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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 20:06

 

 

 

Michel Djotodia Am Nondroko

 

 

Communique-Seleka-au-sujet-du-gvt.JPGCommunique-Seleka-au-sujet-du-gvt.-2-JPG.JPG

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 19:12

 

 

 

logo CNRC-FB

 


Mais si nous n’acceptons pas le changement de comportement et de mentalité, tous ce que nous rêvons  ne deviendra qu’une utopie.


A tous mes amis, frères, et autres avec qui j’ai eu à un moment fait des échanges importantes et intéressantes au sein du CNRC-FB, sachez-le, je suis vraiment déçu de votre attitude et ça je vous le dis haut et fort.


La trahison pour moi n’est pas une solution en politique, la recherche des intérêts perso, n’est pas pour moi faire de la politique.


J’avais vraiment beaucoup de respect dans vos discours mais aujourd’hui, je vois claire dans ce qui n’est que du mensonge, vous ne respectez pas le peuple Centrafricain. Vos solutions portées pour le redressement de notre pays n’est qu’un tissu de mensonges. Votre rêve est d’obtenir de la misère des Centrafricains une place sur la scène politique, idem pour les idées que vous portez au sein du FRAP et des autres partis ou mouvement que vous allez créer.


Triste, vraiment triste !!!!


Il est temps pour ceux qui n’attende rien, qui ne pense qu’au bonheur du peuple d’être vigilant, de mener « un vaste programme de sensibilisation et de conscientisation contre ces genres de mouvement que vous êtes en train de créer » afin de monter chaque enfant de pays contre l’autre, c’est vous qui amené la guerre dans ce pays.


Vous avez écrit et défendu les couleurs du CNRC-FB, aujourd’hui vous nous crachez dessus, quelle honte !!!


Honte à vous parce que vous êtes tous centrafricains et mes frères, mais je suis vraiment déçu de vous. Il y avait mieux que cette solution de démissionner et de jeter disgrâce sur le Président Mr Gaston Nguérékata.

 

C’est pas comme ça, que nous jeunesse du pays, nous qui nous disons « aimer » notre pays allons réussir « le changement », ce mensonge ou trahison que vous venez de faire laisse un grand goût amer en moi. Vous ne faites que de répéter l’histoire, problème de « Mara », d’ethnie, de groupe et vous manipulez le peuple….et vous profitez pour créer un parti, un mouvement. Soyons digne et regardons-nous dans la glace, pensons aux familles qui sont touchés par vos manipulations.


Vous avez eu un comportement qui mine le développement, qui mine la confiance du peuple Centrafricain aux discours des politiques. Vous agissez comme le président Bozizé, en traitrise et vous le condamnez…


Assoiffé de reconnaissance en politique, vous abusez des gens dans des situations de trouble !!! Vous utilisez la même méthode que les autres pour vous faire reconnaître. Vous faites comme le PM en CDD et qui sait bien que ses objectifs ne seront pas atteints mais il y va quand même... J’ai beaucoup d’estime pour l’homme, mais sur ce coût NON !!! Les entraves à ses actions qui ne l’a pas pensé. Dites-moi quels investisseurs viendront en Centrafrique sachant que le pays est en eau trouble. Quel projet concret pour le peuple allons-nous réussir…


Vous n’aimez pas votre pays !!!


Sachez-le, le temps de guerre est bientôt fini en Centrafrique, vous parlez de constitution, des règles de droit ou autres mais rien de cela ne sort ou ressort dans votre comportement.


Le patriotisme vous ne l’avez pas en vous.


Et ça je vais l’assumer en criant haut et fort avec la jeunesse qui veut utiliser son intelligence au profit de SON  PAYS, de dénoncer votre non patriotisme.


-       Je proposerais au président du CNRC-FB, de mettre l’accent sur une « charte des valeurs », à tous nos adhérents afin de : permettre à tout citoyens, quelle que soit son origine, son parcours, sa position de ne plus être observateur, mais participer à la vie et au destin commun de notre Centrafrique.


-       Je proposerais au président du CNRC-FB, que nous proposons aux Centrafricains d’être ensemble pour créer une Sté créative et solidaire.


-       Je proposerais au président du CNRC-FB, de présenter aux peuple Centrafricain, une république dont le Centrafricain doit être fiers.


-       Je proposerais au président du CNRC-FB, que notre parti, Le CNRC-FB favorisera « le dialogue » à la division et  avec tous les Centrafricains nous rêverons d’une démocratie exigeante et juste.

On vous observera plus de la même façon, on ne vous laissera plus venir détruire et mentir le peuple Centrafricain. !!!!


Je vous souhaite bon vent…


Que ceux qui croie encore au Professeur Mr Gaston Nguérékata, ne vous faites pas manipuler, « leur masque » tombera un jour…


Que Dieu bénisse les actions du Pr  GastonNguérékata, de notre président, que Dieu bénisse les idées qu’il porte en lui pour notre pays.


Que tous ceux qui veulent continuer l’aventure avec le CNRC-FB, s’engage pour notre pays.


Le CNRC-FB est une famille, et une famille se défend avec courage et fraternité. Voilà le sens de mon engagement au CNRC-FB et je veux partager avec les non démissionnaires : Fidélité et détermination.


Vive le CNRC-FB !


Eric Kokouendo

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 19:02

 

 

 

Zameto

Faustin Zameto


 

Marcel-Diki-Kidiri.JPG

 Marcel Diki-Kidiri

 

Lorsqu’un nœud devient tellement complexe et inextricable, c’est peine perdue que de tenter de le dénouer avec douceur et patience, la seule solution est de le trancher d’un coup sec ! Avant la rencontre de Libreville II, plusieurs voix non les moindres s’étaient levées dans l’opposition politique centrafricaine, la société civile, les politico-militaires pour dire que « toute solution qui implique le maintient de BOZIZE au pouvoir n’est pas une solution de sortie de crise ».  Hélas, la suite des événements ont donné raison à ces voix.

 

Aujourd’hui, le Premier Ministre TIANGAYE est complètement phagocyté par le gouvernement pléthorique et totalement ubuesque dont BOZIZE l’a revêtu comme d’un costume de scaphandrier destiné à le couler plutôt qu’à le sauver. Sans aucune marge de manœuvre, il est contraint d’accepter, malgré lui, de diriger un tel gouvernement plutôt que de démissionner. En acceptant de composer avec BOZIZE, l’opposition démocratique et l’opposition armée de la nébuleuse SELEKA sont désormais des alliés objectifs de la mauvaise gouvernance de BOZIZE et donc comptables du gouffre d’horreurs dans lequel est précipitée la République Centrafricaine.


L’unique solution pour mettre un terme aux souffrances du peuple centrafricain, c’est d'exiger le départ du pouvoir de BOZIZE suivi immédiatement d'une transition politique. Nous voilà de retour à la case départ, au grand dam des médiateurs internationaux qui ont cru que BOZIZE allait les écouter ! Qu’est-ce que tu attends, peuple Centrafricain, pour « briser la misère et la tyrannie" comme tu le chantes dans ton hymne national ?

 

Fait à Paris, le Mercredi 6 février 2013


Faustin ZAMETO MANDOKO


Le coordonnateur du « Collectif des Oubanguiens »

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 16:18

 

 

Parfait-Anicet-Mbay-Bouar.JPG

général et Vice-Premier Ministre Anicet Parfait MBAY

 

 

Suite à la dernière parution dans Centrafrique-Presse d’un article sur le nouveau gouvernement d’union nationale dans lequel le général de brigade de la « promotion du 1er décembre 2012 » Anicet Parfait Mbay est promu Vice-Premier Ministre chargé des affaires étrangères,  plusieurs membres de la famille Mbay et non le général Vice-Premier Ministre, ont cru devoir adresser une lettre ouverte qualifiée également de « droit de réponse » à Prosper N’DOUBA Directeur de Publication de Centrafrique-Presse.

 

Contrairement à son habitude, Anicet Parfait Mbay n’a plus jugé utile de réunir une conférence de presse mais a choisi de confier sa réaction et sa défense à toute la famille Mbay qui menace de Prosper N’DOUBA de poursuite judiciaire appropriée. Cette famille reconnaît donc implicitement être solidaire et complice du ministre quant aux détournements de deniers publics au trésor, au BARC et au GTC reprochés à ce dernier.

 

  Contrairement à ce qui allégué dans cette ouverte, dans aucune des parutions de Centrafrique-Presse, la rédaction n’a fait la moindre allusion aux défunts parents d’Anicet Parfait Mbay. Vouloir réveiller des morts qui ne méritent que respect, pour la défense d’un vivant est une vaine tentative et un exercice de style totalement inutile.


En tant que ministre d’état et aujourd’hui Vice-Premier Ministre, Anicet Parfait Mbay est un homme  public et en tant que tel, peut être objet de critique pour son action politique et les actes publics qu’il pose. Pour cela, il a des comptes à rendre aux citoyens. C’est tout. Si affirmer qu’il a mis à mal la trésorerie du Groupement des Transporteurs Centrafricains ou qu’il a détourné les fonds du Bureau d’affrètement Routier Centrafricain, structure don son ministère a la tutelle est assimilé à développer la haine contre l’individu Anicet Parfait Mbay, on doit se demander qu’est-ce qu’il fait dans un gouvernement.


Le Directeur de Publication de Centrafrique-Presse ne connaît ni d’Adam ni d’Eve les différents membres de la famille Mbay signataires de cette lettre ouverte et n’a jamais allégué quoique ce soit à leur endroit. Il est donc très surprenant qu’ils puissent prendre l’initiative de lui écrire.


La rédaction de Centrafrique-Presse  a décidé néanmoins de rendre publique leur lettre ouverte qu’ils qualifient eux-mêmes abusivement de « droit de réponse » - parce qu’ils n’ont été mis en cause nulle part - juste pour la gouverne de ses lecteurs au sujet des manœuvres du Vice-Premier Ministre généralissime Parfait Mbay qui se cache honteusement derrière ses parents pour faire d’eux ses avocats quant aux conséquences de ses actes publics et de ses choix politiques derrière François Bozizé, choix qu’il doit être seul à assumer.


Pour sa part, le Directeur de Publication de Centrafrique et toute la rédaction attendent sereinement et de pied ferme les poursuites judiciaires qu’Anicet Parfait Mbay leur promet depuis 2012.

 

La Rédaction

 

 

 

LETTRE OUVERTE A PROSPER NDOUBA

 

Monsieur NDOUBA


Nous sommes sûrs que vous ne serez pas étonné de recevoir cette lettre. A la vérité, ce qui peut être étonnant, c'est que nous ne vous l'ayons pas envoyée plus tôt. Mais, mieux vaut tard que jamais.

Vous ne connaissez assurément pas cette citation de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord mais vous devrez savoir que <<tout ce qui est excessif est insignifiant>>. Or, la haine viscérale que vous nourrissez envers notre frère Parfait Anicet MBAY est non seulement excessive mais elle est, à votre grande honte, contreproductive. La preuve...

Remarquez, nous ne sommes pas dupes. Lorsqu'il avait choisi, comme il l'a fait il y'a bientôt dix (10 ans), de consacrer sa vie à l'action publique au service de notre pays, il devait inéluctablement s'attirer de l'adversité. C'est de bonne guerre.

A condition, bien-entendu, que ces contradictions de bon aloi ne se transforment pas en une haine personnelle et folle. Mais cela doit être consubstantiel à votre nature.

Monsieur NDOUBA, vous passez votre temps à vomir votre bile sur son nom, à salir son honneur, voire à appeler à son assassinat. Le moment venu, tous vos écrits, que nous avons soigneusement compilés, seront produits à l'appui de l'action en justice que nous comptons intenter contre vous.

En attendant, très franchement, ne devrait-il pas avoir une limite à la haine? Il y'a quelques mois,  vous avez osé vous en prendre à la mémoire de notre père et de notre mère, aujourd'hui disparus. A l'époque, nous avions unanimement admis qu'il n'était pas toujours utile de ''répondre aux coups de pied de l'âne''.

Plus tard, vous vous en êtes pris nommément à Edgar, fautif sans doute à vos yeux d'avoir fait lui aussi des études supérieures. Peut-être aurait-il dû s'excuser de se voir nommer à des fonctions auxquelles le prédisposent sa compétence et sa qualification.

Devant une telle campagne de haine, la famille unanime et de nombreux amis ont demandé et obtenu de Parfait Anicet et d'Edgar de ne pas répondre. Il est vrai que vous n'avez pas dû recevoir, comme nous, une éducation appropriée, faite de droiture, de respect des hommes et de la chose publique, d’humilité et de sens de l’honneur.

En effet, celles et ceux qui ont connu notre mère, Jeanne-Marie Madeleine, au cours de sa carrière d'enseignante et plus tard dans ses activités religieuses au service des plus démunis de nos compatriotes, peuvent en témoigner.

Et pour ce qui le concerne, notre regretté père Marcel MBAY qui, à la fin de sa vie en tant que Magistrat hors hiérarchie, occupait l’un des deux plus hautes fonctions de l’Ordre judiciaire (Procureur Général près la Cour Suprême) n’a jamais souffert d’indignité. Son parcours linéaire, tout au long de sa carrière, plaide pour lui, même à titre posthume. Beaucoup de ses collègues et même des magistrats plus jeunes qu’il a encadrés pourront en témoigner aussi.

Aujourd'hui, nous sommes excédés par votre campagne délirante contre Parfait Anicet MBAY, campagne nourrie par votre haine visqueuse et nauséabonde.

Toutefois, et c'est ce qui nous différencie de vous, nous ne nous abaisserons pas à notre niveau. Nous ne descendrons jamais dans vos caniveaux. Nous n'irons pas nous ébattre, comme vous, dans votre fosse à purin.

Vous devez savoir que la plupart d'entre nous vivent ici en France et en Europe. Et Dieu merci, ici, la justice peut réparer des torts et demander des comptes. Or, des comptes, vous aurez à en rendre, Monsieur NDOUBA, même caché comme vous le faites derrière le clavier de votre ordinateur.

Evidemment, il y'aurait beaucoup à dire sur votre passé mais tel n'est pas l'objet de cette lettre. Et d'ailleurs, que gagnerons-nous à utiliser les mêmes armes déloyales que vous? La vérité est que vous avez échoué, vous avez lamentablement échoué. Votre campagne hystérique a été vaine.

Les hommes passent, notre pays, la République centrafricaine restera. Notre frère quittera un jour ses fonctions, cela va de soi. Mais, manifestement et Dieu merci, il ne vous est pas encore attribué le pouvoir d'en décider. Vos contorsions, vos diatribes, vos torrents d'injures ont été vains et seront toujours vains.

Puissent notre père et notre mère reposer en paix, eux qui n’ont jamais fait de politique et dont vous avez choisi de salir gratuitement la mémoire.

Mais à partir de ce jour, sachez que vous avez ouvert la Boîte de Pandore. Agissant ès qualité d'ayants droit, nous allons, sur la base de la loi du 29 juillet 1881,utiliser tous les moyens légaux que nous offre la justice pour vous faire rendre gorge, vous et vos semblables dont le sport favori est le dénigrement et l'injure publique. Le journalisme est un métier noble. Interrogez-vous pour savoir si vous possédez cette noblesse.

Pour notre part, permettez-nous d'en douter. Mais cela, c'est votre affaire. Pour terminer, nous avons beau avoir cherché, mais nous n'avons trouvé aucune formule de politesse digne de vous.

 

Nicaise MBAY (France)

Bertin MBAY   (France)

Colonel Edgar MBAY (Centrafrique)

Madame MBAY POUNGO Sylvie (Centrafrique)

Landry MBAY (France)

Dr Paulette MBAY (Centrafrique)

Octave MBAY (Luxembourg)

Noëlla MBAY (France) 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 03:56

 

 

 

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Martin Ziguélé 10

 

 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 03:47

 

 

 

bozizebangui

 

 

Voilà Bozizé obligé de se retrouver autour de la table du conseil de ministres, on espère que ce sera un peu plus souvent que par le passé, avec un Premier Ministre qu’il haït mais qu’on lui a imposé et qu’il ne peut destituer, des compatriotes dont le seul tort est d’être de l’opposition et qu’il a passé le plus clair de son temps à traiter de « prostitués » ainsi que d’appartenir à la coalition de Séléka. Comme Bozizé ne comprend que le langage de la force et des armes, c’est à ce prix qu’il s’est quelque peu ramolli et a prêté un peu oreille à Séléka donnant ainsi raison à tous ceux qui pensent et sont convaincus que pour chasser Bozizé du pouvoir, il faut nécessairement recourir aux armes.


Malgré la déconfiture de son armée qui a été battue à plate couture successivement à Ndélé, Kabo, Batangafo, Bamingui, Mbrés, Kaga-Bandoro, Dékoa, Sibut, Bambari, Bria, Grimari, Sibut, Bozizé préfère facilement condamner les responsables de l’état-major des Faca plutôt que de s’interroger sur les vraies raisons de la capitulation de sa soldatesque devant Séléka. Tout le monde sait pourtant que la véritable raison de l’extrême faiblesse des Faca résidence dans  la cruelle absence voulue de leur chef suprême de les doter en armement et munitions pour les missions auxquelles on les envoie.


Aujourd’hui, Bozizé aura beaucoup de mal à digérer le fait de voir Michel Djotodia, le patron de la rébellion de Séléka officier comme ministre de la défense au camp Béal, mais après avoir dirigé la défense nationale et l’état-major des Faca depuis 1996, date de sa nomination par le président Patassé comme inspecteur des Faca puis chef d’état-major, Bozizé ne peut que difficilement expliquer le désastreux état dans lequel se trouve l’armée centrafricaine à l’heure actuelle.


C’est aussi le verdict du président tchadien Idriss Déby qui dorénavant, dissimule à peine ses critiques à l’égard de Bozizé dès lors où il lui a formé à plusieurs reprises dans son pays à Moussoro et aux frais du Tchad, plusieurs centaines de soldats centrafricains. Qu’en a fait Bozizé ? Où sont et que sont devenus ceux-ci, ne cesse de se demander le président tchadien.


Or, et c’est ce qui est franchement inadmissible et tout à la fois incompréhensible, Bozizé, ses enfants Francis et Socrate et leur entourage, ne cessent de proférer des accusations purement fantaisistes, sans fondement et sans le moindre début de preuve, au moment de l’avancée de Séléka et encore à présent, contre un certain nombre de gens tel que l’homme d’affaire américain Jack Grynberg, ou tantôt des compatriotes comme Patrick Dejean, Karim Meckassoua pourtant ministre d’état de son gouvernement de l’époque, Nicolas Tiangaye ou Martin Ziguélé.


Tous ceux-là sont accusés de financer et d’être derrière la rébellion de Séléka. Même le très zélé KNK Simplice Zingas est aussi accusé d’avoir été très souvent en contact téléphonique avec Eric Neris durant la progression de Séléka. Certains dignitaires tel Mahamat Tahir que Bozizé a publiquement accusé de faire de « simagrées » et des anciens ministres comme Alfred Poloko, Fidèle Ngouandjika pour ne citer que ceux-ci, qui auraient trouvé refuge dans des ambassades à Bangui, sont actuellement dans le collimateur de Bozizé et ses enfants qui voient en eux de vulgaires traîtres.


Ne trouvent grâce à leurs yeux ceux-là mêmes que Bozizé traitaient hier de « voleurs» tel que Edouard Patrice Ngaissona contre qui il mettait pourtant en garde l’ancien ministre de la jeunesse et des sports Jean Serge Bokassa au début de sa prise de fonction en avril 2011. A présent, c’est au même Serge Bokassa qu’il fait succéder Ngaissona, ce « voleur » notoirement connu dans Bangui comme repris de justice et récidiviste dont la spécialité établie est de vivre au crochet du trésor de l’état. Que s’est-il passé entre temps ?


De même qu’est ce qui peut expliquer et justifier la brusque montée en galon tant militaire que politique d’un individu comme Anicet Parfait Mbay qui au demeurant, a contribué au pillage des caisses du trésor et mis par terre la trésorerie du BARC et du GTC, si ce n’est le son sale boulot de « tonton macoute », de mouchardage et les fiches mensongères régulièrement adressées à Bozizé contre certains de ses collègues du gouvernement et autres.


Symétriquement, comment Bozizé peut-il expliquer que quelqu’un comme le général Antoine Gambi, prétendument général de corps d’armée, major de sa promotion à la sortie de l’ESFOA,  titulaire d’un ministère régalien comme celui des affaires étrangères, puisse se retrouver « ministre délégué » chargé du DDR. Selon nos informations, celui-ci aurait réussi à faire signer à Bozizé un décret muet c’est-à-dire non diffusé à Bangui, qui nomme son fils qui travaille à l’ambassade de Centrafrique à Paris comme consul de Centrafrique au Qatar. Ceci peut expliquer cela.

 

Enfin et toujours d’après nos informations, Bozizé qui s’est débarrassé de la plupart des ministres du gouvernement Touadéra, aurait l’intention d’envoyer néanmoins son obligé Jean Willybiro-Sako qui lui aussi n’a pas été reconduit au gouvernement, à la cour constitutionnelle pour qu’il lui arrange les affaires de fraudes électorales dont l’intéressé est un spécialiste du genre, lors des consultations électorales à suivre ultérieurement.

 

La Rédaction 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 01:32

 

 

 

Bozizé et ses partisans

 

 

http://www.lobservateur.bf   Lundi, 04 Février 2013 22:31

 

En janvier dernier, des pourparlers de paix sur la crise en Centrafrique ont été tenus pendant trois jours à Libreville. Ils avaient permis de définir les conditions d’un cessez-le-feu et d’un règlement politique global associant la majorité présidentielle, l’opposition démocratique, les mouvements non combattants, la coalition Séléka et la société civile.


Le président François Bozizé, à cette occasion, avait promis un gouvernement d’union nationale et de renoncer à se succéder en 2016. «Je vais respecter toutes les décisions qui ont été prises lors de la rencontre de Libreville», avait déclaré le natif de Mouila au Gabon. On croyait la situation en Centrafrique en voie de normalisation quand, soudain le dimanche 3 janvier 2013, la composition du nouveau gouvernement, annoncée sur les ondes de la radio nationale, est venue assombrir l’horizon, provoquant le mécontentement de la Séléka.


En effet, la méthode employée par Bozizé et la répartition des postes sont contestées par l’opposition politique et la rébellion. Le Premier ministre, Nicolas Tiangaye, aurait été pris de court par le décret présidentiel annonçant la nomination des membres du gouvernement d’union nationale. En plus d’être le chef du gouvernement, il a également à sa charge les Finances et le Budget. Michel Djotodjia, le dirigeant de la Séléka, lui, est à la Défense.


Des ministères délégués ont été créés relevant de ces deux postes cités, et le département des Mines a été scinde en deux : une partie revient à la Séléka, et l’autre, à un proche de la présidence. Pour les observateurs de la scène politique centrafricaine, les équilibres semblent respectés, mais, en réalité, Bozizé a gardé pour lui certains ministères-clés comme ceux de la Diplomatie, de la Justice et de la Sécurité.


La nouvelle équipe gouvernementale n’est pas encore entrée en fonction que, déjà, elle suscite la polémique : selon un opposant, «François Bozizé a modifié seul la liste, sur laquelle il y avait encore des divergences. Il est passé en force et évidemment il y a un malaise». «Nous ne nous retrouvons pas dans ce gouvernement, et nous n’y siégerons pas», a affirmé pour sa part le général Daffhane, un des patrons de la rébellion. Cette situation porte un coup dur au processus de paix et altère le climat politique dans un pays où pouvoir et rébellion s’accusent mutuellement de ne pas tenir les engagements pris à Libreville et même de préparer une reprise de la guerre.


Martin Ziguélé, cet ancien Premier ministre qui s’affiche comme l’un des principaux opposants au chef de l’Etat, ne passe pas par quatre chemins pour dire que «Bozizé n’a jamais tenu aucun de ses engagements». Pas étonnant, puisque l’homme est coutumier du fait. On se rappelle bien qu’en mars 2003, quand il a marché sur la capitale à la tête d’une rébellion, il avait à l’époque fait le serment de diriger juste la transition et de ne pas se présenter aux élections deux ans après. De même les résolutions et recommandations du dialogue politique inclusif de décembre 2008 n’ont pas été appliquées.


En retouchant à sa guide la liste des membres du nouveau gouvernement, Bozizé signe sa énième trahison. Il se refuse à jouer franc-jeu. Pour ses promesses non tenues, il  perd sa crédibilité devant ses pairs de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), qui ont volé à son secours quand la Séléka menaçait de prendre Bangui. Les Centrafricains eux-mêmes semblent désabusés, car, avec un président inconstant, l’éclaircie n’est peut-être pas pour demain. Rien ne dit donc que François Bozizé, comme il l’a promis, quittera le pouvoir en 2016. Avec cette nouvelle donne, la rébellion pourrait reprendre du poil de la bête, et ce serait dommage pour la paix dans cette partie du continent.

 

D. Evariste Ouédraogo

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 01:12

 

 

Stève Yambété

 

 

Christian Guenébem

 


Bangui 5 fév (CAP) - De source proche de la cellule de communication de l’énergumène boziziste Stève Yambété qui s’est vu bombarder sous-lieutenant, une somme de 5 millions de francs F CFA a été donnée par Bozizé via Yambété afin de soudoyer le conseil national de la jeunesse d’œuvrer pour sa cause à travers le caillassage organisé des ambassades de France, des USA et du Tchad à Bangui.



D’après cette source, Yambété a utilisé le CNJ par le canal de Jean Félix Rivaautoproclamé président du CNJ qui a monté des jeunes sous le parrainage du farfelu Steve Yambété à sortir à plusieurs reprises dans la rue pendant que Séléka avançait à grande vitesse vers Bangui. Entretemps, toujours d’après la même source, ce même Riva a été déjà aux services de Yambété lequel est sous les ordres de Bozizé lorsque ce dernier préparait son coup pour la modification de la Constitution avant que Séléka n’ait changé la donne.



En ce moment, il y aurait du rififi entre Riva et les autres membres du CNJ qu’il a longtemps bernés. Du coup, ce dernier a encore prévu un coup, le dernier selon lui, avec le soutien de son parrain de tous les temps, Stève Yambété. On apprend également qu'un des responsables du CNJ, Christian Guénébem serait arrivé en France, on ignore pour quelle mission. 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 00:58

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)


 

BANGUI : NICOLAS TIANGAYE ‘’SOULAGÉ’’ DE LA MISE EN PLACE DU NOUVEAU GOUVERNEMENT

 

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Bangui, 5 février 2013 (RJDH) - Le Premier Nicolas Tiangaye, se dit soulagé de la mise en place du gouvernement d’Union nationale et de transition. Lors d’une conférence de presse qu’il a tenue ce matin, le chef du gouvernement affirme que  l’équipe constituée, s’est déjà mise au travail depuis le lundi 4 février, avec les passassions de service dans certains département ministériels.


« Après plusieurs jours de consultation et de négociation, le gouvernement d’Union nationale prévu par l’accord politique de Libreville, sur la résolution de la crise politico-sécuritaire en République centrafricaine a enfin vu le jour le 13 février 2013. Mon premier sentiment qui, sans doute est celui de nos populations et de la communauté internationale, est celui de soulagement. Le deuxième est celui de l’espérance », a laissé entendre Nicolas Tiangaye, avant de  remercier la communauté internationale et les médiateurs de la crise qui secoue la Centrafrique depuis le 10 décembre 2012.


Pour le Premier ministre centrafricain, l’équipe qui est mise en place doit faire preuve de « solidarité, de fraternité dans un même élan de réconciliation nationale, en prenante en compte uniquement l’intérêt  de la nation, dans le socle et la paix », a-t-il dit,  ceci afin de mener à bien les sept chantiers fixés dans les accords de Libreville.


Sur la question du mécontentement  de certaines entités politico-militaires, concernant  la formation de cette équipe ministérielle, Nicolas Tiangaye a  fait savoir à la presse qu’il n’a enregistré, « à titre individuel aucune démission d’un membre de gouvernement et à titre collectif aucun retrait d’une entité quelconque », autrement dit selon  le Premier ministre, il n’y a aucun problème à l’heure actuelle.


S’agissant des membres de la Séléka, qui dénoncent leur représentativité qualitative et quantitative dans ce nouveau gouvernement, Nicolas Tiangaye a affirmé que ceux-ci « ont déjà adressé une requête au médiateur de la crise, Denis Sassou Nguesso, Président du Congo, conformément aux accords de Libreville ». Les accords de Libreville prévoient qu’en cas de contestation d’un point, les parties doivent adresser une requête au médiateur de la crise, pour trouver une solution.


Le Premier ministre a par ailleurs fait de la confiance à ce gouvernement,  « ce qui est important aujourd’hui, ce n’est pas de regarder le passé, mais de regarder le présent et l’avenir. Pour faire un gouvernement d’union nationale, il faut faire de concessions, il faut faire de compromis. Il y aura toujours des mécontents, on ne peut pas donner satisfaction à 100%.  Cela  n’a existé dans aucun pays au monde. Même dans la formation d’un gouvernement dans les périodes normales il y a des mécontents, et en ce qui concerne une situation de crise militaro-politique ? ».


Le gouvernement d’Union nationale et de transition a pour mission de restaurer la paix et la sécurité,  organiser les élections législatives anticipées, réorganiser les forces de défense et de sécurité, organiser l’administration territoriale, renforcer le système judiciaire, poursuivre le processus du Désarmement  Démobilisation et réinsertion des rebelles et la réforme du secteur de sécurité ainsi qu’engager des réformes économiques et sociales.

 

 

 

BANGUI : LES CAUSES DES CONFLITS ARMÉS EN RCA, ANALYSES ET PISTES DE SOLUTIONS

 

Bangui, 5 février 2013 (RJDH) – Les causes des conflits armés en République centrafricaine ont été au centre du débat, animé par le coordonnateur de l’observatoire national pour les élections, Fulgence Zéneth, ce mardi,  lors de la deuxième journée de formation des journalistes des radios communautaires.


Selon  Fulgence Zéneth, les causes des conflits armés en Centrafrique s’expliquent par l’échec des efforts de démocratisation depuis la chute de l’ancien président Jean Bédel Bokassa, la prolifération des groupes armés et des armes légères à la suite de multiples coups d’Etats, le manque de dialogue franc et sincère entre le pouvoir et l’opposition depuis 1992, la centralisation et la concentration du pouvoir de l’Etat par l’exécutif et la porosité des frontières centrafricaines.


Il a par ailleurs précisé que l’autre aspect est la pauvreté et la misère des populations, le tribalisme et le recrutement sur la base des critères obscurs dans les forces armées centrafricaines, l’impunité de certains auteurs présumés de graves violations de droits de l’homme et l’insuffisance et la détérioration des infrastructures de base.


Pour lui, la piste pour la résolution pacifique de ce problème se résume en six axes qui sont entre autres, la vulgarisation des instruments relatifs à la protection des populations vulnérables, le renforcement du rôle de la justice dans la sanction des personnes qui ont commis des crimes, de rendre les crimes imprescriptibles et renforcer le bénéfice de l’armistice, encourager le travail des historiens, commémorer les évènement dans un esprit de réconciliation et travailler pour la promotion des valeurs démocratiques.


Depuis le lundi une vingtaine des journalistes des radios communautaires venus de Bangui et à l’intérieur du pays continuent d’être entretenus autour du thème ‘’ la campagne radiophonique en faveur de la protection des enfants et des adolescents contre la violence, l’exploitation et les abus’’, une initiative du Réseau des journalistes pour les droits de l’homme sur financement du Fonds des Nations-Unies pour l’enfance.

 

 

 

NDÉLÉ : LA POPULATION SE PLAINT DES EXACTIONS DES REBELLES DE LA SÉLÉKA

 

RCA hydrographie nord est

 


Ndélé, 5 février 2012 (RJDH) – La population de ville de Ndélé (nord-est) continue de se plaindre des exactions et des pillages sur les bâtiments administratifs opérés par les éléments de la coalition Séléka.


 D’après le témoignage d’un habitant de cette localité qui a fui pour venir à Bangui, les auteurs de ces exactions sont pour la plupart, des éléments de la Conventions des patriotes pour la justice et la paix fondamentale, qui font partie des rebelles de la Séléka.


« Dès la prise de la ville Ndélé par la Séléka, ces rebelles se livrent aux actes de pillage et des exactions sur la population. Ils ont cassé la porte de la mairie, des maisons des particuliers, les sociétés et autres bâtiments appartenant aux ONG internationales  et se sont emparés de tous les matériels. Ils ont également brûlé les dossiers », a-t-il expliqué.


La même source  a également précisé que les éléments de l’Union des forces démocratique pour le rassemblement (UFDR), qui sont basés à l’école préfectorale et  au lycée  moderne de Ndélé ont cassé les tables bancs  pour utiliser comme bois de chauffe.


« Le centre pédagogique régional a été aussi saccagé. Les rebelles  se sont également livrés à la vente des ordinateurs qu’ils ont pillés dans les bâtiments administratifs pour de modiques sommes de 30 000 FCFA.  Les sacs de ciments et les tôles volés dans le site de l’ONG internationale, Conseil danois pour les réfugier (DRC) sont vendus à un prix dérisoire de 2 000 FCFA. Les voitures volées par des éléments de la Séléka de nationalité Tchadienne et Soudanaise sont systématiquement transférées dans leurs propres pays », a conclu cette source.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 00:55

 

 

 

Zameto

 

 

La crise qui couvait au CNRC-FB depuis deux mois vient d’éclater au grand jour à la suite de graves divergences entre ses membres les plus éminents lorsque le Professeur Gaston NGUEREKATA, Président du mouvement, a refusé de valider le Bureau Exécutif dont les membres viennent d’être élus par la majorité des Conseillers Nationaux nommés par lui-même, en violation de l’article 132 des statuts qui stipule que :

 

« Article 132 L'Assemblée Constituante élit provisoirement les membres du Conseil National et du Bureau Exécutif du CNRC-FB. Ils seront confirmés ou pas dans leurs fonctions respectives par vote lors du 1er Congrès du CNRC-FB. »

 

Cette violation des statuts a cependant été tacitement acceptée par tous les militants du CNRC-FB, soucieux de ne pas soulever les questions qui fâchent, jusqu’à l’annulation autoritaire du scrutin mettant en place le Bureau Exécutif élu et contesté.

 

Une querelle sur les appartenances ethniques des membres du Bureau Exécutif élu est venue envenimer le débat sur la régularité des votes lorsque l’un des candidats battus a mis en avant son origine ethnique pour exiger le poste de Vice-Président. La question du panachage ethnique est discutable, mais elle n’aurait jamais dû être opposable à un vote démocratique de la majorité des Conseillers Nationaux pour mettre en place un Bureau Exécutif qui, somme toute, était provisoire jusqu’au Congrès. Or elle a été cautionnée par le Président Gaston Nguérékata, au risque d’écœurer ceux qui lui reprochaient déjà une gérance « despotique et antidémocratique » (sic) du mouvement.

 

A l’occasion de cette crise, il est apparu très clairement qu’il y a un fossé abyssal entre ceux qui pensent que :

1) lorsqu’on se dit démocrate, on respecte le verdict des urnes qu’il faut préférer aux nominations,

2) l’appartenance ethnique ne doit plus jamais être un argument pour accéder à des fonctions ni dans l’administration et les structures de l’Etat, ni dans les instances des partis politiques,

3) la vision politique de la Nation centrafricaine qu’ils aspirent à bâtir, loin d’être une collection d’ethnies, est celle d’une Nation unifiée où tous les citoyens jouissent des mêmes droits fondamentaux, quelle que soient leur sexe, leur appartenance ethnique, leur croyance religieuse ou philosophique, leur région d’origine ;

 

et ceux qui pensent que l’on doit absolument, même au mépris de tout vote démocratique, établir des coefficients ethniques comme paramètres secondaires incontournables afin de garantir, coûte que coûte, un équilibre ethnique et une parité homme/femme dans les instances des partis et les structures administratives et politiques de l’Etat.

 

Il est évident que cette dernière posture valide la pratique funeste du dicton « Tî mo sï », « Bo mè sè », « Ko mè sè » « Edjé ze kani » (qui signifie « Les tiens d’abord » en sango, manza, gbaya, banda). La société centrafricaine n’évoluera jamais si on ne fait rien aujourd’hui pour la faire évoluer progressivement dans le sens de l’UNITÉ de tous ses ressortissants, si une culture citoyenne de l’identité centrafricaine primant sur les identités ethniques n’est pas inscrite dans l’ADN de nos pratiques politiques et sociales.

 

Voilà pourquoi plusieurs des Conseillers nationaux du CNRC-FB ont démissionné, en commençant par Marcel DIKI-KIDIRI (Conseiller national administrateur), suivi de Faustin ZAMETO (Conseiller national chargé du projet politique et de la Bonne gouvernance), Jean-Pierre REDJEKRA (Conseiller national chargé de stratégie et de la mobilisation et nombre d'entre nous qui ont préféré l'anonymat.

 

Ceux qui ne comprennent pas les explications données ci-dessus ne comprendront jamais pourquoi nous avons quitté le CNRC-FB et continueront toujours de penser que nous voulions nous emparer du mouvement alors qu’il nous appartenait tout autant qu’à ceux qui y sont restés. Si nous voulions nous « emparer » du parti, nous aurions avalé la couleuvre et attendu le Congrès pour arpenter les couloirs des lobbies afin de nous faire élire massivement dans la plupart des postes de responsabilité, comme font les vieux politiciens retords ! Mais il n’y avait aucun « calcul » pour soi-disant s’emparer de quelque chose où nous avions toute notre place ! C’est une question de valeur et de principe. Quand nous disons que nous voulons faire la politique autrement, c’est vraiment « autrement » qu’il faut la faire.

 

Fait à Mauléon-Licharre, le mardi 5 février 2013

 

Marcel DIKI-KIDIRI

Faustin ZAMETO

Jean-Pierre REDJEKRA

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