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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 12:41

 

 

 

 

http://lepays.bf/    Vendredi 7 novembre 2014

 

Le récent soulèvement populaire intervenu au Burkina inquiète   de nombreux régimes totalitaires, qui font usage de mandats présidentiels illimités pour se maintenir ad vitam aeternam.

 

Pourquoi donc les dirigeants africains sont-ils parmi les rares en ce monde, à vouloir s’éterniser au pouvoir ? Sans conteste, si l’Afrique ploie aujourd’hui sous le poids des mandats présidentiels illimités, la faute en incombe aux élites corrompues. Les raisons sont multiples. Dans plusieurs pays, elles sont à l’origine de systèmes iniques.   Des prétextes sont avancés : le président travaille fort, il est à l’écoute du peuple, et il est à la base de telles et telles réalisations. Il est salutaire de le reconduire à son poste, non seulement pour qu’il parachève les chantiers en cours, mais aussi afin qu’il en entreprenne de nouveaux. Le comble, c’est lorsqu’on présente le chef de l’Etat comme un homme très dynamique, qui a même rajeuni, alors qu’on le sait pertinemment au bord de la sénilité. Dès lors, les idées convergent. Etant le seul à pouvoir sauver le pays du chaos, et la seule intelligence en service, pourquoi donc hésiter à le reconduire à la tête de l’Etat ? Comme s’il n’existait que lui dans le pays, comme s’il était éternel !

 

 Il est indispensable d’assurer l’éducation politique du citoyen, pour espérer voir la démocratie avancer

 

 Que les textes aient été modifiés bien avant, ou qu’on ait l’intention de le faire pour pérenniser le maintien au pouvoir d’un individu convaincu d’être au-dessus du peuple, il n’est pas vain de souligner que la récente révolution survenue au Burkina Faso a désormais mis la barre très haut pour les apprentis sorciers de la démocratie en république bananière. Nul ne voudra plus voir sur ce continent, un dirigeant s’accrocher indéfiniment au pouvoir. Celui-ci appartient au peuple qui le reprendra le moment venu,  de la manière qui lui conviendra.

 

L’expérience montre que dans nombre de pays africains, l’idée de s’éterniser au pouvoir, outre le monarque qui s’ignore, vient généralement des courtisans parmi lesquels de nombreux intellectuels.   Ils sont d’autant plus aptes à convaincre qu’ils sont parfois membres de réseaux mafieux, prêts à venir en appui à tout moment. Mais, il y a lieu de faire la distinction entre le peuple et ceux qui aiment à parler en son nom. C’est bien connu : en Afrique, la grande majorité de nos populations a un faible niveau d’instruction. Or, du fait de l’opportunisme qui les habite, les élites dirigeantes répugnent à leur assurer l’éducation politique qui convient, dans les langues du milieu. Rédigés le plus souvent dans la langue de l’ancienne puissance coloniale, la plupart des messages relatifs à la vie de l’Etat et à la démocratie, ne sont donc pas accessibles à un nombre considérable de citoyens. Ainsi en est-il des Constitutions et divers documents didactiques sur la bonne gouvernance. Presque rien n’est vraiment traduit dans les langues que maîtrisent les populations. Or, il est indispensable d’assurer l’éducation politique du citoyen, pour espérer voir la démocratie avancer sur ce continent. Mais, maintenu dans son ignorance, le peuple dispose d’une faible capacité d’analyse. A cela s’ajoute la faim qu’on s’acharne à vouloir camoufler par des dons en vivres ou en espèces sonnantes et trébuchantes. L’ignorance dans laquelle on maintient volontairement le peuple, est exploitée à des fins inavouées par une élite corrompue qui préfère de loin parler en son nom. Voilà pourquoi elle est toujours  prompte à organiser des référendums, ou à aller en consultations électorales. La classe dirigeante saura toujours exploiter les pesanteurs socioculturelles à son profit exclusif.

 

 Les lendemains du changement sont toujours amers pour les partisans du prince

 

 Dans la catégorie des partisans où foisonnent de pseudo-cadres ou intellectuels, se recrutent les thuriféraires des régimes dictatoriaux. Très habiles dans l’art de manipuler le verbe et d’interpréter comme bon leur semble les textes de loi, ils savent aussi broder des écrits à usage maléfique. Par mille et une astuces, ils parviennent toujours à faire fabriquer le monstre sur le dos du peuple, et avec le consentement non éclairé de ce dernier. On ne condamnera jamais assez le code électoral et les listes électorales élaborés sur des bases non consensuelles, par ces individus sans foi ni loi.

 

Une fois assuré de tout, le monarque qui s’ignore, ne prend plus la peine de vérifier les faits, ses partisans lui ayant souligné plusieurs fois que tout est sous contrôle ! C’est pourquoi le réveil est toujours brutal, comme on l’a vu du reste avec Blaise Compaoré ! Ceux des dirigeants africains qui se croient toujours à l’abri, doivent se convaincre qu’un jour ou l’autre, le peuple frappera à leur porte. Il leur appartient de se donner des leçons de sagesse, et d’éviter de se laisser entraîner dans des dérives difficiles à contrôler.

 

Déplorable que les élites politiques en viennent à faire montre d’autant de cupidité et d’indifférence à l’égard des peuples qu’elles sont pourtant censées représenter et défendre. Certes, il y a les privilèges rattachés au poste. Les agissements de nos élites politiques sont contraires à l’éthique. Elles hypothèquent gravement l’avancée de la démocratie autant que l’avenir du continent. Triste en effet, que de mandat en mandat, de régime en régime, des individus de l’entourage des chefs d’Etats africains s’acharnent à les faire reconduire, même lorsque l’évidence crève les yeux. L’Afrique a besoin de sang neuf, et donc d’un leadership constamment renouvelé, pour relever les défis qui sont les siens. L’alternance est impérative ! Les lendemains du changement sont toujours amers pour les partisans du prince, adepte du pouvoir absolu.

 

Aussi faut-il s’abstenir de dire que les choses avancent, alors que le pouvoir qu’on prend plaisir à encenser s’obstine à faire reculer la démocratie, et à se détourner de la demande sociale.   C’est pourquoi, dans sa révolte, un peuple longtemps sevré, s’attaquera avec d’autant plus de férocité à ses bourreaux, que ces derniers ne l’auront pas ménagé tout au long du cheminement.  

 

Les mandats présidentiels illimités constituent en tout état de cause, de véritables boulevards pour la dictature.  A gouverner sans partage, et à écouter sans discernement leurs partisans à la bouche mielleuse, nos princes régnants finiront tous de la même manière : chassés tels des pestiférés par le peuple en colère. Tout simplement pour les avoir trop longtemps supportés.

 

« Le Pays »

 

 

RISQUES DE CONTAGION DE LA REVOLUTION BURKINABE : Peut-on nier l’évidence ?

 

http://lepays.bf/    Vendredi 7 novembre 2014

 

Le soulèvement populaire qui a chassé Blaise Compaoré du pouvoir fait des vagues au-delà  des frontières du pays, voire au-delà de la sous-région ouest-africaine. En effet, l’évolution de la situation politique au pays des Hommes intègres met  certains  chefs d’Etat africains en  alerte maximum, craignant une éventuelle contamination de leurs populations par le syndrome burkinabè. Ainsi, dans les deux Congo (RDC  et Congo Brazzaville), les autorités rivalisent d’ingéniosité pour  empêcher leurs populations de s’informer sur les péripéties ayant conduit le peuple burkinabè à prendre ses responsabilités face à la boulimie du pouvoir du désormais ex-président Blaise Compaoré. Brouillage de signal pour perturber la réception radio- télé, censure  de la presse étrangère, interdiction aux organes de presse publics de relayer les informations sur l’évolution de la situation au Burkina, menaces diverses, bref, rien n’a été épargné par  Denis Sassou Nguesso et Joseph Kabila pour empêcher leurs populations d’apprendre comment un peuple peut  chasser un dictateur. En RDC, les autorités ont même poussé le ridicule jusqu’à confisquer tous les postes téléviseurs et les radios qui étaient dans les cellules des prisonniers, « pour les empêcher de suivre l’évolution de la situation à Ouagadougou. »

 

Ironie du sort, une délégation de la RDC se trouvait au même moment dans la capitale burkinabè, pour étudier la stratégie utilisée par Blaise Compaoré pour faire modifier la Constitution de son pays.

 

 Toute volonté de maintenir un peuple dans l’ignorance est la plus utopique des manœuvres

 

 Ce qu’il faut retenir de cette fébrilité qui s’est emparée des capitales des deux Congo, c’est que les dirigeants de ces deux pays sont très loin d’être en phase avec les aspirations de leur peuple. Et, en bons dictateurs, leurs premiers réflexes  n’ont pas consisté à chercher à comprendre comment faire pour éviter la colère du peuple, mais plutôt comment faire pour le maintenir dans l’obscurantisme et la docilité. L’obscurantisme, c’est, du reste, l’arme de prédilection de tous les dirigeants dont le règne est bâti  sur le mensonge, la manipulation et les intrigues les plus sordides. Il faut dire d’ailleurs que de ce point de vue, tous les dictateurs se ressemblent, en ce sens qu’ils ne retiennent jamais aucune leçon susceptible de les ramener vers les peuples. Ainsi, au lieu de tirer leçon du soulèvement populaire qui a eu raison de « l’homme fort » du Burkina et actionner immédiatement le levier de l’alternance pour éviter que les mêmes causes qui ont conduit au soulèvement populaire au Burkina ne produisent les mêmes effets à Kinshasa et à Brazzaville, ils ont choisi plutôt la répression et la censure, comme s’ils cherchaient à cacher le soleil avec leurs doigts. Ces bidasses mal inspirés semblent toutefois oublier que nous sommes dans un monde de technologie, où toute volonté de maintenir un peuple dans l’ignorance est la plus utopique des manœuvres.

 

Et en cherchant à soustraire leur peuple des informations sur le comportement héroïque du peuple burkinabè, Sassou Nguesso et Kabila sèment eux-mêmes, sans le vouloir, les graines de la révolte dans leurs pays respectifs. Car « on peut tromper une partie du peuple pendant une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps ». En attendant, plutôt que de ramener des leçons de despotisme, la mission congolaise à Ouagadougou ramènera dans ses valises les images d’un peuple en colère et de dirigeants aux abois, implorant l’indulgence de ceux qui n’étaient pour eux que du bétail électoral, taillable et corvéable à volonté. Demain, quand le soleil de la liberté se lèvera dans le ciel des deux Congo, les dictateurs en place se demanderont, comme leurs prédécesseurs, comment cela a pu arriver.

 

Dieudonné MAKIENI

Lu pour vous : MANDATS PRESIDENTIELS ILLIMITES EN AFRIQUE :Des boulevards pour la dictature
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 11:59

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-11-07 10:52:03 - Les perturbations de la rentrée scolaire, l’insécurité et la pratique du journalisme en Centrafrique ont fait la Une de la presse centrafricaine de ce vendredi.


Ainsi, Centrafric Matin s'inquiète en faisant remarquer : « quand un gouvernement confond l'accalmie à la sécurité c'est dangereux pour les humanitaires dans nos provinces ». 


Le journal fait remarquer à ce propos que « la sécurité se mesure par le degré de l'emprise de l'Etat sur les localités. Or l'autorité de l'Etat n'existe nulle part et l'administration publique se déploie à compte-goutte. Même à Bangui, l'Etat ne contrôle que le palais de la renaissance ».


« Les ONG internationales en ont vu de toutes les couleurs, à Kaga-bandoro, à Kabo, à Markounda, à Paoua, personnes tuées, véhicules emportés, biens et médicaments, tout est exposé au braquage des malfrats de tout bord » souligne-t-il. 

Dans le domaine de l'éducation « Les fédérations et syndicats des enseignants posent cinq conditions avant la reprise des activités pédagogiques » écrit Le Démocrate, pendant que Le Confident parle de « la rentrée scolaire grippée ».


Selon le journal, les enseignants ne veulent plus végéter comme ils l'ont fait auparavant à force de cumuler des arriérés sous les régimes précédents.


« L'enseignant qui a été le miroir de la société a été réduit à la mendicité et tourné en ridicule », se désole-t-il.


De son côté Le Démocrate revient sur les cinq revendications, entre autres : le rétablissement de la sécurité, l'apurement total des arriérés de salaire (4 mois), de même que la bonne gestion du département de l'éducation.


Sur un tout autre plan, L'Hirondelle aborde la question du professionnalisme des journalistes en ces termes : « le Haut Conseil de Communication de la Transition (HCCT) demande aux journalistes des organes audiovisuels publics et privés beaucoup plus de professionnalisme ». 


Selon L'Hirondelle, c'était au cours d'une réunion regroupant les responsables des organes audiovisuels privés et publics, mercredi dernier. 


A ce titre, explique le président de cette institution, M. José Richard Pouambi, « les journalistes doivent s'interdire tout commentaire partisan, tout dénigrement ou propos malveillants à l'égard des citoyens de la république. Malheureusement à partir des constats, les réalités de l'heure démontrent que certains organes procèdent à des pratiques non professionnelles diffusant ainsi des informations portant atteintes à la vie privée des citoyens et ne sont mêmes pas vérifiées et provenant souvent des rumeurs». 

 

http://www.apanews.net/article_read-809001-la-rentrescolaire-la-question-seritaire-et-la-pratique-du-journalisme-ea-une-eangui.html#sthash.6wwQfo5c.dpuf

La rentrée scolaire, la question sécuritaire et la pratique du journalisme à la une à Bangui
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 11:41

 

 

 

 

Par RFI 07-11-2014 à 04:54

 

En République centrafricaine, une délégation gouvernementale accompagnée de représentants de la communauté internationale s’est rendue, durant trois jours, à la rencontre des principaux chefs de la Seleka à Kaga-Bandoro, Bambari et Bria. À l'issue de cette tournée, un constat : les échanges ont été constructifs. Les groupes rencontrés se sont engagés à participer au dialogue national qui devrait avoir lieu à Bangui en janvier 2015.

 

Le ministre centrafricain de la Défense Aristide Sokambi, qui dirigeait la délégation gouvernementale, est satisfait. À Kaga-Bandoro, Bambari et Bria, il a transmis aux principaux chefs de tendance de la Seleka l'invitation de la présidente de transition au forum de réconciliation de Bangui, prévu pour janvier. Le ministre dit avoir obtenu l'accord des chefs de tendance pour une participation à la rencontre. « Le ton de nos échanges a beaucoup changé par rapport aux premiers contacts que j'avais eus avec la Seleka, a-t-il indiqué à RFI. Nos interlocuteurs n'ont posé aucune condition ».

 

À Kaga Bandoro, la délégation a rencontré Noureddine Adam entouré de ses généraux. À Bambari, elle s'est entretenue avec Ali Darassa et Joseph Zoundéko. À Bria, elle a pu rencontrer Zacharia Damane avec ses principaux conseillers et lieutenants. Les discussions ont eu lieu à chaque fois sur les sites de la mission des Nations unies, la MINUSCA.

 

Souhait de paix

 

Les membres du gouvernement ont été accompagnés, tout au long du parcours, par des représentants de la communauté internationale, au travers du G8. « Les trois groupes de la Seleka nous ont tenu un discours comparable de souhait de paix, de souhait d'arrêter les combats, de volonté de déposer les armes après le forum de Bangui » a indiqué à RFI Charles Malinas, l'ambassadeur de France, qui participait à ces rencontres.

 

 

NDLR : Les discours seuls  de ces seigneurs de guerre qui ont mis certaines zones minières du pays en coupe réglée ne suffisent pas. Il faut des actes concrets. 

RCA: les chefs de la Seleka prêts à participer au dialogue national
RCA: les chefs de la Seleka prêts à participer au dialogue national
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 11:33

 

 

 

 

Bangui (AFP) - 07.11.2014 10:00 - Par Christian PANIKA

 

Les troubles persistants en Centrafrique ont provoqué une nouvelle flambée des prix à Bangui sur fond d'effondrement de la production agricole, aggravant encore les difficultés au quotidien d'une population épuisée.

 

La dernière vague de violences dans la capitale, en octobre, s'est traduite par une paralysie du quartier du PK-5, poumon commercial de la ville et épicentre des affrontements intercommunautaires depuis le déclenchement de la crise centrafricaine, en 2013.

 

Le centre commercial a depuis repris ses activités mais la peur continue de hanter les esprits. "Bon, si c'est calme on revient vendre. Si ce n'est pas le cas, on se terre c'est tout", explique à l'AFP Assan Aoudou Mahamat, jeune quincailler.

 

Au PK-5, on trouve un peu de tout sur les étalages, dans les échoppes et sur les marchés.

 

Mais les taxis refusent de desservir le secteur, redoutant de nouvelles violences dans le quartier, dont presque tous les commerçants sont musulmans et qui a été assiégé pendant des mois par des miliciens anti-balaka à majorité chrétienne, hostiles à la minorité musulmane, et des bandes de pillards.

 

Ils s'arrêtent à plus d'un kilomètre, déposent les passagers et repartent vers le centre-ville dans un concert de klaxons.

 

- Manioc 'pas à la portée de tous' -

 

L'accès difficile aux commerces, ajouté à l'insécurité dans le pays, alimente l'inflation des produits de base: farine de manioc - aliment de base des Centrafricains -, viande de bœuf, lait en poudre, huile, sucre, ciment...

 

"On ne peut pas circuler librement pour atteindre l'arrière-pays ou bien la frontière camerounaise et ramener assez de denrées et de produits pouvant changer la donne. Partout il y a l'insécurité", déplore Albert Yonga, commerçant.

 

"Le sac de manioc est passé de 13.000 francs (CFA, près de 20 euros) à 16.000 francs, voire 18.000 francs. Ce n'est pas à la portée de tous les ménages", constate, dépitée, Marie Yassé, mère au foyer.

 

"Avant la crise, on pouvait bien manger avec 3.000 CFA par jour. Désormais ce n'est plus le cas. Il faut au moins 6.000 CFA ou 9.000 pour qu'une famille nombreuse puisse s'alimenter normalement", soupire Agnès Nguiba, fonctionnaire.

 

Car la crise s'est aussi traduite par un effondrement de la production agricole, aggravé par la présence de groupes armés éparpillés dans le pays qui pillent les camions de marchandises, malgré le déploiement de forces internationales.

 

"On ne peut pas circuler librement pour atteindre l'arrière-pays ou bien la frontière camerounaise et ramener assez de denrées et de produits pouvant changer la donne. Partout il y a l'insécurité", s'insurge Albert Yonga, commerçant.

 

- "Razzias récurrentes" -

 

Cette semaine, le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds des Nations unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) ont redit leur forte préoccupation sur la situation alimentaire des 4,8 millions de Centrafricains.

 

Dans un rapport, elles soulignent que "le secteur primaire, pilier de l'économie centrafricaine, a régressé de 46% par rapport au niveau d'avant la crise. On note une fuite importante de la production agricole à la suite de la crise qui a provoqué des déplacements massifs des populations".

 

Même si en 2014, les productions de céréales et de manioc ont augmenté par rapport à 2013 - année particulièrement calamiteuse -, elles restent "inférieures de 58% à la moyenne de la période 2008-2012", selon les deux agences.

 

"Les chiffres de l'élevage sont également en baisse. Ils ont régressé de 77% par rapport au niveau d'avant la crise du fait des razzias et des vols de bétails. Les stocks des réserves alimentaires dans les zones rurales sont actuellement inférieurs d'environ 40 à 50% à leur niveau antérieur du fait des razzias récurrentes", indique le rapport.

 

"Le PAM est particulièrement préoccupé par la situation des communautés isolées et des personnes déplacées à l'intérieur du pays (...) Les niveaux de consommation alimentaire de la moitié de ces ménages sont très bas. Ce qui aggrave le risque de malnutrition et rend les familles largement dépendant de l'aide alimentaire", dans un pays qui figure parmi les plus pauvres de la planète malgré son potentiel agricole et minier, s'inquiète Arif Hussein économiste en chef du PAM.

 

© 2014 AFP

Centrafrique: les troubles persistants font flamber les prix
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 00:18

 

 

 

 

APA – Douala (Cameroun) - 2014-11-06 13:50:13 L’actualité politique est marquée ce jeudi au Cameroun, par les manifestations marquant la célébration des trente-deux ans de l’arrivée de Paul Biya à la magistrature suprême.


La journée est ponctuée par les meetings politiques à travers le pays, sous les auspices du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, parti au pouvoir) dont Paul Biya reste et demeure le président national depuis la création du parti en 1985.


Les manifestations qui se déroulent cette année sous le thème central ‘'Tous derrière Paul Biya pour lutter contre l'insécurité'', notamment la secte nigériane Boko Haram coupable des attaques terroristes au Cameroun, sont également l'occasion pour les ‘'Camerounais, de réitérer leur indéfectible soutien au Président de la République pour sa politiques des grandes réalisations", a indiqué le secrétariat général du Comité central dans un communiqué.


Ancien Premier ministre de 1975 à 1982, Paul Biya alors ‘'successeur constitutionnel'' a remplacé Ahmadou Ahidjo qui a démissionné après avoir assumé les fonctions de chef de l'exécutif depuis l'accession du Cameroun à l'indépendance le 1er janvier 1960.


Avec la restauration du multipartisme au début des années 1990, Paul Biya a été plusieurs fois réélu à la tête du pays et la dernière qui lui octroie un mandat de sept ans remonte en 2011.


http://www.apanews.net/article_read-808948-commeration-ce-jeudi-des-32-ans-de-paul-biya-au-pouvoir.html#sthash.kAFor6WZ.dpuf

Commémoration ce jeudi des 32 ans de Paul Biya au pouvoir
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 00:07

 

 

 

New York 5 novembre 2014 16h08 (AFP) - Un nouveau rapport affirme qu'il a une nouvelle preuve que Joseph Kony, suspect en fuite  et recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre, a trouvé refuge dans une enclave contrôlée par le Soudan.

 

Kony, commandant de l'Armée de résistance du Seigneur et originaire de l'Ouganda, a été accusé de crimes pendant des décennies et a échappé à un mandat d'arrêt délivré par la CPI en Octobre 2005.

 

Il a été inculpé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité, accusé de mener une campagne de viols, de mutilations et meurtres et enlèvements de garçons enrôlés comme enfants soldats et les filles comme esclaves sexuelles.

 

Les groupes de campagne américains « Resolve LRA Crisis Initiative » et « Invisible Children » disent dans leur rapport, publié cette semaine et publient le dossier le plus complet des mouvements de Kony depuis 2005.

 

Les groupes veulent que les décideurs internationaux redoublent d'efforts pour capturer Kony et le Congrès américain pour financer les activités de surveillance qui permettraient de situer Kony et permettre sa capture.

 

Les révélations des déserteurs de la LRA, corroborées par des images satellitaires et des témoignages de civils, fournissent des «preuves solides» que Kony a souvent campé dans l’enclave de Kafia Kingi, à la frontière du Soudan et du Sud Soudan et dans les zones de la République centrafricaine voisine depuis 2010, selon le rapport.

 

Les troupes soudanaises basées dans le Kafia Kingi, qui est contrôlé par le Soudan mais revendiquée par le Soudan du Sud, auraient fourni aux groupes de la LRA des quantités limitées de fournitures et de munitions ce qui a permis aux rebelles d'accéder aux marchés locaux, a-t-il ajouté.

 

"Il ne fait aucun doute plus que Kony utilise fréquemment Kafia Kingi comme un havre de paix», a déclaré Paul Ronan, directeur de l'Initiative de crise LRA Resolve.

 

«Il est temps pour la communauté internationale et le gouvernement soudanais de cesser de regarder dans l'autre sens."

 

"Nier que Kony s’est réfugié dans Kafia Kingi et le traduire en justice ne sont que la première étape du long chemin de soulagement pour les communautés affectées par la LRA», a déclaré Ronan.

 

En Mars, Washington a envoyé des commandos supplémentaires et tilt-rotor avion Osprey en Ouganda pour aider les forces de l'Union africaine pour la chasse Kony.

 

Mais les perspectives de dégager Kony de Kafia Kingi sont éloignées.

 

Les relations entre le Soudan et les Etats-Unis sont tendues. Le président soudanais Omar al-Bashir, qui a dirigé le pays pendant 25 ans, est recherché par la CPI pour crimes de guerre au Darfour.

 

 

Le chef de la LRA Joseph Kony se trouverait entre la RCA et le Soudan

 

Par RFI 07-11-2014 à 00:33

 

Où se trouve le rebelle ougandais Joseph Kony ? En dépit de la mobilisation de la communauté internationale, le chef de la LRA, l'armée de résistance du Seigneur, est en fuite depuis une décennie. D’après l'ONG américaine Resolve LRA Crisis, Joseph Kony semble avoir voyagé ces dernières années entre l'est de la RCA et l'enclave de Kafia Kingi, au Soudan.

 

L'ONG américaine Resolve LRA Crisis, qui effectue une surveillance régulière des actions des rebelles de la LRA, vient de publier un rapport (en anglais) dans lequel elle tente de retracer les mouvements de Joseph Kony depuis que la Cour pénale internationale le recherche, en 2005.

 

Le rapport de Resolve LRA Crisis explique que les forces armées soudanaises ont longtemps soutenu Joseph Kony, lui permettant d'opérer au Sud-Soudan et fournissant à ses troupes des abris, de l'entraînement, des armes, des munitions et de la nourriture. Après l'accord de paix signé entre le Nord et le Sud-Soudan en 2005, ce soutien est devenu plus difficile, et Joseph Kony a donc dû partir s'installer dans le parc national de Garamba, au nord de la République démocratique du Congo. Selon Resolve LRA Crisis, il y est resté deux ans, entre 2006 et 2008.

 

Raids

 

Puis, la pression des forces ougandaises le force à se déplacer à nouveau, cette fois-ci vers la République centrafricaine, le Soudan, et à nouveau le Congo. Les informations qui filtrent depuis décembre 2012 situent Joseph Kony entre l'est de la Centrafrique et l'enclave de Kafia Kingi – une zone située à la frontière entre les deux Soudan. En mars 2013, un raid a même été lancé par les forces ougandaises et américaines sur l'enclave, mais le fugitif a une fois de plus réussi à s'échapper.

 

Selon Resolve LRA Crisis, depuis cet épisode, des éléments de la LRA ayant fait défection et des sources militaires indiquent régulièrement que Joseph Kony se trouve à Kafia Kingi, ou juste de l'autre côté de la frontière, côté centrafricain. L'ONG estime que les raids ayant eu lieu depuis 2013 près de la localité centrafricaine de Sam-Ouandja, dans l'extrême Est, visaient probablement à fournir de l'approvisionnement au groupe de Kony.

Le fugitif Kony dans l'enclave contrôlée par le Soudan
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 22:38

 

 

 

INVITÉ AFRIQUE

 

Par Olivier Rogez:RFI   samedi 5 juillet 2014

 

L'ONU a publié son rapport d'étape sur la situation en Centrafrique. Celui-ci documente un certain nombre d'exactions commises par les groupes armés depuis le 5 décembre, ainsi que le pillage des ressources naturelles. Le groupe d'experts des Nations unies s'inquiète de la persistance d'une situation d'anarchie dans le pays. Pour l'ONU, les autorités centrafricaines doivent être plus fermes envers les groupes armés, et notamment veiller à ce que les membres de ces groupes n'aient plus de fonctions dans les forces de défense et de sécurité. Ce rapport pourrait ouvrir la voie à un nouveau train de sanctions. Une liste de noms sera soumise dans quelques semaines à l'appréciation du Comité de sanctions.

 

RFI : Quatre mois après l’installation d’une nouvelle transition menée par Catherine Samba-Panza, l’ONU s’inquiète de la persistance des violences. Est-ce que les autorités de la Transition sont suffisamment fermes avec les groupes armés qui perpétuent ces violences ?

 

Aurélien Llorca : Effectivement la plupart du pays est toujours sous contrôle de groupes armés. Les ressources qui sont liées à l’activité, notamment des ressources naturelles produites dans ces différentes régions, sont sous le contrôle de ces groupes armés qui de fait se renforcent et constituent évidemment une menace à l’autorité du gouvernement de Transition. Parmi les deux principales recommandations qui ont été faites par le groupe d’experts au Comité de sanctions du Conseil de sécurité sur la Centrafrique, il y a notamment cette nécessité de clarifier d’une part, compte tenu de l’appartenance d’une partie de l’encadrement des milices anti-balaka soit aux forces armées centrafricaines, soit à la gendarmerie, et d’un autre côté, également, au niveau des Seleka, puisque la plupart des décrets qui ont été pris par l’ancien président Michel Djotodia sont encore en vigueur. Ce qui fait qu’aujourd’hui on a encore officiellement presque 3 500 ex-Seleka qui sont officiellement membres de l’armée centrafricaine. Donc cette ambiguïté devrait être clarifiée par les autorités de la Transition.

 

Selon vous, les autorités de la Transition devraient exclure de la future armée ou de l’état-major actuel, les membres des groupes armés qui soient Seleka ou anti-balaka ?

 

Effectivement, notre recommandation porte sur la clarification de leurs statuts. On sous entend bien évidemment qu’on ne peut pas être à la fois leader d’un groupe anti-balaka et officiellement sous-officier ou officier des forces armées centrafricaines.

 

De même pour la Seleka ?

 

Egalement du côté Seleka, c’est quelque chose qui devrait être clarifié.

 

Vous recommandez aux autorités de la Transition de faire preuve de plus de fermeté vis-à-vis des fauteurs de trouble et des groupes armés qui commettent des crimes. Comment le gouvernement, comment les autorités peuvent-elles faire preuve de fermeté alors qu’elles n’ont pas d’instrument de coercition, qu’elles n’ont pas d’armées, qu’elles n’ont pas de gendarmerie, ni de police fonctionnelle à l’heure où l’on parle ?

 

On espère que la mise en place le 15 septembre de la Minusca, en tant que force de maintien de la paix, donne justement une plus ample capacité aux autorités de transition pour mettre en œuvre les mesures nécessaires à cette clarification notamment. Et on espère que d’ici le 5 novembre, on puisse voir les prémisses d’un rétablissement de l’autorité de l’Etat.

 

Et pourquoi vous ne recommandez pas aux Nations unies de lever l’embargo sur les armes afin de permettre aux autorités de reconstituer leurs forces de défense et de sécurité ?

 

On estime qu’il y a suffisamment d’armes en circulation dans le pays pour qu’il n’y ait pas un besoin d’introduire de nouvelles armes. D’une part, il y a des armes qui ont été saisies, d’autre part il y aurait une possibilité de saisir un nombre supérieur d’armes, qui sont en ce moment dans les mains des groupes armés, et qui permettraient dans ce cas-là affectivement un réarmement des forces de sécurité. Mais il faudrait tout d’abord une réforme des services de sécurité avant un réarmement qui de plus, pourrait être fait via des armes saisies et non pas par des importations de nouvelles armes.

 

Vous insistez aussi sur l’un des aspects importants de ce conflit, l’exploitation illégale des ressources –diamant, or, bois, faune sauvage. Pensez-vous que la Seleka d’un côté et les anti-Balaka de l’autre contrôlent désormais le trafic illégal d’or et de diamant ?

 

On a pu observer nous-mêmes le contrôle de la production d’or dans la région de Bambari par un groupe Seleka. On a pu constater également le contrôle d’une partie des hommes de production de diamant dans la région de Carnot, par des milices réputées proches des anti-Balaka. On n’a pas établi ce lien dans la région de Bria jusqu’à présent mais malgré tout, il y a un certain nombre d’indicateurs qui pourrait démontrer l’existence de ce lien également. Oui, on a vraiment une inquiétude par rapport à la prise de contrôle des principales ressources du pays par des groupes armés.

 

Comment faire pour empêcher que ces groupes armés ne captent ces richesses ?

 

La plupart de l’or centrafricain est exporté de façon illégale sans que cela ne génère de ressources pour le gouvernement et les autorités de Transition à Bangui. Nous espérons qu’un effort sera également apporté sur la structuration de la filière or en Centrafrique. Et dans la mesure où le diamant, lui, est toujours interdit par le processus de Kimberley sur le diamant centrafricain, on espère juste que des filières illégales ne puissent pas trouver des moyens de contourner ce processus. Et malheureusement on a des indications comme quoi des faux certificats ou des diamants centrafricains sont insérés dans des lots avec des vrais certificats, mais ne mentionnent pas la provenance de Centrafrique. C’est évidemment l’une des inquiétudes du groupe d’experts également.

Aurélien Llorca, expert des Nations unies pour la Centrafrique
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 22:26

 

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) - 2014-11-06 19:37:21 - Une délégation de la République centrafricaine conduite par le ministre des mines et de la géologie, M Joseph Agbo, prendra part du 10 au 15 novembre prochain à Ganzhou en Chine à la prochaine plénière du processus de Kimberley.

 

La délégation aura comme objectif d'obtenir la levée totale ou partielle de la sanction temporaire sur la certification et la vente du diamant centrafricain sur le marché international, en vigueur depuis près de deux ans.


Le comité de suivi-évaluation de la feuille de route du processus de Kimberley formé depuis un mois et demi en va ainsi présenter sur place des arguments solides appuyés par des photos.


Selon le directeur général des mines, M Georges Hyacinthe Ouaboua , à défaut de la levée totale de cette sanction, la délégation pourra arracher un allègement partiel de cette mesure lui permettant de créer progressivement des zones vertes en tenant compte de l'évolution de la situation sécuritaire dans les zones d'exploitations. 

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=808985#sthash.CZ7f62CV.dpuf

 

 

NDLR : Avec l’interdiction du Processus de Kimberley ou pas, une grande quantité du diamant centrafricain quitte toujours frauduleusement et illicitement le territoire comme vient de le prouver l’équipe d’experts des Nations Unies dont l’édifiant rapport vient de montrer que la filière du diamant et de l’or est solidement entre les mains des bandes armées Séléka et anti-balakas à travers le territoire national. Avant d’œuvrer pour la levée de l’interdiction du Processus de Kimberley contre l’exportation du diamant centrafricain, il conviendrait que le gouvernement reprenne le contrôle de toutes les zones minières par le rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national. 

La Centrafrique en quête d'une levée de la sanction imposée sur son diamant
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 21:38

 

 

 

 

http://www.afrik.com/  JEUDI 6 NOVEMBRE 2014 / PAR ASSANATOU BALDÉ

 

 

Un soldat français engagé dans les rangs de la mission européenne Eufor en Centrafrique est décédé des suites de paludisme, dans un hôpital parisien où il avait été rapatrié en début de semaine.

 

Un nouveau militaire français, le caporal-chef Moana Heiarii, affecté au 126e régiment d’infanterie de Brive-la-Gaillarde, est mort après une mission en Centrafrique. « Un soldat français engagé dans les rangs de la mission européenne Eufor en Centrafrique est décédé des suites de paludisme, dans un hôpital parisien où il avait été rapatrié en début de semaine », a annoncé, ce jeudi, le ministère français de la Défense.

 

Selon le ministère de la Défense, « il était atteint d’une forme très grave de paludisme, il a été pris en charge dans un hôpital militaire parisien où il est malheureusement décédé dans la soirée du mercredi 5 novembre ». Il a été rapatrié le 4 novembre de Bangui vers Paris, précise-t-on de même source. Lancée le 1er avril dernier, l’Eufor a atteint sa pleine capacité opérationnelle le 15 juin. Elle compte quelque 250 Français dans ses rangs.

 

La situation en Centrafrique ne s’arrange guère malgré la présence des troupes françaises, de la force africaine MISCA et celle de l’Onu, la (MINUSCA). Le pays est toujours en proie aux violences et massacres dont la population paie le plus lourd tribut.

Centrafrique : un soldat français meurt de paludisme
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 21:22

 

 

 

 

Par RFI 06-11-2014 à 20:12

 

Le groupe d'experts de l'ONU sur la Centrafrique a rendu, ces derniers jours, son rapport final. Le texte recommande aux Nations unies d'adopter de nouvelles sanctions contre différents leaders qui menacent le processus politique. La liste reste pour l'instant confidentielle. Le diagnostic des experts, en tout cas, est très clair. Anti-balaka et Seleka restent maîtres de l'intérieur du pays et de ses ressources, même si ces deux groupes se divisent de plus en plus en factions. Pour en parler, Aurélien Llorca, coordonnateur du panel d'experts. Il est l'Invité Afrique Soir de RFI.

 

« A l’ouest, nous avons toujours des groupes anti-balaka qui contrôlent les principaux axes et également les principales villes de l’ouest du pays tandis qu’à l’est et au nord, nous avons plusieurs factions Seleka qui exercent un contrôle direct sur les principales villes et également leur influence sur les axes et les régions rurales. […] A partir de nos observations sur le terrain, nous estimons qu’aujourd’hui il y aurait 1 500 anti-balaka à temps plein et du côté Seleka, on parle d’environ 2 000 miliciens. »

 

Aurélien Llorca Coordonnateur du panel d'experts de l'ONU  06/11/2014 - par Laurent Correau

RCA: les groupes armés contrôlent toujours le pays bien que divisés
RCA: les groupes armés contrôlent toujours le pays bien que divisés
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