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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 23:09
Centrafrique - Sangaris : "Un goût d'inachevé"

 

Centrafrique - Sangaris : "Un goût d'inachevé"

Jean-Yves Le Drian est arrivé dimanche à Bangui pour mettre officiellement fin à la mission des soldats français. Mais leur départ inquiète.

dit à l'AFP en demandant l'anonymat - "car le sujet est très sensible" - un responsable politique centrafricain de premier plan, ajoutant : "Les groupes armés redoutent la force française, mais pas la force onusienne."

 

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 23:07
Centrafrique : "Il n’est pas exclu que la France ait à intervenir de nouveau"
Centrafrique : "Il n’est pas exclu que la France ait à intervenir de nouveau"

 

Centrafrique : "Il n’est pas exclu que la France ait à intervenir de nouveau"

 

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 23:00
Centrafrique: violences mortelles à Bangui pendant la visite de Le Drian
Centrafrique: violences mortelles à Bangui pendant la visite de Le Drian

 

 

31/10/16 (AFP)

Des affrontements entre groupes armés ont fait de nouveaux morts dimanche à Bangui alors que le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian officialisait lundi la fin de l'opération militaire Sangaris lancée en décembre 2013 pour mettre fin aux violences et au chaos.

Des règlements de compte dimanche entre des "groupes d'auto-défense" dans le quartier musulman du PK5 auraient fait une dizaine de morts, selon un bilan de sources locales non encore confirmé par la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minsuca), désormais en première ligne face aux groupes armés.

Un premier bilan de source sécuritaire, dimanche, faisait état de quatre morts.

Aux alentours du PK5, les habitants continuaient lundi de fuir, redoutant de nouvelles violences. Un hélicoptère des forces internationales survole en permanence Bangui depuis 05H00 du matin, a constaté un correspondant de l'AFP.

Ces violences se sont produites alors que le M. Le Drian est arrivé dimanche à Bangui pour officialiser la fin de l'opération Sangaris lancée fin 2013 pour éviter un "génocide", selon Paris, après le renversement du président François Bozizé.

M. Le Drian doit rencontrer le président Faustin-Archange Touadéra, les responsables de la Minusca et s'exprimer devant l'Assemblée nationale à 09h00 GMT.

Deux jours avant sa visite, très médiatisée, d'autres violences dans le centre du pays avaient fait 25 morts, dont six gendarmes, selon la Minusca.

Le gouvernement a dénoncé dans un communiqué un "plan machiavélique conçu par les ennemis de la paix", visant les populations de Bossangoa dans le nord, Bozoum et Bocaranga, dans le nord-ouest.

Après M. Le Drian, le vice-secrétaire général des Nations unies, Jan Eliasson, est attendu mardi à Bangui pour une visite de 48 heures, indique la Minusca.

Paris qui va maintenir quelque 350 soldats en Centrafrique se veut rassurant envers cette ancienne colonie.

"La France n'abandonnera jamais la Centrafrique", a promis le Premier ministre français Manuel Valls dans un entretien à RFI/France 24 à l'occasion d'une visite dimanche à Abidjan, en Côte d'Ivoire.

"Nous fermons une opération parce que cette opération a été un succès", avait assuré de son côté M. Le Drian le 19 octobre devant l'Assemblée nationale à Paris.

"Nous avons évité des massacres de masse (...) permis un processus de réconciliation intercommunautaire, la reconstitution de l'Etat centrafricain, une élection présidentielle, des élections législatives", a-t-il énuméré.

La France s'était interposée fin 2013 dans les massacres entre la rébellion Séléka majoritairement musulmane et les anti-balaka, des miliciens principalement chrétiens. Le conflit a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de réfugiés et de déplacés dans ce pays pauvre de 4,5 millions d'habitants.

 

Centrafrique - Sangaris : "Un goût d'inachevé"

Jean-Yves Le Drian est arrivé dimanche à Bangui pour mettre officiellement fin à la mission des soldats français. Mais leur départ inquiète.

dit à l'AFP en demandant l'anonymat - "car le sujet est très sensible" - un responsable politique centrafricain de premier plan, ajoutant : "Les groupes armés redoutent la force française, mais pas la force onusienne."

 

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 02:25
Lu pour vous : Centrafrique. Quel bilan pour l'opération française Sangaris ?

 

 

http://www.ouest-france.fr/ 30/10/2016 à 22:47 | Publié le 30/10/2016 à 22:43

Sangaris... L'opération militaire française en Centrafrique, baptisée du nom d'un petit paillon rouge local, qui avait été décidée dans l'urgence en 2013, prend officiellement fin ce dimanche soir. Déployés en trois temps, jusqu'à 2 500 soldats sont venus faire cesser les massacres intercommunautaires du pays. Si celui-ci a retrouvé une certaine stabilité, « la France n'abandonnera jamais la Centrafrique », a réaffirmé le premier ministre Manuel Valls.

L'opération française Sangaris en Centrafrique, qui s'achève officiellement ce dimanche soir, a été lancée dans l'urgence en décembre 2013 pour tenter de casser la spirale de tueries intercommunautaires dans ce pays.

L'intervention, épaulée par des soldats de l'Union africaine (UA) remplacés ensuite par une force onusienne, a permis de stabiliser la situation sécuritaire, notamment à Bangui, sans réussir à pacifier l'ensemble du territoire. La France avait mobilisé quelque 2 500 soldats au plus fort des tensions.

En juin dernier, l'état-major des armées avait indiqué que Sangaris constituait « désormais une force de réserve tactique de 350 soldats au profit des 12 500 Casques bleus ». Et en juillet, une nouvelle mission européenne d'entraînement et de formation de l'armée centrafricaine (EUTM-RCA) a été lancée.

Des centaines de cadavres dans les rues

Au matin du 5 décembre 2013, une explosion de haine embrase Bangui : des centaines de cadavres jonchent les rues.

Des miliciens anti-balaka (anti-machettes), infiltrés dans la capitale, ont lancé une vaste offensive dans plusieurs quartiers de la capitale, massacrant de nombreux civils musulmans et entraînant des représailles sanglantes des combattants Séléka contre la population.

Les multiples exactions commises par la rébellion Séléka à dominante musulmane contre les populations majoritairement chrétiennes ont débouché sur la création de ces milices d'autodéfense anti-balaka. Celles-ci s'en sont pris à leur tour aux civils musulmans, plongeant le pays dans une crise sécuritaire, humanitaire et politique.

Une opération qui se veut « rapide »

Quelques heures plus tard, la France, intervenue plusieurs fois déjà dans son ancienne colonie depuis son indépendance en 1960, lance Sangaris. L'opération française « sera rapide », elle « n'a pas vocation à durer », annonce le président François Hollande.

Moins d'un an après la neutralisation de groupes armés djihadistes au Mali, débutée en janvier 2013, Paris engage ainsi de nouveau ses troupes sur le continent africain. La Centrafrique est ravagée par la violence et le chaos depuis le renversement en mars 2013 de François Bozizé par la Séléka, dirigée par Michel Djotodia.

Un déploiement en trois temps

L'opération Sangaris (du nom d'un petit papillon rouge) est lancée après le feu vert de l'ONU et avec l'aval de l'UA.

Les 1 200 militaires ont pour mission de restaurer l'ordre et la sécurité, officiellement en appui d'une opération de l'UA (Misca). En réalité, ils sont en première ligne, celle-ci étant mal équipée, avec un commandement restant à mettre en place.

Dès le 7 décembre, Paris annonce que les soldats de Sangaris auront désormais pour mission prioritaire de mettre fin aux massacres et de « désarmer toutes les milices et groupes armés qui terrorisent les populations ».

La première unité concentre son action sur la sécurisation de la capitale, qui abrite un tiers de la population totale (environ 4,5 millions d'habitants).

Entre février et septembre 2014, une unité de combat interarmes oriente ses opérations sur la sécurisation de l'axe routier reliant la capitale au Cameroun, dans l'Ouest. En avril, l'effort avait été porté sur l'Est.

En septembre, l'ONU prend le relais de la Misca avec la Minusca (Mission de l'ONU en République centrafricaine).

« Stabilité retrouvée »

Le 14 février 2016, Faustin-Archange Touadéra est élu à la tête du pays, après une transition chaotique.

Le 13 mai, François Hollande effectue une brève visite à Bangui, consacrée au désengagement des troupes françaises et à la reconstruction du pays. « (...) La transition a réussi, la stabilité a été retrouvée », affirme-t-il.

Mais les défis sécuritaires restent nombreux dans ce pays où tout est à reconstruire et où les groupes armés conservent leur pouvoir de nuisance. En province, des groupes d'ex-séléka sont toujours actifs et le désarmement des milices reste à faire.

Accusations de viols

La force Sangaris a été mise en cause dans des scandales d'abus sexuels, tout comme des Casques bleus de nombreux contingents.

Des enquêtes judiciaires sont en cours à Paris sur ces accusations de viols, d'abus ou d'exploitation sexuelle, notamment sur mineurs, ou de sévices physiques.

Manuel Valls : la France « n'abandonnera jamais » la Centrafrique

La France « n'abandonnera jamais la Centrafrique » malgré le retrait annoncé de l'opération militaire française Sangaris, a affirmé ce dimanche soir le Premier ministre Manuel Valls après de nouveaux troubles meurtriers dans le pays. 

Si « nous n'avons pas vocation à demeurer présents ad vitam aeternam » et que la force onusienne de la Minusca « doit monter en puissance », il est « hors de question de laisser ce pays seul », a-t-il assuré lors d'une interview accordée à France 24 et RFI. 

Pour le Premier ministre, qui s'est dit « très inquiet » des nouvelles violences qui ont fait 25 morts cette semaine, « les Nations Unies, l'Union européenne et la France, ensemble, doivent permettre de sauvegarder la paix civile »

« Nous n'abandonnerons jamais ce pays », a-t-il dit, en écho au chef de la diplomatie Jean-Marc Ayrault, selon qui « la France ne laisse pas tomber la Centrafrique »

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est arrivé dimanche soir à Bangui pour acter la fin de l'opération Sangaris qui aura mis fin aux tueries de masse en Centrafrique, sans parvenir à neutraliser les bandes armées qui terrorisent la population.

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 02:06
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Abdoul Danda et Issa Capi alias 50/50 morts dans un combat inter autodéfense du km5 à Bangui

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 30 OCTOBRE 2016

BANGUI, 30 octobre 2016 (RJDH)—Les chefs des milices du KM5, Abdoul Danda et 50/50 sont morts dans un combat inter autodéfense du km5 dans la soirée de ce dimanche 30 octobre 2016. Les raisons de cet affrontement ne sont pas encore clairement connues.

Selon des informations du RJDH, un combat a opposé des groupes d’autodéfenses du Km5 dans l’après-midi, causant la mort de Abdoul Danda et Issa Capi alias 50/50 et d’au moins huit(8) autres personnes dont la plus part sont des civils innocents.

Les premières informations indiquent qu’il s’agissait d’une mésentente suite aux collectes des taxes chez les commerçants « le groupe de Danda avait traversé la route pour patrouiller et collecter les taxes chez les commerçants. Un autre groupe s’est opposé et le soir, Abdoul Danda à bord d’un véhicule a tenté de franchir encore l’autre zone et c’est de là que les combats ont commencé », a confié au RJDH cette source.

Plusieurs autres personnes sont blessées sous des tirs d’armes légères et lourdes entendus dans la soirée au Km5. Il était encore difficile de vérifier les informations car, la population est dans la psychose et les quartiers voisins se sont vidés de leurs habitants par peur des représailles.

Abdoul Danda est le chef d’un groupe d’autodéfense accusé de la tuerie le 4 octobre dernier de Marcel Mombeka, Commandant des Forces Armées Centrafricaines au Km5. Issa Capi alias 50/50 est un autre chef milice qui a kidnappé six (6) policiers le 19 juin au Km5 alors qu’ils étaient en service entre les 5e et 3e arrondissements de Bangui, avant leur libération le 24 juin 2016.

 

Centrafrique : Le Gouvernement demande à la Minusca d’arrêter les personnes sous mandat d’arrêt

http://rjdh.org/ PAR RJDH LE 29 OCTOBRE 2016

BANGUI, 29 octobre 2016 (RJDH)–Le Gouvernement centrafricain par la voix de son Ministre des Affaires Etrangères, Charles Armel Doubane a demandé à la Minusca d’arrêter les personnes sous mandat d’arrêt international. Déclaration faite ce 28 octobre 2016 sur RFI.

Depuis trois (03) ans, la République Centrafricaine est secouée par une crise militaro-politique. Pour stabiliser ce pays d’Afrique Centrale, la communauté internationale a déployé la Minusca qui a reçu mandat de protéger la population civile appuyée par l’opération Sangaris.

Invité de la réunion internationale à Paris sur les interventions de maintien de la paix en milieu Francophone, le Ministre centrafricain des Affaires Etrangères, Charles Armel Doubane a déploré sur Radio France Internationale (RFI) que les auteurs d’atteinte aux Droits de l’Homme ne sont pas inquiétés par la justice à cause de l’absence de l’autorité de l’Etat dans les zones sous contrôle des groupes armés. Il a demandé à la communauté internationale d’arrêter les responsables de crime sous mandat d’arrêt international.

Charles Armel Doubane a demandé à ce   que la communauté internationale qui dispose des mandats aide le gouvernement à arrêter les criminels sous mandat d’arrêt international « pour que centimètre après centimètre, nous reconquérons l’espace national centrafricain et que l’autorité s’établisse. Et pour que l’autorité s’établisse sur ces zones-là, nous avons besoin de l’accompagnement et de l’appui de la communauté internationale pour le faire », a dit le ministre centrafricain.

Le chef de la diplomatie centrafricaine a noté que « l’impunité a fait le lit du cycle de la violence, est venu le temps pour l’Etat, appuyé  par la communauté internationale de créer les conditions de rupture de ce cycle là. Et cela passe par l’arrestation et il y a une possibilité de neutraliser par la voie judiciaire justement  tous ceux qui veulent échapper à l’espace du contrôle régalien de l’Etat».

Cette demande relative à l’arrestation des auteurs de crimes par la Minusca intervient quelques jours après l’annonce de la Minusca d’arrêter tous ceux qui sont visés par le mandat d’arrêt à Bria. Laquelle arrestation n’a pas lieu lors de l’assemblée générale de la Séléka.

 

Centrafrique : Les ex-Séléka démantèlent les barrières à Ndélé

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 29 OCTOBRE 2016

BANGUI, 29 Octobre 2016 (RJDH) — Plusieurs barrières érigées par les ex- Séléka à Ndélé ont été démantelées. Cette action a été menée mercredi 26 octobre dernier, dans le but de restaurer la sécurité dans la région.

La question sécuritaire et la liberté de circuler sont une préoccupation des ex Séléka à Ndélé. Abdoulaye Hissene, nouveau chef d’état-major du Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) a décidé le démantèlement des multiples barrières de la ville.

Joint par le RJDH, un habitant de Ndélé a confirmé la levée des barrières par les éléments de Abdoulaye Hissene « il continue sa première action auprès de la population de la ville de Ndélé, (..) des barrières qui ont été dressées par eux-mêmes », a témoigné cette source.

Une source proche du FPRC a relevé qu’ « Abdoulaye Hissene a recommandé aux ex-combattants Séléka de ne plus porter des tenues et des effets militaires dans la ville. Ceci pour identifier des combattants étrangers dans la ville » a-t-elle martelé.

Nestor Kagba, président préfectoral de la jeunesse de Bamingui Bangoran, estime que ce démantèlement des barrières est un soulagement pour la population « toutes les artères sont libres, le raquette de la population semble être réduit. Un apaisement relatif est constaté depuis le mercredi dernier », a-t-il témoigné.

Les ex-Séléka avaient organisé leur assemblée générale à Bria les 9 et 10 octobre. Ils exigent du gouvernement le dédommagement des combattants victimes des conflits armés, la prise en charge sociale des invalides, des veuves et des orphelines victimes de conflits armés, la réhabilitation des éléments des Forces de Défense et de Sécurité radiés de leurs corps respectifs.

 

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 01:50
Lu pour vous : «La situation normale en Centrafrique, c’est la crise»
Lu pour vous : «La situation normale en Centrafrique, c’est la crise»

 

 

http://www.tdg.ch/

Intervention militaire  

La France met un terme à son intervention, laquelle a évité le pire. Mais elle se retire alors que la violence secoue encore le pays. Bilan avec trois experts militaires.

L’opération Sangaris est une réussite, mais le futur de la République centrafricaine reste incertain. Voilà l’analyse que livrent la majorité des spécialistes des activités militaires françaises en Afrique. Ce lundi, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, se rend à Bangui pour clore officiellement l’intervention française en République centrafricaine. Cette opération militaire, lancée à la fin de l’année 2013, a permis de stabiliser le pays, et même d’éviter un génocide, selon certains.

L'opération Sangaris a déployé jusqu’à 2000 soldats français. Ils ne sont aujourd’hui plus que 800. Il en restera encore quelque 350, engagés avec les forces onusiennes de la Minusca (10 000 Casques bleus). Et une capacité d’intervention tricolore «sur court préavis» reste basée dans la région, histoire de rassurer les partenaires, locaux comme internationaux.

«Il faut bien se rendre compte que la situation normale en République centrafricaine, c’est la crise», glisse Pierre Conesa. Cet ancien haut fonctionnaire au Ministère de la défense salue ainsi le travail des troupes françaises.

«Sangaris a été menée avec une issue politique. Contrairement à ce qui se passe en Syrie… En République centrafricaine, notre action a tout d’abord évité le pire. Et maintenant, la France passe le relais à la communauté internationale. Tout en espérant que les ressorts de la crise alimentés de l’extérieur se calment un temps», pense Pierre Conesa.

Massacres de masse

La République centrafricaine a replongé dans le chaos en mars 2013 quand les rebelles Séléka, majoritairement musulmans, avaient renversé le président François Bozizé. La réaction des milices anti-Balaka, en grande partie chrétiennes, avait donné suite à des violences intercommunautaires qui ont motivé l’intervention de la France pour éviter des massacres de masse de part et d’autre.

«Et la composante animiste est aussi importante que l’islam et le christianisme des uns et des autres», met en garde Pierre Conesa ceux qui seraient tentés par une projection d'une grille de lecture religieuse occidentale.

«Primo, les processus génocidaires en action à l’époque ont été entravés. Ensuite, l’autre finalité de Sangaris était la stabilité de la République centrafricaine. Dans un pays où il n’y a plus d’Etat depuis longtemps, on peut estimer que la France remet un pays plus calme à la communauté internationale. Cette dernière doit donner les moyens de la reconstruction», analyse Pierre Servent. Pour ce colonel de réserve, ancien journaliste au Monde et à La Croix, le désengagement de la France était urgent.

L'armée française à bout de souffle

«Nous touchons aux limites de notre instrument militaire. Nous sommes à bout de souffle avec des opérations extérieures importantes et l’opération Sentinelle en France contre le terrorisme», rappelle Pierre Servent. Dans l’Hexagone, ce sont en effet 13 000 militaires qui sont sur le terrain.

Et à l’étranger, la France est «plus nombreuse que jamais». Sans compter le matériel, l’opération Chammal (Irak et Syrie) mobilise 1450 hommes. L’opération barkhane (Sahel), ce sont 3500 militaires. Au Sénégal (350), en Côte d’Ivoire (900) ou encore au Gabon (350), la France reste encore très présente en Afrique.

... Jamais quitté la Centrafrique

«En réalité, nous n’avons jamais réussi à quitter la République centrafricaine. Et la France reste en vigilance. Car les groupes armés menacent toujours une paix très fragile», estime Jean-Dominique Merchet, journaliste à L’Opinion, dont le blog Secret Défense est l’un des plus reconnus en matière militaire.

Par ailleurs, la présence des soldats onusiens et des Français est remise en cause par des groupes qui n’ont aucun intérêt à un retour à l’ordre. Le pays est notamment un important producteur de diamant. Aussi les accusations de violences sexuelles de la part de soldats onusiens et français, actuellement instruits par la justice, sembleraient en partie instrumentalisées par ceux à qui profite le chaos. (TDG)

 

(Créé: 30.10.2016, 21h44)

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 01:36
Centrafrique: affrontements meurtriers dans le quartier PK5 de Bangui
Centrafrique: affrontements meurtriers dans le quartier PK5 de Bangui

 

 

Par RFI Publié le 30-10-2016 Modifié le 31-10-2016 à 00:44

En Centrafrique, des affrontements meurtriers sont survenus dimanche soir 30 octobre dans le quartier PK5 de Bangui, capitale du pays. Selon les premières sources, trois groupes d'autodéfense se seraient affrontés. Le bilan serait d’au moins dix morts, dont un chef de groupe d'autodéfense, et de nombreux blessés.

Dimanche 30 octobre vers 17h30 et pendant plus d'une heure, des fusillades ont éclaté dans le quartier PK5, quartier à majorité musulmane. Une source onusienne confirme des tirs de RPG.

Selon plusieurs sources concordantes, les incidents ont opposé le groupe d'autodéfense de Mohammed Ali Fadoul à deux autres groupes dirigés pas Issa Kapi, alias 50-50, et Abdoul Danda, soupçonné d'avoir commandité l'assassinat d'un commandant des Faca, Marcel Mombeka, au début du mois. Assassinat qui avait provoqué des représailles, au cours desquelles une douzaine de personnes avait été tuées.

On ne connaît toujours pas la cause précise de cet affrontement, mais selon une source onusienne, on parle d'une « mésentente tenace » entre ces différents groupes. Mais on ne sait pas qui a attaqué qui et pourquoi.

En tout cas, selon plusieurs habitants joints au téléphone par RFI, le calme semble régner depuis la fin de ces incidents. Mais la population est terrée chez elle, terrorisée, et craint un cycle de représailles. La Minusca a envoyé des renforts sur place.

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 01:29
L'opération militaire française Sangaris se termine
L'opération militaire française Sangaris se termine
L'opération militaire française Sangaris se termine
L'opération militaire française Sangaris se termine

 

L'opération militaire française Sangaris se termine


L'opération française Sangaris a été lancée dans l'urgence en décembre 2013 pour casser la spirale des tueries intercommunautaires en Centrafrique. Clap de fin ce lundi. Mais "la France n'abandonnera jamais la Centrafrique", a certifié Manuel Valls.


Le ministre français de la défense Jean-Yves Le Drian est arrivé dimanche soir à Bangui, la capitale, pour acter la fin de cette opération qui aura permis d'enrayer les tueries sans parvenir à neutraliser les bandes armées qui terrorisent la population.


Depuis Abidjan, en Côte d'Ivoire, le Premier ministre a justifié ce départ en mettant en avant la présence de plus de 10'000 Casques bleus de la Minusca, la force de l'ONU en Centrafrique. Paris avait mobilisé quelque 2500 soldats au plus fort des tensions, épaulés par des soldats de l'Union africaine remplacés par la force onusienne.


En juin dernier, l'état-major français des armées avait indiqué que l'opération Sangaris (du nom d'un petit papillon rouge) constituait "désormais une force de réserve tactique de 350 soldats, équipés de drones, au profit des Casques bleus". Et en juillet dernier, une nouvelle mission européenne d'entraînement et de formation de l'armée centrafricaine (EUTM-RCA) a été lancée.


Le 19 octobre, devant l'Assemblée nationale à Paris, Jean-Yves Le Drian avait énuméré les apports de la France dans cette crise: "Nous avons évité des massacres de masse, permis un processus de réconciliation intercommunautaire, la reconstitution de l'Etat centrafricain, une élection présidentielle et des législatives". 


Offensive redoutée


Avec le départ des troupes françaises, nombre de Centrafricains ne cachent pas leur inquiétude. "Les groupes armés sont en train de prendre leurs marques. Et je crains qu'ils ne lancent une offensive générale une fois les Français partis", a déclaré à l'AFP, sous le couvert de l'anonymat, un responsable politique centrafricain de premier plan. Avant d'ajouter cette observation: "les groupes armés redoutent la force française, mais pas la force onusienne".



Ces dernières semaines, les Centrafricains voient ces bandes reprendre leurs exactions à grande échelle à l'intérieur du pays. Selon la Minusca, elles ont fait au moins plusieurs dizaines de morts et contraint des villageois à se cacher dans la brousse.

Nouvelle flambée au PK5 

Jeudi et vendredi, 25 personnes, dont six gendarmes, ont été tuées lors d'affrontements à Bambari (centre) et dans les environs, a indiqué la Minusca. Et dimanche soir, des heurts ont éclaté dans le quartier musulman PK 5 de Bangui entre deux groupes d'auto-défense. Bilan: quatre miliciens tués, selon une source sécuritaire. La situation s'est ensuite apaisée après une intervention de la Minusca.

Les groupes qui sèment le trouble en Centrafrique sont surtout issus de factions parfois rivales de l'ex-rébellion Séléka à dominante musulmane, chassée du pouvoir après l'intervention de la France, de miliciens anti-balaka (d'obédience chrétienne), mais aussi de groupes d'"auto-défense" d'éleveurs nomades peuls, de bandes spécialisées dans le racket et d'éléments qualifiés d'"incontrôlés".


Goût d'inachevé 

La Centrafrique peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l'ancien président François Bozizé par des rebelles séléka, ce qui avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka.


"Je trouve que cela a un goût d'inachevé et risque bien de replonger le pays dans une situation beaucoup plus dramatique", redoute un enseignant de Bangui interrogé sur le départ des soldats français. 


L'inquiétude des Banguissois est nourrie par les nouvelles parvenant de l'intérieur du pays. Selon des sources centrafricaines, plusieurs centaines d'ex-séléka lourdement armés et issus de factions rivales se sont regroupés récemment à Batangafo, à 350 km au nord de Bangui.


Ombre au tableau 


L'opération Sangaris a par ailleurs été mise en cause dans des scandales d'abus sexuels, tout comme c'est le cas pour des Casques bleus d'autres contingents. Des enquêtes judiciaires sont en cours à Paris sur des accusations de viols, d'abus ou d'exploitation sexuelle, notamment sur des mineurs, ainsi que des sévices physiques.


(ats / 31.10.2016 01h14)

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 01:07
Massacres de Kaga-Bandoro et tueries de Bangui : Condamnation de la CRPS
Massacres de Kaga-Bandoro et tueries de Bangui : Condamnation de la CRPS
Massacres de Kaga-Bandoro et tueries de Bangui : Condamnation de la CRPS
Massacres de Kaga-Bandoro et tueries de Bangui : Condamnation de la CRPS
Massacres de Kaga-Bandoro et tueries de Bangui : Condamnation de la CRPS
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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 01:00
Centrafrique: Sangaris s'en va, les bandes armées dans les starting-blocks
Centrafrique: Sangaris s'en va, les bandes armées dans les starting-blocks

 

 

Centrafrique: Sangaris s'en va, les bandes armées dans les starting-blocks

30.10.2016 à 20:00 (AFP)

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est arrivé dimanche soir à Bangui pour acter la fin de l'opération Sangaris qui aura mis fin aux tueries de masse en Centrafrique, sans parvenir à neutraliser les bandes armées qui terrorisent la population.

Si Paris se veut rassurant - "la France ne laisse pas tomber la Centrafrique", a insisté le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault - et met en avant la présence de plus de 10.000 Casques bleus de la Minusca, nombre de Centrafricains ne cachent pas leur inquiétude au sujet du départ des soldats français, arrivés dans l'urgence en décembre 2013.

"Les groupes armés sont en train de prendre leurs marques. Et je crains qu'ils ne lancent une offensive générale une fois les Français partis", dit à l'AFP en demandant l'anonymat - "car le sujet est très sensible" - un responsable politique centrafricain de premier plan, ajoutant: "les groupes armés redoutent la force française, mais pas la force onusienne".

Ces dernières semaines, les Centrafricains voient en effet - la peur au ventre - ces bandes reprendre leurs exactions à grande échelle à l'intérieur du pays. Selon la Minusca, elles ont fait au moins plusieurs dizaines de morts et contraint des villageois à se cacher dans la brousse.

Jeudi et vendredi, au moins 25 personnes, dont six gendarmes, ont été tuées lors d'affrontements à Bambari (centre) et ses environs, selon la Minusca.

- cocktail sécuritaire explosif -

Ces groupes sont essentiellement issus de factions parfois rivales de l'ex-rébellion Séléka à dominante musulmane, chassée du pouvoir après l'intervention française, de miliciens anti-balaka, se revendiquant chrétiens, mais aussi de groupes d'"auto-défense" d'éleveurs nomades peuls, de bandes spécialisées dans le racket routier et d'éléments "incontrôlés".

La Centrafrique peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par des rebelles séléka qui avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka.

Malgré ce cocktail sécuritaire explosif, la France, ancienne puissance coloniale restée omniprésente depuis l'indépendance, considère que la mission de Sangaris est achevée.

"Nous fermons une opération parce que cette opération a été un succès", a assuré le 19 octobre devant l'Assemblée nationale à Paris M. Le Drian.

"Nous avons évité des massacres de masse (...) permis un processus de réconciliation intercommunautaire, la reconstitution de l'Etat centrafricain, une élection présidentielle, des élections législatives", a-t-il énuméré.

"Nous avons aussi permis la mise en oeuvre d'un outil de formation de la nouvelle armée centrafricaine (EUTM RCA) et le déploiement de la mission des Nations unies", a-t-il poursuivi.

"Même si la stabilité n'est pas totalement revenue, il importe maintenant que (...) le relais soit pris et par les forces centrafricaines et par la mission des Nations unies".

- concentration de combattants -

Selon Paris, environ 350 militaires français, équipés de drones d'observation, resteront présents, dont une centaine au sein de la force de l'ONU.

Si Sangaris - dont l'action a été ternie par des accusations de violences sexuelles qui mettent en cause également la Minusca - a effectivement mis fin à la terreur des bandes armées, les Centrafricains attendaient de la France qu'elle les débarrasse de ces "combattants" qui les martyrisent depuis des années dans l'impunité la plus totale.

"Je trouve que cela a un goût d'inachevé et risque bien de replonger le pays dans une situation beaucoup plus dramatique", déclare ainsi à l'AFP, Edgar Ngbaba, enseignant, interrogé sur la fin de Sangaris, qui a compté 2.000 hommes au plus fort de la crise et quelques centaines ces derniers mois.

"Moi, je ne crois pas du tout à ce départ", dit Marie Ndoïnam, commerçante. "Je me demande si ces gens ne sont pas déjà en train de tirer profit du départ des Français, en prenant position ça et là. Et que font les autorités?".

Le gouvernement centrafricain ne dispose pas de forces de sécurité capables de tenir tête aux groupes armés et doit s'en remettre à la Minusca.

L'inquiétude des Banguissois est nourrie par les nouvelles parvenant de l'intérieur du pays. Selon des sources centrafricaines jointes par l'AFP, plusieurs centaines d'ex-séléka lourdement armés et issus de factions rivales se sont regroupés récemment à Batangafo (350 km au nord de Bangui).

Par Christian PANIKA à Bangui et Michel CARIOU à Libreville

© 2016 AFP

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