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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 11:40

 

 

07/03/16 (AFP)

 

Au moins dix personnes, dont une majorité de civils, ont été tuées dans des violences qui ont opposé durant plusieurs jours des groupes armés dans la région de Bambari (est), a affirmé lundi à l'AFP une source de la gendarmerie locale.

 

Des heurts avaient éclaté le 2 mars entre des anti-balaka, milices chrétiennes et animistes, et des peuls armés soutenus par d'ex-rebelles Séléka, majoritairement musulmans, après l'assassinat de deux jeunes musulmans par des individus non identifiés, a expliqué cette source.

 

"Les musulmans se sont alors lancés dans des représailles pour venger leurs frères (...) On dénombre à présent dix personnes tuées, y compris les deux jeunes musulmans dont l'assassinat a servi de détonateur", a affirmé la même source, précisant que "la majorité" était des civils.

 

Bambari connaissait un retour au calme "précaire" lundi, a-t-elle ajouté, précisant toutefois que des "vagues successives" de déplacés continuaient d'affluer des villages voisins et de brousse "où de violents affrontements ont eu lieu" les jours précédents, pour se mettre à l'abri.

 

Ville minière de l'est de Centrafrique où est installée l'une des principales factions de l'ex-Séléka, Bambari a été le théâtre de fréquents affrontements entre groupes armés qui ont fait plusieurs centaines de morts et de blessés en 2014 et 2015, ainsi que des milliers de déplacés.

 

Toutefois, ils avaient cessé depuis plusieurs mois, à la faveur de la conclusion d'un accord de cessation des hostilités entre anti-balaka et ex-séléka sous l'égide de la force onusienne Minusca, qui a déployé quelques 10.000 casques bleus dans le pays aux côtés de la force française Sangaris.

 

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion à dominante musulmane de la Séléka avait précipité la Centrafrique dans un cycle de violences intercommunautaires, culminant fin 2013 par des massacres à grande échelle et le déplacement forcé de centaines de milliers de personnes.

 

Après trois années de violences, les Centrafricains ont élu la semaine dernière un nouveau président, Faustin-Archange Touadéra, qui aura la lourde tâche de redresser ce pays à la dérive.

 

 

Centrafrique : nouveaux déplacements massifs de populations à cause des violences à Bambari

 

YAOUNDE, 08/03/16 (Xinhua) -- Le nombre de personnes déplacées à Bambari a considérablement augmenté à cause des violences meurtrières ces derniers jours aux environs de cette ville du Centre de la République centrafricaine, a-t-on appris lundi de source locale.

 

Autrefois poumon économique de ce pays pauvre et enclavé d'Afrique centrale, Bambari représente le fief du Front patriotique pour la renaissance en Centrafrique (FPRC) et de l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC), deux factions de l'ex-coalition de la Séléka, qui avait pris le pouvoir en mars 2013 à Bangui, avant d'être à son tour chassée moins d'un an plus tard.

 

Cette ville abrite aussi la base de l'un des trois états-majors dits régionaux (Bria et Kaga-Bandoro, dans le Nord, en sont les deux autres) de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), en dehors du centre de commandement de Bangui, la capitale.

 

Opérationnelle depuis septembre 2014 dans le pays en vue d'aider au retour de la paix et de la sécurité, cette mission onusienne est chargée d'assurer la protection de plusieurs milliers de personnes hébergées dans quatre sites de déplacés implantés dans cette ville et ses environs, a rapporté à Xinhua le général Joseph Zoundéko, chef d'état-major du FPRC.

 

Parmi ces sites, a expliqué l'ex-dirigeant rebelle, figurent l'ex-base de la force française Sangaris, le site alternatif de la gendarmerie centrafricaine et l'aérodrome, à 14 kilomètres du centre-ville de Bambari.

 

"Depuis jeudi, le nombre de déplacés dans ces sites a augmenté", constate le général Zoundéko, joint au téléphone lundi à Bambari.

 

C'est la conséquence de trois jours de violences commises jusqu'à dimanche par l'Union pour la paix en Centrafrique, groupe armé formé essentiellement de combattants peuls et dirigé par Ali Darass, dissident de l'ex-coalition rebelle de la Séléka et rival du FPRC de Joseph Zoundéko.

 

Ces violences menées contre les populations chrétiennes en représailles à l'assassinat d'un éleveur peul par des individus non identifiés mais soupçonnés par l'UPC d'appartenir aux milices chrétiennes anti-Balakas ont causé plus d'une dizaine de morts, d'après un bilan établi par le général Zoundéko.

 

"Pratiquement toute la population de la sortie sud de Bambari, à partir de PK10 jusqu'à peu près PK30, s'est enfuie et est allée chercher refuge dans ces sites. Le nombre est vraiment énorme. Or, depuis deux mois, la paix était revenue dans la ville et beaucoup de ceux qui avaient déserté leurs maisons avaient commencé à y retourner, déplore-t-il.

 

C'est surtout Awaké, village situé à 20 kilomètres de Bambari sur l'axe menant à Koango, qui a été la principale cible des massacres perpétrés par les hommes d'Ali Darass. "Il y a beaucoup de morts, le nombre exact n'est pas connu. Il y a aussi des dégâts matériels important, caractérisé par des destructions de maisons", a indiqué l'ex-responsable rebelle.

 

Sous le choc, la population chrétienne promet de se venger, faisant planer le risque d'une reprise des hostilités après deux d'accalmies dans cette ville, s'inquiète-t-il cependant.

 

 

En Centrafrique, des heurts meurtriers à Bambari

 

http://www.la-croix.com/  Laurent Larcher, le 08/03/2016 à 8h45

 

Une quinzaine de personnes auraient été tuées ces derniers jours dans cette ville du centre du pays.

 

Depuis mai 2014, Bambari est profondément divisée entre musulmans et chrétiens.

 

C’est une poudrière qui ne s’éteint pas, un foyer de tension et de violence qui s’embrase régulièrement. Et qui tue, aveuglément et sans distinction, des chrétiens et des musulmans pris entre deux feux.

 

Des civils fauchés dans des accrochages entre groupes armés irréductiblement ennemis, abattus dans des règlements de comptes entre alliés, victimes expiatrices organisant des expéditions punitives pour venger un mort.

 

Face à face meurtrier

 

Les raisons de perdre brutalement la vie sont nombreuses à Bambari. Cette fois, c’est l’annonce de l’enlèvement de deux musulmans, début mars, qui a mis le feu aux poudres. Des Peuls se sont vengés sur des chrétiens.

 

En réaction, des anti-balaka se sont à leur tour attaqués à des musulmans. Bilan des affrontements et des représailles, une quinzaine de morts et des centaines de personnes ayant fui en brousse ou rejoint un camp de déplacés, le temps que les esprits se calment.

 

Depuis mai 2014, Bambari est littéralement coupée entre chrétiens et musulmans. Les deux communautés se font face et se portent coup sur coup. Tombée entre les mains de la Séléka – l’ex-coalition rebelle – en décembre 2012, cette ville a été gérée par les rebelles musulmans d’une main de fer pendant plus d’un an.

 

Les responsables des communautés catholiques, protestantes et musulmanes ont eu beau s’unir dans une plateforme inter-religieuse pour éviter les divisions et travailler à la cohésion sociale, le divorce entre les communautés n’a pas été conjuré.

 

Stratégies et instabilité

 

Pour la Séléka, Bambari est d’une importance capitale : elle est le verrou qui ouvre la porte du nord-est, et elle est entourée de mines d’or aux bénéfices juteux pour ceux qui les contrôlent. Au printemps 2014, la rébellion musulmane choisit d’y établir son état-major.

 

La perspective d’être désarmée par les forces internationales et l’arrivée dans la ville de la force Sangaris jugée favorable aux groupes anti-balaka radicalisent les plus extrémistes à partir du mois de mai 2014.

 

Minée par des tensions internes, des rivalités de leadership, la Séléka à Bambari est incapable de parler d’une seule voix. Parmi ces groupes, l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Daras, et les milices peules composées de chasseurs traditionnels et de déplacés.

 

Les anti-balaka ont fait leur apparition dans la région au printemps 2014. Ils sont arrivés dans le sillage de la force Sangaris. Depuis, plusieurs milices anti-balaka sèment la terreur dans la ville et dans la campagne, s’attaquant en premier lieu aux musulmans isolés.

 

Un avenir précaire

 

Le cycle de violence actuel est-il lié à l’évasion, en février, d’un leader anti-balaka particulièrement cruel, arrêté par les casques bleus de la Minusca en janvier 2016 ? C’est possible, selon les témoins.

 

En attendant, cet épisode ultra-violent montre combien la paix est fragile en Centrafrique. Pour le nouveau président Faustin-Archange Touadéra, élu le 14 février avec 62,69 % des voix, le défi sécuritaire est immense.

 

À Bambari, mais pas seulement. Malgré la visite réussie du pape François, en novembre 2015, et une élection présidentielle relativement apaisée, la Centrafrique reste encore un pays extrêmement divisé par plus de deux ans de crise ouverte.

 

À cela s’ajoutent les incursions d’autres mouvements rebelles, qui profitent du chaos centrafricain pour trouver refuge dans le pays, et poursuivre des activités criminelles.

 

Selon deux ONG américaines, Invisible Children et The Resolve LRA Crisis Initiative, la guérilla ougandaise de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) a enlevé plus de 200 personnes dans l’est de la RCA, depuis le début de l’année. Dont 54 enfants.

 

Laurent Larcher

 

 

 

 

Centrafrique : au moins dix morts dans des violences entre groupes armés dans l'est
Centrafrique : au moins dix morts dans des violences entre groupes armés dans l'est

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 11:29

 

 

NEW YORK (Nations Unies), 08/03/16 (Xinhua) -- Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon se dit profondément troublé par l'ampleur et la nature des violations subies par les enfants au cours de vagues successives de violence en République centrafricaine, dans un nouveau rapport sur la situation des enfants dans ce pays publié lundi.

 

Ce rapport décrit des violations généralisées et des actes de violence horribles commis entre janvier 2011 et décembre 2015 contre les garçons et les filles.

 

"En 2013 et 2014, au plus fort de la crise, les enfants ont été victimes de violations extrêmement graves commises dans un climat d'impunité totale, conséquences de l'effondrement et de la désintégration de la majorité des institutions de l'Etat", a déclaré la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, Leila Zerrougui.

 

L'ONU a documenté le meurtre de 333 enfants et la mutilation de 589 autres dans des attaques brutales visant les communautés à des fins de représailles ou pour d'autres motifs. Au cours de vagues successives de violences intercommunautaires alimentées et manipulées par des dirigeants politiques, les enfants ont été ciblés en raison de leur appartenance religieuse. Les Nations Unies estiment que des centaines de garçons et de filles ont été tués ou blessés à la machette, par armes à feu et d'autres types d'armes, parfois de manière extrêmement brutale. Lors d'incidents particulièrement horribles documentés dans le rapport, des enfants ont été décapités.

 

S'agissement du recrutement d'enfants par des groupes armés, l'UNICEF estimait en 2014 qu'entre 6.000 et 10.000 enfants étaient associés à toutes les parties au conflit. Les Nations Unies ont documenté une nette augmentation, conduisant au recrutement et à l'utilisation d'enfants à grande échelle depuis la crise de 2013, plus particulièrement après la prise de pouvoir par les Séléka et la montée en puissance des milices d'auto-défense anti-Balaka.

 

Les enfants ont été utilisés comme combattants, esclaves sexuels, pour effectuer des pillages et dans divers rôles de soutien. Durant les pics de violence, ils ont été vus en grand nombre, associés aux groupes armés, et souvent utilisés pour ériger des barricades et garder des barrages routiers. De nombreux garçons et filles ont été systématiquement brutalisés et les Nations Unies ont documenté des cas d'enfants utilisés comme boucliers humains ou pour attirer les forces internationales dans des embuscades.

 

S'agissant des violences sexuelles, plus de 500 cas de viols et autres formes de violences sexuelles ont été documentés par l'ONU depuis 2011.

Centrafrique : la violence incessante dont les enfants sont victimes (nouveau rapport de l'ONU)

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 19:42

 

 

 

  Par Jeune Afrique

 

Lors d'un voyage aux États-Unis, Catherine Samba-Panza a vanté son bilan et s'est dit prête à servir son pays, l'Afrique et pourquoi pas le monde.

 

Standing ovation pour Catherine Samba-Panza (CSP) lors d’un débat à l’université George-Washington, le 1er mars, dans la capitale fédérale américaine. Présentée comme une « mère courage » par les animateurs, la présidente centrafricaine a vanté son bilan et a distribué quelques tacles appuyés.

 

Morceau choisi : « Contrairement à ce qui s’est passé dans certains pays voisins, moi, au moins, je n’ai pas modifié la Constitution pour aller aux urnes ! » À ses yeux, l’action de Michel Djotodia, son prédécesseur, a été « catastrophique », ce qui n’est guère contestable. Invitée par la Banque mondiale, CSP a profité de son séjour à Washington pour rencontrer Christine Lagarde, la patronne du FMI, le secrétaire d’État John Kerry, Susan Rice, la conseillère à la sécurité nationale, le parlementaire républicain Chris Smith, ainsi que les ambassadeurs du Rwanda, de l’Angola et de la RD Congo.

 

À moins d’un mois de la fin de son mandat, elle se sent « prête à servir [son] pays, l’Afrique, voire le monde ».

Lu pour vous : Centrafrique : Catherine Samba-Panza veut encore « servir »

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 19:31
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL

 

Onze personnes kidnappées par la LRA à Obo

 

http://rjdh.org/  PAR RICHARDO DIMANCHE LE 7 MARS 2016

 

Les éléments de l’Armée de Resistance du Seigneur  de Joseph Kony (LRA) ont fait une  incursion au village Tabane situé 20 kms de Zémio sur l’axe de Bangassou-Obo, où ils ont pris en otage 11 personnes, avant de piller des biens et matériels des particuliers. L’acte s’est produit samedi le 05 mars 2016 aux environs de 9heures du matin.

 

Selon une source  locale, « la plupart des otages ne sont que des enfants ». Une ancienne otage raconte que les assaillants  ont kidnappé  11 personnes. « Mais à 20 km dans la brousse, ils ont libéré 6 sur les 11 otages et ont tué un ancien chef du village Tabane âgé  d’une soixantaine », a fait savoir cette victime.

 

Un habitant de la ville de Zémio sous l’anonymat a expliqué que « les forces ougandaises ont pris le contrôle de la localité pour garantir la sécurité de la population civile », a-t-il confié.

La population de haut-Mbomou fait de plus en plus l’objet de la LRA. Le dernier cas en date est celui d’une église brulée à Nzacko, il y a quelques semaines.

 

 

Le personnel médical du complexe pédiatrique de Bangui en grève de 3 jours

 

http://rjdh.org/ PAR CAROLE BYCEKOAN LE 7 MARS 2016

 

Le personnel soignant du complexe pédiatrique de Bangui est  entré en grève de 3 jours depuis ce matin. Le personnel de ce centre réclame  16 mois d’arriérés de salaire.

 

Gertrude Makiandakama, délégué du personnel médical au complexe pédiatrique de Bangui, a confié au RJDH que depuis 16 mois le personnel n’a pas perçu de salaire « nous travaillons dans des conditions difficiles, nos enfants sont renvoyés de l’école parce que depuis 16 mois nous n’avons rien » explique cette dernière.

 

Elle a indiqué que leur préavis a toujours été suivi de menace « au début nous avons respecté les principes en  déposant des préavis de grève auprès de la Direction  du complexe pédiatrique pour attirer son attention, malheureusement nous avons toujours reçu des menaces comme réponse », a déploré le délégué du personnel.

 

La même source a indiqué que  si  les préoccupations  ne sont  pas satisfaites, la grève sauvage va être observée. « Le service minimum serait suspendu si nous n’avons pas gain de cause », a-t-elle dit.

 

Les paramédicaux sont entrés en grève du mardi 1er au jeudi 3 mars pour réclamer du gouvernement les primes de risques.

 

 

Musulmans et non musulmans marchent pour la réconciliation nationale

 

http://www.radiondekeluka.org/  lundi 7 mars 2016 14:04

 

Les communautés musulmanes et non musulmanes de Bangui ont marché ce lundi de la mairie du 4e arrondissement pour chuter au quartier Boy-Rabe en amont. A travers cette marche dénommée « Visite inter-communautaire de PK5 au quartier Boy-Rabe », l’ONG Search for Common Ground et les responsables municipaux des 3e et 4e arrondissements entendent ainsi promouvoir le vivre ensemble dans ces deux arrondissement de Bangui qui se regardaient en chien de faïence depuis le déclenchement de la crise communautaire en 2013. 


Plusieurs centaines de personnes des différents quartiers des 3e et 4e arrondissements ont pris part à cette activité qui vise à prouver à la population que la cohésion sociale n’est pas un vain mot. Elle s’inscrit dans le cadre des activités liées à la journée du 8 mars selon Brigitte Andara, maire du 4ème arrondissement. 

« Nous avons réfléchi à la journée internationale de la femme pour voir quelle activité organisée pour attirer l'attention de la communauté internationale qui nous observe. Nous avons jugé utile de faire déplacer la communauté musulmane vers le 4e arrondissement qui est tristement célèbre. C'est un signal fort que nous voulons prouver aux gens qui continuent de stigmatiser l'arrondissement ».

L’initiative est saluée par la communauté musulmane venue du PK5.  Par la voix du président du groupe d'auto-défense,Mohamed Ali Fadoul, cette communauté souhaite la pérennisation de cette cohésion sociale.


« Nous avons travaillé avec les Comzones des ex-Antibalaka de Boeing. Les gens se promènent au Km5 jusqu'aux environs de 22 heures-23 heures. C'est pour dire aux autres arrondissements de faire comme nous ».

Le porte-parole de l’ex-milice Antibalaka converti en apôtre de paix, Emotion Brice Namsio, estime que la concorde sociale doit être l’une des priorités de Faustin Archange Touadéra, après la prestation de serment.


« Nous venons d'élire un nouveau président. Il est là pour la cohésion sociale, le vivre ensemble. Il nous appartient de nous mettre au travail pour ramener effectivement cette paix qui a quitté le peuple centrafricain depuis fort longtemps ».

« Nous en avons marre ! », crient les femmes de Bambari prises en étau


A un jour du 8 mars journée internationale de la femme, les femmes de Bambari, qui ont subi de nombreuses atrocités, ont clamé haut et fort : « Nous en avons marre ! ». Celles-ci, regroupées au sein de l'Organisation des femmes centrafricaines (OFCA) de la Ouaka, se déclarent très limitées dans leurs actions. Au cours des dernières attaques, cinq femmes ont été touchées. 


Bien que les fugitifs aient commencé à regagner leurs abris de fortune depuis samedi, des informations faisant état de la poursuite d'attaques dans la commune de Pladama-Ouaka sur l'axe Kouango multiplient les inquiétudes. Ces femmes déplorent ces récurrentes attaques et appellent l'opinion nationale et internationale à trouver une solution idoine.


Dimanche dans la commune de Pladama-Ouaka, des peuls armés ont encore tué un homme, créant la psychose générale. La veille, au moins cinq personnes ont été tuées au cours d'attaques armées. A en croire des sources concordantes, depuis jeudi le bilan de ces affrontements porte à neuf le nombre des personnes tuées. 

Les mêmes sources ont affirmé que ces peuls armés auraient encerclé la ville de Bambari,  à l'exception de la route principale menant à Bangui. Une situation qui a provoqué le déplacement massif des habitants de la commune de Pladama-Ouaka en direction de la ville de Bambari.

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 12:09
L'écrivain Bambote Makombo félicite Faustin Archange TOUADERA

 

A  

S.E.M Faustin Archange Touadera

Président de la République Centrafricaine

Bangui

 

Objet : Lettre de félicitation

 

                                                      Monsieur le Président,

 

      Je vous adresse par la présente, mes chaleureuses félicitations pour votre élection le 14 février 2016.

 

Je vous souhaite un grand succès dans votre mandat avec le vote du peuple centrafricain si courageux et si travailleur qui vous soutient.

 

Barthélémy Boganda, le Fondateur de notre cher pays nous a tracé la voie avec ces Cinq  Verbes : Éduquer, Loger, Nourrir, Soigner et nous Vêtir nous-mêmes.

 

Les recherches de notre Université, se penchant sur notre destin et c’est son rôle,  nous aidera à protéger notre territoire, nos rivières, nos forêts, à planter des arbres, à cultiver et ensemencer convenablement ce jardin qu’est la Centrafrique.

 

Les forêts, actuellement dévastées et les rivières polluées ne sont plus à l’image de celles que nous ont laissées nos ancêtres.

 

L’argent de nos  diamants, de notre or et de nos autres ressources minérales devraient servir à changer la vie de chaque enfant, chaque jeune, chaque femme, chaque  homme centrafricain .

 

La population ainsi au travail  vous  apportera son soutien et créera l’unité de ce pays.

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur Le Président de La République, l’expression de ma très haute considération.

 

Bamboté Makombo

 

Écrivain, ancien Ambassadeur de la RCA

Auprès de l’UNESCO

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 11:56

 

 

 

CONVOCATION DE PRESSE

 

7 mars 2015

 

Journée de réflexion organisée par Oxfam pour dénoncer la violence sur les femmes et les filles

 

 

Chaque jour il y a 200 cas de violences sexuelles et du genre en Centrafrique. 

L´absence des mécanismes de protection effectifs a rendu la situation des femmes et des filles insupportable. Quelle est la réalité ? Qu´est-ce que les femmes pensent ? Quelles sont les solutions ? 

 

La violence sur les femmes en Centrafrique est arrivée à des niveaux agaçants : 60.000 cas de violence basée sur le genre entre janvier et octobre 2015 c'est-à-dire en dix mois, selon une étude d´un groupe d´agences dirigé par le Fond de Population de l´ONU.  Depuis 2013, les affrontements ont renvoyé au second plan les violences chroniques contre femmes et filles,  comme le mariage précoce ou l´excision. Au même moment, le conflit a suscité des nouveaux types de violences : le viol comme arme de guerre, les attaques pendant les déplacements pour s´approvisionner en eau ou en vivres, la perte de sécurité suite à la perte des logements, terres et biens, etc.

 

La précarité des mécanismes de protection liée à l´absence de forces de sécurité et de justice rend la situation encore plus atroce pour des milliers des femmes et filles qui ont le droit à une vie en paix et sécurité.

 

À l´occasion de la Journée International de la Femme, Oxfam organise une activité dédiée à l´analyse et la revendication à Bangui et à Bimbo. On parlera de la situation légale, sociale, politique et judiciaire à l´égard des violences contre les femmes. On écoutera les témoignages des femmes et les membres des comités de protection et des associations des femmes joueront des sketchs de dénonciation.

 

8 mars, 9 heures : Croix Rouge Centrafricaine, à coté de la Mosquée Central, Pk5, 3me  arrondissement

 

 

9 mars, 9 :30 heures : Guitangola Source, Commune de Bimbo 3

 

 

Pour plus d´informations et interviews : María J. Agejas, Média Officer medocf@oxfamintermon.org, 72 85 09 55

 

 

María José Agejas| Media Officer OXFAM |Quartier SICA II, Nº667, Derrière Fédération de Scoutisme | Bangui, République Centrafricaine (CAR), Phone: (+236) 72 85 09 55 email: medocf@oxfamintermon.org, webmail: www.oxfam.org

 

AU DELA DES PAGNES et DE LA FETE : LA PROBLEMATIQUE DES FEMMES EN CENTRAFRIQUE (OXFAM)

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 11:44

 

 

Par RFI  07-03-2016 Modifié le 07-03-2016 à 03:50

 

En Centrafrique, depuis plusieurs jours les violences regagnent en intensité à Bambari, dans le centre du pays. Depuis 2014, la ville est coupée en deux. Musulmans d'un côté, chrétiens de l'autre. Anti-balakas et ex-Seleka se faisant face. Si la tension est quasi-permanente dans cette ville, depuis la semaine dernière, plus d'une quinzaine de personnes ont été tuées dans des accrochages et des représailles.

 

Ce nouveau cycle de violences et de représailles a démarré d'une manière presque habituelle à Bambari. En début de semaine, deux musulmans sont enlevés sur une route à une dizaine de kilomètres au sud de la ville.

 

Jeudi, un accrochage oppose un groupe d'anti-balakas et des éléments de l'UPC, l'ex-Seleka locale. L'affrontement se poursuit dans un site de déplacés. Il y a plusieurs morts. Des nouveaux accrochages sont signalés vendredi quand des hommes armés tirent sur un Peul. Là encore, une course poursuite s'engage et des affrontements éclatent. Samedi, nouvel accrochage.

 

En tout, selon une source humanitaire, ce sont plus d'une quinzaine de personnes, hommes ou femmes, combattants ou non, qui ont trouvé la mort dans ce regain de violences depuis la semaine dernière.

 

Et un nom revient, celui d'un certain Fally. Anti-balaka ou criminel, décrit comme voulant en découdre avec les musulmans et les éleveurs peuls, il avait été arrêté par la Minusca en janvier et remis à la gendarmerie. Début février il s'est évadé et serait très actif depuis. Les deux mouvances anti-balakas qui prévalent à Bambari affirment ne pas appuyer cet homme et son groupe.

 

A Bambari, après une accalmie en fin d'année dernière, la violence communautaire est latente depuis le début de l'année. Les incidents violents sont quasi quotidiens et les nombreux sites de déplacés ne désemplissent pas.

RCA: regain de tensions et de violences meurtrières à Bambari

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 01:04

 

 

 

Par RFI  06-03-2016 Modifié le 06-03-2016 à 20:27

 

Les rebelles de la LRA font moins parler d'eux et sont plus faibles qu'il y a quelques années, mais ils n'ont pas disparu. C'est ce qui ressort d'un rapport publié par les ONG The resolve et Invisible children. Créée dans les années 1980 en Ouganda, l'Armée de résistance du Seigneur est toujours active, essentiellement en Centrafrique et en République démocratique du Congo. Selon ces deux ONG, la LRA est capable de reconstruire une force de combat, si on lui en laisse l'occasion.

 

La LRA se livre toujours aux pillages et surtout à de nombreux enlèvements. Depuis le début de l'année, les rebelles ont capturé 217 personnes en Centrafrique. C'est quasiment deux fois que pour toute l'année 2015.

 

Souvent, ces personnes enlevées sont utilisées comme porteurs, après les pillages et sont rapidement relâchées, mais une quarantaine d'enfants sont toujours aux mains de la LRA.

 

Il est trop tôt pour dire si le groupe compte en faire des enfants-soldats, mais il faut noter que ces derniers mois, la LRA a intégré des dizaines d'enfants.

 

Les rebelles cherchent à former au moins une partie des personnes capturées, parce qu'ils ne peuvent plus recruter en Ouganda et qu'ils ont dû faire face à des défections dans leurs rangs. Ils choisissent des jeunes entre 10 et 20 ans, en bonne santé, capables de marcher longtemps, de travailler et de participer à des attaques.

 

Cela inquiète les ONG de lutte contre la LRA. Elles préviennent que le groupe est capable de reconstruire une force de combat, si on lui en laisse l'occasion, et demandent aux pays concernés, c'est-à-dire principalement la Centrafrique et la République démocratique du Congo, de prendre des mesures pour protéger les civils.

 

La LRA mène des attaques loin de ses bases pour éviter que ses chefs ne soient repérés. Par exemple, il y a peu de violences dans l'enclave de Kafia Kingi entre le Soudan et la Centrafrique, car c'est là que se trouve le leader du groupe, Joseph Kony.

 

Mode opératoire de la LRA en Centrafrique et en RDC

 

En Centrafrique, les rebelles ont mené plusieurs attaques importantes au début de l'année, ils ont pillé, brûlé un village entier et s'en sont pris aux civils. C'est nouveau : il y a quelques mois, Joseph Kony avait demandé à ses hommes de ne pas piller. Il avait mis en place une nouvelle tactique, observée surtout en République démocratique du Congo : les rebelles installent des barrages le long des routes, arrêtent de petits groupes ou juste un couple, donnent de l'argent à l'un d'entre eux pour qu'il aille leur chercher des provisions ou du matériel en ville et jusqu'à son retour, ils gardent l'autre en otage.

 

La LRA dirige aussi de petites équipes de braconniers qui ramènent des défenses d'éléphant du parc national de Garamba. En Centrafrique, c'est un autre type de trafic : les rebelles attaquent surtout des mines de diamants. Et quand ils visent directement des civils, ils choisissent le plus souvent des forêts isolées pour ne pas être repérés. 

 

lien url pour lire le rapport sur l'état de la LRA en 2016

 

http://webinvisible.wpengine.netdna-cdn.com/wp-content/uploads/2016/03/LEtat-de-la-LRA-en-2016.pdf

 

 

Extraits du rapport :

 

D. LES ENLEVEMENTS ET LE RECRUTEMENT D’ENFANTS CONTINUENT

 

Même les officiers supérieurs les plus notoires de la LRA dépendent des femmes et des enfants enlevés pour leur survie au quotidien. Les femmes et les enfants recueillent la nourriture et l’eau, cuisinent, portent les possessions de camp en camp, et servent d’épouses forcées et parfois de combattants. Kony et les autres commandants de haut rang comptent particulièrement sur les femmes et les enfants victimes captifs de longue durée (ceux qui ont passé au moins six mois en captivité dans LRA) parce qu’ils comprennent les exigences logistiques de la LRA au quotidien. La LRA est également incapable de recruter des hommes Ougandais pour remplacer ceux qui font défection ou sont tués, ce qui rend le groupe de plus en plus dépendent des personnes enlevées en RCA et au Congo pour remplir les échelons inférieurs de ses rangs.

 

La sagesse qui prévaut au cours des dernières années a été que la LRA est trop faible et désorganisée pour recruter et retenir de nouveaux captifs, créant l’impression que le groupe est toujours en baisse. Et en effet, la plupart des enlèvements de la LRA depuis 2012 ont été intentionnellement temporaires, ciblant généralement les adultes qui sont obligés de porter les biens pillés vers les camps de la LRA à distance avant d’être libérés. Cependant, depuis la mi- 2014, les commandants de la LRA ont lancé plusieurs raids ciblant les enfants, dont des dizaines ont depuis été intégrés dans le groupe.

 

L’une des opérations de recrutement les plus audacieuses s’est produite à partir de Octobre 2014 jusqu’en Février 2015, lorsque les forces de la LRA ont enlevé 17 enfants et jeunes dans les préfectures de la Ouaka et Nana-Gribizi dans l’est de la RCA qui sont plus à l’ouest que la zone opérationelle typique de la LRA. Les trois premiers enfants ont été enlevés en Octobre 2014, lorsque le groupe de Onencan Unita a enlevé et intégré deux jeunes femmes et un garçon près de Atongo-Bakari dans la Ouaka. Entre Décembre 2014 et Février 2015, un groupe de la LRA a enlevé 14 enfants supplémentaires dans le village de Morobanda dans la préfecture de Nana Gribizi, à des centaines de kilomètres de la zone normale de l’ensemble des opérations. Un an après les raids de Morobanda, les forces de la LRA ont réussi à conserver la plupart de leurs recrues forcées, à l’exception de six enfants et une femme qui ont réussi à s’échapper après des mois de captivité.

 

Au Congo, le groupe dissident de Achaye Doctor a lancé une opération de recrutement similaire au début de l’année 2015. Dans une série d’attaques contre des villes de l’ouest de la province du Bas Uélé, son groupe a enlevé environ 15 garçons Congolais et 11 jeunes femmes Congolaises. Les garçons ont depuis reçu une formation aux armes à feu et beaucoup ont été affectés comme gardes du corps aux commandants Ougandais. La plupart des filles et des jeunes femmes ont été distribuése aux combattants Ougandais comme “épouses”, tandis que l’une aurait été donnée comme “épouse” à un combattant Congolais qui a été enlevé en 2008. Il est très rare pour les combattants non-Ougandais d’avoir des “épouses” dans la LRA, mais Achaye Doctor pourrait avoir assoupli ces règles quand il s’est séparé du contrôle de Kony. Le ciblage d’enfants par la LRA s’est intensifié au cours de la vague d’attaques dans l’est de la RCA au début de l’année 2016. La LRA a enlevé 54 enfants dans l’est de la RCA jusqu’à présent cette année, dont 41 sont toujours en captivité ou sont portés disparus. Ces 54 enfants représentent une proportion exceptionnellement élevée de l’ensemble des 217 personnes enlevées par la LRA en RCA jusqu’à présent en 2016.

 

Sur l’ensemble de 2015, la LRA a enlevé 113 personnes dans l’est de la RCA, seulement 16 d’entre eux étaient des enfants. Il est trop tôt pour estimer la probabilité que les commandants de la LRA vont essayer d’intégrer les enfants enlevés au cours des dernières semaines dans le groupe en tant qu’enfants soldats et ouvriers de camp ou bien les libérer après une période plus longue que d’habitude après avoir transporter les biens pillés. Les opérations de recrutement par des groupes de la LRA à la fin de l’année 2014 et au début de 2015 suggèrent que la LRA chercherait à former au moins une partie des personnes enlevées.

 

LA LRA DANS LE CONTEXTE

 

Depuis 2006, la LRA opère dans un vaste territoire qui englobe l’est de la RCA, le nord du Congo, l’ouest du Soudan du Sud et certaines parties du Sud-Darfour et de l’enclave de Kafia Kingi contrôlée par le Soudan. Cette région est parmi les plus reculées et marginalisées sur le continent, avec de rares infrastructures et une économie limitée. Les gens qui y vivent ne sont pas une circonscription notable pour quatre capitales, rendant les élites dirigeantes peu enclines à répondre directement à la violence de la LRA ou à demander des interventions internationales plus robustes.

 

L’explosion de conflit civil en RCA et au Soudan du Sud depuis 2013 a encore plus mis à l’écart cette crise, alors que les tensions géopolitiques continuent entre Kampala et Kinshasa et entre Kampala et Khartoum ont inhibé la coordination transfrontalière pour empêcher les refuges de la LRA. Pendant ce temps, la violence de la LRA a exacerbé les tensions sectaires entre les communautés agricoles et les communautés d’élevage, et les tensions politiques entre les communautés touchées par la crise et leurs gouvernements - des conséquences qui pourront survivre à Kony lui-même.

 

A. LE MANQUE DE PRÉSENCE ÉTATIQUE DANS L’EST DE LA RCA

 

Le gouvernement Centrafricain a longtemps eu une présence limitée dans l’est de la RCA, laissant un espace relativement non-gouverné à la merci de divers groupes armés non étatiques. La LRA a lancé ses premières attaques majeures dans l’est de la RCA au début de l’année 2008 quand ils ont enlevé des dizaines de personnes dans plusieurs attaques près de la ville d’Obo en toute impunité. En 2009, suite à l’attaque de l’Armée Ougandaise sur leurs bases dans le Parc National de la Garamba au Congo, Kony et d’autres hauts dirigeants de la LRA ont fui vers l’est de la RCA, en espérant qu’ils pourraient échapper à la pression militaire. L’ancien président centrafricain François Bozizé avait peu d’intérêt à la protection des civils dans le sud-est de la RCA, mais il a permis aux troupes Ougandaises d’entrer dans le pays pour poursuivre la LRA .

 

Cette autorisation a évolué en une externalisation de toutes les opérations de lutte contre la LRA aux troupes Ougandaises de la RTF, qui ont opéré sur une grande partie de l’est de la RCA entre 2009-2012.5 Pour échapper aux troupes Ougandaises de la RTF, les forces de la LRA se sont déplacées plus au nord en 2010, se heurtant à plusieurs reprises avec des combattants du groupe rebelle UFDR, à qui Bozizé avait cédé le contrôle de Sam Ouandja et d’autres zones d’extraction de diamants en Haute Kotto en échange de promesses de ne pas menacer son régime à Bangui. Malgré cet arrangement, la marginalisation constante de l’est de la RCA par Bozizé a contribué à la décision de l’UFDR et plusieurs autres groupes rebelles de s’unir brièvement pour former la coalition Séléka et renverser son gouvernement en Mars 2013.

 

L’explosion ultérieure des tensions sectaires a non seulement relégué la crise de la LRA au second rang, mais elle a aussi créé plus d’espace pour que la LRA puisse opérer. Le coup a ralenti les opérations contre la LRA pendant plusieurs mois et a forcé les États-Unis à renoncer à une base nouvellement construite dans la ville de Djemah et à consolider la présence de leurs conseillers militaires dans la ville plus sûre d’Obo. À la fin de 2013, les groupes de la LRA ont capitalisé sur la recrudescence de l’insécurité pour établir le contact avec les forces ex-Séléka près de la ville de Nzako, en transitionnant d’une relation antagoniste vers une relation mutuelle et opportuniste.

 

L’est de la RCA continue d’être dirigé par une mosaïque de groupe étatique, non-étatique, et des groupes armés internationaux. Les troupes Ougandaises de la RTF et conseillers américains, avec l’autorisation de l’UA et le gouvernement Centrafricain, ont la responsabilité exécutive de la sécurité dans le Haut Mbomou et Mbomou. Les troupes de la mission de paix en RCA (MINUSCA) contrôlent plusieurs grandes villes du Mbomou et le sud-ouest la préfecture de la Haute-Kotto, comme Bangassou et Bria. Les forces de l’ex-Séléka contrôlent la plupart des zones de la Haute Kotto au nord et à l’est, y compris Ouadda et Ouanda Djalle. Les forces militaires de la République Centrafricaine sont déployées en petit nombre dans plusieurs villes, mais ont peu d’influence. La LRA continue d’exploiter les lacunes dans ce patchwork des forces de sécurité, en utilisant l’est de la RCA pour le transport illicite d’ivoire, d’or et de diamants et pour piller la nourriture et d’autres fournitures nécessaires. Avec le gouvernement Centrafricain et les troupes internationales qui jusqu’à présent ne protègent pas suffisamment les civils dans l’est de la RCA contre les attaques de la LRA, ces derniers mois les forces des ex-Séléka ont lancé plusieurs déploiements unilatéraux contre les groupes de la LRA. Bien que ces déploiements aient conduit à peu de choses jusqu’à présent, cela pourrait renforcer la crédibilité et la légitimité des forces des ex-Séléka parmi les populations locales et discréditer les efforts visant à développer la présence d’un état efficace et crédible dans l’est de la RCA.

 

Les rebelles de la LRA continuent les enlèvements de civils, selon deux ONG

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Centrafrique-Presse.com
7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 00:41
Douze morts dans des violences en Centrafrique

 

 

06/03/2016 | 14:34 (Reuters)

 

Douze personnes ont été tuées ces derniers jours par des hommes armés en République centrafricaine, a-t-on appris dimanche auprès de responsables locaux.

 

Il s'agit des premières violences depuis la confirmation, mardi dernier, de la victoire de Faustin-Archange Touadéra à l'élection présidentielle mais ces attaques, à proximité de la ville de Bambari, ne semblent pas directement liées à la situation politique.

 

Elles seraient plutôt, selon les premiers éléments disponibles, en rapport avec des vols de bétail et des oppositions ethniques traditionnelles.

 

La Cour constitutionnelle a confirmé mardi la victoire de Touadéra au deuxième tour de l'élection présidentielle du 14 février dernier.

 

Cet ancien professeur de mathématiques prendra officiellement ses fonctions le 25 mars.

 

L'élection présidentielle était une date clef dans un pays qui cherche à tourner la page d'un conflit ethnique et religieux ayant fait des milliers de morts depuis trois ans.

 

La République centrafricaine a sombré dans le chaos en mars 2013 lorsque les rebelles musulmans de la Séléka ont pris le pouvoir. Leurs exactions ont entraîné des représailles des milices chrétiennes "anti-Balaka" et l'armée française a dû intervenir dans le cadre de l'opération Sangaris pour mettre fin aux massacres.

 

 (Crispin Dembassa-Kette; Henri-Pierre André pour le service français)

 

 

RCA : Bambari bascule à nouveau dans les violences communautaires

 

APA-Bangui (Centrafrique) 04/03/16 - Les violences communautaires ont repris à Bambari, une ville située à 300 km de Bangui et dont le quotidien des habitants est rythmé depuis jeudi par des affrontements.

 

Selon certaines sources, un groupe armé de peulhs a kidnappé une dizaine de femmes parties se désaltérer dans une rivière proche d'un site de déplacés. Pour leur libération, les kidnappeurs exigent la présence des maris de leurs otages.

 

Par ailleurs, la disparition depuis cinq jours à Alindao (120 km de Bambari) de deux jeunes musulmans, a provoqué de violents affrontements entre les ex sélékas et les antis balakas. Plusieurs morts et personnes en fuite dans la brousse ont été notés dans les rixes qui ont éclaté jeudi.

 

Malgré des pactes de non agression signés entre ces deux groupes à l'aube des élections générales, les violences communautaires ont resurgi et constituent déjà une épine au pied du régime de Faustin Archange Touadéra, nouvellement élu à la tête du pays.

 

La ville de Bambari a, par le passé, été l'objet de violences communautaires, poussant de nombreux habitants à se réfugier dans les sites des déplacés protégés par les casques bleus.

 

Ces violences avaient divisé la ville en deux parties : les musulmans d'un côté de la rive qui sépare Bambari et les non musulmans de l'autre.

 

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Centrafrique-Presse.com
7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 00:39

 

 

04/03/16 (AFP)

 

Les Etats-Unis discutent avec leurs partenaires du Conseil de sécurité de l'ONU d'un projet de résolution prévoyant de rapatrier des contingents entiers de Casques bleus soupçonnés d'abus sexuels, selon des responsables américains.

 

Il s'agirait de la première résolution du Conseil consacrée spécifiquement à ce problème récurrent dans les missions de maintien de la paix de l'ONU, en particulier en République centrafricaine et en République démocratique du Congo (RDCongo).

 

La résolution permettrait d'expulser des missions les pays dont les soldats "commettent régulièrement" de tels abus ou qui ne montrent aucun empressement à sanctionner leurs soldats.

 

Il s'agit "d'utiliser la menace de rapatriement comme moyen de pression" pour obliger les pays fournisseurs de troupes à prendre des mesures, a expliqué un responsable américain parlant sous couvert d'anonymat.

 

Il incombe en effet à ces pays, et non à l'ONU, d'enquêter et de sanctionner pénalement les coupables mais ils le font avec réticence.

 

"Les pays contributeurs gardent jalousement leur juridiction sur leurs propres troupes, y compris les Etats-Unis et c'est un sujet sensible", a reconnu un autre responsable américain.

 

Face aux nombreux scandales d'abus ou d'exploitation sexuels dans les missions, l'ONU a commencé à faire le ménage en rapatriant des unités venues de RDcongo et du Congo-Brazzaville et opérant au sein de la Minusca (mission de l'ONU en Centrafrique).

 

La résolution demandera aussi au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon de décider si un pays mis en cause doit continuer de participer aux opérations de maintien de la paix.

 

Les discussions sur le texte viennent de commencer et Washington souhaite une adoption "dès que possible", explique un responsable américain. "Tous les pays membres du Conseil reconnaissent désormais que c'est un problème qu'il faut traiter".

 

Les Etats-Unis sont le plus gros bailleur de fonds du maintien de la paix mais ont très peu de personnel sur le terrain.

 

La résolution, un texte court et de portée générale, ne reprendra cependant pas certaines recommandations précises contenues dans un rapport publié vendredi par l'ONU.

 

Le rapport recommande notamment de créer des cours martiales in situ pour juger les coupables et de prendre les empreintes génétiques de Casques bleus.

 

Il indique que l'ONU a recensé l'an dernier 69 cas d'abus sexuels qui auraient été commis par des Casques bleus originaires de 21 pays, pour la première fois nommément désignés.

Abus sexuels par des Casques bleus : Washington propose une résolution

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