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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 16:36

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-07-01 15:12:17 - Un prêt de 1,200 million de dollars a été octroyé par la Chine à la République centrafricaine, a annoncé l’ambassadeur de Chine en poste à Bangui, Sun Haichao, au sortir d’une visite de courtoisie rendue, mardi au Palais de la renaissance à Bangui, à la présidente Catherine Samba-Panza.


Selon la présidence, ce don a permis l'achat de des divers articles de bureaux, des équipements et des médicaments pour les populations centrafricaines
Au cours de cette visite, il était question de passer en revue les relations entre la Chine et la RCA, les projets existants, les derniers développements de la crise en cours et enfin la reprise des travaux par les coopérants, ingénieurs et docteurs chinois en Centrafrique. 


''Je suis venu rencontre visite à la présidente de transition après son voyage à Malabo et sa rencontre avec ses pairs de la sous-région de la CEEAC'', a confié à la presse Sun Haichao, ajoutant avoir constaté une nette amélioration de la situation sécuritaire à Bangui et à l'intérieur du pays.


''S'il y a la sécurité, les coopérants et docteurs chinois qui travaillent dans l'Hôpital de l'Amitié reviendront pour répondre aux grands besoins de la population'', a-t-il assuré.


Le diplomate s'est par ailleurs réjoui de ce que ‘'le gouvernement a fait des efforts avec la communauté internationale et le groupe international de contacts sur la RCA pour le rétablissement de la sécurité'' en RCA.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=607535#sthash.c0VrEUqD.dpuf

1, 2 million de dollars de la Chine pour la RCA
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Centrafrique-Presse.com
1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 16:05

 

 

 

 

 

http://www.eglise.catholique.fr/   le 01 07 2014

 

Dans un contexte de crise et de violences tombées dans une spirale infinie, les évêques de Centrafrique dénoncent les méfaits dévastateurs du conflit et la situation dans laquelle le pays s’enlise. L’élection de Catherine Samba Panza, pour mener à terme la transition gouvernementale, ne suffit plus à relancer l’espoir de voir cette crise se résoudre pacifiquement tant les actes mettent du temps à se concrétiser. Par E. Nghiap.

 

Une insécurité constante

 

Bien que les tueries de masse aient diminué et malgré le déploiement de forces internationales pour soutenir le peuple centrafricain, l’insécurité est encore grande. De nombreux groupes armés poursuivent leurs exactions sans être inquiétés. De véritables chasses à l’homme sont menées contre des civils bien souvent sans aucune raison. La supposée appartenance à un groupe ou à un autre entraine des parodies de justice et des actes sanglants toujours impunis par un État dépassé par la situation. Les religieux et tout le personnel pastoral n’est pas épargné par ces crimes. Enlèvements, pression psychologique, tentative d’assassinat, pillages. La liste de ces drames que dressent les évêques de Centrafrique est longue malheureusement.

 

Une précarité sanitaire et alimentaire

 

De nombreux villages ayant été détruits, beaucoup de Centrafricains n’ont plus rien ni où aller. L’instabilité de la situation empêche la reprise des cultures agricoles entraînant d’importants risques de famine à long terme. S’ajoute à cela l’insalubrité des camps des réfugiés où l’accès aux soins est particulièrement difficile. La détresse humanitaire de ces millions de personnes est en passe de se transformer en crise sanitaire grave.

 

Un pays divisé en deux

 

L’économie est également mise à rude épreuve. Les taxes échappent au Gouvernement et les prix flambent. L’État dépend complètement de la solidarité internationale. Beaucoup de promesses lui ont été faites, mais les dons tardent à se concrétiser.

 

Le gouvernement centrafricain et ses partenaires ont déployés leurs efforts afin d’assurer une scolarité normale aux enfants. Cependant, l’État ne pouvant pas garantir la sécurité de ses élèves, des zones entières du pays échappent à cette mesure et l’éducation devient un luxe réservé à certains privilégiés.

 

Certains membres de l’ex-coalition seleka ont annoncé publiquement la partition du pays. Cette décision a laissé le reste du pays perplexe. Les évêques questionnent : « Peut-on avoir deux états-majors dans un même pays ? Que se cache derrière cette décision ? » et rappellent aux chrétiens que la solution n’est pas dans la division mais dans l’acceptation de l’autre.

 

Sortir de la crise

 

Les évêques sont conscients que de nombreux défis attendent le peuple centrafricain mais ils sont aussi certains que la sortie de crise est leur à portée avec l’appui de la communauté internationale.

 

Ils appellent donc à un désarmement sans condition des combattants et à la réhabilitation d’une force armée centrafricaine « non animée par des intérêts égoïstes et sordides » en vue de garantir la sécurité des populations. L’État doit également rétablir au plus vite son autorité et sa justice afin d’éradiquer les jugements sommaires auxquels se livrent les groupes armés. Enfin, les évêques appellent au dialogue en vérité afin de sauver la cohésion sociale et ramener la paix. Retrouver la parole entre les différents opposants ouvrira un chemin de pardon et de réconciliation. Dans l’attente, ils invitent tous les chrétiens du monde à être porteurs de l’Évangile et d’espoir pour le Centrafrique.

 

L’Église espère un nouveau départ en Centrafrique
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 15:59

 

 

 

 

AFP 1 JUILLET 2014 À 15:57

 

Le Programme alimentaire mondial et le Haut-Commissariat pour les réfugiés ont lancé un appel de fonds de plus de 220 millions de dollars. 800 000 réfugiés sur les 2,4 millions que compte le continent sont concernés par la réduction des rations.

 

L’ONU a annoncé mardi devoir diminuer les rations alimentaires en Afrique, parfois jusqu’à 60% comme au Tchad, pour quelque 800 000 réfugiés en raison d’un manque de fonds. Face à cette situation, qui ne fait qu’aggraver les niveaux de malnutrition de certaines communautés, en particulier chez les enfants, les directeurs du Programme alimentaire mondial (PAM), Ertharin Cousin, et du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres, ont lancé mardi à Genève un appel de fonds au cours d’une réunion à huis clos avec les représentants des gouvernements.

 

Dans le détail, le PAM a demandé 186 millions de dollars pour rétablir ses rations complètes et empêcher toute nouvelle réduction des rations d’ici à la fin de l’année. De son côté, le HCR a indiqué avoir besoin d’urgence de 39 millions de dollars pour venir en aide aux réfugiés les plus vulnérables et les plus mal nourris en Afrique. «Beaucoup de réfugiés en Afrique dépendent du PAM pour rester en vie et souffrent maintenant en raison du manque de financement», a déclaré Ertharin Cousin, citée dans un communiqué.

 

Au total, sur tout le continent africain, 2,4 millions de réfugiés dans 22 pays dépendent de l’aide du PAM. Actuellement, quelque 800 000 d’entre eux, soit un tiers, ont vu leurs rations réduites. La situation est particulièrement critique au Tchad où près de 300 000 réfugiés, en majorité venus de la région soudanaise du Darfour et de Centrafrique, ont vu leurs rations réduites de jusqu’à 60%.

 

En Centrafrique et au Soudan du Sud, les rations sont parfois réduites de moitié au moins, selon l’ONU. Par ailleurs, quelque 338 000 réfugiés au Liberia, au Burkina Faso, au Mozambique, au Ghana, en Mauritanie et en Ouganda ont vu leurs rations réduites de jusqu’à 43% dans certains cas.

 

«Il est inacceptable dans le monde d’abondance d’aujourd’hui que les réfugiés souffrent de faim chronique ou que leurs enfants quittent l’école pour aider les familles à survivre», a à cet égard déclaré Antonio Guterres.

 

Une ration complète du PAM est de 2 100 calories par jour par personne.

Faute d'argent, l'ONU réduit les rations alimentaires des réfugiés en Afrique
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 15:48

 

 

 

 

 

 

GENEVE  01/07/14(APO) - L’Experte indépendante des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en République Centrafricaine, Marie-Thérèse Keita-Bocoum, a déclaré lundi que la mise en place de la MINUSCA constituait un tournant décisif dans la réponse apportée à la situation complexe que traverse le pays.

 

« Cette réponse doit être multidimensionnelle, concertée et mieux articulée afin de pouvoir relever les nombreux défis auxquels est confrontée la République Centrafricaine (RCA) », a précisé l’Experte indépendante.

 

« Pour ce faire, j’invite la communauté internationale à rapidement doter la MINUSCA de toutes les capacités et ressources nécessaires pour qu’elle puisse pleinement faire usage de son mandat et atteindre les objectifs qui lui sont assignés. », a-t-elle indiqué lors de la présentation de son dernier rapport* au Conseil des droits de l’homme le 24 juin.

 

« Ceci doit être réalisé en coopération avec les autorités de transition, les forces internationales de maintien de la paix, les partenaires internationaux et l’équipe de pays des Nations Unies », a ajouté Marie-Thérèse Keita-Bocoum.

 

Le rapport de l’Experte indépendante a permis de mettre en lumière la situation des droits de l’homme en RCA, sur la base des observations et informations recueillies lors de ses deux visites effectuées du 4 au 14 mars et 10 au 18 avril 2014. Il identifie plusieurs domaines d’assistance technique et de renforcement des capacités, et formule diverses recommandations.

 

Le rapport conclut que de nombreuses violations des droits de l’homme commises en RCA depuis la recrudescence de la crise en décembre 2012 touchent au droit à la vie et incluent des exécutions extrajudiciaires, des cas de torture, de viol de femmes et de filles, des incendies de villages, des pillages et diverses exactions.

 

Depuis décembre 2013, la crise a pris une forme sectaire par le biais d’affrontements entre, d’une part les ex-Séléka (pour la plupart musulmans), et d’autre part, les anti-Balaka (pour la plupart chrétiens et animistes). Le rapport note que les deux groupes continuent de se livrer à des violations graves des droits de l’homme et que les attaques systématiques et violentes d’une communauté contre l’autre se poursuivent. Les exactions commises par les deux groupes comprennent notamment des massacres et des déplacements forcés de communautés, en majorité musulmanes.

 

« Depuis son indépendance, la République Centrafricaine est, et a été, marquée par la mauvaise gouvernance, la corruption, le népotisme et des gabegies de toutes sortes. Si rien n’est fait pour assurer la sécurité des personnes et des biens, le pays continuera à être un sanctuaire pour la prolifération des armes légères et de petit calibre, des groupes armés et des criminels de tout ordre », a souligné l’Experte indépendante.

 

Son rapport a également permis d’établir que la crise avait été de nature politique dès ses débuts et que l’aspect religieux avait été récemment exploité à des fins politiques. « Cette tournure récente pourrait conduire à la partition du pays, étant donné que la minorité musulmane cherche désormais à s’installer dans la partie nord du pays ou à chercher refuge dans les pays voisins », a précisé Mme Keita-Bocoum.

 

Dans son rapport, l’Experte indépendante a également formulé des recommandations autour de trois axes principaux visant à résoudre la crise en RCA et à remettre le pays sur la voie du développement durable. Mme Keita-Bocoum a ainsi recommandé :

 

a) d’assurer la sécurité de la population en général et celle des personnes à risque en particulier contre les attaques violentes et ce, par le déploiement de forces de maintien de la paix tel qu’énoncé dans la résolution 2149 du Conseil de sécurité,

 

b) de fournir au gouvernement l’assistance technique nécessaire pour lui permettre de lutter efficacement contre l’impunité et de restaurer la chaîne pénale et l’autorité de l’Etat,

 

c) de renforcer les initiatives locales en faveur de la réconciliation entre communautés afin de promouvoir la notion de « vivre ensemble ».

 

RCA : Il faut rapidement doter la MINUSCA des capacités et ressources adéquates, déclare l’Experte de l’ONU
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 15:00

 

 

 

 

 

01/07/14 (APA)

 

Une mission de la Banque mondiale conduite par M. Georg Binkert, directeur des opérations, s’est entretenu ce lundi avec la ministre de l’Economie, du plan et de la coopération internationale chargée de pôles de développement, Mme Florence Limbio. Selon le cabinet du ministre, les deux parties ont évoqué le suivi du dialogue des opérations de la RCA avec le groupe de la Banque mondiale et échangés avec les autorités centrafricaines sur les grandes orientations stratégiques du pays.

 

L’équipe de cinq membres s’est informée sur les réalités et les derniers développements sur le terrain et devra recueillir et porter les attentes spécifiques de Bangui au conseil d’administration de l’institution bancaire mondiale.

 

La séance de travail en tête à tête s’est déroulée en présence du représentant résident de la Banque mondiale en Centrafrique, M. Ibrahima Midou.

 

Je suis venu faire le point avec le gouvernement de transition de tous les programmes d’urgence de la Banque mondiale financé hauteur de 100 millions de dollars au titre de l’année 2014 et aussi pour discuter des priorités pour la prochaine année, a confié à APA, M. Georg Binkert au sortir de cette séance de travail.

 

Selon le chef de la délégation, c’est aussi l’occasion d’échanger sur comment la Banque mondiale pourra relancer l’économie et l’administration, accompagner la transition et appuyer les groupes vulnérables.

 

On a aussi fait le point sur l’appui budgétaire de la Banque mondiale pour le paiement des salaires des fonctionnaires centrafricains. D’après les informations recueillies tout se passe très bien, s’est-il réjoui.

 

Cette mission composée entre autres de MM. Jean Claude Tchatchouang, conseiller principal et Léopold Engozogo, conseiller, arrivée samedi à Bangui, repartira mardi sur Yaoundé, au Cameroun.

 

Une délégation de la Banque Mondiale à Bangui pour le suivi de son programme d’urgence en Centrafrique
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 14:12

 

 

 

 

Bureau Politique

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

L’élan de solidarité nationale qui se manifeste en faveur des compatriotes éprouvés par la grave crise sécuritaire en cours a orienté la sensibilité du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) vers les différents services du Complexe Pédiatrique  et le Centre de la Mère  de l’Enfant, le samedi 28 juin 2014.

 

Dirigée par Marcel LOUDEGUE, 5ème Vice Président, représentant du Président Martin ZIGUELE absent de Bangui,  accompagné des membres du Bureau Politique et des Bureaux Nationaux des Femmes et des Jeunes du Parti, l’opération a consisté, pour le Complexe Pédiatrique, à la remise aux parents des enfants malades des kits contenant des vivres  et des non vivres.

 

Au niveau du Centre de la Mère et de l’Enfant, la délégation du MLPC a procédé à la remise  des mêmes produits en cartons et en sacs entiers, réceptionnés par la cheffe de service de cette institution.

 

Cette aide ponctuelle vise essentiellement à témoigner la compassion du parti avec les parents des enfants malades ou victimes des affres d’une violence tout aussi aveugle qu’inutile que leur infligent les forces du mal.

 

Pour le MLPC cette aide participe de la contribution à un allègement ponctuel des souffrances de cette pépinière du pays que sont les enfants à qui il souhaite une prompte guérison.

 

Le MLPC exhorte vivement d’autres bonnes volontés à œuvrer dans le même sens dans l’intérêt bien compris du Peuple Centrafricain.

                                                                                              Fait à Bangui le 30 juin 2014

 

                                                                           Le Bureau Politique

 

Le MLPC remet des kits de vivres et autres aux parents d'enfants au Complexe pédiatrique et au Centre de la mère et de l'enfant de Bangui
Le MLPC remet des kits de vivres et autres aux parents d'enfants au Complexe pédiatrique et au Centre de la mère et de l'enfant de Bangui
Le MLPC remet des kits de vivres et autres aux parents d'enfants au Complexe pédiatrique et au Centre de la mère et de l'enfant de Bangui
Le MLPC remet des kits de vivres et autres aux parents d'enfants au Complexe pédiatrique et au Centre de la mère et de l'enfant de Bangui
Le MLPC remet des kits de vivres et autres aux parents d'enfants au Complexe pédiatrique et au Centre de la mère et de l'enfant de Bangui
Le MLPC remet des kits de vivres et autres aux parents d'enfants au Complexe pédiatrique et au Centre de la mère et de l'enfant de Bangui
Le MLPC remet des kits de vivres et autres aux parents d'enfants au Complexe pédiatrique et au Centre de la mère et de l'enfant de Bangui
Le MLPC remet des kits de vivres et autres aux parents d'enfants au Complexe pédiatrique et au Centre de la mère et de l'enfant de Bangui
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 14:01

 

 

 

 

 

 

La dignité d’un peuple a une valeur inestimable ; elle est la résultante de la volonté et la capacité de chaque individu à lutter pour la liberté de la collectivité et, in fine, pour son indépendance. Elle est d’ailleurs le fondement de la liberté inlassablement recherchée et même d’une certaine fierté nationale. Cela signifie qu’un peuple qui perd sa dignité ne peut se prévaloir de sa liberté et donc de son indépendance. Par la culture de cette valeur, un peuple est en capacité de se faire respecter par d’autres, de faire entendre sa voix, voire de s’imposer dans le concert des nations, quel que soit son statut et son rang sur l’échiquier international. Et c’est ce que comprit très tôt Feu Barthélémy BOGANDA (paix à son âme) lorsqu’il inséra cette valeur en bonne place dans la Devise de la république centrafricaine.

 

En effet, le sentiment patriotique recommande que rien, absolument rien, ne justifie que cette valeur suprême de Dignité inscrite au patrimoine idéologique national de Centrafrique (au même titre que l’Unité et le Travail) puisse être allègrement foulée au pied par ceux qui ont vocation à conduire la destinée des centrafricains. Cela suppose que chaque centrafricain(e), à la place qui est la sienne ou en fonction des responsabilités qui lui incombe, devrait activement tout mettre en œuvre pour, non seulement consolider l’unité de la nation et promouvoir le travail, mais surtout préserver la dignité de la patrie. Si un tel principe de base, caractéristique de l’esprit civique et/ou patriotique, était respecté, la république centrafricaine serait sortie depuis longtemps de la crise politico-militaire qui la gangrène, et aurait donc amorcé la réconciliation ainsi que la reconstruction.

 

Seulement voilà, aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est pourtant tout le contraire de ce principe fondamental dont le non-respect est, de mon point de vue, à l’origine de cette crise et l’alimente depuis fort longtemps, qui est pratiqué non seulement par les protagonistes (Séléka et Anti-Balaka), mais également par les différentes Autorités de transition, à la grande tristesse du peuple centrafricain victime d’affreuses barbaries en tout genre ; de quoi susciter encore plus l’indignation et la colère des centrafricains ainsi que les Amis de Centrafrique qui ne cessent de s’émouvoir de cette dramatique situation.

 

La devise centrafricaine est réduite aux slogans creux et vides de sens. L’Unité-Dignité-Travail ont disparu des actes et pratiques de la vie politique, économique, sociale et culturelle. Les centrafricains démontrent ainsi en face du monde entier qu’ils se haïssent (en s’entretuant comme des animaux) et qu’ils n’aiment pas leur pays (en pillant et en détruisant systématiquement toutes les infrastructures publiques et privées). Incapables d’enterrer définitivement la hache de guerre, malgré d’innombrables assises dont les recommandations restent souvent lettres mortes, ils ont perdu progressivement l’autonomie sur leur pays et laissé ainsi la communauté internationale et autres (certains Etats voisins) décider de leur sort et des transitions à répétition infructueuses les unes que les autres.    

 

Et comme si cela ne suffisait pas, voici qu’un acte diplomatique répréhensible contre la représentante de Centrafrique est ostensiblement posée à Malabo lors du sommet des Chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale. La Présidente de la transition centrafricaine, pas moins Cheffe d’Etat que les autres Chefs d’Etat des pays membres de la CEEAC, s’est faite débarquer d’une séance solennelle concernant notre pays la RCA. Non seulement elle est empêchée de participer aux prises de décisions, mais elle est même empêchée d’y assister : le  comble ! En plus, par courtoisie, elle obtempère et attend sagement au fond du couloir pendant deux longues heures sans sourciller, incitant le Chef du gouvernement à exprimer sur une chaîne de télévision étrangère une grande frustration par rapport à cette situation.

 

Or, d’un point de vue de la légalité internationale, l’objet crucial de ce sommet, ainsi que les points à débattre, (même  celui d’une éventuelle démission) ne nécessitaient pas le débarquement de la Présidente et, par conséquent, il n’y avait aucun inconvénient à ce qu’elle prenne part aux échanges, ne serait-ce que par respect pour son statut en tant que principale représentante des centrafricains ; et sur la base de ce statut, elle était en droit de faire preuve, dans ces circonstances, d’un minimum de caractère devant ses paires de la CEEAC pour les convaincre de la nécessité de respecter ce peuple tant meurtri. Hélas !    

   

Evidemment, au vu de cette action diplomatique au relent exclusif du sommet de Malabo, ce sont tous les centrafricains (que représente Madame SAMBA-PANZA) qui se sont sentis humiliés et dissociés des prises de décisions qui les concernent au premier chef, laissant penser à tous ceux qui se font encore d’illusions sur la souveraineté de Centrafrique que ce pays est, de fait, sous tutelle de la communauté sous régionale et internationale. C’est la preuve que les autorités centrafricaines n’ont plus droit désormais au chapitre, ni pour la formation du gouvernement (pour laquelle elles sont obligées de se soumettre à l’arbitrage de certains dirigeants de la sous-région), ni pour le réarmement des forces de défense et de sécurité, que pour le calendrier électoral, pour ne citer que ces exemples.

 

En agissant ainsi, la communauté sous régionale donne l’impression de mépriser, une fois de plus, la dignité du peuple centrafricain en imposant de l’extérieur, comme c’est le cas depuis plus d’une décennie, des solutions qui ne tiennent non seulement pas compte de la spécificité de la crise centrafricaine, mais génèrent de surcroit d’autres crises; du coup, la situation s’aggrave et s’enlise inexorablement au grand désespoir des populations civiles innocentes victimes des conséquences d’actes criminels quotidiennement perpétrés dans le pays.

 

Eu égard à la déchéance morale, politique, économique, sociale et culturelle que connait la république centrafricaine depuis plusieurs années, et qui a  considérablement altéré la dignité du peuple centrafricain, le moment est venu de voir chaque citoyen s’indigner davantage contre :

 

  • Les errements et dérapages en tout genre ;
  • Les animosités et bestialités ;
  • Les exactions inqualifiables et violations outrancières des droits humains ;
  • L’autodestruction systématique des infrastructures publiques et privées ;
  • La destruction des ressources naturelles
  • Les turpitudes de nos hommes politiques passés et présents ;
  • La résignation, le laisser-aller et le laisser-faire ;
  • Le népotisme chronique, le clientélisme exacerbé et la gabegie financière maladive de nos dirigeants de ces dernières années ; 
  • Les manœuvres de subversion des assoiffés de pouvoir ;                                  
  • Les diktats de certains dirigeants africains ;
  • Le  manque de considération infligé aux autorités centrafricaines ;
  • L’humiliation de nos dirigeants et représentants par les instances sous régionales et internationales ;
  • Les actions hégémoniques de certains pays voisins ;
  • Les  tentatives de déstabilisation et de partition du pays ;
  • Les  opérations criminelles menées par les groupes armés nationaux et étrangers ;
  • Les  injonctions liées au réarmement des forces de défense et de sécurité…
  •  

Bref, indignons-nous davantage contre toutes sortes de dérives (qu’elles proviennent de nous centrafricains ou des autres) pour que la nation centrafricaine retrouve son UNITE, sa DIGNITE et se remette au TRAVAIL en vue de la réconciliation et de sa reconstruction.       

 

A Paris, le 01/07/2014

Médard POLISSE-BEBE

                                                                           Philosophe

PEUPLE CENTRAFRICAIN, INDIGNONS-NOUS ! par Médard POLISSE-BEBE
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 13:53

 

 

 

 

 

On a toujours dirigé la RCA de l'extérieur. En politique comme en économie, on lui a  régulièrement imposé des solutions en lui disant ce qu'elle devrait faire car on s'est cru supérieur ou mieux outillé que ses fils et filles. Si tout cela s'est produit, la responsabilité première   incombe ni aux Talimbi, Likoundou, Belzebut ou au Manioc mais au Centrafricain. Il serait salutaire qu'un jour les vrais auteurs de ce chaos répondent de leurs actes pour les vivants ou que les descendants et Doungourous de ceux qui ne sont plus des nôtres, connaissent le périmètre réel de l’héritage dont ils sont dépositaires car depuis 1958, nous en avons assez de payer l'impôt du sang.

 

Lorsque le meilleur investissement dans un pays se réduit à la création d'un parti politique ou une rébellion, l'on ne peut être surpris d'assister à ce qui s'est passé le week-end dernier à Malabo car dans une situation dynamique négative, l'urgence est d'en maîtriser les paramètres pour la juguler. Or sur impulsion des actuels dirigeants de la Transition, l'unique message qui est adressé est le suivant : « Criminels de tous les pays, immigrez en RCA. Une fois ici, TUEZ, PILLEZ, VIOLEZ sans pitié, une prime au crime vous sera accordée. Vous serez convié dans tous les palais de la République et au gouvernement ou dans l'armée. Vous serez amnistiés et à l'ombre des manguiers, vous prospérerez. » Ainsi donc 85% de ceux qui seront à Brazzaville étaient déjà là en 2003 et 2008 lors des dialogues sous Bozizé...vous avez dit casting ? Qu'il me soit permis de douter que Brazzaville 2014 résoudra la crise centrafricaine. En effet, ce que demande la CEEAC c'est à dire un gouvernement [INCLUSIF] où les Musulmans du Nord(1) seraient représentés et une table ronde entre les différents acteurs de la crise est bien en deçà de ce qu'exigent les Nations-Unies à savoir le désarmement obligatoire et au besoin par  la force de tous les détenteurs illégaux d'armes.

 

Aucun dialogue ou gouvernement d'union nationale ne mettra fin à la circulation des armes et aux atteintes des  droits de l'homme. Seule la reconstruction de l’État en général et dans un premier temps des outils sécuritaires(2): Police, Gendarmerie et Renseignements peut mettre un terme à l'anarchie, au règne de la Machette et de la Kalachnikov.

 

Le travail de réconciliation et de pardon dont certains pensent en détenir le brevet n'aura de sens que si et seulement si ceux qui sont à l'origine du drame sont mis hors d'état de nuire. On ne peut pas pardonner sans confession, sans condamnation et réparation. Au nom de quoi fera-t-on asseoir sur la même table des citoyens qui n'ont jamais pris les armes, versé du sang ou commis des crimes économiques avec ceux aux casiers judiciaires desquels ces crimes sont à notifier ? Au nom de quoi la victime et son bourreau doivent-ils obligatoirement se réunir et parler alors que la place de l'UN est dans le box des accusés et l'autre sur le banc de la partie civile ? 

 

Toutes les religions monothéistes du monde enseignent que le 1er acte de la rédemption est la demande de pardon/confession. Or chez nous, les Criminels sont ceux qui font la loi. Mieux encore, ils sont exigeants, revendiquent des postes et le partage de la dépouille de ce pays fictif devenu un État néant que fut le Centrafrique.

 

De l'enfer, nous avons touché le fond. Dans l'euphorie du départ de Djotodia et de Tiangaye, nous avons omis de fixer des limites à Mme Samba Panza dans le choix de l’exécutif et le programme d'urgence. Une fois au Palais de la Renaissance, elle a cru qu'elle était un vrai Chef d’État, le pire pour la RCA redoubla de gravité à partir de ce moment-là.

 

La photo a fait le tour du web ce week-end. Certains médias comme RFI et France 24 n'y sont pas allés de main morte. Mme Samba Panza, Chef de l’État de la Transition en RCA, assise dans un fauteuil au bout d'un couloir. Tel un enfant que les parents éloignent pour prendre une décision ou un élève congédié par les professeurs après son oral. Cette image a réveillé le patriotisme de certains Centrafricains dénonçant l'humiliation de la RCA. Comme d'habitude, le diable se trouve dans les détails.

 

Communiqué final du sommet de la CEEAC de Malabo sur la crise centrafricaine, dernier paragraphe : « Ils[Chefs d’État] ont demandé au Secrétariat général des Nations Unies, la Commission de l’Union Africaine et le Secrétariat général de la CEEAC à mettre en place urgemment, avec l’appui de facilitateurs, une médiation internationale sous la conduite du Président Médiateur de la CEEAC, Son Excellence Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, afin d’aider les Centrafricains à reprendre, en terrain neutre, le chemin du dialogue en vue de se doter d’un nouveau cadre politique de gestion consensuelle de la transition et de sortie de crise. Ils ont exprimé le vœu de voir l’ensemble des acteurs de la crise faire partie de la solution et contribuer à la réussite de la transition, et ce, sans préjudice de la présentation de leur candidature aux prochaines échéances électorales. »

 

NON, ce n'est pas la RCA qui fut humiliée à Malabo, c'est Mme Samba Panza qui le fut. C'était le prix à payer pour elle afin de rentrer définitivement dans le syndicat des Chefs d'état d'Afrique Centrale (3). Elle le paya avec le sourire et dans son humiliation, entraîna tout un pays qui était déjà par terre et qui se serait bien offert l'économie de cette goujaterie. En sacrifiant la renaissance du pays au profit de son envie rester au palais de la renaissance, Mme Samba Panza qui nous réchauffe le Bozizé de 2003, vient de lancer le signal d'alarme pour que dure la crise.

Nous deviendrons tous des rebelles pour être entendu. Nous quitterons nos partis politiques, nous rendrons nos cartes de militant. Nous entrerons en brousse, l'un pour défendre son village, l'autre pour sa profession... Il y aura mille et une rebellions puisque c'est l'unique chemin pour être pris au sérieux.

 

NON, ce n'est pas la RCA qui fut humiliée à Malabo, c'est Mme Samba Panza qui a souillé la République, la Charte Constitutionnelle de Transition et insulté la souffrance des fils et filles de Centrafrique. J'ai voulu le dire, J'AI VOULU L'ECRIRE POUR L'AVENIR.

 

Clément DE BOUTET-M'BAMBA

 

 

 

 

1: Que fait-on des musulmans des autres régions de Centrafrique ? Comme par hasard, ceux qui sont désignés comme étant les musulmans à intégrer ne sont originaires que de deux préfectures et de deux groupes ethniques. Que faire des musulmans des quatorze autres préfectures et des autres groupes ethniques ?

 

2 : j'ai volontairement mis de côté les FACA dans cette phase d'urgence car le débat sur le réarmement est un faux débat. La RCA étant de fait placée sous tutelle sécuritaire internationale, c'est d'abord les opérations de maintien de l'ordre qu'il faut privilégier. Or elles reviennent à la Police et à la Gendarmerie. Ce qui reste de cette armée défaite par les Seleka entre décembre 2012 et mars 2013 est à intégrer au sein des unités des Minusca qui se déploieront à partir de septembre d'où ils apprendront à nouveau le métier des armes. C'est une nouvelle armée sur les ruines de l'ancienne dont aura besoin la nouvelle RCA.

 

3: De toutes les transitions connues en Afrique ces cinq dernières années, ceux qui en avaient la gestion ne se sont portés candidats aux élections : Niger (Saleh Djibo), Guinée Conakry (Dadis et Sekouba), Mali (Diancounda Traoré), Madagascar (Rajoelina), Egypte (Adli Mansour). Pourquoi ce qui est valable ailleurs ne le serait-il pas pour l'Afrique Centrale en général et la RCA en particulier ? Mme Samba Panza n'était pas candidate mais ses pagnes nous abreuvaient déjà. Maintenant qu'elle a reçu son initiation au syndicat, ce sera sur des tubercules de manioc que son image sera sculptée. La transition n'aura qu'un seul objectif : la faire élire et le nécessaire travail pour la renaissance de la RCA sera jeté aux oubliettes.

J'AI VOULU PARLER POUR L'AVENIR par Clément DE BOUTET-M'BAMBA
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 12:54

 

 

 

 

 

http://survie.org/   Le 1er juillet 2014 (rédigé le 28 avril 2014) par Raphaël Granvaud

 

Dans une interview à Jeune Afrique, le ministre de la Défense reconnaît quelques erreurs… pour mieux éluder les questions les plus dérangeantes.

 

On est loin de l’assurance initiale avec laquelle le chef de l’Etat avait vendu l’opération Sangaris, se faisant fort de ramener la paix, la stabilité et d’organiser les élections en 6 mois. Selon D. Merchet, « les militaires [avaient] convaincu le président de la République que la partie serait facile » (Blog Secret Défense, 24/02) Aujourd’hui, le ministre de la Défense confesse à trois reprises une erreur d’appréciation, pour justifier l’incapacité de Sangaris à empêcher l’épuration ethnique dont la population musulmane a été victime : « on découvre l’ampleur des haines interreligieuses, probablement sous-estimées et qui justifient d’autant plus notre intervention et son urgence ». Mais l’excuse témoigne surtout que les ressorts de la crise restent incompris ou négligés : les crispations identitaires et religieuses ne sont pas la cause, mais le produit des affrontements en Centrafrique. Elles ont été instrumentalisées sous Bozizé, exacerbées par les exactions de la Séléka au pouvoir, et ont connu un coup d’accélérateur à la suite des massacres et des représailles contre les civils qui ont suivi l’offensive des anciens partisans de Bozizé, le 5 décembre. Ces derniers avaient alors tenté, sous le masque des anti-Balakas, de prendre de vitesse la force Sangaris en discussion à l’ONU.

 

Préméditation

 

A ce sujet, Merchet rapporte : « la préparation de ce coup de force était parfaitement connue des autorités françaises, qui n’ont pourtant rien fait » (17/03). La question se pose de savoir si les risques de cette attaque ont été sous-estimés ou simplement ignorés. Alors que la priorité des autorités françaises est alors de dégager Djotodia, n’a-t-on pas estimé cyniquement que la pression des anti-Balakas pouvait concourir à cet objectif ? D’autant que les promesses de désarmement « impartial » de toutes les milices ont rapidement fait long feu, le désarmement ne touchant (modérément) que les Sélekas. « Nous avions sous-estimé la capacité de nuisance des anti-balaka », affirme Le Drian. Depuis, les anti-Balakas se sont engouffrés dans la brèche, tentant de profiter de l’avance de Sangaris et de la Misca [1], voire s’affrontant à leurs soldats, au point d’amener le général Soriano, commandant de la Misca, à les qualifier de « principaux ennemis de la paix » le 10 mars dernier.

 

Si le ministre ne semble pas avare d’autocritiques, celles-ci ne vont pas jusqu’à reconnaître le rôle déstabilisateur des ingérences étrangères appuyées par la diplomatie française, celle du Tchad en particulier, et même après que Déby ait décidé de faire défection, retirant (officiellement) ses troupes, pour protester contre les accusations du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme contre les soldats tchadiens. Cela n’empêche pas non plus le ministre français de continuer à dicter publiquement aux autorités centrafricaines leur feuille de route : « il faut ouvrir le processus politique. Et ça, c’est la responsabilité de Mme Catherine Samba-Panza. Elle doit faire un geste [envers la Séleka ?], et cela doit se faire en bonne intelligence avec les chefs d’État voisins [Déby ?], qui n’ont aucun intérêt à ce qu’il y ait une partition de la Centrafrique ». Cela dit, bien entendu sans vouloir s’« immiscer dans la politique d’un gouvernement, quel qu’il soit »…

 

[1] MISCA : Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine

 

Centrafrique : Sangaris Le Drian à confesse
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 12:52

 

 

 

 

 

01/07/14 (APA)

 

Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), le général Babacar Gaye, a révélé, lundi à Bangui, qu’il avait adressé ses félicitations à la présidente Catherine Samba-Panza pour la confiance que lui ont renouvelée ses pairs de la sous-région dans la poursuite de la transition jusqu’à son terme.

 

« Nous voulons battre le fer pendant qu’il est chaud. La réunion de Malabo est une réunion très importante. J’ai au demeurant félicité la Présidente pour la confiance qu’il lui a été réitérée d’une manière non équivoque par ses pairs de la sous-région pour conduire cette transition à bon port », a confié à la presse le général Babacar Gaye au sortir d’une audience avec Samba-Panza au palais de la renaissance à Bangui.

 

Pour M Gaye, la prochaine réunion du groupe international de contact à Addis-Abeba va permettre de relancer la transition puis beaucoup de réflexions et décisions ont été prises à Malabo.

 

Selon M Gaye, la relance de la transition se fera ‘’par des décisions qui vont permettre aux Centrafricains de s’exprimer, de dire comment ils veulent sortir de cette crise qui fait la violence au quotidien en continue un problème pour nous qui sommes au chevet de la RCA ».

 

Il a ajouté qu’il était ‘’heureux de rencontrer la présidente engagée et décidée comme d’habitude à mener à bon port le bateau centrafricain ».

 

A en croire le chef de la MINUSCA, les casques bleus vont apporter un plus aux forces étrangères. ‘’La Sangaris et la MISCA déployées en Centrafrique ont contenu ces violences. Mais il faudrait très certainement des effectifs supplémentaires pour pouvoir faire encore plus et c’est ce que la MINUSCA qui sera opérationnelle à la mi-septembre va apporter », a-t-il assuré.

 

‘’Aux côtés de ses présences militaires qui sont indispensables, il faut un processus politique pour traiter les causes de ces violences qui n’ont pas leur raison d’être et c’est cela justement que Malabo et ensuite Addis-Abeba vont permettre de relancer » a-t-il conclu.

Catherine Samba-Panza félicitée par le chef de la MINUSCA
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