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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 11:52

 

 

 

 

 

YAOUNDE, 08/08/14 (Xinhua) -- Parallèlement à une éventuelle procédure de la Cour pénale internationale (CPI), la Centrafrique se prépare à créer un tribunal spécial chargé de statuer sur nombre de crimes perpétrés pendant la crise en cours sur son territoire depuis fin 2012, a annoncé jeudi à Xinhua le procureur général près le Tribunal de grande instance (TGI) de Bangui, Ghislain Grésenguet.

 

"L'on est en train de faire des amendements [des textes organiques] pour la création d'une juridiction spécialisée avec compétence nationale. Un comité d'experts a été mis en place à cet effet. Il est présidé par le procureur général de la Cour d'appel [de Bangui]", a indiqué le magistrat joint au téléphone dans la capitale centrafricaine.

 

Le comité d'experts mentionné se compose de huit spécialistes du droit centrafricains et internationaux mis à disposition par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et la Mission des Nations Unies pour la stabilisation de la Centrafrique (MINUSCA) en cours de déploiement, de l'avis de Grésenguet.

 

"Le travail du comité débute la semaine prochaine, soit lundi ou mardi, a-t-il précisé en outre. On avait préalablement mis en place une cellule, qui n'a pas été opérationnelle. La future juridiction sera comparable au Tribunal pénal international sur le Rwanda (TPIR) à Arusha. C'est un signal fort et en engagement politique de la RCA pour chercher à un mettre un terme à l'impunité".

 

Approuvé par les Nations Unies, ce tribunal spécial sera doté d'un mandat international et son fonctionnement prévoit que "le parquet sera constitué de magistrats centrafricains et le siège de magistrats étrangers afin de garantir l'efficacité de la lutte contre l'impunité en République centrafricaine (RCA)", a expliqué par ailleurs le procureur général près du TGI de Bangui.

 

Pour l'heure déjà, la justice centrafricaine a entamé depuis 2013 ses propres enquêtes pour établir les responsabilités dans les violences encore observées dans le pays.

 

Dans la seule ville de Bangui, sept juges d'instruction sont à pied d'oevre pour cette tâche et d'après le rapport du parquet général, une soixantaine de dossiers ont déjà pu être montés, à en croire le magistrat.

 

Association de malfaiteurs, homicides et coups mortels, vols en bande ou encore détention illégale d'armes sont autant d'infractions principalement traitées dans les dossiers évoqués.

 

"Il y a beaucoup d'infractions liées aux violences. En raison des dysfonctionnements administratifs causés par la crise, le travail est fastidieux", a poursuivi Ghislain Grésenguet.

 

Organiser des audiences criminelles pour l'enrôlement des affaires nécessite aussi des coûts importants qui font actuellement défaut.

 

Les informations ainsi collectées inspirent aussi les travaux de la commission d'enquête internationale créée par les Nations Unies au début de l'année avec à sa tête l'avocat camerounais Bernard Muna sur les crimes de génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité soupçonnés dans le pays et susceptibles d'être portés à l'attention de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye aux Pays-Bas.

 

Centrafrique : vers la création d'un tribunal spécial pour statuer sur les crimes liés à la crise
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Centrafrique-Presse.com
8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 11:50

 

 

 

 

 

08/08/14 (AFP)

 

Après l'accord de cessez-le-feu signé fin juillet, l'ex-rébellion centrafricaine Séléka, affaiblie et fragmentée, se retrouve divisée entre partisans du dialogue et une frange "dure" qui refuse toute concession.

 

Mercredi, le général Nourredine Adam, chef emblématique de la Séléka, sous le coup de sanctions onusiennes et américaines, a annoncé avoir suspendu le numéro 3 du mouvement, Mohamed Moussa Dhaffane.

 

Ce dernier a été sanctionné "pour non-respect des consignes de la hiérarchie et haute trahison", après avoir paraphé au nom de l'ex-rébellion à dominante musulmane l'accord conclu au forceps sous la pression internationale le 23 juillet à Brazzaville.

 

Cet accord est le premier du genre après des mois d'un conflit qui a fait des milliers de morts, principalement des civils, jeté sur les routes des centaines de milliers de déplacés, et a vu finalement la défaite de la Séléka (au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014), aujourd'hui repliée sur ses territoires du nord-est musulman du pays.

 

Le rendez-vous de Brazzaville a été manifestement un point de rupture, les "durs" de la Séléka y voyant une intolérable trêve avec "l'ennemi", les milices chrétiennes anti-balaka.

 

-'Un non-évènement'-

 

"C'est une nouvelle qui fait rire. C'est un non-évènement", a réagi jeudi le "sanctionné" Mohamed Moussa Dhaffane auprès de l'AFP. "Je n'ai pas été suspendu. Et on ne sanctionne pas comme ça un responsable de l'ex-coalition Séléka".

 

"Il faut reconnaître que la population a trop souffert et veut désormais vivre en paix. C'est le sens à donner à l'accord de cessation des hostilités de Brazzaville que nous avons signé au nom de l'ex-Séléka", explique M. Dhaffane.

 

Lors des négociations de Brazzaville, les délégués de la Séléka avaient dans un premier temps exigé la partition du pays, menaçant de tout faire capoter, avant d'assouplir leur position, après l'intervention notamment du président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine.

 

Chassée de Bangui par l'intervention militaire française Sangaris et la force africaine Misca, la Séléka tient encore l'essentiel du Nord-Est, frontalier du Tchad et du Soudan, des régions abandonnées depuis des années par le pouvoir central.

 

Composée d'éléments hétéroclites, la Séléka ne dispose pas de structure véritablement hiérarchisée, et est traversée par de multiples lignes de fracture, selon les agendas locaux de chacun de ses chefs ou sur des critères ethniques.

 

Une partie des combattants sont des étrangers, mercenaires tchadiens et soudanais difficilement contrôlables, qui ont rejoint les rangs de la rébellion durant son offensive militaire sur Bangui début 2013. Ces hommes à la réputation de soudards continuent aujourd'hui de commettre de nombreuses exactions, d'attaquer des villages et de riposter avec la plus grande violence au harcèlement des anti-balaka.

 

Ce sont en grande partie ces mercenaires qui affrontent depuis le début de la semaine l'armée française à Batangafo (nord).

 

Les autres, les "Séléka centrafricains" comme on les appelle à Bangui, s'articulent autour de deux principaux groupes: la "Séléka Bambari", du nom de la localité minière (centre) où une partie de ses forces s'est repliée, et la "Séléka Birao" (extrême Nord-Est), dirigée par Nourredine Adam et en théorie, pour sa vitrine politique, par Michel Djotodia, ex-président du pays, en exil au Bénin depuis sa démission forcée en janvier.

 

Tout en critiquant la "logique de la violence" et les "velléités d'actes belliqueux qui subsistent encore chez certains" Séléka, Mohamed Moussa Dhaffane -de la "Séléka Bambari"- refuse de "parler de division profonde ou de scission" au sein de l'ex-rébellion.

 

- La paix est 'irréversible' -

 

Mais selon plusieurs observateurs, un rapprochement s'est opéré récemment entre la "Séléka Bambari" et les chefs militaires basés à Bangui, parmi lesquels 9 "colonels" et "généraux" présents à Brazzaville, qui ont oeuvré pour aboutir à un accord de paix. Ces derniers commandent environ la moitié des effectifs totaux de la Séléka, soit près de 2.000 ex-combattants, cantonnés dans la capitale centrafricaine.

 

Emmenée par Nourredine Adam, la "Séléka Birao", opposée à tout compromis, apparaît de plus en plus marginalisée politiquement, tout en conservant une forte capacité de nuisance sur le terrain.

 

"Nourredine Adam doit comprendre que la marche de la RCA vers la paix et la réconciliation est désormais irréversible (...)", déclare à l'AFP un haut responsable du mouvement à Bangui, partisan de la branche "modérée". "Ceux qui ne seront pas dans la logique (de Brazzaville) se verront imposer la paix."

 

Centrafrique: l'accord de cessez-le-feu exacerbe les dissensions au sein de la Séléka
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Centrafrique-Presse.com
8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 11:46

 

 

 

 

 

08/08/14 (AFP)

 

Ils vont à la rencontre des gens, patrouillent à pied la nuit dans les quartiers, répondent aux appels d'urgence: les soldats de la force européenne Eufor-RCA y jouissent d'une étonnante popularité qui contraste avec les habituelles invectives contre les autres forces internationales.

 

"C'est vrai, l'Eufor joue bien son rôle", confie Ahmat Amadou Soumaïlou, commerçant au quartier du PK5, dernière enclave musulmane dans Bangui, encore jusqu'à il y a peu théâtre de sanglantes violences inter-communautaires.

 

La présence des soldats européens "a permis la réouverture de l'agence (bancaire) EcobanK du PK5 ainsi que du commissariat de l'arrondissement", témoigne-t-il.

 

De l'avis de nombreux Banguissois, en moins de deux mois les militaires de l'Eufor ont contribué à la lente amélioration de la sécurité observée dans la capitale ces dernières semaines, après des mois d'exactions, de lynchages et de pillages sur fond de traque des habitants musulmans assimilés à l'ex-rébellion Séléka.

 

- QG en Grèce -

 

L'affaire était pourtant bien mal partie. Ridiculisée avant même son déploiement par le peu d'empressement des Européens à y contribuer, l'Eufor est d'abord apparue comme le gênant symbole de l'inertie de l'Europe dès qu'il s'agit d'intervenir en Afrique en soutien au traditionnel gendarme français.

 

Après bien des efforts diplomatiques et embarras médiatiques, avec l'aimable pression de Paris sur ses partenaires européens, l'Eufor compte finalement aujourd'hui 750 -pour un millier initialement prévus- soldats et gendarmes français, espagnols, estoniens et géorgiens pour le plus grand nombre, mais aussi finlandais, lettons, luxembourgeois, néerlandais, polonais et roumains...

 

Intervenant "en soutien à la force africaine Misca (6.000 hommes) et aux côtés de l'opération française Sangaris" (2.000 hommes), l'Eufor a atteint "sa pleine capacité opérationnelle" le 15 juin dernier.

 

Tous ses hommes ne sont cependant pas déployés dans les rues de Bangui, une partie étant basés en Grèce, à Larissa, où se trouve le QG de l'opération, avec son chef le général français Philippe Pontiès.

 

La force européenne est chargée notamment de la protection de l'aéroport de Bangui et de la sécurisation des 3e et 5e arrondissements. Dans ces deux anciens points chauds de la ville où des tensions persistent, l'Eufor est indéniablement populaire et créditée du retour relatif à la normalité.

 

"Ils font un bon travail, il faut le reconnaître", estime un habitant du 5e arrondissement, Josué Sanza, enseignant.

 

"La nuit dans mon secteur, ils vont à pied, suivis de leurs véhicules. Ils signalent (...) ceux qui détiennent des armes illégalement, encerclent les individus suspects et les neutralisent" en douceur, raconte-t-il.

 

Les soldats de l'Eufor "ont désarmé beaucoup de musulmans, ils ont fait du bon boulot", se réjouit Marc Bassa Vongou, cadre des Eaux et forêts. A la différence des hommes de Sangaris et de la Misca, "voleurs de diamants, vendeurs d'eau minérale et amateurs du sexe", accuse-t-il, reprenant quelques-uns des sempiternels griefs entendus dans le petit peuple de Bangui.

 

Il y a toujours --au gré des interlocuteurs et des quartiers-- les inévitables soupçons de partialité en faveur de l'un ou l'autre camp, mais l'Eufor ne cristallise pas l'hostilité comme c'est parfois le cas avec les autres forces internationales.

 

- Contacts et proximité -

 

Accompagnés de policiers ou gendarmes centrafricains, "ils (l'Eufor) font des patrouillent nocturnes à pied dans les quartiers. Et quand vous les appelez, même nuitamment, leurs éléments débarquent dans les minutes qui suivent", raconte Hugues Kambiri, étudiant. "C'est ce qui les différencie de Sangaris et Misca qui utilisent leurs grosses machines pour rester uniquement sur les grosses avenues de Bangui le jour", assure-t-il.

 

"Curieusement, les gars de l'Eufor ne sont pas du tout perçus comme français", s'amuse une source humanitaire occidentale, alors que la France, "nation-cadre", fournit le gros de la troupe.

 

"Nous faisons un travail de proximité", résume à l'AFP un caporal français de la force européenne.

 

"Eufor est là pour continuer à sécuriser les Centrafricains, pour les écouter", a expliqué à la presse locale le chef de l'Eufor a Bangui, le général français Thierry Lion.

 

"On a beaucoup patrouillé. Les soldats sont présents de jour et de nuit, en véhicule, à pied. Ils s'arrêtent, parlent avec les gens pour essayer de connaître leurs soucis (...). On a passé beaucoup de temps et on y passera encore" pour "apporter la paix dans Bangui", a promis le général Lion.

A Bangui, contre l'insécurité, l'Eufor "fait du bon boulot!"
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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 11:44

 

 

 

 

 

08/08/14 (AFP)

 

La sévère riposte de l'armée française contre l'ex-Séléka à Batangafo, localité du nord de la Centrafrique théâtre de violents affrontements depuis lundi, est un "signal fort" contre les groupes armés "s'opposant au retour à la paix", selon un communiqué de l'opération française Sangaris.

 

Lundi, "les forces internationales ont fait l'objet d'une embuscade tendue par des éléments déterminés et bien armés contre des éléments (...) qui progressaient vers Batangafo. Nous possédons les preuves de cette agression délibérée", selon le communiqué parvenu à l'AFP jeudi, qui revient sur les trois derniers jours d'affrontements.

 

"Les combats ont commencé à 9H50 pour se terminer vers 15H00. L'adversaire a probablement subi des pertes très significatives. Tous ces affrontements se sont déroulés à l'extérieur de la ville de Batangafo", précise Sangaris.

 

"Cette opération est un signal fort donné aux groupes armés où qu'ils soient, qui terrorisent la population et s'opposent au retour de la paix. Ces évènements confortent en revanche ceux qui ont fait le choix d'abandonner la violence pour s'engager dans le dialogue et la reconstruction de la Centrafrique", souligne encore le communiqué.

 

De nouveaux affrontements avaient éclaté mardi, au cours desquels deux soldats français et un militaire de la force africaine Misca ont été blessés. La situation est aujourd'hui "stabilisée" à Batangafo (400 km au nord de Bangui) mais "reste tendue", selon l'armée française.

 

Un autre communiqué, publié par l'état-major des armées à Paris, donne plus de précision sur le déroulé des évènements notamment de la journée de mardi.

 

Mardi matin, les éléments de "Sangaris ont poursuivi leur mission et mis en place un dispositif de contrôle de zone dans la localité. Déployés dans la ville, les soldats français ont ainsi pris contact avec les autorités locales, la Misca et les ONG", avec pour objectif "de faire appliquer les mesures de confiance et de contraindre les groupes armés à rejoindre leur cantonnement".

 

Dans la soirée, des éléments français en mission de contrôle de zone en coordination avec des soldats de la Misca ont été de nouveau "pris à partie". "Des accrochages violents ont éclaté avec des individus armés très hostiles, à proximité du camp de la Misca". Les combats "se sont interrompus après l'intervention d'un appui aérien" et ont fait trois blessés, deux chez Sangaris et un soldat de la Misca.

 

"La situation a été stabilisée" mercredi, et les opérations de contrôle de zone "sont toujours en cours".

 

La semaine dernière, Batangafo avait déjà été le théâtre de violents affrontements entre ex-Séléka majoritairement musulmans et miliciens anti-balaka à dominante chrétienne, faisant au moins 25 morts, dont vraisemblablement deux soldats de la Misca dont la mort n'a pas été confirmée de source officielle.

 

Il s'agissait là du principal accroc à un accord de cessation des hostilités signé fin juillet à Brazzaville par les belligérants de la crise centrafricaine.

 

Les combattants présents à Batangafo sont pour beaucoup des étrangers, mercenaires tchadiens et soudanais difficilement contrôlables, menés par un chef militaire influent dans la région, le "général" d'origine tchadienne Al-Khatim.

 

Centrafrique: la riposte française à Batangafo est un "signal fort" contre les groupes armés (Sangaris)
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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 18:52

 

 

 

 

 

http://lepays.bf/   Jeudi 7 août 2014

 

L’accord de paix de Brazzaville entre protagonistes de la crise centrafricaine, a finalement eu raison du Premier ministre centrafricain, André Nzapayéké. Il a remis officiellement sa démission hier à Catherine Samba-Panza pour qui cette démission était une nécessité pour la mise en œuvre effective des engagements émanant du forum de Brazza.

 

 La Séléka pourrait tirer son épingle du jeu, dans cette nouvelle reconfiguration politique en perspective

 

 La Séléka, pour ne citer qu’elle, a de quoi jubiler ! A défaut d’obtenir la partition du pays, elle pourrait bénéficier d’un système dans lequel on pourrait avoir un Président chrétien et un Premier ministre ou vice-Président musulman et vice-versa. Les consultations ouvertes par Catherine Samba-Panza, s’inscrivent justement dans cette perspective.

 

En tout cas, la Séléka pourrait grandement tirer son épingle du jeu, dans cette nouvelle reconfiguration politique en perspective. S’achemine, t-on donc vers un pouvoir bicaméral à Bangui? Une seule certitude, cette démission intervient dans un climat de recrudescence de la violence en Centrafrique. De fait, un accrochage a eu lieu lundi dernier, à Batangafo, entre les soldats de l’Opération Sangaris en Centrafrique et les combattants de la Séléka. Les combats qui ont duré toute une journée, auront fait plusieurs morts du côté de la rébellion et aucun blessé du côté français. Ces affrontements qui n’ont pas totalement cessé, viennent prouver, une fois de plus, que le pronostic vital du bébé né par césarienne à Brazzaville reste toujours engagé.

 

On peut d’autant plus être sceptique que depuis la signature de l’accord de Brazzaville, la Séléka s’est montrée encore plus active sur le terrain. Il y a seulement quelques jours, son état-major dénonçait cet accord paraphé sous l’égide du président congolais, Denis Sassou Nguesso. Plus récemment, c’est l’Opération Sangaris qui a été prise pour cible. Quelle sera la prochaine action de cette rébellion?

 

 Tous les acteurs de la crise doivent adopter des comportements qui font avancer

 

 A dire vrai, on a le sentiment que la Séléka est toujours dans sa logique de partition du pays, comme elle l’avait du reste réclamée au début du forum de Brazzaville. Elle agit comme si elle faisait feu de tout bois pour y parvenir.

 

Et ce faisant, on ne peut pas se garder de penser que toutes ces actions participent d’une stratégie de la rébellion, visant à pourrir la vie à dame Catherine Samba-Panza et contraindre la communauté internationale à lui octroyer hic et nunc son indépendance à l’instar du Soudan du Sud.

 

Cela dit, on peut espérer que le départ de André Nzapayéké sonnera comme un nouveau départ pour la Centrafrique. Une nouvelle page de l’Histoire s’ouvre pour la Centrafrique et il appartient à tous les acteurs de la crise, d’adopter les comportements qui font avancer. Pour Catherine Samba-Panza, c’est déjà une décision douloureuse que de se séparer de son chef de l’Exécutif, pour l’intérêt supérieur du pays. Un sacrifice qui devrait pousser tous les acteurs politiques à apporter, aussi, leur part de sacrifice pour le bonheur de la Centrafrique.

 

La démission de André Nzapayéké, plutôt qu’un départ, devrait être perçu comme un signal fort ; une invite, pour tous, à regarder dans une seule et même direction : une nouvelle aube pour la Centrafrique.

 

Dabadi ZOUMBARA  

 

Lu pour vous : DEMISSION DU PM CENTRAFRICAIN : Vers un régime bicaméral ?
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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 18:42

 

 

 

 

 

07/08/2014


Suite à des combats à Batangafo, au nord de Bangui, la semaine dernière, des militaires français de l’opération Sangaris, alors en mission de reconnaissance dans le secteur en appui à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), ont été durement accrochés par une centaine de combattants qui, dotés de missiles antichars appartenaient à l’ex-coalition rebelle de la Séléka qui avait renversé le président centrafricain François Bozizé en mars 2013.

 
Les assaillants agissant de « manière coordonnée » pour tenter de déborder le dispostif français à « plusieurs reprises », ces combats, a précisé l’État-major des armées (EMA), ont nécessité un appui aérien fourni par des Rafale venus de N’Djamena et des hélicoptères. Cette séquence à duré près de 7 heures. Si les militaires français du GTIA de Boissieu (*) n’ont pas eu à déplorer de pertes, ce ne serait pas le cas de la MISCA, qui, selon RFI, aurait eu deux soldats congolais tués. En outre, toujours d’après la même source, au moins 50 combattants de la Séléka auraient été « neutralisés ». 


Pour autant, les ex-rebelles sont revenus à la charge le lendemain. Alors que les militaires français poursuivaient leur mission et mettaient un dispositif de contrôle de zone dans le secteur en coordination avec la MISCA, ils ont de nouveau été pris à partie par des éléments de la Séléka au cours de la soirée. L’EMA parle d’ »accrochages violents » avec des « individus armés très hostiles ». Une fois encore, un appui aérien a été nécessaire. 


A priori, les responsables de la Séléka n’ont pas accepté les « mesures de confiance », c’est à dire de se faire désarmer et de rester dans leurs cantonnements. Lors de ces nouveaux combats, deux militaires français ont été blessés, de même qu’un soldat de la MISCA. Ils ont été rapidement évacués vers Bangui. Leur pronostic vital, a indiqué l’état-major, n’est pas engagé. 


Le 6 août, aucun nouvel accrochage n’a été signalé. Toutefois, la situation à Batangafo reste tendue. Les opérations de la force Sangaris et de la MISCA sont encore en cours. 


Ces combats ont eu lieu alors que le Premier ministre centrafricain, André Nzapayéké, a démissionné, apparemment pour faciliter l’application de l’accord d’arrêt des hostilités signé à Brazzaville le 23 juillet dernier. Ce texte a par ailleurs été rejetté par l’état-major de l’ex-Séléka. 


(*) Les effectifs du Groupement tactique interarmes (GTIA) de Boissieu sont fournis notamment fournis par le 4e Régiment de Chasseurs, le 7e Bataillon de chasseurs alpins (BCA) et le 3e RPIMa.



http://www.opex360.com/2014/08/07/centrafrique-deux-soldats-francais-blesses-lors-dun-nouvel-accrochage-batangafo/  

Centrafrique : Deux soldats français blessés lors d’un nouvel accrochage à Batangafo
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Centrafrique-Presse.com
7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 18:33

 

 

 

 

 

06 août 2014

 

À la suite de la démission du Premier ministre et de son gouvernement, Amnesty International appelle les autorités centrafricaines concernées, notamment la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, à veiller à ce qu’aucun poste au sein du gouvernement ne soit proposé à des individus soupçonnés d’être impliqués dans des infractions au droit international. 

 

 À la suite de la démission du Premier ministre et de son gouvernement, Amnesty International appelle les autorités centrafricaines concernées, notamment la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, à veiller à ce qu’aucun poste au sein du gouvernement ne soit proposé à des individus soupçonnés d’être impliqués dans des infractions au droit international. 

 

Ces personnes doivent, au contraire, être traduites en justice dans le cadre de procès équitables à l’issue desquels elles n’encourront pas la peine de mort. 

« Les autorités transitionnelles de Centrafrique doivent veiller à ce que les changements dans la composition du gouvernement ne débouchent pas sur une situation dans laquelle les nouveaux membres du gouvernement se serviraient de leur position pour commettre de nouvelles violations des droits humains ou pour empêcher que des enquêtes efficaces soient menées contre eux-mêmes ou leurs alliés », a déclaré Christian Mukosa, spécialiste de la République centrafricaine au sein d’Amnesty International. 


Amnesty International a reçu des informations dignes de foi indiquant que des personnes soupçonnées de graves atteintes aux droits humains tentent d’obtenir un poste au sein du nouveau gouvernement.


L’appel de l’organisation intervient quelques heures après que le Premier ministre centrafricain, André Nzapayéké, et l’ensemble de ses ministres ont présenté leur démission. Cette décision a fait suite à l’accord de cessez-le-feu signé le 23 juillet 2014 à Brazzaville, au Congo, par des représentants de groupes armés, y compris des anti-balaka et de la Séléka, de partis politiques, de cultes et d’organisations de la société civile. 


Dans un rapport, intitulé République centrafricaine. Il est temps de rendre des comptes et publié le 10 juillet 2014, Amnesty International nommait des membres et des alliés des groupes anti-balaka et de la Séléka soupçonnés d’être impliqués dans de graves atteintes aux droits humains et des violations du droit international humanitaire, notamment les anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia, des coordonnateurs anti-balaka, comme Levy Yakété et Patrice-Édouard Ngaissona, et des commandants de la Séléka, tels que Nourredine Adam. Ce rapport demandait que soient menées des enquêtes efficaces et que des poursuites judiciaires soient engagées dans tous les cas pour lesquels il existe suffisamment de preuves recevables d’implication dans des infractions au droit international. 


Le 11 juillet 2014, un congrès de la Séléka a désigné Michel Djotodia, l’ancien président de République centrafricaine, et Nourredine Adam, ancien commandant et ministre, comme les nouveaux présidents et vice-président du groupe armé, respectivement. Ces deux hommes sont sous le coup de sanctions de la part des Nations unies et des États-Unis pour leur implication présumée dans des violations des droits humains commises en République centrafricaine.

 
« Si des individus soupçonnés d’être impliqués dans des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et d’autres graves atteintes aux droits humains sont autorisés à intégrer le gouvernement, ce sera un désastre pour un pays luttant pour mettre fin à l’impunité qui a alimenté une terrible violence pendant des mois », a déclaré Christian Mukosa. 


« Au lieu de faciliter l’impunité, le gouvernement de transition doit veiller à ce que les membres des milices anti-balaka et de la Séléka, leurs alliés respectifs et tous les autres individus et groupes soupçonnés d’être impliqués dans des atteintes aux droits humains et des infractions au droit international humanitaire soient traduits devant les tribunaux afin que le long parcours vers la justice puisse débuter pour les victimes en République centrafricaine. »

 

République centrafricaine : La démission du gouvernement ne doit pas ouvrir la voie à l'impunité (Amnesty International)
République centrafricaine : La démission du gouvernement ne doit pas ouvrir la voie à l'impunité (Amnesty International)
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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 18:26

 

 

 

 

 

06/08/14 (AFP)

 

Un chef emblématique de l'ex-rébellion centrafricaine de la Séléka a "suspendu" deux responsables du mouvement qui avaient paraphé en son nom l'accord de paix de Brazzaville fin juillet, selon un communiqué parvenu mercredi à l'AFP.

 

Le numéro 2 de la Séléka, Nourredine Adam, a décidé de "suspendre" deux hauts responsables de l'ex-rébellion "pour non-respect des consignes de la hiérarchie et haute trahison", selon ce communiqué, qui ne donne pas d'autre précision.

 

Mohamed Moussa Dhaffane, n°3 de la Séléka, et Mahamat Taïb Yacoub, cadre du mouvement, avaient signé au nom de l'ancien mouvement rebelle à dominante musulmane le 23 juillet à Brazzaville, un accord de cessez-le-feu avec les milices majoritairement chrétiennes anti-balaka.

 

Cet accord est le premier du genre signé après huit mois d'un déchaînement de violences intercommunautaires en République centrafricaine.

 

Il avait été arraché in extremis à l'issue d'un "Forum" chaotique au cours duquel les représentants de la Séléka s'étaient d'abord retirés des discussions en exigeant une partition du pays.

 

Les combattants de la Séléka et les milices anti-balaka s'affrontent depuis décembre 2013 dans un cycle d'attaques et de représailles qui ont fait des milliers de morts, principalement des civils, et le pays compte des centaines de milliers de déplacés.

 

Au pouvoir de mars à décembre 2013, chassée de Bangui par une intervention militaire internationale, la Séléka est minée par d'innombrables divisions, articulées autour de deux principaux groupes: la "Séléka Bambari", du nom de la localité minière dans le centre du pays où une partie de ses forces s'est repliée, et la "Séléka Birao", dans le grand nord, dirigée par Nourredine Adam, sous le coup de sanctions onusiennes et américaines pour son rôle dans le conflit centrafricain.

 

Seule la "Séléka Bambari", représentée par Mohamed Moussa Dhaffane, a participé au Forum de paix de Brazzaville, où la "Séléka Birao" n'était pas présente.

 

Mais divisions existent également au sein même de la "Séléka Bambari", dont un chef a déclaré samedi ne pas "se reconnaitre" dans l'accord de Brazzaville.

Centrafrique : dissensions à la tête de la Séléka après l'accord de paix de Brazzaville
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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 18:21

 

 

 

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

*************

Ex coalition Séléka

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 001/08/14

 

L’Ex Coalition SELEKA porte à l’attention de la Communauté Nationale et Internationale ce qui suit : 

 

  • Elle prend acte de la démission ce jour 06 Août 2014, du Premier Ministre André NZAPAYEKE et de son Gouvernement,
  •  
  • Elle reste toujours engagée dans le processus de paix, de pacification du pays et de réconciliation nationale,
  •  
  • Elle entend respecter et faire respecter la déclaration de Brazzaville du 23 juillet 2014, conditionnant l’application de l’Accord de cessation des hostilités ;
  •  
  • Elle indique par ailleurs, qu’elle demeure attachée à la signature préalable d’un Accord Politique entre tous les acteurs de la vie politique centrafricaine. Et ce, en présence de la Médiation Internationale car cet accord devra désormais régir le cadre de la nouvelle transition en vue de garantir une sortie définitive de la crise en République Centrafricaine.

 

L’Ex coalition SELEKA ne pourra aucunement prendre part à un quelconque Gouvernement dont la désignation du Premier Ministre se ferait en dehors de cet Accord Politique.

 

Elle décline toute responsabilité devant l’opinion Nationale et Internationale de ce qui pourrait advenir du non respect de la déclaration Politique de Brazzaville.

 

Fait à Bangui le 06 août 2014

 

Général Mohamed-Moussa DHAFFANE                           

2ème Vice-président, Chef de Délégation

Ancien Ministre d’Etat

 

 

Ampliations :

  • Médiation Internationale
  • Cheffe de l’Etat de Transition
  • Président du CNT
  • CEEAC
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Moussa Mohamed Dhaffane prend acte de la démission de Nzapayéké
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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 16:48

 

 

 

 

 

06/08/14 (AFP)

 

De violents accrochages, au cours desquels deux soldats français ont été blessés, ont opposé mardi soir les militaires français en Centrafrique à des groupes armés "très hostiles" dans le nord du pays, a indiqué mercredi à Paris l'état-major des armées.

 

Les incidents se sont produits à Batangafo, une localité située à environ 300 km au nord de Bangui, où des affrontements similaires avaient opposé lundi soldats français et combattants de l'ex-rébellion Séléka, qui contrôlent la localité.

 

Les deux militaires blessés par balles ont été évacués sur Bangui et leurs jours ne sont pas en danger, a précisé l'état-major.

 

Les soldats de l'opération Sangaris ont été pris à partie par "quelques dizaines" de combattants mardi en début de soirée, alors qu'ils étaient en mission de "contrôle de zone", a-t-on indiqué de même source. Les militaires français ont alors riposté "de façon déterminée" et les échanges de tirs ont cessé après l'intervention d'avions de combat Rafale et d'hélicoptères.

 

Selon l'état-major de l'armée française, la situation était "stabilisée, mais toujours tendue" mercredi à Batangafo où les militaires français ont repris leurs patrouilles.

 

Aucun bilan n'a été fourni côté français sur les pertes infligées aux groupes armés.

 

Des tirs sporadiques étaient entendus mercredi dans Batangafo, désormais sous le contrôle des soldats français et des militaires de la force africaine Misca, après ces affrontements, a indiqué à Bangui une source proche du commandement de Sangaris.

 

Après de premiers accrochages lundi entre Sangaris et les ex-rebelles, "le calme était revenu à Batangafo", a indiqué cette source à l'AFP.

 

"En vue d'appliquer les mesures de confiance et d'appuyer la (force africaine) Misca", les militaires français ont alors "demandé le cantonnement et le désarmement des ex-Séléka (...). Devant leur refus, et des (nouveaux) tirs visant Sangaris, la force a riposté en légitime défense", a expliqué cette source. "Il y a eu de violents combats mardi dans l'après-midi à l'arme lourde et légère".

 

Lundi, de premiers affrontements avaient opposé pendant près de sept heures soldats de Sangaris et combattants de la Séléka, après qu'une patrouille de reconnaissance française eut été "prise à partie" par les ex-rebelles à dominante musulmane, selon l'état-major français.

 

Les militaires de Sangaris avaient "fermement" riposté, avec le soutien d'hélicoptères et d'avions de chasse Rafale. Aucune victime n'était à déplorer côté français, mais un nombre indéterminé d'ex-Séléka avaient été tués.

 

La semaine dernière, la localité de Batangafo avait déjà été le théâtre de violents affrontements entre ex-Séléka et miliciens anti-balaka à dominante chrétienne, faisant au moins 25 morts, dont vraisemblablement deux soldats de la Misca dont la mort n'a pas été confirmée de source officielle.

Centrafrique : violents accrochages dans le Nord, deux soldats français blessés
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