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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 17:51
DERNIER HOMMAGE à Mr Jacques BOGANGABE

 

 

La famille Doundaï, Mme Marie Madeleine Bogangabé, les enfants Bogangabe ont été très touchés par les nombreuses marques de sympathie et de réconfort reçus lors du décès du regretté monsieur Bogangabé Jacques survenu le 5 mai 2016 à  Amiens et inhumé au PK55 sur la RN1 en République Centrafricaine le 18 mai 2016.

 

"Il y'a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux : un temps pour naître et un temps pour mourir ; un temps pour rire et un temps pour pleurer..."Ecclésiaste 3.1.4.


Il est temps pour nous de le laisser partir rejoindre son Dieu.
A cet effet, nous organisons, comme prévu une dernière veillée le samedi 25 juin 2016 à la maison Valery Watteau  route des refuzniks 95200 Sarcelles dès 20h.


Nous vous invitons tous, amis et connaissances, collègues parents, frères et soeurs, à ce dernier hommage en toute simplicité en mémoire de "Mr Bogan Jacques".


Pour tout renseignement veuillez prendre contact avec 

         

Ella

BOGANGABE

06.67.32.67.77

Arsène

BOGANGABE

06.20.01.04.74

Gilles

BOMILA-KORADJIM

06.09.68.62.01

 

 

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 17:44
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Le procès des éleveurs arrêtés pour situation irrégulière, programmé pour demain

 

http://rjdh.org/  PAR JEAN FERNAND KOENA LE 23 JUIN 2016

 

BANGUI, 23 juin 2016 (RJDH)—Les éleveurs peulhs dont l’arrestation est à l’origine de l’enlèvement de six policiers, seront jugés demain vendredi 24 juin  2016. L’information a été confirmée par le procureur de la République Ghislain Grésenguet.

 

Ils sont, selon les informations du RJDH confirmées par le parquet, vingt-six éleveurs dont le procès est programmé pour demain. Ce sont, selon le procureur de la République, les éleveurs arrêtés lors d’un contrôle de routine à l’entrée de Bangui pour situation irrégulière.

 

Ce procès de sources officielles, sera placé sous haute sécurité « le procès va se tenir sous haute sécurité car, l’arrestation de ces peulhs a fait monter la tension à Bangui. Nous en sommes conscients, c’est pourquoi nous avons pris les précautions nécessaires » confie un cadre au ministère de la justice.

 

Ces vingt-six éleveurs peulhs ont été arrêtés le samedi 18 juin par la police qui assurait un contrôle de routine sur la barrière de PK12. En réaction à ces arrestations, un groupe armé commandé par un certain Issa alias 50-50 a pris en otage six policiers détachés au commissariat du 3ème arrondissement de Bangui. Ces derniers sont toujours entre les mains de leurs ravisseurs.

 

 

Centrafrique: L’URCA appelle à prendre des mesures pour mettre fin aux violences dans le pays

 

http://rjdh.org/  PAR JEAN FERNAND KOENA LE 23 JUIN 2016

 

BANGUI, 23 juin 2016—Dans une interview accordée au RJDH, le 22 juin dernier, André Nalke Dorogo, 1er vice-président de l’URCA a appelé les nouvelles autorités à mettre fin aux violences qui secouent le pays depuis quelques jours. Pour lui, ces violences sont inadmissibles.

 

L’URCA dit condamner les dernières violences survenues en Centrafrique “ les violences que le pays connait ces derniers jours sont injustifiées. C’est pourquoi l’URCA condamne ces violences et la prise en otage des policiers centrafricains” déclare André Nalke Dorogo.

 

Le premier vice-président de l’URCA engage le gouvernement à user des moyens qui sont à sa disposition pour protéger la population “la Constitution donne au gouvernement l’autorisation d’user de la force légitime pour maintenir et rétablir l’ordre. C’est en cela que le gouvernement dispose de la police, de la gendarmerie et d’autres forces de sécurité pour imposer l’autorité de l’Etat. Alors nous demandons aux autorités actuelles de prendre leur responsabilité en usant des moyens dont elles disposent pour protéger la population” exige André Nalke Dorogo.

 

Le premier vice-président demande aussi à la Minusca de s’impliquer dans la sécurisation du pays “la sécurité de la RCA dépend aussi de la Minusca que nous appelons à soutenir les autorités de la place à imposer l’autorité de l’Etat pour que les citoyens vivent en paix”.

 

Pour le député de Berberati 4 et 1er vice-président de l’URCA, l’heure n’est plus aux condamnations stériles “il faut agir, c’est ce que le peuple attend face à la montée en puissance de la violence dans le pays” dénonce ce dernier. C’est aussi la position exprimée par le président de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim Meckassoua qui à la clôture de la session extraordinaire du parlement le 21 juin dernier appelait le gouvernement à l’action pour mettre fin aux violences.

 

C’est depuis le 19 juin dernier que la capitale centrafricaine est en proie à des violences parties de l’enlèvement par un groupe armé au km5 de six policiers.

 

 

Centrafrique : Présence signalée des éléments de l’UPC à Dekoa

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 23 JUIN 2016

 

DEKOA, 23 juin (RJDH)—Une trentaine d’éléments de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), une fraction de l’ex-Séléka dirigée par Ali Daras, est arrivés à Dekoa, le samedi dernier. Cette information est confirmée par plusieurs sources locales contactées par le RJDH.

 

Selon les informations RJDH, ces combattants de l’UPC sont partis de Kaga-Bandoro. Une source jointe à Kaga-Bandoro a indiqué qu’ils fuient les rebelles du FPRC, une autre tendance de l’ex-Séléka avec laquelle les relations sont ces derniers temps tendues. De sources jointes à Dékoa, les combattants de l’UPC ont intégré la base de l’ex-Séléka de la ville «  dès leur arrivée, ils se sont rendus directement à la Base des ex-Séléka. Ils ne sortent pratiquement pas, mais nous ne savons pas ce qui se passe là où ils se trouvent » a confié un habitant de Dékoa.

 

Cette information a été confirmée sous anonymat par une autorité locale qui a indiqué que la peur a gagné la ville depuis l’arrivée de ces combattants « ils sont bien arrivés dans la ville et ils se trouvent à la base qu’occupaient les éléments de la Séléka. Mais je puis vous dire que les habitants ont peur parce que les rumeurs circulent comme quoi les éléments du FPRC vont attaquer ceux de l’UPC » confie-t-il.

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 15:16

 

 

Selon les informations de RFI, six policiers sont encore détenus par le groupe d'autodéfense du PK5, le quartier musulman de Bangui. Il proteste contre l'interpellation dimanche lors de contrôles de routine de 26 musulmans qui n'avaient pas de papiers. Parmi eux, deux membres du groupe. C'est ce même groupe qui avait pris d'assaut un commissariat du quartier lundi pour prendre d'autres policiers en otage, obligeant la Minusca à intervenir. L'opération militaire avait fait au moins sept morts et treize blessés, selon le ministre de la Sécurité, Jean-Serge Bokassa. Les policiers avaient pu être exfiltrés. Mais cette fois, le groupe d'autodéfense refuse toujours de libérer ses otages.

 

« Ils vont bien mais ils ne sont pas encore libérés », affirmait mercredi Hamadou Aboubacar Kabirou. Ce député de Bambari réside au PK5. Il joue les médiateurs dans cette affaire. « Je les ai rencontrés, ils sont là au Kilomètre 5, c’est cinq chrétiens et un musulman. Ils sont là ensemble et en bonne santé : ils mangent bien et ils dorment bien », assure-t-il. 

 

Le député a ensuite été retenu à son tour pendant plusieurs heures mercredi après-midi avant d'être relâché. « Nous voulions avoir quelques éclaircissements », affirme l'un des responsables du groupe d'autodéfense du PK5, qui demande la libération des 26 musulmans arrêtés dimanche lors des contrôles d'identité. « Il faut que l’Etat présente les 26 détenus officiellement et on les libèrera. Sinon, on ne les libèrera pas. Il n’y a pas de chantage, c’est la vérité. Nous on ne veut pas d’argent, on ne veut pas de poste. On veut juste être considérés comme des êtres humains comme eux », justifie-t-il. 

  
Selon le ministre centrafricain de la Sécurité, « tous ceux [parmi les musulmans arrêtés dimanche, ndlr] qui n'avaient pas de papiers ont déjà été relâchés. Mais les deux membres du groupe d'autodéfense [à l'origine de cette nouvelle prise d'otage, ndlr] seront poursuivis. La justice fera son travail », assure Jean-Serge Bokassa qui appelle à la libération des otages. 

  
Le quartier paralysé 

  
En attendant, les négociations s’enlisent et la lassitude se fait sentir. Les commerçants du PK5 veulent rouvrir leurs boutiques. Depuis dimanche, le marché du quartier est à l’arrêt et toutes les activités sont comme paralysées. Mercredi, les magasins ont rouvert quelques heures, mais des mouvements de tension et des coups de feu dans la matinée ont eu raison de cet élan. 

  
Les commerçants sont directement impliqués dans les négociations avec le groupe d’autodéfense qui détient les policiers. Depuis plusieurs jours, une médiation a donc été mise en place par des membres de la société civile. Aux côtés du député Ahmadou Aboubacar Kabirou, on trouve des représentants des jeunes du quartier et aussi le président de l’ACK5, l’association des commerçants.

   
Mais la lassitude est grande dans le quartier qui a déjà souffert de lourdes pertes lundi. La fermeture durable des commerces rappelle les jours les plus sombres du conflit, ceux de l’isolement, quand le PK5 était une enclave au cœur de la capitale. 


Source: Rfi.fr

Centrafrique: des policiers toujours retenus en otage dans le PK5

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 13:24

 

 

23 juin 2016 | Par Fabrice Arfi

 

Des documents découverts par la police et le témoignage sur procès-verbal d’un avocat parisien prouvent que des proches des deux principaux candidats à la présidentielle – le chef de l'État Ali Bongo et l'outsider Jean Ping – ont perçu ces dernières années des millions de dollars de commissions occultes, versées en Chine, sur plusieurs marchés étatiques gabonais.

 

C’est un tout petit monde qui se déchire, mais il est couvert du même or. La campagne pour l’élection présidentielle gabonaise, dont l’unique tour doit se tenir le 27 août 2016, offre ces temps-ci un spectacle paradoxal. D’un côté, les deux principaux candidats, le président en exercice Ali Bongo et l’ancien ministre Jean Ping, s’invectivent publiquement à grand renfort de formules assassines. De l’autre, invisibles, les dessous d’une guerre entre deux clans familiaux qui ont longtemps dansé autour d’un magot commun, l’argent des grands contrats de l’État. Avec, au passage, une victime, toujours la même : les citoyens du Gabon, petit pays de moins de 2 millions d’habitants, riche en pétrole et, de ce fait, bastion historique de la Françafrique.

 

Des documents découverts il y a deux ans par la police anticorruption française, que Mediapart a pu consulter, ainsi que le témoignage sur procès-verbal d’un avocat historique du clan Bongo sont aujourd’hui de nature à faire tomber les masques. Ils montrent que des membres des deux familles Ping et Bongo, qui ne font d’ailleurs qu’une à certains égards, ont perçu ces dernières années d’importantes commissions occultes sur plusieurs marchés étatiques décrochés par une multinationale chinoise. Les commissions perçues se chiffrent à plusieurs dizaines de millions de dollars, d’après les informations à la disposition de la police.  

 

Pour comprendre les enjeux cachés de la campagne gabonaise, qui sont parfois moins politiques que claniques, il faut imaginer la rencontre des Borgia et de House of Cards. Ali Bongo, président du Gabon depuis 2009, est le fils et successeur d’Omar, autocrate qui a régné à partir de 1967 durant quatre décennies sur le pays, avec le soutien indéfectible de la France et de ses meilleures barbouzes. Jean Ping, lui, fut le ministre durant vingt ans d’Omar Bongo, de 1990 à 2008, date à laquelle il est parti prendre les rênes de l’Union africaine. Pascaline Bongo, la fille d’Omar, dont elle a été la toute-puissante directrice de cabinet, fut aussi pendant longtemps la compagne de Jean Ping, avec qui elle a eu deux enfants (Nesta et Chritopher) – elle a également pris sous son aile protectrice un premier fils Ping, Franck. Réputée en froid avec son frère président, Pascaline Bongo n’en demeure pas moins aujourd’hui sa « haute représentante » à titre officiel.

 

Au centre des nouvelles découvertes policières françaises, réalisées par l’Office central de lutte contre la corruption en marge d’une enquête sur le « parrain des parrains » Michel Tomi, se trouve le géant Sinohydro, l’une des plus grandes entreprises chinoises, spécialisée dans la construction de barrages (mais pas seulement). En une dizaine d’années, Sinohydro a décroché de nombreux contrats d’ampleur au Gabon et au Cameroun. Et chaque fois, un Bongo ou un Ping a touché sa part par l’intermédiaire d’une société offshore hongkongaise.

 

Confrontés à ces documents, découverts pour la plupart lors d’une perquisition à son cabinet parisien, Me François Meyer, avocat historique du clan Bongo, a offert pendant sa garde à vue, en juillet 2014, une inestimable leçon de choses aux enquêteurs sur l’affairisme politique gabonais.

 

D’après les informations livrées sur PV par Me Meyer, Pascaline Bongo, du temps où elle travaillait au service de son père Omar mais aussi après, sous le règne de son frère Ali, a ainsi touché plus de 10 millions de dollars de commissions sur deux marchés d’État gabonais “remportés” par Sinohydro. Le premier porte sur la construction d’une route dans l’est du pays entre les villes d’Akieni et Okondja (environ 2,5 millions de dollars de commissions). Le second concerne la construction du barrage dit de Grand Poubara, grand projet de 200 millions de dollars porté par Sinohydro près de Franceville (environ 8 millions de dollars de commissions).

 

Les virements transitaient pour chaque opération par la société Sift Hong Kong Limited et son compte ouvert à la banque HSBC, dont l’ayant droit est Pascaline Bongo – son avocat n’a pas donné suite à nos demandes d’entretien. « Je vérifiais les dépenses et j’exécutais les ordres de Pascaline. Je pouvais aussi accompagner Pascaline à ses rendez-vous avec les ministres, les directeurs d’administrations, les ingénieurs », a expliqué pour sa part François Meyer, conseiller de Pascaline Bongo, devant les policiers.

 

Me Meyer a précisé : « Pascaline négociait et discutait pendant ces rendez-vous. Pascaline avait un rôle très important pour permettre à l’entreprise chinoise de réaliser son marché dans un délai raisonnable. Pascaline sait mobiliser les administrations chargées du projet. Elle est le moteur du projet en quelque sorte côté gabonais. » Pratique quand on incarne d’une main, soit en tant que directrice de cabinet du président Omar, soit comme « haute représentante » personnelle du président Ali, l’État qui concède le marché, et que, de l’autre main, on touche des commissions sur ledit marché.

 

L’analyse par la police du compte HSBC de la société offshore de Pascaline Bongo a  aussi fait apparaître un transfert de fonds inexpliqué de 10 millions de dollars en 2008. Me Meyer a en outre expliqué qu’en 2009-2010 sa cliente avait souhaité verser depuis ce même compte HSBC la somme de 7 millions de dollars pour ses enfants, dont ceux qu’elle a eus avec Jean Ping.

Ali Bongo, président du Gabon depuis 2009 et candidat à sa réélection

 

Le premier fils de ce dernier, Franck Ping, en grande partie élevé par Pascaline Bongo bien qu’elle ne soit pas sa mère, fut également bénéficiaire de commissions grassouillettes sur les marchés Sinohydro, et parfois sur les mêmes que ceux de son ex-belle-mère. Homme d’affaires et consul honoraire du Tchad au Gabon, Franck Ping a ainsi perçu, selon les confidences de Me Meyer, quelque 5 millions d’euros sur plusieurs marchés routiers, dont celui ralliant Akieni à Okondja. Les commissions étaient versées là encore par le truchement d’une société de Hong-Kong, baptisée Fiex dans le cas de Franck Ping. La société était dirigée par Me Meyer.

 

Un autre grand marché, le contrat Hydropower (réseau d’électricité de la capitale Libreville), a permis à Franck Ping d’empocher, cette fois en 2008, 8 millions de dollars de commissions.« Les démarches de Franck Ping se faisaient auprès du ministère du budget, du ministère des finances et de l’Assemblée nationale pour que les crédits soient payés », a observé Me Meyer.  

 

Trois ans plus tard, Franck Ping touchera 7 millions de dollars de commissions sur le projet de barrage M’vele au Cameroun. « Franck Ping a autant d’influence positive au Cameroun car son père est un ami personnel du président camerounais [Paul Biya – ndlr] », a assuré Me Meyer aux enquêteurs. Au total, tous les marchés Sinohydro auraient permis à Franck Ping de récolter 17 millions de dollars, déduction faite des honoraires d’avocats et de quelques frais fixes. Un beau pactole.

 

L’avocat parisien s’est ensuite livré à une explication de texte qui ne manque pas de franchise sur ce type de pratiques : « Que l’entreprise soit française, turque ou chinoise, pour que leur projet aboutisse, il faut qu’elles s’entourent de personnes connues et poussent l’administration à faire ce qu’elle a elle-même décidé. Ce n’est pas de la corruption mais une personne comme Frank Ping peut taper du poing sur la table en disant “si tu ne fais pas ton boulot, tu vas voir” en sous-entendant que le fonctionnaire pourra être remis à sa place. » « C’est d’ailleurs pour cela que les grandes sociétés choisissent des personnes comme Franck Ping ou Pascaline Bongo dont le nom est lié aux Bongo et au pouvoir », a-t-il ajouté.

 

Pour François Meyer, il ne faut pas forcément voir le fait de passer par des sociétés offshore comme une volonté de dissimulation coupable : « Ça permet une relative discrétion pour effectuer des activités licites. » Question étonnée de la commissaire qui l’interrogeait : « Pourquoi a-t-il besoin de discrétion surtout si les activités sont licites ? » Réponse de l’avocat : « Parce qu’il n’a pas un nom discret, ce nom de Ping est connu en Afrique. Vous savez que les affaires n’aiment pas le bruit. »

 

Interrogé par Mediapart, Franck Ping déclare quant à lui n’avoir « rien à dissimuler » même s’il dit « comprendre » l’impression de mélange des genres qui peut ressortir de telles découvertes. « Le statut de mon père, en réalité, ne m’apporte rien, jure-t-il. Si on me choisit à cause de mon nom pour obtenir des marchés, on pourrait alors voir cela comme une sorte de discrimination positive. Je ne vais quand même pas renier mon nom ! »

 

Avec le recul, cela ne manque pas de sel : dans un entretien accordé au journal Le Monde en mars dernier, Jean Ping, son père, avait annoncé qu’il se présentait à l’élection présidentielle gabonaise pour mettre fin au règne d'« un clan qui dirige le pays depuis cinquante ans ».

 

Roland Marchal 


Chargé de recherche CNRS 

Lu pour vous : Présidentielle au Gabon: deux candidats, un magot

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 12:50

 

BUREAU POLITIQUE

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  Secrétariat Général

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Les récentes élections générales ont favorisé le retour à l’ordre constitutionnel de la République Centrafricaine.

 

Le peuple centrafricain est donc fondé à croire à l’enclenchement d’une dynamique générale effective pour un retour à la paix et au rétablissement de la sécurité.

 

Malheureusement, et contre toute attente depuis quelques semaines, des foyers de violence s’allument quasi-simultanément çà et là sur toute l’étendue du territoire y compris à Bangui, la capitale. Leurs bilans font déplorer plusieurs dizaines de pertes en vies humaines, de nombreux villages ou maisons incendiés et plusieurs centaines d’habitants remis sur le chemin de l’exil ou du refuge en brousses.

 

Le décor d’un recommencement de la crise sécuritaire se remet progressivement en place avec pour conséquence la souffrance des populations qui n’aspirent qu’à vivre enfin en paix.

 

Le MLPC toujours soucieux du mieux-être du peuple centrafricain :

 

  • condamne avec la plus grande fermeté la recrudescence de ces actes de violences et leurs conséquences sur les populations innocentes ;
  • demande avec insistance au gouvernement de tout mettre en œuvre pour endiguer cette recrudescence et créer les conditions d’une marche résolue vers la paix, la sécurité et la cohésion sociale;
  • demande aux forces internationales de renforcer et de rendre visibles leurs opérations de sécurisation et de protection des populations civiles ;
  • exhorte toutes les parties à un changement d’état d’esprit afin d’éviter aux populations des souffrances supplémentaires.

Fait à Bangui, le 21 juin 2016

 

                                                                                   Le 1ème Secrétaire Général Adjoint

                                                                               

   Stanislas Samuel ZOUMBETI

COMMUNIQUÉ DE PRESSE RELATIF À LA RECRUDESCENCE DE L’INSÉCURITÉ EN RCA

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 12:45

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, le 22 juin 2016 - La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine, Diane Corner, et le Commissaire de la Police des nations Unies (UNPol), Luis Carrilho, ont tenu une conférence de presse ce mercredi 22 juin pour faire le point sur la situation sécuritaire qui prévaut dans le pays. Cette rencontre avec les medias intervient à un moment où Bangui, la capitale, connait un regain de violence suite au kidnapping de six policiers centrafricains par des individus armés du 3e arrondissement. La conférence de presse a aussi été l’occasion de faire le point des actions de la Mission eu égard à la multiplication d’ilots d’insécurité dans plusieurs préfectures à travers le pays.

 

D’emblée, Diane Corner et Luis Carrilho ont condamné énergiquement la privation de liberté de représentants de l’autorité publique. Ils ont rappelé qu’il est important de libérer sans condition les policiers détenus par les éléments armés. La Représentante spéciale adjointe et le Commissaire de la Police de la MINUSCA ont enfin affirmé être en contact permanent avec les autorités et les communautés impliquées pour calmer les tensions. Tout en privilégiant le dialogue afin d’éviter une escalade de la violence, la Mission n’exclut pas l’usage d’une action robuste en fonction de l’évolution de la situation, ont-ils martelé.

 

A la faveur de la conférence de presse et concernant la recrudescence de la violence à travers la RCA, le leadership de la MINUSCA a réitéré que la protection des civils demeure la priorité de la Mission. C’est à cette tâche que s’attellent les 10 750 soldats et les 2080 policiers de la MINUSCA. Dans le cadre de l’exécution de cette tâche prioritaire, la Mission suit de très près l’évolution des points sensibles afin d’apporter les solutions les plus adaptées. C’est ainsi que les mouvements de transhumance ainsi que les tensions qu’ils induisent sont surveillés avec la plus grande attention en sus du travail de prévention qu’effectue la Mission. En effet, avec son maillage de onze bureaux de terrain, la MINUSCA a été en mesure d’établir un contact étroit avec les populations pour raffermir la cohésion sociale et le dialogue et répondre à leurs besoins dans le cadre de son mandat.

 

 La Représentante spéciale adjointe et le Commissaire de la UNPol ont aussi rappelé que la population est fatiguée de ce conflit qui perdure et que la majorité des Centrafricains aspirent à la paix et à la stabilité. Et c’est encourageant de voir que chaque fois que l’on implique la population, comme lors des consultations à la base, en prélude au forum nationale de Bangui, et des élections, il y a eu des avancées.

 

Diane Corner et Luis Carrilho ont conclu en rappelant que la situation sécuritaire de la RCA est encore fragile malgré les énormes progrès qui ont déjà été réalisés. Ils ont appelé tous les acteurs à s’attaquer aux causes profondes du conflit qui a affecté la RCA en trouvant des moyens paisibles et des solutions durables.

 

LA MINUSCA DEMANDE LA LIBERATION SANS CONDITION DES POLICIERS DETENUS DANS LE 3e ARRONDISSEMENT

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 19:08

 

 

 — Mis à jour le 22 juin 2016 à 16h34 Par Vincent Duhem Jeune Afrique

 

Une trentaine de personnes ont perdu la vie entre dimanche et lundi dans des heurts à Bangui et dans le nord de la Centrafrique, dans la région de Batangafo à une centaine de kilomètres à l’ouest de Kaga-Bandoro.

 

Pourquoi le Km 5 à Bangui s’est embrasé ?

 

Une arrestation qui tourne mal

 

Dimanche 19 juin, les policiers centrafricains, qui ont renforcé les contrôles aux entrées de Bangui depuis plusieurs jours, arrêtent une quinzaine de personnes, des Peuls, au niveau du Pk 12 (point kilométrique 12). Si la majorité est rapidement libérée, cinq sont maintenus en détention à la Section de recherches et d’investigation (SRI).

 

Plusieurs font partie des groupes d’autodéfense du Kilomètre 5, quartier limitrophe du 3e arrondissement, certains seraient même des parents de leur leader, Haroun Gaye. Ce dernier est membre du FRPC (la branche de l’ex-Séléka dirigée par Noureddine Adam et Michel Djotodia). La Minusca a plusieurs fois tenté de l’arrêté, en vain.

 

Mécontents, les membres de cette milice réclament leur libération, avant d’attaquer le commissariat du 3e arrondissement. Grâce au soutien d’Abdoulaye Hissène, un des principaux « généraux » de l’ex-Séléka, brièvement arrêté mi-mars avant de s’échapper de la prison de Bangui, ils parviennent à prendre en otage cinq policiers.

 

Opération de police au cœur du Km 5

 

Le lendemain, après plusieurs heures de négociations infructueuses, les forces de police centrafricaines lancent une opération au cœur du Km 5. Rapidement débordées par des miliciens en nombre important, elles demandent l’aide de la Minusca. L’arrivée d’un contingent rwandais mettra fin aux troubles dans le sang : selon le ministre de la Sécurité, Jean-Serge Bokassa, le bilan des combats s’élève à 7 morts et 13 blessés. L’ONU affirme qu’un Casque bleu a été blessé par une grenade.

 

Si les violences ont cessé mardi, la confusion régnait toujours mercredi sur le sort des otages. La Minusca a affirmé que « tous les officiers de police ont pu être extraits sains et saufs », mais le gouvernement n’a pas encore confirmé l’information.

 

Pourquoi Peuls et ex-Séléka se sont affrontés dans le Nord ?

 

Autres violences, dimanche et lundi, à plusieurs centaines de kilomètres de Bangui. Selon un officier de la gendarmerie cité par l’AFP, « ces affrontements ont commencé dans la région de Batangafo [à une centaine de kilomètre à l’ouest de Kaga-Bandoro, ndlr] et se sont étendus aux localités de Wandago et Gondava ».

 

Ces affrontements sont le résultat de conflits communautaires et de luttes d’influence. Tout débute, dimanche, quand un groupe de Peuls armés, accompagnés par des éléments de l’UPC (Union pour la paix en Centrafrique) du général peul Ali Darassa, arrivent dans une zone contrôlées par le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC, une autre faction de l’ancienne rébellion dirigée par Mahamat Alkhatim).

 

Les liens entre l’UPC et les éleveurs peuls sont forts. Il est fréquent que des combattants de cette mouvance de l’ex-Séléka les accompagnent lors de la transhumance du bétail. Mais leur présence passe mal auprès des membres du MPC. La situation s’envenime à un de leurs barrages et tourne à l’affrontement.

 

Bilan : une vingtaine de morts et plus d’une vingtaine de blessés.

 

Vincent Duhem

Lu pour vous : Retour sur les deux jours de violence qui ont secoué la Centrafrique

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 18:59

 

 

http://lepays.bf/  21 juin 2016

 

La tension est montée d’un cran, le 20 juin dernier, dans le PK5, du nom de ce quartier musulman de Bangui, en Centrafrique, qui a vu fuir beaucoup de ses habitants. A l’origine de cette poussée d’adrénaline, la prise en otage de six policiers centrafricains par des milices d’autodéfense créées aux fins de protéger la communauté musulmane alors victime des exactions des anti-balaka. La situation est d’autant plus volatile en RCA que les échanges de coups de feu entre les forces armées centrafricaines appuyées par les soldats de la MISCA ont déjà laissé trois macchabées sur le carreau. Ce qui fait craindre une reprise des hostilités quand on sait que le pays tente tant bien que mal de se remettre de la longue crise sociopolitique qui, trois années durant, aura mis à mal son développement et renforcé la méfiance entre les Centrafricains. C’est pourquoi, le nouveau président Faustin Archange Touadera qui a hérité d’un pays en ruines où tout est à reconstruire, avait fait de la réconciliation des Centrafricains la priorité des priorités. Car, comme on le sait, aucune nation ne peut se construire dans la haine et la division.

 

Les autorités doivent mettre un point d’honneur à contraindre tous les groupes armés à rentrer dans les rangs

 

Osons donc espérer que ce qui s’est passé à Bangui sera vite maîtrisé et que le pays poursuivra sa longue marche vers la rédemption. Et l’occasion faisant le larron, les autorités centrafricaines doivent mettre un point d’honneur à contraindre tous les différents groupes armés à rentrer dans les rangs pour que force revienne à la loi. A défaut, on risque de se retrouver dans la même situation qu’au Mali avec de nombreuses factions armées ; chacune disposant d’une parcelle de territoire où elle dicte sa loi. On n’en est pas encore là certes, mais le glissement est vite arrivé si rien n’est fait pour réduire la voilure des ex-rebelles centrafricains dont on sait que certains, au nom de leurs propres intérêts, se montrent ostensiblement hostiles à la paix. En tout cas, c’est l’occasion ou jamais pour l’Archange de montrer à ceux qui rament à contre-courant de la paix, qu’il ne saurait y avoir deux capitaines dans le même bateau centrafricain.

 

B.O 

Lu pour vous : VIOLENCES MEURTRIERES EN RCA : Il faut que force revienne à la loi

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Centrafrique-Presse.com
22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 18:50
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Statu quo sur la situation des policiers pris en otage

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 22 JUIN 2016

 

BANGUI, 22 juin 2016—Les négociations au sujet des policiers pris en otage au km5 piétinent apprend-t-on de sources sécuritaires. Le député de Bambari faisant office d’intermédiaire aurait lui aussi été enlevé dans la journée par les ravisseurs.

 

L’enlèvement de l’honorable Kabirou, député de Bambari a été confirmé au RJDH par un cadre du ministère de la sécurité publique qui avoue la complexité du dossier « c’est une affaire très complexe. Cette complexité est due aux comportements aussi complexes de ceux avec qui nous négocions » témoigne-t-il.

 

De sources bien informées, les ravisseurs campent sur leur exigence du départ « ils continuent d’exiger la libération des éleveurs avant celle des otages « les membres de l’équipe de 50-50 veulent qu’on leur envoie les peulhs arrêtés avant qu’ils ne libèrent les policiers. Ils tiennent à cela » a confié au RJDH sous anonymat, un proche du député de Bambari.

 

Des informations relatives à une exigence de rançon circulent depuis quelques heures sur cette affaire. Selon un proche du ministre de la sécurité publique, le député aurait proposé que l’Etat puisse remettre de l’argent « il (député) a appelé le ministre pour lui dire qu’ils ont rassemblé 450000 Fcfa pour que le gouvernement complète afin de remettre aux ravisseurs mais le ministre a catégoriquement refusé. Voilà le niveau actuel des négociations où on était quand on a appris que le député est enlevé à son tour » confie cette source.

 

Le téléphone de l’honorable a été décroché par quelqu’un d’autre lorsque le RJDH a voulu le joindre pour sa version des faits. Ce matin, une équipe du département de la sécurité publique conduite par le Directeur Général de la police a essuyé des tirs alors qu’elle s’était rendue au km5 en vue de négocier avec les ravisseurs.

 

Les six policiers ont été pris en otage le dimanche 19 juin. Les autorités centrafricaines ont exclu toute négociation avec les ravisseurs qui exigent la libération de quatre éleveurs peulhs de Bambari arrêté par la police à l’entrée de Bangui lors d’un contrôle de routine.

 

 

Centrafrique : Les activités restent paralysées au km5

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 22 JUIN 2016

 

BANGUI, 22 juin 2016—Les activités au km5 restent paralysées. C’est un constat fait dans la journée par le RJDH.

 

La circulation en direction du km5 est rare. Seuls les véhicules des Nations-Unies font les navettes entre ce secteur et le centre-ville. Un chauffeur de taxi rencontré sur le pont Jackson dit s’être arrêté à ce niveau par mesure de sécurité « depuis la tension, nous nous arrêtons au niveau du pont qui est à huit cent mètres du km5. Ceci par mesure de sécurité car nous ne maîtrisons pas ce qui se passe là-bas » confie-t-il avant de faire demi-tour en direction du centre-ville.

 

Le calme est lourd à partir du pont jusqu’au km5 où les activités commerciales sont au ralenti. La majorité des boutiques sont fermées. Un commerçant qui a ouvert sa boutique s’inquiète des conséquences de ces violences sur son commerce « depuis trois jours aujourd’hui, nos activités sont paralysées. Les gens ne rentrent pas au km5 comme d’habitude et cela joue sur nos activités commerciales. Je suis venu ouvrir pour voir si je peux avoir quelques clients mais rien » raconte ce dernier qui a l’air déçu.

 

Au commissariat du port, c’est le désert. Quelques jeunes du secteur réunis en petits groupes discutent sur la situation. Interrogés par le RJDH sur la situation, aucun n’a souhaité répondre. L’entrée du commissariat est contrôlée par les éléments mauritaniens de la Minusca qui ont positionné un blindé. A l’intérieur deux chars de guerre sur lesquels sont placés des tireurs. Un casque bleu a demandé à l’équipe du RJDH de quitter le secteur « c’est risquant de rester ici. Tout peut arriver à tout moment, je vous propose de quitter les lieux » a conseillé ce militaire onusien aux journalistes du RJDH.

 

C’est depuis lundi que le km5, dans le 3ème arrondissement est paralysé suite à l’enlèvement de six policiers par un groupe armé commandé par un certain Issa alias 50-50.

 

 

Centrafrique : L’insécurité à Ngaoundaye et Batangafo complique la situation humanitaire

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 22 JUIN 2016

 

BANGUI, 22 JUIN 2016 (RJDH)—La situation humanitaire est préoccupante à Ngaoundaye et Batangafo après la tension de ces derniers jours. Plusieurs familles dans ces deux localités sont contraintes de vivre hors de leurs domiciles dans des conditions difficiles.

 

 Selon le député de Ngaoundaye, Bernard Dillay, joint ce matin par le RJDH de nombreux habitants de la ville se sont réfugiés à la frontière où leurs conditions de vie sont déplorables « à l’issue de la rentré des ex-Séléka, certains habitants ont fui et se sont réfugiés à la frontière avec le Cameroun. Mais ils manquent de tout. Ils n’ont pas d’abri, de nourriture et les conditions d’hygiène sont inquiétantes » a-t-il expliqué.

 

Selon la même source, ceux qui sont rentrés en ville sont aussi dans la même situation « plusieurs maisons ont été incendiées par les assaillants, ce qui fait que les retournés sont aussi sans abri et ils manquent de nourriture. L’hygiène n’est pas au point parce que les corps ont été enterrés en désordre » regrette Bernard Dillay qui a lancé un SOS en ces termes « la population de Ngaoundaye a besoin d’assistance d’urgence surtout les femmes et les enfants. C’est pourquoi, j’appelle les bonnes volontés à voler à leur secours ». Selon la coordination des affaires humanitaires, les dernières violences à Ngaoundaye ont fait vingt-deux mille déplacés.

 

Le sous-préfet de Batangafo a qualifié la situation humanitaire de dramatique dans sa ville « la population se trouve depuis la dernière tension sur des sites de déplacés où les conditions de vie sont dramatiques et inquiétantes surtout pour les femmes et les enfants » a-t-i fait savoir dans un échange téléphonique avec le RJDH.

 

Les ONG DRC et MSF ont apporté une aide aux déplacés de la ville. Mais selon le sous-préfet, les besoins malgré cette aide, sont restés énormes « MSF a apporté un appui médical et DRC une aide matérielle mais les besoins restent énormes et certains secteurs où ont eu lieu les combats n’ont pas été touchés » explique-t-il.

 

La localité de Ngaoundaye a été attaquée par des combattants de l’ex-Séléka le 08 juin. L’attaque avait fait une dizaine de morts selon des sources locales. A Batangafo par contre, c’est la coalition des forces FPRC-MPC qui ont attaqué le  20 juin dernier la position des combattants de l’UPC.

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Centrafrique-Presse.com
22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 11:14

 

 

http://www.voaafrique.com/  21 juin 2016

 

Les violences qui ont fait plusieurs morts dans un quartier musulman de Bangui se sont calmées après la libération de six policiers pris en otage depuis dimanche par groupe d'autodéfense.

 

Une source policière précise que la libération de six agents a eu lieu grâce a une médiation de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) et des personnalités centrafricaines avec un groupe d'autodéfense du PK5, le quartier musulman de Bangui.

 

"Je peux confirmer que les policiers sont libérés. Ils se trouvent présentement chez un député et seront ensuite remis aux autorités", a confirmé un membre du comité d'autodéfense du PK5 joint par l'AFP. Leur libération n'était pas encore confirmée de source gouvernementale.

 

Lundi, les Casques bleus avaient mené "une opération militaire à PK5", a indiqué la Minusca dans un communiqué mardi matin.

 

"Durant l'opération, les Casques bleus ont essuyé des coups de feu et ont riposté à l'attaque. Au moins trois assaillants ont été tués et trois autres arrêtés. Un soldat de la paix a aussi été blessé par une grenade", selon la Minusca.

 

Mardi soir, de source hospitalière, on dénombrait sept morts et plus d'une vingtaine de blessés dont certains dans un état grave.

 

Des violences ont aussi touché le nord de la Centrafrique, où seize personnes ont été tuées dans des affrontements entre des éleveurs peuls et des hommes armés issus de l'ex-rébellion Séléka à dominante musulmane depuis dimanche.

 

La Centrafrique a sombré dans le chaos après le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la Séléka, coalition hétéroclite de plusieurs groupes armés alliés de circonstance.

 

Pour mettre un terme aux tueries inter-communautaires entre Séléka et la résistance anti-Balaka, la France est intervenue militairement fin 2013 dans son ex-colonie avec l'opération Sangaris, depuis rejointe par la Minusca.

 

"Nous nous trouvons à un tournant crucial de l'histoire de la République centrafricaine : sombrer à nouveau dans la violence compromettra dangereusement les avancées démocratiques", a déclaré le chef de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga, cité dans le communiqué de la mission des Nations unies.

 

"Les auteurs des violences auront à rendre compte de leurs actes", a prévenu le ministère français des Affaires étrangères, réitérant son soutien au président Faustin-Archange Touadéra, élu en février.

 

Avec AFP

Calme à Bangui après la libération de six policiers pris en otage par un groupe d'autodéfense

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