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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 10:00

 

 

 

 

 

23/06/14 (RFI)

 

La République centrafricaine est victime d'une « double prédation » de ses richesses, de la part des autorités et des groupes armés. C'est l'analyse faite par l'International Crisis Group, dans un rapport qui vient de sortir. Pour son directeur Afrique centrale, Thierry Vircoulon, l'une des priorités aujourd'hui est de déloger les groupes armés des zones d'exploitation de diamant par le déploiement de forces internationales.

 

Dans un rapport qui vient de paraître, l'organisation International Crisis Group (ICG) s'intéresse aux trafics de richesses en République centrafricaine. Elle y analyse comment, au fil des ans, un système de « double prédation » a été mis en place : un système d'exploitation à des fins privées de certaines richesses, soit par des proches du pouvoir, soit par des groupes rebelles. L'État centrafricain, par conséquent, n'en a pas tiré les recettes dont il aurait eu besoin.

 

Pour Thierry Vircoulon, directeur du projet Afrique centrale à ICG, il est important de mettre fin à ce système pour reconstruire l'État centrafricain. Le secteur du diamant, en particulier, pourrait être l'un des premiers à être repris en main par les autorités étatiques.

 

« Avant la crise, le secteur du diamant était en quelque sorte partagé entre le gouvernement à Bangui, et les groupes armés de l’UFDR [l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement, ndlr] et la CPJP [Convention des patriotes pour la justice et la paix, ndlr], qui contrôlaient les zones de production de diamant dans le Nord-Est, rappelle Thierry Vircoulon. Et quand la Seleka est arrivée au pouvoir l’année dernière, ces dirigeants ont cherché à étendre leur contrôle sur le secteur du diamant dans son ensemble ».

 

Afin de reprendre la main sur ce secteur, une solution consisterait à déployer sur place des troupes sous mandat international. « Il va falloir que les forces internationales se déploient dans ces zones, de manière à repousser ces groupes armés. Cela permettrait à l’État centrafricain de reprendre le contrôle de ces zones et de remettre en place un système d’exportation légitime ».

 

Thierry Vircoulon rappelle que des mesures allant dans ce sens ont déjà été appliquées avec succès, notamment en Sierra Leone : « Ce type de mesure, tel le déploiement des casques bleus dans des zones de diamant, a déjà été fait en Sierra Leone il y a dix ans, alors que le pays était confronté à un problème similaire. Le contrôle de l’État sur les zones de production de diamant a été rétabli grâce aux internationaux, et désormais la Sierra Leone exporte légitimement des diamants et en récupère les recettes qui s’imposent ».

http://www.rfi.fr/afrique/20140622-reprendre-main-le-diamant...

Reprendre la main sur le diamant, un défi pour l'Etat centrafricain
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Centrafrique-Presse.com
23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 09:58

 

 

 

 

 

23/06/14 (APA)

 

Deux éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche dans la capitale centrafricaine, Bangui.

 

La première victime, un caporal, a été pris en otage et décapitée et son corps jeté sur le pont du quartier Yakité dans le 3è arrondissement de la capitale.

 

Ses parents attristés et furieux voulaient à tout prix transporter sa dépouille jusqu’au palais de la renaissance pour le présenter à la présidente de transition.

 

Chemin faisant, ces manifestants à bord d’un véhicule pick-up transportant le corps et accompagné de centaines de personnes, scandaient : « armez nos FACA et désarmez le quartier KM5».

 

Arrivés à la Place de la République, au centre ville, les manifestants ont été stoppés par des tirs de grenades lacrymogènes des troupes de la MISCA basées sur place.


Le centre ville s’est vidé de ses occupants, majoritairement des vendeurs, et les commerces ont aussitôt fermé leurs rideaux.

 

La seconde victime, ayant le grade de caporal chef, selon les témoins, venait de braquer une moto à SICA I. En route pour Miskine, son quartier de résidence, dans le 5è arrondissement, il a été aperçu par les éléments des forces de sécurité intérieure basés devant l’Ecole Nationale de l’Administration et de la Magistrature (ENAM).

 

Ceux-ci lui ont intimé l’ordre de s’arrêter et face à son refus, ils ont fait de tirs de sommation. Le braqueur s’est arrêté mais c’était pour dégoupiller sa grenade. Au moment de la lancer sur les policiers et gendarmes, l’un d’entre eux ouvrit feu faisant exploser la grenade sur lui.

 

Deux éléments des Faca tués à Bangui
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Centrafrique-Presse.com
23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 09:39

 

 

 

 

 

le vendredi 20 juin 2014

 

Si le Cameroun est le pays voisin accueillant le plus grand nombre d’enfants réfugiés, le Tchad est également concerné par l’aggravation de la situation humanitaire en Centrafrique. Six mois après le début de la crise, plus de 100 000 personnes ont trouvé refuge au Tchad, majoritairement des enfants et des femmes. Les moyens manquent pour leur venir en aide.

 

Urgence Centrafrique

 

Je donne

 

De plus en plus de personnes se réfugient au Tchad, en laissant tout derrière elles. Bien qu’elles soient dorénavant en sécurité, ces populations se retrouvent dans une grande précarité, sous des abris de fortune.

 

© UNICEF Tchad/2014/Andriamasinoro

 

La crise humanitaire en Centrafrique, quelques chiffres :

 

• 4,6 millions de personnes touchées
• 2,3 millions d’enfants touchés
• 625 000 enfants déplacés à l’intérieur du pays
• 347 000 personnes réfugiées au total dans la région
• 80 000 réfugiés au Cameroun, dont plus de la moitié des enfants
• Plus de 100 000 personnes réfugiées au Tchad, essentiellement des femmes et enfants
 

J’agis maintenant !

 

Je fais un don.

 

Pendant que la crise en République centrafricaine s’enlise dangereusement, la situation humanitaire s’aggrave à l’échelle régionale, que ce soit au Cameroun comme au Tchad. Les deux pays voisins accueillant le plus de réfugiés centrafricains.
 
Depuis six mois et l’éclatement du conflit, la Centrafrique compte ses morts et ses blessés : des dizaines d’enfants décédés, plusieurs centaines d’enfants blessés. Sans oublier les conséquences désastreuses sur les mouvements de population, avec plus d’un demi-million de personnes déplacées, dont au moins la moitié sont des enfants.

 

Pour beaucoup de Centrafricains, l’ultime issue de secours pour échapper aux violences aveugles est d’emprunter les voies incertaines de l’exil vers les pays voisins. 347 000 personnes, dont deux tiers d’enfants, ont fui leur pays pour trouver désespérément un abri, un soutien, un appui.

 

Les réfugiés ont besoin d’une assistance vitale !

 

Imaginez quelques instants ce que peuvent vivre ces réfugiés lorsqu’ils arrivent en sécurité de l’autre côté de la frontière. En fuyant les violences, ils ont tout quitté, tout laissé derrière eux, en tirant un trait sur leur ancienne vie sans savoir quand ils pourront la retrouver, ni ce qui les attend devant eux. En arrivant dans les camps de réfugiés au Tchad, ils sont démunis, apeurés, traumatisés. C’est là que l’étape de reconstruction débute pour ces milliers d’enfants réfugiés, à commencer par une assistance vitale en eau, en santé, nutrition et un soutien psychosocial indispensable. L’éducation est également un domaine important, car ces enfants réfugiés ont dû stopper leur parcours scolaire brutalement. Des écoles temporaires sont montées pour leur permettre de reprendre le chemin de l’école. 


Répartis dans plusieurs villes et plusieurs sites d’accueil, ce sont majoritairement des femmes et des enfants qui ont besoin de cette assistance vitale.

 

Évitons une catastrophe humanitaire, soutenez l’UNICEF !

 

La pénurie de fonds est très préoccupante. La crise qui sévit aujourd’hui en République centrafricaine et dans les pays voisins est la situation d’urgence la plus importante à l’échelle régionale mais celle qui bénéficie du moins de financements pour la mise en œuvre de programmes d’aide humanitaire.

 

Moins d’un quart seulement du montant prévisionnel des besoins pour aider les réfugiés au Tchad est atteint. Ce qui fait dire à Bruno Maes, le représentant de l’UNICEF au Tchad que « sans financements supplémentaires, nos interventions ne pourront être maintenues au-delà du mois de juillet ».

 
L’UNICEF au Tchad intervient auprès de ces populations depuis leur arrivée et continue d’étendre ses actions dans les zones de transit et d’accueil au sud du pays et dans la périphérie de la capitale, Ndjamena.

 

Afin d’éviter une catastrophe humanitaire, face aux besoins de plus en plus importants de ces populations et au manque de financements disponibles, l’UNICEF en appelle à votre générosité.

 
Faites un don pour les enfants victimes du conflit en Centrafrique !

Merci.

Source : http://www.unicef.fr/contenu/actualite-humanitaire-unicef/2014/06/20/de-la-centrafrique-au-tchad-la-desolation-des-refugies-21944 

 

 

Urgence - De la Centrafrique au Tchad, la désolation des réfugiés
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Centrafrique-Presse.com
23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 09:09

 

 

 

 

 

 

Disait mon cher compatriote Mr. Alain LAMESSI en titrant son édito sur le site  Les plumes de RCA : Sous le régime de la transition tous les chats sont gris. Ce qui m’inspire à travers l’analyse de ce digne fils du Pays, qui  relevait l’inefficience de toutes ces Transitions au passage et surtout celle qu’on nous a vendus comme une Transition dite des Technocraties, qui ne nous dévoilerons a jamais le bon outil et les méthodes de travails, une carence réellement apparue  dans les non maîtrises des indicateurs, aussi dans les méthodes de résolutions de cette crise insistante. Même si, la soutraitance est au frais de la communauté international, la médiation militaire et, ainsi que l’opérabilité technique.

 

Mais que fait le gouvernement  dit des Technocrates ?

 

Ce Gouvernement des Technocrates manque cruellement de propositions, des méthodes, d’anticipation. Mais quand il faut en faire, c’est des propositions hasardeuses comme nous avons vues le 8 Juin 2014 ! Désarment volontaires on connait tous les résultats, ils sont sans surprises! Après tout ça ! Silence Radio de la part de l’initiateur ! Le Chef de la Transition Technocratique pour sa méthode hasardeuse, à cela s’ajoute une ivresse après l’échec de désarmement volontaire, ou le peuple Centrafricain constate cette euphorie demande aux rebelles Séléka et Anti-Balaka d’observer une trêve pour la coupe du monde. J’imagine que Monsieur veut regarder tranquillement la coupe du monde. De qui on se moque-ton ? En attendant les fugitifs Centrafricains dans la brousse et tous ceux qui sont dans des camps de fortunes crèves de faim, accusent la famine d’intempéries, de maladies ?!

 

Les caractéristiques de cette faillite du Gouvernement de Transition des Technocrates dans la gestion de cette crise, la politique de prévention du Gouvernement de Transition des Technocrates devrait être forte des propositions, et devrait s’exercer en amont, en coordination avec la communauté internationale, prioritairement en direction de la situation de fragilité qu’on connait aujourd’hui de l’Etat Centrafricain, dont la situation a un impact direct, non seulement sur le peuple Centrafricain, mais sur les Etats en Afrique Central et la sous région. Chose qui est quasiment sous estimé depuis toujours, dans le passé par les précédents pouvoirs.

 

En toute chose malheur est bon ! J’espère maintenant le temps de sommeil est fini, le Gouvernement Centrafricain doit s’armer d’une capacité de réaction s’appuiera sur un système de veille et d’alerte précoce, tous les exécutifs devraient maintenant êtres attentifs aux organisations de tout genre, qui devraient déceler et analyser au plus tôt les indicateurs annonciateurs de crise, nous éviterons cette ignoble carnage humaine dans l’église de Fatima et autre endroit sur le territoire centrafricain. Les technocrates devront nous démontrés leur capacité d’adaptation dans toute les situations données, ramener à la raison les différents antagonistes autour d’une table ronde. C’était l’objet des propositions du 1 Juin 2014 sur Centrafrique presse ;

 

Crise Centrafricaine : Sommes-nous dépourvue d’intelligences ou manque de volontés Politiques de relever ceux défis, de cette Anarchie généralisée ? J’avais essayé de donner des pistes de réflexions et de propositions aux différents antagonistes et dirigeants de cette Transition modestement que possible entant que l’un des fils de ce Pays.

 

Historiquement, les Etats en faillites se caractérisent notamment par une gouvernance faible, des capacités administratives limitées, des crises humanitaires chroniques, des tensions sociales persistantes, des violences récurrentes ou des répercussions soudaines de guerres civiles, une contestation de la légitimité ou de la souveraineté du régime et l’isolement sur la scène internationale.

 

L’évaluation du degré de faillite d’un Etat nécessite des modes d’analyse spécifiques pour isoler les facteurs les plus pertinents bien souvent noyés au cœur d’une masse des informations souvent mensongères où disqualifies les repères habituels, par un manque des méthodes claires et nettes, ces informations mensongères n’ont plus la même pertinence et où la corrélation entre critères devient une indispensable clé de lecture. Peuple centrafricain, hommes et femmes politique, les organes de presse. Notre Pays, notre Etat est en faillite depuis très longtemps pour cause de faiblesse de certains des enfants de ce Pays qui se disent politique, ou nostalgique d’une appartenance fanatique…etc. ! Beaucoup des fils et des filles de ce Pays, en ayant les faiblesses d’avoir la haine gratuite pour diffuser sur le Net, la diffamation en vers X, au lieu d’avoir la bonne lecture de la situation et le risque encouru notre Pays, et au lieu de faire d’effort de contribution de la sortir de cette descente enfer de notre Pays ! Que nous avons construits petit à petit, en même temps  déconstruire notre système de valeur.

 

Une fois encore de plus, je m’apprête de livrer mes réflexions, elles ont pour vocation de mettre en valeur  les analyses et les différents étapes conduisant progressivement l’Etat Centrafricain dans une situation de fragilité à la défaillance la faillite, et la crise. Elle propose, (En premier lieu l’Analyse) une grille d’analyse permettant de suivre et de caractériser l’Etat de notre Pays au travers de ces différentes étapes et (En second lieu l’approche de discernement) des clés de discernement complémentaires. Cette approche permet d’identifier des leviers d’action susceptibles de faciliter la planification opérationnelle pour l’avenir.

 

La particularité de cette approche d’éviter l’internelle recommencement, et tomber dans les erreurs du passé et de privilégier le référentiel «Gouvernance, Sécurité, Développement » qui paraissaient plus pertinents pour caractériser une spirale de crise. Elle se distingue en cela de l’approche traditionnelle articulée autour des trois domaines : « Gouvernance, Société, Développement »

 

Les aspects sécuritaires sont primordiaux, vus le temps qui cours ! Mais ne peuvent être examinés spécifiquement car ils sont intrinsèquement liés aux trois domaines proposés. Ils doivent alors faire l’objet, dans chacun de ces champs, d’une analyse spécifique…etc.

 

L’Analyse de la situation qui prévale

 

La caractérisation vue la somme de l’état Centrafricain concerné, ces trois domaines d’approche s’effectuent :

  • les structures politiques ayant été déjà aux affaires, ainsi leurs pratiques de la gouvernance (réussite ou pas réussite !)
  • les impacts sur les aspects sociologiques et sociétaux de leurs passages,
  • absences des démarches seines sur l’économie et le développement.
  •  

Dans ce cadre, la matrice de caractérisation suivante permet de suivre la dynamique d’effondrement et de classer l’évolution de la situation par les points : / A: Fragilité- Faiblesse / B : Défaillance- Déconstruction / C : Faillite-Cessation / D : Crise déclarée.

Les points de caractérisations de l’effondrement de l’Etat Centrafricain et le classement

 

I - SUR la POLITIQUE et la GOUVERNANCE

 

Point A : Fragilité- Faiblesse

Absence de pratiques élémentaires de bonne gouvernance, structures administratives et de sécurité faibles, défaillantes, despotiques, corruptions.

Point B : Défaillance- Déconstruction

Armée et forces de l’ordre démobilisées ou négligées, démotivées, indisciplinés provoque une crise, (la mutinerie contre le pouvoir de l’Etat).

Point C : Faillite-Cessation

Impossibilité pour l’Etat d’assurer sa propre sécurité, institution publiques processus politiques et mécanismes locaux dépourvus d’efficacité et de légitimité.

Point D : Crise déclarée

                Groupes armés soutenus par d’autre Etats, Trans-nationalisation des phénomènes.

 

II - ASPECTS SOCIOLOGIQUES et SOCIETAUX

 

Point A : Fragilité- Faiblesse

Incapacité de fournir des services vitaux à la population, Pauvreté chronique, Phénomènes perturbateurs, groupes rebelles, idéologiques, terroristes, criminalisations de revendications.

Point B : Défaillance- Déconstruction

Mécontentement de la population, Regroupements identitaires et communautaires, Apparition de zones grises, Revendications séparatistes, Populations déplacées

Point C : Faillite-Cessation

Les mouvements de contestation se fédèrent, Instrumentalisation des phénomènes identitaires et communautaires, Apparition de factions, Émeutes.

Point D : Crise déclarée

Impact sur les populations : besoins primaires, accès aux soins, à l’éducation, infrastructures, Exacerbation des revendications communautaires.

 

III – ECONOMIE et DEVELOPPEMENT

 

Point A : Fragilité- Faiblesse

Développement économique, Financier entravé, Privatisation de l’économie

Point B : Défaillance- Déconstruction

                Prélèvements sur les rentes (pétrole ?, matière première), Sécurité = coût d’exploitation

Point C : Faillite-Cessation

Corruption des élites politiques et administratives, Menace sur les Indépendances

Point D : Crise déclarée

Menaces sur les activités d’extraction, Manque de Modèle d’Organisationnel, Fuite des élites, Exodes, Economie de guerre

 

Cette matrice résume la dynamique d’effondrement

 

Un Etat qui s’effondre évolue comme un système complexe constitué de trois principaux sous-systèmes :

  • politique et gouvernance,
  • aspects sociologiques et sociétaux,
  • économie et développement.

La problématique sécuritaire ne constitue pas à proprement parlé un sous-système en soi mais n’est que la conséquence induite par la dégradation de ces trois sous-systèmes.

Chacun de ces sous-systèmes suit sa propre trajectoire d’effondrement. Compte-tenu des interactions s’opérant entre sous- systèmes, l’analyse ne peut se porter indépendamment sur chacun d’entre eux. Elle a pour objectif la caractérisation des phénomènes et évènements par l’approche d’indicateurs-types.

 

Chacun des trois sous-systèmes peut s’analyser en détail.

 

Ces grilles visent à :

 

  • identifier les indicateurs-types les plus pertinents caractérisant l’effondrement de l’Etat et la possible imminence d’une crise,
  • enrichir ces indicateurs-types et caractériser leur évolution,
  • identifier les acteurs ou les groupes d’acteurs, leurs modes d’action,
  • Évaluer des prises d’amplitude ou déceler l’entrée en résonance des phénomènes
  •  

LES INDICATEURS-TYPES : POLITIQUE ET GOUVERNANCE

 

Souveraineté et pratiques de gouvernance :

 

  • Exercice des tâches régaliennes (sécurité /droit et justice /finance et monnaie) ; souveraineté (capacité exercer son autorité politique) ; Légitimité (capacité à faire accepter son autorité politique)
  • Responsabilité (capacité à rendre compte auprès de la population ou de communauté internationale)
  • Perte de contrôle du territoire (zones grises – sanctuarisation)
  • Perte de contrôle des frontières
  • Perte de l’application du monopole de la force (forces armées, police, gendarmerie)

 

Contrôle de l’appareil d’Etat

 

  • Perte ou absence de contrôle des Agences publiques (Administrations centrales…etc.)
  • Déviance des pratiques des services de sécurité intérieure

 

Application des tâches principales

 

  • Dégradation ou absence de services publics essentiels (sécurité, éducation, santé, transports)
  • Inefficacité du système judiciaire ou opacité de fonctionnement

 

Liberté fondamentales

 

  • Système de répression à la solde du pouvoir
  • Attente aux libertés : presse, religion, opinion, expression
  • Pyramide des âges et jeunesse de la population
  • Accès aux besoins primaires
  • Rivalités pour le contrôle des territoires
  • Intensité des rivalités de frontières
  • Pénuries alimentaires ou épidémies
  • Mouvements de répression ethniques ou politiques*
  • Accès aux lieux de croyance ou de mémoire
  • Forte concentration de population dans certaines régions

 

Regroupements communautaires et menaces sur la cohésion

 

  • Exacerbation des tensions
  • Groupes communautaires de substitution aux services à la population, connexions entre groupes
  • Rivalités entre groupes communautaires
  • Insécurités transfrontalières
  • Rancœurs et frustrations communautaires
  • Mythes et facteurs de cohésion nationale contestés

 

Violences génératrices de conflit

 

  • Entre communautés
  • A l’encontre du pouvoir en place
  • A l’encontre d’un pays voisin

 

LES INDICATEURS-TYPES : ECONOMIE ET DEVELOPPEMENT

 

Indices de déclin économique

 

  • PIB
  • Endettement du pays
  • Revenu individuel moyen
  • Secteurs d’activité
  • Performance des entreprises

 

Critères macro-économiques

 

  • Dépendance vis-à-vis du prix des matières premières
  • Flux d’investissements étrangers
  • Capacité à rembourser la dette nationale
  • Capacité à payer les salaires des fonctionnaires et pensions
  • Dépendance vis-à-vis des aides humanitaires et action internationales

 

Inégalités de développement

 

  • Education
  • Emploi / chômage des jeunes
  • Répartition des richesses
  • Famines, épidémies

 

Il faut ajouter des Clés de discernement complémentaires

 

Deux clés de discernement absolument tenir compte de la situation actuelle de la République Centrafricaine vue son état de fragilité de cette crise multiforme :

 

  • une approche spécifique des notions de souveraineté en péril, de légitimité et de démocratie en Etat faible lesquelles doivent être elles -aussi relativisée et adaptée à la culture politique et aux pratiques sociétales de notre Pays (culture, religion, maturité politique)
  •  
  • les temps des supposés politiques avoués, juste par positionne pour la présidentielle, sans tenir compte des enjeux sociétaux, économiques propre de notre pays, après cette Transition qu’il faut sérieusement recadrer.

 

Enfin, l’analyse doit aussi intégrer des données qui dépassent la seule échelle du pays. L’analyse et les grilles de suivi peuvent être croisées par groupes de pays pour aborder la crise au niveau régional. On pourra ainsi en déduire des leviers d’action sur le plan national et à l’échelle régionale.

 

En disant ça ! Je ne dis rien. Il faut nous les Centrafricains, devrons pousser notre vigilance au delà de cette Transition, dans les choix au moment de la reprise de l’ordre constitutionnel pour le bien être de tous. Ces analyses! Elles ont pour objectif d’apporter des éléments pour comprendre et améliorer l’interopérabilité de cette crise, pour préparer nous même notre future.

 

Fait à Lyon 22 Juin 2014

 

Mr. Aubin-Roger KOMOTO

 

Ingénieur Consultant SI & SGBDRs

 

 

Tribune libre : La Centrafrique : Pays de tous les paradoxes, ou un vaste chantier des expériences politico-militaires insolites ! par Aubin-Roger Komoto
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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 21:15

 

 

 

 

 

 

21/06/2014 à 18:15  AFP

 

La situation en Centrafrique reste "extrêmement fragile", a estimé samedi le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, pour qui il faut "reprendre des initiatives" dans le sens de la pacification et c'est "aux responsables politiques africains de le faire".

 

Sur le plan sécuritaire, "malheureusement, la situation n'est pas encore stabilisée, parce qu'il y a beaucoup de haine, des volontés de représailles et de vengeance, des groupes armés qui ne sont attirés que par des règlements de comptes de court terme", a déclaré M. Le Drian à des journalistes à La Teste-de-Buch (Gironde), à l'occasion d'un meeting aérien.

 

Il a rendu hommage aux 2. 000 militaires français de l'opération Sangaris, déployés depuis décembre 2013 pour enrayer les violences interconfessionnelles, et qui "accomplissent une mission qui exige beaucoup de sang-froid, beaucoup de vigilance".

 

Mais leur rôle, a-t-il rappelé, est "d'assurer le relais" jusqu'au déploiement de la force de l'ONU "à partir du mois de septembre".

 

Le ministre a souhaité que "Catherine Samba Panza, la présidente de transition, et les chefs d’État concernés, et l'Union africaine, puissent établir les conditions d'une pacification interne et d'une réconciliation nationale. C'est ça l'essentiel".

 

"Peut-être qu'il faut reprendre des initiatives, ce n'est pas à la France d'être en première ligne sur ce point, c'est aux responsables politiques africains de le faire", a ajouté M. Le Drian, qui estime que "beaucoup d'entre eux en sont conscients".

 

Le ministre de la Défense participait à la Base aérienne 120 à un meeting pour les 80 ans de l'Armée de l'air, avec démonstrations d'avions tel que Rafale, Mirage F1, A400M, rencontrant les personnels, avant une démonstration de la Patrouille de France.

 

 

La crise en Centrafrique a un fort impact sur la vie économique

 

AFP le 21/06/2014 à 20:59

 

La crise en Centrafrique a un fort impact sur la vie économique du pays. A Bangui, de nombreuses entreprises ont été pillées et le départ de milliers de musulmans affecte le commerce. Les prix des produits de première nécessité ont flambé, rendant la vie très difficile pour beaucoup.

Centrafrique: situation encore "fragile", selon Le Drian
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Centrafrique-Presse.com
21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 11:29

 

 

 

 

 

OSLO, 21/06/14 (Xinhua) -- Le gouvernement norvégien va fournir une aide supplémentaire de 50 millions de couronnes (8,33 millions USD) à la République centrafricaine (RCA) afin de renforcer la réponse humanitaire.

 

Cette promesse de don a été faite lors d'une réunion à Oslo entre le ministre norvégien des Affaires étrangères, Borge Brende, et la présidente par intérim de la RCA, Catherine Samba-Panza.

 

Parmi les 4,6 millions d'habitants de la RCA, plus d'un cinquième ont fui leurs maisons et plus de la moitié souffrent du manque de nourriture, d'eau potable, d'un toit et de soins de santé, a affirmé le ministre norvégien des Affaires étrangères.

 

Les Nations Unies et les agences humanitaires n'ont reçu que 34% des 3,4 milliards de couronnes nécessaires pour les aides d'urgence en RCA.

 

La Norvège avait déjà alloué des fonds à la RCA par le biais du Programme alimentaire mondial (PAM), Médecins Sans Frontières et les agences onusiennes. Ses aides humanitaires à ce pays se sont élevées à 110 millions de couronnes cette année.

La Norvège accorde une aide supplémentaire de 8,33 millions USD à la RCA
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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 11:27

 

 

 

 

 

21/06/14 (RFI)

 

En Centrafrique, les deux tendances des anti-balakas, qui s'étaient divisées, annoncent qu'elles se sont réconciliées. Deux ONG centrafricaines ont effectué une médiation entre Sébastien Wenezoui et Patrice Edouard Ngaissona. Le premier a finalement accepté d'être le numéro 2 du mouvement, en laissant le second occuper le poste de coordinateur national.

 

La scission qui avait eu lieu au mois de mai à la tête des anti-balakas entre Sébastien Wenezoui et Patrice Edouard Ngaissona avait rendu un peu plus illisible la structure de cette mouvance et rendu plus complexe encore toute discussion avec les milices.

 

La médiation qui vient d'être effectuée par deux ONG centrafricaines, Pareto et Mou Da, permettra-t-elle aux anti-balakas de parler d'une seule voix ? A l'issue d'une réunion qui s'est tenue hier dans les bureaux du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Sébastien Wenezoui a en tout cas indiqué à RFI qu'une nouvelle organisation avait été mise en place, dans laquelle il acceptait de jouer le rôle de numéro 2.

 

« Une chose s'est dégagée : que M. Ngaissona soit le coordinateur national, et que je sois le coordinateur national adjoint. Nous allons enterrer nos haches de guerre, et désormais nous serons sur le droit chemin pour qu'ensemble on ramène la paix en République centrafricaine. »

 

Sébastien Wenezoui annonce pour mardi prochain une grande réunion des anti-balakas afin de faire la démonstration de cette unité retrouvée.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140621-rca-anti-balakas-wenezoui...

 

En RCA, les anti-balakas disent retrouver le chemin de l'unité
En RCA, les anti-balakas disent retrouver le chemin de l'unité
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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 11:24

 

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 21-06-2014

 

Les besoins de quelque 110.000 personnes ayant fui les violences en Centrafrique restent sous-financés, alors que les bailleurs de fonds ont montré un engagement fort en faveur du Tchad il y a un mois.

 

"Au cours du dernier mois, les donateurs ont montré un engagement fort pour la réponse humanitaire au Tchad. Le financement du plan de réponse stratégique 2014 du Tchad (PRS) a plus que doublé, passant de 7% à 15%. Au 2 juin, il s'est positionné à 79 millions de dollars. Le plan de réponse reste toutefois parmi les moins financés des 24 PRS dans le monde entier", déclare Mme Alice Sequi, Cheffe de Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) au Tchad.

 

La Commission européenne a annoncé, début mai, qu'elle allouera trois millions euros pour l'aide vitale en faveur des personnes qui fuient la RCA au Tchad. Le nouveau financement, y compris trois millions d'euros pour l'assistance vitale au Cameroun voisin, annoncé au même moment que celui du Tchad, porte l'aide humanitaire de la Commission pour la crise de la RCA à 51 millions d'euros depuis décembre 2013.

 

Le 11 janvier, le gouvernement allemand a décidé de mettre à disposition 3,8 millions d'euros en faveur des personnes touchées par la crise centrafricaine au Tchad et aux réfugiés du Soudan.

 

"Avec cette allocation nous voulons exprimer notre sympathie et notre solidarité à ceux qui sont devenus des victimes des crises dans leur pays d'origine ou des victimes des aléas climatiques au Tchad", a déclaré à Xinhua Helmut Kulitz, ambassadeur d'Allemagne au Tchad.

 

"Grâce à la généreuse contribution de l'Allemagne, le PAM (Programme alimentaire mondial, Ndlr) va pouvoir continuer à mettre en œuvre le programme de transferts sous forme de coupons dans les sites au sud du Tchad", explique directrice au Tchad, Mme Lauren Landis. "Avec la contribution de l'Allemagne, le PAM pourra financer deux mois du programme de coupons auprès de plus de 100 000 personnes."

 

"Malgré les récentes contributions, la réponse aux besoins vitaux d'urgence en faveur des 100.000 personnes arrivées de la RCA au Tchad est gravement sous-financée", déplore Mme Alice Sequi.

 

La construction d'abris d'urgence dans des camps au sud n'est que partiellement financée. Pour poursuivre l'aide alimentaire dans le sud, le Programme alimentaire mondial (PAM) a besoin de 9,6 millions de dollars pour couvrir les six prochains mois.

 

L'Organisation internationale des migrations (OIM) avait déjà réduit sa présence sur le terrain à trois équipes mobiles puisque l'organisation avait lancé un appel de plus de 29 millions de dollars pour sa réponse, mais elle n'a reçu que moins de deux millions de dollars.

 

Le Plan de Réponse Stratégique (PRS) pour 2014 demandant 527 millions de dollars a reçu 38 millions de dollars (7,3%). Quelques sept millions de dollars supplémentaires sont promis par la Commission européenne, la Suède, la Suisse et le Japon.

 

Le total des besoins humanitaires causés par la crise en RCA au Tchad est estimé par la communauté humanitaire à 137 millions USD pour les six prochains mois. Le plan de réponse du gouvernement tchadien estime, lui, les besoins à 48 milliards F CFA (soit 98 millions USD), cependant ce plan est plus vaste que celui des humanitaires.

 

Si le gouvernement a pu recevoir des promesses de dons d'onze milliards F CFA, le gap chez les humanitaires reste énorme: 111 millions USD que le coordonnateur résident et humanitaire, représentant des Nations Unies au Tchad, s'investit à combler en faisant un plaidoyer fort au niveau international.

 

Début novembre 2013, la cheffe d'OCHA avait déjà visité le pays pour attirer l'attention sur cette crise sous-financée et rappeler de ne pas oublier les autres besoins humanitaires du Tchad face à la crise centrafricaine, notamment la malnutrition et l'insécurité alimentaire dans sa bande sahélienne. Aujourd'hui, ces besoins restent toujours énormes.

 

"Les abris d'urgence, l'eau et l'assainissement demeurent les priorités", précise la cheffe du Bureau OCHA au Tchad. Il y a trois semaines, les premières pluies ont détruit presque les deux tiers des tentes et inondé le camp temporaire de Zafaye à Gaoui, à la sortie nord-est de N'Djamena, compte tenu de l'insuffisance de drainage.

 

Plus de 230 personnes sont maintenant obligés de vivre dans un hangar communautaire déjà affaibli par les rayons ultraviolets et la chaleur pendant les quelques derniers mois. Au sud du Tchad, le site de transit de Doyaba s'est retrouvé aussi inondé à la suite des pluies du début du mois. La tente faisant office de centre de santé géré par l'ONG International Rescue Committee (IRC) a été emportée.

 

"La construction de camps temporaires doit être accélérée pour éviter les épidémies", indique Mme Alice Sequi. Deux camps temporaires sont en construction par des ONG nationales qui gèrent les sites, en coopération avec le HCR pour la planification du site et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) pour l'eau, l'hygiène et l'assainissement. A la date du 2 juin, près de 50.000 personnes vivaient encore dans des sites de transit et les camps temporaires dans le sud du pays et près de N'Djamena.

 

"Conformément aux efforts visant à offrir de meilleurs services aux personnes séjournant dans les sites de transit, les travaux sont en cours pour préparer les camps temporaires plus formels pour accueillir les personnes touchées par la crise de la RCA", rassure la responsable d'OCHA au Tchad.

 

Elle exhorte les acteurs humanitaires à ne pas se concentrer uniquement sur les nouveaux sites, mais aussi continuer à aider les gens sur les sites de transit existants de Doyaba, Doba, Sido, Mbitoye et Baibokoum.

 

En plus des abris, les activités WASH demeurent une priorité. Car dans beaucoup de sites, moins de la moitié des latrines nécessaires est disponible; beaucoup de latrines ont atteint la limite de leur capacité et la défécation à l'air libre risque de contribuer à propager des maladies.

 

"En même temps, le secteur de la santé doit être renforcé pour éviter les épidémies", plaide-t-elle enfin. Selon elle, les professionnels de la santé sur les sites font état d'une augmentation significative des cas de diarrhée, de paludisme et d'infections respiratoires aiguës coïncidant avec le début de la saison des pluies.

 

Depuis la fin décembre 2013, plus de 110.000 personnes ont été enregistrées au Tchad fuyant les violences en République centrafricaine (RCA) voisine, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

Tchad: pas d'argent pour répondre à l'afflux des réfugiés de la Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 11:22

 

 

 

 

 

http://radiookapi.net/   20 juin, 2014 à 6:13

 

Cinquante-trois mille six cents réfugiés centrafricains sont à ce jour enregistrés au Nord de la province de l’Equateur. Toutes ces personnes ont fui la guerre dans leur pays après la chute en mars 2013 du régime de François Bozize. Parmi ces personnes, plusieurs enfants se sont retrouvés sans parents. Certains ont impuissamment assisté à la mort de leurs parents. Ils racontent qu’ils ont du mal à se souvenir de ces moments douloureux.

 

Des réfugiés centrafricains traversent tous les jours la frontière congolaise pour trouver refuge dans les localités de l’Equateur, à cause de l’insécurité qu’entretiennent les milices ex-Seleka et anti-Balaka en Bangui.

 

Ces nouveaux réfugiés centrafricains ont traversé la frontière pourtant fermée par les autorités centrafricaines depuis le jeudi 5 décembre. Ils rejoignent sur le sol congolais leurs compatriotes, qui avaient fui les affrontements entre les militaires fidèles à l’ex-président François Bozizé et  les ex-rebelles de la Seleka, qui ont pris le pouvoir à Bangui depuis mars dernier.

 

A Biyabu dans le territoire de Libenge, le camp érigé par le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) abrite 10 000 personnes. Elles vivent dans des conditions difficiles.

 

Des enfants rencontrés sur place regrettent les circonstances dans lesquelles ils se sont séparés de leurs familles. C’est le cas d’un jeune enfant, Freddy Bwemawa, âgé de 13 ans.

 

« Les Seleka ont tué mon père. J’étais séparé avec ma famille. Certaines personnes de ma famille sont parties à Kinshasa. Moi je suis resté ici seul », raconte-t-il.

 

Les frères Fred et Cyril Goulamoko, âgés respectivement de 12 et 14 ans, sont de la confession musulmane. Avant de prendre fuite, ils étaient à l’école. Et c’est là que les crépitements des balles des anti-Balaka les avaient surpris. Depuis, ils n’ont plus revu leurs familles.

 

Fred Goulamoko relate :

 

« Les militaires étaient en train de tirer les balles. Nous étions à l’école. Après, nous sommes rentrés à l’école. Lorsque nous sommes entrés, nous n’avons pas trouvé nos parents ».

 

En cours de route, ils ont rencontré une dame qui fuyait avec ses enfants qui les a protégés et les a conduits au camp Batalimo du HCR.

 

Jusqu’à ce jour, ils n’ont aucune information sur leurs parents.

 

Ils sont nombreux, hommes, femmes et enfants séparés de leurs proches, qui vivent dans la déchirure de la séparation à cause de la guerre. Le HCR prend en charge les enfants non accompagnés.

 

La Croix-Rouge aide les réfugiés qui recherchent leurs familles à diffuser leurs messages. Elle a réussi à localiser les parents de deux enfants non accompagnés à Betou au Congo-Brazzaville.

 

Selon les statistiques fournies par la Commission nationale de réfugiés (CNR), plus de 320 000 refugiés de plusieurs nationalités africaines sont actuellement en RDC tandis que 440 501 congolais se sont réfugiés principalement dans les pays limitrophes.

 

Equateur : 53 600 réfugiés centrafricains enregistrés depuis 2013, selon le HCR
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Centrafrique-Presse.com
20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 17:15

 

 

 

 

http://www.la-croix.com/   20/6/14 - 15 H 40

 

La radio RFI implante pour la première fois un de ses clubs dans un camp de réfugiés, en cette Journée mondiale qui leur est consacrée.

 

Dans le camp de Molé, en République Démocratique du Congo, des milliers de Centrafricains ont fui leur pays depuis le début de la crise.

 

À suivre, ce vendredi 20 juin, une journée spéciale sur l’antenne.

 

À seulement 35 kilomètres au sud de Bangui, la capitale centrafricaine, se situe le camp de Molé, au cœur de la brousse. C’est là, en République Démocratique du Congo, que des milliers de Centrafricains ont trouvé refuge depuis le début des affrontements entre Séléka et anti-Balaka. Créé en Juin 2013, le camp a doublé de volume en décembre, en passant de 4 000 à 8 000 personnes. Il en compte aujourd’hui 12 000, essentiellement des jeunes de moins de 20 ans.

 

Fidèles auditeurs de la radio mondiale RFI en Centrafrique, les réfugiés ont demandé auprès du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) la création d’un Club, comme il en existe déjà à Bangui.

 

DES REGROUPEMENTS SPONTANÉS D’AUDITEURS

 

C’est ainsi que fonctionnent ces Clubs, toujours par regroupements spontanés d’auditeurs et ce, depuis 1995. Ils rassemblent aujourd’hui près de 100 000 adhérents sur tous les continents. RFI leur apporte un soutien d’organisation ou de logistique mais la gestion se fait au niveau local. Avec une offre d’activités culturelles, sportives ou éducatives, les Clubs se retrouvent à l’antenne dans l’émission « Le Club RFI » et sur Internet via un site et un blog.

 

Au centre de réfugiés de Molé, le nouveau Club permettra d’accompagner des populations qui sont en manque de tout. « Le président du Club espère ainsi apporter un supplément d’âme », confie Sébastien Bonijol, du service des auditeurs de RFI et de retour du camp, en RDC. Parmi les priorités du tout jeune club, on trouve la sensibilisation, notamment contre le sida. Les missions sanitaires ne résument pas à elles seules tous les objectifs de cette structure qui vise aussi à amener un esprit de solidarité et d’amitié. Le Club va ainsi participer au tournoi de football des Clubs RFI, qui se déroule en parallèle de la Coupe du monde, et organiser un atelier de capoeira, afin d’occuper ces populations désœuvrées. Sébastien Bonijol en est certain, « les réfugiés vont écouter la station toute la journée et cela leur mettra du baume au cœur de voir qu’on parle d’eux à des milliers de kilomètres. »

 

DES CLUBS SOLIDAIRES ENTRE EUX

 

L’arrivée d’un Club RFI permet aussi d’apporter la solidarité des autres Clubs et tout particulièrement de ceux présents en RDC. Ainsi, les Clubs de la région des grands lacs, à l’est du pays, vont bientôt mettre en route une caravane de la paix qui sillonnera les environs. Lors de son déplacement à Molé, Sébastien Bonijol était ainsi accompagné de Félix Kabena, le président du Club RFI de Kinshasa, qui n’avait jamais quitté la capitale et était ravi d’aller à la rencontre des populations. « Il vient d’ailleurs de m’envoyer par mail cette phrase amusante :’la fille qui n’a jamais voyagé croit que sa mère est la meilleure cuisinière du monde’. »

 

Tout au long de la journée, RFI propose sur son antenne une programmation spéciale, avec notamment des reportages sur les réfugiés en Afrique (dont celui de Sébastien Bonijol à Molé), que les auditeurs pourront retrouver dans les sessions d’information, toutes les 30 minutes. À 19 h 40, le débat du jour aura pour thème « En fait-on assez pour les réfugiés ? »

 

Si le 2 Juin était au départ la Journée africaine des réfugiés, la date est depuis 2001 celle de la journée mondiale, à l’initiative des Nations unies. À noter que l’Église catholique organise chaque année, au mois de janvier, la journée mondiale du migrant et du réfugié, dont la 100e  édition s’est déroulée cette année.

 

Yoann Labroux-Satabin

RFI ouvre un « Club » dans un camp de réfugiés
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