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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 11:41
 Lu pour vous : Qui sortira la Centrafrique de l’impasse ?

 

 

 

http://www.lanouvelletribune.info/  Par Eyangoh Ekolle 18 Déc 2015 à 04:53

 

S’il y a une dérive dont tout pays doit se prémunir, c’est certainement celle de refuser à travers sa loi fondamentale et par des actions concrètes, toute prise de pouvoir par la violence ou coup d’Etat.

 

Cette forme d’accession au pouvoir entraine deux sortes de conséquences : la joie des putschistes d’arriver au pouvoir et la tristesse des évincés à quitter les affaires. Ces conséquences antinomiques détermineront l’avenir du pays et pourront l’inscrire dans une spirale de violence. C’est le la triste histoire la Centrafrique, qui a vécu douloureusement la dictature de l’empereur Bokassa. Une page que ce pays croyait avoir tourné, avec l’arrivée au pouvoir d’Ange Félix Patassé. Malheureusement l’esprit du malin ne s’était pas éloigné du pays. Il a visité  François Bozizé et l’a inspiré de prendre le pouvoir par la violence, en chassant avec ignominie le Président Ange Félix Patassé. Le faisant, François Bozizié n’avait vu que le succès immédiat, il n’avait pas projeté l’avenir pour comprendre que son acte pouvait aussi inspirer d’autres acteurs. C’est ce qui  arriva lorsque Michel Djiotodia et sa bande ont servi à  François Bozizé le même déshonneur. Mais  ce énième coup d’Etat a été le plus malencontreux. Plongeant le pays dans l’instabilité sociopolitique et l’insécurité, malgré la présence des soldats de la Minusca et des forces françaises. C’est ce coup d’Etat qui a fait naitre en Centrafrique, des affrontements qui opposent des populations appartenant à différentes confessions. A l’image des dissensions qui opposent les membres de la Séléka aux antibalaka. Chaque camp étant soutenu par des élites et des opportunistes politiques qui encouragent ces affrontements la nuit et font des appels de retour à la paix le jour.

 

Le gouvernement de transition désigné installé sous la direction de Catherine Samba Panza au bord de l’essoufflement. Non pas qu’il est incompétent, mais parce qu’il a déjà entrepris tout ce qui est de son possible pour ramener la paix, sans succès. Les pays de la Cemac ont aussi joué leur partition, mais nul ne sait si les différents Chefs d’Etats qui participaient aux négociations, parlaient tous le langage de la vérité et de la sincérité. De nombreux espoirs étaient aussi fondés sur les accords de Brazzaville, malheureusement, du retour de Brazzaville, la violence a repris sans relâche. A chaque qu’on croit parti les démons de la violence, ils refont surfaces presque spectaculairement. C’est certainement dans la perspective de calmer les ardeurs et de ramener la paix dans ce pays, que le pape a décidé de se rendre dans le pays en novembre dernier. Lui qui auparavant depuis le Vatican, ne cessait de lancer des appels en direction de la Centrafrique.

 

Nombreux étaient les observateurs qui pensaient que cette visite du pape en terre centrafricaine, atténuerait ne fut-ce que de peu, ce climat de violence. Malheureusement, la paix n’a duré que le temps de la visité du pape. Le lendemain de son départ, des nouveaux affrontements faisaient une nouvelle  victime. Cet état des choses est cependant, loin de décourager les autorités de la transition et biens des acteurs de la communauté internationale qui croient encore en la possibilité d’aboutir à l’accalmie. Celle qui passe par le retour de l’ordre constitutionnel. Notamment l’organisation des élections présidentielles et la rédaction d’une nouvelle constitution.

 

L’adoption de la nouvelle constitution s’est faite par voie référendaire dimanche 13 décembre dernier les menaces qui pesaient sur les électeurs. L’autorité nationale des élections annoncent d’ailleurs la publication des résultats pour ce vendredi 18 décembre 2015. En attendant les élections présidentielles prévues pour le 27 décembre 2015. Mais la tenue effective de ces élections, reste sujette à caution. Puisque l’irruption d’un nouvel acteur perturbateur en la personne du colonel Nouradine Adama  depuis ce week-end, suscite des interrogations. Lui qui a hissé un drapeau à la gendarmerie de Ndélé en proclamant l’avènement d’un nouvel Etat : l’Etat du Logone. Pendant qu’on pense ramener à la raison les différents camps antagonistes, voici venue une autre thématique aussi plus préoccupante que les précédentes, celles de la partition du pays. D’où la pertinence de notre interrogation de départ : qui sauvera la Centrafrique ?

 

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 22:30

 

 

 

 

 

 

Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images
Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images
Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images
Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images
Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images
Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images
Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images
Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images
Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images
Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images
Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images
Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 22:04

 

 

 

Bangui - AFP / 17 décembre 2015 20h47 - Les électeurs de Bangui appelés à se prononcer lors du référendum constitutionnel centrafricain de dimanche ont voté OUI à 90%, avec un taux de participation d'à peine 30%, selon des résultats provisoires annoncés jeudi soir par le rapporteur général de l'Autorité nationale des élections (ANE).

Le OUI a obtenu 77.979 voix et le NON 8.984 voix, soit 90% de OUI et 10% de NON à Bangui, a déclaré à la presse Julius Ngouadé Baba, soulignant que le taux de participation s'était à peine élevé à 30% dans la capitale.

Les résultats des villes de province sont en partie parvenus au centre de traitement des données et le reste est en cours d'acheminement, a-t-il ajouté.

Lorsque tous les résultats seront compilés au niveau national, ils devront être validés officiellement. 

Près de deux millions de Centrafricains étaient appelés aux urnes dimanche pour approuver une nouvelle Constitution, première étape test avant la présidentielle et les législatives du 27 décembre, censées clore une transition à bout de souffle et sortir le pays de trois ans d'affrontements intercommunautaires.

Le vote a été émaillé d'incidents violents orchestrés par les opposants au processus électoral tant à Bangui qu'à l'intérieur du pays, notamment dans le nord-est.

Ces opposants appartiennent aux franges les plus radicales de l'ex-rébellion musulmane Séléka et des milices anti-balaka, chrétiennes et animistes, dont les leaders sont exclus de la course à la présidentielle. 

En raison de ces violences, le scrutin a été prolongé lundi dans certaines zones, notamment dans le quartier musulman PK5 de Bangui où des opposants au processus électoral avaient attaqué la veille à l'arme lourde des électeurs s'apprêtant à voter, faisant 5 tués et une vingtaine de blessés. 

Il s'est également poursuivi lundi en province, sous la protection des Casques bleus de la mission de l'ONU (Minusca), notamment dans plusieurs localités du nord-est où plusieurs incidents violents (tirs, menaces, intimidations) ont été rapportés dimanche.

Le projet de nouvelle Constitution soumis à référendum prévoit notamment la proclamation d'une 6e république, une limite du mandat présidentiel à deux exercices, la formation d'une Haute cour de justice et des dispositifs de lutte contre la corruption et de mise à l'écart des bandes armées.

La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, est plongée dans le chaos depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par l'ex-rébellion Séléka, elle-même finalement chassée du pouvoir par une intervention internationale menée par la France dans son ancienne colonie début 2014.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=659714 

Centrafrique: 90% de OUI à Bangui au référendum constitutionnel

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 19:48

 

 

 

 

 

Dans le cadre de son accompagnement du processus électoral et de la gouvernance démocratique en République Centrafricaine, la Coordination Nationale de l’Observatoire National des Elections (ONE) s’est déployée dans les huit (8) Arrondissements de la ville de Bangui et les quatre (4) circonscriptions électorales de Bimbo pour observer le vote du référendum constitutionnel, en prélude des élections présidentielle et législatives du 27 décembre 2015.

 

L’Observatoire National des Elections (ONE) est un réseau des réseaux d’organisations de la société civile Centrafricaine. Il est constitué de plus de quatre-vingt (80) organisations de la société civile Centrafricaine, reparties dans les réseaux que sont :

 

  • Réseau des ONG des Droits de l’Homme (RONGDH) ;
  • Réseau des organisations de confessions religieuses (catholiques, musulmans, protestants) ;
  • Réseau des organisations syndicales (CNTC, ANECA, USTC) ;
  • Réseau des organisations de minorités (Pygmée, Peulhs, Albi noces).
  •  

Dans le cadre du processus électoral  2015-2016 en République Centrafricaine, l’Observatoire National des Elections (ONE) bénéficie d’un accompagnement technique du National Democratic Institute (NDI) et de l’appui financier du National Endowment for Democracy (NED) pour observer le premier tour des scrutins présidentiel et législatifs du 27 décembre 2015.  De plus, l’observatoire National des Elections (ONE) travaille avec la Division des Droits de l’Homme de la MINUSCA dans le cadre du monitoring des Droits Humains avant pendant et après les deux tours des scrutins couplées des 27 décembre 2015 et 30 janvier 2016.

 

Le référendum constitutionnel étant considéré comme un scrutin test, avant les scrutins présidentiels et législatifs couplés des 27 décembre 2015 et 30 janvier 2016, la Coordination de l’Observatoire National des Elections (ONE) limitée par ses moyens ne  s’est déployée que dans les huit (8) Arrondissements de la ville de Bangui et ses environs (Bimbo) pour observer l’élection référendaire. Ce qui a permis aux observateurs déployés par  la Coordination  Nationale de l’ONE  de faire des constats et de formuler des recommandations.

  •  
  • CONSTAT
  •  

L’Observatoire National des Elections (ONE) a observé le référendum constitutionnel depuis la mise en place du Comité de vulgarisation et de la sensibilisation sur le projet de la Constitution, la campagne référendaire et le vote du 13 décembre 2015 et a constaté ce qui suit :

 

I.1- SENSIBILISATION  ET VULGARISATION DU TEXTE DE LA CONSTITUTION

 

L’Observatoire National des Elections (ONE) a noté avec satisfaction la mise en place par le Premier Ministre de la Transition d’un Comité chargé de la vulgarisation et de la sensibilisation sur le projet de la Constitution par arrêté n°034 du 10 novembre 2015.

 

 Cependant, l’ONE regrette que le texte du projet de la Constitution n’ait pas été vulgarisé en Sango la langue nationale de la République Centrafricaine, qu’aucune affiche du texte de la constitution n’ait été visible dans les quartiers ou même aux abords des Centres de Vote observés. A cela s’ajoutent l’absence de la sensibilisation des électeurs sur le référendum constitutionnel et sur les techniques de vote.  

 

I.2- CAMPAGNE REFERENDAIRE

 

L’Observatoire National des Elections (ONE) a observé toute la campagne référendaire dans les huit (8) Arrondissements de la Ville de Bangui et les quatre circonscriptions électorales de Bimbo malgré le contexte sécuritaire inadapté dans lequel est organisée l’élection référendaire. L’ONE se félicite de ce que la campagne référendaire ait été contradictoire entre les partisans qui militent pour le « Oui » et ceux qui militent pour le « Non ». La campagne référendaire s’est déroulée à Bangui conformément au délai légal et dans un climat favorable à la liberté d’expression, de réunion et de circulation.

 

I.3- LE SCRUTIN REFERENDAIRE

 

Le jour du vote du référendum Constitutionnel à Bangui le 13 décembre 2015, les électeurs Centrafricains se sont mobilisés devant leur bureau de vote pour exercer leur droit de vote. Ce qui  se traduit notamment par leur importante participation au scrutin référendaire, leur discipline et leur patience.

 

L’Observatoire National des Elections (ONE) a noté avec satisfaction quelques points dans certains Centres de Vote des 1er, 2ème, 5ème, 6ème, 7ème Arrondissements et les quatre Circonscriptions de Bimbo. Il s’agit de :

 

  • L’ccessibilité aisée des Centres de vote
  • Une atmosphère calme et sereine,
  • La présence discrète des forces de défense et de sécurité devant le lycée des martyrs à Bangui, qui procèdent à des fouilles des sacs que portent certains électeurs avant de leur donner accès au Centre de Vote,
  • Disponibilité des matériels électoraux
  • Présence effective des membres des Bureaux de Vote.
  •  

Cependant, l’Observatoire National des Elections (ONE) a également noté certains incidents critiques, des abus et violations des Droits Humains fondamentaux, des difficultés et dysfonctionnements de tous ordres qui ont émaillé le processus électoral.

 

Des incidents critiques

 

L’Observatoire National des Elections (ONE) regrette que dans le 3ème Arrondissement de la Ville de Bangui, plus précisément au Centre de Vote de l’école Koudoukou, le groupe armé Texas a brandit un drapeau et des affiches sur lesquels on pouvait lire « pas de vote ». Des tirs à l’arme automatique ont alors retenti provoquant la mort de deux à cinq  électeurs selon des sources non officielles. Le vote référendaire n’a pas eu lieu à l’école Koudoukou dans la journée du 13 décembre 2015 malgré l’important déploiement des forces de la MINUSCA censés sécuriser les opérations de vote.

 

Dans le 3ème, 4ème et le 8ème Arrondissement de la Ville de Bangui l’Observatoire National des Elections (ONE) regrette  que des grenades soient lancées dans les Centres de Vote de l’école Gobongo 1 et 2 puis à l’école Saint Jean de Galabadja occasionnant des cas de blessures parmi les électeurs.

 

Nous avons aussi constaté que dans tous les bureaux de vote de l’école Gobongo filles et garçons les présidents desdits bureaux ont terminé les opérations de vote à 16 heures 00 alors que plusieurs électeurs se trouvaient dans le rang. Selon le code électoral les personnes se trouvant dans les rangs sont les seuls qui doivent voter même si le bureau est fermé.

 

Des violations et abus des Droits Humains

 

L’Observatoire National des élections (ONE) a également relevé plusieurs cas de violations du droit de vote, notamment à l’école Notre Dame d’Afrique dans le 4ème Arrondissement et à l’école Ngouciment dans le 5ème Arrondissement où, les membres du Bureau de Vote ont refusé de faire voter des électeurs dont les noms figurent sur la liste électorale, qui ont présenté leur pièce d’identité, mais qui n’ont pas présenté de récépissé d’inscription sur la liste électorale. L’Observatoire National des Elections a en outre relevé le difficile accès des personnes handicapées dans les Bureaux de Vote. La faible participation des femmes au vote référendaire est remarquée dans les huit (8) Arrondissements et les quatre (4) circonscriptions de Bimbo.

 

De plus, dans le 3ème Arrondissement et plus précisément au quartier Gbaya Dombia, des hommes ont armes ont été observés en train de proférer des menaces de mort aux électeurs pour les dissuader de venir s’acquitter de leur droit de vote au Centre de Vote de l’école Gbaya Dombia. Ces bandes armées ont ensuite lancé des grenades dans l’enceinte du Centre de Vote provoquant des blessures et la débandade parmi les électeurs et des membres du Bureau de Vote.

 

Des difficultés et dysfonctionnements

 

L’Observatoire National des Elections (ONE) a noté que la confection et l’affichage des listes électorales, l’établissement ainsi que la délivrance des cartes d’électeurs ont constitué la source majeure des dysfonctionnements techniques relevés lors du déroulement de l’élection référendaire. Certains électeurs inscrits sur la liste électorale et détenteurs de leurs récépissés n’ont pas retrouvé leurs noms sur la liste. Tandis que d’autres électeurs dont les noms figurent sur la liste électorale, et qui ne sont pas détenteurs de récépissés (incendiés, pillés, égarés) du fait des crises intercommunautaires n’ont pas pu voter, malgré qu’ils aient présenté leur carte d’identité nationale ou leur passeport.

 

Dans le même registre, les insuffisances et irrégularités suivantes ont été constatées :

 

  • Le démarrage tardif des opérations de vote ;
  • La non disponibilité des cartes d’électeurs dans les bureaux de vote ;
  •  
  • La maîtrise insuffisante des règles et procédures par les membres de certains bureaux de vote ;
  • Le laxisme dans les procédures de vote ;
  •  
  • L’inadaptation des lieux désertés dans lesquels sont placés certains bureaux de vote ;
  • Le nombre élevé des cas de refus de vote à certains électeurs qui ont présenté des cartes d’identité nationale ;
  •  
  • RECOMMANDATION
  •  

Afin de remédier aux insuffisances et irrégularités constatées sur le terrain, l’Observatoire National des Elections (ONE) recommande :

  • La poursuite du renforcement des capacités des agents électoraux ;
  • Le choix des lieux plus adaptés pour abriter certains bureaux de vote du 3ème Arrondissement ;

 

  • Le renforcement du dispositif de sécurité des candidats, des électeurs et autres acteurs du processus électoral ;
  • L’intégration des forces nationales dans le dispositif de renforcement de la sécurité des scrutins ;
  • L’impression et la distribution des cartes d’électeurs ;
  • Faciliter l’accès des bureaux de vote aux personnes handicapées ;
  • Intensifier la sensibilisation des électeurs pour participer aux scrutins ;
  • Eduquer et sensibiliser les électeurs sur les techniques de vote ;
  • Augmenter le nombre des assesseurs par bureau de vote pour une meilleure gestion des opérations électorales ;
  • Permettre aux personnes qui ne possèdent pas leurs récépissés mais qui se trouvent sur la liste électorale de voter par dérogation comme l’exige l’ANE car ils ont été effectivement recensés ;
  • Permettre aux électeurs qui possèdent leurs récépissés et qui ne trouvent pas leur nom dans la liste électorale de voter par dérogation car c’est la faute de l’ANE s’ils ont été omis au cours du recyclage de la liste électorale.
  •  

L’Observatoire  National des Elections considère que l’élection référendaire est une élection test avant les scrutins présidentiels et législatifs, et constitue une étape majeure de la restauration de l’ordre constitutionnel. Pour la réussite de la fête démocratique lors des élections présidentielle et législatives, l’Observatoire National des Elections encourage l’Autorité National des Elections, la Société Civile, les Partis Politiques et les candidats à intensifier la sensibilisation des électeurs pour rehausser le taux de participation à ces scrutins à venir. Dans cet esprit, l’Observatoire National des Elections invite les parties prenantes du processus électoral à respecter le Code de Conduite qu’ils ont adopté et paraphé pour assurer la conduite apaisée de ces élections, qui permettront à la République Centrafricaine de traverser de l’autre côté de la rive où elle recouvrera la paix et la cohésion entre ces populations.

 

L’Observatoire National des Elections remercie l’opinion publique nationale ainsi que les électeurs pour la confiance qu’ils lui ont toujours manifestée.

 

Fait à Bangui le 15 Décembre 2015

 

Le Coordonnateur National

 

 

Me. Serge Soleil SERAMALE

DECLARATION DE L’OBSERVATOIRE NATIONAL DES ELECTIONS (ONE) SUR L’ELECTION REFERENDAIRE  DU 13 DECEMBRE 2015 EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 19:40
 ARGUMENTS DE CAMPAGNE par GBANDI Anatole

                              

 

    « Je vais ramener la paix, puis la prospérité. Je vais donner à la Centrafrique le lustre qu'il n'a jamais eu. Votez pour moi et vous allez voir comment je vais épater le monde ! »

 

    Ceux qui tiennent de tels propos feraient mieux de se taire. Car ils prennent le risque de se faire contrer par leurs compatriotes désabusés, et désormais peu enclins à gober n'importe quoi.

   

Comment comptez-vous réussir là où tout le monde a échoué ? Avec quels moyens allez-vous financer le désarmement, puisqu'il a été décidé de donner une prime aux criminels, au lieu de les châtier. 

 

1. PROPOSITIONS PRIORITAIRES

 

    Quelles sont vos propositions prioritaires ? On ne vous demande pas de reconstruire en cinq ans ce pays qu'on a mis cent ans à détruire. On vous demande la paix. Pour le paysan qui vit de sa terre. Pour les écoliers privés d'école. Et si vous voulez construire une deuxième université au pays, parlez-nous dès maintenant de son financement. Si vous souhaitez construire un lycée professionnel à Bouar et un autre à Bambari, détaillez dès maintenant leur financement. Si vous projetez de construire des routes dans les préfectures excentrées comme le Haut-Mbomou et la Vakaga, pour les rearrimer à la République, détaillez-nous leur financement ou alors considérez le projet comme une simple lubie démagogique et retirez-le de vos propositions prioritaires.

 

    Cette campagne présidentielle se fait dans des conditions particulières, sur fond d'inquiétude et de canonnade. La première règle pour tous les candidats sera de ne pas surenchérir dans le pessimisme ambiant. Des slogans du genre << C'est moi ou le chaos ! >> sont à bannir.

 

     Avant d'étayer les projets, les arguments de campagne doivent panser les plaies superficielles et cautériser les blessures profondes. Un mot de compassion peut valoir de l'or, quand il va tout droit au coeur. C'est pourquoi je considère que le meilleur << argument >> de cette campagne, loin d'être une phrase ou un discours pompeux, est un mot de deux syllabes comme Nola, comme Carnot, comme Bira, Comme Awè, le meilleur argument de cette campagne me semble être le mot << Pardon >> : qu'on doit demander non pas au pape François mais bien au peuple centrafricain. Pardon pour la faillite de l'Etat, Pardon pour la déroute des FACA, Pardon pour les exactions des mercenaires, Pardon pour les politiques de tout pour mon ethnie, rien pour les autres, Pardon pour les terribles souffrances infligées au pays...

 

2. LA TENTATION DE L'A-PEU-PRES

   

Amis présidentiables, vous avez beau être une trentaine, si second tour il y a, il ne concernera que deux d'entre vous. Ce qui me semble augurer d'une compétition acharnée, dans laquelle certains seraient tentés de jouer des coudes pour espérer tirer leur épingle du jeu. Mais n'oubliez jamais que votre pays n'est plus que ruines et que calamité. La démagogie sur les décombres d'un pays ne peut flatter que l'ego du démagogue.

 

     Dans une République qui n'existe que de nom, il me paraît très difficile de se départir de la camisole de l'à-peu-près, ou des approximations grossières. La tentation est alors grande pour chacun d'entre vous, les candidats, de faire un semblant de campagne, comme la Minusca et la Sangaris ont fait un semblant de désarmement, comme Samba-Panza a fait un semblant de règne.

 

    Le lecteur pourrait ici me reprocher de me citer, moi qui répugne à l'autocitation. En réalité, je complète ce que j'ai déjà dit dans une autre tribune. Si les candidats n'élèvent pas le niveau de leur campagne au diapason du modèle standard, le peuple votera du bout des lèvres, et nous aurons de nouveau un semblant de règne, lequel sera dès le départ, déconnecté du pays.

 

 GBANDI Anatole 

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 19:21

 

 

 

NOUAKCHOTT, 17/12/15 (Xinhua) -- La Mauritanie vient d'envoyer un contingent composé de 120 gendarmes pour prendre part aux opérations de maintien de la paix en Centrafrique dans le cadre de la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca), a-t-on appris jeudi de source militaire.

 

Ce contingent, qui a quitté Nouakchott mercredi soir, devra être suivi par 450 autres soldats mauritaniens, dont une douzaine d'observateurs, précise-t-on de même source.

 

Le mandat de ces troupes, "spécialement entraînées et formées pour faire face à des situations de maintien de la paix", doit durer un an, selon le ministère mauritanien de la Défense.

 

En 2014, la Mauritanie avait envoyé un contingent de 150 soldats à la force de maintien de la paix en Côte d'Ivoire (ONUCI)

 

La Mauritanie dispose d'une armée professionnelle d'un effectif de près de 12.000 hommes, dont des unités spéciales de lutte contre le terrorisme.

 

Elle a déjà eu à fournir une mission militaire médicale en Somalie et un contingent de quelques officiers pour le Darfour et des observateurs militaires en Syrie.

La Mauritanie envoie un contingent pour le maintien de la paix en Centrafrique

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 19:08

 

 

 

17/12/15 (AFP)

 

Le gouvernement centrafricain et la mission des Nations unies (Minusca) devraient "de toute urgence" chercher à mettre un terme aux violences sexuelles commises par des milices armées contre des femmes dans Bangui, a déclaré jeudi Human Rights Watch (HRW).

 

"25 cas de violences sexuelles ont été commises depuis le 26 septembre", au moment où des affrontements intercommunautaires ont de nouveau secoué la capitale, affirme HRW dans un communiqué reçu à Libreville. L'ONG ajoute que les auteurs de ces crimes accusent leurs victimes, femmes et filles, d'agir en faveur du camp adverse.

 

"Les autorités du gouvernement de transition et les Casques bleus de l’ONU, selon HRW, doivent agir en vue d’améliorer la protection des femmes et des filles et d’obliger les responsables à rendre des comptes".

 

Neuf cas de violence sexuelle se sont produits dans le camp de déplacés de M’poko, près de l'aéroport, et aux alentours "toutes ces zones étant largement contrôlées par des membres de la milice anti-balaka, en majorité chrétienne et animiste".

 

Les victimes ont affirmé que des miliciens anti-balaka les avaient violées en les accusant d'avoir acheté ou vendu de la marchandise aux musulmans dans l’enclave du PK5, le dernier quartier musulman de la capitale.

 

Le 27 septembre dernier, les anti-balaka ont ainsi barré la route à un groupe de six femmes au sud du camp de M’poko. Une des victimes a raconté que les anti-balaka lui avaient dit : "Vous allez au marché pour vendre des légumes aux musulmans pour qu’ils puissent avoir la force de venir nous tuer. Nous allons maintenant vous violer pour que vos amis musulmans sachent que vous êtes déjà mortes".

 

"Le camp de M’poko est principalement contrôlé par des milices anti-balaka (...). De nombreuses organisations humanitaires ne s'y rendent plus en raison du danger", affirme HRW.

 

Le 15 novembre, une femme de 26 ans a été violée par six musulmans armés qu’elle a identifiés comme étant des membres d'un groupe musulman d’autodéfense, alors qu’elle s’approchait d'un marché du PK5.

 

D’après elle, les hommes se sont approchés et lui ont demandé où se trouvait son mari. Lorsqu’elle a répondu qu’il avait été tué, un des agresseurs s’est exclamé : +Oh!, elle était mariée à un anti-balaka, on peut la prendre+".

 

Parmi les survivantes de viols que HRW a interviewées, quatre seulement ont consulté des médecins ou ont reçu une aide psychosociale.

A l'approche de la présidentielle et des législatives prévues le 27 décembre "de nombreuses organisations locales de défense des droits humains redoutent un regain de violence", ajoute HRW.

 

 

Viols d'enfants en Centrafrique: "échec flagrant" de l'ONU, selon des enquêteurs

 

17/12/15 (AFP)

 

Un groupe d'experts indépendants a dénoncé jeudi un "échec flagrant" de l'ONU dans la gestion des accusations de viol d'enfants par des soldats français et africains en République centrafricaine.

 

"Le résultat final a été un échec flagrant de la part de l'institution à réagir à ces accusations de manière significative", souligne le rapport du groupe de trois experts présidé par la juge canadienne Marie Deschamps.

Centrafrique: le gouvernement et l'ONU doivent lutter contre les violences sexuelles (HRW)

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 18:17
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : L’insuffisance des jouets du Noël déplorée par des commerçants et parents

 

http://rjdh.org  Par Sandrine Mbagna le 17 décembre 2015

 

A neuf jours de la fête de Noël, les commerçants de la capitale déplorent l’insuffisance des jouets sur les marchés. Certains parents se plaignent aussi par rapport au prix de ces jouets. D’après le constat fait par le RJDH, l’insécurité sur l’axe Bangui-Garoua-Mboulaï serait à l’origine de la rareté de jouets.

 

Cette année, les marchés de la ville de Bangui n’arrivent pas à offrir la foire aux guirlandes et jouets de toute sorte pour la fête de Noël, comme dans les années précédentes.

 

Au marché de KM5, du rond point Koudoukou jusqu’au niveau de pharmacie Sambo, nous n’avons vu aucun commerçant installé de jouets.

 

Devant le supermarché Amigos, nous avons trouvé un commerçant qui a installé quelques jouets au sol sous une table et explique que l’insécurité sur l’axe Bangui-Garoua-Mboulaï empêche les commerçants d’acheminer les produits sur Bangui.

 

« Nous avons des difficultés par rapport à l’insécurité sur l’axe Bangui Garoua-Mboulaï. Les commerçants n’ont pas envie de payer beaucoup de jouets puisque de fois en route, des hommes en armes pillent les convois. Ça fait que nous avons peur. Ce que je vends est arrivé en avion, mais le stock était vraiment insuffisant », a-t-il expliqué.

 

Au Petevo, nous n’avons vu aucune trace de jouets et guirlandes comme-ci le père Noël n’a pas visité ce marché.

 

Au centre-ville, quelques jouets installés à même le sol et certains commerçants ambulants circulent dans la ville avec peu des jouets qu’ils ont trouvés.

 

Danabien Sylvain est commerçant au marché central. Il est en train d’installer de petits vélos.  Pour lui, la vente des jouets est un commerce périodique. « Je ne peux pas prendre des risques pour rien, car les jouets et les guirlandes sont des commerces périodiques. Après la fête de Noel, les gens ne s’intéressent pas à cela, donc je préfère ne pas vendre des jouets cette année. Depuis ces derniers temps, les convois qui quittent Garoua-Mboukaye pour Bangui n’arrive pas à temps pour ne pas perdre j’ai seulement acheté des petits vélos », souligne-t-il.

 

Devant le super marché Rayan, nous avons trouvé le Père Noël dans son habit habituel, avec une clochette dans sa main. Il nous accueille avec un sourire chaleureux. Ici on sent quand même l’approche de Noel. Des musiques de Noel raisonnent. Deux jeunes filles sont devant le Père Noël. Elles dansent pour recevoir ceux qui viennent chercher des jouets.

 

A l’intérieur du super marché, une panoplie de jouets est installée, des hommes des femmes viennent chercher des jouets et des guirlandes.

 

Ursula, habite au quartier Boy-Rabe et est venue chercher des jouets. Elle se plaint des pris, « déjà à une semaine de la fête de Noël, les jouets sont très chères. Les poupées qui se vendaient à 3500 F cfa l’année dernière, se vendent à 7000 Fcfa. Ça sera très difficile cette année », note-elle.

 

A côté des acheteurs, des commerçants viennent aussi d’autres marchés pour chercher des jouets. Mais ils se plaignent par rapport au prix. « Cette année, nous avons constaté que les stocks de jouets ne sont pas suffisants et c’est vraiment chère. Nous qui sommes des revendeurs, nous avons des difficultés. Tu peux payer par exemple une voiture ici à 5000 Fcfa, mais tu pourras vendre dehors à combien ? », s’est-il interrogé.

 

Depuis le début de la crise dans le pays, en décembre 2012, l’approvisionnement des marchés centrafricains en jouets à l’approche de Noel pose problème.

 

 

Centrafrique : Les déplacés du 6ème arrondissement de Bangui regagnent progressivement leurs domiciles

 

http://rjdh.org  Par Bienvenue Marina Moulou-Gnatho le 17 décembre 2015

 

Des habitants du 6ème arrondissement notamment, des quartiers Fatima 1 et 2 et Gbatouri regagnent progressivement leurs domiciles après les évènements de septembre et octobre derniers. Ces derniers affirment être obligés malgré l’insécurité toujours persistante.

 

Nous sommes devant l’école Fatima Garçon. Le secteur est calme. La majorité des portes des maisons reste fermée. Les habitants sont tous chez eux, certains sont collés à leur poste récepteur sous le manguier. Des passants et certains conducteurs de moto sont visibles sur la voie qui mène à l’église Christianisme Céleste de Gbatouri.

 

Devant le siège de l’ONG Enfant Sans Frontière, nous avons rencontré Max Well Ligouna qui habite le quartier Cattin. Il nous montre son itinéraire « j’emprunte toujours cette voie pour rejoindre Cattin, mais suite aux derniers évènements, nous étions obligés de contourner par Béthanie. Après avoir constaté une accalmie, les gens entrent au Km5. C’est depuis deux semaines que nous avons repris cet axe », a-t-il expliqué.

 

En descendant un peu sur cette même ruelle, nous avons rencontré Patricia Elewoagni assise devant sa maison, elle n’a mentionné aucune présence de forces nationales et internationales dans le secteur. « Nous avons regagné notre quartier depuis deux semaines. Mais à 17h nous sommes déjà au lit car nous craignons pour notre sécurité car il n’ya même pas les forces nationales et internationales pour sécuriser le secteur. C’est seulement Dieu qui nous protège », a-t-elle expliqué.

 

Quittant l’église Christianisme de Gbatouri pour sortir devant le Bar Bercy, nous avons rencontré un groupe de jeunes, qui habitent le secteur. « Lorsque la tension était vive, nous avions quitté le secteur. Mais nous sommes toujours là le soir pour surveiller nos maisons à cause des voleurs. Le calme n’est pas totalement revenu, c’est seulement ces trois derniers jours qu’on n’a pas entendu des détonations d’armes », a mentionné Prince Yangue, l’un de ces jeunes.

 

Les habitants du secteur justifient la timide circulation sur l’avenue CEMAC par l’insécurité dans la zone « c’est ce qui empêche les conducteurs de reprendre cet axe car ils ont peur d’être agressés. Mais après le travail de la Minusca, la circulation commence à reprendre petit à petit », a souligné sous l’anonymat un autre jeune.

 

Malgré ce retour progressif, de nombreux habitants du secteur se trouvent sur le site des déplacés.

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 13:51

 

 

 

 

 

 

Programme de campagne électorale du candidat n° 4 Martin ZIGUELE
Programme de campagne électorale du candidat n° 4 Martin ZIGUELE
Programme de campagne électorale du candidat n° 4 Martin ZIGUELE

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 12:25

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

 

 

Bangui, le 17 décembre 2015 – La MINUSCA reste déterminée à sécuriser le processus électoral en cours en Centrafrique comme en témoigne le déplacement du Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, ce mercredi à Kaga Bandoro en compagnie de quelques ambassadeurs. L’objectif était de voir sur place les conditions dans lesquelles a eu lieu le référendum de dimanche ainsi que les préparatifs pour les prochains scrutins. Déclaration faite par le porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro au cours de sa conférence de presse hebdomadaire du 16 décembre 2015.

 

Vladimir Monteiro a noté que le Conseil de sécurité s’est penché lundi 14 décembre 2015 sur la Centrafrique, au lendemain du référendum constitutionnel. L’occasion pour le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, ainsi que le Représentant spécial et Chef de la MINUSCA de s’adresser aux membres du Conseil.

 

En outre, il a indiqué que la Force de la MINUSCA est intervenue ce mardi à Ndélé, dans la prefecture de Bamingui-Bangoran (nord-est), et contrôle désormais les points stratégiques de la ville. L’intervention a eu lieu après que des éléments du FPRC aient hissé un drapeau de ce mouvement au poste de gendarmerie locale dans la nuit de lundi. La MINUSCA et ses partenaires stratégiques poursuivront la mise en oeuvre du plan de sécurisation du processus électoral pour permettre aux électeurs centrafricains de voter en toute sécurité lors des prochains scrutins. Toute fois, la Minusca met en garde le FPRC et tout groupe armé qui tenteraient de perturber la paix et empêcher la poursuite du processus électoral que ce soit à Ndele, à Bossangoa ou partout ailleurs sur l’ensemble du territoire national. Enfin, la MINUSCA et l’ensemble du système des Nations Unies ainsi que la communauté internationale restent aux côtés des autorités de transition et du peuple centrafricains pour les accompagner dans leur marche vers un retour à l’ordre constitutionnel et à la stabilité.

 

Quant au precessus du DDR, le porte parole a signifié que Les opérations de pré-DDR se poursuivent sur le terrain dans les localités de Bouar, Kaga Bandoro, Bambari, Birao et Bria.

 

Pour sa part, le Lieutenant Konseiga Salifou porte-parole de la police de MINUSCA a indiqué que la Force Militaire de la MINUSCA, ainsi que les forces internationales ont travaillé de concert avec les Forces de Sécurité Intérieure, à savoir la Police Centrafricaine et la Gendarmerie Nationale, dans le cadre de la protection de la population, principalement sur la sécurisation du processus électoral. Le Commissaire de la Police MINUSCA et le Général, commandant la Force Militaire de la MINUSCA, ont personnellement coordonné les opérations de sécurité sur le terrain. Les forces de la MINUSCA ont réagi à plusieurs attaques. Les malfaiteurs ont tiré des balles et lancé des grenades qui ont fait des morts,  des blessés dont trois casques bleus. En outre, trois (03) présumés individus ayant participé à l’attaque contre les forces de la MINUSCA ont été appréhendés et conduits à SRI.

 

A noter que les UNPOL, avec les Policiers et Gendarmes Centrafricains ont assuré la sécurité des centres de vote, jusqu’au dépouillement.

 

De son côté, le Lieutenant-Colonel Adolph Manirakiza a indiqué qu’en  plus de ces activités de soutien au processus électoral, la force a continué ses missions de protection de la population civile par des patrouilles régulières de jour comme de nuit. Dans le secteur Ouest, les localités de Beloko, Bouar, Boali, Bossembele, Yaloke, Bocaranca-Yelewa et Bossangoa ont été régulièrement fait objet d’attention particulière. Dans le secteur Centre, les patrouilles ont été multipliées dans Kaga Bandoro, sur les axes Kaga Bandoro, Mbres, Dekoa, Yapara, Botto et Grevai ainsi qu’à Ndele et Bambari, Ngakobo et Kouango. L’opération d’escorte de véhicules commerciaux a aussi continué au cours de la semaine passée sur tous les axes. 404 véhicules ont bénéficié de la protection de la Force de la Minusca, 92 sur la MSR-1 et 312 sur les MSR2-3. 2713 véhicules commerciaux ont été acheminés de Beloko à Bangui depuis juillet 2015 a-t-il conclu.

LA MINUSCA DETERMINEE A SECURISER LE PROCESSUS ELECTORAL POUR UNE ELECTION APAISEE EN CENTRAFRIQUE

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