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4 février 2020 2 04 /02 /février /2020 13:35
Centrafrique, le choix hasardeux des accords de Khartoum
Centrafrique, le choix hasardeux des accords de Khartoum
Centrafrique, le choix hasardeux des accords de Khartoum

 

Lu pour vous

 

 

https://mondafrique.com/ By Aza Boukhris 4 février 2020

 

Le 6 février 2019, le président Touadéra signait, à Bangui, un accord de paix et de réconciliation nationale avec les représentants de quatorze groupes armés.

Douze mois après, la paix n’est pas au rendez-vous

Sous l’influence de diplomates russes et avec l’entremise de son factotum directeur de cabinet et futur premier ministre Firmin Ngrebada, le président Touadéra avait validé le choix de Khartoum, imposé par les rebelles de l’ex-Seleka.

Ce choix de Khartoum était souhaité également par l’Algérien Smaïl Chergui, commissaire du Comité paix et sécurité de l’Union africaine et acquiescé par le Français Jean-Pierre Lacroix, chef des Opérations de maintien de la paix de l’ONU.

La main tendue à Omar el-Bechir

Dans une capitale soudanaise en proie à une révolte populaire de plus en plus violente, Omar el-Bechir était tout heureux de rompre son isolement pour accueillir ces pourparlers de paix. Très curieusement, le « conclave » de Khartoum s’est déroulé dans une ville en état de siège avec un chef de l’État soudanais sous sanctions internationales et passible de la Cour pénale internationale, ce qui n’empêchera pas les représentants de l’Union africaine et de l’ONU de le remercier pour son hospitalité…Quelques semaines plus tard, le 11 avril 2019, Omar Al-Bechir était arrêté puis emprisonné.

On voit bien que le choix de la capitale soudanaise avec un hôte jouant un improbable rôle de bons offices de paix n’était déjà pas de bon augure pour ce huitième accord centrafricain.

Quant au président Touadéra, son fâcheux rapprochement avec le Soudan d’Omar el-Bechir devenait désormais compromettant et ne lui facilitera pas ultérieurement l’adhésion de très nombreux Centrafricains. Ils lui reprochent un accord négocié dans un pays arabo-musulman, d’où sont originaires les sanguinaires djandjawids darfouriens et qui abrite de nombreux sanctuaires des groupes rebelles de l’ex-Seleka, beaucoup plus familiers à Khartoum que dans toute autre capitale africaine.

Le défaut de consensus national

Même si quelques représentants de la société civile et de rares partis politiques, soutenant le régime, avaient été invités à Khartoum, ils ne furent pas associés aux négociations. Ils avaient simplement accepté de cautionner un accord que beaucoup jugeront, plus tard, comme imprudent. A l’instar de l’ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, présent à Khartoum, certains réclameront même des actions militaires robustes contre certains groupes armés signataires de l’Accord mais qui poursuivent, sans vergogne, leurs exactions.

L’accord signé à Bangui du 6 février 2019 n’a ni associé les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale ni fait l’objet d’une publication in extenso en ce qui concerne certains documents annexes. L’Assemblée nationale n’ a pu jouer le rôle qui aurait dû être le sien, même si il n’y avait pas lieu d’une ratification, étant donné qu’il ne s’agissait pas d’un traité international.

En Centrafrique, l’Accord du 6 février 2019 a très vite été perçu comme une forme de partenariat entre le président Touadéra et des chefs rebelles ayant appartenu à l’ex-Seleka, dans la perspective des élections présidentielles et législatives de 2020-2021. L’opposition républicaine, sans cesse grandissante et principalement regroupée dans la plateforme E Zongo Biani rejette cet accord qu’elle qualifie de léonin, car favorisant les groupes armés sans contreparties visibles.

Evidemment, pour la communauté internationale, l’Accord de paix et de réconciliation nationale du 6 février 2019 est la pierre angulaire de la sortie de la crise centrafricaine. Hors de ce texte point de salut ! 

La primauté des intérêts particuliers

En se penchant sur les réalités de cette crise, on constate qu’il n’y pas des groupes de belligérants bien structurés avec des programmes politiques clairement définis. Chacun des groupes armés a ses priorités qui sont, le plus souvent, peu en rapport avec l’intérêt national et l’avenir de la République centrafricaine. Il est à craindre que ce sont uniquement des préoccupations immédiates, assurant un statu quo préservant le fonds de commerce des uns et des autres, qui ont motivé les négociateurs de Khartoum.

De surcroît, les chefs rebelles n’exercent qu’une autorité relative sur leurs chefs militaires locaux et encore moins sur leurs bandes armées sur le terrain. Comme en ce qui concerne l’Etat et son administration, les principes d’une organisation hiérarchique n’existent pas dans les groupes armés. L’horizontalité l’emporte sur la verticalité. L’illusion de l’existence d’une structure hiérarchique compromet l’exécution de tout texte législatif, réglementaire et a fortiori un accord politique. 

La question de l’impunité 


En dépit des discours convenus, réclamant à cor et à cri l’action de la justice, force est de constater que l’Accord du 6 février 2019, instaure de facto l’impunité pour les chefs rebelles signataires de l’Accord. Certains sont associés à la gestion du pays soit à la présidence soit à la primature et même au gouvernement. A ce jour, seuls deux chefs antibalaka, Patrice-Edouard Ngaïssona et Alfred Yekatom, arrêtés avant les pourparlers de Khartoum, sont incarcérés à La Haye et inculpés par la Cour Pénale Internationale pour les motifs de  » crimes de guerre » et de  » crimes contre l’humanité ». Aucun chef de l’ex-Seleka n’a été inquiété, ce qui accrédite le dicton populaire de  » deux poids, deux mesures », largement répandu. La Cour Pénale Spéciale, instituée par une loi de juin 2015, chargée d’instruire et de juger les crimes commis depuis 2003, tarde à remplir sa mission.

Les quelques criminels subalternes jugés et condamnés par les Tribunaux ordinaires centrafricains ne permettent pas de constater la fin de l’impunité qui reste le moteur de la crise centrafricaine.

Une situation humanitaire préoccupante 


Depuis février 2019, la situation du pays ne s’est pas sensiblement améliorée comme elle ne s’est pas vraiment détériorée. Le Groupe des experts indépendants de l’ONU comptabilise une légère diminution du nombre des violences tout en reconnaissant que les organisations humanitaires ont toujours des difficultés pour venir en aide aux populations.

Des pics de violences surgissent toujours dans le Nord-ouest, comme à Paoua, Kaga Bandoro, Batangafo avec le Mouvement patriotique de Centrafrique (MPC) d’Al- Khatim, mais surtout dans la partie orientale du pays. L’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darass, adoubé par l’Union africaine et l ‘ONU pratique le double discours mais ne cesse de  contrevenir à l’Accord de Khartoum. Les tueries dans la Ouaka, le Haut Mbomou et les deux Kotto lui sont imputables. Suite au massacre d’Alindao et à l’occupation quasi administrative des localités bordant le Soudan du sud, la Minusca entreprend, depuis janvier 2020, une reconquête territoriale et démantèle les check points de l’UPC. C’est une excellente nouvelle, mais il faut aller plus loin. Ali Darass doit se retrouver à La Haye.

D’autres groupes armés signataires de l’Accord de Khartoum se combattent violemment dans la Vakaga. Le Front pour la renaissance de la Centrafrique ( FPRC), de Nourredine Adam et Abdoulaye Hissene, majoritairement Rounga, et le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice ( MLCJ) du ministre Gilbert Toumou Deya, composé de Goula et Kara, mettent à feu et à sang Birao et sa région. Ces chefs rebelles, déjà sous sanctions, peuvent-ils encore se prévaloir de l’Accord de Khartoum pour ne pas être incarcérés à La Haye ?

 Comme en février 2019, les estimations officielles font état de 600 000 déplacés internes et autant de réfugiés à l’étranger. A ce quart de la population centrafricaine, il faut ajouter une autre moitié qui devrait recevoir une assistance humanitaire. En douze mois, l’Accord de Khartoum ne porte pas encore les fruits attendus par les Centrafricains. Le gouvernement inclusif ne concerne que certains groupes armés et n’a pas été ouvert à des partis politiques de l’opposition. Les unités mixtes spéciales de sécurité, associant les groupes armés, tardent à se mettre en place. Le DDRR n’est encore qu’au stade de projet pilote. Le rétablissement de l’autorité de l’État dans la partie orientale, contrôlée par les groupes armés, n’a pas réellement commencé. En revanche, la main tendue aux anciens chefs de l’État et les rencontres avec les anciens premiers ministres sont des avancées  significatives. Il faut espérer que la Minusca et les garants de l’Accord de Khartoum soient inflexibles sur les violations constatées et mettent tout en œuvre pour que les élections présidentielle et législatives de 2020-2021 se fassent dans la transparence et dans les meilleures conditions possibles. Elles seront déterminantes pour l’avenir du pays. En cas de hold up électoral, un grand pas aura été fait vers une « somalisation » avec des visées de l’État islamique, tandis que des élections conformes aux vœux des citoyens ouvriront le processus de paix et de réconciliation nationale, tant attendu.

 

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4 février 2020 2 04 /02 /février /2020 13:09

Lu pour vous

 

PORTRAIT

 

Sergueï Lavrov, diplomate permanent de Vladimir Poutine

 

https://www.lemonde.fr/ Par Isabelle Mandraud Publié le 23 janvier 2020 à 02h19 - Mis à jour le 23 janvier 2020 à 12h02

 

En fonction depuis seize ans, le ministre russe des affaires étrangères rempile. Pilier de la politique extérieure de Vladimir Poutine, il fait partie du nouveau gouvernement mis en place par le chef du Kremlin.

La nuit est déjà bien avancée lorsque l’avion de Sergueï Lavrov se pose à Tachkent. Parti quelques heures plus tôt de New Delhi, en Inde, le chef de la diplomatie russe atterrit dans la capitale d’Ouzbékistan, lesté d’une information majeure : la démission inattendue – même pour lui – de tout le gouvernement de Dmitri Medvedev, et le remplacement de ce dernier par un quasi-inconnu, Mikhaïl Michoustine. Une gabardine bleue nuit sur les épaules, le col de chemise ouvert, Sergueï Lavrov, qui n’est plus, à cet instant, que ministre des affaires étrangères « par intérim », ne laisse rien paraître. Il peut être serein. Il rempile.

Tachkent n’a été qu’une escale de plus dans une carrière longue de seize ans, qui se poursuit. Quatre jours après l’annonce, mercredi 15 janvier, des réformes constitutionnelles voulues par Vladimir Poutine, « l’intérimaire » était encore au côté du président russe, lorsque ce dernier s’est entretenu en aparté avec Emmanuel Macron, à la conférence de Berlin sur la Libye. Encore quarante-huit heures et le voici redevenu, mardi 21 janvier, ministre de plein droit, le plus expérimenté, le plus ancien de l’équipe au pouvoir. Un diplomate permanent qui a déjà « épuisé » six secrétaires d’Etat américains, autant de ministres français ou bien encore sept homologues allemands.

A bientôt 70 ans – il est né le 21 mars 1950 –, Sergueï Viktorovitch Lavrov est un pilier de la politique extérieure russe, l’inusable voix du Kremlin sur la scène internationale. Un messager reçu par tous les grands du monde, qu’il s’agisse du roi saoudien Salman ou des présidents chinois, Xi Jinping, et américain, Donald Trump. Nommé par Vladimir Poutine en mars 2004, il a porté sur tous les fronts la vision présidentielle d’un nouvel ordre mondial « multipolaire », croisé le fer avec les Occidentaux sur tous les sujets, de la guerre éclair avec la Géorgie, en 2008, à l’annexion de la Crimée, en 2014, en passant par l’ingérence russe dans les affaires d’autrui (lors de l’élection présidentielle aux Etats-Unis, en France, et sur le Brexit, au Royaume-Uni), sans oublier la Syrie, le Venezuela, l’Iran… Il a aussi couvert ses diplomates, qui n’ont jamais autant été expulsés de pays étrangers que ces dernières années.

« C’est un vrai soldat, sans aucun état d’âme, quel que soit le sujet abordé », témoigne Jean-Maurice Ripert, ambassadeur de France à Moscou de 2013 à 2017. « Il terrorise tout le monde en négociant de façon brutale, poursuit-il, et, en même temps, il est plus chaleureux qu’il n’en a l’air. » Le diplomate français garde ainsi en mémoire deux séquences révélatrices du personnage. La première date de janvier 2015. Ce jour-là, devant un cercle d’ambassadeurs européens réunis à Moscou, le ministre russe, de retour de Paris après la marche de quarante-quatre chefs d’Etat et de gouvernement, organisée en hommage aux victimes des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, déclare : « Voilà ce qui arrive quand on oublie ses racines chrétiennes ! » Puis il lâche d’un ton sec comme une rafale de kalachnikov : « Taisez-vous ! » au représentant français, interloqué, qui tentait de prendre la parole. A contrario, en juillet 2016, Sergueï Lavrov n’aura pas de mots assez chaleureux après l’attentat de Nice, lorsqu’il ira, avec le secrétaire d’état américain, John Kerry, signer le registre de condoléances ouvert à l’ambassade de France.

« M. Niet »

Il est comme ça, Sergueï Viktorovitch, un dur rompu aux affaires de la planète, qui commence toujours par scanner du regard ses interlocuteurs avant de se détendre et de raconter des blagues. Après plusieurs jours passés en sa compagnie, le magazine Esquire en langue russe en avait conclu, en avril 2017, qu’il est comme « un super-héros de blockbuster dans un costume parfaitement ajusté », une « arme absolue conçue dans le seul but de défendre les intérêts du gouvernement », capable de descendre d’un avion après dix heures de vol « aussi frais que s’il sortait d’un spa ».

« Vous allez voir, il va rester plus longtemps que Gromyko », plaisanta un jour Vladimir Poutine devant l’un de ses invités au Forum économique de Saint-Pétersbourg. En Russie, Andreï Gromyko demeure la référence absolue en matière de ministre des affaires étrangères, poste qu’il occupa pendant vingt-huit ans, quatre mois et dix-sept jours, entre février 1957 et juillet 1985. Sergueï Lavrov n’a pas encore égalé sa longévité, mais il a déjà hérité du surnom de son lointain prédécesseur soviétique, « M. Niet », au fil des vétos – quatorze à ce jour – brandis par la Russie au Conseil de sécurité des Nations-Unis sur la Syrie.

Né à Moscou d’une famille arménienne originaire de Tbilissi, en Georgie, diplômé de l’école d’excellence soviétique, puis russe, de la diplomatie, l’Institut d’Etat des relations internationales (Mgimo), Sergueï Lavrov a commencé sa carrière au Sri Lanka, en 1972 – en pratiquant la langue, le cinghalais, comme on le lui avait demandé. Puis il fut envoyé à plusieurs reprises au siège de l’ONU, à New York, terrain d’apprentissage américain incontournable, où il devint le représentant permanent de la Fédération de Russie pendant dix ans, de 1994 à 2004. Sa fille, Ekaterina Lavrova, y a grandi et étudié.

Lorsqu’il prend la direction du « MID » – l’acronyme, bien connu dans son pays, du ministère des affaires étrangères –, M. Lavrov hérite d’un empire. Depuis son bureau moscovite, dans l’imposant gratte-ciel stalinien de vingt-sept étages où siège le MID, place Smolenskaïa, il règne sur 12 000 employés, 4 500 diplomates et un réseau de 150 ambassades dans le monde, mobilisées comme des outils de propagande via leurs comptes Twitter. Sa mission : imposer la présence de la Russie dans le règlement de tous les conflits de la planète.

Le VRP du Kremlin

Il ne fait pas partie du clan de Saint-Pétersbourg de Vladimir Poutine. Il n’est pas non plus issu du KGB, comme le chef du Kremlin. Mais sa silhouette d’escogriffe – 1,88 m sous la toise –, sa présence continuelle sur la scène internationale et ses coups de gueule sont devenus si familiers aux Russes qu’il a fini par incarner, à leurs yeux, le VRP en chef du pouvoir. En costume trois pièces, la cigarette aux lèvres ou le visage rogue, il est le seul à figurer sur les tee-shirts en vogue dans les boutiques de souvenirs de Moscou, aux côtés de Poutine et du cosmonaute Youri Gagarine. « Nous sommes tellement habitués à lui, confirme Tatiana Stanovaya, analyste politique du Centre Carnegie Russie et fondatrice du site R.Politik. Depuis des années, il met en musique la ligne développée par Poutine, il fait le job, il sert l’Etat ou Poutine, sans peut-être faire de différence. Et, en même temps, confronté à la vague d’incompréhension de l’Occident, il est devenu, au fil du temps, plus émotionnel. »

Nombre d’observateurs en Russie, journalistes et ambassadeurs, se sont souvent interrogés à son sujet. Un diplomate aussi chevronné a-t-il fini par adhérer complètement à « la ligne Poutine » au point de croire lui-même au discours porté par Moscou sur la « glorification du nazisme » en Ukraine et en Europe, ou de déclarer qu’en 1989 l’Allemagne de l’Ouest avait « annexé » l’Allemagne de l’Est, au motif que celle-ci n’avait « pas organisé de référendum » ? Cette dernière sortie, en pleine conférence internationale sur la sécurité, à Munich, en 2015, avait déclenché l’hilarité de la salle, d’ordinaire plutôt compassée. « Vous pouvez rire de la position russe, le rire accroît l’espérance de vie », avait répondu Sergueï Lavrov, piqué au vif. L’épisode, dit-on, le marqua durablement.

Un tee-shirt avec les portraits de Sergueï Choïgou, le ministre russe de la défense, et de Sergueï Lavrov, le ministre russe des affaires étrangères, dans une boutique à Moscou. Ivan Sekretarev / AP

Cet amateur de whisky plutôt que de vodka, supporteur inconditionnel du club de football du Spartak Moscou, poète et guitariste à ses heures, est aussi l’auteur de quelques formules fort peu diplomatiques. En 2015 encore, dans la salle du manoir de la rue Spiridonovka, à Moscou, où les invités de marque sont reçus et les conférences de presse organisées, il prononce, dans un profond soupir, un très audible : « Putain, débiles… » Alors que son homologue saoudien, Adel Al-Joubeir, discourait à ses côtés, difficile de savoir exactement à qui s’adressait le juron – reproduit derechef sur des tee-shirts souvenirs avec un pudique astérisque. Charmeur et plaisantin, comme lorsqu’il remet un panier de pommes de terre à John Kerry malgré les vives tensions avec l’administration Obama, Sergueï Lavrov peut basculer sans transition dans un registre moins agréable. Alors, personne n’est épargné – ni les journalistes étrangers, sur les visas desquels le MID exerce un contrôle de plus en plus étroit, ni les « collègues européens » qu’il n’hésite pas à rabrouer.

Des combats à mener

L’usure s’est parfois fait sentir. On le disait fatigué de guerroyer, lui répondait : « Je ne suis pas payé pour être optimiste. » Tout récemment, Maria Zakharova, la bouillonnante porte-parole du ministère des affaires étrangères, a entrepris de soigner l’image de son patron en conviant les journalistes russes et étrangers, à l’issue de la traditionnelle conférence-bilan de l’année écoulée, à une séance de selfies avec… l’effigie grandeur nature, en carton, du chef de la diplomatie, tout sourire et les mains dans les poches. Il lui reste tant de combats à mener… La « dédollarisation » des échanges – « s’en détacher, a affirmé Lavrov, est une réponse objective au caractère imprévisible de la politique économique des Etats-Unis » et sans doute une réplique aux sanctions contre la Russie – ; s’assurer de l’appui de nouveaux alliés, comme l’Inde ou le Brésil, « sous-représentés au Conseil de sécurité de l’ONU » en accusant les autres puissances de se cramponner à des « méthodes coloniales et néocoloniales » ; faire porter aux Occidentaux « qui posent des préalables » la responsabilité de la reconstruction de la Syrie ; désigner, sans fléchir, Washington comme « l’origine de la contamination » de toutes les manifestations en cours dans le monde.

L’usure tient aussi à la montée en puissance du ministre de la défense, Sergueï Choïgou, en fonction depuis 2012, et également reconduit dans le nouveau gouvernement. Depuis l’intervention militaire russe en Syrie, les diplomates n’ont cessé de perdre du terrain au profit des siloviki (membres de l’appareil sécuritaire et militaire), jusqu’à transformer le MID « en service de presse du Kremlin », selon Mme Stanovaya. « Les questions diplomatiques, militaires et sécuritaires, estime la politologue, sont désormais étroitement liées et ont fragilisé le ministère des affaires étrangères. Les “diplos” ont perdu l’initiative. » C’est flanqué de Valéri Guérassimov, le chef d’état-major russe, que Sergueï Lavrov avait ainsi été reçu, en juillet 2018, par Emmanuel Macron, à l’Elysée, pour évoquer la Syrie. Pire : la bataille mémorielle sur la seconde guerre mondiale, lancée par Vladimir Poutine contre la Pologne et préparée par le MID, a été reprise en main par la défense, qui a déclassifié ses « dossiers » sur la libération de Varsovie. Mais « M. Niet » n’a encore pas dit son dernier mot.

 

Isabelle Mandraud

 

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3 février 2020 1 03 /02 /février /2020 23:48
Ces despotes qui font le malheur de l’Afrique

 

Lu pour vous 

 

La rédaction de Mondafrique - 2 février 2020

 

Les Bongo, Sassou, Biya et autres Aziz, au pouvoir pendant des décennies pour piller leurs pays, ont quelques soucis à se faire.

Les dictateurs africains, qui prolongent leur pouvoir au-delà du raisonnable, devraient se rappeler les fins de vie solitaires, souvent à l’étranger, et dans l’indignité nationale de ces chefs de l’Etat qui avaient bâillonné leur peuple, piétiné les droits de l’Homme et du citoyen, mis les ressources de l’Etat au service de leur clan familial et tribal et entretenu l’illusion auprès d’une communauté internationale bienveillante qui s’accommodait d’une politique de l’autruche ayant pour effet la consolidation de leur dictature.

QUI SÈME LA HAINE, RÉCOLTE LA VIOLENCE

 La liste des despotes africains est longue et n’est malheureusement pas exhaustive. La plupart sont décédés dans le déshonneur, déchus par leur peuple et souvent loin de leur pays. On peut citer Macias Nguema (Guinée équatoriale), Idi Amin Dada (Ouganda),  Mobutu Sese Seko (Zaïre RDC), Ahmadou Ahidjo ( Cameroun), Jean-Bedel Bokassa ( Centrafrique), Ahmed Sekou Toure (Guinée), Modibo Keita (Mali), Samuel Doe (Liberia), Mohamed Siad Barre ( Somalie) Mouammar Khadafi ( Libye), Robert Mugabe (Zimbabwe), Zine el-Abidine Ben Ali (Tunisie).

D’autres, chassés du pouvoir sont privés de liberté et en exil, comme Hissen Habré ( Tchad), Charles Taylor ( Liberia), Maaouya ould Sid’Ahmed Taya ( Mauritanie) ou, en raison de leur état de santé, comme Hosni Moubarak et Abdelaziz Bouteflika (Algérie), coupés du monde mais assistant  impuissant à l’éradication des piliers de leur pouvoir militaro-familial.

Néanmoins, quelques autres despotes déchus passent encore entre les filets de la condamnation judiciaire de leur gouvernance maléfique. Pour combien de temps encore ?

SOS SOLIDARITÉ DESPOTES!

Rares sont les dictateurs ayant été chassés du pouvoir à ne pas devoir rendre compte de leurs crimes envers leur peuple. On peut citer l’Ethiopien Mengistu Haile Mariam (82 ans) et le Gambien Yahya Jammeh (54 ans).

Mengistu Haile Mariam est probablement le pire des dictateurs que le continent africain ait connus. Près de deux millions de morts, des guerres internes et une politique de type stalinien avec  » la terreur rouge » ont mis l’Ethiopie à genoux pendant deux décennies. Grâce à l’hospitalité de Robert Mugabe et maintenant du président Emmerson Mnangagwa, il peut vivre des jours tranquilles au Zimbabwe, dans sa ferme près de Harare. L’Union africaine, dont le siège est à Addis Abeba, s’en accommode piteusement.

En Gambie Yahya aurait détourné un milliard de dollars

En Gambie, l’ex président Yahya Jammeh avait aussi découvert les vertus de l’agrobusiness dans sa ferme, généreusement donnée par Teodoro Macias Nguema Mbasogo, président de la Guinée Equatoriale, depuis 40 ans.

La solidarité des dictateurs est plus forte que les effets de manche de l’ONU ou des condamnations médiatiques de certaines ONG. Pour Yahya Jammeh, il est vrai aussi que la Procureure générale de la Cour Pénale Internationale est Fatou Bensouda , son ancienne ministre de la justice de 1998 à 2000, période riche en tortures et disparitions.

DANS LA SALLE D’ATTENTE DE LA JUSTICE

Plusieurs autocrates, jadis courtisés par de nombreuses grandes puissances et reconnus comme chefs d’État exemplaires par l’Union africaine, comme l’ Angolais Jose Eduardo dos Santos, le Sud Africain Jacob Zuma, le Soudanais Omar Al- Bechir et le Mauritanien Mohamed ould Abdel Aziz ont non seulement perdu le pouvoir mais doivent aussi désormais faire face à la justice et au tricotage de leur régime ayant dévitalisé l’État et siphonné les ressources de leur pays.

Angola, les mauvais calculs de Jose Eduardo dos Santos en quittant le pouvoir

Jose Eduardo dos Santos croyait naïvement en désignant son successeur et fidèle compagnon, Joao Lourenço, que son clan familial pourrait continuer son entreprise de captation des richesses du pays. Il s’est trompé. Isabel et son frère Jose Filomeno ont perdu leurs biens mal acquis et sont dans les filets de la justice. Jose Eduardo dos Santos va bientôt devoir répondre de ses crimes économiques. Son successeur ne le lâchera pas même s’il vit en exil.

Afrique du Sud, les affaires judiciaires mettant en cause Jacob Zuma, ne manquent pas.

Jacob Zuma a été plus directement invité  par son parti (ANC) de céder le pouvoir à son vice-président Cyril Ramaphosa. Très impliqué dans les marchés publics offerts à la famille Gupta, dans les pots-de-vin aux entreprises soumissionnaires et dans certaines malversations, Jacob Zuma, zoulou et polygame, sait que la justice sud-africaine ne lui fera aucun passe-droit. 


Omar Al-Bechir a été classiquement affaibli  par les mouvements populaires puis les militaires l’ont destitué.

Le vieux dictateur (30 ans de pouvoir) est désormais emprisonné.  Les prochains procès vont concerner sa gestion de la crise au Darfour, les détournements de fonds et la corruption qu’il avait instaurés dans les rouages de l’État et ses crimes contre l’humanité. Sous la pression des Etats-Unis d’Amérique, qui ont pris la place de la Russie, il n’est plus impensable de voir un jour Omar Al-Bechir à la CPI.

Une commission d’enquête vient d’être créée pour passer au crible les frasques de l’ex président mauritanien

Mohamed ould Abdel Aziz avait toute confiance en son vieux camarade, militaire comme lui, Mohamed ould Ghazouani. Ne pouvant pas briguer un troisième mandat consécutif, c’est tout naturellement vers son  » ami de trente ans », chef d’état-major de l’Armée et ancien ministre de la Défense que Mohamed ould Abdel Aziz s’est tourné pour assurer une succession qu’il pensait intérimaire. Comme Jose Eduardo dos Santos, l’autocrate Aziz se trouve désormais non seulement hors-jeu de la politique, mais son clan commence à payer les dix années de corruption, de malversations, de manipulations politiques et de népotisme.

Cantonné quasiment en résidence surveillée, l’ancien raïs voit son parti lui échapper, ses fidèles partisans être inquiétés par la justice et sa famille perdre les postes qu’elle avait obtenus sans en avoir le mérite. L’Assemblée nationale vient de voter favorablement la création d’une commission d’enquête sur la décennie Aziz. Le processus est enclenché..

Cette litanie de despotes devrait faire réfléchir ceux qui se cramponnent encore au pouvoir avec le soutien des grandes puissances et de certains lobbies des affaires. Qu’ils ne se trompent pas, lorsque la Rue se transforme en révolution, ils seront lâchés par les uns et les autres et surtout leurs forces de sécurité …. et rejoindront la déshonorante liste des despotes déchus, honnis par leur peuple.

MONDAFRIQUE

 

Ces despotes qui font le malheur de l’Afrique
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3 février 2020 1 03 /02 /février /2020 23:34
"Il n’y a pas de sociétés russes en Centrafrique" Ambassadeur
"Il n’y a pas de sociétés russes en Centrafrique" Ambassadeur

Lu pour vous

 

«Il n’y a pas de sociétés russes» en Centrafrique, annonce l’ambassadeur russe dans le pays

 

https://fr.sputniknews.com/ 12:02 03.02.2020

 

À l'heure actuelle, aucune entreprise russe ne travaille en République centrafricaine, a déclaré à Sputnik l'ambassadeur de Russie en République centrafricaine, soulignant que les informations sur les réserves de diamants et d'or dans ce pays étaient exagérées. Selon lui, les Chinois sont le principal acteur économique en RCA.

 

L’ambassadeur de Russie en République centrafricaine, Vladimir Titorenko, s’est prononcé dans une interview à Sputnik sur les réserves d’or et de diamants en République centrafricaine, notant qu’aucune entreprise russe ne travaillait sur ce territoire pour le moment.

En outre, la plupart des mines se trouvent dans la zone non contrôlée par le gouvernement, a-t-il ajouté.

«Il n’y a pas d'entreprises russes ici. Il y a une entreprise qui a été créée avec la participation d'hommes d'affaires russes particuliers, elle est enregistrée en vertu des lois de la République centrafricaine, elle n'a qu'une seule licence pour rechercher et extraire des diamants. Pour autant que je sache, cette entreprise fonctionne à perte», a déclaré M.Titorenko.

 

Données exagérées

 

Selon lui, les données sur les réserves de diamants et d'or en République centrafricaine sont largement exagérées:

«Par le passé la République centrafricaine était un producteur relativement moyen de diamants, par exemple à l'époque de Bokassa [ancien dirigeant, 1966-1979, ndlr] et avant les événements qui ont commencé dans les années 1990, le pays exportait de 350 à 360.000 carats de diamants bruts, cela ne représentait que 11% des recettes budgétaires de l’État. C’est loin de la Namibie, loin de notre région russe de Yakoutie. Il y a des diamants, mais il y en a peu».

D’après l’ambassadeur, de 35.000 à 36 000 carats sont exportés par an, soit dix fois moins qu'auparavant. «Naturellement, il existe une contrebande de diamants, des experts de l'Onu le soulignent également, mais cela se fait dans des zones qui ne sont pas contrôlées par le gouvernement», a déclaré le diplomate.

Extraction de l’or

Quant à l'or, a-t-il noté, si 91 tonnes sont extraites au Soudan voisin, il s’agit d’environ 500-600 kilogrammes «et bien moins» en RCA, et encore, dans les conditions les plus favorables.

«Et la plupart des mines sont situées dans une zone échappant au contrôle du gouvernement. Par conséquent, la Russie a peu dans ce domaine. Alors que la Chine possède 12 licences pour l'exploration et la production de diamants, quatre licences pour l'extraction de l'or, et les Chinois sont le principal acteur économique en RCA, comme partout en Afrique», a conclu le diplomate.

 

Réactions internautes

Serge Angahi

Meme si la Russie avait des entreprises qu est ce que ca fait? Des nations qui ont leur armee stationnée depuis 50ans en profitent bien et font la pluie et le beau temps par des coups d etats et rebellions. Il n y a pas d amitié entte les nations mais des intérêts. Donc forcement Moscou a quelques arachides en Rca.

 

Hermione Lawson

D'ailleurs dans ce pays, il y a un chef rebelle qui était emprisonné en France pour assassinat et à présent dehors en Centrafrique et il est marié à la fille de Le Drian.
Donc c'est pour dire les liens, son nom est Gregaza.

 

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3 février 2020 1 03 /02 /février /2020 23:32
RCA-embargo : la France fait des concessions à la Russie

 

Centrafrique : à l’ONU, la France fait des concessions à la Russie sur l’embargo militaire

 

https://www.lemonde.fr/ Par Gaël Grilhot et Carrie Nooten  03 février 2020  à 11h52, mis à jour à 15h09

 

Le Conseil de sécurité a voté pour l’allègement de la suspension de certaines armes instaurée en décembre 2013.

 

Pas de réactions ou presque dans la capitale centrafricaine ce weekend. Vendredi soir 31 janvier à New York, le Conseil de sécurité a pourtant voté l’allègement de l’embargo instauré en décembre 2013 et a autorisé entre autres la livraison de blindés armés à ce petit pays d’Afrique centrale. De plus, un expert devait être dépêché lundi 3 février pour examiner l’application de l’accord de paix signé le 6 février 2019 entre Bangui et quatorze groupes armés.

En fait, c’est avant ce vote que le sujet a fait couler le plus l’encre. Des voix favorables à la levée des sanctions se sont à nouveau élevées sur cette zone d’Afrique centrale où le sentiment antifrançais est en partie nourri par la volonté de Paris d’empêcher la dissémination des armes. La semaine dernière, la « une » de Centrafric Matin s’interrogeait sur ce « Que veut réellement la France de ce pays et de son peuple ? Le génocide ? » et le site du journal Ndjoni Sango estimait, lui, que « la France décide de maudire la RCA par tous les moyens ». Des critiques qui avaient eu tendance à s’atténuer ces derniers temps, après les fortes tensions diplomatiques suscitées par l’irruption de la Russie sur l’échiquier centrafricain en 2018.

Une situation encore trop instable

Si Bangui s’est ému, c’est dans les couloirs de l’ONU, à New York, que s’est joué le vrai lobbying. Là, de l’avis général, le combat a été rude. La nouvelle levée partielle de l’embargo, qui fait suite à une première en septembre (date à laquelle les livraisons d’un certain type d’armes ont été autorisées), représente une vraie concession pour la France, rédactrice du texte soumis au vote. Estimant la situation sur le terrain encore trop instable, le pays auteur de la résolution, conscient que de nombreux membres du Conseil de sécurité partageaient sa vision, pensait bien reconduire l’embargo tel qu’il avait été formulé en septembre 2019. Mais c’était compter sans le lobbying russe.

A quelques jours du vote, la Russie a proposé un contreprojet de résolution, allant dans le sens du gouvernement centrafricain. Démarche « vraiment pas honnête », estime un diplomate européen à New York, à l’heure où les Forces armées centrafricaines (FACA) commencent à reconquérir le territoire national dans ce pays de cinq millions d’habitants qui avait basculé dans une profonde crise politico-militaire en 2013 après la prise de la capitale par une coalition de groupes armés – la Séléka.

Si la situation s’améliore depuis l’accord de paix du 6 février 2019, reste que les fonctionnaires, encore trop peu nombreux à l’intérieur du pays, ont besoin d’une sécurisation des zones pour se réinstaller. Or, les forces de sécurité qui accompagnent cette reconquête sont formées par l’Union européenne et, aussi, depuis 2018, par des « instructeurs privés » russes dans le cadre d’un accord de coopération militaire signé avec Moscou.

Des compromis de la France

La levée partielle à plusieurs reprises déjà de l’embargo onusien a donc permis de les équiper en armes et matériels, mais dans une proportion jugée encore insuffisante, alors que le territoire reste en grande partie sous contrôle de groupes qui, eux, continuent de s’armer par des voies illégales. Ce qui explique que beaucoup ne comprennent pas, à Bangui, pourquoi l’embargo n’est pas intégralement levé.

Les négociations new-yorkaises étant « musclées », selon l’avis de plusieurs observateurs, la France a dû jouer le compromis sur les véhicules blindés (ils pourront être équipés d’armes dont le calibre ne dépasse pas 14,5 millimètres) et sur la durée du renouvellement ramenée à six mois, pour ne pas risquer le veto et la levée totale de l’embargo. Le Conseil de sécurité voulait éviter de réexaminer la résolution lors de l’élection présidentielle centrafricaine dont le deuxième tour est prévu pour février 2021. Les Français espéraient même sécuriser l’accord pour quatorze mois. Mais les Russes ont réussi à en fixer l’échéance à l’été.

Après ces compromis majeurs, la représentante permanente adjointe de la France auprès des Nations unies, Anne Gueguen,« profondément » regretté l’absence d’adoption unanime, la Russie et la Chine s’étant abstenues. Elle a rappelé au passage que « le Conseil de sécurité est pleinement à l’écoute des autorités centrafricaines » dans le domaine de la sécurité et a souligné la nécessité d’une « approche responsable ». Rendez-vous dans six mois.

 

Gaël Grilhot (Bangui, Centrafrique, correspondance) et Carrie Nooten (New York, Nations unies, correspondante)

 

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3 février 2020 1 03 /02 /février /2020 23:29
Caritas Centrafrique menacé à la suite d'abus sexuels
Caritas Centrafrique menacé à la suite d'abus sexuels
Caritas Centrafrique menacé à la suite d'abus sexuels

 

Lu pour vous

 

https://www.dw.com/ 03.02.2020

 

Le scandale d’abus sexuels impliquant l’ancien secrétaire exécutif de la Caritas, le père Luk Delft, menace le fonctionnement de l'organisation humanitaire.

Le père Luk Delft, établi en Centrafrique depuis 2013, avait officié pendant deux ans à Kaga Bandoro, une ville située dans le Nord du pays, avant d‘être nommé en 2015 secrétaire exécutif national de l’association Caritas en Centrafrique.

Le prêtre avait été condamné en Belgique pour pédophilie. Libéré, il est parti travailler pour Caritas en Centrafrique où il aurait encore abusé d’enfants. Depuis plusieurs semaines, les activités de Caritas fonctionnent au ralenti car les soutiens financiers n’arrivent plus depuis que cette affaire a été révélée. 

Dans le site ATIB à Bimbo, (ouest de Bangui), qui accueille les victimes des inondations d’octobre dernier, les rires des femmes bénéficiaires de l’aide de la Caritas cachent mal les douleurs d’une population qui, depuis plusieurs semaines, ne mange pas à sa faim ou ne peut se soigner lorsqu’elle tombe malade. Caleb, un des sinistrés du site témoigne. " Caritas nous a aidé dans des moments difficiles. Caritas nous a amenés des bâches, des couvertures, des ustensiles et même des vivres. Cela va faire un mois qu’on ne reçoit plus d’aide ni financière ni matérielle " se lamente Caleb.

Situation difficile pour Caritas

L’assistance à ces sinistrés est aujourd’hui réduite de moitié, conséquence des mesures conservatoires prises par les partenaires qui ont préféré suspendre leurs financements à Caritas Centrafrique.

Pour Fiacre Sieng chargé de communication à la Caritas diocésaine de Bangui, "Caritas Bangui intervient dans plusieurs domaines : dans le cas des catastrophes naturelles et, si le pays est en situation de conflit. Suite aux dernières inondations, on avait prévu d’aider au moins 1.000 sinistrés. Mais on n’a pas pu atteindre cet objectif parce que les partenaires ont suspendu leurs partenariats et on n’a plus de financement", dit le responsable communication à la Caritas.

Un coup dur pour le personnel de l’institution qui, en plus du manque d’argent, doit affronter les questions et les reproches de la population.

L’abbé Alain Bienvenu Bangbanzi est le secrétaire national de Caritas Centrafrique "Les activités pour la plupart sont au ralenti, les salaires ne sont plus payés et certains de nos collaborateurs sont tentés d’aller trouver mieux ailleurs. D’autres  sont aujourd’hui stigmatisés et l’organisation aussi est l’objet de stigmatisation parce que beaucoup pensent que Caritas est devenue une structure de péché et qu’il ne faut pas s’approcher de nous."

En octobre dernier, la conférence des évêques de Centrafrique a déposé une plainte auprès du Parquet de Bangui contre ce prêtre. Une procédure qui pourrait se greffer à celle entamée par la justice belge qui a condamné dans un premier temps le père Delft à 18 mois de prison avec sursis.

A Bangui, un début d’assistance a été apporté par la Caritas aux premières victimes identifiées. L’Unicef poursuit le travail auprès d’une autre victime signalée à Kaga-Bandoro dans le nord du pays.

 

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3 février 2020 1 03 /02 /février /2020 23:06
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : La société civile centrafricaine s’indigne à propos du maintien de l’embargo

 

BANGUI, le 03 Février 2020 (RJDH) --- La société civile centrafricaine n’a pas caché son indignation après le maintien de l’embargo sur les armes à destination de la République Centrafricaine par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, le 31 janvier dernier. Position exprimée samedi 02 février 2020.

Le Conseil de Sécurité des Nations-Unies a reconduit vendredi 31 janvier dernier l’embargo sur les armes à destination de Centrafrique en dépit de quelques exemptions. Pour la société civile centrafricaine, « c’est une situation inadmissible. » 

Sans détours, Maitre Mathias Morouba estime que c’est sur une forte pression de la France que le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution renouvelant l’embargo sur les armes concernant la RCA. C’est une politique de trahison pour un pays ami de Centrafrique de longue date. Nous sommes étonnés de croire que c’est la France qui a pris l’initiative d’écrire pour demander le maintien de l’embargo sur la République Centrafricaine. Les FACA et les FSI ont été formées et ne peuvent être opérationnelles au profit des groupes armés qui continuent de donner la mort aux civiles », a dénoncé le défenseur des droits de l’homme.

La Centrafrique était dans un processus d’être libre de l’embargo qui pèse sur les Forces Armées Centrafricaines (FACA). Le constat révèle qu’à l’intérieur du pays surtout au nord, l’insécurité perdure. C’est dans ce contexte que les organisations de la société civile ont jugé cette prolongation de l’embargo « de double sanction, alors que les groupes armés commettent des violations des droits de l’homme, des crimes de guerre », a déclaré le Président de l’OCDH.

En poursuivant son idée, le président de l’OCDH s’est interrogé sur les raisons fournies par la France pour reconduire l’embargo. « La population reste encore sous le joug de l’opinion internationale, dont la France. Que le gouvernement centrafricain interpelle l’Ambassadeur de France en Centrafrique pour qu’il nous dise les raisons de cette sanction. Qu’est-ce que le peuple centrafricain a fait pour mériter cela. Cette situation est inadmissible », a jugé l’OCDH.   

Pour Chantal Touabéna, responsable de la plateforme des femmes, cette sanction prouve que le pays reste encore sous l’emprise des pays que nous croyons encore être nos alliés, « nous sommes un Etat indépendant. Nous nous approchons des échéances électorales et avec la présence massive des groupes armés, est-ce que les opérations se feront sans difficultés », s’est-elle interrogée.

L’embargo reconduit pour 6 mois, a ouvert la voie à quelques exemptions sur les armes en Centrafrique.

 

Auguste Bati-Kalamet

 

 

Centrafrique : Le ministère public et la partie civile adoptent une ligne commune dans le procès des crimes de Bangassou

 

BANGUI, 03 Février 2020 (RJDH) --- Lors du procès des crimes de Bangassou ce lundi, les avocats de la partie civile et le ministère public ont réclamé respectivement dans leur plaidoirie et réquisitoire des peines à perpétuité et demandent réparation pour les victimes.

L’audience de ce jour est consacrée au réquisitoire du Procureur général et aux plaidoiries des avocats de la partie civile qui réclament lors de leur différente intervention, ce lundi 3 février, une peine des travaux forcés à perpétuité à l’encontre des prévenus Pépin Wakanam alias Pino Pino et Kevin Béré Béré, ainsi que 20 ans de prison pour les autres accusés.

Les chefs d’accusation qui pèsent sur ces 34 accusés sont, entre autres, l’association des malfaiteurs, détention illégale d’armes et munition de guerre, assassinat, meurtre, destruction volontaire des biens appartenant à autrui. Les faits remontent du 12 au 13 mai 2017, dans différentes localités de la Préfecture du Mbomou au sud-Est du pays, dont, Bakouma, Béma, Bangassou où 723 maisons d’habitation et de commerces ont été systématiquement détruites.

Le parquet général représenté par Eric Didier Tambo, a proposé que les chefs de file en occurrence Pino Pino et Bere Bere, soient condamnés à une peine des travaux forcés à perpétuité. Tandis que les autres doivent subir 20 ans des travaux forcés. « Plusieurs personnes ont trouvé la mort, y compris des soldats de paix des Casques Bleus. Des femmes et des enfants ont été assassinés, décapitées et servies de charcuterie pour les Anti Balaka », a rappelé le ministère public.

Même ligne adoptée par les avocats de la partie civile. « Les accusés doivent être condamnés à des peines des travaux forcés à perpétuité. Ils doivent être jugés à payer des dommages d’intérêt aux victimes et leurs biens nécessitent l’objet de perquisition et de vente dans le but de réparation », ont-ils demandé.

Unanimement la partie civile a rappelé les faits en relevant que, « plusieurs violations des droits de l’Homme ont été commise, des violences basées sur le genre, le crime de guerre, font l’objet de la liste des atrocités de ces 34 accusés », ont insisté les avocats des victimes. En allant loin dans leur plaidoirie, les avocats ont demandé que « le gouvernement devrait faire l’objet de poursuite judiciaire pour non-assistance en personne en danger », car selon la défense des victimes, « les informations des attaques de la ville de Bangassou ont circulé, le gouvernement a été saisi, aucune mesure sécuritaire n’a été prise pour prévenir ces crimes et d’arrêter les avancées des Anti Balaka. La population a subi des atrocités gratuitement, suite à l’inaction du gouvernement », ont-ils déploré.

La journée du 4 février est réservée à la plaidoirie de la défense.

 

Auguste Bati-Kalamet

 

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3 février 2020 1 03 /02 /février /2020 01:50
BRÈVE VISITE DE TRAVAIL DU PRÉSIDENT TOUADERA EN ANGOLA
BRÈVE VISITE DE TRAVAIL DU PRÉSIDENT TOUADERA EN ANGOLA
BRÈVE VISITE DE TRAVAIL DU PRÉSIDENT TOUADERA EN ANGOLA
BRÈVE VISITE DE TRAVAIL DU PRÉSIDENT TOUADERA EN ANGOLA
BRÈVE VISITE DE TRAVAIL DU PRÉSIDENT TOUADERA EN ANGOLA
BRÈVE VISITE DE TRAVAIL DU PRÉSIDENT TOUADERA EN ANGOLA
BRÈVE VISITE DE TRAVAIL DU PRÉSIDENT TOUADERA EN ANGOLA
BRÈVE VISITE DE TRAVAIL DU PRÉSIDENT TOUADERA EN ANGOLA

 

Source : Palais Renaissance

 

Le Président de la République Son Excellence Pr. Faustin Archange TOUADERA a effectué une brève visite de travail 30 janvier 2020  à Luanda en Angola.
 

Le Président TOUADERA a été reçu en audience par son homologue Angolais Joao LOURENCO au palais présidentiel Futungo de Belas.


Le renforcement de la coopération bilatérale entre les deux pays frères l’Angola et la RCA était au centre de l’entretien du Numéro Un centrafricain et le Président Joao LOURENCO.


Le Président TOUADERA a sollicité de son homologue un soutien pour la mise en œuvre de l’accord de paix le 6 Février 2019.


Répondant aux questions de la presse présidentielle angolaise, le Président TOUADERA a remercié le Président JOAO et le peuple Angolais pour les jeunes Centrafricains qui sont actuellement en formation militaire en Angola. Le Président TOUADERA a aussi plaidé pour la levée totale de l’embargo sur les armes et les Forces Armées Centrafricaines.


Accompagné de Mme Marie Noelle KOYARA, Ministre de la Défense, Henri WANZET LINGUISSARA Ministre de la Sécurité Publique et de Mr. Rameux Claude Bireau, Ministre Conseiller en Matière d'économie à la Présidence, le Président TOUADERA est rentré à Bangui à 19 heures.

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3 février 2020 1 03 /02 /février /2020 01:20
Le Président Touadera reçoit les anciens PM (suite)
Le Président Touadera reçoit les anciens PM (suite)
Le Président Touadera reçoit les anciens PM (suite)
Le Président Touadera reçoit les anciens PM (suite)

 

Source : Palais de la Renaissance

 

LE PRÉSIDENT DE LA REPUBLIQUE A REÇU EN AUDIENCE M. CHANTAL GABRIEL EDOUARD KOYANGBONOU, ANCIEN PREMIER MINISTRE.

 

M. Chantal Edouard Gabriel KOYABONOU, ancien Premier ministre a été reçu en audience en début d’après-midi du 31 janvier 2020 par le Président de la République, Son Excellence Pr Faustin Archange TOUADERA.

Pour Edouard Gabriel KOYANGBONOU, tous ceux qui ont dirigé le pays dans le passé sont comme des officiers de réserve qui sont prêts à tout moment à mettre à disposition de l’État les expériences acquises durant leur règne pour palier au problème d’ordre national.

«  Dans un pays démocratique , les principes républicains veulent que les anciens Chefs d’État , les anciens Premiers ministres, les anciens membres du gouvernement, les anciens députés , tout cela fait la somme d’une intelligence à mutualiser et à mettre à la disposition de l’État en tant que entité », a-t-il déclaré.

Selon Chantal Edouard Gabriel KOYANGBONOU, le Président TOUADERA n’est pas un messie pour tout savoir, mais ceux qui ont une parcelle de responsabilité ont le devoir de le soutenir dans la quête de la paix.

Pour l’ancien premier ministre KOYANGBONOU, la situation actuelle de la  République Centrafricaine nécessite la contribution de tous les anciens dirigeants pour sortir le pays du gouffre. Il a demandé à tout le monde de mettre de côté les débats idéologiques et de sauver la République. Car , ajoute-t-il , le schéma qu’imposent les groupes armés nécessite une réflexion collégiale , commune et ceci dans l’intérêt supérieur de la nation.

 

 

LE PRÉSIDENT DE LA REPUBLIQUE A REÇU EN AUDIENCE HENRI MAIDOU, ANCIEN PREMIER MINISTRE


Le Président de la République, Son Excellence Pr Faustin Archange TOUADERA a reçu en audience M. Henri MAIDOU, ancien premier ministre de l’Empereur BOKASSA.
Cette rencontre entre le Président TOUADERA et l’ancien Premier ministre Henri MAIDOU s’inscrit dans le cadre des consultations de sortie définitive de crise.
M. Henri MAIDOU s’est dit heureux que le Président TOUADERA ait daigné l’appelé pour discuter avec lui sur la situation socio-politique du pays. Cette rencontre, dit-il, lui a d’abord permis de présenter au Chef de l’État ses vœux de nouvel an et d’être édifié sur la nécessité des consultations entamées depuis ces derniers jours avec les anciens dignitaires du pays.


En sa qualité du plus ancien des hôtes du Palais de la Renaissance de ces derniers jours de consultation, l’ancien Premier ministre Henri MAIDOU a souhaité que la mise en œuvre de l’accord de de paix du 06 février soit comprise et soutenue par tous les acteurs de la vie politique nationale. Car, poursuit-il, l’application de cet accord par les différents signataires préoccupe non seulement le Président TOUADERA, mais également tous les centrafricains au regard de ses différentes violations, caractérisées par les assassinats dans certaines parties du pays.
Cette rencontre avec le Président TOUADERA,
conclu-t-il, est l’occasion de trouver de manière concertée avec les anciens dirigeants du pays des voies et moyens pour parvenir à une sortie définitive de crise.

 

 

LE PRÉSIDENT DE LA REPUBLIQUE A RECU EN AUDIENCE M. SIMPLICE MATHIEU SARANDJI, ANCIEN PREMIER MINISTRE.
 

Le Président de la République, Son Excellence Pr Faustin Archange TOUADERA a reçu en audience M. Simplice Mathieu SARANDJI, ancien Premier ministre.
Les discussions entre les deux hommes ont porté sur l’actualité socio-politique de l’heure.


Pour Mathieu Simplice SARANDJI, c’est un honneur pour lui d’être reçu par le Chef de l’État afin de discuter sur les problèmes du pays. Selon ce dernier, le Président TOUADERA a une lourde tache face aux multiples défis à relever. En rencontrant les anciens dignitaires, le Président TOUADERA s'applique à lui-même le dicton du « malheur à l’homme seul ». C’est pour cette raison qu’il a décidé d’avoir les avis des uns et des autres en commençant par les anciens chefs de l’État ainsi que les anciens Premiers ministres.


« Nous devrions ouvrer tous ensemble en synergie, en concertation pour relever les grands défis qui s’imposent à notre pays », a-t-il lâché.
 

Pour Simplice Mathieu SARANDJI, il est certes important que la nation soit reconnaissante aux anciens Chefs d’États pour les services rendus au pays, ce qui se matérialise actuellement à travers le projet de loi qui est devant l’Assemblée nationale, mais le bien-être de tous les Centrafricains doit aussi être pris en compte. Et pour parvenir à ce bien-être, précise-t-il, le Président TOUADERA a besoin de définir des stratégies. Lesquelles stratégies passent aussi par les avis des uns et des autres.


L’ancien Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI a réaffirmé sa disponibilité à soutenir le Président TOUADERA dans la recherche de solutions pouvant contribuer au bien-être du peuple centrafricain.

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3 février 2020 1 03 /02 /février /2020 00:59
Bangui se dote d’une morgue moderne
Bangui se dote d’une morgue moderne

 

Centrafrique: Bangui se dote d’une morgue moderne

 

RFI  31/01/2020 - 22:26

 

Les installations du Centre national hospitalier universitaire de Bangui ont été rénovées et agrandies par le PNUD via des fonds américains. Une structure qui va bénéficier à l’hôpital et aux communautés, mais aussi dans le cadre de l’optimisation des procédures judiciaires de la Cour pénale spéciale.

Le carrelage est clair, les portes des chambres froides soigneusement fermées. Ici vont pouvoir être ainsi conservés dans de bonnes conditions les corps des patients décédés à l’hôpital en attendant leurs funérailles, explique le directeur du centre hospitalier Abdel Karim Zakaria :

« La vétusté de la chambre froide à l’époque faisait qu’il y avait beaucoup de pannes qui survenaient. Et la capacité était tellement réduite que les morguiers étaient obligés d’entasser des fois deux à trois corps par casier. C’était compliqué parce que quand c’est vétuste et que des fois il y a des décompositions de corps à la sortie, ça créait un problème de santé publique. »

Quarante et un casiers en tout dont 9 sont dans une aile séparée. Ceux-là sont destinés à toute autre chose : à la Cour Pénale Spéciale. Dans le cadre de ses enquêtes, la Cour est amenée à réaliser des exhumations.

« Les structures n’étaient pas adaptées et si on se retrouvait dans une situation d’exhumation de corps, il était difficile de les conserver, explique Jean-Firmin Mogbanede, directeur de l’unité spéciale de la police judiciaire près la CPS. Donc cela va vraiment nous permettre de bien conserver ces corps, de bien les traiter avec les produits et de les mettre à la disposition des OPJ. Donc ça va beaucoup nous aider dans la poursuite de notre politique de lutte contre l’impunité. »

Lutter contre l’impunité grâce à cette structure qui devrait permettre de mener des enquêtes plus précises.

 

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