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13 mars 2022 7 13 /03 /mars /2022 21:05
Le Cameroun a supprimé certains postes de contrôle sur le corridor Douala-Bangui

Lu pour vous

 

Le Cameroun a supprimé certains postes de contrôle sur le corridor Douala-Bangui pour fluidifier les échanges avec la Centrafrique

(Agence Ecofin) - 12 mars 2022 12:23 - Le corridor Douala-Bangui traite des dizaines de milliards de FCFA de flux commerciaux chaque année et est la principale voie d’approvisionnement de la capitale centrafricaine. Le trafic y souffre de moult problèmes, allant de l’état de la voie à l’insécurité, en passant par des faits de corruption.

Comme promis lors des concertations ayant abouti à la réouverture le 2 mars 2022 de la frontière Cameroun-République centrafricaine dans la ville camerounaise de Garoua-Boulaï (région de l’Est), le Cameroun a démantelé certains postes de contrôle présentés comme des poches de corruption par les camionneurs centrafricains, relaie Investir au Cameroun.

Les transporteurs centrafricains seraient obligés d’y payer régulièrement des pots-de-vin allant de 15 000 à 25 000 FCFA pour pouvoir rallier Bangui. Pour dénoncer cette injustice, ils avaient entamé un mouvement de grève dès le 22 février 2022, ce qui avait conduit à la fermeture momentanée de la frontière.

En plus des faits de corruption, le trafic entre le Cameroun et la RCA est régulièrement plombé par les groupes rebelles armés centrafricains qui écument la frontière après Garoua-Boulaï. Ces derniers n’hésitent pas à brutaliser les conducteurs et piller les camions. Pour éviter cela, les camionneurs sont désormais escortés par les forces de la mission de l’ONU pour la sécurisation de la Centrafrique.

Un climat d’insécurité qui affecte les échanges commerciaux sur le corridor Douala-Bangui, sur lequel transitent environ 55 milliards FCFA de marchandises chaque année, selon la Douane camerounaise. Le corridor est d’une importance capitale pour la Centrafrique, car il constitue la principale route d’approvisionnement de Bangui, la capitale.

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13 mars 2022 7 13 /03 /mars /2022 20:27
Centrafrique : vers une montée en puissance des FACA

 

 

Les 1.311 jeunes recrues et formées, dont 609 du centre de formation de Kassaï et 702 du centre de formation de Bouar, ont été présentés le mercredi 9 mars 2022, sous le drapeau. Cette cérémonie a été couplée de la fin de leur formation. Le chef suprême des armées, Faustin Archange Touadéra, a rehaussé de sa présence la cérémonie, avec à ses côtés, le président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji et des membres du gouvernement.  

La redynamisation de l’armée centrafricaine se concrétise, selon la vision politique du président centrafricain, Pr Faustin Archange Touadéra. Cette vision est de refonder une armée forte, dynamique et pluriethnique.

C’est pourquoi les 1.311 jeunes formés ont été recrutés dans toutes les préfectures de la République centrafricaine. Le baptême du passage de ces jeunes de l’Etat civil à l’Etat militaire s’est fait à travers leur présentation au drapeau et une parade militaire. 

Le chef d’Etat-major, le Général de division Zéphirin Mamadou, s’adresse aux jeunes recrus et formés en ces termes, «à vous les jeunes soldats, à partir de ce jour, vous êtes appelés à défendre l’intégrité de la nation. Et vous devriez mériter cette confiance faite par le Chef de l’Etat, le chef suprême des armées Faustin Archange Touadéra. Je vous exhorte à rester fidèle aux lois et principes de l’armée et de la République. Que Dieu vous bénisse ! Et longue carrière dans ce métier». 

Amos Ngaté, recruté à Ndélé, est fier de servir désormais son pays, «je suis d’abord recruté à Ndélé. Et je suis aujourd’hui fier de pouvoir enfin servi mon pays et partout quand l’occasion me permettra», a-t-il déclaré.

Cependant, Vinciane Kongo 21 ans, recrutée à Bangui, partage les mêmes sentiments que son frère d’armes, «je croyais que lors de cette formation à Bouar, nos formateurs vont faire du mal. Mais, je me suis réjoui de pouvoir tenir jusqu’au bout. Partout dans mon pays, je serais disponible à servir pour défendre la nation».

Une fierté pour certains parents qui sont massivement venus pour la circonstance. Jean Nestor, père d’un jeune recru, au-delà de sa satisfaction, il exhorte son enfant et ses pairs à respecter strictement les lois de la République et ne pas se lancer dans les comportements déviants. «Il faut vraiment avouer que je ne rêvais pas un jour de voir mon fils devenir militaire. Mais, c’est un sentiment de gaieté que je récent en ce jour. Je profite donc pour lui dire ainsi qu’à ses frères d’armes de ne pas se lancer dans des comportements déviants qui pourraient nuire à leur carrière militaire», a-t-il lancé.

Il convient de souligner qu’après le retrait de l’EUTM dans le cadre de la formation des FACA, seul les instructeurs militaires centrafricains ont été à la manette dans la formation de ces jeunes formés dans le rang des Forces Armées Centrafricaines. Outre la formation sur les maniements des armes, ces derniers ont été outillés sur le Droit Humanitaire International (DHI).

Stève Martial Mbétissinga

 

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13 mars 2022 7 13 /03 /mars /2022 20:26
Guerre en Ukraine : le Mali et la Centrafrique restent arrimés à la Russie

 

Lu pour vous

 

https://www.lemonde.fr/ Publié le 13 mars à 14h30 Par Cyril Bensimon

Même s’ils se gardent de prendre position, Bangui et Bamako restent considérés comme les têtes de pont de l’influence de Moscou en Afrique.

Dans la défense de la Russie, le Mali et la Centrafrique n’ont pas rejoint l’Erythrée, seule nation africaine à s’être opposée le 2 mars, devant l’Assemblée générale des Nations unies, à la résolution condamnant l’agression de l’Ukraine. Mais leur abstention ne signifie en aucun cas une prise de distance avec leur nouveau partenaire privilégié.

C’est sans surprise qu’a été organisée à Bangui, le 5 mars, l’une des rares manifestations de soutien à l’offensive russe. A Bamako, en dépit de la guerre déclenchée une dizaine de jours plus tôt par Vladimir Poutine, le ministre de la défense et le chef d’état-major de l’armée de l’air, les colonels Sadio Camara et Alou Boï Diarra, n’ont pas jugé nécessaire de reporter un nouveau voyage à Moscou afin, a assuré l’un d’eux à l’AFP, de faire le point des dernières livraisons de matériels militaires à l’armée malienne et évoquer des approvisionnements supplémentaires.

Officiellement, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra et les autorités de transition du Mali se sont gardés de prendre position dans la guerre menée par la Russie en Ukraine, optant en apparence, comme 23 autres pays du continent africain, pour une prudente neutralité. Mais « cette position de non-alignement n’est motivée que par des intérêts immédiats, souligne Paul-Simon Handy de l’Institut d’études de sécurité. Le Mali, qui tente de renouer avec la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest [pour lever le blocus qu’elle lui a imposé], fait attention cette fois à ne pas fâcher ses voisins et l’Europe. Idem pour la Centrafrique, qui s’est rendu compte que Moscou peut l’accompagner dans des campagnes militaires, mais n’apporte pas d’aide financière. »

Pour un maintien des partenariats

La voie est en effet étroite pour ces deux Etats, largement dépendants des subsides européens, qui ont vu la France puis l’Union européenne (UE) suspendre leur assistance budgétaire, en raison notamment de leur association avec les mercenaires du groupe Wagner, l’armée officieuse du Kremlin.

Ainsi, à Bruxelles, lors du dernier sommet UE-Union africaine, le président Touadéra, qui contre toute évidence refuse de reconnaître la présence de ces paramilitaires pourtant actifs depuis cinq ans à ses côtés, a vainement tenté de s’entretenir avec Emmanuel Macron. Le déclenchement de la guerre en Ukraine une semaine plus tard, qui a eu pour effet de ressouder les Occidentaux face à la Russie, ne devrait sûrement pas jouer en faveur d’une normalisation des relations entre Bruxelles et ces deux pays, considérés comme les têtes de pont de l’influence de Moscou en Afrique.

Reste que dans cette période de crispation, le Mali n’a pas encore vu toutes les portes se fermer devant lui. « Les développements en Ukraine renforcent ce sentiment général que la Russie de Poutine pose un sérieux problème, mais il y a beaucoup de nuances parmi les Européens, indique un diplomate en poste à Bamako. Tous ne sont pas prêts à s’en aller comme la France et à rompre toute coopération sécuritaire avec le Mali. »

Alors que les soldats de « Barkhane » sont sur le départ et que Paris a également choisi de rappeler ses coopérants dans les ministères, l’Espagne et l’Italie, par volonté de contrôler les migrations en provenance ou passant par le Mali, ou bien encore l’Allemagne, qui a des soldats dans la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), penchent pour un maintien des partenariats. « Nous sommes par ailleurs tous conscients qu’il ne faut pas totalement laisser la place aux Russes, car quand les dégoûtés s’en vont, ne restent que les dégoûtants », ajoute la même source.

Transfert de combattants

A Bangui, où l’emprise de Wagner est bien plus installée – les effectifs des paramilitaires seraient montés dans le pays à 2 000 hommes, alors qu’ils ne seraient, selon des sources françaises, qu’un millier au Mali depuis le début de leur déploiement fin 2021 –, se pose désormais la question d’un transfert de combattants pour renforcer le front bien plus actif de l’est de l’Europe. Vitaly Perfilev, un ancien légionnaire français devenu l’une des deux têtes du groupe dans le pays, aurait quitté la Centrafrique une dizaine de jours avant le déclenchement de la guerre. Selon le quotidien britannique The Times, des mercenaires du groupe ont été envoyés de Centrafrique vers l’Ukraine dans les premiers jours du conflit.

« L’opacité de fonctionnement et les fréquents mouvements d’aviation ne nous permettent pas de confirmer ces départs », concède cependant une source française. Si Moscou est peu à peu arrivé à restreindre les regards sur ses actes en Centrafrique – enterrant notamment le panel d’experts du Conseil de sécurité de l’ONU qui avait pointé les exactions de ses sbires –, il est en revanche confirmé par plusieurs sources que son principal point d’ancrage africain a servi à l’acheminement d’hommes aux Mali. Et tous ne seraient pas russophones.

Selon trois sources au sein de l’Unité pour la paix en Centrafrique, un mouvement armé qui recrute parmi les communautés peules, entre 80 et 120 de ses miliciens ont été formés pendant près d’un mois par « les Russes » afin d’être envoyés au Mali. Selon l’une de ces sources, des éléments y sont déjà arrivés. Décrit comme le maître d’œuvre de cette opération, Hassan Bouba, le ministre de l’élevage et figure de ce groupe scindé entre ceux qui se sont ralliés au pouvoir et ceux qui poursuivent la rébellion, dément catégoriquement tout transfert de combattants de l’Afrique centrale vers le Sahel.

A Bangui, plusieurs observateurs s’inquiètent par ailleurs de la percée, ces dernières semaines, des hommes de Wagner dans les régions minières du nord-est du pays. Le 12 février, ils ont tué le « général » Zakaria Damane, l’un des personnages-clés de toutes les rébellions et du trafic de diamants dans le pays. « S’agit-il de se constituer des réserves de minerais dans le contexte actuel ? Des zones contrôlées par Wagner partent des avions sans que l’on sache leur destination. Personne ne sait quel est le volume exporté, pas même le régime centrafricain », alerte Nathalia Dukhan, analyste pour l’organisation The Sentry.

Appel du Kremlin à aider les volontaires

Au Mali également, les hommes de Wagner n’ont pas délaissé leur nouveau théâtre d’opérations africain pour l’Ukraine. « Les instructeurs russes », comme les qualifie Bamako, épaulent l’armée malienne dans sa progression au centre du pays contre les groupes djihadistes, mais celle-ci ne se fait pas sans casse. La Mauritanie s’est élevée, le 8 mars, contre « les actes criminels récurrents » des soldats maliens sur ses ressortissants, après une nouvelle disparition d’au moins une dizaine de Mauritaniens sur le territoire de leur voisin.

En Centrafrique, l’armée ne mène, en revanche, aucune opération de reconquête face aux groupes rebelles. Mais en réponse à l’appel du Kremlin à « aider les volontaires » désireux de combattre à ses côtés, des groupes de soldats ont publié sur les réseaux sociaux des messages jurant de leur détermination à aider leurs « frères d’armes russes » à « chasser les bandits d’Ukraine ». Au moins l’une des vidéos a été tournée à Bérengo, dans l’enceinte de l’ancien palais de « l’empereur Bokassa », devenu l’une des principales bases de Wagner en Centrafrique.

Cyril Bensimon

 

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11 mars 2022 5 11 /03 /mars /2022 16:09
Centrafrique : 1311 nouveaux soldats intègrent les rangs des FACA

 

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 10 mars 2022 09:27

Après trois mois de formation militaire, plus de 1300 nouveaux éléments des Forces armées centrafricaines ont été présentés sous le drapeau, ce mercredi 09 mars 2022, au camp Kassaï à Bangui. Ces nouvelles recrues viennent renforcer l’effectif de l’armée nationale afin de raffermir la sécurité nationale.

Au total, ils sont 1311 soldats, issus des écoles de formation du camp Leclerc à Bouar et du camp Kassaï à Bangui. Formés par des cadres de l’armée nationale, ces jeunes, recrutés sur toute l’étendue du territoire, représentent un atout majeur pour le pays. Une particularité, selon le haut-commandement militaire.

« Un soldat formé est une machine de guerre »

"Ces jeunes soldats ont reçu des cadres nationaux, des connaissances axées sur l’acquisition des techniques et tactiques de combat, de secourisme, de droit international humanitaire mais surtout la discipline générale dans l’armée. Un soldat formé est une machine de guerre car les menaces ne manquent pas" a fait savoir le général Zéphirin Mamadou, chef d’Etat-major des armées.

Constitués à majorité de jeunes de moins trente ans, ces femmes et hommes se disent totalement engagés à défendre leur pays.

« Principale motivation : Je dois servir mon pays »

"J’ai été recruté à Ndélé avant d’être formé. Je suis content de servir mon pays. Ma principale motivation est que, je dois servir la République centrafricaine quelle que soit les difficultés puisque, je me sens aujourd’hui capable" a affirmé Amos Ngadé-Gali, nouvelle recrue de l’armée nationale.

Ces militaires viennent ainsi gonfler les rangs des Forces armées centrafricaines. Avec un immense défi à relever, l’armée centrafricaine a aujourd’hui, la principale mission de ramener l’ordre et l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national.

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9 mars 2022 3 09 /03 /mars /2022 13:27
Centrafrique: des dizaines de soldats radiés de l’armée nationale

 

 

https://www.rfi.fr/ 09/03/2022 - 11:17

Plus de 80 militaires viennent d’être chassés de l’armée, selon un décret signé par le ministre de la Défense en fin de semaine dernière, notamment pour indiscipline, racket ou encore désertion. Des radiations d’une grande ampleur qui ont lieu au moment où la population ne cesse de dénoncer des exactions de la part de Forces armées centrafricaines (FACA) et de la part de leurs alliés russes.

Alors que certains médias centrafricains y voient une opération de communication, la présidence centrafricaine, elle, parle de radiations en vue de remettre de la discipline au sein des Forces armées centrafricaines. Son porte-parole Albert Yoloké Mokpème rappelle que ce n’est pas la première fois qu’une décision d’une telle ampleur est prise. « En 2021, il y a eu la même chose, on est en phase de reconstruction de l’armée et la reconstruction ne peut pas se faire sans discipline, sans remise en ordre. Et la discipline s’applique aujourd’hui avec la plus grande sévérité. »

« Une décision à apprécier »

Sur les plus de 80 soldats radiés des FACA, sept l’ont été pour avoir racketté la population sur des barrières, les autres sont chassés pour atteinte à la sureté intérieure de l’État ou encore désertion, la plupart auraient ainsi rejoint les rangs de la rébellion de la CPC dirigée par l’ancien président François Bozize. Paul Crescent Beninga, une des grandes figures de la société civile centrafricaine, s’est dit plutôt satisfait, si les faits sont avérés. « Si effectivement on en vient à sanctionner les éléments de nos forces armées centrafricaines pour des rackets, pour moi c’est une décision à apprécier. Il en est de même des cas de désertion, toutes les fois où nous sommes confrontés à des rébellions, vous verrez que parmi les éléments qui constituent ces groupes armés, il y a des éléments des forces armées centrafricaines. »

Paul Crescent Beninga demande au gouvernement centrafricain de poursuivre sur cette voie tout en étant « strict et impartial » et en évitant d’utiliser ces sanctions « pour un quelconque règlement de compte ».

 

 

 

RADIATIONS DE SOLDATS, DE L’ARMEE CENTRAFRICAINE : Attention Au Retour De Manivelle !

https://lepays.bf/ 9 mars 2022

Coup de balai au sein de la Grande muette centrafricaine ! Plus de quatre-vingt soldats viennent d’être radiés de l’armée, en fin de semaine, selon un décret signé du ministre centrafricain de la Défense. Il est reproché à ces militaires, des faits d’indiscipline, de rackets ou de désertions.  De graves écarts de conduite d’ailleurs dénoncés par des Centrafricains qui ne manquent pas d’élever la voix contre « des exactions des Forces armées nationales centrafricaines (FACA), mais aussi de celles des alliés russes ». Pour autant que ces accusations soient fondées, on peut se féliciter de la réaction des autorités de Bangui visiblement déterminées à nettoyer les écuries d’Augias. Si elle est véritablement gangrenée comme on l’en accuse, il est tout à fait normal que la seule thérapie de choc qui doive s’imposer à cette armée, soit le retour immédiat, en son sein, de l’ordre et la discipline. C’est un impératif catégorique pour reprendre le concept kantien.  En tous les cas, aucune armée digne de ce nom et par-dessus tout, confrontée aux durs défis sécuritaires du moment, comme c’est le cas pour les FACA, ne peut se livrer, à l’image de cette soldatesque, à de viles et nauséeuses pratiques qui l’éloignent de sa mission principale et de sa raison d’être. Et puis, dans leur phase actuelle de reconstruction, les FACA auraient tort de fonctionner comme une armée mexicaine, en se livrant à des abus en tout genre.

Il n’est pas exclu que ces soldats tombés en disgrâce puis congédiés, éructent des désirs ardents de vengeance 

C’est dire si les soldats racketteurs, les déserteurs qui auraient déjà rejoint les rangs de l’ennemi, ne doivent plus trouver leur place au sein de cette armée. Continuer à les y maintenir aurait été, pour l’Armée centrafricaine, se tirer une balle dans le pied. Décision salutaire et courageuse s’il en est donc.  Même s’il faut craindre que celle-ci ne soit pas sans risques.  Attention au retour de manivelle ou plutôt … de fusil ! Il n’est pas exclu, en effet, que ces soldats tombés en disgrâce puis congédiés, éructent des désirs ardents de vengeance, au point de retourner la kalach contre l’Etat et la République, du moins pour ceux qui ne le faisaient pas déjà.  Vigilance ! Si ces soldats sont fautifs, ils doivent évidemment être sanctionnés. Reste à espérer que ces radiations ne participent pas d’une mise en scène savamment orchestrée par les tenants actuels du pouvoir, à des fins de règlements de comptes. Ce serait, dans ce cas, bien dommage, pour une armée qui revient de loin et qui a donc plus que jamais besoin d’union sacrée et de cohésion, pour venir à bout des démons de l’instabilité qui continuent à agiter les eaux troubles de l’ex- Oubangui-Chari.

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9 mars 2022 3 09 /03 /mars /2022 13:06
RCA : le MCU de nouveau majoritaire dans le nouveau bureau de l’Assemblée nationale

 

 

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 9 mars 2022 07:10

L’Assemblée nationale centrafricaine a renouvelé son bureau ce lundi 7 mars 2022. Les 14 membres ont été élus par leurs pairs à l’occasion de leur session ordinaire ouverte le 1er mars. Le MCU, parti au pouvoir, conserve sa supériorité sur les postes clés. Plusieurs membres du bureau sortant ont été reconduits mais le député de l’opposition André Nalké Dorogo y a fait son entrée pour la première fois. Un vote qui s’est déroulé sur fond de colère de certains parlementaires qui dénoncent la corruption autour de cet exercice constitutionnel.

Convoqués dans le cadre de la première session ordinaire 2022, les élus de la Nation ont renouvelé le bureau de la Représentation nationale, ce 07 mars 2022. Pour ce renouvellement du bureau, Evariste Ngamana, premier vice-président conserve son poste au détriment de Frédéric Yologaza, député de Dékoa. Bernard Dillah du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et André Nalké Dorogo de l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA) sont respectivement élus 2ème et 3èmevice-président. Ces derniers ont battu Bruce Molomadon de Bimbo 1 et Michel Kpingo de Gambo. Enfin Dieudonné Marien Djeme du Mouvement national des indépendantistes (MOUNI) garde son poste de 4ème vice-précisent. Pour les heureux élus, c’est une marque de confiance de la part de leurs pairs.

« Je bénéficie de la confiance de mes collègues »

"C’est un exercice démocratique auquel j’ai participé. Je suis très content aujourd’hui car mes collègues m’ont reconduit à ce poste. Je suis également ému puisque, plus d’une centaine d’élus sur les 140 que compte le parlement, m’ont porté leur dévolu. C’est un score qui prouve que je bénéficie de la confiance de mes collègues" s’est réjoui Evariste Ngamana, 1er vice-président de l’Assemblée nationale.

Le député de Berberati 4 André Nalké Dorogo intègre pour la première fois depuis 2011 le bureau de l’Assemblée nationale.

" Je vous informe que c’est depuis 2011 que je suis à l’Assemblée nationale. C’est la première fois que je rentre au bureau. Si j’y suis aujourd’hui, c’est parce que j’ai des motivations profondes. Notamment au poste de 3e vice-président. Les attributions à ce poste exigent que l’on donne du confort aux députés, que l’on crée les meilleures conditions de travail aussi bien au député qu’au personnel" a déclaré l’opposant.

Par ailleurs, les trois postes de questeurs sont occupés par Magloire Ghislain Makango de Mbaiki 5, Josué Titus Ngoungbo du 6èmearrondissement de Bangui et Fleury Pabandji de Bouar 1. Pour leur part, Clément Ndombe, Bernadette Gambo Souaninzi et Marie Christiane Patassé deviennent secrétaires parlementaires. Ces derniers promettent de relever le défi.

« Je sais que je serai à la hauteur de mes tâches »

"Je serai à la hauteur de mes tâches car pour moi, ce n’est pas la première fois que je travaille dans ce domaine. J’ai été secrétaire dans des ONG et rapporteur dans des organes caritatifs. Aujourd’hui avec cette élection, je sais que je remplirai les devoirs qui me seront confiés" a affirmé Marie Christiane Patassé, députée de Nana Bakassa.

Quant aux candidats malheureux, ils s’alarment contre un « système d’achat de conscience mis en place par des tiers » au cours de cet exercice démocratique.

"Ces élections ont été truquées à l’avance. Hier, certains collègues ont été séquestrés à l’hôtel Ledger Plazza contre une somme d’argent. Tout cela est antidémocratique. C’est triste pour les élus de la Nation d’accepter de prendre part à un tel exercice" a regretté De Bon Cœur Vidal Siopathis, député de Satema.

Enfin, les membres attachés aux quatre vice-présidents sont Jonas Donon, député de Bouar 4, Sylvain Mbombo, député de Nola 2, Alimè Aziza Soumaïne de Ndélé et Lucien Mbaïgoto, député de Paoua 1. Le prochain renouvellement du bureau de la Représentation nationale est prévu pour mars 2023.

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8 mars 2022 2 08 /03 /mars /2022 23:08
RCA : La population estimée à environ 6 millions d’habitants
RCA : La population estimée à environ 6 millions d’habitants

 

Centrafrique : La population estimée à environ 6 millions d’habitants selon les données de l’ICASEES

 Judicael Yongo  mars 8, 2022 4:38

BANGUI, 08 Mars 2022 (RJDH) — L‘Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociale (ICAEES) a revu à la hausse la population de la République Centrafricaine, à 6 millions 100 000 mille d’habitants. Une statistique présentée par la direction des opérations de la cartographie, ce samedi 05 mars à Bangui.

A l’issue de ces opérations de la cartographie censitaires, le territoire centrafricain est subdivisé en 7 régions, le nombre des préfectures passe de 16 à 20, les sous-préfectures ont atteint 72 au lieu de 70. On compte aujourd’hui 180 communes et 9500 villages et quartiers.

Des défis liés au manque de financement et à l’insécurité ont ralenti les opérations de la cartographie censitaire organisées par l’ICAEES dans certaines régions du pays, « nous avons estimé à 75%, les opérations réalisées. Les dites opérations dans une partie des préfectures de la Mambéré Kadéi, de la Sangha Mbaéré, l’Ouham, l‘Ouham Pendé, la grande partie de Nana Gribizi ne sont pas terminées. Ce qui n’est pas le cas dans la Haute Kotto et une partie de la Basse Kotto qui n’ont pas été touchées par ces opérations », a précisé le directeur des opérations de cartographie censitaire, Alfred Sabendo.

Après toutes ces analyses, « on estime à 6 100 000 la population de la RCA », a précisé le directeur des opérations de cartographie censitaire, Alfred Sabendo.

La Banque Mondiale a relancé son appui auprès de l’Institut centrafricain des Statistiques, afin de reprendre les opérations dans les régions dont les travaux ont été inachevés, « le délai d’exécution des activités de finition est prévu pour deux mois. Dès que le fonds sera disponible et nous allons travailler en collaboration avec le ministère de l’Administration du Territoire, afin de prendre en compte les nouvelles données nationales », a lancé le directeur.

Un atelier de présentation des résultats partiels de la cartographie, regroupant les autorités administratives, les partenaires au développement, la Banque Mondiale, les Représentants des Corps diplomatiques est prévu ce début de la semaine. Ces activités vont s’étendre progressivement sur toute l’étendue du territoire, afin de mettre en confiance les administrés où les activités ont été par réalisés par l’ICASEES.

Auguste Bati-Kalamet

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8 mars 2022 2 08 /03 /mars /2022 23:03
RCA : L’affaire des tueries de Koundjili et Lémouna est prête à être portée à l’audience

 

Centrafrique : L’affaire des tueries de Koundjili et Lémouna est prête à être portée à l’audience, selon la CPS

 Judicael Yongo   mars 6, 2022 10:51

BANGUI, le 06 Mars 2022(RJDH)—La Cour pénale spéciale a dans un communiqué, rassuré l’opinion nationale et internationale de sa détermination dans la lutte contre l’impunité sur le territoire centrafricain. Une date sera fixée prochainement pour l’audience dans l’affaire le parquet spécial contre Issa Sallet Adoum Alias Bozizé, Yacoub Ousman et Mahamat Tahir, tous poursuivis pour « meurtres et autres actes inhumains constitutifs au crime contre l’humanité », commis en mai 2019 à Koundjili et Lémouna proches de Paoua au Nord de République Centrafricaine. 

L’affaire des tueries de Koundjili et Lémouna est prête à être portée à l’audience pour être jugée devant la Chambre d’Assises de la Cour Pénale Spéciale de la République Centrafricaine.

La Cour pénale spéciale a décidé de poursuivre les affaires en cours. Selon le communiqué, la Cour communiquera prochainement la date de la mise en état de l’affaire relative aux tueries de Koundjili et Lémouna le 21 mai 2019. Il s’agit de Issa Sallet Adoum Alias Bozizé, Yacoub Ousman et Mahamat Tahir qui ont commis des meurtres et autres actes inhumains constitutifs aux crimes contre l’humanité.

Cette conférence de mise en état aura pour objet de préparer le procès notamment d’établir la liste des témoins et experts appelés à comparaitre. C’est une étape qui intervient avant l’ouverture des débats, précise la Cour.

Depuis la libération de Hassan Bouba, ministre de l’élevage et de la santé animale, plusieurs réactions ont été enregistrées sur la question de la lutte contre l’impunité en Centrafrique. Des organisations nationales et internationales ont exigé plusieurs fois à cette cour hybride, la poursuite des principaux présumés auteurs des crimes dans le pays.

En réponse, la Cour Pénale Spéciale a dans un communiqué, rassuré l’opinion nationale et internationale, » de sa détermination dans la lutte contre l’impunité sur le territoire centrafricain ».


RJDH.

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8 mars 2022 2 08 /03 /mars /2022 22:46

 

OBSEQUES DE CYRIAQUE DUSSEY

PROGRAMME DES OBSEQUES DE CYRIAQUE DUSSEY DECEDE LE 23 FEVRIER 2022 A BANGUI
PROGRAMME DES OBSEQUES DE CYRIAQUE DUSSEY DECEDE LE 23 FEVRIER 2022 A BANGUI
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8 mars 2022 2 08 /03 /mars /2022 22:40
Centrafrique : plusieurs éléments des FACA radiés de l’armée nationale

 

 

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 8 mars 2022 07:03

Suite aux nombreuses plaintes de la population eu égard aux comportements de certains éléments des Forces armées centrafricaines déployés sur le terrain, le Haut-Commandement réprimande. Dans une décision du 22 février signée du ministre de la Défense nationale, plusieurs dizaines d’éléments de l’armée ont été radiés des rangs.

Plus de 80 éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) sont radiés des rangs de l'armée nationale pour différents motifs. Ceci, après une décision du ministre de la Défense nationale ; après avis du Conseil de discipline. Parmi ces radiés, sept éléments du Bataillon d’infanterie territoriale n°8 (BIT-8) accusés de rackets sur les barrières et indiscipline.

« Raillés des contrôles de l’armée nationale et renvoyés dans leurs foyers »

"Les militaires non-officiers du Bataillon d’infanterie territoriale n°8, en mission commandée à Bang dans la sous-préfecture de Ngaoundaye, sont raillés des contrôles de l’armée nationale et renvoyés dans leurs foyers. Motif : rançonnage sur les barrières érigées à Bang. Refus d’obtempérer à la relève, faisant usage de leurs armes de guerre entrainant la panique au sein de la population" a précisé le porte-parole de l'État-major des Armées sur les ondes de la radio nationale.

En plus de ces 7 soldats radiés pour avoir procédé à des rackets sur les check-points, 74 autres éléments des Forces armées centrafricaines sont renvoyés pour différents motifs. Notamment: désertion en temps de crise ou en temps de paix, absentéisme répété, atteinte à la sûreté de l'Etat, rébellion, confiscation illicite d'armes avec des chargeurs et braquage.

Une décision prise après la mise en garde de la hiérarchie

En février dernier, le chef d'État-major des Forces armées centrafricaines, le général de corps d’armée Zéphyrin Mamadou avait mis en garde les soldats déployés à Bocaranga dans le Nord-ouest sur cette question.

Les rackets ont été plusieurs fois au centre de débats à l’Assemblée nationale et dans les médias. Les députés ont même interpellé, en décembre dernier, le Premier ministre sur les mesures que le gouvernement entendait prendre face à ce phénomène.

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Centrafrique-Presse.com