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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 12:15

 

 

 

 

Par RFI 03-11-2014 à 07:36

 

Le calme semblait revenu dimanche à Bangui, la capitale centrafricaine. Vendredi et samedi, des échanges de tirs avaient opposé les forces internationales à des hommes armés, notamment dans le quartier de Boy Rabe, considéré comme un fief anti-balaka. A l'origine de ces échanges de tirs, une opération de désarmement lancée par la Minusca, en collaboration avec les polices et la gendarmerie locale, ainsi qu'avec la force française de Sangaris. Un mois et demi après son déploiement, la Minusca se dit déterminée à poursuivre ces opérations, avec des résultats pour le moment mitigés.

 

Cela fait des mois que les habitants de Bangui réclament aux forces internationales des opérations de désarmement. Après les violences qui ont de nouveau paralysé la capitale début octobre, la Minusca semble décidée à occuper le terrain. « La mission est sous forte pression notamment du Conseil de sécurité de l'ONU », confie une source diplomatique. Fouilles de domiciles, perquisitions, saisies d'armes... la méthode a changé et a permis, selon la Minsuca, l'interpellation de plus de 80 personnes depuis la mi-septembre dont 5 au cours de l'opération déclenchée vendredi.

 

Mais, de sources militaires et diplomatiques, les forces onusiennes n'ont pas encore réussi à mettre la main sur l'une de leurs principales cibles : un certain Andilo, chef anti-balaka, et auteur présumé de nombreuses exactions.

 

« La population a peur »

 

Certains habitants saluent l'opération de vendredi. D'autres s’inquiètent des troubles qu'elle a entrainés dans les quartiers ciblés. Selon des témoins, les échanges de tirs, d'abord nourris, puis sporadiques se sont poursuivis jusque dans la nuit de samedi à dimanche. « La population a peur », confiait hier un habitant resté terré chez lui vendredi pendant plusieurs heures. Une source humanitaire évoque également un paysage « de guérilla urbaine » et déplore de nouveaux déplacements de population.

Centrafrique : le laborieux désarmement des milices à Bangui
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Centrafrique-Presse.com
3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 12:13

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-11-03 10:06:31 - La rentrée scolaire 2014-2015, l’insécurité à Bambari, située à 380 km au nord-ouest de Bangui, la transition et la démission forcée de Blaise Compaoré suite à la pression du peuple, font la Une des journaux de ce lundi.


L'Hirondelle exprime son inquiétude avec ce titre : « la rentrée scolaire coince : six points de revendications syndicales sur la table du gouvernement » alors que Centrafric Matin met en avant les apprenants en mettant en manchette : « Les élèves posent les préalables de la rentrée scolaire 2014-2015 ». 


Selon L'Hirondelle, c'est le front social qui s'y mêle désormais. Mais le journal estime que cela n'est guère étonnant car dans bien de pays défaillants, la rentrée scolaire a toujours été une arme redoutable entre les mains des enseignants pour faire aboutir des revendications relatives à leur condition de vie et de travail.


Parmi ces six points de revendication figurent entre autres, précise ce journal, « la restauration de la sécurité, l'apurement des quatre mois d'arriéré de salaire et le déblocage des effets financiers des avances ».


« Je n'ai pas fini l'année scolaire 2013-2014. Si la sécurité revient dans le 3è arrondissement, je serai contente d'aller à l'école » confie, Bénicia, élève en classe de CM1 au Complexe Scolaire Marie Thérèse, situé derrière le quartier Kina dans le 3è arrondissement. 


Sur un tout autre plan, Médias+ a fait un « Dossier Spécial Bambari-Ouaka, l'enfer ». Le journal indique que « la population de Bambari demande le désarmement des forces négatives locales et le départ du capitaine algérien de la Sangaris pour vivre enfin en paix » titre Médias+. 


Selon Média+, le 26 octobre la population de la rive gauche de la Ouaka a organisé un concert de casserole pour extérioriser sa colère au sujet de l'insécurité généralisée qui règne à Bambari et le mardi 27 octobre c'est une marche pacifique. Cette-fois-ci sur les banderoles « Non à Hollande et aux peulhs. Nous voulons la paix ».


« Notre colère se justifie par le fait que les Sangaris n'assurent pas la sécurité et arment les peulhs contre la population non musulmane. Nous avons mal apprécie les propos du capitaine Samir de la Sangaris qui nous invite à demander pardon aux peulhs », rapporte Média+.

Le Confident se contente d'un « Bambari exprime son ras-le-bol ».


Centrafric Matin revient sur la promesse de la présidente de la transition au lendemain de la formation du gouvernement Kamoun. 


« Dans trois semaines, le gouvernement Kamoun sera évalué. Utopie ou réalité. La population attend avec patience », titre ainsi le journal.


Le Centrafricain lambda s'interroge, fait remarquer ce journal se demandant si réellement cette mesure sera exécutée à la loupe. Comme la RCA est un pays où les dirigeants politiques n'ont pas respecté et ne respectent pas leurs programmes ou leurs plans d'action ? 

« Pouvons-nous croire à cette initiative ? Attendons voir », a-t-il commenté.

En dehors de nos frontières, Le Démocrate, revient sur « La leçon de Ouaga ». Selon ce journal, la modification de la constitution est monnaie courante dans la société africaine. Il suffit d'avoir une majorité à l'Assemblée nationale et le compte est fait. Au nom du peuple, avec ou sans consentement de la population. Mais avec l'évènement de Burkina Faso où un projet de ce genre a occasionné un changement politique, illustre le changement de mentalité du peuple africain désormais capable de se prononcer sur son destin, avertit Le Démocrate. 


Et Le Citoyen, de renchérir « la rue a eu raison de Blaise Compaoré. A qui le prochain tour ? » avant de s'interroger « est-ce le début de l'automne africain ? ».


A l'en croire, le monde s'accorde pour dire que c'est une bonne leçon de démocratie, un avertissement pour ceux là, des chefs d'Etat africains qui, après des décennies aux commandes de l'Etat, veulent mordicus y mourir.

 

http://www.apanews.net/article_read-808619-rentrescolaire-inseritetransition-et-chute-de-blaise-compaore-la-une-eangui.html#sthash.wBcpGKQw.dpuf

Rentrée scolaire, insécurité, transition et chute de Blaise Compaoré à la Une à Bangui
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 12:09

 

 

 

 

Par Igor Gauquelin  03-11-2014 à 07:21

 

Les événements de ces derniers jours sont-ils l'épilogue d'une dualité historique, qui a marqué la mémoire collective des Burkinabè pendant plus de trente ans ? En 1983, le révolutionnaire Thomas Sankara prend le pouvoir dans le pays. Il deviendra une icône continentale. Mais après quatre ans de règne, il meurt dans un putsch qui conduit son compagnon d'armes Blaise Compaoré au pouvoir à sa place. Qui est responsable de l'assassinat du président Sankara ? Les historiens doivent s'emparer de la question, assure sur RFI l'ancien ministre Salif Diallo. De son côté, la compagne de Thomas Sankara demande, sur notre antenne également, que la justice soit enfin rendue.

 

Samedi 1er novembre, RFI avait pu s'entretenir par téléphone avec la compagne de Blaise Compaoré, Chantal. Elle avait alors confirmé avoir trouvé refuge à Yamoussoukro, en Côte d'Ivoire, avec son président démissionnaire de mari. Le lendemain, dimanche, une autre femme a pris la parole : celle de Thomas Sankara, prédécesseur de M. Compaoré. Mariam Sankara nous a confirmé être l'auteure d'une lettre datée de la veille, et adressée au peuple burkinabè. Dans cette missive, l'ancienne première dame écrit : « Chers compatriotes, vous venez de remporter une victoire sans précédent par cette insurrection populaire. » « En se référant à la révolution du 4 août (1983, soit l'arrivée au pouvoir de son mari, NDLR) la jeunesse burkinabè a réhabilité Thomas Sankara. »

 

Sur l'antenne de RFI, depuis Montpellier où elle réside désormais, Mariam Sankara explique : « Vous avez vu cette jeunesse, qui est partie mains levées devant les militaires qui avaient des armes et s'est battue pour cette victoire ? C'est la victoire de la jeunesse. Et quand on sait que certains de ces jeunes n'étaient pas nés quand Sankara était encore là, et que ces jeunes font référence à mon mari, qu'ils perpétuent cette mémoire, c'est une réhabilitation. Il est toujours là, il est toujours vivant. Ses idées sont toujours vivantes. Vous voyez, même la place où ils se réunissent ; cette place, le régime de Compaoré l'a appelée place de la Nation, alors que du temps de mon mari, c'était la place de la Révolution. Et ils l'appellent de nouveau place de la Révolution ! J'en suis très fière. »

 

Une histoire vieille de 27 ans

 

Mariam Sankara semble suivre l'évolution de l'insurrection burkinabè de près. D'où son appel à la « vigilance » : « Je demande à tous les acteurs, tous ceux qui ont contribué au départ de Blaise, au changement, d'être unis et vigilants afin que cette victoire aboutisse à des élections libres et transparentes. Effectivement, la situation est encore confuse au Burkina Faso. Mais je pense que les choses vont rentrer dans l'ordre rapidement, et je sais qu'au Burkina, rien ne sera plus comme avant. Jusqu'à présent, il y a des discussions, il y a le flou. C'est parce que le peuple a pris conscience de sa victoire. Donc, ça se passera dans l'intérêt du peuple, comme le peuple le veut. Cela prendra le temps qu'il faut, mais j'ai confiance. »

 

Nul doute : la veuve du président Sankara est satisfaite du départ de Blaise Compaoré. Sa chute marque pour elle la fin d'une période personnelle longue de 27 ans, commencée brutalement par la mort de son mari : assassinat le 15 octobre 1987 lors d'un putsch qui conduira M. Compaoré, son frère d'armes, ministre et ami, à prendre la tête du pouvoir à sa place. « Je suis contente qu'il soit parti, dit Mariam Sankara à RFI, et surtout parti de cette manière, chassé par la population. Je ne m'y attendais pas. Lui qui pensait qu'il était intouchable, éternel. Que ce soit par une insurrection populaire que son régime prenne fin, c'est quand même quelque chose. »

 

Divergences politiques au sommet

 

Thomas Sankara, président charismatique du Burkina Faso et icône du panafricanisme, a pris le pouvoir à Ouagadougou dans la nuit du 4 août 1983, déposant au passage le président d'alors, Jean-Baptiste Ouédraogo, toujours en vie actuellement. Comme RFI l'a déjà écrit, en 1983, M. Sankara est appuyé par Blaise Compaoré et les hommes du CNEC. Selon les mots du leader de cette révolution, le putsch répond à « 23 années de néocolonisation ». Objectif : édifier un « Etat de démocratie populaire ». Le nom du pays est changé ; la Haute-Volta devient le Burkina Faso, « la patrie des hommes intègres ». Il est, dès lors, dirigé par le Conseil national de la révolution (CNR). Blaise Compaoré est ministre dans ce gouvernement révolutionnaire qui entend privilégier les plus fragiles, notamment les femmes et la jeunesse.

 

La révolution est d’abord accueillie avec enthousiasme par la population, mais elle s’essouffle rapidement. M. Compaoré, qui s’opposait à Thomas Sankara à propos de la direction à donner à la révolution, renverse le régime et prend le pouvoir le 15 octobre 1987. M. Sankara est tué avec 13 autres personnes ce jour-là. L'une des premières mesures que prend le nouveau président consiste à dissoudre le CNR. Le nouveau régime dénommé Front populaire entend opérer une « rectification » du processus révolutionnaire. Les éléments sankaristes sont réprimés jusque dans l’armée, et la politique économique et sociale du pays se droitise. Le nouveau gouvernement renoue avec la chefferie coutumière dont Sankara avait aboli les privilèges. Il donne aussi des gages aux hommes d’affaires, qui seront les principaux bénéficiaires des privatisations d'entreprises d’Etat lancées au début des années 1990.

 

« Sankara a commis aussi des erreurs »

 

Le duo Compaoré-Sankara aura marqué l'imaginaire collectif du Burkina Faso pendant plus de trente ans. Vendredi 31 octobre 2014, jour de la chute du président Compaoré, l'éditorialiste Afrique de RFI Jean-Baptiste Placca a décrit sur notre antenne cette rivalité historique : « Je pense qu'au départ, ils devaient tous avoir la même sincérité révolutionnaire si l'on ose dire. La réalité est que Thomas Sankara était dans le discours qui enflammait les foules, et Blaise Compaoré était dans l'action. Un certain nombre de décisions annoncées par Thomas Sankara étaient mises en oeuvre par Blaise Compaoré. Jusqu'à l'assassinat de Sankara, personne ne doutait de la fraternité, de l'amitié entre ces deux hommes. »

 

Au moment où Jean-Baptiste Placca tenait ces propos vendredi à l'antenne, un ancien ministre burkinabè écoutait, à l'autre bout du combiné téléphonique. Son nom : Salif Diallo, ancien bras droit de Blaise Compaoré passé dans l'opposition il y a cinq ans. RFI tentera à plusieurs reprises de lui demander son sentiment en direct, au sujet de l'assassinat de Thomas Sankara. Jean-Baptiste Placca rappellera notamment qu'en 1987, « c'est lui qui nous expliquait, dans nos chambres d'hôtel à Ouaga, ce qui s'était passé, en quelque sorte. » Qui est responsable de la mort de Thomas Sankara ? Salif Diallo ne répondra pas, concédant néanmoins que les historiens devraient désormais s'emparer de la question. (écouter l'échange audio en bas de cet article)

 

« Tous les Burkinabè, même ceux qui étaient au pouvoir, reconnaissent aujourd'hui que Thomas Sankara était un grand patriote, un révolutionnaire, confie en revanche M. Diallo. A ce niveau, il n'y a même pas de débat. Mais nous disons qu'il a commis aussi des erreurs, à un moment donné, et c'est ce qui a mené aux affrontements de 1987. Il faut aussi le dire : la révolution d'août 1983 a été menée sur des bases politiques et idéologiques nébuleuses. Il y avait plusieurs composantes, plusieurs groupuscules idéologiques et politiques, qui étaient dans le CNR et qui utilisaient le paravent militaire pour assouvir leurs desseins politiques ou idéologiques. »

 

« Répondre de ses actes et de ses crimes de sang »

 

Au sujet de celui qu'elle appelle parfois simplement « Blaise », Mariam Sankara a écrit le 1er novembre les mots suivants : « L'image de médiateur dans la sous-région dont s'était drapé (Blaise Compaoré) ne doit en aucun cas le disculper. Et dire qu'en 2012, il a même caressé l'idée d'avoir le prix Nobel de la paix comme s'il oubliait tous les crimes ourdis depuis 1987. Ce monsieur qui était sollicité comme médiateur dans les conflits était en réalité celui qui les attisait. Des pays comme l'Angola, le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée, le Mali et la Côte d'Ivoire où il a trouvé refuge ont subi ses manœuvres de déstabilisation. Non, il ne doit pas couler des jours paisibles à Yamoussoukro. Il doit répondre de ses actes et de ses crimes de sang. »

 

A l'antenne de RFI, elle confirme ces propos : « Il faut qu'il soit traduit en justice pour les crimes dont il est responsable. Il y a l'assassinat de mon mari ; l'affaire Thomas Sankara est pendante au niveau des juridictions burkinabè, parce qu'il y a eu toujours déni de justice. Il y a aussi le dossier de Norbert Zongo, et j'espère aussi que les familles éplorées des victimes du 30(octobre 2014, NDLR) vont demander justice. » Elle les « exhorte » à le faire.

 

« Je crains que Blaise échappe à la justice, ajoute Mariam SankaraIl bénéficie de soutiens au niveau international, parce qu'il passait pour un médiateur dans certains pays de la sous-région. Mais en attendant, Blaise Compaoré était aussi cette personne qui participait à la déstabilisation de ces pays. Avec mes avocats, nous allons continuer à nous battre jusqu'à ce que Blaise soit jugé pour ce qu'il est exactement, pour ce qu'il a fait, parce que ce n'est pas possible qu'il ait participé aux conflits en Côte d'Ivoire, en Sierra Leone, au Liberia, et qu'il s'en sorte tranquillement. Qu'il reste tranquillement en Côte d'Ivoire ? Non, c'est pas juste. »

 

« Ils étaient des révolutionnaires »

 

Depuis la disparition de Thomas Sankara en 1987, l’épouse de l’ancien leader burkinabè n’a cessé de demander qu’une enquête soit menée pour déterminer les causes de la mort de son mari. Malgré le soutien du Comité des droits de l’homme de l’ONU en 2006, aucune enquête n’a jamais été lancée au Burkina Faso. Une première plainte pour assassinat a pourtant été déposée en 1997, dix ans après les faits. En 2010, Mariam Sankara a demandé à la justice burkinabè que le corps de son mari soit exhumé. Mais en avril dernier, le tribunal de grande instance de Ouagadougou s’est déclaré incompétent pour trancher le litige qui oppose la veuve et les enfants de Thomas Sankara à l’Etat burkinabè. Pour les proches, la justice burkinabè freine la procédure.

 

Accusé d’être le cerveau derrière la disparition tragique de son ami, Blaise Compaoré a toujours nié son implication dans ce meurtre. Il s’agit pour lui d’un « accident ». Les accusations font aussi état d’une intervention étrangère et désignent les Libériens Charles Taylor et Prince Johnson, voire même le président ivoirien de l’époque Félix Houphouët-Boigny. Vingt-sept années après, le mystère sur l’assassinat de Thomas Sankara reste entier. Le Comité des droits de l’homme des Nations unies a condamné le Burkina pour « refus d’enquêter sur les circonstances de la mort de l’ancien chef de l’Etat ».

 

« C'était une révolution », décrypte le journaliste Jean-Baptiste Placca. Sauf que « quand Compaoré est arrivé, il a parlé de rectification », ajoute-t-il. « Et donc, c'était des révolutionnaires qui, à un moment donné, ne s'entendaient plus. Il y avait donc deux camps, le camp de Compaoré et celui de Sankara. Ils étaient à couteaux tirés, et en l'occurrence, c'est celui qui a tiré le premier qui a eu raison de l'autre. Le 15 octobre 1987, je pense que Compaoré et les siens auraient pu être liquidés. Auquel cas, c'est Sankara qui aurait eu gain de cause. Voilà, les révolutionnaires se sont entretués, et le survivant a gouverné. Sauf que dans la démarche politique de Compaoré, ensuite, on n'a plus rien retrouvé de la révolution. Bon, on ne peut pas le lui reprocher, parce qu'il a quand même conduit son pays, encore une fois quand même. Il l'a un peu mis dans la lumière. »

 

Sur RFI, la veuve de Sankara relance le débat sur la mort de son mari
Sur RFI, la veuve de Sankara relance le débat sur la mort de son mari
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 12:04

 

 

 

 

APA- Abidjan (Côte d’Ivoire) 2014-11-03 09:51:33 - Le Front populaire ivoirien (FPI), parti fondé par Laurent Gbagbo dénonce la présence de Blaise Compaoré en Côte d’Ivoire, estimant que l’ex- président burkinabé ne peut pas ‘’s’en sortir à si bon compte’’ en ayant en prime un ‘’exil doré’’ sur le sol ivoirien, indique un communiqué transmis, lundi, à APA.


Après sa chute, ‘'Blaise Compaoré et son entourage sont accueillis en Côte d'Ivoire'' rappelle le FPI citant un communiqué officiel du gouvernement. 


Le Front Populaire Ivoirien, dénonce avec ‘'la plus grande fermeté cette présence de Compaoré en Côte d'Ivoire'', estimant qu'après ‘' tout ce que cet homme a fait contre son propre peuple au Burkina-Faso et contre le peuple ivoirien, Blaise Compaoré ne peut pas s'en sortir à si bon compte en ayant en prime un exil doré en Côte d'Ivoire'', souligne le communiqué. 


C'est pourquoi, poursuit le texte, le FPI exige que M. Blaise Compaoré réponde ‘'devant la justice de tous les crimes dont il est accusé ou soupçonné dans son pays, en Côte d'Ivoire et ailleurs en Afrique de l'Ouest''.


‘'On retient de ses 27 ans de règne qu'il a exercé un pouvoir absolu à l'intérieur, jalonné de disparitions et d'assassinats d'opposants et de membres de la Société Civile dont le plus célèbre est le journaliste Norbert Zongo assassiné en décembre 1998'', rappelle encore le communiqué signé par la Secrétaire générale Agnès Monnet. 


Selon elle, la manière dont il quitte le pouvoir, ‘'sans gloire'', chassé par ‘'son propre peuple'', signifie que M. Compaoré n'a pas engagé le Burkina-Faso sur la voie de la Démocratie, mais qu'il a tout mis ‘'en œuvre, au contraire pour empêcher l'émergence d'un environnement démocratique et le fonctionnement régulier des institutions d'un Etat moderne''. 


Vendredi dernier, M. Compaoré a présenté sa démission de la Présidence du Burkina Faso suite à une insurrection populaire, qui s'est opposée à un projet de modification Constitutionnelle qui aurait permis à Blaise Compaoré de briguer un nouveau mandat après 27 ans au pouvoir.

 

http://www.apanews.net/article_read-808616-le-parti-de-laurent-gbagbo-dence-%E2%80%98--l--exil-dore039---de-compaoreur-le-sol-ivoirien.html#sthash.VWkfTPxA.dpuf

 

 

Côte d'Ivoire : le RDR salue Alassane Ouattara pour l'accueil accordé à Blaise Compaoré

 

APA- Abidjan (Côte d’Ivoire) - 2014-11-03 07:09:07 - Le Rassemblement des républicains (RDR, au pouvoir) a salué, le Chef de l’Etat Alassane Ouattara pour son ‘’sens élevé de l'amitié et son grand humanisme’’ pour ‘’l'accueil et l'hospitalité qu'il a accordés au Président Blaise Compaoré et à ses proches’’.


Dans un communiqué transmis, lundi, à APA, le RDR ‘'regrette les pertes en vies humaines'' occasionné lors des événements qui ont conduit à la démission du Président Blaise Compaoré, et ‘'présente ses condoléances les plus attristées aux parents des victimes''.


Le parti présidentiel ivoirien, ‘'soucieux de la paix sous-régionale lance un appel aux hommes politiques et à la société civile du Burkina Faso afin de garantir la paix qui a caractérisé ce pays pendant près de 30 ans''.


‘'Le RDR loue la sagesse dont le Président Blaise Compaoré a fait preuve en acceptant de démissionner pour éviter à son pays de sombrer dans le chaos'', souligne le communiqué signé du Secrétaire général adjoint du parti, chargé de la Communication et Porte-parole, Joël N'guessan.


‘'Le RDR invite le peuple du Burkina Faso et particulièrement les hommes politiques et la société civile à tout mettre en œuvre pour préserver les importantes infrastructures sociaux économiques réalisées ces dernières années et qui font la fierté de ce pays'', poursuit M. N'guessan.


Selon lui, ‘'les liens séculiers, culturels et historiques qui existent entre le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire doivent demeurer forts pour constituer le moteur indispensable au développement économique et social des pays composant le Conseil de l'Entente et l'espace UEMOA''.

 

http://www.apanews.net/article_read-808606-ced--ivoire-le-rdr-salue-alassane-ouattara-pour-l--accueil-accorde-blaise-compaore.html#sthash.XEkhj4Wy.dpuf

Le parti de Laurent Gbagbo dénonce ‘' l'exil doré'' de Compaoré sur le sol ivoirien
Le parti de Laurent Gbagbo dénonce ‘' l'exil doré'' de Compaoré sur le sol ivoirien
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 03:13

 

 

 

 

http://gabonreview.com/    par Griffin Ondo Nzuey  lundi 03 novembre 2014 à 2:23

 

Sovereign Global France (SGF) a signé, la semaine dernière, un contrat pour la formation d’un bataillon de 450 soldats gabonais qui devront rejoindre les troupes onusiennes en Centrafrique.

 

Prévu pour être déployé à la fin du premier trimestre 2015 en République centrafricaine, un bataillon de 450 soldats gabonais devant rejoindre le contingent onusien devrait être formé sous peu par la Sovereign Global France(SGF). Les termes de cette opération ont été signés le 31 octobre dernier en France, entre le ministre de la Défense nationale, Ernest Mpouho Epigat, et le président de la SGF, Jérôme Paolini.

 

Ainsi, comme à Djibouti et au Tchad, rapporte le bloggeur Philippe Chapleau, relayant l’information sur le site «Ouestfrance», la SGF va mettre en condition opérationnelle et aux standards des OMP (Opération de maintien de la paix) les soldats gabonais sur une période de 3 ans. Il s’agit notamment d’un programme de conseil et d’assistance pour la mise aux normes ONU du bataillon de réserve gabonais déployé au sein de la Mission des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA).

 

La vingtaine de formateurs de la SGF axeront leur formation sur 3 volets, à savoir : le conseil et l’assistance au ministère de la Défense nationale dans ses relations avec l’ONU pour la préparation, la réalisation et le suivi du déploiement, la préparation du bataillon de 450 hommes en vue de sa projection et un programme de conseil et d’assistance pour les inspections onusiennes en Centrafrique et pour la maintenance des équipements sur le théâtre des opérations.

 

A en croire la source, «les activités de SGF devraient démarrer fin novembre, d’une part à Libreville, au sein du ministère de la défense et/ou de l’état-major général des forces armées, et d’autre part sur le camp de Mouila, à 400 km au sud-est de Libreville, pour l’équipe qui appuiera la montée en puissance du bataillon».

Lu pour vous : 450 soldats gabonais bientôt formés par la SGF
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 03:01

 

 

 

 

Par Tirthankar Chanda RFI   02-11-2014 à 00:22

 

Sous la présidence de Blaise Compaoré, le Burkina Faso s’est imposé comme un partenaire important de la France et des Occidentaux en général. Le régime Compaoré a joué un rôle essentiel en Afrique de l’Ouest et dans la résolution des crises. Aussi, l’Occident a-t-il préféré fermer les yeux sur la part d’ombre du régime burkinabè qui vient de tomber sous la pression de la rue.

 

L’onde de choc du renversement de Blaise Compaoré a été forcément ressentie dans les capitales occidentales, notamment à Paris et à Washington. « Le chef de l’État burkinabè (avait) su se rendre indispensable à ces deux partenaires en vendant l’image d’un pays pauvre mais entreprenant, bien administré, capable de régler les crises de la région ou de faire libérer à l’aide de ses réseaux des Occidentaux détenus par les mouvements islamistes opérant dans l’espace sahélo-saharien », affirme un rapport de l’International Crisis Group (ICG) sur le Burkina Faso paru en juillet 2013 (1).

 

Médiateur dans des crises politiques régionales depuis la crise qui a ébranlé le Togo en juin 1993, l’homme avait su s’imposer comme un intermédiaire incontournable. Il était devenu en quelque sorte, comme l’a expliqué sur rfi.fr le spécialiste de la vie politique africaine Francis Kpatindé, le successeur de Houphouët Boigny, qui fut jusqu’à sa mort en 1993 un interlocuteur privilégié des Français en Afrique de l’Ouest. Ce n’est pas, en effet, fortuit si le nom de l’ancien chef de l’État burkinabè en tant que médiateur apparaît pour la première fois en 1993, date où disparaissait son pair ivoirien.

 

Pompier pyromane ?

 

Depuis cette date, Blaise Compaoré a participé de près ou de loin à la gestion de pas moins de six crises ouest-africaines, au Liberia, en Sierra Leone, au Niger, au Togo, en Côte d’Ivoire, en Guinée et au Mali. Autant de dossiers qui lui ont permis d’exercer son talent de médiateur. Non sans habileté d’ailleurs, même si on l’a accusé, parfois à juste titre, de jouer au « pompier pyromane », notamment dans les dossiers libériens, sierra-léonais, ivoirien et malien.

 

Les détracteurs de Compaoré rappellent que sans le soutien apporté par son gouvernement, au début des années 2000, aux rebelles ivoiriens dirigés par Guillaume Soro, la crise politico-militaire qui se déclencha en Côte d’Ivoire le 19 septembre 2002 n’aurait jamais pu prendre l’ampleur que l’on sait. Le rapport de l’ICG abonde dans le même sens en rappelant que cette rébellion « n’aurait sans doute pas pu contrôler plus de 60 % du territoire ivoirien sans une base arrière solide au pays des hommes intègres ». De même, au Mali, le médiateur burkinabè est accusé de faire le jeu de la rébellion touarègue avant de s’inviter à la table de négociations en se faisant adouber par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (la Cédéao).

 

Entre-temps, l’homme fort de Ouagadougou avait réussi à renforcer ses liens avec ses parrains occidentaux en faisant fonctionner efficacement ses réseaux pour faire libérer un certain nombre d’otages occidentaux enlevés dans des pays voisins par al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Depuis plusieurs années, le Burkina Faso sert aussi de base aux militaires occidentaux pour la surveillance du Sahara. Les drones américains décollent de ces bases pour aller bombarder les terroristes installés dans la région. Quant à la France, elle a été autorisée à établir à Ouagadougou la principale base de ses forces spéciales dans le cadre de l’opération Barkhane.

 

Services rendus

 

Les relations entre le Burkina Faso et la France sont anciennes et complexes. Ex-puissance coloniale, la France est présente dans ce pays depuis la fin du XIXe siècle. Après le tournant de l’indépendance en 1960, les relations entre l’ex-métropole et le nouvel État qui s’appelait encore la Haute-Volta étaient au beau fixe. Elles se dégradèrent avec l’arrivée au pouvoir en 1983 du bouillant capitaine Thomas Sankara. Le régime révolutionnaire aux convictions anti-impérialistes que celui-ci mit en place s’est rapidement retrouvé en porte à faux avec la politique dictée par la France à ses anciennes colonies et qui consistait à défendre les intérêts français en Afrique. Les divergences ont éclaté au grand jour avec l’arrivée au pouvoir de la droite à Paris en 1986 – même s’il mettait tout au aussi mal à l’aise le président François Mitterrand. Un an plus tard, Sankara mourut assassiné pendant un coup d’État.

 

Le meneur de ce putsch est Blaise Compaoré qui devient le nouvel homme fort du Burkina Faso. Le vaste processus de «  rectification » que celui-ci lance au début de son règne pour tourner la page des années Sankara plaît aux autorités françaises, comme on peut l’imaginer, plus que la révolution démocratique et populaire sankariste. On est dans l’ère de la « Françafrique », ce réseau politico-affairiste qui a longtemps fait la pluie et le beau temps après les indépendances. Compaoré ne tardera pas à devenir un des piliers de la Françafrique dans la sous-région, tout en se réinventant comme médiateur pour faire oublier son passé de putschiste.

 

Les services qu’il a rendus depuis à la communauté internationale expliquent sans doute qu’on ne rappellera plus à Compaoré l’assassinat de Thomas Sankara qui a constitué le péché fondateur de son régime. Occultés les crimes qui ont ponctué ses 27 années de pouvoir, dont le meurtre par les membres de la garde présidentielle en 1998 du journaliste Norbert Zongo qui enquêtait sur la mort sous la torture du chauffeur du frère du président. Enfin, oubliés aussi les trafics d’armes et de diamants avec les insurrections angolaises, tout comme son implication aux côtés de Charles Taylor et Mouammar Kadhafi dans des guerres civiles qui ont ensanglanté la région. Elles se sont traduites par « le meurtre, le viol et la mutilation de 500 000 personnes en Sierra Leone et de près de 600 000 au Liberia », selon le bilan annoncé par un ancien procureur du Tribunal spécial des Nations unies pour la Sierra Leone.

 

Parallèlement, Blaise Compaoré a été initié à la Grande loge nationale française (GLNF), obédience conservatrice de la maçonnerie française à laquelle sont affiliés d’autres piliers de la Françafrique, comme le défunt président gabonais Omar Bongo, son fils Ali, leur homologue congolais Denis Sassou Nguesso ou encore le Tchadien Idriss Deby. Une occasion supplémentaire d’intégrer les réseaux d’influence franco-africains.

 

Aveuglement

 

Malgré ses parts d’ombre, Compaoré a toujours été accueilli avec égards par le pouvoir français. Peut-être parfois avec trop d’égards, comme en témoignent les félicitations que lui adresse, le 5 juin 2013, la socialiste Élisabeth Guigou, au terme de son audition devant la commission des Affaires étrangères du Parlement français : « Monsieur le président de la République, merci. Ces applaudissements, qui ne sont pas systématiques dans notre commission, témoignent de notre gratitude pour le rôle que vous jouez et pour la vision que vous avez du développement de votre pays et du continent africain. »

 

Pour maladroits qu’ils soient, surtout à la lumière des événements récents qui viennent de brutalement changer la donne à Ouagadougou, ces propos sont symptomatiques de l’aveuglement naïf et cynique dont Blaise Compaoré a longtemps bénéficié à Paris. Mais aussi à Washington. Le contenu des courriers de l’ambassadrice américaine Jeanine Jackson en poste au Burkina à la fin de la décennie 2000, révélé par WikiLeaks, relève du même aveuglement et d’indulgence intéressée. « Si nous les poussons, les pressons, les "cajolons" et travaillons avec eux pour continuer le processus nous pourrions vraiment les aider à faire de ce pays une réelle success story, écrivait l’ambassadeur. Cela ne sera pas facile, mais l’effort en vaut la peine. »

 

Non, l’effort ne valait pas la peine, car cette indulgence a son revers. Elle empêche les intéressés de voir venir la crise, en s’enfermant dans la tour d’ivoire de sa certitude de vivre dans l’impunité. Et toute une région en sort déstabilisée.

 

(1) Burkina Faso : avec ou sans Compaoré, le temps des incertitudes. Rapport Afrique n°205, 22 juillet 2013.

Blaise Compaoré: l’homme des Occidentaux?
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 00:34

 

 

 

 

Par RFI 02-11-2014 à 23:50

 

Alors qu’elle ne s’exprime publiquement que très rarement, Pascaline Bongo Ondimba, fille aînée et ancienne directrice de cabinet d’Omar Bongo Ondimba, a accordé une interview à un journaliste gabonais pour s’insurger contre les affirmations de Pierre Péan qui s’attaque violemment à la famille d’Omar Bongo dans son dernier livre Nouvelles affaires africaines : mensonge et pillage du Gabon.

 

Entourée de plusieurs enfants et parents d’Omar Bongo, Pascaline, dans son rôle de chef de la famille, a martelé que son frère n’est pas originaire du Biafra au Nigeria, comme l’affirme le journaliste français Pierre Péan. « Ali Bongo Odimba n’est pas biafrais. Ça me rend triste en même temps, parce que toute une famille est obligée de venir se justifier, de venir justifier la filiation. C’est honteux. Et ce n’est pas monsieur Ali Bongo que vous insultez, on insulte monsieur Omar Bongo », dénonce-t-elle.

 

Pascaline Bongo Odimba a aussi regretté que dans ses investigations, Pierre Péan ait oublié d’interroger les proches d’Ali Bongo dont il met en doute le bac obtenu en France et le doctorat aux États-Unis. « Il dit qu’il est allé à Alès (dans le département du Gard, sud de la France, ndlr) regarder, qu’il n’y avait pas le nom d’Ali. J’ai fait ma 6e à Alès. Si j’ai fait ma 6e, mon frère ne pouvait pas être au collège. [Pierre Péan] n’a demandé à personne, il a décidé d’écouter je ne sais pas qui qui lui a raconté n’importe quoi. C’est faux. Il faut qu’il vienne nous demander à nous », réclame-t-elle.

 

Pascaline Bongo était la plaque tournante de tous les dossiers du vivant de son père. Elle s’est retirée de la vie publique depuis la mort de celui-ci, mais affirme qu’il n’y aucun problème avec son frère : « Il n’y a pas de problème entre Ali et moi. Ce sont des gens qui racontent. Ça fait vivre certaines personnes ; ce sont les fantasmes de certains. » Il y a une semaine, la présidence gabonaise a refusé de commenter le livre de Péan.

Gabon: Pascaline Bongo Ondimba s’en prend à Pierre Péan
Gabon: Pascaline Bongo Ondimba s’en prend à Pierre Péan
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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 21:59

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-11-02 16:54:58 - Le directeur régional du développement de la FIFA, Seidou Mbombo Njoya, est arrivé dimanche à Bangui pour une visite de travail au cours de laquelle il fera avec les officiels centrafricains l’évaluation des activités de la Fédération centrafricaine de football (FECAFFOT) avant d’examiner avec eux les modalités de la reprise en RCA des activités de l’instance footballistique mondiale.


‘'Je suis en visite de travail à Bangui. Parce que, la FIFA souhaiterait reprendre langue avec les dirigeants de la fédération centrafricaine de football et de voir dans quelle mesure il est le possible de reprendre les activités avec l'association'', a déclaré à la presse locale le Camerounais Seidou Mbombo Njoya, peu après son arrivée à l'aéroport Bangui Mpoko.


Il a ajouté : ‘'C'est tout à fait normal que nous venions assister et soutenir l'association qui est évidemment en difficulté et a subi des contrecoups des événements que traverse encire la République Centrafricaine''.

 


Son agenda prévoit une série de rencontres avec les dirigeants de la FECAFOOT, des clubs et avec les officiels centrafricains.

 

http://www.apanews.net/article_read-808591-un-responsable-de-la-fifa-en-visite-de-travail-eangui.html#sthash.xhEwJmjd.dpuf

Un responsable de la FIFA en visite de travail à Bangui
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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 21:51

 

 

 

 


Bruxelles - AFP / 02 novembre 2014 21h24 - L'Union européenne a appelé dimanche l'armée du Burkina Faso à respecter les droits fondamentaux de la population, y compris celui de manifester pacifiquement.


Dans un moment crucial pour l'avenir du pays, nous appelons en particulier au sens de la responsabilité de toutes les forces militaires et de sécurité afin qu'elles assurent la sécurité de la population ainsi que les droits fondamentaux des Burkinabés, y compris celui de manifester pacifiquement, a indiqué le service pour l'action extérieure de l'UE dans un communiqué.


Nous rappelons notre attachement à une transition démocratique apaisée, menée par des autorités transitoires civiles et aboutissant à la tenue d'élections démocratiques, inclusives et transparentes dans les meilleurs délais possibles, ajoute l'UE.


Un tel processus offrirait les meilleurs gages pour répondre aux aspirations légitimes du peuple burkinabé, de même que pour le maintien des relations internationales normales du pays et la poursuite des importants efforts de développement et de coopération en cours, souligne-t-elle.


Nous appuyons pleinement les efforts de la Communauté internationale, notamment le travail de la mission commune UA/CEDEAO/ONU (Union africaine, Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) pour faciliter le processus en cours, et sommes prêts à y contribuer, conclut l'Union européenne.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=533316 

 

Burkina: l'armée réaffirme son engagement à une transition dans la concertation


Ouagadougou - AFP / 02 novembre 2014 21h28 - L'armée burkinabè a réaffirmé dimanche soir son engagement à mettre en place un régime de transition dans la concertation, dans un communiqué lu lors d'une conférence de presse après des négociations avec l'opposition.


Un organe de transition sera mis en place avec toutes les composantes qui seront arrêtées par un large consensus, et dont la durée sera précisé, selon ce communiqué lu par le colonel Auguste Barry, un des adjoints du lieutenant-colonel Isaac Zida. 


Ce dernier est le nouvel homme fort du Burkina Faso, porté samedi par l'armée à la tête d'un régime de transition après la chute du président Blaise Compaoré.


Mais il est contesté par l'opposition, la société civile et aussi par la population dans la rue, qui exigent un régime de transition dirigé par un civil.


Le pouvoir ne nous intéresse pas, seul l'intérêt supérieur de la Nation prime, affirme l'armée. 

Les enjeux actuels dépassent les intérêts d'ego, poursuit-elle, alors qu'un ex-ministre et une femme politique ont tenté de chacun s'auto-proclamer chef du régime de transition, dimanche à la télévision. 



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=533319 

 

 

Une coalition syndicale demande à l'armée Burkinabè de « restituer le pouvoir au peuple » 

 

APA-Ouagadougou (Burkina) - 2014-11-02 20:49:38  - La Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés(CCVC) demande à l’armée du Burkina Faso de restituer le pouvoir au peuple, a constaté APA dimanche lors d’une conférence de presse.


Selon le vice-président de la CCVC, Chysogone Zougmoré, animateur principal du point de presse, « c'est un coup d'Etat que l'armée a perpétré », ajoutant que celle-ci tente une fois de plus « d'usurper les fruits de la lutte héroïque du peuple ». 

De l'avis de monsieur Zougmoré, le Régiment de sécurité présidentielle (RSP) dont est issu le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida, est une milice organisée.


C'est pourquoi, pour lui, « il n'y a pas de débat. L'armée doit purement et simplement remettre le pouvoir qu'il a usurpé au peuple qui l'a arraché ». 


Cette situation « ouvre la voie à des dérives antidémocratiques ainsi que nous l'enseigne l'histoire de notre pays depuis 1966, date à laquelle, l'armée, confisquant le premier soulèvement populaire de notre peuple, a fait irruption sur la scène politique. Depuis lors, usant de ruse et de la force militaire contre le peuple, elle n'a plus jamais voulu lui retourner le pouvoir ».


Le vice-président de la CCVC estime que la chute du pouvoir dictatorial de Blaise Compaoré est le fruit d'une lutte de longue haleine du peuple burkinabè.

« L'ensemble des forces sociales et politiques qui ont conduit cette longue lutte pour le progrès, la justice, la liberté et l'émancipation sociale et nationale sont capables de s'organiser et d'assurer la transition politique qui conduira à des élections libres et transparentes, ainsi qu'à la mise en place, à terme, d'institutions digne de confiance », a-t-il déclaré. 


La CCVC dit avoir rencontré la délégation de l'Union africaine (UA) et de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO). 


Le Président Blaise Compaoré a rendu sa démission vendredi, en mi-journée, suite à un soulèvement populaire entamé jeudi et consécutif à la volonté du camp présidentiel de modifier l'article 37 limitant le nombre de mandats présidentiels à deux.

Après des tergiversations au sommet de la hiérarchie militaire, la présidence de la transition est, pour le moment, entre les mains du lieutenant-colonel Zida, précédemment n°2 du Régiment de sécurité présidentielle (RSP). 

 

http://www.apanews.net/article_read-808603-une-coalition-syndicale-demande-e--armeburkinabee-%C2%AB-restituer-le-pouvoir-au-peuple-%C2%BB.html#sthash.fhRnTEFj.dpuf

L'UE appelle l'armée au Burkina Faso à respecter les droits fondamentaux
L'UE appelle l'armée au Burkina Faso à respecter les droits fondamentaux
L'UE appelle l'armée au Burkina Faso à respecter les droits fondamentaux
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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 21:48

 

 

 

 

Par RFI  02-11-2014 à 14:07

 

L’opposition togolaise a annoncé, vendredi 31 octobre, le nom de son candidat unique devant la représenter à la prochaine élection présidentielle. Jean-Pierre Fabre, désigné par l'Alliance nationale pour le changement dont il est le président, le 11octobre dernier, au cours d’un congrès, est désormais le candidat unique de la coalition Arc-en-ciel et le collectif « Sauvons le Togo ».

 

C’est à l’issue de plusieurs regroupements politiques que Jean-Pierre Fabre a été choisi pour être le candidat unique de l’opposition.

 

Une annonce qui a fait jubiler Frank Mensah, conducteur de taxi-moto depuis 5 ans avec son master en communication des entreprises, venu écouter les conclusions du « conclave » : « C’est une grande satisfaction pour nous, peuple togolais. Nous sommes vraiment contents d’avoir appris que monsieur Jean-Pierre Fabre serait le prochain candidat de l’opposition. »

Programme commun

 

Les huit partis participant à ce rassemblement ont aussi créé une alliance dénommée Combat pour l'alternance politique en 2015 (CAP 2015) qui se chargera de mettre en œuvre un programme commun pour gérer le pays dans les cinq prochaines années.

 

« C’est un choix pour renforcer notre cohésion et amener notre candidat à la victoire, a déclaré Brigitte Adjamagbo-Johnson, secrétaire générale de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), parti membre de CAP 2015. Vous constaterez que c’est ensemble que nous nous sommes décidés à entourer notre candidat pour obtenir la victoire. »

 

« Démarche commune »

 

Jean-Pierre Fabre, le nouveau candidat unique, a dévoilé les priorités du moment : « Dans les semaines à venir, nous poursuivrons la réflexion en cours en vue de mettre en œuvre dans une démarche commune, vigilante et coordonnée, et conformément aux orientations convenues, les autres activités stratégiques liées aux prochaines échéances électorales. »

 

 

NDLR : Un exemple !

Présidentielle au Togo: l'opposition unie autour de Jean-Pierre Fabre
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