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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 15:50
RCA: Toussaint Muntazini Mukimapa nommé procureur de la Cour pénale spéciale

 

 

 

Par RFI Publié le 15-02-2017 Modifié le 15-02-2017 à 14:56

 

Le procureur spécial pour la Cour pénale spéciale en Centrafrique a été officiellement nommé ce mercredi 15 février au matin. Il s'agit de Toussaint Muntazini Mukimapa. Il aura la lourde tâche d'instruire les dossiers à charge contre les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité.

 

C'est donc le colonel Toussaint Muntazini Mukimapa de la République démocratique du Congo qui a été nommé procureur spécial pour la Cour pénale spéciale en République centrafricaine.

 

Ce haut magistrat, qui a effectué l'essentiel de sa carrière au ministère de la Défense en RDC, est un habitué des instances internationales respecté dans le milieu de la justice.

 

Jusqu'ici directeur de cabinet de l'auditeur général des forces armées en RDC, il aura la responsabilité d'enquêter sur les crimes commis par les groupes armés lors de la dernière crise centrafricaine, mais également sur des crimes remontant à 2003.

 

La Cour pénale spéciale en République centrafricaine, créée en juin 2015, est une juridiction qui regroupe des magistrats nationaux et internationaux et qui appliquera le droit centrafricain, tout en excluant la peine de mort toujours en vigueur en RCA.

 

Le procureur Muntazini Mukimapa entre en fonction ce mercredi, mais devra attendre la nomination des autres membres de la Cour pénale spéciale avant de se mettre au travail.

 

Son rôle d'enquêteur s'annonce délicat, notamment vis-à-vis de groupes armés toujours actifs dans le pays.

 

 

LE CONGOLAIS TOUSSAINT MUNTAZINI PROCUREUR DE LA COUR PÉNALE SPÉCIALE DE CENTRAFRIQUE

 

Le Président de la République, Faustin Archange Touadéra a signé, ce mercredi 15 février 2017, le décret nommant Toussaint Muntazini, originaire de la République démocratique du Congo (RDC), en qualité de Procureur près la Cour Pénale Spéciale de la République centrafricaine.

 

Détenteur du Diplôme de Licencié en Droit de l’Université nationale du Zaïre/Campus de Kinshasa en 1977 (Option : Droit privé et judiciaire), il s’enrôle volontairement l’année suivante au sein des Forces Armées Zaïroises comme Magistrat militaire. À cet effet, il gravit tous les échelons de la carrière de Magistrat militaire, depuis le grade judiciaire de Substitut de l’Auditeur militaire de garnison jusqu’à celui qu’il occupait il y a peu de Premier Avocat Général près la Haute Cour militaire, soit : le deuxième rang hiérarchique après celui de l’Auditeur Général, le Chef de Corps des Magistrats militaires des Parquets. Il porte actuellement le grade militaire de Colonel.

 

De mars 2003 à ce jour, il occupait les fonctions de Directeur de Cabinet de l’Auditeur Général des Forces Armées de la RDC. En cette qualité, il assurait  quotidiennement le suivi institutionnel de tous les Auditorats militaires de la RDC, tout en accompagnant les Agences du Système des Nations Unies et les ONG partenaires d’appui aux juridictions militaires. Dans le même ordre d’idées, en tant que Point Focal de la coopération avec la Cour pénale internationale, il a joué un rôle majeur, non seulement dans la mise en place des instruments juridiques susceptibles de faciliter l’interaction de la Justice militaire congolaise avec la CPI, mais également dans l’aboutissement de toutes les procédures concernant les ressortissants de la RDC déférés devant cette Juridiction.

 

La Cour pénale spéciale de la République centrafricaine a été créée par la loi n°15.003 du 3 juin 2015. Elle est compétente pour enquêter, instruire et juger les violations graves des droits de l’Homme  et les violations graves du droit international humanitaire, commis sur le territoire de la République centrafricaine depuis le 1er janvier 2003, telles que définies par le Code Pénal centrafricain et en vertu des obligations internationales contractées par la République centrafricaine en matière de droit international, notamment le crime de génocide, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre objets des enquêtes en cours et à venir.

 

Il s’agit d’une juridiction spéciale intégrée dans le système judiciaire national pour une durée de cinq ans renouvelables. Elle applique le droit pénal et procédural centrafricain, avec la possibilité de se référer aux normes et règles internationales pour combler des lacunes ou insuffisances du droit national. Elle bénéficie d’une primauté de compétence vis-à-vis des autres juridictions nationales et travaillera en complémentarité avec la CPI qui a une primauté de compétence (elle se désistera au profit de la CPI en cas de besoin).

 

La Cour pénale spéciale est composée d’une chambre d’instruction, d’une chambre d’accusation spéciale, d’une chambre d’assises et d’une chambre d’appel. Elle est assistée dans ses actes quotidiens par un Greffe. Le Ministère public y est représenté par le Parquet du Procureur Spécial et la police judiciaire par l’Unité Spéciale de Police Judiciaire.

 

Elle bénéficie du concours d’un personnel international, soit 12 magistrats internationaux au moins (dont le Procureur Spécial International) et un Greffier international adjoint, aux côtés du personnel national, soit 13 magistrats centrafricains au moins (dont le Président de Cour)  sans compter le personnel d’appui. A ce nombre s’ajoutent les officiers de police judiciaire de l’Unité Spéciale de police judiciaire qui sont tous Centrafricains.

 

La MINUSCA s’est dotée d’une Unité d’Appui à la Cour pénale spéciale qui travaille en étroite collaboration avec le PNUD et d’autres partenaires internationaux pour appuyer le gouvernement dans l’installation effective de cette juridiction. Par ailleurs, avec la facilitation des Nations Unies et du PNUD, un groupe de référence a été créé à New York en mai 2015, pour mobiliser les partenaires techniques et financiers autour de l’appui politique, technique et financier nécessaire à l’opérationnalisation et au bon fonctionnement de la Cour.

 

 

Centrafrique : Nomination du Procureur de la Cour Pénale Spéciale

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 15 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 15 Février 2017 (RJDH)–Le Président de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadéra a nommé ce mercredi 15 février, Toussaint Muntazini-Mukimapa, Procureur de la Cour Pénale Spéciale.

 

Le Colonel Toussaint Muntazini –Mukimapa de la République Démocratique du Congo (RDC), est nommé ce mercredi 15 février par le Président de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadéra, Procureur de la Cour Pénale Spéciale pour la Centrafrique.

 

Le colonel Toussaint Muntazini –Mukimapa fut premier avocat général des Forces armées de la République Démocratique du Congo (RDC), point focal de la coopération entre la Cour Pénale Internationale et le système de justice militaire de la RDC.

 

La Cour Pénale Spéciale pour la Centrafrique est une institution judiciaire qui a été créée pour juger les auteurs de graves violations des droits internationaux et des droits humains perpétrés en Centrafrique de 2003 à 2015. Elle sera composée de 13 juges nationaux et de 14 magistrats étrangers.

 

La nomination du procureur de la CPS intervient avec la recrudescence des violences au centre de la RCA et au lendemain de la publication du rapport de d’Amnesty international sur la justice centrafricaine.

 

La Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) Afrique, qualifie déjà cette nomination « d’une avancée concrète et positive de l’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale en Centrafrique ».

 

Plusieurs organisations des droits de l’homme, nationales et internationales ont réclamé la mise en route rapide de cette cour pour combattre l’impunité.

 

 

RCA : un procureur congolais pour la Cour pénale spéciale

 

http://www.radiondekeluka.org/    mercredi 15 février 2017 14:19

 

Toussaint Mutazini Mukimapa, haut-magistrat ressortissant de la République Démocratique du Congo, a été nommé Procureur de la Cour pénale Spéciale (CPS). Le décret le nommant a été signé le 14 février par le président de la République, Faustin Archange Touadera. Ce juriste de formation sera appelé à porter l'accusation contre les auteurs des « crimes de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre », commis en RCA depuis le « 1er janvier 2003».



Attribué à un magistrat international, l'avis à candidature du procureur spécial de la CPS a été lancé par le secrétariat des Nations-Unies, a indiqué le ministre de la justice Flavien Mbata. Au niveau national, la Minusca, selon lui, a travaillé avec « le concours des membres du Conseil supérieur de la magistrature », et finalement, « le haut magistrat de la RD Congo, Toussaint Mutazini Mukimapa a été retenu ».


Juridiction nationale, la CPS qui comprendra des magistrats nationaux et internationaux aura à « enquêter, instruire et juger les violations graves des droits humains » et les « violations graves du droit international humanitaire ». La peine maximale prévue par la loi n°15.003 du 3 juin 2015 créant la CPS est la « perpétuité ».



NOTICE BIOGRAPHIQUE

 


Monsieur Toussaint MUNTAZINI MUKIMAPA est un Haut Magistrat, ressortissant de la République Démocratique du Congo (RDC).


Licencié en Droit de l’Université nationale du Zaïre/Campus de Kinshasa en 1977 (Option : Droit privé et judiciaire), il s’enrôle volontairement l’année suivante au sein des Forces Armées Zaïroises comme Magistrat militaire.


De mars 2003 à ce jour, il occupait les fonctions de Directeur de Cabinet de l’Auditeur Général des Forces Armées de la RDC. En cette qualité, il assurait quotidiennement le suivi institutionnel de tous les Auditorats militaires de la RDC, tout en accompagnant les Agences du Système des Nations Unies et les ONG partenaires d’appui aux juridictions militaires.


En coordination avec tous les partenaires de la Justice militaire, il a contribué à la planification et à la mise en œuvre des activités de renforcement des capacités des acteurs judiciaires, particulièrement en matière de crimes internationaux et de ceux relatifs aux violences sexuelles. Compte tenu de l’ampleur des crimes internationaux commis dans son pays, il a, au courant de l’année 2015, initié un processus de priorisation des cas en vue d’accélérer leurs procédures.


Son expérience de manager et de formateur, alliée à celle d’Officier du Ministère Public, dont la carrière a été entièrement vouée à soutenir l’accusation dans des contextes post-conflits fort délicats, lui seront particulièrement utiles dans l’exercice de ses futures fonctions de Procureur Spécial Indépendant de la Cour Pénale Spéciale de la République Centrafricaine.

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 11:31
Difficile insertion au Cameroun des jeunes Centrafricains ayant fui la guerre

 

 

 

15/02/17 (La Voix de l'Amérique)

 

Les Centrafricains réfugiés au Cameroun ne sont pas au bout de leurs peines. Alors que certains ont pu s'insérer dans la société à travers divers métiers ou études universitaires, d'autres vivent un véritable désarroi.

 

Piko est un jeune comédien conteur originaire de la République centrafricaine.

 

A Bangui, il habitait le quartier Boy-Rabe, cible de la fureur des rebelles de la Seleka après le renversement de l’ex-président François Bozizé. Pour échapper à la mort, le jeune artiste a rallié le Cameroun par voie terrestre.

 

Le séjour au départ n’a pas été facile : « Je n’avais personne pour me soutenir. Partout où j’allais, j’étais considéré comme un étranger. Une fois, j’ai pris part à un casting pour le rôle d’une femme. Il fallait se déguiser. J’ai réussi mon déguisement au point que cela a attiré l’attention du metteur en scène », se rappelle-t-il.

 

Mais ce premier coup de talent était loin d’ouvrir de meilleures perspectives de carrière au jeune Centrafricain. Il a fallu qu’il monte son propre projet de spectacle pour attirer l’attention des amoureux du théâtre et de la comédie.

 

« C’est ainsi que je me suis fait des relations à travers la formule ‘théâtre sous le manguier’. En effet, il était question de prester lors des soirées privées. Et ce sont des expatriés installés au Cameroun qui m’invitaient le plus », ajoute t-il.

 

Ce sera là la porte qui va lui valoir un toit : une chambre gratuite dans une villa. Ce n’est pas rien pour un réfugié.

 

Hébergé par un expatrié français à Yaoundé, le jeune homme de 31 ans, arrivé en septembre 2013 au Cameroun, gagne désormais sa vie au prix de son talent de comédien conteur.

 

« Comme je fais le théâtre et le conte, j’enseigne aussi les petits enfants expatriés dans un collège privé à Yaoundé sur les deux arts. Mes revenus ne sont pas négligeables. Ça donne un peu. Sans oublier, les largesses de mes admirateurs qui me glissent qui 50.000 francs CFA, parfois 100.000 francs CFA pour m’encourager », nous raconte Piko.

 

Quant à Cyriaque, c’est son effort intellectuel qui lui a valu le statut d’étudiant réfugié centrafricain. Il a d’abord séjourné dans un camp de réfugiés dans l’est du Cameroun où il va tenter sa chance. Il est aujourd’hui boursier du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés au Cameroun. Mais ses conditions de vie restent précaires.

 

« Ce que le HCR me donne, c’est pour mes besoins mensuels et les frais académiques. Pour obtenir cette bourse d’excellence, cela n’a été facile. Nous étions près de 250 postulants pour dix places. Et nous sommes tenus d’avoir une moyenne générale de 12/20 au terme de chaque année académique pour être à nouveau boursier. »

 

Cyriaque est inscrit en 2017, en 3ème année du cycle Licence en gestion des ressources humaines, dans une université privée. Nous avons appris de bonne source que la bourse en question lui donne droit à 70.000 francs CFA par mois et 650.000 francs CFA par an, payés directement à l’université pour ses études.

 

Cyriaque ne saurait demander plus. Tout comme Michaël, un autre Centrafricain, 22 ans, lui aussi réfugié de guerre. C’est une église évangélique qui est désormais sa raison de vivre au Cameroun.

 

« C’est l’église qui m’a accueilli. Ça fait un an que je travaille dans cette église dénommée ‘Va et raconte, Temple des Nations’, je fais des montages vidéo, audio des prédications qui sont ensuite diffusées sur la chaîne de télévision de l’église. J’ai un soutien financier qui me permet de satisfaire mes besoins. »

 

L’insertion des jeunes centrafricains au Cameroun concerne aussi Socrates, un ancien membre de la Cellule de presse du président François Bozizé. Responsable multimédia de 2008 à 2012, Socrates a fait contre mauvaise fortune, bon cœur.

 

« C’est pas facile de vivre à l’étranger. On se bat. J’ai ouvert à Yaoundé une structure de montage vidéo, de reportages pour les entreprises, les individus. J’ai aussi mis sur pied une radio en ligne. Je ne suis pas dans les mêmes conditions qu’à Bangui, mais c’est mieux que rien », déclare-t-il.

 

Cependant, Yaoundé n’est pas favorable à tous les jeunes réfugiés centrafricains. Trésor, 20 ans, et trois de ses compatriotes (Tony, 17 ans, Mohamed, 21 ans, et Hamidou, 22 ans) ont fui la guerre à Bangui et partagent les mêmes souffrances. Sans travail, sans argent, ils dorment à la belle étoile.

 

« Pour travailler au noir, je dois parcourir des kilomètres en cherchant quoi faire. A la fin de la journée, j’ai parfois 1.000 francs CFA. C’est l’équivalent de trois jours de ma ration alimentaire », nous confie Trésor.

 

Quand nous faisons la connaissance de ces quatre jeunes centrafricains, l’un d’eux est allongé sur un carton, mal en point, mais sans possibilité de se soigner.

 

Selon le HCR, il y a près de 260.000 réfugiés centrafricains sur le territoire camerounais. Le HCR a cessé d’accorder au Cameroun les aides aux réfugiés urbains, au profit de ceux qui résident régulièrement dans les camps dédiés.

 

Une décision qui a provoqué récemment une manifestation de colère devant les locaux du HCR à Yaoundé. Les réfugiés centrafricains à Yaoundé se comptaient parmi les manifestants.

 

De nombreux Centrafricains au Cameroun ne sont pas enregistrés auprès du HCR, gonflant ainsi la liste des candidats à la survie au Cameroun.

 

Emmanuel Jules NTAP, correspondant VOA Afrique à Yaoundé

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 10:56
RCA: la justice centrafricaine est à reconstruire selon Amnesty international
RCA: la justice centrafricaine est à reconstruire selon Amnesty international

 

 

 

Par RFI Publié le 15-02-2017 Modifié le 15-02-2017 à 08:48

 

Une impunité omniprésente, un système judiciaire lessivé, un budget quasi inexistant... Mardi 14 février, à Bangui, l'ONG Amnesty International présentait aux acteurs de la société civile son dernier rapport sur la Justice en Centrafrique. C'est tout un système à reconstruire.

 

Ils étaient une trentaine de membres de la société civile à assister à l'atelier organisé par Amnesty International et à plancher sur la manière de remettre la justice centrafricaine sur les rails.

 

Le retour à la sécurité, notamment dans l'est du pays toujours contrôlé par les armés, est une condition indispensable pour amorcer un début de justice, comme le souligne Mathias Morouba, président de l'Observatoire centrafricain des droits de l'Homme. « Tant que l'Etat n'est pas en mesure de contrôler une zone, c'est effectivement difficile de rendre la justice dans ladite zone. Les bourreaux et les victimes vivent dans les mêmes localités et c'est dangereux »

 

Le budget de la Justice, qui ne représente que 2% sur celui de l'Etat, est principalement alloué au salaire des fonctionnaires. La part faite aux investissements, comme la réhabilitation des prisons ou la formation est oubliée, déplore maître Bruno Gbiegba, président du Comité national pour la prévention et la répression des génocides. « Il n'y a pratiquement rien qui est affecté aux infrastructures, au matériel, à la formation continue des acteurs de justice. C'est pour cette raison que nous conseillons à nos autorités de mettre l'accent sur le relèvement du budget de la Justice pour lui permettre son fonctionnement d'une manière efficace ».

 

Alors que la Cour pénale spéciale devrait être effective dans peu de temps, celle-ci va intégrer des magistrats nationaux, dans un pays déjà en pénurie de compétences judiciaires.

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 21:20

 

 

 

Recrudescence d'insécurité en RCA : Déclaration des Partis politiques
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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 17:21
Nouvelles nationales sur RJDH
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Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Des hommes armés en provenance du Tchad se dirigent sur Bambari

 

PAR MINERVE NGOUPANDÉ LE 14 FÉVRIER 2017

 

Bandoro, le 14 février 2017 (RJDH) — Une bande armée partie du Tchad a investi hier, 13 février la ville de Kaga-Bandoro aux environs de 20h. Ces hommes armés ont pour destination Bambari en soutien au FPRC. Leur présence a paralysé toute les activités dans la localité.

 

Kaga-Bandoro a été investi hier nuit par des hommes en armes qui ont signalé leur présence par des tirs et leur objectif est la ville de Bambari.

 

Joint par le RJDH, une source anonyme a affirmé que « ces hommes en tenue militaire, venus en moto, ont mis la population en débandade. Des crépitements d’armes ont été entendus également dans la matinée du 13 février 2017 et la ville semble un peu morte ». Il a ajouté que « bon nombre de ce groupe armé a quitté Kaga-Bandoro à destination de Bambari pour renforcer les rangs du FPRC ».

 

Face à cette situation inquiétante, « la MINUSCA a multiplié ses patrouilles dans la ville et a demandé à la population de restreindre leurs mouvements afin d’éviter d’éventuel conflit », a rappelé la même source.

 

Depuis trois mois, le combat fratricide UPC-FPRC sévit au centre de la RCA. Dans cette bataille, le FPRC a perdu l’un de ses généraux tué le 12 février par la Minusca lorsque son convoi voulait franchir la ligne rouge tracée par les casques bleus en Centrafrique.

 

 

Centrafrique: L’insécurité handicape la pérennisation de la culture du coton

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 14 FÉVRIER 2017

 

Bossangoa, 14 Février 2017 (RJDH) — Le président de la délégation spéciale de la ville de Bossangoa, Pierre Dénamguéré, a déclaré la semaine dernière que la restauration de la sécurité dans les régions nord et centre de la RCA, est une condition sine qua none de la relance des activités agricoles.

 

Le 04 février, le Président centrafricain, F.A Touadera a relancé les activités cotonnières à Bossangoa et payé les arriérés aux cotonculteurs. Cela a réjoui le président de la délégation spéciale de la ville de Bossangoa qui a aussi exhorté le Gouvernement à pacifier la région pour un redécollage de l’agriculture centrafricaine.

 

Selon Pierre Dénamguéré, « le gouvernement a l’obligation de restaurer la sécurité en redéployant les forces de sécurité et de défense sur toute l’étendue du territoire. Cette reprise des activités agricoles sera bénéfique aux cotonculteurs, si la libre circulation des personnes et des biens est garantie», suggère-t-il.

 

Il a rappelé que « 61 groupements sur environ 400, perçoivent les arriérés de 2012 à 2014. La campagne cotonnière est aussi un socle de la culture vivrière, parce que les engrains utilisés pour la culture du coton fertilisent le sol cultivable »

 

Environ 400 groupements agricoles des préfectures de l’Ouham et de l’Ouham-Pendé ont été fragilisés par la crise de 2013 à 2014, dont le montant global est fixé à 1 400 000 000 FCFA.

 

 

Centrafrique : Morts et pertes matérielles dans l’attaque d’un village proche de Nana-Bakassa

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 14 FÉVRIER 2017

 

Nana Bakassa, 14 février 2017 (RJDH) — Des hommes armés non identifiés ont attaqué samedi dernier le village Bowaï, proche de la Sous-préfecture de Nana-Bakassa. Trois morts et de nombreux dégâts matériels enregistrés après le passage des bandits.

 

Une semaine après le passage du Chef de l’Etat dans la Préfecture de l’Ouham, les incursions mortelles des hommes armés dans les villages recommencent. Samedi dernier, le village Bowaï a été la cible d’un groupe armé qui serait des ex-Séléka venus de Koui.

 

Joint par le RJDH ce 14 février, le Sous-préfet de Bossangoa, Edouard Ignabouadé, a révélé que les dégâts de l’attaque sont considérables. « Nous avons été informés par le maire de la localité que trois personnes ont été tuées, dont deux hommes et une femme âgée », a-t-il précisé. Il a ajouté qu’« environ 365 maisons ont été pillées et incendiées par ces ravisseurs. Ce bilan est provisoire car la Minusca a été sur les lieux afin de réduire l’avancée des assaillants ».

 

Le Sous-prefet a aussi déclaré que « la population des villages environnants est paniquée suite à cette incursion musclée des groupes armés ».

 

Le Porte-parole de la Minusca,Vladimir Monteiro a confirmé ce bilan et a déploré les attaques perpétrées contre la population civile qu’il a qualifié de « dégâts considérables ». Il a souligné qu’« une patrouille a été organisée afin de réduire les nuisances de ces groupes armés ».

 

Le président de la délégation de la ville de Bossangoa a interpellé le gouvernement à la restauration de la sécurité dans le nord et le centre de du pays pour la libre circulation des personnes et des biens.

 

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 16:39
Paris "préoccupé" par les violences en Centrafrique

 

 

 

14/02/2017 (AFP)

 

La France s'est dite mardi "préoccupée" par les violences entre groupes armés dans la région d'Ippy et de Bambari, dans le centre de la Centrafrique, pays où la situation sécuritaire reste très précaire.


Paris "condamne fermement ces violences et appelle l'ensemble des groupes armés à cesser les hostilités et à rejoindre le processus de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) conduit par les autorités centrafricaines", a indiqué le Quai d'Orsay.

 

"La France réitère son plein soutien au président Faustin Archange Touadéra et aux autorités centrafricaines en vue du rétablissement de la sécurité et de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire", ajoute le ministère, exprimant également son appui à la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).


Samedi, un hélicoptère de cette force a dû intervenir pour stopper des hommes d'armés d'une faction de l'ex-rébellion séléka qui avançaient vers la ville de Bambari. Le "général" Joseph Zoundéko, considéré comme un des chefs influents de cette faction, le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), a été tué lors d'une attaque aérienne menée samedi par la Minusca, a indiqué lundi sous couvert d'anonymat un proche de Joseph Zoundéko travaillant pour une ONG implantée à Bambari.

 

La région est en proie depuis plus d'une semaine à des troubles. Au moins 20 combattants ont été tués dans des affrontements entre deux factions rivales de l'ex-rébellion séléka - le FPRC et l'Unité du peuple centrafricain (UPC) - selon des témoins ayant fui les combats.


La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par la rébellion Séléka, à dominante musulmane.


La contre-offensive des anti-balaka, majoritairement chrétiens, a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

L'intervention de la France en décembre 2013 et des Nations unies a ensuite permis la fin des massacres de masse, l'élection d'un nouveau président et le retour d'un calme relatif dans la capitale Bangui. Mais des groupes armés maintiennent une insécurité permanente dans plusieurs régions du pays.

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 13:47
COMMUNIQUE GOUVERNEMENTAL

 

 

 

Depuis plusieurs mois, des combats opposent le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) dirigé par Nouredine ADAM et l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) d’Ali DARASS, tous issus de l’ex-coalition seleka, dans les préfectures de la Haute-Kotto et de la Ouaka.

 

Ces confrontations violentes injustifiées, qui ont commencé à Bria, ont fait de nombreuses victimes civiles innocentes et provoqué de nombreux déplacés.

 

Pour protéger les populations civiles contre le risque d’extension de ces affrontements violents dans la ville peuplée de Bambari, la MINUSCA avait tracé des lignes rouges et prévenu qu’elle s’opposerait à toute tentative de violation desdites lignes rouges.

 

Malgré les appels au dialogue lancés par le Gouvernement et la médiation de la MINUSCA, le FPRC a entamé une progression fulgurante vers la ville de Bambari.

 

Le samedi, 11 février 2017, une colonne de véhicules du FPRC se dirigeait vers Bambari en vue d’affronter l’UPC, faction rivale de l’ex coalition seleka, violant ainsi les lignes rouges tracées par la MINUSCA en vue de la protection des populations civiles.

 

Dans le cadre de son mandat, la MINUSCA a fait usage de son hélicoptère de combat afin de stopper la colonne du FPRC. Cette intervention a permis d’éviter l’embrasement de la ville de Bambari, qui aurait eu des conséquences dramatiques sur les populations civiles.

 

Le Gouvernement que dirige Monsieur Simplice Mathieu SARANDJI, Premier Ministre, sous la très haute impulsion et le leadership éclairé de Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, déplore cette situation qui n’aurait pas eu lieu si les rebelles concernés étaient rentrés dans le processus DDRR.

 

Le Gouvernement ne comprend pas cette logique d’affrontements armés persistants qui expose les populations civiles innocents à des souffrances indicibles.

 

Il condamne fermement cette tendance à maintenir le pays dans le chaos et l’anarchie.

 

Le Gouvernement appelle tous les groupes armés belligérants à cesser immédiatement et sans condition tout affrontement et d’adhérer au processus DDRR, seule issue de sortie de crise et de rétablissement de la paix durable en République Centrafricaine et réaffirme son appui à l’action de la MINUSCA.

 

                        Fait à Bangui, le 13 Février 2017

 

Le Ministre porte-parole du Gouvernement

 

Théodore JOUSSO

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 13:22
RCA : L’armée sénégalaise de la Minusca neutralise un convoi de 300 hommes lourdement armés

 

 

 

Source : dakaractu

 

13 février 2017  Samedi, les hélicoptères de l’armée sénégalaise engagés pour le compte de la Minusca et sous les ordres du Général Balla Keïta, ont neutralisé un convoi de 300 hommes lourdement armés, faisant partie de la coalition emmenée par le FPRC de Nourredine Adam, dans leur marche sur Bambari, ville contrôlée par l’UPC d’Ali Darass, lui-même membre de l’ex-Seleka.


Les forces sénégalaises engagées dans la Minusca ont détruit plusieurs véhicules lors de cette intervention.


La présence de l’armée sénégalaise en Centrafrique avec le GIGN est très remarquée de part les interventions gagnantes qu’ils y opèrent. Le commandant sénégalais de la force onusienne, Balla Keïta, avait prévenu les groupes armés que des lignes rouges avaient été tracées aux alentours de Bambari, afin de protéger les populations civiles.


Les forces sénégalaises de la Minusca sont sur leur garde face à la détermination de la coalition du FPRC à conquérir la capitale de la Ouaka et à en chasser le général Ali Darass.

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 13:03
FIN DE MISSION DU MINISTRE DES MINES EN AFRIQUE DU SUD

 

 

 

Source : Ambassade de la RCA - Pretoria

 

S.E. Leopold Mboli Fatran, Ministre centrafricain des Mines, de l'Energie et de l'Hydraulique a achevé le 12 février 2017 une mission d'une semaine en Afrique du Sud au cours de laquelle il a pris part au Mining Indaba qui s'est déroulé du 6-9 février dans la ville du Cap.

 

Au cours de son séjour, il a, entre autres, rencontré ses homologues camerounais et kenyan pour discuter de coopération bilatérale.

 

Il a également discuté de perspectives de collaboration avec Christian Braux et Hervé Theveniaut du groupe français BRGM, Andrea Brown et Cyrille Mutombo représentants respectivement les groupes sud-africains DigOil et RandGold Resources.

 

Il a eu une session de travail avec la Banque Africaine de Développement pour solliciter la Facilité Africaine de Soutien Juridique et s'est entretenu avec Sidy Ouattara de Revenue Development Foundation et le consultant centrafricain Gaëtan Moloto-Kenguemba sur les questions de gouvernance dans le secteur minier.

 

Il a enfin visité les locaux de Trans Atlantic Gem Sales, plateforme électronique de diamants basée au Cap avant de s'envoler dans le nord de la province du Cap pour un tour du propriétaire des installations modernes et impressionnantes de Kalagadi Manganese.

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 00:49
RCA: malgré l'intervention de la Minusca, les ex-Seleka progressent vers Bambari
RCA: malgré l'intervention de la Minusca, les ex-Seleka progressent vers Bambari

 

 

 

Par RFI Publié le 13-02-2017 Modifié le 13-02-2017 à 22:57

 

Malgré l'opération de la Minusca, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) poursuit lentement sa progression vers Bambari. Le FPRC et le Mouvement patriotique centrafricain (MPC) ont promis de prendre Bambari pour en déloger Ali Darass, le chef de l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC) qui y a établi son quartier général il y a quelques années. La guerre entre la coalition et l'UPC fait rage depuis plusieurs mois dans cette province de la Ouaka.

 

L'opération de la Minusca samedi 11 février ne semble pas avoir complètement stoppé l'avancée des troupes de la coalition FPRC-MPC vers le sud, en direction de Bambari.

 

Si plusieurs pickups ont été détruits à Ngawa 1 par l'hélicoptère des Nations unies, les éléments de la coalition ont semble-t-il poursuivi à pied, empruntant les sentiers pour entrer discrètement dans Ippy, à une douzaine de kilomètres plus au sud. En douceur, sans combattre, les hommes du FPRC ont donc franchi la fameuse ligne rouge établie par l'ONU.

 

A Ippy se trouve une base temporaire de la Minusca et des casques bleus mauritaniens et bangladais. De nombreux déplacés y avaient trouvé refuge, mais certains ont repris la route. Plusieurs centaines de familles seraient arrivées à Bambari, selon une source humanitaire qui explique que leur décompte est toujours en cours.

 

Par ailleurs le FPRC serait en train de renforcer ses positions à l'autre bout de la ligne de front. « [Dimanche] soir, nous avons vu une trentaine de motos sur lesquelles il y avait des combattants armés arriver du Nord », confie une source à Kaga Bandoro.

 

Des combattants rejoints par d'autres dans la nuit et qui seraient tous partis au petit matin vers Mbrès en contournant le check-point de la Minusca censé empêcher la traversée de Kaga Bandoro. Une fois à Mbrès, les combattants sont à peine à une journée de Bakala où commence la ligne de front.

 

Ville stratégique

 

Pour un groupe armé, Bambari constitue un carrefour stratégique à plusieurs égards. L'homme fort de la ville, Ali Darass, y a mis en place un système de prélèvement de taxes sur les commerçants qui y vivent ou qui y transitent. Moyennant finance, l'UPC accorde sa protection aux transhumants qui convoient les troupeaux de bovins.

 

Par ailleurs, en 2015, un rapport de l'ONG Global Witness démontrait que les compagnies internationales qui exploitent le bois dans la région payaient une redevance aux groupes armés et notamment à l'UPC.

 

Mais surtout, Ali Darass tire d'importants profits du commerce du café dans la Ouaka, et des mines d'or de Ndassima à une soixantaine de kilomètres au nord de Bambari.

 

Enfin, la ville a un intérêt opérationnel majeur. Le FPRC qui, avec son allié le MPC, a promis de prendre la ville, rappelle régulièrement ses velléités de partition de l'est de la Centrafrique. Partition à laquelle Ali Darass s'est toujours dit opposé.

 

En prenant Bambari, la coalition s'octroierait des revenus conséquents, se débarrasserait d'un ennemi encombrant, et s'assurerait une liberté de mouvement pour ses troupes dans la moitié est du pays.

 

Mais Bambari est coupée en deux. La partie occidentale de la ville est contrôlée par les anti-balaka de Gaëtan Boade qui verraient d'un bon oeil qu'Ali Darass soit poussé dehors mais qui craignent cette partition. Des anti-balaka qui pour le moment restent l'arme au pied.

 

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