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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 17:32

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique)- 2014-05-16 14:38:05 - Radio Evangile Néhémie, une des stations confessionnelles en Centrafrique, a temporairement suspendu ses émissions depuis mercredi, une mesure prise après 12 ans et 10 mois de diffusion ininterrompue de programmes à cause de l’insécurité généralisée et d’un manque de financement.


Lancée le 14 juillet 2001 par l'ONG Ambassade Chrétienne et émettant depuis le centre ville à Bangui sur 104.4 MégaHertz, Radio Evangile Néhémie a beaucoup œuvré dans la lutte contre le SIDA et la pauvreté mais aussi dans l'évangélisation des peuples non atteints.


Cette station fait partie intégrante des structures étatiques et privées saccagées et pillées à la faveur du coup d'état du 24 mars 2013.


L'insécurité qui sévit en ce moment en Centrafrique avec l'assassinat de la journaliste Camille Lepage a fait que ‘'le conseil d'administration de REN basée en France a jugé utile pour des raisons d'ordre sécuritaire et financier de suspendre l'émission des programmes de cette radio'', a confié à APA le coordonnateur de cette radio confessionnelle, Apôtre Robert Kpéko Damona.


Il a par ailleurs déploré l'acte de vandalisme perpétré sur les installations de la radio pendant les évènements du 24 mars 2013. ‘'De temps en temps, on pille les équipements, puisqu'on n'a pas de subvention nous sommes obligés d'arrêter un peu'', a-t-il ajouté.


La fermeture temporaire de cette radio vient s'ajouter aux arrêts d'activités du Centre de formation en Informatique et du Centre culturel Béoko.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=603908#sthash.gW03IHkl.dpuf

 

Fermeture temporaire de Radio Evangile Néhémie à Bangui
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Centrafrique-Presse.com
16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 17:18

 

 

 

 

(AFP 16/05/14)

 

L'Organisation des Nations unies pour l'Agriculture et l'Alimentation (FAO) a distribué semences et outils aux paysans centrafricains livrés aux violences pour garantir la prochaine campagne de semis, indique-t-elle vendredi dans un communiqué.

 

L'opération, la plus vaste entreprise par la FAO et ses partenaires dans ce pays, cible la distribution à chaque famille de "25 kg de semences et deux binettes pour pouvoir produire au moins 500 kg d'arachides, de maïs et de riz, qui leur permettront de survivre pendant environ 4 mois" précise-t-elle.

 

Elle concernera d'ici fin mai 75.700 familles vulnérables - soit 378.500 personnes, a précisé l'organisation de l'ONU. Le secteur agricole a été gravement perturbé par les combats entre milices rivales qui durent depuis décembre 2012 et ont entraîné "une malnutrition chronique, une pauvreté extrême et un manque d'hygiène", explique l'organisation.

 

"Quelque 1,6 million de personnes ont un besoin pressant de nourriture, tandis qu'un habitant sur cinq a abandonné son logement face aux violences". Les distributions ont commencé fin avril et "au 15 mai près de 90% des semences et des outils ont déjà été prépositionnés par la FAO dans des centres locaux". Le reste devrait arriver d'ici la semaine prochaine.

 

La FAO agit de concert avec 16 organisations internationales et locales, dont le Programme alimentaire mondial (PAM) pour les rations d'urgence, afin de secourir les populations. Elle entend aussi relancer les marchés en favorisant la production de semences "dont elle achètera et vendra une partie sur les marchés locaux dans le cadre des foires aux semences organisées par les ONG", indique-t-elle.

 

A ce jour, la FAO a reçu plus de 30 millions de dollars pour ses opérations en République centrafricaine, dont 14 millions sont alloués à la fourniture de kits agricoles aux ménages vulnérables. Mais elle estime que 17,5 millions de dollars supplémentaires sont encore nécessaires. 

L'ONU au secours des paysans centrafricains
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Centrafrique-Presse.com
16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 17:14

 

 

 

 

(AFP 16/05/14)

 

Au moins trois personnes ont été tuées et cinq autres blessées dans des attaques de villages au nord-ouest de la Centrafrique par des hommes armés cette semaine, faisant fuir les populations, a appris l'AFP auprès de la force africaine vendredi. Selon une source au sein de la Force africaine Misca, "Au moins trois personnes ont été tuées entre mercredi et vendredi dans deux villages situés à moins de 10 km de Batangafo (nord ouest), par des hommes armés décrits comme étant des peuls armés qui les ont assiégés.

 

 "Les assaillants ont aussi blessé cinq autres personnes (...) On signale deux cas de viol de femmes", a poursuivi la source, soulignant que le bilan "pourrait bien s'alourdir". De même source, les violences se sont suivies de pillages. Joint par téléphone, Eustache Déganaye, un habitant de la ville de Batangafo où se sont réfugiés les villageois, s'est indigné "de la passivité" des soldats de la Misca présents sur place "qui assistent sans réagir".

 

La Centrafrique a sombré dans le chaos lorsque l'ex-rébellion Séléka, à majorité musulmane, a pris le pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014 dans un pays composé à 80% de chrétiens, multipliant les exactions. S'en est suivi un cycle infernal de représailles et de contre représailles entre milices chrétiennes anti-balaka et ex-Séléka, auxquels s'associent parfois des groupes de Peuls armés.

 

Les régions Centre et Nord sont les plus dangereuses depuis plusieurs semaines, au cours desquelles de nombreux villages ont été attaqués, ainsi qu'un hôpital géré par l'ONG Médecins sans frontières début mai. 

Centrafrique : trois morts et pillages dans des attaques de villages
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Centrafrique-Presse.com
16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 13:52

 

 

 

 

 

 

http://oumma.com/202212/associations-humanitaires-musulmanes-catholiques-trav

 

le 15. mai 2014 - 23:36      

 

Ils font cause commune pour secourir et panser les plaies de la détresse humaine en République centrafricaine (...)

 

Ils font cause commune pour secourir et panser les plaies de la détresse humaine en République centrafricaine, les principaux organismes musulmans de bienfaisance à l’échelle européenne ont uni leurs forces avec l’agence officielle de secours catholique de Grande-Bretagne (CAFOD), formant une grande chaîne humanitaire, dont chacun des membres est un maillon fort et indispensable face à une crise dramatique et à son long cortège de victimes.

 

Alors que le pays vit ses heures les plus sombres depuis son indépendance en 1960, plongé dans les ténèbres d’un conflit inter-communautaire effroyable, les musulmans payant un lourd tribut à une purification ethnique sanglante, Muslim Aids et Islamic Relief, entre autres, oeuvrent sans relâche sur le terrain pour prévenir et endiguer la famine qui guette et menace de se propager sous l’effet d’une instabilité dévastatrice.

 

"L’union fait la force, et nous sommes convaincus qu’en travaillant main dans la main, animés par la même détermination, nos organismes de bienfaisance musulmans associés aux associations catholiques peuvent sauver bien des vies mais aussi faire renaître l’espoir de l’unité au milieu de la désespérance", a déclaré le Dr Hany El-Banna, président du Forum de la bienfaisance musulmane.

 

"Notre assistance permettra à 10.000 familles d’obtenir les denrées de première nécessité afin de subvenir aux besoins vitaux des leurs dans les mois difficiles qui se profilent à l’horizon. Le partenaire de CAFOD travaillera en lien avec le Programme alimentaire des Nations Unies, le PAM, afin de s'assurer que ces familles reçoivent une aide alimentaire d'urgence", a expliqué Catherine Mahony, coordinatrice en chef du CAFOD, qui se réjouit de la collaboration étroite et fructueuse nouée avec les organisations musulmanes, réputées pour leur efficacité et leur sens du dévouement.

 

Après avoir sillonné la Centrafrique et visité les régions meurtries par les ravages d’une guerre sans merci, dont on ne compte plus les terribles exactions commises par des milices à l’encontre des populations civiles, Imran Madde, responsable du Département humanitaire d’Islamic Relief, a perçu une lueur d’espérance alors que les témoignages de l’horreur qui se succèdent l’ont plongé dans un profond accablement. Le remarquable niveau de coopération et de solidarité observé entre les associations religieuses du pays est ce faisceau de lumière qui  réchauffe les coeurs et transperce le rideau de la haine.

 

"Le courage exemplaire, le formidable élan d'entraide et de compassion des dignitaires religieux rencontrés, qu’ils soient musulmans ou chrétiens, auprès des victimes de représailles sanglantes forcent l’admiration et invitent à l’humilité", a confié ce dernier, revenu marqué par son immersion au cœur de régions endeuillées, avant de souligner : "Les églises et les mosquées à travers tout le pays sont un refuge pour toutes les familles déplacées, et souvent au péril de la vie des religieux catholiques et musulmans qui ouvrent grand leurs portes à leur prochain. Ils déploient une incroyable énergie pour prodiguer des soins, fournir une aide essentielle, et dresser des ponts d’humanité entre tous,  alors que le cycle infernal de la violence semble avoir atteint un point de non-retour."

 

Depuis l’éruption du conflit en décembre dernier, l’état des lieux de la Centrafrique à feu et à sang fait ressortir une réalité chiffrée macabre, où l’on a laissé parler les machettes contre une population musulmane démembrée, éclatée, et contrainte de déserter les lieux : environ 1 million de Centrafricains ont été déplacés à l'intérieur de la république ; plus de 82.000 musulmans ont fui vers les pays voisins, dont le Cameroun, la République du Congo, la République démocratique du Congo et le Tchad ; enfin, le nombre de décès culmine à plus de 2.000 personnes, pour la plupart issues de la communauté musulmane, parmi lesquelles on déplore la mort de nombreuses femmes et enfants.

 

Par la rédaction d'Oumma.com.

 

Les associations humanitaires musulmanes et catholiques travaillent main dans la main en Centrafrique
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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 13:29

 

 

 

photos de Camille Lepage chez les anti-balakas du Nord Ouest 

Quelques photos de l'album de la photo reporter Camille Lepage
Quelques photos de l'album de la photo reporter Camille Lepage
Quelques photos de l'album de la photo reporter Camille Lepage
Quelques photos de l'album de la photo reporter Camille Lepage
Quelques photos de l'album de la photo reporter Camille Lepage
Quelques photos de l'album de la photo reporter Camille Lepage
Quelques photos de l'album de la photo reporter Camille Lepage
Quelques photos de l'album de la photo reporter Camille Lepage
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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 12:14

 

 

 

 

 

Il n’est un secret pour personne que depuis au moins la fin du régime impérial de 1979, les fins du mois en Centrafrique représentent un véritable casse-tête chinois pour les pouvoirs successifs. C’est pour eux- je suppose- un moment particulier d’angoisse, de stress, se demandant par quel tour de passe-passe, trouver l’équivalent de la masse salariale mensuelle- soit à peu près la somme de quatre milliards de francs CFA- pour régler les traitements et salaires des quelque 20 000 fonctionnaires et agents publics, les pensions de retraite, les bourses des stagiaires et des étudiants, les soldes des forces de défense et de sécurité. Sans compter le remboursement du service de la dette, le paiement des dépenses dites de souveraineté et de celles consacrées à la part du budget d’investissement public.

 

Alors que dans les autres pays du continent- pour ne pas les citer et diable !ceux pas nécessairement aussi bien lotis que nous- les choses se passent plutôt bien. J’ai envie de dire- pour usiter une formule devenue triviale- qu’elles se passent comme sur des roulettes ; ces pays n’éprouvent aucune difficulté, le moindre du monde, à faire face à leurs obligations ordinaires d’Etats souverains.

 

Je martèle que depuis plus de 35 ans, la RCA tend la main du mendiant à la France, l’ancienne puissance coloniale et Dieu merci, elle a toujours répondu présente, à la communauté internationale et depuis quelques années- comble d’humiliation- aux pays de la sous-région pour l’aider à régler ses problèmes de fins de mois, de trésorerie, accroissant d’autant sa dépendance politique et économique vis-à-vis de ces pays et entités donateurs en vertu naturellement de l’adage « la main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit » ou de celui plus usuel « qui paie commande ».

 

Retenons que toute aide- fut-elle à titre gratuit- comporte les relents pervers de sujétion et de domination.

 

Comment en est-on arrivé à cette situation ubuesque, d’ignominie d’autant plus que les ressources matérielles et compétences technocratiques ne manquent pas à la RCA? Circonstance si déplorable que la RCA continue d’être - à son corps défendant- la risée du monde.

 

La RCA peut-elle aspirer à une gestion plus saine, plus orthodoxe, plus conforme aux normes et standards internationaux de gestion des finances publiques pour mériter enfin- un tant soit peu- la confiance et la considération de la communauté internationale ?

 

Actuellement, si les ressources financières publiques peuvent être plus rapidement mobilisées et rentabilisées pour peu que la volonté politique existe et se manifeste, les fonctionnaires véreux et autres bandits de grand chemin continuent malheureusement de faire florès tantôt dans les rangs des services financiers de l’Etat tantôt écumant nos routes à Bangui et à l’intérieur du pays, hypothéquant du coup ses capacités d’intervention et, par ricochet, la mise en œuvre de ses projets sociaux.

 

Dans le contexte de crise multiforme sans précédent que connaît, aujourd’hui, la RCA, nous pensons que les finances publiques sont l’un des principaux leviers sur lesquels le gouvernement de transition peut agir plus rapidement pour relever une partie des nombreux défis de l’heure en attendant la mise sur pied d’une politique ambitieuse de développement qui s’exécute nécessairement sur le plus ou moins long terme et que nous avions déjà développée dans nos précédentes livraisons.

 

Pour tenter de répondre à ces préoccupations de premier ordre, nous pensons qu’il est plus qu’impérieux de changer nos pratiques de gestion administrative en mettant fin à la coutume des nominations intempestives et de complaisance au sein des structures des régies financières et qui n’est pas sans conséquence sur l’avenir de nos finances publics (I) et en poursuivant une politique volontariste d’assainissement permanent de ces finances publiques (II).

 

I.Il faut mettre fin à la pratique des nominations de complaisance au sein des structures des régies financières et dommageable à la bonne santé des finances publiques

 

Faut-il rappeler que les régies financières concernent principalement les services du trésor, des impôts et des domaines, des douanes, de la direction du budget, les services de la perception des recettes publiques.

 

Ces services, censés faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat, doivent impérativement être assurés par du personnel -aussi bien d’encadrement que d’appui- de qualité c’est-à-dire des ressources humaines compétentes, intègres et dont la moralité doit être, en permanence, passée au crible afin de s’assurer du respect par ces dernières des règles de déontologie de leur profession. Dans cette optique, une politique rigoureuse d’évaluation de ces fonctionnaires et agents publics doit être menée.

 

Cela signifie aussi que les ministres en charge de ce département-j’entends le ministre des finances et du budget- doivent éviter de procéder à des nominations intempestives ou de complaisance afin de garantir la bonne marche et les bonnes performances de ces services vitaux pour les besoins du fonctionnement de l’Etat.

 

Les ministres doivent s’abstenir de pratiquer notamment le « libotisme » (de libota en lingala signifiant la famille), le népotisme, le clientélisme ou le sectarisme partisans qui sont autant de méthodes de gouvernement gravement préjudiciables à la bonne exécution des services publics.

 

A cela s’ajoutent la corruption et la fraude organisées par les fonctionnaires et agents publics qui gangrènent les structures de ces régies financières.

Ces comportements inciviques et déloyaux, venant parfois d’en haut, pèsent sur nos rentrées fiscales. Et immanquablement sur la capacité de l’Etat à faire face à ses obligations salariales et assimilées et à honorer le service de sa dette.

 

Les obligations salariales et assimilées, ce sont les traitements et salaires de la fonction publique, les soldes des militaires, les pensions de retraite, les bourses des étudiants et des stagiaires.

 

La dette publique se subdivise tantôt en dette intérieure et extérieure tantôt en dette bilatérale et multilatérale. La dette intérieure, c’est schématiquement la dette de l’Etat vis-à-vis des ses partenaires, fournisseurs ; c’est également les arriérés de traitements, salaires, soldes, retraites, bourses dus au titre des régimes précédents. Quant à la dette extérieure, c’est celle due vis-à-vis de nos partenaires au développement ; ça peut provenir des Etats ou organismes multilatéraux.

 

La dette bilatérale, c’est celle qui lie la RCA à des Etats étrangers comme la France, l’Allemagne, le Japon, la Chine, les Etats-Unis, le Congo, l’Angola, etc. puisque ces deux derniers pays nous ont, ces dernières années, octroyé des aides budgétaires exceptionnelles pour honorer les traitements des fonctionnaires. La dette est dite multilatérale lorsqu’elle est contractée dans le cadre de relations financières avec le FMI, la Banque mondiale, l’Union européenne (UE), Banque africaine de développement (BAD), etc. Sans oublier de faire mention de la dette contractée par la RCA dans le cadre du club de Paris et de Londres et qui concerne les créanciers privés internationaux de l’Etat.

 

Les financements multilatéraux devraient servir au pays à mettre en œuvre ses programmes de développement socio-économique plutôt qu’à régler les problèmes de trésorerie.

 

Malheureusement, sans cette manne financière, l’Etat centrafricain se trouve dans la quasi-impossibilité de remplir ses principaux engagements financiers c’est-à-dire payer à terme échu les traitements et salaires de la fonction publique et s’atteler au problème de la dette tant intérieure qu’extérieure.

 

Notons que le paiement régulier de sa dette est la condition sine qua non pour la RCA de pouvoir réemprunter sur le marché international. Qui paie sa dette s’enrichit. Au-delà des cas exceptionnels d’effacement de notre dette opérés par exemple dans le cadre de l’initiative en faveur des PPTE- c’est avec le levier de l’impôt, des taxes, du timbre, des droits d’enregistrement et de mutations, des droits de douanes que l’Etat parvient à payer ses dépenses obligatoires permanentes et sa dette.

 

Les rentrées fiscales représentent par contrecoup une opportunité capitale pour l’Etat ; s’en priver s’avère suicidaire. D’autant plus que les bases productives du pays ont été littéralement détruites à la suite des différents évènements politico-militaires.

 

Quand on sait qu’en Centrafrique, on n’hésite pas à fabriquer parfois des faux documents ou à s’entendre avec les opérateurs économiques pour se voir attribuer des avantages indus et c’est l’argent public qui en pâtit.

 

Si, à ce jour, la RCA- contrairement à ses pairs africains- peine à régler ses problèmes de fins de mois, s’obligeant ainsi à toujours faire appel à l’aide extérieure, c’est bien, entre autres, parce qu’elle n’a su ou voulu mettre en œuvre les bonnes méthodes de gestion de ses ressources humaines à l’intérieur de ses régies financières. Même si on considère que des réformes structurelles profondes doivent également être opérées dans ces services.

 

II.Il faut poursuivre une politique volontariste d’assainissement permanent des finances publiques

 

L’assainissement des finances publiques commence par le strict respect des règles de la comptabilité publique notamment le respect du sacro-saint principe de l’unicité de caisse. Cela devrait être de nature à mettre fin à la pratique de la double comptabilité ou à la multiplication des comptes dans les banques privées à l’initiative de personnes haut placées  dans le seul but de siphonner les recettes publiques.

 

Cette situation favorise, à n’en point douter, l’évaporation continue des recettes publiques.

 

Ainsi, ces recettes, au lieu de prendre la destination de la caisse publique unique, vont alimenter des comptes parallèles, bien connus, servant notamment les intérêts personnels de leurs promoteurs.

 

Je saisis cette occasion pour réaffirmer que la pratique des exonérations fiscales accordées, à tout va, doit également être stoppée.

 

Aussi, la RCA gagnerait-elle à mettre un terme définitif à la pratique des missions à l’étranger inventées de toutes pièces ou abusives parfois allant au-delà d’une période de 3 mois et destinées uniquement à servir les intérêts financiers de leurs auteurs.

 

Un recensement périodique et physique des fonctionnaires et agents de l’Etat doit être régulièrement opéré afin d’éviter de faire émarger indûment au budget de l’Etat les fonctionnaires fictifs et ainsi régler au demeurant le problème lancinant des fonctionnaires fantômes et absentéistes.

 

Une des réponses possibles à la pratique de la prévarication et des détournements des deniers publics serait la mise en route d’un programme d’informatisation généralisée et sophistiquée des services financiers de l’Etat. Cela pourrait sécuriser les recettes publiques.

 

Nous pensons qu’avec la mise en place d’une politique budgétaire et fiscale basée sur une croissance économique soutenue et accélérée, la RCA devrait pouvoir accroitre la compétitivité de son économie en créant les conditions favorables à l’éclosion et à la pérennité des entreprises et en attirant l’investissement direct étranger (IDE) et national. Cela suppose l’amélioration du climat, de l’environnement des affaires. Dans un contexte de stabilité politique.

 

Le gouvernement de transition doit s’attaquer, d’ores et déjà, à la question du démantèlement des barrières illégalement installées à l’intérieur du pays et ayant pour but de soustraire les recettes fisco-douanières.

 

Tant que les méthodes de bonne gouvernance des finances publiques ne seront pas durablement appliquées, la RCA ne sera pas en mesure d’assumer sa souveraineté économique et financière et partant ne pourra remplir les conditions de son indépendance politique. L’avenir de notre pays en dépend.

 

                                                                                    Fait à Paris le 15/05/2014

 

                                                                                   Wilfried Willy ROOSALEM 

En finir avec la gestion hasardeuse des finances publiques : en filigrane, l’épineux problème des arriérés de paiement de la RCA par Wilfried Willy ROOSALEM
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Centrafrique-Presse.com
16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 12:12

 

 

 

 

 

BRUXELLES 16/05/14 (Xinhua) - L'Union européenne (UE) et l'Union africaine (UA) se sont mises sur les mêmes ondes jeudi pour le déploiement de Casques bleus onusiens en République centrafricaine vers le 15 septembre prochain, afin d'y stabiliser la situation et de sécuriser les populations.

 

Lors de la septième réunion consultative mixte entre le Conseil de paix et de sécurité de l'UA et le Comité de politique et de sécurité de l'UE à Bruxelles, les deux parties se sont engagées à poursuivre une étroite coordination avec l'ONU pour le déploiement de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (Minusca), afin de transférer les troupes de la Mission de l'UA en République centrafricaine (Misca) sous l'étendard de l'opération de maintien de la paix des Nations Unies.

 

La Misca sera la deuxième opération de maintien de la paix des Nations Unies en République centrafricaine en moins de dix ans, après la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (Miscat) sur la période allant de septembre 2007 à décembre 2010. L'UE a fourni un soutien financier à la Misca et déployé aussi EUFOR RCA dans la capitale centrafricaine de Bangui.

 

Les autorités de transition centrafricaines ont été appelées à cette occasion à finaliser la révision de la feuille de route de la transition. L'UE et l'UA ont favorablement accueilli des activités de dialogue et de médiation en faveur du retour de la paix et de la stabilité.

 

Durant la réunion, elles ont vivement condamné les dernières attaques de civils par des milices et des groupes armés dans le nord de la Centrafrique, qui avaient fait des morts, y compris des travailleurs humanitaires. L'UE et l'UA ont également demandé aux autorités de transition centrafricaines de poursuivre le processus de transition, promouvoir le dialogue politique et la réconciliation nationale jusqu'à la tenue des élections prévues pour février 2015.

 

La réunion a passé en revue, entre autres, les dossiers du Sahel, du Golfe de Guinée, du Nigeria, de la Corne de l'Afrique, du Soudan du Sud et de l'Ukraine. 

L'UE et l'UA sur les mêmes ondes pour le déploiement de Casques bleus onusiens en Centrafrique
L'UE et l'UA sur les mêmes ondes pour le déploiement de Casques bleus onusiens en Centrafrique
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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 12:09

 

 

 

 

16/05/14 (AFP)

 

Le syndicat de la presse privée ivoirienne a appelé jeudi les autorités centrafricaines à "assurer" la sécurité des journalistes après la mort de la photographe française Camille Lepage, troisième journaliste tuée depuis le déclenchement de la guerre en Centrafrique. La jeune photographe de 26 ans a été retrouvée morte mardi en Centrafrique, où elle réalisait un travail en profondeur sur cette région souvent éloignée des projecteurs médiatiques.

 

Dans un communiqué, le Syndicat national des agents de la presse privée de Côte d'Ivoire (SYNAPP-CI), a invité "le gouvernement de transition de la République Centrafricaine et toutes les parties prenantes dans la résolution de la crise en Centrafrique, pour une meilleure sécurité des citoyens dont les journalistes et professionnels des médias".

 

Le SYNAPP-CI a également condamné les "assassinats" des journalistes centrafricains Désiré Sayenga et René Padou, le 29 avril, y voyant une intention de "museler" la presse en Centrafrique. Le syndicat exprime ses "condoléances les plus attristées aux parents, amis et confrères des victimes", s'élevant "fermement" contre "tous ces cas de violences (...) et de menaces de mort à l'encontre des journalistes" en Centrafrique.

 

Le nord-ouest de la Centrafrique, où la journaliste effectuait son dernier reportage, est l'une des régions les plus touchées par les affrontements entre groupes armés depuis le début du conflit il y a un an. La Centrafrique a sombré dans le chaos lorsque l'ex-rébellion Séléka, à majorité musulmane, a pris le pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014 dans un pays composé à 80% de chrétiens, multipliant les exactions.

 

Les "anti-balaka", des milices chrétiennes hostiles aux Séléka et plus généralement aux musulmans, se sont formées, semant elles aussi la terreur parmi les civils. Un dernier hommage a été rendu jeudi à Bangui à Camille Lepage lors d'une cérémonie à la base de l'armée française avant le rapatriement de sa dépouille en France 

 

 

(Guillaume Gbato, SG du syndicat des agents de la, presse privée ivoirienne)

Des journalistes ivoiriens réclament plus de sécurité pour la presse en Centrafrique
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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 12:03

 

 

 

 

16/05/14 (AFP)

 

Le corps de la journaliste française Camille Lepage, tuée lors d'un reportage en Centrafrique, a été rapatrié vendredi à l'aéroport parisien de Roissy, a-t-on appris de source aéroportuaire. "Le corps de Mme Lepage est bien arrivé à Roissy à 09H50" (07H0 GMT), à bord d'un vol cargo en provenance de Bangui, a déclaré cette source à l'AFP.

 

Le cortège est parti en direction de l'Institut médico-légal de Paris où doit être pratiquée une autopsie. Agée de 26 ans, cette photographe indépendante a été tuée dans une embuscade dans la région de Bouar (ouest), près du Cameroun et du Tchad, l'une des régions les plus touchées par les affrontements entre groupes armés qui font rage en Centrafrique. Sa mort a été annoncée mardi par la présidence française.

 

Avant le départ de l'appareil jeudi après-midi, un dernier hommage a été rendu à la journaliste lors d'une cérémonie à la base de l'armée française à Bangui. Plusieurs personnalités, parmi lesquelles le Premier ministre centrafricain André Nzapayéké, des officiers des forces internationales, de nombreux journalistes de médias centrafricains et internationaux, étaient présents dans une chapelle ardente sur le camp Mpoko, près de l'aéroport.

 

La mort de la jeune journaliste a suscité l'émoi en France comme en Centrafrique, et les réactions ont été extrêmement nombreuses sur les réseaux sociaux, dans la presse et le milieu politique.

 

Le président français François Hollande a promis "tous les moyens nécessaires" pour élucider "cet assassinat et retrouver les meurtriers". Selon Paris, c'est une patrouille de la force française Sangaris qui a découvert sa dépouille lors d'un contrôle sur un véhicule. Une source de la gendarmerie de Bouar, dans l'ouest de la Centrafrique, avait indiqué mercredi à l'AFP que la photographe avait péri dans une embuscade qui a fait au moins dix morts.

 

Selon une source militaire ayant requis l'anonymat, Camille Lepage était en reportage en compagnie des anti-balaka, membres des milices chrétiennes, quand ils seraient tombés dans une embuscade tendue par des éléments armés qui écument la région. Une enquête est en cours, menée par l'armée française en Centrafrique et par la force de l'Union africaine (Misca) pour connaître les circonstances exactes de sa mort, dans ce pays en proie depuis des mois à des violences intercommunautaires.

 

Le parquet de Paris a également ouvert mercredi une enquête préliminaire sur sa mort. La Centrafrique a sombré dans le chaos lorsque l'ex-rébellion Séléka, à majorité musulmane, a pris le pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014 dans un pays composé à 80% de chrétiens, multipliant les exactions. Les anti-balaka, des milices chrétiennes hostiles aux Séléka et plus généralement aux musulmans, se sont formées, semant elles aussi la terreur parmi les civils.

 

Le travail de la journaliste, basée à Juba au Soudan du Sud, avait été publié dans de grands journaux français et étrangers dont le New York Times, le Washington Post, le Guardian ou Le Monde. En février, elle avait remporté un prix prestigieux, le Pictures of the Year (POY), dans la catégorie portrait. Camille Lepage est la troisième journaliste à mourir en Centrafrique ces dernières semaines, après le meurtre de deux journalistes centrafricains à leurs domiciles le 29 avril. 

Le corps de la journaliste tuée en Centrafrique rapatrié en France
Le corps de la journaliste tuée en Centrafrique rapatrié en France
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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 18:01

 

 

 

 

15/05/14 (AFP)

 

Une adolescente de 12 ans a été tuée par balle mercredi par un homme armé, qui a également blessé une fillette de six ans et un bébé à Boda, dans le sud de la Centrafrique, a indiqué jeudi la gendarmerie. Selon une source au sein de la gendarmerie, "une musulmane de 12 ans a été tuée mercredi et deux autres - une fillette de six ans et un bébé - ont été blessés par des tirs provenant d'une arme de chasse, au bord de la rivière Louamé à Boda".

 

Le drame s'est produit "alors qu'une délégation gouvernementale conduite par le ministre de l'Administration du territoire Aristide Sokambi tentait une médiation entre musulmans et chrétiens", a précisé la source. "La délégation gouvernementale achevait de rencontrer les musulmans et s'employait à poursuivre les discussions avec les chrétiens, quand il y a eu une détonation", a-t-elle poursuivi. Boda, ville majoritairement chrétienne, vit une grave crise interconfessionnelle depuis la brève prise de pouvoir de la rébellion Séléka, à majorité musulmane, entre mars 2013 et janvier 2014.

 

A la fin du mois de janvier, au moment de la mise en déroute de la Séléka, les violences ont fait près de 100 morts dans cette ville minière située à 250 km au sud de Bangui. Environ 11.000 musulmans vivent à Boda. La présidente de transition centrafricaine Catherine Samba Panza avait exprimé dans une interview accordée à l'AFP vendredi sa préoccupation concernant cette ville, estimant toutefois que les violences étaient "essentiellement dues à des intérêts économiques et miniers qui ont amené ces communautés à se regarder en chiens de faïence".

 

Après la chute du chef de la Séléka Michel Djotodia en janvier, les populations musulmanes ont été victimes de nombreuses exactions, perpétrées notamment par les milices anti-balaka à dominante chrétienne, les poussant à l'exil. Plus de 80% des musulmans de Bangui ont déjà fui la capitale pour les régions Centre et Est ou pour les pays voisins. 

Centrafrique: une adolescente tuée et deux enfants blessés dans le Sud
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