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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 14:11

 

 

 

http://lepays.bf  mercredi 31 décembre 2014

 

Le Parti Congolais pour le Travail (PCT) du président Denis Sassou N’Guesso devra se prononcer ce mardi 30 décembre 2014 en faveur de la révision ou non de la Constitution congolaise. En rappel, le pays est divisé, en raison des velléités de modification de la Constitution congolaise de 2002, par des partisans de l’actuel chef de l’Etat, dans l’optique de lui permettre de se présenter une fois de plus à la magistrature suprême. Sauf surprise, le PCT sera favorable à cette révision constitutionnelle, au grand dam des démocrates, de tous ceux qui se prennent à rêver  d’alternance au Congo.

 

L’unité de son parti offre au chef de l’Etat congolais un large boulevard à vie

 

En effet, quand on connaît la propension des personnalités issues des différents camps présidentiels en Afrique à jouer aux griots de leurs champions de présidents, on imagine difficilement comment les partisans du PCT vont oser faire un « affront » à Denis Sassou N’Guesso, en lui refusant ce quitus pour tripatouiller la Constitution. Ce congrès devra donc servir à adouber le chef de l’Etat congolais et à faire avaler la couleuvre aux partisans de l’alternance au Congo et d’ailleurs.

 

Le PCT sera d’autant plus enclin à prendre sans difficulté cette décision, qu’il est demeuré monolithique. En effet, le parti présidentiel congolais n’a pas connu de déchirures internes, à l’instar de certains de ses homologues sur le continent. Il a jusque-là échappé au phénomène des démissions de cadres de premier rang dont a été victime un parti comme le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) de Blaise Compaoré au Burkina. Sassou N’Guesso peut donc tabler sur cette unité de son parti, pour soutenir ses ambitions de jouer les prolongations à la tête de son pays. Contrairement à son ami Blaise Compaoré, il n’a pas encore à faire face à une société civile vigilante et déterminée à sauver la démocratie. Il n’a pas non plus affaire à une opposition tenace, coriace, déterminée à en découdre à tout prix avec les tripatouilleurs de Constitutions, partisans des pouvoirs à vie. Ajoutée à la faiblesse de l’opposition politique congolaise et aussi de la société civile de ce pays, l’unité de son parti offre au chef de l’Etat congolais un large boulevard à vie. Il pourra, de ce fait, rouler à tombeau ouvert vers un énième mandat.

 

Ce recul qu’on constate en Afrique sur le plan de l’alternance, est, bien entendu, déplorable. De nombreux chefs d’Etat font des pieds et des mains pour rester au pouvoir. Cela jure avec certains acquis engrangés par le continent en la matière, déjà à la fin du 20e siècle et au tout début du 21e siècle. Est de ces acquis, le renoncement au pouvoir à un certain moment, de leaders comme Léopold Sédar Senghor du Sénégal, Julius Nyéréré de la Tanzanie, Nelson Mandela de l’Afrique du Sud et Joaquim Chissano du Mozambique. Ces hommes ont accepté de quitter le pouvoir à un moment où ils pouvaient encore s’y maintenir. C’est dire combien certains chefs d’Etat actuels sont très loin de leurs illustres aînés et ne font pas honneur à l’Afrique. Leur aveuglément jette du discrédit sur leurs pays respectifs et sur leurs concitoyens, aux yeux du reste du monde. Et ce n’est pas Henri Lopès qui a récemment fait les frais du soutien d’un chef d’Etat très peu soucieux de démocratie, le même Sassou N’Guesso, lorsqu’il s’est agi de trouver un Secrétaire général à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qui dira le contraire. Son échec à ce poste est, pour beaucoup, lié à la personne de son chef d’Etat qui soutenait sa candidature, mais qui est l’un des moutons noirs de la démocratie dont la promotion figure pourtant dans les missions de l’OIF.

 

Brazza n’est pas Ouaga, mais ce qui est arrivé à Ouaga peut aussi arriver à Brazza

 

C’est dire combien ces chefs d’Etat atteints de la manie du tripatouillage constitutionnel font du mal à leur pays et à leurs concitoyens pris individuellement. Pourtant, ces chefs d’Etat qui ne veulent pas quitter le pouvoir, sont riches, vachement riches, pour des pays aussi pauvres que les pays africains. Ce n’est donc pas forcément pour l’argent qu’ils se maintiennent là. Beaucoup traînent de nombreuses casseroles et n’ont pas le courage de faire face à leur passé. Denis Sassou N’Guesso voudrait certainement, comme bien de ses pairs, empêcher quelques vérités de remonter à la surface, comme l’affaire des disparus du Beach. Toujours est-il que la gouvernance en Afrique a souvent été, hélas, faite en versant le sang d’innocents. Les dirigeants, par peur de rendre un jour des comptes, s’accrochent ensuite désespérément au pouvoir. De plus, les dictateurs ne tirent quasiment jamais leçon de ce qui est arrivé à leurs homologues. Sinon, l’exemple de Blaise Compaoré, qui s’était forgé une image de faiseur de paix, adulé par de nombreux partenaires, craint pour sa force et sa capacité de nuisance surtout dans la sous-région ouest-africaine, obligé de fuir de son palais en plein midi, devrait donner à réfléchir à tout gouvernant.

 

En tout cas, le président congolais aurait tort de penser qu’il ne peut rien lui arriver. On ne sait jamais d’où peut venir le danger quand on déstructure soi-même son pays, en estimant que c’est à la loi fondamentale de s’adapter au président et non au président de se soumettre à la loi. Le peuple peut somnoler pendant longtemps, mais son réveil a toujours été douloureux pour ceux qui le gouvernent, car son désir de liberté et sa soif de justice et d’alternance longtemps comprimés, finissent par exploser. A Sassou N’Guesso de comprendre donc que ce n’est pas parce qu’on a des soutiens dans une cause que cette cause est noble. Du reste, lorsque quelqu’un est au pouvoir, ses soutiens sont toujours nombreux. Cela est un truisme. Seulement, ces soutiens se volatilisent dès que le vent tourne. Prévenir vaut mieux que guérir, dit l’adage. Il serait, de ce fait, plus sage pour Sassou N’Guesso de prendre les dispositions utiles pour éviter de prolonger l’aventure du Congo sur les sentiers périlleux de l’incertitude, et de s’épargner certains soucis voire des soucis certains. Car, Brazza n’est certes pas Ouaga, mais ce qui est arrivé à Ouaga peut aussi arriver à Brazza. Denis Sassou N’Guesso franchira-t-il le Rubicon ? Il serait mal inspiré de le faire.

 

« Le Pays »

Lu pour vous : PROJET DE REVISION CONSTITUTIONNELLE AU CONGO : Sassou et la tentation de pouvoir à vie
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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 02:14

 

 

MOUVEMENT DE LIBERATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

 

M L P C

 

Justice – Liberté – Travail

 

FEDERATION EUROPE-AMERIQUES-ASIE-MOYEN ORIENT-OCEANIE

 

Membre de l'Internationale Socialiste

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE : NOS VŒUX POUR 2015.

 

 

Chers Compatriotes, Centrafricaines et Centrafricains,

 

Chers Amis,

 

Nous terminons cette année 2014 qui a été une terrible année pour toute la population civile centrafricaine. Les douloureux évènements qui ont eu lieu depuis le déclenchement des atrocités le 5 décembre 2013, ont non seulement détruit le socle de l’unité nationale, mais aussi abimé l’image du Centrafrique dans le monde.  Pourtant la République Centrafricaine est reconnue pour sa légendaire hospitalité.

 

Aujourd’hui il est encore à regretter que malgré le déploiement de la MINUSCA qui a succédé à la MISCA, et soutenue par les forces françaises « Sangaris » et européennes « EUFOR-RCA », des crimes, des viols et exactions en tout genre, puissent continuer de se perpétrer alors qu’un forum pour la paix et la réconciliation nationale est en gestation.

 

Tout en saluant le travail remarquable effectué par les forces internationales dont les actions ont été appuyées par la communauté internationale à qui nous rendons un vibrant hommage, nous insistons sur l’application intégrale de la résolution 2147 du Conseil de sécurité des Nations Unies pour un désarment complet de toutes les bandes armées, auteurs de toutes les souffrances actuelles de la population. La réussite du prochain dialogue inter-centrafricain en dépend.

 

L’année 2015 qui va commencer sera une année cruciale pour la RCA car cette année devra être celle de la Paix, de la Justice et de la Réconciliation nationale. Elle sera aussi l’année où le processus électoral permettra le retour à l’ordre constitutionnel pour que notre pays retrouve sa place dans la communauté internationale.

 

Ainsi pour cette nouvelle année 2015 nous formulons le vœu que :

 

·         Toutes les violences et exactions contre la population centrafricaine cessent ;

 

·         Toutes les bandes armées, ex-Seleka et milices « anti-Balaka » soient effectivement désarmées sur toute l’étendue du territoire national ;

 

·         Le prochain forum dit « Forum de Bangui » soit un succès et permette de ramener effectivement la Paix, la Sécurité, la Justice et la Réconciliation nationale;

 

·         Les auteurs de tous les crimes et graves atteintes aux droits humains, commis depuis le début de cette crise, soit arrêtés et remis à la justice nationale ou internationale afin qu’ils soient punis pour toutes les atrocités qu’ils ont fait subir à la population centrafricaine ;

 

·         Les Autorités de la Transition mettent tout en œuvre pour la réussite du processus électoral afin de sortir définitivement notre pays de la crise actuelle.

 

Quant à nous, militantes, militants et sympathisants du MLPC, Parti de masse, nous allons nous mobiliser plus que jamais durant toute cette année 2015 afin de porter le Camarade Martin ZIGUELE, que nous avons investi candidat à l’élection présidentielle lors de notre Congrès Extraordinaire du 22 novembre 2014, à la Magistrature Suprême de l’Etat. Sa candidature à cette échéance électorale n’est pas seulement celle d’un homme, mais celle de l’espérance, de la Paix, de la Réconciliation nationale et celle de redonner espoir à la jeunesse centrafricaine. Enfin ce ne sera pas un combat d’un seul homme mais celui de tous les Centrafricains, hommes, femmes et enfants pour retrouver l’espérance d’une vie meilleure par la reconstruction de notre cher et beau Centrafrique afin qu’il devienne un pays où il fait bon vivre, le mieux vivre ensemble.

 

Que Dieu vous bénisse et bénisse la République Centrafricaine en cette nouvelle année 2015 !

 

Très Bonne Année 2015 !

 

Fait à Paris, le 30 décembre 2014

 

Antoine Jérémie NAM-OUARA

 

Membre du Bureau Politique, Chargé de communication extérieure

 

VOEUX POUR 2015 DE LA FEDERATION EAAMOO DU MLPC
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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 00:24

 

 

Par RFI 30-12-2014 à 23:57

 

En République centrafricaine, une polémique prend de l’ampleur autour de pourparlers organisés, à Nairobi, au Kenya. Modibo Bachir Walidou, ministre de l'Administration du territoire et porte-parole du gouvernement centrafricain est l’Invité d’Afrique soir. Pour lui, il n'est pas question de voir une quelconque initiative au Kenya sans consultation préalable des autorités de Bangui. Il répond aux questions de Laurent Correau.

 

Différents responsables de l'ex-coalition Seleka ainsi que des chefs anti-balaka ont été invités dans la capitale kényane Nairobi. Des participants assurent avoir croisé l'ancien président Michel Djotodia ou encore son adversaire de 2013, François Bozizé. Le problème, c’est qu’aucune communication officielle n'avait été assurée jusqu'à il y a peu sur le sujet et surtout, les autorités centrafricaines de transition elles-mêmes disent ne pas avoir été associées à la démarche.

 

« Au nom du gouvernement de la République centrafricaine, nous regrettons que ce genre de rencontre ait lieu sans que les autorités légitimes de la RCA aient été associées, de près ou de loin. Nous regrettons qu’il y ait des initiatives comme cela, qui viennent perturber le cours des évènements. »

 

Modibo Bachir Walidou Ministre de l'Administration du territoire et porte-parole du gouvernement centrafricain.

 

30/12/2014 - par Laurent Correau RFI

RCA: «le gouvernement n’a pas été associé» aux pourparlers de Nairobi
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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 00:02

 

 

sante-mnh.femmes.orange.fr   30/12/2014 Des chauve-souris insectivores pourraient être à l'origine de l'épidémie actuelle de fièvre Ebola qui a fait 7.700 morts en un an en Afrique de l'Ouest, selon les résultats d'une étude de terrain allemande publiée mardi.

 

Ce type de chauve-souris pourrait avoir contaminé, dans le village guinéen de Meliandou, près de Guéckédou (sud du pays), un enfant considéré comme le point de départ de l'épidémie, la plus longue et meurtrière depuis la découverte du virus en 1976.

 

Cet enfant de deux ans est mort d'Ebola en décembre 2013. Jusqu'à présent, c'est une autre espèce de chauve-souris, se nourrissant de fruits, qui était considérée comme l'origine la plus probable de l'infection première, en particulier parce que ces animaux sont chassés dans cette région.

 

Mais l'enquête sur le terrain, menée par une équipe dirigée par des chercheurs allemand de l'Institut Robert Koch de Berlin, a montré que de petites chauve-souris insectivores colonisaient un arbre creux où les enfants du village avaient l'habitude de jouer.

 

Cet arbre a été en partie brûlé depuis la mort de l'enfant, ce qui a détruit la colonie de chauves-souris. Des prélèvements de cendres et de terre ont toutefois permis de retrouver des traces génétiques de ces chauves-souris mangeuses d'insectes, mais aucune trace du virus Ebola.

 

Ces chauves-souris peuvent également être porteuses du virus Ebola comme leurs cousines frugivores, d'après d'autres prélèvements et analyses effectuées par l'équipe allemande dans la région.

 

L'enfant de deux ans "pourrait avoir été infecté en jouant dans l'arbre creux abritant une colonie de chauve-souris insectivore" avancent les chercheurs dans leur article, publié dans la revue scientifique Embo Molecular Medicine.

 

Mais l'un des principaux signataires de cette recherche, l'épidémiologiste Fabian Leendertz de l'Institut Robert Koch reste prudent. "Nous avons trop peu de données (...) et tout ce que nous pouvons dire est que nous devrions nous intéresser aux chauve-souris insectivores" explique-t-il à l'AFP.

 

Le scientifique souligne qu'on connaît actuellement "peu de choses" sur ces chauves-souris insectivores et que son équipe a d'ailleurs engagé une étude pour en savoir plus sur ces animaux.

 

Une autre hypothèse sur l'origine de l'épidémie était celle d'une infection par des mammifères sauvages comme des singes, eux-mêmes contaminés par les chauves-souris.

 

Cette hypothèse semble écartée par les chercheurs allemands puisque aucune trace d'épidémie par Ebola dans la faune sauvage de la région n'a été détectée.

 

"Nous avons surveillé la populations de grands mammifères près du village de Meliandou et n'avons trouvé aucun signe d'une épidémie", explique le Dr Leendertz.

 

Pour ce spécialiste, il ne servirait à rien de détruire les chauves-souris pour se prémunir d'Ebola: "ce n'est pas une solution de commencer à tuer les chauve-souris ou à détruire leur habitat. Cela pourrait même avoir un effet rétroactif désastreux".

Ebola: des chauve-souris insectivores suspectées d'être à l'origine de l'épidémie
Ebola: des chauve-souris insectivores suspectées d'être à l'origine de l'épidémie
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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 23:47

 

 

APA 30/12/2014 à 18:53 UTC

 

Le président du conseil national de transition (CNT), de Centrafrique, Alexandre Ferdinand Nguendet, a appelé à des mesures ‘’plus appropriées » pour éradiquer l’insécurité qui prévaut dans le pays. « Si l’on fait le bilan des actions menées depuis lors jusqu’à la rectification de la transition intervenue depuis le 10 janvier 2014, il est clair qu’aucun gouvernement n’a pu résoudre de façon efficace l’épineuse question de la sécurité » a –t-il soutenu, lundi, à la clôture des travaux de la 2ème session ordinaire du CNT entamés le 1er octobre dernier à Bangui.

 

Affirmant que l’accalmie relative observée dans la capitale centrafricaine, Bangui, après l’entrée en service des forces internationales, vers la fin de l’année 2013 s’est gravement détériorée, Nguendet invite les autorités du pays à prendre en charge la sécurité du pays

 

« Il est plus qu’urgent pour le gouvernement de compter plus sur ses propres moyens, c’est-à-dire sur les forces armées centrafricaines à travers une réorganisation rapide des effectifs, leur dotation en armes et leur redéploiement sur l’ensemble du territoire national », a-t-il dit.

 

Et pour preuve a-t-il ajouté la gravité de l’insécurité à Bangui peut se juger par ce qui se passe actuellement dans la capitale avec des arrondissements infréquentables, empêchant les habitants d’aller d’un coin à l’autre, et les actes de braquages qui y sévissent au quotidien au su et vu de tout le monde.

 

« Comment pourrais-je me taire devant de telles situations ? Est-ce possible que les responsables de la transition se taisent lorsque l’on tue, pille et foule au pied l’autorité de l’Etat en présence des forces internationales venues nous accompagner dans le domaine du rétablissement de l’ordre et de la sécurité ? », s’est-il interrogé

 

A l’en croire les autorités de la transition doivent prendre acte de cette déclaration de guerre et se déterminer.

 

Avant de renchérir : « quant à l’équipe d’intervention mobile composée de 800 soldats que le Gouvernement se propose de mettre en place, notre vœu est de voir cet effectif s’élever à 1000 hommes pour les besoins de sécurité tant à Bangui que dans ses périphéries ».

 

Copyright : © APA

Le CNT appelle à des mesures appropriées contre l’insécurité à Bangui
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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 19:10

 

 

Les négociations intercentrafricaines et le groupement de la presse privée à la Une à Bangui

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2014-12-30 12:08:00 Les négociations entre les principaux protagonistes de la crise centrafricaine à Nairobi et l’élection samedi dernier du nouveau bureau exécutif du Groupement des éditeurs de la presse privée et indépendante de Centrafrique (GEPPIC) font la Une des journaux parus ce mardi 30 décembre à Bangui.


« Négociations de Nairobi : vraie ou fausse surprise pour la communauté internationale et les autorités de Bangui ? », s'interroge le journal Le Citoyen pendant que L'Agora fait état de « concertation manquée des principaux protagonistes de la crise centrafricaine », une situation qu'un autre journal, Le Démocrate aborde en ces termes : « A Nairobi, Bozize aurait refusé de saluer Djotodia ».


Pour L'Agora, à Bangui, le Premier ministre Kamoun déclare ne pas être plus informé que le Centrafricain lambda de ce qui se passe à Nairobi, ce qui ne surprend pas le journal qui voit là un aveu d'impuissance.


L'Agora fait une comparaison entre le forum de Brazzaville et la rencontre de Nairobi et se souvient à ce propos des controverses autour du déplacement de la capitale congolaise pour le forum qui a abouti à la signature de l'Accord de cessation des hostilités.

Autre différence de taille mais d'ordre politique est celle du forum de Bangui ne se limitera pas aux seuls acteurs armés comme à Nairobi où seuls les hommes ayant tenu des armes ont été conviés s'inquiète L'Agora.


Le Démocrate fait remarquer que les malheureux ex-dirigeants centrafricains, François Bozize et Michel Djotodia, accompagné de Adam Nourredine, se sont rencontrés à Nairobi, sans que les autorités de la transition et la population centrafricaine soient au courant.


« Qu'est ce qui se cache derrière cette nuisible retrouvaille ?» se demande Le Démocrate.

Pour Le Citoyen, A Bangui, c'est plutôt la surprise et la déconvenue. Mais cette rencontre qui a échoué, poursuit ce confrère, « aurait dévoilé une chose certaine, le peu de considération que la communauté internationale, à travers le médiateur, affiche à l'égard des autorités de la transition quand il s'agit de prendre des décisions engageant la vie et l'avenir des Centrafricains ».


Si cette affaire de Nairobi, averti Le Citoyen, venait à être vérifiée, cela confirmerait en même temps la nullité des autorités de la transition ».


Abordant le second sujet phare traité, Le Confident titre : « Le GEPPIC a un nouveau bureau exécutif » et Le Citoyen de révéler que « Mathurin Constant Nestor Momet, nouveau président du GEPPIC » tandis que Médias+ fait remarquer que « Le GEPPIC réagit contre l'illégalité et le désordre entretenus par Maka Gbossokotto et sa bande ».


« En date du samedi 27 décembre s'est tenue une assemblée générale élective du bureau du GEPPIC à la Maison de la Presse et des Journalistes sous la présidence du président de l'Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA) Maka Gbossokotto pour mettre définitivement un terme à la crise qui secoue le groupement depuis un certain temps » écrit Le Citoyen. Ce journal précise qu'à l'issue de cette assemblée générale, Mathurin Constant Nestor Momet, directeur de publication du journal Le Confident, a été élu président.


Pour Médias+, la preuve de cette complicité est la participation de Blondel Mokongombé alias Songuel, Haut Conseiller en Communication de la transition, à l'assemblée générale élective.


« Le parquet général de Bangui qui avait reçu son serment sera bientôt saisi par le GEPPIC » , écrit encore Média + rapportant les propos du président légitime du GEPPIC, Cyrus Emmanuel Sandy.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=813256#sthash.1PM0a43c.dpuf

 

 

Des interrogations autour de la rencontre de Naïrobi

 

30/12/14 (Radio Ndeke Luka)

 

Des questions qui demeurent sans réponses pour l’instant, car la nouvelle défraie la chronique depuis quelques jours. Des discussions auraient été ouvertes à Nairobi au Kenya sur la Centrafrique. Plusieurs personnalités du pays, particulièrement les anciens chefs d’Etat, Michel Djotodia Am Nondroko et François Bozizé-Yangouvonda seraient conviés à ce rendez-vous. Nourredine Adam, le numéro 2 de l'ex-coalition Séléka serait lui-aussi à Naïrobi avec Joachim Kokaté, conseiller en charge du Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) à la Primature.

 

La rencontre de Naïrobi a fait l’objet de débat samedi dernier au palais de la Renaissance à Bangui, lors de la concertation des forces vives de la nation, mais pas de manière approfondie. C’est à la fois un sujet d’interrogation et de préoccupation majeure.

 

Les autorités de la transition déclarent tout ignorer des tenants et des aboutissants de la rencontre. Lors des débats de samedi avec la présidente de la transition, Martin Ziguélé, le président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) soulève la question et redoute une chose.

 

« Ce que nous craignons, c'est qu'il y ait un télescopage entre les deux initiatives, l'initiative pour le dialogue politique qui est mené en Centrafrique et cette initiative dont nous ne connaissons ni les tenants ni les aboutissants et qui se passe à Naïrobi au Kénya », a alerté Martin Ziguélé.

 

« Nous ne pouvons pas accepter que le sort de la République Centrafricaine soit traité en catimini », a fait savoir le président du MLPC.

 

Une préoccupation que partage le Premier ministre de la transition Mahamat Kamoun.

 

« Par rapport à ce qui se passe à Naïrobi, le gouvernement n'est pas au courant. Les autorités de la transition à savoir la présidente de la République, le président du parlement provisoire, nous ne sommes pas au courant », a indiqué le Premier ministre Kamoun.

 

« Je ne peux donc pas me fourrer le nez dans quelque chose que je ne maîtrise pas », a souligné Patrice Edouard Ngaïssona, le coordonnateur général de l'ancienne milice Antibalaka. Patrice Edouard Ngaïssona reconnaît avoir reçu aussi l’invitation de Nairobi, mais a décliné l’offre car ne maîtrisant pas les contours de la réunion.

 

« J'ai aussi été invité à aller à Naïrobi, mais pas d'une manière formelle. J'ai désisté parce que je ne connais pas les termes de référence de ce qui se passe à Naïrobi », a-t-il annoncé à la sortie de la rencontre avec Samba Panza.

Des interrogations autour de la rencontre de Naïrobi
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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 19:03

 

 

Bangui : L’Union Africaine octroie 100.000 dollars à la Croix-Rouge centrafricaine
 

Bangui, 30 décembre 2014 (RJDH)- L’union Africaine et la croix rouge centrafricaine ont signé un certificat d’appréciation, ce mardi 30 décembre à Bangui. Le but de cette signature est d’appuyer cette la Croix-Rouge centrafricaine à travailler d’avantage auprès des personnes en situation difficile.  Un chèque de 100.000 dollars américains a été octroyé, afin de répondre aux exigences des personnes en situation difficile.

 

La signature du certificat d’appréciation a été faite entre Mohamed Edress, Ambassadeur d’Egypte en Ethiopie auprès de l’Union Africaine et Antoine Mbao Bogo, président de la croix rouge nationale.

 

Selon l’Ambassadeur, « le but de cet appui est d’encourager la croix rouge à continuer dans ses activités de secours aux personnes en situation d’urgence. Cette structure humanitaire a été toujours auprès des victimes pendant la crise militaro-politique, pour les aider, afin d’avoir une réponse sanitaire, assister des familles en détresse », a-t-il énuméré.

 

Dans son allocution, il a fait mention des 100.000 dollars destinés à la croix rouge nationale. « Nous appuyons les personnes en détresse à travers cette structure humanitaire, qui se déploie sans cesse malgré les difficultés rencontrées au cours de ses activités sur le terrain», a-t-il ajouté.

 

Antoine Mbao-Bogo, président de la croix rouge nationale, a pour sa part loué la gratitude de l’Union Africaine auprès des personnes en situation difficile. « Dans les jours à venir nous serons en possession de cette aide octroyée par l’UA. Ce geste est une action humanitaire. La croix rouge Centrafricaine n’est que le gestionnaire de cet appui. Ce Fonds est dédié pour un but bien défini : les personnes en situation de détresse », a affirmé le président de la CRCA.

 

Cette signature relie la croix rouge centrafricaine à l’Union Africaine, a-t-il ajouté.

 

Ce document a été signé en présence du représentant du ministre des affaires sociales, du président de la mission internationale pour la Centrafrique et de  l’Afrique Centrale (MISAC).

 

 Auguste Bati-Kalamet

 

 

Bozoum : Une réunion pour l’installation des bureaux locaux de démembrement de l’ANE

 

Bozoum, 30 décembre 2014 (RJDH)—l’Autorité Nationale des Elections est à pied d’œuvre pour installer les bureaux locaux de ses démembrements dans les six sous-préfectures que compte l’Ouham-Pendé (nord).  Une réunion d’information y relative s’est tenue le samedi dans la ville de Bozoum.

 

Composés de sept membres chacun, ces bureaux représenteront l’ANE dans les localités où ils sont installés et travailleront à l’organisation des élections prévues pour juin-juillet 2015.La réunion a regroupé les autorités locales, les représentants de la société civile, les responsables de la jeunesse, des religieux et de l’Organisation des Femmes Centrafricaines (OFCA). Elle a été présidée par le Pr Bernard Voyemakoa, technicien de l’ANE, dépêché dans la localité pour la circonstance. La rencontre a permis de sensibiliser les participants sur le sens et l’importance des bureaux locaux de l’ANE.

 

Pour Bernard Voyemakoa, « il est donc important que les autorités locales et les responsables de différentes couches sociales de la ville se réunissent pour en débattre et savoir de quoi il s’agit. J’appelle donc à la mobilisation de tous pour que l’activité puisse être couronnée de succès ».

 

Un participant a émis des inquiétudes quant à l’installation de ces bureaux locaux et surtout à la tenue effective des élections à l’échéance prévue. « Les groupes armés détiennent toujours les armes. Est-il possible d’organiser les élections comme prévu en 2015 » a relevé ce participant ?

 

L’Ouham-Pendé rejoindra les cinq autres préfectures où l’Autorité Nationale des Elections a déjà installé les bureaux locaux de démembrement./

 

Alban Namkomona

 

 

Boda : « Le revivre ensemble » pose toujours problème pour les populations de la ville

 

Boda, 30 décembre 2014 (RJDH)—La ville de Boda située à 187 kilomètres de la capitale centrafricaine, présente toujours les séquelles des affrontements. Rien qu'à l'entrée de la localité, la division est perceptible entre les différentes communautés à savoir les musulmans et les non musulmans. La question de vivre ensemble, varie d'un  habitant à un autre. Certaines personnes se disent prêtes à tout pardonner, cependant ''c'est encore trop tôt de parler de réconciliation'', selon d'autres sources interrogées par l'envoyée spéciale du RJDH dans cette ville, le mois passé.

 

Cette partie de la Centrafrique, semble être coupée des autres régions du pays, à cause de la dégradation de la route et de l'insécurité.  Certaines structures humanitaires bravent toutefois cette dure réalité pour s'y rendent et assister la population meurtrie par les conflits.

 

La ville de Boda est divisée en deux camps. Juste a l’entrée, il y a les musulmans et les peulhs campés dans une partie de la ville. Ils ne cohabitent plus avec le reste de la population, qui est à l’intérieur de la ville. La question de revivre ensemble demeure un point de divergence au sein de la communauté chrétienne de Boda.

 

 « Nous sommes dans ce pays et c’est ici que nous sommes. J’ai vécu cette crise du début à la fin. Si aujourd’hui, on nous demande de revivre ensemble, je pense que c’est une bonne chose. Pour revivre ensemble, nous devons nous contenter des activités que nous faisions dans le passé», propos tenu par Jean Pierre Légoua, habitant le Camp Pourou.

 

Roseline est l'une des personnes qui encouragent la réconciliation et le vivre ensemble. Selon elle," ce n’est pas la guerre qui construira le pays. Car la guerre ne fait que reculer le pays. On nous demande dans les radios de faire la paix, mais dans nos cœurs il y’a encore des douleurs et la colère.  Nous voulons que le centrafricain avance et cesse la guerre », a fait savoir un autre habitant du côté des chrétiens ».

 

Cet avis est partagé par la communauté musulmane. Certains membres ont affirmé que des  efforts sont en train d’être menés, pour  que les deux communautés puissent être de nouveau ensembles.  Car ces derniers se disent "fatigués" et ne veulent plus être en conflit avec les autres habitants.

 

« Avant, ce n’était pas du tout facile. Pour le moment tout semble un peu avancé. Nos frères chrétiens viennent maintenant vers nous dans l’enclave et il y’a un net changement. C’est ce que nous attendons depuis longtemps entre nous et les chrétiens. Car nous sommes fatigués de faire la guerre », a dit Ali, habitant l’enclave musulmane de Boda.

 

Selon Fané une femme de la même enclave, « notre pays a été détruit, le pays est en ruine ce n’est pas bien. Si nous pouvons  ensemble reconstruire le pays, c’est une bonne chose. Aujourd’hui c’est bien d’être ensemble avec nos sœurs chrétiennes sur le marché et faire des achats ».

 

Même si certains habitants des deux communautés témoignent être prêts à revivre ensemble des réticences sont encore palpables chez d’autres.

 

« Avec qui allons-nous allons faire la paix ? Si c’était les ex Séléka, on allait comprendre. Mais quelqu’un avec qui nous avons  vécu ensemble et qui ont même loué des maisons que nous avons construites, c’est elle qui va maintenant détruire tes biens ? Si c’est avec quelqu’un d’autre on pourra faire la paix mais pas avec ceux-là. Si les autorités insistent dans leurs histoires de faire la paix avec eux, en tout cas on va s’entretuer jusqu’à la fin. Il faut  que les autorités réfléchissent », a dit David Moyé.

 

Malgré tout ''le revivre ensemble" est toujours possible

 

Des initiatives locales pour faciliter l'union des deux communautés se créent au quotidien. Comme illustration,  deux marchés mixtes ont été créés et surveillés par les forces de l’ordre nationales et internationales basées dans la ville. Il s’agit du marché mixte de Samboli et celui du centre ville, qui est juste devant la mairie. A l’intérieur du marché, on peut constater  une présence massive des musulmans et des chrétiens, qui font des achats ensemble.  L’ambiance du coin prouve que les gens sont bien fatigués de se battre  et veulent revenir à des bons sentiments.

 

 Pour Alexandre Kouroupé-awo, préfet  de la Lobaye que nous avons interrogé  sur  la question de revivre ensemble, « des efforts sont en train d’être menés pour la cohésion sociale. Et les choses avancent bien », a-t-il fait savoir. Il a ajouté que, « le revivre ensemble ne doit pas être décrété. Il doit plutôt être volontaire». 

 

La population de Boda, vivait antérieurement en harmonie comme les fils d’une même mère. Mais c’est suite à la crise que les relations se sont détériorées. /

 

Annette Maélaine Malebingui.


 

Alindao : Après 30 ans, l'aérodrome de la ville est désormais opérationnel
 

Alindao, 30 décembre 2014 (RJDH) - L’aérodrome d’Alindao est ré-ouvert après 30 ans d’inactivité. Les lieux ont été aménagés sur initiative de l’ONG internationale ''Save The Children'' en collaboration avec la municipalité de la localité.

 

C'est l’ONG Save The Children qui a assuré la prise en charge à 70% de la réhabilitation de l’aérodrome. Le reste étant assumé par la mairie de la ville.  « Nous avons engagé la main d’œuvre locale pour débroussailler  et arranger la piste», a fait savoir Mandago Albert, maire d’Alindao Centre.

 

D’une longueur d'un  Kilomètre, la piste a reçu le vol d’essai de la compagnie aérienne, l’Aviation Sans Frontière - Belgique (ASF-Belgique), le 22 octobre 2014.  Un autre vol transportant les produits pharmaceutiques de l'ONG ''Save the children'' a atterri le 21 novembre. Une information confirmée par le pilote John de Kanter.

 

 «Le petit avion que nous utilisons est très praticable et  a atterri sur la piste de l’aérodrome sans aucune difficulté, car avec sa longueur  de mille mètres, il n’y a rien à craindre », a témoigné John de Kanter.

 

Pour l’Aviation Sans Frontière Belgique, l’engagement des autorités  d’Alindao est un exemple d’une population qui contribue à son désenclavement.

 

Suite à l'insécurité et à la dégradation avancée de la route qui mène à Alindao, les véhicules empruntent difficilement l’axe. « Il y a eu beaucoup d’attaques des convois humanitaires ces derniers temps. La seule possibilité aujourd’hui de désenclaver ces zones est la voix aérienne. C’est la raison de notre présence », a dit Benoit Gaborit, chef de Mission ASF-Belgique en Centrafrique.

 

Après 30 ans, la population est enthousiasmée de voir un avion atterri. « C’était une grande fête pour la population, et surtout que ce vol a transporté des cartons de médicaments destinés a l’hôpital de district d’Alindao-Mingala. Les bénéficiaires seront les enfants et les femmes enceintes », a dit le maire.

 

L'aérodrome avait cessé de fonctionner depuis presque 30 ans.

 

Thierry Khondé

 

 

 

Berberati: Situation alimentaire précaire des détenus de la maison d’arrêt
 

Berberati, 30 décembre 2014 (RJDH) ---La situation alimentaire des détenus à la maison d’arrêt de Berberati (0uest), est très précaire. Un constat fait par le régisseur François Koplimé. Selon les témoignages de certains détenus, leur prise en charge est assurée soit par leurs parents soit par des religieux.

 

Selon le régisseur, cette  difficulté est intervenue après la crise déclenchée en 2012. Avant, cette structure bénéficiait de  plus de 60 000 FCFA octroyés par le gouvernement centrafricain, comme crédit alimentaire et de fonctionnement. Mais après la crise cette subvention a été suspendue.

 

Selon la même source, les autorités de ce centre de détention organisent parfois de petites activités génératrices de revenues afin de prendre en charge des détenus.

 

Un prisonnier qui a requis l’anonymat, a fait savoir que leur prise en charge sanitaire dépend de leurs  parents. Un autre explique que seul les religieux volent à leur secours momentanément.

 

François  Koplimé assure que les autorités judiciaires ont  déjà repris les activités dans la ville de Berberati. Il rassure les parents et les détenus que   le gouvernement  va répondre à leur besoin dans les prochains jours.

 

La maison d'arrêt de Berberati  compte 38 prisonniers  dont 21 provenus et 17 condamnés. Ces personnes ont des difficultés sur le plan alimentaire./

 

JC Ouanié-Oua



 

Bangassou : La libre circulation pose problème dans la région
 

Bangassou, 30 décembre 2014 (RJDH) -La ville de Bangassou et ses environs, malgré les efforts  faits pour le  retour de la paix et la cohésion sociale, continuent de sombrer dans l’insécurité à cause des exactions commises par des éléments de l’ex-Séléka  encore présents dans la cette zone.

 

Sur l’axe Bambari-Bangassou, des éléments de l’ex-Séléka ont irrigué des barrières illégales sur lesquelles, ils exigent  de l’argent aux rares véhicules encore en circulation sur cet axe.  En plus ces hommes armés saisissent de force  des biens et des marchandises de certains passagers. Ces cas sont plus fréquents au niveau de Dimbi à  Kémbé,  Pombolo et Gambo. Cette situation est la même sur l’axe Bangassou jusqu’à  Ouango. Cette situation qui perdure ne permet pas aux usagers de se rendre à Bangassou.

 

Evodie Nakombo, ex député de la cinquième  circonscription de  Bangassou, une des  victimes de ces actes de vandalisme «  les ex-Séléka basés dans la ville de Dimbi,  ont exigé de décharger les bagages des clients qui étaient dans le véhicule.  Ils ont procédé par après aux fouilles de tous les bagages ainsi que les sacs à main des femmes. Ils ont volé et pillé ».

 

Elle a ajouté que,  des  effets que le ministère de l’agriculture lui a  remis pour la population à savoir : 24 haches,  48  manches, 50 égoïnes, 100 sécateurs, 220 faucilles et 96 ensemble des vêtements ont été confisqués par ces bandes armés ce 24 décembre.

 

« Ce problème préoccupe tous les ressortissants  de la préfecture de  Mbomou.  Les commerçants de notre zone ont de la peine à circuler, pour se rendre ailleurs et faire des achats. Nous demandons au gouvernement de désarmer  ces  hommes armés et de rapatrier ceux d’entre eux qui ne sont pas de nationalité centrafricaine » a souhaité Evodie Nakombo.

 

Notons que ces axes ne patrouilles des forces internationales sont quasi inexistantes.

 

Victor Komasse

 

RCA : Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique-Presse.com
30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 19:00

 

 

30/12/14 (Radio Ndeke Luka)

 

Deux frères d'une même famille sont tués par balle ce mardi au quartier Boy-Rabe dans le 4e arrondissement de Bangui. L’un est mort sur le champ et l’autre quelques heures plus tard à l’hôpital. L'acte est posé par un homme en arme, présenté comme un milicien Antibalaka.

 

Selon les parents des victimes, l’auteur du drame qui a refusé de régler une facture de carburant pris la veille auprès de l’une des victimes. Il a opté pour ce raccourci en donnant la mort à son créancier.

 

« Mes neveux vendent du carburant au bord de la route. Un jeune homme à moto est allé s'en approvisionner. Celui-ci leur a promis de faire un tour avant de venir régler la situation. A son retour, il est venu avec deux hommes armés qui s'en sont pris à mes neveux. Peu de temps après Mazimbélé a envoyé 1000 francs CFA pour payer la facture. Ce matin, Mazimbélé est revenu avec ses éléments armés commettre le forfait. L'un a été atteint par balle au bas ventre, l'autre dans les jambes », a expliqué Georgine Kpémko, parent des victimes.

 

« Que les autorités de la transition mettent un terme à l'insécurité qui bat son plein en ce moment. Les armes circulent partout dans les quartiers », a-t-elle sollicité.

 

RNL a vainement tenté de joindre le chef de file Mazimbélé, mis en cause dans ce meurtre, pour sa version des faits. Aux dernières nouvelles, Mazimbélé accusé à tort dans ce forfait, a réussi à mettre la main sur le véritable auteur de la tuerie. Mais déjà, des témoignages de Boy-Rabe rapportent que la tension a monté d'un cran au sein de la population civile qui ne digère pas ce énième forfait.

 

Un autre complice, auteur du double drame de ce mardi, serait recherché en ce moment.

 

Par ailleurs à Bambari, situé à 485 Kilomètres de Bangui dans le centre est de la Centrafrique, la présence massive de la communauté peuhle depuis une semaine inquiète la population.

 

Plus de 300 Peuhls se sont infiltrés dans la ville. D’après des sources jointes depuis Bambari, la présence massive des Peulhs a été enregistrée au lendemain des violents affrontements qui ont opposé Antibalaka et Peulhs du 22 au 23 décembre dernier. Sont-ils venus en refuge ? S’agit-il des éleveurs ? La question reste et de meure posée.

 

Leurs traits physiques laissent dire à la population que ce sont des visages inhabituels. Du coup, c’est l’inquiétude.

 

« On a constaté la présence massive des archers, des Peuhls et des musulmans dont on ne connaît pas. Certains ont des tatouages, d'autres se sont tressés les cheveux. Les braquages deviennent monnaie courante », s'inquiète un habitant de Bambari joint au téléphone ce mardi.

 

Selon des sources concordantes, les nouveaux venus sont sur les sites sous contrôle du général Ali Darass, un des chefs de l’ex-Séléka à Bambari. Ce que confirme le porte-parole de l'ancienne coalition, le capitaine Ibrahim Ahmat Nedjad qui parle de la branche armée du Parti union pour la paix en Centrafrique (UPC) appelée à la protection de la population civile.

 

« Ils ont là pour la sécurité de la population civile. Ce sont des militaires qui appartiennent au mouvement de l'Unité pour la paix en Centrafrique. Ces derniers temps, les Antibalaka débordent avec les exactions vis-à-vis de la population civile », a indiqué Ahmat Nedjad.

 

Bambari, situé au centre de la République Centrafrique, est une ville où les scènes de violence sont quasi permanentes. Dimanche, des heurts avaient opposé les soldats français de l'opération Sangaris et un groupe de jeunes, attaque qui s'est soldée par la mort d’un jeune.

Deux frères tués à Boy-Rabe dans le 4e arrondissement
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Centrafrique-Presse.com
30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 00:57

 

 

Par RFI 29-12-2014 à 23:55

 

Différents responsables de l'ex-coalition Seleka ainsi que des chefs anti-balaka ont été invités à Nairobi, la capitale kenyane. Des participants assurent avoir croisé dans les couloirs de l'hôtel où ils se trouvent l'ancien président Djotodia, ou son adversaire de 2013, François Bozizé. Une démarche à laquelle les autorités centrafricaines de transition elles-mêmes disent ne pas avoir été associées.

 

C'est une étrange initiative qui se met en place à Nairobi. De manière discrète, des responsables des groupes armés centrafricains ont été transportés de Bangui à Brazzaville, puis conduits à Nairobi dans un hôtel de la capitale kényane. Là, ils ont vu se former au fil des jours une délégation des ex-Seleka et une délégation anti-balaka. « Nous avons même découvert le président Bozizé lors d'une rencontre œcuménique où on nous a parlé de l'ouverture de négociations », explique un membre de la délégation Seleka qui poursuit « je ne sais cependant pas si l'ancien président est encore là. »

 

Ces derniers jours, les choses se sont accélérées. Les autorités kényanes ont annoncé avoir nommé un médiateur, l'ancien président de l'Assemblée, Kenneth Marende, assisté par le lieutenant général Njuki Mwaniki. Joint par RFI, le porte-parole de la présidence kényane a décrit en quelques mots un processus se déroulant sous l'égide de l'Union africaine. Hier, les délégués ont rempli des formulaires d'inscription et on a pris leur photo. Sans doute, estime l'un d'eux, pour confectionner des badges.

 

Problème, le gouvernement centrafricain affirme ne pas avoir été associé au processus. Il ne cache pas son indignation face à cette démarche. Les membres des forces vives centrafricaines critiquent déjà un processus qui veut, selon certains, décider de l'avenir de la Centrafrique « en catimini ».

RCA : de bien étranges pourparlers à Nairobi (RFI)
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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 21:45

 

 

 

APA - Luanda (Angola) 2014-12-29 19:45:39 Le président angolais Jose Eduardo dos Santos prédit une année 2015 difficile sur le plan économique pour son pays du fait notamment de la chute du prix du pétrole brut.


Dans son message de Nouvel An, dos Santos annonce que le gouvernement a prévu de réduire ses dépenses publiques, notamment les subventions aux prix des produits pétroliers.


“Il y aura des projets qui seront remis à plus tard et cette mesure sera renforcée par un contrôle des dépenses publiques, une plus grande discipline et des économies dans le budget et une meilleure gestion des finances de l'Etat, pour maintenir la stabilité”, a-t-il déclaré.


Même si elle contribue à une augmentation des prix des produits pétroliers, la réduction des subventions devrait cependant générer des recettes fiscales supplémentaires pour mener des actions sociales et de développement.


Cette mesure fait suite à la récente recommandation du Fonds monétaire international (FMI) visant à répartir la richesse entre les citoyens en affectant les dépenses de subvention des prix du carburant à des projets sociaux.


Les recettes budgétaires de l'Angola ont senti la pression causée par la production pétrolière décevante de cette année, eu égard notamment à l'ambitieux programme d'investissement du gouvernement.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=813208#sthash.h25hQ2Yl.dpuf

Le président dos Santos annonce une année difficile pour les Angolais
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