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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 15:08
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le président du TGI de Bossangoa déplore l’absence de maison carcérale

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 9 FÉVRIER 2017

 

BOSSANGOA, 09 Février 2017 (RJDH) – Thierry- Hilaire Ouédémona, président du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bossangoa a regretté dans un entretien avec le RJDH la semaine dernière, que la chaine pénale se confronte à un problème, celui du manque de maison carcérale pour corriger les coupables des délits. Ceux-ci sont incarcérés à la chambre de sûreté de la gendarmerie par manque de maison pénitentiaire.

 

Pendant la crise, les infrastructures de la justice dans la Sous-préfecture de Bossangoa ont été saccagées. Les deux maisons carcérales (femmes et hommes) ont été détruites. Les biens mobiliers, les matériels de bureau, ont été emportés. Avec l’appui des partenaires, entre autres, la Minusca a réhabilité les infrastructures de la TGI et l’a doté en mobiliers de bureau qui a permis de reprendre les activités.

 

Selon Thierry- Hilaire Ouédémona, président du TGI de Bossangoa, des efforts restent à faire. « Quand on parle de la chaine pénale, on fait allusion à la police et à la gendarmerie qui sont les maillons de cette chaine. L’effectif des agents de la police judiciaire pose problème, ils ne peuvent pas étendre leurs investigations au-delà de Bossangoa, parce que certaines régions restent sous contrôle des groupes armés », a-t-il déploré, en rappelant que la crise a affecté le système judiciaire, la maison carcérale reste endommagée.

 

A défaut d’une maison pénitentiaire, la chambre de sûreté de la gendarmerie est utilisée comme maison carcérale. Les cas les plus graves sont transférés à Bangui. « Il faut savoir que lorsqu’une personne rendue coupable des faits est jugée et condamnée, c’est un facteur de sécurité, afin d’éviter les représailles, des violences de l’autre partie », a-t-il ajouté.

 

Le président du TGI de Bossangoa souhaite la réhabilitation des infrastructures détruites « pour que nous retrouvons la paix. Une population massacrée, violée doit faire recourt à la justice », a-t-il insisté.

 

La situation de Bossangoa est similaire à plusieurs autres villes de provinces.

 

 

Centrafrique : Les en-dessus du séjour de Touadera à Bossangoa

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 9 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 09 Février 2017(RJDH) — La visite du Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera à Bossangoa, fief de l’ancien Président François Bozizé a été interprétée différemment par la population de la ville, par certains leaders politiques et autres classes sociales. Pour la majorité, c’est une manière pour le Président actuel de faire un clin d’œil à François Bozizé.

 

L’ancien Premier Ministre de F.Bozizé de 2005 à 2011, devenu Président de la RCA en 2016 a choisi le Chef-lieu de la Préfecture de l’Ouham pour relancer les activités de la cotonculture. Pour beaucoup d’observateurs centrafricains, même si Bossangoa abrite l’unique société d’égrenage de coton dont dispose la RCA après les événements de 2013, le choix de cette ville dont est originaire François Bozizé, relève d’un signe de gratitude de l’actuel locataire du Palais de la Renaissance à l’égard de Bozizé.

 

Pendant son séjour à Bossangoa, dans les rues de la ville, la majorité des habitants ont déclaré que ce déplacement « est une manière pour le Président Faustin Archange Touadera de faire un clin d’œil à F.Bozizé. C’est aussi pour lui dire qu’il ne s’est pas détourné de la ville de Bossangoa qu’il aime tant ». Aussi, étayer cela « les agents municipaux sont habillés en Lacoste de la couleur orange qui est de KNK», ont souligné des personnes interrogées.

 

Même argument de certains hommes politiques avec qui nous avons échangé sur les enjeux de cette visite de Bossangoa. « Touadera ne pourra jamais se passer de Bozizé », a déclaré un acteur politique qui a requis l’anonymat. Celui-ci a soutenu que « c’est François Bozizé qui avait tendu la perche à Touadéra pour qu’il soit ce qu’il est aujourd’hui. Donc Touadera a une dette morale envers son faiseur de roi et il a l’obligation de lui rendre la monnaie».

 

Les allégations de certains centrafricains sur la visite de Touadera à Bossangoa restent à vérifier. Mais il est à noter que lors du dépôt de candidature à l’élection présidentielle de 2015, F.A Touadera avait déclaré qu’il retirerait sa candidature si l’ancien Président F.Bozizé est aussi candidat. « Ne dit-on pas que tu dois gratter le dos de celui qui a fait autant pour toi ? », a rétorqué un membre du KNK.

 

Le président Touadera dans son discours à Bossangoa a justifié le but de son séjour dans la préfecture de l’Ouham à cause de fort taux de suffrage obtenu lors des élections dans cette région, « Ce n’est pas seulement pour lancer la campagne cotonnière que je suis là aujourd’hui, mais c’est aussi pour vous remercier d’avoir voté massivement pour moi pour me porter aujourd’hui à la magistrature suprême », a justifié le chef de l’Etat.

 

Bossangoa est la sixième ville visitée par Touadera depuis son investiture le 30 mars 2016.

 

 

Centrafrique : Les prestations de MSF suspendues aux centres de Santé du KM5

 

PAR BIENVENUE MATONGO LE 9 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 09 Février 2017(RJDH)… Suite aux derniers événements au Km5, les activités aux Centres de Santé de Mamadou Mbaïki sont suspendues pour 7 jours, tandis que celle de Gbaya Dombia sont arrêtées jusqu’à nouvel ordre, a décidé Médecins Sans Frontières. Les incursions d’hommes armés dans cette formation sanitaire et les menaces proliférées sur le personnel de santé sont à l’origine de cette suspension.

 

MSF suspend ses activités médicales dans l’ensemble du quartier du Km5 à partir du mercredi 8 février pour protester contre l’intrusion des hommes en arme dans ces services. Cette suspension concerne l’appui aux soins pédiatriques au centre de santé de Mamadou Mbaiki, où les activités MSF reprendront le 15 février, et les services de la maternité de Gbaya Ndombia, qui seront suspendus jusqu’à nouvel ordre

 

Résumé des faits selon MSF

 

Le vendredi 3 février, à 22h, trois blessés arrivent successivement à la maternité de Gbaya Ndombia suite à l’explosion d’une grenade. Un attroupement se forme rapidement devant la maternité. Les hommes menacent les gardiens et entrent de force dans la structure avec des armes afin de récupérer l’un des blessés et d’attaquer un autre patient. Ce dernier parvient à s’enfermer et reste sain et sauf.

 

Les hommes en armes empêchent ensuite la circulation des ambulances devant la maternité pendant plus d’une heure. Aucun dégât humain ou matériel n’est à déplorer.

 

Ensuite, l’après-midi du mardi 7 février vers 16h, une deuxième intrusion armée est survenue dans la maternité alors que l’équipe médicale gérait un afflux de 21 blessés, dont 3 morts. Au cours de cette dernière intrusion, les envahisseurs ont terrorisé les staffs MSF et ont tenté de tuer l’un des blessés alors à leur charge.

 

« Nous ne pouvons pas accepter que des hommes armés entrent de force dans une maternité et terrorisent le personnel, et dans l’intention d’agresser un patient qui est sous notre responsabilité sur le plan médicale, de tels agissements compromettent le fonctionnement de cette structure de santé », a déploré Sandra Lamarque, Coordonnatrice des activités de santé maternelle pour MSF Bangui dans le communiqué de presse.

 

Les centres de santé appuyés par MSF viennent de célébrer une année de leur existence. Ils ont donné les possibilités à 566 naissances et 7200 consultations.

 

 

Centrafricaine : La gouvernance démocratique préoccupe les ONG de Droits de l’Homme

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 9 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 09 février 2017(RJDH) —Le consortium des organisations nationales de la société civile après évaluation du processus électoral de 2015 et 2016, projettent de promouvoir la gouvernance démocratique et citoyenne en République Centrafricaine. Une rencontre y relative a été organisée ce jour à Bangui en vue d’améliorer les prochaines échéances électorales.

 

Dans une thématique intitulée «Election », ces ONG ont demandé aux institutions chargées d’organiser les élections de tenir compte des suggestions faites par les observateurs nationaux et internationaux après les scrutins présidentiels et législatifs de 2015 et 2016 en RCA.

 

Ainsi, pour promouvoir la bonne gouvernance, Angeline Kaïgama Kel, Coordonnatrice à l’ONG Women Act for Living Together (WALT) a indiqué que des activités seront menées « auprès de la population centrafricaine et des recommandations seront formulées à l’endroit des autorités afin d’améliorer les prochaines élections ».

 

Les dernières élections centrafricaines ont été saluées par les observateurs électoraux qui ont relevé des défaillances dans l’organisation du scrutin dans certains bureaux de vote à Bangui et à l’intérieur du pays.

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