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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 17:46
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Les ex combattants du FDPC de Bouar expriment leur adhésion au DDR

 

http://rjdh.org/ BOUAR, 09 septembre 2016 (RJDH) —- Les ex-combattants du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) ont exprimé leur volonté au processus du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion DDR. Un souhait formulé lors d’une mission effectuée par le Ministre de l’Intérieure, de la Sécurité Publique

 

Le désarmement des groupes armés et la sécurité sont un gage de paix et de développement. C’est dans cette logique que le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Sécurité Publique, Jean Serge Bokassa sillonne la Préfecture de la Nana-Mamberé.

 

Au cours de son périple, le Ministre a échangé avec « les ex-combattants du FDPC qui ont adhéré au processus du DDR initié par le Gouvernement centrafricain ». Il a évoqué « la question de l’établissement scolaire occupé par ce groupe armé dans la localité de Zoukoumbo ». Sur l’occupation de l’établissement par le mouvement d’Abdoulaye Miskine,  « le porte-parole du FDPC a demandé la signature d’un accord de désarmement avant de libérer les locaux de l’école de Zoukoumbo «  a rapporté une source.

 

L’insécurité dans la commune de Nièm-Yelewa a été aussi au centre d’une réunion entre J.S Bokassa et les autorités locales. Garoua-Mboulaye, ville frontalière entre le Cameroun et la RCA sera la prochaine étape du Ministre de l’Administration du Territoire et de la Sécurité Publique.

 

 

Centrafrique : Un centre de prise en charge des enfants vulnérables créé à Bangui

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 9 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 08 Septembre 2016 (RJDH)—L’ONG Ephphata a créé un centre de prise en charge des enfants vulnérables à Bangui. La cérémonie d’ouverture a eu lieu ce 08 septembre 2016.

 

Le centre créé par Ephphata va accueillir cent vingt enfants vulnérables de différents quartiers du 2e arrondissement de Bangui. Selon la coordinatrice de cette ONG, Aurélie Ngo Belnoun ce centre encadrera des enfants déscolarisés, non scolarisé, déplacés, ceux de la rue, des orphelins qui seront accueillis au sein même de ce centre.

 

Les enfants seront encadrés pendant quatre mois avant d’être orientés vers d’autres centres « la tranche d’âge varie entre 8 à 16 ans et ces enfants seront pris en charge durant quatre mois avant que nous les orientons vers des centres de formation dans l’éducation formelle » a-t-elle précisé.

 

 Ce ne sont que des enfants vulnérables de Bangui qui sont concernés par cette première phase de projet. Il s’inscrit dans le cadre des dispositifs « quartier d’avenir 2016 » soutenu par l’Ambassade de France.

 

 

Centrafrique : Le taux élevé d’analphabétisme déploré à Bayanga

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 9 SEPTEMBRE 2016

 

BAYANGA, 09 septembre 2016 (RJDH)—L’Association pour la Lutte Contre l’Analphabétisme et la Pauvreté déplore le taux élevé de 95% d’analphabétisme à Bayanga, une sous-préfecture de la Sangha-Mbaéré.

 

Selon Berthe Goulando, présidente de cette association, le manque de moyen et d’encadrement freinent encore l’élan d’alphabétisation dans la région. Ce constat est fait à Bayanga au moment où la Centrafrique a célébré, à l’instar du monde, le 8 septembre 2016, la 50e Journée Internationale d’alphabétisation autour du thème « Lire le passé, écrire l’avenir ».

 

D’après Berthe Goulando, ¾ des administrés de la ville sont analphabètes « la commune de Bayanga compte 12.223 habitants parmi lesquels environ 95% ne savent pas lire et écrire. Nous avions démarré un programme de formation en 2011 qui nous a conduit à former 45 personnes qui aujourd’hui savent lire et écrire », a-t-elle souligné.

 

Puis, devant la carence de l’Association relative au conflit militaro-politique, sa présidente a demandé l’assistance du gouvernement et des partenaires. « La crise est venue freinée notre l’élan. Nous n’avons plus d’encadreur, plus des matériels didactiques, c’est pourquoi l’appui des partenaires et du gouvernement est sollicité pour le système éducatif en général et l’alphabétisation en particulier», a-t-elle lancé.

 

Interrogés par RJDH, les autorités de Bayanga déplorent que leur région semble être oubliée dans le programme d’alphabétisation et d’éducation. Constat relatif aux deux écoles de la ville qui fonctionnent difficilement pour manque d’enseignants qualifiés et de matériels didactiques.

 

La commune de Bayanga attire beaucoup d’étrangers et touristes à cause de ses Aires Protégées. Cependant, ses habitants, à majorité forestière fréquente sont très peu scolarisés.

 

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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 11:51

 

 

http://www.voaafrique.com/ 08 septembre 2016

 

Entre huit et 15 nouveaux cas d’accidents de motos sont quotidiennement enregistrés dans la capitale centrafricaine. Conséquence, le seul service de traumatologie de l’Hôpital Communautaire est débordé. La population en appelle à la prise de responsabilité des autorités.

 

Sur les rues de Bangui, les motos qui sont de plus en plus en grand nombre, font peur. Il ne se passe pas un jour sans qu’un cas d’accident de motos ne soit enregistré de Bangui.

 

Pourtant, la moto est le moyen de transport le plus utilisé ici.

 

L’avenue des Martyrs, une des principales routes de la capitale centrafricaine, près de l’hôpital communautaire du lieu, est l'artère où surviennent un grand nombre d'accidents.

 

"Les conducteurs des motos roulent ici très vites, à 100 kms à l’heure, c’est pour cela qu’il y a beaucoup d’accident… Les Centrafricains meurent beaucoup ici", témoigne un homme attendant un moyen de transport que VOA Afrique a trouvé sur place.

 

Au début de semaine, trois accidents se sont produits à ce lieu, en l’espace d’une heure, non loin de l’Hôpital Communautaire de Bangui.

 

Touchés par le nombre d’accidents, les passants appellent les autorités à prendre leurs responsabilités.

 

"Pour éviter les accidents, les autorités devraient placer au moins deux policiers ici afin de permettre aux gens de traverser la route sans trop de risques", affirme un habitué du lieu.

 

"Des fois, il y a des policiers mais cela n’empêche pas que les accidents se produisent… Quel est alors le travail des policiers ? " se plaint un autre homme.

 

Conscientes de cette situation, les autorités assurent être à pied œuvre pour règlementer le secteur taxi-moto en pleine expansion dans le pays.

 

A l’hôpital communautaire, sur la même avenue des Martyrs, des sources hospitalières indiquent qu’entre 8 et 15 victimes d’accidents de motos sont régulièrement admises au service des urgences.

 

"C’est un problème de santé publique majeur. Au départ, on enregistrait 15 (NDLR, victimes) par jour mais grâce au travail que nous sommes en train de faire avec mes équipes, on est actuellement en train d’infléchir pour descendre à 10 ou huit par jour… La période la plus cruciale de la journée, c’est le matin quand les gens sont en train d’aller au boulot ; c’est midi quand les gens sont en train de retourner du boulot ou bien de revenir de la ville ou encore le soir", indique Docteur Joachin Paterne Tembeti, directeur de cet hôpital.

 

Le médecin soutient avoir été témoin d’un accident du genre le même matin.

 

"Le taxi-moto a trainé une petite fille devant moi. Heureusement que je l’ai arrêté pour prendre la petite et l’emmener à l’hôpital communautaire", explique Dr Tembeti.

 

Au service de traumatologie indiqué pour la prise en charge des victimes d’accidents et autres traumatismes, le nombre des malades dépasse largement la capacité d’accueil.

 

Pour faire face à ce problème, MSF, Médecin Sans Frontière a ouvert un grand centre de prise en charge gratuite des victimes de traumatisme à l’hôpital général de Bangui.

 

Reportage de Freeman Sipila à Bangui

Centrafrique : la multiplication des accidents de motos à Bangui inquiète
Centrafrique : la multiplication des accidents de motos à Bangui inquiète
Centrafrique : la multiplication des accidents de motos à Bangui inquiète
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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 11:20
Centrafrique : des drones français pour l'ONU
Centrafrique : des drones français pour l'ONU
Centrafrique : des drones français pour l'ONU

 

 

Par Lefigaro.fr avec AFP  le 08/09/2016 à 22:55 

 

La France va déployer une unité de drones tactiques au sein de la force des Nations unies en Centrafrique (Minusca), a annoncé ce jeudi le ministère français de la Défense. Ces drones de surveillance - dont le nombre n'a pas été précisé - seront gérés par une section, soit un peu moins de cent hommes, a-t-on précisé dans l'entourage du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.


Cette contribution a été annoncée par Jean-Yves Le Drian au cours d'une rencontre à Londres sur les missions de la paix de l'ONU ayant réuni des représentants de 70 Etats. En juillet, le mandat de la Minusca (mission de l'ONU en République centrafricaine) a été prolongé jusqu'au 15 novembre 2017 avec près de 13.000 soldats et policiers. Après la réduction des forces françaises à environ 300 hommes - contre 2500 au plus fort de la crise -, la Minusca se retrouve en première ligne pour assurer la sécurité en attendant que l'armée centrafricaine redevienne efficace, une perspective encore lointaine.


La France doit mettre définitivement fin en octobre à son opération militaire Sangaris en Centrafrique, déclenchée dans l'urgence en décembre 2013 sur fond d'affrontements intercommunautaires, mais va maintenir une présence militaire sous la responsabilité de l'ONU et de l'UE. 

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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 11:14

 

JUSTICE

 

Par Eva Gomez   Libération — 8 septembre 2016 à 16:49

 

Teodorin Obiang, fils du président, est renvoyé en correctionnelle pour corruption, détournements de fonds publics, abus de biens sociaux et abus de confiance.

 

Teodorin Obiang, fils du président de Guinée équatoriale et vice-président du pays depuis juin, est renvoyé en correctionnelle à Paris pour les procès des «biens mal acquis». Le premier du genre sur le territoire français. Agé de 47 ans, le fils Obiang est accusé de corruption, détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et abus de confiance. Entre 2007 et 2011, il aurait détourné plusieurs millions d’euros en achat d’objets d’art, de matériel vidéo, de voitures de marques, de bijoux ou encore d’un bien immobilier de 4000m² dans le XVIe arrondissement de Paris, évalués à lui seul à 110 millions d’euros. «Les dignitaires mis en cause ont longtemps vécu dans un sentiment d’impunité absolue, doublé de la protection des autorités françaises», explique William Bourdon, président de l’association Sherpa et avocat de l’ONG Transparency International qui s’est constituée partie civile dans ce dossier. «Depuis, les mentalités juridiques ont changé et le principe de transparence prévaut de plus en plus. Ce procès, c’est une victoire de la société civile», ajoute-t-il.

 

Rolls-Royce, Bugatti et robinets dorés

 

L’ordonnance du Tribunal de Grande Instance de Paris souligne que lors de la vente de la collection Yves Saint Laurent-Pierre Bergé en 2009, le fils Obiang a acquis 109 lots pour une valeur totale qui excède les 18 millions d’euros. Cette année-là, de somptueuses Bugatti, Mercedes, Rolls-Royce et autres Lamborghini achetées aux Etats-Unis sont réexportées aussitôt vers la Guinée Equatoriale. La valeur ce joli petit lot? Pas moins de 12 millions de dollars (10,7 millions d’euros). Et son propriétaire se nomme… Teodorin Obiang. Une myriade d’autres exemples sont évoqués dans l’ordonnance, comme cet hôtel particulier en plein cœur de Paris et dont les robinets des salles de bains sont recouverts de feuille d’or. Des dépenses à des années-lumière des celles des habitants de Guinée équatoriale, où plus de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté. Les juges précisent enfin, que Teodorin Obiang a acquis «soit directement, soit par l’intermédiaire de prête-noms ou sociétés écrans, un patrimoine mobilier et immobilier évalué à plusieurs dizaines de millions d’euros». Ces faits ont été commis en majorité alors que le fils Obiang occupait la fonction de ministre de l’Agriculture et des Forêts de son pays.

 

 En 2014, Teodorin Obiang est mis en examen en France. Des poursuites qu’il cherche alors à faire annuler sous couvert d’un supposé droit à l’immunité, dont il pense bénéficier en tant que deuxième vice-président. Mais la Cour de cassation rejette cet appel, jugeant que les faits ont été commis «à des fins personnelles». La même année, Obiang est accusé de corruption. Un accord est trouvé avec la justice américaine. Le deal? Obiang renonce à toucher à ses avoirs évalués à une trentaine de millions de dollars. En juin 2016, la Guinée saisit la cour internationale de justice de La Haye, pour mettre fin aux procédures françaises. «Des gesticulations qui visent à le positionner en tant que victime», mais il se heurte au ras-le-bol «de plus en plus universel quant à la corruption et à l’irresponsabilité des dirigeants», estime William Bourdon.

 

Premier procès d’une longue série

 

D’autres chefs d’Etat africains sont également impliqués dans le cadre d’affaires de biens mal acquis instruites à Paris. Sont notamment concernés les entourages de Denis Sassou Nguesso (Congo), d’Omar Bongo (défunt ancien président du Gabon), ou encore de François Bozizé (président déchu de Centrafrique). Pour Bozizé, c’est l’Etat centrafricain lui-même, qui a appelé la justice française à s’intéresser aux avoirs de celui qui était chef d’Etat de 2003 à 2013. En cause principalement: un gisement d’uranium à Bakouma et le versement d’avoirs de la part d’Areva qui auraient permis l’exploitation de cette mine. Concernant «le chapitre Bongo», selon William Bourdonla dernière élection contestée et les affrontements à Libreville «auront forcément des incidences sur l’instruction en cours contre l’ancien président du Gabon».

 

Eva Gomez

 

 

«Biens mal acquis»: le point sur les enquêtes visant des chefs d'Etat africains

 

Par RFI Publié le 09-09-2016 Modifié le 09-09-2016 à 03:04

 

Au lendemain du renvoi de Téodorin Obiang devant un tribunal correctionnel, en France, où en sont les enquêtes concernant les autres chefs d'Etat visés par l'affaire des « biens mal acquis » ? Trois chefs d'Etats et leurs entourages sont visés par des enquêtes en cours, dont Denis Sassou-Nguesso, François Bozizé ou encore la famille Bongo.

 

Depuis 2010, les juges s'intéressent au congolais Denis Sassou-Nguesso, soupçonné d'avoir détourné l'argent de la manne pétrolière de son pays. Plusieurs sociétés offshore sont notamment au cœur des investigations des juges. Elles auraient reçu des dizaines de millions d'euros du Trésor public congolais pour financer les dépenses de la famille Nguesso en France.

 

Une villa et deux appartements ont été saisis par la justice française. Au mois de février, Denis Sassou-Nguesso a porté plainte en France, estimant que les documents sur lesquels l'enquête se fonde ne sont « pas conformes à la réalité ».

 

Les juges s'intéressent aussi à l'ancien président centrafricain. François Bozizé disposerait, en France, de plusieurs biens immobiliers, de comptes bancaires et de voitures de luxe. Les juges d'instruction se sont notamment penchés sur plusieurs millions d'euros de commissions, versés pour l'obtention de contrats miniers parmi lesquels celui décroché par la société Areva après le rachat du canadien UraMin.

 

Enfin, la succession du défunt Omar Bongo, du Gabon, est également au cœur d'une enquête, à Paris. Là, c'est une société immobilière qui a été saisie. Une société dont les juges estiment qu'elle appartenait au moins partiellement à Omar Bongo. Au total, selon l'organisation Transparency International, la famille Bongo disposerait de 33 propriétés en France, dans les quartiers chics de Paris et sur la Côte d'Azur.

Lu pour vous : Biens mal acquis: un premier procès en France vise le vice-président de Guinée équatoriale
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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 16:42
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique :Touadera discute de la sécurité transfrontalière lors de sa visite au Soudan

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 8 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 08 Septembre 2016 (RJDH)—Le président centrafricain a profité de sa visite hier au Soudan pour aborder la question de sécurité au niveau des frontières avec le Tchad et le Soudan. La discussion a, de sources autorisées, réuni les président de la RCA, du Tchad et du Soudan.

 

En marge de la cérémonie du sixième anniversaire de la signature de l’Accord de fin de conflit au Soudan, Faustin Archange Touadéra et ses homologues tchadien Idriss Déby et soudanais Béchir, ont discuté de la sécurité au niveau du triangle centrafricain-Tchado-Soudanais.

 

Rien n’a filtré de la rencontre entre les trois Chefs d’Etat. Mais selon le ministre centrafricain des Affaires Etrangères, Charles Armel Doubane, il s’agit d’une rencontre habituelle qui permet aux trois Etats de faire l’état de la situation sécuritaire au niveau des frontières communes «  les trois Etats  relèvent d’une entité commune, sous régionale qui permet chaque fois à ces Etats de voir la situation sécuritaire à leur frontière, la question du développement et la question de la stabilité. Il s’agit d’une rencontre normale » a-t-il précisé.

 

La rencontre entre ces trois chefs d’Etat se fait au moment où le Tchad nomme un nouvel ambassadeur en Centrafrique après deux ans de fermeture de sa mission diplomatique dans le pays.

 

 

Centrafrique : La ville de Ndele retrouve son calme après une tension entre la jeunesse et les éléments du FPRC

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 8 SEPTEMBRE 2016

 

NDELE, 08 Septembre 2016(RJDH)—Le calme est revenu à Ndélé après la tension signalée la semaine dernière entre les combattants du FPRC et la jeunesse. Selon le préfet de Bamingui-Bangoran, Abdoulaye Mahamat, les activités reprennent progressivement.

 

Ce calme est signalé à Ndélé après l’opposition de la jeunesse la semaine dernière, au prélèvement des taxes imposé par les éléments du FPRC. Abdoulaye Mahamat, préfet de la région parle d’un calme relatif après des efforts de conciliation « ce calme est intervenu grâce aux efforts des autorités et de la Minusca. Je dois avouer que la tension était vive la semaine dernière entre la jeunesse et les combattants du FPRC mais aujourd’hui, la ville retrouve peu à peu son calme » a rapporté le préfet.

 

De sources indépendantes, les activités ont repris dans la ville « les gens ont repris les activités de manière générale, je parle surtout du commerce et de l’administration »  a confié un humanitaire qui a requis l’anonymat.

 

Dans un rapport publié au début de la semaine, la coordination des actions humanitaires en Centrafrique a fait état de la montée en puissance de violence contre la population civile dans la ville de Ndélé et de prélèvement abusif des taxes par des groupes armés.

 

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 14:35

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 08/09/16– La ministre de la Santé, Fernande Djengbot, et la représentation de l’ONG internationale Cordaid en Centrafrique ont signé une convention d’un montant de six milliards de FCFA, destinée à appuyer le système sanitaire de Centrafrique.

 

Aux termes de la convention signée mercredi à Bangui, Cordaid est chargée de la gestion de l’enveloppe qui est en fait octroyée par la Banque mondiale.

 

Le Premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji, présent à cette signature, a déclaré que l’argent doit être employé de manière judicieuse pour que la population centrafricaine en profite convenablement. Il a ajouté qu’il ne tolérerait pas un scandale lié à la gestion de ce fonds.

 

Ce financement de la Banque mondiale permettra la reconstruction des hôpitaux, l’achat de leurs équipements et des médicaments. Il servira également à la prise en charge du personnel soignant des hôpitaux.

 

Cordaid exerce en Centrafrique depuis près de 10 ans.

Six milliards pour appuyer le système sanitaire en Centrafrique
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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 14:08
Le président du Parlement Centrafricain à Luanda

 

 

Luanda -07/09/16 (Angola Press ) Le président de l'Assemblée Nationale Centrafricaine (RCA), Abdou Karim Meckassoua, est arrivé mardi, à Luanda, pour une visite de travail, destinée au renforcement de la coopération parlementaire entre les deux pays.

 

Selon le programme, Abdou Karim Meckassoua séjournera jusque samedi en Angola et tiendra des rencontres avec son homologue angolais, Fernando da Piedade Dias dos Santos, les présidents des groupes parlementaires de l’Assemblée Nationale, ainsi qu’avec les groupes nationaux de suivi aux Organisations parlementaires régionales et ceux d’accompagnement aux Parlements d’Afrique.

 

Dans le même cadre, lit-on dans ce document, il est aussi prévu des pourparlers officiels entre les délégations parlementaires des deux pays.

 

Le programme de visite prévoit également une rencontre entre le chef du parlement de la RCA et le ministre angolais des Relations Extérieures, Georges Chikoti.

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 23:37

 

 

APA Bangui (Centrafrique) - 2016-09-07 18:34:45 Le Président centrafricain Faustin Archange Touadéra effectue à partir de ce mercredi une visite officielle au Soudan.


Le but de cette visite n’est pas rendu public mais tout laisse croire que c’est pour chercher de pistes de sortie de crise dans son pays.

En effet les ex sélékas sont composés en partie de mercenaires soudanais plus particulièrement des Djandjawids venus du Soudan qui sèment encore la désolation dans les zones sous leur contrôle.

Dans le cadre du processus du programme de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriements des ex combattants, le Président Touadéra veut le soutien des autorités étrangères dont les ressortissants sont impliqués dans la crise que le pays traverse.

C’est la première fois que Faustin Archange Touadéra visite le Soudan depuis son élection au mois de mars dernier

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4862281#sthash.up8AdwIL.dpuf

Le Président Faustin Archange Touadéra en visite à Karthoum
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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 22:16

 

DYNASTIE

 

Par Célian Macé et Maria Malagardis Libération — 7 septembre 2016 à 20:21

 

Omar Bongo bénéficiait d’un puissant réseau d’influences à Paris. Aujourd’hui, la France prend ses distances avec son fils, dont la réélection est entachée de fraudes.

 

L’homme observe un mur décoré de photos officielles. Avec une évidente délectation, il énumère : «De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac.» A l’époque où ces images ont été tournées par une télé française, la liste s’arrêtait là. Mais rien ne changera avec l’élection de Nicolas Sarkozy, dont la photo est certainement venue s’ajouter sur ce mur du Palais du bord de mer, siège de la présidence à Libreville, capitale du Gabon.

 

Omar Bongo Ondimba, qui se targuait d’être l’ami intime de tant de chefs d’Etat français, y régna en maître absolu, à partir de 1967 et jusqu’à sa mort en 2009. «Quand Omar était aux commandes, le Gabon était un pays stratégique pour la France. Le pays "PMU", comme on l’appelait : riche en pétrole, manganèse et uranium. C’était aussi le pays des opérations clandestines de l’armée française. Avec les interventions au Biafra, dans le sud du Nigeria. Les vols clandestins de UTA vers l’Afrique du Sud, pourtant sous embargo à cause de l’apartheid. Libreville avait alors des allures de village gaulois, et Omar se rêvait en chef des services secrets français», rappelle le journaliste Antoine Glaser, certainement le meilleur connaisseur des arcanes de la Françafrique (1), ce système de relations incestueuses et corrompues instaurées entre la France et ses ex-colonies, dont Omar Bongo fut l’un des piliers historiques. Mais les temps ont changé. Aujourd’hui Ali Bongo, le fils d’Omar, élu une première fois en 2009 lors d’un scrutin déjà contesté, se voit ouvertement désavoué. En cause : l’annonce de sa victoire aux élections du 27 août, qui a  provoqué sur place de violentes contestations et lui vaut, à l’étranger, des critiques de moins en moins feutrées. Même à Paris.

 

«Néocolonialisme douteux»

 

Dernière salve en date : mardi, l’Union européenne a qualifié d’«évidente anomalie» l’issue du scrutin. Pointant en particulier les résultats de la province du Haut-Ogooué, fief familial des Bongo, où le taux de participation officiel affiche le score soviétique de 99,93 %, avec une victoire de plus de 95 % pour le président sortant (Libération du 2 septembre). Un score qui lui a permis de se déclarer vainqueur avec une courte avance de 5 594 voix sur son rival, Jean Ping. L’opposition conteste cette victoire et exige de recompter les bulletins. Avec désormais le soutien de l’UE, des Etats-Unis et de la France. «La force du silence est majeure en amitié», a écrit un jour Omar Bongo, qui a toujours su s’assurer d’indéfectibles soutiens. Avec une méthode simple : «Le père achetait les opposants en leur offrant des postes et finançait aussi certains hommes politiques français. Il misait ainsi sur certains ministres qui devenaient ses obligés», explique Glaser.

 

Mais il faut croire que la machine s’est grippée. Dès le lendemain du vote, le Parti socialiste français s’est empressé de déclarer qu’«une alternance serait signe de bonne santé démocratique». Et vingt-quatre heures plus tard, c’est Jean-Marie Bockel, ex-secrétaire d’Etat à la Coopération de Nicolas Sarkozy, qui déclarait «Ping vainqueur du scrutin». La présidence gabonaise a eu beau dénoncer «un néocolonialisme des plus douteux», la pression est montée crescendo : après avoir réclamé elle aussi le «recomptage des bulletins», la France a exprimé officiellement le 1er septembre ses «doutes» sur les résultats des élections. Avant de s’inquiéter, mardi, du sort d’une dizaine de ressortissants français (des binationaux essentiellement) disparus à la suite de l’attaque spectaculaire du QG de Jean Ping par la garde présidentielle à Libreville, dans la nuit du 30 août. Un assaut brutal qui s’est déroulé sous le regard passif des militaires français du camp de Gaulle, installé là depuis l’indépendance. La France aurait-elle pu protéger les opposants, de la même façon qu’elle a garanti la survie du régime depuis un demi-siècle ? A-t-elle seulement choisi son camp ? Nombreux sont les opposants qui en doutent. «Je crois qu’en coulisse, la France aide beaucoup, affirme pourtant Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, porte-parole de Jean Ping, joint au téléphone. On a changé d’époque. Désormais, dans les pays d’Afrique francophone, la France peut difficilement intervenir au premier plan sans être taxée de néocolonialisme. Du coup, c’est l’Europe qui prend le leadership des critiques.»

 

«La France avait toujours reconnu les résultats des élections en faveur d’Omar Bongo. En 2009, Sarkozy a lui aussi rapidement validé la victoire d’Ali. Mais à l’époque, les manifestations qui avaient suivi la proclamation des résultats avaient visé des intérêts français. Paris a peut-être retenu la leçon», suggère Samperode Mba Allogo, blogueur et historien, contacté à Libreville. «Hollande n’est jamais venu au Gabon pendant son mandat. Une première pour un président français de la Ve République», note le journaliste. «Jusqu’à présent, aucun chef d’Etat étranger, même africain, n’a félicité Ali pour sa victoire.»

 

«Tour de Pise»

 

A Franceville, ville natale d’Omar Bongo, où il a été enterré, le président défunt doit se retourner dans sa tombe. Lui qui avait reçu Yasser Arafat et Nelson Mandela se piquait de jouer les médiateurs et de tirer les ficelles de la vie politique française. Son fils a choisi une autre partition. «Ali n’est pas très francophile. Il est fasciné par les Etats-Unis, a invité Michael Jackson à Libreville. Ses copains se trouvent bien plus dans le monde anglo-saxon, au Moyen-Orient ou au Maroc : il est très proche de Mohammed VI», explique Antoine Glaser, en rappelant que «du vivant d’Omar, Ali faisait figure de mal-aimé. C’est sa sœur Pascaline qui régnait au côté du père, c’est elle qui avait les réseaux. A Paris, à l’hôtel Crillon, elle choisissait qui avait le droit de voir Omar, alors qu’Ali végétait au bout du couloir».

 

Pour Ali, l’accession au pouvoir sera le temps de la vengeance. Il écarte vite la sœur préférée, qui fut la compagne de Jean Ping, ex-baron devenu opposant. Les piliers du régime sont congédiés, les réseaux traditionnels français, remerciés. «Ali va commettre un parricide, constate Glaser. Aujourd’hui, la plupart des barons, à commencer par Ping, se retrouvent dans l’opposition. Laquelle a certainement plus de soutiens qu’Ali à Paris.» Mais celle-ci cherche encore une stratégie de riposte à Libreville. Les partisans de Ping avaient ainsi jusqu’à ce jeudi pour déposer des recours devant la Cour constitutionnelle, une option qui les aura divisés jusqu’au bout : «La Cour constitutionnelle, c’est comme la tour de Pise, tout le monde sait qu’elle penche d’un côté. La belle-mère d’Ali Bongo en est la présidente», dénonçait ainsi mardi au téléphone Patrick Eyogo Edzang, député de l’opposition à Bitam. «Nous avons pour le moment introduit un recours auprès de la Commission électorale, qui a une composition paritaire : il y a trois représentants de l’opposition parmi ses huit membres», explique Jean Ping à Libération.

 

Dans ce climat de méfiance, les ambassades française et américaine ont vite été impliquées dans la gestion de la crise postélectorale. Peu après le scrutin, Jean Ping y aurait été convié pour garantir la sécurité d’Ali, au cas où ce dernier acceptait de lâcher le pouvoir. «La négociation a échoué face à l’intransigeance des Américains sur certaines exigences d’Ali», croit savoir une source bien informée. L’échec dans les coulisses aurait-il alors conduit à hausser le ton publiquement ? Notamment à Paris ? «C’est de l’amateurisme, en réalité. Paris navigue à vue. On est dans l’improvisation, la réaction», fustige Laurent Bigot, ancien diplomate et consultant stratégie sur l’Afrique. «Il n’y a plus de politique africaine de la France , confirme Antoine Glaser. La seule priorité, c’est la gestion sécuritaire avec un recentrage sur l’Afrique de l’Ouest pour contrer l’islamisme radical. Quant à la diplomatie sur le continent, elle est censée désormais se limiter au business pour rattraper les parts de marché perdues dans une Afrique qui se mondialise.»

 

«Gestion sécuritaire»

 

Mais alors justement, les richesses du Gabon ? Ce «PMU» qui avait un temps valu à Libreville de faire figure de «Monaco tropical»«C’est fini, tranche Glaser. Le poids des entreprises françaises est passé de 50 % à 20 %. Le pétrole est bien plus attractif en Angola ou au Nigeria, le manganèse n’est plus aussi stratégique et l’uranium n’est plus exploité. Le seul intérêt du Gabon pour la France, c’est son soutien à la COP 21, puisque sa forêt est le deuxième poumon de la planète après l’Amazonie.»

 

Reste une préoccupation qui justifie peut-être que Paris s’intéresse encore à ce petit pays d’Afrique centrale : la stabilité, sur un continent où la France reste impliquée malgré elle. « Hollande n’a aucun intérêt à voir le chaos s’installer au Gabon au moment où il tente de se désengager de la Centrafrique et alors qu’il prépare un sommet franco-africain en janvier à Bamako, au Mali », confirme Glaser. Mais qui détient réellement la clé de la stabilité sur place, aux yeux de Paris ? Le match n’est pas fini et les arbitres étrangers comptent certainement encore les points. Pourtant, quelle que soit l’issue du bras de fer actuel, l’époque d’Omar est, elle, définitivement enterrée.

 

Dernier ouvrage paru : Arrogant comme un Français en Afrique, Fayard, 2016.

 

Célian Macé Maria Malagardis

 

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 22:12
Lu pour vous : Alain Mabanckou, afro engagé

 

VERBATIM

 

Par Catherine Calvet et Philippe Douroux  Libération — 7 septembre 2016 à 17:21

 

Romancier, il a longtemps voulu s’en tenir à la fiction. Devenu homme public, il prend la parole aux côtés des jeunes Africains contre les dictatures du continent.

 

Nous avions encore en tête ses interventions ce printemps au Collège de France, titulaire de la chaire temporaire consacrée à la création artistique (1) : au mois de mars, la leçon inaugurale en veste de velours bleu roi et les suivantes où il déclinait avec beaucoup d’élégance, blazer à rayures blanches et bleues, puis rouges, son érudition généreuse sur les littératures africaines, coloniales, de la négritude, et les subtils mélanges de couleurs et de concepts qu’apporte la créolisation. Alain Mabanckou apparaît, tout en gracilité et courtoisie, habillé d’une chemise à motif géométrique plutôt sage, sur un jean élimé.

 

Il fait preuve, tout au long de notre rencontre, d’une légèreté, d’une distance et d’un humour chaleureux même sur des sujets graves. Il repart dans quelques jours pour les Etats-Unis où il enseigne depuis 2007 à la prestigieuse Université de Californie à Los Angeles (UCLA) les littératures francophone et française (french studies).

 

Le romancier, né en février 1966 à Pointe-Noire, au Congo-Brazzaville, assure amusé la promotion de son dernier ouvrage Le monde est mon langage (2), une promenade littéraire. On y croise les écrivains Henri Lopes à Brazzaville, Suzanne Kala-Lobé à Douala, Rachid Boudjedra à Alger, J. M. G. Le Clézio à Paris, un extraordinaire Dany Laferrière à Montréal, ou encore un jeune auteur en quête de conseils au Caire et, pour finir, Jocelyn le Bachelor, le prince de la sape à Château-Rouge, dans le XVIIIe arrondissement de Paris.

 

Nous l’avons laissé jouer avec les mots pour découvrir un écrivain qui s’engage au côté de l’Afrique et des jeunes Africains quand il conservait jusque-là une distance certaine.

 

Langues

 

«A la maison, nous parlions deux langues nationales : le munukutuba, spécifique à Pointe-Noire et, à Brazzaville, le lingala, qui est aussi une langue internationale, puisque parlée dans plusieurs pays dont la république démocratique du Congo où c’est la langue de la chanson, celle de Koffi Olomidé, et comprise également par les Angolais ou les Centrafricains : plus de 80 millions de locuteurs. Ma mère parlait le munukutuba et le bembé du sud du Congo. Mon père parlait une version différente du bembé. Au total, je parlais six ou sept langues, plus le français à l’école à partir de l’âge de 6 ans.

 

«Le concept de langue maternelle s’applique donc difficilement en Afrique. Au Congo, même s’il n’y a que quatre millions d’habitants, il y a des centaines de langues. En général, un Congolais parle au moins sept langues locales, et si deux personnes n’ont pas de langues locales communes, elles échangent alors en français. La plupart de ces langues hébergent des mots français. Et de même lorsque nous parlons français, nous avons souvent recours aux langues africaines qui permettent d’épauler le français sur certaines réalités. Beaucoup de langues africaines ignorent la synonymie. En revanche, elles sont très riches en images. Or, l’empreinte des images est plus durable et profonde que celle du mot abstrait. Certaines expressions françaises sont pour nous incomplètes : par exemple "se faire rouler dans la farine". Mais de quelle farine parle-t-on ? car la farine de manioc est bien plus collante que la farine de blé ou de maïs. Avec la farine de manioc, il faut se laver avec du citron pour parvenir à s’en défaire.»

 

Génération

 

«Je l’ai dit au Collège de France dans la leçon inaugurale : j’appartiens à la génération du Togolais Kossi Efoui, du Djiboutien Abdourahman A. Waberi, de la Suisso-Gabonaise Bessora, du Malgache Jean-Luc Raharimanana, des Camerounais Gaston-Paul Effa et Patrice Nganang. J’appartiens aussi à la génération de Serge Joncour, de Virginie Despentes, de Mathias Enard, de David Van Reybrouck, de Marie NDiaye, de Laurent Gaudé, de Marie Darrieussecq, d’Alexis Jenni et de quelques autres encore, qui brisent les barrières, refusent la départementalisation de l’imaginaire parce qu’ils sont conscients que notre salut réside dans l’écriture, loin d’une factice fraternité définie par la couleur de peau ou la température de nos pays d’origine.»

 

Francophonie

 

«Je me méfie toujours des compliments basés sur nos origines, comme si nous écrivions avec un accent. La francophonie devrait bien sûr désigner tous les auteurs qui écrivent en français et non ceux qui écrivent en français en étant d’ailleurs. On ne dissocie pas de cette façon quand on parle des auteurs hispanophones ou anglophones. Il n’y a qu’en France que cette notion se double d’une connotation coloniale. Il y aurait, à côté d’une littérature française souveraine, quelques littératures périphériques. On introduit une hiérarchie. Pour moi, Houellebecq, Foenkinos sont aussi des auteurs francophones. Aujourd’hui, la littérature française est enseignée aux Etats-Unis justement parce qu’elle est parlée par des dizaines de millions de personnes dans le monde, principalement en Afrique.»

 

Colonisation

 

«Les colonisateurs français ont été différents des autres, avec leur prétendue colonisation affective et paternaliste. Il fallait démontrer que les civilisations autochtones n’étaient pas dignes de ce nom et instaurer l’école de Jules Ferry, civiliser, inculquer les valeurs françaises, la culture, les Lumières, nous faisant oublier qu’il s’agissait de s’enrichir économiquement. C’est aussi pour ces raisons qu’aujourd’hui, la France butte sur tant de non-dits. Et rate du même coup les "intégrations" des nouveaux-venus mais aussi d’arrière-petits-enfants de colonisés.»

 

Histoires

 

«La France ne se résume pas à un pays blanc et à ses racines judéo-chrétiennes. Je l’ai souvent dit : son histoire est aussi cousue de fil noir. Le déficit de mémoire n’est pas celui de la population française, il est institutionnel. Ces aspects historiques ne sont pas enseignés, ils ne sont pas dans les programmes scolaires français. Si ces pages d’histoire n’avaient pas été omises, les Français auraient aujourd’hui une autre image des étrangers. Ils verraient les ascendants des Africains comme ceux qui avaient quitté leur brousse pour venir se battre en Europe pour l’Europe. Et les Africains seraient enfin vus comme des acteurs ou même des héros et non, injustement, comme des pique-assiettes de l’Occident. Pour qu’il y ait véritablement intégration, il faut faire partie de l’histoire. C’était une de mes ambitions en écrivant les leçons pour le Collège de France.»

 

Statistiques ethniques

 

«C’est constitutionnellement impossible. Pourtant, ce serait une confrontation utile au réel. Nous verrions alors la vraie photographie de la France. Beaucoup de discours politiques apparaîtraient alors pour ce qu’ils sont : anachroniques et caducs. Les principaux partis républicains doivent prendre conscience de ce nouveau visage métissé et imaginer de nouveaux programmes.»

 

écrivain militant

 

«Jusqu’alors, je ne faisais qu’observer. Je me disais que Denis Sassou-Nguesso n’en avait plus pour longtemps à la tête du pays. Puis, j’ai commencé à recevoir des tonnes de lettres de jeunes Congolais, d’adolescents de 15 ou 16 ans, qui me demandaient de parler pour eux. Ces lettres furent comme un rappel à l’ordre. J’ai accès aux médias, et, paradoxalement, ces jeunes à qui on vole la jeunesse n’ont aucun relais. C’est pourquoi, j’ai écrit une lettre ouverte à François Hollande en mai, quand Denis Sassou-Nguesso a changé la Constitution pour pouvoir se représenter. Je viens d’un milieu très modeste, mon père était réceptionniste dans un hôtel et ma mère vendait des arachides au marché. Contrairement aux enfants de la famille de Sassou-Nguesso, qui viennent au monde dans les meilleurs hôpitaux et vont dans les meilleures écoles.

 

«Au Congo, aujourd’hui, les écoles et les universités sont dans un état catastrophique. Il pleut dans les salles de classe. Il était important d’écrire à un président français. Les intérêts de la France font qu’elle continue à sponsoriser des dictateurs, plus ou moins dans l’ombre. La clé de l’intégration des Africains dans la société française réside aussi dans cette relation aux dictatures. Si la France accompagnait une émancipation politique dans les Etats africains de son ancienne zone coloniale, il y aurait certainement moins d’Africains noyés en Méditerranée. Cette politique française enferme les Africains des deux côtés de la Méditerranée. Ceux qui ne cherchent qu’à quitter leur pays et ceux qui, ensuite, ne peuvent plus rentrer.»

 

Littérature contestataire

 

«La littérature contestataire existe, mais les dictateurs font en sorte qu’on ne puisse pas lire ces livres. Ce sont des écrivains en exil qui écrivent pour des populations en exil. Aujourd’hui, les réseaux sociaux changent tout, la diaspora peut enfin communiquer avec ceux qui sont restés.»

 

Migritude

 

«C’est ce qui justifie la littérature. C’est pour cela que je préfère parler d’une littérature monde plutôt que de "francophonie". Dès que je quitte un continent pour un autre, j’ai la nostalgie du précédent. C’est ce qui m’a poussé à écrire Le monde est mon langage. Si je passe quelques années dans un pays, je développe une certaine affection pour ce lieu et ses habitants. Le Congo reste le pays de mes origines, de mes racines, c’est là que mon cordon ombilical a été enterré. La France ensuite fut mon pays d’adoption, de choix. J’ai réussi à sauvegarder ce que j’avais acquis au Congo et à le peaufiner au contact d’une autre culture. Puis l’Amérique est devenue l’endroit où je suis parvenu à prendre de la distance. Elle me permet de faire des bilans. Elle a fait de moi ce que je suis aujourd’hui et qui n’était pas imaginable en France. Mais je sais que dans quelques années, j’aurais aussi une charge affective américaine, j’ai déjà un peu commencé à l’exprimer dans Lettre à Jimmy ou dans la préface de Colère noire de Coates.»

 

Ubuntu

 

«C’est un vrai système de valeurs de l’Afrique qu’on devrait partager avec le monde. On peut parler de philosophie bantoue. C’est une philosophie de l’être et de réussite par la connaissance. C’est un humanisme de la pensée qui oblige à s’élever intérieurement. Les grands penseurs africains d’aujourd’hui, comme Achille Mbembe ou Séverine Kodjo-Grandvaux, sont des promoteurs de cette philosophie. Séverine Kodjo-Grandvaux parle d’un cogito social : "Je suis parce que nous sommes." C’est une philosophie de libération et de tolérance, appliquée avec réussite par Mandela, et qui pourrait aider l’Afrique à sortir de schémas imposés par l’extérieur, mais qui serait aussi utile en Occident.»

 

Sape (Société des ambianceurs et des personnes élégantes)

 

«Si je suis sapeur ? Mais, on n’a pas besoin de dire si on est un "sapeur". Cela ne se déclare pas. C’est une esthétique qui a permis aux Congolais, qui étaient exclus de la sphère politique, d’utiliser leur corps pour imposer et exprimer de nouvelles valeurs de société. C’est une créolisation de la mode occidentale. La sape peut être une forme de dissidence.»

 

(1) Les leçons de l’écrivain sont en ligne sur le site du Collège de France. 


(2) Le monde est mon langage d’Alain Mabanckou, Grasset, 315 pp., 19 €.

 

Catherine Calvet Philippe Douroux

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