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8 février 2021 1 08 /02 /février /2021 22:10
Centrafrique : près de 1000 soldats radiés de l’armée

 

Lu pour vous

 

https://www.financialafrik.com/ Par Achille Mbog Pibasso  - 7 février, 2021

Les autorités centrafricaines ont annoncé la radiation de huit cent éléments des rangs des Forces armées centrafricaines (FACA) pour désertion et intelligence avec l’ennemi alors que le pays est en butte à des scènes de violence et de pillage orchestrées par les bandes armées qui écument le pays.

Une décision prise après la visite d’inspection du président Faustin Archange Touadéra qui s’était notamment rendu le 4 février dernier au quartier PK-26, une localité de la banlieue de Bangui dans l’optique de remonter le moral des troupes face aux attaques des rebelles menés par l’ancien chef de l’Etat, le général François Bozizé.

« Ce qu’il y avait de scandaleux, c’est que dès le départ du chef de l’Etat, chef suprême des armées centrafricaines, des centaines d’officiers et soldats avaient immédiatement quitté le front pour retourner à Bangui », rapportent des sources concordantes. Non seulement beaucoup ont pris fuite face à l’avancée des rebelles, d’autres ont rejoint le camp ennemi.

Un acte qualifié de  « haute trahison » par les autorités, d’autant que nombre de soldats ayant fait désertion sont à l’origine des attaques et des pillages contre la population terrée chez elle sous l’emprise de l’insécurité galopante. Il y a quelques jours, des dizaines d’éléments des FACA ont trouvé refuge au Cameroun, demandant la protection des dirigeants de ce pays voisin, alors que nombre d’entre eux se sont réfugiés auprès de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

Depuis plus de deux mois, la Centrafrique est en proie à des actes de violence, plusieurs mouvements rebelles  rassemblés au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont tenté d’empêcher le déroulement des élections présidentielle et législatives du 27 décembre 2020 ayant débouché sur la réélection de Faustin Archange Touadéra.

En plus de la MINUSCA, l’intervention forces russes a permis jusque-là de sauver les institutions centrafricaines. Toutefois, les rebelles bien que boutés momentanément hors de Bangui, la capitale et malgré des défaites successives dans certaines localités stratégiques, ne semblent pas pour autant lâcher prise.

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Centrafrique-Presse.com
8 février 2021 1 08 /02 /février /2021 21:21
Nouvelles nationales sur RFI
Nouvelles nationales sur RFI
Nouvelles nationales sur RFI

 

Centrafrique: les difficultés des motos-taxis interdits de circuler

https://www.rfi.fr/ 08/02/2021 - 11:12 Avec notre envoyée spéciale à BanguiFlorence Morice

En Centrafrique, cela fait plus d’un mois que les motos-taxis sont interdits de circuler pour raisons de sécurité, selon les autorités. Elles soupçonnaient certains chauffeurs de transporter les rebelles qui ont tenté mi-janvier d'attaquer Bangui. Résultats pour les 38 000 motos-taxis de Bangui, le quotidien rime avec galère et débrouillardise.

Une boîte de conserve à la main en guise de cagnotte, Abu Hassan, 20 ans, interpelle les chauffeurs aux abords d’un carrefour agité de Bangui pour récolter un peu d’argent : « Depuis qu’on m’a interdit de travailler comme moto-taxi, c’est vraiment devenu difficile. »

Boucher les trous dans le goudron

Pour faire vivre sa famille, Abu Hassan a dû s’inventer une activité : « J'ai décidé de boucher les trous sur le goudron. J’ai trouvé un seau, du sable et j’ai loué une pelle dans mon quartier. Et en échange, je demande un petit quelque chose aux passants. Ils me donnent un peu petit peu d’argent. Certains donnent 100 francs, 200 francs ou mieux 500 francs. »

Pas assez pour vivre dignement, raconte son ami Otniel, moto-taxi lui aussi : « Pour s’en sortir, on fait le sale boulot. On débroussaille chez les gens, on ramasse les ordures parfois. Tout ça, c’est une conséquence de la guerre. »

« Ma moto a été confisquée »

Poussés par la nécessité, certains motos-taxis comme Jacques ont tenté de braver l’interdiction de travailler à leurs risques et périls : « Ma moto a été confisquée. J’ai dû négocier et donner un peu d’agent pour qu’on me la rende. »

Au siège de l’Association des motos-taxis du IIe arrondissement de Bangui, les plaintes sont quotidiennes témoigne Jean Kossamake, son président : « Tous les jours, on voit les appels de ces conducteurs qui se plaignent. Vraiment, ça ne va pas. En plus dans le pays, tout est cher maintenant. Si tu ne travailles pas, c’est difficile. »

L’impatience grandit au sein de la profession, d’autant que chacun ignore ici combien de temps durera cette interdiction.

 

État d’urgence en Centrafrique: le ministre de la Justice réagit aux critiques

https://www.rfi.fr/ 08/02/2021 - 20:19

En Centrafrique, le pays vit sous état d’urgence, depuis le 21 janvier, et sous couvre-feu, depuis le 7 janvier. L’état d’urgence a été reconduit à l’Assemblée nationale, en fin de semaine dernière, pour 6 mois. Une situation d’état d’exception qui questionne la société civile. Le Groupe de travail de la société civile GTSC dénonçait sur nos antennes des « dérives ». Les autorités centrafricaines répondent.

Le Groupe de travail de la société civile dénonce des « abus » et « excès de zèle » commis dans le cadre de l’état d’urgence, ce que dément le ministre de la Justice par intérim, Jean-Christophe Guinza.

« Le gouvernement, la justice centrafricaine travaillent au regard de la loi nationale. C’est aujourd’hui invraisemblable qu’il puisse justement lâcher, comme ça honteusement, ces accusations qui sont, je le répète, des accusations un peu graves », a-t-il souligné.

RFI: Pour vous, il n’y a pas eu d’abus durant toute cette période ?

« Mais nous ne pouvons pas aujourd’hui… A partir du moment où la justice est en train de mener des investigations, seules les investigations nous diront qu’il y a eu abus, dérapages par rapport à cela. Mais au stade actuel nous ne pouvons pas affirmer ni infirmer ».

Des inquiétudes ont été formulées, ces dernières semaines, concernant la communauté Gbaya qui serait particulièrement visée car considérée comme proche de l’ancien président François Bozize. Le ministre Guinza réfute toute action en ce sens.

« La justice n’agit pas par rapport à une catégorie ethnique soi disant. Nous travaillons en respectant le droit international humanitaire ».

RFI: Donc s’il y a des dérapages, vous enquêterez ?

« Evidemment nous enquêterons. La République centrafricaine est respectueuse de ses engagements internationaux et de la dignité humaine ».

Le ministre appelle les individus qui se sentent victimes à saisir la justice.

 

En Centrafrique, célébration de l'accord de paix dans un pays «en guerre»

https://www.rfi.fr/ 07/02/2021 - 11:12 Gaël Grilhot

Ce samedi 6 février était célébré, au palais présidentiel, le deuxième anniversaire de l'Accord pour la paix et la réconciliation (APPR), du 6 février 2019, alors que le pays est plongé depuis la mi-décembre dans un nouveau cycle de violences.

Le contraste est saisissant. Il y a un an, était célébré en grande pompe, au Palais de la Renaissance, le premier anniversaire de l'Accord de paix du 6 février 2019. Dans la salle e projection se retrouvaient autorités et diplomates, organisations de la société civile et, bien sûr, les représentants et leaders des quatorze groupes armés signataires. La presse nationale et internationale photographiait, parfois médusée, les visages de ces chefs de guerre qui se congratulaient. Ali Darass, Sidiki Abass, Al Kathim, Maxime Mokom… tous ou presque étaient présents, écoutant les discours pourtant sévères des associations de victimes et des religieux.

Un an plus tard

Douze mois plus tard, la salle est beaucoup plus clairsemée. Relégués dans les derniers rangs de la salle, les représentants des quelques groupes armés, toujours parties prenantes de l'accord, n'ont pas pris la parole. Seul le président Touadéra s'est d'ailleurs prêté à l'exercice justifiant, dans un discours d'une vingtaine de minutes, la mise en place de cet APPR et la nécessité de le poursuivre, malgré la nouvelle crise.

« Cet Accord avait pour objectif de créer les conditions d’un dialogue franc, sincère et pacifique pour un retour définitif de la sécurité, de la paix et la réconciliation dans notre pays », a-t-il rappelé « mais », regrette-t-il « au lieu de célébrer le dividende de la paix, nous célébrons son deuxième anniversaire dans un contexte de guerre déclarée au peuple centrafricain ».

De fait, depuis la mi-décembre 2020, une nouvelle alliance de six groupes armés - tous signataires de l'APP  - s'est formée, menaçant de descendre sur Bangui et s'attaquant frontalement aux forces centrafricaines et à leurs alliés. La Coalition des patriotes pour le changement (CPC) a fortement perturbé le processus électoral de la fin de l'année 2020 et même mené une attaque directe sur Bangui, le 13 janvier dernier.

« L’Accord de paix ne peut pas être déclaré caduc »

De nouveau « en guerre » contre « les forces du mal », selon les propres mots du président Touadéra, le pays doit pourtant, selon lui, continuer à mettre en œuvre l'accord de paix.

« Déclarer l’Accord de paix caduc reviendrait à donner raison à ceux qui ont pris des armes pour (...) instaurer un régime de terreur au cœur de l’Afrique », justifie le président qui prend à témoin « les progrès significatifs observés » enregistrés depuis la signature de l'Accord. Il demande au Premier ministre de reprendre les réunions de suivi de ce même accord, bien qu'il qu’il reconnaisse des ajustements nécessaires dans sa mise en oeuvre.

Depuis deux ans et jusqu'au début de la nouvelle crise, la Centrafrique a connu, il est vrai, une période relative de stabilité qui a permis un retour timide de l'Etat dans l'arrière-pays et une certaine redynamisation économique. La remise en cause de ce document serait, pour le président Touadéra mais aussi pour de nombreux partenaires internationaux, un retour en arrière dont la Centrafrique pourrait ne pas se remettre.

« Si vous regardez l'Accord de paix, il y a tout, dedans. C'est une vision pour la paix dans le pays », résume Samuela Isopi, ambassadrice de l'Union européenne, avant d’ajouter que « l'Accord n'a pas été appliqué comme il le fallait mais ce n'est pas en changeant d'accord que l'on va changer les choses ».

Surtout, précise de son côté, Bertino Matondo, représentant de l'Union africaine en Centrafrique, « qu’il s'agit du huitième accord de paix signé », avant de souligner en creux « qu'en renégocier un nouveau serait considéré par beaucoup comme une perte de temps ».

Analyse de chaque point de l’Accord

Samuela Isopi plaide ainsi pour une analyse en profondeur de la mise en œuvre de l'APPR et de ses failles.

« Il y a notamment le régime des sanctions qui n'a pas été appliqué », précise-t-elle, avant d'insister sur la nécessité d'un programme de désarmement et de réinsertion « crédible » ou encore du jugement effectif des auteurs des crimes commis. Unités mixtes de sécurité, Commission vérité, justice, réconciliation et réparation, démobilisation des groupes armés… chaque point doit être analysé.

Au-delà du contenu, l'ambassadrice de l'Union européenne demande également une plus grande inclusivité dans la mise en œuvre de l'accord, à commencer par une plus grande participation de la société civile: « Nous sommes convaincus que si on implique plus les Centrafricains dans cet accord, ça va marcher », a-t-elle déclaré.

« L'Accord de paix est un cadre qui peut être utile pour l'avenir du pays mais qu'il convient de revitaliser avec de nouveaux acteurs. Cet accord a beaucoup été critiqué mais il n'y a rien d'autre pour le moment. Ce deuxième anniversaire ne doit pas être une commémoration, mais un moment de réflexion pour rassembler le maximum des forces vives de la nation », renchérit Jean-Marc Grosgurin, ambassadeur de France.

Rassembler

Rassembler mais jusqu'où ? Les principaux concernés, à savoir les groupes armés qui se sont engagés dans une nouvelle aventure militaire pourront-ils rejoindre l'Accord ?

Pour le moment, le sujet des négociations est délicat mais le Premier ministre Ngrebada a néanmoins laissé une porte entrouverte, lors d'une conférence de presse qui s'est déroulée à l'issue de la cérémonie.

« S'il arrive que certains combattants de ces groupes prennent l'initiative de revenir dans l'accord, alors à ce moment, nous examinerons leur demande », a-t-il indiqué, mais en précisant que « seuls les vrais Centrafricains » pourront être concernés, pointant du doigt les « mercenaires étrangers » qui, eux, « doivent rentrer chez eux ».

 

 

Centrafrique: la prolongation de l’état d’urgence suscite des inquiétudes

https://www.rfi.fr/ 06/02/2021 - 11:12 Avec notre envoyée spéciale à Bangui, Florence Morice

En Centrafrique, l’Assemblée nationale a voté - par acclamation - le 5 février une prolongation de l’état d’urgence pour six mois. Cette décision suscite des inquiétudes au sein de la société civile qui s'inquiète d'un certain nombre de « dérives » observées depuis que celui-ci est instauré.

Les autorités justifient cette décision par la nécessité, pour les autorités, d’avoir les coudées franches pour pacifier le pays en proie, depuis mi-décembre, à une nouvelle rébellion. Cependant, pour Gervais Lakosso, ce n’est pas le principe de l’état d’urgence qui est problématique mais sa durée.

« Mauvais signal »

« Six mois, c’est trop », estime le coordonnateur du groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine. Il voit, dans cette décision, un « mauvais signal » de la part des autorités.

« Cela démontre un état d’esprit de panique. Nous pensons que le gouvernement ne devrait pas céder à la panique ni distiller de la panique dans le pays parce que, maintenir l’état d’urgence pendant six mois, c’est presque un régime d’exception et c’est inquiétant. Cela démontre que la crise est loin de finir », explique-t-il.

Comment prétendre, dans ce contexte, organiser la suite des élections législatives dans de bonnes conditions ? Gervais Lakosso s’interroge, d’autant que ces quinze derniers jours écoulés sous état d’urgence ont donné lieu à des « abus » et des « excès de zèle » de la part des forces de sécurité.

Arbitraire ?

« Il y a eu beaucoup de ressortissants de l’ethnie Baya qui ont été arrêtés *[l’ethnie de François Bozizé]. Il y a un fort pourcentage dans ce groupe ethnique. Il y a eu beaucoup d’arrestations qui tendent vers l’arbitraire, d’enlèvements, de personnes qui par la suite sont retrouvées mortes. Et ce n’est pas normal », ajoute Gervais Lakosso.

Interrogée à ce sujet jeudi, Denise Brown, représentante spéciale adjointe du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, considère qu’il serait prématuré de confirmer pareille tendance, mais assure que toutes les informations qui lui parviennent sur d’éventuelles atteintes aux droits de l’homme, dans le conflit en cours, sont soigneusement examinées.

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Centrafrique-Presse.com
6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 22:15
Sylvie Baïpo-Temon : "les bourreaux doivent demander pardon"

Lu pour vous

 

https://www.dw.com/ 05.02.2021

Pour la ministre centrafricaine des Affaires étrangères, la réconciliation nationale passe aussi par la reddition des comptes pour mettre un terme à l’impunité.

Lors du dernier mini-sommet de la Conférence internationale sur la région de Grands lacs (CIRGL) qui a eu lieu la semaine dernière à Luanda en Angola, les chefs d’états et de gouvernement avaient décidé de privilégier le dialogue, afin de mettre un terme à la crise centrafricaine.

Ainsi, selon nos informations, João Lourenço et son homologue congolais Denis Sassou Nguesso ont recommandé à leur homologue centrafricain Faustin Archange Touadéra de discuter avec l’ancien président François Bozizé et les responsables de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). Une démarche que ne désapprouvent pas les autorités de Bangui.

Mais, selon Sylvie Baïpo-Temon, la ministre centrafricaine des Affaires étrangères, la réconciliation nationale passe aussi par la reddition des comptes. Au micro de la DW, elle se prononce aussi sur d’autres sujets liés à l’actualité de son pays : le renouvellement par le conseil de sécurité de l’embargo sur les armes qui pèse depuis 2014 sur la RCA ou encore la présence des instructeurs russes.

 

https://www.dw.com/fr/sylvie-ba%C3%AFpo-temon-les-bourreaux-doivent-demander-pardon/a-56472812 

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Centrafrique-Presse.com
6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 21:57
CELEBRATION DE L’AN II E L’ACCORD POLITIQUE POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION

 

DECLARATION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT A L’OCCASION DE LA CELEBRATION DE L’AN II E L’ACCORD POLITIQUE POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION DU 06 FEVRIER 2019  

 

BANGUI, LE 6 FEVRIER 2021  

 

- Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;  

- Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;  

- Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Missions Diplomatiques ;  

- Monsieur le Représentant Spécial du Président de la Commission de l’Union Africaine ;  

- Monsieur le Représentant du Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale ;  

- Madame l’Ambassadeur, Chef de la Délégation de l’Union Européenne ;  

- Madame la Représentante Spéciale Adjointe du Secrétaire Général des Nations Unies ;  

- Mesdames et Messieurs les Membres du Comité Exécutif de Suivi;  

- Distingués invités ;  

- Mesdames et Messieurs ;  

- Chers Compatriotes,   

Je voudrais avant tout propos, vous inviter à observer avec moi, une minute de silence à la mémoire de l’Imam KOBINE LAYAMA, messager de paix et de toutes les victimes innocentes des violences aveugles, commises par les ennemis de la paix sur le territoire national.  

Je vous remercie.   

Mesdames et Messieurs ;  

La commémoration du deuxième anniversaire de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation du 6 février 2019, m’offre l’occasion de renouveler à l’endroit de chacun d’entre vous ainsi que de tous ceux qui vous sont chers, mes sincères vœux de paix, santé et succès pour l’année 2021.   

Je forme le vœu que cette année soit pour notre cher et beau pays, une nouvelle ère, celle de la consolidation de la paix, de la restauration et de la reconstruction de la République Centrafricaine.   

Je renouvelle mes vifs et sincères remerciements à toute la communauté internationale pour son soutien constant en faveur de la stabilisation et du relèvement de la République Centrafricaine.   

C’est ici le lieu de réitérer très solennellement, notre reconnaissance à l’endroit de tous les Garants et Facilitateurs de l’Accord de Paix notamment, l’Union Africaine, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale et la MINUSCA, ainsi que les pays frères de la sous-région également facilitateurs à savoir, le Cameroun, la République du Congo, la République Démocratique du Congo, la Guinée Equatoriale, le Soudan et le Tchad pour les nombreux efforts et sacrifices consentis de façon constante pour la consolidation de la paix, de la sécurité et de l’unité nationale.   

Je voudrais remercier et féliciter nos forces de défense et de sécurité pour leur engagement patriotique, leur bravoure et leur professionnalisme dans le combat quotidien contre les forces du mal qui ont causé et causent encore des pleurs et des désolations dans nos foyers, villages et villes.  

Je saisis également cette occasion pour rendre un hommage appuyé aux casques bleus des Nations-Unies, à ces hommes et femmes qui, quotidiennement, font preuve de courage exceptionnel, de professionnalisme et surtout de sacrifice, le plus souvent ultime, dans leur mission de paix, de défense de la démocratie et de stabilisation de la République Centrafricaine.   

J’adresse un hommage particulièrement appuyé au Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur Mankeur NDIAYE qui n’a ménagé aucun effort dans l’exécution du mandat de la MINUSCA en faveur de la République Centrafricaine.   

En dépit de diverses attaques dirigées contre sa personne par les ennemis de la paix, leurs complices et commanditaires, il ne s’est pas découragé, son engagement est resté constant.  

Au nom de la République Centrafricaine, je témoigne à toutes ces femmes et tous ces hommes, toute notre reconnaissance pour les sacrifices consentis.  

Je tiens aussi à exprimer ma profonde gratitude aux forces alliées en l’occurrence, la Fédération de la Russie et le Rwanda dont l’engagement aux côtés de nos forces de défense et de sécurité et de celles de la MINUSCA nous permet de faire face à la malheureuse tentative de déstabilisation de notre pays.  

- Mesdames et Messieurs ;  

- Chers Compatriotes,  

Il y a deux ans, jour pour jour, j’ai engagé, dans cette salle pleine d’histoires, notre pays à travers la signature de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en Centrafrique du 6 février 2019, négocié et paraphé à Khartoum, au Soudan, entre le Gouvernement et les 14 groupes armés.   

Cet Accord, dois-je le rappeler, avait pour objectif de créer les conditions d’un dialogue franc, sincère et pacifique pour un retour définitif de la sécurité, de la paix et la réconciliation dans notre pays.   

Beaucoup y voyaient un signe de faiblesse, une complaisance à l’endroit des groupes armés.  

Mais j’étais convaincu et je continue de l’être que cet Accord reste et demeure un précieux instrument pour une paix durable dans notre pays longtemps meurtri.   

En effet, toutes les grandes problématiques qui préoccupent, à juste titre nos Compatriotes, sont inscrites dans cet Accord à travers les engagements librement consentis, dont le respect et la mise en œuvre intégrale nous permettraient de relever durablement notre pays et de créer les conditions de son développement.   

Il s’agit de la formation d’un Gouvernement inclusif, la mise en place des organes de mise en œuvre et de suivi, la relecture de l’Ordonnance relative aux partis politiques et au statut de l’opposition, l’adoption d’une loi relative au statut d’anciens Présidents et Chefs d’Etat, la renonciation à la poursuite des violences, la dissolution des groupes armés, l’acceptation du retour de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire, le démantèlement des barrières illégales, l’arrêt de l’exploitation illégale des ressources naturelles, la libération des locaux et bâtiments administratifs, la facilitation de la libre circulation, y compris le soutien au processus électoral etc.  

Dès le lendemain de la signature de l’Accord, nous avons prouvé notre bonne foi dans l’exécution de nos principaux engagements par la formation d’un Gouvernement inclusif comprenant les représentants des groupes armés, suivi de la nomination d’autres à de hautes fonctions au sein de l’administration et des institutions de la République.   

Il en est de même de l’opérationnalisation des organes de mise en œuvre et de suivi de l’Accord, de la mise en place de la Commission d’homologation des grades, de la promulgation des lois sur la décentralisation, le statut des anciens Présidents et Chefs d’Etat ainsi que les partis politiques et le statut de l’opposition, la mise en place de la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation.   

Par ailleurs, nous avons pu, avec l’appui des garants et facilitateurs, malgré les multiples défis et contraintes :  

          - assurer la libre circulation des personnes et des biens sur une grande partie du territoire avec la levée de plusieurs barrières illégales ;  

          - amorcer la restauration progressive de l’autorité de l’Etat, à travers le déploiement de tous les Préfets et Sous-Préfets ;  

          - déployer les forces de défense et de sécurité intérieure ainsi que le corps judicaire ;  

          - mettre en œuvre le DDRR dans le Nord-Ouest et le Nord-Est ainsi que les Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS).   

Il me parait également important de rappeler que la confiance retrouvée par nos partenaires financiers, le retour de la République Centrafricaine parmi les Etats dits fréquentables, la relance des activités économiques font partie des dividendes de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation.   

Ces progrès significatifs et encourageants enregistrés dans la mise en œuvre de l’Accord auraient pu se poursuivre et se consolider si chacun de nous avait maintenu la bonne foi, la détermination et l’engouement initialement observé.   

Malheureusement, au lieu de célébrer le dividende de la paix, nous célébrons le deuxième anniversaire de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation dans un contexte de guerre déclarée au Peuple centrafricain.   

En effet, pendant que le Gouvernement et la Communauté internationale travaillaient inlassablement à la conduite du processus électoral, certains signataires de l’Accord de Paix vont révéler au monde entier, leur véritable agenda longtemps caché, mais déjà soupçonné, à travers de nombreux cas de violations constatés jusque-là.   

Ainsi, les 3R, l’UPC, le MPC, les Anti Balaka et le Mouvement RJ SAYO se sont ralliés derrière l’ancien Président François BOZIZE, dans une coalition armée pompeusement dénommée Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC).   

Cette rébellion, composée, outre ces groupes armés que je viens de citer de mercenaires, a pour objectif de mettre fin au processus électoral, de déstabiliser les institutions de la République et d’instaurer un régime de Transition, de prédation, afin d’assouvir des intérêts égoïstes.   

Devant ces périls imminents, ces menaces immédiates contre l’intégrité du territoire, la pérennité des institutions de la République et le fonctionnement harmonieux des services publics, j’ai immédiatement commandé aux forces de défense et de sécurité de parer immédiatement à ces menaces et rétablir l’ordre public.   

Aussi, eu égard à l’embargo sous lequel croupit encore notre outil de défense, j’ai, dans le cadre des Accords de défense, fait appel aux alliés dont la République sœur du Rwanda et la Fédération de la Russie qui ont réagi immédiatement en engageant leurs troupes aux côtés de nos forces de défense et de sécurité ainsi que celles de la MINUSCA.   

Cette mobilisation a permis de déjouer la tentative de coup de force du 13 janvier dernier.   

Au moment où nous célébrons cet Accord de paix, nos forces de défense et de sécurité poursuivent les opérations sur le terrain pour débarrasser nos villes et villages des atrocités de la CPC, à la suite de la libération des villes de Mbaïki, Damara, Sibut, Grimari, Boali, Boda, Bossembelé et Yaloké.   

Je puis vous rassurer que nos forces poursuivront ces opérations avec l’appui de la MINUSCA et des troupes alliées jusqu’à la libération totale du pays et surtout du corridor Bangui-Garoua-Boulaï.   

Devant ce péril grave qui menace la survie de notre Nation, j’en appelle à un sursaut national pour mettre fin aux atrocités commises par les rebelles contre les populations civiles, les personnels humanitaires et les casques bleus des Nations Unies.   

Dans le cadre du nouveau mandat que le Peuple souverain vient de me donner, je réaffirme ma disponibilité à engager un dialogue républicain avec l’opposition démocratique et toutes les forces vives de la Nation, pour sortir notre pays de cette crise interminable qui plombe le développement socio-économique de notre pays.   

Ce n’est pas un signe de faiblesse, loin s’en faut ! Mais c’est parce que je suis résolu à construire une nouvelle République, débarrassée de la haine, de la méchanceté, d’esprit de vengeance, d’égoïsme, de tribalisme, de violences aveugles, de la mal gouvernance, un pays où chaque citoyen retrouve réellement sa place et la joie de vivre.   

Je vous y engage, mes chers Compatriotes. Je vous invite à regarder au-delà des difficultés d’aujourd’hui vers un avenir meilleur fait de paix, de sécurité et de prospérité.   

Mesdames et Messieurs ;  

Je voudrais saisir cette occasion pour réaffirmer mon ferme engagement et mon indéfectible attachement à la poursuite de la mise en œuvre de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation du 6 février 2019.   

Dans le contexte actuel de notre pays, cet Accord reste et demeure la seule voie qui nous mènera vers un avenir prospère.  

Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas revenir en arrière, à cause des agissements criminels de certains signataires de l’Accord de paix, désormais membres de la rébellion CPC.   

Il est certes difficile d’atteindre dans l’immédiat les objectifs escomptés, j’en conviens. Mais la poursuite de la mise en œuvre de l’Accord de paix me paraît indispensable, si nous voulons un jour sortir le peuple centrafricain de ce cycle infernal de crises militaro-politiques qui font le malheur et la honte de notre Nation. D’aucuns pensent, non sans raison, que l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation doit être déclaré caduc, dénoncé par le Gouvernement, à la suite de nombreuses violations de ses clauses pertinentes par certains groupes armés signataires.  

Mais de mon point de vue, déclarer l’Accord de paix caduc reviendrait à donner raison à ceux qui ont pris des armes pour mettre fin au processus de démocratisation du pays, de paix, de réconciliation nationale et de la relance économique de notre pays pour instaurer un régime de terreur au cœur de l’Afrique, en ce 21ème siècle.  

C’est pourquoi, je demande à tous les Compatriotes épris de paix, soucieux d’un avenir radieux de ce pays, ainsi qu’aux garants et facilitateurs, de s’engager davantage dans la mise en œuvre de l’APPR-RCA.   

L’avenir de cet Accord dépend de notre détermination collective à mettre définitivement fin à ces crises qui ont ouvert les portes de notre pays aux mercenaires qui tuent nos concitoyens, tuent les soldats de la paix, les humanitaires, violent nos femmes, nos sœurs, nos filles et pillent nos ressources naturelles.  

Il est plus que temps que tous, garants, facilitateurs et partenaires de la République Centrafricaine, se mobilisent pour la pleine, entière et effective application de l’Accord de Paix à travers le strict respect des engagements pris et la mise en œuvre du régime de sanctions.  

J’en appelle solennellement à la MINUSCA de continuer à faire usage du mandat robuste qui est le sien et qui l’autorise à réduire la capacité de nuisance des groupes armés. Elle peut faire davantage.  

Mesdames et Messieurs ;  

Je tiens ici à saluer la constance de l’engagement de certains groupes armés signataires de l’Accord pour la Paix qui ont maintenu leur détermination à aller jusqu’au bout du processus.  

Je leur demande de ne pas céder aux tentations et aux manipulations des vendeurs d’illusions dont les jours sont désormais comptés et d’aller sans condition dans la dissolution de leurs groupes, conformément à l’Accord.  

Je suis conscient que malgré le chemin parcouru, beaucoup de défis restent à relever au regard du contexte actuel et des aspirations des différentes couches de nos populations.  

C’est pourquoi, je demande aux garants, facilitateurs et à nos partenaires techniques et financiers, de se joindre sans délai au Gouvernement dans une dynamique de réflexion autour de l’Accord et procéder à des adaptations au regard de certaines évidences.  

J’instruis le Premier Ministre, Chef du Gouvernement en tant que Co-Président du Comité Exécutif de Suivi à reprendre les réunions selon la fréquence établie pour un meilleur suivi de la mise en œuvre, en tenant compte bien sûr des nouveaux enjeux.  

Mesdames et Messieurs ;  

En terminant mon propos, je voudrais réaffirmer solennellement mon ferme engagement et mon soutien à la mise en œuvre de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation du 6 février 2019 qui reste le cadre idéal d’échanges sur toutes les questions de paix, de sécurité et de réconciliation nationale.  

Je vous remercie. 

 

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6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 21:49
Désertion face aux rebelles : 800 soldats centrafricains radiés

Lu pour vous

 

Désertion face aux rebelles : 800 soldats centrafricains radiés

 

https://senego.com/ Par Maimouna SANÉ 05/02/2021 à 10:30

 

Entouré des éléments de sa sécurité rapprochée, le Président Faustin Archange Touadéra s’était rendu au quartier PK-26, une localité de la banlieue de Bangui. Objectif de cette visite d’inspection, remonter le moral des soldats des forces armées centrafricaines (Faca) face aux attaques des rebelles menés par l’ancien chef de l’Etat, le Général François Bozizé.

Les soldats désertent

Ce qu’il y avait de scandaleux, c’est que dès le départ du chef de l’Etat, chef suprême des armées centrafricaines, des centaines d’officiers et soldats avaient immédiatement quitté le front pour retourner à Bangui. Les uns avaient braqué nuitamment des motos-taxis pour se faire transporter chez eux, les autres avaient préféré réquisitionner de force des taxis-brousse pour s’enfuir face à l’avancée des rebelles.

La tutelle les radie

Hier jeudi, le ministre centrafricain des forces armées a pris un arrêté portant radiation de plus de 800 soldats pour désertion et collusion avec l’ennemi, le Général Bozizé.

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5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 15:40
Le MLPC réagit aux résultats définitifs des législatives

Réaction du MLPC aux résultats définitifs des législatives

Le MLPC réagit aux résultats définitifs des législatives
Le MLPC réagit aux résultats définitifs des législatives
Le MLPC réagit aux résultats définitifs des législatives
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5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 15:27
RCA : Prorogation de l'état d'urgence pour encore six mois

 

LES DEPUTES CENTRAFRICAINS VOTENT PAR ACCLAMATION LA PROROGATION DE L’ETAT D’URGENCE POUR SIX (6) MOIS 

 

Les élus de la nation réunis en séance plénière sous la présidence de Laurent NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale ont adopté par acclamation le vendredi 05 février 2021, le Projet de Loi relatif à la prorogation de l’état d’urgence proclamé le 21 janvier de l’année en cours.

Trois membres du Gouvernement se sont mobilisés pour venir se prêter à cet exercice démocratique. Il s’agit de Marie Noëlle KOYARA, de la Défense Nationale, appuyée par ses collègues Ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique, Général de Division Henri WANZET-LINGUISSARA et celui de la Justice par intérim Jean Christophe NGUINZA.

Tout a commencé par l’exposé des motifs du Bureau de l’Assemblée Nationale lu par le député Bernard DILLAH, Premier Secrétaire Parlementaire.

De l’exposé des motifs de Madame KOYARA venue défendre ledit Projet de Loi, il ressort que la RCA traverse une crise sécuritaire depuis plusieurs mois, aggravée par la tentative de coup d’Etat du 13 janvier 2021.

Pour faire face à un péril grave, le Gouvernement dispose d’un certain nombre de prérogatives exceptionnelles prévues aux articles 43 et 44 de la Constitution du 30 mars 2016, parmi elles l’état d’urgence et l’état de siège.

Afin de permettre aux Forces de Défense et de Sécurité de poursuivre les opérations de pacification du territoire national en cours, et eu égard à l’expiration de cet état d’urgence décrété le 21 janvier 2021, il a été demandé à la Représentation Nationale de se prononcer en faveur d’une prorogation de l’état d’urgence pour un délai de (06) mois.

Des débats de fond enclenchés, l’on retiendra que les groupes parlementaires MLPC et Cœurs-Unis en plus de sept (07) interventions à titre individuel ont été enregistrés et les préoccupations ont concerné l’évaluation de l’état d’urgence de 15 jours déjà en vigueur, en quoi cette situation va apporter de solution à l’insécurité ? Comment l’Etat va-t-il juguler les conséquences de l’état d’urgence ? Ou encore comment l’état d’urgence va-t-il se traduire sur le processus électoral ?

En répondant à tous ces questionnements en premier, la Ministre Marie Noëlle KOYARA a d’abord relevé que les perturbations dans le pays sont l’œuvre des Centrafricains et qu’aujourd’hui, aucun homme politique n’a été arrêté. Par ailleurs, elle a annoncé la reprise de la ville de Yaloké aux mains des forces négatives par les Forces Armées Centrafricaines et ses alliés. 

« Ne vendons pas notre pays ! » ainsi s’exclame le Ministre de la Sécurité WANZET-LINGUISSARA tout en dénonçant l’hypocrisie de certains compatriotes qui sont en intelligence avec les ennemis du peuple centrafricain avant de souhaiter que la question de l’évaluation de l’état d’urgence puisse faire l’objet de huis-clos avec les députés.

De son côté le Ministre NGUINZA, à la tribune loin de violer le secret d’instruction, a évoqué le travail qui est fait par la justice, juger les personnes impliquées dans cette tentative de déstabilisation.

Au final, aucun amendement n’a été déposé, le vote favorable par acclamation des députés est intervenu pour donner des coudées franches au Gouvernement afin de lui offrir des voies et moyens pour bien pacifier le pays en vue d’un retour définitif à la paix.

Paul Marin Ngoupana

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5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 15:18
Comment les centrafricaines agissent en médiatrices de paix
Comment les centrafricaines agissent en médiatrices de paix

 

Comment les centrafricaines agissent en médiatrices de paix dans leur pays en crise

https://ccfd-terresolidaire.org/ Publié le 05.02.2021

Depuis la crise de 2013, la société civile centrafricaine fait preuve de résistance face à ceux qui cherchent à souffler sur les braises de la violence intercommunautaire. Les femmes jouent un rôle majeur.

Depuis décembre 2020, la Centrafrique vit un nouvel épisode de crise politique et armé. Les élections législatives et présidentielles se sont mal passées et l’opposition en conteste les résultats. Heureusement cette énième crise n’a pas réactivé les tensions intercommunautaires et plus ou moins confessionnelles qui avaient marquées la crise de 2013-2015.

Pour Bruno Angsthelm, chargé de mission au service Afrique du CCFD-Terre Solidaire, il y a un décalage très net, entre ce qui se passe à la base dans les communautés, et les enjeux de pouvoir à Bangui :

"Les efforts fait par la société civile centrafricaine depuis 4 ans ont été vraiment très utiles. Un exemple, dans la ville de Boda occupée pendant un mois, les rebelles n’ont pas réussi à recruter de combattants, et cela grâce au travail de la PIJCA notre partenaire. Je peux témoigner que les populations veulent clairement la paix et la réconciliation."

Mais les problèmes sécuritaires et politiques ne sont toujours pas réglés.

"Il y a toujours plus de corruption, tout est toujours concentré dans la capitale et le processus électoral n’a pas été transparent… Bref, rien n’a vraiment changé dans la manière qu’ont les élites centrafricaines de gouverner leur pays, ce qui l’avait conduit dans toutes ces crises" raconte Bruno Angsthelm.

En RCA, le CCFD-Terre soutient la Plateforme interconfessionnelle de la jeunesse centrafricaine qui encourage les femmes à être actrices de paix.

La PIJCA rassemble une vingtaine d’associations confessionnelles de jeunes, catholiques, protestants et musulmans qui fait la promotion des valeurs du vivre ensemble et qui anime très concrètement des dynamiques de réconciliation.

Au sein de la PIJCA, il y a un groupe, la PIJCA Filles qui s’est créée pour aider les jeunes femmes qui ont particulièrement souffert de toutes ces crises.

La PIJCA Filles a formé des centaines de jeunes femmes comme médiatrices sociales pour aider les communautés et les familles à régler leurs problèmes du quotidien.

Par exemple en s’occupant des femmes âgées isolées, en essayant de convaincre les parents d’envoyer leur petite fille à l’école, ou encore en tentant d’empêcher un mariage forcé. D’une manière générale, les médiatrices sociales accompagnent les communautés à retrouver la confiance en elles, une vie apaisée et solidaire.

 

 

RCA : femmes médiatrices de paix

Publié le 13.01.2021 Mis à jour le 04.02.2021

Quand une société est en mille morceaux, il faut recoller. Et pour cela, mieux que des grands discours, il faut commencer petit, et tout près de chez soi. Voici, très résumée, la philosophie des médiatrices de paix centrafricaines. Sur le papier, c’est très simple. Dans la réalité de ce pays brisé, c’est un peu plus compliqué.

En cette fin d’année 2020, Marie-Mathurine Dongoula, Awa Abdaraman, et leurs compagnes du village de Koulamandja, à 22 kilomètres au nord de Bangui, ont fort à faire. La peur est revenue, et avec elle, les tensions entre voisins, dans les couples, dans les familles. Deux jours avant notre visite, une rumeur a couru : « Ils arrivent ! » a lancé un habitant, puis un autre, en parlant des groupes armés. L’effroi les a saisies, puis Marie-Mathurine et Awa ont décidé de ne pas fuir, et elles ont convaincu les autres. Avec ce qu’elles ont appris à faire : dialoguer, apaiser, expliquer. Chacun est resté chez soi, pour ne pas livrer les modestes maisons aux pilleurs. Qui ne se sont finalement jamais montrés.

Chrétiennes et musulmanes, elles opèrent main dans la main.

Elles sont une cinquantaine dans le village à appartenir au réseau de médiatrices de paix formées depuis 2015, en pleine guerre civile, par la Pijca (Plateforme interconfessionnelle de la Jeunesse centrafricaine). Un programme conçu et financé par le CCFD-Terre Solidaire, destiné à régler les conflits locaux et contribuer à la réconciliation. Chrétiennes, comme Marie-Mathurine, et musulmanes, comme Awa, elles opèrent main dans la main. Ce qui, ici, a son importance.

Dans les soubresauts depuis des décennies

La Centrafrique vit dans les soubresauts depuis des décennies. La dernière a été particulièrement sanglante. En 2013, une coalition de groupes armés venus du nord et de l’est du pays, la Seleka, prend le pouvoir à Bangui. Ils prétendent agir au nom des musulmans, discriminés depuis longtemps. En fait, ils pillent, tuent et violent, sans égard pour la confession ou le genre. Le président renversé, François Bozizé, appuie la création de groupes d’auto-défense, chrétiens ceux-là, les anti-balaka. Qui usent des mêmes méthodes que leurs ennemis. La religion instrumentalisée, la guerre devient civile et confessionnelle.

La « crise », comme disent les Centrafricains dans un euphémisme dont ils ont le secret, n’est pas terminée, malgré un accord de paix signé en février 2019. Le 16 décembre dernier, les ennemis d’hier, Seleka et anti-balaka, se sont unis pour lancer une nouvelle offensive contre les autorités centrales. De différences religieuses, il n’est plus question. Aujourd’hui, il s’agit de banditisme, beaucoup, et de politique, un peu.

Elles sont plus de 300 médiatrices dans tout le pays aujourd’hui

Malgré la panique que suscitent ces hommes armés sur leurs motos ou leurs pick-up, le réseau des médiatrices sociales pour la paix fait partie de ces structures qui tiennent le coup. Et qui permettent à la société de ne pas s’effondrer. Exclusivement féminin, il se développe en rhizome : les médiatrices en forment d’autres, elles-mêmes vouées à partager leur expérience. Elles sont plus de 300 dans tout le pays aujourd’hui.

« Tache d’huile »

À l’origine, une toute jeune femme, Adja Kadije, 26 ans aujourd’hui, ingénieure civile, militante de la paix depuis 2013 et une des premières filles à œuvrer au sein de Pijca à partir de 2014. Elle-même a bénéficié d’une formation de l’association française Génération Médiateurs. « Les femmes ont beaucoup de contacts dans la société. Elles sont éducatrices, elles vont chercher l’eau, le bois de chauffe, elles font les courses. Une fois formées aux questions de paix et de sécurité, elles en discutent à la maison, avec leurs amies, dans leur quartier, et ça fait tache d’huile. »

Véronique Apenge, 27 ans, étudiante et secrétaire générale adjointe de Pijca filles, se souvient de la première formation, à Boda, ville à 200 km et une demi-journée de piste de Bangui. Les communautés confessionnelles s’y étaient violemment affrontées, au point de couper la localité en deux. « Les chrétiennes et les musulmanes refusaient de se parler, raconte-t-elle. Elles juraient qu’elles ne pouvaient pas pardonner. Il y a eu beaucoup de pleurs. » Et puis la conciliation a fait son chemin et les médiatrices de Boda ont, elles-mêmes, formé d’autres femmes, dans les villages alentours.

« Ils ont fini par déposer les armes »

Marie-Mathurine et Awa, elles, ont eu fort à faire avec les anti-balaka de leur village. « Nous intervenions pour qu’ils cessent leurs forfaits, se souvient Marie-Mathurine. Ils se reconstituaient sans cesse, perturbaient les réunions des femmes. » À force de discussions et de pressions, ils ont fini par déposer les armes. Les médiatrices ont ensuite œuvré pour qu’ils réintègrent la communauté. « Beaucoup de gens voulaient les chasser. Nous avons sensibilisé, négocié, rappelé qu’ils étaient d’ici, qu’ils étaient nos enfants », raconte Awa. Même Esther Ndewe a accepté. Cette mère de famille de 32 ans avait pourtant reçu, en 2013, deux balles dans la jambe qui l’ont laissée handicapée, parce qu’elle avait eu un enfant avec un musulman. Elle appartient aujourd’hui au réseau des médiatrices de paix. « Ce que je veux voir dans mon pays demain, il faut que je le fasse dans mon quartier aujourd’hui », conclut Adja.

Par Gwenaëlle Lenoir

 

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5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 14:58
RCA : l’armée reprend le contrôle d’une ville stratégique avec l’aide russe et rwandaise
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RCA : l’armée reprend le contrôle d’une ville stratégique avec l’aide russe et rwandaise

 

Centrafrique: l’armée reprend le contrôle d’une ville stratégique avec l’aide russe et rwandaise

 

https://beninwebtv.com Par Modeste Dossou   - le 4 février 2021 à 14H:54

 

Le Premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada, a indiqué mercredi, que les forces militaires du pays ont repris le contrôle d’une ville clé des mains des rebelles.

Bossembele, à environ 150 kilomètres au nord-ouest de la capitale Bangui sur une artère routière vitale, avait été repris mardi par “des éléments de nos forces armées et des alliés”, a écrit Firmin Ngrebada sur Twitter.

En soulignant que les forces centrafricaines ont été aidées par leurs alliés, le Premier ministre entend mettre l’accent sur l’appui effectif des forces rwandaises et russes dans les combats contre les rebelles.

En décembre, les groupes rebelles avaient utilisé la ville de Bossembele comme l’un de leur point de départ pour attaquer la capitale Bangui. Ils s’étaient alors organisés en un regroupement sous le nom de Coalition of Patriots for Change (CPC) pour tenter d’empêcher la réélection du président Faustin Archange Touadera.

Cette victoire des forces loyalistes constituent un véritable coup dur pour les groupes armés qui perdent encore une fois du terrain. Notons que les forces de l’ONU présentes dans le pays, aident également l’armée centrafricaine à se débarrasser de rebelles.

Plus tôt cette semaine, l’ONU a déclaré qu’elle ne collaborait pas avec les forces russes sur le terrain mais que les deux parties échangeaient des renseignements.

 

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5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 14:53
Mankeur Ndiaye reconduit pour un an à la tête de la Minusca

 

ONU-Centrafrique : Mankeur Ndiaye reconduit pour un an à la tête de la Minusca

 

Par Cheikh Tidiane Kandé 05/02/2021 à 9:52

 

Le Secrétaire général et le Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations unies ont renouvelé leur confiance à Mankeur Ndiaye dont le contrat a la tête de la MINUSCA vient d’être reconduit pour un an.

Le diplomate sénégalais avait été nommé, en février 2019, par le Secrétaire général de l’Onu M. António Guterres, au poste de Représentant spécial du Secrétaire général pour la République centrafricaine et Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca).

A ce poste, Mankeur Ndiaye et les forces onusiennes, ont réussi à sécuriser l’organisation des élections en décembre dernier en Centrafrique, avec la réélection du président sortant Archange Faustin Touadera.

Diplomate de carrière, M. Ndiaye a plus de 27 années d’expérience dans ce domaine et dans les affaires internationales, ayant été notamment Ministre des affaires étrangères du Sénégal de 2012 à 2017. Plus récemment, M. Ndiaye était Président du Comité national de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (Itie) au Sénégal.

Avant d’occuper le poste de ministre, Mankeur Ndiaye a été Ambassadeur du Sénégal en France (2012) et au Mali (2010-2012). Il a également occupé le poste de Chef de cabinet du Ministre des affaires étrangères de 2003 à 2009. De 1997 à 2003, M. Ndiaye a travaillé à la Mission permanente du Sénégal auprès des Nations Unies à New York.

Le Soleil

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