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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 13:36

 

 

 

 Publié le 07/05/2014 à 06:04

 

http://www.ledauphine.com/france-monde/2014/05/07/la-centrafrique-en-voie-de-somalisation-yhyl

 

Les mois passent et la situation ne cesse d’empirer en Centrafrique, où la force française Sangaris et les militaires africains de la Misca ne parviennent pas à empêcher massacres et exactions. Les combats ont opposé lundi, au nord-ouest de la Centrafrique, un détachement de la force française Sangaris et une colonne ennemie, dont plusieurs éléments ont été tués, a indiqué hier le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l’État-major, à Paris.

 

Les affrontements se sont produits à environ 450 km au nord-ouest de Bangui et ont duré près de trois heures, nécessitant un appui aérien d’avions de chasse français venus de N’Djamena. Les militaires français ont dû employer les grands moyens, notamment des mortiers et des missiles antichars, face à des rebelles lourdement armés. Il n’y a pas eu de blessé français malgré la violence des échanges de tirs.

 

Les combats se sont interrompus à la tombée de la nuit, une partie de la colonne adverse ayant été détruite. Les attaquants survivants ont fui. Le risque d’une partition Ces événements interviennent après le massacre de 16 civils dont trois membres de MSF (Médecins sans frontières) commis le 26 avril à l’hôpital de Boguila, dans une zone proche. Selon MSF, depuis 18 mois, les violences sont récurrentes dans le nord-ouest de la Centrafrique, frontalier du Tchad où les rebelles de la Séléka, à dominante musulmane, ne s’avouent pas vaincus.

 

Alors que la plupart des musulmans de Bangui et de la moitié sud de la Centrafrique ont fui dans les pays limitrophes pour échapper aux massacres commis par les milices anti-balaka à dominante chrétienne soucieuses de se venger des exactions des rebelles de la Séléka, des groupes très actifs à dominante musulmane font régner la terreur dans le nord-ouest. Le risque d’une partition du pays est bien réel.

Lu pour vous : Un détachement français attaqué réplique à l’arme lourde, avec appui aérien
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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 13:31

 

 

 

 

 

(Dw-World 07/05/14)

 

Cathérine Samba-Panza, la présidente de transition en Centrafrique s'est gardée de présenter le bilan de ses 100 jours à la tête du pays, elle a axé son discours sur les mesures économiques et sociales. L'intervention de Cathérine Samba-Panza a eu lieu comme annoncé, mais ce n'était pas d'un bilan dont il s'agissait. Devant les membres du CNT, l'organe parlementaire de transition, Cathérine Samba-Panza investie le 23 janvier dernier, a plutôt fait des annonces concernant les entreprises et l'accès des populations aux soins de santé. Emmanuel Sandy Cyrus est un des membres du CNT.

 

Il a suivi le discours de la présidente de la transition : «La première annonce importante qu'elle a faite c'est que dans les tout prochains jours, il y aura gratuité des consultations dans les établissements de santé publique. La deuxième annonce importante c'est l'exonération fiscale et douanière en faveur des entreprises et sociétés privées qui ont connu beaucoup de difficultés parce qu'elles ont été vandalisées, pillées etc. Moi personnellement, je pense que c'était quand-même prématuré de parler de bilan des cent premiers jours. Malheureusement, je pense qu'elle n'a pas répondu aux attentes du CNT ni du peuple centrafricain parce que dans le bilan qu'elle a présenté, elle ne s'est pas appesantie sur la feuille de route de la transition.»

 

Le CNT a toujours été exigent vis-à-vis des gouvernements successifs en ce qui concerne la situation sécuritaire dans le pays. En février, l'insécurité a coûté la vie à un membre du CNT, tué par balles à Bangui alors qu'il faisait le deuil de deux de ses enfants assassinés. Cela avait plongé le parlement de transition dans l'émoi. Le rétablissement de la sécurité était pourtant au centre des préoccupations de la présidente, lors de son investiture le 23 janvier. Un point sur lequel Cathérine Samba-Panza et son gouvernement n'auront pas beaucoup convaincu. Insécurité persistante Preuve de la persistance de l'insécurité, des soldats français de l'opération Sangaris ont indiqué avoir été confrontés, lundi, à une colonne d'hommes lourdement armés dans le Nord du pays dans les environs d'une localité appelée Boguila où ils étaient en patrouille.

 

Ces hommes non encore identifiés ont ouvert le feu. La riposte des soldats français ne s'est pas fait attendre. A l'aide de mortiers, de missiles anti-chars et d'avions de chasse, ces soldats ont tué plusieurs des combattants. Cela dit, au sein de l'opinion centrafricaine, les avis divergent sur le bilan des 100 jours de Madame Samba-Panza. D'après une citoyenne de Bangui dont la Deutsche Welle a eu le témoignage au téléphone ce lundi, la situation a un peu changé sous Cathérine Samba-Panza. Mais l'on comprend que le ton est plutôt amer du côté de nombreux musulmans du pays. La plupart ont fui les violences dont ils sont la cible depuis des mois.

 

http://www.dw.de/pas-de-bilan-des-100-jours-de-samba-panza/a...

Pas de «bilan» des 100 jours de Samba-Panza (DW)
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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 13:29

 

 

 

(Xinhua 07/05/14) La Commission européenne a annoncé mardi l'augmentation de six millions d'euros de son aide d'urgence à 100.000 réfugiés centrafricains fuyant la violence vers le Cameroun et le Tchad. Ce financement vient s'ajouter à l'aide de quatre millions d'euros déjà accordée par la Commission européenne aux réfugiés centrafricains depuis que la crise a gagné en intensité dans leur pays en décembre dernier.

 

Il contribuera à répondre aux besoins humanitaires de base comme le logement, la nourriture, la santé, l'eau, l'assainissement et l'hygiène, et sera réparti à parts égales entre le Cameroun et le Tchad, les pays voisins qui font face aux plus gros afflux de réfugiés, a précisé la Commission européenne dans un communiqué. "La situation effroyable en République centrafricaine provoque une crise dans toute la région, et comme le nombre de réfugiés continue d'augmenter, il y a peu de chances que ceux-ci puissent rentrer chez eux", a déclaré Kristalina Georgieva, la commissaire européenne en charge de la coopération internationale, de l'aide humanitaire et de la réaction aux crises, lors d'une visite au Cameroun.

 

Selon les estimations, la crise actuelle en République centrafricaine aurait déjà contraint quelque 100.000 personnes depuis décembre à se réfugier au Cameroun, au Tchad, en République démocratique du Congo et en République du Congo, ce qui porte le nombre de réfugiés centrafricains dans les pays voisins à près de 350.000. Au moins 70.000 réfugiés sont arrivés Cameroun, plus de 12.000 en République démocratique du Congo, 8.000 au Tchad et plus de 8.000 en République du Congo.

 

La République centrafricaine compte parmi les pays les plus pauvres au monde et est en proie à un conflit armé vieux d'une décennie. La flambée de violence survenue en décembre 2013 a aggravé la situation et, aujourd'hui, plus de la moitié de la population de ce pays de 4,6 millions d'habitants a besoin d'une aide immédiate. Plus de 600.000 personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays, dont 178.000 dans la seule capitale, Bangui.

L'UE augmente son aide d'urgence aux réfugiés centrafricains de six millions d'euros
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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 13:24

 

 

 

 

 (RFI 07/05/14)

 

Bonne nouvelle pour les fonctionnaires centrafricains : leurs salaires vont être payés pour les prochains mois et des solutions plus pérennes sont à l'étude. La Banque mondiale soutient financièrement les autorités de transition. La Banque mondiale a signé, lundi, avec les autorités centrafricaines, un accord de financement des salaires pour les quatre prochains mois.

 

A compter de fin mai, 20 000 fonctionnaires civils vont être payés, via la Banque mondiale : 30 millions de dollars seront affectés à cette mission d'urgence. Les salaires des policiers et gendarmes seront pris en charge par le Pnud, le Programme des Nations unies pour le développement. Quant aux éléments des forces armées, les FACA, leurs soldes leur seront versées, mais via le Trésor public centrafricain. Reste à trouver l'argent pour payer les quatre mois d'arriérés et surtout assurer le versement des salaires à compter de septembre.

 

Le 14 mai prochain, le Fonds monétaire international (FMI) doit valider une reprise du soutien financier à la Centrafrique. Un rendez-vous majeur, qui permettra d'enclencher le décaissement de la part des autres partenaires de la RCA. Ce versement des salaires est un grand soulagement pour les familles centrafricaines. Avec la crise et le chaos administratif, les arriérés de salaires se sont multipliés, accentuant les souffrances des populations.

 

La Banque mondiale procède également au nettoyage des fichiers de la fonction publique pour faire la chasse aux fonctionnaires fictifs qui avec la crise ont quitté leur poste pour se réfugier hors du pays, tout en continuant à percevoir leur salaire.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140507-rca-aide-banque-mondiale-...

RCA: aide de la Banque mondiale pour payer les fonctionnaires
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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 13:19

 

 

 

 

 

Vidéo par Tatiana MOSSOT France 24 07/05/2014

 

http://www.france24.com/fr/20140507-video-centrafrique-bouca-ville-martyre-ex-seleka-anti-balakas-misca/

 

Plus d'un an après le début de la crise en Centrafrique, les violences restent quotidiennes dans le pays, malgré la présence des forces internationales.

 

Reportage à Bouca, dans le centre du pays.

 

À Bouca, à 200 km au nord la capitale centrafricaine, des maisons calcinées tombent en ruines et les quelques habitants encore présents vivent dans une paroisse, terrorisés. Les stigmates du passage des rebelles de l'ex-Séléka, en avril dernier, sont toujours là.

 

Le 22 avril, une centaine d'entre eux ont pris d'assaut pendant 48 heures cette ville charnière, située entre les territoires ex-Séléka et anti-balakas (milices chrétiennes). Les habitants de la région se disent "martyrs" de l'ancienne rébellion, qui vient régulièrement piller et tuer une population à bout de souffle. Depuis sept mois, quelque 120 chrétiens sont morts, contre une quarantaine de musulmans, tués par les anti-balakas.

 

Cent jours après l'entrée en fonction de la nouvelle présidente Catherine Samba Panza, la réconciliation entre chrétiens et musulmans de Centrafrique semble une mission impossible. "Les forces africaines préfèrent rester en ville" Pris pour cibles, les prêtres et les soeurs catholiques de la ville ont temporairement quitté la région, laissant leurs ouailles à leur triste sort. Le dernier représentant de l'église ne se dit guère confiant envers les forces africaines de la Misca.

 

"Elles laissent [les anti-balakas] entrer ici, elles préfèrent rester en ville uniquement, vous voyez c'est ce qui nous fait très peur", confesse Jean de Dieu, vice-président de la paroisse de Bouca. L'église est aujourd'hui protégée par les milices chrétiennes, admet-il. Armes artisanales au poing et gris-gris à la ceinture, les anti-balakas affirment protéger les leurs, même face aux armes lourdes, et résister "par la grâce de Dieu". Conditions d'hygiène déplorables

 

Environ 4 000 personnes sont réfugiées dans cette paroisse, dans des conditions d'hygiène déplorables. L'aide humanitaire parvient au compte-goutte. Une femme enceinte a récemment perdu son bébé après avoir parcouru 43 km à pied pour rejoindre l'hôpital, dont le service de maternité avait été fermé quelques mois plus tôt. "Si on se sentait en sécurité, on serait descendues à l'hopital pour aller accoucher. Mais comme ce n'est pas le cas, on peut seulement les faire accoucher à même le sol", déplore Alice-Rose Befio, ancienne responsable de la maternité de Bouca.

Bouca, ville "martyre" de l'ex-Séléka - vidéo France 24
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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 13:13

 

 

 

~~ Bureau Politique Secrétariat Général

 

N°________MLPC/BP/SG/014

 

 

                                                    COMMUNIQUE RADIO

 

 

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) est bouleversé et consterné par le décès de l’ancien Premier Ministre, Monsieur Jean Paul NGOUPANDE, survenu le 4 Mai 2014 à Paris en France des suites d’une longue maladie.

 

La disparition à grand regret de ce digne fils de Centrafrique, philosophe de renommée internationale et grande figure emblématique de la politique Centrafricaine, crée un vide difficile à combler tant sur le plan littéraire que politique.

 

Au nom des militantes et militants du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le Bureau Politique adresse au Parti de l’Unité Nationale (PUN) et à la famille de l’illustre disparu, toute sa compassion et ses condoléances les plus attristées. Fait à Bangui, le 5 Mai 2014 Le Président Martin ZIGUELE

Message de condoléances du MLPC au PUN
Message de condoléances du MLPC au PUN
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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 12:53

 

 

 

 

Bureau Politique

Secrétariat Général

 

                                                          COMMUNIQUE

 

 

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a appris avec une grande tristesse le décès du compagnon de lutte, Monsieur Francis Albert OUAKANGA, membre du Directoire Politique de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS), survenu le 04 Mai 2014 à Nantes en France des suites d’une courte maladie.

 

La disparition tragique et brutale de ce grand combattant de la liberté, de la démocratie et du progrès en République Centrafricaine, endeuille la grande famille du MLPC dont il a été membre fondateur. C’est ici le lieu de lui rendre un hommage mérité et le MLPC lui restera reconnaissant.

 

Au nom du Bureau Politique, des organes dirigeants du Parti et à mon nom propre, j’adresse au Directoire Politique de la C.R.P.S et à la famille de l’illustre disparu, notre compassion et nos condoléances les plus émues.

 

Fait à Bangui, le 5 Mai 2014

 

 

Martin ZIGUELE

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 23:58

 

 

 

 

 

par RFI 06-05-2014 à 17:30

 

L’ancien Premier ministre et essayiste centrafricain Jean-Paul Ngoupandé est décédé, le 4 mai. Chef du gouvernement éphémère pendant la présidence de feu Ange Félix Patassé, Jean-Paul Ngoupandé est mort à soixante-huit ans suite à une chute à son domicile en région parisienne. Homme de lettres, titulaire d'un doctorat en philosophie, il a beaucoup écrit sur les défis du continent africain. Il avait l'embonpoint décomplexé, le sourire triomphant et le regard empli de bienveillance.

 

Tous ceux qui ont approché Jean-Paul Ngoupandé ont été marqués par l'aura de sympathie qui émanait du personnage. Cet ancien professeur de philosophie engagé en politique était un brillant intellectuel. « L'honneur de son pays », disent aujourd'hui ses amis. Essayiste, auteur notamment de l'Afrique sans la France et l'Afrique face à l'Islam, il professait le respect d'une morale et d'un ensemble de principes. Il demeurait un intellectuel jusque dans sa façon d'aborder la sphère politique, c'est à dire sans jamais s'abreuver au caniveau de la démagogie.

 

Ministre de l'Education nationale au milieu des années 80, il est ensuite nommé ambassadeur en Côte d'Ivoire, sous le règne de Félix Houphouët Boigny, le président à qui il vouait une profonde admiration.

 

La période la plus difficile de sa carrière, avoua-t-il plus tard, furent ces huit mois, entre 1996 et 1997 où il dirigea le gouvernement de transition sous la présidence d'Ange Félix Patassé. Pourtant, c'est au sortir de cette expérience qu'il crée son parti et devient député.

 

Rallié à Bozizé, il en défendra surtout la politique étrangère. Sa carrière politique s'arrête brutalement pour des raisons de santé en 2006. Mais Jean Paul Ngoupandé se recentre alors sur ses écrits et ses livres. « Je fais de la politique par devoir, disait-il, alors que j'écris par goût ».

Décès de l’ancien Premier ministre centrafricain, Jean-Paul Ngoupandé
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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 23:08

 

 

 

 par Laurent Correau RFI 6-05-2014 à 22:09

 

Le 20 janvier dernier, l’élection de Catherine Samba-Panza à la présidence de transition en Centrafrique avait créé dans le pays une vague d’espoir. Pour la première fois, une femme prenait la tête du pays et se posait en «maman» rassembleuse. Cent jours plus tard, le bilan a fait déchanter de nombreux Centrafricains : persistance de l’insécurité, violences contre les musulmans, absence de redémarrage économique… La présidente a pris acte ce mardi 6 mai des critiques qui lui sont adressées.

 

Et pour faire face aux défis qui se posent, elle promet un remaniement de l’exécutif. Cent jours. Et toujours la peur. Dans la sous-préfecture de Mala, dans le département de la Kémo, au centre du pays, les populations ont fui des combats entre Seleka et anti-balaka en allant se réfugier en brousse ou en cherchant à rejoindre Sibut, le chef-lieu. Dans l’Ouham, au Nord, d’anciens éléments de la Seleka et des éleveurs peuls ont semé le chaos sur leur route ces derniers jours, incendiant les villages, tuant des civils, poussant les populations à tout abandonner.

 

La force française Sangaris est intervenue ce lundi 5 mai à Boguila, où elle a pu intercepter l’un des groupes de rôdeurs qui a écumé le Nord-Ouest. Peut-être même celui qui avait attaqué l'hôpital de MSF à Boguila le 26 avril dernier et qui avait tué 16 personnes dont 3 personnels de l'ONG. Mais combien de groupes de ce genre reste-t-il encore dans le pays ? Toujours 160 000 déplacés à Bangui Le nombre de déplacés reste l’un des meilleurs indicateurs de la persistance de l’insécurité.

 

A Bangui, la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) les évalue actuellement à 160 000, répartis sur 43 sites. Un chiffre très en deçà de ceux de décembre et janvier (400 à 500 000 personnes). Mais les enquêtes qui sont réalisées mensuellement par l'Organisation internationale des migrations montrent que beaucoup de ces déplacés n’envisagent pas de retour chez eux à court terme. Dans l'enquête d'avril, ils sont 57% seulement à dire qu'ils envisagent de revenir à leur domicile.

 

L'insécurité continue à être invoquée comme un des principaux motifs, même s’il n'est pas le seul - ou pas le principal. Ainsi, 80% des déplacés interrogés disent qu'ils ne peuvent pas rentrer parce que leurs biens ont été volés et 68% disent que c'est parce qu'ils n'ont pas les moyens de le faire. L'Histoire, elle, retiendra sans doute de ces cent premiers jours de Catherine Samba-Panza la vague de violence qui a frappé la communauté musulmane en dépit de ses appels au calme et à la réconciliation. Le long exode de ces populations musulmanes vers le Tchad et le Cameroun.

 

Ceux qui ont fait le choix de rester sont assiégés, comme les musulmans qui sont dans le quartier du kilomètre 5 à Bangui. Réaménagement de l’exécutif Cent jours, toujours la peur. Pour Catherine Samba-Panza, la tâche n'est à vrai dire pas simple : l’Etat centrafricain est sans moyens, complètement désorganisé à l'intérieur du pays, avec des forces de sécurité en cours de reconstruction et la présidente de transition fait face à des groupes armés complètement éclatés. On l'a vu à Bria, où deux tendances de la Seleka étaient en désaccord sur la conduite à tenir face aux forces internationales.

 

A Bangui, deux figures de l'ex-rébellion, l'un de ses fondateurs et l'ancien chef d'état-major se disputent le leadership du mouvement. Les anti-balaka eux-mêmes sont divisés. Cette multiplication des interlocuteurs ne facilite pas, bien évidemment, les choses. Dans le discours qu’elle a prononcé ce mardi dans l’enceinte du CNT (Conseil national de transition), Catherine Samba-Panza a pris acte de tous les reproches faits à son bilan. Elle les a patiemment énumérés : situation sécuritaire, prolifération des armes, risque de partition du pays, impunité, non reprise économique, poursuite des trafics...

 

La présidente de transition n’a pas cherché à y répondre. « Sur l’ensemble de ces critiques, s’est-elle contentée de dire, des réponses appropriées seront apportées, je vous l’assure ». Deux annonces, toutefois, pour les critiques les plus directes, celles qui concernent la constitution de l'exécutif, gouvernement et cabinet. La présidente de transition était accusée d’avoir privilégié des proches, ou des natifs de sa région, et plus généralement d’avoir accumulé les erreurs de recrutement. Catherine Samba-Panza a annoncé qu'elle procéderait à une refonte du cabinet présidentiel et que le gouvernement serait réaménagé pour être « plus inclusif et plus représentatif ».

 

 

La présidente centrafricaine condamne les meurtres d'humanitaires

 

06/05/14 (AFP) La présidente de transition centrafricaine Catherine Samba Panza a condamné mardi à Bangui, lors d'un discours pour les 100 jours de sa présidence, les récentes attaques contre des humanitaires perpétrées par des groupes armés. "La mort, il y a quelques jours dans des conditions atroces (...) de trois employés de Médecins sans frontières (MSF) (...) m'amène à condamner fermement cet acte particulièrement odieux et à présenter mes condoléances les plus émues aux familles des différentes victimes", a déclaré Mme Samba Panza, lors d'une cérémonie organisée pour marquer symboliquement les 100 jours de son accession à la présidence.

 

"Nous continuerons sans relâche à dialoguer avec les forces internationales pour que la population soit mieux sécurisée", a martelé la présidente. La semaine dernière, un groupe d'hommes armés assimilés à l'ex-rébellion Séléka a attaqué un hôpital de MSF dans la région de Nanga Boguila (nord), tuant au moins 22 personnes dont trois employés centrafricains de l'ONG. Mercredi, ce sont trois autres personnes accompagnant un convoi de l'ONG Aide médicale internationale (AMI) qui ont été tuées à Ndélé (nord-est). MSF a réagi lundi, en indiquant dans un communiqué vouloir "limiter, en signe de protestation et pendant une semaine, ses activités médicales en RCA et dans les pays limitrophes au seul maintien de ses services d'urgence".

 

Dans son communiqué, l'ONG se disait notamment "consternée que le gouvernement de transition de la RCA et les représentants des groupes armés n'aient pas largement et fermement condamné le massacre de Boguila" et les exactions commises quotidiennement dans le reste du pays, leur rôle étant de "prendre position face à de tels actes".

 

Depuis la prise de pouvoir de la rébellion Séléka en mars 2013, renversée en janvier 2014, la Centrafrique vit une crise sans précédent, rythmée par les exactions de l'ex-rébellion de la majorité musulmane en déroute, et celles des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka. Depuis le début de la crise, les ONG ont régulièrement été des cibles privilégiées de pillages.

 

 

 

La présidente centrafricaine promet un remaniement gouvernemental

 

BANGUI 6 mai 2014 (Reuters) - La présidente centrafricaine par intérim, Catherine Samba-Panza, s'est engagée mardi à remanier son gouvernement afin de le rendre plus représentatif, cent jours après sa nomination qui n'a pas réussi à mettre fin aux affrontements entre chrétiens et musulmans.

 

Elle a reconnu que l'absence de progrès politiques ne pouvait qu'entretenir la colère de la population, tout comme la présence dans le gouvernement d'une majorité de ministres originaires comme elle de l'est du pays.

 

Les membres de la puissante milice chrétienne anti-balaka se plaignent de ne pas être représentés au sein du gouvernement de transition et refusent de coopérer avec lui. "Le gouvernement va être remanié pour être plus large et plus représentatif", a promis la présidente devant le Conseil national de transition (CNT), reconnaissant l'urgente nécessité d'un dialogue politique ouvert à tous.

 

Catherine Samba-Panza a reconnu que certaines critiques contre son gouvernement étaient "légitimes" mais a demandé plus de temps pour répondre aux terribles défis posés à la République centrafricaine, face à une violence qui suscite "la haine et la colère dans les coeurs de la grande majorité de la population".

 

Plus d'un an après le début de la crise en Centrafrique, les violences restent quotidiennes dans le pays malgré la présence de près de 6.000 soldats de la force africaine Misca déployés aux côtés des 2.000 soldats français de l'opération Sangaris. La force européenne Eufor-RCA, qui a été déclarée opérationnelle la semaine dernière, doit quant à elle progressivement monter en puissance pour atteindre 800 hommes en juin.

 

(Hubert-Mary Djamany, Guy Kerivel pour le service français)

Centrafrique: cent jours de transition, bilan amer(RFI)
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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 22:59

 

 

 

                                                              COMMUNIQUE

 

Le Directoire Politique de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) adresse ses condoléances les plus émues au Parti de l’Unité Nationale (PUN) pour le décès de son Président Fondateur Jean-Paul NGOUPANDE survenu le 4 mai 2014 à Paris.

 

Cette disparition prématurée est une grande perte pour notre pays au service duquel il a consacré toute sa vie.

 

                                                          Fait à Paris le 05 mai 2014

 

 

                                                      Le Président Me Nicolas TIANGAYE

Communiqué nécrologique de la CRPS
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