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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 02:31

 

Communiqué de presse de la COMUC

 

 

 

Centrafrique: 11 morts dans les violences mardi à Bangui (nouveau bilan ONU)

 

06/10/16 (AFP)

 

Onze personnes ont été tuées à Bangui dans des violences qui ont suivi l'assassinat mardi d'un officier de l'armée dans la capitale centrafricaine où le calme était revenu jeudi, selon un dernier bilan établi par la force de l'ONU (Minusca).

 

"Nous déplorons à ce stade 11 morts, 14 disparus et 14 blessés enregistrés. La force des Nations unies s’est interposée mardi et mercredi entre des groupes cherchant à créer des problèmes", a indiqué le directeur de la Communication de la Minusca, Hervé Verhoosel.

 

"La situation a Bangui est maintenant calme", a ajouté M. Verhoosel, rappelant que "la Minusca et les autorités locales demandaient à la population de ne pas répondre à la violence par la violence".

 

Un bilan de sources hospitalières avait fait état mercredi de six morts.

 

L'assassinat mardi du commandant Marcel Mombéka par des "groupes d'auto-défense" dans le quartier musulman du PK5 avait provoqué une flambée de violences dans un pays où les groupes armés menacent une paix fragile.

 

La prise du pouvoir par la rébellion Séléka à dominante musulmane en 2013, après le renversement de l'ex-président François Bozizé, a précipité la Centrafrique dans le chaos avec des tueries intercommunautaires.

 

Une contre-offensive de milices anti-balaka, majoritairement chrétiennes, a entrainé de nouvelles exactions contre la communauté musulmane. Le conflit a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, d'après les Nations unies.

 

L'intervention de l'opération française Sangaris, puis de la Minusca, a ensuite stabilisé la situation et permis l'élection dans un calme relatif du président Faustin-Archange Touadéra en début d'année 2016.

Assassinat du Commandant Mombéka : Condamnation de la COMUC
Assassinat du Commandant Mombéka : Condamnation de la COMUC
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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 01:24
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Les Anti-Balaka menacent de quitter le processus DDRR-CVR et projettent de reprendre les armes

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 6 OCTOBRE 2016

 

BANGUI, 6 octobre 2016(RJDH) —-Les Com-zones des Anti-Balaka ont projeté de se retirer du processus DDRR et réduction de la violence communautaire (CVR). Cette annonce a été faite aujourd’hui 06 octobre lors de l’Assemblée générale extraordinaire de ce groupe armé à l’Hôtel Azimut à Bangui.

 

Cette menace des Anti-Balaka de se retirer du processus DDRR et CVR intervient à la veille de la tenue du comité consultatif et de suivi du processus DDRR et se fait alors que le Président de la République Faustin Archange Touadera a fait du DDRR une de ses priorités.

 

M. Ndomandji, le chargé d’opération explique les raisons de ce retrait en ces termes : « nous avons décidé de nous retirer du DDRR et CVR à cause de la mauvaise politique du Gouvernement à notre égard. Le Gouvernement ignore que c’est à cause de nous qu’il y a retour à l’ordre constitutionnel. Il ignore aussi  que nous avons contribué à l’élection du Président Touadera en battant la campagne électorale en sa faveur. Et aujourd’hui, le Gouvernement ne traite qu’avec la Séléka. Mais aussi à cause de l’inaction de la Minusca face à la montée de la violence».

 

A cette justification s’ajoute les positions du Coordonnateur des Anti-Balaka, Edouard Patrice Ngaïssona« les combattants Anti-Balaka garderont leurs armes jusqu’à ce que le DDRR soit effectif », a-t-il déclaré. Edouard Patrice Ngaïssona a interpellé le pouvoir de Bangui sur la situation des militaires Anti-Balaka. « Il faut régler le cas des FACA Anti-Balaka très rapidement, parce qu’ils ont contribué pour le changement, mais n’ont pas été gradés, contrairement à ceux qui sont restés bras croisés et qui sont remerciés sous la transition», a-t-il souligné.

 

Cette prise de position intervient au moment où les Séléka se regroupent à Bria pour leur  Assemblée générale.

 

C’’est une première pour les Anti-Balaka depuis la signature de l’Accord sur le Principe du DDRR le 10 mai 2015 et depuis le 30 mars, date de prise de fonction de Faustin Archange Touadera comme Président de la République, de vouloir quitter le processus.

 

 

Centrafrique : Des groupes armés favorables au DDRR condamnent les dernières violences à Bangui

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 6 OCTOBRE 2016

 

BANGUI, 06 Octobre 2016(RJDH) – Dans un communiqué de presse publié ce jeudi 6 octobre, les groupes armés qui ont adhéré  au processus du DDRR/RSS/RN ont condamné avec véhémence le regain de violence après l’assassinat du Commandant des FACA Marcel Mombeka. Ils appellent l’opinion nationale à plus de vigilance afin d’éviter tout amalgame.

 

La résurgence de la violence à Kouango, Kaga-Bandoro, Koui et les représailles après le meurtre du Commandant Mombeka est déplorée et condamnée par la Coordination des groupes signataires de l’Accord du DDRR/RSS. Dans son communiqué de presse, la coordination condamne avec force ces actes qu’elle qualifie de « crapuleux et odieux, imputables aux bandits à la solde des ennemis de la paix ». Elle demande aux différents acteurs du pays de tenir un même langage pour éviter l’incivisme et la désunion qui fait le lit aux ennemis de la paix.

 

Dans ce document, Larry Nordine Mahalba, Coordonnateur des groupes politico-militaires a appelé l’opinion nationale à plus de vigilance afin d’éviter tout amalgame, « j’exhorte l’opinion nationale à doubler de vigilance pour ne pas replonger le pays dans des barbaries. Puisque l’un des auteurs a été déjà appréhendé que la justice fasse son travail pour que les auteurs, coauteurs et complices soient traqués jusque dans leurs derniers retranchement », invite-t-il.

 

La réaction de la Coordination des groupes armés adhérés au processus du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement intervient deux jours après le lâche assassinat du Chef de Bataillon Marcel Mombeka au Km5.

 

 

Centrafrique : Vers la redynamisation du secteur judiciaire

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 6 OCTOBRE 2016

 

BANGUI, 06 octobre 2016 (RJDH) — Le Ministère de la Justice en partenariat avec l’Association des Barreaux Américains (ABA) organisent une conférence pour renforcer le mécanisme d’accès à la justice en Centrafrique qui se tient du 06 au 07 octobre 2016 à Bangui.

 

Dans l’optique de clore avec l’impunité et favoriser le retour de la paix en Centrafrique, des magistrats, des avocats, des Officiers de Police Judiciaire et des autorités administratives sont invités à la conférence sur « le renforcement d’accès à la justice la lutte contre l’impunité basée sur le genre « .

 

Le Magistrat  Alain Tolmo, un des modérateurs de la rencontre, a présenté les objectifs de cette rencontre qui se résument en quatre thèmes : « l’accès à la justice, la lutte contre l’impunité de violations sur le genre, le rôle des para juristes et la possibilité de créer un réseau national des para juristes et la protection des victimes pendant le procès ».

 

Il a ajouté que cette conférence concerne spécifiquement les violences basées sur le genre perpétrées sur les femmes et les filles en Centrafrique, « plusieurs femmes et des mineurs ont été des esclaves sexuelles et victimes des atrocités  des groupes armés. Le ministère de la justice et l’Association des Barreaux Américains ont projeté leur regard uniquement sur cet aspect».

 

Pour résoudre ce problème, Adrien Nifasha, Directeur Pays de l’Association des Avocats Sans frontières (ASF), a relevé dans sa présentation que la justice doit être redynamisée, « la justice est fragile dans la mesure où l’autorité de l’Etat est concentrée à Bangui, elle est quasi-absente dans certaines régions du pays. Il en est de même de l’autorité judiciaire au sens large du terme », a noté le Directeur Pays de l’ASF.

 

En juin 2015, la Loi Organique N° 015.003 portant création de la Cour Pénale Spéciale (CPS) a été votée par le Conseil National de Transition. L’objectif est de traduire et de juger tous responsables des crimes commis en Centrafrique depuis 2003.

 

 

Centrafrique : Le Procureur de la République de Bambari ouvre une enquête judiciaire sur les violences à Kouango

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 6 OCTOBRE 2016

 

BANGUI, 6 octobre 2016(RJDH) —- De retour de Kouango, le chef de la mission conjointe Pétrokoni Zézé a fait savoir au RJDH ce jeudi 6 octobre, le bilan des événements du 10 septembre 2016 dans cette localité. A Kouango, il y a eu dix (10) morts et 451 maisons brûlées, a déclaré le chef de la mission conjointe Pétrokoni Zézé. Cette information a été confirmée par le Procureur près le Tribunal de Grande Instance de Bambari qui a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire.

 

Cette mission conjointe Gouvernement-Parlement-Minusca a constaté un retour progressif des déplacés dans leurs villages d’origine, « la population rentre progressivement, nous avons discuté avec elle, c’est une population courageuse avec une forte capacité de résilience » a noté M. Pétrokoni-Zézé.

 

Au regard des faits, le Procureur près le Tribunal de Grande Instance de Bambari a ouvert une enquête. « Le Parquet de la République a estimé que ces faits pourraient être qualifiés de crime et naturellement une enquête a été ouverte pour déterminer les responsabilités des auteurs, co-auteurs de toutes ces violences » a –t-il indiqué.

 

Un membre de cette délégation sous couvert de l’anonymat  a exhorté le Gouvernement à améliorer sa stratégie de communication avec la population, notamment la gestion des rumeurs.

Le bilan de cette mission conjointe est provisoire et peut évoluer car OCHA a indiqué plus de 19 morts sont enregistrés./

 

 

Centrafrique : Les déplacés de Fatima accusent le curé de les pousser au départ

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 6 OCTOBRE 2016

 

BANGUI, 06 Octobre 2016 (RJDH)—Des déplacés de la paroisse Notre Dame de Fatima accusent le père Giovani Zaffanelli, curé de ladite paroisse, de les pousser à quitter le site. L’information a été démentie par le prêtre qui parle d’une mauvaise compréhension de la part des déplacés.

 

Selon certains déplacés, le curé aurait demandé aux chrétiens de Notre Dame de Fatima, lors de la messe du dimanche dernier, de l’aider à faire partir les déplacés qui empêcheraient la bonne marche des activités religieuses.

 

Une déplacée rencontrée sur le site accuse le curé en ces termes : « le curé a demandé publiquement lors de la messe aux chrétiens de l’aider à nous mettre dehors de gré ou de force pour leur permettre de préparer la rentrée pastorale qui sera célébrée d’ici le mois de Septembre 2017. C’est une vérité, et actuellement tout le monde est mécontent. Eux, ils  disent que les déplacés ont pris l’église en otage, qu’on les empêche dans leurs activités religieuses ». Cette dernière regrette que le prêtre ait évoqué la question lors d’une messe au lieu de les rassembler pour en débattre.

 

Un autre déplacé accuse le curé d’avoir refusé de signer les décharges des humanitaires. Ceci pour lui, est un signe qui atteste que le prêtre leur demande de quitter les lieux, « le curé a même refusé de signer les décharges des humanitaires qui nous viennent en aide. Il nous a même interdit de construire des bâches comme cela se passe sur d’autres sites. C’est depuis deux ans que nous vivons sans aide, excepté Monseigneur et l’ancien ambassadeur de France qui nous ont donné des vivres », a-t-il expliqué.

 

Giovani Zaffanelli,  curé de la paroisse Notre Dame de Fatima, parle d’une mauvaise interprétation de son appel du dimanche dernier « tout cela ne correspond pas à la vérité. J’ai eu à faire des commentaires lors de la messe, un petit exemple. J’avais dit que le moment est venu pour qu’on se mette ensemble, les déplacés et la communauté chrétienne pour étudier, réfléchir et voir ensemble comment aider les déplacés à rentrer dans une vie normale. Mais  malheureusement tous les exemples sont toujours mal compris ici » a-t-il expliqué.

 

Environ 250 personnes sont restées sur ce site contre 40.000 au début de la crise en décembre 2014. Il s’agit essentiellement des habitants  dont les maisons sont incendiées pendant la crise aux quartiers Kina, Gbaya Dombia, Kokoro, Makambo.

 

 

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 15:33

 

 

Bangui, le 06 Octobre 2016

 

Centrafricaines, Centrafricains,
 

Mes Chers compatriotes,
 

Il y’a de cela six mois, vous avez bien voulu, au regard de mon projet de société, me porter à la Magistrature suprême de notre cher pays, la République Centrafricaine.


A travers ce choix démocratique, vous avez placé toute votre confiance en ma modeste personne afin de tourner définitivement la sombre page de l’histoire de notre pays et aspirer par delà, à la paix, à la cohésion sociale et au développement.


En accédant à la tête du pays, j’ai hérité d’une situation connue de tous, bien difficile et complexe. J’ai donc pris la mesure de la lourde responsabilité qui désormais m’incombe. 


C’est pourquoi, dès ma prise de fonction, je me suis engagé avec le Gouvernement à mener jour après jour, des actions à même de mieux redresser la situation que d’aucuns pensaient désespérée. 


Aujourd’hui, grâce à ces efforts, la détermination de tous et l’accompagnement de la communauté internationale, la République Centrafricaine commence à retrouver sa stabilité et sa quiétude. Elle reconquiert peu à peu sa place dans le concert des nations.


Nous sommes à ce jour, entrain de ramener nos enfants à l’école, nos cultivateurs à leurs champs, soigner nos malades, rouvrir les commerces, relancer les projets suspendus, reformer nos forces de défense et de sécurité et restaurer progressivement, l’autorité de L’État mais surtout, nous réconcilier.

 

Centrafricaines, Centrafricains,
 

Chers compatriotes,
 

Alors que tous les voyants sont entrain de passer au vert pour mettre sur les rails notre patrie en partage, et relancer son économie ;
 

Alors que nous attendons la tenue à Bruxelles de la conférence des bailleurs de fonds sur la République Centrafricaine qui, au regard de la préparation et de l’engouement des partenaires à notre cause, devra se solder par un espoir de reconstruction et de développement de notre cher et beau pays,
 

Voilà que les ennemis de la paix, les ennemis du développement économique et social, ceux qui ne trouvent leur intérêt que dans la violence et la barbarie, viennent encore une fois de plus poignarder la République Centrafricaine dans le dos pour le faire basculer à nouveau dans le chaos. Les derniers évènements de Ndometé, de Kaga - Bandoro, de Kouango, de Koui, de Bocaranga et du KM5 à Bangui, n’ont que pour seul but la remise en cause des efforts de stabilisation chèrement acquise. Ils nous rappellent combien est –il nécessaire de doubler d’efforts pour combattre les forces du mal qui continuent de sévir et nuire aux intérêts de la nation.


En ce moment de douleur, j’ai une paternelle pensée pour les innocentes victimes et leurs familles. En saluant la mémoire de ceux qui sont tombés, je souhaite par la même occasion un prompt rétablissement aux blessés et ma profonde compassion à leurs proches.

 

Mes Chers compatriotes,
 

Soyez rassurés que je ne me laisserai pas gagner par le désespoir, encore moins, me détourner du chemin de la reconstruction que j’ai tracé pour notre bonheur collectif.
 

C’est pourquoi, je voudrais très solennellement, vous rassurer que ces actes de barbarie ne resteront jamais impunis. Les auteurs identifiés seront traqués et traduits en justice. 
 

Je vous exhorte donc tous à vous résister aux tentations de vengeance et à garder le calme. Ne tombons pas dans le piège des ennemis de la paix et du progrès. Restons focalisés sur notre objectif commun qui est celui de consolider la paix pour le développement de notre cher et beau pays, la République Centrafricaine. 


Aussi, mes bien chers compatriotes, je vous invite avec insistance, à la vigilance et à une mobilisation pour barrer la route à l’imposture. Il y a un temps pour faire la guerre, mais le plus important c’est de savoir la terminer. Est venu aujourd’hui, le temps de la réconciliation, le temps de la paix et le temps de la concorde nationale.


Ensemble, prenons en conscience, regardons l’avenir pour bâtir un pays uni, prospère et digne et ce, pour la fierté de nos enfants.
 

Que Dieu Bénisse notre pays.
 

Vive la République Centrafricaine.

 

DÉCLARATION  A LA NATION DE SON EXCELLENCE,  LE PROFESSEUR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DE L’ÉTAT
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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 15:18

 

 

APA-Bangui (Centrafrique)- 06/10/16 - Les zones minières de Boda, Carnot et Nola viennent d’être déclarées conformes par le processus de Kimberley et ainsi on peut y reprendre l’exploitation et l’exportation du diamant et de l’or en direction du marché mondial, selon un communiqué du ministre des Mines, Léopold Mboli Fatrane, rendu public jeudi à Bangui.

 

Les pierres précieuses provenant de ces localités de l’ouest de Centrafrique déclaré zone verte par le Processus de Kimberley pourront désormais être vendues légalement.

 

Du 5 au 8 aout 2016, une mission d’experts du monitoring team du Processus de Kimberley était en mission à Bangui et dans les zones de l’ouest de Centrafrique pour constater l’avancement des mises en conformité des sites miniers du pays.

 

Le rapport de cette mission a abouti à la conclusion selon laquelle les zones minières de Carnot, Boda et Nola sont conformes aux normes du Processus de Kimberley. D’où leurs pierres précieuses pourront de nouveau être légalement exportées.

 

Auparavant, la Berberati avait été déclarée conforme par le Processus de Kimberley.

 

Centrafrique : trois mines de diamant déclarées conformes par le processus de Kimberley
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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 21:15

 

 


L'ex-Premier ministre portugais Antonio Guterres devrait succéder sauf surprise de dernière minute à Ban Ki-moon au poste de secrétaire général de l'ONU. Aucun des membres permanents du Conseil de sécurité n'a voté contre lui mercredi lors d'un vote informel.


Les 15 membres du Conseil de sécurité, qui devaient se prononcer sur chacun des dix candidats en lice, avaient le choix entre trois bulletins: "encouragement", "découragement" et "sans opinion". Treize ont choisi le premier et deux le troisième concernant M. Guterres.


"Après six tours de scrutin, nous avons aujourd'hui un favori et son nom est Antonio Guterres", a déclaré Vitali Tchourkine, représentant permanent de la Russie à l'ONU, s'adressant à la presse.


"Nous avons décidé de procéder à une élection formelle jeudi matin à 10h00 locales (16h00 en Suisse) et nous espérons qu'elle aura lieu par acclamation", a ajouté le diplomate qui préside le Conseil en octobre.


Avant de recommander formellement Antonio Guterres à l'Assemblée générale des Nations unies, chargée de son élection, le Conseil de sécurité doit encore adopter une résolution en ce sens.


(ats / 05.10.2016 19h30) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=742314 

ONU: Antonio Guterres sur le point de succéder à Ban Ki-moon
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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 21:07

 

 


N'Djamena - AFP / 05 octobre 2016 20h45 -  Un consortium composé des majors pétrolières Esso (Etats-Unis), Petronas (Malaisie) et Chevron (Etats-Unis) a été condamné à de très lourdes amendes par la justice au Tchad pour des taxes non payées, selon un jugement dont l'AFP a obtenu copie mercredi, qui mentionne la somme de 67,32 milliards d'euros.

Le consortium est condamné à titre de pénalités à verser à l'Etat tchadien la somme de 44.294.126.527.840 de francs CFA, soit 67,32 milliards d'euros, d'après le jugement du tribunal de grande instance de N'Djamena.

En principal au titre des redevances statistiques, le consortium Esso/Petronas/Chevron est condamné à verser à l'Etat tchadien, représenté par le ministère des Finances, 483.611.945.749 de francs CFA, soit 735 millions d'euros.

Le tribunal ordonne l'exécution provisoire à hauteur de la somme de 396.391.040.330 de francs CFA (602 millions d'euros) nonobstant toutes voies de recours.

L'avocat du consortium a interjeté appel.

Dans le détail, Esso doit supporter 233.537.204.356 de francs CFA (355 M d'euros), Petronas 152.388.286.640 de francs CFA (231,6 M d'euros), et SHT, qui a racheté les actifs de Chevron, 97.686.454.702 de francs CFA (148,4 M d'euros). 

Fin 2013, l'Etat tchadien a porté plainte contre le consortium pour réclamer le paiement de redevances dites statistiques.

La loi a fixé à 2% la redevance statistique, alors que le consortium s'est arrangé à ne payer dans un premier temps qu'1% et ensuite 1,5%, a expliqué l'avocat de l'Etat tchadien, Philippe Housseini. Quand la douane s'est rendu compte de cette supercherie, elle a déposé plainte fin 2013 contre le consortium pour demander le paiement de la différence.

Pays pauvre d'environ 12 millions d'habitants, le Tchad a commencé l'exploitation du pétrole en 2003.

Le consortium composé des sociétés Esso, opérateur (40%), Petronas (35%) et Chevron (25%) a débuté la production dans le bassin de Doba depuis 2003, selon le site du ministère du Pétrole.

Le pays a été lourdement touché par la chute des cours du pétrole (déficit budgétaire, fonctionnaires souvent non payés à temps...).

Le salut ne viendra jamais des ressources pétrolières, dont la modestie et la volatilité exposent plus qu'elles ne rassurent, avait déclaré le président Idriss Deby Itno le 8 août lors de son discours d'investiture pour un cinquième mandat.

Il a depuis mis en oeuvre 16 mesures d'austérité prises en conseil des ministres en septembre, dont la baisse de 80% des indemnités des haut commis de l'Etat nommés par décret ou le gel des bourses des étudiants.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=742332 

Tchad: des majors pétrolières condamnées à de très lourdes amendes
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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 20:38

 

 

Bangui - 05 OCT 2016 (AFP) Mise à jour 05.10.2016 à 20:00

 

Les violences mardi à Bangui ont fait au total six morts après l'assassinat d'un officier de l'armée, ont indiqué des sources hospitalières mercredi alors qu'un calme précaire est revenu dans la capitale de la Centrafrique.

 

L'assassinat mardi du commandant Marcel Mombéka par des "groupes d'auto-défense" dans le quartier musulman du PK5 a provoqué une nouvelle flambée de violences dans un pays où les groupes armés menacent la paix fragile.

 

"Le bilan est de six morts y compris le commandant Mombéka et de six blessés dont son fils", ont indiqué des sources hospitalières.

 

"Marcel Mombéka a été tué du côté du PK5 dans des zones sous contrôle de groupes d'autodéfense" du quartier, a déclaré mardi à l'AFP mardi le ministre de la sécurité Jean-Serge Bokassa. Ces groupes d'autodéfense sont liés à des éléments "radicaux appartenant à la communauté musulmane" d'après le ministre.

 

Après l'assassinat de l'officier, trois éleveurs peuls ont été tués en représailles vers l'abattoir dans un autre quartier de Bangui.

 

Les deux autres victimes auraient trouvé la mort dans des échanges de tirs au PK5 entre groupe d'autodéfense et les forces de sécurité intérieures".

 

Mercredi, l'activité s'exerçait normalement dans la plupart des quartiers de la capitale. Cependant au PK5, tout était encore fermé.

 

La Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca, environ 12.000 hommes) a dénoncé "ces actes inadmissibles qui menacent la paix et la stabilité encore fragiles, obtenues à la suite d’efforts considérables de la part des autorités centrafricaines et des forces internationales".

 

La prise du pouvoir par les rebelles Séléka (coalition en sango) à dominante musulmane en 2013, après le renversement de l'ex-président François Bozizé, a précipité la Centrafrique dans le chaos. Une contre-offensive de milices anti-Balaka, majoritairement chrétiennes, a entrainé de nouvelles exactions contre la communauté musulmane.

 

Le conflit a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, d'après les Nations unies.

 

L'intervention de l'opération française Sangaris, puis de la Minusca a ensuite stabilisé la situation et permis l'élection dans un calme relatif du président Faustin-Archange Touadéra en début d'année 2016.

 

© 2016 AFP  

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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 20:25

 

CHRONIQUE

 

 

Par Sébastien Le Belzic (chroniqueur Le Monde Afrique, Hongkong)

 

LE MONDE • 


La Chine vieillit. Moins d’ouvriers dans ses usines, des salaires en hausse et une compétitivité en baisse : c’est la fin de l’âge d’or pour l’atelier du monde. « Cette situation représente une opportunité exceptionnelle pour l’Afrique », explique le chercheur américain David Dollar, du Brookings Institute. Pour cet ex-directeur de la Banque mondiale en Chine de 2009 à 2013, et ancien représentant du Trésor américain à Pékin, le continent africain pourrait tirer parti du rééquilibrage de l’économie chinoise.

 

« L’Afrique pourrait devenir l’usine de la Chine. Mais il faut rester réaliste. Dans un premier temps, la Chine ira sous-traiter certaines de ses productions au Vietnam ou au Bangladesh. Ensuite, elle pourrait regarder vers l’Afrique. Notamment pour servir de pont vers l’Europe et le Moyen-Orient, mais aussi servir la classe moyenne africaine qui consomme de plus en plus », précise le chercheur.

 

Développer l’industrie du textile

 

Une vingtaine d’usines chinoises dans les domaines du textile et de l’électronique est déjà en activité dans les zones économiques spéciales qui entourent Addis-Abeba. L’Ethiopie a ainsi inauguré cet été son plus grand parc industriel. Un millier de kilomètres carrés construits par la Chine à Hawassa, à 300 km de la capitale. Le Hawassa Industrial Park sera essentiellement destiné à développer l’industrie du textile et de l’habillement. Un secteur qui ne représente encore que 5 % du produit intérieur brut 5PIB) éthiopien, mais qui ne cesse de prendre de l’importance.

 

Lire aussi :   Quand la Chine rend l’Afrique plus verte

 

« On voit de plus en plus d’industriels chinois regarder vers l’Afrique pour y délocaliser certaines de leur production, analyse David Dollar. L’histoire de la Chinafrique est en train de changer. On passe petit à petit d’un modèle fondé sur l’exploitation des matières premières à un modèle reposant sur l’utilisation des ressources humaines. »

 

A ce titre, l’expert américain voit dans la crise une expérience salutaire. « Le ralentissement de la demande chinoise en matières premières va se poursuivre et même s’accélérer. L’économie chinoise est en train de changer et de se recentrer sur la consommation intérieure. Un cycle se termine. Les économies africaines doivent se diversifier et surtout investir dans les ressources humaines pour permettre aux usines chinoises de produire directement sur le continent et être une alternative aux centres industriels asiatiques. »

 

Un secteur privé en pointe

 

Autre leçon de cette crise : les investissements du secteur privé sont plus stables et pérennes quand le secteur public tend à quitter le navire au moment du naufrage. « On voit bien qu’en RDC ou en Angola, les investissements publics chinois ne fonctionnent pas très bien. Ce sont des investissements à court terme qui ne visent que le profit immédiat. A l’inverse, une entreprise comme Huawei, le géant chinois des télécoms, crée des emplois en Afrique. La prochaine étape pour Huawei serait de produire directement en Afrique certains de ses composants ou de ses téléphones portables », détaille David Dollar.

 

Le secteur privé est également en pointe dans les financements. « Il y a de plus en plus de banques qui investissement en Afrique, constate le chercheur américain. Pendant longtemps, les projets étaient uniquement financés par la banque chinoise d’import-export Exim ou la Banque chinoise de développement (CDC). Mais, actuellement, on estime que l’équivalent de 10 milliards de dollars de projets sont financés directement par des banques et par le secteur privé chinois. »

 

Là encore, les résultats sont très divers. Quand l’Ouganda s’en sort bien et attire de nouveaux capitaux privés, l’Angola est proche du défaut de paiement et fait peur aux investisseurs. « Tout dépend de la gouvernance locale, de la corruption, voire de l’existence ou non d’un système démocratique. On voit que cela fonctionne mieux en Afrique du Sud, en Tanzanie ou en Ouganda qu’en Angola ou au Nigeria », conclut le chercheur.

 

Dans son rapport, David Dollar plaide donc pour des économies africaines qui passeraient des ressources naturelles aux ressources humaines. Il appelle à une vision décomplexée de cette Chinafrique. « Je crois aux partenariats tripartites, explique l’ancien fonctionnaire de la Banque mondiale. Quand l’Ouganda travaille avec la Chine, elle ne ferme pas la porte aux pays occidentaux. Personne ne doit choisir entre la Chine et l’Occident, et surtout pas les pays africains, qui doivent aujourd’hui construire leur propre modèle de développement. »

 

Sébastien Le Belzic chroniqueur Le Monde Afrique, Hongkong


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/10/05/l-afrique-pourrait-devenir-l-usine-de-la-chine_5008690_3212.html#Fa0rfMhXOw4Getx1.99

Lu pour vous : « L’Afrique pourrait devenir l’usine de la Chine »
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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 19:16

 


 

LE MONDE |  • Mis à jour le 


Par Jean Copans, anthropologue et sociologue, ancien professeur des universités (Amiens et Paris-Descartes)

 

Auteur et codirecteur de plus d’une trentaine d’ouvrages, signataire d’un grand nombre d’articles, particulièrement dans « Le Monde des livres », où il a tenu une chronique régulière pendant une dizaine d’années (contributions réunies en partie dans Du social par temps incertain, PUF, 2013), ainsi que de commentaires, d’entretiens sur près de soixante-dix ans d’écriture, Georges Balandier, mort le 5 octobre à l’âge de 95 ans, a occupé toutes les positions institutionnelles dans le champ français de la recherche en sciences sociales au cours de la seconde moitié du XXsiècle.

 

Il a été le directeur de près de 200 doctorats en tout genre (dont celui d’Abolhassan Bani Sadr, président iranien de février 1980 à juin 1981), un professeur d’université et un enseignant charismatique, le directeur de plusieurs centres d’études africaines et, surtout, l’animateur de nombreux comités ou commissions de recrutement et de programmation scientifique au cours des années 1950-1980. Il fut aussi le responsable éditorial de plusieurs revues comme les Cahiers internationaux de sociologie, dont Georges Gurvitch lui confia la direction dans les années 1950, et de collections d’ouvrages de sciences sociales, notamment aux PUF.

 

Pensée foisonnante

 

Georges Balandier a d’abord été l’analyste original d’une double conjoncture : celle de la situation coloniale, de sa contestation et, par la suite, de la décolonisation. Sa pensée foisonnante, libre de toute ascendance ou cooptation, tout en s’affirmant engagée, restait prudente dans ses prises de position politiques ou sociétales.

 

Sa science sociale, tout à la fois anthropologique et sociologique, a cherché par la suite, au cours d’une seconde carrière après son départ à la retraite en 1985, à affronter les « turbulences » du temps présent, les innovations de la« sur-modernité », ce qui l’a conduit à devenir l’explorateur des « nouveaux Nouveaux Mondes » (expressions forgées initialement par ses soins). Ces Nouveaux Mondes (des biotechnologies, des réseaux numériques, de la mondialisation, mais aussi de la dissolution du lien social et politique et d’un individualisme extrême) ne pouvaient être repérés que par le recours au Détour (sous-titré « Pouvoir et modernité », 1985), un détour aux vertus proprement anthropologiques tant sur les plans conceptuels que méthodologiques.

 

Pédagogue hors pair

 

Valorisant une écriture fluide et riche (il s’est parfois qualifié lui-même d’écrivain), manifestant une performance orale et pédagogique hors pair, ce qui explique la force et la permanence de sa réputation d’enseignant, il a personnifié l’image d’un bâtisseur d’empire, bienveillant, imaginatif mais, d’une certaine façon, solitaire, puisqu’il n’a jamais cherché à fonder une école théorique ou méthodologique. La dispersion de ses centres d’intérêt et la multiplicité de ses ancrages institutionnels à travers le temps a empêché de fait toute forme de mobilisation disciplinaire ou idéologique.

 

Tout au long de sa carrière, il a consacré plusieurs ouvrages à méditer sur ses terrains africains (Afrique ambiguë, 1957), sur le cheminement de sa vie et de son expérience professionnelle, avec un retour marqué sur ses terroirs d’origine et ses années de « formation » à Paris, dans la Résistance ou au Musée de l’homme (Conjugaisons en 1997, Le Carnaval des apparences en 2012). Il faut ajouter, pour compléter ce tableau, Histoire d’autres (1977), où il dresse les portraits de ses relations professionnelles et sociales. Influencé par Michel Leiris, il avait d’ailleurs publié dès 1947 une « autobiographie arrangée », selon ses propres termes, intitulée Tous comptes faits. Bien plus tard, en 2007, il résumera sa vie de chercheur par ces mots : « Tout parcours scientifique comporte des moments autobiographiques. »

 

Georges Balandier, fils de cheminot, est né le 21 décembre 1920 dans un petit village de la Haute-Saône, Aillevillers-et-Lyaumont, non loin de Luxeuil-les-Bains, entre la Lorraine et les Vosges. Il fait ses études primaires dans la banlieue parisienne, puis ses études secondaires à Paris, avant de fréquenter la Sorbonne pour y obtenir une licence de lettres et un diplôme de l’Institut d’ethnologie. Il a visité, comme bien d’autres enfants et adolescents, l’Exposition coloniale internationale de 1931, ce qui, joint aux souvenirs de certains parents éloignés, lui instille un début d’inquiétudes exotiques.

 

A la fin des années 1930, iI découvre les mobilisations sociales. Plus tard, en 1943, il est réfractaire au service du travail obligatoire. Il rejoint alors un maquis en formation dans sa région familiale, où il passe les années 1943-1944. De retour à Paris, il retrouve le Musée de l’homme et son département d’Afrique noire.

 

Révolutionne les études africaines

 

En juin 1946, il part pour Dakar, recruté par l’Office de la recherche scientifique coloniale (ancêtre de l’Office de la recherche scientifique et technique outre-mer, Orstom, devenu aujourd’hui l’Institut de recherche pour le développement, IRD) et est mis à la disposition de l’Institut français d’Afrique noire, fondé et dirigé par Théodore Monod. Il est accompagné de son ami d’enfance, Paul Mercier, qui poursuivra parallèlement une carrière de sociologue et d’ethnologue africaniste, jusqu’à son décès, en 1976.

Il consacre les cinq années suivantes à ses séjours africains (GuinéeGabon, Congo), d’où il rapportera deux ouvrages qui vont révolutionner les études africaines autant en ethnologie qu’en sociologie, Sociologie actuelle de l’Afrique noire et Sociologie des Brazzavilles noires, un doctorat d’Etat soutenu en 1954. Il s’est marié en 1948 à son retour de Guinée et aura deux filles.

 

En 1951, il publie dans les Cahiers internationaux de sociologie, le texte qui fonde sa problématique d’ensemble : « La situation coloniale : approche théorique ». Il se propose d’examiner les sociétés africaines au travers de leurs réactions, réinterprétations et innovations (qu’il dénomme « les reprises d’initiative »). Du coup, les nouvelles Eglises, les mobilisations politiques comme les migrations ou les peuplements urbains mobilisent son attention. C’est d’ailleurs cette façon de voir le monde, et les sciences sociales qui l’expliquent, qui va le rapprocher du sociologue et anthropologue Roger Bastide. Paradoxalement, ces travaux sur l’Afrique équatoriale s’insèrent dans le cadre d’une recherche ethnologique appliquée demandée par le gouverneur général de l’AEF de l’époque, Bernard Cornut-Gentille, qui deviendra d’ailleurs un ami, au point que ce dernier le prendra comme conseiller en 1958-1959 lorsqu’il sera le ministre de la France d’outre-mer du général de Gaulle !

 

 Lire aussi :   Georges Balandier : un regard aigu et novateur sur les sociétés africaines

 

Au début des années 1950, Georges Balandier va progressivement intégrer le monde universitaire. Certes, il est recruté au CNRS en 1952, mais devient, dès 1954, directeur d’études à la VIsection de l’Ecole pratique des hautes études, où il crée le Centre d’études africaines en 1957, à l’instigation de Fernand Braudel. Sur cette lancée, il est élu professeur de sociologie africaine à la Sorbonne en 1962 (qui devient l’université Paris-V-René-Descartes en 1971, avant de succéder à Georges Gurvitch (l’un de ses inspirateurs conceptuels) à la chaire de sociologie générale en 1966 (Georges Gurvitch. Sa vie, son œuvre, 1972). Il abandonne toutes ces fonctions en 1985, à l’exception de ses directions éditoriales.

 

Georges Balandier est également devenu, dès la première moitié des années 1950, le sociologue français de l’analyse du sous-développement. Il offre un premier cours d’Anthropologie appliquée aux pays sous-développés en 1952 à la Fondation nationale des sciences politiques et publie de nombreux ouvrages d’expertise sur cette même question. Celui qui confirme sa réputation paraît en 1956 sous le titre Le « Tiers-monde ». Sous-développement et développement. Cet ouvrage, mis en route à l’Institut national d’études démographiques (INED) par Alfred Sauvy, inventeur dès 1952 de cette fameuse expression, est finalement achevé et mis en forme par Georges Balandier, Alfred Sauvy ayant accepté sa suggestion d’inclure cette formule dans le titre.

 

C’est à cette même époque que Georges Balandier définit sa problématique disciplinaire qui refuse la distinction, et l’opposition, entre l’anthropologie et la sociologie. Un recueil d’articles rassemblés en 1971 sous le titre Sens et puissance donne une idée de sa démarche sociologique, alors qu’Anthropo-logiques (1974) constitue de fait un manuel de l’autre discipline.

 

Le politique en fil rouge

 

Pourtant, le fil rouge qui relit toutes les œuvres et toutes les problématiques du chercheur et, au fil du temps, du penseur social, c’est le politique et par conséquent l’anthropologie du politique. Il publie une synthèse de ce domaine en 1967, Anthropologie politique, qui sera traduit dans plus d’une vingtaine de languesIl étend ensuite ce champ bien au-delà de la modernité politique des nouveaux Etats du tiers-monde, et se met à appliquer cette discipline aux formes nouvelles de la politique-spectacle puis médiatique française et occidentale (Le pouvoir sur scène, en 1980, complété en 1992 et 2006). Il en vient d’ailleurs à ausculter l’élection présidentielle de 2007 dans Fenêtres sur un Nouvel Age (2006-2007), en 2008, puis les images de la fonction présidentielle (Recherche du politique perdu, en 2015).

 

Pourtant, c’est la mondialisation et sa déconstruction anthropologique couplée à un fort sentiment de démobilisation politique, morale, citoyenne (voire disciplinaire) qui le poussent à décrire le monde tel qu’il est au-delà de la déploration ou de la dénonciation, cheminement qui le conduit du Désordre (1988) au Dédale : pour en finir avec le XXsiècle (1994), puis au Grand Système (2001), enfin au Grand Dérangement (2005).

 

Il finira par évoquer la jeunesse et les « printemps arabes » (après avoir témoigné très sévèrement, bien auparavant, sur le sens des événements de Mai 68, qu’il avait vécus en direct), mais le cœur n’y est peut-être plus. Alors, pour bien saisir sa traversée du ou plutôt des siècles, le mieux est de se reporter à Civilisés, dit-on (2003), un recueil de textes variés qui retracent tout son parcours analytique et intellectuel.

 

Georges Balandier a été le partisan d’une science sociale véritablement interdisciplinaire, attaché à décrypter un monde global, qu’il soit colonial, occidental ou mondial, plus porté sur le moment de défrichage que sur celui de l’enquête empirique systématique. Soucieux de la portée « politique » de ses analyses, il a pleinement incarné l’imagination sociologique à l’œuvre dans les sciences sociales françaises des années 1950-2000.

 

Georges Balandier en 6 dates

 

21 décembre 1920 Naissance à Aillevillers-et-Lyaumont (Haute-Saône)

 

1946 Institut français d’Afrique noire

 

1956 Travaille avec Alfred Sauvy sur l’ouvrage Le « Tiers-monde ». Sous-développement et développement

 

1967 Anthropologie politique (PUF)

 

1971 Sens et puissance : les dynamiques sociales (PUF)

 

5 octobre 2016 Mort à Paris

 

Par Jean Copans, anthropologue et sociologue, ancien professeur des universités (Amiens et Paris-Descartes)


http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2016/10/05/la-mort-de-georges-balandier-sociologue-specialiste-de-l-afrique_5008603_3382.html#WTu9UYyFU6ccHLD2.99

 

Mercredi 5 octobre 2016.

 

NÉCROLOGIE

 

Georges Balandier : un regard aigu et novateur sur les sociétés africaines

 

Par Jean-Pierre Dozon (Directeur de recherche émérite à l’Institut de recherche pour le développement, directeur d’études à l’EHESS)

 

LE MONDE • 


L’œuvre et la personnalité de Georges Balandier auront profondément et durablement marqué les études africaines en France et bien au-delà. Avec elles, dans les années 1950, alors que l’immense empire d’Afrique que s’était taillé la IIIe République faisait désormais partie de l’Union française et que les colonies avaient été rebaptisées territoires d’outre-mer, on assista à un véritable changement de paradigme dans ce qui avait été jusque-là la manière d’appréhender les mondes dits indigènes.

 

L’africanisme de l’époque coloniale, pour ce qui était sa part la meilleure, avait certes reconnu en eux de véritables civilisations, des visions du monde et des productions matérielles (notamment esthétiques) tout à fait remarquables, à l’instar de l’ethnologue Marcel Griaule et de sa passion pour les Dogons. Mais il ne sut guère disposer ces mondes à l’intérieur de la situation créée par la colonisation, en saisir aussi bien les capacités de résilience que les reprises d’initiative ; autrement dit, les multiples dynamiques qui faisaient que, sous l’effet des entreprises missionnaires, des religions nouvelles, portées par des figures prophétiques, étaient apparues ici et là. Consécutivement aux mises en valeur coloniales, des citadins, des ouvriers ou encore des intellectuels luttaient pour obtenir des droits et contestaient l’imperium français et son système de domination.

 

Changement de paradigme

 

On doit précisément à Georges Balandier d’avoir porté avec acuité le regard sur ces mouvements et innovations qui affectaient les sociétés africaines et de l’avoir porté très tôt, comme en témoigne son active participation au groupe et à la revue Présence africaine dès 1947, où, aux côtés de leur fondateur, l’écrivain sénégalais Alioune Diop, il se retrouva en compagnie de Sartre, Camus, Leiris et de bien d’autres. Pour lui, comme pour eux tous, il s’agissait de faire valoir, dans le sillage de la Libération, les diverses présences de l’Afrique au monde, culturelles, esthétiques, mais aussi et surtout politiques.

 

Pour tout dire, et tel fut le changement de paradigme, on lui doit d’avoir privilégié le socius aux dépens de l’ethnos, en l’occurrence de tout ce qui avait fait que l’africanisme qui l’avait précédé s’était par trop satisfait d’identifier le continent colonisé à une mosaïque d’ethnies, alors qu’il était loisible, et cela de longue date, d’y repérer des processus historiques et une pluralité d’appartenances. Sociologie actuelle de l’Afrique noire (1955), Sociologie des Brazzavilles noires (1955), puis Afrique ambiguë (1957), furent ainsi les trois grands ouvrages qui, tout en anticipant les indépendances, continuèrent longtemps après leur première édition à inspirer la recherche sur les rapports complexes entre traditions et modernités africaines.

 

Mais l’influence de Georges Balandier se manifesta aussi à travers ses formidables enseignements et par sa volonté de faire des études africaines un pôle d’attraction dans le champ des sciences sociales, notamment en créant d’abord le Centre d’études africaines à la VIe section de l’Ecole pratique des hautes études, puis, avec le sociologue Paul Mercier et le géographe Gilles Sautter, le Laboratoire de sociologie et de géographie africaines au sein de ce qui allait devenir bientôt l’EHESS. C’est par les séminaires qu’il y animait et par les cours qu’il dispensait par ailleurs à la Sorbonne ainsi qu’à l’ENS, qu’il fut, durant les années 1960-1970, la référence primordiale de toute une génération de jeunes chercheurs qui va, à son tour, fortement marquer les études africaines et transmettre ce qu’elle avait appris de Balandier.

 

Affranchi de tout dogmatisme

 

Gérard Althabe, Jean-Loup Amselle, Marc Augé, Jean Bazin, Pierre Bonnafé, Jean Copans, Claude Meillassoux, François Pouillon, Emmanuel Terray, Claudine Vidal et pas mal d’autres au CNRS, à l’Orstom (aujourd’hui l’Institut de recherche pour le développement), à l’EHESS, à Paris-V et dans les toutes récentes universités d’Afrique francophone, réalisèrent leur thèse de doctorat sous sa direction et donnèrent un nouveau souffle à ces études en les dégageant de tout exotisme et en faisant de l’Afrique postcoloniale un lieu majeur d’analyses critiques en sciences sociales. Et si, dans cette perspective, certains d’entre eux optèrent pour une anthropologie délibérément marxiste, inspirée par les relectures de Marx par Althusser et ses émules, ils n’en furent pas moins également et fidèlement des élèves de Balandier.

 

Esprit farouchement affranchi de tout dogmatisme, Georges Balandier répétait qu’il n’avait jamais voulu faire école. C’est sans doute pour cette raison que son influence intellectuelle a traversé plusieurs générations de chercheurs et qu’elle n’est pas près de s’éteindre.

 

Jean-Pierre Dozon (Directeur de recherche émérite à l’Institut de recherche pour le développement, directeur d’études à l’EHESS)


http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2016/10/05/georges-balandier-un-regard-aigu-et-novateur-sur-les-societes-africaines_5008656_3382.html#PTbUp7eYfvOpVm50.99

 

« De tous les grands sociologues de notre temps, Georges Balandier est certainement le plus secret et le plus difficile à cerner », écrivait Jean Ziegler à propos de l’ethnologue, mort à l’âge de 95 ans. Militant des luttes africaines et père de l’expression « tiers-monde » avec Alfred Sauvy (lire « “C’était quoi, le tiers-monde ?” »), il fut un témoin engagé de la décolonisation sur le continent, au sujet duquel il consacra trois articles dans nos colonnes au milieu des années 1960.

 

Un livre d’amour et de découverte

 

Georges Balandier des autres

 

par Jean Ziegler 

 

http://www.monde-diplomatique.fr/

 

«Inimitable et redoutable, c’est une autobiographie impitoyablement sincère où l’événement devient l’élément d’une vérité portée au-delà de l’aventure personnelle. » Ainsi parle Georges Balandier de l’autobiographie de Leiris : l’Age d’homme. La même définition s’applique, mot pour mot, à sa propre autobiographie, que Balandier publie aujourd’hui Histoire d’autres (1). Livre puissant, fascinant, cette autobiographie, étrangement, ne dit presque rien de son auteur. Elle parle de sociétés, de continents, elle dit des choses essentielles. Ce livre irradie toute l’œuvre sociologique de son auteur, sans pourtant « expliquer ». Le titre me rappelle l’univers de Jorge Amado, que Balandier décrit avec tendresse. Qu’il s’agisse d’Antonio Balbuino (de Bahia de tous les saints), de Gabriela ou du Capitaine des sables, à chaque fois le héros efface volontairement les traces de son existence pour nous faire comprendre cette chose essentielle : l’homme, dans sa vérité, n’existe que dans les autres.

 

Histoire d’autres n’est donc pas l’exploration poétique, psychologique ou sociologique de l’intériorité du sujet. Il n’est pas question ici de jardin secret, de névrose intime ou de désirs refoulés. L’autobiographie de Balandier est l’anthropobiographie des autres, de quelques autres (paysages, sociétés, hommes et femmes) qui ont fait Balandier et que Balandier a contribué à faire. Parole de liberté, d’amour et de découverte, ce livre retrace les étapes, géographique, d’abord, intellectuelle ensuite de l’itinéraire de l’auteur. Il y a la France de la libération, les Etats-Unis de la crise du Vietnam, le Brésil après la mort de Roger Bastide et l’Afrique enfin, l’Afrique de la splendeur, des défaites et des patientes espérances. Il y a la jeunesse de Balandier, marquée par la guerre, la Résistance, le surréalisme, les premiers écrits poétiques, sa première autobiographie à vingt-cinq ans, la rupture, le départ pour l’Afrique en 1946, la longue amitié avec Gurvitch et la découverte de la sociologie, puissant instrument de la compréhension du monde et moyen d’agir sur lui. Fréquentation brève du pouvoir politique (chargé de mission à l’époque de Mendès France). Mais lutte, constante, jamais trahie de l’intellectuel français aux côtés des militants africains, lutte pour la décolonisation d’abord, pour la dignité, la liberté des sociétés menacées par la misère et la domination ensuite.

 

Ce que j’ai essayé de découvrir dans cette Histoires d’autres, c’est la source cachée, jamais dite, de la vie et de l’œuvre de Balandier. Je veux comprendre d’où lui viennent cette force tranquille, cette paix, cette compassion de l’autre.

 

De tous les grands sociologues de notre temps, Georges Balandier est probablement le plus secret et le plus difficile à cerner. Pour ses amis proches, Balandier reste, au fond, un mystère, une énigme. Première contradiction : extraverti, gai, s’exprimant avec une aisance que beaucoup lui envient, Balandier vit en solitaire de longues périodes de sa vie. Que ce soit dans son appartement du square Carpeaux ou dans sa maison de Normandie, il travaille dans le silence, avec une obstination monacale. Ses ouvrages n’ont rien du torrentiel et parfois génial désordre des écrits de certains de ses amis. Ses livres portent, imperceptiblement, la marque de la patience, des soins minutieux qu’il apporte à leur rédaction. Travail du silence, de la solitude, lente maturation des thèmes ; puis transcription du savoir mûri dans une langue où chaque mot est à sa place, où chaque phrase a son rythme propre. En général, l’auteur disparait derrière le texte. Le sociologue de la participation, du partage, et, pourquoi ne pas le dire, de la compassion, ne dit « je » que pour désigner la généralité.

 

Il y a, dans l’œuvre de Balandier et dans son existence, une deuxième contradiction qui me frappe. A première vue, Balandier est l’homme des institutions. Très jeune, à trente-cinq ans, il est professeur à la Sorbonne, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études, professeur à Sciences Po, il dirige l’ORSTOM (organisme qui finance la recherche française en Afrique noire) ; il est aussi président de l’Association internationale des sociologues de langue française, directeur des Cahiers internationaux de sociologie, directeur de deux collections prestigieuses de sociologie aux Presses universitaires de France.

 

De prime abord, il apparaît donc comme le savant qui, consciemment, a choisi la conquête du pouvoir institutionnel pour l’utiliser au profit d’un projet scientifique (la sociologie générative), à celui de ses étudiants, ses chercheurs, ses collaborateurs. Mais je découvre ensuite un Balandier tout autre. Il marche à travers les institutions comme il marche à travers sa propre vie, comme le nomade qu’il est. Constamment disponible, sans cesse aux aguets, il se tient prêt à déceler la moindre fissure dans chaque édifice social (2). La personnalité de Georges Balandier, sa façon de vivre, d’exercer son pouvoir, d’écrire, bref, d’infléchir l’histoire qui se fait, déconcertent ses amis. Cocteau disait à Claudel « Vous êtes un poisson des eaux profondes ». Cela convient aussi à Balandier. Explorateur des courants profonds, il plonge dans l’histoire des sociétés, industrielles ou africaines, et refait surface en ayant vu, au fond des choses, une « évidence » qui se trouve être, comme par nécessité, en avance sur la vision de la plupart de ses contemporains.

 

Sociologie actuelle de l’Afrique noire (1955) annonçait le bouleversement de la décolonisation ; il rendait la parole à des sociétés qui aujourd’hui s’expriment haut et fort mais qui, depuis des siècles étaient réduites au silence le plus méprisé. Afrique ambiguë, un des premiers titres de la collection de Jean Malaurie, Terre humaine, est paru en 1957. La mise en question de l’ethnologie, de ses liens avec le projet impérialiste de domination des peuples périphériques, est aujourd’hui chose courante ; il y a vingt ans, c’était un acte de pionnier. Sens et puissance, Anthropologie politique, Anthropologiques, sont, à mon avis, les grands textes fondateurs de la sociologie générative à venir (3). Balandier y énonce la théorie des contre-pouvoirs dont l’établissement est indispensable pour que naisse la société autogérée de demain. Il y dit magnifiquement ce que seront, pour une démocratie décentralisée, autogérée, conduite par une gauche unie, les exigences fondamentales de sa survie :

 

« Le problème décisif est celui de la participation du plus grand nombre des acteurs sociaux aux définitions – toujours à reprendre – de la société. Le reconnaître, c’est marquer la nécessité de leur présence en ces lieux de la société où se font les choix qui déterminent, et où s’engendrent les éléments de sa signification, » Il faut donc« instaurer le contrôle mutuel de la puissance et de la création de sens » (Sens et puissance, P.U.F., 1971, p. 299).

 

Comme Jean Duvignaud, comme Jean Daniel, Balandier, à un certain moment de sa vie, a rompu, consciemment, avec la littérature, c’est-à-dire avec l’activité qui consiste à transcrire sur le mode Imaginaire les problèmes théoriques et pratiques que la vie lui révèle. Balandier, conseillé d’abord par Gurvitch, dont, dans un premier temps, il recueille l’héritage, est devenu un des trois ou quatre sociologues les plus importants de son époque. Il a modifié jusqu’aux racines de notre perception des sociétés extra-européennes, segmentaires ou d’Etat, de tradition orale dont les systèmes symboliques sont non conceptuels. Il a modifié surtout notre perception de notre propre société européenne. Jean Daniel déclarait à Guy de Boschère (4) : « La littérature est finalement pour moi la seule chose qui compte. » Jean Duvignaud, en pleine production sociologique, arrêtait tout pour écrire ce roman splendide qu’est l’Empire du milieu.

 

Contrairement à Jean Daniel (le Refuge et la source), à Duvignaud (l’Empire du milieu), Balandier n’est jamais revenu sur sa rupture de 1946. Mais il suffit de lire les pages centrales d’Afrique ambiguë, le chapitre de conclusion de Sens et puissance ou, bien sûr, l’autobiographie qui parait aujourd’hui, pour comprendre que la perception infra-conceptuelle, le savoir métasocial, la fulgurante intuition de l’écrivain, sont constamment présents au cœur même de sa raison analytique. Cette double nature de Balandier nous fournit une des explications les plus sûres de ce don de prémonition, de cette conscience « préétablie » (Horkheimer) qui donnent à son enseignement, à son œuvre, cette richesse exceptionnelle, et à sa voix son universelle portée.

 

(1) Georges Balandier, Histoire d’autres, Editions Stock, 1977, 39 F.

 

Jean Ziegler

 

Vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies. Auteur deDestruction massive. Géopolitique de la faim, Seuil, Paris, 2011.

 

Lu pour vous : La mort de Georges Balandier, sociologue, spécialiste de l’Afrique
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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 16:41

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui le 05 octobre 2016 -  La Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) appelle à la solidarité des Centrafricains envers les autorités nationales alors que se prépare la réunion des partenaires du pays, prévue à Bruxelles le 17 novembre prochain. L’appel a été lancé mercredi par le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la mission à Bangui.

 

« Le Gouvernement est à pied d’œuvre pour préparer avec les partenaires, la réunion de Bruxelles qui constitue un moment fondamental en vue du relèvement et la consolidation de la paix de la République centrafricaine. Aujourd’hui plus que jamais, les Centrafricains doivent montrer leur solidarité avec le Gouvernement », a dit Monteiro, ajoutant que l’heure est aux préparatifs et non aux violences.

 

Interrogé sur les incidents de mardi au PK5, à Bangui, le porte-parole a déclaré que « la MINUSCA est intervenue immédiatement et a pris toutes les dispositions pour éviter une escalade ». Monteiro a aussi rappelé que « ces violences ainsi que celles qui ont récemment touché Kouango, Ndomété, Kaga Bandoro et Koui montrent que la stabilité reste fragile, le vivre ensemble, un énorme défi tandis que les « ennemis de la paix n’ont pas renoncé à leur projet de saper les efforts des autorités nationales ».

 

Tout en réaffirmant le soutien de la Mission aux autorités centrafricaines, le porte-parole a annoncé que le comité d’information et de coordination entre la MINUSCA et les forces de sécurité intérieure et de défense centrafricaines est effectif depuis ce mardi 4 octobre 2016. « Cet outil extrêmement important souhaité par le Président de la République permettra une meilleure maîtrise et une meilleure gestion du risque sécuritaire dans le pays », a-t-il indiqué.

 

Pour sa part, le porte-parole de Force, lieutenant-colonel Ibrahim Al Moustapha, a énuméré une série d’actions entreprises par les soldats de la paix pour faire face aux tensions. « Au secteur Centre, la force de la MINUSCA a intensifié les patrouilles pour parer à toute eventualité. A Kaga-Bandoro les actions de démantellement des barricades illégales se poursuit activement », a dit l’officier, en ajoutant que des mesures similaires sont également prises dans les secteurs Ouest et Est. « La semaine écoulée 1113 opérations de Protection Civile  ont été réalisées dans le cadre de l’exécution du nouveau mandat de la MINUSCA », a-t-il ajouté.

 

De son côté, le porte-parole de la composante police, lieutenant Salifou Konseiga, a souligné que  la Police de la MINUSCA et les Forces de Sécurité Intérieure Centrafricaines (FSI) continuent leur collaboration dans le cadre de la protection des populations civiles, aidées en cela par la Force de la Mission et les forces internationales. « Les sections colocation et les équipes mobiles de Bangui, avec les FSI, effectuent des patrouilles conjointes de visibilité dans les huit arrondissements, à Bimbo et dans la commune rurale de Bégoua », a-t-il souligné. La Police de la MINUSCA a également poursuivi ses actions de renforcement de capacités de la Police et de la Gendarmerie nationales qui ont bénéficié environ 70 agents au cours de la semaine écoulée.

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Bureau de la Communication et de l'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

LA MINUSCA APPELLE A PLUS DE SOLIDARITE  AVEC LE GOUVERNEMENT POUR CONSOLIDER LA PAIX DANS LE PAYS
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