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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 01:46

 

 

JOseph-Nestor-Ouamba-Patas.jpg

 


Nombreux sont ceux qui choisissent la politique comme carrière d’activité. Etre politique. Aspirer à devenir homme d’Etat. ‘‘C’est passionnant de pratiquer la politique, mais seulement dans une Démocratie’’ disait Joseph-Zobel Ouamba. Penser et défendre des idées ; réfléchir et formuler des propositions pour anticiper les éventuelles crises ; préserver les intérêts communs de la nation ; agir et rechercher le bien du peuple.  Défendre l’autre, car l’autre c’est soi-même. C’est vrai, dans une Démocratie, les citoyens participent à l’édification et la consolidation de la chose publique. Ils jouissent d’une parfaite liberté.

 

La Démocratie les rend responsables et comptables. Ils sont impliqués dans tout le processus des décisions politiques. Constatez-vous-mêmes : « L’Exécutif et le Parlement sont l’émanation du peuple. Et la Justice est rendue au nom du peuple ». Les politiques agissent pour le bien de la nation afin de permettre son développement. Les citoyens savent exactement ce qu’ils veulent et ce qu’ils attendent des politiques. La Démocratie permet aux citoyens d’être exigeants envers les politiques. En agissant ainsi, les citoyens peuvent contrôler ses élites.

 

D’ailleurs ici, là et partout dans le monde, les démocrates sont imprégnés de ces idées. En Centrafrique, les politiques, les élites et les citoyens les ignorent. Les politiques ne savent pas ce qu’ils veulent pour le pays. L’intérêt commun est enterré. Il est écarté de la pensée politique. Les citoyens sont incapables de discerner le bien du mal. Les politiques sont des bornes, entraînant ainsi les citoyens à devenir des aveugles. Les politiques centrafricains ne sont pas intellectuellement autonomes. Ils agissent comme des  ‘‘colonisés’’. Ils ont un ‘‘état d’esprit politique des colonisés’’. Il leur est difficile de concevoir de nouvelles idées politiques pour transformer la Centrafrique, améliorant ainsi le niveau de vie des citoyens.

 

L’état actuel de la Centrafrique corrobore cet argument. C’est dire que, les politiques et les élites doivent se décoloniser l’état d’esprit. Partant, c’est la seule voie qui peut les mener à connaître clairement ce qu’ils veulent pour la Centrafrique. Exercer la politique, c’est proposer des idées. Et la politique exige des idées. Aussi longtemps que les politiques manquent d’idées ou jouissent d’une carence criante d’idées, la Centrafrique ne pourra jamais se développer. Elle ne pourra pas connaître la prospérité économique et la stabilité politique et sociale.

 

En effet, la Centrafrique a besoin  des réformes dans tous les domaines. Ici, il y a lieu de souligner le cas du système de la santé. Depuis les indépendances, jusqu’aujourd’hui, la Centrafrique ne dispose pas d’équipement pour la dialyse. Les patients souffrant de cancer ne peuvent pas se faire traiter dans ce pays pour faute d’équipement. Et la plupart des patients, souvent des généraux, des politiques ou élites sont transférés à l’étranger pour bénéficier des soins appropriés.

 

Alors, il se pose la question de savoir quel est le sort réservé à ceux qui ne font pas partie des généraux, des politiques et des élites ? Les politiques doivent répondre à cette question. Le système de santé doit subir une réforme pour permettre à tous les citoyens de bénéficier des soins médicaux. C’est le devoir des politiques de pallier les carences du système de santé. Pourquoi la Centrafrique ne se dote-t-elle pas des équipements traitant de la dialyse et du cancer ? Est-ce un problème lié au manque de personnel qualifié dans ces domaines ? Pour ce faire, les politiques doivent être courageux, audacieux, diligents et actifs.

 

C’est-à-dire, ils doivent savoir ce qu’ils veulent pour le bien du peuple. En sachant ce qu’ils veulent ils aideront la Centrafrique à dompter les défis. Ils doivent prendre des initiatives pour trouver des solutions idoines à cette crise. Le système de la santé doit attirer leur attention à plus d’un titre. C’est un sujet très important. Les politiques sont obligés de considérer le système de santé et le système éducatif comme étant une priorité nationale. Combien de personnes meurent chaque jour en Centrafrique pour faute d’équipement de dialyse ? Combien de personnes meurent chaque jour pour faute d’équipement pour le diagnostic de cancer ? …

 

La liste de ces questions peut s’allonger indéfiniment, parce que le cas de la Centrafrique est gravissime. Il est important que les médecins s’adaptent à l’évolution de la médicine en général. Les politiques doivent imposer et la réforme du système de santé et la réforme du système éducatif, s’ils veulent engager la Centrafrique dans la prospérité et le développement. La coopération avec des pays étrangers est la bienvenue, mais insuffisante. La vraie solution à cette crise de la santé et de l’éducation réside dans la capacité des politiques à penser et proposer des idées appropriées pour endiguer cette situation fâcheuse. Le succès en politique réside dans la formulation des idées pertinentes ; c’est-à-dire les politiques doivent savoir ce qu’ils veulent pour le bien de la nation. Est-ce le cas en Centrafrique ? Eh bien !!! Répondez-vous-mêmes.

 

Joseph-Nestor Ouamba-Patas (Strasbourg)

 

 

 

Democracy gives opportunities to citizens to assert what they can do for their country in all scope of activities. It reinforces political institutions. Freedom in Democracy is unfettered, making citizens accountable and responsible for their involvement in political decisions. In Democracy, all political decisions belong to the people. Government and Parliament emanate from people. Justice is done in the name of people. Politicians are doing what is good for the country in order to secure its development. Citizens know accurately what they want and expect from politicians, policy-makers and lawmakers. Democracy requires from citizens to be exacting towards its politicians. Doing so helps them to control its elites. Here and over there or everywhere in the world, democrats are filled with these ideas. In the light of this assertion, it seems that elites, politicians and people in Central African Republic ignore them. 

 

Politicians do not know what they want for the country. Common interest is swept out in their political way of thinking. Citizens lack capacity to discern between good and evil. Politicians are blind in one eye so entailing the people to become blind. Many politicians in Central African Republic or perhaps all are not intellectually autonomous. They act like colonized men. Their political mind is colonized. It is difficult for them to conceive new political ideas to transform Central African Republic, improving the citizens’ standard of living.  The state of Central African Republic to-day testifies this argument. Politicians, lawmakers, policy makers and elites have to decolonize their mind. This is the way for them to know what they want for this country. Policy requires ideas. As politicians lack ideas, this country could never be developed. It could not enjoy prosperity and stability. Nevertheless, Central African Republic needs to be reformed from all of aspects. Here, it is to mention the case of Health System.

 

From independence to now, Central African Republic has not yet at its disposal dialysis equipment. Cancer patients cannot be treated in this country because there is no equipment. Many patients often high officials in Government travel abroad to be treated. This arouses questions about the condition of those who are not officials in Government or in Army. What about the people? Politicians in Central African Republic should response to these questions. Health System must be reformed in order to bring medical care to the people. It is a duty to politicians to implement this reform. To be true, it is a shame to see many officials and citizens dying in pitiful condition because of a lack of medical equipment. So to speak, politicians must know what they want for the good of Central African Republic, and citizens deserve good. Knowing exactly what they want for the country could help them to overcome these challenges. For that, politicians should be courageous, bold, diligent and active. It means that, they must take initiative to find solution to difficulties the country faces.  

 

Health System must attract their attention. This issue is more important, as politicians are obliged to consider Health System and Education system, both as a national priority. It also depends on physicians in Central African Republic to ask politicians on the state of Health  System. They must adapt themselves. How many times Central African Republic must yet wait to adopting reform in its Health System. Politicians should press on, if they want to engage the country in the sustaining development and prosperity. No one can do it in their place. Co-operation with foreign countries can help but not enough to solve this situation. Solutions reside in the capacity of politicians to think and propose suitable ideas to cope with this predicament. In fact, the key of success in politics is in the ability to propose relevant ideas to tackle the crises – political, economical and social – which tested a society. Politicians have to demonstrate politically and clearly: “what they want for the good of country”.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 01:35

 

 

 

wily-Sébiro

 

 

source : http://www.centrafriquelibre.info   27 fév 2013

 

Avant l’arrivée  de la Seleka qui a dévoilé la faiblesse des institutions centrafricaines en général, et  des Forces Armées Centrafricaines (FACA) en particulier, la société civile et surtout les églises étaient aphones, sur les drames quotidiens des  centrafricains.

 

En effet, Quelques enfants du président de Bozizé, et des militaires incontrôlés torturaient, punissaient et même tuaient des paisibles citoyens sans que la société civile, ni les prêtres et les pasteurs dénoncent ces actes. L’homme de la rue et  certains observateurs s’étonnent de cette brusque loquacité  contre les rebelles qui ont pris les armes pour faire appliquer les accords qui sont restés lettres mortes, et l’acharnement des sbires du KNK et des militaires contre les opposants.

 

Le commissaire de la police Daniel Sama, sympathisant du MLPC a été torturé et tué par le lieutenant Gbangouma et ses nombreux gardes rapprochés dans leur pick- up de service après avoir tenté de le désarmer. Le commissaire Trépassé a reçu une balle dans la tête alors qu’il se trouvait dans un quartier de Bangui, le guide chasse Ndaba Joseph père de 15 enfants pourtant proche du premier ministre Touadera et du ministre Fidèle Gouandjika, a été assassiné dans les locaux de la SRI (Section de Recherches et Investigations sous la supervision de « Papy » Bozizé.


Justino Dédé Sombo et son cousin ont failli être ensevelis vivants aux cimetière de Ndress par Teddy Bozizé et ses éléments. Toutes ces meurtres et ces barbaries sont restées non seulement impunies, mais à l’époque aucun chef d’église, ni moins les défenseurs  de la société civile n’étaient montés au créneau.

 

Les pasteurs dont un grand nombre sont devenus politicards, hommes d’affaires, collecteurs de diamants et des femmes ne diront pas le contraire. Avant l’arrivée de la Séléka, mis à part les membres de l’opposition démocratique, toutes les forces pensantes du pays marchaient derrière Bozizé et la nébuleuse KNK.

 

D’ailleurs, l’ancien archevêque de Centrafrique, Mgr Pomodimo a été aussitôt désigné médiateur de la république par Bozizé après son éviction de l’archevêché de Bangui. Monsieur Louis Oguéré Ngaikoumon qui était un homme de main de Monique Bozizé a été nommé ambassadeur au Cameroun avant d’être imposé au secrétariat général du parti.

 

Le vrai et faux pasteur Binguimalet au lieu d’exhorter les politicards à changer leur comportement a préférer utiliser le nom de Dieu pour organiser des mascarades avec la complicité de son collègue le pasteur Bozizé, lesquelles mascarades sont à l’origine du conflit que connait actuellement la RCA.

 

Aujourd’hui, tous s’accordent pour rendre la Séléka responsable du désarroi des Centrafricains, alors qu’elle est un mal nécessaire. Mal, parce qu’on ne résout pas un problème politique par les armes, mal parce que des centrafricains vivent comme des animaux en brousse, mal parce que les enfants n’ont pas repris le chemin de l’école et nécessaire parce qu’on découvre aujourd’hui que la RCA est un pays fantôme sans institutions fiables et qui nécessite une refondation.

 

L’entrave des portes de la radio au ministre Gazam Betty, est une attitude qui doit être dénoncée par tous les centrafricains épris de paix de la justice et du progrès. Nulle part ailleurs, on a vu un  chef de services demander l’aval du président de la république pour ordonner la chasse du chef de  son département par sa garde rapprochée. Un ministre doit avoir les mains libres et l’autorité nécessaire pour bien piloter son ministère.

 

Les centrafricains, s’ils veulent pacifier leur pays doivent sans tarder organiser un dialogue inter-centrafricain sur leur territoire, le président Bozizé a encore cette chance pour sauver son pays d’une éventuelle guerre civile.

 

 

Wilfried Maurice Sebiro

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 16:44

 

 

 

David Gbanga heureux au banquet

David GBANGA 

 


MARDI 26 FÉVRIER 2013 / PAR FRED KROCK

 

(De notre correspondant)

 

Le directeur général de la Radio-Centrafrique, M. David Gbanga a engagé un bras de fer avec son ministre de tutelle, M. Christoph Gazam-Betty. A l’origine, la suspension des émissions propagandistes et révoltantes de la cellule de communication de la présidence de la République, notamment « Yéso é linbgi ti inga » et « la vision du chef de l’Etat ».

 

 « Yeso é lingni ti inga » est une émission de la radio-Centrafrique réalisée et animée par la cellule de communication de la présidence de la République. Seulement, cette émission est très contestée par la plupart des Centrafricains étant donné que le contenu est révoltant et que les animateurs sont amateurs ne respectant ni la déontologie ni l’éthique dans leur présentation.


L’une des missions assignées au gouvernement d’union nationale est de reformer l’administration publique qui est devenue pourrissante et improductive. Or, les réformes qui sont en train d’être mises en place par le gouvernement se heurtent à une résistance farouche de certains cadres inféodés au parti du président de la République.


Le Ministre de la communication, M. Christophe Gazam-Betty a été empêché d’entrer à la radio par des éléments de la garde présidentielle instruits dit-on d’en-haut. Son péché c’est d’avoir suspendu deux émissions de la haine réalisées par la cellule de communication politique de la présidence de la République, notamment « Yéso é lingbi ti inga » et « Vision du chef de l’Etat », deux émissions intouchables nées de la volonté du Président Bozizé. Ces rendez-vous télévisés répandent à longueur de journées des injures, de la grivoiserie, des propos d’appel à l’intolérance politique contre des fils du pays qui osent penser différemment sur la gestion des affaires de leur propre pays.


M. Gazam-Betty le savait. Il ne se faisait non plus d’illusion sur la résistance farouche de Bozizé à une éventuelle décision de suspension de ces espaces qui ont transformé les médias d’Etat en champs de propagande au service d’un individu soit-il le président du parti au pouvoir. Or, en prenant fonction, le patron de la communication a insisté sur la liberté des journalistes et l’indépendance de l’appareil de communication de l’Etat. Raison pour laquelle, il faudra bien prendre le taureau par les cornes si besoin en est réellement de relever le défi de la gouvernance démocratique qui a discrédité le pays à ce jour.


Mais d’où vient la force du directeur général de la radio au point qu’il s’oppose à la décision de son ministre ? Certainement de Bozizé ou de ses caciques qui parfois posent des actes à son insu. Mais là encore faut-il se demander dans quel intérêt Bozizé ferait cela, puisque les accords de Libreville ont tout ficelé d’avance et que la moindre erreur entrainera des conséquences fatales pour son régime.


Signalons que lorsque le ministre Gazam-Betty a appris qu’en dépit de la décision de suspension des émissions en question, le directeur général de la radio publique en a fait passer sur les ondes, il a tiqué et a pris immédiatement une décision, mais cette fois-ci pour supprimer purement et simplement ces émissions. Une persistance dans la diffusion de cette émission serait le bouton rouge pour une nouvelle situation de crise, puisque cela peut entraîner la démission du ministre de la communication et ainsi l’embrasement de tout le système.


Cette situation au Ministère de la communication inspire certainement plus d’un observateur quant à la nature de la cohabitation au sein de ce gouvernement d’union, surtout dans les ministères occupés par les représentants du Séléka ayant pour ministre délégué, des personnalités du régime au pouvoir.

 

 

 

NDLR : Le DG de la radio nationale David GBANGA a donné lui-même lecture à l’antenne hier lundi 25 février de la décision du ministre GAZAM BETTY du retrait de la grille des programmes de Radio Centrafrique des émissions controversées et décriées. A-t-il enfin pris conscience qu’on ne peut engager un bras de fer avec un ministre de la République ! On le saura dans les tout prochains jours pour ne dire les prochaines heures.   

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 16:32

 

 

 

Christophe-Gazam-Betty

 


Bangui 26.02.2013 à 13h36 ( Xinhua ) - Trois semaines après la formation du gouvernement d'union nationale en République centrafricaine (RCA) dirigé par l'opposant Nicolas Tiangaye, les rebelles de l'alliance Séléka refusent leur cantonnement en vue de leur désarmement, contre l'avis de leur leader Michel Am Nondroko Djotodia, nommé vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale.


Une coalition hétérogène de plusieurs mouvements rebelles opposés au pouvoir du président François Bozizé, Séléka, apparue en décembre dans le cadre d'une offensive lui ayant permis de prendre le contrôle d'une partie du territoire centrafricain qu'elle continue d'occuper, est aujourd'hui minée par des divergences entre sa direction et sa base sur l'application des accords de paix conclus le 11 janvier à Libreville au Gabon.


Source de désaccords, le cantonnement des combattants rebelles visant à les amener à déposer les armes afin d'être par la suite intégrés pour une partie dans l'armée régulière et pour l'autre reversée dans la vie civile en marge du processus DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion) est une des clauses du compromis signé entre le régime de Bozizé et ses adversaires, qui a favorisé une accalmie dans les hostilités entre les deux camps.


Lors d'une visite le 21 février à Vangué, localité proche de Damara, ville du Centre du pays décrétée « ligne rouge » par la Force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC) pour protéger la capitale Bangui contre l'avancée rebelle, Djotodia, qui participe au gouvernement avec quatre autres membres de la rébellion, a exhorté les troupes à favoriser la réalisation de ladite opération prévue sur trois sites : Kaga-Bandoro (Centre- Nord), Bria et Ndélé (Nord-Est).

 

« Nous avons choisi ces villes parce que les bases de la FOMAC sont présentes dans ces localités, pour que vous bénéficiiez des meilleures conditions de vie. Si aujourd'hui nous acceptons de signer l'accord de paix de Libreville, alors respectons nos engagements. Car, la communauté internationale a les yeux rivés sur nous », a lancé l'ancien fonctionnaire du ministère centrafricain des Affaires étrangères précédemment aussi consul à Nyala, au Soudan.

 

Comme avec la formation du gouvernement d'union nationale où ils réclamaient sept postes ministériels contre les cinq obtenus, les chefs militaires de Séléka n'approuvent pas cette position. A la suite du général Mahamat al Katime, commandant des opérations à Damara, le colonel Michel Narkoyo, un des porte-parole de la rébellion, joint lundi par Xinhua est formel : pas de cantonnement et de désarmement tant que les revendications ne sont pas satisfaites.

 

 

DEUX EXIGENCES FONDAMENTALES



Deux exigences fondamentales sont formulées : le départ de la RCA des soldats sud-africains et ougandais chargés de prêter main forte au régime du président Bozizé et puis la libération des détenus politiques en relation avec la crise.


« Nous attendons toujours la réaction du gouvernement. A Libreville, on a signé beaucoup de papiers. Jusqu'à présent, ni les Sud-africains, ni les Ougandais, personne n'a quitté notre pays. On se demande pourquoi le président Bozizé garde encore ces forces étrangères dans notre pays », a souligné Narkoyo, ex-soldat de deuxième classe de la gendarmerie nationale devenu colonel dans la rébellion.


Selon lui, ce retrait devait avoir lieu une semaine après la signature des accords de Libreville. « Nous sommes prêts pour le cantonnement, nous ne sommes pas résistants. On ne peut pas aller au cantonnement alors que nos frères restent en détention », a-t- il en outre mentionné, faisant valoir que s'il y a blocage dans l'application des accords de paix, c'est du côté du camp de François Bozizé, accusé de « manque de volonté politique » pour faire avancer le processus.

 

A l'en croire, ce blocage ne permet pas au « président Djotodia de contrôler totalement la situation en tant que ministre de la Défense. Il n'a pas le contrôle de l'armée. D'après nos informations, le président Bozizé a augmenté le nombre des Sud- africains t des Ougandais. Son fils qui fut ministre de la Défense est allé récemment à l'extérieur chercher des avions et des pilotes. Ils ont monté des hélicoptères et des avions de guerre. »


Les mêmes accusations avaient été entendues à l'approche de l'ouverture du dialogue politique tenu en janvier dans la capitale gabonaise, sous l'égide des chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC, à laquelle la RCA appartient). Elles sont aussi reprises par Eric Massi, porte- parole international de Séléka à Paris en France, qui a exigé que « le président Bozizé exécute de bonne foi les engagements qu'il a pris à Libreville ».


« Il n'y a pas de divergences. Nous sommes d'accord pour la mise en oeuvre des accords. C'est les modalités qui restent à définir. Nous considérons que le processus ne peut pas être unilatéral. Nous avons arrêté notre offensive, nous sommes allés au dialogue à Libreville, nous avons accepté de signer l'accord de cessez-le-feu, nous avons accepté que le président Djotodia et les autres entrent au gouvernement malgré que la composition de ce gouvernement ne nous convient pas », a-t-il ajouté.


Massi, dont les propos rejoignent ceux des chefs militaires de la coalition rebelle, a appelé la Commission des droits de l'homme des Nations Unies à se rendre en RCA pour « aller visiter les prisons et s'enquérir de leur situation afin qu'ils soient libérés ». « Les arrestations doivent cesser, car, actuellement à Bangui les arrestations continuent », a-t-il poursuivi.



MISE EN GARDE DU MINISTRE DE LA COMMUNICATION



Ministre de la Communication, Christophe Gazam Betty, également membre de Séléka, s'est désolidarisé de cette ligne politique. « Moi, je n'assumerai pas la responsabilité de me mettre à dos les dix chefs d'Etat de la sous-région et la communauté internationale. Il faut être réaliste et responsable », a-t-il dit, précisant que les arguments soulevés sont des « aspects légitimes, mais ils ne sont pas liés au regroupement et au désarmement des combattants ».

 

« Celui qui prendra le risque de faire bloquer cette machine- là va s'expliquer. Vous n'allez pas souhaiter que ce qui se passe au Mali arrive ici. Ça voudra dire qu'on a passé trois mois à dépenser de l'énergie pour rien. Personne n'a intérêt à ce que le processus s'arrête ou capote », a mis en garde Gazam Betty en annonçant des préparatifs avec l'envoi des équipes sur le terrain et la mobilisation du matériel (tentes et bâches) avec le concours des partenaires internationaux tels que l'UNICEF pour le cantonnement des troupes.


D'après le ministre de la Communication, « nous travaillons. On n'est pas au gouvernement avec une étiquette. On est ministre de la République, on n'est pas membre de Séléka. Il y a une équipe qui est sur place là-bas (fief rebelle, NDLR) en train de faire des réglages. Je souhaiterais qu'à la fin de la semaine, ce soit réglé ».


Il a fait part de la préoccupation de libérer le pays de l'asphyxie économique dans laquelle la nouvelle crise politique l'a plongé. « Il faut libérer les voies pour qu'on apporte les vivres à la population. Aujourd'hui, on est au bord de la famine. Les enfants ne vont pas à l'école. La question est d'ordre humain et d'ordre humanitaire ».


Si les rebelles annonçaient 4.600 combattants au début de leur offensive, les chiffres exacts des troupes à cantonner ne sont pas encore précisés, en dehors des 1.684 hommes déclarés à Damara, ville située à quelque 90 km de Bangui et où Séléka occupe une position à 5 km depuis sa récente progression en janvier, selon le colonel Narkoyo.

 

 

 

 

Centrafrique Gouvernement d'union L'Accord de Libreville à l'épreuve du terrain

 

http://www.linfodrome.com   26 février 2013

 

La rébellion du Séléka refuse de se faire encaserner tant que les forces étrangères n'auront pas quitté la Centrafrique.

 

 

Un mois après sa formation, le gouvernement d'union formé par le pouvoir et la coalition de l'opposition civile et armée, fait face à ses premières difficultés. Le cantonnement des rebelles, première phase du processus DDR, pose déjà problème.

 

Le dimanche 24 février était la date retenue pour le début du cantonnement des rebelles du Séléka sur les deux sites de Kaga Bandoro et Bria, deux localités conquises dans le centre du pays. Mais cette opération qui donne le ton au processus Désarmement, Démobilisation et Réhabilitation (DDR),  a été reportée sine die. Les rebelles ont posé des conditions avant de quitter leur base de Damara à 75 kilomètres au Nord de Bangui la capitale. Le ministre de la Communication, Christophe Gazam Betty, lui-même issu de la rébellion, justifie cet échec par des raisons logistiques.

 

Les troupes de la rébellion n'auraient pas pu être transportées faute de moyens. La vérité que cache le ministre, ce sont les exigences des éléments de son camp qui sont entre autres, la libération de leurs hommes arrêtés, le départ des soldats étrangers notamment sud-africains et un cessez-le-feu. Les difficultés actuelles sont prévisibles, car l'accord de Libreville du 11 janvier 2013 aura été pour Bozizé, un calice d'un breuvage amère dont il aura avalé le contenu jusqu’à la lie.

 

En acceptant donc de gouverner le pays avec ses ennemis, pis, de leur confier des ministères de souveraineté comme la Défense et la Communication, le président centrafricain a néanmoins pris des précautions. Au plan sécuritaire, le maintien des soldats étrangers en l'occurrence sud-africains, le préserve de toute surprise. Certes, la force régionale de l'Afrique centrale sécurise toujours la capitale, mais «Boz», comme l'appellent ses partisans, préfère avoir plusieurs boucliers de protection.

 

Au plan politique, François Bozizé a contourné la cohabitation que Libreville lui a imposée. Chaque ministre rebelle est flanqué d'un ministre délégué qui est un de ses fidèles. C'est en fait sur ce «shadow cabinet» (cabinet occulte) que le président s’appuie pour exercer la parcelle de pouvoir qui lui reste. Pour sa communication, le président dispose de son propre appareil de propagande que sont les médias privés proches du pouvoir.

 

Le ministre de la Communication a fait prendre récemment des mesures contre l'un de ces organes. Ces premiers faux pas de la cohabitation donnent raison à ceux qui ont parié sur une existence éphémère du gouvernement d'union dirigé par un Premier ministre, Nicolas Tiangaye que Bozizé ne peut révoquer de son propre chef.

 

Charles d'Almeida

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 16:24

 

 

 

Boz et Yayi Boni

 

 

http://www.jeuneafrique.com  26/02/2013 à 07h:57 Par Malika Groga-Bada

 

Jeune Afrique : En tant que président de l'Union africaine (UA), vous avez rencontré votre homologue centrafricain, François Bozizé, fin décembre, alors qu'il était confronté à une rébellion armée. Comment l'avez-vous convaincu de ne pas se représenter en 2016 ? En lui citant votre propre exemple ?

 

 

Thomas Boni Yayi : Le président Bozizé est un homme mesuré. Lui et moi sommes tous les deux évangéliques, et je lui ai parlé en tant que frère. Je lui ai conseillé de rassurer ses compatriotes et la communauté internationale quant à son intention de ne pas modifier la Constitution pour se représenter à la présidentielle. Et c'est vrai que je lui ai dit qu'en 2016 je serais heureux d'avoir un ami ancien chef d'État prêt, comme moi, à prendre sa bible pour parcourir les contrées et prêcher l'Évangile. 

 

 

 

 

NDLR : Le président béninois s’avance un peu trop s’agissant de son frère Bozizé qui rêve toujours de briguer un troisième mandat après 2016. Son plan secret est d’instrumentaliser les jeunes oisifs et les femmes par le canal du tandem NGAISSONA-YAMBETE et Elie OUEFIO à qui il a remis beaucoup d’argent pour soudoyer les manifestants qui doivent encore être envoyés sur les ambassades de France et des USA à Bangui, ces deux pays étant considérés par BOZIZE comme étant les principaux opposants à sa candidature après 2016.  



  

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 04:16

 

 

 

Ziguélé Martin

 

 

Martin Ziguélé sur les accords de Libreville: «C'est un mariage de raison»

 

Par Christophe Boisbouvier    RFI  lundi 25 février 2013

 

On ne l'a presque pas entendu pendant la crise centrafricaine, et pourtant c'est le numéro 1 de l'opposition, et bien entendu l'un des favoris de la présidentielle de 2016, à laquelle le président Bozizé ne pourra pas se présenter. Six semaines après les accords de Libreville, Martin Ziguélé (ancien Premier ministre centrafricain) sort de son silence. En ligne de Bangui, le président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

 

RFI : Le 11 janvier, vous avez signé les accords de Libreville. Aujourd’hui, en êtes-vous satisfait ?


Martin Ziguélé : J’en suis satisfait sur un point principal : c’est le retour à la paix c’est-à-dire la fin des hostilités ouvertes sur le terrain.


Mais les exactions continuent. Pour preuve, les 15 000 Centrafricains réfugiés au Congo-Kinshasa et le cri d’alarme lancé par les évêques de Centrafrique. Est-ce que les rebelles vont vraiment jouer le jeu du programme Désarmement, démobilisation et réinsertion, le DDR ?


Oui, je crois savoir que des dispositions ont été prises et par la direction de la Seleka ici à Bangui et par les forces de la Micopax (Mission de consolidation de la paix en Centrafrique) pour tenter de remédier à cette situation effectivement déplorable.


Du côté de François Bozizé, la présidence accepte de cohabiter avec un gouvernement d’union nationale dirigée par l’opposant Nicolas Tiangaye. Est-ce que vous pensez que le président va jouer le jeu ?


Tous, à la présidence ou dans l’opposition, ou dans la société civile, nous avons tous intérêt à ce que ces accords de Libreville soient respectés parce que nous n’avons pas le choix. Vous avez d’un côté un régime qui n’a pu faire face à l’adversité militaire, vous avez une force militaire qui était en train de prendre la capitale et qui a été arrêtée grâce aux forces non centrafricaines, notamment aux forces de la Micopax. Donc un mariage de raison.


Tous les ministres issus de l’opposition ou de la rébellion sont flanqués d’un ministre délégué issu du camp présidentiel. Est-ce que cela ne les fragilise pas ?


Oui, dans l’absolu la formation de ce gouvernement a créé autant de mécontentements qu’il y a de composantes. Ce que vous dites, ce sont des manifestations de l’absence totale de confiance d’ailleurs qui a régné pendant longtemps parmi les acteurs dans ce pays-là. Mais je crois que le Premier ministre a trouvé la bonne formule : saisir le médiateur, en l’occurrence le président Denis Sassou-Nguesso du Congo. Laissons lui le temps donc de trouver les bons accommodements qui permettront au Premier ministre de faire le réaménagement technique tant souhaité par ces partis-là.


A Libreville, le président Bozizé s’est engagé à libérer tous les prisonniers politiques. Mais Monsieur Mackpayen par exemple est toujours en prison à Bangui. Est-ce que ce n’est pas mauvais signe ?


Que ce soit monsieur Mackpayen ou que ce soit d’autres personnes qui ont été arrêtées parce que tout simplement elles appartiennent aux ethnies Goula, Rounga et autres qui sont considérées comme les ethnies des responsables de la Seleka, tous doivent être libérés. Et j’interpelle le gouvernement, et j’interpelle également toutes les milices pour que ces personnes-là soient libérées sans condition.


Officiellement le gouvernement d’union nationale doit préparer des législatives d’ici un an, mais en réalité est-ce que ces élections ne vont pas être couplées avec la présidentielle de 2016 ?


Oui. Dans un pays où tout est à refaire, un an est un délai indicatif qui ne peut que être prorogé. Est-ce que cela sera prorogé jusqu’en 2016 ? Je ne saurais vous le dire.


Vous serez candidat en 2016 ?


A chaque jour suffit sa peine.


A ceux qui disent, après vos échecs de 2005 et de 2011, ça va être votre tour en 2016, que répondez-vous ?


Je réponds qu’aujourd’hui ma préoccupation essentielle est d’aider ce gouvernement dont le Premier ministre est issu de nos rangs. Lorsque ce travail aura réussi, nous passerons à une autre étape, si le peuple le veut. Donc c’est trop tôt aujourd’hui de dire que mon heure est venue ou que mon heure n’est pas venue.


Est-ce que vous comptez sur le soutien du Premier ministre pour votre campagne de 2016 ?


Je vous ai dit qu’au moment où je vous parle, je ne suis ni dans la disposition de quelqu’un qui fait campagne, ni dans la disposition de quelqu’un qui prépare une campagne.


Mais est-ce que le Premier ministre n’est pas l’un de vos plus proches amis politiques ?


Le Premier ministre, je le soutiens dans le travail qu’il fait, parce que non seulement c’est un ami politique, mais c’est parce que c’est aujourd’hui le Centrafricain qui est le mieux placé sur le plan de l’aide et sur le plan de la compétence pour le sauvetage de ce peuple, de ce pays. Oui, je le soutiens sans faille.


Vous le soutenez et il vous soutiendra ?


Comme je vous l’ai dit, je ne fais pas deux choses en même temps. Je soutiens le Premier ministre Nicolas Tiangaye, je soutiens le gouvernement d’union nationale de transition. Le reste, les carrières personnelles sont dérisoires par rapport à cet impératif-là.

 

 

 

NDLR : Il urge que les instruments de suivi des Accords de Libreville soient mis en place car BOZIZE profite du vide pour en faire un peu à sa tête. Il est plus que temps que le Médiateur et Président de ce Comité de suivi, le président congolais Denis SASSOU NGUESSO prenne ses responsabilités. Il avait déjà été saisi par Séléka a propos du coup de force de BOZIZE lors de l'annonce de la composition du gouvernement où il a mis tout le monde y compris le Premier Ministre devant le fait accompli avec l'entrée dans le gouvernement de personnes dont ne voulait pas le PM. On attend jusqu'à ce jour la réponse du Président SASSOU qui ne vient toujours  pas.

 

Entre temps, BOZIZE signe des décrets à tour de bras pour placer ses hommes et femmes liges. Ce n'est pas ce qui a été prévu par les Accords politiques de Libreville. BOZIZE ne comprenant que le langage des armes et de la force, on peut aussi comprendre le refus de leur cantonnement des éléments de Séléka qui ont nettement l'impression que BOZIZE reprend du poil de la bête tout en ne respectant nullement les dispositions des Accords de Libreville.

 

Dans un tel contexte il ne peut être question que le Premier Ministre Nicolas TIANGAYE aille faire une Déclaration de Politique Générale devant les députés comme certains en rêvent et font discrètement pression pour qu'il en soit ainsi. C'est un grossier piège dans lequel le PM doit absolument éviter de tomber car il ne peut prendre des engagements tant qu'il n'a aucune garantie que BOZIZE ne pourrait pas continuer à en  faire  à sa tête comme actuellement. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 03:49

 

 

 

gazambeti

Christophe GAZAM-BETTY

 

 

 http://www.tap.info.tn


BANGUI lundi 25 février 2013 09:12 (TAP) - Le ministre centrafricain de la Communication issu de la rébellion, Christophe Gazam Betty, s'est vu interdire l'accès à la radio nationale par des éléments de la garde présidentielle vendredi, après avoir suspendu deux émissions pro-régime, a-t-il affirmé dimanche.


"J'ai été interdit d'accès à la radio nationale vendredi par des éléments de la sécurité présidentielle au motif que ma place est au cabinet et non pas à la radio nationale", a expliqué le ministre.


Les membres de la garde présidentielle "ont affirmé avoir agi sur instructions de leur hiérarchie", selon un journaliste de la radio cité par l'AFP.


"Je voulais en fait demander au directeur général ce qui s'est exactement passé pour que les émissions que j'ai suspendu soient autorisées à être diffusées sans que je sois informé au préalable", a ajouté M. Gazam Betty.


Le 15 février, le ministre avait suspendu deux émissions pro-régime intitulées "Yé so é lingbi ti hinga" (en Sango, langue nationale, "ce que nous devons savoir"), et "Ba ngo ndo ti gbya ti kodro" ("vision du chef de l'Etat").


Mais d'après le journaliste, "la direction générale de la radio nationale et celle de la presse présidentielle avaient remis à l'antenne les deux émissions" alors que le ministre était en déplacement à l'intérieur du pays, une semaine après leur suspension.


Les deux émissions, destinées à informer le public des activités du chef de l'Etat, du parti présidentiel Kwa Na Kwa (KNK) ou des entreprises publiques, s'en prennent régulièrement à l'opposition et à ses membres.

 

"Le Premier ministre est saisi du dossier, j'attends de voir la suite. Mais j'avoue que c'est très regrettable (...) il y a des comportements qui ne sont pas encourageants", a affirmé M. Gazam Betty.


Le gouvernement d'union nationale, dirigé par l'opposition et composé de membres de l'opposition, du camp du président Bozizé, de la rébellion, d'anciens rebelles et de la société civile, est censé conduire le pays vers la tenue d'élections législatives d'ici un an.

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Centrafrique-Presse.com - dans Médias
26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 03:08

 

 

 

 

Steve Yambété

 

 

Bangui, 26 fév 2013 (CAP) - Le DG de radio Centrafrique David GBANGA a lu enfin sur les antennes mêmes de cette station ce lundi vers 12h 45 la décision du ministre de la communication Christophe GAZAM BETTY retirant de la grille des programmes les 3 émissions incriminées. Le petit hic c'est qu'il l'a fait après une diffusion de « Yé so é lingbi ti hinga » animée par Abakar PIKO. En espérant que c'est la dernière. 

 

La nomination de Steve YAMBETE à la jeunesse vise en réalité à donner un habillage de légalité légal aux pratiques miliciennes du CNJ, de COCORA et du COAC qui continuent toujours de fouiller les véhicules dans Bangui et à distribuer les machettes.

 

Alors qu'il y a déjà quatre Chargés de Mission dans ce ministère chargés chacun de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture, il est bombardé Chargé de Mission à la jeunesse, au Sport, aux Arts et à la Culture. En d'autres termes, on regroupe dans ses mains les attributions des quatre Chargés de mission.

 

Cela pose un problème de compétence et de droit. Qu'en est-il de l'organigramme de ce département ? Beaucoup plus de questions que de réponses.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 02:57

 

 

 

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Source : http://www.la-croix.com  25/2/13

 

Dans un communiqué daté du 14 février 2013, les neuf évêques de Centrafrique s’alarment de la situation humanitaire et sécuritaire dans leur pays et demandent au gouvernement un « plan d’action » rapide. Ils souhaitent notamment que « les routes soient ouvertes afin de faciliter la libre circulation, car les gens meurent de faim, ils sont asphyxiés, ils n’ont plus de ravitaillement ni en carburant, ni en denrées alimentaires, ni en médicaments essentiels », ainsi que le rétablissement des réseaux téléphoniques « dans les zones occupées ».


Entre décembre 2012 et janvier 2013, le mouvement armé de la Séléka a tenté de renverser le régime du président François Bozizé. Un accord de paix, signé à Libreville, au Gabon, le 11 janvier dernier, a permis l’arrêt des hostilités et la formation, le 4 février, d’un gouvernement d’union nationale dans lequel figurent des membres du mouvement. Mais la situation économique et sociale tarde à se rétablir.


Depuis plusieurs semaines, les habitants dans les zones contrôlées par les rebelles se plaignaient de la poursuite d’exactions et de pillages, notamment dans la région de Mobaye (sud).


Sécurité des religieux et religieuses


Dans son communiqué, la Conférence épiscopale centrafricaine (CECA) demande également que « le gouvernement assume sa responsabilité et garantisse la sécurité des religieux, religieuses et de tout citoyen centrafricain ». « Les responsables des différentes factions rebelles qui sont dans les zones occupées (doivent) immédiatement mettre fin aux vols et viols, aux actes de vandalisme, aux tueries et aux exactions sur le peuple centrafricain, les religieux et sur les bâtiments et les édifices publics et religieux », écrivent-ils.


Le 13 février, les dirigeants religieux du pays – catholiques, évangéliques et musulmans – se sont réunis à Bangui, la capitale, pour discuter de la tension politico-militaire qui règne dans le pays. Ils ont déclaré qu’ils disposaient « d’éléments sur les risques d’affrontements entre chrétiens et musulmans dans les provinces, à cause des attaques ciblées des rebelles du mouvement de la Séléka ». Début février, l’église catholique de Mobaye a été saccagée par les miliciens.


Trop c’est trop


« Nous vous mettons devant votre conscience et votre responsabilité », avertissent les évêques. « Les populations sont déplacées, elles vivent dans la terreur et l’angoisse. Des innocents centrafricains sont tués, égorgés comme des animaux. Trop c’est trop. Nous sommes fatigués. Le peuple est las de toutes ces souffrances inutiles. Cette situation doit changer. Le peuple centrafricain a le droit de vivre en paix dans son pays et de vaquer sans inquiétude à ses occupations. Nous exigeons le respect de la parole donnée et de la Constitution. »

 

A.-B. H. (avec RFI)

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 02:33

 

 

 

des-éléments de-la-séléka-au-nord-de-damara-le-21-févr

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 25 Février 2013 15:30

 

Les opérations du cantonnement des rebelles de la coalition Séléka a du plomb dans l’aile. Une partie des éléments, opérant au village Vangué (12 kilomètres de la ligne de démarcation de Damara), vient de donner un ultimatum de 48 heures au gouvernement centrafricain pour lui demander de respecter les clauses de l’accord de Libreville signé en janvier dernier. Une voie pacifique pour aller vers le cantonnement.


Ces rebelles, au nombre de plus de 1600, ont ainsi rejeté en bloc les opérations de leur cantonnement. Joint au téléphone par la Rédaction de Radio Ndeke Luka, le Général Arda, sous-chef d’Etat-major de la Séléka, a indiqué que « le gouvernement a mis la charrue avant les bœufs. Les points contenus dans l’accord de Libreville n’ont pas été respectés par le pouvoir de Bangui ».


Pour preuve a-t-il mentionné, « certains prisonniers politiques non libérés, les portefeuilles ministériels inéquitablement repartis, l’Assemblée Nationale non dissoute, des forces supranationale à l’exemple des Sud Africains non rapatriées ».


« Face à cette violation dudit accord, on nous demande d’aller au cantonnement, chose qu’on conteste à ce jour. Car, notre objectif n’est pas de nous regrouper et de nous distribuer de la nourriture. Devant une telle situation, passé les 2 jours, nous reprendrons simplement nos armes et barreront tout accès à nos zones : seul l’avenir nous le dira », a martelé le Général rebelle.


Ce changement de position est intervenu après que le gouvernement ait officiellement reporté les opérations faute de moyens logistiques liés à l’intendance et aux vivres. Des opérations initialement prévues pour le dimanche dernier à Damara (75 kilomètres nord de Bangui) en présence du Premier ministre Nicolas Tiangaye.


Sur le terrain, la nouvelle du cantonnement a été accueilli comme un ouf de soulagement par les populations de Damara et Vangué. Pour elles, une fois ces rebelles cantonnés, des cas de viols de vols, bref d’exactions seront enrayés. Une opportunité pour ces populations de retrouver la quiétude.


Toutefois, les habitants de la ville de Kaga Bandoro se sont déjà opposés au cantonnement de ces rebelles à 12 kilomètres de ladite ville. D’après ces derniers, « la cohabitation avec les rebelles poserait de sérieux problèmes : disputes, altercations, pillages, viols. Cette situation engendrerait certainement des conflits avec les rebelles ».

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