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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 23:06

 

 

 

 

 

La déclaration suivante a été communiquée aujourd’hui par le Porte-parole de M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU :

 

Le Secrétaire général salue l’annonce d’un nouveau Gouvernement en République centrafricaine. Il félicite le Chef d’État de la transition, Mme Catherine Samba-Panza, et le Premier Ministre, M. André Nzapayeké, pour leurs efforts visant à relancer la transition. La formation de ce Gouvernement est une nouvelle occasion de faire avancer le processus politique. Le Secrétaire général renouvelle la disponibilité des Nations Unies à soutenir les autorités transitoires dans leurs efforts pour assurer la sécurité et du bien-être du peuple centrafricain.

 

Le Secrétaire général demeure vivement préoccupé par les violences sectaires en cours dans le pays ainsi que par la crise humanitaire qui touche plus de la moitié de la population. Il appelle à des efforts nationaux et internationaux résolus pour mettre fin à la violence et surmonter la crise.

 

Le Secrétaire général réitère l’importance de garantir le succès de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) qui joue un rôle déterminant pour assurer la sécurité sur le terrain. Il appelle encore une fois tous ceux en position de le faire à apporter une contribution financière et en nature à la MISCA et à annoncer leur contribution durant la conférence des donateurs pour la MISCA qui aura lieu le 1er février à Addis-Abeba, en Éthiopie.

 

Le Secrétaire général se félicite de l’adoption opportune par le Conseil de sécurité aujourd’hui d’une nouvelle résolution sur la République centrafricaine qui renforce le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix dans le pays, le BINUCA, inclut des sanctions envers les individus impliqués dans des violations des droits de l’homme et de l’embargo sur les armes et autorise le déploiement de troupes de l’Union européenne. L’engagement soutenu du Conseil restera essentiel aux efforts des Nations Unies pour rétablir la paix et la stabilité dans le pays.

 

ONU : BAN SALUE L’ANNONCE D’UN NOUVEAU GOUVERNEMENT EN CENTRAFRIQUE
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 23:01

 

 

 

 

 

http://www.dw.de/

 

23 juillet, Brazzaville : les protagonistes de la crise centrafricaine signent un accord de cessez-le-feu. Une première après huit mois de violences intercommunautaires. Pour autant, l'avenir de la RCA reste sombre.

 

Salué par les Nations unies, l'accord de Brazzaville reste très en-deçà des objectifs annoncés. Il a été signé par les deux principaux belligérants : la Seleka, à dominante musulmane, et les milices Anti-balaka, formées majoritairement de combattants chrétiens. Des représentants politiques, religieux ou civils centrafricains ainsi que des parrains étrangers comme le président congolais, Denis Sassou Nguesso, y ont également apposé leur signature.

 

Arraché in extremis, l'accord de Brazzaville suscite beaucoup de doutes sur ses chances à succès. Les groupes armés qui font régner la terreur depuis des mois ont-ils vraiment la volonté de faire taire les armes ? La mission française Sangaris et les forces africaines regroupées au sein de la Misca ont-elles les moyens de faire respecter ce cessez-le-feu ? Et en attendant, comment survit la population ?

La RCA en proie aux doutes
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 22:45

 

 

 

 

 

01/08/14 (Cameroon-Tribune)

 

Nicolas Nzoyoum a été désigné par un décret du président de la République la semaine dernière.

 

Il était jusque-là chargé d’affaires par intérim à l’ambassade du Cameroun à Bangui. Depuis la semaine dernière, Nicolas Nzoyoum est ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Cameroun en République centrafricaine. Un décret du président de la République signé le 25 juillet dernier l’a confirmé à ce poste. Ministre plénipotentiaire, il est né à Mbanga dans le Moungo le 26 mars 1953. Diplômé de l’Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC) depuis 1979.

 

Nicolas Nzoyoum qui a exercé au sein de nombreuses missions diplomatiques du Cameroun à l’étranger, notamment en Algérie et en Ethiopie, a également occupé de nombreuses fonctions dans les services centraux du ministère des Relations extérieures à Yaoundé. Il a été sous-directeur, inspecteur des services, inspecteur général avant de rejoindre la mission diplomatique camerounaise dans la capitale centrafricaine. On l’a particulièrement vu à l’œuvre à l’occasion du pont aérien décidé par le chef de l’Etat à la fin de l’année dernière pour rapatrier les Camerounais pris dans l’engrenage de la crise centrafricaine. Il est commandeur de l’ordre national de la valeur.

Un nouvel ambassadeur du Cameroun nommé en RCA
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 22:41

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 01/08/14 - Les travaux de la session ordinaire du Conseil municipal de la ville de Bangui, démarrés le 28 juillet, ont pris fin vendredi 1er juillet sur l’adoption d’un compte administratif de 5, 88 milliards de FCFA.

 

Ainsi, le Conseil municipal, réuni sous la présidence de la Maire de Bangui, a examiné et adopté le compte administratif du maire pour l'exercice 2013-2014 qui s'équilibre en recettes à exactement 5 888 709 135 FCFA, en dépenses à 5 661 571 550 FCFA avec un excédent global de 247 137 605 FCFA et le compte de gestion du receveur payeur principal municipal.

 

Au cours de cette session de cinq jours des grandes décisions engageant la vie de la municipalité de Bangui ont été prises : la proposition du limogeage du receveur municipal, Emmanuel Toby, le changement de l'inscription sur l'enseigne lumineuse ‘'Bangui la coquette'' par ‘'Bangui ville de paix'' implantée sur la colline de Bas-Oubangui et l'augmentation des indemnités des vice-présidents et des présidents des conseils d'administration des 8 arrondissements de la capitale, des conseillers municipaux ainsi que des contrôleurs financiers.

 

''Le compte de gestion du receveur municipal de l'exercice 2013 n'ayant pas été présenté et soumis au conseil pour faire le rapprochement avec celui du maire, le conseil a autorisé la maire à saisir les autorités compétentes de solliciter son remplacement au motif de manquement grave à ses obligations professionnelles'', a expliqué un conseiller municipal.

 

Toujours au sujet de remplacement du receveur payeur, l'un des responsables du service des marchés et des foires a expliqué qu'il s'agit d'‘'un problème de gestion. Il n'a pas pu donner les éléments nécessaires pour convaincre le conseil. Il y a une négligence dans sa gestion et c'est ce que le conseil a pu relever''.

 

‘'J'apprécie à sa juste valeur la pertinence des débats parfois vifs et houleux qui ont permis d'arriver à un certain nombre de délibérations'', s'est, pour sa part, réjouie la maire de la ville de Bangui, Mme Yacinthe Wodobode.

Le budget de la mairie de Bangui arrêté à 5,88 milliards de FCFA
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 22:32

 

 

 

 

 

01/08/14 (AFP)

 

Au moins 22 personnes ont été tuées en Centrafrique lors de violents affrontements mercredi et jeudi entre miliciens anti-balaka et ex-rebelles Séléka à Batangafo (300 km au nord de Bangui), a-t-on appris vendredi auprès de la force africaine (Misca).

 

"Des éléments se réclamant des anti-balaka sont entrés dans la ville mercredi et ont commencé à tirer en direction des bases des ex-Séléka entraînant la riposte de ces derniers. On déplore au moins 22 morts, surtout parmi les civils. On compte aussi quelques anti-balaka et ex-Séléka", a indiqué à l'AFP sous couvert d'anonymat un officier de la Misca, qui a également fait état de "plusieurs dizaines de blessés".

 

Vendredi matin, "un calme relatif" régnait dans cette localité du centre du pays, a poursuivi la même source, précisant que "devant la violence de ces affrontements, les habitants ont fui en masse pour se réfugier à l'hôpital sous-préfectoral, à la base de la Misca, au domicile du Maire ainsi qu'à la mairie et à la paroisse".

 

"On ne sait pas ce qui a amené les anti-balaka à provoquer ces affrontements", a déploré de son côté un habitant de Batangafo, Paul Ngaïmbé, joint au téléphone depuis Bangui.

 

Les villes de Batangafo, Bouca, Bossangoa, Markounda et Kabo se trouvent dans la préfecture de l'Ouham dont est originaire le président déchu François Bozizé, renversé en mars 2013 par la coalition rebelle à dominante musulmane dirigée par Michel Djotodia.

 

Dans les mois qui suivirent, les combattants Séléka devaient multiplier les exactions contre les populations majoritairement chrétiennes de la région, entraînant la création de milices d'auto-défense anti-balaka.

 

Les affrontements entre combattants des deux groupes ont plongé la Centrafrique dans une spirale infernale de violences inter-communautaires qui ont fait des milliers de morts, des centaines de milliers de déplacés et contraint les civils musulmans à fuir des régions entières du pays.

 

Après l'intervention française Sangaris en décembre 2013 pour appuyer la force africaine, M. Djotodia a été contraint à la démission. Depuis les autorités de transition tentent de pacifier le pays, avec le soutien de la communauté internationale.

 

Sous forte pression internationale, des représentants des anti-balaka et de l'ex-Séléka ont signé le 23 juillet un accord de cessation des hostilités, dont la mise en oeuvre suscite beaucoup de scepticisme à Bangui.

 

 

Premières violations du cessez-le-feu

 

01/08/14 (Radio Ndeke Luka)

 

A peine une semaine après la signature de l'accord de cessez-le feu de Brazzaville, des Antibalaka et des ex-Séléka se sont affrontés mardi à Batangafo dans le nord de la Centrafrique. Jusqu'à jeudi, il était difficile de donner un bilan exact des dégâts tant matériel qu’humain. Certaines sources parlent d’une vingtaine de morts et plusieurs blessés. Un chiffre surement revu à la hausse.

 

Premier à monter au créneau, l'état-major de l'ex-coalition Séléka a accusé les Antibalaka d'avoir déjà violé à plusieurs reprises le cessez-le-feu. « L'accord a été violé juste après sa signature. Le 23 juillet, à Dékoa et à Boda, des musulmans ont été attaqués par des Antibalaka. Du 29 au 30 juillet, ils ont encore attaqué notre base de Batangafo », a indiqué à RNL, le porte-parole des ex-Séléka, Ahmat Nedjad Ibrahim.

 

Il a appelé l'Union africaine (UA), la Communauté d'Afrique Centrale et, en particulier, le président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine, à « prendre les toutes mesures possibles » pour faire respecter l'accord de Brazzaville.

 

Ces accusations ont été cependant balayées du revers de la main par les responsables de la milice Antibalaka « C'est faux. Avant de nous rendre à Brazzaville, nous avons demandé aux Antibalaka de cesser d'agresser les Séléka. Après la signature, nous n'avons pas à faire quoi que ce soit », a réagi Brice Emotion Namsio, porte-parole des Antibalaka.

 

Par ailleurs, le mouvement ''Révolution Justice'' (RJ) affirme que certains de ses membres ont été attaqués par un groupe armé mercredi à Paoua, dans l’Ouham-Péndé (nord-ouest) alors qu'ils rentraient de Bossembélé, dans l’Ombella-Mpoko. Selon RJ, l’agression a fait un mort et quatre blessés. « Des hommes en armes ont intercepté notre véhicule. Les 160 passagers ont été systématiquement fouillés et dépouillés de tout bien. Nous avons été lynchés et l'un d'entre nous a été fusillé dans sa fuite », a témoigné l'un des hommes de la ''RJ''.

 

Mardi dernier, le mouvement ''Révolution Justice'' a annoncé qu'il mettait fin à la marche pacifique qu'il effectuait en direction de Bangui, depuis début juillet.

 

Le chef du mouvement, le « commandant » Armel Sayo, a expliqué que sa décision visait à donner une chance à la paix.

 

La marche avait été présentée comme une façon de dénoncer pacifiquement l'insécurité dans le nord de la Centrafrique. Après la décision du commandant Armel Sayo, les éléments qui participaient à la marche se sont regroupés à Bossémbélé avant de regagner leurs localités.

Centrafrique: 22 tués dans des affrontements entre groupes armés (force africaine)
Centrafrique: 22 tués dans des affrontements entre groupes armés (force africaine)
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 22:27

 

 

 

 

 

par Pierre Pinto  RFI  01-08-2014 à 15:41

 

En avril dernier, l’ONU a autorisé l’envoi de 12 000 casques bleus en RCA. Dans Appels sur l’actualité, un auditeur de Bangui demande quel sera le rôle de la Minusca - la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine. Au vu des atermoiements lors du récent Forum de réconciliation nationale, fin juillet, à Brazzaville, et de la dégradation continuelle de la situation sur le terrain, cette mission pourra-t-elle vraiment changer la donne - là où les autres missions militaires ont échoué ?

 

Comment se présente la prochaine mission des Casques bleus en RCA ?


A terme, cette force doit  théoriquement compter 12 000 hommes. On parle de la date du 15 septembre pour son installation, mais tous n'arriveront pas en même temps. Certains sont d'ailleurs déjà là... Ce sont les soldats de la Misca, qui à ce moment là passeront sous casques bleus : 6 000 hommes auxquels il faut ajouter des Marocains, des Bangladeshis et des Pakistanais, qui eux ont promis environ 2 500 soldats.  De leurs cotés, le Rwanda - qui contribue déjà à la Misca - et le Sénégal ont promis 1 800 policiers...  Il manque encore du monde mais dans les chancelleries, on se dit confiant d'arriver rapidement au nombre de 12 000. D'autant que la France envisage de retirer ses hommes une fois que l'Opération onusienne de maintien de la paix sera en pleine capacité opérationnelle. Idem d'ailleurs pour l’Eufor, la force européenne.

 

Quelle sera leur rôle exactement ?


C'est d'abord d'être partout ! En tout cas, de se déployer sur la plus grande partie du territoire possible, pour poursuivre les missions engagées par Sangaris et la Misca, mais donc avec d'avantage d'effectifs et davantage de logistique et de moyens. Parce que quand on parle de 12 000 casques bleus, il s’agit du volet militaire. Mais une Opération de maintien de la paix comprend aussi des centaines de travailleurs humanitaires qui, eux aussi, vont se déployer un peu partout dans le pays pour travailler. C’est  le gros point sur lequel on insiste à New York : il faut que ces casques bleus soient mobiles. Personne n'a envie de voir comme cela arrive dans certaines opérations de ce genre, des casques bleus qui restent dans leur caserne. Plusieurs diplomates insistent sur le fait que ces hommes devront patrouiller, être visibles. Cela fait partie de leur mission de sécurisation. Mais pour être mobile et pour pouvoir se déployer rapidement, surtout pendant la saison des pluies, il faut des hélicoptères... C'est un peu là que pêchent toutes les OMP. Le patron des casques bleus, Hervé Ladsous, a encore lancé un appel aux pays contributeurs pour qu'ils fournissent des hélicoptères. Pour le reste, les casques bleus devront assurer la sécurité de sites, de populations, appuyer le désarmement, soutenir les autorités de transition.

 

Cette mission peut-elle vraiment changer la situation sur le terrain ?


En tout cas, si personne ne le croyait, cette mission n'aurait jamais vu le jour... On reproche à Sangaris et à la Misca une forme d'impuissance due à leur trop faible effectif. Moins de 8 000 hommes pour couvrir un territoire grand comme la France et la Belgique réunies, c'est peu ! Avec la mission onusienne, on devrait donc atteindre les 12 000 casques bleus, ce qui leur permettra de se déployer davantage. Et puis, on verra si la France retirera tous ses militaires ou si elle n'en laissera pas une partie, comme c'était le cas avant l'opération Sangaris. Même chose pour l'Eufor. Le mandat de l'Eufor ne sera-t-il pas reconduit un certain temps ?  En tout cas, plus d'hommes et plus de logistique : 12 000 casques bleus et une importante machine humanitaire. Cela donne des raisons d’espérer une amélioration. D'autant que parmi les vastes missions de cette Opération de maintien de la paix, il y a la restauration de l'Etat et la préparation des élections de l'an prochain. Quant à  la solution au conflit elle-même, elle n'arrivera pas avec les casques bleus.

 

Bientôt la Minusca en RCA: plus d'hommes et de logistique
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 21:51

 

 

 

F I D H 

 

 

 

Washington, 4-6 Août 2014

 

Rapport de Position

 

A l'attention des Chefs d'Etats et de Gouvernements participant au Sommet Afrique - Etats-Unis d'Amérique

 

En amont du Sommet exceptionnel Etats-Unis – Afrique qui se tiendra du 4 au 6 août à Washington, et qui accueillera des leaders venus de tout le continent africain afin d'approfondir le partenariat Etats Unis-Afrique, la FIDH vous invite à mettre le respect et la protection des droits humains et la lutte contre l'impunité au centre des discussions notamment alors que celles-ci porteront notamment sur la sécurité et le développement démocratique en Afrique. Alors que le Sommet s'intéressera à la thématique « Investir dans la génération future », la FIDH souhaite attirer votre attention sur un certain nombre de priorités visant à contribuer à créer un environnement favorable pour la "génération future", en Afrique.

 

Ce sommet doit être l'occasion pour les dirigeants des pays représentés de prendre des engagements fermes en faveur de la paix notamment par la justice mais également pour le renforcement et la protection du processus démocratique. Ce sommet revêt également une importance particulière alors que le continent va connaître d'ici 2016 pas moins de 50 élections. En effet au cours des dernières années, les processus électoraux ont été à plusieurs reprises accompagnés d'actes de violence ce qui suscite des inquiétudes sur les débordements possibles autour de ces processus électoraux. Il est en ce sens important que tout soit mis en oeuvre pour garantir que ces élections se déroulent dans un climat serein et en conformité avec les standards internationaux. Les risques de révision abusive de certaines constitutions comme en RDC, au Congo Brazzaville ou au Burkina-Faso sont notamment une inquiétude.

 

Dans ce contexte, le travail et le rôle des organisations de défense des droits humains et des défenseurs est crucial. Ceux-ci doivent dès lors être soutenus voire protégés lorsqu'ils sont soumis à la menace et à la répression des gouvernements et d'acteurs non étatiques.

 

1. Justice et lutte contre l'impunité des pré-requis essentiels pour la paix et la stabilité

 

Malgré des avancées sensibles en matière de démocratie, le continent africain est aujourd'hui traversé par la résurgence de crises et conflits, comme au Soudan du Sud, ou en Centrafrique.

 

L'augmentation des menaces terroristes ainsi que des luttes pour le pouvoir sont une autre source d'inquiétude et une entrave au processus démocratique et au respect des droits humains. Garantir la justice est l'un des éléments qui permet de faire face à ces défis : une justice effective pour les victimes des crimes perpétrés depuis des dizaines d'années sur le continent, une justice sociale en faveur d'une meilleure répartition des richesses et d'une meilleure gouvernance. La justice passe par ailleurs par la protection et la promotion de l'égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les discriminations. Les femmes doivent participer pleinement à la vie publique, politique et économique. A cette fin, il est fondamental d'éliminer les discriminations que continuent à subir les femmes, en droit et en fait, sur tout le continent, et qu'elles aient un accès égal et soient pleinement représentées au sein des institutions politiques, des circuits économiques, de la presse et de la société civile.

 

La lutte contre l'impunité des auteurs et responsables des crimes les plus graves doit être une priorité, c'est une composante essentielle de l'établissement d' une paix durable et profonde. Cette lutte contre l'impunité doit se faire prioritairement lorsque les conditions sont réunies, devant les juridictions nationales et c'est ce que la FIDH grâce à son expérience dans les situations de conflits et de crises a développé. Lutter effectivement contre l'impunité est un des moyens d'amorcer un changement profond dans les pays où l'injustice et l'impunité dominent. C'est notamment le cas en Centrafrique. Outre la déstructuration de l’État par les coups d'État récurrents depuis 30 ans, le chaos est accentué par l'impunité dont bénéficient les acteurs du conflit, une impunité organisée qui leur a permis d'échapper à la justice nationale, régionale et internationale. Face à une telle situation, en l'absence d'une justice structurée en Centrafrique, la FIDH avait proposé aux autorités centrafricaines la création d'une Cellule spéciale d'enquêtes et d'instruction (CSEI) chargée, avec l'aide de la communauté internationale, d'enquêter et de poursuivre les responsables des crimes de guerre et crimes contre l'humanité qui se commettent au quotidien dans ce pays.

 

En Libye les affrontements entre les milices et l'insécurité se répandent de façon alarmante à l'échelle du pays, affaiblissant de façon dramatique un état déjà fortement fragilisé, le bilan et le nombre de victimes s’alourdit. La justice nationale est aujourd'hui presque totalement paralysée et l'impunité des auteurs et responsables des exactions prévaut. Il est là aussi essentiel que les responsables aient à rendre compte de leurs actes devant une justice indépendante et impartiale.

 

Le Soudan du Sud, plus jeune pays du monde, est également plongé dans un conflit qui était prévisible, l'alerte avait été donnée en ce sens par les ONG de défense des droits de l'homme dont la FIDH, et ce, un an après l'indépendance, alors que le constat de la faiblesse de la protection des droits de la liberté et des contre-pouvoirs était fait. Les crimes internationaux perpétrés au Soudan du Sud appellent à une réponse profonde humanitaire, judiciaire et institutionnelle de l'Afrique et du monde.

 

Des solutions à ces conflits existent. Elles peuvent se construire à travers des dialogues et des négociations politiques mais également par un effort de justice que les Etats concernés, l'Union africaine et l'administration des États-Unis d'Amérique doivent promouvoir en soutenant cette lutte contre l'impunité. C'est la promotion de l'indépendance et de la responsabilité étatique, sur la base des valeurs universelles de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, que la FIDH vous appelle à défendre en Afrique comme dans le reste du monde.

 

2. Soutien aux processus démocratiques : 22 élections présidentielles jusqu’à 2016

 

Ces 3 prochaines années, pas moins de 50 élections se dérouleront sur le continent africain dont 22 élections présidentielles. Moyen privilégié par lequel les citoyens peuvent s'exprimer, les élections n'en sont pas moins des périodes à risque (maintien de régimes autoritaires, conflits ouverts, contentieux mal gérés, etc.). Les conflits et les situations de crise en Côte d'Ivoire, au Kenya, ou encore en Éthiopie, à Djibouti ou en RDC nous ont montré que les échéances électorales sont selon les situations, des moments de crises potentielles comme des moments d'avancées possibles pour lesforces démocratiques. C'est pourquoi la FIDH appelle les participants à ce Sommet à une vigilance particulière à l'occasion de ces processus électoraux à venir.

 

Certaines suscitent en effet de fortes inquiétudes. Dans plusieurs pays, des projets d'amendements constitutionnels risquent de voir le jour visant principalement à permettre au Président sortant de se représenter et dès lors de rester au pouvoir, allant à l'encontre du principe démocratique de l'alternance au pouvoir. En République Démocratique du Congo, l'idée d'une révision de la Constitution, permettant au Président Kabila de se maintenir au pouvoir, a été déjà évoquée, et de tels risques sont également présents au Burkina-Faso, au Congo voisin, etc

 

La FIDH considère qu'il est primordial d'accompagner ces périodes électorales afin de mobiliser pour que les principes démocratiques et de bonne gouvernance prévalent. Notre soutien doit permettre aux sociétés civiles de se mobiliser pour soutenir des scrutins les plus conformes au droit des peuples à choisir librement leur dirigeant, condition essentielle d'une paix durable et profonde dans le pays

 

A ce sujet, la FIDH et ses organisations membres initie à cette occasion une campagne de mobilisation intitulée « Mon vote doit compter », « My vote must count », permettant à toutes les organisations de la société civile et aux partenaires indépendants de se réunir sous un même mot d'ordre afin d'organiser cette mobilisation à l'échelle du continent avec la force d'une société civile rassemblée. La première mobilisation débutera dans quelques semaines puisque dès octobre et d'ici la fin de l'année 2014,des élections se tiendront dans 5 pays et notamment le Botswana et le Mozambique qui organiseront des élections présidentielles. De par son aspect continental, « Mon vote doit compter » permettra aux sociétés civiles de relayer aux niveaux national, régional et international leur engagement pour un processus électoral démocratique.

 

3. Soutien aux défenseurs des droits humains

 

Les défenseurs des droits de l'homme continuent dans plusieurs pays du continent d'être la cible d'actes de répression de la part des gouvernements comme en Egypte, en Algérie, au Cameroun, au Swaziland, en Mauritanie, etc.. Ils sont par ailleurs dans certains pays de plus en plus menacés par des acteurs non étatiques armés y compris des groupes djihadistes comme en Libye ou des dirigeants islamistes radicaux comme en Mauritanie. Les femmes en sont une cible particulière.

 

Le rôle des défenseurs des droits humains, en tant que lanceurs d'alertes et de dénonciation des violations est primordial : il est impératif de soutenir leur lutte pour faire prévaloir les principes universels des droits humains dans leur pays, pour soutenir leur pays dans la résolution de conflits ou dans l'avènement ou le renforcement de processus démocratiques et d'un état de droit.

 

Outre les actions de plaidoyer, missions d'enquête et d'assistance judiciaire aux victimes, et les appels à mobilisation que mène la FIDH avec ses organisations membres, ainsi que d'autres organisations, pour protéger ces défenseurs, le soutien de la communauté internationale doit passer par la lutte contre l'indifférence. Garantir l'accès aux tribunes de la communauté internationale, partager leurs messages et faire pression pour leur libération sont autant de mesures qui contribueront de manière significative à l'avancée de la situation des droits de l'homme, la garantie des libertés fondamentales essentielles au fonctionnement démocratique, et à la viabilité d'un état de droit, sur le continent africain.

 

Recommandations

 

Dans ce contexte, la FIDH adresse plusieurs recommandations à l'attention des dirigeants américains et africains réunis.

 

• Tout d'abord, il est essentiel que les Etats-Unis soutiennent la lutte contre l'impunité  pendant et après les crises: l'accès à la justice pour les violations du passé, du présent, et  pour la prévention de violations futures, est une condition sine qua non d'une paix juste et durable.

 

• Les Etats-Unis doivent appuyer, de concert avec l'Union Africaine, l'Union Européenne, l'ensemble des mécanismes qui prônent la protection du processus démocratique, des droits humains, et de la bonne gouvernance sur le continent Africain, afin d'offrir une vision commune, progressive et claire.

 

• Les Etats-Unis doivent soutenir fermement la mise en oeuvre des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU sur les femmes, la paix et la sécurité;

 

• Un soutien fort doit être apporté aux défenseurs des droits humains et aux Organisations nationales de défense des droits humains indépendantes en particulier. Relayer leur message contribuera au renforcement de leur action et favorisera les répercussions positives ;

 

• Enfin, la FIDH considère que la transformation des sociétés est d'abord du ressort des acteurs locaux et nationaux. Elle appelle donc les dirigeants américains à valoriser la construction de liens forts et cohérents entre les dimensions nationales et internationales de la résolution des crises et des conflits et de l'instauration de normes universelles en faveur d'une démocratisation apaisée dans laquelle exprimer sa différence et ses droits ne constitue pas un aller simple pour la prison ou la mort.

 

En outre, la FIDH recommande aux dirigeants africains de s'engager à :

 

• Ratifier la Charte de l'Union africaine sur les élections, la bonne gouvernance et la  démocratie pour les pays qui ne l'ont pas encore fait;

 

• Accepter et faciliter l'observation des élections par des acteurs indépendants dont les organisations de la société civile ainsi que les résultats d'élections transparentes et équitables;

 

• Veiller à ce que les amendements constitutionnels envisagés dans le cadre de processus électoraux respectent pleinement le pluralisme politique et l'alternance au pouvoir y compris par la limitation du nombre de mandats et garantissent la représentation des femmes;

 

• Garantir la lutte contre l'impunité des auteurs des crimes les plus graves, notamment en prenant les mesures nécessaires pour garantir l'indépendance de la justice et permettre le recours à la justice internationale lorsqu'il n'y a pas volonté ou capacité de juger les auteurs de ces crimes au niveau national;

 

• Mettre en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU sur les femmes, la paix et la sécurité, notamment en assurant la participation des femmes aux processus de paix ; et en mettant en œuvre des actions fortes et efficaces pour lutter contre les crimes sexuels et basés sur le gendre et l'impunité des auteurs;

 

• Abolir les discriminations à l'égard des femmes en droit et en fait, conformément aux obligations internationales, afin de permettre aux femmes de jouir pleinement de leurs droits et de participer à la vie publique, politique et économique de leurs pays ;

 

• Garantir la sécurité et l'intégrité des défenseurs des droits humains, l'indépendance y compris financière de leurs organisations, leur capacité d'action et leur liberté d'association et d'expression.

 

Sommet Afrique – Etats-Unis d'Amérique : Rapport de Position de la FIDH
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 00:25

 

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) - 2014-07-31 22:28:27 - L’ancien président du haut conseil de la communication (HCC),de Centrafrique, l’écrivain et homme politique, Pierre Sammy Mackfoy est décédé ce jeudi à Paris en France, à l’âge de 79 ans, a appris APA auprès de sa famille.


Plusieurs fois ministre et auteur de plusieurs ouvrages pédagogiques et littéraires dont « l'Odyssée de Mongou » et « Mongou, fils de Bandjia ».


Malade à Bangui, le regretté avait été évacué en France par le gouvernement depuis plusieurs mois pour des soins médicaux.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=800994#sthash.12l34elP.dpuf

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 23:39

 

 

 

 

 

par RFI 31-07-2014 à 22:20

 

A Sibut, ville située à 300 kilomètres au nord de Bangui, des milliers de personnes sont toujours déplacées. L'ONU espère les faire rentrer. Cependant, malgré la signature d'un accord de sortie de crise, à Brazzaville, l'insécurité, liée aux affrontements sporadiques qui se poursuivent entre anti-balaka et Seleka dans les villages alentours, empêche toujours le retour des déplacés.

 

Au pied d'une baraque en terre cuite, une fillette croque dans une racine de manioc. Faute de mieux, c'est l'aliment principal de sa famille réfugiée à Sibut depuis qu'elle a fui les violences de son village de Dekoua, en mai dernier. Une situation inquiétante pour Prosper Niandagazi, de l'ONU, venu évaluer les besoin de ces déplacés.

 

« J’ai l’impression qu’ils mangent les feuilles de manioc et le manioc ensemble, sans qu’il y ait un apport protéinique en addition. Les conséquences, c’est que d’ici un à deux mois maximum, ils seront mal nourris. Ce risque de malnutrition est lié au fait que cette enfant est déplacée. Ses parents n’ont pas de ressources comme ils en avaient, ils ne peuvent pas subvenir à ses besoins et ne peuvent pas trouver des moyens de subsistance ici. Par ailleurs, l’assistance alimentaire qui devait leur être accordée ne les a pas encore touchés », constate Prosper Niandagazi, au micro de RFI.

 

L'ONU espère convaincre les 1 400 déplacés de Dékoua de retourner chez eux, à 70 kilomètres plus au nord. Cependant, pour leur représentant, la sécurité ne le permet pas encore malgré la signature d'un cessez le feu à Brazzaville entre la Seleka et les anti-balaka.

 

« Les gens en ont marre des exactions de la Seleka et c’est pourquoi ils ont choisi Sibut. En ce qui concerne les accords de paix, jusqu’à présent on attend les réalisations sur le terrain », dit le représentant des déplacés de Dékoua.

 

Dans ce village, à 350 kilomètres au nord de Bangui, 5 000 habitants sont toujours réfugiés dans une église par peur des affrontements et exactions des Seleka et des anti-balaka.

 

 

NDLR : Force est de constater que la poursuite de ces affrontements à Sibut et Batangafo entre éléments Séléka et anti-balakas "incontrôlés" ou non, ne peut que donner raison à tous ceux qui réclamaient une meilleure préparation du dialogue intercentrafricain et qui faute de cela, n'ont pas voulu se rendre au forum de Brazzaville. Les doutes exprimés par d'aucuns sur la mise en oeuvre effective du fameux accord de cessation d'hostilités trouvent donc ainsi leur justification et bien-fondé.

RCA: l’insécurité empêche les déplacés de Sibut de rentrer chez eux (RFI)
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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 15:29

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-07-31 13:22:52 - Le paysage politique centrafricain s’est enrichi avec la naissance du Parti de l’Unité et de la reconstruction (PUR), annoncée, mercredi au cours d’une conférence de presse, par son président fondateur, Eddy Symphorien Kparekouti.


Selon ce dernier, son parti a été créé pour participer à l'émergence d'une nouvelle société centrafricaine démocratique, décentralisée, solidaire, respectueuse des droits de l'homme et de l'égalité entre les femmes et hommes vivant en harmonie avec tous les peuples.


‘'Face à la succession depuis 30 ans de crises militaro-politiques qui ont considérablement ébranlé l'unité et la cohésion de la RCA, face au constat d'échec de la classe politique toute tendance confondue, face aussi à l'abandon de la jeunesse, il est donc évident pour nous de prendre nos responsabilités et d'offrir enfin au peuple une vision pour son avenir'', a dit M. Kparékouti.


En apportant sa contribution dans le processus de réconciliation nationale en cours, le PUR encourage le gouvernement à inciter les déplacés internes à retourner dans leurs domiciles respectifs, a-t-il ajouté.


Entre autres priorités, il a exigé la réhabilitation de l'armée nationale et exhorté les acteurs signataires de l'accord de Brazzaville à la tenue des promesses faites.

Le PUR a pour devise Unité –Transparence- Travail et pour logo le vert, le jaune et le rouge circonscrits autour d'une femme et d'un homme construisant à l'unisson un mur.

Le PUR, selon son président, veut à travers les briques de ce mur symboliser ‘'l'apport de chaque militant à l'édification d'une Centrafrique nouvelle''.


Ingénieur en génie civil ressortissant de l'Université International de l'Afrique (UIA) de Karthoum au Soudan, Eddy Symphorien Kparekouti est âgé de 45 ans. 


Marié et père de trois enfants, il parle plusieurs langues notamment le français, l'anglais, l'arabe et le Kiswali.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=800942#sthash.kJbmDKls.dpuf

 

 

NDLR : Jusqu'où s'arrêtera cette compulsion et propension des Centrafricains à créer des partis politiques dont l'expérience montre qu'en réalité, ils ne sont réduits qu'à la modeste personne de leur créateur et quelques parents alors qu'il y a indiscutablement de la place dans la plus de la cinquantaine de partis politiques déjà existant et créés autour ou poursuivant les mêmes idéaux et valeurs ici déclinés par ce compatriote, comme justifiant la création de ce PUR produit de la fantaisie. 

Le Parti de l'unité et de la reconstruction (PUR) voit le jour en RCA
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