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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 10:07

 

 

 

 

Par RFI  14-10-2014 à 09:52

 

En Centrafrique, le Conseil national de transition hausse le ton et dénonce une « fuite en avant » du gouvernement. Le Premier ministre Mahamat Kamoun ne s'est pas présenté devant les membres du CNT lundi 13 octobre. Il devait être entendu sur l'utilisation de 2,5 des 10 millions de dollars versés par l'Angola aux autorités de transition. Des fonds qui n'ont pas transité par le Trésor public centrafricain. Mais la séance d'explications - déjà reportée à deux reprises - n'a pas eu lieu.

 

Ce nouveau rendez-vous manqué entre le Conseil national de transition et le gouvernement a suscité de nombreuses réactions à Bangui. Pour le président du CNT Alexandre Ferdinant Nguendet, pas de doute, c'est « une fuite en avant » du gouvernement ; la preuve qu'il « ne veut pas rendre compte de ses actes devant la représentation nationale ».

 

Faux, répond Adrien Poussou, conseiller en communication du Premier ministre. Il invoque un simple problème de protocole. Selon lui, le CNT n'a pas adressé de demande officielle au gouvernement. Il est donc normal que le Premier ministre ne se soit pas présenté devant les conseillers.

 

« C'est une fausse excuse », s'insurge le président du CNT. « Nous avons toujours respecté les procédures. Je me suis moi-même entretenu avec le Premier ministre pour fixer la date » de cette rencontre, explique-t-il.

 

Du côté de la présidence, on assure que Mahamat Kamoun aurait en fait sollicité un report dès le dimanche au vu de la situation sécuritaire et en raison d'un agenda ministériel chargé. La réaction du CNT ne serait donc qu'une « tentative d'instrumentalisation » politique.

 

Lundi soir, le président du CNT affirmait avoir proposé la nouvelle date de mercredi pour cette séance d'explication. Mais cette fois, prévient-il, « si le gouvernement ne prend pas ses responsabilités, nous prendrons les nôtres ». En cas de nouveau rendez-vous manqué, le CNT pourrait décider de retirer sa confiance au gouvernement.

 

La présidente de la transition Catherine Samba-Panza doit d'ailleurs entamer à partir de ce mardi une série de rencontres avec « les forces vives de la nation ». Chaque jour, de mardi à vendredi, elle doit recevoir différentes délégations représentant les plateformes politiques du pays, la Seleka et les anti-balaka, selon la présidence. Objectif affiché : faire revenir le calme et poursuivre la transition dans un climat apaisé. Le détail de ces consultations n'était pas connu lundi soir.

 

■ A Bangui, l’inquiétude du gouvernement

 

A Bangui, la situation reste compliquée dans le nord de la capitale où des barricades sont toujours dressées par endroits et des tirs sporadiques se sont encore fait entendre dans la journée de lundi. Une situation qui inquiète le pouvoir en place.

 

« La population voit bien qu’elle est prise en otage par des groupes armés. »

 

Antoinette Montaigne conseillère en Communication à la présidence

 

 

 

RCA: le CNT veut des explications sur l’utilisation des dons angolais

 

Par RFI  13-10-2014 à 03:57

 

C’est un début de semaine délicat pour le Premier ministre centrafricain qui doit s'expliquer ce lundi devant les membres du parlement de transition à propos de l'utilisation d'une partie des fonds angolais. Depuis plusieurs semaines, une polémique s'est emparée de Bangui à propos de l'utilisation d'un quart de ces fonds que le pouvoir exécutif a du mal à justifier. En mars dernier le président angolais offrait dix millions de dollars américains à la RCA. 2,5 millions de dollars ont été alloués à des fonds politiques. La présidence assure qu'il n'y a eu aucun détournement. Mahamat Kamoun doit donner des détails au sujet de l'utilisation de ces fonds, car le doute s'est emparé des esprits quant à l'honnêteté de l'exécutif.

 

Les 135 membres du Conseil national de transition attendent le Premier ministre de pied ferme. Ils veulent une explication crédible sur l'utilisation du don angolais. Un quart de cette somme, soit 1,132 milliards de francs CFA n'a pas transité par le Trésor public.

 

Selon le cabinet de la présidence, cet argent est parti dans les fonds politiques pour la présidence et la Primature. Il aurait été dépensé sous forme d'appuis à la préparation des futures opérations de désarmement, à l'appui aux différentes composantes de la société civile et à l'aide humanitaire. Des explications trop vagues estime-t-on au CNT ou l'on attend d'abord que le gouvernement reconnaisse publiquement que les procédures légales n'ont pas été respectées.

 

Le retrait de la confiance du CNT au gouvernement ?

 

Une autre question est dans les toutes les têtes. Pourquoi le ministre des Finances n'a-t-il pas été tenu au courant du rapatriement de cet argent angolais ? Enfin, un député relève que l'Angola a été sollicité pour financer le budget centrafricain et non pas pour remplir les fonds secrets de l'exécutif.

 

Si le CNT n'a ni la possibilité de censurer le gouvernement ni celle de révoquer le Premier ministre, en revanche il pourrait fort bien nommer une commission d'enquête parlementaire, si les explications du Premier ministre ne les convainquent pas. C'est ce que laisse entendre un responsable de l'institution qui précise aussi que le CNT pourrait au final retirer sa confiance au gouvernement. On n'en est pas encore là, mais le parlement entend bien faire savoir à l'exécutif qu'il n'est pas une simple chambre d'enregistrement.

RCA: le CNT dénonce une «fuite en avant» du gouvernement (RFI)
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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 09:59

 

 

 

        ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION (AFDT)

 

                                           (ASD-CRPS-MCP-MDES-MLPC-RDC-UDECA)

 

                                                                  

                                         

     La ville de Bangui, après celle de Bambari, connait une fois de plus depuis le  mardi 7 octobre 2014 une forte poussée de violences meurtrières orchestrées par les ennemis de la paix dans notre pays et qui ont pourtant participé au forum de Brazzaville et signé l’accord de cessation des hostilités qui en est issu.

 

   Le déclenchement de cette poussée soudaine de violences qui a déjà fait plus d'une dizaine de morts innocentes  (assassinats sauvages suivis de représailles meurtrières indiscriminées),  intervient dans le contexte particulier de crispation politique après la révélation  du détournement d'une partie du don angolais. 

 

  Il faut noter que l’attitude de suffisance et de mépris affichée par le Chef de l'Etat de Transition a conduit une frange des forces politiques et des groupes armés dont les ANTI BALAKA et  les ex- SELEKA à demander la démission des hautes autorités de la transition.

  

L’embuscade tendue aux forces onusiennes dans la nuit du jeudi 9 octobre après des provocations répétées pendant cette même journée et qui a coûté la vie à un casque bleu est une attaque lâche contre le processus de paix, contre l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville et contre la population centrafricaine  qui aspire à vivre en paix et dans la sécurité.

   C'est dans ce contexte d'insécurité et de tensions politiques que Le Premier Ministre et le Gouvernement feront l'objet d'interpellation devant le Conseil National de Transition dans les prochains jours.

 

  L'AFDT relève avec consternation et inquiétude la légèreté des propos des plus hautes autorités de la Transition dans la gestion de cette crise, notamment ceux du Chef de l'Etat de Transition et du Président du Conseil National de Transition, préoccupés qu'ils sont à régler leurs comptes personnels au détriment de la recherche de la paix et de la sécurité.

 

L'AFDT  a appris dans la stupéfaction la plus totale que la Présidente de Transition et les  ANTI BALAKA ont passé un accord aux termes duquel elle s'engageait entre autres à  les intégrer au Conseil National de Transition (CNT) et à libérer certains d'entre eux qui ont été arrêtés pour des crimes et délits qu'ils ont commis.

 

  La décision d'élargir le CNT  à d'autres entités et qui implique une révision de la Charte Constitutionnelle de Transition  ne relève pas de la compétence exclusive de la Présidente. Elle requiert au préalable un consensus national et l'approbation de la communauté internationale.

 

  La libération par l'Exécutif  de personnes arrêtées pour crimes et délits et faisant l'objet de procédures judiciaires  non seulement porte atteinte au principe de la séparation des pouvoirs mais aussi consacre l'impunité des criminels et constitue une insulte intolérable pour les victimes.

 

        L’ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION

 

  •   Exprime sa compassion et présente ses condoléances aux familles éprouvées et à la MINUSCA ;
  •  
  • Renouvelle son soutien sans faille à la MINUSCA et à tous les efforts de la Communauté Internationale et plus particulièrement à la nouvelle orientation  donnée aux forces SANGARIS et EUFOR RCA ;
  •  
  • Encourage vivement  la MINUSCA à aider les autorités de la transition à mettre en place une police et une gendarmerie républicaines pouvant les appuyer dans leur  mission de maintien de la paix et à constituer le maillon de la chaîne pénale indispensable à la lutte contre l'impunité ;
  •  
  • Renouvelle son appel à la communauté internationale pour  équiper puis  déployer les Forces de Défense et de Sécurité restées républicaines, embryons des Forces Armées Centrafricaines à refonder, afin de neutraliser tous les groupes armés hostiles à la paix et à la stabilité de la République Centrafricaine meurtrie.
  •  
  • Demande avec insistance aux autorités  de la Transition, l’ouverture d’une enquête judiciaire en vue d’identifier et de traduire  en Justice  les auteurs, co-auteurs et complices de l’attaque contre les casques bleus et des crimes  commis sur  les paisibles citoyens ;
  •  
  • Exhorte  les autorités de la Transition à se départir de l’attitude de complaisance actuelle pour neutraliser, avec l’appui de la MINUSCA, les responsables des groupes armés ennemis de la paix.
  •  
  •  S'oppose à toute décision de nature à consacrer l'impunité de personnes ayant commis des crimes de sang et des exactions contre les populations civiles innocentes.
  •  
  • Exige une concertation nationale préalable à tout élargissement du Conseil National de Transition.
  •  
  • Réaffirme son attachement à la stabilité des Institutions de la Transition et se démarque de toute démarche visant à la déstabilisation du processus de transition.
  •  
  • Demande instamment aux plus hautes Autorités de la Transition de faire preuve de responsabilité, de transcender leurs divergences personnelles et de veiller à la bonne exécution de la feuille de route dans l'intérêt supérieur de la Nation.

 

                                                                Fait à Bangui le, 13 octobre 2014

 

                                            Le Président de la Conférence des Présidents

                                                                                                                                                                                                          Pr. Joachim SIOKE RAINALDY

DECLARATION N°15 DE L'AFDT RELATIVE   AUX VIOLENCES PERPETREES A BANGUI DEPUIS LE MARDI 7 OCTOBRE  2014
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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 19:30

 

 

 

 


Yaoundé - AFP / 13 octobre 2014 19h38 - Le président camerounais Paul Biya a promis lundi l'éradication totale du groupe islamiste nigérian Boko Haram, soupçonné d'être à l'origine de la capture de 27 otages chinois et camerounais libérés au cours du week-end.


Le gouvernement camerounais vous donne l'assurance qu'il va continuer sans relâche à combattre Boko Haram jusqu'à son éradication totale, a déclaré M. Biya, sans donner plus de précision. 


Le chef de l'Etat s'exprimait lors d'une cérémonie de réception au palais présidentiel de Yaoundé des 27 ex-otages, dont dix Chinois.


Ce jour est un jour de joie, une joie qui n'a d'égale que l'angoisse et l'inquiétude qui nous étreignaient pendant toute votre détention, leur a lancé M. Biya.


Dans la nuit de vendredi à samedi, 10 Chinois et 17 Camerounais enlevés en mai et juillet dans l'extrême-nord du Cameroun lors d'attaques attribuées à Boko Haram ont été remis aux autorités camerounaises, qui n'ont fait aucun commentaire sur les conditions de leur libération.


Nous étions dans des espèces de huttes dans une forêt assez dense. C'était une zone de savane avec de grands arbres et de grandes herbes. Nous étions à même le sol, a témoigné l'un des anciens otages, le sultan de Kolofata (extrême-nord) Seiny Boukar Lamine, interrogé par la radio d'Etat. 


Nous étions huit dans la famille. Mon épouse et six enfants, a-t-il précisé. L'épouse du vice-Premier ministre Amadou Ali faisait aussi partie des otages.


De source sécuritaire, le Cameroun a versé une rançon et libéré une vingtaine d'islamistes détenus dans le pays en échange de la libération des 27 captifs.


Depuis plusieurs mois, le groupe islamiste armé nigérian Boko Haram a intensifié ses incursions armées au Cameroun voisin, amenant le gouvernement à déployer des renforts militaires --y compris des avions de combat-- dans l'extrême-nord du pays.

Les autorités camerounaises assurent régulièrement faire des victimes chez les islamistes, mais la situation sécuritaire dans les zones frontalières de l'extrême nord reste très tendue.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=526846

Cameroun: Biya promet l'éradication totale du groupe islamiste nigérian Boko Haram
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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 19:23

 

 

 

 

French.china.org.cn le 14-10-2014

 

L'Union européenne (UE) a "fermement condamné" lundi les violences survenues ces derniers jours à Bangui, la capitale de la République centrafricaine.

 

"Les instigateurs et les auteurs de ces violences doivent être poursuivis devant la justice", a affirmé le porte-parole du Service européen pour l'action extérieure (SEAE).

 

L'UE a exprimé une forte préoccupation sur la dégradation rapide de la situation à Bangui, et condamné fermement les attaques sur les populations civiles, les partenaires humanitaires engagés en Centrafrique et les forces internationales.

 

Bruxelles a appelé les autorités de la Transition à instaurer rapidement un dialogue constructif et concerté, indispensable au retour de la confiance pour trouver une issue à la crise centrafricaine.

 

"Nous appelons en particulier le chef de l'Etat et le président du Conseil national de transition à jouer pleinement leurs rôles institutionnels respectifs en conjuguant leurs efforts, en adressant des messages forts et en mettant tout en œuvre pour le retour à l'ordre et à la légalité. Nous exhortons les groupes armés à respecter l'accord de cessation des hostilités de Brazzaville dont ils sont les signataires", a souligné le porte-parole.

 

Source: Agence de presse Xinhua

UE/Centrafrique : les instigateurs et les auteurs des violences doivent être poursuivis devant la justice
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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 18:43

 

 

 

CONSEIL  NATIONAL  DE  TRANSITION

---------------------

 

Le   Président

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Unité – Dignité – Travail

-------------------

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Lors de la cérémonie d’ouverture solennelle de la deuxième session ordinaire du Conseil National de Transition le 1er octobre 2014, le Parlement de Transition indiquait qu’il allait examiner au cours de la présente session, à travers les séances d’interpellation du Gouvernement, un certain nombre de sujets liés au bon fonctionnement de la période de Transition en République Centrafricaine au nombre desquels l’organisation rapide des élections et l’interpellation du Gouvernement sur la gestion du don angolais.

 

C’est dans cet état d’esprit, qu’une séance d’interpellation du Gouvernement a été convoquée à nouveau pour le lundi 13 octobre 2014, après que les précédentes  n’ont pu se tenir.

 

Le Conseil National de Transition a le regret de constater ce jour , que non seulement le Gouvernement trouve des raisons peu sérieuses pour ne pas répondre à cette interpellation, ceci, en pure violation des dispositions de l’article 73 de la Charte Constitutionnelle de Transition, mais encore mieux, il ne veut manifestement pas rendre compte de la gestion du don angolais devant le peuple, alors que  l’objectif du Conseil National de Transition est de  donner au Gouvernement l’occasion de faire tout l’éclairage qui puisse mettre un terme à toutes les rumeurs de mauvaise gestion qui circulent et dont la preuve du contraire incombe au pouvoir exécutif.

 

Le Conseil National de Transition voudrait rassurer le peuple centrafricain qu’une nouvelle date sera proposée à nouveau, au Gouvernement pour qu’il vienne non seulement répondre au sujet de l’interpellation déjà évoquée, mais aussi pour qu’il lui parle en cette période de trouble marquée  par un arrêt quasi  total des activités, de l’avenir du pays.

 

En cas d’un nouveau refus de répondre à cette obligation constitutionnelle, le Conseil National de Transition prendra ses responsabilités.

 

Fait à Bangui, le 13 octobre 2014

                                                              

 

Alexandre Ferdinand N’GUENDET

Le président du CNT déplore le refus du PM de rendre compte de la gestion du don angolais
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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 17:56

 

 

 

 

http://www.dw.de/  

 

A Bangui, le week-end a été fortement marqué par des scènes de pillages et d'exactions attribuées aux miliciens Anti-balaka. Certains ont refusé de lever les barricades installées dans la capitale centrafricaine.

 

A quel jeu jouent les Anti-balaka ? C'est la question que se posent de nombreux habitants de Bangui, choqués par ce que leur ont fait vivre depuis quelques jours les hommes de Patrice-Edouard Ngaissona. Samedi, les rebelles ont pourtant promis à la présidente de la transition de renoncer aux exactions attribuées à leurs éléments. En contrepartie, Catherine Samba Panza a accepté d'examiner une partie de leurs requêtes. Mais juste après cette rencontre, les violences et les pillages ont repris de plus belle. Beaucoup d'observateurs ont aussi noté que les miliciens Anti-balaka sont encore lourdement armés. D'où tirent-ils leur équipement militaire ? Un enseignant de l'Université de Bangui, qui a requis l'anonymat a son avis.

 

‘'Très honnêtement, la plupart des Anti-balaka sont des ex-FACA - les Forces armées centrafricaines. Le soi-disant désarmement qui a été fait au début de la crise, notamment en décembre dernier par Sangaris, c'était un leurre. Les gens sont toujours armés jusqu'aux dents. On connaît leur base, mais on ne fait rien pour les désarmer. Quant on voit des Anti-balaka passer, armés jusqu'aux dents devant les Casques bleus qui ne font rien pour les désarmer, c'est qu'il y a un problème. Quelles sont les clauses en-dessous que la population ne connaît pas ?''

 

Détournements de fonds publics

 

Dans ce contexte d'insécurité, le premier ministre, Mahamat Kamoun devrait donner plus de détails sur l'utilisation d'une partie d'un don accordé à son pays par l'Angola. Le montant est évalué a plus d'un milliard de francs CFA. En mars dernier, Luanda avait offert la somme de dix millions de dollars américains à la RCA. Deux millions et demi de dollars n'auraient pas été versés dans les caisses du Trésor public. Même si les proches de Catherine Samba Panza restent formels, sur le fait que cette somme a bien été utilisée pour faciliter la transition politique. Toutefois, le gouvernement conduit par Mahamat Kamoun doit encore convaincre les 135 membres du Conseil national de transition sur la destination de ce bien public.

Les Anti-balaka toujours bien armés
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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 17:47

 

 

 

 

13/10/14 (AFP)

 

La présidente de la transition centrafricaine Catherine Samba Panza va entamer mardi une série de rencontres avec les "forces vives de la Nation" visant à mettre fin au désordre que connaît le pays, ont annoncé ses services lundi.

 

Mme Samba Panza recevra des délégations pendant une demi-heure chacune, chaque jour à 10H00 (09H00 GMT) de mardi à vendredi, selon le programme diffusé à la radio d'Etat, sans autres précisions.

 

Appelant ses concitoyens à reprendre des activités normales après cinq jours de violences à Bangui, le Premier ministre centrafricain Mahamat Kamoun avait annoncé ces consultations dimanche soir.

 

La présidente Samba Panza doit selon lui "engager une série de rencontres avec l'ensemble des forces vives de la Nation afin de réaffirmer sa volonté de conduire la transition dans un climat apaisé et sa détermination à conclure dans les meilleurs délais cette parenthèse de l'histoire politique de notre pays par l'organisation d'élections".

 

Les violences qui ont éclaté mardi 7 octobre ont fait au moins dix morts, de nombreux blessés et des milliers de déplacés.

 

Un timide retour à la normale était constaté lundi à Bangui, où les conducteurs de bus et taxis --qui s'étaient mis en grève-- ont notamment repris leurs activités, même si des barricades leur interdisaient toujours certaines avenues.

 

En réaction à des meurtres attribués à des musulmans, des barricades avaient été érigées par des individus se réclamant des anti-balaka -- des milices majoritairement chrétiennes qui avaient mené une sanglante chasse aux musulmans au début de l'année --, mardi et mercredi dans les quartiers nord de la capitale, puis jeudi dans le centre-ville.

 

Des affrontements violents les ont opposés aux forces nationales et étrangères (françaises, européennes et onusiennes) déployées à Bangui. Ces violences ont été accompagnées de pillages de commerces et d'habitations.

 

Les violences, les plus fortes depuis la fin août, ont fait au moins dix morts, dont un Casque bleu pakistanais.

 

Elles ont nettement baissé en intensité ce week-end, mais des anti-balaka ont refusé de suivre l'appel à une trêve lancé par leurs responsables après une rencontre avec la présidente Catherine Samba Panza, dont ils réclament le départ.

 

Le chef de la mission des Nations Unies sur place (Minusca), Babacar Gaye, a souligné lundi que le Centrafricains devraient eux-mêmes parvenir à surmonter leur difficultés.

 

"Il y a un problème de réconciliation, il y a un problème de cohabitation entre les communautés et un problème de sursaut dans la population, dans les élites, pour remettre ce pays sur les rails. C'est le peuple centrafricain qui doit le faire", a-t-il insisté.

Centrafrique: la présidente va rencontrer dès mardi "les forces vives de la Nation"
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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 17:30

 

 

 

 

http://www.journaldebangui.com/   13/10/2014

 

Deux partis politiques ont demandé, samedi, 11 octobre le départ de la présidente centrafricaine Catherine Samba Panza emboitant le pas aux milices Anti-balaka et Séléka. Le Bloc démocratique pour la reconstruction (BDR), une plateforme politique qui regroupe la Mouvance « Zo kwé zo » de Mouhamar Bengue Bossin et le « Kwa na kwa » parti politique de l’ancien président François Bozizé, a exigé le départ de la présidente de la transition. « La crise que nous vivons aujourd’hui est l’aboutissement de l’incapacité, de l’inconscience et de l’irresponsabilité de Samba Panza. Elle doit laisser la place à un autre fils du pays capable d’arrêter la souffrance du peuple centrafricain. Si Samba Panza pouvait désarmer, elle l’aurait déjà fait, ce n’est pas aujourd’hui qu’elle le fera» a déclaré le porte-parole du BDR Mohamar Bengue Bossin.

 

Le Parti pour la gouvernance démocratique (PGD) de Jean-Michel Mandaba est allé plus loin pour demander quant à lui, la démission des trois têtes de la transition, à savoir la présidente de la transition Catherine Samba Panza, le Président du CNT Alexandre Ferdinand Nguendet et le Premier ministre Mahamat Kamoun. «Le peuple ne doit pas être indéfiniment pris en otage. Samba Panza, Ngendet et Kamoun ne constitueront jamais une alternative crédible à la crise que nous traversons, » a déclaré le président du PGD Jean Michel Mandaba.


Sur fond d’une nouvelle flambée de violence déclenché mardi, 07 octobre Séléka (milice musulmane) et Anti-Balaka(milice chrétienne) avait demandé mercredi le départ de la présidente centrafricaine. Des membres du gouvernement ont condamné vendredi cette demande qualifiant la revendication des deux milices de « coup d’Etat ».


La Centrafrique a renoué mardi avec les violences intercommunautaires entre musulmans et chrétiens entrainant la capitale Bangui dans une escalade qui a fait plus de 14 morts en 3 jours dont un casque Bleu.

Lu pour vous : RCA: des partis politiques demandent la démission de la présidente du pays
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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 17:14

 

 

 

Les Centrafricains doivent surmonter eux-mêmes leurs divergences (chef Minusca)

 

13/10/14 (AFP)

 

Les Centrafricains doivent surmonter eux-mêmes leurs divergences car les forces internationales ne pourront pas régler la crise sans réconciliation nationale, a exhorté lundi le général Babacar Gaye, chef de la mission des Nations Unies sur place, la Minusca.

 

"Sans doute allons-nous démanteler les barricades, sans doute allons-nous nous en prendre à ceux qui ont des armes, mais ça ne suffit pas", a-t-il observé, alors que certains axes de Bangui sont encore obstrué par des barricades, après les violences de la semaine dernière.

 

La population "sait très bien qu'il ne s'agit seulement pas pour avoir la paix d'avoir des soldats dans la rue", a-t-il observé, après une rencontre avec le ministre centrafricain des Affaires étrangères Toussaint Kongo Doudou.

 

"Il y a un problème de réconciliation, il y a un problème de cohabitation entre les communautés et un problème de sursaut dans la population, dans les élites pour remettre ce pays sur les rails. C'est le peuple centrafricain qui doit le faire", a-t-il insisté. "Nous sommes là pour l'accompagner."

 

"L'insécurité est généralisée", et "mes propres personnels des Nations Unies se sentent en insécurité parce qu'on leur a tiré dessus", a reconnu le responsable onusien.

 

"Ce n'est quand même pas la faute des Nations Unies si dans cette ville, chaque fois qu'on attrape quelqu'un on le tue, on le dépèce", a déploré le général Gaye, disant comprendre les inquiétudes des habitants.

 

Les violences qui ont éclaté mardi 7 octobre ont fait au moins 10 morts, de nombreux blessés et des milliers de déplacés.

 

Un retour timide à la normale était constaté lundi à Bangui où les conducteurs des taxis et bus, qui s'étaient mis en grève, ont repris leurs activités, même si des barricades leur interdisaient toujours certaines avenues.

 

Une banque, les marchés, les commerces et quelques entreprises ont rouvert, mais toute l'administration n'a pas repris un fonctionnement normal, les Banguissois hésitant encore à reprendre le chemin du travail.

 

 

Le Général Babacar Gaye appelle les Centrafricains à une cohabitation pacifique

 

13/10/14 (APA)

 

APA-Bangui (Centrafrique) - Le chef de la Mission des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA), le Général Babacar Gaye, a reconnu, lundi à Bangui, la détérioration de la sécurité en RCA, soulignant toutefois qu’au lieu de s’en prendre aux forces onusiennes les Centrafricains feraient mieux de régler leurs problèmes de cohabitation en s’investissant dans la réconciliation nationale.

 

''Ce n'est quand même pas la faute des nations unies si dans cette ville chaque fois qu'on attrape quelqu'un on le tue et ont le dépèce. Il y a un problème de réconciliation, de cohabitation entre les communautés. Il y a un problème de sursaut dans la population, parmi les élites pour remettre ce pays sur les rails'', a déclaré le général Babacar Gaye au terme d'une audience avec le ministre centrafricain des Affaires étrangères, Toussaint Kongo Doudou.

 

A en croire, le chef de la MINUSCA, le ministre, en tant qu'ancien fonctionnaire des Nations unies, a encouragé sa mission à faire preuve de fermeté face aux fauteurs de trouble.

 

‘'Le ministre s'est fait l'écho des frustrations tout à fait légitimes et compréhensives des populations par rapport à une détérioration de la situation sécuritaire dans la ville de Bangui", a souligné général Babacar Gaye, ajoutant que la réponse à donner aux préoccupations des populations est que ‘'la Minusca est déterminée à les aider et que nous apportons cette aide avec beaucoup d'humilité. Que ce qui ne marche pas qu'on le porte à notre connaissance''.

 

''Je lui ai donné les assurances sur notre engagement, notre détermination à cet égard. Mais je lui aussi fait observer que cette situation nous interpelle tous dans toutes les dimensions qu'elle comporte » a conclu le général Babacar Gaye.

 

L'audience s'est déroulée au ministère des Affaires étrangères, en présence de deux diplomates onusiens qui accompagnaient le général Babacar Gaye.

 

 

NDLR : ''Ce n'est quand même pas la faute des nations unies si dans cette ville chaque fois qu'on attrape quelqu'un on le tue et ont le dépèce. Il y a un problème de réconciliation, de cohabitation entre les communautés. Il y a un problème de sursaut dans la population, parmi les élites pour remettre ce pays sur les rails'', a déclaré le général Babacar Gaye.

 

Réponse : C'est bien la faute des Nations Unies si les bandes armées dont plusieurs résolutions du Conseil de sécurité ont exigé le désarmement, ne le sont toujours pas  mais continuent hélas de dicter leur loi et de sévir impunément dans le pays, en particulier à Bangui, Bambari, Dékoa, Kaga-Bandoro et autres villes de l'arrière-pays. 

 

Le Général Babacar Gaye appelle les Centrafricains à une cohabitation pacifique
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Centrafrique-Presse.com
13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 17:11

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-10-13 14:42:34 - Le général Léonard Essongo, représentant du président congolais, médiateur dans la crise en Centrafrique, a attiré l’attention des Centrafricains sur la nécessité de ne pas détruire les efforts de paix déployés par la communauté internationale, en s’adonnant en permanence à des actes de violence.


"Il ne faudrait pas que nous fassions de la crise centrafricaine une crise oubliée. Il faudrait faire attention à ce qui arrive en Centrafrique", a-t-il averti, au sortir d'une audience avec la présidente de la Centrafrique, Catherine Samba-Panza, lundi à Bangui.


''Les gars qui nous accompagnent-là (la communauté internationale), ils n'ont pas tous leurs intérêts ici. Chacun d'eux a un calendrier que nous ne connaissons pas. Du jour au lendemain, ils peuvent s'en aller et nous voilà dans des mauvais draps", a ajouté Léonard Essongo qui ne cache pas le risque de voir la communauté internationale se détourner de la Centrafrique. 


Parlant de son entrevue avec Catherine Samba-Panza qui a porté sur la crise sécuritaire et politique en Centrafrique et le rôle des forces étrangères, il a souligné pour le déplorer le regain de violence noté ces derniers jours à Bangui.


"On était bien parti après le Forum de Brazzaville, après la réunion de haut niveau faite à New York. Nous étions suffisamment bien partis et on ne comprend pas pourquoi tout cela soit retombé comme ça d'un seul coup dans l'eau", a-t-il souligné 


Le général Léonard Essongo a indiqué qu'il va rendre compte de la situation au médiateur, le président congolais Denis Sassou Nguesso lequel a besoin de tout savoir au sujet des avancées enregistrées depuis le forum de Brazzaville et les causes des derniers affrontements à Bangui.

 

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Les Centrafricains invités à cesser la violence et à préserver la paix
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