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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 19:43

 

 

Conseil de sécurité

 

Le Comité du Conseil de sécurité concernant la République centrafricaine inscrit le nom d’une personne sur sa liste des personnes et entités visées par les mesures imposées par la résolution 2339 (2017)

 

Le 17 mai 2017, le Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 2127 (2013) concernant la République centrafricaine a approuvé l’inscription d’une personne dont les noms suivent sur la liste des personnes et entités visées par les mesures imposées aux paragraphes 5 et 12 de la résolution 2339 (2017):

 

Personnes

 

CFi.012 Nom: 1. ABDOULAYE 2. HISSENE 3. N.D. 4. N.D.

 

Nom (graphie originale): N.D.

 

Titre: N.D. Fonction officielle: N.D. Date de naissance: 1967 Lieu de naissance: Ndélé, Bamingui-Bangoran, République centrafricaine Pseudonymes fiables: a) Abdoulaye Issène b) Abdoulaye Hissein c) Hissene Abdoulaye d) Abdoulaye Issène Ramadane e) Abdoulaye Issene Ramadan f) Issene Abdoulaye Pseudonymes non fiables: N.D. Nationalité: Centrafricain Numéro de passeport: passeport diplomatique centrafricain numéro D00000897, émis le 5 avril 2013 (valide jusqu’au 4 avril 2018) Numéro national d’identification: N.D. Adresse: a) KM5, Bangui (République centrafricaine) b) Nana-Grébizi (République centrafricaine) Inscrit le: 17 mai 2017 Autres informations: Abdoulaye Hissène a dirigé le parti politique « Convention des patriotes pour la justice et la paix » avant de devenir Ministre de la jeunesse et des sports du Gouvernement de l’ancien Président centrafricain Michel Djotodia. Il a également dirigé des milices armées à Bangui, en particulier dans le quartier du PK5 (3e arrondissement).


Résumé des motifs ayant présidé aux inscriptions sur la liste


Conformément au paragraphe 59 (d) de la résolution 2127 (2013), le Comité des sanctions du Conseil de sécurité concernant la République centrafricaine publie un résumé des motifs de l'inscription sur sa liste des sanctions des noms d'individus et d'entités.

 

ABDOULAYE HISSENE Date à laquelle le résumé a été mis en ligne sur le site du Comité:

 

05/17/2017


.
Motifs ayant présidé à l'inscription sur la liste:

 

ABDOULAYE HISSENE a été inscrit sur la Liste le 17 mai 2017 en application des dispositions du paragraphes 16 et de l’alinéa g) du paragraphe 17 de la résolution 2339 (2017) pour s’être livré ou avoir apporté un appui à des actes qui ont compromis la paix, la stabilité ou la sécurité en République centrafricaine, notamment des actes qui ont menacé ou entravé le processus politique, la stabilisation et la réconciliation ou alimenté les violences, et pour avoir préparé, donné l’ordre de commettre, financé ou commis des attaques contre les missions de l’ONU ou les forces internationales de sécurité, notamment la MINUSCA, les missions de l’Union européenne et les forces françaises qui les soutiennent.

 

Renseignements complémentaires:

 

Abdoulaye Hissène et d’autres membres de l’ex-Séléka, en collaboration avec des fauteurs de troubles anti-balaka alliés à l’ancien Président de la République centrafricaine François Bozizé (CFi.001), notamment Maxime Mokom, ont encouragé des protestations violentes et des affrontements en septembre 2015 lors d’une tentative de coup d’État contre le Gouvernement de Catherine Samba-Panza, alors Présidente de transition, tandis que celle-ci participait à l’Assemblée générale des Nations Unies. Maxime Mokom, Abdoulaye Hissène et d’autres personnes ont été accusés de plusieurs crimes par le Gouvernement, notamment de meurtre, d’incendie criminel, de torture et de pillages dans le cadre du coup d’État manqué.

 

Depuis 2015, Abdoulaye Hissène est l’un des principaux chefs des milices armées du quartier du PK5, à Bangui, qui regroupent plus d’une centaine d’hommes. En tant que tel, il a fait entrave à la libre circulation et au retour des autorités publiques dans la zone, notamment en prélevant des taxes illégales sur les transports et les activités commerciales. Au cours du second semestre de 2015, il a représenté les « nairobistes » de l’ex-Séléka à Bangui dans le cadre d’un rapprochement avec les combattants anti-balaka dirigés par Maxime Mokom. Des hommes armés placés sous le contrôle d’Haroun Gaye (CFi.007) et d’Abdoulaye Hissène ont participé aux violences qui ont secoué Bangui du 26 septembre au 3 octobre 2015.

 

Des membres du groupe d’Abdoulaye Hissène sont soupçonnés d’avoir participé à l’attaque du véhicule de Mohamed Moussa Dhaffane, l’un des chefs de l’ex-Séléka, survenue le 13 décembre 2015 – le jour du référendum constitutionnel. Abdoulaye Hissène est accusé d’avoir orchestré des violences dans le quartier KM5 de Bangui, qui ont fait cinq morts et vingt blessés et ont empêché les résidents de se rendre aux urnes à l’occasion du référendum constitutionnel. M. Hissène a mis en péril le processus électoral en provoquant un cycle de représailles entre différents groupes.

 

Le 15 mars 2016, Abdoulaye Hissène a été arrêté par la police à l’aéroport M’Poko de Bangui et transféré à la section chargée des recherches et des enquêtes de la gendarmerie nationale. Sa milice l’a ensuite libéré par la force et a volé une arme que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) avait précédemment remise à la gendarmerie nationale au titre d’une dérogation approuvée par le Comité.

 

Le 19 juin 2016, après l’arrestation de commerçants musulmans par les forces nationales de sécurité dans le quartier du PK12, les milices d’Haroun Gaye et d’Abdoulaye Hissène ont enlevé cinq officiers de la police nationale à Bangui. Le 20 juin, tandis que la MINUSCA tentait de libérer les otages, des hommes armés sous le contrôle d’Abdoulaye Hissène et d’Haroun Gaye ont échangé des tirs avec les soldats de la paix. Six personnes au moins ont été tuées et un soldat de la paix a été blessé dans la fusillade.

 

Le 12 août 2016, Abdoulaye Hissène a pris la tête d’un convoi de six véhicules transportant des individus lourdement armés. Ce convoi, qui fuyait Bangui, a été intercepté par la MINUSCA à 40 kilomètres au sud de Sibut après avoir échangé des tirs avec les forces nationales de sécurité au niveau de plusieurs points de contrôle tandis qu’il faisait route vers le nord. Après des échanges de tirs nourris, la MINUSCA a capturé 11 hommes, mais Abdoulaye Hissène et plusieurs autres individus se sont échappés. Les individus interpellés ont indiqué à la MINUSCA qu’Abdoulaye Hissène était le chef du convoi et que son objectif était d’atteindre Bria pour participer à l’assemblée des groupes de l’ex-Séléka organisée par Nourredine Adam (CFi.002).

 

Aux mois d’août et de septembre 2016, le Groupe d’experts s’est rendu à deux reprises à Sibut afin d’inspecter les effets d’Abdoulaye Hissène, Haroun Gaye et Hamit Tidjani retrouvés dans le convoi et saisis par la MINUSCA le 13 août. Le Groupe a également inspecté les munitions saisies au domicile d’Abdoulaye Hissène le 16 août. Des équipements militaires létaux et non létaux ont été retrouvés dans les six véhicules et sur les individus appréhendés. Toujours le 16 août, la gendarmerie nationale a effectué une descente au domicile d’Abdoulaye Hissène à Bangui, où plus de 700 armes ont été saisies.

 

Le 4 septembre 2016, un groupe d’éléments de l’ex-Séléka venus de Kaga Bandoro sur six motos pour emmener Abdoulaye Hissène et ses comparses ont ouvert le feu sur la MINUSCA à proximité de Dékoa. Un combattant de l’ex-Séléka a été tué et deux soldats de la paix et un civil ont été blessés dans cette attaque.

 

 

Le Comité publie sur son site Web le résumé des motifs ayant présidé à l’inscription sur la liste d’un nom susmentionné. Il peut être consulté à l’adresse suivante: https://www.un.org/sc/suborg/fr/sanctions/2127/materials/summaries.

 

Une version actualisée de la liste est disponible sur le site Web du Comité, à l’adresse suivante: https://www.un.org/sc/suborg/fr/sanctions/2127/sanctions-list-materials.

Le Comité du Conseil de sécurité concernant la République centrafricaine inscrit le nom d’une personne sur sa liste des personnes et entités visées par les mesures imposées par la résolution 2339 (2017)
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Centrafrique-Presse.com
18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 19:21
Déclaration relative à la dégradation de la situation sécuritaire dans le pays par Adrien Poussou

 

 

Déclaration relative à la dégradation de la situation sécuritaire dans le pays

 

Ni juger, ni pleurer mais comprendre*

 

L’inexorable et l’insoutenable décente aux enfers de la République centrafricaine se poursuit, plongeant à nouveau la population en plein désarroi. Et rien ne semble pouvoir soulager de si tôt les souffrances et la désolation du peuple centrafricain dont le désespoir est sans commune mesure.

 

En effet, devant l’impuissance et l’incapacité de l’État ou de ce qui en tient lieu actuellement, replié dans le confort douillet des bureaux de la seule ville de Bangui, des groupuscules de la mort n’ayant aucune revendication concrète si ce n’est la volonté de contrôler les zones minières, ont décidé d’étendre davantage leur primauté sur une bonne partie du territoire national.

 

C’est pourquoi, depuis une dizaine de jours, ces groupuscules armés clairement identifiés, dont certains entretiennent parfois des relations d’affaires étroites et privilégiées avec les tenants du régime en place, y compris avec d’éminentes personnalités de la Minusca, massacrent impunément les population de Niem, Alindao, Bangassou, Bakala, Bambari, Kaga-Bandoro, Rafaï et Zémio pour ne citer que ces localités.

 

Ces massacres de populations répondent-ils à une planification ? Un plan qui consisterait par exemple à inverser l'équilibre démographique et confessionnel dans les régions visées ? Il est permis de le penser!

 

Je déplore et condamne avec la dernière vigueur, une fois encore, l'utilisation de la violence gratuite et insensée comme mode de revendication et de règlement de conflit.

 

Le drame qui se déroule ces derniers jours dans les préfectures du Mbomou, mon terroir, du Haut-Mbomou, de la Basse-Kotto, la Haute-Kotto, de l’Ouham et de l’Ouham-Pende, est la conséquence de la fuite en avant, des fausses solutions, de l’inconséquence, du renoncement si ce n’est de la démission pure et simple du pouvoir en place.

 

D’ailleurs, comme à son habitude, la seule réponse apportée par le gouvernement face à cette situation dramatique est d’accuser les hommes politiques d’être des instigateurs et des commanditaires des groupes armés. Une argutie aussi fallacieuse que dangereuse.

 

D’un autre côté, l’approche des représentants des Nations-Unies à Bangui, qui disposent pourtant d’un mandat robuste pour imposer la paix, est assez surréaliste. Sinon, ils n’auraient pas permis au criminel nigérien Ali Darassa de quitter tranquillement Bambari pour aller poursuivre ses exactions dans une autre partie du territoire national.

 

En cette circonstance dramatique, j'exhorte le gouvernement de M. Sarandji à faire preuve d'esprit d'initiative. Étant donné que nous ne pourrions pas faire l'économie d'une confrontation armée, j'invite les plus hautes autorités de notre pays à demander l'aide militaire de certains pays frères telle que l’Angola, ayant le savoir-faire nécessaire, afin de reprendre le contrôle de l'ensemble du territoire souverain de notre pays et surtout de mettre hors d'état de nuire tous ces aventuriers qui mettent à rude épreuve la paix sociale. Il existe des précédents dans l’histoire récente de la sous-région.

 

Les plus hautes autorités de notre pays auraient tort de suivre, tels les moutons de Panurge, les vieilles recettes de la Minusca, dont les responsables semblent avoir du mal à modifier leurs logiciels pour les adapter aux réalités de la crise centrafricaine.

 

Privilégier le fameux programme DDRR ( qui est d'ailleurs loin d'être une panacée), c’est bien, prôner le dialogue, relève du simple bon sens mais c'est encore mieux d'avoir la maîtrise complète de l'agenda militaire. D'autant qu'il est toujours moins intéressant de négocier en position de faiblesse.

 

Confronté au déplaisir de l’inaction et à mon impuissance d’agir d’une manière ou d’une autre sur le cours des événements, j’ai une pensée très émue pour les victimes de cette folie meurtrière. Je veux, encore une fois, exprimer ma sympathie et ma solidarité à l’ensemble des familles endeuillées.

 

Georges Adrien Poussou


adrien_poussou@yahoo.fr

 

* Adapter de l’expression de Spinoza, « ni rire, ni pleurer mais comprendre ».

 

 

_____________________________________________________

Georges Adrien POUSSOU


Ancien Ministre

 

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Centrafrique-Presse.com
18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 19:20
Tout et son contraire en République Centrafricaine !  par Aubin-Roger KOMOTO

 

 

 

Le peuple continu de subir, la volonté de la communauté internationale décriée. Ou va t'on quand on ait arrivé à une telle meurtrissure morale ?

 

Les prêcheurs pouvaient ignorer son risque, la reconnaissance ou la peur pouvait lui commander des sacrifices, et la loi générale. Trouble dans  un cas particulier, les prêcheurs devaient reprendre tout son empire du moment que les causes de perturbation auraient cessé d'agir.

 

Enfin !  Combien peu de faits particuliers sont complètement avérés ! Combien peu d’entre eux sont observés avec toutes leurs circonstances en Centrafrique ! Et, en les supposant bien avérés, bien observés et bien décrits !  Combien n’y en a-t-il pas qui ne prouvent rien, ou qui prouvent le contraire de ce qu’on veut établir ? Par ailleurs, aussi n’y en a-t-il d’option extravagante qui n’ait été appuyée sur des faits ? Et c’est avec des faits qu’on a souvent égaré l’autorité de l’État, l’autorité publique. La connaissance des faits, sans la connaissance des rapports qui les lient, n’est que le savoir non digéré des anciens gouvernants, d'autant plus que, ceux actuellement les gouvernants  les plus instruits ne connaissent guère complètement qu’une série de fait, ce qui ne les permettent d’envisager les questions que d’un seul côté. Les constats, les diagnostiques sont incontestable. Qui  a un goût bien évidement très amère pour le peuple Centrafricain.  Dans les émotions, la colère souvent, je me mets à écrire pour m’exprimer, directement sans y aller par quatre chemins, parce que j’aime mon Pays, tout le peuple Centrafricain son lié comme  des parents, Frères, sœurs, enfants, sans distinction, avec discernement d’autant, de races, d’ethnies, de religions. C’est un peuple qui a tout perdu dans le sens propre des thermes (son humanité, son sens de fraternité, la responsabilité, l’effort pour bâtir son avenir …etc.). Je ne parle pas de sacrifice, puisque c’est un peuple par les dictats des politiques, des mercenaires rebelles sont déjà sacrifier … ! PEUPLE DE CENTRAFRIQUE DEBOUT, UNISSEZ  VOUS, AFIN DE COMBATTRE  LES MALS QUI VOUS ENVAHIES

 

C’est une opposition bien vaine que celle de la théorie et de la pratique ! Qu’est-ce donc que la théorie, sinon la connaissance des lois qui lient les effets aux causes, c’est-à-dire, des faits à des faits ? Qui est ce qui connait mieux les faits que les théoriciens qui les connaissent sous toutes leurs facettes, et qu’ils savent les rapportés… ! Et qu’est-ce que la pratique sans la théorie ?!  C’est-à-dire, l’emploi des moyens sans savoir comment ni pourquoi ils agissent ? Ce n’est qu’un empirisme dangereux, par lequel on applique les mêmes méthodes à des cas opposés qu’on croit semblables, et par où on voulait  aller (Négocier avec un homme qui a les armées dans les mains, c’est prêchés dans le vide), la puissance du feu c’est lui qui là ! ne dit-on pas qu’il faut combattre le mal par le mal ?

 

 La tragédie que subisse le peuple Centrafricain est indéfinissable, indescriptible, invraisemblable, pourtant la communauté internationale présente  qui souffle une démarche de solutionnement de cette crise Centrafricaine, de l’immédiabiliter de toutes les situations gangrènantes en Centrafrique baptisé les Rebelles « factions armées non conventionnelle » essaie d’apporter une réparation sécuritaire disparate. Par ailleurs aider à la remise de l’ordre constitutionnelle, que seulement là pour accompagner les gouvernants au vue d’une  restauration de l’autorité de l’État, de l’administration dans sa mission régalienne qu’opérationnelle. Malheureusement l’attentiste et le statu quo, gagne le mode de la gouvernance, et dans l’opposition politique, mais le bateau coule. Visiblement une indifférence patente de la souffrance des Centrafricains.

 

C’est ainsi qu’après avoir vu le système exclusif en matière de la gouvernance (c’est-à-dire, l’opinion qu’une Nation ne peut gagner que ce qu’une autre perd), interrogeant nous réellement de l’efficacité, de la volonté à la matière. Prenant model, adoptant l’exemple de la renaissance des arts et des lumières de l’Europe, sur le développement de leur continent, le développement humaine pour son épanouissement dans des différents domaines. Soit la sécurisation et, l’intégration territoriale, l’émancipation et l’éducation,  commerce et développement de l’économie …etc.  Il faut donc, pour parvenir à la vérité, connaitre, non beaucoup de faits, mais les faits essentiels et véritablement influents, les envisager sous toutes leurs facettes, et surtout en tirer des conséquences justes, être assuré que l’effet qu’on leur attribue vient réellement d’eux, et non d’ailleurs. Toute autre connaissance de faits est un amas d’où il ne résulte rien, une érudition d’a-panache. Et remarquez que ceux qui possèdent ce mince avantage, qui ont une mémoire nette et un jugement obscur, qui déclament contre les doctrines les plus insolites, fruits d’une vaste expérience, d’un raisonnement sur. Qui crient au système chaque fois qu’on sort de leur routine, sont précisément ceux qui ont le plus de systèmes, qui les soutiennent avec l’opiniâtreté de la sottise, c’est-à-dire, avec la crainte d’être convaincus, plutôt qu’avec le désir d’arriver à la vraie problématique.

 

Par ailleurs pourquoi les dirigeants et le peuple Centrafricain ne profite presque jamais des leçons de l’expérience du passé ? Pour profiter, il faudrait que la clairvoyance, fût en état de saisir la liaison des causes et des effets, ce qui suppose un très-haut degré de lumières, une grande capacité de réflexion, d’observation, avoir une vision. Les dirigeants Rwandais et le peuple Rwandais, on fait  preuve de la volonté de sortir de l’obscurité…etc. Par rapport de tous les faits assombrissant de leur histoire.

 

Lorsque la  Nation Centrafricaine serait en état de profiter de l’expérience quelconque, le simple bon sens leur suffirait d’avancer. C’est une des raisons qui les mettent dans la nécessité d’être constamment dirigées par le premier vendeur de soupe, qui les promettes le monde et les merveilles. Sans oublier, juste, on les sollicite pour une sacre personnel et assouvir à leur propre cause égoïste. Aux soit disant les politiques un contrat d’entre-loupe : un pacte Républicain, n’exclut pas l’opposition politique.  La Nation Centrafricaine, tout ce qu’elle peut désirer, c’est que leurs lois soit faite (la sécurisation de leur vie, l’intégrité territoriale, se soigner, s’éduquer, se loger, se nourrir…etc.) exécutées dans le sens de l’intérêt général. Tel est le problème que les différents constituants politiques résolvent plus ou moins imparfaitement, dû aux incompétences notoires. Je suis encore à nouveau contrarier. En désarrois pour les faits tragiques dans la région de la Ouaka et Haute-Kotto, Basse-Kotto.

 

Urgence !!!  Il est temps de cesser de théoriser et opter pour des actions plus pragmatiques, que pratiques pour les intérêts de la Nation, avec des gens compétents, expérimentés, intègres, courageux.

 

Fait, à Lyon 15/05/20017

 

Diaspora,

 

Monsieur Aubin-Roger KOMOTO

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 18:49
Centrafricain : Des leaders politiques mis en cause dans les violences à l’intérieur du pays

 

 

 

 

Par Judicael Yongo le 18 mai 2017

 

BANGUI, le 18 Mai 2017(RJDH) — le comité de soutien de Faustin Archange Touadera accuse certaines personnalités politiques de l’opposition d’être à l’origine de soubresauts et de la tension sécuritaire au sud et à l’est du pays. Position exprimée par Didacien Kossimatchi, Porte-parole de cette structure ce 18 mai à Bangui.


Il s’agit selon ce comité, de Me Nicolas Tiangaye de la CRPS, d’Alexander Ferdinand Nguendet du RPR et de Crépin Mboli-Goumba du PATRIE qui ont successivement claqué la porte de la majorité présidentielle au profit de l’opposition démocratique.

 

Didacien Kossimatchi considère l’évolution de la situation sécuritaire dans le sud et l’est de la RCA comme conséquence directe du choix politique de ces leaders, « à quel jeux jouent Me Nicolas Tiangaye, Alexandre Nguendet et Crépin Mboli-Goumba, ceux -là même ont fait la pluie et le beau temps sous le régime sanguinaire de Djotodja qu’ils ont aidé à prendre le pouvoir, bien connus pour être la tête pensante de l’ex-Coalition Séléka en appelant aujourd’hui à la constitution d’un front de l’opposition ? » s’est-il interrogé.

 

Il a annoncé par ailleurs, une vague d’arrestations et des actions politiques dans les jours à venir. Selon le constat du RJDH, les personnalités citées demeurent des présumés innocents dans n’importe quelle affaire jusqu’à leur ralliement à l’opposition démocratique. Nos tentatives pour joindre ces personnalités politiques ont été sans succès.

 

Ces accusations interviennent dans un contexte de crise institutionnelle entre l’exécutif et le parlement.

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Centrafrique-Presse.com
18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 18:47
Lu pour vous : À Bangassou, une attaque meurtrière très préparée

 

 

À Bangassou, une attaque meurtrière très préparée

 

http://www.la-croix.com  Olivier Tallès, le 18/05/2017 à 17h39

 

Plusieurs dizaines de musulmans ont été tués par un groupe armé dans cette localité de l’est de la Centrafrique.

 

À Bangassou, petite ville de l’est de la Centrafrique, à 500 kilomètres de la capitale Bangui, l’évêque espagnol Juan José Aguirre Munos a appris au fil des coups d’État, du passage des rébellions et des exactions de l’Armée de libération du Seigneur (LRA), à sauver des vies en mettant la sienne en péril. Le week-end du 13 et 14 mai, il a une fois encore tenté de stopper le massacre en cours en faisant obstacle de son corps.

 

Tout a commencé le 13 mai par l’irruption dans la commune de plusieurs centaines d’hommes bien armés et organisés, malgré la présence d’un contingent de la Minusca (la mission des Nations unies en Centrafrique). « Nous savions qu’ils approchaient depuis plusieurs jours », a raconté un humanitaire sur place. Au préalable, les assaillants avaient coupé les communications téléphoniques de cette localité excentrée.

 

Une fois sur place, ils ont commencé à tirer au hasard sur les membres de la communauté musulmane du quartier de Tokoyo. Des milliers de musulmans ont alors fui vers la brousse, l’hôpital, la paroisse, ou encore en se réfugiant chez leurs voisins catholiques. Un millier a également rejoint la mosquée où Mgr Juan José Aguirre Munos s’est rendu dimanche afin de tenter de les évacuer vers l’église.

 

Près de 115 victimes pour l’instant

 

« Pendant trois jours, la mosquée a été encerclée par des snipers, témoigne-t-il par Internet. Nous étions sans eau ni nourriture. Ils ont tiré sur quelqu’un très près de moi. Personne ne m’a visé mais les musulmans étaient ciblés comme des lapins. » L’imam qui se trouvait aux côtés de l’évêque est mort pendant une première tentative d’évacuation.

 

Dépêché en urgence à la tête d’une mission de médiation, l’archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalainga a obtenu, le 15 mai, le retrait des hommes armés de la localité et le transfert des musulmans dans l’église, où ils sont toujours réfugiés.

 

Après le massacre, restent les questions. Qui sont les assaillants ? Quelles sont leurs motivations ? Les casques bleus ont évoqué des anti-balaka, ces rebelles qui se disent pro-chrétiens, avant de revenir en arrière. Le bilan lui aussi reste incertain. La Minusca a évoqué 26 civils tués et un casque bleu marocain : un chiffre largement sous-estimé selon la Croix-Rouge centrafricaine, qui dit avoir comptabilisé 115 victimes. « Nous avons enterré 80 morts », témoigne Mgr Aguirre Munos.

 

Si le calme est revenu à Bangassou, les assaillants seraient toujours dans la brousse autour de la localité. Des affrontements entre groupes armés ont également été signalés à Bria, dans le centre du pays, une de ces nombreuses régions qui échappent à l’autorité de Bangui ou de la force de maintien de la paix.

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Centrafrique-Presse.com
18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 18:46
Centrafrique : le bilan des violences à Bria s'alourdit à 17 morts, surtout des civils (ONU)

 

 

Centrafrique : le bilan des violences à Bria s'alourdit à 17 morts, surtout des civils (ONU)

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 18-05-2017

 

Le bilan des combats ayant opposé lundi des factions rivales à Bria (nord-est de la Centrafrique) s'est alourdi, passant à 17 morts, en majorité des civils, a annoncé jeudi à Xinhua Hervé Verhoosel, responsable de la communication de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

 

Ces combats ont opposé les milices chrétiennes anti-balaka et le Front pour la renaissance populaire en Centrafrique (FRPC), principale faction de l'ex-coalition rebelle de la Séléka. Cette dernière avait dirigé le pays de mars 2013 à janvier 2014 après avoir renversé le régime de François Bozizé.

 

"Nous déplorons le décès de douze civils innocents dans ces affrontements entre groupes armés", a déclaré M. Verhoosel, précisant que les cinq autres victimes sont des miliciens anti-balaka. Un premier bilan publié mercredi avait fait état de cinq morts et de 29 blessés.

 

Ces violences ont éclaté dans un contexte de regain de tensions entre les milices anti-balaka et les ex-rebelles de la Séléka. Quelques jours plus tôt, des combats survenus à Bangassou (sud-est) avaient fait au moins 115 morts, selon la Croix-Rouge centrafricaine.

 

Six casques bleus de la MINUSCA ont également été tués lors d'attaques de groupes armés à Bria. Après une intervention musclée de la force onusienne, le calme est revenu dans ces localités.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 18:43
La Commission Episcopale Justice et Paix (CEJP) appelle à un "arrêt immédiat de la violence"

 

 

La Commission Episcopale Justice et Paix (CEJP) appelle à un "arrêt immédiat de la violence"

 

Par ACAP - 18/05/2017

 

Pour le CEJP, la solution pour la sortie de crise doit passer par une réflexion de fond sur les questions de désarmement des milices dont le processus est en cours.

 

La Commission Episcopale Justice et Paix (CEJP) appelle, dans une déclaration publiée mardi 17 mai à Bangui, les groupes armés actifs en Centrafrique à "l'arrêt immédiat de la violence pour que les blessés puissent accéder aux soins médicaux d'urgence.


"La persistance de l'insécurité à Alindao et Bangassou nous montre que les réalités locales ne sont pas entièrement prises au sérieux", relève la CEJP, qui précise que "la ville d'Alindao, au centre du pays, est, depuis trois mois, une ville totalement déstabilisée".


Selon la CEJP, 8917 personnes ont fui leur domicile pour trouver refuge à l'Evêché et à la Paroisse Sacré-Coeur suite aux hostilités qui ont opposé le mardi 9 mai les forces de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) à un groupe d’autodéfense.

 

Tout en affirmant "dénoncer et condamner les graves violations des droits de l’homme et les actes de barbarie et de vandalisme perpétrés sur les populations d’Alindao et Bangassou par les groupes armés", la CEJP appelle les populations "à la retenue et au calme pour éviter tout autre débordement susceptible d'engendrer encore des conflits intercommunautaires.


Pour le CEJP, la solution pour la sortie de crise doit passer par une réflexion de fond sur les questions de désarmement des milices dont le processus est en cours.



La publication de la déclaration de la CEJP intervient 4 jours après l'attaque de la ville de Bangassou par des hommes armés non identifiés, qui ont tué des civils et ouvert le feu sur le bureau régional de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

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Centrafrique-Presse.com
17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 21:58
Poussée de violences en Centrafrique

 

 

 

http://www.dw.com

 

La Croix-Rouge a découvert 115 corps à Bangassou (sud-est), suite aux attaques de miliciens chrétiens contre la communauté musulmane. D’autres localités du pays sont aussi touchées par les violences.

 

L'insécurité s’est généralisée dans l’arrière-pays. Des groupes armés rivaux ont multiplié des attaques dans les localités de Bangassou, dans le sud-est, mais aussi à Alindao dans le centre, Niem-Yelewa dans l’ouest, et Bria dans le nord, faisant des dizaines de morts et des milliers de déplacés. Difficile de dire avec exactitude les intentions des belligérants.

 

Les attaques qui se sont multipliées ces derniers temps sont d’une violence inouïe, comme en témoigne le récent assaut mené par des comités d’autodéfense, encore appelés antibalaka, contre la ville de Bangassou, faisant 115 morts et 50 blessés, selon Antoine Mbao-Bogo, président de la Croix-Rouge centrafricaine.

 

Ces tensions éclatent à un moment où le gouvernement centrafricain s’oppose à une idée d’amnistie des chefs de guerre, accélère la mise en place de la Cour pénale spéciale pour juger les auteurs des graves crimes commis en RCA et, cherche à rallier tous les 14 groupes actifs au processus de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement des ex-combattants - DDRR.

 

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 21:26
Centrafrique, une flambée de violences qui alarme et interroge

 

 

Centrafrique, une flambée de violences qui alarme et interroge

 

Par Caroline CHAUVET, Samir TOUNSI  AFP  Mise à jour 17.05.2017 à 17:00

 

Torpiller le désarmement? Se glisser dans des vides sécuritaires? La nouvelle flambée de violences qui embrase la Centrafrique reste en grande partie inexpliquée, tout comme l'origine du groupe armé qui a frappé la ville de Bangassou dans le sud-est.

 

La Mission des Nations unies (Minusca), qui a perdu six Casques bleus en cinq jours, se voulait rassurante mercredi matin: "La situation globale en Centrafrique est calme. Dans le centre de Bangassou, les combats ont cessé depuis hier mardi. Nous contrôlons les points stratégiques. La priorité est maintenant d'assurer la sécurité de la population", a indiqué son porte-parole à l'AFP.

 

D'autres affrontements mardi à Bria (centre) entre anti-Balaka pro-chrétiens et factions ex-Séléka pro-musulmanes ont fait "cinq morts et 29 blessés", selon cette même source. D'autres heurts auraient fait plusieurs dizaines de morts la semaine dernière à Alindao (centre).

 

L'attaque samedi du quartier musulman de Bangassou (470 km à l'est de Bangui), sur la frontière avec la République démocratique du Congo, a provoqué la mort d'au moins 26 civils en plus d'un Casque bleu marocain. La Croix-Rouge centrafricaine évoque 115 morts, regrettant que la Minusca sous-évalue le bilan. Quelque 3.000 réfugiés ont passé la frontière.

 

La Minusca, qui avait d'abord attribué cette attaque à un groupe d'auto-défense anti-Balaka pro-chrétien, "est toujours en train de chercher à identifier clairement les auteurs et leur véritable motivation", a indiqué mardi le commandant de la force onusienne, le général Bala Keïta.

 

Devant la presse, le général Keïta a relevé la singularité des événements de Bangassou par rapport à de précédents théâtres d'affrontement: "A Bambari on savait que c’était la coalition FPRC qui se battait contre l’UPC (deux factions de l'ex-Séléka). A Bangassou, on ne peut pas vous dire exactement ceux qui manipulent ces gens-là, sauf dire qu’ils étaient partis pour tuer leurs concitoyens musulmans".

 

Le porte-parole du FPRC, Lambert Lissane joint par l'AFP s'est dit "surpris" par l'attaque de Bangassou et estime que "ce ne sont pas des anti-Balaka" qui ont attaqué la localité.

 

Autre élément qui trouble la force onusienne, les humanitaires et les observateurs: les assaillants qui ont attaqué la base de la Minusca étaient bien armés et organisés. "Pour Bangassou, on parle bien d'une action concertée et planifiée ayant reçu le soutien de cadres militaires. On est donc loin d'une opération dirigée par les communautés de la localité", avance Natalia Dukhan, spécialiste Centrafrique pour l'organisation Enough project.

 

Les violences à Bangassou soulignent une nouvelle fois l'isolement de la Minusca (12.500 hommes) sur le terrain, en l'absence d'une armée centrafricaine digne de ce nom, et après le retrait de l'opération française Sangaris en octobre, puis tout récemment des forces américaines et ougandaises dans l'extrême sud-est.

 

"La mission de la Minusca est de contrôler les grands axes et les villes, comme Bangui, Bambari, Kaga Bandoro...Contrôler tout le territoire n'est pas un objectif réaliste", observe une source française au sujet de ce pays de 4,5 millions d'habitants grand comme la France et la Belgique (623.000 km2).

 

- +Nouvelles dynamiques+-

 

Les violences n'ont jamais cessé dans le centre-est du pays depuis le retrait de la force française Sangaris fin octobre 2016. Kaga Bandoro, Bria, Bambari, Bakouma...: elles ont grossi le nombre des victimes civiles, des déplacés et des réfugiés.

 

"Les différents groupes armés se battent pour définir +leur+ territoire, et contrôler certaines ressources naturelles et certains axes commerciaux. L'UPC par exemple s'efforce d'avoir accès à la frontière congolaise afin de pouvoir commercer avec certains acteurs en République démocratique du Congo", analyse Thierry Vircoulon, spécialiste de l'Afrique sub-saharienne à l'Institut français des relations internationales (IFRI).

 

"Le retrait des armées ougandaise et américaine du sud-est va créer un vide sécuritaire et certains groupes armés se positionnent déjà pour en tirer profit", ajoute-t-il.

 

"Depuis novembre 2016, nous avons vu une augmentation des violences avec deux nouvelles dynamiques: d'abord, des factions ex-Séléka ont commencé à se battre entre elles. Ensuite, l'une de ces factions, le FPRC, a fait une alliance avec l'un de ses anciens ennemis, les groupes anti-Balaka", analyse Lewis Mudge de l'ONG Human Right Watch.

 

Ces violences compromettent le processus de désarmement (DDR) que le président Faustin-Archange Touadéra appelle en vain de ses voeux depuis son élection début 2016. "Les groupes armés jouent un double jeu en participant aux réunions du comité de désarmement à Bangui et en continuant leur violence et leur prédation sur le terrain. Ils ont tout intérêt à enliser les discussions", analyse M. Vircoulon.

 

© 2017 AFP

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 21:22
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Sébastien Wénézoui attribue les violences de Bangassou aux mercenaires ougandais et sud-soudanais

 

Par Bienvenue Marina Moulou-Gnatho le 17 mai 2017

 

BANGUI, 17 Mai 2017(RJDH)—L’ancien ministre de l’Environnement sous la transition Sébastien Wénézoui a rejeté l’implication des Anti-Balaka dans les violences de Bangassou et attribue aux mercenaires ougandais et sud soudanais. Il a par ailleurs appelé au calme lors d’une rencontre avec la presse ce 17 mai 2017.

 

La réaction de l’ancien ministre de l’Environnement Sébastien Wenezoui intervient après le regain de violence dans la ville de Bangassou dont 32 personnes ont trouvé la mort, alors qu’il est mis en cause dans une éventuelle attaque du Km5 où il y a eu des tirs sporadiques dans la nuit de 16 au 17 mai.

 

L’ancien ministre accuse les candidats déchus aux élections présidentielles de 2016 d’en être les commanditaires de la crise sécuritaire à Bangassou et d’importer les mercenaires ougandais et sud-soudanais, sans les citer. « Les Anti-Balaka et autres groupes armés n’y sont pour rien dans ces violences qui sont clairement une agression des mercenaires étrangers venus à la rescousse de certains hommes politiques qui ont soutenu le professeur Faustin Archange Touadera aux élections et qui ne sont pas patients, et qui avaient mené des actions de déstabilisation du pays », a-t-il déclaré.

 

Le président du Collectif des Centrafricains pour la Réconciliation (CCR) Sébastien Wenezoui a ensuite interpellé le gouvernement à doubler de vigilance afin de garantir la sécurité de la population centrafricaine tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays. Le collectif a aussi appelé les centrafricains de Km5, et de provinces à garder leur neutralité et de vaquer librement à leurs occupations.

 

Le collectif considère ces actions comme une volonté de saboter le DDRR et empêcher le décaissement des fonds promus à Bruxelles et se dit à reprendre les hostilités pour protéger les acquis de la patrie. «Nous Anti-Balaka et autres groupes armés, lançons une mise en garde à ceux et ses mercenaires que nous ne laisserons pas notre patrie à leur merci et nous sommes prêts à nous lever pour défendre notre peuple par tous les moyens », a-t-il ajouté.

 

La réaction de Sébastien Wénézoui intervient dans un contexte de tension au sud et à l’est du pays faisant plus de 7.000 déplacés internes et 2.750 déplacés externes vers la RD Congo.

 

 

Centrafrique : L’agriculture un secteur prometteur contrairement au secteur minier, pétrolier et forestier

 

Par Fridolin Ngoulou le 17 mai 2017

 

BANGUI, 17 mai 2017 (RJDH)—Le diamant occupe 3% du PIB national alors que le bois quant à lui, 5% du produit intérieur brut. L’Agriculture en occupe 58,20% du PIB en 2015. Ce qui fait dire aux observateurs que le pays ne profite pas de ces ressources naturelles et qu’il fallait plus développer le secteur agricole.

 

La Centrafrique compte 27 grandes sociétés et/ou entreprises parmi lesquelles 10 dans le secteur forestier, 8 dans les mines, entre autres Aurafrique et Areva ayant suspendu leurs activités et 9 dans le secteur pétrolier. Trois sociétés minières sont en attente de signature de convention avec l’Etat Centrafricain.

 

Les artisans miniers, au moins 1 million sur tout le territoire font de l’exploitation artisanale par des moyens rudimentaires. L’exploitation de l’Or et du Diamant est faite à 90% par des artisans miniers mais selon les dispositifs de Code Minier en phase de relecture.

 

En 2016, dans le secteur minier, la Centrafrique a exporté 12.646,86 carats de diamant pour une valeur de 1.339.273.766 FCFA. Au moins 32.934,78 grammes de l’Or ont été aussi exportés. Déjà en 2017, 417.690,98 cartas de diamant sont exportés. Les bureaux d’Achats ont encore un stock de 86.683,37 carats, achetés pendant la crise de 2013 à 2015.

 

Selon les informations du RJDH, le secteur forestier a aussi contribué à l’économie. Les taxes diverses ont fait 3.215.992.912 FCFA en 2014 et 3.932.339.224 FCFA en 2015, soit une augmentation de 22%. En 2017, ces chiffres pourront augmenter en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire dans le pays.

 

Le secteur pétrolier, même à l’état embryonnaire compte 9 sociétés. Trois sociétés ont signé un contrat de partage de Production qui leur a permis d’avoir un Permis de Recherche dénommé (H). Deux sociétés chinoises évoluant dans le nord et une société sud-africaine vers Carnot à l’Ouest ont versé de 2015 à 2017, environ 6 milliards de FCFA comme frais des taxes diverses.

 

Des informations du RJDH indiquent dans le nord, 19 puits de pétrole auraient été déjà découverts, ce qui revient à dire, selon des sources proches du dossier que la Centrafrique présente des atouts dans ce secteur mais, malheureusement, il crée plus d’incompréhension et de problème que de solution au problème du pays.

 

La Centrafrique est à la phase de révision du Code Pétrolier et d’élaboration de la politique pétrolière. La recherche pétrolière en Centrafrique remonte en 1973.

 

L’agriculture occupe 66% de la population Centrafricaine et 9% des terres cultivées. Le potentiel des sols est estimé à 15 millions d’hectares, alors que la forêt centrafricaine couvre une superficie de 3,8 millions d’hectares. L’agriculture et la sylviculture contribuaient, en 2014, à 58% du PIB contre 12% si on prend le secteur de l’industrie extractive (or et diamants) et de transformation (boissons, sucre, cigarettes, tôles).

 

Des observateurs de la vie économique estiment qu’il faudra plus développer le secteur agricole qui profite à tout le monde que de miser sur les secteurs pétroliers, miniers et de bois, avec un faible taux de PIB dans l’économie centrafricaine.

 

 

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