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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 11:54

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-07-03 09:50:46 - La Banque africaine de développement (BAD) a mis à la disposition de la République centrafricaine deux dons d’un montant tant total de 11 milliards de FCFA, le premier, offert directement, s’élève à 12,7 millions d’UC et le second, remis à travers le Fonds africain de développement (FAD), pour un montant de 2,3 millions d’UC.


Les accords dans ce sens ont été signés mercredi à la Primature par la ministre de l'Economie, du Plan, Florence Limbio, et le représentant résident de la BAD en Centrafrique Modibo Sangaré, sous le parrainage du Premier ministre André Nzapayéké.

Selon la BAD, ces fonds vont permettre d'une part au gouvernement centrafricain de restaurer l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire à travers le redéploiement des fonctionnaires, la réhabilitation de leurs outils de travail et le paiement des salaires. 

D'autre part, ils serviront à financer les opérations de l'autorité nationale des élections, à relancer l'activité économique en soutenant la reprise du dialogue secteur privé-état ainsi que la réinsertion des ex-combattants dans la vie active.

‘'Je me réjouis de la conclusion heureuse de ces accords, car le programme qui en découdra permettra de répondre à l'une des préoccupations du gouvernement de transition à savoir la relance des activités économiques et l'amélioration de la gestion des finances publiques'', a dit la ministre, Florence Limbio, en signant les accords.


De son côté, le chef de la délégation BAD, le directeur du département d'appui à la transition, Sibry Tapsoba a indiqué que cette signature est très importante, car ‘'elle vient redémarrer une coopération RCA/BAD qui s'est ralentie mais qui ne s'est jamais arrêtée''.


Le représentant résident de la BAD, Modibo Sangaré a, quant à lui, rappelé que son institution a du suspendre par mesure de sauvegarde le processus d'adoption d'un document de stratégie pays pour la RCA qui couvrait la période 2013-2014 ainsi que ses opérations en cours à cause des évènements survenus le 24 décembre 2013.

‘'Grâce à la qualité du dialogue constant maintenu entre le gouvernement te la BAD, les opérations ont pleinement repris et le nouveau document d'assistance intérimaire à la transition ainsi que le programme d'appui à la sortie de crise et la relance économique ont pu être préparés et adoptés selon une procédure d'urgence'', a-t-il souligné.


Selon M. Sangaré, le décaissement de ces deux fonds dépendra de la poursuite des actions à mener pour satisfaire rapidement aux conditions de décaissement et l'ouverture de deux comptes spéciaux au nom du programme à l'agence nationale de la BEAC.


La délégation de la BAD, arrivée mardi à Bangui, s'est entretenue d'abord avec la ministre de l'Economie, du Plan, Florence Limbio, puis avec la présidente Catherine Samba-Panza.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=607656#sthash.pqMwhaJ7.dpuf  

Don de 11 milliards de FCFA de la BAD à la RCA
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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 11:52

 

 

 

 

 

02/07/14 (APA)

 

La Radio et la Télévision centrafricaines seront bientôt sur satellite, a annoncé, mardi à Bangui, le Premier ministre André Nzapayéké, en faisant le compte rendu de la mission qu’il a effectuée récemment à Istanbul en Turquie, sur invitation de son homologue turc. ‘’La ministre de la communication a fait un certain travail à Paris. Nous sommes très avancés avec le Canal Plus dans les discussions pour que justement Radio Centrafricaine et la Télévision Centrafricaine soient sur satellite », a notamment dit M Nzapayéké qui, de retour en Turquie, a fait une escale à Paris en France où il s’est entretenu avec la diaspora centrafricaine et les conseillers à la présidence.

 

Durant sa visite de plus d’une semaine en Turquie, la délégation centrafricaine a échangé avec les partenaires sur la coopération bilatérale, l’évolution de la situation en Centrafrique avant de solliciter de l’assistance d’Istanbul dans beaucoup de domaines.

Pour M. Nzapayéké, ‘’aller se ressourcer, prendre de conseil et apprendre auprès de la Turquie est une nécessité ».

 

‘’La Turquie est un pays qui a traversé certaine période difficile dans son histoire, qui a une expérience dans la lutte contre le terrorisme, dans l’intégration de ses armées. C’est aussi ce pays qui nous aidés dans les relations que nous entretenons avec l’organisation de la conférence islamique », a confié à APA le chef du gouvernement André Nzapayéké.

 

A en croire M Nzapayéké, l’aspect sécurité avec en toile de fond la restructuration des Forces armées centrafricaines (FACA) n’a pas été occulté, sans oublier l’octroi de bourses d’étude aux étudiants centrafricains méritants.

 

S’expliquant sur son escale dans la capitale française, il a déclaré : ‘’les Centrafricains résidant à Paris se posent beaucoup de questions sur ce qui se passe en Centrafrique. Il était absolument utile de les rassurer et de leur donner les versions des faits telles qu’elles sont ».

La Radio et la Télévision centrafricaines bientôt sur satellite
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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 11:50

 

 

 

 

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/   Lutte Ouvrière n°2396 du 4 juillet 2014

 

En Centrafrique, les tueries qui se sont déroulées les 23 et 24 juin dans la région de Bambari ont montré une nouvelle fois à quel point sept mois d'intervention militaire française n'ont rien réglé.

 

Au sommet de l'État, la présidente mise en place par la France, Catherine Samba-Panza, s'affaire à des combinaisons ministérielles censées ramener la paix en permettant aux différentes parties d'accéder à la mangeoire gouvernementale. Mais, sur le terrain, plus personne n'obéit à personne, et le pays est devenu un champ d'affrontements entre milices locales regroupées sous le nom d'anti-balakas ou d'ex-Sélékas.

 

Des bandes de brigands purs et simples s'y rajoutent, avec pour seul objectif de contrôler les quelques richesses du pays, les mines de diamants en particulier, et de rançonner la population.

 

À Bambari, les violences ont éclaté après l'assassinat dans leur campement d'une vingtaine d'éleveurs peuls. Un cycle de représailles et de contre-représailles s'est alors enclenché, aboutissant au massacre final. 70 personnes au moins ont été tuées dans les affrontements, et 150 maisons incendiées. Deux semaines auparavant, 22 personnes avaient été tuées dans un village voisin par une bande d'hommes armés assimilés à des Peuls ou à des ex-Sélékas. De tels enchaînements de tueries, la plupart du temps ignorées, sont la réalité quotidienne que vivent aujourd'hui les Centrafricains, qu'ils soient chrétiens ou musulmans.

 

Lorsqu'en décembre 2013 les troupes françaises ont débarqué à Bangui, il s'agissait juste, pour François Hollande, de ramener ce pays à la dérive dans l'orbite de l'impérialisme français. Quelques coups de fusil étaient censés mettre en fuite les rebelles de la Séléka qui s'étaient emparés du pouvoir, et un gouvernement « légitime », c'est-à-dire allié de la France, comme l'avaient toujours été les gouvernements centrafricains, allait pouvoir se mettre en place. Tel était le scénario du « processus politique » concocté à Paris. Sept mois après, l'intervention militaire se poursuit dans un pays en proie aux pires violences, où l'immense majorité de la population musulmane a dû s'enfuir au Cameroun ou au Tchad et où chacun craint pour sa vie.

 

Ce triste bilan suffit à prouver que l'intervention militaire française n'a d'autre motif que la défense des intérêts de l'impérialisme français, et c'est bien pourquoi il faut y mettre fin.

 

Daniel MESCLA

Centrafrique : hors d'Afrique les troupes françaises !
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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 11:11

 

 

 

 

 

02/07/14 (AFP)

 

Les groupes armés font la loi en Centrafrique, ont dénoncé mercredi les évêques centrafricains dans un message publié à Bangui, évoquant notamment l'ex-rébellion Séléka et les milices anti-balaka.

 

"La loi appartient aux détenteurs illégaux d'armes et aux groupes armés, en l'occurrence les ex-Séléka, les anti-balaka, des groupes d'autodéfense, des archers (peuls) de la commune d'élevage d'Ourou Djafoun de Bambari (centre), des Mbararas (nomades tchadiens) et l'armée de résistance du seigneur LRA (guérilla ougandaise)", affirment-ils.

 

"Les tueries de masse ont certes diminué à Bangui, mais la République Centrafricaine est loin de retrouver sa quiétude d'antan. L'insécurité a encore droit de cité", poursuivent les évêques qui décrivent leur pays comme "une grande prison à ciel ouvert" où les groupes armés "écument la campagne en semant la mort".

 

La Centrafrique est plongée depuis plus d'un an dans des violences inter-communautaires meurtrières, opposant principalement l'ex-rébellion Séléka, majoritairement musulmane - au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014 - aux milices majoritairement chrétiennes anti-balaka.

 

"Tuer, incendier des maisons voire des villages entiers, traquer des gens en brousse deviennent désormais des actes anodins et sans poursuite judiciaire. La vie humaine ne semble plus avoir de prix", disent les évêques.

 

Ce message est publié le jour où trois personnes ont été tuées et une blessée au cours d'une attaque lancée dans la matinée par des ex-Séléka contre le village de Ngakobo, situé près de Bambari (centre), faisant fuir la population en brousse, selon une source de la force africaine de paix déployée en Centrafrique (Misca).

 

Joint par l'AFP, Ahmad Nejad, porte-parole de l'état-major Séléka, a déclaré que des "éléments sont allés à Ngakobo pour protéger la population, après avoir été informés d'une attaque d'anti-balaka contre des civils. Mais ce n'était pas pour tuer des habitants".

 

A chaque attaque menée contre les civils, les Séléka comme les anti-balaka démentent être responsables.

 

Les évêques notent que "face à la recrudescence des actes abominables et criminels, la déliquescence de l'Etat consacre un régime fondé sur l'impunité et compromet la garantie des droits fondamentaux inhérents à chaque citoyen".

 

Ils dénoncent les "innombrables attaques" contre les religieux en plusieurs points du pays notamment "les tortures et la tentative d'assassinat de l'évêque de Bossangoa (ouest) en compagnie de trois de ses prêtres, l'abominable et cruel assassinat de l'abbé Christ Foreman Wilibona du diocèse de Bossangoa, la torture psychologique imposée aux prêtres et aux religieux de Dékoa (centre)".

 

Ils citent également "le récent massacre perpétré contre les déplacés du site de la paroisse Notre Dame de Fatima à Bangui (17 morts le 28 mai) durant lequel l'abbé Paul-Emile Nzalé a été abattu" et "les crimes odieux contre les pasteurs de l'association des églises évangéliques en Centrafrique".

 

La Centrafrique, ravagée, connaît une partition de fait, de nombreux musulmans ayant été contraints de fuir des régions entières face aux violences des anti-balaka dans le Sud et l'Ouest, tandis que dans l'Est et le Nord, les populations chrétiennes restent sous la coupe de combattants Séléka. Quant à Bangui, elle se vide de ses derniers musulmans, traqués quotidiennement par les anti-balaka. Nombre d'entre eux y ont été tués.

 

Malgré les efforts des 2.000 militaires français de l'opération Sangaris, déployés aux côtés de quelque 5.000 soldats de la Misca, les exactions des groupes armés contre les civils continuent.

Les groupes armés font la loi en Centrafrique, dénoncent les évêques
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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 11:08

 

 

 

 

 

BUJUMBURA 03/07/14 (Xinhua) - Le Premier ministre tchadien Kalzeubé Payimi Deubet a déclaré mercredi à Bujumbura que son pays souhaite voir la République centrafricaine (RCA) arriver très rapidement à une situation de paix.


"La paix ne peut venir que des Centrafricains d'eux-mêmes, d' abord des Centrafricains. Dans un pays, il faut éviter ce qu'on appelle l'exclusion. Le développement d'un pays est une affaire de tous les citoyens. Donc il faut éviter la marginalisation", a-t-il déclaré en répondant à une question de la presse sur les perspectives de paix en RCA, avant son départ pour N'Djamena.

 

Le chef du gouvernement tchadien était venu dans la capitale burundaise pour participer, mardi, aux cérémonies marquant le 52ème de l'indépendance du Burundi.

 

Il a affirmé que le Tchad apprécie fortement la rencontre que les pays européens ont programmé avec l'ensemble des forces vives de la RCA en vue d'analyser les voies et moyens pour rallumer le calumet de la paix.

 

"Je crois que la paix doit commencer par là, il faut se parler, il faut dialoguer, le dialogue est une vertu", a-t-il martelé, en témoignant que la longue période de guerre que les Tchadiens ont traversée, les a conforté dans l'idée que sans la paix, on ne peut rien entreprendre dans un pays.

 

M. Payimi a saisi l'occasion pour apprécier la bonne collaboration qui avait prévalu, dans le cadre de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (MISCA), entre les forces burundaises et les forces tchadiennes en RCA.

 

Le même jour, le porte-parole adjoint de la présidence burundaise, Gervais Abayeho, a fait savoir que le président Pierre Nkurunziza avait promis d'envoyer 450 militaires et 280 policiers en RCA.

 

Le ministre centrafricain des Affaires étrangères Toussaint Kongo Doudou, en visite au Burundi, a expliqué à la presse que "la situation s'améliore en RCA".

 

"La paix revient petit à petit et c'est grâce à l'appui des forces burundaises qui sont très appréciées chez nous et le gouvernement continue d' appuyer fortement cette présence et nous demandons qu'il y ait encore accroissement de la présence burundaise en RCA, ce que le président a bien voulu nous accorder et je pense que ça se fera dans les jours ou semaines qui viennent surtout en ce qui concerne les forces de gendarme, de police et d' infanterie", a déclaré M. Toussaint Kongo Doudou.

 

Il a indiqué avoir reçu des conseils du président Nkurunziza en ce qui concerne la situation politique dans son pays. Selon le colonel Gaspard Baratuza, porte-parole de l'armée nationale burundaise, le Burundi dispose d'un bataillon de 850 hommes en Centrafrique dans le cadre de la MISCA.

 

 

(PM tchadien Pahimi Kalzeubé Deubet)

Le Tchad souhaite voir la RCA arriver rapidement à la paix
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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 17:45

 

 

 

 

Bangui 2 juillet 2014 (CAP) – Quatorze personnes armées et présentées par la force Sangaris comme des « criminels » ont été interpellées dans une concession privée située près du local de l’Office centrafricain de répression du banditisme (OCRB) du quartier Damala dans le 8ème arrondissement de Bangui lors d’une grande opération coup de poing des forces Sangaris intervenue au petit matin de ce jour.

 

Selon un communiqué de presse diffusé par la force Sangaris et lu sur les antennes de Radio Ndéké Luka, plusieurs armes de guerre et des munitions ont été saisies dans cette parcelle que des renseignements préalablement parvenus à la force Sangaris  avaient signalée comme un repaire de bandits armés qui sont en réalité des miliciens anti-balakas.

 

Depuis le déploiement des forces européennes de l’EUFOR dont les effectifs sont désormais au complet, on note une réelle amélioration de la situation sécuritaire dans la ville de Bangui. Plusieurs chicanes et check-points sous surveillance des forces mixtes internationales et centrafricaines de police, gendarmerie, sont perceptibles sur les principaux axes routiers de la capitale et contribuent à sécuriser la ville.

 

La question se pose réellement de savoir si les miliciens dénommés « anti-balakas » que d’aucuns qualifient de « dangereux malfaiteurs » et tous ceux qui se battent pour les représenter ou parler en leur nom sans être vraiment représentatifs et crédibles, sont des gens à prendre au sérieux ou à mettre plutôt hors d’état de nuire. L’opération que Sangaris vient d’effectuer est bien la preuve que plus vite ces bandits seront neutralisés, plus rapidement la sécurité reviendra en Centrafrique. 

Sangaris met la main sur plusieurs malfaiteurs anti-balakas dans le 8ème arrondissement
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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 15:33

 

 

 

 

 

NEW YORK (Nations Unies), 02/07/14 (Xinhua) -- Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont exprimé mardi leur préoccupation concernant le manque de financement pour aider près de 800.000 réfugiés en Afrique, ce qui a contraint à réduire fortement les rations alimentaires fournies par le PAM.

 

Mi-juin, un tiers de tous les réfugiés africains dépendant de l'aide alimentaire étaient touchés par la réduction de ces rations, dont la majorité à hauteur de plus de 50%.

 

"Il est inacceptable dans le monde d'abondance actuel que des réfugiés souffrent de faim chronique ou que leurs enfants abandonnent l'école pour aider leurs familles à survivre", a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Antonio Guterres, lors d'une conférence de presse.

 

Le PAM doit lever 186 millions de dollars pour maintenir ses programmes alimentaires à destination des réfugiés en Afrique jusqu'à la fin de l'année. En outre, le HCR recherche des contributions pour couvrir le coût anticipé de 39 millions de dollars pour fournir un soutien nutritionnel aux réfugiés malnutris et vulnérables en Afrique pour le reste de l'année 2014.

 

Les réductions de rations alimentaires touchent le plus lourdement le Tchad, la République centrafricaine et le Soudan du Sud, avec des baisses de 50 à 60% des rations destinées à plus de 449.000 réfugiés au total. Plus de 65.000 autres réfugiés sont touchés par des réductions de rations de 25 à 49% au Libéria et au Burkina Faso. Près de 9.900 réfugiés au Mozambique et au Ghana ont vu leurs rations baisser de 10 à 24%, tandis que 263.000 autres réfugiés en Mauritanie et en Ouganda ont connu des réductions inférieures à 10%.

 

"De nombreux réfugiés en Afrique dépendent des vivres du PAM pour rester en vie et ils souffrent aujourd'hui à cause des manques de financement. Nous prions instamment les gouvernements bailleurs de fonds d'aider tous les réfugiés -- dont la moitié d'entre eux sont des enfants -- afin qu'ils aient suffisamment de nourriture pour être en bonne santé et pour construire leur propre avenir", a déclaré la Directrice exécutive du PAM, Ertharin Cousin.

 

Bien que plusieurs nations africaines soient confrontées à des pénuries alimentaires chroniques, les réfugiés constituent un groupe particulièrement vulnérable et toute interruption des approvisionnements représente un grave sujet de préoccupation. Beaucoup de réfugiés arrivent en état de malnutrition et souffrent de divers troubles liés à la nutrition. Un grand nombre d'entre eux ont besoin d'un complément alimentaire urgent et d'autres soins sur le long terme, en particulier les enfants sous-alimentés.

 

Mais actuellement, le manque de financement a contraint le PAM à prendre des mesures fermes et drastiques, plaçant les familles réfugiées devant des choix très difficiles. Quelque 300.000 réfugiés au Tchad, principalement originaires de la région du Darfour au Soudan, à l'est, et de la République centrafricaine, dans le sud, font partie des personnes les plus touchées. Leur ration antérieure de 2100 calories a connu une diminution drastique de 60%, laissant aux réfugiés à peine 850 calories par jour. La situation s'aggrave de jour en jour, tandis que des centaines de milliers de réfugiés affamés luttent pour leur survie.

Afrique : l'ONU lance un appel urgent pour financer l'aide alimentaire destinée à 800.000 réfugiés
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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 15:26

 

 

 

 

 

02/07/14 (APA)

 

APA-Bangui (Centrafrique) - Les affrontements survenus ces derniers jours à Bambari, chef-lieu de la Ouaka, lieu du nouvel état- major des Séléka, ont fait 82 personnes morts et 176 maisons détruites, a-t-on appris à l’occasion de la visite effectuée dans cette localité par le ministre de l’Administration du territoire, de la Décentralisation et de la Régionalisation.

 

Aristide Sokambi s'est rendu hier, mardi, à Bambari, en compagnie du Général chef d'état-major de l'opération Sangaris, Eric Bellot Desminières.

 

Cette mission avait pour but de permettre au ministre de faire une idée exacte du bilan des séries d'affrontements et autres violences opposant les Sélékas à la population civile considérée par ces derniers comme des Anti-Balaka.

 

Selon l'Abbé Félicien Bernard Endjimoyo, ces violences ont engendré une dégradation sécuritaire et occasionné la division de la localité en deux camps, notamment le camp des musulmans ‘'se trouvant en antagonistes à celui des non musulmans''.

 

A en croire le prélat avec les mesures de confiance mise en place, les groupes armés déjà constitués, les Sélékas, les archers et les Anti-Balaka sont facilement contrôlables.

 

Cependant, a-t-il souligné, ‘'la situation se dégrade surtout lorsque ce sont des civils armés qui s'en prennent à leurs voisins et cela complique beaucoup la donne''.

 

‘'En ce moment, note l'Abbé, on cherche à reprendre les contacts de part et d'autre pour qu'il y ait des espaces d'échanges entre les différents responsables des différentes communautés afin de surpasser les clivages''.

 

 

 

Centrafrique : 12 000 réfugiés dans la cathédrale de Bambari

 

01 juillet 2014

 

Mgr Mathos lance un appel pour venir en aide aux habitants de Bambari, qui fuient les violences des miliciens musulmans de la Seleka :

 

"Nous accueillons actuellement au moins 12 000 personnes dans la Cathédrale Saint-Joseph ; elles sont totalement privées d’assistance."(...) Plusieurs ONG sont venues constater la situation, mais jusqu’à présent aucune aide humanitaire n’est arrivée. Il manque de tout, non seulement de la nourriture, mais aussi des grandes toiles pour permettre aux gens de s’allonger. Seule la Croix-Rouge nous apporte de l’eau, alors que nous creusons des latrines dans la cour. (...) Je lance un appel pour que l’on intervienne tout de suite pour empêcher un désastre humanitaire."

 

RCA : 82 morts et 176 maisons incendiées lors des affrontements à Bambari
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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 15:23

 

 

 

 

Mardi le 1er juillet 2014

 

 

Lettre ouverte à Madame Catherine Samba-Panza

 

Présidente de transition de la République Centrafricaine

 

Le  23e  sommet de l’Union africaine (UA) qui s’est tenu à Malabo en Guinée Équatoriale, incite le Gouvernement centrafricain à préparer les élections pour février 2015.

Transition signifie : passage d’un état de chose à un autre.

 

Madame la Présidente voilà l’objectif fixé lors de votre nomination. Février 2015 est proche et préparer les élections s’avère une tâche urgente, instruire le Peuple de ses droits afin qu’il choisisse librement son Avenir est un rôle exigeant et le temps manque.

 

La façon dont vous avez été traitée lors de ce sommet, humilie la nation. ``Ces Rois`` qui y siègent, dont Monsieur Deby du Tchad, voudraient vous  contraindre à un remaniement ministériel, est-ce là l’intérêt des Centrafricains ? Pour que la Séléka (à l’origine du désastre que nous connaissons!) y revienne en force? Et qu’ainsi elle échappe aux sanctions de ses crimes graves? Le Peuple centrafricain a  droit à la Justice!

 

On ne peut pas balayer ses crimes contre l’Humanité comme une poussière sous la table.

 

Veuillez agréer, Madame la Présidente, l’expression de ma considération.

 

Bamboté Makombo

 

Écrivain

Lettre de Bambote Makombo à Mme Catherine Samba-Panza
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 16:44

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-07-01 12:31:38 - Les habitants du quartier Kokoro dans le 6è arrondissement à Bangui qui squattent depuis sept mois le site des déplacés interne dans la capitale centrafricaine ont fait part de leur désir de retourner chez eux, un souhait exprimé lors d’une réunion tenue samedi dernier.


Lors de cette réunion présidée par le chef du quartier, Raphael Sellé, en présence du commandant des troupes burundaises basées à Cattin pour la sécurisation de la localité, les habitants du quartier Kokoro ont souligné qu'ils comptent arriver à leurs fins en procédant par trois étapes dont l'une d'elles sera d'aller à la rencontre des musulmans du quartier commercial de KM5 dans le 3è arrondissement voisin pour sceller la réconciliation avec eux. 


Auparavant, ils ont retenu d'envoyer une mission composée du chef de quartier et de quelques habitants en vue de faire le point sur leurs maisons détruites lors des affrontements entre Séléka et Anti-Balaka, le 5 décembre 2013. 


Deux cent maisons dont une vingtaine incendiées avaient été détruites à cette occasion.

Par ailleurs, les habitants de Kokoro exigent des forces étrangères internationales déployées en République centrafricaine la sécurisation du quartier en vue de leur permettre d'opérer un retour progressif dans leurs maisons.

 

http://apanews.net/article_read-607516-des-deaceinternes-eangui-veulent-retrouver-leurs-maisons.html#sthash.TZPAY1cK.dpuf

Des déplacés internes à Bangui veulent retrouver leurs maisons
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