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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 13:23
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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 13:22

 

 

 

 

 

10/07/14 (France24)

 

Bambari, dans le centre de la Centrafrique, a connu une flambée de violences sans précédent, lundi. Otages des affrontements répétés entre milices, des habitants réfugiés dans l’évêché de la ville, ont vécu l’enfer.

 

Ville sans remous majeurs durant la crise centrafricaine, Bambari est, depuis deux mois, le théâtre d’affrontements récurrents entre les groupes d’autodéfense ruraux anti-balaka et les ex-Selekas, milices rebelles majoritairement musulmanes. Ces violences ont poussé de très nombreux habitants à trouver refuge dans des lieux de culte. Hier, c’est la cathédrale Saint Joseph, où 12 000 personnes étaient présentes, qui a été attaquée.

 

Les raisons de l’attaque divergent. Certains affirment qu’elle aurait été déclenchée après qu’un "espion" a été identifié dans l’enceinte et torturé par des anti-balaka à proximité de la cathédrale. En représailles, des habitants musulmans de Bambari seraient venus attaquer l’évêché. Selon une autre version, l’attaque a été menée par des habitants armés, en représailles au meurtre de deux personnes dimanche, dans un quartier de Bambari.

 

Le père Edouard Mathos est évêque de Bambari. Il était dans l’enceinte de la cathédrale lors de l’attaque.

 

Vers 15 heures, alors que les réfugiés étaient, comme à leur habitude, dans la cour de la cathédrale en train de préparer à manger, on a entendu comme des coups de canon. D’un coup, des hommes armés de fusils et de grenades mais habillés en civil ont défoncé le portail et sont entrés dans l’évêché. Certains ont crié "on vous déclare la guerre" en rentrant dans l’enceinte. D’autres disaient que nous cachions ici des anti-balaka, ce qui est évidemment faux [les anti-balaka seraient positionnés aux abords de la cathédrale, NDLR].

 

Ça a créé un mouvement de panique invraisemblable, les gens essayaient de s’enfuir de tous les côtés. Ils ont tiré des coups de fusil et ont touché des hommes et des enfants. Ils n’ont eu aucune pitié : ils ont tout pillé, mis le feu à ma maison et tenté de forcer la porte de mon bureau qui se trouve dans la cathédrale. Nous avons immédiatement essayé de joindre la force Sangaris, mais ils ne sont arrivés que quatre heures après. [D’autres sources signalent la présence d’un hélicoptère de la force française au-dessus de l’évêché, avant l’attaque, NDLR]Les plus réactifs ont été des généraux de l’ex-Seleka, qui, contre toute attente, sont arrivés au bout de 30 minutes pour sécuriser la cathédrale. Cela me fait penser que ceux qui nous ont attaqués sont des éléments incontrôlés qui n’ont rien à voir avec la Séléka. [À Bambari, le commandement de la rébellion est divisé et les chefs ont des positions et des intérêts différents, ce qui pourrait expliquer cette intervention d’une partie de la Seleka pour sécuriser la zone. Mais pour la Misca, ainsi que selon des sources proches des forces françaises, il y avait bien des éléments des ex-Seleka parmi les assaillants, NDLR].

 

Le lendemain, mardi, j’ai fait un tour dans l’enceinte de l’évêché. Je n’avais plus de chaussures, car, même ça, ils me les avaient volé. Un peu partout, il y avait des corps sans vie, certains cadavres étaient calcinés. J’en ai compté 17 en tout [les sources hospitalières ont annoncé un bilan provisoire de 30 morts dans cette attaque et une quarantaine de blessés, NDLR]. Il y avait 12 000 personnes dans l’enceinte. Aujourd’hui, il n’y a quasiment plus personne, si ce n’est une quarantaine de civils, que je loge chez moi.

 

Fernando (pseudonyme) était lui aussi dans la cathédrale et a dû s’enfuir.

 

Ça faisait 10 jours que nous étions là, et depuis quelques jours, des rumeurs circulaient qu’une attaque pouvait avoir lieu pour attirer l’attention du ministre français de la Défense [Jean-Yves le Drian devait se rendre à Bambari ce mardi mais a finalement annulé sa visite à cause de la mauvaise météo. il a par ailleurs estimé que "les 150 à 180 soldats français avaient suffisamment de choses à gérer", NDLR]. Lorsque les assaillants sont entrés dans l’enceinte, on a rapidement compris qu’ils voulaient s’en prendre aux hommes, car ils laissaient femmes et enfants s’enfuir sans les arrêter. Avec des amis, nous avons récupéré des vêtements de femme, qui étaient aux objets trouvés de la cathédrale, on a mis des soutiens-gorge et on a couvert nos têtes pour s’enfuir en profitant de la cohue.

 

On s’est enfuit en brousse pendant plusieurs heures en attendant que les choses se calment. Il y avait là énormément de gens blessés qui avaient pris des balles perdues et se sont retrouvés sans soins. Beaucoup sont décédés et ont été inhumés dans la brousse. On est beaucoup à se demander pourquoi cette église, qui était une cible facile, n’était pas protégée par les forces internationales. Quand on a posé la question aux responsables de la mission des Nations unies de stabilisation de la Centrafrique (Minusca), ces derniers nous ont expliqué qu’ils ne pouvaient pas sécuriser un lieu de culte chrétien, que ça serait jeter de l’huile sur le feu auprès des musulmans [contacté par FRANCE 24, un responsable de la Minusca à Bambari refuse tout commentaire mais confirme une "situation grave", NDLR].

 

Fuyant la cathédrale, de très nombreux habitants ont trouvé refuge dand le camp de la Misca, la force internationale sous conduite africaine qui accueillait déjà près de 5 000 personnes avant les violences de lundi. Bambari, considéré comme la "porte" vers la capitale Bangui, est un lieu stratégique. Depuis le mois de mai, les opérations de désarmement menés par les militaires français dans la ville sont régulièrement marqués par des affrontements avec des groupes armés, qui ont déjà fait plusieurs blessés dans les rangs français.

 

http://observers.france24.com/fr/content/20140709-attaque-ev...

Attaque sanglante de l’évêché de Bambari : "Pour fuir, on s’est déguisé en femmes"
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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 13:07

 

 

 

 

Contact : minorite236@gmail.com

 

tél (33) 6 62 13 49 66

Déclaration du Mouvement des Minorités Centrafricain (MMC)
Déclaration du Mouvement des Minorités Centrafricain (MMC)
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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 13:04

 

 

 

 

 

 

La crise centrafricaine, provoquée par des centrafricains assoiffés de pouvoirs, continue de plonger notre peuple dans la désolation. Notre peuple en est la victime. La classe politique centrafricaine, par son mutisme et son inertie a amplement contribué à l’exacerbation de la souffrance de notre peuple. Ce qui a laissé le champ libre à la communauté internationale de dicter ses conditions et de bafouer la souveraineté de notre pays. Ce pays si riche qui attirait et attire encore des prédateurs, est devenu la risée de tous. Après Libreville et Ndjaména 1,2 ,3 et 4, notre pays s’est résigné et a subi, sans rechigner, l’humiliation. Les pays de la Sous Région qui se sont portés, par solidarité magnifique,  au chevet de notre pays malade, se sont malheureusement mués en donneurs de leçon et soumettent notre pays à leur volonté.

 

L’Union Démocratique du Peuple pour le Progrès (U. D. P .P), consciente de la responsabilité qui est la sienne, se réjouit du réveil de la classe politique et associations patriotiques centrafricaines qui, par l’historique déclaration du 09 Juillet 2014, viennent de marquer leur refus de participer au prochain forum  de Brazzaville, une fois de plus initié par les chefs d’Etat de la CEEAC.

 

 L’UDPP apporte, sans ambages, tout son soutien à un forum qui se tiendrait sur le sol centrafricain et se déclare totalement solidaire de la Déclaration du 09 Juillet. Elle appose sa signature au document de la Déclaration et demande par conséquent q’elle soit mentionnée comme partie signataire de ladite Déclaration.

 

Fait à Bangui le 10 Juillet 2014

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE  N° 005/ 14 de l'UDPP
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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 01:09

 

 

 

 

 

Par François Biongo / ACAP - 09/07/2014

 

À l’ouverture des travaux du séminaire conjoint d’Appropriation des Textes et Pratiques électoraux en République Centrafricaine, à Bangui, Mme le Ministre d’Etat en charge du Développement Rural Mme ; Marie Noëlle Andé Koyara a exhorté les autorités de la transition à tout mettre en œuvre pour la tenue du calendrier de l’organisation des élections futures libres et transparentes. Organisé par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) avec le concours technique et financier de l’organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et l’Organisation des Nations Unies (ONU), ce séminaire qui s’est ouvert hier, 8 juillet 2014 dans la capitale centrafricaine, vise à contribuer à une appropriation nationale du processus électoral à travers une meilleure compréhension, par les différents acteurs concernés, du cadre normatif, légal et institutionnel et de gestion des élections, de manière à créer les conditions d’une collaboration harmonieuse.

 

Le représentant de l’OIF Georges Nakseu Nguefang a indiqué que la tenue de ce séminaire s’inscrit dans le prolongement de la collaboration fructueuse entre les Nations Unies et l’OIF qui permet d’accompagner de façon significative la révision du code électoral et l’élaboration de la charte constitutionnelle. «L’OIF et les Nations Unies entendent confirmer leur engagement en République Centrafricaine pour le rétablissement d’une démocratie pluraliste, appuyée sur des élections libres et régulières. Car, ce séminaire traduit pour l’OIF et de manière concrète l’expression de la solidarité qui caractérise l’espace francophone», a-t-il poursuivi. 

Le représentant du Secrétaire Général des nations Unies Aurélien Agbonoci a réitéré l’engagement des Nations unies à appuyer les autorités de transition et en collaborant avec l’Autorité Nationale des Elections, en vue de la tenue, au plus tard en février 2015, d’élections libres pour le retour à la légalité constitutionnelle.

Durant soixante-douze heures une trentaine de participants impliqués dans le processus électoral vont être édifiés entre autres sur les enjeux et défis du processus électoral en Centrafrique ; les modes de collaboration entre les institutions impliquées dans l’organisation et la gestion du processus électoral et les standards internationaux en matière électorale. Il convient de noter que ce séminaire sur l’Appropriation des Textes et des Pratiques Electoraux, est animé par les experts de la francophonie venus du Cameroun ; du Mali ; de la République Démocratique du Congo et de la Côte d’Ivoire.

Centrafrique: œuvrer pour la réussite des prochaines élections libres et transparentes
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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 01:01

 

 

 

 

 APA-Bangui (Centrafrique) -2014-07-09 14:53:37 Les huit membres du Haut conseil de communication de la transition (HCCT) ont prêté serment et dans la foulée ont été installés dans leurs fonctions par le président de la Cour d’appel de Bangui le magistrat Sylvain Nestor Sanze, lors d’une audience publique organisée mercredi à Bangui


Elus pour les uns par leurs pairs et pour les autres désignés par les autorités de la transition notamment la présidente de la transition, le Premier ministre et le président du Conseil national de transition, le huit membres du HCCT ont vu leur élection et désignation se faire entériner par un décret daté du 24 juin 2014. 


Dans son réquisitoire, le procureur général près la Cour d'Appel de Bangui, le magistrat Dibert Dollé, a fait savoir que l'heure est grave parce que les déontologies sont bafouées et les règles élémentaires foulées au pied. 


‘'Vous devez veiller à ce que les individus en mal d'emploi n'utilisent pas des armes redoutables sous prétexte d'exercer une activité noble et humaine par nature pour liquider les libertés individuelles'', a-t-il lancé aux membres du HCCT avant de faire cette mise en garde : ‘'sachez que dans cette activité hautement criminogène, vous n'êtes pas vous-mêmes à l'abri des poursuites. Car la délivrance de complaisance des autorisations de publication et d'attributions de fréquences vous expose à des poursuites pour complicité par fourniture de moyens''.


Pour sa part, Abel Michel Tengéuére, reconnaissant la délicatesse de la mission dévolue au HCCT a plaidé pour des moyens conséquents. 


‘'Je suis heureux. Je vous dis franchement que ce n'est pas une tâche facile surtout pendant cette période de transition. Il est de notre devoir en tant que haut conseiller de veiller sur la déontologie de la presse, la liberté de la presse et aussi à ce que les règles de jeu soient respectées. La presse ne doit être une arme de guerre entre nous les centrafricains'', a-t-il confié à APA.


Les membres du HCCT vont bientôt se réunir pour mettre en place un bureau.

 

 http://www.apanews.net/article_read-608137-rca-prestation-de-serment-et-installation-des-membres-du-haut-conseil-de-la-communication.html#sthash.bQAGm3ls.dpuf

RCA : prestation de serment et installation des membres du Haut conseil de la communication
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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 00:50

 

 

 

 

 

http://www.dhnet.be/  


 

BRUXELLES (Belgique) 10 juillet 2014 à 00h31

 

Amnesty International a décidé, dans un rapport publié jeudi, de dévoiler les noms de personnes soupçonnées d'avoir ordonné ou commis des atrocités en République centrafricaine. L'organisation réclame des poursuites en justice pour les responsables de ces crimes.

 

Dans son rapport intitulé "République centrafricaine. Il est temps de rendre des comptes", Amnesty International se concentre sur les crimes de droit international perpétrés en 2013 et 2014 dans ce pays d'Afrique centrale. Basé sur des récits recueillis auprès de victimes et de témoins, "le rapport désigne nommément des membres et des alliés des milices anti-balaka et des groupes armés de la Séléka soupçonnés d'être impliqués dans de graves atteintes aux droits humains, soulignant leur rôle et indiquant la responsabilité pénale qui pourrait être la leur", explique l'organisation.

 

Des coordonnateurs anti-balaka comme Levy Yakété, des commandants de la Séléka tel que Nourredine Adam et les anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia sont ainsi cités. Par ailleurs, Amnesty International demande que des mesures soient prises de toute urgence pour reconstruire le système judiciaire et les mécanismes d'application des lois du pays. "Ceux qui font subir à des centaines de milliers d'innocents une violence meurtrière à laquelle ceux-ci n'ont aucun moyen d'échapper ne doivent pas pouvoir échapper à la justice. Seule la fin de l'impunité permettra d'arrêter le cycle de la violence qui sévit en République centrafricaine", estime Christian Mukosa, chercheur sur la République centrafricaine à Amnesty International.

 

Le conflit en Centrafrique a fait des milliers de morts et contraint près d'un million de personnes à fuir leur domicile. (Belga)

 

© 2014 Belga. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

 

Centrafrique: Amnesty dévoile les noms d'auteurs d'atrocités
Centrafrique: Amnesty dévoile les noms d'auteurs d'atrocités
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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 23:29

 

 

 

 

 

http://www.adiac-congo.com/   Mercredi 9 Juillet 2014 - 19:30

 

En marge du vingt-troisième sommet de l’Union africaine, tenu les 26 et 27 juin à Malabo, en Guinée équatoriale, les chefs d’État de la Cééac avaient décidé de la convocation à Brazzaville d’une conférence de réconciliation sur la Centrafrique. À deux semaines de l'évènement, en Centrafrique même, les langues se délient pour évoquer l’opportunité de réunir de telles assises hors du pays après les premières retrouvailles organisées pour les mêmes motifs successivement à Libreville (Gabon), en 2013, et à N’Djamena (Tchad) cette année.

 

C’est une vérité de La Palisse de dire que la Centrafrique va mal. Ce pays va si mal que ses voisins de la sous-région l’avaient compris très tôt et décidé de lui venir en aide dès la rupture, début 2013, du fragile équilibre obtenu, le 11 janvier à Libreville, par les protagonistes de la crise qui enflait bien avant la chute de l’ex-président François Bozizé au mois de mars. Ce soutien s’est manifesté notamment  à travers des apports financiers colossaux et le déploiement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique. En l’espace de quelques mois, des changements radicaux se sont produits à la tête de l’État de Centrafrique sans que soit brisé le cycle des violences qui emportent chaque jour de nombreuses vies humaines.

 

Du surplace…

 

Tombeur de François Bozizé, le 24 mars 2013, Michel Djotodia avait prêté serment sans convaincre de sa capacité à ramener la quiétude dans son pays hanté par le démon de la division. Confronté à des échecs en série, il a été sagement prié de s’en  aller par ses homologues d’Afrique centrale qui, soit dit en passant, tenaient l’essentiel de la bourse qui nourrissait son régime. Aussitôt le chef des milices Séléka parti, la présidence de la transition fut confiée à Catherine Samba-Panda vers qui remontèrent tous les souhaits de succès pour cette délicate mission.

 

Le constat sur le terrain est que l’ancienne maire de Bangui semble débordée par sa tâche. Sous elle, comme sous son prédécesseur, les politiques centrafricains ont achevé de s’identifier non pas sur la base de leurs idées mais sur celle de leurs croyances religieuses. Il y a réellement péril en la demeure. D’où l’idée émise par les chefs d’État de la Cééac d’offrir une nouvelle occasion de dialogue aux frères ennemis centrafricains.

 

Pourquoi Brazzaville ?

 

Ceux qui, en Centrafrique, se posent cette question tout à fait normale de savoir pourquoi ne pas réunir ces pourparlers entre Centrafricains en Centrafrique devraient aussi se rappeler une chose. Dans la situation actuelle de ce pays, où les institutions de transition sont en tous points de vue  fragiles et la suspicion entre dirigeants politiques forte, la meilleure façon d’esquisser le premier pas du dialogue est de trouver une zone neutre et un  entremetteur attentif. Les exemples de ce type sont légion dans le monde. Ce lieu « neutre », qui permettrait aussi aux gens qui se regardent en chiens de faïence de changer d’air, ce pourrait être à nouveau Libreville, à nouveau N’Djamena ; peut-être aussi  Yaoundé, Malabo, Bujumbura, Luanda ou Kinshasa.

 

Le choix porté sur le Congo et Brazzaville par les chefs d’État d’Afrique centrale peut avoir été motivé par le souci de ne pas trop disperser les énergies. Le président du comité de suivi des accords de Libreville et médiateur de la crise centrafricaine étant le chef de l’État congolais,  Denis Sassou-N’Guesso, il est apparu aux yeux de ses pairs que Brazzaville conviendrait mieux de ce point de vue. Il est important de signaler qu’à l’exemple de certaines capitales sœurs de la sous-région,  Brazzaville ne serait pas à sa première réunion de concertation entre les acteurs centrafricains.  Le 15 janvier 2013, c’est bien dans la capitale congolaise que ces derniers accordèrent leurs violons en entérinant la nomination de Me Nicolas Tiangaye comme Premier ministre du gouvernement de transition préconisé par les accords de Libreville. Et il est certain qu’une concertation réunissant la classe politique centrafricaine et la société civile en vue de la réconciliation poserait indubitablement des problèmes de sécurité que Bangui, dans sa posture actuelle peut avoir de la peine à résoudre. Des problèmes de sécurité, mais aussi de logistique, tant on imagine la présence des délégués de plusieurs pays et organisations partenaires de la Centrafrique dans ce conflit.

 

En pratique, Brazzaville aiderait à poser les bases d’un consensus qui manque tant aux Centrafricains et Centrafricaines. En son temps aussi, lorsqu’il plongea dans de graves déchirements dans la décennie 1990, le Congo eut recours à la médiation d’un voisin, le Gabon en l’occurrence, et profita avantageusement de la persévérance, de la disponibilité et de la modestie d’un médiateur attachant, feu le président Omar Bongo Ondimba.  La République démocratique du Congo choisit à son tour, en 2003, les bons offices de l’Afrique du Sud. Dans une crise politique de quelque ampleur qu’elle soit, un médiateur est à peu près comme un directeur de mémoire pour un étudiant se préparant à la soutenance. Sa disponibilité est la chose la plus précieuse. Dans le cas de cette crise centrafricaine, non seulement le président Denis Sassou-N’Guesso connaît les acteurs en présence mais en plus, il est disponible et l’a montré depuis le début. Comment ne pas vouloir tenir compte d’un tel préjugé favorable ?

 

Les questions en débat ?

 

Le coup de force de l’ex-Séléka contre le président Bozizé en mars 2013 avait mis à mal la feuille de route dessinée par les accords de Libreville. De ce point de vue, au regard des évolutions enregistrées dans le processus en cours en Centrafrique, on peut considérer que ce texte a pris quelques rides. Il semble, dans l’hypothèse où les belligérants centrafricains accepteraient de venir à Brazzaville, qu’ils demanderont la relecture de la Charte de la transition centrafricaine, sorte de loi fondamentale en vigueur. Cela aboutirait, peut-être, à la renégociation d’un nouveau consensus au sein des principales institutions du pouvoir de transition, en particulier le gouvernement et le Conseil national de transition. Au-delà des discours, le partage du pouvoir est certainement la pierre d’achoppement de la crise Centrafricaine. Que la conférence de réconciliation soutenue par la Cééac et l’UA se tienne à Brazzaville ou ailleurs, le retour au calme viendra du sérieux que les dirigeants de ce pays mettront dans l’arbitrage des antagonismes qui tuent leur pays à petit feu. Les 12 000 casques bleus de l’ONU attendus au mois de septembre, sur lesquels chacun fonde l’espoir de la renaissance du pays de Barthelemy Boganda, ne réussiront rien tant que les Centrafricains eux-mêmes se contenteront de la besogne de limer le couteau et la machette au petit jour ou à la nuit tombée.

 

Gankama N'Siah

Crise centrafricaine : les enjeux de la rencontre de Brazzaville
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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 23:18

 

 

 

 

 


Bangui - AFP / 09 juillet 2014 19h16 - La présidente centrafricaine Catherine Samba Panza a condamné mercredi la poursuite des actes barbares et criminels après la mort lundi de 26 déplacés dans une attaque à Bambari (centre) et décrété un deuil national de trois jours à partir de jeudi.


Un deuil national de trois jours en mémoire des Centrafricains tués le 7 juillet 2014 à Bambari (...) est décrété sur toute l'étendue du territoire de la République Centrafricaine à compter du jeudi 10 juillet 2014. Le drapeau centrafricain sera mis en berne durant cette période, indique le communiqué de la présidence diffusé par la radio nationale.


26 personnes, dont 11 femmes, ont été tuées et 35 blessées lundi soir sur le site où sont installés des milliers de déplacés à Bambari, à la cathédrale catholique Saint-Joseph, selon un nouveau bilan de la Croix-Rouge locale mercredi.


Le site a été attaqué par des hommes armés portant des boubous et des uniformes militaires identifiés comme étant des ex-rebelles de la Séléka, selon une source de la force militaire de l'Union africaine (Misca) ayant requis l'anonymat.


Ces événements démontrent la volonté des ennemis de la paix de persister dans la voie diabolique de la violence et de la haine intercommunautaires. Le déplacement du cycle des représailles entre les bandes armées dans la préfecture de la Ouaka où les communautés chrétiennes et musulmanes vivaient en parfaite harmonie est un sujet de grande préoccupation, indique la présidente, lançant un vibrant appel à la communauté internationale pour une plus grande mobilisation.


L'ex-rébellion Séléka, majoritairement musulmane, estime que des miliciens anti-balaka, à dominante chrétienne, sont présents parmi les déplacés de Bambari. C'est pour cela que nous avons lancé une attaque, a indiqué mardi un membre de l'état-major de la Séléka.


Deux semaines auparavant, près de cent personnes ont été tuées et autant d'autres blessées dans le centre de Bambari et ses proches environs dans des violences opposant anti-balaka et ex-rebelles Séléka.


Pour la présidente, les populations victimes d'attaques incessantes en plusieurs points du pays ces dernières semaines, notamment à Dékoa, aussi dans le centre du pays, payent le prix de la faiblesse des forces de défense et de sécurité.

Les Forces armées centrafricaines (Facas) ont implosé lors des combats contre la Séléka. Depuis, une partie des soldats et leurs armes ont rejoint les anti-balaka pour combattre la Séléka.


Mardi, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian avait déclaré à Bangui qu'il n'y a pas d'avenir pour la Centrafrique s'il n'y a pas de cessez-le-feu entre les différents groupes armés.


Un forum de réconciliation nationale est prévu du 21 au 23 juillet à Brazzaville.

Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la Séléka, chassée du pouvoir en janvier, la Centrafrique vit une crise sans précédent, marquée par de terribles violences intercommunautaires ayant fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.


La communauté internationale, présente militairement avec la force française Sangaris et la Misca, s'oppose au réarmement des Facas, jugées peu fiables, que le gouvernement demande.

 



(©)

Centrafrique: la présidente condamne les actes barbares, deuil national de trois jours
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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 17:19

 

 

 

 

 

MERCREDI 9 JUILLET 2014

 

La Coordonnatrice humanitaire principale en République centrafricaine (RCA) de l’agence des Nations-Unies pour les réfugiés, Claire Bourgeois, condamne fermement les violences indiscriminées contre les déplacés de la cathédrale St Joseph à Bambari, le 7 juillet, et l’attaque sur une mosquée à Paoua, le 4 juillet.

 

La Coordonnatrice humanitaire principale en République centrafricaine (RCA) de l’agence des Nations-Unies pour les réfugiés, Claire Bourgeois, condamne fermement les violences contre les déplacés de la cathédrale St Joseph à Bambari, le 7 juillet, et l’attaque sur une mosquée à Paoua, le 4 juillet. Ces violences ont frappé le centre et l’ouest du pays.

 

« C’est inacceptable »

 

Le 4 juillet, pendant que des habitants priaient, des hommes armés ont lancé une grenade dans la mosquée, blessant 34 personnes dont quatre cas graves. A Bambari, les résidents de la ville ont trouvé refuge dans la cathédrale suite aux violences dans la région en fin juin.

 

« Il n’y a pas de mots assez forts pour qualifier ces attaques sur la population civile : c’est inacceptable. La population civile centrafricaine continue d’être les victimes d’attaques indiscriminées. J’appelle donc tous ceux impliqués dans les violences à respecter la protection de tous les civils et à assurer leur sécurité », a déclaré Madame Claire Bourgeois.

 

Elle invite toutes les parties prenantes à s’engager pour restaurer la paix dans le pays, elle réitère au gouvernement la nécessité d’investiguer tous les actes criminels qui sont des entraves à la cohésion sociale.

 

Par African Press Organization (APO)

 

Centrafrique : l’agence de l’ONU pour les réfugiés condamne les violences à Bambari
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