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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 19:06
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : La lutte contre la corruption, est un défi pour la Douane

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 15 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 15 septembre (RJDH) — Relevé le niveau des recettes de l’Etat par la lutte contre la corruption est un défi pour la Direction Générale de la Douane, a déclaré Dieudonné Koyangbo, Directeur Général Adjoint, Chargé des Services Centraux lors d’une interviews accordée ce mercredi 14 septembre 2016 au RJDH.

 

Dieudonné Koyangbo a relevé les multiples défis que rencontre la Douane pour l’amélioration de la recette. Au nombre de ces défis figurent la lutte contre la corruption. « Le premier défi que nous avons au niveau de la Douane est le relèvement de la recette de l’Etat, cela permettra au Gouvernement de remplir ses obligations régaliennes», a-t-il précisé.

 

Au cours de cet entretien, il a défendu que la Douane ne fait pas de favoritisme, « vous importez des marchandises à caractère commercial, vous devez les dédouaner. Et nous ne faisons pas de distinction entre les commerçants, les autorités ni le personnel douanier. Quel que soit votre fonction, vous êtes tenus de payer les droits et les taxes », a-t-il déclaré.

 

Poursuivant, il a rappelé les mesures coercitives contre les corrupteurs et les corrompus et a reconnu que ce phénomène tant décrié existe bien à la Douane. « Nous sommes conscients de ce phénomène réel qui a un impact sur les recettes de l’Etat. Pour cela, nous allons prendre des mesures qu’il faut, puisque pour qu’il y’a corruption, il y’a aussi des corrupteurs. Nous avons un code de bonne conduite de la douane qui a été vulgarisé. Donc les corrupteurs ou les corrompus qui seront attrapés seront immédiatement sanctionnés, pour cela nous n’allons pas baisser les bras », a-t-il martelé.

 

Trois mois après à la nomination du nouveau Directeur Générale de la Douane, certains postes de contrôle douanier qui étaient formés, sont maintenant opérationnels. Celui de Pk 26 sera opérationnel dans les prochains jours.

 

 

Centrafrique : Reprise progressive à l’hôpital de Kaga-Bandoro après l’incursion des ex-Séléka

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 15 SEPTEMBRE 2016

 

KAGA-BANDORO, 15 Septembre 2016 (RJDH) — L’hôpital préfectoral de Kaga-Bandoro reprend timidement service après sa fermeture occasionnée par l’immixtion d’hommes armés dans ses locaux, le 12 septembre 2016.

 

Après l’intrusion de hommes armés dans cet établissement hospitalier par des Ex-Séléka qui a occasionné sa fermeture, ses activités ont repris progressivement. Justin Dangassa, Chef Section des Soins et Supervision rapporte qu’un service minimum est mis en place en attendant le rétablissement de la sécurité au sein du centre hospitalier.

 

Justin Dangassa a confié au RJDH que le même jour de l’incident, «  nous avons tenu une réunion de crise avec la coordination humanitaire et des recommandations ont été formulées. Nous sommes toujours en pourparlers afin d’apaiser le personnel pour qu’il puisse reprendre les activités et avec le Sous-préfet et le Maire pour que  les patients reviennent ».

 

Selon Justin Dangassa, l’hôpital est tenu pour le moment par les médecins et les agents de santé qui sont appuyés par l’OMS, l’UNICEF et le CICR. La pédiatrie, la chirurgie, la maternité et les dispensaires sont opérationnels. Aussi, les ex-Séléka blessés sont admis à l’hôpital et suivent des soins.

 

Pendant cette intrusion intempestive, quatre (04) matelas du service de la garde et de la pédiatrie ont été emportés.

 

 

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 16:13

 

 

http://mondafrique.com/  par Aza Boukhris - 15 septembre 2016

 

Le retour aux affaires de l'ancien Premier ministre de Bozizé, Faustin-Archange Touadera, a fermé la parenthèse de la Transition, non seulement sur le plan politique mais aussi dans le domaine économique.

 

Comme avant les Accords de Libreville du 11 janvier 2013, la Chine redevient la bienvenue et les contrats passés sous le régime Bozize sont de nouveau honorés. La Chine a mené une politique active envers ce pays aux immenses potentialités où la corruption est endémique et où les droits de l’homme ne préoccupent que quelques ong.

 

A Bangui, les réalisations chinoises emblématiques comme l’hôtel Ledger Plazza ou l’hôpital de l’Amitié et dans l’arrière-pays, les projets dans  l’agriculture, montrent le dynamisme de la coopération chinoise. Plus de 200 étudiants centrafricains sont actuellement en formation en Chine.

 

Pétrole, forêts et uranium

 

La Chine est particulièrement intéressée par les immenses forêts peu exploitées, les 15 millions d’hectares de terres arables quasiment en jachère, le pétrole, les terres rares et l’uranium. Avant le fiasco de Bakouma, Areva s’était rapprochée des capitaux chinois et les gisements prometteurs du pétrole de la zone frontalière avec le Tchad avaient déjà fait l’objet de permis concédés à la Chine par Bozizé et son gouvernement.

 

L’interminable contentieux avec l’américain Jack Grynberg et sa société Grynberg Petroleum avait pourri les relations entre les États Unis et le régime Bozizé, avec comme bouc émissaire, le tout puissant ministre d’État et neveu de Bozize, Sylvain Ndoutingai. Grynberg avait obtenu, de l’ancien président Patasse et de son Premier ministre Anicet-Georges Dologuele, un  permis de 13, 7 millions d’acres pour le gisement allant de Markounda à Boromata, le long de la frontière tchadienne, jouxtant le gisement tchadien de Doba. Grâce à l’ambassadeur centrafricain à Washington, ce contrat ne fut pas immédiatement dénoncé. Il le fut lorsque cet ambassadeur fut affecté à Pékin.

 

C’est la China Poly Group Corporation avec sa filiale Poly Technologies qui obtint, en 2007, un permis pour ce gisement du nord-est de la Centrafrique, fief de l’ex Seleka. Ce conglomérat chinois est aux mains de l’État chinois et notamment des militaires. Il est, en outre, spécialisé dans la vente d’armes et les conseils en matière de défense et de sécurité.

 

Bozize, Ndoutingai et Touadera avaient joué Poly Tech contre Grynberg. Certains observateurs pensent que ce fut l’une des causes de l’éviction de Bozizé. De fait, les ex Seleka furent opposés à l’implantation chinoise. Poly Tech a subi d’importants préjudices durant la Transition, notamment sous Djotodia. Aujourd’hui, on revient à la situation de 2012. Les Chinois retrouvent leurs droits et évidemment entendent désormais les protéger avec une petite centaine de militaires chinois relevant indirectement du conglomérat. Cette immixtion militaire a surpris les Centrafricains et n’a pas trouvé d’échos dans la classe politique, mobilisée par la préparation de la Table ronde des bailleurs, prévue à Bruxelles, en novembre prochain.

 

Ce gisement pétrolier du nord-est n’intéresse plus Grynberg Petroleum, désormais très présent dans les gisements de gaz de schiste aux États Unis et encore moins les Majors, dont le français Total, qui prennent en compte le prix du baril à moins de 50 dollars et les problèmes sécuritaires et d’acheminement.

 

En revanche, le Qatar n’est pas loin de cette nouvelle donne pétrolière. Le Groupe de Issam Abu Issam (IAS), d’origine palestinienne, est partenaire de Poly Technologies. IAS est implanté en Centrafrique depuis 2005 et possède des intérêts dans le diamant, notamment dans la région de Carnot. L’exploitation des gemmes est d’un intérêt évident pour le Qatar et les Émirats Arabes Unis qui exerce actuellement la présidence du Processus de Kimberley. Dubai et avec Anvers la destination des diamants exploités illégalement par les seigneurs de la guerre de l’ex Seleka.

 

Afin d’éviter les aléas du transport du pétrole vers le Golfe de Guinée, le raccordement au pipe-line soudanais offre des avantages. La distance entre Birao et Port-Soudan est à peu près la même que celle entre Birao et Douala.

 

Pendant que la France dépense sans compter pour essayer de sécuriser un pays hors de contrôle, la Chine et le Qatar font du business à peu de frais et les autorités centrafricaines, déçues du retrait prématuré de Sangaris, s’affranchissent enfin de leurs liens de dépendance.

 

Lu pour vous : La Centrafrique lorgne vers la Chine et le Qatar
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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 12:41
THIMO : Belvia BONGO , une ouvrière au parcours atypique

 

 

Source : THIMO Magazine n° 3 septembre 2016

 

Recrutée en février 2016 comme manœuvre par le groupement d’entreprises GSM/US, Belvia Bongo , 27 ans, vient d’être classée dans la catégorie des ouvriers.  Grâce à sa capacité d’adaptation et son dévouement au travail.

 

Après trois mois d’activités sur le chantier HIMO, Belvia Bongo, 27 ans, vient de passer, de la catégorie des manœuvres à celle des ouvriers. Justement parce qu’elle a suscité l’admiration de ses chefs hiérarchiques. Ils ont perçu de l’avenir chez cette jeune femme. « Elle répond toujours à l’appel et n’a aucun complexe d’infériorité face à ses collègues hommes », confie José KENZA, Chef d’équipe du groupement d’entreprise GSM/US chargé de l’exécution des Travaux à Haute Intensité de Main d’Œuvre (THIMO) dans le 2ème Arrondissement de la ville de Bangui.

 

GSM/US a démarré les Travaux HIMO en janvier 2016. Il s’agit, plus précisément, de la création de fossés maçonnés, de l’aménagement de la voirie, de l’entretien des ouvrages en béton, de la démolition et la reconstruction des ouvrages en béton.

 

Pour ces activités, le groupement d’entreprises a recruté de nombreux jeunes et femmes démunies venus de différents quartiers du 2ème arrondissement de la ville de Bangui. Parmi eux, Belvia Bongo et bien d’autres femmes décidées à gagner leur pain à la sueur de leur front.

 

L’unique femme manœuvre !

 

A ce jour, les femmes représentent 8,02% des manœuvres recrutés par les entreprises et PME en charge d’exécution des Travaux HIMO dans les différents arrondissements ciblés de la capitale. Sur les 109 ouvriers recrutés au mois de juin 2016, il n’existe qu’une seule femme, Mlle Belvia Bongo, sortie de l’ordinaire.

 

Le travail est le seul secret de cette mère de deux enfants détentrice d’un Brevet des Collèges (BC). Sa capacité d’adaptation lui a permis d’apprendre rapidement la maçonnerie sur le tas. Elle s’est faite remarquée par ses chefs qui ont fait d’elle l’unique manœuvre du groupement d’entreprise GSM/US. « Elle sait manier la truelle, poser les pierres… », se réjouit José KENZA.

 

Comme on peut le constater, le savoir-faire de Belvia Bongo dans le domaine de la maçonnerie s’est nettement amélioré. De même que son salaire journalier, qui est passé de 2.000 francs CFA à 2500 francs CFA.

Avec les revenus tirés des Travaux HIMO, Belvia Bongo parvient à se prendre en charge et à payer les frais de scolarité de ses deux enfants.

 

Mais à la différence des autres femmes de sa génération, qui ont un penchant pour le petit-commerce, Belvia Bongo, elle, entend suivre une formation dans le domaine de Bâtiments et Travaux Publics (BTP). 

 

Bon vent à elle ! 

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 11:29

 

 

http://lepays.bf/ 14 septembre 201

 

L’on avait eu la faiblesse de croire qu’avec l’avènement, le 12 mars 2016, du gouvernement d’union nationale piloté par Fayez el-Sarraj, la Libye s’acheminerait vers une issue heureuse de la crise dans laquelle elle est empêtrée depuis la chute du colonel Kadhafi. On le croyait d’autant plus que ce cabinet avait été porté sur les fonts baptismaux par la Communauté internationale, de manière unanime. Celle-ci, pour suivre sur le terrain l’évolution de la situation, y a dépêché un représentant, en la personne de Martin Kobler. Ce dernier est témoin du fait que la mayonnaise concoctée par l’ONU, a du mal à prendre en Libye. Et c’est le moins que l’on puisse dire. La preuve est que, toute affaire cessante, Martin Kobler a été obligé de faire le déplacement du siège de l’ONU pour briefer le Conseil de sécurité sur l’actualité du pays. Et celle-ci est plus que préoccupante.

 

Bien des Libyens ont le sentiment que Sarraj leur a été imposé par l’Occident

 

En effet, le Général Haftar, qui n’a jamais fait de son hostilité au schéma onusien de sortie de crise en Libye, un mystère, vient d’apporter la preuve, s’il en est encore besoin, que sans lui, il est illusoire de parler de paix et de cohésion nationale en Libye. Pour ce faire, il a jeté son dévolu sur quatre terminaux pétroliers du Nord-Est libyen. Et le moins que l’on puisse dire est que ça lui réussit parfaitement. Car, au moment où nous tracions ces lignes, les forces qui lui sont fidèles avaient réussi le tour de force de contrôler la totalité du croissant pétrolier du pays. Pour un véritable pied de nez fait à la Communauté internationale, c’en est un. Et cette dernière, impuissante, ne peut que constater les dégâts. Et Martin Kobler, son représentant permanent en Libye, ne peut que se résoudre à aller faire le triste bilan devant le Conseil de sécurité de l’ONU à New-York. Il ne pouvait pas en être autrement. Car le cheval sur lequel la Communauté internationale a misé pour pacifier le pays, le parachuté Fayez el-Sarraj, n’a pas les moyens qu’il faut pour ramener le général rebelle dans les rangs. Et le péché originel qui explique cette impuissance de Fayez el-Sarraj, c’est que bien des Libyens ont le sentiment que l’homme leur a été imposé par l’Occident. Et quand on sait que la Libye a été nourrie pendant plus de 40 ans au lait du nationalisme militant de Kadhafi, il est aisé de comprendre pourquoi, ils sont nombreux les Libyens, à percevoir le malheureux el- Sarraj comme un fantoche ou encore comme un valet de l’extérieur pour l’aider à faire main basse sur les immenses ressources pétrolières de la Libye. Ce discours fait florès aujourd’hui dans le pays, notamment au sein de la plupart des tribus qui peuplent la Libye. Sociologiquement voire politiquement, nul ne peut gouverner la Libye dans la sérénité, sans la caution de ces tribus. Même au temps de Kadhafi, les institutions du pays leur devaient, en partie, leur stabilité. Or, le moins que l’on puisse dire est que les puissantes tribus du Nord-Est du pays, dans leur majorité, ont toujours boudé le gouvernement d’union nationale basé à Tripoli. Elles lui reprochent, en plus d’avoir été mis en place par la seule volonté de la Communauté internationale dont il est à la solde, de n’être pas représentatif de la Libye dans sa diversité, en termes de tribus.

 

Le général Haftar est un moindre mal

 

Le général Haftar a dû surfer sur cela pour renforcer, peut-on dire, son emprise sur la Libye. Cet atout de taille, ajouté au fait qu’il fait pratiquement l’unanimité au sein de l’armée ou du moins, de ce qui en reste après la chute de Kadhafi, fait de lui une personne incontournable dans la résolution de la problématique libyenne. Ne pas reconnaître cette réalité est une grave erreur. C’est pourquoi l’on peut se permettre de suggérer à la Communauté internationale, de revoir sa copie en ce qui concerne ses rapports avec le général Haftar. Autrement, elle doit se convaincre qu’elle va quitter la Libye sur un échec cuisant et humiliant. Elle doit d’autant plus intégrer cette donne dans son souci de pacifier la Libye, que le général Haftar est un moindre mal par rapport à la menace que font peser sur le pays, la flopée de miliciens sans foi ni loi et la foultitude de mouvements djihadistes qui écument pratiquement l’ensemble du pays, depuis la chute de Kadhafi. Dans la situation actuelle de la Libye, la seule force susceptible d’aider à extirper le pays de l’emprise des forces négatives, pour reprendre une expression abondamment utilisée en Afrique centrale, pourrait être les forces fidèles à Haftar. La Communauté internationale a donc intérêt à ranger son orgueil au placard et à composer avec lui si elle veut véritablement contribuer, aux côtés de la majorité des Libyens, à résoudre dans la durée, l’épineuse équation du pays. Ne pas le faire ici et maintenant, c’est non seulement livrer le pays aux djihadistes, mais aussi placer la Libye dans une logique de partition. C’est pour toutes ces raisons d’ailleurs que l’on peut déplorer, en plus du mauvais casting fait par l’ONU pour présider aux destinées de la Libye, le silence assourdissant de l’UA à propos de la situation actuelle du pays de Mouammar Kadhafi. Mais venant de la part de cette structure, cette posture s’inscrit dans l’ordre normal des choses.

 

« Le Pays »

 

 

REVUE DE PRESSE AFRIQUE

 

A la Une: la revanche de Kadhafi

 

Par   RFI

 

La revanche de Kadhafi : c’est ainsi que qualifie le site Guinée Conakry infos le rapport parlementaire britannique sur l’intervention en Libye en 2011. En effet, précise le site guinéen « les parlementaires britanniques découvrent… enfin une vérité que les Africains connaissaient depuis longtemps, à savoir que : “l’intervention militaire britannique en Libye était fondée sur des suppositions erronées et une compréhension incomplète du pays et de la situation”Une lapalissade confirmée par la docte commission parlementaire dont le rapport est sans appel pour la duplicité, voire la complicité Cameron-Sarkozy, en vue d’abattre sans autre forme de procès, le guide libyen Mouammar Kadhafi, courtisé et craint par les puissances occidentales. »

 

Il faut dire, poursuit Guinée Conakry Infos, que « l’intervention occidentale, avec en tête de pont l’alliance franco-britannique soutenue par les Etats-Unis, a largement outrepassé le mandat onusien pour se transformer en une entreprise destructrice, sans souci du lendemain. Sans aucune esquisse réfléchie sur les probables retombées sur l’Afrique et le monde. Une aventure impérialiste pour “accélérer l’effondrement politique et économique de la Libye”Ce rapport parlementaire britannique, à son corps défendant, sonne donc comme la revanche posthume de Kadhafi, affirme encore le site guinéen, car, comme dit un proverbe africain : “le mensonge a beau construire mille cases, c’est la vérité qui les habitera toutes !” »
 
Pour Ledjely.com, toujours en Guinée, « ces aveux sont bien tardifs » et surtout, « ils remuent le couteau dans une plaie non encore cicatrisée. […] De la part des parlementaires britanniques, il y a comme une espèce de lâcheté qui fait qu’ils n’avaient pas osé faire part de leurs fameuses vérités au moment où la Libye se faisait pilonner au nom d’une résolution onusienne outrepassée à dessein. Ceci étant, pointe encore Ledjely, l’Afrique non plus, n’a pas à jubiler sous prétexte que l’histoire lui donne raison. Parce qu’en se privant du courage de prendre position contre la désintégration de la Libye, elle n’est pas moins responsable du chaos qui s’y est installé. »

 
Revoir sa copie ?

 

Cinq ans après, la Libye est donc toujours en proie à la violence… Et encore une fois, affirmeLe Pays au Burkina, la communauté internationale se trompe… Celle-ci « impuissante, ne peut que constater les dégâts. Car le cheval sur lequel la Communauté internationale a misé pour pacifier le pays, le parachuté Fayez el-Sarraj, n’a pas les moyens qu’il faut pour ramener le général rebelle Haftar dans les rangs. Et le péché originel qui explique cette impuissance de Fayez el-Sarraj, c’est que bien des Libyens ont le sentiment que l’homme leur a été imposé par l’Occident. »
 
Et Le Pays d’appeler la communauté internationale « à revoir sa copie en ce qui concerne ses rapports avec le général Haftar. Autrement, elle doit se convaincre qu’elle va quitter la Libye sur un échec cuisant et humiliant. […] La Communauté internationale a tout intérêt à ranger son orgueil au placard et à composer avec lui si elle veut véritablement contribuer, aux côtés de la majorité des Libyens, à résoudre dans la durée, l’épineuse équation du pays. Ne pas le faire ici et maintenant, c’est non seulement livrer le pays aux djihadistes, mais aussi placer la Libye dans une logique de partition. »


 
Guerre civile ?

 
Car, il y a bien désormais un « risque de guerre civile entre l’Est et l’Ouest » de la Libye, prévient pour sa part le site d’information algérien TSATout sur l’Algérie. « Le plan de paix de l’ONU est plus que jamais menacé et les jours du GNA, le gouvernement d’union nationale, semblent comptés. Car, c’est la première fois que l’armée nationale libyenne que commande le général Hafter affronte directement et frontalement les forces loyales au GNA, basé à Tripoli, à l’Ouest de la Libye. Jusque-là, les forces de Hafter se contentaient de combattre les brigades révolutionnaires et islamistes basées dans la région de Benghazi. Alors que celles du GNA tentaient et tentent toujours de libérer la ville de Syrte des mains de Daech. »

 
« Et maintenant ? », s’interroge El Moudjahid, toujours en Algérie. « Le récent appel lancé par le Premier ministre, Fayez el-Sarraj, à “toutes les parties à mettre fin aux actes provocateurs et à se réunir d’urgence” renseigne sur la gravité de l’évolution enregistrée. En effet, constate aussi El Moudjahid, alors qu’il éprouve déjà de grandes difficultés à asseoir son autorité sur l’ensemble du pays, il est aujourd’hui confronté à une nouvelle donne qui risque de sceller le sort de la Libye en l’enlisant dans une guerre civile. […] La question qui se pose, conclut le quotidien algérien, est de savoir ce qui va arriver maintenant. Gageons seulement que la sagesse et l’intérêt suprême de la Libye l’emportent. »

 

Lu pour vous : SITUATION EN LIBYE : La Communauté internationale doit revoir sa copie : La revanche de Kadhafi
Lu pour vous : SITUATION EN LIBYE : La Communauté internationale doit revoir sa copie : La revanche de Kadhafi
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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 11:00

 

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui le 14  septembre 2016 – La situation en Centrafrique en septembre 2016 est meilleure que celle qui prévalait dans le pays il y a deux ans au moment où la MINUSCA succédait à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), a indiqué mercredi la mission onusienne, à la veille de son deuxième anniversaire. « Il y a deux ans, la Centrafrique s’était replongée dans les affres de violences récurrentes. Deux ans plus tard, la situation en Centrafrique a complétement changée et s’est beaucoup améliorée », a déclaré le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la mission.

 

Conformément à la Résolution 2149 du Conseil de sécurité des Nations Unies, le transfert de responsabilités de la MISCA à la MINUSCA a eu le lieu le 15 septembre 2014. Parmi les progrès enregistrés et auxquels le rôle de la MINUSCA a été essentiel, Vladimir Monteiro a cité la sécurité qui ne cesse de gagner du terrain ainsi que la mise en place d’institutions élues « au prix d’un processus électoral exemplaire pour toute l’Afrique alors que les doutes sur leur réussite étaient nombreux ».

 

« Au-delà de la détermination des Centrafricains de tourner la page, il convient de souligner le rôle de la MINUSCA. Grâce à ses quelques 13.000 casques bleus militaires et civils, elle a protégé, rassuré, appuyé, soutenu et fait usage de la force lorsque cela s’est avéré nécessaire pour protéger la population, faire respecter l’autorité de l’État et éviter la partition du territoire » a affirmé le porte-parole, qui a réitéré l’engagement de la mission à maintenir son appui aux efforts des autorités centrafricaines, dans le cadre de son mandat.

 

A l’occasion de ce deuxième anniversaire, la MINUSCA réaffirme par ailleurs son impartialité et son engagement à collaborer avec tous les acteurs centrafricains soucieux d’apporter leur pierre à l’édifice. « A cet effet, elle appelle tous les Centrafricains à retrouver la foi dont ils ont fait preuve lors de la visite du Pape François et du processus électoral pour aider le pays à avancer », a indiqué Monteiro.

 

La  création de la MINUSCA par la résolution 2149 est une réponse du Conseil de Sécurité à la demande des autorités de transition, contenue dans une lettre du ministre des Affaires étrangères, du 27 janvier 2014, en vue du « déploiement d’une opération de maintien de la paix des Nations unies qui aurait pour mission de stabiliser le pays et de traiter les aspects civils de la crise ».  Cinq jours avant le vote du Conseil de sécurité, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, avait effectué une visite de quelques heures en Centrafrique pour rencontrer les autorités de transition, évaluer la situation humanitaire et sécuritaire et mettre en garde la communauté internationale contre les risques de génocide.

 

Pour sa part le porte-parole de la force, le lieutenant-colonel Clément Cimana a fait savoir que, la situation sécuritaire a été marquée l’année écoulée par une sécurité volatile suite à la criminalité, au banditisme, à la fragmentation des groupes armés et à la transhumance. Cette insécurité a entrainé les déplacements massifs de la population. Face à ces situations, la Force a mené plusieurs opérations  pour sécuriser la population, tant à Bangui que dans les secteurs Est, Centre et Ouest contre des éléments armés mais aussi pour assurer la sécurité pendant le processus électoral. La Force de la MINUSCA compte aujourd’hui plus de 10.000 hommes, en provenance d’une vingtaine de pays. Avec ses 11 bataillons déployés à travers tout le pays, la Force a  établi une trentaine de bases militaires pour protéger la population.

 

De son côté le porte-parole de la police, Oana Andreea Propescu, a rappelé l’action de la composante Police de la MINUSCA notamment dans la protection des personnes et de soutien aux forces de sécurité intérieure. Parmi ses interventions, la sécurisation de la visite du pape et du processus électoral. La police de la MINUSCA est intervenue également dans le renforcement des capacités de la police et de la gendarmerie et,  à cet effet, elle a mis en place six  projets à impact rapide (QIPs) d’une valeur de près de 90 millions FCFA et organisé 26 formations qui ont touché 3.133 bénéficiaires de la Police et et la Gendarmerie. « Les résultats atteints sont le résultat d’une collaboration étroite avec les forces de sécurité intérieure et les forces internationales », a conclu la porte-parole. La composante Police de la MINUSCA dispose d’un effectif maximal de 2.080 policiers, à savoir 1.134 éléments d’unités de police constituées, 280 éléments de protection rapprochés et 333 officiers de police internationale.

 

Bureau de la Communication et de l'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR

 

https://www.facebook.com/minusca.unmissions

LA MINUSCA DRESSE UN BILAN POSITIF APRES DEUX ANNEES EN CENTRAFRIQUE
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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 09:59
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique Le président du MNS Eric Sorongopé exige de Touadera la fermeté contre les irréductibles

 

http://rjdh.org/ Par Jean Fernand Koena le 14 septembre 2016 

 

BANGUI, 14 Septembre 2016 (RJDH) — Le président du Mouvement National de Solidarité (MNS), Eric Sorongopé Zoumandji appelle à une politique de fermeté contre les mercenaires étrangers qu’il a qualifié d’irréductibles. Cette position est exprimée  dans une interview accordée au RJDH le 13 septembre 2016.

 

RJDH : Monsieur Eric Sorongopé Zoumandji bonjour.

 

Eric Sorongopé Zoumandji : Bonjour.

 

RJDH : En tant qu’allié de Faustin Archange Touadera est ce qu’il rassure ?

 

ESZ : Je voudrais préciser que nous ne sommes pas un parti, mais  un mouvement national de solidarité dont je suis le président. Effectivement nous sommes alliés, je dirai de première heure, après le premier tour du candidat Touadera. Si nous avons été parmi les premiers, c’est qu’il nous rassure et il continue de nous rassurer.

 

RJDH : Il continue de vous rassurer alors que sur le plan politique et sécuritaire, les choses ne sont pas au beau fixe !

 

ESZ : Vous savez, la politique est un art difficile, Touadera vient d’accomplir ses cinq mois de pouvoir, nous discutons avec lui, nous l’observons, nous voyons comment il réagit. Ce qui est fondamental, nous savons qu’il se bat pour le rétablissement de la paix et par l’adhésion des combattants des groupes armés au désarmement, la réinsertion et le rapatriement pour ceux qui ne sont pas des centrafricains. Voilà ce qui nous intéresse à un haut point.

 

RJDH : Comme le désarmement s’obtient par le dialogue, raison pour certains groupes armés d’être hostiles à l’offre de Touadera ?

 

ESZ : Bien sûr ! Nous ne sommes pas naïf, vous savez dans ces choses-là, y a ce que j’appellerai la carotte et le bâton. Je suis certains tout au moins, je pense, qu’il y aura ce dialogue pour amener ceux qui sont de bonne foi, le désarmement c’est-à-dire la paix. Arrivera un moment où les irréductibles surtout les mercenaires étrangers ne voudront pas cette paix, ils vont continuer à pousser les centrafricains à l’agitation. Et je crois certainement  qu’il faut utiliser le bâton.

 

RJDH : Donc pour vous, Touadera est dans la logique de la Carotte ?

 

ESZ : Affirmatif ! Il est dans la logique de la carotte.

 

RJDH : Alors, quand la fin de la Carotte ?

 

ESZ : C’est un processus qui demande un terme, c’est-à-dire un temps. Le peuple centrafricain à soif de la paix. Et je suis certains que dans les prochains mois, certainement après que la conférence de Bruxelles ait lieu et que les bailleurs de fond aient donné les moyens à Touadera de sa politique – moyens extérieurs- et nous verrons bien d’ici au début de l’année prochaine ce qui se passera sur le terrain.

 

Toutes les structures ont été déjà mise en place, il s’agit de réaliser les politiques qui ont été définies. Donc amener les gens à comprendre qu’il y a le désarmement et naturellement, il y a des propositions qui se font au niveau de l’incitation au désarmement. Que ces propositions soient mises en application. Il y aura des irréductibles, certainement d’ici six mois, nous n’allons pas continuer à utiliser la carotte.

 

RJDH : Mais pour utiliser le bâton, il faut nécessairement l’armée or, le pays ne dispose pas de son armée ?

 

ESZ : Très intéressant. Dès lors qu’il y aura une fraction de ces forces illégales qui va se rallier au processus du désarmement, et c’est ce qui est en train d’être fait et Touadera négocie avec tout le monde pour obtenir le désarmement, parce que trop de sang a coulé en Centrafrique, on n’a pas besoin de faire couler le sang.

 

Dès lors que le mouvement du désarmement sera enclenché et qu’il y aura plusieurs appels de pied et que les irréductibles continueront à utiliser leurs armes contre la population civile, nécessairement les forces onusiennes seront obligées de réagir.

 

En ce moment-là, notre Armée sera déjà aguerrie. Croyez-moi, notre Armée aura seulement quelques mois pour jouer sa mission régalienne et de souveraineté.

 

RJDH : Les forces onusiennes ont dit qu’elles ne sont pas là pour faire la guerre !

 

ESZ : On ne leur demande pas de faire la guerre.

 

RJDH : Mais vous misez quand même sur elles?

 

ESZ : Pour la protection de la population comprenez-moi bien,  pour la protection, c’est leur mandat qui les y oblige. Dès lors qu’il y aura des adjudications parce que les irréductibles vont se mettre à tuer, à braquer et à violer. Dès lors les forces onusiennes ne vont pas rester les armes au pied.

 

Deuxièmement. Ce qui peut rassurer est passé peut être anodin : la déclaration du Ministre français de la Défense. Une partie de Sangaris va rester à l’Etat-major et l’autre partie sera affectée au pilotage des drones. Croyez-moi lorsqu’on parle d’utilisation de drones, c’est pour voir le mouvement de la troupe, recueillir des renseignements nécessaires pour répondre avec efficacité aux agitations et tentatives de quelques hordes que ce soit, que cela soit perçu rapidement ! Et si on a ces informations on ne va pas rester les armes au pied ? Non ! on va réagir. Si on surveille les gens et qu’ils tentent de descendre sur Bangui ou attaquer les villes de provinces.

 

RJDH : Vous y croyez ?

 

ESZ : j’y crois  quand même, j’y crois. Vous savez la communauté internationale a dépensé des milliards pour la RCA. Il y a des constructions qui ont été faites et se font. C’est autant des indicateurs qui nous disent que tous ces investissements vont aller à perte et profit. La communauté internationale serait complètement contre-productive, je dirai illogique en ayant beaucoup investi  et laisser ces investissements être détruits par les bandits de grand chemin.

 

RJDH : La BEAC a salué la croissance économique du pays qui avoisinerait 6% d’ici la fin de l’année. Maquillage économique ou la résultante des reformes du gouvernement Sarandji ?

 

ESZ : Vous savez, ce n’est pas un maquillage.  Je suis économiste avant d’être financier. Le pays était tombé très bas et il ne peut que se relever pour peu qu’on apporte quelques réformes et quelques investissements qu’on incite les gens au travail.

 

Qu’est-ce que l’augmentation du produit intérieur brut ? Cela veut dire que les richesses globales de la RCA ont augmenté. Au point  où on était ces richesses ne pouvaient qu’augmenter avec l’avènement de la paix, de la démocratie et les grands travaux qui sont entrepris, qui ont les effets induits  globaux  sur l’économie. Donc nécessairement l’économie ne peut qu’augmenter sauf si les gouvernants sont des idiots et des imbéciles.

 

RJDH : L’augmentation doit tenir compte de l’aspect sécuritaire alors que le gouvernement ne contrôle aujourd’hui quatre préfectures. Qu’en pensez-vous ?

 

ESZ : Ecouter, faisons la différence entre l’augmentation de nos richesses sur une base donnée. Je vous ai dit que le pays est tombé très bas. Un effort a été fait pour que le pays redémarre.  Cela veut dire, si on est au point zéro et qu’on injecte une certaine volonté de réforme et d’investissement, nécessairement nous allons passer du point zéro au point un, deux et trois cela est normal. On n’était tombé très pas, il fallait remonter nécessairement avec la volonté affichée par le gouvernement actuel, sauf qu’on était resté dans la guerre auquel cas, on allait s’effondrer un peu plus. On ne peut que remonter c’est une logique, quant à la suite on verra bien.

 

RJDH : Le gouvernement prépare deux examens de passage la table ronde de Bruxelles et la mise en œuvre du DDR. Comment voyez-vous l’organisation de la Table Ronde et ce qu’il faut attendre du DSRP ?

 

ESZ : Laissant de côté le problème de DSRP que je connais bien, il s’agit de faire en sorte que l’économie redémarre avec force ; impulse la croissance et le développement. Et cette conférence est très importante parce qu’il faut injecter des fonds dans l’économie, nos structures financières car les finances de l’Etat ne peuvent pas le faire. On a besoin des bailleurs extérieurs et c’est ce qui va être fait. Quant à la préparation, y a eu une large concertation et c’est une bonne chose parce qu’on ne peut pas en dehors des intéressés, beaucoup de gens ont été associés, pour qu’on s’accorde sur le projet. Quels sont les projets utiles ?

 

Certaines réformes vont passer devant l’Assemblée Nationale, si des fonds massifs sont injectés dans l’économie centrafricaine et que nous apportions des réformes de fond, nous allons nécessairement aller de l’avant avec la croissance et le développement.

Monsieur Eric Sorongopé Zoumandji je vous remercie.

 

C’est moi qui vous remercie.

 

Propos recueillis par Jean Fernand Koena

 

 

Centrafrique : Communauté humanitaire et Minusca condamnent l’incursion d’hommes armés dans un hôpital à Kaga-Bandoro

 

http://rjdh.org  PAR NOURA OUALOT LE 14 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 14 septembre 2016 (RJDH) — Le Coordonnateur humanitaire par intérim en Centrafrique, Docteur Michel Yao et Vladimir Monteiro, Porte-parole de la Minusca ont dénoncé l’incursion des hommes armés dans un hôpital à Kaga-Bandoro.

 

C’était dans la journée du 12 septembre 2016, que l’incursion a eu lieu d’après la déclaration faite par le Dr. Michel Yao«  Nous avons appris avec stupéfaction l’intrusion d’un groupe armé au sein de l’hôpital de Kaga-Bandoro (nord de la RCA) pour réclamer des soins à l’un d’eux blessé dans un accident de circulation, molestant le personnel de soins et provoquant la fuite de patients traumatisés », a-t-il expliqué. Il a condamné cette immixtion d’éléments armés dans les locaux hospitaliers qui d’après lui, « constitue une violation du Droit International Humanitaire ».

 

Même son de cloche du Porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro qui a confirmé les faits et l’ont condamné au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca qu’il a animée ce mercredi 14 septembre  au sein de ladite institution.« Cette irruption des éléments de l’ex-Séléka dans l’hôpital est inadmissible. Nous condamnons cet acte surtout que la vie, la sécurité de ceux qui apportent des remèdes à la population est en danger. D’après lui, l’hôpital a été immédiatement sécurisé par les éléments déployés par la force de la Minusca après l’incident ».

 

Le RJDH n’a pas réussi à joindre le responsable de l’hôpital pour plus d’information sur la situation actuelle du centre de santé. Des informations reçues auprès de nos sources dans la localité rapportent que les portes de l’hôpital restent toujours fermées.

 

Devant cette violation flagrante du Droit International Humanitaire, le Coordonnateur humanitaire par intérim, Dr Michel Yao a lancé un appel aux différents groupes armés et forces militaires au respect strict des lieux de santé et leur personnel. Par ailleurs, il rappelle à tout le personnel de santé le caractère neutre, impartial et humanitaire de leur action de nature à consolider la paix et la cohésion sociale.

 

C’est le premier incident rapporté après la visite le 4 août dernier du président Faustin Archange Touadera dans la ville pour parler de la paix et du désarmement

 

 

Centrafrique : Défis de la protection des Aires-Protégées de Dzanga Sangha

 

http://rjdh.org  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 14 SEPTEMBRE 2016

 

BAYANGA, 14 septembre 2016 (RJDH) — La protection et le respect des Aires protégées de Dzanga Sangha demeurent un défi pour les autorités locales. Le braconnage, la violation des zones de chasse, l’abatage clandestin des espèces protégées et le manque du personnel constituent des défis à relever.

 

A plus de 700 Km de Bangui, en pleine forêt équatoriale se trouve les Aires Protégées de Dzanga Sangha (APDS), créées le 29 décembre 1990. Elles couvrent une superficie d’environ 400.000 ha (4000 km2). Cependant, sa conservation est un défi, a relevé Dieudonné Mobanza, président de la délégation spéciale de Bayanga, « les gens ne respectent pas les zones de chasse, ni les espèces intégralement protégées. Aussi, nous avons un effectif très limité d’éco-gardes pour assurer la surveillance. Ce sont là les défis que nous devons relever avec l’appui du gouvernement et ses partenaires », a-t-il indiqué.

 

Abordant dans le même sens, le Sous-préfet de Bayanga, Patrice Ngaïpere a évoqué l’absence des moyens logistiques pour les éléments d’éco-gardes dans la région, « il y a la volonté mais les moyens manquent énormément. C’est pourquoi la protection devient un défi important. Il y’a aussi le problème du personnel qualifié pour la protection des espèces », a-t-il soutenu.

 

Les Aires Protégées de Dzanga-Sangha font parties intégrantes du Tri-National de la Sangha, l’un des plus importants sites de conservation transfrontalière du Bassin du Congo. Bien que la zone soit menacée, les actions de la protection et de la conservation des biodiversités et d’écosystème sont organisées.

 

D’après les explications  du Conservateur  de ces zones, Christian Ndadet, les objectifs du tri-national est d’instaurer une mode de gestion commune à ces trois Aires Protégées afin de valoriser les ressources forestières et fauniques dans cette partie du bassin du Congo, de sécuriser les recettes provenant de l’exploitation de ses ressources naturelles et améliorer le cadre de vie de la population locale.

 

Ainsi pour mieux les sécuriser, Christian Ndadet a indiqué que les équipes de surveillance sont mises en place par Aire protégée et ensuite une brigade tripartite anti-braconnage effectue des patrouilles régulièrement dans les trois pays concernés notamment la Centrafrique, le Congo Brazzaville et le Cameroun.

 

Selon le constat fait sur place par RJDH, la population s’implique dans la protection des espèces forestières et fauniques afin de combattre le braconnage et la destruction de la forêt. Les sociétés d’exploitation forestières sont toutes fermées dans la région, afin de sauvegarder les Aires Protégées, la population se défend de consommer certaines espèces protégées et voire celles consommées par les gorilles et les éléphants.

 

La communauté de Bayanga soutient toujours que les Aires Protégées sont et demeurent une richesse naturelle à préserver afin de garantir un avenir aux générations futures. Ces aires sont inscrites depuis juillet 2012 au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

 

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Centrafrique-Presse.com
14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 14:12

 

 

 

14 septembre 2016@@LaminuteInfo

 

L’insécurité alimentaire grandissante en Centrafrique et la présence dans le pays d’une centaine de militaires chinois commis à la garde sites de prospection pétrolière font la une de la presse parue mercredi en Centrafrique.

 

«Légère hausse du nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire en Centrafrique », titre le journal L’Etoile qui s’appuie sur l’Analyse de classification intégrée de la phase humanitaire et de la sécurité alimentaire (IPC) de la FAO rendue publique le 9 septembre dernier à Bangui.

 

Selon cette étude, entre décembre 2015 et aout 2016, le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire a augmenté d’environ 10,62 soit 212440 nouvelles personnes.

 

L’Analyse de classification intégrée de la phase humanitaire et de la sécurité alimentaire (IPC) a montré qu’environ deux millions de personnes sont touchées par l’insécurité alimentaire contre un million sept cent quatre-vingt-sept cinq cent soixante personnes (1.787.560) en décembre 2015.

 

L’augmentation de nombre de personnes touchées par l’insécurité alimentaire est établie alors que le gouvernement centrafricain et la BEAC ont annoncé la croissance du Produit intérieur brut (PIB) entre 5 et 6%.

 

C’est en zone rurale que l’insécurité alimentaire est beaucoup plus significative. Selon les données de la FAO, un million huit cent soixante-dix-neuf milles huit cent vingt-sept (1.879.827) de personnes touchées se trouvent en milieu rural, soit 37% de la population totale contre seulement 15% (129.028) à Bangui, soit 3% de la population générale.

 

Sur un tout autre plan, le journal en ligne Corbeau News parle de la présence des militaires chinois en Centrafrique.

 

Sous le titre « Une centaine de soldats chinois à Bangui, la guerre du pétrole va-t-elle commencer ? », le journal note que la prospection et l’exploitation du gisement pétrolier au Nord-Est de la Centrafrique par une entreprise chinoise poussent le gouvernement chinois à prendre des mesures spéciales de sécurité afin de protéger ses intérêts dans ce pays en guerre.

 

Outre le problème sécuritaire rencontré par ces investisseurs chinois en RCA, la licence de prospection, d’exploration, voire d’exploitations pétrolières remise par les nouvelles autorités à une entreprise chinoise, n’a pas été du goût des Américains, ni des Européens.

 

Cela pourrait alimenter la tension déjà perceptible dans le pays. « Avec l’arrivée massive des soldats chinois en Centrafrique, peut-on parler de la guerre du pétrole dans les années à venir en RCA? », s’interroge ce journal en ligne.

 

APA

Insécurité alimentaire et militaires chinois sujets favoris de la presse centrafricaine
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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 14:04

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-09-14 12:52:57 - Commercial Bank of Centrafrique (CBCA), une des banques commerciales de Centrafrique vient de rendre facile l’accès à ses services à travers sa nouvelle souscription dénommée « Mossoro Gangou ti sewa en Français (la richesse force de la famille) » et lancée ce mercredi à Bangui.


La souscription pour un client à ce service donne accès à plusieurs produits de la CBCA : un chéquier, des Sms et internet banking et carte magnétique. Des produits qui n’étaient pas gratuits pour les clients.

L’objectif de "Mossoro Gangou ti Séwa" est de réduire le coût de l’accès aux services bancaires et de faciliter leur accès en rendant disponibles dans un bref délai les produits bancaires aux clients.

Cette souscription que la CBCA offre à ses clients est déjà disponible dans certaines banques de la place comme Ecobank Centrafrique.
 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4862751#sthash.xzCwpx4D.dpuf

Commercial Bank of Centrafrique (CBCA) facilite l’accès à ses services
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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 13:20
Le ministre de la défense Joseph Yakété s'est rendu à Obo
Le ministre de la défense Joseph Yakété s'est rendu à Obo
Le ministre de la défense Joseph Yakété s'est rendu à Obo

 

 

Le Commandant de l’EUTM Général Eric Hautecloque a accompagné le ministre de la défense, Joseph Yakété qui s’est rendu à Obo les 9 et 10 septembre en visite officielle. Lors de ce déplacement avec l’ambassadeur de l’Etats Unis Jeffrey Hawkins et le Deputy Force Commander de la MINUSCA, ils ont été accueilles par le détachement ougandais de la force de l’Union Africaine.

 

Cette visite avait pour but d’étudier le renforcement de la présence des FACA à Obo. Un détachement d’une quarantaine de soldats centrafricains est actuellement déployé à Obo. La mise en place d’une compagnie FACA, formée par EUTM RCA et équipée par les Etats Unis est à l’étude.

 

La délégation a rencontré les autorités locales: le préfet de Haut – Mbomou, le maire d’Obo et la population locale.

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 12:23

 

 

A la date du 31 Aout 2016, les membres et partenaires de la CMP ont indiqué 385 750 personnes déplacées à l’intérieur de la RCA composés de personnes déplacés en sites et dans les familles d’accueil. Comparé au chiffre de 384 314 rapporté par la CMP du mois de juillet 2016, il ressort que le nombre de personnes déplacées en RCA a connu une augmentation de 1436 ; ce qui représente près de 1 % d’augmentation sur l’ensemble du pays.

 

Notons que 92 sites sont encore ouverts en Centrafrique dont 21 à Bangui - Bimbo et 71 dans hors Bangui-Bimbo.

 

Le mois d’Aout a connu des mouvements de population liés au départ et au retour des déplacés internes et rapatriés dans leur lieu d’origine.

 

En général, la tendance des statistiques de mouvement de populations pour tout le pays a connu une légère hausse due :

 

•au dernier choc sécuritaire dans la préfecture de la Ouaka plus précisément à Ngakobo entrainant l’ouverture d’un nouveau site dans l’usine de fabrication de sucre de Ngakobo

 

•et au choc sécuritaire dans la préfecture de la Kemo à 17 km de Dékoa sur l’axe Mbrès- Dekoa.

 

•à la mise à jour des chiffres réalisés dans les sites à l’exemple de Caritas sur les sites à Kaga Bandoro.

 

Les zones (préfectures, sous-préfectures et axes) qui ont enregistré une baisse au cours du mois d’Aout 2016 : Bangui et Ombella Mpoko

 

Au regard des statistiques de Bangui et Bimbo, nous remarquons que pour la période d’Aout 2016, la tendance est a la baisse dans 7 sites à savoir Centre Jean 23, Faculte de Theologie (FATEB), Apôtres de Jesus Crucifié / Centre de Sante Padre Pio , Maison Micheline, Eglise évangélique luthérienne, Eglise Evangelique Baptiste Emmanuel. Rapport CMP –

 

 Aout 2016 2

 

Cette baisse est liées aux mouvements de retour des IDPs dans leurs lieux d’origines ou leur relocalisation dans une autre zone autre que leurs lieux d’origine ou encore à des déplacements en famille d’accueil. Hors Bangui - Préfecture de l’Ouham: Dans la ville de Batangafo et dans les villages environnants ainsi que la souspréfecture de Bouca, les retours sont constatés dans les sites au regard des statistiques du tableau ci-dessous.

 

http://reliefweb.int/report/central-african-republic/rca-rapport-sur-les-mouvements-de-populations-ao-t-2016
 

RCA : Rapport sur les mouvements de populations – août 2016
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