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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 15:56

 

 

En pleine crise centrafricaine, l'Agence Nationale des Élections (ANE) a réussi avec le partenariat de la communauté internationale à relever un grand défi en organisant des élections couplées c'est à dire les présidentielles et les législatives. La quasi réussite de ces élections a confondu les pronostics des experts chevronnés en matière électorale qui voyaient en lieu et place un échec cuisant. Le succès de l'ANE a fait de cette institution une banque de données, un cas d'école pour l'Afrique dans le domaine de gestion électorale post conflit communautaire.

 

Cette palme d'or lui a valu le renouvellement de confiance de la classe politique centrafricaine. L'Agence Nationale des Élections est un organe technique, neutre, permanent et indépendant chargée d'organiser et de superviser les opérations électorales sur toute l'étendue du territoire national ainsi que dans les représentations diplomatiques. L'ANE a puisé la substance de sa réussite dans la clarté et la limpidité du cadre juridique et légal existant. Par définition, le cadre juridique est l'ensemble de la législation et des règles (infra ou supra nationales) liées à des élections dans un pays donné.

 

Ce cadre juridique et légal des élections en Centrafrique est fondamentalement constitué de la constitution du 30 mars 2016, du code électoral, des lois et règlements électoraux ainsi que du code de bonne conduite ou d'éthique. Le cadre juridique et légal des élections détermine les règles du jeu, le système électoral, le mode de suffrage utilisé, les différentes phases du processus électoral, les mécanismes d'exécution des normes électorales ainsi que des sanctions administratives, civiles ou pénales en cas de comportements irréguliers ou illégaux. Le cadre juridique et légal de toute chose rime avec le cadre institutionnel.

 

Ce dernier a connu une évolution non négligeable car par le passé, les élections étaient organisées par le seul super ministère de l'intérieur ouvrant grandement la porte aux fraudes électorales, aux doutes, manipulations en faveur d'un candidat. L'avènement de cette structure autonome et indépendante de gestion des élections est un gage, une garantie de l'intégrité, de transparence et d'équité des élections. Suite au conflit intercommunautaire, les autorités de transition ont fait la priorité aux mesures transitoires et exceptionnelles qui doivent s'expirer à la fin de la transition. Ceci en vue d'organiser les élections présidentielles et législatives.

 

Apres le retour à l'ordre constitutionnel, il est ainsi urgent d'ajuster le cadre juridique et légal dans l'optique d'organiser équitablement les élections municipales et sénatoriales. Ainsi, le citoyen lambda se posera légitimement les questions suivantes : le cadre juridique et légal actuellement en vigueur est-il claire, limpide et compréhensible ? Est-il accessible à la population ? Existe-t-il une harmonie, une cohérence entre les différents arsenaux juridiques ? Ce cadre juridique traite t-il de tous les problèmes électoraux ? Eu égard aux dernières élections, était-il important ou opportun d'ajuster le cadre juridique et légal des élections ? Y'a t-il des évolutions ou des innovations à faire valoir ?

 

Quelques éléments de réponse nous amènent à croire que cette opération d'ajustement consiste à agencer les différents textes légaux et réglementaires en vue de leur cohérence, leur synergie et surtout de leur homogénéisation. Les textes ainsi reformés, ajustés et actualisés permettront de combler les difficultés rencontrées lors des dernières élections, d'éviter les chevauchements d'instruments juridiques et de combler les vides juridiques. La réforme du cadre juridique des élections qui se veut inclusive et concertée ( partis politiques, société civile, pouvoir public, associations, confessions religieuses, organisations non gouvernementales etc...) doit apporter des éléments nouveaux pour être visible.

 

Animé par les soucis d'équité et d'égalité qui sont les fondamentaux dans le processus d'élaboration du cadre juridique, nous proposons en guise de contribution la revue en hausse du budget de fonctionnement de l'ANE car le tarissement de ce dernier est symptomatique de son inefficacité, sa transparence et par voie de conséquence porte atteinte grave à son indépendance, son autonomie qui est le gage de son impartialité. Le nouveau cadre juridique réformé doit simplifier les procédures en cas de contentieux et prendre en compte les intérêts des candidats et des électeurs.

 

Nous souhaitons également que la question de financement des partis politiques soit débattue. Le statut des suppléants des parlementaires du point de vue de leur traitement peut aussi s'inviter au débat. Pour clore la chaîne des propositions, nous souhaitons que le nouveau statut juridique des élections durcisse les conditions de recevabilité des candidatures à la magistrature suprême de l'Etat sans porter atteinte à certains principes fondamentaux du droit. À la lecture des dernières élections couplées, la fonction présidentielle a tendance à être banale face au nombre pléthorique des candidats. Mais attention, ne le dites à personne, si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Paris le 11 février 2017

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections.

 

L'AJUSTEMENT DU CADRE JURIDIQUE, UNE URGENCE POUR DES ÉLECTIONS LIBRES, JUSTES ET ÉQUITABLES. par Bernard SELEMBY DOUDOU
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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 15:48
LES SIGNATAIRES DU PACTE DE NON-AGRESSION APPELÉS À SENSIBILISER D’AUTRES CENTRAFRICAINS

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

 

Bangui, le 11 janvier 2017 – Les institutions centrafricains et les partenaires de la République centrafricaine ont invité les communautés banguissoises du 3e arrondissement et de Bimbo 3, signataires en 2016, d’un pacte de non-agression, à partager leur expérience avec d’autres Centrafricains à Bangui et dans le reste du pays. Cet appel a été lancé samedi à l’occasion de la commémoration du premier anniversaire de la signature dudit pacte.

 

 

« Cette image d’un ex-anti-Balaka et d’un ancien responsable d’un groupe d’auto-défense, la main dans la main, doit être montrée », a lancé le président de l'Assemblée nationale, Abdou-Karim Méckassoua, lors de son intervention, en ajoutant que ce sont les Centrafricains qui doivent travailler pour la paix dans leur pays.

 

 

Pour sa part, la ministre des Affaires sociales et de la réconciliation nationale, Virginie Baïkoua, a remarqué que le premier anniversaire du pacte de non-agression est “un encouragement”. “Nous devons abandoner la violence comme forme de résolution des conflits”, a lancé la ministre. Virginie Baïkoua a également annoncé la prochaine mise en place de comités de paix et de réconciliation dans le 3e arrondissement et à Bimbo 3 pour appuyer les efforts de lutte contre les divisions et la résolution pacifique des conflits.

 

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, a qualifié la signature du pacte, le 11 février 2016, d’acte de “courage” et d’un “message clair envoyé aux ennemis de la paix que vous ne voulez pas être des esclaves”. Onanga-Anyanga a également invité les deux communautés à montrer leur exemple “dans ces endroits où le mal est encore présent”, même si la tâche ne sera pas facile. Mais “il n’y a pas de raison de douter”, a conclu le Représentant spécial.

 

 

Pour l’ambassadeur des Etats Unis en RCA, Jeffrey Hawkins, le pacte a établi un pont que la violence avait détruit, à savoir la réconciliation entre deux communautés. “Vous avez tenu vos engagements. La réconciliation ici est une réalité”, a ajouté le diplomate.

 

 

La commémoration de la signature dudit pacte a été marquée par les interventions du maire du 5e arrondissement de Bangui, du représentant et de membres du comité de suivi du pacte. Le pacte est le résultat d’efforts des communautés locales appuyées par la MINUSCA et l’ambassade de France.

 

 

La signature du pacte le 11 février 2016 a permis la réouverture du cimetière musulman de Boeing et a été suivie par dautres mesures notamment la reconstruction de la mairie et du marché de de Boeing. Avec cet anniversaire, les prochaines étapes sont le début de la libre circulation des personnes et des biens entre lavenue Koudoukou et lavenue de France; lappui au programme de retour des déplacés des différentes communautés dans les 4e, 5e et 8e arrondissements et la promotion de la cohabitation pacifique, a indiqué la MINUSCA.

 
______________________________________________________________________________
 
Bureau de la Communication et de l'information publique 
 
MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 
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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 15:38
RCA : la MINUSCA intercepte des combattants de l'ex-rébellion
RCA : la MINUSCA intercepte des combattants de l'ex-rébellion

 

 

Centrafrique: opération de la force de l'ONU contre des hommes armés

 

Bangui - AFP / 12 février 2017 09h22 - Un hélicoptère de la force de l'ONU en Centrafrique (Minusca) est "intervenu" samedi pour stopper des hommes armés d'une faction de l'ex-rébellion séléka qui avançaient vers la ville de Bambari (centre), a annoncé la Minusca dans un communiqué



"Le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) a franchi la ligne rouge dans la région d'Ippy", près de Bambari, entraînant l'intervention d'un hélicoptère de la force de l'ONU face à "la menace accrue de confrontation violente dans la ville de Bambari", indique le communiqué dimanche.



"La Minusca n'a pas eu d'autre choix que d'arrêter l'avancée de la menace d'éléments de la coalition FPRC, afin d'éviter une confrontation dans Bambari qui aurait des conséquences dramatiques pour les populations civiles déjà traumatisées", précise le texte, sans donner de bilan de l'opération.



Au moins 20 combattants ont été tués depuis une semaine dans des affrontements qui ont éclaté samedi dans une localité minière située à une quarantaine de km de Bambari entre deux factions rivales de l'ex-rébellion séléka, selon des témoins ayant fui les combats.



Ces affrontements opposent des éléments de l'Unité du peuple centrafricain (UPC) de Ali Ndarass et du FPRC de Noureddine Adam.



La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par la rébellion Séléka, à dominante musulmane.



La contre-offensive des anti-balaka, majoritairement chrétiens, a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.



L'intervention de la France et des Nations unies a ensuite permis la fin des massacres de masse, l'élection d'un nouveau président et le retour d'un calme relatif dans la capitale Bangui. Mais des groupes armés maintiennent une insécurité permanente dans plusieurs régions du pays.



L'UPC et le FRPC sont deux des factions issues de l'éclatement de la coalition séléka. Selon les circonstances et leurs intérêts locaux (contrôle de mines, racket routier, vol de bétail,...), ces factions peuvent s'allier, se combattre, voire nouer des alliances provisoires avec des groupes anti-balaka.



(©)

 

RCA : la MINUSCA intercepte des combattants de l'ex-rébellion

 

http://www.bbc.com/ 

 

Le communiqué de la force des Nations Unies en Centrafrique indique que des hommes armés membres de l'ex rébellion ont été arrêtés dans leur progression par un hélicoptère de la MINUSCA.

 

Le communiqué indique que la Minusca n'avait pas eu d'autre choix que d'arrêter l'avancée de ce groupe de combattants membres du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), afin d'éviter une confrontation à Bambari.

 

Cette confrontation aurait des conséquences dramatiques pour les populations civiles, estiment les Nations Unies.

 

Le chef d'Etat-major du FPRC, le général Joseph Zoundéko, bras droit de l'ancien président Michel Djotodia et deux autres combattants du FPRC ont été tués au cours de l'opération.

 

 

Centrafrique: l'ONU évite un affrontement

 

12/02/2017

 

Un hélicoptère de la force de l'ONU en Centrafrique est "intervenu" afin stopper des hommes armés. Ces derniers faisaient partie de l'ex-rébellion Séléka et avançaient vers la ville de Bambari. L’ONU annonce que la menace accrue de confrontation violente dans cette ville du centre du pays à rendue nécessaire cette intervention. La Centrafrique peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président par la rébellion Séléka.

 

http://www.radiofr.ch/fribourg/info/news/news/2017/2/12/centrafrique-lonu-evite-un-affrontement.html

 

 

RCA: la Minusca intervient en force contre une colonne de l'ex-Seleka

 

Par RFI Publié le 12-02-2017 Modifié le 12-02-2017 à 13:46

 

En Centrafrique, une colonne de rebelle de l'ex-Seleka a été stoppée par les militaires de la Minusca qui ont fait usage de leurs armes. La force de l'ONU avait prévenu les groupes armés que les Nations unies répliqueraient si des mouvements de troupes se formaient pour attaquer la ville de Bambari.

 

La Minusca avait prévenu : si la coalition MPC/FPRC, deux groupes armés issus de l'ex-Seleka, franchissait la ligne rouge qui mène à Bambari, elle répliquerait. C'est ce qui s'est passé, hier, samedi 11 février, alors qu'une colonne de 300 combattants se dirigeait vers la ville stratégique d'Ippy, à une soixantaine de kilomètres au nord de Bambari. Un hélicoptère de la force de l'ONU a alors détruit plusieurs véhicules de ces rebelles, qui ont été stoppés net. Pour le moment, le bilan humain n'est pas connu.

 

Violents combats

 

Depuis plusieurs mois, de violents combats ont lieu dans cette région de la Ouaka entre la coalition MPC/FPRC et l'UPC du général Ali Darass, lui-même ex-Seleka et qui contrôle Bambari depuis plusieurs années. Ces dernières semaines, la Minusca, avait renforcé ses positions autour de la ville, intégrant les contingents Bangladais et Gabonais aux forces mauritaniennes en permanence sur place.

 

Dans un communiqué, la force onusienne déplore que les discussions engagées avec ces groupes armés n'aient pas abouti et rappelle que toute agression de leur part peut constituer un crime de guerre.

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 23:22
LA MINUSCA APPELLE LE FPRC ET L’UPC A LA CESSATION DES HOSTILITÉS ET AU DIALOGUE

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

 

Bangui, le 11 janvier 2017 – Depuis le 21 novembre 2016, la coalition dirigée par le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et le Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC) sont en guerre ouverte à Bria et aux abords de Bambari. Les efforts conjugués de la MINUSCA et de la communauté internationale pour ramener les deux belligérants à la raison n’ont pas porté leurs fruits.

 

La coalition menée par le FPRC, en dépit des efforts, y compris les appels du Gouvernement centrafricain de cesser toutes hostilités, n’a pas voulu renoncer à sa campagne militaire, faisant de la prise de Bambari son principal objectif.

 

Dans ses efforts de médiation, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RCA et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, qui a rencontré les membres de la coalition du FPRC dans les préfectures de l’est et du centre, a tenté de les en dissuader et de les appeler à privilégier le dialogue à la guerre. Ces efforts ont été relayés dans un communiqué conjoint avec le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique Centrale (UNOCA), le 2 février 2017, afin d’appeler à une cessation immédiate des hostilités.

 

Parallèlement à ces efforts, le Commandant de la Force de la MINUSCA, le Général Balla Keita, a lui aussi entrepris de communiquer clairement aux deux belligérants la nécessité de s’abstenir de porter la guerre sur Bambari pour préserver la vie des populations civiles innocentes. Le Gouvernement centrafricain, la MINUSCA et la communauté humanitaire en RCA déplorent à cet effet, l’augmentation du nombre des déplacés internes lancés sur les routes de l’exode en raison des affrontements armés. On compte aujourd’hui environ 20.000 déplacés dans cette partie du pays. Le Commandant de la Force de la MINUSCA a, à cet égard, tracé des “lignes rouges” et en a informé les deux belligérants, à plusieurs reprises.

 

Ce samedi, 11 février 2017, alors qu’à Bangui les communautés de PK5 et de Boeing commémoraient le 1er anniversaire du pacte de non-agression, en présence des autorités nationales, la coalition menée par le FPRC a décidé de franchir la “ligne rouge”, posant ainsi une menace accrue d’une confrontation violente dans la ville de Bambari et ses environs.

 

Dans le cadre de son mandat de protection des civils, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et de la volonté du Gouvernement centrafricain de préserver la vie des innocents, la MINUSCA n’a pas eu d’autre choix que d’arrêter l’avancée et la menace d’éléments de la coalition du FPRC, afin d’éviter une confrontation dans Bambari qui aurait des conséquences dramatiques pour les populations civiles déjà traumatisées. Un hélicoptère de la Force est intervenu en début d’après-midi alors que les éléments de la coalition FPRC se trouvaient dans une zone inhabitée près de la localité de Ngawa 1 (12 km à l’est d’Ippy).

 

Le Représentant spécial et Chef de la MINUSCA saisit cette occasion pour réitérer son appel à la coalition du FPRC de cesser immédiatement toute velléité belliqueuse et de s’engager à résoudre tout différend par la voie du dialogue. Le Représentant spécial se félicite de l’engagement de la coalition du FPRC de ne pas s’attaquer aux forces internationales, au personnel des Nations Unies et aux humanitaires. Il tient à rappeller que toute agression pourrait constituer un crime de guerre passible de poursuite par les tribunaux nationaux et internationaux.

 

Le Représentant spécial appelle tous les acteurs nationaux, régionaux et internationaux susceptibles de faciliter le retour de la paix en RCA de redoubler d’efforts afin que triomphe la paix et la stabilité, le respect de la legitimité constitutionnelle et la réconciliation nationale en RCA.

 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

Vladimir Monteiro

 

Spokesperson/Porte-parole

 

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

 

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail: monteiro6@un.org

 

 

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 16:55
Nouvelles nationales sur APA
Nouvelles nationales sur APA

 

 

RCA : lancement de la construction de 70 forages

 

APA-Bangui (Centrafrique) - fév 11, 2017 à 13:27 Le gouvernement centrafricain a lancé, samedi à Bangui, les travaux de construction de 70 forages d’eau potable dans la capitale ainsi qu’à Bouar et Paoua, deux villes de l’intérieur du pays.

 

Estimé à plus d’un milliard de FCFA, le coût de ces forages est financé entièrement par l’Union Européenne. Ces ouvrages seront construits dans un délai d’un an

 

Bien que la Centrafrique dispose d’un important réseau d’eau souterraine et de surface, l’accès à l’eau potable y est très limité. Ainsi, 68 pour cent de la population est privé d’eau potable.

 

Les gouvernements qui se sont succédé en Centrafrique se sont toujours préoccupés de fournir de l’eau potable à suffisance à la population mais n’y sont jamais parvenu.

 

Pendant la saison sèche comme c’est le cas actuellement, les habitants parcourent journellement des kilomètres pour se procurer de l’eau potable.

 

 

La campagne caféière 2016-2017 lancée en RCA

 

APA-Bangui (Centrafrique) - fév 11, 2017 à 13:43 Le ministère du Développement rural a lancé, samedi à Bimbo, une banlieue de Bangui, la campagne caféière 2016-2017, caractérisée par la hausse des prix en faveur des planteurs de café.

 

Ainsi le kilo de café cerise est vendu à 375 FCFA tandis que les cafés marchands se vendent pour la première qualité à 800 le kilo et le second à 900 FCFA.

 

Les exportateurs ont demandé au gouvernement d’intervenir pour éviter le désordre noté dans le circuit.

 

Pendant ces dernières années, les groupes armés qui sévissent dans certaines zones caféières ont empêché les exportateurs de s’adonner librement au commerce du café.

 

Les groupes confisquent les sacs de café ou se permettent de fixer eux-mêmes les prix aux paysans.

 

Cette année, le gouvernement a recommandé aux négociants de n’acheter le café que dans les zones où il y a la sécurité, histoire d’éviter les désagréments des campagnes antérieures.

 

Le café est produit en RCA dans au moins 4 préfectures et constitue une devise pour les habitants, même s’il est en perte de vitesse à cause de l’insécurité et des maladies qui affectent les plantes.

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 16:49
Le prochain sommet de la CEMAC aura lieu le 17 février 2017 en Guinée Equatoriale

 

 

 

11/02/17 (Gabon Actu)

 

Le prochain sommet de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) se tiendra le vendredi 17 février 2017 à Oyala, en République de Guinée Equatoriale, annonce l’institution communautaire dans son site internet.

 

Le sommet a été convoqué par le président de la Guinée Equatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo en sa qualité de président en exercice de la CEMAC ;

 

Selon le communiqué, plusieurs dossiers liés à l’intégration économique et destinés à accélérer la sortie de crise en zone CEMAC figureront à l’ordre du jour.

 

Dans cette perspective, la 31ème Session Ordinaire du Conseil des Ministres de l’Union Économique de l’Afrique Centrale (UEAC) se tient du 07 au 15 février 2017 au Grand Hôtel de DJIBLOHO, indique la CEMAC.

 

Les 6 pays membres de la CEMAC sont le Cameroun, la Centrafrique, le Congo (Brazzaville), le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad. Tous ces pays partagent une monnaie commune (le FCFA). Seule la Centrafrique n’exploite pas le pétrole d’où la grave crise économique qui frappe les pays de la région à cause de la mévente de l’or noir.

 

Carl Nsitou

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 16:37
Oxfam demande plus d’efforts pour assurer la protection et sécurité des quartiers de retour

 

 

 

L'ONG appelle le gouvernement et la MINUSCA à prendre des mesures

 


L’ONG Oxfam a manifesté ses préoccupations pour la situation fragile des personnes retournées dans les quartiers voisins du PK5 après les derniers événements violents du 7 février.


« Dans les quartiers comme Fondo, Yambassa, Ramandji les centaines de personnes qui étaient retournées dans des conditions très vulnérables, se déplacent à nouveaux vers l’aéroport et dans autres sites où il n’existe plus d’abris et de services pour les accueillir.», a signalé Ferran Puig, Directeur d’Oxfam en République Centrafricaine.

 

« La situation reste préoccupante malgré les efforts dans le processus de retour. Le gouvernement doit répondre aux besoins des personnes affectées par cette nouvelle vague de violence et doit prioriser le réinstallation des déplacés dans des zones sécurisées dans une politique de solutions durables », dit-il.

 

Pour cela, l’ONG recommande des mesures de suivi et d’accompagnement pour les personnes ayant récemment quitté les sites de déplacés et la garantie de l’accès aux services de bases aux populations dans les quartiers de retour. « L’accès à l’eau, à la santé, à l’alimentation et à l’éducation est encore un défi pour ces populations » a déclaré Puig.


Persistance de l’insécurité dans les quartiers de retour

 

L’ONG signale que bien que certains déplacés aient entrepris de retourner dans leurs quartiers les conditions de sécurité et de dignité ne sont pas suffisantes.



Dans ce sens, Oxfam dénonce qu’avant les violences perpétrées ces derniers jours, plusieurs cas de protection avaient déjà été reportés y compris des braquages, des vols et des violences sexuelles. Pour le seul mois de Janvier, Oxfam a identifié 147 cas de protection, soit une augmentation de 47% par rapport au mois d’octobre dernier. Dans ces 147 cas, plus d´un quart (27,21%) représentent les cas d’entraves aux services sociaux de base, un cinquième (19,05%) des cas sont des agressions physiques, et 14,29% des cas enregistrés sont des cas de viols et violences sexuelles.

 

Puig rappelle que : « selon son mandat, la MINUSCA à l’obligation de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité dans ces quartiers. Une possibilité serait d’augmenter sa présence et augmenter son engagement avec les communautés, en particulier les comités de retour, pour répondre rapidement aux alertes communautaires en cas de risques ou de violences ».

 

Oxfam appelle aussi les autorités centrafricaines à poursuivre leurs efforts d’amélioration des conditions de sécurité et de dignité dans les zones de retour et à rétablir un environnement de cohésion sociale dans la zone du PK 5.

 

Depuis janvier 2014, Oxfam intervient dans les sites des déplacés de Bangui à travers les projets d’accès à l’eau, à l’assainissement et de protection ainsi que dans les quartiers afin d’accompagner les mouvements de retour des déplacées en leur offrant des services sur leur lieu de réinstallation, dans les 3ème, 5ème et 8ème arrondissements et dans la commune voisine de Bimbo.

 

Júlia Serramitjana | Media Officer OXFAM |Quartier SICA II, Nº667,

 

Derrière Fédération de Scoutisme | Bangui, République Centrafricaine (CAR), Phone: (+236) 72 85 09 55 email:medocf@oxfamintermon.org, Rejoignez sur Twitter @oxfamenrca webmail: www.oxfam.org

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 18:37
Sécurisation au KM5 de Bangui : 4 morts et 26 blessés (MINUSCA)

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 10/02/17 - L’opération de sécurisation menée au KM5, dans le 3ème arrondissement de Bangui, par les Forces de sécurité intérieures (FSI), appuyées par la Force et la Police de la MINUSCA, s’est soldée par 4 morts et 26 blessés, a annoncé la Force onusienne.

 

On compte parmi les victimes, des hommes armés et des civils. Les blessés ont été transférés vers une structure sanitaire, gérée par une organisation humanitaire internationale. À la suite de l'incident, des éléments armés avaient fait incursion dans ce centre de santé dans l’intention de tuer certains blessés.

 

Plusieurs maisons, une école et une église ont été détruites en représailles à cette opération. Le site des déplacés de l’aéroport Bangui Mpoko délaissé depuis un mois a été pris d’assaut par les habitants qui ne supportent pas cette nouvelle situation d’insécurité créée par l’opération menée par le gouvernement et la MINUSCA.

 

Tout en appelant les populations à garder le calme et à éviter tout acte susceptible d’exacerber les tensions inter-communautaires, la MINUSCA souligne qu’elle continuera à appuyer les forces de sécurité intérieure pour protéger les populations civiles et maintenir l’ordre.

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 18:25
Soudan du Sud: de nouvelles milices ont vu le jour, déplore le médiateur

 

 

Nairobi - AFP / 10 février 2017 15h28 - De nouvelles milices armées ont vu le jour dans les provinces méridionales d'Equatoria au Soudan du Sud, depuis la flambée de violences de juillet 2016 dans la capitale Juba, a déploré vendredi le médiateur régional Festus Mogae devant la presse à Nairobi.



"De nouveaux groupes ont vu le jour qui n'existaient pas avant. De nouvelles milices. Ce sont de nouveaux développements depuis juillet, des développements indésirables", a déclaré l'ancien président du Botswana et président de la Commission de surveillance et d'évaluation de l'accord de paix (JMEC) d'août 2015.



"Il y a des allégations selon lesquelles certains de ces groupes ciblent des Dinka", l'ethnie du président sud-soudanais Salva Kiir, dont les troupes ont été à leur tour accusées d'avoir perpétré des assassinats à caractère ethnique, notamment à Yei (Equatoria du centre).



Les provinces d'Equatoria (Ouest, Est et Centre) avaient été globalement épargnées par les combats de la guerre civile déclenchée à partir de décembre 2013 et opposant les troupes de Salva Kiir aux hommes de l'ancien vice-président Riek Machar.



Mais ces six derniers mois, elles ont été le théâtre de violences parmi les pires du pays, notamment à Yei, à une centaine de km au sud-ouest de Juba, poussant des dizaines de milliers de personnes à se réfugier en Ouganda voisin.



Ces atrocités ont suscité l'émoi de la communauté internationale. Des experts de l'ONU rapportaient début décembre qu'un "nettoyage ethnique" était en cours dans plusieurs régions du Soudan du sud, pointant du doigt les exactions des soldats gouvernementaux.



M. Mogae a décrit une mosaïque de groupes aux agendas variés, témoignant de la complexité du conflit sud-soudanais.



Certains sont des miliciens animés par un désir de vengeance sur des lignes ethniques. D'autres incarnent un sentiment de marginalisation et d'exclusion au regard de l'accord de paix d'août 2015, entre principalement les Dinka de Salva Kiir et les Nuer de Riek Machar. D'autres encore, a poursuivi M. Mogae, sont tout simplement des criminels, qui se sont fait une spécialité de piller l'aide humanitaire.



"C'est pourquoi nous disons au gouvernement: faites quelque chose. Les Équatoriens sont des citoyens à part entière", a poursuivi M. Mogae.



Indépendant depuis 2011, le Soudan du Sud a plongé en décembre 2013 dans une guerre civile ayant fait des dizaines de milliers de morts et plus de 3 millions de déplacés. Un accord de paix signé en août 2015 avait fait naître de timides espoirs de pacification, mais il est moribond depuis les combats de juillet 2016 à Juba.



M. Mogae, qui s'exprimait devant l'association des correspondants de la presse étrangère au Kenya, a également jugé que l'actuel gouvernement d'unité nationale n'était pas assez représentatif.



"Le gouvernement doit être plus inclusif. Il doit inclure des gens du camp de Riek Machar. Il doit inclure des Equatoriens", a estimé le médiateur.



A la suite des combats de juillet, Riek Machar avait dû fuir la capitale et il vit depuis en exil en Afrique du Sud. L'opposition s'était alors scindée en deux factions: l'une loyale à M. Machar, qui n'est plus représentée dans les institutions de transition, l'autre favorable à Taban Deng Gaï, nommé vice-président du pays à la place de M. Machar.



"Il est clair que la majorité de l'opposition est toujours derrière Riek Machar", a déclaré M. Mogae, estimant que l'ex-chef rebelle avait l'ascendant sur environ 75% des troupes rebelles dans le pays, contre 25% pour Taban Deng Gaï.



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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 17:59
RCA : le ministre des Finances demande l’effacement de la dette contractée auprès de la Chine
RCA : le ministre des Finances demande l’effacement de la dette contractée auprès de la Chine

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) – fév 10, 2017 à 12:28 Le ministre centrafricain des Finances et du Budget, Marie Henri Dondra, lors d’un échange avec l’ambassadeur de Chine, Ma Fulin, a demandé à ce dernier de plaider auprès des autorités de son pays pour l’effacement de la dette contractée auprès de Pékin.

 

Selon le ministre qui s'entretenait jeudi à Bangui avec le diplomate, son pays pourrait en cas de réponse positive de la Chine se consacrer à la mobilisation des ressources promises par les partenaires financiers lors de la table ronde de Bruxelles tenue en novembre dernier.

 

A l’issue de cette rencontre, les bailleurs de fonds avaient promis une enveloppe de 2,5 milliards de FCFA.

 

Le montant de cette dette n’a pas été rendu public, mais il faut noter que la Chine investit pour le moment beaucoup en Centrafrique, notamment dans le domaine des infrastructures et des mines.

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