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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 16:22
Lu pour vous : L’inexorable déclin des éléphants d’Afrique

 

 

Par Pierre Le Hir LE MONDE Le 02.09.2016 à 06h41

 

L’éléphant d’Afrique est en danger de mort. C’est sur ce tragique constat que s’est ouvert, jeudi 1er septembre à Hawaï, le Congrès mondial de la nature organisé par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). En prélude à ses dix jours de travaux, deux études, rendues publiques la veille, brossent un très sombre tableau de l’état des populations de l’éléphant de savane (Loxodonta africana) et de son cousin de forêt (Loxodonta cyclotis), les deux sous-espèces présentes sur le continent.

 

Un recensement d’ampleur inédite, le Great Elephant Census, révèle que le nombre de pachydermes vivant dans les savanes d’Afrique a chuté de 30 % entre 2007 et 2014. Et ce déclin s’accélère, pour atteindre désormais un taux de 8 % par an.

 

Cette enquête à 7 millions de dollars (6,3 millions d’euros), financée par le cofondateur de Microsoft et mécène Paul Allen, a mobilisé une centaine de scientifiques, avec le concours de plusieurs ONG. Elle a été réalisée sur deux ans, sous forme de survols aériens, par avion ou par hélicoptère, de dix-huit pays totalisant près de 90 % des effectifs d’éléphants de savane du continent.

 

Les conclusions sont accablantes. Alors que, rappellent les chercheurs, l’Afrique a pu compter « plus de 20 millions d’éléphants avant la colonisation européenne », et que leur nombre était encore estimé à 1 million dans les années 1970, il n’en reste plus qu’un tiers aujourd’hui. Soit 352 000 individus en 2014, contre 496 000 en 2007. Leur répartition est très inégale. A eux seuls, le Botswana, le Zimbabwe et la Tanzanie abritent près des trois quarts de l’espèce. Mais la tendance démographique s’inscrit à la baisse sur la plus grande partie du continent, à l’exception de quelques pays où elle se stabilise (comme au Kenya) ou même se redresse (en Ouganda dans l’est, ou au Bénin, au Burkina Faso et au Niger, dans l’ouest).


Le trafic d’ivoire a repris de plus belle

 

Le plus inquiétant est que la situation n’a cessé de se dégrader ces dernières années. Pourtant, l’espèce, décimée pendant les décennies 1970 et 1980, avait commencé à se reconstituer dans certaines régions, à la suite de l’interdiction, en 1989, du commerce international d’ivoire. Cette embellie est terminée.

 

« Si les populations continuent de diminuer au rythme annuel de 8 %, la zone que nous avons étudiée perdra la moitié de ses éléphants de savane tous les neuf ans, préviennent les chercheurs. La disparition de certaines populations est possible, spécialement dans des pays comme le Mali, le Tchad et le Cameroun, où elles sont de petite taille et isolées. »

 

Les causes de ce recul sont connues. Il s’agit, d’abord, du braconnage des pachydermes, abattus pour l’ivoire de leurs défenses. Ce trafic a repris de plus belle. En 2008, le comité permanent de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites) a autorisé la vente à la Chine d’un stock de 108 tonnes d’ivoire provenant de quatre pays d’Afrique australe. « Ce signal, ajouté à l’émergence d’une classe moyenne de Chinois dotés d’un fort pouvoir d’achat, a entraîné la mise en place de réseaux criminels d’exportation d’ivoire, dont la Chine est le principal débouché », décrit Céline Sissler-Bienvenu, directrice pour la France et l’Afrique francophone du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW).

 

L’ivoire, s’il n’est pas doté des prétendues vertus médicinales qui alimentent le trafic de cornes de rhinocéros, constitue, pour les nouveaux riches chinois, un signe de réussite sociale, qu’il soit transformé en décoration, sceau ou baguettes. C’est un marché très juteux, le kilo d’ivoire se négociant environ 1 000 euros. Or, déplore Céline Sissler-Bienvenu, la lutte contre « le trafic d’espèces sauvages n’a jamais été une priorité pour les gouvernements, qu’ils soient occidentaux, asiatiques ou africains ». Le recensement montre que l’on retrouve autant de carcasses d’éléphants dans les aires où ils sont protégés que là où ils ne le sont pas, preuve que ces parcs ou réserves n’empêchent pas leur abattage.

 

Avenir précaire

 

Mais le braconnage n’est pas le seul fléau dont souffrent les éléphants. Ils pâtissent aussi de la perte de leurs habitats naturels devant l’extension des villages, des activités agricoles et de l’élevage, sources de « tensions » entre l’homme et l’animal. « Ces conflits sont plus difficiles à régler, car ils mettent en jeu les politiques d’aménagement du territoire », note la directrice de l’IFAW.

 

Et les éléphants de forêt ? Dissimulés par les houppiers, ils n’ont pas été répertoriés par les survols aériens. Mais leur sort n’est pas plus enviable. Une étude, parue en 2013 dans la revue PlosOne, estimait que leurs peuplements dans les forêts d’Afrique centrale (Cameroun, Congo, Gabon ou République centrafricaine) avaient fondu de plus de 60 % en dix ans. Leur population, de 500 000 individus en 1993, est tombée à moins de 100 000, vingt ans plus tard.

 

Une nouvelle étude, publiée dans le Journal of Applied Ecology le 31 août, esquisse un avenir particulièrement précaire pour ces éléphantidés – plus petits que leurs cousins de savane mais pourchassés eux aussi pour leur ivoire –, jusqu’alors peu étudiés. Il apparaît qu’ils se reproduisent à un rythme beaucoup plus lent que ceux de savane : les femelles mettent bas pour la première fois à l’âge moyen de 23 ans (au lieu de 12 pour leurs cousines), et un intervalle de cinq à six ans sépare deux naissances (contre trois à quatre ans). Si bien que, même s’il était mis fin au braconnage, il faudrait près d’un siècle (précisément quatre-vingt-un ans selon les calculs des chercheurs) pour qu’ils retrouvent leur population des années 2000.

 

Ce n’est malheureusement pas l’éléphant d’Asie (Elephas maximus) qui sauvera cet animal emblématique. De cette espèce – différente de celle d’Afrique – ne subsistent que quelque 40 000 individus. S’ils sont moins traqués pour leur ivoire, seuls les mâles étant pourvus de défenses, ils sont capturés pour effectuer de multiples tâches, notamment dans les coupes forestières. D’Afrique ou d’Asie, l’éléphant peut-il encore être sauvé ?


http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2016/09/02/l-inexorable-declin-des-elephants-d-afrique_4991313_1652692.html#7VrdXjZSSeDrCcsC.99

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 16:01
Lu pour vous : Au Gabon, un scrutin à recompter

 

EDITORIAL

 

LE MONDE • 


Editorial du « Monde ». Normalement, le million et demi d’habitants du Gabon devraient vivre dans la richesse, santé et emploi garantis. Ce petit Etat d’Afrique centrale est l’une des grandes puissances pétrolières du continent – une sorte de Koweït africain. Mais les deux tiers des Gabonais vivent dans la pauvreté. Au fond, ce qu’il y a de plus tragique en ce lendemain d’élection présidentielle au Gabon, c’est cet arrière-plan politico-économique : la permanence d’un « système » qui entretient la misère.

 

Et sans doute faut-il attribuer une partie de la colère qui s’est emparée de nombre de Gabonais à l’issue de l’élection présidentielle du samedi 27 août à un sentiment d’impuissance face à un état de fait qui ne devrait pas être. La violence des manifestations et des combats de rue de ces quatre derniers jours à Libreville, la capitale, dépasse la seule contestation des résultats du scrutin. Elle témoigne d’un gros coup de ras-le-bol.

 

L’élection mettait en lice deux caciques du régime. D’un côté, Ali Bongo Ondimba, 57 ans, fils d’Omar Bongo, qui « dirigea » le pays quarante ans durant. M. Bongo Ondimba, élu une première fois en 2009, avait déjà vu ce résultat assez largement contesté. En face, son ancien beau-frère, plusieurs fois ministre du temps du président Omar Bongo, Jean Ping, 73 ans, décidé à en finir avec la dynastie régnante. Quelque 700 000 électeurs ont voté le 27 août, sous haute surveillance internationale. Mercredi soir, les résultats officiels donnaient la victoire à M. Bongo Ondimba : 49,80 % des voix, contre 48,23 % à son adversaire.

 

Prévarication et corruption

 

Score immédiatement contesté par l’opposition qui réclame un recomptage des votes et dont nombre de partisans sont descendus dans la rue. Emeutes, pillages, affrontements avec les forces de l’ordre, incendie partiel de l’Assemblée nationale, cinq morts au moins et des centaines d’interpellations : Libreville vit dans le chaos. Le QG de M. Ping est cerné par des troupes, qui retiennent en otage une bonne partie des dirigeants de l’opposition. Nombre d’observateurs internationaux s’étonnent de la façon dont le scrutin s’est déroulé dans le fief de la famille Bongo. Il y a matière à contestation.

 

Longtemps complice du « système » de prévarication et de corruption qui tient lieu de gouvernance à Libreville, la France s’est cette fois alignée sur la position de l’Union européenne : il faut republier les résultats, bureau par bureau. Le Conseil de sécurité de l’ONU a fait part de sa « profonde préoccupation ». M. Bongo Ondimba – qui, durant sept ans, a été assez largement incapable de rompre avec le « système » – ne veut rien entendre.

 

Que faire ? L’Union européenne se défie de toute ingérence directe. Elle aimerait que les organisations régionales, notamment l’Organisation africaine, fassent pression sur M. Bongo Ondimba et imposent ce recomptage des votes. Mais l’Organisation, au nom du sacro-saint principe de souveraineté, semble s’y refuser.

 

Solidarité mal comprise entre dirigeants africains ? C’est pourtant à eux qu’il revient de jouer franchement le jeu de la démocratie, de savoir quitter le pouvoir, d’interrompre ces lignées dynastiques – particulièrement en Afrique centrale – dans lesquelles une population africaine, jeune, urbaine et dynamique ne peut pas se reconnaître. Un vrai homme d’Etat se juge à son aptitude à céder la direction de l’Etat, justement. La longévité au pouvoir est le signe d’une « mal gouvernance » synonyme de corruption.


http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/09/03/au-gabon-un-scrutin-a-recompter_4992006_3232.html#4ceJSOp1bHOQLPAo.99

 

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 15:42

 

ENQUÊTE

 

Par Alexis Billebault (contributeur Le Monde Afrique) LE MONDE Le 02.09.2016 à 16h51


Dimanche à 18h30, ils seront quelques centaines, peut-être quelques milliers de Centrafricains, noyés dans l’immense stade des martyrs de Kinshasa. L’instant sera historique : jamais les Fauves n’ont participé à la Coupe d’Afrique des Nations, la plus grande compétition du continent organisée tous les deux ans. Et la présence de la Centrafrique au Gabon début 2017, alors que le pays s’extirpe doucement d’une sanglante guerre civile, prendrait une dimension toute particulière. « Une victoire à Kinshasa, et c’est la qualification assurée. Un match nul pourrait suffire, à condition que les résultats des autres matches nous soient favorables. Mais on y va pour gagner », résume Eloge Enza Yamissi, capitaine des Fauves et milieu de terrain de Valenciennes (Ligue 2).

 

Il y a presque un an, le 6 septembre 2015, la Centrafrique retrouvait son public lors du match aller face aux Congolais (2-0), quasiment vingt-quatre mois après sa dernière apparition au stade Barthélémy-Boganda, où elle a la réputation d’être quasiment invincible. Ce jour-là, après leur succès contre le Burkina Faso (1-0, qualifications pour la CAN 2015), les Fauves ne s’imaginaient pas que leur pays, déjà maltraité par les coups d’Etat, les dérives autocratiques incarnées par le sinistre Jean-Bedel Bokassa et une première guerre civile entre 2004 et 2007, allait plonger dans un nouveau conflit meurtrier, obligeant les joueurs à disputer leurs matches au Congo ou au Cameroun.

 

« Aucune tension »

 

« Ce 6 septembre, tout le monde était au stade. Chrétiens, musulmans, athées. Certes, la sécurité était impressionnante, mais on ne sentait aucune tension. Les gens étaient là pour se réunir autour de l’équipe nationale », se souvient Willy Kongo, le team-manager des Fauves, qui vit à Paris.

 

 « Dans l’équipe, il y a des chrétiens, en majorité, et des musulmans. Même au plus fort de la crise, il n’y a jamais eu le moindre problème. Ce qui se passait au pays les touchait tous. Tous y ont de la famille, des proches... Des joueurs ont aussi perdu des êtres chers. Ils ont eu des discussions, mais jamais il n’y a eu de tensions », assure le sélectionneur Hervé Loungoundji, uniquement payé lors des rassemblements de la sélection et qui gagne sa vie en Guinée Equatoriale, où il profère ses conseils dans une académie de football.

 

Au plus fort de la guerre civile, la sélection nationale aurait pu exploser. « Je n’ai pourtant jamais eu cette peur, assure le vice-capitaine Foxi Kethevoama (Baliksehirspor, Division 2 turque).Aucun musulman ou aucun chrétien de l’équipe n’a un jour dit qu’il ne viendrait plus. J’ai au contraire l’impression que ce conflit a soudé les joueurs. Nous savions que nous avions un rôle à jouer au sein de la population... »

 

« Des zones de turbulences »

 

Les internationaux sont éparpillés un peu partout dans le monde (France, Belgique, Grèce, Turquie, Slovaquie, Kazakhstan, Malaisie, Vietnam, Cameroun, Arabie Saoudite, Guinée Equatoriale…) mais chacun tient à venir. A chaque rassemblement, les Fauves jouent la carte de l’unité, sans jamais surjouer. « On prie tous ensemble. Et dès que nous en avions l’occasion, on délivrait des messages de paix, comme lors des interviews notamment, sans qu’on nous pose forcément de questions sur le sujet. Et on continue de le faire, car même si la situation est calme presque partout dans le pays, il y a encore des zones de turbulences. On ne pourra parler de paix que dans deux ou trois ans. Pendant des années et des années, les Centrafricains de toutes confessions ont vécu ensemble. Il y a des familles où il y a des chrétiens et des musulmans, et il n’y a pas de raison pour que cela ne fonctionne plus. Mais il faudra du temps », explique Eloge Enza Yamissi.

 

Comme les footballeurs ivoiriens l’avaient fait quand leur pays menaçait de sombrer dans le chaos, les joueurs centrafricains ont dû endosser un costume de pacificateurs, s’exposant à des tentatives de récupération politique. « La récupération politique, c’est un sport universel, coupe Willy KongoMais ce n’est pas illogique de vouloir mettre en avant les résultats de la sélection nationale pour montrer que la Centrafrique peut réussir et vivre en paix. »

 

Le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, élu en mars, a rendu visite aux joueurs et au staff technique quelques jours avant le match remporté face à l’Angola à Bangui (3-1, le 5 juin) et qui permet aux Fauves d’entretenir l’espoir d’une qualification historique. « La fédération n’est pas autonome et dépend de l’Etat, explique Hervé Loungoundji. Ce dernier semble décidé à mettre des moyens pour que la sélection puisse travailler dans de bonnes conditions. Il sait que le football peut avoir un rôle très important dans le pays. Ici, il y a un championnat qui se déroule normalement depuis le retour au calme. »

 

Foxi Kethevoama espère juste que cette volonté survivra à une éventuelle élimination des Fauves, dimanche dans l’enfer des Martyrs : « Qu’on se qualifie ou pas, il faut voir à long terme. Ce n’est que du football, mais ici, c’est quelque chose de très important... »

 

Alexis Billebault contributeur Le Monde Afrique


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/09/02/centrafrique-les-fauves-ces-artisans-de-la-paix_4991728_3212.html#w22aIdOMxrfV7KV5.99

Lu pour vous : Centrafrique : les « Fauves », ces artisans de la paix
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 22:17

 

 

http://www.agenceecofin.com/

 

(Agence Ecofin) mercredi, 31 août 2016 09:14 - Le Japon a donné le ton  de ce que sera sa nouvelle diplomatie économique en Afrique pour les trois prochaines années, lors de la 6e Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l'Afrique (Ticad VI) qui s'est tenue à Nairobi au Kenya. En cette circonstance, Shinzo Abe (photo), le premier ministre japonais, a promis aux chefs d'Etats africains présents que son pays injectera 30 milliards $ dans l'économie africaine. Il s’appuiera pour cela en grande partie sur son secteur privé.

 

Son enveloppe est moins importante que les 60 milliards $ promis par Xi Jingping, le président chinois, lors d'une conférence analogue qui s'est tenue entre la Chine et l'Afrique fin 2015 en Afrique du sud. Mais la rivalité entre les deux géants d'Asie sur le continent africain n'est pas nouvelle. Selon des données disponibles sur le terminal financier de Bloomberg, l'empire du milieu est le premier partenaire économique de cette région du monde pour la septième année consécutive, avec des échanges commerciaux qui ont culminé à 123,3 milliards $ en 2015.

 

Le Japon pour la même période n’a occupé que la 10ème place de ce classement, avec des échanges commerciaux qui, en 2015, n'étaient que de 17 milliards $, avec ses partenaires africains. L'empire du soleil levant compte bien réparer cette faiblesse. Pour la rencontre de Nairobi, Shinzo Abe a voyagé avec une forte délégation d'hommes d'affaires.

 

Parmi les quelques annonces faites en marge de cette conférence, on apprend que Japan Tobacco, s'approvisionne à 25% chez des producteur africains, pour un chiffre d'affaire global de 300 millions $ et des opérations dans une trentaine de pays africains.

 

Parallèlement, le groupe Fujifilm Corporation connu pour le développement des appareils des prises de vue, a indiqué sa volonté de s'investir dans le secteur des infrastructures de santé en Afrique. « Investir dans les équipements de santé fait partie de notre cœur de business. Nous avons développé des mammographies digitales et des appareils à rayon X pour détecter des cancers. Nous travaillons avec des pays africains pas seulement pour vendre des produits, mais aussi pour former le personnel des services de santé à bien utiliser ces appareils », a fait savoir Kenji Sukeno, le directeur général de Fujifilm dans une entrevue avec une télévision kényane.

 

Dans un tout autre domaine, le japonais  NTT annonce son intention de soutenir la réduction des coûts dans les technologies de l’information et de la communication qui constitue une des causes de la fracture numérique. Enfin le Japon a promis d'ouvrir des bureaux d'information d'investissement dans plusieurs pays africains, afin de renforcer les relations avec ses partenaires dans la région.

 

Avec la Banque africaine de développement (BAD), le gouvernement japonais a conclu un accord d'un montant de 3 milliards $. Ces fonds, dont le décaissement s'étalera sur une durée de trois ans, serviront à stimuler la croissance du secteur privé et à réduire la pauvreté.

 

Tous ces aspects de la coopération sur lesquels insiste le Japon sont un peu le ventre mou de la coopération chinoise. Selon de récentes statistiques collectées par la firme d'audit et de conseil Deloitte, le stock des investissements chinois en Afrique était de 357 milliards $ en 2015 pour un total de 301 projets. Mais malgré ce chiffre impressionnant, on est loin du compte et le Japon entend aussi se positionner. Selon des chiffres de la banque Mondiale, le gap des infrastructures dans le monde se situe  entre 15 000 et 20 000 milliards $ dont une bonne part concernant l'Afrique.

 

Les 1000 milliards $ prévus par Exim Bank China ne suffiront donc pas à régler le problème. En plus les investissement chinois prennent très souvent la forme de prestations de service de construction d'infrastructure de transport, comme les ports, les aéroports, les autoroutes ou des investissements dans le secteur des industries extractives.

 

Le Japon lui veut s'inscrire dans la différence. Il entend continuer d'investir dans les biens d’équipements nécessaires pour l'éducation, la santé, mais aussi apporter sa contribution à la construction des infrastructures dans le domaine des transports, et celui des nouvelles technologies et de l'énergie, orienté vers le développement de nouveaux projets menés par sa batterie d’entreprises privées.

 

Idriss Linge

 

Lu pour vous : Face à la forte domination chinoise en Afrique, le Japon déploie sa nouvelle diplomatie économique
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 21:59

 

 

www.rfi.fr  le 02-09-2016 à 17:44 Par Tirthankar Chanda

 

La proclamation de la réélection du chef de l’Etat gabonais Ali Bongo Ondimba a plongé le pays dans une spirale de violences. La victoire du président sortant est contestée par l’opposition gabonaise, dont Jean Ping, qui est le principal challenger du vainqueur. Celui-ci s’est auto-proclamé président et a saisi le Conseil constitutionnel, accusant le pouvoir de fraude. En attendant le verdict, retour sur la personnalité d'Ali Bongo et sa victoire controversée.

 

¤ Réélu, mais « bunkérisé »

 

Tout a commencé le mercredi 31 août en fin d’après-midi, après la proclamation par la commission électorale – avec vingt-quatre heures de retard et d’atermoiements - de la réélection du président sortant Ali Bongo Ondimba. 57 ans. Ce dernier a remporté le scrutin avec 49,80 % des voix, devant son rival de l’opposition Jean Ping, 73 ans, crédité lui de 48,23% des voix, selon les résultats proclamés par la commission électorale. Soit un écart de 5 594 voix. Ce résultat très étriqué a du mal à passer, avec l’opposition qui accuse le camp présidentiel d’avoir traficoté les suffrages. Celle-ci estime que le pouvoir lui a volé sa victoire.

 

Dès l’annonce des résultats, des troubles ont éclaté dans la capitale gabonaise, culminant avec l’incendie de l’Assemblée nationale. Depuis, Libreville est bouclée par les forces de l’ordre. Dans la nuit qui a suivi, celles-ci ont chargé le bâtiment abritant le quartier général du candidat de l’opposition. Des troubles ont également éclaté à Port-Gentil, la capitale économique où des violences avaient déjà marqué la première élection d’Ali Bongo en 2009.

 

Le scrutin présidentiel du 27 août s’était pourtant déroulé dans le calme. Pour faire baisser la tension, l’opposition appuyée par la communauté internationale réclame le recomptage des suffrages. Comme il y a peu de chances que le pouvoir donne une suite favorable à cette demande, il est difficile d’imaginer comment la situation pourrait évoluer. L’ombre du Burkina et de la Côte d’Ivoire plane sur le Palais du bord de mer de Libreville. Pour le politologue africaniste Antoine Glaser, interrogé par RFI, en choisissant la voie de l’affrontement, le président Bongo court le risque de « se bunkériser ».

 

¤ Le clan Bongo

 

C’est aux cris de « Ali doit partir » et « La dynastie, c’est fini » que les manifestants pro-Jean Ping sont descendus sur les grandes artères de Libreville et de Port-Gentil et se sont affrontés aux forces de l’ordre. Au pouvoir depuis quarante-huit ans, les Bongo règnent  sans partage sur ce petit Etat pétrolier avec un revenu national brut par habitant élevé de 9 210 dollars (Banque mondiale), mais où encore un tiers de la population vit sous le seuil de la pauvreté.

 

Le père d’Ali Bongo, Omar, fondateur de la dynastie Bongo, a été l’un des piliers du système de la Françafrique dont le Gabon, avec la Côte d’Ivoire, ont constitué l’une des composantes incontournables. Le père Bongo a gouverné le Gabon pendant 41 ans et a préparé son fils aîné pour lui succéder le temps venu.

 

Officiellement né en 1959, à Brazzaville, Ali Bongo, qui s’appelait Alain à sa naissance, a grandi au sein de la jeunesse dorée de la nomenklatura gabonaise, partageant sa vie entre Libreville et Paris. Il débute ses études secondaires dans la capitale française, dans les années 1970, et se passionne pour la musique, sans doute sous l’influence de sa mère Patience Dabany, qui était chanteuse. A l’époque, il s’intéressait davantage à la soul et au disco qu’à la chose politique. Il produira même un album au titre très tendance, « A Brand New Man », avant de rentrer dans les rangs en s’inscrivant dans une fac de droit parisienne.

 

C’est en 1981 qu’Ali Bongo regagne le Gabon, se fait élire au comité central du Parti démocratique gabonais (PDG), formation au pouvoir et au sein de laquelle il anime son aile réformatrice. Puis, il sera successivement ministre des Affaires étrangères, député de la province du Haut-Ogooué, qui est le fief des Bongo, avant de réintégrer le gouvernement en 1999, cette fois, en tant que chargé du portefeuille de la Défense. Ce ministère stratégique, il ne le lâchera qu’en 2009, lorsqu’à la mort de son père, il obtient l’investiture de son parti pour briguer sa succession devant les électeurs. Obtenir l’aval des dirigeants dont il est désormais le nouveau patron, était une formalité, même si l’intéressé aime rappeler à ses biographes qu’il lui avait fallu gagner sa place. « Elle ne m’est pas tombée comme ça. Au contraire, mon nom était un handicap. »

 

C’est durant la campagne électorale qui suit qu’Ali Bongo se fait réellement connaître du grand public gabonais, réussissant à donner une image plutôt moderne et décontractée de l’art de la gouvernance. Rien n’illustre mieux cet état d’esprit que le nom de campagne « Ali 9 » qu’il adopte alors, en référence à la fois à 2009, l’année du scrutin, et au fantasme de l’homme « neuf » que Ali Bongo a toujours voulu incarner. Son élection n’ira pas toutefois de soi. Sa victoire avec 42% des suffrages sera contestée dans la rue, notamment à Port-Gentil où les violences feront plusieurs morts. L’opposition boycotte la cérémonie d’investiture, dénonçant une « dérive autoritaire » et une « personnalisation du pouvoir ».

 

¤ Adoubé par Paris

 

C’est un homme pressé qui prend les rênes du pouvoir en 2009. Sans oublier de se faire adouber par la France où il passe par les réseaux de son père, pour se faire présenter à Claude Guéant, Secrétaire général de la présidence française qui le présente à son tour à Nicolas Sarkozy. Sous la présidence Sarkozy, Ali Bongo figure parmi les visiteurs africains les plus souvent reçus à l’Elysée.

 

Chez lui au Gabon, pressé de s’imposer comme le maître incontesté de son pays - ce que sa victoire contestée ne lui permet guère de faire -, le nouveau président prend ses distances avec les barons septuagénaires de la cour de son père, pour s’entourer de quadras, parfois recrutés dans la faction réformatrice du PDG qu’il avait autrefois dirigée. Son plus proche collaborateur et directeur de cabinet est un Béninois, Maixent Accrombessi, dont il fait connaissance lors de son passage au ministère de la Défense. Le divorce est aussi consommé avec sa demi-sœur Pascaline Bongo, la redoutable argentière sous le régime du père, avec qui il entretenait des rapports difficiles et dont le mari est un certain … Jean Ping, son futur challenger.

 

Sur le terrain économique, l’effort de modernisation de l’économie d’Ali Bongo, qui passe par la diversification des secteurs de production, la mise en concurrence des acteurs économiques français avec des investisseurs asiatiques (Olam, Shanghai Construction General, etc.), porte ses fruits. Il a notamment réussi, tous les spécialistes le reconnaissent, à faire chuter la part du pétrole dans le PIB de plus de 40% à un peu plus de 20% et à fixer le cap pour faire du Gabon « un pays émergent » à l’horizon 2025. Mais malheureusement ces ambitions sont compromises par la chute des cours du pétrole depuis deux ans. Les chantiers sont à l’arrêt, la casse sociale est violente. Des manifestations contre la vie chère et le chômage sont fréquents à Libreville comme à Port Gentil, la capitale économique.

 

Dans ce contexte d'asphyxie économique, des révélations récentes sur le train de vie somptueux du président Bongo, ses voyages qui coûtent des milliards de francs CFA pointés du doigt par les organisations de la société civile, son parc automobile qui regorge de voitures luxueuses, font très mauvais effet et contribue à l’impopularité grandissante du clan Bongo. L’alternance paraît aux yeux d'une partie importante des Gabonais le seul moyen de sortir le pays de l’impasse.

 

¤ La campagne présidentielle

 

Or, Ali Bongo ne l’entend pas de cette oreille. Candidat à sa propre succession, il se lance dans la campagne pour l’élection présidentielle du 27 août 2016, brandissant le slogan « le changement c’est moi ». Il défend le bilan de son septennat, en mettant en avant les réalisations de ses gouvernements en matière de construction de routes, d’hôpitaux et, selon lui, la rupture avec la corruption et les prébendes si courantes sous l’ancien régime dont sont issus, il n’omet pas de le rappeler, ses principaux challengers.

 

Or, malgré la position dominante du pouvoir dans les médias officiels, c’est l’opposition qui impose les thèmes de campagne dont certains ont fait polémique comme le certificat de naissance contesté d’Ali Bongo ou le reproche fait au président de s’entourer de collaborateurs étrangers qualifiés de « légion étrangère ». L'accusation portée, à tort ou à raison, contre le chef de l'Etat d’avoir caché aux Gabonais qu’il serait un enfant adoptif d’origine biafraise et, à ce titre, inéligible selon la Constitution, domine les esprits. Cela pousse l’intéressé à rappeler à chacun de ses meetings son état-civil complet : « Je suis né le 9 février 1959 à Brazzaville, mon père s’appelle Omar Bongo Ondimba et ma mère Patience Dabany ». L’affaire sera portée par l'opposition devant la Cour constitutionnelle qui donnera raison au président.

 

Les embarras du président sortant ne sont pas finis pour autant. Dix jours avant l’échéance, coup de tonnerre dans le ciel de Libreville. Alors qu’Ali Bongo partait largement favori pour un nouveau septennat face à une opposition dispersée, la donne politique change brutalement, avec l’annonce, le 16 août, de la naissance d’une coalition autour de la candidature de Jean Ping qui devient pratiquement le candidat unique de l’opposition. On connaît la suite...

 

¤ Et maintenant, que fera Ali Bongo ?

 

Prenant la parole devant la presse le lendemain de la proclamation des résultats, le président Ali Bongo a tenu un discours plutôt martial et moralisateur sur la démocratie. Il a fait savoir par son porte-parole qu’il n’est pas question de recompter les voix, comme le lui demande la communauté internationale : ce n’est pas dans la tradition gabonaise. Libreville veut tenir le cap de la fermeté, faisant fi des appels venant de toutes parts à l’ouverture et aux négociations. Ali Bongo entend manifestement coûte que coûte effectuer un deuxième mandat.

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 21:05
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Les activités touristiques reprennent progressivement dans les Aires Protégées de Dzanga Sangha

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 2 SEPTEMBRE 2016

 

BAYANGA, 2 septembre 2016 (RJDH)—Les Aires Protégées de Dzanga Sangha à Bayanga attirent à nouveau des touristes, selon un constat de RJDH. Mais cette reprise est confrontée, selon Lambert Padou, responsable du volet écotourisme à plusieurs problèmes.

 

Mr Lambert Padou parle d’une reprise progressive des activités touristiques en affirmant que « le site était fermé en mars 2013 suite au coup d’Etat. Nous avons repris en 2014 et le Parc a accueilli 37 touristes de diverses nationalités. En  2015, c’était 95 touristes et pour 2016, les prévisions dépassent déjà les 100, ce qui signifie qu’il ya reprise progressive », a-t-il noté.

 

Cette reprise est confrontée à des difficultés d’ordre sécuritaire et infrastructurelle, selon Lambert Padou qui souligne que«  l’ennemi du tourisme, c’est l’insécurité. On sort de la crise et certains touristes hésitent encore à cause de la situation sécuritaire. A cela, faut ajouter la vétusté du site hôtelier et la dégradation des voies de communication », a-t-il fait savoir. De sources bien informées, certains touristes, faute de sécurité et du délabrement des routes entre Bangui et Bayanga, passent par le Cameroun pour visiter les Aires Protégées de Dzanga Sangha.

 

Le grand défi de ces Aires Protégées aujourd’hui est, selon le responsable du volet écotourisme, la construction des infrastructures, « nous avons trop de visites et touristes mais la capacité d’accueil au niveau du camp de passage Doli- Lodge est très limité. Il faut procéder à l’extension de Doli-Lodge pour accueillir au moins 200 personnes, c’est un défi pour nous », a-t-il souhaité.

 

Selon nos informations, la Mairie de Bayanga reçoit 40% des recettes tirées de ces activités touristiques. Ces fonds, d’après un cadre de la municipalité servent à l’entretien de la commune et à l’accompagnement de la communauté dans les activités de protection des espèces fauniques.

 

Les Aires Protégées de Dzanga Sangha (APDS), créées le 29 décembre 1990, se trouvent à 700 Km de Bangui. Elles ont une superficie d’environ 400 000 ha (4000 km2). Ces aires sont inscrites depuis juillet 2012 au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

 

 

Centrafrique : Le Président projette zéro nouvelle infection à VIH-SIDA d’ici 2030

 

http://rjdh.org/ PAR PROSPER KOUALI LE 2 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 2 septembre 2016 (RJDH)—Dans une interview accordée à la presse lors du lancement de la campagne de dépistage volontaire du VIH/ Sida,  mercredi 31 août 2016 au Palais de la Renaissance, le Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra s’est engagé à lutter contre le VIH/SIDA.

 

La campagne de dépistage volontaire initié par le CNLS, concrétise, selon le Président de la République,  les engagements  pris à New-York  par la République Centrafricaine en vue de mettre fin à la pandémie du Sida.

 

Faustin Archange Touadéra pose cette campagne comme l’une des stratégies de lutte contre le Sida dont l’efficacité dépend de la participation des Centrafricains « je place un grand espoir dans la réussite de cette journée de dépistage volontaire qui renforcera nos stratégies de riposte pour un environnement sans stigmatisation. Cette campagne contribuera sans nul doute à freiner la propagation de ce fléau qui continue de décimer le peuple Centrafricain » espère le président de la République.

 

Le VH/SIDA ne doit plus être un sujet tabou, selon Faustin Archange Touadera qui appelle à la participation de tous les Centrafricains « la population, les cadres et les agents de l’Etat  à  se dépister, car il y a beaucoup d’avantages à connaître son statut sérologique. Le VIH/SIDA ne doit plus être un sujet tabou en République Centrafricaine », lance t-il.

 

La campagne de dépistage volontaire prendra fin le 21 septembre prochain. Le CNLS compte dépister plus de 300 milles personnes. En  Centrafrique, le taux de prévalence du VIH/SIDA est estimé 4,12% selon les projections Spectrum du CNLS contre 4,9% selon l’enquête mixte de 2010.

 

 

Centrafrique : Les activités dans les villes du Nord et de l’Est paralysées par le regroupement des groupes armés

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 2 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 2 septembre 2016 (RJDH)—Les regroupements des groupes armés signalés ces derniers temps dans le Nord et l’Est de la RCA, paralysent les activités dans ces régions.  Plusieurs sources contactées dans ces parties du pays, ont estimé que ces regroupements font peur aux populations qui ont choisi de limiter les mouvements.

 

Ces regroupements sont signalés à Paoua, Markounda, Nanga Boguila et Bria. De sources bien informées, dans ces villes, les activités sont paralysées ou tournent au ralenti.

 

Ali Amsami, 1er vice président de la délégation spéciale de la ville de Paoua, confirme les faits en ces termes « il y a depuis quelques jours la présence des éléments de l’ex-Séléka dans la région. Ils sont dans les préfectures de l’Ouham et Ouham-Pendé. Ils annoncent que ces regroupements sont faits en vu du DDRR mais la population est paniquée et les activités agropastorales sont paralysées ».

 

Même son de cloche de Ndoyé Salahadine, habitant de Paoua joint par le RJDH, évoque la paralysie des activités commerciales bien que ces ex-Séléka n’aient encore commis des exactions. « Nous n’avons pas encore enregistré des cas d’exactions depuis qu’ils sont là. Mais c’est la psychose qui se généralise suite aux multiples navettes effectuées par ces ex-Séléka entre les villes. Certains commerçants ont fermé leurs boutiques par peur tout comme des commerçants ambulants qui sont devenus rares », a-t-il relevé.

 

Le même constat est fait dans les villes de Markounda, Nana Boguila et Bria où les ex-Séléka ont renforcé leur présence, ces derniers jours.

 

Un cadre du DDRR à la présidence de la République s’inquiète de ces regroupements qui selon lui, n’ont pas été ordonné par les structures en charge du DDRR, « il n’est pas encore demandé aux groupes armés de faire de regroupement dans le cadre du DDRR parce que si vous les réunissez, il faut les entretenir Pour le moment, ce n’est pas encore le cas. C’est le pré-DDR qui est en cours. Ces regroupements nous inquiètent tous », a précisé cette source.

 

Les rassemblements des ex-Séléka dans le Nord et l’Est de la RCA sont signalés depuis le 12 aout dernier suite au retrait de Bangui de quelques cadres visés par des mandats d’arrêts.

 

 

Centrafrique : Le gouvernement engage des discussions dans l’arrière-pays pour préparer la table ronde de Bruxelles

 

http://rjdh.org/ PAR CONSTANT NDOLO-BABOU LE 2 SEPTEMBRE 2016

 

BOUAR, 02 septembre 2016 (RJDH)—Le gouvernement a dépêché des missions dans certaines villes de provinces pour discuter de la relance des secteurs productifs avec les communautés. Ces discussions sont organisées pour impliquer les populations à la base dans l’élaboration du document national relatif à la table ronde de Bruxelles.

 

A Bouar, chef lieu de la Nana Mambéré, les discussions ont porté, selon Yvon Hio expert du Ministère du Plan, sur les questions de paix et de la relance économique « les échanges ont été axés sur trois piliers que sont la paix, la sécurité, la réconciliation nationale, le renouvèlement du contrat social et le relèvement économique à travers la relance du secteur productif » a-t-il indiqué.

 

Frederick Wagonda, préfet de la Nana Mambéré s’est félicité de l’initiative qui pour lui, a permis à la population de donner son avis sur les actions gouvernementales «les aspirations ont été entendues, je pense que c’est une bonne chose parce que la population va se reconnaitre dans les projets du gouvernement »  note t-il.

 

A Berberati, la mission du gouvernement a échangé pendant deux  jours avec des leaders religieux, notables, membres de la société civile, les directeurs régionaux des services déconcentrés de l’Etat. Paulin Ngatoua, chef de mission a indiqué que l’objectif est de prendre l’avis de la population, « nous sommes là pour obtenir l’avis de la population sur les priorités, les compléter et les réorganiser avec les propositions que nous avons. Ce travail permettra de tenir compte de la situation de chaque région et préfecture » a-t-il expliqué. Lors des discussions dans la Mambéré-Kadei, les participants ont réclamé la relance effective de l’agropastoral.

 

Les missions gouvernementales dans l’arrière-pays devront permettre d’élaborer un document national qui sera présenté aux bailleurs de fonds lors de la table ronde que le gouvernement compte organiser d’ici le 17 novembre 2016 à Bruxelles. /

 

Jean Claude Gnapoungo et Constant Ndolo Babo

 

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 13:04
Arrivée massive de Gabonais au Cameroun

 

 

APA – Douala (Cameroun) -2016-09-02 08:34:30 - Des dizaines de Gabonais continuent d’arriver au Cameroun, notamment dans la ville frontalière de Kyo-Osi (Sud) pour échapper aux violences post-électorales observées dans ce pays trois jours après la réélection du président Ali Bongo Ondimba contestée par l’opposition, a appris vendredi APA de sources concordantes.


Cette situation a poussé les autorités camerounaises à renforcer les mesures de sécurité, non seulement pour contenir ces nombreuses personnes qui fuient le Gabon, mais également pour les encadrer afin d’éviter d’éventuels débordements.

De l’avis des habitants de Kyo-Osi, plusieurs contingents de la police et de la gendarmerie ont été acheminés à la frontière entre le Cameroun et le Gabon, afin de mieux assurer ces arrivées massives.


« Nous avons momentanément décidé de quitter le Gabon, le temps de voir comment les choses vont évoluer. Nous redoutons que la crise perdure surtout que les violences en cours ont entrainé la destruction des biens, pire on compte déjà les premiers morts », a indiqué un ressortissant gabonais.


D’après des témoignages concordants, s’il est vrai que la situation est plus préoccupante à Libreville, la capitale et à Port-Gentil, la métropole économique, les autres localités du pays ne sont pas épargnées, notamment les villes frontalières au Cameroun, qualifiées de « bastion de l’opposition ».


En plus des Gabonais, plusieurs ressortissants des pays étrangers ont décidé de quitter pour l’instant ce pays. C’est le cas des Camerounais et des ressortissants ouest-africains, assez nombreux au Gabon.


Selon des résultats officiels provisoires, Ali Bongo a obtenu 49,80 % des voix contre 48,23 % à son principal adversaire, Jean Ping, lors de l’unique tour du scrutin présidentiel du 27 août 2016

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 12:02

 

 

Bangui 2 sept (CAP) L'ex- directeur général de la Gendarmerie tchadienne le Général de division Daoud Yaya Brahim est nommé Ambassadeur du Tchad auprès de la République Centrafricaine.

 

Envoyé au front contre Boko Haram, le Général Daoud Yaya Brahim était à la tête d'un régiment de l'armée tchadienne déployé à Bosso, au Niger et avait reçu une balle dans le ventre le 6 février dernier, tirée par un combattant de Boko Haram qui avait fait le mort.

 

A la demande du chef de l'Etat tchadien, Daoud Yaya Brahim avait immédiatement été évacué vers l'hôpital de la Renaissance de N'Djamena puis à Paris. Il fût sauvé grâce à son gilet par balles et se disait même prêt à retourner au front, quelques jours après son hospitalisation.

 

L'ex-directeur général de la gendarmerie Daoud Yaya Brahim aurait également démantelé en décembre 2014, un vaste réseau de détournement de carburant destiné à la gendarmerie.

Nomination d’un nouvel ambassadeur du Tchad en Centrafrique
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 10:41
Lu pour vous : Au Gabon, une tenace odeur de fraude
Lu pour vous : Au Gabon, une tenace odeur de fraude
Lu pour vous : Au Gabon, une tenace odeur de fraude
Lu pour vous : Au Gabon, une tenace odeur de fraude
Lu pour vous : Au Gabon, une tenace odeur de fraude
Lu pour vous : Au Gabon, une tenace odeur de fraude

 

 

Par Célian Macé Libération — 1 septembre 2016 à 19:11

 

Les résultats officiels de la présidentielle dans la région du Haut-Ogooué, ultra-favorables à Ali Bongo, sont contestés par son rival, Jean Ping. Les opposants ont été violemment réprimés.

 

C’est une province peu peuplée, minière (on y trouve les principales réserves de manganèse du Gabon) et où 250 fossiles en excellent état de conservation retrouvés en 2010 ont apporté, pour la première fois, la preuve de l’existence d’organismes pluricellulaires durant le protérozoïque, il y a 2,1 milliards d’années. Mais le Haut-Ogooué est surtout la région natale de la famille Bongo. C’est donc ici que se serait concentrée la fraude électorale du scrutin présidentiel du 27 août.

 

Selon les résultats officiels proclamés par le ministre de l’Intérieur mercredi, les électeurs du Haut-Ogooué auraient voté comme un seul homme en faveur du président sortant, Ali Bongo, qui recueillerait 95,46 % des voix. Mais surtout, ils se seraient mobilisés dans une proportion encore jamais vue : 99,93 % des citoyens inscrits sur les listes électorales auraient fait le déplacement jusqu’aux urnes.

 

En 2009, ils étaient 65 % selon les chiffres officiels. Et, déjà, la participation était gonflée si l’on en croit un câble de l’ambassadrice américaine de l’époque, révélé par WikiLeaks, qui doute à la fois de la dimension des listes électorales et du taux de votants : celui-ci est «considérablement plus haut (15 points) que dans les huit autres provinces du Gabon. Sans le large nombre de votes du Haut-Ogooué, les 41 % de suffrages d’Ali Bongo baisseraient de façon significative. […] Ramené à un taux de participation plus raisonnable, comparable aux autres provinces, Ali Bongo perdrait 12 points sur le décompte total officiel».

 

Cette fois-ci, le régime a poussé le bouchon un peu loin. Il faut dire qu’après le dépouillement des votes dans les huit autres provinces (dont l’opposition ne conteste pas les résultats), il avait près de 60 000 voix à rattraper. Ali Bongo s’est donc octroyé 65 073 bulletins en sa faveur (contre 3 071 pour Ping) dans le Haut-Ogooué, d’après le procès-verbal de centralisation rédigé lundi et dont Libération a obtenu copie. Ce résultat improbable a permis au président sortant de revendiquer la victoire finale, en dépassant le score national de Jean Ping de 5 594 voix.

 

Interrogé sur la crédibilité de ces chiffres, un haut responsable de la Commission électorale, représentant du parti au pouvoir, a commenté ainsi : «Nous sommes à mille kilomètres du Haut-Ogooué. Nous ne pouvons pas savoir quel a été le degré de mobilisation populaire.»

 

Les partisans du leader de l’opposition ont fait leurs propres calculs. Selon leur décompte, transmis à Libération, 29 114 personnes ont voté dans le Haut-Ogooué (et non 68 399, comme indiqué sur le PV officiel). Ali Bongo arriverait bien en tête avec 24 910 voix (soit 86 % des suffrages exprimés), un score insuffisant pour combler l’écart national avec Jean Ping. Celui-ci remporterait donc l’élection avec 38 000 voix d’avance. «Nous avions des représentants légaux dans chaque bureau de vote, même dans le Haut-Ogooué, précise un responsable européen de l’équipe de campagne de Jean Ping. Nos chiffres sont tout simplement ceux des procès-verbaux que nous avons transmis à la mission européenne d’observation des résultats.» Cette dernière demande au gouvernement gabonais la publication des résultats bureau par bureau. Sans succès pour l’instant.

 

Célian Macé

 

 

Violences au Gabon : Bongo appelle au calme, Ping lui demande de partir

 

http://www.france24.com/  01/09/2016

 

Le calme est revenu dans la capitale du Gabon après une nuit d'émeutes post-électorales. Le président Ali Bongo a rejeté sur l'opposition la responsabilité des troubles. Son rival Jean Ping conteste les résultats et lui demande de quitter le pouvoir.

 

• L'annonce de la victoire du chef de l’État sortant Ali Bongo à la présidentielle gabonaise a déclenché une vague de violences à Libreville, la capitale, et dans d’autres villes du pays dans la nuit de mercredi 31 août à jeudi 1er septembre. Des heurts ont éclaté entre les forces de l’ordre et des partisans de l’opposant Jean Ping qui estiment s’être fait voler l’élection. L’Assemblée nationale a été incendiée tandis que le QG de campagne de Jean Ping a été pris d’assaut par des militaires. Dans la journée de jeudi, un calme précaire était revenu à Libreville.

 

• Le ministre de l’Intérieur, Pacôme Moubelet-Boubeya, a indiqué que les forces de l’ordre avaient procédé à un millier d’arrestations à travers le pays. Trois personnes auraient été tuées durant les troubles, selon le ministre qui n’a toutefois pas précisé s’il s’agissait de civils ou de militaires.

 

• Lors d’une allocution télévisée, le président Ali Bongo a rejeté sur l’opposition la responsabilité des heurts. "La démocratie s'accommode mal de la prise d'assaut d'un Parlement", a-t-il affirmé jeudi après-midi.

 

• Jean Ping a estimé qu’un recours au Conseil constitutionnel serait inutile. "La seule solution, c'est qu'il [Ali Bongo] reconnaisse sa défaite parce qu'il sait qu'il a été battu", a-t-il estimé sur la chaîne BFM-TV.

 

REVUE DE PRESSE AFRIQUE

 

A la Une: Gabon, la poudrière

 

Par Norbert Navarro RFI

 

Illustration à « la Une » d’Afrique Inside, qui publie une image de nuit de la capitale gabonaise, éclairée par les lueurs d’un incendie, celui de l’Assemblée nationale, embrasée « sans que les forces de sécurité ne ripostent, souligne ce site d’informations en ligne. En 2009, seul Port-Gentil avait subi des troubles, Libreville avait été épargné ». Afrique Inside décrit ainsi une atmosphère « quasi-explosive dans certains quartiers de Libreville ».

 

Emeute, donc, mais aussi appréhension, car, « sans être catastrophiste, on devrait s’inquiéter de ce qui risque d’arriver dans les prochains jours au Gabon, craint Le DjelyParce que dans la crise en gestation, aucune perspective de solution n’est en vue, souligne ce journal guinéen en ligne. Chaque camp demeure dans sa logique et est résolu à faire triompher cette dernière (…) Naturellement, l’image du régime en sortira écornée. Mais au stade où on en est, c’est le cadet des soucis d’Ali Bongo », déplore Le Djely. C’est « la honte ! », lance Le Pays, au Burkina-Faso. Ce quotidien affuble le président sortant d’un sobriquet on ne peut plus lapidaire. Pour Le Pays, Ali Bongo, c’est « Ali Baba » ! « S’il a vraiment compris la soif d’alternance des Gabonais, (Ali Bongo) devrait commencer à songer à préparer, dès à présent, son départ, même si l’orage venait à passer, ajoute Le PaysDeux septennats dans les conditions que l’on sait, ça suffit ! »

 

« Comme on le voit, soupire son confrère L’Observateur Paalgac’est l’ancien îlot de stabilité qui est entré dans une logique d’affrontement à l’issue incertaine ». Dans cette situation de « chaos », cet autre journal ougalais craint que « la Grande Muette vienne mettre les godillots dans le plat ». Ce qui conduit sans attendre L’Observateur à se demander ce que fera la France, « l’ancienne puissance tutélaire qui, outre d’énormes intérêts économiques à préserver, a une base militaire au Gabon. Va-t-elle se ruiner en vaines médiations ou alors comme elle l’a si souvent fait du temps de la Françafrique, se contentera-t-elle de tirer les ficelles ? », s’interroge L’Observateur Paalga.

 

Pour le journal Aujourd’hui, la réponse à cette question est toute trouvée. Tout en se demandant si la France a « lâché Bongo fils », ce confrère estime que « tout semble indiquer, sous réserve d’une évolution de la situation, que Ali Bongo n’est pas dans les petits papiers de la France hollandienne ».

 

Gabon : que fera la France ?

 

Mediapart se demande également si la France va « jouer l’arbitre de la crise électorale gabonaise ». Ce site Internet très en vue estime donc Jean Ping « qui a été pendant longtemps l’un des piliers du régime d’Omar Bongo et complice de ses magouilles (…) compte sur une intervention extérieure pour remporter le bras de fer engagé contre l’oncle de ses enfants ». Et Mediapart souligne que « le soutien de Paris lui est visiblement acquis ».

 

De son côté, Libération se pince le nez. Car, selon ce journal, plane au Gabon « une tenace odeur de fraude ». Comparant l’élection présidentielle de samedi dernier à celle de 2009, ce quotidien français estime que, dans le Haut-Ogooué, le régime Bongo a, cette fois-ci, « poussé le bouchon un peu loin » en octroyant « 65 073 bulletins en faveur (d’Ali Bongo) contre 3 071 pour Ping », précise-t-il.


Refus du recomptage non-prévu par les lois gabonaises ? « Cette position de fermeté ne sera pas facile à maintenir », prédit Le Figaro, le Gabon est « au bord de l’embrasement », car les points de vue « semblent irréconciliables » et la situation « de plus en plus dangereuse », estime ce journal conservateur français.

 

 

Le silence des chefs d’État africains sur les élections et les heurts au Gabon

 

http://www.jeuneafrique.com/  01 septembre 2016 à 19h51 Par Barthélémy Gaillard

 

Le scrutin serré de la présidentielle gabonaise et les heurts qui ont suivi n'ont provoqué que très peu de réactions officielles de la part des chefs d'État africains.

 

Au Gabon et un peu partout dans le monde, les réactions ont fusé. Depuis mercredi soir et la courte victoire largement contestée d’Ali Bongo Ondimba dans la course au palais présidentiel, des heurts ont éclaté à Libreville, avec en toile de fond des déclarations triomphales du vainqueur et des sorties critiques et amères du vaincu, Jean Ping, l’ancien président de la Commission de l’Union africaine, dont le QG de campagne a été attaqué.

 

Déclarations venues du monde entier

 

Au-delà des frontières gabonaises, les dirigeants des principales puissances mondiales sont vite montés au créneau. L’ONU, les États-Unis, l’Union européenne et la France ont tous appelé au calme pour « préserver la paix et la stabilité du pays », comme a pu l’exprimer Ban Ki-moon le secrétaire général onusien. Washington, Bruxelles et Paris ont également tous réclamé le recompte des votes, bureau par bureau, y compris dans la province du Haut-Ogooué, fief de la famille Bongo, où le président sortant a réalisé un score de 95,46% avec un taux de participation de 99,3%.

 

Mutisme des chefs d’État africains

 

Dans ce concert des nations, toute une partie de l’orchestre reste pourtant bien silencieuse. En effet, aucun des principaux chefs d’État de la région n’a fait de déclaration : ni Denis Sassou Nguesso, ni  Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, ni Paul Biya ou encore  Joseph Kabila ne se sont exprimés.

 

Le seul à s’être manifesté, contraint et forcé, reste Alassane Dramane Ouattara. Et pour cause, le président ivoirien s’est vu obliger de limoger son conseiller spécial Mamadi Diané, accusé de soutenir et d’aider le challenger Jean Ping dans la course à la présidence gabonaise. Outre la sanction, Alassane Ouattara s’est contenté d’un communiqué indiquant que « la présidence de la République ivoirienne condamne cet acte d’ingérence et rassure les autorités et le peuple gabonais qu’elle tient au strict respect de la souveraineté de la république gabonaise.»

 

L’Union africaine, seule voix continentale audible

 

Sur le continent, seuls les dirigeants de l’Union africaine ont réagi. Erastus Mwencha, son vice-président, a signifié toute sa « tristesse » face à la « flambée de violence » que connaît le Gabon depuis 24 heures (au moins un mort, un millier d’interpellations et des pillages dans les rues de Libreville) :  « J’espère sincèrement que l’escalade de la violence va être stoppée et qu’elle ne mettra pas en péril la paix et la stabilité du pays », a commenté le Kényan.

 

Quelques heures plus tard, la présidente de la Commission de l’Union Africaine a abondé. Nkosazana Dlamini Zuma a assuré « suivre de près la situation au Gabon et avoir « pris note des résultats préliminaires annoncés par la CENAP » tout en exprimant sa tristesse de voir « surgir la violence dans le pays, entraînant des morts, des blessés et des dégâts matériels ».

 

Finalement, la seule star continentale à s’être exprimée sur le sujet ne vient pas du sérail politique, mais des terrains de footPierre-Emerick Aubameyang, le Ballon d’or africain 2015, a rappelé sur Twitter qu’il jouerait contre le Soudan avec la sélection nationale gabonaise vendredi soir. Un match disputé pour « la chose qui lui tient le plus à cœur » et qui selon lui « a toujours bien décrit le Gabon : la paix. »

 

 

Gabon : pourquoi la France tourne le dos à Ali Bongo

 

http://www.lesechos.fr/  JUSTINE BABIN Le 01/09 à 18:42Mis à jour le 02/09 à 10:43

 

Le ministère des Affaires étrangères a exprimé ses « doutes » quant à la transparence des résultats ayant conduit Ali Bongo Ondimba à la victoire. La France avait pourtant soutenu sa candidature aux précédentes présidentielles.

 

La France a officiellement exprimé ses « doutes » jeudi quant à la véracité des résultats de l'élection présidentielle au Gabon qui donne vainqueur, à 49,85% des suffrages, le président sortant Ali Bongo Ondimba. Cette victoire sur son opposant Jean Ping, contestée par une partie des électeurs, a suscité une vague de violences à Libreville, la capitale du pays. Le président François Hollande a réclamé « un processus garantissant la transparence ». Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a, lui, demandé à ce que « les résultats des élections soient donnés bureau par bureau ».

 

Cette demande fait référence aux résultats étonnamment élevés du président sortant Ali Bongo Ondimba dans sa région natale, le Haut Ogooé. Il y aurait raflé 96% des suffrages avec un taux de participation de 99,98%, ce qui signifie que seuls une dizaine d'électeurs, sur les quelque 71.000 habitants que compte ce « gouvernorat », ne seraient pas allés aux urnes le 27 juin.

 

Avant même la publication des résultats du vote, le Parti socialiste avait esquissé dimanche ce que pourrait être la réaction française à une nouvelle victoire d'un membre de la famille Bongo. « Le vote libre des citoyens est l'outil par lequel la démocratie s'exprime et l'alternance, quand ils le décident, doit fonctionner. Voilà pourquoi la démocratie doit triompher au Gabon, comme c'est déjà le cas dans plusieurs Etats, et ce mouvement doit s'amplifier. Voilà plus d'un demi siècle que la famille Bongo gouverne le Gabon. Une alternance serait signe de bonne santé démocratique et un exemple ", avait-il exprimé dans un communiqué.


http://www.lesechos.fr/monde/afrique-moyen-orient/0211247468410-gabon-pourquoi-la-france-tourne-le-dos-a-ali-bongo-2024230.php?2fx5M5M7WDQaqWmK.99#Xtor=AD-6000

 

 

Onze trucs qui arrivent à chaque élection dans une dictature africaine

 

http://www.slateafrique.com/ 31/08/2016 à 13:03

 

Les résultats de l'élection présidentielle gabonaise du 27 août n'ont toujours pas été annoncés. Une caricature de scrutin truqué comme les dictateurs africains savent si bien le faire.

 

Après 49 ans de règne sans partage sur le Gabon et sa rente pétrolière, la famille Bongo tente de s'agripper à son fauteuil en truquant les résultats de l'élection présidentielle du 27 août qui a opposé Ali Bongo, le fils, à Jean Ping, ancien ministre et gendre d'Omar Bongo, le père.

 

Entre une annonce des résultats toujours repoussée, un score de participation indécent dans le fief des Bongo et des centaines de policiers déployés dans les rues de la capitale, le scénario du scrutin gabonais ressemble à une caricature d'élection organisée par une dictature africaine. 

 

1. Les candidats revendiquent la victoire avant le vote

2. La police se déploie dans les rues le jour de l’élection

3. Le leader de l’opposition est un ancien ministre

4. Le président sortant qui détourne l’argent du pétrole promet plus d’égalité

5. Le nombre de votants dépasse le nombre d’inscrits dans certaines circonscriptions

6. La télé nationale diffuse des documentaires animaliers le jour de l’élection

7. Internet ne fonctionne plus pendant l'élection

8. La commission électorale est composée de proches du président

9. L’annonce des résultats est repoussée de trois jours

10. Le résultat ne correspond pas au PV

11. L’ONU rapporte «quelques irrégularités» dans le processus démocratique

 

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 17:17

 

 

http://www.investiraucameroun.com/  jeudi, 01 septembre 2016 08:52

 

(Investir au Cameroun) - Les directeurs généraux (DG) des Douanes du Cameroun, du Tchad et de la République centrafricaine ont validé il y a quelques jours à Douala, la procédure du titre de transit unique (TTU) en zone Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale).

 

L’objectif du TTU est la facilitation et la sécurisation des opérations de transit par route ou par transport multimodal pour les marchandises importées ou manufacturées au Cameroun et destinées à la République centrafricaine (RCA) ou au Tchad. Plus spécifiquement, il vise, entre autres, la dématérialisation des procédures, la réduction des délais de transit sur les corridors Douala-Bangui et Douala-Ndjamena (passer de 12 à 6 jours), la simplification des procédures aux points de rupture de charge (Bélabo, Ngaoundéré, etc.),  la sécurisation des marchandises en transit par une meilleure traçabilité des opérations d’éclatement des cargaisons à partir du bureau Centralisateur, etc.

 

Sur un autre plan, au cours de la cérémonie de Douala, il y a eu la signature solennelle du protocole d’accord en matière d’assistance administrative mutuelle entre les douanes camerounaise et tchadienne. Le DG camerounais Fongod Edwin Nuvaga et son homologue tchadien Akouya Tchalet se sont engagés à renforcer la coopération entre leurs deux administrations, en vue de lutter contre la fraude et favoriser la mobilisation optimale des recettes budgétaires.

 

Sylvain Andzongo

 

Le Cameroun, le Tchad et la Centrafrique valident un titre de transit unique pour la circulation des marchandises
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