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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 19:09

 

 

 

 

BANGUI, République Centrafricaine, 16 juin 2014/African Press Organization (APO)/ -- L'organisation Médecins Sans Frontières (MSF) est consternée par le degré de violence organisée perpétrée par des groupes armés à l'encontre de civils dans les provinces de Bambari et Grimari, situées dans la région de la Ouaka, en République Centrafricaine (RCA). 

 

« Au cours des six dernières semaines, nos équipes sur place ont été témoins de l'utilisation systématique, en représailles, de la violence contre des villages entiers, provoquant meurtres et déplacements continus de milliers de personnes », explique Luigi Pandolfi, coordinateur de projet pour MSF. 

 

L'attaque la plus récente est intervenue le 10 juin à Liwa, village situé à seulement 10 kilomètres des Forces armées internationales de Bambari. Au moins 160 maisons ont été complètement détruites, et 12 personnes tuées. 

 

« Lors de nos activités médicales et de l'évacuation des blessés de Liwa, j'ai vu les corps carbonisés de 3 adultes et 1 enfant, brûlés dans leur maison au cours de l'attaque », continue Luigi Pandolfi. Aux dires des villageois, ils auraient été brûlés vivants. 

 

Ces dernières semaines, plusieurs villages, notamment Bakala, Yabita et Lakanja situés dans les provinces de Grimari et Bambari, ont été en partie ou complètement brûlés. La majorité des habitants n'ont pas eu d'autres choix que de fuir en brousse, après avoir perdu l'essentiel de leurs biens, leurs semences et leurs outils agricoles. 

 

Au cours des deux derniers mois, MSF a pris en charge 97 blessés suite à ces attaques contre des civils qui ravagent la région de la Ouaka. Beaucoup de ces patients ont mis près de 24 heures pour arriver au centre de santé. MSF n'étant présente que dans une partie de cette région, il est probable que beaucoup d'autres personnes aient succombé à leurs blessures. D'autres ont peut-être pu trouver des soins ailleurs. 

 

Cette violence s'est non seulement traduite par des massacres de masse et de la torture généralisée, mais a aussi conduit aussi à des déplacements massifs de civils terrifiés fuyant les attaques. 

 

« Nous portons assistance aux populations dont la vulnérabilité est exacerbée par les conséquences du conflit et les déplacements. Le paludisme est une des causes de mortalité les plus importantes ; 71% des patients sont testés positifs au paludisme dans nos consultations. Ces populations déplacées vivent dehors dans la forêt, et la saison des pluies les rend plus vulnérables à cette maladie », explique Luigi Pandolfi. 

 

MSF est présente dans la région de la Ouaka depuis mi-avril 2014. Jusqu'à présent, les équipes ont dispensé plus de 1000 consultations au travers des cliniques mobiles organisées pour la population déplacée, et pris en charge 97 blessés. 

 

MSF demande à toutes les parties armées de stopper les attaques contre les civils de la région de la Ouaka. 

 

MSF est présente en RCA depuis 1997. Actuellement, plus de 300 expatriés et plus de 2000 Centrafricains travaillent pour MSF dans le pays. Depuis décembre 2013, afin de répondre à la crise, MSF a doublé le niveau de son assistance médicale passant de 10 à 21 interventions en RCA, auxquels s'ajoutent 6 projets pour les réfugiés dans les pays voisins, au Tchad, Cameroun et République Démocratique du Congo.

 

Source : | APO

Centrafrique/région de la Ouaka : Les civils exposés à une violence systématique
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Centrafrique-Presse.com
16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 10:49

 

 

 

 

Dans une prétendue « tribune libre » intitulée « Pourquoi Martin Ziguélé ne peut être élu Président de la Centrafrique ? », et datée du 15 juin 2014 sur le journal en ligne Alwihda, Dame Chantal Nganafei s’est livrée à des attaques ad hominem dirigées contre Martin Ziguélé, Président du MLPC. Il est clair que les propos de Dame Nganafei ne sont que la manifestation d’un énième acharnement, d’une jalousie morbide et d’une haine de Caïn à l’encontre de Martin Ziguélé.

 

Alors que le contexte sociopolitique actuel de la République Centrafricaine impose à tous de s’investir pleinement dans le sens de l’apaisement, de la recherche de la paix et de la réconciliation nationale comme le fait si bien Martin Ziguélé, il est malheureux de constater que certains fils du pays, ennemis de la paix, choisissent plutôt d’attiser la haine et la division à l’instar de Chantal Nganafei.

 

L’opinion tant nationale qu’internationale sait que le MLPC n’a pas encore désigné et investi son candidat à la future présidentielle censée mettre un terme à l’actuelle transition. Tout le monde sait que Martin Ziguélé, Président du MLPC, n’a jamais déclaré sa candidature en interne, contrairement aux politiciens et démocrates de la 25ème heure ou les démocrates soi-disant de la « nouvelle génération » n’ayant pour seul programme politique que le fait d’être jeune. Il est donc clair que le MLPC reste uniquement préoccupé par la situation nationale.

 

Puisque Dame Chantal Nganafei a axé sa tribune sur la prochaine élection présidentielle, il importe d’apporter quelques précisions. Si Dame Chantal Nganafei traite de la consistance de la candidature présidentielle de Martin Ziguélé, c’est qu’elle considère ce dernier comme un potentiel et redoutable candidat. Merci pour ce crédit politique accordé au Président du grand et invincible parti, le MLPC ; toutefois, cette candidature présidentielle relève exclusivement et statutairement de la compétence du Congrès du MLPC. Dame Chantal Nganafei semble ignorer que l’élection présidentielle en Centrafrique se fait au suffrage universel direct. Mises à part les instances compétentes en matière électorale, personne n’a le droit de disqualifier ou de qualifier un citoyen Centrafricain à une élection présidentielle.

 

Ce n’est pas une bande de malfrats et d’apprentis terroristes politiques qui pourra empêcher le peuple Centrafricain de réaliser son destin. Ce n’est pas un front commun des « démocrates de la 25ème heure » et des « démocrates de la nouvelle génération », en mal de popularité politique, aigris et jaloux qui, par des intoxications ou une conspiration criminelle dénommée « Tout sauf Ziguélé » (TSZ) qui empêchera Martin Ziguélé et le MLPC de conquérir démocratiquement le pouvoir. On le sait, on ne dit rien, et on attend en militants disciplinés.

 

Dame Chantal Nganafei accuse la communauté internationale, les autorités Françaises notamment Laurent Fabius, Ministre des Affaires Etrangères, et Charles Malinas, Ambassadeur de France à Bangui, allant jusqu’à les traiter de « gueux » et leur prêter l’intention de vouloir imposer Martin Ziguélé à la Présidence Centrafricaine. Cette irresponsabilité, cette méchanceté et cette ingratitude à l’égard de la communauté internationale venue à notre chevet, visent à saper tous les efforts de paix jusqu’ici consentis. Quelle audace !

 

Dame Chantal Nganafei est la seule à ignorer que le MLPC est le plus grand parti Centrafricain, le parti le plus structuré, le seul parti qui a accédé démocratiquement au pouvoir en 1993, et qui reste accroché, contre vents et marées, à ses valeurs démocratiques malgré les nombreux coups subis. Martin Ziguélé a été régulièrement désigné Président du MLPC, conforté ensuite par la justice Centrafricaine sous le régime du Président François Bozizé. Il est incontestable que le MLPC est le seul parti solidement implanté sur toute l’étendue du territoire nationale, et ne saurait être réduit en aucun cas à une Préfecture, comme le prétend Dame Chantal Nganafei.

 

Dame Chantal Nganafei reconnaît implicitement que Martin Ziguélé s’exprime régulièrement sur la situation nationale. Martin Ziguélé est sollicité par les médias nationaux et internationaux pour s’exprimer en Français tout comme en Anglais sur le Centrafrique, et il le fait très bien et rend fier le peuple Centrafricain. Ce n’est donc nullement un crime ou un délit de la part de Martin Ziguélé de répondre aux sollicitations des journalistes. On sait que certains hommes politiques et candidats sont jaloux. Mais Martin Ziguélé n’a jamais empêché qui que ce soit d’aller s’exprimer sur RFI, France 24, BBC, France info, France Culture, Europe 1 et autres.

 

A moins que Dame Chantal Nganafei veuille se substituer à la justice, on doit lui rappeler que les affaires Banyamulenge depuis 2002 et Séléka sont pendantes devant la Cour Pénale Internationale, les organisations internationales des Droits de l’Homme ainsi que la Commission de l’ONU pour les Droits de l’Homme, et jamais Martin Ziguélé n’a été cité à comparaître ni même été soupçonné.

 

On prend acte de l’assassinat programmé de Martin Ziguélé par Dame Chantal Nganafei, les Antibalaka et les ex-Séléka. On prend aussi acte de la guerre déjà planifiée dans le pays en cas d’élection de Martin Ziguélé.

 

Dame Chantal Nganafei doit savoir qu’elle est démasquée et formellement identifiée avec ses complices cachés dont certains sont déjà des candidats déclarés. Cette bande en mal de notoriété politique est en train de concevoir de faux documents pour étayer leur plan de diabolisation du MLPC et de Martin Ziguélé dans l’optique de la prochaine élection. Le MLPC et Martin Ziguélé sont bien au courant et restent sereins, comme toujours. Le temps viendra où chacun récoltera ce qu’il aura semé.

 

MBOLI DALOUWA Aubin.

 

Libre opinion : LES ABOIEMENTS ENRAGES ET DESESPERES DE DAME « CHANTAL NGANAFEI » A L'ENDROIT DE MARTIN ZIGUELE
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Centrafrique-Presse.com
16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 10:36

 

 

 

 

 

par RFI 16-06-2014 à 10:08

 

A Bangui, plus de 2 600 hommes de la Seleka vivent ou survivent dans les trois camps de cantonnement qui leur sont assignés. Dans le plus grand, le camp RDOT, à la sortie nord de la capitale, ils sont un peu plus de 1 600 à tourner en rond depuis le mois de décembre 2013, à lutter contre la faim, l'ennui et la misère.

 

Depuis le 5 juin, le fonds de 200 millions de francs CFA mis à disposition par la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) pour nourrir les Seleka cantonnés est épuisé. En fin de semaine dernière, les autorités de transition ont débloqué de quoi tenir quelques jours, mais dès demain il n’y aura plus rien.

 

Ce n’est pas la première fois d’ailleurs que la nourriture se raréfie au RDOT et la colère monte parmi ces hommes désoeuvrés, à l’image d’Abdoul sur place depuis six mois : « Il n’y a personne qui s’occupe de nous. On nous voit comme des animaux. Ce sont des jeunes qui veulent un travail. Ce sont des jeunes qui voudraient défendre leur ration. Et pourquoi les laisser comme ça souffrir dans la misère, dans la galère ? Pourquoi ? ».

 

Conditions sanitaires déplorables

 

Les Seleka du RDOT ont gardé leurs armes de poing. Elles sont recensées et les munitions comptées régulièrement par la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) qui garde le camp. Quand un homme est blessé par un voisin du quartier, fatigué qu’on lui vole ses mangues, la Croix-Rouge intervient. Pour ce qui est de la maladie, en revanche il faut s’en remettre à dieu. « Il y a le paludisme, il y a les diarrhées, en tout cas des maladies liées aux conditions de vie difficiles, exposition au soleil, aux intempéries de toutes sortes. L’alimentation est incomplète et les soins aussi n’existant pas, nous sommes condamnés à dépérir », témoigne Mustapha Abakar, le porte-parole du camp.

 

Depuis des semaines, les chefs Seleka cantonnés négocient, pour leurs hommes qui le souhaitent, un départ de Bangui en direction de Sibut, puis de la destination de leur choix en province. En attendant cette très hypothétique sortie, les Seleka du RDOT rongent leur frein et maintiennent un semblant de discipline militaire en rêvant d’une intégration dans la future armée centrafricaine.


■ A Bangui, on essaye de passer le baccalauréat

 

Dans le quartier de Gobongo dans le nord de Bangui, la paroisse de Don-Bosco est assez singulière. Adossé à un site de déplacés qui accueille encore aujourd'hui environ 5 000 personnes, se trouve un lycée privé qui accueille des élèves du quartier dans des conditions que les responsables veulent les plus normales possible. Avec un peu de retard sur le programme, le lycée fait passer en ce moment le bac blanc.

 

Ces jours-ci, on passe le bac blanc au lycée Don Bosco. Les 22 élèves de Terminale de l’établissement planchent dans les vraies conditions de l’examen, mais beaucoup de stress en moins.

 

Reportage au lycée de Don Bosco 16/06/2014 - par Pierre Pinto

 

RCA: à Bangui, les hommes de la Seleka entre désœuvrement et misère
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Centrafrique-Presse.com
16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 10:34

 

 

 

 

16/06/14 (RFI)

 

Un affrontement a eu lieu, samedi 14 juin, dans le quartier du PK5 à Bangui entre un groupe d'auto-défense et des malfrats, accusés d'avoir braqué et tué un commerçant camerounais dans la nuit de jeudi à vendredi. Trois personnes ont été tuées lors de l’accrochage.

 

Selon les informations recueillies par RFI, les malfrats ont résisté quand le groupe d'auto-défense a tenté de les appréhender. La Misca s'est déployée et patrouillait encore dans les rues en fin d'après midi.

 

Il est environ 11 heures du matin quand claquent les premiers coups de feu. Durant une quinzaine de minutes, les rafales répondent aux tirs et aux détonations. Selon nos informations, tout commence quand des jeunes d’un groupe d’auto-défense du PK5 partent pour arrêter des hommes du même quartier, soupçonnés d’avoir braqué et tué dans la nuit de jeudi à vendredi un commerçant camerounais. Les braqueurs présumés résistent et les affrontements éclatent, se déplaçant autour du marché soudanais, en plein cœur du PK5. La Misca se déploie alors ostensiblement, le calme revient et en quelques minutes, les habitants reprennent le cours de leurs activités.

 

Cet épisode intervient alors que le matin même, quelques minutes avant l’échange de tirs, des officiers espagnols de l’Eufor, la force de l’Union européenne, rencontraient les notables du quartier pour leur expliquer leur mission et s’enquérir de la situation. Dans les prochains jours en effet, l’Eufor prendra en charge la sécurité des troisième et cinquième arrondissements.

 

Dans l’après-midi, alors que les corps des victimes étaient exposés à la mosquée, un rassemblement contre la violence était organisé devant la maison du maire du troisième.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140615-rca-trois-morts-le-quarti...

 

RCA : trois morts dans le quartier du PK5 à Bangui
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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 10:33

 

 

 

 

(APA 16/06/14)

 

Le général Francisco Soriano, commandant de la force française de la Sangaris fait ses adieux à la présidente de transition en Centrafrique, Catherine Samba-Panza, lors d’une audience vendredi à Bangui.

 

« C’est une visite protocolaire qui consiste pour moi à venir saluer la chef de l’Etat et de faire en sorte que mon successeur puisse se présenter » a confié à APA le général Soriano, au sortir de l’audience.

 

Selon M Soriano, les missions en Centrafrique ne vont pas changer.


« Il y aura une parfaite collaboration entre les trois forces étrangères en présence et qui continueront la sécurisation de la République Centrafricaine « avec la même intensité sous le commandement de mon successeur », a-t-il assuré.


Donc, en Centrafrique, a-t-il précisé « il y aura trois forces qui travailleront ensemble. Il s’agit notamment de la Force de l’Union Africaine (la Misca) ; celle de l’Union Européenne (Eufor-RCA) et les Troupes françaises de Sangaris ».

 

A en croire le général, ces forces déployées en Centrafrique témoignent des efforts consentis par la communauté internationale « qui s’est vraiment intéressée à la République Centrafricaine » pour ramener la paix et la sécurité pour permettre le développement et l’acheminement des aides humanitaires.

 

Rappelons que, le général Francisco Soriano, commandant de la force française de la Sangaris est arrivée à Bangui au mois de décembre 2013.

 

Le général Francisco Soriano de l’opération Sangaris fait ses adieux à Catherine Panza
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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 14:55

 

 

 

 

NEW YORK14/06/14 (Xinhua) - Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a exprimé vendredi sa préoccupation concernant la situation pour les enfants en République centrafricaine six mois après que les combats ont atteint la capitale Bangui, avec de nombreux enfants morts, des centaines de blessés et des milliers de déplacés.

 

"La violence en République centrafricaine d'une grande brutalité et les enfants n'ont pas été épargnés", a rappelé le représentant de l'UNICEF en Centrafrique, Souleymane Diabaté. "En moyenne, au moins un enfant a été mutilé ou tué par jour lors des affrontements au cours des derniers six mois. Ce cycle de violence doit s'arrêter."

 

L'UNICEF a affirmé avoir confirmé que 277 enfants ont été mutilés et 74 tués au cours des derniers six mois. Le véritable nombre de décès est probablement bien plus élevé, notamment en prenant en compte le nombre d'enfants morts de maladies à cause de l'effondrement des services de santé.

 

La dégradation de la situation dans plusieurs régions du pays, y compris la capitale, continue de forcer un grand nombre de civils à quitter leurs foyers. Actuellement, il y a plus d'un million de personnes déplacées, dont au moins la moitié sont des enfants. Il y a 347.000 qui ont fui le pays, dont les deux-tiers sont des enfants, et qui sont actuellement des réfugiés au Cameroun, au Tchad, en République démocratique du Congo et en République de Congo.

 

L'UNICEF travaille avec les autres agences humanitaires onusiennes pour aider les civils, et notamment pour protéger les enfants, assurer des endroits sûrs pour l'éducation et offrir un soutien psycho-social. L'UNICEF travaille également pour assurer que les enfants séparés retrouvent leurs familles et pour démobiliser les enfants-soldats.

 

Le plus grand défi est le manque de moyens financiers. Sur les 120 millions de dollars nécessaires pour financer l'action humanitaire, l'agence n'a reçu 25%.

 

"Nous sommes engagés à poursuivre notre travail et à faire notre mieux pour les enfants de la République centrafricaine", a indiqué M. Diabaté. "Mais la communauté internationale doit aussi apporter sa contribution."

 

Centrafrique : L'UNICEF préoccupé par la dégradation de la situation pour les enfants
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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 14:53

 

 

 

 

 

14/06/14 (AFP)

 

Trois personnes ont été tuées samedi en Centrafrique dans des affrontements entre des musulmans armés à Bangui, a-t-on appris de source policière centrafricaine.

 

"Des affrontements ont éclaté en fin de matinée au restaurant Beau Séjour dans le quartier du PK-5 entre des musulmans. Au moins trois personnes toutes des sujets musulmans ont été tuées dans des circonstances qui ne sont pas encore élucidées", a expliqué à l'AFP sous couvert d'anonymat cette source policière.

 

"Les soldats burundais de la force africaine Misca basés dans le secteur ont aussitôt réagi pour séparer les deux camps. Les affrontements se sont arrêtés", selon la même source.

 

Le PK-5, situé dans le 3è arrondissement de Bangui, est le lieu de retranchement des derniers musulmans de la capitale centrafricaine, d'où sont partis aussi plusieurs dizaines de milliers fuyant les violences intercommunautaires en Centrafrique.

 

Depuis la démission forcée en janvier de Michel Djotodia, premier président musulman du pays, porté au pouvoir en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka à dominante musulmane, le PK-5 est l'objet d'attaques de miliciens chrétiens anti-balaka visant les ex Séléka et les civils musulmans.

 

Le 28 mai, à la suite d'affrontements entre anti-balaka et musulmans du PK-5, une attaque contre la paroisse catholique Notre Dame de Fatima avait fait au moins 17 morts à Bangui.

 

Depuis début 2013, la Centrafrique, pays à l'histoire pourtant particulièrement troublée, traverse une crise sans précédent.

 

Les exactions des groupes armés contre les civils ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

Face à la persistance des violences malgré le déploiement de forces internationales, les autorités de transition ont saisi la Cour pénale internationale des crimes contre l'humanité perpétrés par les groupes armés.

 

Centrafrique : 3 tués dans des affrontements entre musulmans à Bangui
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Centrafrique-Presse.com
13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 23:57

 

 

 

 

Un ouvrage majeur sur la sorcellerie centrafricaine

 

http://mondafrique.com/  DECRYPTAGES - PAR JEAN-PIERRE TUQUOI - Publié le 13 Juin, 2014

 

Quiconque a vu des images des combattants de la Séléka ou des anti-balaka, les deux mouvances qui s’affrontent aujourd’hui en République de Centrafrique (RCA) n’a pu qu’être frappé par les gris-gris de toutes sortes qu’ils portent. Autour du cou, des bras, de la tête les jeunes soldats exhibent des amulettes censées les protéger dans les combats et les aider à vaincre leur adversaire. Andrea Ceriana Mayneri, un des rares jeunes universitaires à avoir sillonné la Centrafrique, s'est penché sur ces croyances fétichistes dans un passionnant ouvrage, qui éclaire la tragédie d'aujourd'hui.

 

Les membres de la Séléka et les anti-balaka n’ont pas le monopole des croyances fétichistes. Il y a peu, en République démocratique du Congo, pays voisin de la Centrafrique, les guerriers may-may en guerre contre les milices hutues dans le Kivu étaient convaincus de leur invincibilité due à l’eau « fétichisée » dont ils s’étaient enduits au cours de cérémonies.  Si l’un d’eux était blessé (ou tué) c’était simplement, disaient-ils, que le rite propre à les rendre invulnérables n’avait pas été accompli dans les règles.

 

Quantité d’anthropologues – et avant eux de missionnaires catholiques et protestants- se sont penchés avec érudition sur cet aspect de la culture africaine qui continue à nourrir des destins et des vies peu communes. Jeune anthropologue, très bon connaisseur de la Centrafrique  qu’il a arpentée pendant des années loin de Bangui, , a opté pour une approche originale : il s’est penché sur la vie d’un jeune homme appelé Ngoutidé qui, dans les années 1960, fit de la lutte anti-fétichiste sa raison d’être jusqu’à devenir dans l’imaginaire local, après sa disparition, une sorte de prophète investi de pouvoirs surnaturels.

 

Tel un miraculé 

 

Ngoutidé, de son vrai nom Raymond Gonemba-Obal, est né vers 1939 (la date précise est inconnue) en pays banda, le centre de la Centrafrique. Jusqu’au début des années 1960 il mène une existence ordinaire dans un village. Il est marié et travaille à l’entretien des routes.

 

Agé d’une vingtaine d’années il tombe malade, manque mourir avant de recouvrir soudainement la santé, tel un miraculé, le jour où un prêtre le baptise dans le village où il agonisait. Nous sommes en 1962.

 

Dès lors, la vie de Ngoutidé change du tout au tout. Devenu catholique il fait de la lutte contre le fétichisme sa raison d’être parcourant les villages du pays banda avec des moyens de fortune, détruisant les fétiches que lui apportent les habitants et leur remettant en échange des images pieuses, des médailles et des croix confectionnées par lui-même.

 

Son succès est immense. Une foule l’accompagne dans tous ses déplacements et propage son nom associé à des miracles. La hiérarchie catholique, elle, s’en méfie. Si elle a tout lieu de se réjouir du succès de Ngoutidé qui remplit les églises (il vomit les temples protestants) l’indépendance du nouveau converti, son côté incontrôlable, lui déplait. Même attitude ambigüe des nouvelles autorités (la Centrafrique a acquis son indépendance au début des années soixante) qui, selon certains témoignages évoqués par l’auteur, avaient songé à l’arrêter et à le transférer à Bangui, la capitale, avant de l’expédier en France puis au Vatican, officiellement pour y être soigné.

 

Ni disciple, ni témoignage

En fait, le « prophète » Ngoutidé va de lui-même cesser progressivement  et sans explication sa croisade contre le fétichisme et les associations initiatiques qui lui sont attachées. A la fin des années soixante, alors que la foule de ses fidèles commence à se réduire, il se retire dans le village où il vécu et ne fait plus parler de lui comme destructeur de fétiches mais comme… coureur cycliste jusqu’à son décès en 1993 ou 1994. Il ne laisse ni disciple, ni consigne, ni témoignage…

 

Andrea Ceriana Mayneri souligne bien dans son ouvrage combien l’engagement de Ngoutidé ne peut se comprendre si on ne le rapproche pas de celui d’autres « prophètes » qui ont connu eux aussi leur heure de gloire en Centrafrique (l’Oubangui-Chari de la colonisation française) et au-delà dans toute cette partie de l’Afrique centrale, de l’ex Zaire au Cameroun. Barthélémy Boganda, prêtre avant de se lancer en politique jusqu’à devenir le père de l’indépendance de la Centrafrique, appartient à cette grande famille des « prophètes inspirés » comme Simon Kimbangu dans l’ancien Congo belge ou Karnu à l’origine de la « révolte des houx » en Oubangui Chari dans les années vingt. Tous incarnaient à des degrés différents la résistance au colonisateur blanc.

 

Vingt ans après sa disparition la mémoire de Ngoutidé n’a pas disparu de l’imaginaire. Les centrafricains pourraient lui reprocher d’avoir fait disparaitre tout objet cultuel dans le pays banda au profit d’un catholicisme importé. Ce n’est pas le cas. Il reste confusément une sorte de demi-dieu qui a pu  s’attaquer les sorciers, les vaincre et éradiquer les croyances fétichistes parce qu’il était plus puissant. Son prosélytisme catholique est laissé de côté. Ngoutidé demeure « le plus grand des banda ».

 

SORCELLERIE ET PROPHETISME EN CENTRAFRIQUE

 

L’imaginaire de la dépossession en pays banda

 

ANDREA CERIANA MAYNERI

 

Coll. Religions contemporaires

 

Ed Karthala 257 pages

 

Vient de paraître : SORCELLERIE ET PROPHETISME EN CENTRAFRIQUE
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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 23:51

 

 

 

 

FIDH - Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme



Communiqué de presse



La FIDH appelle la Procureure de la CPI à ouvrir une enquête sur les crimes graves commis en RCA


 

Paris, le 13 juin 2014 - Le 12 juin, la Procureure de la Cour pénale internationale (CPI) informait avoir été saisie par la Présidente de la transition en République centrafricaine (RCA) afin d’ouvrir une enquête sur les crimes de la compétence de la CPI, commis en RCA depuis le 1er août 2012. 


« La CPI doit sans plus attendre agir en RCA, afin de prévenir la perpétration de nouveaux crimes et de poursuivre les auteurs des crimes de guerre et crimes contre l’humanité qui sont commis depuis trop longtemps dans ce pays » a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH 


La FIDH a mené plusieurs missions d’enquête en Centrafrique, dont les dernières en juillet 2013 et février 2014, et a pu établir l’ampleur, la nature et les responsabilités des crimes perpétrés, principalement entre l’été 2013 et février 2014. La nature des crimes perpétrés en Centrafrique depuis la fin 2012 et en particulier depuis mars 2013 et le 5 décembre 2013 répond manifestement à la qualification de crimes internationaux. L’attaque systématique de civils, la planification de certaines attaques, les exécutions sommaires, les viols et autres actes de violences sexuelles, le recrutement d’enfants soldats, les destructions de biens religieux, la persécution des populations, la destruction d’habitations et les autres violations graves des droits humains sont manifestement constitutifs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité au regard des textes nationaux et internationaux, en particulier les articles 7 et 8 du Statut de Rome créant la Cour pénale internationale (CPI). 

La Centrafrique est aujourd’hui un pays coupé en deux, l’est et le nord toujours occupés par les milices de la coalition des groupes armés de la Séléka, et l’ouest en proie à une épuration politico-religieuse contre les populations essentiellement musulmanes menées par les milices anti-balaka, malgré la présence de 8 000 hommes des forces africaines de la MISCA et françaises de l’opération Sangaris. 

La FIDH a pu constater le dénuement extrême et l’absence totale de capacité de la justice centrafricaine pour répondre pleinement à ces crimes. La FIDH avait néanmoins salué la création d’une Cellule spéciale d’enquête et d’instruction (CSEI), par décret présidentiel le 8 avril 2014, qu’elle avait proposé aux autorités. 

« L’action de la CPI est complémentaire de celle de la justice nationale pour traduire en justice les plus hauts responsables des crimes perpétrés en Centrafrique, d’autant que certains des présumés responsables identifiés par la FIDH ne sont pas sur le territoire centrafricain » a déclaré Me Patrick Baudouin, président d’honneur et responsable du Groupe d’action judicaire de la FIDH.. 

La FIDH appelle le Bureau du Procureure à diligenter ses enquêtes et poursuites contre les plus hauts responsables de toutes les parties au conflit. 

La FIDH et ses partenaires en RCA mènent depuis 2002 des enquêtes régulières sur les crimes de droit international commis dans ce pays, qui avaient été décisives dans l’ouverture de la première enquête de la CPI sur les crimes commis depuis 2002 en RCA, et qui ont abouti au procès en cours contre Jean-Pierre Bemba.


Contacts presse:


Arthur Manet (Français, anglais, espagnol) - Tel: +33 6 72 28 42 94 (à Paris) – Email : presse@fidh.org


Audrey Couprie (Français, anglais, espagnol) - Tel: +33 6 48 05 91 57 (à Paris) – Email : presse@fidh.org

La FIDH appelle la Procureure de la CPI à ouvrir une enquête sur les crimes graves commis en RCA
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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 23:37

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

relatif aux contre-vérités propagées par certains organes

de presse contre Martin ZIGUELE et autres.

 

           

Depuis quelques temps, des contre-vérités manifestes diffusées dans l’intention délibérée de nuire sont propagées contre le Président du MLPC, Martin ZIGUELE et autres par les organes de presse suivants :

-       La Paix

-       L’Expansion

-       La Fraternité

-       Palmarès

-       Le Peuple

-       Libre Opinion

-       Les Collines de l’Oubangui.

 

           Ces organes de presse manifestement mal intentionnés et engagés au service des agents de la déstabilisation des forces de progrès, ont publié dans leurs colonnes des articles tendant à faire croire à l’opinion nationale et internationale que l’ancien Chef de l’Etat de la Transition, Michel DJOTODIA astreint pourtant à l’obligation de réserve, a déclaré sur les ondes de la station radio BBC que « les Présidents François HOLLANDE, Idriss DEBY ITNO, Denis SASSOU NGUESSO, Martin ZIGUELE, Nicolas TIANGAYE ET Jean Jacques DEMAFOUTH sont à l’origine de la tragédie que vit le peuple centrafricain et qu’ils doivent être traduits devant l a justice ».

 

         Le Bureau Politique du MLPC, conscient de la gravité d’une telle propagande, a vérifié cette information auprès de la direction de la BBC à Londres et de son correspondant à Bangui, M. Junior LINGANGUE. Tous deux ont formellement démenti cette information qui se révèle être finalement le fruit de la pure imagination de cette catégorie d’organes.

 

          Le Bureau Politique du MLPC rappelle et pense pour sa part que la presse centrafricaine est régie par l’Ordonnance n°05.002 qui fait obligation à tout organe de ne publier que des informations vérifiées.

 

        Malheureusement et malgré les incessants procès en diffamation intentés contre ces malfaiteurs de la presse écrite et le rappel à l’ordre de l’autorité de régulation (OMCA), le ridicule sur fond de nécessité avancée se poursuit et décrédibilise toute la presse privée dans son ensemble, alors que quelques-uns respectent la déontologie de la profession.

 

         Le Bureau Politique du MLPC épris de démocratie et de respect des textes règlementaires de la République ne saurait tolérer un tel dérapage qui a pour seul but de tromper et de manipuler la conscience nationale, à un moment où notre pays aspire à la paix.

 

         En conséquence, le Bureau Politique du MLPC met en demeure ces organes patentés de la désinformation d’apporter la preuve irréfutable de leurs accusation contre le  Président Martin ZIGUELE et autres et saisir la Cour Pénale Internationale pour avoir joué un rôle dans la tragédie que vit la RCA.

 

Dans le cas contraire, ils seront poursuivis  en justice car, trop c’est trop.

 

 

NB : pour toute vérification, se renseigner sur le site de la station BBC

bbcafrique@bbc.co.vk

 

Fait à Bangui, le 13 Juin 2014

 

Pour le Bureau Politique

 

Le 2eme Vice Président

 

Jacquesson MAZETTE

 

Communiqué de presse du MLPC
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