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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 15:02

 

 

 

 

Décès en France de Jean METE-YAPENDE, militant du MLPC et grand compagnon d'Ange-Félix PATASSE

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 14:35

 

 

 

                      Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC)

 

Bureau Politique

 

Secrétariat Général N°________MLPC/BP/SG/014

 

Au Général Francisco SORIANO

Commandant de SANGARIS

 

                                                                      BANGUI

 

Objet : lettre de félicitation.

 

 

Mon Général, Depuis quelques semaines, la recrudescence de la violence d’un niveau de cruauté inouïe tend à se généraliser dans plusieurs régions de notre pays, la République centrafricaine, et plus récemment encore dans les régions Nord et Nord-Ouest.

 

En l’absence de nos forces nationales de défense et de sécurité, la mission de protection des populations civiles a été confiée par la communauté internationale aux forces internationales dépêchées dans notre pays, et dont vous assurez le commandement d’une de ses importantes composantes, la Force française SANGARIS. Vos troupes dont le professionnalisme est reconnu par tous, mènent courageusement des opérations toujours empreintes de risques sur le terrain pour préserver des vies humaines centrafricaines.

 

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) salue la forte implication de la Force SANGARIS qui, sous votre commandement, contribue efficacement à la sécurisation du corridor douanier de Garoua-Boulaï à Bangui, permettant aujourd’hui l’approvisionnement de la capitale et la relance des activités économiques. Il en est de même des opérations de sécurisation menées partout dans notre pays en faveur des populations en détresse, et plus récemment encore par la remarquable défaite qu’elle vient d’infliger aux forces du mal dans la région de Boguila.

 

Au nom de tous mes camarades du parti, du Bureau Politique et en mon nom propre, j’adresse à SANGARIS , à son commandement et à vous-même, toutes nos félicitations et vous encourageons à poursuivre inlassablement ces opérations pour la sécurisation des populations sur toute l’étendue du territoire national. Nos remerciements d’adressent également aux plus hautes autorités françaises qui ont permis cette opération, ainsi qu’à l’ensemble du peuple français.

 

Recevez, Mon Général, l’expression de mes sentiments cordiaux.

 

Fait à Bangui, le 08 mai 2014

 

Pour le Bureau Politique

 

Le Président

 

Martin ZIGUELE

Lutte contre l'insécurité dans le Nord : Le MLPC félicite le patron de SANGARIS et remercie les autorités françaises
Lutte contre l'insécurité dans le Nord : Le MLPC félicite le patron de SANGARIS et remercie les autorités françaises
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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 14:04

 

 

 

Bureau Politique

 

Secrétariat Général N°________MLPC/BP/SG/014

 

 

                                                       DECLARATION

 

Le seuil des cent jours de Madame Catherine SAMBA-PANZA à la tête de notre pays, en qualité de Chef d’Etat de la Transition, vient d’être franchi. A cette occasion, la Présidente de Transition s’est adressée à la Nation, lors d’une communication solennelle au siège du Conseil National de Transition, pour son bilan d’étape.

 

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain salue cette initiative, qui est une première dans notre pays et qui gagnerait à être pérennisée, afin que ce devoir de compte rendu à notre peuple devienne un élément de consolidation de la gouvernance de la République.

 

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain rappelle que la transition politique en cours s’inscrit dans le cadre de la Charte Constitutionnelle de Transition, qui a voté une Feuille de route aux objectifs clairement indiqués. Il s’agit de :

 

- la restauration de la sécurité et la consolidation de la paix sur l’ensemble du territoire national;

 

- l’assistance humanitaire aux populations sinistrées, déplacées et réfugiées afin d’assurer leur retour rapide dans leurs communautés de base ;

 

- la restauration de l’autorité de l’Etat afin de garantir un retour à l’ordre constitutionnel et d’asseoir la bonne gouvernance des institutions ;

 

- et la relance économique, en créant les conditions de la relance du secteur productif et de la poursuite des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

 

Des efforts importants et indéniables ont été accomplis sur ces quatre fronts en trois mois d’activité. Cependant, force est de constater que la persistance de l’insécurité et son extension massive aux localités de nos provinces, avec très un niveau de cruauté inouïe, l’exposition continue des populations à la précarité dans les centres d’accueil, la poursuite de la délocalisation de nos compatriotes musulmans, la destruction en cours du cheptel bovin précédé par l’assassinat des éleveurs par des milices bien connues, et surtout le non désarmement de celles-ci, constituent des motifs de grande inquiétude quotidienne pour nos populations.

 

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain constate face à cette situation, que la tâche qui reste à accomplir pour restaurer la sécurité et la paix dans notre pays est immense. C’est pourquoi, devant les difficultés objectives à ramener de façon durable la sécurité pour les populations et leurs biens d’une part et la paix entre les communautés d’autre part, le MLPC, résolument rangé aux côtés de notre peuple, appelle à l’union sacrée de tous les fils et de toutes les filles de notre pays pour l’atteinte des objectifs de la Feuille de route de la Transition.

 

A cet effet, il exhorte les Autorités de la Transition à créer les conditions de cette union sacrée et opérationnelle de toutes les forces vives de la nation, afin qu’ensemble nous œuvrions de façon déterminée pour la cause de la paix et de la sécurité dont le retour doit être notre obsession de tous les instants. Il y va de la survie du Peuple centrafricain et de la République une et indivisible.

 

Fait à Bangui, le 8 mai 2014

 

Pour le Bureau Politique

 

Le Président

 

Martin ZIGUELE

Déclaration du MLPC après le seuil des cent jours de Mme Catherine Samba-Panza
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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 14:01

 

 

 

 

 

Il est porté à la connaissance de l’opinion tant nationale qu’internationale qu’à la date du 08.05.2014 ; à N’DELE au Nord de la République Centrafricaine, sera organisée une rencontre qui réunira tous les détachements militaires de l’ex-SELEKA.

 

Cette rencontre aura trois points à l’ordre du jour à savoir : 

 

La mise en place d’un État-major Général ; 

 

La nomination d’un porte-parole et 

 

La mise en place d’un comité de suivi en charge d’organiser une conférence réunissant les représentants de toutes les couches de la société.

 

Fait à Birao, le 07.05.2014

 

Noureddine ADAM

 

Général

COMMUNIQUE DE PRESSE N*001 / 05 / 2014
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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 13:57

 

 

 

 

08/05/14 (AFP) -

 

Treize personnes, dont deux civils, ont été tuées dans des affrontements entre ex-rebelles Séléka, majoritairement musulmans, et milices chrétiennes anti-balaka à Kaga Bandoro, à 300 km au nord de Bangui, a-t-on appris jeudi auprès de la Force africaine Misca. "De violents affrontements ont éclaté mardi dans le centre de Kaga Bandoro, entre les ex-Séléka et les anti-balaka (...) Treize personnes parmi lesquelles deux civils ont été tuées, et plusieurs autres blessées", a affirmé à l'AFP un officier de la Misca, sous couvert d'anonymat.

 

"Tout est parti d'une attaque des anti-balaka contre les ex-Séléka, à la suite d'une tentative de vol", a-t-il expliqué. "Ces affrontements ont donné lieu à des actes de pillages de part et d'autre, et de nombreuses maisons ont été incendiées par les deux camps. Des centaines de personnes se sont réfugiées à l'église catholique", qui accueille désormais près de 13.000 personnes, a ajouté cet officier.

 

L'officier a indiqué que les deux groupes ennemis "ont des effectifs de plusieurs centaines d'individus" chacun. "L'effectif des éléments de la force africaine à Kaga Bandoro ne permet pas une interposition, mais nous essayons de faire le maximum pour éviter le pire à la population", a-t-il assuré. Les ex-Séléka "ne cessent de venir à la paroisse pour exiger que les anti-balaka qui y ont trouvé refuge sortent. Autrement, ils vont entrer les chercher ou bien tirer sur tout le monde. Nous avons peur, et nous sommes très inquiets", a confié à l'AFP Suzanne Boïmandja, une habitante réfugiée dans l'église.

 

Depuis la prise de pouvoir de la rébellion Séléka en mars 2013, renversée en janvier 2014, la Centrafrique vit une crise sans précédent, rythmée par les exactions de l'ex-rébellion de la majorité musulmane en déroute, et celles des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka. La région Nord est l'une des plus sensibles du pays depuis plusieurs semaines, au cours desquelles de nombreux villages ont été attaqués, ainsi qu'un hôpital géré par l'ONG Médecins sans frontières la semaine dernière.

Centrafrique :13 morts dans des affrontements entre groupes armés
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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 13:48

 

 

Sangaris : point de situation du 7 mai 2014

 

08/05/14 (Afriquinfos)

 

En appui de la MISCA, la force Sangaris est déployée sur l’ensemble du territoire de la République Centrafricaine. Les éléments du dispositif Sangaris sont engagés dans l’ouest et le nord-ouest avec le GTIA Dragon, à Bangui et à Boda avec le GTIA Savoie et à l’est sur un axe Sibut – Bria avec le GTIA Scorpion. La semaine a été marquée par la prise en compte de la sécurisation de l’aéroport de Bangui par l’EUFOR RCA le mercredi 30 avril, jour de l’annonce par l’Union européenne de la capacité initiale opérationnelle de la force. La situation sécuritaire dans la capitale est restée calme cette semaine.

 

La MISCA et le GTIA Savoie poursuivent leurs missions de contrôle de zone, notamment dans les 3eet 5earrondissements, ainsi qu’à la sortie nord de la capitale. La coopération se poursuit entre les gendarmes centrafricains et les gendarmes français. La première patrouille en autonomie d’une trentaine de gendarmes de la brigade centrale de Bangui le 5 mai, accompagné d’un groupe de la MISCA, illustre la montée en puissance progressive des forces de sécurité intérieure centrafricaines (les FSI).

 

Dans l’ouest Le GTIA Dragon a poursuivi la sécurisation de la MSR reliant la capitale au Cameroun. Cette semaine, près de 150 véhicules, dont plus de 100 poids lourds sont entrés dans le pays sans escorte. Le 2 mai, la Force a accueilli à Bouar la visite de la présidente de transition Catherine Samba-Panza, accompagnée du général Soriano, commandant la Force Sangaris. Aucun incident n’est venu troubler cette visite présidentielle d’une grande importance pour la population et les autorités locales.

 

Le 5 mai, le GTIA Dragon a conduit une mission de reconnaissance depuis Bossangoa vers Paoua, ville située au nord-ouest de la République centrafricaine. Cette mission visait à reconnaître cette zone difficile d’accès, dans laquelle de nombreuses exactions étaient rapportées depuis une dizaine de jours, et à y rétablir la situation sécuritaire et humanitaire avec la MISCA. Alerté par un appui renseignement, les éléments de la Force Sangaris se sont déployés au niveau de Boguila, à moins d’une centaine de kilomètres de Paoua, pour protéger le village et barrer la route à une colonne de pick-ups et de motos transportant des individus lourdement armés.

 

Le groupe armé a immédiatement engagé le combat, manœuvrant avec agressivité contre les soldats français. Ces combats ont duré plus de trois heures et ont cessé dans la soirée. Face à l’agressivité de l’adversaire, la Force Sangaris a fait usage de son armement lourd (missile anti-char et mortier). La décision a également été prise d’engager un appui aérien d’avions de chasse, en provenance de Ndjamena. Au bilan, 1 pick-up et une dizaine de motos ont été détruites, et une dizaine de combattants sont estimés avoir été tués. Aucun blessé n’est à déplorer du côté de la force Sangaris.

 

L’action des militaires français a été saluée par les villageois de Boguila. Neuf jours auparavant, ces derniers avait été victimes du raid de « prédateurs » appartenant vraisemblablement au groupe armé qui s’est dévoilé le 5 mai. La force Sangaris est restée sur position le lendemain pour prévenir toute nouvelle attaque contre les populations. Dans l’est Le GTIA Scorpion est déployé de Sibut à Bria, son dispositif est désormais centré sur Bambari.

 

Ce nouveau déploiement facilite la mobilité du GTIA dans sa zone de responsabilité, dissuadant ainsi les incursions de groupes armés. Il peut ainsi assure la libre circulation entre Sibut et Bria et poursuit les rencontres avec les autorités locales. Ces rencontres sont l’occasion de diffuser de nombreux messages d’apaisement et d’explication de la mission de la Force Sangaris. Les éléments du GTIA Scorpion rayonnent aussi autour des axes principaux, afin de prendre en compte la situation dans des zones reculées. La situation semble se stabiliser, mais la vigilance reste de rigueur.

 

 

Centrafrique : l'armée française affronte les rebelles

 

(Le Figaro 07/05/14)

 

Le combat a duré trois heures. «Ce fut très violent», explique-t-on au ministère de la Défense français. Lundi en fin d'après-midi, des troupes de la force française «Sangaris» ont affronté des rebelles de l'ex-Séléka. L'accrochage s'est déroulé près de Boguila, un village à 450 kilomètres au nord de Bangui, alors qu'une compagnie renforcée française et un détachement des forces africaines menaient une mission de reconnaissance entre Bossangoa et Paoua.

 

Cette partie de la préfecture de l'Ouham est le théâtre depuis deux semaines d'attaques de groupes armés proches de l'ex-Séléka, une rébellion majoritairement musulmane. «Nous avons alors eu des renseignements sur un mouvement d'une colonne», a affirmé le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l'état-major. Ce groupe, composé d'une grosse quarantaine d'hommes montés sur deux pick-up et quinze motos, est fortement armé. Pour les soldats français, la surprise est venue d'ailleurs. À peine le contact établi, les rebelles ont en effet immédiatement engagé le combat. «Face à l'agressivité de cet adversaire, la force française a eu recours à de l'armement lourd, mortiers, missiles antichars», a-t-on indiqué à Paris.

 

Pour la première fois en Centrafrique, deux avions de chasse ont même décollé de N'Djamena, au Tchad, pour apporter un appui. Les rebelles ont finalement profité de la nuit tombante et de la végétation dense pour rompre et s'exfiltrer. Pour ces derniers, le bilan est lourd. Entre 10 et 15 insurgés ont perdu la vie. «Sangaris», pour sa part, ne compte aucun blessé. Un moment clé Selon plusieurs sources, ce groupe serait celui qui, le 26 avril, avait attaqué l'hôpital de Boguila, tuant 22 personnes, dont trois membres de Médecins sans frontières (MSF), qui gérait la structure.

 

Ce massacre n'était qu'une étape dans leur trajectoire. Les miliciens, d'anciens hommes de la Séléka qui pourraient être conduits par le colonel Issa, un temps chef de la rébellion à Paoua, avaient une dizaine de jours plus tôt attaqué Bouca, puis deux autres villages, faisant au moins six morts. À Bangui, le général Dhaffane Mohamed Moussa, l'un des responsables actuels de la Séléka, condamne l'accrochage: «Nous avons toujours dit qu'il fallait respecter les forces internationales. Ce ne sont pas des Séléka qui se sont battus ni qui ont tué des civils.» Dans les faits, la Séléka a explosé depuis le départ du pouvoir de leur président, Michel Djotodia. «On est revenu à l'état pré-Séléka», souligne un chef politique du groupe.

 

La Séléka, qui signifie «Alliance» en sango, était l'union de plusieurs rébellions longtemps antagonistes. Elles ont repris leur liberté, s'opposant entre des factions plus enclines à discuter avec Bangui et une aile dure de militaires revanchards. Paris redoute que ces derniers, qui se réarmeraient notamment au Soudan, relancent les violences. «L'accrochage de lundi, et sa violence, n'est peut-être pas un hasard. La France envoie là un message aux Séléka pour dire qu'il n'y a pas d'issue possible dans la confrontation», affirme un militaire africain. L'affrontement arrive par ailleurs à un moment clé.

 

Mercredi doit commencer à N'délé un congrès de la Séléka pour définir l'avenir du mouvement. La plupart des chefs doivent s'y rendre ainsi que Désiré Kolingba, candidat malheureux à la présidence par intérim contre Catherine Samba-Panza.

 

Tanguy Berthemet

 

http://www.lefigaro.fr/international/2014/05/07/01003-201405...

Centrafrique : l'armée française affronte les rebelles
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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 13:38

 

 

 

 

 (La Voix de l'Amérique 08/05/14)

 

Au lendemain de son discours prononcé devant les membres du CNT, la présidente centrafricaine accorde un entretien à la Voix de l’Amérique. Catherine Samba-Panza estime avoir fait ce qu’elle peut, cent jours après avoir été nommée à la tête du pays. Lors de votre discours devant le CNT, vous avez reconnu que les critiques étaient nombreuses à votre égard.

 

Qu’auriez-vous pu mieux faire au cours des trois derniers mois ?

 

Catherine Samba-Panza : "J’ai fait du mieux que j’ai pu. Je savais que ça ne serait pas facile. Je n’avais pas conscience que ça serait aussi difficile. Je m’étais engagée à essayer de résoudre les nombreux problèmes de la Centrafrique et de répondre aux attentes de la population. J’ai tenté du mieux que j’ai pu. Des actes ont été posés mais beaucoup reste à faire."

 

Vous avez annonce un remaniement ministériel, quand aura-t-il lieu ?

 

Catherine Samba-Panza : "Nous allons prendre le temps de le faire avec le Premier ministre et éviter les erreurs du passé. Il nous a été reproché une faible représentativité des anti-balaka, un surnombre des ex-Seleka et de ne pas avoir totalement pris compte l’équilibre régional. Autant de critiques dont nous tiendrons compte."

 

Vous avez récemment reçu à la présidence, l’un des leaders anti-balaka, Patrice Edouard Ngaissona. N’est-ce pas un mauvais signal envoyé en matière d’impunité ?

 

Catherine Samba-Panza : "Pas du tout. Je l’ai reçu et à la sortie de mon bureau, il a été entendu par les services judiciaires. Il est aujourd’hui sous contrôle judiciaire. Il doit pointer deux fois par semaines. Il n’a pas échappé à la justice de son pays."

 

Les anti-balaka sont-ils des ennemis de la paix en Centrafrique ?

 

Catherine Samba-Panza : "Cela a été dit à un moment c’est vrai. Il s’agissait de groupes incontrôlés qui ont commis des actes décriés. Il a donc fallu prendre des actions contre eux."

 

Aujourd’hui, les anti-balaka sont donc plus fréquentables ?

 

Catherine Samba-Panza : "Je ne sais pas mais ils ont tendu la main et déclaré qu’ils voulaient ramener la paix dans leur localité."

 

Vous semblez satisfaite du niveau de sécurité à Bangui mais en dehors de la capitale, personne ne croit au rétablissement de l’autorité de l’Etat ?

 

Catherine Samba-Panza : "Absolument car on ne peut pas le faire en trois mois. Tout est progressif. Nous n’avons pas les moyens financiers pour le faire de façon globale. Lorsqu’il y a la sécurité avec la Misca ou Sangaris, nous nous déployons le personnel de l’administration."

 

Les casques bleus en Centrafrique ne seront pas opérationnels avant ici septembre prochain N’est-ce pas trop tard ?

 

Catherine Samba-Panza : "Oui, septembre c’est très loin. Les Nations Unies ont des procédures à suivre, un agenda. J’aimerais bien que cet agenda soit avancé. La période de soudure, entre mai et septembre, est une période de tous les dangers. Les groupes armes vont essayer d’occuper le terrain."

 

Les musulmans ont-ils ont encore un avenir en Centrafrique ?

 

Catherine Samba-Panza : "Bien sûr. Ils sont chez eux. Ils ont connu des moments difficiles. Au niveau de la population, il y a une prise de conscience pour dépasser toute cette violence. Progressivement, nous essayons d’améliorer notre vivre ensemble."

 

Que pensez-vous de la création de l'Organisation de la résistance musulmane centrafricaine d’Abakar Sabone ?

 

Catherine Samba-Panza : "Cela participe à son désir de partition. Si c'est un mouvement politique qui vise à préparer sa participation à la prochaine élection, nous sommes dans un pays démocratique, nous n'y voyons pas d'inconvénient. S'il s'agit de prôner la partition, nous allons nous y opposer."

 

Vous vous opposez à la partition de votre pays mais, dans les faits, n’a-t-elle pas déjà eu lieu ?

 

Catherine Samba-Panza : "C'est vrai que dans les faits, les éléments de l'ex-Seleka se sont tous retrouves vers l'est du pays après le départ de Michel Djotodia. Cela dit, ce n'est pas tout l'Est. L'administration est présente à Ndele, Bria, Bambari, etc. Cette partition souhaitée par les forces negatives n'est pas acceptée par les Centrafricains et encore moins par les autorités."

 

Face à tous ces défis, pourquoi maintenez-vous le cap des prochaines élections pour février 2015 ?

 

Catherine Samba-Panza : "Je me suis engagé pour une transition de douze mois avec comme objectif l'organisation des élections le 15 février 2015. Je dois faire en sorte que ce délai soit maintenu. Maintenant, si l'autorité nationale des élections et la communauté internationale estiment que le chronogramme n'est pas tenable pour des raisons objectives, nous nous assiérons pour en parler. Si je décide moi-même d'assouplir ce calendrier, on me reprochera de vouloir m'incruster à la tête de l'Etat. Ce n'est pas mon souhait."

 

Propos recueillis par Nicolas Pinault

 

 

Les 100 jours de Samba-Panza ou l’espoir déçu en Centrafrique

 

07/05/14 (France TV Info)

 

C’est le 20 janvier 2014 que Catherine Samba-Panza a accédé à la présidence de la République de Centrafrique. Elle succédait à Michel Djotodia, homme-lige de la Séléka, contraint par ses pairs des Etats voisins de quitter le pouvoir. Les 100 jours de la présidente n’ont malheureusement pas ramené le calme. A l’époque, l’élection d’une femme semblait être un bon présage. Qui plus est, la maire de Bangui arrivait avec une réputation de neutralité et de rigueur.

 

Elle a bien tenté quelques opérations de réconciliation. Essayer de conduire les deux camps vers la paix. Mais son influence n’a pas pesé bien lourd. Et faute d’avoir son armée et sa police (du moins des hommes équipés et commandés), elle a été contrainte de laisser Sangaris et la Misca s’occuper de sécurisation. Aussi, dire que le bilan de ces 100 jours de présidence est mauvais est un euphémisme. Vives critiques de la presse D'ailleurs, la presse locale est féroce.

 

«En 100 jours au pouvoir, l’état de grâce, passé plus qu’inaperçu, est fini. Et de grâce, nous n’aurons vu que les couleurs de ses beaux tailleurs.» Le propos est définitif. Il émane du journal La nouvelle Centrafrique. Un éditorial au vitriol. RFI n’est guère plus tendre. Principal échec selon la radio, «l'incapacité des forces internationales et des autorités de transition à stopper les violences contre les musulmans». C’est vrai que la seule trouvaille pour faire cesser les violences, a été d’organiser l’exode des musulmans. Ce fut le cas à Boda et à Bangui.

 

Selon le site DW, 90% des musulmans ont quitté Bangui, soit entre 60 et 80 000 personnes. Un exode qui n’a fait que déplacer le problème, selon Guinée Conakry info. La Séléka semble renaître de ses cendres, et transformer le nord-ouest du pays en coupe-gorge. Quatre jours de combats à Mala, au nord de la capitale, ont fait 28 morts, dont six miliciens de la Séléka. Déplacement des violences Autre inquiétude, l’hôpital de Boguilla a été attaqué et trois employés de Médecins sans frontière ont été tués.

 

On ne connaît pas l’identité des assaillants. Mais l'ONG a préféré fermer l’hôpital, «consternée par le fait que le gouvernement de transition n’ait pas largement et fermement condamné le massacre de Boguila, ainsi que toutes les violences similaires ayant eu lieu sur l'ensemble du pays.» Enfin lundi 5 mai, les soldats français ont été attaqués dans ce même secteur. Une colonne lourdement armée selon le porte-parole de l’armée. Il a fallu l’intervention de l’aviation depuis N’Djamena pour en venir à bout. Rétablir les services publics Le 2 mai dernier, le Premier ministre André Nzapayéké a présenté la feuille de route de son gouvernement aux membres de la société civile ainsi qu’aux syndicats.

 

La restauration de la sécurité et la paix sur l’ensemble du pays, l’assistance humanitaire, l’élaboration d’une nouvelle constitution en vue des prochaines élections et la relance économique sont les principaux axes de cette feuille de route. Un programme dont le coût est estimé à 220 milliards de francs CFA (300 millions d’euros). Après trois mois de présidence, Catherine Samba-Panza n’a pas pu rétablir un minimum de service public dans le pays. Le problème essentiel reste la sécurité de la population. Ainsi le 29 avril, à l’ouverture de l’année judiciaire, elle a dit attendre le redéploiement de la justice dans l’intérieur du pays.

 

A cette occasion, le premier avocat général de la cour de cassation, Sylvestre Otto, a dressé un bilan catastrophique de l’état de la justice dans le pays. «Les institutions judiciaires ont été la cible des attaques des rebelles de la coalition Séléka. Cette situation s’est traduite par l’exode forcée des acteurs judiciaires de toutes les juridictions de provinces sur Bangui.» 20 tribunaux sur 24, deux cours d’appel sur trois ne fonctionnent plus.

 

Jacques Deveaux

Catherine Samba-Panza à la VOA : "Les musulmans ont leur place en Centrafrique. C'est chez eux"
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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 01:49

 

 

 

 par RFI 07-05-2014 à 23:02

 

Les réactions sont mitigées en Centrafrique après le discours de la présidente de transition le 6 mai. Catherine Samba Panza, a présenté le «bilan de ses cent jours à la tête de la transition». Plusieurs partis auraient aimé plus de propositions concrètes pour enfin améliorer la sécurité et faire avancer la réconciliation, mais ils ont quand même apprécié l'idée d'un gouvernement plus représentatif.

 

Les populations ont été marquées dans leur cœur, dans leur tête, par les horreurs qu'elles ont vécu, et il n'est pas facile de faire le deuil de tout cela, et c'est toute la population toutes tendances confondues, qui doit s'impliquer pour le désarmement Catherine Samba-Panza - Invité soir Présidente centrafricaine de la transition 07/05/2014 - par Olivier Rogez

 

Catherine Samba-Panza a annoncé quelques changements au sein de l'exécutif et la réforme des forces armées. Mais la présidente n'a pas vraiment réussi à convaincre tout le monde, notamment Maître Blaise Hotto Fleury. Le porte-parole du Rassemblement démocratique centrafricain, et membre du CNT est sceptique, même s'il ne ferme pas la porte à la participation de son mouvement à un gouvernement remanié : « Catherine Samba-Panza a essayé de faire un descriptif de la situation qu’elle est venue trouver jusqu’à ce jour. Ce n’est qu’un descriptif. Mais qu’est-ce qu’on va faire d’ici là ? Comment allons-nous en sortir ? Qu’est-ce qui a déjà était fait ? Qu’est-ce qui reste à faire ? Où on a été bloqué ? Pourquoi cela ne marche pas ? C’est un diagnostic qu’on attendait d’elle. Un diagnostic des traitements à administrer à la société centrafricaine pour son relèvement. Pas un descriptif. Ce n’est pas du tout ce qu’on attend pour amener le peuple centrafricain vers la paix ».

 

L'idée d'un gouvernement plus représentatif, évoquée mardi par la présidente centrafricaine, a séduit plutôt le coordinateur des milices anti-balaka. Le coordinateur des anti-balaka, Edouard Patrice Ngaissona, a été sensible à la main tendue de la présidente et impressionné par sa détermination : « J’ai été invité, c’est déjà un geste fraternel que j’apprécie. Catherine Samba-Panza tend la main à une réconciliation nationale, un dialogue franc entre Centrafricains. C’est un geste très positif. Ce qui nous rassure c’est que par tous les moyens, elle cherche à amener les Centrafricains à se comprendre, à se pardonner, et à tourner la page (…) De notre point de vue, par rapport à ce qu’elle veut faire, nous sommes disposés à l’aider dans sa lourde mission ».

 

Le Mouvement pour la libération du peuple centrafricain aurait bien aimé aussi un peu plus d'engagements de la part de Catherine Samba-Panza, mais il se dit prêt à participer à un gouvernement de transition. Rien n'est fait pour l'instant, mais Luc Guéla, le porte-parole du MLPC, est plutôt enthousiaste : « Il faut que la présidente se déploie plus, il faut qu’elle ait un gouvernement d’action et non un gouvernement passif, qui n’est pas sur le terrain et qu’il ne peut pas remettre la zone de sécurité en place (…) Malheureusement, l’insécurité continue de persister, et nous, MPLC, nous l’encourageons pour qu’elle puisse réussir».

 

A la question si Luc Guéla serait prêt à participer à un gouvernement même si Catherine Samba-Panza ne lui propose pas ou au MPLC, le poste de Premier ministre, il répond que « ce n’est pas le poste de Premier ministre à l’heure actuelle qui nous intéresse. Nous verrons dans quelles conditions (…) nous pourrons rentrer dans ce gouvernement ; si elle nous fait appel et que nous pensons qu’il faut lui donner un coup de main pour réussir dans le pays. Il faut que cela soit une union de force. Notre problème c’est surtout la paix ».

RCA: réactions mitigées après la promesse d'un remaniement gouvernemental
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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 01:18

 

 

 

 C’est avec une profonde douleur que la famille NGOUPANDE vous fait part du décès de Monsieur Jean Paul NGOUPANDE survenu à Paris ce dimanche suite à un arrêt cardiaque.

 

Programme

 

Mise en bière : Vendredi 09 mai 2014 à 09 h 30 mn

 

Lieu : 7, boulevard Ménilmontant. Metro : Philippe Auguste.

 

Veillée : Samedi 10 mai 2014 à 17 h 30 mn

 

Lieu : L’espace Masséna, 14-16, rue de Patay 75013 Paris M. bibliothèque F. Mitterrand

 

Transport : -Bus 132 ou 27 – Arrêt Regnault -Bus 64 ou 62 – Arrêt Patay Tolbiac

 

07/05/2014

Communiqué de la Famille Jean-Paul NGOUPANDE
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Centrafrique-Presse.com
8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 01:09

 

 

 

http://www.adiac-congo.com/content/centrafrique-le-pam-etablit-un-pont-aerien-pour-maintenir-lassistance-humanitaire-12699

 

Jeudi 8 Mai 2014 - 1:00 Grâce à ce mécanisme mis en place, le Programme alimentaire mondial (PAM) a transporté ce 7 mai 50 000 litres de carburant par avion de Nairobi à Bangui pour un coût de 280 000 dollars (200 000 dollars pour le transport et 80 000 dollars pour le carburant), annonce l’agence onusienne dans un communiqué Le pont aérien permet non seulement de transporter du fuel à la Centrafrique, confrontée à une pénurie de carburant, mais aussi de fournir de l’aide d’urgence aux plus vulnérables. Pour des raisons administratives et de sécurité, le transport de carburant par des camions commerciaux entre le Cameroun et la RCA en provenance du Cameroun a été interrompu.

 

Le Service humanitaire aérien des Nations unies (UNHAS), géré par le PAM, a dû par conséquent suspendre ses vols depuis le 23 avril, mettant ainsi en péril l’assistance apportée par le PAM et les autres agences humanitaires. « Ce pont aérien est un coût supplémentaire énorme pour notre opération en Centrafrique, mais nous n’avons pas le choix. Des centaines de milliers de personnes ont besoin de notre aide à Bangui et à l’intérieur du pays, et l'UNHAS est essentiel pour l’ensemble de la communauté humanitaire », a déclaré Denise Brown, directrice régionale du PAM pour l’Afrique de l’Ouest.

 

D’après le PAM, l'UNHAS transporte en moyenne 1 800 passagers par mois vers 27 destinations en RCA. Ce service est essentiel pour assurer les déplacements des travailleurs humanitaires et les évacuations d’urgence. Il transporte également des produits nutritionnels spécialisés dans les régions les plus reculées afin de prévenir et soigner la malnutrition.

 

En plus de la pénurie de JET A-1, la RCA doit faire face également à une pénurie de carburant pour les transports routiers. Si les livraisons par la route ne reprennent pas rapidement, les stocks du PAM pour les voitures et camions seront épuisés dans trois semaines, compromettant l’acheminement de l’aide alimentaire. « Nous espérons qu’un accord aboutira entre les chauffeurs, les compagnies pétrolières, le gouvernement et les autres parties prenantes afin d’assurer la reprise des distributions rapidement », a ajouté Denise Brown.

 

Le PAM fournit une aide d’urgence vitale aux populations de RCA, y compris un soutien nutritionnel à 25 000 enfants souffrant de malnutrition chronique et aigüe. Les deux tiers des bénéficiaires de l’aide humanitaire se trouvent dans les zones rurales hors de Bangui, y compris dans les provinces de Bambari, Bossangoa, Bouar, Kaga Bandoro, et Paoua. Nestor N'Gampoula

Centrafrique : le PAM établit un pont aérien pour maintenir l’assistance humanitaire
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