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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 15:33

 

 

 

 

 

APA Brazzaville (Congo) - 2014-07-20 13:10:00 - La présidente de la transition en République centrafricaine Catherine samba Panza, est attendue ce dimanche à Brazzaville où elle prendra au Forum sur la crise survenue dans son pays depuis mars 2013 qui s’ouvre le 21 juillet dans la capitale politique du Congo, annonce un communiqué officiel.


Catherine Samba Panza vient en précurseur d'une délégation d'au moins 169 membres qui prendra part à ce forum de trois jours (21 au 23 juillet) consacré à la crise qui secoue son pays depuis la chute du président François Bozizé en mars 2013. »


Sont attendues également à Brazzaville dans la délégation centrafricaine, pour participer à ce forum dont le but principal est d'aboutir à un feuille de route devant permettre une sortie de crise pour ce pays, les anciens présidents François Bozizé, et Michel Djotodia 


« Le Forum est inclusif aux Centrafricains et toutes les sensibilités doivent prendre part » assure la source.


Ce forum est placé sou l'égide du président congolais, médiateur dans cette crise, des dirigeants des pays de la sous –région, de l'Union Africaine etc.

 

 http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=800083#sthash.po2T6b9s.dpuf

Catherine Samba-Panza à Brazzaville pour le forum sur la crise en RCA
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Centrafrique-Presse.com
20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 15:26

 

 

 

 

 


La justice doit figurer en tête de l'ordre du jour du forum de Brazzaville

 
(Nairobi, le 20 juillet 2014) – Les médiateurs et les participants au forum de Brazzaville, organisé pour discuter de la crise en République centrafricaine, devraient rejeter tous les appels à l’amnistie pour violations graves des droits humains, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui.


Le 21 juillet 2014, le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, va initier des efforts de médiation à Brazzaville pour tenter de parvenir à un cessez-le feu entre les factions belligérantes en République centrafricaine. La communauté internationale devrait veiller à ce que la justice soit un élément essentiel des négociations, dans le respect des normes internationales qui considèrent l’amnistie pour les crimes graves comme étant inacceptable, selon Human Rights Watch.


« L’amnistie est souvent la première demande des leaders qui ont du sang sur les mains », a déclaré Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch. « Les médiateurs doivent faire comprendre que la paix durable ne peut être obtenue sans la justice et que personne n'est au-dessus de la loi. »


Le droit international est clair sur la nécessité de la justice pour les crimes graves, et oblige les pays à fournir un recours effectif aux victimes de violations des droits humains. Les poursuites équitables et crédibles de crimes graves sont un moyen essentiel pour fournir une réparation et rétablir le respect de l’État de droit. Les Nations Unies et la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples ont émis des principes contre l’amnistie pour les crimes graves dans les accords de paix.

Les participants au Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique pour la République centrafricaine, censé durer jusqu'au 23 juillet, devraient inclure des représentants des factions armées, le gouvernement intérimaire et des membres d’organisations non gouvernementales. En plus de rechercher un accord de cessation des hostilités, le forum va essayer d'obtenir un accord sur le désarmement et un cadre politique pour la transition vers des élections.


Les organisateurs devraient rechercher une large participation de la part des militants, des organisations et des communautés religieuses dans tout dialogue politique, a déclaré Human Rights Watch.


« Cette conférence ne devrait pas se limiter à ceux qui se sont battus pour parvenir à la table de négociation et qui portent peut-être une responsabilité de crimes graves », a déclaré Daniel Bekele. « Il est important d'avoir une large représentation des organisations non gouvernementales pour la réconciliation et le dialogue politique afin de s'assurer que les voix de ceux qui ont le plus souffert des atrocités soient entendues. »


Une équipe de médiation internationale soutiendra les efforts de médiation du Président Sassou Nguesso. Cette équipe comprendra des représentants de l'Union africaine, de l'Organisation des Nations Unies, de la France, de l'Union européenne et des États-Unis, entre autres.


La République centrafricaine traverse une crise profonde depuis le début de 2013, lorsque les rebelles majoritairement musulmans de la Séléka ont pris le pouvoir dans une campagne caractérisée par le meurtre généralisé de nombreux civils, des incendies et des pillages de maisons et d'autres crimes graves. À la mi-2013, des groupes se faisant appeler anti-balaka se sont organisés pour lutter contre la Séléka et ont commencé à mener des attaques de représailles à grande échelle contre des civils musulmans. L'insécurité règne encore, avec des meurtres sur une base presque quotidienne.


L’expérience de Human Rights Watch au cours des 20 dernières années dans de nombreux pays montre que la paix sans la justice conduit souvent à de nouveaux cycles de violence. Le manque de responsabilisation pour les crimes passés commis en République centrafricaine a été un facteur clé dans l'exacerbation de la crise actuelle.


Les autorités nationales devraient rompre avec le passé en s’engageant fermement à garantir que les personnes responsables de crimes graves seront tenues de rendre des comptes, selon Human Rights Watch. Les autorités devraient reconstruire leur système judiciaire et traduire en justice les personnes responsables de crimes dans des procès équitables et crédibles.


La République centrafricaine est un État partie au Statut de Rome instituant la Cour pénale internationale (CPI), qui oblige son gouvernement à coopérer dans la poursuite des personnes responsables de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de génocide. En mai 2014, la présidente par intérim, Catherine Samba-Panza, a officiellement demandé au procureur de la CPI d'ouvrir une nouvelle enquête dans le pays.


« Les médiateurs et les participants au forum de Brazzaville doivent maintenir en tête de l'ordre du jour les milliers de victimes en République centrafricaine et leur désir d’obtenir justice », a conclu Daniel Bekele. « L’amnistie pour les principaux responsables de crimes contre l'humanité et autres crimes odieux n'est tout simplement pas une option. »


Pour consulter d’autres recherches de Human Rights Watch sur la République centrafricaine, veuillez suivre le lien : 


http://www.hrw.org/fr/africa/central-african-republic



Pour plus d’informations, veuillez contacter : 


À Genève, Peter Bouckaert (anglais, français) : +41-22-738-1793 ; ou +41-789-459-385 (portable) ; oubouckap@hrw.org. Sur Twitter @bouckap


À Kigali, Lewis Mudge (anglais, français) : +250-788-502-870 (portable) ; ou +1-646-637-3801 (portable) ; oumudgel@hrw.org


À Paris, Philippe Bolopion (français, anglais) : +1-646-271-9236 (portable) ; ou bolopion@hrw.org. Sur Twitter @Bolopion


À Paris, Jean-Marie Fardeau (français, anglais, portugais) : +33-143-595-531 ; ou +33-645-852-487 (portable) ; ou fardeaj@hrw.org. Sur Twitter @jmf60


À Londres, Anneke Van Woudenberg (anglais, français) : +44-207-618-4786 ; ou +44- 771-166-4960 ; ouwoudena@hrw.org. Sur Twitter @woudena

 

République centrafricaine : Aucune amnistie ne devrait être accordée pour les crimes graves (HRW)
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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 13:07

 

 

 

 

 

Quels que soient les arguments avancés par les tenants du forum inter-centrafricains prévu à Brazzaville ou les partisans de le tenir plutôt à Bangui, le moins que l’on puisse dire est que ce forum de Brazzaville paraît mal engagé et il ne faut donc pas s’étonner qu’il puisse accoucher d’une souris. Que peut-on en effet attendre de particulièrement extraordinaire d’une rencontre dont les principaux protagonistes, à commencer par la plateforme interreligieuse, les partis politiques les plus représentatifs et la société civile, soit refusent de faire le déplacement de Brazzaville soit en demandent purement et simplement le report pour d’autres.

 

Sauf à croire que par principaux protagonistes il faut entendre les deux camps des belligérants armés (Séléka et anti-balakas) que les forces internationales pourtant dépêchées en RCA par des mandats clairs et précis des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, tardent ou ne veulent manifestement pas désarmer et qui continuent de pourrir la vie aux Centrafricains tant dans leur capitale que dans l’arrière-pays.

 

Ce que beaucoup ne comprennent pas c’est que les divers leaders tant des Séléka que des anti-balakas ne contrôlent pas du tout la grande majorité de leurs éléments dont certains qu’ils désignent comme par hasard « éléments incontrôlés » qui sont précisément ceux qui commettent les nombreux crimes de guerre et autres exactions à travers l’étendue du territoire. Il n’est donc pas très pertinent de vouloir réunir, peu importe l’endroit, ces deux camps pour les contraindre à signer un accord de cessez-le-feu qu’ils auront le plus grand mal à respecter sur le terrain car ce « terrain », ils n’en ont pas vraiment la maîtrise.

 

Le souvenir de la violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu du 11 janvier 2013 de Libreville aussi bien par Séléka dont les troupes ont allégrement franchi la prétendue « ligne rouge » de Damara que par le camp de Bozizé lequel a cru devoir faire monter au front sa garde présidentielle et les troupes sud-africaines contre Séléka, est encore présent dans la mémoire des Centrafricains. A quoi bon signer des accords dont on sait manifestement qu’ils ne seront point respectés !

 

Il est fort surprenant de constater qu’au même moment plusieurs organismes de droits de l’homme doigtent certains responsables des crimes de guerre perpétrés en RCA et demandent des poursuites judiciaires contre eux et où un rapport d’étape des nations Unies vient d’être publié qui reproche aux autorités centrafricaines de la transition de « manquer de fermeté » à l’égard des bandes armées, les chefs d’état de la sous-région croient devoir réunir les mêmes bandes armées pour leur faire signer un accord de cessez-le-feu dont tout le monde sait que les chances qu’il soit appliqué sont quasi nulles.

 

De ce point de vue, l’appel lancé il y a quelques jours par le « coordonnateur national » des anti-balakas Patrice Edouard Ngaissona demandant à tout le monde de se rendre à Brazzaville apparaît comme un cri désespéré ayant parfaitement conscience que l’affaire est mal engagée en raison du grand nombre de non partants, ce qui fait peser de lourdes menaces de fiasco sur ce forum.  C’est malgré eux et à leurs corps défendant que les Centrafricains assistent impuissants à la mendicité à internationale à laquelle sont obligées de recourir les autorités de la transition de leur pays.

 

C’est aussi le cœur brisé qu’ils ont assisté impuissants en janvier dernier au convoyage jusqu’à N’djaména des membres du Conseil National de transition afin qu’ils soient consultés par les chefs d’état de l’Afrique centrale. Cet épisode de la crise centrafricaine est encore resté en travers de la gorge des Centrafricains et la chronique de l’échec annoncé du forum de Brazzaville découle en grande partie de cette humiliation infligée au peuple centrafricain à N’djaména. Les manœuvres et pressions de dernière minute d’Abdoulaye Bathily, le tout nouveau représentant des Nations Unies en Afrique centrale et de l’ex-ministre de la défense d’IBK, Soumeylou Boubèye Maiga et tout nouveau vice-médiateur de l’Union Africaine pour la RCA, accourus in extremis pour battre le rappel afin que tout le monde se rende à Brazzaville, n’y changeront rien.

 

Dès lors, il est donc clair qu’en dehors des officiels, ne se rendront à Brazzaville que certains candidats déjà connus pour la prochaine présidentielle, des leaders de partis politiques peu représentatifs et tous ceux qui cherchent à exister sur la scène politique nationale et qui ont appris d’après des rumeurs persistantes qui circulent, qu’il y sera procédé à une distribution d’enveloppes. 

 

La Rédaction

Forum de Brazzaville où la chronique d’un échec annoncé
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Centrafrique-Presse.com
19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 11:42

 

 

 

 

 

http://www.avionslegendaires.net/ 

 

On l’avait presque oublié, mais l’opération Sangaris continue. Le maintien de la paix entre les différentes communautés religieuses de Centrafrique nécessite toujours la présence des forces françaises, et notamment d’un détachement permanent d’hélicoptères militaires portant la cocarde tricolore. Ce sont ainsi quatre Gazelle de reconnaissance et d’attaque, et six Puma de transport et de manœuvre pour l’ALAT, ainsi qu’un Fennec multirôle pour l’Armée de l’Air, qui sillonnent quotidiennement les cieux de ce pays d’Afrique subsaharienne.

 

Point de Tigre ou de Caïman ultramodernes, ce sont des appareils éprouvés qui opèrent là-bas. Il faut dire que les cellules sont mises à rude épreuve, autant d’ailleurs que les équipages. Des machines trop récentes risqueraient de souffrir, rendant leur déploiement trop onéreux pour un ministère de la défense frappé lui aussi de plein fouet par les réductions budgétaires. D’autant que les trois types d’appareils présents en Centrafrique sont pleinement adaptés à cette mission.

 

Dans un environnement où aucune des parties en présence ne possède d’aéronef ou de moyen de défense anti-aérienne, la Gazelle est donc largement adapté. Que ce soit avec ses missiles HOT ou avec un canon de 20mm c’est l’hélicoptère centrafricain type. Rapide, maniable, capable de voler très très bas, de tenir le statique même lourdement armé c’est une arme de premier plan pour les militaires français. Et un sacré réconfort pour nos fantassins qui voient en la Gazelle leur soutien aérien numéro 1.


Et ce n’est pas près de s’arrêter pour le petit monoturbine français.

 

Quand au Puma, véritable camion volant des forces françaises il est adapté à tous les rôles qui lui sont dévolus. Qu’il s’agisse de déposer une compagnie de combat en zone urbaine, évacuer un fantassin blessé, transporter discrètement un commandos des forces spéciales, ou bien assurer une liaison au profit d’un officier supérieur le gros biturbine est encore et toujours là. On pourrait même dire qu’il est pleinement dans son élément, lui qui fut en son temps pensé en tirant les enseignements de la guerre d’Algérie. Car son secret, celui qui fait sa force, est bien là, le Puma est un hélicoptère africain. Il est vaste, bien motorisé, un peu bruyant, un peu gourmand en huile, mais sacrément robuste et fichtrement adapté à ce théâtre d’opérations. En gros le Puma est à l’ALAT ce que le Véhicule de l’Avant Blindé est aux forces terrestres, un gros véhicule indispensable et difficilement remplaçable.

 

Le Fennec enfin, est lui aussi, et c’est un peu plus surprenant, pleinement à sa place en Centrafrique. Il réalise aussi bien des missions de reconnaissance, que de liaisons, d’évacuation sanitaire, voire de soutien aux opérations spéciales. Il est bien loin de sa mission MASA en zone urbaine, il est bien loin de ses missions de service public ultramarins. En Centrafrique le Fennec est un hélicoptère dédié à la guerre, ou plutôt au maintien de la paix.

 

Et assez bizarrement il s’en sort plutôt très bien. Au point même que les équipages de l’Armée de l’Air semblent y avoir totalement gagné le respect de leurs homologues de l’ALAT, pourtant généralement peu avare en blagues potaches envers les aviateurs.

 

Alors oui la France use ses hélicoptères en Centrafrique pour essayer de sauver une paix précaire. Mais fondamentalement n’est-ce pas là le rôle de nos hélicoptères que de voler dans les pires conditions météorologiques et hygrométriques ? En tous cas ils s’en tirent une fois encore très bien. Et ce malgré l’âge des Puma et Gazelle.

 

Photos © ministère de la défense.

 

Lu pour vous : LES HÉLICOS FRANÇAIS CONTINUENT DE SURVOLER LA CENTRAFRIQUE
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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 11:10

 

 

 

 

 

18/07/2014 Par Dabadi Zoumbara - (Le Pays)

 

En effet, certains membres de la classe politique et d'autres de la société civile viennent de publier une déclaration commune dans laquelle ils jugent « inopportun » le déplacement à Brazzaville pour résoudre le problème centrafricain. Pour ces frondeurs, il n'est pas question de discuter de l'avenir de la RCA à l'étranger. Avec cette levée de bouclier, on est en droit de se demander si ce forum de réconciliation nationale n'est pas bien parti pour échouer.

 

Les autorités centrafricaines s'engagent sur une voie incertaine
 

En tout cas, on est plus que jamais sceptique quant à la tenue effective de ce forum dans de bonnes conditions. A quel accord pourrait-on parvenir si des acteurs de la crise centrafricaine boycottaient ce forum? Et, en fait d'acteurs, difficile d'ignorer ces personnages-clé auxquels le destin de la Centrafrique paraît lié, au regard, en tout cas, de leurs fortes capacités de nuisance : François Bozizé et Michel Djotodia. A leur sujet, le Secrétaire général de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale a laissé entendre qu'ils ne prendraient pas part à ce forum, étant sous le coup de sanctions internationales. Et d'ajouter qu'ils seraient néanmoins représentés par leurs familles politiques. 

 

Certes, un accord de cessez-le-feu peut être signé entre les deux belligérants, anti-balaka et Séléka, en l'absence de leurs mentors respectifs. Mais, ayant été tenus à l'écart, en quoi un éventuel accord engagerait-il Djotodia et Bozizé ? Et puis, ce n'est pas en parvenant à réunir leur famille politique, que la rencontre de Brazzaville se donnera les garanties d'une résolution définitive de la crise centrafricaine. Au demeurant, une famille politique, c'est parfois minée par de graves dissensions. C'est dire si les autorités centrafricaines s'engagent sur une voie incertaine.

 

Même destitués, ces deux personnages peuvent encore jouer un rôle majeur dans la réconciliation des Centrafricains. Une poignée de mains entre ces deux ennemis pourrait suffire à faire baisser la tension en RCA, tant le symbole serait fort. En tout cas, faire l'économie d'un dialogue inclusif, qui ne laisse absolument personne sur le quai, pourrait faire naître des querelles de leadership au sein de ces mouvements avec pour conséquence, le prolongement de la crise.


C'est pourquoi il serait préférable que toutes les difficultés soient au préalable aplanies, quitte à repousser la date de la tenue de ce forum de réconciliation nationale. De toute évidence, si l'on tient à ce que ce forum soit une réussite, tous les acteurs sans exception aucune, doivent y participer et surtout avoir voix au chapitre.

Ceux qui veulent que ce forum se tienne en RCA ont leurs raisons. Les tenants d'une organisation du forum hors des frontières centrafricaines, ont des arguments forts défendables : l'insécurité à Bangui. En tous les cas, cette rencontre est une tribune idéale pour les filles et fils de la Centrafrique, de vider les cœurs et de s'engager résolument sur la voie d'un retour définitif à la paix. Ce serait dommage qu'il fasse pschitt !

Lu pour vous : Forum de Brazzaville sur la RCA - Aplanir toutes les difficultés d'abord
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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 11:26

 

 

 

 

 

18/07/14 (APA)

 

La présidente de la Transition en RCA, Catherine Samba-Panza, a dit sa foi au Forum de Brazzaville, soulignant que ces concertations sur la crise centrafricaine prévues du 21 au 23 juillet seront un premier pas vers ‘’l'arrêt des violences ».


‘’Ce forum devra aboutir à l’arrêt de toutes les violences à travers la signature par les entités concernées d’un accord de cessation des hostilités et du désarmement des groupes armés », a affirmé Samba-Panza, à l’ouverture, vendredi au Palais de la renaissance à Bangui, d’un atelier de concertation à l’intention des forces vives de la nation, devant prendre part aux travaux du Forum de Brazzaville.

 

‘’Le Forum de Brazzaville, a-t-elle ajouté, sera la première étape du dialogue inclusif et de réconciliation entre tous les Centrafricains. Il sera suivi d’autres étapes à conduire en terre centrafricaine ».

 

Sur un autre plan, a relevé la présidente, la tenue du forum de Brazzaville marque la volonté incontestable de la communauté internationale de réunir les Centrafricains autour d’une table.

 

De même, a-t-elle souligné, la présence des forces étrangères en RCA témoigne à suffisance du soutien sans faille de la communauté internationale au côté de la RCA dans les moments les plus difficiles de son histoire.

 

Répartis en trois commissions, les participants à l’atelier de concertation se sont penchés sur les questions de la cessation des hostilités, du désarmement et les critères d’identification et de qualification des participants du Forum, prévu du 21 au 23 juillet.

 

Catherine Samba-Panza optimiste sur le Forum de Brazzaville
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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 11:14

 

 

 

 

 

 

18/07/14 (AFP)

 

Le chef de la force africaine en Centrafrique (Misca), le général Jean-Marie Michel Mokoko, a suspendu provisoirement le commandant de l'unité qui se trouvait dans la ville de Boali où 11 civils auraient disparu au cours d'une opération de la Misca le 24 mars, annonce l'Union africaine.

 

Le général Mokoko a décidé "de suspendre provisoirement de ses fonctions le commandant qui dirigeait l'unité de la Misca à Boali, et de relever tous les soldats de l'unité qui étaient en poste dans cette localité au moment de l'incident. Il s'agit là d'une mesure conservatoire qui vise à faciliter la poursuite de l'enquête initiée; elle ne préjuge en rien des résultats de l'investigation en cours", indique un communiqué de l'UA sur son site internet.

 

Cette enquête fait suite aux affirmations de l'Ong Human rights watch (HRW), selon laquelle des soldats du Congo-Brazzaville de la Misca ont été impliqués, le 24 mars dernier, "dans la disparition forcée" de 11 civils dans la localité de Boali, à environ 80 km au nord-ouest de Bangui.

 

D'après les récits de témoins recueillis par HRW dans un rapport d'enquête publié sur son site, une vingtaine de militaires de la Misca "ont appréhendé un groupe de 11 personnes, parmi lesquelles figuraient quatre femmes, au domicile d'un chef de la milice à Boali".

 

Selon Human Rights Watch, les militaires chargés du maintien de la paix ont arrêté ces hommes et ces femmes après une attaque de miliciens anti-balaka qui avaient tué un soldat congolais et blessé quatre autres. Les familles des disparus sont toujours sans nouvelles d'eux.

 

Après cet accrochage, suivis d'autres les jours suivants à Bangui, le chef de la Misca avait déclaré le 26 mars que, désormais, la force africaine considèrerait "les anti-balaka comme des ennemis", ajoutant: "nous les tenons pour responsables des attaques ciblées qui ont visé nos éléments ces derniers jours".

 

Formées en réaction aux exactions contre la population perpétrées par les combattants essentiellement musulmans de la Séléka après leur prise du pouvoir en mars 2013, les milices anti-balaka traquent depuis la population musulmane, qui a massivement fuit le pays. La Misca et la force française Sangaris ont été déployées pour protéger les civils des exactions des anti-balaka comme des ex-rebelles de la Séléka.

 

Mais l'ancienne colonie française connait toujours des violences armées et des pillages, et traverse une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés.

Centrafrique : la Misca suspend un commandant après la disparition de 11 civils à Boali
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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 10:58

 

 

 

 

 


Il faut de toute urgence mettre en œuvre une stratégie de protection des civils 

(Nairobi, le 15 juillet 2014) – Un cycle infernal de violence sectaire s’aggrave dans l'est de la République centrafricaine, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Des dizaines de civils ont été tués depuis le début de juin 2014 et des dizaines de milliers de personnes ont abandonné leurs foyers, venant s’ajouter aux centaines de milliers de personnes qui ont déjà fui leurs maisons depuis que la violence a commencé en mars 2013.


Une mission de recherche menée par Human Rights Watch en juin a révélé qu'au moins 62 personnes ont été tuées entre le 9 et le 23 juin 2014 à Bambari et dans ses environs, dans la préfecture d’Ouaka, dans le centre du pays, lorsque les affrontements entre les rebelles principalement musulmans de la Séléka et les milices anti-balaka chrétiennes et animistes se sont intensifiés. Des témoins des deux camps ont souvent décrit les attaques comme des mesures de représailles, reflétant un cycle croissant de vengeance meurtrière réciproque entre communautés. La plupart des victimes étaient des hommes qui ont été tués à coups de machette.


« La violence sectaire se déplace vers l'est de la République centrafricaine, frappant de nouvelles communautés», a déclaré Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch. « Les forces de maintien de la paix françaises et de l'Union africaine déployées à Bambari en nombre limité sont incapables de protéger adéquatement les civils et de mettre fin aux massacres – bien que sans leur présence, l'effusion de sang aurait probablement été pire. »


Les attaques ont commencé le 9 juin, lorsque des rebelles de la Séléka ainsi que des membres de l'ethnie peule ont attaqué le village majoritairement chrétien de Liwa. En représailles, le 23 juin, les forces anti-balaka ont attaqué la communauté peule voisine à Ardondjobdi. Plus tard ce jour-là, les rebelles de la Séléka et des membres de la communauté musulmane ont attaqué les quartiers chrétiens de Bambari.

« Quand j'ai vu les assaillants arriver, j'ai rassemblé les enfants pour les faire sortir du village », a expliqué un homme qui a survécu à l'attaque à Ardondjobdi. « À ce moment-là, j'ai été blessé au visage. J'ai essayé de continuer à aider les femmes et les enfants, mais j'ai été blessé de nouveau au bras. Tandis que je courais, mon frère a été touché au côté par une balle. Je ne pouvais pas le sauver et nous avons dû l’abandonner. »

Selon les Nations Unies, la violence se poursuit. Tout récemment, le 7 juillet, une attaque brutale menée par des rebelles qui appartiendraient à la Séléka contre des milliers de personnes déplacées se réfugiant dans la paroisse Saint-Joseph à Bambari et la résidence adjacente de l'évêque a tué au moins 27 personnes.


Les forces françaises ont indiqué qu’elles avaient pris position autour de la cathédrale vers 16 heures, une heure après le début de l'attaque. Elles ont affirmé avoir tiré sur les assaillants et déployé des hélicoptères pour tenter de mettre fin à la violence.


Les attaques, causant des pertes civiles à grande échelle ainsi qu’une destruction et des déplacements massifs, reproduisent la violence qui a dévasté des régions de l'ouest de la République centrafricaine, déchirée par la guerre depuis plusieurs mois. Ceci laisse craindre que le conflit sectaire se déplace constamment vers l'est et risque de déstabiliser le pays encore davantage, selon Human Rights Watch.


Le 30 mai, la présidente par intérim de la République centrafricaine, Catherine Samba-Panza, reconnaissant l’incapacité du système judiciaire national à faire face à l'ampleur des crimes commis, a officiellement demandé à la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) d'ouvrir une nouvelle enquête sur les crimes graves commis dans ce pays.


« Les dirigeants de la Séléka et des forces anti-balaka doivent immédiatement prendre des mesures pour mettre fin au cycle terrible de violence contre les civils », a déclaré Daniel Bekele. « La procureure de la CPI devrait ouvrir une enquête et le gouvernement intérimaire devrait pleinement restaurer son système judiciaire. Cela enverra aux responsables de ces atrocités le signal fort que la justice est imminente. »

La mission de l'ONU en République centrafricaine, la MINUSCA, devrait examiner d'urgence les graves violations des droits humains commises à Bambari et publier un rapport dans les plus brefs délais.


À la suite de ces attaques, la plupart des habitants de Bambari ont fui pour se réfugier dans des églises à proximité et aux environs des bases des forces de maintien de la paix de l'UA et de la France. À la date du 25 juin, environ 21 000 habitants étaient déplacés dans des camps de fortune répartis tout autour de la ville.


Les troupes de maintien de la paix françaises stationnées à Bambari dans le cadre de l'opération Sangaris ont apporté de l’aide à certains résidents qu’elles ont transportés vers des lieux de refuge. Elles ont également effectué des patrouilles à Bambari et dans les zones rurales environnantes, envoyant notamment des troupes dans des camps de déplacés pour offrir une protection. Ces actions sont susceptibles d'avoir contribué à réduire le nombre de morts. Le 26 juin, les soldats français ont recouru à la force pour arrêter une attaque anti-balaka contre Bambari, tuant plusieurs combattants.

Les forces gabonaises déployées dans le cadre de la mission de maintien de la paix de l'UA connue sous le nom de MISCA ont également effectué des patrouilles sporadiques et ont aidé à protéger les quelque 3 000 personnes qui avaient fui pour se réfugier à la gendarmerie locale.


Le 10 avril, le Conseil de sécurité des Nations Unies a approuvé la création d'une opération de maintien de la paix comportant près de 12 000 membres afin de protéger les civils et de faciliter l'accès humanitaire en République centrafricaine. Elle est censée prendre le relais des forces de maintien de la paix de l'UA – la MISCA - en septembre.

« La population de Bambari ne peut pas attendre jusqu'à septembre pour être protégée contre cette violence brutale », a conclu Daniel Bekele. « Les forces de maintien de la paix françaises et de l’Union africaine doivent de toute urgence élaborer une meilleure stratégie pour protéger les civils et mettre fin au cycle de mort et de destruction à Bambari. »

Pour un compte rendu détaillé des attaques et des récits de témoins, veuillez voir ci-dessous.



Pour consulter d’autres recherches de Human Rights Watch sur la République centrafricaine, veuillez suivre le lien : 


https://www.hrw.org/fr/africa/central-african-republic

Pour d’autres informations, veuillez contacter : 


À Genève, Peter Bouckaert (anglais, français) : +41-22-738-1793 ; ou +41-789-459-385 (portable) ; oubouckap@hrw.org. Sur Twitter @bouckap
À New York, Philippe Bolopion (français, anglais) : +1-212-216-1276 ; ou +1-917-734-3201 (portable) ; oubolopion@hrw.org. Sur Twitter @Bolopion

À Paris, Jean-Marie Fardeau (français, anglais, portugais) : +33-143-595-531 ; ou +33-645-852-487 (portable) ; ou fardeaj@hrw.org. Sur Twitter @jmf60

À Londres, Anneke Van Woudenberg (anglais, français) : +44-207-618-4786 ; ou +44- 771-166-4960 ; ouwoudena@hrw.org. Sur Twitter @woudena

À Kigali, Lewis Mudge (anglais, français): +250-788-502-870 (portable) ; ou +1-646-637-3801 (portable) ; oumudgel@hrw.org

 


Attaques à Bambari et dans ses environs

 

 Un chercheur de Human Rights Watch a interrogé 35 témoins et victimes des communautés touchées par la violence à Bambari et dans ses environs. Les personnes interrogées ont affirmé que cette ville avait été relativement calme jusqu'à fin mai ou début juin, lorsque des sources locales ont signalé que plusieurs membres de la communauté nomade ethnique des Peuls avaient été tués par les forces anti-balaka dans les zones rurales au sud de Bambari. Ceci a déclenché le cycle de vengeances meurtrières.

Liwa


Le 9 juin, des rebelles de la Séléka ainsi que des membres de l’ethnie peule ont attaqué Liwa, un village à majorité chrétienne situé à dix kilomètres au sud de Bambari. Au moins dix personnes ont été tuées lorsque des assaillants à moto ont tiré sur les habitants et incendié des maisons. Le père d'une victime a décrit comment le lendemain matin, il a découvert le corps de son fils « tué par balle, puis lacéré au visage avec une machette ».


Les personnes qui ont survécu ont cherché refuge dans une paroisse catholique de Bambari. Un chercheur de Human Rights Watch qui s’est rendu à Liwa deux semaines plus tard a trouvé le village complètement détruit, ses 169 maisons réduites en cendres.

Une survivante a décrit comment elle a été épargnée lorsque ses deux cousins ​​ont été tués :

 

Nous arrivions des champs et nous avons vu six Peuls sur la route. Ils ont pointé leurs fusils et nous ont dit de lever les mains en l’air. J'avais un bébé dans les bras. Ils ont tiré sur [mes deux cousins​​]. Puis l’un d’eux a brandi un arc et a pointé la flèche sur moi, mais un autre lui a dit : « Non, elle est notre sœur, nous ne sommes pas venus ici pour tuer des femmes. » J'ai couru dans la brousse et y suis restée toute la nuit jusqu'à l'aube.

 

Un autre survivant a déclaré :

 

Lorsque la fusillade a commencé, nous avons quitté nos maisons et couru dans la brousse. Nous y avons passé la nuit. Le lendemain matin ... nous avons enterré les corps.


Ardondjobdi


Tôt dans la matinée du 23 juin, les forces anti-balaka ont riposté en attaquant la communauté peule voisine à Ardondjobdi, à un kilomètre de Liwa, alors que les hommes achevaient leurs prières du matin. Au moins vingt personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées, pour la plupart à la suite de coups de machette portés à la tête et au cou. Trois victimes ont eu la gorge tranchée alors qu'elles se trouvaient encore à l'intérieur de la mosquée locale.


Un survivant peul a déclaré à Human Rights Watch que pendant qu'il luttait pour se défendre avec son arc et ses flèches, les forces anti-balaka ont poussé sa femme et son fils d’un an et demi ans dans une maison en feu. Plus tard, il a retrouvé le corps brûlé de sa femme, tenant toujours leur enfant dans ses bras. Des témoins ont indiqué à Human Rights Watch que parmi les assaillants anti-balaka se trouvaient des hommes de Liwa qu'ils connaissaient.


Un homme témoin de l'attaque a déclaré :


J'avais déjà prié et j'étais à la maison en train de me préparer pour la journée. J'ai entendu un grand bruit, alors je suis sorti et j'ai vu des gens qui couraient en criant : « Les anti-balaka sont là ! Les anti-balaka sont là ! » Les gens couraient et soulevaient la poussière partout. J'ai vu des anti-balaka accroupis et pointant leurs fusils. Ils nous avaient encerclés ... Ils couraient et nous attaquaient par petits groupes de dix. L'un d’eux avait une kalachnikov et les autres avaient des fusils de fabrication artisanale et des machettes. Ils tiraient sur les gens avec le fusil fabriqué maison et ensuite les attaquaient avec une machette. Ils ont attaqué et brûlé les maisons.


Un survivant en larmes a énuméré les cinq membres de sa famille tués le 9 juin :

 

Mon père Aladi Ali Garga a été tué ; il était âgé de 68 ans. Mon petit frère Moussa Garba a été tué ; il avait environ 29 ans. Il a été tué par des coups de machette au cou. Mon autre frère Adamou a également été tué par des coups de machette au cou. Mon cousin Amindou, qui était âgé d’une vingtaine d’années, a également été tué. Il s’est fait tirer dessus, puis ils l’ont achevé à coups de machette. Mon fils, Adimou Bozizé, a également été tué. Il était dans la maison quand ils y ont mis le feu. Je pense qu'il est juste resté à l'intérieur et y est mort. Il avait 7 ans.


Bambari


Plus tard dans la journée du 23 juin, quand la communauté musulmane et les rebelles de la Séléka, dont le commandement militaire est basé à Bambari, ont entendu parler de l'attaque perpétrée à Ardondjobdi, ils ont attaqué les quartiers chrétiens de Bambari. Ils s’en sont pris tout particulièrement aux quartiers situés sur la route de Liwa, notamment Mbrepou, Logodé, Saint-Joseph I et II. Au moins 32 personnes ont été tuées lors de ces attaques de représailles commises à Bambari, mais leur nombre pourrait en fait être beaucoup plus élevé, car certaines familles ont rapidement enterré leurs proches plutôt que de risquer d’apporter leur corps à la morgue.

Les rebelles de la Séléka ont été rejoints par des résidents musulmans de Bambari, que certaines des victimes ont reconnus. Dans un cas, une femme qui s'est cachée dans sa maison a reconnu les assaillants qui ont défoncé sa porte comme étant des résidents musulmans du quartier de Borno, un quartier à majorité musulmane de Bambari. Les assaillants ont tiré sur son voisin âgé de 23 ans, qui avait couru se réfugier dans la maison, et sur son frère âgé de 25 ans, qui se cachait dans une autre pièce. Quand sa mère a poussé des cris en réaction au meurtre de son fils, les agresseurs s'en sont pris à elle et l’ont tuée en lui tranchant la gorge avec une machette.

Le commandant des forces armées de la Séléka, le général Joseph Zoundeko, a nié que les rebelles de la Séléka aient participé aux attaques. « Les attaques de Bambari étaient des représailles menées par les membres des familles des victimes peules », a-t-il affirmé à Human Rights Watch. Néanmoins, un grand nombre de témoins ont assuré avoir bien vu des combattants en uniforme de la Séléka parmi leurs agresseurs.

Un survivant du quartier Saint-Joseph II présentant de profondes blessures à la tête et au pied a déclaré à Human Rights Watch :

 

Les assaillants sont venus d'une petite rivière ... J'ai emmené ma famille dans la maison et les assaillants ont commencé à défoncer la porte. Nous avons été attaqués par dix personnes. Ma famille n'a pas été blessée dans l'attaque, mais j'ai été emmené dehors et frappé à la tête et sur le corps à coups de machette. J'ai perdu connaissance et je suis tombé à terre. Avec tout le sang, ils ont tous pensé que j'étais mort. J'ai à peine ouvert les yeux et j'ai pu voir qu'ils s'en allaient, alors je me suis trainé jusque dans la douche et me suis évanoui.


Un autre survivant, un homme âgé du quartier Saint-Joseph I, souffrait déjà d'une blessure, mais cela n'a pas empêché ses agresseurs de tenter de le tuer :


[Les assaillants] ont dit : « Nous allons te tuer aujourd'hui. » J'ai répondu : « Non, pardon. Regardez-moi. Pensez-vous que je peux faire la guerre dans cet état ? »

 

Mais ils m’ont alors donné un coup de machette sur le bras gauche, puis ils m'ont frappé à la main droite et au pied droit. Ensuite, ils m'ont tiré dans la cuisse droite. J'étais déjà assis quand ils m'ont frappé et je suis tombé sur le sol. Je les ai vus s’éloigner un peu et ils ont pensé que j'étais mort. J'ai commencé à ramper ...

 

J’essayais de couvrir mes traces tout en me déplaçant. Mais je les ai entendus revenir. Ils ont dit : « Mais où est-il ? » C’est alors qu’ils m’ont vu couché sur le sol et ils ont crié : « Papa ! Reviens ! » Mais j'ai fait semblant d’être mort et ils ont dû le croire parce qu'ils sont partis.


Une survivante du quartier de Logodé I a subi un tir parce qu'elle n'avait pas donné d'argent à des soldats en uniforme de la Séléka. Elle a confié que lorsque les membres de la Séléka sont venus à sa porte :


J'ai mis mes enfants sous le lit pour les cacher. Les membres de la Séléka ont défoncé la porte et m'ont ordonné de leur donner de l'argent. J'ai répondu : « Je n'ai pas d'argent. » Un soldat a dit : « Tu dis que tu n'as pas d'argent mais si je te tire dessus, tu n’auras toujours pas d'argent ? » Il m'a alors tiré une balle dans la jambe droite et je suis tombée. Il a ensuite pris l'argent que j'avais caché dans mes vêtements.


La veuve d'un homme tué dans le quartier de Mbrepou a déclaré :

 

Les Peuls sont arrivés à notre maison. J'étais déjà dehors et ils ont ordonné à [mon mari] de revenir dans la maison. Ensuite, je les ai entendus dire : « Sors tous tes sacs et donne-nous ton arme. » Il n'avait pas d’arme à feu. Puis j'ai entendu [mon mari] crier : « Oh maman, je suis en train de mourir ! » J'ai ensuite entendu des coups de feu. Je suis restée dans la maison d'un voisin, mais ils ont ensuite commencé à mettre le feu aux maisons alors j'ai pris la fuite en courant ... Plus tard ce jour-là, je suis allée à l'hôpital et je l'ai trouvé en vie. Mais sa tête avait été ouverte par une machette et il avait reçu une balle dans le côté. J'ai pu parler avec lui, mais trois heures plus tard il est mort. Je suis restée avec lui jusqu'à la fin. Nous n’étions mariés que depuis trois mois.

 

Le 23 juin, un homme a été témoin du meurtre d’Alexis Gomatchi, un boucher d’âge mûr, qui avait fui pour se réfugier dans la paroisse Saint-Joseph. Gomatchi avait installé sa table à environ 80 mètres de la paroisse afin de vendre de la viande aux personnes qui y avaient trouvé refuge. Le témoin a déclaré :

 

Il était toujours là à sa table quand les musulmans sont arrivés. Ils étaient cinq, l'un d'eux en uniforme et portant une kalachnikov. Les autres avaient des machettes. Ils se sont approchés d’Alexis, alors que je courais vers le haut de la colline en direction de l'église. Alexis a levé ses mains en l’air et ils lui ont juste tiré une balle dans la poitrine ; il s’est effondré contre l'arbre.

République centrafricaine : La violence sectaire s'intensifie (HRW)
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Centrafrique-Presse.com
17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 17:35

 

 

 

 

 

http://www.aujourdhui.ma/    17-07-2014 à 01:50:36

 

Le Maroc renforcera les effectifs que compte déployer l'ONU dans deux mois en République centrafricaine. « Trois bataillons,  fournis par le Maroc, la Bangladesh et le Pakistan, devaient s'ajouter aux quelque 6.000 hommes de la Misca africaine, ce qui ferait un total de 8.500 hommes environ », a indiqué mercredi 16 juillet 2014 l'ambassadeur français à l'ONU Gérard Araud.


Selon la même source, ces bataillons, accompagnés de policiers rwandais et sénégalais, patrouilleront non seulement à Bangui mais en province pour tenter de ramener le calme.  A partir du 15 septembre, la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RCA (Minusca) doit se substituer progressivement aux forces internationales, dont la Misca et quelque 2.000 militaires français déployés depuis fin 2013 dans le cadre de l'opération Sangaris.

La plupart des contingents de la Misca seront intégrés dans la force de l'ONU qui à effectif plein doit compter 12.000 hommes.

 

A noter que la Centrafrique vit une crise sans précédent depuis la prise de pouvoir de la rébellion Séléka en mars 2013, renversée en janvier 2014. Des milliers de civils sont morts et des centaines de milliers ont été déplacés à cause des exactions commises par des groupes armés.

Un forum de réconciliation nationale en Centrafrique est prévu du 21 au 23 juillet à Brazzaville, dans le but d'obtenir un cessez-le-feu entre groupes armés.

 

Le Maroc renforcera les effectifs que compte déployer l'ONU dans deux mois en République centrafricaine
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Centrafrique-Presse.com
17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 17:31

 

 

 

 

 

http://radio.cz/   17-07-2014 15:41 | Soňa Jarošová

 

Vojtěch Bílý est un jeune Tchèque parti enseigner en République centrafricaine pour le compte d’un ordre catholique, l’ordre des Carmes déchaux. Radio Prague l’a joint sur place, à Bozoum, il y a quelques semaines et lui a d’abord demandé son avis sur l’aide humanitaire sur place et le rôle des ONG.

 

« C’est une question difficile. Il y a beaucoup d’ONG en République centrafricaine. C’est un pays qui survit seulement et grâce à l’aide des ONG. Cela ne fait pas longtemps qu’il y en a autant, mais depuis que la situation se soit aggravée, on voit arriver plus d’attention de l’extérieur. Si cette attention est suffisante, c’est une question à laquelle je n’ose pas répondre. A mon avis, c’est moins une question humanitaire et plus sécuritaire, avec l’intervention française etc. Ce sont des choses délicates et en même temps on voit que ça ne marche pas. »

 

« Le pays est toujours dans un désordre complet. L’Etat ne fonctionne pas. Les routes ne sont pas assurées. Et pourtant, l’opération Sangaris a commencé au début du mois de décembre. Donc on voit que pendant tout ce temps-là les forces françaises n’étaient pas capables d’assurer ne serait-ce que la sécurité dans la capitale. Je me pose la question de savoir si l’aide et l’attention de la communauté internationale sont suffisants. Je ne suis pas un spécialiste de la question humanitaire internationale, mais j’en doute fort. »

 

Pourriez-vous présenter brièvement les activités de l’ordre des Carmes déchaux avec qui vous êtes à Bozoum ?

 

« Ici en Centrafrique, l’Eglise catholique a un impact très fort et très important pour les Centrafricains, parce que c’est l’une des seules institutions qui restent ici, même si les choses ne vont pas bien. Dès qu’il y a une crise dans une ville ou dans un village, les premiers qu’on évacue, c’est tout-à-fait logique, sont les ONG. Les missionnaires, eux, restent en général. La façon dont ils travaillent est très différente du travail des ONG. Si vous regardez la situation du pays, le travail des missions catholiques remplace l’Etat. Par exemple dans le domaine de l’éducation : l’école où j’enseigne a été construite par l’organisation Siriri et l’ordre des Carmes déchaux de Bozoum. »

 

« Ensuite, tout ce qui est sécurité sociale, santé, toutes ces choses-là sont assurées par les missions catholiques. Nous avons des petits dispensaires, nous utilisons des moyens financiers pour aider les hôpitaux, les écoles etc. A part le travail typique des missions catholiques, à savoir le travail pastoral, il y a tout ce travail dans le domaine de la santé et de l’éducation qui est très important. »

 

 

(Vojtěch Bílý)

République centrafricaine : « Le pays est toujours dans un désordre complet
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