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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 11:59

 

 

 

 

 

18/08/14 (AFP)

 

Une dizaine de personnalités politiques centrafricaines étaient attendues lundi à Brazzaville, où elles devaient rencontrer le président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise en Centrafrique, pour tenter de débloquer la formation d'un nouveau gouvernement.

 

Ces personnalités, dont des membres des groupes armés signataires du cessez-le-feu conclu fin juillet, ont été convoquées par le président Sassou Nguesso, a indiqué à l'AFP une source proche de la présidence centrafricaine. Elles doivent se rendre à Brazzaville dans la journée, a précisé cette source.

 

Les Centrafricains étaient lundi toujours dans l'attente de la formation d'un gouvernement de transition "élargi", une semaine après la nomination d'un nouveau Premier ministre, Mahamat Kamoun, censée relancer la transition en panne.

 

La présidente de transition, Catherine Samba Panza, s'est elle-même rendue au Congo-Brazzaville en fin de semaine, où elle a participé aux célébrations de la fête de l'indépendance.

 

Fin juillet, les protagonistes de la crise centrafricaine - milices chrétiennes anti-balaka et ex-rébellion Séléka à dominante musulmane - avaient signé dans la capitale congolaise, et sous forte pression internationale, un fragile accord de cessez-le-feu, plusieurs fois violé depuis lors.

 

La formation du gouvernement bute notamment sur la question de la représentation des groupes armés en son sein. L'ex-rébellion Séléka refuse pour le moment d'y participer.

 

Plusieurs formations politiques ont réagi négativement à l'annonce de la nomination de M. Kamoun, certains partis demandant une "suspension" des tractations pour former le nouveau gouvernement.

 

 

Le nouveau gouvernement centrafricain se joue à Brazzaville

 

18/08/14 (La Voix de l'Amérique)

 

Une dizaine de personnalités politiques centrafricaines sont attendues ce lundi à Brazzaville, où elles doivent rencontrer le président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise en Centrafrique, pour tenter de débloquer la formation d'un nouveau gouvernement.

 

Ces personnalités, dont des membres des groupes armés signataires du cessez-le-feu conclu fin juillet, ont été convoquées par le président Sassou Nguesso, a indiqué à l'AFP une source proche de la présidence centrafricaine.

 

Nomme il y a une semaine, le nouveau Premier ministre, Mahamat Kamoun n'a toujours pas formé de nouveau gouvernement

 

La présidente de transition, Catherine Samba-Panza, s'est elle-même rendue au Congo-Brazzaville en fin de semaine, où elle a participé aux célébrations de la fête de l'indépendance.

 

http://www.lavoixdelamerique.com/content/le-nouveau-gouverne...

 

 

La Centrafrique attend toujours un nouveau gouvernement, la transition à la peine

 

18/08/14 (AFP)

 

Les Centrafricains attendaient toujours lundi la formation d'un nouveau gouvernement "élargi", dont le retard fragilise encore un peu plus une transition à la peine et alimente dangereusement les risques d'instabilité.

 

"Il n'est pas bon de faire du sur-place. Nous sommes dans une période très frileuse où l'on doit prendre le maximum de précautions et surtout avancer dans la bonne direction", s'inquiétait lundi un diplomate onusien à Bangui.

 

Pour tenter d'accélérer les choses, le médiateur dans la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso, a convoqué lundi une dizaine de personnalités politiques, dont des représentants des groupes armés, selon une source proche de la présidence à Bangui. Leur délégation était attendue dans la journée à Brazzaville.

 

-un cessez-le-feu plusieurs fois violé-

 

Plus d'une semaine après sa nomination, le nouveau Premier ministre Mahamat Kamoun n'a toujours pas formé son nouveau cabinet, face à l'hostilité affichée par l'ex-rébellion Séléka et le scepticisme de plusieurs formations politiques.

 

La Centrafrique est maintenant sans gouvernement depuis une quinzaine de jours, après la démission du Premier ministre sortant André Nzapayéké. Et surtout, au grand désespoir des "partenaires" internationaux de Bangui, rien n'a bougé depuis la signature au forceps fin juillet à Brazzaville d'un fragile accord de cessez-le-feu entre l'ex-Séléka à dominante musulmane et les milices anti-balaka majoritairement chrétiennes.

 

L'accord a été plusieurs fois violé, avec plus d'une trentaine de morts cette fin de semaine dans le nord du pays, des villageois massacrés par des éléments de l'ex-Séléka et des Peuls armés, selon les témoignages des habitants.

 

Si la situation se normalise peu à peu à Bangui, des violences éclatent à intervalles réguliers en province où les tensions restent vives, malgré la présence des 2.000 militaires français de l'opération Sangaris et des 6.000 soldats de la force africaine Misca.

 

Politiquement, la présidente de transition Catherine Samba Panza n'a guère touché les dividendes de la nomination surprise de M. Kamoun.

 

De confession musulmane, haut-fonctionnaire spécialiste des finances, le nouveau Premier ministre est surtout un proche de Mme Samba Panza, après avoir travaillé sous les régimes de François Bozizé (renversé en mars 2013) et Michel Djotodia, le chef de l'ex-Séléka, au pouvoir jusqu'à janvier 2014.

 

La communauté internationale, qui tient le pays à bout de bras, avait clairement un autre favori, et la nomination de M. Kamoun a surpris.

 

L'ex-Séléka, qui voulait un Premier ministre issu de ses rangs, a immédiatement réagi en annonçant qu'elle boycotterait le futur gouvernement, affirmant que son avis n'avait pas été pris en compte.

 

Affaiblis et chassés de Bangui en janvier par l'intervention de l'armée française, les rebelles de la Séléka, après leur désastreux passage aux affaires marqué par des pillages généralisés et de multiples exactions, ont trouvé refuge dans leurs fiefs du nord du pays, où l'ex-coalition semble être en voie de désintégration entre groupes rivaux. Une faction de la Séléka, basée dans le nord, a dénoncé l'accord de Brazzaville.

 

-Appel à la concertation-

 

L'arrivée de M. Kamoun aux affaires n'a soulevé guère plus d'enthousiasme au sein de la classe politique centrafricaine, largement responsable par ses années d'incurie de la faillite actuelle du pays.

 

L'Alliance des forces démocratiques pour la transition (AFDT) regroupant les principaux partis politiques, a souhaité "une suspension de la mise en place du gouvernement", pour "saisir la médiation" internationale et -curieuse dialectique- et "éviter un blocage institutionnel", selon cette coalition.

 

"Tout le monde dans ce pays sait quel bilan, quel souvenir a laissé l'ex-Séléka dans la gestion de notre pays. Nous pensons qu'il n'est pas décent ni opportun de faire partie d'un gouvernement dirigé par un proche de Michel Djotodia", a réagi lundi Mouammar Bengué Bossin, de la mouvance Zo Kwé Zo, favorable au président déchu Bozizé. Mahamat Kamoun a été directeur de cabinet de M. Djotodia.

 

"Nous sommes en train de tourner en rond, alors qu'à notre retour de Brazzaville (...), il devait y avoir une concertation pour éviter ce que nous vivons en ce moment", a commenté Cyriaque Gonda, ancien ministre et partie prenante à l'accord de Brazzaville, qui a appelé Mme Samba Panza à la "concertation".

 

Les représentants de la nébuleuse anti-balaka ont quant à eux réagi jusqu'à présent très sobrement, attendant sans doute de connaître les portefeuilles qui leur seront attribués dans le futur cabinet.

 

Centrafrique: toujours pas de gouvernement, des politiques convoqués chez le médiateur
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Centrafrique-Presse.com
19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 11:57

 

 

 

 

 

19/08/14 (RFI)

 

A Bangui, la sécurité revient progressivement mais les traumatismes des violences restent. Beaucoup d'habitants ont encore peur de circuler dans des quartiers où la majorité des habitants ne sont pas de leur confession. Au PK5, les habitants en majorité des musulmans refusent de sortir de leur quartier. Pour en finir avec ces peurs et prouver que la liberté de déplacement existe à Bangui, une ONG locale, avec des députés, a traversé à pied deux quartiers de Bangui de confessions différentes.

 

C’est une marche symbolique qui se fraie triomphalement un passage sur l’avenue Koudoukou du quartier musulman PK5. « On est en train de faire la manifestation pour ramener la paix. On en a marre des guerres. Il n’y a pas question de chrétiens ou musulmans, c’est de la politique ». Autre manifestant : « C’est une caravane pour la paix entre le 3e et 5e arrondissement ».

 

A l’initiative d’une ONG locale, Vitalité Plus, les marcheurs viennent ouvrir la voie à pied, d’un quartier voisin à majorité chrétienne que les musulmans ont encore peur de traverser. Leur message : la sécurité revient et tout le monde peut désormais circuler dans Bangui quelle que soit sa confession. En tête du cortège, plusieurs députés du Conseil national de transition (CNT), le Parlement provisoire comme Célestin Youro : « Les taxis peuvent circuler maintenant. Vous voyez il y a les taxis et il y a les bus. C’est maintenant une ouverture pour ce corridor pour que les commerçants vivent et vendent leurs marchandises. C’est pour cela que nous sommes en train de faire cette ouverture ». Devant la statue de Barthélemy Boganda, père de l’indépendance centrafricaine, les marcheurs entonnent l’hymne national. Mais pour beaucoup d’habitants, la peur et le traumatisme des violences sont encore très présents.

 

■ Gros plan sur les déplacés de Bangui

 

Réparties dans plus de 41 sites autour de la capitale centrafricaine, 80% des personnes déplacées prévoient de retourner dans leur lieu d’origine le mois prochain, selon un récent rapport de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). C'est 14% de plus par rapport au mois de juin. Pour Chiara Lucchini Gilera, coordinatrice des urgences pour l'OIM à Bangui, ce chiffre est encourageant mais met en lumière les conditions difficiles auxquelles les familles font face quotidiennement : « D’un côté, il y a plus de confiance à ce que les choses soient plus stables dans la capitale et de l’autre côté, il y a un véritable problème même d’alimentation quand on voit que 97% de la population réduit le nombre des repas, les quantités de nourriture qu’ils mangent ».

 

Mais avoir la volonté de rentrer ne suffit pas : 68% des 600 personnes interrogées font allusion au manque de moyens financiers, à l'absence d'autorité ou encore au sentiment d'insécurité qui règne dans la capitale. Pour éviter tout perte de lien social, L'Organisation internationale pour les migrations agit auprès des populations. Chiara Lucchini Gilera : « Par exemple, l’OIM a un projet qui vise à réhabiliter les infrastructures communautaires, par exemple les écoles, les centres de santé. On emploie des gens du quartier pendant deux semaines et on a déjà plus de 300 000 personnes qui ont bénéficié de ce projet ». Au 5 août dernier, environ 100 000 personnes étaient déplacées à Bangui dans 40 sites différents : 3 000 de moins par rapport à début juillet.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140819-bangui-securite-rca-ong-p...

RCA : Bangui veut en finir avec la peur
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Centrafrique-Presse.com
19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 11:54

 

 

 

 

 

 

La partition de la République centrafricaine est-elle en train de devenir une réalité ? Par communiqué, l’ex-coalition Seleka a annoncé la création de l’Etat autonome du Dar El Kouti, basé dans le nord... puis démentie.

 

La décision N 003, de la création du nouvel Etat autonome dans le nord de la RCA, porte l’estampille du président du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique Michel Djotodjia. Problème : le document n’est pas signé par l’ancien président de la transition centrafricaine, qui est pourtant désigné par le document comme le chef d’Etat et de gouvernement de ce nouvel Etat, le Dar El Kouti.

 

Dans la foulée, le communiqué institue un gouvernement de onze membres. Parmi ces "ministres", on retrouve les principaux responsables de la Seleka. Abakar Sabone est désigné comme Secrétaire d’Etat à l’Education nationale. Nous avons pu le joindre en début de soirée. Même s’il se dit surpris par la publication de cette information, Abakar Sabone ne nie pas l’existence des velléités séparatistes dans les rangs de la Seleka.

 

L'entretien de la DW avec Abakar Sabone

 

DW: Comment avez-vous réagi à ce communiqué signé de la Seleka, instituant un Etat autonome dans le nord du pays?

 

Abakar Sabone : Nous avons aussi été surpris hier [dimanche 17 août], c’est un membre porte-parole de la Seleka qui a envoyé ce document, qui n’est même pas signé du président, mais qui est au nom de Michel [Djotodia]. Ils ont publié. Et moi, je ne me retrouve pas là-dedans. Moi, j’ai mon mouvement, le MLCJ, qui est signataire des accords de Brazzaville. Je suis resté dans la logique du respect de ces accords. Et j’ai été surpris de voir mon nom qui figure sur ce document.

 

Donc, il n’y a pas d’initiative. Je suis avec le Président Michel [Djotodia]. Lui-même était vraiment remonté. Il a même suspendu Mal-mal, celui qui a envoyé le communiqué.

 

DW : Selon vous, dans quel but ce communiqué a-t-il été envoyé à la presse ?

 

Abakar Sabone : A mon avis, c’est un projet en élaboration. C’est une fuite en avant.

 

DW : Si ce projet est en préparation, qui est derrière cela ?

 

Abakar Sabone : Je crois qu’à Brazzaville, la Seleka a bien mentionné qu’elle était pour la partition.

 

DW : Et vous ne faites pas partie de la Seleka, Abakar Sabone ?

 

Abakar Sabone : Non, non, non. Moi, j’ai mon mouvement qui était signataire de l’accord global de paix de Libreville. Et en même temps, hier, j’ai signé au nom de mon mouvement, le MLCJ, à Brazzaville. Je ne fais pas partie de la Seleka. Quand la Seleka a pris le pouvoir, moi j’étais encore dans le gouvernement de Bozizé à Bangui.

 

DW : Et quelle est la réaction du bureau politique de la Seleka suite à ce communiqué ?

 

Abakar Sabone : Hier, j’étais avec le Président Michel Djotodia quand on a eu l’annonce. Il était très remonté. Très, très remonté. Il a signifié que cela n’engage que ceux qui ont envoyé le document. La Seleka n’a pas encore pris la décision d’annoncer. C’est pourquoi je disais que peut-être c’est un projet en cours, et la personne a pris de l’avance. L’idée est là, mais le document ne provient pas du président de la Seleka.

 

DW : Donc, selon vous, même si la Seleka ne se reconnaît pas encore dans le document, l’idée d’une partition du pays est en gestation ?

 

Abakar Sabone : En gestation, oui. C’est leur cheval de bataille pour le moment."

(Propos recueillis par Eric Topona)

 

Dans un communiqué de presse publié cet après-midi, le Secrétaire Général Adjoint du FPRC, qui a succédé à la Seleka, dément la création du nouvel Etat du Dar El Kouti. Selon le Dr Hamat Mal-mal Essène, dont le nom ornait le premier communiqué controversé, sa boîte émail a été piratée, dans le seul but de troubler les esprits. Il ne se reconnaît donc pas dans l'annonce publiée hier.

 

Du côté des autorités de transition, écoutez la réaction du porte-parole du gouvernement centrafricain, Gaston Mackouzangba

 

http://www.dw.de/la-centrafrique-vraiment-une-et-indivisible...

Lu pour vous : La Centrafrique, vraiment "une et indivisible"?
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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 11:49

 

 

 

 

 

BANGUI 18/08/14 (Reuters) - Trente-quatre habitants de Mbrès, dans le centre de la République centrafricaine, et de villages environnants ont été tués cette semaine par des ex-rebelles de la Séléka et des membres d'une tribu locale, a-t-on appris samedi auprès des autorités locales.

 

Le mouvement, coalition a dominante musulmane qui a pris le pouvoir en mars 2013 avant de le rendre sous la pression internationale à un gouvernement intérimaire, a promis d'enquêter et de punir les coupables s'ils sont issus de ses rangs.

 

"Des combattants de la Séléka et certains Fulani ont tiré sur les victimes à bout portant, les ont égorgées ou pendues", a déclaré Bienvenue Sarapata, maire de Mbrès, interrogé par Reuters.

 

"Trois jeunes ont été pendus mercredi après-midi. D'autres villageois ont été assassinés dans le centre", a-t-il poursuivi, ajoutant qu'il avait lui-même dû fuir jusqu'à la localité voisine de Kaga-Bandora avec plusieurs centaines de personnes.

 

Sa première adjointe, Christine Ouadjapou, a quant à elle fait état de 34 morts entre le 10 et le 15 août.

 

Les tensions entre communautés restent vives plus d'un an après le coup d'Etat, qui avait été suivi d'exactions commises contre les civils, notamment chrétiens.

 

Cette vague de violences a entraîné l'émergence des "anti-balaka", des milices d'autodéfense majoritairement chrétiennes, qui s'en sont prises en retour aux populations musulmanes.

 

La Séléka a signé le 24 juillet un cessez-le-feu avec les milices chrétiennes après avoir renoncé à sa demande de scission du pays en deux entités sur une base religieuse.

 

La France a dépêché 2.000 soldats en RCA en soutien des 6.000 hommes de la Misca, la force africaine de maintien de la paix.

 

(Crispin Dembassa-Kette, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

 

Trente-quatre personnes tuées par des ex-Séléka en Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 12:10

 

 

 

 

 

18/08/14 (RFI)

 

Si les violences et l'insécurité persistent hors de Bangui, dans la capitale centrafricaine, les signes d'un retour de la sécurité sont perceptibles. Dans le quartier musulman du PK5, particulièrement touché par les violences interreligieuses, les rues se remplissent de nouveau, le marché a rouvert et des associations tentent de renouer les fils du dialogue.

 

Après les violences de décembre, le marché du quartier musulman du quartier du point kilométrique 5, dit PK5, poumon économique de la capitale centrafricaine, était resté fermé. Après les violences de décembre et janvier, les habitants avaient fui le quartier, souvent pour se réfugier à l'étranger, principalement au Cameroun et au Tchad. Mais depuis quelques semaines, dans ce quartier très touché par les violences, la sécurité revient et, donc, marchands et clients également. Le marché reprend vie. « On est ensemble, tous, musulmans comme chrétiens, ensemble, en ce moment, assure un vendeur d’arachides. Les clients qui se tiennent devant moi sont tous chrétiens et puis moi je suis musulman. » « Notre but c’est quoi ? Nous ne faisons pas de la politique. Nous, nous œuvrons pour la paix et la réconciliation et la sensibilisation », insiste un autre.

 

Faire passer le message des accords de Brazzaville

 

Fin juillet, à Brazzaville, anti-balaka et Seleka ont signé la paix. Depuis, au PK5 de Bangui, les associations se mobilisent pour expliquer ces accords aux habitants. Dans une maison du quartier, des responsables associatifs tiennent une réunion. « Il y a beaucoup de population, au niveau du 3ème arrondissement, qui ignore les accords de Brazzaville », explique l’un des responsables.

 

« On va faire une sensibilisation, maison par maison, auprès des chrétiens et des musulmans, pour que le message passe », expose Mahmoud Issam, président de la coordination humanitaire du 3ème arrondissement. Ce message, « c’est le pardon. L’arrêt des hostilités, que ce soit côté musulman ou chrétien. Cela ne sert à rien de s’entretuer et de suivre les politiciens qui manipulent la population. »

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140817-fremissement-retour-paix-...

 

Frémissement de retour à la paix dans le quartier musulman de Bangui
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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 12:08

 

 

 

 

 

18/08/14 (APA)

 

L’archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalainga a lancé, dimanche, un appel à la paix et à l’unité en Centrafrique, martelant que ‘’seul le dialogue apportera la solution à nos problèmes et non les armes ».


« Je le dis haut et fort », le dialogue et la concertation permettront aux Centrafricains de s’affranchir de la crise dans laquelle ils se trouvent, a notamment dit Monseigneur Dieudonné Nzapalainga dans une adresse lors de la célébration du 120è anniversaire de la première paroisse oubanguienne « Paroisse Saint Paul des Rapides » du 7è arrondissement de Bangui.

 

La paroisse a été fondée en 1894 par Monseigneur Prosper Philippe Augouard, vicaire apostolique de l’Oubangui et de Congo français, avec résidence à Brazzaville au Congo.

 

La présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, de retour de la capitale congolaise depuis samedi, a rehaussé de sa présence la célébration œcuménique consacrée à cet évènement célébré par toute la communauté catholique de la RCA.

 

« Ce que nous considérons comme les rejetés nous devons les accueillir et l’église est le lieu par excellence d’accueil, d’hospitalité là où on peut trouver le dialogue et l’estime. Et l’église domestique là où père, mère et enfant doivent s’estimer, se respecter et dialoguer pour promouvoir les vraies valeurs qui vont transformer la société », a-t-il plaidé.

 

S’adressant aux parents, l’archevêque de Bangui a déclaré : « la première école commence à la maison qu’est le lieu de transmission des vraies valeurs. Père et mère, apprenez à travailler vous-mêmes et à vos enfants, le respect du travail et de l’unité ».

 

Il a ensuite prévenu : « si au sein de la famille il y a la division ne soyez pas étonnés que vos enfant vont emporter la division à l’extérieur ».

 

Sur sa lancée, Il a condamné les églises construites sur des bases ethniques, les qualifiant de clubs d’amis.

 

« Quand vous vous choisissez par race, ethnie par groupe par affinité, vous n’êtes plus une église. Vous ne répondez plus à la mission divine, mission universelle que le Christ nous a confiée », a martelé l’archevêque de Bangui.

 

Le dialogue est la solution à la crise en RCA et non les armes (archevêque de Bangui)
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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 11:27

 

 

 

 

OBJET DE PLUSIEURS ACCORDS SUIVIS DE PLANS D’ACTION,

LA RECONCILIATION DES CENTRAFRICAINS EST ENCORE

UNE VUE D’ESPRIT ET NON PAS UNE REALITE DE FAIT :

 

ANALYSE FROIDE ET PROPOSITION SECHE

 

 

 

L’histoire

 

Feu Président Barthélémy BOGANDA a créé la République Centrafricaine sur les cendres de l’Oubangui-Chari, par dépit, vaincu à la suite d’une lutte contre le néocolonialisme que ses propres frères Africains lui ont opposé. Il meurt officiellement en 1959 après avoir conçu, dicté et vulgarisé les signes de condamnation de l’Afrique Centrale à l’intégration des peuples :

 

  • 1 parti, le MESAN ou le Mouvement d’Emancipation Sociale en Afrique Noire, rappelle à tous que personne n’est encore indépendant ;
  • 1 drapeau unit le Congo (Océan Bleu), le Tchad (Coton Blanc), le Gabon (Forêt Verte) et la Centrafrique (Or Jaune), traversés par le sang que nos ancêtres ont versé pour la libération ;
  • 1 hymne, dont les 1ères phrases révèlent le fond : « O Centrafrique O Berceau des Bantous. Reprends ton droit au respect et à la vie» ;
  • 1 leitmotiv politique et social : « Zo Kwè Zo » ou « toute personne est une personne » autrement dit, «Tous Unis sans Différence », des  slogans consolidés par la devise « Unité – Dignité – Travail ».

 

La Centrafrique a rompu avec son histoire depuis 1993, lorsqu’elle a perdu la boussole identitaire qui rendait les Centrafricains, quel que soit le régime politique (de BOKASSA, DACKO et KOLINGBA), reconnaissables partout et reconnaissants à tous. L’étranger était Roi en RCA car il bénéficiait de tous les privilèges d’hôtes adulés mais il n’était pas Centrafricain. Il pouvait toutefois, le devenir en prenant sa place à travers des signes précis : maisons érigées, mariage, activités économiques et sociales, qualités de citoyen respectueux des us et coutumes, de la Loi en RCA. PATASSE, BOZIZE et DJOTODIA ont ouvert la RCA à d’autres hôtes typés qui pillent et tuent, désintègrent la vie sociale. Il ne s’agit ni de musulmans ni de chrétiens mais visiblement des voisins Zaïrois, Tchadiens, Soudanais, Ougandais, qui, à tour à tour, ont semé la terreur, récolté le sang ou les biens en butins tristes et inhumains.

 

C’est l’histoire de la RCA qui n’a plus de boussole, sans référentiel identitaire, transformée par des Etrangers armés et de mauvaises espèces que les Centrafricains, eux-mêmes, ont mis à l’œuvre, contre le peuple mais en faveur des intérêts individuels, claniques, régionaux, égoïstes et malsains. Les KODOS, les ZAKAWAS, les BANYAMULENGES, les SELEKAS, les ANTIBALAKAS et autres, sont entrés en RCA conviés par les Centrafricains qui veulent s’accaparer de tout, partout et en tout. Ils ont tout perdu, ils vont tout perdre en voulant tout gagner au détriment de la RCA.

 

La Politique

   

Avant les transitions, la politique en RCA est marquée par le clientélisme des Seigneurs, l’immaturité des Opposants, le vieillissement et l’inertie des appareils politiques, qui ont tous contribué au mécontentement et à l’instabilité comme corollaires de la discorde et de la pauvreté générale des Centrafricains, depuis 1979. Plusieurs Générations n’ont connu leur pays que sous cette forme répugnante qui leur donne un complexe grave dans l’univers.

 

Les Seigneurs au pouvoir recrutent partout parmi les jeunes, vieux, hommes, femmes, anciens ou nouveaux, diplômés, non diplômés, expérimentés ou non expérimentés : pourvu que la morale demeure vivante car « c’est à Nous maintenant et à personne d’autre. On fait ce qu’on veut ». Ainsi, on est avec les Seigneurs ou contre Eux, on est dans la trajectoire de la mangeoire ou hors du circuit. Le clientélisme modèle tout et la médiocrité en devient un vecteur de développement car les cadres les moins nantis et les citoyens les plus sales ont intérêt à lécher les bottes en permanence ou plutôt à noircir les autres pour paraitre un peu plus propres. La RCA manque-t-elle réellement de Cadres compétents et intègres ? Ceux que les Seigneurs nomment hors normes, laissent dans les organismes internationaux ou les Départements ministériels, les traces salissantes de malversations et d’incompétences.

 

Les Opposants ne font pas mieux car il s’agit, pour la plupart, d’anciens Seigneurs que le sort a fait virer à gauche en attendant le prochain round qui peut intervenir très vite par dextérité : certains opposants changent ainsi de casaque sans scrupule tandis que d’autres, attachés à la personne des perdants, ne savent plus construire. En effet, ils détruisent tout sur leur passage comme si avant eux le pays n’avait pas existé et qu’après eux, le pays ne devrait pas aussi exister. Une aberration qui traduit la petitesse des uns et la mauvaise foi des autres ! Ainsi, chacun active sa carte avec les mêmes recettes qui devraient aboutir aux mêmes résultats. C’est l’expression du nombrilisme cher aux personnes sans esprit patriotique, de véritables égoïstes qui mobilisent les autres pour servir leurs intérêts personnels.

 

Les appareils politiques n’évoluent guère : les Pères Fondateurs ne quittent la barque qu’à la mort ou virés par la force des circonstances. Dans certains cas, la succession est déjà écrite et le combat entre fils spirituels politiques ou sanguins, détruit les partis conçus comme des Eglises. Les mêmes Femmes ou Hommes politiques pavanent et représentent à eux seuls, la pensée, le dogme et les objectifs sociopolitiques de leur parti. Ecartant les « vieux », les plus jeunes utilisent à mauvais escient leur vigueur pour réaliser leur ambition dans la légèreté sans durée. Brimant les jeunes, les plus vieux utilisent leur pouvoir pour briller au présent sans lendemain, sans se préoccuper de l’avenir du parti. On vit au jour le jour en changeant d’alliance et de stratégie, en se prostituant intellectuellement. Quelle pauvreté ! L’électorat connait à la base le phénomène du « Téka mon Tégué », une forme de prostitution matérielle.

 

Les Transitions de La Transition

 

Une transition en cache une autre en RCA depuis deux (2) ans. L’expérience des mutineries des années 1990 n’ayant servi à rien, celle des coups d’Etat ou des élections truquées a pris le dessus jusqu’en 2012: A.F.PATASSE a obtenu l’alternance contre A.KOLINGBA. Il s’est maintenu au pouvoir pendant une décennie, soutenu par les mercenaires de JP. MBEMBA et par le système des élections truquées, avant d’être balayé par F.BOZIZE avec l’appui des « Libérateurs ». Celui-ci a joué à son tour la même carte pour sévir également pendant une décennie. Séléka l’a chassé du pouvoir en faveur de M.DJOTODIA, avec lequel il a du inaugurer la période des transitions :

 

  • En effet, les Accords de Libreville (tenus secrets) ont d’abord sauvé F.BOZIZE dont la tartufferie ne réussit pas longtemps : violant sans cesse les dispositions de cet accord, il a perdu en voulant tout gagner ;

 

  • Une 2ème transition est engagée avec M.DJOTODIA à la Présidence et le même Premier Ministre, N.TIANGAYE, qui n’aura pas pris davantage de poids, en dépit des dispositions contractuelles. M. DJOTODIA voulant tout gagner pendant que N.TIANGAYE manœuvre dans l’ombre, la CEEAC a doublé la CEMAC en sortant un autre Accord ;

 

  • Une troisième transition a largué conséquemment ses amarres, vidant irrespectueusement de leur fauteuil respectif, le Président et le Premier Ministre, à la faveur d’une procédure exceptionnelle. C.SAMBA PANZA et A.NZAPAYEKE prennent les commandes sous la surveillance du Président Médiateur dédié et sous la protection de la Communauté Internationale. Ils écartent les partis politiques, subissent l’assistance quotidienne de leurs mentors et jouent l’apparence au maximum. Sans résultat sensible mais surtout sans perspective de réconciliation, les 2 Chefs de l’Exécutif ont perdu toute crédibilité : Séléka et antibalaka se moquent du 1er Ministre pour sa stratégie de désarmement volontaire tandis que les Chefs d’Etat de la CEEAC tiennent un huit-clos sur la RCA à MALABO en gardant le Président de la RCA dans l’antichambre ;

 

  • Depuis août 2014, une 4ème transition est lancée après le Forum de Concertation à Brazzaville, fondée sur la feuille de route élaborée par la CEEAC. Le Président est maintenu mais les candidats à la Primature, de confession musulmane, et les plus connus, sont rejetés par la majorité de la classe politico-militaire : ni K.MEKASSOUA ni M.KAMOUN, personne ne fait l’unanimité : le Président de la RCA choisit le second et se lance ainsi en août 2014, dans un autre round de négociation en sollicitant directement la contribution du Médiateur dédié. La RCA ne dispose plus d’un Bureau de Médiateur National.

 

La série des transitions dans la Transition n’est donc pas achevée.

Une Feuille de Route inexploitable

 

Le Plan d’Actions pour une sortie de crise en RCA, un des résultats majeurs de la rencontre de Malabo, est sensé régenter la nouvelle transition. Dans la forme et le fond, ce plan est malheureusement inexploitable : son support tient en 11 lignes relevant les actions et 5 colonnes indiquant successivement le numéro d’ordre, l’intitulé des actions, l’exécution, le suivi et l’objectif :

 

  • La Vision de la Transition n’apparait pas : c’est l’essence véritable du Plan que les Actions permettent de concrétiser. Elle permet d’établir les liens entre ces actions, les motivations ou le but visé. Il s’agit en l’occurrence de la « Transition Consensuelle Inclusive et Apaisée » ;

 

  • Les actions traduisent visiblement un diktat de la Communauté qui évoque des concertations tout en précisant déjà les résultats : la Charte de Transition est prévue au 10ème point avec de larges modifications portant sur le CNT, les élections présidentielles et la Primature ; la participation de F.BOZIZE et de sa famille est imposée au 3ème point ;

 

  • La redondance des actions (4ème et 11ème points) de soutien à l’Exécutif compense difficilement l’inconsistance que traduisent les colonnes vides y relatives. De même, pour les actions essentielles d’assistance (5ème, 6ème, 7ème, 8ème et 9ème points), le suivi et les objectifs sont laissés à l’imagination, une fois les donateurs ou bienfaiteurs identifiés ;

 

  • Enfin, les rares actions bien détaillées (1er et 2ème points) à travers leur exécution, le suivi et les objectifs, concernent l’organisation du Forum de Réconciliation et le dialogue. Le plan d’action se limiterait bien à ces 2 points car le saupoudrage que recèle le document ne traduit que des insuffisances : amateurisme des rédacteurs qui se répercute sur la rapidité des décideurs mal assistés malgré leur volonté sans faille.

 

La mise en œuvre des premières actions relatives au Forum de Réconciliation Nationale et au Dialogue a servi de premier test de pertinence du Plan. Séléka reconnue plutôt comme une force armée (militaire non intellectuelle), s’est révélée fin Diplomate conséquent. Ayant perçu la farce, Séléka est allée droit à la solution extrême. En substance, sa position pose le véritable problème en des termes clairs : « vous voulez nous amuser, alors amusons-nous, car comment voguer vers la réconciliation sans tenir compte des points déjà discutés et adoptés dans le cadre des précédents accords, sans échafauder une plateforme indicative de progrès politique ou social, sans une véritable répartition des responsabilités, des moyens dans le temps et l’espace !» 

.

L’accord relatif à la cessation des hostilités a été signé et sa consolidation tient encore à la poursuite du dialogue interne. Or la nomination du 1er animateur (le Premier Ministre) consacre plutôt un dialogue de sourds.

Une matrice crédible pour une feuille de route digne de la RCA

 

Les conditions de réussite d’une transition ont été analysées par le Groupe de Patriotes pour la Défense de Centrafrique  (GPDC) qui réfléchissent, même sans voix. La transition n’atteindrait jamais ses objectifs :

 

  • Si le respect des acquis n’est pas acquis : tous les accords et les modalités d’application doivent être compris, appliqués dans la transparence et l’équité car il s’agit d’un seul et même pays ;

 

  • Si l’analyse de la situation à chaque évolution est biaisée et conduit aux actions inappropriées : souveraineté, coopération et nationalité sont des conditions d’existence de l’Etat. La 1ère doit être reconquise, la 2ème organisée en faveur de la 1ère, et la 3ème protégée ;

 

  • Si le clientélisme, l’amateurisme et l’inertie des animateurs, des acteurs bénéficiaires ne sont pas reconnus, dénoncés et corrigés : les dirigeants privilégient leurs familles qui ne sont pas toujours nanties des compétences utiles. Ceux qui s’opposent ne construisent rien et ont déjà été vus à l’œuvre. Tous tournent en rond ;

 

  • Si la Communauté Internationale ne vise pas son propre départ : il est préférable « d’apprendre à pêcher plutôt que de donner du poisson ». Si la défense de la RCA, sa trésorerie, les initiatives politiques et l’animation de la vie politique ou sociale, sont externalisées, aucun progrès vers la normalité n’est possible.

 

En reconnaissant ces assertions, la matrice indicative et d’orientation d’un plan d’actions efficace pourrait privilégier les rubriques ci-dessous dont le développement par les parties doit être une occasion de dialogue bénéfique :

 

Matrice des axes stratégiques de la Transition Consensuelle Inclusive et Apaisée

 

VISION

AXES STRATEGIQUES

ORGANISATION

RESULTATS

UN ETAT

COMPLET

- Mise en place toutes les institutions

- Fonctionnement appareil administratif

- Activité de l’administration du territoire

- Activité ouverte des partis politiques

 

 

LA SECURITE

GARANTIE

- Stratégie mixte de la Défense

- Redéploiement des forces mixtes

- Reconstitution des Forces Nationales

- Mise en place Médiation nationale

 

 

LA VIE SOCIALE NORMALISEE

- Bilan officiel des pertes & anomalies

- Mise en place Commission VéritéPaix

- Campagne communication citoyenne

- Actions de Justice ciblées (restitution)

 

 

LA PREPARATION DES ELECTIONS

- Listes électorales

- Loi électorale

- Administration électorale

- Lancement de la campagne électorale

 

 

 

Les parties en présence réunies, déclinent la matrice en actions détaillées.

 

Groupe de Patriotes pour la Défense de Centrafrique (gpdc082014@gmail.com)

LA RECONCILIATION DES CENTRAFRICAINS EST ENCORE  UNE VUE D’ESPRIT ET NON PAS UNE REALITE DE FAIT
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Centrafrique-Presse.com
18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 10:45

 

 

 

 

 

18/08/14 (Afrique Actualité)

 

Malgré les accords de Brazzaville et la nomination d'un nouveau premier ministre, les exactions se poursuivent en RCA. Les violences à Mbrés ont fait 34 morts.

 

Les incursions des éléments d'ex-Seleka composés essentiellement de Peulhs Mbororos dans la commune des Mbrés à 90 kms de Kaga-Bandoro au nord de la Centrafrique, ont fait 34 morts parmi les civils dans l'intervalle de dimanche à vendredi derniers, selon des témoins. « Ils tuent en tirant à bout portant sur leurs victimes, en les égorgeant ou encore en les pendant au bout d'une corde, » témoigne Bienvenu Sarapata, maire de la commune des Mbrés pour expliquer le degré de cruauté des agresseurs.

 

Le maire a fui avec toute sa famille pour se réfugier dans la ville voisine de Kaga-Bandoro. Des centaines d'autres villageois ont aussi fui leurs maisons pour se mettre à l'abri à Kaga-Bandoro. « Aujourd'hui à Kaga-Bandoro centre, nous sommes 421 personnes. Ceux qui n'ont pas pu nous suivre sont restés terrés en brousse ou dans leurs champs », explique sous couvert d'anonymat un délégué des déplacés de Mbrés. Il ajoute que les déplacés continuent d'affluer.

 

Les massacres ont été perpétrés de village en village. « Au village Gbozou au pk22 axe Bamingui, 18 personnes ont été tuées dans la nuit de mercredi à jeudi. Au village Lakouetene, 5 personnes ont été égorgées. Au village Maorka au pk10 axe Kaga-Bandoro, 3 jeunes y sont pendus mercredi après midi. D'autres villageois ont été assassinés au centre des Mbrés », a précisé le maire Bienvenu Sarapata.

 

Dans les villages affectés où les villageois ont clairement identifié les assaillants comme des combattants Seleka, les témoignages sont accablants. Ils expliquent que les agresseurs promettent de nettoyer 10 villages dans la région avant le 15 septembre, date de l'arrivée des Casques bleus, mission onusienne pour le maintien de la paix en Centrafrique.

 

Contrôle total

 

Interrogés sur les motivations de ces massacres, le comzone des Seleka de Kaga-Bandoro le colonel Mahamat Samson Hamid, s'est dit indigné de ce qui arrive à ces villageois. « Nous sommes attristés en apprenant ces nouvelles. Je voudrais bien me rendre là-bas pour intervenir, mais malheureusement, je n'ai aucun moyen de déplacement. Nous continuons les réflexions sur ce qu'il y'a lieu de faire », explique l'officier Seleka.

 

Sur place à Kaga-Bandoro, le maire des Mbrés multiplie les contacts auprès des organisations humanitaires ainsi que le contingent marocain de la Misca pour décrocher leur intervention dans sa commune.

 

« Nous demandons aux autorités de Bangui de nous aider en envoyant les forces françaises Sangaris et africaines de la Misca pour nous protéger », a lancé le maire depuis son lieu de refuge à Kaga-Bandoro.

 

Selon les villageois réfugiés à Kaga-Bandoro, les assaillants qui ont désormais le contrôle total de la région, ont érigé depuis samedi des postes avancés sur trois entrées correspondant aux trois axes principaux qui desservent la ville. Personne ne peut plus entrer ni sortir.

 

Ces violences se produisent trois semaines seulement après l'accord de cessation des hostilités signé fin juillet à Brazzaville entre protagonistes de la crise dont les ex-rebelles Seleka.

 

Un nouveau premier ministre nommé par la présidente Catherine Samba Panza a pris ses fonctions jeudi, mais le pays attend toujours la formation d'un gouvernement de Transition renouvelé et élargi, censé inclure des représentants des groupes armés, dont des membres de l'ex-Séléka.

 

Jeff Murphy Barès à Bangui

 

http://afriqueactualite.com/societe/1732-des-exactions-de-l-...

 

 

RCA: la fuite des villageois de M'bré victimes d’exactions

 

18/08/14 (RFI)

 

Depuis plusieurs jours, des villageois fuient le village de M'bré vers Kaga-Bandoro, situé à 4 heures de route. Ils témoignent d'exactions perpétrées par des hommes armés en début de semaine. Entre 30 et 40 personnes auraient été tuées. La Misca, la force africaine de maintien de la paix, assure n'avoir pour l'instant aucune information.

 

Le réseau est quasi inexistant dans la zone de M'brés. Plus aucune autorité locale n'est présente sur place et ce n'est que grâce aux témoignages de déplacés qui arrivent par petits groupes que l'information se précise petit à petit.

 

Ce sont des chefs de village arrivés jeudi 14 août à Kaga-Bandoro qui ont raconté les faits. Selon leur récit, entre 30 et 40 habitants auraient été tués en début de semaine, certains à coups de couteau, égorgés. Un responsable religieux local assure qu'il ne s'agit que de banditisme pour voler bétail et récoltes.

 

La Misca non informée

 

D'autres sources affirment que cette attaque a surtout visé des chrétiens, suite à la mort de deux commerçants musulmans le week-end dernier. Les assaillants seraient des éleveurs bororos qui occupent traditionnellement cette zone, mais qui ont rejoint la Seleka et sont désormais armés.

 

Le détachement gabonais de la Misca positionné à Kaga-Bandoro assure ne pas avoir été alerté. La force française Sangaris n'est pas présente dans cette région, et n'est donc pas en mesure de confirmer les faits.

 

De source humanitaire, 300 personnes dont 10 chefs de village auraient fui la zone de M'brés la semaine dernière. Le maire a fui sa ville depuis un mois déjà, et se trouve également à Kaga-Bandoro. Il réclame aujourd’hui la construction d'un nouveau camp pour les derniers déplacés qui n'ont pas d'abri et pas assez de nourriture.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140817-rca-fuite-villageois-mbre...

 

 

 

RCA: au moins 30 personnes tuées dans le nord, selon des villageois

 

18/08/14 (RFI)

 

Que s'est-il passé dans la zone de Mbrès en Centrafrique ? Depuis plusieurs jours, les habitants de ce village fuient vers Kaga-Bandoro, situé à quatre heures de marche. Ils témoignent d'exactions perpétrées par des hommes armés en début de semaine. Entre 30 et 40 personnes auraient été tuées, selon les sources. La Misca assure n'avoir pour l'instant aucune information.

 

Depuis plusieurs jours des habitants de Mbrès, dans la région de Nana-Grébizi, fuient vers la ville de Kaga-Bandoro, située à quatre heures de marche. Ils témoignent d'exactions perpétrées par des hommes armés qui ont fondu sur leur village en début de semaine. Entre 30 et 40 personnes, selon les sources, auraient été tuées. Certaines victimes auraient été égorgées, selon plusieurs témoignages.

 

Un élu local évoque du banditisme, perpétré par des nomades tchadiens qui ont rallié la Seleka et cherchent à s’accaparer du bétail et des récoltes. D'autres témoignages font état de représailles, suite à la mort de deux commerçants musulmans partis chercher de l'or le week-end dernier, dans la région de M'bré. Pour l'heure, la Misca, la force africaine de maintien de la paix qui dispose d'un détachement gabonais à Kaga-Bandoro, assure n'avoir aucune information.

 

En mai dernier, Kaga-Bandoro avait été le théâtre de violents affrontements entre Seleka et miliciens anti-balaka, lors desquels des scènes de pillages avaient été observées.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140817-rca-moins-30-personnes-tu...

 

Des exactions de l’ex-Seleka font 34 morts dans la localité des Mbrés
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Centrafrique-Presse.com
16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 23:51

 

 

 

 

 

French.china.org.cn  17-08-2014

 

Dans l'attente du gouvernement du nouveau Premier ministre Mahamat Kamoun, la Centrafrique vit sous le choc après le massacre ces derniers jours d'une trentaine de personnes à M'Brés (nord) par des individus armés présumés appartenir à l'ex-rébellion de la Séléka, laquelle dément cet acte grave, pourtant confirmé par les autorités de Bangui.

 

"Effectivement, il y a eu une attaque. On parle d'une trentaine de morts, une opération sans doute perpétrée par les ex-Séléka", a affirmé le porte-parole de la présidence centrafricaine Anicet Guiyama Mazogo joint samedi soir à Bangui par Xinhua après avoir recoupé les informations communiquées un peu plus tôt par la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA).

 

Ce massacre vient remettre en cause l'accord de cessez-le-feu conclu entre l'ex-alliance rebelle Séléka et leurs adversaires des milices anti-Balakas le 23 juillet à Brazzaville, sous l'égide du président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise centrafricaine au nom de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC).

 

Déjà rendus coupables de pillages et d'exactions sur la population lors de l'éphémère pouvoir de leur leader Michel Djotodia de mars 2013 à janvier 2014, ces ex-rebelles nient cependant toute implication dans cet acte dont ils nient par la même occasion la survenance.

 

"Aucun incident, ni aucune attaque ne se sont produits à M'Brés. Au contraire, c'est l'effervescence là-bas. La population en détresse qui se cachait en brousse (pour fuir les violences) est en train de sortir pour revenir au village", s'est défendu le colonel Djouma Narkoyo, porte-parole de l'ex-rébellion joint à Bria, dans la région diamantifère du pays.

 

Egalement contacté, El Hadj Abakar Ben Ousmane, préfet du département de la Ouaka, voisin de celui de Nana-Gribizi dont M'Brés est une sous-préfecture, a à son tour dénoncé "les fausses rumeurs".

 

"A part le massacre de deux jeunes de Bambari après une rencontre cordiale entre les ex-Séléka et les anti-Balakas mercredi, il n'y a eu aucun autre incident", a-t-il témoigné.

 

Cet événement traduit le climat d'insécurité qui persiste en Centrafrique à un mois du déploiement d'une mission de maintien des Nations Unies de quelque 12.000 hommes dès mi-septembre, en remplacement de la MISCA et de l'opération française Sangaris qui n'ont pu mettre un terme depuis fin 2013 aux violences causées par les combats entre ces ex-Séléka et les miliciens anti-Balakas.

 

Presque une semaine après sa nomination le 3 août, la population continue d'attendre le gouvernement d'union nationale, le troisième du genre depuis 2013, de Mahamat Kamoun.

 

Accusant la présidente de transition Catherine Samba-Panza d'avoir violé le consensus de Brazzaville, les ex-Séléka ont rejeté ce choix et annoncé leur refus de participer au nouveau cabinet.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : les ex-Séléka démentent les massacres de M'Brés, confirmés par les autorités de Bangui
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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 23:05

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-08-16 21:05:59 - Des ex-rebelles présumés du mouvement Séléka ont massacré au moins 34 personnes dans plusieurs villages du nord Centrafrique au cours des trois derniers jours, a annoncé samedi un officier des forces de la Mission centrafricaine de soutien à la Centrafrique (MISCA).


La coalition Seleka a décidé de ne pas participer au gouvernement du nouveau Premier ministre centrafricain, Kamoun Mahamat, nommé dimanche dernier, soulignant qu'elle n'avait pas été « consultée » par la présidente de la transition, Catherine Samba Panza.


Dans un communiqué publié à la suite de la nomination du nouveau chef du gouvernement, elle a fait part de sa « stupeur » et son « étonnement » quant à cette désignation qu'elle qualifie « d'acte de nature à ne pas encourager le retour de la paix et la réconciliation nationale ».


La Centrafrique a vécu des moments de violences depuis que le mouvement Séléka, une coalition de rebelles, a pris le pouvoir en mars 2013 et son renversement un an plus tard.


Le pays, qui a vécu des affrontements entre Chrétiens et Musulmans sous la houlette respectivement des anti-balakas et des séléka, connait une accalmie depuis la signature le 23 juillet dernier, d'accords de cessez-le feu à Brazzaville, sous l'égide du médiateur Denis Sassou Nguesso.

 

 http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=802258#sthash.0FlcV3XB.dpuf

Le massacre d'une trentaine de personnes au nord de la RCA attribué aux ex-rebelles Séléka
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