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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 05:23

 

 

http://www.financialafrik.com/  par RÉDACTION 21 février, 2016

 

Il est l’homme qu’on n’attendait pas au bout du chaos de la guerre civile qui a relégué la Centrafrique à l’avant dernier pays au monde (juste avant le Burundi) en terme de PIB.

 

Mais c’est bien, lui, Faustin-Archange Touadéra*, 58 ans, qui, au terme du second tour de la présidentielle centrafricaine du 14 février  et fort du soutien de 21 des 28 candidats recalés au premier tour, a recueilli 62,71% des suffrages contre 37,29% pour son rival, Anicet-Georges Dologuélé, ancien premier ministre, qui faisait figure de favori.

 

Ces résultats proclamés samedi par la présidente de l’Autorité nationale électorale (ANE), sous le regard vigilant des 10 000 casques bleus de l’ONU et de 900 soldats français de la force Sangaris doivent désormais être validés par la Cour constitutionnelle de transition.

 

S’il était inconnu au bataillon au début de la course, Faustin-Arachange Touadéra n’est pas un novice, ayant été premier ministre de l’ancien président, François Bozizé, entre 2008 et 2013. Sa démission, deux mois avant le coup d’Etat de mars 2013 qui a plongé ce pays de 5 millions d’habitants dans le chaos, fait du nouveau président de l’ex Oubangui-Chari un homme consciencieux aux yeux d’un peuple martyrisé à la recherche du super-héros.

 

L’ancien recteur de l’université de Bangui parviendra-t-il à extirper la Centrafrique d’un incessant retour à la case départ depuis l’empereur Bokassa? A son compte, le «suicide politique» de l’ancien président, François Bozizé, qui avait appelé à voter pour son rival, Anicet-Georges Dologuélé.. Le président Bozizé qui avait pris la fuite lors du coup d’Etat de 2013 avant de s’improviser l’homme providentiel depuis l’extérieur mesure son désamour populaire à travers ses consignes de votes qui ont eu l’effet contraire sur celui sensé en bénéficier.

 

Lors du premier tour, le nouveau président avait recueilli 19%. Soutenu par une coalition de candidats disqualifiés au terme de ce premier round comme Martin Ziguelé, arrivé quatrième, le Président élu a besoin d’alliances fortes pour réunifier un pays fracturé entre les milices confessionnelles et, il faut le dire, le grand banditisme sous couvert de revendications politiques à main armée.

 

Avec plus de 60% de ses habitantes sous le seuil de la pauvreté, la Centrafrique n’accordera pas d’état de grâce à son nouveau leader. Le Président devra faire ses preuves rapidement en engageant de grandes mesures pour faire repartir l’exploitation minière (140 000 carats de diamants échappent au contrôle depuis 2013, selon l’ONU) et stopper la saignée du trafic Illicite.

 

Entre reconstituer les forces armées centrafricaines (FACA), désarmer les milices Séléka et Anti-Balaka, gérer le retrait annoncé des forces françaises en 2016, ramener des milliers de réfugiés à la maison et redresser une économie qui a accusé le triste record de 36% de recul de PIB en 2014, le président Faustin Archange Touadéra n’aura pas droit à l’erreur.

 

Albert Savana


*Professeur en mathématiques pures, diplômé de l’université de Lille 1 et de Yaoundé où il a obtenu un doctorat d’État, Faustin-Archange Touadéra a été longtemps enseignant à l’École normale supérieure (ENS) de Bangui, avant de devenir recteur de l’université de Bangui en 2005.

 

 

Lu pour vous : Centrafrique: Faustin-Archange Touadéra au bout de la nuit

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 04:29

 

 

 

Par RFI  21-02-2016 Modifié le 21-02-2016 à 04:24

 

L’ancien Premier ministre, Faustin-Archange Touadéra, a été élu président de Centrafrique, samedi. A 59 ans, il aura la lourde charge de redresser un pays qui a sombré dans le chaos après le renversement de François Bozizé par la rébellion Seleka en mars 2013.

 

Faustin-Archange Touadéra, c'était le candidat-surprise. Taciturne, discret, peut-être un peu trop, l'homme a su tout au long de sa carrière s'appuyer sur des réussites tangibles. Professeur de mathématique, recteur de l'université de Bangui, puis député, c'est l’ex-président François Bozizé lui-même qui ira le débaucher de son poste à l'université pour le nommer Premier ministre, de 2008 à 2011.

 

C'est sous son mandat qu'il va bancariser les salaires des fonctionnaires. Une action qui est restée gravée dans la mémoire des Centrafricains qui voient en lui un financier compétent.

 

Et pourtant, l'argent, c'est ce qui lui a fait cruellement défaut lors de sa campagne. Il s'est présenté en indépendant après avoir annoncé un peu trop précipitamment sa volonté de briguer la magistrature suprême, alors que la candidature de François Bozizé n'était pas encore invalidée. Une précipitation qui a valu son éviction du parti de l'ancien chef de l'Etat, le KNK.

 

Peu importe, Faustin-Archange Touadéra a rallié les déçus du premier tour et a finalement remporté l'élection. Beaucoup de ses détracteurs soulignent que ses nombreuses alliances pourraient lui porter préjudice dans ses premiers mois de mandats.

 

A 59 ans, issu de la société civile, il va avoir la lourde tâche de renouer avec le peuple et d’engager une réelle réconciliation entre les communautés, avant même de s'atteler à la reconstruction du pays.

Qui est Faustin-Archange Touadéra, le nouveau président en RCA?

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 18:26
Faustin-Archange Touadéra élu président de Centrafrique

 

 


Bangui - AFP / 20 février 2016 18h17 - L'ancien Premier ministre Faustin-Archange Touadéra a été élu président de Centrafrique, a annoncé samedi à Bangui l'Autorité nationale électorale (ANE).


Selon les résultats du second tour de la présidentielle publiés par la présidente de l'ANE, Madeleine Nkouet Hoornaert, M. Touadéra, dernier Premier ministre de l'ex-président François Bozizé renversé en 2013, a recueilli 62,71% des suffrages contre 37,29% pour son rival, Anicet-Georges Dologuélé.


Ces résultats doivent être validés par la Cour constitutionnelle de transition.

Désormais chargé de redresser un pays parmi les plus pauvres de la planète qui a sombré dans le chaos après les tueries intercommunautaires de 2013-14, M. Touadéra a obtenu 695.059 voix, contre 413.352 à M. Dologuélé, selon l'ANE.

Malgré la volonté affichée des électeurs à Bangui lors du second tour dimanche de voter en masse pour élire un président, après de nombreux reports, afin de tourner la page des violences, la participation au niveau national n'a pas été aussi forte qu'attendue par les responsables politiques centrafricains.


Sur 1.954.433 électeurs inscrits, 1.153.300 ont voté, pour 1.108.411 suffrages exprimés, selon l'ANE.


Anicet Georges Dologuélé, un des favoris parmi 30 candidats en lice, était arrivé en tête du premier tour (23,78%) le 30 décembre. Le score de M. Touadéra (19,42%), candidat indépendant qui a fait une campagne discrète avec moins de moyens financiers que son adversaire, avait été la grande surprise du premier tour.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=678468 

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 18:21

 

               

APA-Ouagadougou (Burkina Faso) –2016-02-20 16:03:55 Le Premier ministre français, Manuel Valls, s’est réjoui, samedi à Ouagadougou, de la manière dont s’est déroulée l’élection au Burkina Faso sanctionné par la victoire Roch Marc Christian Kaboré, soulignant qu’un tel procédé était ‘’un exemple pour l’Afrique’’.


« L'élection du nouveau président avait été un exemple pour l'Afrique de l'Ouest et pour l'Afrique, c'est-à-dire l'élection préparée par une transition démocratique et par des élections libres qui n'ont pas donné lieu à des contestations'', a déclaré Manuel Valls, au sortir d'une audience avec le président burkinabè.

Selon le locataire de Matignon, arrivé à Ougadougou pour une visite de quelques heures. « les défis du Burkina sont majeurs. Il y a le développement économique où beaucoup de retard a été pris ces derniers temps, de l'agriculture, de l'éducation et de la santé, d'eau et d'assainissement''


‘'Toutes ces questions, a-t-il souligné, attendent le gouvernement de ce pays avec malheureusement un préalable, la sécurité''.


Arrivé ce samedi aux environs de 9h à l'aéroport international de Ouagadougou, Valls a été accueilli par son homologue burkinabè, Paul Kaba Thiéba, accompagné du premier vice-président de l'Assemblée nationale burkinabè, Stanislas Sankara, du ministre de la Sécurité, Simon Compaoré, et du ministre des Affaires étrangères, Alpha Barry.


C'est la première fois que Valls effectue une visite officielle au Burkina Faso.
 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=846371#sthash.rA4JKgqz.dpuf

Valls qualifie d'''exemple pour l'Afrique'' l'élection de Marc Christian Kaboré
Valls qualifie d'''exemple pour l'Afrique'' l'élection de Marc Christian Kaboré

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 18:06

 

 


Le président ougandais Yoweri Museveni a été réélu pour un cinquième mandat, a annoncé samedi la Commission électorale. L'impartialité du scrutin organisé jeudi a toutefois été mise en cause par les observateurs de l'Union européenne et du Commonwealth.


"La commission déclare que le candidat Yoweri Kaguta Museveni, ayant obtenu plus de 50% des suffrages valides exprimés, est élu président de la République d'Ouganda", a déclaré son président, Badru Kiggundu. Le chef de l'Etat sortant a obtenu 60,75% des voix, loin devant son principal rival, Kizza Besigye (35,37%).


Dans un communiqué publié quelques minutes plus tard, l'opposant a demandé à la communauté internationale de "rejeter les résultats de cette parodie d'élections".


Résultats contestés


Un peu plus tôt, son parti, le Forum pour le changement démocratique (FDC), avait déjà exhorté "les Ougandais et la communauté internationale à rejeter et condamner la fraude qui a été commise et à la révéler dans son intégralité".



La réélection de Yoweri Museveni était attendue. Lors des quatre élections précédentes, le président, âgé 71 ans dont 30 au pouvoir, s'était à chaque fois imposé au premier tour. Il avait obtenu 75% des voix en 1996, 69% en 2001, 59% en 2006 et 68% en 2011.



M. Museveni est arrivé au pouvoir en 1986, après avoir renversé l'autocrate Milton Obote. Il est encore très populaire dans les campagnes et bénéficie de la puissance financière et de l'expérience électorale de son parti, le Mouvement de résistance nationale (NRM).



Ministres évincés


Si M. Museveni a été réélu, 19 de ses ministres auraient perdu leur siège aux législatives de jeudi, selon les médias ougandais. Ce serait notamment le cas des ministres de la Défense Crispus Kiyonga, chargé de la médiation dans la crise au Burundi, et de la Justice Fred Ruhindi.



Le premier tour de la présidentielle et des législatives a été particulièrement chaotique dans la capitale Kampala, ville réputée acquise à l'opposition: de nombreux bureaux ont ouvert jeudi avec plusieurs heures de retards, provoquant des heurts entre électeurs en colère et forces de l'ordre.



Critiques internationales

 

La mission d'observation européenne a dénoncé le "manque de transparence et d'indépendance" de la Commission électorale, ainsi que "l'atmosphère d'intimidation" imposée par le régime.



Les observateurs du Commonwealth, dirigés par l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, ont aussi mis en cause la "compétence" et la "crédibilité" de la Commission électorale et déploré des "retards inexcusables".



Opposants arrêtés


Les observateurs européens ont par ailleurs critiqué l'arrestation vendredi de Kizza Besigye. L'opposant a été interpellé alors qu'il tentait de tenir une conférence de presse au siège de son parti pour publier ses propres résultats. Selon un haut responsable du FDC, l'opposition dispose de résultats marquant des "différences flagrantes" avec les chiffres officiels.



M. Besigye a été reconduit à sa maison de Kampala en fin de soirée, sans avoir été inculpé. Mais une forte présence policière entourait samedi matin sa maison. Le FDC a également affirmé sur Twitter que la police entourait ses locaux samedi matin.


Les Etats-Unis ont estimé que le "harcèlement" dont a été l'objet M. Besigye et ses partisans "posait question sur la volonté de l'Ouganda de mener un processus d'élections transparent et crédible, sans intimidations".



Un autre rival de M. Museveni, l'ancien Premier ministre Amama Mbabazi, a été placé en résidence surveillée, selon son porte-parole.



L'Ouganda, pays enclavé d'Afrique de l'Est dont la population est estimée à 37 millions d'habitants, n'a jamais connu d'alternance politique pacifique depuis son indépendance en 1962.



(ats / 20.02.2016 14h56)

 

 

Ouganda: l'opposition rejette les résultats d'une parodie d'élections


Kampala AFP / 20 février 2016 15h03 - Le principal candidat d'opposition en Ouganda, Kizza Besigye, a déclaré samedi rejeter les résultats d'une parodie d'élections, quelques minutes après l'annonce de la réélection du président sortant Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 30 ans, pour un cinquième mandat de cinq ans.


Les résultats de l'élection présidentielle doivent être rejetés, a déclaré dans un communiqué M. Besigye, qui a obtenu 35,37% des voix, contre 60,75% à M. Museveni. Je vous demande, au nom des courageux citoyens ougandais, de rejeter les résultats de cette parodie d'élections, a-t-il ajouté à l'attention de la communauté internationale.

Nous avons juste été témoins de ce qui doit avoir (jamais) été le processus électoral le plus frauduleux en Ouganda, a repris M. Besigye, qui a affirmé avoir été placé en résidence surveillée et a adressé une longue liste de reproches au régime et aux organes de l'Etat.


La Commission électorale n'est pas indépendante et tout le monde a pu observer son incompétence technique, a-t-il estimé, avant de dénoncer les gros retards enregistrés jeudi, le jour du vote, le blocage des réseaux sociaux, les restrictions à la liberté d'expression et les arrestations de ses partisans.


Aujourd'hui, je suis en résidence surveillée. Ma maison est bouclée et je ne suis pas autorisé à partir. Personne n'est autorisé à rentrer dans ma maison, a-t-il repris, ajoutant ne pas avoir non plus accès à internet.


Cela n'a pas été un processus électoral. C'est un coup d'Etat militaire masqué, a-t-il encore jugé, avant de réclamer la constitution d'une commission internationale pour rétablir ce qui à ses yeux est le vrai résultat des élections.


Son parti, le Forum pour le changement démocratique (FDC), avait déjà appelé samedi les Ougandais et la communauté internationale à rejeter et condamner la fraude qui a été commise et à la révéler dans son intégralité.


L'impartialité de la Commission électorale a aussi été mise en cause par les observateurs de l'Union européenne et du Commonwealth.


Arrivé au pouvoir en 1986 - après avoir renversé l'autocrate Milton Obote, M. Museveni est encore très populaire dans les campagnes et bénéficiait de la puissance financière et de l'expérience électorale de son parti.


L'Ouganda, pays enclavé d'Afrique de l'Est dont la population est estimée à 37 millions d'habitants, n'a jamais connu d'alternance politique pacifique depuis son indépendance en 1962.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=678445 http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=678444 

Le président ougandais Museveni réélu pour un cinquième mandat

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 17:40
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Touadera élu à 62,71%, scène de liesse à Bangui

 

http://rjdh.org/  PAR SAINT-CYR GBEGBE LE 20 FÉVRIER 2016

 

Faustin Archange est déclaré provisoirement par l’Autorité National des Elections, élu à 62,71% contre son adversaire Anicet Georges Dologuélé qui a obtenu 37,29%.  Scène de liesse dans la capitale Bangui, après la proclamation de ces résultats provisoires par l’ANE.

 

Toute la capitale est en ébullition après la proclamation. Faustin Archange Touadera, l’ancien premier a obtenu au total 695.559 voix contre son challenger Anicet Georges Dologuélé, lui aussi ancien premier ministre qui a eu 413.352 voix.

 

Ces résultats provisoires placent alors Faustin Archange Touadera à la tête de la présidentielle en Centrafrique.

 

La Cour Constitutionnelle de Transition a, selon le code électoral, 15 jours francs pour proclamer le président de la République, qui succédera à Catherine Samba-Panza en tête de la transition depuis deux ans.

 

 

Le ministère de l’administration du territoire dote la préfecture de la Nana Gribizi en matériels

 

http://rjdh.org/ PAR DANIEL NGUERELESSIO LE 20 FÉVRIER 2016

 

Cinq (5) ordinateurs, des registres d’actes de naissances, des transcriptions des jugements supplétifs, des registres de mariages et de décès, tels sont les matériels fournis par le Ministère de l’administration du territoire, le vendredi 19 février 2016 à la préfecture de la Nana Gribizi. Ceci dans le cadre du redéploiement de l’administration de l’Etat dans les provinces de la RCA.

 

Nouèlanie Mireille Ouakoro, cheffe de mission au ministère de l’administration du territoire a indiqué que cette dotation est l’appui de UNFPA au gouvernement, dans le cadre de la relance des activités de l’autorité de l’Etat.

 

Elle a par ailleurs ajouté que « la mission consiste à faire  des suivis et évaluations des activités du redéploiement des fonctionnaires et agents de l’Etat, affectés dans la préfecture de Kémo et de la Nana Gribizi. « Aussi de vérifier les infrastructures de l’Etat », a-t-elle ajouté.

 

C’est pour la première fois qu’une telle mission s’organise dans la Nana-Gribizi dont l’Autorité de l’Etat peine à se redéployer.

 

 

 

Boulevard Charles De Gaule de Bangui toujours en dégradation malgré le lancement de sa réhabilitation

 

http://rjdh.org/ PAR ARMANDO YANGUENDJI LE 20 FÉVRIER 2016

 

La Boulevard Charles de Gaule qui quitte le centre-ville de  Bangui en allant vers Ngaragba et Ouango dans le 7è arrondissement de Bangui connait une détérioration très poussée. Ce qui rend difficile  la circulation des personnes et de leurs biens sur cette voie.   

 

« Cette avenue qui était autre fois goudronnée, connait actuellement une dégradation avancée. Lorsqu’on quitte les quartiers Ouango ou Ngaragba pour venir en ville et vice versa, du coup l’on se  plonge dans une vase de poussière. Des habits de passagers et des conducteurs qui empruntent cet axe sont tachés de poussière rouge », a expliqué sous l’effet de la colère Sévin Magba, qui revient du travail avec un accoutrement coloré de poussière.

 

La plainte est générale chez les habitants des quartiers précités. Clotilde Yango, élève au Lycée d’Etat des Rapides se dit «  préoccupée de la lenteur des travaux de réhabilitation de cette voie ». Elle appelle le gouvernement de «  d’accélérer la réhabilitation afin de permettre aux véhicules de transport en commun taxis, mototaxis et bus d’emprunter l’axe pour aider la population car, les véhicules fuient cet axe à cause de sa dégradation», a-t-elle souhaité.

 

Les conséquences sont énormes et impactent sur le coût élevé  du transport dans ce secteur, car beaucoup de propriétaires ont refusé de mettre leurs  engins sur  cet axe. Ernest Zoao conducteur de taxi soutient l’information. « Mon patron m’a interdit de faire l’axe ville-Ouango parce que la route n’est pas praticable. J’ai le souci d’aider les parents surtout les élèves et les  travailleurs habitant ce secteur, mais on y peut rien si le gouvernement ne fait rien pour sa population», a  expliqué ce conducteur.

 

Jacques Masenéngué, vendeur ambulant que nous avons rencontré en face de  la prison de Ngaragba a fait savoir que «  nous avons assisté il y a de cela  deux mois à la pose de pierre pour la réhabilitation de ce tronçon par la présidente de Transition Catherine Samba-Panza. Mais on ne sait pas pourquoi cela tarde encore ».

 

Les travaux de réhabilitation de l’avenue Ouango-ville ont été lancés en septembre 2015.

 

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 12:59

 

 

http://www.diaspora-magazine.com/  Jeudi 18 Février 2016 à 17:00

 

Dominique Yandoka, membre de la jeunesse de l’Alliance des Forces Démocratiques de la Transition (AFDT) a été arrêté et détenu à la prison du port amont pendant trois jours suite à la marche organisée par cette jeunesse pour demander l’annulation des élections. Trois jours plus tard, il sera libéré. C’est alors qu’il nous a accordé une interview le 4 février à l’hôtel Ledger Plaza.

 

Dominique Yandoka, bonjour ! Parlez-nous un peu de la marche que vous avez organisée récemment suite à laquelle vous avez été arrêté ? 


Notre marche avait pour but d’aller déposer un mémorandum auprès des institutions telles que la Minusca, l’Union Européenne, l’Union Africaine et la Présidence de la République ainsi que d’autres organismes de la place. C’était une marche pacifique dans le sens où malgré tout ce qui s’est passé en Centrafrique, la justice de notre pays n’a pas tiré leçon. Elle avait pris une décision politique de sélectionner des candidats suite à une élection et de nous imposer un choix de la communauté internationale. C’est pour cette raison que nous les jeunes avons décidé de faire cette marche demandant l’annulation des élections parce qu’il y va de notre avenir. 


Est-ce que cette marche avait son sens d’être du moment où la décision de la Cour constitutionnelle n’est susceptible d’aucun recours ?

 
En temps normal, à partir du moment où la Cour constitutionnelle se prononce sur un cas, sa décision n’est susceptible d’aucun recours. Sauf qu’aux yeux du monde entier, cette Cour a dit plus la politique que le droit. Donc nous en tant que citoyens, jeunes, avons décidé d’aller à l’encontre de cette décision politique de la Cour constitutionnelle.  Pour moi, pour vous et pour le monde entier qui nous écoutent, cette marche a un sens parce que le droit de manifester est un droit constitutionnel. Personne ne pourrait nous l’interdire. 


Est-ce que vous l’aviez fait dans les règles de l’art, c'est-à-dire en respectant les procédures ? 

Nous avons respecté la procédure, c'est-à-dire que dans un premier temps, nous nous sommes adressés au ministre de la Sécurité publique pour déposer une demande officielle tout en donnant de temps aux autorités de nous encadrer pour ne pas qu’il y ait débordement. Nous avons effectué deux demandes. Suite à cela, nous avons constaté dans un premier temps que le délai pour organiser la marcher était trop court pour réécrire au ministre. Nous lui avons adressé une lettre d’information modifiant la date et l’itinéraire. Le ministre a promis de nous répondre, c'est-à-dire de nous donner son accord ou non.  Il a promis de nous notifier sauf que jusqu’au jour de la marche on a reçu aucune notification. Pour éviter qu’il y ait de débordement, nous avons envoyé une correspondance avec accusé de réception auprès des forces Sangaris ainsi que ceux de la Minusca leur demandant de venir prêter main forte aux autorités locales pour nous aider à faire cette marche. Donc la Sangaris nous a donné son accord de principe.  Le soir, à la veille même de cette marche, les éléments de la Sangaris m’ont appelé pour dire qu’ils sont en réunion de concertation avec les autorités pour nous encadrer demain. 


Comme le ministre de la Sécurité ne nous a pas encore donné son accord, nous avons décidé d’aller symboliquement marcher quittant notre point de rencontre initiale pour allez déposer le mémorandum auprès de la Minusca. C’est ce qui avait été fait. J’ai été reçu avec mes collègues par un cadre de la Minusca. 

En attendant la réponse, nous avons délégué quatre personnes y compris moi dans un véhicule pour aller déposer auprès de l’UA, de l’UE et auprès de la Présidence de la République sans la foule. En route, j’ai croisé monsieur Zouma au niveau de l’église Sion où nous nous sommes fait arrêter par la police qui nous a emmenés au commissariat du port.

 
Quelles ont été les conditions de votre détention ?

 
J’ai été molesté,  manu militari, menotté, jeté en cellule où j’ai passé trois jours jusqu’à lundi qu’on nous a transcrit devant le procureur. 

 

Dans les deux, trois premières heures, c’était très difficile parce qu’ils étaient très agressifs envers nous. Il y avait des gens qui nous proféraient des menaces, qui sortaient leurs armes, qui sortaient même des couteaux pour dire qu’ils allaient nous tuer jusqu’à ce qu’il y ait eu l’intervention d’un haut gradé de la police qui est venu quatre heures après me dire de sortir  pour être transféré dans une autre geôle. Moi, personnellement, ils m’ont menotté. Comme vous pouvez le constater sur mes bras, il y a des traces de menottes.

   
Quelle a été la décision de la justice pour que vous soyez libre aujourd’hui ?

 
Je tiens sincèrement, même si la Cour constitutionnelle n’avait pas dit le droit, il existe encore des hommes de valeur dans ce pays. Il existe encore des juges d’une certaine lucidité. Je rends aussi hommage au procureur et doyen des juges qui avait pu suivre ce qu’on appelle le droit parce qu’à leur sens,  le dossier était vide. Il peut y avoir débordement mais comme nous n’avons cassé aucune aiguille, nous n’avons pas empêché la circulation des gens, donc pour eux le dossier était vide. C’est en ce moment là qu’ils ont décidé de nous mettre en liberté.

 
Votre dernier mot. 


C’est surtout pour vous dire que nous sommes tous centrafricains. Ce qui s’est passé dans le pays est le résultat des élections bâclées. Les autorités de la transition avaient pour mission de conduire à bien le pays pour qu’il n’y ait plus de trouble. A partir du moment où les élections ne se sont pas bien déroulées, le peuple centrafricain comptait beaucoup sur la Cour constitutionnelle mais celle-ci n’a pas fait son travail. Ce que nous voulons c’est que la paix revienne. Que les autorités sachent que ce pays appartient à tous les centrafricains. Chacun a le droit de manifester s’il a envie.

                 
 

Herve Serefio

 

NDLR : Ces choses d'un autre âge doivent cesser dans notre pays. Que des jeunes aux mains nues qui manifestent leur mécontentement soient interpellés et traités de cette façon est totalement inadmissible alors que de grands bandits et criminels qui doivent être arrêtés depuis des lustres, circulent librement et parviennent même, comble du scandale, à devenir députés. Où va-t-on ?  

Lu pour vous : Centrafrique : Dominique Yandoka explique les conditions de sa détention

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 12:04

 

 

 

Par RFI  20-02-2016 Modifié le 20-02-2016 à 09:01

 

En Centrafrique, l'Autorité nationale des élections égrène inlassablement les résultats partiels du second tour de l'élection présidentielle et du premier tour des législatives. Tous les jours à la même heure, les habitants ont les oreilles vissées sur leur poste de radio.

 

Le rituel prend place tous les jours vers 13 heures. Bangui se met en pause lorsque débute la lente énumération des résultats des élections. Dans le quartier Ouango, Adolphe, entouré de ses voisins, est assis sur une chaise en bois. Sur la table, deux téléphones réglés sur les radios nationales. Loin de lasser les Centrafricains, ce mode de diffusion des résultats fait l'unanimité.

 

« On fait ça pour éviter les contestations des résultats. Ça rassure les populations. C’est bureau de vote par bureau de vote. Ça me rassure, ce n’est pas mon candidat qui est en tête, mais ça me rassure parce que c’est honnête », justifie Adolphe.

 

Zamer Lefort est un habitant du quartier. Clairement en faveur de Faustin Touadéra, son choix est mûrement réfléchi. « J’ai vu les deux aux affaires. Je sais que Touadéra a mieux géré que Anicet Georges Dologuélé. On veut travailler, on veut vivre. On ne veut plus perdre nos frères et sœurs, nos fils. C’est la voie démocratique avec les urnes », ajoute-t-il.

 

Ces petits groupes amassés autour de postes de radio ne sont pas près de se disperser. Et pour cause, les résultats complets ne sont pas attendus avant le milieu de la semaine prochaine.

Elections en RCA: les habitants suivent le dépouillement en direct

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 11:55
Centrafrique: le retour de l'armée nationale, un sujet explosif

 

 

20/02/16 (AFP)

 

Contrôles aux carrefours stratégiques, patrouilles nocturnes: la réapparition depuis quelques semaines de l'armée centrafricaine - accusée de graves exactions et mise sur la touche durant les violences de ces trois dernières années - suscite inquiétudes et interrogations à Bangui.

 

Aux abords du PK-5, l'enclave musulmane de Bangui qui a été longtemps le théâtre de violences sanglantes, le caporal Hilaire arrête tous les motos taxis. "On contrôle pour voir s'ils transportent des grenades ou des munitions" explique dans un français approximatif le sous-officier à la tenue dépenaillée, un fusil artisanal en bandoulière.

 

Il y a encore peu, ce "poste avancé" aujourd'hui gardé par les "Faca", les Forces armées centrafricaines, était occupé par des miliciens anti-balaka qui n'hésitaient pas à racketter les habitants en échange d'un semblant de protection.

 

"Maintenant qu'on est là, les gens n'ont plus peur de sortir, les commerçants musulmans peuvent aller en ville et les chrétiens font leurs courses au PK-5", assure le caporal.

 

Cette présence sur le terrain était inimaginable il y a encore un an. Lorsque le pays a sombré dans le chaos en mars 2013, les Faca, désorganisées, mal formées et exsangues ont été incapables de résister aux rebelles Séléka qui ont marché sur Bangui.

 

Au plus fort des violences intercommunautaires qui ont suivi, les Faca - 7.000 à 8.000 hommes -, ont souvent été accusés de troquer l'uniforme contre la machette.

 

-Embargo sur les armes-

 

Depuis lors, ils restent cantonnés - en théorie du moins - dans les camps militaires de la capitale. La charge d'assurer la sécurité revient presque exclusivement aux forces internationales, c'est-à-dire les Français de Sangaris (900 hommes actuellement) et 10.000 Casques bleus, dont les patrouilles intègrent parfois des éléments de la police et de la gendarmerie centrafricaines.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a décrété un embargo sur les armes et l'instruction militaire à destination de la Centrafrique, qui vient d'être prolongé jusqu'à début 2017, estimant que la priorité allait au rétablissement de l'Etat dans ce pays ravagé.

 

Après des mois de reports et d'atermoiements, les autorités de transition soutenues à bout de bras par la communauté internationale viennent d'organiser le second tour de l'élection présidentielle dont les résultats sont toujours attendus.

 

La mise à l'écart de l'armée nationale est régulièrement critiquée à Bangui, dans les journaux, mais aussi par des habitants persuadés que leurs soldats sont capables ramener la sécurité là où les forces internationales "ne font rien".

 

Pour le ministre de la Défense, Joseph Bindoumi, qui a personnellement impulsé le retour sur le terrain des soldats et plaide pour une levée totale de l'embargo, "la réhabilitation des Faca est nécessaire".

 

"Quel pays n'a pas d'armée? On a présenté les Faca comme des barbares, mais ça n'existe pas une armée propre", affirme-t-il à l'AFP: "Si vous avez 7.000 hommes et que vous ne vous en servez pas, que vont-ils faire?".

 

-un retour "dangereux"-

 

Dans les milieux diplomatiques, cette décision unilatérale inquiète. "C'est trop tôt, les conditions d'une armée professionnelle et équilibrée sur le plan ethnique ne sont pas réunies", affirme le chef de la mission de l'ONU en Centrafrique, le Gabonais Parfait Onanga-Anyanga, selon qui un "déploiement opérationnel des Faca n'est pas souhaitable pour l'instant".

 

Une source militaire française ne dit pas autre chose: "laisser les Faca livrés à eux-mêmes dans la rue, sans véritable chaîne de commandement est dangereux, ça revient à créer des milices de quartiers", les soldats étant affectés dans leurs propres quartiers.

 

Une mission de l'Union européenne "EUMAM RCA" - 70 militaires - a été envoyée à Bangui pour conseiller les autorités sur ce dossier vital. Les officiers européens fourniront également leur expertise sur "les conditions d’un programme de formation" mais rien n'est encore acté.

 

"Il faut construire cette armée pierre par pierre", juge un expert en sécurité, soulignant qu'"on part de zéro: l'armée n'a aucun budget, très peu d'armes, les archives et dossiers ont été détruits, même pour trouver des tenues c'est compliqué".

 

Pour cette source, "un tri préalable est indispensable car beaucoup sont juste dans l'armée pour percevoir leurs soldes".

 

La dimension ethnique ne devra pas être négligée face à une armée prétorienne, composée de soldats originaires des mêmes régions que les présidents qui se sont succédé à la tête du pays - à l'heure actuelle ce sont surtout des Gbaya, l'ethnie de l'ex-président Bozizé renversé en 2013.

 

Une fois le gouvernement installé, estime Parfait Onanga-Anyanga, "les Faca peuvent constituer le vrai défi post-électoral pour ce pays".

 

par Célia LEBUR

 

 

NDLR : La triste réalité des FACA aujourd’hui est qu’elles n’ont pas de vrais chefs pour les commander. Actuellement c’est le ministre de la défense du gouvernement de transition qui en fait hélas office mais jusqu’à quand… ! 

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 11:07
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : A plus de 80% des procès verbaux traités et publiés, Touadera reste en tête

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 20 FÉVRIER 2016

 

Les résultats provisoires de la présidentielle, rendus public par l’Autorité Nationale des Elections place toujours Faustin Archange Touadera en tête. La 4e journée des publications touche plus de 80% des procès verbaux, selon l’ANE.

 

Selon les compilations des données publiées par l’ANE, le candidat indépendant, l’ancien Premier Ministre Faustin Archange Touadera a obtenu environ 724.086 voix contre environ 282.084 voix obtenues par Anicet Georges Dologuélé.

 

La différence qui sépare provisoirement les deux finalistes est à environ 442.002 voix, après les 4 jours de publication.

 

Dans la journée du vendredi 19 février, le score était un peu serré. Anicet Georges Dologuélé avait obtenu environ 107.891 voix et Faustin Archange Touadera environ 194.154 voix.

 

Selon l’ANE, la fin des publications des résultats provisoires est à dimanche 21 février 2016.

 

 

Les habitants de Nzako réclament le retrait des Ex-Séléka dans la ville

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN-MARIE ANDIBIKOUNDA LE 20 FÉVRIER 2016

 

Les habitants de la ville de Nzako réclament le retrait immédiat des éléments de l’ex Séléka dans la localité. Cette demande a été effective lors d’une réunion organisée le 18 février 2016 chez un chef de groupe de la ville en présence des autorités administratives et des militaires de l’armée Ougandaise.

 

Selon les informations recueillies par le RJDH, cette réclamation fait suite à l’incursion de ce groupe rebelle dans la ville le 18 Février provoquant la peur parmi la population. « Nous réclamons le retrait des ex Séléka dans notre localité car, ils n’ont pas pitié de qui que ce soit », nous a confié une source locale sous couvert de l’anonymat avant de signaler que ces ex-Séléka ont refusé de quitter la ville.

 

Cette source a fait savoir que le refus des ex-Séléka de quitter la ville de Nzako, pousse la population à rejoindre la brousse. « Les activités sont bloquées et les familles regagnent les champs de peur d’être attaquées par ces hommes armés », a-t-elle dit.

 

Face à cela, les jeunes de Nzako ont organisé une marche dans la ville ce vendredi pour demander au gouvernement d’appuyer les troupes Ougandaises afin de chasser la Séléka dans ce secteur. « La population souhaite une intervention des FACA et des forces internationales pour renforcer l’effectif de l’armée Ougandaise afin de déloger la Séléka », a-souligné une autre source sous l’anonymat.

 

Selon un commandant de l’ex-Séléka, leur présence à Nzako est pour combattre les rebelles ougandais de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony qui ont multiplié des attaques ces derniers temps dans la localité. « Les forces qui luttent contre le LRA sont inefficace. La preuve en est que la LRA a franchi le Haut-Mbomou pour la Haute-Kotto. Nous sommes là pour les empêcher à avancer », a dit ce commandant qui s’est présenté au nom Moussa au RJDH.

 

« Nous avions mis la main sur Ongwen puis Okok Odek. Donc, on ne veut pas de la LRA sur le sol centrafricain », a-t-il rappelé pour justifier davantage leur présence.

 

Les éléments de la coalition Séléka ont fait leur incursion le jeudi 18 février 2016 dans la ville de Nzako provoquant ainsi de débandade au sein de la population du secteur.

 

 

Les déplacés peulhs de Yaloké plaident pour la relance de l’élevage après les élections de 2016

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 19 FÉVRIER 2016

 

Les déplacés peulhs de Yaloké, ville située à 225 km de Bangui, ont mentionné une légère amélioration de leurs conditions de vie depuis leur cantonnement dans cette région. Mais, ils déplorent la qualité des animaux offerts par la FAO pour la relance de l’élevage et interpellent le nouveau président sur cette situation.

 

Près d’une centaine de peulhs que nous avons rencontrés sur le site à Yaloké, ont noté une amélioration dans leurs conditions de vie. Les femmes se rendent librement en brousse pour chercher des fagots et les hommes au marché pour s’approvisionner. Les non musulmans aussi viennent s’approvisionner en eau potable au forage qui se trouve sur le site des déplacés.

 

Le porte-parole des peulhs déplacés de Yaloké, El Adji Ousmane Lailo confirme ces faits en ces termes : « Notre condition de vie s’est améliorée ces derniers temps. Au début, nous ne pouvons pas circuler librement dans la ville ni aller dans la brousse. Mais actuellement, nous avons des maisons, des vivres chaque mois et les coupons que le PAM donne à World Vision pour nous remettre, mais la quantité est toujours insuffisante car il n’y a pas du riz ni de haricot. S’ils peuvent compléter avec du riz, le haricot et le soja ça nous permettra d’avoir de la bouillie », a-t-il noté.

 

El Adji Ousmane Lailo a déploré la santé des animaux que la FAO a mis à leur disposition. « La FAO nous a donné des animaux pour nous permettre de relancer nos activités. Malheureusement, la majorité des animaux étaient malades et ils sont tous morts. Nous n’avons actuellement que 6 moutons c’est rien sur les cent », a-t-il expliqué avant de lancer un SOS à l’endroit du nouveau président qui sera bientôt connu. « En tant qu’éleveurs centrafricains, nous demandons au nouveau gouvernement de nous aider afin que nous puissions relever l’élevage pour aider nos frères et relever aussi l’économie de notre pays », a-t-il souhaité.

 

Les déplacés peulhs de Yaloké étaient près de 650 au début de la crise. La majorité a quitté la ville de Yaloké à cause des exactions. Ils sont actuellement près d’une centaine sur le site des déplacés de cette ville.

 

 

Quatre enseignants qualifiés pour 1.675 élèves au lycée de Paoua

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 19 FÉVRIER 2016

 

Le lycée moderne de Paoua dans la préfecture de l’Ouham-Pende compte environ 1.675 élèves pour quatre enseignants qualifiés et quatorze enseignants vacataires. Le censeur du second cycle, Alain Yaguina déplore cette situation qui, selon lui, ne facilite pas la dispensation des cours.

 

Alain Yaguina a fait savoir que le manque d’enseignants qualifiés au lycée rend difficile les cours. « Pour un effectif de 1.675 élèves, quatre enseignants qualifiés sont présents au sein de l’établissement. Nous avons beaucoup d’enseignants vacataires qui sont au nombre de quinze. En plus de cela, il y a un manque crucial de tables banc », a déploré le censeur.

 

Le censeur a indiqué que sa hiérarchie a été saisie par rapport au manque d’enseignant. « Par rapport au manque d’enseignants qualifiés, une demande a été adressée à l’inspecteur d’académique du nord lors de son passage dans la localité. Il avait affecté des enseignants qui jusque-là, n’ont pas regagné leur service », dit-il.

 

Au lycée moderne de Paoua, il y a la série scientifique et la série littéraire ce qui fait 18 sessions.

 

 

Le lycée de Ndele manque d’enseignants et de matériels

 

http://rjdh.org/ PAR BABIKIR OUSMANE LE 19 FÉVRIER 2016

 

Le lycée de Ndele dans le Bamingui Bangoran ne compte que trois (3) professeurs titulaires. Cette situation serait liée au refus de certains enseignants de regagner leurs postes.

 

Kognikpingo Ngbokoli Diody Eubulus, proviseur du lycée de Ndele se plaint de ce manque d’enseignants. « Les enseignants ne sont pas disponibles puisqu’ils sont affectés ici au lycée de Ndele et qui jusqu’alors ils n’ont pas pris fonction. Nous ne savons plus quoi faire », déplore-t-il.

 

Ce dernier se réjouit du nombre des filles qui fréquentent l’école dans son établissement. «Les filles fréquentent l’école comme les garçons. Sur 140 élèves inscrits en classe de 3e, il y a 45 filles. Les élèves sont au nombre de 1700 et nous n’avons que trois enseignants titulaires au second cycle, celui d’histoire et géographie, le professeur de français et le professeur de philosophie», a-t-il ajouté.

 

Il s’est aussi plaint par rapport au manuel et aux bâtiments qui ne sont pas suffisants pour faciliter le bon déroulement des cours.

 

Le Collège d’enseignement Général de Ndele, dans l’inspection académique du Nord-est a été créé en 1972. Il est transformé en lycée en 1996.

 

 

Les déplacés de Bambari et Batangafo reçoivent des kits après les incendies sur leurs sites

 

http://rjdh.org/ PAR VIVIEN NGALANGOU LE 19 FÉVRIER 2016

 

Les déplacés du site de Notre Dame des Victoires de Bambari et ceux de Batangafo ont reçu des kits composés de vivres et non-vivres. Ce geste est fait après des incendies signalés sur lesdits sites.

 

Selon Célestin Yétoman, habitant de Bambari que le RJDH a pu le joindre ce jour, les déplacés du site de Notre Dame des Victoires traversent des moments difficiles depuis l’incendie qui s’est déclenché sur le site. «Nous sommes toujours sur nos gardes car la saison sèche est trop rude et la majorité des tentes sont construites en paille, donc nous ne savions à quand une telle chose ou l’incendie peut paraitre. Depuis que l’incendie a tout détruit, nous traversons des difficultés énormes pour manger et dormir », relate t-il.

 

Les déplacés ont reçu de l’assistance de différentes ONGs après le dernier incendie du 23 janvier. « Les déplacés ont reçu des nattes, des couvertures, des assiettes et momentanément des produits PAM. L’ONG triangle, HCR, COOPI et la Caritas travaillent beaucoup auprès des déplacés », a-t-il souligné.

 

Justin Doroma, infirmier assistant anesthésiste à l’hôpital de Batangafo confirme l’aide de l’ONG InterSOS. « Les déplacés ont reçu l’aide humanitaire de l’ONG InterSOS qui a donné des vivres et MSF a fait aussi une réunion avec les victimes de l’incendie pour donner des kits de non vivres tel que des draps, les sauts, les assiettes etc », précise-t-il.

 

Notons qu’à Kaga-Bandoro dans la Nana Gribizi, 800 abris ont été brulés sur le site de l’évêché le 02 février causant des dégâts matériels et 13 personnes ont été blessées.

 

Les incendies sur les sites sont fréquents ces derniers temps.

 

 

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