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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 11:16

 

 

 

 

08/10/14 (Reuters)

 

Les miliciens chrétiens anti-balaka de République centrafricaine réclament la démission de la présidente Catherine Samba Panza et du premier ministre Mahamat Kamoun et ont demandé à leurs deux ministres de quitter le gouvernement.

 

"Face à la situation chaotique en République centrafricaine, (...) la coalition décide (...) de demander le départ de Catherine Samba Panza et de son Premier ministre", a déclaré hier soir Edouard-Patrice Ngaissona, qui dirige la coalition anti-balaka. Dans un communiqué, il reproche à la présidente par intérim de n'avoir pas libéré plusieurs membres de la milice chrétienne arrêtés à Bangui et d'avoir détourné, selon lui, de l'aide financière fournie par des pays voisins.

 

Il accuse aussi Catherine Samba Panza de vouloir faire revenir en Centrafrique les soldats tchadiens qui se sont retirés en avril dernier de la force de paix africaine après avoir été accusés de violer les droits de l'homme et de favoriser les miliciens musulmans de l'ex-Séléka.

 

Dans un autre communiqué publié également hier, les anti-balaka donnent 72 heures à leurs deux ministres pour démissionner du gouvernement, faute de quoi "ils seront considérés comme des ennemis du peuple et traités en conséquence".

 

Le porte-parole du gouvernement, Modibo Walidiou Bachir, dans une interview à la radio, a rejeté les accusations de corruption lancées par Edouard-Patrice Ngaissona. Des élections sont prévues en février prochain mais elles pourraient être repoussées en raison de la poursuite des violences.

Centrafrique : le pouvoir perturbé
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Centrafrique-Presse.com
8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 09:36

 

 

 

 

Par RFI  08-10-2014 à 05:13

 

 

Hélène Le Gal, la conseillère Afrique de François Hollande, a terminé hier, mardi, une visite de deux jours à Bangui. Elle a rencontré la présidente, le Premier ministre, le président du Conseil national de transition, le chef de Minusca ainsi que des ONG et d'autres personnalités.

 

La «Madame Afrique» de l'Elysée est venue soutenir les autorités centrafricaines, tout en les incitant à avancer sur l'organisation des élections ou encore le dialogue politique.

 

Les élections auront été au cœur des dossiers évoqués par Hélène Le Gal lors de sa visite. L'émissaire de François Hollande a encouragé la présidence à établir un chronogramme précis pour l'organisation d'un scrutin d'ici fin 2015, date limite que s'est fixée Catherine Samba-Panza. « On veut savoir où on en est et où on va surtout », explique un proche de la conseillère de l'Élysée.

 

Concernant le dialogue politique, Hélène Le Gal a plaidé pour l'organisation d'un dialogue qui ne soit pas simplement une grand-messe à Bangui. « L'après-élection ne se passera bien que si les discussions ont été menées sérieusement avec toutes les composantes », souligne notre interlocuteur.

 

La préoccupation de Paris c'est aussi le redressement des finances publiques. Hélène Le Gal a insisté sur la nécessité d'augmenter les recettes qui sont aujourd'hui très faibles et en dessous des minima requis par les institutions internationales. L'émissaire de l'Élysée a aussi encouragé les deux têtes de la transition à dépasser leurs divergences et à mieux s'entendre. Selon les informations de RFI, le président du CNT et la présidente Samba-Panza auraient chacun répondu positivement.

La «Madame Afrique» de l'Elysée en RCA pour encourager les autorités
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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 09:05

 

 

 

 

http://www.lavoixdelamerique.com/   mercredi, octobre 08, 2014 Heure locale: 08:00

 

Les ministres du groupe démissionneront bien mercredi après expiration de l'ultimatum ce mardi soir. La présidente de la transition centrafricaine va continuer ses activités assure sa porte-parole.

 

A Bangui, la transition déjà bien fragile va à nouveau être mise à mal ce mercredi

 

Les ministres anti-balaka vont officiellement présenter leur démission conformément à l’ultimatum du mouvement qui a prend fin ce mardi soir.

 

Sur la Voix de l'Amérique, Patrice Edouard Ngaïssona appelle toujours à la démission de la présidente de la transition.

 

Le coordonnateur national des anti-balaka affirme que des manifestations vont suivre pour obtenir le départ de Catherine Samba-Panza. En revanche, il exclut toute action militaire.

 

Après avoir observé le silence depuis l'ultimatum des anti-balaka, les proches de la présidente de la transition sont enfin sortis de leur réserve.

 

"Ces déclarations n’ont aucune incidence" pour Catherine Samba-Panza, affirme à la Voix de l’Amérique la porte-parole de la présidence centrafricaine, Antoinette Montaigne

 

Même si la transition va continuer, Mme Montaigne reconnait que le départ des anti-balaka fragilise un peu plus un pays déjà en grande difficulté.

 

Antoinette Montaigne jointe par Nicolas Pinault

Catherine Samba-Panza ne cèdera pas à l'ultimatum des anti-balaka (VOA)
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Centrafrique-Presse.com
8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 08:17

 

 

 

 


Bangui - AFP / 08 octobre 2014 08h24 - La conseillère Afrique du président français François Hollande, Hélène Le Gal, en visite à Bangui, a estimé mardi que la gouvernance financière était un chantier important pour les autorités de transition en Centrafrique, après la disparition présumée de fonds donnés par l'Angola.

Lors de cette visite éclair de 24 heures, Hélène Le Gal a rencontré la présidente de transition Catherine Samba Panza, mais aussi des responsables politiques et religieux et les partenaires internationaux de la Centrafrique.


L'un des chantiers (...) important pour les autorités de la Centrafrique, c'est celui de la gouvernance financière. Comme (...) l'Etat centrafricain n'a pas beaucoup de recettes propres, ni importantes, il y a beaucoup d'argent qui vient des bailleurs de fonds, a déclaré Mme Le Gal à l'issue d'une conférence de presse à l'ambassade de France à Bangui.


Il y a une exigence de ces bailleurs de fonds à propos de l'utilisation de ces fonds. Il faut qu'il y ait une attention grande qui soit portée à toutes ces questions là, afin de garder l'intérêt des bailleurs sur la durée, a-t-elle prévenu.


Il va y avoir prochainement une mission du FMI (Fonds monétaire international) en Centrafrique. Ce sera l'occasion d'examiner la gouvernance financière, pour que les critères bien définis soient respectés, a ajouté Mme Le Gal.


Le magazine Jeune Afrique avait affirmé fin septembre qu'une partie des 10 millions de dollars en liquide donnés par l'Angola avaient disparu dans la nature, suscitant notamment l'inquiétude des bailleurs de fonds internationaux.


La présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, a appelé mardi à ne pas lancer d'accusations hâtives, ajoutant qu'elle apporterait des détails le moment venu sur la destination de ces fonds.


La crise en cours en Centrafrique est née du renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par la rébellion Séléka, à dominante musulmane dans un pays majoritairement chrétien, qui ont pillé et placé le pays en coupe réglée jusqu'à leur départ, en janvier 2014. S'en est suivi un cycle infernal de représailles et de contre-représailles entre combattants Séléka et miliciens anti-balaka.


- Préparer les élections de 2015


Les troubles inter-communautaires se sont poursuivis depuis, même si les tueries de masse ont cessé depuis l'arrivée au pouvoir d'un régime de transition et le déploiement de troupes françaises et africaines fin 2013. 


Le pays, dont l'économie est à genoux, vit depuis sous perfusion de l'aide internationale, notamment des pays de la région comme le Congo Brazzaville et l'Angola.

La conseillère Afrique de l'Elysée a également souhaité que l'agenda de la transition soit respecté, des élections devant être organisées début 2015 pour mettre un terme à la crise.


Il faut préparer les élections et il faut que ces élections se tiennent (...) Il y a un recensement qu'il va falloir faire sur des listes qui restent des dernières élections et voir en profondeur les personnes qu'il faut inscrire et tenir compte aussi des personnes réfugiées à l'étranger, a-t-elle poursuivi.


Pour cela, a souligné Mme Le Gal, il faut permettre le retour des autorités là où la sécurité le permet, notamment les préfets, sous-préfets, magistrats et gendarmes, pour manifester le fait que les autorités reprennent pied à l'intérieur du pays. 


A propos de la situation sécuritaire à Bangui, il y a des progrès qui ont été faits (...) Je vois bien que la ville a changé, qu'aujourd'hui la vie reprend, a noté Mme Le Gal, dont la dernière visite remontait au mois de février. 


Mais il y a encore beaucoup d'enjeux de sécurité ailleurs, en province. Il y a des endroits où il y a des tensions qui sont très vives, a-t-elle souligné. 



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=525074 

Centrafrique/accusations de détournements de fonds: la France appelle à une bonne gouvernance financière
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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 02:24

 

 

 

L'ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION (AFDT) prend position sur l'affaire du détournement d'une partie du don angolais

Affaire détournement don angolais : Position de l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT)
Affaire détournement don angolais : Position de l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT)
Affaire détournement don angolais : Position de l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT)
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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 02:21

 

 

 

 

Infos pratiques

le Mercredi 8 Octobre 2014 20:45 - 22:35

France Ô

Description

Investigations

 
Magazine de reportages 

Au sommaire : 


Un air de paradis (2/4) : Centrafrique - Un documentaire français réalisé par Christine Bonnet, Christophe Resse en 2014. Après avoir essayé de sécuriser la capitale centrafricaine, Bangui, tout en multipliant les incursions dans le pays, les deux mille soldats français de la force Sangaris cherchent à apaiser la situation. 


Les enfants du seigneur (-10) - Un documentaire français réalisé par Yasmina Farber, Anne Gintzburger en 2013.

 

Depuis une dizaine d'années, les enfants soldats constituent l'essentiel des groupes rebelles qui sévissent dans la région des grands lacs en Afrique centrale. Les réalisatrices sont parties à la rencontre de Joseph Kony, un seigneur de guerre poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité par la Cour Pénale Internationale.

A voir : Investigations - Spéciale Centrafrique
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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 02:20

 

 

 

 

Par Thierry Cyprien M'pondo - 07/10/2014

 

Madame la Cheffe de l'état de transition,


C'est avec une grande consternation que la Coordination des Forces Révolutionnaire pour la Démocratie en Centrafrique (FRD), observe les actes que vous aviez posés depuis votre élection à la magistrature suprême de l'Etat, pour diriger la transition en Centrafricaine vos actes confirment suffisamment votre volonté de prolonger la souffrance du peuple centrafricain qui croyait à tort que vous étiez la personnalité la mieux placée pour lui procurer la paix et de faciliter la réconciliation entre toutes les composantes de notre nation.

 

En effet, depuis votre prestation de serment sur la base de la Charte de Transition, vous faites preuves de parjure en violant systématiquement les dispositions de ladite charte censée être votre lanterne et vous alimentez la division et encouragez la partition du pays de par vos décisions irresponsables, les détournements des Fonds, et dons des Organismes et pays amis à destination du peuple centrafricain. 

Le dernier acte en date qui confirme votre immaturité politique ainsi que votre volonté de voir le pays s’installer durablement dans l’insécurité, le conflit inter communautaire, la pauvreté et la confusion est la nomination contre toute attente de Monsieur Mahamat Kamoun au poste de Premier Ministre en violation de l’esprit de consensus et de concertation dictée par la Charte de Transition ainsi que l’esprit qui a prévalu lors du forum de Brazzaville pour vous permettre de couvrir vos malversations financière.

Comme vous pouvez le constater, cette décision qui est une défiance au peuple centrafricain et aux différentes parties à la crise centrafricaine confirme votre mauvaise foi et votre incapacité à conduire en tant qu’une bonne mère cette transition à son terme.

De même, lorsque vous organisez malgré vous une concertation avec la classe politique et les forces vives de la nation, une fois de retour dans votre arène entourée de vos conseillers, vous décidez le contraire de ce qui a été convenu. Toutes vos décisions ne sont guidées que par la satisfaction de vos intérêts personnels ainsi que ceux de vos proches. Vous faites preuve d’une prédation sans précédent. Or, c’est ce que vous reprochez à vos prédécesseurs au Palais de la Renaissance. Comme si cela ne suffit pas, vous manipulez le peuple tout en faisant croire à la communauté internationale que vous êtes capable de rétablir la cohésion nationale sur toute l'étendue du territoire centrafricain.

C’est pourquoi au nom des Forces Révolutionnaire pour la Démocratie en Centrafrique (FRD) qui s’est fixé pour seul objectif la libération du peuple centrafricain des souffrances qu’il subit depuis des décennies, nous vous demandons solennellement d’avoir la sagesse de remettre votre démission sans délai au président du Conseil National de Transition (CNT) afin de permettre au peuple centrafricain souverain de choisir, à l’issue d’une concertation véritablement inclusive et par consensus, une Centrafricaine ou un Centrafricain pour diriger la transition dans un esprit de consensus. Avec trois vice-présidents et un Premier Ministre issus de la société civile.

Nous appelons le Conseil National de Transition de prendre ses responsabilités pour organiser dans les plus bref délais des élections car la présidente est démissionnaire.

Nous mettons nos éléments en alerte et le peuple centrafricain à Bangui et dans toute l’Etendue du territoire de prendre leur responsabilité au cas où Madame CATHERINE SAMBA PANZA ne décidera pas.

Nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale et nous vous prévenons des conséquences regrettables de votre entêtement à ne pas écoutez la voix de la raison et de quitter ce fauteuil de Cheffe d’Etat de transition qui n'est pas un grenier familial.

Fait à Lidjombo, le 06/10/2014


Le Colonel, Thierry Cyprien M'pondo


Coordonnateur des Forces Révolutionnaire pour la Démocratie en Centrafrique

Autre appel à la démission de Madame Catherine Samba Panza
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Centrafrique-Presse.com
8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 02:09

 

 

 

 

Chers compatriotes et amis de la Centrafrique

 

Nous nous excusons du retard pris pour vous informer de la suite du processus des préparatifs du forum de la diaspora centrafricaine qui ont fait l’objet de trois communications à ce jour dont nous vous rappelons les thèmes développés pour mémoire dans la première partie de notre communication actuelle et dans la seconde partie le compte rendu de notre séjour à Bangui.

 

I Résumés des trois communications sur les préparatifs du forum de la diaspora

 

1-   La première communication faite en juin 2014 portait à la connaissance du public la perspective de la réalisation d’un forum de la diaspora centrafricaine pour la paix et la bonne gouvernance à travers des actions ciblées en 11 commissions thématiques qui se déclinaient comme suit :

 

       1 Commission politique et réconciliation

        2 Commission désarmement

        3 Commission recherche de financement

  4 Commission relations avec les institutions politiques et organisations           internationales.

        5 Commission cité et réseau des élus

        6 Commission entreprises

        7 Commission santé

         8 Commission sociale

         9 Commission éducation

        10 Culture et sport,

        11 Organisation de la diaspora

 

Cette première communication précisait le cadre du forum sur la base des thématiques dont l’enrichissement à travers des échanges tenant compte des expériences et compétences de chacun donnerait notre point de vue et recherche de solutions à la crise que traverse notre pays et aussi apporter notre contribution et savoir faire à sa reconstruction.

 

Même si la diaspora en tant qu’entité a souvent été absente et ne s’est jamais impliquée dans les processus de règlement des crises à répétition qu’a connues le pays, il n’en demeure pas moins qu’issue des différentes couches sociopolitiques et ethniques du pays, elle se sent aussi concernée par les souffrances et les affres de la guerre comme tout citoyen lambda  résidant au pays.

 

La passivité et le « désintérêt »  de la diaspora à s’impliquer par des actions au pays s’expliquent aussi par le peu d’empressement des différents régimes qui se sont succédés à la considérer comme un acteur de premier plan comme cela se fait dans d’autres pays en mettant en place une politique ciblée envers la communauté expatriée à travers des incitations à l’investissement, la garantie d’accès aux marchés publics, à l’administration etc.

 

L’on constate malheureusement aujourd’hui que tout centrafricain qui veut « réussir » au pays arrivera difficilement par ses propres compétences s’il n’est pas membre d’un parti politique au pouvoir ou n’entretient pas un réseau d’amis.

 

Pratiquement tous les acteurs politiques au pays qu’ils soient de l’opposition ou au pouvoir sont issus de la diaspora. Ils sont donc bien placés pour connaitre à la fois les talents dont elle regorge et aussi les difficultés que nos compatriotes même hyper formés rencontrent dans les pays d’accueil en termes d’emploi ou d’entame de projets structurants d’entreprise.

 

2 La deuxième communication faite en juillet 2014 portait sur le résumé des commissions thématiques afin de situer le public sur les objectifs visés dans ces commissions et les critères de désignation à leur tête de chacun des rapporteurs.

 

Nous avons prévu initialement commencer les rencontres en septembre afin de préparer une première réunion à Paris en octobre. Vu l’ampleur de l’organisation à mettre en place et qui nécessite à cet effet des moyens conséquents, ces dates ne pourront être tenues, les objectifs fixés demeurent cependant; un nouveau calendrier vous sera communiqué.

 

Les résumés des 11 commissions pour rappel étaient ceci :

 

1 Commission politique et réconciliation :

 

Il s’agissait d’apporter des contributions de la diaspora au projet de nouvelle constitution en cours d’élaboration par le C.N.T., les échanges de la diaspora tenant compte de ce que le pays a vécu,  permettent de proposer  le système politique  le  mieux  adapté pour garantir la stabilité  de  nos institutions, et mettre le pays à l’abri des soubresauts politiques par une bonne gouvernance et la politique de réconciliation qu’on devra mener à travers des actions ciblées.

 

2  Commission désarmement :

 

L’on peut constater qu’aucune action de désarmement n’a abouti à ce jour, Les raisons sont nombreuses, chaque camp voudrait qu’on commence d’abord par l’autre et craint d’être démuni et ne plus avoir de moyens de défense face à ce qu’il considère comme son « ennemi ».

 

L’application de la résolution 2127 des nations unies qui préconise  un désarmement coercitif global est restée lettre morte.

 

A l’heure actuelle, les actions de désarmement n’ont pas encore abouti, ce qui   démontre la difficulté  pour remplir cette mission,   la diaspora  est prête à faire des  propositions  qui seront examinées  avec ceux qui œuvrent sur le terrain.

 

3  Commission recherche de financement

 

Toutes les actions qui peuvent concourir à trouver des financements pour les projets de la diaspora et au-delà,  de l’économie centrafricaine toute entière sont sollicitées dans cette commission. L’aide internationale mobilisée pour la reconstruction du pays  doit être utilisée de la meilleure façon possible afin de ne pas laisser aux générations futures, le remboursement des dettes découlant de nos propres turpitudes (conflit armé, mauvaise gestion du pays etc.)

 

4 Commission relations avec les institutions politiques et organisations internationales.

 

 Le rapporteur de cette commission  doit être  le véritable porte parole de la Diaspora de l’Emergence.

 

Il doit communiquer et savoir traduire nos actions et projets auprès des institutions politiques et des organisations internationales. Il devra entre autre animer le site que la diaspora est en train de mettre en place pour communiquer sur ses actions.

 

            5 Commission cité et réseau des élus

 

Cette commission s’adresse à la diaspora centrafricaine aux quatre coins du monde  dont les membres se doivent d’être les portes drapeaux, les porte-paroles  pour le relais de nos doléances et actions auprès de  leurs  notables. La médiatisation du calvaire que notre pays a vécu, fait que le problème centrafricain est  connu partout sur la planète aujourd’hui.

 

Le réseau des  élus concerne nos compatriotes binationaux qui exercent comme conseillers dans des municipalités françaises et peut être aussi ailleurs.

 

Certains œuvrent déjà dans des actions concrètes en faveur du pays. Ainsi la commission « cité et réseau des élus » se doit d’être notre porte parole auprès des notables français ou autres.

 

          6 Commission entreprise

 

Cette commission comme les cinq autres qui suivent, est issue des préparatifs du forum de la diaspora de 2010. Elle regroupait six thèmes qui avaient fait l’objet de propositions après débats dans les domaines suivants :

 

  • Problèmes liés aux importations via le guichet unique de Douala,
  • Proposition d’un nouveau code des PME avec recadrage de celui existant dans le domaine des marchés publics, pour offrir des possibilités de soumissionnement à la diaspora au même titre que les autres postulants,
  • Création d’un Fonds d’investissement et d’un Centre de Gestion Agréé pour un soutien institutionnel de l’économie centrafricaine,
  •  Création des pôles d’activités ou pôles de développement dans certaines zones du pays,
  • Promotion de l’économie centrafricaine à travers l’édition des Guides économiques,
  • Création d’un site web et d’un périodique de communication au sein de la diaspora.

Cette liste non exhaustive,  constituait le volet de la commission entreprise. Nous allons la réactualiser dans le contexte actuel de sortie de crise pour des actions de  reconstruction du pays à travers des projets d’entreprise.

La commission entreprise est une des commissions phares des projets de la diaspora, qui lui permettra à travers un code de PME incitatif, de mieux s’impliquer dans les actions de créations d’entreprises au pays.

Une collaboration avec le FAGACE qui mène actuellement plusieurs actions au pays que nous n’excluons pas peut être source de créativité et de richesse au profit de nos entreprises.

Nous avions produit lors du forum de la diaspora de 2010 à la demande du Ministère des petites et moyennes entreprises, un projet de code des PME très volontariste qui mettait l’accent sur toutes les difficultés que rencontre l’économie centrafricaine en termes de :

  • création et développement des entreprises en les classant par catégories (micro, petites, moyennes et grandes entreprises) permettant  des politiques ciblées en termes d’incitation à mettre en place,
  • création de Fonds d’investissement pour pallier les insuffisances des capitaux propres, du fait des difficultés d’obtention des prêts bancaires,
  • création de bourses de sous-traitance pour favoriser l’expertise locale, vu que les systèmes actuellement en vigueur ne favorisent que les bureaux d’études étrangers pour les grandes missions,
  • révision du code des marchés publics permettant à la diaspora de faire valoir son expertise en cas d’appels d’offre publics,
  • création de Centre de Gestion Agréé, de Centre d’affaires etc. 

Toutes ces propositions sont toujours d’actualité. Leurs mises en œuvre dépendront des pouvoirs publics et des acteurs du secteur privé.

 

        7  Commission santé

 

Dans le contexte actuel de la crise au pays, cette commission devrait principalement réactualiser les actions suivantes :

  • Contrôle des filières d’approvisionnement des médicaments
  • Proposition de jumelage avec les hôpitaux occidentaux
  • Développement de la télémédecine
  • Promotion des assurances santé permettant des évacuations sanitaires à l’étranger.    
  • Aide à apporter par les médecins de la diaspora sous diverses formes à notre système de santé actuel.

 

        8  Commission sociale : solidarité et humanitaire

 

  • Proposition des mesures devant faciliter les procédures d’agréments des associations,
  • Proposition de création d’une maison des associations.
  • Financement des projets solidaires.
  •  

       9 Commission éducation

 

  • Renforcement et développement des établissements publics et privés de formation professionnelle,
  • Mobilisation des cadres qualifiés de la diaspora pour pallier le problème d’effectif dans l’enseignement

     

    10 Culture et sport,

 

  • Instauration d’une semaine culturelle et sportive à l’initiative de la diaspora. Doter de prix et de coupes les différents sports,
  • Identification et sélection des talents dans la diaspora à travers les conseils régionaux,
  • Recensement des sportifs de hauts niveaux dans les différentes disciplines sportives pour alimenter nos équipes nationales,
  • Relations avec les différentes fédérations sportives nationales.

 

11 Organisation de la diaspora

 

  • Problème de statut juridique et de règlement intérieur
  • Développements des conseils régionaux
  • Lien organique avec les pouvoirs publics
  • Création et mise en place d’un département de tutelle ou toute autre institution au pays devant gérer les intérêts de la diaspora.
  •  

Nous attendons les propositions des personnes désirant intégrer un groupe de travail afin de préparer la réunion plénière pour le lancement de nos actions et   l’adoption d’un  calendrier de travail.

 

La troisième communication faite en août intitulée Appel à la construction d’un site d’échanges de la diaspora centrafricaine

 

Il a été surtout fait part dans cette troisième communication des échanges et réactions suscités par les deux premières publications venant des compatriotes vivant dans de horizons divers tel Cuba, la Chine, la Cote d’Ivoire, la France, la Centrafrique etc.

 

Nous remercions nos compatriotes et amis qui nous ont permis de communiquer à travers leurs sites tels Centrafrique-Presse, Sozoala,  Zokwezo etc. sur les préparatifs de notre forum. Mais le fonctionnement de ces sites ne permet pas de garder en permanence nos publications en relief dans le cadre des préparatifs du forum à venir.

 

Les échanges sur le contenu des commissions ont besoins d’un cadre spécifique, donc un site bien adapté pour cela. D’où notre souhait de création d’un site d’échanges de la diaspora en rapport avec le forum où les thèmes et échanges sont visibles à tout instant.

 

Notre compatriote Esther WALIFETE nous a proposé ses services pour la création du site du forum. Nous souhaitons que d’autres compatriotes qui le peuvent échangent avec elle pour parfaire le projet qu’elle est en train de mener. 

 

C’est aussi l’une des raisons du report de nos actions, car il est souhaitable de communiquer suffisamment sur les thèmes des commissions afin de recueillir des contributions dont la synthèse sera envoyée aux diverses institutions de la République et aux acteurs de la communauté internationale qui œuvrent pour la paix chez nous.

 

Nous devons nous montrer à la hauteur des attentes que le pays a de sa diaspora et qui fait l’objet de la deuxième partie de notre communication en forme de compte rendu de notre séjour à Bangui.

 

II Compte rendu de séjour à Bangui.

 

Il s’agit en fait de deux comptes rendus qui vont dans le même sens des actions qu’entend mener la diaspora au pays. Le premier nous concerne personnellement à travers nos contacts, le second est relatif aux actions menées par notre compatriote Martin NGBODA qui suivra dans une autre publication.

 

A Libreville où nous menons deux projets parallèles, la rédaction du Guide économique du Gabon et la création d'un Centre de Gestion Agréé, nous avons eu des échanges avec certains hommes politiques de notre pays. Ils ont marqué leurs intérêts pour le forum de la diaspora sur la base des thématiques que nous avons publiés. Ils nous ont adressé leurs félicitations et souhaité que la diaspora mène le projet jusqu’au bout car à certains moments, discuter avec des compatriotes, des acteurs en apparence neutres, n'étant pas dans le microcosme politique du pays donne un autre regard de la situation socioéconomique et politique.

 

Arrivé à Bangui, il était de notre intention d’organiser une rencontre avec la classe politique, la société civile et les acteurs économiques pour annoncer les actions que  la diaspora  entend mener pour apporter sa contribution à la résolution de la crise dans notre pays et au-delà proposer un cadre permanent de réflexion pour une bonne gouvernance un genre d’observatoire de la vie socio politique du pays.

 

C’est à cet effet que la diaspora souhaite organiser un forum au pays avant les élections permettant d’interpeler les candidats à travers une charte de bonne gouvernance sur des critères qui seront établis à travers les échanges de notre communauté et devant faire l’objet d’évaluation périodique comme les sondages dans les pays démocratiques afin d’accompagner nos dirigeants dans leurs gestions du pays.

 

La plupart des interlocuteurs que nous avons rencontrés pendant notre séjour reproche à la diaspora centrafricaine de n’être intéressée que par des postes politiques, rarement d’apport de projets structurants dans le domaine de création des entreprises par exemple. Ce qui n’est pas faux.

 

Cependant la prise de conscience de la diaspora pour apporter son concours dans la résolution de la crise au pays peut s’expliquer comme suit, ailleurs les diasporas qui veulent capitaliser leurs expériences et réussites au profit de leurs pays énumèrent un catalogue d’actions relatif à la facilitation des investissements et à la libre circulation de leurs communautés expatriées.

 

Dans le cas de la Centrafrique un pays en crise, les objectifs de la diaspora ne consistent pas seulement à investir, mais à réfléchir sur les causes profondes qui créent d’instabilité au pays et de ce fait ne favorisent pas des conditions propices aux investissements qu’elle peut réaliser elle-même ou susciter par son  réseau.

 

La diaspora doit donc de ce fait s’intéresser à une bonne gestion politique et économique du pays, même si en tant qu’entité, elle  ne doit pas se substituer aux institutions en place.

 

 Les diverses rencontres.

 

La première a eu lieu avec le Directeur Général de la MOCAF où nous devons effectuer une mission de commissariat aux comptes, une rencontre riche en enseignements.

 

Mr Fréderic FERAILLE qui était initialement au Gabon a été affecté en Centrafrique il y a un an. Nous avons eu une discussion à bâtons rompus sur les projets de la diaspora tels que développés dans nos thématiques. 

 

Il pense que c’est une bonne initiative mais, demander systématiquement des exonérations pour les créations d’entreprises par la diaspora peut être contre productif selon lui car le secteur formel qui paie d’impôts n’est constitué que 20 entreprises qui assurent 80% des recettes fiscales.

 

Il est prêt à recruter des cadres de la diaspora une fois la diaspora organisée et disposant de banques de données avec des CV dans différents domaines.

 

De façon anecdotique, étant un passionné de l’eau, il montre des photos de la ville de Bangui des années 70 où les gens pouvaient s’offrir du plaisir en faisant du sky nautique au Rock Club.  Il nous a convié le lendemain à une réunion du GICA pour continuer la discussion sur la diaspora.

 

La Ministre du Commerce que nous avons rencontrée par la suite a marqué son intérêt pour une rapide étude faisabilité sur la création d’un Centre de Gestion pour accompagner le mouvement de reprise actuelle des activités.

 

Que ça soit pour les investissements de la diaspora à travers des incitations, l’accompagnement des combattants revenant à la vie civile dans le cadre du DDR ou encore pour booster l’économie dans son ensemble, la mise en place des instruments de garantie et de gestion tels le Centre de Gestion, le Fonds de garantie, le Fonds d’investissement etc. sont plus que nécessaires pour accompagner les opérateurs dans leurs quête de financement dans un cadre de suivi institutionnel.

 

La rencontre le lendemain avec le GICA après une réunion périodique avec le SANGARIS n’a pas été sans intérêt. Le GICA reproche à la diaspora comme l’ont fait d’autres avant cette rencontre de ne s’intéresser qu’à la politique et dans le meilleur des cas, une pléthore d’ONG  se rivalisant souvent dans les actions est créée sans qu’on ne voie leurs apports palpables au pays.

 

Certains pensent qu’à défaut d’expertise en Centrafrique, ils sont obligés la plupart de temps de faire venir des cadres étrangers pour les besoins de leurs entreprises. Le problème des exonérations en faveur de la diaspora est revenu sur la table à nouveau.

 

Lorsque nous avons pris la parole, nous avons déploré cette absence de concertation entre la diaspora d’une part, la classe politique et le secteur privé de l’autre. Il est vrai que les actions menées de manière isolée n'ont que peu de portée. Et de citer en exemple la conférence que nous avons organisée à Bangui il y a quelques années pour la présentation du Guide des affaires en  Centrafrique ainsi que le projet de création des Centres de Gestion. Aucune organisation patronale n’y avait pris part, ni le GICA tout comme l’UNPC.

 

Mieux encore, à l’initiative du Ministre du Commerce, nous avons saisi directement le GICA d’un projet d’étude sur le dialogue secteur privé secteur public qui est d’une nécessité en ces temps de crise afin de chercher de solutions à chaque cycle de vie de l’entreprise (création, développement, difficultés et dissolutions). Malheureusement aucune suite n’y a été donnée.

 

Pour ce qui concerne le manque d’expertise sur le marché national, nous avions proposé un code de PME qui palliait en partie cette situation. A savoir en cas d’appel d’offre publique, faute d’expertise locale, il fallait consulter la diaspora pour chercher d’expertise en son sein pour la mission préconisée.

 

A défaut d’expertise centrafricaine, tout marché gagné par un prestataire étranger doit subir une retenue de 10 %  pour financer la promotion de la PME centrafricaine. Partout ailleurs les pays protègent leurs marchés par ce principe. Pourquoi ne l'adopterions-nous dans l'intérêt de nos entreprises ?

 

Ce code de PME qui n'a pas eu l'accueil espéré reste toujours d’actualité notamment aux regards des incitations à l’investissement et accès au financement de la PME qu’il contenait.

 

Le gouvernement de transition est bien placé pour poser les meilleurs actes de la gestion future du pays. La diaspora peut aider dans ce sens.

 

Concernant les exonérations qui font craindre à certains une concurrence déloyale, les investissements de la diaspora constitués que des petites unités ne peuvent concurrencer le secteur formel à savoir celui des grandes entreprises.

 

Pour rattraper le temps perdu et montrer à quel point le dialogue est nécessaire entre des entités qui s’ignorent alors qu’elles ont des objectifs communs, le GICA promet d’apporter son concours à l’organisation de la plénière de Paris sur la préparation du forum. Le président nous a demandé de prendre contact avec leur représentante pour l’Europe Madame Guilaine PYSMIS pour les informer et voir quel concours le GICA pourra apporter à l’organisation. D’avance nous les remercions.

 

La rencontre que nous avons eue par la suite avec le Premier Ministre qui a promis s’en référer à la Présidente de transition pour étudier le cadre juridique des facilités à accorder à la diaspora peut permettre une rencontre tripartite à l’effet d’étudier au cas par cas les contours des exonérations à accorder et les conditionnalités qui en découlent. Il promet nous aider dans la mesure des moyens du gouvernement pour garantir nos initiatives de succès pour ce qui est des actions relevant des décisions politiques à prendre.

 

La Présidente qui se montre intéressée par les initiatives de la diaspora étant absente du pays, nous n’avons pu la rencontrer pendant notre séjour.

 

De même que pour le Président du CNT dont le calendrier n’a pu permettre une rencontre pendant notre court séjour. D’autant que certaines propositions de la diaspora que ce soit sur le plan de l’économie ou sur le plan politique peuvent être amenées à faire l’objet d’examen par le parlement de transition à un moment donné.

 

Nous sommes conscients des difficultés de notre pays,  aucun pays ne peut exister sans impôts à contrario trop d’impôts tuent l’impôt. C’est un juste milieu qu’il faut trouver dans le cas des investissements à réaliser dans des secteurs prioritaires où la concurrence est moindre où dans des secteurs à fortes intensités de mains d’œuvre pour accompagner les politiques en faveur des ex combattants par exemple.

 

Il appartient aux acteurs politiques et économiques d'intégrer, de faire toute sa place aux talents de la diaspora dans les stratégies de reconstruction et reprise économique du pays, comme cela se fait ailleurs.

 

La Chambre de commerce du Cameroun a organisé une rencontre avec ses adhérents pour étudier le marché centrafricain qui va bénéficier d’un apport de 136 milliards de FCFA de la communauté internationale pour financer la mission des casques bleus. Les camerounais vont fournir le marché en divers produits et services dont ne sommes pas capables de bénéficier ne fût ce du quart.

 

Financement des projets.

 

Nous avons proposé la création d’un fonds d’investissement à l’initiative de la diaspora, complété par des dons, subvention ou prêt  pour soutenir nos actions. Cette démarche vise à faire face aux difficultés de financement qu’on rencontre généralement auprès des banques de la place quand les garanties ne sont pas jugées suffisantes.

 

Le Ministre des postes et télécommunications que nous avons rencontré juste avant notre départ, a annoncé un projet de création d’une banque postale avec capital de 10 000 000 000 de F CFA qui va utiliser le réseau des Chèques postaux abandonné depuis.

 

Cette banque qui verra la participation de la Banque postale française à son capital s’implantera dans au moins 10 grandes villes du pays, ce qui n’est pas sans intérêt pour la diaspora permettant d’avoir un relais de proximité avec la famille au pays pour des projets ou toute autre chose.

 

L’union européenne que nous avons approchée également pendant notre séjour afin de solliciter son éventuel appui au renforcement de notre fonds d’investissement s’il est créé n’exclut rien. Elle attend une demande formelle le moment venu pour se prononcer.

 

Une compatriote travaillant à la représentation de Bangui s’est montrée beaucoup  rassurante quant à la possibilité d’aide de la diaspora d’autant selon elle, une expatriée travaillant jadis à Bangui qui exerce désormais au siège de l’Union européenne à Bruxelles n’a de cesse de penser à notre pays qu’elle a tant aimé et est peinée par la situation actuelle. Elle promet de faire tout ce qui en son pouvoir pour favoriser l’aboutissement des demandes d’aide venant de la communauté centrafricaine.  

 

Conclusion

Chers compatriotes et amis, comme vous pouvez le constater, le chantier de la reconstruction est vaste. Cela a besoin du concours de nous tous.

 

En ces moments difficiles de recherche de cohésion sociale surtout que le paix ne s’est pas encore durablement établie dans le pays, évitons les  querelles inutiles aussi bien  entre nous qu’avec les autorités par des initiatives qui peuvent nous détourner de notre objectif principal qui est la recherche de la paix et le redécollage économique.

 

Plus nous serons organisés sur la base de projets concrets plus il sera difficile à n’importe quel gouvernement de nous ignorer.

 

Faisons mentir ceux qui croient que la diaspora ne brille que par la parole ou la politique, joignons à nos critiques des propositions constructives pour une bonne gouvernance.

 

Nous pouvons conjuguer nos forces ensemble et nous montrer unis pour la réalisation d’un grand dessein pour notre pays. Cela peut se faire tout en gardant notre différence chacun dans son entité initiale mais avec un cadre commun de discussion pour la réalisation du forum à venir. Des thèmes seront développés sur un site d’échange à cet effet.  

 

La création d’une représentation de la diaspora au pays est plus qu’urgente et fait partie de nos priorités. Elle devra accompagner les initiatives de notre communauté expatriée et en être l’interlocutrice ou le relais suivant des modalités à définir auprès des services tant publics que privés pour suivre les projets de la diaspora au pays.

 

En ce moment où le pays est en voie se doter de nombreux moyens le pays pour relancer l’économie, la diaspora se doit d’avoir sa place et éviter des conflits avec ceux qui seront à notre écoute afin d’aller à l’essentiel à savoir la reconstruction grâce à nos apports. Faute de quoi nous passerons notre temps à jalouser d’autres communautés qui viendront d’ailleurs prendre des marchés vacants.

 

 Cordialement Bertrand KEMBA Tel 06 62 37 44 06

 

N.B. Une concertation est en cours pour fixer la date et lieu de démarrage de nos premières rencontres qui se feront sous peu.

 

 

 

Suite des préparatifs du forum de la diaspora centrafricaine compte rendu de séjour à Bangui
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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 18:47

 

 

 

 


Bangui - AFP / 07 octobre 2014 19h19 - La présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, a appelé mardi à ne pas lancer d'accusations hâtives après la disparition présumée de fonds donnés par l'Angola, ajoutant qu'elle apporterait des détails le moment venu.


Les populations ne doivent pas se fier aux rumeurs non fondées, notamment de détournement du don angolais et du supposé retour des Tchadiens dans ma garde rapprochée. Il y a des agitations purement dues à des problèmes de conquête du pouvoir et du partage des postes, a déclaré la présidente Catherine Samba Panza.

Le magazine Jeune Afrique avait affirmé fin septembre qu'une partie des 10 millions de dollars en liquide donnés par l'Angola avaient disparu dans la nature, suscitant notamment l'inquiétude des bailleurs de fonds internationaux.


Cet argent, a expliqué Mme Samba Panza dans une déclaration au palais du Conseil national de transition (CNT), a été utilisé pour assurer la sécurité du pays et la défense de la politique du chef de l'Etat, comme dans tous les pays du monde. 

Le moment venu, je donnerai les éléments de réponse. Beaucoup seront surpris de la longue liste des bénéficiaires, dont ceux qui crient aujourd'hui au voleur, a assuré mardi la présidente, qui a déjà nié toute malversation dans cette affaire. 


La coordination anti-balaka --des milices à dominante chrétienne qui avaient chassé les rebelles majoritairement musulmans de la Séléka du pouvoir en 2013, avant de s'en prendre aux civils musulmans-- a donné dimanche 48 heures à la présidente pour quitter ses fonctions, mettant en cause le détournement du don angolais et le retour des Tchadiens pour assurer sa sécurité. 


Elle a aussi demandé le départ de ses deux représentants au gouvernement.


Il nous est tous difficile de comprendre (...) (qu')il me soit demandé de démissionner pour satisfaire aux caprices des gens ayant pourtant eu une grande part de responsabilité dans la situation catastrophique actuelle de notre pays, a répondu Mme Samba Panza mardi.


La Centrafrique, ancienne colonie française riche en diamants et en uranium a plongé dans un chaos sans précédent début 2013 avec l'arrivée au pouvoir des Séléka, qui ont pillé et placé le pays en coupe réglée jusqu'à leur départ, en janvier 2014.

Mais les troubles inter-communautaires se sont poursuivis depuis, même si la situation s'est nettement calmée avec l'arrivée au pouvoir d'un régime de transition et le déploiement de troupes françaises et africaines. 


Le pays, dont l'économie est à genoux, vit depuis sous perfusion de l'aide internationale, notamment des pays de la région comme le Congo Brazzaville et l'Angola.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=524955

 

 

NDLR : C'est un secret de polichinelle qu'avant de se rendre au forum de Brazzaville du mois de juillet dernier, plusieurs politiciens avaient reçu des enveloppes de la présidence sans vraisemblablement se douter que cet argent était pris sur le don angolais. La question se pose alors de savoir si pour réconcilier les Centrafricains, il fallait les payer. C'est probablement la liste des heureux bénéficiaires de cette distribution d'enveloppes que Catherine Samba-Panza compte révéler afin de desserrer quelque peu l'étau autour d'elle. 

Accusations de détournement de fonds: la présidente centrafricaine promet des détails le moment venu
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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 17:42

 

 

  

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-10-07 14:44:16 - La coordonnatrice des affaires humanitaires en Centrafrique, Claire Bourgeois, a plaidé mardi à Bangui pour le retour des fonctionnaires dans leurs lieux de travail notamment dans les préfectures et sous-préfectures, estimant que le commandement territorial doit être en place pour que le travail se fasse correctement.


‘'En tant que Journalistes, pour le plaidoyer on compte sur vous. Il faut que l'administration soit en place. On ne peut plus se permettre aujourd'hui d'avoir des préfets et sous-préfets qui restent à Bangui. Ceux-ci ne vont pas donner un signal fort que la vie a repris'', a indiqué Claire Bourgeois, au cours d'une conférence de presse tenue au siège de l'OCHA à Bangui, en présence notamment de Maurice Azonnankpo, Responsable Protection et coordinateur principal du cluster protection, et de Bob Mc Carthy de l'Unicef.


Cette rencontre intervient au lendemain d'une mission conjointe gouvernement-Ocha, d'évaluation et d'analyse des besoins prioritaires effectuée du 30 septembre au 3 octobre dans la préfecture de l'Ouham Pendé dans le nord de la République Centrafricaine.

‘'C'est vraiment essentiel que l'administration retourne dans les préfectures et sous-préfectures. Car c'est aussi essentiel que les gens qui y travaillent puissent avoir un leader'', a-t-elle insisté. 


Après le redéploiement de l'administration sur le terrain et la lutte contre impunité, ‘'Il faut des policiers et gendarmes pour arrêter les criminels et remettre l'ordre'', a ajouté Mme Bourgeois présentant cette nécessité comme un second défi au retour à la vie pacifique en Centrafrique. 


A en croire la coordonnatrice humanitaire, le retour des réfugiés centrafricains de Cameroun et du Tchad constitue un signal encourageant pour les humanitaires qui devrait être consolidé par le gouvernement et les humanitaires. 


‘'Lorsqu'on parle de retour dans un contexte de déplacement, il y a deux facteurs qu'il faut prendre en compte. Le retour doit se faire dans la sécurité et la dignité'', a indiqué, pour sa part, Maurice Azonnankpo du HCR.

 

http://www.apanews.net/article_read-806362-les-membres-du-commandant-territorial-centrafricain-inviteeejoindre-leurs-postes.html#sthash.QU4lXFZU.dpuf

 

Les membres du commandement territorial centrafricain invités à rejoindre leurs postes
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