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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 21:47

 

POINT DE VUE

 

Par Yann Gwet (chroniqueur Le Monde Afrique)

 

LE MONDE Le 23.09.2016 à 14h26 • Mis à jour le 23.09.2016 à 14h31

 

« Ici c’est la France, c’est pas le Gabon. Si vous voulez retourner au Gabon, allez-y ! » C’est par cette réplique toute sarkozyenne que l’ancien président français a répondu, mercredi 21 septembre, à un groupe de jeunes Gabonais venus perturber, aux cris de « Sarko, viens chercher Ali ! », un meeting de campagne du candidat des primaires de la droite qui se déroulait à Marcq-en-Barœul (Nord).

 

En 2009, Nicolas Sarkozy avait été le premier dirigeant occidental à reconnaître les résultats d’un scrutin pourtant contesté, et le premier à féliciter le vainqueur officiel, Ali Bongo, après les dirigeants libyen, camerounais et marocain.

 

Le moins que l’on puisse dire de cette poignée d’opposants gabonais est qu’ils sont bien « entrés dans l’Histoire », faisant écho à l’un des points les plus insultants pour les Africains du discours de Dakar de M. Sarkozy en 2007. Ils ont aussi certainement encore en mémoire cette réflexion exquise d’Omar Bongo : « Le Gabon sans la France, c’est comme une voiture sans chauffeur ; la France sans le Gabon, c’est une voiture sans carburant. »

 

Evidemment, cette présence gabonaise un peu bruyante à Marcq-en-Barœul n’était pas du goût des partisans de Nicolas Sarkozy, lesquels ont ponctué la délicatesse de leur idole « d’applaudissements nourris ». C’est que, les pauvres, eux ne sont malheureusement pas entrés dans l’Histoire françafricaine !

 

« J’ai pensé à de Gaulle, et j’ai eu honte »

 

Car leur champion a soigneusement omis de leur dire que les Gabonais présents à ce meeting n’étaient pas des trouble-fête, mais des financiers historiques de la démocratie française. Et que, à ce titre, ils méritaient un accueil d’une autre nature ! Souvenez-vous du récit fracassant de l’avocat français Robert Bourgi dans Le Journal du dimanche, en septembre 2011, intitulé « J’ai vu Chirac et Villepin compter les billets ». Celui que l’on considère comme l’héritier spirituel de Jacques Foccart, fondateur de la Françafrique, raconte les valises de billets remises à Jacques Chirac par des présidents africains, en particulier Omar Bongo et notamment pour la campagne de 2002. « Lors des grandes remises de fonds, j’étais attendu comme le Père Noël. En général, un déjeuner était organisé avec Jacques Chirac pour le donateur africain, et ensuite, la remise de fonds avait lieu dans le bureau du secrétaire général [Dominique de Villepin]. Une fois, j’étais en retard. [Omar] Bongo, qui m’appelait fiston et que j’appelaispapa, m’avait demandé de passer à 14 h 45 (…). J’avais un gros sac desport contenant l’argent et qui me faisait mal au dos tellement il était lourd. Bongo et Chirac étaient confortablement assis (…). Je les ai salués, et je suis allé placer le sac derrière le canapé. Tout le monde savait ce qu’il contenait. Ce jour-là, j’ai pensé au Général [de Gaulle], et j’ai eu honte. »

 

Mais il n’y a pas que les millions de dollars pour le RPR, puis l’UMP. Il y a aussi le pilotage, à Paris, de la politique gabonaise. A l’attention des « sarkozystes » de Marcq-en-Barœul, voici comment Jacques Foccart relate, dans ses Mémoires, un entretien avec Omar Bongo au cours d’une des visites de celui-ci à Paris, en 1968 : « Bongo vient comme prévu à 10 h 30 et il ne part que vers 18 heures. C’est dire que nous avons de très longues conversations, qui manifestement sont essentielles, car nous avons pu mettre au point beaucoup de choses sur la politique que le Gabon doit suivre. »

 

Le cadeau de la franchise

 

Vous me voyez venir : en venant interpeller un homme politique français de premier plan lors d’un meeting de campagne, ces jeunes Gabonais étaient bien dans l’esprit des relations historiques entre les deux pays. Ce qui ne les empêche pas d’avoir tort : ils n’ont pas perçu l’incohérence complète de leur démarche ! De fait, ils sont venus, au nom de la « démocratie », réclamer l’intervention d’un responsable français pour rétablir la victoire de leur champion, Jean Ping, dans ce qu’ils estiment être un vote truqué par le président sortant, Ali Bongo.

 

Chers camarades Gabonais, vassalité et démocratie sont antinomiques ! Soit vous voulez l’immixtion de la France dans les affaires gabonaises, soit vous voulez la démocratie. Car la démocratie s’accommode mal d’ingérences extérieures. Son cadre naturel, comme le disait de Gaulle, est la souveraineté nationale.

 

Le directeur de l’Institut de prospective économique du monde méditerranéen (Ipemed), M. Jean-Louis Guigou, expliquait récemment dans ces colonnes que « l’Afrique est une chance pour la France et pour l’Europe ». Je le crois aussi. Mais l’examen de la longue histoire des relations entre la France et l’Afrique ne permet pas de soutenir la réciproque. La première s’est rarement rangée au côté des peuples de la seconde. Mais est-ce bien sa vocation ? Et donc, amis Gabonais rabroués par M. Sarkozy, celui-ci ne s’est pas montré respectueux ni très subtil, mais il vous a au moins fait le cadeau de la franchise. Vous n’avez plus rien à attendre de la France ! Détournez-vous-en une fois pour toutes et contribuez au long, difficile, improbable, mais nécessaire combat pour la pleine maîtrise de votre destin. Et donc pour l’édification de la « démocratie » que vous appelez tant de vos vœux.

 

Yann Gwet  est essayiste camerounais.

 

Yann Gwet chroniqueur Le Monde Afrique

Lu pour vous : « Camarades Gabonais, M. Sarkozy a raison : n’attendez rien de la France, retournez au pays ! »
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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 21:08

 

 

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 24 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 24 septembre 2016 (RJDH)–Les premiers soldats centrafricains sont en formation opérationnelle depuis le mois passé. Dans une interview accordée au RJDH, le général de division Eric Hautecloque Raisz, patron de la mission européenne chargée de former les Forces Armées Centrafricaines (FACA), a rassuré sur l’issue de cette formation et a annoncé que le comité de sanction des Nations -Unies a autorisé l’EUTM d’utiliser les armes pour entrainer les FACA.

 

RJDH : Mon général Bonjour

 

Eric Hautecloque Raisz : Bonjour.

 

RJDH : Après le conseil déjà de l’EUMAM auprès des FACA, l’EUTM a pris la relève pour s’occuper de la formation opérationnelle. Combien de bataillon avez-vous déjà formé à ce jour ?

 

EHR : Effectivement entre EUMAM et EUTM, EUTM s’occupe de la formation opérationnelle. Cette formation opérationnelle a déjà commencé au mois d’aout pendant un mois avec la première compagnie du bataillon n°3.

 

Nous avons fait un Etat des lieux pour évaluer ce que les soldats et les cadres savent faire et nous avons fait ce que nous appelons un pré-entrainement pour remettre tout le monde au même niveau. Il y a une semaine, nous avons commencé à former cette première compagnie pour un programme qui va durer douze semaines  et qui permettra de rendre la compagnie opérationnelle pour remplir les missions que l’on appelle de contrôle de zone et effectuer des missions telles que des Cheick points , la patrouille, la défense des points, l’accompagnement des convoies…

.

Ce qui est important, c’est que l’entrainement que nous pratiquons concerne la chaine de commandement donc on entraine les chefs à commander. Cela concerne l’ensemble des soldats et dans plusieurs domaines. Il ya le domaine moral, le savoir être, celui du comportement comme c’est marqué sur une affiche à l’entrée du Camp Kassaï, nos forces armées sont  au service du peuple, pour que l’armée soit bien au service du peuple. Ensuite la tactique, le tir, la condition physique, le secourisme et bien sur des matières techniques, la topographie (lire une carte) des choses comme ça.

 

RJDH : Le réarmement des compagnies formées, sera-t-il automatique après la formation ?

 

EHR : Le rétablissement de la capacité opérationnelle a trois composantes : des gens qui sont formés et entrainés, c’est ce qu’on est en train de faire, des gens qui sont équipés, on travaille dessus avec le  Ministère et avec l’état-major des armées et des gens qui seront soutenus quand ils partent en mission et ça c’est la responsabilité de l’état-major des armées que de pouvoir les soutenir.


Les soutenir ça veut dire l’alimentation, les conditions de logement. Pour le moment c’est une très bonne nouvelle nous avons reçu l’autorisation et la réponse est arrivée le 21 de la part du comité de sanction qui autorise l’autorisation de l’armement pour entrainer les FACA.

 

C’est-à-dire que depuis deux jours, nous pouvons utiliser  les armes pour faire des exercices tactiques  et de tir. En parallèle, on a avec la Minusca un projet pour rénover le chantier. Les travaux sont en cour à Kassaï et dans trois ou quatre semaines les travaux devraient être terminés. J’espère qu’ils ne prendront pas de retard. Et donc on vous invitera à l’inauguration du premier tir que pourront refaire les soldats des FACA. Ce sera très probablement en présence du ministre de la Défense d’ici quatre semaines et je trouve que ces très enthousiasmant que de pouvoir redonner cette dignité aux FACA  que de pouvoir s’entrainer au tir et de pouvoir s’entrainer au combat avec de l’armement.

 

RJDH : Mon général cette autorisation réside dans le fait que les FACA peuvent utiliser  ou que les armes doivent être utilisées par l’EUTM pour la formation ?

 

EHR : Pour le moment, le dialogue que j’ai entrepris avec le comité des sanctions c’est uniquement pour l’entrainement et la formation. Mais très clairement la prochaine étape va être de travailler que la compagnie qui soit formée qu’on puisse l’envoyer en opération pour remplir des missions et qu’à ce moment-là bien sûr qu’elle soit équipée avec des armes et des véhicules etc. Donc on est en train de travailler  sur l’équipement  de cette compagnie et ceci va s’accompagner d’une demande auprès du comité de sanction.

 

RJDH : Mon général quel est le degré de votre collaboration avec la Minusca ?

 

EHR : Nous venons de commencer  la formation il y a un mois. Pour former la première compagnie, il faut au total 14 semaines, donc la première compagnie sera formée d’ici le mois de décembre. Pour le moment au  niveau de l’EUTM, nous n’avons pas terminé la formation de la première compagnie. Je sais qu’au  niveau de la population, il y a envie de voir les FACA rétablies dans leur responsabilité et ce qu’il faut savoir c’est que ça prend du temps. Le président de la République a demandé à ce que ça soit fait de manière robuste pour que réellement les gens que l’on forme soient bien formés et capables de remplir leurs missions.

 

RJDH : Pouvez-vous nous parler un peu du chronogramme de votre mission dans l’exécution de la phase opérationnelle de cette formation ?

 

EHR : La mission EUTM est ici pour deux ans reconductibles c’est-à-dire au total, ça peut faire quatre ans. Le lancement des deux années a été fait le 20 septembre du point de vue administratif au niveau de l’Union Européenne, donc nous avons devant nous deux fois deux ans depuis le 20 septembre pour travailler à la formation.

 

La formation d’une compagnie dure au total 14 semaines et ça, nous avons commencé au mois  d’aout. Nous avons la capacité de former deux compagnies en même temps. Pour le moment, il  y’en a une qui est en formation et dans trois ou quatre semaines, on va lancer la formation de la deuxième compagnie. Et nous avons estimé que pour former un bataillon, il fallait six à sept mois pour que l’ensemble du bataillon soit formé au niveau de ses capacités opérationnelles. Donc je vous laisse faire le calcul, en un an nous pouvons former au moins deux bataillons et le travail va se poursuivre. Ce créneau-là, il faut le prendre de manière indicative parce que la pédagogie que je demande aux équipes de l’EUTM de pratiquer c’est de progresser au rythme pédagogique auxquels sont capables les personnes que nous entrainons. Donc si l’apprentissage va un peu plus vite, ça prendra moins de temps, si l’apprentissage va plus lentement ça prendra un peu plus de temps. Ce qui est important c’est que la méthode que nous mettons en place c’est aussi de former les formateurs. Donc de donner la capacité progressivement, au fur et à mesure que nous formons les compagnies et les bataillons, de redonner la capacité aux FACA et eux de redevenir des formateurs. Et on a testé ça déjà dans un principe d’auto-entrainement à la fin du mois d’aout et ça bien fonctionné.

 

RJDH : La formation prendra autant de temps alors que les FACA ne sont pas des recrus mais des Hommes déjà formés qui ont besoin d’assistance au point d’atteindre le standard international, ne voyez-vous pas l’incompatibilité dans ce que vous dites ?

 

EHR : je corrige votre question, moi je ne cherche pas à atteindre un standard international, je cherche à atteindre le standard ou la norme qui est fixé par le chef d’état-major des armées. Effectivement il y a beaucoup de soldats qui ont de nombreuses années de services derrière eux. Mais pendant les quatre dernières années, les soldats n’ont pas travaillé, n’ont pas pu exercer  leur métier. Quand on n’exerce pas son métier, on l’oublie. Il y a des soldats aujourd’hui qui depuis 4 ans n’ont pas tiré. Il y a des soldats qui depuis qu’ils sont rentrés dans l’armée centrafricaine, n’ont jamais tiré à l’instruction. Donc, ils savent des choses c’est vrai, on a beaucoup de respect pour ce que les soldats savent mais il ne faut pas se voiler la face, je dirai qu’il y a un travail de reconstruction à faire en profondeur. Et le choix qui est fait par le chef des armées, le président  de la République c’est de nous demander de faire un travail robuste avec de très belle fondation pour qu’on puisse avoir une belle armée à la fin.

 

RJDH : Mon général je remercie.


EHR : je vous en prie.


Propos recueillis par Jean Fernand Koena

 

Centrafrique : L’EUTM autorisé à utiliser les armes pour entrainer les FACA, selon le général Eric Hautecloque
Centrafrique : L’EUTM autorisé à utiliser les armes pour entrainer les FACA, selon le général Eric Hautecloque
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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 21:05

 

 

 

A l'instar de ses pairs, le President de la République a pris part au traditionnel sommet de l'ONU à New-York aux États Unis. Le thème retenu pour ce sommet porte sur la problématique des migrants. De retour, le President de la république en escale à Paris propose de rencontrer la diaspora dans un hôtel parisien afin d'échanger positivement sur la situation tous azimuts de notre chère nation. En procédant ainsi, le citoyen lambda se pose la légitime question de savoir ce que le President de la république attend de la diaspora et de cette rencontre. La diaspora par définition est la dispersion d'un peuple ou d'une ethnie à travers le monde.

 

Certains ont quitté le pays pour rechercher des diplômes de haut niveau, d'autres pour se mettre à l'abri des conflits armés ou ont quitté la terre des ancêtres à cause de la mauvaise gouvernance. Certains membres de la diaspora ont gardé le lien ombilical avec leur pays d'origine, d'autres pour des raisons administratives n'ont de lien que de fait. Il faut noter que la diaspora est un réservoir de savoir, de connaissances, une banque de compétences dans différentes branches d'activité mais les autorités du pays se rapprochent de tradition par cooptation ou clientélisme des membres de la diaspora qui ne sont pas des personnes ressources.

 

Ainsi, elles cooptent et sollicitent les services des coquilles vides qui pensent à tort et avec arrogance que seule leur présence en France justifie une valeur ajoutée pour la Centrafrique. L'initiative du President de la république de rencontrer la diaspora de France et Europe est salutaire et permet à tous ceux qui se réclament centrafricains d'échanger avec les décideurs politiques pour créer un cadre de réflexion pour que la diaspora ait des impacts au niveau local. Pour éviter de mettre la charrue avant les bœufs, quelques questions nous brûlent les lèvres.

 

Combien de rencontres de ce genre ont été déjà organisées par le President de la République depuis son élection ? Combien ont été organisées par ses prédécesseurs ? Quelles ont été les suites réservées ? La diaspora centrafricaine à travers le monde entier veut croire aux nouvelles autorités car depuis leur avènement, elles multiplient de bonnes intentions mais le pragmatisme doit être au rendez-vous. En presque six mois de gouvernance, le gouvernement a fait appel aux compétences de la diaspora . Quels ont été leur impact ou emprunte sur le développement socio-économique du pays ?

 

Les centrafricains ont d'ores déjà pris conscience du rôle de la diaspora dans le développement de leur pays d'origine. Elle constitue une force incontournable et veut imiter leur frère malien et sénégalais. Le transfert d'argent en provenance de la diaspora représente une part importante de l'aide au développement. Les apports de la diaspora peuvent contribuer de manière significative à transformer les économies nationales.

 

Certains ont initié au pays des petites et moyennes entreprises dont la gestion est beaucoup plus confiée aux membres de la famille qui n'ont pas les compétences managériales requises. A cela s'ajoutent le manque d'études de faisabilité, le manque d'études préalable du marché qui précipitent ces initiatives à la banqueroute. Fort de ce qui précède, nous exhortons le gouvernement de créer les conditions nécessaires d'implantation et d'accompagnement car ces initiatives sont génératrices d'emploi.

 

L'Etat peut s'employer à garantir les aides techniques et financières auprès des banques locales en faveur de la diaspora, d'alléger les formalités de création et d'implantation des sociétés et surtout d'accorder des exonérations douanières et/ou fiscales pendant une période déterminée. L'Etat centrafricain doit considérer la diaspora comme des partenaires économiques et aussi comme des acteurs du jeu démocratique car elle apporte une clairvoyance et porte des critiques acerbes sur la gestion de la chose publique.

 

L'Etat peut en outre solliciter les expertises, les consultations ou recruter des experts centrafricains vivant à l'étranger et hautement qualifiés au lieu de décaisser des sommes faramineuses pour des experts étrangers. Nous espérons in fine avoir esquissé de façon non exhaustive les différentes attentes du Chef de l'Etat dans l'espoir qu'une attention particulière sera réservée à la diaspora dans l'optique de la reconstruction de notre chère patrie émiettée par les conflits armés. Mais attention, ne le dites à personne, si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.
 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections

CENTRAFRIQUE : QU'EST CE QUE LE PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ATTEND DE LA DIASPORA ? par Bernard SELEMBY DOUDOU
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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 22:52

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

 

Bangui, 23 septembre 2016 - Une délégation conjointe Gouvernement de la République centrafricaine et MINUSCA devra se rendre prochainement au village de Kouango (environ 160 km à l’est de Bangui) pour évaluer la situation sur place. La visite est une des recommandations de la rencontre vendredi entre le Premier ministre et une délégation de la Mission.

 

Lors de cet entretien, la MINUSCA a informé le chef du gouvernement sur les mesures qu'elle a prises sur place après les violences enregistrées le 10 et 11 septembre sur l’axe Kouango-Bianka. La Force de la MINUSCA a immédiatement renforcé sa position, ce qui a permis de ramener le calme dans cette zone. Aucun incident n'a été enregistré depuis.

 

Selon des rapports reçus à la Mission, les violences auraient provoqué la mort de 10 à 20 personnes et quelques 3500 déplacés. La délégation conjointe essaiera de déterminer les faits concernant ces incidents.

 

 LE GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN ET LA MINUSCA ÉVALUENT LA SITUATION A KOUANGO
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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 22:03

 

Décryptages

 

http://mondafrique.com/ par La redaction de Mondafrique -23 septembre 2016

 

Une enquête du Réseau d'information régional des Nations Unies (Irin) révèle le versement d''une importante somme d'argent par l'Onu à une société centrafricaine impliquée dans le trafic de diamants

 

C’est un autre coup dur qui frappe de plein fouet, la Minusca, la mission de l’Onu en Centrafrique. Après le scandale des viols sur mineurs par des casques bleus, une autre affaire embarrasse au plus haut point les responsables de la mission. Selon une enquête réalisée par le Réseau d’information régional des Nations Unies (Irin), les Nations Unies auraient versé, depuis le déploiement de la Minusca en 2014, plus d’un million de dollars à une société qui figure sur leur propre liste d’entités faisant l’objet de sanctions.

 

Le Bureau d’achat de diamant en Centrafrique (BADICA), placé sur la liste récapitulative des sanctions du Conseil de sécurité des Nations Unies pour son rôle dans le trafic de diamants en République centrafricaine est accusée d’avoir alimenté le conflit en République centrafricaine par la vente de « diamants de la guerre ». La société Badica est en effet soupçonnée d’avoir contribué en partie au financement de l’ex Séléka, le groupe rebelle qui avait renversé l’ex président François Bozizé en mars 2013.  Or, le Département des opérations de maintien de la paix des Nations Unies a confirmé à l’IRIN l’existence d’un contrat de crédit-bail avec cette société pour des locaux situés dans la capitale, Bangui.

 

Dan-Azoumi, le “Monsieur diamant” de la Centrafrique

 

BADICA fait partie du Groupe Abdoulkarim, une entreprise dont le siège est situé à Anvers – plateforme du monde diamantaire – et dirigée par l’homme d’affaires centrafricain Abdoulkarim Dan-Azoumi, originaire de Bouar dans l’ouest du pays et qui vit désormais en Belgique. En février 2015, Le Monde Afrique avait révélé que les flux financiers liés à l’activité de diamantaire d’Abdoulkarim Dan-Azoumi avaient été placés sur un compte HSBC Private Bank à Genève. “Les gestionnaires de fortune de HSBC Private Bank n’avaient cure de l’opacité, de la corruption, et des trafics en cours sur le marché anarchique du diamant centrafricain. Et ils n’hésitaient pas non plus à se déplacer à Anvers pour courtiser ces nantis d’Afrique centrale, les inciter placer leurs revenus du diamant dans les coffres suisses et leur distiller des conseils d’exil fiscal” révélait l’article du Monde. Suite à la clôture du compte suisse en 2005, 500 000 dollars avaient été transférés vers une société écran basée au Panama.

 

Autres entreprise à l’actif d’Abdoulkarim Dan-Azoumi, Minair, la société aérienne Minair dont les militaires français de la force Sangaris utilisent régulièrement les services, et Sofia-TP, une firme de transport, sont également répertoriées comme des « filiales » de BADICA sur la liste récapitulative des sanctions des Nations Unies. Or, selon l’enquête de l’IRIN, un contrat entre les Nations Unies et Sofia-TP pour des « services de transport et de fret » a également été conclu en 2014.

 

Centrafrique : l’Onu, dans le piège des diamants du sang
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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 16:43
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Arrivée massive des refugiés sud soudanais à Obo

 

http://rjdh.org/ PAR RICHARDO DIMANCHE LE 23 SEPTEMBRE 2016

 

OBO, 23 Septembre 2016(RJDH)—Plus d’une centaine de réfugiés Sud-Soudanais sont arrivés à Obo depuis le mercredi 21 Septembre 2016. Ces derniers ont fui les violences dans leur pays pour trouver refuge en Centrafrique où leurs conditions de vie restent préoccupantes.

 

Ces réfugiés sud-soudanais ont été accueillis par des familles à Obo. Ces réfugiés déplorent les conditions dans lesquelles ils sont obligés de vivre à Obo, « nous sommes arrivés et on se trouve dans des familles d’accueil. Mais les conditions de vie sont difficiles et nous demandons l’aide des partenaires » a confié au RJDH,  Valentiano Moyché réfugié et père de quatre enfants.

 

Un autre réfugié évoque les problèmes liés à la santé, « nous dormons actuellement sous des hagards et nous sommes exposés à des maladies. Je crains aujourd’hui beaucoup plus les maladies pour les enfants et les femmes » se plaint ce dernier.

 

Les familles d’accueil commencent déjà à se plaindre du poids de ces réfugiés. Selon les informations du RJDH, d’autres réfugiés Sud-Soudanais sont encore bloqués à Bambouti ville située à 110Km d’Obo à cause de l’insécurité occasionnée par l’armée de résistance du seigneur qui contrôle la zone depuis 2008.

 

 

Centrafrique : Les prisonniers de Ngaragba manifestent contre les mauvais traitements

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 23 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 23 Septembre 2016 (RJDH)— Les 600 prisonniers de la maison carcérale de Bangui, ont manifesté ce matin pour dire non à la manière dont ils sont traités. Le Directeur Général des services pénitentiaires, El Hadj Dieudonné Abacar Nyakanda trouve fondée la revendication de ces prisonniers.

 

Ces prisonniers affirment subir régulièrement des sévices corporels au sein de la maison d’arrêt. Ils disent manifester aussi contre la qualité et la quantité de la nourriture qui leur est servie. Ces revendications sont fondées aux yeux du Directeur Général des services pénitentiaires, El Hadj Dieudonné Abacar Nyakanda qui dit avoir constaté ces bavures de lui même, « certains détenus avaient des blessures suite à des coups reçus des forces sensées les protéger selon les textes juridiques. C’est vrai que le volume des rations alimentaires des prisonniers est réduit ces derniers temps »a-t-il reconnu.

 

Le Directeur Général a indiqué qu’une enquête est ouverte sur les tortures subies par les prisonniers. Mais il explique que la réduction de la nourriture est due à l’insuffisance du budget alloué, «  le budget a été voté pour environ 400 prisonniers. Aujourd’hui, la maison carcérale de Ngaragba compte environ 600 détenus. Ceci pose un réel problème dans la prise en charge des détenus », confie t-il.

 

La dernière manifestation des prisonniers à Ngaragba remonte à avril 2015.

 

 

Centrafrique : La Minusca dépêche une mission à Bayanga pour organiser la lutte contre le braconnage

 

http://rjdh.org/  PAR PROSPER KOUALI LE 23 SEPTEMBRE 2016

 

BAYANGA, 23 septembre 2016 (RJDH)–Une mission de la Minusca s’est rendue la semaine dernière à Bayanga pour organiser la lutte contre le braconnage au sein des Aires Protégées. La mission, selon nos sources envisage des patrouilles dissuasives dans la zone pour contrecarrer le braconnage.

 

La Minusca, selon sous-préfet de Bayanga, Patrice Ngaïpere, s’est rendue dans la ville sur invitation. L’objectif est, d’après le sous-préfet de discuter de l’organisation de la lutte contre le braconnage dans les Aires Protégées de Dzanga Sangha. L’objectif est de faire des patrouilles dans les Aires Protégées afin de décourager les braconniers qui opèrent dans la région, selon Patrice Ngaïpere.

 

La mission a commencé par la commune de Bayanga. Elle se rendra dans les Aires Protégées  et au niveau des frontières avec le Cameroun et le Congo Brazzaville.

 

La mission de la Minusca relative à l’organisation de la lutte contre le braconnage est effectuée alors que les Aires Protégées inscrites au patrimoine mondial en 2012, font face à la montée en puissance de cette pratique qui menace les espèces protégées.

 

Une brigade anti braconnage composée d’éléments du camerounais congolais et centrafricains essaie de combattre le phénomène la zone du tri-national de la Sangha. Pour le moment, on ne sait pas encore si la Minusca va collaborer avec cette brigade pour lutter contre le braconnage dans la région.

 

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 14:28

 

 

Bangui 23/09/16 (Afriquinfos) – Une épidémie de choléra sévit depuis le mois dernier en Centrafrique, faisant 19 morts, particulièrement sur l‘île aux Singes, en face de la capitale Bangui. La population y est particulièrement vulnérable, dû à l’absence de sanitaires.

 

Situé dans le deuxième arrondissement de Bangui, l’île aux Singes, ne dispose ni de toilettes, ni de mesures d’hygiène alors que le choléra a déjà fait 19 victimes dans ce pays. La situation sanitaire de l’île favorise le développement de la maladie, selon Bonaventure Koumbé, ingénieur eaux et assainissement à l’ONG Oxfam: «Les inspections sanitaires ont montré qu’ils n’ont pas d’eau potable pour boire, qu’ils prennent l’eau du fleuve pour boire, ils n’ont pas de latrines, ils n’ont pas de connaissance de base en matière d’hygiène», s’est-il alarmé.

 

Depuis le 10 août dernier, l’équipe vient faire le point et surveille l’évolution des pratiques sanitaires dans cette zone pour essayer de freiner les affres de l’épidémie qui y sévit. Justin Koumbé, pêcheur et fils du chef du village s’occupe de la prévention et de la sensibilisation auprès des habitants. «La maladie est arrivée chez moi, dans ma famille. C’est pour cela que je fais de la sensibilisation dans le village», reconnaît-il.

 

Sa sœur, Josiane, a perdu en l’espace de quelques heures l’une de ses filles, âgée de 8 ans. Elle témoigne: «Je rentrais de l’église et ma petite était dans sa chambre avec la diarrhée et elle vomissait. On l’a emmenée à l’hôpital, mais c’était trop tard».

 

Un drame sur cette île, si proche et en même temps si loin de la capitale centrafricaine. Son défi majeur est d’accéder aux mesures d’hygiène de base, principale barrière à la propagation de l’épidémie. La Centrafrique avait déjà été frappée fin 2011 par une épidémie de choléra, faisant au moins une vingtaine de morts dans la région de Bangui. Ce pays enclavé au cœur de l’Afrique centrale, est à 80% rural. Près de 70% de sa population qui s’élève à 4,8 millions d’habitants, vit en dessous du seuil de pauvreté.

 

INNOCENTE NICE

Maux sanitaires infâmes qui rappellent l’hyper fragilité de la Centrafrique
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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 00:19

 

 

Par RFI Publié le 22-09-2016 Modifié le 22-09-2016 à 11:44

 

En République centrafricaine, la sécurité est renforcée dans le centre du pays après les affrontements de la semaine dernière. Les heurts entre ex-Seleka et anti-balaka avaient fait plusieurs victimes, mais Kaga-Bandoro est désormais sécurisée. Dans un premier temps, des éléments de la force onusienne Minusca étaient intervenus pour stopper les violences, puis ce sont les forces de sécurité qui se sont positionnées dans la zone.

 

« Les déploiements de force de sécurité intérieure à Ndomete, à l’entrée de la ville de Kaga-Bandoro, visent à rassurer la population victime des exactions, quelle que soit leur origine », a expliqué Théodore Jousso, le porte-parole du gouvernement. Rassurer les populations, mais aussi prouver que l’Etat centrafricain peut désormais être partout sur le territoire, c’est le but de cette opération conjointe entre les forces de l’ONU et les forces nationales.

 

Pour le moment, une trentaine de policiers et de gendarmes ont été dépêchés sur place pour sécuriser la zone. Au total, près d’une soixantaine d’hommes sont en train d’être déployés. « Les forces de sécurité intérieure, appuyées par la Minusca, commencent d’abord par planifier leur opération sur le terrain, partage les informations, partage l’évaluation des besoins sur le terrain, quelle quantité d’équipements, quelle est la nature des équipements à amener, et surtout le nombre de troupes et leurs déploiements sur le terrain », a ajouté Théodore Jousso.

 

Une équipe d’enquêteurs de la Minusca est déjà sur place afin d’établir les responsabilités des violences. Un travail conjoint qui n’est certes pas une première, mais c’est l’occasion pour les autorités centrafricaines d’afficher leur soutien à la Minusca, dans un contexte où la force onusienne est de plus de plus critiquée.

 

RCA: retour au calme et sécurité renforcée à Kaga-Bandoro
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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 00:08
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : La Minusca recommande des mesures à son personnel par rapport à une possible détérioration sécuritaire

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 22 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 22 septembre 2016—La Minusca craint une détérioration de la situation sécuritaire en Centrafrique. Dans un document dont le RJDH a eu copie, la section sécurité de la mission a recommandé à cet effet, une série de mesure aux membres du personnel.

 

La section sécurité de la Minusca, en faisant allusion aux évènements de septembre 2014 et 2015, estime que la situation sécuritaire actuelle en Centrafrique peut se détériorer à tout moment, «Comme observé de par le passé, la situation sécuritaire en République Centrafricaine peut se détériorer à n’importe quel moment si on se réfère aux évènements antérieurs qui se sont produits en Septembre 2014 et 2015 » lit-on dans le document envoyé au personnel de la mission.

 

Il est recommandé aux membres de la Minusca d’être plus vigilants en dehors des installations des Nations-Unies et d’avoir en permanence les moyens de communication, d’avoir sur soi les documents de voyage et de faire des réserves nécessaires pour le survie « s’assurer que vous disposez de provisions suffisantes en cas de restrictions de mouvements. Ceci peut se résumer en terme d’eau, repas froid, d’argent, de produits pharmaceutiques » précise le document de la Minusca.

 

Les précautions recommandées au personnel de la mission, selon une source proche de la Minusca, ne sont pas liées à une éventuelle détérioration de la situation sécuritaire. Il s’agit, plutôt d’après ce cadre des mesures  internes et habituelles à toute mission des Nations-Unies.

 

Les consignes sécuritaires que la Minusca recommande à son personnel interviennent au moment où, les violences sont signalées dans plusieurs villes de l’arrière-pays et des initiatives de manifestation sont annoncées à Bangui.

 

Depuis 2014, le mois de septembre est marqué par de grands bouleversements qui paralysent le pays. En septembre 2015, l’assassinat a dégénéré à des affrontements intercommunautaires qui ont fait, selon le bilan de la Minusca, 41 morts, 10 cas de viols sexuels et plus 40.000 déplacés.

 

 

Centrafrique : « Je ne suis pas d’accord avec les accusations formulées par Dologuelé contre Touadera » répond Gaston Nguerekata, allié de Touadera

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 22 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 22 septembre 2016 (RJDH)–Gaston Mandata Nguerekata répond à Anicet Georges Dologuelé qui accuse Faustin Archange Touadera de mettre la RCA en danger. Le président du PARC entant qu’allié du président de la République, rejette les accusations de Dologuelé et pense que Faustin Archange Touadera rassure tout en reconnaissant quelques erreurs qu’il faut vite corriger. Il l’a dit dans une interview accordée le 21 septembre dernier au RJDH.

 

RJDH : Gaston Mandata Nguerekata bonjour :

 

RJDH: Vous êtes président du PARC. Vous avez soutenu Faustin Archange Touadera lors du second tour de la présidentielle qu’il a remporté. Êtes-vous aujourd’hui satisfait du bilan des cinq mois de la présidence de Touadéra ?

 

 GMN : Je suis un homme de conviction. Je ne change pas facilement d’avis. Je suis aussi enseignant, et en tant qu’enseignant j’insiste et j’insiste dans le temps  pour que les leçons soient bien apprises. Les cinq mois ne sont pas assez suffisant pour que tout soit réglé.

Je comprends la ligne que nous sommes en train de suivre sur impulsion du président. Mais comme on dit, ce sont déjà les premiers jalons  qui permettent  d’avoir une idée de ce qui va se passer à l’avenir. Ce que je peux reconnaitre au chef de l’Etat en ce moment, c’est sa grande passion pour la paix. Je crois qu’il s’investit énormément peut être, parfois d’une manière un peu controversée pour certaines personnes, mais il s’investit pour que toutes les parties prenantes de la crise centrafricaine soient rassurées et puissent travailler ensemble pour la paix.

 

RJDH : C’est l’appréciation d’un allié qui ne veut pas reconnaitre les failles.

 

GMN : Pas du tout. Ce sont les faits qui parlent.

 

RJDH : Vous dites qu’il s’investit pour la paix en même temps, les violences continuent sur le terrain. N’est pas la preuve que votre allié n’arrive pas à rassurer sur le plan sécuritaire ?

 

GMN : C’est vrai que nous avons commis des erreurs mais vous savez, il y a des pesanteurs sur la question sécuritaire. Je pense que la ligne est en train d’être tracée. Il ya l’espoir.

 

RJDH : Vous reconnaissez que le président Faustin Archange Touadera  et vous même, aviez commis des erreurs.

 

GMN : Je suis son allié donc ce qu’il fait m’engage aussi n’est ce pas ? Je pense que nous avons commis des erreurs, il faudra que nous puissions réfléchir à cela et voir que faire pour redresser la situation.

 

RJDH : Vous rejoignez donc Anicet Georges Dologuélé le challenger de Touadera qui au micro du RJDH a affirmé que « Touadera met le pays en danger avec ses improvisations ».

 

GMN : Je ne suis pas d’accord avec les accusations formulées par Dologuelé contre Touadéra. Je ne vois pas d’improvisation, je crois que le président Touadera a un plan bien déterminé pour arriver donc à la paix. C’est ce qu’il est entrain d’appliquer.

 

RJDH : Les fais ne jouent pas en faveur de ce que vous dites puis que la paix s’éloigne de plus en plus. Que bloque alors le plan de paix de votre allié ?

 

GMN : Peut- être que nous n’avons pas su parler aux uns et aux autres de la manière qu’il faut.  Peut être que nous n’avons pas utilisé tous les moyens pour qu’il y ait la paix, dialoguer seulement quand on n’a pas la force d’imposer la paix, ça peut être un handicap. Il y a des personnes qui sont têtues, il faut leur donner un langage de têtu. Peut être nous sommes assez faible de ce côté-là. Il est difficile de combattre les gens qui ne comprennent que le langage des armes, si nous même on n’a pas les armes.

 

RJDH : Le président de la République a opté pour le DDRR qu’il pose comme chemin de sortie de crise. On est seulement au niveau de la mise en place des organes. N’est pas que le rythme est peu rassurant ?

 

GMN : Le rythme là dépend aussi de la Communauté internationale. Il n’y a pas que notre volonté qui compte. Mais de grand pas ont été faits pour changer les choses.  Mais vous savez que nous dépondons de la communauté internationale pour pouvoir faire avancer ce projet de DDRR.

Mais je vais quand même dire ici une chose, personnellement et cela n’engage que moi. Le DDRR n’a jamais réussi nulle part. Donc il faudra absolument que nous puissions avoir une solution complémentaire pour pouvoir avancer cette question de recherche de la paix. Moi je trouve inquiétant de voir que dans nos villes et dans villages, des jeunes qui ont des armes, gardent ces armes dans l’espoir de se faire payer. Ça c’est le problème.  Si on joue uniquement la carte du DDRR, je pense qu’on aura pas la paix parce que le jeune qui reçoit aujourd’hui de l’argent dans ce cadre là, peut une fois l’argent complètement dépensé, va se remettre dans la même situation encore pour essayer de retrouver de l’argent et donc c’est un cycle infernal. Non, je trouve que c’est grave. Donc je pense qu’on devait trouver des solutions complémentaires au DDRR.

 

RJDH : Le gouvernement prépare une table ronde sur laquelle, il compte mobiliser les ressources nécessaires pour lancer les grands projets. Faut-il faire un remaniement gouvernemental avant la table ronde de Bruxelles ?

  

GMN : La formation d’un gouvernement relève du pouvoir discrétionnaire du chef de l’Etat. Il y a des impératifs auxquels obéit ce remaniement ministériel. Personnellement, je crois que saurait été intéressant,  utile d’aller à la rencontre de Bruxelles avec une équipe plus aguerrie.

 

RJDH : Pour vous, l’actuelle équipe gouvernementale n’est pas aguerrie pour la table tonde de novembre prochain.

 

GMN : Je ne vais pas dire ça, peut être que je me suis mal exprimé. Il faut réussir la rencontre de Bruxelles en vue d’obtenir de nos partenaires un appui conséquent. Et dès cet instant là, la préparation en termes d’équipe qui devrait aller défendre ce dossier là, est importante.

 

RJDH : En votre absence, certains cadres de votre parti, ont annoncé votre destitution entant que président du PARC. Votre retour au pays s’inscrit-il dans le cadre de la résolution de cet épineux dossier ?

 

GMN : Oui certainement, j’ai donc appris à ma grande surprise la mise en place d’un bureau du parti PARC dans des conditions qui ne respectent pas les statuts et le règlement intérieur de notre parti. Les militants en nombre important, m’ont appelé eux aussi surpris, puisqu’ils n’avaient pas été associés, ni informés de cette décision, du moins de la réunion ayant conduit à  la mise en place de ce bureau. Ils m’ont demandé de venir à Bangui, d’organiser un congrès extraordinaire où tout le monde devrait se retrouver pour pouvoir s’expliquer. Bien sûr, le congrès en tant qu’instance de souveraineté, prendra les décisions qui seront respectées par tous.

 

RJDH : Quand est ce que ce congrès aura-t-il lieu ?

 

GMN : Le congrès extraordinaire aura lieu le 24 septembre à l’hôtel Azimut. Ce congrès est obligatoire dès l’instant où les militants le demandent car il y a une question qui impacte la vie du parti, c’est une question vitale. Ce congrès ne va parler que de cela.

 

RJDH : Les dissidents seront-ils aussi présents lors de cette rencontre ?

 

GMN : Tout le monde est invité et les invitations écrites sont même adressées à ceux qui ont initié cette décision là, y compris le secrétaire général  et l’ancien vice président du parti démissionnaire qui se trouve à Martinique. Comme on dit, le linge salle se lave en famille. Il ne s’agit pas d’aller polémiquer. Ces gens ont certainement des raisons de s’insurger  contre les textes du parti et contre moi. Ce sera le lieu où ils pourront venir et  exprimer publiquement  à l’ensemble des militants leurs griefs et moi aussi je serai là pour répondre à des questions s’il y en a.

RJDH : Vous espérez remobiliser à nouveau vos troupes.

 

GMN : Absolument. Certains dont les noms sont sur cette  liste des dissidents, ne sont pas d’accord avec ce qui s’est passé. Ils sont là en train de travailler avec moi pour préparer ce congrès. Nous allons sortir de ce congrès unis et plus forts.

 

RJDH : Gaston Mandata Nguerekata, je vous remercie.

 

GMN : C’est moi qui vous remercie.

 

Propos recueillis par Sylvestre Romain Sokambi

 

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 17:39

 

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, le 21 septembre 2016 – Le gouvernement de la République centrafricaine et la Minusca ont mis en garde les auteurs et commanditaires des dernières violences à Ndomété et à Kaga-Bandoro et annoncé l’ouverture d’enquêtes sur ces incidents qui ont coûté la vie à six personnes, les 16 et 17 septembre derniers. Au cours de leur seconde conférence de presse mensuelle conjointe, mercredi à Bangui, les deux institutions ont rappelé leur étroite collaboration notamment en matière de sécurité.

 

« Le gouvernement travaille en étroite collaboration avec la Minusca, à deux niveaux. Un niveau politique avec des concertations permanentes entre le Président de la République et le Premier ministre avec le Représentant spécial du Secrétaire général et ses collaborateurs, et un niveau opérationnel et militaire, avec des rencontres entre les états-majors de la Minusca et de la République centrafricaine », a indiqué le ministre et porte-parole, Théodore Jousso.

 

S’exprimant sur les évènements dans la localité de Kaga-Bandoro, Théodore Jousso a souligné qu’ils « s’inscrivent dans la droite ligne de déstabilisation orchestrée par les ennemis de la paix », au moment où le pays est en train d’enregistrer de nombreux élans de solidarité en sa faveur. En citant les membres Anti-Balaka et des ex-Séléka, le porte-parole du gouvernement a rappelé la position du gouvernement, qui a condamné ces scènes de violence et a annoncé l’ouverture d’une enquête contre les auteurs, tout en insistant que « les crimes de ces derniers jours, relèvent de la compétence de la Cour Pénale Spéciale pour la Centrafrique ».

 

De son côté, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro a annoncé le  déploiement d’une équipe des droits de l’homme pour enquêter sur les violences afin d’établir les responsabilités. « Les responsables de ces violences ainsi que leurs complices, seront tenus responsables pour leurs actes », a-t-il averti.

 

Monteiro a par ailleurs rappelé que, conformément à leur mandat, les forces de la Mission sont intervenues au cours des heurts pour faire baisser la tension et ont pris des mesures de sécurisation, notamment le déploiement de casques bleus du Burundi et du Gabon pour renforcer ceux du Pakistan, présents dans la région. « A ce jour, une centaine d’hommes assure la protection du village de Ndomété tandis qu’à Kaga Bandoro, des points de contrôle ont été installés pour mieux sécuriser la ville, en particulier les points sensibles tels que l’hôpital, le marché et le camp des déplacés de l’Evêché. Les patrouilles dans la ville se poursuivent. Enfin, une mission conjointe militaro-civile vient d’arriver surplace pour analyser la situation», a précisé le porte-parole de la Minusca.

 

Sur les informations relatives à un autre foyer de tension qui se serait déclenchée dans la ville de Kouango en début de semaine, Monteiro a indiqué que la Force est en train d’évaluer la situation, en précisant «  que ce soit à Ndomété, Kaga Bandoro, Kouango ou d’autres endroits, la MINUSCA veut rassurer la population quant à sa determination à assurer la protection de la population, dans le cadre du mandat”.

 

Autre sujet abordé lors de cette conférence de presse est le retour des réfugiés centrafricains au Mali et des déplacés internes. Le porte-parole du gouvernement a fait savoir que des opérations du profilage ont déjà commencé et que, très bientôt, une solution sera trouvée, avec l’appui de la communauté internationale. Théodore Jousso a saisi cette conférence de presse pour remercier la MINUSCA, au nom du gouvernement, pour le travail accompli dans le pays. « Sans cet appui, nous ne savons pas dans quel état se trouverait notre pays en ce moment », a-t-il souligné.

 

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Bureau de la Communication et de l'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

 

Conférence de presse conjointe Porte-parole du Gouvernement/Porte-parole de la MINUSCA

Propos liminaire de son Excellence M. le Ministre de l’Equipement, de l’Aviation Civile et du Désenclavement, Porte-parole du Gouvernement

 

Mercredi 21 Septembre 2016.

 

Général Chef d’Etat-major des FACA;

Monsieur le Directeur Générale de la Police nationale ;

Monsieur le Directeur Général de la Gendarmerie Nationale ;

 M. Le Porte-parole de la MINUSCA; o Mesdames et Messieurs les Journalistes.

 

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je voudrais, au nom du Gouvernement que dirige son Excellence Monsieur Simplice Mathieu SARANDJI, Premier Ministre Chef du Gouvernement sous la Très Haute impulsion du leadership de son Excellence Pr. Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, souhaiter la bienvenue à tous les journalistes qui se sont déplacés pour participer à cette deuxième conférence de presse animée conjointement par le Ministre Porte-parole du Gouvernement et le Porte-parole de la MINUSCA. Mesdames et Messieurs les Journalistes. La présente conférence de presse conjointe revêt un caractère particulier car elle coïncide avec la célébration de de la journée internationale de la paix. Le thème de cette 2 année 2016 est le suivant: «Les objectifs de développement durable composantes de la Paix ».

 

Le Secrétaire Général des Nations Unies Monsieur Ban Ki Moon a saisi cette occasion pour inviter tous les combattants du monde entier à déposer les armes et à observer un cessez-le-feu général. Il les exhorte par ailleurs à cesserles massacres, les destructions, à ouvrir la voie à une paix durable. Le contexte particulier et sensible dans lequel évolue la République Centrafricaine a amené le Gouvernement à retenir le thème ci-après : « La citoyenneté, la volonté et la détermination, gage de la paix et de la réconciliation nationale». A travers ce message, le Gouvernement de notre pays appelle tous les belligérants, séléka et antibalaka, ainsi que chaque citoyen centrafricain, à promouvoir la Paix au sein de leur entourage et au-delà.

 

Aujourd’hui, la République Centrafricaine a plus que jamais besoin de cette paix pour retrouver son ancienne appellation de «suisse africaine ». C’est fort de cette considération que de nombreux efforts ont été déployés par les nouvelles Autorités en faveur de la sécurisation du pays et du rétablissement de la cohésion sociale entre les différentes communautés. La construction d’une nouvelle force de défense nationale 3 confiée à la Mission Européenne d’Entrainement et de Formation Opérationnelle (EUTM) en est une parfaite illustration. Mesdames et Messieurs les Journalistes. La présente conférence de presse conjointe ne saurait mettre sous boisseau certaines questions brulantes de l’heure.

 

Car l’un des objectifs recherchés à travers cette rencontre avec les professionnels des médias, est d’éclairer la lanterne de l’opinion tant nationale qu’internationale sur la position du Gouvernent par rapport au dernier évènement malheureux qui a ensanglanté la ville de Kaga-Bandoro et ses environs. Mais, avant cela, il me parait judicieux de vous rappeler, Mesdames et Messieurs, les quelques actes positifs posés par le Gouvernement et qui visent le relèvement socio-économique du pays. En effet, après des élections apaisées, consacrant le retour à l’ordre Constitutionnel, le Gouvernement a engagé des réformes courageuses visant à assainir les finances publiques.

 

Ces réformes ont abouti à la signature de l’accord de Facilité de Crédit élargi avec le Fonds Monétaire International (FMI). Ces résultats très encourageants ont permis le paiement régulier des salaires des agents de l’Etat, des Bourses et 4 Pensions de retraites. Dans le prolongement de ces réformes, le Gouvernement présentera la stratégie de relèvement du pays le 17 Novembre prochain devant les partenaires Techniques et Financiers réunis à Bruxelles sous la houlette de la Banque Mondiale et de l’Union Européenne. Les résultats attendus de cette importante assise visent à atténuer les souffrances des populations centrafricaines par la réductions de l’extrême pauvreté.

 

C’est malheureusement dans ce contexte de recherche de solutions idoines aux maux dont souffre la République Centrafricaine que certains compatriotes mal intentionnés choisissent délibérément de troubler l’ordre public afin de jeter le discrédit sur notre pays. Dans le but de briser les nombreux élans de solidarité en faveur de la RCA, leurs intentions cachées consistent à projeter aux yeux du monde l’image d’un pays exsangue où règnent désordre et instabilité chronique, sous-tendus par une comptabilité macabre. Comme vous pouvez aisément le constater, les récents événements survenus à Kaga-Bandoro, s’inscrivent dans la droite ligne de ce processus de déstabilisation orchestré par les ennemis de la Paix !!!

 

La barrière illégale érigée par le dénommé Bertrand GAZAMODO appartenant à l’aile MOKOM de la mouvance Balakas, constitue une provocation délibérée. 5 Aussi, les violences inouïes commises de manière aveugle par les ex-sélékas en réaction aux comportements des antibalakas constituent, à n’en point douter, une grave atteinte aux Lois de la République et sont passibles d’une poursuite devant la Cour Pénale Internationale (CPI). De ce qui précède, le Gouvernement invite le peuple Centrafricain à dénoncer toutes les exactions quelles qu’en soient leurs origines.

 

Le Gouvernement tient à rassurer les populations qu’il ne se laissera pas ébranler par d’aussi funestes desseins. Le Gouvernement, condamne ces manœuvres machiavéliques contre la Paix et la Sécurité nationale; il met également en garde les auteurs et leurs commanditaires, que leurs sinistres actions sont d’ores et déjà vouées à l’échec. Les paisibles populations Centrafricaines savent dorénavant qui sont les ennemis de la Paix. Le Gouvernement réaffirme également son attachement à l’Etat de droit; ainsi, les auteurs et leurs complices seront traduits devant les juridictions compétentes, puisque FORCE DOIT RESTER A LA LOI.

 

Enfin, Le Gouvernement demeure résolument engagé à la réussite de la Conférence des Donateurs de Bruxelles; événement majeur et porteur d’espérance pour tout le peuple Centrafricain. 6 Sur ce, je termine le propos liminaire de cette conférence de presse conjointe tout en restant à votre disposition pour des préoccupations de nature à susciter des débats fructueux autour de cet important sujet. Je vous remercie de votre bienveillante attention.

LE GOUVERNEMENT ET LA MINUSCA ANNONCENT DES ENQUETES SUR LES VIOLENCES A NDOMETE ET KAGA BANDORO
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