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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 01:13
Mission de maintien de la paix : 280 gendarmes en partance pour le Darfour et la Centrafrique

 

 

 

http://www.lesoleil.sn  29 Avr 2017

 

Ils sont au total 280 officiers et sous-officiers de la gendarmerie à être déployés au Darfour et en Centrafrique pour le compte de la Munisca et de la Minuad. Le drapeau a été remis hier aux commandants des contingents par le général de brigade Jean-Baptiste Tine, commandant de la gendarmerie mobile.

 

Le général de brigade Jean-Baptiste Tine, commandant de la gendarmerie mobile a remis, hier, le drapeau national au huitième contingent d’Unité de la gendarmerie mis à la disposition de l’Opération hybride Union africaine-Nation Unies au Darfour et au troisième contingent d’Unité de soutien à la protection de la Minusca en Centrafrique. Chaque contingent compte 140 officiers et sous-officiers. Ils ont subi 8 semaines de formation et d’entraînement particulièrement intensif qui leur ont permis de se familiariser avec les aspects essentiels comme la réglementation, l’organisation et le fonctionnement des opérations de maintien de la paix. Cette formation leur a également permis de remettre à niveau leurs aptitudes tactiques et techniques nécessaires à la conduite des opérations de police et de consolider leurs aptitudes militaires spécifiques. Elle a été sanctionnée au final par la visite de deux équipes d’experts des Nations Unies qui ont évalué leur niveau d’aptitude et recommandé leur déploiement.

 

Dans son allocution, le général Tine a insisté sur le professionnalisme, l’éthique, la déontologie et la discipline. Il a aussi mis en garde les éléments qui seront déployés contre d’éventuels dérapages. « Pour les abus sexuels, vous le savez, c’est la tolérance zéro qui est de rigueur. Dès que vous êtes impliqués dans ce genre d’affaire, vous êtes immédiatement rapatriés. Par la suite, si l’enquête confirme l’infraction, vous serez lourdement sanctionnés et bannis des missions internationales », a averti le commandant de la gendarmerie mobile. Selon lui, ce point entre dans le module général de conduite et discipline. « La discipline, force principale des armées, exige que vous vous conformiez à nos règlements nationaux et à ceux de la mission. Elle exige de vous un comportement irréprochable d’abord entre vous et vos autres camardes des autres nationalités de la mission, ensuite et surtout avec les autorités et populations hôtes », a conseillé le général de brigade.

 

Le chef d’escadron, Babacar Faye, commandant du contingent de Darfour, a dit être conscient de l’ampleur de la mission qu’ils comptent accomplir avec responsabilité.

 

Ndiol Maka SECK

 

http://www.lesoleil.sn/2016-03-22-23-29-31/item/64045-mission-de-maintien-de-la-paix-280-gendarmes-en-partance-pour-le-darfour-et-la-centrafrique.html#sthash.Q5D3krmF.dpuf

 

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Centrafrique-Presse.com
1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 01:11
Mise en garde internationale contre la détérioration de la situation en Centrafrique

 

Mise en garde internationale contre la détérioration de la situation en Centrafrique

 

http://fr.saharamedias.net  Nouakchott – Saharamédias  Dimanche 30 Avril 2017

 

Les plus importantes personnalités travaillant dans le domaine humanitaire aux nations unies ont lancé un appel ce dimanche à la communauté internationale pour apporter l’aide à la Centrafrique et à ne pas négliger sa situation au moment où les luttes intercommunautaires et les violences se multiplient dans ce pays dont près du cinquième de sa population, soit 844 personnes sont des réfugiées.

 
La coordinatrice du système humanitaire des nations unies en Afrique centrale, Najat Rouchdi, dans un communiqué publié à Genève à l’issue d’une visite de responsables onusiens dans cette région, que l’indifférence portée à la crise centrafricaine ne saurait être un choix, car la paix dans les pays africains est en danger, mettant en garde contre le retour de l’anarchie dans ce pays dont les répercussions iront au-delà de ses frontières.


Selon le communiqué il ya urgence car les dernières violences dans l’est et le nord du pays ont jeté d’avantage de populations sur les routes de l’exil.



La baisse drastique des aides a amené certaines organisations humanitaires à cesser leurs activités face également au risque auxquels s’exposent les travailleurs de l’humanitaire dont 6 avaient été tués l’année dernière.


Le communiqué ajoute que près de la moitié de la population, soit 2,2 millions de personnes survivent grâce aux aides humanitaires qui dispensent également près de la moitié des services de base en l’absence des structures de l’état.



La diminution des moyens disponibles au niveau des organisations humanitaires hypothèque grandement l’avenir des populations, d’autant que seulement 10% des moyens nécessaires aux opérations d’urgence, soit 400 millions de dollars pour la seule Centrafrique, ont été obtenus.

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 16:48
Nouvelles nationales sur RJDH et APA
Nouvelles nationales sur RJDH et APA

 

 

Centrafrique : Des ossements humains découverts dans le 8e arrondissement de Bangui

 

Par Parfait Teddy Komesse le 28 avril 2017

 

BANGUI, 28 Avril 2017(RJDH) —La Minusca a annoncé l’ouverture d’une enquête suite à la découverte des ossements humains à Galabadja 4 dans le 8e arrondissement de Bangui lors de sa conférence de presse.

 

Ces ossements humains ont été découverts dans la concession qui aurait appartenu à l’ex président de la transition Michel Djotodia dans un contexte où la Cour pénale spéciale se met progressivement en place.

 

Edmond Christophe Yakota, habitant du quartier Galabadjia 4 explique les circonstances de la découverte en ces termes : « j’étais dans le besoin de latérite pour des travaux dans ma concession. Et c’est pendant que nous cherchions les latérites que j’ai aperçu les ossements humains roulés de drap et j’ai aussitôt saisi le chef de mon quartier qui à son tour saisi la police ».

 

Il a déploré le fait que la Croix Rouge, ni la police n’aient intervenues « les policiers qui étaient de passage ont promis revenir sur les lieux, malheureusement nous les avons attendu en vain et la population s’inquiète de la santé et de l’environnement après la découverte », a-t-il regretté.

 

La Minusca soupçonne l’ancien président de la transition Michel Djotodia « ces ossements humains sont découverts au 8e arrondissement dans la concession de l’ex président Djotodia. Les investigateurs sont sur le terrain. On ne peut pas donner plus d’informations puisque les enquêtes sont en cours. La RCA a traversé des crises les gens n’ont pas pu enterrer leurs proches au cimetière. Donc c’est difficile d’interpréter aujourd’hui avec exactitude cette découverte», a expliqué Konseiga Salifou, porte-parole de la police à la Minusca.

 

Les autorités judiciaires centrafricaines n’ont pas répondu à la sollicitation du RJDH par rapport à cette découverte.

 

 

Des sénateurs français en RCA pour aider à la mise en place du Sénat centrafricain

 

28.04.2017 à 17h18 par APA News

 

Quatre sénateurs français ont achevé ce vendredi une visite de trois jours en Centrafrique au cours de laquelle ils ont fait un tour de la ville de Bambari, au centre de Centrafrique, où ils ont visité certaines infrastructures détruites par les violences que la zone a vécues. Le sénateur Jacques Legendre, chef de mission, a reçu des mains du Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera, la cravate de commandeur dans l’ordre de la reconnaissance centrafricaine pour avoir été dans le passé professeur de lycée à Berbérati, une ville de l’ouest de la RCA.

 

Le but de ce déplacement en Centrafrique est, selon Jacques Legendre, d’aider à la mise en place du Sénat centrafricain que la nouvelle Constitution a prévu mais qui n’est pas encore opérationnel.

 

Cette visite s’inscrit également dans le cadre de la coopération interparlementaire qui va permettre à cette 2ème

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 16:37
RCA: rencontre exclusive avec Sidiki Abass, chef du groupe armé 3R

 

RCA: rencontre exclusive avec Sidiki Abass, chef du groupe armé 3R

 

Par RFI Publié le 28-04-2017 Modifié le 28-04-2017 à 11:58

 

Depuis 2015 le groupe armé 3R pour « Retour, réclamation, réhabilitation », écume la zone nord-ouest de la Centrafrique aux confins du Cameroun et du Tchad et s’est rendu coupable de nombreuses exactions. Régulièrement, il affronte les anti-balaka de la région. Des violences qui ont provoqué le déplacement de 17 000 personnes. Dans un rapport de décembre dernier, l’ONG de défense des droits de l’homme Human Rights Watch accuse 3R d’avoir commis des massacres d'une cinquantaine de civils dans la région. 3R affirme assurer la sécurité de la communauté peule dans une région où transitent les troupeaux convoyés par les pasteurs de cette ethnie. Pour la première fois, son mystérieux chef, Sidiki Abass, s’exprime sur un média, en exclusivité pour RFI.

 

Entouré d’adolescents armés, Sidiki Abass nous reçoit chez lui. Le regard déterminé, cet homme sec se pose en protecteur des Peuls de la région : « Le gouvernement ne fait rien pour nous. Tous nos biens sont perdus, on n’est rien. Nous, communauté peule, on souffre et on nous tue comme des animaux ».

 

Dans un rapport de décembre 2016, Human Rights Watch accuse 3R d'au moins 17 meurtres et de viols contre 23 civils après l'attaque de la ville de Koui en septembre dernier. Sans reconnaitre clairement ces exactions, le « général » Sidiki admet à demi-mot ces accusations : « Ils ont tué 14 commerçants parce qu'ils ont l'habitude de faire comme ça avec nous. Donc nous on fait comment ? On ne pouvait pas accepter ».

 

3R partie prenante du DDR

 

Aujourd'hui, les nombreux déplacés qui avaient fui la localité en septembre dernier commencent à revenir. Mais les 3R sont toujours à couteaux tirés avec les anti-balaka de Bocaranga, à 40 kilomètres de Koui. Pour les 3R, pas question de déposer les armes avant leurs ennemis : « On veut que les anti-balaka laissent leurs frères peuls. On n'a pas mis les armes au sol, mais on va écouter ce que le gouvernement va nous dire. La sécurité, c'est au gouvernement de la donner avant qu'on dépose les armes ».

 

En attendant, 3R joue le jeu du processus de désarmement (DDR). Comme les autres chefs de groupe armés, Sidiki Abass doit présenter 40 combattants au gouvernement et à la Minusca avant la fin du mois de mai pour les réinsérer à la vie civile.

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 12:23
Nécrologie : Mgr Edouard MATHOS est décédé

 

 

 

QUI EST EDOUARD MATHOS?

 

Né le 28 juin 1948, Monseigneur Edouard est décédé ce vendredi 28 avril 2017 à Bangui.

 

Monseigneur Edouard Mathos, Evêque du diocèse de Bambari est décédé ce vendredi 28 avril 2017 des suites de maladie. La nouvelle a été rendue publique à 10h10 minutes sur les ondes de Radio Notre Dame par Le Vicaire général de l’Archidiocèse de Bangui, l’Abbé Mathieu Evrard Bondobo.

 

L’Eglise de Centrafrique est en deuil. Monseigneur Edouard Mathos, Evêque de Bambari est décédé ce vendredi matin des suites de maladie. Dans sa brève intervention sur Radio Notre Dame, le Vicaire général invite toutes les paroisses à sonner la cloche à 13h00. Pendant ce temps, les fidèles de toutes les paroisses s’associeront à leurs Curés pour prier pour le repos de l’âme de Monseigneur Mathos.

 

Monseigneur Edouard Mathos est né le 28 juin 1948 à Bossangoa. Il est ordonné Prêtre le 17 juin 1977 à Bossangoa. Il devient Evêque du même diocèse le 10 août 1987 et est consacré le 10 janvier 1988 par le Cardinal Josef Tomko, Préfet de la Sacrée Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples.

 

Il devient Evêque Auxiliaire de Bangui le 26 janvier 1991 et Evêque de Bambari le 6 novembre 2004, poste qu’il occupa jusqu’à sa mort.

 

Citant le premier chapitre de Job en son verset 21 qui dit « Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris, que son Saint nom soit béni », le Vicaire Bondobo a conclu que d’autres communiqués suivront pour informer les fidèles de la suite des événements.

 

(SOURCE Compcrcrca Plateforme)

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 21:52
 Bambari, ville martyre par Michaëlle Jean, secrétaire générale de la Francophonie
 Bambari, ville martyre par Michaëlle Jean, secrétaire générale de la Francophonie

 

 

 

http://www.la-croix.com  le 27/04/2017 à 15h09

 

Fin 2012, la République centrafricaine a sombré dans une guerre civile d’une rare violence. Rapidement, le conflit se mue en opposition entre confessions. Les interventions à partir de décembre 2013 de la force de l’Union africaine (Misca), relayée à partir de septembre 2014 par la mission des Nations Unies (Minusca), et de la force française Sangaris ont permis de stabiliser la situation sécuritaire. Après trois années de crise et un processus électoral organisé dans de bonnes conditions, la Centrafrique peut aujourd’hui écrire une nouvelle page de son histoire. Mais les défis sont immenses. Et la solidarité internationale dramatiquement nécessaire pour sécuriser et stabiliser toute une région.

 

À Bangui, la capitale centrafricaine, la vie a retrouvé son rythme et les quartiers, leur souffle. Les camps, où s’étaient agglutinées des milliers de personnes déplacées, jusqu'aux abords de la piste de l'aéroport, ont disparu. Les échoppes des petits commerces sont revenues, multicolores, achalandées et animées.

 

Il fait chaud, c'est le début de la saison des pluies, brusques et torrentielles. Les manguiers sont chargés de fruits mûrs. La terre est rouge, et la ville, propre, dans son écrin de verdure.

 

Partout où je vais, j'ausculte d'abord les regards et ce que les corps racontent sans mot dire. Ici, le récit est grave. Se remettre de la peur, de la haine qui s'est si sournoisement infiltrée, embrasant les esprits et fracturant les liens dans une violence des plus assassines, à coups d'armes à feu et d'armes blanches. Le silence des femmes agressées sexuellement est le plus accablant de tous, tant elles sont seules et dévastées.

 

Vérité et réconciliation

 

Si l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a suspendu la Centrafrique de ses instances à la suite du coup de force survenu en mars 2013, cette suspension n'a pas sonné, pour autant, la fin de notre soutien multiforme à ce pays dans sa volonté de retour à l'ordre constitutionnel et à la paix. Nous avons contribué aux efforts d'apaisement de la classe politique pour qu'aboutisse le processus électoral, un défi de taille, que les autorités de la transition et le peuple centrafricain, notamment la jeunesse, ont relevé avec courage et un sens aigu des responsabilités. Nous avons aidé au renforcement des capacités ou à la mise en place de plusieurs institutions comme l’Autorité nationale des élections, la Cour constitutionnelle, le Haut conseil de la communication, la Commission de médiation pour la réconciliation ou encore la Cour pénale spéciale en vue de la lutte contre l'impunité. Reconnaître les blessures des victimes, faire toute la lumière sur ce qui s'est passé, identifier les responsabilités et rendre justice, l'enjeu est crucial. Il n'y a pas de réconciliation possible sans vérité.

 

Le retour de l’État n’est qu’un premier pas

 

L'exploit du retour à l'État de droit mérite d'être salué. Et l'OIF l'a salué, comme il se doit, en prononçant en avril 2016 la réintégration de la RCA. Il est indispensable, désormais, de tout mettre en œuvre pour que la paix si chèrement retrouvée soit consolidée.

 

La menace plane. Des milices prédatrices continuent de diviser et de terroriser 60% du territoire national, faisant des morts, des centaines de milliers de réfugiés et de déplacés. Les gisements d'or et de diamants de la Centrafrique, voilà ce que convoitent et veulent contrôler les groupes armés qui comptent aussi dans leurs rangs des hommes de main et des « mercenaires » venus d’autres pays. Pour permettre le redéploiement légitime et en toute souveraineté de l'Administration centrafricaine sur l'ensemble du territoire, il faut qu'avance le plan de désarmement, de démobilisation, de réinsertion et de rapatriement dont le mécanisme reste à trouver.

 

La protection de l’armée, un des défis du président

 

C'est là, l'un des nombreux défis auxquels doit faire face le président Faustin Archange Touadera. Il s'appuie sur la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique, mais la Minusca ne peut être partout, elle ne peut tout assumer, et encore faudrait-il qu'elle dispose d'un mandat plus robuste de protection, de défense et de dissuasion. Le président centrafricain mise aussi sur la restructuration des Forces armées centrafricaines, en faire une armée de métier et de reconstruction, un programme soutenu par l'Union européenne.

 

L’espoir à Bambari

 

J'ai voulu voir les camps de déplacés et effectuer un état des lieux, entendre ce que souhaitent les populations dans la ville martyre. C'est ainsi que l'on parle de Bambari, la ville martyre, prise dans un étau, car de chaque côté du pont jeté sur la rivière Ouaka qui la traverse, sévissaient les hommes armés, les uns de la faction des Seleka, les autres de celle des anti-Balaka. Les traces de leur fureur aveugle sont encore visibles. Les écoles n'ont plus ni fenêtres, ni portes. Les infrastructures et l'usine de coton ont été détruites. La guerre a fait ses ravages et ce qui était une ville paisible et florissante essaie de renaître des décombres.

 

J'ai vu combien les populations de Bambari sont habitées par l'espérance, elles veulent croire que tout est possible et faire en sorte que tout soit possible.

 

J'ai vu dans les camps, malgré le plus grand dénuement, combien la dignité demeure intacte. La vie est organisée, tout juste avec les moyens du bord, mais surtout grâce à cette solidarité perceptible entre les milliers de familles, sous la vigilance et la perspicacité des femmes qui peuvent aussi compter sur des hommes volontaires.

 

J'ai vu dans l'un des deux camps que plus de deux mille enfants sont scolarisés, certes avec une centaine d'élèves par classe, mais les cours sont assurés. Dans l'autre camp, c'est la première revendication: maintenir à tout prix l'instruction des enfants, même dans cette installation temporaire.

 

Consolider la paix pour un retour chez soi

 

L'urgence est surtout de tout faire pour que ces populations rentrent chez elles. C'est d'ailleurs ce qu'elles souhaitent. Les uns, pour reprendre leurs activités d'élevage. Les autres, pour retrouver leurs champs, à temps pour les semences dès après la saison des pluies.

 

La Francophonie est à pied d’œuvre pour mobiliser la coopération nécessaire avec la République centrafricaine, en appui au Plan national de relèvement et de consolidation de la paix que nous avons soutenu à la Conférence de Bruxelles pour la RCA devant les bailleurs et les investisseurs.

 

Je maintiendrai partout le plaidoyer avec, en mémoire, l'image vivace, la parole de ces femmes, de ces hommes, de ces enfants qui, après avoir subi les affres de la destruction, de la cruauté et de l'inhumanité ont un tel besoin de savoir qu'on ne les oublie pas.

 

Je reviens de Bambari bouleversée par la sincérité des sourires et la chaleur des salutations, la force d'une humanité qui résiste.

 

Réussir à Bambari, et par-delà, en RCA, c'est montrer ce qu'il est possible d'accomplir en solidarité avec un peuple de volonté, qui a besoin de se sentir aimé.

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 17:13
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : La population de Kaga-Bandoro s’oppose au retrait des renforts supplémentaires de la Minusca

 

Par Daniel Nguerelessio le 27 avril 2017

 

KAGA-BANDORO, 27 Avril 2O17(RJDH)—La population de Kaga-Bandoro a érigé des barrières et brulés des pneus ce 27 avril pour protester contre le retrait du contingent onusien à Ndomété et exiger par contre le retrait du contingent pakistanais. La Minusca a déploré la marche et dit être en pourparlers avec les autorités locales.

 

Les villes dans lesquelles ont eu ces manifestations ont été touchées par l’attaque contre la population civile d’octobre 2016. Des manifestants disent être déçus de l’abandon par la Minusca « c’est avec beaucoup de regret que nous avons appris le retrait des contingents Burundais et Rwandais de la Minusca avec qui nous sommes en confiance connaissant bien la situation dans laquelle nous vivons avec la Séléka », a expliqué un manifestant joint par le RJDH.

 

Les autorités de la localité se disent remontées à l’annonce du retrait des renforts « nous ne pouvons que comprendre la réaction de la population qui a manifesté ce matin. Le 16 octobre 2016 nous avons demandé au chef de l’Etat et à la Minusca de faire partir les pakistanais et nous ne comprenons pas pourquoi on veut seulement retirer les burundais et rwandais qui font un travail excellent » a-t-il raconté.

 

Le départ de ses deux contingents inquiète aussi les déplacés internes installés sur le site de la Minusca, a confié un humanitaire. « L’émotion est vive dans le camp des déplacés où la marche a eu lieu. Ils ont chanté exprimant leur crainte après le retrait de ces contingents », a rapporté au RJDH des sources humanitaires.

 

Le porte-parole de la Minusca joint par le RJDH parle d’incompréhension « la population a certes marché ce matin et a érigé des barricades, c’est de l’incompréhension. Nos forces sont encore présentes et mènent des patrouilles. Nous sommes en pourparlers avec les autorités locales pour une bonne restitution » a-t-il expliqué.

 

La population de Kaga-Bandoro accuse le contingent pakistanais d’être de connivence avec les Séléka

 

 

 

Centrafrique : Environ 9.500 candidats attendus pour le test de la police et de la gendarmerie

 

Par Parfait Teddy Komesse le 27 avril 2017

 

BANGUI, 27 Avril 2017(RJDH) —Ils sont 9.500 candidats à discuter leur entrée au sein des forces de la Police et de la Gendarmerie à l’issu d’un concours où 500 policiers et gendarmes seront retenus. Le nombre des candidats est rendu public par la Minusca qui Co-organise le recrutement avec le gouvernement.

 

Pour restaurer l’autorité de l’Etat après la crise, le gouvernement centrafricain en collaboration avec la Minusca a lancé le 1er février 2017 le recrutement des policiers et gendarmes sur tout le territoire. L’annonce intervient alors que le gouvernement est attendu sur la date du concours et la modalité pratique pour les candidats de l’intérieur du pays.

 

Selon Konseiga Salifou, porte-parole de la police de la Minusca, la participation à ce concours est forte, mais certains dossiers sont rejetés. « De commun accord avec le gouvernement, nous avons bouclé le traitement des dossiers et nous avons retenus 9.500 candidatures pour concourir. Certains dossiers sont rejetés en fonctions des critères d’âge et l’absence des pièces versées au dossier », a-t-il expliqué.

 

Selon les informations du RJDH, au total 13.500 dossiers ont été déposés avant de retenir 9.500 pour disputer 500 places, dont 250 à la police et 250 à la gendarmerie.

 

Les concours vont se faire dans les chefs-lieux des préfectures selon la Minusca. « Tous les candidats doivent assurer eux-mêmes leur déplacement dans les chefs-lieux où ils ont retiré les formulaires. Nous allons sécuriser le déroulement des épreuves », a-t-il ajouté.

 

Les 500 candidats admis suivront leur formation au camp Kassaï pour les gendarmes et à ceux de la police au PK 10 à la sortie nord de Bangui.

 

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 14:32
[Reportage] La Centrafrique toujours plongée dans une crise humanitaire

 

 

 

Par RFI Publié le 27-04-2017 Modifié le 27-04-2017 à 03:15

 

En Centrafrique, la situation humanitaire est plus qu'inquiétante. Les ONG souffrent de sous-financements, au profit de crises plus urgentes, et aujourd'hui seulement 8% des besoins sont couverts en fonction des projections de l'ONU et des acteurs humanitaires. Les directeurs régionaux des agences onusiennes ont décidé de venir de Dakar pour tirer la sonnette d'alarme.

 

Hôpital de Paoua, dans le nord de la Centrafrique. Ici, les nombreux patients attendent à l'ombre avant de se faire examiner. C'est le cas de Firmin, qui a dû parcourir 50 km à pieds pour venir se faire dépister du VIH. En plus de la santé, il regrette que les humanitaires ne soient pas présents dans son village : « On a besoin de poste de santé et d'un puits d'eau pour aider les femmes, parce qu'elles prennent l'eau dans le marigot pour en donner aux enfants et ça provoque des maladies. »

 

C'est pour cette raison que les directeurs régionaux des agences onusiennes pour l'Afrique Centrale sont en Centrafrique cette semaine. Alarmés par le sous-financement des ONG par les bailleurs de fonds, ils sont venus rappeler que, bien que la crise politique soit en partie résolue, la RCA vit toujours une crise humanitaire.

 

« Je pense que c'est une crise qui a duré dans le temps donc ça devient une crise chronique, et une crise chronique attire moins l'attention que les crises aiguës, explique Allegra Baiocchi, représentante régionale du bureau de coordination humanitaire de l'ONU. Il y a aussi la perception du manque de solutions et la difficulté de travailler avec tous les groupes et les autorités. »

 

Ces derniers mois, la Centrafrique a connu de nouveaux pics de violences, notamment à l'Est, et compte 100 000 déplacés de plus qu'il y a six mois.

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 14:26

 

 

 

YAOUNDE, 27/04/17 (Xinhua) -- Un montant de 60 millions de dollars doit être mobilisé pour couvrir chaque année les besoins alimentaires des quelque 260.000 réfugiés centrafricains avec ceux de leurs communautés d'accueil dans les régions de l'Est et de l'Adamaoua du Cameroun, rapporte le Programme alimentaire mondial (PAM).

 

"A l'échelle de l'alimentation de ces populations-là, c'est beaucoup d'argent. On est dans l'ordre de 60 millions de dollars. Et donc c'est très important de continuer à demander mais en même temps commencer à trouver des moyens de rendre ces populations autonomes dans la mesure du possible", a indiqué mercredi à Xinhua Abdoulaye Baldé, le représentant-résident du PAM au Cameroun.

 

Depuis le coup d'Etat militaire de mars 2003 de François Bozizé contre le pouvoir Ange-Félix Patassé, premier président démocratiquement élu de l'histoire de la République centrafricaine (RCA), plus d'une centaine de milliers de ressortissants de ce pays pauvre et enclavé d'Afrique centrale avaient fui pour se réfugier au Cameroun.

 

Ce chiffre a explosé pour atteindre environ 260.000 avec la récente crise centrafricaine due à la chute du régime de l'ex-chef d'état-major des Forces armées centrafricaines (FACA) par l'ex-coalition rebelle de la Séléka à dominante musulmane en mars 2013, au terme de trois mois de combats avec les forces loyalistes.

 

L'ambassadeur de France au Cameroun, Gilles Thibault, a remis au PAM mercredi à Yaoundé une subvention de 560 millions de francs CFA (environ plus de 933.000 dollars) pour soutenir ces réfugiés centrafricains ainsi que les populations locales vulnérables dans les régions de l'Est et de l'Adamaoua où ils sont installés, à travers des activités d'assistance alimentaire et de nutrition.

 

Cette aide vise à renforcer les actions menées par les autorités camerounaises et les agences des Nations Unies en vue de réduire la vulnérabilité des bénéficiaires. Mais, les ressources mobilisées sont insuffisantes pour couvrir les besoins, une situation à l'origine de la diminution depuis novembre 2016 de la moitié des rations alimentaires distribuées par le PAM, a déploré le diplomate français.

 

"Les besoins sont effectivement importants" et sans ces rations alimentaires, ces populations "ne peuvent pas survivre", a-t-il souligné, lançant un appel aux "autres donateurs" pour une plus grande mobilisation pour répondre à une situation qualifiée d'urgence humanitaire.

Lle PAM estime à 60 millions de dollars les besoins alimentaires annuels des réfugiés centrafricains
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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 18:09

 

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, 26 Avril 2017 – Les mesures prises par les soldats de la paix de la MINUSCA à Birao ont permis à cette ville de la préfecture de la Vakaga (Nord-est de la République centrafricaine) de retrouver la sécurité et de retourner aux activités socio-économiques normales. « Grâce à l’action des casques bleus zambiens la sécurité est assurée dans la ville de Birao et la population vaque normalement à ses occupations. Les écoles sont ouvertes car des enseignants se déplacent avec l’appui de la MINUSCA pour venir occuper leur poste », a indiqué le chef intérimaire du bureau de la Mission dans cette localité, Alexandre Moukenga Doume, à l’occasion du point de presse hebdomadaire de la MINUSCA.

 

Le chef de bureau a indiqué que cette situation est le résultat des mesures robustes prises d’abord lors du processus électoral et poursuivies plus tard par les soldats de la paix zambiens et qui ont permis de « faire de Birao une zone sans armes et sans uniformes ». « Cette règle qui s’impose à tous et est suivie par tous », a-t-il dit, en rappelant que la ville avait été l’hypocentre de quelques crises sévères qu’a connues la RCA dans le passé.

 

Le chef de bureau a par ailleurs rappelé les bonnes relations entre les casques bleus de la MINUSCA et les autorités locales et les populations, avec notamment leur participation dans des activités sociales, environnementales, sportives et de formation.

 

Lors de ce point de presse, le porte-parole de la composante Police de la MINUSCA, Lieutenant Salifou Konsiega, a annoncé que le traitement des 13.500 dossiers de candidature pour le recrutement de 500 policiers et gendarmes centrafricains est terminé au niveau de la cellule de recrutement. “Il appartient aux autorités Centrafricaines de se prononcer sur les dates retenues pour passer les épreuves écrites et sportives », a-t-il dit, en ajoutant que ces épreuves se dérouleront dans les chefs-lieux de préfecture. « Ce sera ainsi sauf à Paoua remplace au lieu de Bozoum pour l’Ouham-Pendé tandis que les candidats de Ombella Mpoko, majoritairement de Bimbo, composeront à Bangui », a affirmé le porte-parole.

 

Pour sa part, le porte-parole de la Force, Major Rahhali Khalid, a indiqué que dans tous les secteurs, la Force poursuit ses patrouilles en coordination avec les forces de sécurité gouvernementale. « La situation sécuritaire à Bambari et ses environs reste calme et s’améliore. » La Force, conclut-il, poursuit ses efforts pour protéger la population.

 

Le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a annoncé le début mercredi à Bangui, d’une session sensibilisation de trois jours pour le retour des musulmans dans le 5ème arrondissement de la capitale, avec la participation de 190 personnes dont les leaders communautaires, les chefs religieux, femmes et jeunes. D’autre part, le porte-parole a indiqué que la MINUSCA, la FAO et l’UNOPS poursuivent la formation en agropastorale de 777 ex-combattants dont 47 femmes, dans le cadre du projet de réduction de violence communautaire à Bangui. Au chapitre des droits de l’homme, Monteiro a indiqué que 22 incidents de violations et abus des droits de l’homme ayant pour auteurs les groupes armés ainsi que des agents de l’État, ont été documentés par la MINUSCA entre le 19 au 25 Avril 2017.

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LA MINUSCA RAPPELLE LE RÔLE DES SOLDATS DE LA PAIX DANS LA SÉCURITÉ RÉGNANTE À BIRAO
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