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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 23:23

 

 

 

Par Anne KAPPES-GRANGE – Jeune Afrique 19 Septembre 2016 modifié le 19 Septembre 2016 - 22:47

 

Interview cette semaine dans l'hebdomadaire "Jeune Afrique" version papier d'Anicet Georges Dologuélé, le candidat malheureux de l'élection présidentielle centrafricaine.

 
- Vous aviez à l'issue du second tour de la présidentielle, dénoncé des fraudes, mais sans aller jusqu'à déposer de recours. Vous avez même reconnu assez rapidement la victoire de votre rival Faustin Archange Touadera, pourquoi ?


«Parce que la situation aurait dégénéré. En Centrafrique, les résultats sont annoncés tout au long de la semaine, bureau de vote par bureau de vote.Les jours précédant la proclamation des résultats officiels, la tension n’avait cesser de monter. 


Il y avait déjà des violences, la colère enflait. Comprenant qu'un allait leur voler la victoire, les jeunes menaçaient de sortir dans la rue avec des armes. 


Ni moi ni personne n'avions les moyens de maitriser ce qui allait se passer. 


Comprenez bien qu'en Centrafrique, il n'y a pas vraiment d'Armée, de Police, de Gendarmerie. 
....Chez nous, c'est la population qui est armée ! 

 

C'est pour cela qu'après avoir consulté mes alliés, dans un souci d'apaisement, et pour éviter que le pays ne sombre à nouveau dans la violence, j'ai décidé de laisser courir. (NDLR : Admettre la victoire par tricherie de Faustin Touadera pour éviter les violences) 

«Même si je n'ai pas déposé de recours, il me semble très important de procéder à un audit de cette élection présidentielle, tout comme il faut dissoudre cette ANE qui ne fonctionne pas.

 

 Dans deux ans, nous aurons des scrutins locaux, et il ne faudrait pas refaire les mêmes erreurs.» 


- Regrettez-vous la décision que vous avez prise à l'époque ?

 
«Non, je l'assume parfaitement. 

 

C'était un acte de coeur, un acte patriotique.

 

 Mais je maintiens que cette élection a été massacrée, alors qu'elle aurait dû être exceptionnelle, et que c'était une chance unique offerte aux centrafricains. 


J'affirme qu'il y a eu des fraudes, que des instructions ont été données aux préfets pour qu'ils changent les procès-verbaux; que les autorités de la transition ont mis tous les moyens qui étaient à leur disposition, au service de Faustin-Archange TOUADERA, dont elles ont financé la campagne. 

 

Elles espéraient en échange, obtenir sa protection. 


Le problème c'est qu’une fois élu, Touadera a ordonné un audit de la transition. Catherine Samba-Panza par exemple en est très mécontente et s'estime maltraitée.  Du coup, les langues se délient... (NDLR : Les fuites dans la presse par CSP sur les magouilles électorales de Touadera)» 


- Début Aout, Jean-Francis Bozizé, le fils de l'ancien président a pris le risque de rentrer en Centrafrique. Il a été brièvement arrêté, puis relâché...Qu pensez-vous de la manière dont cette affaire a été gérée ?

 
«Dans le fond, peut-on vraiment dire qu'il a pris un risque en revenant à Bangui ?

 
Je pense qu'il s'était préalablement entendu avec le président Touadera, qu'il avait eu des assurances, en dépit du fait qu'un mandat d'arrêt international avait été émis contre lui. 

 

C'est d'ailleurs la MINUSCA qui l'a arrêté.

 

 Tout a été fait dans l'improvisation et l'amateurisme. 

 

La preuve : Il a été libéré sans même avoir été présenté à un juge d'instruction.» 

- Quel bilan dresseriez-vous des premiers mois du président Touadera ? 


«Il est au pouvoir depuis 5 mois : c'est peu, mais suffisant pour organiser les équipes, nommer les responsables, procéder à la mise en place du programme de société pour lequel il a été élu.

 

 Or dans le cas présent, il ne s'est rien passé.» 


- N'êtes-vous pas alarmiste ? 


«NON, après l'élection, j'ai choisi de me taire pour donner une chance au nouveau président. Quand il m'a approché pour me proposer une union sacrée autour des questions de sécurité, j'ai accepté.

 

 Mais, depuis, plus rien. 

 

Alors peut être que me taire n'était pas la bonne stratégie.»

 
Source Jeune Afrique, édition du 18 Septembre 2016

Lu pour vous : Centrafrique : Georges Dologuelé : "Touadera a volé l'élection présidentielle avec la complicité de la Transition de Samba-Panza"
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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 21:04

 

RÉCIT

 

Par Maria Malagardis —Libération  19 septembre 2016 à 20:01

 

Violences. Au moins dix-sept personnes sont mortes lundi à Kinshasa lors d’un rassemblement contre le maintien au pouvoir de Joseph Kabila, autocrate au pouvoir depuis 2001. Ils réclamaient la convocation d’une élection présidentielle.

 

Des corps portés sur des civières par des jeunes levant le poing en signe de vengeance. Un trottoir éclaboussé de sang sur lequel gît une femme, regard à jamais perdu vers le ciel. Et puis encore un autre homme à terre avec une immense tache rouge sur la poitrine : lundi, dès la fin de la matinée, les réseaux sociaux ont été inondés d’images en provenance de Kinshasa, la capitale de la république démocratique du Congo (RDC) où l’opposition avait prévu une marche pour protester contre le report des élections présidentielles. Une marche qui a vite tourné au carnage.

 

Vers 10 h 30, au pont Kasavubu, la garde républicaine ouvre le feu sur la manifestation pourtant autorisée. Un leader de l’opposition, Martin Fayulu, président du parti Engagement pour la citoyenneté et le développement, est blessé à la tête. Egalement touché par balle, un député de la ville de Matadi, Albert Fabrice Puela, est évacué dans un état critique. Très vite, les manifestants répliquent : un policier sera lynché par la foule, un militant de la mouvance présidentielle voit sa maison incendiée. Dans une capitale vite quadrillée par les forces de l’ordre, les pneus brûlent sur les trottoirs, les affiches du Président sont déchirées. Et au pied de la statue de Patrice Lumumba, le héros de l’indépendance, apparaît cette inscription, d’un trait rageur au feutre rouge : «Kabila dégage.» En fin d’après-midi, le ministère de l’Intérieur reconnaissait un bilan «provisoire» de 17 morts, dont 3 policiers et 14 civils, selon l’AFP. D’autres sources, multiples, mais invérifiables, comptabilisaient, elles, au moins 26 morts et 57 blessés.

 

Ce n’est pas la première fois qu’une telle répression se produit en RDC. Porté au pouvoir depuis 2001, élu en 2006 puis réélu de façon contestée en 2011, Joseph Kabila, 45 ans, a intégré la culture de la violence depuis sa tendre enfance au côté d’un père guérillero qui passera du maquis aux salons dorés du pouvoir à Kinshasa en s’imposant par les armes en 1997, avant d’être lui-même assassiné en 2001. Propulsé sur le trône du père, le fils n’a jamais hésité à faire usage des armes pour intimider ses adversaires. Sans remonter très loin, la période la plus récente en offre une illustration : en avril et en août, la police avait de la même façon violemment dispersé les manifestants à Lubumbashi, «capitale» du Katanga, n’hésitant pas à asperger de gaz lacrymogènes Moise Katumbi, le leader de l’opposition locale et ancien gouverneur de la province, qui se trouve désormais en exil en Europe.

 

Tâche titanesque

 

En mai c’est à Goma, à l’extrême-est de ce pays aussi vaste que l’Europe de l’Ouest, qu’avait eu lieu une autre confrontation avec les forces de l’ordre. Mais dans ce gigantesque territoire, qui dispose de moins de routes que la Sicile, Kinshasa, la capitale, reste le cœur du pouvoir. «Si Kabila perd Kinshasa, il perd le pays», affirmait ainsi il y a quelques jours l’opposant Freddy Kita, secrétaire général de Démocratie chrétienne (un parti qui se classe à gauche) devenu également un des responsables du «Rassemblement», la plateforme qui, depuis juin, regroupe une grande partie de l’opposition à Kabila. Celle qui avait appelé les manifestants à descendre dans la rue lundi, notamment dans la capitale.

 

Mégapole sulfureuse et bouillonnante de 10 millions d’habitants, posée sur les rives du fleuve Congo, Kinshasa s’est donc embrasé. De façon prévisible. Car ce 19 septembre était depuis longtemps inscrit dans l’agenda de l’opposition : c’est ce lundi en effet que la commission électorale, la Ceni, aurait dû convoquer le corps électoral pour un scrutin présidentiel en principe prévu avant la fin de l’année. Le mandat non renouvelable de Kabila s’achevant en effet, dans trois mois, le 19 décembre. Là aussi, en principe. Car depuis longtemps, il est clair que le pouvoir entend reculer les échéances électorales, arguant notamment de la nécessité de recomposer le fichier électoral. Une tâche titanesque dans ce pays de 67,5 millions d’habitants. Et qui malgré ses immenses richesses, manque régulièrement de fonds pour financer… tout ce qui peut contribuer au bien commun.

 

Ce samedi, à la veille de la date butoir du 19 septembre, la révision complète du fichier électoral a été officiellement reportée de seize mois et le scrutin présidentiel a été couplé avec les élections législatives et provinciales. Ainsi en ont décidé, après d’âpres et laborieuses discussions, les représentants de la majorité et de certains partis d’opposition au sein d’un «dialogue» auquel n’a jamais voulu participer le «Rassemblement» de l’«autre» opposition. Lequel est désormais bien décidé à entamer le bras de fer dans la rue. L’appel à manifester ce 19 septembre valait non seulement pour Kinshasa mais aussi pour toutes les villes du pays. Sans oublier les sit-in devant les ambassades de la RDC, dont celle de Paris.

 

Alors que les premiers morts tombaient à Kinshasa, les internautes postaient aussi des images de Uvira ou de Goma, montrant des manifestants munis de banderoles hostiles à Kabila : «Yebela» («réfléchis à ce que tu vas faire») pouvait-on lire sur un grand nombre d’entre elles. «Nous irons jusqu’au bout pour que Kabila parte. S’il faut retarder le scrutin, alors il faut mettre en place un gouvernement de transition dont il sera exclu. Dans le pays, le ras-le-bol est unanime», souligne Freddy Kita, qui présidait samedi une réunion de l’opposition à Asnières, en région parisienne pour mobiliser la diaspora. «Depuis 2012, nous dénonçons le glissement de calendrier par le gouvernementa-t-il martelé ce jour-là. Depuis cette date, le gouvernement devait débloquer chaque année 250 millions de dollars pour organiser les élections. Si on fait le calcul, nous devrions avoir 1 milliard de dollars, mais rien n’a été fait.»

 

A chaque fois, l’argument financier a été agité par le pouvoir pour reculer l’échéance. Pourtant, le ministre de la Justice persiste à déclarer que le pays organisera le scrutin seul et donc sans aide extérieure. Il est vrai que le pouvoir en place se méfie des ingérences. Engagé dans une fuite en avant, que n’apaisent ni les récentes libérations de prisonniers politiques (trop sélectives) ni les tentatives de «dialogue», le régime Kabila n’a plus non plus beaucoup d’alliés à l’étranger. A peine le report des élections était-il acté samedi, que le Quai d’Orsay faisait officiellement part de sa déception, en déclarant dans un communiqué officiel que «la France regrette que la république démocratique du Congo n’ait pas convoqué le corps électoral […] dans les délais constitutionnels». Paris a rarement été aussi prompt et clair en terre africaine.

 

Crispation

 

Autre grand «parrain» de la région, les Etats-Unis, qui ne cessent de répéter que «Kabila doit partir», ne risquent pas de se montrer plus conciliants : dimanche soir, Tom Perriello, l’envoyé spécial de Barack Obama pour la région de l’Afrique des Grands Lacs, patientait dans le salon VIP de l’aéroport de Kinshasa lorsqu’il a vu surgir deux membres de la mouvance présidentielle. «Ce n’est pas aux Etats-Unis de nous dire quoi faire au Congo», auraient crié les deux hommes, qui interpellent alors violemment le diplomate américain. Lequel devra être exfiltré manu militari. La scène est peut-être anecdotique, elle n’en révèle pas moins la crispation d’un pouvoir qui n’aurait qu’à regarder de l’autre côté des frontières pour réaliser combien toute l’Afrique centrale est entrée dans une zone de turbulences.

 

Juste en face de Kinshasa, sur l’autre rive du fleuve, à Brazzaville, capitale de l’autre Congo, les aspirations à la démocratie qui se sont manifestées en mars ont peut-être été étouffées par une répression sanglante. Mais l’inamovible Denis Sassou Nguesso est désormais totalement isolé sur la scène internationale et n’ose pas quitter son pays par crainte d’un coup d’Etat. Et de l’autre côté du Congo-Brazzaville, au Gabon, l’annonce de la réélection, contestée, d’Ali Bongo, a provoqué fin août une flambée de violences inédites. Ces jours-ci, l’opposition y attend sur le pied de guerre le verdict imminent de la Cour constitutionnelle, qui doit se prononcer sur des accusations de fraude formulées contre le camp Bongo. L’Afrique centrale n’a quasiment pas connu la démocratie. Mais jamais depuis les convulsions des années 90 qui ont mis fin aux partis uniques, la contestation n’y a été aussi forte. Notamment grâce à un nouvel allié : les réseaux sociaux, qui répercutent en temps réel les violences subies et encouragent la mobilisation. Même dans un pays aussi immense que la république démocratique du Congo.

 

Maria Malagardis

 

Lu pour vous : RDC : Contesté, Kabila réprime dans le sang
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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 20:21

 

 

 http://fr.radiovaticana.va/ RV) 19/09/2016 17:16 La gendarmerie vaticane organisera un concert événement le 17 décembre 2016 dans la salle Paul VI du Vatican en faveur de la Centrafrique. L’annonce en a été faite par le commandant du corps de gendarmerie, Domenico Giani, à l’occasion des 200 ans de la force de sécurité de l’État de la Cité du Vatican, ce dimanche 18 septembre 2016. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Jubilé de la miséricorde et répond au souhait exprimé par le Pape François de voir se réaliser des projets concrets pour venir en aide aux plus faibles, aux personnes isolées ou laissées pour compte.

 

Le projet concerné s’appelle AVRAI, ce qui signifie «tu auras» en italien. Il est mené en République centrafricaine, dans la capitale Bangui, où le Pape avait ouvert solennellement la première Porte sainte du jubilé. A l’occasion du voyage de François dans ce pays ravagé par plusieurs années de guerre, l’hôpital pédiatrique romain du Bambino Gesù avait également lancé un projet, sous l’impulsion du Pape, consistant à «adopter» l’hôpital de Bangui, en formant des médecins via une école de spécialisation en pédiatrie ou en construisant des pavillons.

 

A ce projet s’est joint un artiste italien, Claudio Baglioni qui a créé la Fondation O’Scia qui promeut à travers la musique et l’art, la rencontre et l’intégration entre les peuples et les ethnies pour contribuer à construire un nouveau modèle de coexistence civil, pacifique et solidaire. Les gendarmes du Vatican se sont ainsi impliqués dans le projet initial. Ils ont également décidé d’aider les enfants des communes italiennes frappées par le séisme du 24 août dernier. (MD-XS)

 

Jubilé : les gendarmes du Vatican solidaires de la Centrafrique
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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 17:04

 

 

19/09/16 (AFP)

 

La Mission des Nations unies pour la Centrafrique (Minsuca) a révisé lundi à la baisse le bilan humain des dernières violences qui ont touché le centre du pays.

 

"Le nombre total des morts est de six et non de 26 comme il a été indiqué. Une enquête est en cours et nous donnerons des éléments nouveaux à la presse quand nous aurons plus d'éléments", a déclaré dans un communiqué à l'AFP le nouveau directeur de la communication de la Minusca Hervé Verhoosel.

 

Un responsable de la gendarmerie avait indiqué à l'AFP dimanche qu'une vingtaine de personnes avaient été tuées depuis vendredi dans des attaques lancées par des homme armés issus de l'ex-coalition rebelle séléka.

 

"Le 16 septembre à Ndomete, à 10 km au sud de Kaga Bandoro, dans la préfecture de Nana-Grébizi, des membres de l'ex-Seleka se sont heurtés avec des anti-Balaka", précise la Minusca, qui indique avoir "dispersé des éléments des deux côtés".

 

"Ces heurts ont fait quatre victimes avérées", poursuit la Minusca.

 

La Minusca confirme la mort de deux autres personnes à Kaga Bandoro, après le pillage de la résidence de membres de sa mission.

 

Dans un communiqué dimanche, la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) avait indiqué avoir "décidé de renforcer son dispositif militaire à Kaga Bandoro et Ndomété pour prévenir toute détérioration de la situation".

 

Kaga Bandoro est le fief du Front populaire pour le renouveau de Centrafrique (FPRC) de Noureddine Adam, groupe armé issu de l'ex-coalition rebelle Séléka à dominante musulmane.

 

La prise du pouvoir par les Séléka en 2013, après le renversement de l'ex-président François Bozizé, a précipité la Centrafrique et ses 4,5 millions d'habitants dans le chaos avec une contre-offensive des milices anti-Balaka majoritairement chrétiennes.

 

Le conflit a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés d'après les Nations unies.

 

L'intervention militaire française de l'opération Sangaris, fin 2013, puis le déploiement de Casques bleus, ont permis de stabiliser la situation sécuritaire, mais des bandes armées continuent de sévir dans plusieurs régions de ce pays dont l'histoire est jalonnée de coups d'Etat, de mutineries et de rébellions.

 

 

Centrafrique: Boniface Gona-Bandandélé condamne les violences de Kaga-Bandoro

 

19 septembre 2016@@LaminuteInfo

 

Bangui, 19 sept. (ACAP) – Le Vice-coordonnateur de la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC), Boniface Gona-Bandandélé, a vivement dénoncé et a condamné avec fermeté les actes de violence perpétrés sur la population civile de Kaga-Bandoro par un groupuscule d’hommes armés, à l’occasion d’un point de presse, lundi 19 septembre 2016, à Bangui.

 

L’objectif de ce point de presse est de dénoncer les actes de violences qui perdurent, même après le retour à la légalité, et interpeller par la même occasion les nouvelles autorités du pays et celles de la communauté internationale sur la situation sécuritaire précaire en République Centrafricaine.

 

M. Gona-Bandandélé a déploré le fait que les casques bleus de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) n’ont pas été à la hauteur de leur mission visant à assurer la protection des populations civiles face aux groupes armés.

 

En conséquence, il a lancé un appel pressant à la population pour qu’elle garde son calme en vue de préserver la paix, la solidarité et le vivre-ensemble.

 

Selon un communiqué gouvernemental, un groupe des anti-balaka s’est affronté vendredi dernier à un groupe des ex-séléka à Domété, localité située à dix kilomètres au sud de la ville de Kaga-bandoro, faisant des pertes en vie humaine.

 

Il est à noter que la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique est une ONG nationale au sein de laquelle œuvrent plus d’une centaine d’organisation de la société civile. Elle s’est fixée comme ambition le vivre-ensemble et la paix.

Centrafrique: l'ONU révise à la baisse le bilan des derniers heurts
Centrafrique: l'ONU révise à la baisse le bilan des derniers heurts
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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 16:52
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Calme précaire à Kaga-Bandoro et ses environs après un renforcement de dispositif militaire

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 19 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 19 septembre 2016—Un calme relatif est signalé depuis hier soir à Kaga Bandoro après le déploiement par la Minusca d’important dispositif militaire, apprend-on de sources humanitaires. Le village Ndomété où se sont déroulés les combats du vendredi dernier, s’est vidé de sa population.

 

Une source humanitaire jointe dans la ville de Kaga Bandoro parle d’une situation sécuritaire volatile « la situation sécuritaire n’est pas encore rassurante. A Bandoro centre, il n’y a pas de tension réelle sauf quelques cas d’attaque contre des humanitaires par les hommes en armes. Mais c’est au village Ndomété que la tension est palpable bien que les coups de feu ont cessé depuis samedi dans la soirée » a-t-elle rapporté.

 

De sources indépendantes, le calme observé à Ndomété est dû au renforcement du dispositif militaire de la Minusca« il ya de nombreux soldats onusiens qui sont déployés à Ndomété. Cette présence renforcée de soldats de la paix, a dissuadé les belligérants qui se sont retirés de la localité » a confié au RJDH un membre de la société civile de Kaga  Bandoro.

 

Ce renforcement de dispositif militaire a été aussi confirmé par la Minusca qui, dans une déclaration sur les évènements de Ndomété, a indiqué avoir renforcé « son dispositif militaire à Kaga Bandoro et Ndomete pour prévenir toute détérioration de la situation, conformément à son mandat de protection des populations civiles » peut-on lire dans le document.

 

Dans une déclaration, le gouvernement a annoncé le déploiement à Kaga Bandoro des forces de sécurité intérieure pour participer à la sécurisation des civils. Mais la présence à Kaga Bandoro des forces nationales n’a pas été confirmée par des sources indépendantes « nous n’avons pas vu des Faca ou des gendarmes patrouiller dans la ville. Ce sont les soldats gabonais de la Minusca qui font le travail. Donc je ne suis pas en mesure de vous confirmer la présence de ces forces intérieures ici », a confié un leader de la société civile de Bandoro.

 

Le village Ndomété où ont eu les combats, s’est vidé de sa population qui, d’après de sources humanitaires, a majoritairement trouvé refuge dans la brousse. De sources concordantes, les ONG humanitaires se mobilisent pour apporter l’aide d’urgence à la population de cette localité. Des missions de certaines d’entre elles sont en cours, d’après nos informations.

 

Des combats opposant vendredi et samedi dernier, des Antibalaka aux combattants de l’ex-Séléka à Ndomété, ont fait une vingtaine de morts, selon un bilan encore provisoire

 

 

Centrafrique : Le RECSA valide le projet de construction d’une armurerie dans le pays

 

http://rjdh.org/ PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 19 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, le 19 Septembre 2016(RJDH)—Le Centre Régional sur les Armes Légères ( ECSA) a validé le 16 septembre dernier, à l’hôtel Ledger Plazza à Bangui, le projet de construction d’une armurerie et d’ un dépôt de munitions en Centrafrique. Cette validation fait partie d’un plan d’action nationale pour le contrôle et la gestion des armes légères en Centrafrique.

 

L’armurerie dont le projet est validé, devrait, selon les responsables de RECSA répondre au standard international  notamment le marquage et le dépôt de munitions.

 

La validation du plan d’action et surtout du projet de la construction de cette armurerie intervient au moment où la République Centrafricaine est toujours sous le coup de l’embargo d’armes, embargo décidé par le comité de sanction des Nations-Unies.

 

Cet aval, selon Théoneste Mutsindashyaka, Secrétaire exécutif du RECSA permettra d’amorcer les autres étapes devant conduire à la mise en place de l’armurerie « après la validation, nous allons venir lancer le plan d’action. Aussi, nous sommes en train de développer un projet bancable pour pouvoir mobiliser les partenaires d’adhérer à ce plan et de demander à la RCA de mettre en œuvre cette commission » a-t-il déclaré.

 

Jean Willibyro Sacko, Ministre Conseiller Spécial chargé du DDRR à la Présidence de la République, se félicite de cette opération qui marque la volonté à combattre la prolifération des armes en Centrafrique « ce document marque une volonté réelle d’aller vers les solutions en ce qui concerne la prolifération des armes légères et le risque que cela comporte pour la population » a-t-il expliqué.

 

La construction d’une armurerie en République Centrafricaine est l’une des exigences du protocole de Nairobi. Une armurerie est en construction par UNMAS au Camp Kassaï.

 

 

Centrafrique: La rentrée scolaire effective dans plusieurs villes de l’arrière-pays malgré l’insécurité

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 19 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 19 septembre (RJDH)—Les élèves de plusieurs villes de provinces, ont repris les études ce jour conformément au calendrier du ministère de l’Education Nationale. C’est un constat de la rédaction du RJDH qui est entrée en contact avec ses correspondants dans ces villes.

 

La rentrée est effective à Bozoum sauf que, selon Alban Namkomona, notre correspondant dans la région, les élèves ne se sont pas présentés en masse « la rentrée est effective à Bozoum. Ce matin dans presque tous les établissements publics et privés, nous avons constaté la présence des enseignant et les directeurs mais ce sont les élèves qui n’ont pas répondu à l’appel » a-t-il expliqué.

 

A Bangassou, c’est aujourd’hui que la rentrée officielle a été organisée, « la cérémonie officielle de la rentrée des classes a lieu ce jour au niveau de l’école Sayo dans le 3ème arrondissement de Bangassou.  Les inscriptions continuent mais je pense que d’ici là, les cours vont commencer » a rapporté un cadre du système éducatif de cette ville.

 

A Bambari, la rentrée a été lancée « les autorités ont déjà lancé l’année scolaire. Certaines écoles ont repris et d’autres se préparent » a rapporté Célestin Yétoman, correspondant du RJDH dans cette ville sous contrôle des hommes armés.

 

La journée du 19 septembre est marquée par la remise des bâtiments scolaires réhabilités par une ONG. Le premier jour des classes est prévu pour demain « c’est à partir de demain que les activités vont démarrer au niveau l’inspection académique de Obo » a annoncé Ricardo dimanche, correspondant du RJDH à Obo.

 

Le Ministre de l’Education Nationale a officiellement lancé ce jour la rentrée scolaire à Bouar Chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré.

 

 

Centrafrique : Des établissements scolaires sanctionnés, rouvrent leurs portes pour la rentrée 2016-2017

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 19 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 19 Septembre 2016 (RJDH)—Certaines écoles sanctionnés par le ministère de l’Education Nationale ont rouvert leur porte aujourd’hui. Les responsables affirment avoir régularisé la situation auprès des autorités.

 

Une vingtaine d’établissements scolaire sanctionnés par le ministère ont amorcé, ce jour la rentrée scolaire. Les responsables des écoles concernées, disent avoir régularisé la situation auprès du département de l’Education National auteur de la sanction.

 

Au complexe scolaire Adventiste, le premier jour est timide. Quelques élèves se sont présentés malgré l’environnement encore  quelque insalubre. Médard Kalingbonga, directeur dudit établissement rencontré dans son bureau, a indiqué que son école a pu s’acquitter des frais qu’elle devait à l’Etat. Pour lui, le complexe scolaire Adventiste n’est plus sous sanction « le ministère de l’éducation a été rationnel, parce que nous devons verser au total 900 000 FCFA, soit 300 000FCFA par ans,  chose qui n’a pas été faite suite à la crise. Mais je vous annonce que cela a été déjà fait. Pour le moment nous ne sommes plus suspendus. Voilà pourquoi, nous sommes là », a-t-il expliqué.

 

La suspension du complexe scolaire Nouvelle Charte dans le 5ème arrondissement, selon la directrice Marie-Agnès Ngbangou-Fachere fait suite à une incompréhension qui a été levée, «l’école de Nouvelle Charte a signé une convention avec le gouvernement. Cet établissement est exempt des frais que tous les établissements privés doivent verser. C’est une incompréhension qui a fait que nous avons été suspendus. Mais cela été discuté et nous sommes autorisés rouvrir et c’est ce que nous avons fait » a t-expliqué. Plusieurs autres établissements sanctionnés, ont rouvert leur porte après l’avis du ministère.

 

Cinquante trois établissements scolaires ont été suspendus par le département de l’Education pour diverses raisons.

 

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 14:19
Le bilan des violences en Centrafrique revu à six morts

 

 

 

DAKAR 19 septembre 2016 à 13h20 (Reuters) - Six personnes ont trouvé la mort lors de combats qui ont opposé vendredi soir des milices en République centrafricaine, ont annoncé lundi le gouvernement et la Minusca, la mission de maintien de la paix de l'Onu en Centrafrique, qui ont revu à la baisse le bilan initial.

 

Un porte-parole de la présidence centrafricaine avait fait état de 26 morts samedi dans ces violences qui ont opposé des rebelles musulmans de la Séléka aux milices chrétiennes anti-balaka dans les communes de Ndomété et de Kaga Bandoro, situées à plus de 200 km au nord de la capitale, Bangui.

 

"La Minusca confirme seulement à ce stade un total de six morts", a déclaré son porte-parole, Hervé Verhoosel. Une enquête est en cours, a-t-il précisé. Le porte-parole du gouvernement, Albert Mokpeme, a lui aussi révisé son bilan à la baisse, s'alignant sur celui des Nations unies.

 

La République centrafricaine tente de tourner la page sur les violences à caractère ethnique et confessionnel qui ont débuté début 2013 lorsque les rebelles de la Séléka ont renversé le président François Bozizé.

 

Les miliciens chrétiens anti-Balaka ont répliqué, et le cycle des exactions et des représailles a déplacé un cinquième de la population, tandis que l'armée française et les casques bleus de l'Onu intervenaient pour tenter de stopper les effusions de sang.

 

Faustin-Archange Touadéra, ancien Premier ministre, a été élu président en février dernier. Mais rebelles et miliciens sont toujours présents dans de larges portions du territoire.

 

(Nellie Peyton, Henri-Pierre André et Danielle Rouquié pour le service français)

 

 

RCA: situation tendue dans la région de Kaga-Bandoro

 

Par RFI Publié le 18-09-2016 Modifié le 19-09-2016 à 01:13

 

En République centrafricaine (RCA), un calme précaire règne ce dimanche 18 septembre à Kaga-Bandoro, dans le centre du pays, à 300 kilomètres de la capitale, après les heurts de ces derniers jours, qui ont fait entre 2 et 10 morts, et deux blessés graves, selon des bilans provisoires. Selon plusieurs sources, des heurts ont opposé avant-hier, des ex-Seleka à des anti-balaka dans le village de Ndomete, au sud de la localité. La Minusca, la force des Nations unies dans le pays, est intervenue.

 

Les ex-Seleka contrôlent encore largement la région de Kaga-Bandoro, mais les anti-balaka y ont renforcé leur présence, depuis le début de la semaine. Peu après ces heurts, des pillages et des braquages ont été signalés dans la localité de Kaga-Bandoro et dans des villages environnants. Pour l'heure, rien ne prouve la participation d’éléments de groupes armés dans ces derniers incidents.

 

Diane Corner, la numéro deux de la Minusca à Bangui, estime qu'il « faut mener des enquêtes » et confie que la Minusca a « envoyé une petite équipe là-bas ». « Il nous semble pour le moment qu’il y a eu une réunion d’anti-balaka dans ce village de Ndomete, avec, peut-être des chefs de village. Et ça aurait attiré l’attention de certains éléments ex-Seleka. Il y a eu des affrontements entre des anti-balaka et ex-Seleka à Ndomete. Pour autant que nous sachions, les anti-balaka ont été chassés du village et les ex-Seleka sont restés là pendant un certain temps. Mais ça s’est calmé grâce à notre action militaire. »

 

Pillage d'une ONG

 

Joint par RFI, Thierry Ezéchiel Yongo, chef de mission pour l'ONG d'assistance alimentaire « Person in Need Relief Mission » se trouve actuellement sur place. Il affirme que, vendredi, deux de ses employés ont été braqués et un local de son ONG a été pillé. Il dit craindre de nouvelles violences.

 

« Ce matin la situation est calme. Nous n’avons pas encore entendu de tirs. La situation reste calme, la population circule plus ou moins dans la ville, mais la situation reste un peu volatile. C’est seulement un nombre restreint de la population qui circule. Les mouvements restent encore vraiment limités et la tension est vive. Habituellement, le dimanche, tout le monde se prépare pour aller à l’église ou au marché, mais ce dimanche, la plupart de la population reste encore chez elle, du fait d’être braquée ou agressée par les forces qui contrôlent encore la ville », a-t-il déclaré.

 

Thierry Ezéchiel Yongo a, par ailleurs, souligné que, depuis vendredi soir, son organisation ne peut pas venir en aide aux populations. Il précise qu’aucune action n’a pu être menée par crainte encore de représailles. « Du moment où ce sont les personnels qui se manifestent qui sont ciblés, cela va encore restreindre l’accès à la population affectée par ces multiples crises », explique-t-il.

 

La Minusca « renforce son dispositif »

 

Dans un communiqué, la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca), a indiqué, ce dimanche, avoir décidé de « renforcer son dispositif militaire à Kaga-Bandoro et Ndomete » pour prévenir toute détérioration de la situation. Le communiqué précise également que la Force de la Minusca est « déjà intervenue à Ndomete pour séparer les belligérants » afin d’éviter des répercussions sur la population civile ainsi qu’à Kaga-Bandoro afin de renforcer la sécurité dans la localité.

 

Diane Corner, la « numéro deux » de la Minusca à Bangui a détaillé un peu plus précisément à RFI les mesures prises. « Nous avons renforcé nos éléments militaires à Ndomete. Nous avons mis deux bases dans le village-même. Et on fait des patrouilles sur l’axe Ndomete/Kaga-Bandoro. Nous continuons en plus des patrouilles dans la ville de Kaga-Bandoro. Et nous sommes en train de renforcer nos effectifs militaires à Kaga-Bandoro. Nous sommes aussi en train de déployer des éléments de la police de la Minusca pour assurer la sécurité publique, surtout dans les espaces humanitaires, comme les camps de déplacés, pour vraiment protéger la population. » La Minusca compte environ 10 000 Casques bleus en RCA.

 

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 21:32

 

                               

 

      Sous cette rubrique, je souhaite décliner mes impressions après mon récent séjour au pays .  Ces impressions seront malheureusement limitées à Bangui car pour des raisons indépendantes de ma volonté ( insécurité, rackets ), je n’ai pu me rendre dans l’arrière-pays pour m’incliner devant les tombes de mes parents et prendre le pouls réel du pays .

       

      I .  Bienvenue à Bangui !

 

     Fouler le sol centrafricain m’a toujours procuré les sensations les plus extraordinaires . C’est ce que je m’apprête à faire ce jour de juillet 2016 dans une chaleur moite qui colle les habits à la peau . Je n’ai pas sorti un appareil photographique ni un téléphone . Bien m’a pris …

 

     C’est en arrivant à Bangui que je vais comprendre pourquoi notre avion était rempli de vieux blancs décatis ou de très jeunes comme ces Italiens volubiles et sympathiques . Un jeune compatriote m’aborde et me montre d’un geste ample « un pays vierge » à travers le hublot . Il a sorti sa perche, l’a ajustée à son téléphone et a commencé à filmer depuis le haut de l’échelle de coupée encombrée de Centrafricains en gilets fluo . Arrivé au bas de l’échelle un des hommes en fluo à l’identité indéterminée ( policiers, douaniers, FACA en civil ou simples agents ?) lui lance d’un ton courroucé :

 

-Il est interdit de photographier les installations aéroportuaires !

 

A quoi notre jeune homme a répondu tranquillement :

 

-Je suis Centrafricain

 

Que n’a-t-il pas dit là ?

 

-Justement, si vous êtes Centrafricain, vous devriez le savoir ! lui rétorque vertement l’homme en fluo .

 

-Bienvenue à Bangui, lui dis-je in petto, en guise de consolation devant l’air furibard de l’homme fluoré .

 

    Cette interdiction qui remonte au temps du mégalomaniaque Bokassa n’est toujours pas levée en Centrafrique . Elle doit faire rire des générations de voyageurs qui débarquent à Bangui en provenance de JFK, de Roissy, d’Addis Abéba et récemment de Yaoundé . L’aéroport de Bangui est un ensemble de hangars et de baraquements épars, qui ne suscitent d’intérêt que chez les nostalgiques . D’ailleurs au temps de Google maps, cette interdiction n’a absolument plus de sens sauf à démontrer par l’absurde l’attachement du peuple centrafricain aux délires de Bokassa …

 

    En colonne par deux, nous progressons sous le cagnard centrafricain pour atteindre enfin les bureaux . Des fiches d’enregistrement nous ont été préalablement distribuées dans les rangs : nous les remplissons tant bien que mal en marchant .

 

Le premier guichet est occupé par une petite dame en blouse blanche qui enjoint uniquement aux Centrafricains de présenter leurs carnets de vaccinations et confisque derechef  nos passeports . Pour les récupérer, ceux qui ne sont pas à jour de leurs vaccinations et notamment de la fièvre jaune doivent le faire à l’aéroport même moyennant la somme de 5000 francs CFA . Des protestations ont fusé de toutes parts : d’une infirmière, d’un homme (probablement juriste qui asséné des arguments juridiques pour refuser une vaccination ), du jeune compatriote qui avait eu maille à partir avec l’homme en fluo et de moi . Ni l’ambassade de Centrafrique en France, ni les réseaux sociaux ne nous ont alertés sur une quelconque épidémie de fièvre jaune en Centrafrique ! Pour couper court aux discussions oiseuses, je décide de me laisser vacciner même dans ces conditions douteuses car nos valises sont en train d’arriver de l’autre côté de la cloison . Après quoi, c’est avec un large sourire que la petite dame en blouse me rend mon passeport et me prie d’aller prendre mes valises . Cette triste histoire de vaccins à écouler a généré tant de désordres que personne d’autre ne s’est préoccupé de ramasser ma fiche : résultat, je suis rentré clandestinement en RCA sans laisser de trace .

 

     Ah, j’oubliais : le jeune compatriote dont j’ai relaté les déboires est un sous-officier FACA  de retour de formation  .

 

     Le bordel ( pardon, mais quels autres mots employer ?) dans la salle exiguë où arrivent les bagages est indescriptible : tous les corps habillés sont là en plus des centaines de voyageurs qui débarquent . Certains sont armés . D’autres pas . Des civils donnent des ordres aux militaires et vice versa . La cohue est à son comble . Les bagages sont fouillés et refouillés . Il est extrêmement difficile de déplacer le moindre chariot . La foule est compacte . On suffoque . Vivement que je sorte de cette fournaise . Mais non, le dernier douanier en civil me renvoie illico vers sa collègue en tenue malgré les marques fraîches de craie blanche laissées par cette dernière sur ma valise !

  

     En guise de conclusion à ce numéro 1 des IMPRESSIONS DE BANGUI consacrées à l’arrivée à Bangui, je dirais qu’un aéroport est la première porte d’entrée dans un pays quand on arrive par avion . Il est aussi le reflet de l’ordre ou du désordre qui règnent dans ce pays . A cet égard, ce qui se passe à Bangui M’Poko est éloquent .

 

     Mais il n’est pas tard pour y remédier .

 

La suite au prochain numéro .

 

 

                                             Le 13 Septembre 2016

 

                                              David KOULAYOM-MASSEYO .

  IMPRESSIONS DE BANGUI  par David KOULAYOM-MASSEYO
  IMPRESSIONS DE BANGUI  par David KOULAYOM-MASSEYO
  IMPRESSIONS DE BANGUI  par David KOULAYOM-MASSEYO
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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 18:39

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) –16/09/16 -  La République du Congo et la Centrafrique ont signé ce vendredi, en marge de la réunion des ministres des Finances de la CEMAC, une convention portant sur la réduction et l’échelonnement du paiement d'une dette de 25 milliards FCFA contractée par Bangui auprès de Brazzaville.

 

Avec cet accord, la République Centrafricaine ne paiera plus sa dette avec un taux d’intérêt de cinq pour cent comme initialement prévu et, en plus, elle dispose désormais d’un délai de paiement de six ans.

 

Réduite de 25%, cette dette a été contractée par le gouvernement de la transition dirigé en 2013 par Me Nicolas Tiangaye sous le régime de Michel Djotodjia. L’enveloppe avait servi à l’Etat centrafricain de faire face à ses obligations régaliennes.

 

Vue les difficultés que le pays traversait au lendemain de la prise du pouvoir en mars 2013 de la coalition rebelle séléka dirigée par Michel Djotodjia, le gouvernement centrafricain de l’époque avait tendu la main à ses voisins pour l’aider financièrement.

 

Le Congo fait partie de ceux qui avaient répondu favorablement à cette demande.

 

En son temps, cette dette avait fait couler beaucoup d’encre et de salive en Centrafrique à cause de son taux d’intérêt très élevé, selon les détracteurs du gouvernement de l’époque.

 

 

Fin à Bangui de la réunion des ministres des Finances de la CEMAC

 

APA-Bangui(Centrafrique) -16/09/16  La réunion des ministres des Finances et de l’Economie des six pays membres de l’Union monétaire de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEMAC) a pris fin ce vendredi à Bangui sur le constat selon lequel la baisse des prix du pétrole a eu un impact négatif sur l'économie des membres de l'organisation sous-régionale.

 

En effet, cinq des six pays membres sont des producteurs de l'or noir, rappellent les ministres qui n'écartent pas le fait que cette situation soit l'une des raisons ayant conduit à la tenue de la réunion de la zone FCFA le mois prochain en France.

 

Pourtant tout n'est pas préoccupant car selon le ministre centrafricain des Finances, Henri Marie Dondra, si le PIB de la zone CEMAC est de 2% à cause de la baisse de prix de pétrole, il reste que son pays, la Centrafrique, connait une embellie avec un PIB de 5 à 6 pour cent.

 

La réunion de la CEMAC, présidée par le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), Lucas Abaga Nchama, a en outre permis de valider certaines nominations au sein de l’union monétaire. Ainsi le Congo a eu un nouveau directeur d’exploitation à la banque centrale.

 

Cette réunion s’est tenue alors qu’une quarantaine de cardes du trésor publique, des établissements bancaires et de micro finance de Centrafrique ont entamé mercredi à Bangui une session de formation sur les nouveaux signes distinctifs des billets de banque afin de barrer la route à la fausse monnaie qui circule dans le pays.

Brazzaville réduit une dette de 25 milliards consentie à Bangui
Brazzaville réduit une dette de 25 milliards consentie à Bangui
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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 17:20

 

 

Source : Présidence

 

Alors qu'il se trouve actuellement dans la ville sainte d'Assise en Italie pour co-présider le Trentenaire pour la Paix et la Prière avec son homologue italien Sergio Mattarella, le Président Touadera a confirmé qu'il rencontrera les centrafricains de France et d'Europe le jeudi 29 septembre à Paris.

 

Le Président Touadera profitera de cette occasion pour parler de ses premières actions sur la recherche de la paix, de la réconciliation, du DDRR, du retour de l'autorité de L’État, de la réforme de l'administration, de l'assainissement des finances publiques, de la formation des FACA, et de son offensive diplomatique.


Il permettra également à ses compatriotes de lui faire part de leurs préoccupations sur l'avenir de la RCA.

 

Nous reviendrons vers vous pour vous communiquer le l'adresse et l'heure de cette rencontre

LE PRÉSIDENT TOUADERA RENCONTRE LES CENTRAFRICAINS DE FRANCE ET D'EUROPE LE 29 SEPTEMBRE A PARIS
LE PRÉSIDENT TOUADERA RENCONTRE LES CENTRAFRICAINS DE FRANCE ET D'EUROPE LE 29 SEPTEMBRE A PARIS
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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 15:41
 

 

http://www.ouest-france.fr/ Centrafrique - 17/09/2016 à 22:55 | Publié le 17/09/2016 à 22:55

 

Des rebelles de la Séléka ont tué 26 civils dans un village du nord de la République centrafricaine, a annoncé samedi un porte-parole de la présidence, soit le pire carnage de ces derniers mois dans un pays qui tente de se relever après des années de chaos.

 

« C'était un massacre », a dit Albert Yakolé Mokpeme, qui a précisé que l'attaque s'était produite dans le village de Ndomete, à 350 km au nord de la capitale, Bangui. « Les Séléka sont allés de porte en porte », a-t-il dit.

 

Des affrontements entre Séléka et miliciens chrétiens anti-Balaka ont débuté vendredi à Ndomete avant de se propager vers la ville de Kaga-Bandoro, où les casques bleus de la Minusca, la mission de l'Onu en Centrafrique, se sont interposés, parvenant à séparer les deux groupes.

 

La Minusca n'a pas fourni de bilan mais, dans un communiqué, « regrette les pertes humaines et les blessés qui ont été enregistrés et dénonce également des attaques contre la communauté humanitaire et le personnel des Nations unies ».

 

La République centrafricaine tente de tourner la page sur les violences à caractère ethnique et confessionnel qui ont débuté début 2013 lorsque les rebelles de la Séléka ont renversé le président François Bozizé.

 

Les miliciens chrétiens anti-Balaka ont répliqué, et le cycle des exactions et des représailles a déplacé un cinquième de la population, tandis que l'armée française et les casques bleus de l'Onu intervenaient pour tenter de stopper les effusions de sang.

 

Faustin-Archange Touadéra, ancien Premier ministre, a été élu président en février dernier. Mais rebelles et miliciens sont toujours présents dans de larges portions du territoire.

 

 

Les rebelles centrafricains ont tué 26 villageois selon le porte-parole de la présidence

 

Par Reuters World

 

Les rebelles ont tué 26 villageois en République centrafricaine, a déclaré samedi un porte-parole de la présidence, le pire carnage survenu au cours des derniers mois dans un pays qui tente de tirer un trait sur des années de violence religieuse et d'agitation politique.

 

Albert Mokpeme a déclaré que les tueries ont eu lieu dans le village de Ndomete, non loin de la ville de Kaga-Bandoro, à environ 350 km (220 miles) au nord de la capitale Bangui. Il a accusé les combattants de l'ex-coalition rebelle Séléka.

 

"Il y avait 26 victimes. La Séléka (rebelles) ont fait le porte à porte ... Le chef du village a été parmi les victimes», a déclaré Albert Mokpeme dit. "Ce fut un massacre."

 

Les représentants de la Séléka ne sont pas disponibles pour commenter.

 

La violence opposant les combattants Séléka principalement musulmans contre des membres des milices rivales anti-Balaka chrétiennes a commencé vendredi à Ndomete avant de se propager à Kaga-Bandoro.

 

La mission de maintien de la paix U.N. de la République centrafricaine, la Minusca, a envoyé des troupes dans la région et a séparé les deux groupes. Elle a déclaré dans un communiqué qu'elle renforçait ses positions dans et autour de Kaga-Bandoro et de procéder à l'intensification des patrouilles dans un effort pour protéger les civils et de prévenir la violence.

 

La mission a refusé de donner le nombre de morts.

 

"La Minusca regrette la perte de vies humaines et les blessés qui ont été enregistrés et dénonce également les attaques contre la communauté humanitaire et le personnel des Nations Unies," a -t-elle dit, sans préciser davantage.

 

La République centrafricaine, qui détient des réserves d'uranium, de l'or et des diamants, a subi la plus grande crise de son existence depuis un demi-siècle d'indépendance, depuis le début de 2013 quand la Séléka a renversé alors le président François Bozizé.

 

Les milices chrétiennes ont répondu en attaquant les musulmans. Un cinquième de la population a fui leurs maisons pour échapper à la violence, laissant la nation appauvrie encore plus divisée selon des lignes ethniques et religieuses.

 

L'ancien Premier ministre Faustin-Archange Touadera a remporté l'élection présidentielle en Février, qui était destinée à aider le pays à sortir de son passé sanglant. Cependant, les rebelles et les combattants des milices contrôlent encore une grande partie du pays en dehors de la capitale.

 

(Reportage par Joe Bavier, édité par Louise Irlande)

Centrafrique. Les rebelles de la Séléka accusés d'un massacre
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