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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 12:26

 

 

 

 

 

APA  1 août 2014 à 11:10 UTC

 

Le musicien centrafricain Jean Paul Mbelet, alias "Ozaguin", a lancé un appel à la paix à l’endroit de tous ses compatriotes, surtout envers ses collègues musiciens qui, a-t-il dit, doivent s’inspirer de l’exemple ivoirien en prenant à bras-le-corps le combat pour le retour de la paix en Centrafrique.


 « On veut la paix. Au nom de tous les artistes musiciens centrafricains on veut la paix. Rien que la paix, a-t-il dit avant d’ajouter : ‘’la Côte d’Ivoire a connu la crise et ce sont les artistes musiciens ivoiriens qui ont tout fait pour ramener la paix. Je souhaite que les musiciens et artistes centrafricains suivent l’exemple de leurs frères ivoiriens ».

 

 « Ozaguin » qui donnait jeudi à Bangui une conférence de presse pour présenter son nouvel album intitulé ‘’Si j’étais président » a dans l’immédiat invité les déplacés internes à regagner leurs domiciles, tout en leur demandant de ‘’garder espoir car la paix reviendra ».

 

De retour au pays après cinq mois vécus en France, le musicien a dit avoir donné plusieurs concerts à Paris et dans dix provinces.

 

 « Si j’étais président » est un album dix titres enregistrés tous en France, a indiqué ‘’Ozaguin », soulignant que ce déplacement lui a permis de se payer des instruments musicaux qui vont arriver dans les jours à venir.

 

Copyright : © APA

Le musicien  "Ozaguin" appelle les Centrafricains à cultiver la paix
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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 11:14

 

 

 

 

 

02/08/14 (Libération)

 

Après une courte trêve, des accrochages ont éclaté dans le Nord entre bandes rivales.

L’espoir ténu d’un cessez-le-feu n’aura duré que quelques jours en Centrafrique. Le 23 juillet, les médiateurs du Congo-Brazzaville avaient arraché au forceps un accord aux parties au conflit en République centrafricaine (RCA), notamment aux représentants des anciens rebelles de la Séléka (au pouvoir à Bangui de mars à décembre 2013) et aux milices anti-balaka. Mais mercredi et jeudi, de violents heurts ont éclaté dans la localité de Batangafo (nord du pays), faisant au moins 22 morts.

 

Selon un officier de la force africaine en Centrafrique, la Misca (Mission de soutien à la Centrafrique), des éléments «se réclamant des anti-balaka» ont ouvert le feu sur les ex-rebelles. Ces derniers ont riposté, tuant principalement des civils. Prises de panique, des centaines de personnes se sont réfugiées sur la base de la Misca, autour de l’église, à l’hôpital et même chez le maire de la ville. Un scénario presque banal dans cette ancienne colonie, où la France a déployé 2 000 soldats dans le cadre de l’opération Sangaris, aux côtés de quelque 6 000 militaires africains, pour tenter d’empêcher l’implosion du pays.

 

«Bandits». S’ils sont parvenus, tant bien que mal, à contenir le spectre de massacres à grande échelle, ces soldats n’ont pas réussi à empêcher une partition de fait. La moitié Ouest est écumée par des bandes armées agissant sous l’étiquette des milices dites «chrétiennes» anti-balaka. «En réalité, il s’agit de coupeurs de routes, des bandits de grand chemin qui ratissent la zone située au nord de Bossangoa», dit une source militaire. La moitié orientale, elle, est aux mains des ex-rebelles de la Séléka, à dominante musulmane. Et entre les deux, un grand vide. «Si la situation est à peu près stabilisée à Bangui, reprend la même source, l’Etat est totalement absent à l’intérieur du pays, les préfectures ne fonctionnent pas.» Paris escompte l’organisation d’élections législative et présidentielle début 2015, prélude à une sortie de crise dans son ex-colonie. «Mais sur place, plus personne n’y croit», relève Didier Niewiadowski, un ancien de l’ambassade de France à Bangui de retour d’une mission en RCA.

 

Autre signe inquiétant pour Paris : dans la moitié Est, les «durs» de la Séléka - Michel Djotodia (ex-président par intérim) et Nourredine Adam (le véritable patron du mouvement) - ont la main. Leurs hommes contrôlent les principales mines de diamant et d’or du pays. Les radicaux de la Séléka se sentent si forts qu’ils ont pu, fin juin, adresser un ultimatum au reliquat de la force tripartite (Centrafrique-Soudan-Tchad), censée stabiliser la zone sensible de Birao, dans le nord-est du pays. «Ses hommes ont immédiatement décampé», regrette un officier français.

 

Décrue. A la mi-septembre, l’ONU doit lancer une nouvelle opération de maintien de la paix en Centrafrique, attendue impatiemment par Paris, qui veut amorcer la décrue de ses forces. Pour l’heure, face à une situation qui reste très volatile, l’état-major s’apprête à acheminer sur place 16 VBCI, des véhicules blindés plus modernes, donc plus robustes, que les équipements actuellement déployés.


THOMAS HOFNUNG

 

http://www.liberation.fr/monde/2014/08/01/la-centrafrique-a-...

 

Lu pour vous : La Centrafrique à la merci des «bandits»
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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 10:38

 

 

 

 

 

02/08/14 (PANA)

 

L'Union africaine a annoncé jeudi que la milice anti-Balaka de la République centrafricaine (RCA), qui était devenue plus violente après l'accession au pouvoir du président Michel Djotodja, avait déclaré sa dissolution immédiate.

 

Selon l'UA, les responsables anti-Balaka ont également entamé le désarmement volontaire de la milice avec la démobilisation initiale de 200 insurgés, qui ont quitté le quartier PK11 de la capitale, Bangui, à bord de camions pour aller retrouver leurs familles.

 

Cette décision des anti-Balaka a été prise alors que le gouvernement intérimaire de la présidente Catherine Samba-Panza a lancé une campagne nationale de mobilisation pour la paix dans un pays secoué par des luttes intestines depuis l'année dernière.

 

Les leaders des anti-Balaka, Brice Emotion Namsio, Sébastien Wenezoui et le capitaine Gilbert Kamezou-lai, qui opéraient surtout clandestinement jusqu'à maintenant, ont annoncé la dissolution du groupe jeudi et rencontré les combattants de rue du groupe.

 

Les rebelles ont demandé à leurs partisans de respecter la minorité musulmane et de lui permettre de se déplacer librement à travers le pays.

 

Selon l'UA, les responsables de la milice ont également demandé pardon à la population centrafricaine pour les atrocités commises par le groupe dans le pays.

 

Ces derniers évènements font suite à la signature à Brazzaville d'un accord de paix le 23 juillet, qui a fixé une nouvelle feuille de route pour la paix dans le pays.

 

La présidente Samba-Panza a demandé aux rebelles d'abandonner leurs exigences d'une partition du pays, en insistant sur le fait que le pays était indivisible et devait rester uni.

 

Elle a soutenu que l'Accord de paix de Brazzaville était un tournant décisif pour la paix dans le pays.

 

Les rebelles devraient se joindre aux négociations à Bangui pour mettre en branle une stratégie de réconciliation nationale et permettre à ce que le gouvernement intérimaire appelle à des 'consultations élargies'.

 

Cependant, les analystes insistent sur le fait que la crise en RCA est loin d'être résolue, malgré les déclaration des groupes de miliciens impliqués dans les négociations de l'Accord de Brazzaville.

 

Les diverses factions contrôlent des parties du pays et il y a eu d'intenses combats après la signature de l'Accord de Brazzaville.

 

Le commissaire à la Paix et la Sécurité de l'UA, Smail Chergui, a déclaré que ceux qui se livraient à des attaques unilatérales étaient des individus membres de groupes de miliciens et a insisté sur le fait que l'accord était un 'bon départ', même si les rebelles étaient encore divisés.

 

Auparavant, le Premier ministre centrafricain, André Nzapayeke, avait demandé la levée de l'embargo militaire sur le pays pour permettre au gouvernement d'armer ses forces de sécurité et d'assurer la sécurité en prévision des élections de 2015.

 

L'UA n'est pas très enthousiaste concernant cette proposition car estimant que le Conseil de sécurité de l'ONU, qui a imposé cet embargo, ne le lèvera que s'il trouve que certaines conditions sont réunies.

 

La RCA est en crise depuis mars 2013, date à laquelle les rebelles ont pris d'assaut la capitale, Bangui et déposé le président François Bozizé.

 

Après la prise du pouvoir par les rebelles Séléka, ils ont contribué à l'effondrement d'un Etat fragile par une série d'actions, la pire étant les attaques contre les Chrétiens dans la région du Nord-ouest de M. Bozizé et contre ses partisans.

 

La milice chrétienne des anti-Balaka s'est alors mobilisée et a commencé à attaquer les musulmans. Les civils s'attaquaient également les uns les autres, ce qui a débouché sur l'anarchie.

 

Un gouvernement de transition nommé en 2014 n'a pas été en mesure de contrôler cette crise intérieure.

 

 

 

NDLR : A l'évidence, toutes ces gesticulations des leaders anti-balakas ne doivent pas être étrangères aux rumeurs faisant état de l'éventualité de l'entrée de quelques uns des leurs au CNT, au gouvernement, à la primature et à la présidence de la République, perspective dont pourtant personne ne veut à Bangui. Début juillet dernier, un rapport d'étape d'experts des Nations Unies au Conseil de sécurité avait pourtant clairement exigé le départ des FACA et de la gendarmerie nationale des militaires et gendarmes qui se renvendiquent ouvertement anti-balakas ou Séléka. Il est très surprenant que certains capitaines, commandants, caporaux et autres lieutenants ou généraux des FACA continuent encore de proclamer leur appartenance à la milice anti-balaka sans que cela n'émeuve personne à Bangui. Il est de notoriété publique qu'un capitaine des FACA et non moins directeur de cabinet du ministre de la défense, Charles Ngrémangou, homme de main de Francis Bozizé, est officiellement chef anti-balaka sans que cela ne dérange grand monde. Ces confusions de genre doivent donc cesser. 

 

Centrafrique: les anti-Balaka déclarent la fin de la rébellion
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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 10:31

 

 

 

 

 

02/08/14 (APA)

 

Le parlement de transition a démarré vendredi une session extraordinaire d’une semaine pendant laquelle il restituera les conclusions du Forum de Brazzaville, notamment l’accord de cessation des hostilités.

 

Les participants discuteront aussi de l’évolution de la mise en œuvre de la feuille de route de transition et de l’élargissement du CNT, à la lumière de la charte constitutionnelle de transition.

 

En ouvrant la session, le président du Conseil National de Transition (CNT), M. Alexandre Ferdinand Nguendet, a souligné l’importance de la rencontre demandant aux députés de faire preuve de « patriotisme et de sérieux » pour atteindre les objectifs visés.

 

M. Nguendet a indiqué qu’après le Forum de Brazzaville, il faut privilégier le consensus pour ramener la paix.

 

En ce qui concerne la demande d’élargissement du CNT, il a fait remarquer qu’« il s’agit d’une question de pure logique et de mesures d’apaisement à prendre en vue du retour de la paix et la réconciliation après le forum de Brazzaville. Le bureau national du CNT est en discussion avec la Commission lois, intérieur et affaires administratives sur les moyens de retoucher l’article 50 de la charte de transition pour rendre possible cet élargissement » a-t-il dit.

 

S’adressant aux conseillers nationaux qui ont pris part au forum de Brazzaville, le président du parlement de transition les a exhortés à rendre compte des conclusions de cette rencontre afin que tous les conseillers nationaux soient « à partir de ce jour des porte-drapeaux d’une force de paix et de réconciliation dans tous les quartiers, villages et provinces (….) pour qu’enfin le peuple centrafricain se réconcilie avec lui-même ».

 

Quant à l’évaluation de la feuille de route du gouvernement par le CNT, M. Nguendet a relevé que la charte de transition stipule en son article 72 : « à la fin de chaque semestre, le Gouvernement de Transition présente un rapport sur l’exécution partielle de la Feuille de Route de la Transition au Conseil National de Transition qui peut en débattre ».

 

M. Nguendet a déclaré à ce propos que le CNT s’est interrogé sur les actions menées par le gouvernement pour assurer la sécurité, relancer les activités agricoles, le retour de la RCA dans le processus de Kimberley, la réorganisation des régies financières, la redynamisation du système de santé et la relance des activités de l’éducation. Il s’agit aussi d’apporter une réponse à la situation des personnes déplacées internes.

 

Le CNT est réuni depuis vendredi  en session extraordinaire pour faire la restitution de Brazzaville et procéder à la modification de l'article 50 de la charte qui permettra l'arrivée des Antibalakas et peut être de nouveaux conseillers au CNT?
 

Se contenteront-ils au seul article 50 ou procèderont-ils à la modification du 106 pour que les acteurs de la transition soient autorisés à se présenter aux prochaines élections ? Wait and see…. ! 



Décret N°14.253, du 31 juillet 2014, portant convocation du Conseil National de Transition (CNT) en session extraordinaire du 1er au 07 août 2014.

 

L’ordre du jour de cette session porte exclusivement sur la restitution des conclusions du forum de Brazzaville, sur l’évolution de la mise en œuvre de la feuille de la transition et sur l’élargissement du Conseil National de Transition. (Radio nationale/TVCA).

 

 

 

Le Président du Conseil National de Transition (CNT), Ferdinand Alexandre Nguendet estime que l’accord de cessation des hostilités soit le dernier accord de négociation

 

Bangui, 31 Juil (ACAP) – Le Président du Conseil National de Transition (CNT), Ferdinand Alexandre Nguendet a estimé que l’accord de cessation des hostilités et des violences conclu à Brazzaville est le dernier accord de négociation, lors de la restitution du forum de Brazzaville, mercredi 30 juillet 2014 à Bangui.

 

Le but de cette conférence de presse est d’attirer l’attention des belligérants signataires de l’accord de cessez-le feu  en vue de respecter leurs engagements pour un retour définitif de la sécurité et de la paix en Centrafrique.

   
Aux dires du Président Alexandre Ferdinand Nguendet, les forces internationales présentes  en Centrafrique et les forces de défense doivent apporter des réponses appropriées à l’endroit des forces négatives qui veulent prendre en otage le peuple centrafricain et  les a invité de mettre en application la Résolution 21/27 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies. 

  
Faisant allusion à la question de la partition du pays et de la démission de la Présidente de transition,  le Président du CNT a déclaré que : ‘’nous ne sommes pas là pour encourager l’instabilité au niveau des institutions de la transition. Le point de la démission du chef de l’Etat de la transition n’est pas à l’ordre du jour du forum de Brazzaville’’. 
  
Enfin, le Président du CNT, Alexandre Ferdinand Nguendet a exhorté les groupes armés à faire taire leurs querelles et velléités tendant à nuire à la bonne application dudit Accord. 


Il convient de rappeler que le but du Forum était d’obtenir de ceux qui détiennent encore les armes et qui entretiennent l’insécurité et la violence « une cessation des hostilités », c'est-à-dire un arrêt de la violence et le dépôt des armes en leur possession. 

 

Le parlement centrafricain de transition en session extraordinaire pour restituer le Forum de Brazzaville
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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 10:23

 

 

 

 

COALITION SELEKA

 

Communiqué de presse N°003 2014 08 02,

relatif à la nomination d’un nouveau Premier Ministre en RCA

 

Des rumeurs persistantes circulent, depuis hier, à Bangui et ailleurs, selon lesquelles la haute hiérarchie de la Coalition Séléka aurait apporté son soutien ou donné mandat pour la nomination d’un Premier ministre du prochain gouvernement de la République centrafricaine.

 

La Coalition Séléka informe l’opinion publique nationale et internationale, notamment les représentations diplomatiques, qu’elle n’est en rien concerné par ces rumeurs et ne soutiendrait aucun candidat au poste de premier ministre qui ne soit pas issu de ses rangs, ni dans l’opacité, fut-il de confession musulmane. Elle reste attachée à l’application de l’Accord de N’Djaména.

Bambari, le 02 Aout 2014

 

Le Porte-Parole

 

Habylah AWAL

Communiqué de presse N°003 2014 08 02 de Séléka
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 23:17

 

 

 

 

 

 

(Jeune Afrique)

 

Plus de 500 000 personnes ont été déplacées en raison de la crise centrafricaine, selon Médecins sans frontières (MSF). Dans un rapport alarmant, l'ONG dénonce le désastre humanitaire que subissent les réfugiés musulmans, avant et pendant leur exode dans les pays voisins.

 

Ils ont été plusieurs milliers de civils à fuir les exactions à Bangui. Certains ont emprunté les convois mis à disposition par l'armée tchadienne. D'autres ont pris la route, pendant des mois, pour rejoindre la frontière camerounaise, tchadienne ou, plus rarement, congolaise. Pour tous, l'exil a été une déchirure psychologique et le trajet, un parcours semé d'embûches.

 

Dans un rapport alarmant, publié le 16 juillet et intitulé "La valise et le cercueil", l'ONG Médecins sans frontières (MSF) a dénoncé une situation humanitaire "catastrophique" pour les réfugiés musulmans centrafricains qui ont fui au Tchad, au Cameroun ou en République démocratique du Congo (RDC).

 

Entre le 26 mars et le 8 avril 2014, les membres du centre épidémiologique de l'ONG ont mené une enquête de mortalité rétrospective à Sido, au sud du Tchad, auprès de familles qui ont fui le pays voisin, en proie aux violences. Assimilées aux ex-Séléka, les populations musulmanes n'ont pas eu d'autre choix que de prendre la fuite, après l'attaque de Bangui par les milices anti-Balaka en décembre, pour éviter d'être la cible des violences.

 

Un tiers des réfugiés ont perdu un membre de leur famille

 

Le rapport de l'organisation dénonce la sous-estimation de la violence. Depuis le début de la crise centrafricaine, aucun rapport n'avait fait état du taux de mortalité lié aux départs des populations. "Nous souhaitions documenter l'exode, explique Mégo Terzian, le président de MSF. Les rapports actuels minimisent les persécutions."

 

Près de 3 500 familles, soit plus de 32 000 personnes, ont raconté leur expérience au personnel de MSF. Au total, près de 2 600 personnes sont mortes entre novembre et avril 2014, la plupart d'entre elles avant leur départ vers le Tchad ou pendant leur exode. Un tiers des réfugiés ont perdu au moins un membre de leur famille. La majorité des décès constatés sont dus à l'extrême violence qui a touché avant tout les hommes, mais n'a pas épargné femmes et enfants.

 

Dans les convois chaotiques, la promiscuité des passagers a entraîné la mort par étouffement de plusieurs nouveau-nés, quand les réfugiés n'étaient pas victimes d'embuscades sur le trajet. Ceux qui ont choisi de s'y rendre à pieds ont dû se cacher dans la brousse pour éviter les attaques et les pillages, et se nourrir de racines.

 

L'espoir de retrouver un proche

 

Le Cameroun accueille actuellement plus de 100 000 réfugiés centrafricains qui s'entassent dans les camps et sont dans un état de santé déplorable. Près d'un enfant sur deux souffre de malnutrition. Après avoir marché pendant plusieurs mois, les Centrafricains sont physiquement épuisés mais ils sont nombreux à errer de camp en camp pour tenter de retrouver des membres de leur famille, ce qui ne facilite pas le suivi de certains enfants malnutris. Aujourd'hui, une centaine de réfugiés passent la frontière camerounaise chaque jour.

 

En sécurité dans les camps, les Centrafricains réfugiés au Tchad doivent, de leur côté, faire face à un nouvel obstacle. Le 10 mai, le gouvernement tchadien a décidé de fermer ses frontières pour des raisons sécuritaires. "Cette mesure a obligé les Centrafricains déjà à bout de forces à marcher davantage, à prendre des risques pour aller se réfugier au Tchad", explique Jessie Gaffric, coordinatrice de projet de MSF.

 

Une situation d'urgence

 

Autre problème : les convois empruntés étaient mis à disposition dans le cadre d'une opération d'évacuation des ressortissants tchadiens en Centrafrique, lancée en décembre 2013. Les Centrafricains qui ont fui Bangui et voyagé dans ces convois sont donc désormais considérés comme des citoyens tchadiens de retour dans leur pays, et non comme des réfugiés.

 

Lundi 14 juillet, la commission de l'Union européenne a annoncé le lancement d'un fonds fiduciaire pour stabiliser la Centrafrique. Ce fonds, baptisé Békou, qui signifie "espoir" en langue sango, devrait "permettre aux pays voisins de surmonter les conséquences de la crise". Au Cameroun, au Tchad et en RDC, les organisations humanitaires, elles, espèrent une gestion sur le long terme, pour faire face à la situation d'urgence.

 

Emeline Wuilbercq


 

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140730150025/t...

 

Centrafrique : le calvaire des réfugiés musulmans au Tchad, au Cameroun et en RDC
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 23:06

 

 

 

 

 

La déclaration suivante a été communiquée aujourd’hui par le Porte-parole de M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU :

 

Le Secrétaire général salue l’annonce d’un nouveau Gouvernement en République centrafricaine. Il félicite le Chef d’État de la transition, Mme Catherine Samba-Panza, et le Premier Ministre, M. André Nzapayeké, pour leurs efforts visant à relancer la transition. La formation de ce Gouvernement est une nouvelle occasion de faire avancer le processus politique. Le Secrétaire général renouvelle la disponibilité des Nations Unies à soutenir les autorités transitoires dans leurs efforts pour assurer la sécurité et du bien-être du peuple centrafricain.

 

Le Secrétaire général demeure vivement préoccupé par les violences sectaires en cours dans le pays ainsi que par la crise humanitaire qui touche plus de la moitié de la population. Il appelle à des efforts nationaux et internationaux résolus pour mettre fin à la violence et surmonter la crise.

 

Le Secrétaire général réitère l’importance de garantir le succès de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) qui joue un rôle déterminant pour assurer la sécurité sur le terrain. Il appelle encore une fois tous ceux en position de le faire à apporter une contribution financière et en nature à la MISCA et à annoncer leur contribution durant la conférence des donateurs pour la MISCA qui aura lieu le 1er février à Addis-Abeba, en Éthiopie.

 

Le Secrétaire général se félicite de l’adoption opportune par le Conseil de sécurité aujourd’hui d’une nouvelle résolution sur la République centrafricaine qui renforce le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix dans le pays, le BINUCA, inclut des sanctions envers les individus impliqués dans des violations des droits de l’homme et de l’embargo sur les armes et autorise le déploiement de troupes de l’Union européenne. L’engagement soutenu du Conseil restera essentiel aux efforts des Nations Unies pour rétablir la paix et la stabilité dans le pays.

 

ONU : BAN SALUE L’ANNONCE D’UN NOUVEAU GOUVERNEMENT EN CENTRAFRIQUE
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 23:01

 

 

 

 

 

http://www.dw.de/

 

23 juillet, Brazzaville : les protagonistes de la crise centrafricaine signent un accord de cessez-le-feu. Une première après huit mois de violences intercommunautaires. Pour autant, l'avenir de la RCA reste sombre.

 

Salué par les Nations unies, l'accord de Brazzaville reste très en-deçà des objectifs annoncés. Il a été signé par les deux principaux belligérants : la Seleka, à dominante musulmane, et les milices Anti-balaka, formées majoritairement de combattants chrétiens. Des représentants politiques, religieux ou civils centrafricains ainsi que des parrains étrangers comme le président congolais, Denis Sassou Nguesso, y ont également apposé leur signature.

 

Arraché in extremis, l'accord de Brazzaville suscite beaucoup de doutes sur ses chances à succès. Les groupes armés qui font régner la terreur depuis des mois ont-ils vraiment la volonté de faire taire les armes ? La mission française Sangaris et les forces africaines regroupées au sein de la Misca ont-elles les moyens de faire respecter ce cessez-le-feu ? Et en attendant, comment survit la population ?

La RCA en proie aux doutes
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 22:45

 

 

 

 

 

01/08/14 (Cameroon-Tribune)

 

Nicolas Nzoyoum a été désigné par un décret du président de la République la semaine dernière.

 

Il était jusque-là chargé d’affaires par intérim à l’ambassade du Cameroun à Bangui. Depuis la semaine dernière, Nicolas Nzoyoum est ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Cameroun en République centrafricaine. Un décret du président de la République signé le 25 juillet dernier l’a confirmé à ce poste. Ministre plénipotentiaire, il est né à Mbanga dans le Moungo le 26 mars 1953. Diplômé de l’Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC) depuis 1979.

 

Nicolas Nzoyoum qui a exercé au sein de nombreuses missions diplomatiques du Cameroun à l’étranger, notamment en Algérie et en Ethiopie, a également occupé de nombreuses fonctions dans les services centraux du ministère des Relations extérieures à Yaoundé. Il a été sous-directeur, inspecteur des services, inspecteur général avant de rejoindre la mission diplomatique camerounaise dans la capitale centrafricaine. On l’a particulièrement vu à l’œuvre à l’occasion du pont aérien décidé par le chef de l’Etat à la fin de l’année dernière pour rapatrier les Camerounais pris dans l’engrenage de la crise centrafricaine. Il est commandeur de l’ordre national de la valeur.

Un nouvel ambassadeur du Cameroun nommé en RCA
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 22:41

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 01/08/14 - Les travaux de la session ordinaire du Conseil municipal de la ville de Bangui, démarrés le 28 juillet, ont pris fin vendredi 1er juillet sur l’adoption d’un compte administratif de 5, 88 milliards de FCFA.

 

Ainsi, le Conseil municipal, réuni sous la présidence de la Maire de Bangui, a examiné et adopté le compte administratif du maire pour l'exercice 2013-2014 qui s'équilibre en recettes à exactement 5 888 709 135 FCFA, en dépenses à 5 661 571 550 FCFA avec un excédent global de 247 137 605 FCFA et le compte de gestion du receveur payeur principal municipal.

 

Au cours de cette session de cinq jours des grandes décisions engageant la vie de la municipalité de Bangui ont été prises : la proposition du limogeage du receveur municipal, Emmanuel Toby, le changement de l'inscription sur l'enseigne lumineuse ‘'Bangui la coquette'' par ‘'Bangui ville de paix'' implantée sur la colline de Bas-Oubangui et l'augmentation des indemnités des vice-présidents et des présidents des conseils d'administration des 8 arrondissements de la capitale, des conseillers municipaux ainsi que des contrôleurs financiers.

 

''Le compte de gestion du receveur municipal de l'exercice 2013 n'ayant pas été présenté et soumis au conseil pour faire le rapprochement avec celui du maire, le conseil a autorisé la maire à saisir les autorités compétentes de solliciter son remplacement au motif de manquement grave à ses obligations professionnelles'', a expliqué un conseiller municipal.

 

Toujours au sujet de remplacement du receveur payeur, l'un des responsables du service des marchés et des foires a expliqué qu'il s'agit d'‘'un problème de gestion. Il n'a pas pu donner les éléments nécessaires pour convaincre le conseil. Il y a une négligence dans sa gestion et c'est ce que le conseil a pu relever''.

 

‘'J'apprécie à sa juste valeur la pertinence des débats parfois vifs et houleux qui ont permis d'arriver à un certain nombre de délibérations'', s'est, pour sa part, réjouie la maire de la ville de Bangui, Mme Yacinthe Wodobode.

Le budget de la mairie de Bangui arrêté à 5,88 milliards de FCFA
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