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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 18:59

 

 

NOTE D’INFORMATION

 


 

Bangui, le 09 novembre 2016 – La MINUSCA salue la récente validation de la Stratégie nationale du DDRR et l’adoption de la Politique nationale de sécurité par les institutions centrafricaines, des documents essentiels pour la stabilisation et le relèvement de la Centrafrique. “Les défis restent nombreux mais il s’agit d’une étape cruciale dans la mise en oeuvre des grandes réformes en vue de la stabilisation et le relèvement de la République centrafricaine”, a affirmé mercredi le porte-parole Vladimir Monteiro, lors de la conférence hebdomadaire de la Mission.

 

Le document de la Stratégie nationale du DDRR a été accepté et validé lors de la 2e réunion du Comité consultatif et de suivi, tenue mercredi et jeudi à Bangui. Le lendemain, cette stratégie à été adoptée par le 1er Comité stratégique DDR/RSS/RN, réuni sous la présidence du Chef de l’État, et qui a également validé la Politique Nationale de Sécurité et le Plan de développement des forces de sécurité intérieure. 

 

Le porte-parole a rappelé que 11 groupes armés sur un total de 14 avaient validé la Stratégie nationale du DDRR et il a invité les autres groupes qui n’y  participent pas encore, à se joindre au dialogue en cours. “La MINUSCA continuera à apporter son appui aux autorités et aux populations centrafricaines car elle reste persuadée que la solution aux problèmes de la Centrafrique passe indéniablement par un dialogue inclusif”, a poursuivi Monteiro.

 

La MINUSCA s’est également félicitée des initiatives pour la recherche de solutions à travers le dialogue, notamment la rencontre des forces vives convoquée par le Chef de l’État ainsi que des concertations menées par des responsables politiques, des représentants de la société civile et des leaders religieux. “La MINUSCA salue leurs promoteurs et encourage tous les Centrafricains de bonne volonté à contribuer aux efforts pour le dialogue, la cohésion sociale et le vivre ensemble”, a renchéri le porte-parole.

 

Au cours de sa conférence de presse hebdomadaire, la MINUSCA a fait état des travaux de réhabilitation du Camp Leclerc, le centre d’instruction de Bouar, avec le génie militaire des FACA et financés par la Mission. De même, il a été question de la création de 1.286 emplois directs en octobre à Bouar, Bambari, Kaga-Bandoro et Bangui, dans le cadre du projet Jeunes à risques. Ce projet de la MINUSCA vise la stabilisation, la cohésion sociale, au dialogue inter et intra-communautaire et à la restauration de l’autorité de l’Etat.  

 

Pour sa part, la porte-parole de la composante police, Popescu Oana Andrea, a indiqué que la Police de la MINUSCA a assuré ses missions habituelles d’escorte et protection de hautes personnalités, patrouilles, gardes statiques au niveau des points sensibles et des institutions étatiques, ainsi que des opérations de lutte contre la délinquance. La porte-parole est également revenue sur les formations à l’endroit des éléments des Forces de sécurité intérieure (FSI) et qui touchent quelques 100 policiers. Ces formations portent sur le maintien et rétablissement de l’ordre public, la formation en psychologie de commandement et la constitution de points focaux genre et groupe vulnérable. 

 

De son côté, le porte-parole de la force de la MINUSCA, Lieutenant-colonel Ibrahim Al-Moustapha, a dénoncé les attaques des convois de la MINUSCA sur l’axe  Bambari-Grimari-Sibut. La Force à mis en place un dispositif robuste d’alerte et de prévention de ces attaques pour une meilleure protection de la population civile. En outre, dans le cadre de la protection civile, la semaine écoulée, la Force a mené 1297 opérations dont 628 au secteur Ouest, 510 au secteur Centre, et 159 au Secteur Est. Ces opérations sont constituées notamment de l’interposition entre les groupes armés, des escortes des convois, des patrouilles, de la sécurisation des établissements publics et étatiques, des camps des réfugiés, des caravanes médicales, des donations en biens et matériels, a conclu le lieutenant-colonel Ibrahim Al-Moustapha

 

________________________________________________________________________

 

Bureau de la Communication et de l'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

LA MINUSCA SALUE LA STRATÉGIE NATIONALE DE DDR ET LA POLITIQUE NATIONALE DE DÉFENSE
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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 18:43
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : La Minusca dément son implication dans l’arrestation des leaders de la société civile

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 9 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 09 Novembre 2016 (RJDH)—La Minusca a rejeté les accusations qui font état de son implication dans l’arrestation mardi dernier de Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi, deux leaders de la société civile, initiateurs d’une manifestation contre la mission. La position a été exprimée par Vladimir  Monteiro lors de la conférence de presse hebdomadaire de la mission.

 

Selon Vladimir Montéiro, l’arrestation des deux leaders de la société civile ne s’est pas faite sous pression de la Minusca, « que ce soit clair, l’arrestation de ces messieurs  a été faite par la police et l’OCRB dans le cadre d’un mandat d’arrêt de la justice centrafricaine. La Minusca ne fait aucune pression sur quelque dossier que ce soit » a-t-il expliqué.

 

La Minusca, selon son porte-parole ne fait que soutenir les décisions du gouvernement qu’elle doit accompagner, « la Minusca est là pour soutenir les autorités à travers la mobilisation des partenaires, à travers le renforcement des capacités en termes d’Etat de Droit, de justice et de gouvernance. La Minusca n’impose absolument rien », a-t-il déclaré. Vladimir Montéiro affirme que la Minusca veillera au respect des droits des arrêtés.

 

Gervais Lakosso  et Marcel Mokwapi sont arrêtés pour atteinte à la sûreté de l’État, trouble à l’ordre public, violence et destruction de biens. Ces arrestations interviennent 15 jours après la journée ville morte que ces deux ont initiée le 24 octobre dernier. Cette journée ville morte s’est soldée par des violences qui ont fait quatre morts et quatorze blessés, selon le bilan officiel.

 

 

Centrafrique : Un humanitaire tué entre Paoua et Bossangoa

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http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 9 NOVEMBRE 2016

 

PAOUA, 09 Novembre 2016(RJDH)—Anicet Bero, un agent de l’ONG Conseil Danois pour les Réfugiés (DRC) a été tué par des hommes armés dans la nuit du mardi au mercredi entre Paoua et Bossangoa. L’information a été confirmée par une source militaire jointe depuis Paoua.

 

L’agent avait quitté Paoua pour Bossangoa avec une moto. Selon la source militaire contactée par le RJDH, cet humanitaire est tombé dans l’embuscade des hommes armés proche de Nana-Bakassa.

 

D’après la même source, l’agent de DRC n’a pas été tué par balle, « il n’est pas tué par balle mais les hommes armés l’ont ligoté et frappé  à mort », explique-il. Les informations du RJDH indiquent que le corps a été inhumé après l’identification. Les responsables de l’ONG DRC n’étaient pas disponibles pour leurs versions des faits.

 

Dans la même nuit du 08 au 09 Novembre, la base de l’ONG DRC à Kaga-Bandoro a été cambriolée par des hommes armés.

 

 

Centrafrique : Accrochage entre deux factions Séléka près de Bria

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http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 9 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 9 novembre 2016 (RJDH)—Un accrochage est signalé depuis mardi 8 novembre dans la soirée, entre les factions Séléka de UPC et ceux du FPRC près de la ville de Bria. Les autorités locales contactées ont confirmé l’information.

 

Cet accrochage intervient trois semaines après la tenue de l’Assemblée Générale des fractions de l’ex-Séléka dans la ville de Bria, AG à laquelle l’UPC de Ali Daras n’a pas participé.

 

Selon les informations du RJDH, les villages Kalaga, Bougou et Mogolouba sont touchés par ce combat. Une source anonyme jointe à Bria a relevé que les faits se sont produits à 50 Km de la ville sur l’axe Ouadda, « il y a eu tension entre peuls et rounga sur un chantier minier », a lâché la source sans plus de commentaire.

 

Une source hospitalière a confié que deux corps ont été ramenés à l’hôpital de Bria et un blessé. Aucun mouvement de population n’est pour le moment signalé.

 

La situation s’est relativement calmée suite à l’appel d’apaisement des leaders de ces deux mouvements.

 

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Centrafrique-Presse.com
9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 15:01
Burkina-Centrafrique Les deux présidents pour le renforcement de la coopération
Burkina-Centrafrique Les deux présidents pour le renforcement de la coopération
Burkina-Centrafrique Les deux présidents pour le renforcement de la coopération

 

 

LEFASO.NET | Par Tiga Cheick Sawadogo • mardi 8 novembre 2016 à 21h17min

 

Une journée de travail et de renforcement des liens d’amitié entre la République Centrafricaine et le Burkina Faso, ce 8 novembre 2016 à Ouagadougou. C’était l’objectif du bref séjour du président Faustin-Archange Touadera. Au cours de la journée, Rock Kaboré a travaillé avec son invité sur les axes de coopération qui sont à même de rapprocher les deux pays. La visite a pris fin par la signature d’un accord-cadre de coopération.

 

Ce sont les ambassadeurs en charge des affaires étrangères des deux pays qui ont signé l’Accord-cadre de coopération, entre les deux pays. La coopération entre le Burkina et la Centrafrique est désormais formalisée. « Les deux chefs d’Etat ont convenu de la tenue dans les meilleurs délais, de la première session de la commission mixte de coopération entre les deux pays », peut-on lire dans le communiqué final.

 

Selon le président du Faso, à chaque fois qu’il a rencontré son homologue centrafricain lors des rencontres africaines et internationales, il a toujours été question de la nécessité de renforcer les relations entre les deux pays.

 

« Aujourd’hui, c’est chose faite, nous avons posé les premiers jalons et je suis convaincu que compte tenu de l’engagement réciproque que nous avons, nous allons consolider ces relations aussi bien aux plans politique, économique et social », s’est réjoui Roch Kaboré.

 

Le président du Faso a réaffirmé le soutien de son pays au peuple centrafricain qui sort, difficilement d’une crise. Il a salué les efforts déjà entrepris pour la réconciliation nationale, et la paix, sans quoi il n’y a pas de développement.

 

Rock Kaboré a poursuivi en lançant un appel à tous les protagonistes de la crise. « Je voudrais appeler les factions, toutes les tendances politiques au niveau de la Centrafrique à méditer sur la nécessité que tout le monde s’engage vers un processus d’apaisement, de paix », a-t-il dit, parce que le pays appartient à tous les centrafricains qui ont « choisi démocratiquement quelqu’un qui est chargé de gérer la Centrafrique pendant les cinq années à venir ». Il faut donc lui donner toutes les chances pour qu’il réussisse sa mission.

 

En tout cas, Faustin-Archange Touadera pourra compter sur le Burkina Faso, foi de son premier responsable. « Nous ne ménagerons aucun effort pour apporter notre petite pierre, parce que nous sommes un petit pays, nous n’avons pas toutes les potentialités, mais je crois que nous pouvons toujours les épauler », a déclaré Roch Kaboré.

 

Des déclarations qui réconfortent le visiteur pour qui la paix, la concorde nationale, la cohésion sociale « manquent en ce moment », toute chose qui ne permet pas aux autorités de se consacrer au développement du pays.

 

Il a ainsi témoigné sa gratitude au Burkina Faso à travers son président pour avoir senti durant son bref séjour, « tous les signes de fraternité et d’amitié ». La partie Centrafricaine, par la voie de son président, s’est engagée « à raffermir tous les points qui ont été évoqués dans l’accord-cadre de coopération ».

 

Roch Kaboré a été invité par Faustin-Archange Touadera, pour une visite officielle en Centrafrique.

 

Tiga Cheick Sawadogo


Lefaso.net

 

Coopération: la Centrafrique et le Burkina signent un accord-cadre

 

http://www.fasozine.com/ 08 Nov 2016

 

Pour sa première visite officielle au Burkina Faso, le président centrafricain, Faustin-Archange Touadera s’est dit très honoré par l’accueil à lui réservé par son homologue et le peuple burkinabè. Aux termes des échanges, les deux chefs d’Etats à travers leurs ministres des Affaires étrangères, ont signé un accord-cadre visant le renforcement de la coopération bilatérale entre le Burkina Faso et la Centrafrique.
 

Ce séjour du chef de l’Etat centrafricain contribuera, selon Roch Marc Christian Kaboré, à « donner une impulsion nouvelle aux relations d’amitié et de coopération entre les deux pays ». Cette visite constitue à n’en point douter, une étape décisive dans l’approfondissement des relations « exemplaires et fraternelles » entre deux pays ajoute M. Touadera, en précisant qu’ils ont plusieurs choses en commun.

 

Outre la «carte géographique presqu’identique», le Burkina Faso et la Centrafrique possèdent «une histoire politique presqu’identique» et «un destin commun», fait remarquer M. Touadera. Pour sa part, le président du Faso a dit à dit à son hôte, que sa visite traduit l’ambition partagée des deux chefs d’Etat, de «bâtir un partenariat stratégique qui soit à la hauteur des aspirations des peuples burkinabè et centrafricain».

 

Abordant la coopération bilatérale, les deux chefs d’Etat se sont félicités de l’excellence des liens séculaires d’amitié et de fraternité qui existent entre les peuples centrafricain et burkinabè. Ils ont également marqué leur volonté commune d’œuvrer à leur dynamisation dans l’intérêt mutuel de leurs peuples. A ce sujet, le président Kaboré et son homologue centrafricain ont matérialisé cette volonté par la signature de l’accord-cadre de coopération entre les deux pays qui définit les domaines de coopération. A cet égard, les deux chefs d’Etat ont convenu de la tenue dans les meilleurs délais, de la première session d’une commission mixte de coopération.

 

Evoquant les récents développements en matière de lutte contre le terrorisme dans leurs sous-régions, les deux chefs d’Etat ont réitéré l’engagement de leurs gouvernements respectifs à lutter davantage contre le terrorisme par la mutualisation des moyens et le partage d’informations. Après un tête-à-tête au palais de Kosyam et un déjeuner offert par Roch Marc Kaboré à son hôte et à la délégation centrafricaine, Faustin-Archange Touadera a quitté le sol burkinabè aux environs de 16 heures ce mardi 8 novembre 2016.

 

Abel Azonhandé

 

TOURNEE OUEST-AFRICAINE DU PRESIDENT CENTRAFRICAIN : « La Centrafrique peut compter sur le Burkina Faso », dixit Roch Marc Christian Kaboré

 

http://lepays.bf/ 09 novembre 2016

 

Faustin Archange Touadéra, président de la République centrafricaine, accompagné d’une importante délégation, a effectué le mardi 08 novembre 2016 une visite d’Etat d’une journée au Burkina Faso. Au cours de ladite  visite, le président centrafricain et son homologue burkinabè, Roch March Christian Kaboré, se sont entretenus sur la situation sociopolitique de leurs pays respectifs. Ils ont aussi discuté des questions de coopération bilatérale entre la République centrafricaine et le Burkina Faso.

 

C’est aux environs de 9h30 mn, que l’avion présidentiel qui transportait Faustin Archange Touadéra, Président de la République centrafricaine, a atterri sur le tarmac de l’aéroport international de Ouagadougou. Au pied de l’avion, le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, qui  l’attendait. Après les salutations d’usage et les hymnes nationaux des deux pays, l’hôte burkinabè et son visiteur du jour se sont dirigés vers le salon officiel où les deux chefs d’Etat se sont entretenus durant quelques minutes. Après cet entretien, le président Faustin Archange Touadéra, a situé l’objet de sa visite à la presse en ces termes : « Nous sommes venu rencontrer le président Roch Marc Christian Kaboré pour échanger, renforcer et formaliser  la coopération dans l’intérêt des populations. Il y a beaucoup d’opérateurs économiques qui travaillent. Notre pays sort d’un moment de crise et nous devons tout faire pour qu’ils puissent nous aider à le reconstruire. Nous profitons de l’occasion pour remercier le Président du Faso et le Premier ministre qui a accepté de nous recevoir ».  En ce qui concerne la crise en Centrafrique, le président a laissé entendre que le gouvernement travaille pour sortir le pays de la crise. «Nous avons mis en place un processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration des ex-combattants. Nous venons échanger avec le président Kaboré afin de tirer leçon de l’expérience du Burkina Faso. Il y a la grande question de la réconciliation nationale et du vivre- ensemble. Et ces questions sont des piliers de la relance économique », a-t-il dit.

 

« L’accord signé entre les deux pays est très important pour la coopération bilatérale »

 

Après cette déclaration, le cortège présidentiel s’est ébranlé vers l’Hotel Laïco, pied-à-terre du président Touadéra. Là, les experts des deux pays ont eu une séance de travail. Comme le veulent les usages, le président de la République centrafricaine a eu une audience officielle avec son hôte, le Président du Faso, au palais de Kosyam.

 

Dans l’après-midi, les deux ministres en charge des Affaires étrangères des deux pays, Alpha Barry et Charles Armel Doubane, ont signé l’accord-cadre de coopération entre le Burkina Faso et la République centrafricaine. Après tout cela, Roch Marc Christian Kaboré s’est  dit ravi de la visite effectuée par le Président de la République centrafricaine au Burkina Faso. « Nous avons posé les premiers jalons de notre coopération et je suis convaincu que compte tenu de l’engagement réciproque que nous avons, nous allons consolider nos relations, aussi bien au plan politique, économique que social. La République centrafricaine traverse une situation difficile. Il appartient à l’Afrique en général et au Burkina Faso en particulier, de lui apporter un soutien dans le cadre de la réconciliation nationale et de la paix. La Centrafrique peut compter sur le Burkina Faso pour l’épauler », a-t-il soutenu lors du point de presse.  A la suite du Président du Faso, le président Faustin Archange Touadéra a remercié le peuple burkinabè pour l’accueil chaleureux et fraternel qu’il  a reçu. Pour lui, l’accord signé entre les deux pays est très important, pour la coopération bilatérale. « Nous allons nous engager à raffermir tous les points évoqués », a-t-il dit. C’est sur des mots de remerciements qu’a pris fin le bref et intense séjour du Président Faustin Archange Touadéra. Et c’est aux environs de 15h, que l’avion présidentiel a décollé de l’aéroport international de Ouagadougou avec à son bord, le Président Faustin Archange Touadéra et sa délégation.

 

Françoise DEMBELE

 

 

La Centrafrique veut s'inspirer du "modèle de réconciliation" du Burkina Faso

 

2016-11-08 21:33:27  xinhua

 

Le président centrafricain, Faustin-Archange Touedera, arrivé mardi à Ouagadougou pour une visite de travail, a déclaré qu'il est venu s'inspirer de l'exemple burkinabè en matière de réconciliation, après une instabilité politique consécutive à la chute de l'ex-Président Blaise Compaoré.

 

"Nous sortons de crise. Il y a toujours quelques poches d'insécurité (...) ; il y a la grande question de la réconciliation nationale et du vivre-ensemble", a déclaré M. Touedera, à la presse avant d'ajouter : "nous voulons échanger avec le président Kaboré et le gouvernement pour voir dans quelle mesure tirer expérience de ce qui se fait ici au Burkina".

 

Sur l'état de la coopération bilatérale entre son pays et le Burkina Faso, le chef d'Etat centrafricain a rassuré : "nous avons avec le Burkina Faso, de très bonnes relations et nous sommes venus (...) pour échanger et renforcer notre coopération, formaliser cette coopération dans l'intérêt des deux peuples".

 

Selon M. Touedera, la situation sécuritaire de son pays est encore précaire car, "des groupes armés détiennent encore des armes", malgré un processus de désarmement "qui fonctionne".

 

"Par le dialogue, nous essayons de rassembler tous les Centrafricains autour de nous pour que nous essayions de rebâtir notre pays", a-t-il rassuré.

 

Cette première visite officielle du chef de l'Etat centrafricain depuis sa prise de pouvoir, intervient après un séjour en Côte d'Ivoire, où il s'est inspiré de l'expérience ivoirienne en matière de sortie de crise.

 

Les présidents burkinabè et centrafricain s'étaient déjà rencontrés à Bruxelles, le 15 juin dernier, en marge des travaux de la 10è édition des Journées européennes du développement. 

 

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Centrafrique-Presse.com
9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 14:59
Lu pour vous : La Centrafrique en quête de partenaires pour se reconstruire

 

La Centrafrique en quête de partenaires pour se reconstruire

 

http://afrique.latribune.fr/     |   

 

En proie à une instabilité politique et économique, la Centrafrique c’est tourné vers les pays de la région pour lui apporter un soutien en matière de captation d’investissements et d’assistance sécuritaire. Bangui attend également les conclusions du programme triennal du FMI qui vient d’examiner l’état économico-financier du pays et dont les observations conditionneront une hypothétique aide du FMI.

 

Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra, est actuellement en visite en Côte d'Ivoire. Le but de cette étape ivoirienne est de décrocher l'aide du président Ouattara au projet de reconstruction centrafricain. Un soutien qui devrait se traduire par un appui technique et diplomatique lors d'une conférence de bailleurs de fonds en faveur de Bangui qui devrait se tenir prochainement à Bruxelles.

 

Cette visite devrait également englober un round de négociation avec la Banque africaine de développement (BAD) dont le siège se trouve à Abidjan. Touadéra compte décrocher un appui financier de l'institution panafricaine pour son programme de sortie de crise. La Centrafrique a en effet, vu ses prévisions de croissance subir un léger repli. Initialement fixée à 5,2% en 2016 et 5,5% en 2017, la croissance du PIB de Bangui devrait se situer à 4,5 % en 2016. Le FMI pour sa part, s'attend à un taux de 5 % pour 2017. Du côté de l'inflation annuelle moyenne, les prévisions actuelles la situent à 5,1 %, contre un taux prévisionnel de 4 %. Une situation qui se conjugue à la crise sociopolitique qui a entraîné une diminution des recettes. Le gouvernement veut atteindre 5,5 % de croissance, ramener l'inflation à 3 % et réduire le déficit primaire intérieur à 1 % du PIB d'ici 2019.

 

L'enjeu de la stabilité

 

C'est justement pour réaliser ces objectifs de croissance que l'Etat centrafricain compte se tourner vers les bailleurs de fonds internationaux. Une aide extérieure qui reste conditionnée par la fin des combats et une restauration effective de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire. Un objectif qui reste hors d'atteinte, notamment suite au retrait des forces françaises déployées dans le pays et les mauvaises relations entre les populations civiles et les forces de maintien de la paix de l'ONU. S'y ajoutent, la résilience des milices Séléka et anti-Balaka qui ont réussi à conserver leur arsenal et leur capacité de nuisance.

 

Cet impératif de retour à la stabilité a poussé les autorités centrafricaines à solliciter l'appui technique de la Côte d'Ivoire. Un soutien qui porte notamment sur la duplication du processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) qui a été mené par Yamoussoukro après la guerre civile d'avril 2011. Le soutien militaire ivoirien devrait également comporter un volet formation. En clair, l'Ecole de formation des armées pourrait accueillir des officiers des forces armées centrafricaines (Faca), dans les mois à venir.

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 14:57
L’ONG Oxfam condamne le braquage de sa base à Batangafo par des hommes armés

 

 

5 staffs ont été menacés, fortement violentés et plusieurs biens emportés

 


Bangui  4/11/16 - La base d’Oxfam à Batangafo a été pillée par des hommes armés la nuit du jeudi 3 au vendredi 4 novembre dernier. 5 staffs ont été menacés et fortement violentés et leurs biens personnels ainsi que ceux de l’ONG ont été emportés.

 

Le chef de mission d’Oxfam en République Centrafricaine, Ferran Puig a déclaré que : « L’équipe d’Oxfam a Batangafo est sous le choc de cet incident ». L’équipe a fait l’état des biens emportés et il apparait qu’ « ils ont emporté de l’argent, des équipements d’autres biens essentiels pour notre travaille humanitaire en Centrafrique» explique-t-il.

 

L’ONG condamne fortement cette nouvelle attaque contre le personnel humanitaire en République Centrafricaine qui continue de freiner les activités humanitaires vitales pour la population en besoin d’aide humanitaire.

 

Les activités d’Oxfam a Batangafo consistent en la fourniture de l’eau et l’assainissement dans les 8 sites de déplacées de Batangafo. L’ONG  touche plus de 38.850 personnes, dans les 8 sites de déplacées et dans les quartiers de retour. Oxfam y mène aussi des activités de mobilisation communautaire pour le nettoyage des latrines et douches et la  promotion d´hygiène. Ces activités sont essentielles pour les populations déplacées dans la souffrance. 


Cet incident aura des répercussions sur calendrier d’implémentation du programme.  « Il est important que tout le monde comprenne que chaque attaque contre les humanitaires a un impact important sur les activités qu’on fait pour appuyer la population centrafricaine, que pourraient amener même a un arrêt totale des activités en cas de mise en danger des vies de nos équipes» explique le directeur pays.

 

Oxfam réaffirme son engagement à venir en aide aux populations affectées et appelle a respecter et à garantir la sécurité du personnel humanitaire, du matériel et des activités afin d’assurer ainsi que les communautés puissent accéder à une assistance humanitaire. L’ONG est présente en République Centrafricaine depuis janvier 2014 pour répondre aux besoins urgents de la population affectée par la crise humanitaire qui sévit depuis Décembre 2013. Les activités d’Oxfam incluent la fourniture et l’acheminement de l’eau potable dans les sites de déplacés et les quartiers. Oxfam contribue également à la réhabilitation et à l’entretien des infrastructures d’assainissement ainsi qu’à des activités de promotion de l’hygiène.

 

Júlia Serramitjana | Media Officer OXFAM |Quartier SICA II, Nº667, Derrière Fédération de Scoutisme | Bangui, République Centrafricaine (CAR), Phone: (+236) 72 85 09 55 email: medocf@oxfamintermon.org, skype: julia.serramitjana  Rejoignez sur Twitter @oxfamenrca webmail: www.oxfam.org  

 

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 00:46
OPPORTUNITÉ POUR LA FRANCE DE LUTTER CONTRE L’IMPUNITÉ EN RCA (Amnesty International)

 

 

 

https://www.amnesty.fr Publié le 08.11.2016.

 

L’ouverture de la conférence des donateurs sur la République centrafricaine le 17 novembre prochain est une occasion pour lutter contre l’impunité dans ce pays.

 

La Conférence des donateurs sur la République centrafricaine (RCA) qui se tiendra à Bruxelles le 17 novembre prochain est une occasion importante pour la communauté internationale et la RCA de démontrer qu’elles se soucient de la justice et de la redevabilité. Il s’agit d’une occasion irremplaçable pour la France de jouer son rôle de bailleur de fonds et de veiller à ce que la justice, dans les cas de violations flagrantes des droits humains et de crimes relevant du droit international, soit une priorité dans l’aide politique, technique et financière fournie aux autorités centrafricaines.

 

IL FAUT BRISER LE CYCLE DE L’IMPUNITÉ EN CENTRAFRIQUE

 

. @francediplo @AFD_France Brisons le cycle de l'impunité en RCA !

 

Lutter contre l’impunité des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et d’autres atteintes aux droits humains (notamment des violences sexuelles, des pillages, des destructions de biens privés et publics ainsi que des meurtres de civils délibérés et à grande échelle) en RCA est cruciale pour la population et la société civile centrafricaines. L’impunité dont bénéficient les auteurs de crimes graves alimente les violences en RCA. Savoir que les auteurs présumés échappent à leur responsabilité est une violence supplémentaire pour la population locale.

 

L’impératif de vérité, de justice et de réparation est indispensable à la garantie des droits humains. La justice est l’une des priorités pour obtenir la paix, la sécurité et la réconciliation en Centrafrique. Il faut que la France, l’Union européenne, la Banque mondiale et les Nations unies agissent concrètement et rapidement en faveur de la lutte contre l’impunité dans ce pays.

 

LA JUSTICE NE PEUT PAS ATTENDRE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Si les autorités centrafricaines ont déjà pris plusieurs mesures pour lutter contre l’impunité (saisine de la Cour pénale internationale [CPI], promulgation d’une loi portant création d’une Cour pénale spéciale chargée des enquêtes et des poursuites dans les cas de violations graves des droits humains et du droit international humanitaire commises dans le pays depuis 2003, arrestation de certains dirigeants de groupes armés soupçonnés d’être responsables d’atteintes aux droits humains), Amnesty International a relevé, lors de deux missions de recherche à Bangui en juin et octobre 2016, des failles fondamentales au sein du système judiciaire centrafricain telles que la corruption, le manque de personnel judiciaire et sa capacité de traitement limitée en termes de volumes, l’absence de juridictions en état de fonctionnement hors de Bangui, la pénurie de ressources matérielles et financières, un cadre législatif insuffisant en termes de protection des témoins et des victimes et d’empêchement d’évasions massives de prison.

 

A court et moyen terme, la remise en état du système judiciaire centrafricain est donc essentielle. Ceci dit, l’opérationnalisation de la Cour pénale spéciale (CPS) participe au respect de l’obligation de rendre des comptes et s’avère complémentaire au travail de la CPI qui ne jugera qu’un nombre limité d’auteurs présumés d’atteintes aux droits humains.

 

CE QUE NOUS DEMANDONS

 

La conférence à venir représente une excellente occasion pour la France de réaffirmer son engagement en faveur de la lutte contre l’impunité et du renforcement de l’état de droit en RCA. Nous sommes donc mobilisés pour faire avancer la lutte contre l’impunité en Centrafrique et demandons à la France :

 

de veiller à ce que la lutte contre l’impunité obtienne un solide soutien politique ;

 

de faire en sorte que des représentants de haut niveau de la France assistent à la conférence ;

 

prendre des engagements concrets et à long terme afin de garantir le fonctionnement de la CPS et la reconstruction du système judiciaire national ;

 

de fournir une assistance technique et humaine à la CPS, par exemple en proposant les noms de magistrats qualifiés.

 

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 18:45
Lu pour vous : Le groupe télécom Azur serait surendetté et au bord de la faillite

 

 

 

(Agence Ecofin) 08/11/16- Rien ne va plus chez le groupe télécom Azur, présent au Gabon, en République centrafricaine et au Congo. Selon le site d’informations africtelegraph.com, un important risque de faillite plane sur la compagnie qui accumule les dettes depuis près de cinq années consécutives. Ces dettes seraient constituées notamment du non-paiement de son fournisseur Huawei ou encore du non-paiement de la redevance d’interconnexion. Au Congo, africtelegraph.com évoque même des arriérés de salaire.

 

Malgré les évolutions de technologies opérées dans les marchés où il est présent, le groupe Azur demeure sur la 2G. Son parc d’abonnés ne cesse de reculer par manque de service à valeur ajoutée, dans un contexte de haut et très haut débit mobile.

 

Une perte de confiance des consommateurs a une incidence sur les revenus du groupe. L’accompagnement stratégique pour lequel Monaco Telecom avait signé un accord avec Azur le 27 mai 2014 ne serait plus d’actualité. Pourtant, il était porteur de grands espoirs de relance du groupe dans ses trois marchés d’Afrique.

 

Des indiscrétions au sein de l’entreprise télécoms faisaient état, le 22 octobre 2014, lors du Forum sur le développement d’Azur Telecom organisé par Jean Bruno Obambi, que des discussions pour du financement étaient déjà engagées avec plusieurs institutions.

 

La Société financière internationale, branche de la Banque mondiale pour les investissements privés, la Netherlands Development Finance Company, figuraient parmi les institutions alors contactées par la société.

 

Muriel Edjo

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 17:55
Arrivée à Ouagadougou du président centrafricain

 

 

APA-Ouagadougou (Burkina Faso) 08/11/16 - Le chef de l’Etat centrafricain, Faustin Archange Touadéra, dans le cadre de sa visite d’amitié et de travail au Burkina Faso, est arrivé mardi en fin de matinée à Ouagadougou où il a été accueilli à sa descente d’avion par son homologue burkinabè, Roch-Marc Christian Kaboré, a constaté APA.

 

«Je suis venu rencontrer le président Kaboré en vue d’échanger avec lui dans le but de renforcer et formaliser cette coopération que nous voulons dans l’intérêt de nos deux peuples», a affirmé le président Touadera, dans bref point de presse donné à l’aéroport international de Ouagadougou.

 

Il a rappelé que la RCA a traversé une crise qui a joué négativement sur la situation du pays qui, actuellement, est en quête de moyens pour relancer son économie.

 

«Il y a toujours quelques poches d’insécurité, mais le gouvernement travaille à les éliminer», a souligné Faustin Archange Touadéra, avant d’ajouter : «nous avons mis en place un processus de désarmement, démobilisation et réintégration des ex-combattants».

 

Dans tous les cas, a-t-il assuré tout est mis en œuvre pour venir à bout des difficultés dans la pacification de la Centrafrique.

 

Après l’aéroport, les deux chefs d’Etat se sont dirigés dans un grand hôtel de la capitale burkinabè où il est prévu «une séance de travail des experts des deux pays pour l’examen du projet de communiqué conjoint».

 

Le programme de visite prévoit également une audience avec le président du Faso, au palais présidentiel, suivie de la signature du communiqué conjoint par les ministres en charge des Affaires étrangères des deux pays.

 

La visite à Ouagadougou de Faustin Archange Touadéra s’inscrit dans une tournée dans la sous-région. Il était, hier lundi à Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire où il a rencontré le président Alassane Ouattara.

 

La République de Centrafrique a été éprouvée par une crise enclenchée en mars 2013. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA ), cette crise a conduit au déplacement de plus de 438 000 personnes à l'intérieur du pays et forcé plus de 423 000 personnes à fuir le pays pour rejoindre le Cameroun, le Tchad, la République démocratique du Congo et la République du Congo.

 

En 2016, la moitié de la population, soit 2,3 millions de personnes, dépend toujours de l'aide humanitaire. Environ 800 000 personnes sont déplacées ou réfugiées et 2 millions touchées par l'insécurité alimentaire.

 

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 17:45
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique :  Les deux leaders la Société Civile transférés à la prison du camp de Roux

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 8 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 08 novembre 2016 (RJDH)–Gervais Lakosso, coordonnateur du Groupe de Travail de Société Civile (GTSC) et Marcel Mokwapi, président des Consommateurs Centrafricains, après leurs auditions au Commissariat du port sont déferrés à la prison du Camp de Roux cet après-midi du 08 novembre 2016.

 

Après un jour passé dans les locaux du Commissariat du port à Bangui, Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi sont déferrés au Camp de Roux.

 

L’audition de Gervais Lakosso a démarré lundi de 10h à 14h. Il a été convoqué pour enquête administrative sur la ville morte qui a tourné aux drames causant la mort d’au moins huit (8) personnes suite aux tirs des forces de la Minusca.

 

Selon les sources de la défense de Gervais Lakosso, un mandat d’arrêt a été émis par le Procureur suite à l’affaire,« l’accusant d’atteinte à la sureté intérieure de l’Etat, de trouble à l’ordre public, de destruction des biens et de violences ». D’autres sources ont relevé qu’il est reproché à Gervais Lakosso « d’être manipulé par les hommes politiques ».

 

Dans le mandat d’arrêt, Gervais Lakosso, et Marcel Mokwapi, co-initiateur de l’activité devraient être transférés à la Maison d’Arrêt de Ngaragba. Le Procureur de la République, Gislain Gresénguet n’a pas été joignable pour sa version des faits.

 

Une ville morte a été observée suite à la pétition lancée par le Groupe de Travail de la Société Civile pour réclamer le retrait des forces de la Minusca, accusées « de passivité face aux violences dans le pays ».

 

 

Centrafrique : La société civile exige la libération de leurs leaders arrêtés

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 8 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 08 Novembre 2016 (RJDH) – La société civile à travers son porte-parole adjoint Paul-Crescent Béninga, a exigé ce mardi 08 novembre du ministère de la justice, la libération de Gervais Lakosso, coordonnateur du Groupe de Travail de la Société Civile et Marcel Mokwapi, président des Consommateurs Centrafricains. Cette arrestation est liée à l’organisation de la journée ville morte pour demander le retrait de la Minusca. 

 

Depuis lundi 07 novembre, Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi sont en garde à vue au Commissariat du port à Bangui. Cette arrestation a mécontenté les organisations de la société civile qui estime qu’elle ne favorise pas la cohabitation Société Civile-Gouvernement.

 

Contacté par le RJDH, leur porte-parole adjoint Paul-Crescent Béninga a qualifié d’« arbitraire » cette arrestation et a déploré que« c’est par un communiqué radio que Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi ont été convoqués pour être entendus à la police. Les accusations portées contre ces deux personnes sont graves ».

 

Ces reproches, poursuit-il, sont des accusations qui ne sont pas de nature à faciliter la cohabitation, le dialogue entre la société civile et le gouvernement. Il est reproché au mouvement, des destructions de biens publics, d’atteinte à la sureté de l’Etat, … « sont fallacieux », a-t-il réitéré.

 

Le Procureur de la République, Ghislain Gresenguet avait annoncé mardi 25 octobre dernier, l’ouverte d’une enquête sur la ville morte afin d’établir les responsabilités et  d’engager des poursuites.

 

 

Centrafrique : La situation sécuritaire à Paoua est très inquiétante, selon le procureur de la ville Narcisse Danboy

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 8 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 08 Novembre 2016(RJDH) — Dans une interview accordée lundi 07 Novembre au RJDH, Narcisse Danboy Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Paoua trouve très préoccupante la situation sécuritaire de sa zone et appelle l’opinion nationale et internationale à plus de vigilance.

 

RJDH : Narcisse Danboy, bonjour. Vous êtes Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Paoua actuellement à Bangui pour un séminaire. Quelle est la situation sécuritaire de la ville de Paoua ?

 

ND : Bonjour. La situation sécuritaire actuellement à Paoua est inquiétante du fait que nous avons constaté qu’il y’a eu un regain de criminalité dans la ville. Cela fait qu’à 19h, tout le monde est chez soi et cela créé aussi un climat de psychose et est inquiétant pour nous qui exerçons dans la localité.

 

RJDH : A qui est ce que vous attribuez ce regain de criminalité ?

 

ND : Je dirai que les acteurs sont multiples, puisque dans la localité, il  y a des bandits du grand chemin, les hommes en armes qui sévissent dans la localité. Aussi, il y a les petits délinquants qui se lancent dans les pillages, des braquages et parfois qui barricadent les routes  surtout sur les grands artères qui débouchent sur Bozoum, Bossangoa et dépouillent les passants.

 

RJDH : La ville de Paoua est entourée de groupes armés. Comment faites-vous au quotidien pour cohabiter avec ses hommes armés ?

 

ND : Présentement, nous traversons un moment difficile. Nous quittons la justice répressive pour aller vers la justice préventive.  Lorsque nous avons pris service, nous avons rappelé ces bandits à la raison afin qu’ils puissent cesser leurs barbaries. Et à un moment, nous avons commencé par réprimer et cela a favorisé une baisse de criminalité dans la localité. Mais, nous constatons ces derniers temps une montée en puissance de la violence dans la zone.  Et la maison d’arrêt n’étant pas opérationnelle, après les audiences, le transfèrement se fait ailleurs et cela nécessite des moyens logistiques, sécuritaires et en homme.

 

RJDH : Est-ce que la présence des hommes en armes dans cette localité influence-elle les décisions judiciaires ?

 

ND : C’est aux hommes armés de craindre la justice et non la justice de les craindre. Nous faisons notre travail dans la limite de nos moyens. Nous n’avons rien à craindre d’eux car nous travaillons au nom de la justice de notre pays.

 

RJDH : La dernière attaque des villages proches de Paoua par les éléments de la Révolution Justice et Séléka a créé la psychose au sein de la population de Paoua. Avez-vous une idée sur les objectifs de ces hommes en armes.

 

ND : Si on s’approche de la hiérarchie de ces hommes en armes, parfois ce sont des hommes incontrôlés qui agissent et en leurs noms. D’après les dernières versions des faits, ce sont certains hommes armés incontrôlés qui voulaient voler du bétail. Ils ont quitté la zone de juridiction de RJ pour commettre des exactions vers Zicko à 22km de Paoua puis à Bambara tout en incendiant des maisons et il y avait des pertes en vies humaines, ce que nous déplorons. Lorsque nous-nous approchons de la Minusca pour avoir une idée nette de la situation, on nous apprend que ce sont des hommes incontrôlés.

 

RJDH : Avez-vous ouvert une enquête pour clarifier la responsabilité de tout un chacun ?

 

ND : Dans cette affaire, l’ouverture d’une enquête est difficile, nous sommes bel et bien au courant de la situation mais l’arrestation des auteurs s’avère difficile car ils sont dans la brousse et sortent difficilement en ville. Notre souci est de voir avec la Minusca, parce que c’est elle qui sert d’intermédiaire entre nous autorités judiciaires et les hommes en armes.

 

RJDH : Comment appréciez-vous l’intervention des forces onusiennes dans votre localité ?

 

ND : Présentement, nous sommes démunis en ce sens que nos forces de sécurité ne sont  pas opérationnelles. Avec la Minusca, nous entretenons de bonne relation, mais parfois ils se disent dépasser vue que la juridiction est large. De Paoua, elle opère jusqu’à Ngaoundaye, Koui, Bocaranga, Sagrelim, parfois ils viennent jusqu’à Nana-Bakassa voire Markounda. Vu leur plainte, nous subissons aussi le coup car il faut leur faire recours pour sécuriser le palais de justice et nos déplacements. Mais le peu d’apport qu’ils nous donnent nous servent de model.

 

RJDH : Votre dernier mot face à l’insécurité qui grimpe actuellement dans votre zone ?

 

ND : L’insécurité qui prévaut dans la localité fait peur à tout le monde. Samedi dernier, ma résidence a été attaquée et ma famille était en débandade. Si on vient jusqu’à attaquer les autorités judiciaires qui exercent dans la localité, imaginez le reste. C’est alarmant. Nous souhaiterons que nos autorités hiérarchiques puissent ouvrir les lanternes sur notre localité car, nous-nous battons pour joindre les deux bouts. Nous aurons souhaité à ce que non seulement l’opinion nationale mais internationale puissent ouvrir les yeux sur nous autres qui exerçons dans cette localité où sévissent les hommes en armes pour que nous soyons rassurer sur notre sécurité premièrement et l’exercice de notre travaillent viendra par la suite.

 

RJDH : Narcisse Danboy Procureur de la ville de Paoua, je vous remercie !

 

ND : C’est à moi de vous remercier madame le journaliste.

Propos recueillis par Bienvenue Marina Moulou-Gnatho.

 

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 23:08
 Centrafrique: Karim Meckassoua : "Les députés insatisfaits du départ de Sangaris" RFI

 

INVITÉ  AFRIQUE

 

Par Pierre Pinto RFI

 

Agenda chargé sur le plan international pour le président de l'Assemblée nationale centrafricaine. Karim Meckassoua a reçu Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense, venu expliquer aux députés le retrait de Sangaris alors que le pays connaît un regain de violences depuis plusieurs semaines. Il a également reçu le numéro 2 de l'ONU Jan Eliasson, sur fond de montée des critiques sur l'action de la Minusca. Et dans dix jours a lieu un rendez-vous crucial pour la RCA : la conférence des donateurs à Bruxelles, au terme de laquelle le pays espère 3 milliards de dollars pour financer un plan de relèvement sur cinq ans. Karim Meckassoua a reçu notre envoyé spécial.

 

RFI : Qu’est-ce qui explique, selon vous, la recrudescence des violences aujourd’hui en Centrafrique ?

 

Karim Meckassoua : Il y a plusieurs causes. La première réponse facile, c’est de dire que le départ des contingents Sangaris est interprété par certains groupes rebelles comme étant la possibilité qu’eux doivent faire pression sur le gouvernement. Deuxième réponse possible : bientôt, nous entrons dans la saison sèche et c’est la période où tous les groupes criminels sont plus ou moins mobiles. Troisième raison possible : le fait que six mois après l’élection du président de la République, il n’y ait pas eu des signaux considérés par eux – alors que le président de la République travaille d’arrache-pied – des signaux positifs pour qu’ils puissent désarmer. Mais sur les 14 groupes armés, 11 ont décidé d’adhérer au processus du DDRR et il n’en reste que trois aujourd’hui.

 

Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, est venu à l’Assemblé lundi dernier pour expliquer le retrait des troupes françaises de Sangaris. Est-ce que vous pensez que le message du ministre français est passé auprès des députés ?

 

Les députés ont clairement dit que le départ des troupes françaises, compte tenu des raisons précitées, ne pouvait pas nous convaincre parce la résurgence de ces violences semble être dopée par l’annonce du départ des Sangaris. Maintenant, les députés ne peuvent pas être satisfaits parce que ce qui leur importe c’est la sécurité du peuple centrafricain. Et la sécurité du peuple centrafricain ne peut être que la conjugaison de toutes les forces internationales mises en place par les différentes résolutions des Nations unies. Nous savons que Sangaris devait partir. Nous savons que le mandat de Sangaris était limité dans le temps. Mais le moment choisi ne nous paraissait pas opportun et les députés le lui ont clairement exprimé.

 

Vous avez aussi reçu il y a quelques jours le numéro 2 des Nations unies Jan Eliasson. Face aux critiques contre les casques bleus qu’on entend à Bangui régulièrement, il affirme : « Nous avons tiré les leçons, notamment après les événements de Kaga-Bandoro ». Est-ce que ce message vous rassure ?

 

Le message ne rassurera que lorsque la Minusca aura mis en place des brigades d’intervention rapide pour pouvoir anticiper ces crimes. Il faut un mandat robuste. Nous ne pouvons pas accepter de voir des groupes armés qui se préparent à commettre des crimes. Vous ne pouvez pas vous contenter d’une intervention a posteriori. Il faut anticiper. Et puis troisièmement, seules les forces centrafricaines à terme sont susceptibles d’assurer la sécurité de tous nos concitoyens. Or aujourd’hui, vous savez qu’il y a un embargo qui pèse sur nos forces de défense. Nous ne pensons pas que le maintien de cet embargo-là favorise le retour à la paix en République centrafricaine. Donc, nous avons l’intention de saisir le Conseil de sécurité et de faire venir à Bangui le Comité des sanctions pour la levée partielle de cet embargo.

 

Le 17 novembre, les bailleurs de fonds de la Centrafrique ont rendez-vous à Bruxelles pour soutenir un plan de relèvement sur cinq ans. Pensez-vous que l’objectif de 3 milliards de dollars pourra être atteint ?

 

Oui, les besoins de la République centrafricaine dépassent les 3 milliards. Donc si nous développons un bon plaidoyer, cet objectif peut être aisément atteint. Par contre, je peux vous dire que tous les bailleurs sont soucieux d’une chose. C’est la redevabilité, la reddition de compte. Et c’est ce que nous, au niveau de l’Assemblée, nous voulons utiliser comme outil que nous permet la Constitution. Au lieu que ce soit la communauté internationale qui contrôle l’exécution des budgets et de l’aide, l’Assemblée nationale est outillée pour assumer pleinement son rôle de contrôler l’exécution du budget et de cette aide. Et ça, en termes de redevabilité et en termes de reddition de compte, c’est un aspect important comme argument pour pouvoir lever ces ressources et atteindre le chiffre fatidique, voire de dépasser, les 3 milliards.

 

Les Etats-Unis aujourd’hui sont engagés en Centrafrique. Karim Meckassoua, vous votez Clinton ou Trump ?

 

J’ai souvenir de façon très précise de l’engagement de Bill Clinton, lorsqu’il était président, de son engagement pour l’Afrique. Je crois savoir que c’est la même équipe qui travaille, et avec suffisamment de recul, pour Hillary Clinton. Et à titre personnel, naturellement, je n’engage pas toute la représentation nationale, mais l’équipe Clinton me paraît être mieux à l’écoute des problèmes du continent que l’équipe de Donald Trump.

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