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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 10:53

 

 

 

 

Par RFI  05-10-2014 à 08:17

 

 

L'ancien président centrafricain Michel Djotodia a donné une interview au quotidien régional français l'Est Républicain. Paru ce samedi 4 octobre, l'entretien est titré « J'ai le droit de revenir au pouvoir ». Michel Djotodia s'est exprimé par téléphone depuis le Bénin où il vit en exil depuis neuf mois, pour la première fois depuis son départ de Centrafrique.

 

Dans cet entretien, il semble clair que Michel Djotodia cherche à s'adresser à des interlocuteurs français plutôt qu'à ses compatriotes. Sébastien Michaux, journaliste à l'Est Républicain, a obtenu cette interview après des mois de demandes et via un intermédiaire parisien.

 

Michel Djotodia insiste pour réitérer qu'il juge légitime son éventuel retour en politique en Centrafrique, après sa réélection en juillet dernier à la tête du mouvement Seleka, terme qu'il récuse d'ailleurs désormais. « Il ne faut plus parler de Seleka, affirme-t-il, dans la mesure où cette alliance composée de plusieurs tendances politico-militaires n'est plus (...). On parle désormais de Front patriotique pour la renaissance de Centrafrique ».

 

Abandonné par la France

 

Il affirme surtout avoir été chassé du pouvoir « injustement » et demande même « réparation » car il a été « le seul à respecter tous les engagements politiques lors de la transition ». Il estime avoir été abandonné par la France notamment. Or, il pense qu'après son départ, seul « le chaos s'est installé ».

 

S'il juge la date de février 2015 « techniquement impossible » pour les prochaines élections centrafricaines, il annonce que son « retour se fera » et ce « par des moyens pacifiques, au moment opportun, en accord avec la communauté internationale ».


Son but, écrit-il, reste de « favoriser la paix » et de « rassembler le peuple centrafricain ».

Michel Djotodia et la RCA: «J'ai le droit de revenir au pouvoir»
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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 10:47

 

 

 

 

 

Par RFI 05-10-2014 à 05:35

 

 

En Centrafrique, les musulmans ont célébré la Tabaski, également appelée Aïd el-Kebir, dans un contexte rassurant de réconciliation. Malgré les difficultés persistantes pour les déplacés du quartier du PK5, autour de la mosquée centrale de Bangui, les quelque 8 000 musulmans y résidant ont pu se rendre dans leur lieu de culte et partager un repas en famille. Ils ont également reçu la visite surprise de la Présidente de transition, Catherine Samba-Panza. Le premier Ministre s'est quant à lui rendu dans le 7e arrondissement aux côtés de l'imam Kobine Layama, ainsi que de membres des anti-balaka. L'heure était aux messages de paix et de réconciliation.

 

Au PK5, cette journée de Tabaski a été marquée dans une ambiance de fête autour de la mosquée centrale. Une atmosphère rare dans ce quartier musulman de la capitale.

 

Pour l'occasion, la Présidente de transition, Catherine Samba-Panza, est venue saluer ses concitoyens musulmans. Ce geste a été apprécié comme le confirme Mahmoud Issène, le représentant de la jeunesse musulmane du PK5 : « C’est la première fois qu’elle nous a assistés dans une fête très importante. Les musulmans sont très contents, affirme-t-il. Elle est la maman de tous et elle doit aimer tous ses enfants ensemble comme elle l’a fait aujourd’hui. On a prié ce matin et après on est revenu. Certains qui ont des béliers, ils ont égorgé leur bétail et on a partagé le repas ensemble. Et on a même invité certains chrétiens avec nous. »

 

De son côté, le premier Ministre Mahamat Kamoun s'est rendu dans le 7e arrondissement de Bangui, entouré de la ministre de la Réconciliation, de l'imam Oumar Kobine Layama, et de représentants des communautés chrétiennes, tous invités pour l'occasion, dont des membres des groupes anti-balaka.

 

Pour Adrien Poussou, conseiller du Premier ministre, une telle rencontre est aujourd'hui possible parce que la réconciliation est effectivement en marche en Centrafrique : « Nos compatriotes ont compris que la religion n’a rien à voir avec la politique. Nos frères musulmans peuvent vivre avec nous parce qu’ils sont centrafricains. »

 

L'imam a demandé l'aide du gouvernement pour la reconstruction de la mosquée du 7e arrondissement. De leur côté, les anti-balaka ont assuré de leur détermination à consolider le vivre ensemble.

La Centrafrique fête l’Aïd dans un contexte de réconciliation
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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 10:40

 

 

 

« SAUVONS  LE CENTRAFRIQUE »

 

LONDO-PATRIE-PGD-UDPP

 

 

DECLARATION RELATIVE AU SCANDALE « DON ANGOLAIS »

 

C’est avec stupéfaction que le peuple Centrafricain a suivi les révélations gravissimes de l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique, sur la gestion peu orthodoxe du don Angolais.

 

Au moment où des centaines de milliers de nos compatriotes sont en proie aux affres de la misère,  où ils dorment à la belle étoile, exposés à la pluie, au paludisme et aux morsures des serpents, ces révélations viennent jeter une lumière crue sur les motivations des autorités de transition, qui sont à des années-lumière des intérêts du peuple Centrafricain.

 

Les tentatives désespérées du Directeur de Cabinet de la Cheffe de l’Etat de Transition, devenu, le temps d’un don, et contre le bon sens le plus élémentaire, ordonnateur des dépenses de l’Etat en lieu et place du Ministre des Finances, et comptable public, ne font que renforcer le soupçon. 

 

En effet, un récapitulatif dans un tableau Excel, même pour une épicerie, ne saurait tenir lieu de justificatifs, quand, dans le même temps, les autorités citées dans cette affaire ont soigneusement évité les circuits autorisés et le trésor public. 

 

Ces révélations venant s’ajouter  à des actes attentatoires à l’esprit et à la lettre de la Charte de  Transition, notamment la nomination d’un Premier Ministre sans le consensus requis, constituent la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

 

Face à cette gestion solitaire et clanique d’un pouvoir dont la préoccupation aurait dû être la recherche permanente de l’adhésion populaire à partir du constat de déficit de légitimité du fait du mode d’élection exceptionnel ;

 

Face aux graves soupçons de prévarication qui pèsent sur certaines autorités de transition ;

 

Face à l’arrogance érigée en mode de gouvernement et tenant lieu de substitut à la compétence et à la bonne gouvernance ;

 

La plateforme politique « Sauvons le Centrafrique » exige :

 

·         L’ouverture sans délai d’une information judiciaire, concomitamment avec la constitution d’une commission parlementaire, qui permettraient de dévoiler l’identité des bénéficiaires des détournements présumés. Le fallacieux prétexte de « fonds politiques » ne saurait tenir lieu de paravent, dans la mesure où l’argent n’a jamais atteint le Trésor public pour être ordonnancé dans les règles de l’art.

 

·         La Convocation d’une concertation entre toutes les forces vives de la nation sur l’avenir de la transition, notamment par rapport au report annoncé des élections générales. Cette concertation pourrait se tenir en une journée.

 

D’ores et déjà, la plateforme politique « Sauvons le Centrafrique » estime qu’il vaut mieux organiser des élections au plutôt que de rester dans un quasi-régime à la légitimité se fracassant chaque jour sur les récifs des « affaires ». 

 

En tout état de cause, il n’y a pas à ce jour un seul périmètre du territoire nation qui soit inaccessible, ce qui justifierait le report sine die des élections générales.

 

Fait à Bangui le 4 Octobre 2014

 

 

LE COORDONNATEUR

 

 

MAITRE HENRI POUZÈRE

DECLARATION DE "SAUVONS LE CENTRAFRIQUE" RELATIVE AU SCANDALE « DON ANGOLAIS »
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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 03:54

 

 

 

 

Par RFI  03-10-2014 à 21:18

 

La ville de Bambari en Centrafrique se remet d'une journée de combats qui a fait une dizaine de morts et une quinzaine de blessés le 1er octobre. La tension est toujours palpable dans la troisième ville du pays après la tentative d'attaque par de jeunes musulmans sur un camp de déplacés. Un représentant de la communauté musulmane condamne ces nouvelles violences et lance un appel au calme.

 

« On sent toujours beaucoup de rage et de frustration ici ». C’est ainsi qu’une humanitaire décrit la situation à Bambari suite aux affrontements meurtriers qui ont secoué la ville mercredi. Cette nouvelle flambée de violences serait la conséquence directe d’une attaque commise sur des civils musulmans au petit matin.

 

Selon Moussa Zoubirou, un des représentants de cette communauté à Bambari, trois personnes auraient perdu la vie ce jour-là et une aurait été blessée. « Leurs corps ont été déposés dans l’enceinte de la mosquée centrale et c’est là que la foule s’est rassemblée pour crier son indignation », explique-t-il, décrivant des jeunes alors « très fâchés ». Ce sont ces derniers qui attaqueront en milieu de matinée le camp de déplacés situé sur le site de la Minusca. Ils pensent trouver dans ce camp où se massent plus de 2000 personnes les meurtriers des musulmans, des anti-balaka selon eux.

 

« Nous condamnons cette attaque. Les jeunes qui ont attaqué ce camp sont des brigands », insiste Moussa Zoubirou. Par ailleurs, les locaux de l’association américaine Mercy Corps ont été entièrement saccagés et un des membres de leur personnel blessé. Les forces militaires françaises et celles de la Minusca s’interposeront à plusieurs reprises face à différents groupes armés.  

 

RCA: appel au calme après les nouvelles violences à Bambari
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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 03:22

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE No 001/ 03/2014/ (BRI)

 

 

Assemblée Générale pour la refondation d’un Mouvement et de la désignation de sa Coordination Politique et Militaire.

 

Chers compatriotes, nous, officiers, sous-officiers, militaires de rang de l’ex coalition Séléka, tenons à informer la Communauté nationale et internationale de la tenue d’une Assemblée Générale Constitutive qui se tiendra du 09 au 10 octobre 2014 à Bambari (Ouaka). Cette assemblée a pour objectif de se pencher sur les maux qui avaient gangrené le précédent mouvement d’en tirer les conséquences et de mettre en place une nouvelle coordination Politique et Militaire.

 

 Les organes, une fois constitués, seront les représentants légaux du mouvement.

 

Par contre, toute personne ayant participée à la gestion chaotique de la précédente Coordination politique, est indéfiniment et solidairement responsable de la situation de détresse que nous traversons. Par conséquent, elle ne peut prétendre à la candidature pour un poste donné dans cette nouvelle Direction.

 

 En outre, nous lançons un appel solennel à nos frères d’armes pour qu’ils se désolidarisent de ces opportunistes et de se joindre à nous afin de rebâtir ensemble « la nouvelle Centrafrique, réconciliée avec elle-même, unie et prospère ».

 

 

 Fait à Bambari, le 03 Octobre 2014

 

 Le Bureau Provisoire

 

Capitaine AHMAT NAJAT IBRAHIM

 

 

 

Ampliation: - Presse

 - Archive

 

Ex-Séléka : Encore une AG de refondation d'un nouveau mouvement
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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 01:54

 

 

 

 

Par Vincent Hugeux et Eric Pelletier, publié le 03/10/2014 à 18:51, mis à jour à 18:53

 

Soumeylou Boubeye Maïga, 60 ans, est entendu dans le cadre de deux affaires: un contrat portant sur la livraison d'uniformes. Et pour ses liens avec Michel Tomi, entrepreneur corse mis en examen pour "corruption d'agent public étranger" en juin dernier. 

 

Soumeylou Boubeye Maïga a été placé en garde à vue, jeudi soir, dans les locaux de la Direction centrale de la police judiciaire, à Nanterre (Hauts-de-Seine). Cet ancien ministre de la Défense du Mali, natif de Gao, a d'abord été entendu dans le cadre d'un contrat portant des uniformes militaires. Depuis ce vendredi après-midi, les enquêteurs l'interrogent dans le cadre d'un second dossier: l'affaire dite "Michel Tomi", du nom de ce chef d'entreprise corse ayant bâti une fortune colossale dans les pays africains. 

 

En filigrane apparaîtraient aussi les conditions d'acquisition du nouvel avion de la présidence malienne, dossier dans lequel Michel Tomi aurait joué un rôle, comme l'indique Jeune Afrique. 

 

De substantielles surfacturations?

 

Journaliste de formation, Soumeylou Boubeye Maïga a fait ses études à Dakar et Paris. Il a été, tour à tour, directeur général de la DGSE malienne (sécurité d'Etat), des Forces armées, puis des Affaires étrangères sous Amadou Toumani Touré, alias ATT, et, après l'accession à la présidence d'Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), de nouveau titulaire du portefeuille de la Défense et des Anciens combattants. Il a démissionné le 27 mai 2014 au lendemain du fiasco de la contre-offensive déclenchée sur Kidal (extrême-Nord). 

 

La présidence malienne a ordonné voilà peu l'annulation d'une douzaine de contrats d'armements conclus sous son autorité. Lors d'une mission récente, une équipe d'enquêteurs du Fonds monétaire international (FMI) aurait mis en évidence de substantielles surfacturations.  

 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/l-ancien-ministre-de-la-defense-malien-en-garde-a-vue_1607792.html#5uoW2ZD2wd7jLSvg.99

 

 

NDLR : A noter que Soumeylou Boubeye Maiga est le numéro 2 de la mission de l'Union Africaine (MISCA) en Centrafrique

L'ancien ministre de la Défense malien en garde à vue
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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 01:51

 

 

 

 

http://www.defense.gouv.fr/    03/10/2014 11:47

 

Pour ce numéro  «Centrafrique : quand Panthère désarme la route de l'ouest", le Journal de la Défense (#Jdef) a suivi pendant plus d'un mois les militaires français et les soldats de la Misca en Centrafrique. Leur mission : rétablir la sécurité sur les 586 kilomètres qui relient Bangui au Cameroun. Cet axe routier, véritable cordon ombilical, est un des seuls moyens d'alimenter le pays en denrées alimentaires, en matériel et en aide humanitaire.

 

Au programme de ce numéro 96 d'octobre 2014 :

 

1ere partie : L'opération "Batouri" est lancée le 9 février 2014. Nous suivrons les soldats du GTIA "Panthère" lors de leur première étape de Bangui à Yaloké. 250 km durant lesquels ils ont démantelé des check-point, stopper des exactions, protéger les populations...

 

2eme partie : Nous retrouverons les soldats de l'opération "Batouri" sur l'axe routier en proie aux attaques et aux pillages des camions de transport de marchandises... Il leur faudra plus d'un mois pour rouvrir et sécuriser la route.

"Centrafrique : quand Panthère désarme la route de l'ouest"
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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 16:47

 

 

 

 

http://lhistoireenrafale.blogs.lunion.presse.fr/  Le blog histoire d'Hervé Chabaud

 

Le ministère de la Défense a communiqué le vendredi 2 octobre 2014, un point de la situation en République centrafricaine (RCA). Plusieurs accrochages ont été relevés.


A Bangui, au cours d’une patrouille avec des unités de police constituées de la MINUSCA le vendredi 26 septembre 2014: ”l’arrestation d’individus armés de grenades a soulevé un début d’émeutes et de prises à partie dans la région de PK5, auxquelles la force a mis fin en ripostant. En fin de journée, les forces de sécurité intérieures appuyées par la force Sangaris ont arrêté des groupes armés qui progressaient dans le même secteur et incendiaient des maisons en réaction à des actes de brigandage”.

 

Ces incidents ont montré la bonne réactivité des forces de sécurité centrafricaines et le faible soutien de la population à ces groupes armés.

 

Le ministère indique aussi qu’à Bambari : ” la force Sangaris ainsi que la MINUSCA ont été prises à partie le 1er octobre par des groupes lourdement armés qui cherchaient à attaquer le camp de l’ONU. Dans le même temps, la force Sangaris a dû s’interposer en protection de la population au Sud de la ville, alors qu’un autre groupe armé la menaçait. L’action combinée des forces Sangaris et de la MINUSCA ont contraint ces différents groupes à se replier. Dans leur retrait, ces derniers ont pillé deux sites d’organisations non gouvernementales qui apportent des soins sur le camp de réfugiés. Le calme a été rétabli dans la zone”.

 

Les tensions dans l’Est du pays, sont expliquées comme liées des conflits interconfessionnels, à des divisions au sein du mouvement ex-Séléka, et à l’imbrication de différentes communautés. “Cette situation a amené la force Sangaris à engager une ré-articulation de son dispositif, dont le centre de gravité sera progressivement ramené l’Est du pays ainsi que dans le couloir central”.


Le ministre conclut que dans l’ensemble du pays, la force Sangaris poursuit son action en appui de la MINUSCA et des forces de sécurité intérieures (FSI). La France indique aussi que : “La force de l’ONU poursuit sa montée en puissance : des forces burundaises ont ainsi rejoint Sibut le 26 septembre et le dispositif congolais à Boda devrait être rapidement renforcé, ouvrant la perspective d’un désengagement de la force Sangaris à Boda dans les jours à venir. Dans l’Ouest, la force Sangaris prépare également son désengagement de Bossangoa”.

 

Opex: la situation de la force Sangaris en Centrafrique
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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 16:14

 

 

 

 

Roland Marchal, spécialiste de la Centrafrique, chargé de recherche au CNRS et enseignant à Sciences Po Paris est à Bangui. 

Il répond aux questions de V.M pour LNC 

- LNC : Mr Marchal, vous êtes en Centrafrique pour une raison particulière ? 


- Roland Marchal : Je suis ici pour une mission dans le cadre du CNRS 

- LNC : Quel est votre sentiment d'ensemble sur la situation actuellement ici ? 


- R.M : Disons qu'il y a une grande déception du côté de la Communauté internationale, et qui commence à se crisper avec ce qui se passe du côté du pouvoir, c'est à dire rien. 
Il n'y a pas de résultat avec ce gouvernement qui porte bien son nom de transition. 
Les choses se déroulent indépendamment de la volonté du gouvernement. 
Aucune dynamique n'est d'ailleurs impulsée au processus de réconciliation. 

- LNC : Un gouvernement irresponsable ? 


- R.M : Ecoutez, oui ! Le problème principal vient du côté du gouvernement qui ne contrôle rien. 
Beaucoup de gens, même les centrafricains sont surpris par ce qui se passe. On crée des commissions à tout bout de champs pour pas grand chose. 
Le gouvernement préfère rester à Bangui pour faire de la rhétorique et des péripéties. Alors que l'insécurité règne dans les provinces. 

- LNC : Le fait que la présidente de transition Samba-Panza refuse d'aller en province vous surprend ? 


- R.M : Evidemment ! 


Que des voyages à l'étranger, c'est INI-MA-GI-NA-BLE. 
Et cela coûte très cher, et avec toujours plein de délégations. 
100 millions de F CFA par ci 100 millions par là pour ces voyages, c'est énorme pour un pays comme la RCA. Mme Samba-Panza vient de passer une quinzaine de jours aux USA, c'est beaucoup. 

- LNC : Y a-t-il un problème de gouvernance selon vous ? 


- R.M : Ce gouvernement a certainement des excuses, mais pas pour ses absences de stratégie, de mauvaise gouvernance et des éventuelles corruptions dont on parle actuellement. 
Comme je viens de le dire, Mme Samba-Panza et ses ministres passent leur temps à voyager à l'étranger. 
Là j'apprends que le Dialogue national qui était prévu pour novembre sera probablement repoussé en février 2015. Et en même temps sous quelles formes ? Avec qui ? Quel en est le calendrier ? 

Les Accords de Brazzaville, c'est bien joli sur le papier, mais ils ne servent à rien, il n'y a pas d'application. 
Quelle est l'opérationnalité de tout cela ? Et encore faille-t'il le vouloir. 
Il faut poser des actes. Mais à Bangui, on ne se contente que de discours. 
Je suis assez amer avec ce gouvernement. 

- LNC : Comment parvenir à une pacification du pays avec des groupes armés qui installent dans le pays anarchiquement des Etat majors militaires ? 


- R.M : Les problèmes ne sont pas les mêmes suivant les groupes armés que l'on considère. Car il ne faut pas appliquer à tous le même type de négociation. Or, le gouvernement ne se contente que de faire des copiers-collés des documents onusiens. 

- LNC : Des élections que l'on vient de repousser, dans un tel climat sont-elles possible ?

 
- R.M : Bien sûr ! Si je devais faire un pari, je dirais fin 2016, mais ce sera probablement pour 2017. 

Vous savez, si l'ONU veut des élections, il y'aura des élections. 

Ce n'est qu'une question de volonté et d'argent. Il y a des donateurs pour ça. 

Au Mali, Hollande avait décidé qu'il y'aurait des élections en juillet 2013, et cela s'est fait. Alors qu'il n'y avait rien pour ça. 
Ici, on est tout content de dire que l'on a mis en place des cartes d'identité biométriques. 

Pour des élections, il faut 100 millions de $. Mais quel en serait le sens pour ne pas radicaliser les communautés ? 
Combien de musulmans doivent retourner au pays avant pour que cela ait une crédibilité ? 
Et puis, il faut avant, qu'un réel processus de réconciliation soit mis en place. Pour le moment ce n'est pas le cas. 

- LNC : Sangaris, Stop ou encore ? 

- R.M : Contrairement à ce que disent beaucoup de gens, la France n'a rien à gagner ici. Il faut savoir que la Sangaris coûte 800.000 euros par jour à la France. 
C'est elle la plus engagée dans le pays, les Sangaris ne peuvent pas partir comme ça ! 

- LNC : Pourquoi ?

 
- R.M : Parce qu'il y a de beaux discours à Bangui, mais il y a les errements constatés de la Misca qui se retrouvent dans la Minusca. 
La situation actuellement est telle que le retrait français sera retardé, même si les Sangaris ne demandent qu'à quitter le pays. Surtout depuis que Hollande a encore ouvert des fronts guerriers ailleurs. 

- LNC : Se relève-t-on d'une crise aussi profonde ?

 
- R.M : Il y a des choses étranges. Les milieux économiques se lamentent. Beaucoup de taxes, des levées de taxes sans arrêt. Ils ne peuvent pas renouveler leur trésorerie. 
Ce n'est pas tout cela qui va inciter les opérateurs économiques à investir. 
Maintenant, l'Union Européenne se démène. Il vient de mettre en place un grand plan de développement en 3 phases pour de nombreuses années, et la Banque Mondiale également se bouge pour la reconstruction économique. 

- LNC : Si vous deviez avoir un mot de conclusion ?


- R.M : Vous savez, le gouvernement centrafricain n'est pas du tout innovateur. Et il y a ce sentiment d'irréalisme, des délais comme du reste. 



© Octobre 2014 lanouvellecentrafrique.info

 

Lu pour vous : Centrafrique : Roland Marchal, "Ce gouvernement n'est pas innovateur"
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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 15:03

 

 

 

 

vendredi 3 octobre 2014 Jossart Muanza(AEM)

 

Le gouvernement angolais a confirmé lundi l’envoi en Centrafrique de 1.800 hommes pour intégrer la Minusca (Mission des nations-unies en Centrafrique). L’opposition parlementaire a réagi à cette décision en exigeant que le parlement soit informé dans les moindres détails sur ce qui sera la première participation de l’Angola dans une opération de maintien de la paix des Nations unies. Le contingent angolais sera constitué d’une unité médicale, d’une unité motorisée et de deux bataillons.

 

 « C’est une obligation pour le Président de la République d’en informer le Parlement comme le stipule la Constitution » rappelle le leader du PRS Eduardo Kuangana. Un avis partagé par le porte-parole de la coalition CASA-CE, Lindo Bernardo qui estime, pour sa part, que l’Assemblée nationale a effectivement le droit d’être informée notamment sur le coût, le type de mission et dans quelles conditions les soldats angolais devraient être déployés sur un territoire étranger.

 

Avant le ministre des affaires étrangères Georges Chicoty, Joaquim do Espirito Santo, le directeur Afrique du ministère angolais des Relations extérieures, avait justifié ce déploiement en ces termes : «  Nous devons donner l’exemple et renforcer la présence de la mission afin d’assurer la paix dans le pays. » 

 

Jossart Muanza (AEM)

 

Changement de cap


 Il s’agit là d’un changement de cap dans la politique extérieure pratiquée par l’Angola ces dernières années. Jusqu’à présent, le pays, deuxième producteur de pétrole du continent derrière le Nigeria, limitait son action à une aide humanitaire, financière, voire de la formation militaire, refusant catégoriquement l’envoi de troupes.

 La participation à la Minusca constituera donc une première dans l’histoire de l’Angola qui n’avait pas, jusqu’ici, pris part à aucune opération de maintien de la paix de l’ONU dans le monde.


 Même si dans le passé, l’armée angolaise était déjà intervenue hors de ses frontières, notamment au Zaïre devenu la RDC. En 1997, le président angolais avait en effet envoyé des troupes pour aider la rébellion qui marchait sur Kinshasa afin de renverser le maréchal Mobutu et ainsi favoriser l’accession au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila. L’année suivante, il renvoyait un contingent pour soutenir Kabila menacé par les forces rwandaises qui, pourtant, l’avait aidé l’année précédente à renverser Mobutu au sein d’une coalition régionale qui, outre l’Angola, comptait notamment l’Ouganda et le Zimbabwe. 

 

 En 1997, l’Angola avait également envoyé au Congo-Brazaville des forces en soutien aux miliciens de Denis Sassou Nguesso, entrainant le renversement de Pascal Lissouba, président élu en 1992 après l’instauration du multipartisme.

 

(Avec AFP)

 

Envoi de troupes angolaises en Centrafrique
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