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15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 11:48
Les Véhicules Blindés Légers (VBL) russes arrivent à Bangui
Les Véhicules Blindés Légers (VBL) russes arrivent à Bangui
Les Véhicules Blindés Légers (VBL) russes arrivent à Bangui
Les Véhicules Blindés Légers (VBL) russes arrivent à Bangui
Les Véhicules Blindés Légers (VBL) russes arrivent à Bangui
Les Véhicules Blindés Légers (VBL) russes arrivent à Bangui
Les Véhicules Blindés Légers (VBL) russes arrivent à Bangui
Les Véhicules Blindés Légers (VBL) russes arrivent à Bangui

 

 

L'avion russe qui vient nous livrer 20 chars blindés vient de se poser sur le tarmac de l'aéroport Bangui M'poko. Félicitons le Président TOUADERA pour son offensive diplomatique qui a abouti à ce succès. Les Forces Armées Centrafricaines vont pouvoir pour la première fois de l'histoire de notre pays bénéficier de 20 blindés. Mention spéciale à Mme Marie Noëlle Koyara, ministre de la Défense, au Général de corps d'armée Jean Pierre Dolewaya, au Chef d'Etat major des armées le Général de division Zephirin MAMADOU et tous les officiers centrafricains qui ont enfin compris le sens de la diversification de nos partenariats au bénéfice de de notre peuple.

Palais de Renaissance

 

 

Les Véhicules Blindés Légers (VBL) russes arrivent à Bangui

 

https://mondafrique.com/ By Aza Boukhris -14 octobre 2020

 

Dans le cadre de l’accord de Défense et de coopération militaire qui lie la Fédération de Russie à la Centrafrique, l’appui du ministère russe de la Défense à son homologue centrafricain, à deux mois des échéances électorales du 27 décembre 2020, se traduit par une première livraison de Véhicules Blindés Légers (VBL) à Bangui. 

 

Sous la direction du général russe Oleg Polguev, conseiller au ministère centrafricain de la Défense, et de Valeri Zakharov, conseiller spécial du président Touadera, le programme de la coopération militaire a été précisé, lors de la réunion de travail de Faustin- Archange Touadera à Moscou, le 6 octobre 2020, avec le ministre Sergueï Lavrov et les hauts responsables de l’Etat- major des Armées. Ont été notamment arrêtés d’un commun accord :

 

– la livraison urgente de vingt Véhicules Blindés Légers (VBL) de reconnaissance. Les dix premiers devraient être livrés en ce 14 octobre.

 

– le bureau de représentation du ministère russe la Défense sera opérationnel fin octobre avec ses officiers généraux et des dizaines de spécialistes militaires et du renseignement.

 

– la Base militaire russe Berengo va être développée afin de devenir un centre stratégique et névralgique au coeur de la Centrafrique, mais également à proximité du Tchad, du Cameroun, du Congo et de RDC.

 

– dans le cadre des facilités obtenues par la Russie à l’ embargo sur les armes,  toujours en vigueur, des armes seront fournies aux Forces Armées centrafricaines. La question de leur vérification internationale reste posée.

 

– l’ envoi de plusieurs dizaines d’ instructeurs russes dont la plupart appartiennent au groupe Wagner s’ accompagne de formation en Russie de militaires et de policiers Centrafricains. Très prochainement, quatre-vingt quatorze (94) seront accueillis en Russie pour une formation et des entraînements aux armements.

Silences diplomatiques

 

L’offensive russe en Centrafrique sans aucune réaction des autres partenaires de la Centrafrique. Bien au contraire, que ce soit l’Union européenne, les Etats- Unis d’Amérique, l’ONU via la Minusca et la France ne cessent d’apporter des financements, notamment pour l’ organisation des prochaines élections qui ne se présentent pas, à ce jour, comme pouvant être crédible et transparentes.

 

Au moins, la Russie pourra assurer une sécurisation particulière pour la réélection du président Touadera.

 

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15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 11:43
ARRIÉRÉS DES SALAIRES : LE PRÉSIDENT TOUADERA INSTRUIT LE MINISTRE DES FINANCES

 

 

PAIEMENT DES ARRIÉRÉS DES SALAIRES : LE PRÉSIDENT TOUADERA INSTRUIT LE MINISTRE DONDRA

 

Après avoir échangé avec les centrales syndicales, le président de la République chef de l’Etat Pr. Faustin Archange Touadéra a instruit ce jour, 14 octobre 2020, le ministre des finances et du budget Henri-Marie Dondra de procéder au paiement de trois mois d’arriérés des salaires des anciens régimes, d’ici à la fin de l’année 2020. Il s’agit du paiement des arriérés des mois de mars, février et janvier de l’année 2002. 

 

Mu par le souci de l’amélioration des conditions de vie des populations centrafricaines en général et celles des fonctionnaires et agents de l’Etat, en particulier, le Président de la République, Chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadera  a relancé le processus d’apurement des arriérés sociaux, perturbé par la survenance de la covid-19. Ces différents paiements vont renforcer la résilience de la population centrafricaine et aider nos concitoyens à contrecarrer les conséquences de la Covid-19.

 

Il est à rappeler que depuis l'accession au pouvoir du Président Touadera, 18 mois d’arriérés de salaires, soit plus de 40 milliards ont été payés aux fonctionnaires et agents de l'État. 

 

Il faut aussi rappeler que 9 trimestres de pensions pour un montant total de plus de 7 milliards de francs CFA ont été payés. 

 

Ainsi, le Président Touadera continue de valoriser le travail des fonctionnaires et agents de l'État en prenant l'engagement d'apurer les arriérés de salaires. 

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13 octobre 2020 2 13 /10 /octobre /2020 11:02
La BAD fait un don de 9,5 millions d’euros pour la modernisation de l’aéroport international de Bangui
La BAD fait un don de 9,5 millions d’euros pour la modernisation de l’aéroport international de Bangui

 

République centrafricaine : la Banque africaine de développement fait un don de 9,5 millions d’euros pour la modernisation de l’aéroport international de Bangui

La première phase du projet (PAMAB-I) dont l’exécution est en cours a été approuvée en novembre 2019

 

ABIDJAN, Côte d'Ivoire, 12 octobre 2020/ -- Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (https://www.AfDB.org/) a approuvé, lundi 5 octobre à Abidjan, un don de 9,50 millions d’euros (8 millions d’unités de compte), pour le financement de la deuxième phase du Projet d’appui à la modernisation de l’aéroport international de Bangui Mpoko, en République centrafricaine (PAMAB-II).

La contribution de la Banque au financement de cette phase du projet structurée autour d’activités de sûreté, de facilitation et de sécurité aéroportuaires représente 80,81% du coût total de ce projet contre une contrepartie nationale de 2,25 millions d’euros (1,90 millions UC), soit 19,19%.

La première phase du projet (PAMAB-I) dont l’exécution est en cours a été approuvée en novembre 2019. Elle est financée à 100% par la Banque sur les ressources du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel de la Banque et la Facilité d’appui à la transition (FAT) (Pilier 1), pour un montant total d’environ 1,42 millions d’euros (1,20 million UC).

Dans le document présenté devant le Conseil d’administration, la Haute direction de la Banque indique que l’essentiel du trafic aérien en République centrafricaine (RCA) transite par l’aéroport de Bangui M’poko, seul aéroport international du pays, mis en service en 1967. Cependant, cette plateforme, qui accuse des lacunes importantes en matière de sécurité et de sûreté, présente, de surcroît, des insuffisances en termes de disponibilité de surfaces (notamment au niveau de l’aérogare et du tarmac), de capacité d’accueil et d’équipements de traitement des flux de passagers et de bagages.

L’intervention de la Banque, à travers le PAMAB, vise à contribuer, suivant une approche programmatique, au développement et à la modernisation des infrastructures aéronautiques en RCA, à travers, principalement, la mise à niveau des installations et services du transport aérien à l’aéroport international de Bangui M’poko. Outre la mise aux normes des infrastructures aéroportuaires, les actions prioritaires porteront sur la formation d’inspecteurs qualifiés en nombre suffisant, l’élaboration de règlements techniques et de procédures appropriées et la mise en place d’un système d’assurance‑qualité ou d’audit interne équivalent.

Le PAMAB sera déployé entre 2020 et 2022 pour améliorer de façon substantielle les performances du sous-secteur du transport aérien en RCA ainsi que l’image du pays dans l’aviation civile. La construction d’infrastructures et la fourniture d’équipements de sûreté dans la zone fret, en complément de ceux prévus dans le cadre de ce projet, devraient réamorcer une activité de transport de marchandises à l’aéroport international de Bangui. La Banque prévoit, en outre, le développement des filières de production à forte valeur ajoutée et créatrices d’emplois, notamment les produits vivriers, la pêche et l’élevage.

Cette opération trouve un lien de synergie et de complémentarité avec le Projet d’appui à l’Autorité nationale de l’aviation civile (PANAC) en République Centrafricaine, financé à travers un don FAT (Pilier III) de 1,19 million d’euros (un million d’Unités de Compte) et qui vise, principalement, à renforcer les capacités techniques et administratives de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC-RCA) et à améliorer la qualité et les capacités de prestation des services aéroportuaires dans les domaines de l’enregistrement des passagers, du contrôle policier et douanier et du contrôle sanitaire.

Au total, la Banque a apporté une contribution d’environ 12,10 millions d’euros (10,20 millions d’UC), pour relever le niveau de conformité relativement bas de la RCA aux normes de sûreté et de sécurité aérienne de l’Organisation internationale de l’aviation civile (OACI), ainsi que pour la modernisation des infrastructures de l’aéroport international de Bangui, dans le cadre des deux phases du PAMAB et du PANAC.

 

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

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11 octobre 2020 7 11 /10 /octobre /2020 19:10
Nouvelles nationales sur RNL
Nouvelles nationales sur RNL

 

RCA/Elections 2020: la société civile monte au créneau suite à l'enrôlement des leaders de groupes armés

 

https://www.radiondekeluka.org/ vendredi 9 octobre 2020 15:18

 

Le Groupe de travail de la société civile (GTSC) réagit à propos de l'inscription sur les listes électorales de Bi Sidi Souleymane, alias Sidiki Abbas et Ali Darassa. Dans un communiqué publié le mercredi 07 octobre 2020, le GTSC condamne cet acte qui « n'honore pas les centrafricains » et déplore, par la suite, le silence du gouvernement et de la classe politique centrafricaine.

Dans ce communiqué, le Groupe de travail de la société civile (GTSC) s'indigne contre le gouvernement pour l'inscription, sur les listes électorales, des leaders de l'UPC et des 3R. Pour cette organisation, l'article 3 du code électoral est foulé au pied. Cet article qui stipule que "Sont électeurs, les personnes de deux sexes ayant la nationalité centrafricaine, âgées de 18 ans révolus au moment de l'inscription, jouissant de leurs droits civiques, et qui sont régulièrement inscrites sur la liste électorale".

Position défendue par Paul Crescent Beninga, Porte-parole du GTSC.  "Le GTSC par ma voix condamne l'enrôlement des mercenaires armés que sont Sidiki Abbas et Ali Darassa sur la liste électorale. Parce que ces deux personnes  sont des étrangers et la loi électorale de notre pays interdit aux étrangers de s'inscrire sur la liste électorale. C'est des mercenaires, ils n'ont pas leur place ici".

En outre, le Groupe de travail de la société civile s'étonne du silence de la classe politique, notamment, des partis politiques aussi bien de l'opposition que de la majorité présidentielle. Il exige, par ailleurs, un audit du fichier électoral avant la convocation du corps électoral.

"C'est un acte illégal, c'est acte que nous devons condamner. C'est pourquoi nous profitons pour exiger l'audit du ficher électoral. Tel que c'est parti, le ficher est déjà bourré. Car les gens qui n'ont pas droit de voter dans ce pays, ont la voie libre" a martelé le porte-parole du GTSC.

Cette déclaration intervient quelques jours, après une mission conjointe, composée du gouvernement, des parlementaires et des facilitateurs de l'Accord du 6 février 2019 à Koui dans l'Ouham-Péndé. Mission pour relancer l'enrôlement électoral dans la région. Celle-ci a également permis de libérer deux des trois éléments des forces de défense et de sécurité pris otages par les 3R.

 

 

RCA/Elections 2020: Abdou Karim Meckassoua appelle à des élections transparentes et inclusives

 

https://www.radiondekeluka.org/ vendredi 9 octobre 2020 15:23

 

Le président du parti Chemin de l'Espérance, Abdou Karim Meckassoua tire la sonnette d'alarme sur le processus électoral en cours en République centrafricaine. Dans un communiqué de presse, il insiste que les élections à venir soient inclusives et transparentes.

L'ancien président de l'Assemblée nationale, Abdou Karim Meckassoua attire l'attention de l'opinion nationale et internationale sur le processus électoral en Centrafrique. Le président fondateur du Chemin de l'Espérance a, dans un communiqué de presse, estimé que les élections à venir doivent être inclusives et transparentes.

Dans ce communiqué de presse d'une page, l'on peut lire au deuxième paragraphe, « Il faut organiser des élections inclusives, transparentes et démocratique, maintenant ».

Abdou Karim Meckassoua veut, par cet acte, mettre la pression sur les bailleurs et la communauté internationale qui financent ces élections, à plus de vigilance dans le processus.

"La Constitution exige que chaque centrafricain soit respecté dans son droit. Notamment, le droit de vote. Ceux qui ont fui le pays du fait de la crise, d'assassinats perpétrés par les groupes armés, sont des centrafricains de droit. Nous sommes scandalisés par le fait qu'ils soient privés de ce droit pendant que des étrangers se pavanent dans des centres d'enrôlement" a fait savoir Fari Tahuruka Shabbazz, porte-parole du Chemin de l'Espérance.

Si aujourd'hui les leaders des groupes armés étrangers comme Sidiki Abbas et Ali Darassa sont désormais des électeurs, l'ancien président de l'Assemblée nationale lui, estime que l'exclusion des réfugiés n'a pas sa raison d'être.

"Après l'adoption du code électoral qui retire les réfugiés des électeurs, le combat prend désormais, une dimension internationale. Ceci consiste à pousser les principaux bailleurs à aller dans le sens du droit, dans le sens de la Constitution. On ne peut pas financer des élections à partir du moment où celles-ci ne sont pas inclusives, libres ni transparentes" a conclu le porte-parole du Chemin de l'Espérance. 

Même si cette question continue d'alimenter le débat en milieu politique,  le vote des réfugiés n'est plus à l'ordre du jour du gouvernement qui tourne désormais les yeux vers la publication des listes électorales et la convocation du corps électoral dans les jours à venir.

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11 octobre 2020 7 11 /10 /octobre /2020 18:54
RCA : Satisfécit du FMI à trois pays africains dont la RCA
RCA : Satisfécit du FMI à trois pays africains dont la RCA

 

Covid-19: le FMI tire la sonnette d’alarme sur les conséquences économiques en Afrique

 

https://www.rfi.fr/ Publié le : 10/10/2020 - 16:48

 

Le Fonds monétaire international a tenu, vendredi 9 octobre, une réunion virtuelle sur l'impact du coronavirus en Afrique, en présence de sa directrice générale Kristalina Georgieva. Selon cette dernière, l'aide financière débloquée ces derniers mois est considérable, mais elle reste insuffisante pour aider le continent à sortir de la crise.

Selon la directrice générale du FMI, l'institution a déjà débloqué près de 26 milliards de dollars cette année. C'est 10 fois plus que ce que le FMI débloque en moyenne chaque année pour des prêts.

Mais les besoins sont immenses car si le continent veut sortir de la crise, il aura besoin de 1 200 milliards de dollars d'ici à 2023. Or pour l'instant, explique Kristalina Georgieva, si l'on s'en tient aux promesses faites par les institutions financières internationales et les créanciers bilatéraux, moins du quart de ce montant devrait être débloqué.

Selon les prévisions du FMI, les ménages pourraient connaître jusqu'à 12% de baisse de leurs revenus et selon la Banque mondiale, jusqu'à 43 millions de personnes supplémentaires pourraient tomber dans l'extrême pauvreté.

Le FMI salue cependant les efforts faits par certains États. Sa directrice générale cite notamment le Burkina Faso, la Gambie, et la République centrafricaine. Trois pays qui ont, selon elle, mis en place des « mécanismes de gouvernance remarquables » pour justement s'assurer que les fonds dégagés bénéficient bien à leurs populations.

 

Africa faces a projected financing gap of over $345 billion through 2023, and nearly half of the burden is on the low-income countries. Today's Mobilizing with Africa was about decisive actions we can pursue to close this gap. https://t.co/YYdXImI8OT #IMFmeetings pic.twitter.com/4rsTjAYA3J

 

  Kristalina Georgieva (@KGeorgieva) October 9, 2020

 

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11 octobre 2020 7 11 /10 /octobre /2020 18:32
En Centrafrique, des femmes se lèvent pour la justice

 

Lu pour vous

 

https://www.lemonde.fr/ Par Antoine Rolland Publié le 09 octobre 2020 à 19h00

 

Une association milite pour la parité au sein de la première commission vérité du pays, chargée de revenir sur les crimes et les violences sexuelles commis depuis soixante ans.

Rosalie Kobo Beth sait d’où elle vient et ce qu’elle veut. « En Centrafrique, les femmes sont éduquées à rester dans un cadre délimité, à ne pas demander plus, regrette-t-elle. Nous, on ose s’afficher. » La jeune femme est porte-parole de l’association I Londo Awè ! (« Nous nous levons ! »), dont l’objectif est clair autant qu’ambitieux : obtenir la parité dans les instances de décision du pays.

Pour leur première campagne, elles se concentrent sur la composition de la future commission vérité de la République centrafricaine (RCA), chargée de revenir sur les crimes commis depuis 1959. Un travail délicat et crucial dans ce pays toujours meurtri par les violences et dont une grande part du territoire demeure sous la coupe de groupes armés. Suivant le modèle de la commission vérité sud-africaine mise en place au sortir de l’apartheid, les onze membres de la Commission vérité justice réparations et réconciliation (CVJRR) devront écouter les témoignages, faciliter le pardon, procéder aux réparations, matérielles ou symboliques.

En Centrafrique, une loi votée en 2017 prévoit bien la présence de 35 % de femmes dans les sphères de prise de décision du pays, puis 50 % au bout de dix ans. L’association I Londo Awè ! veut la parité tout de suite. Plus que d’autres, Achta sait qu’il n’est pas là question que de symbole, surtout quand il s’agit de panser des blessures et faire avancer la réconciliation.

Orienter les femmes pour les soins

La presque trentenaire travaille à l’Organisation musulmane pour l’innovation en Centrafrique (Omica) dans un centre d’écoute de victimes de violences sexuelles dans le quartier de PK5 à Bangui, la capitale centrafricaine. Elle récolte leurs témoignages, les oriente pour les soins, ou pour les plaintes. « La CVJRR devra enquêter sur les crimes faits aux femmes, rappelle-t-elle. Or, beaucoup de sœurs n’osent pas parler devant des hommes. »

Elle le sait pour avoir elle-même subi deux viols en 2016. Venue alors chercher du soutien dans le centre où elle travaille aujourd’hui, elle fut déstabilisée quand elle comprit qu’un homme, musulman comme elle, recueillerait son témoignage : « C’était très difficile. Je ressentais de la honte. »

Côté judiciaire, Achta a fini par abandonner sa plainte, échaudée par les procédures longues et les interrogatoires incessants toujours menés par des hommes. Aujourd’hui, elle craint toujours de croiser « ses bourreaux », mais songe à présenter son histoire devant la future CVJRR, « pour donner de la force à mes sœurs ».

« Le viol comme tactique guerrière »

C’est l’une des caractéristiques de ce type de cour extrajudiciaire : « Il s’agit d’une forme de justice plus empathique, plus bienveillante, où la victime est soutenue, encouragée », souligne Jean-Pierre Massias, professeur en droit public à l’université de Pau. De quoi en faire un « outil efficace » contre le sentiment d’impunité, juge le spécialiste : « Si vous mettez en place une cour pénale spéciale, vous allez attraper au maximum 1 % des violeurs, les faits étant difficiles à prouver. » Là où une cour criminelle jugera le violeur, la CVJRR pourra faire le procès du viol, phénomène massif en Centrafrique et contre lequel il se révèle difficile de lutter.

Pour la seule année 2019, les ONG du pays ont recensé plus de 3 000 « incidents issus de violences sexuelles ». Ces données sous-représentent la situation, ne prenant en compte qu’une partie du pays et les seuls témoignages. En Centrafrique, le viol est utilisé « de manière généralisée et systématique comme tactique guerrière », soulignait en 2019 une tribune de l’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch.

Pire, les violences sexuelles liées au conflit ont entraîné une explosion des cas au niveau domestique. « Le point de bascule a été le début des années 2000, se souvient Nadia Carine Fornel Poutou, présidente de l’Association des femmes juristes centrafricaines, qui porte assistance juridique aux victimes. Avant, il y avait bien le poids des traditions, mais pas autant de crimes. »

« La CVJRR devra avoir une fonction éducative sur le viol, dans une société devenue permissive », estime Jean-Pierre Massias. Une mission qui suppose de gagner la confiance de la population et d’axer largement son mandat sur les violences faites aux femmes. « En cela, conclut M. Massias, le choix des commissaires sera essentiel. »

Antoine Rolland (Bangui, correspondance)

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8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 23:26
Faux ! Le vaccin contre le tétanos n’a rien à voir avec un prétendu vaccin de la Covid-19 

 

Centrafrique : Faux ! Le vaccin contre le tétanos n’a rien à voir avec un prétendu vaccin de la Covid-19

 

BANGUI, 08 octobre 2020 (RJDH/Fact-Checking)---En Centrafrique, la rumeur selon laquelle le vaccin contre le tétanos serait celui de la Covid-19 n’est pas vraie, car ce  n’est qu’une illusion, dont il faut s’en méfier, d’après les spécialistes de la santé.

Depuis la déclaration du tout premier cas lié au covid-19 en Centrafrique le 14 mars dernier, des rumeurs et des fausses informations ne cessent de circuler autour de cette pandémie. Tel en est le cas de cette rumeur qui circule de bouche à oreilles dans les arrondissements de Bangui et plus particulièrement dans le 7e et arrondissement en ces termes : « le vaccin contre le tétanos n’est pas vrai mais plutôt c’est le vaccin du nouveau coronavirus ».

Au 3e arrondissement de Bangui, cette rumeur soutient que : « Le vaccin contre le tétanos est une manière d’injecter le coronavirus dans la communauté ».

Une fausse rumeur selon les spécialistes de la vaccination en Centrafrique

Dans le cadre de vérification des faits, la rédaction de fact-checking du Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme a pu contacter les spécialistes de la santé en vue d’en savoir davantage sur cette rumeur.

Une situation que dénonce Docteure Coquette Joella Aurore, coordonnatrice de la campagne nationale de vaccination du district sanitaire de Bangui : « Sur l’organisme humain, ce vaccin produit la présence des anticorps qui protègent la femme contre le clostridium tétanique qui est la bactérie à l’origine de tétanos, quand une femme accouche, normalement, elle doit accoucher dans des conditions normales. Mais il arrive que les femmes se présentent tard, ou ne se présentent pas dans les maternités et accouchent à la maison.  Si elle a bien reçu ces vaccins et que les conditions d’accouchements sont réunies, elle sera protégée et son enfant sera également protégé contre le tétanos », explique-t-elle.

Elle profite de cette occasion pour lancer un vibrant appel aux femmes dont les tranches d’âge varient entre 14 ans à 49 ans à aller massivement se faire vacciner afin non seulement de garantir leur santé mais aussi la santé de leurs progénitures. « Je lance un vibrant appel à l’endroit des femmes de se présenter dans les sites temporaires de vaccination que nous avons créés pour se faire vacciner contre le tétanos. Parce que ce vaccin n’est pas un vaccin contre le Coronavirus. Jusqu’à lors, le monde entier n’a pas pu développer un vaccin contre la Covid-19 », a-t-elle lancé.

La mobilisation des femmes campagne de vaccination contre le tétanos, est faible. Cela est dû aux rumeurs faisant état de ce que cette vaccination empêche la fertilité féminine pour les uns et un vaccin contre la Covid-19 pour les autres.

Pour illustrer cette faible participation des femmes à la campagne de vaccination contre le tétanos, l’exemple est pioché à partir des donnés du 7ème arrondissement de Bangui où c’est seulement 6.188 femmes qui sont actuellement vaccinées alors que l’on s’attendait à plus de 17 515.

Dans le 3e arrondissement, les femmes se méfient de ce vaccin et soutiennent que c’est un moyen de d’injecter le coronavirus dans cette communauté. Une rumeur aussi rejetée par les spécialistes de la santé.

Lancé le 30 septembre 2020, la campagne de vaccin contre le tétanos est ouverte pour les femmes âgées de 14 à 49 ans qui a pris fin le 04 octobre 2020. Les sites temporaires de vaccins crées dans les arrondissements de Bangui sont les écoles, les domiciles des chefs de quartier ou chefs de groupe.

Face à cette triste réalité pandémique ne vous protégez non seulement de covid-19 mais plutôt protégez-vous contre les rumeurs et fausses informations.

Britney Line Ngalingbo/ Rédaction Fact-checking de Centrafrique

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8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 23:21
FMI : une aide d’urgence pour 22 pays africains dont la RCA

 

Lu pour vous

 

https://fr.africanews.com/

C'est une bouffée d'oxygène en ces temps difficiles. Le Fonds Monétaire International a approuvé le versement d'une nouvelle aide d'urgence pour 28 pays, dont 22 africains.

L'argent reçu pourra permettre à ces pays d'alléger leurs dettes pendant les six prochains mois ou d’aider au financement de la lutte contre les effets de la pandémie de coronavirus.

Le Fonds fiduciaire d'assistance et de riposte aux catastrophes pourrait ainsi débloquer jusqu'à 959 millions de dollars pour une période de deux ans. En avril dernier, le FMI avait déjà allégé la dette de 25 pays parmi les plus pauvres, en dégageant une enveloppe de 500 millions de dollars.

En Afrique, les 22 pays concernés sont parmi les moins riches du continent à l'exception du Rwanda. Le Mali est également sur les rangs mais a été placé pour le moment sur la liste d'attente. Les dirigeants du FMI attendre de connaître la position de la communauté internationale et de savoir si le nouveau gouvernement issu du régime militaire est officiellement reconnu.

Les 28 pays bénéficiaires : Afghanistan, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Centrafrique, Comores, RD Congo, Djibouti, Éthiopie, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Haïti, Libéria, Madagascar, Malawi, Mozambique, Népal, Niger, Rwanda, Sao Tomé-et-Principe, Sierra Leone, Iles Salomon, Tadjikistan, Tanzanie, Tchad, Togo et Yémen.

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8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 23:01
Les points forts du passage de TOUADERA à Bruxelles
Les points forts du passage de TOUADERA à Bruxelles

Lu pour vous

 

Les points forts du passage de TOUADERA à Bruxelles

 

http://lafraternite2011.over-blog.com/ Publié le 8 Octobre 2020, 16:29pm

 

(Bangui/La Fraternité 08/10/20).L’offensive diplomatique de Faustin Archange TOUADERA continue de suivre son cours à Bruxelles avec une série de rencontre avec les Hauts Représentants de l’Union Européenne, les Commissaires, les chargés d’affaires et plusieurs personnalités et dignitaires de l’U.E en compagnie de l’Ambassadrice de l’U.E-RCA Samuela ISOPI. Les raisons de cette série de rencontres sont multiples et intéressantes pour la République Centrafricaine dans les jours à venir notamment des précisions de ces derniers au Président Centrafricain dans le domaine des futurs scrutins, la sécurité, le cadre du partenariat, le domaine social, économique etc..

Les réalités de l’heure en République Centrafricaine témoignent à suffisance une diplomatie forte, concrète et sereine pour le bien de la population centrafricaine. C’est dans cet élan que Faustin Archange Touadéra, le Président centrafricain s’est rendu à Bruxelles où il a rencontré le Haut Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Vice-Président de la Commission européenne, Josep Borrell.

Ces deux personnalités ont échangé sur les prochaines élections présidentielles et législatives dont le premier financier sinon contributeur est l’Union Européenne.  Elles ont aussi échangé sur le processus de paix à travers la mise en œuvre de l’APPR aussi bien que la lutte contre les fake news et le domaine de la réforme du secteur de sécurité.

Ces points ont permis a ses deux personnalités de faire le tour de ce qui avait été fait et qui reste à faire et aussi de voir sur quel levier faut-il miser pour relever la pente afin que chacun des Centrafricains puisse retrouver son haleine dans ce pays qui a tant souffert.

Faustin Archange TOUADERA a été aussi reçu par le Président Charles Michel assisté de l'Ambassadrice de l'Union européenne en Centrafrique, Samuela Isopi, ainsi que des membres de son Cabinet sur les mêmes points susmentionnés.

Après Janez Lenarcic, Commissaire à la gestion des crises, Faustin Archange TOUADERA échangé aussi avec Jutta Urpilainen, le Commissaire européen aux partenariats internationaux sur la nouvelle stratégie de l'Union européenne pour l'Afrique et la coopération UE-RCA, étaient au cœur de la rencontre. A l’issue de ces échanges, le commissaire félicité le Président Centrafricain pour les résultats obtenus dans le cycle actuel de coopération UE-RCA qui prendra fin le 31 Décembre 2020 avant de se pencher sur la programmation future qui, selon le commissaire, passera par une consultation entre le gouvernement centrafricain et les partenaires.

Le Commissaire insiste sur la participation des femmes et des jeunes au processus de relèvement de ce pays en mettant un accent particulier sur la bonne gouvernance, les services de base, la sécurité etc tout ceci est effectif grâce à l’appui de l’U.E.

Il réitère le soutien de l’U.E à travers une proposition de prolongation du Fonds Bekou jusqu’en fin 2021 et laquelle de proposition qui n’attend que l’accord du parlement de l’U.E.

Les deux personnalités sont encore revenues sur le financement des élections dont U.E s’active à hauteur de 20 millions d’euros.

Dans le domaine de la sécurité, précisons que l’U.E a déployé EUTM-RCA et EUAM-RCA qui participent à la reforme dudit secteur.

A cela s’ajoute aussi sa lutte contre la COVID-19 à travers le financement des masques artisanaux qui ont été distribués gratuitement à la population.

A ce jour plusieurs projets sont en cours pour la République Centrafricaine sur le financement de l’U.E. Ce qui signifie que le passage du Président Centrafricain à Bruxelles n’est pas du vide.

 

 

 

Centrafrique, la semaine diplomatique chargée du président Touadera

 

https://mondafrique.com/ By Aza Boukhris - 7 octobre 2020

Le président Touadera a repris ses voyages internationaux. Du 30 septembre au 8 octobre 2020, il s’est rendu successivement à Bruxelles, Rome et en Russie. Le renforcement de la coopération avec l’Union européenne, les bonnes relations avec le Vatican et l’extension du partenariat militaire et les échanges bilatéraux avec la Russie étaient à l’agenda de ces visites, à moins de trois mois des élections générales du 27 décembre 2020

Prévue de longue date, en marge de la 75ème Assemblée générale de l’ONU, une réunion de Haut niveau s’est tenue, le 1er octobre 2020, en vidéoconférence. Coprésidée par Faustin-Archange Touadera, déjà arrivé à Bruxelles, elle a regroupé les principaux dirigeants de l’ONU, de l’Union européenne, de l’Union africaine, de la Ceeac et plusieurs ministres des affaires étrangères dont Jean-Yves Le Drian.

Il ressort de cette réunion que la plupart des intervenants se sont félicités des progrès réalisés dans l’application de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en Centrafrique ( APPR-RCA) du 6 février 2019, « le seul viable pour le retour à la paix ». En dépit du contexte peu favorable à une consultation électorale, le président Touadera a donné les assurances du bon déroulement du processus électoral.

Les intervenants ont réaffirmé que la date du 27 décembre 2020 n’était pas modifiable. Ils ont néanmoins insisté pour que ces élections générales soient   « crédibles, libres, sécurisées, transparentes, inclusives, respectueuses des délais constitutionnels ». Jean- Pierre Lacroix, le Secrétaire général adjoint de l’ONU et chef des Opérations de maintien de la paix a averti : « ce que le pays a le plus besoin, c’est la  stabilité institutionnelle ».

On peut se demander s’il ne s’agit pas aussi de la stabilité politique, avec la  réélection de Faustin- Archange Touadera.

Un optimisme qui défie les réalités 

Cette vision de la situation actuelle ne semble pas correspondre aux réalités de terrain, notamment en ce qui concerne l’application de l’APPR- RCA et le déroulement du processus électoral.

Si le gouvernement centrafricain a accompli la plupart de ses engagements, en revanche, on voit difficilement les avancées du côté des quatorze groupes armés, notamment de l’UPC d’Ali Darass et du mouvement 3 R de Abass Sidiki. Dans ces régions, qui échappent à l’autorité de l’État, les populations sont toujours sous la coupe du terrorisme de ces rebelles. Il est un peu surréaliste de prévoir des élections libres, crédibles et sécurisées dans ces régions.  Ali Darass « administre »  déjà près de 90 0000 km2 et devrait pouvoir faire élire des députes de l’ UPC. Représenté au gouvernement, il ne risque rien.

Quant à Abass Sidiki et son mouvement 3 R, en conflit ouvert avec la Minusca, il s’oppose à toute ingérence de l’Etat dans son fief mouvant. Il faut aussi ajouter que la plupart des 600 000 réfugiés à l’étranger seront privés de vote et que la diaspora sera largement écartée des élections du 27 décembre 2020. Quant à l’Autorité Nationale des Élections (ANE), elle cumule illégitimité, incompétence et alignement sur le pouvoir. Cette courroie de transmission sera le principal motif du probable rejet des élections. Enfin, les aléas sanitaires, avec la pandémie covid- 19, et climatiques, avec les inondations dramatiques, devraient davantage être pris en considération. Avec ces élections du 27 décembre 2020 et évidemment les résultats attendus, tout est réuni pour une crise majeure en Afrique centrale, déjà très fragilisée. On comprend l’impatience de la Russie pour renforcer son implantation militaire

Bruxelles, destination privilégiée 

Le président Touadera a pris ses habitudes en Belgique. Il est vrai que l’Union européenne est le principal partenaire de la Centrafrique et que Faustin- Archange Touadera y a établi de solides réseaux avec comme représentant personnel, le belgo-russe Dimitri Mozer. Le consul honoraire wallon a ses entrées à la Commission européenne, après l’énorme contrat remporté, en 2016, pour le déménagement des locaux de cette Commission européenne. La ville d’Anvers, centre mondial du diamant, est également une ville importante pour la Centrafrique officielle et officieuse. Le jeudi 1er octobre 2020, en plein Conseil européen, le Vice- président de la Commission et Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, l’Espagnol Joseph Borrell, avec deux autres commissaires, a pu néanmoins rencontré le président Touadera.

Le lundi 5 octobre, le président du Conseil européen, Charles Michel, a reçu son ami et vieille connaissance, depuis son passage à la Primature, Faustin-Archange Touadera. Ces rencontres exceptionnelles, montrent à quel point le président Touadera peut compter sur le soutien politique et financier de l’Union européenne. Le difficile bouclage financier du processus électoral, la coopération et l’assistance dans la formation des forces de sécurité, la question récurrente de l’embargo sur les armes, le financement de l’aide alimentaire d’urgence pour 60% de la population et la prolongation du trust fund Bekou, pour le relèvement de l’Etat, ⁰ont été notamment au menu de ces rencontres. 

La visite électorale au Vatican

Le Secrétaire d’État, numéro 2 du Saint-Siège, Pietro Parolin, a reçu le président Touadera, le 2 octobre 2020, pour une rencontre qui consolide certes les bonnes relations entre les deux États mais qui a aussi des relents de campagne électorale pour toucher les électeurs catholiques. Il n’est pas sûr que ces électeurs seront sensibles à cette visite, tant ils paient un lourd tribut aux exactions des groupes rebelles dont l’UPC, partenaire du président Touadera.

Évidemment, le Vatican connaît parfaitement la situation en Centrafrique. Le cardinal Dieudonné Nzapalainga, proche du Saint-Père, est une voix qui compte et qui donne la réalité de la situation dans son pays. Le religieux ne cesse de mettre les politiques devant leurs lourdes responsabilités, de stigmatiser la course aux armements et les exactions sont victimes d’innombrables innocents et de réclamer la mise en place urgente d’un véritable dialogue national pour retisser une cohésion nationale. La visite de courtoisie à la Communauté Sant’ Egidio a ravivé l’accord mort-né du 19 juin 2017 qui concernait pourtant tous les signataires de l’APPR- RCA du 6 février 2019, mais également l’Assemblée nationale et les principaux partis politiques qui y avaient été étroitement associés. C’était avant la visite du président Touadera à Sotchi,  en octobre 2017…

La visite cachée en Russie

Le 6 octobre 2020, le président Centrafricain s’est rendu à Moscou, afin d’ avoir des entretiens de Haut niveau notamment avec le ministre Sergueï Lavrov et des chefs militaires de l’ Etat- major général des Armées. Cette visite en Russie ne figurait pas dans le programme initial de la semaine. Elle aurait peut-être été diversement appréciée à Bruxelles et lors de la réunion de Haut niveau. Nul doute que les États-Unis d’Amérique et accessoirement la France, désormais hors-jeu, apprécieront modérément cette visite. Le renforcement de la coopération militaire était apparemment le principal objet de cette visite surprise et dérangeante.

Outre la question de l’embargo sur les armes, la Russie soutient totalement financièrement et en matériel l’accroissement des armements en Centrafrique. Évidemment, les accords conclus le 6 octobre 2020 sont sous le sceau du secret. Néanmoins, on apprend que vingt véhicules blindés légers seront acheminés rapidement à Bangui, certainement avant le 27 décembre 2020. On ne sait jamais…

La création d’un bureau militaire en Centrafrique, avec ses antennes régionales, devrait être opérationnel à la fin du mois d’octobre 2020. Des officiers généraux et des dizaines de spécialistes militaires y seront déployés. La base militaire de Berengo pourrait y être un centre névralgique. Le hub centrafricain pour l’Afrique centrale de la Russie est en construction. En contrepartie, il est probable que les autorités russes aient demandé une mansuétude envers les dirigeants de deux sociétés d’exploitation minière liées  au groupe Wagner, récemment frappées de sanctions par le Trésor américain. Enfin, dans le cadre de l’amitié qui le lie au président Poutine, Faustin-Archange Touadera devrait se rendre, le 7 octobre 2020, à Sotchi, pour lui souhaiter un bon soixante-huitième anniversaire. Le partenariat entre le régime de Bangui et la Russie n’a jamais été aussi intense. Les élections générales du 27 décembre 2020 devraient pouvoir en bénéficier….

Ainsi donc en une semaine le président Touadera aura rencontré toutes les personnalités qui comptent dans la crise centrafricaine. On ne s’étonnera guère de l’absence de la France qui fait désormais illusion. L’avenir du pays en se joue plus à Paris. Faustin-Archange Touadera peut compter sur la disponibilité de la Chine qui a fourni le matériel électoral du parti présidentiel et assure la fourniture de la campagne électorale. Les aides financières pour les projets de développement et de rétablissement de l’Etat sont habilement siphonnés dans l’indifférence générale pour alimenter les caisses du régime.

Enfin, la Russie assure la sécurisation du président Touadera. Par les militaires du groupe Wagner et par ses conseillers, la Russie devrait permettre une facile  réélection du président Touadera.

Cette semaine passée à l’étranger lui aura été bien plus importante que d’éventuelles tournées à l’ intérieur du pays, où sa présence n’aurait pas été bienvenue. 

 

 

Les points forts du passage de TOUADERA à Bruxelles
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8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 22:37
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RCA : les deux agents de police, ex otages des 3R gardent le moral haut

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 8 octobre 2020 18:54

 

Les deux policiers, anciens otages des 3R se disent toujours déterminés à remplir leur mission de protection de la population. Libérés mardi 06 octobre 2020 après presqu’un mois de captivité, ils sont à Bangui et ont été dotés ce jeudi 08 octobre en équipements de travail par le Directeur général de la police.

Moral haut, toujours déterminé à faire son travail de policier, l’agent Florien Poutiya se souvient encore de son enlèvement en plein milieu de la nuit par les 3R.

« Il était minuit. Après mon tour de fraction, je suis entré à l’intérieur pour me reposer un peu. C’est là qu’ils sont arrivés. Ils étaient environ 17 et tous lourdement armés » explique-t-il à Radio Ndeke Luka avant de poursuivre : « J’avais une arme, mais je ne pouvais rien faire. C’est ainsi que je me suis rendu. Ils nous ont pris mon auxiliaire et moi et nous ont conduits à leur première base après toute une journée de marche. Nous avons marché de 8h du matin à 17H. Après, ils nous ont conduit à leur 2e base avant de nous amener là où se trouve le général Sidiki en pleine brousse », raconte le policier.  

Près d’un mois passé en captivité, le gardien de la paix n’est pas prêt à abandonner sa mission. Il dit avoir une conviction renforcée.

« Ecoutez, je suis policier. Je me suis engagé à faire ce travail. C’est mon boulot. Je remplirai toujours ma mission en tant que policier», rassure Florien Poutiya.

Emery Tissayélé, l’auxiliaire kidnappé avec Florien, est lui aussi déterminé à servir dans la police malgré cette mésaventure.

« C’est vrai, je suis toujours déterminé. J’ai toujours la force pour faire ce travail. Je ne peux pas reculer », déclare le jeune auxiliaire qui va bientôt intégrer le corps de la police, selon des sources proches du ministère de la sécurité publique.

Reçus mercredi 07 octobre 2020 par le Premier ministre à leur arrivée à Bangui, les deux agents de police ont eu ce jeudi 08 octobre, de nouveaux uniformes et insignes offerts par le Directeur général de la police, le général Bienvenu Zokoué.

Florien Poutiya et Emery Tissayélé avaient été enlevés dans la nuit du dimanche 06 au lundi 07 septembre 2020 par des éléments de 3R, alors qu’ils étaient en service dans la région de Ngaoundaye (Nord-ouest). Le mouvement 3R conditionnait leur relâchement à la libération de ses éléments arrêtés et détenus à Bangui. Ils ont enfin recouvré la liberté grâce à des négociations menées par la mission conjointe gouvernement-Assemblée nationale et garants de l’accord de paix du 6 février 2019, qui a rencontré le chef des 3R Sidiki Abbas, début octobre 2020.  

 

 

RCA: « Sidiki Abbas est sous sanction. Je n'ai pas envoyé quelqu'un pour négocier avec lui » affirme Firmin Ngrebada

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 8 octobre 2020 20:13

 

Le premier ministre, Firmin Ngrébada, lors de son interpellation devant les élus de la Nation à Bangui, décline toute responsabilité sur la nature de la mission tripartite gouvernement, parlement et garants de l’accord de paix à Koui dans l'Ouham-Pendé. Selon le chef du gouvernement, cette mission n’avait pas pour objectif de négocier avec Sidiki Abbas. Pour lui, le leader des 3R est sous sanction des Nations-Unies. A ce titre, le gouvernement ne peut plus négocier avec lui. 

Sur la nature de la mission tripartite gouvernement, parlement et garants de l’accord de paix ces derniers jours à Koui, Firmin Ngrébada décline toute responsabilité. Selon le chef du gouvernement, cette mission n’avait pas pour but de négocier avec le leader du groupe armé 3R. Pour lui, vu les sanctions des Nations-Unies dont fait l'objet Sidiki Abbas, le gouvernement ne peut prétendre à une quelconque négociation avec lui. Réaction faite le 07 octobre 2020, lors de l'interpellation du gouvernement devant les élus de la Nation.

A la tribune, acculé sur la nature de cette mission conduite par Arnaud Djoubaye Habazène, ministre des Transports et de l'aviation civile, le chef du gouvernement se lave les mains et incombe la responsabilité de la médiation avec Sidiki Abbas, aux garants et facilitateurs de l'Accord de paix du 06 février 2019. Pour lui, il n'est plus question de négocier avec Sidiki, même si ce dernier demeure son plus proche collaborateur.

"J'ai envoyé les membres du gouvernement pour une mission de sensibilisation des notables et de la population sur l’inscription des électeurs. Si nous devons négocier avec le 3R, il nous faudra de nouveaux interlocuteurs. Sidiki Abbas est sous sanction. Je n'ai pas envoyé quelqu'un pour négocier avec lui. Cependant, les garants et facilitateurs font leur travail. C'est ce qu'il s'est passé" a fait savoir le Premier ministre Firmin Ngrébada.

En outre, le chef de l'exécutif réitère la volonté du gouvernement de poursuivre l'opération conjointe Faca-Minusca. Pour lui, l'objectif est de contraindre le groupe armé 3R à revenir dans la République.

"Les éléments des 3R ont demandé un dialogue avec le gouvernement. Cependant, nous ne sommes plus dans cette logique de troubles. C'est pourquoi l'opération "A LA LONDO" doit se poursuivre parce que les objectifs fixés ne sont pas encore atteints. Je vous ferais le compte rendu à la fin de l'opération" a conclu le chef du gouvernement.

Une mission tripartite gouvernement Assemblée nationale et facilitateurs, y compris les garants de l’Accord de paix du 6 février 2019, s'est rendue début octobre 2020 dans le Nord-ouest du pays pour une médiation. Laquelle mission a permis la libération des policiers retenus en otage par les 3R et l'enrôlement de la population dans les zones sous-influence de ce groupe armé.

 

 

RCA-Ouham: débandade à Nana Bakassa suite au passage d’une horde d’hommes armés lourdement armés

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 8 octobre 2020 19:54

 

La sous-préfecture de Nana-Bakassa dans l'Ouham a été secouée le lundi 05 octobre 2020 en raison du passage d’une colonne d'hommes lourdement armés. Cette présence a créé la psychose et la débandade au sein de la population civile. Craignant d'éventuels cas de violences, les autorités locales appellent le gouvernement à intervenir rapidement.

La population de Nana-Bakassa, localité située à 62 kilomètres au Nord de Bossangoa dans la Préfecture e l’Ouham, a connu le lundi 05 octobre 2020, une scène de panique au sein de sa population. Cette frayeur est due à la présence d'hommes armés, en provenance du site minier de Kouki, localité voisine. Ces hommes armés, à bord de plusieurs dizaines de motocyclettes, en partance pour le site de Bondili, ont créé un effroi au sein des habitants de cette localité. Craignant pour sa sécurité, la majeure partie de la population a fui la ville.

"C'était dans les environs de 10 heures, nous avons vu une horde d'hommes armés venus de Kouki. Ces derniers se sont arrêtés devant la brigade territoriale de Nana-Bakassa. A bord d'une trentaine de motocyclettes, lourdement armés, ils affirment qu'ils se dirigeaient dans un autre site minier à  Bondili pour faire régner la paix" a indiqué à Radio Ndeke Luka, Jérôme Goumba, Sous-préfet de Nana-Bakassa.

Face à cette présence inquiétante présageant d’éventuelles scènes de violence dans la localité, les autorités locales appellent le gouvernement à réagir très rapidement, en y dépêchant les éléments des Forces armées centrafricaines pour faire régner la quiétude. Par ailleurs, elles disent ne pas comprendre pourquoi, malgré la signature de l'accord de paix, les hommes armés continuent de défier l'autorité de l'Etat.

"C’est ce qui est effarant pour la sous-préfecture de Nana-Bakassa. Malgré l'Accord de paix, beaucoup d'hommes armés continuent de circuler dans la localité. Des ex-Séléka continuent de se promener en uniformes et lourdement armés. Il faut une présence militaire robuste pour défier ces hommes là, les mettre au pas afin de nous permettre d'aller aux élections" a insisté le Sous-préfet de Nana-Bakassa.

Les localités de Kouki et Bondili, sont des zones minières situées dans la Préfecture de l’Ouham (Nord) où des hommes de l’ex séléka continuent de régner en maître absolus, dictant leurs lois à la population civile et aux autorités locales.

 

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