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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 12:04

 

 

 

Par RFI  20-02-2016 Modifié le 20-02-2016 à 09:01

 

En Centrafrique, l'Autorité nationale des élections égrène inlassablement les résultats partiels du second tour de l'élection présidentielle et du premier tour des législatives. Tous les jours à la même heure, les habitants ont les oreilles vissées sur leur poste de radio.

 

Le rituel prend place tous les jours vers 13 heures. Bangui se met en pause lorsque débute la lente énumération des résultats des élections. Dans le quartier Ouango, Adolphe, entouré de ses voisins, est assis sur une chaise en bois. Sur la table, deux téléphones réglés sur les radios nationales. Loin de lasser les Centrafricains, ce mode de diffusion des résultats fait l'unanimité.

 

« On fait ça pour éviter les contestations des résultats. Ça rassure les populations. C’est bureau de vote par bureau de vote. Ça me rassure, ce n’est pas mon candidat qui est en tête, mais ça me rassure parce que c’est honnête », justifie Adolphe.

 

Zamer Lefort est un habitant du quartier. Clairement en faveur de Faustin Touadéra, son choix est mûrement réfléchi. « J’ai vu les deux aux affaires. Je sais que Touadéra a mieux géré que Anicet Georges Dologuélé. On veut travailler, on veut vivre. On ne veut plus perdre nos frères et sœurs, nos fils. C’est la voie démocratique avec les urnes », ajoute-t-il.

 

Ces petits groupes amassés autour de postes de radio ne sont pas près de se disperser. Et pour cause, les résultats complets ne sont pas attendus avant le milieu de la semaine prochaine.

Elections en RCA: les habitants suivent le dépouillement en direct

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Centrafrique-Presse.com
20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 11:55
Centrafrique: le retour de l'armée nationale, un sujet explosif

 

 

20/02/16 (AFP)

 

Contrôles aux carrefours stratégiques, patrouilles nocturnes: la réapparition depuis quelques semaines de l'armée centrafricaine - accusée de graves exactions et mise sur la touche durant les violences de ces trois dernières années - suscite inquiétudes et interrogations à Bangui.

 

Aux abords du PK-5, l'enclave musulmane de Bangui qui a été longtemps le théâtre de violences sanglantes, le caporal Hilaire arrête tous les motos taxis. "On contrôle pour voir s'ils transportent des grenades ou des munitions" explique dans un français approximatif le sous-officier à la tenue dépenaillée, un fusil artisanal en bandoulière.

 

Il y a encore peu, ce "poste avancé" aujourd'hui gardé par les "Faca", les Forces armées centrafricaines, était occupé par des miliciens anti-balaka qui n'hésitaient pas à racketter les habitants en échange d'un semblant de protection.

 

"Maintenant qu'on est là, les gens n'ont plus peur de sortir, les commerçants musulmans peuvent aller en ville et les chrétiens font leurs courses au PK-5", assure le caporal.

 

Cette présence sur le terrain était inimaginable il y a encore un an. Lorsque le pays a sombré dans le chaos en mars 2013, les Faca, désorganisées, mal formées et exsangues ont été incapables de résister aux rebelles Séléka qui ont marché sur Bangui.

 

Au plus fort des violences intercommunautaires qui ont suivi, les Faca - 7.000 à 8.000 hommes -, ont souvent été accusés de troquer l'uniforme contre la machette.

 

-Embargo sur les armes-

 

Depuis lors, ils restent cantonnés - en théorie du moins - dans les camps militaires de la capitale. La charge d'assurer la sécurité revient presque exclusivement aux forces internationales, c'est-à-dire les Français de Sangaris (900 hommes actuellement) et 10.000 Casques bleus, dont les patrouilles intègrent parfois des éléments de la police et de la gendarmerie centrafricaines.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a décrété un embargo sur les armes et l'instruction militaire à destination de la Centrafrique, qui vient d'être prolongé jusqu'à début 2017, estimant que la priorité allait au rétablissement de l'Etat dans ce pays ravagé.

 

Après des mois de reports et d'atermoiements, les autorités de transition soutenues à bout de bras par la communauté internationale viennent d'organiser le second tour de l'élection présidentielle dont les résultats sont toujours attendus.

 

La mise à l'écart de l'armée nationale est régulièrement critiquée à Bangui, dans les journaux, mais aussi par des habitants persuadés que leurs soldats sont capables ramener la sécurité là où les forces internationales "ne font rien".

 

Pour le ministre de la Défense, Joseph Bindoumi, qui a personnellement impulsé le retour sur le terrain des soldats et plaide pour une levée totale de l'embargo, "la réhabilitation des Faca est nécessaire".

 

"Quel pays n'a pas d'armée? On a présenté les Faca comme des barbares, mais ça n'existe pas une armée propre", affirme-t-il à l'AFP: "Si vous avez 7.000 hommes et que vous ne vous en servez pas, que vont-ils faire?".

 

-un retour "dangereux"-

 

Dans les milieux diplomatiques, cette décision unilatérale inquiète. "C'est trop tôt, les conditions d'une armée professionnelle et équilibrée sur le plan ethnique ne sont pas réunies", affirme le chef de la mission de l'ONU en Centrafrique, le Gabonais Parfait Onanga-Anyanga, selon qui un "déploiement opérationnel des Faca n'est pas souhaitable pour l'instant".

 

Une source militaire française ne dit pas autre chose: "laisser les Faca livrés à eux-mêmes dans la rue, sans véritable chaîne de commandement est dangereux, ça revient à créer des milices de quartiers", les soldats étant affectés dans leurs propres quartiers.

 

Une mission de l'Union européenne "EUMAM RCA" - 70 militaires - a été envoyée à Bangui pour conseiller les autorités sur ce dossier vital. Les officiers européens fourniront également leur expertise sur "les conditions d’un programme de formation" mais rien n'est encore acté.

 

"Il faut construire cette armée pierre par pierre", juge un expert en sécurité, soulignant qu'"on part de zéro: l'armée n'a aucun budget, très peu d'armes, les archives et dossiers ont été détruits, même pour trouver des tenues c'est compliqué".

 

Pour cette source, "un tri préalable est indispensable car beaucoup sont juste dans l'armée pour percevoir leurs soldes".

 

La dimension ethnique ne devra pas être négligée face à une armée prétorienne, composée de soldats originaires des mêmes régions que les présidents qui se sont succédé à la tête du pays - à l'heure actuelle ce sont surtout des Gbaya, l'ethnie de l'ex-président Bozizé renversé en 2013.

 

Une fois le gouvernement installé, estime Parfait Onanga-Anyanga, "les Faca peuvent constituer le vrai défi post-électoral pour ce pays".

 

par Célia LEBUR

 

 

NDLR : La triste réalité des FACA aujourd’hui est qu’elles n’ont pas de vrais chefs pour les commander. Actuellement c’est le ministre de la défense du gouvernement de transition qui en fait hélas office mais jusqu’à quand… ! 

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 11:07
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : A plus de 80% des procès verbaux traités et publiés, Touadera reste en tête

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 20 FÉVRIER 2016

 

Les résultats provisoires de la présidentielle, rendus public par l’Autorité Nationale des Elections place toujours Faustin Archange Touadera en tête. La 4e journée des publications touche plus de 80% des procès verbaux, selon l’ANE.

 

Selon les compilations des données publiées par l’ANE, le candidat indépendant, l’ancien Premier Ministre Faustin Archange Touadera a obtenu environ 724.086 voix contre environ 282.084 voix obtenues par Anicet Georges Dologuélé.

 

La différence qui sépare provisoirement les deux finalistes est à environ 442.002 voix, après les 4 jours de publication.

 

Dans la journée du vendredi 19 février, le score était un peu serré. Anicet Georges Dologuélé avait obtenu environ 107.891 voix et Faustin Archange Touadera environ 194.154 voix.

 

Selon l’ANE, la fin des publications des résultats provisoires est à dimanche 21 février 2016.

 

 

Les habitants de Nzako réclament le retrait des Ex-Séléka dans la ville

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN-MARIE ANDIBIKOUNDA LE 20 FÉVRIER 2016

 

Les habitants de la ville de Nzako réclament le retrait immédiat des éléments de l’ex Séléka dans la localité. Cette demande a été effective lors d’une réunion organisée le 18 février 2016 chez un chef de groupe de la ville en présence des autorités administratives et des militaires de l’armée Ougandaise.

 

Selon les informations recueillies par le RJDH, cette réclamation fait suite à l’incursion de ce groupe rebelle dans la ville le 18 Février provoquant la peur parmi la population. « Nous réclamons le retrait des ex Séléka dans notre localité car, ils n’ont pas pitié de qui que ce soit », nous a confié une source locale sous couvert de l’anonymat avant de signaler que ces ex-Séléka ont refusé de quitter la ville.

 

Cette source a fait savoir que le refus des ex-Séléka de quitter la ville de Nzako, pousse la population à rejoindre la brousse. « Les activités sont bloquées et les familles regagnent les champs de peur d’être attaquées par ces hommes armés », a-t-elle dit.

 

Face à cela, les jeunes de Nzako ont organisé une marche dans la ville ce vendredi pour demander au gouvernement d’appuyer les troupes Ougandaises afin de chasser la Séléka dans ce secteur. « La population souhaite une intervention des FACA et des forces internationales pour renforcer l’effectif de l’armée Ougandaise afin de déloger la Séléka », a-souligné une autre source sous l’anonymat.

 

Selon un commandant de l’ex-Séléka, leur présence à Nzako est pour combattre les rebelles ougandais de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony qui ont multiplié des attaques ces derniers temps dans la localité. « Les forces qui luttent contre le LRA sont inefficace. La preuve en est que la LRA a franchi le Haut-Mbomou pour la Haute-Kotto. Nous sommes là pour les empêcher à avancer », a dit ce commandant qui s’est présenté au nom Moussa au RJDH.

 

« Nous avions mis la main sur Ongwen puis Okok Odek. Donc, on ne veut pas de la LRA sur le sol centrafricain », a-t-il rappelé pour justifier davantage leur présence.

 

Les éléments de la coalition Séléka ont fait leur incursion le jeudi 18 février 2016 dans la ville de Nzako provoquant ainsi de débandade au sein de la population du secteur.

 

 

Les déplacés peulhs de Yaloké plaident pour la relance de l’élevage après les élections de 2016

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 19 FÉVRIER 2016

 

Les déplacés peulhs de Yaloké, ville située à 225 km de Bangui, ont mentionné une légère amélioration de leurs conditions de vie depuis leur cantonnement dans cette région. Mais, ils déplorent la qualité des animaux offerts par la FAO pour la relance de l’élevage et interpellent le nouveau président sur cette situation.

 

Près d’une centaine de peulhs que nous avons rencontrés sur le site à Yaloké, ont noté une amélioration dans leurs conditions de vie. Les femmes se rendent librement en brousse pour chercher des fagots et les hommes au marché pour s’approvisionner. Les non musulmans aussi viennent s’approvisionner en eau potable au forage qui se trouve sur le site des déplacés.

 

Le porte-parole des peulhs déplacés de Yaloké, El Adji Ousmane Lailo confirme ces faits en ces termes : « Notre condition de vie s’est améliorée ces derniers temps. Au début, nous ne pouvons pas circuler librement dans la ville ni aller dans la brousse. Mais actuellement, nous avons des maisons, des vivres chaque mois et les coupons que le PAM donne à World Vision pour nous remettre, mais la quantité est toujours insuffisante car il n’y a pas du riz ni de haricot. S’ils peuvent compléter avec du riz, le haricot et le soja ça nous permettra d’avoir de la bouillie », a-t-il noté.

 

El Adji Ousmane Lailo a déploré la santé des animaux que la FAO a mis à leur disposition. « La FAO nous a donné des animaux pour nous permettre de relancer nos activités. Malheureusement, la majorité des animaux étaient malades et ils sont tous morts. Nous n’avons actuellement que 6 moutons c’est rien sur les cent », a-t-il expliqué avant de lancer un SOS à l’endroit du nouveau président qui sera bientôt connu. « En tant qu’éleveurs centrafricains, nous demandons au nouveau gouvernement de nous aider afin que nous puissions relever l’élevage pour aider nos frères et relever aussi l’économie de notre pays », a-t-il souhaité.

 

Les déplacés peulhs de Yaloké étaient près de 650 au début de la crise. La majorité a quitté la ville de Yaloké à cause des exactions. Ils sont actuellement près d’une centaine sur le site des déplacés de cette ville.

 

 

Quatre enseignants qualifiés pour 1.675 élèves au lycée de Paoua

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 19 FÉVRIER 2016

 

Le lycée moderne de Paoua dans la préfecture de l’Ouham-Pende compte environ 1.675 élèves pour quatre enseignants qualifiés et quatorze enseignants vacataires. Le censeur du second cycle, Alain Yaguina déplore cette situation qui, selon lui, ne facilite pas la dispensation des cours.

 

Alain Yaguina a fait savoir que le manque d’enseignants qualifiés au lycée rend difficile les cours. « Pour un effectif de 1.675 élèves, quatre enseignants qualifiés sont présents au sein de l’établissement. Nous avons beaucoup d’enseignants vacataires qui sont au nombre de quinze. En plus de cela, il y a un manque crucial de tables banc », a déploré le censeur.

 

Le censeur a indiqué que sa hiérarchie a été saisie par rapport au manque d’enseignant. « Par rapport au manque d’enseignants qualifiés, une demande a été adressée à l’inspecteur d’académique du nord lors de son passage dans la localité. Il avait affecté des enseignants qui jusque-là, n’ont pas regagné leur service », dit-il.

 

Au lycée moderne de Paoua, il y a la série scientifique et la série littéraire ce qui fait 18 sessions.

 

 

Le lycée de Ndele manque d’enseignants et de matériels

 

http://rjdh.org/ PAR BABIKIR OUSMANE LE 19 FÉVRIER 2016

 

Le lycée de Ndele dans le Bamingui Bangoran ne compte que trois (3) professeurs titulaires. Cette situation serait liée au refus de certains enseignants de regagner leurs postes.

 

Kognikpingo Ngbokoli Diody Eubulus, proviseur du lycée de Ndele se plaint de ce manque d’enseignants. « Les enseignants ne sont pas disponibles puisqu’ils sont affectés ici au lycée de Ndele et qui jusqu’alors ils n’ont pas pris fonction. Nous ne savons plus quoi faire », déplore-t-il.

 

Ce dernier se réjouit du nombre des filles qui fréquentent l’école dans son établissement. «Les filles fréquentent l’école comme les garçons. Sur 140 élèves inscrits en classe de 3e, il y a 45 filles. Les élèves sont au nombre de 1700 et nous n’avons que trois enseignants titulaires au second cycle, celui d’histoire et géographie, le professeur de français et le professeur de philosophie», a-t-il ajouté.

 

Il s’est aussi plaint par rapport au manuel et aux bâtiments qui ne sont pas suffisants pour faciliter le bon déroulement des cours.

 

Le Collège d’enseignement Général de Ndele, dans l’inspection académique du Nord-est a été créé en 1972. Il est transformé en lycée en 1996.

 

 

Les déplacés de Bambari et Batangafo reçoivent des kits après les incendies sur leurs sites

 

http://rjdh.org/ PAR VIVIEN NGALANGOU LE 19 FÉVRIER 2016

 

Les déplacés du site de Notre Dame des Victoires de Bambari et ceux de Batangafo ont reçu des kits composés de vivres et non-vivres. Ce geste est fait après des incendies signalés sur lesdits sites.

 

Selon Célestin Yétoman, habitant de Bambari que le RJDH a pu le joindre ce jour, les déplacés du site de Notre Dame des Victoires traversent des moments difficiles depuis l’incendie qui s’est déclenché sur le site. «Nous sommes toujours sur nos gardes car la saison sèche est trop rude et la majorité des tentes sont construites en paille, donc nous ne savions à quand une telle chose ou l’incendie peut paraitre. Depuis que l’incendie a tout détruit, nous traversons des difficultés énormes pour manger et dormir », relate t-il.

 

Les déplacés ont reçu de l’assistance de différentes ONGs après le dernier incendie du 23 janvier. « Les déplacés ont reçu des nattes, des couvertures, des assiettes et momentanément des produits PAM. L’ONG triangle, HCR, COOPI et la Caritas travaillent beaucoup auprès des déplacés », a-t-il souligné.

 

Justin Doroma, infirmier assistant anesthésiste à l’hôpital de Batangafo confirme l’aide de l’ONG InterSOS. « Les déplacés ont reçu l’aide humanitaire de l’ONG InterSOS qui a donné des vivres et MSF a fait aussi une réunion avec les victimes de l’incendie pour donner des kits de non vivres tel que des draps, les sauts, les assiettes etc », précise-t-il.

 

Notons qu’à Kaga-Bandoro dans la Nana Gribizi, 800 abris ont été brulés sur le site de l’évêché le 02 février causant des dégâts matériels et 13 personnes ont été blessées.

 

Les incendies sur les sites sont fréquents ces derniers temps.

 

 

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 15:35
Nouvelles nationales sur APA
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Plus de 600 armes et des milliers de munitions saisies au Cameroun

 

APA – Douala (Cameroun) 2016-02-19 12:09:35 - Les autorités camerounaises ont indiqué vendredi que 616 armes et 2773 munitions ainsi qu’un important stock de matériels destinés à la fabrication des armes artisanales ont été saisis et détruits à Bertoua dans la région de l’Est, frontalière à la République centrafricaine sous la supervision du ministère de la Défense (MINDEF).


Dans les détails, ce sont 503 armes de fabrication artisanale et 113 armes manufacturées qui ont été détruites, un arsenal de guerre récupéré par les forces de l'ordre au cours des opérations de routine.


Selon des sources proches du dossier, s'il est vrai que le gros du butin appartient aux chasseurs et aux braconniers, la plupart des armes manufacturées ont été saisies entre les mains des bandits ainsi que des éléments des bandes armées centrafricaines qui sévissent toujours entre les frontières des deux pays.

Depuis que la Centrafrique est en butte aux problèmes d'insécurité, la partie orientale du Cameroun avec qui il partage une longue frontière, fait l'objet des attaques des milices armées centrafricaines.


Des attaques et des actes de pillages souvent à l'origine des perturbations du trafic entre le Cameroun et la Centrafrique, indépendamment du déploiement des forces de l'ordre par les deux Etats avec l'appui des éléments de la Mission de paix des Nations unies pour la Centrafrique (MINUSCA).

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=846267#sthash.nRu507AA.dpuf

 

 

L'université de Bangui décerne le titre de Docteur honoris causa à Catherine Samba-Panza 

 

APA-Bangui (Centrafrique) -2016-02-19 13:10:59 - Le Conseil de l’Université de Bangui a décidé de décerner le titre de Docteur honoris causa à la Présidente de la République centrafricaine, Catherine Samba-Panza, qui finit dans un mois son mandat à la tête de la transition, a annoncé le Pr Abdoulaye Sepou.

 

Selon le recteur de l'université de Bangui qui s'exprimait jeudi soir, le staff rectoral et le conseil de l'Université apprécient positivement les différentes actions menées par la Présidente en faveur du rayonnement de l'établissement supérieur pendant son mandat.

La remise sur pied des annales de l'Université de Bangui disparues depuis des années et le parrainage des jeux-concours étudiante élite'' permettant de récompenser par des bourses d'études certaines étudiantes sont autant d'actes positifs initiés par Catherine Samba-Panza, a souligné le Pr Sepou.


Il a rappelé que le titre de Docteur honoris causa existe dans toutes les universités et qu'il est généralement décerné à  une personnalité qui a marqué positivement l'existence de l'université.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=846276#sthash.FCkgkXou.dpuf

 

NDLR : Quand arrêterons-nous avec ces bouffonneries !

 

 

3,5 millions de l'UE pour améliorer les infrastructures sanitaires en Centrafrique

 

APA-Bangui (Centrafrique) -2016-02-19 13:23:37 - La représentation de l’Union européenne et celle de l’Organisation mondiale de la santé ont paraphé, vendredi à Bangui, une convention financière d’un montant de trois millions et demi d’euros pour permettre à cette agence onusienne de renforcer les infrastructures sanitaires en Centrafrique.


L'enveloppe permettra la construction des centres de santé et leur équipement dans plusieurs régions sanitaires de la Centrafrique.


Il s'agira aussi de reconstruire certains services sanitaires et de renforcer les capacités du personnel soignant.


Pour Marguerite Samba Maliavo, ministre de la Santé et de la Population, le ratio médecin-population en Centrafrique est considérable. S'il est pour le moment d'un médecin pour 35 mille habitants, il pourrait grâce à ce financement, être réduit à 20 mille habitants pour un médecin.


Ce financement permettra également aux ONG internationales intervenant dans le domaine de santé en Centrafrique de renforcer leurs activités sur le terrain.

Les dernières violences qui ont secoué Bangui ont occasionné la destruction de biens de plusieurs organisations humanitaires et réduit considérablement leur capacité d'intervention sur le terrain.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=846279#sthash.ypIrYQkO.dpuf

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 10:46

 

 

19/02/16 (AFP)

 

"Dologuélé, Touadéra, c'est Dieu qui choisira". Comme beaucoup de déplacés centrafricains du camp M'Poko, à Bangui, peu lui importe le nom du futur président. Marcelin veut d'abord quitter le taudis en ferrailles qu'il habite depuis deux ans et rentrer enfin chez lui.

 

Ils étaient des milliers dimanche à s'être déplacés pour voter à quelques pas du camp, lors d'un scrutin censé sortir le pays de trois années de violences intercommunautaires. Le 2e tour de l'élection présidentielle, dont les résultats se font attendre, opposait deux anciens Premiers ministres, Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra.

 

Le camp M'poko, l'un des plus grands du pays, accueille encore près de 28.000 personnes, contre 100.000 en 2013, lorsque le pays a sombré dans le chaos. Mais à l'approche des élections, plusieurs centaines d'anciennes familles déplacées sont revenues "se mettre à l'abri, au cas où il se passe quelque chose", explique un humanitaire.

 

Dans les allées poussiéreuses de la zone 13, un quartier du camp, Francis Clothaire Himelet arbore encore un tee-shirt à l'effigie de Martin Ziguélé, son candidat favori, éliminé dès le premier tour du 30 décembre. "C'est mon président à moi", affirme le jeune homme.

 

Malgré la présence dans le camp de nombreux jeunes appartenant aux milices armées anti-balaka, le vote s'est déroulé dans le calme.

 

Marcelin n'a pas trouvé son nom sur les listes et s'est fait renvoyer de bureau de vote en bureau de vote toute la matinée, avant de finalement rentrer bredouille. "C'est pas grave, ma femme a voté" dit-il, conciliant. "Maintenant on attend seulement la proclamation des résultats pour partir, si la sécurité est là on rentre chez nous".

 

Sous la tente de Nadège, où la chaleur est suffocante en pleine saison sèche, la famille M'boma le répète en choeur: tous ne pensent qu'à retourner à leur vie d'avant. Pour dormir, dix personnes s'entassent ici sur un unique matelas - Nadège et son mari, leurs six enfants et des neveux qu'elle a accueilli lorsque leur parents ont été tués "par les musulmans".

 

L'immense majorité des déplacés de M'poko sont des chrétiens, dont une bonne partie habitait le 3e arrondissement de la capitale, près de l'enclave musulmane qui fut durant de longs mois l'épicentre des violences ayant fait des milliers de morts à Bangui.

 

- repartir de zéro -

 

Leurs maisons ont été détruites ou pillées, tout comme les écoles aux murs noircis et criblés de balle, aujourd'hui désertes. Il faudra donc repartir de zéro.

 

"Je veux rentrer, mais j'ai encore peur, reconnait Dieu Béni. Le nouveau président doit d'abord désarmer les milices, sinon je ne bougerai pas d'ici. On fait croire que la paix est revenue mais les armes sont toujours là, cachées partout dans les maisons".

 

Lui est arrivé parmi les premiers, lors d'une des journées les sanglantes de la crise centrafricaine: le 5 décembre 2013. Il a connu les faux espoirs du retour, où quelques semaines seulement après avoir retrouvé sa maison, la ville s'est de nouveau embrasée en quelque minutes. Souvent, le meurtre d'un taxi-moto ou un vol de bétail suffisait à déclencher des représailles sans fin.

 

Dieu Béni ne compte plus le nombre de fois où il a regagné dans la précipitation, le camp qui avoisine les bases des soldats français de Sangaris et des casques bleus de la Minusca déployés comme forces de maintien de la paix.

 

Mais il est vrai que depuis plusieurs mois, les balles n'ont plus sifflé au-dessus des tentes de fortunes et des baraquements en tôle. La vie a repris entre les va-et-vient des commerçantes qui se ravitaillent sur les marchés de la capitale, les coups de marteaux des menuisiers et les enfants qui courent partout.

 

Pour tromper l'ennui des plus désoeuvrés l'ONG Première urgence, gestionnaire du site, a organisé des jeux et un quizz de culture générale, auquel les participants viennent répondre encouragés par des centaines de personnes rassemblées sous le soleil, vieillards et nourrissons compris.

 

"Avant les jeunes anti-balaka venaient aux animations avec des fusils à la main et des gris-gris partout, explique dans un grand sourire Béranger Beanam, de Première urgence. Maintenant ils viennent les mains dans les poches, c'est déjà un grand pas".

 

En Centrafrique, les déplacés attendent les résultats de la présidentielle pour "rentrer" chez eux

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 00:39

 

 

http://beninmondeinfos.com/  18 février 2016

 

Les résultats du  scrutin présidentiel du dimanche 14 février 2016 sont connus pour le compte de Bangui la capitale. Au vu des chiffres, Faustin Archange Touadéra a pris une large avance sur son challenger Anicet-Georges Dologuélé en attendant les résultats des provinces. 

 

120.000 voix environs pour Faustin Archange Touadéra et à peu près 55.000 pour Anicet-Georges Dologuélé  à Bangui selon les compilations faites par l’AFP à partir des chiffres avancés par l’Autorité nationale des élections (ANE) ce 17 février 2016. Selon les chiffres officiels, l’ancien Premier-ministre de François Bozizé a largement devancé son challenger Anicet-Georges Dologuélé dans la quasi-totalité des arrondissements de Bangui à l’exception du 2ème arrondissement où le score est quelque peu serré. Si les tendances provisoires à Bangui se confirment en province, l’on va vers la deuxième surprise à l’issue des scrutins présidentiels du 30 décembre 2015 et du 14 février 2016 en Centrafrique.

 

 Il faut rappeler que les résultats du 1er tour du scrutin présidentiel ont crédité Anicet-Georges Dologuélé  de 23,78 % des suffrages contre 19,42% pour Faustin Archange Touadéra, arrivé en deuxième position. Ce dernier était la révélation du premier tour. Mais un fait pas anodin a précédé la tenue du 2nd tour du scrutin présidentiel. Il s’agit du choix de 21 candidats sur la trentaine en lice au 1er tour de se rallier à Touadéra. A l’annonce des résultats provisoires de Bangui, Anicet-Georges Dologuélé a réagi.

 

Une réaction de  mauvais perdant

 

Anicet-Georges Dologuélé est monté au créneau à la nouvelle des premières tendances des résultats à Bangui. Il a accusé son challenger de « fraudes organisées » dans la capitale, Banqui et dans les provinces. Une réaction qui sonnant comme celle du mauvais perdant. En Afrique, de telles réactions sont courantes. Les perdants crient  systématiquement  à la fraude, au tripatouillage, à la mascarade, au complot. C’est justement l’exercice auquel le recalé de Bangui s’est adonné. Mais au lieu de commencer par accuser le camp adverse de fraudes, Dologuélé ferait mieux de prendre acte des résultats et de se concentrer sur l’issue des législatives du 14 février 2016. Il peut déjà projeter par exemple les alliances à nouer en vue du contrôle du Parlement. Il pourra ainsi devenir le Président du parlement  et ainsi être  la seconde personnalité de l’Etat. A défaut, avoir un de ses proches à ce niveau de l’appareil d’Etat.

 

Il faut souligner que dans le cadre de la présidentielle du 14 février 2016, les résultats provisoires ne seront pas connus avant le début de la semaine du 22 février 2016. Les tendances de Bangui seront-elles confirmées dans les provinces ou bien l’on  assisterons-nous  à un retournement de la situation ? Les regards sont plus que jamais fixés sur Marie-Madeleine N’koué Hoornaert, présidente de l’Autorité nationale des élections.

 

 Christophe SESSOU


 
Lu pour vous : 2nd tour de la présidentielle en Centrafrique : Touadéra largement en tête à Bangui

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 00:21
Lu pour vous : Luttes et imaginaires démocratiques en Afrique

 

 

Par Laurent Fourchard, Directeur de recherches au Ceri, Sciences-Po —Libération  18 février 2016 à 17:41

 

 

Avec 19 scrutins prévus, 2016 sera à nouveau une année à élections pour le continent africain. Et si, contre toute attente, elle était celle de l’ouverture des possibles politiques.

 

Que peut-on attendre de ces démocraties dites à «adjectifs» (régime hybride, démocratie autoritaire, démocratie clientélaire) qui qualifient bien les limites de l’ouverture politique de nombreux pays du continent africain ? Il devrait y avoir peu de suspens dans les pays tenus en main par les présidents sortants qui ont de très fortes chances d’être réélus (Ouganda, Niger, Djibouti, Tchad). Dans ces cas-là, les formes de la démocratie libérale (des élections à intervalle régulier, une division apparente des pouvoirs exécutif, judiciaire et législatif) cachent difficilement des pratiques connues de ces régimes (puissance du parti présidentiel, quasi-impossibilité d’alternance, intimidation de l’opposition, trucage électoral). Ces élections ne peuvent alors que renforcer un peu plus l’hégémonie du parti-Etat comme l’ont montré les résultats staliniens en Ethiopie en mai 2015 où le seul député de l’opposition n’a pu être réélu. Quant au club des présidents candidats au troisième mandat, il s’est encore élargi (Congo-Brazzaville, Congo-Kinshasa, Rwanda, Burundi) même si coups de force et révisions constitutionnelles aboutissent à des situations très contrastées sur le terrain qu’il s’agisse de la répression aveugle des opposants au Burundi ou du référendum plébiscite du Rwanda qui autorisera le président Kagame à se présenter une troisième fois en 2017. Les résultats, a priori, les plus incertains concerneraient finalement les pays où l’alternance politique est commune depuis plusieurs années (Zambie, Ghana, Bénin), l’annulation puis le report des élections à Zanzibar, en Tanzanie, constituant un cas particulier. A première vue donc, 2016 devrait creuser la ligne de partage des eaux démocratiques et autoritaires.

 

A première vue seulement, car l’expérience du Nigeria en 2015 et celle des «printemps arabes», qui ont surpris tous les observateurs, devraient avant tout inciter à la prudence. Il fallait beaucoup d’efforts pour imaginer que le pays le plus peuplé d’Afrique connu pour la faillite de ses services publics et engagé dans une lutte acharnée contre Boko Haram puisse parvenir à organiser l’année dernière la plus grande élection par carte biométrique du monde sans trucage et sans violence. Il en fallait tout autant pour penser que Buhari, un ancien dictateur de 72 ans, puisse incarner l’espoir d’une alternance, et se faire élire contre un parti jusque-là indéboulonnable. Le Nigeria n’est sans doute pas une démocratie mais qu’un parti politique, qui transcende les puissants clivages religieux et ethniques, l’emporte par une élection transparente témoigne bien d’une ouverture des possibles politiques.

 

En réalité, il faut certainement regarder au-delà du formalisme électoral pour comprendre qu’une partie significative du continent se démocratise contre toute attente. On le sait depuis longtemps, les revendications démocratiques ont transformé, depuis vingt-cinq ans, les conditions de l’exercice du pouvoir dans la plupart des pays du continent ne serait-ce qu’en banalisant le multipartisme, en libéralisant la presse écrite et numérique et en rétablissant la liberté d’association. Cette libération a développé de nouveaux imaginaires et a suscité de très fortes attentes. Dans de nombreux pays, faire la queue durant plusieurs heures en plein soleil pour voter, aller au dépouillement, et publier sur les réseaux sociaux les résultats par bureaux de vote, contraste nettement avec l’apathie ou la désillusion des électeurs dans les démocraties occidentales. Le vote biométrique pose des questions en terme de surveillance des citoyens mais, dans l’immédiat, les populations et les partis d’opposition de nombreux pays (Nigeria, Kenya, Ghana, Tanzanie, Tchad) y voient, à tort ou à raison, un rempart contre le trucage électoral. Les pratiques de résistance aux violations des droits de l’homme se sont enracinées si on pense aux journalistes, qui ont dévoilé les affaires de corruption à leurs risques et périls, aux avocats et aux juristes, qui ont refusé des positions lucratives pour défendre des militants ou encore à des rappeurs, comme Luaty Beirão (Angola), au Balais citoyen (Burkina) ou au mouvement Y’en a marre (Sénégal), qui défient ouvertement le pouvoir. Certains de ces mouvements - pas tous - font bouger les lignes. Ainsi, le coup d’Etat au Burkina Faso, en septembre 2015, mené par les membres de la garde présidentielle a échoué sous la pression de la rue, des syndicats, des mouvements citoyens et de la pression de la plupart des présidents des pays voisins. Cette mobilisation a aussi accentué les demandes populaires pour traduire en justice les assassins du président Thomas Sankara et du journaliste burkinabé Norbert Zongo.

 

En 2016, les demandes sociales ou économiques risquent de devenir l’expression d’un rejet du pouvoir dans un contexte économique morose marqué par la baisse des prix des matières premières et agricoles (pétrole, cuivre, or, café, cacao), l’augmentation des déficits budgétaires, la dépréciation de plusieurs monnaies nationales. On ne pense pas suffisamment, à cet égard, que les enjeux électoraux sont comparables à ceux des démocraties occidentales. Au Ghana, les débats sont dominés par l’emploi et le coût de la vie. En Zambie, la perte de milliers d’emplois dans les mines de cuivre et la progression de la pauvreté peuvent conduire la région du copperbelt (pourtant un bastion actuel du parti présidentiel) à voter pour l’opposition. En Afrique du Sud, pour la première fois dans l’histoire du pays, les grandes métropoles (Johannesburg, Pretoria, Port Elizabeth) pourraient voter pour l’opposition à l’ANC, qui a perdu une partie de sa crédibilité politique et de nombreux militants (450 000 entre 2012 et 2016). La contestation par les urnes rejoindrait alors les milliers de mobilisations dans les townships contre le manque d’accès aux services de base (eau, électricité, logement, sécurité).

 

Dans les pays plus autoritaires, les mobilisations partielles, localisées et en situation de contrainte nous en disent plus que les rendez-vous électoraux et s’expriment sous la forme du dissentiment populaire, de la colère ou de l’émeute. Un exemple significatif est celui de l’Ethiopie dont plusieurs observateurs déploraient, il y a peu, l’anomie politique. En dépit du renforcement de l’encadrement de la société par le parti-Etat, les mobilisations restent possibles. La dernière en date est la contestation du plan d’urbanisme d’Addis-Abeba, de l’accaparement des terres et du déguerpissement de dizaines de milliers de paysans oromo, qui ont conduit à des mobilisations étudiantes sans précédents depuis 2014 (sit-in, boycott de cours, manifestations). Elles se sont intensifiées, ces derniers mois, en dépit d’une répression sanglante et aveugle (qui aurait fait, d’après certaines sources, au moins 150 morts).

 

L’année 2016 ? elle risque d’être électorale comme les autres, mais nombre de présidents auront très probablement à faire face aux attentes démocratiques immenses et aux mouvements de colère lorsque la voix des urnes demeure si ouvertement bafouée.

 

GOOD MORNING AFRICA (1/7) : 2016 est une «super-année» électorale pour l’Afrique. Politique, économie, culture, religion: pendant un mois, chaque vendredi, universitaires et experts explorent un aspect du continent. La semaine prochaine : la progression de l’évangélisme, par le politologue Cédric Mayrague.

 

Laurent Fourchard Directeur de recherches au Ceri, Sciences-Po

 

 

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 00:20
Tribune libre de Roger Aubin Komoto

 

 

Peuple centrafricain, ne vous laissez pas manipuler. Peu importe le vainqueur: restez vigilants sur les seules conditions de votre vie à venir et de la Paix qui en découle. « Le fanatisme n’a pas sa place en politique »  et pour la gouvernance de l’Etat.

 

L’ANE (Agence Nationale de l’Election) est la seule habilité dans la proclamation provisoire des résultats en premier lieu et qui sera validé ou pas part la CCT (Cour Constitutionnelle de Transition) haute juridiction.

 

Posez-vous des questions du type :

 

  • Qu’est-ce qu’un devoir citoyen ?
  • Quels sont les devoirs d’un citoyen envers les autres ?
  • Pourquoi les citoyens doivent-ils respecter la liberté des autres ?
  • Quelles sont les obligations des citoyens envers l’Etat et la communauté nationale ?
  • Pourquoi les citoyens doivent-ils respecter les lois ?
  • Que signifie « nul n’est censé ignorer la loi ?

 

Dans ce cadre là !  Les seuls avis qui prévalent pour la proclamation de cette élection, c’est l’ANE. Donc, respectez les institutions de votre Pays, c’est votre devoir de citoyenneté ainsi votre liberté.

 

Un deuxième tour proclamé d’avance par les ennemis de la paix et de la démocratie, sans attendre les représentations institutionnelles de leur Pays. Les accusations des fraudes pleuvent dans les deux camps. On aura tout vu en Centrafrique, la seule chose que la plupart des compatriotes savent distiller : - la calomnie, les mensonges, la mauvaise foi, les rumeurs. Cette absence de neutralité fait en sorte que nous n’avançons à rien dans ce Pays. 

 

Tout le monde s’autoproclame, et s’attribue un titre comme bon lui semble, même sans le moyen prétendu et aucun retour lucratif, d’édification de leur vie, pour apporter une aide réelle pour le bien-être ne serait ce qu'un peu, pour eux, pour la famille et ainsi contribuer à l’émergence d’un nouvel état d’esprit, afin de faire progresser notre Pays.

 

Tous ceux qui se disent "journaliste" n'ont aucune objectivité journalistique. L’exigence de ce métier se voit bafoué et sans déontologie sur les toiles, les informations neutres qu'exigent ce métier de journaliste, sans doute et sans donner leur propre opinion, en faisant preuve de neutralité en donnant que des informations correctes, mais pas selon les sentiments personnels est une irresponsabilité. Etre contre une objectivité, penser qu’il s’agit d'une subjectivité est aggravante. De surcroit remettre en question tout effort à venir objectif de responsabilité.

 

L’objectivité ne signifie pas impartialité mais universalité « Raymond Aron ».

De même, la vie sociale est chosification et objectivité, ou en d’autres termes, anonymat et inertie. « Boris Cyrulnik ».

 

Pour tout ceux qui s’intéressent de prêt et de loin à la politique de notre pays, devraient avoir une certaine neutralité. Ce que nous voyons depuis le deuxième tour de l'élection présidentielle, les informations divulguées, de victoire d’un camp, sans que les dépouillements s’effectuent dans sa totalité sont dangereuses, irresponsables. C’est préparer la conscience des peuples non avertis pour une éventuelle contestation sans lendemain, restez vigilants mes chers compatriotes!

.

Ce qui est étonnant, c'est que les deux finalistes se contentent des accusations et de ne pas œuvrer pour calmer chacun dans leur camp dans le respect des institutions, qu’ils prétendent être en charge d’ici peu. La réconciliation commence maintenant, pour un Centrafrique à l’unissant et indivisible.

 

 

Fait à Lyon 18-02-2016

 

Mr. Aubin-Roger KOMOTO   

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 00:01
Le rapporteur général de l'ANE mis à l’écart

 

 

http://www.radiondekeluka.org/  mercredi 17 février 2016 13:45

 

L'Autorité Nationale des Elections (ANE) a mis à l’écart ce mercredi le rapporteur général de l'institution, Julius Rufin Ngoadé Baba. Il est soupçonné d’avoir violé le principe de neutralité de l’institution en rencontrant à huis-clos le frère à Anicet Georges Dologuélé, un des 2 candidats à la présidentielle. 


Quoiqu'il en soit, les soupçons auront suffi pour écarter temporairement Julius Rufin Ngouadé-Baba. 

« Il ne participera plus à aucune opération liée aux élections et ne sera plus présent au centre de traitement des données », a précisé la présidente de l'ANE Marie Madeleine N'Kouet Hoornaert.


Si l'information n'est pas pour l'instant confirmée, Madame Marie Madeleine N'Kouet Hoornaert a préféré « mettre à l'écart le rapporteur général », car selon ses termes, il faut « préserver la crédibilité de l'institution », a-t-elle expliqué.

Au Quartier Général d'Anicet Georges Dologuélé, toute discussion, même informelle avec l'ANE est systématiquement niée. Le porte-parole de l'Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), Saturnin Ndomby, qualifie ces soupçons d'allégations orchestrées dans le seul but de pousser le peuple à refuser les résultats définitifs de ce scrutin présidentiel. 


« Je crois que c'est une stratégie qui est en train de vouloir préparer psychologiquement les partisans de l'autre camp à ne pas accepter la victoire d'Anicet Georges Dologuélé. Mais je crois que le peuple centrafricain est suffisamment responsable pour rejeter ces manœuvres », a déclaré Saturnin Ndomby.

Du côté de la direction de campagne de Faustin Archange Touadera, la thèse d'une rencontre tard dans la soirée de lundi entre Julius Rufin Ngouadé-Baba et un des frères à Anicet Georges Dologuélé, a été également soutenue.


Une rencontre aux motifs inconnus, qui, si elle a eu lieu, va à l'encontre des principes de neutralité de l'ANE.


Des dénonciations démentis dans le 5e arrondissement


Le collectif des candidats aux législatives de la 3e circonscription du 5e arrondissement dénonce des cas de fraudes lors des élections du 14 février dernier. Ils accusent deux candidates d’en être les auteurs prenant à témoin le chargé des opérations électorales de l'ANE locale.

 
Le collectif a précisé  que les fraudeurs, venus des 2e ,4e, 6e et 8e arrondissements se  sont présentés avec des cartes d'électeurs et des récépissés qui ne leurs appartiennent pas. « Il est question de dénoncer un certain, nombre de comportement pratiqué par deux candidates non résidentes. Le jour des élections, il y a eu dix huit détenus maintenus à la brigade criminelle. Le chargé des opérations de l'ANE local du 5e arrondissement a même attrapé des gens et les a remis à la justice », a indiqué Gervais Anatôle Ngouaye rapporteur général du collectif. Des faits confirmés par Yvon Adalha, chargé des opérations électorale de l'ANE local. 


En réaction à ces allégations, le Directeur National de Campagne de la candidate Annette Lamine a donné une autre version des faits. Selon ses propres termes, les fraudeurs ont pu être rattraper grâce à la vigilance de l'équipe de sécurité de la dame Lamine. 


« C'est l'équipe de sécurité de la candidate Annette Lamine qui a attrapé ces fraudeurs pour les remettre aux autorités compétentes », a souligné le Directeur National de Campagne qui a expliqué que c'est à la brigade criminelle que l'affaire a pris une autre tournure, « à la brigade criminelle cette affaire a pris un autre rebondissement », bien que les autorités judiciaires soient informées de la situation.

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 23:36

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2016-02-18 20:16:33 Le chef de la mission d’observation de l’Union africaine en Centrafrique, Souleymane Ndéné Ndiaye, a déclaré jeudi que le double scrutin du 14 février 2016 s’est déroulé dans « le calme, la sérénité et la transparence » estimant que « les difficultés logistiques rencontrées ne sont pas de nature à entacher la crédibilité de ces deux scrutins ».


Lors d'une déclaration à la presse, à Bangui, M. Ndiaye a fait remarquer que l'évaluation de la régularité, de l'équité des élections présidentielle et législatives du 14 février 2016 tenues en République Centrafricaine, est « conforme aux dispositions de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance de 2007 ». 


A l'issue de l'observation de ces élections groupées, la Déclaration préliminaire de l'Union africaine retient que la campagne s'est déroulée dans un climat apaisé et un environnement non violent.


Elle a aussi fait mention de l'implication de la société civile dans l'observation, la prévention des conflits post-électoraux et la cohésion sociale.

 
Concernant le vote, la mission a fait savoir que les scrutins se sont déroulés dans le calme tandis que les bureaux de vote étaient accessibles aux handicapés et que le matériel électoral était en quantité suffisante.

 
Le secret du vote a été garanti et le personnel électoral était facilement identifiable par le port de gilet, ont relevé les représentants africains qui font également remarquer que les représentants des candidats à la présidentielle étaient présents, contrairement à ceux des législatives.

Il a été signalé la présence des forces de sécurité en milieu urbain et non en milieu rural, indique-t-on.

 
Contrairement à ces avancées, la Déclaration a noté que la campagne pour les législatives a été timide, faute de moyens financiers, contrairement aux deux candidats retenus pour le second tour de la présidentielle.


La déclaration a reproché à l'Agence nationale des élections (ANE) de n'avoir pas actualisé la liste électorale déplorant que cela a eu pour conséquence l'absence de certains électeurs aux urnes.


Enfin les observateurs de l'Union africaine ont dit avoir constaté une faible affluence des électeurs formulant à cet effet des recommandations au gouvernement afin de doter l'ANE de moyens humains et financiers, en prélude aux élections communales. Ils recommandent aussi la sécurisation des bureaux de vote.


A l'ANE, ils ont recommandé la révision des listes électorales et leur affichage à chaque occasion de même que la poursuite de la formation des agents électoraux. Il est aussi recommandé à la société civile de poursuivre les efforts d'incitation des électeurs à aller aux urnes, dans la paix.


Quant aux partis politiques, il leur est suggéré de respecter le verdict des urnes et le recours aux moyens légaux en cas de contentieux et surtout de privilégier la paix. 

A la communauté internationale, la Déclaration propose de continuer son appui à la Centrafrique afin d'aider le pays à faire face à ses nombreux défis.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=846240#sthash.rPNGD7Wq.dpuf  

 

 

Un milliard de FCFA du Cameroun pour l'organisation des élections en Centrafrique

 

APA-Bangui (Centrafrique) -2016-02-18 12:36:14 Le Cameroun et la représentation du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), chargé de gérer les fonds pour l’organisation des élections en Centrafrique, ont signé, jeudi à Bangui, une convention financière d’un montant d’un milliard de FCFA pour la poursuite du processus électoral enclenché en Centrafrique.


Aurélien Agbégnonçi, représentant du PNUD en Centrafrique, et Nicolas Nzoyoum, ambassadeur du Cameroun, ont signé cette convention financière destinée à permettre à la RCA de parachever le processus électoral en organisant dans un meilleur délai le second tour des législatives.


Le Cameroun, membre de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), répond ainsi favorablement à l'appel à l'aide en faveur de la Centrafrique qui a déjà reçu des appuis financier de plusieurs autres pays de la sous région comme l'Angola et le Gabon.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=846176#sthash.GXh2l0h2.dpuf

L'UA qualifie de ''mineures'' les irrégularités notées lors des élections en RCA

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