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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 13:50
Union africaine, Moussa Faki Mahamat au service des autocrates africains

 

 

Union africaine, Moussa Faki Mahamat au service des autocrates africains

 

Par La redaction de Mondafrique  5 septembre 2017

 

Bénéficiant du soutien actif des chefs de l’Etat de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), de l’Algérie, de l’Afrique du sud et du Rwanda,  l’ancien ministre des Affaires étrangères d’Idriss Deby Itno ( 2008-2017), Moussa Faki Mahamat a été élu à la présidence de la Commission de l’Union africaine, en janvier 2017. Ses débuts tranchent avec l’immobilisme de celle qui l’avait précédé, la Sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma (2012-2017).

 

L’Union Européenne méprisée

 

Avec son conseiller spécial, le Mauritanien Mohamed el Hacen ould Lebatt, Moussa Faki Mahamat a engagé une politique qui se veut indépendante des liens financiers extérieurs à l’Afrique. Peu importe les  mascarades électorales, les violations aux droits de l’Homme, les biens mal acquis, les abandons des principes démocratiques! L’Union africaine de Moussa Faki Mahamat privilégie le soutien aux chefs d’État et le mépris des interventions non africaines et notamment de l’Union européenne et accessoirement de la France.

 

Son credo est que les crises africaines ne peuvent trouver une solution qu’avec les spécificités africaines, en dehors de toute ingérence extérieure.

 

Les chefs de l’Etat de la CEEAC n’ont rien à craindre de l’Union africaine. Les réélections controversées des chefs d’État du Burundi, du Congo, du Gabon, de Guinée Équatoriale, du Rwanda et du Tchad ne risquent pas d’être mises en cause. Les condamnations de l’Union européenne sont évidemment rejetées pour ingérence.

 

Quelques exemples récents sont éclairants.

 

La décision du président de la République démocratique du Congo (RDC), Laurent Kabila, de reporter  les élections présidentielles au-delà de 2017,  peut susciter la consternation en RDC et dans les instances onusiennes et européennes, cela n’empêche pas Moussa Faki Mahamat, aidé par le président algérien de la commission Paix et Sécurité, de soutenir Laurent Kabila et même de condamner les sanctions émises par l’Union européenne et l’Onu contre des dignitaires du régime congolais.

 

De même, le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, peut aussi compter sur  le soutien de l’Union africaine et son « falicitateur  » Hacen oud Lebatt  pour résoudre la crise issue de l’élection présidentielle de 2016. L’ancien président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping, doit se faire une raison. Les rapports et condamnations venant de l’Union européenne ou de l’Onu sont sans effet pour l’Union africaine.

 

En Centrafrique, le double discours du président Faustin-Archange Touadera, arrange aussi Moussa Faki Mahamat. C’est bien la Feuille de route de l’Union africaine, avec une influence indéniable du président tchadien, qui compte et non pas les initiatives venant de l’Onu et encore moins de l’ONG romaine Sant’Egidio. Les anciens chefs de l’Etat François Bozizé, Michel Djotodia voire Catherine Samba-Panza et d’autres prédateurs peuvent dormir tranquilles avec l’Union africaine.

 

En Angola, la succession du président angolais Eduardo Dos Santos, ne pouvait échapper au MPLA et à son candidat Joao Lourenço. Alors que l’Union européenne avait été préventivement  interdite d’observation du processus électoral, la mission de l’Union africaine, dirigée par l’ancien premier ministre cap-verdien, José Maria Neves, n’avait rien trouvé à redire des préparatifs de cette nouvelle mascarade. Il faut rappeler que deux commissaires de l’Union africaine sont angolaises. Et que l’Angola apporte une importante contribution financière à l’organisation continentale.

 

Proximités algériennes

 

Le récent incident diplomatique de Maputo, lors du Sommet Afrique-Japon de la TICAD, avec la vive confrontation entre représentants du Maroc et de la République Arabe Sahraouie Démocratique, n’a suscité aucune réaction de l’Union africaine. Il est vrai que la proximité de Moussa Faki Mahamat avec l’Algérie et l’Afrique du sud ne lui facilitait pas la tâche.

 

Le prochain Sommet Union africaine-Union européenne, prévu à Abidjan fin novembre 2017, avec pour thème principal « la Jeunesse », va-t-il voir un remake de Maputo ? Les profondes divergences d’appréciation des deux organisations continentales concernant les droits de l’homme, les principes fondamentaux de la démocratie,

 

 et le déroulement des processus électoraux vont probablement apparaître au grand jour.  Les soutiens que l’Union européenne accorde aux mouvements citoyens tels que  « Y en a marre » ,  » Balai citoyen », « Falimbi »,  » Lucha »…alimenteront probablement les reproches faits par le cartel des chefs d’État africains et leurs représentants à l’Union africaine.

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 13:41

 

 

 

 

6 septembre 2017

 

À en croire Duduzane Zuma, Teodorin Obiang ou Julienne Sassou-Nguesso, être fils ou fille de président pourrait bien être la meilleure façon de s’enrichir sur le continent africain. Mais justice et opinion veillent.

 

Depuis bientôt un an, Duduzane Zuma, fils du président sud-africain Jacob Zuma, se défend d’accusations de corruption et collusion avec la famille Gupta, riches et controversés entrepreneurs. Interrogé fin août par la BBC, il assurait ne pas être corrompu : “Je ne pense pas qu’ils voulaient quoi que ce soit de moi. Je pense qu’ils m’apprécient, tout comme je les apprécie aussi. Je pense être un gars sympathique”.

Il rejoint la cohorte des fils et filles de dirigeants africains, souvent promis à de hautes responsabilités et rattrapés par le scandale et la justice. Petit rappel.

 

• Afrique du Sud : Duduzane Zuma, au cœur du scandale

 

Après Jacob Zuma, qui a échappé en août à une nouvelle motion de défiance du Parlement – la neuvième –, c’est au tour de son fils de 35 ans, Duduzane Zuma,d’être accusé de corruption par l’opposition et une partie de la société civile. L’ONG sud-africaine de lutte contre la corruption Outa a déposé plainte contre lui en août 2017 pour racket, extorsion et fraude sur la base de ses liens avec la famille Gupta. À 26 ans, Duduzane Zuma intègre le conseil d’administration d’une entreprise du groupe Gupta avant de gravir rapidement les échelons jusqu’à détenir de nombreuses parts de l’empire. Cette ascension professionnelle fulgurante coïncide avec l’élection de son père à la tête du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), et quelques mois plus tard à la tête de l’État. Un rapport explosif de la médiatrice de la République chargée du bon usage des deniers publics, décrivait en octobre 2016 la collusion présumée entre le président Zuma et les Gupta en citant de nombreux exemples où la famille indienne aurait obtenu des contrats publics via le fils, Duduzane. Celui-ci vit aujourd’hui à Dubaï, où il mène grand train. Dans l’entretien accordé à la BCC, il déclare avoir l’esprit tranquille et ne pas penser que cela pourrait lui valoir la prison.

 

• Guinée équatoriale : Teodorin Obiang, le flambeur

 

Teodorin Obiang a été au cœur d’un des procès les plus retentissants et les plus attendus de l’été, celui des “biens mal acquis”, à Paris. Le fils aîné du président de Guinée équatoriale Teodoro Obiang, qui ne s’est pas présenté au tribunal correctionnel, est poursuivi pour blanchiment d’abus de biens sociaux, détournement de fonds publics, abus de confiance et corruption. Play-boy flambeur, Teodorin Obiang, né en 1969, s’était constitué en France un impressionnant patrimoine composé de collections d’objets d’art, de voitures de luxe et de sports et d’un immeuble avenue Foch, dans l’un des quartiers les plus huppés de la capitale parisienne, qui est évalué à lui seul à 107 millions d’euros. Tout l’enjeu de son procès était de déterminer si la constitution de ce patrimoine avait été réalisée de manière légale ou frauduleuse. À l’issue de plusieurs jours d’audience, le parquet a requis trois ans de prison, 30 millions d’euros d’amende et la confiscation des biens saisis à l’ancien ministre de l’Agriculture et des Forêts, promu vice-président par son père. Le verdict est attendu le 27 octobre.

 

 • Congo-Brazzaville : Julienne Sassou-Nguesso, la fille mise en examen

 

Julienne Sassou-Nguesso, la fille de l’actuel dirigeant congolais Denis Sassou-Nguesso, et son mari ont été mis en examen fin juin 2017 dans l’un des volets de l’enquête sur l’origine du patrimoine de familles de dirigeants africains en France, l’enquête dite des “biens mal acquis”, qui a débouché sur le procès du fils Obiang cet été (lire plus haut). La justice s’interroge notamment sur l’origine des fonds qui ont permis au couple d’acheter en 2006, via une société civile immobilière (SCI), un hôtel particulier de la banlieue huppée de Paris, à Neuilly-sur-Seine, avec sept pièces et piscine intérieure. À cet investissement d’un peu plus de 3 millions, s’est ajoutée une facture de 5,34 millions d’euros pour d’importants travaux réalisés entre 2007 et 2011. La justice a déjà saisi plusieurs propriétés du clan des Sassou-Nguesso, ainsi qu’une dizaine de voitures de luxe.

 

• Sénégal : Karim Wade, le dauphin gracié

 

En mars 2015, le fils de l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade, Karim Wade, a été condamné à six ans d’emprisonnement et 210 millions d’euros d’amende par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), une juridiction spéciale. Il était accusé d’avoir illégalement acquis un patrimoine valorisé à 178 millions d’euros lorsqu’il était conseiller, puis ministre, de son père. Il a obtenu en juin 2016 une grâce présidentielle de la part de l’actuel président Macky Sall après trois années de détention à Dakar. Libéré, il a aussitôt rejoint le Qatar où il vit toujours.

Son père, âgé de 91 ans, dont 12 au pouvoir entre 2000 et 2012, a échoué en juillet dernier à faire son grand retour en politique lors des élections législatives. Selon des observateurs, ce retour visait surtout, en cas de victoire, à obtenir une amnistie pour son fils, dont il a toujours souhaité faire son dauphin.

 

• Centrafrique : Jean-Francis Bozizé, de retour au pays

 

Le fils de l’ancien président centrafricain François Bozizé, chassé du pouvoir par un coup d’État de la rébellion Séléka en 2013, a fait l’objet d’un mandat d’arrêt international délivré par la justice centrafricaine pour “torture, détournement de deniers publics, complicité d’assassinat et association de malfaiteurs”. Jean-Francis Bozizé était réfugié en France jusqu’à son retour surprise sur le territoire centrafricain en août 2017, où il a rapidement été interpellé par la Minusca, la force onusienne dans le pays, puis libéré et placé sous contrôle judiciaire. Il se trouve actuellement toujours en Centrafrique. En exil, son père fait aussi l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par la cour d’appel de Bangui en juillet 2013.

 

• Égypte : Gamal et Alaa Moubarak, les fils prodigues libres

 

Fils de l’ancien raïs égyptien Hosni Moubarak, Gamal et Alaa Moubarak ont été accusés avec leur père d’avoir détourné 10 millions d’euros d’argent public alloués à l’entretien des palais présidentiels. La cour d’appel avait confirmé, en janvier 2016, une peine de trois ans de prison. Outre la peine d’emprisonnement, tous trois ont été condamnés ensemble à payer une amende de 125 millions de livres égyptiennes (environ 15 millions d’euros) et à rembourser à l’État 21 millions de livres (2,5 millions d’euros). Les deux fils ont été remis en liberté, la justice arguant que le temps qu’ils avaient passé derrière les barreaux en détention provisoire depuis la révolte de 2011 couvrait leur peine. Leur père a de son côté été définitivement acquitté, en mars, dans un autre procès, celui de la mort de manifestants durant la révolte qui a provoqué sa chute en 2011. L’ancien président égyptien a quitté le 24 mars l’hôpital militaire du Caire dans lequel il a passé l’essentiel de ses six années de détention.

 

Source: France24

Lu pour vous : Afrique : de Bozizé à Zuma, ces fils et filles de dirigeants dans la tourmente judiciaire
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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 23:24
L’insécurité transfrontalière au cœur d’un sommet tripartite RDC-RCA-Sud-Soudan

 

 

L’insécurité transfrontalière au cœur d’un sommet tripartite RDC-RCA-Sud-Soudan

 

Par RJDH Centrafrique - 05/09/2017

 

Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo accueille depuis le 2 septembre 2017 un sommet tripartite sur les questions de la sécurité transfrontalière et la situation humanitaire.

 

Dans le cadre de la doctrine diplomatique « 9 points zéro » à savoir « zéro conflits avec les neufs voisins égale paix en RDC et dans la sous-région », initiée par le gouvernement de la RDC, les ministres des Affaires étrangères, de la Défense, de l’Intérieur et les chefs d’Etats-majors des pays concernés à savoir : la RDC, la RCA et le Sud Soudan vont se pencher pendant trois jours autours des questions sécuritaires, diplomatiques, de défense et du flux migratoire.


Selon les organisateurs de cette rencontre, l’objectif primordial de cette réunion Tripartite est la paix ! Rien que la paix. « Cette rencontre va permettre, au nom de principe de subsidiarité, de traiter avec efficience au niveau de la RD Congo, de la République Centrafricaine et le Sud Soudan, les questions récurrentes auxquelles l’aire commune est confrontée, entre autres la sécurité, la stabilité et le développement communs menacés par les incursions récurrentes d’éléments résiduels des groupes armés qui causent aux populations de ces trois pays, mort d’hommes et désolation par des exactions innombrables allant jusqu’à l’esclavage sexuel », a souligné Léonard She Okitundu, ministre congolais des Affaires étrangères et intégration régionale.

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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 23:22

 

 

Centrafrique : les leaders des partis politiques s'imposent les élections comme moyen de conquête du pouvoir

 

BANGUI, 05/09/17 (Xinhua) -- A travers une charte dénommée Conseil des Leaders Politiques et Sociaux, en abrégé CLPS, signée le dimanche 3 septembre 2017 à Bangui et dont Xinhua a été témoin, douze leaders des partis politiques se sont imposés les élections comme seul moyen de conquête du pouvoir.

 

En plus de ce principe, la charte a préconisé l'implication des signataires dans la recherche des solutions aux crises qui secouent la République Centrafricaine presque tous les dix ans.

 

D'après Raymond Adouma, un des leaders politiques qui a présidé les échanges et la signature de la charte, "le Conseil des Leaders Politiques et Sociaux est la conséquence des réflexions des leaders politiques sur la situation générale de la République Centrafricaine" .

 

Toujours selon lui, les hommes politiques centrafricains devraient prendre leurs responsabilités en poussant des réflexions sur des solutions pouvant sauver leur pays des récurrentes crises.

 

Il a annoncé que d'ici peu, les autres leaders qui n'ont pas signé la charte politique le feront, puisqu'ils l'ont préalablement signifié.

 

Au sujet de la conquête du pouvoir par la force, le représentant du secrétaire général des Nations Unies en République Centrafricaine et chef de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), Parfait Onyanga Anyanga prévenait trois jours plutôt que "l'Union Africaine et la communauté internationale n'accepteraient jamais ou ne toléreraient jamais une prise de pouvoir par la force. Ceux qui réussiront une telle aventure en Centrafrique ne seront pas couverts par une reconnaissance internationale" .

Centrafrique : les leaders des partis politiques s'imposent les élections comme moyen de conquête du pouvoir
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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 23:09

 

 

 

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 5 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 5 Septembre 2017 (RJDH)–Dans une interview accordée au RJDH dans le cadre de Lissoro, l’honorable Béatrice Epaye considère le forum des femmes parlementaires comme un outil susceptible d’encourager les femmes centrafricaines à s’approprier leur destin, à s’engager fermement au lieu de considérer la parité comme une faveur faite à elles. Pensé exprimée lors d’une rencontre des femmes parlementaires  avec les étudiantes de l’Université de Bangui.

 

Honorable Béatrice Epaye bonjour :

 

Beatrice Epaye : bonjour monsieur le journaliste

 

Vous avez échangé avec les étudiantes sur le leadership féminin dans le cadre du forum des femmes parlementaires. Comment trouvez-vous cette rencontre ? 

 

BE : c’est une rencontre exceptionnelle, cela fait trois fois que je siège au parlement que les femmes parlementaires rencontrent les étudiantes de l’Université, de leur parler du parlement et de les sensibiliser peut être de devenir un jour des parlementaires. Et cela va très bien avec notre cadre qu’est le forum des femmes parlementaires de Centrafrique où nous devons développer le leadership féminin, c’est donc pour nous une très bonne initiative.

 

Comment présenter le forum des femmes et quelles sont les activités inclues dans l’objectif de ce forum ?

 

BE : Nous avons calqué ce forum des femmes parlementaires de l’APF (association des parlementaires francophones), dans le cadre de l’union interparlementaire. On s’est dit nous sommes 12 femmes sur 140 députés, nous ne sommes pas nombreuses, il faut une solidarité entre nous, et il faut que nous fassions fit de nos provenances, nos religions, des partis politiques et qu’il faut que nous soyons des femmes députés centrafricaines, pour aider nos populations surtout les femmes et les jeunes filles, qui demain vont nous remplacer. C’est dans ce contexte qu’on a mis en place ce forum.

 

Vous siégez aussi au sein du parlement sous régionale de la CEMAC quels sont les liens que vous tissez au nom de ce forum au sein de ce parlement frère ?

 

BE : Au parlement de la CEMAC, nous sommes six femmes sur trente députés. Chaque Etat membre doit envoyer cinq députés pour siéger et moi je suis la vice-présidente du parlement de la CEMAC au titre de la RCA. Donc nous sommes solidaires puisse que nous échangeons beaucoup sur nos parlements nationaux et sur les forums des femmes parlementaires de chaque Etat membre. Donc nous nous retrouvons parfois au parlement panafricain parfois dans d’autres foras et on se connait tous d’Afrique Centrale.

 

Madame Béatrice Epaye je vous remercie !

 

BE : Tous le plaisir est pour moi de vous remercier monsieur le Journaliste.

 

Propos recueillis par Jean Fernand Koena.

Centrafrique : « Nous ne sommes pas nombreuses, il faut une solidarité entre nous » dixit la députée Béatrice Epaye
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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 23:04

 

 

 

 

BANGUI, 05/09/17 (Xinhua) -- La situation sociale et sécuritaire continue de se dégrader dans la partie est de la Centrafrique, notamment dans les villes de Bria (centre-est) et de Zémio (sud-est), théâtres d'affrontements meurtriers en juin dernier.

 

A Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, à plus de 500 kilomètres de la capitale Bangui, de nouvelles tensions ont éclaté entre deux factions rivales de l'ex-rébellion séléka, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) d'Abdoulaye Hussein et l'autre branche du même mouvement dirigée par Azor Kalité, suite à l'entrée dans la ville des renforts du premier depuis la ville voisine d'Ouadda, selon un témoin.

 

En outre, le vol d'une moto en milieu de journée par l'une des factions aurait fait monter les tensions d'un cran à Bria. Il est à noter que selon la presse locale, une simple dispute autour d'une moto a été à l'origine des violences communautaires survenues fin juin dernier à Zémio, qui avaient fait une vingtaine de morts.

 

Des tirs ont été entendus autour de deux sites accueillant les déplacés internes, à savoir l'hôpital de Bria et l'église catholique Saint-Louis, séparés par une route. Une personne a été blessée par balles et un travailleur humanitaire de l'ONG Espérance a été agressé.

 

A Zémio, à plus de 1000 kilomètres de Bangui, dans l'extrême sud-est du pays, une église catholique accueillant des déplacés internes a été attaquée par des mercenaires, probablement venus du Soudan du Sud, selon des sources locales. Le curé et les personnes déplacées qui y avaient trouvé refuge ont traversé le Mbomou, cours d'eau qui fait office de frontière entre la Centrafrique et la République démocratique du Congo. D'autres sont restés cachés dans la brousse.

 

L'église aurait été complètement vandalisée, de même que le centre de santé de la ville. Des maisons ont été incendiées et plusieurs morts sont à déplorer.

 

Jusque-là, le gouvernement centrafricain n'a pas été en mesure de déployer l'armée sur le terrain pour protéger les civils. Les forces de maintien de la paix des Nations Unies (MINUSCA) n'ont pour l'heure émis aucun commentaire.

 

Le chef de l'Union pour le renouveau centrafricain (URCA), Anicet-Georges Dologuélé, ancien candidat à la présidentielle de 2016, a déclaré début août au journal français Le Monde que le vide du fauteuil présidentiel et la passivité de la MINUSCA étaient responsables de l'aggravation des violences.

Centrafrique: la situation sociale et sécuritaire continue de se dégrader dans l'est
Centrafrique: la situation sociale et sécuritaire continue de se dégrader dans l'est
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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 23:01

 

 

 

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 5 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 05 Septembre 2017 (RJDH)–Le succès du processus DDRR dépend de la sécurité, c’est ce qu’a déclaré Noel Sélésson, ministre conseiller à la Présidence en matière de DDRR. Il l’a dit lors du désarmement des éléments de l’une de faction Séléka rénovée, inscrit de la phase pilote lancée à Bangui.

 

La phase pilote du processus DDRR est lancée la semaine dernière par le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera. Chaque groupe armé siégeant au comité consultatif devra envoyer 40 personnes dont 20 seront intégrer dans les corps en uniformes et 20 autres pour la démobilisation et réinsertion communautaire. C’est dans ce contexte que le colonel Noel Selesson appelle les groupes armés à la sécurité alors que plusieurs villes de l’intérieure du pays constituent encore des foyers de tensions.

 

Selon Noel Selesson, la sécurité reste la seule garantie pour la réussite du DDRR « nous travaillons pour faire en sorte que ce DDRR soit bien mené et que les groupes armés, ceux qui désirent intégrer les corps en uniforme le soient et ceux qui optent pour la réinsertion soient aussi réinsérer. Notre souci c’est la sécurité qui reste un défi majeur pour la réussite du processus » a-t-il présenté comme aboutissement du processus.

 

Le commandant des ex-Séléka rénovées Geffray basé au camp du RDOT à la sortie nord de Bangui, a confirmé avoir déposé son arme pour son réintégration dans les forces armées centrafricaines, « je suis ressortissant des FACA, je dois regagner le rang. Et, il y’a deux tendances des ex-Séléka rénovées, 20 personnes des 400 éléments ont déposé leurs armes ce matin. Les 20 autres éléments de cette même faction se trouvent à Kaga-Bandoro, qui bénéficierons aussi de ce programme pilote  dans les jours à venir », a-t-il confié.

 

Dans le cadre d’exécution du programme DDRR, la stratégie adoptée par le comité stratégique, l’opération pilote comprend deux volets à savoir la réintégration communautaire et la réinsertion au sein des FACA. Environ 560 combattants sont déjà enregistrés dans le cadre du projet pilote.

Centrafrique : La sécurité reste la seule garantie pour la réussite du DDRR, selon Noël Selesson
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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 22:58
Vers le déploiement de 750 soldats Camerounais en Centrafrique

 

 

 

 

APA-Douala (Cameroun) 05/09/17- Quelque 750 soldats Camerounais choisis pour être déployés en République centrafricaine dans le cadre de la Mission multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) viennent d’achever leur formation de pré-déploiement à Douala en présence des représentants des Etats-Unis qui ont financé ladite formation, a constaté APA mardi dans la métropole économique du Cameroun.

 

Le déploiement de cet autre contingent de soldats camerounais en Centrafrique devrait intervenir courant septembre, après le report du mois d’août, ont renseigné des sources proches du ministère de la Défense (MINDEF).

 

Etalée sur 10 semaines, cette formation était essentiellement axée sur les combats aux armes de petits calibres et aux armes lourdes, à la défense du camp de base, à la négociation et au respect des droits de l’Homme, a-t-on indiqué.

 

Ces soldats vont prochainement intégrer le 4è contingent du bataillon camerounais engagé à la MINUSCA pérennisant une tradition pour le Cameroun, se sont félicité les autorités nationales.

 

Avant de s’engager dans la MINUSCA en avril 2014, le Cameroun a participé à la Force multinationale de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (FOMAC) d’octobre 2002, à la Force de consolidation de la paix (FOMAC, MICOPAX) juillet 2008, à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) de décembre 2013.

 

Avec plus de 1000 soldats déjà déployés dans ce pays, le Cameroun est l’un des plus gros contributeurs en troupes dans le cadre de la pacification et de la sécurisation de la Centrafrique.

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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 22:47

 

 

 

 

BANGUI, 05/09/17 (Xinhua) -- A travers une charte dénommée Conseil des Leaders Politiques et Sociaux, en abrégé CLPS, signée le dimanche 3 septembre 2017 à Bangui et dont Xinhua a été témoin, douze leaders des partis politiques se sont imposés les élections comme seul moyen de conquête du pouvoir.

 

En plus de ce principe, la charte a préconisé l'implication des signataires dans la recherche des solutions aux crises qui secouent la République Centrafricaine presque tous les dix ans.

 

D'après Raymond Adouma, un des leaders politiques qui a présidé les échanges et la signature de la charte, "le Conseil des Leaders Politiques et Sociaux est la conséquence des réflexions des leaders politiques sur la situation générale de la République Centrafricaine" .

 

Toujours selon lui, les hommes politiques centrafricains devraient prendre leurs responsabilités en poussant des réflexions sur des solutions pouvant sauver leur pays des récurrentes crises.

 

Il a annoncé que d'ici peu, les autres leaders qui n'ont pas signé la charte politique le feront, puisqu'ils l'ont préalablement signifié.

 

Au sujet de la conquête du pouvoir par la force, le représentant du secrétaire général des Nations Unies en République Centrafricaine et chef de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), Parfait Onyanga Anyanga prévenait trois jours plutôt que "l'Union Africaine et la communauté internationale n'accepteraient jamais ou ne toléreraient jamais une prise de pouvoir par la force. Ceux qui réussiront une telle aventure en Centrafrique ne seront pas couverts par une reconnaissance internationale" .

Centrafrique : les leaders des partis politiques s'imposent les élections comme moyen de conquête du pouvoir
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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 19:31
LE FOURVOIEMENT DE L’ONU EN CENTRAFRIQUE par David KOULAYOM-MASSEYO

 

 

 

 

 

     Primitivement, c’était Laurent Fabius, alors ministre des affaires étrangères qui avait évoqué pour la première fois le génocide en Centrafrique .

 

     Aujourd’hui, Mr Stephen OBRIEN, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires remet le mot génocide sur le tapis en Centrafrique , mais dans une autre perspective sans un mot de compassion pour les Centrafricains agressés sur leur propre territoire par une armée de mercenaires recrutés à l’étranger, formés et envoyés en RCA avec un plan diabolique .

« Alea jacta est » . Le sort en est jeté pour les Centrafricains : l’ONU et ses douze mille soldats ne sont pas là pour vous libérer ! Alors libérez-vous vous-mêmes …

 

     Monsieur Stephen O’Brien est un sujet britannique . Qu’a-t-il pensé de l’homme qui a tué sur Tower Bridge, attaqué l’entrée de Westminster et qui a été purement et simplement abattu par la police anglaise? Et celui qui a roulé en fourgonnette sur un trottoir bondé d’un quartier branché de Londres ?

 

Pourquoi n’a-t-il pas mis à profit son long voyage de New York et/ou de Genève à Bangui pour prendre connaissance des nombreux rapports et dossiers consacrés à la RCA ? Cela lui aurait évité de tout focaliser sur le seul quartier Tokoyo à Bangassou . Faire un aussi long voyage pour en tirer une conclusion tendancieuse, alors que n’importe quel bébé centrafricain qui vient de naître lui aurait brossé le calvaire vécu par les Centrafricains depuis quatre ans, prouve à suffisance que l’ONU qui est bonne fille, continue de dépenser sans compter pour ses fonctionnaires . Etait-il vraiment nécessaire de faire ce déplacement pour comprendre ce qui prévaut en Centrafrique ? Cet homme, tellement emballé par sa manipulation,  ne se rend même pas compte d’un paradoxe qu’il soulève : les deux mille musulmans menacés de génocide sont protégés dans une église chrétienne !

 

     La RCA ( France+ Bénélux et non deux fois la France comme le soutient Mr O’Brien) était une terre de paix(On parlait de Suisse africaine), riche de ses Hommes ( bons, humbles travailleurs,  hospitaliers pour leur malheur ), riche de son sol abondamment arrosé et de son sous-sol .

 

     Même sous les pires dictatures militaires de Bokassa, Kolingba et Bozizé, ce pays n’a jamais touché le fond comme avec l’arrivée de la horde sauvage de la Séléka en 2013 : assassinats de masse, vols, viols, pillages, incendies des villes et villages, destruction de l’Etat Civil, des infrastructures administratives, des écoles, bref de tout ce qui symbolise un Etat . Quel projet machiavélique sous- tendait ces pratiques barbares ? Mr O’Brien peut-il nous expliquer ce qu’implique la seule destruction de l’Etat Civil centrafricain par des apatrides ? 

 

     Si le génocide est bien « la destruction de tout ou partie d’un groupe national, ethnique, racial ou religieux », ce qui se passe depuis quatre ans en Centrafrique y ressemble non pas comme le subodore Mr O’Brien, mais bien comme « une destruction d’une partie d’un groupe national » avec la couverture /complicité des troupes de l’ONU qui ne respectent pas les Résolutions de l’ONU, qui exfiltrent et installent les mercenaires djihadistes dans l’arrière-pays  ( 14 préfectures sur 16 occupées ! ), imposent un embargo implacable à nos forces armées,  les forment au ralenti, refusent de les associer à leurs patrouilles alors que les soldats de l’ONU ne comprennent pas les langues nationales centrafricaines … Cela revient en effet à livrer la RCA pieds et poings liés à la Séléka qui continue à recevoir des armes et munitions du Tchad, des deux Soudan et des deux Congo .

 

     Nous constatons également des oublis fâcheux de Mr le secrétaire adjoint aux affaires humanitaires : pas un mot sur les viols sur les mineurs centrafricains par les soldats de l’ONU, le non-respect des Résolutions de l’ONU, les villes et villages incendiés qu’il a longuement survolés avant d’atteindre Bangassou ! Son plaidoyer aurait plus de « gueule », s’il dénonçait également les commanditaires des souffrances infligées aux Centrafricains ; à tout le moins le premier d’entre eux : Idriss Déby, l’autocrate tchadien qui, non content de mettre le feu en Centrafrique, est en train de plonger son propre pays dans le chaos !    

 

 

     Par ses actes quotidiens, ses prises de position…l’ONU se conduit comme une alliée objective des intégristes en Centrafrique . Sa mission de désarmement des agresseurs se transforme sous nos yeux en mission de protection d’une minorité agressive qui a révélé sa face hideuse aux Centrafricains en soutenant les voleurs de la Séléka .

 

     Faut-il rappeler à l’ONU en particulier et à l’Occident en général que ce sont les mêmes hommes, avec la même idéologie, les mêmes financements qui vous terrorisent à Paris, Londres, Berlin et récemment Barcelone . Chez vous, en Occident, vous les appelez terroristes, djihadistes, intégristes, ennemis de la liberté …Vous créez même des centres extrêmement onéreux pour les déradicaliser avec les résultats que l’on sait . Pourquoi changez-vous de vocabulaire en RCA ? Comment devons-nous les appeler alors ?

 

    L’alternative pour l’ONU reste toujours simple en RCA : désarmer ou partir .

 

                                         Le 30 Août 2017

 

 

                                         David KOULAYOM-MASSEYO . 

 

 

 

 

COMMUNIQUE GOUVERNEMENTAL

 

Dans un communiqué de presse publié le 21 Août 2017, le mouvement Antibalaka aile MOKOM se dit mécontent de l’attitude de la MINUSCA et se propose de mener des actions, comme ce fut le cas en décembre 2013, dans le but, selon ce groupe, de défendre la souveraineté nationale.

Ce communiqué exprime rien d’autre qu’une volonté d’embrasement du pays et représente à cet égard une réelle menace à la paix et à la stabilité.

Le Gouvernement que dirige Monsieur Simplice Mathieu SARANDJI, Premier Ministre, Sous la Très Haute impulsion et le leadership éclairé de Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, dénonce, avec fermeté, une telle déclaration qui se situe aux antipodes de toutes les démarches de paix entreprises jusque-là.

Le Gouvernement rappelle qu’il est le seul garant de l’ordre public conformément à la Loi et par conséquent, seul responsable de la sécurité du pays.

Tout en étant conscient de la situation sécuritaire préoccupante du pays, le Gouvernement demande à cette branche d’Antibalaka de demeurer dans le processus DDRR auquel elle a souscrit. Il lui rappelle les engagements pris dans le cadre de l’Accord de paix de Libreville, du Pacte républicain issu du Forum de Bangui, de l’Accord de Sant'Egidio à Rome et de la Feuille de route de l’Union Africaine.

Le Gouvernement met en garde quiconque venait à enfreindre la Loi de la République, qu’il ne manquera pas de saisir la Justice à travers la Cour Pénale Spéciale déjà opérationnelle, conformément à ses prérogatives.

Par ailleurs, le Gouvernement rassure la population centrafricaine en général et les groupes armés en particulier qu’il prendra toutes les mesures nécessaires, avec l’appui de la Communauté Internationale pour prévenir tout acte de violence préjudiciable au rétablissement de la cohésion sociale dans notre pays.

Le Gouvernement profite de cette occasion pour demander aux différents belligérants de cesser immédiatement et sans condition tout affrontement et d’adhérer résolument au processus DDRR, seule issue de sortie de crise et de rétablissement de la paix durable dans notre cher et beau pays.

         Fait à Bangui, le 23 Août 2017

 

 

         Théodore JOUSSO

     

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