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7 décembre 2021 2 07 /12 /décembre /2021 23:54
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Paoua : reprise intense de la production agricole malgré une situation sécuritaire volatile

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 7 décembre 2021 11:04

Autrefois considérée comme le grenier de l'agriculture centrafricaine, la ville de Paoua reprend son souffle. Malgré l'insécurité qui continue de menacer les productions, la population s'en sort avec l'adhésion des ménages à l'activité agropastorale. "La résilience de la population pour une sécurité alimentaire retrouvée", un reportage de Radio Ndeke Luka dans la région.

La localité de Paoua retrouve progressivement le niveau record de sa production malgré une situation sécuritaire encore volatile. Pour le relèvement des activités agricoles, les cultivateurs se mettent en groupements pour emballer leurs récoltes.

C'est toute une chaine qui se met en place. Des sacs d'arachide, du mil du sésame sont soit conduits dans l'entrepôt des groupements agricoles soit vendus individuellement sur le marché hebdomadaire.

« Nous cultivons de l'arachide et nous récoltons. Ensuite nous mettons à part une partie pour les semis, une partie pour la consommation des membres du groupement et nous vendons le reste pour résoudre nos problèmes et celui du groupement », explique Célestine Ifforo une des membres qui se réjouit du résultat obtenu cette année.

« Le travail de la terre est génial »

Au marché hebdomadaire de Gouzé, la demande est forte. Natacha Bissi vient de réaliser un exploit en vendant plusieurs demi-cuvettes de haricot.

"J'ai déjà vendu deux sacs, un sac contient 6 demi-cuvettes en raison de 3000F la demi-cuvette. J'ai fait un bon marché, c'est le fruit du travail agricole. Le travail de la terre est génial".

Natacha n'est pas la seule à profiter de cette joie retrouvée, Achta Poulangar est  commerçante. Elle se réjouit aussi d'avoir payé des sacs de haricot à un prix abordable.

« Aujourd'hui, Dieu a fait grâce, j'ai trouvé 22 sacs, un sac contient 8 demi-cuvettes, et un sac m’a coûté 24.000F. Je vais les revendre à Bangui et plus précisément chez Abib au km5 », fait-elle savoir.

L'activité agricole occupe 80% de la population de Lim-Péndé. La résilience de la population est soutenue par le gouvernement Allemand à travers le projet BMZ, mis en œuvre par l'ONG Oxfam qui appuie les groupements en leur donnant des pairs de bœufs. Ce qui offre un pouvoir d'achat au ménage et crée des emplois connexes notamment chez les jeunes.

 

Centrafrique : le centenaire du roman Batouala célébrée dans certains lycées et à l’Université de Bangui

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 7 décembre 2021 15:57

Le lycée Charles de Gaulle en partenariat avec l’ambassade de France célèbre le centenaire du roman Batouala de René Maran. Batouala, ce roman a remporté le prix Goncourt en 1921. Du lundi 06 au 10 décembre, des rencontres, expositions, conférences-débats sont et seront organisés autour de ce roman écrit dans le contexte centrafricain de l’Oubangui-Chari, ancienne colonie française.

Né en Martinique en 1887, René Maran est mort à Paris en 1960. Il fut le premier écrivain noir à recevoir le prix Goncourt pour son roman Batouala en 1921.

« C’est surtout la finesse et la justesse de l’écriture pour décrire l’histoire pour défendre la cause des noirs. Malgré qu’il est français, il a su mettre en valeur dans Batouala l’homme Noir qui est considéré comme un être anhistorique », souligne Michael Lionel Dagbinou, l’un des promoteurs de cette activité.

La présentation de Batouala aux élèves et étudiants de Bangui

Du 6 au 10 décembre, plusieurs activités sont au programme de cette célébration dont le top a été donné au lycée français Charles de Gaulle.

« C’est une exposition nomade. Après le lycée Charles de Gaulle, nous continuerons les expositions dans un autre lycée et on ira l’Université de Bangui », explique Stéphane Marchand, proviseur du lycée de Miskine.

Le roman « Batouala », primé au Goncourt en 1921, dénonce le fait colonial et ce que René Maran en regarde comme les abus ou dysfonctionnements.

Le projet de la célébration du centenaire de cette œuvre littéraire a reçu le soutien de l’Ambassade de France en partenariat avec les Lycées Charles de Gaulle, Miskine, Martyrs, Saint François et Groupe Elite formation.

 

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7 décembre 2021 2 07 /12 /décembre /2021 15:01
Yamba : plus de 1127 réfugiés centrafricains en 2 jours

 

Lu pour vous

 

https://camerounactuel.com/ 6 décembre 2021

Ces derniers sont entrés au Cameroun à la suite des frappes des forces armées centrafricaines.

Les journées du 29 et du 30 novembre dernier ont été très mouvementées à Yamba une bourgade de l’arrondissement de Djohorig dans le département du Mbéré région de l’Adamaoua. En effet, dans la journée du 29 novembre 2021, le groupe rebelle 3R basé en République Centrafricaine (RCA)a reçu les attaques des Forces Armées Centrafricaines (Faca) assistées par l’armée Russe.

Ces attaques ont eu lieu précisément dans les localités de Kaita à 15km de Yamba, et, à Boyaï Ngou à 7km de Yamba. On parle alors de plus de 1127 centrafricains qui sont entrés dans cette partie du Cameroun abandonnant tout derrière eux selon nos sources en date du 20 novembre 2021 à 17h.

Une situation qui a poussé le sous-préfet de Djohong à descendre ce même 29 novembre s’enquérir de la situation. «Le sous-préfet est arrivé à Yamba et a présenté aux différentes familles des victimes ses sincères condoléances, accompagnées de quelques mots de réconfort. Il a demandé à ces nouveaux réfugiés de se sentir chez eux et de ne repartir que lorsque le calme sera de retour en RCA», nous confie une source à Yamba. Ces nouveaux réfugiés sont constitués en grande partie par des femmes et des enfants.

En rappel, entre le 6 et le 9 octobre 2021, plus de 750 personnes en provenance de la République Centrafricaine étaient aussi entrées en terré’ camerounaise en passant toujours par Yamba. Parmi ces dernières, on y dénombré plus de 500 réfugiés centrafricains et environ 250 déplacés camerounais. Ce déplacement massif faisait également suite aux multiples frappes des Forces Armées Centrafricaines (Faca) et de leurs alliés russes qui ont repoussé le plus loin possible le groupe rebelle 3R.

Ainsi, avec environ 2000 réfugiés enregistrés dans l’arrondissement de Djohbng à moins de deux mois, il y a lieu de craindre le développement d’une insécurité dans la zone, car il va sans doute dire que, parmi ces réfugiés il y a certainement des membres du groupe rebelle 3R. Donc il faudra encore plus de vigilance et de rigueur dans les contrôles des usagers pendant les multiples déplacements lors de cette période des fêtes de fin d’année.

L’œil du Sahel

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7 décembre 2021 2 07 /12 /décembre /2021 14:15
La déforestation s’accentue au Congo, au Cameroun et en Centrafrique

Lu pour vous

 

La déforestation s’accentue au Congo, au Cameroun et en Centrafrique : Le drame des peuples autochtones d’Afrique centrale

https://www.elwatan.com/ ROSIE PIOTH, JOËL KOUAM ET SAMUEL NZAM  07 DÉCEMBRE 2021 À 10 H 03 MIN 

Des données récentes disponibles sur Global Forest Watch ont révélées que le bassin du Congo a perdu plus de 600 000 hectares de forêts primaires en 2020, soit une augmentation de 9% comparativement à l’année 2019. 

Congo, Cameroun et Centrafrique(*)

Correspondance particulière 

Pénurie de denrées alimentaires, disparition des plantes et essences médicinales, ou encore changement de mode de vie, telles sont les conséquences de la déforestation sur les peuples autochtones d’Afrique centrale.

A près de 60 km de Douala au Cameroun, dans la région du Littoral, département du Nkam, sur une route normale qui longe une piste qui s’englue dans la forêt et sortie de nulle part, l’on entre au village Mamba perdu au milieu de la forêt. Ici, on vit principalement des dérivés de la forêt et de l’agriculture.

Mais désormais, la situation a changé et les conséquences se font ressentir. Toumé Joseph, un habitant du village Mamba explique : «Je suis venu ici pour la première fois alors que je n’avais que 8 ans et mes parents étaient à l’aise. C’était en 1972. Parlant des animaux, ils étaient à la portée de tout le monde, ils venaient carrément jusqu’à la maison. Ils venaient manger les noix de palme et quand on voulait manger du gibier, c’était à notre portée.»

Paul, quant à lui, affirme que lorsqu’il y avait encore beaucoup d’arbres, le sol était fertile et il produisait correctement, les habitants du village mangeaient à leur faim. «Lorsque la SNC bois existait, c’était la grande société de ce village en dehors des petites, on ne souffrait pas, le gibier ne manquait pas, on ne criait pas famine, une tige de manioc pouvait faire le plein d’une cuvette.

Avant, les gens vivaient à l’aise.» Plus loin du Cameroun, au sud de la République du Congo, l’exploitation forestière a poussé les peuples autochtones à trouver désormais refuge au village Loukana, situé à environ 6 km du district de Sibiti dans le département de la Lékoumou.

Une relocation qui s’est faite en plusieurs étapes, comme l’explique Jean Miete, un des membres de la communauté autochtone du village. «Nous habitions la brousse tranquillement, sans plainte.

Ce sont ceux qui ont pensé que nos vies étaient menacées par je ne sais quoi dans la forêt qui ont décidé de nous délocaliser et sur conseils des anciens, nous sommes venus vivre ici.» La forte exploitation des forêts tropicales fait craindre le pire à ces populations autochtones considérées par beaucoup comme les gardiennes des forêts.

Une crainte dont n’hésite pas à parler Audrey, une habitante autochtone de ce village. «Tout est fini déjà là-bas, et cela continue…tout a été détruit et tout est presque détruit s’il faut le dire ainsi : ils ont à nouveau repris la coupe d’arbres pour faire passer la route, jusque dans notre ancien village dans la forêt, tout a été détruit dans la brousse pour faire passer la route.»

Problèmes de santé récurrents

La situation est pareille à Mbata située dans la Préfecture de Lobaye, dans la région du sud de la Centrafrique. Dans cette zone forestière où vivent des milliers de personnes, les problèmes de santé récurrents au sein de la population autochtone sont résolus grâce à la pharmacopée traditionnelle, accessible pour tous et axée sur les racines, les feuilles et les écorces d’arbres. Paul Mamba, chef du camp, explique comment la déforestation est un danger pour son peuple. «Tous nos produits viennent de la forêt, ils ont tout détruit, les grands arbres comme les petits, nous sommes en danger.»

La déforestation dans cette région du Sud de la Centrafrique, due par les sociétés forestières et les abatteurs clandestins d’arbres, est un handicap grave pour les peuples autochtones de Mbata et ses environs car les essences médicales sont détruites, mettant en difficulté la médecine traditionnelle. Odyssin est le spécialiste de la pharmacopée dans la localité et maire de ladite commune.

Il ne trouve plus les produits nécessaires pour le traitement de ses patients. «Vous savez que la forêt est une vraie pharmacie ; avec les ressources que nous pouvons en retirer, on peut avoir des médicaments ; la forêt est la base de tout. Notre regret, c’est que les sociétés, nos parents qui font les sciages artisanaux sont à l’origine de la déforestation et cette déforestation va jouer négativement dans la masse paysanne de la République centrafricaine.»

Partout où elle passe, l’exploitation forestière n’apporte que désolation et pleurs au lieu d’une amélioration des conditions de vie des peuples autochtones. Il est donc impératif que les autorités de ces pays prennent conscience et agissent en vue de freiner la déforestation due à l’exploitation forestière qui menace tout sur son passage.

François Medjo est expert en éco-développement au Cameroun. Il attire l’attention des décideurs sur la question. «Nous attirons l’attention des décideurs et du gouvernement camerounais à aider les communautés en reprenant cette activité entre leurs mains, ce qui va permettre aux communautés de capitaliser les revenus forestiers qui leur sont reversés notamment la Redevance forestière annuelle (RFA) et les revenus sociaux. Elles sont aujourd’hui victimes car les destructions au niveau de l’environnement sont énormes.»

Des données récentes disponibles sur Global Forest Watch ont révélé que le bassin du Congo a perdu plus de 600 000 hectares de forêts primaires en 2020, soit une augmentation de 9% comparativement à l’année 2019. Le Congo a perdu 350 kha de forêts primaires humides de 2002 à 2020, soit42% de sa perte totale de couverture forestière.

La Centrafrique, pour sa part, a perdu 169 kha de forêts primaires humides, soit 21% de sa couverture totale durant la même période, tandis que le Cameroun, avec 708 kha de forêts primaires humides perdues, soit 48%, ce qui représente plus de 100 000 hectares de forêts détruites.

Rosie Pioth, Joël Kouam et Samuel Nzam

 

(*) Reportage réalisé au Congo par Rosie Pioth, au Cameroun par Joel Kouam et en Centrafrique par Samuel Nzam grâce au Pulitzer Center et au Rainforest Journalism Fund

 

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7 décembre 2021 2 07 /12 /décembre /2021 14:10
KOUANGO : DECLARATION DE LA MINUSCA

  

   

Les casques bleus de la MINUSCA poursuivent les patrouilles robustes dans la localité de Kouango (sud de la République centrafricaine) où le calme est revenu, tout en assurant la protection des civils. Environ 1500 personnes vivent actuellement autour de la base temporaire de la Force qui a pris toutes les mesures nécessaires pour assurer leur sécurité.  

 

La MINUSCA a déployé le jeudi 2 décembre des renforts par hélicoptère pour renforcer les casques bleus sur place, suite aux violences causées par des éléments armés assimilés à l’UPC. L’intervention et la riposte des casques bleus a contraint ces éléments armés à prendre la fuite. La MINUSCA a également soutenu les FACA présents sur le terrain lors de l’attaque, conformément au mandat. L’attaque avait fait trois blessés qui ont été soignés à l’hôpital.   

 

La MINUSCA condamne cette attaque et enjoint l’UPC et tous les groupes armés à cesser immédiatement toute violence et à respecter le cessez-le-feu ainsi que leurs engagements dans le cadre de l’Accord de paix et la feuille de route. La Mission réitère son engagement à protéger les populations, en appui aux autorités centrafricaines.  

   

Bangui, le 06 décembre 2021

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7 décembre 2021 2 07 /12 /décembre /2021 14:06
 AFFAIRE HASSANE ALI BOUBA suite....

 

 

 AFFAIRE HASSANE ALI BOUBA : LE MINISTÈRE D’ETAT À LA JUSTICE APPORTE DES PRÉCISIONS

 

Bangui, le 05 décembre 2021

 

Communiqué de presse du ministère d’Etat chargé de la Justice, de la Promotion des Droits Humains et de la Bonne Gouvernance relatif à l’affaire Hassane Ali Bouba

Le Ministère d’Etat chargé de la Justice, de la Promotion des Droits Humains et de la Bonne Gouvernance porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale qu’en date du 19 novembre 2021, le ministre de l’Elevage et de la Santé Animale, Monsieur Hassane Ali Bouba, avait été interpellé dans son cabinet ministériel et placé sous ordonnance d’incarcération à la prison de Camp de Roux.

Cette interpellation fait suite à une procédure engagée en son encontre par la Chambre d’instruction chargée du Cabinet N°1 de la Cour Pénale Spéciale (CPS) dans l’affaire dite d’Alindao de 2018. Un mandat d’amener avait été décerné contre lui en octobre 2020, puis une ordonnance d’incération le 19 novembre 2021.

Il y a lieu de préciser que conformément aux dispositions combinées des articles 94 du Code de Procédure Pénale centrafricain et 98 du Règlement de procédure et de preuve devant la CPS, l’Ordonnance d’incération est un titre précaire de détention provisoire dont la validité ne saurait que cinq (5) jours. Dépassé ce délai, la personne est mise d’office en liberté.

Dans la journée du vendredi 26 novembre 2021, l’équipe chargée de l’extraction des détenus de la CPS n’a pas pu extraire le nommé Hassane Ali Bouba, en raison des manœuvres militaires et opérationnelles qui se déroulaient au Camp de Roux, lieu de sa détention.

Aux environs de 14 heures du même jour, l’Administration Pénitentiaire constatant que le délai de l’Ordonnance aux fins d’incarcération délivrée par la Chambre d’instruction chargé du cabinet N°1 de la CPS à l’encontre du nommé Hassane Ali Bouba, étant dépassé, a porté mention sur le registre des détenus et a donc procédé à sa remise en liberté. 

Le ministre d’Etat chargé de la Justice, de la Promotion des Droits Humains et de la Bonne Gouvernance voudrait saisir cette occasion pour déplorer le déficit de communication entre la CPS et la chancellerie. En effet, suivant l’article 34 in fine de la loi portant organisation et fonctionnement de la CPS, l’indépendance du parquet spécial ne l’exonère pas de l’obligation de rendre compte au ministre d’Etat en charge de la Justice, Garde des Sceaux. Ce déficit de communication a fait que le ministère d’Etat chargé de la Justice, de la Promotion des Droits Humains et de la Bonne Gouvernance n’ait été mis au courant, ni de l’arrestation du nommé Hassane Ali Bouba, ni de sa remise en liberté.

C’est ici le lieu de préciser que, si la chancellerie avait été informée des difficultés d’extraction du nommé Hassane Ali Bouba, au niveau de la prison de Camp de Roux, elle aurait pu apporter son concours pour rentrer en contact avec le ministre de la Défense pour la recherche d’une solution.

Dans tous les cas, la chancellerie a déjà ordonné l’ouverture d’une enquête administrative pour élucider les circonstances dans lesquelles les différents actes ont été posés aux fins de déterminer les responsabilités respectives.

Le ministère d’Etat chargé de la Justice, de la Promotion des Droits Humains et de la Bonne Gouvernance, réaffirme son engagement à exécuter la politique du gouvernement contenu dans la lettre de mission du ministère de la Justice, mettant un accent particulier sur la lutte contre l’impunité qui constitue un défi que la justice doit impérativement relever. 

Enfin, il y a lieu de souligner que procédure enclenchée à l’encontre du nommé Hassane Ali Bouba n’est pas suspendue et encore moins éteinte, s’agissant des faits présumés crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Le ministère réaffirme son soutien son soutien aux activités de la CPS qui est une juridiction nationale conformément à l’article 1er de la loi portant sa création son organisation et son fonctionnement, et saisit cette occasion pour informer l’opinion nationale et internationale que la CPS garde à cet effet son plein et entier pouvoir, afin de poursuivre ladite procédure jusqu’à son terme.

Par conséquent, le ministère d’Etat chargé de la Justice, de la Promotion des Droits Humains et de la Bonne Gouvernance instruit tous les Officiers de Police Judiciaire à déférer à toutes les réquisitions prises par la CPS, conformément à la loi.

 

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7 décembre 2021 2 07 /12 /décembre /2021 14:01
COMMENT ACHETER DES DIAMANTS EN CENTRAFRIQUE

 

Lu pour vous

 

https://centrafrica.com/ Publié le 2 décembre 2021 

Chaque semaine, des gens débarquent à l’aéroport de Bangui dans le but d’acheter des diamants de Centrafrique.

Ils viennent d’Europe. Asie. Afrique. Etats Unis. Bref, des quatre coins du monde.

Tout ça,  dans l’espoir de repartir avec cette pierre précieuse dont les potentialités d’enrichissement sont énormes.

Cependant, beaucoup se lancent dans l’achat des diamants en Centrafrique et repartent déçus.

Pourquoi ?

En fait, cela est dû à une chose.

Une mauvaise connaissance du secteur diamant centrafricain.

Dans cet article, vous découvrirez la méthode efficace pour acheter des diamants en Centrafrique en toute sérénité, et minimiser les risques de pertes et d’escroquerie.

Trouver un partenaire local pour acheter vos diamants en Centrafrique

Vous avez déjà entendu parler du proverbe qui dit que seul on va vite mais ensemble on va loin.

Lorsqu’il s’agit d’acheter des diamants en Centrafrique, évitez de vous y prendre seul.

Et ce,  peu importe le niveau de connaissance que vous possédez dans le domaine du diamant.

Renseignez-vous bien sur les différents diamantaires qui exercent en Centrafrique.

En réalité, c’est assez facile de trouver quelqu’un de fiable qui peut vous aiguiller vers de bonnes affaires.

Demandez dans votre entourage.

Vous avez forcément un ami, membre de famille ou collègue qui est en relation directe ou indirecte avec un acteur du secteur diamant en Centrafrique.

Le profil que vous recherchez :

Quelqu’un qui  connait bien le marché du diamant avec des connaissances solides en matière d’évaluation et expertise.

Une fois que vous avez trouvé la bonne personne, faites votre enquête sur cette dernière en posant des questions à son sujet à diverses personnes qui opèrent dans le diamant.

Ainsi, vous pourrez découvrir la bonne ou mauvaise moralité de votre potentiel partenaire.

Répétez cet exercice avec 3 ou 4 personnes avant de choisir avec qui vous comptez vous lancer.

Un bon partenaire local est votre pote d’entrée et votre garantie de réussite dans le juteux business des diamants en Centrafrique.

Ceux qui ont négligé ce volet de prospection en ont souvent fait les frais.

Et rassurez-vous,  la facture a été très salée.

Une fois que vous avez jeté votre dévolu sur la bonne personne, vous êtes maintenant prêts pour l’étape suivante.

Là on va parler d’argent.

Fixez un budget moyen pour acheter vos diamants en Centrafrique. Commencez petit pour un début.

Certaines personnes débarquent pour la première fois en Centrafrique, et se permettent de faire des achats de 50 000€  à 100 000€ euros de diamants.

A moins que vous soyez un diamantaire chevronné avec une vingtaine d’année d’expérience, cela est une erreur grave. 

Pour une première fois, il est recommandé de procéder à ce que certains appellent un achat « beta » ou « test. »

L’idée est de s’assurer que le système fonctionne.

Rechercher de pierres de bonne qualité. Mener les négociations pour aboutir à un bon prix d’achat.

Faire les démarches pour obtention du certificat délivré par le Processus de Kimberley.

Exporter votre marchandise.

Une fois que vous serez assuré du bon fonctionnement de tout le processus

Alors vous pouvez vous permettre avec le temps d’augmenter les sommes d’argent pour acheter vos diamants lors des prochaines transactions.

Mais avant tout ça, n’investissez que ce que vous pouvez vous permettre de perdre. Pas plus.

Exporter vos diamants de Centrafrique légalement

Il est vrai qu’une grande partie des diamants exportés de Centrafrique l’est illégalement.

Beaucoup d’acheteurs ne déclarent pas leur marchandise et préfèrent passer outre les taxes minières à payer à l’Etat.

En effet, cela leur garanti un plus grand profit à la vente de leur marchandise.

Vous avez le choix d’emprunter cette voie. Cependant, mieux vaut se mettre du cote de la loi.

Cela permet d’éviter de mauvaises surprises en cas d’imprévus, ce qui ne manque  pas dans le commerce du diamant.

Déclarez vos diamants aux autorités compétentes.

Payer les taxes itinérantes à votre marchandise. Et ensuite, allez avec ou bon vous semble.

Si vous désirez passer outre, cela n’engage que vous. C’est à vos risques et périls.

Maintenant, si vous désirez investir à long terme dans le business du diamant en Centrafrique,

Alors la prochaine vous devez absolument lire l’étape suivante.

Créer une coopérative pour exploiter et acheter des diamants en Centrafrique

Si vous comptez vous investir davantage dans le business du diamant en Centrafrique,

Alors il serait plus judicieux d’utiliser les différentes options que l’Etat centrafricain met à votre disposition.

Une de ces options est la création d’une coopérative d’exploitation de diamant et d’or.

Un levier très pratique pour l’exploitation, l’achat et l’exportation de diamants.

La coopérative minière est un puissant outil dans le commerce de diamant en Centrafrique.

Elle vous permet de postuler pour l’obtention des permis d’exploitation artisanale ou des permis d’exploitation artisanale semi-mécanisée.

Le détenteur d’un permis d’exploitation minière a le droit de posséder, détenir, transporter ou faire transporter les diamants extraits  conformément à la réglementation en vigueur

Si vous désirez exploiter le diamant centrafricain sur le long terme, vous devriez donc sérieusement considéré cette voie.

Dans le cas contraire, vous pouvez juste faire des achats en tant que particulier.

Conclusion

Si vous vous y prenez bien alors acheter des diamants ne Centrafrique ne se sera pas une prise de tête jalonnée d’échecs et déception.

Sin vous n’avez pas de connaissances solides en matière de diamant, je vous recommande de vous former, et de vous entourer des personnes qui ont plus d’expérience que vous.

Ensuite, attelez-vous à suivre la bonne méthode.

Trouver le bon interlocuteur est primordial.

Pour un début, ne pas investir des sommes incommensurables.

Exporter vos diamants dans la légalité.

Créer une coopérative minière pour exploiter à grande échelle. Ainsi, vous réduirez considérablement les risques d’échecs.

 

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7 décembre 2021 2 07 /12 /décembre /2021 13:59
Il y a 44 ans, Bokassa se couronnait empereur de Centrafrique

 

Lu pour vous

 

LE MONDE D’AVANT. La France de Giscard donna sa bénédiction à cette cérémonie, que le chef d'État africain voulut aussi fastueuse que le sacre de Napoléon.

https://www.lepoint.fr/  Par Frédéric Lewino le 

À l’automne 1976, le mégalomane maître de Centrafrique décide que son peuple mérite amplement d’être gouverné par un empereur. Le 4 décembre, Jean-Bedel Bokassa instaure la monarchie et s’octroie le titre d’« empereur de Centrafrique par la volonté du peuple centrafricain, uni au sein du parti politique national », le MESAN. Son couronnement intervient un an plus tard, jour pour jour. Quelle cérémonie ! En comparaison, l’intronisation de la reine Elizabeth II ressemble à une fête de patronage.

Bokassa ne recule devant rien. Fan de Napoléon, il a reconstitué le faste du sacre de l’Empereur français, allant jusqu’à se faire tailler le même costume de cérémonie : une épaisse cape écarlate doublée de fourrure d’hermine blanche et d’une robe incrustée de perles sur laquelle il a fait broder au fil d’or des soleils et des abeilles. Très adapté au climat centrafricain ! La garde-robe impériale est signée Pierre Cardin. Son trône monumental couvert d’or représente un aigle. Quant à sa couronne, elle ne pouvait être que d’or pur, couverte de 7 000 carats de diamants. Valeur ? 5 millions de dollars. Le salaire mensuel de 50 000 fonctionnaires centrafricains. Bien sûr, l’impératrice et toute la famille impériale bénéficient des mêmes largesses. Pour transporter ses invités, le maître de Bangui commande 45 Mercedes en Allemagne et plus de trois cents voitures françaises.

Après la cérémonie, l’empereur parcourt sa capitale, Bangui, dans un carrosse d’or et de bronze tiré par des chevaux de haras français, un modeste cadeau offert par la France. Valéry Giscard d’Estaing ne pouvait faire moins pour son ami qui le couvrait, lui et sa famille, de diamants. Et tant pis pour les deux chevaux qui meurent épuisés par la charge et par la chaleur. Giscard n’a tout de même pas osé faire le déplacement en personne, il a envoyé son ministre de la Coopération Robert Galley pour représenter la France.

Pour assister à son couronnement, Bokassa a lancé 10 000 invitations, mais aucun chef d’État n’a voulu participer à la mascarade, sinon le Premier ministre de l’île Maurice. Le musicien Manu Dibango assure le spectacle. Cent tonnes de nourriture sont englouties alors qu’une partie du pays meurt de faim. Pour financer sa modeste cérémonie qui équivaut au quart du budget annuel, Bokassa réduit les salaires des fonctionnaires et taxe encore plus ses sujets, forcément heureux de subvenir aux frasques de son Ubu roi. Le « cher cousin » Mouammar Kadhafi met la main à la poche.

Pas de bombe atomique pour lui

Le règne de Bokassa Ier ne dure que deux ans. La France finit par lâcher Bokassa quand celui-ci réclame la bombe atomique pour assurer la sécurité de la Centrafrique. L’empire disparaît avec lui, pour laisser la place à une République.

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7 décembre 2021 2 07 /12 /décembre /2021 13:57
Les USA annoncent 5 millions de dollars de récompense pour Joseph KONY
Les USA annoncent 5 millions de dollars de récompense pour Joseph KONY

 

Les États-Unis annoncent 5 millions de dollars de récompense pour Joseph KONY

 

Le gouvernement américain annonce une récompense de 5 millions de dollars pour toute information menant à l’arrestation de Joseph KONY.  

Kony est le chef de l’Armée de résistance du Seigneur et est recherché pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre.  Ces crimes incluent les massacres, la torture et le fait de forcer des enfants à devenir soldats. 

 Fournir des informations sur Kony demande beaucoup de courage.  Le gouvernement américain assure que tout ce qui est partagé restera totalement confidentiel.  

Toutes personnes ayant des informations sur l’endroit où se trouve Kony sont encouragées à se manifester aujourd’hui – aucune information n’est trop petite ; chaque tuyau peut aider.  Vous pouvez communiquer des informations sur le statut de Kony au programme de récompenses pour les crimes de guerre à l’adresse suivante :

 WhatsApp

+1 (202) 975-5468

E-mail

wcrp@state.gov

Les États-Unis sont fiers de soutenir fermement la lutte de la République centrafricaine contre l’impunité.  Ensemble, nous construirons une République centrafricaine plus pacifique, plus forte et plus prospère. 

Par U.S. Embassy in Bangui | 6 décembre, 2021 | Catégories: Communiqués de presse

 

 

Les États-Unis sont toujours à la recherche de Joseph Kony, le leader de la LRA

https://www.rfi.fr/   Avec notre correspondant à Washington, Guillaume Naudin

5 millions de dollars, c’est ce que rapporterait à son auteur un renseignement qui conduirait à la capture de Joseph Kony. C’est un communiqué publié par les ambassades américaines en Centrafrique et au Soudan qui rappelle que les États-Unis n’ont pas oublié le dirigeant de l’Armée de résistance du Seigneur.

Cela fait longtemps, plus de 13 ans pour être précis, que les États-Unis sont à la recherche de Joseph Kony. C’est à l’été 2008 que le chef de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA selon son sigle anglophone), a été ajouté à la liste des personnes recherchées par le département d’État pour terrorisme ou crime de guerre.

Cette liste avait été créée juste après les attentats du 11 septembre 2001 par le président Bush. Par la suite, l’administration Obama avait dépensé près de 800 millions de dollars pour traquer les membres de cette milice ultraviolente et extrémiste, connue pour recruter des enfants soldats et pratiquer le viol de masse. L’objectif premier du LRA était de renverser le président ougandais Museveni et d’instaurer un régime basé sur les dix commandements.

Pourchassée, l’organisation a survécu dans divers pays comme la République démocratique du Congo, la Centrafrique, ou le Soudan du Sud. L’opération américaine s’est achevée en 2017 considérant que la LRA était devenue pratiquement inoffensive.

Ses membres ne seraient plus qu’une centaine. La plupart ont quitté ses rangs. D’autres ont été arrêtés et condamnés par la justice internationale. C’est le cas de Dominic Ongwen, l’un des enfants soldats de Joseph Kony, qui lui reste introuvable.

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2 décembre 2021 4 02 /12 /décembre /2021 01:29
En RCA, la domination de Moscou et du groupe Wagner en conflit avec l’UE
En RCA, la domination de Moscou et du groupe Wagner en conflit avec l’UE
En RCA, la domination de Moscou et du groupe Wagner en conflit avec l’UE

 

Lu pour vous

 

https://francenewslive.com/ claytoncoulombe

Les mercenaires russes du groupe Wagner commandent en République centrafricaine, un bataillon formé par l’Union européenne, selon une révélation du site d’observation de l’UE publiée lundi. Une autre illustration de l’efficacité de la lutte d’influence de la Russie dans ce pays depuis plusieurs années. Cette stratégie peut servir de modèle ailleurs, comme au Mali.

Formé par l’Union européenne, mais commandé par des mercenaires russes à la solde du Kremlin. Le 7e bataillon d’infanterie territoriale de l’armée centrafricaine (BIT 7) entraîné par des instructeurs européens répond actuellement aux ordres de mercenaires du groupe Wagner, a indiqué le site d’observation de l’UE dans une enquête publiée lundi 29 novembre. Je dis.

Cette publication bruxelloise peut faire référence à un rapport du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) (équivalent UE du ministère des Affaires étrangères), indiquant qu’ILO7 est « actuellement géré par le personnel du groupe Wagner ». Il “viole l’accord avec la Mission de formation de l’Union européenne de la République centrafricaine (EUTM RCA) sur la transparence de l’emploi militaire”.

Nez et pieds russes

Cette “récupération” russe des soldats centrafricains est embarrassante pour Bruxelles à de multiples égards. Premièrement, le Bataillon d’infanterie de territoire 7 a été le premier à être entraîné par des instructeurs européens depuis le début des hostilités entre les forces gouvernementales et les groupes armés de l’Union patriotique pour le changement (CPC) en décembre 2020. C’est une chose et souligne l’action extérieure européenne. Service.

Début octobre, l’EUTM RCA a tenu à porter la « fierté » des soldats du 7e bataillon d’infanterie territoriale sur leurs uniformes lors d’une cérémonie commémorant la fin de l’entraînement des Européens. Mais quelques jours plus tard, ils passaient sous le commandement du Groupe Wagner…

C’est aussi un proche compagnon des efforts de Moscou vers l’Europe pour limiter les actions des mercenaires sur le continent africain. Effrayés par les rumeurs selon lesquelles le groupe Wagner serait arrivé au Mali, les pays européens (la France en tête) ont multiplié leurs déclarations d’éventuelles futures sanctions contre ces soldats avec des versements à Moscou.

Josep Borrell, chef de la diplomatie européenne, a réaffirmé mardi que l’annonce sera faite dans ce sens lors de la prochaine réunion des ministres des Affaires étrangères des États membres prévue le 13 décembre.

Pour l’instant, ces menaces ont permis au groupe Wagner d’acquérir statut et influence en République centrafricaine et, en échange de son implication, d’autoriser des sociétés russes à exploiter des mines en République centrafricaine. Or et diamants à portée de main. Pas étonnant : ces mercenaires ont eu le temps de s’établir dans le pays. La République centrafricaine était certainement le premier territoire d’Afrique avec Madagascar, et Moscou entendait expérimenter sa stratégie diplomatique militaire.

rouleau compresseur Wagner

Fin 2017, la Russie a demandé la levée partielle de l’embargo international sur les ventes d’armes à la République centrafricaine pour mieux équiper les forces gouvernementales. Quelques mois plus tard, le président de Centrafrique Faustin-Archange Touadera “a invité les premiers soldats du groupe Wagner à l’aider contre les rebelles armés”, a indiqué lundi la Chine et l’influence de la Russie en Afrique. Entretien avec France, auteur d’une étude sur l’existence du groupe Wagner à Birmingham et en République centrafricaine24.

Depuis, le nombre de ces mercenaires n’a fait qu’augmenter, notamment grâce aux affrontements entre les forces gouvernementales et la coalition des Patriotes pour le changement depuis la fin de l’année dernière. À la suite de l’élection présidentielle de décembre 2020, les rebelles se sont battus et la Russie a annoncé « une troisième livraison d’armes et l’envoi de 600 « instructeurs supplémentaires ». Cela portera officiellement la délégation russe à environ 2 600 « instructeurs ». plus », souligne le Service européen pour l’action extérieure dans son rapport. Lemond rappelle que ce nombre est bien supérieur aux Européens à EUTMRCA, qui ne compte que 365 personnes.

« La République centrafricaine est en train de devenir un modèle pour les efforts multiformes de la Russie pour gagner de l’influence en Afrique », a déclaré Daniel lundi. D’abord les aspects diplomatiques de Moscou avec l’assouplissement de l’embargo sur les armes, puis le soutien logistique et militaire, et enfin, la « désinformation pour mépriser l’existence d’autres troupes en présence de la France et consorts. Il y a une « campagne ». Les Nations unies à travers l’Union européenne ou les forces de maintien de la paix des Nations unies à Minusca », expliquent des chercheurs britanniques.

En particulier, l’exemple de la République centrafricaine montre la difficulté d’autres forces opposées aux rouleaux compresseurs du groupe Wagner. « L’avantage de faire venir ces mercenaires pour les dirigeants africains, c’est qu’ils ne sont pas officiellement liés à l’État russe. Cela maintient ces pays à l’abri des ingérences étrangères. Tout en permettant leur utilisation », explique Daniel lundi.

Par ailleurs, l’expert a déclaré : « Ils sont moins prudents que l’armée européenne dans le respect des droits de l’homme. Surtout, aux yeux de certains dirigeants autoritaires africains qui tentent de vaincre les rebelles. Cela peut être avantageux. Le groupe Wagner a été accusé à plusieurs reprises d’avoir été condamné pour de nombreuses exactions sur des civils africains, notamment par le Parlement européen fin novembre 2021.

Enfin, ces mercenaires russes semblent également mieux comprendre les attentes des soldats locaux. « De nombreux témoignages recueillis sur place montrent que la formation dispensée par les Russes est mieux reconnue que la formation de l’EUTM RCA. Le Stockholm International Peace Institute est en Europe en République centrafricaine. Évaluant l’impact de sa mission de formation, a-t-il déclaré dans une étude publiée en février dernier.

Sanctions contre-productives ?

Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles des experts comme Daniel Monday ne sont pas surpris que le groupe Wagner puisse se permettre de commander sans responsabilité les troupes formées par l’Union européenne. “Les rapports européens montrent simplement à quel point les mercenaires russes sont au cœur du système de sécurité du pays et à quel point ils sont pertinents pour l’armée officielle”, a déclaré un chercheur britannique.

Par conséquent, un avertissement aux autorités européennes appelant à une réponse correcte aux actions de la Russie en Afrique. Bruxelles a promis des “mesures restrictives” au groupe Wagner, mais Daniel lundi a déclaré que si l’Europe réussissait à expulser ces mercenaires de Centrafrique, “le risque va déstabiliser davantage le gouvernement. Va aggraver la situation”. dangereux”.

De toute évidence, les sanctions concluent que « sans l’engagement parallèle d’accroître la présence internationale, il existe un risque d’effets négatifs ». Mais jusqu’à présent, rien n’indique que l’Europe soit prête à investir davantage. Au contraire, les constats du SEAE révélés par l’observateur de l’UE ont conduit l’Union européenne à procéder à une “revue des stratégies actuelles”, a assuré la porte-parole de Josep Borrell Nabila Massrali interrogée par l’AFP. Elle a reconnu des tests qui pourraient même conduire à “la possibilité de terminer la mission”.

Daniel Monday a tiré les leçons de la situation en République centrafricaine. La meilleure façon de s’opposer aux ambitions de la Russie en Afrique est d’empêcher le groupe Wagner de commencer à s’installer quelque part. D’où, selon lui, l’importance d’une action rapide des acteurs français et internationaux au Mali. Pour tondre sous les bottes des mercenaires russes, « ils doivent vraiment écouter ce que recherchent les autorités maliennes et trouver une réponse satisfaisante tout en respectant nos valeurs. ».

En République centrafricaine, la domination de Moscou et du groupe Wagner en conflit avec l’UE

Source link En République centrafricaine, la domination de Moscou et du groupe Wagner en conflit avec l’UE

 

REACTIONS DES INTERNAUTES

 

  1. Clavier

 1 décembre 2021 à 15:43

Les Russes font la course avec les Chinois pour piller l’Afrique .
Ils soudoient les potentats beaucoup mieux que nous et se font bizarrement plébisciter par les réseaux sociaux africains qui ne comprennent pas ce qui se passe.
Pour l’instant tout baigne …..

  1.  
  2. Bob

 1 décembre 2021 à 15:48

Un pays africain issu de la colonisation française qui ne pardonne guère aux anciens colons d’avoir pourri le pays et de ne rien faire pour qu’il se relève qui se tourne vers les russes (ex-soviètique) est normal. Que les russes exploitent les ressources du pays, c’est pareil que les entreprises occidentales dans les autres pays africains, la prédation capitaliste russe ou occidentale est la même. Il est curieux d’accuser les russes des mêmes maux que les français auparavant. Ce sont les centrafricains qui sont dans la merde avec les ingérences des pays extérieurs. Dans 10 ans, quand les centrafricains verront que leur niveau de vie ne s’est pas amélioré avec les russes se tourneront vers les occidentaux. C’est plus facile d’être une barbouze que de construire un état.

Répondre

  1.  
  2. Parabellum

 1 décembre 2021 à 15:50

On a dépensé combien d argent français dans ce pays qui maintenant achète s mercenaires russes peut être avec l argent de nos coopérations..? Fiasco africain total en cours …mais on a par contre des lisiers de migrants plus ou moins légaux…gâchis et incurie d une politique du bla bla…on peut abandonner l Afrique à d’autres mais faut s équiper alors pour taper loin au sud…si besoin.ca s appelé des missiles et des drones Lp..mais ça fait le vouloir…

Répondre

  1. Parabellum

 1 décembre 2021 à 15:52

Des milliers de migrants…pardon le générateur de mots fait des siennes …

Répondre

  1. E63

 1 décembre 2021 à 15:56

Qu est ce qui empêche la France de monter un groupe militaire identique à Wagner ? Nous avons suffisamment dAnciens militaires disponibles pour contrer leur action en Afrique . Les « barbouzes «  français et européens existaient dans le passé . Il suffit d’un budget en rapport et les russky partiront … Encore faut il que les gouvernements occidentaux sortent de leur hypocrisie frileuse et de leur dogmatisme bobo isant pro européen qui leur sert de paravent à leur peur et de leur absence de prise de responsabilité . Quand les banquiers européens comprendront ils ce qu’est la géopolitique ? Et la réal politique ? J ‘ai bien peur qu’il faille attendre la présence des chars russes sur les Champs Elysées pour qu’ils comprennent que le statut de vassal n’est pas celui qui est souhaitable …. La encore , quand on voit le comportement d état de deuxième rang de la France vis à vis des usa et de l’Allemagne dans l’affaire des vaccins , on ne peut qu être dubitatif quant à une action contre le groupe Wagner en Afrique ……

  1. R2D2

 1 décembre 2021 à 16:06

« récents rapports documentés, nationaux et internationaux, dénoncent des violations des droits humains commises par des instructeurs russes et des employés de sociétés privées opérant en Centrafrique »
et elles sont où les ONGs qui pointaient du doigt la France (avec des preuves en carton)?

  1. mulshoe

 1 décembre 2021 à 16:29

milice russe Wagner interprétant  » le vaisseau fantôme  » . Quand on vous dit qu’ils sont mélomanes !

  1. Jacques999

 1 décembre 2021 à 16:31

La main mise est connue, ce qui change est que cela devient officiel, c’est cela?
Même recette et même réussite qu’à l’époque soviétique: les soldats cubains encadrés par les Services Opérationnels pour prendre le contrôle. Maintenant ils sont privés et payés en USD, au lieu de payer des mercenaires d’Etat en échange de matière première.
Tout cela n’est pas de bonne augure pour les citoyens de ces pays hélas.

  1. PicNicDouille Cémoi Landouille

 1 décembre 2021 à 16:41

« Lorsqu’ils [les paramilitaires de Wagner] pénètrent dans un pays, ils multiplient les violations, les exactions, les prédations pour se substituer parfois même à l’autorité du pays »

il faut les mettre sur la liste des groupes terroristes

  1. frédéric

 1 décembre 2021 à 16:43

blood diamond

  1. Bikoro

 1 décembre 2021 à 17:12

@ »La société militaire privée russe Wagner aurait la mainmise sur les forces armées centrafricaines ». Oui, oui…mais où est le problème si les Centrafricains le souhaitent?
@« Lorsqu’ils [les paramilitaires de Wagner] pénètrent dans un pays, ils multiplient les violations, les exactions, les prédations pour se substituer parfois même à l’autorité du pays », dit Jean-Yves Le Drian Le Pieux (peut-être Le Pieu pour mieux qualifier l’homme). Oui, oui…mais lorsque des soldats français s’adonnaient à « certaines des ces joyeusetés » à Bangui, cela ne dérangeait personne. Lorsque la même troupe de choc régnait en maître absolu à Abidjan, tirant à balles réelles sur des civils…c’était pour la bonne cause j’imagine…. Lorsque les Baloubier, Denard et autres types de leur acabit faisaient la pluie et le beau temps à Libreville, Moroni… c’était bien. C’était même subventionné. Non?
J’ai regardé quelques vidéos du sort réservé par les populations civiles au fameux convoi militaire qui allait à Gao… Ce fut chaud…mais comme on dit chez moi ; « Je touche du bois! »

  1. Ératosthène

 1 décembre 2021 à 17:15

Si ça permet aux Africains d’émigrer en Russie, pourquoi pas ?

  1. jyb

 1 décembre 2021 à 17:45

on peut aussi parler de l’évaluation des military advisor du groupe waggner qui ont conclu après 7 semaines sur le terrain au mali qu’ils estimaient pouvoir finir la guerre en 6 mois.

  1. vrai_chasseur

 1 décembre 2021 à 17:48

Les garnisons au fond des provinces de RCA c’est loin de la capitale Bangui et de ses états-majors…le seul lien c’est whatsapp et encore quand le réseau 3G marche.
La communauté peul semble particulièrement visée par les Wagner. Une explication possible de ces frictions ciblées est que les gros propriétaires de bétail nigérians camerounais et tchadiens paient les villageois peuls pour assurer la sécurité de leurs troupeaux en transhumance en RCA. Et assurer également la sécurité contre les pillages des biens par les wagner et les FACA.
Wagner semble aussi subir des pertes dans des embuscades, notamment par les rebelles 3R. Ce qui les installe, qu’ils le veuillent ou non, dans la logique d’escalade des représailles. La conséquence est que les différents mouvements rebelles fusionnent contre eux, avec le soutien de plus en plus clair de la population rurale.
En dehors de l’enrichissement à très court terme par pillage, et encore, on ne voit pas très bien vers quoi cette pseudo-stratégie va mener les russes.

Répondre

  1. Diallo

 1 décembre 2021 à 18:20

Les africains sont très anti français, la France doit quitter l’Afrique le plus tôt possible.

  1. Starbuck

 1 décembre 2021 à 18:21

Ça devient pénible ces pleurnicheries. Lorsque c’était blakwater and co en Irak et en Afganistan bizarrement personnes ne trouvais rien à redire. Le Drian est vraiment nul et fait pitié.
L’EUTM Rca doit être arrêté sur le champ et on signifie au président qu’il se demerde avec ses proxi Russes.
La RCA est perdu alors degageons.

  1. Raymond75

 1 décembre 2021 à 18:21

« Grâce à l’action de la France, l’Afrique est protégée de l’anarchie » ; je cite des commentaires que j’ai lu sur ce site …

  1. Issymoulineaux

 1 décembre 2021 à 18:25

L’UE veut mobiliser 300 milliards d’euros dans l’aide au développement pour rivaliser avec la Chine,
Le projet européen, perçu comme une alternative à la stratégie chinoise des «Nouvelles routes de la soie», se présente comme un modèle de respect des droits humains.
Bruxelles a présenté mercredi une stratégie pour mobiliser jusqu’à 300 milliards d’euros de fonds publics et privés d’ici à 2027 dans des projets d’infrastructures à travers le monde, une réponse européenne à l’influence chinoise.

 

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2 décembre 2021 4 02 /12 /décembre /2021 01:10
Touadera dresse un bilan sombre de 63 ans de la proclamation de la République centrafricaine
Touadera dresse un bilan sombre de 63 ans de la proclamation de la République centrafricaine
Touadera dresse un bilan sombre de 63 ans de la proclamation de la République centrafricaine

 

Centrafrique : Touadera dresse un bilan sombre de 63 ans de la proclamation de la République

 

- Ce 1er décembre marque l'anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine, jadis Oubangui-Chari.

https://www.aa.com.tr/ Lassaad Ben Ahmed   |01.12.2021

Le président centrafricain, Faustin Archange Touadera a invité ses compatriotes à « reconnaître qu’au cours de ces 63 années », ils n’ont pas su « placer les intérêts fondamentaux du peuple centrafricain au-dessus de tout ».

Il s'exprimait, mardi, dans une adresse à la nation à l'occasion de leur fête nationale, célébrée le 1er décembre de chaque année.

Selon le président centrafricain, ces 63 dernières années en RCA ont été caractérisées par « les coups d’Etat, les rébellions, les mutineries…, la triste marque de fabrique » de la RCA.

« Nous ne pouvons pas nier les sombres réalités de notre passé », a relevé le chef de l’Etat centrafricain.

« La mauvaise gouvernance, la corruption, les détournements de deniers publics, l’impunité ainsi que « la division, le tribalisme et l’égoïsme », ont fait de la RCA « le terreau des prédateurs et mercenaires recrutés, utilisés, financés, par des conspirateurs et assoiffés de pouvoirs, déterminés à s’opposer à l’exercice du droit inaliénable du peuple à l’autodétermination », a regretté le président Touadera.

Et pourtant, en proclamant la République centrafricaine le 1er décembre 1958, son père fondateur, le Président Barthélemy Boganda, avait averti les Centrafricains que « la division, le tribalisme, l’égoïsme » feront « le malheur de la RCA dans l’avenir ».

Selon le président Touadera, il a été noté qu’en dépit du cessez-le-feu unilatéral et immédiat que les autorités ont ordonné, « certains groupes armés, pourtant signataires de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation nationale, continuent de commettre des violences aveugles » sur des civils.

Il a rappelé que « tous ces crimes de guerre et crimes contre l’humanité qui sont d’ailleurs imprescriptibles, ne resteront pas impunis. C’est une question de temps et d’opportunité ».

Le président Touadera a, une fois de plus, rappelé à ses compatriotes que « les menaces de déstabilisation de la République sont réelles » et a exhorté surtout l’opposition démocratique « à faire preuve de patriotisme, à privilégier l’intérêt général, malheureusement en déclin permanent » dans le pays, « et à réintégrer le Comité d’organisation du Dialogue républicain ».

Il faut rappeler qu’officiellement, le pays est devenu indépendant le 13 août 1960. Mais pour de nombreux Centrafricains, c'est le 1er décembre 1958, date de la proclamation de la République, qui symbolise l'indépendance.

Le président Barthélémy Boganda avait alors proclamé, le 1er décembre 1958, la création de la République centrafricaine, limitée aux frontières de l'ancien territoire de l’Oubangui-Chari.

Il avait mis en place les institutions et doté d'un hymne et d'une devise ce nouveau pays dont il fut le premier président éphémère.

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