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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 16:09

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-07-09 13:42:51Le service de la coopération française près l’ambassade de France à Bangui a récompensé les 480 meilleures élèves du lycée Marie Jeanne Caron de la capitale centrafricaine en remettant à chacune d'elles des lots de fournitures scolaires.


Selon la coopération française, ces récompenses qui ont été remises mardi ont pour but d'encourager les lycéennes méritantes afin qu'elles puissent maintenir leur ardeur au travail et partant leurs performances scolaires

‘'Plus les filles sont motivées plus elles vont bien travailler'' a fait remarquer le proviseur du lycée Marie Jeanne Caron, Marie Claire Ketté.


A l'en croire, une fille restée à la maison est non seulement une perte pour les parents et pour le pays mais cette pratique a aussi une conséquence incalculable. 

‘'Nous avons sollicité et obtenu auprès des partenaires ces cadeaux pour les encourager et leur faire comprendre qu'elles peuvent aussi réussir comme les garçons'' a-t-elle souligné, exhortant ses élèves au travail parce que, a-t-elle ajouté, ‘' pour le développement de la RCA on a aussi besoin de ces filles. Parce que ce sont elles qui vont prendre la relève demain''.


Aurelie Ngbondo, une élève en classe de 6è ayant obtenu 13,87 de moyenne, a conseillé à ses camarades le travail rien que le travail. ‘'Je demande à mes collègues d'apprendre seulement leurs leçons pour prétendre un jour bénéficier de cette récompense'', a-t-elle dit.


A cause de l'insécurité généralisée à Fatima dans le 6è arrondissement, un lieu proche du quartier KM5 dans le 3è où sont retranchés les musulmans, les cours du Lycée de Fatima ont été délocalisés au lycée Marie Jeanne Caron.


Les cours sont données suivant ce schéma : les élèves du lycée Marie Jeanne Caron sont en classe de 7h à 12h et ceux de Fatima de 12h à 17h.

 

http://www.apanews.net/article_read-608122-480-lycenes-de-bangui-rempense-par-la-coopetion-franese.html#sthash.p1OUG2Mj.dpuf  

480 lycéennes de Bangui récompensées par la coopération française
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Centrafrique-Presse.com
9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 16:07

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-07-09 12:53:02 - La Journée sans journaux décrétée ce mercredi par le Groupement des éditeurs de la presse privée indépendante de Centrafrique (GEPPIC) n’a pas été respectée à 100% par les directeurs de publication et le sit-in prévu n’a pu avoir lieu, a constaté APA.


Ces mesures ont été décidées par le GEPPIC en guise de protestation contre le décret excluant Stéphane Patrick Akibata, son représentant, au sein du Haut-Conseil de la communication de la transition (HCCT).


‘'Les directeurs de publication des quotidiens tels que Le Citoyen, L'Hirondelle, Le Démocrate, Le Confident et Top Contact ont paru en méconnaissance de la décision du GEPIC. Le sit-in et la journée sans journaux n'ont pas été respectés'', a constaté Ginnot Seraphin Gokouzou, Secrétaire général adjoint du GEPPIC, contacté par APA.


‘'Il y a toujours des dissidents dans tout mouvement. Et c'est pour la deuxième fois que ceux-ci récidivent'', a-t-il déploré, avant d'ajouter : ‘'ce mercredi, leurs parutions ont été vendues sur le marché bien que le kiosque de GEPPIC situé au centre ville à Bangui soit resté fermé''.


Selon M Ngokouzou, l'information du sit-in a si bien circulé que même les forces Sangaris étaient appelées à la rescousse pour quadriller le site identifié pour abriter ce mouvement. 


En réaction, le directeur de publication du quotidien ‘'Le Confident'', Mathurin Momet, a déclaré : ‘'pour une action collective, il faut y associer tout le monde. Quand on reste dans son coin et on décide de quelque chose sans y associer les autres, cela ne les engage pas, c'est clair''.


‘'La lutte n'est pas fondée et je n'y adhère pas'', a-t-il dit, accusant le président du GEPPIC de verser dans le ‘'copinage''.

 

http://www.apanews.net/article_read-608115-rca-la-journesans-journaux-n--a-pas-e-suivie-e00-pour-cent.html#sthash.CRL18BPq.dpuf

RCA : la journée sans journaux n'a pas été suivie à 100 pour cent
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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 15:39

 

 

 

 

09/07/14 (APA)

 

APA-Bangui (Centrafrique) - Les attaques menées lundi par les Séléka contre le site des déplacés interne de la cathédrale Saint Joseph de Bambari (280 Km au centre de la RCA) ont fait 23 trois morts, 22 blessés par balles, 20 maisons incendiées dont le presbytère et trois véhicules calcinés, selon un bilan dressé par la Croix-Rouge.

 

Selon une source locale, ces attaques seraient des représailles contre celles menées par des Anti-Balaka et qui ont tué plusieurs éleveurs peuls de la localité.

 

Les Sélékas et d'autres musulmans armés ont peu après ces attaques sillonné les grandes artères de la ville où elles étaient visibles à chaque intersection des routes, ajoute la même source.

 

Elle fait toutefois état d'une accalmie due à l'intervention des forces de Sangaris et de la MISCA. Ce faisant, les déplacés internes du site de la cathédrale Saint Joseph ont pris d'assaut la préfecture où sont basées les troupes françaises de la Sangaris et la préfecture, camp des troupes de la MISCA pour y retrouver refuge.

 

La situation sécuritaire semble être maîtrisée et les coups de feu se raréfient à Bambari, ont indiqué à APA des habitants de la ville.

Les attaques des Sélékas à Bamabari ont fait 23 morts
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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 14:54

 

 

 

 

 

09/07/14 (AFP)

 

Les parties prenantes au conflit en Centrafrique doivent se retrouver du 21 au 23 juillet à Brazzaville pour un forum de réconciliation nationale pour tenter de ramener la paix, a indiqué mercredi le gouvernement congolais.

 

''Le forum de Brazzaville va regrouper logiquement tous les acteurs centrafricains : les autorités gouvernementales, l'ex-rébellion de la Séléka, les anti-balaka, bref tous les enfants de la Centrafrique'', a déclaré à l'AFP Bienvenu Okiemy, ministre de la Communication congolais.

 

''Brazzaville sera une étape importante dans la résolution de la crise centrafricaine, car il y sera dégagé les pistes pour sécuriser tout le pays'', a-t-il estimé. "On trouvera un modus vivendi pour que les différentes forces cessent désormais de se regarder en chiens de faïence''.

 

Conformément aux décisions du groupe de contact international sur la Centrafrique (une trentaine de pays ou organisations internationales), le "Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique", placé sous l'égide du président congolais Denis Sassou Nguesso, doit "convenir de l'arrêt de toutes les violences, à travers la signature par les entités concernées d'un accord de cessation des hostilités, du désarmement des groupes armés et d'un nouveau cadre politique de la transition".

 

Le Congo, qui fournit le contingent le plus important au sein de la Misca, la force internationale de maintien de la paix en Centrafrique, avec environ un millier de soldats, joue le rôle de médiateur pour la crise dans ce pays, au nom de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC).

 

Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka, la Centrafrique vit une crise sans précédent marquée par de terribles violences intercommunautaires ayant fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

Ravagé, le pays connaît une partition de fait. De nombreux musulmans ont été contraints de fuir des régions entières face aux violences des milices anti-balaka dans le Sud et l'Ouest, tandis que dans l'Est et le Nord, les populations chrétiennes restent sous la coupe de combattants Séléka.

 

 

(le ministre Bienvenu Okiémy)

Centrafrique : forum de réconciliation nationale à Brazzaville du 21 au 23 juillet
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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 11:54

 

 

 

 

 

 

 

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 9 juillet 2014/African Press Organization (APO)/ -- CONCLUSIONS

 

1. Le Groupe international de contact sur la République centrafricaine (GIC?RCA) a tenu sa 5ème réunion, à Addis Abéba, le lundi 7 juillet 2014, sous la coprésidence de M. Basile Ikouebe, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération de la République du Congo, et de l'Ambassadeur Smaïl Chergui, Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l'Union africaine (UA). La liste des pays et organisations qui ont pris part à la réunion figure en bas de page .

 

2. La cérémonie d'ouverture a été marquée par les allocutions prononcées par le Commissaire à la Paix et et à la Sécurité de l'UA, l'Ambassadeur Smaïl Chergui; le Secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de maintien de la paix, M. Hervé Ladsous; le Secrétaire général de la CEEAC, l'Ambassadeur Amad Allam-Mi; le Premier ministre, chef du Gouvernement de Transition de la RCA, M. André Nzapayéké; le Ministre des Affaires étrangères et de l'Intégration africaine de la République du Tchad, au titre de la présidence en exercice de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC), M. Moussa Faki Mahamat; et le Ministre Basile Ikouebe.

 

3. Les participants ont examiné l'évolution de la situation en RCA depuis la 4ème réunion du GIC-RCA tenue à Brazzaville, le 21 mars 2014, et ce sur la base des communications faites par le Premier ministre de la RCA et d'autres membres de sa délégation, des présentations faites par les Représentants spéciaux de l'UA, des Nations unies et de la CEEAC à Bangui, au nom du Groupe de coordination pour la préparation et le suivi des réunions du GIC-RCA (G8-RCA), des interventions des différents acteurs internationaux impliqués dans la gestion de la crise et des discussions qui s'en sont suivies.

 

4. Les participants ont noté la fragilité persistante de la situation sécuritaire en RCA. Ils ont fermement condamné tous les actes de violence perpétrés par les groupes armés, notamment contre les populations civiles, y compris l'assassinat, le 24 mai 2014, de 3 musulmans à Bangui, suivi de l'attaque, le 28 mai 2014, de l'Église Notre Dame de Fatima, et les exactions commises dans la ville de Bambari, à la fin du mois de juin 2014. Ils se sont alarmés de l'accroissement des violences faites aux femmes, notamment les viols. Les participants ont noté avec préoccupation que l'Ouest du pays reste soumis à de fortes tensions découlant des affrontements entre groupes armés pour le contrôle de ressources. Ils ont aussi relevé les difficultés rencontrées dans l'application des Mesures de confiance à l'Est du pays par les groupes armés qui y sont actifs. Les participants ont toutefois noté une amélioration sensible de la situation sécuritaire ces dernières semaines, grâce à l'action de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), avec l'appui de l'Opération française Sangaris et de l'Opération de l'Union européenne en RCA (EUFOR-RCA).

 

5. Les participants ont réitéré leur préoccupation face à l'ampleur de la crise humanitaire que connaît la RCA, notant que plus de la moitié de la population du pays a besoin d'une assistance humanitaire. Ils ont réitéré leur profonde appréciation aux pays accueillant des réfugiés centrafricains, ainsi qu'aux pays et organisations humanitaires qui contribuent à l'assistance apportée aux populations affectées. Ils ont noté avec préoccupation que sur les 565 millions de dollars nécessaires pour répondre aux besoins humanitaires, seuls 193 millions de dollars avaient été mobilisés à ce jour.

 

6. Les participants ont souligné l'impact négatif de la situation sécuritaire sur les activités économiques, notant que la croissance avait enregistré, en 2013, un recul en termes réels de 36%. Ils ont, toutefois, relevé une légère reprise de l'activité économique à Bangui, grâce à la sécurisation du corridor qui relie Bangui à la frontière camerounaise et aux apports des partenaires internationaux. Ils ont exprimé leur appréciation à ces derniers pour leur soutien économique et financier.

 

7. Les participants ont pris note des informations fournies par la délégation centrafricaine sur la mise en œuvre de la Feuille de route de la transition. Ils ont noté les efforts entrepris pour la réorganisation des Forces de défense et de sécurité et la restauration de l'autorité de l'État. Ils ont aussi relevé avec satisfaction les initiatives prises par la chef de l'État de la transition en vue d'imprimer la dynamique requise au processus de réconciliation nationale et au dialogue politique entre tous les acteurs centrafricains. En outre, ils ont relevé les efforts qu'elle a entrepris pour mobiliser la communauté internationale en faveur de la RCA.

 

8. Dans le même temps, les participants ont souligné la lenteur accusée dans la mise en œuvre de la Feuille de route, en raison d'une multiplicité de facteurs. Ils ont souligné que l'aboutissement de la transition dans les délais prévus suppose la réalisation d'avancées beaucoup plus rapides sur les différents aspects de la Feuille de route, notamment la restauration de la sécurité et de l'ordre public, ainsi que de l'administration judiciaire, la préparation des élections devant couronner la fin de la transition, la réorganisation des Forces de défense et de sécurité, la mise en œuvre des processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et de réforme du secteur de la sécurité (RSS), ainsi que les réformes économiques requises.

 

9. À cet égard, les participants ont fortement encouragé les autorités centrafricaines à engager la refonte des Forces de défense et de sécurité, y compris les Forces armées centrafricaines (FACA), conformément aux critères qui seront définis dans le cadre du dialogue politique inclusif envisagé et conformément aux principes internationaux pertinents et, dans l'intervalle, favoriser l'opérationnalisation d'unités spécifiques, pour permettre la conduite de tâches d'intérêt public. Ils ont demandé aux autorités d'envisager le désarmement de façon consensuelle, comme acte politique majeur découlant d'un dialogue politique inclusif. Ils ont recommandé la mise en place d'une Commission Vérité et Justice, pour permettre une lutte plus résolue contre l'impunité et favoriser la réconciliation.

 

10. Les participants ont instamment demandé aux autorités de transition d'accélérer les préparatifs des élections devant se tenir en février 2015 pour couronner la transition en cours et permettre la restauration de l'ordre constitutionnel. Ils ont demandé à la communauté internationale d'appuyer ces actions, y compris financièrement.

 

11. Eu égard à ce qui précède, les participants ont souligné la nécessité d'un plus grand engagement de la part des acteurs politiques et sociaux centrafricains, qui doivent s'approprier pleinement le processus en cours. Aussi, les participants ont appelé les acteurs centrafricains à œuvrer résolument en faveur de la réconciliation nationale et à s'abstenir de tous actes de nature à saper encore davantage la cohésion nationale. Ils ont, en particulier, instamment demandé aux responsables des ex-Seleka et des anti-Balaka de lancer des appels sans équivoque à leurs partisans pour qu'ils mettent fin sans délai aux attaques contre les populations civiles et à tous autres actes de violence et qu'ils cessent de se substituer aux forces de l'ordre. Ils ont encouragé les institutions de la transition à assumer pleinement les responsabilités qui sont les leurs.

 

12. Les participants ont réitéré l'engagement de leurs organisations et pays respectifs à continuer à appuyer les efforts des autorités et des parties prenantes centrafricaines. À cet égard, ils se sont félicités du rôle continu de la région, comme en témoignent le Sommet tripartite Angola-Tchad-République du Congo, tenu à Luanda, le 9 juin 2014, la Concertation entre les chefs d'État et de Gouvernement de la CEEAC, tenue à Malabo, le 27 juin 2014, en marge du 23ème Sommet ordinaire de l'UA, ainsi que le soutien financier que les pays de la région continuent à apporter à la RCA. Ils se sont aussi félicités de l'adoption, le 10 avril 2014, par le Conseil de sécurité de la résolution 2149 (2014), autorisant la transformation de la MISCA en une opération onusienne, et ont indiqué attendre avec intérêt le transfert d'autorité entre la MISCA et la MINUSCA, prévu le 15 septembre 2014. Ils se sont, par ailleurs, réjouis des concours financiers que les partenaires bilatéraux et multilatéraux de la RCA ont apportés pour aider ce pays à se relever.

 

13. Les participants ont eu des échanges de vues approfondis sur les prochaines étapes du processus politique et de réconciliation en RCA. Sur la base des conclusions de la Concertation de Malabo du 27 juin 2014, ils ont entériné les modalités de relance du dialogue politique et du processus de réconciliation présentées par le G8-RCA. À cet égard, ils ont convenu de ce qui suit:

 

(i) la tenue, à Brazzaville, du 21 au 23 juillet 2014, d'un Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique, sous l'égide du Médiateur de la CEEAC dans la crise centrafricaine, le Président Denis Sassou Nguesso de la République du Congo. Ce Forum devra convenir de l'arrêt de toutes les violences, à travers la signature par les entités concernées, d'un accord de cessation des hostilités, du désarmement des groupes armés et d'un nouveau cadre politique de la transition;

 

(ii) la mise en place par le Gouvernement centrafricain d'un Comité préparatoire, chargé, en concertation étroite avec la Médiation internationale mentionnée ci-dessous et avec l'appui du G8-RCA, de la préparation du Forum, y compris les aspects relatifs à la participation, qui doit être la plus inclusive possible, en tenant compte des décisions pertinentes du CPS de l'UA et du Conseil de sécurité des Nations unies;

 

(iii) la mise en place d'une Médiation internationale sous l'autorité du Médiateur de la CEEAC dans la crise centrafricaine, le Président Denis Sassou Nguesso de la République du Congo, et comprenant les représentants de l'UA et des Nations unies, en qualité de vice-Médiateurs, et du Secrétariat général de la CEEAC en tant que Rapporteur. La Médiation internationale comprend également les représentants des États membres de la CEEAC, des autres membres du G8-RCA et de la CIRGL;

 

(iv) la mise à disposition de l'expertise requise par l'UA et les Nations unies, ainsi que par d'autres membres de la communauté internationale;

 

(v) l'initiation immédiate de consultations entre la Médiation de la CEEAC et le G8-RCA pour la préparation d'un budget et la finalisation d'autres aspects du Forum envisagé; et

 

(vi) l'appel à la communauté internationale pour qu'elle contribue au financement du Forum et aux autres activités de suivi envisagées.

 

14. Les participants ont convenu que le Forum de Brazzaville sera suivi d'autres étapes à conduire en RCA pour assurer la participation la plus large possible des différentes couches de la population centrafricaine et son appropriation du processus, à savoir des concertations organisées dans les différentes préfectures du pays et un Forum élargi à Bangui.

 

15. Les participants ont exhorté tous les acteurs centrafricains concernés à participer au Forum de Brazzaville dans l'esprit de responsabilité et de compromis requis et de placer l'intérêt de la RCA et de son peuple au-dessus des considérations partisanes et d'objectifs étroits et à court terme. Ils ont réaffirmé leur détermination à tenir les fauteurs de trouble éventuels responsables de leurs actes, y compris par l'imposition de sanctions individuelles, dans le cadre des dispositions pertinentes de la résolution 2134 (2014) du 28 janvier 2014, relatives aux sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies. À cet égard, ils se sont félicités des mesures déjà prises par le Comité des sanctions des Nations unies.

 

16. Les participants ont salué le travail remarquable qu'accomplit la MISCA, avec l'appui des opérations Sangaris et EUFOR-RCA, dans un environnement particulièrement difficile. Ils ont exprimé leur appréciation aux pays contributeurs de troupes et de personnels de police pour leur engagement et les sacrifices consentis. Ils ont à nouveau remercié tous les pays et organisations qui apportent un soutien à la MISCA, les exhortant à poursuivre ce soutien.

 

17. Les participants ont pris note avec satisfaction du processus de transition en cours de la MISCA à la MINUSCA, et se sont félicités de la bonne collaboration entre l'UA et les Nations unies, pour permettre un transfert d'autorité réussi. Ils ont lancé un appel aux partenaires internationaux pour qu'ils apportent l'appui requis aux contingents de la MISCA qui en ont besoin pour faciliter leur participation effective à la mise en œuvre du mandat de la MINUSCA.

 

18. Les participants ont instamment demandé aux autorités centrafricaines d'accélérer la mise en œuvre des réformes relatives à la gouvernance économique et financière afin de faciliter la mobilisation d'une assistance additionnelle. Ils ont demandé aux partenaires bilatéraux et multilatéraux de la RCA de poursuivre et de renforcer leur soutien, en tenant compte de la situation particulière de la RCA. Les participants ont réitéré à nouveau l'appel à la communauté internationale pour la mobilisation de l'assistance humanitaire requise.

 

19. Les participants se sont félicités de la mise sur pied, à Bangui, d'un Groupe de coordination chargé de la préparation et du suivi des réunions du GIC-RCA, appelé G8, conformément aux Conclusions de la 4ème réunion du GIC-RCA.

 

20. Les participants sont convenus que la prochaine réunion du GIC-RCA se tiendra à Bangui, en RCA, en octobre 2014, à une date qui sera déterminée par voie de consultations.

 

Conclusions de la 5ème réunion du Groupe International de Contact sur la République Centrafricaine
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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 11:49

 

 

 

 

 

09/07/14 (Le Figaro)

 

À l'est, de nouvelles violences. La ville de Bambari, à 400 kilomètres au nord-est de Bangui, a été le théâtre, lundi, d'accrochages meurtriers lorsque des éléments radicaux de l'ex-Séléka ont voulu s'en prendre au siège de l'archevêché où 1000 à 2000 chrétiens ont trouvé refuge. Les militaires français de l'opération «Sangaris», déployés en ville, se sont interposés et ont été contraints d'ouvrir le feu, tuant cinq agresseurs. Au moins vingt déplacés ont malgré tout été tués et 25 blessées dans l'attaque des ex-Séléka, selon un membre de la Misca, la force militaire de l'Union africaine. Jean-Yves Le Drian, dont c'était la sixième visite en Centrafrique depuis décembre dernier, a décidé d'annuler son déplacement, prévu mardi, à Bambari. «Je ne souhaite pas que ma venue pèse sur la mission de nos hommes déployés sur place», a expliqué le ministre.

 

70 tués en deux semaines

 

Tandis que Bangui bénéficie désormais d'une stabilité précaire, c'est désormais dans l'est du pays que résident les principaux foyers de tension. Ceux-ci «montrent la détermination de nos adversaires à mettre votre sang-froid sous tension et à mettre en cause votre impartialité», a déclaré le ministre de la Défense aux hommes de «Sangaris», forte de 2 000 militaires. Depuis le mois de mai, l'opération a entamé sa troisième phase, la sécurisation des axes menant à l'est du pays, dont Bambari est un des épicentres. Les affrontements entre communautés s'y succèdent depuis, causant environ 70 tués en deux semaines.

 

Le 23 juin, quelque 200 militants Anti-Balaka ont mené un raid contre la ville dont la population est relativement équilibrée entre les communautés musulmanes et chrétiennes. L'offensive, qui aurait pu être sanglante, a été déjouée par l'interposition des militaires français. Dix jours plus tard, lors de l'arrestation d'un meneur Anti-Balaka, des activistes dissimulés dans la foule ont lancé une grenade chinoise sur les troupes françaises, blessant sept légionnaires, dont deux grièvement. Jean-Yves Le Drian s'est rendu à leur chevet, lundi, sur la base de M'Poko, à Bangui. Le contingent français présent à Bambari- 180 hommes jusqu'à présent - va être porté à 250 militaires, en appui de troupes gabonaises des forces de la Misca.

 

«Nous faisons le maximum de ce que nous pouvons faire avec 2 000 hommes», estime un officier de «Sangaris». «On est à la poignée de l'éventail. Pour qu'il s'ouvre, il faut maintenant que les autres agissent», ajoute un autre, selon lequel «la solution est politique».

 

Un «dialogue inclusif», théoriquement entre toutes les parties, doit s'ouvrir le 21 juillet à Brazzaville. Espérée de longue date, soutenue par la présidente Catherine Samba-Panza, cette perspective ne suscite qu'un optimisme très modéré. Nettement plus tangible, l'arrivée de la mission des Nations unies, la Minusca, qui doit prendre le relais de «Sangaris», le 15 septembre, est attendue avec impatience côté français. Elle comptera 10 000 soldats. «Mais nous ne partirons que lorsque la Minusca sera opérationnelle. C'est un relais progressif», indique-t-on dans l'entourage du ministre de la Défense.

 

Alain Barluet

 

http://www.lefigaro.fr/international/2014/07/08/01003-201407...

 

Lu pour vous : L'Est centrafricain toujours en proie aux affrontements
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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 11:40

 

 

 

 

 

 

09/07/14 (Jeune Afrique)

 

Qui est à l'origine de la sanglante attaque de la cathédrale Saint-Joseph de Bambari, qui a fait au moins 17 morts lundi ? Membres de l'ex-Séléka ou musulmans armés ?

 

Les versions divergent.

 

Le bilan, provisoire, est déjà lourd : l'attaque de la cathédrale Saint-Joseph de Bambari, lundi 7 juillet au soir, a fait au moins 17 morts, selon Monseigneur Edouard Mathos. Certains humanitaires cités par RFI parlent de même 22 victimes. Et les circonstances de ce carnage restent encore floues.

 

Dimanche, deux groupes d'anti-balaka attaquent un quartier musulman de la ville. Deux jeunes sont tués. Le lendemain, des hommes armés, entre 30 et 50, s'en prennent aux anti-balaka. La force Sangaris s'interpose alors que les deux belligérants s'affrontent.

 

Vers 15 heures (locales), les combattants musulmans encerclent la cathédrale Saint-Joseph qu'ils soupçonnent d'abriter des anti-balaka. Sangaris utilise un hélicoptère pour les dissuader. L'évêché est tout de même attaqué.

 

Présent sur les lieux, Monseigneur Edouard Mathos raconte : "Ils ont envahi l'évêché et commencé à tirer. Quand ils sont arrivés dans l'enceinte de la cathédrale, ces hommes ont tout cassé, pillé. Ils ont même brisé les portes de ma résidence."

 

Qui a attaqué la cathédrale ?

 

Selon une source de la Misca (la force africaine) citée par l'AFP, il s'agissait d'"hommes armés portant des boubous et des uniformes militaires identifiés comme étant des ex-Séléka". Joints par Jeune Afrique, l'entourage du ministère français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et une source sécuritaire française, ont également accusé des éléments de l'ancienne rébellion.

 

D'autant qu'un membre de l'état-major des ex-Séléka justifie l'attaque. "Des miliciens anti-balaka sont présents sur ce site de déplacés, comme ils le sont sur d'autres sites. C'est pour cela que nous avons lancé une attaque", a-t-il indiqué à l'AFP.

 

"Il y a toujours des provocations et des attaques des anti-balaka depuis leur attaque contre des peuls qui a fait 17 morts (23 juin). Nous ne faisons que défendre les populations", a confirmé Ahmad Nejad, porte-parole de l'état-major.

 

Pourtant, Monseigneur Edouard Mathos affirme que ce sont des jeunes musulmans non apparentés aux anciens rebelles qui ont mené l'attaque. Il soutient même que lundi, vers 16h 30 (locales), des membres de la Séléka ont porté secours aux civils de l'évêché, chassant les assaillants. "Depuis, une vingtaine d'entre eux sont restés et nous protègent", explique le religieux.

 

Une version confirmée par un autre porte-parole de la Séléka, le colonel Djouma Narkoyo. Ce dernier affirme que l'ex-rébellion est intervenue avec Sangaris et la Misca pour mettre fin à l'attaque.

 

Pourquoi de telles divergences ?

 

S'il est si délicat d'obtenir une version coordonnée de la Séléka, c'est que les anciens rebelles sont particulièrement divisés, selon les origines géographiques et ethniques de ses éléments. À Bambari, par exemple, se côtoient le nouvel état-major mis en place à Ndélé en avril et le commandant de la région, Ali Darass. Mais ce dernier et le chef d'état-major, Joseph Zindeko, sont issus de deux branches différentes. Leurs intérêts et leurs positions ne sont pas les mêmes.

 

Pour compliquer le tout, les deux porte-paroles qui s'expriment au nom de la Séléka sont affiliés à ces deux branches. Ahmad Nejad est proche d'Ali Darass, alors que Djouma Narkoyo l'est de Joseph Zundeko...

 

Vincent Duhem

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140708185328/d...

 

 

Centrafrique: Au moins 20 déplacés tués par l'ex-rébellion Séléka à Bambari (force africaine)

 

08/07/14 (AFP)

 

Au moins 20 personnes ont été tuées dans une attaque de l'ex-rébellion Séléka contre le site de déplacés de la cathédrale catholique de Bambari( centre de la Centrafrique), a indiqué mardi à l'AFP la force de l'Union africaine (Misca), soulignant que le bilan pourrait encore s'alourdir.

 

"Au moins 20 personnes ont été tuées et 25 blessées lundi soir dans le site des déplacés de la cathédrale catholique Saint-Joseph de Bambari, attaqué par des hommes armés portant des boubous et des uniformes militaires identifiés comme étant des ex-Séléka", a annoncé une source de la Misca, qui a requis l'anonymat.

 

"Les assaillants ont incendié des tentes et ouvert le feu sur les civils qui s'y trouvaient. Il s'agit encore d'un bilan provisoire qui pourrait s'alourdir car les humanitaires n'ont pas la tâche facile sur le terrain où des tirs étaient encore entendus ce matin", a précisé la source.

 

"La plupart des personnes réfugiées sur ce site ont escaladé la concession de la paroisse pour se mettre à l'abri des tirs à la base des soldats français de l'opération Sangaris et à la résidence du préfet", a ajouté la source de la Misca.

 

L'ex-rébellion estime que des miliciens anti-balaka, à dominante chrétienne, sont présents sur ce site de déplacés, comme ils le sont sur d'autres sites. "C'est pour celà que nous avons lancé une attaque", a indiqué un membre de leur état-major.

 

"Il y a toujours des provocations et des attaques des anti-balaka depuis leur attaque contre des peuls qui a fait 17 morts (23 juin). Nous ne faisons que défendre les populations", s'est justifié Ahmad Nejad, porte-parole de l'état-major de l'ex-rébellion.

 

Ces nouvelles violences ont entrainé l'annulation du déplacement mardi à Bambari du ministre français de la défense Jean-Yves Le Drian. M. Le Drian est arrivé lundi à Bangui pour une visite de deux jours dans le pays.

 

Dans une déclaration sur la radio centrafricaine mardi, il a déclaré qu'"il n'y a pas d'avenir pour la Centrafrique s'il n'y a pas de cessez-le-feu" entre les différents groupes armés qui s'affrontent et multiplient les exactions contre la population.

 

Lu pour vous : Centrafrique : qui est derrière l'attaque de la cathédrale de Bambari ?
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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 11:36

 

 

 

 

 

08/07/14 (Jeune Afrique)

 

La visite de Jean-Yves Le Drian, prévue mardi à Bambari, a été annulée. Le ministre français de la Défense a quitté la Centrafrique en début d'après-midi.

 

Jean-Yves Le Drian a quitté la Centrafrique mardi 8 avril en début d'après-midi, sans se rendre à Bambari. Le ministre français de la Défense a décidé d'annuler sa visite prévue mardi matin dans cette ville située au nord-est de Bangui. Explications officielles : la météo compliquée et les tensions sur place.

 

"La sécurité du ministre n'était pas en jeu. Mais nous avons estimé que les 150 à 180 soldats français présents sur place étaient assez occupés comme ça", explique-t-on dans l'entourage du ministre de la Défense.

 

Arrivé lundi en fin d'après-midi à Bangui pour sa septième visite en Centrafrique, Jean-Yves Le Drian s'est aussitôt rendu après au camp militaire Mpoko où sont basés les militaires français de l'opération Sangaris pour un entretien avec leur nouveau commandant, le général Éric Bellot des Minières.

 

Il a été ensuite reçu à la résidence privée de la présidente de transition, Catherine Samba-Panza. Mardi, il a participé à des patrouilles de Sangaris dans plusieurs arrondissements de Bangui avant de rencontrer un bataillon de soldats français membres de l'Eufor (l'opération européenne en RCA).

 

À Bambari, la tension était encore palpable mardi matin. Lundi, des éléments anti-balaka ont tenté d'investir le centre de la ville et les quartiers musulmans, rapporte une source sécuritaire. Les Séléka ont alors réagi et ont ouvert le feu. La force Sangaris s'est interposée alors que les deux belligérants s'affrontaient, faisant usage de la force.

 

Les combattants Séléka ont ensuite encerclé la cathédrale Saint-Joseph qu'ils soupçonnent d'abriter des anti-balaka. Sangaris a utilisé un hélicoptère pour les dissuader.

 

Selon plusieurs sources, l'attaque a fait une dizaine de morts et plusieurs blessés. Une source sécuritaire française parle, elle, de plusieurs victimes parmi les Séléka et les anti-balaka.

 

Ces incidents sont intervenus alors qu'une partie de l'état-major de la Séléka converge actuellement vers Birao (Nord-Est) où doit se tenir un nouveau congrès de l'ex-rébellion. "Ceux qui restaient à Bambari n'étaient pas forcément les mieux à même de gérer ce types de tensions", explique notre source sécuritaire française.

 

Considéré comme la "porte" de l’est du pays, toujours sous le contrôle de l’ex-Séléka, Bambari est un lieu stratégique. "C'est un nid de vipères. La moindre bousculade peut très vite dégénérer. La situation a été aggravée par la poussée des anti-balaka dans le sillage des forces internationales et l'installation d'un nouvel état-major de la Séléka", analyse un diplomate en poste à Bangui.

 

Par Vincent DUHEM

 

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140708130637/d...

 

 

 

Le Drian en Centrafrique : "La solution ne sera que politique"

 

08/07/14 (Le Point)

 

Dans l'inextricable écheveau centrafricain, où 11 soldats français ont été blessés ces derniers jours, le ministre souhaite une accélération du processus politique. La situation est toujours très instable en République centrafricaine, où le ministre de la Défense est arrivé lundi et doit rester jusqu'à mardi soir. Jean-Yves Le Drian a évoqué la situation ce mardi matin sur RMC, où il a estimé que la situation très instable demeure en attente d'un véritable processus de réconciliation, plus de six mois après le début de l'opération Sangaris. Celle-ci compte aujourd'hui 2 000 militaires français, auxquels s'ajoutent les 5 800 soldats de la force de l'Union africaine, la Misca. Une force dépêchée par l'Union européenne compte actuellement 700 hommes, dont 250 Français, qui ont atteint leur pleine capacité opérationnelle le 15 juin dernier. Son mandat court jusqu'à la mi-octobre 2014.

 

Le ministre français de la Défense s'est réjoui que les militaires français aient été en mesure de contribuer à une baisse de la tension, qu'il devait illustrer en personne ce mardi matin en participant à une patrouille dans les rues de Bangui : "Nous avons pu atteindre deux des trois objectifs que l'on s'était fixés. On a pacifié la situation à Bangui (la capitale), qui est relativement stabilisée grâce à la lucidité et au sang-froid de nos militaires. On a ouvert et sécurisé la voie vers l'Ouest, qui permet l'approvisionnement et le lien avec le Cameroun et les réseaux portuaires. La troisième mission, c'est faire en sorte que l'est du pays puisse se pacifier, c'est la mission de nos soldats."

 

De sérieuses tensions se sont faites jour, notamment dans la région de Bambari (centre du pays) où sept soldats français ont été blessés le 3 juillet, dans un contexte particulièrement complexe. Dans cette ville dont la population est majoritairement chrétienne (60 %), de vifs incidents ont éclaté lorsque des troupes de la Misca sont allées arrêter un chef milicien anti-balaka. Présents en soutien, les soldats français ont été visés par un jet de grenade qui a blessé sept hommes. Deux d'entre eux ont été évacués vers la France, sans que leur vie ne soit en danger. Lundi 7 juillet, de nouveaux incidents ont éclaté dans cette ville, avant que la tension retombe.
 

Arrivée progressive de l'ONU

 

Par ailleurs, des mouvements de foule, faisant suite là encore à l'arrestation d'un chef milicien, ont dégénéré le 7 juillet à Bangui et ont provoqué des blessures pour trois militaires français après un jet de grenade et d'un autre après un jet de pierre. Jean-Yves Le Drian devait se rendre dans la journée à leur chevet.

 

Lors de son intervention sur RMC il a ajouté : "Notre tâche, c'est de faire en sorte que la mission de l'ONU qui va s'organiser à partir du mois de septembre puisse se faire du mieux possible, pour que cette force se substitue progressivement à notre armée. En six mois, nous avons pu aboutir à un processus de pacification qui est en cours. Nous diminuerons notre format au fur et à mesure que l'ONU arrivera. D'ici la fin de l'année, nous pensons que le format pourra être diminué à partir du moment où la mission des Nations unies arrivera et s'implantera."

 

Le ministre français a rencontré lundi Catherine Panza-Panza, présidente de transition qui "essaie qu'un cessez-le-feu soit possible". Il a émis l'espoir que le processus de réconciliation se poursuive avec succès lors d'une rencontre des responsables africains qui doit se tenir fin juillet à Brazzavile, ajoutant que "la solution ne sera que politique".

 

Jean Guisnel

 

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/le-drian-...

 

Lu pour vous : Centrafrique : Jean-Yves Le Drian a quitté le pays après avoir annulé sa visite à Bambari
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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 11:33

 

 

 

 

http://www.jolpress.com/  

 

Entretien avec Philippe Hugon, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques, en charge de l’Afrique.

 

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a entamé lundi 7 juillet une visite de deux jours en Centrafrique. Dans un entretien accordé mardi à la radio nationale centrafricaine, il a notamment déclaré qu’« il n’y a pas d’avenir pour la Centrafrique s’il n’y a pas de cessez-le-feu » entre les groupes armés qui s’affrontent depuis des mois. Dans un pays torpillé par la violence, la présidente par intérim n'est toujours pas parvenue à reconstituer un véritable État.

 

JOL Press : Onze soldats français ont été blessés la semaine dernière à Bambari et Bangui, et plusieurs personnes sont mortes ce week-end à Dékoa. À quoi est dû ce regain de violence qui frappe la Centrafrique ?

 

Philippe Hugon : Il y a en effet un regain de violence. Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian est d’ailleurs présent en ce moment dans ces zones touchées. Depuis l’intervention de la Séléka qui a conduit à la chute de l’ex-président Michel Djotodia [en janvier 2014, ndlr], la Centrafrique est toujours dans une situation extrêmement précaire.

 

Ce que l’observe, c’est le fait que les ex-Séléka, qui sont essentiellement originaires du nord ou liés au Tchad et qui sont constitués en partie de militaires de l’armée centrafricaine, sont très présents sur le terrain et notamment dans le nord et l’est du pays.

 

Les affrontements avec les anti-balaka prennent des formes interreligieuses depuis des mois, et notamment depuis l’intervention de la force française Sangaris en décembre 2013. On peut dire qu’il y a effectivement une recrudescence de la violence, mais que celle-ci ne s’est jamais arrêtée.

 

JOL Press : Quel est le but de la visite de Jean-Yves Le Drian en Centrafrique ?
 

Philippe Hugon : C’est la 7ème visite du ministre de la Défense dans le pays. Il est présent à la fois pour des questions militaires – il doit notamment rencontrer les forces françaises qui sont intervenues à Bambari – mais également pour des questions politiques.

 

Il doit ainsi rencontrer le chef d’État, Catherine Samba-Panza, pour  voir comment renforcer progressivement l’armée centrafricaine et faire en sorte que des élections puissent avoir lieu dans un délai assez proche. Il y a donc évidemment, à l’issue de cette crise, une solution qui est d’ordre politique. Une des questions majeures en ce moment est de savoir si les ex-Séléka peuvent être davantage représentés au sein du gouvernement.

 

JOL Press : Pourquoi la présidente de transition Catherine Samba-Panza est-elle actuellement critiquée ? Et pourquoi les autorités centrafricaines n’ont-elles pas réussi à enrayer la violence ?

 

 Philippe Hugon : C’est vrai qu’il y a actuellement une critique assez forte de Mme Samba-Panza par rapport à la politique qu’elle mène depuis qu’elle a été élue chef d’État par intérim. Ces critiques viennent à la fois de la France et de l’Union africaine.

 

Il faut savoir que la situation centrafricaine est extrêmement complexe : le pays n’est pratiquement plus contrôlé, les deux forces qui s’affrontent – ex-Séléka et anti-balaka – contrôlent l’essentiel des ressources du pays, c’est-à-dire l’or et le diamant. Il n’y a pas eu de véritable reconstitution politique, et l’armée et les forces de sécurité centrafricaines sont totalement en situation de délabrement.

 

Il y a donc un nombre considérable de défis et, quelles que soient les qualités de Mme Samba-Panza, elle est dans l’incapacité de reconstruire véritablement un État et de faire en sorte que la sécurité soit à minima assurée.

 

JOL Press : En septembre prochain, la mission de l’ONU doit prendre le relai. Pensez-vous qu’elle sera efficace ?

 

Philippe Hugon : C’est vrai que la MISCA [Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine] va se transformer, le 15 septembre prochain, en MINUSCA. Il y aura des forces des Nations unies, et les forces africaines interviendront sous le contrôle de l’ONU.

 

Ces forces sont évidemment indispensables – il y aura vraisemblablement plus de 10 000 hommes – mais il suffit de voir le pays voisin, la République démocratique du Congo (RDC) avec la MINUSCO pour savoir que les forces des Nations unies ne sont pas suffisantes pour pouvoir assurer la reconstitution d’un État.

 

La question est à la fois interne à la Centrafrique (comment reconstituer un État) et externe, afin de savoir si les forces étrangères peuvent avoir des mandats plus importants pour assurer la sécurité en attendant que les forces centrafricaines ne l’assurent.

 

JOL Press : Quels problèmes ce conflit pose-t-il sur l’exploitation illégale des ressources (diamant, or...) ?

 

Philippe Hugon : Il y a d’une part le fait que les groupes armés s’autofinancent par le contrôle de ces ressources naturelles. Il y a également le fait que ces ressources sont évidemment contrôlées hors de toute légalité, donc par la contrebande, et le fait qu’elles ne permettent pas de reconstituer l’appareil d’État puisqu’elles échappent ainsi aux potentielles ressources budgétaires.

 

Or la Centrafrique doit reconstituer son armée et son administration mais pour ce faire, il lui faut des ressources, et notamment naturelles, dont le pays est riche (diamants et or, mais aussi pétrole et d’autres ressources pourraient être exploitées).  Actuellement, la Centrafrique est dans une économie qui fonctionne de manière totalement illégale, par la contrebande et par le contrôle de ces ressources par les groupes armés.

 

JOL Press : Selon vous, les forces françaises sont donc destinées à rester encore longtemps ?

 

Philippe Hugon : Je pense que ces forces ont été absolument indispensables pour éviter un chaos encore plus grave, et elles sont hélas présentes encore pour un long moment à mon avis.

 

Propos recueillis par Anaïs Lefébure pour JOL Press

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Philippe Hugon est directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), en charge de l’Afrique. Consultant pour de nombreux organismes internationaux et nationaux d’aide au développement, il enseigne au sein du Collège interarmées de défense et l’IRIS SUP’. Il a par ailleurs enseigné au Cameroun et à Madagascar. Il est également directeur scientifique de la Revue Tiers Monde et chargé du chapitre « Afrique Subsaharienne » dans L’Année stratégique. Il a récemment publié une note sur « Les défis de la stabilité en Centrafrique ».

 

Lu pour vous : Centrafrique: «Le pays n’est pratiquement plus contrôlé»
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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 11:25

 

 

 

 

 

Nathalie Amar RFI  mercredi 9 juillet 2014

 

En Centrafrique, l'attaque contre l'évêché de Bambari a donc fait au moins 22 morts. Elle survient alors que le groupe de contact sur la RCA réuni lundi à Addis Abeba confirme la tenue du 21 au 23 juillet prochain d'un forum sur la crise centrafricaine. La médiation congolaise peut-elle vraiment aboutir à un cessez-le-feu ? Bienvenu Okiémy est le ministre de la Communication du Congo-Brazzaville. Il est l'invité de RFI.

 

RFI : Croyez-vous que la conclusion d’un cessez-le-feu soit possible d’ici la fin du mois, à l’occasion de la réunion du forum de Brazzaville ?

 

Bienvenu Okyemi : Une possibilité existe, une fenêtre existe. Les chefs d’Etat de la sous-région veulent encourager la réconciliation nationale en RCA. C’est de faire en sorte qu’il y ait un dialogue politique inclusif inter-centrafricain sur un terrain neutre, donc Brazzaville. Il n’y a pas de possibilité d’avenir en RCA sans dialogue entre les enfants de ce pays. Et il n’y a pas de possibilité d’avenir pour l’espace sous-régional s’il n’y a pas de paix en RCA.

 

Comment précisément compte s’y prendre la médiation congolaise pour ramener toutes les parties à la table des négociations, quand on voit le degré des violences constatées, par exemple, à Bambari ?

 

En faisant en sorte que tous les acteurs politiques aient des possibilités d’avenir. A Addis-Abeba, le 7 juillet, on a décidé qu’à côté de ce forum de Brazzaville il y aurait une médiation internationale sous l’autorité du président de la République du Congo, avec la présence de l’Union africaine, avec la présence des Nations unies, avec la présence de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale. Autant dire une implication de la communauté internationale, la RCA ne peut pas aller encore plus au fond que là où elle est aujourd’hui. Elle est obligée d’aller de l’avant.

 

Depuis le mois de mai, l’état-major de la Seleka a été unifié. Mais il n’y a pas, on le sait, d’unité politique du mouvement. Qui devra représenter la Seleka à Brazzaville ?

 

Je pense que la décision n’appartient pas aux acteurs politiques extérieurs qui veulent ramener la paix. La décision appartient en interne à la Seleka. C'est à cette organisation de trouver la personne la plus indiquée pour les représenter à Brazzaville.

Bienvenu Okiémy, ministre de la Communication du Congo-Brazzaville
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