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26 juin 2020 5 26 /06 /juin /2020 00:21
Accord à l'ONU pour maintenir au même niveau le budget des opérations de paix

 

Accord à l'ONU pour maintenir au même niveau le budget des opérations de paix

 

Un accord est intervenu dans la nuit de lundi à mardi entre les 193 membres de l'ONU pour maintenir à environ 6,5 milliards de dollars le budget annuel global de la quinzaine d'opérations de paix menées dans le monde, selon des diplomates.

Ce budget annuel, au montant de 6,577 milliards, va du 1er juillet 2020 au 30 juin 2021. L'an dernier, il était de 6,775 milliards mais l'opération de Casques bleus en Haïti a depuis fermé pour laisser place à une mission politique.

En raison de la pandémie de Covid-19, qui entraine des surcoûts (matériel médical, de protection) mais aussi des baisses de dépenses (moins de voyages, moins de rotations de personnels), il a été décidé de garder de la "flexibilité" dans les budgets attribués aux différentes missions de paix pour permettre la meilleure adaptation possible face au virus, explique à l'AFP un diplomate sous couvert d'anonymat.

Par rapport à la demande de crédits faite par le secrétaire général en mars, l'organisme de contrôle des dépenses onusiennes avait recommandé une baisse de 33 millions. Les membres de l'ONU ont ajouté une diminution de 44 millions, soit une réduction totale de 77 millions de dollars par rapport à ce que voulait Antonio Guterres, selon des diplomates.

Au début de la négociation, la Russie avait réclamé environ 200 millions de dollars de réduction, notamment pour la mission Minusma au Mali, mais Moscou s'est finalement rangé à la position chinoise qui ne réclamait que 43 millions de réduction, a-t-on précisé de mêmes sources.

Premier contributeur (pour 25% du budget total), "les Américains se sont montrés moins durs que les années précédentes dès le début", insistant pour améliorer les critères de performance réclamés aux missions de paix et développer la lutte contre les abus, a indiqué un diplomate.

"La position américaine était beaucoup plus agressive" les dernières années pour des réductions, "elle a été plus raisonnable" cette année, confirme une autre source.

A la fin de la négociation, "tout le monde a mis de l'eau dans son vin", a résumé un troisième diplomate, sous couvert de l'anonymat.

Les opérations de paix de l'ONU les plus coûteuses sont dans l'ordre celles déployées au Soudan du Sud, en République démocratique du Congo, au Mali et en Centrafrique. Chacune, elles approchent ou dépassent le milliard de dollars par an.

Le budget des opérations de paix est séparé du budget annuel de fonctionnement de l'ONU (3,07 milliards de dollars) qui s'étend de janvier à décembre.

 

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22 juin 2020 1 22 /06 /juin /2020 15:44
COMMUNIQUE DE PRESSE MINUSCA
COMMUNIQUE DE PRESSE MINUSCA

 

ATTAQUE LACHE DU MOUVEMENT 3R CONTRE UN CONVOI MINUSCA-FACA DANS L’OUEST DE LA RCA

 

Bangui, le 22 juin 2020 – Une attaque lâche a été perpétrée dimanche soir par des éléments armés du mouvement 3R près de la localité de Besson, préfecture de la Nana-Mambéré (Nord-ouest de la République centrafricaine) contre un convoi de la MINUSCA et des Forces Armées Centrafricaines (FACA), provoquant la mort de deux militaires et au moins sept blessés parmi les FACA. Après une forte réaction des casques bleus avec des échanges de tirs avec les assaillants, la Force de la MINUSCA s’est fortement impliquée, malgré la nuit et des conditions difficiles, dans les évacuations médicales des soldats touchés pour une prise en charge à l’hôpital militaire de la MINUSCA à Bouar.

L’attaque est survenue alors que le convoi, en provenance de Bouar (92km au sud-ouest de Besson), s’apprêtait à entrer dans la localité de Besson afin de renforcer la présence de l’Etat dans le cadre de l’opération conjointe « A La Londo », lancée la semaine dernière. « Je condamne avec la dernière énergie cette attaque criminelle d’éléments du groupe 3R », a dénoncé le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye.

Le Représentant spécial et la MINUSCA présentent leurs condoléances au Gouvernement centrafricain et aux familles des militaires disparus et souhaitent un prompt rétablissement aux militaires blessés. Cinq blessés graves ont été évacués par la MINUSCA lundi matin sur Bangui pour des soins. La MINUSCA dénonce le double jeu du mouvement 3R qui, après avoir affirmé le 20 juin, dans un communiqué, « son engagement irréversible dans la mise en œuvre de l’APPR-RCA », l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA, a attaqué un convoi MINUSCA-FACA.

La MINUSCA constate aussi que le 3R n’a pas respecté son engagement contenu dans le communiqué du 1er avril 2020, à respecter l’appel à un cessez-le-feu global lancé le 23 mars par le Secrétaire-général des Nations Unies et relayé par son Représentant spécial en RCA, le 25 mars, pour la cessation des hostilités sur tout le territoire national, pour consolider les efforts dans la riposte du COVID-19 et de ses conséquences néfastes.

L’attaque contre les Forces de Défense et de Sécurité et le personnel de l’ONU constitue une nouvelle violation de l’APPR-RCA par le mouvement 3R et de son leader Abass Sidiki. La MINUSCA rappelle au 3R que les attaques NATIONS UNIES Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine UNITED NATIONS United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic MINUSCA contre les casques bleus des Nations Unies peuvent constituer des crimes de guerre passibles de poursuite judiciaire.

Tout en poursuivant ses efforts aux côtés de l’Union Africaine (UA) et de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), garants de l’Accord de paix, et du Gouvernement, la MINUSCA va poursuivre son opération « A La Londo » dans la région, en coordination avec les FACA. L’opération vise à mettre fin aux violences commises contre les civils par le 3R, contraindre ce groupe à cesser son implantation dans le Nord et l’Ouest de cette région de la RCA, protéger les populations et rétablir l’autorité de l’État.

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22 juin 2020 1 22 /06 /juin /2020 15:25
La Centrafrique déclarée libre du poliovirus sauvage

 

 

Xinhua | 19.06.2020 09 h04

 

La Centrafrique a été déclarée libre du poliovirus sauvage, vecteur de la poliomyélite, a annoncé jeudi le ministre de la Santé et de la Population, Pierre Somsé.

D'après lui, les résultats de la riposte centrafricaine contre la polio sont en conformité à la procédure et aux standards exigés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à travers son comité régional de certification.

Le travail du gouvernement centrafricain ne s'arrêtera pas à cette déclaration de pays libre du poliovirus sauvage, mais devra se poursuivre et être maintenu, a souligné M. Somsé.

En février dernier, une mission spéciale de l'OMS a permis d'aider les autorités centrafricaines à élaborer le document national permettant de déclarer le pays zone libre du poliovirus sauvage.

Il y a lieu de rappeler que la dernière apparition du poliovirus sauvage a été enregistrée en Centrafrique en 2011, selon les autorités sanitaires locales.

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22 juin 2020 1 22 /06 /juin /2020 14:59
Covid-19 : Les écoles en Centrafrique se préparent à rependre les cours

Lu pour vous

 

https://www.afrique7.com/ 19/06/2020 Meyya Furaha

 

La République centrafricaine se prépare à son tour, à rouvrir ses écoles, fermées depuis quelques mois dans le cadre des mesures restrictives pour tenter de limiter la propagation de la maladie de Coronavirus.

Aucune date n’a encore été avancée pour le moment pour la reprise des cours dans les écoles, mais les autorités en charge de l’éducation dans le pays assurent être en train d’y travailler.

Déjà, elles informent que la reprise se fera dans des conditions exceptionnelles, où les élèves seront appelés à observer une série des gestes barrières dont le port du masque, le lavage systématique des mains et la distanciation sociale.

Dans cette optique, une centaine d’inspecteurs d’académie, chefs de circonscriptions scolaires, et membres de la Fédération nationale des associations des parents d’élèves viennent d’être formés sur les conduites à tenir dans les établissements par rapport à l’épidémie, a déclaré ce jeudi, le ministre centrafricain de l’Enseignement primaire, secondaire, technique et de l’Alphabétisation, Aboubakar Moukadas Nour.

Le premier cas d’infection à la Covid-19 a été signalé en Centrafrique en mars dernier. Trois mois après, on y dénombre aujourd’hui 2.605 personnes atteintes de la maladie, dont 417 guéries et 19 décédées.

 

 

 

(COVID-19) RCA : le gouvernement se prépare à la réouverture des écoles

 

Par : Laura | French.china.org.cn | le 19-06-2020

 

Le gouvernement centrafricain se prépare activement à la réouverture des écoles qui ont dû fermer à cause du nouveau coronavirus, a annoncé jeudi Aboubakar Moukadas Nour, le ministre de l'Enseignement primaire, secondaire, technique et de l'Alphabétisation.

La reprise des cours, dont la date n'a pas encore été indiquée, se prépare notamment par la formation d'environ 150 inspecteurs d'académie, chefs de circonscriptions scolaires, et membres de la Fédération nationale des associations des parents d'élèves, sur les conduites à tenir dans les établissements par rapport à l'épidémie, a-t-il dit.

Dans ce contexte exceptionnel, les élèves seront appelés à observer une série des gestes barrières dont le port de masque, le lavage systématique des mains et la distanciation sociale, a précisé M. Nour.

Dès la confirmation du premier cas d'infection dans le pays en mars, les autorités ont décidé plusieurs mesures préventives, dont la fermeture des classes. Le gouvernement a annoncé le 12 juin l'allègement prochain de certaines restrictions, notamment la réouverture des lieux de culte, de certains lieux de distraction, ainsi que la reprise des activités scolaires.

Trois mois après la détection du premier cas, la Centrafrique a enregistré à ce jour 2.605 cas d'infection confirmés, dont 417 guérisons et 19 décès, selon un bilan publié jeudi par le ministère de la Santé et de la Population.

Source: Agence de presse Xinhua

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22 juin 2020 1 22 /06 /juin /2020 14:51
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : le HCR recherche 8,7 millions de dollars pour venir en aide aux réfugiés dans le pays

 

BANGUI, le 20 juin 2020(RJDH) ---8,7 millions de dollars est le montant recherché par le Haut-commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés en Centrafrique pour venir en aide aux personnes réfugiées et déplacées internes en Centrafrique face à la pandémie de Covid_19. Sur ce budget prévisionnel, le HCR n’a que mobilisé un (1) million six cent mille dollars. Un chiffre fourni par le Représentant Pierre Atchom.

L’enveloppe que recherche le HCR pour faire face aux besoins cruciaux pendant cette période de Covid_19 est d’environ 8,7 millions de dollars soit environ 50 milliards de francs CFA. Ce fonds est destiné à lutter contre le covid_19, l’assistance des personnes réfugiées, déplacées internes et d’autres appuis multiformes au profit des personnes dont le HCR a le mandat de protection. Depuis l’appel lancé par le HCR pour la mobilisation de fonds, rien que 1,600 millions de dollars ont été mobilisés.

« Dans l’appel global lancé pour faire face à la pandémie de covid_19 en RCA, le HCR  a émis le besoin d’environ 8,7millions de dollars pour venir en aide aux personnes qui relèvent de son mandat à savoir les réfugiées et les déplacées internes. A ce jour, le HCR n’a mobilisé que un million six cent mille dollars », indique le représentant.

Des mesures sur les gestes barrières sont prises par le HCR dans les camps des réfugiés en Centrafrique, « chaque famille de trois personnes reçoit 15.000 frs, 20.000 frs aux familles de quatre personnes de la part du HCR. Ceci pour leur permettre d’acheter du savoir, les seaux pour le lavage régulier des mains afin de lutter contre la maladie. Plus de  2.211 réfugiés qui ont bénéficié de cette assistance ».

Un centre de transit a été installé par le HCR et mis à la disposition du gouvernement centrafricain à Béloko, situé à 164 km de Bouar pour servir de centre d’isolement. Il a permis au district sanitaire de Baboua et Abba de commencer la prise en charge des patients grâce à l’appui de l’OMS.

 

Judicaël Yongo

 

 

Centrafrique : Plus de 91000 déplacés internes de Bria soutenus par le HCR dans plusieurs domaines

 

BRIA, le 20 Juin 2020(RJDH)---Au total 17.779 ménages soit 91.417 personnes déplacées internes ont été assistées par le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés à Bria dans la Haute-Kotto. Ces chiffres sont communiqués par la responsable du bureau HCR de la ville Tekpa-Kemeh Dadanema dans une interview accordée au RJDH à l’occasion de la journée mondiale des réfugiés célébrée le 20 juin de chaque année.

Le nombre des déplacés internes de Bria a été présenté par la responsable du bureau du HCR après le recensement des personnes sur le site le 31 mai 2020. L’intervention du HCR porte sur trois domaines à savoir, le monitoring de protection qui consiste à suivre de près les incidents ou de violences que les populations peuvent subir, il y a le volet de gestion de site et le troisième touche l’assistance en abris et en bien non-alimentaire. Pour exécuter cette activité, le HCR travaille avec les communautés, les déplacés en mettant en place des leaders communautaires avec les partenaires humanitaires et les autorités locales.

« On leur donne un peu la capacité de se prendre en charge financièrement à travers les organisations des déplacés ou les groupements notamment des femmes, les groupements de protection et nous appuyons financièrement ces groupements pour que les femmes puissent mener des activités génératrices de revenu », a-t-elle indiqué.

La pandémie de Covid 19 en Centrafrique ne permet pas au bureau régional du HCR de Bria de faire des activités qui demandent un grand rassemblement. Les activités de sensibilisation se poursuivent précise Tekpa-Kemeh Dadanema, dans le renforcement des capacités des communautés sur la pandémie de coronavirus, « nous allons tout simplement continuer les activités de sensibilisation dans le cadre de renforcement des capacités des communautés déplacées en matière de protection sur le Covid_19. Donc la sensibilisation par la radio, la sensibilisation des points focaux au niveau des sites et aussi des lieux publics avec qui, on a traduit des messages clés en dialecte banda concernant le coronavirus et les affiches ».

Le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés intervient depuis plusieurs années dans la préfecture de la Haute-Kotto. Il a accentué son intervention à partir de 2016 avec urgence lors de la crise qui s’est aggravée dans la ville de Bria occasionnant des déplacements massifs.

 

Pamela Dounian Doté

 

 

Centrafrique : l’OCDH lance une pétition contre l’embargo et une campagne nationale d’appui aux FACA

 

BANGUI, 19 Juin 2020 (RJDH) --- L’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme (OCDH) lance un appel à la solidarité nationale en faveur des Forces Armées Centrafricaines (FACA) à travers une collecte nationale de fonds en vue de les appuyer. Par la même occasion, OCDH annonce la mise en circulation d’une pétition nationale contre l’embargo qui pèse sur les armes à destination de Centrafrique. Position exprimée le 17 juin 2020.

Pour l’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme (OCDH), la dynamique des FACA doit être susciter un élan de solidarité nationale. « Les FACA ont mis en déroute les forces nuisibles des éléments d’Ali Darass, à Obo dans la préfecture du Haut Mbomou, une partie de la préfecture de la Lobaye dans la commune de Lessé, a été sous pression d’un groupe armé et nos forces de défense les ont mis hors d’état de nuire », selon Maitre Mathias Morouba.

Le peuple centrafricain est reconnaissant des efforts déployés par les éléments des FACA sur le terrain. Pour cela, « une campagne de sensibilisation afin de collecter des fonds pour soutenir les FACA sur le terrain. Cette assistance est d’envergure nationale depuis la classe politique, gouvernement, élèves, étudiants, commerçants, journalistes, toute la communauté à appuyer nos FACA », a déclaré Maître Mathias Barthélémy Morouba, président de l’OCDH.

Pour donner plus d’efficacité aux FACA, l’OCDH a ensuite lancé une pétition pour « demander aux nations Unies la levée totale de l’embargo qui pèse sur le peuple centrafricain. Que nos FACA aient des outils de travail robustes pour mettre hors état de nuire les groupes armés, afin de restaurer la sécurité et la paix dans le pays en général. Cette pétition va arriver au moment même de la tenue de la réunion du conseil de sécurité. Non à l’embargo en Centrafrique », a fait valoir l’OCDH.

Cette prise de position de l’OCDH intervient dans un contexte où la question de la levée de l’embargo des armes à destination de Centrafrique sera prochainement débattue au Conseil de sécurité des Nations-Unies.

 

Auguste Bati-Kalamet

 

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22 juin 2020 1 22 /06 /juin /2020 14:35
Centrafrique : deux soldats tués par le groupe armé « 3R »
Centrafrique : deux soldats tués par le groupe armé « 3R »

 

 

http://moroccomail.fr/   22 juin 2020

 

Deux soldats centrafricains ont été tués et trois autres blessés par le groupe armé « 3R » (Retour, réclamation et réhabilitation), à l’ouest du pays, a appris l’Agence Anadolu de sources concordantes, lundi.

L’attaque a visé dimanche une patrouille mixte, composée de Casques bleus et de forces armées centrafricaines, aux environs de la ville de Besson, dans l’ouest de la RCA, selon un tweet posté lundi matin par Mankeur Ndiaye, chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca).

« Je condamne avec la dernière énergie cette attaque criminelle d’éléments du Groupe Armé 3R ce 21 juin sur la route de Besson à l’Ouest contre la patrouille mixte Forces Armées Centrafricaines ( Faca)/ Minusca qui a fait 2 morts et 3 blessés », a déclaré le responsable onusien, sans donner d’autres détails.

Il est à rappeler, toutefois, que les Faca et la Minusma avaient lancé une opération conjointe, la semaine dernière, en vue de contrer la progression du groupe « 3R », dirigé par Sidiki Abass, à l’ouest du pays.

«Une opération a lieu actuellement dans l’Ouest pour amener Sidiki à la raison et protéger la population. Il faut que le 3R comprenne que sa conduite actuelle est en rupture avec l’APPR (Accord de paix et de réconciliation du 6 février 2019, ndlr)», avait indiqué le général Franck Chatelus, chef d’état-major de la Minusca, lors d’un point de presse à Bangui, le 17 juin courant.

« L’opération conjointe avec les FACA a pour objectifs de pousser le 3R et Sidiki Abass à revenir complètement dans l’APPR-RCA en cessant sa politique expansionniste vers le nord et le sud-est de cette région de la RCA », avait expliqué la Minusca dans un communiqué.

Le groupe « 3R » faisait partie des 14 groupes armés signataires de l’accord de paix et de réconciliation du 6 février 2019. Toutefois, il a violé ledit accord en menant des attaques meurtrières, selon les autorités et la Minusca.

Il y a un mois, un ultimatum a été lancé à ce groupe pour cesser « ses ambitions expansionnistes » à l’ouest du pays, en vain.

Anadolu

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22 juin 2020 1 22 /06 /juin /2020 14:12
Nouvelles nationales sur RNL
Nouvelles nationales sur RNL

 

Centrafrique : un collectif de députés réclame le démantèlement total des 3R

 

https://www.radiondekeluka.org/ vendredi 19 juin 2020 17:06

 

Un jour seulement après l'annonce par la Minusca d'une vaste opération militaire contre le mouvement 3R (Retour, Réclamation, Réhabilitation) de Sidiki Abbas dans l'Ouest et le Nord-ouest de la République centrafricaine, un collectif de députés met la barre haut. Il réclame le "démantèlement total des bases de 3R".

Les députés de la Nana Mambéré et de l'Ouham Pendé n'ont pas attendu longtemps pour saisir l'occasion de l'opération militaire conjointe Minusca-Faca lancée le 17 juin 2020 contre le Mouvement 3R et son chef Sidiki Abbas. Dans une correspondance adressée au Représentant du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique le 18 juin 2020, ces parlementaires ont exprimé leur vive exaspération, dénonçant la prise en otage de la population civile par le groupe armé 3R.

"Le peuple continue à vivre son calvaire et nous, populations surtout de l'Ouham Péndé, vivons dans une situation dramatique et d'esclavage. Il est inadmissible de nous taire devant cette situation. C'est pourquoi nous demandons de façon solennelle à la Minusca d'assumer sa responsabilité, celle de garantir la paix et la sécurité du peuple" a martelé Bernard Dillah, député de Ngaoudaye 1, membre dudit collectif.

"La famine guette le peuple centrafricain. La cuvette de manioc coûte aujourd'hui 5000F pourtant la population est laborieuse, seulement, elle ne peut plus travailler. Et si elle travaille, elle est empêchée de bénéficier des fruits de son travail, parce que les fruits de son travail sont dévastés et les dévastateurs sont protégés par ces groupes armés" a ajouté M. Dillah estimant que "l'avenir de notre peuple est hypothéqué".  

Signataire de l'accord de paix du 6 février 2019 avec le gouvernement, le Mouvement 3R brille depuis la mi-mai 2020 à travers des exactions contre des populations civiles voire des forces nationales et internationales. Pour les députés initiateurs de la correspondance au patron de la Minusca, l'heure est au durcissement de ton face au chef de guerre Camerounais, Sidiki Abbas et son groupe armé.

" Nous avons besoins rien que de la paix. Nos populations ont besoin rien que de la paix et nous en avons marre de la duplicité de ces groupes armés. Nous demandons à la Minusca et au gouvernement de tout faire pour démanteler les bases des 3R, traquer son chef Sidiki Abbas, le remettre à la Cour pénale Spéciale ou à la Cour Pénale Internationale" a recommandé le collectif.  

Dans son entretien avec Radio Ndeke Luka, le député de Ngaoundaye 1 va jusqu'à mettre en garde la Minusca.

"La Minusca a reçu un mandat des Nations unies afin de réduire la capacité des groupes armés et sécuriser la population. Si elle ne remplit pas cette mission, et bien, nous serons obligés de lui demander de partir, de quitter notre pays" a prévenu Bernard Dillah.

Depuis son retour dans le maquis en mai dernier et l'annonce de son retrait de l'accord de paix du 6 février, Sidiki Abbas s'illustre de plus en plus en chef de guerre et renforce ses positions. Attaque de la base des USMS à Bouar dans la Nana-Mambéré, suivi du raid sur un check-point Minusca-Faca à Pougol dans l'Ouham-Pendé le 9 juin 2020, les 3R s'imposent avec la conquête de nouvelles zones dans l'ouest et dans le nord-ouest centrafricain. Face à cette violation flagrante de l'entente politique conclue avec Bangui le 6 février 2019, les autorités centrafricaines et la Minusca décident de passer à la vitesse supérieure en lançant une opération militaire d'envergure contre Sidiki Abbas et ses troupes.

 

Ndlr : Sidiki Abbas est originaire de Garoua au nord du Cameroun. Ses parents se sont installés longtemps à Baoro avant qu'ils ne soient massacrés par les antibalakas en 2015. Il fut coupeur de route avant de se transformer en convoyeur de bétail entre la Centrafrique et le Congo-Brazzaville. Il a créé les 3R à Bertoua puis s'est installé a Koui où le sultan-maire lui a offert une femme et une maison. Il bénéficie de l'appui de Adamou Yaya Siwo qui est l'adjoint de Sidiki. Ce lui-là n'est autre que le beau-frère de Sidiki. Ils sont tous originaire de Garoua. Siwo veut être ambassadeur de la RCA au Cameroun.

 

 

RCA-Ouham: le sous-préfet de Nanga Boguila agressé par des hommes armés

 

https://www.radiondekeluka.org/ vendredi 19 juin 2020 18:05

 

La présence des groupes armés dans une grande partie de la Préfecture de l'Ouham continue de plonger cette région du nord de la République centrafricaine dans l'insécurité. Aux premières heures de ce vendredi 20 juin, des hommes armés ont fait irruption à la résidence du sous-préfet de Nanga Boguila. Après l'avoir brutalisé, ils l'ont dépouillé de ses biens. Un acte décrié par Franck Saragba, député de la localité.

Pour le député de Nanga Boguila, l'agression du sous-préfet par les hommes armés est une agression de trop et cela traduit la situation dans laquelle vivent les habitants de cette sous-préfecture. Selon Fanck Saragba, depuis le retrait mi-juin 2020 des casques bleus de la Minusca de cette ville, les hommes armés ont multiplié leurs activités, prenant pour cible principalement les populations civiles et les représentants de l'Etat.

"La population est complètement abandonnée à elle-même, les gens viennent la nuit commettre des exactions. Le jour, ils font ce qu'ils veulent . Et maintenant, ils s'en prennent aux représentants de l'Etat" a décrié l'élu de la Nation.

L'agression du sous-préfet intervient quelques jours seulement après le braquage d'un commerçant dans la ville. "Ils ont braqué la semaine dernière un commerçant et lui ont soutiré une somme de 21 millions de Fcfa et une quantité d'or" a témoigné M. Saragba citant comme responsables de ces exactions, les hommes armés de RJ (Révolution Justice).

Malgré la présence d'une équipe de la gendarmerie dépourvue de moyens à Nanga Boguila, l'insécurité demeure inquiétante dans la ville et dans sa périphérie. Le député de la localité entend faire bouger les lignes auprès des autorités à Bangui.

"En ce moment, les forces de défense et de sécurité ne sont pas dans la ville de Nanga Boguila, dans mes échanges avec la ministre de la Défense, elle m'a rassuré que les directives sont données pour que les personnes opérationnelles fassent le nécessaire" a indiqué Franck Saragba.

Selon des sources locales jointes par Radio Ndeke Luka, le pronostic vital du sous-préfet n'est pas engagé même s'il porte des traces de l'agression sur le corps. Pour l'instant, aucun détail n'est encore communiqué sur les effets emportés par ces hommes armés.

 

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22 juin 2020 1 22 /06 /juin /2020 13:54
Plus de 675.000 réfugiés centrafricains encore dans les pays d'accueil (HCR)

 

Plus de 675.000 réfugiés centrafricains encore dans les pays d'accueil (HCR)

 

Par : Yann |French.china.org.cn le 21-06-2020

 

Un total de 675.804 réfugiés centrafricains, qui avaient fui vers l'étranger au plus fort de la crise centrafricaine de 2013 à 2016, se trouvent toujours dans leurs pays d'accueil respectifs, a-t-on appris samedi de la représentation du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) en Centrafrique.

D'après l'adjoint de protection de l'antenne du HCR en Centrafrique, Pierre Atchom, 17.583 réfugiés centrafricains ont regagné la Centrafrique, soit avec le concours du HCR, soit de leur propre initiative.

Le HCR et les autorités centrafricaines se sont engagés à assurer la protection des réfugiés et à favoriser le rapatriement volontaire de ceux qui sont dans le besoin, a affirmé M. Atchom à l'occasion de la Journée mondiale des réfugiés célébrée ce samedi.

Evoquant la pandémie de nouveau coronavirus, M. Atchom a indiqué que le HCR a mis à la disposition des autorités centrafricaines le site de transit de la bourgade de Béloko (ouest) en Centrafrique, près de la frontière avec le Cameroun voisin, le pays le plus touché par le virus en Afrique centrale.

Le site en question a été transformé, selon lui, en un centre d'isolement des patients, permettant de contrôler la transmission du coronavirus via le rapatriement des Centrafricains.

Source: Agence de presse Xinhua

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22 juin 2020 1 22 /06 /juin /2020 13:38
HOMMAGE À l’AMBASSADEUR ISMAÏLA NIMAGA par Félix Yepassis Zembrou
HOMMAGE À l’AMBASSADEUR ISMAÏLA NIMAGA par Félix Yepassis Zembrou
HOMMAGE À l’AMBASSADEUR ISMAÏLA NIMAGA par Félix Yepassis Zembrou
HOMMAGE À l’AMBASSADEUR ISMAÏLA NIMAGA par Félix Yepassis Zembrou
HOMMAGE À l’AMBASSADEUR ISMAÏLA NIMAGA par Félix Yepassis Zembrou

 

 

L’ambassadeur Ismaïla Nimaga est décédé le 20 juin 2020 à Bangui des suites d’une courte maladie, à l’âge de 75 ans.  En poste au Maroc, il était venu passer un bref séjour parmi les siens, sa famille et ses amis. 

Sa disparition laisse un grand vide non seulement dans le monde diplomatique mais aussi pour le pays tout entier d’autant plus qu’il a été l’artisan du renforcement des relations bilatérales entre la RCA et le Maroc lesquelles reposent sur le principe de partenariats gagnant-gagnant.

Né le 19 décembre 1944 à Bangassou dans le Mbomou, Ismaïla Nimaga est fils de Mamadou Nimaga, un Malien qui s’est installé en Centrafrique depuis l’époque coloniale, du temps où l’Oubangui-Chari était encore Territoire français d’Outre-Mer, et de sa mère Khadija Chérif, originaire du Tchad.

Après des études en Centrafrique, il a suivi une formation à l’académie de police aux États-Unis où il s’est révélé, l’un des meilleurs tireurs d’élite de sa promotion. On raconte que l’homme était capable de faire mouche d’une balle, une cible tenue au bout d’un doigt. 

Il a été un brillant commissaire de police sous le régime du président Jean-Bedel Bokassa. En 1973, ce dernier lui confia la mission de se rendre en France en compagnie du commandant Robert Gouengonda  en vue de kidnapper et de ramener à bord du Mystère-20 Marcel Dassault, l’écrivain Bambote Makombo, dont les pamphlets acerbes irritaient outre mesure le maître de Bangui. Mais l’avion fit le voyage retour sans l’écrivain. Car ayant eu vent du complot ourdi contre lui, celui-ci s’envola le lendemain pour le Canada où il demeura jusqu’à sa mort en juillet 2016. Certaines indiscrétions laissaient entendre que c’est le commissaire Ismaïla Nimaga qui lui aurait mis la puce à l’oreille. En réalité, il craignait de voir ce brave fils du pays, originaire de Bangassou comme lui, finir ses jours dans les geôles de Ngaragba. Ça c’était le côté humain de Ismaïla Nimaga

De 1980 à 1985 il troque sa tenue de commissaire contre le costume d’ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire en Irak avec juridiction sur le Koweït, le Qatar et les Émirats. 

De retour à Bangui, il est nommé directeur général du protocole d’Etat sous le régime du président André Kolingba. Un métier qu’il a exercé avec élégance et un sens élevé du devoir à l’instar de ce que fut Georges Ouegnin au protocole d’Etat en Côte d’Ivoire du temps de Félix Houphouet-Boigny.

Par la suite il eut la charge du ministère de l’intérieur et de l’Administration du Territoire. Un portefeuille qui lui allait comme un gant.

En 2000, il est nommé de nouveau ambassadeur, cette fois-ci au Maroc, par le président Ange-Felix Patassé au moment où le royaume chérifien venait de quitter l’union africaine en raison de son contentieux avec l’Algérie sur le Sahara occidental. 

En sa qualité de doyen du corps diplomatique et du groupe des ambassadeurs africains, Ismaïl Nimaga a inlassablement œuvré avec ses pairs pour le retour du Maroc au sein de la famille africaine. C’est cette diplomatie agissante et dynamique qui a permis l’ouverture d’un consulat général  à Laayoune (Sahara occidental) le 24 janvier dernier en présence du ministre centrafricain des Affaires étrangères, Sylvie Baipo Temon, et de son homologue du Maroc Nasser Bourita.

Signalons que dans le privé, Ismaïla Nimaga pilotait lui même son avion pour les déplacements à l’intérieur du pays. C’est d’ailleurs son appareil qui avait servi au transport de la dépouille mortelle du journaliste Jean-Pierre Massambat-Ngolio jusqu’à sa dernière demeure à Boda, dans la Lobaye.

C’était un homme convivial. Les étudiants et stagiaires centrafricains sont unanimes à le souligner de même que les compatriotes de passage à Rabat ainsi que les diplomates africains en poste au Maroc. 

L’ambassadeur Ismaïla Nimaga parlait couramment plusieurs langues : français, anglais, arabe littéraire et les différents dialectes des régions de l’Est du Centrafrique tels que le yakoma, zandé et nzakara.

Il laisse derrière lui, 15 enfants dont deux avec sa dernière épouse, Aïcha, nièce du président tchadien Idriss Deby Itno

La République Centrafricaine a perdu un de ses grands hommes d’Etat. Un diplomate chevronné qui plus est un baobab, témoin de l’histoire de la RCA des années de l’indépendance à nos jours. Toutes nos condoléances à la famille Nimaga.

Adieu, Excellence. FYZ

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20 juin 2020 6 20 /06 /juin /2020 01:10
80 ans de l'appel du 18 juin
80 ans de l'appel du 18 juin
80 ans de l'appel du 18 juin
80 ans de l'appel du 18 juin

 

80 ans de l'appel du 18 juin : "En France, l'histoire africaine de la France libre a été occultée par celle de la Résistance intérieure"

 

https://information.tv5monde.com/ 16 JUIN 2020 Mise à jour 18.06.2020 à 17:40 par Pierre Desorgues Mise à jour 18.06.2020 à 17:40

 

Ces Africains compagnons de la Libération

 

Dominique Kosseyo (1919-1994) fait partie de ces héros africains les plus connus. Il a été fait compagnon dans l'ordre de la Libération en 1941. Il est né en Oubangui-Chari, l'actuelle République centrafricaine. Il va jouer un rôle important dans le basculement de Brazzaville. Il prend alors un risque personnel et aurait pu être fusillé pour désobéissance envers le gouverneur favorable à Vichy. Il se bat ensuite au Gabon contre les forces de Vichy. Il sera blessé dans ces combats*

Georges Koudoukou (1894-1942), originaire de Fort Crampel (actuel Kaga Bandoro en République centrafricaine) au nord de Bangui, a été, lui, décoré à titre posthume le 9 septembre 1942. Le jeune homme s'engage à 20 ans et va suivre une carrière militaire exemplaire, interrompue tragiquement. Il est promu caporal en 1920, puis sergent en 1925. Il rallie la France libre, entraînant la troupe indigène du camp de Kassaï où il était affecté

Il devient sous-lieutenant et est nommé adjoint au commandant. Il est le premier Africain qui devient officier au sein des Forces françaises libres. Il participe à la bataille de Bir Hakeim en Libye contre les forces nazies en mai-juin 1942. Il meurt peu de temps après des suites de ses blessures à Alexandrie en Égypte.

 

 

La France célèbre les 80 ans de l'appel du 18 juin 1940. Pour beaucoup de Français, les premiers mois de la  France libre sont associés à l'exil du général de Gaulle à Londres. Emmanuel Macron se rend d'ailleurs à cette occasion dans la capitale britannique ce 18 juin. Pourtant durant cette période, la vraie capitale de la France libre ne fut pas Londres mais bien Brazzaville. Sans les Africains, la Résistance extérieure française n'aurait peut-être pas vu le jour. Retour sur cette histoire africaine méconnue avec l'historien canadien Eric Jennings, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Toronto.

TV5MONDE : La France commémore l'appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle. La France libre est associée à la figure de son chef. Elle est aussi associée à l'exil de Londres dans la mémoire de nombreux Français. Vous dites dans votre ouvrage "la France libre fut africaine" que l’Afrique et les Africains ont joué un rôle essentiel dans la constitution de la France libre. En quoi ce rôle fut essentiel en 1940 ?

Eric Jennings : L'appel du 18 juin 1940 est destiné aux Français mais surtout c'est un appel destiné à ce qui était à l'époque l'empire colonial français. Et tout bascule les 26, 27 et 28 août de la même année lorsque l'Afrique-Équatoriale française (AEF) et le Cameroun rejoignent la France libre. Sans ces territoires, de Gaulle aurait souffert d'un déficit chronique de légitimité sur la scène internationale. Il n'était reconnu en 1940 que par le Royaume-Uni de Winston Churchill. Le général de Gaulle n'est plus alors un simple "squatteur sur la Tamise" pour reprendre la phrase de l'historien français Jean Lacouture, mais bien un chef qui a un territoire avec des ressources fiscales, des forces militaires et des sujets.

Londres servait, certes, de base administrative pour la France libre, mais le quartier général militaire, le siège officiel et constitutionnel, le journal officiel, même le poste de radio légitimement français libre (Radio Brazzaville) — tous étaient en Afrique centrale. De plus, entre 1940 et 1942 la France libre se battait sur le sol africain contre l’Italie et l’Allemagne, remontant depuis son fief au Tchad pour porter le fer à Mussolini en Libye.

Entre 1940 et 1943 la France libre a recruté un grand nombre de tirailleurs africains et ces soldats représentent durant cette période environ un tiers des forces militaires de la France libre. Brazzaville devient la capitale de la France libre, bien plus que Londres jusqu'en 1943 avant qu'Alger ne devienne le siège de la France libre.

Outre l’Afrique-Équatoriale française et le Cameroun, ces premiers territoires français libres comportent également les îles françaises du Pacifique et les territoires de l’Inde française. La France Libre va compter alors 17000 tirailleurs africains issus d’Afrique-Équatoriale française (actuels Tchad, République centrafricaine, République du Congo et Gabon) et du Cameroun.

La France libre fut donc en grande partie africaine. Le cliché du premier Français libre est en effet à revoir. Nous avons l'image du marin breton, de l’île de Sein ou du maquisard alpin. Mais à cette image, on peut ajouter celle du soldat tchadien ou centrafricain qui n’était pas citoyen et qui n’était pas dans tous les cas forcément volontaire. 

Qu'appelle-t-on "la France libre" ?

La France libre correspond dans un premier temps au petit groupe de volontaires qui répond à l'appel du général de Gaulle, lancé de Londres le 18 juin 1940. Ils décident de continuer la lutte contre l'Allemagne malgré l'armistice demandé par le maréchal Pétain après la bataille de France (mai-juin 1940). Par l'accord du 7 août 1940, de Gaulle obtient de Londres que ses troupes se battent sous le drapeau français, auquel s'ajoutera bientôt la croix de Lorraine.

Quel rôle ont joué les soldats africains dans le ralliement de ces territoires en 1940 ?

Lorsque l’Afrique-Équatoriale française bascule en 1940, cette décision émane d'une poignée de dirigeants. Le Cameroun est pris par une poignée de soldats autour de Philippe Leclerc, comprenant une vingtaine d'hommes à qui les Britanniques ont prêté des revolvers. Les Africains ne sont pas consultés. Les Européens sur place ne sont pas consultés non plus, d'ailleurs. Il n'y a jamais eu de référendum en Afrique-Équatoriale française, ou au Cameroun, ou dans le reste de l'empire colonial pour demander si les habitants voulaient rester dans le giron du régime de Vichy ou rejoindre la France libre.

Le ralliement du Tchad est celui d’un homme, Felix Éboué. La seule frontière terrestre entre Vichy et la France libre se trouve en Afrique notamment entre le Niger et le Tchad. Il y a eu un phénomène de guerre civile. On s'affronte ainsi au Gabon entre vichystes et gaullistes en 1940. On a des troupes françaises qui font feu sur des troupes françaises et on a des soldats africains qui font feu sur d'autres soldats africains.

Il faut cependant nuancer cette idée que des Africains n'auraient pas joué un rôle dans le ralliement de territoires à la France libre. Sans le soutien d’unités de soldats africains, sans l’appui crucial de sous-officiers africains, Brazzaville n'aurait peut-être pas basculé dans le camp de la France libre

Ces unités ont désobéi au gouverneur Husson qui était en place et fidèle à Vichy. Sans le concours de ces unités noires, l'envoyé du général de Gaulle, Edgard de Larminat, n'aurait pas réussi à faire basculer Brazzaville.


Pourquoi ces sous-officiers africains et ces unités africaines rejoignent donc la France libre ? Quelles sont leurs motivations? 

On trouve différentes motivations. Cela va de la volonté de faire avancer sa carrière à un engagement politique. La IIIème République, à la fin des années 30, a commencé à mettre en avant l'attitude de Hitler vis-à-vis des Noirs. On commençait à prendre conscience de ce que Hitler pensait des Noirs. Hélas nous avons très peu de témoignages de ces Africains sur les raisons des engagements. La Wehrmacht, l’armée allemande, a commis des crimes de guerre au printemps 1940, des exactions contre les troupes noires en France.

La propagande gaulliste a également mis en avant en Afrique la destruction du monument dédié aux tirailleurs africains de la Première Guerre mondiale de Reims par les soldats allemands en 1940. Ces nouvelles parviennent en Afrique et viennent renforcer l’hostilité envers l’Allemagne nazie, contribuant ainsi aux engagements de volontaires.

La frontière entre le Tchad et la Libye de Mussolini est le premier lieu de combat des Français libres.

Eric Jennings, historien

Le poids de l'Afrique a été considérable. La propagande gaulliste fera valoir que la vraie France est passée de Paris - des berges de la Seine, à Brazzaville sur les berges du fleuve Congo. L'Afrique est le premier front de la guerre des forces gaullistes. La frontière entre le Tchad et la Libye de Mussolini est le premier lieu de combat des Français libres. Grâce à l’Afrique, "la vraie France" continue à se battre. La bataille de Koufra fera la chronique internationale. L'Afrique joue aussi un grand rôle avec ses ressources naturelles. 

La bataille de Koufra, premier grand fait militaire de la France libre

Les troupes gaullistes de Philippe Leclerc s’emparent de cette localité au sud de la Libye tenue par les forces italiennes du régime de Benito Mussolini le 2 mars 1941. Parmi les troupes de Philippe Leclerc, on trouve des soldats tchadiens au sein du régiment de marche du Tchad.

Entre décembre 1940 et janvier 1943, dix bataillons de marche sont constitués. On y trouve essentiellement des Tchadiens et des Centrafricains. Ils se distinguent sur les principaux champs de bataille, notamment à la bataille de Bir Hakeim en Libye en mai-juin 1942 contre les forces nazies

De 1940 à 1943, ces bataillons africains représentent un tiers des Forces françaises libres. Un de ces bataillons, le deuxième bataillon de marche, sera fait compagnon à l'ordre de la Libération (ordre créé par le général de Gaulle pour distinguer les personnes ayant participé à la Libération de la France). Il était composé de Centrafricains.

L'or du Congo et du Gabon va financer la France libre. Le caoutchouc est une matière première stratégique pour les Alliés. Et surtout à partir de 1943, ce caoutchouc, exploité au Cameroun et au Gabon, en Oubangui (actuelle République centrafricaine), va être très utile aux alliés. Il y a une pénurie de caoutchouc à l’époque. Les États-Unis en 1943 n'ont qu'une semaine de réserve. Et ce caoutchouc contrôlé par la France libre va aider les États unis, le Royaume-Uni et l'Union Soviétique, dans l'effort de guerre.

Ces Africains de la France libre n’étaient cependant pas libres...
 
La France libre continue d’inscrire son action dans le cadre de l’empire colonial. Dans leur écrasante majorité, les Africains de l’AEF et du Cameroun n’étaient pas des citoyens mais des sujets. D'ailleurs, pour revenir au caoutchouc, les conditions d’exploitations de cette matière première seront terribles. On va retourner à une exploitation du caoutchouc naturel. Et donc, il faut aller chercher le latex dans les racines et les lianes et cette forme d'exploitation est très dure. Les travailleurs doivent se lancer dans la forêt vierge pour trouver du caoutchouc sous forme de lianes et de racines. Ils attrapent des maladies.

Comment justifier le racisme et les conditions terribles que subissaient les Africains alors qu’ils luttaient pour les démocraties contre le nazisme ?

Eric Jennings, historien

La France libre tient un discours sur la liberté face à Allemagne hitlérienne mais elle manque à ces devoirs, exploite dans des conditions assez effroyables des populations africaines.

Le gouverneur Felix Eboué recevra d’ailleurs de nombreuses doléances de la part d’Africains mettant le doigt sur cette même contradiction : comment justifier le racisme et les conditions terribles qu’ils subissaient alors qu’ils luttaient pour les démocraties contre le nazisme ?

Comment est perçue aujourd'hui cette histoire dans ces pays africains qui étaient sous le contrôle des gaullistes en 1940 ? 

En France d'abord l'histoire africaine de la France libre a été occultée par celle de la Résistance intérieure. On n'est pas là pour comparer mais l'envolée du maquis démarre en 1943. L'apport des Africains date de 1940. En 1943, les troupes du Cameroun, du Tchad, ont été ensuite débarquées de l'armée au profit d'autres soldats africains, des soldats d’Afrique du Nord. On trouvera aussi des Pieds noirs. 

On ne compte que 11 combattants africains, majoritairement des tirailleurs tchadiens et centrafricains, et 5 civils africains comme compagnons de la Libération sur un total d’un peu plus de mille compagnons. On est frappé par le fait que Brazzaville ne soit pas inscrite comme ville à l'ordre de la Libération comme l'ont été d'autres villes en France. Cette mémoire est peu présente dans ces pays. Beaucoup de Congolais ne connaissent pas cette histoire par exemple. Ils ne savent pas que Brazzaville a été la capitale de la France libre. Elle a été occultée par celle des Indépendances.

Des réseaux gaullistes de la Françafrique dans les années 60 ont essayé de faire vivre ce lien, cette mémoire africaine de la France libre. Il faudrait pourtant faire vivre cette mémoire parce que le poids de l'Afrique et notamment des Africains dans le combat contre Hitler a été minoré. La faible notoriété de cette histoire est également liée à l'absence d'archives. Nous avons très peu de témoignages de la part de ces Africains partis au combat pour la France libre.

 

Pierre Desorgues

 

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