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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 23:33

 

 

 

 

 

18/06/14 (Dw-World)

 

C'est le titre d'un rapport que l'organisation internationale sur la bonne gouvernance, l'International Crisis group, ICG, vient de publier sur la Centrafrique. Dans ce rapport, l'organisation affirme que la crise actuelle en République centrafricaine, qui a débuté en décembre 2012, a participé à la faillite de l'Etat. Le rapport met surtout à l'index le pillage qu'ont orchestré bon nombre de dirigeants qui ont fait main basse sur l'économie illicite du pays.

 

Pour cette organisation, le bref passage de la Seleka au pouvoir, entre mars et décembre 2013, a été marqué par une gouvernance en trompe l'œil. Et Joseph Bindoumi, le président de l'association centrafricaine des droits humains, d'ajouter :

 

« Le régime Seleka nous a amené là où nous n'étions jamais arrivés avant en termes de crimes, d'abus et de mauvaise gouvernance. Si certains hauts responsables d'Afrique ou d'ailleurs, ont soutenu Michel Djotodia avec le régime Seleka, je me rappelle vous avoir dit une fois que dans le régime Seleka, il n’y avait que des pyromanes, c'est-à-dire ceux qui avaient mis le feu au pays et qui étaient revenus comme des pompiers pour éteindre le même incendie donc cela ne m'étonne pas que des gens qui avaient donné l'impression de soutenir Djotodia l'ont laissé faire les pires exactions qu'ait connues le pays. »

 

Le président de l'association centrafricaine des droits humains, Joseph Bidoumi, fait aussi allusion au soutien du Tchad apporté au pouvoir de l'ancien président Michel Djotodia et de l'intervention des soldats envoyés par N’djamena en RCA. Pour lui tout cela a participé à faire de la Centrafrique un état sans droit ni loi.

 

Un constat relevé par l'ICG, dans son dernier rapport sur la Centrafrique. Selon les experts de l'International Crisis Group, la Seleka s'est illustrée comme un régime de bandits qui a vidé les caisses de l'Etat, et fait sienne les réseaux de trafic d'or, de diamants et d'ivoire dont certains de ses éléments étaient les principaux commanditaires.

 

Enfin, le rapport met en cause l'intervention internationale pilotée l'Union africaine, les Nations unies et la France. Des forces jusque-là incapables de stabiliser le pays. L'ICG demande aux armées étrangères présentes en RCA de renforcer la protection des civils pour permettre le retour d'un système effectif de gouvernance à même de fournir des services minimum de base aux populations.

 

Et pour permettre cela, l'ONG centrafricaine Paix-Réconciliation-Tolérance, PARETO, qui a initié une action de médiation entre anti-balakas et ex-Séléka. Une médiation qui, il y a deux jours de cela, a permis aux responsables des anti-balaka et ex-Seleka, groupes armés en conflit en Centrafrique, de se rencontrer et de discuter. Et les dirigeants de ces deux groupes ont décidé de prochainement mettre en place un comité conjoint de réflexion sur la situation que vit leur pays.

 

Néanmoins, pour l'instant aucun détail n'a filtré sur la date et le lieu de cette prochaine rencontre. Mais, selon l'ONG Pareto, les deux groupes armés ont la volonté d'aller de l'avant afin de mettre un terme aux souffrances des populations.

 

Depuis la destitution en janvier dernier du président Michel Djotodia, chef de l'ex-coalition rebelle Seleka, au profit de Catherine Samba-Panza, les deux mouvements armés continuent de s'affronter. A défaut d'être désarmées de force, ils ont été tenus à distance par les forces internationales présentes dans le pays. Au nord se trouvent les ex rebelles Seleka avec un QG à Bambari. Au sud, les anti-balaka, milices fidèles à l'ancien président François Bozizé. La réconciliation envisagée devra donc briser de nombreuses entraves…

 

Il s'agit pour la Seleka et les anti-balaka de trouver des solutions à plus de 15 mois de crise. Une crise marquée par des massacres ethnico-religieux. Néanmoins, la tentative de dialogue est positivement appréciée par la communauté internationale et autres observateurs. D'ailleurs, dans le pays, on assiste à une reprise des activités économiques et au paiement des salaires des agents de l'état. Mais l'insécurité est loin d'avoir régressé.

 

Les ingrédients de l'instabilité demeurent. Les anti-balaka et la séléka continuent de s'affronter. La semaine dernière, au moins 22 personnes été tuées à Liwa, un village situé à 10 km de Bambari. Malgré cette situation, l'ONG Pareto espère que bientôt, les débats entre les deux mouvements pourront mettre fin à ces événements malheureux.

 

http://www.dw.de/centrafrique-de-la-pr%C3%A9dation-%C3%A0-la...

 

 

La crise centrafricaine : de la prédation à la stabilisation

 

Nairobi/Bruxelles  |   17 juin 2014 Thibaud Lesueur, analyste pour l’Afrique centrale

 

Pour stabiliser la République centrafricaine (RCA), le gouvernement de transition et ses partenaires internationaux doivent compléter l’approche sécuritaire par la relance de l’économie productive et la lutte contre la corruption et les trafics.

 

« La mauvaise gouvernance et la prédation ont détruit ce qui restait de l’Etat, de l’économie et ont appauvri la population. ... L’actuel mandat de la mission de maintien de la paix n’est pas à la hauteur du défi centrafricain ».

 

Des décennies de mauvaise gouvernance et de prédation par les autorités centrafricaines et les groupes armés ont conduit au déclin de l’économie et à l’effondrement de l’Etat en 2013. L’intervention internationale privilégie l’approche sécuritaire au lieu de proposer une stratégie de stabilisation globale. Dans son dernier rapport, La crise centrafricaine : de la prédation à la stabilisation, l’International Crisis Group affirme la nécessité d’une approche qui articule l’opération de maintien de la paix avec la relance de l’activité économique, le soutien à la reconstruction de l’Etat et la lutte contre les trafics.

 

Les conclusions et recommandations principales du rapport sont:

 

La demande du gouvernement de transition pour un soutien international fort crée l’occasion de nouer un partenariat durable entre nouvelles autorités et acteurs internationaux, notamment le G5 – les Nations unies, l’Union européenne, les Etats-Unis, l’Union africaine et la France – et les Etats voisins.

 

Ce partenariat devrait aller au-delà des mesures d’urgence et inclure un soutien aux institutions étatiques, à la lutte contre la corruption et les trafics ainsi qu’une relance de l’économie formelle. La nouvelle mission des Nations unies (Minusca) devrait élargir son mandat pour répondre à ces objectifs.

 

Pour combattre la prédation d’Etat et améliorer la gestion des finances publiques, le gouvernement de transition et ses partenaires internationaux devraient s’accorder sur une gestion partagée des principaux services financiers.

 

Pour lutter contre les réseaux de trafics illégaux, le gouvernement de transition devrait enquêter sur les fonds présumés détournés par les deux gouvernements précédents avec l’aide d’Interpol, des bailleurs de fonds et des Nations unies. Une cellule spécialisée devrait être créée au sein de la Minusca pour enquêter sur les trafics d’or, d’ivoire et de diamants.

 

Pour redynamiser l’économie, le gouvernement, le secteur privé et les bailleurs devraient lancer des chantiers à haute intensité de main d’œuvre dans le secteur agricole et les travaux publics. Cela permettrait de créer de l’emploi, en particulier pour les jeunes et les combattants

 

« La mauvaise gouvernance et la prédation ont détruit ce qui restait de l’Etat, de l’économie et ont ap-pauvri la population », affirme Thibaud Lesueur, analyste pour l’Afrique centrale. « L’actuel mandat de la mission de maintien de la paix n’est pas à la hauteur du défi centrafricain ».

 

« Les acteurs internationaux en Centrafrique et le gouvernement de transition doivent comprendre qu’une opération de maintien de la paix n’est pas une stratégie mais un outil », affirme Thierry Vircoulon, directeur du projet Afrique centrale. « Tant qu’ils n’établiront pas un réel partenariat pour combattre les causes profondes de la crise et changer le système de gouvernance, ils sont condamnés à répéter les erreurs du passé ».

 

 

 

La crise centrafricaine : de la prédation à la stabilisation

 

Rapport Afrique N°21917 juin 2014

 

SYNTHESE ET RECOMMANDATIONS

 

La crise actuelle en République centrafricaine, qui a débuté en décembre 2012, marque la désagrégation de l’Etat, conséquence de la double prédation des autorités et des groupes armés. La Seleka a amplifié et porté à son paroxysme la mauvaise gouvernance des régimes précédents. Ses dirigeants ont pillé ce qui restait de l’Etat et fait main basse sur l’économie illicite du pays. Afin de rompre avec le cycle des crises qui caractérise la Centrafrique et de favoriser l’émergence d’un Etat fonctionnel capable de protéger ses citoyens, il est impératif de rendre l’intervention internationale plus efficace en y adjoignant comme priorités, en plus de la sécurité, la relance de l’éco­nomie productive et la lutte contre la corruption et les trafics. Seul un partenariat étroit entre le gouvernement de transition, les Nations unies et le groupe des internationaux impliqués dans cette crise (G5) permettra de relever ce défi. Ce partenariat doit notamment comprendre l’affectation de conseillers techniques étrangers au sein des ministères clés.

 

Le bref passage de la Seleka au pouvoir, entre mars et décembre 2013, a été marqué par une gouvernance en trompe l’œil. Affichant publiquement de bonnes intentions, le régime n’a cessé de commettre des exactions. En digne héritière des régimes précédents, la Seleka s’est adonnée au banditisme d’Etat en vidant le Trésor public et en commettant de nombreux abus de pouvoir pour s’enrichir indûment. Elle s’est également efforcée de faire main basse sur les réseaux de trafic les plus lucratifs (or, diamants et ivoire) dans lesquels certains de ses éléments étaient déjà impliqués avant d’accéder au pouvoir. L’économie de pillage mise en œuvre par la Seleka a achevé ce qui était un Etat fantôme. Par ailleurs, le ciblage systématique par les milices anti-balaka des civils musulmans, dont beaucoup sont commerçants, est venu porter un coup supplémentaire à l’économie.

 

Bien que l’effondrement de l’économie ait précédé celui de l’Etat, l’intervention internationale actuelle pilotée par le G5 (Union africaine, Nations unies, Union européenne, Etats-Unis et France) pare au plus pressé et continue d’appréhender la crise actuelle à travers un prisme sécuritaire. Cette attitude alimente un effort international de mobilisation de troupes mais condamne la communauté internationale à répéter des interventions superficielles qui ne traitent pas la principale cause de la crise : la prédation structurelle. La protection des civils est certes importante, mais il est également crucial de relancer l’activité économique et d’assainir la gestion des finances publiques afin de construire un système effectif de gouvernance capable de fournir des services à l’ensemble de la population – chrétiens comme musulmans.

 

L’intervention internationale sera matérialisée en septembre par une nouvelle mission des Nations unies (Minusca). En plus de son mandat actuel de protection des populations, de soutien à la transition, d’assistance humanitaire et de défense des droits de l’homme, elle doit inciter à une meilleure gouvernance en faisant de la reconstruction de l’économie et des fonctions clés de l’appareil d’Etat ainsi que  de la lutte contre certains trafics une priorité. La région et les organisations multilatérales concernées doivent également être impliquées. Les récentes sanctions ciblées adoptées contre plusieurs personnalités en République centrafricaine et à l’étranger doivent s’inscrire dans une stratégie plus large de relance de l’économie.

 

Ce partenariat étroit entre le gouvernement et la communauté internationale risque de trouver une opposition parmi les politiciens proches des groupes armés et ceux qui ont déjà les yeux rivés sur une hypothétique élection présidentielle. Mais la demande du gouvernement de transition pour un soutien international fort crée l’occasion de nouer un partenariat durable et d’adopter des mesures afin de stabiliser le pays tout en posant les fondations d’un changement de gouvernance.

 

RECOMMANDATIONS

 

Pour définir une stratégie de reconstruction stabilisatrice qui bénéficie à l’ensemble de la population centrafricaine

 

Au gouvernement de transition, aux bailleurs et au G5 :

 

1.  Conclure un partenariat pour la transition qui inclut :

 

a) un accord sur les modalités d’une cogestion de certaines fonctions d’Etat génératrices de revenus, une sélection stricte des candidats pour les postes de responsables administratifs et un programme rigoureux de formation de nouveaux fonctionnaires ;

 

b) la création d’emplois, l’assainissement des finances publiques et la lutte contre les réseaux de prédation ; et

 

c) la mise en place de groupes thématiques inter-bailleurs chargés de piloter la mise en œuvre des politiques de création d’emplois, d’assainissement des finances publiques et de lutte contre les réseaux de prédation sous l’autorité du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies.

 

Pour créer des emplois

 

Au gouvernement de transition, au secteur privé et aux bailleurs :

 

2.  Lancer des projets de relance de l’agriculture et de réhabilitation d’infrastructures à haute intensité de main-d’œuvre.

 

3.  Identifier et soutenir les activités créatrices d’emplois dans le secteur privé.

 

Pour lutter contre la corruption dans l’Etat

 

Au gouvernement de transition et aux bailleurs :

 

4.  Affecter des experts techniques avec droit de veto sur les dépenses dans les ministères des Finances et des Mines et dans les principales entreprises publiques.

 

5.  Réformer le système fiscal en créant un organisme unique de collecte des taxes.

 

6.  Renforcer les organes de contrôle des dépenses et former des organisations de la société civile à la surveillance de la gestion publique.

 

Pour lutter contre la prédation

 

Au gouvernement de transition :

 

7.  Lancer des enquêtes sur les avoirs présumés détournés par les équipes des deux gouvernements précédents et requérir à cet effet l’assistance d’Interpol, des bailleurs de fonds et des Nations unies.

 

Aux Nations unies, aux pays de la région, au gouvernement centrafricain et aux organisations spécialisées :

 

8.  Forger un consensus sur la lutte contre les trafics internationaux trouvant leur origine en Centrafrique et former une cellule de lutte contre les trafics de diamants, or et ivoire, ainsi que le braconnage militarisé, intégrée à la Mission des Nations unies, la Minusca.

 

9.  Reprendre le contrôle des principaux sites de production d’or et de diamants en déployant des forces internationales et des fonctionnaires centrafricains et relancer le mécanisme de certification du Processus de Kimberley pour les diamants provenant de ces zones sous contrôle.

 

Au gouvernement de transition, aux Nations unies et aux bailleurs :

10.  Revitaliser et améliorer l’impartialité du système judiciaire à Bangui et dans les villes sécurisées par les forces internationales en affectant une assistance technique conséquente au niveau des services de police et de la magistrature.

 

Pour former une nouvelle élite administrative 

 

Au gouvernement et aux bailleurs :

 

11.  Elaborer et mettre en place des programmes rigoureux de formation de nouveaux fonctionnaires dans les domaines des travaux publics, des finances et de la sécurité.

 

Nairobi/Bruxelles, 17 juin 2014

 

Lu pour vous : Centrafrique : « De la prédation à la stabilisation »
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Centrafrique-Presse.com
18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 22:00

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-06-18 20:30:00 - La République centrafricaine s’achemine vers la levée de la suspension du processus de Kimberley de certification des diamants, une sanction prise à son encontre au lendemain du putsch de 24 mars 2013, a déclaré le ministre des Mines et de l’Energie.


Olivier Malibangar qui s'adressait à la presse locale, mardi à Bangui, a conduit récemment une délégation d'experts centrafricains à la Commission d'Intercession du Processus de Kimberley de Shangai


''Grâce au travail que nous avons mené, nous avons réussi à convaincre le processus du bien-fondé de la levée de cette sanction. Et nous nous acheminons progressivement vers les dernières étapes devant permettre la prise de cette décision'', a déclaré, mardi à la presse locale, le ministre des Mines qui faisait le compte-rendu de sa mission effectuée à Shangaï.


‘'Pour preuve que, nos plaidoyers ont porté de fruits, a ajouté le membre du gouvernement la commission va commanditer une mission en Centrafrique pour vérifier les véracités des bonnes évolutions enregistrées. Et c'est sur le rapport que va produire cette mission que la sanction sera donc prononcée''.


‘'Le seul point qui reste à traiter c'est l'aspect sécuritaire'', a-t-il relevé, assurant que le gouvernement s'y attèlera avec les forces étrangères déployées en Centrafrique.

Selon M Malibangar, l'évolution enregistrée se situe à plusieurs niveaux, notamment l'aspect sécuritaire et le redéploiement en province des services civils et militaires du ministère des Mines pour la normalisation du fonctionnement interne de l'administration minière.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=606557#sthash.ivJHalsp.dpuf

RCA : vers la levée de la suspension du processus de Kimberley
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Centrafrique-Presse.com
18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 20:20

 

 

 

 

Par Source: Sahel-intelligence.com - 18/06/2014

 

Le Haut-Commissariat aux Réfugiés accuse le pays de Toumaï de violations de droit international, concernant des expulsions de réfugiés

 

Le porte-parole du HCR () Adrian Edwards, a porté, lors d’une conférence de presse au Palais des Nations à Genève, de graves accusations contre le Tchad. Le HCR aurait en effet reçu des rapports selon lesquels des personnes fuyant l’insécurité en République centrafricaine, ont été refoulées au point de passage frontière entre les deux pays de Sido, au sud de la ville de Sarh. Centrafricains et Tchadiens, selon les informations du HCR, ces déplacés n’ont pu trouver asile au Tchad parce qu’ils n’ont pas été en mesure de prouver leur nationalité aux garde-frontières.

 

Des discussions entre les autorités tchadiennes et le HCR sont actuellement en cours sur ces accusations qui, si elles sont avérées, vont à l’encontre du principe de droit international sur le non-refoulement. Le HCR a également profité de cette occasion pour réitérer sa demande à tous les pays voisins de la Centrafrique, y compris au Tchad, de maintenir leurs frontières ouvertes aux réfugiés venant de Centrafrique. Les violences dans ce pays continuent à alimenter le flux de réfugiés qui fuient le pays, particulièrement vers le Tchad. Cette instance onusienne estime à 226 000 le nombre de personnes, qui ont fui la Centrafrique depuis le début de la crise dans ce pays en décembre 2012. Elles seraient 90 000 actuellement à s’être réfugiées au Tchad dont plus de 14 000 y sont arrivées ces six derniers mois.

Leur situation est souvent déplorable. Epuisés après des centaines de kilomètres parcourus dans des conditions très pénibles, plusieurs de ces réfugiés qui arrivent au Tchad souffrent de malnutrition. Les cas les plus sévères sont traités dans un hôpital à Goré, au sud-ouest du Tchad.

Droits: des Centrafricains et Tchadiens n’ont pu trouver asile au Tchad
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Centrafrique-Presse.com
18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 20:08

 

 

 

 

M.L.P.C

 

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

 

Justice – Liberté – Travail

 

Membre de l’Internationale Socialiste

 

 

Bureau Politique

Secrétariat Général

N°______MLPC/BP/SG/014                                           

 

 

Bangui, le 17 juin 2014

 

                                                                                     A

la Population de Bamingui Bangoran

 

 

Objet : Lettre de condoléances.

 

 

C’est avec une grande émotion que je viens d’apprendre la disparition subite le 16 juin 2014 à Nyala (Soudan) des suites de maladie, de Monsieur le Sultan-Maire de la Préfecture de Bamingui-Bangoran, Monsieur Ibrahim KAMOUNE.

 

Nul ne doute que cette disparition qui endeuille tout le Peuple centrafricain, nous rend tous à la fois orphelin et nous prive de ce fait d’un médiateur important dont l’aura est reconnue de tous, dans la quête de solutions à la grave crise multiforme que vit notre pays.

 

Aussi, au nom du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et en mon nom personnel, je présente à la famille de l’illustre disparu, à ses parents et à tous les ressortissants de Bamingui-Bangoran en général, ainsi qu’à ceux de Ndélé en particulier,  toutes mes condoléances les plus émues et prie pour que son âme repose en paix aux côtés de Dieu Le Tout Puissant et Miséricordieux

 

                                                                Le Président

 

 

     Martin ZIGUELE

 

 

 

M.L.P.C

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

 

Justice – Liberté – Travail

 

Membre de l’Internationale Socialiste

  

Bureau Politique

Secrétariat Général

N°______MLPC/BP/SG/014

                                                                         Bangui, le

 

A la Population  de Dar El Kouti

                                                        

S/c de  Monsieur le 2ème Vice-Président 

                                      de la Délégation Spéciale de  la Commune

             de Dar El Kouti   

 

                                                          - NDELE

                                                                                             

Objet : Lettre de condoléances.

 

Chers Compatriotes,

 

C’est avec une grande émotion que je viens d’apprendre la disparition subite le 16 juin 2014 à Nyala (Soudan) des suites d’une maladie de de Monsieur le Sultan-Maire de la Préfecture de Bamingui-Bangoran, et  Premier citoyen de la Commune Dar El Kouti (Ndélé), Monsieur Ibrahim KAMOUNE.

 

 Cette disparition qui endeuille toute la population de Bamingui Bangoran en général, celle de la Commune Dar El Kouti en particulier, doit conduire ses successeurs à poursuivre la gestion de cette commune comme elle l’a été du vivant du défunt Sultan-Maire qui y a consacré tous ses efforts dans la recherche constante de la paix et de la cohésion sociale au sein de la population en tant que Digne Fils de Ndélé.

 

Aussi, au nom des militants et militantes du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain et en mon nom propre, je vous présente ainsi qu’à tous les citoyens de la Commune Dar El Kouti, à la famille de l’illustre disparu et à ses parents toutes mes condoléances les plus attristées et prie pour que son âme repose en paix aux côtés de Dieu Le Tout Puissant et Miséricordieux

 

                                                                Le Président

 

        Martin ZIGUELE

Message de condoléances du MLPC à la population du Bamingui-Bangoran
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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 18:25

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-06-18 16:43:25  - La présidente centrafricaine, Catherine Samba-Panza, quitte Bangui ce mercredi à destination d’Oslo où en sa qualité d’invitée d’honneur elle prendra part à la douzième édition du Forum de dialogue humanitaire qui démarre le même jour dans la capitale norvégienne.


Selon une source proche de la présidence de la république, des imminentes personnalités prendront part à ces assises parmi lesquelles l'ancien Secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, l'ancien président américain, Jimmy Carter, et l'actuelle présidente des Philippines.


Organisé par le Centre de dialogue humanitaire, ce forum qui se poursuivra jusqu'à samedi prévoit à son calendrier des échanges sur les crises que connait le monde et en même temps des partages d'expériences dans le règlement des conflits.

La présidente de transition Samba-Panza profitera de cette tribune pour présenter la situation sécuritaire et humanitaire qui prévaut dans son pays afin de mobiliser la communauté internationale à la cause de la RCA.


L'agenda de Mme Catherine Samba-Panza, prévoit une série de rencontres avec les autorités norvégiennes, parmi lesquelles le Premier ministre norvégien.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=606536#sthash.v3qVWqSX.dpuf  

 

 

Catherine Samba-Panza à Oslo pour le Forum de dialogue humanitaire
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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 18:19

 

 

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

*************

Ex coalition Séléka

 

Tél. +(236) 725 074 11 / 705 074 11 / 775 074 11 / 755 074 11

 

DECLARATION DE LA SELEKA

 

Relative à l’accord pour un dialogue entre les Antibalaka et la Séléka

 

L’aile politique de la Séléka informe l’opinion publique nationale et internationale de sa surprise quant à la démarche isolée de quelques membres de sa Coordination provisoire, ayant abouti à un accord de dialogue et de réconciliation avec les Antibalakas en date du 16 juin 2014. Ce pseudo accord est considéré comme une démarche individuelle qui n’engage pas le Mouvement. Ni l’aile politique ni l’Etat Major Militaire de la Séléka ne sauraient se reconnaitre dans une initiative biaisée qui n’a pas requis leur avis. C’est ensemble que nous jetterons les bases de la paix.

 

La Séléka, tout en désapprouvant cette malheureuse initiative, tient à rappeler qu’elle demeure ouverte à tout processus de dialogue non exclusif afin de jeter les bases d’une paix véritable issue de réconciliation entre communautés, de justice, de tolérance et de pardon. 

 

Cependant, toute tentative de dialogue et de réconciliation qui ne prendrait pas en compte sur le plan social l’avis des victimes et leur douleur, le volet justice et réparation, la sécurité des personnes et des biens, la liberté de circuler ; et sur le plan politique et militaire l’Accord de N’Djamena, la refondation des Institutions à travers la nouvelle Constitution et la refonte des Forces de Défense et de Sécurité, sera vain. Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs, car nous devons avoir le courage de rebâtir notre Etat.

 

La Séléka attend d’être appuyée dans les préparatifs de son prochain Congrès afin d’en faire ressortir toutes les résolutions nécessaires pour engager la Nation toute entière dans un processus de sortie de crise définitive.

 

La Séléka demande aux Institutions de la Transition, à la Communauté internationale, à l’Union Africaine et à la CEEAC ainsi qu’à toutes les bonnes volontés physiques et morales de nous aider à appliquer l’Accord de N’Djamena qui constitue en lui seul un début de solution politique à la crise qui a tant déchiré la Centrafrique. Refuser d’appliquer cet Accord politique, c’est repousser l’échéance de la réconciliation entre les Communautés, et encourager ainsi le projet de partition que nous redoutons tous. Sauvons la Centrafrique !

Fait à Bangui, le 17 juin 2014

 

Général Mohamed-Moussa Dhaffane,

 

Président ad intérim de la Séléka,

 

Ancien Ministre d’Etat

DECLARATION DE LA SELEKA Relative à l’accord pour un dialogue entre les Antibalaka et la Séléka
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Centrafrique-Presse.com
18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 18:09

 

 

 

 

18/06/14 (APA)

 

APA Bangui (Centrafrique) - Un incendie s’est déclaré dans la nuit du mardi à mercredi au ministère des Finances et du Budget de Centrafrique, occasionnant d’importants dégâts matériels.

 

Selon une source policière, le sinistre qui s'est déclenché au niveau du service des dépenses du Ministère des Finances et du Budget serait causé par un court-circuit

 

« Je vous avoue que le dégât est énorme. Parce que nous avons perdu une quinzaine d'ordinateurs avec leurs serveurs, toute la documentation et les archives depuis l'indépendance. Tout a été consumé», s'est-il alarmé.

 

« Nous ignorons tout de l'origine de cet incident. C'est vers une heure du matin que j'ai été alerté» a confié le directeur d'exécution du budget (DEB), M Germais Ngawen, avant de préciser : « nous sommes catastrophés parce que c'est ce service qui gère toutes les dépenses de l'Etat ».

 

Selon Ngawen, le bâtiment du bloc finances a pu être sauvé grâce à plusieurs interventions des sentinelles, des équipes de l'Energie Centrafricaine (ENERCA) et des Sapeurs Pompiers de l'aéroport qui ont réussi à circonscrire et éteindre cet incident.

 

« Cet incident est préoccupant mais il est important vraiment qu'une enquête approfondie soit menée pour détecter son origine. C'est vrai que c'est un vieux bâtiment qui date de l'époque coloniale » a dit le premier ministre André Nzapayéké, lors de sa descente sur les lieux.

 

A en croire M Nzapayéké, le malheur n'est pas toujours de mauvaise chose. Car dit-il « cela nous permet de prendre de mesures nouvelles afin d'améliorer les choses »

 

« Nous espérons de tout cœur que cet incident n'est pas criminel. Mais vu l'état du bâtiment je crois que c'est une surtension » a conclu le chef du gouvernement André Nzapayéké

Centrafrique: le ministère des Finances prend feu, des dégâts matériels signalés
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Centrafrique-Presse.com
18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 17:56

 

 

 

 

18/06/14 (AFP)

 

Cinq Nigérians ont été arrêtés à leur arrivée à l'aéroport de Bangui, en provenance du Brésil, en possession de 660 grammes de cocaïne pure destinée au marché européen, a annoncé mercredi à la presse le ministre de la sécurité publique.

 

La drogue saisie représente 660 grammes de cocaïne pure qui, une fois coupée, aurait eu sur le marché une valeur de 120.000 euros (70 millions de FCFA), selon le ministre, Denis Wangao Kizimalé.

 

"Le mercredi 11 juin, cinq sujets de nationalité nigériane ont débarqué à l'aéroport Bangui M'poko en provenance de Sao Paulo au Brésil via Casablanca et Douala à bord d'un vol commercial de Royal Air Maroc (RAM)", a ajouté le ministre selon lequel "ces délinquants font partie de la catégorie des mules" qui transportent la drogue dans leur corps.

 

Une échographie des voyageurs, effectuée à l'hôpital communautaire de Bangui, a permis de révéler des capsules de 15 à 20 grammes de cocaïne, placées dans des "ballotins" dans l'estomac des "mules", a précisé le ministre.

 

Toujours selon le ministre, "il est à préciser qu'un autre trafiquant de drogue (dont il n'a pas révélé la nationalité) est arrivé d'Espagne par un autre vol le 14 juin 2014 pour récupérer cette marchandise. Tous ces individus sont entrés illégalement sur le territoire national centrafricain et sont détenteurs de faux documents d'immigration".

 

Les narco-trafiquants sud-américains utilisent de plus en plus l'Afrique comme relais pour pénétrer le marché européen.

 

La Centrafrique dispose d'un office central de lutte anti-drogue (OCLAD), dirigé par un commissaire de police, mais, en raison de la situation chaotique dans le pays depuis la prise du pouvoir par la rébellion de la Séléka et les violences qui, depuis, se poursuivent, cet office n'est pratiquement plus opérationnel.

 

La consommation de cannabis, de produits pharmaceutiques à base de morphine (Tramadol, notamment), et de whisky en sachets, a fortement augmenté parmi les combattants depuis l'éclatement des violences, selon l'OCLAD.

 

Cinq "mules" nigérianes arrêtées à leur arrivée à Bangui en possession de cocaïne
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Centrafrique-Presse.com
18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 10:04

 

 

 

 

 

18/06/14 (20minutes)

 

Le pays s’organise depuis six mois pour gérer l’afflux de réfugiés en provenance de Bangui. Les défis à relever sont énormes et les financements ne suivent pas...

 

Des abris blanc fournis par le HCR à perte de vue, qui contrastent avec le vert des plants de manioc encore présents sur le site. «Le gouvernement tchadien a alloué ces 1.000 hectares pour créer le camp de Maingama», explique Guy Yogo, chef des urgences et coordinateur des opérations de terrain de l’Unicef au Tchad.

 

Alors que, pour l’heure, seuls les points d’eau et latrines essentiels pour couvrir les besoins des premiers 2.000 arrivés sont en place, lorsque toutes ses infrastructures seront déployées, le camp de Maingama comprendra un centre de santé, un centre de distribution alimentaire et l’espace nécessaire pour que non seulement chaque famille présente sur le site puisse construire son abri avec des matériaux durables sur 300m2, mais aussi que les retournés qui le souhaitent puissent se voir attribuer un lopin de terre à cultiver.

 

Plus aucune attache

 

Le camp de Maingama se veut en effet la réponse de plus long terme à l’afflux de retournés en provenance de République de Centrafrique (RCA), qui déferle sur le Tchad depuis le mois de décembre. Six mois après le début de l’intervention de la force Sangaris en RCA, près de 350.000 personnes ont fui les violences, dont quelque 100.000 ont trouvé refuge au Tchad voisin. Coincé entre la Libye, le Soudan, la RCA, le Cameroun, le Niger et le Nigéria, le Tchad est depuis 2009 le seul oasis de stabilité dans cette région troublée.

 

Le pays connaît ses propres difficultés: insécurité alimentaire dans la bande sahélienne, épidémies (rougeole, palu), inondations (le sud du pays a été particulièrement gravement touché en 2012), services publics de base (santé, eau, école…) précaires, … Mais sa situation géographique le place en première ligne dès qu’un conflit éclate dans la zone. Le Tchad a ainsi accueilli les Libyens chassés par la guerre en 2012, les Soudanais en 2013, et ceux qui fuient la RCA depuis décembre 2013.

 

Quelque 70.000 personnes en provenance de RCA vivent aujourd’hui dans les camps. «Ce sont pour la plupart des “retournés“», explique Bruno Maes, le représentant de l’Unicef au Tchad, c’est-à-dire des Tchadiens dont les parents ou les grands-parents étaient partis s’installer en RCA et qui ont choisi de revenir au Tchad quand le conflit s’est aggravé et que le gouvernement tchadien a ouvert ses frontières pour mettre en sécurité ses ressortissants. «Mais la majorité d’entre eux ne connait pas du tout le pays, et n’y a souvent plus aucune attache», souligne Bruno Maes.

 

Besoins financiers non couverts

 

Les autorités, qui comptaient initialement renvoyer tous ces retournés dans leurs villes et villages d’origine, ont donc dû se laisser convaincre par les acteurs humanitaires de mettre en place des sites plus pérennes, mieux équipés, dont les infrastructures doivent mieux résister aux intempéries (chaleur, saison des pluies,…), et où ces personnes peuvent s’installer pendant quelques mois pour trouver des schémas de survie et préparer leur intégration dans la société, comme à Maingama. Cependant, le profil des bénéficiaires –population en majorité urbaine, composée à 70% de femmes et d’enfants- risque de rendre plus difficile encore ce travail de réintégration.

 

Sans compter que les financements, condition sine qua non à la réalisation de tous ces projets, ne suivent pas. En effet, la prise en charge de cette population suppose un coût énorme, que le Tchad ne peut supporter. Le gouvernement a donc lancé une demande d’aide de quelque 40 millions de dollars auprès des bailleurs internationaux en avril. Mais les besoins financiers sont loin d’être couverts, y compris pour les agences onusiennes. «A peine 15% des besoins de l’Unicef ont été couverts», souligne ainsi Bruno Maes, le représentant de l’Unicef au Tchad.

 

Bérénice Dubuc

 

http://www.20minutes.fr/monde/1403718-centrafrique-le-tchad-...

 

Lu pour vous : Centrafrique: le Tchad face à l’afflux des «retournés»
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Centrafrique-Presse.com
18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 10:02

 

 

 

 

http://lesalonbeige.blogs.com/  17 juin 2014

 

Ce matin, Chantal Jouanno et Jean-Marie Bockel nous livrent (ici) une analyse de l'opération Sangaris en Centrafrique. Faisant la comparaison entre l'opération Sangaris en Centrafrique et les opérations de maintien de la paix en Afrique de la dernière décennie, les auteurs de l'article en viennent à comparer les moyens mis en oeuvre:

 

"Deux spectres hantent les interventions de maintien de la paix sur le continent africain. Le premier est le génocide rwandais de 1994, face auquel la communauté internationale a réagi, mais trop tard, par l'opération Turquoise. À cet égard, ce fut l'honneur de la France de s'interposer dans la guerre civile centrafricaine, qui menaçait de devenir à son tour un génocide.

 

Cependant, le second spectre est celui de la première bataille de Mogadiscio, en 1993. Deux cents hommes de l'opération Restore Hope, essentiellement américains, furent engagés dans des combats acharnés contre des miliciens somaliens trente fois plus nombreux. En mai 2014, deux mille soldats français tentent, aux côtés des forces africaines, de désarmer vingt mille rebelles de la Seleka et soixante-dix mille des anti-Balakas. Donc, en examinant lucidement les rapports de forces en présence - et même si chaque conflit possède sa logique propre -, nos troupes risquent à tout moment de subir un nouveau Mogadiscio pour avoir voulu éviter un Rwanda."

 

La comparaison de la crise centrafricaine avec celle de la Sierra Leone, dans les années quatre-vingt-dix, est pertinente mais cruelle : les Britanniques intervinrent, mais avec cinq mille hommes et non pas deux mille. L'opération Sangaris, elle, se fait avec moins de la moitié de ces effectifs pour un territoire dix fois plus étendu, ayant qui plus est pour voisines des zones de crise parmi les plus instables au monde. Pour des raisons de coût, aucun avion de chasse français, à l'instar du Rafale, n'a été engagé. Or, l'attaque du 5 mai a démontré le caractère indispensable d'un soutien aérien. [...]  En outre, les témoignages de familles de soldats de Sangaris sont édifiants, et font écho au récent débat sur le risque de nouvelles coupes dans le budget de la Défense. Les soldats français sont, par exemple, "obligés de mettre des gilets pare-balles au niveau des portes du véhicule, sinon elles [les balles] les traversent."

 

De fait, le général Vincent Desportes, ancien directeur de l'Ecole de guerre, juge irresponsable de prolonger Sangaris "sans renforcer les troupes et sans poser la condition suivante à la communauté internationale : nous envoyons plus de soldats jusqu'à cet été mais au-delà, il faudra nous aider. Sinon, nous serons contraints d'abandonner la Centrafrique à son sort au mois d'août." Nous partageons son analyse, à l'heure où la France manque clairement de soutien en RCA.[...]

 

Les auteurs déplorent les manques de moyens de la mission française, soulignant que si l'ONU n'intervient pas assez vite, la France n'aura d'autre solution que de retirer ses troupes en abandonnant les Centrafricains à leur sort.

 

Lu pour vous : Centrafrique: l'armée française au bout de ses moyens ?
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