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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 17:31

 

 

 

 

 

(RFI 26/04/14)

 

A Bangui, les éléments de la Seleka encore cantonnés dans la capitale ont signé mercredi un mémorandum d'entente avec le gouvernement centrafricain de transition. Ils sont 2700, environ, à être concernés par cet accord qui porte sur le transfert des ex-rebelles à Sibut, en attendant un retour dans leurs communautés d'origine.

 

« Nos éléments ont accepté d’y aller, mais il y a certaines préoccupations à leurs yeux, qui n’ont pas été prises en compte », explique Moustafa Abacar, le porte-parole du comité militaire de la Seleka. Il fait le tour des cantonnements de Bangui pour expliquer aux hommes de la Seleka le contenu de l'accord et pour avoir leurs avis.

 

« Les éléments disent que lorsqu'ils font route de Bangui vers Sibut, ils devraient garder leurs armes jusqu’à l’arrivée au point de transit. Parce qu’il y a beaucoup de bandits qui sont sur le trajet. Et partir complètement dépouillés, les exposerait à beaucoup d’accidents en cours de route », rapporte Moustafa Abacar.

 

Selon lui, les anciens éléments de la Seleka se demandent ce qui les attend une fois qu'ils auront quitté Bangui. Si certains doivent être raccompagnés chez eux, d'autres ne savent pas vraiment où aller. C'est notamment la préoccupation des plus jeunes.

 

Moustafa Abacar rapporte également les préoccupations d'anciens militaires, les Forces armées centrafricaines (FACA). Ceux « qui ont travaillé avec la Seleka et qui aujourd'hui, sont menacés, n'ont plus la possibilité d'aller travailler, de rejoindre leur foyer dans la ville, explique-t-il. Les hommes ont demandé que le gouvernement et les partenaires puissent se prononcer sur ce sujet. »

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140426-rca-inquietude-ex-selekas...

RCA: inquiétude des ex-sélékas sur leur évacuation de Bangui
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Centrafrique-Presse.com
27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 17:28

 

 

 

 

BOUCA, 26 avril 2014 (AFP) - Des villages entiers sont brûlés à dix kilomètres de Bouca, ville du centre de la Centrafrique, que ses habitants disent "martyre" de la Séléka : fréquemment, l'ex-rébellion y revient, pille et tue une population à bout de souffle. La dernière incursion, cette semaine, a dévasté la ville. Quatre véhicules de la Séléka (groupe armé à dominante musulmane au pouvoir en Centrafrique de mars 2013 à janvier 2014) transportant une centaine d'hommes ont terrorisé Bouca de mardi à jeudi.

 

Cinq personnes, dont Léon, un "cordonnier un peu fou", un professeur et "une femme enceinte", n'auront pas survécu à leur passage, selon le bilan de la Croix-Rouge locale. Vols et pillages ont été recensés. Avant d'arriver à Bouca, l'AFP croise vendredi une dizaine de personnes en fuite. Les premiers pas dans la ville sont suffocants. Tout a été détruit. Des rangées de maisons calcinées, sans toits, dont des pans de murs sont tombés, s'offrent à perte de vue. Quelques hommes marchent vite entre les décombres. Les habitants se cachent. "Quand ils sont arrivés mardi, ils ont commencé par tirer. Ils ont tout pillé et tout mis dans leurs véhicules. Puis ils sont partis", raconte Edgar Touanganda, un commerçant de 25 ans, dont la femme et les deux enfants sont réfugiés "au champ".

 

Les hommes de la Misca postés dans la ville n'ont "rien fait", s'énerve-t-il. "Quand les Séléka sont arrivés, ils sont repartis dans leurs bases". "Nous avons agi dans la limite de notre mandat, qui nous demande de nous interposer mais pas de tirer les premiers", répond un soldat de la Misca, disant ne pas avoir connaissance de morts ni de pillages.

 

La Misca protège la population, poursuit le militaire. Quelques centaines de mètres plus loin, ses frères d'armes sont stationnés à l'entrée d'une paroisse, dans laquelle quelque 4.000 personnes vivent depuis le "9 septembre 2013", le jour où le pire des exactions a commencé, selon Nathanaël Wagandi, le président de la Croix-Rouge locale. Au total, 164 personnes, dont 124 chrétiens et 40 musulmans, ont péri de mort violente à Bouca entre le 21 mars et le 30 octobre 2013, déplore-t-il. Bien plus ont été massacrées dans les champs environnants.

 

Au total, 1.825 maisons ont été détruites, lit-il dans un petit cahier. Douze personnes sont également mortes de leur séjour forcé dans la paroisse, où les conditions d'hygiène sont déplorables. - "Mensonges" - La minorité musulmane, harcelée par les milices pro-chrétiens anti-balaka qui ont incendié la mosquée, a fui la ville il y a plusieurs semaines déjà. "Bouca était une ville riche", un centre régional, mais elle est devenue "une ville-martyre", constate Frédéric Rédibalé, un responsable du centre de santé local.

 

Dans la nuit de vendredi à samedi, un petit bébé est né, sourit Alice-Rose Befio, la responsable de la maternité municipale. Mais la veille, une femme enceinte, arrivée à terme, a perdu son nourrisson, après 43 km à pied pour rejoindre l'hôpital le plus proche, se désole-t-elle. Les habitants, à qui l'aide humanitaire parvient au compte -goutte, se nourrissent depuis des mois de ce qu'ils trouvent dans les champs. Plus grave, ils consomment aussi les graines destinées à leurs semences futures, ce qui veut dire qu'il n'y aura pas de prochaine récolte.

 

L'avenir paraît très sombre. Le colonel Abelkader Safi Oumar, qui dirigeait les hommes de la Séléka cette semaine à Bouca, a de son côté rejeté des "mensonges". "Nous n'avons rien fait, il n'y a eu aucun pillage", a-t-il expliqué rapidement, par téléphone. Un long accrochage a toutefois opposé ses hommes à une "résistance" locale, reconnaît-il. Les anti-balaka, armes artisanales au poing et gris-gris à la ceinture, disent quant à eux protéger les leurs, dans une ville jusque là sous leur contrôle, même face aux armes lourdes de la Séléka. "Nous sommes des chasseurs. Nous savons nous battre sur notre territoire. Eux sont des tireurs. Ils tirent n'importe où", affirme leur leader, le capitaine Charles, demandant à la Misca, qui "ne veut pas travailler" mais "empêche ses hommes de tirer", de "partir".

 

A l'instar du clergé de Bouca. Craignant d'être pris pour cible par la Séléka, après la mort d'un prêtre cette semaine et la séquestration d'un évêque, deux pères et deux soeurs ont simplement quitté la zone mardi. Laissant leurs ouailles à leur triste sort. 

Centrafrique: Bouca, "ville-martyre" des anciens rebelles Séléka
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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 17:24

 

 

 

 

 

BANGUI, 26 avril 2014 (AFP) - Les matches de première division du championnat de football centrafricain ont été suspendus après qu'un supporteur a récemment tenté de jeter une grenade dans le public de l'équipe adverse à Bangui, a-t-on appris auprès de la ligue de football samedi.

 

Les rencontres de première division qui devaient se dérouler entre jeudi et dimanche ont été annulées. "Il s'agit d'un petit report (...) Il faut qu'on se réunisse au niveau de la Ligue pour prendre les dispositions qui conviennent", a déclaré à la presse Serge Hyppolite Mayeur, vice-président de la Ligue. Le 19 avril, la reprise du championnat national de football de première division avait été interrompue après qu'un supporteur du Stade centrafricain (SCAF) a tenté de jeter une grenade sur ceux du Réal Comboni (autre équipe de la capitale).

 

Sa tentative, qui n'a pas causé de victimes, faute de savoir manipuler l'engin explosif, a entraîné une débandade des supporteurs, des officiels et des joueurs pris de panique. L'homme soutient le Stade Centrafricain, dont la plupart des joueurs habitent les quartiers Nord, et notamment Boy-rabé, fief des milices chrétiennes anti-balaka, selon une source policière.

 

Le championnat de football venait juste de reprendre. Tous les matches de cette compétition avaient en effet été une première fois suspendus suite à l'explosion de violences qu'a connues Bangui début décembre, lorsque les anti-balaka affrontaient les ex-rebelles majoritairement musulmans de la Séléka, brièvement au pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014.

 

La Centrafrique a sombré il y a plus d'un an dans un chaos sans précédent marqué par des violences intercommunautaires qui ont fait des milliers de morts. Le stade Barthélémy Boganda avait déjà connu l'an dernier un premier incident qui avait entraîné l'arrêt momentané des compétitions, après l'irruption d'ex-Séléka armés sur le terrain pendant un match de championnat junior. 

Centrafrique: le championnat de football suspendu après une tentative de jet de grenade par un supporteur
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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 16:28

 

 

 

   

 

APA Bangui (Centrafrique) 2014-04-27 12:10:10 - Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a annoncé la nomination du Béninois Aurélien Agbenonci comme Représentant spécial de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA).


Cumulativement à ses fonctions, Aurélien Agbenonci exercera également les fonctions de Représentant du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et Coordonnateur résident des agences du système des Nations Unies, indique un communiqué.


Crédité d'une vaste expérience du système des Nations Unies, avec pour spécialités les questions de conflits, de développement et de gouvernance Agbenonci a travaillé dans plusieurs pays africains.


Avant de débuter sa carrière aux Nations Unies, il a été Responsable des programmes et Chef de cabinet du Centre panafricain de prospective sociale (CPPS) au Bénin et a travaillé à la Faculté de droit de l'Université de Nanterre, en France.

Il aura comme adjoint l'Américain Laurence D. Wohlers, qui sera chargé des questions politiques à la MINUSCA.

 

 http://apanews.net/news/fr/article.php?id=602260#sthash.6FqCDNuJ.dpuf

Le Béninois Aurélien Agbenonci nouveau Représentant spécial de la MINUSCA
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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 15:36

 

 

 

 


Bangui AFP / 27 avril 2014 15h59 - Quelque 1.300 musulmans qui se terraient en périphérie de Bangui, fréquemment attaqués par des milices à majorité chrétienne, sont partis dimanche dans un imposant convoi, escortés par la force africaine Misca à destination du nord de la Centrafrique, a constaté l'AFP.

 
Dix-huit semi-remorques, chargés de biens, sur lesquels étaient assis les déplacés, ont quitté la capitale vers midi (11H00 GMT), sous protection d'un lourd dispositif militaire de la force d'interposition africaine en Centrafrique.


Juste après leur départ, des centaines de jeunes, qui se tenaient en attente à quelques dizaines de mètres des camions, ont afflué sur le PK-12, le Point kilométrique 12, où vivaient les musulmans, pour piller la zone, a observé une équipe de l'AFP. 


Les 1.300 déplacés, qui avaient déjà fui leurs domiciles pour occuper le PK-12, s'étaient retrouvés piégés il y a cinq mois dans cet étroit couloir sur la route menant vers le nord du pays alors qu'ils souhaitaient déjà monter dans des convois humanitaires à destination du Tchad.


Ils étaient depuis lors régulièrement victimes d'attaques d'anti-balaka (milices majoritairement chrétiennes).


Ces groupes de jeunes s'en prennent particulièrement aux musulmans pour, disent-ils, venger les chrétiens, majoritaires dans le pays (environ 80%), des graves exactions infligées par l'ex-rébellion Séléka, à dominante musulmane, lorsqu'elle était au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014.

 
Les déplacés iront vivre à proximité de la frontière tchadienne. Quelques milliers de musulmans survivent encore à Bangui, dans le quartier PK-5, protégés par les soldats burundais de la Misca. 



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=471932 

Centrafrique : 1.300 musulmans quittent Bangui, escortés par la force africaine
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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 15:47

 

 

 

 

·         http://www.agoravox.fr/  samedi 26 avril 2014

 

Les malheurs qui s’abattent sur les Congolais sont souvent précédés d’une série d’évènements auxquels l’opinion nationale et les autorités ne prêtent pas attention. Ce qui se passe en Centrafrique depuis un an, et pire encore depuis janvier dernier, devrait préoccuper les dirigeants congolais au plus haut point. La présence des troupes rwandaises à Bangui, acheminées à bord d’avions militaires américains, et l’importance du rôle qu’elles ont rapidement acquis dans le pays, confirment une inquiétude qui se lisait dans un article de Colette Braeckman de mars 2013. La chute du Président Bozizé, un allié de la RDC et de l’Afrique du Sud, a pu être orchestrée par Kigali. 

 

On s’est longtemps demandé quel intérêt Kigali avait dans la déstabilisation d’un pays aussi éloigné de ses frontières. On n’est plus loin de la réponse dont on se doutait.

 

Le Congo pour cible

 

Avec le départ de François Bozizé, toute la frontière nord de la RD Congo, longue de 1.577 km et couvrant deux provinces de la taille de la France[1], se trouvait dégarnie[2]. Plusieurs indices avaient trahi la main cachée du Rwanda pendant la conquête du pays par la Séléka, du Nord au Sud, jusqu’à l’assaut final sur la capitale Bangui malgré la résistance de l’armée sud-africaine. Treize soldats sud-africains avaient été tués durant les combats[3].

 

Contrairement à l’image des soudards qu’ils ont donnée une fois à Bangui, les hommes de la Séléka, durant la conquête du pays, étaient disciplinés, bien équipés et bien encadrés, ce qui trahissait la main cachée d’une puissance étrangère. Ils « descendaient de la province soudanaise du Darfour où se trouve déployé un contingent rwandais ». Colette Braeckman fit remarquer que « Sur le plan militaire tout au moins, (les combattants de la Séléka) avaient peut-être bénéficié des conseils des stratèges du M23 ».Les possibles liens entre la Seleka et les dirigeants rwandais avaient été ébruités au détour d’une maladroite allusion de Jean-Marie Runiga[4], l’ancien président du M23.

 

Un an plus tard, les agents rwandais, parrains du M23, ont discrètement, mais pratiquement, pris le contrôle de la Centrafrique sous couvert de la Misca (Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique). Si bien qu’ils peuvent impunément se livrer à des actes aussi graves que les assassinats des réfugiés rwandais qui vivaient en paix dans ce pays, semant, selon jambonews.net, la terreur dans la communauté rwandaise de Bangui[5]. Pour l’anecdote, au sujet de l’importance que le contingent rwandais de la Misca a prise en Centrafrique, la Présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza est aujourd’hui sous la protection des soldats rwandais. A Kinshasa, les autorités, depuis les guerres de l’AFDL, du RCD, du CNDP et du M23, savent mieux que quiconque ce que signifie « être sous la protection des soldats rwandais ».

 

SOS Province de l’Equateur ?

 

Ainsi la numéro un d’un pays aussi important, pour la sécurité du Congo, comme la Centrafrique devient-elle, comme certains dirigeants congolais à une certaine époque, une obligée du régime de Kagamé. Et la capitale de son pays se trouve juste sur l’autre rive de la rivière Ubangui, en face de la ville congolaise de Zongo, Province de l’Equateur.

 

Cette région du Nord-Est du Congo n’a jamais été aussi proche de subir le même sort que la région du Kivu où les « gens qui assurent la sécurité de la Présidente centrafricaine » ont causé la mort de six millions de Congolais. La relative paix qui régnait exceptionnellement dans cette partie du pays pourrait bientôt ne devenir que du passé. D’autant plus que les ingrédients de la déstabilisation sont tout à fait réunis.

 

En effet, dans cette province, parfois considérée comme la plus riche du Congo, on assiste à une accumulation des frustrations politiques[6] depuis la chute du Président Mobutu, natif de la région. Par ailleurs, en dépit de ses immenses richesses, forestières notamment, la Province de l’Equateur bat des records en matière de pauvreté (93% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté[7])« En dépit de ses immenses richesses »… On a déjà entendu cette phrase un jour, quelque part… La République Démocratique du Congo se retrouve ainsi avec plusieurs voisins potentiellement dangereux, voire carrément menaçants, sur ses frontières : le Rwanda, bien évidemment (217 km), l’Ouganda (765 km), le Burundi(233 km), le Sud-Soudan (allié de Kampala et Kigali) (628 km) et maintenant la République Centrafricaine(1.577 km). Soit 3.420 km des frontières à surveiller rigoureusement, et encore.

 

Toi aussi « ma sœur » ?

 

La République « sœur » du Congo-Brazza inquiète depuis un curieux rapprochement entre les Présidents Denis Sassou-Nguesso et Paul Kagamé[8]. Ce rapprochement avait été concrétisé par la signature d’un accord de coopération dans le domaine du transport aérien.

 

Un premier vol, un cargo, avait décollé de Kigali vers Brazzaville le 06 mai 2013 avec à bord, officiellement, 30 tonnes de marchandises. Selon le ministre rwandais du commerce et de l’industrie, François Kanimba, l’avion transportait essentiellement des produits agricoles[9] comme la viande, le haricot et de petits poissons séchés. Il était prévu qu’un appareil effectue chaque semaine un vol avec à bord des produits agricoles (farines de manioc, maïs, haricot, fruits, légumes). Une information officielle qui aurait dû mettre la puce à l’oreille. 

 

En effet, quelle logique économique justifierait qu’on mobilise un avion pour transporter 30 tonnes de légumes, de fruits, de farine de manioc,… d’un pays comme le Rwanda qui manque d’espace agricole (419 hab./km²) vers un pays comme le Congo-Brazza disposant de vastes terres inexploitées (13 hab./km²) ? On voit mal une compagnie aérienne rester longtemps rentable en convoyant des légumes d’un pays comme le Rwanda vers un pays agricole comme le Congo-Brazza.

 

Les « stratèges militaires du Congo-Kinshasa » seraient ainsi bien inspirés d’ajouter le Congo-Brazza sur la liste des pays dont la frontière commune (2.410 km) mérite une attention accrue. Il est encore trop tôt d’établir un lien entre les expulsions des ressortissants du Congo Kinshasa par les autorités du Congo-Brazzaville[10] et le péril sur la Patrie de Lumumba qui prend forme sur l’axe Kigali-Bangui-Brazzaville.

 

La stratégie de l’encerclement

 

En tout cas, si la coopération militaire entre Kigali et Brazzaville, maquillée en convoyage des denrées agricoles, se confirme, les stratèges de Kigali auront réussi de main de maître, à l’échelle régionale, ce qui a toujours fait leur force sur les champs de bataille : encercler une cible militaire (ville, village, base ennemie), mener des infiltrations puis passer à l’attaque[11].

 

Kinshasa va devoir briller d’imagination pour « briser » l’encerclement. Peut-être en renforçant le contingent des FARDC[12] à Bangui. Mais tous les efforts pourraient être vains si la phase « infiltrations » a atteint, dans les institutions congolaises, le point de non-retour.

 

Boniface MUSAVULI

 


[1] La Province de l’Equateur et la Province Orientale.

[2] « La chute de Bangui dégarnit la frontière nord du Congo Kinshasa », Le carnet de Colette Braeckman, 23 mars 2013, < http://blog.lesoir.be/colette-braec... ;

[3] « Centrafrique : 13 soldats sud-africains tués, les rebelles à Bangui », euronews.com, 25 mars 2013, <http://fr.euronews.com/2013/03/25/w... ;

[4] « Jean-Marie RUNIGA : La rébellion Séléka nous a beaucoup inspirés », kongotimes, 03 janvier 2013, <http://afrique.kongotimes.info/rdc/... ;

[5] « RCA : Terreur contre les réfugiés rwandais à Bangui : les témoins se confient à Jambonews », jambonews.net, 22 avril 2014, <http://www.jambonews.net/actualites... ;

[6] « RDC : Pourquoi « KABILA » veut le Chaos dans la Province de l’Equateur ? », kongotimes, 24 avril 2014, < http://afrique.kongotimes.info/rdc/... ;

[7] « RDC : 93% des habitants de l’Equateur vivent dans la pauvreté, selon la Banque mondiale », radiookapi.net 12 mai 2012, < http://radiookapi.net/economie/2012... ;

[8] « Congo-Brazza – RD Congo – Rwanda : A quoi joue Sassou-Nguesso ? », agoravox.fr, 17 août 2013, <http://www.agoravox.fr/actualites/i... ;

[9] « Ce que les Rwandais disent du Congo-Brazzaville de Sassou Nguesso », INGIHE.com, 12 mai 2013, <http://fr.igihe.com/l-investisseur/... ;

[10] « Congo-Brazzaville : les expulsions d’étrangers vers la RDC se poursuivent  », rfi.fr, 11 avril 2014, <http://www.rfi.fr/afrique/20140411-... ;

[11] Jean-Jacques Wondo, Les armées au Congo – Radioscopie de la Force Publique aux FARDC, Ed. Monde Nouveau/Afrique Nouvelle, 2013, pp. 213-214.

[12] Forces Armées de la République Démocratique du Congo.

 

Lu pour vous : RD Congo : Un pays encerclé militairement ?
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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 15:19

 

 

 

 

 

«Les troupes protègent les intérêts économiques de leurs pays d’origine»   

 

Bangui, 26 avril 2014 (Apic) La majeure partie des fonds affectés pour aider la population de Centrafrique épuisée par la guerre civile finit «dans les poches de personnes qui n’y ont absolument pas droit». C’est ce que dénonce le Père Aurelio Gazzera, missionnaire carme qui œuvre depuis des années à Bozoum (au nord de la Centrafrique) dans un témoignage repris par le site Internet Euroactiv à Bruxelles.

Centrafrique: Selon un missionnaire, les aides n’arrivent pas à ceux qui en ont besoin
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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 15:19

 

 

 

 

 

«Les troupes protègent les intérêts économiques de leurs pays d’origine»   

 

Bangui, 26 avril 2014 (Apic) La majeure partie des fonds affectés pour aider la population de Centrafrique épuisée par la guerre civile finit «dans les poches de personnes qui n’y ont absolument pas droit». C’est ce que dénonce le Père Aurelio Gazzera, missionnaire carme qui œuvre depuis des années à Bozoum (au nord de la Centrafrique) dans un témoignage repris par le site Internet Euroactiv à Bruxelles.

Centrafrique: Selon un missionnaire, les aides n’arrivent pas à ceux qui en ont besoin
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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 15:17

 

 

 

 

 

http://medias-presse.info/   PAR MARIE -MADELEINE COURTIAL / LE 26 AVRIL 2014 À 12:27 /

 

Le sénateur UMP Christian Cambon, après une mission parlementaire de 24h en Centrafrique, a adressé une question écrite au Ministère de la Défense pour attirer son attention sur les conditions de vie précaires des soldats français en Centrafrique. De nombreux témoignages continuent de converger et il devient difficile de les nier.

 

« M. Christian Cambon appelle l’attention de M. le ministre de la défense sur les conditions de vie très précaires de soldats français en Centrafrique.

 

En mission parlementaire du 14 au 15 avril 2014 en République de Centrafrique, il a rencontré le personnel de la force Sangaris au camp militaire français de M’Poko de Bangui.

 

À cette occasion, il a pu constater que les conditions de vie pour les soldats français étaient très précaires. Leurs repas sont rarement chauds et restent très frugaux. Ils ont peu d’espace disponible au camp et deux douches sont en fonctionnement pour tout le camp. Il n’y a pas de moustiquaires sauf pour l’hôpital alors que la saison des pluies favorise la prolifération des moustiques et le risque de paludisme.

 

Le matériel médical est contingenté pour des soldats soumis aux piqûres d’insectes, aux infections et à des désordres intestinaux. Les conditions sont moins difficiles que dans les camps de réfugiés mais une armée comme celle de la France ne doit pas faire subir de telles contraintes à ses soldats.

 

Il lui demande quels moyens il souhaite mettre en place pour que l’équipement et la logistique de l’armée française soient opérationnels rapidement en Centrafrique.

 

En attente de réponse du Ministère de la défense »

Un sénateur attire l’attention sur les conditions de vie précaires des soldats français en Centrafrique
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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 02:45

 

 

 

 

 

Par Lefigaro.fr avec AFP Mis à jour le 25/04/2014 à 21:21

 

Le chef d'Al-Qaïda Ayman al-Zawahiri a de nouveau appelé à kidnapper des Occidentaux, surtout des Américains, pour obtenir la libération de jihadistes faits prisonniers, a rapporté aujourd'hui le centre américain de surveillance des sites islamistes, SITE.


Dans la seconde partie d'une interview donnée à As-Sahab, l'organe médiatique d'Al-Qaïda, et mise en ligne sur Twitter par un jihadiste, le chef d'Al-Qaïda était interrogé sur la manière dont "les musulmans et les moujahidine" doivent procéder pour libérer les combattants détenus.


"Je leur recommande de capturer des Occidentaux et en particulier des Américains, autant qu'ils le peuvent, pour les échanger contre les prisonniers", a-t-il dit.


Interrogé en outre sur l'intervention militaire française en Centrafrique, Zawahiri a déclaré que "la raison" de cette mission "tient peut-être du fait que les Etats-Unis sont épuisés après leurs défaites en Irak et en Afghanistan et que les activités de ces jihadistes se situent dans des zones de pouvoir de la France".


Le chef d'Al-Qaïda a appelé les musulmans centrafricains à s'unir "pour résister à cette agression montée contre eux par la France" et ses alliés.


La Centrafrique a basculé dans le chaos après le renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par la coalition rebelle à dominante musulmane de la Séléka.

Al-Qaïda appelle à enlever des Occidentaux
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