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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 00:42
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Opération de profilage de 1500 ex-combattants Anti-Balaka de Bangui

 

http://rjdh.org/ Par Saint-Cyr Gbegbe le 26 avril 2016 

 

BANGUI, 26 Avril 2016 (RJDH)- Au moins 1500 ex-combattants Anti-Balaka de Bangui ont commencé l’enregistrement pour leur profilage socioprofessionnel. Les activités ont débuté ce mardi 26 avril 2016 dans le quartier Boy-Rabe à Bangui.

 

C’est un projet initié par la Minusca section Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR). L’activité vise à  établir à chaque combattant la carte socioprofessionnelle, qui permettra à chacun d’œuvrer dans une activité génératrice de revenu. Ces ex-combattants Anti-Balaka des différents arrondissements de Bangui, arrivent l’un après l’autre pour être enregistrer à travers une liste bien structurée.

 

Diane Corner, secrétaire générale adjointe du représentant de la Minusca  a expliqué que le projet de profilage socioprofessionnel est autre que le processus du pré-DRR, « pour le programme pré-DDR, nous avons environs 10.600 ex combattants enregistrés sur le territoire national. Pour ce projet, c’est un programme de réduction des violences dans les communautés », a-t-elle précisé.

 

Hervé Hesse, chef de section DDR de la Minusca a souligné que ce projet consiste à aider les jeunes désœuvrés ou les jeunes à risque, « nous avons préféré choisir une approche qu’on appelle celle de réduction de la violence communautaire, plutôt que celle du pré-DDR ».

 

Judicaël Moganazoum, secrétaire général des Anti-Balaka juge que c’est une stratégie d’occupation des anciens combattants à travers les activités génératrices de revenu, « ce projet va aider les ex combattants qui, depuis plusieurs années n’ont rien à faire et qui sont souvent qualifiés de bandits de grand chemin et des voleurs de s’occuper d’autres choses », a estimé le secrétaire général des ex combattants Anti-Balaka.

 

C’est le premier enregistrement officiel des ex-combattants au niveau de Bangui pour un grand projet d’envergure depuis les évènements du 5 décembre 2013. La prochaine cible d’enregistrement, sera le 3ème arrondissement de Bangui. Ce projet vise 3.000 ex-combattants Anti-Balaka et Séléka.

 

Parallèlement à ce projet, les activités relatives au pré-DDR sont aussi menées par la même section DDR de la Minusca.

 

 

Centrafrique : Une marche contre les résultats des législatives à Bambari

 

http://rjdh.org/ PAR FIRMIN YAÏMANE LE 26 AVRIL 2016

 

BAMBARI, 26 avril 2016 (RJDH)– Les déplacés des trois sites, de la gendarmerie, des Sangaris et FED, ont effectué une marche le 25 avril à Bambari pour protester contre les résultats des législatives rendus publics par la Cour Constitutionnelle de Transition le week-end dernier. Un mémorandum adressé au président de la République a été déposé à la Minusca.

 

Selon nos informations, les principales raisons du mécontentement de la population seraient les résultats des élections législatives validées par la Cour Constitutionnelle Transition (CCT). Le candidat Fernand Nzapaha avait obtenu 75,35 % de voies  lors des résultats provisoires publiés par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) avant qu’il ne soit invalidé par la CCT.

 

Les manifestants ont remis un mémorandum à la Minusca contenant cinq recommandations. La première concerne le respect de la volonté du peuple. Pour la seconde, les protestataires demandent à la Cour Constitutionnelle que Ferdinand Nzapaha de la circonscription électorale de Bambari 1, soit reconnu comme candidat élu de la population.

 

Les manifestants dénoncent dans la troisième recommandation l’esprit de la partition du pays qui persiste et est manifesté par certains groupes de personnes. La quatrième et la dernière recommandation concernent la paix comme la volonté du peuple après les élections dans le pays.

 

Une dizaine des résultats ont été inversés par la CCT le 23 avril lors de la proclamation définitive des résultats des élections législatives du 2e tour. La CCT avait aussi invalidé 2 nouveaux cas.

 

 

Centrafrique: L’arrestation d’une fille avec son bébé de six mois fait polémique à l’OCRB

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 26 AVRIL 2016

 

BANGUI, 26 Avril 2016(RJDH) — Une fille et son bébé de six (6) mois, son père et sa mère sont aux arrêts depuis  dimanche dernier à l’Office Centrafricain de Répression de Banditisme(OCRB). Cette famille est arrêtée car leur beau fils aurait volé trois millions de FCFA de son père, le magistrat Alain Kossindo procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bouar.

 

Selon les informations du RJDH, le fils du magistrat  Alain Kossindo aurait volé l’argent afin de falsifier les faux billets. La famille Angogba a été impliqué dans l’affaire à cause de leur fille qui a épousé le fils du magistrat.

 

Le père de cette famille, Gabin Angogba a expliqué les faits qui ont conduit à leurs arrestation en ces termes:  «  Ils étaient nombreux dans le groupe pour la falsification des billets de banque. Entre le fils du magistrat et sa deuxième femme, l’affaire a tourné aux vinaigres. Le procureur était venu pour chercher son fils chez moi, je lui ai dit qu’il n’était pas là. Le dimanche, sa femme était venue et a commencé à nous insulter. Lorsqu’elle a quitté notre concession, 45 minutes après, la police était venue pour chercher notre fille, sans convocation, ni mandat d’amener. Je leur ai dit de fouiller la maison car mon beau fils ne vit pas chez moi et qu’il est à Mbossoro. Je suis innocent dans cette affaire qui me conduit avec ma femme, ma fille et ma petite fille ici ».

 

La même source a souligné qu’ils ont tous passé la nuit dans la geôle de l’OCRB avec sa petite fille de 6 mois, « ma femme, ma fille, son bébé et moi avons passé la nuit dans la geôle séparée de l’OCRB le dimanche. Hier, le Directeur Général a été saisi de la situation et a relâché notre fille et son bébé », a ajouté Gabin Angogba.

 

Selon les informations du RJDH, l’enfant a fait la diarrhée presque toute la nuit dans la geôle et sa santé n’est pas bonne depuis leur libération lundi matin.

 

M.Gabin Angogba et sa femme sont toujours aux arrêts à l’OCRB au moment nous mettons cette information sous presse.

 

Rencontré par le RJDH, le Directeur Général de l’OCRB, Colonel  Robert  Yekouaketté a relevé qu’il a été surpris de voir un bébé parmi les détenus et a aussitôt relâché la mère et son enfant,  «  J’ai reçu l’appel du procureur pour garder ces gens car c’est la FICU, qui avait menée l’opération. J’ai dit devant tout le monde que c’est un crime d’enfermer un bébé », a lâché le directeur général.

 

En voulant répondre au RJDH, deux policiers présumés auteurs de cette arrestation ont empêché le Directeur Général de donner plus de précision sur cette affaire.

 

Le Procureur  de Bouar et les responsables de la police qui a menée l’opération n’étaient joignables pour donner leurs versions des faits. Le fils de ce procureur  n’est toujours pas arrêté.

 

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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 13:54

 

 

 

 






 

 

 

 

 

Sur les conseils de l'archevêque de Clermont, Mgr Hippolyte Simon, il confessait dans cette lettre des agressions commises sur des mineurs au cours d'une mission de trois ans en Centrafrique, a poursuivi le magistrat. "Il y décrivait clairement des actes répréhensibles", a indiqué M. Sennès. Saisi en avril 2011, l'Office central pour la répression des violences aux personnes basé à Nanterre a enquêté en Centrafrique, identifiant trois victimes mineures dont une de moins de 15 ans. Le prêtre a été entendu par les enquêteurs le 4 septembre dernier, confirmant les faits. Présenté le 6 septembre à un juge d'instruction, il a été mis en examen pour viol et agressions sexuelles sur mineurs, avant d'être placé en détention provisoire et incarcéré à Saint-Etienne. Le lendemain, son avocat a fait appel de cette dernière décision. Prêtre dans le diocèse de Clermont depuis 1995, à Issoire puis à Clermont même où il s'est occupé des aumôneries des jeunes, le suspect avait été nommé en septembre 2011 dans une paroisse de Riom, sous l'autorité d'un prêtre considéré comme "solide", a expliqué de son côté l'archevêché de Clermont.

 

L'archevêché a confirmé que c'est Mgr Simon "qui a conseillé au prêtre de se dénoncer". Mais, fait-il remarquer, il a fallu près de deux ans entre les premières confessions et l'incarcération de cet homme. Selon La Montagne, les paroissiens de Riom ont été avertis le week-end dernier de la procédure touchant l'agresseur présumé, à travers un communiqué du diocèse lu au cours des offices. "Depuis novembre 2010, la justice est saisie de l'affaire. C'est à elle et à elle seule qu'il appartient de se prononcer", a souligné l'archidiocèse de Clermont dans un communiqué. "Particulièrement affecté par cette situation, Mgr Simon assure que sa pensée et sa prière vont d'abord à la jeune victime et à toutes les personnes qui souffrent et vont souffrir de cette situation", ajoute le communiqué.

 

Prêtre soupçonné de viol en RCA : le diocèse de Clermont admet une «erreur d'appréciation»

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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 10:49

 

 

Par RFI  26-04-2016 Modifié le 26-04-2016 à 03:55

 

Le président Touadéra poursuit ses consultations avec les groupes armés en prélude du programme de « désarmement démobilisation réinsertion », le DDR. Pour le moment, les discussions s'annoncent compliquées.

 

Après un voyage d'une semaine au Vatican à Paris puis à New York, le président Faustin-Archange Touadéra a repris manu militari les consultations avec les groupes armés.

 

« Laissez-moi six mois », voilà ce que le président a dit lundi aux représentants du FPRC, une branche de la Seleka dirigé par Nourredine Adam. Six mois, le temps de poser les jalons du processus du DDR qui s'annonce extrêmement long et chaotique.

 

Car avant de pouvoir le lancer, il va falloir se mettre d'accord avec les groupes armés qui ne veulent pas céder d'un pouce sur leurs revendications. Les différentes branches de la Seleka réclament notamment une meilleure représentativité au sein du gouvernement et des postes ministériels, comme celui de l'Elevage ou de la Sécurité publique.

 

Abdoulaye Hissène, un des représentants du FRPC participait à la réunion de lundi. « Ils ne sont pas tombés d'accord » dit-il. Car Touadéra a un principe : il ne travaillera pas sur le terrain politique avec des groupes armés qui ne sont pas engagés dans le désarmement.

 

Mais du côté des groupes armés justement, on réclame l'exact opposé. Abdoulaye Hissène poursuit « nous n'irons pas au DDR si nos revendications politiques ne sont pas entendues ».

RCA : le président Touadéra reprend les consultations avec les groupes armés

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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 10:47

 

 

26/04/16 (APA)

 

Des médicaments périmés plus particulièrement des viagras, et plusieurs autres comprimés utilisés comme des drogues ont été saisis par la compagnie nationale de sécurité (CNS) ce lundi au à travers les coins du marché central de Bangui.

 

Bienvenue Zokoué commandant de la CNS a expliqué que cette opération vise à lutter contre la circulation, la commercialisation et la consommation des faux médicaments mais aussi ceux périmés dans la ville de Bangui.

 

Elle se poursuivra dans les autres provinces de la RCA pour permettre à la population de disposer de vrais médicaments pour se soigner.

 

9 personnes soupçonnées de vendre ces produits sont sous les verrous de la police en attendant leur jugement.

 

La consommation de ces produits dont la circulation prend une ampleur inquiétante dans le pays serait à l’origine de plusieurs actes de banditismes qui se perpétuent dans le pays.

 

Selon la police ces faux médicaments saisis viennent du Cameroun et du Nigéria.

Centrafrique : Saisie de milliers de faux comprimés et de stupéfiants

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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 10:39

 

 

http://fr.alakhbar.info/

 

ALAKHBAR (Nouakchott) 26.04.2016 03:11 -Les autorités mauritaniennes ont décidé de satisfaire les revendications de dix de leurs gendarmes contestataires servant au sein de la mission de maintien de la paix de l’ONU en Centrafrique. 

Les dix gendarmes, qui protestaient contre de faibles salaires, devront bénéficier d’une augmentation de 100 Mille Ouguiyas à leur salaire et des billets d'avion pour passer des vacances en Mauritanie.

La Mauritanie dispose en Centrafrique d’un contingent de 570 éléments dont 450 militaires, 120 gendarmes et 12 observateurs pour une mission de 12 mois.

Selon des sources d'Alakhbar, le gouvernement mauritanien a fixé pour les officiers parmi ce contingent une prime de 450.000 UM, ajoutée à leur salaire qui varie entre 180.000 UM et 450.000 UM.

S’agissant des sous-officiers, cette prime est fixée à 325.000 UM ajoutée à leur salaire qui varie entre 80000 UM et 115.000 UM. 

Quant aux soldats le gouvernent a fixé leur prime 195.000 UM ajoutée à leur salaire qui est de 68.000 UM.

 

La Mauritanie satisfait ses gendarmes contestataires en Centrafrique

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 18:09

 

 

http://www.france24.com/

 

La base de la force Sangaris à Sibut, en Centrafrique, à été rétrocédée aux autorités samedi. Une étape supplémentaire d'un désengagement voulu par la France. Néanmoins quelque 300 militaires français devraient rester dans le pays.

 

La force française Sangaris a rétrocédé aux autorités centrafricaines, samedi 23 avril, sa dernière base située en province, à Sibut. "Un symbole, car les militaires français s'y étaient installés depuis février 2014 pour bloquer l'avancée de rebelles qui voulaient s'en emparer", a expliqué l’envoyé spécial de France 24, Anthony Fouchard.

 

Déployée en décembre 2013 après des violences entre des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka et des ex-rebelles à dominante musulmane de la Séléka qui avaient mis le pays à feu et à sang, l'intervention de la force française et le déploiement de 12 000 Casques bleus de la Minusca avaient fait retomber les tensions. Des élections législatives et présidentielle ont finalement pu être organisées entre la fin 2015 et le début 2016.

 

Défi logistique

 

Ces trois dernières semaines, 210 hommes, 90 véhicules et 21 conteneurs sont partis de Sibut pour rejoindre Bangui, ce qui a représenté un véritable défi logistique et technique, a expliqué Anthony Fouchard. "Les différents convois se sont étirés sur près de 3 kilomètres jusqu'à rallier la capitale", a-t-il détaillé.

 

Cette localité est "stratégique", car Sibut constitue "un verrou qui permet de réguler l'accès à la capitale mais également d'accéder au nord et à l'est du pays", a rappelé le correspondant de France 24. En octobre 2015, les soldats avaient dû y repousser une colonne de rebelles lourdement armés qui voulaient descendre sur Bangui.

 

Désengagement progressif de la force Sangaris

 

La rétrocession de la base de Sibut à la Centrafrique, voulue par le gouvernement français, est une étape de plus du désengagement progressif de la force Sangaris.

 

Estimant sa mission accomplie, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait annoncé en mars que la France mettrait fin en 2016 à la mission qui comptait 2 500 militaires au plus fort des tensions. Lors de sa visite à Bangui, le 30 mars, au moment de l’investiture du président centrafricain, Faustin Archange Touadera, il avait déclaré qu’il fallait "savoir refermer une mission".

 

Des paroles qui avaient inquiété les autorités locales. Finalement, la force française Sangaris "demeurera" en Centrafrique pour aider à encadrer l'armée du pays, a déclaré le président français François Hollande, mercredi, à l’issue d’une rencontre avec son homologue centrafricain. Environ 300 militaires français, sur les 900 présents en Centrafrique à la fin mars, devraient rester dans le pays après la fin de Sangaris, notamment au sein de la nouvelle mission européenne EUTM-RCA.

 

La majorité des effectifs de Sangaris ayant quitté la Centrafrique seront redéployés sur l’opération Sentinelle pour faire face à la menace terroriste en France, ou sur l’opération Barkhane qui vise à lutter contre les groupes armés jihadistes au Sahel.

 

Avec AFP

 

Centrafrique :  les soldats français de la force Sangaris quittent la base de Sibut

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 17:48
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique: 500 ex-combattants de Kaga-Bandoro abandonnent les armes et optent pour l’agriculture

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 25 AVRIL 2016

 

KAGA-BANDORO, 25 avril 2016 (RJDH) — Au total 500 ex-combattants de la ville de Kaga-Bandoro ont volontairement déposé les armes la semaine dernière et ont opté pour l’agriculture et l’élevage, pour la relance des activités socio-économiques. L’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) appuie cette activité dans le cadre du pré-DDR.

 

Ces jeunes de Kaga-Bandoro, enrôlés dans les groupes armés, ont décidé de rompre avec les armes et opter pour la vie sociale. Appuyés par la FAO et la Minusca, ils ont choisi le domaine de l’agriculture et de l’élevage comme moyen de la relance socio-économique.

 

Rosmon Zokoué, assistant en communication à la FAO, souligne que l’appui aux ex-combattants est composé des kits agricoles et de l’élevage, « parmi les 500 ex-combattants enregistrés,  80 d’entre eux se sont lancés dans la culture maraîchère. Ils ont bénéficié des outils agricoles et des semences. Ceux qui ont choisi l’élevage ont reçu également des kits pour l’élevage des porcins et des caprins », a t-il expliqué. Il a par ailleurs ajouté que « cet appui entre dans le cadre du Pré-DDR ».

 

Le préfet de la Nana, Gribizi Gaston Yendémo, joint par le RJDH, a confirmé les activités qui ont été menées par la FAO auprès des jeunes de la ville de Kaga-Bandoro, qui selon lui, « consistent à redynamiser le secteur agricole et de l’élevage à travers le pré-DDR. Ce dynamisme est le souhait de la population, parce que le secteur agricole peine à reprendre suite à la présence des groupes armés qui sévissent dans les périphériques », a témoigné cette autorité préfectorale.

 

Environ 750 jeunes issus des groupes armés ex-Séléka et Anti-Balaka, ont été identifiés et ont bénéficié de l’appui des partenaires pour  des activités génératrices de revenu. Ce processus qui entre dans le cadre du pré-DDR a été une fois de plus effectué à Kaga-Bandoro en janvier et en février 2016.

 

 

Centrafrique : Les activités restent paralysées au port Sao à Bangui

 

PAR NOURA OUALOT LE 25 AVRIL 2016

 

BANGUI, 25 avril 2016 (RJDH)–Les commerçants au port Sao à Bangui se plaignent par rapport à la pénurie des marchandises. Leurs commerces ne tournent plus depuis la suspension des navettes entre Bangui-Kouango à cause des exactions des groupes armés.

 

A 9 heures du matin où généralement l’ambiance est vive au port Sao, l’on constate une timidité qui a gagné les lieux. Les baleinières et les pirogues sont accostées au bord du fleuve. Pas de bousculade, les gens sont assis sous leur hangar en train de causer, laissant quelques marchandises un peu en distance.

 

Des marchandises comme le manioc et la courge sont moins visibles mais l’huile de palme, l’arachide sont quasiment inexistants sur le marché. Les restaurants sont vides.

 

Honorine, une marchande de manioc est assise sous un hangar avec quelques commerçantes. Elle explique son quotidien, « je vends du manioc ici depuis deux ans. Mais ces derniers temps, mes commerces ne marchent pas bien. Je viens le matin pour rentrer le soir avec peu de bénéfice. Je n’ai pas assez de marchandises car les baleinières ne voyagent plus. Le peu que j’achète chez les voyageurs de la pirogue ne donne pas assez de bénéfices pour me permettre de subvenir au besoin de ma famille. Je suis mère de sept enfants », a-t-elle déploré.

 

Paul Ngari, assistant du chef de poste du contrôle, se plaint également et affirme que toutes leurs activités sont paralysées, « c’est notre domaine, nous sommes habitués avec et ça ne sera pas facile pour nous de faire d’autres activités. Donc, nous demandons au gouvernement de trouver une solution rapide», a-t-il lancé.

 

Quelques responsables des baleinières côtoyés, ont expliqué qu’une baleinière peut transporter deux à trois cent sacs de manioc, des paniers de poissons fumés et autres articles. Par contre, une pirogue ne prend juste que dix à quinze sacs de manioc ou à défaut deux paniers de poissons fumés. Donc, ils sont obligés de traverser de l’autre côté du fleuve pour chercher quelques articles que de rester à ne rien faire.

 

C’est depuis plus de deux mois que les navettes sont suspendues entre Bangui-Kouango pour des raisons d’insécurité.  Des démarches continuent d’être menées auprès des autorités centrafricaines pour pallier le problème. Entre temps, la galère prend les navigants, les commerçants et le panier de la ménagère est vide.

 

Le port de Sao ravitaille Bangui et ses environs en produits alimentaires comme le manioc, l’huile de palme, le poisson fumé, la courge et bien d’autres.

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 11:39

 

 

http://lepays.bf/  25 avril 2016

 

L’actualité gabonaise est marquée par la saisie, le 22 avril dernier, des propriétés appartenant à la famille Bongo en France, précisément à Nice et dans le XVIè arrondissement de Paris. Ces biens  qui sont constitués d’une villa et d’un hôtel particulier, font partie des 33 propriétés dont disposerait en terre française, la famille de l’ancien président, feu  Omar Bongo Ondimba. Si le nom de l’actuel locataire du palais du bord de mer, Ali Bongo Ondimba (ABO pour les intimes), n’est pas cité dans l’affaire des biens supposés être mal acquis et saisis par les juges français, il n’en reste pas moins vrai qu’il est indissociable des prévarications dont se serait rendue coupable la famille présidentielle dont il est issu et ce, durant les 42 ans de règne de son défunt père. Quoi qu’il en soit, ces derniers événements viennent corser davantage la situation du président gabonais, malmené déjà par des affaires de mœurs, de filiation douteuse et de lâchage, voire de lynchage politique par des hommes qu’il avait, incroyable ironie du sort, mis dans les bonnes grâces de son père et qui sont devenus, ipso facto, des poids lourds de la scène politique gabonaise. Il y a, en effet, eu cette polémique sur sa filiation biologique douteuse avec Omar Bongo Ondimba, entretenue par certains opposants gabonais et par sa propre demi-sœur, Onaida Maisha Bongo Ondimba, qui ne souhaiteraient pas voir sa candidature aux prochaines élections validée, parce qu’il serait d’origine biafraise. Il y a ensuite cette plainte déposée devant la Justice française par Joyce Ondo, son ancienne compagne, suite au niet catégorique qu’il aurait opposé à cette dernière par rapport à la reconnaissance de l’enfant qu’ils auraient eu ensemble. Il y a enfin ces démissions en cascade dans ses propres rangs, qui ne manqueront pas de fragiliser l’échafaudage qu’il a mis en place pour s’octroyer un nouveau mandat à la tête de son pays.

 

Avec les déboires de l’actuel président, on aurait pu imaginer plus de réalisme politique de la part de l’opposition

 

Avec cette avalanche de tuiles sur la tête de Ali Bongo, on peut dire sans risque de se tromper que c’est un candidat politiquement affaibli et en proie au doute qui ira à la pêche aux voix en août 2016, surtout qu’il aura en face de lui de vieux briscards aux dents acérées comme Jean Ping, Zacharie Myboto,  Raymond Ndong Sima et autres Guy Nzouba-Ndama. Cela dit, le Parti démocratique gabonais (PDG) actuellement au pouvoir, dispose encore de nombreux courtisans et même de militants sincères capables de donner la réplique aux opposants a priori les plus insubmersibles. Et le président Ali Bongo mettra à coup sûr son inestimable fortune à contribution pour perpétuer une tradition africaine qui veut qu’un président en exercice ne perde pas les élections auxquelles lui-même est candidat.  Et en plus de son bilan économique globalement positif, Ali Bongo pourra se prévaloir de certaines mesures hardies comme la remise d’une partie de son patrimoine à l’Etat gabonais, même si certains y voient un aveu de culpabilité dans la délinquance financière dont les membres de sa famille sont accusés. Si on ajoute à ces arguments, la loi électorale qui prévoit un seul tour, on peut se risquer à dire que Ali Bongo a plus de chances que ses adversaires de remporter le scrutin, surtout que ces derniers y vont en rangs dispersés tout en sachant qu’il n’y aura aucune alliance de circonstance possible, puisqu’il n’y aura pas de second tour, contrairement à la plupart des autres pays africains. Avec les déboires en série de l’actuel président, on aurait pu imaginer plus de bon sens et de réalisme politique de la part des leaders de l’opposition qui, s’ils décidaient de mettre leur ego de côté, réaliseraient peut-être l’impensable, c’est-à-dire l’alternance et le renvoi des Bongo dans la grande masse des citoyens ordinaires en les délogeant par la voie des urnes, du palais du bord de mer dont ils arpentent les couloirs depuis près d’un demi-siècle. Hélas, l’individualisme et l’égoïsme qui sont les caractéristiques des hommes politiques en général, risquent encore de renvoyer cette éventualité aux calendes grecques.

 

Hamadou GADIAGA

 

Lu pour vous : AVALANCHE DE TUILES SUR LA TETE DU PRESIDENT GABONAIS : Ali Bongo échappera-t-il à tous ces loups aux crocs acérés ?

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 11:36
Disparition de Papa Wemba, emblème de la musique africaine

 

 

24/04/16 (RFI)

 

Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba, connu sous le nom de Papa Wemba, a dit définitivement adieu à la scène ce dimanche 24 avril. Le musicien congolais (RDC) avait été victime d'un malaise lors d'un concert en Côte d'Ivoire samedi. Ce sont les organisateurs du FEMUA, le Festival des musiques urbaines d'Anoumabo, qui ont annoncé son décès ce dimanche matin. Papa Wemba était âgé de 67 ans.

 

Né en 1949 juin dans le Kassaï-Oriental (RDC), Papa Wemba est un musicien charnière pour le continent africain. Dans les années 1950, la rumba congolaise dominait le continent et si elle est toujours aussi présente sur la scène africaine, c'est notamment grâce à Papa Wemba qui avec le groupe Zaïko Langa Langa a dépoussiéré une rumba un peu languissante en l'électrisant notamment.

 

Le musicien était le fondateur du label et du groupe Viva la Musica, en 1977, et on lui doit les tubes Analengo, en 1980, et plus tard Maria Valencia ou encore Yolele, emblèmes de la «world music». C'est le coup de pouce du musicien britannique Peter Gabriel qui le fait mondialement connaître.

 

Papa Wemba a découvert et formé des générations de musiciens africains comme Koffi Olomidé.

 

On lui doit aussi l'essor de la SAPE, la Société des ambianceurs et personnes élégantes, dont il fut l'une des figures. Ce mouvement, né au Congo, a pris son envol grâce à la diaspora zaïro-congolaise en Europe, notamment en France et en Belgique. C'est d'abord une mode vestimentaire mais aussi un art de vivre.

 

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 21:33
RCA: Sangaris poursuit son désengagement et rétrocède Sibut

 

 

Par RFI  24-04-2016 Modifié le 24-04-2016 à 03:08

 

En Centrafrique, la force française Sangaris a rétrocédé sa dernière base en province. Le camp revient désormais aux autorités centrafricaines après un mois de nettoyage et de rapatriement du matériel sur Bangui. Une page se tourne pour la mission française, qui laisse la place à la Minusca dans les provinces.

 

Près d'une centaine de véhicules, deux cents hommes, des guérites de protection, 700 mètres de mur d'enceinte et presque autant de barbelés... en trois semaines, les militaires français appuyés par une compagnie du génie ont tout acheminé sur Bangui. Des convois impressionnants, longs de plusieurs kilomètres et une page qui se tourne pour la mission française qui tenait cette ville stratégique depuis février 2014.

 

« Nous sommes en train de mener une opération de rétrocession de la plateforme relais de Sibut, explique le chef d’escadron OlivierElle a servi des opérations dans le nord puisqu’en fait Sibut occupe un nœud stratégique et permet de contrôler les axes d’approches dans la partie nord et dans la partie qui viennent sur Bangui. »

 

Ce départ de Sangaris s'inscrit dans la logique de désengagement progressif voulu par le président Français. Sangaris resserre son dispositif à Bangui et laisse la place à la Minusca dans les provinces. Morales Gaya Laza est le préfet de la Kémo

 

« Toutes les rébellions que le pays a connu, le carrefour de toutes les rébellions, c’est Sibut. Aujourd’hui Sangaris est en train de partir et je crois rapidement que la force onusienne, la Minusca, fera des efforts pour prendre la relève et redoubler de vigilance par rapport à tout ce qui est en train de tramer aux alentours de la préfecture de la Kémo. »

 

Est-ce que la Minusca saura être aussi réactive que l'était les forces françaises, voilà en substance la question que pose le préfet. En septembre dernier, Sangaris avaient agi en rempart à Sibut, en détruisant une colonne de rebelle lourdement armée qui se dirigeait sur la capitale.

 

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