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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 15:31

 

 

 

 

 

Partition RCA : Crépin Mboli-Goumba pressenti Président du nouvel Etat de la Séléka

 

12 Mars 2014 modifié le 12 Mars 2014 - 08:26

 

Le projet sécessionniste de la Centrafrique (Est-Ouest) prend sérieusement forme du jour au lendemain. D’après les récentes informations parvenues à la rédaction de Kangbi Ndara sur ce dossier, les leaders de la Séléka décident finalement de confier la Présidence de l’Etat Autonome du Nord Oubangui à un chrétien le dénommé Crépin Mboli-Goumba.


 

PAR KANGBI NDARA

 

 Le projet sécessionniste de la Centrafrique (Est-Ouest) prend sérieusement forme du jour au lendemain. D’après les récentes informations parvenues à la rédaction de Kangbi Ndara sur ce dossier, les leaders de la Séléka décident finalement de confier la Présidence de l’Etat Autonome du Nord Oubangui à un chrétien le dénommé Crépin Mboli-Goumba.

 

 Les acteurs de la partition de la République Centrafricaine choisissent de confier la gestion de l’Etat Autonome du Nord Oubangui à Crépin Mboli-Goumba (CMG), avocat et ancien ministre de l’équipement. Cette information est une fuite des décisions prises à l’issue de multiples réunions tenues ce mois par les leaders de la Séléka à Cotonou au Bénin. Difficile de dire le pourquoi de ce choix mais beaucoup pensent qu’il serait question du rôle déterminant que CMG jouait pendant la course effrénée de la Séléka qui lui aurait valu ce « privilège ».

 

 La source indique que le présidentiable avocat de la Séléka Mboli-Goumba serait, comme Mme Samba-Panza, reçu presque tous les deux jours au téléphone par l’ancien chef rebelle, Michel Djotodia. De leur coté, Chantal et Michel Djotodia reçoit fréquemment la seconde épouse, enceinte, du futur président de la « République du Nord » à Cotonou au Bénin.

 

 L’ancien ministre d’Etat à l'équipement et ministre résident du Mbomou (Est) Crépin Mboli-Goumba a défendu le dossier de l’américain Grynberg relatif à l’expiration du contrat d’exploitation pétrolière en Centrafrique invalidé par l’ex Chef d’Etat François Bozizé. L’américain perd le procès et s’engage à financer la Coalition rebelle de la Séléka par le biais de Crépin Mboli-Goumba afin de déstabiliser le régime de Bozizé. Certaines rumeurs racontent que Crépin Mboli Goumba ferait partie de ceux qui sont dans le collimateur de la Cour pénale internationale (CPI).  

 

Kangbi Ndara

 

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DÉCLARATION DE MAITRE CREPIN MBOLI-GOUMBA, PRÉSIDENT DU PATRIE, 
ANCIEN MINISTRE D’ÉTAT.



Des rumeurs malveillantes, distillées par certains membres bien connus de l’ancienne opposition démocratique visant à faire accroire que je serais le Président désigné d’une République imaginaire, je tiens à faire de manière ferme la mise au point suivante :

 

- Je n’ai jamais été membre d’une quelconque organisation terroriste dont le but serait la partition du pays. Subséquemment, je ne saurais être désigné Président de je ne sais quelle République. Cette position a déjà été clairement exprimée par une déclaration de mon parti, invitant les autorités de la transition à prendre toutes les dispositions afin de préserver l’intégrité du territoire.


- Issu d’une région où l’Etat a existé depuis des siècles, à travers des royaumes, s’étendant même au-delà de nos frontières actuelles, je n’aurais eu nul besoin d’enfourcher le cheval criminel de la partition présenté par d’autres. En dépit de la marginalisation de cette partie de notre pays, avec pas moins de 10 Ministres depuis l’indépendance, nous avons toujours été des Républicains. Il est irresponsable, dans les circonstances actuelles, où le vivre-ensemble est soumis à un test difficile, de créer d’autres problèmes. Notre pays n’y survivrait pas. A moins qu’un plan existe déjà, et que seul manque le prétexte, pour décimer d’autres populations.


- A l’évidence, la morale a déserté les lieux, ce qui explique le mélange des genres, mêlant vie publique et vie privée. Je n’ai pas de deuxième femme, qui serait enceinte, qui serait au Bénin, n’en déplaise à certains. Depuis la démission du Chef d’Etat de la Transition, je l’ai rencontré une fois, lors de mon passage au Bénin pendant quatre jours. Ayant dirigé ensemble les affaires de l’Etat pendant près d’une année, il me paraissait de bon aloi de le remercier et de remercier le Premier Ministre Nicolas Tiangaye de m’avoir fait confiance, avant de partir pour les Etats-Unis rendre visite à ma famille et réfléchir à l’avenir. Telle est mon éducation. Toutes les spéculations sur la question se justifient simplement par la volonté de nuire.

- Je n’ai jamais été l’Avocat de Grynberg et ne pouvais avoir présenté ce dernier à Michel Djotodia, pour financer la rébellion puisque j’ai fait la connaissance de Michel Djotodia à Libreville, lors des négociations de l’accord éponyme. C’est-à-dire après la victoire militaire de la Séléka, qui était déjà aux portes de Bangui. Je le dis avec la tranquille assurance d’un homme qui ne se reproche rien. J’ai en revanche les documents signés par des politiques Centrafricains, non des moindres, avec la Seleka, pour prendre le pouvoir. Au bas ne figure pas mon nom. Ces documents vont certainement intéresser la CPI.

 

- J’ai passé presque une année au Ministère des travaux publics, et le bilan de ma gestion n’intéresse personne. J’ai presque envie de dire c’est Centrafricain. Pourtant, c’est là l’essentiel. Je suis impatient de pouvoir en discuter dans n’importe quel cadre.

Washington, DC, 13 mars 2014


Maître Crépin MBOLI-GOUMBA

 

 

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REPONSE D'UN CENTRAFRICAIN A MAITRE BOLI GOUMBA CREPIN SUITE PUBLICATION DU 13 MARS 2014

 

14 mars 2014, 14:48

 

La morale de la vie d'un homme me disait mon défunt père est qu'à la fin de sa vie quand on regarde en arrière on puisse être content du chemin parcouru, des épreuves surmontées, de bien que l'on a semé dans l'intérêt général de nos frères et sœurs, des amis de toute une vie qu'on a su préserver de toutes tempêtes....

...

Il m'a rajouter que l'humilité était une des plus grandes valeurs de la vie d'un homme et surtout ne jamais se soucier de ce que pense les hommes et les femmes de toi mais que de ce que ton créateur apprécie dans tout tes actes, et que l'orgueil était la plus lourde charge d'un homme, la prétention la plus grave des maladies, la vanité un mal de tête récurrent, le narcissisme l'apanage des grands médiocres, le nombrilisme est la valeur des hommes qui pensent qu'ils sont incontournables et que l'histoire c'est eux et rien qu’eux. Merci PÈRE pour tous ces enseignements.

 

Cergy 05h11 du matin bercé par le Roi, le King, le Génie Miles Davis je tombe en passant par hasard sur une publication d'un dénommé Mboli Goumba Crépin Président d'un parti "Le Patrie», ancien Ministre d’État qui dit je cite «je n'ai rien à me reprocher" j’ai servi pendant une année les affaires de l’État avec un Tiangaye et Dotodjia" "J'ai un bilan et je veux en parler" j’ai rejoint ma famille à Washington" ;"J'ai des documents signés de Partis politiques et pas des moindres qui ont soutenu la SELEKA et Dotodjia et éventuellement que ces document peuvent intéresser la CPI" Je suis issu d'une région ou des royaumes ont existé depuis des siècles et que nous avons toujours été des républicains » et ceci et cela, chers lecteurs et lectrices centrafricains et du monde vous lirez vous même juste en bas après ma publication.

 

Dans une plaidoirie comme il en a l'habitude puisque étant Avocat, un grand Avocat paraît-il? A soit disant lavé son honneur des accusations portées à son encontre, qu'il était pressenti pour devenir le Président de la seconde république du nord de Centrafrique, bien Maître MBoli Goumba Crépin....Belle diatribe, sublime plaidoyer.

 

Nous allons essayer chers compatriotes de recadrer les choses ce Mr MBOLI GOUMBA CREPIN a été un des, ou le principal collaborateur de Nicolas Tiangaye Premier Ministre, le maître à penser, le faiseur de roitelet du premier gouvernement Dotodjia 1 ou il a distribué des postes de ministre aux parents et aux amis, le Ministère des mines de l’énergie, de l'hydraulique et du pétrole qu'il convoitais lui a été refusé, garder par le neveu même de Dotodjia, Djono Ahaba Gontran; il a ensuite au sein du CNT copté bon nombre de parents et d'amis, il a été de toutes les négociations à l'international en tant Ministre d'Etat chargé de l'Equipement et des Travaux Publics pour la reconnaissance du régime de la SELEKA passant son temps dans les avions au frais de l'Etat aux quatre coins du monde soit disant à la recherche de financement, d'aide et d'appui budgétaires, nomme au poste très juteux dépendant de son ministère un des seuls adhérents de son micro parti au poste de DG du Fond Routier qui gère toutes les subventions internationales pour la réhabilitation des routes.....

 

Maître Boli goumba Crépin ose dire" je n'ai rien à me reprocher" quand lui même professionnel du droit en général sait que la complicité tacite existe, la coresponsabilité, la non-assistance à personne en danger et j'en passe sont des crimes passibles de lourdes peines de prison, non Maître se dédouane c'est trop facile typiquement centrafricain !!! 

 

-Ou était-il quand le Peuple se faisait massacré jour et nuit par son voisin Nourredine qui habitait la maison mitoyenne à la sienne?

 

-Où était-il tout puissant Ministre d’État quand mon grand frère le Magistrat BRIA s'est fait abattre comme un chien?

 

-Quand des centrafricains et centrafricaines étaient abattus à bout portant dans les quartiers par les mêmes qui assuraient la protection de sa maison et de sa famille lui l'homme de droit, ou était-il quand dans la région dont qu'il dit être originaire les Sélékas commettaient des exactions peut-être entre deux avions?

 

- Où était-il quand son ami et voisin Nourredine Adam torturait et assassinait au nom du terrorisme des Centrafricains?

 

- Où était-il ce grand avocat quand les brigades des Sélékas sévissaient dans les massacres, les viols, les crimes d'un autre temps, les déplacements de populations, les pillages quotidiens, intensifs, planifiés où était-il?

 

- Ha oui j'oubliais au LEDGER avec ces collègues ministres entrain de siroter pendant que le peuple se faisait massacrer dans tous les quartiers périphériques de Bangui !!!

 

Maitre Boli Goumba Crépin Président du micro parti "PATRIE" nous attendons, oui ce petit peuple, ces sans voix, cette jeunesse qui n'aura jamais les moyens comme vous avez eu, d'installer femme et enfants aux USA à Washington comme vous le dites dans votre publication en toute fierté, ces centrafricains et centrafricaines qui ne pourront pas se permettre d'être à l'abri des camps de déplacés, des tirs intempestifs, de la disette, du manque de médicaments dans les hôpitaux, de la fermeture et du délabrement du système éducatif accentué par votre gouvernance de juste une année heureusement. Cela n'aurait pas pu durer plus longtemps, OUI nous attendons votre droit de réponse, votre vérité !!!

 

Qu’avez-vous à nous dire jeune homme que vous êtes vraiment fier d'avoir servi votre pays comme vous l'avez fait? Parlant de votre bilan puisque vous dites que vous voulez en parler, à votre arrivée à la tête de ce Ministère de l’équipement et des travaux publiques dites-nous combien de ponts étaient entièrement délabrés et combien en aviez-vous réhabilités? Combien de Kilomètres de routes avez-vous goudronné? A oui j'oubliais, les quelques kilomètres de l'avenue en face de la gendarmerie et de l'hôpital général ; une route dont vous avez dit dans votre discours d'inauguration qu'elle est faite pour des décennies, malheureusement il se trouve qu’elle se dégrade déjà, et en plus elle a été facturé au Fond Routier ou le DG l'ancien représentant de votre parti "Le Patrie" en France, plusieurs centaines de millions de Frs cfa, les grands ingénieurs des travaux publics de Centrafrique que nous avons nous diront un jour la vérité? L'inspection d’État, ou l'inspection des Finances devraient jeter un coup d'œil dessus !!!! Peut être que je me trompe ou que j'ai omis Maître dans votre bilan des grandes réalisations que vous avez fait dans l'intérêt général du peuple centrafricain veuillez nous éclaircir SVP?

 

Maitre Boli Goumba Crepin sachez juste une chose un grand homme politique Français avais dit" Quand on est Ministre on se tais, on assume, ou on Démissionne"!!!!!!!C'est trop facile d'essayer de se dédouaner maintenant!!! Quand tous étais doux comme  les ivoiriens le disent quand tout puissant ministre d’État vous preniez l'avion rien que pour vous soigner les dents au Sénégal prétextant je vous cite "à Bangui il n'y a pas de bon dentiste", Rappeler vous ce que vous avez dit à une connaissance entre deux escales Maître.

 

Dans l'attente de vous lire, de vous comprendre, d'essayer de décortiquer l'homme aux inimitiés légendaires, à la fourberie renommée, à l'hypocrisie épidermique, etc...Excuser moi cela ne vient pas de moi mais de vos amis d'antan que je vais citer même ci cela n'est pas dans mes habitudes et mon éducation pour leurs permettre de me démentir si jamais c’était pas la vérité, je parlais d'un Bida Koyagbele, d'un Socrate Bozize, d'un Steve Tangoa, d'un Nicolas Tiangaye, et de beaucoup d'autres.

 

Bon repos bien mérité du Guerrier à Washington après avoir pendant un an fait pour la nation RCA un travail titanesque de reconstruction, vous méritez ces congés mais faites attention à vos arrières la cellule de 7 m² de la prison de la HAYE n'est pas très confortable, mais de toute façon sa vous permettra de boire le thé comme d'antan avec Djono, Nourredinne, Dotodjia votre M'boki et parler de développement de la nation RCA.

 

6h00 du matin les moineaux piaillent, la lueur du jour apparaît, le calme plat de la nuit, et les anges de la nuit qui attendent la relève du matin, et votre humble serviteur, votre plume celle des sans voix, du petit peuple qui vous demande la permission de dormir un peu tous en continuant d'écouter l'excellent Miles Davis, le Maître comme Le grand Avocat Maître Boli Goumba Crépin au fait dernière question combien de Procès avez-vous gagné? Votre humble serviteur.

 

Adalla-Picra de Nguereyo Éric Olivier Anicet Dominique. SAR le Sultan de Rafai.

Accusé d'être pressenti pour présider aux destinées de la république du Nord Centrafrique, l'ex-ministre d'état Crépin Mboli-Goumba oppose un démenti mais déclenche une polémique contre lui
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Centrafrique-Presse.com
17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 15:28

 

 

 

 

 

Par RJDH-RCA - 17/03/2014

 

Outre le retour progressif de la sécurité dans les quartiers, certains évoquent également les conditions humanitaires difficiles dans les camps

 

Des habitants de la ville de Bangui qui ont fui les exactions pour se réfugier dans les différents sites de déplacés commencent à regagner progressivement leurs domiciles. Certains quartiers semblent être calmes et les activités ont normalement repris. Du site de Don Bosco dans la commune de Bégoua, en passant par celui de l’aéroport de Bangui et ceux de l’église Luthérienne et du Monastère Marie Reine de Verbes, le nombre de déplacés a sensiblement diminuer. Les motivations du retour à la maison de ces déplacés sont multiples.. Mais les retours massifs ont été constatés, après les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville de Bangui la semaine dernière. Mais l’Abbé Pierre Claver Agbétiafan, directeur du centre des jeunes de Don Bosco, a mentionné toutefois que «dès qu’il y a des coups de feu qui se font entendre dans les quartiers, les déplacés reviennent aussitôt pour se réfugier». Il précise par ailleurs que le site avait accueilli au départ 55,000 personnes. Pour l’instant, seulement 200 personnes, dont les habitations ont été détruites, sont restées sur le site.

 

Par ailleurs, sur le site du monastère de Boy Rabe, dans le 4ème arrondissement, tous les déplacés ont déjà regagné leur domicile. «Le calme est revenu dans le secteur. Il est mieux de repartir chez soi, afin de mieux vivre», a affirmé un des déplacés. Sur le site de l’église Luthérienne au quartier de Combattant, dans le 8ème arrondissement, la situation des déplacés est moins déplorable. Depuis le 5 décembre dernier, nous avons reçu l’assistance alimentaire de l’Église Luthérienne d’Amérique (ELTA) et de la Croix-Rouge centrafricaine, qui ont pris en charge quelques personnes. D’après Paul Dénou, pasteur de l’église luthérienne, la plupart des réfugiés ont dû quitter le site, suite à l’incident provoqué des éléments de l’ex-Séléka le 25 février dernier. Il ne reste que 805 personnes, sur les 1886 déplacés enregistrés après les affrontements du 5 décembre. 


Georges Haman, un des déplacés du site de l’église Luthérienne, a clarifié que «lorsqu’ils ont investi le camp, ces hommes en armes ont profité de l’occasion pour piller les biens de ces personnes vulnérables. Ils ont entre autres emporté des motos, des groupes électrogènes et des téléviseurs. La peur de perdre leurs autres biens à motiver nombre de personnes à retourner chez elles». Cependant, sur le site de l’aéroport de Bangui, le retour à domicile est conditionné à l’instauration de la sécurité dans les différents quartiers les plus touchés tels que Gbakondjia, Fondo et Ngbenguewe, a précisé Simplice-Timothée, chef de la zone 1 du camp de M’Poko. Il précisé que la zone 1 comptait 1800 déplacés, mais quelques 600 personnes ont regagné leur domicile. «C’est à cause de la pluie qui s’est abattue sur la ville, inondant les lieux, que plusieurs personnes sont parties. Les conditions de vie sous l’averse étaient déplorables. Les vivres ont été mouillés, nos habits ont été abimés.», a rappelé Dorine Yangbondo, une des déplacées de l’aéroport.

 

«Retour significatif de la sécurité» à Bangui

 

Les autorités de transition ont de leur côté mentionné que des efforts sont en train d’être faits afin de permettre le retour progressif des déplacés. L’envoyé spécial de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) pour la Centrafrique, Louis-Michel, a noté à Bangui, «un retour significatif de la sécurité dans la capitale». Saluant l’action des troupes africaines et françaises déployées en Centrafrique, l’eurodéputé belge a appelé «hommes des médias et le clergé (centrafricains) à s’impliquer pour le rétablissement de la cohésion sociale». L’ancien chef de la diplomatie belge a enfin promis que l’OIF poursuivrait son plaidoyer en faveur de la Centrafrique.

Lors d’une conférence de presse séparée à la base militaire de M’Poko, le commandant de l’opération française, le général Fransisco Soriano a noté, lui aussi, une amélioration de la sécurité à Bangui, mais en soulignant la complexité de la crise centrafricaine. «La situation des droits de l’Homme est très précaire», a renchéri, dans une autre conférence de presse, l’experte indépendante de l’ONU pour les droits de l’Homme en Centrafrique, Marie-Thérèse Kéïta Bocoum. Au terme d’une mission de dix jours, elle a dénoncé des violations du droit à la dignité humaine, du droit à la vie et à l’intégrité physique, des exécutions extrajudiciaires, des violences sexuelles et des enlèvements. «Je pense qu’une mission de maintien de la paix est absolument nécessaire », a-t-elle conclu.

Lu pour vous : Bangui : des déplacés internes quittent progressivement les sites
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Centrafrique-Presse.com
17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 15:22

 

 

 

 

 

RFI  17-03-2014 à 08:54

 

Un accord vient d'être signé à Boda, cette localité située à 150 kilomètres à l'ouest de Bangui. Les musulmans s'apprêtaient à quitter la ville pour émigrer vers d'autres cieux. Près de 6 000 des 11 000 musulmans que compte la ville s'étaient inscrits pour partir en convoi vers Bangui, puis vers l'étranger si possible. Depuis le début du mois de février, la communauté musulmane ne se sentait plus en sécurité. Le tout nouveau ministre-conseiller à la primature, Joachim Kokaté, a été dépêché sur place et a négocié un accord qui a été signé notamment par les mouvements anti-balaka, dont il est l'ex-coordonnateur.

 

Les responsables anti-balaka de la ville de Boda ont décidé de ne plus s’attaquer à la population. Ils ne toucheront plus à personne. Ils ont signé un engagement écrit pour coopérer avec Sangaris.

 

Joachim Kokaté  Ministre-conseiller à la primature

Centrafrique : accord à Boda pour la fin des violences (RFI)
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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 01:21

 

 

 

 

RFI   16 mar, 2014

 

Le Tchad « produit » 20% de l’ensemble de la poussière mondiale. Et cette poussière, nuisible au premier abord, est essentielle pour l’écosystème. Ce sont quelques-unes des conclusions d’une étude scientifique menée par des chercheurs anglais et américains depuis 2006. Une étude qui pourrait connaître de nouveaux développements dans les mois à venir.

 

Le Tchad est la première source d’émission de poussière dans le monde. Cette poussière provient d’un phénomène climatique : la dépression du Bodélé au nord du pays dans le désert du Djourab, dans la partie la plus profonde de l’ancienne mer paléo-tchadienne. Une dépression qui produit chaque année entre 60 et 120 millions de tonnes de poussières voyageuses.

 

Car ces poussières se déplacent. Et elles ont un rôle essentiel pour fertiliser les sols des forêts amazoniennes à 10 000 km de là.

 

« Paquets de poussière »

 

« Grâce aux images satellitaires, nous suivons les paquets de poussière qui traversent l’Atlantique, commente le climatologue et auteur de l’étude, Richard Washington au micro de RFI. En ce moment même, nous assistons à de grands déplacements compte tenu de la force des vents. Depuis le désert tchadien, la poussière met dix jours à traverser l’océan et atteindre l’Amérique du Sud. C’est un phénomène unique : la dépression du Bodélé est la première source d’émission de poussière dans le monde. Cela n’a pas qu’une influence sur le climat ou la sédimentation des sols mais aussi sur l’ensemble de l’écosystème. La poussière apporte des nutriments aux océans et aux forêts.  »

 

Présentation au sommet de Cancun

 

Ces recherches, au carrefour de nombreuses disciplines scientifiques sont donc amenées à se développer. En mai prochain, l’équipe devrait accompagner le ministre tchadien de l’Environnement à Cancun en Mexique pour présenter le dossier au Sommet mondial pour l’environnement. Les chercheurs souhaitent également repartir sur le terrain, dans la région du Bodélé mais aussi dans d’autres parties du Sahara, en Mauritanie, en Algérie, ou au Mali.

Le Tchad, première «source» de poussière au monde  (RFI)
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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 01:06

 

 

 

http://www.france24.com/    15/03/2014

 

Faire redémarrer un État mis en lambeaux, c'est le défi que doit relever le nouveau gouvernement de transition centrafricain. Après un an de violences interconfessionnelles, les fonctionnaires ont abandonné leur poste et les gendarmes ont été forcés de déserter, par peur des représailles. Et pour relever ce défi, il va falloir négocier avec les chefs de guerre et les ex-rebelles.

 

Début de matinée à Bangui, avant que la chaleur écrasante de cette fin de saison sèche ne s’abatte sur la ville, nous débattons du reportage du jour, lorsque le téléphone sonne. "Je voulais vous dire qu’on vient de déposer trois cadavres devant le bureau d’Air France", l’homme au bout du fil n’en sait pas beaucoup plus…

 

Nous filons sur place, mais c’est déjà trop tard : tout le monde est parti. On nous apprend qu’il s’agit de trois musulmans du quartier PK-5. Arrivés à la mosquée, nous constatons que la rumeur banguissoise disait vrai : trois corps gisent dans des sacs de plastique blanc, dans le bâtiment qui jouxte la salle de prière. Trois pauvres bougres, qui ont trouvé un taxi pour tenter de quitter ce quartier musulman, dernière enclave dans une ville aujourd’hui presqu’exclusivement chrétienne. Ils ont connu une mort atroce, moins à cause de leur confession, que de leur supposée collaboration avec la Séléka. Cette rébellion à majorité musulmane a pris le pouvoir en mars 2013 et plongé le pays dans le chaos durant dix mois.

 

De retour dans la rue, les passants musulmans nous interpellent : "Ce sont les anti-balaka!" Les anti-balaka, ce sont les milices chrétiennes. Et c’est toujours la même rengaine : d’exactions en vengeance, la spirale de la violence n’a pas tout à fait fini ses macabres rotations dans la capitale centrafricaine…

 

C’est toutefois le seul accident de ce type dont nous entendrons parler en un peu plus de dix jours de reportage à Bangui. La capitale semble bien plus calme qu’il y a six semaines. En janvier, on ramassait encore des cadavres tous les matins dans les quartiers. Mais aujourd’hui, la plupart des musulmans ont fui la ville, et si l’insécurité est encore bien présente, un semblant de vie normale a repris.

 

Dans les quartiers chrétiens, les marchés sont ouverts, les camps de déplacés se vident tout doucement et il y a du monde dans les rues. Pour autant il n’y a pas réellement d’État en Centrafrique. Depuis un an, les violences intercommunautaires ont eu raison de ce qui restait des forces de sécurité et des services publics. Ce sont toujours les hommes des forces africaines (MISCA) et française (Sangaris), qui font la police dans les rues de Bangui, mais on commence à revoir des militaires centrafricains en uniforme aux carrefours et dans les quartiers.

 

Le gouvernement de transition met le paquet pour que les institutions redémarrent, mais la route est encore longue. Si les uniformes sont neufs, le plus souvent, les gendarmes ne sont pas armés, et il n’y a que cinq voitures pour 2 300 hommes. Difficile de rétablir l’ordre dans ces conditions. Difficile aussi de neutraliser des milices armées, qui tiennent des kilomètres de routes ou font régner leur loi sur des villages entiers.

 

Seule solution, intégrer les anciens rebelles de tous bords aux forces de sécurité. Mais comment savoir qui est digne de confiance, qui a commis des atrocités ? Avec quels chefs de guerre peut-on négocier ? Une chose est sûre : tous les combattants de Centrafrique veulent une place dans la nouvelle armée du pays.

 

Par James ANDRE , Christopher MOORE

 

Centrafrique : chefs de guerre et reconstruction
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Centrafrique-Presse.com
17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 00:53

 

 

 

 

dimanche 16 mars 2014 

 

AUTOUR DU MONDE - Une délégation de l'Union Européenne (UE) a annoncé vendredi l'octroi d'une aide supplémentaire de 80 millions d'euros à la Centrafrique, lors d'une audience au palais présidentiel à Bangui avec la présidente de transition Catherine Samba Panza. La situation économique dans le pays est préoccupante.

 

"Nous n’avons pas de honte à dire que nous avons besoin d’être accompagnés." Au palais présidentiel de Bangui, la présidente de transition en Centrafrique, Catherine Samba-Panza, a remercié vendredi ses bailleurs de fond pour leur "apport inestimable". Elle venait de recevoir une délégation européenne, menée notamment par le ministre français du Développement, pour faire le point sur le versement du plan de 500 millions de dollars (360 millions d’euros) promis en janvier par l’Union européenne. Le commissaire au Développement, Andris Piebalgs, a profité de ce déplacement pour annoncer 80 millions d’euros d’aides supplémentaires.

 

Les fonds répondent à des urgences humanitaires mais aussi de développement. Les enjeux sont énormes. Plus de trois mois après le début de l’opération Sangaris, à l’exception de Bangui encore troublé par des règlements de comptes, la sécurité n’est pas revenue dans le reste du pays. Le diagnostic de catastrophe humanitaire est avéré avec près de 300.000 personnes qui auraient fui le pays et plus de 800.000 déplacés. Une crise alimentaire de grande ampleur menace. L’État centrafricain est à reconstruire. Les recettes sont introuvables. Les salaires des fonctionnaires ont été versés en mars pour la première fois depuis cinq mois par le Congo Brazzaville.

 

Relancer l’économie sans les musulmans?

 

Les autres pays de la région puis la communauté internationale devraient prendre le relais. "Il faut évidemment aider les Centrafricains à remettre en place les circuits financiers", assure Pascal Canfin, qui promet des "mécanismes de contrôle" sur l’aide distribuée – 35 millions d’euros pour ce qui concerne la France. Le commissaire Andris Piebalgs résume : "La Commission européenne dépensera au total 400 millions d’euros pour la Centrafrique. Les prévisions 2008-2013 étaient de 200 à 250 millions d’euros. C’est une bonne raison pour faire de la coopération : une crise nous coûte beaucoup plus cher".

 

Mais n’est-il pas trop tard? Le départ des musulmans du pays qui a suivi l’intervention française est au coeur du problème. Leur part dans la population centrafricaine est passée en quelques mois de 15 à 2%. "Comment relancer l’économie sans cette minorité qui est un rouage essentiel de l’économie centrafricaine?", s’interroge Jacques Seurt, conseiller à l’Organisation internationale pour les migrations. À Bangui, cette absence est lourde de conséquences : les commerces habituellement tenus par les musulmans de la ville n’ont pas rouvert, aggravant un peu plus le problème d’approvisionnement. La Centrafrique peut-elle faire sans eux? "C’est la grande inconnue", dit-on à l’ambassade de France à Bangui. "Nous ne voulons pas rester infiniment dans la dépendance. Pour que ça change, il nous faut de nouvelles autorités légitimes", souhaite Célestin N’Zala, président d’Avocats sans frontières en Centrafrique. Des élections législatives devant permettre d’accélérer la transition sont attendues, au mieux, pour février 2015.

 

 

Arnaud Focraud (à Bangui) - Le Journal du Dimanche

 

 

Source : http://www.lejdd.fr/International/Afrique/La-Centrafrique-est-elle-condamnee-a-la-perfusion-657205

 

 

Lu pour vous : La Centrafrique est-elle condamnée à la perfusion?
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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 19:37

 

 

 

 

 

 

INTERVIEW - Si la situation sécuritaire n’est encore pas rétablie en Centrafrique, la reconstruction du pays mobilise déjà les donateurs internationaux. En déplacement vendredi à Bangui, le ministre délégué au Développement, Pascal Canfin, évoque l’enjeu de l’aide française.

 

Plus de trois mois après le début de l’opération Sangaris en Centrafrique, quel est le message que vous adressez aux autorités de transition?


Que la France est totalement mobilisée. Et, au-delà, que la communauté internationale est également mobilisée. Il y a eu en janvier un engagement à Bruxelles de la part de l’Union européenne pour allouer 500 millions de dollars à la Centrafrique. C’est la première fois que la nouvelle présidente de transition rencontre en même temps les grands donateurs internationaux - France, Allemagne, Union européenne.

 

Cet argent a-t-il été versé?


Seule 15% de cette somme a été versée. Mais pour que la majeure partie de cette enveloppe puisse être distribuée, il faut restaurer les canaux financiers. C’est précisément le moment pour le faire. Il faut que nous changions d’échelle.

 

La Centrafrique aura-t-elle besoin d’aides supplémentaires au développement ?


Ces 500 millions de dollars sont à rapporter aux 200 millions du budget de l’Etat centrafricain pour 2014, c’est donc déjà beaucoup. L’enjeu aujourd’hui n’est pas tant de remobiliser des fonds supplémentaires, que de mettre en place des dispositifs qui vont permettre de dépenser l’argent. Tout est à refaire. Pour les semences, par exemple, il  s’agit bien sûr de les acheter mais surtout d’en acheminer à Bangui puis dans les villages qui en ont besoin. De même, pour qu’il y ait des douanes, encore faut-il que la sécurité soit rétablie aux frontières. 

 

«La responsabilité de la France est énorme mais partagée.»

 

Ces efforts financiers pourront donc être vains si la question sécuritaire n’est pas réglée…


Nous avons une équation simple : pas de développement possible sans sécurité et, dans la durée, pas de sécurité sans développement. Si nous ne sommes pas en capacité de restaurer la sécurité sur les grands axes du pays, il faudra dépenser beaucoup plus d’argent. D’où l’importance de mobiliser la communauté internationale, c’est ce que nous faisons.

 

Est-ce que la France ne reste pas davantage dans l’incertitude tant que le déploiement de la force de maintien de la paix de l’ONU, envisagé en septembre, n’a pas eu lieu ?


Nous aurions voulu cette force avant l’été, mais nous ne sommes pas seuls à décider. Elle aura lieu finalement en septembre. J’espère que ce ne sera pas trop tard.

 

Mais la responsabilité de la France est énorme dans la reconstruction de la Centrafrique…


La responsabilité de la France est énorme mais partagée. Il serait faux de laisser penser que seule la France pourrait régler tous les problèmes. La France est aujourd’hui le premier pays bailleur de fond, mais elle ne représente que 10% des 500 millions de dollars d’aides publiques pour l’humanitaire et le développement. Nous sommes en première ligne, en position de leader, mais surtout pas d’isolement.

 

Existe-t-il une "catastrophe humanitaire" aujourd’hui en Centrafrique ?

 

Certains des indicateurs vont dans le bon sens. Il y a moins de déplacés à l’intérieur du pays. Il y a moins de meurtres à Bangui. En revanche, il y a aujourd’hui un risque extrêmement important sur la sécurité alimentaire. Une grande partie de la population ne bénéficie que d’un seul repas par jour. Si nous ratons dans les prochaines semaines, avec le début de la saison des pluies, la distribution des semences et de l’aide alimentaire, nous aurons un véritable risque de famine dans trois à six mois. C’est une course contre la montre.

 

Arnaud Focraud - leJDD.fr

 

samedi 15 mars 2014 

 

Source : http://www.lejdd.fr/Politique/Canfin-Un-risque-de-famine-en-Centrafrique-dans-trois-a-six-mois-657196

 

Pascal Canfin : "Un risque de famine en Centrafrique dans trois à six mois"
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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 18:40

 

 

 

 

 

 

 

http://www.afriqueexpansion.com/   Dimanche, 16 Mars 2014 11:19 AEM - AFP

 

Par Reinnier KAZE

 

GAROUA-BOULAI, Cameroun - "Être dans la zone frontalière, c'est prendre le risque de prendre une balle" : depuis un an Bachirou, comme d'autres commerçant camerounais, n'ose plus traverser le poste-frontière de Garoua-Boulaï (Cameroun) pour aller faire des affaires en Centrafrique.

 

Le long de la zone tampon matérialisant la frontière entre les deux pays, les boutiques de Garoua-Boulaï ont été saccagées et pillées.

 

"J'allais souvent vendre divers produits vers la frontière. Lorsque les Séléka ont pris le pouvoir, les balles tombaient dans notre secteur lorsqu'ils pourchassaient les ex-soldats de (l'ex-président François) Bozizé. Nous avions déserté la zone en attendant que ça se calme", explique Bachirou.

 

Victimes collatérales de la crise centrafricaine, les habitants de Garoua-Boulaï ont vécu au rythme du crépitement des armes lorsque les ex-rebelles Séléka (à dominante musulmane) qui avaient pris le pouvoir à Bangui en mars 2013, ont pris le contrôle de Cantonnier, ville jumelle située de l'autre côté de la frontière.

 

Depuis l'affaiblissement des Séléka, lié à l'intervention militaire française en Centrafrique, les acteurs ont changé mais la peur, elle, reste. Ce sont désormais les milices chrétiennes anti-balaka, des groupes d'"autodéfense" créés en réaction aux exactions commises par les Séléka sur une population majoritairement chrétienne, qui sèment à leur tour le chaos, attaquant des véhicules, et tuant en toute impunité les civils musulmans.

 

"Nous pensions que la situation allait redevenir normale, mais les anti-balaka ont pillé les boutiques de ceux qui sont restés sur place", témoigne le commerçant camerounais.

 

"J'ai la chair de poule rien qu'à l'idée de me rapprocher de la zone frontalière vu ce qui s'est passé comme catastrophe de l'autre côté", affirme Calvin, un habitant de Garoua-Boulaï.

 

"Certaines populations installées à proximité de la frontière sont descendues plus à l'intérieur de la ville parce qu'elles redoutent les balles perdues lors des échanges de tirs entre les anti-balaka et les (soldats de la force africaine) Misca comme c'était le cas récemment", explique un militaire camerounais sous couvert d'anonymat.

 

Mi-février, un violent accrochage à la frontière entre des anti-balaka et des soldats de la Misca a fait 11 morts.

 

La kalachnikov à 6 euros

 

Depuis leur arrivée, la Misca et la force française Sangaris ont repris le contrôle de Cantonnier, et ont entrepris de désarmer les anti-balaka. "Lorsque le désarmement de ces gars a commencé, vous pouviez acheter une kalach à 4.000 FCFA (6,10 euros). On en trouvait même abandonnées dans les plantations situées vers la frontière. Nous sommes obligés d'être vigilants, sinon l'insécurité peut s'installer dans la ville", poursuit le militaire camerounais.

 

En attendant, les miliciens sont toujours présents dans la zone, créant une psychose chez les Camerounais. "Je ne peux pas m'avancer davantage. C'est très dangereux d'aller vers la frontière centrafricaine", explique Oumarou Bello, un habitant de Garoua-Boulaï qui attend près du poste-frontière camerounais pour accueillir un parent arrivant de Centrafrique, parmi des centaines d'autres réfugiés qui fuient les violences.

 

"Je suis musulman et je ne suis pas différent de mes frères centrafricains. Si je vais de l'autre côté de la frontière, les anti-balaka peuvent me découper à la machette en me confondant" avec un musulman centrafricain, assure-t-il.

 

Pour lui, les anti-balaka "sont des gens très mauvais, c'est à cause d'eux que mon frère a fui (...) On ne comprend pas pourquoi ils coupent les gens comme des animaux", alors que les communautés chrétiennes et musulmanes de Centrafrique avaient toujours vécu en bonne entente, déplore Oumarou Bello.

 

M. Bello rêve du jour où les armes cesseront de crépiter de l'autre côté de la frontière, mais il ne se fait pas trop d'illusion car, estime-t-il, "cette violence ne va pas s'arrêter tout de suite".

Lu pour vous : Les Camerounais de Garoua-Boulaï, victimes collatérales de la crise centrafricaine
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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 18:24

 

 

 

 

 

 

INTERVIEW - Si la situation sécuritaire n’est encore pas rétablie en Centrafrique, la reconstruction du pays mobilise déjà les donateurs internationaux. En déplacement vendredi à Bangui, le ministre délégué au Développement, Pascal Canfin, évoque l’enjeu de l’aide française.

 

Plus de trois mois après le début de l’opération Sangaris en Centrafrique, quel est le message que vous adressez aux autorités de transition?


Que la France est totalement mobilisée. Et, au-delà, que la communauté internationale est également mobilisée. Il y a eu en janvier un engagement à Bruxelles de la part de l’Union européenne pour allouer 500 millions de dollars à la Centrafrique. C’est la première fois que la nouvelle présidente de transition rencontre en même temps les grands donateurs internationaux - France, Allemagne, Union européenne.

 

Cet argent a-t-il été versé?


Seule 15% de cette somme a été versée. Mais pour que la majeure partie de cette enveloppe puisse être distribuée, il faut restaurer les canaux financiers. C’est précisément le moment pour le faire. Il faut que nous changions d’échelle.

 

La Centrafrique aura-t-elle besoin d’aides supplémentaires au développement?


Ces 500 millions de dollars sont à rapporter aux 200 millions du budget de l’Etat centrafricain pour 2014, c’est donc déjà beaucoup. L’enjeu aujourd’hui n’est pas tant de remobiliser des fonds supplémentaires, que de mettre en place des dispositifs qui vont permettre de dépenser l’argent. Tout est à refaire. Pour les semences, par exemple, il  s’agit bien sûr de les acheter mais surtout d’en acheminer à Bangui puis dans les villages qui en ont besoin. De même, pour qu’il y ait des douanes, encore faut-il que la sécurité soit rétablie aux frontières. 

 

«Un risque de famine en Centrafrique dans trois à six mois.»

 

Ces efforts financiers pourront donc être vains si la question sécuritaire n’est pas réglée…


Nous avons une équation simple : pas de développement possible sans sécurité et, dans la durée, pas de sécurité sans développement. Si nous ne sommes pas en capacité de restaurer la sécurité sur les grands axes du pays, il faudra dépenser beaucoup plus d’argent. D’où l’importance de mobiliser la communauté internationale, c’est ce que nous faisons.

 

Est-ce que la France ne reste pas davantage dans l’incertitude tant que le déploiement de la force de maintien de la paix de l’ONU, envisagé en septembre, n’a pas eu lieu?


Nous aurions voulu cette force avant l’été, mais nous ne sommes pas seuls à décider. Elle aura lieu finalement en septembre. J’espère que ce ne sera pas trop tard.

 

Mais la responsabilité de la France est énorme dans la reconstruction de la Centrafrique…


La responsabilité de la France est énorme mais partagée. Il serait faux de laisser penser que seule la France pourrait régler tous les problèmes. La France est aujourd’hui le premier pays bailleur de fond, mais elle ne représente que 10% des 500 millions de dollars d’aides publiques pour l’humanitaire et le développement. Nous sommes en première ligne, en position de leader, mais surtout pas d’isolement.

 

Existe-t-il une "catastrophe humanitaire" aujourd’hui en Centrafrique?


Certains des indicateurs vont dans le bon sens. Il y a moins de déplacés à l’intérieur du pays. Il y a moins de meurtres à Bangui. En revanche, il y a aujourd’hui un risque extrêmement important sur la sécurité alimentaire. Une grande partie de la population ne bénéficie que d’un seul repas par jour. Si nous ratons dans les prochaines semaines, avec le début de la saison des pluies, la distribution des semences et de l’aide alimentaire, nous aurons un véritable risque de famine dans trois à six mois. C’est une course contre la montre.

 

Arnaud Focraud - leJDD.fr

 

samedi 15 mars 2014 

 

Source : http://www.lejdd.fr/Politique/Canfin-En-Centrafrique-la-France-a-une-responsabilite-enorme-657196

Pascal Canfin : "En Centrafrique, la France a une responsabilité énorme"
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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 18:18

 

 

 

 

 

 

 

PARTI POUR LA RENAISSANCE CENTRAFRICAINE

Patrie - Paix - Progrè

 

 

 

Réf. 16-03-2014/COM/PARC/VP/ 005

 

Faisant suite à la Déclaration de N'Djamena du 18 avril 2013, l'annonce ce vendredi 14 mars du début des travaux du Conseil National de Transition (CNT) visant à rédiger une nouvelle constitution pose question, au minimum.

 

Sortie du chemin constitutionnel en mars 2003, lorsque François Bozizé s'empara du pouvoir par la force, la République Centrafricaine vit depuis lors dans une sorte d'état d'ivresse institutionnelle et constitutionnelle permanent. Ce pays, qui semble ne pouvoir exister que placé sous des régimes d'exception, tous plus ubuesques les uns et que les autres, serait-il décidé à poursuivre sur cette voie ? On peut le craindre.

 

En effet, de quel droit, entendu ici au sens premier et juridique du terme, le CNT, qui ne dispose d'aucune légitimité électorale, pourrait-il rédiger, et à fortiori faire adopter, une nouvelle constitution ? Dans tous les pays démocratiques du monde, pour qu'une nouvelle constitution puisse être promulguée, il est impératif que l'assemblée constituante en charge de ce texte soit issue des urnes. Or, le CNT ne l'est pas.

 

Par ailleurs, et toujours au strict plan du droit, pour qu'une constitution puisse être adoptée, il est également impératif que le peuple se prononce par référendum sur le texte en question. La République Centrafricaine a-t-elle les moyens d'organiser un tel scrutin ? Evidemment non. Dans ces conditions, la seule chose que puisse faire le CNT est de poser un acte fondamental. Un acte qui régira ses droits et devoirs jusqu'aux élections présidentielles de février 2015, voire jusqu'aux législatives qui suivront, laissant ainsi à un pouvoir légitime, sorti des urnes, la charge de rédiger un nouveau texte fondateur.

 

L'acte fondamental produit par le CNT, borné donc dans le temps à février 2015, devrait être très simple. Il devrait se limiter au cadrage des modalités des élections présidentielles et législatives, interdisant évidemment aux représentants du CNT et du Gouvernement de Transition de participer au scrutin. Point. En disant plancher sur une nouvelle constitution, le CNT et le Gouvernement de Transition laissent accroire que l'un et l'autre avancent de concert et masqués, avec des arrière-pensées qu'un pays à genoux et au bord de la guerre civile ne peut se permettre. Cela contribue par ailleurs à retirer à ce pouvoir bancal la très faible légitimité octroyée par la Déclaration de N'Djamena et l'Accord Politique de Libreville.

 

Le Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC) dit non à ce projet de rédaction de constitution et oui pour la formalisation d'un acte fondamental à minima, borné à février 2015. Le PARC espère vraiment être entendu. Si tel ne devait pas être le cas, le PARC se verrait dans l'obligation de se dresser plus avant devant ce qu'il convient de considérer comme les prémices angoissants d'un abus de pouvoir, voire d'un coup de force constitutionnel de type bonapartiste.

 

Bangui, le 16 mars 2014

 

Le Vice - Président du PARC

 

Dr François MBOLIDI

 

LE PARC du Pr NGUEREKATA S'OPPOSE AU PROJET DE RÉDACTION D'UNE NOUVELLE CONSTITUTION ET SE PRONONCE EN FAVEUR D'UN ACTE FONDAMENTAL À MINIMA, LIMITÉ DANS LE TEMPS
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