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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:10
Centrafrique : la moitié de la population a encore besoin d'aide humanitaire, selon l'ONU

 

 


(Genève, 28 novembre 2016) : Près de la moitié de la population de la République centrafricaine (RCA) a encore besoin d’aide humanitaire malgré les progrès réalisés depuis la crise de 2013. C’est ce que la Ministre des Affaires Sociales et de la Réconciliation nationale, Virginie Baikoua et le Coordonnateur de l’action humanitaire pour la Centrafrique, Fabrizio Hochschild, ont annoncé aujourd’hui aux Etats membres onusiens lors d’une réunion à Genève. 



En 2017, près de 400 millions de dollars américains seront nécessaires pour venir en aide à 1,6 million de Centrafricains, selon le plan de réponse humanitaire 2017 qui complémente le Programme quinquennal national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA) lancé à Bruxelles le 17 novembre. «Les efforts humanitaires sont absolument primordiaux afin de pouvoir sauver les vies de personnes qui figurent parmi les plus pauvres et les plus oubliées au monde », a rappelé Fabrizio Hochschild. 



Malgré un énorme potentiel agricole, la République centrafricaine détient un des taux les plus élevés de malnutrition chronique au monde avec un enfant sur deux malnutri. 


L’insécurité persistante, un faible accès à l’eau potable et aux services de santé, ainsi que le manque de graines et d’outil agricoles en sont les raisons principales. Les taux de mortalité maternelle et infantile figurent également parmi les plus élevés. 



Depuis septembre 2016, de nouveaux conflits ont éclatés dans plusieurs villes causant ainsi la mort de centaines de civils et entraînant le déplacement de dizaine de milliers de personnes épuisés par le conflit. Un Centrafricain sur dix est réfugié, la majorité d’entre eux se trouvant au Cameroun voisin. 



Toutefois, alors qu’au début de l’année 2014 près d’un million de personnes étaient déplacées, la moitié est aujourd’hui retournée. A cet égard, Fabrizio Hochschild a 
souligné que « les efforts humanitaires sont cruciaux pour stabiliser le pays pendant que les besoins urgents en terme de développement, politiques et sécuritaires sont traités ». 


 

Virginie Bero 

Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) 

République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR) 
Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22   
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int 

 

 

 

Presque deux semaines après la conférence des donateurs à Bruxelles, les Nations Unies et la République centrafricaine ont lancé, ce lundi à Genève, un appel de fonds de près de 400 millions de dollars américains pour venir en aide à 1,6 million de Centrafricains. Selon le plan de réponse humanitaire 2017 qui complémente le Programme quinquennal national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA) lancé à Bruxelles le 17 novembre, près de la moitié de la population centrafricaine a encore besoin d’aide humanitaire. Cet appel de fonds témoigne de la fragilité de la situation sécuritaire dans ce pays et de la situation humanitaire.

 

 

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:08
Centrafrique : Paris "préoccupé", appelle les groupes armés à cesser les violences

 

 

 

Paris 29 NOVEMBRE 2016 (AFP) La France, "préoccupée" par les récentes violences qui ont fait 85 morts dans la région de Bria (centre), a appelé mardi l’ensemble des groupes armés à "cesser toute violence" et à rejoindre le programme de désarmement et réinsertion lancé par Bangui.

 

"Nous appelons l’ensemble des groupes armés à cesser toute violence et à rejoindre sans tarder le programme de "désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement" (DDRR) lancé par les autorités centrafricaines", a déclaré le porte-parole du Quai d’Orsay Romain Nadal.

 

Des affrontements les 21 et 22 novembre entre groupes armés de l’ex-rébellion Séléka ont fait 85 morts, essentiellement des Peuls, dans la région de Bria.

 

"La France soutient l’action de la Minusca (la force de maintien de la paix de l’ONU) et l’encourage à poursuivre avec détermination la mise en œuvre de son mandat de protection des populations civiles", a poursuivi le Quai d’Orsay, réitérant également son soutien au président centrafricain Faustin-Archange Touadéra.

 

La Centrafrique (4,5 millions d’habitants) peine à se relever d’une guerre civile déclenchée par le renversement en mars 2013 de l’ex-président François Bozizé par les rebelles Séléka demandant plus de justice sociale pour les 20% de musulmans.

 

Leur prise de pouvoir a entraîné une contre-offensive des milices antibalaka majoritairement chrétiennes.

 

L’intervention militaire française Sangaris, qui a pris fin en octobre, puis la Mission des Nations unies (Minusca, 12.500 hommes) ont permis la fin des tueries massives et l’élection en début d’année dans le calme de M. Touadéra, mais la violence subsiste et une grande partie du territoire échappe au contrôle de l’Etat.

 

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:06
Centrafrique : l’ONU condamne les violences entre groupes ex-Séléka

 

 

 

Nations unies (Etats-Unis) 29 NOVEMBRE 2016 (AFP) Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a condamné lundi les récents affrontements entre membres de l’ex-rébellion Séléka en République centrafricaine (RCA) et a demandé "aux groupes armés de mettre fin immédiatement à la violence".

 

Ces affrontements entre des groupes armés issus de l’ex-Séléka à Bria, à 400 km au nord-est de Bangui, ont fait 85 morts et déplacé près de 11.000 personnes, selon l’ONU.

 

Dans un communiqué, M. Ban a exprimé l’espoir que le prochain sommet extraordinaire de la Communauté des Etats d’Afrique centrale prévu à Libreville le 30 novembre "va soutenir les efforts entrepris par le gouvernement de RCA et le président Faustin-Archange Touadéra pour consolider la paix" et assurer le redressement du pays.

 

Les affrontements de Bria ont opposé deux factions armées de l’ex-Séléka, qui prétend défendre la minorité musulmane, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam et l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darass, réputé proche des bergers peuls nomades.

 

 

DECLARATION ATTRIBUABLE AU PORTE-PAROLE DU SECRETAIRE GENERAL SUR LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
 


 

New York, le 28 novembre 2016 - Le Secrétaire général est profondément préoccupé par le regain de violence survenu la semaine dernière en République centrafricaine. Deux groupes armés, factions de l’ex-Séléka, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), se sont affrontés à Bria, dans la préfecture de la Haute Kotto. Des dizaines de personnes auraient été tuées et blessées et plus de 11,000 seraient déplacées. Un grand nombre de victimes seraient des civils et beaucoup semblent avoir été ciblées sur des bases ethniques.
 

Le Secrétaire général rappelle que la récente conférence de Bruxelles sur la RCA a souligné la volonté de la communauté internationale de soutenir le pays sur son chemin vers le relèvement et la stabilité. Pour ce faire, il est important que toutes les conditions soient remplies. Ainsi, il enjoint aux groupes armés de cesser immédiatement les violences et de s’engager de bonne foi dans les efforts encours visant à traiter les causes profondes du conflit, notamment par la mise en œuvre du programme de désarmement, démobilisation et réintégration récemment approuvé à Bangui.
 

Le Secrétaire général espère que la session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), prévue à Libreville le 30 novembre, permettra de renforcer les efforts entrepris par le Gouvernement de la République centrafricaine et son Président Touadéra en vue de consolider la paix et d’engager le pays sur la voie du relèvement et de la stabilité.

 

______________________________________________________________________________

 

Bureau de la Communication et de l'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:03
Centrafrique : 85 morts et violences ciblées envers les Peuls

 

 


Bangui - AFP / 28 novembre 2016 20h32 - Les derniers affrontements entre groupes armés ex-Séléka en Centrafrique ont fait 85 morts, selon le conseiller spécial des Nations unies pour la prévention du génocide, qui dénonce des violences ciblées à l'encontre des Peuls.


Depuis le 21 novembre, quelque 85 civils ont été tués, 76 blessés et près de 11.000 personnes ont été déplacées de leur ville de Bria, à 400 km au nord-est de Bangui, a écrit Adama Dieng, dans un communiqué datant du 25 novembre transmis lundi à l'AFP.



Ce bilan a été repris lundi par le porte-parole de la présidence centrafricaine, Albert Mopkem, ainsi que par le ministre de la Communication, Charles Paul Lemasset Mandya, cité par la radio Ndeke Luka.


Ces affrontements ont opposé deux factions armées de l'ex-Séléka qui prétend défendre la minorité musulmane, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam et l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC) d'Ali Darass, réputé proche des bergers peuls nomades.


Le FPRC aurait ciblé les Peuls à Bria, par des recherches maison par maison, tuant, pillant et enlevant des habitants. Le FPRC a aussi occupé des bâtiments abritant des hôpitaux, empêchant des Peuls blessés de recevoir des traitements médicaux, a poursuivi M. Dieng, mentionnant l'intervention des Casques bleus et la visite sur place du chef de la Mission des Nations unies (Minusca), Parfait Onanga, le 24 novembre.



Etant donné l'histoire récente du pays, ce type de violence ciblée est extrêmement dangereux et doit être arrêtée, a ajouté le conseiller spécial de l'ONU.


La Centrafrique (4,5 millions d'habitants) peine à se relever d'une guerre civile déclenchée par le renversement en mars 2013 de l'ex-président François Bozizé par les rebelles Séléka demandant plus de justice sociale pour les 20% de musulmans.



Leur prise de pouvoir a entraîné une contre-offensive des milices antibalaka majoritairement chrétiennes. Bilan: des milliers de morts, quelque 800.000 déplacés internes ou réfugiés au Tchad, au Cameroun et en RDC, un Etat, une administration, des forces armées et une économie en ruine.


L'intervention militaire française Sangaris, qui a pris fin en octobre, puis la Mission des Nations unies (Minusca, 12.500 hommes) ont permis la fin des tueries massives et l'élection en début d'année dans le calme d'un nouveau président, Faustin-Archange Touadéra.



Des groupes armés et des poches de violences subsistent cependant dans ce grand pays (623.000 km/2).



(©)

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 17:26
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : La ville de Bocaranga paralysée suite à des combats fratricides entre deux tendances Anti-Balaka

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 28 NOVEMBRE 2016

 

BOCARANGA, 28 Novembre 2016(RJDH)—Les deux tendances Anti-Balaka, présentes dans la ville de Bocaranga se sont affrontés dans la soirée du dimanche 27 novembre. Cet affrontement a paralysé la ville ce lundi, selon des sources officielles jointes par la RJDH.

 

« Les deux groupes Anti-Balaka s’entretuent ici », ce sont les mots du proviseur du lycée de Bocaranga Maurice Ndomalet que le RJDH a pu joindre ce matin. Les combats ont éclaté dans la soirée du dimanche, selon la même source qui fait un bilan de deux morts « hier vers le soir nous avons écouté des détonations d’armes du côté où se regroupent les Anti-Balaka  qui contrôlent la ville afin d’empêcher une éventuelle entrée des éléments de Sidiki. Dans l’accrochage il y’a eu un mort de chaque côté. C’est ce matin que les deux corps ont été ramenés pour l’inhumation», précise t-il.

 

Les activités sont paralysées dans la ville à cause de ce regain la tension entre ces deux groupes frères, « les gens ont peur de quitter la maison à cause du décès de ces jeunes puisqu’on ignore encore les raisons qui les ont poussés à s’entretuer. Ici les activités sont paralysées », confirme-il

 

Ces combats ont opposé un premier groupe d’Anti-Balaka de Bong composé des jeunes des villages  Loh, Bong, de  la ville de Koui, le village Mokonziouali et une partie des jeunes de Bocaranga contre ceux du village Sangami. Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec les deux parties.

 

L’affrontement entre deux tendances Anti-Balaka est signalé quelques jours après les combats qui ont opposé deux groupes de l’ex-Séléka à Bria.

 

 

Centrafrique : La ville de Birao victime de son éloignement de la capitale

 

http://rjdh.org/ PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 28 NOVEMBRE 2016

 

BIRAO, 28 Novembre 2016 (RJDH) : La ville de Birao, chef-lieu de la Vakaga, située à environ 1300 km de Bangui souffre de son éloignement de la capitale Bangui. Cette localité est coupée de Bangui sur plusieurs plans.

 

Birao est contrôlé par le bataillon zambien de la Minusca qui a su imposer le calme à travers ce qui est dénommé « Weapon Free Zone », c’est à dire une interdiction de circuler avec les armes et les effets militaires.

 

En dehors de cet aspect positif de la vie à Birao, la ville est coupée de la capitale sur de nombreux points. La justice est tenue par un comité d’autorités locales dirigé par le sultan-maire. Le tribunal n’est pas fonctionnel par manque de personnel.

 

Birao, malgré son éloignement est sans réseau téléphonique depuis le mois de juillet 2016. Difficile d’accéder à la ville par la voie routière à cause de l’état désastreux des routes qui sont généralement inondée par les eaux pendant les six mois de la saison pluvieuse.

 

En dehors de la radio Guira, acquise à la cause de la Minusca, les habitants de Birao n’ont aucun autre moyen d’information nationale. Ils sont contraints de suivre les radios étrangères.

 

L’hôpital préfectoral  de Birao pris en charges par l’ONG International Médical Corps, est géré par une sage-femme qui assure l’intérim du Directeur depuis 4 ans. L’accès à l’eau potable est un parcours de combattant puisque la ville ne dispose que d’un seul point d’eau potable aménagé par la Minusca.

 

Le système éducatif, fonctionnel n’est tenu que par trois enseignants qualifiés qui gèrent les trois écoles primaires de la localité appuyées par les maitres-parents. L’école préfectorale de Birao avec 1400 élèves, comporte cinq salles de classe avec trois enseignants dont un qualifié qui est obligé de regrouper les CEI et CEII dans la même salle.

 

Le lycée moderne de Birao souffre lui aussi du manque de personnel enseignant et la rentrée scolaire 2016-2017 n’y est pas encore effective.

 

La ville de Birao avec plus de 30.000 habitants, comporte l’important gisement de pétrole à Bouroumata d’où est partie la Séléka en 2012 pour renverser le pouvoir de Bozizé une année après.

 

 

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 13:09
Invité Afrique sur RFI : Faustin-Archange Touadéra: en RCA, «nous ne voulons pas faire de désarmement forcé»

 

 

INVITÉ AFRIQUE

 

Faustin-Archange Touadéra: en RCA, «nous ne voulons pas faire de désarmement forcé»

 

Par Pierre Pinto  RFI dimanche 27 novembre 2016

 

La Centrafrique est de retour au sein de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) après trois années de suspension. Le président Faustin-Archange Touadéra participe au sommet de l’organisation qui a lieu à Antananarivo, la capitale malgache. La RCA – qui a obtenu 2,2 milliards de dollars de promesses de financement de la part des bailleurs de fonds à Bruxelles il y a 10 jours, poursuit son plaidoyer auprès des partenaires internationaux, ne serait-ce que pour que ces promesses se concrétisent. Cet argent commence-t-il à arriver ? Après les violences qui ont fait plusieurs dizaines de morts à Bria cette semaine, où en est la stratégie de Désarmement, démobilisation, réinsertion des combattants (DDR) ? Le président centrafricain [qui réagit d’abord à la disparition de Fidel Castro] est notre invité ce dimanche 27 novembre. Il répond aux questions de Pierre Pinto, l’un de nos envoyés spéciaux à Antananarivo.

 

Fidel Castro vient de disparaitre. Quel souvenir, quel héritage va-t-il laisser en Afrique, selon vous ?

 

Faustin-Archange Touadéra : En tant que leader, Fidel Castro a inspiré beaucoup par rapport à notre jeunesse, par rapport à beaucoup de choses. C’est une très grande figure de la politique mondiale et du leadership mondial qui vient de s’éteindre.

 

La Centrafrique est de retour dans la francophonie trois ans après en avoir été suspendue. Qu’est-ce que cela signifie, pour vous ?

 

Cela signifie beaucoup de choses puisque c’est notre organisation. Même pendant les trois années, pendant la transition, l’OIF était à nos chevets dans la recherche de sortie de crise. Nous sollicitons toujours son appui pour nous aider puisque nous sommes en train de sortir de crise et qu’il y a encore des défis. Par conséquent, nous avons encore besoin de la communauté internationale et plus particulièrement de notre organisation, l’Organisation internationale de la francophonie.

 

A Bruxelles, il y a dix jours, vous avez reçu de la part des bailleurs de fonds internationaux plus de 2 milliards de dollars pour financer votre plan de relèvement. C’est moins que ce que vous espériez mais c’est plus que nécessaire pour régler les urgences ?

 

Evidemment, nous avons estimé nos projets prioritaires à plus de, disons, 1,6 milliard de dollars américains pour les trois années. Nous avons obtenu plus que cela, c’est à dire 2,2 milliards de dollars. Aussi, pour les trois prochaines années, si nous mobilisons réellement tout cela, cela pourrait nous aider dans les projets d’urgence. Nous avons tablé cette stratégie sur les cinq ans qui nécessitait donc des besoins de l’ordre de 3 milliards de dollars mais je crois qu’il y a encore des partenaires qui ne se sont pas prononcés, compte tenu de leur agenda, et on n’a pas tenu compte non plus des projets qui sont déjà en cours. Donc, nous, nous sommes très satisfaits de ce résultat. L’Union africaine prévoit, elle aussi, des rencontres d’ici décembre ou janvier dans le sens de nous appuyer et bien d’autres organisations voudraient aussi nous aider en soutenant ce programme de relèvement de la République centrafricaine.

 

Est-ce que ces promesses commencent à se concrétiser ?

 

Nous venons de quitter Bruxelles, il y a peu de temps, et nous sommes déjà en train de travailler sur un dispositif pour renforcer notre capacité d’absorption de ces fonds-là. Nos partenaires sont nombreux puisqu’il y a l’Union européenne, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, la France et les Etats-Unis. Nous allons donc travailler sur un dispositif qui intègre cet aspect de mobilisation concrète des ressources qui sont promises.

 

Depuis quelques mois, le contexte sécuritaire se dégrade en Centrafrique. On l’a vu encore cette semaine avec des violences très meurtrières à Bria où il y a eu plusieurs dizaines de morts. Est-ce que ce n’est pas le signe qu’il faut peut-être changer de stratégie et que la stratégie de DDR, c’est-à-dire une stratégie concertée, ne marche pas ?

 

Non, cela ne veut pas dire que ça ne marche pas. Nous sommes en train de mettre le processus en route. C’est vrai qu’il a des fenêtres d’opportunités mais la situation est encore critique. Sur les quatorze groupes armés, onze adhèrent au dispositif mais à partir du moment où des groupes armés détiennent encore des armes, il peut y avoir des actes de criminalité, il peut y avoir un certain nombre d’actions…

 

… Les trois groupes qui n’y participent pas sont les plus puissants, les plus nocifs.

 

De toute façon, nous voulons la réconciliation nationale, c’est-à-dire tout le monde, de manière inclusive. Donc, qu’il y en ait un ou deux qui ne participent pas, ce sont toujours des questions qui apportent des difficultés. On veut que tout le monde soit à la table des discussions.

 

Mais cette stratégie de DDR n’est-elle pas trop lente finalement ?

 

Non, c’est tout un processus. Nous, nous ne voulons pas faire de désarmement forcé. Il va donc falloir convaincre ceux qui ont pris les armes, à les déposer et à choisir la République, librement. En effet, aujourd’hui, la violence n’arrange rien. Vous voyez que cela n’a fait que détruire le pays. Nous avons reculé de plusieurs années. Moi, en tant que président de la République, je veux rassembler tout le monde pour construire notre pays dans le dialogue. C’est le désarmement des cœurs et ce n’est pas facile.

 

Régulièrement, ces derniers temps, vous avez exprimé votre volonté ferme de fermer le site de déplacés de Bangui, M’Poko, qui jouxte l’aéroport et où s’entassent environ 25 000 personnes, aujourd’hui. Est-ce que la situation actuelle le permet ?

 

Nos compatriotes qui sont autour de l’aéroport ne sont pas dans de bonnes conditions. Il y a des dangers permanents. Ils vivent dans des conditions difficiles. Nous devons tout faire pour que nos compatriotes puissent regagner des lieux décents de vie. Nous avons déjà entamé des profilages, des concertations avec les organisations non gouvernementales, les partenaires et nous sommes en train d’y travailler pour que, volontairement, ces compatriotes puissent trouver des lieux d’abris plus décents que le danger qu’ils courent autour de l’aéroport.

 

Mais vous comprenez l’inquiétude de ces personnes qui craignent de revenir dans leur quartier où, pensent-ils, la sécurité n’existe pas ?

 

Oui. Nous le savons puisque s’ils sont là-bas, c’est parce qu’il y a l’insécurité et que donc ils se protègent en étant là-bas ou bien parce que leur domicile, leur maison ont été complètement cassés. Aujourd’hui, il y a ces deux problématiques qu’il faut lever.

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 23:48
Plus de 80 civils tués dans des violences en Centrafrique-Onu

 

Plus de 80 civils tués dans des violences en Centrafrique-Onu

 

26/11/2016 | 01:36(Reuters)

 

Le conseiller spécial des Nations unies pour la prévention du génocide a annoncé vendredi être en possession d'éléments indiquant que des milices en Centrafrique ont pourchassé et massacré des membres de la communauté peule, tuant 85 civils cette semaine.

 

Des heurts ont éclaté lundi à Bria, une ville à 600 km au nord-est de la capitale, Bangui, entre deux groupes rebelles rivaux ex-Séléka musulmans, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FRPC) et l'Union pour la Paix en Centrafrique (UPC).

 

L'UPC compte une majorité de Peuls, communauté musulmane issue de bergers nomades de la région sahélo-saharienne, répartis désormais dans une quinzaine de pays en Afrique de l'Ouest et du centre.

 

Dans un communiqué, le conseiller spécial des Nations unies pour la prévention du génocide, Adama Dieng, a annoncé que le FRPC avait ciblé des Peuls à Bria, fouillant chaque maison avant de tuer, de piller ou de voler les habitants.

 

Les combattants des FPRC sont également entrés dans un hôpital où ils ont empêché des personnes peules blessées de recevoir des soins.

 

Outre les 85 civils tués, environ 76 personnes ont été blessées et près de 11.000 déplacées par les violences, a précisé Adama Dieng.

 

La ville de Bambari, à 200 km au sud-ouest de Bria, a aussi été le théâtre de heurts entre les deux groupes.

 

"S'ils sont menés de manière étendue ou systématique, de tels actes pourraient constituer des crimes au regard du droit international qui peuvent être jugés par les tribunaux nationaux ou internationaux", a-t-il déclaré, ajoutant avoir demandé l'ouverture d'une enquête pour identifier les responsables.

 

"Etant donné l'histoire récente du pays, ce genre de violence ciblée est extrêmement dangereuse et doit être stoppée", a-t-il déclaré.

 

Les violences de cette semaine représentent les plus importantes commises à l'égard de minorités depuis la fin de l'opération française Sangaris le 31 octobre.

 

Il revient désormais principalement aux 12.500 casques bleus de la Minusca, appuyés par l'Union européenne, d'assurer la sécurité. La mission de l'Onu a renforcé sa présence à Bria afin d'éviter de nouvelles violences.

 

En 2013, le renversement par la Séléka du gouvernement du pays à majorité chrétienne a déclenché un violent conflit inter communautaire, marqué par les affrontements entre milices chrétiennes "anti-Balaka" et Séléka et des exactions sur les civils.

 

(Joe Bavier; Julie Carriat pour le service français)

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 23:46
Le choléra est en perte de vitesse en Centrafrique

 

Le choléra est en perte de vitesse en Centrafrique

 

http://www.voaafrique.com/

 

Le point avec notre correspondant, Freeman Sipila.

 

En RCA, l'épidémie de choléra déclarée en août dernier est en perte de vitesse. Aucun nouveau cas n'est enregistré et aucun malade n'est hospitalisé pour l'instant. Cependant, la fin de l'épidémie n'est pas encore officiellement déclarée.

 

Plus de trois mois aujourd'hui après la déclaration de l'épidémie, le niveau d'alerte est à son plus bas degré. Dans tous les centres d’accueil de Bangui et des localités longeant le fleuve Oubangui, aucun nouveau cas de choléra n'est enregistré.

 

Docteur Joackim Tenguere, est le coordonnateur adjoint et chargé des opérations du centre des opérations d'Urgence de Santé Publique.

 

"Aujourd'hui, nous n'avons pas reçu d'alerte par rapport au choléra", annonce-t-il.

 

Malgré cette nouvelle plutôt bonne pour le pays, la surveillance ne faiblit pas. Le ministère de la santé, l'OMS et les ONG internationales poursuivent les séances de sensibilisation auprès des déplacés et des personnes vulnérables.

 

Ces actions devront encore être menées jusqu'en février 2017. La saison pluvieuse fait redouter un risque de propagation de cette maladie.

 

"Nous insistons sur la surveillance au niveau des niveaux sanitaires, la capitale et d'autres zones touchées", explique-t-il.

 

Dans les structures sanitaires, le dispositif de prévention et de riposte est toujours en place. Dans la capitale, le mot choléra a disparu dans les conversations.

 

Déclarée le 10 août dernier en Centrafrique, l'épidémie du choléra a fait 21 morts sur 266 cas enregistrés.

 

Freeman Sipila, correspondant à Bangui

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 22:22
Centrafrique : Des églises à Kabo attaquées par des hommes armés

 

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 26 NOVEMBRE 2016

 

KABO, 26 Novembre 2016 (RJDH) – Un groupe armé non identifié a attaqué trois églises dont  une catholique et les deux autres baptistes. Les faits ont été confirmés au RJDH par des sources concordantes dans la localité.

 

L’attaque de ces églises est attribuée aux éléments du général Alkatim présents dans la localité. Une réunion aurait été organisée le jeudi dernier afin d’attirer l’attention des autorités locales sur cet incident.

 

Une source officielle contactée par le RJDH a fait le bilan de ces attaques en ces termes « l’information selon laquelle plusieurs cas de vandalisme ont été enregistrés est avérée. Les salles de classe de l’école préfectorale ont été aussi saccagées, des matériels de l’église catholique ont été emportés », a déploré cette source.

 

Selon nos informations, le général Alkatim, du MPC a organisé une réunion avec la population pour tenter de calmer la situation.

 

 

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 21:47

 

 
 

La réglementation des partis politiques en Centrafrique est une vieille interrogation qui se pose avec acuité à la classe politique centrafricaine. Le nombre à trois chiffres des partis politiques et le pléthore des candidats à la dernière élection présidentielle posent la problématique de financement des partis politiques en Centrafrique. Les moyens et capacités de mobilisation disproportionnés lors des campagnes électorales nous interpellent quant à l'application du principe d'égalité des candidats devant les électeurs.

 

A titre de rappel, un parti politique est une association de personnes qui partagent les mêmes opinions, les mêmes idées, les mêmes intérêts en vue de se faire élire, d'exercer le pouvoir et de mettre en œuvre un programme politique commun. Bref, c'est une organisation où les membres mènent une action commune à des fins politiques. C'est l'objectif de cogérer et de gouverner qui les différencie des autres organisations ou associations.

 

A l'instar de toute association, les partis politiques s'organisent comme une entreprise privée qui doit avoir une personnalité morale, un compte bancaire, un siège social, tenir des congrès, se présenter aux différentes élections, avoir une structure administrative qui nécessite un patrimoine matériel et financier en vue de son fonctionnement. Les ressources des partis politiques sont traditionnellement composées de cotisations, des dons qui doivent être limités à un seuil, des legs des adhérents ou sympathisants et parfois des bénéfices réalisés sur des manifestations.

 

Ces différentes recettes ne permettent pas de viabiliser les partis politiques. La balance budgétaire des partis politiques montre que les recettes sont souvent déficitaires par rapport aux dépenses. En conséquence, les besoins financiers des partis empiètent sur le patrimoine privé de son leader. Ainsi, la visibilité du parti est fonction de la valeur financière de son leader. Devant le déséquilibre du jeu démocratique, le citoyen lambda se posera légitimement la question du financement des partis politiques en Centrafrique.

 

Ainsi, est-il légitime de réguler le financement des partis politiques ? Nous estimons que les partis politiques participent à l'équilibre du jeu démocratique, une mission d'intérêt général indispensable au processus démocratique. Donc, il apparaît normal que l'Etat leur donne des moyens sous forme de subvention pour financer leurs activités. D'ailleurs, la convention africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption invite les États membres de l'Union africaine à adopté des mesures pour intégrer le principe de transparence dans le financement des partis politiques. Cependant, peu d'Etats ont une législation sur le financement des partis politiques.

 

Dans ces États, les statistiques montrent toujours que les partis au pouvoir ont beaucoup d'adhérents par rapport aux autres parce qu'ils ont les moyens de leur politique. Ils écrasent toujours la concurrence, le jeu démocratique est faussé, les électeurs ne votent plus les meilleurs candidats, ils ne votent pas le programme mais le candidat qui a beaucoup d'argent. Lors des élections, l'argent prend le dessus sur le débat d'idées. L'électeur devient ainsi une marchandise à vendre. Cette pratique est immoral, porte atteinte à l'éthique et au principe d'égalité des candidats. En conséquence, cette pratique fragilise la démocratie. Pour les mêmes raisons d'éthique et de morale, la réglementation de financement des partis politiques en Centrafrique est opportune et indispensable car elle répondra à beaucoup d'interrogations et résoudra le fléau de la transhumance politique.

 

Dans les faits, certaines personnalités politiques centrafricaine se retrouvent entre deux ou trois partis au cours d'une même élection c'est à dire entre les deux tours. Ces personnalités politiques changent d'orientation politique selon leurs humeurs, les saisons et cela en défiant les mots d'ordre ou consignes de vote de leurs partis respectifs. En contre-partie des financements par l'Etat, les partis politiques sont tenus de publier les comptes de chaque exercice. Alors devant ce pléthore de partis politiques en Centrafrique, on se demande ce qui les différencie réellement ? Beaucoup se retrouvent dans les mêmes courants de pensées et d'idéologies. Ainsi, comment peuvent-ils se contredire ?

 

D'ailleurs peu de partis politiques participent à la course présidentielle, les autres qui n'existent que de nom et qui ne sont composés que de sa propre famille attendent de se faire phagocyter ou de rallier le parti au pouvoir et/ou en pôle position entre les deux tours afin de profiter de traitements de faveur. D'autres malins, n'ayant aucune idée à vendre, se déclare indépendants. Dans la sphère politique et dans toute démocratie, tout le monde ne peut pas gouverner, il y'a une majorité qui gouverne et une opposition qui s'oppose. C'est une exigence de la bonne gouvernance. Mais dans la pratique, on assiste généralement à la marginalisation et à l'exclusion des partis politiques d'opposition. C'est pour éviter l'écrasement qu'ils font recours aux financements occultes des lobbies, des grands groupes industriels, parfois des financements étrangers.

 

Dans ce cas de figure, les partis politiques deviennent otages des groupes financiers qui vont exiger des traitements de faveur dans l'octroi des marchés publics. Cette situation met en danger la crédibilité et la souveraineté du pays. Dès lors que le prince de financement des partis politiques est acquis, le gouvernement ou les parlementaires peuvent initier un projet ou une proposition de loi définissant les critères et les modalités de financement. Ce qui mettra un terme à ce que nous appelons "corruption politique et électorale". Cette loi obligera les parlementaires de façon formelle à verser une partie de leur salaire au parti.

 

Ceci dit, tous les partis politiques ne seront pas financés. Nous estimons que c'est idoine de limiter le financement qui sera plafonné aux partis régulièrement inscrits au ministère de l'intérieur, qui ont des parlementaires représentés à l'assemblée nationale et/ou qui ont atteint un seuil en terme de pourcentage aux dernières élections. Cela empêchera les fraudeurs d'exploiter les failles de la loi c'est à dire créer un parti juste pour avoir des subventions. Ce n'est pas une discrimination mais il faut des critères pour limiter le nombre de partis politiques sans pour autant porter atteinte à la liberté de création et d'exercice des partis politiques.

 

Avec cette injonction de présenter des comptes, qu'adviendrait-il en cas d'irrégularités dans les comptes ? Nous estimons important que le gouvernement mette en place un organe indépendant de contrôle à l'instar de la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques ( CNCCFP ) en France qui contrôle les dépenses des partis et surtout l'origine des financements. Cette institution va au nom du principe d'égalité des candidats devant les électeurs, appliquer des sanctions dissuasives, administratives, pécuniaires voire saisir les tribunaux. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.                                                                                                                                         

 

Paris le 26 novembre 2016.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections.     

 

PROBLÉMATIQUE DE LA RÈGLEMENTATION DES FINANCEMENTS DES PARTIS POLITIQUES EN CENTRAFRIQUE par Bernard Selemby Doudou
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