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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 17:42
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : « La ligne rouge de la Minusca à Bambari, n’est pas le mur de Berlin », menace le général Joseph Zoundéko du FPRC

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 10 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 10 Février 2017(RJDH) — Dans une interview accordée mercredi 08 Février au RJDH, l’un des responsables militaires du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique, Joseph Zoundéko a souligné que la ligne rouge tracée par la Minusca à Bambari ne constitue pas un obstacle. Ce dernier accuse par ailleurs le président de l’Assemblée Nationale d’être le principal soutien de l’UPC.

 

RJDH : Général Zoundéko bonjour !

 

GZ : Bonjour madame la journaliste !

 

RJDH : Depuis trois mois des combats opposent la coalition FPRC-RPRC-MPC à ceux de l’UPC. Qu’est ce qui justifie cette guerre fratricide des Séléka ?

 

GZ : Oui il y a de cela trois mois que les éléments de l’UPC envoyés par Ali Darassa ont attaqué notre camp à Bria situé de PK 45 de Bambari. Nous pensons que c’est une provocation de leur part c’est pourquoi nous avons répliqué. C’est un programme bien préparé par Ali Darassa. Ce n’est pas une affaire de FPRC et de l’UPC mais c’est une affaire du gouvernement.

 

Comme nous constituons une force de résistance face à leur attaque, ils pensaient nous affaiblir avant de passer à leur opération. Dans leur plan, ils ont prévu attaquer en premier lieu la ville de Sam-Ouadja et son aérodrome pour faciliter la prise de Ouada Djalé et celle de Birao. Dans leur stratégie, la prise de la ville de Birao est stratégique, car ils se serviront de l’aérodrome de la ville Birao pour se ravitailler en armes afin de marcher sur Bangui en connivence avec le président de l’Assemblée Nationale Abdou Karim Mekassoua et des rebelles Tchadiens. Dès que Bangui sera entre leurs mains, ils repartiront au Tchad pour renverser le régime en place. Nous, en tant que fils du pays, voyons la souffrance de la population de la Ouaka et de la Haute-Kotto, il est de notre devoir de protéger la vie des Centrafricains et nous ne permettrons pas aux éléments de l’UPC de marcher sur Bangui, c’est par notre biais qu’Ali Darassa est venu faire la rébellion en RCA.

 

RJDH : Vous semblez accuser l’actuel président de l’Assemblée Nationale de soutenir les éléments de l’UPC ?

 

GZ : On ne l’accuse pas puisque nous avons des preuves. Lors de l’attaque de Bakala, nous avons réussi à mettre la main sur un des généraux de Ali Darassa qui nous a fourni ces précisions sur leurs actions et leur soutien qui est Meckassoua.

 

RJDH : Mon général qui contrôle aujourd’hui la ville de Bakala.

 

GZ : Notre groupe n’a pas seulement le contrôle de la Ville de Bakala mais aussi celle de Ndassima actuellement où je me trouve pour répondre à vos questions.

 

RJDH : Aux dernières nouvelles, l’UPC prend le dessus. Comment expliquez-vous cela ?

 

GZ : C’est purement du mensonge puisque cela fait déjà quelques jours que nous sommes à Bria et que certains de nos éléments se trouvent à Ndassima.

 

RJDH : Quel est votre objectif final ?

 

GZ : Mon objectif final, c’est de marcher sur la ville de Bambari pour déloger Ali Darassa et ses éléments de Centrafrique. Les dégâts causés par les éléments de Ali Darassa sont énormes. En 2014, plus de 63.000 déplacés internes sont enregistrés dans la Ouaka, 400 villages incendiés, plus de 20.000 personnes assassinées. En 2016, le village Ngolo-Manga situé à 15 km d’IPPY est incendié. Là, des hommes, des femmes et des enfants ont été brulés vifs dans les maisons.

 

RJDH : Votre objectif final c’est de marcher sur Bambari alors que la Minusca a tracé une ligne rouge. Comptez-vous franchir cette ligne rouge ?

 

GZ : La ligne rouge de la Minusca à Bambari, n’est pas le mur de Berlin. Même si s’en était un, oui nous allons la franchir, cette ligne rouge. En réalité, c’est la Minusca qui soutient Ali Darassa en lui donnant des munitions, mais nous sommes des Centrafricains et nous allons libérer la ville de Bambari.

 

RJDH : Est-ce que vous êtes en contact actuellement avec l’ancien président Michel Dotodja ?

 

GZ : Non. Ce n’est pas l’affaire de Djotodja ni une question politique mais notre souci principal c’est de libérer le peuple centrafricain et de plus c’est la provocation de Ali Darassa qui nous choque en ce moment. Les Centrafricains pensent aujourd’hui que les combats qui nous opposent est une affaire de partition mais moi en tant que leader, je ne pense pas que la RCA soit divisible.

 

RJDH : Est-ce que votre groupe est en contact avec le gouvernement ?

 

GZ : Oui notre groupe est en contact permanent avec le gouvernement puisque moi présentement je me trouve dans la brousse et c’est le général Damane qui s’en charge.

 

RJDH : Mon général, je vous remercie !

 

GZ : C’est moi qui vous remercie Mme la journaliste.

 

Propos recueillis par Bienvenue Marina Moulou-Gnatho.

 

 

Centrafrique : Taux élevé de déscolarisation et de chômage en milieu jeune

 

PAR NINA VERDIANE NIABODE LE 10 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 10 février 2017 (RJDH)… le projet Partenariat Interreligieux d’Edification de la Paix en République Centrafricaine (CIPP), a présentée l’étude faite sur l’emploi et l’insertion des jeunes vulnérables ce vendredi 10 février à la Faculté de Théologie de Bangui. Cette enquête a révélé un taux élevé de déscolarisation et de vulnérabilité de la jeunesse.

 

Selon les résultats de cette enquête, « un nombre très élevé des jeunes estimé à 67% sont déscolarisés, 56% des jeunes sont vulnérables à Bangui à cela s’ajoute l’indisponibilité du marché de l’emploi» a rapporté Samuel Bodo, consultant au projet CIPP.

 

D’après Valérie Blandine Tanga, directrice pays du projet, cette étude avait pour objectif, « l’identification des problèmes d’emploi des jeunes banguissois, la cartographie des acteurs publics et privés liés à l’insertion des jeunes ainsi que l’identification des filières porteuses d’emploi. Elle a été lancée en fin de l’année 2016 par le projet CIPP qui a pour but de poser les bases d’une cohésion sociale durable en RCA ».

 

Marjot Durin, chargée d’appui opérationnel au projet CIPP a expliqué que ce travail réalisé permettra de « voir dans quelle mesure nous pouvons mettre en lien les acteurs de formation professionnelle et d’emploi ».

 

La récente crise militaro-politique a détruit le tissu économique centrafricain. L’occupation des infrastructures scolaires et l’enrôlement des enfants par les groupes armés ont rendu vulnérables la jeunesse centrafricaine.

 

 

Centrafrique : L’OMCA présente les résultats du monitoring des médias

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 10 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 10 Février 2017 (RJDH) – Le service du monitoring de l’Observatoire des Médias Centrafricains (OMCA) a présenté les résultats du monitoring des médias, ce vendredi 10 février à Bangui. En conclusion, l’OMCA a constaté plusieurs dérapages dans l’écriture journalistique de certains organes de presse.

 

En janvier 2017, l’OMCA a organisé une descente auprès de 10 organes de presse écrites et 5 d’audio-visuels. Les résultats de ce monitorage selon l’OMCA s’avèrent déplorables, parce que certains organes n’appliquent pas totalement les règles d’éthique et de déontologie journalistique.

 

Le consultant en monitoring des médias, le magistrat Gervais Francis Voyémacoa, a rappelé pendant la présentation des résultats devant une trentaine de représentants des organes de presse, que « plusieurs organes consacrent des espaces dans les colonnes des journaux à des thèmes axés sur la politique, des annonces, sans pour autant songer à la population qui attend avoir des informations ».

 

Selon lui, il existe en Centrafrique, un code d’éthique et de la déontologie qui n’est pas respecté par certains organes de presse, « malheureusement certains journalistes ne respectent pas les dispositions de ce texte. Il existe aussi l’ordonnance de la liberté de la communication et le code pénal qui limite l’exercice du journalisme », a-t-il ajouté.

 

L’observatoire des Médias en Centrafrique (OMCA), a présenté le jeudi 19 janvier dans un atelier, le rapport du monitoring réalisé de janvier à décembre 2016. Il est ressorti que certains organes de presse ont été sanctionnés pour non application des textes du code d’éthique et de la déontologie du journalisme en Centrafrique.

 

 

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