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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 19:35

 

 

 

 

par: APA publié le : 11/11/2014 à 12:29 UTC

 

Une quarantaine de policiers et gendarmes centrafricains ainsi que leurs homologues de la Mission des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA) ont entamé, mardi à Bangui, une session de formation.

 

Organisée par le PNUD, la session de formation vise à permettre aux acteurs clés du ministère de la Sécurité publique de valider les outils de gestion des plans de patrouille et du système de contrôle des effectifs de présence sur les lieux de travail.

 

 »Cet atelier porte non seulement sur la validation des outils de contrôle des présences des fonctionnaires sur leurs lieux de travail et de gestion des patrouilles mais aussi il doit permettre aux acteurs clés de la sécurité d’y être sensibilisés » a indiqué, la représentante du directeur pays du PNUD, Rockhaya Pakita.

 

En déclarant ouverts les travaux, le directeur de cabinet au ministère de la Sécurité publique, Dominique Said Panguindji, s’est réjoui de l’effectivité de cette session avant d’exhorter les participants à l’assiduité.

 

‘’Il s’agit pour vous acteurs clés de la sécurité de s’approprier des outils simples et fiables de contrôle de présence devant vous permettre de renforcer votre autorité sur les troupes et de maintenir la discipline, condition sine qua non de l’efficacité de différentes missions de la police et de gendarmerie », a-t-il souligné.

 

A en croire, M. Panguindji, au sortir de cette session, les responsables des services de police et de gendarmerie seront à mesure de ‘’remettre au travail les personnels indélicats qui sans motif légitime n’apparaissent plus à leurs lieux de travail mais continuent paradoxalement de percevoir leur salaire ».

 

Copyright : © APA

Session de formation pour les forces de sécurité centrafricaines et onusiennes
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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 01:16

 

 

 

En réponse à des négociations entamées par l’ex-ministre centrafricain anti-balakas de la Jeunesse et des Sports Léopold BARA, le Secrétaire Général de la Conférence des Ministre de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie CONFEJES a, dans un courrier en date du 25 août dernier dont la rédaction a pu se procurer une copie, répondu favorablement en décidant d’allouer la somme d’un million six cent mille francs CFA (1.600.000 F CFA) au profit de vingt (20) jeunes talents sportifs centrafricains sur une période de quatre (4) mois en raison de 20.000 F CFA pour chacun. A l’appui, de ses démarches, Léopold BARA a fourni une liste des jeunes sportifs pouvant bénéficier de cet appui financier de la CONFEJES. Depuis le 22 août 2014 où ce dernier n’a pas été reconduit dans le gouvernement Mahamat Kamoun mais plutôt remplacé par Armel SAYO chef de la rébellion « Révolution et Justice », on ne sait plus ce qui est advenu de ce dossier et les jeunes sportifs retenus ne savent plus ce qui est advenu des formalités à accomplir pour pouvoir toucher cette allocation. Or, des fiches dûment remplies avec l’émargement des heureux lauréats devaient impérativement parvenir avant le 15 novembre 2014 au SG de la CONFEJES à Dakar comme cela est indiqué dans le courrier ci-dessus mentionné. Que se passe-t-il au ministère de la Jeunes et des Sports dont le patron est le chef rebelle Armel SAYO ?

 

La rédaction

 

Ci-dessous, le fac simile de la correspondance du SG de la CONFEJES et de la liste des 20 jeunes sportifs

Que se passe-t-il au ministère de la jeunesse et des sports d'Armel SAYO ?
Que se passe-t-il au ministère de la jeunesse et des sports d'Armel SAYO ?
Que se passe-t-il au ministère de la jeunesse et des sports d'Armel SAYO ?
Que se passe-t-il au ministère de la jeunesse et des sports d'Armel SAYO ?
Que se passe-t-il au ministère de la jeunesse et des sports d'Armel SAYO ?
Que se passe-t-il au ministère de la jeunesse et des sports d'Armel SAYO ?
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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 23:33

 

 

 

 

MARIA MALAGARDIS ENVOYÉE SPÉCIALE À OUAGADOUGOU LIBERATION

 

10 NOVEMBRE 2014 À 19:26

 

Accord. Une charte augurant la tenue d’élections démocratiques avant la fin 2015 a été signée dimanche.

 

«Maintenant que c’est fait, on fait comment interrogeait il y a quelques jours, sous la forme d’une limpide tautologie, un journal burkinabé. Surprises par la rapidité avec laquelle s’est effondré le régime Compaoré, après vingt-sept ans au pouvoir, les principales forces en présence au Burkina Faso ont semblé un temps déroutées face au vide politique. Un vide que seule l’armée s’est empressée d’occuper au lendemain de l’insurrection populaire. Tout en affirmant très vite que cette gestion n’était que provisoire.

 

«Gâteaux». Après une période de flottements et d’interminables palabres en coulisses, un consensus a fini par se dessiner dimanche soir. Lorsque toutes les parties en présence ont signé une «charte de la transition», qui met en place des institutions, certes provisoires, censées mener le pays à des élections démocratiques dans un an. Car depuis le départ de Blaise Compaoré, il n’y a plus de gouvernement (dissout), plus d’Assemblée (brûlée puis dissoute) et même plus de Constitution (suspendue par les militaires). Il y avait donc urgence à redéfinir un cadre qui permettrait de gérer les lendemains d’une révolte menée par la rue, sans réel leader en première ligne.

 

Depuis dimanche, donc, on sait que l’avenir immédiat du pays sera assumé par un Conseil national de la transition (CNT), sorte d’Assemblée de 90 membres. Un «gâteau» subtilement réparti entre les partis d’opposition (40 sièges), la société civile (30), l’armée (10) et… l’«ancienne majorité», le parti du président déchu, qui sera également représenté par dix de ses membres. Un choix qui peut surprendre, imposé en réalité par la communauté internationale, excessivement soucieuse d’un dialogue «inclusif».

 

Mais ce n’est pas la seule surprise de la nouvelle architecture du pouvoir : le Président (un civil, comme l’exige la communauté internationale) sera désigné non par le futur CNT, mais par un Conseil de la désignation de 45 membres, où chacun va également marchander «sa part du gâteau».

 

Mais qui est légitime à représenter qui ? Pour l’opposition, c’est simple, même si beaucoup de leurs leaders sont des ex-barons du régime devenus opposants. L’armée, elle, accepte de se retirer une fois la transition civile installée. Mais elle ne cédera certainement pas tous les leviers du pouvoir. L’actuel homme fort aux commandes, le lieutenant-colonel Zida a confessé sans détour qu’il ne comptait pas retourner dans sa caserne «avant novembre 2015» : c’est-à-dire pas avant les élections. Il a donc l’intention de rester actif pendant la transition. Pour éviter le retour du chaos ? Ou une chasse aux sorcières, alors que l’armée et, surtout, la sécurité présidentielle dont il est issu, était fidèle à l’ancien régime ?

 

«Usine à gaz». Il n’est pas certain que la situation soit plus simple dans la société civile. Les lendemains de révolution ont vu surgir des organisations jusqu’alors inconnues, parfois soupçonnées d’être les sous-marins de l’ancien régime. «La méfiance règne et la transition pourrait devenir une usine à gaz au sein de laquelle on a cherché à contenter tout le monde», redoute un observateur des tractations en cours.

 

Envoyée spéciale à Ouagadougou Maria Malagardis

 

 

Le temps joue en défaveur du Burkina Faso, affirme le président de l'UA


Ouagadougou AFP / 10 novembre 2014 18h56- Le temps joue en défaveur du Burkina Faso, a déclaré le président de l'Union africaine (UA), le chef de l'Etat mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, venu rencontrer les protagonistes de la crise politique burkinabè à Ouagadougou.


Notre présence n'est pas pour résoudre le problème d'un coup de baguette magique mais pour aider les Burkinabè à trouver entre eux des solutions durables, a déclaré M. Aziz, arrivé lundi matin à Ouagadougou.


L'UA n'est pas venue pour vous imposer quoi que ce soit, pour vous menacer de quoi que ce soit. Mais votre principale menace, c'est que le temps joue en votre défaveur et qu'il joue en défaveur de toute notre organisation, a-t-il poursuivi.

Mohamed Ould Abdel Aziz s'exprimait avant une brève rencontre collective avec les principaux protagonistes de la crise : le lieutenant-colonel Isaac Zida, l'homme fort du régime transitoire, et les représentants de l'opposition, de la société civile, du clergé et de la chefferie traditionnelle.


Le président en exercice de l'UA devait ensuite s'entretenir avec eux individuellement.

Tout le monde a indiqué sa disponibilité à aller rapidement vers la sortie de crise afin que le Burkina Faso devienne un modèle pour l'Afrique en (réussissant) sa sortie de crise, a commenté Ablassé Ouédraogo, un ténor de l'opposition.


Nous avons tout intérêt que cela aille vite, mais il faut bâtir sur des fondements solides et ne pas tomber dans la précipitation par peur de sanctions, a de son côté remarqué Roch Marc Christian Kaboré, autre leader de l'opposition. 


Le 3 novembre, l'UA avait donné deux semaines aux autorités militaires, qui ont pris les rênes du Burkina Faso après la démission et la fuite du président Compaoré, pour passer la main à un gouvernement intérimaire civil.


L'ensemble des acteurs entendus par M. Aziz se sont engagés à faire de leur mieux pour arriver à une solution avant ce délai, a affirmé Désiré Kadré Ouédraogo, le président de la Commission de la Cédéao, l'union économique ouest-africaine.

On n'est pas en retard. S'il y a de la bonne volonté, c'est possible, a-t-il lancé.


Le lieutenant colonel Zida avait sèchement rejeté l'ultimatum posé par l'UA, mais il a tenu des propos plus diplomatiques lundi.


Nous avons besoin de la communauté internationale, et particulièrement de l'Union africaine, a-t-il dit, afin de renforcer la sérénité qui prévaut actuellement.


Pour atteindre cet objectif, (...) nous réaffirmons notre ferme attachement au respect des principes qui fondent l'UA, a poursuivi M. Zida, vraisemblablement en référence à la charte de l'organisation panafricaine, qui interdit tout changement anticonstitutionnel de gouvernement.


L'UA n'avait pas réagi alors que le gouvernement du président déchu Blaise Compaoré avait fait part de sa volonté de modifier la Constitution burkinabè afin que celui-ci puisse se maintenir au pouvoir.


Blaise Compaoré a été chassé du pouvoir le 31 octobre, après 27 ans à la tête du pays, par des manifestations monstres déclenchées par son intention de modifier la Constitution pour briguer un nouveau mandat.


L'armée a assuré à plusieurs reprises vouloir céder rapidement le pouvoir.



(©)

Transition sous vigilance de l’armée au Burkina
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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 21:48

 

 

 

 

http://www.midilibre.fr/  YAN BARRY

 

Deux cents légionnaires ont participé, durant quatre mois, à l'opération Sangaris. Placés sous le commandement du chef de corps, le colonel Valéry Putz, les soldats sont arrivés ce lundi 10 novembre en fin de matinée.

 

Engagés durant quatre mois au sein de l'opération Sangaris en République centrafricaine, les légionnaires du 2e Régiment étranger d'infanterie, placés sous le commmandement du colonel Valéry Putz, sont arrivés ce lundi 10 novembre à la Légion étrangère, route d'Uzès. Après avoir transité durant trois jours au Sénégal dans le cadre du sas de fin de mission, les légionnaires ont atterri à Marignane avant de rejoindre Nîmes par bus. 

 

Contacts avec la population

 

En Centrafrique, ils avaient pour mission de rétablir le calme et l'ordre afin d'appuyer la Minusca, les forces des Nations unies. Deux cents soldats du 2e REI ont été déployés ainsi au centre de ce pays africain pour nouer de nombreux contacts avec la population locale.  "C'est assez complexe. Nous étions en alerte sans relâche, car l'environnement était compliqué à saisir. Il fallait imposer notre force tout en préservant l'avenir et le retour à la paix de ce pays", a indiqué le colonel Putz à son retour à Nîmes. 

 

Les troupes saines et sauves

 

Le chef de corps a surtout affiché ce lundi matin sa satisfaction d'avoir ramené sains et saufs les membres de son régiment. Il a aussi rappelé que vers la fin de l'opération, il avait pu relever en Centrafrique des retours positifs avec une reprise de l'activité économique. "Les marchés sont à nouveau ouverts. Les gens reprennent progressivement goût à la vie en commun, circulent et ne se mettent plus des frontières imaginaires".

Lu pour vous : Nîmes : le 2e Régiment étranger d'infanterie de retour de Centrafrique
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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 21:27

 

 

 

 

par: APA 10/11/2014 à 15:08 UTC

 

L’agence turque de coopération et de coordination (TIKA) a offert à la mairie de Bangui, aux huit arrondissements de la capitale centrafricaine ainsi qu’à l’association des maires de Centrafrique (AMCA) vingt ordinateurs, vingt imprimantes , seize photocopieurs, un serveur et un ensemble de VSAT, pour un coût de quarante six mille euros.

 

La remise du don s’est déroulée dimanche à la mairie de Bangui, en présence de l’ambassadeur turc, Békir Uysal, du représentant de la TIKA, Ph. D Mehemet Yazgan, ainsi que de la délégation de la municipalité conduite par la première adjointe de la maire, Léontine Weibonna Bonna Yangba.

 

Selon une source turque, ce don fait suite à la requête adressée depuis le mois d’avril dernier par la maire de Bangui, Hyacinthe Wodobode à la TIKA, lors de la deuxième visite de travail du représentant de cette agence, Mehmet Yazgan. Au cours de cette visite, des ordinateurs portables avaient été remis à la présidence et au gouvernement Nzapayéké.

 

‘’La cérémonie de ce jour marque le renforcement de la coopération entre notre ville et votre pays. Et je puis vous assurer que j’ai été très sensible à votre prompte réaction. Ce don vient remédier à l’indigence en matériels créée par les actes de pillage et de vandalisme perpétrés lors de ces crise récurrentes », a dit Léontine Weibonna Bonna, l’adjointe à la maire de Bangui.

 

Avec ce don, a-t-elle ajouté, la mairie de Bangui va doter ses services d’outils modernes et performants pour pouvoir fournir en temps réel les informations dont elle a besoin pour la mise en œuvre de son plan d’action communal.

 

‘’La Turquie est toujours aux cotés de la République Centrafricaine, un des pays frères. J’espère que les supports techniques de la Turquie vont continuer de plus en plus dans tous les domaines dont l’éducation, la santé, l’agriculture et le renforcement de capacité technique par l’intermédiaire de la TIK », a pour sa part indiqué Mehemet Yazgan, qui en est à sa troisième visite à Bangui.

 

LA TIKA a été créée en 1992 et placée, dans un premier temps, sous tutelle du ministère turc des Affaires étrangères avant d’être liée aujourd’hui à la Primature.

 

Copyright : © APA

La TIKA offre du matériel informatique à la mairie de Bangui
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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 21:20

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-11-10 12:11:00 - Le rôle ambigu du Tchad dans la crise en Centrafrique, le départ de l’ambassadeur de Chine et le diamant centrafricain, sont largement commentés par la presse centrafricaine de ce lundi.


Les quotidiens Centrafric Matin, Le Démocrate, Le Confident et L'Hirondelle semblent, à quelques variantes près, s'accorder sur ce titre : « les Experts de l'ONU pointent le rôle ambigu du Tchad en Centrafrique ».


Les experts de l'ONU sur la Centrafrique ont en effet rendu public le 1er novembre, leur rapport final dans lequel ils pointent du doigt le rôle ambigu joué par le Tchad depuis le retrait de ses troupes de la Misca.


Souvent pointé du doigt, depuis le coup d'Etat du 24 mars 2013, le Tchad voit cette fois-ci son rôle en Centrafrique bien documenté par les experts de l'ONU dans leur rapport final du 1er novembre 2015.


Ceux-ci accusent les autorités tchadiennes d'avoir détenu pendant plusieurs mois et sans raison valable, trois dignitaires centrafricains d'une ville frontalière.


Selon ces experts onusiens, les soldats tchadiens ont participé aux attaques du 20 mai de trois villages centrafricains proches de la frontière.


« Et si le diamant centrafricain finançait le terrorisme ? » s'interroge de son côté Le Confident.


Pour ce journal, c'est peut-être absurde de penser que le diamant centrafricain servirait au financement du terrorisme international. 


« Peut-être le doute est permis mais au regard de ce qui se passe sur le terrain on peut aujourd'hui admettre que les diamants et or pourraient dans une certaine mesure servir au financement du terrorisme international », écrit le journal.

Le Confident, rappelant au passage que la RCA est suspendue par le processus de Kimberley, se demande ce paradoxe. « Les artisans depuis lors ont cessé toute activité d'exploitation de diamant à cause justement de l'insécurité. Les bureaux d'achat qui ne peuvent pas avoir accès aux sites d'exploitation et autres préfectures exploitantes de diamant sont dispensés de l'achat et de la vente de diamant et pourtant le diamant centrafricain arrive sur le marché international », relève le journal.


De son côté, L'Hirondelle s'inquiète, à travers ce titre : « Le Forum de Bangui, arme au poing ». 


Selon ce journal, les groupes armés qui s'accrochent à leurs armes se frottent les mains pour ce triste privilège de pouvoir négocier en position de force puisque, armes au poing. Ils auront alors toutes les possibilités de contrôler les zones d'ombre au cours de ce dialogue, histoire de faire passer par chantage des revendications si pernicieuse qui risqueraient fort bien de saper le processus de désarmement post-forum ».

 

A en croire L'Hirondelle, les agitations de la coalition ex-Séléka à la veille de ce forum ne sont pas fortuites.

 

Au sujet du départ de l'ambassadeur de Chine, Sun Haichao, en fin de mandat en Centrafrique, Centrafric Matin titre : « Les bons amis ne restent pas longtemps : l'ambassadeur de Chine nous quitte ».


« Disons clairement que Sun Haichao s'en va laissant la presse privée malheureuse et orpheline. Grace au dynamisme de l'ambassadeur de Chine, la presse privée tient encore debout pour les dons de matériels et financiers » témoigne ce confrère, ajoutant que « les bonnes œuvres et les bons amis ne durent pas longtemps ».

 

 http://apanews.net/news/fr/article.php?id=809257#sthash.67dbXdcW.dpuf

Le rôle du Tchad dans la crise centrafricaine, le diamant et le départ de l'ambassadeur de Chine à Bangui à la une
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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 19:21

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-11-10 15:15:25 - La Banque mondiale a remis lundi au ministère de la Santé publique centrafricain cinq véhicules tout terrain et quelques matériels informatiques ainsi que des fournitures de bureau d’un coût total de plus de 134 millions de FCFA.


Cet appui de la Banque mondiale entre dans le cadre du renforcement des capacités institutionnelle dudit ministère concernant le volet des soins d'urgences et humanitaires en faveur de la population et inclus dans le projet d'appui au système de santé restructuré.


La remise s'est déroulée au ministère de la santé publique à Bangui, en présence du représentant de la ministre de tutelle, Docteur Christophe Ndouwa, directeur de cabinet sortant et du représentant du représentant de la banque mondiale en Centrafrique, Léon Koyandondri, coordonnateur du projet d'appui au système de santé (PASS).


Le représentant de la Banque mondiale, Léon Koyadondri, a à cette occasion indiqué que ce don était ‘'un appui institutionnel que le gouvernement et la banque mondiale ont décidé dans le cadre des actions qui ont suivi la crise politico-militaire que le pays a connue''. 


En réceptionnant les cinq véhicules, le directeur de cabinet sortant, Docteur Christophe Ndouwa, a exhorté bénéficiaires à une prudence accrue du fait du braquage et des vols de véhicules.


‘'Nul n'ignore la situation sécuritaire à laquelle nous nous confrontons chaque jour, avec les braquages associés aux vols de véhicules qui ont réduit de manière drastique notre parc automobile. J'exhorte les cadres bénéficiaires à tenir compte de cela'', a-t-il souligné.


Les cinq véhicules aussitôt réceptionnés ont été répartis entre les différents services dont un pour le cabinet de la ministre de la Santé, deux pour la direction générale de santé publique, les deux autres pour les directeurs des régions sanitaires.

 

http://www.apanews.net/article_read-809234-la-banque-mondiale-fait-dont-de-cinq-vecules-au-gouvernement-centrafricain.html#sthash.SaErntUP.dpuf

La Banque mondiale fait don de cinq véhicules au gouvernement centrafricain
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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 16:49

 

 

 

 

By Thibaud Lesueur  10 November 2014

 

Depuis le coup d’Etat de mars 2013, la crise centrafricaine a jeté environ 240,000 personnes sur les routes de l’exil vers le Cameroun et le Tchad. Ce n’est malheureusement pas la première fois. Lors des deux dernières décennies, de nombreux centrafricains ont trouvé refuge dans le sud tchadien pour échapper soit aux violences de la tristement célèbre garde présidentielle soit aux exactions de groupes armés et de coupeurs de routes. Les tensions intercommunautaires générées par cette crise pourraient s’exporter au sud du Tchad. En outre, l’afflux vers une région principalement agricole, de réfugiés centrafricains, en majorité musulmans, et dont certains possèdent du bétail, accroit la compétition sur les ressources naturelles et rend la cohabitation entre les habitants et les nouveaux arrivants difficile.

 

Thibaud Lesueur, analyste pour l’Afrique centrale à l’International Crisis Group, s’est rendu dans les camps de réfugiés au sud du Tchad pour évaluer la situation, le sort des réfugiés ainsi que l’impact de la crise centrafricaine sur la région.

 

Réfugiés et rapatriés

 

Selon l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), depuis le début de la crise en 2013, plus de 113,000 personnes– réfugiés centrafricains et retournés tchadiens vivant en RCA depuis plusieurs générations – ont cherché refuge dans la capitale tchadienne Ndjamena, ainsi que dans des camps et villages au sud du pays. Certains sont venus par camions, à bord d’avions affrétés par les autorités tchadiennes à partir de Bangui ou à pieds pour les moins chanceux. S’il existe aujourd’hui une réelle prise en charge de ces populations par les organisations humanitaires, ces dernières ont été, au début de l’année 2014, submergées par le flot de réfugiés et leurs moyens demeurent encore largement insuffisants au regard des besoins de ces populations. Selon le Bureau pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), seuls 30 millions de dollars, sur les 127 millions prévus, ont été alloués pour les urgences liées à la crise centrafricaine au Tchad. La fermeture de la frontière par le gouvernement tchadien en mai 2014 est venue compliquer l’accès au pays pour les réfugiés ; et bien que le Tchad ait récemment annoncé l’ouverture prochaine d’un couloir humanitaire, son emplacement pose problème. En effet, il est éloigné des foyers de population centrafricaine et difficile d’accès pour les ONG.

 

Mes fils et ma femme ont été tués, je n’ai pas pu les sauver. Je suis sorti par le Cameroun avant de venir retrouver mon frère au Tchad.

 

Les situations les plus dramatiques concernent les réfugiés qui sont venus à pieds. Pendant des semaines ou parfois des mois de marche, ils ont été les cibles des embuscades des anti-balaka, sont arrivés affaiblis et en ordre dispersé. Parmi eux, beaucoup ont perdu des proches: « Mes fils et ma femme ont été tués, je n’ai pas pu les sauver. Je suis sorti par le Cameroun avant de venir retrouver mon frère au Tchad » (un réfugié originaire de Bouar, Goré, avril 2014). Selon un récent rapport de Médecins sans frontières (MSF) intitulé «Réfugiés centrafricains au Tchad et au Cameroun : « La valise et le cercueil » », les derniers arrivants au Cameroun et au Tchad passent la frontière dans des états de santé alarmants et beaucoup souffrent de malnutrition.

Symptôme d’une crise qui n’a épargné personne, les camps offrent un échantillon représentatif de la diversité des populations. Au sud du Tchad se mêlent ainsi des fonctionnaires, des éleveurs avec ou sans troupeaux, des agriculteurs, des commerçants ou familles de commerçants, des diamantaires, des professeurs, des étudiants et même d’anciens rebelles de la Séléka. On retrouve dans les camps de réfugiés des Peulhs Mbororo, Uda, Jaafun et Sankara, qui ont été la cible avec leurs troupeaux de miliciens anti-balaka et des commerçants arabes Missérié ou Salamat qui ont tout perdu lors des pillages. On trouve aussi, dans une moindre mesure, des agriculteurs Kaba et Gbaya qui ont fui les exactions commises par la Séléka. En outre, il est difficile de déterminer qui est tchadien et qui est centrafricain. « Les retournés tchadiens » et les réfugiés ont rarement des papiers d’identité et beaucoup déclarent être centrafricains ou ne pas avoir d’attaches au Tchad ni de familles pour les accueillir.

 

Sécurité et vengeance

 

Jusqu’à présent les problèmes de sécurité liés à ces camps ont été contenus mais des tensions émergent parfois. Les camps s’organisent et se structurent sur des bases communautaires ou même sociales. Au camp de Dosseye, les habitants de Bangui, pour la plupart d’anciens commerçants plus instruits que la moyenne, restent à l’écart. « Là-bas, ce sont des gens de Bangui, ils nous prennent de haut » (réfugié venant de Paoua, arrivé au camp de Dosseye en avril 2014).

 

Au sein des camps, la question de la représentation des réfugiés ravive des luttes de pouvoir anciennes en RCA. Les rivalités entre les éleveurs (majoritairement des Peulhs vivant dans la brousse) et les commerçants (majoritairement des arabes urbanisés) ont refait surface au sud du Tchad et s’expriment ouvertement: « Comme les délégués du camp sont arabes, ils nous mettent toujours de côté », confie un Peulh ; un commerçant arabe explique quant à lui « nous ne pouvons pas être représentés par des peulhs analphabètes ». Pour autant, les tensions qui se manifestent verbalement ne dégénèrent pas encore en violence.

 

Au sud du Tchad, la présence conjuguée d’éleveurs centrafricains et tchadiens, qui ont écourté leur transhumance en Centrafrique pour fuir le conflit, crée un phénomène de congestion. La compétition sur les ressources s’accroit et les incidents entre agriculteurs et éleveurs se multiplient. La combinaison de l’arrivée de nouveaux troupeaux et du blocage de la transhumance vers la Centrafrique pendant la saison sèche entraine ainsi une saturation des pâturages et complique la cohabitation entre populations locales et nouveaux arrivants.

 

« Les autorités nous bloquent », explique un réfugié de Bouca, arrivé à Sido en mars. « Ce n’est pas nous qui décidons où nous devons être ou où nous devons aller, ce sont nos troupeaux. Si on reste, nos bœufs vont mourir. En plus, les militaires veulent nous désarmer alors que nos armes nous servent pour nous défendre».». A Mbitoye, ville située sur un couloir traditionnel de transhumance et qui sert aujourd’hui de zone de transit pour de nombreux éleveurs ayant fui les conflits, un représentant des autorités locales estime impossible d’encadrer le mouvement des éleveurs : « on ne peut pas contrôler les éleveurs, peut-être que certains passeront par le Cameroun, peut-être que d’autres passeront la frontière, il sera difficile de les contenir ».

 

Le désir de vengeance est fort dans ces camps. Si jusqu’ici les forces armées tchadiennes ont globalement réussi à maintenir le calme au sud du pays, les incidents sont fréquents et la tension reste palpable au sein des camps. A Mbitoye, les habitants évoquent plusieurs incursions des anti-balaka du côté tchadien de la frontière pour voler du bétail au début de l’année 2014. Par ailleurs, des mouvements pendulaires de jeunes éleveurs armés réfugiés au Tchad et passant la frontière pour se venger ont été observés. Si la fermeture de la frontière en mai a considérablement réduit ces mouvements, d’autres réfugiés évoquent depuis des départs réguliers de groupes de jeunes vers la Centrafrique : « Nous voyons toutes les semaines des jeunes rejoindre la RCA pour se faire enrôler dans les groupes armés » (un étudiant, camp de Dosseye). Les camps au sud ne sont pas hermétiques aux influences extérieures et les informations qui circulent suffisent parfois à convaincre des jeunes vulnérables de s’enrôler dans les groupes armés : « Au camp, on dit qu’on peut toucher 75 000 FCFA si on rejoint la Seleka » (un réfugié, camp de Dosseye). Cette tendance est confirmée par des membres du Détachement pour la protection des réfugiés et des humanitaires qui précisent cependant que ces cas restent isolés.

 

Conscient de ce phénomène, le président tchadien Idriss Déby a mis en garde ceux tentés par la vengeance, durant une visite dans la région en mai. Depuis, les autorités tchadiennes ont essayé de désarmer les pasteurs et de sensibiliser les jeunes, mais la tâche est complexe. A Goré, les autorités ne font pas mystère d’une situation tendue: « A Danamadja, les jeunes sont parfois très agressifs et très revanchards, nous sommes en train de gérer une population explosive et nous n’avons pas assez de moyens pour gérer cette situation ».

 

Rentrer chez soi

 

La pluralité d’origines et d’identités sociales suscite des envies de retours contrastées. A Sido et Danamadja, certains commerçants arabes centrafricains confient avoir tout perdu et ne plus vouloir retourner en Centrafrique. Beaucoup d’entre eux ont l’intention d’ouvrir des commerces au Tchad et de s’intégrer dans le tissu économique et social tchadien : « S’il y a de la sécurité, nous réussirons à recommencer depuis le début ici. Nous irons à Sarh ou à Moundou » (un réfugié, originaire de Bangui, arrivé à Sido en février 2014).

 

A l’inverse, d’autres comme les Peulhs centrafricains disent ne pas vouloir rester au Tchad, ne pas y avoir d’attaches et être décidés à rentrer dès que le conflit centrafricain aura baissé d’intensité. Beaucoup d’entre eux insistent sur le fait qu’ils n’ont pas de famille au Tchad, n’ayant jamais vécu dans le pays. Au camp de Danamadja, un vieux peulh centrafricain qui a perdu tout son troupeau évoque même une possible reconversion : « j’ai des amis qui travaillent dans le diamant et d’autres dans le commerce général, je vais voir ce que je peux faire pour retravailler ». Tous mettent l’accent sur une cohabitation apaisée avec le reste de la population centrafricaine avant la crise et regrettent l’amalgame Seleka-musulmans :

 

« on nous a pris pour des Seleka, parce que nous sommes musulmans » confie un Peulh avant d’ajouter « si la crise prend fin, on reviendra en Centrafrique et on recommencera comme avant ». Alors que certains réfugiés demeurent optimistes, d’autres réalisent qu’en raison du degré de violence en Centrafrique, la réconciliation sera certainement longue et difficile. Pour eux, c’est la perspective d’un retour qui s’éloigne.

Le sort des réfugiés centrafricains au sud du Tchad (ICG)
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Centrafrique-Presse.com
10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 15:55

 

 

 

 

APA-Libreville (Gabon) - 2014-11-10 13:49:22 - Le Gabon a décidé de porter plainte contre le journaliste écrivain français, Pierre Péan, après la parution de son livre ‘’Nouvelles affaires africaines’’ dans lequel il s’en prend vertement au président gabonais, Ali Bongo Ondimba, annonce un communiqué de l’ambassade du Gabon en France parvenu lundi à APA.


''Les autorités gabonaises ont décidé de porter plainte contre Pierre Péan et son éditeur suite à la publication du livre intitulé, Nouvelles affaires africaines. La République gabonaise ne peut accepter les propos gravement diffamatoires et totalement faux tenus par Pierre Péan dans cet ouvrage'', souligne le communiqué.

‘'Les conditions douteuses de son écriture ainsi que l'intention de l'auteur de se situer, de son propre aveu, dans le cadre la future campagne présidentielle au Gabon éclairent la profonde malveillance de ce livre'', poursuit le texte avant de conclure : ‘'En raison de la gravité de ces actes, les autorités gabonaises ont saisi les juridictions françaises compétentes''.


Depuis la parution de ce livre, les Gabonais de tout bord ne cessent d'apporter leurs soutiens au président Ali Bongo Ondimba. 


L'ouvrage de Pierre Péan focalise ces derniers jours l'actualité au Gabon, aussi bien dans les salons feutrés que dans les milieux populaires.


Les partisans du pouvoir sont en ordre de bataille à travers des motions de soutien au président et aux marches organisées dans les rues de Libreville pour dénoncer une cabale orchestrée par le journaliste français pour remettre en cause la cohésion nationale au Gabon.


Par contre, les leaders de l'opposition se délectent des révélations du journaliste Pierre Péan sur les origines supposées nigérianes d'Ali Bongo Ondimba.

 

 

http://www.apanews.net/article_read-809228-plainte-du-gabon-contre-pierre-pe-pour-le-livre-----nouvelles-affaires-africaines.html#sthash.2KUCQcah.dpuf

Plainte du Gabon contre Pierre Péan pour le livre ''Nouvelles affaires africaines ''
Plainte du Gabon contre Pierre Péan pour le livre ''Nouvelles affaires africaines ''
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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 12:55

 

 

 

 

 

http://afrikarabia.com/ lundi, 10 novembre 2014

 

A la veille de deux réunions cruciales cette semaine à Bangui, le responsable pour l'Afrique centrale d’International Crisis Group (ICG) s’inquiète de l’enlisement de la situation et regrette l’absence de dialogue politique. « Une semaine de la dernière chance » pour Thierry Vircoulon.

 

Afrikarabia : Voilà presque une année que la France est intervenue en Centrafrique avec l’opération Sangaris, en décembre 2013. La situation s’est-elle améliorée depuis cette date ?

 

Thierry Vircoulon : La situation s’est améliorée par rapport à décembre, janvier, puisqu’à cette période, on tuait assez massivement dans les rues de Bangui, ce qui n’est plus le cas maintenant. La violence à Bangui a diminué, même si au mois d’octobre a vu qu’il était très facile de déclencher des affrontements dans la capitale (1). Mais cette violence a été largement délocalisée en province avec le départ des Séléka de Bangui et l’expansion des anti-balaka dans l’Ouest du pays. Ce qui a surtout changé sur le terrain depuis l’opération Sangaris de décembre 2013, c’est un retournement du conflit : avant l’arrivée des Français, le premier problème à Bangui s’appelait la Séléka, maintenant il s’appelle anti-balaka.

 

Afrikarabia : Comment peut évoluer la situation ?

 

Thierry Vircoulon : Ce que l’on peut dire aujourd’hui, c’est que tous les éléments d’une crise longue sont en place. Nous avons des groupes armés qui ont basculé dans la criminalité et qui ont une large marge de manoeuvre sur le terrain. Nous avons un gouvernement de transition qui est extrêmement faible. Les pays de la région mènent des jeux en eaux troubles : il y a de vrais divergences régionales sur ce qui qu’il faut faire en Centrafrique. Nous avons aussi une montée en puissance lente des Nations unies, qui pour le moment ne peuvent pas encore être le moteur de la gestion de cette crise centrafricaine, puisqu’elles ont seulement pris le relai de la Misca en septembre. Et enfin, il y a une division des tâches qui est malsaine entre les Nations unies et les acteurs régionaux, en découplant la direction politique de la gestion de crise (tenue par Denis Sassou Nguesso, ndlr) et son outil de mise en oeuvre (l’ONU).

 

Afrikarabia : Que penser de la présidence intérimaire de Catherine Samba-Panza, dont la nomination avait suscité beaucoup d’espoir ? Est-elle responsable de l’enlisement de la situation ?

 

Thierry Vircoulon : Il y a déjà eu deux gouvernements de Catherine Samba-Panza en 10 mois, ce qui est en soit une anomalie. Il y a eu une mini-crise politique au mois d’octobre avec un antagonisme fort entre la présidente et le Conseil national de transition (CNT), qui se traduit pour le moment par une fausse entente cordiale. Le problème est surtout qu’il n’y a pas eu de dialogue politique, qui est désormais repoussé à 2015. La bonne nouvelle c’est qu’il a maintenant une date, début 2015, et que pour le moment, la crise politique est calmée. La conclusion de tout cela c’est que, non seulement les groupes armés, mais l’ensemble de la classe politique centrafricaine, est extrêmement sceptique envers Catherine Samba-Panza. On a pourtant besoin d’un moteur politique dans cette crise. Quelqu’un qui prenne les rênes de la situation à Bangui, rassemble les acteurs centrafricains et organise les discussions sur le futur du pays.

 

Afrikarabia : Le rôle du Tchad voisin a toujours été ambigu en Centrafrique. Quel partition joue-t-il depuis le départ de ses troupes de Bangui ?

 

Thierry Vircoulon : Pour le moment, j’ai l’impression que le Tchad s’est mis sur le côté et regarde évoluer la situation.

 

Afrikarabia : En Centrafrique, beaucoup souhaitent la création d’une brigade d’intervention de l’ONU, avec un mandat plus offensif pour imposer la paix, comme c’est le cas en République démocratique du Congo ? Est-ce une bonne idée ?

 

Thierry Vircoulon : C’est une bonne idée dans la mesure où les groupes armés ont une trop grande marge de manoeuvre sur le terrain. Avec les dernières violences d’octobre, on voit qu’il faut une force robuste et en mesure de répondre à ces situations. Mais les leçons qu’il faut retenir de la brigade d’intervention au Congo (FIB), qui aujourd’hui est en « stand by », c’est que l’efficacité de ce type d’opération dépend de la volonté politique des pays contributeurs de troupes. La difficulté n’est donc pas de trouver 12.000 hommes pour la Centrafrique, mais c’est de trouver des pays qui sont prêts à envoyer des troupes avec une « posture robuste ». C’est cela l’élément clé. Il vaut mieux moins de soldats qui acceptent le « peace enfocement » (imposer la paix, ndlr) plutôt que des troupes qui ont décidé d’être dans une sous-application du chapitre VII des Nations unies (l’utilisation de la force par les casques bleus, ndlr).

 

Afrikarabia : Quel rôle doit encore jouer la France en Centrafrique ?

 

Thierry Vircoulon : Quand on regarde l’ensemble des acteurs de la crise centrafricaine, l’avantage de la France, c’est qu’elle a tous les leviers. Elle possède le levier militaire, le levier politique, le levier économique et le levier humanitaire avec beaucoup d’humanitaires français sur le terrain. Comme je le disais, cette crise s’annonce longue et il va y avoir beaucoup à faire. L’important est donc que la France ne se désengage pas militairement et politiquement, tout en restant engagée financièrement et humanitairement.

 

Afrikarabia : Que peut-on faire pour que la crise centrafricaine ne s’éternise pas ?

 

Thierry Vircoulon : C’est tout l’objet de la réunion du groupe de contact qui doit avoir lieu mardi 11 novembre à Bangui. C’est une réunion politique qui vise à débloquer la transition. Il faut préparer les élections et mettre en place le dialogue politique. Une seconde réunion, plus économique mais aussi capitale, doit se tenir juste après, avec des délégations de l’Union européenne, du FMI et de la Banque mondiale. Son objectif est de pouvoir poursuivre les aides budgétaires, boucler le budget de cette année et préparer celui de l’année prochaine. Concernant la première réunion du groupe de contact, la bonne nouvelle, c’est que Nourredine Adam (leader militaire de l’ex-Séléka, ndlr) est prêt à participer au dialogue politique. Par contre, du côté des anti-balaka, c’est un peu « l’empire du néant ». Aucun leadership n’a émergé et le groupe a complètement sombré dans la criminalité, notamment à Bangui. Avec ces deux réunions, c’est en quelque sorte la semaine de la dernière chance à Bangui.

 

Propos recueillis par Christophe RIGAUD – Afrikarabia

 

(1) International Crisis Group vient de publier une analyse complète de la situation en Centrafrique.

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