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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 17:27

 

 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
 
 REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE


 Unité - Dignité – Travail
 --------

 

 


Hémicycle du Conseil National de Transition


Mardi 07 Octobre 2014

 


Discours d’ouverture de Madame la Présidente de la République, Chef de l’Etat de la Transition


Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement de Transition,


Madame la Vice Présidente du Conseil National de Transition,


Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle de Transition,


Monsieur le Président du Haut Conseil de la Communication de Transition,


Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement de Transition,


Monsieur le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique,


Monsieur le Représentant Spécial de l’Union Africaine en Centrafrique,

 

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Missions diplomatiques et Représentants des Institutions Internationales,


Madame Brigitte Dacko, ancienne première dame de Centrafrique, Mesdames, Messieurs les Représentants des Forces Vives de la Nation, Madame le Maire de la Ville de Bangui, 

 

Distingués invités,


Mesdames, Messieurs,


Mes Chers compatriotes,


Je tiens avant tout à remercier les uns d’avoir répondu favorablement à notre invitation et les autres de rehausser de leur présence cette cérémonie qui s’inscrit dans le cadre du suivi de l’application de l’Accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville le 23 juillet 2014.


Après Brazzaville, il était en effet prévu d’organiser une série de séances de restitution à l’endroit de toutes les composantes de la société Centrafricaine pour une meilleure appropriation des termes de cet accord qui engage tous les Centrafricains, à quelque niveau que ce soit, dans la recherche de la cessation des violences et de la paix dans le pays. 


L’objectif assigné à cet exercice était d’assurer une large diffusion du contenu de cet accord auprès de la population Centrafricaine qui en a certainement besoin pour s’en inspirer à chaque moment de la marche de notre pays vers la sortie définitive de crise.


Pour des raisons liées aux priorités nationales notamment d’ordre politiques consécutives à la nomination du Premier Ministre et à la mise en place du gouvernement au mois d’août d’abord et ensuite à mon absence du pays au cours du mois de septembre, le lancement de ces séances de restitution qui devrait en même temps marquer le début du processus d’application effective de l’accord de cessation des hostilités n’a pu se faire. Aujourd’hui c’est chose faite et malgré le délai pris, je voudrais me réjouir du démarrage effectif de ces séances de restitution.


Le gouvernement est régulièrement interpellé par la population sur le démarrage de l’application de l’accord de cessation des hostilités que certains qualifient même prématurément d’accord mort né. Tout en traduisant le sentiment d’impatience d’une partie de notre population encore confrontée aux faits de violence, de braquage et de destruction après la signature de cet accord, ces jugements expriment la nécessité de vulgariser les procédures et processus par lesquels il faut passer pour réaliser les engagements qui ont été ainsi pris.


Au retour de Brazzaville, le comité préparatoire du forum de réconciliation présidé par l’ancien Premier Ministre s’était immédiatement transformé en comité de pilotage du processus politique qui devrait travailler, au plan national, à la préparation et à l’organisation des phases 2 et 3 retenues à Brazzaville. La mise en œuvre d' actions concrètes participent du mécanisme de retour à une paix durable et est le gage de l’organisation d’élections libres et transparentes à la fin de la Transition. C’est ce travail qui se poursuit sous la houlette de l’actuel Premier Ministre autour du plan d’actions qui a été élaboré et qui fait encore l’objet de discussions avec la Communauté Internationale avant sa validation. 


A ce niveau, certains ont estimé qu’il va falloir se passer d’un organe de pilotage et, on ne sait comment, faire avancer le processus politique de dialogue et de réconciliation. C’est pourquoi je saisis cette occasion pour dire clairement que nous ne pouvons pas engager des actions d’envergure dans ce domaine sans un organe constitué de personnes compétentes et responsables pour réfléchir à ce qui doit être fait, à la meilleure manière de le faire et à la mobilisation des moyens pour le faire. En outre, à côté de la Commission de Suivi prévue par l’Accord de Brazzaville dans laquelle est impliquée la Communauté Internationale, il n’y a que le Comité de pilotage au plan national qui s’occupe de ce dossier. 


Ce comité est à pied d’œuvre et j’exhorte mes compatriotes qui expriment une impatience légitime de faire confiance à ce comité piloté par le Premier Ministre qui ne mettra certainement plus beaucoup de temps pour décliner les actions concrètes retenues pour 
les phases 2 et 3 qu’il conduit mais surtout le calendrier de la mise en œuvre de ces actions que tout le monde attend. 


Il est vrai que nous avons un agenda de la Transition qu’il serait judicieux de respecter. Cependant la délicatesse des questions de dialogue et de réconciliation dans notre pays commande, à mon humble avis, que nous prenions un certain nombre de précautions et surtout que nous évitions la précipitation. 


Si j’ai insisté pour que le processus en cours se détourne des erreurs des précédents fora, c’est justement parce que dans la précipitation le traitement de ces questions était resté à un niveau superficiel, si ce n’est pas que des questions essentielles ont été purement et simplement escamotées. Le peuple Centrafricain a tellement souffert des erreurs de son élite que je me suis engagée à garantir la mise en œuvre d’un processus fondé sur des principes de franchise, de sincérité et de positivité qui viserait fondamentalement la reconstruction du pays sur des bases solides.


Distinguées Personnalités,


Chers Compatriotes,


Je ne dirai jamais assez : la réconciliation dans notre pays est bien possible. La soif de paix se ressent chaque jour au sein de notre population. C’est pourquoi la réussite du processus de dialogue et de réconciliation est un enjeu qui engage la responsabilité des Institutions de la transition et de tous les acteurs impliqués dans la crise mais aussi celle de tous ceux qui l’ont subi passivement. 


Un pas important a été franchi à Brazzaville que nous devons désormais transformer en opportunité pour avancer résolument. Il constitue le pont devant permettre le passage vers une paix des cœurs et des esprits, seule alternative possible pour la refondation de la République Centrafricaine.


S’approprier l’esprit et la lettre de l’accord de Brazzaville, s’investir résolument dans le processus de dialogue participatif et inclusif pour une sortie durable de la crise dans notre pays, tel est l’objectif commun vers lequel nous devons tous tendre. 


C’est pourquoi, les populations ne doivent pas se laisser distraire par des rumeurs non fondées, notamment de détournements de deniers publics et de retour des troupes tchadiennes dans ma garde rapprochée. Ma sécurité personnelle est actuellement assurée par le contingent Rwandais de la Minusca qui me donne entièrement satisfaction. Je n’ai donc pas de raison de revoir ce dispositif à l'heure actuelle.


La population doit savoir la vérité sur les agitations actuelles. Ces agitations purement politiciennes sont essentiellement dues à des problèmes de conquête de pouvoir et de partage de postes. Les exigences et l'impatience des responsables de certains groupes à occuper des postes de responsabilité au sein du gouvernement, de l'administration ou des sociétés d'Etat et d'économie mixte, sans commune mesure avec leurs capacités réelles ou leur intégrité morale expliquent également ces agitations. Pourtant, dans le cadre de l'ouverture que j'ai toujours prônée, je m'employais à rechercher et à négocier des opportunités pour certains. Mais leur impatience est à la mesure de leur ambition.


S'agissant des appuis reçus de l'Angola, nul ne parle de mon implication personnelle ayant abouti à la signature du prêt de plus de 10 milliards de francs CFA pour la réhabilitation et la restructuration de nos forces de défense et de sécurité, en cours de finalisation. Nul ne parle des négociations en cours pour la construction des logements sociaux, pour la reprise de certaines sociétés à pertes de vitesse pour relancer le secteur privé et développer des opportunités d'emplois en faveur des jeunes. Nul ne parle des appuis multiformes reçus de ce pays frère venu à notre secours dans un élan de solidarité africaine.


Tous se focalisent de manière malsaine sur la gestion d'une partie du don Angolais correspondant à un milliard de francs CFA. Il s'agit de fonds politiques utilisés en partie pour assurer la sécurité du pays, défendre la politique du chef de l'Etat, comme dans tous les pays du monde. Il n'est en effet pas imaginable de ne pas laisser certains fonds à la libre disposition du gouvernement. Par pur esprit de transparence, le moment venu, je donnerais les éléments de réponse sur l'utilisation de ces fonds spéciaux qui a permis le fonctionnement a minima de l'Etat et l'apaisement de certaines forces vives et groupes armés. Beaucoup seront surpris de voir la longue liste des bénéficiaires de ces fonds dont ceux qui crient au voleur en ce moment.


Mes Chers Compatriotes,


Il nous est tous difficile de comprendre que de retour au pays, après mon séjour aux Etats Unis où j'ai défendu le dossier centrafricain avec conviction, fermeté et succès, il me soit demandé de démissionner pour satisfaire aux caprices des gens ayant pourtant eu une grande part de responsabilité dans la situation catastrophique actuelle de notre pays. 


Je me suis toujours positionnée en rassembleuse de tous les centrafricains. Je resterais dans cette posture jusqu'à la fin de la transition que je souhaite voir aboutir le plus rapidement possible, en réaffirmant une fois encore que je ne serai pas candidate aux élections à venir.


Pour réussir cette transition de manière apaisée, il est fondamentalque les plus hauts responsables des institutions de la transitiondonnent l'exemple d'une cohésion nationale et en se mettant au dessus de la mêlée. Il transparait de nos propos et de nos attitudes encore trop d'amertume et de rancœur. C'est pourquoi, il est urgent que nous donnions l'exemple en désarmant notre cœur et notre esprit.


Je demande donc à tous les centrafricains de garder leur calme et leur confiance en moi. Qu'ils ne se laissent pas abuser par les assoiffés du pouvoir à la recherche de raccourcis pour y parvenir. 


Sur ce, je déclare ouverts les travaux de la journée de restitution des résultats du forum de Brazzaville.


Je vous remercie.

Discours d’ouverture de Madame la Présidente de la République, Chef de l’Etat de la Transition à la Journée de restitution des résultats du Forum de Brazzaville
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Centrafrique-Presse.com
7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 16:58

 

 

 

 


Le Bureau élargi de la Coordination Générale des Centrafricains de France (CGCF) s’est 
réuni le samedi 04 octobre 2014 à Paris, au siège de la Bourse du Travail.


Parmi les différents points traités au cours de cette réunion, figure le dossier concernant 
les soupçons de détournement d’une partie de l’aide financière du gouvernement angolais 
au peuple centrafricain en détresse.


En effet, depuis plusieurs jours, des journaux aussi bien sur le plan local que sur le plan 
international portent des titres avec des contenus utilisant des qualificatifs qui ne 
peuvent laisser indifférents les Centrafricains qui aiment réellement leur pays et les 
institutions nationales devant jouer le rôle qui est véritablement le leur.


La dignité de la fonction de Chef d’État exige que des explications plus claires, plus 
convaincantes soient fournies face à des qualificatifs et titres des journaux humiliants pour 
l'honneur de la République.


Plus parlante encore sur cette affaire est l’image interpellatrice de l’épouse du Président 
des États Unis d’Amérique tenant une pancarte portant un écrit en sango, langue nationale 
de Centrafrique disant: « Catherine SAMBA-PANZA, kiri na nguinza so mo ndji so !», ce qui signifie : « Catherine SAMBA-PANZA, rends l’argent que tu as détourné ».


Cette image qui fait le tour du monde à travers des réseaux sociaux, insinue très 
clairement que la gravité de l'acte qui serait commis abîme l’image de la femme d’une 
manière générale.


Plus catastrophique sur le même dossier est par ailleurs la justification faite de ce fonds 
sur les antennes de RFI par le Directeur de cabinet de la Présidente de transition, lorsque 
ce dernier affirme que l’argent a été utilisé en partie, pour « convaincre les gens à revenir 
autour de la table de la négociation. C’est ce qu’elle a obtenu avec, d’abord l’atelier qui a 
préparé Brazzaville. Cela ne se fait pas qu’avec la parole ».


Ces propos confirment très clairement et sans commentaire, que la réticence de ceux qui 
se sont rendus à BRAZZAVILLE serait brisée par la corruption.


Cette affaire qui défraie la chronique sans une justification convaincante des autorités de la 
transition ne sera pas effacée par un silence des partis politiques, de la société civile ou des institutions nationales.


Le Président du Conseil National de Transition en a certes fait allusion devant les 
diplomates à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la session du parlement. 
Cependant, c’est la nation d’un côté et la communauté internationale de l’autre qui 
attendent en silence toute la lumière sur ce dossier dans un contexte où tout doit être fait 
pour que l’aide arrive au peuple qui en est le destinataire, le bénéficiaire.


Il n’est pas inutile de rappeler à ceux qui feignent de minimiser cette affaire, voire de la 
banaliser, qu’elle a créé une perte de confiance à l'égard des autorités de transition au sein 
de la communauté nationale et internationale.Tout d’abord, la Coordination Générale des Centrafricains de France est d’autant plus choquée que lors de l’audience que la Présidente de transition a accordée à sa délégation en avril 2014 à Paris, elle avait donné l’assurance de confier la gestion des fonds publics à la coopération technique, précisément le circuit du contrôle des dépenses publiques, en prévision des aides devant venir de l’extérieur, afin d’éviter toutes les malversations du passé.


Elle condamne tout d’abord la violation de la législation sur les finances publiques par les 
autorités de transition car la loi interdit strictement pour des raisons d’incompatibilité, 
qu’un agent de l’État puisse en même temps détenir des fonds publics et les gérer 
directement à son niveau, en y ordonnant des sorties, quelles qu’en soient les raisons ou 
urgences.


Si les informations de la presse se confirment, selon lesquelles les syndicats des 
fonctionnaires conditionneraient la prochaine rentrée scolaire par le paiement de leurs 
arriérés de salaires, la communauté internationale cesserait au plus tard en décembre le 
paiement des salaires, les étudiants manifesteraient déjà pour la fermeture de leur 
restaurant et certainement les retraités qui ne resteront pas indifférents pour des arriérés 
également importants de pension, le climat pourrait être agité à cause d’une gestion en 
marge de la législation sur les fonds publics, de la transparence.


Ces réactions qui sont susceptibles de s’accentuer si des explications convaincantes ne 
sont pas fournies pourraient créer des tensions pouvant s'ajouter à la crise en cours face 
à laquelle le pouvoir piétine jusqu’ici.


Nous sommes en démocratie et toute autorité, quelle qu’elle soit, a l’obligation de rendre 
compte, de se justifier, s’agissant surtout d’une affaire aussi grave que des soupçons de 
détournement d’un don de solidarité du peuple frère angolais au peuple centrafricain en 
détresse.
 
Par ailleurs, par respect pour la République, l’honneur, l’image de la fonction, de surcroît 
celle de Chef d’État doit être protégée, préservée.


Pour tout ce qui précède, la Coordination Générale des Centrafricains de France demande 
au Conseil National de Transition de procéder à l’interpellation de l’Exécutif sur cette très 
grave affaire afin que toutes les conséquences en soient tirées si les faits sont établis, la 
République Centrafricaine ne devant pas avoir que des images épouvantables dans le 
monde comme si ses filles et ses fils ne sont que des voleurs, des menteurs, des 
irresponsables.


Fait à Paris le 04 Octobre 2014
 
Pour la Coordination Générale des Centrafricains de France (CGCF)

 
Le Président,


Emmanuel Olivier GABIRAULT

 

DECLARATION DE LA COORDINATION GENERALE DES CENTRAFRICAINS  CONCERNANT L’AIDE ANGOLAISE AU PEUPLE CENTRAFRICAIN EN DETRESSE
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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 13:25

 

 

 

 

07/10/2014 à 13:05 Par Dorothée Thienot Jeune Afrique

 

En RDC, en Centrafrique, au Mali... C'est toujours la même histoire : l'arrivée des "soldats de la paix" entraîne une augmentation de la prostitution. Une réalité taboue, souvent niée par les organisations internationales.

 

"Effet Minusca" : des prostituées zaïroises et camerounaises débarquent à Bangui, dans le sillon des Casques bleus de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine. Une concurrence pour les Centrafricaines privées de leurs commerces, entassées dans les camps de déplacés, qui se prostituent pour survivre.

 

Certaines depuis le début de la guerre. Comme toujours, l'arrivée de "soldats de la paix" entraîne une inflation de la prostitution de façon quasiment mécanique. Un phénomène déjà observé lors du déploiement de la Mission de l'ONU en RD Congo (aujourd'hui Monusco).

 

Dans la région de Gao, au Mali, la présence de 1 236 "soldats de la paix" a également eu des conséquences immédiates. Du Burkina Faso, du Niger, de Côte d'Ivoire ou du Cameroun, des filles sont venues emplir des "maquis" faisant office de bordels militaires de campagne. Régulièrement, la presse malienne accuse les Casques bleus de recourir à des relations tarifées.

 

"Tolérance zéro"

 

Après une enquête interne, en mars, la Mission des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) a nié ces allégations. "De telles rumeurs interviennent souvent lorsque la présence de nos forces est remise en question, pour des raisons politiques ou sécuritaires", explique Radhia Achouri, directrice de la communication de la Minusma.

 

Depuis 2003, l'ONU applique une politique de "tolérance zéro" en cas d'exploitation et d'abus sexuels. Les mesures disciplinaires restent toutefois plus faciles à prendre à l'égard du personnel civil, qui dépend des Nations unies, qu'à l'encontre de soldats relevant d'un État - lequel peut se monter plus ou moins coopératif.

 

Lu pour vous : Prostitution : les soldats de la paix sont-ils de bons clients ?
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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 11:39

 

 

 

 

07/10/14 (APA)

 

Les chefs d’Etats membres de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) envisagent de tenir avant fin 2014 un sommet axé les problèmes qui minent le fonctionnement de la Commission de la Communauté depuis sa délocalisation à Libreville (Gabon) suite à la crise centrafricaine, a appris APA dimanche à Brazzaville. Selon la Présidence de la République congolaise qui donne l’information, l’annonce a été faite hier par Emmanuel Issozet Ngondet, ministre gabonais des Affaires étrangères, émissaire du président Ali Bongo Ondimba auprès de son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso. Le ministre gabonais des Affaires Etrangères a dit être en tournée en Afrique Centrale pour traduire la volonté du président Bongo de recueillir les avis et conseils de ses pairs de la sous-région d’Afrique centrale afin de prendre les décisions appropriées pour le bon fonctionnement de la CEMAC.

 

«Le Gabon a été chargé par tous les autres pays de la sous-région de proposer à la Commission un site dans le pays. Il faudrait prendre des dispositions pour mettre la commission dans les meilleures conditions possibles permettant de travailler de façon optimale. La situation en Centrafrique a un impact sur les échanges entre les pays de la CEMAC», a expliqué le chef de la Diplomatie gabonaise. Poursuivant son propos, il a souligné qu’il «faut bien regarder toutes ces difficultés et naturellement définir des positions sur les différents calendriers des chefs d’Etats pour convenir de la meilleur date possible pour tenir un sommet qui leur permettrait d’examiner tous ces problèmes de la CEMAC».

 

La CEMAC regroupe six pays d’Afrique Centrale, à savoir le Gabon, le Congo, le Cameroun, la RCA, le Tchad et la Guinée Equatoriale. Sa présidence est actuellement assurée par le Gabon.

 

La Commission de la CEMAC, dont le siège a été délocalisé de Bangui en RCA à Libreville au Gabon à cause de l’insécurité dans ce pays, est présidée le Congolais Pierre Moussa depuis 2013.

 

Vers un sommet des chefs d’Etats sur les problèmes de fonctionnement de la CEMAC
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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 10:22

 

 

 

 

http://www.lavoixdelamerique.com/ 

 

Le mouvement ordonne à ses ministres de quitter aussi le gouvernement

 

Le communique du groupe est sans ambiguïté : "devant la gravité d’une telle situation, la Coordination nationale des opérations du groupe d’auto-défense et de résistance populaire donne 72 heures aux ministres anti-balaka de se retirer immédiatement du gouvernement. Passé ce délai, le ministre qui se réclamerait d’une quelconque solidarité gouvernementale, ou de devoir de service, sera considéré non seulement comme l’ennemi du peuple, mais traité comme tel."

 

Les anti-balaka dénoncent tour a tour "les violations répétées des accords de Brazzaville par le gouvernement ; faisant état de nombreuses tueries, des séquestrations et arrestations arbitraires opérées par les soldats français, burundais, camerounais, congolais et rwandais, dans les rangs des présumés anti-balaka (...) les traitements infligés aux leaders anti-balaka arrêtés par Sangaris le mois dernier et détenu à la prison centrale de Ngaragba."

 

Joint par la Voix de l'Amérique, Romaric Vomitiadé se déclare toujours ministre du tourisme. Il affirme qu'il doit rencontrer dans les 24h Patrice Edouard Ngaïssona, le coordinateur national des anti-balaka, avant d'annoncer sa décision.

 

Les anti-balaka demandent la démission de Catherine Samba-Panza (VOA)
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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 09:57

 

 

 

 

Bangui (Centrafrique) - 06/10/14 (APA) - Mme Hélène Le Ggal, Conseillère Afrique du chef de l’état français, François Hollande, en visite officielle en Centrafrique, a conseillé aux autorités de transition de ce pays de mettre en place un chronogramme électoral, en attendant de mobiliser le financement nécessaire.

 

« En ce qui concerne les élections il y a évidemment une question de financement qui va reposer beaucoup sur la communauté internationale. Mais il y a aussi des décisions à prendre sur un certain nombre de sujets pour qu'un chronogramme puisse être établi et nous souhaitons que cela soit fait le plus rapidement possible »a-t-elle dit à la presse au sortir d'une audience avec la présidente intérimaire centrafricaine Catherine Samba-Panza.

 

La rencontre qui s'est déroulée au palais de la renaissance à Bangui en présence du colonel Pierre Schili, conseiller diplomatique et chef d'état-major du cabinet militaire particulier du chef de l'état ainsi que l'ambassadeur de France en Centrafrique, M Charles Malinas, a permis aux personnalités de faire le point sur la situation actuelle en Centrafrique sur tous les plans.

 

« Je me suis entretenue avec la cheffe de l'état Catherine Samba-Panza, en particulier sur le chantier que doit mener l'équipe de transition c'est-à-dire la préparation des élections, le dialogue national dans tout le pays, également l'économie et développement. » a confié Mme Hélène Le Gal

 

A en croire, Mme Le Gal son séjour de quarante-huit heures à Bangui, lui permettra aussi de rencontrer les autres autorités centrafricaines ainsi que la communauté internationale présente à Bangui afin de produire un rapport au président François Hollande à titre de compte-rendu.

 

« Nous sommes évidemment là pour soutenir le processus centrafricain. La France est au côté de la Centrafrique dans la période actuelle comme elle l'a été au cours des derniers mois » a –t-elle réitéré

 

Une officielle française favorable à l'établissement "rapide" d'un chronogramme électoral en Centrafrique
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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 09:53

 

 

 

 

06/10/14 (Le Pays)

 

L’ancien président centrafricain, Michel Djotodia, n’a pas encore fait le deuil de ses ambitions politiques. Après neuf mois de silence, en exil au Bénin, il vient de sortir du bois. Dans l’interview qu’il a accordée au quotidien français l’Est Républicain, le chef de la Séléka juge légitime son retour en politique en Centrafrique, après sa réélection en juillet dernier à la tête de la Séléka.

 

L’ancien président n’a jamais fait mystère de son ambition de reconquérir le pouvoir

 

C’est dire s’il rêve toujours d’un destin national. Mais il a, au même moment, enterré cette coalition politico-militaire, puisqu’il a annoncé sa dissolution et la création du Front patriotique pour la renaissance de Centrafrique. Cet éventuel retour aux affaires de l’ancien président centrafricain, est loin d’être une surprise car il n’a jamais fait mystère de son ambition de reconquérir le pouvoir d’Etat. Ce que l’on pourrait toutefois qualifier de nouveau est la voie empruntée pour revenir dans l’arène politique. Le fait de passer d’une rébellion armée à une formation politique pour accéder à la tête de la Centrafrique, est une bonne chose. L’on peut même dire que s’il avait choisi cette voie au départ, son pays n’aurait pas connu le sort qui est le sien aujourd’hui. Mais comme un adage le dit, il n’est jamais tard pour bien faire. Et si Michel Djotodia compte revenir en Centrafrique pour contribuer à réconcilier ses filles et fils, à ramener définitivement la paix, c’est tant mieux. Mais pour l’instant, on ne peut s’empêcher de se poser certaines questions. A-t-il mesuré toute la portée de ses propos et de sa décision? Par exemple, quelle sera la réaction des rebelles de la Séléka sur le terrain, après l’annonce de sa dissolution? Vont-ils accepter de déposer les armes et de s’engager en politique quand on sait que toutes les factions ne se reconnaissent pas en sa personne?

 

Par ailleurs, Michel Djotodia déclare avoir été chassé injustement du pouvoir. Et pour cela, il en veut à la France qu’il accuse de l’avoir abandonné. A-t-il la mémoire trop courte pour ne pas se rappeler qu’il avait été lâché par ses pairs de l’Afrique centrale et que l’Hexagone n’avait fait qu’entériner une décision de ceux-là mêmes qui l’avaient longtemps protégé ?

 

Michel Djotodia doit se rendre à l’évidence qu’il a les mains tachées du sang d’innocents Centrafricains

 

En soutenant qu’après son départ, le chaos s’est installé en RCA, Michel Djotodia veut donner l’impression qu’il n’est en aucun cas responsable de la situation que vivent les Centrafricains. Or, il a bel et bien sa part de responsabilité dans cette chienlit. C’est parce qu’il n’a pas été à la hauteur de la tâche que la RCA a basculé dans l’horreur.

 

Chassé du pouvoir dans les conditions que l’on sait, on peut comprendre que Michel Djotodia veuille prendre une revanche sur l’histoire ou chercher à se réhabiliter aux yeux des Centrafricains. Mais y a-t-il mis la manière, en annonçant ainsi son retour ? Rien n’est moins sûr. A dire vrai, il aurait dû d’abord demander pardon à tous les Centrafricains, pour le mal qu’il a causé à ce beau pays. C’est son droit de ne pas vouloir prendre sa retraite politique, mais Michel Djotodia doit se rendre à l’évidence qu’il a les mains tachées du sang d’innocents Centrafricains, tout comme son prédécesseur François Bozizé. Et puis, sa sortie depuis le Bénin, paraît pour le moins saugrenue, puisqu’en principe, en tant qu’exilé, il devait être astreint à un devoir de réserve.

 

Cette sortie de Michel Djotodia intervient au moment où chrétiens et musulmans commencent à se serrer la main en RCA. Et la présence de la présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, aux côtés des musulmans lors de la célébration de la Tabaski, aura été un symbole fort. Outre sa présence physique, le message de paix et de réconciliation adressé aux fidèles à l’occasion par Dame Catherine, pourrait contribuer à calmer les ardeurs de certains fauteurs de troubles et à réconforter les musulmans. Reste à savoir si la sortie de Djotodia aura un effet d’entraînement dans le sens de la réconciliation en cours.

 

Dabadi ZOUMBARA

 

Lu pour vous : RCA : Djotodia rêve toujours d’un destin national
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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 09:48

 

 

 

 

06/10/14 (AFP)

 

La coordination des anti-balaka, milices centrafricaines à dominante chrétienne, ont demandé à leurs représentants de quitter le gouvernement et réclament la démission de la présidente de transition Catherine Samba Panza, a déclaré lundi l'un de leurs chefs à l'AFP.

 

"La coordination du mouvement anti-balaka estime que les autorités de transition n'inspirent plus confiance et demande aux personnalités représentant les anti-balaka au gouvernement et au cabinet du Premier ministre de démissionner", a indiqué le coordonnateur national des anti-balaka, Patrice Edouard Ngaissona, au lendemain d'une assemblée générale à Bangui.

 

"Nous pensons que Mme Catherine Samba Panza n'est plus à la hauteur des attentes du peuple centrafricain. Le mouvement anti-balaka lui donne 48 heures pour quitter ses fonctions", a-t-il ajouté, sans préciser ce qu'il se passerait au-delà de cet ultimatum.

 

Le gouvernement d'ouverture formé fin août en Centrafrique intègre des représentants de la société civile, des partis politiques, mais aussi des groupes armés, dont deux ministres proches des anti-balaka, qui détiennent les portefeuilles du Tourisme et de l'Environnement.

 

"Depuis plusieurs mois nous avons prôné la paix, mais les autorités de la transition n'ont pas la vocation d'aller rapidement a la fin de la transition", selon Patrice Edouard Ngaissona.

 

Autre motif d'inquiétude, selon le chef des anti-balaka: "Le détournement du don angolais" ainsi que "la demande de la présidente au gouvernement du Tchad pour que des troupes tchadiennes viennent assurer sa sécurité" personnelle.

 

"Nous pensons que tout cela n'est pas de nature a favoriser la paix", a-t-il conclu.

 

La présidente de la transition centrafricaine, Mme Samba Panza, a nié la semaine dernière avoir détourné de l'argent, après des révélations du magazine Jeune Afrique du 29 septembre, évoquant la gestion "pour le moins opaque" d'un don de 10 millions de dollars en liquide accordé par l'Angola.

 

Depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2014, la présidente de transition peine à rétablir l'autorité de l'Etat et à pacifier le pays, plongé dans une crise humanitaire sans précédent.

 

La crise en cours en Centrafrique est née du renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par la rébellion Séléka, à dominante musulmane dans un pays majoritairement chrétien. S'en est suivi un cycle infernal de représailles et de contre-représailles entre combattants Séléka et miliciens anti-balaka.

 

Ces groupes armés ont commis d'innombrables exactions contre la population, faisant plusieurs milliers de morts et des dizaines de milliers de déplacés.

 

 

Les Antibalaka lancent un ultimatum de 48 heures à la présidente Catherine Samba-Panza

 

06/10/14 (Radio Ndeke Luka)

 

A l'issue d'une réunion dimanche à Bangui, le mouvement des Antibalaka a exigé la démission de la présidente de transition Catherine Samba-Panza. Les Antibalaka l'accusent notamment de faire perdurer la transition et d’avoir détourné des fonds accordés par l'Angola.

 

« Unanimement, les responsables des Antibalaka ont demandé le départ dans les 48 heures, de Mme Samba-Panza pour laisser la place à un Centrafricain qui viendra déterminer la durée de la transition », a indiqué lundi à RNL le coordonnateur national du mouvement, Patrice Edouard Ngaïssona.

 

« Nous nous sommes rendus compte qu'au niveau des autorités, il n'y a pas la vocation d'arriver rapidement à la fin de la transition et d'aller aux élections », a poursuivi Ngaïssona.

 

Les Antibalaka reprochent également à Catherine Samba-Panza d'avoir limogé des membres de leur mouvement qui avaient été nommés à certains postes importants. « Nous avons constaté que pour des raisons que nous ignorons, notre conseiller à la Présidence et le directeur de cabinet à la Défense ont été limogés sans explication ».

 

Il a par ailleurs accusé Catherine Samba-Panza d'ignorer les actes posés par son mouvement en vue du rapprochement. « Depuis l'accession de Mme Samba Panza à la magistrature suprême de l'Etat, je ne cesse de prôner la paix, la cohésion sociale pour permettre aux Centrafricains de vaquer à leurs occupations. Mais le cri a été balayé du revers de la main. Malgré le travail fait pour que la paix revienne, malgré l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville, les Antibalaka se sentent frustrés par les nouvelles autorités de Bangui », s'est-il plaint.

 

Ngaïssona a indiqué que le mouvement Antibalaka s'était engagé à soutenir le Premier ministre Mahamat Kamoun dans l'espoir d'une transition apaisée et consensuelle qui aboutirait à la mise en place d'un gouvernement issu des urnes.

 

Les Antibalaka s'insurgent par ailleurs contre « l'arrivée prochaine de troupes tchadiennes pour la sécurisation de la présidente ». Un premier contingent tchadien avait été rapatrié, certains de ses membres ayant commis des crimes en Centrafrique.

 

Le mouvement des Antibalaka soupçonne enfin la présidente d'avoir détourné l'aide financière de l'Angola. « Si un leader censé dirigé l'Etat centrafricain est soupçonné de détournement d'une importante somme d'argent à une période critique où le peuple centrafricain rase le mur, c'est inexplicable. Les Antibalaka ne peuvent être complices de cette situation », a déclaré Ngaïssona.

 

Au sujet de ce détournement présumé de fonds angolais, la plateforme ''Sauvons le Centrafrique'' est, elle aussi, montée au créneau. Dans une déclaration publiée le week-end dernier par son coordinateur Maître Henri Pouzère, la plateforme exige l'ouverture immédiate d'une enquête judiciaire. « Nous avons demandé dans notre déclaration que soit mise en place une commission judiciaire, que le tribunal se saisisse de cette affaire et qu'une enquête judiciaire soit diligentée directement en direction du gouvernement pour que la clarté soit faite », a-t-il expliqué lundi à RNL.

 

Contactée par RNL, le porte-parole de la présidence, Antoinette Montaigne, accepte donner une position après une concertation avec Mme Samba Panza.

Centrafrique: les anti-balaka demandent à leurs représentants de quitter le gouvernement
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Centrafrique-Presse.com
7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 09:46

 

 

 

 

06/10/14 (AFP)

 

Trois membres d'un groupe armé centrafricain ont été tués lors d'un accrochage avec des militaires camerounais dans l'est du Cameroun, à la frontière avec la Centrafrique, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

 

Dimanche, "des assaillants venus de Centrafrique ont attaqué la frontière camerounaise à Garoua-Boulaï" (est), a affirmé une source proche des services de sécurité s'exprimant sous couvert d'anonymat.

 

"L'armée a répliqué et a tué trois assaillants", a-t-elle ajouté, sans donner plus de précision.

 

Les échanges de tirs entre soldats camerounais et ce groupe armé se poursuivaient lundi, selon des témoins joints par l'AFP depuis Yaoundé.

 

"Le calme n'est pas revenu. A l'heure actuelle, ça ne va pas. Depuis 11 heures (ce lundi), il y a des échanges de tirs au niveau de la frontière entre les anti-balaka (milices centrafricaines majoritairement chrétiennes, ndlr) et les forces camerounaises", a confié un habitant de Garoua-Boulaï joint par téléphone, sous couvert d'anonymat.

 

La Centrafrique, qui partage avec le Cameroun une frontière longue de 700 km, est plongé depuis plus d'un an dans un conflit d'une gravité sans précédent, aux prises avec des groupes armés et des violences intercommunautaires qui ont fait des milliers de morts et des dizaines de milliers de déplacés.

 

Depuis décembre, quelque 90.000 réfugiés sont passés de Centrafrique au Cameroun, selon le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations Unies (HCR).

 

Les deux principaux groupes qui sèment le chaos en Centrafrique, ex-rebelles Séléka à dominante musulmane --au pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014-- et milices chrétiennes anti-balaka, ont mené à plusieurs reprises des incursions sur le territoire camerounais, commettant pillages et exactions sur leur passage.

Cameroun: trois morts dans un accrochage entre l'armée et un groupe armé centrafricain dans l'est
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Centrafrique-Presse.com
7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 07:20

 

 

 

Centrafrique

 

Jeune Afrique N° 2804 • du 5 au 11 octobre 2014

 

CSP se lance à la conquête du Golfe…

 

Après l’Angola, ce sont les pays du Golfe que Catherine Samba-Panza (CSP), la présidente centrafricaine, cherche à séduire. C’est ce que laissent penser les discrets déplacements de Mahamat Gamar Ahmat, son ministre-conseiller chargé des relations avec le monde arabe. Ce dernier, qui fut aussi le conseiller de son prédécesseur Michel Djotodia, s’est rendu en Arabie saoudite (à Riyad, le 26 septembre, puis à Djeddah, deux jours plus tard) afin de remettre aux autorités saoudiennes un message de sa part.

 

Curieusement accompagné d’un opérateur économique centrafricain, Mahamat Nouradine Adam, et d’un consultant burkinabè, Ousseni Elibouy Banao, Mahamat Gamar Ahmat devait dans la foulée se rendre au Koweït pour remettre une missive de CSP à l’émir Sabah Al Ahmad Al Jaber Al Sabah. La visite a finalement été reportée au 15 octobre, le temps pour les trois compères de se rendre à La Mecque pour le hajj.

 

Leur tournée dans les pays du Golfe devrait s’achever au Qatar.

 

Parallèlement, Gamar Ahmat a, dans une lettre datée du 8 septembre, formulé une demande officielle d’aide financière au sultanat d’Oman. « Vos dons et subsides iront directement aux populations démunies et à la reconstruction de l’infrastructure et de la foi islamiques », assure le ministre-conseiller, lequel priait par ailleurs son interlocuteur – le ministre omanais des Affaires religieuses – de faire « un geste supplémentaire pour un don permettant aux fidèles d’accomplir le rituel du mouton pour la Tabaski ». On ignore si sa supplique a été suivie d’effets.

 

 

… et prend contact avec bozizé

 

Après avoir rencontré Michel Djotodia, fin août, à Cotonou, Anicet Guiama-Massogo, ancien porte-parole de la présidence aujourd’hui conseiller politique de Catherine Samba- Panza, s’est rendu à Kampala, début septembre, pour s’entretenir avec François Bozizé. Comme ce fut le cas avec le chef de la Séléka, il avait pour mission de demander à « Boz » de s’impliquer dans le processus de réconciliation nationale et d’aider à la mise en oeuvre des accords de cessation des hostilités. Selon son entourage, l’ancien président s’est montré réceptif, tout en se plaignant d’être contraint depuis janvier de demeurer dans la capitale ougandaise, où ses fils se relaient auprès de lui.

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