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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 12:32

 

 

 

 

 

Le Monde.fr | 28.05.2014 à 22h40 • Mis à jour le 29.05.2014 à 09h40 |Par Cyril Bensimon

 

La dépouille de l’abbé Paul-Emile Nzalé repose sur une table de carrelage froid. Ce n’est pas la première fois qu’un religieux est tué en République centrafricaine mais à Bangui, les répercussions de cette mort, et d’une dizaine d’autres depuis dimanche, laissent craindre une nouvelle vague de violences. Signe de la montée des tensions, des barricades ont été érigées jeudi 29 mai dans plusieurs endroits de la capitale.

 

Mercredi, aux environs de 15 heures, des assaillants venus du quartier PK5 ont lancé une attaque sur l’église Notre-Dame de Fatima, dans le quartier du même nom. On n’ose imaginer les cris de terreur lorsque « les groupes de musulmans de la rue poussière » ont pénétré dans la concession où s’abritent, chaque nuit, des centaines de familles.

 

« On a entendu toutes les tonalités d’armes pendant plus d’une heure. Les gens étaient réfugiés derrière l’église et dans les bureaux… Heureusement que les anti-balaka sont venus pour nous protéger. Sinon il y aurait eu beaucoup plus de morts», raconte le père Gabrielle Perobelli.

 

GRENADES DANS UNE ÉGLISE

 

Le missionnaire italien dit avoir compté 11 morts après le raid. Aux moins trois autres sont morts dans des hôpitaux. Six cas, dont certains graves selon le CICR, étaient soignés mercredi soir au bloc de l’hôpital communautaire de Bangui. Un nombre indéterminé d’autres victimes auraient également été transportées dans un autre centre de santé de la ville.

« Regardez celui là, une balle perdue à frotter sa tête. Une balle reçue il faudrait plutôt dire », s’exclame Geordanne Sokambi en désignant un adolescent aussi hébété que chanceux. Elle et son frère Michel viennent de déposer leur voisin touché d’une balle à la jambe gauche. Sur les bancs de l’hôpital communautaire ils racontent que « les musulmans sont venus nombreux. En véhicule, d’autres à pied. Ils ont jeté des grenades, tiré à l’intérieur de l’église.

 

RAPTS ET RANÇONS

 

Les rumeurs les plus inquiétantes circulaient mercredi soir. Plusieurs survivants assurent qu’une quarantaine de personnes ont été enlevées par les assaillants. Ali, un ancien boulanger du PK5 reconverti en milicien, confirme à sa manière. « On a attrapé des gens qui ne parlaient ni Sango (la langue nationale), ni français. Ce doit être des mercenaires congolais car ils ne parlent que le Lingala », prétend-il.

 

Le rapt contre rançon, dans le meilleur des cas, est devenu l’une des armes de la guérilla qui se poursuit dans quelques parties de Bangui. Cet homme qui dit avoir participé au raid estime qu’il ne s’agissait que d’une riposte après que des miliciens anti-balaka aient attaqué plus tôt dans l’après-midi son quartier.

 

« Hier, (mardi) ils nous ont encore attaqué jusqu’à minuit et aujourd’hui ils sont venus en trois colonnes. La tuerie de Notre-Dame de Fatima, ça ne nous concerne pas mais les anti-balaka nous attaquent depuis là-bas», ajoute Ousmane Aboubacar qui se présente comme le porte-parole des musulmans centrafricains.

 

« PASSER À L'OFFENSIVE »

 

Ces violences interviennent alors que les tensions autour du dernier bastion de la communauté islamique de la capitale se sont encore ravivées depuis dimanche.

 

Ce jour là, trois jeunes musulmans ont été lynchés et mutilés alors qu’ils se rendaient à un match de football de « la réconciliation ». D’autres auraient été enlevés par un groupe d’anti-balaka. Depuis, attaques et contre-attaques se succèdent autours du PK5.

 

De bonne source, dans ce réduit où sont confinés les derniers musulmans de Bangui, le mot d’ordre qu’il fallait « passer à l’offensive » a été transmis. Avant de subir de nouvelles vagues qui viendront encore les écumer.

 

Une frontière invisible traverse la Républicaine centrafricaine. Aucune barrière ne la détermine, pas même une ficelle ne vient couper la piste couleur de brique mais, sur un axe nord-sud, le pays est coupé en deux. Les combattants de la Séléka, rejoints par bon nombre de musulmans chassés de la capitale ou de l’ouest, se sont réfugiés dans l’est de la RCA. Bambari, à 388 kilomètres au nord-est de Bangui, est la nouvelle base des ex-rebelles. La cohabitation entre communautés était réelle, mais la tension est subitement montée mercredi 21 mai après le passage de représentants de la communauté internationale et des autorités centrafricaines. Ceux-ci étaient venus signifier aux officiers de la Séléka que leurs troupes devaient être cantonnées et qu’il n’était pas question d’installer une administration parallèle. Pendant trois jours, les soldats français déployés sur place ont eu des accrochages avec les ex-rebelles et se sont retrouvés confrontés à des foules hostiles. Des milliers de chrétiens ont fui leur domicile par peur de représailles pour aller se serrer dans les églises de la ville. Dimanche, la situation a commencé à s’apaiser.

 

Lu pour vous : Nouvel épisode de terreur meurtrière en Centrafrique
Lu pour vous : Nouvel épisode de terreur meurtrière en Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 11:53

 

 

 

 

 

29/05/14 (AFP)

 

Des barricades ont été érigées jeudi dans les rues désertes de Bangui par des jeunes en colère contre les musulmans, au lendemain de l'attaque d'une église du centre de la capitale centrafricaine dans laquelle une quinzaine de personnes ont péri.

 

Des coups de feu sporadiques ont été entendus dans le centre-ville de Bangui, forçant les rares boutiques ouvertes à fermer rideau, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Des blocs de béton, des pneus en feu et des morceaux de bois ont été rassemblés par des jeunes au milieu de la route dans plusieurs quartiers du centre de Bangui: à Bea-Rex, au rond-point des Nations unies et à Benz-vi. D'autres barricades ont été vues à Fouh, fief des milices chrétiennes anti-balaka.

 

A Bea-rex, deux blindés de la force de l'Union africaine en Centrafrique (Misca) étaient garés près de la barricade et des troupes burundaises patrouillaient à pied dans le quartier dans la matinée.

 

C'est la première fois depuis plus d'un mois que des barricades sont érigées dans les rues de Bangui. Les jeunes qui les ont montées font valoir leur colère après l'attaque de l'église Notre-Dame de Fatima mercredi soir, au cours de laquelle une quinzaine de personnes, dont un prêtre, ont été tuées.

 

"Nous sommes là depuis 04H00 du matin pour que les Burundais quittent le quartier, nous sommes mécontents", a déclaré à l'AFP Henri-Morel Feiganazoui, un habitant de 28 ans qui reproche aux soldats africains de la Misca d'avoir protégé les assaillants de l'église Fatima. L'information n'a pu être confirmée par aucune source indépendante.

 

Une quinzaine de jeunes manifestaient dans le quartier PK-3 en brandissant des affichettes anti-Burundais. "Contingent burundais OUT, on n'en veut plus", était-il écrit sur l'une d'entre elle.

 

En dehors des rassemblements de jeunes, les rues étaient désertes jeudi matin à Bangui. Aucun bus ne circulait et les magasins étaient fermés jeudi, plus que de coutume en ce jour férié.

 

Dans la capitale, où les violences interconfessionnelles qui déchirent le pays ont contraint de nombreux musulmans à fuir, "un regain de tension très net" se fait sentir depuis quelques jours, notamment aux abords du quartier musulman PK-5, a affirmé une source proche de l'armée française à l'AFP.

 

 

Centrafrique: regain de violence à Bangui

 

par RFI 29-05-2014 à 13:20

 

L'attaque contre le site de Notre-Dame de Fatima à Bangui aurait fait au moins une quinzaine de morts, et plusieurs dizaines de blessés ce mercredi 28 mai, à Bangui. Une source de la Misca, la force militaire africaine, contactée par RFI, évoque quant à elle une vingtaine de morts.

 

L’attaque s’est déroulée dans l’après-midi, dans le quartier de l'église Notre-Dame de Fatima, près du centre de Bangui. En début d'après midi, des hommes armés sont entrés dans l'enceinte de l’église catholique, alors que des fidèles étaient réunis à l’intérieur de l’édifice pour une cérémonie religieuse à la veille de la fête catholique de l'Ascension. Ils ont ouvert le feu et jeté des grenades. Le site de l'église Notre-Dame de Fatima abritait près de 5 000 déplacés. Bon nombre d'entre eux ont fui hier vers les quartiers voisins

 

Il y aurait une quinzaine de morts dont un prêtre, Paul-Emile Nzale, agé de 76 ans. Une source de la Misca, la force de maintien de la paix africaine, évoque quant à elle une vingtaine de morts. Un bilan qui pourrait s’alourdir car des combats se sont poursuivis dans la soirée.

 

Par ailleurs, les assaillants, dont on ignore pour l’heure les motivations, auraient kidnappé plusieurs personnes. Les informations dont dispose RFI sont, pour le moment, assez contradictoires sur ce point.

 

Barricades

 

En réaction à cette attaque, des barricades ont été érigées dans plusieurs quartiers de Bangui, notamment au rond-point des Nations unies, dans le centre-ville. En fin de journée, un hélicoptère de l’armée française survolait la capitale centrafricaine, et la Misca a déployé des renforts dans la capitale.

 

Alors qui a déclenché cette flambée de violence ? Pour les uns, tout cela est l'oeuvre d'extrémistes musulmans retranchés au Pk5. Pour les autres, c'est un mauvais coup des antibalakas destiné à semer le chaos. Une chose est certaine, la mèche est allumée et l'on redoute un nouveau cycle de représailles meurtrières.

 

Centrafrique: barricades et regain de tension à Bangui après l'attaque d'une église
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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 00:50

 

 

 

 


BANGUI AFP / 29 mai 2014 00h30 - Au moins quinze personnes, dont un prêtre, ont été tuées mercredi à Bangui et une trentaine blessées dans l'attaque d'une église par un groupe armé et au cours des violences qui ont suivi, a-t-on appris dans la soirée de source militaire.


Des tirs étaient entendus dans plusieurs quartiers de Bangui en fin de soirée mercredi, notamment à Boy Rabe et Fouh, deux fiefs des miliciens chrétiens anti-balakas. Plusieurs barricades ont été dressées dans la soirée sur des axes routiers de la capitale.


En cette veille d'Ascension, des hommes armés ont fait irruption et tué plusieurs personnes mercredi après-midi dans l'église Notre-Dame de Fatima, dans le centre de Bangui non loin du PK-5, quartier musulman de la capitale, selon les premiers éléments. Des combats opposant anti-balakas et musulmans ont suivi aux abords de l'église où des milliers de déplacés avaient trouvé refuge.


Un premier bilan de ces violences avait fait état d'une dizaine de morts, en fin d'après-midi. Plus tard en fin de soirée, un nouveau bilan faisait état de quinze personnes tuées et une trentaine blessées, alors que les violences se poursuivaient, selon une source militaire à Bangui.


De son côté, les forces africaines de la Misca font état de vingt morts. Cinq cadavres ont été transférés à la morgue de l'hôpital général, a constaté un journaliste de l'AFP.


Un prêtre âgé de 76 ans, Paul-Emile Nzale, a été tué au cours de ces violences, a annoncé à l'AFP l'archevêque Dieudonné Nzapalainga.


On ne peut être que triste devant ces morts. Depuis quelques jours, il y a des affrontements dans ce quartier, a-t-il dit à l'AFP.


La très grande majorité des quelques milliers de déplacés qui avaient trouvé refuge dans et aux abords de l'église ont fui le quartier.


La crise centrafricaine a pris un tournant interconfessionnel depuis plusieurs mois, entre ex-rebelles Séléka, à dominante musulmane, et miliciens chrétiens anti-balaka.

Ces violences ont fait de nombreuses victimes et forcé les civils musulmans, minoritaires, à fuir des régions entières du pays, essentiellement vers le Nord et le Centre, alimentant les craintes d'une partition du pays.


A Bangui, où les violences ont contraint de nombreux musulmans à fuir, un regain de tension très net se fait sentir depuis quelques jours, a affirmé une source proche de la force française Sangaris à l'AFP.


Trois personnes ont ainsi été décapitées dimanche en marge d'un match de foot organisé à Bangui pour tenter de réconcilier chrétiens et musulmans.


Sur les 2.000 soldats français déployés en Centrafrique, quelque 700 sont mobilisés à Bangui où on les voit patrouiller dans les rues à bord de blindés légers. Les forces africaines de la Misca comptent un peu plus de 5.000 soldats africains déployés dans le pays.



(©) Description : http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=482674

Bangui: 15 personnes, dont un prêtre, tuées dans l'attaque d'une église
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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 00:07

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) -2014-05-28 12:59:02 - L’ambassadeur de France à Bangui, Charles Malinas, a déclaré, mercredi dans la capitale centrafricaine, que son pays était favorable à un retour de la République centrafricaine dans le Processus de Kimberley, une mesure qui, selon le diplomate, devrait permettre aux Centrafricains de jouir du ‘’commerce légal’’ de leurs ‘’ressources naturelles’’.


''La France est aux cotés de la RCA pour faire en sorte que le commerce légal des ressources naturelles, de l'or, de diamant et des matières précieuses puisse reprendre'', a notamment dit l'ambassadeur de France, au sortir d'une rencontre avec le ministre des Mines et de l'Hydraulique, Olivier Malibangar.


La participation de la RCA à la réunion des pays membres du processus de Kimberley à Shangai en Chine au mois de juin prochain, la suspension de la RCA dans le Processus de Kimberley et le commerce légal des ressources minières ont été au centre des entretiens entre les deux hommes.


A la question de savoir si la mesure prise contre Bangui est ‘'une sanction'', Charles Malinas a simplement déclaré : ‘'c'est une décision prise par le processus à la suite des évènements du 24 mars''.


A en croire le diplomate français, la reprise du commerce légal des ressources minières centrafricaines fera de sorte que la RCA et les Centrafricains pourront jouir du produit de ces ressources.

''C'est une bonne nouvelle de voir la France aux cotés de la RCA pour plaider sa cause auprès du processus de Kimberley. La France a promis d'aider le RCA à sortir la tête de l'eau'', s'est félicité le membre du gouvernement.

 

http://apanews.net/article_read-604851-la-france-favorable-au-retour-de-la-rca-dans-le-processus-de-kimberley-ambassadeur.html#sthash.EVSlNXvq.dpuf

La France favorable au retour de la RCA dans le Processus de Kimberley (ambassadeur)
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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 00:00

 

 

 

  

APA-Brazzaville (Congo) –2014-05-28 14:35:29 - La présidente de la transition en Centrafrique, Catherine Samba-Panza, a déclaré, mercredi à Brazzaville, que sous sa direction ‘’des avancées’’ ont été obtenues dans son pays en matière de sécurité, soulignant que l’objectif principal des autorités centrafricaines est d’arriver à l’instauration totale de la sécurité afin de procéder à l’organisation des élections.


''Au plan sécuritaire des avancées ont été observées depuis que je suis est à la tête de l'Etat Centrafricain, c'est-à-dire en janvier 2014. A Bangui et même à l'intérieur du pays, la sécurité a connu des avancées, mais on n'est pas encore arrivé au point zéro (…) la question sécuritaire demeure ‘', a notamment dit Catherine Samba-Panza, à son arrivée à Brazzaville, en fin de matinée, pour une visite de travail de 84 heures.


S'adressant à la presse au salon d'honneur de l'aéroport de Maya-Maya, peu après l'accueil du président congolais Denis Sassou N'Guesso, Samba-Panza a ajouté que ''l'objectif de la transition est d'organiser les élections. Il appartient aux autorités de la transition de tout mettre en œuvre pour que les conditions sécuritaires, politiques et sociales soient réunies et qu'on arrive à ces élections décidées pour-2015''.


Pour sa part, le président congolais, médiateur dans la crise centrafricaine, a déclaré : ''nous déployons toute l'énergie en donnant le maximum, c'est ce que nous tentons de faire. Nous n'épargnons aucun effort pour maintenir le contact avec les autorités centrafricaines. Nous maintenons les contacts avec l'UA, avec la communauté internationale, de manière général, à travers le groupe international de suivi qui a tenu d'ailleurs plusieurs réunions, ici à Brazzaville et ailleurs''.


‘'Nous pensons que la République centrafricaine est une partie de nous-mêmes, donc nous faisons tout ce qui est notre possible pour que la paix et la sécurité reviennent en Centrafrique pour que les institutions démocratiques se remettent en place et surtout le peuple centrafricain qui est aujourd'hui éparpillé retrouve la paix et la dignité'', a-t-il dit.


Il ajouté : ''nous épargnons aucun effort pour cela en tant que médiateur mais aussi en notre qualité de chef d'un Etat de la sous région et voisin en plus''.

 

http://apanews.net/article_read-604859-catherine-samba-panza-signale-%E2%80%98%E2%80%98des-avance----dans-la-seriten-rca.html#sthash.9WmsJnz8.dpuf

Catherine Samba-Panza signale ‘‘des avancées'' dans la sécurité en RCA
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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 23:31

 

 

 

A lire dans les publications de la Fondation Jean Jaures  Note n°219 - Fondation Jean-Jaurès - 27 mai 2014 - page 1

 

http://www.jean-jaures.org/Publications/Notes/La-situation-en-Republique-centrafricaine 

 

27 Mai 2014

La situation en République centrafricaine

par Martin Ziguélé

La situation en République centrafricaine
 

 

La situation en République centrafricaine demeure empreinte de vives tensions entre les ex-Selekas et les anti-Balakas. Martin Ziguélé, Président du MLPC, revient sur l’instabilité chronique qui agite son pays et propose des solutions pour une sortie de crise....

La situation en République centrafricaine par Martin ZIGUELE
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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 22:21

 

 

 

 


BANGUI AFP / 28 mai 2014 22h39 - Au moins dix personnes, dont un prêtre, ont été tuées mercredi à Bangui lors de violences dans un quartier de la capitale centrafricaine où vivent musulmans et chrétiens, a-t-on appris de sources concordantes.

Dix personnes ont été tuées et plusieurs blessées au cours de ces violences qui ont éclaté dans l'après-midi aux abords de l'église Notre-Dame de Fatima, dans le centre de Bangui, où des milliers de déplacés avaient trouvé refuge, ont indiqué à l'AFP une source policière centrafricaine et une source militaire.


Des échanges de tirs continuaient en début de soirée, notamment aux abords du quartier majoritairement musulman de PK-5. Un hélicoptère survolait Bangui, a constaté un journaliste de l'AFP. Des barricades ont été érigées dans plusieurs quartiers, selon des sources militaire et policière.


Il n'était pas possible dans l'immédiat de connaître les circonstances exactes de ces nouvelles violences.


D'autres sources ont fait état d'un bilan plus lourd. Cinq cadavres ont été transférés à la morgue de l'hôpital général, où la situation était tendue, a constaté un journaliste de l'AFP.


Un prêtre âgé de 76 ans, Paul-Emile Nzale, a été tué au cours de ces violences, a annoncé à l'AFP l'archevêque Dieudonné Nzapalainga.


On ne peut être que triste devant ces morts. Depuis quelques jours, il y a des affrontements dans ce quartier, a-t-il dit à l'AFP.


Un nombre important de déplacés qui avaient trouvé refuge sur place ont fui le quartier.

La crise centrafricaine a pris un tournant interconfessionnel depuis plusieurs mois, entre ex-rebelles Séléka, à dominante musulmane, et miliciens chrétiens anti-balaka.

Ces violences ont fait de nombreuses victimes et forcé les civils musulmans, minoritaires, à fuir des régions entières du pays, essentiellement vers le Nord et le Centre, alimentant les craintes d'une partition du pays.

A Bangui, où les violences ont contraint de nombreux musulmans à fuir, un regain de tension très net se fait sentir depuis quelques jours, a affirmé une source proche de la force française Sangaris à l'AFP.

Sur les 2.000 soldats français déployés en Centrafrique, quelque 700 sont mobilisés à Bangui où on les voit patrouiller dans les rues à bord de blindés légers. La mission de l'ONU, la Misca, compte un peu plus de 5.000 soldats africains déployés dans le pays.


(©) Description : http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=482661

Centrafrique: 10 personnes, dont un prêtre, tuées dans des violences à Bangui
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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 17:05

 

 

 

 

 

 

Afrique 7  (28/05/14)

 

En République Centrafricaine, l’ex-coalition rebelle Séléka signe progressivement son retour, après avoir été dissoute en septembre 2013. Un retour pour le moins inquiétant, qui laisse craindre une partition du pays.

 

Après la démission de l’ex- président Michel Djotodia le 10 janvier 2014, la Séléka avait sombré dans la désunion en perdant beaucoup de son influence dans le conflit centrafricain. L’ex-coalition semble pourtant renaître de ses cendres.

 

En effet, à la mi-mai, à l’issue d’une réunion tenue à Ndélé (nord-est), un nouvel état-major a été formé. Depuis, les combattants Séléka ont fait leur réapparition dans la ville de Bambari (centre) où les violences se sont accrues ces derniers jours. La renaissance de cette coalition à majorité musulmane n’a pas manqué de soulever des inquiétudes au sein de la classe politique centrafricaine. Pour les autorités de transition, le retour de la Séléka est motivé par des projets sécessionnistes, vu que les ex-rebelles reprennent progressivement le contrôle de leurs fiefs traditionnels dans le nord-est du pays, et multiplient les exactions contre les civils.

 

Ils s’en prennent régulièrement aux milices chrétiennes anti-balaka. Pour Alexandre-Ferdinand Nguendet, président du Conseil national de transition (CNT), ces agissements traduisent l’intention de la coalition de procéder à la partition de Centrafrique. La présidente de transition Catherine Samba Panza a fermement condamné toute intention visant à diviser la RCA. Pour elle, tout projet allant dans ce sens est « funeste » et « inadmissible » déclarant que. « La Centrafrique ne cèdera aucun pouce de son territoire ».

 

De leur côté, les Séléka se sont défendus de toute ambition de porter atteinte à l’unité territoriale du pays. Ils se disent même opposés à toute idée de sécession. Abdoulaye Hissène, le coordonnateur politique de la coalition, a assuré que la réorganisation de la Séléka s’est faite dans le simple but de mettre en place une chaîne de commandement, nécessaire au désarmement des combattants.

 

Centrafrique: retour inquiétant de la Séléka
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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 14:57

 

 

 

 

28/05/14 (APA)

 

APA-Brazzaville (Congo) - La présidente de la transition en Centrafrique, Catherine Samba-Panza, est attendue ce mercredi en fin de matinée à Brazzaville pour une visite de travail, selon les services de la communication de la présidence congolaise.

 

Selon les mêmes sources, Catherine Samba-Panza sera accueillie à son arrivée à l'aéroport international de Maya-Maya par son hôte, le président congolais Denis Sassou N'Guesso.

 

‘'Catherine Samba-Panza va au cours de son séjour congolais, faire à son homologue congolais, médiateur de la crise dans son pays, le point sur l'évolution de cette crise depuis qu'elle est à la tête de la Centrafrique'', a-t-on expliqué des mêmes sources.

 

Cette visite sera la deuxième qu'effectue à Brazzaville la présidente de la transition en Centrafrique depuis son arrivée à la tête du pays au début de cette année 2014.

 

Pour ce faire, les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) avaient contraint à la démission Michel Djotodia qui avait chassé du pouvoir de François Bozizé en mars 2013.

Catherine Samba-Panza attendue à Brazzaville pour une visite de travail
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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 14:54

 

 

 

 

28/05/14 (PANA ) - Les religieux centrafricains, conduits par l’évêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, ont sollicité lundi à Brazzaville, du président congolais, Denis Sassou-Nguesso, médiateur dans la crise en Centrafrique, le renforcement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) dont le commandement est assuré par le Congo, a annoncé mardi Radio Congo.

 

'Notre premier souci est la sécurité. Nous avons fait le tour de la question pour voir comment faire pour que ces forces augmentent et en même temps voir comment les appuyer', a déclaré Mgr Nzapalainga, à l’issue d’un entretien avec le chef de l’Etat congolais.

 

Il était accompagné du grand Imam de Centrafrique, Oumar Kobine Layama et du révérend Nicolas Guerekoyame, président des Associations des Eglises évangéliques pour la région Afrique centrale.

 

Selon Mgr Nzapalainga, 'apporter des réponses à la question sécuritaire ce n’est pas seulement une question de force, mais aussi une question de l’esprit. Et ce travail-là, nous, leaders religieux, nous le faisons au quotidien'.

 

La MISCA est une mission de maintien de la paix en Centrafrique autorisée le 5 décembre 2013 par le Conseil de sécurité des Nations unies à travers la Résolution 2127 demandée par le France, suite à la montée de la violence en République centrafricaine depuis le coup d’Etat de la coalition 'Séléka' du 24 mars 2013.

 

Ses effectifs sont de 6.000 hommes appartenant aux pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

 

Sécurité : les religieux centrafricains pour le renforcement de la MISCA
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