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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 12:13

 

 

 

 

 

 

(La Voix de l'Amérique) 12/04/14

 

Le gouvernement de la République centrafricaine RCA) considère le vote de jeudi aux Nations unies (ONU) en faveur du déploiement d’une force onusienne de maintien de la paix de près de 12.000 casques bleus en RCA comme « un bon début », mais il s'interroge sur la viabilité du calendrier de la mission.

 

Dans une interview avec Nathalie Barge, la porte-parole du gouvernement centrafricain, Gisèle Bedan, a émis une certaine réserve sur le délai lointain du 15 septembre prévu pour le déploiement de la nouvelle mission intégrée des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA). Septembre, c’est bien loin, si l’on considère que la Centrafrique est en proie à la violence et l’anarchie.

 

Ce vendredi, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) s’est déclaré « extrêmement préoccupé » par les informations selon lesquelles les milices anti-Balaka, à majorité des chrétiens, attaquent toujours des civils qui tentaient de fuir le pays. Car l’exode massif des musulmans se poursuit.

 

La porte-parole du HCR, Melissa Fleming, a dit que ces deux dernières semaines, les réfugiés sont arrivés au Cameroun avec des blessures d’armes à feu et de machettes. Un nombre croissant arrivent « dans un état physique épouvantable », ayant dû emprunter des chemins détournés pour échapper aux anti- Balaka, a-t-elle ajouté.

 

Les anti-Balaka ont vu le jour en 2013, en réaction aux meurtres et pillages commis à l’époque surtout par les Séléka, des miliciens à majorité musulmans.

 

http://www.lavoixdelamerique.com/content/la-rca-sinterroge-s...

 

 

(Gisèle Bedan)

La RCA s'interroge sur la viabilité de la date de déploiement de la MINUSCA
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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 12:11

 

 

 

 

 

 

BANGUI, 12 avril 2014 (AFP) - Plus d'un millier de musulmans jusqu'alors réfugiés dans deux sites à Bossangoa, dans le nord de la Centrafrique, pour échapper aux violences des milices anti-balaka, ont tous quitté la région en direction du Tchad voisin, a-t-on appris auprès de la gendarmerie de la ville samedi.

 

"Plus aucun musulman ne reste à Bossangoa. Tous ceux qui vivaient retranchés à l'école coranique et au niveau de l'évêché, ont quitté la ville jeudi en direction du Tchad. Ils ont été escortés par des éléments de la force africaine jusqu'à la frontière entre le Tchad et la République centrafricaine", a affirmé une source au sein de la gendarmerie.

 

"La tendance à Bossangoa est au retour des populations dans les quartiers mais les musulmans ont estimé qu'ils n'étaient pas en sécurité et que seul leur départ pourrait leur garantir la vie", a ajouté la source.

 

Courant septembre, des violences avaient éclaté dans la région de Bossangoa, à 150 km de la frontière tchadienne, et celle de Bouca voisine. Les anti-balaka, milices d'auto-défense à majorité chrétienne, ont attaqué et tué des civils musulmans entrainant des représailles de la Séléka, ex-rébellion de majorité musulmane, alors au pouvoir. Au moins 150 personnes ont été tuées et plusieurs centaines d'autres blessées.

 

Sur une grande partie de son territoire, la Centrafrique s'est enfoncée dans un cycle de tueries interreligieuses après des mois d'exactions essentiellement contre les chrétiens, perpétrées par les combattants de la coalition Séléka qui avaient pris le pouvoir à Bangui le 24 mars 2013 avant de devoir le quitter en janvier dernier.

 

Ces violences avaient ont provoqué la fuite des populations civiles chrétiennes comme musulmanes à Bossangoa et dans d'autres villes.

 

Depuis la fin du régime des Séléka et leur désarmement par les forces française et africaines, les musulmans, souvent associés aux ex-rebelles et désormais sans défense se sont retrouvés en proie aux pires représailles de la part des milices anti-balaka. C'est par dizaine de milliers qu'ils fuient le pays depuis plusieurs mois.

Centrafrique: tous les musulmans de Bossangoa sont partis pour le Tchad
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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 11:53

 

 

 

 

 

 

BANGUI, 12 avril 2014 (AFP) - Le musée national Barthélémy Boganda n'a plus de stores, plus de vitres, plus de portes. Saccagé par les violences qui ont éclaté en décembre dans Bangui, il est fermé au public. Et, comme si la nature devait ajouter au désastre humain, construit sur un terrain marécageux, il s'enfonce inexorablement dans la terre.

 

Sa jeune directrice à l'élégante coiffure, Albertine Ouaboua, est cependant présente à son bureau sans porte, fidèle au poste. "Venez seulement à partir de 10 heures, avait prévenu la veille le vigile, car, comme les gens ne sont plus payés, ils viennent en +saccades+".

 

Elle tient d'abord à préciser que, d'emblée, l'histoire de l'unique musée national était mal partie. "Il a été construit en 1950 sur un terrain marécageux pour abriter une clinique. Et puis, après l'époque coloniale, il est devenu la résidence du père fondateur de la nation, Barthélémy Boganda, avant de devenir musée en 1965".

 

"Seulement, la maison commence à s'affaisser, l'eau coule constamment à l'arrière, regardez ces lézardes dans les murs".

 

De plus, ajoute-t-elle, "il ne répond pas aux normes universelles d'un musée, la lumière, trop directe, abîme les collections". N'empêche, ce musée ethnographique était ouvert jusqu'au 5 décembre 2013, jour où l'attaque des milices anti-balaka contre la rébellion des ex-Séléka embrasa Bangui.

 

Un mois plus tard, début janvier, la directrice revient au musée et elle trouve, éparpillées dans l'herbe sauvage, des pièces de collection : des photos en noir et blanc, des poteries, des instruments de musique, des couteaux de jet, des arcs sans flèche. Ils sont encore là, éparpillés sur le rebord intérieur de la fenêtre de son bureau, à côté d'une chaise métallique à laquelle on a arraché tout le dossier.

 

"Ils ont vraiment eu le temps de piller, mais il reste encore des collections qui n'étaient pas exposées, faute de place".

 

"On voit que ce n'était pas des antiquaires, ils auraient préféré ne trouver que des ordinateurs", observe-t-elle.

 

Elle relève que ce sont les calebasses des Peuls (pour boire) et, surtout, les bâtons de commandement qui ont été volés.

 

"Les bâtons de commandement détiennent des pouvoirs mystiques, explique Mme Ouaboua, ils sont remplis de puissances, bénéfiques ou maléfiques selon la volonté de celui qui les possède. Ils sont faits de certains arbres de la forêt et se transmettent".

 

Les yeux de la directrice s'illuminent lorsqu’elle parle ethnographie mais s'assombrissent vite lorsqu'elle évoque l'ampleur des dégâts, l'insécurité constante, l'hypothétique financement qui serait nécessaire pour renflouer le vieux rafiot patrimonial.

 

- Le musée de la femme saccagé -

 

"Nous sommes confrontés à un problème crucial. Nous ne cessons de constater les cas de vandalisme accumulés depuis. Même maintenant, la nuit, des gens continuent de venir voler".

 

Il leur faut trouver l'argent pour renforcer le dispositif de sécurité. Et, en attendant, Madame la directrice vient tous les jours à son poste. Même si elle n'est plus payée depuis cinq mois, comme les autres fonctionnaires du musée, et de beaucoup d'autres administrations.

 

"J'ai un chef au dessus de moi. Si je ne viens pas, il me sanctionnera".

 

Elle ajoute: "depuis le 24 mars 2013 (prise de pouvoir par la rébellion Séléka), nous n'avons plus de paix".

 

Elle sourit malgré tout en racontant la litanie des plaies personnelles et collectives de son pays à la dérive. Elle se trouvait à la sortie nord de la ville le samedi 29 mars lorsque des Tchadiens de la force africaine ont ouvert le feu sur une foule. "Il y a eu tant de morts, que j'ai perdu connaissance".

 

Pourquoi sourit-elle toujours dans son bureau du musée national dévasté?. "Si on reste triste, on va tomber malade".

 

Hypothétiques touristes, ne cherchez pas d'autres musées à visiter dans Bangui: "le musée de la femme a été complètement saccagé, on ne peut même pas y trouver une aiguille, et celui des Peuls a été brûlé".

Le musée national de Bangui, saccagé par les violences, à la dérive
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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 10:50

 

 

 

 

 

par RFI  11-04-2014 à 16:03

 

 

En Centrafrique, un accrochage a eu lieu à Bria, dans l'est du pays entre les troupes de la Seleka et les forces internationales (Misca et Sangaris). Un chauffeur des ex-rebelles aurait été tué, ainsi qu'un jeune atteint d'une balle perdue. Deux soldats du contingent Misca de la République démocratique du Congo auraient été blessés.

 

Les forces internationales Sangaris et Misca sont en train de se déployer vers l'est du pays un territoire encore contrôlé par la Seleka. Depuis l'arrivée de ces forces internationales mardi dernier à Bria la situation est assez tendue avec les ex-rebelles. Les habitants joints par RFI disent que des manifestations ont été suscitées par la Seleka pour essayer de dissuader les forces africaines et françaises de rester. Un petit groupe de jeunes aurait été mobilisé pour jeter des pierres contre les troupes internationales.

 

Jeudi, il y a eu à nouveau des jets de pierres contre les militaires de Sangaris et de la Misca. Il y a surtout eu une embuscade des Seleka aux abords de l'hôpital. Selon nos informations, les ex-rebelles ont ouvert le feu sur des éléments de Sangaris qui venaient de l'entrée de la ville. Des renforts de la Misca sont arrivés. Un chauffeur de la Seleka aurait été tué. Un jeune aurait été fauché par une balle perdue. Deux soldats du contingent congolais de la Misca auraient été blessés.

 

Un représentant local de la Seleka tient, lui, une version radicalement différente des faits. Il affirme que les ex-rebelles n'ont pas du tout été engagés dans l'accrochage et que celui-ci était un face à face sanglant entre les forces internationales et la population. Des affirmations qui provoquent la colère d'un habitant joint par RFI : « La Seleka veut faire partir les forces internationales de la ville, dit-il, mais si Sangaris et la Misca se retirent de Bria, ce sera le carnage ».

 

 

(un combattant Séléka à Bria)

RCA : tensions à Bria après le déploiement des forces internationales
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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 10:38

 

 

 

 

 

11 AVRIL 2014  

 

CENTRAFRIQUE : MARCHANDS D’ARMES PENDANT QUE LES CENTRAFRICAINS TOMBENT SOUS LES ARMES VENDUES PAR EUX. ILS GOBERGENT ET SE FROTTENT LES MAINS EN SILENCE

 

LA LIBYE

 

Les initiateurs des raides aériens sur la Libye. Sarkozy, Cameron et B.H.L. se claquemurent depuis, dans un silence monacal. Savaient ils que, par leur saillie précipitée ils allaient plonger l’Afrique dans des sanglants conflits ? Ils étaient parfaitement au courant des arsenaux sophistiqués que la France et les pays occidentaux ont vendu à la Libye. A l’époque ou Kadhafi le Magnifique plantait sa tente de bédouin dans les jardins de Marigny. Tout près de l’Elysées. Ils ont ouvert la boite à pandore. Ils n’ont pas prévu le service après raide. Aujourd’hui, c’est un jeu d’enfants de trouver sur les marchés de Bangui et d’ailleurs des armes de toutes sortes. Kalachnikovs, grenades. Même les machettes sont fabriquées en Occident. Il est par contre très difficile de trouver du manioc, du, riz des bananes, de la viande de l’eau et autres denrées de première nécessité. ETAT DES LIEUX Ces cinq dernières années, les ventes d’armes, en direction, de l’Afrique ont progressées de 273 % (source : SIPRI) Comment cela se fait il ? Puisque, en Centrafrique et ailleurs sur le continent Il n’y a pas d’usines d’armements. A l’exception peut-être de l’Afrique du Sud. Le marché mondial est au 2/3 entre les mains des Américains avec 30%. Ensuite les Russes et les, allemands 9%.( rapport SiPRI) qui ont généré 411 milliards de dollars. De parts de marché de la vente d’armes dans le monde en 210. Pendant que les marchands de la mort se bâfrent en silence, les Africains continuent de tomber, comme des mouches. Sous les balles, de leurs fusils. Les foyers des conflits armés, fleurissent un peu partout sur le continent noir. Entretenus d’une part, par ceux qui veulent à tout prix contrôler les immenses gisements de matières premières du sous /sol africain. Pour cola, il faut que l’Afrique, reste dans un chaos, une corruption et une gouvernance de prédateurs ? Permanente. Du Niger au Sud Soudan ? en passant par le Centrafrique et la République Démocratique du Congo etc. CE ne sont que fureurs et fracas des engins de la mort. Ce ne sont que des cohortes des réfugiés, fuyants leurs villages assiégés. Ce sont des enfants affamés, en pleurs, devenus des parias dans leur propre pays. CE sont les maladies infectieuses, avec des cadavres dans des linceuls sommaires.

 

QUI A FINANCE ET ARME LA SELEKA ?

 

Une omerta indicible, tétanise la presse occidentale et locale, sur la question essentielle des marchands des canons. C’est la quadrature du cercle qu’il faut résoudre. Afin de démêler les trames de la permanence des conflits armés, sur le continent noir. Imaginer ! Aucune machette, Aucune lance- roquette. Aucune Kalachnikov etc. n’arrivent, sur le marché d’armes africain. Les conflits ne disparaitront pas mais ne seront plus alimenté. Ils diminueront à coup sure d’intensité. A la longue, faute de carburant, s’estomperont. C’est pourquoi, il faut inlassablement, dénoncer les marchands d’armes. Quand on observe les quantités et la modernité des armes saisies à Bangui, par les SANGARIS ET LA MISCA on est enclin a se demander, avec insistance : Qui sont les financiers ? Les pays exportateurs nous les connaissons. Les intermédiaires sur le continent aussi. (Ces armes auraient pu commencer à équiper l’Armée Nationale Centrafricaine). C’est la troisième fois que des rebelles centrafricains fortement armés. Soutenus par des mercenaires. Font main basse sur la R.C.A sans coup férir. Ils surgissent toujours du nord et du nord-est. On n’est pas loin de penser que ces rebelles, se regroupent et s’équipe dans ces régions. Limitrophes du Tchad, du soudan et du Darfour. Il faudra impérativement un jour affronter les marchands de la mort qui compromettent le développement et l’avenir de notre Continent. L’Union Africaine doit engager des actions fortes pour réglementer la circulation des armes. La Réconciliation Nationale en Centrafrique, passe aussi par le désarment, des factieux et des bandes. Le contrôle strict des armes. C’est une nécessité injonctive.

 

DE Kitiki Akouissonne 11/04/2014

Lu pour vous : CENTRAFRIQUE: MARCHANDS D'ARMES par PAR JOSEPH AKOUISSONNE
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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 10:27

 

 

 

 

 

Brazzaville, 10 avril 2014 – Les effets collatéraux de la crise centrafricaine sur le Congo était au centre d’un entretien entre le Président Denis Sassou N’Guesso et le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique centrale, M. Abou Moussa, le 10 avril à Brazzaville. Son impact socio-politique et sécuritaire a meublé leurs échanges, qui se sont déroulés en présence du Dr. Fatoumata Binta Diallo, Représentante de l’OMS et Coordinatrice résidente par intérim du Système des Nations Unies au Congo. Ils ont exprimé le vœu que la République Centrafricaine (RCA), où environ 12 000 casques bleus seront déployés en septembre prochain, retrouve rapidement la paix afin d’ouvrir la voie à la reconstruction du pays et au développement de ses infrastructures démocratiques.

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique centrale a renouvelé au Chef de l’Etat congolais la gratitude des Nations Unies pour la contribution de son pays à ce vaste chantier ainsi que pour les efforts qu’il déploie comme médiateur de la CEEAC pour favoriser la stabilité en RCA. Pour M. Abou Moussa, les Centrafricains eux-mêmes doivent s’impliquer davantage dans ce processus, y compris en œuvrant sans relâche pour la réconciliation nationale. Il avait insisté sur cette question lors de ses rencontres le 9 avril avec les Ministres de la Défense (M. Charles Richard Mondjo), de l’Intérieur et de la Décentralisation (M. Raymond Zéphirin Mboulou) et des Affaires sociales, de l’Action humanitaire et de la Solidarité (Mme Emilienne Raoul).

 

M. Abou Moussa, par ailleurs chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), estime que l’aboutissement d’un tel processus pourrait constituer un début de solution à la situation de plusieurs personnes déplacées ou contraintes de quitter la RCA pour demander un abri ailleurs. Les conséquences humanitaires des violences actuelles en RCA sont en effet préoccupantes compte tenu des difficultés auxquelles sont confrontés les réfugiés accueillis par les pays voisins. D’après les estimations récentes du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), il y en a 13 875 dans le département de la Likouala (Nord du Congo), dont 80 % à Betou, près de la frontière avec la RCA. L’ONU et ses partenaires sont mobilisés, aux côtés du gouvernement congolais, pour répondre aux urgences.

 

Cependant, lors d’une réunion le 9 avril avec les agences du Système des Nations Unies puis avec les acteurs humanitaires, l’attention du Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique centrale a été attirée sur les nombreux défis auxquels font face les différentes parties prenantes. Le Programme alimentaire mondial (PAM) signale par exemple la menace d’une rupture de stock des céréales en juillet prochain, faute de moyens suffisants. Le HCR et l’UNICEF déplorent l’indisponibilité des enseignants qualifiés dans les écoles qui ont accueilli les élèves réfugiés, notamment dans la zone de Betou où 1700 réfugiés centrafricains de 6 à 12 ans sont inscrits. Sur le plan sanitaire et de l’assainissement, on note que les « latrines en construction ne pourront pas couvrir les besoins de 100 % des réfugiés sur place ». Au cours d’une séance de travail avec les membres du corps diplomatique, M. Abou Moussa a lancé un appel afin que ces derniers alertent leurs capitales respectives sur la nécessité d’augmenter leur assistance humanitaire aux organisations concernées.

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique centrale poursuivra ses actions de plaidoyer à Kinshasa (République démocratique du Congo) du 11 au 15

avril. Les représentants de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), du Centre des Nations Unies pour les droits de l’Homme et la démocratie en Afrique centrale (CNUDHD-AC) et du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en RCA (BINUCA) font partie de sa délégation.

 

© Camer.be : Correspondance particulière, Norbert Ouendji responsable de l’Information publique I, Libreville Gabon

CONGO BRAZZAVILLE: LA CRISE CENTRAFRICAINE AU CŒUR D’UN ENTRETIEN ENTRE LE CHEF DE L’UNOCA ET LE PRÉSIDENT CONGOLAIS
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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 10:19

 

 

 

 

 

Yaoundé, 09 Avril 2014 © Peter Kum | Cameroon-Info.Net

 

Catherine Samba-Panza a promis de faire interpeller l’ancien Chef d’Etat Centrafricain si jamais «il revient à Bangui».

 

Le Président déchu de la République Centrale Africaine n’est pas seulement dans le collimateur de la France. Il est aussi dans le viseur de la Présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza. Dans une interview accordée à la Radio France Internationale, madame la Présidente de la transition annonce que dès le moment où François Bozizé mettra pied dans son pays la RCA, il sera interpellé. En dédouanant le président démissionnaire Djotodia, la Présidente de la transition accable plutôt Bozizé dans la crise que traverse les centrafricains: "Michel Djotodia ne fait pas l'objet d'une procédure. En revanche, des mandats d'arrêt ont été émis contre François Bozizé. Le jour où il reviendra, nous les ferons jouer". Catherine Panza-Samba affirme avoir échangé déjà avec la procureure de la CPI et serait prête à l’aider: «J'ai échangé avec la procureure de la CPI et lui ai affirmé être disposée à l'aider. Ceux qui ont commis des actes graves devront en répondre», dit la présidente. 


Après son renversement, en mars 2013 par les rebelles de la Séléka, François Bozizé a circulé entre le Cameroun, la France, le Kenya, l'Ouganda et le Soudan du Sud avant de déposer finalement ses valises à Kampala, où il bénéficie de la bienveillance des autorités ougandaises. Le Chef de l'Etat déchu a toujours nié être derrière les anti-balaka, se limitant à les considérer comme des "résistants". Mais un enregistrement audio circulant depuis plusieurs jours sur Internet confirme ses liens avec des commandants de cette milice.

 
Selon le ministre français de la défense, François Bozizé et les membres de sa famille manipulent les groupes qui font la chasse aux musulmans. «Bozizé et ses fils jouent un rôle insupportable», estime le ministère français de la défense. Le bureau du procureur de la CPI a ouvert le 7 février, un examen préliminaire, étape préalable à une enquête officielle, sur les crimes commis en Centrafrique depuis septembre 2012.

Lu pour vous : RCA: François Bozize dans le viseur de la présidente de la transition
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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 10:13

 

 

 

 

 

http://oeildafrique.com/   by Marie Hélène Sylva on 11th-avril-2014

 

A l’heure où l’ONU vote l’envoi de 12 000 hommes en Centrafrique, Annette Yoram Laokolé coordinatrice du Conseil National pour le Changement et la Démocratie du Tchad (CNCD) revient sur le retrait des troupes tchadiennes de la Misca et livre son regard sur le régime Déby. 

 

Œil d’Afrique : Comment expliquez-vous l’intensification des relations entre la France et le Président Deby, malgré son rôle pour le moins ambigu dans le conflit centrafricain ?

 

Annette Laokolé : Nous avons à maintes reprises, attiré l’attention des autorités françaises sur le rôle néfaste d’Idriss Déby  dans la crise en RCA. Il en est l’un des principaux instigateurs et l’associer à la résolution de ce conflit était une erreur d’appréciation monumentale. Devant les exactions récurrentes attribuées aux milices de Déby et leur impopularité dans la population centrafricaine et l’opinion internationale, les autorités françaises semblent enfin entendre raison et consentir à  écarter le dictateur tchadien du dossier centrafricain. Le retrait de sa soldatesque  de la MISCA en RCA, contrairement aux déclarations courroucées du gouvernement tchadien, est à notre avis, une injonction de la France, son principal soutien. De même il a cédé sur la question de l’envoi des troupes onusiennes en RCA après son entrevue à l’Elysée ainsi que de démissionner son poulain Michel Djotodia du pouvoir. Les relations sulfureuses que la France continue d’entretenir avec certains despotes en Afrique, ne sont pas de nature à l’honorer. Elles sont de plus en plus décriées par les africains mais aussi par une frange de plus en plus importante de citoyens français. Au moment où nous commémorons le 20ème  anniversaire du génocide des Tutsis au Rwanda et où l’implication de la France dans cette horreur à travers son indéfectible soutien au régime génocidaire de Juvénal Habyarimana refait surface, la rupture avec cette tradition « gaullienne  françafricaine » doit s’imposer comme un impératif à cette nouvelle classe politique française, plus jeune et plus moderne qu’incarne François Hollande.

 

ODA : Dans l’édition du magazine « 54 Etats » de mars 2014, Mahamat Ali Nassour, secrétaire général adjoint du MPS (Parti du Président Idriss Déby), félicitait le régime d’avoir « chassé le dictateur sanguinaire Habré et rétabli la paix entre chrétiens et musulmans » au Tchad. Que vous inspirent ces déclarations ?

 

A.L : M. Mahamat Ali Nassour, tente sans doute de faire table rase de la coresponsabilité d’Idriss Déby dans les  innombrables crimes durant les huit ans de régime d’Hissène Habré et  feint d’ignorer ceux perpétrés depuis son accession au pouvoir en 1990, porté par les services secrets français et soudanais.  Le bilan du pouvoir MPS est un désastre à tout point de vue. C’est une dictature foncièrement clanique et prédatrice, qui ne recule  devant aucun moyen pour réduire au silence les voix discordantes d’où qu’elles viennent indistinctement de toute considération confessionnelle ou régionale. Les membres du clan jouissent de tous les droits sur les autres citoyens du pays (M. Mahamat Ali Nassour lui-même est un membre influent de ce clan). Toutes les organisations internationales des droits de l’homme sont unanimes, ce régime se caractérise par les violations systématiques des droits fondamentaux des tchadiens, la liquidation physique d’ opposants, de journalistes et de militants des droits de l’homme dont les plus emblématiques sont les assassinats de Me Behidi, président de la Ligue tchadienne  des droits de l’homme  en février 1992 et bien sûr le Prof. Ibni Oumar Mahamat Saleh, Secrétaire Général du Parti pour les Libertés et le Développement (PLD) et porte-parole de l’opposition en février 2008. Les tchadiens espèrent un jour, voir Idriss Déby, à l’instar de son ancien mentor H. Habré, traduit en justice pour répondre de ses crimes.

 

ODA : D’après le Général Ali Nassour, l’action du gouvernement Déby, notamment à travers le plan de développement « Horizon 2025 », contribue au rayonnement du Tchad dans la sous-région. Les propositions de ce plan répondent-elles, selon vous, aux problèmes prioritaires des tchadiens ?

 

A.L : L’ambition du régime Déby serait d’après ce plan de développement, de hisser le Tchad au rang des pays émergeants d’ici l’horizon 2025 et d’en faire la vitrine de l’Afrique.  Avant de nous projeter dans cet horizon pour le moins virtuel, faisons un rapide bilan des 24 ans de règne de ce régime. Le Tchad est  exportateur de pétrole depuis 2003. De 2004 à 2011, le budget de l’Etat est passé de moins de 300 milliards de francs CFA à plus de 1572,482 milliards de francs CFA. Pourtant, la grande majorité des tchadiens n’a accès ni à l’eau potable et encore moins à l’électricité.  La malnutrition est la cause de 50% des décès des enfants de moins de cinq ans. Selon  l’UNICEF, on compte 1 médecin pour 25990 habitants, 33% des enfants de 12 à 23 mois ne sont pas vaccinés contre les maladies infantiles. Le taux de malnutrition y est le plus élevé de toute la région du Sahel et est la première cause de mortalité infantile. Le classement mondial d’Oxfam sur la situation alimentaire dans le monde (basé sur des indicateurs d’abondance, de qualité, d’accessibilité financière et d’hygiène alimentaire) place le Tchad à la 125ème et dernière place des pays évalués. Il est  au 163ème /177e rang des pays les plus corrompus au monde (Transparency International). L’espérance de vie est de 49 ans, le taux d’alphabétisation avoisine les 75% et le Tchad reste désespérément cloué aux derniers rangs des classements mondiaux du développement humain, 184e/187 Etats, (‘NU 2012).

 

Si en 24 ans d’exercice et malgré des ressources substantielles, ce pouvoir est de toute évidence incapable d’assurer un minimum vital à la population, comment imaginer qu’il fasse du Tchad un pays émergent d’ici 2025, soit dans à peu près dix ans ? Cela relève tout simplement de la désinvolture de ce gouvernement face aux problèmes et souffrances des tchadiens. On ne décrète pas le développement, c’est une construction rigoureuse et la réalisation d’une vision politique. Les tenants du régime en place ne possèdent ni le sérieux nécessaire et encore moins la conscience politique à cette tâche. Le Tchad entre leurs mains sera définitivement  la vitrine de la désolation et de la honte.

 

ODA : Avec un nombre important de partis politiques, l’opposition intérieure au Tchad semble désorganisée. Craignez-vous que les prochaines élections de 2016 soient une fois de plus l’occasion pour le MPS de conforter sa position au pouvoir ?

 

A.L : Si le degré de démocratie dans un pays se mesurait au nombre des partis politiques, le Tchad serait une « Méga démocratie ». On n’y compte pas moins d’une centaine de partis politiques. En réalité la profusion des partis politique entre dans la stratégie de fraude mise en place par le pouvoir. Nombre de ces partis satellitaires sont créés de toute pièce par le régime et constituent la mouvance présidentielle. Le grand pari des véritables partis politiques de l’opposition est de former un réel front uni contre Idriss Déby. Malheureusement, les dissensions et incohérences nombreuses de l’opposition, doublées des manœuvres machiavéliques du pouvoir ne laissent aucun doute sur l’issue des prochaines élections.  Souhaitons que dans un sursaut national, les tchadiens qui aspirent au changement se lèvent comme un seul homme et décident de mettre fin à leur calvaire.

 

Propos recueillis par Marie Hélène SYLVA.


Paris – Oeildafrique.com

 

Lu pour vous : Annette Yoram Laokolé : « Le retrait de Déby de la Misca est une injonction de la France »
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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 09:57

 

 

 

 

 

http://www.lexpressmada.com/  11.04.2014 | 8:15 

 

Revers de la médaille. Les élections faites, Madagascar a été réintégré comme membre à part entière, de l’Union Africaine, avec tous ses avantages, mais aussi les obligations qui vont avec. Preuve de ce retour effectif de Madagascar dans les activités des instances africaines, la probable participation de Madagascar à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA).

 

L’organisation continentale a ainsi demandé l’envoi d’un contingent de près de cent quarante hommes des forces de l’ordre malgache pour renforcer les forces de la MISCA, notamment à Bangui, capitale de la République centrafricaine. Une troupe qui devrait être composée de gendarmes et de policiers. « La raison en est que les troupes requises vont s’attacher à faire une mission de police et non militaire », a précisé le général André Lucien Rakotoarimasy, ministre des Forces armées.
 

L’officier général a par ailleurs souligné que la lettre de demande reçue par les responsables des forces de l’ordre actuellement n’est pas encore officielle. « C’est une copie de la lettre officielle à venir qui nous été adressée pour que nous puissions nous préparer et évaluer nos possibilités, compte tenu de l’urgence de la situation », a ainsi déclaré le ministre des Forces armées. Une requête vue cependant d’un mauvais oeil par une partie de l’opinion étant donné l’insuffisance du nombre des policiers et gendarmes par rapport à l’ampleur de l’insécurité à Madagascar actuellement.

 

Décision après avis

 

« Madagascar n’est pas obligé d’accepter la demande de l’Union africaine, s’il s’avère que la demande est au-desssus de ses moyens », a tempéré le ministre des Forces armées, rappelant toutefois que la Grande île a signé des engagements internationaux.

 

Dans son élan, le général Rakotoarimasy a tenu à marquer les points positifs de la mission. « Premièrement, cela marque le retour effectif de Madagascar dans le concert des nations. Deuxièmement, une fois sur place, un renforcement de capacité sera dispensé à nos éléments, en plus des expériences du terrain. De plus c’est une mission ponctuelle » a-t-il expliqué.

 

Dans la demande de l’Union africaine, Madagascar devra également prendre en charge les armes que devront utiliser ses éléments, une fois sur place. Dans une interview accordée à la radio Antsiva, dans son journal de 12h45 hier, un responsable des ressources humaines de la police nationale a évoqué entre autre l’envoi de cuirassé. « Cela fait partie des procédures d’usage », a cependant tempéré le ministre des Forces armées.

 

La décision appartiendra à Hery Rajaonarimam­pianina, une fois la lettre officielle de la demande de l’Union africaine reçue.

 

 

(le Président malgache)

Lu pour vous : Les forces malgaches sollicitées en Centrafrique
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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 22:04

 

 

 

 

 

 

GENEVE 11-04-2014 à 20h50 (Reuters) - Des miliciens chrétiens de Centrafrique bloquent les routes vers le Cameroun pour empêcher les fuyards musulmans de trouver refuge à l'étranger, ont déclaré vendredi les Nations unies s'appuyant sur les témoignages de témoins "traumatisés".

 

Plusieurs réfugiés musulmans ont été attaqués et souffrent de blessures par arme à feu ou arme blanche, a précisé le Haut Commissariat de l'Onu pour les réfugiés (HCR).

 

 Le blocage des routes par les miliciens chrétiens force les fuyards à prendre des chemins détournés dans la brousse. Ces réfugiés mettent parfois deux ou trois mois pour atteindre la frontière camerounaise, épuisés et affamés, a expliqué Melissa Fleming, porte-parole du HCR.

 

En moyenne, 10.000 réfugiés, surtout des femmes, des enfants et des vieillards, franchissent chaque semaine la frontière camerounaise en provenance de Centrafrique. Depuis le début de l'année, ils ont été au total près de 70.000, selon les chiffres du HCR.

 

Selon le Programme alimentaire mondial (Pam), plus d'un million et demi de personnes ont besoin d'une aide alimentaire en République centrafricaine mais seules 170.000 ont pu être secourues en mars en raison du manque de sécurité.

 

(Stephanie Nebehay avec John Irish à Paris, Guy Kerivel pour le service français)

 

Des musulmans de Centrafrique empêchés de gagner le Cameroun
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