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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 18:08

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

Yaoundé, 12 octobre - Sous les auspices des Nations Unies, le Forum de Yaoundé a mobilisé aujourd’hui l’ensemble des partenaires techniques et financiers appuyant la République Centrafricaine. Tout en rapportant les progrès accomplis dans la restauration d’un Etat constitutionnel, le nouveau Gouvernement a appelé ses partenaires internationaux à l’aider à adresser les besoins prioritaires du pays pour les cinq prochaines années.

 

Après deux années de violence continue et une longue transition politique, le Gouvernement Centrafricain issu d’élections démocratiques en février 2016 est déterminé à sortir des cycles de crise récurrents, à répondre aux attentes de la population qui s’est exprimée massivement et aspire à la paix, et à entreprendre les réformes structurelles nécessaires pour un relèvement durable du pays, qui nécessite l’appui continu des partenaires internationaux.

 

« Les acquis importants obtenus sur plusieurs fronts par la Centrafrique risquent d’être perdus si nous ne lui apportons pas les moyens dont elle a besoin pour sortir définitivement des crises et s’engager dans la voie du développement, » a souligné le Représentant spécial adjoint du Secrétaire Général, Coordonnateur résident et Coordonnateur humanitaire en République Centrafricaine, Fabrizio Hochschild. Il a ajouté : « La justice est aussi au cœur du processus de stabilisation ; la Cour Pénale Spéciale doit servir de nouveau modèle de justice pour lutter contre l’impunité et tracer le chemin de la paix. »

 

Le Ministre de l’Economie, du plan et de la coopération, Son Excellence Félix Moloua, a présenté les objectifs et les résultats stratégiques du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix. Les besoins s'élèvent à 3.1 milliards de dollars US sur 5 ans dont 1,6 milliard pour les trois prochaines années. Il a rendu hommage à la communauté humanitaire, sans laquelle la République centrafricaine n'existerait sans doute plus. 

 

 

Le ministre a invité les partenaires techniques et financiers à appuyer les engagements pris par le Gouvernement pour « répondre aux énormes attentes de la population et restaurer la légitimité de l'Etat ».

 

En réponse à la demande du Gouvernement, la Banque Mondiale, les Nations Unies et l’Union Européenne se sont mobilisés pour appuyer une Evaluation des besoins en Relèvement et Consolidation de la Paix de la République Centrafricaine (RCPCA). Les priorités sont articulées autour de trois axes d’intervention : (i) la Paix, réconciliation et sécurité; (ii) le renouvellement du Contrat social entre l’Etat et la population; et, (iii) le Relèvement économique et la relance des secteurs productifs.

 

Le Plan de relèvement et de consolidation de la paix en République Centrafricaine qui en résulte sera présenté lors de la Conférence internationale sur la République Centrafricaine qui se tiendra à Bruxelles le 17 novembre 2016, dont l’objectif est de mobiliser les fonds nécessaires.

 

Besoins humanitaires immenses

 

En parallèle, les besoins humanitaires restent immenses comme l’a rappelé à Yaoundé le Bureau de la coordination pour les affaires humanitaires. La moitié de la population, soit 2,3 millions de personnes, dépend toujours de l’aide humanitaire. Environ 800 000 personnes sont déplacées ou réfugiées et deux millions touchées par l’insécurité alimentaire. 51% des services de santé sont aujourd’hui assurés par les ONG et 800 000 enfants n’ont pas accès à l’éducation.

 

 Les besoins humanitaires ne peuvent être laissés de côté et doivent être pris en compte parallèlement aux efforts de relèvement. Le Plan de réponse humanitaire pour la Centrafrique sera également renouvelé en 2017 et aligné sur le Plan de relèvement et de consolidation de la paix jusqu’en 2019.

 

Contact:

 

Charles Nach, Strategic Planning Advisor, Head of the Resident Coordinator OfficeUNDP, Central African Republic


 

Tél : +236 75 44 66 07skype : nepherites.nach; courriel : charles.mback@undp.org

 

Bureau de la Communication et de l'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

Yaoundé :   la Centrafrique veut se tourner vers une page nouvelle
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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 18:06

 

 

12/10/16 (Investir au Cameroun) - En tout cas, depuis Yaoundé au Cameroun, la diplomatie tchadienne y travaille. A preuve, Pahimi Padacke Albert, le Premier ministre de la République du Tchad, envoyé spécial du président Idriss Deby Itno, a été reçu hier par son homologue camerounais, Philemon Yang, au nom du chef de l’Etat Paul Biya.

 

« Le Tchad a présenté la candidature du M. Moussa Faki Mahamat, ministre des Affaires étrangères du Tchad depuis des décennies, ancien Premier ministre et plusieurs fois ministre. Le président Idriss Deby Itno a estimé que cette candidature ne pouvait pas être celle du Tchad uniquement. Elle doit être également celle du Cameroun, celle de l’Afrique centrale, celle de la Ceeac. Et pour cela il était utile qu’il s’en ouvre prioritairement à son frère le président Paul Biya », a révélé le Premier ministre tchadien.

 

Avant Yaoundé, la délégation tchadienne a fait escale à Malabo, en Guinée équatoriale. Les autres pays que sont le Gabon, le Congo, la RD Congo, la République centrafricaine, Sao Tome, le Rwanda, doivent aussi se prononcer. L’élection du président de la Commission de l’UA, reportée en juillet dernier, est prévue lors du 28e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine, prévu à Addis-Abeba, en Ethiopie les 30 et 31 janvier 2017. Le processus de sélection des nouvelles candidatures au poste de Président, de vice-Président et des huit commissaires a été rouvert en août 2016, indique un communiqué publié par l’organisation.

 

Sylvain Andzongo

Lu pour vous : Election à la Commission de l'Union africaine : l’Afrique centrale fera-t-elle bloc derrière le candidat du Tchad ?
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 23:24
1er Atelier national sur l'économie numérique à Bangui

 

 

A l’initiative du Ministère des Postes, Télécommunications chargé des Nouvelles Technologies d’Information et de Communication et sous le très Haut Patronage du Président de la République, Chef de l’Etat,

 

Son Excellence le Pr Faustin Archange TOUADERA,

 

se tiendra à Bangui pour la première fois les 17 et 18 octobre 2016

 

à l’Hôtel LEDGER PLAZA sur le thème :

 

L'Economie numérique, un défi pour la République centrafricaine

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 23:17

 

 

http://fr.reuters.com/ mardi 11 octobre 2016 18h48 par Tim Cocks, Michelle Nichols et Marine Pennetier

 

DAKAR/NATIONS UNIES/PARIS (Reuters) - Des victimes présumées d'abus sexuels commis par des casques bleus burundais et gabonais à Dekoa, en Centrafrique, pourraient avoir été financièrement incitées à témoigner, selon un mémorandum de l'Onu qui jette le doute sur la véracité de certains récits.

 

Ce rapport d'étape, qui pointe des failles dans le processus onusien de vérification des témoignages, pourrait écorner encore un peu plus l'image des Nations unies, dont la gestion des accusations d'abus sexuels par des soldats en Centrafrique a déjà été épinglée en décembre 2015.

 

Depuis deux ans, la mission de l'Onu (Minusca) et la force française Sangaris, qui avait été déployée dans l'urgence en décembre 2013 pour mettre un terme à une spirale de violences intercommunautaires en RCA, font l'objet d'une série d'accusations d'abus et d'exploitation sexuels.

 

Le dernier scandale présumé en date, révélé fin mars, visait les contingents gabonais, burundais et la force française, déployés dans la région de Kémo où est située la ville de Dekoa, entre 2013 et 2016.

 

Sur la base des informations divulguées, le parquet de Paris a ouvert une enquête sur ces abus présumés qualifiés à l'époque de "révoltants" par le haut-commissaire de l'Onu aux droits de l'homme Zeid Ra'ad Al-Hussein.

 

La réalité pourrait toutefois être plus nuancée, à en croire les premiers éléments de l'enquête de l'Onu contenus dans un mémorandum interne de Mercedes Gervilla, qui dirige le groupe de la déontologie et de la discipline de l'organisation internationale.

 

Selon ce document en date du 24 août et adressé au secrétaire général adjoint de l'Onu en charge de l'appui aux missions, l'enquête porte sur plus de 150 accusations lancées entre mars et juin 2016 contre des soldats burundais et gabonais et liées à des faits commis entre 2013 et 2016.

 

Le bureau des services de contrôle interne (OIOS) juge que "cinquante pour cent des cas ne sont pas étayés par des preuves et seuls 20% présentent des preuves incontestables", peut-on lire dans ce document que Reuters a pu consulter. "Les 30% restant présentent des éléments de preuve ne pouvant être corroborés". Les preuves incontestables concernent des cas d'exploitation sexuelle. Les cas d'abus sexuels n'ont eux pas pu être étayés.

 

Les enquêteurs ont également constaté de nombreux témoignages "quasiment identiques", "manquant de détails" et certaines victimes semblent avoir "mémorisé un script", peut-on lire.

Au-delà des preuves, la façon dont les témoignages ont été recueillis pose également question.

 

Selon des informations réunies par l'OIOS, une ONG locale chargée de recueillir le récit des victimes pour le compte de l'Unicef aurait activé un mécanisme de rémunération mensuelle à leur profit, offrant une "incitation financière à des individus pour que ces derniers se présentent comme des victimes".

 

Un humanitaire aurait également incité les plaignants à déposer de fausses plaintes et aurait par la suite extorqué de l'argent aux "victimes".

 

"ACCUSATIONS CALOMNIEUSES"

 

Contactée par Reuters, une porte-parole de l'Unicef, Marixie Mercado, souligne que le versement d'argent à des personnes disant avoir été victimes d'abus sexuels répond à un mécanisme de "routine", les victimes étant souvent des "personnes vulnérables", mères célibataires ou orphelins.

 

Concernant le manque de détails dans les témoignages, elle répond : "L'Unicef n'a pas pour rôle de déterminer si une personne qui se présente comme une victime a en effet été maltraitée ou exploitée sexuellement". 

 

"Notre rôle est de soutenir les enfants et de s'assurer qu'ils soient interrogés d'une manière qui les protège", ajoute-t-elle.

 

"Nous partageons ensuite les informations sur les cas de violence sexuelle présumée liés à des forces internationales avec les enquêteurs de l'Onu, qui décident ensuite si une enquête plus approfondie est justifiée et la façon dont ces enquêtes doivent être menées."

 

A New York, un représentant des forces de maintien de la paix de l'Onu a indiqué que les enquêteurs avaient interviewé 435 plaignants et témoins dans "des conditions extrêmement austères et parfois précaires en terme de sécurité."

 

Les preuves sont en train d'être examinées par l'OIOS qui prépare son rapport final avant de le transmettre aux pays concernés afin qu'ils prennent les mesures adaptées, dans le cadre de leur processus judiciaire, a dit ce responsable.

 

Contactée le 7 octobre, la Minusca n'a elle pas répondu aux demandes de commentaires de Reuters.

 

En France, trois enquêtes judiciaires sont en cours sur des cas d'abus sexuels mais pour l'heure aucun soldat entendu n'a été mis en examen.

 

Si les conclusions de l'Onu "sont avérées, c’est extrêmement grave, ça confirme la nécessité d’une communication extrêmement prudente et soucieuse de la présomption d’innocence", souligne-t-on au ministère de la Défense. "Si des accusations calomnieuses ou des manipulations sont avérées, la question de poursuites pénales se posera".

 

L'opération Sangaris, qui a mobilisé au plus fort de la crise plus de 2.000 hommes, doit officiellement prendre fin ce mois-ci lors d'un déplacement de Jean-Yves Le Drian dans le pays.

 

(avec John Irish à Paris, édité par Yann Le Guernigou)

 

© Thomson Reuters 2016 Tous droits réservés

Un mémo de l'Onu jette le doute sur des abus sexuels en RCA
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 23:04

 

Centrafrique: Les Obsèques de l’Ancien Ministre M. Désiré Pendemou  Secrétaire Permanent du Cadre Mixte de Concertation pour l’amélioration des Affaires

 

Mardi 11 Octobre 2016 à 20:51


Diaspora-magazine/ Décédé à Lyon en France le 27 Septembre 2016, les obsèques de l’ancien Ministre Désiré Pendémou Secrétaire Permanent du Cadre Mixte de Concertation pour l’amélioration des Affaires à la Primature ont eu lieu dans l’espace vert attenant la clôture de l’institution gouvernementale hier lundi 10 Octobre 2016 à 9 heure 30.

 

Le Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera, Chef de l’Etat a rehaussé de sa présence pour témoigner son marque d’amour et de compassion en hommage à ce grand commis de l’Etat. Ce dernier après avoir déposé une gerbe de fleurs sur la dépouille mortelle sur la chapelle ardente. Il y’a eu la sonnerie aux morts par la fanfare militaire de la garde d’honneur. Il a donné de cordiales poignées de mains aux enfants, à l’épouse et aux parents du disparu avant son retrait, la cérémonie s’est poursuivi sous la présidence du Premier Ministre Chef du Gouvernement Pr Simplice Mathieu Sarandji, du troisième Vice-Président de l’Assemblée Nationale, l’honorable Davy Victorien Yama,les membres du Cabinet de la Présidence et de la Primature, d’une délégation gouvernementale, du troisième Vice-Président de la délégation Spéciale de la ville de Bangui, du corps constitué de l’Etat, des diplomates des hommes politiques, des amis et des connaissances et de la famille du défunt.

 

Après l’ouverture de la cérémonie par la prière du Pasteur Pierre Mapouka, Inspecteur général d’Etat, il y’a eu 5 témoignages d’une de ses filles qui était régulièrement au chevet de son Père jusqu’à son dernier souffle, elle a dit que son papa est quelqu’un qui veut le bien-être de sa famille, elle l'a qualifié de guerrier…. Cela a été suivi du Président de l’Association BEINA de Boali dont il fut l’un des fondateurs et que c’est un grand rassembleur… Pour le Président Martin Ziguélé Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) dont il est le troisième Vice-Président, nous allons publier dans les prochains jours l’intégralité et également celui de l’ancien Ministre Directeur de Cabinet M. Honoré Nzessioué du gouvernement de transition de Mahamat Kamoun etc..

 

L’oraison funèbre a été prononcée par le Directeur de Cabinet Adjoint M. Maxime Balalou. Cf.   Après le dépôt des gerbes de fleurs par ordre protocolaire, la dépouille mortelle a été remise à la famille pour la Messe de requiem à la cathédrale Notre Dame de l’Immaculée Conception pour la concélébration eucharistique présidée par le Vicaire Général Curé de la paroisse Abbé Mathieu Fabrice Evrard Bondobo. L’évangile de Marc chapitre 10,28-30.   Après la messe d’action de grâce, le cortège funèbre s’est ébranlé en direction de Boali pour son inhumation dans l’après-midi Proto

 

Herve Serefio

Centrafrique: Les Obsèques de l’Ancien Ministre M. Désiré Pendemou
Centrafrique: Les Obsèques de l’Ancien Ministre M. Désiré Pendemou
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Centrafrique: Les Obsèques de l’Ancien Ministre M. Désiré Pendemou
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 22:52

 

 

http://www.famillechretienne.fr/ 10/10/2016 | Par Benjamin Coste

 

À 49 ans, Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, devient le premier cardinal de Centrafrique. Sa nomination par le pape François marque la reconnaissance de l'action pour la paix de cet évêque de terrain.

 

« Le pape François a mis le cap sur l'Église des périphéries, l'Église des pauvres. Le pape François appelle un des fils de cette église-là pour être pauvre chez lui. Je reçois cette nomination comme un appel à m'engager résolument pour le service des pauvres afin que la réconciliation et la fraternité reviennent en Centrafrique. » Interrogé par Radio Vatican, le cardinal nommé Dieudonné Nzapalainga accueille avec reconnaissance la nomination dont il est l'objet. Le 19 novembre prochain, il rejoindra officiellement le collège des 121 cardinaux électeurs.

 

Mgr Nzapalainga a été placé à la tête du diocèse de Bangui en 2009 par le pape Benoît XVI. Il s'est depuis illustré par sa capacité à remettre de l'ordre dans ce jeune diocèse créé en 1909 et fort d'un peu moins de 500 000 catholiques (environ 45 % de la population). Sous la conduite de Mgr Nzapalainga, le diocèse de Bangui et son clergé ont retrouvé une sérénité mise à mal par la démission – sous la pression de Rome – de Mgr Paulin Pomodimo, précédent archevêque de Bangui.

 

Au niveau politique, l'action de Mgr Nzapalainga en faveur de la paix en Centrafrique a été largement remarquée. Elle a même fait l'objet du Prix Sergio Vieira de Mello, accordé chaque année à des personnalités et à des organisations non gouvernementales pour leurs efforts de promotion d'une coexistence pacifique et d'une coopération entre les communautés, les religions et les cultures.

 

En novembre dernier, l'archevêque centrafricain a accueilli à Bangui le pape François.

 

Francophone, Mgr Nzapalainga est lié à la France. Spiritain, il a passé près de huit ans à Marseille comme aumônier des Apprentis d'Auteuil. Dans l'Hexagone, on se souvient également de son action en faveur de la libération de l'humanitaire française Claudia Priest.

 

Désormais, le continent africain compte quinze cardinaux de moins de 80 ans (en âge de voter), plus que l'Amérique du Nord.

 

Benjamin Coste

Lu pour vous : Mgr Nzapalainga, nouveau cardinal : « Le pape François appelle le fils pauvre d'une Église pauvre »
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 22:37

 

ENTRETIEN

 

Propos recueillis par Amaury Hauchard (Palerme, envoyé spécial) LE MONDE • 

 

Leoluca Orlando, membre du parti Rivoluzione civile (centre-gauche), maire de Palerme à trois reprises (1980-1985, 1993-2000 et depuis 2013), est l’un des principaux personnages de la sphère politique sicilienne. Député à plusieurs reprises au Parlement italien, puis européen, il s’est fait remarquer dans les années 2000 pour son engagement dans la lutte contre la mafia.

 

Aujourd’hui, alors que la Sicile est l’une des principales portes d’entrée des migrants en Europe, il a fait de leur cause son nouveau cheval de bataille. Il sera à paris, mercredi 12 octobre, pour participer au colloque de rentrée du Collège de France sur le thème « Migrations, réfugiés, exil ».

 

Quel regard portez-vous sur l’intégration des migrants à la société palermitaine ?

 

Leoluca Orlando J’estime et j’affirme que tous les résidents de la ville de Palerme sont Palermitains. Il n’y a pas de différence entre les Palermitains qui sont nés à Palerme et ceux qui y arrivent, et c’est pour ça qu’il faudrait abolir le permis de séjour. Ce permis de séjour est la peine de mort de notre temps, c’est une nouvelle forme d’esclavage pour les gens qui arrivent.

 

Je suis convaincu que la mobilité internationale est un droit humain. Une personne ne peut pas mourir car un pays refuse de l’accueillir. C’est pour cette raison que nous avons adopté la Charte de Palerme et que nous avons créé le Conseil de la culture, qui est le seul dans le monde à représenter les migrants politiquement. Les membres de ce conseil sont démocratiquement élus par les migrants, ils sont 21 membres, dont 9 femmes. Je ne crois pas qu’on puisse parler de ces proportions au Parlement français, ni au Parlement italien !

 

Estimez-vous que l’Europe en fait assez pour les migrants ?

 

Non. Nous n’avons pas d’autre alternative que d’accueillir les migrants. Les gens qui me disent « Vous êtes fou ! », je leur réponds : « Non, je ne suis pas fou, je pense au futur ! »

 

Beaucoup de Palermitains vous reprochent votre engagement vis-à-vis des migrants et réclament des actions concrètes contre le fort taux de chômage de la ville. Que leur répondez-vous ?

 

Il n’y a pas d’intolérance et de racisme à Palerme, et vous ne me le ferez pas dire. Nous avons un problème économique, certes, mais comme partout. C’est un problème pour les Palermitains comme pour les gens qui viennent d’ailleurs. Je crois que la grande puissance de l’expérience palermitaine est que tout le monde a le même problème, tout le monde est logé à la même enseigne.

 

Ballaro, un quartier de Palerme, est souvent montré comme un exemple de cette mixité sociale dont la ville se réclame.

 

Ballaro, c’est l’endroit où des marchands issus de l’immigration ont fait arrêter des mafiosi palermitains. Voilà. (Rires). Est-il possible ensuite de parler contre les migrants ? Je ne crois pas. C’est un bon exemple, cela signifie que les personnes migrantes qui vivent à Palerme pensent que cette ville est leur ville. Et quand on fait partie d’une ville, on va la défendre. L’accueil est la plus puissante arme pour la sécurité. Par exemple, je dialogue avec la communauté musulmane pour intégrer au mieux les plus radicaux qui arrivent dans la ville.

 

Les musulmans qui vivent en banlieue parisienne parlent-ils avec leur maire ? Est-ce qu’il les intègre dans une représentation politique ? C’est la marginalisation, l’ostracisme, qui sont un problème. Chaque fois que les gens sont tentés de faire une distinction entre les migrants et les Palermitains, je leur réponds qu’il faut garder à l’esprit que les migrants ne votent pas. Nous sommes dans une dimension utilitariste de ces gens, il faut que la politique européenne comprenne que cet utilitarisme est en contradiction totale avec le respect des droits humains.

 

Vous pensez que les migrants devraient voter ?

 

Ce n’est pas encore possible aujourd’hui. Mais oui, j’ai espoir qu’un jour, toutes les personnes qui vivent en Italie, de nationalité italienne ou non, puissent voter et participer à la vie démocratique de ce pays. Mon premier acte en tant que maire a été de déclarer citoyens honoraires tous les habitants de Palerme. Tous, pas seulement le dalaï-lama, pas seulement le roi Juan Carlos… mais tous les résidents, italiens ou non.

 

Mais Ballaro, par exemple, c’est aussi le repaire d’une nouvelle mafia nigériane…

 

Oui, et c’est la preuve qu’il n’y a pas de différence entre les Palermitains et les Nigérians ! Il y a des Nigérians mafiosi, il y a des Nigérians bons citoyens. C’est pareil pour les Palermitains. Il ne serait pas normal de n’avoir que des Nigérians bons citoyens, et que des Palermitains criminels (rires). La grande chance de Palerme est sa normalité. Palerme est devenue une ville normale, sans sa mesquinerie politique d’autrefois.

 

Qu’est-ce qui manque pour que l’accueil des migrants soit efficace ?

 

Il manque la normalité des migrations, partout. Palerme est une ville migrante : il est possible d’y voir des monuments arabes, français, baroques, espagnols… Il y a quelque temps, des journaux anglais et allemand ont écrit : « En pensant à Palerme, l’Europe devrait avoir honte. » Aujourd’hui, je dis que j’ai honte d’être européen, quand on voit le sort qui est fait aux migrants. Je suis européen mais, dans les valeurs migratoires, je suis surtout palermitain. Nous sommes responsables d’un génocide en mer Méditerranée. Nos petits-fils nous diront qu’on a tué des milliers de personnes. Et nous ne pourrons pas dire que l’on ne savait pas.

 

Vous sentez-vous plus palermitain qu’européen ?

 

C’est parce que je suis fier d’être européen que je me permets de mal parler de l’Europe quand elle fait des erreurs. Mon premier ennemi est celui qui a la même identité que moi. Mon ennemi, ce n’est pas l’imam rigoriste qui soutient les terroristes, mon ennemi, avant lui, c’est le cardinal catholique qui soutient les mafiosi.

 

Quel regard portez-vous sur l’accueil des migrants en France ?

 

Aujourd’hui, en France, les migrants ne pensent pas avoir trouvé leur nouvelle maison. Il y a un vrai problème, car, si je ne pense pas être chez moi, pourquoi me lèverai-je pour défendre une maison qui n’est pas la mienne ? Je ne défends pas la maison où je pense qu’il ne m’est pas possible de vivre, je ne défends pas la maison de mon ennemi. Je pense que c’est la situation dans laquelle est bloquée la France. Je ne comprends pas pourquoi la France a changé. Parlez mal de Palerme, de sa mafia, mais en même temps, s’il vous plaît, parlez mal de la France ! Une Europe des droits ne peut pas exister sans la France, il faut que la France change de position sur les migrants.

 

Nous vivons dans un temps qu’on appelle la globalisation, avec une mobilité financière, une mobilité industrielle, une mobilité économique… Mais comment peut-on penser pouvoir vivre dans un monde qu’on dit globalisé sans une mobilité des êtres humains ? Les migrants ont donné un visage à la globalisation, parfois tristes, parfois heureux, mais ils ont donné un visage. Avant, la globalisation était égoïste, financière. Aujourd’hui, il faut remercier les migrants pour avoir donné un visage à cette globalisation.

 

Beaucoup de personnalités appellent à une coopération plus importante entre les pays européens d’accueil des migrants et les pays d’Afrique d’où ils partent. Qu’en pensez-vous ?

 

En tant que maire de Palerme, j’ai beaucoup de relations avec les maires africains. Fin septembre, j’ai signé un nouveau jumelage avec Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire. Nous avons des relations avec des maires libyens, des maires tunisiens, marocains… Je crois qu’il est nécessaire d’aider ces maires et ces pays, de les aider pour permettre à leurs habitants de participer au développement de leur pays sans avoir besoin de venir en Europe. Les migrations ne sont pas un problème sicilien, il est tragique qu’on pense comme cela aujourd’hui. C’est un problème européen, c’est un problème mondial.

 

Comment voyez-vous la Sicile dans dix ans ?

 

Est-ce que cela sera un problème s’il y a plus d’Italiens d’origine africaine que de natifs italiens ? Non. Est-ce que cela sera un problème si quelqu’un peut dire un jour : « La majorité des Palermitains ne sont pas nés à Palerme » ? Non. Palerme est une ville migrante. Nous sommes une ville multiculturelle, comme Beyrouth, comme Istanbul.

 

Amaury HauchardPalerme, envoyé spécial


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/10/11/leoluca-orlando-il-faudrait-abolir-le-permis-de-sejour-c-est-la-peine-de-mort-de-notre-temps_5011787_3212.html#3oxghYwCR0jAOk3y.99

Lu pour vous : Le maire de Palerme : « J’ai honte d’être européen, quand on voit le sort qui est fait aux migrants »
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 18:39

 

 

http://www.laminute.info/  11 octobre 2016

 

Le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Fabrizio Hochschild, a estimé qu’il y avait « de nombreuses sources de satisfaction » dans l’amélioration du bien-être des populations, soulignant toutefois qu’il y a encore « plusieurs défis » à relever en la matière.

 

S’exprimant au cours d’une conférence de presse, lundi à Bangui, il s’est réjoui de la rentrée scolaire qui a été l’occasion pour 600 000 enfants de s’inscrire à l’école primaire et de bénéficier de leur droit fondamental à l’éducation, en dépit de l’instabilité persistante sur tout l’ensemble du pays.

 

Fabrizio Hochschild a cependant rappelé que lors «de cette rentrée scolaire 2016-2017, une dizaine d’écoles étaient encore occupées, ou sous la menace de groupes armés». Selon l’Unicef, cette pratique ainsi que l’érection de barrières illégales à proximité d’établissements scolaires empêche environ 10 000 enfants d’aller à l’école.

 

Fabrizio Hochschild a mis au rang des tendances positives la diminution du nombre de déplacés en RCA. Selon le HCR, au plus fort de la crise, début 2014, l’on comptait 886 000 personnes déplacées. Entre décembre 2014 et janvier 2015, ce chiffre est tombé à 447 487 avant de chuter davantage en septembre 2016 pour atteindre 384 884 déplacés.

 

A Bangui, l’exercice de profilage du camp de déplacés de Mpoko permettra de définir le type d’aide à apporter pour le retour des familles. A ce jour, 7 000 ménages ont été enregistrés sur une population totale d’environ 9 341 ménages.

 

L’autre aspect positif porte sur la lutte engagée par la communauté humanitaire aux côtés des autorités sanitaires nationales contre l’épidémie de choléra déclarée en août dernier. Cette action a permis de stabiliser l’épidémie et d’épargner 1,7 million de personnes à risque.

 

Ce tableau est assombri par l’insécurité qui prévaut encore dans plusieurs localités. «Elle engendre de nouveaux besoins, de nouveaux déplacés ainsi que des morts et des blessés », a déploré M. Hochschild.

 

La présence et les activités déstabilisatrices d’éléments armés constituent toujours un défi aux opérations humanitaires et à la protection des civils. Les restrictions que cette insécurité entraine font des victimes en entravant le travail des humanitaires.

 

A titre d’exemple, le Coordonnateur humanitaire a rappelé que la réduction des activités humanitaires à Kaga Bandoro au centre nord suite aux attaques ciblées a privé d’aide 200 000 personnes pendant plusieurs semaines. A cet égard, Fabrizio Hochschild a lancé un appel en faveur du respect du caractère apolitique, indépendant et impartial de l’action humanitaire.

 

Le second défi au travail des humanitaires, a affirmé Fabrizio Hochschild, est lié au manque de financement.

 

Tout en remerciant les partenaires techniques et financiers qui ont contribué de manière significative aux actions humanitaires en RCA, il a souligné que les contributions ne permettent pas de couvrir tous les besoins et de répondre aux grands défis auxquels la communauté humanitaire doit faire face.

 

Au nombre de ces défis figurent les 384 884 déplacés internes, les 452 798 réfugiés centrafricains ou encore les deux millions de personnes qui ont besoin d’aide alimentaire. Pour y faire face, a indiqué Fabrizio Hochschild, le prochain Plan de réponse humanitaire pour la RCA ira de pair avec le programme de stabilisation et de relèvement (RCPCA) qui sera lancé en novembre à Bruxelles.

 

Le RCPCA doit promouvoir le relèvement qui a son tour engendrera une augmentation des capacités des institutions centrafricaines et une diminution des besoins humanitaires.

 

Toutefois, a insisté le Coordonnateur humanitaire, cette diminution des besoins humanitaires et le relèvement doivent «s’accompagner d’une sécurité accrue, de l’extension de l’Etat de droit, de l’extension de l’autorité de l’Etat et de la capacité de l’Etat à répondre aux besoins de la population ».

 

Le Coordonnateur humanitaire a également félicité l’Archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalainga, nommé Cardinal. Il s’est dit touché par le premier geste de cet artisan de la paix qui au lendemain de son ordination est allé à la rencontre de ses compatriotes musulmans au PK5.

 

Il a enfin rendu hommage aux victimes innocentes des derniers incidents à Bangui et dans l’arrière-pays.

 

APA

Centrafrique : des avancées dans le bien-être des populations (responsable humanitaire)
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 18:19
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Ville morte dans plusieurs localités sous contrôle de l’ex-Séléka

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 11 OCTOBRE 2016

 

BANGUI, 11 octobre 2016—Plusieurs villes sous contrôle de l’ex-Séléka sont, ce jour déclarées mortes sur initiative des combattants de ce mouvement armé. Les activités sont paralysées dans ces localités, selon des sources concordantes contactées par le RJDH.

 

La ville morte, selon nos informations a été déclarée dans les villes comme Kabo, Ndele, et Kaga Bandoro. Une source communale jointe à Kabo confirme l’effectivité de la ville morte dans la localité et qualifie la situation de très sensible « la ville morte est respectée à Kabo puisque par peur, les écoles sont restées fermées, les commerces aussi y compris l’administration » a confié cette source.

 

Une source à la Minusca de Kabo dit avoir constaté la paralysie des activités « nous avons été informé de ce que la ville morte est déclarée dans la ville. Dans les faits, les activités sont paralysées un peu partout dans la ville puis que les élèves ont été libérés, l’administration aussi est fermée et les activités habituelles sont au ralenti. Mais je continue de faire le recoupement nécessaire », a expliqué cette source.

 

C’est le même constat à Ndélé où un humanitaire a confirmé au RJDH l’effectivité de la ville morte « la ville est morte à Ndélé. Nous aussi humanitaires, ne sommes pas au travail. Les gens semblent suivre le mot d’ordre de l’ex-Séléka » a confié cet humanitaire.

 

Le Préfet de Bamingui-Bangoran, Abdoulaye Mahamat joint au téléphone par le RJDH, parle de suspension générale des activités à Ndélé suite à l’appel de l’ex-Séléka, « toutes les activités ont été suspendues tôt ce matin. Les commerces sont fermés, l’administration aussi ne fonctionne pas ainsi que les activités humanitaires. Ce blocage général fait suite  à la journée de mobilisation décidée par les ex-combattants de la Séléka » a présenté le préfet.

 

Kaga Bandoro est dans la même situation, selon des sources concordantes contactées par le RJDH dans cette ville« la ville de Bandoro est aussi sous le coup de cette ville morte imposée par la Séléka. Les activités n’ont pas le rythme habituel » a confié une de ces sources. Le préfet de la  Nana-Gribizi n’a pas été joignable pour se prononcer sur la question.

 

Les raisons de cette décision du mouvement de l’ex-Séléka varient d’une région à une autre. Le point commun est le rejet du DDRR, la mémoire des combattants morts ces derniers temps. Les leaders de l’ex-Séléka rassemblés à Bria où une Assemblée Générale est en préparation, se disent surpris par cette nouvelle « nous sommes réunis ici à Bria avec tous les autres leaders mais nous ne sommes pas informés de cette histoire de ville morte. En tout cas, ce n’est pas nous qui l’avons autorisé » a confié Christian Zouma Narkoyo, porte-parole du RPRC, une des branches de l’ex-Séléka.

 

La ville morte déclarée dans plusieurs villes de l’arrière-pays sur initiative d’une fraction de l’ex-Séléka a été confirmée par des sources au ministère de l’administration du territoire qui refusent de commenter ce qui est qualifié d’agitation stérile dans les couloirs de ce département.

 

La ville morte imposée par l’ex-Séléka dans plusieurs villes de la République Centrafricaine intervient une semaine après des violences qui ont fait 14 morts à Bangui, selon la Minusca./

 

Sylvestre Sokambi et Judicaël Yongo

 

 

Centrafrique : MSF reprend certaines de ces activités au Km5 après quatre jours de suspension

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 11 OCTOBRE 2016

 

BANGUI, 11 Octobre 2016(RJDH)—Médecins  sans  Frontières a repris certaines de ses activités médicales  au km5 après une suspension de quatre jours suite à l’attaque d’un de ses véhicules qui transportait un patient. Cette reprise est effective depuis le vendredi dernier, selon Emmanuel lampaert, chef de mission MSF.

 

La reprise des activités de MSF au km5, selon Emmanuel Lampaert ne concerne que les services de la maternité de Gbaya Dombia, l’appui aux soins pédiatriques au centre de santé de Mamadou Mbaïki.

 

La même source a indiqué que les cliniques mobiles dans les différents sites de PK5 reprendront la semaine prochaine.

 

MSF a annoncé la suspension de ses activités au km5, le 04 octobre dernier après l’attaque de son véhicule par un groupe armé qui avait tué le patient qui se faisait transporter à l’hôpital pour des soins.

 

 

Centrafrique : Ocha fait le point sur les mouvements de populations dans l’arrière-pays

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 11 OCTOBRE 2016

 

BANGUI, 11 octobre 2016 (RJDH) —- Le déplacement des populations et les multiples cas de cambriolage freinent les activités des humanitaires. Un constat fait par la Coordination des Affaires Humanitaires dans son rapport du 10 octobre 2016.

 

Au moment où les humanitaires saluent la reprises de classe, l’insécurité et l’inondation font déplacer plusieurs familles à Bangui et à l’intérieur du pays.

 

Ce mouvement de populations est constaté depuis le début du mois de septembre. Une augmentation de plus de 2.528 personnes déplacées sur les sites de la Préfecture de l’Ouham a été observée dont, 2 479 à Batangafo. Au total, le nombre de personnes déplacées dans l’Ouham s’élève aujourd’hui à 30.501 personnes contre 27.923 au mois d’août, selon la coordination humanitaire.

 

Dans son rapport, OCHA relève que deux facteurs sont à l’origine de ces  mouvements « d’abord, la clôture du calendrier agricole provoquerait le retour sur les sites des personnes qui, depuis avril, avaient regagné leurs champs pour les cultiver, ensuite, la détérioration depuis plusieurs semaines du contexte sécuritaire dans la zone Centre où de multiples cambriolages et violences sont perpétrées sur les civils par des groupes et bandes armés ».

 

OCHA déplore dans son rapport aussi la dégradation des routes et l’insécurité qui limitent l’accès à environ 700 personnes déplacées qui sont arrivées sur deux sites à Yalinga, dans la préfecture de la Haute-Kotto. Par contre à Koui, dans l’Ouham Pende, pour des raisons de sécurité, cette zone reste inaccessible aux acteurs humanitaires rendant impossible l’évaluation des besoins de la population sur place.  3.320 ménages venus de Koui ont été recensés à Bocaranga toujours selon OCHA.

 

Les agressions du personnel humanitaire persistent à Kaga-Bandoro et à Ndélé où des actes de cambriolage ont été rapportés par la coordination humanitaire dans son rapport. A Kaga-Bandoro, même si les violences de ces dernières semaines ont cessé, la ville est frappée par une catastrophe naturelle. Selon OCHA, quatorze (14) quartiers de Kaga-Bandoro ont été inondés suite aux pluies du 02 au 07 octobre. Au moins 3.000 personnes sont affectées.

 

A Bangui, les violences de la semaine dernière dans le 3e arrondissement ont provoqué à nouveau le mouvement de population vers les sites de déplacés de Bimbo, de M’Poko, de Fatima et dans des familles d’accueil. Le rapport d’Ocha n’a pas, cependant mentionné l’effectif de ces déplacés.

 

Malgré le mouvement de ces dernières semaines, OCHA note la régression du nombre de déplacés en RCA. Les données du HCR indiquent qu’au plus fort de la crise, début 2014, l’on comptait 886.000 personnes déplacées contre 384.884 aujourd’hui.

 

 

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 13:31

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-10-11 12:11:05 - L’Office de réglementation, conditionnement et commercialisation des produits agricoles « ORCCPA » a procédé, mardi à Bangui, au lancement de la procédure d’agrément des acheteurs des produits agricoles.


Il s’agit des nouveaux acheteurs et autres acteurs et exportateurs de café, cacao, poivre et autres produits de rente.

Ces nouveaux négociants doivent fournir à l’ORCCPA des documents tels que la patente, des carnets de vente pour ceux qui l’ont déjà exercé et des statistiques des précédentes ventes.

Les prétendants au titre d’exportateurs de ces produits agricoles devront verser une somme de 150.000FCFA à l’office en guise de frais de dossier. 

Pour les acheteurs et autres acteurs, leur frais est de 50000 FCFA.

Le mois dernier le ministre de l’Agriculture, Honoré Féizouré, a lancé la procédure de commercialisation du cacao. Cependant la commercialisation du café n’a pas encore commencé mais les agents du ministère de l’Agriculture ont signalé déjà que cette année, la production du café connaitra une baisse à cause des maladies qui ont atteint les plantations.

Cette situation aura un incident sur les personnes qui souhaiteraient acquérir cette qualité d’acheteur ou exportateur de produits agricoles en Centrafrique à cause de l’insuffisance de ces produits.
 

Lancement de la procédure d’agrément des acheteurs des produits agricoles en Centrafrique
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