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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 00:37
RCA : le comité de suivi du processus électoral contesté par l'opposition
RCA : le comité de suivi du processus électoral contesté par l'opposition

Lu pour vous

 

RCA : le comité de suivi du processus électoral contesté par l'opposition

 

https://www.dw.com/ 06.12.2019

 

A un an des échéances électorales en Centrafrique, un comité stratégique d’appui au processus électoral a été créé par le gouvernement et cela malgré l’existence de l’Autorité nationale des élections (ANE).

Composé de 27 personnalités, dont six membres du gouvernement, des représentants des institutions de la République et des représentations diplomatiques en Centrafrique, le comité qui vient d’être mis en place a pour mission d’assurer le suivi régulier de chaque étape importante du processus électoral. Or son existence inspire des doutes aux opposants.

Face aux interpellations, le gouvernement se défend. “Je ne comprends pas sur quelle base les gens dénoncent cette initiative. C’est un processus de facilitation. Ce qui est derrière, c’est de dire qu'il s'agirait de fraude, mais si on regarde historiquement toutes les stratégies de fraude, est-ce que ça peut faire partie de cela ?", s'interroge Ange-Maxime Kazagui, ministre de la communication, porte-parole du gouvernement et membre de ce comité.

Selon M. Kazagui "quand on met le ministre de la Communication dans ce genre de comité, c’est pour s’assurer que la communication sera bien faite, que l’étendue du territoire sera couverte, et chaque responsable qui est là devra s’en assurer parce que l’ANE a un travail plus technique à faire”.

L'opposition dénonce le comité de suivi

Un argument qui ne convainc pas les partis politiques et organisations de la société civile qui dénoncent le caractère illégal de ce comité. 

Selon eux, ni la Constitution, ni le code électoral n’a prévu la mise en place d’une telle structure parallèle à l’ANE, l'Autorité nationale des élections. L’opposition démocratique y voit déjà des risques de fraudes.

“Dès l’instant où il y a une structure appelée Autorité nationale des élections chargée de conduire le processus électoral, je ne vois pas les raisons d’un Comité stratégique dont la composition pose problème", explique  André Nalké Dorogo, second vice-président de l’URCA.  Il d'ajouter : " n’est-ce pas dévoiler la nature des inquiétudes des uns et des autres par rapport au contenu des scrutins que nous voulons justes. Je ne pense pas que ce soit de la responsabilité de l’exécutif de s’approprier une partie du travail de l’ANE”.

Le comité est en effet présidé par le premier ministre, Firmin Ngrebada. Le premier tour des élections présidentielle et législatives en Centrafrique est prévu en décembre 2020.

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15 mars 2020 7 15 /03 /mars /2020 23:56
Nouvelles nationales sur RFI
Nouvelles nationales sur RFI
Nouvelles nationales sur RFI

 

Centrafrique: l'Autorité nationale des élections ciblée par les critiques

 

http://www.rfi.fr/ De notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset 15/03/2020 - 04:38

 

La Centrafrique doit aller aux élections à la fin de l’année. Mais des voix s’élèvent contre le processus pré-électoral qui a débuté. Plusieurs sujets sont mis sur la table par l’opposition et par l’Observatoire national des élections, notamment sur la mise en place qui a lieu en ce moment des démembrements de l’Autorité nationale des élections (ANE). Ces représentations de l’ANE seront sur le terrain pendant l’élection.

Martin Ziguele, premier candidat déclaré à l’élection présidentielle, et à la tête du parti MLPC, se plaint de la mise en place des organes représentatifs de l’ANE en région.

« J’ai reçu des réclamations de Berberati où celui qui est dans le démembrement local de l’ANE n’est pas mandaté par le MLPC. Comment se fait-il que sans mandat du bureau politique, quelqu’un se présente là-bas au nom du MLPC, avec quel mandat ? Et la même chose continue à se passer dans plusieurs villes de province. Donc c’est une démarche à mon avis concertée et nous ne pouvons pas accepter, parce que c’est le premier pas du processus électoral. »

Des plaintes similaires se lèvent du côté de la plateforme de l’opposition COD 2020. Elle accuse l’ANE de se placer dans une logique d’exclusion. L’Observatoire national des élections s’est exprimé également pour émettre plusieurs critiques.

« Il y a une crise électorale aujourd’hui entre les partis politiques, notamment de la majorité présidentielle, et l’opposition qui demande l’annulation. Il est donc important que l’ANE qui n’est qu’un organe exécutant reprenne les opérations de mise en place de ces démembrements en vue de trouver un consensus entre les acteurs et participe pleinement à l’organisation d’une élection qui ne sera pas contestée à la fin », explique Origine Bekoundi, secrétaire général de l’ONE.

En 2015, le premier tour des élections législatives avait dû être annulé. Plus de 200 000 procès-verbaux avaient été considérés comme inexploitables.

■ François Bozizé, toujours populaire en son pays

L’ancien chef d’État François Bozizé est sorti pour la première fois de Bangui depuis son retour d’exil en fin d’année. Il a choisi Bouar pour son déplacement où il y a tenu un meeting. Dans son fief historique à Bossangoa, l’ancien président originaire de la région y est toujours très apprécié notamment par les jeunes qui aimeraient sa visite.

Parfait est un jeune étudiant, il flâne au marché, il apprécie beaucoup François Bozizé. « Bozizé c’est notre ancien président. On ne sait pas s’il va se présenter aux élections ou pas. Mais Bozizé c’est notre président qu’on aime beaucoup parce qu’il fait ce qui est bon pour nous les Centrafricains. Bozizé est un président qui va sortir la RCA de la crise. Bozizé était notre président, on l’aime beaucoup. Il faudrait qu’il vienne à Bossangoa pour qu’on le voit, est-ce qu’il est en bonne santé, en bon état, en forme, c’est ça qu’on veut savoir. Mais depuis il est à Bangui on ne le voit pas. »

Lorsqu’on rappelle la prise de pouvoir par la force et la crise qui a éclaté pendant sa présidence, beaucoup balayent ces arguments comme Cédric : « Je suis content, c’est un ancien président qui a dirigé le pays pendant dix ans et il a bien fait. Donc c’est bien. »

La crise sous Bozizé, il l'élude : « Lorsque Bozizé était président, il y avait la paix. Nous n’avions pas de problèmes. On va où l’on veut, et puis on marche sans problème, on fait notre business, on va à l’école, très bien. Mais vous voyez actuellement dans les arrières-pays il n’y a pas des élèves qui vont à l’école. Il y a trop de problèmes en RCA. Donc on veut le Bozizé pour postuler à l’élection. »

Une dame à côté de nous vend du café. Elle est plus nuancée, et s’interroge sur les motivations de l’ancien président.

 

 

RCA: épidémie de rougeole, l'hôpital de Bossangoa ne désemplit pas

 

http://www.rfi.fr/ 14/03/2020 - 00:18 De notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

 

Fin janvier, le ministre de la Santé a déclaré l’épidémie nationale de rougeole en Centrafrique. La zone de Bossangoa est particulièrement touchée. L’hôpital régional ne désemplit pas. Depuis la mi-janvier c’est plus de 1 600 cas qui ont été pris en charge dans le centre hospitalier soutenu par MSF, (7 cas de décès ont été recensés dans la structure). Les complications de la rougeole obligent dans certains cas à l’hospitalisation. Reportage à l’hôpital général de Bossangoa.

À l’accueil, des femmes assises en rang attendent un diagnostic. Flavie vient avec son fils Azaf. Il a 4 ans, il est faible, il peine à ouvrir ses yeux tout pleurants : « Ça a commencé depuis trois jours. C’est à cause des boutons qu’il a sur la peau que je l’ai amené à l’hôpital pour vérifier si ce n’était pas la rougeole. Il y a eu un communiqué à la radio, si les enfants ont de la fièvre comme ça, il faut venir à l’hôpital. J’ai deux enfants. L’autre aussi est malade. Il a la conjonctivite et j’ai envoyé quelqu’un le chercher. »

La rougeole est une maladie très contagieuse, et les cas ne cessent d’affluer, c’est pourquoi à l’hôpital il a fallu créer un secteur consacré. Hilaire Doutoumbaye travaille pour MSF. Il est l’assistant coordinateur médical à l’hôpital de Bossangoa : « Le bâtiment c’était pour la malnutrition, mais par rapport à la situation, par rapport aux nombres de cas qu’on a reçus, on a déplacé les services de la nutrition pour un autre bâtiment et on a laissé ce bâtiment-là exclusivement. Et hormis le bâtiment, on a encore monté trois tentes pour ces patients. »

Une crise épidémique importante

Le Dr Sabé Sosthène, le médecin directeur adjoint de l’hôpital, explique les difficultés des autorités sanitaires : « La région de Bossangoa, de l'Ouham en général, est sortie d'une crise. Et après la crise, vous savez que les institutions sanitaires publiques ne fonctionnent pas vraiment, ce qui fait que la couverture vaccinale ne peut pas atteindre les coins reculés. Et quand vous voyez l'histoire du début de l'épidémie, le foyer de l'épidémie était dans un village qui est au fin fond. Je pense que c'est un problème de couverture vaccinale qui a fait que l'on est arrivé à ce niveau. »

La rougeole amène différentes complications notamment respiratoires, dans une pièce les cas les plus critiques. Apoline regarde son fils de 1 an dormir. Il est branché sur une machine pour l’aider à respirer : « À l’hôpital de Benzembe, on m’a envoyée ici parce que le cas était très grave, il est fatigué. Il a beaucoup de petits boutons sur le corps, c’est pour ça que je l’ai amené ici. Ça va un peu mieux, même s’il n’arrive toujours pas à manger et à boire de l’eau. »

Les enfants sont les plus touchés, mais des adultes sont aussi contaminés. Malgré les difficultés logistiques et sécuritaires, la vaccination a débuté dans la préfecture.

 

 

RCA: la qualité de l’eau de l’Ouham trouble les activités de la population

 

http://www.rfi.fr/ 13/03/2020 - 00:18 De notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

 

Cet été avait éclaté un scandale entourant l’exploitation minière chinoise dans la zone de Bozoum. Le père Aurelio y avait dénoncé les conséquences environnementales de l’exploitation intensive de l’or dans cette zone, sur le cours d’eau de l’Ouham. Malgré les interdictions d’exploitation des autorités, l’eau de l’Ouham en aval, à Bossangoa, est toujours très troublée. Ce qui inquiète beaucoup les populations.

Nicole et d’autres femmes font la lessive dans l’Ouham. L’eau est marron, de nombreuses particules flottent dans la rivière. Cette maman n’est pas rassurée : « Je suis vraiment très inquiète parce qu’avant l’eau était très claire, ici, tu pouvais voir le fond de la rivière. Mais maintenant, vraiment, ça ne va pas. On s’inquiète beaucoup d’avoir des maladies de peau ou des maladies dans notre corps, on ne sait pas. Mais comme c’est déjà la saison sèche, il n’y a pas beaucoup d’eau en ville, donc on n’a pas le choix que de venir ici. Ce qui est plus inquiétant encore, c’est que l’on doit utiliser cette eau pour le ménage à la maison. On s’inquiète de possibles problèmes de santé. »

► À lire aussi : RCA: un «désastre écologique» dans la zone de Bozoum

Les femmes se plaignent de démangeaisons et de l’apparition de boutons. Elles décrivent aussi la fuite des hippopotames de cette zone et la rareté du poisson sans doute asphyxié dans l’eau troublée.

Sur les étals du marché, le poisson se fait rare. Julienne est la présidente de l’Association des femmes vendeuses de poisson : « Les Chinois ont détruit la qualité de l’eau, c’est difficile de trouver du poisson aujourd’hui. Normalement, à cette période de l’année, le poisson est en quantité abondante, mais avec la mauvaise qualité de l’eau le poisson est devenu rare. Regardez, je n’ai même pas trouvé de marchandises encore pour aujourd’hui. Avant, on faisait des bénéfices de plus de 2 500 - 3 000 francs par jour, mais en ce moment c’est vraiment difficile c’est 100 francs, 500 francs que l’on peut gagner, parce qu’il n’y a pas de poisson. »

► Sur France 24 : En Centrafrique, une « rivière en ruines » à cause d’entreprises minières chinoises

Cette situation incommode les habitants de cette ville d’environ 57 000 habitants. La quinzaine de forages ne suffit pas pour ravitailler tout le monde. Face à cela, le maire de la ville a alerté Bangui, Pierre Denamguere : « On a alerté le gouvernement, les députés sont venus ici et se plaignaient. Et le gouvernement a pris une décision de ne pas recommencer à exploiter, mais jusqu’à présent les Chinois continuent à exploiter. Et ça ne va pas. L’eau est vraiment... C’est de la bouillie. On ne peut pas utiliser l’eau, même pour se laver. »

Le maire a appelé les populations à ne pas utiliser l’eau de la rivière. Un rapport concernant la zone de Bozoum en juillet dernier alertait déjà sur la pollution de ce cours d’eau. Le ministre des Mines assure qu’une nouvelle mission d’évaluation est actuellement en cours.

 

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14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 00:47

 

DECLARATION DU MLPC SUR LA GRAVE SITUATION A NDELE

Le MLPC et Martin ZIGUELE condamnent fermement les massacres de Ndélé
Le MLPC et Martin ZIGUELE condamnent fermement les massacres de Ndélé

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14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 00:43
Un cartel de «style mafieux» dirige l'Union africaine, selon le personnel
Un cartel de «style mafieux» dirige l'Union africaine, selon le personnel

 

Lu pour vous

 

Exclusif: un cartel de «style mafieux» dirige l'Union africaine, selon le personnel

 

https://mg.co.za/article/2020-03-12-exclusive-a-mafia-style-cartel-is-running-the-african-union-claim-staff/  

 

Simon Allison 12 mars 2020

 

Le personnel de l'Union africaine a accusé leur patron de corruption, de copinage et d'effondrement total du leadership. Ils disent que le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, est impliqué dans un cartel de «style mafieux» qui opère en toute impunité aux plus hauts niveaux de l'institution.

Les allégations ont été faites dans un mémorandum inter-bureaux qui a été divulgué par plusieurs sources au Mail & Guardian. Le mémorandum, daté du 6 mars 2020, a été adressé au président Faki et signé par Sabelo Mbokazi, chef de l'Association du personnel de l'UA, au nom de l'association.

La note a été écrite à la suite d'une réunion extraordinaire de l'Association du personnel de l'UA, qui s'est tenue le 28 février. La réunion a été convoquée pour discuter des griefs de longue date concernant les conditions de travail du personnel de la Commission de l'UA, qui fonctionne comme un secrétariat. pour le corps continental.

En particulier, le personnel s'est dit préoccupé par le fait que les nominations aux postes de haut niveau se font régulièrement sans suivre les règles de procédure. Ils affirment que la récente confirmation de Hamza Sahal à la tête de la gestion des ressources humaines était illégale. «Dans l'ensemble, cette nomination est considérée par le personnel comme la manifestation d'un copinage flagrant et de l'effondrement total de la direction que les États membres continuent de souligner», indique le mémo.


Le M&G a contacté Sahal - un ressortissant soudanais qui avait auparavant travaillé en tant que directeur des ressources humaines pour Merlin International, Plan International et Save the Children, selon son profil LinkedIn - pour obtenir des commentaires, mais n'a pas reçu de réponse au moment de la publication. «Le chaos règne» La note a ensuite décrit les problèmes plus généraux de la direction de Moussa Faki. «Alors que vous êtes aux commandes de cette organisation, les règles ont été bafouées sans discernement et le chaos règne à la fois au siège et dans les bureaux régionaux. Le personnel a indiqué que la fibre morale s'est dégradée sous votre surveillance. » Il a ajouté que «la confirmation de« copains »sans qualifications, sans entretiens et sans suivre les procédures de recrutement» a transformé la Commission de l'UA en «un repaire sans règles, caractérisé par des décisions administratives arbitraires et l'impunité, qui est manipulée par des personnages mafieux». "Le personnel ne peut pas s'asseoir et regarder [quelques] individus détruire et paralyser la commision", indique le mémo. Moussa Faki a refusé de répondre aux questions spécifiques du M&G. Son porte-parole, Ebba Kalondo, a déclaré: «Le président s'est toujours engagé sur les questions d'organisation. En fait, c'est lui qui a institué l'audit médico-légal en cours dans l'organisation, au milieu d'autres actions. » En septembre 2019, un appel d'offres a été lancé pour qu'un cabinet de conseil entreprenne un «audit médico-légal et de performance» de la Commission de l'UA.

Le M&G a demandé des commentaires à un porte-parole du président Cyril Ramaphosa, qui occupe actuellement la présidence tournante de l'UA. Ramaphosa n'a pas répondu.

Accusations antérieures

Ce n'est pas la première fois que des proches de Faki l'accusent, ainsi que d'autres hauts responsables, de corruption. Dans une lettre de novembre 2018 au président ghanéen - également divulguée au M&G - son adjoint, Thomas Kwesi-Quartey, a accusé Faki de népotisme pour avoir nommé un "vieux copain" à un poste d'ambassadeur somptueux. Ce n'était «pas une bonne gouvernance», a déclaré Kwesi-Qartey.

En février 2018, un membre du conseil consultatif de l'UA sur la corruption a démissionné, affirmant qu'aucun effort n'était fait pour lutter contre la corruption au sein de l'organisation.

Fin 2018, un panel d'enquête a été créé par l'UA pour enquêter sur les allégations de harcèlement sexuel au sein de l'organisation (ces allégations ont été révélées pour la première fois lors d'une enquête M&G). Le panel a constaté que le harcèlement sexuel sévissait au sein de l'organisation, mais ses conclusions sont allées beaucoup plus loin: il a nommé au moins 40 personnes impliquées dans de graves allégations de fraude, corruption, népotisme, agression sexuelle et harcèlement sexuel.

Ni le texte intégral du rapport, ni l'identité des personnes nommées, n'ont été rendus publics. Le M&G a confirmé que la commissaire à la paix et à la sécurité, Smail Chergui, figurait parmi les personnes nommées, bien qu'il ne soit pas clair de quelle infraction. Dans un article du M&G du 17 mai de l'année dernière, il a nié tout acte répréhensible. La Commission de l'UA a été accusée d'avoir dissimulé le contenu du rapport.

 

traduction de l'Anglais par la rédaction de C.A.P

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14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 00:36
RCA : La présence des hommes armés aux alentours de Gadzi inquiète

 

RCA : La présence des hommes armés aux alentours de Gadzi inquiète de plus en plus

 

 

https://www.radiondekeluka.org/ vendredi 13 mars 2020 17:39

 

Les habitants de la localité de Gadzi dans la Mambéré Kadéï vivent depuis plusieurs semaines dans la grande peur et ne peuvent vaquer librement à leurs occupations. Des hommes armés assimilés aux 3R ont envahi la localité, faisant des exactions sur les civils. Une situation qui ralentit l'économie de la sous-préfecture et détériore le climat sécuritaire. Le député de Gadzi appelle le gouvernement à plus de responsabilité afin de garantir la sécurité de la population.

En dépit du dernier accord politique pour la paix signé à Bangui avec les 14 groupes armés présents sur le territoire centrafricain dont le groupe 3R de Abass Sidiki, l'on n'a pas manqué d'assister aux multiples invasions de certains territoires qui n'étaient pas pourtant sous contrôle de cette milice. C'est le cas de la sous-préfecture de Gadzi envahi ces derniers temps par les 3R qui y effectuent de multiples mouvements. "A Gadzi, les populations souffrent, elles ne peuvent pas se rendre au champ. Les éléments de 3R ont encore envahi la sous-préfecture de Gadzi en quittant Koui. Les assassinats et toutes autres exactions sont commis régulièrement sur les populations. Les habitants n'ont pas la liberté d'aller et de venir" a affirmé Léonard Ngbakongo, député de la localité de Gadzi.

Une situation très préoccupante avec un impact considérable sur l'économie de la ville qui tourne au ralenti selon M. Ngbakongo. "Les populations ne peuvent pas se rendre à la chasse. Les éléments des 3R leur confisquent toutes leurs armes de chasse. Cette situation a impacté le prix des articles et des viandes de brousse. En tout cas les populations meurent de faim", a alerté le parlementaire.

Les éléments des 3R présents dans la localité créent des bases d'occupation et poursuivent la conquête de nouveaux territoires. Face à l'ampleur de la conquête et aux menaces sécuritaires qu'encourent les populations, le député de Gadzi interpelle le gouvernement pour des actions qui s'imposent. "Au regard des souffrances des populations de Gadzi, j'appelle le gouvernement à prendre ses responsabilités pour permettre de garantir la sécurité des centrafricains qui y vivent", a lancé Léonard Ngbakongo.

Le denier accord de paix signé entre le gouvernement et les 14 groupes armés présents sur le territoire centrafricain dans ses dispositions, a prévu la dissolution et le désarmement des groupes. Cependant, plus de douze mois après être signé à Bangui, le pays est encore loin de l'application effective dudit accord. Une situation qui favorise de nombreux cas de violences sur les populations civiles dans plusieurs régions.

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14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 00:30
Quand Bokassa accusait la France de voler l’uranium et le diamant
Quand Bokassa accusait la France de voler l’uranium et le diamant
Quand Bokassa accusait la France de voler l’uranium et le diamant

Lu pour vous 

 

Quand Bokassa accusait la France de voler l’uranium et le diamant de la Centrafrique

 

https://maroc-leaks.com/  mars 13, 2020

 

L’EMPEREUR BOKASSA EXPLIQUE COMMENT LA FRANCE ET LA SUISSE ONT VOLÉ L’URANIUM ET LE DIAMANT DE LA CENTRAFRIQUE

 

Dans une interview explosive qui fera date dans l’histoire des relations entre la France et l’Afrique, L’ancien Empereur de la Centrafrique Jean Bedel Bokassa, dénonçait déjà les pratiques coloniales dont la France infligeait à son pays.

L’exploitation abusive des ressources naturelles de la Centrafrique par la France coloniale sans verser une seule pièce de monnaie au gouvernement Centrafricain de l’époque avait suscitée et animée déjà un sentiment anti-français.

La récente intervention militaire française en Centrafrique, est motivée par les mêmes raisons qu’hier.

La présence militaire russe dans le pays a montrée pour les observateurs avertis, les pratiques d’un autre temps de la diplomatie française. Dans la grande majorité, les états africains veulent se débarrassés des pratiques coloniales de l’Elysée.

Certains dirigeants sont pris dans le piège des réseaux maçonniques entre la Grande Loge de France et ceux des états africains.

« L’image de la France en Afrique s’est considérablement dégradée. La jeunesse africaine souhaite une véritable alternative politique, diplomatique et économique ».

 

Source: JEMINFORMETV.COM

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14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 00:23
En Centrafrique, une unité spéciale lutte contre les violences sexuelles

 

En Centrafrique, une unité spéciale lutte contre les violences sexuelles

 

https://www.lemonde.fr/ Par Gaël Grilhot  12 mars 2020 à 19h00

 

Créée en 2017, l’Umirr effectue des patrouilles de dissuasion, organise des activités de sensibilisation, prend en charge les victimes et monte des dossiers d’accusation.

 

Le regard inquiet mais résolu, Virginie* raconte l’agression qu’elle vient de subir. Enceinte de sept mois, elle a été frappée par son mari. Si durement qu’elle craint pour la vie de son enfant. « Le bébé a subi un choc, on n’entendait pratiquement pas les battements de son cœur », explique Rachel Egouma Mosselegoua, technicienne du service psycho-social de l’Umirr, l’Unité mixte d’intervention rapide et de répression des violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants, à Bangui. Virginie a été envoyée à l’hôpital pour faire une échographie. Le bébé va mieux, « même s’il est encore très fatigué ». L’échographie, elle, servira pour le dépôt de plainte contre le mari, qui ne devrait pas tarder à voir débarquer la brigade d’intervention de l’Umirr.

Soutenue financièrement par des partenaires internationaux, notamment onusiens, l’unité fonctionne néanmoins sur budget gouvernemental. Placée sous l’autorité conjointe des ministères de la justice et de la sécurité publique, elle est opérationnelle depuis juin 2017. « La Centrafrique est sortie de grandes crises à caractère politico-militaire, auxquelles les femmes et les filles ont payé le plus lourd tribut. L’objectif, avec cette unité, c’était de créer une police qui soit plus proche des populations et qui prenne en compte ces violations des droits des femmes et des enfants », explique le lieutenant-colonel Paul Amédée Moyenzo, directeur de l’Umirr.

A bord de ses deux véhicules, l’unité effectue régulièrement des patrouilles de dissuasion dans les différents quartiers de la capitale. Elle organise aussi des activités de sensibilisation auprès des populations et des chefs communautaires. La structure comprend enfin une unité de prise en charge « holistique » des victimes, intégrant des dimensions médicale, psycho-sociale, juridique, etc.

Sombre tableau

Dans le bâtiment situé au fond d’un grand jardin arboré, des groupes de femmes attendent le traitement de leur dossier. Sur les murs sont placardées des affiches de prévention contre les violences sexuelles et le viol. En la matière, la Centrafrique présente un sombre tableau. Selon Human Rights Watch, « le viol est utilisé de façon généralisée et systématique dans les zones de conflit ». Et les Nations unies soulignent qu’environ 10 000 cas de violences basées sur le genre sont recensés chaque année dans le pays. Médecins sans frontières estime pour sa part que « les violences sexuelles sont une épidémie qui s’étend bien au-delà des zones de conflit et touchent les communautés dans l’ensemble de la Centrafrique ».

L’Umirr est une des réponses du gouvernement à cette situation, même si ses moyens sont limités. Policiers, gendarmes, personnels judiciaires, médecins… L’unité compte 45 professionnels. Dans les couloirs, on croise aussi des membres de différentes agences des Nations unies qui viennent prêter main-forte aux personnels centrafricains. Car la structure souffre d’un manque de compétences dans le traitement des dossiers. « Dans les affaires de violences sexuelles ou de viols, il faut savoir comment auditionner une victime, un témoin ou un suspect », souligne le directeur.

L’Umirr se fait aussi aider par d’autres partenaires extérieurs, comme l’Association des femmes juristes de Centrafrique ou le barreau américain, pour monter les dossiers qui seront transmis aux parquets compétents. La prochaine session criminelle de Bangui comportera ainsi un nombre important de dossiers de viols et de violences sexuelles, concrétisant le travail des enquêteurs.

Stigmatisation

Les compétences de l’Umirr s’étendent également aux cas de violences sexuelles en zones de conflit, alors que l’arrière-pays est encore largement sous contrôle des groupes armés. « Nous avons documenté plusieurs affaires, comme à Bossangoa [à 300 km au nord de Bangui] où nous avons enquêté sur le cas de 24 femmes peules violées par les groupes armés », souligne Paul Amédée Moyenzo. En attendant de pouvoir déployer plus d’antennes dans le pays, l’unité fonctionne avec des points de contact au sein des unités de police locales. Mais les moyens sont encore très insuffisants pour prétendre à une couverture exhaustive du territoire.

Après trois ans de fonctionnement, « le bilan est assez positif », affirme le directeur, même si les débuts ont été difficiles. « Les femmes avaient peur de la stigmatisation, explique-t-il. Mais ces barrières tombent et on a davantage de demandes. » Après 3 579 cas officiellement recensés en 2018, l’Umirr en a traité 7 565 en 2019. Une augmentation qui ne résulte pas d’un surcroît de violences, selon le lieutenant-colonel, mais d’une parole qui s’est libérée. Désormais, ce sont fréquemment les voisins qui alertent l’unité.

Parmi les victimes, de nombreuses femmes abandonnées qui se retrouvent seules avec leurs enfants, totalement démunies. « Nous leur fournissons un kit de nourriture – riz, farine, huile, etc. – pour qu’elles puissent tenir quelques jours, explique Rachel Egouma Mosselegoua. Et nous les orientons vers des structures ou des ONG spécialisées. » Des centres d’autonomisation ont également été mis en place, offrant à ces femmes éprouvées un logement temporaire et des conseils pour une solution à plus long terme.

* Le prénom a été modifié.

Gaël Grilhot(Bangui, correspondance)

 

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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 23:41
RCA : treize morts dans un affrontement entre membres d’une même milice
RCA : treize morts dans un affrontement entre membres d’une même milice
RCA : treize morts dans un affrontement entre membres d’une même milice

 

Centrafrique : treize morts dans un affrontement entre membres d’une même milice

 

https://www.ladiplomatie.fr/  vendredi 13 mars 2020

 

En proie à une violente guerre civile depuis sept ans, la Centrafrique a vu, ce jeudi 12 mars, deux factions d’une même milice, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), s’affronter, à Ndélé, dans le nord du pays. Treize morts sont à déplorer, dont des civils.

Parmi les différentes milices militaires qui occupent actuellement les deux-tiers du territoire centrafricain, le FPRC est l’une des plus importantes. Ce groupe armé est composé depuis ses origines de membres de plusieurs ethnies, dont deux, rounga et goula, se disputent depuis plusieurs semaines les ressources et les territoires.

« Des combats à l’arme lourde et légère »

Depuis le 3 mars, plusieurs affrontements violents ont eu lieu entre les deux ethnies autour de Ndélé, dans le nord de la Centrafrique. Mais sans commune mesure avec la violence qui s’est abattue sur la ville, ce 12 mars 2020 : « Des combats à l’arme lourde et légère ont fait treize morts dans la ville de Ndélé, il y a des civils parmi les victimes »a déclaré un haut responsable de la Minusca (Mission des Nations unies en Centrafrique), sous couvert d’anonymat.

Le calme est depuis revenu dans la ville. « Les casques bleus ont intensifié les patrouilles », assure la même source anonyme. Samedi 7 mars 2020, un responsable de la Minusca avait été retrouvé criblé de balles à Ndélé. Depuis un an, une trêve négociée par l’ONU entre les quatorze principales milices de Centrafrique a permis de réduire l’intensité des affrontements, mais sans arrêter la guerre civile.

 

 

Au moins treize morts dans des combats dans le nord de la Centrafrique

 

Le Monde avec AFP

 

Depuis huit jours, des heurts opposent à Ndélé des factions d’un même groupe armé, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC).

Au moins treize personnes, civils et combattants, ont été tuées mercredi 11 mars dans de nouveaux affrontements dans le nord de la Centrafrique, pays ravagé par une guerre civile depuis sept ans, a-t-on appris de source onusienne. « Des combats à l’arme lourde et légère ont fait treize morts dans la ville de Ndélé, il y a des civils parmi les victimes », a déclaré à l’AFP par téléphone depuis Bangui un haut responsable de la Minusca (Mission des Nations unies en Centrafrique), sous couvert de l’anonymat.

 

Depuis huit jours, des combats opposent à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, des factions d’un même groupe armé, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), l’un des principaux groupes rebelles parmi les nombreuses milices qui se partagent les deux tiers de ce pays d’Afrique centrale.

Meurtre d’un Centrafricain de la Minusca

Ce groupe rassemble plusieurs ethnies, dont deux, rounga et goula, s’affrontent désormais pour le contrôle des territoires et des ressources. « Les combats d’hier matin », qui ont duré trois heures, « sont consécutifs à une attaque menée dans la ville par la faction goula du FPRC », a précisé la source onusienne. En dehors de tirs sporadiques mercredi soir vers minuit, le calme est revenu à Ndélé, a précisé cette source. « Les casques bleus » de la force de maintien de la paix de la Minusca « ont intensifié les patrouilles », a assuré le responsable onusien.

Samedi, l’ONU avait vivement condamné le meurtre d’un des employés centrafricains de la Minusca, dont le corps criblé de balles avait été retrouvé à Ndélé, et promis de tout faire pour trouver ses « assassins ». « Nos sections police et justice mènent l’enquête sur place », a précisé le responsable de la Minusca jeudi. Les affrontements sporadiques entre Goula et Rounga à Ndélé, une ville contrôlée par le FPRC, ont débuté le 3 mars. Ces deux ethnies s’étaient déjà affrontées à Bria, dans l’est du pays, en janvier.

Un accord de paix signé il y a un an par quatorze groupes rebelles et le gouvernement a permis une baisse globale des violences, mais la Centrafrique est toujours le théâtre d’affrontements sporadiques et d’exactions visant les civils. Les deux tiers du territoire sont aux mains des groupes armés.

Le Monde avec AFP

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12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 02:33
RCA : L'UE débloque 15.5 millions d’euros pour le processus électoral

 

Centrafrique : l’Union européenne débloque 15.5 millions d’euros pour le processus électoral

 

http://www.adiac-congo.com/ Mercredi 11 Mars 2020 - 18:00

 

Dans le cadre du soutien à l’organisation des élections couplées prévues en décembre prochain, le gouvernement centrafricain et l’Union européenne ont signé, le 7 mars, une convention de financement.

La cérémonie de signature de ladite convention a eu lieu en présence du chef de l’État, Faustin Archange Touadera, et l’ambassadrice de l’Union européenne en Centrafrique, Samuela Isopi. Le montant est de 15.5 millions d’euros dont 14.75 millions d’euros au Fonds Commun multi-bailleurs géré par le PNUD, et une autre partie aux expertises techniques de l’ÂNE, qui est également prévue dans le cadre de cet appui pour un montant de 500.000 euros.

À travers le financement du 11e Fonds européen de développement (FED), l’Union européenne poursuit son soutien à la consolidation du processus démocratique en République centrafricaine à travers la signature de cette convention de financement pour soutenir l’organisation des élections présidentielle, législatives et locales.

En effet, l’Union européenne devient ainsi le premier bailleur et partenaire engagé avec des fonds concrets mis à la disposition de la RCA à hauteur d’environ 50% des besoins financiers et prévus pour l’organisation de ce processus électoral déjà enclenché.

Ce financement supplémentaire témoigne à suffisance la volonté et l’engagement des 27 États membres de l’UE à l’endroit de la République centrafricaine. « L’événement d’aujourd’hui marque la réalisation matérielle de l’engagement pris par l’Union européenne à contribuer au financement et donc à la tenue effective des élections de 2020-2021 », a déclaré Samuela Isopi, ambassadrice de l’UE en RCA, ajoutant que le geste permet « un nouveau jalon sur le chemin de la RCA vers une sortie définitive de son histoire de crises politiques et sécuritaires »

« C’est l’apport d’une contribution financière déterminante pour le déroulement et la réussite des prochaines élections, les premières après le retour à l’ordre constitutionnel », a-t-elle réitéré.

Malgré que plusieurs observateurs politiques doutent de la tenue de ce processus électoral par rapport à l’occupation d’une grande portion du territoire par les groupes armés qui continuent à dicter leur loi, la cheffe de la délégation de l’UE a tenté de dissiper le doute.

« Mais nous sommes convaincus que l’ÂNE a su capitaliser les leçons apprises et saura bâtir sur cette expérience. Quels que soient les défis politiques, logistiques et sécuritaires, déjà relevés en 2015-2016 dans une situation plus compliquée que celle d’aujourd’hui, l’Union européenne est convaincue que la tenue des élections cette année n’est pas seulement possible, mais elle est indisponible », a-t-elle indiqué.

Pour Félix Moloua, ministre de l’Economie, du plan et de la coopération, la signature de cette convention de financement entre le gouvernement et l’UE constitue « une étape cruciale et décisive dans la marche vers la consolidation de la paix et de la gouvernance démocratique en République centrafricaine à travers le démarrage d’un certain nombre d’activités prévues dans les différentes étapes du processus électoral ».

La signature de cette convention de financement entre le gouvernement et l’UE vient compléter le premier programme d’appui au processus électoral.

Il s’agit du programme de consolidation de la démocratie (UE-PCD), mis en œuvre par l’agence belge de développement (ENABEL), par lequel l’UE a déjà engagé deux millions d’euros destinés au financement des opérations logistiques préélectorales, à savoir le déploiement de l’opération de cartographie, la contribution à la mise à niveau du centre de traitement des données par l’achat d’équipements informatiques complémentaires.

Yvette Reine Nzaba

 

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12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 02:20
CEMAC : Réunion du Collège de Surveillance Multilatérale

 

 

Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC)

______________________

 

Réunion du Collège de Surveillance Multilatérale

(Douala, les 9 et 10 mars 2020)

 

Mot de bienvenue de Monsieur Clément BELIBANGA

Commissaire en charge du Département

des Politique Economique, Monétaire et Financière

 

Mesdames et Messieurs les Représentants des États membres ;

Messieurs les Représentants de la BEAC, de la COSUMAF, de la COBAC et de la BDEAC ;

 

Mesdames, Messieurs ; Distingués Invités,

 

C’est pour moi, un réel plaisir de vous accueillir ce matin, au nom du Président de la Commission de la CEMAC et en mon nom propre, dans cette belle salle du Conseil de la BEAC, pour la 37ème session du Collège de surveillance multilatérale pour la validation du rapport intérimaire de la surveillance multilatérale au titre de l’exercice 2019 et perspectives 2020 et 2021.

La présence effective telle qu’il se dégage ici de la totalité des pays membres, traduit à suffisance l’intérêt et la considération accordés à cet exercice. Permettez-moi de souhaiter la bienvenue et un séjour agréable à chacun de vous. Cette rencontre, qui constitue une étape majeure pour la validation de ce rapport intérimaire de la surveillance multilatérale, est l’aboutissement d’un processus auquel chacune de vos administrations a apporté sa part de contribution.

Cet effort commun traduit la volonté exprimée par nous tous à faire du dispositif de la surveillance à la fois un véritable instrument et un levier de notre intégration économique régionale. Cette rencontre nous donne aussi l’opportunité de valider le rapport sur la convergence. Je tiens une fois de plus à vous remercier, et à travers vous, tous ceux qui ne cessent d’apporter leur contribution à cet exercice. Je voudrais exprimer la gratitude de la Commission de la CEMAC aux membres de la Cellule Communautaire de Surveillance Multilatérale et les féliciter pour l’examen préliminaire du rapport qui nous est soumis aujourd’hui pour examen.

Je voudrais également exprimer très respectueusement nos sincères remerciements aux Autorités camerounaises pour leur hospitalité. Mesdames et Messieurs, Distingués Invités, Nous avons l’opportunité d’échanger pendant deux jours sur la situation macroéconomique de notre Communauté en 2019 et les perspectives pour 2020-2021. Le rapport soumis ce matin à notre examen, indique que la croissance se consolide dans la sous-région, en dépit du ralentissement de la croissance mondiale, et de la détérioration du cours du pétrole brut.

Ces bons résultats sont rendus possibles grâce aux différentes mesures de réformes entreprises par nos plus hautes Autorités dans le cadre du PREF-CEMAC, et surtout des programmes de réforme économique et financier engagés avec le FMI. Mais le rapport indique aussi que la sous-région reste toujours dépendante de ses ressources naturelles, dans la mesure où les résultats macroéconomiques de 2019 sont portés par une progression de la production pétrolière dans pratiquement tous les pays producteurs. Par ailleurs, notre communauté reste confrontée à d’importants défis qui compliquent l’objectif d’une croissance durable et inclusive dont nous avons besoin pour réduire la pauvreté, améliorer l’égalité et créer des emplois à un plus grand nombre de nos citoyens.

Il s’agit, entre autres, des fluctuations exogènes du marché international, de la faible diversification de la base productive des économies sous-régionales, et surtout des questions récurrentes de sécurité que connaissent la plupart de nos Etats ces dernières années avec leurs corollaires notamment en termes de destruction de l’appareil productif, de limitation des échanges et d’effet d’éviction sur les dépenses d’investissement, pourtant nécessaire pour impulser une croissance durable. Nous devons donc maintenir l’élan des réformes en poursuivant des actions vigoureuses pour relever ces défis et permettre aux populations de la sous-région de mieux profiter des fruits de la croissance.

Mesdames et Messieurs, Distingués Invités,

Je ne voudrais pas finir mon propos sans évoquer la question récurrente de la redynamisation de l’exercice de surveillance multilatérale à travers le renforcement des Cellules Nationale la production des programmes triennaux de convergence (PTC). Comme pour les rapports passés, la Commission n’a reçu aucun rapport national de surveillance multilatérale comme prévu par les textes statutaires. Je voudrais inviter les Etats à octroyer des ressources nécessaires au bon fonctionnement des Cellules Nationales pour leur permettre de mener à bien leurs différentes missions. Pour notre part, nous restons disponibles à vous apporter l’accompagnement nécessaire. Sur ce, je déclare ouverte la 37 ème session ordinaire du Collège de surveillance multilatérale.

 JE VOUS REMERCIE DE VOTRE ATTENTION

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