Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 02:14
Hollande confirme un désengagement "rapide" de Centrafrique

 

 

 

Source : Reuters 14/01/16 à 17:5  Mis à jour le 14/01/16 à 17:55

 

La force française Sangaris, déployée depuis décembre 2013 en République centrafricaine, va se désengager rapidement du pays, où le processus électoral suit son cours, a déclaré jeudi François Hollande lors de ses voeux aux armées.

 

"En République centrafricaine, la force Sangaris- elle doit en être fière- a contribué à apporter la stabilité après avoir empêché les massacres", a dit le chef de l'Etat à l'école Saint-Cyr de Coëtquidan, en Bretagne.

 

"Les élections ont eu lieu et nous pourrons donc nous désengager maintenant rapidement", a-t-il ajouté.

 

Les soldats français ont permis "à ce pays qui, il y a trois ans, était déchiré par une guerre civile d'élire maintenant démocratiquement le futur président".

 

L'armée française est intervenue en décembre 2013 pour tenter de mettre un terme à la spirale de violences intercommunautaires qui a suivi le renversement du régime de François Bozizé par les rebelles de la Séléka en mars 2013.

 

La France, qui compte encore 900 militaires dans le pays, avait indiqué en 2015 qu'elle réduirait ses effectifs militaires lorsque le processus de retour de la démocratie serait achevé.

 

Le second tour de l'élection présidentielle, le 31 janvier, opposera deux anciens Premiers ministres, Anicet-Georges Dologuélé et Faustin-Archange Touadéra.

 

Deux candidats évincés du second tour ont demandé mardi un nouveau décompte manuel des bulletins de vote, en mettant en avant d'importantes irrégularités susceptibles d'entacher la crédibilité du scrutin.

 

(Pierre-Henri Allain, avec Marine Pennetier à Paris, édité par Yves Clarisse)

 

© 2016 Reuters - Tous droits de reproduction réservés par Reuters.

 

 

NDLR : Il y a lieu de rappeler que les Centrafricains sont encore dans l’attente de la validation ou de l’invalidation par la Cour constitutionnelle de transition des résultats provisoires publiés par l’Autorité Nationale des Elections

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 01:50
 Mauritanie: Un contingent de 750 soldats envoyés en Centrafrique

 

 

http://www.lanouvelletribune.info/  Par Ekolle EYANGOH  14 Jan 2016 à 11:25

 

Le gouvernement mauritanien vient de décider de l'envoi d'un contingent de 750 soldats en République centrafricaine dans le cadre de la mission militaire internationale de la paix dont la forme juridique est la Minusca: mission des Nations-Unis en Centrafrique.

 

Différents pays africains envoient des contingents de soldats dans des missions similaires. Ces soldats avant leur départ du pays, ont été à la considération des obédiences religieuses de la Centrafrique, à la transition démocratique qui s'y opère et aux réalités sociologiques dont ils devront tenir compte au cours de leur mission. Le gouvernement a surtout attiré l'attention des soldats sur les dérives inacceptables que peuvent commettre certains éléments.

 

Ce contingent viendra renforcer un premier contingent de gendarmes qui l'a précédé depuis 2015. La Mauritanie participe depuis longtemps à des opérations de maintiens de la paix -le cas du Soudan et de la Côte d'Ivoire- tout comme le Tchad, le Burundi qui est d'ailleurs le plus grand pourvoyeur de soldats, le Cameroun, le Gabon, le Burkina Faso et bien d'autres pays. 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 01:27

 

 

 

 

Le jeudi 14 janvier 2016, l’équipe de campagne du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC)  s'est rendue dans les locaux du Centre de Traitement des Données (CTD) de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), en  présence d'un Huissier de Justice qui a dressé un procès verbal des constats suivants :

 

  1. Pour qu’un procès verbal d’un bureau de vote soit comptabilisé par l’ANE, il faut qu’il soit signé par les représentants des candidats, le Président du bureau de vote et les scrutateurs. Or, l’équipe du MLPC a constaté que certains procès verbaux ont été traités et comptabilisés par l’ANE alors qu’ils ne portaient aucune signature

 

2 Beaucoup de procès verbaux ne figurent pas parmi ceux traités, comptabilisés et archivés, ce qui soulève des interrogations très légitimes.

 

3 L’équipe du MLPC a enfin constaté que les résultats de certains bureaux de vote n’ont pas été comptabilisés par l’ANE. C’est le cas des bureaux de vote N° 4228-1, 2354-1, 2621-2, et 4808-1. Quand on entre un de ces numéros précités dans le logiciel de traitement des données de l’ANE, le numéro existe bel et bien, mais curieusement les résultats du vote, c'est-à-dire les voix obtenues par chacun des 30 candidats à la présidentielle n’apparaissent pas sur l’ordinateur qui affiche « Aucune saisie ». Ce qu’on comprend aisément, c’est que l’ANE a simplement enregistré les numéros en question, et s’est par la suite abstenue de saisir et comptabiliser les suffrages exprimés. Pourquoi enregistrer un numéro de bureau de vote sans en entrer les résultats correspondants ?  

 

4- Pire, le MLPC est à même de dire à l’opinion nationale et internationale qu’il dispose d’une liste de 205 numéros de bureaux de vote dont les résultats n’ont pas été comptabilisés par l’ANE . Il s’agit d’un très grand nombre de voix des citoyens centrafricains qui n’ont pas été comptabilisées, ce qui est de nature à fausser la sincérité du scrutin. La volonté souveraine du peuple ne peut être connue à l’occasion d’une élection que si cette élection est évaluée à 100 % des suffrages exprimés

 

5- Nous joignons en annexe la liste de plus de 205 bureaux de vote que détient le MLPC et dont les résultats n’on pas été traités et comptabilisés par l’ANE.

 

Fait à Bangui, le 14 janvier 2015

 

Le Directeur National de Campagne

 

 

Christian TOUABOY

COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF AUX GRAVES ANOMALIES INFORMATIQUES DECOUVERTES PAR LE MLPC AU CTD DE L'ANE
COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF AUX GRAVES ANOMALIES INFORMATIQUES DECOUVERTES PAR LE MLPC AU CTD DE L'ANE

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 01:19

 

 

L’Histoire risque de se répéter en Centrafrique.

 

Les Centrafricains doivent doubler de vigilance pour ce second tour des élections présidentielles qui s’annoncent, car ils doivent se souvenir du rôle nocif qu’a joué l’informaticien béninois dénommé FELIX SESSOU sous la bénédiction de son défunt frère feu GILBERT AHO du PNUD,  lors du traitement des résultats des élections présidentielles de 2011. Ils se souviendront encore plus de la farouche contestation du FARE, issue du tripatouillage des résultats de ce scrutin présidentiel de 2011. Le peuple se souviendra encore et encore plus, de la crise militaro-politique qui s’en est suivie avec la prise du pouvoir par la force par la coalition SELEKA, le 24 mars 2013. Les morts, les destructions des biens,  la division de la société, les déplacements internes et externes des populations et les autres  malheurs, sont toujours présents dans ce pays, bien que ce peuple s’engage déjà à les surmonter, suite à la visite du Pape FRANCOIS et le 1er tour des scrutins présidentiels et législatifs.

 

Malgré cette situation catastrophique dans laquelle notre pays est plongé, sans scrupule et sans compassion, certains frères africains veulent toujours et encore profiter de la situation de désespoir du peuple Centrafricain.

 

La visite dénoncée par le candidat Jean Serge Bokassa et effectuée nuitamment par un autre béninois dénommé AURELIEN AGBENONCI, Représentant spécial adjoint du Secrétaire Général des Nations Unies et Coordonnateur résident pour la République centrafricaine, au candidat Anicet Georges Dologuélé pour soi-disant préparer sa sécurité durant le second tour, sans pour autant réaliser la même visite à l’autre candidat Faustin Archange Touadéra (équité), doit interpeller tous les Centrafricains épris de paix .

 

Ces béninois sont-ils décidés coûte que coûte à maintenir la Centrafrique dans l’instabilité ? Et pour quelle raison le font-ils ? La communauté internationale n’a telle pas d’autres cadres que ces ouest africains égoïstes ? Avides et partiaux ?

 

Même si la classe politique centrafricaine est la plus médiocre au monde, le peuple Centrafricain ne se laissera pas abuser cette fois-ci par ces béninois. Ils peuvent aussi aller chercher de l’argent dans les autres pays du monde qu’ici en Centrafrique. Le meilleur des deux candidats Frères, qualifiés pour le second tour des élections présidentielles ne doit pas souffrir de contestation des résultats comme pour les élections de 2011, contestations rendues possible grâce à ces sinistres frères du Bénin.

 

Souvenons-nous TOUS aussi de cette citation : ‘’ L’esclave, qui n’est pas capable d’assumer sa révolte, ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort’’.

 

DEBOUT DONC CENTRAFRICAINS, VIGILANTS ET UNIS POUR BARRER LA ROUTE AUX PREDATEURS FURENT-ILS AFRICAINS COMME NOUS OU AUTRES !

 

Aux dernières nouvelles, Aurélien AGBENONCI a précipitamment quitté la RCA pour ne plus y remettre pied. Que pense de cette affaire AGBENONCI du Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies à la tête de la MINUSCA, le Gabonais Parfait ONANGA ANYANGA ?

 

Par David KLIMANGO

RCA : Encore un autre Béninois à la manœuvre électorale dans le pays !

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 01:15
Déclaration de l'ADP sur les élections

 

 

DECLARATION

 

SUR LES ELECTIONS PRESIDENTIELLE ET LEGISLATIVES

 

Le 30 décembre 2015 le peuple centrafricain est allé massivement aux urnes pour accomplir son devoir démocratique avec enthousiasme. Le jour du vote plusieurs problèmes techniques liés à l’insuffisance d’organisation ont été décelés et plusieurs citoyens ont attendu pour  exercer leur devoir civique. Ces imperfections selon les observateurs nationaux et internationaux ne sont pas de nature à hypothéquer les élections et mettre en cause leur crédibilité.

 

 Depuis quelques jours, certains candidats à l’élection présidentielle mettent fondamentalement en cause ces élections et les qualifient d’un «  hold-up électoral » et ont même demandé le recomptage manuel et crient  à la disparition de certains procès verbaux.

 

 L’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP) tient à rappeler ceci :

 

Les candidats à l’élection présidentielle  ont accepté d’aller aux élections précipitées malgré les imperfections qui étaient déjà prévisibles à cause de l’impréparation par l’ANE des élections actuelles.

 

Sur la « disparition des certains procès verbaux » et les requêtes introduites par certains candidats, la Cour Constitutionnelle de Transition doit dire le droit.

 

L’Alliance pour la Démocratie et le Progrès appelle tous les candidats à la Présidentielle à accepter les résultats qui seront proclamés par la Cour Constitutionnelle de Transition, afin de préserver la paix fragile de notre  pays car les difficultés liées à la sécurisation et à la cohésion sociale sont devant nous.

 

Fait à Bangui, le 14 janvier 2016                                                   

 

Le Président

                                                                                                       

Clément BELIBANGA

                                                                                                       

Ancien Ministre

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 01:04
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

La ministre de la santé à Bangassou suite à l’épidémie de la maladie à virus Moc Epox

 

http://rjdh.org/  PAR SANDRINE MBAGNA LE 14 JANVIER 2016

 

La ministre de la santé publique, Mme Margueritte Samba Maléavo a effectué ce jeudi une visite à Bangassou pour s’enquérir de la situation de la maladie  à virus Moc Epox, détectée dans la région. Le membre du gouvernement a annoncé un plan d’urgence par rapport à cette épidémie.

 

La ministre a rendu visite aux atteintes de cette maladie. Selon Jean-Paul Ogbia, médecin chef de l’hôpital préfectoral régional et universitaire de Bangassou, le membre du gouvernement a annoncé des mesures d’urgence. « Après la réunion tenue avec les autorités de la ville, la ministre a visité les malades. C’est là où elle a parlé d’un plan d’urgence qui va bien être mis en œuvre avec les partenaires », a rapporté le médecin.

 

La rédaction du RJDH n’a pas pu entrer en contact avec la ministre de la santé publique pour des précisions sur sa visite à Bangassou.

 

Jean-Paul Ogbia a revu à la baisse le nombre des malades. « On parlait de huit malades mais, je puis vous dire que deux cas n’ont pas été confirmés. Pour le moment, il n’y a que six personnes malades », précise t-il.

 

L’Etat de ces malades, selon le médecin chef, est stable. Le médecin chef de Bangassou a évoqué aussi l’existence cas d’épidémie de varicelle au village Gnakari situé à 15 kilomètres de Bangassou.

 

 « Nous avons reçu deux cas, qui sont des enfants venus de la ville de Bakouma. Ils présentaient des lésions. Nous, on pensait à la varicelle et nous les avons prélevés pour envoyer à Bangui. Et c’est le résultat de leur prélèvement qui était traité par l’Institut Pasteur de Bangui, qui a confirmé qu’ils souffraient de la maladie à virus Moc epox », a expliqué Jean-Paul Ogbia médecin chef de l’hôpital préfectoral régional et universitaire de Bangassou.

 

La manifestation de cette maladie

 

Cette maladie, selon le médecin chef Jean-Paul Ogbia, commence par un syndrome cedo-grippal, c’est-à-dire la fièvre, la céphalée et des ganglions au niveau du cou  en suite la personne a des lésions sous forme des brulures sur tout le corps.  « C’est une maladie contagieuse qu’on peut retrouver chez les singes et les sibissi. Donc pour tous les malades que nous avons enregistré, nous les avons systématiquement isolé », a-t-il dit.

 

« Il n’y a pas des médicaments appropriés à cette maladie. Pour le moment, nous ne faisons que des traitements symptomatiques parce que, c’est des virus. Il n’y a pas un médicament approprié», a souligné Jean-Paul Ogbia.

 

Jean-Paul Ogbia, invite la population de la ville de Bangassou et ses environs à éviter tout contact avec ceux qui souffrent déjà de cette maladie et de ne pas manger les singes et les cibissi qui sont morts. Car selon lui, les singes et les cibissi sont les animaux qui détiennent le virus Moc Epox.

 

Deux personnes sont déjà décédées, ces derniers jours à Bangassou à cause de la maladie à virus Moc Epox.

 

 

Le Directeur Général de l’hôpital de l’Amitié dénonce la vente illicite et abusive des médicaments par les agents

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 14 JANVIER 2016

 

Le Directeur Général de l’hôpital de l’Amitié, Germain Piamalé a déploré la vente illicite des produits pharmaceutiques par le corps soignant de cette structure sanitaire. Cette pratique constitue, selon lui, un danger pour les malades. Il l’a dit dans une interview accordée le 13 janvier dernier au RJDH.

 

La vente irrégulière des médicaments prend de proportion inquiétante au sein de l’hôpital de l’Amitié. C’est une observation du Directeur Général de cette structure sanitaire. « Les blouses du personnel soignant sont devenues une pharmacie ambulante. Pour l’essentiel, ces produits proviennent de quartiers. Nous avons constaté que plusieurs agents se livrent à cette pratique », a-t-il déploré.

 

Le Directeur Général de l’hôpital l’Amitié a indiqué que cette pratique va à l’encontre de la gratuité des soins encore en vigueur dans cet hôpital. « Il y a la gratuité de soins qui est en vigueur ici. Alors, chaque malade a le droit de bénéficier de cette gratuité. Le comportement de ces agents est une remise en cause de ce principe », regrette t-il.

 

Le Directeur Général a dit avoir déjà sanctionné quelques agents pris en flagrant délit. « Nous avons remercié quelques contractuels de l’hôpital parce qu’ils ont été surpris avec des médicaments dans les poches ou en train de les vendre aux malades. Quant aux fonctionnaires surpris en train de se livrer à la même pratique, nous avons dressé des rapports au ministère de tutelle pour d’éventuelles sanctions », a expliqué Germain Piamalé.

 

Cette vente illicite et abusive de médicament a, selon le responsable de l’hôpital de l’Amitié causé quelques décès. «Nous avons enregistré des cas de mortalité liés à cette mauvaise pratique. Un malade qui devrait être traité avec des antibiotiques, avait reçu des antigènes d’un infirmier, et cela à entraîner sa mort », a relevé le Directeur Général.

 

Germain Piamalé a appelé les parents des malades à la vigilance vis-à-vis des agents qui se livrent à ces genres de pratiques.

 

L’hôpital de l’Amitié n’est pas la seule structure où la vente illicite des médicaments est légion.

 

 

Les membres de l’ASPE de Bangassou menacent de boycotter le second tour des élections

 

http://rjdh.org/  PAR SANDRINE MBAGNA LE 14 JANVIER 2016

 

Les membres du démembrement de l’Autorité Sous Préfectorale de Bangassou menacent  de boycotter le second tour des élections. Ces derniers réclament le versement au préalable de leurs indemnités. Ils ont, selon nos informations, saisi leurs responsables à ce sujet.

 

Cette information a été confirmée par l’abbé Alain Blaise Bissialo, président de l’Autorité Sous préfectorale des Elections de Bangassou. « Nous avons reçu une note de la part de nos agents depuis le début de cette semaine. Ils réclament dans cette lettre leurs indemnités avant le second tour sinon, ils vont le perturber dans toute la préfecture », a expliqué le président.

 

Selon le président de l’ASPE de Bangassou, les tentatives de négociations ont été un échec. « Nous avons discuté avec l’équipe pour tenter de les convaincre mais, cela n’a pas marché. Au moment où je vous parle, ils maintiennent leur exigence », a-t-il précisé.

 

L’abbé Alain Blaise Bissialo a confié avoir saisi l’Autorité Nationale des Elections pour que ce problème soit réglé.« Nous avons envoyé une note explicative à l’ANE et nous attendons la suite. Je pense que seule l’ANE peut décompter la situation », note-il.

 

Ces agents de l’ASPE de Bangassou exigent le versement de quatre mois d’indemnités.

 

 

Centrafrique : Les corps des victimes de la crise exhumés et enterrés au cimetière de Landja

 

http://rjdh.org/  PAR AGGÉE YAGOUA GUERET LE 14 JANVIER 2016

 

L’ONG Initiative et Recherche des Actions Concrètes de Développement (IRAD) et la Fondation Suisse pour le Développement (FSD), ont exhumé les corps des victimes de la crise pour les enterrer à Landjia dans la commune de Bimbo. Ce projet a commencé depuis plus de deux mois et les corps proviennent des 3e et 5e arrondissements de Bangui et de la commune de Bimbo.

 

Ce projet, selon les initiateurs concerne les corps des victimes qui ont été enterrés de manière anarchique dans les quartiers ou jetés dans les puits.

 

Fulgence Gali, assistant à FSD a justifié cette initiative par la volonté des deux organisations à prévenir des épidémies. «Nos deux organisations ont conscience du danger que représente le fait d’enterrer les corps un peu partout. Ceci est une source d’épidémie alors, c’est pour prévenir cette situation que nous mettons en œuvre ce projet », a-t-il expliqué.

 

Ce même projet va s’étendre dans les zones les plus touchées par la crise à savoir Bimbo 4, 3ème  et 5ème arrondissement  de Bangui.

 

Il justifié le choix du cimetière de Landjia en ces termes. « Nous avons choisi le cimetière de Landjia par rapport à la décision des autorités centrafricaines de faire dudit site, le mausolée des victimes de la crise survenue dans le pays ».

 

Fréderic Etchieritemo, un habitant de Landjia a apprécié cette initiative prise qui permet non seulement d’aider les jeunes désœuvrés mais également d’enterrer dignement les personnes décédées lors de la crise.

 

Le projet a une durée de huit(8) mois avec une possibilité de prolongation.

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 23:16
Mise au point de la CCT aux candidats à la présidentielle

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org/  mercredi 13 janvier 2016 12:52

 

La Cour Constitutionnelle de Transition a convié ce mercredi 13 janvier au siège de son institution à Bangui, les représentants des candidats à la présidentielle du 30 décembre 2015. Il est question pour les juges du contrôle de la régularité des élections de faire avec eux, le point sur l'état d'avancement des  travaux concernant le 1er tour de ces élections.

 
Conformément aux termes de l’article 124 alinéa 2 nouveau du Code électoral, « Le recensement définitif des votes est effectué dans un second temps par la Cour Constitutionnelle de Transition en présence du représentant dûment mandaté de chacun des candidats. Cette opération est constaté par un procès-verbal ».

En application de ces dispositions, les représentants des candidats avaient été conviés pour une première fois le 2 janvier dernier à assister aux opérations de recensement général des votes effectués par la juridiction.


Pendant ce temps, 22 candidats aux législatives dont 3 femmes sont admis au 1er tour selon l'ANE


La décision finale portant publication des résultats provisoires des législatives du 30 décembre 2015 a été donnée mardi par l’Autorité Nationale des Elections (ANE). Sur 1612 candidats inscrits pour la course sur l’ensemble du territoire national, 22 dont 3 femmes ont obtenu la majorité absolue au 1er tour. Deux candidats par circonscription sont, quant à eux, qualifiés pour le second tour de ces élections.

Selon Julius Rufin Ngouadé Baba, rapporteur général de l’ANE, des candidats ou des électeurs qui ne se reconnaissent pas dans les résultats provisoires ont cinq jours pour adresser leur requête à la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT).

« Le législateur a prévu ces cas de figure en autorisant tout électeur, tout candidat à s'adresser à la Cour Constitutionnelle de Transition qui est seule juge de la régularité des opérations électorales pour faire valoir ses droits. Ainsi donc, la séparation des fonctions de préparation, d'organisation et de supervision des opérations électorales, et celle du contrôle de la régularité, qui est attribuée à la CCT, nous permet aujourd'hui d'exhorter tous ceux des Centrafricains qui ont un certain nombre de reproches ou de griefs contre les résultats provisoires, d'exercer leur droit de recours prévu par la loi auprès de l'institution habilitée ».


Dans un communiqué de presse publié après la décision finale, l’ANE affirme disposer désormais des clés USB contenant les résultats de l’élection présidentielle de chaque bureau de vote. Des supports qui pourront être retirés par les mandataires des 30 candidats à la présidentielle, précise le communiqué.


Protestation de l'AFDT


L’Alliance des forces démocratiques pour la transition (AFDT) a exigé ce mardi au cours d’un échange avec la  presse, un audit du système informatique de l’ANE ainsi que le recomptage manuel des résultats du 1er tour de la présidentielle. Elle fait suite aux résultats annoncés par l'ANE, et obtenus par les deux candidats à la présidentielle, membres de l’AFDT, Désiré Bilal Zanga Kolingba et Martin Ziguélé, arrivés respectivement en 3e et 4e position. 


Selon la plate-forme des partis politiques, il y a une grosse différence entre les résultats partiels du 6 janvier et les résultats complets annoncés le lendemain. Près de 230.000 voix manquent à l'appel selon l'AFDT. 


Position de l'homme de la rue à Bangui suite à l'exigence de l'AFDT


L'avis des Centrafricains de la capitale reste partagé sur le re-comptage manuel des voix exigé par l'AFDT. 


Certains cautionnent l'exigence de l'AFDT, « Je suis tout à fait d'accord du re-comptage. Voler l'élection en trichant, est synonyme d'un mauvais président. On ne vole pas les élections et j'adhère à l'AFDT. Je pense que c'est un droit pour les candidats, lorsqu'ils constatent des irrégularités, de demander que lumière soit faite. Il y a des institutions compétentes qui existent en la matière, et certainement si ces candidats introduisent un recours, la Cour Constitutionnelle va apprécier »


Par contre, d'autres s'opposent à cet impératif. 


« L'exigence faite par l'AFDT, je pense que ce n'est pas bien. Ils sont en train de conduire la pays vers un second FARE. Ce qu' a dit le représentant de l'AFDT est décevant. Ils veulent nous ramener en arrière. Je dis non au re-comptage manuel des bulletins. La Cour Constitutionnelle n'a pas encore dit son dernier et ils veulent nous entraîner dans une autre crise ». 

 

 

Publication par l'ANE des derniers résultats provisoires des législatives

 

http://www.radiondekeluka.org/ mardi 12 janvier 2016 13:46

 

L'Autorité Nationale des Elections (ANE) publie ce mardi 12 janvier, à son siège à Bangui, la décision finale relative aux résultats définitifs des élections présidentielle et législatives du 30 décembre 2015. Il s'agit, selon l'institution en charge de l'organisation des scrutins, des derniers résultats consolidés. 


Les candidats aux législatives élus au 1er tour de ces scrutins vont ainsi voir valider leur siège à l'Assemblée nationale pour le prochain un quinquennat.


Pendant ce temps, les yeux des Centrafricains attendent avec d plus en plus d'impatience, les résultats définitifs du 1er tour de la présidentielle du 30 décembre 2015 par la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT). 

 
L'AFDT conteste les résultats des urnes 


Alors que l'ANE court contre la montre, l'Alliance des forces démocratiques pour la transition (AFDT) émet de sérieuses réserves sur la sincérité et la crédibilité des opérations électorales. Dans une déclaration rendue publique au cours d'une conférence de presse ce 12 janvier, l'AFDT estime que le vote du 30 décembre 2015 ne reflète nullement la volonté du peuple centrafricain de choisir librement ses dirigeants. Pour l'alliance, les scrutins sont entachés d'irrégularités et ne respectent pas les standards universellement admis d'une élection libre, transparente, démocratique et équitable.


Afin de rétablir la vérité des urnes, l'AFDT exige trois points : l'audit de la chaîne des collectes et des traitements des données électorales, le re-comptage manuel des bulletins des candidats enfin, la publication du décompte dans le strict respect des dispositions de l'article 124 alinéa 1 nouveau du Code électoral.


Par ailleurs, les candidats de l'AFDT à l'élection présidentielle ont saisi la Cour Constitutionnelle de Transition, juge de la régulation des élections, en vue de faire valoir leurs droits. Elle demande à la CCT de statuer en toute indépendance sans pression extérieure et d'assumer ses responsabilités devant le peuple et devant l'histoire.

A la communauté internationale, l'AFDT demande l'impartialité vis-à-vis de tous les candidats et d'éviter d'apporter une caution à des manipulations électorales susceptibles de conduire à de nouvelles crises comme celle que le pays a déjà connues.

L'AFDT regroupe en son sein l'Alliance pour la solidarité et le développement (ASD), le Convention républicaine pour le progrès social (CRPS), le Mouvement citoyen patara (MCP), le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) et l'Union des démocrates centrafricains (UDECA).


L'URCA dénonce les alliances


L'Union pour le renouveau centrafricain (URCA) du candidat Anicet Georges Doléguélé s'indigne, suite à l'engagement de cette vingtaine de candidats à la présidentielle, de soutenir Faustin Archange Touadéra pour le second tour de ce scrutin. L'URCA se dit étonnée par la prise de position de ces candidats qui ont, dans un premier temps, contesté les résultats publiés par l'ANE avant le verdict de la Cour Constitutionnelle de Transition. 


« Il y a un principe simple, le 1er tour s'est déroulé. Il y a eu des résultats provisoires qui ont été annoncés. Il y a eu des recours. Les mêmes qui se sont retrouvés, se sont prononcés pour la candidature de Faustin Archange Touadéra. Ils sont connus, leurs déclarations n'engagent que leur personne. Ce qui nous intéresse, c'est la majorité des électeurs qui attendent de voir pour qui voter sur la base de la personnalité, du projet de société et de la capacité du candidat à rassembler et à diriger », explique le porte parole de l'URCA, Saturnin Ndomby. 


Pendant ce temps, le parti politique KNK de l'ancien président François Bozizé-Yangouvonda, réaffirme son soutien pour ce second tour au candidat Anicet Georges Dologuélé. Dans une interview accordée ce lundi à Radio Ndeke Luka, le secrétaire général, Bertin Béa, persiste et signe. Pour lui, l'accord signé avec l'URCA au 1er tour est toujours valable. 


« Je réaffirme de manière solennelle que le KNK, ayant signé cet accord avec l'URCA, pas avec le candidat Anicet Georges Dologuélé sous le très haut contrôle du président François Bozizé, cet accord reste totalement valable. Nous allons assumer notre part de responsabilité quant à la traduction de cet accord dans les faits. Ce qui nous a poussé à le soutenir, c'est qu'il incarne une personnalité capable de ramener la paix ».

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 20:07
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : La base du KNK remet en cause l’accord avec l’URCA de Dologuélé

 

http://rjdh.org/  PAR SAMSON ANDJOUKARA LE 13 JANVIER 2016

 

L’accord politique entre le KNK et l’URCA a été remis en cause par Samuel Tokofeisse, membre du bureau du KNK. Selon ce dernier, la base du KNK est acquise au candidat Touadera. Samuel Tokofeisse a exprimé cette position lors d’un point tenu ce jour à Bangui.  

 

Pour Samuel Tokofeisse, l’accord politique entre le KNK et l’URCA est une initiative de Bertin Bea qui assure l’intérim du secrétariat général du parti. « Les propos tenus par le secrétaire par intérim du KNK n’engagent que lui et ses acolytes. Bozizé n’a signé aucun accord avec l’URCA, c’est une initiative de Bea et cela ne nous lie pas », a-t-il expliqué.

 

Il a fait savoir que la base du KNK ne respectera jamais cette consigne. « Aujourd’hui, nous qui sommes de la base, nous disons aux ouvrières et ouvriers de ne pas accepter cet engagement en faveur du candidat Dologuélé », note t-il.

 

Samuel Tokofeisse a indiqué que le candidat du KNK est Touadera. « Sans les manœuvres politiques, Touadera devrait se présenter au nom du KNK. Donc le secrétaire général par intérim a tout intérêt de revenir sur sa décision pour soutenir Touadera », a-t-il souhaité.

 

Contacté par le RJDH, Bertin Bea a expliqué que l’accord entre le KNK et l’URCA a été signé avec l’autorisation de François Bozizé. « Sans l’accord de Bozizé, je ne pouvais pas signer ce document. L’engagement a été pris avec accord préalable du président fondateur donc, tout ce qui se dit n’est que de la contre-vérité », a-t-il indiqué.

 

L’accord entre l’URCA et le KNK a été signé le 22 décembre 2015 soit huit jours avant le 1er tour des élections.

 

 

Plus de 1.900 ex-combattants pris en charge dans le cadre du DDR en Centrafrique, selon la Minusca

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 13 JANVIER 2016

 

La Minusca a dans sa conférence de presse de ce mercredi 13 janvier fait le point sur les activités liées au Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) des ex-combattants. Selon son porte parole Vladimir Monteiro, plus de 900 ex Combattants de Bangui et 1000 de l’intérieur du pays bénéficient de ce processus.

 

Vladimir Monteiro a relevé que dans la ville de Bangui, la Minusca continue d’assurer la prise en charge des ex-Séléka regroupés aux Camps Beal, BSS et RDOT « 929 combattants recensés reçoivent régulièrement de la nourriture avec un financement de 900.000 dollar. Ce projet a permis de retirer plus de 6.000 tonnes de munitions qui constituaient une menace pour la sécurité », a-t-il souligné.

 

Il a fait savoir que la Minusca est en train de proposer un programme pour les ex-Séléka de ces camps avant de relever qu’un pré-DDR a été lancé dans les provinces pour d’autres éléments. «  A ce jour, 1178 combattants de différents groupes armés participent au pré-DDR. Nous avons 440 ex-combattants à Kaga-Bandoro, 389 à Bria, 158 à Bambari, 132 à Bouar et 59 à Birao. Ils prennent par aux travaux de réhabilitation et d’assainissement et sont rémunérés », a précisé  Vladimir Monteiro.

 

La Minusca, selon son porte-parole compte étendre les activités du DDR dans  16 autres localités avec un financement de trois million de dollar.

 

 

Les commerçants et habitants du km5 appellent à la réouverture des succursales des Banques dans le 3ème arrondissement

 

http://rjdh.org/ PAR BABIKIR OUSMANE LE 13 JANVIER 2016

 

Les commerçants et les habitants du km5 dans le 3e arrondissement de Bangui, demandent la réouverture des succursales des banques qui se trouvent dans cette localité.  Cette situation constitue, selon eux, un frein pour la reprise des activités dans cet arrondissement. Ces derniers se sont exprimés lors d’un micro balade effectué par le RJDH.

 

Il est 10 heures une minute, devant la banque Panafricaine ECOBANK du 3e arrondissement de Bangui où les commerçants exposent des friperies, des sacs de ciments, des pièces détachées et autres marchandises. La porte centrale de la banque est fermée.

 

Sur une affiche, il est écrit « Chers clients, nous vous informons que l’agence de km5 ouvre ses portes de lundi à vendredi, de 09 heures à 12 heures. Nous vous prions de bien vouloir prendre toutes vos dispositions nécessaires pour vos diverses opérations à nos guichets ». Mais, ces heures d’ouverture ne sont pas respectée car la banque est fermée.

 

A 100 mètres de la banque en allant vers le rond point Koudoukou, un commerçant devant son magasin déplore cette situation  sous l’anonymat. «Nous avons beaucoup de difficultés pour faire nos transactions à cause de la fermeture des banques qui sont au Km5. Je ne peux pas me rendre en ville librement, vu l’insécurité. Je souhaite qu’ECOBANK rouvre ses portes pour nous aider », a confié ce dernier visiblement désespéré.

 

Les succursales de BISIC, CBCA et BPMC au Km5 sont aussi dans la même situation : portes fermées. Pour Sahoudi Abdouramane Dodo, la fermeture de ces banques pénalise les habitants du secteur ainsi que les commerçants. « Les banques n’ont pas ouvert leurs portes depuis plus de 2 mois. Cela porte préjudice à la communauté du 3e arrondissement. Nos activités sont bloquées. On ne peut pas faire de retrait ni de versement sur nos comptes Bancaires », a-t-il expliqué.

 

La même source a indiqué que les démarches entreprises pour la réouverture sont restées infructueuses. « Nous avons entamé des négociations pour que ces banques reprennent mais, cela est resté dans suite », confie Sahoudi Abdaramane Dodo.

 

Ahmat Delerus 2e vice président de la communauté Islamique Centrafricaine pense que ces banques avaient raison lorsque la sécurité n’était pas garantie. Pour lui, avec l’accalmie, il est souhaitable que les banques rouvrent. « Les banques aussi sont des commerçants. Elles ont besoin de la sécurité pour vaquer librement à leurs activités. C’est l’absence de paix qui justifie cette fermeture mais comme la paix est revenue, il faut qu’elles reprennent les activités pour soulager tout le monde », a-t-il souhaité.

 

Les quatre succursales des banques installées au Km5 sont fermées depuis les évènements du 26 septembre 2015.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 19:44

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

 

Bangui, le 13 janvier 2015 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a présenté ce 13 janvier 2016, à la faveur de sa conférence de presse hebdomadaire, le bilan des principales actions menées pendant l’année 2015.

 

La conférence de presse a également permis au Porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, de rappeler l’impartialité qui régit les actions de la MINUSCA et de l’ensemble des Nations unies, en particulier dans le contexte électoral. «Aucun fonctionnaire des Nations Unies ne peut à lui tout seul ou en connivence avec qui que ce soit, changer le vote des Centrafricains. Nous n'avons ni la vocation ni la prétention » a-t-il martelé.

 

L’année écoulée a été principalement marquée par les élections en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel. L’enregistrement des électeurs, la tenue du référendum sur la Constitution et du premier tour des élections présidentielle et législatives ont été des temps forts qui ont bénéficié de l’appui logistique, matériel et financier des Nations unies. A cet égard, le Porte-parole de la Mission a rappelé qu’en sus de la mise en place par l’Assistance Electorale Intégrée (AIE) de 17 bureaux électoraux régionaux et des démembrements de l’Autorité nationale des élections (ANE), la MINUSCA a transporté 252 tonnes du matériel de vote et des résultats à l'échelle nationale ainsi que sur les sites de réfugiés au Cameroun et au Tchad. Pour les besoins de ces opérations, la MINUSCA a opéré 82 vols.

 

Au chapitre de l’appui au processus politique, Monteiro est revenu sur les activités de conciliation, de médiation, d’information et de formation qui ont «contribué à l’instauration d’un climat de paix et de réconciliation en Centrafrique ». En effet, la MINUSCA s’était largement investie dans l’organisation Forum national de Bangui qui a abouti à des documents fondateurs pour la Gouvernance en Centrafrique. Parmi ces textes, figure l’Accord sur les principes de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR) entre le Gouvernement de transition et les groupes armés qui constitue un socle pour le programme national de DDRR.

 

Dans le cadre de la mise en œuvre de cet Accord, la MINUSCA avait procédé à la dépollution du Camp en y retirant 6.000 tonnes de munitions. Dans le même ordre, la Mission a assuré la prise en charge des ex-combattants des ex-Seleka regroupés dans trois camps à Bangui (BEAL, BSS, RDOT). Avec un financement de 992.988 dollars américains, 929 ex-combattants ont été recensés et reçoivent régulièrement un soutien alimentaire. Un programme de pré-DDR a également été lancé en collaboration avec le Haut-Commissariat DDR/RSS pour la prise en charge des ex-combattants à l’intérieur du pays. A ce jour, 1.178 ex-combattants participent au pré-DDR à savoir Kaga-Bandoro, Bria, Bambari, Bouar et Birao. A travers des programmes à haute intensité de main d’œuvre, l’objectif est d’amener les ex-combattants à apprécier les dividendes de la paix. En 2016, la MINUSCA compte dédier 3.000.000 de dollars à ce programme afin de l’étendre à 16 localités où il y a une présence significative d’ex-combattants.

 

Sur la restauration de l’Autorité de l’Etat, «les interventions ont été axées sur le développement des capacités managériales avec notamment la formation de 16 préfets et 71 sous-préfets en gestion de la chose publique et sur le processus d’organisation d’élections justes et équitables. Un « Guide territorial », outil de base à la formation des fonctionnaires en relation avec la gouvernance déconcentrée, a été élaboré », a précisé le Porte-Parole de la MINUSCA. Afin d’appuyer la reprise des services déconcentrés de l’Etat, une initiative commune PNUD-MINUSCA permettra le déploiement prochain de 1000 fonctionnaires qui ont été identifiés. D’autre part, plusieurs infrastructures administratives ont été réhabilitées grâce aux projets à impact rapide qui bénéficient d’une enveloppe de 3.000.000 de dollars.

 

A propos du départ de la MINUSCA du contingent de la République démocratique du Congo, Monteiro a précisé « qu’il ne créera aucun vide dans sa stratégie de protection des civils en Centrafrique ».

 

Pour sa part, le Porte-Parole de la Police de la MINUSCA, Lieutenant Konseiga Salifou, a indiqué que le défi majeur en 2015 était la sécurisation du processus électoral tout en réalisant les missions régaliennes de protection des personnes et des biens. En outre, « la Police de la MINUSCA a réalisé six projets à impact rapide d’un montant de 110 millions de francs. » Deux autres projets, d’un montant de 59 millions de francs sont en cours d’exécution et visent la réhabilitation et l’équipement des commissariats de Police et brigades de Gendarmerie à travers le territoire centrafricain.

 

De son côté, le Porte-Parole de la force de la MINUSCA a mentionné qu’au cours de l’année 2015, 239.159 patrouilles ont été effectuées conformément au mandat de protection de la population civile. «La force s’engage à déployer tous les moyens à sa disposition pour que le second tour des élections se fasse dans le calme » a-t-il conclu.

 

LA MINUSCA PRESENTE LE BILAN DE L’ANNEE 2015

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 18:05

 

 

 

13/01/16 (AFP)

 

Vingt-deux candidats ont obtenu la majorité absolue lors du premier tour des législatives en Centrafrique, laissant plus d'une centaine de circonscriptions en ballotage, alors que de multiples anomalies ont été relevées, selon des résultats provisoires.

 

Sur 140 sièges à pourvoir au parlement centrafricain, 118 circonscriptions (16 à Bangui et 102 en province) feront l'objet d'un second tour, les candidats arrivés en tête n'ayant pu obtenir de majorité absolue lors du scrutin du 30 décembre, qui s'est tenu en même temps que la présidentielle, a annoncé mardi soir l'Autorité nationale des élections (ANE).

 

Selon ces résultats surprenants, qui doivent encore être validés par la Cour constitutionnelle, Anicet Georges Dologuélé, le candidat arrivé provisoirement en tête du premier tour de la présidentielle, est battu dès le premier tour des législatives dans la région de Bocaranga (nord-ouest), dont il est originaire.

 

Quant à Faustin Archange Touadéra, 2e au premier tour de la présidentielle, il est en ballotage favorable dans son fief de Damara (centre, 75 km au nord de Bangui).

 

De nombreuses anomalies entachent ces législatives et devraient entraîner des recours devant la juridiction suprême chargée de proclamer les résultats définitifs, a reconnu le rapporteur général, Julius Ngouadé Baba.

 

Ainsi, des bureaux de vote sont restés "ouverts le 31 décembre", lendemain du jour de scrutin, tandis que "dans certaines localités, des compatriotes ont voté uniquement pour la présidentielle parce que les bulletins de vote pour les législatives ne sont pas parvenus à temps".

 

De même, il y a eu de multiples "problèmes", notamment de photos, sur les bulletins de vote acheminés dans différentes circonscriptions.

 

Concernant enfin le traitement des résultats, "les procès-verbaux ne sont pas parvenus à 100% à l'ANE pour toutes les circonscriptions électorales". Et quand ils y sont parvenus, "certaines données n'ont pas pu être prises en compte, parce que les procès-verbaux et feuilles des résultats sont tout simplement inexploitables" a déploré le rapporteur général.

 

Dans la perspective de possibles contestations, l'ANE "attend donc la décision que prendra éventuellement la Cour Constitutionnelle de transition, seule juge de la régularité des opérations électorales, pour organiser des élections partielles dans les localités concernées", a conclu M. Ngouadé Baba sans préciser lesquelles.

 

Le second tour de la présidentielle et des législatives est prévu le 31 janvier.

Centrafrique : 22 députés élus au 1er tour des législatives marquées par de nombreuses anomalies

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com