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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 20:17

 

 

12 octobre 2016 | Par Dorothée Thiénot  source : Mediapart

 

Deux ans après son installation, la Mission de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca) est l'objet de beaucoup de mécontentements, alors que les violences persistent dans le pays.

 

À Bangui, la capitale centrafricaine, le calme n’est toujours pas revenu, non plus que dans le reste du pays ; et ce malgré la présence de la Mission de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca). Par exemple, début octobre 2016, une série de représailles de milices armées a fait au moins douze morts. Pendant ce temps, en province, des membres de ces mêmes groupes armés gardent le contrôle sur les villes et continuent leur expansion. Sous le regard des casques bleus de la Minusca. Alors que les tueries sont régulières dans le pays, la passivité de certains contingents dont le mandat reste de protéger les civils agace : « Les contingents de l'arrière-pays n'anticipent jamais, même quand ils ont l'information à temps », explique un ministre centrafricain. « Résultat : les forces onusiennes viennent pour constater les dégâts quand c'est trop tard. »

 

Deux ans après son installation, la Minusca concentre les mécontentements.« Malgré notre présence, il y a encore beaucoup trop de groupes armés et de criminalité. La Minusca fait tout ce qu'elle peut dans un pays grand comme la France et la Belgique réunies, et qui manque de tout », explique son chef, Parfait Onanga-Anyanga. Le gouvernement centrafricain élu au printemps dernier, de son côté, n'a pas tardé à se montrer critique à l'égard de la mission. « Les missions de peacekeeping ont toujours servi de punchingball aux gouvernements qui les accueillent », explique Thierry Vircoulon, coordonnateur de l'Observatoire de l'Afrique australe et centrale à l'Ifri et enseignant à Sciences-Po. « Ils s'approprient leurs réussites et les critiquent au moindre échec, qu'importe le niveau de responsabilité. C'est un jeu de dupes : entre l'agenda des politiques et celui de la mission, c'est le grand écart car leurs objectifs sont le plus souvent divergents. Les gouvernements hôtes ont des comptes à régler et les pratiques de corruption sont souvent très enracinées alors que les missions des Nations unies doivent contribuer au statebuilding et à la réconciliation des ennemis. »

 

Le fait est que, presque trois ans après l’intervention militaire française, l'insécurité entrave toujours le retour des déplacés et réfugiés, qui constituent un quart de la population centrafricaine. Répartis sur le territoire, les déplacés comptent les jours, dans leurs abris de fortune, en attendant que les voies soient sécurisées. Comme ces femmes coincées dans leur camp à Bambari, dans le centre du pays. Il leur suffirait de traverser la rivière, dont le pont est gardé par les casques bleus, pour rejoindre la ville et ce qu'il reste de leur domicile. Mais le centre-ville est encore quadrillé par des hommes armés, circulant devant des casques bleus impassibles.

 

Maigre consolation : après plusieurs cas de viol sur des femmes et des jeunes filles, comme Human Rights Watch l'a documenté en février 2016, le contingent congolais a été relevé. Ban Ki-moon, qui prônait déjà la « tolérance zéro » envers les violences sexuelles, a alors précipité une série de mesures : les pays pourvoyeurs de troupes sont libres d'enquêter et de juger ces soldats, mais s'ils n'enquêtent pas, ils risquent de ne pas être retenus pour d'autres missions. Fait inédit dans l'histoire des missions de maintien de la paix, des sanctions peuvent désormais être prises contre un contingent si des exactions commises avant leur mission ont été documentées. C'est ainsi que les Burundais ont été renvoyés peu après leur arrivée.

 

La Minusca a néanmoins pu mettre à son crédit quelques succès en 2016 : l’élection présidentielle a pu être organisée, Faustin-Archange Touadéra a été élu et, pour un temps, les groupes armés ont joué le jeu. Mais aucun accord n'ayant été trouvé avec le gouvernement, les violences ont repris de plus belle. Alors que des portions entières du territoire ont été reprises ces derniers mois, Parfait Onanga-Anyanga adopte un discours de fermeté : « Des groupes armés sont déçus parce qu'ils n'ont pas reçu les postes ministériels promis pendant la campagne électorale. Nous refusons cette légitimité par les armes. Notre mandat nous autorise à désarmer les groupes réfractaires par la force. »

 

Cela n'a pourtant pas empêché les ex-Seleka, un groupement de milices, d'organiser une « assemblée générale » dans la ville de Bria le week-end du 9 octobre 2016, sans être inquiétés par les casques bleus. Certains d'entre eux sont pourtant sous le coup de mandats d'arrêt, et pourraient être jugés par la cour pénale spéciale que la Minusca et le gouvernement centrafricain travaillent à mettre sur pied. En interne, on s'agace déjà de cette situation où des criminels de guerre sont laissés libres de circuler. Les groupes armés, eux, attendent l'immunité : « Tous les Centrafricains ont participé au conflit, tous sont coupables », veut croire Souleymane Daouda, un des porte-parole d'Ali Darasse, chef de l'UPC (ex-Seleka), basé à Bambari. « On veut une commission Vérité et Réconciliation. Pas un tribunal : car si tu as la justice, tu ne peux pas espérer le pardon ! »

 

À intervalles réguliers, le gouvernement laisse entendre que si son armée n'était pas sous embargo, les groupes armés auraient été chassés depuis longtemps. « Il y a des responsabilités que l'État doit assumer, comme former ses forces de sécurité intérieures », rétorque Onanga« Ce travail est délicat car il implique beaucoup d'aspects liés aux droits humains, dont la vérification que les éléments sélectionnés n'ont pas de casier judiciaire. » Le dossier est sensible pour le gouvernement, qui ne semble pas prêt à identifier et juger les nombreux militaires à avoir rejoint les groupes armés.

 

Quarante millions de dollars sont prévus pour le désarmement de ces derniers, mais rien ne bouge. Entre le gouvernement et la Minusca, on se renvoie la balle. Côté Minusca, on suggère que si le plan Désarmement n'a pas été effectué, c'est parce que le gouvernement de Touadéra freine des quatre fers et n'a pas eu le courage d'engager des réformes. Côté gouvernement, on continue d'accuser les casques bleus d'incapacité, de passivité, voire de connivence avec les groupes armés.

 

Mais qu'attendre de troupes qui, pour certaines, ne sont pas payées ? Les Nations unies versent 1 000 dollars par sous-officier au pays pourvoyeur de troupes, mais tous ne paient pas leurs soldats, les poussant à adopter des « comportements prédateurs », selon les termes d'Onanga, qui fait aveu d'impuissance : « Aucune mesure n'a été prise pour ces soldats, ce serait manquer de respect à la souveraineté des nations. On peut difficilement imaginer qu'une nation responsable, qui envoie ses hommes sur des terrains difficiles où ils risquent leur vie, ne comprenne pas l'intérêt de bien traiter son personnel. C'est une question de dignité humaine. » 

 

L'enjeu est maintenant de savoir combien de temps la mission restera dans le pays. Onanga veut éviter l'enlisement comme en RDC, où les casques bleus sont établis depuis 1999. « Le danger pour ce pays serait un désengagement trop rapide de la communauté internationale, explique-t-il. Le mandat de Touadéra est de cinq ans, il faut au moins l'accompagner jusqu'à la fin de son mandat. C'est un équilibre délicat : l'échec de cette mission serait de s'éterniser. Mais il faut éviter de se précipiter. »

 

Minusca et gouvernement centrafricain iront ensemble à Bruxelles, le 17 novembre, à la conférence des bailleurs de fonds. Le discours du président centrafricain y est attendu. Ses engagements politiques conditionneront l'aide des bailleurs internationaux. 

 

Roland Marchal 


Chargé de recherche CNRS 
 

Senior research fellow, CNRS

 

Lu pour vous : L'ONU concentre les critiques en Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 20:12

 


 

BANGUI - 12 octobre 2016

 

Honorable Président de l’Assemblé Nationale ;
Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;
Mesdames et Messieurs les Chefs de Missions diplomatiques et Consulaires ;
Monsieur le Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies, Chef de la MINUSCA ;
Monsieur le Représentant Spécial de l’Union Africaine ;
Honorables Mesdames et Messieurs les Députés de la Nation ;
Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales ;
Mesdames et Messieurs les Membres du Comité Consultatif et de Suivi du Programme DDRR ;
Messieurs les Responsables des Groupes Armés ;


Chers Participants ;


Mesdames et Messieurs ;

 

C’est un bien grand plaisir pour moi que d’avoir à procéder au lancement officiel du Programme pour la Paix, la Réconciliation Nationale et le Dialogue entre les différents acteurs du DDR.
 

En effet, depuis mon accession à la Magistrature Suprême de l’Etat, je n’ai cessé de rappeler à mes Compatriotes que le DDRR, la RSS, la Réconciliation Nationale et le Dialogue sont les seules voies de sortie de crise et de relèvement de notre pays.


Comme vous le savez, la grave crise qui a frappé notre pays la République Centrafricaine appelle à des solutions multidimensionnelles parmi lesquelles, la recherche de la sécurité et de la Paix. 
 

Pour résoudre ces problèmes et répondre aux attentes diverses de nos populations, il nous faut un cadre de coordination et de concertation clair, efficace et transparent.


C’est dans cette perspective que dès mon investiture, j’ai reçu les responsables des groupes politico-militaires afin de les exhorter à adhérer volontairement à ma vision du DDRR que je qualifie de « DDRR de dernière chance ».
 

Pourquoi de dernière chance ? Parce que notre pays a trop souffert de conflits armés et face à cela, il nous faut prendre en compte les causes endogènes et exogènes de ces multiples confits dans la formulation d’un nouveau programme de DDRR. 


C’est dans cet élan que j’ai créé une nouvelle structure qui est désormais rattachée à la Présidence afin de veiller personnellement à son bon fonctionnement, car les expériences des différents programmes DDRR et de la RSS passées n’ont pas donné les résultats escomptés.
 

Ma vision est donc fondée sur une approche inclusive, c’est pourquoi la mise en place du Comité Consultatif et de Suivi du DDRR et la mise en œuvre de l’Accord sur les principes Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement signés le 10 mai 2015 lors du Forum National de Bangui sont les priorités du nouveau DDRR.


Cet Accord inspiré du Pacte Républicain, reflète la volonté au niveau national et international de la sécurité humaine ; il offre un cadre juridique et une confiance dans le processus de paix.
 

Axé sur des objectifs plus stratégiques que les DDR passés, le programme de DDRR de « dernière chance » que j’ai proposé exige la formulation d’approches nouvelles et novatrices car il diffère par ses orientations, à savoir : appuyer le processus de consolidation de la paix à plus long terme, contribuer à la restauration de l’autorité de l’Etat et permettre la relance économique, réduire la pauvreté dans toutes les couches de la population.
 

Cette stratégie est sensible aux dynamiques locales et peut combiner diverses activités telles que les programmes classiques de collectes d’armes (désarmement), la réinsertion inscrite dans le cadre de la démobilisation avant le processus de réintégration, la formation professionnelle et les programmes spécialement destinés aux jeunes ainsi qu’aux populations vulnérables.
 

L’accent est également mis sur les aspects économiques de la réintégration comme solutions de remplacement à la violence.
 

Mesdames, Messieurs ;
 

Le processus de DDRR national est donc un vaste chantier qui nécessite beaucoup d’investissements humains et financiers. Sa réussite fait appel à la contribution de tous les acteurs dans un esprit de confiance réciproque.
 

C’est dans cette vision holistique que j’ai créé, à côté de la Coordination Nationale DDRR/RSS/RN, le Comité Consultatif et de Suivi du PNDDRR, un organe qui comprend les représentants des Pouvoirs Publics, des Groupes Armés, de la Société Civile, avec l’appui de la Communauté Internationale qui nous accompagne depuis le début de cette crise.
 

Mes vœux les plus ardents sont de voir ce Comité jouer pleinement son rôle pour faciliter la mise en œuvre du Programme National qui sera présenté aux bailleurs et potentiels donateurs lors de la rencontre de Bruxelles au mois de Novembre 2016.
Au niveau international, j’ai eu plusieurs rencontres ces derniers mois pour parler de ce programme qui, à mon avis, permettra de renforcer la réconciliation, de relancer l’économie et la croissance.
 

Je puis vous assurer que beaucoup de pays, beaucoup d’organisations internationales et non-gouvernementales sont disposés à nous aider, car notre expérience post conflit basée sur la démocratie, le respect des Droits de l’Homme, la promotion de la Justice, recréera la confiance entre tous. 
 

C’est pourquoi, nous devons faire preuve d’appropriation nationale de recherche de solutions durables à nos problèmes par nous-mêmes.
 

Certes, le chemin de la paix est semé d’embuches, mais si nous avons la volonté, l’engagement de faire la paix dans nos cœurs, de prendre conscience d’un changement de comportement, d’adhérer au pardon et à la réconciliation, nous parviendrons à remettre ce pays debout. Nous serons ainsi fiers d’avoir apporté notre pierre à la reconstruction de ce vaste, riche et beau pays pour lequel Barthélemy BOGANDA s’est sacrifié.
 

L’occasion est propice pour vous dire que le consensus politique qui est déjà acquis avec la mobilisation de l’Assemblée Nationale, du Gouvernement, de la population toute entière doit se poursuivre et se renforcer davantage avec la contribution des partis politiques et d’autres acteurs du développement.
 

Distingués invités ;
 

Mesdames et Messieurs,
 

M’adressant particulièrement à nos frères des groupes politico-militaires qui m’ont fait part de leurs préoccupations dans les discours de leurs représentants, je voudrais compter sur leurs adhésions franches à ce programme DDRR et leurs contributions individuelles et collectives aux différents travaux du Comité Consultatif et de Suivi qui ont démarré ce jour.
 

Aujourd’hui, plus que jamais, le consensus de tous doit être l’objectif à atteindre pour créer plus de confiance entre nous et auprès de nos partenaires.
 

C’est pourquoi, s’agissant de nos compatriotes des Groupes Armés qui n’ont pas encore adhéré formellement au Programme National DDRR, nous leur lançons un vibrant appel, car c’est ensemble que nous allons résoudre nos différents problèmes et reconstruire la République Centrafricaine.
 

Chers Compatriotes ;
 

Il ne sert à rien, après les élections saluées par l’ensemble de la communauté internationale, de vouloir perpétuer la violence aveugle en défiant l’autorité légalement établie et les institutions issues des élections.
Il ne sert à rien de marcher contre la paix. Le peuple centrafricain a clairement exprimé sa soif de la paix lors des dernières consultations électorales.
 

Pour ma part, j’ai toujours affirmé, que si Dieu m’a donné pour responsabilité de conduire la destinée de notre pays, mon premier devoir, dans le cadre de cette responsabilité, est d’épuiser tous les moyens possibles pour épargner à mes Compatriotes les maux d’une autre crise tragique comme celle que nous venons de connaître et qui n’honore pas notre pays.
 

Je vous invite tous à œuvrer pour la paix. Ceux qui travaillent pour la paix auront la prime de la paix.
 

En saisissant cette occasion, je renouvelle mes plus sincères remerciements à la communauté internationale pour les efforts réalisés, pour son soutien indéfectible et pour son concours tout au long de ce processus.
 

Je voudrais aussi demander à nos partenaires de continuer à appuyer la République Centrafricaine dans sa quête de la paix et de relèvement économique.
 

Je ne saurais terminer mon propos sans remercier tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la réussite de cette rencontre.
 

A tous les participants, je souhaite plein succès pour les travaux actuels et futurs du Comité Consultatif et de Suivi auxquels ils auront à participer.
 

Vive le retour à la Paix.
 

Vive la solidarité entre tous les fils et filles de Centrafrique ;
 

Vive le soutien de la Communauté Internationale ;
 

Vive l’engagement de tous les Centrafricains pour un Centrafrique Nouveau.
 

Que Dieu bénisse la République Centrafricaine !
 

Je vous remercie.

 

 

 

DÉCLARATION-EX MOUVEMENT ANTI-BALAKA A LA RÉUNION DU DDRR

 

Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l'Etat ; 


Très Honorable, Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale ;


Excellence, Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

 
Excellence, Mesdames et Messieurs les Ministres, Membres du Gouvernement ;

 
Excellence, Monsieur le Représentant des Nations Unies, Commandant en Chef de la MINUSCA ; 

Excellence, Messieurs les Chefs de Missions Diplomatiques en Centrafrique ; 


Distingués invités,

 

Aux lendemains de l'élection présidentielle et des législatives de 2015-2016 ayant permis le retour à la légalité constitutionnelle, la République centrafricaine peine toujours à trouver les solutions idoines de sortie de crise et pour le retour d'une paix durable, malgré les efforts multiformes de la Communauté Internationale à son chevet.

 

La table ronde de Bruxelles annoncée en novembre prochain s'inscrit en toute logique comme une bouée de sauvetage qui pourra résoudre les épineux problèmes centrafricains parmi lesquels le gros dossier du programme de désarmement-Démobilisation-Réintégration-Rapatriement (DDRR).

 

Le vœu ardent de tous est que cette question du DDRR qui sera évoquée et soutenue par le gouvernement puisse emporter l'adhésion des donateurs, mais ce vœu pieux devrait s'accompagner des mesures concrètes.

 

Oui, nous nous adhérons entièrement et totalement au processus de DDRR, car c'est le facteur primordial aussi bien pour la consolidation de la paix après un conflit que pour le développement d'un pays à plus long terme.

 

Étant entendu que l'objet de ce processus est de contribuer à la sécurité et à la stabilité dans un contexte post conflit de sorte que la reconstruction et le développement puissent être amorcés, il est urgent de tout mettre en œuvre pour ne pas échouer.

 

Nous sommes tous conscients de l'enjeu du programme de DDRR qui fera des ex-combattants des participants actifs au processus de paix et de cohésion nationale. C'est pourquoi, rien ne doit se faire ni dans la précipitation, ni avec un esprit roublard, car il faut aussi avoir à l'esprit, les échecs du passé dans ce genre de processus...Quelles leçons devrions nous tirer des précédents programmes?

 

Oui, en participant aux forums de Brazzaville puis de Bangui et en signant l'accord de cessation des hostilités ainsi que les accords sur le DDRR, l'ex-mouvement Anti Balaka s'est résolument inscrit dans la voie de la paix, la stabilité et la libre circulation des biens et des personnes. Cela illustre bien que les groupes armés ne ferment pas la porte aux espoirs de paix, de stabilité, de justice et de cohésion nationale.

 

Nul n'ignore que la République centrafricaine, notre pays a été envahie et agressée par des mercenaires assassins qui se livraient à des exactions contre les populations civiles en toute impunité.

 

 La cruauté des mercenaires et celle de ceux qui les ont fait venir pour massacrer les centrafricains et piller les ressources nationales étaient inqualifiables. Ils avaient pris en otage la population éprise de paix, de justice et de développement.

 

Et quand un pays fait face à de tels actes, ses vaillants enfants se doivent de l'honorer et le défendre au prix de leur vie. D'où, le soulèvement populaire ayant donné naissance à l'ex-mouvement Anti Balaka qui se voulait un mouvement de résistance pour combattre et chasser les mercenaires. C'est cette conviction patriotique qui a animé tous les ex combattants.

 

La République centrafricaine, à un moment critique de son histoire, avait besoin des patriotes à la trame du général de Gaulle qui incarna la pierre angulaire de la conviction, la volonté et la résistance sans laquelle la France aurait été humiliée dans la défaite et la soumission.

 

C'est aujourd’hui, dans la même conviction patriotique que nous allons continuer à soutenir le processus de DDRR.

 

Pour moi, nous n'avons qu'un seul pays et une seule Nation. Nous n'avons qu'une seule patrie, c'est la République centrafricaine. Toutes les 16 préfectures font partie intégrante de la superficie nationale qui est de 623 000 km2.

 

La Centrafrique combattante d'hier devrait être rejointe par toutes les filles et fils de Centrafrique pour une seule direction, celle du "Combat de la Paix et de la cohésion sociale"! Cette exhortation ne doit souffrir d'aucune faille si l'on veut que les actions en faveurs du développement soient couronnées de succès. 


Les groupes armés doivent être impliqués au plus haut niveau de toutes les structures chargées de la gestion du programme de DDRR.

 

J'exhorte aussi à cet effet, Monsieur le Président de la République, Chef de l'Etat à faire preuve d'un leadership courageux, audacieux, et persévérant, auréolé de beaucoup de stratégies à l'image du Président Colombien dont les efforts pour parvenir à un accord historique de paix avec la guérilla marxiste des FARC après plus de 50 ans de guerre civile, ont été reconnus, salués et couronnés par l'attribution du célèbre Prix Nobel.

 

Notre grande attente à l'endroit du Gouvernement est de mettre en œuvre un processus de DDRR transparent et inclusif qui fasse une place aux groupes armés, d'une part, et qui s'oblige à trouver des solutions à long terme pour s'occuper des ex-combattants qui seront désarmés puis démobilisés en assurant durablement leur intégration socioéconomique.

 

Aussi, la question de l'immigration ne doit pas être traitée avec fébrilité, froideur et passivité. Les étrangers qui souhaitent s'installer durablement sur le territoire national de note pays, doivent être en règle vis-à-vis de la législation centrafricaine en matière de l'entrée et du séjour des étrangers en République centrafricaine, connaître et respecter les valeurs qui fondent le pacte républicain, faute de quoi, ils doivent être invités à quitter le pays.

 

Je demande instamment aux forces de maintien de la paix déployées en République centrafricaine dans le cadre du mandat des Nations Unies, d'appliquer strictement les différentes résolutions votées par le Conseil de Sécurité visant la protection des populations civiles et la stabilisation du pays.

 

Quant à la Communauté internationale dont nous saluons les actes déjà posés, nous sollicitons d'elle des contributions financières conséquentes pour répondre aux besoins du programme de DDRR et de la réforme du secteur de défense et de sécurité.

 

Cette même attente s'adresse aux chancelleries dans le but d'apporter des appuis sincères et positifs pour faciliter ce processus DDRR.

 

En somme, j'invite très solennellement toutes les parties engagées dans le processus de DDRR à jouer la carte de la sincérité, la franchise, la transparence, l'inclusion, et à faire table rase des flagorneries, la roublardise et l'opacité pour s'attaquer aux réels problèmes et y apporter des solutions nécessaires; la survie de la RCA en tant qu'Etat en dépend et ce ne serait que très honorable pour la solidarité Nationale et Internationale.

 

Je vous remercie.

Discours de Son Excellence Monsieur Le Président de la République, Chef de l’Etat à l’occasion de la Première réunion du Comité Consultatif et de Suivi du Programme National de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR)
Discours de Son Excellence Monsieur Le Président de la République, Chef de l’Etat à l’occasion de la Première réunion du Comité Consultatif et de Suivi du Programme National de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR)
Discours de Son Excellence Monsieur Le Président de la République, Chef de l’Etat à l’occasion de la Première réunion du Comité Consultatif et de Suivi du Programme National de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR)
Discours de Son Excellence Monsieur Le Président de la République, Chef de l’Etat à l’occasion de la Première réunion du Comité Consultatif et de Suivi du Programme National de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR)
Discours de Son Excellence Monsieur Le Président de la République, Chef de l’Etat à l’occasion de la Première réunion du Comité Consultatif et de Suivi du Programme National de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR)
Discours de Son Excellence Monsieur Le Président de la République, Chef de l’Etat à l’occasion de la Première réunion du Comité Consultatif et de Suivi du Programme National de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR)
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Centrafrique-Presse.com
12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 18:48

 

 

11 octobre 2016 (APA)

 

La délégation du groupe de travail des Nations Unies sur l’utilisation des mercenaires qui est en mission en République centrafricaine du 10 au 19 Octobre après être reçue lundi par le Ministre de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, Jean-Serge Bokassa a rencontré ce mardi le Ministre de la Justice Flavien Mbata .

 

Le but de cette mission en Centrafrique est de recueillir des informations sur les activités des mercenaires et des combattants étrangers engagés dans le conflit.

 

Pour le ministre de l’Administration du territoire, Jean-Serge Bokassa, il faut arriver à définir le statut de chacun éventuellement, la discussion portant sur le mercenariat.

 

‘’Je crois qu’il y a des groupes qui ont des dimensions politiques tels que des groupes militaro-politiques, qui se sont engagés pour le DDRR. A partir du moment où ils se sont engagés, ils ne doivent plus adopter un comportement contraire à cet engagement qu’ils ont pris, c’est-à-dire exercer des exactions permanents sur la population civile’’ a expliqué le ministre Bokassa.

 

Certains observateurs ont toujours pointé du doigt la responsabilité des mercenaires tchadiens et soudanais dans les violences en Centrafrique.

  

LE GROUPE DE TRAVAIL DE L’ONU SUR L’UTILISATION DES MERCENAIRES EN VISITE EN CENTRAFRIQUE
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Centrafrique-Presse.com
12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 18:21

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 12/10/16 - Au total 500 logements sociaux seront construits dans la banlieue de Bangui plus précisément au village Samba au sud-ouest de la capitale centrafricaine, a-t-on appris mardi de source officielle.

 

Le village Samba où seront construits ces logements sociaux devra être aménagé de telle sorte qu’il y ait un aspect de villes modernes a dit le promoteur Médard Bemba au moment de la signature de cette convention.

 

Ces logements sociaux seront dotés d’équipements modernes pour rendre la vie facile aux occupants a-t-il souligné.

 

C’est la deuxième fois que le ministère de l’habitat signe des accords de construction de logements avec des bailleurs privés dont le but de faire face aux besoins des logements en Centrafrique.

 

Avec le conflit que le pays a connu, beaucoup de logements ont été détruits si bien que beaucoup de personnes sont dans des camps de fortune et ont besoin de maisons d’habitation.

 

La construction de ces logements sociaux si elle se réalise, constituera une bouffée d’oxygène pour les sans-abris.

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Centrafrique-Presse.com
12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 18:09
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le site des déplacés de Kaga-Bandoro attaqué par les ex-Séléka

 

http://rjdh.org/  PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 12 OCTOBRE 2016

 

BANGUI, 12 octobre 2016 (RJDH)—Le site des déplacés de Kaga-Bandoro qui se trouve à l’évêché, a été attaqué par des combattants de l’ex-Séléka, a-t-on appris de sources concordantes. Difficile en ce moment d’avoir le bilan précis de cette attaque.

 

L’attaque du camp fait suite, selon des sources religieuses au meurtre d’un combattant de l’ex-Séléka qui voulait braquer sur le site « dans la nuit du mardi au mercredi, un ex-Séléka a été tué parce qu’il tentait de braquer des déplacés. C’est après sa mort que ses frères d’armes ont attaqué le site pour le venger. C’est ce que nous savons pour le moment » a confié au RJDH, un religieux qui a pu entrer en contact avec la communauté religieuse de Kaga-Bandoro.

 

Cette attaque, de sources humanitaires, a créé la panique dans la ville « la panique a été générale dans la ville suite à cette attaque. Les collègues humanitaires qui sont sur place sont difficilement joignables » a confié un humanitaire à Bangui.

 

Difficile pour le moment d’avoir une idée sur le bilan de cette attaque même si certaines sources non officielles parlent de plusieurs morts au moins une dizaine et d’importants dégâts matériels. La Minusca, lors de sa conférence de presse de ce jour, n’a pas pu non plus établir un bilan. Elle s’est contentée d’annoncer la maitrise de la situation par les forces internationales qui sont sur le terrain à Kaga-Bandoro.

 

L’attaque du site des déplacés de Kaga Bandoro intervient au lendemain de la ville morte imposée par la Séléka dans plusieurs localités sous son contrôle. C’est la deuxième vague de violence signalée dans cette ville du centre en l’espace d’un mois.

 

 

Centrafrique : Libération d’un otage par ses ravisseurs au Km5

 

http://rjdh.org/  PAR SANDRINE MBAGNA LE 12 OCTOBRE 2016

 

BANGUI, 12 octobre (RJDH) —- La présence au Km5 du Cardinal Dieudonné Nzapalainga ce mercredi 12 octobre a permis la libération d’un homme pris en otage depuis deux semaines par le groupe d’Abdoul Danda.

 

Otage du groupe d’autodéfense du Pont Yakité, Régis Simplice Redipouka, le captif croupissait depuis deux semaines dans la geôle de ses ravisseurs. Il doit sa liberté à l’entretien entre le Cardinal Dieudonné Nzapalainga et le chef de ses kidnappeurs Abdoul Danda.

 

Avant de libérer son otage, le chef des ravisseurs Abdoul Danda a exhorté les autorités de la RCA à s’inspirer de l’exemple du Cardinal Nzapalainga qui ne cesse de visiter le Km5 pour s’enquérir des réalités. « Personnellement je suis touché par cette visite. J’exhorte les autorités à faire comme le Cardinal qui vient chaque fois au KM5 lorsqu’il y a un problème ».

 

Il déplore que « depuis les évènements du 04 octobre, aucun représentant du Gouvernement ne s’est rapproché de nous. Le Cardinal est venu vers nous, je suis très heureux pour ce geste et nous profitons par la même occasion de libérer un homme que nous avons pris en otage depuis un certain temps », a déclaré Abdoul Danda.

 

Sur les circonstances de son arrestation, Simplice Redipouka,  a expliqué qu’il était au Km5 lorsque ses ravisseurs l’ont kidnappé. « J’étais de passage comme d’habitude pour le km5 et ce jour-là, ils m’avaient pourchassé et comme j’ai essayé de fuir, c’est ainsi qu’ils m’ont arrêté ici. J’ai passé deux semaines entre leurs mains. Aujourd’hui, j’ai eu la vie sauve grâce à la visite du Cardinal dans le secteur. Vraiment je rends grâce à Dieu », témoigne-t-il.

 

Abdoul Danda et son équipe sont mis en cause dans l’assassinat du Commandant Marcel Mombeka le 04 octobre dernier. Ce dernier rejette l’accusation.

 

 

Centrafrique : Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga au Km5 pour exhorter les groupes armés à cesser les violences

 

http://rjdh.org/  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 12 OCTOBRE 2016

 

BANGUI, 12 octobre 2016 (RJDH) — Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga a exhorté les groupes armés et autodéfenses du Km5 à cesser les violences. C’était à l’issu d’une marche spontanée ce mercredi 12 octobre 2016 par le prélat et des habitants des quartiers Castors, Yakité et Km5 et les leaders religieux de la zone.

 

Deux jours après sa nomination, le Cardinal Dieudonné Nzapalainga a fait une descente au Km5 pour parler de la paix.

 

Au cours de la marche avec la population, il a visité les différents groupes d’autodéfense du secteur et les a sensibilisé sur l’intérêt de la fin des hostilités dans la zone afin de donner l’occasion aux populations civiles de reprendre les activités normalement, « nous sommes des centrafricains, nous étions habitués à vivre ensemble et nous seront toujours condamnés à vivre ensemble. C’est pourquoi, nous devons arrêter les violences et penser à l’avenir du pays. Dieu n’aime pas les violences et la division », a exhorté le Cardinal Dieudonné Nzapalainga.

 

Justifiant sa présence au Km5, Dieudonné Nzapalainga a déclaré qu’ « il faut donner l’opportunité aux gens de s’exprimer même s’ils sont accusés de quelques choses. Je suis venu les écouter et leur dire qu’ils sont jeunes et sont l’avenir du pays. Il ne sert à rien de continuer dans les violences».

 

Abdoul Danda, le chef d’autodéfense mis en cause dans l’assassinat du Commandant Marcel Mombeka a relevé que l’ostracisme et la discrimination sont les sources de tensions au Km5, « c’est l’exclusion qui frustre. Les gens ne doivent pas rester de loin pour jeter de l’anathème sur les autres. On souffre, la population du Km5 souffre de l’exclusion, c’est pourquoi, on a décidé d’assurer nos propres sécurités puisque nous sommes sans protection », a-t-il souligné.

 

Pour lui, depuis les évènements du 05 décembre 2013, les habitants du Km5 sont abandonnés à eux-mêmes, car « les autorités ne font qu’accuser et ne se rapprochent pas de nous pour connaitre les réalités. Mais, nous sommes heureux de recevoir le Cardinal. Nous profitions de cette opportunité pour adresser notre message au Gouvernement qui est le maintien du dialogue permanent. S’il y’a un problème, nous sommes leurs enfants, que les autorités n’hésitent pas de nous rassembler pour dialoguer. Elles comprendront nos motivations. Voici notre message que le Cardinal livrera au Gouvernement », a-t-il déclaré.

 

Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga et des habitants des quartiers périphériques ont effectué une longue marche. Elle a débuté à la Paroisse Sainte-Trinité des Castors en passant par le Pont Yakité. Puis, elle a traversé des quartiers du Km5, le Rond-point Koudoukou avant de repartir sur l’Avenue Poussière à son point de départ.

 

C’est une première sortie de Dieudonné Nzapalainga au Km5 après sa désignation dimanche 9 octobre 2016 comme premier Cardinal de Centrafrique.

 

 

Ouverture de la 6e rencontre des partenaires techniques et financiers de la Centrafrique à Yaoundé

 

http://rjdh.org/  PAR RJDH LE 12 OCTOBRE 2016

 

La 6ème rencontre des partenaires techniques et financiers de la République Centrafricaine a démarré ce jour, 12 octobre dans la capitale camerounaise.


Les travaux de la 6e rencontre des partenaires techniques et financiers de la République Centrafricaine sont ouverts aujourd’hui, mercredi 12 octobre 2016 à Yaoundé. A cette occasion, ces partenaires économiques, notamment les agences du système des Nations Unies, l’Union Européenne, la Banque Mondiale et les missions diplomatiques réfléchiront sur les besoins prioritaires de la RCA avant le lancement de la table ronde des bailleurs de la Centrafrique prévue en novembre à Bruxelles (Belgique).

 

Le choix de Yaoundé pour abriter cette rencontre n’est pas fortuit, selon le Représentant Spécial Adjoint du Secrétaire Général des Nations Unies pour la République Centrafricaine, Fabrizio Hochschild. Pour lui, il y a un nombre assez important du corps diplomatique dans la capitale camerounaise, ainsi que des représentants de beaucoup de pays, « l’idée c’est de les sensibiliser, sur la nouvelle stratégie du gouvernement de la République Centrafricaine pour le relèvement et la stabilisation du pays », a indiqué Fabrizio Hochschild.

 

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Centrafrique-Presse.com
12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 18:08

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

Yaoundé, 12 octobre - Sous les auspices des Nations Unies, le Forum de Yaoundé a mobilisé aujourd’hui l’ensemble des partenaires techniques et financiers appuyant la République Centrafricaine. Tout en rapportant les progrès accomplis dans la restauration d’un Etat constitutionnel, le nouveau Gouvernement a appelé ses partenaires internationaux à l’aider à adresser les besoins prioritaires du pays pour les cinq prochaines années.

 

Après deux années de violence continue et une longue transition politique, le Gouvernement Centrafricain issu d’élections démocratiques en février 2016 est déterminé à sortir des cycles de crise récurrents, à répondre aux attentes de la population qui s’est exprimée massivement et aspire à la paix, et à entreprendre les réformes structurelles nécessaires pour un relèvement durable du pays, qui nécessite l’appui continu des partenaires internationaux.

 

« Les acquis importants obtenus sur plusieurs fronts par la Centrafrique risquent d’être perdus si nous ne lui apportons pas les moyens dont elle a besoin pour sortir définitivement des crises et s’engager dans la voie du développement, » a souligné le Représentant spécial adjoint du Secrétaire Général, Coordonnateur résident et Coordonnateur humanitaire en République Centrafricaine, Fabrizio Hochschild. Il a ajouté : « La justice est aussi au cœur du processus de stabilisation ; la Cour Pénale Spéciale doit servir de nouveau modèle de justice pour lutter contre l’impunité et tracer le chemin de la paix. »

 

Le Ministre de l’Economie, du plan et de la coopération, Son Excellence Félix Moloua, a présenté les objectifs et les résultats stratégiques du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix. Les besoins s'élèvent à 3.1 milliards de dollars US sur 5 ans dont 1,6 milliard pour les trois prochaines années. Il a rendu hommage à la communauté humanitaire, sans laquelle la République centrafricaine n'existerait sans doute plus. 

 

 

Le ministre a invité les partenaires techniques et financiers à appuyer les engagements pris par le Gouvernement pour « répondre aux énormes attentes de la population et restaurer la légitimité de l'Etat ».

 

En réponse à la demande du Gouvernement, la Banque Mondiale, les Nations Unies et l’Union Européenne se sont mobilisés pour appuyer une Evaluation des besoins en Relèvement et Consolidation de la Paix de la République Centrafricaine (RCPCA). Les priorités sont articulées autour de trois axes d’intervention : (i) la Paix, réconciliation et sécurité; (ii) le renouvellement du Contrat social entre l’Etat et la population; et, (iii) le Relèvement économique et la relance des secteurs productifs.

 

Le Plan de relèvement et de consolidation de la paix en République Centrafricaine qui en résulte sera présenté lors de la Conférence internationale sur la République Centrafricaine qui se tiendra à Bruxelles le 17 novembre 2016, dont l’objectif est de mobiliser les fonds nécessaires.

 

Besoins humanitaires immenses

 

En parallèle, les besoins humanitaires restent immenses comme l’a rappelé à Yaoundé le Bureau de la coordination pour les affaires humanitaires. La moitié de la population, soit 2,3 millions de personnes, dépend toujours de l’aide humanitaire. Environ 800 000 personnes sont déplacées ou réfugiées et deux millions touchées par l’insécurité alimentaire. 51% des services de santé sont aujourd’hui assurés par les ONG et 800 000 enfants n’ont pas accès à l’éducation.

 

 Les besoins humanitaires ne peuvent être laissés de côté et doivent être pris en compte parallèlement aux efforts de relèvement. Le Plan de réponse humanitaire pour la Centrafrique sera également renouvelé en 2017 et aligné sur le Plan de relèvement et de consolidation de la paix jusqu’en 2019.

 

Contact:

 

Charles Nach, Strategic Planning Advisor, Head of the Resident Coordinator OfficeUNDP, Central African Republic


 

Tél : +236 75 44 66 07skype : nepherites.nach; courriel : charles.mback@undp.org

 

Bureau de la Communication et de l'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

Yaoundé :   la Centrafrique veut se tourner vers une page nouvelle
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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 18:06

 

 

12/10/16 (Investir au Cameroun) - En tout cas, depuis Yaoundé au Cameroun, la diplomatie tchadienne y travaille. A preuve, Pahimi Padacke Albert, le Premier ministre de la République du Tchad, envoyé spécial du président Idriss Deby Itno, a été reçu hier par son homologue camerounais, Philemon Yang, au nom du chef de l’Etat Paul Biya.

 

« Le Tchad a présenté la candidature du M. Moussa Faki Mahamat, ministre des Affaires étrangères du Tchad depuis des décennies, ancien Premier ministre et plusieurs fois ministre. Le président Idriss Deby Itno a estimé que cette candidature ne pouvait pas être celle du Tchad uniquement. Elle doit être également celle du Cameroun, celle de l’Afrique centrale, celle de la Ceeac. Et pour cela il était utile qu’il s’en ouvre prioritairement à son frère le président Paul Biya », a révélé le Premier ministre tchadien.

 

Avant Yaoundé, la délégation tchadienne a fait escale à Malabo, en Guinée équatoriale. Les autres pays que sont le Gabon, le Congo, la RD Congo, la République centrafricaine, Sao Tome, le Rwanda, doivent aussi se prononcer. L’élection du président de la Commission de l’UA, reportée en juillet dernier, est prévue lors du 28e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine, prévu à Addis-Abeba, en Ethiopie les 30 et 31 janvier 2017. Le processus de sélection des nouvelles candidatures au poste de Président, de vice-Président et des huit commissaires a été rouvert en août 2016, indique un communiqué publié par l’organisation.

 

Sylvain Andzongo

Lu pour vous : Election à la Commission de l'Union africaine : l’Afrique centrale fera-t-elle bloc derrière le candidat du Tchad ?
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 23:24
1er Atelier national sur l'économie numérique à Bangui

 

 

A l’initiative du Ministère des Postes, Télécommunications chargé des Nouvelles Technologies d’Information et de Communication et sous le très Haut Patronage du Président de la République, Chef de l’Etat,

 

Son Excellence le Pr Faustin Archange TOUADERA,

 

se tiendra à Bangui pour la première fois les 17 et 18 octobre 2016

 

à l’Hôtel LEDGER PLAZA sur le thème :

 

L'Economie numérique, un défi pour la République centrafricaine

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 23:17

 

 

http://fr.reuters.com/ mardi 11 octobre 2016 18h48 par Tim Cocks, Michelle Nichols et Marine Pennetier

 

DAKAR/NATIONS UNIES/PARIS (Reuters) - Des victimes présumées d'abus sexuels commis par des casques bleus burundais et gabonais à Dekoa, en Centrafrique, pourraient avoir été financièrement incitées à témoigner, selon un mémorandum de l'Onu qui jette le doute sur la véracité de certains récits.

 

Ce rapport d'étape, qui pointe des failles dans le processus onusien de vérification des témoignages, pourrait écorner encore un peu plus l'image des Nations unies, dont la gestion des accusations d'abus sexuels par des soldats en Centrafrique a déjà été épinglée en décembre 2015.

 

Depuis deux ans, la mission de l'Onu (Minusca) et la force française Sangaris, qui avait été déployée dans l'urgence en décembre 2013 pour mettre un terme à une spirale de violences intercommunautaires en RCA, font l'objet d'une série d'accusations d'abus et d'exploitation sexuels.

 

Le dernier scandale présumé en date, révélé fin mars, visait les contingents gabonais, burundais et la force française, déployés dans la région de Kémo où est située la ville de Dekoa, entre 2013 et 2016.

 

Sur la base des informations divulguées, le parquet de Paris a ouvert une enquête sur ces abus présumés qualifiés à l'époque de "révoltants" par le haut-commissaire de l'Onu aux droits de l'homme Zeid Ra'ad Al-Hussein.

 

La réalité pourrait toutefois être plus nuancée, à en croire les premiers éléments de l'enquête de l'Onu contenus dans un mémorandum interne de Mercedes Gervilla, qui dirige le groupe de la déontologie et de la discipline de l'organisation internationale.

 

Selon ce document en date du 24 août et adressé au secrétaire général adjoint de l'Onu en charge de l'appui aux missions, l'enquête porte sur plus de 150 accusations lancées entre mars et juin 2016 contre des soldats burundais et gabonais et liées à des faits commis entre 2013 et 2016.

 

Le bureau des services de contrôle interne (OIOS) juge que "cinquante pour cent des cas ne sont pas étayés par des preuves et seuls 20% présentent des preuves incontestables", peut-on lire dans ce document que Reuters a pu consulter. "Les 30% restant présentent des éléments de preuve ne pouvant être corroborés". Les preuves incontestables concernent des cas d'exploitation sexuelle. Les cas d'abus sexuels n'ont eux pas pu être étayés.

 

Les enquêteurs ont également constaté de nombreux témoignages "quasiment identiques", "manquant de détails" et certaines victimes semblent avoir "mémorisé un script", peut-on lire.

Au-delà des preuves, la façon dont les témoignages ont été recueillis pose également question.

 

Selon des informations réunies par l'OIOS, une ONG locale chargée de recueillir le récit des victimes pour le compte de l'Unicef aurait activé un mécanisme de rémunération mensuelle à leur profit, offrant une "incitation financière à des individus pour que ces derniers se présentent comme des victimes".

 

Un humanitaire aurait également incité les plaignants à déposer de fausses plaintes et aurait par la suite extorqué de l'argent aux "victimes".

 

"ACCUSATIONS CALOMNIEUSES"

 

Contactée par Reuters, une porte-parole de l'Unicef, Marixie Mercado, souligne que le versement d'argent à des personnes disant avoir été victimes d'abus sexuels répond à un mécanisme de "routine", les victimes étant souvent des "personnes vulnérables", mères célibataires ou orphelins.

 

Concernant le manque de détails dans les témoignages, elle répond : "L'Unicef n'a pas pour rôle de déterminer si une personne qui se présente comme une victime a en effet été maltraitée ou exploitée sexuellement". 

 

"Notre rôle est de soutenir les enfants et de s'assurer qu'ils soient interrogés d'une manière qui les protège", ajoute-t-elle.

 

"Nous partageons ensuite les informations sur les cas de violence sexuelle présumée liés à des forces internationales avec les enquêteurs de l'Onu, qui décident ensuite si une enquête plus approfondie est justifiée et la façon dont ces enquêtes doivent être menées."

 

A New York, un représentant des forces de maintien de la paix de l'Onu a indiqué que les enquêteurs avaient interviewé 435 plaignants et témoins dans "des conditions extrêmement austères et parfois précaires en terme de sécurité."

 

Les preuves sont en train d'être examinées par l'OIOS qui prépare son rapport final avant de le transmettre aux pays concernés afin qu'ils prennent les mesures adaptées, dans le cadre de leur processus judiciaire, a dit ce responsable.

 

Contactée le 7 octobre, la Minusca n'a elle pas répondu aux demandes de commentaires de Reuters.

 

En France, trois enquêtes judiciaires sont en cours sur des cas d'abus sexuels mais pour l'heure aucun soldat entendu n'a été mis en examen.

 

Si les conclusions de l'Onu "sont avérées, c’est extrêmement grave, ça confirme la nécessité d’une communication extrêmement prudente et soucieuse de la présomption d’innocence", souligne-t-on au ministère de la Défense. "Si des accusations calomnieuses ou des manipulations sont avérées, la question de poursuites pénales se posera".

 

L'opération Sangaris, qui a mobilisé au plus fort de la crise plus de 2.000 hommes, doit officiellement prendre fin ce mois-ci lors d'un déplacement de Jean-Yves Le Drian dans le pays.

 

(avec John Irish à Paris, édité par Yann Le Guernigou)

 

© Thomson Reuters 2016 Tous droits réservés

Un mémo de l'Onu jette le doute sur des abus sexuels en RCA
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 23:04

 

Centrafrique: Les Obsèques de l’Ancien Ministre M. Désiré Pendemou  Secrétaire Permanent du Cadre Mixte de Concertation pour l’amélioration des Affaires

 

Mardi 11 Octobre 2016 à 20:51


Diaspora-magazine/ Décédé à Lyon en France le 27 Septembre 2016, les obsèques de l’ancien Ministre Désiré Pendémou Secrétaire Permanent du Cadre Mixte de Concertation pour l’amélioration des Affaires à la Primature ont eu lieu dans l’espace vert attenant la clôture de l’institution gouvernementale hier lundi 10 Octobre 2016 à 9 heure 30.

 

Le Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera, Chef de l’Etat a rehaussé de sa présence pour témoigner son marque d’amour et de compassion en hommage à ce grand commis de l’Etat. Ce dernier après avoir déposé une gerbe de fleurs sur la dépouille mortelle sur la chapelle ardente. Il y’a eu la sonnerie aux morts par la fanfare militaire de la garde d’honneur. Il a donné de cordiales poignées de mains aux enfants, à l’épouse et aux parents du disparu avant son retrait, la cérémonie s’est poursuivi sous la présidence du Premier Ministre Chef du Gouvernement Pr Simplice Mathieu Sarandji, du troisième Vice-Président de l’Assemblée Nationale, l’honorable Davy Victorien Yama,les membres du Cabinet de la Présidence et de la Primature, d’une délégation gouvernementale, du troisième Vice-Président de la délégation Spéciale de la ville de Bangui, du corps constitué de l’Etat, des diplomates des hommes politiques, des amis et des connaissances et de la famille du défunt.

 

Après l’ouverture de la cérémonie par la prière du Pasteur Pierre Mapouka, Inspecteur général d’Etat, il y’a eu 5 témoignages d’une de ses filles qui était régulièrement au chevet de son Père jusqu’à son dernier souffle, elle a dit que son papa est quelqu’un qui veut le bien-être de sa famille, elle l'a qualifié de guerrier…. Cela a été suivi du Président de l’Association BEINA de Boali dont il fut l’un des fondateurs et que c’est un grand rassembleur… Pour le Président Martin Ziguélé Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) dont il est le troisième Vice-Président, nous allons publier dans les prochains jours l’intégralité et également celui de l’ancien Ministre Directeur de Cabinet M. Honoré Nzessioué du gouvernement de transition de Mahamat Kamoun etc..

 

L’oraison funèbre a été prononcée par le Directeur de Cabinet Adjoint M. Maxime Balalou. Cf.   Après le dépôt des gerbes de fleurs par ordre protocolaire, la dépouille mortelle a été remise à la famille pour la Messe de requiem à la cathédrale Notre Dame de l’Immaculée Conception pour la concélébration eucharistique présidée par le Vicaire Général Curé de la paroisse Abbé Mathieu Fabrice Evrard Bondobo. L’évangile de Marc chapitre 10,28-30.   Après la messe d’action de grâce, le cortège funèbre s’est ébranlé en direction de Boali pour son inhumation dans l’après-midi Proto

 

Herve Serefio

Centrafrique: Les Obsèques de l’Ancien Ministre M. Désiré Pendemou
Centrafrique: Les Obsèques de l’Ancien Ministre M. Désiré Pendemou
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