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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 19:26

 

 

 

 

http://www.lopinion.fr/  08 juillet à 17h37

 

55 militaires de ce pays balte sont déployés à Bangui.

 

Reçu ce mardi par François Hollande à l'Elysée, le jeune Premier ministre estonien Taavi Rovias, 34 ans, arrivé au pouvoir le 26 mars dernier a décidé de se rendre prochainement en Centrafrique où 55 soldats de son pays participent sur le terrain aux opérations de maintien de l'ordre. Un contingent important en proportion du nombre d'habitants de l'Estonie (1,3 millions), dit-il, en rappelant que son pays a été le premier à répondre favorablement à la demande de renforts de la France à ses partenaires européens.

 

Si Taavi Rovias se félicite de la participation française à la protection de l'espace aérien de la Baltique, il n'a pas manqué de s'inquiéter auprès de son hôte de la livraison des porte-hélicoptères Mistral à la Russie qui pourrait accroître la capacité militaire de son encombrant voisin. «C'est un sujet qui sera mis sur la table s'il faut prendre d'autres sanctions contre Moscou» prévient-il.

Centrafrique : l'allié estonien
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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 19:24

 

 

 

 

 

08/07/14 (RFI)

 

 «Il n'y a pas d'avenir pour la Centrafrique s'il n'y a pas de cessez-le-feu» entre les différents groupes armés, a déclaré ce mardi matin Jean-Yves Le Drian à la radio nationale centrafricaine. Le ministre français de la Défense effectue une visite de deux jours sur place dans un contexte particulièrement tendu, notamment à Bambari où il était attendu dans la journée.

 

Le ministre français devait d'ailleurs se rendre à Bambari, dans le centre du pays, ce mercredi, pour se rendre au chevet de plusieurs soldats français blessés dans des accrochages, la semaine dernière. Mais selon les informations de RFI, ce déplacement a été annulé.

 

Bambari a en effet une nouvelle fois le théâtre de violences lundi. Le site de déplacés de l'évêché a été attaqué par de jeunes civils musulmans en représailles à l'assassinat de deux des leurs, la veille, par des anti-balaka. L'attaque a duré longtemps et a provoqué la panique des quelque 12 000 déplacés présents sur le site, selon les estimations. Des déplacés qui étaient tous partis ce matin pour se réfugier au plus près des camps militaires de la Misca et de Sangaris. Des endroits qu'ils estiment plus sûrs.

 

22 morts

 

La Seleka assure de son côté être intervenue avec la Misca et Sangaris pour arrêter cette attaque puis sécuriser l'évêché, manifestement trop tard. Ce mardi matin, les travailleurs humanitaires ont pu commencer à évacuer la vingtaine de blessés vers l'hôpital. En fin de matinée, ils ramassaient les corps. Il aurait au moins 22, selon un bilan provisoire.

 

L'un de ces humanitaires sur place décrit à RFI une ambiance « glauque » ces derniers jours, « une tension extrême ou la moindre étincelle peut mettre le feu ». Un cycle de violences et de représailles qui rien ne semble arrêter depuis un mois à Bambari.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140708-rca-tension-retombe-pas-b...

 

RCA: la tension ne retombe pas à Bambari fuie par les réfugiés
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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 13:17

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2014-07-08 12:05:00 - Des agences du système des Nations unies ont mis plus de 8 milliards de francs cfa à la disposition de la Centrafrique pour l’exécution du projet conjoint d’appui à la lutte contre les violations des droits de l’homme et la relance de la justice.


Les documents dudit projet ont été paraphés lundi par le gouvernement représenté par le ministre de la Justice, Mme Isabelle Gaudeuille, le colonel Denis Ouangao Kizimalet de la Sécurité publique et le représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Aurelien Agbonenci, sous le parrainage de la ministre de l'Economie, Mme Florence Limbio.


Selon une source onusienne, ce projet qui engage également la MINUSCA et Onu femmes, repose sur deux axes essentiels à savoir d'une part l'appui institutionnel en vue de renforcer les capacités du système policier et judiciaire et d'autre part l'appui aux communautés, particulièrement les femmes victimes de graves violations des droits ainsi que de violences liées au genre et au sexe.


« Le PNUD, la MINUSCA et Onufemmes, à travers ce projet, entendent aller encore plus loin pour améliorer la sécurité et la protection des populations, en particulier celles à risque et contribuer ainsi à faire de la justice l'un des acteurs clés de la consolidation de la paix et la réconciliation nationale », a précisé M. Agbonenci.


Il a fait remarquer que ce projet corrobore bien la déclaration faite par la présidente de transition, Catherine Samba Panza, le 4 juillet, au cours de laquelle elle a accordé une place centrale à la justice dans la sortie de la crise. 


« La justice est le troisième pilier du processus de dialogue politique pour que l'impunité (….) ne prospère plus », a plaidé la présidente de transition. 


« Ce projet conjoint qui vient en complément de ceux déjà mis en œuvre et en cours, permettra à la RCA de disposer à l'avenir d'une chaine pénale capable de garantir la justice aux justiciables », s'est réjouie la Ministre de l'économie, Mme Florence Limbio. Elle a souligné que la signature de ce document a montré à la face du monde l'importance que le gouvernement accorde à la lutte contre l'impunité qui, selon elle, « mine la cohésion sociale et sape les bases de la construction d'une paix durable »

 

 http://www.apanews.net/article_read-608025-8-milliards-cfa-du-syste-des-nations-unies-pour-appuyer-la-centrafrique.html#sthash.Q2AECM9y.dpuf

8 milliards cfa du système des Nations Unies pour appuyer la Centrafrique
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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 13:06

 

 

 

 

 

08/07/14 (AFP)

 

Le conflit qui déchire la Centrafrique, avec ses violences dites "interreligieuses" car opposant des groupes dont les identités visibles sont confessionnelles - chrétiens contre musulmans -, puise ses raisons profondes dans des manipulations politiques et des déséquilibres socio-économiques.

 

"Les ennemis de la paix veulent faire croire à l'opinion que le conflit est un conflit interreligieux, c'est totalement faux. Ce ne sont pas de vrais chrétiens qui détruisent les mosquées, ni de vrais musulmans qui s'attaquent aux églises. Ce sont des individus à la solde de ces ennemis de la paix", déclare à l'AFP le "général" Abdoulaye Hissène, ex-chef rebelle de la Séléka et actuel coordonnateur politique de ce mouvement, devenu conseiller à la présidence centrafricaine.

 

Le président de l'Alliance des églises évangéliques, Nicolas Guérékoyamé Gangou, dénonce également cette manipulation politique: "Avant que le conflit ne s'enlise, nous, dignitaires religieux, avions vu venir le danger à travers des propos incendiaires, va-t-en-guerre, des politiciens. Ce sont eux qui instrumentalisent ce conflit pour lui donner un caractère interreligieux".

 

"Les chrétiens et musulmans ont toujours vécu ensemble. On a manipulé des jeunes pour tuer parce qu'on a perdu le pouvoir, parce qu'on veut le récupérer", accuse-t-il.

 

Depuis décembre 2013, l'ex-rébellion Séléka affronte les milices anti-balaka.

 

La Séléka compte des Centrafricains du Nord et de l'Est, des Soudanais et des Tchadiens, majoritairement musulmans. Les anti-balaka se composent de Gbaya (ethnie de l'ex-président François Bozizé, renversé par la Séléka en mars 2013) du Centre et du Sud, au christianisme fortement imprégné d'animisme. Une tradition que partagent les Séléka, souvent porteurs d'amulettes et de gris-gris.

 

- Pillage systématique -

 

Mais le départ de Bangui, en janvier, de la Séléka sous la contrainte des forces internationales a entraîné une traque implacable des musulmans par les anti-balaka, soutenus par des proches de Bozizé, et le pillage systématique de leurs biens par la population, une des plus miséreuses de la planète, selon l'Indice de développement humain (IDH) de l'ONU.

 

"C'est surtout la mauvaise gouvernance, le non-respect du jeu démocratique, les détournements de fonds, les violations des droits humains qui nous ont conduits à cette crise grave", affirme un ancien ministre de Bozizé devenu opposant, Joseph Bendounga.

 

Un autre aspect de ce conflit aux composantes uniques en Afrique, qui n'a rien à voir avec la montée du jihadisme frappant de l'est à l'ouest du continent, est l'interventionnisme du Tchad voisin.

 

"Pour la population locale, un musulmam est un Tchadien", affirme Roland Marchal, chercheur français spécialiste de la région: "Et le Tchad est un encombrant voisin".

 

Le Tchad avait favorisé la prise du pouvoir de Bozizé en 2003, avec l'aval de Paris et de la région, qui voulaient se débarrasser d'Ange-Félix Patassé. Il a ensuite activement soutenu la rébellion Séléka pour finalement la renverser, 10 ans après. Tout en intégrant la force africaine Misca pour... ramener la paix.

 

"La population ne s'est pas réjouie du départ des commerçants sénégélais, maliens, mais des Tchadiens, oui", poursuit Roland Marchal.

 

Il souligne que les "chemins de migration des Tchadiens et Soudanais passent par la RCA" (République centrafricaine), des voies commerciales empruntées jadis par les esclavagistes venus rafler leur butin humain.

 

- 'Jalousie sociale' -

 

Les commerçants musulmans, installés depuis plusieurs générations, réussissent souvent mieux que les autres. Ils tiennent les transports de ce pays enclavé, les villes minières du diamant. Leur réussite est visible au PK-5, centre commercial et dernière enclave musulmane de Bangui: les grandes boutiques sont musulmanes, tandis que les petites paysannes viennent vendre en bord de route manioc et patates douces.

 

Ces disparités socio-économiques entre commerçants et paysans - que l'on trouve ailleurs en Afrique, avec les Libanais dans l'Ouest, les Indiens dans l'Est - suscitent une forte envie de récupération du bien des plus riches quand l'occasion du pillage se présente, quand une société, sans loi ni police, se disloque.

 

Pour le chercheur, cette "jalousie sociale" est d'autant plus forte qu'elle est liée à la culture locale, qui "estime que la réussite n'est pas naturelle, mais liée à la sorcellerie, à l'invisible".

 

Selon lui, il s'agit d'un conflit "beaucoup plus radical qu'ailleurs. On détruit la sociabilité, le vivre ensemble" dans un pays où, pourtant, beaucoup de familles sont mixtes.

 

Centrafrique: manipulations politiques et déséquilibres socio-économiques nourrissent le conflit
Centrafrique: manipulations politiques et déséquilibres socio-économiques nourrissent le conflit
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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 12:49

 

 

 

 

 

08/07/2014 | 08:41

Description : http://www.zonebourse.com/images/spacer.gif

Une rencontre entre les acteurs du conflit en République centrafricaine (RCA), prévue fin juillet à Brazzaville, représente un espoir important pour le gouvernement français, a déclaré mardi le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

 

Le ministre a souligné qu'une solution politique devait être trouvée en RCA, où la présidente Catherine Samba-Panza apparaissait isolée "malgré ses efforts".

 

"La situation s'est améliorée mais il reste du chemin à parcourir et la solution ne sera que politique (...) Malheureusement (Catherine Samba-Panza) est un peu isolée et essaie avec beaucoup de force de faire en sorte qu'un cessez-le-feu soit possible", a déclaré sur RMC le ministre français, qui s'exprimait depuis Bangui.

 

La ville de Bambari, au nord-est de la capitale, a connu lundi un nouvel accès de violences, quelques semaines après des affrontements entre chrétiens et musulmans qui ont fait plusieurs dizaines de morts.

 

Les chefs des Etats de la région ont récemment proposé "une initiative de réconciliation" regroupant l'ensemble des acteurs du conflit centrafricain pour aboutir à un cessez-le-feu puis entamer un processus politique, a salué le ministre.

 

"Cette rencontre devrait avoir lieu à Brazzaville (République du Congo) avant la fin du mois de juillet. Le gouvernement français porte beaucoup d'espoir sur cette réunion qui devrait permettre d'aboutir à une situation plus pacifique", a ajouté Jean-Yves Le Drian.

 

Interrogé sur le calendrier du retrait des 2.000 soldats français présents en RCA, le ministre a déclaré que celui-ci serait progressif, évoquant une évolution du "format d'ici la fin de l'année" en fonction du déploiement attendu de 10.000 casques bleus dans le pays.

 

La France a lancé en décembre dernier l'opération "Sangaris", en appui à la force africaine Misca, pour mettre fin aux violences inter-religieuses qui touchaient depuis plusieurs mois la Centrafrique. L'intervention devait initialement durer six mois.

 

(Marion Douet et John Irish)

 

RCA-La France espère beaucoup d'une réunion fin juillet-Le Drian
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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 12:46

 

 

 

 

 

08/07/14 (AFP)

 

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian estime qu'"il n'y a pas d'avenir pour la Centrafrique s'il n'y a pas de cessez-le-feu" entre les différents groupes armés qui s'affrontent et multiplient les exactions contre la population.

 

"Il n' y a pas d'avenir pour la Centrafrique s'il n'y a pas de cessez-le-feu", a jugé M. Le Drian dans un entretien diffusé mardi par la radio nationale centrafricaine, après avoir longuement discuté avec la présidente centrafricaine lundi soir à Bangui.

 

"A Bangui, a-t-il ajouté, la présence de Sangaris (force française), de la Misca (force africaine) et de l'Eufor (force européenne), a permis à la sécurité de devenir presque bien. Presque bien. Je le vois bien au fur et à mesure de mes déplacements".

 

Mais en province, "dans l'Est, la situation reste tendue", a-t-il rappelé, soulignant qu'il faut éviter qu'il "y ait des affrontements entre des groupes qui ne recherchent que la haine et la vengeance".

 

"Donc, il faut que ces groupes-là acceptent un processus de paix, qu'ils acceptent d'abord le cessez-le-feu qui est indispensable à une évolution sereine de ce pays", a poursuivi M. Le Drian.

 

Arrivé lundi en fin d'après-midi dans la capitale centrafricaine, Jean-Yves Le Drian s'est rendu mardi à Bambari (centre) où sont déployées des forces Sangaris et de la Misca.

 

Plusieurs personnes ont été tuées et des dizaines blessées ces derniers jours dans le centre et le Nord dans des attaques de l'ex-rébellion Séléka à majorité musulmane et de milices anti-balaka à dominante chrétienne, notamment le jet d'une grenade dans une mosquée en plein ramadan,

 

Depuis le début des violences intercommunautaires à grande échelle en décembre 2013, la Centrafrique, qui compte près de 5 millions d'habitants, déplore plusieurs milliers de morts et plusieurs centaines de milliers de déplacés.

 

 

 

Jean-Yves Le Drian en Centrafrique après plusieurs accrochages

 

PARIS08/07/14  (Reuters) - Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a entamé lundi une visite de deux jours en Centrafrique, quelques jours après des accrochages qui ont fait dix blessés dans les rangs des soldats français, signe des tensions encore vives dans le pays.

 

"La situation en RCA reste très contrastée avec des zones stabilisées et des zones marquées par des pics de tension", a déclaré lundi à Paris le porte-parole des armées françaises, le colonel Gilles Jaron.

 

La semaine dernière, deux accrochages distincts se sont produits entre les forces françaises et des groupes armés dans la capitale Bangui et à Bambari, une ville du centre du pays théâtre de violents affrontements entre chrétiens et musulmans fin juin.

 

"Dans les deux cas, nous avons eu affaire à des scénarios similaires. Nous étions là pour appuyer les forces centrafricaines venues arrêter un responsable de groupe armé et au moment de l'arrestation, il y a eu des mouvements de foule instrumentalisés", a dit à Reuters le colonel Jaron.

 

Au total, sept soldats français de la force Sangaris ont été blessés jeudi à Bambari et trois soldats français de la force Eufor RCA vendredi à Bangui dans des jets de grenade.

 

Pour le porte-parole de l'état-major des forces armées françaises, il est urgent "que se réinstalle un cadre politique et que commence le processus de désarmement DDR (Désarmement, démobilisation et réinsertion, ndlr)".

 

"Tant qu'il y aura encore des mouvements armés, que ce soit anti-balaka, ex-Séléka, bandits..., tant que ces groupes ne seront pas désarmés, on n'ira pas vers une stabilisation", a-t-il dit.

 

Plus d'un an après le début de la crise en Centrafrique, la situation reste instable dans le pays malgré la présence de 5.800 soldats de la force africaine Misca déployés aux côtés des 2.000 soldats français de l'opération Sangaris et des 700 soldats de l'Eufor-RCA, qui compte 250 soldats français dans ses rangs.

 

(Marine Pennetier, édité par Gérard Bon)

 

Centrafrique: "pas d'avenir sans cessez-le-feu" (Le Drian)
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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 12:37

 

 

 

 

 

7/7/14 - 09 H 45 - Mis à jour le 7/7/14 - 20 H 10

 

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a entamé lundi une nouvelle visite en Centrafrique alors que le pays connait un regain de violences.

 

Plusieurs personnes ont été tuées et des dizaines blessées ces dernières 48 heures dans le centre et le nord dans des attaques de l'ex-rébellion Séléka à majorité musulmane et de milices anti-balaka à dominante chrétienne, notamment le jet d'une grenade dans une mosquée en plein ramadan, ont déclaré lundi la gendarmerie et la force africaine Misca.

 

Arrivé en fin d'après-midi à Bangui pour sa septième visite en Centrafrique, M. Le Drian s'est aussitôt rendu après au camp militaire Mpoko où sont basés les militaires français de l'opération Sangaris pour un entretien avec leur nouveau commandant, le général Eric Bellot des Minières.

 

Il devait être ensuite reçu à la résidence privée de la présidente de transition, Catherine Samba Panza.

 

M. Le Drian a estimé avant son départ que le regain de violences était la conséquence du blocage du processus politique destiné à stabiliser la Centrafrique. L'arrivée au pouvoir en février de la présidente de transition "n'a pas permis la relance d'un processus politique qui est bloqué", a-t-il dit à l'AFP.

 

Onze soldats français ont été blessés la semaine dernière à Bambari (centre) et Bangui au cours d'opérations de sécurisation, selon l'armée française.

 

M. Le Drian doit se rendre mardi à Bambari, l'un des épicentres des violences en province qui se sont poursuivies en plusieurs points ces dernières 48 heures.

 

"Plusieurs personnes ont été tuées et blessées dimanche à la suite de heurts entre anti-balaka et ex-Séléka", à Dékoa, dans le centre, a déclaré un gendarme sous couvert de l'anonymat.

 

"Ces affrontements se sont produits alors que les ex-Séléka ont mis la main sur un milicien anti-balaka suspecté de recueillir des informations sur leur lieu de cantonnement. Les heurts ont gagné le marché, faisant fuir de nombreux habitants", a précisé cette source.

 

Dans le nord, une source de la force africaine Misca indique qu'"au moins trois personnes ont été tuées et plusieurs blessées au village Kouki, dans la sous-préfecture de Bossangoa par des peuls armés et des ex-Séléka".

 

"Les assaillants sont arrivés sur des motos. Ils se sont mis à tirer sur les habitants qu'ils croisaient".

 

A Paoua, dans le nord frontalier du Tchad, 34 musulmans dans une mosquée ont été blessés samedi par l'explosion d'une grenade lancée par des individus non identifiés. Quatre des blessés sont dans un état grave, selon la source de la Misca.

 

Dans le centre-nord, dans la région de Mbrés, "plus de 12.000 personnes sont en fuite après l'invasion de neuf villages par des anti-balaka qui se livrent à des exécutions sommaires, coups et blessures, prises d'otages et rackets", selon des témoins joints par téléphone par l'AFP.

 

"Ces miliciens ont retenu deux chefs de villages et exigent de fortes rançons contre leur libération". Des témoins ont rapporté que les miliciens étaient venus des localités environnantes de Bakala, Grimari et Bambari et rentrés à Mbrés "pour y combattre les ex-Séléka".

 

Le Premier ministre André Nzapayéké avait pourtant demandé à ses compatriotes d'observer une trêve durant la coupe du monde de football et le ramadan.

 

Ces nouvelles violences affectent les régions centre et nord, alors que Bangui connaît un calme relatif depuis le début du mois sacré de l'islam la semaine dernière.

 

Depuis le début des violences intercommunautaires à grande échelle en décembre 2013, la Centrafrique, qui compte près de 5 millions d'habitants, déplore plusieurs milliers de morts et plusieurs centaines de milliers de déplacés.

 

Centrafrique: regain de violence, arrivée de Jean-Yves Le Drian
Centrafrique: regain de violence, arrivée de Jean-Yves Le Drian
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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 12:34

 

 

 

 

 

http://www.alterinfo.net/   07/07/2014

 

La situation en Centrafrique est inégale. Si elle semble stable dans l’ouest, où déployée le Groupement tactique interarmes (GTIA) de Boissieu, elle est en revanche nettement plus tendue dans l’est, plus précisément dans les environs de Bambari où le GTIA Scorpion fait face à un cycle d’affrontements et de représailles entre les différentes communauté et autres groupes armés, parmi lesquels on compte les milices anti-balaka, les combattants de l’ex-coalition rebelle de la Séléka et une faction dissidente de cette dernière. 


Aussi, c’est au cours d’accrochages avec l’un de ces groupes armés que 7 militaires français de la force Sangaris ont été blessés à Bambari, le 3 juillet. Deux d’entre eux, plus sérieusement touchés que leurs camarades par des éclats de grenades, ont été évacués. Leurs jours ne sont cependant pas en danger. Les combats ont eu lieu après l’arrestation, par les forces de sécurité centrafricaines, d’un milicien anti-balaka. 

Une semaine plus tôt, dans son compte-rendu hebdomadaire des opérations, l’État-major des armées (EMA) faisait état d’une « amplification des tensions intercommunautaires » et de « l’apparition de scission au sein de l’ex-Séléka » à Bambari, où l’ex-coalition rebelle a installé son état-major, à la mi-mai. 


Ces tensions au sein de l’ex-coalition rebelle, à dominante musulmane, ont donné lieu à des affrontements entre les différentes factions, notamment à Bria, le 23 juin dernier. 

À Bangui, si la situation paraît plus calme, il n’en reste pas moins que des violences peuvent éclater à tout moment. Le 4 juillet, 4 autres militaires français ont ainsi été légèrement blessés. Il reste encore, dans la capitale centrafricaine, des éléments extrémistes qui cherchent à s’en prendre aux populations civiles et à les dépouiller, ce qui a obligé le GTIA Acier, qui arme une force de réaction rapide (Quick Reaction Force), à prendre dernièrement de « vive force » les barrages qu’ils avaient érigés à PK9. 

C’est donc dans ce contexte que le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’est envolé pour Bangui ce 7 juillet. Et cela pour la 6e fois depuis le lancement de l’opération Sangaris, le 5 décembre 2013. « Ils ont vécu des tensions et des accrochages très significatifs, au cours desquels ils ont fait preuve d’une grande maîtrise, d’un grand sang-froid », a-t-il affirmé au sujet des militaires français impliqués dans les accrochages de la semaine passée. 


Quant à la situation du pays, M. Le Drian a estimé qu’elle est due essentiellement au blocage du processus politique. « Le règlement de tout ça ne peut être que politique, or la politique est en panne », a-t-il confié à l’AFP. Et l’arrivée de Catherine Samba Panza à la tête de la Centrafrique, après l’éviction de Michel Djotodia, qui était arrivé au pouvoir grâce à l’action de la coalition de la Séléka, « n’a pas permis la relance d’un processus politique qui est bloqué », a déploré le ministre français.

 
Outre la question politique, ces violences s’expliquent aussi en partie par le commerce illicite des diamants. Théoriquement, la Centrafrique a été suspendue en mai 2013 du processus de Kimberley, dont l’objet est d’interdire le négoce de pierres précieuses dans le but de financer les activités militaires de mouvement rebelles. Mais en pratique, il en va tout autrement au point que Conseil mondial du diamant (CMD) a été obligé de faire un rappel à l’ordre, la semaine dernière. 


« Les contrevenants seront bannis de toutes les bourses de diamant dans le monde », a-t-il rappelé dans un communiqué, dans lequel il a également invité les industriels de ce secteur à dénoncer toute activité suspecte aux autorités en charge du processus de Kimberley. 


http://www.opex360.com/2014/07/07/11-militaire-francais-ont-ete-blesses-en-centrafrique-ou-la-situation-reste-toujours-aussi-tendue/

 

11 militaires français ont été blessés en Centrafrique
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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 12:32

 

 

 

 

08/07/14 (Agence Ecofin) - La République Centrafricaine est décidée à réagir contre la hausse vertigineuse qu’ont connue les prix des produits de première nécessité dans le pays. Aussi, le vendredi 4 juillet dernier, grossistes, exportateurs, représentants des consommateurs et cadres du ministère centrafricain du commerce se sont-ils réunis afin de déterminer les difficultés à l’origine de la situation et d’y apporter des solutions efficaces.

 

Au terme de la rencontre, il ressort des explications fournies par Gertrude Zouta, ministre centrafricaine du commerce, à l’APA, que « certains importateurs justifient la hausse des prix par la rareté des camions, à cause du conflit.» Cependant, la dirigeante remet en cause la véracité de cette justification et n’hésite pas à menacer des foudres de la loi ces acteurs qu’elle juge indélicats. «Si ceux-là ne reviennent pas à la raison, s’ils n’appliquent pas les prix qu’il faut sur le marché, alors la loi sera appliquée dans toute sa rigueur» déclare-t-elle.

 

Cette fermeté a reçu l’approbation de Thomas Reynaud, qui dirige la Sucrerie centrafricaine (Sucaf). Selon ce responsable de la filiale du français Somdiaa, le sucre vendu par sa société à 700 francs cfa le kilogramme se retrouve sur le marché à 1500 francs cfa. Aussi appuie-t-il l’adoption éventuelle de mesures coercitives pour un retour rapide à la normale dans le pays.

 

Aaron Akinocho

Centrafrique : Gertrude Zouta exige un retour à la normal des prix des produits de base
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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 12:28

 

 

 

 

(Agence Ecofin) - La Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) vient d’annoncer qu’elle allait prochainement porter son capital 250 milliards FCFA à 1200 milliards F CFA.

 

Selon communiqué publié par l’institution, cette augmentation de capital devrait permettre à la BDEAC de soutenir les projets lancés par les  Etats membres, notamment dans les domaines de l’agro-alimentaire, de la transformation du bois et de la réalisation des études destinées à la restructuration des filières porcine et avicole.

 

«Les besoins sont énormes, il faut devoir les couvrir en terme de financement en vue d’accompagner les Etats dans leurs efforts de développement», a déclaré le président de la BDEAC, Michaël Adandé, cité par l’agence PANA.

 

M. Adandé a également réaffirmé la prédisposition de la banque à participer à la reconstruction de  la Centrafrique, un pays déchiré par un conflit intereligieux. « La Banque n’attend pas. Récemment nous avons signé des conventions pour des projets en République centrafricaine (RCA), grâce à un accompagnement de la France. Nous avons également lancé des études dans les secteurs qui sont prioritaires à la banque, notamment l’énergie, les routes et le chemin de fer », a-t-il  indiqué.

 

La BDEAC regroupe six pays: le Cameroun, la Centrafrique, le Congo-Brazzaville, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.

La BDEAC va augmenter son capital  à 1200 milliards de FCFA
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