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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 19:34

 

 

 

Centrafrique: l'évacuation de minorités religieuses seulement en dernier recours

 

GENÈVE, 25 avril 2014 (AFP) - L'évacuation, en République centrafricaine, de minorités religieuses doit être une mesure de "dernier recours", ont déclaré vendredi deux experts de l'ONU, souhaitant aussi qu'elle soit précédée d'une consultation des intéressés et conforme aux normes internationales.

 

Les deux experts sont des rapporteurs spéciaux sur les droits de l'Homme, le Zambien Chaloka Beyani, en charge des personnes déplacées internes, et la Hongroise Rita Izsak, en charge des questions des minorités.

 

Lundi, avec l'aide de l'ONU et sous la protection des forces internationales, 93 musulmans ont été transférés de Bangui, où ils étaient menacés par des milices à majorité chrétienne, à Bambari, à 300 km au nord-ouest de la capitale.

 

Quelque 1.300 autres devaient suivre mais le gouvernement centrafricain s'y est opposé, leur évacuation revenant à quasiment vider Bangui de ses derniers musulmans.

 

Même dans une situation aussi extrême, il est important de s'assurer que les communautés concernées soient en mesure de prendre leur propre décision, ont indiqué les deux experts de l'ONU.

 

"Le dilemme entre rester et risquer sa vie ou être évacué est très lourd pour les membres des minorités religieuses en République centrafricaine", ont-ils ajouté dans un communiqué.

 

"Les évacuations doivent être décidées au cas par cas, avec le plein consentement des personnes concernées. Il est important que chacun ait le droit de décider de rester ou d'être évacué avec la garantie d'un retour dans la sécurité et la dignité, une fois que les conditions le permettent", a déclaré M. Beyani.

 

Mme Izsak a fait part de son inquiétude face à la situation des personnes déplacées en Centrafrique, en majorité de confession musulmane, et réclamé la protection des droits des minorités.

 

"La situation dans le pays est extrêmement grave et la nécessité de sauver des vies doit être une préoccupation majeure, au regard du niveau actuel de violence et de l'échelle des déplacements", a-t-elle indiqué.

 

"Une évacuation ne doit être entreprise que si elle est absolument nécessaire pour sauver des vies et ne doit engendrer qu'un déplacement à court terme, avec une perspective de retour dans le foyer", a-t-elle ajouté.

 

"Qu'elles restent là où elles sont ou qu'elles soient évacuées, ces personnes doivent être protégées de façon urgente et pleinement consultées sur ce qui leur arrive dans le court, moyen et long terme", a-t-elle conclu.

 

 

 

République centrafricaine : l’évacuation des déplacés internes ne doit être utilisée qu’en dernier recours, avertissent des experts de l’ONU

 

(Organisation de la Presse Africaine 25/04/14)

 

GENEVE (© APO) - L’évacuation, en République centrafricaine, de minorités religieuses afin de protéger leur vie doit être une mesure de dernier recours mise en œuvre en consultation avec elles et en conformité avec les normes internationales, ont averti aujourd’hui deux experts onusiens des droits de l’homme.

 

Les rapporteurs spéciaux sur les droits de l’homme des personnes déplacées internes, Chaloka Beyani, et sur les questions des minorités, Rita Izsák, ont souligné que, même dans une situation aussi extrême que celle-ci, il est important de s’assurer que les communautés concernées soient en mesure de prendre leur propre décision. « Le dilemme entre rester et risquer sa vie ou être évacué est très lourd pour les membres des minorités religieuses en République centrafricaine », ont-ils ajouté.

 

« Les évacuations doivent être décidées au cas par cas, avec le plein consentement des personnes concernées. Il est important que chacun ait le droit de décider de rester ou d’être évacué avec la garantie d’un retour dans la sécurité et la dignité, une fois que les conditions le permettent », a déclaré M. Beyani, tout en soulignant le risque de déplacement prolongé et de nouvelles divisions au sein des communautés.

 

Mme Izsák a exprimé sa profonde inquiétude face à la situation des personnes déplacées, en majorité de confession musulmane, et réclamé la protection des droits des minorités. « La situation dans le pays est extrêmement grave et la nécessité de sauver des vies doit être une préoccupation majeure, au regard du niveau actuel de violence et de l’échelle des déplacements. »

 

« Une évacuation ne doit être entreprise que si elle est absolument nécessaire pour sauver des vies et ne doit engendrer qu’un déplacement à court terme, avec une perspective de retour dans le foyer », a déclaré l’experte sur les questions des minorités. « Qu’elles restent là où elles sont ou qu’elles soient évacuées, ces personnes doivent être protégées de façon urgente et pleinement consultées sur ce qui leur arrive dans le court, moyen et long terme. »

 

Le Rapporteur spécial Chaloka Beyani s’est félicité de la résolution du Conseil de sécurité visant à déployer une mission de maintien de la paix dans le pays, tout en se disant préoccupé par le fait que les composantes policière et militaire de la mission ne commenceront à être opérationnelles qu’à partir de la mi-septembre.

 

« Le temps presse et les personnes ayant besoin de protection ne peuvent pas attendre plus longtemps », a-t-il souligné. « Elles ont besoin d’être assurées qu’elles bénéficieront d’une protection immédiate et efficace contre les représailles. »

 

« Dans l’intervalle, le gouvernement doit recevoir un soutien adéquat de l’Union africaine, ainsi que des forces françaises et européennes », a déclaré M. Beyani, joignant en cela la voix des experts des droits de l’homme à celle du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon.

 

 

(Chaloka Beyani, et Rita Izsak)

Centrafrique: l'évacuation de minorités religieuses seulement en dernier recours
Centrafrique: l'évacuation de minorités religieuses seulement en dernier recours
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Centrafrique-Presse.com
25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 19:31

 

 

 

 

 

PARIS 24/04/14 18:57 (Reuters) - Des soldats français ont tué cinq hommes armés et en ont blessé deux autres dimanche lors d'une opération dans le centre de la Centrafrique, consécutive à une attaque contre des musulmans, a fait savoir jeudi le ministère de la Défense.

 

Les soldats déployés dans le cadre de l'opération Sangaris sont intervenus à Grimari, une ville située sur la route vers l'est de la Centrafrique, après qu'une dizaine d'habitations ont été incendiées dimanche en début de matinée.

 

"Les militaires français (...) ont décelé des groupes d'hommes armés, une vingtaine au total, qui les ont pris à partie à plusieurs reprises, de façon coordonnée et à partir de différentes positions", dit le communiqué du ministère.

 

"Ils ont systématiquement riposté à ces attaques et ont permis un retour au calme vers midi", faisant cinq morts et deux blessés parmi les hommes armés, précise-t-il.

 

La République centrafricaine, où la France a lancé l'opération Sangaris en décembre pour y rétablir la sécurité aux côtés des forces armées locales et faciliter la transition politique, est en proie à des violences intercommunautaires.

 

Ces violences ont contraint un million de personnes à fuir leurs habitations. Les Nations unies font état d'opérations de "nettoyage ethnique" menée par des milices chrétiennes.

 

Les musulmans ont dû en grande majorité quitter la capitale, Bangui, depuis que les rebelles de la Séléka, à l'origine d'un coup d'Etat en mars 2013, ont dû céder le pouvoir à un gouvernement civil en janvier.

 

Le Conseil de sécurité de l'Onu a approuvé le déploiement d'une mission de 12.000 casques bleus d'ici septembre, les 6.000 soldats de la paix dépêchés par l'Union africaine et les 2.000 militaires français déployés ayant échoué à rétablir l'ordre dans le pays.

 

Les soldats français ont tué cinq hommes armés en Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 19:18

 

 

Association reconnue par Décision N°105/MATSP/SECAT/CAB/SG/DGAT/DAPA/SAP

du 16 Mars 1998 à caractère socio– culturel – économique :

 

Tél : 0023675506874/0023672072718 N°________/AS.MEKASNA.SG

 

Bangui, le 22 avril 2014 EXPEDITEUR : ASSOCIATION MEKASNA

 

E.mail : pdjibao@yahoo.fr Tél : 75 50 68 74/72 07 27 18

 

BANGUI REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE.

 

DESTINATAIRES :

 

- Représentant du BINUCA,

- Représentant de l’UNION AFRICAINE,

- Représentant de l’UNION EUROPEENNE,

- Président de la COMMISSION DE LA CEMAC,

- AMBASSADEUR DE FRANCE.

 

COPIES POUR INFORMATION :

 

- Présidence de la République, - Primature,

- Conseil National de Transition,

- Ligue Centrafricaine de Droit de l’Homme.

 

 

Objet : Plainte contre l’ARMEE TCHADIENNE.

 

 

Excellences Mesdames et Messieurs, Les Cadres membres de l’Association MEKASNA résidents à Bangui se sont réunis en Assemblée Générale le 19 avril 2014. L'objet de la rencontre a porté sur l'analyse de la situation sécuritaire de la Sous – Préfecture de PAOUA, au lendemain du départ précipité des détachements tchadiens de la MISCA de la Centrafrique. Après échanges et débats et tenant compte de l’absence totale des troupes internationales dans la ville de PAOUA, frontalière avec le Tchad, les participants ont conclu à l'unanimité que la Sous – Préfecture de PAOUA est la plus marginalisée du pays. Depuis le coup de force de la SELEKA le 24 mars 2013, la République Centrafricaine, bénéficie d’un appui inconditionnel de la Communauté Internationale pour l’aider à revenir à l’ordre constitutionnel.

 

Ces appuis ont été matérialisés par les différentes résolutions prises par les Etats de l’Afrique Centrale, ensuite l’Union Africaine, l’Union Européenne et enfin les Nations Unies. Sur le terrain, les résultats sont confortés par la présence effective des forces multinationales dénommées MISCA, SANGARIS et EUFOR RCA et bientôt les casques bleus. L’Association MEKASNA constituée des ressortissants de la Sous – Préfectures de PAOUA, suit de très près l’évolution politico - militaire et sécuritaire de la République Centrafricaine, mais elle est désagréablement surprise de constater que la Sous – Préfecture de PAOUA continue à être marginalisée malgré les efforts déployés par ces forces internationales pour sécuriser le reste du pays.

 

Nous voulons appeler à l’attention de la Communauté Internationale qui n’a ménagé aucun effort pour apporter un soutien multiforme à la RCA, que la population de la Sous – Préfecture de PAOUA est fière d’appartenir à la République Centrafricaine et veut vivre dans l’Unité, la Dignité et le Travail, telle que dictée par notre devise. Pour cause, toutes les communautés tant ethniques que religieuses de cette localité vivent jusqu’aujourd’hui, malgré les voix qui s’élèvent pour dénoncer la guerre interreligieuse en Centrafrique, en totale symbiose et n’ont absolument rien n’à envier au pouvoir de Bangui. Tout au contraire, elles continuent de payer les lourds tributs engendrés par les conflits armés qui se sont succédés dans le pays.

 

La Sous – Préfecture de PAOUA a une frontière commune avec le Tchad, longue de 75km, les populations tchadiennes et centrafricaines qui vivent dans cette région (Tchad – Centrafrique) sont de la même ethnie « KABA » et possèdent les mêmes cultures, les mêmes traditions, les mêmes mœurs et pratiquent les mêmes méthodes agro-pastorales. Cette ligne imaginaire tracée par la colonisation n’a jamais influencé sur les liens séculaires qui unissent ces deux peuples. Ce sont les différents régimes politiques qui se sont succédés tant au Tchad qu’en République Centrafricaine qui ont entrainé ce courant expansionniste des mercenaires d’origine tchadienne à semer la désolation dans la communauté KABA de PAOUA et de GORE (Tchad).

 

Les populations de la Préfecture de GORE et de la Sous – Préfecture de PAOUA ne s’entredéchirerons jamais quelque- soit la tentation du diable. Le vrai Diable vient du Tchad et précisément de l’Armée Tchadienne, mécontente d’être virée par sa propre indélicatesse vis-à-vis de son comportement face aux centrafricains, pendant sa mission dans la MISCA, se venge sur les populations frontalières du Tchad. Selon les informations en notre possession, sept véhicules légers de l’Armée Tchadienne et lourdement armés ont traversé la frontière fin mars et début avril 2014, pour assiéger les villages du nord de la Sous – Préfecture de PAOUA, notamment : MBALA, BEDOGO 2, YENE BEBENGUEREU, BEDAYA, BEGOULADJE 1 et 2, BEKADON, BINGUI, BEDAKA, BEDIANGALA…pour tuer, violer, piller et incendier ces villages délibérément au grand dam des autorités tchadiennes de la Préfecture de GORE. Après recoupement des divers communiqués, il s’avère que ces hommes armés seraient constitués de peuls Mbarara, Misseria, Ouda du Soudan, Alagamba du Nigéria et majoritairement des Zaghawa de l’Armée Tchadienne...

 

Nous nous posons la question de savoir « qu'il ne s'agit pas d'une implantation progressive du terrorisme en RCA avec une base arrière au Tchad ? ». Les médias nationaux et internationaux ont largement diffusé ces attaques perpétrées par l’Armée Tchadienne sous la couverture des groupes armés non identifiés. Ni les autorités de la transition, ni les autorités de la MISCA et de SANGARIS ont prêté une oreille attentive à la dégradation de la population de la Sous – Préfecture de PAOUA. C’est pourquoi, l’Association MEKASNA ne peut rester dans l’expectative devant une situation de criminalité aussi grave très proche d’un génocide contre la paisible population de la Sous – Préfecture de PAOUA, demande avec insistance aux destinataires de la présente plainte de saisir une juridiction internationale compétente et capable de faire la lumière sur les exactions commises par l’Armée Tchadienne sur la laborieuse population de PAOUA et de ses environs.

 

Aussi, nous tenons à préciser que, les communautés KABA du Tchad sont également menacées par cette même armée parce qu’elles compatissent avec leurs cousins germains de Centrafrique victimes des actes odieux de l’Armée Tchadienne. Telle est, Excellences Mesdames et Messieurs, les Représentants du BINUCA, de l’UNION AFRICAINE, de l’UNION EUROPEENNE, de la CEMAC et de l’AMBASSADE DE FRANCE, la substance de la présente plainte que nous avons l’honneur de soumettre très respectueusement à votre très Haute Attention pour action diligente à prendre.

 

LE PRESIDENT DE L’ASSOCIATION MEKASNA

 

Pierre DJIBAO

Plainte de l'Association MEKASNA contre l’ARMEE TCHADIENNE
Plainte de l'Association MEKASNA contre l’ARMEE TCHADIENNE

 

 

 

 

  

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 19:05

 

 

 

 

 

(Radio Ndeke Luka) - 24/04/14

 

La ville de Bouca, située à 105 km de Bossangoa dans l’Ouham, est assiégée dans l’après midi de mardi par d’ex-combattants de Séléka lourdement armés. Selon des sources locales, ces hommes armés en provenance de Batangafo à bord de 4 véhicules, ont pris le contrôle de la localité ce mercredi. Plusieurs centaines de personnes sont reparties se refugier à la mission Catholique ou en brousse.

 

D’autres témoins ont affirmé qu’il y aurait eu plusieurs morts et des blessés malgré la présence des soldats de force africaine, Misca. Sous couvert de l’anonymat, un habitant de Bouca a donné des éclaircissements. « Depuis 15h mardi, quatre véhicules en provenance de Batangafo, transportant des éléments Séléka lourdement armés, ont investi Bouca. Dès leur entrée, ils ont tiré dans tous les sens jusqu’à la tombée de la nuit. Deux des véhicules sont allés sur Bossangoa. Jusqu’à ce mercredi, les armes lourdes continuent de crépiter faisant plusieurs morts. La population est obligée de se réfugier en brousse », a-t-il exprimé.

 

L’attaque de la ville de Bouca a semé la psychose totale au sein de la population de Bossangoa. Les habitants ont aussitôt rejoint la brousse pour se réfugier. Pour cause, des rumeurs ont fait état d’une éventuelle attaque de la ville après celle de Bouca par les ex-rebelles de la coalition Séléka. Dans la sous préfecture de Markounda toujours dans l’Ouham, des violences ont aussi été signalées. Selon une source locale, des hommes lourdement armés ont systématiquement brulé le village Bongoro, situé à 10 Km de cette ville. Cette même source rapporte que deux villageois ont été tués.

 

Les autres, pris de panique, ont fui en brousse. Ces hommes non encore identifiés sont assimilés par certains habitants aux éleveurs peulhs armés. Un habitant de Markounda a été joint ce mercredi par RNL « Dimanche, des éleveurs peuhls ont fait irruption à 10 Km de Markounda. Ils ont tué deux personnes et pillé systématiquement les villageois et brûlé toutes les cases. Les habitants sont présentement dans la nature », a raconté cet habitant.

Vive tension dans la préfecture de l’Ouham au nord de la RCA
Vive tension dans la préfecture de l’Ouham au nord de la RCA
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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 19:02

 

 

 

 (RFI) 24/04/14 En RCA, la ministre de la Réconciliation, Antoinette Montaigne a tenu à obtenir auprès des agences de l'ONU des explications sur la relocalisation des musulmans du quartier du PK12 de Bangui. Une centaine a déjà été évacuée dans la ville de Bambari, lundi. Une mise au point qui s'est déroulée devant la presse. Les responsables des agences onusiennes s’attendaient à une réunion de travail à huis clos avec la ministre de la Réconciliation, Antoinette Montaigne.

 

Mais c’est en présence de la presse que des représentantes du HCR et de l’OIM ont été invitées à s’expliquer sur le déplacement des populations musulmanes du PK12 vers Bambari. La ministre a une nouvelle fois regretté de ne pas avoir été consultée sur le sujet. Mais pour la représentante du HCR à Bangui, le gouvernement avait été informé en haut lieu de ce départ et surtout la priorité reste la sécurité des personnes.

 

La ministre a dit comprendre l’indispensable besoin de protection des populations à risque, mais craint que leur relocalisation dans des villes de l’Est ou du Nord ne favorise la partition du pays. Antoinette Montaigne croit plus à un rétablissement de la sécurité à Bangui, grâce à un effort sur le désarmement et un appui plus fort de la communauté internationale, sur les actions menées en faveur de la réconciliation.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140424-rca-le-gouvernement-deman...

RCA: le gouvernement demande des comptes à l’ONU devant la presse
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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 18:27

 

 

 

afp.com http://www.journaldafrique.com/centrafrique/centrafrique-letat-fait-son-retour-a-bria-la-capitale-du-diamant

 

Ils ne sont que 18 mais incarnent un symbole fort: les gendarmes en uniforme bleu, qui patrouillent désormais quotidiennement à Bria, ville diamantifère du centre de la Centrafrique, montrent que l’Etat tente de reprendre peu à peu le contrôle de ce fief de l’ex-rébellion Séléka. Lorsqu’il entre dans Bria début avril à la tête du détachement de la force française Sangaris dans cette région, le colonel Jean-Bruno Despouys voit « des hommes en armes partout », explique-t-il à l’AFP.

 

Avec le déploiement de Sangaris, beaucoup de ces armes ont disparu. Les anciens maîtres de la ville ont été apparemment cantonnés. Mais ils déambulent toujours en ville, tiennent les quartiers et le font savoir. Au cœur de la RCA, Bria, capitale du diamant centrafricain, est un fief de la Séléka. L’ex-rébellion (au pouvoir de mars 2013 et janvier 2014) avait entamé son offensive éclair sur Bangui fin 2012 en prenant cette ville de 75.000 habitants, avant d’en faire sa base arrière.

 

L’électricité n’est plus aujourd’hui qu’un lointain souvenir dans la cité, majoritairement musulmane, et où des milliers de déplacés sont arrivés ces derniers mois, fuyant les violences à Bangui et dans le sud du pays. Seules les dizaines d’échoppes de diamantaires rappellent l’immense potentiel du sous-sol et les nombreux gisements dans les brousses environnantes. Sur la « RN5″, la principale avenue qui traverse Bria, femmes couvertes du voile islamique ou au crucifix en sautoir marchent côte-à-côte, dans un semblant de normalité.

 

La ville tout entière est organisée autour de cette longue artère de latérite rouge cernée de majestueux manguiers, où patrouillent, l’arme au poing, les militaires de Sangaris et de la force africaine. Les anti-balaka (milices à majorité chrétienne constituées en réaction aux exactions de la Séléka) sont pour l’instant coincés à Grimari, à 300 km à l’ouest de Bria. Ici, on ne s’aventure à parler politique qu’à voix basse. Les habitants qui acceptent de témoigner requièrent l’anonymat.

 

Les regards sont souvent hostiles aux rares Occidentaux présents. Plusieurs hommes, en civil mais très bien renseignés, menacent l’équipe de l’AFP: « On ne veut pas de journalistes ici », lance un homme à moto et vêtu d’une djellaba. « Chape de plomb » « On est dans une phase de retour progressif à la normale, durant laquelle chacun regarde un peu l’autre, dans une zone sous fort contrôle des ex-Séléka », explique le colonel Despouys. « Le travail que la Sangaris et la Misca sont en train de faire, c’est la restauration de l’Etat », observe Robert Morgodé, préfet de la Haute-Kotto, dont Bria est le chef-lieu. « Ça se fait étape par étape. » Première étape, le retour des gendarmes. L’administration civile devrait suivre.

 

La Séléka affirme qu’elle jouera le jeu. « Nous avions pris les armes pour exprimer aux autorités du gouvernement déchu (le régime du président François Bozizé renversé en mars 2013) que nous étions abandonnés », se souvient Hamad Hamadin, un porte-parole local de l’ex-rébellion. « Nous n’allons pas nous-mêmes rester au pouvoir », assure-t-il. « Nous sommes sous un nouveau régime. Nous attendons les directives de Bangui » où un gouvernement de transition a remplacé au début de l’année le régime de la Séléka. Avec le retour de l’Etat, beaucoup espèrent une reprise du commerce du diamant, qui faisait vivre avant-guerre près d’un quart de la population du pays, avec une production annuelle -réputée pour la qualité de ses gemmes- d’environ 350.000 à 400.000 carats.

 

Mais les habitants sont circonspects. L’un d’entre eux, chrétien, prétend que les ex-rebelles, pro-musulmans, pillent encore les caisses de l’administration locale. Il dénonce leur double discours. « Quand les Sangaris sont venus, ils (les Séléka) ont interdit aux populations de s’approcher d’eux », raconte-t-il. « Ils avaient peur qu’on se plaigne, qu’on collabore, qu’on les trahisse », commente un autre habitant. « Ces derniers mois, ils ont dû tuer bien plus d’une centaine de personnes. Un jour, on apprenait qu’on avait retrouvé deux ou trois corps. Trois jours plus tard, on en découvrait cinq ou six… », ajoute-t-il. La Séléka nie toute exaction, tout comme les autorités municipales qu’elle contrôle, selon un ancien fonctionnaire.

 

« La ville a vécu seize mois sous une chape de plomb », constate un observateur. Aujourd’hui, les anciens rebelles sont divisés en deux groupes, selon le préfet. « Il y a les fils de notre pays », favorables au désarmement, et les non-Centrafricains qui, ayant pris part à la rébellion, « n’ont rien à attendre du désarmement » et « poussent les autres à résister », déplore-t-il. Ces derniers avanceraient même l’idée d’une partition du pays, dont le nord, plus riche, reviendrait aux musulmans, selon le haut fonctionnaire, qui accuse : « le malheur de Centrafrique vient souvent du Soudan et du Tchad ».

Centrafrique : l’Etat fait son retour à Bria, la capitale du diamant
Centrafrique : l’Etat fait son retour à Bria, la capitale du diamant
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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 18:12

 

 

 

 

 Radio Ndéké Luka mercredi 23 avril 2014 15:39

 

La présidente de transition, Catherine Samba-Panza, appelle à la vigilance des femmes et à la dénonciation de toute action visant à déstabiliser la République Centrafricaine. La cheffe d’Etat met en garde les aventuriers qui, selon elle, sont connus des services de renseignement. L’appel de la présidente de transition est intervenu mardi 22 avril à l’occasion de la cérémonie de la relance des activités de l’Organisation des Femmes Centrafricaines (OFCA), qu’elle a personnellement présidé.

 

La cérémonie s’est déroulée au siège du Conseil National de Transition (CNT). La cheffe d’Etat de transition est apparue visiblement affectée par la recrudescence de la violence de ces dernières semaines tant à Bangui qu’en province. Catherine Samba Panza parle des aventuriers bien connus des services de renseignement sans pour autant les citer. Elle compte sur les femmes pour invalider les manœuvres de déstabilisation afin d’y mettre un terme.

 

Ces manœuvres endeuillent des familles et sèment la désolation dans la communauté. « Je m’associe au chagrin des familles éprouvées par les diverses actions barbares de ceux qui, par des calculs politiciens, espèrent tirer profit du malheur de la population. Je compte sur votre vigilance pour dénoncer toute action de déstabilisation de ce pays par des aventuriers bien connus de nos services de renseignement », a déclaré Samba-Panza aux femmes présentes à la cérémonie.

 

La présidente de transition a mis en exergue les multiples cas d’exactions dans certains arrondissements de Bangui mais aussi dans de nombreuses provinces. « Il ne se passe pas un jour sans qu’on ne signale les exécutions et les destructions des biens des citoyens à Bangui précisément dans les 3e, 5e et 8e arrondissement. Rien ne justifie ce crime, rien ne justifie ces actes barbares, sinon la volonté de déstabiliser la transition », a-t-elle martelé. Catherine Samba Panza demande à ceux qu’elle appelle aventuriers de prendre leur mal en patience et d’attendre la fin de la transition. « Ils n’ont qu’à patienter, il ne reste que 10 mois à la transition », a conclu la cheffe d’Etat.

Catherine Samba-Panza appelle les femmes à la vigilance
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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 11:45

 

 

 

 

 

Jeuneafrique.com 24/04/2014 à 15:51 Par Vincent Duhem

 

La Russie et la Chine refusent pour le moment que les Nations unies imposent des sanctions contre des dirigeants centrafricains, dont l'ancien président François Bozizé. Le processus de sanctions des Nations unies contre des responsables centrafricains est au point mort. Une liste de trois personnes, dont l'ancien président François Bozizé et Nourredine Adam (ex-numéro deux de la Séléka), a été proposée par la France et les États-Unis au comité onusien en charge de la question.

 

Selon un diplomate cité par l'agence de presse britannique Reuters, les sanctions auraient dû prendre effet mardi 22 avril, mais la Chine et la Russie s'y sont opposés à la dernière minute. "Par principe, la Chine s'oppose à l'utilisation de sanctions. Ce n'est pas productif", explique un diplomate chinois à Reuters. Selon l'agence de presse britannique, la Russie a exprimé ses doutes quant aux conséquences de telles sanctions sur le processus de réconciliation en Centrafrique.

 

"La France et les Etats-Unis doivent expliquer pourquoi, alors qu'elles ciblent François Bozizé, l'ancien président et chef de la Séléka, Michel Djotodia, est absent de la liste", s'interroge également la Russie dans une lettre envoyée aux 15 membres du Conseil de sécurité. Michel Djotodia a quitté le pouvoir le 10 janvier à l'issue du sommet de N'Djamena au Tchad. Il réside depuis à Cotonou Les autorités françaises avaient d'abord établi une liste d'une dizaine de personnes susceptibles d'être sanctionnées.

 

Au gré des recoupements des informations collectées par les États-Unis et l'Union européenne, le document a été affiné pour ne contenir aujourd'hui que trois noms sur lesquels de solides dossiers ont été constitués.

 

Selon une source élyséenne, Washington se montre particulièrement précautionneux. La communauté internationale travaille parallèlement à l'établissement d'une liste complémentaire, plus large.

Lu pour vous : ONU - Centrafrique : la Russie et la Chine bloquent les sanctions de l'ONU contre Bozizé
Lu pour vous : ONU - Centrafrique : la Russie et la Chine bloquent les sanctions de l'ONU contre Bozizé
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Centrafrique-Presse.com
24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 11:20

 

 

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

*************

 

Ex coalition Séléka

 

Tél. +(236) 755 074 11 / 725 074 11 / 705 074 11 / 775 074 11

 

Mail : wakodro@gmail.com wakodro@yahoo.fr

 

 

DEMENTI FORMEL DE LA SELEKA

 

Relatif aux enlèvements et assassinats de missionnaires dans la région du Nord-ouest de la République Centrafricaine

 

L’aile politique de l’ex coalition Séléka tient à apporter un démenti formel à la publication par le journal en ligne Centrafrique-Presse du 19-04-2014 d’une information selon laquelle le Général Mohamed-Moussa Dhaffane, leader par intérim de l'ex- alliance rebelle de la Séléka aurait reconnu via Xinhua les enlèvements par son organisation des missionnaires dans la région du Nord-ouest. Qu’il aurait également déclaré avoir mobilisé les 'Com-zones' (commandants de zones) pour retrouver les prélats sans donner de précisions sur les raisons de cet acte et l'éventualité de libération de ces otages. Cette information est un tissu de mensonge que nous récusons formellement.

 

Car, l’ex coalition Séléka n’a rien à voir dans ces actes ignobles et il n’est pas question pour nous de tirer profit de l’opportunité de la libération de ces otages en vue d’une quelconque gloire que ce soit, mais de rétablir la vérité. Nous n’avons jamais été contacté par l’Agence Xinhua ni dans cette affaire ni dans aucune autre auparavant.

 

La désinformation comme arme de manipulation et de déstabilisation du peuple est contraire à notre éthique et mérite dénonciation. En conséquence, nous exigeons que cette information erronée soit supprimée dans les plus brefs délais. Nous demandons enfin aux responsables du site en question de toujours vérifier toute information avant sa publication.

 

Général Mohamed-Moussa Dhaffane,

 

Président ad intérim de l’ex Coalition Séléka,

 

Ancien Ministre d’Etat

DEMENTI FORMEL DE LA SELEKA
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Centrafrique-Presse.com
23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 19:34

 

 

 

Publié le 23.04.2014, 12h46 par La Rédaction

 

Les Etats-Unis ont désigné mardi Stuart Symington comme leur Représentant spécial pour la République centrafricaine aux fins de contribuer dans le règlement de la crise qui secoue ce pays frappé par des violences entre des groupes armés. En tant que Représentant spécial, M. Symington, qui avait été auparavant ambassadeur américain dans plusieurs pays de l’Afrique subsaharienne, ''jouera un rôle de premier plan dans l'élaboration et la coordination de la stratégie des Etats-Unis en RCA pour mettre fin à la violence, répondre aux besoins humanitaires, et établir une gouvernance légitime'' dans ce pays, a indiqué la porte-parole du département d'Etat.

 

A ce propos, elle a avancé que ce Représentant spécial travaillera en ''étroite collaboration'' avec les pays africains, européens et d'autres partenaires bilatéraux, ainsi qu'avec l'Union africaine, l'Union européenne et les Nations Unies, pour régler les ''questions complexes'' dans les domaines sécuritaire, politique, économique, social et d'assistance en RCA. Par ailleurs, les Etats-Unis saluent ''le rôle leader'' de l'Union africaine ainsi que des forces françaises, mené en RCA et dont les efforts ''ont jeté les bases d'une plus grande sécurité'' dans ce pays, a encore souligné la porte-parole.

 

Elle s'est également félicitée de la résolution adoptée récemment par le Conseil de sécurité de l'ONU créant une mission de maintien de la paix en République centrafricaine appelée la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en RCA (MINUSCA), qui comptera 12.000 casques bleus. Précisant que le peuple centrafricain ''détient son avenir entre ses mains'', le département d'Etat a exhorté toutes les parties en RCA à mettre fin à la violence et à aller de l'avant vers un processus de transition politique inclusif menant à des élections démocratiques en février 2015.

 

La République centrafricaine, qui était engagée dans une délicate transition politique sur fond de crise humanitaire aiguë, est secouée depuis 2013 par des affrontements armés entre des éléments de l'ex-Séléka et des miliciens anti-balaka. Constituée en août 2012, la Séléka était une coalition de partis politiques et de forces rebelles opposés au président François Bozizé, qu'elle a contraint à quitter le pouvoir en avril 2013. A l'origine des groupes d'autodéfense, les anti-balaka se sont ligués contre les miliciens de la Séléka. Les anti-balaka sont issus d'une population centrafricaine à 80% chrétienne, alors que la Séléka est principalement formée de musulmans.

 

Récemment, plusieurs agences des Nations Unies ont demandé aux bailleurs de fonds de financer des opérations d'aide d'urgence de l'ordre de 274 millions de dollars destinées aux civils qui fuient la République Centrafricaine pour aller notamment au Cameroun, au Tchad, en République démocratique du Congo et en République du Congo. En outre, cette violence, qui a eu un effet dévastateur sur les civils des deux communautés musulmane et chrétienne, a aussi provoqué le déplacement de plus de 600.000 personnes à l'intérieur de la République centrafricaine.

Centrafrique : les Etats-Unis ont nommés Stuart Smington comme représentant
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