midi. Le groupe d'autodéfense demandait également en échange des policiers la libération des 26 musulmans arrêtés le week-end dernier. « Ceux qui ont été arrêtés à tort seront libérés, c'est la seule garantie qui a été accordée par le gouvernement », explique Haroun Gaye, un des responsables du groupe d'autodéfense du PK5.

 

Soulagement

 

Au PK5, la population retenait son souffle depuis lundi. La libération des policiers sans violence est vécu comme une victoire, la preuve que la négociation peut triompher des armes.

 

« Plus jamais ça », confiait un habitant du quartier, membre de la médiation avec le groupe armé, à RFI. Avec d'autres personnalités du quartier, il pense aujourd'hui à mettre en place une plateforme de discussion avec le groupe d'autodéfense. L'idée est d'impliquer tous les acteurs, les jeunes, les vieux, les religieux, les commerçants, pour continuer le dialogue et « éviter de refaire les mêmes erreurs », a-t-il conclu.

 

En attendant, la vie reprend au PK5, les commerçants rouvrent leurs boutiques et les voitures vont et viennent sur l'axe principal. Surtout, les gens ont cessé de tendre l'oreille à d'éventuels coups de feu.

LA MINUSCA SALUE LA LIBERATION DES POLICIERS RETENUS EN OTAGE

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 16:34
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : L’ambassadeur des Etats-Unis appelle à la libération immédiate des policiers pris en otage

 

http://rjdh.org/   PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 24 JUIN 2016

BANGUI, 24 juin 2016—L’ambassadeur des Etats-Unis en Centrafrique Jeffrey Hawkins a appelé à la libération des policiers pris en otage. Pour le diplomate, les violences de ces derniers jours en Centrafrique, sont inacceptables. Il l’a dit dans une déclaration dont le RJDH a eu copie.

 

Le diplomate américain a qualifié d’intolérables, les violences dirigées contre la population et les forces nationales et internationales « la violence contre la population de Bangui et d’autres régions de la  RCA et contre les forces constituées de la RCA et contre les forces internationales de maintien de paix, est inacceptable, intolérable »dénonce Jeffrey Hawkins.

 

L’ambassadeur des Etats-Unis en Centrafrique dit soutenir les actions des forces nationales et internationales et il appelle à la libération rapide des policiers pris en otage « nous soutenons les efforts des services de sécurité de la République Centrafricaine et des Nations-Unies pour rétablir l’ordre. Nous demandons la libération immédiate des policiers pris en otage »appelle-t-il.

 

Tout en rassurant du soutien de son pays, Jeffrey Hawkins demande aux parties de privilégier  le dialogue « nous exhortons toutes les parties à prévaloir le dialogue et la réconciliation. Les Etats-Unis sont profondément engagés avec nos partenaires centrafricains dans la reconstruction du système judiciaire (…), dans le soutien au processus de désarmement et de la réforme du secteur sécuritaire. Je tiens à vous rassurer que nous restons solidaires au peuple centrafricain » témoigne le diplomate.

 

Cette déclaration est faite cinq jours après la prise en otage de six policiers centrafricains par un groupe armé du km5 qui réclame la libération des éleveurs peulhs arrêtés le 19 juin dernier à l’entrée de Bangui pour situation irrégulière.

 

 

Centrafrique : Le coordonnateur humanitaire par intérim déplore le regain de violences dans le pays

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 24 JUIN 2016

 

BANGUI, 24 juin 2016 (RJDH)— Michel Yao, coordonnateur  humanitaire par intérim a regretté la flambée de violences enregistrée ces derniers jours en Centrafrique. Ces violences, selon lui, ont occasionné des déplacements de population tout en accentuant leur souffrance. Michel Yao l’a dit dans une interview accordée le 23 juin dernier au RJDH.  

 

RJDH : Michel Yao, bonjour. Vous êtes  représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé en Centrafrique mais depuis mars dernier, vous cumulez vos fonctions avec celles du coordonnateur  humanitaire. La RCA connaît depuis quelques jours des vagues de violences à Bangui et dans plusieurs villes du pays. Quelle réaction avez-vous entant que coordonnateur humanitaire par intérim ?

 

Michel Yao (MY) : Nous déplorons vraiment la recrudescence de ces  violences. Il faut dire que ces  violences ont pour conséquence les déplacements de la population et l’augmentation de la  souffrance de cette même population. En République Centrafricaine, une personne sur deux  soit deux millions sept cent personnes ont besoin d’assistance mais la recrudescence de l’insécurité ne permet pas aujourd’hui de les atteindre toutes.

 

Aujourd’hui, nous avons environ quatre cent mille déplacés internes dans le pays et plus de quatre cent soixante-sept  mille personnes réfugiés hors des frontières de la République Centrafricaine. Il est important que la situation sécuritaire puisse permettre d’assister ces personnes  pour qu’elles vivent avec un minimum de dignité.

 

RJDH : En l’espace d’un mois, l’ONG médicale MSF a perdu deux chauffeurs. Sa base de Bambari a été aussi pillée. Ce sont des faits inquiétant non ?

 

Monsieur Michel Yao : Ceci est révoltant, c’est même très révoltant. Je dois préciser les acteurs humanitaires interviennent de façon neutre et impartiale. Ils portent secours à tous ceux qui sont en difficulté sans tenir compte de son appartenance. Ces attaques nous révoltent. En réalité, ce sont, en fait les personnes en difficulté qui sont pénalisées. Nous disons aussi que ces attaques constituent une violation du droit humanitaire international. Nous espérons que cela ne restera pas impuni. Nous voulons exprimer nos sympathies à l’organisation Médecins Sans Frontières (MSF) qui en quelques semaine, perd deux personnes. Nous appelons  les groupes armés à respecter les activités humanitaires mais aussi le personnel humanitaire dont le travail est d’assister la population centrafricaine sans exception.

 

RJDH : Comme vous le reconnaissez, les besoins humanitaires sont de plus en plus croissants en Centrafrique. La saison pluvieuse n’est pas un handicap pour les humanitaires qui opèrent dans les zones qui sont difficiles d’accès pendant cette période ?

 

MY : Nous, acteurs humanitaires avons des activités de réponse et également celles de préparation qu’on appelle des plans de contingence. Avant la saison des pluies, nous avons des activités préparatoires qui nous permettent sur le plan médical, de prépositionner des médicaments et autres intrants nécessaires dans les zones difficiles d’accès pendant la saison sèche. Aussi grâce à la générosité de certains donateurs, nous avons quelques moyens logistiques notamment des avions qui nous permettent de déployer  des kits dans ces zones à cette période. En ce moment, nous sommes en train de déployer des médicaments dans le nord  précisément à Ngaoundaye pour répondre à la situation des personnes déplacées et  blessées à l’issue des affrontements des groupes armées.

 

RJDH : Le financement des actions humanitaires est aujourd’hui estimé à 15%. Comment expliquez-vous ce faible financement face à l’énormité des besoins ?

 

MY : Nous sommes préoccupés par ce faible financement parce qu’il signifie qu’on ne peut pas atteindre les personnes en difficulté dans le pays. Nous parlions tout à l’heure de plus de la moitié de la population centrafricaine qui a besoin de l’assistance humanitaire.  Les besoins sont estimés cette année, à près de cinq cent trente un millions de dollars  ce qui fait un peu plus de trois cent neuf milliard de francs CFA. Ce sont des montants énormes qui se justifient par le fait qu’on met tout en œuvre pour atteindre la population.  Le manque de financement va se traduire effectivement par le manque de service à cette population qui en a besoin de nos services notamment ceux concernant la santé, les vivres, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Nous appelons la communauté internationale  à avoir un regard beaucoup plus attentif sur les appels en faveur de la République Centrafricaine parce que nous avons vu les contributions dégringolent depuis le pic de la crise en 2014 jusqu’à ce jour.

 

RJDH : Qu’est-ce qui retarde la nomination d’un nouveau coordonnateur Humanitaire principal après la démission de l’ancien en mars dernier ?

 

MY : Le processus est  en cours, il faut prendre la bonne personne pour le bon métier et cela n’est souvent pas aisé. Je pense que nos collègues, les responsables au niveau des Nations-Unies à New-York en sont pleinement conscients. Mais les activités humanitaires ne sont jamais interrompues sur le terrain. Nous assurons toujours la coordination et l’évaluation de la situation humanitaire. Nous prévoyons dans les semaines à venir, revoir notre plan de réponse pour l’adapter à la situation  humanitaire actuelle.

 

RJDH : Je vous remercie.

 

MY : Merci.

 

Propos recueillis par Angela Pascale Saulet Yadiberet et Fridolin Ngoulou

 

 

Centrafrique : Un agent de l’ONG PNRM tué à Kaga-Bandoro par des hommes armés

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 24 JUIN 2016

 

BANGUI, 24 Juin 2016 (RJDH)—Un cadre de l’ONG Person in Need Relief Mission (PNRM), a été tué ce matin vers minuit à Kaga-Bandoro par des hommes armés. L’ONG a suspendu ses activités en réaction à cet assassinat.  

 

Jean Célestin Mandazou, c’est le nom de l’agent  de l’ONG Person in Need Relief Mission (PNRM) tué par ces hommes armés. Ingénieur agronome de formation, il est  recruté comme assistant en chef du ‘’projet agro ‘’ et affecté à Kaga-Bandoro depuis le samedi 19 juin 2016.

 

Le chef de mission de l’ONG PNRM, Thierry Ezéchiel Yongo parle d’acte criminel perpétré contre sa structure « ils sont venus alors que notre collaborateur était dans un camp de passage en entendant d’avoir un logement. Ils l’ont dépossédé de ses biens. Malgré qu’il porte le logo de l’ONG, ils ont tiré sur lui et il est mort sur le champ. Il s’agit d’un acte criminel qui est dirigé contre notre organisation », a-t-il expliqué.

 

Le responsable de cette ONG annonce la suspension de leurs activités en réaction à cet acte « nous avons suspendu nos activités sur tout le territoire ». Selon des sources concordantes, le corps a été ramené à Sibut à bord du véhicule du préfet. L’ONG a dépêché un véhicule qui doit acheminer la dépouille à Bangui.

 

L’ONG PNRM, installée en Centrafrique depuis septembre 2014, mène des activités dans les domaines de la sécurité alimentaire,  de l’éducation. Elle est présente  dans une partie de la Ouaka, de la Nana-Gribizi et de l’Ouham. Cet incident intervient après la tuerie du chauffeur des Médecins Sans Frontières (MSF), vendredi 18 juin dernier.

 

 

Centrafrique : Deux personnes kidnappées lors de l’attaque d’un village proche de Dekoa par des hommes armés

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 24 JUIN 2016

 

DEKOA, 24 juin (RJDH)—Un groupe armé assimilé à une des tendances de l’ex-Séléka a attaqué, le 23 juin dernier le village Mbimbi situé à 25 kilomètres de la ville de Dekoa sur l’axe Mala. Selon les informations du RJDH, deux personnes ont été kidnappées lors de cette attaque.

 

De sources locales, les assaillants ont attaqué le village vers 10 heures du matin. Un habitant de Mbimbi qui a réussi à rejoindre la ville de Dekoa, le village a été pillé « quand ils sont entrés dans le village, ils se sont mis à tirer. Prise de peur, la population s’est enfuie. C’est là qu’ils ont pillé tous les greniers. Des maisons ont aussi été pillées » a-t-il expliqué avant de confirmer l’enlèvement des deux personnes « deux jeunes du villages ont été pris en otage. Ce sont ces jeunes qui ont transporté les effets volés » confie-t-il.

 

 La même source a indiqué que la majorité de la population est restée en brousse après le départ des assaillants « le village est presque vide. La majorité de la population est encore en brousse par peur. Les gens ne veulent pas aussi prendre des risques pour venir à Dekoa » précise-t-elle.

 

Selon les informations RJDH, un groupe d’hommes armés se réclamant de l’ex-Séléka est basé entre  la commune de Mala et le Village Bedambo, proche du village attaqué. Des sources proches de la municipalité de Dekoa soupçonnent ce groupe d’être à l’origine de cette attaque. Difficile de confirmer cela.

 

Depuis le samedi 19 juin, une équipe d’éléments de l’UPC de Ali Daras est arrivée dans la ville de Dekoa. Aux dernières nouvelles, ces combattants ont nettoyé une concession proche de l’antenne de Télécel pour l’occuper. Depuis leur arrivée, aucun incident n’est signalé dans la ville.

 

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 13:06

 

 

Par RFI  23-06-2016 Modifié le 23-06-2016 à 14:23

 

Selon les informations de RFI, six policiers sont encore détenus par le groupe d'autodéfense du PK5, le quartier musulman de Bangui. Il proteste contre l'interpellation dimanche lors de contrôles de routine de 26 musulmans qui n'avaient pas de papiers. Parmi eux, deux membres du groupe. C'est ce même groupe qui avait pris d'assaut un commissariat du quartier lundi pour prendre d'autres policiers en otage, obligeant la Minusca à intervenir. L'opération militaire avait fait au moins sept morts et treize blessés, selon le ministre de la Sécurité, Jean-Serge Bokassa. Les policiers avaient pu être exfiltrés. Mais cette fois, le groupe d'autodéfense refuse toujours de libérer ses otages.

 

« Ils vont bien mais ils ne sont pas encore libérés », affirmait mercredi Hamadou Aboubacar Kabirou. Ce député de Bambari réside au PK5. Il joue les médiateurs dans cette affaire. « Je les ai rencontrés, ils sont là au Kilomètre 5, c’est cinq chrétiens et un musulman. Ils sont là ensemble et en bonne santé : ils mangent bien et ils dorment bien », assure-t-il. Le député a ensuite été retenu à son tour pendant plusieurs heures mercredi après-midi avant d'être relâché, mais ne jette pas l'éponge pour autant. Il va conduire tout à l'heure une délégation auprès des autodéfense, avec d'autres élus, des responsables religieux, des délégués des commerçants. Ils veulent essayer de convaincre le groupe de relâcher les otages.

 

« Nous voulions avoir quelques éclaircissements », affirme l'un des responsables du groupe d'autodéfense du PK5, qui demande la libération des 26 musulmans arrêtés dimanche lors des contrôles d'identité. « Il faut que l’Etat présente les 26 détenus officiellement et on les libèrera. Sinon, on ne les libèrera pas. Il n’y a pas de chantage, c’est la vérité. Nous on ne veut pas d’argent, on ne veut pas de poste. On veut juste être considérés comme des êtres humains comme eux », justifie-t-il.

 

Selon le ministre centrafricain de la Sécurité, « tous ceux [parmi les musulmans arrêtés dimanche, ndlr] qui n'avaient pas de papiers ont déjà été relâchés. Mais les deux membres du groupe d'autodéfense [à l'origine de cette nouvelle prise d'otage, ndlr] seront poursuivis. La justice fera son travail », assure Jean-Serge Bokassa qui appelle à la libération des otages.

 

Le quartier paralysé

 

En attendant, les négociations s’enlisent et la lassitude se fait sentir. Les commerçants du PK5 veulent rouvrir leurs boutiques. Depuis dimanche, le marché du quartier est à l’arrêt et toutes les activités sont comme paralysées. Mercredi, les magasins ont rouvert quelques heures, mais des mouvements de tension et des coups de feu dans la matinée ont eu raison de cet élan.

 

Les commerçants sont directement impliqués dans les négociations avec le groupe d’autodéfense qui détient les policiers. Depuis plusieurs jours, une médiation a donc été mise en place par des membres de la société civile. Aux côtés du député Ahmadou Aboubacar Kabirou, on trouve des représentants des jeunes du quartier et aussi le président de l’ACK5, l’association des commerçants.

 

Mais la lassitude est grande dans le quartier qui a déjà souffert de lourdes pertes lundi. La fermeture durable des commerces rappelle les jours les plus sombres du conflit, ceux de l’isolement, quand le PK5 était une enclave au cœur de la capitale.

 

Dans un communiqué, la Minusca demande également la libération immédiate et sans condition des six policiers.

 

Centrafrique: des policiers toujours retenus en otage dans le PK5

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