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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 14:43

 

 

 

 

04/06/14 (AFP)

 

Neuf détenus se sont évadés dans la nuit de samedi à dimanche de la prison centrale Ngaragba dans l'est de Bangui, profitant de l'absence des gardiens qui avaient tous quitté leur poste, a appris mercredi l'AFP auprès du procureur de Bangui Ghislain Grézenguet.

 

"D'après les premiers éléments recueillis, il s'agit d'une défaillance, comme d'habitude d'ailleurs, au niveau du service de sécurité. Parce que cette évasion n'aurait pu avoir lieu si les éléments assurant la sécurité au niveau des miradors avaient été en poste", a expliqué le procureur,

 

"Pour le moment tout le personnel fait l'objet d'audition à la section des recherches et d'investigations (SRI)" de la gendarmerie, a précisé le magistrat.

 

La prison centrale de Ngaragba est connue pour ses évasions à répétition, souvent avec la complicité des gardiens, en échange d'une somme d'argent, d'un repas ou de quelques bières...

 

En mars, les autorités de Bangui avaient annoncé la réfection d'une partie des locaux de cette prison. Quelques jours plus tard, 11 dirigeants des milices anti-balaka arrêtés lors d'une opération de désarmement avaient réussi a s'évader.

 

Ngaragba est surtout célèbre pour avoir été en 1979 le théâtre du massacre par la garde impériale de Bokassa d'une centaine d'écoliers lors de violences à Bangui.

 

 

Neuf détenus s'évadent de la prison de Bangui

 

Bangui (Centrafrique) 04/06/14 (APA)  - Neuf prisonniers de la Maison d’arrêt central de Ngaragba ont réussi à s’évader dans la nuit de samedi à dimanche, a annoncé, mercredi, le parquet du tribunal de grande instance de Bangui.

 

''Cette évasion n'aurait pas pu avoir lieu si les éléments qui assurent la sécurité au niveau des miradors étaient en poste'', a regretté le procureur près le tribunal de grande instance de Bangui, Ghislain Gressenguet, pointant un doigt accusateur vers les gardes.

 

''Je me suis rendu le dimanche à la maison d'arrêt, d'après les premières informations recueillies Il s'agit d'une défaillance comme d'habitude au niveau du service de sécurité'', a-t-il soutenu.

 

Ainsi, selon le procureur de la république, les pensionnaires de la maison carcérale ont profité de l'absence des gardes pour faire le mur et s'enfuir.

 

Pour le moment, M. Gresenguet a affirmé que ‘'tout le personnel fait l'objet depuis lundi d'une audition par la Section des Recherches et d'Investigations (SRI) pour établir la responsabilité des uns et des autres''.

 

''L'évasion a eu lieu aux environs de 17H45 c'est encore le jour, donc il n'y a aucun élément de garde qui était en poste'', a confirmé le commandant Barnabé Konzelo, régisseur de la prison de Ngaragba, ajoutant qu'il souhaite ‘'que ces éléments soient sévèrement punis puisque c'est la énième fois que cela se produit et ce sont toujours les éléments de sécurité qui sont à l'origine'' des évasions.

 

Il a ajouté que pour éviter d'autres évasions, le chef d'état-major des armées a envoyé en renfort à la Maison d'arrêt de Ngaragba, quelques éléments de sécurité.

 

La maison d'arrêt de Ngaragba, située dans le 7è arrondissement et confiée aux gardes provinciales, est non loin de la résidence de la présidente, Catherine Samba-Panza.

 

 

 

Centrafrique : neuf détenus s'évadent, profitant de l'absence des gardiens

 

Par La rédaction numérique de RTL , Avec AFP | Publié le 04/06/2014 à 14h11

 

Neuf détenus de la prison centrale de Bangui se sont évadés, alors que tous les gardiens s'étaient absentés.

 

Neuf détenus se sont évadés dans la nuit de samedi à dimanche de la prison centrale Ngaragba dans l'est de Bangui, profitant de l'absence des gardiens qui avaient tous quitté leur poste, a appris mercredi l'AFP auprès du procureur de Bangui Ghislain Grézenguet.


"D'après les premiers éléments recueillis, il s'agit d'une défaillance, comme d'habitude d'ailleurs, au niveau du service de sécurité. Parce que cette évasion n'aurait pu avoir lieu si les éléments assurant la sécurité au niveau des miradors avaient été en poste", a expliqué le procureur, "Pour le moment tout le personnel fait l'objet d'audition à la section des recherches et d'investigations (SRI)" de la gendarmerie, a précisé le magistrat.

 

Des gardiens souvent complices d'évasion en échange de quelques bières


La prison centrale de Ngaragba est connue pour ses évasions à répétition, souvent avec la complicité des gardiens, en échange d'une somme d'argent, d'un repas ou de quelques bières...


En mars, les autorités de Bangui avaient annoncé la réfection d'une partie des locaux de cette prison. Quelques jours plus tard, 11 dirigeants des milices anti-balaka arrêtés lors d'une opération de désarmement avaient réussi a s'évader.


Ngaragba est surtout célèbre pour avoir été en 1979 le théâtre du massacre par la garde impériale de Bokassa d'une centaine d'écoliers lors de violences à Bangui.

Les gardiens de la prison centrale de Bangui s'absentent, 9 détenus s'évadent
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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 12:00

 

 

 

 

APA – Douala (Cameroun) - 2014-06-04 09:51:18 - La République fédérale d’Allemagne a octroyé un don de 9,8 milliards de FCFA dans le cadre du Projet prévention du VIH-Sida en Afrique centrale (PPSAC) au profit des six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).


Le déblocage de ces fonds qui couvre la période 2013-2016 devrait permettre une meilleure prise en charge des malades atteints du sida, et inverser le taux de prévalence communautaire qui se situe autour de 5 pour cent, ce qui en fait l'un des plus élevés du continent.


Concrètement, l'argent débloqué permettra l'approvisionnement des antirétroviraux, la promotion des préservatifs masculins et féminins, le dépistage ainsi que des campagnes de sensibilisation envers le public.


Pour l'ambassadeur d'Allemagne au Cameroun, Klaus-Ludwig Keferstein, il est important d'assister les malades atteints du sida, car ‘'la stigmatisation et la discrimination demeurent les deux piliers clés de la propagation de l'épidémie''.


L'objectif affiché est de réaliser la ‘'performance de zéro nouvelle infection, zéro décès et zéro stigmatisation''.


Au terme de cette troisième phase de PPSAC, ''la réalisation des études sur l'index stigma dans tous les pays couverts nous permettra d'engager des actions appropriées et efficaces pour faire baisser ce fléau dans tous les secteurs à haut degré stigma'', a souligné le diplomate allemand.

 

 http://www.apanews.net/article_read-605355-dix-milliards-de-l--allemagne-pour-contrer-le-sida-en-afrique-centrale.html#sthash.XjY7ANs0.dpuf

Dix milliards de l'Allemagne pour contrer le sida en Afrique centrale
Dix milliards de l'Allemagne pour contrer le sida en Afrique centrale
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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 11:45

 

 

 

 

L'Ombre des ancêtres

 

Les états dépressifs en Afrique noire

 

 

NOUVEAUTÉ

 

La dépression est un problème majeur de santé publique en ce troisième millénaire. Si elle est connue pour sévir de façon particulièrement grave en Occident, le problème se révèle doublement compliqué en Afrique. Cette étude s'attache ainsi à comprendre la problématique des maladies dépressives en Afrique Noire en montrant comment la culture africaine détermine de façon singulière l'apparition des symptômes spécifiques. Ensuite, elle propose d'identifier et répertorier au-delà du noyau dépressif universel le syndrome dépressif typique africain. Si la socio-culture africaine induit des symptômes spécifiques dans le cas des maladies dépressives en Afrique, les évolutions socio-culturelle et économique comme conséquences de la modernisation en Afrique entraînent des modifications sémiologiques qui, selon le degré d'acculturation des sujets malades, tendent vers la dépression de type classique rencontrée en Occident.

 

Tout en dénonçant l'erreur fondamentale d'une psychiatrie transculturelle concluant à la rareté, voire à l'inexistence de la dépression en Afrique Noire – thèse très en vogue dans les années soixante – l'étude pluridisciplinaire d'Alain Lamessi illustre aussi bien l'importance de la socio-culture que le degré d'acculturation dans la dynamique pathogène d'une population. Une recherche aussi pertinente que bienvenue pour une thématique rarement abordée.

 

A propos de l'auteur : Alain Lamessi est maître de conférences de Psychopathologie à l'Université de Bangui et directeur d'une maison d'Accueil spécialisé pour adultes handicapés mentaux profonds et polyhandicapés en Alsace (France).

 

 Informations complémentaires

 

 Connaissances & Savoirs

 

14, rue des Volontaires - 75015 Paris - France

Tél. : 01 53 69 65 33 - Fax : 01 53 69 65 27 - www.connaissances-savoirs.com

 

Version papier : 17,95 € ISBN : 9782753902404

 

212 pages - Psychologie - Edition brochée

 

 Comment commander cet ouvrage

 

Ce livre est disponible à la vente au format papier. Pour vous le procurer, connectez-vous sur le site Internet de Connaissances et Savoirs

 

(www.connaissances-savoirs.com) ou commandez-le en librairies.

 

 Relations presse

 

Janyce Wang - Attachée de presse

 

e-mail : presse@connaissances-savoirs.com - Tél. : +33(0)1 77 48 60 76

 

Ouvrage disponible en service de presse sur simple demande par e-mail avec vos coordonnées complètes.

 

Vient de paraître : L'Ombre des ancêtres - Les états dépressifs en Afrique noire par Alain Lamessi
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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 10:59

 

 

 

 

04/06/14(Dw-World)

 

En République centrafricaine ont eu lieu ce mardi les obsèques des victimes de l'attaque de l'Église Notre-Dame de Fatima, dans laquelle 17 personnes ont péri le 28 mai dernier à Bangui. Le pouvoir dénonce un complot. Face aux violences qui continuent d'agiter le pays, la présidente de transition, Catherine Samba-Panza avait dénoncé une manipulation. Même réaction de son Premier Ministre, André Nzapayeke qui a parlé, lui, d'un «complot planifié». Il a suggéré que des brebis galeuses se trouvaient même au sein de l'exécutif.

 

Mais de qui s'agit-il concrètement ? Les autorités centrafricaines renvoient la question à une commission d'enquête qui doit faire la lumière sur la situation. Mais depuis, les regards sont tournés vers l'ex-rébellion Seleka et les milices anti-balakas dont des représentants sont impliqués dans l'exécutif. Le Colonel Djouma Narkoyo est porte-parole militaire de la Seleka, il se dit prêt à coopérer : «Nous tous avons écouté ce que la présidente a dit. L'ex-Seleka est prête à prêter main forte à la présidente. Nous sommes prêts à la soutenir dans sa gouvernance.»

 

Que doit faire le pouvoir de transition?

 

Faut-il donc aller chercher les fauteurs de trouble parmi les représentants de l'ex opposition démocratique ? Luc Guéla, porte-parole du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), réfute toute accusation : «Non, non, non, nous ne sommes pas impliqués, dans la mesure où nous soutenons les actions du gouvernement. Nous faisons des propositions pour une bonne transition et nous ne pouvons pas aller à l'encontre de ce qui se passe au niveau de la transition.»

 

L'inclusion au sein de la présidence et la primature d'acteurs de la crise centrafricaine obéissait à une logique de réconciliation. La transition sera-t-elle possible sans ces acteurs ? La réponse de Emmanuel Sandy Cyrus, politologue et membre du CNT, le parlement de transition :

 

«Il le faut, puisque les représentants de ces différents groupes qui sont dans le gouvernement, au cabinet de la présidence de la République et dans le cabinet de la primature, d'aucuns se posent la question de savoir actuellement si ils sont vraiment représentatifs de leurs groupes respectifs. C'est ça tout le problème. Plus grave encore, la plupart de ces gens sont toujours en contact avec les ailes dures des groupes armés. Ce qui n'est pas du tout un moyen de pacifier le pays.»

 

Suite au drame de l'église Notre-Dame de Fatima il y a une semaine, la présidente de transition avait martelé que le désarmement allait enfin devenir réalité.

 

http://www.dw.de/un-complot-planifi%C3%A9-en-centrafrique/a-...

«Un complot planifié» en Centrafrique?
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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 22:40

 

 

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

*************

 

Ex coalition Séléka

 

Contact du PORTE-PAROLE : +(236) 75 77 64 45

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N°003/2014

 

portant démenti aux déclarations de la Coordination provisoire

 

 

L’Etat-Major des Forces Armées de la SELEKA a appris avec beaucoup d’étonnement sur les ondes de la Radio RFI et l’Hebdomadaire Jeune-Afrique les déclarations combien inexactes de sa Coordination politique provisoire chargée UNIQUEMENT des préparatifs de la future assemblée générale (AG) du mouvement.

 

L’Etat-Major des Forces Armées de la SELEKA porte un démenti formel quant aux accusations contre toute personne supposée avoir été derrière les évènements de Bambari, qui avaient opposé les SANGARIS d’une part et la SELEKA et les populations civiles d’autre part, surtout en ce qui concerne exclusivement le Général DHAFFANE MOHAMED qui a été cité nommément comme bouc émissaire.

 

Et pourtant les circonstances de ces malheureux évènements ont été discutées et bien comprises entre le Général SORIANO, le Général ZOUDEYKO JOSEPH et le Coordonnateur ABDOULAYE ISSENE à l’aéroport de Bambari le 25/05/14. Le Général ZOUDEYKO JOSEPH, Chef d’Etat Major des Forces Armées de la SELEKA, a été clair en signifiant que ce sont les exactions et lynchages résultant du désarmement non maîtrisé de Bangui qui a poussé les gens à refuser un nouveau drame à Bambari qui connait une bonne cohabitation entre les communautés.

 

L’Etat-Major tient à rappeler qu’il attend toujours sa Coordination provisoire au rendez-vous du 12 juin 2014, autrement dit date de la tenue de l’AG qui devra élire le nouveau bureau politique de la SELEKA.

 

D’ors et déjà, l’organigramme politique de la SELEKA d’avant le Congrès de Ndélé demeure intact et sans changement. Et la Coordination qui n’a reçu que le mandat de préparer et d’organiser la prochaine AG en application des termes du communiqué N°001/2014 du 12 mai 2014 du Chef d’Etat Major, le Général ZOUDEYKO JOSEPH, devrait se focaliser sur sa mission première.

 

 

Fait à Bambari, le 03 juin 2014

 

 

Le Porte-Parole de l’Etat-Major des SELEKA

 

Capitaine AHMAT NEDJAD IBRAHIM

 

Contact : +(236) 75 77 64 45

COMMUNIQUE DE PRESSE N°003/2014 Ex coalition Séléka
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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 16:24

 

 

 

 

03/06/14 (Dw-World)

 

Inquiète de la récente flambée de violences, la communauté des humanitaires présents en Centrafrique a publié un communiqué pour rappeler qu'elle est du côté de la population et souligner sa neutralité.

 

La Centrafrique toujours sous tension. La semaine écoulée a été marquée par des violences à Bangui, un calme précaire règne à présent dans les quartiers les plus sensibles alors que l'aide humanitaire se poursuit.

 

Mais les affrontements de ces derniers jours continuent de faire réagir les autorités tout comme les humanitaires. Ceux-ci ont même publié un communiqué à cet effet. Dans un contexte marqué par des affrontements répétés, la communauté des humanitaires en Centrafrique a tenu à rappeler qu'elle était du côté de la population.

 

Impartialité et neutralité

 

Les humanitaires apportent en effet une assistance pour les soins et la santé, l'accès à l'eau, la sécurité alimentaire, l'assainissement, la protection et autres besoins fondamentaux, ceci en se basant sur les principes humanitaires que sont l'impartialité et la neutralité.

 

Ce rappel était indispensable selon Claire Bourgeois, coordinatrice humanitaire principale de l'ONU pour la Centrafrique :

 

« Je pense que c'était important de le rappeler pour que les humanitaires aient accès aux populations ou aux individus qui ont besoin de services de base. »

 

Depuis mercredi ou l'attaque de l'église Notre-Dame de Fatima a fait 17 morts, les affrontements et violences se sont enchaînés à Bangui. Vendredi, trois personnes ont été tuées par balle et plusieurs autres blessées lors d'une marche.

 

Les manifestants réclamaient le désarmement du quartier PK-5, la dernière enclave musulmane de Bangui. Ils voulaient également le départ des soldats burundais de la force de l'Union africaine (Misca), accusés de n'avoir rien fait pour empêcher le drame de l'église.

 

Samedi, les musulmans étaient à leur tour dans la rue pour dire non à leur désarmement. Ils ont en effet peur d'être vulnérables et donc d'être tués, même si la présidente de transition Catherine Samba-Panza assure que le désarmement se fera progressivement tout en assurant la protection de la population.

 

Un contexte difficile pour les humanitaires

 

Ce contexte tendu ne facilite pas la tâche aux organisations non gouvernementales qui viennent en aide aux populations. Il complique les déplacements en toute sécurité des humanitaires et l'accès aux personnes ayant besoin d'aide.

 

Dimanche, alors que le calme était de retour, le Premier ministre André Nzapayéké a exhorté la population à reprendre le travail lundi. Les autorités se sont par ailleurs engagées à désarmer l'ensemble du territoire.

 

Selon la présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza et son Premier ministre, le regain de violence de ces derniers jours seraient "un complot planifié" par des "hommes politiques très proches du pouvoir", dont certains se trouveraient "autour" même de leur propre cabinet.

 

http://www.dw.de/lappel-des-humanitaires-aux-centrafricains/...

 

 

L'appel des humanitaires aux Centrafricains
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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 16:15

 

 

 

 

(Jeune Afrique 03/06/14)

 

Alors que des messages invitant à la grève générale ont été envoyés lundi aux habitants de Bangui, le gouvernement centrafricain a décidé de suspendre temporairement l'utilisation des SMS.

 

Les autorités centrafricaines ont décidé de suspendre temporairement l'utilisation des SMS. "Sur instruction du Premier ministre (André Nzapayéké), l'utilisation des SMS par tous les abonnés de la téléphonie mobile est désormais suspendue à compter du lundi 2 juin 2014 jusqu'à nouvel ordre", indique une lettre envoyée par le ministère des Postes et télécommunications aux quatre opérateurs présents en Centrafrique, Télécel, Moov, Azur et Orange.

 

"Nous sommes en situation de guerre. C'est une mesure temporaire, qui devrait durer quelques jours, que nous prenons pour tenter de contrôler la situation sécuritaire", a indiqué à Jeune Afrique André Nzapayéké.

 

Vincent Duhem

 

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140603151516/b...

Centrafrique : le gouvernement suspend temporairement l'utilisation des SMS
Centrafrique : le gouvernement suspend temporairement l'utilisation des SMS
Centrafrique : le gouvernement suspend temporairement l'utilisation des SMS
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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 16:13

 

 

 

 

 

(RFI 03/06/14)

 

En République centrafricaine, la capitale Bangui a connu une activité presque normale, ce lundi. Mais dans la matinée, plusieurs habitants du PK5, le dernier quartier musulman de la ville, ont été blessés dans une nouvelle attaque.

 

L’appel à la reprise du travail pour le Premier ministre centrafricain, André Nzapayeke, dimanche, a visiblement porté ses fruits. Lundi, les commerces étaient de nouveau ouverts, les taxis circulaient en nombre et les habitants de Bangui ont repris leurs activités.

 

Une journée de reprise placée toutefois sous haute protection puisque la force militaire internationale était massivement déployée jusque dans le centre-ville afin de rassurer la population. Il était aussi question d’éviter toute nouvelle flambée de violences après plusieurs jours de tension.

 

Le PK5, où sont retranchés les derniers musulmans de Bangui, était particulièrement surveillé par crainte d’une nouvelle attaque. Ce qui n’a pas empêché, lundi matin, que plusieurs personnes provenant de ce quartier soient blessées par balle près d’une boulangerie à la lisière de ce quartier de Bangui.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140603-rca-blesses-lors-une-atta...

RCA: journée calme relatif à Bangui malgré quelques incidents au PK5
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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 16:11

 

 

 

 

 

Bangui 03/06/14 (APA) - Le Directeur général de la gendarmerie centrafricaine, le lieutenant-colonel Guy Bertrand Damango, a lancé ce lundi un appel à témoins pour chercher à identifier et traquer les auteurs des actes criminels de l’église catholique de Fatima, dans le 6è arrondissement de Bangui.

 

Cet appel, selon le lieutenant-colonel Damango, s’inscrit dans le cadre de l’enquête judiciaire ouverte conformément aux instructions des hautes autorités de l’Etat, suite à l’attaque meurtrière du 28 mai, occasionnant 15 morts et plusieurs blessés.

 

Il a invité « les victimes des blessures, violences, les parents des personnes assassinées et prises en otage et autres, de se présenter à la section des recherches et d’investigation pour être entendus ».

 

Le patron de la gendarmerie centrafricaine a par ailleurs précisé qu’une équipe spéciale d’enquête est mise en place à la Section des recherches et d’investigation (SRI), sise au camp Henri Izamo à Bangui.

La machine judiciaire en marche pour trouver les auteurs du crime de Notre Dame de Fatima à Bangui
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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 16:08

 

 

 

 

 

03/06/14 (AFP)

 

Au petit matin, à l'heure de rejoindre le PK-5, l'enclave où vivent reclus les derniers musulmans de Bangui, des coups de feu retentissent. Avenue Koudoukou les taxis jaunes font brusquement demi-tour. L'homme avec qui l'AFP a rendez-vous appelle: "il y a une attaque, attendez".

 

Une demi-heure après, les coups de feu ont cessé, le feu vert est donné.

 

Après le quartier chrétien de Miskine, Koudoukou devient un no man's land avec, sur la route, des restes de pneus brûlés et de barricades et sur le coté des boutiques en bois abandonnées. Puis, les mines fatiguées de jeunes musulmans assis sur des bancs marquent l'arrivée dans le PK-5.

 

Ici, les messages anti-français sont partout, sur les murs, les panneaux publicitaires, les petites boutiques abandonnées. Des "non à la France", une croix gammée dessinée à côté du mot "FRANCE", trahissent le sentiment d'abandon des musulmans face aux violences.

 

Lors de l'attaque du matin, un tireur posté en lisière du PK-5, a visé des hommes venus chercher du pain. "Les armes ont encore crépité. J'ai eu peur. Il y a des blessés. Cela fait des mois que nous sommes aux aguets, stressés", dit le docteur Oumarou.

 

Ce professeur de physique au crâne chauve se dit condamné à cacher qu'il est musulman pour se rendre au centre-ville. "On se déguise", dit-il. Il voudrait aller au Cameroun, pour le travail, mais rejoindre l'aéroport est quasi-impossible sans escorte militaire. Tout comme la banque, où il n'a pas pu retirer son salaire. "Ici, nous sommes des prisonniers".

 

Au PK-5, dernière enclave musulmane de Bangui après le départ des musulmans du nord de la ville il y a un mois, ils ne sont plus que 1.000 à 2.000 à se terrer dans la peur des attaques.

 

Convoyés par des soldats de la Misca ou par leurs propres moyens, l'immense majorité des musulmans du PK-5 a pris le chemin de l'exode, vers le nord du pays ou le Tchad, pour fuir les exactions des "anti-balaka", ces milices chrétiennes rivales de la Séléka, ex-rebelles en majorité musulmans, au pouvoir de mars 2013 à janvier dernier.

 

Tirs, intrusions, jets de grenades et rumeurs incessantes d'attaques massives d'anti-balaka continuent de rythmer le quotidien du PK-5. Quand le calme revient, chacun se débrouille pour trouver riz, sucre, savon sans sortir du quartier.

 

Abdelaziz Adam, un des grands commerçants du PK-5, n'est pas sorti "depuis quatre mois". La dernière fois, alors qu'il se rendait dans le centre, il s'est fait agresser, dit-il. Un de ses semi-remorques a été volé. Il s'en désole avec cette formule qui résume bien la situation au PK-5 et ailleurs en Centrafrique: "Ici 90% des gens veulent la paix".

 

- Désarmer le PK-5 -

 

Barbichette blanche et grosses lunettes rondes, l'imam de la mosquée d'Ali Babolo est en colère contre ceux qui veulent "éradiquer l'islam de ce pays". "Hors du PK-5 toutes les grandes mosquées de Bangui ont été détruites", dit-il.

 

Pour défendre la mosquée et les habitants, des "groupes d'auto-défense" ont été montés. Une vingtaine de jeunes par quartier dans les six que comptent le PK-5. Ils sortent le soir, à la nuit tombante, quand les soldats burundais de la Misca, chargés de la protection du PK-5, rentrent dans leur caserne.

 

A Bangui, habitants, manifestants, partis politiques demandent le désarmement "immédiat" du PK-5, après la tuerie de l'église Fatima qui a fait 17 morts, et que tout le monde attribue aux "groupes armés musulmans".

 

Pour calmer la population, la présidente de transition Catherine Samba Panza s'est engagée à désarmer le PK-5. Mais, a-t-elle prévenu, "pas question d'arriver, de boucler" le quartier et de laisser les musulmans "à la merci" de leurs assaillants.

 

De leur côté, les musulmans répondent qu'ils n'ont que machettes, arc et flèches pour se défendre et qu'ils demanderont à la communauté internationale d'être évacués de Bangui si on les désarme.

 

Mais ils ne parlent pas des hommes en civils qu'on voit déambuler dans la rue avec des kalachnikovs. Comme dans cette voiture, qui circule au ralenti, avec cinq hommes armés à l'intérieur.

 

"On ne peut pas tout dévoiler de notre stratégie militaire", répond l'un des responsables de la communauté quand on l'interroge sur cet armement.

 

Au Pk-5, tout le monde attend la paix, mais plus personne n'y croit. "Même un million de casques bleus ne changerait rien, tant que les anti-balaka veulent nous chasser", dit Mahmoud, un habitant.

 

"J'attends, je suis là", dit l'imam dans sa mosquée. "S'ils viennent pour casser la mosquée, ils cassent la mosquée, ils me tuent et on en termine".

 

Au "PK-5", système D et groupes d'auto-défense pour les derniers musulmans de Bangui
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