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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 10:22

 

 

 

 

 

http://www.lejourguinee.com/    Publié le dimanche 23 mars 2014 23:14

 Écrit par Waziri BIBOUBA HOUSSEINI/ALADJI OUSMANOU ALIHOU

 

L’Association pour l’Intégration et le Développement Social des peuhls - MBororo de Centrafrique (AIDSPC), partenaire du CCFD-Terre Solidaire, lance aujourd’hui un appel aux gouvernements camerounais, tchadien, aux agences humanitaires et à la communauté internationale :

 

Nous, Peuhls-MBororo de la R.C.A, par la voix de notre organisation l’Association pour l’Intégration et le Développement Social des peuhls - MBororo de Centrafrique (AIDSPC), venons vous informer de la situation des peuhls centrafricains, une communauté minoritaire, marginalisée et très souvent premières victimes des crises successives qu’a connues notre pays.

 

Nous sommes des éleveurs et des gardiens de bétail dont nous ne sommes souvent pas les propriétaires. Depuis plusieurs années, à chaque changement de régime, nous sommes victimes de représailles : le nouveau nous accusant d’être à la solde du précédent.

 

Par exemple, lorsque Monsieur Ange Félix PATASSE arrive au pouvoir en 1993, son entourage et les membres de la garde présidentielle arrêtent et rackettent les éleveurs Peuhls-MBororo en les accusant d’être les gardiens du bétail et les partisans de son prédécesseur André Kolingba.

 

Plus tard après la chute du président PATASSE, les membres de la garde rapprochée de son tombeur, François BOZIZE, ont également arrêté arbitrairement et rançonné notre communauté, nous accusant d’être des coupeurs de route et des partisans du président Ange Félix PATASSE.

 

L’an dernier, après que quelques groupes peuhls centrafricains aient rejoint la Séléka, toute la communauté a été stigmatisée par le régime de Monsieur BOZIZE qui a ensuite mené des représailles contre nous.

 

Après son coup de force, la Séléka nous a accusés d’être les complices et gardiens de bétail des figures de l’ancien régime. C’est ainsi que depuis l’année dernière, nous sommes victimes de meurtres et de rackets. Sous la Séléka, les éleveurs peuhls se sont vus imposer « un droit de pâturage » illégal variant de 500 000 à 10 000 000 FCFA par famille en fonction de la taille du bétail. Cette rançon était dix fois plus élevée que celle qui nous était imposée sous le régime de François Bozize.

 

Ce sont maintenant les anti-BALAKA également, qui tuent, torturent, violent et massacrent les Peulhs Bororo du fait de leur appartenance religieuse musulmane et en les accusant d’être de connivence avec les Sélékas.

 

Toutes ces exécutions et violations des droits des Peulhs ont entraîné des déplacements massifs des populations à l’extérieur du pays où la situation est loin d’être favorable.

Au Cameroun, les membres de la communauté qui ont fui la R.C.A et ont réussi à traverser la frontière camerounaise ne sont pas encore pris en charge par le HCR. Quelques-uns sont encore bloqués à la frontière pour des raisons qui nous sont inconnues.

 

Selon nos représentants, les peuhls centrafricains à l’intérieur du territoire camerounais seraient déjà plus de 22.580 réfugiés majoritairement composés de femmes et d’enfants. Ces derniers rencontrent d’énormes difficultés à se faire enregistrer auprès du HCR et de la Croix Rouge internationale car nos communautés n’ont pas l’habitude de vivre en ville et de se confronter aux autres communautés. On nous a déjà signalé qu’à Kentzou, ville camerounaise situé à 210 km de Bertoua la capitale de la région de l’Est du Cameroun, la communauté peuhl – Mbororo centrafricaine a déjà enregistré de nombreux morts parmi lesquels des enfants de moins de 5 ans victimes de paludisme et de la malnutrition. Il nous a également été signalé des cas d’avortements involontaires faute de consultations prénatales. Les mêmes cas sont également enregistrés dans la ville de Garoua-Boulaïà 244 km de Bertoua.

 

Ils seraient également plus de 15 800 toujours bloqués en Centrafrique faute de moyen de transport pour leurs familles respectives pour arriver à la frontière. Les réfugiés peuhls Mbororos dont il est ici question sont dans la brousse. Leurs campements ont été attaqués par les anti-Balakas et le bétail est pillé par les Sélékas. Ils cherchent à rejoindre les zones habitées mais n’ont plus d’argent pour se déplacer. Pour traverser la frontière du Tchad ou du Cameroun on leur demande parfois des taxes illégales de 5000 francs par famille pour leur permettre de passer.

 

Au Tchad, de nombreux peulhs venant de la Centrafrique sont stationnés dans la zone de Mandoul, du Logone oriental et du Chari-Baguirmi avec une forte présence en milieu rural (zones frontalières avec la RCA) et dans les périphéries des villes telles que Doba, Goré, Moyenne-Sido, Maro, Bépopen et Sahr. Des familles entières ne sont pas pour le moment prises en charge.

 

D’après nos représentants, les réfugiés peuhls centrafricains au Tchad sont repartis comme suit : 800 (Koumra) 3000 (Moyenne-Sido), 2435 (Sahr), 350 (Ndjamena), 4320 (Goré) 2500 (Moundou). La majorité d’entre eux hésite à s’approcher du HCR de peur d’être à nouveau marginalisés comme dans leur pays d’origine.

 

Il faut signaler que de multiples champs non récoltés ont été dévastés sur le sol tchadien parcertains troupeaux appartenant à des peuls centrafricains qui ont traversé la frontière tchadienne avec une partie de leur bétail. Une forte insécurité des biens et des personnes est perceptible dans les villes suscitées à cause de la circulation d’armes légères.

 

Ne rien faire serait suicidaire. Nous lançons un appel aux partenaires cités plus haut de venir au secours de cette communauté en détresse.

Nous demandons au Gouvernement camerounais de faciliter la traversée des frontières camerounaises à cette communauté victime de toutes sortes de violences, de dénis de leurs droits et de leur réserver une hospitalité raisonnable conformément au droit international.

 

Nous demandons au Gouvernement tchadien d’intervenir sans délai dans les villes de Doba, Goré, Moyenne-Sido, Maro et Sahr pour la sécurité des réfugiés peuhls centrafricains et de leur prise en charge raisonnable conformément au droit international.

 

Nous demandons au HCR, aux partenaires internationaux et à la communauté internationale, en attendant la stabilisation de notre pays d’origine et le retour au calme, d’utiliser tousles moyens requis pour l’installation des réfugiés Peulhs MBororo, de les accompagner pendant cette période difficile, matériellement, financièrement et juridiquement etde les aider à se réinstaller dans leur pays d’origine le moment venu.

 

Nous demandons au HCR et à la Croix Rouge Internationale de mettre en place, en lien avec nos représentants, un dispositif particulier adapté à la communauté peuhl.

La communauté internationale doit aider à identifier et à traduire devant les juridictions compétentes les auteurs des crimes et des violations des droits des Peuls, donner aux forces internationales déployées en République Centrafricaine le mandat d’assurer la sécurité des Peuls MBororo présents dans les campements.

 

En espérant que notre mémorandum retiendra votre haute attention, Veuillez recevoir notre sincère gratitude.

 

Monsieur Waziri BIBOUBA HOUSSEINI


Président AIDSPC,


Réfugié à Ndjamena (Tchad)

Monsieur ALADJI OUSMANOU ALIHOU


Chargé de communication AIDSPC


Réfugié à Bertoua (Cameroun)

 

Lu pour vous : Les Peuhls Mbororo centrafricains réfugiés au Cameroun et au Tchad : des communautés en danger
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Centrafrique-Presse.com
24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 10:05

 

 

 

 

 

par RFI 24-03-2014 à 05:05

 

Il y a un an, jour jour,  le président François Bozizé était renversé par une coalition rebelle dirigée par Michel Djotodia. S'ouvrait alors une période de transition de dix mois, avant la démission de Djotodia, au cours de laquelle le pays à sombré dans la violence et l'anarchie.

 

Lorsque François Bozizé fuit vers le Cameroun le 24 mars 2013, la Centrafrique vient déjà de subir quatre mois de combats entrecoupés de cessez le feu. Mais la prise du pouvoir par Michel Djotodia donne le coup d'envoi d'une rapide descente aux enfers pour la République centrafricaine. De mars à juin les exactions se multiplient.

 

La Seleka, assemblages de rebelles nordistes, de mercenaires tchadiens et soudanais, multiplie les massacres, les viols et les pillages. Michel Djotodia ne parvient pas à imposer sa volonté à la Seleka qui l'a propulsé au pouvoir. L'un de ses collaborateurs se souvient d'un chef que les commandants militaires n'écoute pas. D'ailleurs, lorsque Michel Djotodia ordonne la dissolution de la Seleka en septembre 2013, cette décision n'est pas suivie.

 

Les milices, le point de bascule

 

En septembre, face à la poursuite des violence, naissent les milices d'autodéfense, les anti-balakas. Elle s'en prennent à la Seleka et aux musulmans. En décembre lors de l'offensive conjointe des ex Faca et des antibalakas, marque une accélération des violences interrreligieuses. L'intervention internationale ne peut empêcher l'épuration.

 

Dépassé, sans aucune prise sur les évènements, Michel Djotodia est poussé vers la sortie par la France et les pays de la région. Selon l'un de ses collaborateurs sa démission est actée dès le 2 janvier. Elle sera mise en scène le 10 à Ndjamena au cours du sommet extraordinaires de la CEAC.

 

Le rôle de la France

 

En Centrafrique, Paris a été rattrapée par l'histoire. Dès le début de l'offensive de la Seleka, la France se montre réticente à soutenir François Bozizé, multipliant les appels au dialogue entre le président et son opposition armée.

 

En décembre 2012, lorsque François Bozizé réclame l'aide des autorités françaises, Paris détourne la tête. Trois mois auparavant, à Dakar, François Hollande annonçait la fin de la France Afrique. Terminés les clauses secrètes, Paris ne signe plus des accords de défense pour soutenir les régimes en place. François Bozizé est de fait la première victime de la doctrine Hollande.

 

L'envoi de la mission Sangaris

 

Pourtant l'année 2013 est une rapide descente aux enfers pour les Centrafricains. Et face au désastre centrafricain qui menace d'embraser toute la région, la France est obligée d'intervenir. Changement de cap à l'Elysée : en décembre l'opération Sangaris est lancée. Paris veut désarmer les Centrafricains.

 

La France estime aussi que le changement passe par un départ de Michel Djotodia et de son gouvernement de transition. Avec l'appui des pays de la CEAC Paris pousse Michel Djotodia à démissionner. En périphérie de la crise centrafricaine début 2013, Paris est coeur du problème un an plus tard.

La RCA toujours en crise un an après le renversement de François Bozizé
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Centrafrique-Presse.com
23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 22:21

 

 

 

 

 

 

La situation des musulmans en Centrafrique est très inquiétante. Les milices chrétiennes Anti-Balaka pourchassent et assassinent leurs voisins centrafricains parce qu’ils sont musulmans. Il arrive par ailleurs que ces derniers mangent les dépouilles des musulmans croyant que cela est bénéfique pour leur intelligence… 

Un véritable nettoyage ethnique qui n’épargne pas femmes et enfants cibles eux aussi des miliciens chrétiennes. Les « arabes » – comme ils les appellent – sont condamnés à fuir la Centrafrique ou mourir. Des scènes de mort se déroulant sous les yeux de l’armée française censée protéger la population. 


Le conflit ne fait plus l’objet d’une couverture médiatique conséquente pourtant les morts se comptent tous les jours. L’émission « l’effet Papillon » de Canal + y a consacré un reportage. Comme le montre l’image ci dessous, on peut y voir des hommes s’entraîner à égorger des musulmans.

 

Dimanche 23 Mars 2014 - 18:04

 

http://www.ndarinfo.com/VIDEO-Reportage-de-Canal-sur-les-chasseurs-de-musulmans-en-Rca_a8160.html

Vu pour vous : [VIDEO] Reportage de Canal + sur les chasseurs de musulmans en Rca
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Centrafrique-Presse.com
23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 22:12

 

 

 

 

Vous pouvez réécouter l'émission d'Alain FOKA de  RFI, du dimanche 23 mars 2014  sur :

 

 Télé-MLPC http://livestre.am/4OimJ

 

 

 

Avec

 

Martin Zigueleprésident du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) ancien Premier ministre de la RCA

 

Marie Noëlle Koyara : Ministre du Développement Rural du Gouvernement Nzapayeké

 

Mgr Dieudonné Nzapalainga: Archevêque de Bangui

 

L'imam Omar KobineLayama:  Président de la conférence islamique de Centrafrique

 

Pascal Bida Koyagbélé : Parti paysan centrafricain « KITE »

 

Centrafrique : non, ce n’était pas une guerre de religion - réécouter l'émission d'Alain FOKA de  RFI, du dimanche 23 mars 2014 avec notamment comme invité Martin ZIGUELE
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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 22:01

 

 

 

 

 

 

YAOUNDE Samedi 22 mars 2014 | 20:22 UTC - (Xinhua) - Le Programme alimentaire mondial (PAM) estime à 70 millions de dollars les besoins pour nourrir les personnes déplacées et 17 millions de dollars les réfugiés dans les pays voisins jusqu'en août suite à la crise en République centrafricaine (RCA), selon sa Directrice exécutive Ertharin Cousin au terme d'une visite de deux jours au Cameroun après la RCA.

 

"Les donateurs ont généreusement financé les opérations d’urgence du PAM en Centrafrique à hauteur de 37 millions de dollars mais près de 70 millions de dollars supplémentaires sont nécessaires pour financer ces activités jusqu'à la fin août. Quant aux besoins financiers pour nourrir les réfugiés dans les pays voisins, ceux-ci s'élèvent à plus de 17 millions de dollars", souligne un communiqué de presse publié par cette agence onusienne vendredi soir à Yaoundé. 

 

Un an après la prise du pouvoir le 24 mars 2013 à Bangui de l'ex- coalition rebelle de la Séléka contre le régime de François Bozizé, la RCA reste en proie aux violences et à l'insécurité, malgré le déploiement depuis décembre, sous mandat des Nations Unies, de la force française Sangaris suivie de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), une force africaine. 

 

Une nouvelle escalade de violences due à une attaque armée dite "généralisée" le 5 décembre d'anciens soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) et des milices d'autodéfense anti-Balakas ( anti-machettes) opposés à ce pouvoir conduit par Michel Djotodia, contraint à la démission le 10 janvier, a provoqué un exode massif de populations à l'intérieur du territoire national et dans les pays voisins tels le Cameroun.  

 

A ce jour, les Nations Unies estiment à quelque 296.000 le nombre de réfugiés dont 42.000 depuis le début de l'année au Cameroun et établissent entre 4.000 et 5.000 le nombre de nouveaux arrivants chaque semaine. Le Tchad, la République démocratique du Congo (RDC) et le Congo-Brazzaville en sont les autres pays d’accueil.

 

C'est une population constituée majoritairement de personnes de confession musulmane, cible d'une chasse à l'homme menée, dans le sillage d'un conflit mué en affrontements intercommunautaires et interreligieux, par les miliciens anti-Balakas d'obédience chrétienne en représailles aux exactions commises par les ex- rebelles de la Séléka à dominance musulmane.

 

Représentant-résident du PAM en RCA, le Portugais Carlos Veloso a rapporté à Xinhua que "de janvier jusqu'à maintenant, on a donné à manger à plus ou moins 400.000 personnes déplacées", sur un total de 600.000 en ce moment contre près d'un million auparavant, une diminution de chiffres due à une amélioration progressive du climat sécuritaire, a expliqué le responsable onusien.

 

"La situation sécuritaire s'améliore. A Bangui, le site de déplacés de la partie Nord de l'aéroport s'est vidé, la MISCA a pris possession. Dans la partie Sud, les estimations sont de 20. 000 déplacés actuellement contre 130.000 auparavant. A Bossangoa (Nord-Ouest), les gens ont aussi commencé à rentrer chez eux. Il y avait 40.000 déplacés (à la paroisse catholique de la ville, NDLR), c'est environ 3.000 aujourd'hui", a-t-il précisé.

 

 Ces retours sont aussi justifiés par l'arrivée de la saison des pluies qui représente pour les populations paysannes le moment de cultiver leurs champs. De plus, indique en outre Veloso, cette période ne permet pas d'offrir "les conditions de logement adéquates" dans les camps constitués pour la plupart de camps de fortune.

 

 Résultat : de 80 auparavant, le nombre de sites de déplacés dénombrés sur le territoire centrafricain a chuté à 25 à l'heure actuelle, d'après le représentant-résident du PAM.

 

 Bangui, Bossangoa, Bouar, Kaga Bandoro, Paoua et Bambari (depuis vendredi en principe) constituent les principaux sites d’intervention de cette agence onusienne pour la distribution de vivres aux populations sous assistance alimentaire, avec le concours des forces internationales pour les mesures de sécurité nécessaires pour l'acheminement de l'aide.

 

La capitale centrafricaine et Bossangoa, ville natale de l'ex- président François Bozizé qui s'était presque vidée de ses quelque 50.000 habitants fuyant les attaques des ex-rebelles Séléka d'une part et des miliciens anti-Balakas d'autre part, sont notamment les étapes de la visite de deux jours en RCA de la directrice exécutive du PAM.

 

Ertharin Cousin a fait état d'une "tragédie oubliée" par une communauté internationale davantage tournée vers d'autres crises, dont en l'occurrence la Syrie et le Sud-Soudan. "Historiquement, a-t-elle déclarée lors d'une conférence de presse vendredi soir à Yaoundé, près d'un million de personnes ont toujours eu besoin d'assistance alimentaire en Centrafrique, surtout en période de soudure."

 

"Le PAM est sous-financé et éprouve des difficultés à répondre aux besoins de la population centrafricaine", a-t-elle poursuivi dans un appel à une mobilisation de ressources qui dépasse le cadre des contributeurs traditionnels, c'est-à-dire les gouvernements, pour solliciter des personnes de bonne volonté au sein du grand public.

 

Après des consultations avec les autorités de Yaoundé dont le Premier ministre Philemon Yang, Mme Cousin a salué l'ouverture des frontières par le Cameroun pour accueillir les réfugiés centrafricains et d'autres nationalités en transit.

Centrafrique : Le PAM cherche 70 millions USD pour l'assistance alimentaire
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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 21:20

 

 

 

 

 

 

21/03/2014 à 16h56 -- Mis à jour le 21/03/2014 à 16h58

 

ARMEE - Pour que la force militaire européenne en Centrafrique passe de 375 à 500 personnes

 

François Hollande a lancé un appel vendredi à Bruxelles pour que la force militaire européenne en Centrafrique (Eufor) soit suffisamment dotée à partir de lundi pour pouvoir intervenir au plus vite. «Il faut 500 personnels, il y en a pour l'instant 375, donc il y a un effort à faire», a déclaré Hollande lors d'une conférence de presse à l'issue d'un sommet européen largement consacré à l'Ukraine. «Je pense que l'appel que j'ai lancé, qui a été relayé par Herman Van Rompuy (président du conseil européen) et Catherine Ashton (chef de la diplomatie européenne) sera entendu», a-t-il ajouté.

 

Les pays européens rechignent jusqu'à présent à mobiliser les effectifs et les moyens, notamment logistiques, nécessaires au lancement d'Eufor-RCA destiné à venir en appui aux forces africaines et françaises. Une centaine de soldats manquent pour pouvoir lancer l'opération militaire européenne en Centrafrique, qui devait initialement démarrer cette semaine, a indiqué mercredi le commandant de cette force, le général français Philippe Pontiès, jugeant la situation «préoccupante».

 

Une question de «crédibilité de l'Europe»

 

«J'ai insisté là-dessus auprès des chefs de gouvernement qui avaient déjà fait des gestes ou qui avaient émis de promesses pour que nous puissions, lundi, avoir les effectifs suffisants», a dit Hollande. Il ne s'agit «pas de troupes combattantes mais essentiellement de personnels qui pourraient se déployer pour le transport notamment des troupes africaines, pour la logistique et pour la santé». Il a jugé que le lancement d'Eufor-RCA était une question de «crédibilité de l'Europe».

 

Aucun dirigeant n'a publiquement indiqué vendredi de nouvelles contributions à l'opération, qui devrait notamment s'appuyer sur le déploiement d'une centaine de soldats de Géorgie, un pays non-membre de l'UE. La crise ukrainienne et les risques militaires associés polarisent l'attention de nombreux pays de l'UE, notamment ceux d'Europe de l'est qui étaient initialement prêts à participer à Eufor-RCA, selon un responsable européen. Hollande a par ailleurs indiqué qu'il recevrait la présidente centrafricaine Catherine Samba Panza avant le prochain sommet UE-Afrique prévue les 2 et 3 avril à Bruxelles. 

 

 Avec AFP

Centrafrique: Hollande demande à l’Europe de se bouger
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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 21:13

 

 

 

 

 

 

S’acheminerait-on vers une guerre sans fin en République centrafricaine ? La Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) a découvert la semaine dernière un important arsenal de guerre dans les environs de la base aérienne de Bangui. La nature de l’armement trouvé (des armes lourdes) fait dire au chef de la MISCA, le général Jean-Marie Miche Mokoko, que ce sont des armements soustraits des arsenaux des forces armées centrafricaines. Ces armes proviennent-elles réellement de l’arsenal national ? Qui les y a mises là et à quelle fin ? 

 

Totalement enclavé au centre du continent, la Centrafrique tient son nom de sa situation géographique. Les importations, dans ce pays pauvre, y sont difficiles et la moindre pièce détachée nécessite des semaines avant de parvenir à son destinataire. Les approvisionnements connaissent souvent des ruptures ; curieusement seules les armes et les munitions y sont largement présentes. Alors, par quel miracle tous ces matériels sont parvenus au Centrafrique alors que l’essentiel y est souvent difficile, voire, impossible à trouver ?

 

On sait que l’armée mise en place par Bozizé, l’ancien locataire du palais de Bangui, s’était suffisamment servie en armes dans l’intention de contrer la Séléka qui avançait sur Bangui. On sait aussi que François Bozizé avait mis d’importants moyens militaires à la disposition de sa milice, les anti-balaka.

 

On sait également que les tombeurs de Bozizé disposent également d'un arsenal militaire de haute gamme

 

Perdue en plein cœur de l’Afrique, forte de près de 5.000.000 d’habitants pour une superficie de 623 000 km² avec un sous-sol riche, la Centrafrique reste la référence d’un pays sans Etat qui n’existe que de nom. La Centrafrique (RCA) est un pays enclavé sans accès à la mer. La République centrafricaine dispose par ailleurs de nombreuses ressources naturelles, notamment l’uranium, l’or et les diamants. Le pétrole et l’énergie hydroélectrique sont d’autres ressources potentiellement importantes mais inexploitées à ce jour. 

 

Selon certains analystes, la crise centrafricaine n’a rien de religieux. Mais plutôt un conflit orchestré par des politiques, avec l’appui de la France et du Tchad, pour des intérêts purement économiques 

 

La France craint de voir ses intérêts tomber sous le giron chinois à qui le Président déchu avait concédé l’exploration et l’exploitation pétrolifère de la région du Nord-est », rappelle le coordinateur de la jeunesse du MPA, Jöel Moyéyégue. Qui souligne que « la France ne désarme ni la Séléka, ni les anti-balaka et n’intervient pas la nuit ». 

 

Le Tchad est aussi accusé de « déstabiliser la Centrafrique pour siphonner son pétrole et empêcher son exploitation, car ces deux pays bénéficient d’un bassin pétrolifère commun ».

 

La rumeur, dit « que se serait l’ancien Président François Bozizé, qui est derrière cette milice qui terrorise les populations », mais aussi « que des jeunes exacerbés par les pratiques de la soi-disant Séléka se sont mobilisés ». Dans tout ce micmac orchestré par les politiques, ils manipulent une population centrafricaine majoritairement analphabète, et lui font croire à un conflit inter religieux. Dans un pays, « où jadis, toutes les communautés cohabitaient en parfaite harmonie ». -

 

Qui se cache derrière le chaos en Centrafrique ? Telle est la question de la semaine

Vouloir régler la crise centrafricaine sans répondre à cette question relèverait de l’hypocrisie la plus totale. Les occidentaux savent, depuis des années, qui s'amuse à livrer fonds et armements nécessaires aux déclenchements des conflits. Jour après jour on feint de s’étonner des explosions soudaines de violences, ponctuées de pillages. Malgré un dispositif de plus en plus serré, au fil des semaines, les soldats français et africains ont de plus en plus de mal à les endiguer.

 

La rubrique le débat est la vôtre. Vous pouvez vous aussi comme Fabrice Nembi de Ndjamena au Tchad, nous soumettre des thèmes et des sujets à débattre aux courriels suivants:seumo@hotmail.com ou mieux encore à webmaster@camer.be. Pour ceux d'entre vous qui nous ont soumis des sujets à débattre et qui ne sont pas encore publiés, prière de bien vouloir patienter. Ils seront diffusés. Nous vous remercions d’avance et vous remercions pour votre marque de sympathie.

 

Bon débat. Nous vous souhaitons un bon  dimanche et à dimanche

 

© Camer.be : Fabrice Nembi

 

Lu pour vous : CENTRAFRIQUE, LE DÉBAT: QUI SE CACHE DERRIÈRE LE CHAOS EN CENTRAFRIQUE ?
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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 21:05

 

 

 

 

 

http://www.dw.de/  

 

Un an après le coup d'État qui a renversé François Bozizé, où en est la situation en République centrafricaine ? Nous avons posé la question au Premier ministre de la transition, André Nzapayéké.

 

« La situation a été fortement marquée par le renversement du régime et la prise du pouvoir par la coalition Séléka, qui a entraîné un dérèglement total de l'État centrafricain, du fonctionnement des services publics.

 

La situation reste volatile sur le plan sécuritaire. La situation humanitaire reste précaire. On a un grand nombre de réfugiés dans les pays limitrophes, un grand nombre de déplacés internes sur divers sites, dans la capitale et à l'intérieur du pays. L'approche de la saison des pluies pose un réel problème humanitaire pour ces réfugiés.

 

Donc il y a encore beaucoup de défis pour le gouvernement pour essayer de ramener l'ordre. Mais, depuis le départ du président Bozizé, il est vrai qu'on assiste à une situation qui n'est pas toujours très enviable.

 

DW: Est-ce que vous voyez dans la détérioration de la situation la main invisible de l'ancien président François Bozizé?

 

La détérioration de la situation avait déjà commencé sous l'ancien président. Le peu de considération pour le développement économique du pays, pour les questions d'équité, le peu d'attention accordée aux préocupations de la population avaient déjà entraîné beaucoup de mouvements sociaux et des mouvements de guérilla.

 

Concernant l'actuelle situation, marquée particulièrement les actions des anti-balaka, on a des preuves aujourd'hui que l'ancien président Bozizé joue un rôle là-dedans car les factions des anti-balaka sont des anciens militaires des FACA. Il y a beaucoup d'éléments des FACA qui sont dans les anti-balaka et beaucoup de proches du président Bozizé qui sont aussi dans les anti-balaka et les animent fortement. D'ailleurs ils appellent au retour à l'ordre constitutionnel, c'est à dire le retour du président Bozizé au pouvoir avant le terme de la transition actuelle. Quelque part, il y a donc une certaine main derrière.

 

DW: Le nom de François Bozizé figurerait sur une liste soumise par la France au Conseil de sécurité des Nations unies. Sur le plan interne, le pouvoir précédent de la Séléka avait déjà lancé une enquête sur son implication dans certains crimes, où en sont les enquêtes le concernant?

 

Les enquêtes se poursuivent. Depuis le 5 décembre, tout a basculé ici. Les enquêtes avaient commencé auparavant, mais l'insurrection des anti-balaka a complètement changé la situation ici. Il y a eu depuis lors beaucoup de crimes, d'actes criminels et de morts dans Bangui et à l'intérieur du pays.

 

Les enquêtes sont toujours en cours, une équipe des Nations unies est actuellement sur place pour les poursuivre. Nous les avons rencontrés plusieurs fois et nous leur exprimons tout notre soutien. Nous espérons que ces enquêtes iront jusqu'au bout car pour le gouvernement de transition, l'impunité doit être combattue et nous faisons tout pour que la justice soit le pilier de la stratégie de la transition.

 

DW: Que fait votre gouvernement pour un retour à la normalité en RCA?

 

La question sécuritaire est la question numéro un, le gouvernement de transition en a fait sa priorité. Cela signifie des actes concrets pour arrêter, juger et détenir des criminels. Ceci étant, nous accordons une importance primordiale à la justice. La justice est le seul moyen pour nous de pouvoir restaurer l'autorité de l'État centrafricain, on ne passera pas par un autre chemin.

 

Quand on est dans une situation où les institutions de l'État se sont effondrées, la justice est le seul moyen de rétablir la confiance entre la population et l'État. Donc la justice est le deuxième élément essentiel pour que les choses redeviennent normales.

 

À côté de cela, nous nous attaquons à la question sécuritaire. Mais cette question est liée aussi à la sécurisation de la route du Cameroun, qui permet l'approvisionnement en produits de première nécessité, en médicaments, en tout ce qu'il faut pour répondre aux besoins humanitaires énormes.

 

Mais cela permet aussi à l'économie d'être relancée petit à petit, aux hommes d'affaires de pouvoir importer ou exporter à nouveau. Parce que sans la relance économique, l'État ne pourra pas disposer de ressources nécessaires, ne serait-ce que pour continuer à financer la sécurité et commencer à renforcer le fonctionnement de l'administration et redéployer les services publics fonctionnaires à l'intérieur du pays. Parce que si nous voulons des élections, il nous faut la sécurité et il faut que les services publics, surtout à l'intérieur du pays, recommencent à fonctionner.

 

Nous sommes en train de relancer aussi nos forces de défense, police et gendarmerie essentiellement, pour nous aider dans la sécurisation des quartiers, des populations et des villages. Sangaris et Misca ne sont pas en mesure de mener seules une politique de sécurité et de proximité. Bangui est une grande ville, avec de grands boulevards, mais entre ces grands boulevards, il y a des zones très peu urbanisées et qui sont aujourd'hui des zones de non-droit où les armes circulent. Pour que la sécurité revienne dans ces zones, il faut que les agents des forces de l'ordre puissent y entrer et être le plus proche possible des populations.

 

Toute la zone autour de l'aéroport est occupée par des déplacés internes. Il faut qu'on leur donne confiance, qu'on leur fasse comprendre que la sécurité est revenue dans leur quartier pour qu'ils quittent la totalité des sites avant la prochaine saison des pluies sinon la situation humanitaire va être catastrophique.

 

DW: Malgré vos efforts, les violences continuent. On se demande s'il n'est pas temps d'être plus ferme envers ceux qui sont derrière ces crimes?

 

Nous menons deux types de politique: le dialogue, c'est à dire une politique de la main tendue envers tous ceux qui veulent s'exprimer, qu'ils soient anti-balaka, ex-séléka ou autre... Nous sommes dans un système de gouvernement qui n'a pas d'opposition puisqu'il émane d'un consensus national. Donc nous essayons de tendre la main aux uns et aux autres pour que nous travaillions dans le sens fixé par la feuille de route de la transition qui a été approuvée par toutes les parties. Nous sommes convaincus que la solution finale est politique, donc qu'il faut continuer à dialoguer avec toutes les parties et c'est ce que nous faisons.

 

En même temps, il faut que l'autorité de l'État se manifeste. Il faut que l'État soit capable d'arrêter des criminels, de les juger rapidement et de les mettre en prison. C'est le seul moyen de redonner confiance à la population. La plupart des personnes à qui je parle, disent 'moi j'ai subi telle injustice, le régime Séléka m'a fait ça, je n'avais personne en face pour m'aider. Donc j'ai décidé de me venger, de prendre les armes et de devenir anti-balaka pour me venger'. C'est donc un sentiment d'abandon par l'État et par la justice qui a entraîné certaines personnes dans ce mouvement. Donc si vous voulez une solution, il faut que la justice reprenne ses droits.

 

Il y a toute une série d'arrestations en cours depuis quelques temps. Nous sommes en train de renforcer nos chaînes pénales et nous menons des négociations avec nos partenaires internationaux pour que la chaîne pénale soit renforcée très rapidement, que nous ayons les forces de défense nécessaires. Donc pour que la police et la gendarmerie soient équipées pour être capable d'arrêter rapidement des personnes. Nous devons être capables de sécuriser nos juges et le système judiciaire pour pouvoir juger rapidement et nous devons avoir des prisons qui répondent aux normes internationales et qui sont bien gardées pour pouvoir mettre des gens en prison.

 

Cela rassurera la population et cela nous permettra de mieux la mobiliser autour de la campagne de réconciliation nationale que nous menons depuis quelques temps avec la jeunesse, les femmes et les chefs de quartier. Nous commençons à la base pour finir d'ici octobre ou novembre par l'organisation d'une conférence nationale qui va couronner cette campagne et permettre de mobiliser la population pour les prochaines élections qui sont fixées à juin 2015.

 

Tout cela est conditionné par la réconciliation nationale. Un élément nouveau est ce qu'on appelle le conflit entre musulmans et chrétiens. Moi je dis c'est entre musulmans et non musulmans. Aucun chrétien qui croit vraiment aux valeurs du christianisme ne peut accepter ce qui se passe ici. Il faut que nous réussissions à régler ce problème rapidement.

 

La République centrafricaine n'est pas un pays anti-musulman. Le gouvernement centrafricain condamne les actes de certaines personnes contre la communauté musulmane. Ce sont des actes criminels contre lesquels nous devons lutter fortement. Nous ne devons ménager aucun effort pour traquer ces criminels qui veulent utiliser le prétexte de la religion pour mettre la main basse sur les richesses d'une communauté dont le niveau de vie est relativement élevé.

 

Le gouvernement a présenté des excuses claires à tous ceux qui ont été victimes de ces actes et surtout à ceux qui ont dû quitter le pays, parce qu'ils ont été menacés car musulmans. Nous ferons tout pour que nos frères et nos sœurs qui ont dû quitter le pays - les Sénégalais, les Tchadiens et d'autres - reviennent en Centrafrique.

 

DW: Qu'attendez-vous de l'Allemagne à l'heure actuelle ?

 

Nous avons eu l'honneur de recevoir ici le Ministre allemand de la Coopération [Gerd Müller] il y a une semaine. C'est la première fois qu'un ministre allemand venait visiter la RCA. Cette visite démontre vraiment l'importance que l'Allemagne accorde dans la recherche d'une solution durable pour la RCA. Donc nous avons hautement apprécié cet acte.

 

Nous l'avons encouragé: il faut que l'Allemagne nous aide et fasse un geste en faveur de la RCA pour une plus grande mobilisation des ressources, pour une certaine flexibilité dans le décaissement de l'aide que l'Union européenne a déjà mis à notre disposition. Nous avons besoin d'actions rapides. Au niveau humanitaire, nous comptons beaucoup sur les organisations caritatives allemandes, mais aussi sur l'Allemagne en tant que pays pour nous aider à résorber rapidement cette question humanitaire grave.

 

Sur le plan bilatéral, l'Allemagne a été un des principaux partenaires de développement de la RCA par l'intermédiaire de la GTZ. Aujourd'hui, elle est devenue la GIZ, mais le niveau de la coopération est extrêmement réduit et nous souhaitons que l'Allemagne retrouve sa place. L'Allemagne joue un rôle important dans le développement rural, dans l'approvisionnement en eau potable, dans la protection de la faune... même dans les BTP et encore beaucoup d'autres domaines comme la formation des cadres centrafricains. Beaucoup ont été formés en Allemagne. »

 

Propos recueillis au téléphone par Kossivi Tiassou

 

Interview avec le Premier ministre centrafricain
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Centrafrique-Presse.com
23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 21:02

 

 

 

 

 

 

http://www.leparisien.fr/    23.03.2014, 13h15

 

Au moins quatre personnes ont été tuées dans des affrontements samedi à Bangui entre groupes armés lors desquels les forces française Sangaris et africaine Misca ont aussi été prises à partie, a-t-on appris dimanche auprès de la Misca.


"Quatre personnes, dont deux sujets musulmans, ont été tuées et sept blessées au PK-5 dans des affrontements entre groupes armés, notamment des anti-balaka et musulmans retranchés dans ce secteur visé par des attaques d'individus armés depuis plusieurs semaines", a expliqué à l'AFP sous couvert d'anonymat un officier de la Misca. 


"Les affrontements ont éclaté à plusieurs endroits à la fois, amenant les forces internationales à s'interposer pour faire cesser les hostilités. Mais celles-ci ont été prises à partie et ont riposté", selon cet officier.

 

Selon une source militaire française "des velléités d'affrontements entre groupes armés ont en effet été signalés au PK-5 samedi, où des hommes sont positionnés pour y faire face. Nos hommes ont été pris à partie et ont riposté".

 

Ni la Misca, ni la force Sangaris n'ont donné de bilan de leurs ripostes.


Selon la Misca, le calme était revenu dimanche dans ce quartier du centre-ville, où des pillards et des anti-balaka tentent depuis des semaines de pénétrer pour dévaliser les centaines de commerces qui s'y trouvent, appartenant très majoritairement à des musulmans.

 

"le PK-5 est calme ce (dimanche) matin. La population a repris ses activités et les hommes de la Misca et de Sangaris effectuent leurs patrouilles de routine", a déclaré à l'AFP le capitaine Elie Massazi, basé dans le quartier.


- 2.000 soldats français –


Jeudi, l'état-major de l'armée française avait fait état d'accrochages entre forces françaises et anti-balaka à Bangui et sur l'axe qui relie la capitale à la frontière camerounaise.

 

"Nous avons noté une forme de raidissement des anti-balakas, qui traduit sans doute l'impact qu'ont la force Sangaris et la Misca sur les zones où ils sont implantés", avait expliqué le porte-parole de l'état-major, le colonel Gilles Jaron.

 

Les anti-balakas sont des miliciens, majoritairement chrétiens, qui se sont dans un premier temps opposés aux exactions des combattants essentiellement musulmans de la Séléka, avant de s'en prendre à la population musulmane.

 

Près de 2.000 soldats français sont déployés au sein de la force Sangaris en Centrafrique, où ils agissent "en soutien" des 6.000 hommes de la force africaine, la Misca, pour rétablir un minimum de stabilité dans le pays, livré au chaos depuis un an et qui traverse une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés ayant fui les violences interreligieuses.

 

Ces violences ont provoqué un exode des populations musulmanes de régions entières du pays. Pour ceux qui restent, la situation est "insupportable", a dénoncé vendredi Peter Bouckaert, directeur Urgences de l'ONG Human Rights Watch.


"La situation humanitaire et sécuritaire est très grave, insupportable pour les musulmans qui restent dans le sud-ouest (de la Centrafrique) et à Bangui. Il y a une vingtaine de poches dans le pays avec 15.000 personnes en danger. On doit réfléchir à les évacuer", a-t-il déclaré lors d'une rencontre avec la presse.

 

Centrafrique : au moins 4 tués dans des violences à Bangui
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Centrafrique-Presse.com
23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 20:57

 

 

 

 

 

 

YAOUNDE - 23 MARS 2014  © Yves Junior Ngangue | Cameroon-Info.Net

 

Sous la protection du dictateur Ougandais Yoweri Museveni l’ancien chef de l’Etat Centrafricain préparerait son retour aux affaires.

 

D’après le magazine panafricain Jeune Afrique en kiosque, François Bozizé l’ex chef de l’Etat Centrafricain déchu, serait en ce moment même à Kampala, en Ouganda après l’annulation de son visa à Paris en juillet 2013 par les autorités françaises. 

Parti de l’hexagone, il aurait selon les mêmes sources séjourné à Juba au Sud-soudan, avant de rejoindre sa nouvelle terre d’accueil où l’ancien chef d’Etat-major des armées, qu’on dit proche des antibalaka, serait en train de se constituer rébellion. 

Il y a quelques temps déjà, certains médias locaux avaient allégué qu’un coup d’Etat initié par le tombeur d’Ange Félix Patassé était en préparation, contre les nouvelles autorités établies à Bangui --la présidente de la transition Catherine Samba Panza. On se souvient même que la date du 15 mars 2014 avait été formellement avancée par quelques-uns de nos confrères Centrafricains. 


Seulement, n’y a-t-il pas lieu de craindre le pire, au regard de l’instabilité sécuritaire qui prévaut encore dans l’arrière-pays et même à Bangui la capitale où 05 jeunes musulmans ont été tués ce samedi 22 mars par les antibalaka au grand marché du PK 5, pourtant sous le contrôle des hommes de la force Sangaris ? 


Le nerf de la guerre 


A défaut de reprendre son fauteuil au palais présidentiel de Bangui, eu égard à la présence de plusieurs forces internationales sur le territoire Centrafricain, François Bozizé aurait selon quelques observateurs, la capacité de faire perdurer la guerre et le chaos en RCA. Peu après sa chute, on se souvient déjà que le journal Français Le monde avait estimé la fortune de l’ex putschiste, répartie dans des banques étrangères et certains paradis fiscaux, à 155 millions d’Euro. Aussi, convient-il de préciser que les avoirs de l’ancien chef d’Etat n’avaient fait l’objet d’aucun gel. 

Malgré la remise par la France à la cour pénale internationale, il y’a quelques jours, d’une liste de présumés criminels de guerre où figuraient les noms de certains dignitaires du régime de Bozizé, à l’instar de celui de son propre fils Jean- Francis, certains experts des questions de politique internationale interrogés sous anonymat infèrent que la page du pouvoir de l’ancien général d’armée, à la tête de l’Etat Centrafricain serait définitivement tournée.

 

 

 

 

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