Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 17:19
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : un rapport sur le relèvement économique attendu à Genève en suisse

 

Par Auguste Bati-Kalamet le 7 juin 2017

 

BANGUI, 07 Juin 2017 (RJDH) –le comité de droit de l’Homme penche sur le relèvement socioéconomique et culturel du pays après 37 ans d’inactivités. L’annonce a été faite par Daniel Blaise Bandjio, directeur général du Droit de l’Homme au ministère de la justice à Bangui.

 

Ce rapport en cour d’élaboration et qui sera soumis à l’adoption intervient après le RCPCA défendu devant les partenaires de la République Centrafricaine à Bruxelles en Novembre dernier. L’initiative est prise alors que la RCA s’est engagée depuis 1981 à publier régulièrement ledit rapport. C’est dans ce contexte que les membres du comité s’y penchent selon des sources judiciaires.

 

Le directeur général des droits de l’Homme au ministère de la Justice et des droits de l’homme, Daniel-Blaise Bandjo N’Kali, relève que les retombés de ce rapport est de gagner la confiance des partenaires des droits socioéconomiques et culturels, « lorsque ce rapport sera présenté à Genève, le pays sera représentatif. Après avoir analysé le contenu, les partenaires des droits de l’Homme vont se baser sur la situation socioéconomiques et culturelle pour injecter un fonds pour le relèvement économique du pays », a-t-il précisé.

 

Il a présenté le schéma et la méthodologie de travail d’élaboration du rapport en ces termes « des groupes thématiques vont récolter des données et c’est à base des résultats de recherches que ce rapport sera établi. Pour la visibilité du pays, nous allons présenter les difficultés rencontrées, les efforts consentis et ce qui reste à faire. Les données sur les droits à l’éducation, au logement, entre autres, sont les points saillants du rapport en cours de validation », ajoute-t-il.

 

Le droit socioculturel un des droits clés revient au-devant de la scène alors que peu d’organisation de la société civile s’y intéresse.

 

 

Centrafrique : La RCA signe un programme avec l’AIEA

 

Par Jean Fernand Koena le 7 juin 2017

 

BANGUI, le 7 Juin 2017 (RJDH)—Le pays a conclu un programme de cinq ans avec l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) à Vienne en Autriche. Un programme salué par Charles Armel Doubane ministre des Affaires Etrangères lors d’un point de presse ce 7 Juin à Bangui.

 

La Centrafrique dispose d’une réserve d’uranium à Bakouma à l’est du pays. Gisement au centre d’une offensive de charme de la société française AREVA et la société sud-africaine URAMIN entre 2012-2013.

 

Dans un communiqué rendu public, le ministère des Affaires étrangères salue les cinq points prioritaires consignés dans ce programme cadre à savoir : « la santé humaine, l’agriculture et l’élevage, l’enseignement supérieur, la recherche et la formation, les mines, l’énergie, l’hydraulique et l’environnement, la sécurité nucléaire et la promotion de la sûreté nucléaire et radiologique » peut-on lire dans ce communiqué.

 

Ce programme cadre prévoit selon Charles Armel Doubane la formation des décideurs « notre université dispose d’une structure qui est la première en Afrique Centrale, c’est le laboratoire Lavoisier, je me félicite parce que ce programme met beaucoup plus l’accent sur la formation et une équipe de l’AIEA viendra pour la sensibilisation et la formation des cadres » a annoncé Charles Armel Doubane.

 

Le partenariat Centrafrique /AIEA couvre la période de 2017-2021 et a pour but d’utilisation des techniques à but pacifique et pour le développement.

 

 

Centrafrique : « l’axe Bangassou-Nzako est un couloir de la mort » dixit Honoré Zonon curé de la paroisse de Bangassou

 

Par Jean Fernand Koena le 7 juin 2017

 

NZAKO : L’affrontement entre les autodéfenses et le FPRC fait plusieurs morts, des blessés et des déplacés ce 6 juin 2017 à Nzako au sud du pays. Les sources religieuses jointes par le RJDH déplorent l’absence du couloir humanitaire.

 

Les éléments du FPRC ont attaqué les positions des Antibalaka hier à Nzako. La liste des personnes tuées et déplacées est exhaustive. Et plusieurs sources déplorent l’absence de la Minusca dans cette localité. Ce combat qui oppose les ex Séléka du FPRC et les Antibalaka intervient trois semaines après un combat ces deux forces dans le sud du pays.

 

Le curé de la paroisse de Bangassou regrette les tensions dans la localité et appelle au rétablissement par le réarmement des FACA « l’axe Bangassou Nzako est un couloir de la mort, il ne peut y avoir l’assistance humanitaire. A l’heure où je vous parle la situation est vive et nous ne saurons vous donner un bilan, mais il y a plusieurs morts et des blessés. Le contingent marocain de la Minusca est seulement à Bangassou et ne sort pas au-delà, donc il faut compter sur les FACA et j’en appelle aux autorités pour la sécurité de la population » a lâché le prélat.

 

Un habitant de Nzako joint par le RJDH décrit une situation de terreur « nous sommes tous dans la psychose et en route pour Bangassou où nous pouvons être à l’abri, le combat entre les autodéfenses et le FPRC est d’une rare violence avec les maisons incendiées, des personnes tuées. Le FPRC a attaqué la ville et a mis en débandade les autodéfenses. Ceux-ci se sont réorganisés et ont encore lancé l’assaut et c’est vraiment grave » a raconté cet habitant sous couvert de l’anonymat.

 

Lors d’un point de presse de ce jour, la Minusca par la voix de Vladimir Montéiro a indiqué que la Minusca prendra des dispositions pour imposer la paix. Les violences de ces dernières semaines au sud du pays augmentent le nombre des déplacés internes dans le sud du pays et externes notamment en RD Congo. lesquelles violences sont signalées quelque après l’arrivée du procureur de la Cour Pénale Spéciale.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 01:46
Lu pour vous : RCA : Touadera face à l’équation du désarmement

 

 

 

 

8 juin 2017 Christophe SESSOU

 

Le désarmement des nombreux groupes armés présents en Centrafrique est l'objectif du président Faustin-Archange Touadera dès son arrivée au pouvoir en mars 2016. Alors que le nouveau président centrafricain entend punir les crimes commis par les groupes armés, l’Union africaine prône une loi d’amnistie au profit des groupes rebelles, soupçonnés de crimes. Le chef de l'Etat se retrouve ainsi entre les Centrafricains, épris de justice et l’UA qui veut sauver la paix à travers l'amnistie.

 

Arrivée au pouvoir en mars 2016, l’objectif principal du président centrafricain, Faustin-Archange Touadera était de pacifier la Centrafrique, secouée par trois ans de crise. Ce défi passe nécessairement par le programme de désarmement, démobilisation et de réinsertion dont le chef de l’Etat a fait son cheval de bataille, depuis la campagne électorale. Mais désarmer et démobiliser les groupes rebelles sans punir les auteurs des violences serait une prime à l’impunité, au vu des profondes séquelles laissées par les années de violences. D’où un second défi: la reddition de comptes dans un souci de réconciliation nationale.

 

Pour atteindre un tel objectif, un tribunal spécial se met déjà en place pour juger les crimes les plus graves commis dans le pays. Il s’agit des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, commis dans le pays de 2003 à 2017. Le procureur du tribunal spécial, Toussaint Mutanzini est bien décidé à punir les crimes. Mais au moment où le président centrafricain compte profiter du désarmement pour régler le problème d’impunité, un autre problème surgit. Il s’agit d’une proposition d’amnistie, par l’Union Africaine. L’organisation panafricaine estime que cette mesure pourrait convaincre les rebelles de déposer les armes et concourir plus rapidement au retour à la paix.

 

Mais cette éventualité provoque un tollé au sein des organisations de la société civile qui ne veulent pas l’entendre de cette oreille. Bien que cette position apporte de l’eau au moulin du président centrafricain, celui-ci est manifestement dans un dilemme. Le président Touadera est partagé entre punir les criminels pour se mettre en mauvaise posture vis-à-vis de ses pairs africains ou accéder à la proposition de l’UA pour avoir le peuple centrafricain meurtri par plus de trois ans de conflit au dos.

 

Source : beninmondeinfos.com

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 23:44
Une feuille de route pour la justice en République centrafricaine

 

 

 

 

Lewis Mudge  Chercheur, division Afrique  HRW  6 juin 2017 9:18AM EDT

 

Les violences en République centrafricaine ont disparu de l'écran radar de la communauté internationale, mais cela ne signifie pas que le conflit est terminé.

 

Le mois dernier, j'ai eu un entretien avec Monica, une survivante de la polio âgée de 30 ans, à Bambari, une ville déchirée par la guerre en République centrafricaine. Elle vivait dans un camp pour personnes déplacées après avoir été contrainte de fuir la ville de Bakala, à 110 kilomètres de là, en raison de combats intenses. « Je suis rentrée dans la maison pour me cacher », a-t-elle dit, décrivant les violences à Bakala. « Mon mari m'a dit de rester sur place et il est parti avec les enfants pour se cacher dehors. Ils ont été pourchassés jusque dans la brousse et tués. »

 

Dans le camp, Monica – qui ne peut pas marcher – est seule et a de la peine à trouver de la nourriture. Elle est hantée par le souvenir de son mari et de leurs trois enfants, qui étaient âgés de 2 ans, 3 ans et 4 ans. « J'ai tout perdu », a-t-elle dit. « Ces hommes qui nous tuent … ils nous traitent comme si nos vies ne valaient rien. Est-ce qu'ils réaliseront un jour ce qu'ils ont fait ? »

 

Les violences en République centrafricaine ont disparu de l'écran radar de la communauté internationale, mais cela ne veut pas dire que les tueries aient diminué. Actuellement, plus d'une douzaine de groupes armés écument le pays, commettant divers abus. La violence est en hausse dans les provinces de l'est et l'impunité continue de régner.

 

Dans un nouveau rapport détaillé publié cette semaine, l'ONU établit de manière très claire l'étendue des dévastations. Ce rapport devrait enfin permettre d'attirer l'attention du monde sur cette crise sanglante et d'engager une action pour y mettre fin.

 

Ce « Rapport Mapping » (« inventaire ») de 388 pages documente de graves violations des droits humains et du droit humanitaire international commises de 2003 à 2015 et, en République centrafricaine, la tâche était immense. Une équipe de huit membres a effectué des enquêtes de terrain et a passé au crible 1 200 documents. Ces documents concernent 620 crimes « de la plus extrême gravité » commis par les diverses parties, y compris des incendies de villages, des tueries et des viols.

 

Le rapport établit une chronologie des violences remontant au régime de l'ancien président François Bozizé et allant jusqu'à la scission en plusieurs bandes armées de la Séléka, le groupe armé qui a renversé Bozizé. Mais le rapport ne se réduit pas à un exercice de documentation historique. Il a été rédigé dans le but d'assurer que justice soit rendue pour les crimes qu'il documente : il s’agit d’une feuille de route à l'intention des procureurs pour qu'ils fassent rendre des comptes aux personnes responsables de graves crimes.

 

Au niveau international, la Cour pénale internationale (CPI) a ouvert des enquêtes en septembre 2014 et ce document va lui faciliter le travail. Toutefois, la CPI ne visera probablement qu'un nombre limité de suspects.

 

La tâche de s'occuper d'un grand nombre des autres crimes incombe à la Cour pénale spéciale (CPS), un organe judiciaire original créé en République centrafricaine en 2015. Dotée de juges et de procureurs nationaux et internationaux, cette Cour a pour mandat d'enquêter sur les graves violations des droits humains commises dans le pays depuis 2003 et d'engager des poursuites contre leurs responsables. En tandem avec la CPI, la CPS présente une belle occasion d'en finir avec les cycles d'impunité qui handicapent le pays depuis des années.

 

La Cour pénale spéciale, le gouvernement centrafricain et les Nations Unies possèdent désormais une feuille de route pour agir. Le rapport d'inventaire n'établit pas les responsabilités pénales individuelles, mais il met en lumière un grand nombre des crimes les plus graves, ainsi que les domaines d'investigation prioritaires. La prochaine étape cruciale sera de faire en sorte que la Cour dispose de la totalité du financement dont elle a besoin et devienne opérationnelle le plus tôt possible. Ceci inclut la nécessité d'assurer la protection des témoins et de sécuriser le personnel de la Cour.

 

Le gouvernement a pris d'importantes mesures ces derniers mois, notamment les nominations d'un procureur général et d'autres personnels de haut rang, mais il pourrait faire davantage pour rendre la Cour opérationnelle, par exemple nommer au sein de la présidence une personne assurant la liaison avec la Cour.

 

Les gouvernements se sont engagés à verser seulement 5,2 millions de dollars, sur les 7 millions qui sont nécessaires pour assurer le fonctionnement de la Cour pendant ses 14 premiers mois d'existence. Les bailleurs de fonds et l'ONU devraient soutenir la Cour sur le long terme, y compris en lui fournissant un appui technique et logistique. Et ils devraient s'assurer qu'aucune amnistie pour des crimes graves ne fasse partie d'éventuels accords de paix négociés par l'ONU ou par d'autres entités.

 

Les chefs de guerre et les commandants de groupes armés doivent être amenés à répondre des tueries et les personnes comme Monica devraient recevoir confirmation que leurs vies, et les vies des membres de leurs familles, ont une valeur. Le prochain rapport dont ils prendront connaissance devrait être un rapport sur les progrès de la justice.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 23:29
Un général espagnol va prendre la tête d’EUTM RCA

 

 

 

Nous devons être fiers du travail européen pour reconstruire la RCA (García Blázquez)

 

https://club.bruxelles2.eu   7 Juin 2017

 

 (B2) La troisième rotation de la mission européenne de formation des forces armées centrafricaine est sur le départ. Les premiers militaires s’envoleront début juillet. A leur tête, le général espagnol Fernando García Blázquez est particulièrement enthousiaste. Souriant et décontracté, il a bien voulu nous faire part de ses sentiments, en marge de la cérémonie symbolique du départ, organisée par l’Eurocorps, jeudi 1er juin.

 

A la veille de partir pour six mois, quelle est votre motivation principale ?

 

Mon objectif le plus important est qu’on reconnaisse l’Union européenne comme un acteur bénéfique pour la République centrafricaine, un acteur qui travaille pour laisser une situation beaucoup meilleure que l’antérieure. Il est important que les nations qui participent à la mission, qu’elles soient européennes ou pas — puisque la Bosnie-Herzégovine est notamment présente – se sentent fiers de notre travail.

 

Vous êtes pilote d’hélicoptères. Et vous avez toujours volé, y compris dans vos missions en Bosnie ou en Afghanistan. Cela ne vous manquera pas?

 

(rires) Jusqu’à la semaine dernière, j’étais pilote… je commandais les forces aéromobiles de l’armée de terre (FAMET). J’ai été pilote pendant plus de 22 ans, j’ai fait plus de 5000 heures de vols… Véritablement, c’est quelque chose que j’aime beaucoup. Mais je n’ai pas vraiment d’appréhension. Cette mission européenne est un défi que j’affronte avec plaisir.

 

C’est votre première mission en Afrique, cela change quelque chose ?

 

Chaque mission a une préparation spécifique car rien n’est jamais exactement pareil. Dans ce cas, la principale différence, ce sont les vaccins. Je n’avais encore jamais été vacciné autant (rires).

 

Cela suppose une préparation spécifique ?

 

Dans les trois piliers de la mission, j’ai surtout dû me préparer pour le pilier « conseil », qui suppose un contact plus important avec les autorités politiques, avec la diplomatie, avec des organisations civiles. Cela ne correspond à rien de ce que j’ai pu faire antérieurement. La formation, au contraire, est quelque chose que je connais bien.

 

Vous serez le troisième chef de mission envoyé par l’Eurocorps. Cela facilite la transition ?

 

Bien sûr. J’hérite de l’extraordinaire travail fait par les deux généraux français et belge qui m’ont précédé. Tant avec le général Hautecloque que Ruys, ont passé de nombreuses heures à me briefer. Nous avons eu de très longues conversations pour que je connaisse, avant même d’atterrir, qui est qui, quel sont les objectifs, le mandat, comment le mettre en œuvre. Un exercice utile pour m’expliquer les difficultés auxquelles je vais devoir faire face et les manières de les résoudre. Cette maturité de la mission, qui fête sa première année de mandat, mes deux prédécesseurs me l’ont transmise exhaustivement.

 

Quelles sont ces difficultés ?

 

Rien qui ne puisse être résolu avec du travail.

 

Le manque d’équipements reste une question lancinante pour redresser les forces centrafricaines ?

 

Oui bien sûr, c’est un problème important mais ce n’est pas le nôtre. Notre mandat est de former trois bataillons, de donner un conseil stratégique afin d’accompagner les états-majors pour leur réforme et conseiller les Centrafricains pour qu’ils atteignent leurs objectifs. De chez nous, ils sortiront formés. Bien entendu, ensuite, les Centrafricains doivent trouver des armes, des équipements.

 

La situation en Centrafrique reste instable, pouvez-vous intervenir pour maintenir l’ordre ?

 

Non. S’il y a un problème de sécurité, c’est à la MINUSCA d’intervenir. Notre mandat est très clair.

 

(Leonor Hubaut)

 

 

Un général espagnol va prendre la tête d’EUTM RCA

 

1 Juin 2017

 

 (B2 - exclusif) Le général (deux étoiles) espagnol Fernando García Blázquez prendra le commandement de la mission européenne de formation des forces armées centrafricaines (EUTM RCA), le 24 juillet prochain, selon nos informations, relayant ainsi le général belge Herman Ruys. Un commandement qu'il assumera pendant six mois, en tant que numéro 3 de l'Eurocorps (chef d'état-major).

 

Troisième rotation pour l'Eurocorps

 

Avec 66 personnels (sur les 170 constituant la mission), les militaires belges, français, espagnols et roumain (l'officier de liaison présent à Strasbourg) de l'Eurocorps formeront le noyau de l’état-major de la mission. C'est la troisième fois que l'Eurocorps assumera le commandement de la mission européenne de formation des forces armées centrafricaine (EUTM RCA). Une fois n'est pas coutume. Le général García Blázquez (avec qui B2 s'est entretenu), parle un très bon français ainsi que l'anglais.

 

Un pilote d'hélicoptère diplômé de l'état-major

 

Né en 1962, Fernando entre dans l'académie militaire espagnole en 1979. En 1984, il devient lieutenant d'artillerie et est envoyé au 12ème groupe d'artillerie automoteur (M109). En 1986, il devient pilote d'hélicoptère. Affecté aux Canaries, il pilote des hélicoptères Bell UH-1 Iroquois (Huey) ou Bölkow Bo 105, au sein du 4ème bataillon d'hélicoptères de manœuvre (BHELMA) aux Canaries. Après un passage à Madrid, en 1988, à l'état-major de l'aviation militaire, il continue sa formation, en maintenance d'hélicoptères, devient pilote instructeur et pilote test, et prend en 1991 la tête du bataillon d'hélicoptères de manœuvre (BHELMA) de La Rioja, pour cinq ans. Fernando García Blazquez continue de piloter, en cumulant les heures de vol de montagne et vols de nuit. En 1997, diplômé comme officier d'état major, il devient commandant et nommé chef d'état-major (COS) du transport, au sein de la direction du commandement logistique de l'armée, à Madrid.

 

Forte expérience internationale : Vérone, Bosnie-Herzégovine, Strasbourg...

 

L'Espagnol possède une expérience internationale principalement orientée vers l'OTAN. En 2000, il est déployé au sein du QG de l'opération française Salamandre déployée en Bosnie-Herzégovine et dont le QG est situé sur la base aérienne de Mostar-Ortiješ. Il a également été déployé, entre 2002 et 2004 à Vérone, au sein du Joint Command South de l'OTAN. Il enchaine avec un premier poste à Strasbourg, au sein de l'Eurocorps, en charge de la planification des exercices. Un poste qu'il quitte dès 2005 pour rejoindre l'état-major des armées, à Madrid, où il assume le poste de directeur espagnol du Multinational Experiment 5 (1).

 

... et l'Afghanistan

 

En septembre 2007, il prend le commandement du 3e bataillon d'hélicoptères d'exercice à Logroño (Espagne). C'est avec ce titre qu'il est déployé à Herat (Afghanistan) comme commandant du groupe d'hélicoptère de l'armée espagnole (Aspuhel XVII). Il comptabilise lui-même plus de 200 heures de vol en la zone de combat. Il y retourne en 2013, comme chef de l'état-major général du commandement régional de l'ouest de la FIAS. Ses deux principales tâches étant alors d'encadrer les élections présidentielles afghanes et d'organiser le relais entre la FIAS et la mission Resolute Support.

 

Chef de forces aéromobiles espagnoles (FAMET)

 

En 2014, il est placé à la tête du programme hélicoptère NH90 Caiman et prend la tête des forces aéromobiles de l'armée de terre (FAMET) en juin 2015, dont la base principale est située dans une banlieue de Madrid, à Colmenar Viejo. Marié, il est père de deux garçons... dont un pilote d'hélicoptère.

(Leonor Hubaut)

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 23:04
RCA: des casques bleus du Congo-B épinglés pour indiscipline et incompétence
RCA: des casques bleus du Congo-B épinglés pour indiscipline et incompétence

 

 

 

Centrafrique: des Casques bleus congolais menacés d'expulsion

 

07/06/17 (AFP)

 

Le chef militaire de la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) a menacé de renvoyer chez eux des Casques bleus congolais accusés d'abus sexuels et d'indiscipline, selon un document confidentiel rendu public mardi.

 

Le général sénégalais Balla Keita n'a pas mâché ses mots et a estimé que le Congo devrait "améliorer sans délais les critères pour ses unités", ou alors "une décision devra être prise pour remplacer les bataillons congolais", selon ce mémo daté du 12 mai.

 

Le document a été rendu public par l'ONG Code Blue Campaign, qui cherche à dénoncer les cas d'abus sexuels et d'exploitation parmi les Casques bleus.

 

Ismini Palla, porte-parole des soldats de maintien de la paix, a confirmé qu'une évaluation des Casques bleus congolais de la Minusca avait été menée. "Les résultats de ces évaluations ont été partagés avec les Etats membres et nous examinons nos options", a-t-elle dit.

 

"Les forces de maintien de la paix des Nations unies sont soumises aux plus hautes normes de performance et de conduite", a-t-elle poursuivi. "Nous ne nous épargnerons aucune action pour atteindre cet objectif".

 

L'an passé, 120 des 750 soldats congolais ont déjà été rapatriés après des allégations d'abus sexuels et d'exploitation (SEA), qui ont fait au moins sept victimes dont six enfants, selon le rapport.

 

"Le bataillon est connu pour ces mauvaises conduites de SEA, pour trafic d'essence et son manque de discipline", a souligné le général Keita dans son mémo, ajoutant que "six lettres de blâmes" avaient déjà été envoyées au commandant du bataillon cette année.

 

Les Casques bleus congolais sont déployés à Berberati (ouest), la troisième ville du pays.

 

"La situation s'est détériorée au point qu'on ne peut plus faire confiance à ce bataillon en raison de son mauvais commandement, de son manque de discipline et de ses déficiences opérationnelles", a encore regretté le général Keita.

 

Les Nations unies comptent 10.000 soldats et 2.000 autres personnes servant la Minusca en Centrafrique, qui s'est enfoncée dans l'anarchie en 2013 après le renversement de l'ancien président François Bozizé par des groupes armés Séléka pro-musulmans, entraînant une contre-offensive des milices à majorité chrétienne anti-balakas.

 

 

RCA: des casques bleus du Congo-B épinglés pour indiscipline et incompétence

 

Par RFI Publié le 07-06-2017 Modifié le 07-06-2017 à 14:58

 

Le contingent de casques bleus du Congo Brazzaville déployé en Centrafrique est une nouvelle fois visé dans deux documents confidentiels des Nations unies, révélés par l'ONG Aids-Free World. Il s’agit d’un mémo du commandant de ces casques bleus et un rapport qui détaille l'inaptitude de ces militaires à remplir leurs tâches les plus élémentaires. Ce contingent a déjà vu 120 de ses hommes rapatriés l'an dernier, certains étant impliqués dans des affaires de viols. Cette fois, le commandement militaire de la Minusca demande que le bataillon congolais soit remplacé si rien n'est fait pour améliorer les standards en matière disciplinaire.

 

Dans son mémo, le général Balla Keïta, le commandant de la force onusienne en Centrafrique, dissimule mal sa colère contre ce bataillon congolais « tristement célèbre pour ses comportements en matière d'exploitation et d'abus sexuels, de trafic de carburant et son manque de discipline ». Il y explique avoir adressé pas moins de 6 blâmes au commandant du bataillon depuis le début de l'année.

 

Dans le détail, le rapport relève que les rivalités entre le commandant congolais, ses adjoints et les commandants d'unité ont paralysé le bataillon. La maintenance des équipements laisse par ailleurs vraiment à désirer. Sur les 114 véhicules dont dispose le bataillon, 18 seulement sont en état de marche.

Un peu plus de 600 soldats congolais sont déployés dans le sud-ouest de la RCA. L'an dernier, 120 casques bleus congolais soupçonnés d'être impliqués dans des viols, sur mineurs notamment, ont été renvoyés à Brazzaville. Or depuis, rien n'aurait été fait pour limiter les risques d'abus sexuels ou d'exploitation par ces militaires. A Berbérati par exemple, le nouveau camp n'est ni fermé ni réellement gardé. Les civils comme les militaires entrent ou sortent sans aucun contrôle.

 

Aids-Free World, l'ONG qui a révélé ces documents confidentiels, met en avant les contradictions entre cette situation et la politique de « tolérance zéro » en matière d'abus sexuels, mise en avant par les Nations unies. De son côté, le général Keïta estime que si rien n'est fait par le Congo, son bataillon devra être totalement rapatrié.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 23:01
Lu pour vous : Centrafrique : le cinquième round des discussions pour le désarmement s’ouvre à Bangui

 

 

 

 

07/06/17 (Jeune Afrique)

 

L'optimisme n'est pas au rendez-vous à la veille de la cinquième réunion du Comité de suivi du plan DDRR, qui doit avoir lieu à Bangui jeudi et vendredi. Pourtant, un « réel pas vers l'avenir et vers la paix » doit y être franchi, avec pour la première fois la participation d'un représentant d'Abdoulaye Miskine, du Front démocratique du peuple centrafricain.

 

Ces 8 et 9 juin 2017, quatorze groupes armés actifs en République centrafricaine (RCA) vont se réunir à Bangui pour la cinquième rencontre du Comité consultatif et de suivi du plan dit DDRR − pour désarmement, démobilisation, réinsertion et réintégration. La rencontre aura lieu sous le patronage de Jean Willybiro Sako, conseiller spécial en charge du DDRR et du Colonel Noel Bienvenu Selesson, coordonnateur général du programme national DDRR à la Présidence de la République.

 

Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) de Noureddine Adam et les anti-Balaka, emmenés par Maxime Mokom seront représentés, bien qu’ils ne soient pas signataires des accords de paix. Les deux mouvements avaient participé aux discussions pour la première fois à l’occasion de la précédente rencontre du comité de suivi du plan DDRR, en avril.

 

Lutter contre la LRA

 

La nouveauté, c’est la consultation prévue en amont de la réunion, d’Abdoulaye Miskine, du Front démocratique du peuple centrafricain, que Jean Willybiro Sako a rencontré le 1 juin à Brazzaville. « Miskine sera représenté pour la première fois et c’est un réel pas vers l’avenir et vers la paix », commente sobrement un ancien Séléka.

 

Au menu des discussions, selon une source au Comité consultatif : la question de la lutte contre l’Armée de résistance du seigneur (LRA, ougandaise), active dans différentes régions du pays, alors que l’état-major américain a annoncé il y a peu la fin de la traque de son chef Joseph Kony. Doit aussi être évoquée la persistance des violences dans les régions où sont actives les groupes armés peuls. Les mouvements peuls du 3R de Sidiki Abass, et Unité pour la Paix en Centrafrique d’Ali Darassa, seront représentés lors de la rencontre.

 

Il est probable qu’en coulisses, les différents représentants des groupes commentent l’arrivée du procureur

 

Celle-ci risque d’être marquée par la récente publication d’un rapport de presque 400 pages par la Minusca et le Haut-Commissariat des droits de l’Homme des Nations unies. Dans ce dernier, de nombreux groupes armés sont accusés d’avoir perpétré différents crimes portant atteinte aux droits humains les plus élémentaires. « Et il est probable qu’en coulisses, les différents représentants des groupes commentent l’arrivée du procureur », nous glisse notre source, faisant là allusion à la récente arrivée à Bangui d’un procureur pour lancer les travaux de la Cour pénale spéciale, chargée d’enquêter sur les crimes résultant de violations graves des droits de l’Homme.

 

Vers un « bataillon pilote »

 

« Le gros morceau des discussions reste le projet de création d’un bataillon pilote, formé avec des combattants issus de différents groupes armés », nous assure Joachim Kokaté, ex-anti-Balaka et une des personnes ressources du Comité consultatif de suivi du DDRR.

 

De toute évidence, le processus est enrayé

 

De récentes violences, notamment l’attaque à la mi-mai d’un convoi de la Minusca et l’assaut à la même période sur la ville de Bangassou, semblent avoir entaché l’espoir que certains plaçaient dans le processus DDRR. « Autant l’arrivée du procureur est une bonne chose, autant je me désintéresse du DDRR. De toute évidence, le processus est enrayé », confie ainsi le président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH), Joseph Bindoumi.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 22:58

 

 

 

YAOUNDE, 06/06/17 (Xinhua) -- Un nouveau conflit est inévitable sans un soutien ferme de la communauté internationale en faveur de la République centrafricaine (RCA), pays où les violences persistent freinant les efforts de stabilisation et de réconciliation nationale, ont alerté les participants à une réunion sur la sécurité en Afrique centrale tenue vendredi à Yaoundé (Cameroun).

 

Après deux jours de session ministérielle ouverte jeudi, le comité consultatif permanent des Nations unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale a adopté une déclaration dans laquelle il s'est dit "fortement préoccupé(s) par la fragilité de la situation sécuritaire en République centrafricaine en raison de la présence constante de groupes armés et criminels, y compris liés au braconnage et à la transhumance".

 

Plus d'un an après l'élection du président Faustin-Archange Touadéra en février 2016 suivie de celle d'une nouvelle Assemblée nationale, la RCA continue d'être secouée par les violences provoquées par le renversement du régime de François Bozizé par l'ex-alliance rebelle de la Séléka le 24 mars 2013 à Bangui.

 

Mi-mai, des attaques commises par des groupes armés ont tué plus de 200 personnes à Bangassou, Alindao et Bria, dans le sud du pays, selon des estimations de la Croix-Rouge centrafricaine et du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA).

 

Début mai, six Casques bleus dont cinq de nationalité cambodgienne et un de nationalité marocaine de la MINUSCA avaient aussi été tués dans une embuscade à Bangassou.

 

"Nous avons adopté la déclaration de Yaoundé sur la situation en République centrafricaine afin de porter une attention spéciale sur ce pays qui sort à peine de crise et dont des indices indiquent que la situation pourrait s'aggraver si notre sous-région et la communauté internationale n'y accordent toutes les mesures préventives nécessaires", a déclaré le ministre camerounais des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, lors de la clôture de la réunion de Yaoundé.

 

Pour le représentant spécial du secrétaire général et chef du Bureau des Nations unies pour l'Afrique centrale, François Louncény Fall, il s'agit surtout d'un appel "aux groupes armés afin que les groupes qui n'ont pas encore baissé les armes et qui n'ont pas accepté de se joindre à l'initiative du DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion) puissent se joindre à ce processus".

 

"Aussi c'est un appel lancé à toutes les organisations intéressées au règlement de la crise centrafricaine, notamment la CEEAC, l'Union africaine, les Nations unies, pour qu'ensemble nous puissions nous unir et mutualiser nos efforts afin d'aboutir à un cessez-le-feu et à un DDR qui puisse permettre la stabilisation de la République centrafricaine", a souligné l'ex-Premier ministre guinéen dans un entretien avec Xinhua.

 

La 44e réunion ministérielle du comité consultatif permanent des Nations unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale a consacré ses travaux tenus jeudi et vendredi à Yaoundé à une évaluation de la situation sécuritaire dans les onze pays membres de la CEEAC.

Centrafrique : appel de l'Afrique centrale et de l'ONU à un soutien international pour régler la crise
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 22:55
UE: un soutien de 382 millions d'euros pour la République centrafricaine
UE: un soutien de 382 millions d'euros pour la République centrafricaine

 

 

UE: un soutien de 382 millions d'euros pour la République centrafricaine

 

French.china.org.cn  le 07-06-2017

 

L'Union européenne (UE) concrétise son soutien à la population centrafricaine en agissant en faveur de la consolidation de la paix et du développement économique et social. Neven Mimica, Commissaire européen chargé de la coopération internationale et du développement et Félix Moloua, ministre de l'Economie, du Plan et de la Coopération de la République centrafricaine, ont signé mercredi à Bruxelles un programme de soutien pour la République centrafricaine, s'élevant à 382 millions d'euros pour la période 2014-2020.

 

M. Neven Mimica a souligné: "Six mois après la Conférence international des donateurs pour la République centrafricaine qui a mobilisé plus de deux milliards d'euros, l'Union européenne accélère son engagement auprès des autorités et du peuple centrafricains pour répondre aux besoins prioritaires du pays. Au moment-même où le pays est secoué par une recrudescence de la violence, l'Union européenne réaffirme par la signature de ce programme de 382 millions d'euros qu'elle est et restera le partenaire principal de la RCA sur le chemin vers le développement durable et inclusif".

 

Concrètement, les trois secteurs d'intervention prioritaires bénéficiant de ce soutien sont: la gouvernance économique et le social (notamment l'éducation et la santé); la réforme du secteur de sécurité et la gouvernance démocratique; la résilience rurale et la création d'emploi.

 

Ce soutien s'inscrit dans la mise en oeuvre des engagements pris par l'UE lors de la Conférence de Bruxelles pour la Centrafrique en novembre 2016. Il permettra à la République centrafricaine, dont les besoins sont conséquents et persistants, de concrétiser des appuis en faveur de la restauration du contrat social et de la réforme du secteur de la sécurité.

 

Une grande partie du montant de ce soutien, ainsi que plusieurs contributions apportées par la communauté internationale, transiteront par le fonds fiduciaire Bêkou pour la Centrafrique. Ce fonds a été créé il y a deux ans par l'UE, plusieurs Etats membres (France, Allemagne, Pays-Bas, Italie) ainsi que la Suisse. Ce fonds a déjà profondément changé la vie de plus d'un million de personnes en leur permettant de bénéficier de consultations médicales, de vaccinations, de formations à l'entreprenariat destinées aux femmes et d'emplois.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 22:53
La Centrafrique et l’AIEA signent un deuxième accord-cadre de coopération
La Centrafrique et l’AIEA signent un deuxième accord-cadre de coopération

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 06/06/17- La République centrafricaine et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont signé à Vienne, en Autriche, un accord-cadre de coopération, soit le deuxième du genre et qui porte sur la santé animale, l’agriculture, l’enseignement supérieur, les mines et l’utilisation de l’énergie civile, annonce le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué publié mardi.

 

Selon le communiqué, l’accord a été signé en marge d’une réunion de l’AIEA tenue la semaine dernière et à laquelle a pris part une délégation centrafricaine conduite par le ministre des Affaires étrangères, Charles Armel Doubane.

 

Prévue de 2017 à 2021, la coopération que définit l’accord cadre débutera par l’organisation d’un séminaire de sensibilisation sur les missions de l’Agence internationale de l’énergie atomique à Bangui à l’intention des parlementaires et autres membres des institutions centrafricaines.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 22:47

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, 7 juin 2017 – Le niveau de sécurité à Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham (nord-ouest de la République Centrafricaine), est apprécié par la population et les autorités locales malgré quelques défis à relever. « La situation s’améliore, notamment avec les nombreuses patrouilles de la MINUSCA», a déclaré le secrétaire général de la préfecture, Ferdinand Kongaté Moussa, tout en sollicitant plus de mesures sécuritaires dans la localité de Kabo.

 

Le représentant de la préfecture ainsi que le maire de Bosssangoa ont pris part, aux côtés du chef du bureau de la MINUSCA, Bara Dieng, à la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA, consacré ce mercredi à la situation dans l’Ouham. Les trois responsables ont énuméré les défis ainsi que les contributions de la Mission en partenariat avec les autorités locales, notamment les efforts pour la cohésion sociale.

 

« Le 25 Mai passé, une délégation composée de Madame le Préfet de Ouham, de la députée de Markounda, de l’évêque de Bossangoa et la MINUSCA s’est rendue à Kouki pour assister à une cérémonie de dialogue entre ces deux groupes armes », a souligné Dieng. Le chef de bureau de la Mission a appelé au soutien à ces initiatives de dialogue, en s’adressant « aux élites locales, qu’elles soient ici à Bossangoa ou ailleurs, d’y mettre des leurs pour non seulement consolider les résultats de la rencontre des deux groupes armés à Kouki, mais aussi d’étendre cela dans toute la préfecture de l’Ouham et pourquoi pas dans tout le pays ». Pour sa part, le secrétaire général de la préfecture a précisé que la deuxième phase de cette rencontre est prévue le 15 juin à Nana-Bakassa, avec la probable signature d’un accord de paix entre les deux groupes armés.

 

La sécurité à Bossangoa est le résultat de l’appui multiforme de la MINUSCA, comme le pré-DDR qui « a permis aux jeunes de tourner le dos à la criminalité pour s’investir dans les projets a impact rapides communautaire financés par la MINUSCA », selon le chef de bureau, qui a annoncé la conclusion prochaine des « travaux de la maison d’arrêt de Bossangoa, qui constitue le seul élément qui manquait jusqu’ici à la chaine pénale et qui devrait maintenant donner un coup de force à la lutte contre l’impunité dance la zone ». En effet, la MINUSCA a déjà rétabli les bâtiments du tribunal, de la police et de la gendarmerie et fourni à la police et à la gendarmerie un appui en équipement d’une valeur de 21 millions de francs CFA.

 

Pour sa part, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a annoncé l’arrivée mercredi à Bangui, de l’Experte indépendante des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en RCA, pour une mission de neuf jours, ainsi que la tenue, le lundi 12 juin à New York, d’une séance d’information au Conseil de sécurité des Nations Unies sur la RCA. « Le Représentant spécial du Secrétaire général sera l’un des intervenants durant cette session », a précisé le porte-parole. D’autre part, Monteiro a indiqué que 85 leaders de groupes d’auto-défenses du KM5 et de Boeing sont réunis ce jour à Bangui pour discuter sur les acquis du pacte de non-agression et de réconciliation entre les deux quartiers et sur la prévention de conflit intercommunautaire dans la capitale centrafricaine.

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d'information publique

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR |

 

POPULATIONS ET AUTORITÉS LOCALES APPRÉCIENT LE NIVEAU DE SÉCURITÉ DANS LA VILLE DE BOSSANGOA
Repost 0
Centrafrique-Presse.com