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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 22:56

 

 

 

 

 

 

Le Monde.fr |  • Mis à jour le  |Par Cyril Bensimon (Bangui, envoyé spécial)

 

Pour sa survie politique, un président centrafricain se doit d'avoir une boussole indiquant le Nord avec précision. A Bangui, que l'on soit chef d'Etat ou opposant, mieux vaut conserver de bonnes relations avec N'Djamena.

 

L'ancien président François Bozizé, que le Tchad avait fait roi dix ans plus tôt, l'a appris à ses dépens. Il a été balayé le 24 mars par la Séléka après que N'Djamena a ouvert la voie aux rebelles et même, selon plusieurs sources, donné un sérieux coup de pouce lors de leur offensive finale.

 

A la veille du renversement de François Bozizé, un officier africain servant dans la Fomac (la force d'Afrique Centrale) concédait ainsi que le coup d'Etat « était un complot régional mais qu'à ne rien écouter, Bozizé l'avait bien cherché ».

 

« IL FAUT QUE DJOTODIA RÉUSSISSE SA MISSION »

 

Neuf mois plus tard, plusieurs interlocuteurs récents d'Idriss Déby racontent que le président tchadien s'inquiète de la tournure religieuse du conflit et juge sans ménagement Michel Djotodia, le président de transition, mais qu'il n'entend pas le lâcher« On a contribué à son arrivée et pour le moment on n'a pas d'autres choix. Alors nous allons tout faire pour l'aider », affirme un général à N'Djamena. Un diplomate tchadien estime que « même s'il est arrivé un peu vite, débarquer "Michel" serait très simpliste. Il faut le mettre sous pression pour qu'il réussisse sa mission. »

 

Sur le terrain, l'accompagnement va parfois assez loin. Le millier de militaires tchadiens déployé en République centrafricaine (RCA) dans le cadre de la force panafricaine fait preuve d'une certaine collusion sur le terrain avec les ex-Séléka, parmi lesquels se trouvent nombre de combattants du Tchad ou dont les parents en sont originaires.

 

Avant l'indépendance, les deux pays n'en faisaient qu'un : l'Oubangui-Chari et la frontière de plus de 1000 km qui les séparent désormais reste à bien des égards artificielle.

 

PLUS DE 30 000 RESSORTISSANTS TCHADIENS EN RCA

 

Au premier jour du désarmement lancé par l'armée française dans la ville de Bangui, N'Djamena a fait entendre une voix discordante, en phase avec la présidence centrafricaine. Le diplomate tchadien prévient : « C'est une opération très délicate, il ne faut pas désarmer les uns trop vite, en oubliant les autres. Il ne faut pas non plus oublier qu'ils sont au pouvoir et qu'il faut faire avec eux… Le petit manquement des français, c'est que dans leur action, ils n'ont pas pris en compte les risques de vengeance. Il ne faut pas que tous les musulmans quittent la RCA à cause de la France. » Et la source diplomatique rappelle au passage que son pays a entre 30 000 et 35 000 ressortissants sur place et qu'il apprécierait fort mal de devoir lancer une grande opération de rapatriement consécutive à l'intervention française.

 

Ces derniers jours, les Tchadiens, considérés comme les complices voire les promoteurs d'un pouvoir honni par la population majoritairement chrétienne, font figure de premières cibles pour tous ceux qui entendent régler leur compte. Depuis une semaine, les soldats dépêchés par N'Djamena ont à plusieurs reprises exfiltré leurs ressortissants menacés de lynchage. Selon plusieurs sources, « des Fomac tchadiens » se sont aussi livrés à des actes de rapine.

 

S'il demeure à ce jour l'un des meilleurs soutiens de Michel Djotodia, Idriss Déby garde un œil sur les anciens rebelles tchadiens qui l'entourent. Selon un officier à Bangui, une quinzaine d'entre eux ont été arrêtés et rapatriés il y a un mois. Une dizaine d'autres seraient encore dans le collimateur. « Ce sont des gens nuisibles, dit une autre source tchadienne en RCA. Ils ne menacent pas le pouvoir mais on ne veut pas qu'ils partent avec armes et bagages dans la nature. On peut les neutraliser à distance mais on préfère gérer ça amicalement. »

 

Cyril Bensimon (Bangui, envoyé spécial) 

Lu pour vous : Le Tchad, interlocuteur incontournable dans la crise centrafricaine
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 22:29

 

 

 

 

 


BANGUI - AFP / 13 décembre 2013 18h52 - Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, en visite vendredi matin à Bangui, a affirmé que les soldats français, accusés par la communauté musulmane de faire le jeu des chrétiens, étaient impartiaux et le seront jusqu'au bout.


On me dit la même chose de l'autre côté (accusations de ne pas protéger les musulmans). C'est l'impartialité qui doit dominer (...) Ils (les soldats) seront impartiaux jusqu'au bout. Les forces françaises font bien leur boulot, a déclaré le ministre vendredi soir après un voyage à Bossangoa (nord-ouest) secouée par des violences ces dernières semaines.


J'ai trouvé des soldats très professionnels, très déterminés, conscients de l'importance de leur mission, très volontaires pour l'accomplir et avec une force d'esprit qui frappe et qui est indispensable, a-t-il souligné.


M. Le Drian a précisé que les forces françaises se déploieront sur l'extérieur (de Bangui) pour sécuriser l'ensemble du pays (...) au fur et à mesure que les forces africaines se renforceront et que le calme se poursuivra à Bangui.


Le ministre retient quatre impératifs pour l'avenir. Un impératif sécuritaire (...). Rien ne pourra se faire ici sans tant que la période de très forte tension et de violences se calme. Un impératif de désarmement: il est en cours, il se fait pas à pas, mais il se fait.


Un impératif humanitaire (...) avec l'état dramatique de souffrance des populations dont plus de la moitié est en sous-nutrition. Et un impératif politique qui sera incontournable et qu'il faut déjà commencer à préparer, a-t-il conclu, faisant référence à la démocratisation du pays.


Le ministre a aussi estimé qu'il fallait dans un avenir proche (...) penser à la formation de la gendarmerie et à la reconstruction d'une armée qui ne soit pas une armée de clans. Et ce travail-là est assez proche de ce qu'on fait aujourd'hui au Mali.


En arrivant le matin, le ministre avait estimé que la spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée en Centrafrique.


Environ 110.000 déplacés fuyant les violences vivent dans des camps dans des conditions très précaires à Bangui. Autour de Bossangoa, où s'est aussi déployée l'armée française, on compte également plusieurs dizaines de milliers de déplacés dans des camps.


Qualifiant la Centrafrique de pays à la dérive, M. Le Drian a prévenu des risques d'anarchie, soulignant que la situation pouvait déstabiliser toute la région en attirant des groupes criminels et terroristes.


Le ministre doit s'entretenir en soirée avec le président centrafricain de transition, Michel Djotodia, ex-chef de la rébellion Séléka. Dans la soirée, il se rendra au Tchad, où il rencontrera le président Idriss Deby.


La France a déployé en quelques jours 1.600 hommes en Centrafrique pour mettre fin aux exactions des groupes armés et tenter de stabiliser le pays. Deux soldats français ont été tués lundi, quatre jours après le début de l'opération, lors d'un accrochage à proximité de l'aéroport.


La France est intervenue en Centrafrique officiellement pour appuyer la Misca, qui compte environ 3.000 hommes et doit prendre à terme le relais des forces françaises pour maintenir la stabilité du pays. La force africaine est notamment constituée de contingents tchadiens, camerounais et gabonais.



(©) 

 

Centrafrique: Le Drian affirme que les soldats français sont impartiaux
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 22:10

 

 

 

 

Vendredi 13 décembre 2013

 

Communiqué de presse

 

 

 

République centrafricaine : rencontre du Parti socialiste avec Martin Ziguélé, président du Mouvement pour la libération du peuple centrafricain, ancien Premier ministre

 

 

Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, a reçu aujourd'hui Martin Ziguélé, un des leaders de l'opposition démocratique, ancien Premier ministre de Centrafrique et président du Mouvement pour la libération du peuple centrafricain, membre de l’Internationale socialiste.

 

Les échanges ont porté sur la situation humanitaire, le rétablissement de la sécurité, la protection des populations civiles, et la préparation de la transition démocratique en Centrafrique. 

 

Celle-ci devra mener à l'organisation d’élections libres et transparentes. 

 

L’Opération Sangaris, aux cotés des forces africaines de la MISCA, est une contribution nécessaire au retour de la paix civile et de l’État sur tout le territoire.

 

Le Parti socialiste a noté avec satisfaction le discours rassembleur et républicain de M. Ziguélé. Il soutient comme lui l'établissement de l'ordre constitutionnel, condition du développement du pays, d’une paix durable et de la démocratie.

 

 

 

Service de presse

Parti socialiste

presse@parti-socialiste.fr

01 45 56 77 23 / 78 78 / 79 96 / 78 45

 

RCA : Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir s'est entretenu avec Martin Ziguélé,
RCA : Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir s'est entretenu avec Martin Ziguélé,
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 22:07

 

 

 

 

 

 

 

Le Point.fr - Publié le  - Modifié le 

 

Des milliers de familles vivent dans un camp proche de l'aéroport. La première distribution alimentaire y a été organisée vendredi.

 

Des soldats absents, des vigiles dépassés, des humanitaires abasourdis : la distribution de vivres aux déplacés de l'immense camp de l'aéroport de Bangui s'est terminée vendredi dans les cris et la violence avec le pillage des réserves de riz, d'huile et de haricots. Cette distribution alimentaire, une première dans le camp de l'aéroport où des milliers de familles sont venues s'installer pour fuir les violences de la capitale, avait pourtant commencé dans le calme vers 9 heures.

 

Les rations de riz, de haricots et d'huile sont distribuées au compte-gouttes sous un soleil de plomb, au bord d'une piste en terre ocre, à 800 mètres du camp de fortune. Sous le regard d'une poignée de militaires français juchés sur leurs blindés, des centaines de familles attendent debout. Certaines femmes ont une ombrelle. D'autres se servent de leur seau pour glaner un peu d'ombre. "Ça fait quatre jours qu'on n'a rien mangé, mes trois enfants et moi. Nous n'avons rien, ni argent ni quoi", explique alors Jean-Marie Namesene, un fonctionnaire de 41 ans, tout ému après avoir récupéré sa portion. "Merci, merci aux gens qui ont fait ça", répète-t-il à la sortie de la distribution.

 

Quelques heures plus tard, en début d'après-midi, devant l'espace de distribution géré par Le Programme alimentaire mondial (PAM) et l'ONG italienne Cooperazione internazionale, le ton se durcit. La chaleur est accablante, il y a un brouhaha permanent, de l'énervement, des mouvements de foule. "Ça fait six heures que je suis là, personne ne me laisse passer, je vais repartir", se lamente Yvette Kimina, 32 ans et trois enfants. "Le matin, on mange un beignet à 50 francs CFA (près de 8 centimes d'euro) et puis plus rien de la journée", raconte-t-elle. À côté, une femme donne le sein, debout, à son bébé, désespérée. 

 

Un camp de 45 000 déplacés

 

D'autres femmes sont en colère : "C'est mal organisé", crient-elles. Un homme venu chercher à manger pour sa femme est au bord des larmes après quatre heures d'attente pour rien. Il n'en peut plus. "On est tellement dégoûtés", se lamente Christine Bassole, une mère de six enfants. "Il n'y a rien et les Seleka (ex-rébellion désormais au pouvoir) veulent nous tuer, on souffre", martèle cette maman dont l'un des six enfants est décédé à l'hôpital il y a deux jours après avoir été pris de convulsions. Ces femmes, ces hommes comptent parmi les 45 000 déplacés qui se sont installés à quelques mètres des pistes non clôturées de l'aéroport international de Bangui, selon Médecins sans frontières. Ils font partie des 159 000 déplacés comptabilisés par le HCR dans la capitale depuis que des violences interreligieuses ont éclaté en Centrafrique.

 

La mise en place de cette distribution alimentaire, alors que les accrochages entre hommes armés restent fréquents à Bangui et que les tensions entre chrétiens et musulmans sont toujours vives, relevait du défi. "Comme les chauffeurs des camions qui amènent les vivres sont musulmans, ils ne voulaient pas venir ici, il a fallu les rassurer", explique par exemple une humanitaire sous le couvert de l'anonymat. Il a aussi fallu engager une dizaine de vigiles armés pour canaliser la foule.

 

Pendant qu'il attend sa portion, Miguel Dekandji, étudiant en droit de 32 ans, dépeint le climat de terreur qui règne sur Bangui et qui l'empêche de rentrer chez lui, à Kilomètre 5, à la périphérie de Bangui. "Là-bas, il y a trop d'armes. Ce matin même, il y a eu des coups de feu. Les musulmans chassent les chrétiens à la machette et au fusil", assure-t-il. "Il faut chercher les armes partout, ils les cachent dans les puits, les douches, les mosquées, partout", tonne-t-il.

 

À quelques minutes de la fin de la distribution, peu avant 16 heures, les soldats français ne sont plus là et des hommes excédés perdent patience. Ils enjambent les cordelettes de sécurité. Les vigiles et les humanitaires ne peuvent rien faire : la foule envahit l'espace de distribution et fond sur les réserves. Des hommes se battent pour récupérer un bidon d'huile. D'autres partent en courant avec un carton sous le bras. Des machettes sont exhibées. Les camions remplis de vivres repartent fissa. Les stands de distribution et leur toit en bâche blanche sont détruits.

Centrafrique : à Bangui, une distribution de vivres vire au pillage
Centrafrique : à Bangui, une distribution de vivres vire au pillage
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 21:56

 

 

 

 

 

 

(Belga) vendredi 13 décembre 2013 à 20h19

 

(Belga) L'Union africaine (UA) a formalisé la décision de porter à 6.000 hommes les effectifs de sa force en Centrafrique (Misca), a annoncé vendredi le vice-président de la Commission de l'organisation panafricaine à l'AFP.

 

Les chefs d'Etat africains avaient décidé le 7 décembre, lors d'un sommet à Paris sur la paix et la sécurité en Afrique, de renforcer la Misca (Mission internationale de soutien à la République centrafricaine, sous conduite africaine), dont les effectifs prévus étaient jusqu'ici de 3.650 hommes. "Le Conseil de sécurité de l'ONU avait originellement autorisé 3.600 hommes, mais nous sommes allés au-delà parce que nous avons besoin de plus" de troupes, a dit le vice-président de la Commission de l'UA, Erastus Mwencha, évoquant "l'escalade du conflit entre communautés".

 

La Misca compte actuellement "environ 3.000 hommes" sur le terrain en Centrafrique, selon M. Mwencha. Les effectifs de la Misca sont pour l'heure essentiellement composés des troupes des pays d'Afrique centrale, déjà présents en Centrafrique dans le cadre de la Micopax (Mission de consolidation de la paix en Centrafrique) et qui doivent être renforcés par environ 850 soldats burundais, dont un groupe précurseur d'une cinquantaine d'hommes est arrivé jeudi à Bangui. La France, qui a déployé des troupes en soutien à la Misca dans le cadre de la résolution de l'ONU, a elle aussi porté ses effectifs de 1.200 soldats initialement prévus à 1.600.

 

 

 

Communiqué de la 408ème réunion du CPS sur la situation en République Centrafricaine (RCA)

 

Source : http://www.peaceau.org/fr/article/communique-de-la-408eme-reunion-du-cps-sur-la-situation-en-republique-centrafricaine-rca#sthash.BsllyBLL.dpuf

 

Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA), en sa 408ème réunion tenue le 13 décembre 2013, a adopté la décision qui suit sur la situation en République centrafricaine (RCA):

 

Le Conseil,


1.    Prend note de la communication de la Commission sur les derniers développements de la situation en RCA et les efforts visant à rendre pleinement opérationnelle la Mission internationale de soutien à la RCA sous conduite africaine (MISCA);

2.    Rappelle son communiqué PSC/PR/COMM.2(CCCLXXXV), adopté lors de sa 385ème réunion, tenue le 19 juillet 2013, autorisant le déploiement de MISCA, ainsi que celui PSC/PR/COMM.1(CDVI) adopté lors de sa de sa 406ème réunion, tenue 13 novembre 2013;


3.    Exprime sa profonde préoccupation face à la détérioration continue de la situation sur le terrain, en particulier les récents affrontements qui ont eu lieu à Bangui et la montée des tensions communautaires et interreligieuses suite à ces affrontements. Le Conseil réitère sa ferme condamnation des abus continus et d'autres violations graves des droits de l’homme commis contre la population civile, notamment des cas d’homicides, de disparitions, d’arrestations et de détentions arbitraires, de torture, de violence sexuelle et de viol, ainsi que d’exactions sur les enfants utilises comme enfant-soldats. Le Conseil souligne, une fois encore, que les responsables de ces actes doivent être tenus responsables et demande, à cet effet, que les autorités de transition assument leurs responsabilités en matière de protection de la population civile. Le Conseil lance un appel à la population centrafricaine et aux autres parties prenantes à s'abstenir d'actes de violence et de vengeance;

4.    Se félicite de l'adoption, par le Conseil de sécurité, le 5 décembre 2013, de la résolution 2127 (2013), autorisant le déploiement de la MISCA pour une période de douze (12) mois. Le Conseil félicite la Commission pour les mesures prises, en consultation avec la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) et d'autres parties prenantes, pour la mise en place opérationnelle la MISCA, y compris le transfert d'autorité entre la Mission du Conseil de paix et de sécurité de la CEEAC en RCA (MICOPAX) et la MISCA;


5.    Décide d'autoriser une augmentation temporaire de la force de MISCA dont l’effectif pourrait s’élever jusqu’à six mille (6.000) personnels en uniforme, étant entendu que cette augmentation fera l’objet d’une revue dans une période de trois (3) mois, à la lumière de l’évolution de la situation et les besoins sur le terrain, et  sur la base d'un rapport qui doit être soumis par la Présidente de la Commission;

6.    Souligne la nécessité d’assurer que les effectifs déployés sur le terrain, en tout temps, s’inscrivent strictement dans la limite des effectifs autorisés et demande, à cet égard, à tous les pays contributeurs de troupes et de personnels de police de se conformer aux exigences définies par la Commission en matière de génération de force;

7.    Rappelle ses communiqués antérieurs sur la nécessité d'une coordination opérationnelle efficace entre MISCA, d'une part, les contingents opérant dans le cadre de l'Initiative de coopération régionale pour l'élimination de l'Armée de résistance du Seigneur (ICR-LRA) opérant dans l’est de la RCA, d’autre part, ainsi qu’avec les forces françaises déployées dans le cadre de la résolution 2127 (2013). Le Conseil se félicite des mesures prises sur le terrain pour assurer une coordination étroite entre la MICOPAX et les forces françaises, et demande à l’équipe dirigeante de la MISCA de renforcer cette coordination, ainsi que celle avec le contingent ICR-LRA;

8.    Réitère son appel à tous les États membres et aux partenaires de l’UA, pour qu’ils fournissent les ressources financières et logistiques nécessaires pour la réussite du déploiement et la bonne conduite des opérations de la MISCA. Le Conseil réitère sa gratitude aux pays de la CEEAC pour leurs efforts soutenus et les sacrifices consentis, ainsi qu’à l'Union européenne, à la France et aux États-Unis pour le soutien déjà apporté au déploiement et à la mise en place de la MISCA;

9.    Décide de rester activement saisi de la question.

Centrafrique - L'UA donne son feu vert au renforcement des effectifs de la Misca à 6.000 hommes
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 21:51

 

 

 

 

 

(Belga) vendredi 13 décembre 2013 à 20h19

 

(Belga) L'Union africaine (UA) a formalisé la décision de porter à 6.000 hommes les effectifs de sa force en Centrafrique (Misca), a annoncé vendredi le vice-président de la Commission de l'organisation panafricaine à l'AFP.

 

Les chefs d'Etat africains avaient décidé le 7 décembre, lors d'un sommet à Paris sur la paix et la sécurité en Afrique, de renforcer la Misca (Mission internationale de soutien à la République centrafricaine, sous conduite africaine), dont les effectifs prévus étaient jusqu'ici de 3.650 hommes. "Le Conseil de sécurité de l'ONU avait originellement autorisé 3.600 hommes, mais nous sommes allés au-delà parce que nous avons besoin de plus" de troupes, a dit le vice-président de la Commission de l'UA, Erastus Mwencha, évoquant "l'escalade du conflit entre communautés".

 

La Misca compte actuellement "environ 3.000 hommes" sur le terrain en Centrafrique, selon M. Mwencha. Les effectifs de la Misca sont pour l'heure essentiellement composés des troupes des pays d'Afrique centrale, déjà présents en Centrafrique dans le cadre de la Micopax (Mission de consolidation de la paix en Centrafrique) et qui doivent être renforcés par environ 850 soldats burundais, dont un groupe précurseur d'une cinquantaine d'hommes est arrivé jeudi à Bangui. La France, qui a déployé des troupes en soutien à la Misca dans le cadre de la résolution de l'ONU, a elle aussi porté ses effectifs de 1.200 soldats initialement prévus à 1.600. 

Centrafrique - L'UA donne son feu vert au renforcement des effectifs de la Misca à 6.000 hommes
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 21:27

 

 

 

 

 

AFP

Mis à jour le 13/12/2013 à 17:16

 

Les corps des deux soldats français tués lundi à Bangui sont arrivés à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle cet après-midi, selon des sources aéroportuaires.

L'avion militaire a atterri à 16H15, ont précisé ces sources. "Les corps des deux militaires ont été pris en charge par un service de pompes funèbres". Aucune cérémonie officielle n'a été organisée et les familles n'étaient pas présentes.

Un hommage sera rendu, en présence de François Hollande, lundi dans la Cour d'honneur des Invalides à Paris.


Les soldats de 1ère classe Nicolas Vokaer et Antoine Le Quinio, du 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa) de Castres, âgés respectivement de 23 et 22 ans, sont décédés des suites de leurs blessures à l'antenne chirurgicale de l'aéroport de Bangui.


Ils avaient été pris dans un accrochage à proximité de l'aéroport de Bangui, quatre jours après le début de l'opération militaire française Sangaris.


Le chef de l'État s'était recueilli mardi devant leur dépouille, lors de sa visite dans la capitale centrafricaine.


L'opération Sangaris est destinée à rétablir la sécurité dans le pays et à protéger les populations en désarmant milices et groupes armés. Quelque 1600 soldats français sont déployés, en appui aux 2500 soldats de la force africaine Misca.

 

 

 

Arrivée à Roissy des corps des deux soldats tués

 
Les corps des soldats de 1ère classe Nicolas Vokaer et Antoine Le Quinio, du 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa) de Castres sont arrivés à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle vendredi à 16h15 et ont été t été pris en charge par un service de pompes funèbres.  Aucune cérémonie officielle n'a été organisée et les familles n'étaient pas présentes, a ajouté cette source. Un hommage sera rendu, en présence de François Hollande, lundi dans la Cour d'honneur des Invalides à Paris. Les militaires âgés respectivement de 23 et 22 ans, sont décédés des suites de leurs blessures à l'antenne chirurgicale de l'aéroport de Bangui.

 

Il a assuré que les militaires français, accusés par la communauté musulmane de faire le jeu des chrétiens, étaient «impartiaux» et «le seront jusqu'au bout». 

Les forces françaises se «déploieront sur l'extérieur (de Bangui, Ndlr) pour sécuriser l'ensemble du pays (...) au fur et à mesure que les forces africaines se renforceront et que le calme se poursuivra à Bangui», a-t-il également expliqué, alors que l'Union africaine (UA) a formalisé la décision de porter à 6 000 hommes les effectifs de sa force en Centrafrique (Misca) qui est actuellement de 3 000 hommes.

 
Le ministre de la Défense devait s'entretenir avec le président centrafricain de transition, Michel Djotodia, ex-chef de la rébellion Séléka. Dans la soirée, il se rendra au Tchad, où il rencontrera le président Idriss Deby. 


Au bord de la crise humanitaire


«La spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée, ajoutant à la crise sécuritaire les prémices d'une crise humanitaire», a affirmé le ministre lors d'un discours devant 200 soldats français déployés dans le cadre de l'opération Sangaris. Qualifiant la Centrafrique de «pays à la dérive.»

Peu après l'intervention de Jean-Yves Le Drian, le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a révélé que vingt-sept musulmans avaient été tués jeudi par des milices d'auto-défense chrétiennes, dites anti-Balaka, dans le village de Bohong, à 75 km de Bouar, à l'ouest du pays.

Centrafrique: les corps des 2 soldats sont arrivés à Paris
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 14:41

 

 

 

 

 

Communiqué du Pr Gaston Mandata N'Guérékata,

Doyen Associé à la Morgan State University de Baltimore, USA.

 

 

Durement frappé par la folie meurtrière qui s'est emparée de la capitale et de certaines villes de province depuis plusieurs jours, je pleure aujourd'hui la disparition de mes neveux, âgés de 21, 24 et 25 ans. Tous les trois sont froidement assassinés à Bangui le week end dernier.

 

En ce qui me concerne, céder à la vengeance ne sera jamais une option. Je demande à tous les centrafricains, quelle que soit leur obédience, de déposer les armes, d'abandonner ici et sans plus attendre toute velléité de revanche, qui ne fera que nourrir en retour le cycle infernal des deuils et des souffrances.

 

Je mets ma voix à l'unisson de celle des autorités religieuses du pays qui réclament avec force et bienveillance un cessez le feu immédiat et durable.

 

Nous souffrons. Nous connaissons collectivement et singulièrement la perte d'êtres chers emportés dans ce maelström de haine. Réagir en homme responsable impose la trêve, le pardon et le retour à l'unité. La sagesse nous commande de renoncer au combat plutôt que de monter au front. Frères chrétiens, musulmans, centrafricains de toutes confessions, ayez le courage de la Paix. Faites taire les armes. Et rappelez-vous à jamais les enseignements de Boganda: “kodro oko, mara oko, yanga oko”. 

 

Fait à Baltimore, le 12 décembre 2013.

Communiqué du Pr Gaston Mandata N'Guérékata
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 14:28

 

 

 

 

 

 

 

Une semaine après l'arrivée des nouvelles forces françaises, les violences entre milices chrétiennes et ex-rebelles musulmans perdurent en Centrafrique, selon l'ONU qui fournit ce nouveau bilan.

 

Plus de 600 morts et 159 000 déplacés : une semaine après l'arrivée des nouvelles forces françaises, les violences entre milices chrétiennes et ex-rebelles musulmans perdurent en Centrafrique, selon l'ONU qui fournit ce nouveau bilan.

 

Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a par ailleurs annoncé la mort de 27 musulmans, tués la veille dans un village dans l'ouest du pays.

 

Les violences se sont intensifiées, a admis le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ce même jour "La spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée, ajoutant à la crise sécuritaire les prémices d'une crise humanitaire", a-t-il déclaré devant les troupes de l'opération Sangaris.

  

Jean-Yves Le Drian, en déplacement pour deux jours en Centrafrique, a mis en garde contre des risques "d'anarchie", soulignant que la situation pouvait "déstabiliser toute la région en attirant des groupes criminels et terroristes". Il a rappelé aux 1 600 Français que leur mission était d'"enrayer les exactions, les dérives confessionnelles, permettre le retour des humanitaires et le déploiement des structures étatiques de base".

 

Vingt-sept villageois musulmans tués dans l'Ouest

 

Jeudi, 27 musulmans ont été tués par des milices d'autodéfense chrétiennes, dites "anti-balakas", dans un village de l'ouest de la République centrafricaine, Bohong, a annoncé vendredi à Genève une porte-parole du Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme. Ravina Shamdasani a à son tour décrit "un cercle d'attaques et de représailles continues".

 

Dans la capitale, Bangui, la vie quotidienne reprend peu à peu, avec, notamment, l'ouverture des banques. Mais des coups de feu et accrochages entre hommes armés restent fréquents dans certains quartiers. Ils témoignent de la tension persistante, huit jours après le début de l'intervention de l'armée française pour tenter de sécuriser un pays livré au chaos. 

 

Environ 110 000 déplacés fuyant les violences vivent dans des camps à Bangui, dans des conditions très précaires, aggravées par les trombes d'eau déversées jeudi soir par de violents orages.

Centrafrique : plus de 600 morts et 159 000 déplacés en une semaine, selon l'ONU
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Centrafrique-Presse.com
13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 14:20

 

 

 

 

 

 

http://www.lalibre.be  BELGA ET AFP Publié le vendredi 13 décembre 2013 à 12h37

 

Opération similaire à celle au Mali.

 

Le comité ministériel restreint a donné vendredi son accord à une participation belge à l'opération militaire française en Centrafrique sous la forme de transport aérien stratégique et tactique, a-t-on appris de bonne source. A part les équipages des appareils - on évoque une vingtaine de personnes à la Défense - aucun militaire belge ne devrait être déployé au sol, en dépit d'une demande française "informelle" de fournir un détachement pour la protection de l'aéroport de Bangui, la capitale centrafricaine.

 

La participation belge à l'opération française Sangaris en République centrafricaine (RCA) devrait donc être assez similaire - à l'exception des hélicoptères d'évacuation médicale - à celle affectée en début d'année l'opération Serval au Mali, lancée en janvier dernier par Paris pour chasser les groupes islamistes armés qui occupaient le nord du pays.

 

L'engagement belge au profit de l'opération Sangaris devrait prendre la forme d'un avion de transport gros-porteur Airbus - actuellement un A330, jusqu'à l'expiration du contrat de location de cet appareil et ensuite sans doute un A321 en cas de feu vert gouvernemental à un nouveau contrat - pour effectuer un vol hebdomadaire entre la France et la République centrafricaine (RCA) et d'un avion de transport tactique de type C-130H "Hercules" pour des liaisons internes au théâtre d'opération africain.

 

Selon une source informée, le premier vol devrait avoir lieu "avant la fin de l'année".

 

"La spirale de l'affrontement s'est aggravée"

 

La "spirale de l'affrontement" entre chrétiens et musulmans s'est brutalement aggravée ces derniers jours en Centrafrique, de l'aveu même du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, venu vendredi soutenir les militaires français qui tentent de sécuriser un pays livré au chaos.

 

Si la vie quotidienne a commencé à reprendre à Bangui avec notamment l'ouverture des banques, des coups de feu et accrochages entre hommes armés restent fréquents dans des quartiers de la capitale et témoignent de la tension persistante, huit jours après le début de l'intervention Sangaris de l'armée française.

 

"La spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée, ajoutant à la crise sécuritaire les prémices d'une crise humanitaire", a affirmé M. Le Drian, dont la visite suit de deux jours celle du président François Hollande.

 

Environ 110.000 déplacés fuyant les violences vivent dans des camps dans des conditions très précaires à Bangui, aggravées par les trombes d'eau déversées jeudi soir par de violents orages.

 

M. Le Drian a mis en garde contre des risques "d'anarchie", soulignant que la situation pouvait "déstabiliser toute la région en attirant des groupes criminels et terroristes".

 

Il a rappelé aux 1.600 français que leur mission était d'"enrayer les exactions, les dérives confessionnelles, permettre le retour des humanitaires et le déploiement des structures étatiques de base".

 

Vendredi, les militaires français continuaient à patrouiller dans la capitale à un rythme intensif pour désarmer et prévenir les affrontements alors qu'une explosion de violences entre chrétiens et musulmans a fait au moins 400 morts en fin de semaine dernière à Bangui.

 

Au moins un accrochage impliquant des soldats de l'opération Sangaris a eu lieu vendredi matin sur la route de l'aéroport, selon des témoins.

 

S'exprimant devant les soldats trois jours après la mort de deux des leurs, M. Le Drian a indiqué qu'il était venu "pour (leur) apporter tout le soutien de la nation qui est fière de ses soldats déployés en RCA" avec le feu vert de l'ONU.

 

Il a confirmé que le président François Hollande participerait à l'hommage national qui sera rendu lundi aux Invalides, à Paris, aux deux premiers morts de l'intervention de la France dans son ancienne colonie qui sombre dans l'anarchie depuis la prise du pouvoir par les rebelles de la Séléka en mars.

 

M. Le Drian s'est ensuite rendu en hélicoptère à Bossangoa, à 300 km au nord de Bangui, autre point chaud où sont déployés plusieurs centaines de soldats français et où se trouvent des dizaines de milliers de réfugiés fuyant des semaines de violences.

 

A son retour à Bangui dans la journée, le ministre devait s'entretenir avec le président centrafricain de transition, Michel Djotodia, ex-chef de la Séléka, une rébellion à majorité musulmane dans un pays à dominante chrétienne.

 

Un des sujets abordés pourrait être la mission confiée aux soldats français confrontés à la montée d'un sentiment anti-français dans les communautés musulmanes. Certains y accusent la France de faire le jeu des chrétiens en désarmant les ex-rebelles qui, après s'être livrés à de nombreuses exactions, sont victimes de représailles.

 

Dans la soirée, le ministre français se rendra au Tchad, où il rencontrera le président Idriss Deby. Puissance régionale, le Tchad a un contingent au sein de la force africaine présente en Centrafrique et ne s'est pas opposé au renversement du président François Bozizé par les rebelles.

 

Au centre-ville les banques ont rouvert et les stations d'essence ont servi du carburant pour la deuxième journée consécutive, permettant la réapparition des taxis, seul mode de déplacement des Banguissois.

 

De longues files d'attente se sont formées pour l'essence et le pétrole qui sert à s'éclairer dans une ville où l'électricité est souvent coupée la nuit.

 

"C'est ma première journée depuis le 5 décembre", affirme Théodore Jusalin, qui a fait deux heures et demi de queue pour le plein de son taxi. "Il y a des courses à faire. Les gens commencent à sortir, ils partent au travail".

 

Mais dans des quartiers la situation reste extrêmement tendue.

 

Ainsi, à Gobongo (nord), des incursions d'hommes armés non identifiés, qui ont tiré de nombreux coups de feu et qui cherchaient à pénétrer dans les maisons, ont conduit des voisins à se regrouper dans la rue pour y passer la nuit, selon un habitant.

 

Dans la matinée, des échanges importants de coups de feu ont retenti au quartier Miskine (ouest), selon Jennifer, une habitante qui préfère taire son nom de famille.

 

Les hommes de la Séléka ne sont en tout cas plus visibles dans les rues depuis plusieurs jours même si les habitants les accusent d'exactions la nuit, sans qu'il soit possible de le vérifier.

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