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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 21:59

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-11-02 16:54:58 - Le directeur régional du développement de la FIFA, Seidou Mbombo Njoya, est arrivé dimanche à Bangui pour une visite de travail au cours de laquelle il fera avec les officiels centrafricains l’évaluation des activités de la Fédération centrafricaine de football (FECAFFOT) avant d’examiner avec eux les modalités de la reprise en RCA des activités de l’instance footballistique mondiale.


‘'Je suis en visite de travail à Bangui. Parce que, la FIFA souhaiterait reprendre langue avec les dirigeants de la fédération centrafricaine de football et de voir dans quelle mesure il est le possible de reprendre les activités avec l'association'', a déclaré à la presse locale le Camerounais Seidou Mbombo Njoya, peu après son arrivée à l'aéroport Bangui Mpoko.


Il a ajouté : ‘'C'est tout à fait normal que nous venions assister et soutenir l'association qui est évidemment en difficulté et a subi des contrecoups des événements que traverse encire la République Centrafricaine''.

 


Son agenda prévoit une série de rencontres avec les dirigeants de la FECAFOOT, des clubs et avec les officiels centrafricains.

 

http://www.apanews.net/article_read-808591-un-responsable-de-la-fifa-en-visite-de-travail-eangui.html#sthash.xhEwJmjd.dpuf

Un responsable de la FIFA en visite de travail à Bangui
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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 21:51

 

 

 

 


Bruxelles - AFP / 02 novembre 2014 21h24 - L'Union européenne a appelé dimanche l'armée du Burkina Faso à respecter les droits fondamentaux de la population, y compris celui de manifester pacifiquement.


Dans un moment crucial pour l'avenir du pays, nous appelons en particulier au sens de la responsabilité de toutes les forces militaires et de sécurité afin qu'elles assurent la sécurité de la population ainsi que les droits fondamentaux des Burkinabés, y compris celui de manifester pacifiquement, a indiqué le service pour l'action extérieure de l'UE dans un communiqué.


Nous rappelons notre attachement à une transition démocratique apaisée, menée par des autorités transitoires civiles et aboutissant à la tenue d'élections démocratiques, inclusives et transparentes dans les meilleurs délais possibles, ajoute l'UE.


Un tel processus offrirait les meilleurs gages pour répondre aux aspirations légitimes du peuple burkinabé, de même que pour le maintien des relations internationales normales du pays et la poursuite des importants efforts de développement et de coopération en cours, souligne-t-elle.


Nous appuyons pleinement les efforts de la Communauté internationale, notamment le travail de la mission commune UA/CEDEAO/ONU (Union africaine, Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) pour faciliter le processus en cours, et sommes prêts à y contribuer, conclut l'Union européenne.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=533316 

 

Burkina: l'armée réaffirme son engagement à une transition dans la concertation


Ouagadougou - AFP / 02 novembre 2014 21h28 - L'armée burkinabè a réaffirmé dimanche soir son engagement à mettre en place un régime de transition dans la concertation, dans un communiqué lu lors d'une conférence de presse après des négociations avec l'opposition.


Un organe de transition sera mis en place avec toutes les composantes qui seront arrêtées par un large consensus, et dont la durée sera précisé, selon ce communiqué lu par le colonel Auguste Barry, un des adjoints du lieutenant-colonel Isaac Zida. 


Ce dernier est le nouvel homme fort du Burkina Faso, porté samedi par l'armée à la tête d'un régime de transition après la chute du président Blaise Compaoré.


Mais il est contesté par l'opposition, la société civile et aussi par la population dans la rue, qui exigent un régime de transition dirigé par un civil.


Le pouvoir ne nous intéresse pas, seul l'intérêt supérieur de la Nation prime, affirme l'armée. 

Les enjeux actuels dépassent les intérêts d'ego, poursuit-elle, alors qu'un ex-ministre et une femme politique ont tenté de chacun s'auto-proclamer chef du régime de transition, dimanche à la télévision. 



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=533319 

 

 

Une coalition syndicale demande à l'armée Burkinabè de « restituer le pouvoir au peuple » 

 

APA-Ouagadougou (Burkina) - 2014-11-02 20:49:38  - La Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés(CCVC) demande à l’armée du Burkina Faso de restituer le pouvoir au peuple, a constaté APA dimanche lors d’une conférence de presse.


Selon le vice-président de la CCVC, Chysogone Zougmoré, animateur principal du point de presse, « c'est un coup d'Etat que l'armée a perpétré », ajoutant que celle-ci tente une fois de plus « d'usurper les fruits de la lutte héroïque du peuple ». 

De l'avis de monsieur Zougmoré, le Régiment de sécurité présidentielle (RSP) dont est issu le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida, est une milice organisée.


C'est pourquoi, pour lui, « il n'y a pas de débat. L'armée doit purement et simplement remettre le pouvoir qu'il a usurpé au peuple qui l'a arraché ». 


Cette situation « ouvre la voie à des dérives antidémocratiques ainsi que nous l'enseigne l'histoire de notre pays depuis 1966, date à laquelle, l'armée, confisquant le premier soulèvement populaire de notre peuple, a fait irruption sur la scène politique. Depuis lors, usant de ruse et de la force militaire contre le peuple, elle n'a plus jamais voulu lui retourner le pouvoir ».


Le vice-président de la CCVC estime que la chute du pouvoir dictatorial de Blaise Compaoré est le fruit d'une lutte de longue haleine du peuple burkinabè.

« L'ensemble des forces sociales et politiques qui ont conduit cette longue lutte pour le progrès, la justice, la liberté et l'émancipation sociale et nationale sont capables de s'organiser et d'assurer la transition politique qui conduira à des élections libres et transparentes, ainsi qu'à la mise en place, à terme, d'institutions digne de confiance », a-t-il déclaré. 


La CCVC dit avoir rencontré la délégation de l'Union africaine (UA) et de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO). 


Le Président Blaise Compaoré a rendu sa démission vendredi, en mi-journée, suite à un soulèvement populaire entamé jeudi et consécutif à la volonté du camp présidentiel de modifier l'article 37 limitant le nombre de mandats présidentiels à deux.

Après des tergiversations au sommet de la hiérarchie militaire, la présidence de la transition est, pour le moment, entre les mains du lieutenant-colonel Zida, précédemment n°2 du Régiment de sécurité présidentielle (RSP). 

 

http://www.apanews.net/article_read-808603-une-coalition-syndicale-demande-e--armeburkinabee-%C2%AB-restituer-le-pouvoir-au-peuple-%C2%BB.html#sthash.fhRnTEFj.dpuf

L'UE appelle l'armée au Burkina Faso à respecter les droits fondamentaux
L'UE appelle l'armée au Burkina Faso à respecter les droits fondamentaux
L'UE appelle l'armée au Burkina Faso à respecter les droits fondamentaux
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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 21:48

 

 

 

 

Par RFI  02-11-2014 à 14:07

 

L’opposition togolaise a annoncé, vendredi 31 octobre, le nom de son candidat unique devant la représenter à la prochaine élection présidentielle. Jean-Pierre Fabre, désigné par l'Alliance nationale pour le changement dont il est le président, le 11octobre dernier, au cours d’un congrès, est désormais le candidat unique de la coalition Arc-en-ciel et le collectif « Sauvons le Togo ».

 

C’est à l’issue de plusieurs regroupements politiques que Jean-Pierre Fabre a été choisi pour être le candidat unique de l’opposition.

 

Une annonce qui a fait jubiler Frank Mensah, conducteur de taxi-moto depuis 5 ans avec son master en communication des entreprises, venu écouter les conclusions du « conclave » : « C’est une grande satisfaction pour nous, peuple togolais. Nous sommes vraiment contents d’avoir appris que monsieur Jean-Pierre Fabre serait le prochain candidat de l’opposition. »

Programme commun

 

Les huit partis participant à ce rassemblement ont aussi créé une alliance dénommée Combat pour l'alternance politique en 2015 (CAP 2015) qui se chargera de mettre en œuvre un programme commun pour gérer le pays dans les cinq prochaines années.

 

« C’est un choix pour renforcer notre cohésion et amener notre candidat à la victoire, a déclaré Brigitte Adjamagbo-Johnson, secrétaire générale de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), parti membre de CAP 2015. Vous constaterez que c’est ensemble que nous nous sommes décidés à entourer notre candidat pour obtenir la victoire. »

 

« Démarche commune »

 

Jean-Pierre Fabre, le nouveau candidat unique, a dévoilé les priorités du moment : « Dans les semaines à venir, nous poursuivrons la réflexion en cours en vue de mettre en œuvre dans une démarche commune, vigilante et coordonnée, et conformément aux orientations convenues, les autres activités stratégiques liées aux prochaines échéances électorales. »

 

 

NDLR : Un exemple !

Présidentielle au Togo: l'opposition unie autour de Jean-Pierre Fabre
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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 21:24

 

 

 

 


Ouagadougou - AFP / 02 novembre 2014 18h57 - Les responsables de l'opposition burkinabè ont rencontré pendant une petite heure dimanche le lieutenant-colonel Isaac Zida, chef désigné par l'armée d'un régime de transition, a constaté un journaliste de l'AFP.


La rencontre a débuté vers 16H40 (locales et GMT) au Conseil économique et social, en plein centre de Ouagadougou, où M. Zida s'est installé, et s'est achevée à 17H30.

Il n'y a eu aucune déclaration à la fin de la rencontre, et aucune information n'a filtré sur le contenu des discussions.


Etaient présents le chef de file de l'opposition Zéphirin Diabré, l'ancien ministre des Affaires étrangères Ablassé Ouedraogo, l'ancien président de l'Assemblée nationale devenu opposant Roch Marc Christian Kaboré, et le leader du parti sankariste Bénéwendé Sankara.


Cette rencontre intervenait après que l'armée a chassé par la force, plus tôt dans l'après-midi, des manifestants qui occupaient la place de la Nation à Ouagadougou, et d'autres qui se trouvaient devant le siège de la radio-télévision nationale. 


Saran Sérémé, dissidente de l'ex-parti au pouvoir devenue chef d'une petite formation, qui a voulu se déclarer dimanche après-midi à la télévision nouvelle chef de la transition, était présente avant le début de la réunion mais elle est sortie de la salle avant qu'elle ne commence, semble-t-il snobée par les autres participants, a constaté le journaliste de l'AFP. 


La haute hiérarchie de l'armée s'est mise d'accord samedi pour que le numéro 2 de la garde présidentielle, le lieutenant-colonel Isaac Zida, 49 ans, prenne la tête du régime provisoire et succède à 27 ans de règne de Blaise Compaoré, chassé vendredi par une insurrection populaire.


Le nouveau chef militaire a promis un processus démocratique associant toutes les forces vives de ce pays pauvre du Sahel de quelque 17 millions d'habitants, mais il est resté flou sur les modalités de la transition.


Son entourage a indiqué après la réunion que M. Zida rencontrerait le corps diplomatique lundi matin à 10H00 au ministère des Affaires étrangères.


La communauté internationale, notamment les Etats-Unis, a vigoureusement condamné la prise du pouvoir par les militaires, menaçant de sanctions.


La France, ancienne puissance coloniale et plus proche allié du Burkina Faso, ne s'est pas encore officiellement prononcée. 



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=533296 

 

La Cédéao appelle au dialogue au Burkina Faso


Lagos - AFP / 02 novembre 2014 19h14 - L'actuel président de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a appelé dimanche au dialogue entre toutes les parties impliquées dans la transition politique au Burkina Faso, dont le président Blaise Compaoré a été chassé du pouvoir.


Actuellement à la tête de la Cédéao, le président du Ghana, John Dramani Mahama, a déclaré que la chute de M. Compaoré vendredi, après de violentes manifestations contre son régime, avait ouvert la voie au dialogue et à la paix et que toutes les parties devaient respecter la démocratie et la constitution.


Le dialogue est la seule façon d'arriver à un consensus politique qui mènera à des élections libres, équitables et crédibles, en conformité avec les dispositions constitutionnelles du Burkina Faso, a-t-il estimé dans un communiqué.


La retenue est nécessaire pour éviter que la situation déjà précaire n'empire, a-t-il ajouté.

Le Burkina Faso est un des 15 pays membres de la Cédéao, qui travaille à renforcer la coopération et l'intégration régionale.


Dans un communiqué séparé, la Mission conjointe des Nations Unies, de l'Union Africaine et de la Cédéao, qui s'était rendue vendredi et samedi à Ouagadougou, a encouragé toutes les parties prenantes à oeuvrer pour le respect des droits humains et assurer et garantir la protection des droits de tous les Burkinabè, y compris des membres du gouvernement, de l'Assemblée Nationale déchue et du Président sortant.

La mission a aussi plaidé pour la restauration de la sécurité de la population et l'arrêt des actes de vengeance et des velléités de chasse aux sorcières, en saluant le professionnalisme et la discipline des forces de sécurité (...) dans la gestion de cette crise.

La mission a demandé à ses interlocuteurs nationaux et surtout la hiérarchie militaire de faire en sorte que les institutions de transition soient conformes aux normes constitutionnelles, et appelé à remettre en marche, le plus vite possible, la machine gouvernementale et administrative afin d'assurer la continuité des services publics, ajoute le communiqué. 


Ceci est particulièrement important à un moment où le virus Ebola fait des ravages dans la sous-région, selon la mission.


L'armée, qui a désigné un de ses officiers, le lieutenant-colonel Isaac Zida, comme chef d'un gouvernement de transition, s'est imposée par la force dimanche au Burkina Faso face à des manifestants qui contestaient sa prise de pouvoir, trois jours après le renversement du président Blaise Compaoré.


Des soldats ont pris le contrôle de la radio-télévision nationale en début d'après-midi, tandis que d'autres occupaient la place de la Nation proche devenue un centre d'agitation au coeur de Ouagadougou.



(©) 

Burkina: rencontre entre le lieutenant-colonel Zida et les chefs de l'opposition
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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 20:48

 

 

 

2 novembre 2014

 

Mariam Sankara, veuve du Président Thomas Sankara, présente ses félicitations au peuple burkinabè pour son soulèvement. 

 

*      J`éprouve une immense joie en ce jour historique. Ma joie est celle de la famille Sankara, ma joie est celle de vous tous, celle des amis nombreux qui suivent avec intérêt les évènements du Burkina.

*     
C`est une véritable joie d`avoir réussi avec le vaillant peuple burkinabé : les femmes, la jeunesse, les organisations de la société civile, les partis d`opposition ainsi qu`une grande partie de l`armée républicaine respectueuse du peuple. La joie de voir chasse du pouvoir celui qui croyait que le Burkina lui appartenait éternellement.

*     
Chers compatriotes, chers camarades et chers amis. Blaise Compaoré n`avait jamais imaginé la mobilisation dont vous avez fait preuve ce 30 Octobre 2014. Vous venez de remporter une victoire sans précèdent par une insurrection populaire. En se référant a la révolution du 04 Aout, la jeunesse Burkinabé a réhabilité le président Thomas Sankara. Je suis fière de vous, de votre combativité, je vous félicite. 

*     
Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui ont contribué, de près ou de loin à éviter le chaos politique dans lequel Compaoré et ses amis voulais plonger le Burkina.

*     
Compaoré et ses sbires ont encore endeuillé le peuple. Je partage la douleur des familles éplorées st leur adresse mes sincères condoléances. Je souhaite un prompt rétablissement aux nombreux blesses.

*     
Par ailleurs, j`exhorte ces familles à saisir la justice nationale et internationale pour que Blaise Compaoré réponde de ses crimes.

*     
L`image de médiateur de la sous-région dont il s’est drapé ne doit en aucun cas la disculper. Et dire qu`en 2012, il a même caresse l`idée d`avoir le prix Nobel de la paix comme s`il oubliait tous les crimes ourdis depuis 1987. 

Ce monsieur qui était sollicité comme médiateur dans les conflits était en réalité celui qui les attisait. Des pays comme l’Angola, le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée, le Mali, la Côte d`Ivoire ou il a trouvé refuge ont subi ses manœuvres de déstabilisation.

*     
Non, il ne doit pas coule des jours paisibles à Yamoussoukro. Il doit répondre de ses actes et de ses crimes de sang.

*     
Nous devons rester mobilise jusqu`a la victoire finale qui verra l`organisation d`élection libres, justes et transparentes. En attendant, je souscris a l`idée que la transition doit être assurée par les civils afin que soit respecté le caractère démocratique de notre lutte. Cette victoire n`est pas seulement attendu par le peuple burkinabé vus les nombreux messages et témoignages que je reçois à travers le monde.

*     
A nous d`être digne de cette victoire, à nous de prouver que Blaise Compaoré n`est pas indispensable. Afin que plus rien ne soit comme avant, il appartient aux forces du changement de rester unies et vigilantes, de préparer une alternative politique, économique, sociale et culturelle pour le mieux être des burkinabés.

*     

Vive la République et vive le Burkina.

*     
La patrie ou la mort, nous vaincrons

*     

Mariam Sankara

Message de félicitations de Mariam Sankara, veuve de Thomas Sankara, au peuple Burkinabé
Message de félicitations de Mariam Sankara, veuve de Thomas Sankara, au peuple Burkinabé
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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 16:28

 

 

 


Ouagadougou - AFP / 02 novembre 2014 15h58 - L'armée burkinabè a pris le contrôle dimanche de deux lieux stratégiques de la capitale Ouagadougou, la radio-télévision nationale et la place de la Nation, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Des soldats du régiment de sécurité présidentielle ont tiré en l'air dans la cour d'entrée du bâtiment de la télévision peu après 14H00 (locales et GMT) pour disperser une foule de manifestants, avant de se rendre maîtres des lieux en quelques minutes.


Le régiment de sécurité présidentiel est l'unité du lieutenant-colonel Isaac Zida, désigné par l'armée samedi pour diriger un régime de transition après la chute du président Blaise Compaoré, chassé par la rue après 27 ans au pouvoir et réfugié en Côte d'Ivoire.


Tous les personnels de la radio-télévision ont été évacués, ainsi que les journalistes étrangers.

L'armée a simultanément pris le contrôle de la place de la Nation, haut lieu de la contestation publique, où des milliers de manifestants étaient réunis, selon un journaliste de l'AFP.


Des soldats sont arrivés à bord de plusieurs pick-up, ont tiré en l'air et ont lancé des grenades lacrymogènes, faisant fuir les manifestants.


Les soldats ont ensuite quadrillé la place, dont on ne peut pas approcher désormais à moins de 100 mètres.



(©)

 

 

Alassane Ouattara a rencontré Blaise Compaoré à Yamoussoukro 

 

APA-Yamoussoukro (Côte d'Ivoire) - 2014-11-02 13:29:56 - Le Chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara a rencontré, samedi soir, à Yamoussoukro, le Président déchu du Burkina Faso, Blaise Compaoré qui a trouvé refuge dans la capitale politique et administrative ivoirienne après sa démission du pouvoir.


Selon une source proche de la présidence ivoirienne, la rencontre entre les deux hommes a duré environ deux heures de temps. "Le Président Ouattara a regagné Abidjan dans la soirée", ajoute la même source sans aucune autre précision.

M. Compaoré, sa famille et ses proches ont été accueillis vendredi soir à Yamoussoukro, après avoir quitté Ouagadougou où il avait démissionné de la présidence suite à une forte pression populaire.


L'homme d'affaires mauritanien Moustapha Ould Limam Chafi, Conseiller spécial du Président déchu du Burkina, Blaise Compaoré, est arrivé de son côté samedi soir à Abidjan à bord d'un avion spécial. Il répond à une invitation du Chef de l'Etat ivoirien, Alassane Ouattara, qui lui a fourni l'avion spécial de type Falcon à bord duquel il a voyagé.


Ould Chafi a été reçu à l'aéroport d'Abidjan par le frère du président ivoirien, Ibrahim Ouattara, ministre des Affaires présidentiels. Avant de quitter Ouagadougou, Ould Chafi a reçu un appel de Isaac Zida, le président de la transition, qui lui a demandé de rester au Burkina mais Chafi a préféré répondre à l'invitation de M. Ouattara.


En quittant sa résidence de Ouagadougou, Ould Chafi a été escorté par des militaires burkinabè qui ont assuré sa sécurité jusqu'à son embarquement pour Abidjan. Moustapha Ould Limam Chafi a été la pièce maîtresse dans la libération de plusieurs otages occidentaux détenus dans le Sahel, indique-t-on.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=808577#sthash.3gC18eDv.dpuf

Burkina: l'armée prend le contrôle de la télévision et de la place de la Nation
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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 15:27

 

 

 

 

Par RFI  02-11-2014 à 11:30

 

Le porte-parole du président du Burundi, Pierre Nkurunziza, qui lui n’a jamais caché sa volonté de briguer un troisième mandat en 2015 malgré le verrou constitutionnel des deux mandats, botte en touche sur les événements qui ont précipité la chute du président burkinabè. La société civile se fait menaçante.

 

Léonidas Hatungimana, le porte-parole de la présidence burundaise, a assuré à RFI que le Burundi attendait que l’Union africaine prenne une position pour s’y aligner. Quant à craindre la même réaction des Burundais si Pierre Nkurunziza se représentait, il a répondu que « la question ne se pose pour l’instant ». Mais dans l’entourage du président Nkurunziza, on estime qu’une telle réaction n’est pas possible au Burundi car ce n’est pas le Burkina Faso.

 

La réaction de la société civile n’a pas tardé. L'une de ses principales figures, Pacifique Nininahazwe, s'interroge : « En quoi ce n’est pas le Burkina Faso ? Est-ce que ça veut dire que les Burundais vont accepter la violation de la loi fondamentale ? Je voudrais dire plutôt que Blaise Comparoé et Pierre Nkurunziza se ressemblent à bien des égards. Compaoré, le traitement qu’il avait fait de son mentor Thomas Sankara, on voit la même chose chez Nkurunziza [avec] ce qu’il a fait de Hussein Radjabu. L’un a été assassiné, l’autre est en prison. »

 

Encore pire au Burundi ?

 

Et Pacifique Nininahazwe de multiplier les parallèles : « S’il y a une image qui marquera le pouvoir de Compaoré, c’est l’assassinat de Norbert Zongo. Chez nous aussi, l’assassinat d’Ernest Manirumva en 2009 restera sur la conscience de ce pouvoir et du président Nkurunziza. Enfin cette volonté […] de réviser la Constitution par la voie parlementaire, c’est la même chose qu’on voit chez Compaoré. »

 

Ce représentant de la société civile craint que les choses tournent plus mal au Burundi qu’au Burkina Faso, surtout avec la présence des jeunes Imbonerakure, la jeunesse du parti au pouvoir au Burundi, que Compaoré n’avait pas. « Mais ça ne signifie pas que si Pierre Nkurunziza viole la Constitution, on va se taire, on va se laisser faire. »

Révolte burkinabè : la société civile burundaise prévient Nkurunziza
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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 15:23

 

 

 

 

2 novembre 2014

 

« Programmation aéroport et troubles politiques »... Le message mis en ligne, vendredi 31 octobre, sur le site Internet de l'aéroport de Ouagadougou n'a de primes abords rien de surprenant : le Burkina Faso traverse une crise politique majeure, le président Blaise Compaoré vient de démissionner et l'armée a repris les rênes du pays. Les frontières aériennes ont été fermées puis rouvertes, il est donc normal de supposer que cela puisse avoir des répercussions logistiques et affecter le quotidien des voyageurs.

 

Mais si le texte parle effectivement de la situation dans la capitale du pays des hommes intègres, il le fait avec une liberté de ton étonnante et détonante. Il offre surtout une lecture, sans langue de bois, de la politique locale.

 

« Comme cela se passe habituellement, les directeurs et présidents des différentes institutions publiques ou parapubliques seront prochainement remplacés : des amis et parents de Blaise Compaoré, ces postes seront confiés à des amis et parents du nouveau pouvoir. Ce sera le cas pour la direction de l'aéroport de Ouagadougou. »

 

« Des élections auront peut-être lieu dans les mois qui viennent si le pouvoir de "transition" ne goûte pas trop aux joies du pouvoir. A défaut d'élection dudit "transitionnel", le Burkina Faso verra l'élection d'un ancien ministre puisque les partis dits "d'opposition" sont dirigés pour la plupart par d'ex-ministres de Blaise Compaoré qui ont déjà fait leurs preuves dans la prévarication et l'incurie. »

 

« Voyageurs et investisseurs au départ et à destination de Ouagadougou n'ont donc pas à s'inquiéter d'un quelconque changement puisque ces anciens ministres ayant déclenché et organisant les troubles actuels sont ceux qui sont aujourd'hui à la table dite "des négociations". Les Burkinabè (sic) de Ouagadougou semblent d'ailleurs enthousiastes à l'idée de confier le pouvoir aux descendants politiques directs de Blaise Compaoré. Les troubles devraient donc rapidement cesser. »

 

Le texte précise que cela ne devrait pas affecter la programmation des vols sur les prochains jours. Un message qui rassurera sans doute les voyageurs, à défaut de calmer ceux qui, parmi les Burkinabés, dénoncent fermement la récupération du mouvement populaire par l'armée... Et le risque de dérive vers un régime autoritaire.

 

 

Burkina Faso  la chute sans gloire de Blaise Compaoré

Le Monde.fr | 31.10.2014 à 20h59 • Mis à jour le 31.10.2014 à 21h18 |Par Christophe Châtelot

 

Zoom arrière, retour à l’automne 1987. Blaise Compaoré, alors tout jeune président du Burkina Faso – il a seulement 37 ans – et chef du « Front populaire » est en fonction depuis seulement quatre jours. Dans un entretien au quotidien La Croix publié le 4 novembre de cette année-là, le capitaine, en tenue camouflée de parachutiste, explique alors pourquoi, il a fomenté son putsch meurtrier du 15 octobre contre son ancien compagnon de révolution. « [Thomas] Sankara n’était plus suivi par les organisations étudiantes » ; l’armée était « divisée » ; il ne tenait plus compte de« l’intérêt de l’immense majorité ».

 

Vingt-sept ans après, Blaise Compaoré (63 ans) semble pourtant avoir commis les mêmes erreurs que son charismatique prédécesseur, anti-impérialiste et panafricaniste. Des erreurs qui l’ont contraint à la démission vendredi 31 octobre, chassé par la rue après seulement trois jours de protestation alimentée par la volonté du président de se maintenir au pouvoir ad vitam æternam.

 

Petits arrangements entre partis

 

Depuis quelque temps pourtant, les signaux s’accumulaient qui auraient dû le dissuader de tenter de mener la dernière réforme qui allait lui être fatale. Après avoir longtemps entretenu le suspense – par calcul politique pour les uns, par « hésitation », selon un diplomate occidental – Blaise Compaoré avait finalement décidé, à la mi-octobre, de faire passer une réforme constitutionnelle qui lui aurait permis de briguer en 2015 un nouveau mandat présidentiel, le cinquième depuis son arrivée au pouvoir en 1987.

 

Peut-être parce que des sondages montraient que cette réforme n’avait pas la faveur de l’opinion, Blaise Compaoré avait opté pour la voie parlementaire plutôt que le référendum, négligeant ainsi les aspirations démocratiques de la population au profit de petits arrangements entre partis. La manœuvre, assez grossière pour un homme politique que l’on disait fin calculateur, n’a pas pris.

 

Manipulateur ordinaire de Constitution

 

L’ancien putschiste avait pourtant, en 1991, quitté son uniforme et introduit le multipartisme dans son pays. Il laissait vivoter une presse d’opposition parfois insolente mais marquée par le souvenir de la mort, en 1998, de Norbert Zongo, directeur d’un journal dérangeant, assassiné alors qu’il enquêtait sur un meurtre impliquant le frère du président. Blaise Compaoré – déjà deux fois réélu au terme de scrutins certes quelque peu déséquilibrés et boycottés par les principaux opposants – avait aussi introduit en 2000 une réforme constitutionnelle instaurant le quinquennat et limitant à deux le nombre de mandats.

 

Mais là, en 2014, le président offrait subitement le visage d’un manipulateur ordinaire de Constitution, comme l’on en rencontre dans d’autres pays africains qui n’affichent pas les standards démocratiques du « Pays des hommes intègres ». « Ces derniers temps, il n’écoutait plus, enfermé dans sa bulle, lâché par une partie des cadres de sa formation mais poussé par ses proches, notamment son frère cadet François, qui ne voulaient pas perdre leurs positions ou s’imaginaient lui succéder », avance un diplomate occidental.

 

Promesse de « job » de Paris

 

« Peut-être aussi, que la communauté internationale n’a pas été assez ferme », avance Augustin Loada, président du centre pour la gouvernance démocratique. Certes les Etats-Unis, d’abord, puis l’ancienne puissance coloniale française avaient rappelé le président à l’ordre, lui conseillant de respecter son engagement démocratique. François Hollande lui avait fait une promesse de « job ». En cas de départ, « vous pourriez alors compter sur la France pour vous soutenir, si vous souhaitez mettre votre expérience et vos talents au service à la disposition de la communauté internationale », écrivait le président français.

 

Mais nul doute que Paris et Washington se seraient finalement accommodés de cette entorse constitutionnelle si elle était venue à passer le test du vote parlementaire ou du référendum. Pour la bonne raison que, au fil des ans, Blaise Compaoré, président d’un pays pauvre et enclavé de 16 millions d’habitants dont l’économie repose sur la culture du coton et l’envoi d’argent de sa nombreuse diaspora, était devenu « l’enfant chéri des institutions financières internationales pour la rigueur de sa gestion des affaires publiques », selon un diplomate français.

 

« Passion pour la diplomatie »

 

Surtout, Blaise Compaoré, d’ethnie Mossi (la plus nombreuse du pays), s’était imposé au fil des ans comme le médiateur utile de bien des crises régionales. Certes, ces derniers temps, Paris et Ouagadougou n’étaient pas sur la même longueur d’ondes au sujet du dossier du Nord-Mali, secoué par une énième montée indépendantiste touareg et miné par des groupes djihadistes. Mais au bout du compte, le Burkina avait ouvert ses frontières aux armées française et américaine engagées dans la lutte antiterroriste au Sahel.

 

Togo, Mauritanie, Guinée, Côte d’Ivoire, Mauritanie, Darfour… Le « beau Blaise » avait multiplié les missions de bons offices sur le continent noir et accueillait des opposants sur son sol. « C’est quelqu’un sur qui ces puissances peuvent compter pour déléguer des médiations et c’est quelqu’un qui a très certainement été animé par une passion pour la diplomatie et qui a obtenu quelques résultats », expliquait, en 2013, Rinaldo Depagne, analyste de l’Afrique de l’Ouest pour le centre de réflexion International Crisis Group (ICG).

 

Certes il y eut avant cela d’autres interventions plus déstabilisatrices, comme au Liberia dans les années 1990, son amitié avec Mouammar Kadhafi, son implication, épinglée par l’Organisation des nations unies, dans des trafics d’armes et de diamants avec les insurrections angolaises et Sierra-Léonaise. Louise Harbour, ex-haut-commissaire aux droits de la personne aux Nations unies, soulignait d’ailleurs en 2000 que « l’ancien soldat putschiste et parrain de Charles Taylor [ancien président du Liberia condamné en 2014 par la justice internationale pour crimes de guerre] n’est pas le mieux placé pour prêcher les vertus de la démocratie ». Et c’est pour avoir voulu jouer une fois de plus avec ces vertus que Blaise Compaoré a fini par tomber. On le disait, vendredi 31 octobre, en route vers la garnison de Pô, celle-là même d’où il était parti avec ses paras en 1983 soutenir la prise de pouvoir de Thomas Sankara.

La mise au point de l’aéroport de Ouagadougou sur la situation au Burkina Faso
La mise au point de l’aéroport de Ouagadougou sur la situation au Burkina Faso
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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 15:19

 

 

 

 

http://www.45enord.ca/   par Jacques N. Godbout le 2 novembre 2014 à 0:01.

 

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), la situation en Centrafrique s’est encore détériorée à cause de nouveaux combats et les travailleurs humanitaires sont pris pour cibles.

 

En tout, dit l’agence onusienne, 410.000 centrafricains ont été déplacées.

 

«La sécurité des civils et des travailleurs humanitaires sur le terrain est menacée par cette recrudescence de la violence », a déclaré le porte-parole de l’OCHA, Jens Laerke, lors d’une conférence de presse à Genève. Depuis le début de 2014, il y a eu au moins 19 attaques contre des travailleurs humanitaires.

 

Des milliers de personnes auraient été tuées en République centrafricaine depuis le début du conflit en décembre 2012, lorsque des rebelles du mouvement Séléka, composé principalement de musulmans, ont lancé des attaques. 2,2 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire.

 

En tout, 2,3 millions d’enfants ont été affectés par la violence et, lors des récents combats dans la capitale de Bangui, six enfants ont été tués, dont deux qui ont été tués de façon brutale après avoir été accusé d’espionnage, a indiqué pour sa part le porte-parole de l’UNICEF, Christophe Boulierac.

 

L’agence onusienne pour l’enfance a elle aussi exprimé sa préoccupation concernant les attaques contre les travailleurs humanitaires et les agences de l’ONU. Ces attaques ont restreint l’accès aux populations vulnérables.

 

Néanmoins, l’UNICEF a assuré l’approvisionnement en eau de 55.000 personnes dans le nord-ouest du pays et mis en place 78 nouveaux espaces temporaires d’apprentissage pour environ 15.600 enfants.

 

*Avec le Centre d’actualités de l’ONU

Centrafrique : la sécurité des travailleurs humanitaires menacée par les violences
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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 02:07

 

 

 

 

www.guineeconakry.info    01.11.2014 23:36  

 

Au nombre des bilans positifs que la communauté internationale reconnaissait à Blaise Compaoré, et qui semblaient justifier le soutien déguisé qu’elle manifestait à son endroit, il y a son supposé rôle de pacificateur dans un certain nombre de pays de la sous-région ouest-africaine. Son nom est ainsi associé à la résolution des crises ivoirienne et malienne. Mais le symbole le plus marquant de son implication dans la résolution des problèmes, c’est bien le capitaine Moussa Dadis Camara dont il était officiellement le logeur, jusqu’à cet historique 1er novembre. Ayant refusé d’entendre la voix de la raison, il est aujourd’hui obligé de subir le même que ce dernier, en se rendant en catimini en Côte d’Ivoire.

 

Il y a une semaine, rien ne laissait présager la vie de président de fuyard que mène aujourd’hui Blaise Compaoré. En effet, s’il avait fait montre de réalisme en admettant qu’il ne pouvait pas aller au-delà de la volonté populaire, il serait encore le président du Burkina Faso. Il aurait continué à couler les jours heureux qui étaient les siens. Dans un an, il aurait rendu le tablier et serait sorti de tout cela, par la grande porte. Ses prétentions relatives au prix Nobel de la paix auraient même été compréhensives.

 

Il serait devenu le notable

 

Comme Kofi Annan et bien d’autres, il aurait sillonné le monde pour prêter son expertise. Avec le temps, tout le monde aurait même oublié son passé de putschiste. Il aurait espéré se racheter de la mort de Thomas Sankara et de Norbert Zongo. Il aurait pu alterner conférences et médiations, avec le respect et l’aura qui en sont à la clé. Progressivement, il serait devenu le notable que tout le monde vient consulter. Hélas !

 

N’étant pas fait de l’étoffe de la grandeur, il aura choisi le chemin de la bassesse et de l’humiliation. Etant d’un appétit démesuré pour le pouvoir, le voilà contraint d’écourter son mandat et de sortir de son pays en empruntant des voies détournées, comme un délinquant des bas quartiers. En réalité, il a paradoxalement fini par se rendre plus petit que certains putschistes de la région dont il a en partie scellé le sort!. C’est notamment le cas des capitaine Dadis et Sanogo. 

 

Il n'est plus à l'abri de poursuites judiciaires

 

Les seuls dirigeants africains auxquels on peut aujourd’hui comparer le déchu Blaise, c’est Hissène Habré, Ben Ali ou encore Hosni Moubarak. Comme chacun d’eux, son peuple en avait marre de lui. Les siens ne supportaient plus son entêtement et son aveuglement vis-à-vis du pouvoir. Il a d’autant plus "bêtement" agi, qu’il n’est plus à l’abri de poursuites judiciaires. Délesté de son pouvoir et de ses privilèges, et réduit à sa plus petite expression, le côté sombre de son magistère pourrait intéresser les instances judiciaires qui le savaient inaccessibles quand il était le maître incontesté de Kosyam. 

 

Certes, comme Hissène Habré, il pourrait toujours trouver des complices susceptibles de le protéger. Mais il devrait désormais se préparer à entendre son nom vilipendé sur tous les médias. C’est cela aussi la rançon du goût immodéré qu’il avait pour le pouvoir. Il a raté la sortie et en récoltera forcément les fruits amers.

 

On va redescendre dans la rue !

 

Malheureusement, il n’est pas le seul en payer le prix fort. Il pourrait en effet entraîner son pays dans son sillage. N’ayant visiblement jamais envisagé sa propre finitude et ne s’étant, par conséquent, pas préoccupé de préparer sa succession, il laisse le Burkina Faso en pleine tempête. Les différents camps de l’armée dont on craignait le choc frontal, sont en train de recoller les morceaux, mais les risques ne sont pas écartés pour autant, car la société civile et les leaders politiques, véritables architectes de la révolution, n’entendent pas se laisser voler la victoire. Alors, on va redescendre dans la rue !

 

Ainsi, l’accalmie relative que le pays a connue les derniers jours pourrait s’apparenter à une mi-temps qui préfigure de l’implosion tant redoutée. Tout en croisant les doigts pour qu’une telle perspective ne se produise pas, on ne peut s’empêcher de relever que ce risque-là aussi; est un résultat de la boulimie du pouvoir de Blaise Compaoré.

 

Fodé Kalia KAMARA pour GuineeConakry.info    

 

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Alassane Ouattara se dit "très préoccupé" par la crise burkinabè 

 

APA-Abidjan (Côte d'Ivoire) - 2014-11-02 00:02:00 - Le Chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara s'est dit samedi, "très préoccupé" par la crise que traverse le Burkina Faso, en formant le "vœu que ce pays frère renoue dans les meilleurs délais avec la paix et la stabilité".


"Très préoccupé par la crise que traverse le Burkina Faso, le Président de la République forme le vœu que ce pays frère renoue dans les meilleurs délais avec la paix et la stabilité", stipule un communiqué de la présidence ivoirienne transmis à APA.


Le texte précise que, "le Président de la République et le Gouvernement suivent avec une attention particulière l’évolution récente de la situation politique au Burkina Faso, pays frère avec lequel la Côte d'Ivoire partage une frontière commune et des liens séculaires de fraternité et de solidarité" .


Le Président de la République, poursuit le texte, "présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement à tous les blessés", ajoutant que M. Ouattara "informe le peuple ivoirien, les populations vivant en Côte d’Ivoire ainsi que la communauté internationale que le Président Blaise Compaoré, sa famille et ses proches ont été accueillis en Côte d'Ivoire".

 

http://www.apanews.net/article_read-808569-alassane-ouattara-se-dit-treprecupepar-la-crise-burkinabe.html#sthash.ygKrsJFn.dpuf

Lu pour vous : BLAISE COMPAORE : Quel gâchis !
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